Vous êtes sur la page 1sur 174

Caio Mario.

MA VIE
EN GESTATION
Œuvre psychographiée par
Abel Glaser

1
Índice.

Présentation. 3
Préface. 6
Note du traducteur 14

Souhait des enfants – L’Esprit des Enfants du Monde 16

MA VIE EN GESTATION 22

I Mon arrivée retentissante. 24


II Décidant ma conception. 35
III Le commencement de mon procédé de réincarnation. 43
IV Le prénatal de maman. 49
V Préservant la vie. 57
VI Les soins pour ma santé. 68
VII La convivialité familière. 78
VIII Mon trousseau. 85
IX Fragilité des sentiments. 91
X Souvenirs de Noël 99
XI Gémeaux. 108
XII Ma renaissance. 116

Postface. 127

ANNEXE 130
1. L’avortement du point de vue spirite. 132
2. L’avortement du point de vue spiritualiste. 138
3. Présentation des travaux d’assistance de Fabiana 172
Donadel ‘Projet Fabiana Donadel’ et ‘Projet Arte Cura’.

2
MA VIE
EN GESTATION

Présentation.

La plupart des parties ici contées dans cet ouvrage


peuvent être personnellement vécues.

L’Esprit quand il est en procédé de réincarnation, dans


de très nombreux cas, maintient sa conscience et garde
dans sa mémoire spirituelle les moments marquants par
lesquels il passe.

Ceci est un aspect fondamental pour que l’incarné


comprenne bien la signification de la formation de la vie et
des actes d’amour que les parents doivent transmettre aux
enfants durant les mois de gestation.

Se maintenant actif, et se dégageant quelques fois du


corps physique* qui est en train d’être formé l’Esprit, peut
travailler sur le plan spirituel et de très nombreuses fois
avec la permission de la Spiritualité pour être à coté de ses
parents et des familiers, les accompagnant et les influençant
dans leurs décisions.

Logiquement, les Esprits qui vivent une réincarnation


compulsive restent endormis et sans conscience tout au long
de la gestation, bien qu’ils soient extrêmement sensibles à
l’amour et aux soins qu’ils reçoivent de leur parents.

Depuis la fécondation jusqu’au commencement du


neuvième mois, le réincarnant peut avoir des notions de ce

3
qui est en train de se produire dans le monde matériel.
Durant le procédé de naissance, il peut momentanément
perdre la pleine conscience de ce qui est en train de se
produire et dans ce cas, il accumule des expériences et des
mémoires dans son intime, lesquelles peuvent être
seulement réveillées dans un procédé de remémorisation
spécifique, fait après sa désincarnation dans une cité
spirituelle.

C’est ainsi que quelques unes des narratives de ma


naissance, (après être fidèlement retranscrites de ce qui
s’est produit) m’ont été relatées par de chers mentors qui
étaient à mes cotés pendant cet événement. Beaucoup de
mes expériences ont été spécialement rappelés par mon très
cher mentor Müller qui a suivi mes pas durant tout mon
passage vers la matérialité.

Je remercie Cairbar Schutel de l’opportunité qui m’a


été concédée de conter dans cet ouvrage une parcelle
considérable de : Ma vie en gestation et aussi des autres
moments importants que j’ai vécu lorsque j’étais incarné.

Je me suis senti remercié, à pouvoir collaborer envers


la grande élévation de la vie, spécialement dans une époque
cruciale que le monde matériel traverse, lorsque les incarnés
doivent trouver la pleine conscientisation de la valeur de la
conception et de l’intégrale impropriété d’une interruption
provoquée par la gestation.

Continuant à lutter pour mon perfectionnement


spirituel et le travail confiant de notre aimé Jésus.

Je remercie vivement le Plan Supérieur pour avoir pu


vivre un certain temps, sur le temps physique, aux côtés de
mes chers Lucia et Adamastor, parents que je ne vais jamais
oublier et qui actuellement exercent aussi leurs activités sur
le plan de la véritable vie.

4
Je remercie Dieu de m’avoir offert cette opportunité
de contribuer à divulguer le message contenu dans
l’Evangile de Jésus, aidant dans l’élaboration des lignes qui
composent ma vie en gestation.

Beaucoup d’amour.

CAIO MÁRIO

* Note du traducteur :

RESUME :
L'homme est ainsi formé de trois parties essentielles :
1° Le corps, ou être matériel analogue aux animaux et
animé par le même principe vital ;
2° L'âme, Esprit incarné dont le corps est l'habitation ;
3° Le principe intermédiaire ou périsprit, substance
semi-matérielle qui sert de première enveloppe à l'Esprit et
unit l'âme et le corps. Tels sont, dans un fruit, le germe, le
périsperme et la coquille.
Il est a noté que l’âme, durant toute la durée de la vie
est relié au corps physique par un lien insécable, hyper
extensible…, constitué de matière spirituelle. Se lien ne sera
rompu qu’au moment décisif de la mort, ce qui libèrera
l’âme du corps.

Ame redevenant Esprit, de retour dans la véritable


patrie, la patrie spirituelle.

5
Préface.

Cet ouvrage d’une série de livres programmés par


Cairbar Schutel, dirigent spirituel de la colonie Alvorada
Nova, destiné tout aussi bien au public de la jeunesse
comme aux adultes a été soigneusement composé par des
paroles simples et pénétrantes d’un enfant-spirituel.

Raconté à la première personne du singulier, direct,


objectif, dans un ton jovial et de contenu allègre, il
représente pour nous tous le comment exercer dans sa
plénitude le sublime sentiment d’amour.

Ma Vie en gestation resplendit la beauté spéciale


d’une vie en développement, mais aussi, et par-dessus tout,
symbolise le don divin dans la gestation, offerte à de
nombreux incarnés, bien que de nombreuses fois mal
compris et injustifié.

Le Groupe d’Etudes Cairbar Schutel a commencé la


collecte des données de ce livre à partir du 22 Juillet 1992 et
la méthode utilisée a été celle de la psychographie.

La narration est faite par l’Esprit Caio Mario, envoyé


spécialement par Cairbar Schutel (sous sa supervision
directe), pour composer cet ouvrage. Compagnon de
nombreuses années de travail et répondant avec grand
plaisir à la demande du dirigeant d’Alvorada Nova, il s’est
promptement mis à disposition pour réaliser cette activité
avec le Groupe d’Etudes.

Le livre traite de la dernière réincarnation de Caio


Mario, que nous pourrons accompagner dans ses instants les
plus marquants. La plus grande partie de l’ouvrage fait

6
référence à la vie durant la gestation, tout au long des neufs
mois qu’il passa dans l’utérus de sa mère, mais aussi de ses
parents et familiers les plus proches.

Les scènes narrées ont l’optique d’un enfant, parce


que Ciao Mario était réincarné, il y a un peu moins d’une
décennie depuis sa dernière journée sur la terre et c’est cette
période qui est couverte par l’ouvrage.

Dans le dernier chapitre, l’auteur spirituel (bien qu’il


soit en train de traiter de la vie en gestation) transportera le
lecteur, de sa naissance à son neuvième anniversaire et
ensuite aux mois qui précéderont son départ du monde
physique, cherchant à transmettre que pour lui la gestation a
été aussi importante que les autres années de son parcours
dans la vie matérielle.

Actuellement, il travaille, sous la forme infantile,


exerçant une activité fondamentale dans la distribution de
l’amour et des soins aux désincarnés d’âge très jeune.

Pour de telles raisons, malgré les leçons doctrinaires


d’extrême importance que ces lignes contiennent, le
discours est jovial et décontracté, comme si réellement
c’était une histoire racontée par un enfant.

En dehors de ce travail altruiste, Caio Mario se


présente aussi comme adulte, conformément à l’endroit
qu’il va visiter. Sous cette apparence, il se montre
normalement à ceux qui sont réticents à accepter la forme
spirituelle infantile. Comme enfant, cependant, il maintient
ses connaissances et son éclaircissement, s’identifiant de
cette façon là à ceux qui acceptent la beauté infanto-juvénile
existante dans la Spiritualité.

Il parcourt le monde matériel au coté d’autres mentors


de la Cité Spirituelle. Pour chaque endroit où il se dirige, il
se présente sous une forme différenciée, répondant toujours

7
aux particularités régionales. S’il désire ressembler au
groupe social qu’il visite, alors pour cela, il utilise la
Pousada Celeste (1) (2), unité d’Alvorada Nova* qui aide
l’esprit à ce changement. Pour chaque groupe d’enfants,
d’adolescents et même d’adultes, qui fréquentent un
environnement sur le plan physique, est utilisée une forme
spécifique.

Il est important que l’incarné connaissance


l’importance de l’activité des enfants dans le monde
spirituel. Il est convenable de savoir qu’il y a des idées
préconçues indues concernant ces travailleurs dévoués, qui
se disposent à agir sous l’apparence infantile.

En réalité, il y a un rejet de la part de nombreux


incarnés à cette forme de présentation, provenant du fait que
de nombreux adultes, médiums pratiquant certaines fois,
croient qu’ils n’y a aucun apprentissage à être extrait des
paroles d’un esprit qui se présente comme un enfant. (1) Ils
croient toujours, que les incarnés durant l’enfance, servent
seulement pour être éduqués et non rien à enseigner de
positif aux adultes, ce qui montre bien une attitude d’idées
préconçues et discriminatoire.

(1) Voir le chapitre "A descrição de nossa árvore –


VI -Casa da Criança" dans le livre Alvorada Nova",
page. 144.

(2) Nt : Etablissement d’Alvorada Nova, celle-ci


étant une colonie spirituelle. Pour plus d’information
écrire à ‘adresse suivante ou un ouvrage de description
vous sera envoyé via mail : yannicksaurin@hotmail.com

Le beau coté infantile et innocent de la vie humaine,


en vérité, a beaucoup à enseigner aux adultes (1) ; aimer et
simplifier la façon de vivre, comme le font les enfants ;

8
peu d’incarnés réussissent à le réaliser lorsqu’ils atteignent
la maturité matérielle. (2)

(1) Erreur souvent rencontrée, alors que l’enfant se


communiquant peut être une entité extrêmement évoluée
spirituellement et en connaissances diverses.

(2) Autre erreur très flagrante que l’on rencontre


aux niveaux de très nombreuses personnes, Il s’avère
qu’en dédoublement lors du procédé de gestations,
l’esprit-enfant continue à travailler. A titre d’exemple,
nous comptons le cas suivant d’une patiente de notre
connaissance.

Femme de 40 ans,
Pathologie : Hypothyroïdie, Dépressive
Caractéristique particulière : Fumeuse (environ 10
cigarettes par jour, voire plus) céphalées fréquentes,
enceinte d’environ 4 mois.

Une visualisation médiumnique a été effectuée afin


d’intervenir au niveau des problèmes rencontrés par notre
patiente. Quelle n’a pas été notre surprise, en séance de
passes médiumniques de voir son enfant-esprit, (ou un
risque de décollement de placenta était diagnostiquer ainsi
qu’une tachycardie), de le voir se dédoubler et intervenir
au niveau de la glande thyroïde. L’enfant-esprit opéra
avec dextérité, et une extrême rapidité montrant une
connaissance parfaite en anatomie-physiologie et
chirurgie plastique. Le propre enfant-esprit intervint
chirurgicalement au niveau de sa propre mère pour
améliorer ses conditions intra-utérines et éviter sa
désincarnation prématurée.

Quelle plus grande leçon, indiquant les désastres de


l’adulte détruisant sa propre santé et son propre corps
ainsi que ceux de son enfant, innocente victime !

9
L’enfant qui soigne sa propre mère alors qu’il n’est
pas encore né préservant les environnements anatomico-
physiologiques et intervenant spécifiquement sur sa
génitrice, démontre une supériorité de comportement sur
l’adulte.

L’enfant naquit à terme en parfaite santé, et


aujourd’hui de 6 ans d’âge jouit d’une excellente santé.

L’on ne doit pas confondre, l’ingénuité présentée par


les enfants spirituels, en transmettant des messages aux
incarnés, avec certaines fois, ce qui est utilisé par les
obsesseurs dans la tentative d’extraire quelque avantage
indu dans des réunions médiumniques sérieuses ou même
visant à perturber l’environnement de rencontre des
médiums. L’esprit qui travaille sous la forme infantile est
conditionné à ne pas proférer des railleries inconvenantes,
des plaisanteries infondées et par-dessus tout des mots
d’argot. Etant bien intentionné, l’Esprit-enfant qui se
manifeste est discipliné, suit ces règles et respecte le sérieux
des travaux médiumniques, ne profitant jamais de sa forme
innocente pour transmettre des messages anti doctrinaires
ou pour perturber les travaux.

Il peut y avoir des faits, exagérés par une partie des


entités qui profitent de la bonne foi des médiums non
vigilants pour confondre les activités des autres, à travers de
manifestations avec un net contenu négatif. Pour éviter ce
résultat, qui peut aussi survenir dans les messages transmis
par les esprits Inférieurs qui se montrent sous la forme
adulte, il est nécessaire que le médium exerce la
fiscalisation qui lui revient sur la communication, alors que
les autres intermédiaires doivent analyser le type de
message passé. Ce n’est pas uniquement parce qu’il se
présente sous la forme infantile que le communiquant ira

10
transmettre des orientations sans axe ou proférer des propos
indésirables et perturbateurs.

Les mentors qui donnent des communications sous la


forme d’enfant, se manifestent avec calme et tranquillité,
apportant douceur à toutes les personnes présentes et leur
rappelant le coté ingénu et pur des sentiments que les
adultes possèdent aussi. C’est toujours un message positif.

Caio Mario, après sa désincarnation dans son tendre


âge, retourna à la colonie de Cairbar et désira continuer sous
la forme infantile pour aider les innombrables enfants dans
le monde entier, liés à Alvorada Nova, nécessitant pour
autant une présentation périspirituelle en consonance avec
le travail qu’il commença à développer

Lorsqu’éventuellement, quelques médiums rejettent


cette forme, il convertit son périsprit en contour adulte,
passant à être respecté et transmettant le message que le
Haut programma.

Le texte présenté par ce messager de Cairbar Schutel


rehausse l’importance de la vie dans l’utérus maternel.

Tous nous avons vécu ceci dans nos existences


matérielles.

La grande valeur spéciale de cette phase qui initie le


procédé de réincarnation et la fonction primordiale de
l’organisation familière ne peuvent pas être oubliées. Ce
livre prétend mettre en évidence dans la certitude que les
liens existants dans la famille matérielle directement liée,
commencent dans le ventre de la gestante. L’esprit dans ce
procédé de retour au plan matériel reconnaît ses parents
depuis la conception et avec eux, il vit ensembles, ayant
besoin de recevoir d’eux de l’amour.
L’Humanité a besoin de démontrer, de considérer ou
de vénérer, d’honorer, de respecter la magnitude de la vie

11
en gestation et a besoin d’être préparée pour accepter avec
amour cette renaissance dans une vie matérielle. Ainsi
n’importe quelle idée préconçue ou actes discriminatoires
manifestés contre une gestation doivent céder l’espace
devant la beauté divine de la fécondation. Peu importent les
attributs ou la condition sociale de la mère, ni même son
état civil. Il faut toujours l’appuyer et le respecter, l’incitant
à cultiver avec douceur, son état gestationnel. Ce procédé de
réincarnation que la femme est en train de proportionner à
un autre Esprit est vital pour l’évolution de beaucoup et
pour une telle raison, doit être toujours bien accepté.

Il n’existe pas une plus grande merveille dans le


monde que la procréation de l’espèce. La maternité et la
paternité peuvent unir les ennemis du passé sous le même
toit familier, rendant possible de bénéfiques réconciliations,
dans la majorité des cas. Des anciens bourreaux deviennent
les enfants de leurs victimes et par elles sont aimées,
surgissant de là, le pardon mutuel pour les erreurs du
prétérit. Offensés et offenseurs s’unissent comme frères,
enfants d’un même couple, pour progresser ensemble dans
la journée matérielle. Le noyau familier est le berceau de la
renaissance de l’Esprit. La pureté de l’acte gestationnel rend
sublime l’être. Le contact explosif de l’amour et de
l’espérance qui se construisent au moment exact de la
fécondation est invisible dans le monde physique. Le
resplendissement de la course du spermatozoïde, but en
direction de son destin, l’ovule, est la conquête du premier
trophée de la nouvelle existence que l’esprit est en train
d’embraser.

Reproduire la vie, par délégation de Dieu, représente


une responsabilité importantissime pour chaque mère et
pour chaque père. Serait-il que nous autres, incarnés
possédons déjà l’exacte notion de ce que cela signifie.
Serait-il que nous sommes suffisamment mûrs et
conscientisés pour comprendre la réelle importance de la
maternité et de la paternité ? Serait-il que nous sommes

12
préparés à dédier une parcelle considérable de nos vies à
nos enfants ? Serait-il que la résignation, le renoncement et
l’amour peuvent déjà pénétrer dans le cœur de chaque
adulte au moment ou il reçoit la nouvelle d’une grossesse,
de l’expectative de recevoir une nouvelle vie ? Que serait-il
du monde matériel si ses habitants n’étaient pas capables de
percevoir la signification et l’essence de ce qu’est la Vie
déposée dans la vie ? Quelle serait l’orientation, le
cheminement de la planète si les avortements n’étaient pas
évités, cessant l’agression des hommes contre La haute
Divinité ? Comment espérer la régénération de l’orbe si
nous ne sommes pas tous unis dans le rôle de la vie, dessein
du troisième millénaire ?*

Ce sont les recherches auxquelles les lignes écrites par


Caio Mario prétendent répondre, nous apportant souffle et
espérance, amour et maintient pour que nous réussissions à
comprendre la valeur de la vie et que pour elle nous soyons
prêts à lutter pour tous les moments et lieux dans lesquels
nous serons au long de notre journée matérielle.

De la même façon que dans les œuvres antérieures, je


ne suis pas le créateur de ce travail, occupant seulement la
fonction de coordinateur dans son organisation. Caio Mario
est son auteur effectif, sous l’orientation directe de Cairbar
Schutel, notre directeur spirituel commun.

São Paulo, le 13 Avril 1993.

ABEL GLASER.

* NT : Notre planète comme monde d’épreuves et d’expiations, est maintenant


dans la phase de transfert pour un monde de régénération.

13
Note du Traducteur

Ma vie en gestation conte l’histoire incroyable mais


vraie de la vie d’un enfant (Caio Mario) écrit par lui-même
après sa désincarnation par l’intermédiaire d’un médium
Abel Glasel.

Dans le style de l’enfance, ce texte bien qu’il paraisse


simple et ingénu, dénote une profonde connaissance
spiritualiste par les écrits qu’ils nous laissent à nous autres
futurs parents ou parents.

Dans le plan spirituel avant sa réincarnation, Caio


Mario va assister à la programmation de sa réincarnation et
à la future rencontre de ses parents dédoublés
(‘astralement’), afin d’élaborer la préparation de son retour
sur la croute terrestre.

De la rencontre de ses parents, de leurs conversations,


de leur décision d’être père et mère, de la fécondation,
moment d’explosion énergétique ou le spermatozoïde
rencontre l’ovule pour être fécondée, lien magnétique
sublime établissant l’attache mère-enfant-père pour le
retour, il nous conte son voyage. Les mois de gestation
seront aussi narrés ou il nous nous exposera son histoire.

Ses émotions, ses pensées, et ses idées nous


apprendrons qu’il vit exactement et par là, que les enfants
en gestation, du monde entier, vivent une vie, tout comme
nous vivons la notre mais sous un angle différent.

Il expose avec une grande simplicité de cœur que la


vie recommence sur le plan matériel, (alors qu’il assiste à
l’union des cellules) au moment de la conception de la
rencontre du spermatozoïde avec l’ovule.

14
Il exposera la vie, vue de l’intérieur du ventre de la
future maman, pour ceux qui vivent à l’extérieur. Il
rappellera à ceux qui pourraient oublier que la vie à
l’intérieur comme à l’extérieur sont aussi importantes l’une
que l’autre.

Nous apprendrons beaucoup.

Avec intérêt, curiosité, envie, désir de savoir plus,


d’aimer, soyons humbles et réapprenons à écouter nos
enfants, dont la voie et l’esprit de la sagesse qui les
constitue est souvent fois bien plus développée et éveillée
que ce que nous-mêmes faisons comme adultes.

Écoutons-les afin de leur laisser un joyau, un héritage


d’amour, de fraternité, d’égalité, dans tous les domaines,
sentiments, alimentations, soins, cultures, formations pour
tous ces enfants du monde qui sont une grande famille,
frères et sœurs unis.

Caio Mario nous enseigne des valeurs, belles très


belles, que nous n’oublierons pas, car ce sont de véritables
soleils qui marqueront nos pas sur le chemin…

Si le monde était enfant ou d’enfants, alors le monde


serait comme un grand magasin de jouets, un immense
jardin fleuri de merveilles ou tous pourraient se retrouver
pour être heureux et vivre ensemble DANS LE BONHEUR

yannicksaurin@hotmail.com

15
SOUHAIT
DES ENFANTS

SI

LE

MONDE

ETAIT

ENFANT

16
OU

D’ENFANTS,

ALORS

LE

MONDE

SERAIT

COMME

17
UN

GRAND

MAGASIN

DE

JOUETS,

UN

IMMENSE

18
JARDIN

FLEURI

DE

MERVEILLES

OU

TOUS

POURRAIENT

19
SE

RETROUVER

POUR

ETRE

HEUREUX

ET

VIVRE

ENSEMBLE
20
DANS

LE

BONHEUR

L’ESPRIT DES ENFANTS


DU MONDE.

21
Caio Mario.

MA VIE
EN GESTATION

Œuvre psychographiée par


Abel Glaser

22
23
I

Mon arrivée retentissante.

C’était vers les huit heures d’une matinée limpide de


l’hiver à São Paulo. Cela paraissait même un contresens que
nous ayons un ciel si bleu. Mais dans cette journée, le toit
pauliste était vraiment bleu. Les personnes pressées
couraient d’un côté vers l’autre, traversant essoufflées les
larges avenues qui coupaient toute la métropole et bataillant
avec les voitures, ces dernières les véritables propriétaires
de la rue. Le soleil brillait intense et réchauffait le cœur de
tous, des plus irrités aux plus dociles habitants de la ville de
la pluie fine.

Malgré les difficultés les paulistes sont chaleureux et


ne se fatiguent jamais de rehausser les qualités de cette
métropole brésilienne. L’on peut dire, jusqu’à aujourd’hui
sans chance d’erreur, qu’il n’y a rien de mieux pour
diagnostiquer São Paulo que de regarder sa population au
petit déjeuner d’un lundi matin ou peut être, en fin de
semaine, le vendredi : l’on atteint le sommet de la mauvaise
humeur. Pas tous, c’est logique… mais la majorité. Mon
futur père était parmi ces derniers Mon Dieu ! Et moi, un
peu imprévoyant , j’assumai la responsabilité , sans avoir
aucun permis de conduire , de retirer la voiture de mon cher
Adamastor du garage et de l’obliger à emmener ma mère à

24
la maternité. Je résolu de naitre…. A quelle heure ? Autour
des six heures du matin…

-Six heures du matin ! Un lundi ! Il n’y a que ton fils


pour choisir une heure comme celle ci pour naitre.
Pourquoi pas hier ? Un dimanche, calme, des rues vides,
sans circulation, sans embouteillage… Et ta mère ? Est-ce
que tu as déjà averti ta mère ?

-Ah, mon Dieu ! Rien n’est prêt ! Nous allons nous


retarder et cet enfant qui va naitre au milieu du parcours.
Surement, avec ma chance, nous serons secourus par une
voiture de police et moi, en remerciement, je devrais choisir
ses occupants, comme parrain de mon premier enfant…
Est-ce que tu es en train d’imaginer la scène que
j’imagine Non, non, ce n’est pas possible. C’est uniquement
avec moi que ces choses arrivent. Imagines-tu l’amende
que je pourrais avoir si je passais au rouge ? Et s’il y avait
une collision ? J’espère être près de, l’Hôpital…

-LUCIA, LUCIA ! S’il te plait, presses-toi ! J’ai déjà


mis tes affaires dans ton sac, il y a cinq minutes… cet
enfant va naitre ici, maintenant, au milieu de la salle. Tu
demanderas à Lourdes de nettoyer le salon n’est-ce pas ?
LUCIA, LUC …

-Calmes-toi Tor , sois calme ! Il n’y a pas de raison


de faire tant de bruit. Laisses de coté tes pensées négatives,
car nous sommes protégés et nos Amis Spirituels iront nous
conduire jusqu’à la maternité. Rien de mal ne se produira.
En dehors de cela, le médecin, nous avisa du fait que si la
poche des eaux se rompt, cela ne signifie pas une naissance
immédiate. Mes contractions viennent juste de commencer.
Aies patience ! Je vais appeler maman

Ceci c’était mon cher père. Adamastor, il a toujours


été ainsi ; préoccupé et en tension. A croire que j’allais me

25
donner le luxe de naitre au milieu du salon. Non, jamais.
Cet endroit, je le réservais pour mes futures bêtises.

J’adorai Lucia, c’était l’opposé d’Adamastor. Calme,


tranquille, presque la matérialisation de la patience même
en personne. Elle conversa avec moi durant neuf mois et
moi j’étais calme. J’allais naitre convaincu que j’allais venir
vers l’endroit certain. Cependant j’avais quelque remord.
J’ai oublié de l’avertir, que je serais terrible : remuante et
farceuse ! Meilleur ainsi. Cependant si elle avait su elle ne
serait pas restée aussi tranquille, servant à calmer
Adamastor,

Mais je suis en train de fuir le point principal. Je disais


que nous étions dans une jolie matinée ensoleillée de l’hiver
pauliste. C’était mon jour ! Mon père tendu, tourmentait la
famille entière. Il était six heures du matin et l’avis de mon
arrivée se faisait sentir. La grand-mère Emilia fut
rapidement réveillée par Lucia sous les cris appréhensifs de
mon père, qui exigeait sa présence immédiate à l’Hôpital.
On aurait dit qu’elle aller jusqu’à substituer le médecin au
moment de l’accouchement… Pleine d’expérience,
cependant, grand-mère n’aurait jamais cédée à
l’immédiatisme et l’anxiété du gendre. Quelle belle mère ne
suivrait pas les sages pas de grand-mère Emilia ?

Papa aurait voulu toute la famille à la maternité.


Cependant, c’était l’événement de l’année ! Eh, bien ! Je
suis obligé de reconnaître : sur ce point il avait raison !

Alors que je conte cette journée initiale d’une date


historique ( ma naissance) , deux heures étaient déjà
passées. Je crois que mon père ne se rendit même pas
compte, qu’il était encore plus irrité.

-Lucia, mon amour ; maintenant il est tard, nous


n’avons plus le temps et le bébé va naitre. Nous n’allons
jamais réussir à vaincre ce trafic énorme pour arriver sain

26
et sauf à l’hôpital. Et ta mère a déjà été alertée, est-ce
qu’elle est déjà à l’hôpital ?

-Adamastor, si cela dépendait de ton anxiété, ma


mère serait probablement en train de dormir à la maternité,
probablement internée avec des problèmes cardiaques.
Calmes-toi, car je suis en train de terminer de préparer mes
affaires.

-Non, non, ce n’est pas possible ! Tu as laissé pour le


dernier moment la préparation de tes affaires ? (…) je ne
me sens pas très bien, j’ai l’impression que je vais
m’évanouir. Cette anxiété me liquéfie.

Il faut reconnaître, que ma naissance avait tout pour se


transformer dans une incroyable aventure ! Mais il n’y avait
pas de raison pour autant de préoccupations ! En vérité tout
était sous contrôle. Moi, j’arriverais à l’heure exacte, ni
avant, ni après. Si mon père avait su cela, il aurait
économisé une énorme quantité de préoccupations à lui-
même.

A huit heures, nous sortîmes de la maison afin


d’affronter São Paulo et son trafic, car les contractions de
ma mère commencèrent à s’intensifier. Elle aussi croyait
que j’étais en train d’arriver. Durant le trajet mon père,
transpira, sua et réclama.

Maman se maintint sereine durant tout le trajet et ne


s’affecta pas par les brusques variations d’humeur
d’Adamastor. Deux ou trois fois, il lui arriva même de lui
rappeler, à mon père que les difficultés étaient à peine
commencer et que ce serait prématuré d’être nerveux.

Franchement, ma mère avait raison ! Affronter les


obstacles en face avec calme et résignation est la meilleure
arme pour les dépasser avec succès.

27
Là nous allions, les yeux rivés sur le feu vert et
confiants dans le discernement des automobilistes qui
devraient se sensibiliser dans cet instant maternel et lucide,
nous laissant le passage. La voiture de papa, si elle avait
possédé un périsprit, serait déjà en train de se plasmer sous
la forme d’une ambulance, avec ses sirènes stridentes liées
au volume maximum, coupant les grandes avenues comme
une flèche, montant sur les trottoirs et jusqu’à escortée par
les sirènes de la police, avec des motos reluisantes, vêtues
d’une magnifique parure de gala et s’ouvrant un passage
dans le trafic comme de véritables sauveteurs d’une cause
quasiment perdue. Quelle imagination, j’avais. Mais rien de
tout ceci ne se produisit.

Finalement la circulation n’était pas aussi mauvaise


que cela et il y avait suffisamment de temps pour que nous
puissions arriver avec sécurité jusqu’à la maternité.

Nous arrivâmes sains et saufs ! A la porte une


magnifique infirmière nous attendait avec un fauteuil. Ai
lieu de s’apaiser, Adamastor, pauvre de lui, empira.

-Lucia la situation est gravissime. Regarde, ce qui


nous attend avec un fauteuil roulant. Je pense que ce ne
sera pas aussi facile comme nous l’a dit le docteur
Marcelo. Est-ce que tu te sens bien ? Je déteste les
hôpitaux. Il s me rappellent ces moments de douleur et de
mort. Repartons. Peut être serait-il mieux de suivre le
conseil de ton amie Neide et tu pourrais faire
l’accouchement à la maison.

-Pour l’amour de Dieu, Adamastor. Je n’ai jamais


entendu dire autant d’âneries. L’infirmière est en train de
nous attendre parce que maman l’a demandée. Elle pensa
que cela irait te tranquilliser, car nous aurions une
assistance médicale aussitôt notre arrivée.

28
-Ah, de suite je l’a vu ! Ta mère ! Dona Emilia
toujours à venir m’agacer, me porter sur les nerfs. Entre
autre, qui lui a demandé de l’aide ? Mais qu’est-ce qu’elle
est venue faire ici ? Le bébé n’est pas encore né et elle est
déjà en train de distribuer les cartes. Ce n’est pas
possible….

Mon dieu, c’est toi-même, qui a exigé à six heures du


matin, que je l’appelle, lui demandant qu’elle vienne à la
maternité préparer notre chambre. Tu ne te rappelles pas?

Eeeeeuu ? Absolument ! Je nie avec véhémence ton


affirmation. Comment aurais-je pu réveiller ta mère pour la
tourmenter avec quelque chose d’aussi banal comme un
accouchement ? Jamais je ne ferais cela.

Maman, habituée et passionnée, révéla encore une fois


ces amnésies opportunistes d’Adamastor. Ils partirent vers
la salle d’accouchement entrèrent. Là, le médecin arriva et
fit un examen clinique. Le regard appréhensif de mon père
suivait tous les moindres gestes du Dr Marcelo et
accompagnait chaque battement de cœur de ma mère,
auscultée à ce moment là par le stéthoscope. Rien ! C’était
la conclusion médicale. Il faudrait atteindre jusqu’au
moment certain. C’est bien ce que j’avais dit ! Le jour
venait à peine de commencer
.
Dans la salle d’attente, Adamastor compta les minutes
plus rapidement que la propre horloge.

En dehors de tout cela, cette situation n’était pas pour


le moins surprenante, finalement, toute salle d’attende de la
maternité possède une lente et lourde horloge au mur, qui
incommodes tous les pères anxieux. La lutte entre les
aiguilles du temps et les heures comptées par l’esprit
d’Adamastor devint célèbre. A chaque minute, un des
fonctionnaires de l’hôpital était interrompu incessamment
dans ses taches pour que papa puisse lui demander les

29
heures, allégeant que l’horloge de la salle d’attende ou il se
trouvait était cassée. Le désespoir général des
fonctionnaires de l’administration était à un tel point qu’ils
résolurent de fermer le guichet d’attendement environ
quinze minutes avant l’heure et avisèrent Adamastor, en
allant dans sa direction de quitter la salle d’attente.

Grand-mère Emilia tenta de temporiser la situation et


lui offrit de faire un tour, alors que pendant ce temps là,
grand père roupillait sur le sofa. Malgré l’irritation
d’Adamastor, elle comprenait sa tension et lui transmit soin
et maintient.

-Laisse de coté ton anxiété, Adamastor. Allons


manger quelque chose. Le restaurant de l’hôpital est très
bon.

-Ecoutez, Dona Emilia, est-ce que vous croyez que je


pourrais laisser ma femme dans un moment si délicat et
important comme celui-ci pour penser à aller manger ? Je
vais rester ici jusqu’à ce que le bébé naisse.

Grand-mère, n’insista pas.

Elle connaissait bien l’obstination de papa. Elle le


laissa seul et chemina jusqu’au restaurant de la maternité,
ou elle rencontra Vera et mes cousins, Vinicius et Claudio.
La famille commençait à arriver. C’était bien. Je crois que
l’expectative de tous m’incitait à naitre. Les contactions de
Lucia renaquirent.

Autour des quatre heures, environ, papa était


multicolore. Ses yeux étaient creusés et rouges, parce qu’il
n’avait pas dormi de la nuit entière. Le visage se
mélangeait d’un teint blême et d’un vert olive, car cela
faisait de nombreuses heures qu’il était à jeun. La pointe des
doigts était jaune, tant il fumait de cigarettes qu’il avait
apportées. La pointe des oreilles était rougeâtre. A chaque

30
fois qu’il était nerveux, il était ainsi ; Maman nous conta
toujours qu’elle s’était passionnée par la couleur rouge des
oreilles de papa. Je vis dans cela une des particularités de
celui qu’elle choisit pour marcher avec elle dans les
chemins de sa journée terrienne. Je sais qu’en réalité, ce
n’est qu’une excuse. Elle aimait papa entièrement et non
pas seulement pour ses oreilles.

Huit heures du soir ! Nous étions sortis de la maison il


y avait douze heures. Grand-mère Emilia ne se retint pas et
exclama son opinion sincère :

-Adamastor au nom du ciel ! Cela fait huit heures que


tu marches d’un côté vers l’autre dans la salle d’attente. Si
ton état de nervosité continue ainsi, aussi poussé, à ce point
là et que j’étais à ta place, j’aurais déjà été grand-mère au
moins six fois.

L’éclat de rire fut général. Les parents réunis dans la


salle d’attente, accompagnant le désespoir de papa, avait
besoin d’une opportunité pour la décontraction. Ceci c’était
la décisive participation de Dona Emilia. Cousins, grands
parents, amis et collègues de papa eurent des contractions,
au lieu de maman, en éclatant de rire pendant quelques
minutes.

Il était dix heures du soir et nous allions déjà vers le


jour suivant. J’étais un peu préoccupé. Comment pourrais-je
naitre demain. Finalement mon jour historique c’était celui
là.

Onze heures trente. Maintenant les contractions sont


continuelles et maman est emmenée rapidement vers la salle
d’accouchement.

J’étais en train d’arriver. Les mentors spirituels se


déplaçaient d’un coté vers l’autre, prêtant assistance à
l’équipe médicale matérielle. Je me sentais en sécurité,

31
tellement il y a avait de médecins qui étaient à nos cotés.
Papa fut informé alors qu’il prétendait entrer en désespoir,
grand-mère Emilia interrompit ses pas et lui dit :

-Nous allons tous prier. Le moment arrive ou nos


amis spirituels iront aider à la naissance de mon cher petit
neveu. Si vous le souhaitez, et je pense que vous le devez,
participez avec nous, Adamastor. Dans le cas contraire,
laissez nous seuls pour quelques minutes. Nous serons en
vibration.

Cette fois ci le scepticisme et l’incrédulité de papa


avec le monde spirituel cédaient de l’espace. Il avait besoin
même de reprendre son souffle. Ses nerfs étaient à bout.
Toute la famille de maman était spirite et avait dans les
ouvrages d’Allan Kardec son principal ordinateur. Par un
subtil destin, elle s’était mariée avec un matérialiste
convaincu dont la famille, riche et traditionnelle, rejetait la
religiosité de tout être humain. Ils croyaient que le
commencement et la fin de l’homme, de façon générale, se
donnait sur la croute terrestre. Point final. Mais, eux, ils ne
savaient pas d’où est-ce que j’étais en train de venir. A moi,
cela importait peu. Je devais leur compter tout ce que je
savais. C’était cela la partie de ma mission.

Peu à peu conduit par l’amour de Lucia, je me sentis


encouragé à venir au monde. Je cédais à mon rêve, m’étirais
et comme un soldat convaincu, je me mis en marche. Je
sentais le cœur de maman pulsionner le mien et nous nous
entrelaçâmes dans un seul battement spirituel. Les
contractions augmentèrent à des niveaux insupportables
pour mon indolence. Je savais que j’allais être délogé d’ici à
quelque moment et je résolu de collaborer. Quelques
minutes après, je mis ma tête à l’extérieur et je ne réussis
plus à contenir la pression de mon corps.

J’étais de l’autre coté ! L’émotion était énorme et les


lumières de la salle m’aveuglèrent pour quelques secondes.

32
Un froid intense me piqua tout l’organisme dans une
sensation de brulure insupportable. Des sons stridents me
percutèrent. Une sensation de peur, de vide, d’abandon me
parcouru. Je commençais à pleurer, finalement, personne
n’est omnipuissant. Par insistance de ma mère, dont je
m’appropriais immédiatement, je fus mis à son coté pour
quelques temps. Je sentis la chaleur de son corps matériel
sous un angle différent Toutes les liaisons se rétablirent. Ses
mains douces glissèrent sur moi et je résolu donner une
trêve. J’arrêtai de pleurer. Ceci a été l’instant le plus beau
de toute mon existence. Jamais je n’aurais pardonné à ma
mère si je n’avais pas étér vers ses bras dans ce difficile
moment pour moi. Je pense que j’aie inconsciemment prié
Dieu, le remerciant de ce don.

La joie dura peu. Une infirmière arbitraire, à mon


entendement, me retira du cher cou de ma Lucia, m’enroula
dans une serviette molletonnée et stérilisée, mais non pas
moins rêche m’emportant d’ici. Sans pouvoir réagir alors, je
recommençais de nouveau ma protestation. Je crois que
cette fois, mes pleurs résonnèrent en écho à travers toute la
maternité de l’hôpital. Prêt, je donnais mon souvenir.
Lorsqu’ils voudraient m’éloigner de ma mère une autre fois,
ils savaient qu’ils iraient affronter de la résistance.

Après quelques soins spéciaux, là j’étais exposé dans


une vitrine de la maternité, environnement sans aucune
grâce, étant observé par des yeux curieux et émotionnés.
Papa vit ses plaintes quasiment tomber.

Quel trajet jusqu’à maintenant ! Je résolu de me


reposer un instant. Je dormi très longtemps avec maman et
ce serait la première fois que nous serions séparées après
une longue convivialité quotidienne. Courageux, cependant,
je fis une matinée prévisible, et réchauffé, calmé, dorloté
par une infirmière habituée à des scènes de protestation
comme celle que je protagonisais, je finis cédant aux

33
impulsions de la chair, m’endormant. J’étais alors, très
heureux. Mon histoire était en train de commencer.

34
II

Décidant ma conception.

Nous étions tous réunis sur la verte Place de la République, sous


le pavillon des musiciens qui jouaient anxieux par les
applaudissements et remerciés par notre présence. Les rayons du soleil
de cette fin d’après midi, un des plus beaux dimanches du mois de mai
brillaient fulgurants dans toute la cité, mais spécialement descendaient
en détails sur les instruments des intégrants du groupe en répandant
leur reflet sur les yeux attentifs des personnes du public, qui retiraient
leurs lunettes de soleil de leurs poches ou mettaient leurs mains sur
leur tête, formant un pare feu protecteur.
J’étais enthousiasmé ! Cette petite marche était ma préférée.
L’art populaire s’éteignait peu à peu dans les rues de São Paulo. Mais,
moi, enthousiaste que j’étais, depuis peu, applaudissait et incitait ces
artistes anonymes qui en réjouissaient tant d’autres.
Adamastor conversait avec Lucia sur un important thème : avoir
ou ne pas avoir d’enfants ? Ah, cette conversation me laissait de fait,
angoissé. Je craignais de ne pas être bien venu. Et s’ils décidaient de
retarder cette décision indéfiniment ? Qu’est-ce que je ferais sans papa
et maman. Je savais que j’avas besoin de réincarner à leur coté, car
nous avions une importante trajectoire à suivre. J’étais décidé à leur
enseigner ce que j’avais appris et aussi disposé à leur enseigner
d’autres connaissances. Apprendre n’est jamais trop et enseigner fait
partie de notre existence. Bien que je sente mon cœur serré, j’avais la
pleine notion que mes parents devraient passer par cette conversation.

35
Finalement il revient à chaque couple de décider le moment
certain pour la conception d’un enfant. Là, j’étais totalement concerné
dans une des plus importantes décisions de ma vie et sans pouvoir
interférer. Comme esprit, encore, j’accompagnais de près les pas de
ma chère Lucie, qui un jour serait ma mère sur le plan matériel. Je
m’approchais d’elle, méditant, dans un souffle intuitif, mon anxiété
pour être de suite dans ses bras, réincarné. Je pense qu’elle m’entendit,
car ses yeux se remplirent de douces larmes, qui lui coulèrent des
joues jusqu’à atteindre les lèvres. Ensuite elle hocha la tête et regarda
Adamastor, qui paraissait irréductible. Il ne voulait pas d’enfant.
-Mon amour, tu sais que je ne supporte pas te voir pleurer. Je ne
pourrais pas discuter d’un sujet si sérieux si à chaque fois nous ne
pouvons pas éviter l’émotion. Vois mon point de vue à ce propos. Je te
l’ai exposé avec des arguments irréfutables… Maintenant, ce n’est
pas le moment.
Je restais un peu appréhensif et je le confesse, j’ai eu un étrange
désir de me faire présent pour lui montrer que ces ‘arguments
irréfutables’ pourraient être repoussés un à un. C’étaient à peine des
motivations matérialistes. Une autre fois, je m’approchais de Lucia et
je tentais de lui susurrer quelques points de vues qui représentaient
mon coté de la question. Là, nous y allions de nouveau.

-Mais Tor, tout ce que tu exposes là sont des fondements


matérialistes… Aucun d’eux n’a de sens raisonnable en face des lois
de Dieu. Notre amour mérite une meilleure consolidation. Nous ne
pouvons pas abandonner l’idée d’avoir des enfants au nom d’un
confort matériel et pour jouir d’une vie égoïste, dédiée seulement à
nous mêmes.

Incroyable ! Elle m’avait entendu et avait répété tout ce que je


pu lui passer par intuition. J’étais enthousiasmé et je ne me retenais
quasiment plus de joie. Quelqu’un (pour le moins une des parties
nécessaires pour le cas) était de mon coté. Je me sentis confiant : 50%
de la question était gagnée. Le plus grand problème cependant, serait
de vaincre la résistance d’Adamastor.

36
- Lucinha, ma bien aimée ! Je désir aussi avoir un enfant. Je me
suis marié avec toi en y pensant aussi. Cependant, je trouve
prématuré dans notre vie l’existence d’un enfant. Cependant nous
n’avons pas suffisamment voyagé, et seulement une seule fois en
Europe… C’était notre lune de miel. Flavia et Juca connaissent
carrément une bonne partie du monde entier : deux fois l’Europe et
les Etats-Unis. En dehors de cela, nous sommes en pourparler pour
une importante vente afin d’acquérir notre propre maison. Pense bien
Lucia ! Un enfant pourrait apporter des problèmes économiques.

-Adamastor, je ne peux pas croire ce que j’entends. Depuis


quand l’objectif d’un mariage est de ‘voyager à travers le monde ?’
Depuis quand un enfant, dans notre vie, serait suffisant pour nous
apporter des ‘problèmes économiques. Pensons dans l’amour qu’un
enfant pourrait apporter et non pas notre compte bancaire.

-Ecoute Lucia, qu’est-ce qui pourrait nous garantir une sécurité


matérielle si ce n’est pas un compte bancaire ?

-Ce compte que tu veux utiliser pour voyager dans le monde.


Eh !bien moi !, Je ne veux pas changer mon enfant pour un ou deux
voyages.

-Mais, mon amour, tu as le courage de me dire que tu


n’aimerais pas connaître des endroits nouveaux tout en voyageant ?

-Il ne s’agit pas de cela, Adamastor. Un enfant est une


continuité de nos existences. La finalité du mariage est de construire
un foyer, une famille, d’avoir et d’éduquer des enfants, rendant
possible l’opportunité de renaissance de nombreux esprits endettés.
Voyager est à peine une forme de plaisir qui jamais ne pourra
influencer une décision si importante comme celle là.

-Nous ne pouvons pas discuter sans que tu y mêles de la


religion. Tes arguments sont émotionnels ou religieux. Ainsi ce n’est
pas possible. Que m’importe les ‘tels esprits qui sont en train
d’attendre’ si je suis en train de parler d’argent, qui est un côté
logique et rationnel…

37
-Adamastor, écoute-moi bien ! Je suis à peine en train de dire
que je préfère avoir un enfant que de voyager dans le monde. Si nous
avons les conditions financières pour entreprendre ces voyages, nous
avons donc, beaucoup plus de raison pour avoir notre enfant. N’est-
ce pas ainsi ? Nous vivons bien et nous avons un confort suffisant. Il
y a beaucoup de nos semblables qui ne réussissent même pas à
manger une seule fois par jour. C’est logique que moi aussi j’aime
voyager et bien vivre. Je veux aussi acheter notre propre maison.
Cependant, rien de tout cela n’est plus important que d’augmenter
notre famille.

-Mon dieu ! Ses arguments étaient irréfutables. Je me sentais si


heureux que je m’approchai s d’elle , lui donnant un câlin. Elle
trembla.

-Je me sens étrange. Mon cœur est en train de battre beaucoup


plus fort. Qu’est-ce que cela pourrait être ?

-Tu vois ! Tu deviens très émotionnelle à chaque fois que nous


discutons à propos d’avoir ou non un enfant. Mais je ne veux pas te
contrarier. Je suis d’accord avec ton argumentation. Entendu, Nous
allons programmer un bébé.

-Tor ! Mon amour ! Comme je suis heureuse de ta décision. A


propos j’aimerais avoir trois ou quatre enfants. Je trouve cela si beau
une grande famille.

-Lucinha, je viens juste de te dire que j’étais d’accord pour


avoir un premier enfant et toi tu es déjà en train de me parler d’en
avoir ‘trois ou quatre’ ? Non, mais là, il ne faut pas exagérer ! Quand
même !

-Mais notre petit enfant se sentira si seul sans frères et sœurs.


Moi par exemple, je n’aurais jamais su vivre sans mes frères et sœurs.
Je n’argumente pas pour avoir quatre enfants. Peut être jusqu’à cinq
… ou six.

38
-C’est bon ! Ensuite nous discuterons à propos de cela. Bon !
Pour l’instant, un enfant c’est suffisant. N’en parlons plus, n’est-ce
pas ?

-Je me sens si bien dans cet instant. Peut être parce que je suis
entouré par l’esprit qui ira réincarner comme notre enfant…

-Cesses de dire des âneries, Lucia, ca n’existe pas.

-Comment cela n’existe pas, pensais-je. J’étais réellement là, à


coté de ma future mère, avec mon passage d’aller assuré. Maintenant
c’était uniquement : embarquer. Entre nous, de tout cela, je savais
qu’Adamastor ne pourrait pas résister devant les arguments de
maman. Finalement il était matérialiste, mais il avait un bon cœur.

-Cette décision si importante que les parents prennent, de la


venue de chacun de leurs enfants comporte différents angles. Chaque
couple argumentera et énumérera ses points de vue, pour ou contre,
respectant le style et le patron de vie qu’il possède. Ainsi au moment
de l’arrivée du premier et des autres descendants, c’est à chaque fois
différent pour chacun d’entre eux.

Cependant beaucoup de personnes oublient du réel objectif de la


famille et préfèrent une solidaire convivialité à deux, se refusant à
avoir des enfants. La descendance ne signifie pas seulement avoir des
héritiers, elle représente beaucoup plus que cela. Concevoir un enfant
c’est proportionner à un esprit une nouvelle opportunité de stage sur le
plan matériel, lui permettant alors, de poursuivre son évolution. Le
progrès des êtres dépend du passage par la matière et par la spiritualité
cycliquement. Dans ce cas, l’on ne peut pas être égoïste. Finalement,
tous ceux qui sont réincarnés ont été un jour reçu par un couple.

La chaine des réincarnations qui enveloppe un déterminé Esprit


dépend de la décision de chaque famille sur la Croute terrestre d’avoir
des enfants, de les éduquer avec amour et dédicace. Interrompre ce
cycle au nom d’intérêts matérialistes, mettant le plaisir et le confort
en premier lieu n’est pas une décision certaine. Décider de l’arrivée
d’un enfant est un acte d’extrême importance pour chaque couple.

39
Décider à son tour en faveur de la vie et pour la conception
signifie être prêt pour vivre le sens de l’union familier dans sa totalité.

Adamastor était attaché aux biens matériels et ainsi avait été


éduqué par ses parents. Lucia, cependant avait été éduquée par les
soins de grand-mère Emilia et de grand Père Augusto, qui
l’instruisirent du respect de l’importance d’être des valeurs
spirituelles en premier lieu.

Pour grand-mère Estela et grand père Rubens, les descendants


étaient importants pour donner une suite au nom et au lignage de la
famille, tout aussi bien pour hériter du patrimoine accumulée tout au
long de nombreuses années par le couple. Le père fut ainsi éduqué. Ce
qui facilita le développement de l’égoïsme et du manque de volonté à
penser à son prochain.

Ceci serait un de mes principaux desseins : conquérir l’amour de


mon père et de pouvoir lui enseigner que la vie proportionne d’autres
importantes joies, en dehors de jouir des biens matériels.

D’autres parents se préoccupent plus de leurs carrières


professionnelles, et avant d’avoir leurs enfants, ils veulent pouvoir se
stabiliser économiquement. Cependant bien que soit fondamental, sur
la Croute les biens matériels pour la survivance, ce ne sont pas eux
qui doivent déterminer le chemin à suivre en ce qui concerne la
décision de concevoir un enfant. Nous pouvons attendre le meilleur
moment pour cette décision finale, mais l’on ne doit pas l’abandonner.
Finalement la profession en soit n’est pas une fin. Elle sert à l’incarné
pour la construction d’un monde meilleur, chacun dans son aire
d’agissement, cependant sans laisser de coté l’important aspect de a
reforme intime. Donc, papas et mamans occupés avec leur travail,
doivent un peu céder de leur rigidité professionnelle et accueillir
l’opportunité d’agrandir leur famille d’un ou de plusieurs enfants,
pour qu’ils puissent allumer et cultiver l’amour, apprenant et
enseignant, donnant par cela, une continuité à l’échelle évolutive que
tous nous devons aborder tout au long de nos existences.

40
Cette journée, sur la Place de la République, me parut plus belle
que jamais et j’accompagnais avec grande émotion, le coucher de
soleil, certain, que d’ici peu je serais de retour à la vie sur le plan
physique, si nécessaire pour notre véritable aurore spirituelle.

41
42
III

Le commencement de mon procédé de


réincarnation.

La place de Gonzga à Santos*, abritait un romantique paysage


décrit par une intense lune argentée se reflétant sur les eaux calmes de
la mer. Uniquement les vagues arrivant de la plage étaient capables
de provoquer une légère perturbation dans le calme qui entourait
Adamastor et Lucia, assis au bord d’un petit parapet. La nuit était
chaude et étouffantes, type d’un été de littoral de bordure de mer. Le
couple ensemble mains dans la main, heureux et serein, accompagnait
le lent mouvement des heures. Les étoiles du ciel resplendissaient un
azur cristallin et beau, formant une coupole majestueuse
circonvolutionnant l’horizon distancié de l’océan.

J’étais près naturellement. Anxieux et avec l’espérance que ce


serait le grand jour, car le scénario était d’un romantisme parfait pour
ma conception.

Tous ceux qui se préparent pour le procédé de réincarnation


attendent d’être reçu dans un environnement de beaucoup d’amour,
car la vibration positive des parents inaugure favorablement une
nouvelle phase de vie de l’enfant qui est à venir.

NT : Ville de la région de São Paulo au Brésil.

Quelques compagnons, comme moi je le ferais, ont l’opportunité


d’accompagner, émotionné, la jonction biologique du spermatozoïde

43
avec l’ovule, se liant de façon consciente au corps, qui se forme,
s’entrelaçant, aussitôt avec ses parents.

Lorsque je perçus qu’Adamastor était en train d’embrasser


Lucia, je tournais la tête un peu plus de côté, feintant d’accompagner
au loin une jeune fille qui sautillait sur la plage avec son petit caniche,
mais uniquement dans le dessein de leur permettre un moment
passionné en profonde symbiose.

Cette nuit là quand ils retournèrent à l’appartement, les deux se


laissèrent emporter par l’amour qui les unissait profondément et moi,
j’étais là, prêt à assumer ma place. Quelque temps après une équipe
d’Alvorada Nova* s’approcha et m’alerta de l’approximation de
l’instant de conception. Je me calmais et je reçu une passe magnétique
d’un médecin de la Colonie, qui était ici comme mon assesseur. Peu à
peu, les ondes vibratoires emplirent mon cœur et je finis par
m’endormir pour quelques instants.

* Nt : Colonie spirituelle

Lorsque je me réveillais, j’étais uni à l’embryon qui se formait


dans le ventre de Lucia, après la course des 200 à 300 millions de
spermatozoïdes à la recherche de l’ovule, minuscules particules mues
par la Force Divine !

Je remercie Dieu d’obtenir autant de grâce. Un médecin, une


autre fois, s’approcha de moi et me dit :

-Je vais t’endormir, maintenant pour quelque temps. Tu as


besoin de prendre soin de ta formation génétique qui est en train de se
développer. Lorsque tu te réveilleras, tu seras bien proche de tes
parents.

J’acquis promptement. Je savais être important ce procédé


d’endormissement pour donner à l’équipe du Département de la
Réincarnation une plus grande mobilité dans son travail. Je me déliais,

44
cependant, pour une période que je ne saurais préciser, mais qui fut
utile à mon corps matériel.

Peu à peu commença le procédé de réouverture de ma vision et


les images défilèrent devant moi. Je remarquais que j’étais lié à Lucia
par des filaments très fins et très brillants, comme des petits fils
argentés scintillants qui me conduisaient au ventre de maman.
Immédiatement, je contrôlais mes émotions, car je me sentais porté à
pleurer de félicité et de joie, préjudiciant peut être, ma compréhension.
J’entrevis à mon coté mon mentor qui avait été désigné pour
m’accompagner durant mon stage sur la Croute. Il se présenta :

-Je suis Muller, ton mentor. Souviens-toi de nos rencontres,


avant ta liaison à l’enveloppe charnelle.

Ma mémoire à ce moment, était un peu vague avec le


changement subit de positionnement.

- Tu ne m’es pas étrange, mon ami. Je crois cependant, que je te


connais de fait.

Patiemment, il m’enveloppa dans une passe réconfortante et je


sentis mes souvenirs se réveiller. Le procédé de réincarnation, lorsque
les Esprits sont plus éclairés, peut se faire de forme consciente, sans
nécessité d’endormissement de l’entité durant la gestation.

Je regardais sur les cotés et je perçus la présence de Lucia et


d’Adamastor, dormant. Je constatais le récent lien, qui m’unissait au
corps de maman. Je sentis une agréable sensation de sécurité, car je
sentais avoir bien été reçu. Durant quelques minutes de réflexion, je
finis par identifier mon mentor. C’était Müller, compagnon qui a
toujours été à mes côtés, me donnant appui et orientation.

- Mon bon ami, maintenant, je me rappelle de toi. Comme je suis


heureux de te voir ici ?

- Je suis venu pour t’encourager et pour fortifier ce


renouvellement que tu es en train de subir. Le procédé de gestation

45
est une sublime période parce que l’enfant s’intègre à ses parents. Il
connaît sa future famille et accompagne le développement de son
corps matériel avec émotion et espérance. Ceux qui ne bénéficient pas
de cette opportunité en face des réincarnations compulsives, qu’ils
sont obligés à vivre endormis, n’ont pas une pleine notion de la
magnitude du procédé évolutif. Quand ce sera nécessaire, je serais
préssent à tes cotés pour t’apporter de l’aide.

- Lorsque ta mère sera endormie, tu seras appelé à des travaux


avec nous, dans le chemin spirituel. Durant les activités de Lucia, tu
pourras l’accompagner et uniquement vers la fin de la grossesse tu
perdras la conscience peu à peu, rendant propice l’accommodation
définitive de ton esprit au petit corps auquel tu es lié. Jusque là il y
aura des périodes pendant lesquelles tu seras bien proche de
l’enveloppe matérielle et dans ces occasions tu perdras la notion de
temps et d’espace et ton discernement sera préjudicié pour quelque
temps. Durant cette période, tes émotions seront affleurées mais ta
conscience sera endormie. Enfin tout au long des mois de gestation, tu
auras des parcours conscient et d’autres pas. De plus, il y aura un
constant échange de fluides entre ta mère et toi, te permettant la
fortification spirituel et t’aidant au développement matériel.

- Je te remercie, cher Müller, pour ces informations. Je ferais


mon possible pour m’intégrer pleinement avec ma nouvelle famille.

Après le réveil, je m’approchai de Lucia. Elle se réveilla durant


la nuit et se retournant vers papa, elle lui dit :

- Torzinho, je pense que je suis enceinte…

- Il n’est pas possible que tu saches cela si rapidement, ma


chérie.

- Mais je le sais ! C’est comme si j’étais différente et comme si


quelqu’un de plus partageait nos vies. Je ressens une émotion très
forte et mon cœur est en train de vibrer.

46
Quelques mamans, comme Lucia, ressentent l’exact moment ou
elles deviennent enceintes parce qu’elles s’enveloppent facilement
avec leurs enfants. J’étais heureux d’être remarqué.

Quelques jours après, je vérifiais les effets biologiques et


embryonnaires très importants. L’ovule fécondé transiterait vers la
trompe, impulsionné par le rythme et le cadencement des mouvements
des muscles jusqu’à être transféré dans l’utérus. Il se fixa sur la paroi
utérine et commença son développement. J’étals fier ; finalement le
succès de la mission était indirectement, le mien. Quelques ovules
fécondés, ne se fixent pas avec précision dans l’’utérus maternel et
peuvent périr, causant une libération précoce de l’Esprit.

Le jour suivant, Lucia appela très tôt grand-mère Emilie, lui


disant être possiblement enceinte. Adamastor n’apprécia pas trop
l’idée, car il considérait cela comme une attitude précipitée.
Finalement, c’était la première tentative qu’ils étaient en train de faire.
Me revint à l’esprit la discussion qu’il avait eu avec maman à respect
d’avoir ou non des enfants. J’étais un peu incertain. Ah, le
matérialisme de retour sur scène ! Mais avec un peu de persévérance,
je m’approchais de lui et et je l’enveloppais avec beaucoup de soin.

Il se sentit plus calme et pour la première fois il commença à


accepter l’idée.

Je restais tranquille, car je savais que je finirais bien par


conquérir l’endurci cœur de mon père et qu’il cèderait complètement à
mes enchantements infantiles. Jusque là, je continuais soutenant Lucia
dans sa détermination pour construire notre famille, un véritable foyer
d’amour du prochain !

47
48
IV

Le prénatal de maman.

Nous étions tous réunis dans le cabinet de consultation du


docteur Marcelo, l’obstétricienne de Lucia, afin d’voir un avis médical
prénatal.

Le médecin appela maman et lui demanda :

Quand a été votre dernière menstruation ?

Le Docteur Marcelo tentait de découvrir, utilisant une tablette


propre, quelle était la date approximative de ma naissance.

La durée d’une grossesse est de 267 jours approximativement, à


partir de la fécondation environ. Cela peut monter jusqu’à 280 jours.
Le calcul du Dr Marcelo, pour prévoir la date de la naissance était
plus ou moins la suivante ; il irait tenter de découvrir la date de la
dernière menstruation et ferait le calcul que la fécondation s’est
produite plus ou moins 14 ou 15 jours après. Ensuite il calculerait les
266 à 280 jours et, ‘voilà’, comme disent les Français, la date
historique.

Après la consultation papa et maman devraient revenir tous les


mois pour une visite médicale, afin d’accompagner la grossesse. Ce
passage mensuel au cabinet du médecin avait pour finalité de prendre
soin de la santé de la mère et du bébé, à travers de l’assistance donnée
par le professionnel choisit pour faire le prénatal.

49
Cela faisait déjà trois semaines que j’étais en train de grandir.
L’œstrogène et la progestérone (excusez mes mots grossiers)
augmentaient considérablement leurs niveaux et là allait le
changement dans le corps de maman. Papa regardait plus ou moins
étrangement. Il était différent.

Le blastocyte se trouvait collé à la paroi de l’utérus et produisait


une quantité suffisante d’hormone pour maintenir l’alimentation. Dans
la quatrième ou cinquième semaine, normalement les menstruations
s’arrêtent, mais pas chez toutes les mamans. Quelques unes ont des
saignements. La peur inconsciente de perdre le bébé devient présent
dans ces occasions là. Les médecins affrontent alors une quantité
interminable de questions, comme celle ci :

Docteur, je voudrais que ce saignement cesse aussitôt même !

Je n’arrive pas à bien dormir, docteur. J’ai des insomnies. Puis-


je prendre un calmant ?

Je suis un peu nerveuse avec mon mari. J’ai un profond


sentiment de culpabilité. N’est-ce pas prématuré ?

Non, je ne peux pas cesser de fumer… s’il vous plait, ne me


demandez pas ceci.

Mais docteur, si je n’accompagne pas mon mari dans quelques


petites fêtes et ne boispas un petit peu, il n’hésitera pas à prendre
quelques verres de plus pour les deux … vous comprenez, non !

ET LE DIMANCHE AUSSI ? Grand-père me tuera si ne porte


pas un toast avec un authentique Porto pour son anniversaire. Ce
seront quatre vingt années de vie passées dimanche prochain pour lui,
docteur !

Ne me demandez pas de laisser mon travail, docteur. Je peux


parfaitement concilier les deux.

50
Je ne peux pas arrêter de prendre tous mes remèdes. Je suis au
régime et ne souhaite pas arrêter.

Pourquoi un excès de vitamine C, docteur. J’ai besoin d’éviter


les rides.

Ce sont quelques unes des centaines de questions qui de


nombreuses mamans enceintes font tous les jours à leurs médecins et
il les comprend, avec beaucoup de patience, répondant à toutes avec
plaisir.

Le Docteur Marcelo était rigoureux dans ses recommandations :


ne pas fumer ou réduire au maximum la consommation de cigarettes :
ne pas boire ou éviter au maximum l’usage de boisson alcoolique. Ne
prendre aucun remède sans consulter un médecin : ne pas s’occuper de
travail ou de travaux lourds ou agressifs ; enfin vivre sainement et
avec tranquillité. Amour par-dessus tout.

Comme j’étais en train de la dire, le blastocyte, était déjà un


authentique embryon, contenant trois couches à partir desquelles le
corps serait développé.

Entre la cinquième et la sixième semaine, les mamans finalement


sentent qu’elles sont enceintes. Leurs ventres commencent à
augmenter et elles deviennent boulottes, car elles s‘alimentent pour
deux. Le ventre devient un peu plus comprimé et les mamans ont
l’habitude d’aller plus fréquemment aux toilettes, ce qui génère des
situations certaines fois comiques

- Je pense que je vais aller aux toilettes, mon amour.

- Mais chérie, tu viens juste d’y aller… il y a plus ou moins cinq


minutes.

Tu ne me comprends même pas . Je sens que je vais passer cette


grossesse toute seule. Ah ! Que je suis malheureuse. Je n’ai même pas
ton appui. Je suis inquiète et préoccupée (pleurs ou sanglots)

51
Ma chérie ce n’est rien de tout cela, mais le moment est un peu
impropre.

Non, non. J’y vais maintenant. Pourquoi est-ce que je ne peux


pas y aller ?

Ma chérie, écoutes-moi bien, encore deux petites minutes que


l’avion termine son atterrissage, que cesse la turbulence, et alors tu
pourras y aller. N’est-ce pas ?

Il est dit, (et je suis d’accord) que les papas sont beaucoup plus
doux avec leur femme lorsqu’elle est enceinte. Il est nécessaire dans
cette phase, beaucoup de patience avec elles, car elles sont sensibles
devant une telle altération hormonale qui prend leur corps physique.
D’un autre coté, sollicitées par l’Esprit réincarnant, elles se
sensibilisent aussi pour cela et les émotions sont affleurées.

La sixième semaine finie, la tête de l’embryon est déjà formée.


Je pense que je pouvais penser n’est-ce pas ? Le cœur battait
fortement et les jambes étaient en formation (Op ! les chutes
arrivent !) J’aimais m’exercer dans l’utérus de maman.

En atteignant les 24 semaines plus ou moins, je donnais libre


court à mon instinct sportif et là commencèrent les coups de pieds…
C’étaient de goals, les uns après les autres ! O papa jubilait de joie, car
il sentait le petit jeu, sur sa main. Maman quelque fois, était surprise
par cette activité et passait la main sur son ventre, demandant un peu
de tranquillité au bébé. Quelque fois, je répondais. D’autres fois, je
continuais les chutes, au point de perturber un peu le sommeil de
Lucia.

Revenant à la phase de la sixième vers la huitième semaine,


c’était au tour d’un examen gynécologique, mais détaillé. L’utérus
était enflé et un peu épais. C’était déjà le moment de parler de
l’accouchement. (Le fœtus, il change de nom encore une fois) était
déjà formé. Tous les organes internes étaient déjà présents, et j’avais
je crois, 25 mm. J’étais un géant.

52
A dix semaines, cela a été un point important. La quantité de
sang de maman augmenta considérablement. Les seins étaient bien
plus grands qu’au commencement. Les organes internes de la gestante
travaillaient, à cette époque, avec une plus grande vigueur. Elle se
fatiguait déjà facilement et n’aimait pas monter des escaliers.

Les dents souffraient suffisamment et le fluor se transférait vers


le bébé, c’est alors qu’une visite chez le dentiste fut recommandée. Je
bougeais suffisamment ? Je nageais comme un poisson. J’avais déjà
de petits yeux et je développais bien les doigts des mains et des pieds.
Comme tous les petits poissons j’avais une membrane entre mes
doigts.

En atteignant les douze semaines, maman s’améliora. Sans


nausées, vomissements et autres perturbation préliminaires, elle
s’accoutuma avec la grossesse. J’avais plus ou moins 7 centimètres et
je pesais dix neuf grammes ? Ah ! L’appareil génital était déjà
perceptible.

En atteignant quinze semaines, j’étais formé. Maintenant, il ne


restait plus qu’à grandir.

Je me rappelle du jour ou papa et maman revinrent au cabinet du


Dr Marcelo et que celui offrit sons stéthoscope à Adamastor, pour
écouter mes battements cardiaques. Il resta très ému. Mais
sincèrement, que pense que moi aussi je pouvais bien l’entendre et je
dits quelques mots de façon imprévoyante, vers l’extrémité de
l’appareil médical. J’étais quasiment devenu presque sourd, car sa
voix uniquement arriva à mes propres oreilles. Et … quelques fois,
papa ne paraissait pas très expert.

A la seizième semaine, nous pouvons déjà parler de la figure


importante du placenta et tous normalement notent la grossesse,
exceptée chez les mamans assez grassouillettes ou alors chez les
autres qui ont l’habitude de comprimer leurs seins avec des ceintures
et des vêtements très justes au nom de l’élégance. J’ai toujours trouvé
cette attitude inutile, parce qu’il n’y a rien de plus beau qu’une femme
enceinte. Pourquoi ne pas montrer le ventre, avec satisfaction ?

53
J’avais entre 15 et dix sept centimètres. J’étais un véritable
‘adolescent’ dans l’utérus de maternel. Je faisais environ 140
grammes. Maman commençait à avoir de l’appétit. Papa était en alerte
parce que le réfrigérateur serait assailli. J’avais ce que l’on appelle du
lanugo, ou soit quelques plein de petits poils qui couvraient mon
corps.

A l’époque de la dix-huitième et de la dix-neuvième semaine,


maman réussit à sentir ma présence, car j’avais les pieds et les jambes
déjà bien formés et je commençais à donner des plongeons et des tours
de 360 degrés dans ma petite maison. Lorsque j’atteignis les 20
semaines, j’avais entre 24 et 26 centimètres et un poids un peu plus
important. Les petites dents et les cheveux arrivèrent. Ah ! , Au moins
je n’étais pas chauve comme chez quelques uns !

A la vingt cinquième semaine, je suçais mon pouce, émettais


quelques bruits plaintifs et faisais pas mal de petites plaisanteries pour
mon propre compte.

Après cette phase de nombreuses mères se préoccupent de


l’apparition des cruelles vergetures. Se regardant dans la glace,
quotidiennement, elles peuvent apercevoir les altérations de leurs
corps. Mais comme je le dis, rien n’est plus beau que la maternité,
même avec les modifications physiques que la maman ira affronter.

Mon corps était déjà plus gros que ma tête et je faisais environ
38 centimètres lorsque j’atteignis 29 semaines. Trois semaines après,
ma tête se présentait en bas et je pourrais survivre avec de très
nombreuses chances si je naissais. Mais devais retenir mon anxiété et
attendre un tout petit peu plus . Gagner du poids était fondamental.

En arrivant vers les 35 ou 36ième semaines, mes yeux étaient


bleus, ce qui pourrait changer après ma naissance. Ah Tiens! J’avais
des ongles.

Maintenant, il fallait attendre avec anxiété et émotion ! J’étais en


train d’arriver à la quarantième semaine et je faisais entre 50 et 52

54
centimètres et trois ou quatre kilogrammes. D’un autre coté, par la
force des circonstances, je ne pouvais plus bouger à l’intérieur de
maman et je lui conférais un peu de paix.

Il ne restait maintenant, rien de plus que d’attendre le moment


certain pour donner le signal d’aller à la maternité, apportant joie et
euphorie pour toute la famille.

C’est l’histoire de beaucoup de bébé, tout au long de la


gestation. N’est-ce pas incroyable ?

55
56
V

Préservant la vie.

Nous allons maintenant traiter un important facteur qui fait


partie de la grossesse : l’importance du placenta pour la santé du bébé.
Ceci était un des thèmes des conversations du Dr Marcelo avec les
gestantes qu’ils l’attendaient.

- Mes chères gestantes, je n’ai plus besoin de vous préciser de


l’importance du placenta pour le développement du bébé dans
l’utérus. Il doit être sain et actif, cat il sert de liaison entre la mère et
son enfants. Non pas seulement ceci, mais aussi il promeut au
nettoyage et à l’alimentation du fœtus, lui fournissant le sang
maternel oxygéné.

Je trouvais cela intéressant. Mon alimentation venait du placenta


et je ne le savais pas. Quelles autres surprises le Docteur Marcelo
avait-il ?

- Les bébés vivent comme des petits poissons. Ils respirent à


travers le liquide amniotique, qui leur fournit l’appui pour leur
déplacement, tout comme de maintenir constant la température. Il sert
aussi de protection, car il amortit l’impact de quelque objet contre
l’utérus. En dehors de tout, il absorbe toutes les substances que le
fœtus rejette à travers de l’urine. N’est-ce pas intéressant ?

57
Réellement, une fois de plus le médecin me surprit. Je venais de
connaître deux facteurs intéressants fondamentaux pour mon
évolution : le placenta et le liquide amniotique. En dehors de cela, j’ai
appris que les informations à propos du bébé et de sa configuration
génétique peuvent être trouvées dans ce liquide. Le placenta à son
tour, s’interliait avec moi à travers le cordon ombilical (celui qui
laisse la marque du nombril) et me permettait de respirer le sang
oxygéné, emportant les impuretés rejetées. Pour aussi important que
cela, cette liaison profonde entre le bébé et sa maman finit par généré
une expression populaire : ‘être liée ombilicalement à quelqu’un’.

L’amour représente dans ce contexte d’interaction entre mère et


enfant, l’agent qui impulsionne un commencement sain de vie et un
point de départ fondamental pour la réincarnation qui se consolide peu
à peu dans l’utérus maternel.

Je confesse que ma sensibilité n’a jamais été aussi affleurée,


qu’avec ces neuf mois que j’ai passés au coté de ma chère Lucia et de
mon dédié Adamastor. Peu d’enfants ont eu autant de chances de
vivre une relation aussi belle et aussi prometteuse.

Malheureusement, il existe des bébés qui ne sont pas les


bienvenus et leurs parents ne leur transmettent pas tout l’amour
nécessaire e pour leur équilibre émotionnel et spirituel, les aidant
pour leur développement dans l’utérus. Cette situation survient en
raison du manque de préparation de nombreux incarnés à comprendre
la réelle importance de la réincarnation et surtout de la mission
confiée aux parents pour bien cheminer ensemble avec leurs enfants
dans le chemin du bien, visant à leur proportionner des alternatives
concrètes de réforme intime.

Mon évolution et mon développement gestationnel se passèrent


de la manière la plus tranquille, du point de vue médical. Sous l’aspect
spirituel je reçu les soins et l’attention dont j’avais besoin. Comme j’ai
été aimé dès le premier jour de la conception, je ne réussis pas à
comprendre, comment il peut-exister – et je sais qu’ils existent –
quelques parents qui approuvent l’avortement et arrivent jusqu’à le
pratiquer. Si Lucia et Adamastor avaient interrompu la grossesse,

58
qu’est-ce qu’il en serait de moi ? Comment aurais-je pu vivre des mois
si beaux de mon séjour dans l’utérus de maman ? Pour combien de
temps aurais-je été laissé en arrière en ce qui concerne la
programmation que j’avais à développer ? Ces réflexions me portent à
réitérer mon opposition à l’avortement, car cette pratique a toujours
été, sans aucun doute, un très sérieux attentat contre la vie et contre les
desseins divins.

Quelques uns aujourd’hui la défendent parce qu’ils disent qu’il


n’y a pas de vie durant les premiers mois de la grossesse.

Comment il n’y a pas de vie ? Depuis le début de ma conception


j’ai été présent avec mes parents et j’ai reçu tellement d’amour de leur
part. Mon récit est en faveur de la vie, celle qui se manifeste, sur le
plan matériel, depuis l’instant ou l’ovule est fécondé par le
spermatozoïde.

Un jour, j’ai vécu au coté de Lucia une situation que je


n’oublierais jamais. Accommodé à son coté, je perçus qu’elle
conversait avec une de ses meilleurs amies, appelée Silvana. La jeune
femme était suffisamment triste et profondément abattue. J’observais
que la conversation tournait autour de l’avortement, car Silvana était
enceinte et manifestait l’intention d’interrompre la grossesse. Lucia
désespérée, cherchait à la convaincre du contraire, bien qu’elle était
quasiment sans force.

- Silvana pour l’amour de Dieu, ne fais pas cela ! Serait-il que


tu ne comprennes pas la très grave erreur qui tu seras en train de
commettre. Avorter signifie la même chose que tuer.

- Ecoute Lucia, ne sois pas si drastique, seulement pour


m’intimider. Tu ne sais pas que jusqu’à six mois de gestation il n’y a
pas de vie ? Il existe à peine un corps en formation, inerte, qui ne peu
survivre que sans l’aide maternel. Donc, il ne s’agit pas de
‘d’exterminer une vie’ comme tu le dit, mais d’une expulsion d’une
partie de mon propre corps. La décision est exclusivement la
mienne…

59
Je restais extrêmement choqué par autant de matérialisme exposé
dans ces propos. Le procédé de réincarnation programmé par le Plan
Supérieur était pratiquement réduit à rien. Moi, en ce qui me
concerne, je savais plus que tout autre, que c’était une fausseté que
cette idée de Silvana, mais comment pourrais-je lui prouver cela ? Je
me mis en oraison. Entendu par les mentors d’Alvorada Nova, je
perçu que l’ami de maman fut enveloppée par des passes magnétiques
réconfortantes. De son cœur partait, alors, un foyer de lumière sombre
que je perçu aussitôt pour s’agir de sentiments négatifs émané de son
enfant. L’Esprit qui était lié à elle était en non conformité et vibrait
négativement.

La région utérine, à son tour, était enveloppée d’un cercle noire


et opaque qui lui prenait tout le ventre. La conversation se poursuivait.

- Lucia, mon amie, il devient facile pur toi de me donner des


conseils. Ta grossesse a été désirée et Adamastor t’appuie. Dans mon
cas tout arrive d’une façon différente. Ronaldo hait le fait d’être prêt
à assumer la condition de père et ma famille ne veut rien entendre à
propos de ce sujet. Finalement, nous ne sommes pas mariés… Nous
ne pouvons pas être parents.

- Ne dis pas cela ! Même si vous n’êtes pas encore unis, ne


dirige jamais ta colère contre le bébé. Il n’est pas responsable de
cette situation ; Il s’agit d’un Esprit qui compte sur cette chance de
réincarnation pour retourner dans le monde physique.

- Lucia, je regrette beaucoup. Je ne réussis pas à avoir la foi


que tu as, ni même de toi, je ne crois dans l’existence d’un esprit lié à
moi dans cette phase de gestation. De plus, tu n’as pas l’’idée des
préconcepts sociaux qui existent contre les mères solitaires… Mets-toi
à ma place.

- Mon amie, compte sur moi, pour t’aider dans n’importe quel
moment ? Cependant souviens-toi que les préconcepts sociaux ne
peuvent pas être plus forts que la force de la vie. Ton amour sera, oui,
bien sûr, suffisant pour construire l’univers de ton enfant, et malgré
les difficultés, vous formerez un authentique famille. Qui sait, si après

60
la naissance, Ronaldo ne se résoudra pas à assumer une position
comme père et que tout termine bien ?!

Silvana était plus calme. L’enveloppement de l’amour rendu


propice par Lucia et les mentors spirituels dans cet instant réussirent
quelque progrès. Le bébé de Silvana se calma et cessa de se
mouvementer dans l’utérus. L’Esprit qui était lié à elle me regarda
sans rien comprendre. Nous n’avons pas réussi à nous communiquer.
Il était encore révolté et je réussissais à voir son état de colère devant
la vibration qui émanait de lui.

Je sentis une intuition et me concentrais. Peu à peu surgit dans


mon esprit, l’image de l’enfant de Silvana, comme il se présentait sur
le plan spirituel avant le procédé de réincarnation qui était en train de
vivre. Il s’agissait de son père.

Silvana recevait son propre géniteur comme fils. Je fermais les


yeux et commençais à vibrer. Maman capta mon message.

- Silvana, je ressens très fortement dans mon cœur que ton fils à
un objectif spécial dans ta vie. Il doit naitre par tous les moyens. Qui
sait si tu ne serais pas en train de recevoir quelque familier qui t’es
cher, prêt à revenir pour partager votre convivialité ?

- Quelle ânerie, Lucia ? Tu es totalement obsédée avec la


religion et tu crois dans tout ce qu’ils te disent.

- S’il te plait, chère amie. Ecoutes-moi ! Au moins, une fois dans


ta vie écoutes moi. Je serais ici justement avec Adamastor, pour
t’appuyer à chaque fois que tu en auras besoin. Tu n’iras pas
affronter cette grossesse seule. Hein ! N’est-ce-pas ? Est-ce-que tu
acceptes ma proposition ?

- Je vais y penser Lucia. Je me sens mieux maintenant et


j’apprécie ta volonté de m’aider, mais ne je peux pas te garantir de
ma décision, car je suis encore confuse…

61
- Très bien. Quelque soit la décision que tu prennes, avises moi.
Avant de faire quelque bêtise. Tu le promets ?

- Oui, évidemment.

La conversation était terminée, mais je sentais que Silvana ne se


convaincrait pas du fait. L’Esprit, qui l’accompagnait se fragilisait à
chaque moment et se laissait envelopper en vibrations négatives
inférieures désastreuses. Il n’y avait pas de communication
quelconque entre mère et fils. Chacun d’entre eux s’étaient
positionnés dans une tranche différente de syntonie.

Deux semaines après, à l’aube Lucia se réveilla en sursaut et


pleurant.

- Qu’est-ce qu’il y a Lucinha ? Tu es pale ! je pense que tu étais


en train de faire un cauchemar.

- Non Adamastor, ce n’était pas un cauchemar. Je crois que


Silvana à pris sa décision à respect de la grossesse. J’ai besoin de
parler avec elle…

- Maintenant ?

- Immédiatement. S’il te plait, prend mon agenda. Je vais


localiser son numéro de téléphone.

- Mais, mon amour, il est trois heures du matin. Tu ne peux pas


téléphoner chez elle maintenant. Attends demain, matin.

Lucia était si déterminée, qu’elle finit par téléphoner. Quelques


minutes après, triste et tête baisée, elle revint vers la chambre.

- Finit… Elle ne m’a même pas attendu et ne m’a même pas


téléphoné. Silvana a avorté il y a quelques jours et maintenant elle se
trouve internée dans une clinique de repos. Elle reste profondément
secouée avec l’acte qu’elle a commis. Sa mère dit qu’elle pleure
convulsivement sans s’arrêter. Elle avait des vertiges et entra dans un

62
état de choc. Ronaldo voyagea pour l’extérieur et ne l’accompagna
même pas. La famille n’eut pas d’autre alternative et la fit interner.

- Mon Dieu ! Que c’est tragique ! Que pouvons-nous faire ?

- Maintenant, mon amour, nous pouvons seulement prier pour


elle, Silvana et son enfant aujourd’hui délié de sa mère et, qui sait, là
dans cette situation … Que Dieu les protège.

Je me liais immédiatement avec mon mentor et sollicitant sa


présence, je priais. En peu de temps, je me communiquais avec
Müller, à qui je demandais aide et informations.

Je fus éclairé que je ne pourrais aller à l’encontre de Silvana,


parce qu’elle était dans un procédé d’obsession et que je ne devais pas
m’éloigner de Lucia dans ce moment délicat. L’Esprit qui fut
brutalement délié de son procédé réincarnatoire s’associa à des entités
inférieures, et aveugle de colère, commença à envelopper
négativement la jeune femme. L’on ne pouvait rien faire, si ce n’est
attendre que la Providence Divine, futurement, intervienne pour
promouvoir le recommencement dans la vie des deux. Mère et fils qui
dans le passé furent fille et père, Esprits débiteurs l’un envers l’autre,
devraient de nouveau se rencontrer un jour pour le rachat de leurs
dettes mutuelles.

Lorsque j’atteignis les sept semaines de vie gestationnelle,


surgit chez moi une conversation différente. Papa cherchait à
convaincre ma mère de faire plusieurs examens complémentaires,
ceux que le Dr Marcelo indiquait pour le prénatal. Il voulait avoir la
certitude que je serais un bébé parfaitement sain.

- Pourquoi Adamastor ? Je trouve cela ridicule et je ne suis pas


disposée à faire ce type d’examen.

- Mais Lucia, il s’agit de la santé de notre bébé. Ma mère est en


train de me dire que le temps passe et que nous ne nous préoccupons
pas de savoir si le bébé est normal.

63
- Mon amour, qu’est ce que cela peut nous faire si le bébé sera
sain ou pas ? Je ne prétends pas interrompre une grossesse pour
quelque hypothèse. Si Dieu nous envoie un enfant avec quelque type
de déficience, je prétends l’aimer de la même façon. Cependant, il
suffit que je fasse les examens indiqués par le prénatal du Dr Marcelo
pour me maintenir en bonne santé et aussi pour aider au
développement du bébé.

- Mais Lucia, quel est l’intérêt d’avoir un enfant retardé ?

- Quelques fois Adamastor, j’ai l’impression que tu n’es pas en


train d’attendre un enfant, mais un jouet ou une pièce de décoration.
Nous sommes en train de parler d’un être humain et non pas d’une
machine quelconque, qui soit avec quelque type de défaut, que l’on
jette à la poubelle et que l’on rachète.

- C’est bien ! Je savais que ton radicalisme religieux, une autre


fois, irait empêcher mon souhait.

- Ce, mon ‘radicalisme religieux’, comme tu l’appelles,


m’empêche de commettre des erreurs pour la vie de l’extérieur et me
permet de ne pas oublier notre éphémère journée sur le plan matériel.
Souviens-toi que lorsque nous retournerons dans la véritable vie,
nous aurons des comptes à rendre de nos actes.

Très bien ! Tu as vaincu une fois de plus et n’en parlons plus du


tout*.

Maman était ainsi. Décidée et convaincu de sa foi, rien ne


pourrait renverser sa confiance en Dieu. Faire des examens pour aider
au développement du fœtus à toujours été une attitude
recommandable, cependant nous les faisons uniquement pour plus
tard, servir de prétexte pour un avortement et c’est acte est
inadmissible et loin de la culture d’aimer son prochain.

* NT : Ce livre a été écrit bien avant les énormes progrès en


chirurgie néonatale, obstétricale qui permet de corriger des
anomalies, congénitales et autres , apportant un réel confort à

64
l’opéré et surtout de lui éviter de futurs handicaps, risques de
pathologies, de disfonctionnements physiologiques etc… lui
permettant de mener une vie en bonne santé.
Lorsque j’arrivais aux environs des dix semaines, j’explosais
quasiment de contentement. J’aurais aimé souffler les bougies d’un
gâteau d’anniversaire. Finalement, ce n’est pas tous les jours que l’on
atteint les cinq centimètres. Un des mes passetemps préférés, lorsque
j’avais des heures de loisirs, était d’observer mes mains et mes pieds.
Je profitais de m’amuser au maximum avec les membranes qui
recouvraient mes doigts. Je nageais comme si j’étais un athlète. Je
réussissais à entendre quelques sons, et je m’effrayais lorsque certain
bruit s’approchait soudainement du ventre de maman. Dans des
moments de relâchement, là j’accompagnais, enthousiasme, Lucia
dans ses promenades.

Une fois de plus nous étions chez le Docteur Marcelo. Alors que
j’attendais d’être reçu, maman écoutait les réclamations d’une autre
gestante.

Ah, Lucia ! Tu ne peux pas imaginer comme je suis énervée


d’être déformée dans mon corps. Cela a été des années et des années
de gymnastique et d’un régime barbare pour maintenir la forme…
maintenant, regarde moi bien ! Je suis énorme, laide, horrible… je ne
serais jamais plus la même*.

* NT : Depuis maintenant, quelques années un partenariat


entre certaines associations et femmes mannequins , ont élaboré
une politique afin de faire changer les mentalités archaïques de nos
contemporains pour faire disparaître les idées préconçues et
profondément absurdes que la femme enceinte doit se cacher en
raison de ‘sa difformité’ , ‘sa laideurs’, ‘son apparence’ etc…;.
Raisonnements et pensées des plus absurdes, alors que nous
devrions considérer la femme enceinte avec respect et plus belle
sous tous les aspects. Plusieurs campagnes ont été menées en
partenariat par des femmes mannequins enceintes qui ont exposée
totalement nues ensemble et aussi individuellement afin de faire
évoluer les mentalités.

65
- Laisses cela. L’importance de la maternité n’est pas
concentrée dans un corps effilé et maigre. Etre mère signifie aimer,
créer et éduquer son enfant. La grossesse nous donne l’incroyable
chance d’exercer nos plus beaux sentiments.

- Tu dis cela parce que tu as peu grossi durant ta gestation. Moi,


je suis i-m-m-e-n-s-e !

- Chacun a une réaction organique propre durant la période


gestationnelle. Le corps peut réagir d’une façon ou d’une autre,
grossissant plus ou moins. Nous toutes, femmes enceintes, nous
aurons notre petit ventre et ceci ne doit pas signifier un motif pour des
lamentations, pour une raison d’orgueil. Finalement, nous sommes
pour quelques mois, les propriétaires de la vie, celles qui sont
recherchées pour le destin, les protagonistes de la formation d’un
nouvel être, les…

- Assez, assez, c’est bon, je suis convaincue ! Mon Dieu de la


façon dont tu parles nous devrions vivre enceintes…

- Pourquoi pas ?

A cet instant, la réceptionniste lui communiqua que le médecin


irait la recevoir. La jeune femme se leva et dit à maman.

- Tu as raison ! Je vais parler à mon mari à ce sujet. Je ne vais


plus admettre les plaisanteries qu’il fait sur mon poids. Entre autre,
celles qui chicanent sur moi doivent avoir une envie folle d’être à ma
place. Allez, à la prochaine !

Décidée, elle quitta la salle d’attente. Epaté, j’admirais chaque


fois plus ma courageuse et déterminée maman. Un point pour Lucia !

66
67
VI

Les soins pour ma santé.

Tout au long de la grossesse maman pris soin de sa santé et très


bien, faisant preuve spécialement d’un certain zèle pour
l’alimentation. Papa se dédia avec beaucoup d’attention envers elle et
maintenait toujours fournies, nos réserves. Quelques mesures furent
établies : fruits et légumes étaient la priorité, afin d’éviter l’excès de
graisse.

Je recherchais à être un nutritionniste de première ligne et


j’accompagnais maman dans toutes les incursions aux marchés.

L’on a coutume de dire que la grossesse procure quelques


volontés chez la gestante, tout comme le désir de manger un
déterminé type d’aliment.

Surgirent alors les combinaisons les plus étranges : avocat avec jiló,*
pêche au sirop avec du riz intégral, spaghetti avec sauces piquantes,
entre autres.

* NT : Plante herbacée et annuelle de la famille des


solanacées, très cultivée au Brésil, de branches tortueuses, fleurs
blanches. Fruits toniques de saveur amère et avec des propriétés
spécifiques au transit intestinal. L’arbre s’appelle le jiloeiro.

68
En réalité, le Dr Marcelo disait qu’il n’y avait pas d’explications
certaines quant à ces désirs particuliers des mamans enceintes, mais
l’on pourrait pointer l’augmentation des niveaux hormonaux,
spécialement de la progestérone, comme une des raisons. Ne cesse pas
d’être important dans ce contexte, l’attention et les soins que les papas
peuvent dédier à leurs compagnes, répondant à leurs appels dans la
mesure du possible, afin de leur démontrer leur amour et leur
affection.

Par une chaude matinée, mais d’un ciel nuageux Lucia se leva
vers les sept heures et se prépara pour aller au marché. Alors qu’elle
prenait son bain et que papa était en train de se vêtir pour aller au
travail, lourdes, désespérée avec les horaires, criait de la cuisine :

- Mais ce n’est pas possible ! C’est la sixième fois cette semaine


que je fais des toasts bien chauds et du café frais pour servir tout le
monde sur cette table et personne n’apparait à l’heure prévue.

- Du calme ma chère, nous sommes ici » il n’y pas besoin de tant


de drame. Nous allons manger avec satisfaction tes toasts pas aussi
chauds et ton café que nous réchaufferons, hein ?

Maman adorait servir de diplomate. Si cela dépendait de papa et


de Lourdes, qui vivaient en criant, nous n’aurions pas un foyer
tranquille. L’équilibre imposé par Lucia facilitait notre vie. Je crois
que dans toute la maison, il existe ainsi une figure, qui sert d’appui et
représente un point de convergence aux autres membres de la famille.

Après le petit déjeuner, nous sommes allés au marché et maman


cherchait cherchaient sur tous les étals, à la recherche de fruits et
légumes, les plus frais qu’elle pouvait trouver. Dans sa diète était
présente la vitamine B des légumes et des céréales. Elle aimait aussi
prendre de la levure de bière.

Sur l’étal de Dona Benedita, nous trouvâmes de nombreux


poissons, avec leurs vitamines b3, b12 et D. Lucia agonisait un peu
avec cette odeur, mais elle s’habituait, car depuis le début de la
grossesse cela avait empiré.

69
A un moment déterminé, Lucia rencontra une de ses amies
qu’elle n’avait pas vues depuis longtemps.

- Comment vas-tu ma chère ? Cela fait combien de temps que


nous ne nous sommes pas vus ?

- C’est vrai Martinha. Je vois que toutes les deux nous sommes
enceintes. Quel bonheur ! Pour quand est ton bébé ? Combien de
mois encore ?

- Non, Lucia. Je suis au neuvième mois de grossesse. Je sais


que cela ne parait pas, mais… que faire ?

- Neuf mois ? Comment cela ?

- Cigarettes et alimentation inadéquates. Non, je n’ai pas réussi,


même un petit peu à diminuer ma quantité de cigarettes de tous les
jours et en dehors de cela, j’ai passé toute ma grossesse mangeant
des fritures et aucun fruits et légumes.

- Mais pourquoi, le médecin, ne t’as pas avisé ?

- Je confesse que si. Pedro et moi cependant, nous ne l’écoutons


pas. En dehors de cela mon, mari a perdu son emploi lorsque j’étais
dans le second mois de grossesse. Je suis nerveuse, je bois un peu et
je fume toujours plus. Je n’ai pas réussi à éviter la dépression et je
finis par faire des choses que je ne devrais pas faire, des actes
insensés. Nous empirons tous les deux, nous n’avons pas pris soin de
la gestation et nous sommes au dessous du minimum pour notre
enfant. Maintenant je cherche à reprendre en main mon manque de
précaution et je viens au marché pour acheter ce que je devrais avoir
consommé pour le moins les derniers neufs mois.

- Quelle peine Martine ! Je suis vraiment peinée d’entendre tout


cela. J’aimerais pouvoir t’aider. Te manque-t-il quelque chose ?

70
- Je serais sincère avec toi, ma chère amie. Avec l’actuelle
situation de Pedro au chômage, tout comme le fait que je n’ai jamais
travaillé toute ma vie, nous sommes dans une mauvaise passe…

- Situation financière ?

- Quelques fois je viens au marché pour acheter les


marchandises sur les étals ; mais je n’ai pas les conditions d’acquérir
avant la fin… Tu sais comment sont les prix …

- Ma chère, laisses moi t’aider. J’aimerais pouvoir partager


avec toi des choses que j’aie achetées. Je souffre tellement de savoir
qu’il y a beaucoup de mères comme moi, qui ont besoin de tant de
vitamines et de renfort alimentaire dans cette phase si délicate de
leurs vies et qui réussissent mal à survivre… Je ne peux pas voir une
amie chère dans une telle situation.

- Pedro a été imprévoyant et nous dépensions tout ce qu’il


gagnait. Nous n’avions rien, absolument rien en réserve pour faire
face à ma grossesse. Nous sommes en train de survivre grâce à l’aide
de nos parents, mais eux aussi, ne disposent pas de beaucoup.
Lorsqu’il travaillait, nos conditions de vie étaient très bonnes. Nous
n’avons jamais pensé à partager notre vie avec une autre personne, et
regarde le résultat ; un bébé mal formé, en dessous du poids et peut
être privé de soins qu’il mérite tant, tout au long des moments si
importants de sa vie.

Matinha avait entièrement raison. Son enfant était mal formé et


en dessous du poids idéal. En carence, l’Esprit vaguait dans un
sommeil inquiétant et angoissé. Il vivait mal avec ses parents cette
période de vie si délicate qui était sa formation dans l’utérus maternel.
La mère et le père fumaient sans s’arrêter* et ils se disputaient
beaucoup. Sans alimentation adéquate, matérialistes qu’ils étaient,
aucune prévision n’avait été faite pour le recevoir dans leur foyer.
C’était triste de voir un de mes frères dans une telle situation. Je
reconnais cependant la justice divine dans toutes les situations et j’ai
la certitude qu’il affrontera quelque programmation en souffrant une
telle déception dans ses premiers mois de vie matérielle. Je cherchais à

71
le réconforter et priai beaucoup. Quelques mentors s’approchèrent et
accueillirent à ma demande.

* NT : En général presque toutes les personnes qui fument se


trouvant dans une situation financière difficile, voire très difficile ,
et réclamant de celle-ci , arrivent toujours à trouver quelques
recours financiers pour s’adonner au vice du tabac, alors que cette
dépense inutile et couteuse pour le porte monnaie , pourrait être
utilisée pour faire face aux premières nécessités de l’être humain :
l’alimentation. Nous avons constaté par nos études sur différents
continents ou nous avons foulé le sol, que les caractéristiques sont
les mêmes pour chaque population, chaque terre.
Nous n’avons rencontré aucune exception.
Il ya toujours une argumentation trouvée pour justifier de
l’usage du tabac (de l’alcool aussi) au détriment de la partie
alimentaire, ce qui culpabilisent entièrement les parents dans leurs
négligences étant bien avisés des méfaits de ces deux fléaux : le
tabac et l’alcool, au détriment de leurs enfants, qui souffriront des
conséquences désastreuses, pour certains de difformités,
malformations, retards psychomoteurs, handicaps physiques
troubles du comportement, morts prématurés etc…

- Je me sens mieux maintenait, Lucia. Je crois que je vais m’en


aller.

- Attends. Non pas sans avoir pris quelques fruits et légumes.


Ah ! et un peu de poisson frais aussi.

- Ne t’inquiète pas (…)

- Mais c’est trop (…)

- Bah ! Laisse cela !

- Si j’insiste !

Elles prirent congé. Lucia resta un peu choquée, mais se refit.


Finalement la situation de Martinha n’était pas isolée. De nombreuses

72
gestantes soufrent par le manque d’alimentation adéquate et de
déséquilibre émotionnel dans cette phase si importante de leurs vies.
Cependant ce qui énervait le plus maman c’était le fait que de
nombreuses femmes enceintes, qui avaient les moyens financiers,
continuaient dans les mêmes erreurs que son amie commettait. Elles
fumaient sans contrôle, s’alimentaient mal et ne cherchaient pas à
maintenir le calme et la paix dans leurs foyers.

Moi aussi, j’appris à admirer Lucia, un peu plus. Elle ne cessait


jamais d’aider quelqu’un qui était dans le besoin, spécialement ses
amis. L’indifférence sur le plan matériel est une cruelle manifestation
des incarnés et ne constitue pas un acte d’aimer son prochain. C’est le
devoir de nous tous, de pratiquer la charité et l’omission dans ce sens,
fait aussi accumuler les débits. De retour des courses, l’on pu observer
que Lucia continuait à chercher quelques fruits et légumes.

- José ! Mais ou sont donc ‘mes petits fruits et légumes’ ?

- Je suis là, Dona Lucia. Mais pourquoi autant de laitues, de


cresson, de choux et d’épinards ? Est-ce-que vous prétendez ouvrir un
petit commerce ? (rire)

- Soyez sérieux ! Ce sont eux qui m’apportent la vitamine K. Si


j’ai quelques problèmes durant l’accouchement qui s’approche, cette
vitamine m’aidera dans le procédé de coagulation du sang.

- Madame est toujours une femme prévoyante. Je vais


recommander cette diète à mon épouse qui est aussi attend un
enfant ?!

- Mais vous ne m’en avez pas parlé, hein !

- Je ne le savais dona Lucia. Elle m’a fait la surprise. Elle me


l’a conté dimanche dernier. Je confesse que j’étais dans un état de
grâce. C’est mon premier garçon …

- Comment cela ? Vous connaissez déjà le sexe ?

73
- Non, non, mais évidemment ce sera un garçon.

- Je ne comprends pas. Pourquoi ‘évidemment’ ? Qu’est-ce qu’il


y a d’erreur avec les femmes ?

- Rien de cela, Dona Lucia, ne le prenez pas mal, mais je ne


peux pas considérer que naisse comme l’ainé de la famille une fille.
Qui va hériter de mon commerce sur le marché.

- Ecoutez, écoutez moi bien José, vous êtes un homme


machiste…

- Pourquoi pas votre fille ? Dona Benedicta prend un très grand


soin de la poissonnerie, beaucoup plus de votre commerce. Vous avez
dans l’idée maintenant de penser à l’héritage et avec qui vous allez
jouer au football ?

- Mes amis iraient rire de moi….

- Pourquoi, est-ce qu’ils n’ont pas une mère. Vous avez bien une
mère vous aussi José ?

- C’est logique, bien sur que oui, mais c’est différent. La femme
est parfaite pour prendre soin des enfants et c’est une source d’amour
pour toute la vie. L’homme est plus ‘la tête’, bah ! Vous me
comprenez ? Hein !

- Non, non, non. Je ne comprends pas et je n’accepte pas.

Ça y est, le commerçant avait réveillé la touche de susceptibilité


de maman. Lucia était douce et placide, dès lors qu’elle ne discutait
pas sur l’égalité des sexes. Elle défendait l’amour universel envers
tous, à quelque être que ce soit et comme spirite qu’elle était, elle
savait que l’esprit réincarne ou soit comme un homme ou soit comme
une femme. Il n’y avait donc pas de différence en termes d’évolution
entre les deux sexes. Le stage était nécessaire chez les deux. Là allons-
y de nouveau.

74
José, vous devriez avoir honte. Tout ce que les parents doivent
attendre comme le résultat d’une gestation d’amour est la naissance
d’un enfant sain en accord avec la volonté de Dieu. Que ce soit un
garçon ou une fille qu’importe ? Nous devons l’aider de quelque façon
que ce soit. Entre autre ceux qui défendent la naissance d’un seul sexe,
oublient leur mère ou leur père, leur mari ou leur femme… Il existe
dans le monde une parfaite équivalence parmi les hommes et les
femmes et Dieu seul sait ce qu’il fait.

C’est bon dona Lucia, vous m’avez convaincu. Que Dieu veuille
que Safira attende une petite fille, peut être des jumelles. J’ai déjà les
noms : Esmeralda et Agata. Alors qu’en pensez-vous ?

Maintenant, c’est mieux. Laissez moi emportez mes petits fruits


et légumes, maintenant, car je suis en retard. Portez vous bien José.

Aussitôt que maman s’éloigna du primeur, le commerçant,


commenta avec un fonctionnaire.

- Tu as vu dona Lucia ? J’ai du me mettre d’accord avec elle,


sinon, elle s’emportait et elle me faisait un scandale ; est-ce possible ?
Je vais raconter cela à Safira. C’est évident que nous allons avoir un
garçon.

Le destin finit par jouer quelques tours. Durant quelques années


ils tentèrent d’avoir un garçon, sans succès, José eut cinq filles. Aucun
garçon. Mais il est très heureux maintenant. Les filles l’aident avec
plaisir et dédicace sur le marché et attirent l’attention de tous les
autres commerçants. J’étais déjà réincarné quand je les connues.

Eh, José comment vont les affaires ? Comment vont tes filles ?

Très bien, Anastacio. Et toi, tes garçons?

Ah ! Ne m’en parles parle pas. C’est la disgrâce de ma vie. Le


plus âgé s’est enfui de la maison parce qu’il ne veut pas en aucune
façon étudier. M’aider sur le marché ? il ne faut pas y penser ? Mon

75
fils le plus jeune s’est coupé du foyer, il ne veut pas travailler aussi et
vit à la charge d’une jeune femme du quartier. Quelle tristesse !
J’aurai cru que j’aurai eu quelque appui pour ma vieillesse et regardes
seulement ce qui m’arrive. Toi, tu es heureux avec tes filles. Toutes
raisonnables et elles sont studieuses. Elles aident et nous enchantent
tous.

C’est vrai, lorsque Esméralda naquit je dis à Safira : ‘Je suis


réalisé, c’est tout ce que j’ai demandé à Dieu : une fille !’. Tu ne sais
pas oh combien ! je désirais une fille. Elles sont toutes pleines de
soins, judicieuses et se laissent éduquées par leurs parents avec la plus
grande facilité. Les miennes comme tu peux le voir, ne me laissent
aucun travail et m’aident toujours pour les marchés. Quelle peine que
tu n’aies pas eu une fille. Anastacio…

La conversation cessa immédiatement lorsque maman


s’approcha des étals. José se souvenait très bien de cette petite
conversation qu’il avait eue il y a quelques années auparavant.
Finalement, le plus important pour les parents ne doit pas être le sexe
des bébés, mais bien l’amour qui les unit, consolidant les liens
familiaux. Cette leçon le commerçant José l’apprit très bien et il est
maintenant heureux lui et sa famille.

76
77
VII

La convivialité familière.

Un certain matin, Lucia s’accorda en sursaut et se rendit compte


qu’Adamastor n’était pas dans sa chambre. Lentement et préoccupée,
elle alla à travers la maison afin de le rencontrer.

Après avoir cherché dans tous les endroits elle ne le trouva pas.
A cette heure, il serait téméraire de sortir dans le jardin ou même dans
la rue. Elle était transie de froid et d’anxiété.

Elle alla nouvellement à travers toute la maison. Rien. L’unique


solution qui lui paraissait imminente était d’appeler la police.
Adamastor avait mystérieusement disparu. Elle chercha un téléphone.
Le plus proche était celui du salon, là il était froid. Elle revint alors
vers la chambre à coucher et s’accommoda sur le rebord du lit, retira
le téléphone du socle, se préparant pour téléphoner. A travers la ligne,
elle entendit des cris ? Surprise et prise par la préoccupation de
résoudre le plus rapidement possible la disparition d’Adamastor, elle
chercha à vérifier de quoi il s’agissait. Elle écouta.

- Arrêtes de me contrarier, je suis ta mère ! Tu dois faire ce que


je suis en train de te demander.

- Mais maman, aies un peu de patience. Les choses ne peuvent


pas être faites à ta façon. Démocratie signifie écouter l’opinion de
tous…

- Démocratie ? Est-ce-que tu sais ce que je pense à respect de


cela ?

78
- Mais maman…

- Tais-toi ! Ne parles pas et écoutes donc : ton père et moi nous


avons éduqué un sympathique petit ‘agneau’, qui fait toutes les
volontés de son épouse et en rien ne souhaites la contrarier… Jusqu’à
même pour parler avec ton père et ta mère il faut appeler à l’aube.

- Ce n’est pas vrai ! Je t’ai appelé à cette heure parce que je


savais que tu étais en train de revenir d’un diner chez les religieuses.
En dehors de cela, tu n’es jamais à la maison avec papa.

- C’est logique que non ! Je ne vais pas perdre mon temps avec
la télévision comme vous faites. Ton père et moi nous avons des amis
et beaucoup de compromis sociaux. Ceci ne signifie pas que tu n’es
pas appelée pour cause de cela.

- C’est à peine une des raisons. Une autre c’est qu’il est
impossible de converser avec toi devant Lucia.

- Tiens, Tu vois ! C’est justement ce que je disais. Elle ne te


laisse pas converser avec moi.

- Il ne s’agit pas de cela ! Tu es très rêche avec elle et un


dialogue équilibré devient impossible

- Adamastor, depuis le début, je ne cesse de t’aviser : Nous


n’allons pas discuter de choisir le nom de ton premier garçon. C’est
une tradition depuis des siècles dans notre famille…

- N’exagère pas maman ! Quelle importance a ce type de


‘tradition’ ? le nom doit résulter d’un consentement familier …

- Ne dis pas d’âneries ! Tu n’as pas de compétence pour choisir


quoique ce soit. Laisses moi prendre soin de cela.

Grand-mère Estela avait deux problèmes basiques dans sa


convivialité avec les personnes : elle était arrogante et orgueilleuse.

79
Elle se sentait supérieure aux autres pour être riche et originaire d’une
famille traditionnelle de São Paulo. Elle se disait ‘quatrocentenaires’
ou soit, ses ancêtres auraient été parmi les premiers à arriver au Brésil
au commencement du XVIe siècle. J’étais en train de penser : Quelle
importance a tout ceci, Pourquoi une personne devrait-elle être
meilleure qu’une autre en raison de l’argent ou de ‘tradition’ ? En
vérité les valeurs spirituelles ne remplissent pas le quotidien de
grand-mère et elle s’accommode avec des futilités sociales, sans
s’apercevoir que cela l’endurcit chaque fois plus. Grand père ne la
contrariait pas, malgré qu’il ne tolérait pas ces conversations de
supériorité qu’elle possédait.

C’était pour cette raison, que la convivialité familière était


difficile. Le prétexte arrangé par grand-mère Estela pour être le sien,
le droit de choisir mon nom était seulement une raison
supplémentaire pour se fâcher avec maman. Lorsqu’Adamastor conta
qu’il allait se marier avec une jeune femme simple, de famille humble,
cependant rempli de qualités morales, sa famille n’accepta pas. Ils
voulaient un mariage ‘ à la hauteur’, comme le disait grand père à
cette époque. Sur ce point, papa n’accepta pas et déconsidéra
l’obligation qu’ils lui choisissent une épouse. Cela fut une décision
certaine ! À coté de Lucia, il réussit à avoir un équilibre émotionnel
qu’il n’avait jamais eu auparavant et logiquement, cela permis que je
puisse revenir sur le plan matériel.

Le matérialisme est une chape qui enveloppe les êtres humains,


les arrachant pour de pernicieux conflits. Il n’y a aucune raison pour
que l’incarné donne tant de valeurs aux biens matériels, si ceux-ci
sont à peine transitoires. Lorsqu’il désincarne la vie spirituelle
accueille seulement les conquêtes spirituelles de chacun. Un de mes
desseins sera : convaincre grand-mère Estela pour lui enseigner
quelques valeurs que son cœur ne connaît pas.

Pour avoir été contrariée dans le choix que papa fit de se marier,
elle ne pardonna jamais à Lucia et à chaque fois qu’il était possible
elle aimait à l’humilier et à l’irriter avec ses agressions gratuites.
Adamastor cherchait à temporiser, mais certaines fois il ne réussissait
pas. La vie de famille est ainsi même. Un centre de disputes, d’amour,

80
de compétitions de tout ordre qui sert de scénario à l’évolution
spirituelle de l’incarné.

Après avoir entendu quelques secondes de cette conversation


Lucia, laissa courir a tomber quelques larmes et devint triste,
comprenant ce qui se passait, en raccrochant le combiné téléphonique
Adamastor était dans le garage ayant utilisé une rallonge et conversant
avec sa mère loin de sa présence. Le dialogue avec grand mère se
poursuivit.

- Maman je ne peux assumer aucun compromis avec toi. Le nom


de notre enfant sera un choix de consentement de notre couple, pour
nous apporter joie et non pas amertume.

- Fais comme tu veux ! Lorsque je te dis, de ne pas te marier, tu


te maries. Pourquoi irais-tu maintenant respecter mon désir ?

- Je fais mo possible pour t’être agréable, mais tu dois être


raisonnable. Tu ne peux pas continuer ainsi commandant la vie de
tout ceux qui son autour de toi seulement parce que tu as de l’argent
et que tu peux ‘acheter’ les gens. Lucia est une très bonne personne,
avec laquelle j’ai trouvé mon bonheur et jamais je ne m’en
repentirais. Dans la vie maman, il y a quelques valeurs qui sont
indépendantes de l’argent ou de la position sociale.

- Tu n’as jamais pensé de la sorte. Qu’est-ce qui t’as fait


changer de la sorte ?

- La vie m’enseigne. Vivre l’amour et permettre que les


sentiments fluent avec pureté et naturalité sont quelque uns des motifs
que j’ai pour altérer ma pensée. J’aimerais bien que tu puisses un peu
changer.

- Maintenant, c’est trop tard ! Je suis déjà trop vieille pour


modifier mon comportement.

- Il y a toujours du temps pour une réforme intérieure, il suffit de


volonté.

81
- Mon garçon nous n’allons pas discuter de philosophie sur la
vie. Je suis ainsi et voilà ! Je regrette que nous ne pensions pas de la
même façon.

Après quelques phrases, ils prirent congés l’un de l’autre et


raccrochèrent. Papa revint au lit et ne conta rien à maman le jour
suivant. Elle de son coté comprenant la contrainte de son époux ne
commenta rien aussi. Grand-mère Estela donnait toujours beaucoup de
soucis à tous, mais j’étais dans l’espérance que le temps irait lui
enseigner quelques nouveaux chemins dans sa vie.

Le jour suivant, j’étais avec maman au supermarché, lorsque


nous rencontrâmes grand-mère Estela.

- Lucia, ma chère, comment allez vous ?

- Je vais bien, Dona Estela. Et vous-même, comment allez-


vous ? Comment vas Augusto, votre époux ?

- Nous allons bien. Votre grossesse arrive à terme et brièvement


nous aurons notre neveu. Nous sommes impatients. A propos est-ce-
que vous avez déjà choisit un nom pour lui ?

- Oui. Ce sera Caio Mario, un nom qui plait à Adamastor et à


moi.

- Magnifique ! J’ai toujours dit à mon fils qu’il fit un excellent


choix en se mariant avec vous. Vous êtes merveilleuse et vous avez
très bien choisit le nom de mon neveu, dont maintenant je connais le
sexe.

La dissimulation est une des caractéristiques de quelques


incarnés. Cachant leurs véritables sentiments, ils transmettent aux
personnes avec lesquelles ils vivent et n’aiment pas, une vibration
négative, mais recherchent présenter autre chose. L’idéal serait
d’atteindre une posture angélique qui est : aimer nos ennemis et

82
toujours leurs pardonner’. Cependant démontrer de la cordialité et de
la gentillesse, mais par derrière, désirer le mal doit toujours être évité.

Lucia cependant, connaissait déjà très bien la belle mère et savait


qu’il n’y avait pas de sincérité dans ses propos. Même ainsi, elle
remercia grand-mère de ses propos et l’invita à un diner chez nous.

Normalement grand-mère commençait à parler français


lorsqu’elle était contrariée. De ses maux, c’était cependant le plus
petit. Sera-t-il qu’elle aimera mon nom ? Peut-être avait-elle été
sincère et élogieuse, du fait, du bon gout de maman et de papa… Oh
là là, que c’est enfant est ingénu ! ’

83
84
VIII

Mon trousseau.

Un immense magasin avec des motifs infantiles répandus de


tous les cotés et appelé ‘Le Recoin de Bébé’ s’illuminait en fin de
soirée avec des dessins de lumière colorée, appelant l’attention de
tous les passants qui passaient pressés dans la rue Barão de
Itapetininga. Vendeurs souriants réceptionnaient même dans la rue les
clients potentiels qui simplement s’arrêtaient afin apprécier les
vitrines. Il ne fallait même pas penser que les prix soient exposés à
l’entrée du magasin. Ils étaient toujours bien gardés dans un dossier
noir, sous les soins vigilants du gérant.

Papas et mamans émotionnés poussaient quotidiennement les


portes du Recoin – un des magasins les plus élégants de la ville –
pour acheter des pièces de tous les types, visant à constituer le
trousseau de leurs futurs bébés. Dans cette journée spéciale, je pu
vivre une expérience différente, alors que Lucia et Adamastor
entrèrent.

- Torzinho, mon chéri, il n’y a pas de nécessité de gaspiller tant


d’argent dans des petits vêtements pour notre bébé. Je sais tricoter et
maman nous aidera aussi. Nous avons déjà cousu de belles pièces
artisanales pour composer le trousseau, Tu iras dépenser…

- Lucia, je comprends ta bonne intention et je félicite ta mère


pour son dévouement, cependant, nos amis ne peuvent pas voir notre

85
fils à la maternité vêtu de toute sorte de vêtement, tu comprends. Il est
nécessaire de donner de la valeur au lin, à la soie, au satin, enfin des
tissus nobles

- Adamastor, nous sommes en train d’acheter des petits


vêtements pour notre fils et non pas pour un prince. Entre autre, la
maternité ne doit pas être un lieu pour la réalisation d’un défilé de
mode.

- Jamais ! Maman m’a averti de ne pas regarder à la dépense


dans ces heures. Notre fils mérite le meilleur.

- Ceci ne veut pas dire que nous devons pousser au gaspillage.


Nous pouvons réussir à avoir tout ce dont le bébé aura besoin, sans
nécessité de dépenser une fortune. Souviens-toi qu’un bébé grandit
rapidement et perd facilement les vêtements qu’il a.

Nous étions devant une impasse crée entre le matérialisme de


papa et le naturel détachement de maman. Les biens matériels étaient
importants pour mon confort, mais il y avait une limite que Lucia
prétendait imposer. Vivre en fonction de ces biens ou les avoir pour
unique objectif à être atteint tout au long de la journée sur la croute
terrestre serait pénétrer dans le domaine du matérialisme, source des
plus profondes erreurs des incarnés. Ainsi, ce que maman désirait
acheter était le nécessaire pour mon trousseau, sans ostentation ou
gaspillages superflus. Elle affrontait, cependant, la rigide position de
papa.

- Lucia, je crois que celui qui est en train d’exagérer, c’est toi.
Si les parents peuvent donner du confort aux enfants, ils doivent le
faire ou serait-il que tu sois en faveur du vote de la pauvreté ?

- Il ne s’agit pas de cela, mon chéri. Je n’ai jamais dit que nous
devrions faire preuve de privations matérielles si nous avons les
conditions de les éviter. Mon but, cependant, est d’éviter un
attachement non contrôlé envers le luxe et l’ostentation. L’enfant a
de déterminées nécessités de soins et d’hygiène de la part des
parents, qui en vérité ne varie pas des uns envers les autres.

86
- Ainsi riches et pauvres, ont presque tous les mêmes nécessités,
variant à peine plus ou moins, conformément à la santé de chacun. Ils
aiment allaiter, dormir, prendre un bon bain chaud. Ils apprécient le
soin des parents et leurs paroles douces, ainsi que celles des familiers
et des amis. Ils ressentent le froid et la chaleur et peu de couvertures
ou un doux câlin de leur maman peut résoudre de telles nécessités.
De suite Adamastor, avec amour et un minimum de recours
matériels, tout petit enfant peut être pleinement satisfait, devenant
heureux.

- Quelle simplicité ! Ainsi sont résolus les problèmes du


monde… Pourquoi existent-ils autant d’enfants dans la plus absolue
misère ?

- Mon chéri, nous n’allons pas faire une exception à la règle. Il


y a beaucoup plus d’enfants dont leurs familles prennent soin, que le
contraire. D’un autre coté, ceux qui sont privés des soins minimums
indispensables souffrent, il est vrai. Mais nous ne devons pas oublier
que la souffrance ne provient pas toujours du manque de recours
matériels. Cela peut, provenir du désengagement du manque
d’amour des propres géniteurs. Aimer n’est pas la conquête des
riches ou des pauvres. C’est un sentiment universel. Aucun enfant
cependant devrait être privé de recevoir beaucoup d’amour de ses
parents qui est gratuit et ne dépend pas des conditions économiques.
D’autres cependant, dont les géniteurs n’ont pas comment réellement
satisfaire leurs nécessités les plus minimes – voire jusqu’à même le
fait de survivre_ méritent l’attention de toutes les autres familles, vu
que nous sommes tous responsables les uns envers les autres. Pour
cela aider l’enfant en carence est une obligation universelle, comme
l’amour. S’ils naissent dans des foyers en carence, ils devront alors
affronter de dures épreuves mais régénératrices dans leur existence
matérielle. Il n’y a pas d’injustice Adamastor. C’est nous qui
transformons tout à notre manière et compliquons la loi divine.

- Beau discours, Lucia ! Cependant, comment allons nous


convaincre les personnes qui nous rendrons visite de tout cela ? Sera-
t-il qu’ils n’iront pas penser que nous voulions économiser et que

87
nous ne donnions pas à notre enfant le confort qu’il mérite? Nous
serions considérés comme des personnes mesquines.

- Très bien, ceux qui viendront rendre visite à notre fils et


penseront de cette façon là, ne seront pas nos amis. Ceux qui nous
connaissent savent très bien comment nous vivons et comment nous
pensons. Ils savent cependant, que nous sommes donc, incapables
d’’agir ainsi par simple égoïsme ou pour être mesquins. De plus, nous
ne devons pas nous importer avec le sentiment négatif de ceux qui ne
nous veulent pas du bien.

- Sur ce point tu as raison. Les véritables amis comprennent nos


actes et ne nous voient pas avec malice et méchanceté.

- Oui, bien évidemment que non ! Vois-tu mon amour, je ne dis


pas par cela que nous ne devons rien acheter pour notre bébé. Nous
avons besoin bien évidemment d’un trousseau et si nous avons les
conditions financières pour l’acheter, nous l’achèterons, ainsi comme
nous devons le faire. Je veux souligner, non seulement, que nous
n’irons pas transférer à notre bébé toues les tensions que les adultes
ont à la recherche de ‘statu’ ou de positionnement social, car il n’en a
pas besoin et ceci ne peut pas être son éducation dès premières
heures.

- Tu m’as convaincu. Allons voir un autre magasin. Le ‘Recoin


du Bébé’ est vraiment trop cher.

Alors que mes parents conversaient devant la porte de


l’établissement, me concernant, un des cinq couples qui entendirent le
discours enflammé de maman, cessèrent d’entrer dans le fameux
magasin. Mais Lucienne avait raison. Aussi bien la richesse que la
pauvreté matérielles représentent des épreuves et des expiations aux
incarnés et doivent être bien vécues. Il y a des difficultés des deux
cotés. Alors que le riche doit éviter l’égoïsme et l’individualisme qui
est l’accumulation des biens que cela peut proportionner, le pauvre
doit savoir supporter avec humilité les plans divins. L’amour-
sentiment qui enchante tous- peut être bénéficié de n’importe quelle
classe sociale. Maman prétendait montrer à Adamastor que mon

88
trousseau ne pourrait pas servir de prétexte porter donner porte
ouverte au matérialisme et au gaspillage qui seraient une manifestation
de l’égoïsme.

Un autre magasin reçut mes chers parents et je gagnais ce jour


là, de nombreux petits vêtements jolis ainsi que divers articles :
berceau, baignoire, talc, tétine, couches, biberon, draps, oreillers,
édredons, taies décorées, d’agréables modules de petits jouets, enfin
de nombreux accessoires pour complémenter le principal : moi. Par-
dessus tout, j’ai aimé de les voir, choisissant, chaque pièce, avec
autant de tendresse, ce qui démontrait le soin et l’attention qu’ils me
dispensaient.

L’amour des parents à leurs enfants est donc, le meilleur


‘trousseau’ qu’un bébé puisse désirer.

Je le garantis.

89
90
IX

Fragilité des sentiments.

Nous marchions dans l’avenue Ipiranga, dans le centre de São


Paulo, Lucia, Adamastor et naturellement, moi. La gestation était à
son troisième mois et papa se promenait avec maman dans cette fin
d’après midi de dimanche, entre autre comme ils avaient l’habitude
de faire. Nous arrivâmes au coin de l’avenue São João et,
orgueilleusement, je me sentais déjà participant à la vie pauliste,
comme si j’y étais né.

Dans un déterminé moment de notre tranquille promenade, Lucia


commença à pleurer.

- Qu’est ce qui arrive, mon amour ? Ça ne va pas ? demanda


préoccupé, Adamastor.

- Je ne sais pas mon chéri, subitement j’ai senti une étrange


volonté de pleurer et là , je suis en train de me montrer honteusement
en pleine rue … ( pleurs)

- Mais il doit bien y avoir quelque explication pour cela…


Personne ne pleure de la sorte.

- Je ne sais pas ce qui m’arrive. Il ya des jours que je suis ainsi.


Tout me préoccupe, inclusivement notre futur… notre bébé. Est-ce
que tout va bien se passer. Sera-t-il que nous allons bien remplir

91
notre rôle dans l’éducation de cet enfant ? Serons-nous de bons
parents ? Aura-t-il tous les soins qu’il mérite? Saurons nous l’aimer
et continuerons-nous à maintenir une relation de syntonie ? Ah, mon
Dieu, je ne sais pas ce qui peut arriver…

- Lucia, tu es en train d’exagérer. Tu ne peux pas discuter du


futur de cette manière là comme tu viens de le faire. Nous ne savons,
cependant pas, comment nous allons agir, mais certainement ce sera
de la meilleure manière possible Précipiter par trop de décisions qui
sont hors de notre portée est inadéquat. Cela peut représenter,
jusqu’à une irresponsabilité de notre part.

- Tu ne parais pas me comprendre. Je me sens perdue,


désemparée.

- Je n’ai pas eu cette intention. Tu sais que je suis et que je


serais toujours à tes cotés, mais je désire te voir te contrôler. La
gestation se développe et ta tranquillité sera une partie intégrante
fondamentale.

- Je ne vois pas les choses de cette façon là. Je pense que tu n’es
pas vraiment préoccupé. Ainsi les choses ne vont pas bien aller. Nous
devrions être unis dans ce moment.

- Sans aucun doute ! Cependant tu dois te calmer et tu ne pas


dire que je perds mon contrôle.
- Absolument. Celui qui est bien lié par les faits c’est toi…

C’était encore une discussion de plus de mes parents. En


s’approchant de la date de ma naissance maman devenait de plus en
plus sensible et pleurait très souvent pour n’importe quel motif. A
cette époque, pour mon bonheur, papa avait une patience incroyable.
Les femmes enceintes, normalement, deviennent plus fragiles parce
que l’organisme féminin altère son métabolisme en face de l’action
constante des hormones. Ainsi elles sont avec des sentiments
affleurés, et la tendance peut être de pleurer avec facilité ou de perdre
le contrôle émotionnel. Cela se présente certaines fois par un
comportement différent de celui que l’on a l’habitude d’avoir avant

92
d’être enceinte. Pour surmonter cette phase, il suffit d’un petit peu de
patience du compagnon, des parents et des amis et tout des passera
bien.

Quelque temps passé, je commençais à vivre des scènes


d’instabilité émotionnelle dans la maison.

- Lucia, chérie, ou sont mes chaussures noires à boucle dorée ?

- Je ne peux pas savoir ou sont tes chaussures. Tu en es


responsable. Ce n’est pas ma faute si elles ont disparu.

- Du calme, chérie, je t’ai à peine demandé parce que tu aurais


pu les ranger dans quelque endroit spécifique.

- Moi ! Tout ce qui arrive dans cette maison est ma faute


(pleurs) je ne sais plus quoi faire pour te contenter, argumenta Lucia,
sortant vers le jardin et laissant papa pantois.

Je confesse que papa aussi fut surpris, car il n’y avait pas de
motif pour une telle réaction. Adamastor, à son tour était toujours
calme et comprenait l’état émotionnel de Lucia.

Durant la grossesse, mes parents affrontèrent des moments


difficiles, qui cependant sont particuliers à chaque couple. Une des
causes de conflit relationnel a été leur relation amoureuse. Papa
réclamait que maman l’abandonnait, au nom de sa gestation, ce qui
était nié par Lucia. En vérité par ce que j’ai pu constater, l’arrivée
d’une troisième personne dans la famille était un peu en train de
secouer la structure du couple. Les deux devraient savoir partager
l’espace qui avant leur était privé, répartissant inclusivement les
sentiments. Il ne devrait jamais exister de compétition entre le bébé et
le père, dans la dispute de l’amour pour la mère. Il suffit d’un peu de
patience pour dépasser la phase initiale d’adaptation, et le couple peut
continuer avec sa solide relation, recevant avec amour le nouvel
intégrant de la famille.

93
La participation de grand-mère Emilia pour contourner les crises
émotionnelles de Lucia a été décisive. Ses prières et sa bonté
réussirent à reconduire maman à son équilibre normal et la situation à
la maison se stabilisa de nouveau.

Lorsque la date de l’accouchement s’approcha, un autre point de


discorde envahit notre tranquillité.

- Mon chéri nous sommes déjà si proches de la naissance. Je


suis suffisamment anxieuse. Ma mère pense que ce sera un garçon. Et
toi ?

- Pour moi, peu importe. Garçon ou fille, j’aimerai de la même


façon…

- Tu promets que tu iras prendre soin du bébé avec moi ?

- Evidemment Lucia. Lorsque tu le souhaiteras, je pourrais le


regarder pendant quelques minutes.

- Ce n’est pas à cela que je pensais… j’ai besoin de quelqu’un


pour m’aider, de ce fait, à prendre soin de l’enfant.

- C’est bien, je donnerais le biberon de temps en temps.


Seulement, je ne sais pas le préparer. Tu sais très bien, les hommes ne
comprennent rien à ces choses là.

- Non monsieur, je ne sais pas. Quel mal y a-t-il à changer une


couche, donner, un bain ou mettre un vêtement. Tu es bien capable de
le faire, il suffit de le vouloir.

- Mais Lucia, mon père, ne m’a jamais touché lorsque j’étais


bébé. C’est une chose de femmes.

- Ah, allons donc, c’est cela ? Traumatisme infantile. Serait-il


que tu vas oublier ce lapsus de ton père ! Eh, bien maintenant tu vas
retrousser tes manches. Je suis sûr que le bébé va apprécier…

94
Maintenant, je donne raison à Lucia. Papa devait collaborer, car
son compromis avec moi naissait au même instant que maman. Aider
à changer une couche, donner un bain, ou faire un biberon et le donner
lorsque c’est nécessaire, symbolise, la participation du père et
extériorise son amour pour l’enfant.*

Bien évidemment il revient à, la mère la plus grande partie des


soins dans l’éducation du bébé. La collaboration paternelle représente
une avancée inestimable pour l’union qui s’établit entre le père et
l’enfant, depuis la première minute de vie. Alors que j’accompagnais
la conversation des deux, je restais vibrant : ‘Allons là, Adamastor !
Courage ! Je te promets de t’aider lorsque nous échangerons une de
mes couches…’

* NT : N’oublions pas que nous sommes sur le territoire


brésilien dans les années 1980, ou les idées étaient encore et sont
encore dans certains endroits, comme aussi en Europe, en Afrique
en Asie etc… très en retard.

De nombreux progrès ont été faits dans certains pays ou le


père participe activement aux taches de son épouse,
particulièrement chez la nouvelle génération très active.

Il reste cependant beaucoup à faire, et un grand changement


de mentalité doit s’établir pour faire disparaître les idées préconçues
et archaïques qu’uniquement la mère doit avoir la charge de
l’enfant.

La mère comme le père doivent participer à toutes les taches et


s’entre aider. Le père ne peut continuer à vivre à l’écart des
nécessités du nouveau né. Il convient à un homme de savoir et de
devoir changé une couche et ne pas laisser son enfant qui s’est salit,
toute une journée, restant lui-même le père tranquillement dans son
confort, prétextant qu’il ne l’a pas fait parce qu’il ne savait pas,
parmi les nombreuses taches existantes. Il est amené lui aussi à
apprendre ce que Dieu a apporter dans les mains du couple et de

95
bien s’en occuper aussi et ne pas déléguer et abandonner cette
phase uniquement à son épouse et mère.

Tout ceci en fonction, bien évidemment de leurs compromis,


de leur travail, de leurs engagements…

Neuf mois de gestation peuvent paraître peu de temps, si nous


les comparons aux nombres des années que nous avons devant nous
dans le monde matériel après la naissance. Cependant l’on ne doit pas
l’oublier de l’importance de ce stade dans la vie familière. Ce sont les
premiers contacts entre parents et enfants, représentant la graine
germant d’une plante qui est en tain de croitre avec beaucoup
d’amour. Exercer la patience et maintenir vive la foi laisse moins
ardue ce cheminement que le couple vit durant la grossesse. La
compréhension mutuelle peut rendre sain quelque divergence et la
culture de l’amour à toutes les heures de la journée peut être le baume
d’éventuelles blessures qui attendent de faire partie du passé et de ne
jamais provoquer de rupture entre les futurs papas et mamans.

Accompagnant avec enthousiasme cette période de ma vie


matérielle, j’ai pu constater que les sentiments peuvent devenir plus
fragiles ou sensibles durant la gestation, causant quelque instabilité
parmi le couple. Mais cette période d’adaptation est essentielle et
lorsque le bébé nait tout peut déjà être surmonté. En dehors de cela, la
participation des papas pour les soins envers l’enfant nouveau né est
aussi indispensable pour fortifier la relation familière. La preuve de
cela je l’obtins, lorsqu’Adamastor changea ma première couche. Il
était si émotionné et nerveux, qu’il ne réussit pas à se retenir Moi
aussi je pleurais, mais ce n’était pas d’émotion, car il me griffa deux
ou trois avec l’attache. Ce qui vaut, cependant, c’est l’intention…

96
NT : Le perçage des oreilles chez les bébés filles nouvellement
nées, tradition absurdes, sur la demande de parents ‘respectant les
traditions’ est un acte abominable et criminel, médicalement,
physiologiquement et spirituellement parlant. C’est une mutilation.
Elle occasionne une véritable agression inutile des tissus et des
souffrances chez le nouveau né. Que ceux qui disent le contraire se
laissent percer les oreilles dès le lever du matin avec des aiguilles en
fonction de leur taille, poids et masse. Quoiqu’il en soit la
souffrance chez le nouveau est dans une équivalence de 15 à 21 fois
la souffrance supporter par un adulte.

Outre l’ignorance de certains parents et de la stupidité


d’autres, soit disant, ‘cultivés’, les responsables médicaux, pour
leur part devraient aviser, dissuader, refuser et condamner
immanquablement cet acte insensé. Quant aux médicaux, (avisés et
sachant de par leurs connaissances universitaires’), entreprenant
cette chirurgie scandaleuse, ils devraient être rejetés et condamnés.
C’est une mutilation gratuite, inutile et des plus arriérées.

97
98
X

Souvenirs de Noël.

Par une journée ensoleillée, dans notre paisible rue de São Paulo
ou nous habitions, Adamastor sortit rapidement du lit, sans espérer
pour le moins du monde que le réveil sonne. Maman dormait toujours
d’un sommeil profond, lorsque papa sorti la voiture du garage, prenant
une destination ignorée.

Par une petite route d’un quartier, dans les environs de la


métropole, l’automobile roulait, secouée comme si elle était en train
de traverser un matelas de ressorts et Adamastor ne perdait pas sa
bonne humeur, toujours chantonnant des airs de Noel anticipant,
donc, le climat de la nuit du 24 décembre. Il manquait encore quinze
jours pour le grand événement et j’avais déjà entendu tous les chants
que papa inventa pour conter les petits rêves lorsqu’arriverait Noel.

Au bout d’une longue descente, l’on pu apercevoir une petite


maison, entourée d’arbustes et remplies de fleurs colorées tout autour
de ses murets. C’était un chalet blanc, avec un toit rouge et des volets
aux fenêtres, ou se trouvaient des balconnières florales, remplies, dans
un style germanique. Papa stationna bien devant la maison et fut reçu
avec enthousiasme par le propriétaire.

- ‘Herr’ Meier, quel plaisir immense de revenir vous voir. Je


vois que vous êtes en bonne santé et comme toujours, vous n’avez pas
changé.

99
- Adamastor, mon jeune ami, il y a des années que j’ai eu le
plaisir de te rencontrer aux vêpres de Noel. Tu n’as jamais réussi à
vivre loin de mes sapins enchanteurs, n’est-ce pas ?

- J’ai grandi à l’ombre de votre arbre de Noel ‘Herr’ Meier.


Maintenant je ne peux pas considérer l’environnement de Noel de
façon diverse. Je voudrais que mon garçon, qui est pour naitre puisse
un jour acheter ces merveilleux sapins pour décorer aussi son foyer.

- Bah ! Laisse cela ! Je suis déjà suffisamment vieux et je ne vais


pas durer pour toujours. Ton grand père t’amenait déjà ici quand tu
étais à peine un bébé. Quelle belle vie ! Tu es en train de grandir et tu
vas avoir un enfant. Je me sens arrière grand père, malgré que je ne
me sois pas marié. Je vis pour mes plantes et je continue à aimer la
nature comme si elle était mon épouse.

- Vous êtes un romantique ‘Herr’ Meier. Sans vos plantes, notre


maison à São Paulo ne serait pas la même l’année entière et ma mère
n’irait jamais vivre sans fleurs que vous plantez dans son jardin tous
les printemps.

- C’est un plaisir de servir ta famille, constituée par des


personnes honorables. Ce pays est merveilleux et tout le monde me
reçut très bien lorsque j’étais arrivé tout petit d’Allemagne,
accompagné de mes parents.*

*NT : Le sud du Brésil, pays représentant l’équivalent de 17


fois un pays comme la France s’étend sur plus de 4300 kilomètres et
présente des régions les plus diversifiées, au monde, certaines à la
ressemblance du continent africain, d’autres à la ressemblance de
certains pays d’Europe, comme la Suisse et l’Allemagne. Dans le
sud du brésil ont émigrées de nombreuses populations italiennes et
allemandes, gardant leurs caractéristiques et en adaptant d’autres.
Une communauté très importante européenne s’y trouve, tout
comme une communauté très importante de japonais dans la Région
de São Paulo. Le Brésil est appelé un ‘continent’ par ses natifs en
raison de sa taille gigantesque et de ses si nombreuses diversités, ou

100
cohabitent en parfaite convivialité et harmonie toutes les races,
ethnies et religions du monde.

- Quel enthousiasme ! Je suis heureux de vous avoir ici, parmi


nous. Pouvons-nous choisir un beau sapin de Noël pour cette année.

- Sans aucun doute Torzinho…

- Je pensais que c’était uniquement maman qui appelait papa de


ce petit prénom. Je découvris que je m’étais trompé, que Mr Meier se
dirigeait vers lui de la même façon. C’était un traitement affectueux
de celui qu’il vit croitre.

- Adamastor choisit le sapin et le rangea comme il pu dans la


voiture et pris chaleureusement congé du vieil ami.

- J’ai besoin d’y aller ‘Herr’ Meier, je vous remercie pour le


magnifique sapin et aussi pour le cidre que vous savez préparer et
servir comme si nous étions à München.

- Laisse de coté cela, petit. Tu es un bon garçon. J’aimerais


connaître ton fils. Amènes le moi, quand il naitra, n’est-ce pas !

- Promis, lorsque le bébé aura un mois, nous viendrons vous


rendre visite, déjà parce que vous refusez de passer Noel avec nous
toutes les années.

- Si j’y allais que deviendrait-il de mes plantes. Jamais je ne


pourrais les abandonner. Mais ne t’inquiètes pas pour moi. La nuit de
Noel, je sors me promener dans la campagne et toute la Nature
partage avec moi l’amour universel, dirigé à tous les peuples et qui
sème l’espérance de Jésus dans nos cœurs. Les étoiles du beau ciel
bleu et vibrant illuminent mes pas, et quelques fois je finis par
marcher jusqu’à l’aube*.

*NT : L’aube, suivant la région du brésil peut apparaitre vers


les 4h30 du matin.

101
Lorsqu’arrive le 25, finalement je vais vers a villa la plus proche
et je présente mes vœux aux habitants producteurs de fleurs,
spécialement ceux qui produisent les plus belles. Je reviens heureux à
la maison, prêt à attendre alors, l’arrivée de la Nouvelle Année.

Larmes dans les yeux, une forte accolade et des vœux d’une
prochaine rencontre furent engagés durant cette agréable matinée
chez Mr Meier. Papa revint ensuite à la maison, s’engageant
spécialement dans le montage de l’arbre de Noel.

Lucia le reçu sur le pas de la porte et il lui conta quelques


nouvelles.

- Torzinho, quel arbre magnifique ! ‘Herr’ Meier, une autre fois,


nous a surpris. Je ne pensais pas qu’il pourrait un avoir un arbre de
Noel plus beau que celui de l’année passée. C’est vrai, il nous prépare
toujours des surprises inégalables.

-A propos, moi aussi, j’ai une petite surprise pour toi à te


raconter.

-Dis-moi donc, je suis curieux…

-Ma mère m’a téléphoné hier et elle a dit qu’elle viendrait avec
nous. N’est pas excellent ?

-Sans doute, mais quelle est la surprise ?

-Ta mère a aussi appelé et a fait de même…

-Quoi ? Maman ? Ici à la maison ? Mais elle était avec ses


bagages, prête à partir pour passer Noel à New York, entre autre,
comme elle fait tous les ans, depuis que je suis né.

-Je sais, mais elle a argumenté qu’elle souhaiterait prendre soin


du futur bébé et viendra diner avec nous…

102
-Lucia, as-tu une idée de ce que cela pourrait causer ? Unir nos
deux mères dans un unique local, pendant de nombreuses heures,
sans aucune sortie des secours et porte d’incendie est un véritable
suicide.

-Je savais que tu irais apprécier la surprise. Enfin, je pense que


nous devons nous préparer, car Dona Estela vient ici.

- Je crois que ce sera le Noel du siècle.

Car ce n’était pas une mauvaise idée une fête en famille, même
dans la prévision d’être l’événement du siècle. Finalement, j’allais
naitre. Pourquoi papa était-il si préoccupé et maman maintint un
climat de mystère pour lui conter ? Qu’est-ce qu’il pourrait y avoir
climat d’erroné dans une si simple confraternisation familière ?

Le 24 décembre à 18 heures, maman reçut un intéressant coup de


fil.

- Ma très chère, nous sommes en train de nous préparer à sortir


de chez nous, et nous aimerions bien savoir si Adamastor, à déjà pris
les assurances. Tu sais, Je ne veux pas avoir de surprises désagréables,
car ton père vient juste d’acquérir une nouvelle voiture, le dernier
modèle, importé, c’est logique, d’un bleu des plus beaux que le ciel de
Paris… Ah ! La, la ! Moi, ma chère, je ne eux pas laisser chez moi
mes bijoux, car je viens de les retirer de la banque ce matin et je n’ai
pas confiance dans les employés. J’ai besoin de les emmener avec
moi. Alors mon fils a-t-il déjà tout organisé ?

- Bon Dona Estela, je crois meilleur que vous conversiez avec


lui directement. Je ne saurais répondre à votre demande… Adamastor
est sorti et doit revenir dans quelques minutes.

- Je ne peux pas appeler une autre fois, mon amour. Je suis en


train de rentrer en méditation et mon maitre de Yoga m’a
recommandé le maximum de repos avant un événement festif. N’est-ce
pas barbare ? Notre conversation est excellente, mais je dois
raccrocher… Maitre Lin Pen est en train de m’appeler. Transmettez

103
à mon fils, mes recommandations. A plus tard… Ah, Lourdes ! est-ce
que Lourdes sera disponible pour nous recevoir ? J’ai tellement de
cadeaux pour les enfants que je ne réussirai pas à décharger la
voiture jusqu’à la porte de chez vous. Adieu, ma très chère.

- Je transmettrai le message, Dona Estela, à plus tard…

Lucia n’eut pas le temps de balbutier quelque paroles de congé,


que grand-mère Estela avait déjà raccroché le combiné. Elle
commença alors à comprendre le pourquoi de papa en relation avec la
période de Noel. Deux familles d’habitudes et de coutumes différentes
iraient, pour la première fois, passer les festivités de Noel ensembles.
En comptant sur les exigences de grand-mère Estela et par la
simplicité marquante de Grand-mère Emilia, nous allions avoir une
nuit significative devant nous.

Mes grands parents arrivèrent en même temps, par une


incroyable coïncidence. Grand-mère Emilia se prépara à frapper à la
porte lorsque la voiture de grand-mère Estela arriva à l’angle de la
rue. Le bruit du klaxon était si fort que jamais papa et maman n’iraient
entendre la sonnerie de la porte. Désorienté, grand-mère Emilia se
retira de quelques pas de la porte d’entrée et attendit.

- Comment va Estela ? Joyeux Noel ! Encore heureux que nous


soyons arrivés ensembles, n’est-ce pas ?

- Excusez-moi, mais, je ne vous connais pas ?

- Sincèrement, je ne me rappelle plus.

Grand-mère Estela avait quelques ‘trous de mémoire’, qui


certaines fois étaient des moyens de montrer son mépris pour les
personnes avec lesquelles elle n’avait pas de considération. Grand
père Auguste n’aimait pas cette attitude et intervint de suite.

- Estela, c’est Emilie, la mère de Lucia. Nous nous sommes


rencontrés au mariage de nos enfants. Tu te souviens ?

104
- Oh, quelle distraction de ma part ! Pardonnez-moi. Comment
allez-vous ma chère ?

- Je vais très bien merci. Je suis heureuse que nous soyons tous
ensembles pour ce Noel.

C’est vrai. Il s’agit d’un moment historique, car normalement je


passe mes ‘noëls’ à New York.

Avant que l’ambiance soit altérée, Lucia et Adamastor ouvrirent


la porte et reçurent mes grands parents. Lorsque deux personnes se
marient, les familles s’unissent aussi. Les relations deviennent, alors,
plus complexes et il y a besoin d’une nécessité de dose extra de
patience de la part de tous, pour que la convivialité soit agréable et
prometteuse. Alors que Grand père Auguste conversait avec grand
père Ernesto, mes grands parents allèrent à la cuisine ou se trouvait
maman.

Le moment des douze coups de minuit de Noel et du fameux


toast porté s’approchait, alors que Grand-mère Estela racontait pour la
dixième fois, son dernier voyage à l’extérieur. Adamastor dormait
d’un sommeil profond dans le sofa d’à coté dans le foyer extérieur
abandonné, car c’était une nuit chaude d’été. Les disques des chants
de Noel étaient chantés et priés en permanence, rendant propice un
artificiel climat de festivité. Lucia écoutait attentivement les
péripéties de grand-mère Estela et Lourdes mettait la table avec mes
tantes et avec grand-mère Emilia*

* NT : La coutume brésilienne concernant la Saint Sylvestre


est de passer (dans la nuit de Noel) à table à partir des douze coups
de minuit.

Quelque uns de mes neveux et nièces, commencèrent à détruire


l’arbre de Noel, alors que les propriétaires de la maison étaient
distants des événements.

Une autre fois, je compris une partie des difficultés du monde


matériel. Les personnes liées par les liens de famille sont obligés à

105
convivre sur la même scène, de très nombreuses fois présentant une
attitude artificielle et une posture formelle, distant du véritable amour
et de sincère amitié. Je savais, cependant que ceci faisait partie de la
Justice Divine , qui mettait face à face sous d’autres enveloppes
matérielles, les ennemis du passé. La réincarnation, dans une même
famille, d’antiques bourreaux et de victimes peut causer ces troubles si
communs à l’environnement familier.

L’importance, donc, de cultiver l’amour au foyer et de surmonter


les divergences qui éventuellement pourraient surgir est le chemin
essentiel pour la réforme intime et pour le progrès spirituel.

Lucia annonça que le repas du réveillon était servi. Tous


s’assirent et avant même que papa puisse lever quelques types de
toast, grand-mère Emilia suggéra que l’on fît une prière et une
vibration suffisante, profitant de l’esprit de Noel. A contre cœur,
grand-mère Estela ferma les yeux, estampillant un léger pincement sur
les lèvres qui montrait sa désapprobation pour ce moment ‘mystique’
dans sa compréhension, qu’Emilia protagonisait.

Les personnes présentes firent une prière de Noel de touchante


vibration. Un brillante lumière dorée envahit la salle, servant pour
harmoniser l’environnement et aussi permettant aux Mentors
Spirituels d’utiliser ces charges magnétiques positives pour sauver de
nombreuses entités inférieures qui encore se trouvaient perdues errant
dans la croute terrestre.

La prière finie, commença le repas du réveillon de Noel et j’étais


là observant le ‘tchin tchin’ des verres et des coupes, le titillement des
couverts et les propos de chacun à cette hauteur des événements
engagés avec beaucoup d’amour. J’en arrivais à la conclusion que
mon destin était à ces personnes et que je devrais contribuer pour
l’évolution spirituelle de chacun, inclusivement la mienne. Je
m’approchais de tous et les embrassais les étreignant dans mes bras
un à un. Je perçus que quelques uns sentirent des frissons et d’autres
alors, sentirent ma présence. C’est ainsi, car ceci fut la meilleure façon
trouvée pour leur désirer, de tout cœur, un joyeux Noel.

106
107
XI

Gémeaux.

Autour du septième mois de grossesse Lucia était avec un


énorme ventre et tous se demandaient si je n’aurais pas un petit frère.
Des jumeaux ! Un rêve pour beaucoup de mères et un cauchemar pour
d’autres. Préoccupée, maman chercha à avoir une orientation du Dr
Marcelo.

Non, répondit-il, il s’agit d’un unique bébé, soyez tranquille ! De


nombreuses mères, à leur première grossesse pour ne pas être
habituées avec le volume utérin, ni avec la dilatation du ventre,
pensent qu’elles attendent des gémeaux.

J’étais vraiment surpris. En fin de compte je n’aurais pas pu


passer autant de temps accompagné et ne pas l’avoir aperçu. Un
doute cependant, surgit qui avait du être le même que maman.
Pourquoi le Plan Supérieur envoie-t-il quelques fois, deux ou plus
d’enfants, à l’inverse d’un seul par gestation ?

Nous commençâmes à réfléchir ensemble et Lucia s’endormi. Je


laissais alors sa compagnie et m’approchais de mon cher mentor, qui
m’expliqua avec patience et calme ce que je devais savoir.

Il y a de nombreuses hypothèses pour la conception et la


naissance des gémeaux. Quelques couples sont réticents et ne désirent
pas avoir d’enfants. Lorsqu’ils choisissent, ils stipulent une quantité :
‘au maximum un’. D’autres cependant, qui en ont deux fixent
rigidement ; ‘maintenant seulement un de plus’. Il existe une

108
programmation d’une quantité déterminés d’esprits pour les couples
qui vont devenir parents, cependant le département de Réincarnation
entreprend certaines fois d’interférer.

A l’instant de la conception, à travers des médecins de la


Spiritualité, des spermatozoïdes sont mis dans les ovules. Ainsi est
garantie la réincarnation si nécessaire, de ces entités.

D’un autre coté, il y a des couples qui stipulent une quantité


flexible d’enfants, et ne s’importe pas avec la venue de deux ou trois
par exemple. Peut être que dans ce cas, jusqu’au quatrième ou
cinquième, ils seront les bienvenus. Dans ce cas, la Spiritualité
Supérieure profitant de la disponibilité, envoient plus d’un esprit pour
la réincarnation.

D’autres hypothèses existent, du point de vue de ceux qui vont


réincarner. Il y a des entités qui sont des ennemis figées de longues
dates. Les Evaluations des Coordinations Spécialisées de la Colonie
Spirituelle indiquent que les meilleurs manières de soigner cette
rivalité profonde entre deux êtres est de les mettre ensembles sous le
même toit, à l’intérieur de la même famille. Surgissent alors les
gémeaux.

Le vécu de ces gémeaux (autrefois ennemis), dans l’utérus


maternel, si proches et vivant les mêmes émotions, se préparant à
aimer la même mère et le même père, apprenant à voir le monde de la
même façon et par-dessus tout, partageant le même aliment et
respirant le même air, leur sert de solide base pour une régénération
prometteuse. Lorsqu’ils sont réincarnés, ils sauront supporter
ensemble les épreuves qui leur sont réservées et ils pourront, par la
bonne utilisation du libre arbitre, vaincre les barrières et amplifier les
horizons. Ce n’est pas par hasard si les gémeaux, en règle générale,
ont une bonne relation et certaines fois les mêmes gouts. La propre
ressemblance physique fait qu’ils soient complices dans les
cheminements que la vie leur présente. La proximité qu’ils n’avaient
pas dans leur passé lorsqu’ils étaient adversaires, fait qu’ils sont
obligés à vivre dans le présent et dans le futur. Les chances de
récupération sont alors immenses.

109
Ce type de réincarnation peut survenir de façon double
(gémeaux), triple (trijumeaux) ou en plus grande quantité, respectant
la capacité physique de la mère.

Ainsi, quelques fois, l’apparition de jumeaux dans une famille


survient par l’intervention de la Spiritualité, qui impulsionne la
réincarnation à plusieurs enfants en même temps, même que le couple
le veuille ou non.

D’autres fois, la flexibilité et la préparation des parents dans le


chemin de l’amour permet à la Spiritualité Supérieure de déterminer la
réincarnation de plus d’une entité en même temps, car cette décision
est en accord avec le libre arbitre du couple de recevoir autant
d’enfants qu’il le peut.

C’est dans une troisième hypothèse, la réponse à l’objectif de


réconciliation parmi les ennemis du prétérit, à travers de l’union
intime proportionnée depuis la convivialité dans l’utérus maternel et
ensuite, pour de nombreuses années, ce qui est extrêmement
valeureux.

Il est répondu à de très nombreux intérêts dès le moment de la


conception d’un enfant. La règle cependant, est que les jumeaux
doivent toujours être les bienvenus, car il existe une raison divine au-
delà de leur arrivée. Logiquement tout être qui réincarne possède la
main de Dieu le bénissant. Dans le cas de gestations multiples, il
existe une particularité dans cette relation à être prise en considération
au moment dans lequel les parents reçoivent la nouvelle qu’ils
recevront plus d’un enfant en même temps. Je fais une suggestion : il
suffit de redoubler la dose d’amour.

****

J’ai eu une gestation tranquille. Mes parents m’ont beaucoup


aimé et la famille attendait anxieuse mon arrivée fulgurante. Je serais
le premier enfant d’Adamastor et de Lucia.

110
Malgré tout, dans cet engagement positif, ou j’avais pour
mission d’apporter dans le cœur endurci de papa un peu de lumière,
lui réveillant l’amour de Dieu. Cela devrait aussi, aider à consolider
l’union de Lucia et d’Adamastor au reste de la famille, en dehors de
représenter un point d’appui spirituel.

Mes parents auront d’autres enfants, mais seulement lorsque je


partirais. Et par libre option, ma désincarnation du monde physique
serait triste et précipitée, dans la compréhension des incarnés. Non pas
par hasard, mais cela finit par servir à adoucir la rigidité
qu’Adamastor avait et de refuser d’avoir un autre enfant. Lui, avec
grand effort, permit ma naissance, alors que pour des raisons égoïstes,
il préférait vivre seul avec maman. Ma venue lui adoucit le cœur et
mon départ, brisa ses résistances. J’ai représenté pour lui tout au long
des dix ans, amour et amitié, sentiments que qu’il n’avait jamais
connus intégralement.

Les enfants servent pour donner de la force aux parents. Ils leur
enseignent les sentiments qui n’ont pas une limite. Pour un enfant les
parents sont capables de surmonter l’amour propre et de répartir la vie
et les rêves, ils sont obligés de diviser leur toit et de partager la table.
Pour un enfant les parents s’engagent profondément à lutter encore
plus pour leurs idéaux et en vérité ils rénovent leurs espérances.

Lorsque j’ai laissé le monde matériel, Adamastor avait déjà


compris que la vie d’un couple sans enfants n’est pas peine d’amour et
de satisfaction. Pour une telle raison, ils finirent par générer d’autres
enfants et aussi en adopter d’autres. Adamastor apprit à bien se
dégager des biens matériels et commença à voir en dieu la véritable
force qui fait bouger la vie.

Durant dix années de convivialité, nous avons réussi à vivre


ensemble dans une amitié si forte, que papa, lorsque je suis parti ne se
révolta pas contre Dieu. Au contraire, il demanda qu’il me bénisse
lorsque j’arriverais au ciel.

Je n’eus pas la prétention d’être un missionnaire. J’eus mes


erreurs, bien qu’elles soient commisses dans la phase infantile, quand

111
la responsabilité de l’incarné est petite. En laissant le plan physique
avec dix ans d’âge, je commis peu de détours et j’obtins le bonheur de
retourner, avec succès, dans ma chère Alvorada Nova.

La vie véritable est spirituelle. Lorsque je partis Lucia, pleurait


de nostalgie, mais elle ne cessa jamais de dire que je sois béni, car
j’irais pour un endroit de beaucoup de lumière car j’avais terminé ma
journée sur la Croute terrestre parce que j’avais eu des mérites pour
cela. Elle ne fuit pas la réalité, car tous les jeunes qui prématurément
(au dire des incarnés) quittent la veste corporelle, retournent souriant
dans le plan spirituel.

Il existe de nombreuses raisons, toujours élevées, de la


détermination de la désincarnation d’un enfant ou d’un adolescent.
Mais dans le plan spirituel, cette interruption est toujours vue avec
optimisme. Elle apporte à celui qui désincarne un immense appui de
la part des équipes secouristes d’une cité spirituelle. Elle permet dans
la majorité des cas, un solde positif à l’Esprit qui revient. C’est une
des épreuves les plus difficiles que les parents doivent affronter et s’ils
arrivent à surmonter cette très dure épreuve avec résignation, cela peut
proportionner un immense progrès au couple et aussi aux familiers.
Enfin, il advint de bons fruits à ceux qui désincarnent prématurément,
bien que la majorité des incarnés ne l’entendent pas ainsi.

Lorsque j’ai laissé mes parents, je perçu qu’Adamastor, avait


réussi à entreprendre sa réforme intérieure et se rénova intérieurement.
Lucia à son tour, consolida l’immense amour qui lui était inhérent et
augmenta sa force et sa foi. Grand mère Emilia réitéra envers elle-
même les valeurs spirites qu’ils l’avaient toujours dirigées dans son
cheminement, alors que grand-mère Estela assez perturbé donna un
frein à tant de perte et de gaspillage dans ses aventures matérialistes et
commença à refléter sur la vie comme jamais elle ne l’avait fait
auparavant. De nombreux amis et parents, qui souffrirent ensemble
avec la famille, apprirent les valeurs qu’ils méconnaissaient.

La sagesse divine dépasse, sans aucun doute, notre


éclaircissement et l’entendement que nous avons sur le monde. De
nombreuses leçons nous enseignent que nous devons confier à Dieu

112
notre destin, sans préoccupation extrême avec le jour de matin.
Evidemment, tous doivent travailler pour construire un futur
prometteur, soit dans le chant matériel, soit à propos des valeurs
spirituelles.

Le Plan Supérieur connait bien les pas adéquats à notre


cheminement. Les souffrances lorsque nous sommes sur le plan
matériel, doivent être les bien venues*(1), car elles représentent le
chemin pour la félicité future que nous planifions tant.

Que vaut une vie matérielle remplit d’éphémères et de masques


de félicité, avec des joies qui ravisent le corps, mais qui rendront
malheureux l’esprit dans son essence, si après nous devons souffrir
sous le fléchissement de débits ? Imaginons une vie sur le plan
physique comme un stage pour que nous puissions réussir à avoir une
préparation suffisante qui nous habilite à retourner dans la vie
définitive avec le cœur purifié.

Les enfants que Dieu envoie et éventuellement emporte au


tendre âge sont des opportunités de régénération, des épreuves que les
parents doivent supporter, résignés. Obéissant et acceptant avec
humilité la Sagesse Divine, chaque être humain ne peut se révolter
contre la Spiritualité Supérieure et ne pas supporter pour lui-même
quelques culpabilités ou doutes. Conformément avec le passage
éphémère de la vie physique, tous sauront de l’importance de bien
vivre chaque épreuve, pour ce qu’elle est, tout en assimilant avec
tranquillité chaque expiation*(2)

*(1) NT : L’auteur, fait référence, à nos erreurs prétérites, qui


peuvent constituer quelque débit karmique et doit être réhabilité,
toute comme d’épreuves que nous avons sollicitées avant la
réincarnation, ce qui arrivent beaucoup plus souvent qu’on ne peut
le croire… Il existe aussi de nombreux autres cas, que nous ne
pouvons pas cités afin de ne pas interférer dans la narration de cet
ouvrage.

113
*(2)NT : Du point de vue de la réincarnation, nous incarnons,
désincarnons, suivant des cycles… Nos passages sur Terre dans la
vie physique, sont des transitions importantes pour notre évolution.
La mort n’étant qu’un état transitoire tout comme la naissance. A la
mort nous laissons notre corps, tout comme nous nous
débarrassons d’un vêtement usagé. A la naissance, donc à notre
réincarnation dans un corps matériel, nous revêtons un autre
vêtement pour une nouvelle vie. La mort n’étant qu’un passage du
monde matériel vers le monde spirituel qui est la véritable patrie
d’où nous venons tous et repartons tous. C’est donc sous ces
optiques qu’il faut interpréter les écrits ici narrés.

Le secret d’un recommencement prometteur sur le plan matériel


est de donner la même attention à la gestation que les parents ont pris
à l’habitude de dédier à leur enfant après la naissance. Lucia,
Adamastor et moi, nous formions une famille depuis les premières
minutes de ma conception, parce que l’amour nous unissait. Rien
n’aurait pu être plus beau. Aucun sentiment n’aurait pu être aussi
rempli. J’étais heureux. Ainsi ont été mes neufs mois de gestation de
vie utérine et la certitude d’autres dix années de merveilleuse
convivialité avec mes parents aimant.

114
115
XII

Ma renaissance.

Lorsque j’eus atteint mes neuf années de vie, j’étais la fierté de


mes parents, la joie de mes grands parents et le ‘vie ‘ de la maison,
comme Lourdes le clamait. Je me levais anxieux et je me préparais
pour aller à l’école. Lucia avait préparé deux fêtes commémoratives
pour mon anniversaire. Une serait destinée aux amis du collège et une
autre, la nuit visait à recevoir mes familiers pour l’embrassade de
Noel. Quel enfant n’aime-t-il pas profondément son jour
d’anniversaire ? Recevoir des cadeaux et spécialement, le soin et
l’attention spéciale des parents et des amis est un baume pour
n’importe quel enfant de cet âge. Les adultes deviennent de très
nombreuses fois de véritables enfants lorsque ces dates annuelles
arrivent.

Il y a différentes formes de commémorer un anniversaire : avec


ou sans les cadeaux, avec ou sans les fêtes. Un seul élément
cependant, ne doit jamais manqué : l’amour.
La date d’anniversaire en soi même ne veut rien dire, alors que
tous les jours nous devenons un peu plus vieux.

Cependant, à cette occasion, il existe le spécial désir de


transmettre l’amour, sentiment fondamental pour impulsionner les
êtres à l’évolution véritable. Se souvenir du jour d’anniversaire,
désirant des félicités, donnant l’accolade ou des baisers, manifestant
l’amitié et de bonnes relations, enfin, transmettant de bons fluides, est
une conduite importante dans la relation des incarnés. Ce n’est pas le
présent qui symbolise l’anniversaire, mais l’amour avec lequel il est

116
donné. Ce n’est pas la fête qui peut représenter un jour heureux, mais
l’amour à qui il est donné. C’est aussi une bonne journée pour renouer
une amitié perdue, pour refaire des liens perdus et peut être jusqu’à se
régénérer avec un ennemi.

Ce jour si important, je sortis content de la maison et aussitôt le


matin j’étais avec un sourire irradiant envers tous. Mon père
m’emmena à l’école. Nous conversâmes beaucoup durant le trajet et il
arriva à se souvenir de ce fatidique jour de ma naissance, lorsqu’il
coupa le transit de São Paulo pour arriver à temps à la maternité, alors
qu’ensuite je finis par faire attendre de très nombreuses heures pour
avoir l’envie, le courage de naître. Il adorait raconter cette histoire à
mon sujet.

A chaque fois que papa et maman me racontait les histoires de


mon enfance, je vibrais, car cela symbolisait l’amour qu’ils
nourrissaient pour moi. J’avais l’habitude de croire que les mauvaises
expériences devraient être oubliées, raison pour laquelle, lorsqu’ils me
rappelaient mon passé. Je me sentais réconforté.

En peu de minutes, nous arrivâmes au collège. Je descendis de la


voiture et soigneusement, je reçus de mon père un autre baiser sur la
tête. J’entendis une autre fois.

- Eh, mon héro ! Joyeux anniversaire ! Ne dépense pas toutes tes


forces pendant la journée, car cette nuit nous aurons une autre fête,
n’est-ce pas ?

Mon papa c’est un grand. Ensemble à la fête de mon


anniversaire il y a un toast : une commémoration importante. A
propos, Adamastor m’appelait ‘mon héro’ Je n’ai jamais su le motif,
mais j’ai toujours aimé le doux traitement.

J’entrais dans la salle de classe passais quelques heures et


demandais à ma maitresse pour aller aux toilettes. Autorisé, j’y allais à
pas pressés et finis par me soulager. Je finissais satisfait. A partir de
là, commença une nouvelle phase de ma vie. Je regardais vers le bas
et avec une certaine crainte, je constatais qu’il y avait du sang dans les

117
toilettes. Tremblant et vacillant, j’appuyais mes mains sur le mur et je
regardais de nouveau. Je n’étais pas en train de rêver et quelque chose
de très étrange était en train de m’arriver.

Un peu en pleurs, effrayé, je retournais vers la classe et


j’appelais ma professeur, lui comptant ce qui était arrivé.
Immédiatement, je fus amené chez le directeur et mes parents furent
appelés au collège. Je crois qu’Adamastor et Lucia n’auraient jamais
cru que notre quotidien allait changer par un simple appel
téléphonique.

Quelques jours plus tard, Lucia et moi, étions assis dans un petit
sofa, placé stratégiquement dans le coin d’un immense salon qui
composait l’entrée du laboratoire des analyses cliniques. Je regardais
fixement vers un vase contenant des géraniums et je divaguais, à
l’intérieur de mon innocence, à respect de la vie et de la valeur pour
Dieu. J’avais quelques notions claires du christianisme, transmisses
par ma mère depuis le berceau. J’imaginais que ces quelques fleurs,
dans ce moment pour le moins, pourraient être plus heureuses que
moi, touché par cette maladie inconnue. Lucia parut avoir deviné mes
pensées.

- Pourquoi regardes-tu fixement ces fleurs, Caio ? N’imagines-


tu pas qu’elles ont aussi leurs problèmes ?

- Et elles en ont ? Je crois que non !

- Tous nous avons nos problèmes personnels, mon chéri. Les


fleurs aussi. Elles sont prises dans un vase, leurs racines serrées par
les bords du vase et leurs pétales reflètent uniquement la lumière de
l’éclairage artificiel… Peut être préféreraient-elles être dans un
champ.

Je concordais aussitôt et cédais à l’impulsion de reformuler mes


pensées. Ces fleurs n’étaient pas aussi heureuses ainsi.

- Alors les fleurs des champs n’ont pas de problèmes… dis-je


convaincu à Lucia.

118
- Tu te trompes ! Et le soleil terrible qui sèche leur terre. Les
abeilles qui leur retirent le pollen ? Les pluies abondantes qui
enlèvent leur feuilles ou plient leurs tiges et font tomber leurs
pétales ?

Je compris l’intention de maman et l’éloignais ma pensée des


géraniums. Réellement chacun de nous à ses propres difficultés à
vaincre et ceci a toujours été un enchantement de la vie. Nous sommes
tous ensemble sur un immense bateau naviguant dans le dessein de
l’évolution.

En déviant mes yeux du vase, j’arrivai à la conclusion si


attendue que mon examen était prêt. Maman un peu tremblante, le prit
fermement à deux mains et nous partîmes pressés en direction du
cabinet du Dr Marcelo. Nous attendîmes quelques minutes. La
secrétaire pria Lucia d’entrer et que je reste à l’attendre à l’extérieur
dans la salle d’attente. Je vacillais sur cet ordre et tentais ainsi de me
reprendre. Maman me demanda avec les yeux pleins de larmes que
j’aille attendre dans la pièce d’à coté. J’attendais le cœur angoissé.

Alors que Lucia était à l’intérieur du cabinet, je vis papa arrivé


tout en sueur.

-Eh, Héro, comment a été le jeu d’hier à l’école ? Je suis


curieux de savoir combien de goals tu as marqué, hein ?

Je n’eus pas le temps de répondre et il entra aussitôt dans la salle


ou maman était.

Quelques minutes plus tard, Adamastor sortit ; pale tentant de


cacher son état émotionnel, et me convia à sortir. Je demandais
aussitôt à ma mère et la réponse fut laconique : il va rester un peu plus
avec le docteur Marcelo. Nous partîmes. Mon cœur palpitait et je
pressentais quelque fatalité, s’approchant. Lucia sensible qu’elle était,
n’arrivait plus à se contrôler suffisamment pour affronter mes yeux
anxieux. J’acceptais d’accompagner papa… a peine nous deux.

119
Nous arrivâmes à un immense parc dans la zone sud de São
Paulo. Nous passâmes de nombreuses minutes dans le silence près des
bosquets d’arbres. Nous nous regardâmes de temps en temps jetant à
la dérobée un regard, et à un moment déterminé, papa prit avec
sécurité ma main.

- Caio, j’ai besoin de parler avec toi…

A partir de là, je n’avais plus besoin de rien dire : j’avais fait


quelque chose d’impardonnable ou la situation était même grave. Il ne
m’appelait jamais par le nom.

- Fils, il est nécessaire d’être fort comme maman et papa t’ont


toujours enseigné. Est-ce-que tu le promets ?

Je sentis mes jambes et mes bras s’endormirent. Mon corps était


comme prostré, affaibli, mais il me servait de support.

- Oui, papa , je le promets

- Les résultats de tes examens sont sortis et tu as une grave


maladie. Il y a des chances de la soigner mais cela dépendra de
beaucoup de lutte. Nous serons ensemble mon garçon, et rien ne
pourra nous séparer dans ce moment. Pouvons-nous conter sur ton
courage ?

Je répondis affirmativement, et je perçu que les dix années


d’apprentissage christique auquel je fus soumis furent les fondements
de mon accord. S’il n’y avait pas eu cette foi en Dieu et mon amour en
Jésus, depuis la plus tendre enfance, je crois que j’aurais réagi d’une
autre façon. Mon père ne s’attendait pas à autant de sincérité et il se
retrouva perplexe.

- Mon fils, ton attitude me laisse orgueilleuse. Chaque fois plus,


je t’admire pour ta posture sereine et en même temps forte.

Nous passâmes quelques moments dans le parc cet nous


résolûmes de nous rappeler quelques uns de mes tours d’enfance, un

120
sujet qui me réjouissais toujours. Au long de la conversation, je perçu
mon père larmoyant, mais je feignais de ne pas m’en apercevoir et lui,
cherchait à se reprendre à chaque fois. De mon coté, je sentais un
support invisible, qui à cette époque, je pensais être mon ange
protecteur. Aujourd’hui, je sais que c’était la force incroyable de mon
mentor

Il n’est plus besoin de narrer mes jours à partir de là, même étant
spirite, et j’entrais dans une période de profonde dépression. Ma
maladie était incurable et il faudrait apprendre à lutter, se maintenir,
avoir le courage, se préparer avec cette inévitable séparation. De
nombreuses fois, j’entendis mes parents disant qu’ils échangeraient
facilement leur vie pour la mienne. Dans quelques moments de forte
tension émotionnelle, quelques considérations étaient faites dans le
sens qu’il serait injuste la désincarnation d’un enfant d’à peine dix
ans. Enfin de part la formation chrétienne qu’avait eu maman, et
réellement elle l’avait, l’expectative de perdre son enfant lui procurait
une profonde douleur, déchirante. L’aide de grand-mère Emilia a été
indispensable. Ses sages conseils, rappelant à Lucia, la Justice Divine
dans l’absolue certitude, cautérisa les plaies ouvertes.

Papa, matérialiste convaincu, commença une nouvelle phase de


sa vie. La perspective de me voir désincarnant avant qu’il puisse
ouvrir son cœur pour l’étude de l’Evangile et de la valeur spirituelle,
fait qu’il se réveilla, tout en commençant à écouter avec un certain
attachement les leçons de la belle mère et il diminua sa colère contre
la religion.

Deux mois après la fatal nouvelle, je me trouvais en plein


traitement, douloureux et ardu, lorsque je résolu demander clairement
à Lucia si ma fin était proche. Elle tenta de cacher la vérité mais elle
ne réussit pas. Elle me dit que la fin n’existait pas et que la véritable
vie était celle de l’esprit. Cependant, jamais nous ne pourrions parler
d’une fin. J’en déduis que mon parcours ne serait plus très long.

Bien que j’ai pleuré certaines fois, quand je vis le désespoir de


mes familiers et amis, je crois que je me torturais beaucoup plus avec
la souffrance que me causais les autres, que proprement de ma

121
situation. La mort ne m’effrayait pas, réellement. Je m’éduquais
depuis longtemps, à croire en Dieu et je sentais l’amour du Créateur
m’envahir le cœur, comme les rayons du soleil pénètrent ma chambre
tous les matins. Rien ne m’éloignait que la conviction que les Esprits
peuvent aussi jouer ‘au ballon de foot’ avec moi dans le ciel ou dans
les cités spirituelles, desquelles me parlait grand-mère Emilia.

Ma douleur m’entourait dans un sentiment de faute. J’étais en


train de créer de l’angoisse et de la tristesse aux personnes que
j’aimais. Un jour, en pleurs, je partis à la rencontre de ma très chère et
inoubliable grand-mère maternelle.

Marinho , mon chéri , ne te laisses pas impressionner par la non


conformité des autres. Tu es en train de lutter contre une maladie qui
t’épuises et je te vois plus résigné que beaucoup d’autres personnes
saines qui sont à tes côtés. Ceux qui véritablement t’aiment
comprennent l’importance de ta vie.

- Même que Dieu t’emmène près de Lui, nous tous nous devons
accepter ce fait confirmé. La vie spirituelle est belle et véritable. De
la, nous venons tous et vers là, nous revenons tous. Tu sais bien là,
n’est-ce pas ?

- Oui grand-mère. Mais pourquoi suis-je en train de sentir


autant de douleur ? Ne serait-il pas plus facile de mourir aussitôt ?

- Mon chéri l’apprentissage est de tous. Chaque maladie


cherche à enseigner certaines valeurs à l’esprit, et non pas seulement
au malade. Les parents et amis doivent apprendre les mêmes valeurs
et la souffrance est une forme de maturité spirituelle et un mode pour
nous démontrer que nous sommes résignés aux Desseins Divins. Tu
me comprends donc ?

- Je crois que oui. Alors, je ne dois pas me lier à la tristesse


autour de moi ?

- Tu dois cependant comprendre que les personnes les moins


préparées pour affronter la vie soufrent plus… Acceptes ce fait mon

122
chéri ! Mais ne souffre pas de cela. Lorsque tu es angoissé, fais cette
prière que je t’ai enseignée et appelle ton petit ange gardien,
entendu ? Tu te sentiras mieux.

- Est-ce que je vais mourir grand-mère ?

- Je ne sais pas mon enfant. Ceci dépend de Dieu. Les médecins


continuent lutant et il y a toujours un espoir. Cependant, Caio
souviens toit que grand-mère est déjà très avancée en âge et
brièvement va mourir. Mais ceci ne m’effraie pas, parce que la mort
est un phénomène naturel et une libération pour l’esprit. Pour cela ne
te préoccupes pas autant pour cela. Nous allons maintenant lutter
pour ta récupération…

Je confesse que les propos de grand mère Emilia étaient un


baume pour moi. Elle ne mentait jamais et n’a jamais cessé de
répondre à mes questions. Elle était honnête et pure, me transmettant
soin immense amour. A quoi cela sert-il de tromper un enfant ? A mon
âge je pressentais déjà les faits à mes cotés avec une précision très
poussée. Lorsque j’entendais des mensonges, par rapport à mon état
de santé, j’en étais énervé, parce qu’à l’inverse d’être préparé à
affronter une réalité j’étais mené à croire à une fausse vérité. La vie
physique est la même pour les enfants que les adultes. Le monde
infantile, cependant, ne se remplit pas avec des éternelles fantaisies et
de simples mensonges. Avec soin et attention, l’enfant peut prendre
connaissance de la vérité qui l’entoure sans que ceci puisse le
traumatiser. Logiquement, tout dépend de l’éducation depuis le
berceau. Une préparation dans le chemin christique favorise pour
beaucoup l’éducation et l’entendement du monde.

Après une année de constants soins médicaux, j’étais débilité et


maigre, cependant j’exhibais une placidité qui incommodait un peu
ceux qui venaient me rendre visite. Maman était obligée de justifier à
mes amis et parents que j’étais réellement calme et serin et non pas
dopé et avachi par les remèdes. Normalement, les personnes attendent
à rencontrer le désespoir dans une chambre d’hôpital. Mais dans mon
cas, lorsqu’ils voyaient de l’espérance et de la tranquillité chez moi, ils
finissaient de croire et voyaient bien que je n’étais pas aliéné ou sous

123
effet de sédatif. Serait-il que la mort du corps physique pourrait
toujours causer autant de souffrance aux incarnés ? Quant est-ce que le
mécanisme de l’évolution sera-t-il réellement compris ? Ces questions
à cette occasion étaient lancées par grand-mère Emilia dans ses
orientations à mes parents.

Le temps faisait qu’Adamastor, à travers de mon propre exemple


de résignation, apprenne une importante leçon. La vie a seulement une
valeur quand elle est comprise du coté spirituel. A quoi cela servirait-
il de vivre dix ou quatre vingt ans si un jour une vie doit finir pour
toujours et qu’il ne reste rien de chacun ? Pourquoi s’engagerait-on
alors dans une constante lutte si la fin était définitive ?

Papa compris que moi, son fils et son héro, ne m’en irais pas
pour toujours. J’étais à peine en train de passer de la vie pour un autre
coté et un jour nous irions nous retrouver de nouveau. Lucia pour sa
part, en dehors de l’amour qu’elle me dédiait donnait aussi de son
temps à un hôpital voisin de ma maison. Le sens de la charité lui était
encore plus profondément ancré dans le cœur. Lorsque je vis mes
parents altérer leurs façons de penser et agissant différemment je
commençais à entendre ce que grand-mère Emilia voulait dire en
affirmant qu’une maladie ne représente pas un mal pour tous. De très
nombreuses fois, la maladie donne le signal pour la transformation et
proportionne une réelle opportunité de Réforme intime.

Vivre avec une certaine difficulté, affronter une maladie fatale


ou être devant la mort signifie pour beaucoup une cruauté sans limite
de la part du destin. Pour moi, tout au long d’une année et de deux
mois de constants et douloureux traitements, cela commença à
symboliser, malgré mon très jeune âge, une marque dans ma vie, car
j’avais une certitude absolue que j’irais survivre à tout et que je
continuerais dans quelque endroit qui soit, du monde spirituel.

L’effondrement dans notre famille fut énorme. Grand-mère


Estela partie en voyage d’urgence en Europe et se fit interner dans une
clinique sous le prétexte de ne plus pouvoir supporter l’expectative
proche de la perte de son unique petit fils. Sa fuite, à mon point de
vue, me priva de mieux la connaître dans ces derniers mois de la vie.

124
Elle-même empêcha dans un moment si important de sa vie, qui
était d’apprendre avec la réalité comment l’on peut affronter et
vaincre, non pas une maladie fatale, mais le désespoir et les sentiments
pessimistes.

Dans mes dernières semaines, je commençais à recevoir la visite


quotidienne de mon mentor ami. Je rêvais avec lui toutes les nuits et je
me réveillais faible dans mon lit mais je racontais à tous, nos
rencontres. Les infirmières aimaient entendre mes histoires et riaient
suffisamment, avec les messages que je disais recevoir de mon ‘ange
gardien’. Elles pensaient que j’inventais tout. Certaines fois papa
rentrait dans ma chambre et j’étais entouré de médecins et infirmières
qui venaient de tous les services de l’hôpital pour voir un jeune
garçon de dix ans affronter une maladie fatale avec tant de sérénité et
de foi.

Dans ces moments, Adamastor s’approchait de moi et


soigneusement prenait ma main, disant

- Tu comprends maintenant, pourquoi, tu as toujours été ‘mon


héro’ ?

Larmoyant de bonheur, finalement je compris le sens que papa


utilisait dans sa manière de m’appeler. Je crois que je réussis à lui
transmettre un message cristallin d’amour et ceci le fit se transformer.

Mon dernier jour a été commun. Après quatorze mois de lutte,


avec de nombreuses périodes d’internement hospitalier, beaucoup de
parents ne venaient déjà plus me visiter, et les amis il y a très
longtemps ne se souvenaient plus de moi. Fidèles, étaient maman,
papa et grand-mère Emilia. Tous les jours sans aucune exception, je
les avais à mes cotés près de mon lit. Ce jour ne fut pas différent. Une
très forte fièvre me provoqua des convulsions quelques heures
auparavant et providentiellement les médecins me donnèrent un
sédatif très fort.

125
Désengagé que j’étais et endormi, je ne fis preuve d’aucune
grande difficulté en reconnaissant la lumière de l’équipe spirituelle
s’approchant de moi. Mes parents n’ont jamais exercé quelques types
de pression, à travers de suppliques ou de prières fanatiques, pour que
je reste éternellement lié à la chair. Grand-mère depuis longtemps
priait pour ma sereine désincarnation.

Au moment certain, je me sentis fluctuer dans mon lit. Je


regardais vers tous les cotés et je croyais être en train de dormir.
Subitement, je commençais à voir le sol de la chambre devenir loin et
des semblants de papa et de maman disparurent de ma vision. Un peu
effrayé je regardais vers le haut et une forte lumière dorée se fit
présente. Quelques secondes après, je reconnus des voix amies et un
engourdissement sain et calmement enveloppé. Je me rassurais. Et
lorsqu’une autre fois j’ouvris les yeux j’étais sur le chemin de la cité
de lumière, de ma chère Alvorada Nova.

FIM

126
POSTFACE

Le dernier chapitre commence avec la narration poignante des


commémorations du neuvième anniversaire de Caio Mario,
démontrant l’importance de toujours chercher à transmettre à son
prochain l’amour et la solidarité.

Il est ensuite revenu à la partie relative à sa maladie, qui loin de


représenter une douleur, signifie aussi une autre opportunité de vivre
la fraternité et les épreuves nécessaires à l’évolution spirituelle.

Maladies et malades ne peuvent pas être traités avec


discrimination ni idées préconçues. Les infirmités n’existent pas et ne
surviennent pas pour châtier. Elles peuvent être la partie d’une
expiation ou représenter une épreuve, non seulement pour le malade,
mais aussi pour ses familiers et ses amis. Dans ce cas là, lorsque le
malade arrive à l’affronter, résigné, il sera en train de donner un
exemple à ceux qui sont à ses cotés, ce qui pourra signifier une
opportunité ostensive de réforme intime pour tous.

La phase de la douleur, devant la perspective de la perte d’un


être cher, fait partie de la compréhension que la vie matérielle exige.
Quelques uns laissent la croute terrestre subitement et d’autres
demeurent à désincarner, vivant pendant des années dans quelque
maladie incurable. Toutes ces situations représentent des instruments
divins pour soumettre aux épreuves ou expiations les déterminées
créatures.

Caio Mario avait une mission d’amour, qui consistait à répandre


de bons sentiments là ou il passait, dans un sauvetage spécial, à travers
l’exemple qu’il du donner, au dur esprit de son père Adamastor.

127
Il réussit à triompher dans son séjour et aujourd’hui il se
retrouve dans des activités d’amour sur le plan de la véritable vie.

Comptant son passage sur la croute terrestre, avec un spécial


soin concernant sa ‘Vie en Gestation’, son intention était de montrer
l’importance des premiers pas de l’incarné, toujours dans l’utérus
maternel, tout comme la répulsion qu’il avait pour l’avortement,
devant la valeur inestimable que la vie possède.

Le passage de sa période de vie en gestation pour la phase qui


relate ses derniers mois de vie sur la croute a eu pour finalité de
démontrer que le commencement est aussi important que la fin.
Renaitre pour la vie matérielle est aussi essentiel que de partir de
retour vers le plan spirituel.

Les années qui sont sans narration, depuis sa naissance jusqu’à


sa désincarnation, bien évidemment ont été marquantes pour son
séjour, mais l’objectif de l’ouvrage était d’aborder le commencement
et la fin d’une trajectoire d’amour.

Tout au long du dernier chapitre l’on peut percevoir dans les


paroles de Caio Mario, que son éducation dans le chemin d’aimer son
prochain et que l’aide et l’amour qu’il reçu de ses parents ont été
déterminants pour son tranquille passage pour la véritable vie.

Savoir bien vivre les premiers jours dans l’utérus maternel a la


même importance que de savoir affronter avec espérance et foi la fin
du cheminement.

Recevoir un bébé mérite la même émotion que le départ d’un


incarné. Les deux sont en train de vivre leurs nécessaires
cheminements, dessein du constant progrès spirituel. Sans naitre et
sans désincarner, l’Esprit n’a pas la possibilité d’évolution, mais il
affrontera seulement la stagnation.

L’évolution de l’humanité conduira les créatures à voir dans la


mort du corps physique une renaissance pour une autre vie, également
essentielle et importante pour l’être.

128
La douleur sera substituée par la joie et par l’espérance, dans le
futur, d’avoir une nouvelle rencontre avec les êtres chers. La loi de
réincarnation sera entièrement comprise et celui qui aujourd’hui est
enfant, années après année sera vieux, devenant nouvellement à être
un enfant, confirmant le cycle successif des départs et des retours
couronnant le progrès si désiré.

Adamastor et Lucia reçurent bien leur enfant Caio Mario et avec


lui partagèrent, de nouveaux mois de gestation. Ils surent donc, par
résignation, vivre les derniers moments avec leur enfant chéri, leur
donnant espérance et de lui recevant un exemple d’amour et
d’humilité. L’affrontement de la mort doit être serein et confiant pour
la renaissance qui doit venir.

Si momentanément la perte d’un être cher porte la tristesse,


celle-ci ne devra jamais se transformer en révolte et non conformité
contre les justes lois divines.

Les parents de Caio eurent leurs instants de souffrance et de


douleur, qui fait partie de la nature humaine, situation compréhensible
dans l’actuel stade de l’’évolution de l’humanité, mais ils surent
vaincre cet état d’esprit et continuèrent leurs journées distribuant
amour et promouvant la charité.

Le message de cet ouvrage vise à transmettre l’espérance, depuis


la naissance jusqu’au désespoir pour la véritable vie.

Lisant les lignes construites par Caio Mario, le lecteur très


certainement va se sensibiliser, comprenant un peu plus la magnitude
de la vie et l’inépuisable et infini amour de Dieu.

CAIRBAR SCHUTEL.

129
ANNEXE

L’avortement du point de vue spirite.

L’avortement du point de vue spiritualiste.

Présentation des travaux d’assistance de Fabiana

Donadel ‘Projet Fabiana Donadel’ et Projet Arte Cura’.

130
ANNEXE

PARTIE 1

131
Avortement du point de vue spirite.

LE LIVRE DES ESPRITS.


(ALLAN KARDEC)

Chapitre 7. Retour a la vie corporelle.

Union de l'âme et du corps.

344. A quel moment l'âme s'unit-elle au corps ?


« L'union commence à la conception, mais elle n'est complète
qu'au moment de la naissance. Du moment de la conception, l'Esprit
désigné pour habiter tel corps y tient par un lien fluidique qui va se
resserrant de plus en plus jusqu'à l'instant où l'enfant voit le jour ; le
cri qui s'échappe alors de l'enfant annonce qu'il fait nombre parmi les
vivants et les serviteurs de Dieu. »

345. L'union entre l'Esprit et le corps est-elle définitive du


moment de la conception ? Pendant cette première période, l'Esprit
pourrait-il renoncer à habiter le corps désigné ?
« L'union est définitive, en ce sens qu'un autre Esprit ne pourrait
remplacer celui qui est désigné pour ce corps ; mais comme les liens
qui l'y tiennent sont très faibles, ils sont facilement rompus, et ils
peuvent l'être par la volonté de l'Esprit qui recule devant l'épreuve
qu'il a choisie ; mais alors l'enfant ne vit pas. »

346. Qu'arrive-t-il, pour l'Esprit, si le corps qu'il a choisi vient


à mourir avant de naître ?
« Il en choisit un autre. »
- Quelle peut être l'utilité de ces morts prématurées ?
« Ce sont les imperfections de la matière qui sont le plus souvent
la cause de ces morts. »

132
347. De quelle utilité peut être pour un Esprit son incarnation
dans un corps qui meurt peu de jours après sa naissance ?
« L'être n'a pas la conscience de son existence assez développée ;
l'importance de la mort est presque nulle ; c'est souvent, comme nous
l'avons dit, une épreuve pour les parents. »

348. L'Esprit sait-il d'avance que le corps qu'il choisit n'a pas
de chance de vie ?
« Il le sait quelquefois, mais s'il le choisit pour ce motif, c'est
qu'il recule devant l'épreuve. »

349. Lorsqu'une incarnation est manquée pour l'Esprit, par


une cause quelconque, y est-il suppléé immédiatement par une autre
existence ?
« Pas toujours immédiatement ; il faut à l'Esprit le temps de
choisir de nouveau, à moins que la réincarnation instantanée ne
provienne d'une détermination antérieure. »

350. L'Esprit une fois uni au corps de l'enfant, et alors qu'il


n'y a plus à s'en dédire, regrette-t-il quelquefois le choix qu'il a
fait ?
« Veux-tu dire si, comme homme, il se plaint de la vie qu'il a ?
S'il la voudrait autre ? Oui ; s'il regrette le choix qu'il a fait ? Non ; il
ne sait pas qu'il l'a choisie. L'Esprit, une fois incarné, ne peut regretter
un choix dont il n'a pas conscience ; mais il peut trouver la charge trop
lourde, et s'il la croit au-dessus de ses forces, c'est alors qu'il a recours
au suicide. »

351. Dans l'intervalle de la conception à la naissance, l'Esprit


jouit-il de toutes ses facultés ?
« Plus ou moins suivant l'époque, car il n'est pas encore incarné,
mais attaché. Dès l'instant de la conception, le trouble commence à
saisir l'Esprit averti par là que le moment est venu de prendre une
nouvelle existence ; ce trouble va croissant jusqu'à la naissance ; dans

133
cet intervalle, son état est à peu près celui d'un Esprit incarné pendant
le sommeil du corps ; à mesure que le moment de la naissance
approche, ses idées s'effacent ainsi que le souvenir du passé, dont il n'a
plus conscience, comme homme, une fois entré dans la vie ; mais ce
souvenir lui revient peu à peu à la mémoire dans son état d'Esprit. »

352. Au moment de la naissance, l'Esprit recouvre-t-il


immédiatement la plénitude de ses facultés ?
« Non, elles se développent graduellement avec les organes.
C'est pour lui une nouvelle existence ; il faut qu'il apprenne à se servir
de ses instruments ; les idées lui reviennent peu à peu comme chez un
homme qui sort du sommeil et qui se trouve dans une position
différente de celle qu'il avait la veille. »

353. L'union de l'Esprit et du corps n'étant complète et


définitivement consommée qu'après la naissance, peut-on
considérer le fœtus comme ayant une âme ?
« L'Esprit qui doit l'animer existe en quelque sorte en dehors de
lui ; il n'a donc pas, à proprement parler, une âme, puisque
l'incarnation est seulement en voie de s'opérer ; mais il est lié à celle
qu'il doit posséder. »

354. Comment expliquer la vie intra-utérine ?


« C'est celle de la plante qui végète. L'enfant vit de la vie
animale. L'homme possède en lui la vie animale et la vie végétale,
qu'il complète à la naissance par la vie spirituelle. »

355. Y a-t-il, comme l'indique la science, des enfants qui, dès


le sein de la mère, ne sont pas nés viables ; et dans quel but cela a-t-
il lieu ?
« Ceci arrive souvent, Dieu le permet comme épreuve, soit pour
les parents, soit pour l'Esprit désigné à prendre place. »

134
356. Y a-t-il des enfants mort-nés qui n'ont point été destinés à
l'incarnation d'un Esprit ?
« Oui, il y en a qui n'eurent jamais un Esprit destiné pour leur
corps : rien ne devait s'accomplir pour eux. C'est alors seulement pour
les parents que cet enfant est venu. »
- Un être de cette nature peut-il venir à terme ?
« Oui, quelquefois, mais alors il ne vit pas. »
- Tout enfant qui survit à sa naissance a donc nécessairement un
Esprit incarné en lui ?
« Que serait-il sans cela ? Ce ne serait pas un être humain. »

357. Quelles sont, pour l'Esprit, les conséquences de


l'avortement ?
« C'est une existence nulle et à recommencer. »

358. L'avortement volontaire est-il un crime, quelle que soit


l'époque de la conception ?
« Il y a toujours crime du moment que vous transgressez la loi de
Dieu. La mère, ou tout autre, commettra toujours un crime en ôtant la
vie à l'enfant avant sa naissance, car c'est empêcher l'âme de supporter
les épreuves dont le corps devait être l'instrument. »

359. Dans le cas où la vie de la mère serait en danger par la


naissance de l'enfant, y a-t-il crime à sacrifier l'enfant pour sauver
la mère ?
« Il vaut mieux sacrifier l'être qui n'existe pas à l'être qui
existe. »

360. Est-il rationnel d'avoir pour le fœtus les mêmes égards


que pour le corps d'un enfant qui aurait vécu ?
« Dans tout ceci, voyez la volonté de Dieu et son ouvrage ; ne
traitez donc pas légèrement des choses que vous devez respecter.

135
Pourquoi ne pas respecter les ouvrages de la création, qui sont
incomplets quelquefois par la volonté du Créateur ? Ceci entre dans
ses desseins que personne n'est appelé à juger. »

Ex : Les cas d’anencéphalie, engageant le diagnostic vitale de


la mère.

L’unique exception de l’avortement


étant au point de vue spirituel

359. Dans le cas où la vie de la mère serait en danger par la


naissance de l'enfant, y a-t-il crime à sacrifier l'enfant pour sauver
la mère ?
« Il vaut mieux sacrifier l'être qui n'existe pas à l'être qui
existe. »

136
ANNEXE

PARTIE 2

137
Avortement du point de vue spiritualiste.

SOUS LA LUMIERE
DU SPIRITISME
(RAMATIS)
Capitulo 6

Avortement.

QUESTION: — Sous la lumière du spiritisme, la provocation de


l’avortement constitue-t-elle un crime à n’importe quel moment de la
gestation ?
RAMATIS: — Considérant le Spiritisme comme la doctrine
codifiée par Allan Kardec , sous l’orientation des esprits supérieurs , nous
croyons que le propre codificateur est celui qui répond le mieux , quant à
l’aspect douloureux ou non de l’avortement , en conformité avec
l’orientation suivante de ses mentors. : « Il y a toujours crime du moment
que vous transgressez la loi de Dieu. La mère, ou tout autre,
commettra toujours un crime en ôtant la vie à l'enfant avant sa
naissance, car c'est empêcher l'âme de supporter les épreuves dont le
corps devait être l'instrument. »

Sous une telle considération, l’on vérifie que la doctrine spirite


est taxativement contraire au procédé censurable, de l’avortement,
lequel empêche le retour d’un esprit sur la scène du monde physique,
afin de continuer le cours, d’une autre série, dans la bénéfique école
terrienne de l’alphabétisation spirituelle. Cela rappelle l’élève
studieux d’apprendre à lire et à écrire pour accélérer son progrès
humain et réaliser ses idéaux ensembles avec les autres compagnons
de son voyage évolutif, qui se voit expulsé, impitoyablement en
dehors de l’enceinte, sans aucun droit ou possibilité de se défendre.

138
QUESTION: — Pourrions nous supposer que tout esprit est
toujours déterminé pour naitre à travers certaines femmes
préalablement choisies pour leur servir de mère ?
RAMATIS: — Il y a des lois, des organisations, une discipline dans
‘Au-Delà. Cependant tout le procédé réincarnatoire est étudié et programmé
par les mentors spirituels, sous tous ses détails : géniteurs, constitution
physique et mentale, tempéraments.

Tous les recours possibles sont mobilisés pour que l’esprit en


retournant dans la matière, ait un succès dans son projet de vie ;
inclusivement, avec des solutions variées secondaires. Sont programmées
une alternative principale et d’autres secondaires, de façon que la vie
matérielle soit la plus utile au réincarnant. Même les esprits de conscience
primaire, qui sont encore incapables de tracer les programmes de leurs
vécus dans la matière, dominés par les comportements découlant des
forces coercitives de l’instinct animal, sont conduits à l’incarnation
obéissant à un certain schéma ‘collectif’ et discipliné par les maitres de la
Spiritualité. Bien qu’ils soient plus à proprement, ‘attirés’ par la loi
gravitationnelle, en direction du ventre de la femme terrienne, les
responsables pour leurs destins sur Terre, prennent soin d’eux, depuis leur
naissance, croissance et jusqu’aux dernières minutes de leur vie organique.
Ce sont des entités, qui renaissent encore à la lumière de l’existence
charnelle, ahuris et ignorants de leur destination spirituelle et
individualisation au sein de l’Univers.

QUESTION: — Mais sous toute hypothèse la future mère de ces


esprits primaires ou inconscients, reste obligée à les recevoir dans sa
matrice utérine et à leur générer un corps physique ?
RAMATIS: — Conformément aux éclaircissements que nous vous
avons donnés, la réincarnation fonctionne dans un procédé disciplinaire et
correct, sous la vigilance irréprochable de la Loi du carma. Les attractions et
les obligations spirituelles des incarnés et des désincarnés dépendent
exactement des compromis, des relations, des responsabilités, amour, haine
et erreurs réciproques, survenus dans les vies antérieures. Ainsi comme
l’excellent esprit de Marie, mère de Jésus, s’incarna sur terre, afin de
bénéficier du sublime don de générer dans son ventre, le bénis corps
charnel pour un des plus sages anges du ciel, il est évident qu’Agrippine,

139
femme sans scrupule, luxurieuse, déréglée par son affinité psychique, a été
désignée pour servir de progéniture à un esprit de mêmes conditions,
qu’elle ; l’empereur Néron.

Bien entendu le compromis gestatif a été établit avant que Marie et


qu’Agrippine incarnent, cependant que la première ait été choisie pour être
la mère du Christ Jésus, alors que la mère de Néron a été déterminée pour
recevoir dans son ventre le propre adversaire et comparse de ses activités
d’orgies du passé.

QUESTION: — Mais dans le cas de ces esprits primaires ou


inconscients de leurs propres incarnations physiques, leurs parents
partent déjà de l’espace conscients de l’obligation de les accepter
comme enfants ?
RAMATIS: — Les mères qui génèrent les corps pour les esprits
primaires et inconscients n’assument pas toujours préalablement un
compromis direct pour accomplir une telle charge. Communément elles
sont aussi des esprits de peu de graduation spirituelle et, ainsi fonctionnent à
la guise de véritables ‘champs gravitationnels’ affinisés, qui attirent
vigoureusement les esprits similaires à leurs propre stature.

Aujourd’hui la science admet qu’il existe des forces gravitationnelles,


électromagnétiques et les nucléaires fortes et faibles, qui maintiennent les
astres en équilibre, la stabilité des substances chimiques et de la matière
dense ; et aussi régissent l’attraction électromagnétique ou gravitationnelle
entre mères et fils, personnes et groupes, lesquelles nous pourrions appelées
de psychomagnétiques, plus fortes entre les esprits d’échelles évolutives
plus basses. Mais en dehors de cette attraction, qui fonctionne sous les
impulsions de l’affinité réciproque spirituelle, il ya aussi les esprits
d’abnégation, qui acceptent le soin sacrificiel et éducatif de générer des
corps physiques pour des entités primaires et jusqu’à indésirables. Dans le
déroulement de cette mission désagréable, ils doivent servir et éduquer par
l’amour, des entités hostiles et indisciplinées par la domination de l’instinct
animal. Dans ce cas, l’esprit de la mère héroïne réveille et développe les
vertus sublimes, améliorant leur investissement dans le compte de données
divin. Bien évidemment, il s’agit d’un dessein stoïque et difficile, cependant,

140
sous la propre Loi d’Amour, psychoélectromagnétisme, la créature qui aide
le prochain, s’aide elle-même.

QUESTION: — Les compromis assumés par les esprits qui


devront être nos parents ou nos enfants résultent-ils de sympathie,
d’accords fraternels ou, à peine, doivent –ils se soumettre à la décision
des mentors du monde spirituel ?
RAMATIS: — Il est impossible de vous exposer, dans ces simples
pages, la multiplicité des motifs qui peuvent approcher et lier les esprits pour
que puisse s’organiser l’ensemble de la famille humaine. Sous une telle
condition, il y a des entités qui s’unissent par des affections et des amitiés
indestructibles, cultivées il y a des millénaires, alors que les adversaires,
comparses, bourreaux et victimes, se lient par la force des effets odieux des
conflits et des frustrations antérieures. Par conséquent, dans la formation de
la famille humaine terrienne, s’unissent tant et tant d’âmes attirées par les
affinités des mêmes sentiments ou préceptes de sagesse, comme aussi
s’associent les entités attirées par la force disciplinaire de la Loi du Carma.

QUESTION: — Pour quelle raison le maitres n’obligent-ils pas


la réincarnation d’esprits relativement évolués, cependant toujours
rebelles et réfractaires au pardon des offenses ?
RAMATIS: — Comme nous le savons, le procédé gestationnel est
très délicat, et à un commencement avant la conception, lorsque sont choisis
les gènes et leur rencontre avec les gamètes pour la formation de l’œuf, la
nidification, l’embryon, le fœtus et la gestation. Phases sensibles, qui
peuvent être altérées de façon destructrice par l’esprit malade, rendant
difficile et même empêchant, par la destruction, les éléments utilisés dans la
gestation.

QUESTION: — Est-il possible à un esprit rebelle et vicieux de


se réincarner dans le monde physique sans consentement préalable ?
RAMATIS: — Rien n’est impossible pour le Créateur, qui à travers
les esprits supérieurs, utilisant des techniques subtiles ou plus avancées,
porte ces êtres primaires à l’endormissement temporaire pour uniquement se
réveiller dans un organisme physique.

141
Les esprits amoureux et justes, suivant les nécessités du réincarnant et
des ses groupes d’affinités, suspendent pour quelque temps le libre arbitre
de l’individualité immortelle pour répondre à la Loi d’Action et Réaction
qui est éternelle.

Par analogie c’est un procédé identique à celui des prisons terriennes,


dont la finalité est de rééduquer le délinquant..

Sous toutes les conditions les mères reçoivent une grande aide des
techniciens en réincarnation ; surtout, il y a toujours une vigilance sévère
pour que la mère ne souffre pas de préjudices de santé dans son dessein
procréateur, dans le cas d’une entité ayant été avec elle comparse d’orgies,
pillages, vengeances et autres activités délictueuses dans le passé. Dans de
tels cas, le lien des affinités qui les unit est responsable du procédé gestatif.

Bien évidemment il y a des cas ou le pouvoir mental est si développé,


chez certaines entités malveillantes, que cela rend difficile toute tentative
encarnatoire de la part des mentors spirituels, sans la volonté et le
consentement acquis des mêmes. Ce sont des esprits qui exercent leur
activité pernicieuse et le pouvoir mental délétères, depuis des siècles, ou
des millénaires, dans les régions astrales inférieures. Ce sont des
responsables de la figure de l’abominable Satan, le légendaire ennemi
de Dieu et principe du mal. Mais le bon sens nous dit que les
méchancetés de Lucifer et les souffrances de l’enfer sont plus
inoffensives, que la perversité et les pratiques animalesques du propre
homme. La classique lutte entre le Bien et le Mal est toujours un
produit du stade de l’esprit, dans son développement de conscience
individuelle durant la vie humaine, alors qu’il est dominé par la force
indomptable de l’instinct, se superposant aux élevés principes de la vie
éternelle.

En autre les esprits rebelles, symbolisant les ‘anges déchus’,


considèrent le monde matériel comme la scène élective et de droit pour
leur activité pervertie, alors qu’elles affublent aux entités christifiées
une ridicule aristocratie interprétée de façon expressive et avec des
accents grotesques. La hiérarchie angélique, agissant sous le patronage
du Christ Jésus, n’attire pas en aucune façon, ces âmes hypertrophiées

142
par l’instinct inférieur, car ces dernières considèrent l’amour et
l’humilité comme des manifestations ingénues et improductives, qui
adultèrent et rendent inutiles le pouvoir de l’esprit. Elles promeuvent
que la domination du monde charnel est pour les ‘hommes’ musculeux,
et que l’infantile règne célestiel est pour les idiots défibrés par
l’esclavagisme divin…

QUESTION: — Par conséquent, chaque incarnation est


disciplinée par un schéma de vie et d’un mutuel compromis carmique,
parmi les esprits qui devront constituer une certaine famille terrienne ?
RAMATIS: — Réellement, il y a un programme de base et de
discipline des incarnations des esprits compromis entre eux par des
blessures prétérites, dans lequel les principaux événements de la vie
physique et les objectifs des probables évolutions spirituelles se dessinent.
D’où le motif qu’il existe certains destins fatals et inexorable dans la vie des
êtres humains, causeurs de drames, tragédies et catastrophes, contrariant le
mérite et les intentions des incarnés. En vérité, en arrivant, le moment
névralgique de la créature devant accomplir une déterminée ‘clause’ de son
programme karmique, schématisé avant de renaitre, aucune force ou
interférence extratemporelle du monde, ne pourra dévier ou modifier
l’événement prévu. Malgré les révoltes, les désespoirs et même les
accusations contre Dieu. C’est toujours le schéma ‘pré-incarnatoires se
développant dans ses étapes prévues dans l’Espace et acceptées par le
groupe d’âmes dans la composition de la même famille terrienne.

Avant la renaissance physique, les mentors de la spiritualité suggèrent


les activités terriennes et les procédés éducatifs les plus bénéficiants à la
rénovation spirituelles pour leurs pupilles. Ils désignent les afflictions, les
douleurs, les maladies, qui cependant font souffrir, réveillent les impulsions
supérieures, éloignent les vices et affaiblissent les passions cachées dans
l’esprit, induisant le plaisir transitoire, mais néfaste. Personne ne ‘se
diplôme’ pour l’angélitude avant son initiation à travers la ‘porte étroite’,
des vicissitudes, douleurs, mortifications et désillusions de la vie physique,
pourtant l’esprit de l’homme incarne comme un ‘esclave ‘ de chair et
paradoxalement, doit apprendre à se libérer conscientement de ce même
joug indésirable.

143
QUESTION: — Il existe des personnes incrédules qui ironisent
cette planification soigneuse que les esprits se disciplinent dans leurs
incarnations terriennes. Ce sont des hommes non croyants du monde
spirituel et ils jugent la vie physique comme un produit d’incessante
adaptation pour les activités occasionnelles, survenant, simplement,
d’étapes et de facteurs produits par une cause initiale, mais sans
quelque base intelligente. Que pouvez-vous dire à ce sujet ?
RAMATIS: — La science est aujourd’hui expérimentale, suivant
des modèles propres, et tout ce qui ne peut pas être mesuré et répété de
nombreuses fois , ne fera pas partie de son patrimoine. Elle laisse pour la
philosophie la raison d’être et la cause première de toutes les choses.
Cependant, il y a un scientifisme positif, qui simplement, ne considère pas
les ci-nommés mystères de l’âme, mais justement avec les athées
matérialistes critique et ironise les croyants pour leur crédulité extrême
inconséquente, générateur d’un mode de vie conformiste avec la misère
dans laquelle ils vivent, dans la croyance d’être les futurs habitants du Ciel ,
leur suffisant pour cela d’accomplir les ordres de leurs guides terriens
religieux : pères, pasteurs, médiums, maitres… et toute une phalange
d’aveugles à suivre d’autres aveugles.

La science est un chemin pour arriver au propre Créateur, par la


raison. Elle est neutre dans son essence. Les scientifiques sont monistes,
panthéistes, théistes, déistes ou matérialistes athées. Il est nécessaire de ne
pas mélanger les causes et les effets.

QUESTION: — Pourriez-vous nous informer comment les


esprits mentors et responsables pour les incarnations terriennes
schématisent la composition d’une nouvelle famille sur Terre ?
RAMATIS: — Citons un exemple particulier dans la société
actuelle : les désajustements des couples et les conséquentes séparations. Il y
a un plan de secours mutuels entre les conjoints et les membres, mais les
erreurs, haines, vices du passé, rendent la vie commune impossible et
l’épreuve est suspendue jusqu’à une autre occasion, et à tous, sont données
de nouvelles expériences de vécu, qui mieux s’adaptent à la planification
globale évolutive.

144
D’une façon générale, il y a tout un effort dans les projets pour que les
réincarnations ne viennent pas à vouloir des modifications et des
réajustements extra-temporaires, après la naissance physique des entités
réunies dans le même programme de la vie physique, consanguin. Les
mentors spirituels préparent avec précaution, avec toutes les minuties et
détails, la séquence des événements éducatifs et aussi correctifs, à être
exécutés dans la périphérie de l’orbe physique. Evidemment les âmes qui
ont déjà surmontés la majeure partie des conflits et des offenses mutuelles
du passé obtiennent un meilleur résultat et une meilleure fidélité dans le
schéma rédempteur. Ainsi les vieux ennemis, encore séparés par de
successifs conflits spirituels, mutuellement responsables pour les drames et
tragédies en conséquence des méfaits et vengeances personnelles, lorsqu’ils
décident leur rénovation intime optent pour l’existence d’une façon plus
salutaire, avec un comportement plus pacifique, profitable et de réciproque
éclaircissement.

Par conséquent, dans le schéma basique du futur couple familier


terrien, sont spécifiés les devoirs de tous et les nombreux recours de
rectification spirituelle, les encouragements pour la tolérance et aide
mutuelle et la thérapie de l’amour dans le sens que l’ensemble puisse
surmonter la force instinctive animale par l’usage des enseignements
chrétiens. Ils s’ajustent pour le progrès du vécu éducatif ; les efforts des
mentors sont dans le sens d’éliminer les querelles incarnatoires, substituer la
brutalité par la gentillesse, l’irascibilité par la tolérance, la froideur de
l’indifférence par la chaleur de l’aide, et le méfait par le pardon,
proportionnant l’accomplissement de la Loi d’Amour.

Ainsi s’unissent des ennemis liés de nombreuses incarnations


passées, anciens partenaires sociaux d’activités humaines variées, entrelacés
par la haine des fautes commises par l’excès d’avarice ou d’égolatrie ;
politiques ambitieux, cruels et vindicatifs ; femmes trahies par des époux
libidineux, ou époux blessés dans leur plus sincères affections par des
compagnes licencieuses ; esclaves et bourreaux, assassins et victimes,
comparses de pillages et de pirateries pervers font une pause pour la
réconciliation dans le monde spirituel, avant de partir pour la chair ,
attendant dans l’espérance de pouvoir s’ajuster fraternellement dans le
même schéma incarnatoire. Ils sont entièrement informés du chemin

145
définitif à suivre pour l’angélitude, le culte inconditionnel de l’Amour,
enseigné et vécu par la Christ. Les âmes candidates à la formation d’une
nouvelle famille sur terre, alors font mille promesses et alimentent mille
rêves d’espérance d’une vie fraternelle parmi la parenté charnelle.

QUESTION: — Mais en face de la discorde, de


l’incompréhension, de la tragédie, de la haine et du crime, qu’arrive-t-
il dans le sein de la famille humaine qui aura lamentablement failli,
dans les schémas éducatifs et rédempteurs tracés préalablement dans
l’Espace?
RAMATIS: — Il est toujours très difficile pour un ensemble d’âmes
conflictuelles entre elles, par des ressentiments, haines et ignominies du
passé, qu’elles réussissent à accomplir de façon intégrale le programme
accepté avant leur réincarnation sur Terre, car les promesses et les
compromis mutuels sont en veille par la perte de mémoire périspirituelle. Il
est évident que les projets élaborés par les créatures ayant des vices,
difficilement seront concrétisés totalement, pour être des esprits primaires
dans leurs schémas incarnatoires. Malgré les bonnes intentions des esprits
intéressés dans un vécu amoureux et pacifique, lorsque dans la composition
familière terrienne, après être plongés dans la matière et subjugués par les
impulsions instinctives de l’animalité, il devient alors très difficile de
maintenir entre eux les compromis assumés avant la renaissance.

L’homme terricole est toujours sous le joug de sa personnalité égoïste


et orgueilleuse : il est fortement influencé par l’instinct animal et finit par
oublier les promesses de tolérance et de pardon à ses adversaires du passé.
Dominé par le personnalisme, la commodité et l’égocentrisme, il est
incapable de quelque sacrifice ou concession à son prochain. Les sentiments
négatifs vitalisés et la vigoureuse tendance d’avoir et non pas d’être,
transforment les bonnes propositions spirituelles en réactions mesquines,
frustrant les bonnes intentions et initiatives saines. Il se crée une défense
mutuelle, proportionnant un ‘non céder, faisant de chaque créature un être
vigilant, dans un incessant état de défense, pressentant subjectivement les
adversaires antérieurs, sous la consanguinité du vêtement charnel.

La faible mémoire des esprits terricoles les fait compliquer toujours


plus les conflits spirituels du passé, car sous l’action de l’héritage animal,

146
deviennent esclaves les passions et émotions primaires de la vie physique
transitoire. Sont sacrifiés l’heureuse opportunité de faire la paix et de déliés
les liens karmiques des vieux adversaires, afin de pouvoir bénéficier de
quelques moments de satisfactions intérieures.

QUESTION: — Bien que soit élaboré dans l’espace la plus


parfaite planification, cependant l’harmonie et l’opportunité bénéfique
des esprits adversaires devient très difficile, mêmes avec le recours des
unions à travers des liens intimes de la famille ; n’est pas ainsi ?
RAMATIS: — Réellement, malgré les promesses et les compromis
jurés, programmés parmi les esprits avant les incarnations, les bonnes
intentions mémorisées dans l’erreraticité, presque toujours, sont oubliées
dans le vécu physique pour les intérêts antagoniques, qui encore plus
fortifient les ressentiments, les critiques, les observations et plaintes, crées
fondamentalement dans les animosités des existences antérieures.
Cependant, du masque charnel et de la ressemblance physique, unissant les
esprits adversaires sous la même ancestrabilité biologique, cela fait que les
antipathies prétérites émergent, devant la plus légère humiliation ou réaction
d’amour propre.

Entre autre, l’on doit aussi ajouter aux conflits domestiques de la


famille terrienne, l’interférence d’autres esprits antagoniques et désincarnés,
lesquels prennent partie pour tel ou tel familier de leur sympathie prétérite,
réveillant, stimulant, aiguillonnant le reste de la parenté, comme dans un
procédé de réparation du groupe de ses méfaits passés. La famille terrienne,
en règle générale, transforme le foyer en miniature de l’Enfer, parce que ses
membres ne sont pas éduqués, sont non vigilants, et imprudents, sacrifiant la
vie spirituelle définitive pour des futilités transitoires matérielles et pour
leurs passions.

C’est à travers de l’union physique entre les époux, réciproquement


débiteurs et sous le toit de la famille que s’accélère l’échelonnement
spirituel en face de la mutuelle échange alternative de nombreuses
incarnations, quand les enfants d’hier peuvent être les parents
d’aujourd’hui ou de demain. Presque toujours les bourreaux des
incarnations prétérites, deviennent les parents des propres victimes
d’antan, se lapidant entre les douleurs et les préoccupations

147
angoissantes, causées depuis l’enfance aux descendants charnels,
devant les traditionnelles maladies comme la grippe, les fièvres, les
bronchites, les coliques, les douleurs de l’ouïe, des dents, la rougeole
ou les amygdalites. Les dangers de la contagion, les épidémies
périodiques, ou les maladies étranges causent des peurs et des craintes
chez les parents affligés, qui soufrent pour ignorer que les afflictions
ensemble au lit des propres victimes du passé diminueront leurs dettes
incarnatoires.

Grace à la sagesse des lois éternelles, effaçant les souvenirs du


passé, les coupables d’hier finissent véhiculés à leurs victimes, sentant
à l’intérieur de l’âme toutes les agonies qu’elles ont affrontées dans
l’existence, apprenant la sublime leçon d’aimer et de servir. A travers
des organismes charnels, générés par l’héritage biologique de la même
famille, les ennemis et les comparses des existences antérieures
interchangent les leçons d’affection, se désanimant peu à peu de la
fréquence de haine activée par les méfaits et atrocités prétérites.

QUESTION: — Bien que les parents et les enfants puissent être


des adversaires férus du passé, quel devrait être le comportement le
plus adéquate pour que le plus brièvement, ils s’indemnisent des
erreurs réciproques ?
RAMATIS: — Sans aucun doute, les relations amicales, tolérantes
et pacifiques doivent être aussi bien des parents vers les enfants comme des
enfants vers les parents. Devant la disposition de l’encouragement, de la
sympathie ou de l’antipathie des acteurs de ces drames, il est de sens
commun que seulement la tolérance et le respect mutuel bénéficient
spirituellement les créatures. Les enfants n’appartiennent pas aux parents, ni
les parents appartiennent exclusivement aux enfants, mais il s’agit d’esprits
dont l’individualité éternelle reste au dessus des conventions et des
phénomènes sociaux, raison pour laquelle ils ne pourront jamais être
esclaves entre eux.

Le respect, les droits, les devoirs et l’aide doivent être réciproques et


par dessus tout, doivent se maintenir les relations de liberté individuelle,
référentes au destin de chacun, une fois que chaque esprit à un but à
accomplir, non pas déterminé par les préconcepts, par l’orgueil ou par
l’imposition familière. Il faut respecter le destin particulier de chacun des

148
membres de la famille, devant la réalité de l’être, du corps transitoire et de
l’esprit, éternel. Ainsi les filles et les garçons sont quelques fois inclinés à
des unions affectives, décisions, plans et préférences spécifiques, qui vont
depuis le flirt, les fiançailles et le propre mariage, pouvant contrarier les
idées sociales préconçues et les projets financiers ou les sympathies des
parents, obstinés par les propres opinions et décision, par orgueil familier. Il
est évident, que s’il existe déjà des racines adverses et des ressentiments
spirituels de vies antérieures, le conflit dans la famille ne tarde pas : depuis
les ruptures affectives, les frustrations et les séparations entre parents et
enfants, ce qui uniquement aggrave l’animosité karmique. Le ressentiment
de la victime préjudiciée croit et augmente dans son intimité spirituelle, en
pressentant sous l’effigie de la parenté, la même entité, que le propre
familier aura déjà maltraité ou blessé dans des vies antérieures.

Les enfants ne sont pas la propriété, ni l’investissement familier. Leurs


relations avec leurs parents doivent être exclusivement de nature affective,
cependant l’on doit maintenir une discipline plus juste, sous les codes
moraux des usages et des coutumes sociales. Les problèmes de
relationnement difficile doivent être résolus à travers le dialogue franc et
pacifique.

La Terre, est encore une école d’éducation spirituelle, ou convivent


des groupes d’esprits amis et ennemis, véhiculés par l’ancestralité
biologique consanguine. Ainsi, malgré leur passé spirituel tragique,
dramatique ou coupable, oublié donc, vécu dans l’intuition morale, il est
indispensable que ces esprits en conflit, mais déguisés par le masque
corporel actuel, restent disciplinés autant que possible, maintenant une
fraternelle amitié disciplinée dans la mémoire scolaire terrienne. Les leçons
de vie humaine produites par la souffrance et par les vicissitudes du monde
sont de l’intérêt de tout l’ensemble de l’Humanité, alors qu’à l’heure des
examens finaux, chacun sera seul devant soi même et la graduation
spirituelle surviendra exclusivement de la propre conduite.

Bien que les propres parents puissent être les esprits bourreaux du
passé, ils doivent faire preuve d’une juste compréhension et d’une juste
tolérance devant leurs victimes, maintenant transformées dans leurs enfants,
qui déjà leurs sont débiteurs du don charnel reçu pour avoir ainsi bénéficié
d’une amélioration spirituelle. Pour ce motif , la naissance dans l’école

149
terrienne est un désir sublime de rédemption humaine, alors que
l’avortement délictueux est une infraction de la Loi détruisant la possibilité
de la plus brève réconciliation parmi les esprits adverses d’incarnations
antérieures.

QUESTION: — Depuis la propre société égoïste et élevée, elle


s’importe quant à la vie ou à la mort des enfants étrangers, cependant
l’avortement lui est tolérable lorsqu’il est pratiqué par des créatures
malheureuses et affaiblies, ce qui de très nombreuses fois, lui parait
être la solution la plus sensée?
RAMATIS: — Bien évidemment, l’avortement peut être envisagé
sous divers aspects et causes diverses, du aux intérêts personnels, problèmes
économiques, imprudences sociales, peur, commodité, perte d’esthétique
physique ou, même, par cruauté maternelle. Cependant, il y a l’avortement
comme le fruit d’une certaine vengeance spirituelle. Lorsque la haine
gouverne dans le subjectivisme de l’âme millénaire, le pressentiment durant
la gestation, dans son ventre, de l’adversaire du prétérit, l’expulse, dominée
par l’étrange rancœur. Bien que encore ignorant les causes de cette aversion
instinctive et profonde dans son être, la femme pas assez christianisée
jamais n’admettra générer un corps physique pour celui qui l’aura blessé
dans le passé. La présence de l’esprit adversaire dans ses entrailles, lui attise
les réminiscences prétérites occasionnées, évoquant la tragédie, la folie ou,
jusqu’à même le suicide, occasionnés par l’action de l’autre dans sa vie
mentale et spirituelle.

QUESTION: — N’importe quel type d’avortement est toujours


condamnable à la lumière de la vie spirituelle ?
RAMATIS: — Naturellement, car, c’est toujours un infanticide, et il
est écrit : ‘Tu ne tueras point’ Les lois humaines sont les reflets des
spirituelles et, si nous examinons les codes légaux, nous allons trouver les
circonstances atténuantes et aggravantes et le terme même ‘pour une juste
cause’. Elles sont aggravantes et les motifs futiles : l’esthétique maternelle,
le contrôle de la maternité et la crainte de la non acceptation du groupe
social. Nous pouvons considérées comme atténuantes, le fait de certaines
cultures de ne pas admettre les méfaits de ses composants féminins, et le
cas de suicides devant des pressions psychologiques. Nous pourrions aussi

150
citer les cas de femmes mariées et qui par contingences de vie transgressent
un compromis, et dont la naissance du fruit de la négligence occasionnerait
une rupture familière, avec de graves conséquences pour la famille et l’autre
conjoint.

Est admissible l’avortement thérapeutique, lorsque la gestation n’a pas


les conditions d’arriver à la fin, parce que la maladie maternelle est mortelle
et que c’est l’unique manière de sauver, pour le moins la mère.

De très nombreuses fois, dans la spiritualité, nous faisons des projets


courageux et sublimes, cependant en retournant à la chair, de vieux vices,
peurs, émotions et passions toujours pas dominés affleurent et nous mènent
à des méfaits. Mais si les lois humaines sont sages et justes à chaque époque
évolutive, cherchons à visualiser la divine, en dehors d’être juste et
impartiale, elle est tolérante et bienveillante avec notre primarisme spirituel.
Evidement, ne doit pas être accusée, ni condamnée la mère qui se soumet à
l’avortement thérapeutique, intervention chirurgicale qui cherche à la
sauver, et qui cependant doit sacrifier l’enfant déjà présent. Sous une telle
condition la mère doit survivre, dont le corps est déjà travaillé par la nature
depuis longtemps et a déjà assumé de nombreuses obligations et liens de
responsabilité dans l’existence physique. En autre ce qui identifie et
caractérise profondément l’erreur des femmes lorsqu’elles provoquent des
dommages, à dessein, de la naissance d’un être, est leur décision intime
d’avorter dans le sens de se voir libre d’un enfant intrus en croissance dans
leur ventre.

Dans le cas de l’intervention médical et avec l’objectif de sauver la


gestante, il est clair que la propre mère n’a pas l’intention de pratiquer un tel
acte frustrant, et communément elle souffre aussi de la douleur de perdre le
fils attendu avec un extrême soin et anxiété.

QUESTION: — Dans le cas d’une mère extrêmement pauvre,


pratiquer l’avortement alors qu’elle est déjà responsable d’une famille
importante et affronte de très grandes difficultés pour survivre, ne
serait-il pas un juste motif ? Ainsi même, il lui revient l’obligation de
poursuivre jusqu’à l’accouchement, bien que le nouvel enfant puisse
rendre la situation encore plus calamiteuse, sans un quelconque désir

151
d’éducation ou d’existence saine ?
RAMATIS: — Conformément à ce que nous avons dit, tous ne sont
pas jugés de manière inflexible : chaque délit ou équivoque humain est
traité suivant le degré de responsabilité et d’entendement spirituel. Entre
autre, il existe des facteurs ou des circonstances qui mènent aussi la femme
à avorter par faute ou induction d’autres créatures. C’est le cas des mères
solitaires, dominées par des hommes obscènes et délinquants, lesquelles
sont obligées à se défaire des enfants, pour leur éviter des préjudices
personnels. Mais comme elles paieront jusqu’au dernier sein les débits de
l’économie de la mécanique de la vie, les responsables de la coaction
abortive devront aussi affronter le jugement aggravé par le préjudice à deux
esprits : la mère et l’enfant. La mère qui avorte obligée par le mari concubin
ou séducteur, étant la créature féminine incapable de s’opposer à la volonté
plus vigoureuse, elle ne peut être jugée spirituellement pour la même erreur,
que la sentence qui sera donnée à la femme riche et vivant dans
l’abondance, en se délivrant d’un enfant intrus pour éviter la déformation du
corps ou quelque scandale publique..

Cependant, il est certain que la mère pauvre est capable d’accomplir


jusqu’au final le résultat de sa propre volonté sexuelle, et de donner la vie à
un nouvel être, ce qui apporte des mérites spirituels, et sera remercié avec
des crédits dont elle pourra bénéficiés dans la prochaine incarnation.

Devant les faits donnés par la science comme l’explication


démographique, prenant en compte, dans des époques futures, l’exténuation
énergétique de la planète, tout comme le primarisme de l’homme dominé
par l’instinct du plaisir, il y a toute une industrie scientifique pour la
contraception. C’est un recours utilisé par les populations, afin d’éviter le
crime de l’avortement ; cependant, il existe les méthodes
anticonceptionnelles contraires à la nature humaine, comme les hormones,
les dispositifs mécaniques, les mutilations chirurgicales, et les plus
naturelles, comme l’abstinence sexuelle et l’usage des tablettes des jours
fertiles et infertiles de la femme.

Par conséquent, l’avortement pratiqué par la mère pauvre ou riche,


dans le sein de la misère ou de la richesse, est toujours censurable sous les
lois de la vie, parce qu’il s’agit d’une violence intempestive, impliquant une
série de préjudices et d’altérations, depuis le monde spirituel jusqu’au

152
terrien. Le fait est que la mère riche, par ses conditions, à ses obligations de
donner la lumière à l’enfant et de l’éduquer pour qu’il ne lui manque pas les
moyens nécessaires pour le succès de sa nouvelle vie ; la mère pauvre,
même devant les difficultés à accomplir le devoir de procréation, a le mérite
du courage de ne pas craindre la misère.

QUESTION: — Nous insistons encore, même soumise aux plus


grandes privations du monde, survivant difficilement, sans quelque
aide, la mère très pauvre est-elle toujours coupable si elle pratique
l’avortement ? Ne lui revient-il pas le droit de décider de la solution
de l’avortement, devant l’angoisse de procréer un enfant pour la nudité
et la faim ?
RAMATIS: — Que serait le monde, au cas au Maria de Nazaré
aurait résolu d’avorter son fils Jésus, seulement pour cause de sa pauvreté.
Elle ne savait pas si elle aurait du pain pour le jour suivant. Combien
d’artistes sublimes en musique, en peinture ou en sculpture, ou serviteurs de
la science auraient cessé d’exister, n’apportant pas aux sens humains la
beauté de la couleur, l’harmonie des accords ou la sensation des perceptions
des formes, au cas ou leurs géniteurs indigents auraient avorté par la peur de
la misère ?

Quelque soit l’opinion du monde juste ou injuste, rationnel ou


émotionnel, ce qui est certain , c’est que après avoir commencé la gestation ,
et malgré les justifications des problèmes sociaux , financiers et
économiques il est toujours aggravant d’interrompre le cours créatif.
Cependant supposant que la gestation vienne à s’interrompre par les forces
agressives et précaires du milieu de l’environnement, la mère a accompli
son devoir et s’est accomplie devant la Loi.

Conformément à ce que nous vous avions dit, l’avortement est


seulement licite dans des cas exceptionnels, comme lorsqu’il y a danger
de la vie de la gestante et qu’elle doit être sauvée par le médecin,
cependant avec le sacrifice du fœtus. Le destin de chaque créature est
préalablement tracé avant son incarnation devant ‘l’Administration
Divine’, qui jamais n’élabore de programmes absurdes, injustes ou
impossibles. Il ne revient pas à la mère, et aux autres, de décider si

153
l’avortement est plus salutaire dans le cas des difficultés sociales,
économiques ou même de stabilité civile. L’esprit qui se matérialise
dans le ventre de la femme terrienne, malgré être honoré par mille
difficultés, doit vivre et accomplir le destin, qui est le résultat
spécifique de la somme des vertus et des vices perpétués dans ses
incarnations antérieures, même la créature chétive nouvellement née,
abandonnée, jusque dans une poubelle, ne périra pas au cas où son
projet soit de survivre et de s’émanciper dans le sein de la plus grande
pauvreté du monde.

Il n’y a pas une quelconque imprudence, légèreté ou négligence


de la part des mentors sidéraux, lorsqu’ils décident sur le déterminé
destin humain, considéré par les hommes, juste ou injuste. Tout est
examiné, programmé, de façon à favoriser l’incarnant quant à sa vie
spirituelle, car le reste est un simple accessoire de vécus charnels
transitoires.

Chaque être vit le schéma nécessaire à son karma passé, qu’il vienne à
naitre dans le bouge infecte ou dans la palace doré. Jamais il ne recevra des
avantages ou des faveurs indus ; jamais il ne payera des dettes et comptes
qu’il n’a pas assumés. Le ventre maternel est donc, ‘la chambre de
matérialisation’ de l’esprit incarnant, lequel mobilise les énergies éthéro-
physiques du monde, et là confectionne le vêtement charnel pour fréquenter
l’école terrienne. Tout avortement non justifié pour une raison importante
est toujours une violence et un crime, frustrant un cours bienfaiteur. Il est
insensé que la femme résolve d’éliminer le fruit résultant de son propre
plaisir, seulement parce que cela lui apporte des incommodités, un manque
de prestige social, des critiques publiques ou un vécu onéreux dans
l’existence physique si passagère. Finie la gestation et remis le résultat à la
lumière du monde, la mère cependant peut être coupable, au cas ou elle ne
prenne pas soin de la vie de cet enfant ; mais bien moindre est son délit,
lorsqu’elle ne pratique pas l’avortement, même devant la difficulté, parce
que de la vie physique de l’enfant les décrets du destin s’en chargent.

QUESTION: — Et quant à la femme prostituée, qui par force de


sa condition considérée comme abominable par la société ou par
l’impossibilité d’éduquer l’enfant, pratique l’avortement dans la lutte

154
pour la survie ?
RAMATIS: — La Loi ne juge pas les mesures différentes de la
femme prostituée de celle qui ne l’est pas. Concernant la condition de la
mère, les deux sont disciplinées par les mêmes principes, dans lesquels il
n’y a pas une quelconque différence entre la ‘mère prostituée’ ou la ‘mère
digne’. Le procédé de créer un corps destiné préalablement à certain esprit
incarnant est un soin assumé avant la propre incarnation par la femme
terrienne.

L’avortement est, dans le code pénal de la Spiritualité, un crime


infamant, parce qu’il détruit l’organisme sans défense et servant déjà à un
esprit en procédé de descente réincarnatoire. Toute gestation sur Terre, est
véhiculée dans l’Espace à un programme karmique collectif, développant à
travers des siècles et des siècles, réajustant et rachetant les adversaires
dominés par la haine, par la vengeance et par les fautes réciproques. Par
conséquent, l’avortement est un ‘imprévu’ altérant tout le programme d’un
groupe, car , en dehors d’expulser de l’organisme physique , l’esprit planifié
dans le plan rédempteur de la chair, il frustre aussi de travail de centaines
d’âmes soumises au même procédé incarnatoire.

En face des possibilités réduites des réincarnations pour les esprits


affligés, ayant besoin de payer leurs débits, pour eux, peu importe s’ils
renaissent dans le monde physique à travers une mère millionnaire et de
condition sociale élevée, de mère très pauvre et avec des difficultés pour
survivre, ou même par l’intermédiaire du ventre maternelle d’une
prostituée. Qui a besoin urgemment d’un vêtement protecteur pour
accomplir ses desseins dans les environnements terriens, s’importe peu avec
la marque et la qualité du vestimentaire ; mais il s’afflige pour endosser, le
plus tôt possible, l’habit capable de soulager sa terrible nécessité spirituelle.

Cependant, toute prostitué qui se soumet au procédé gestatif jusqu’au


terme se rachète en partie de son imperfection devant la société. Entre la
mère riche, sophistiquée et épicurienne, à pratiquer l’avortement pour des
motifs sociaux ou pour vanité personnelle, et la prostituée qui avec des
difficultés de vie libertine, accomplit sa grossesse, la grande vie couronne la
malheureuse habitante du lupanar de l’hommage de la gloire maternelle.
Cependant la mère riche avorteuse ira expier sa faute contre la Création,
affrontant dans une prochaine existence, le destin malheureux de négocier

155
aussi sa propre chair pour vivre.
QUESTION: De nombreuses personnes sont des défenseurs de
l’avortement, alléguant qu’il n’existe pas dans les premiers mois de la
gestation, une vie organisée ; donc, s’il n’existe pas une vie disciplinée
ou supérieure dans le ventre de la mère , la pratique de l’avortement
n’est pas un délit. Ils affirment que seulement après la naissance de
l’enfant, il y a l’apparition de la personnalité pour ensuite se
développer dans le cours de la propre existence. Que pouvez-vous
dire?
RAMATIS: Aucun jugement scientifique, ou des ‘prétendus’, peut
être pris au sérieux, au cas ou son auteur méconnaisse ces trois prémices
fondamentaux : la vie immortelle, la Loi du Karma et de la Réincarnation.
N’importe quelle opinion sans la connaissance de la vie réelle de
l’individualité immortelle est absolument fausse et son fondement possible.

Même le dogme catholique, que l’âme de l’homme s’incorpore au


corps charnel à l’heure de la naissance est faux, parce que la vie existe et que
l’on ne peut pas justifier l’avortement de l’être qui va naitre. Il serait absurde
de fait de générer un vêtement de chair pour une âme, sans qu’elle-même
choisisse le type d’habitation. Donc, si l’âme existe, même avant la
formation du corps charnel, bien évidemment cet organisme est le produit
d’un plan, ou d’un schéma anticipé, dans lequel la future mère est déjà
engagée : et elle sera rendu coupable pour fuir la responsabilité de le créer.
Mais la réalité spirituelle est bien plus sévère, parce que le corps charnel de
l’homme n’est pas simplement le vêtement physique, endossé par l’esprit
pour se manifester dans le monde spirituel , c’est la matérialisation de soi
même , trait par trait, cellule par cellule, organe par organe. L’organisme
physique, par conséquent, est le ‘vêtement vivant’, dans une progressive
matérialisation sur l’orbe terrien, à l’intérieur du ventre de la mère. Nous
réaffirmons que l’avortement provoqué, est la cause responsable de
profondes lésions, trahison, irresponsabilité ou crime de l’esprit de la mère,
(lequel est parti de l’Espace, s’apprêtant à accomplir ce soin, afin de
racheter ses erreurs passées). La mère a pour devoir ainsi donc, d’aider
l’esprit incarnant à son retour dans la vie physique.

Il n’y a pas de justification pour se libérer de l’avortement, sous


l’allégation qu’il n’existe pas de vie supérieure ou d’individualité dans les
premiers mois de gestation ; le fœtus en incessante transformation, est en

156
vérité, le propre esprit qui est en train de se plasmer dans la figure de
l’homme terricole. Il ne s’agit pas de justifier les conditions fœtales, mais
l’interruption d’une vie planifiée et activée depuis l’au-delà pour se
manifester dans la forme d’un être, à la superficie du monde physique, (qui
pourra être un fléau, ou un bienfaiteur de l’humanité), ne permet pas sous
aucune loi divine de détourner les desseins des réincarnants.

QUESTION: — Quelle est la plus grave répercussion de


l’avortement dans le monde spirituelle ?
RAMATIS: — Sans aucun doute, c’est la violence, la perte de
temps et d’énergie gaspillée dans un projet soigneusement élaboré pour
qu’un esprit se matérialise sur Terre et se rachète de ses erreurs passées, dont
le remord l’afflige constamment dans la vie astrale. Il est impossible, pour
l’homme incarné, d’évaluer la souffrance et le désespoir de l’âme, lorsque
la mère lui détruit son organisme charnel, destiné à lui servir d’instrument
approprié pour se libérer le plus brièvement possible de ses détours
prétérites. Mais les mères avorteuses, ne savent pas oh combien, la rupture
imprévisible frustre un programme de la plus haute responsabilité
spirituelle, dont les médecins et les ‘faiseurs d’anges’ assument la
responsabilité, et auront à rendre des comptes des dommages causés à la
mère et à l’enfant, dans les prochaines réincarnations, retardant la propre
évolution spirituelle*.

* Voir le chapitre : ‘ Les Bourbiers de fluide nocifs de l’Astral


Inférieur’ de l’ouvrage ‘ la Vie en dehors de la Sépulture’ (qui sera
prochainement traduit en Français), de Ramatis, ou il décrit la terrible
situation des responsables des avortements considérés comme ‘les
ennemis de la vie’ en dehors des déformations idéoplastiques, qui
ensuite les matérialise sur Terre, composant une des répulsives faunes
tératologiques. Dans l’heure malheureuse de l’avortement sont
sectionnées brutalement les liaisons, non pas uniquement du corps pour
le corps, mais aussi de l’esprit pour l’esprit, frustrant une pléiade de
travailleurs du Bien , subjugués et contraints par l’ignorance humaine,
de l’abattement d’un seul coup brutal à la vie charnelle et animique
d’un être dans l’espérance de trouver la rédemption de ses équivoques.

157
QUESTION: — Que dites vous de la femme violée, qui en
conséquence, devient enceinte et pratique l’avortement pour cause de
révolte juste, à expulser de soi le fruit d’un délit honteux ? Elle aussi
encourt la même faute que ceux qui pratiquent l’avortement sans un
motif réel ?
RAMATIS: — Chaque existence humaine, nous l’avons déjà dit est
une succession d’événements vécus dans le passé. Il n’y a jamais ‘un seul
cheveu’ d’injustice’ de la part de la Loi Karmique.

La créature humaine passe sur la planète recueillant les fruits


savoureux ou amers de la mauvaise plantation antérieure ou alors profitant
des bénéfices de la bomme plantation du passé. Aucun événement, fait ou
vicissitude survient sans quelque fondement karmique générateur, dans les
incarnations antérieures. Bien que l’on vérifie certaine fatalité dans les vécus
humains, il n’y a pas à proprement dit, un destin implacable et
insurmontable, lequel est toujours découlant d’un programme préalablement
élaboré par les propres personnages du drame terricole, sous l’assistance
d’entités supérieures ; et ces cadres afflictifs et événements tragiques
proportionnent toujours une éducation spirituelle supérieure due. Entre
autre, dans un ouvrage antérieur *, nous exposons que le propre homicide
n’est pas prédéterminé à être affirmé dans la prochaine incarnation, mais
par la force de son insensibilité inférieure, ou il est attiré pour vivre dans le
sein des assassins. En vérité, qui tue s’élie pour vivre dans l’environnement
ou la collectivité est en affinité avec sa nature criminelle, ainsi comme le
peintre, le musicien, et l’écrivain sur Terre, qui se cherchent entre eux, par la
loi d’affinité et commencent à vivre de façon plus appropriée dans des
groupes électifs.

* Voir l’ouvrage : ‘L’Evangile à la Lumière du Cosmos’, de


Ramatis/Hercilio Maes.
NT : Ouvrage non traduit pour l’instant, en français, mais qui est
programmé.

158
Evidemment, la femme qui souffre le viol, et encore l’infélicité d’être
fécondée, malgré qu’elle soit la victime d’une révoltante ignominie d’un
individu dénaturé, démontre se trouver non protégée par la propre Loi
transgressée par elle dans le passé, lorsqu’elle provoqua des méfaits
similaires. L’action corrective ou d’exemplification de la Loi de la Vie
n’implique pas une injustice, lorsqu’il est de la connaissance de l’homme
que ‘la plantation est libre, mais que la récolte est obligatoire’ ou que ‘la
créature reçoit suivant ses œuvres’. Cependant, tentative de justifications
ou de révoltes intimes contre l’événement, fait qu’il revient toujours à la
femme malheureuse et non conformée, le soin de donner la lumière à
l’enfant de l’acte sexuel dépravé , pour se racheter de fautes prétérites. Sans
aucun doute, elle a été rejointe par la Loi au moment opportun, par les liens
expiatoires, pour solder des débits passés. Le viol odieux est un acte
abominable et révoltant, blessant profondément l’amour propre humain ;
cependant que soit pratiqué l’avortement par antipathie karmique, soit pour
des questions sociales, financières ou un excès d’enfants, c’est toujours un
corps en gestation expulsé extra-temporellement de l’utérus maternel ou
l’on accueille une âme dans une terrible affliction psychique. Ce qui est
certain, c’est que la gestation à terme d’un viol, aussi honteux qu’il soit,
répare quelque dommage ou injustice commise par la victime dans le passé
d’une réincarnation. La grossesse est une détermination karmique et jamais,
le produit accidentel d’un hasard, jubilant ou triste.

QUESTION: — Quelle est votre opinion sur les quelques pays


de bon niveau social et culturel et qui ont déjà légalisé l’avortement ?
RAMATIS: — Premièrement, le niveau social humain, n’a rien à
voir avec l’évolution spirituelle et la culture n’est pas la sagesse. Ces pays
forcés par l’explosion démographique, ne trouvent pas d’autre solution, car
avec la scolarité de sa population aggravée par des concepts religieux
erronés ou par l’athéisme philosophique, actuellement, ne réussissent pas à
utiliser avec efficacité les méthodes anticonceptionnelles, ou les tabous de
croyance, ou les dogmes matérialistes de la non croyance, ce qui obligent
les législateurs à inclure, dans les règles de contrôle de natalité,
l’avortement. Ils résolurent les problèmes des parents, cependant ils ne
solutionnèrent pas le spirituel. Nous aimerions souligner que les méthodes

159
anticonceptionnelles sont un recours plus acceptable devant la spiritualité,
parce qu’ils sont une conséquence du libre arbitre de l’individu et un droit
de l’utiliser ; cependant, ils iront dans un futur proche ou éloigné, affecter
leurs réincarnations éducatives, alors que l’avortement est contraire à : ‘Tu
ne tueras point. Nous pouvons dire que ces mesures gouvernementales sont
des facteurs atténuants, mais pas un jugement. Elles représentent la liberté
personnelle des âmes qui exercent sur terre l’expérience libératrice de
s’autogouverner. La Grande Loi approuve tout au bénéfice de l’évolution
dans tous les champs de l’univers.

Nous soulignons être à la fin d’un cycle évolutif ou chacun pourra se


purifier ou réduire ses défauts d’antan ; et comme se purifier est très
difficile, nous sommes en train d’assister à une libération effrénée des
instincts les plus primitifs. Il nous revient de prendre soin et de veiller pour
que nous n’arrivions pas à légaliser les drogues, l’euthanasie, la sorcellerie,
la fraude, le suicide, la corruption…

QUESTION: — Nous savons qu’il y a une croissance dans la


pratique de l’avortement sans aucune mesure efficace et praticable
pour l’éviter ; ne serait-il mieux que ceci survienne sous l’aide des lois,
ne le garantissant pas comme crime ? La reconnaissance officielle de
l’avortement, aiderait la femme enceinte à rechercher les recours
scientifiques et salutaires dans la propre médecine, recevant
l’assistance du médecin compétent, au lieu de se soumettre aux
interventions religieuses de mains ‘non expérimentées’ et sans
scrupules, des ‘faiseurs d’anges’ mettant en risque la vie de ses
clientes ingénues.
RAMATIS: — Indubitablement sur les aspects ainsi décrits, il est
meilleur que la femme cherche un médecin ou une institution compétente
pour avorter, et non pas se soumettre dangereusement, à l’intervention
précaire et empirique des ‘faiseurs d’anges’ ; dans ce cas les gestantes
risquent des lésions qui peuvent mener à la stérilité, les maladies génitales
ou même la mort.

Cependant, bien que l’on se satisfasse des nécessités immédiates du


monde physique quant à la protection de la femme dans l’acte insensé de
l’avortement, et sous la législation officielle du ‘non crime’, devant la Loi

160
Spirituelle, c’est un délit de tuer un être en formation, ce qui, en même
temps, empêche la concrétisation d’un plan d’apprentissage, dont l’objectif
est le bien de l’âme dans une incarnation. Cependant, la législation de
l’avortement pour éviter les effets dommageables produites par les
interventions mal faites et imprudentes, fait que jamais, nous ne pourrons
endosser, spirituellement, quelque projet pour encourager la femme à une
situation délictueuse, et aggraver la situation dans les futures réincarnations.

La femme qui avorte à desseins se délivrant de l’enfant intrus,


sans que cela soit une décision médicale de protection de sa vie, sera
candidate, dans la prochaine incarnation à la stérilité, à l’avortement
incontrôlable, à la maladie génitale insoluble, au viol, à la condition
irréversible de mère célibataire et même à la prostitution. Sans aucun
doute l’on peut bénéficier de conditions atténuantes pour diminuer son
erreur, tout comme il y a de souffrir les circonstances criminelles de la
vanité, de l’orgueil ou de l’égoïsme.

QUESTION: Quelle serait la faute la plus grave de l’être


humain ; se servir du recours anticonceptionnel ou pratiquer
l’avortement, afin de limiter sa progéniture ?
RAMATIS: — Sans aucun doute, quant à la limitation des enfants, à
travers des recours anticonceptions, qui est seulement une ‘fuite’ de la
procréation, et plus à proprement dit, le plaisir sans risque, alors que
l’avortement est un ‘homicide’ parce qu’il empêche une âme de renaitre
dans la matière et d’accomplir un plan bienfaiteur élaboré dans l’espace.
Avant la gestation physique les mentors des départements réincarnatoires
du monde spirituel choisissent, désignent le candidat le plus propre pour
l’événement d’une nouvelle matérialisation charnelle. De là vers l’avant, ils
providencient tous les soins pour le succès de la future renaissance, bien que
cette louable éventualité au bénéfice d’une âme affligée signifie une goutte
de transformation dans l’océan des nécessités spirituelles.

Depuis le moment initial de la grossesse jusqu’à surgir à la lumière du


monde matériel, l’esprit incarnant, doit se soumettre aux préceptes créatifs et
à l’aide de la Loi de la Vie, procédé qui s’effectue sous la vigilance des
techniciens et responsables spirituels pour sa nouvelle existence. Quant à la
configuration physique de l’incarné, une partie reste à la charge des

161
ascendants biologiques, manifestés à travers des gènes sélectionnés par les
responsables pour la constitution physique, alors que l’autre partie est le
résultant de l’influence du propre périsprit. Sous la complexe action des
stimuli chromosomiques et de la matrice spirituelle, peut tout aussi bien
naitre un enfant sain, déficient ou avec un retard mental, dépendant de la
nécessité ‘karmique’ de rectification de l’ensemble familier.

Donc l’avortement inattendu, est une violence au procédé gestatif


‘psychophysique’, déjà en phase d’élaboration, rappelant la tempête
arrachant tout, et laissant derrière elle des ruines. Par conséquent, il
revient au responsable de l’avortement l’obligation de compenser et
d’indemniser, le plus brièvement possible, tout le préjudice causé par
lui ou par elle dans sa méconnaissance spirituelle.

QUESTION: — Qu’arrive-t-il à l’esprit incarné lorsque, par


force d’un avortement délictueux, il est expulsé violemment de l’utérus
maternel?
RAMATIS: — Sont incroyables la révolte, la tristesse, l’apathie, ou
les réactions violentes de haine et la vengeance, par le préjudice de la
mesure bienfaitrice et de l’espérance de réhabilitation. Subitement se
ruinent ses rêves et ses illusions, sans compter les souffrances
physiques, et sans aucune perspective de soulagement. Entre autre,
sous l’implacabilité de la Loi du Karma, l’esprit indiqué pour renaitre
dans la matière, et passible de souffrir la violence de l’avortement de
la part de la mère est aussi une entité primaire, de sentiments
inférieurs et de passions incontrôlables qui ensuite, la repousse.

Mais une fois de plus, prévaut le concept traditionnel des


‘semblables attirent les semblables’ car si Jésus se décida pour le
ventre maternel de Maria, entité spiritualisée et sans la plus fugace
intention d’avorter, l’âme d’Agrippine subversive, lubrique, cruelle et
inconstante, a été le véhicule qui attira pour la vie physique un esprit
de qualités similaires ; Néron, s’accomplissant ainsi la loi d’électivité
spirituelle entre les deux.

162
QUESTION: — Mais dans le cas d’Agrippine pratiquer
l’avortement et empêcher la naissance de Néron, de cela ne résulterait-
il pas un des bénéfices pour le monde, et peut être que beaucoup de
chrétiens n’auraient pas été sacrifiés, si une telle créature perverse,
débauchée et ignorante spirituellement, n’avait pas existée ?
RAMATIS: — Considérant que la personnalité de Néron, avec ses
blessures et ses cruautés, soit le résultat d’un type de graduation spirituelle, il
est évident que la Terre serait toujours avec quelques milliers de ‘Néron’,
dispersés sur toutes les latitudes géographiques, et capables de le substituer
dans les mêmes infamies, atrocités et vilénies. Peu importe qu’ils
s’appellent, Néron, Torquemada, Attila, Comodo, Caifaz, Caligula,
Caracalla, Tamerlan, Hitler, Himmler ou Héliogabale. Mille avortements
par jour pratiqués par les imprudentes Agrippine n’élimineraient pas de la
Terre la faune des ‘Néron’ existants sous des personnages variés, dont
l’environnement ne leur permet pas la manifestation, et restent ignorés dans
le sein de s multitudes. Combien de fois, après la mort d’un odieux
personnage guidé au pouvoir gouvernemental, lorsqu’il est éliminé, fait
que son substitut qui se présente, (lesquels pratiquent, perversités,
vengeances et pillages),se révèle être porteur d’un pire caractère et capable
de commettre une plus grande quantité de corruptions et d’atrocités ?

Cependant, peu de bénéfice représenterait pour l’humanité terrienne


l’élimination par l’avortement de quelques ‘Néron’, en potentiel, par contre
il aurait à peine suffit qu’une malheureuse décision de Maria, repoussant de
son ventre le sublime esprit de Jésus, pour que les ombres de l’animalité
restent pour quelques siècles, ou millénaires de plus, retardant l’ascension
spirituelle de l’homme.

QUESTION: Quelle sont les conséquences spirituelles


auxquelles reste exposée la mère pratiquant l’avortement, en relation
avec l’esprit de celui dont elle a frustré l’incarnation, pour la haïr
comme un ennemi prétérit.
RAMATIS: — Au lieu que la femme se protège de l’attaque et de la
persécution de l’esprit ennemi, (qui tente la renaissance à travers de son
ventre, lequel bien qu’il soit retenu dans la prison charnelle du propre corps,

163
recevra aussi amour et soin dans un réajustement d’erreurs), pratique
l’avortement et commet l’imprudence de le développer nouvellement pour
le monde spirituel, fait que là ou il se trouve , il commencera à agir en
profonde révolte et avec des projets de vengeance. Communément c’est
une bête humaine enragée et capable de vendre l’âme au Diable, afin
d’exercer son objectif contre la créature qui lui refusa l’accès à la vie
rédemptrice.

Entre autre , nous devons nous souvenir, qu’il existe un lien karmique
répulsif et agressif entre la mère et l’esprit réincarnant, étant le second la
victime non conformée et disposée à quelques vengeances. Ainsi, il s’agit
d’une gestation contrainte et rectificatrice, dont la non réalisation par un des
partenaires résultera par une éclosion de haines et de persécutions qui
dépassent les haines de Satan.
Réellement, sont indescriptibles la furie et le désespoir de l’esprit,
quand il se réveille de sa condition de ‘fœtus’ périspirituel, après avoir été
soumis à la réduction compatible pour se nicher dans le ventre maternel. En
se sentant renvoyé à l’état antérieur, l’âme revit, incessamment, sous la
forme de délires, les remords angoissants du passé, dans sa mémoire
spirituelle. Jamais la peine humaine ne pourra décrire de telles scènes. Toute
sa charge psychique émotive réprimée explose par la terrible certitude
d’avoir été expulsé de l’organisme charnel maternel, par lequel il devrait se
manifester dans le monde physique, afin de se racheter du prétérit des
erreurs. Ainsi donc, sa furie explose , avec une très forte répercussion , sur
la mère irresponsable , qui lui à nier l’abri maternel, laquelle ne restera pas
incessamment à la merci, parce que la bonté et la compréhension des âmes
supérieures ne laissent personne sans protection.

QUESTION: — Pour notre meilleur éclaircissement l’esprit


rejeté par l’avortement poursuit plus furieux dans sa vengeance
contre la femme qui lui refusa un organisme charnel, et cette
frustration active toutes ses haines réprimées. N’est-ce pas ainsi ?
RAMATIS: — Conformément à ce que nous avons expliqué,
l’esprit indiqué pour tenter la renaissance par la femme terrienne doit
admettre la possibilité de l’avortement, pour être une entité de base
graduation spirituelle, toujours dominée par les souvenirs non pardonnés du
passé.

164
En général, ce sont des âmes qui seulement après beaucoup d’efforts
et d’interférences d’esprits amis et familiers de l’Espace, fait qu’elles se
décident à réincarner, attendant quelque espérance d’amoindrir leurs débits
karmiques et simultanément aussi de développer leurs principales créations
pour l’amélioration de leur position spirituelle. En général l’esprit
délinquant ou obsesseurs réintègre la vie physique presque sous l’hypnose
des mentors de l’Au-Delà, parce que très peu d’entre eux difficilement
acceptent la condition humiliante de renaitre charnellement à travers du
propre adversaire d’autres vies.

Par conséquent, en étant expulsé du ventre maternel, auquel il se


confiera dans un moment d’illusion, se détruisent en lui tous les désirs de
quelque contemporisation spirituelle avec la créature qui lui a nié la guérite
maternelle. Après l’avortement et le bref retour de la forme fœtale-
périspirituelle à la condition adulte, l’esprit frustré par l’avortement se
réveille enragé et pris d’une incontrôlable colère, pour établir la plus brutale
vengeance contre la mère imprudente et avorteuse. Il plonge comme
phantasme cruel, dominé par une seule idée fixe et obsessive – destituer la
femme légère, trompeuse qui n’a pas utilisé ses sentiments affectifs dans un
moment de bonne intention. Elle devra payer, lui rendre des comptes et
l’indemniser de la frustration et de l’humiliation ; il mobilisera les plus
sordides et pervers recours, s’associant à d’autres entités retardées et
odieuses pour l’aider dans sa vengeance cruelle.

QUESTION: —L’esprit vindicatif et persécuteur arrive toujours


à concrétiser sa vengeance justifiée contre la mère imprudente qui
avorta ?
RAMATIS: — Tout dépend des défenses fluidiques, résultant du
comportement de la mère et de son aide supérieure, pour la défendre de la
persécution de l’esprit vengeur suite à l’avortement. Toutes les femmes
avorteuses ne sont pas facilement vulnérables à la vengeance obstinée de
‘l’ex-enfant’, car lorsqu’il s’agit de créatures serviables, amoureuses et
caritatives, préoccupées avec les activités bienfaitrices et philanthropes, elles
jouissent de protection des esprits amis et sont remerciées par l’aide qu’elles
effectuent pour leur familiers encore situés sur la Terre…Cependant, cette
amitié et protection de l’Au-Delà ne peut pas les libérer complètement des

165
actions obsessives de ces entités, mais pour le moins elles peuvent
proportionner à celles-ci le désir de continuer dans leur rénovation spirituelle
dans la matière. Entre autre, lorsque l’avorté a été le bourreau et la mère la
préjudiciée, il est lui aussi, encerclé dans ses pouvoirs offensifs, pour ne pas
avoir tous ses droits.

Cependant, prenez bien en compte ceci, que de nombreux avortés sont


le fruit de malheureuses jeunes femmes abusées, victimes ingénues de
patrons libidineux, ou de fiancés irresponsables, trompées par de fausses
promesses de mariage. De nombreuses parmi elles, en partie désespérées
par la réaction hostile et par l’orgueil blessé des parents, qui les répudient
impitoyablement, alors optent pour l’expulsion de l’enfant nouvellement né,
dans le désespoir d’une honte sociale insoluble. L’avortement leur surgit
comme la solution la plus raisonnable et pratique devant leur inexpérience et
faute d’entendement spirituel. Sous une telle condition de douleur et de
souffrance, l’esprit, (embué par le désespoir et désenchanté par la terrible
frustration, le drame de nombreuses jeunes femmes, compliqué par
l’avortement), mérite une attention amoureuse de la part des guides
spirituels, qui connaissent les faiblesses humaines et savent que la meilleure
solution est la médication de l’Amour.

QUESTION: Mais de quelle façon l’esprit persécuteur réussit-il


à effectuer sa vengeance contre la mère coupable de l’avortement ?
RAMATIS: — Sachez que l’esprit désincarné ne possède plus de
‘double-éthérique’*, ou soit, le corps vital espèce d’intermédiaire plastique
qui fonctionne entre l’organisme physique et le périsprit, durant la vie
charnelle. A travers du double-éthérique, l’esprit de l’homme agit dans la
matière et manifeste toutes ses idiosyncrasies et volontés, alors qu’il reçoit
aussi de retour les effets de tous les événements et faits réalisés par l’être sur
Terre. Par conséquent toute action néfaste ou vindicative des désincarnés sur
les ‘vivants’ seulement peut être exercée de façon indirecte, parce qui leur
manque le support ‘éthérico-physique’, connu comme le double-éthérique’,
pour pouvoir agir directement.

* N du médium : Sous un tel événement et sous la vérification à


respect de Nho Quim, entité sertaneja (Région Nord-Est, du Brésil)
qui participe à nos réunions médiumniques, ainsi il s’exprime dans son

166
langage pittoresque : ‘Mlère qué rencontre un esprit énnémi et
persécuteur par l’avortément, est bien mieux dé lé prendre dans une
autre grossesse. Un ennemi plris à la maison est toujours plous facile à
surveiller et mouins dangereux, que là au déhors’.

De cette façon l’esprit vengeur, dominé par l’indomptable obstination


à blesser le femme qui lui à nié le corps charnel, ne réussit pas à agir de
façon directe dans son action obsessive et se limite à semer des intuitions
incorrectes, des pensées désorientées ou des suggestions subreptices,
conduisant sa victime à des accidents, a des préjudices et aux aléas de la
vie humaine. La réussite de certaines providences mobilisées par les
machiavéliques ‘vétérans’ de l’Outre-Tombe est la conséquence d’un
obsesseur de s’ajuster à la tranche vibratoire du vécu domestique de sa
victime, semant des intrigues, stimulant le vice et occasionnant des
discussions entre les familiers jusqu’au conflit perturbateur.

Quelques fois, il réussit à insérer des ‘support de magie’, construisant


une espèce de ‘pont éthérique’, qui aide le vampirisme par la succion des
fluides vitaux et produit un circuit coercitif autour de la mère coupable. Il lui
intoxique son environnement fluidique, lui excite ses sentiments négatifs, lui
abat sa sécurité spirituelle à travers du découragement et de la non croyance,
lui prenant le ‘tonus vital’ jusqu’au la mort finale, et lui mine son existence
humaine saine, par cette chute vibratoire mentale et émotive. S’il ne
survenait pas une interférence secouriste du monde spirituel, pour rompre le
champ physique éthérique qui entoure la victime incarnée, alors l’obsesseur
réussirait à la conduire finalement, à un état d’hébétude, une vie comme
personne désorientée, frustrée et à l’annihilation irréversible.

D’incontestables manifestations de schizophrénie hébéphrénique,


catatonique et paranoïaque peuvent résulter de l’acharnement et de
l’obstination obsessive des esprits vindicatifs, contre les créatures non
protégées par leur propre situation spirituelle. Après une longue et
persévérante infiltration diabolique, les bourreaux de l’Au-Delà réussissent à
désharmoniser le champ de raisonnement de leurs victimes, jusqu’à obtenir
des manifestations pathologiques plus graves. Ils ruinent l’existence de l’être
après son encerclement pertinent du monde occulte, dont l’aura vital de
basse fréquence devient un champ favorable pour la prolifération de
miasmes, virus et ‘formes mentales’ pernicieuses, se produisant la

167
symptomatologie morbide, à défier les plus avancés procédés de diagnostics
médicaux. Quelques fois les bains de décharge des herbes désintégratrices et
du bon magnétisme apportent toujours quelque soulagement au patient,
mais en vérité le soin dépend principalement de l’éloignement ou de la
christianisation de l’obsesseur, le véritable responsable de l’événement
morbide.

Entre autre, il y a dans le Bas Astral une véritable association


d’esprits malfaisants, espèces de mercenaires qui acceptent n’importe quelle
charge et attendent les plus ignominieuses sollicitations, en échange d’autres
services réciproques pour l’exploration des incarnés. Ce sont les très connus
‘vétérans’ responsables pour les légendes des démons, constituant les
filières d’obsesseurs, avec leur permanente agressivité, exploration et
perturbation des ‘vivants’. Quelques fois, ils agissent de façon efficace
empêchant quelque interférence défensive dans la région ou ils opèrent avec
un plein succès et ils réussissent à rendre difficiles les providences
secouristes des esprits bienfaiteurs. Les esprits évolués ne luttent pas avec
les mêmes armes que ceux qui sont en retard ; par conséquent devant les
obstinations insensées violentes qui requièrent l’usage de méthodes
machiavéliques ou d’attaques brutales, les entités de bon gabarit spirituel,
préfèrent renoncer et attendre, évitant de tomber dans le même champ
vibratoire, généré par les forces de l’instinct animal. Entre autre, l’esprit
sublimé trouve difficulté pour agir dans le sein de la nébulosité des fluides
plus denses, pour cause de spécificité électromagnétique de chaque être,
dans tous les espaces de la vie.

QUESTION: — Quelle serait l’action bénéfique et utile de la


part des esprits supérieurs dans ce cas ?
RAMATIS: — Ce n’est pas à proprement dit, l’interférence des
esprits protecteurs qui peut empêcher l’action néfaste des entités obsessives,
afin de solutionner le complexe problème de vengeance, dans l’Outre-
Tombe. Sous n’importe quelle hypothèse le métabolisme de ‘victime et de
‘bourreau’ se régit disciplinairement par la Loi du Karma prédisposant les
événements éducatifs et correctifs. Dans l’intimité de tous les êtres
sanctifiés ou démoniaques, il y a une seule essence, malgré le traitement
différent des deux, dans chaque extrême de l’échelle spirituelle. Toute
l’entreprise d’En haut est toujours providenciée dans le sens que l’animal se

168
transforme en homme, et que l’homme se métamorphose en ange.

Ainsi dans le cas des mères avorteuses, et encadrées dans les principes
correctifs de la Loi du Karma, aussi bien elles, que les esprits frustrés par
l’avortement, auront à se délier entre eux des liens karmiques enchainés
depuis le passé, et substituer les liens malades de la haine, par les sentiments
sublimes de l’amour.

Comme dans le cas de l’avortement, la haine se ravive encore plus par


la récusation de l’esprit maternel à recevoir dans son ventre charnel l’âme
adverse. C’est, de la Loi d’Action et Réaction, que le même compromis
gâché, doit se répéter, autant de fois, qu’est nécessaire la concrétisation de la
liquidation du délit prétérit, jusqu’à ce que surgisse la paix définitive parmi
les personnes en procédé litigieux. Il ne reste qu’une seule solution
rédemptrice pour l’âme qui se nie à fournir un organisme charnel pour
quelque esprit antipathique - c’est de retourner au point de départ, ou elle
trahit l’événement bienfaiteur, et de recommencer le travail inachevé,
jusqu’à ce que survienne sa rénovation spirituelle, sous la Loi d’Amour.

L’unique manière raisonnable et conseillable à la mère de se


libérer de l’obsessionnelle persécution spirituelle de ‘l’ex-enfant’ avorté
est de le recueillir de nouveau, dans la maison des os et nerfs d’un
corps généré dans ses entrailles. En lui donnant la vie physique, elle se
libère aussi de sa haine vindicative et enferme la liberté dangereuse
dans le monde occulte. C’est de la Loi du Karma que la mère
avorteuse, jamais ne se libérera nouvellement si elle ne devient pas à
nouveau l’antre maternel pour générer le corps du même esprit frustré
par l’avortement. Nous le répétons : ‘La plantation est libre, mais la
récolte est obligatoire’, ou l’on doit mettre en valeur la sibylline
advertance de Jésus en affirmant que ‘l’homme doit payer jusqu’au
dernier sequin’.

QUESTION: — Pour la fin de ce message, quelles seraient donc


vos considérations sur un sujet si controversé comme l’avortement ?
RAMATIS: — En dehors des plus diverses opinions humaines

169
favorables ou défavorables à l’avortement, le considérant là comme un
crime passible de punition, et de l’autre coté, à peine une pratique
officialisée par la législation commune, sans les considérations de la réalité
spirituelle, la vérité indiscutable et absente de quelque sophisme est : que
toute naissance sur la Planète signifie un désir de progrès, rédemption et
destin pour qu’un esprit puisse réussir dans son amélioration spirituelle,
alors que l’avortement est justement , l’action empêchant cette grâce
salvatrice. Ainsi les créatures qui se récusent à procréer des organismes
physiques pour d’autres compagnons désincarnés, aussi se candidatent aux
mêmes conditions désagréables et afflictives dans le futur, leur revenant
d’affronter la symbolique ’file d’attente’ des candidats habitués à frustrer le
cours vital des existences charnelles.

L’avortement peut être justifié de diverses manières par les hommes,


devant la spiritualité il y aura toujours une aggravation dans l’évolution des
esprits mutuellement compromis.

170
ANNEXE

PARTIE 3

171
PROJET
FABIANA DONADEL.

Nous présentons ici une très succincte, voire une minime partie
du Projet Fabiana Donadel, mais nous ne pouvons pas exposer le
programme entier (prêt dans son application) en raison du personnel
inexistant dans la partie médiumnique, et de l’inexistence d’une école
de médiumnité* (Projet en cours d’élaboration). Ce Projet Fabiana
Donadel, immense à pour objectif un début de traitement de tous les
êtres en phase de pré réincarnation, qui est la première partie du
projet, suivi des trois suivants, dont nous vous présentons l’idée .

Il est a noté qu’environ 5 000 centres spirites brésiliens


travaillent par intermittence en séance médiumnique le secours
d’enfants avortés.

Le Projet : Fabiana Donadel a pour objectif :

1. Le traitement de pré réincarnation. (Appelé Projet Arte Cura)


2. Le traitement réincarnation, gestation-naissance-enfance,
adolescence, adulte.
3. Le traitement désincarnation.
4. Le traitement post-désincarnation.

yannicksaurin@hotmail.com

A suivre….

172
CRECHES ASTRALES

Dans le cas d’enfants et / ou avortés.

SPECIALITES:

1 : Traitement d’esprits sous la forme infantile qui sont en train


de se préparer pour les futures incarnations

2 : Conscientisation de ces enfants.

3 : Recomposition des blessures survenues dans les vies passées


et qui restent gravées dans le M.O.B ou le Corps Astral

4 : Les préparez pour éviter l’apparition de problèmes


organiques, cécité, surdité problèmes émotionnels et psychiques par
l’intermédiaire des conversations avec nos futurs enfants. C’est un
outil de travail splendide pour ceux qui sont en train de s’initier à
l’exercice de la médiumnité.

5 : Traitements des traumatismes et attachements du passé


responsables de la plupart des déséquilibres de la créature durant la
période incarnatoire.

Il existe aussi la merveilleuse possibilité de pouvoir converser


avec nos futurs enfants, nièces et neveux, percevant les nuances de
leurs personnalités

Source de l’information ..................‘Algumas notas sobre apometria’


Pagina 122 / ‘A Arte Cura de Fabianal Donadel’ / Sbapometria
/Centro Espirita Ramatis Lages SC

173
Nous signalons aux parents que nous leur conseillons, les
techniques de visualisations créatrices.

174