Vous êtes sur la page 1sur 1

Scenario contre la violence domestique

Finalités:
1 apprendre à prendre du recul
2 réagir sur le moment pour apaiser et non envenimer
3 apprendre à long terme à désamorcer les raisons de la violence.

Georges & Sarah ont trois enfants, Emily, 12 ans, Dick, 8 ans, et Fabian 15 ans.

La famille est à la maison, il est 22h30 c'est dimanche soir, mais Fabian est allé au ciné. Dick
partage sa chambre avec son grand frère, il est au lit et lit un livre. Emily est seule dans sa chambre
elle écoute son lecteur de mp3.

Sarah s'affaire dans la chambre des parents et Georges, au salon, regarde un film à la télé en buvant
son whisky.

Sarah vient ranger des affaires au salon, elle passe et repasse devant la télévision. Georges lui dit
qu'elle n'est pas transparente.

S: [un peu irritée, elle est fort affairée]


« c'est le seul moment de la journée où je peux faire ça, j'ai pas les enfants sur le dos ».

G: « putain c'est le seul moment où je peux me détendre. Si tu t'occupais mieux de tes gosses tu les
aurais pas sur le dos »

S: [fait volte-face vers son mari dans un accès de colère; le ton est haussé]
« Tu t'es jamais occupé de tes mômes c'est moi qui fais toujours tout ici! J'en ai marre! Tu vas pas
m'engueuler en plus quand je fais ton linge!

G: [se dresse de toute sa hauteur, menaçant; il crie à son tour]


« Putain mais ta gueule j't'ai dit que je regardais le film, tu comprends ça!? »

S: [ses yeux lancent des éclairs; à tue-tête]


« tu me parles pas comme ça j'suis pas ton chien! Mais va te faire foutre toi et ton linge... »

G: [brandit un bras lourd de menaces]


« Ta gueule salope! »

S: [les yeux exorbités]


« Nan mais déga... »

George lui assène un brutal coup de poing sur la figure, dont l'impact la précipite contre le mur.

Sarah pousse un cri, la lèvre en sang. Elle se relève, rechute, puis gagne la salle de bain.

Dick est paralysé derrière la porte de sa chambre; il a tout entendu, il a envie de tuer son père.

Le lendemain, la vie reprend son cours, Sarah emmène les enfants à l'école.
Jusqu'à la prochaine crise.

[Il va sans dire que les scène brutales sont mimées seulement.]