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ELABORATION DE LA DECLARATION STATISTIQUE ET FISCALE (DSF) CAS CIANOT CONSULTING

INTRODUCTION GENERALE

L’Acte Uniforme OHADA relatif au droit des sociétés groupement d’intérêt chaque exercice, Le gérant ou le conseil dispositions de l’AU portant organisation et d’administration harmonisation

commerciales et du ou l’administrateur

économique en son article 137 dispose : « A la clôture de

général, selon le cas établit et arrêt les états financiers de synthèse conformément aux des comptabilités ». Le législateur camerounais avait déjà dévoué à cet effet la mission d’attestation de la cohérence et de la vraisemblance des comptes a des professionnelle indépendants ; c’est d’ailleurs ce qui ressort des dispositions de l’article L4 du Code Général des Impôts : pour être réputée probante, la comptabilité devra être certifié par un agréé en CEMAC et inscrit au tableau de l’ordre, ou être validée par un Centre de comptabilité d’une Gestion Agréé. Toutefois, la entreprise réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 250

millions de francs est également réputée probante des lors qu’elle est tenue par un comptable agréé en CEMAC. L’objectif poursuivi ici par l’administration fiscale est la minimisation du risque de fraude fiscale par les contribuables. Cependant, il existe un code de déontologie dans l’exercice de la fonction comptable et financière, avec des sources diverses. Fort de ce constat, les états financiers devraient représenter, pour parler comme le Pr. David KAMDEM, une source d’information financière efficiente dans le monde des affaires. A ce sujet, l’expert financier ESSIMI MENYE voyait en la comptabilité, un véritable outil préalable a l’analyse financière. Par contre il serait dons judicieux de s’interroger davantage sur la logique de l’attestation de régularité et sincérité de la comptabilité, car trois acteurs différents se retrouvent sur une même scène. D’un coté l’administration fiscale voudrait recouvrer la totalité de ses créances (impôt), de l’autre coté c’est le contribuable qui voudrait les minimiser ; non loin de là c’est le centre de gestion²agréé jouant le rôle d’intermédiaire
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qui voudrait maximiser ses honoraires. On retiendra en dépit de tout que se dernier a aussi dans un environnement économique turbulent et voué a une progression géométrique croissante des besoins, il est nécessaire en cas d’un éventuel besoin de financement, de s’ouvrir sur le marché mondial et de se conformer aux normes internationales qui gouvernement la direction de l’entreprise. Cette considération est d’autant plus nécessaire dans notre entourage qu’aujourd’hui avec le marché boursier (Douala Stock Exchange), la valeur probante des informations a communiquer aux futurs actionnaires sur le marché nécessaire une plus grande attention. A c sujet, le législateur OHADA a énoncé des principes comptables que toutes entreprise dans son espace doit respecter. Dans le but de maîtriser l’entreprise et de sauvegarder son patrimoine. Il préconise la mise en place d’un manuel de procédures qui puisse être la base du contrôle interne et de tout autre contrôle. Ainsi, le recours aux financements internationaux, la garantie donnée aux détenteurs des capitaux dans touts entrepris passent par la valeur probante des documents de synthèse, des livres journaux et grands livres qu’elle produit. Il est aussi question pour l’entreprise de mettre à la disposition de tous les tiers traitant avec elle, les états qui reflètent sa situation réelle et pour ce faire, il est nécessaire que ces états soient validés par une entité indépendante et compétente. .De plus, l’attestation de régularité établie par le comptable agréé au terme de sa mission de présentation des comptes annuels constitue une garantie sur la valeur des documents produits par les dirigeants de l’entreprise. Ce dernier lors de sa mission effectue les diligences prévues par les normes définies par l’Ordre national des Experts-comptables du Cameroun, tout en sachant que sa responsabilité serait engagée dans tout acte délictueux à sa connaissance qu’il n’aurait pas relevé et dont les conséquences pourraient avoir une incidence importante sur la vie de l’entreprise sans négliger l’étendard d’une gestion comptable noble. Partant de ce constat, notre questionnement consiste à savoir comment le Cabinet CIANOT CONSULTING peut-il organiser et réaliser efficacement ses missions d’attestation de la régularité de comptabilité tout en respectant les délais et les normes en vigueur ? Autrement dit, quel est l’impact d’une bonne planification sur l’utilisation rationnelle des ressources de cette entreprise ?
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Pour répondre à notre question centrale et atteindre nos objectifs, nous avons structuré notre travail en deux parties :

La première partie retrace le Cabinet Cianot Consulting dans son environnement et la pratique de la mission de présentation des comptes annuels ;

• La deuxième partie est consacrée aux contributions visant à l’amélioration de la planification de la mission de présentation des comptes annuels au cabinet Cianot Consulting.

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1er PARTIE : LE CABINET CIANOT CONSULTING DANS SON EN VIRONNEMENT ET PRATIQUE DE LA MISSION DE PRESENTATION DES COMPTES ANNUELS

L’attestation de régularité de comptabilité est une mission qui incombe spécialement aux professionnels indépendants, d’où l’éclosion des Cabinets comptables au Cameroun pour effectuer cette tache. Cette partie se subdivise en deux chapitres : le premier chapitre situe le Cabinet Cianot Consulting dans son environnement interne (de l’histoire au fonctionnement), puis externe (mise en évidence du marché et du cadre institutionnel). Le second chapitre quant à lui décrit la pratique de la mission de présentation des comptes annuels (états financiers de synthèse) effectuée au Cabinet en mettant en évidence les techniques et méthodes mises en œuvres lors des missions.

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Chapitre Premier : LE CANINET CIANOT CONSULTING DANS SON ENVIRONNEMENT

Le cabinet Cianot Consulting est une entreprise de prestation de service, société à responsabilité limitée au capital de 2 000 000 F CFA. C’est une structure bien organisée et basée à Douala face immeuble Socar (Akwa), dans les locaux de la Procure Général des Missions Catholique. Comme toute entreprise, il a une histoire et entend encore évoluer. Ce chapitre comporte en effet deux sections : l’une traitant du lancement au fonctionnement et l’autre de la mise en évidence du marché et le cadre institutionnel. SECTION I : LE CABINET CIANOT CONSULTING : HISTORIQUE ET FONCTIONNEMENT L’historique s’entend ici comme une période durant laquelle l’entreprise naît, puis entame sa phase de lancement ; le fonctionnement est le processus d’accomplissement des taches dans une structure organisée. Dans cette section, nous allons dans un premier temps appréhender l’historique et l’évolution du cabinet et ensuite il sera question pour nous de mettre en évidence sa structure et son fonctionnement. I. HISTORIQUE ET EVOLUTION DE L’ENTREPRISE

Il est question d’évoquer ici l’historique du cabinet et voir ensuite comment il a évolué. Fort de ces incompréhensions, on serait en droit de se demander ce qui aurait inspiré le promoteur l’idée d’ouvrir un Cabinet Comptable que d’aller occuper un poste de responsable dans une entreprise de la place ? A. HISTORIQUE Alors que l’environnement économique qui prévaut n’est pas propice au développement de l’entreprise, le Cabinet Cianot Consulting aujourd’hui a été crée en 2008 pour offrir aux entreprises existantes dans ce contexte socio-économique dont la tension est
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croissante, une expertise dans le conseil fiscal, juridique et surtout comptable. Il avait pour objectif à sa création de développer à travers ces prestations un réseau de comptables compétents et indépendants qui puissent offrir un service de qualité aux entreprises locales et même internationales qui très souvent ne font recours qu’aux sociétés d’expertise de l’entreprise. Cianot Consulting est crée pour apporter à l’entreprise son expertise en matière de comptabilité, de fiscalité, d’audit, de conseil et d’informatique tout en encourageant la formation car c’est elle qui permet aux managers et cadres de bien gérer en ces temps de vaches maigres. De plus, aux diplômes d’acquérir l’expérience nécessaire pour faire face au marché de l’emploi. Ceci à travers : Le souci quotidien d’optimiser ses partenaires • L’emploi et la recherche de personnel et collaborateurs non seulement compétents mais efficaces et de plus en plus qualifiés pour assurer l’indépendance et la qualité des services offerts à ses clients ;

L’application

des

normes

et

méthodes

professionnelles

internationales dans le traitement des dossiers. B. EVOLUTION L’évolution se définit comme un mouvement ou un ensemble de mouvement divers et/ou coordonnés qui se manifestent dans la vie d’une entreprise. Le cabinet a effectivement démarré ses activités en 2008. il est la concrétisation des projets et de la volonté de ses promoteur de contribuer par ces temps de récession à l’éclosion, à la bonne gestion de l’entreprise à travers l’expertise comptable, la formation, le conseil, l’audit et l’informatique . Dés sa création, le cabinet est systématiquement soumis au régime des personnes morales pour respecter la déontologie de la profession qu’elle exerce.

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II.

STRUCTURE ET FONCTIONNEMENT

Pour mener a bien ses activités et réaliser entièrement ses objectifs avec efficacité et efficience, chaque entreprise doit être structuré et bien organisée, dans la mesure ou sa complexité réside principalement au niveau de la gestion des ressources humaines.

A. STRUCTURE ORGANISATIONNELLE Selon le Larousse, la structure est la manière dont est construit un édifice, manière dont un ensemble concret spatial est envisagé dans ses parties, dans son organisation ; c’est une forme observable et analysable que présente les éléments d’un objet. La structure permet ainsi dans une organisation de voir la répartition des taches et les différents niveaux de pouvoir, ainsi que les interrelations entre les différents postes de l’organisation. Ainsi, le Cabinet Cianot Consulting a une structure linéaire pour permettre aux personnels de niveau inférieur dans la structure d’être directement en contact avec le directeur. Tous les collaborateurs bien que sous la supervision du chef de département peuvent directement rendre compte au directeur, ceci pour avoir une réaction prompte et un feedback qui permette au directeur de garder le contrôle de son activité tout en s’assurant de l’autorité de leur chef de département. Le Cabinet est donc organisé de la manière suivante
• •

Une direction générale qui assure la coordination de deux départements ; Un département comptable et fiscal dont les activités sont

supervisées par un coordonnateur comptable qui organise et contrôle les missions d’assistance comptable et de surveillance comptable, les missions d’assistance fiscale et de surveillance fiscale. Le coordonnateur supervise les travaux des assistants comptables intervenants dans un dossier de ce domaine.

Un département d’audit, d’étude et de conseil : supervisé par le

directeur général qui élabore des programmes de travail en collaboration avec les intervenants sur place, organise et défini les grandes lignes des missions, repartit les taches. Cependant a sous sa supervision un nombre de collaborateurs de formation diversifiée et de qualité pour faire face aux exigences des clients tout en forgeant l’image du Cabinet.

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Un secrétaire qui s’occupe de l’aspect administratif ainsi que de la

gestion de trésorerie ainsi des rendez-vous pris par l’informaticien de la structure. B. FONCTIONNEMENT Le fonctionnement est un processus qui consiste à remplir un ensemble de fonctions, la fonction étant l’activité imposée par l’emploi. En effet pour mener a bien son activité, l’entreprise a besoin d’une panoplie de moyens aussi bien humains qu’infrastructurels lui permettant d’aborder sa mission de manière efficace et efficiente. L’entreprise a donc besoin d’un personnel ou mieux, d’une ressource humaine (Elton MAYO) qualifiée et dévouée pour atteindre ses objectifs en tenant haut son flambeau et respecter ainsi la culture d’entreprise qui y est prônée, tout en assumant des responsabilités résultant du fait de divers postes tels que : 1. LA DIRECTION GENERALE Elle est assurée par un directeur général chargé du développement du portefeuille client du Cabinet ; la supervision générale des activités comptables, fiscales, d’audit, d’étude et de conseil ; il a aussi pour rôle de définir la politique générale de l’entreprise et de don plan d’action en plus de cela, il est responsable du recrutement et du licenciement du personnel.

2. LE SECRETARIAT Le secrétariat du cabinet dans le cadre de sa fonction effectue plusieurs taches administratives et financières. Il a pour fonction principale la gestion des liquidités, la gestion et le reclassement des courriers arrivés ou sortis du cabinet ; la réception des clients et l’interlocution entre ces derniers et les collaborateurs en clientèle. Il a aussi pour mission de faire les saisies des documents administratifs et la tenue des brouillons de caisse et de banque, la collecte et le classement (archivage) des pièces comptables du cabinet.

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3. DEPARTEMENT COMPTABLE ET FISCAL Les activités de ce departement sont supervisées par un coordonnateur comptable chargé :
• • • • •

De contrôler et corriger les travaux confiés à ses collaborateurs ; D’effectuer l’analyse des comptes pour assurer une cohérence sans égal des D’établir le planning des obligations fiscales de tous les dossiers d’assistance et D’assister les clients lors des contrôles (fiscal et CNPS) De la gestion des interrelations entre les collaborateurs sous sa supervision ;

comptes en y proposant des corrections ; de surveillance comptable ;

• Du contrôle de qualité à son département. De manière schématique, la structure du Cabinet est donnée en annexe (annexe 1). C’est une structure linéaire qui met sous l’autorité du chef de departement les collaborateurs sont l’activité est coordonnée par ce dernier. Apres la présentation du cabinet dans son environnement interne c'est-à-dire du lancement au fonctionnement, il est important pour nous de mettre en évidence son marché et son cadre institutionnel.

SECTION 2 : MISE EN EVIDENCE DU MARCHE Le cabinet comme toutes autre entreprise évolue dans un environnement externe turbulent dont les forces perturbent ou améliorent l’existence. Pour analyser cet environnement du cabinet, nous allons dans un premier temps parler de son marché avant d’aborder son cadre institutionnel. I. LE MARCHE

Le marché est constitué par un ensemble d’acheteurs et de vendeurs. A la naissance d’un besoin chez l’acheteur, celui-ci se dirige vers un marché, en quête d’une offre qui puisse lui satisfaire (J.keynes). Ainsi l’offre du vendeur à l’acheteur se fait après un
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consensus sur les termes de l’échange. Le bien ou service offert a donc une contrepartie qui peut être monétaire ou de quelque nature que ce soit, selon la volonté des parties. La valeur de cette contrepartie encore appelée prix dépend du niveau de l’offre, de la demande : ce phénomène a permis aux économistes de distinguer plusieurs types de marchés. L’examen de l’offre et de la demande dans ce cas semble fort louable, pour une plus grande appréhension des faits. A. EXAMEN DEL’OFFRE ET DE LA DEMANDE Pour examiner l’offre et la demande du cabinet, nous allons voir dans un premier temps ce que le cabinet propose à sa clientèle avant de déboucher dur les besoins exprimés par les clients auprès du cabinet.

1. L’OFFRE La culture d’entreprise du cabinet exige à ses collaborateurs ainsi qu’a toute personne intervenant dans un dossier, un niveau assez élevé de compétence et de professionnalisme ; d’intégrité tout en insistant sur le respect des normes professionnelles que sont l’indépendance et le secret professionnel d’ans l’arsenal de missions d’audit, d’études et de conseil, d’assistance et surveillance comptable et/ou fiscal qui lui est confié. L’offre du cabinet est large et particulièrement variée ; en fait, il existe une multitude de prestation et de prestataires qui exercent dans le même domaine, ce qui rend la concurrence rude. Le cabinet qui n’est pas spécialiste dans un domaine précis de la gestion offre une diversité de services pour satisfaire la demande qui s’adresse à lui sur le marché. a) Expertise comptable Cette mission doit être assumée en respectant un certain nombre de règles acceptées par la profession. Un expert comptable peut entre autre :

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Tenir, centraliser, ouvrir, arrêter, surveiller, redresser et consolider les comptabilités des entreprises et organismes auxquels il n’est pas lié par un contrat de travail ;
• • •

Réviser et apprécier la comptabilité ; Attester la régularité et la sincérité des bilans et comptes de résultats ; Organiser les comptabilités et analyser la situation des entreprises sous leur aspect économique, juridique et financier.

b) Etude et conseil Dans ce cas les taches primordiales consistent en l’établissement et l’implémentation des manuels de procédures, l’établissement et la mise en place des comptabilités analytiques, l’ingénierie financière, l’évaluation et la réorganisation d’entreprise et l’assistance en gestion. Il est aussi question ici de faire l’élaboration et la mise en place des budgets, la restructuration d’entreprise, le recrutement, la gestion de la paie, l’élaboration des outils de contrôle de gestion (tableau de bord) et enfin l’évaluation et la mise à jour du contrôle interne. c) Formation Dans le cadre de la formation, le cabinet organise des séances de formation sur les questions d’actualités dans la pratique informatique et des nouveaux logiciels de comptabilité voire autres.

LA DEMANDE La diversité des offres du cabinet veut satisfaire la demande de ses services, qui elles aussi, sont très diversifiées selon les besoins des entreprises. En effet une gamme variées de clients fait appel aux prestations du cabinet selon « la bouche à oreille », la sélection sur le tableau de l’ordre ou la réponse aux appels d’offre.

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Ainsi, les clients qui font appel au cabinet pour quelques services que ce soit varient des petites et moyennes entreprises (PME), petites et moyennes industries (PMI), aux grandes entreprises de part leurs chiffres d’affaires ; les entreprises clientes sont nationales et multinationales. Le cabinet satisfait de manière permanente et régulière la demande des services d’expertise comptable, fiscale et informatique. Tandis que l’étude et le conseil bien que souvent récurrent dépendent beaucoup plus des besoins ponctuels des entreprises et des événements de leur vie. Ces missions requièrent beaucoup plus de conception, d’imagination créative et pour cela, il faut le « savoir faire ». B. LA CONCURRENCE, LE PARTENAIRE ET LES FOURNISSEURS Dans le cadre de ses activités, le cabinet fait face à la concurrence, entretien des relations avec ses partenaires et fait recours a quelques fournisseurs de matières consommables. LA CONCURRENCE La concurrence ici se manifeste par la présence sur le marché d’offreurs dont les services sont substituables à ceux du cabinet, pour parler comme M. POTER. Dans le secteur de l’expertise comptable et du conseil, la concurrence est réelle bien qu’elle ne soit pas à l’échelle des activités commerciales. Au Cameroun en particulier, il y a au moins une centaine de membres inscrits à l’ordre qui offrent des services comparables ; il y a aussi un bon nombre de cabinet conseil qui offrent les mêmes prestations. Les cabinets utilisent donc la compétence professionnelle en mettant une emphase sur le contrôle qualité pour offrir une prestation différenciée de celles des concurrents qui sont divers : PRICEWATERHOUSE AND COOPERS, DELOITTE AND TOUCHE, KPMG, MAZARS, ECA, FIDIT, FAA et tous les autres cabinet conseils inscrits au tableau de l’ONECCA et même non inscrits (pour ne pas marginaliser l’informel).

1.

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2.

LE PARTENARIAT Le cabinet e un réseau étendu de partenaires en Afrique ; ainsi, sur certains de ses dossiers, il faut que le cabinet travaille avec un autre cabinet (à l’exemple du cabinet de BAKAI Joseph). Le cabinet a dont des partenaires dans plusieurs domaines tels que : • L’ONECCA a travers le cabinet de BAKAI Joseph) • La direction générale des impôts • Les cabinets confrères lorsqu’il s’agit des commissions En effet, le partenariat joue un rôle très important sur la vie du cabinet car il lui permet non seulement de développer son propre portefeuille, mais aussi d’accroître ses revenus.

3.

FOURNISSEURS Ils sont constitués essentiellement de fournisseurs de fourniture consommables, de prestataires de service de restauration, d’hébergement et d’autre frais généraux. Apres la prestation de l’entreprise dans son environnement interne et externe, on constate qu’elle est dotée d’une performance solide pour la réalisation de l’ensemble de ses missions. Elle a connu une évolution exceptionnelle et un changement de forme juridique. Actuellement elle est en pleine expansion, mais quelques subtilités existent au niveau de la planification et de la réalisation de la mission de présentation des comptes annuels.

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Chapitre II : L’ELABAORATION DE LA DECLARATION STATISTIQUE ET FISCAL (DSF)

L’une des exigences premières de la présentation des comptes est la communication de toute information susceptible d’influencer l’opinion de l’expert comptable devait attester ou pas la régularité de la comptabilité. A cet effet, ce chapitre relate tour à tour les diligences effectuées sur le terrain au cours de notre stage (section I) et surtout la procédure de planification acquise dans ce type de mission (section 2). SECTION 1 : MISSIONS REALISEES AU CABINET CIANOT CONSULTING Il est question ici de mettre en œuvre toutes les diligences effectuées dans le cadre de l’expertise comptable et fiscale avant d’aborder celles effectuées dans le cadre du montage de la DSf. I. MISSOINS D’EXPERTISE COMPTABLE ET FISCALE Avant toute mission, il est présenté a l’intervenant le règlement intérieur du cabinet qui prescrit entre autre les normes et déontologie de la profession parmi lesquels le respect stricte du secret professionnel et de l’indépendance du collaborateur vis-à-vis du client audité. L’activité ici est composée principalement de l’existence comptable et/ou fiscale, de la surveillance comptable et/ou fiscale et conseil.
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A. L’ASSISTANCE COMPTABLE ET FISCALE Dans le cadre de cette mission réalisée au Cabinet de Maître BEMMA, nous avons diverses taches dont : • L’analyse des pièces comptables ; Préalablement e tout classement de pièces comptables, il est procède à son analyse complète, c’est à dire apprécier son authenticité déterminer dans quel compartiment de la comptabilité (journal) il faudrait la classer ; • Le classement des pièces comptables Les pièces obtenues des clients sont classées par ordre chronologique et par code journal pour faciliter le gestion des opérations de saisie à faire dans le logiciel de comptabilité (Sage Comptabilité 100). • La préparation des imputations Une fois les imputations faites, le contrôle exige qu’un autre collaborateur les valide avant toute saisie dans le logiciel comptable : cette opération a pour but de limiter davantage les incohérences qui pourraient survenir. • La saisie dans le logiciel de comptabilité : comptabilité 100 11 01 Le contrôle terminé nous permet de procéder à la saisie des imputations faites. Ces saisies sont faites dans le fichier du client qui est un système organise en journaux auxiliaires. A chaque journal est associé un compte clé et le journal peut être paramètre pour permettre ou non l’équilibre automatique de l’opération passée dans ce compte clé. • Justification ou validation des comptes Apres les opérations de saisie, les états comptables (grand livre et balance) sont tirés pour analyse et justifications ; L’analyse des compte consiste à : • L’analyse des mouvements enregistrés dans le compte en débit et en crédit, selon les pièces probantes, au sens de l’article 1è de l’acte uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités ;
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L’analyse des soldes ; il s’agit ici de « lettrer » les écritures passées dans ce compte

pour déterminer celles qui justifient le solde observé du compte. Elle est plus souvent

opérée sur les comptes de tiers pour éviter d’y majorer ou minorer les écritures. Il

convient de noter que les lettrage compresse (en masquant) les écritures, ou d’un même article se soldant.

La signification des comptes : les soldes des opérations analysées doivent être

significatifs préalablement à l’établissement des états financiers de synthèse. Les comptes de charges et de produits sont aussi analysés pour s’assurer du cut-off (fermeture ou arrêt des compte) et vérifier que toutes les charges et produits liés à l’exercice lui sont rattachés, conformément au principe d’indépendance des exercices ;
• •

Le contrôle des comptes d’impôts et taxes (64) et des cotisations sociales (66) L’établissement en fin d’exercice, des états financiers de synthèse ou déclaration L’élaboration des états financiers se fait préalablement au respect de certaines

statistique et fiscale. diligences de contrôle des comptes, prescrites par L’ONECCA car au terme de cette mission, il est question de certifier ou non la régularité et la sincérité de la comptabilité qui reflète une image fidèle. Parmi ces diligences sont inclues l’analyse des comptes, de leurs soldes et leur signification. Il est aussi procède à certains recouvrements ainsi que la participation aux travaux de fin d’exercice pour contrôler le niveau des stocks, la valeur des immobilisations et des liquidités, la gestion de ces actifs et leur inscription dans le patrimoine de l’entreprise. A la fin de chaque moi, il est procédé à l’établissement des déclarations mensuelles de : • TVA Le montant de la TVA à payer égal à la différence entre la TVA collectée et la TVA récupérable du mois qui précède celui de la déclaration (principe de décalage d’un mois). Déduction sont faites de toutes les TVA retenues à la source et du crédit de TVA du mois précèdent.

Acompte IS : l’acompte IS est égal à 1,1% du chiffre d’affaires mensuel, déduction

faites des prélèvements de 1% opérés par les fournisseurs en tant que précomptes sur achats,
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ou des prélèvements opérés par les clients autorisé par l’administration fiscale, en tant qu’acompte RTS.

Les retenues salariales : il s’agit de l’IRPP, de la taxe communale, du CFC, de la

RAV qui sont enregistrées dans le DIPE et font l’objet d’un reversement intégral au fisc par l’entreprise. • Les précomptes sur loyer : qui sont une retenue de 5% sur le montant du loyer à reverser pour le compte du bailleur. • Les cotisations sociales ou cotisations CNPS : il s’agit des retenues opérées sur les salaires qui sont complétés par les charges patronales sur salaires en tant que pension vieillesse, invalidité décès, allocation familiale et accident de travail. Ces retenues mensuelles varient selon le niveau et le secteur d’activité de l’organisation. CAS CABINET NOTAIRE MAITRE BEMMA Les divers travaux d’assistance comptable par nous réalisés nous ont conduit finalement à l’élaboration des documents annexes, outils de contrôle de cohérence de la DSF en fin d’exercice. Les modèles ci-après ne sont pas standards, donc sujets à des adaptations plurielles.

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Cas de la TVA ETUDE MAITRE NEMMA NOTAIRE BP 90 KRIBI N° Cont. PO7400327553Z TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE – DECLARATION ANNUELLE Période Janvier Février Mars (ou 1er Trim.) Avril Mai Juin (ou 2er Trim.) Juillet Août Sept (ou 3er Trim.) Octobre Novembre Déc. (ou 4er Trim.) Total Montant versement 152 176 426 018 387 676 464 161 452 783 418 021 39 335 113 536 289 893 383 722 356 707 65 554 3 133 061 N° quit Date quit TVA Retenue Total 6=2+5 152 176 426 018 387 676 464 161 452 783 418 021 39 335 113 536 289 893 383 722 356 707 65 554 3 133 061

SITUATION NETTE DE LA TVA Reversement TVA à effectuer TVA brute totale TVA déductible TVA nette totale 4 299 443 1 166 382 3 133 061
18

TVA versée au cours de l’exercice 3 067 507 TVA nette à payer 65 554 Crédit de TVA net àsoutenu par AGBOZO DOSSEY Maurice Rédigé et reporter
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TABLEAU I & II ANNEXE DE DECLARATION TVA L’assistance comptable et/ou fiscale nécessite une plus grande attention lors de la conception des schémas d’écriture adaptés à l’activité de l’entreprise. Mais avant d’appréhender le fonctionnement de celle-ci, il n’est pas question de tester les bras

croisés, il faut condenser davantage les données fiscales dans des tableaux offrant une vue synoptique.

Cas de l’acompte IS :
ETUDE MAITRE NEMMA NOTAIRE BP 90 KRIBI N° Cont. PO7400327553Z Versements effectués en cours d’exercice Mois Janvier Février Mars (ou 1er Trim.) Avril Mai Juin (ou 2er Trim.) Juillet Août Sept (ou 3er Trim.) Octobre Précompte sur Achat 1% Acompte sur Impôt Autres (1,1% du CA) Principal CCX 15 800 1 580 23 765 2 376 29 794 2 980 28 189 2 819 24 351 2 435 22 427 2 242 8 147 814 8 035 803 18 112 1 811 20 526 2 953 Total 17 380 26 141 32 734 31 008 26 786 24 670 8 962 8 838 19 923 22 579
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Novembre Déc. (ou 4er Trim.) Total

20 467 6 180 225 793

2 046 618 24 797

22 513 6 798 248 332

TABLEAU 3 : ANNEXE DU PAIEMENT DE L’ACOMPTE 1,1% SUR LE CA LA SURVEILLANCE COMPTABLE ET FISCALE Dans le cadre de cette activité, le cabinet définit très exactement dans une feuille de mission toutes les taches à effectuer en même temps par le client et par le représentant du cabinet (le collaborateur), de manière à pouvoir dégager les responsabilités futures de chaque intervenant dans la chaîne. Ainsi les taches usuelles à nous confiées sont les suivantes :

Vérifier la régularité des justificatifs (notamment achats du point de vue fiscal pour la DSF)

Contrôler les imputations comptables usuelles (achats, ventes, trésorerie) et veiller à

leur saisie quotidienne par le client ou en présenter les retards et difficultés au coordinateur (c’est la personne chargée de la supervision des travaux des assistants comptables et stagiaires au cabinet) ; • Impute ou co-imputer les autres opérations (OD, paie, financiers, fiscales, redressement, régularisation des comptes) avec le responsable de la chaîne dans l’entreprise ; • Tenir à jour le tableau des immobilisations et des amortissements, des acquisitions et sorties mensuelles, dans un fichier Excel sur son ordinateur chez le client avec un mot de passe ; • Co-effectuer avec le chef comptable les déclarations fiscales et vérifier les déclarations sociales faites par le logiciel de paie du client, a faire approuver par le chef comptable et obtenir l’assistance do coordinateur comptable en cas de difficultés ; • Informer le coordinateur comptable par une copie des avis de passage des réceptions du chef comptable, de tout contrôle fiscal et CNPS et obtenir de lui la conduite à tenir ;

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• Analyser les comptes périodiques au moins une fois par trimestre et tirer le bilan et comptes de résultat quelle que soit la situation des saisies avec ses commentaires pour le rapport à faire par le coordinateur au client. Dans le cadre de la mise à jour quotidienne du tableau des immobilisations et des amortissements, nous avons conçu à base du logiciel Excel, un tableau standard avec très peu de formules dans les cellules, mais logiques, pour tenir compte du prorata temporis et surtout des taux prescrits par l’article 7D du CGI Camerounais.

ETUDE MAITRE NEMMA NOTAIRE BP 90 KRIBI N° Cont. PO7400327553Z TABLEAU DES IMMOBILISATIOS ET DES AMORTISSEMENTS IMMOBILISATION Désignation Antérieur Fonds commercial Installations et agencements Matériel Matériel de transport Autres Immobilisations Total 33 000 220 000 6 512 836 16 956 750 83 997 23 806 583 6 512 836 Exercice Cession Total 33 000 220 000 0 83 997 6 512 836 17 293 747 20 460 865 2 000 737 22 481 402 22 000 6 229 773 22 000 283 062 44 000 6 512 835 Antérieur Exercice Total VNC 33 000 176 000 0 1 032 183 83 997 1 325 180 AMORTISSEMENT

16 956 750 14 228 892 1 695 675 15 924 567

TABLEAU 4 : TABLEAU DES IMMOBILISATIONS ET DES AMORTISSEMENTS

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Le contrôle des imputations nécessite une attention particulière dans les entreprises ayant une fréquence d’importation de marchandises assez élevée. Ainsi, pour limiter les risques d’erreur lors de la saisie, il est nécessaire de consigner chaque dossier d’importation dans un fichier conçu à cet effet. Une fois les saisies comptables effectuées, il convient de déterminer le niveau du CSV et surtout le niveau du taux de marque brute (pourcentage de la marge brute par rapport au chiffre d’affaires) de l’entreprise, à comparer avec celui du secteur d’activité concerné. III. LE MONTAGE DE LA DSF

La mission de présentation des comptes annuels débouche dans les PME à l’assemblage de la liasse fiscale, communément appelée DSF au Cameroun. Ces documents produisent toutes les informations nature à identifier et quantifier les entreprises Camerounaises ou étrangères (exerçant sur le territoire Camerounais). Son volume est fonction du régime d’imposition auquel est assujetti le contribuable. Ainsi, l’administration fiscale distingue trois (03) catégories de DSf. Seule la liasse fiscale du système normal fera l’objet de notre étude. Il convient de noter que les 3ç tableaux que contient ce document sont

interdépendants (pour la plupart), a t’instar des tableaux 6, 17, 22, 26 et 39 en ce qui concerne l’information sur le chiffre d’affaires. Son assemblage ou montage requiert donc beaucoup d’attention et surtout de contrôle de cohérence. Ainsi, sa simplicité peut provenir de la qualité des documents de base utilisés à cet effet. A. LES DOCUMENTS DE BASE Une DSF complète est riche en données à la fois qualitatives et quantitatives. On comprendrait donc pourquoi seules les données chiffrées ne peuvent pas rendre entièrement satisfaction au fisc. Mais dans le souci de poursuivre l’objectif de cohérence des chiffres, nous accordons une plus grande importance à l’aspect quantitatif de la liasse, lors de son montage. 1. LA BALANCE GENERAL DES COMPTES
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La balance générale des comptes est un document qui récapitule l’ensemble des comptes utilisés par une entreprise et mouvements au cours d’une période donnée. La balance à six (06) colonnes se trouve être la mieux adaptée pour la conception des états financiers annuels de synthèse. Un modèle peut se présenter ainsi.
ETUDE MAITRE NEMMA NOTAIRE BP 90 KRIBI N° Cont. PO7400327553Z

COMPTE
10 Capital 11 Réserve indisponibles 12 Report à nouveau 13 Résultat de l’exercice 20 Frais d’établissement 23 Bâtiment et installatio 24 Matériel

Solde d’ouverture D C
13 320 115 4 426 372

Mouvements d’exercice D C

Solde de clôture D C
13 320 115 4 426 372

-15 839 346 -1 864 350 33 000 220 000 23 469 586

-15 839 346 -1 864 350 33 000 220 000 23 469 586

Figure N° 1 : Extrait d’une Balance des Comptes

2. BALANCE DES TIERS Une balance des tiers à quatre (04) colonnes est suffisante pour référencer les tableaux de la DSF, étant donné qu’une plus grande importance est accordée aux soldes de clôture de l’exercice encours. Mais pour promouvoir une analyse en terme de variation des créances tiers et dettes, il est nécessaire d’éditer à cet effet, une balance à six (06) colonnes comme cidessous proposée :

ETUDE MAITRE NEMMA NOTAIRE BP 90 KRIBI N° Cont. PO7400327553Z

N° Compte

Intitulés Compte

Solde d’ouverture D C

Mouvement D C

Solde de clôture D C

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ELABORATION DE LA DECLARATION STATISTIQUE ET FISCALE (DSF) CAS CIANOT CONSULTING 401010 401011 401012 401013 Fournisseur AES Sonel Fournisseur Tel Camtel Fournisseur CIANOT Con Fournisseur RUBIS Center 432 780 180 000 430 000 1 230 000 500 000 220 000 421 000 830 000 67 220 40 000 9 000 400 000

Figure 2 : Balance des tiers Ces documents ne suffisent pas pour constituer une liasse fiscale conforme aux attentes de l’administrateur fiscale. Le tableau des immobilisations et des amortissements n’est pas du reste, tout comme les statuts et toute autre information susceptible d’influencer l’un des 39 tableaux de la DSF. Une fois les documents de base réunis, un projet de DSF est rempli. Le plus important dans la suite est l’aptitude à expliquer chaque information, d’où la nécessité d’opérer un contrôle de cohérence entre les tableaux avant de relier l’exemplaire définitif. B. LE CONTROLE DE COHERENCE Quelle que soit la pression exercée par l’objectif de délai, le concepteur de la DSF (au besoin assisté d’un collaborateur) effectue une double vérifications, sur le plan de la forme et du fond.

1. L’ASSEMBLAGE COMPLET DES DIFFERENTS TABLEAUX Une liasse fiscale complète su SN doit être constitué de 39 tableaux, remplis ou nom. La disposition du papier influence aussi la qualité de l’information à véhiculer au grand public. On ne saurait alors parler d’une DSF complète sans avoir dans l’ordre et dans le bon sens les tableaux suivants : Tableau 1 Tableau 2 Tableau 3 Tableau 4 : Identification de l’entreprise : Evolution des effectifs au cours de l’exercice : Bilan – Actif : Bilan – Passif
24 Rédigé et soutenu par AGBOZO DOSSEY Maurice En vue de l’obtention du Master professionnelle en Comptabilité Finance

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Tableau 5 Tableau 6 Tableau 7A Tableau 7B Tableau 8 Tableau 9 Tableau 10 Tableau 11 Tableau 12 Tableau 13 Tableau 14 Tableau 15 Tableau 16 Tableau 17 Tableau 18 Tableau 19A Tableau 20 Tableau 21

: Compte de Résultat : Charges : Compte de Résultat : Produits : TAFIRE 1er partie : TAFIRE 1e partie : TAFIRE 2e partie : Actif immobilisé : Amortissement : Plus-values et moins-values de cessions : Provision inscrites au Bilan : Biens pris en crédit bail et contrats assimilés : Echéance des créances à la clôture de l’exercice : Echéance des dettes à la clôture de l’exercice : Consommations intermédiaires : Répartition du résultat : Projet d’affectation de résultat : Effectif, masse salariale et personnel extérieur : Production de l’exercice : Achats destinés à la production

Tableau 19B : Effectif, masse salariale et personnel en autres pays CEMAC

Tableau 22 Tableau 23 Tableau 24 Tableau 25 Tableau 26 Tableau 27 Tableau 28 Tableau 29 Tableau 30 Tableau 31

: Tableau de passage du RAI au RF : Détermination de l’impôt sur les résultats : Détermination du MP : Versements effectués au cours de l’exercice : Droits d’accises et TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée – déclaration annuelle : Analyse des comptes de charge AO : Services extérieurs : Détails des sommes versées aux tiers : comptes 62, 63 : Impôt et taxes
25

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Tableau 32 Tableau 33 Tableau 34 Tableau 35 Tableau 36 Tableau 37 Tableau 38 Tableau 39

: Charges de personnes : Frais financiers et charges assimilées : Ventes : Subventions d’exploitation (71, 72, 73, 75) : Revenus financiers et produits assimilés (77 ; 78, 84, 88) : Dettes garanties par des sûretés réelles : Avances et crédits aux associés et dirigeants sociaux : Structure de l’entreprise : Ventilation par établissement

Ce premier volet de vérification ne constitue que la forme. Le contrôle de cohérence mérite une attention particulière sur les données : c’est le contrôle de fond de la liasse. 2. LA RELATION ENTRE LES DONNES DES DIFFERENST TABLEAUX Il s’agit ici de l’opération la plus fastidieuse du montage de la DSF, du fait de la multiplicité des cellules que contiennent tous les tableaux réunis. Mais « impossible n’est pas comptable ». Le tableau ci-dessous offre une possibilité de contrôle rapide et efficace de quelques cellules : Equilibre oui non
x x

N/A

Observation

EQUILIBRE ACTIF=PASSIF
Total Actif N = Total Passif N Total Actif N-1 = Total Passif N-1

Tableau 2 : Evolution des effectifs au cours de l’exercice
Effectif total T2 ligne 20 colonne 5 =T39 [(C1 à C6 ; L12) + (C1 à C6 ; L17)] Personnel saisonnier : Total T2L21 C5 = T39 (C1 à C6) L18 Noms des principaux actionnaires (ou associées) et part au capital Sociétés de droit Camerounais / entreprise filiale ou succursale d’entreprise ayant leur siège à l’étranger Capital social = T4 L2 C1 Répartition du capital : privé + Publique = 100% T3L2C4 = T9L1C1 x x x x x x x 26 Rédigé et soutenu par AGBOZO DOSSEY Maurice En vue de l’obtention du Master professionnelle en Comptabilité Finance

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T3L6C4 = T9L4C1 – T10L10C1 T3L11C4 = T9L9C1 – T10L17CA T3L18C4 = T9L16C1 – T12L3C1 T3L23C4 = T9L19C1 – T10L18C1

x x x x

Comptes de Bilan : Solde finals d’Immobilisation brutes
T3L2C1 = T9L1C7 T3L6C1 = T9L4C7 T3L11C1 = T9L9C7 T3L18C1 = T9L18C7 T3L23C1 = T9L19C7 T9L19 : (C1 à C4) – (C5 à C6) = C8 x x x x X x

Comptes de Bilan : Amortissements
T3L6C2 = T10L10C4 T3L11C2 = T10L17C4 T3L23C2 = T10L18C4 + T12L3C8 T10L18C4 = T10L18C1 + C2 – C3 T9L4C7 – T10L10C4 = T3L6C3 T9L9C7 – T10L17C4 = T3L11C3 x x x x x x

Avec l’aide des logiciels adaptés au montage de la DSF, il devient aisé de procéder au contrôle des données. Le programme conçu dans le tableur Excel à cet effet est capable de cocher dans la cellule réservée à la validation de la cohérence entre les tableaux. Mais cette

étape n’aurait jamais lieu si le Cabinet n’organise pas efficacement ses missions de présentation des comptes annuels, pour tenir compte de sa rentabilité et des conditions de délai qui s’imposent faute de taxation d’office. SECTION 2 : ORGANISATION DE LA MISSION DE PRESENTATION DES COMPTES ANNUELS Il s’agit dans cette section de présenter l’organisation et le déroulement de la mission de présentation des comptes annuels tels qu’appliqués au Cabinet. Il convient de noter avant tout que les missions de commissariat aux comptes succèdent la présentation des états financiers, avant la tenue de cette assemblée générale. C’est ainsi que les clients ayant arrêté
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avec beaucoup de retard leurs comptes, transmettent au cabinet les documents de base à utiliser pour la mission finale avec une marge de temps tellement restreinte que, pour effectuer avec efficacité sa mission, le cabinet se retrouve entrain d’investir plus cher (la loi de l’offre et de la demande influence enormement en cette période sur le prix de la main d’œuvre supplémentaire). La mission de présentation des comptes annuels va donc de la planification à l’attestation de régularité de la comptabilité. I. PLANIFICATION DE LA MISSION Elle se fait en trois étapes : la prise de connaissance de l’entreprise, le plan de mission et la programmation. A. LA PRISE DE CONNAISSANCE DE L4ENTREPRISE Il est question de d’interroger sur un certain nombre de sujets : quelles sont les activités de l’entreprise (dans son ensemble ou des secteurs spécifiques lors d’un examen limité comme dans le cas d’espèce) ? Quelles structures juridiques et quels sont les moyens techniques utilisés au niveau opérationnel et au niveau fonctionnel ? Qui sont les personnes responsables des diverses activités opérationnelles et fonctionnelles de l’entreprise ? Par rapport à la première question :

Il est apporté une réponse rapide lors de la réunion de préparation de la mission. C’est alors que le nouveau responsable du dossier n’ayant pas bien perçu les secteurs spécifiques de l’activité de l’entreprise doit rentrer dans le dossier permanent de l’entreprise auditée pour en savoir plus ou alors se rapprocher des anciens collaborateurs pour comprendre les points d’ombre. L’auditeur doit faire preuve de collaboration et avoir un esprit d’équipe s’il compte parvenir à ses fins. La réponse à cette question nous permet d’aborder aisément les autres avec un esprit plus ouvert et de comprendre l’environnement dans lequel évoluent l’entreprise, ses concurrents, ses clients et ses partenaires. Par rapport à la deuxième question :

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La réponse à cette question nous permet de savoir quelle est la forme juridique de cette entreprise. Est-elle une SA, une SARL, une coopérative ou alors un GIE. Ainsi, la réponse apportée ici permet de percevoir les risques inhérents à l’organisation de l’entreprise auditée et d’orienter le programme de travail vers leur direction. Il s’agit aussi de savoir quels sont les règlements qui s’appliquent aux activités de l’entreprise car les articles de ces règlements ayant traits à l’exploitation de l’entreprise doivent être connus et maîtrisés pour une bonne compréhension et un audit pertinent du contrôle interne. Il s’agit par exemple du règlement CIMA pour les assurances ou COBAC pour les banques et les IMF. Il est aussi important de connaître le régime fiscal qui s’applique aux activités de l’entreprise. • Par rapport à la troisième question La réponse à la dernière question est vite faite. Nous sommes conduits auprès du Directeur administratif et/ou financier de l’entreprise qui représente l’interface entre le personnel (de l’entreprise) et les auditeurs. Quand aux moyens utilisés, il est question de nous indiquer les logiciels utilisés pour traiter les diverses opérations comptables et financières dont la synthèse sera donnée dans les états financiers. Pour ce qui est des techniques utilisées, elles sont très vues en profondeurs pendant l’analyse proprement dite des comptes. La prise de connaissance générale de l’entreprise à pour but de comprendre le contexte dans lequel elle évolue et de la situer dans son environnement «économique, social et juridique. Lors de cette étape, le commissaire aux comptes ne cherche pas a donner son opinion, mais à collecter le maximum d’information sur l’entreprise et son environnement afin de mieux la connaître et de détecter les risques sur l’analyse desquels il orientera sa mission (Alain MIKOL, 1999). D’ailleurs, avec l’avènement de l’OHADA, le manuel de l’organisation et des procédures comptables se révèle entre un document stratégique pour parachever cette étape. Rendu obligatoire (manuel de procédure), l’entretien au début de la mission ne sera essentiel que dans le cas des entreprises du SMT. Une prise de connaissance superficielle de l’entreprise déterminera donc les écarts sur les budgets de la mission qui pourraient être significatifs. B. LE PLAN DE LA MISSION
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C’est un plan stratégique, un document qui définit de manière synthétique l’orientation du travail choisie pour la mission en question ainsi que la justification de cette orientation. Il vient compléter la prise de connaissance de l’entreprise en précisant les risques vers lesquels sera orientée l’approche d’audit retenue, il est destiné a tous les auditeurs intervenants afin qu’ils puissent garder toujours à l’esprit les caractéristiques majeures de l’entreprise. Le plan de mission sert de « fil d’Ariane » à la réalisation de la mission de présentation des comptes annuels. Toutefois, il peut être complété ou dévié pour coller avec les réalités observées au fur et à mesure que le déroulement de la mission présenté à l’équipe des éléments significatifs qui n’avaient pas été observés lors de la prise de connaissance de l’entreprise. Le plan de mission est aussi le document sur la base duquel on établit le programme de travail de la mission. Au cabinet ce document est préparé par le chef de mission qui, le plus souvent maîtrise mieux l’activité de l’entreprise , sa structure et son organisation aussi bien fonctionnelle qu’opérationnelle, pour avoir été plusieurs fois membre de l’équipe intervenant sur place dans le cadre de cette mission.

C. LA PROGRAMMATION C’est ainsi que l’étape au cours de laquelle est élaboré le programme de travail pour déterminer tous points à auditer ainsi l’évaluation du contrôle interne et des procédures à laquelle on doit procéder. Il présente les différents travaux à effectuer dans le cadre de la mission sur les points à risque identifiés lors de la prise de connaissance de l’entreprise et les points à risques inhérents à l’activité ou à l’entreprise auditée elle-même. Le programme de travail dans le cadre du cabinet est élaboré par le chef de mission alors que le directeur de mission de son coté en prépare une débauche qu’il confronte par la suite à celui du chef, après quoi, le programme de travail adopté résulte de la synthèse des deux pour s’assurer que les points influencé sur son exploitation.
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Apres cette élaboration synthétique du programme de travail, il se tient la réunion avec les intervenants sur place. Au cours de cette réunion, il est remis à chacun un programme de travail et brièvement présenté par le chef de mission après quoi, ils procèdent à une répartition des taches entre eux. Le programme de travail à pour principal objectif d’établir un plan détaillé des taches à accomplir par les intervenants, il permet de déterminer par la même occasion, la durée de la mission en considérant tous les contrôles, tests et analyse auxquels on procédera, le programme de travail indique brièvement les méthodes de contrôle à utiliser, les techniques de révision à appliquer, il permet au chef de mission a la fin de celle-ci de déterminer ce qui a été fait, comment on procède pour arriver aux conclusions observées. En dépit de tout, le programme de travail permet au responsable de la mission d’effectuer une revue convenable des feuilles de travail en vérifiant les taches par rapport aux instructions initiales. Il est aussi un instrument de preuve pour le commissaire aux comptes qui a effectivement accompli sa mission et que les conclusions découlent des feuilles de travail dont les dirigeants de l’entreprise ont la possibilité de consulter.

1. COMPTES PATRIMONIAUX Ce sont les comptes de la classe 1 à la classe 5 du plan comptable OHADA. Pour optimiser leur vérification, l’on procède à la division des taches par cycles. Nous réviserions juste quelques uns.

Immobilisation : les supports ici utilisés sont les états d’inventaire

physique, les doubles des factures d’acquisition, les états de mises au rebut fourni par le client, ainsi que tous les justificatifs des immobilisations financières. Pour ce qui est des immobilisations corporelles et incorporelles, on procède au rapprochement des acquisitions avec les factures ; l’appréciation des durées d’utilisation et vérification des amortissements ; recherche, valorisation et traitement fiscal (TVA) d’événements production des
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immobilisations. En ce qui concerne les immobilisations financières, l’accent est mis sur la justification des mouvements (après dépôts et cautionnement) ; pour les autres immobilisations financières on procède généralement au rapprochement de leurs soldes avec les pièces bancaires, la vérification globale de la dépréciation, la dépréciation et l’explication des variations. Le responsable du dossier calcule et analyse les plus ou moins values de cession et vérifié l’imposition éventuelle à la TVA.

Trésorerie/Financement : les supports de vérification utilisés pour

le compte banque sont le plus souvent des talons de cheques, les doubles ordres de virement et avis de débit des correspondants, les autres pièces initiées par la banque (tickets d’agios, avis de débit de commissions, plan d’amortissement d’emprunt, etc.). pour la banque ou la caisse, on se base sur les factures doit ou à payer, les brouillards des opérations. Le travail à faire consiste à vérifier qu’aucune anomalie n’entrave le processus de gestion financière de l’entreprise : vérification que les comptes de virement de fonds sont soldés, préconisation de la conservation du brouillard de caisse ou de bande de caisse enregistreuse, identification de solde créditeur ou anormalement élevé par test sur un mois. Pour les emprunts, on rapproche le solde avec le tableau d’amortissement, puis examine les garanties accordées avec le contrat, enfin on rapproche les intérêts avec les tableaux d’emprunt (recherche des intérêts courus).

Capitaux et Provisions : on procède au recoupement de

l’affectation des résultats avec le procès verbal de l’assemblée générale et vérification de la conformité avec les statuts et les dispositions légales ; vérification du montant de la situation nette par rapport à la moitié du capital social. Pour les provisions : vérification détaillées des dossiers de litiges et procès, appréciation avec le client des risques réels et de l’opportunité d’une provision, appréciation de la déductibilité des provisions. Pour les comptes courants : obtention de l’accord de l’associé (pour la convention en compte courant), analyse des mouvements, calcul des intérêts, appréciation de la déductibilité des intérêts 2. COMPTES DE GESTION
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Ce sont les comptes de la classe 6 à la classe 8 du plan comptable OHADA. Pour examiner ces comptes, le collaborateurs de l’expert comptable se sert : du grand livre général, de la balance des comptes comparés N/N-1, des contrats crédit bail, des baux, des contrats de maintenance et autres. Puis il rapproche avec les données de l’exercice précèdent ; pour toute somme d’un montant important, il fait un rapprochement avec la pièce justificative ; compare les contrats aux crédit bail et loyer ; rapprochement par épreuves avec pièces justificatives pour les comptes : petit équipement (604, 605) en vue du respect de la limite fiscale, sous traitante (621) et main d’œuvre intérimaire (637), entretien et réparation (624), commissions et honoraires (632), publicité (627). B. SYNTHESE ET RAPPORT DE LA MISSION Ils constituent les dernières phases de la mission au cours desquelles les collaborateurs analysent les conclusions pour préparer le rapport final et les observations éventuelles à adresser au client.

1. REUNION DE SYNTHESE Au terme des investigations, vérifications et contrôle effectués sur le terrain, une réunion est faite entre le chef e mission et tous les collaborateurs intervenus dans la mission. Au cours de cette réunion, après revue des feuilles de travail, le chef de mission et tous ses

collaborateurs portent à l’attention les points retenus et demandent éventuellement certaines explications. Au sortir de cette réunion, l’expert comptable exprime son opinion. 2. L’ATTESTATION DE REGULARITE DE LA COMPTABILITE La résultante ultime de la mission de présentation des comptes annuels est la rédaction du rapport dans lequel l’expert comptable atteste ou non la cohérence, la régularité et la vraisemblance de la comptabilité. En effet, sur la base des feuilles de travail, des documents reçus du clients et toute information significative recueillie surplace, l’expert comptable exprime son opinion. Lorsqu’elle est consentante, l’attestation délivrée à l’attention du client mentionne sa raison
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sociale et son adresse, le référentiel sur la base duquel les diligences ont été effectuées ainsi que la période, la précision sur le type de mission et son objectif, les grandeurs caractéristiques observées : chiffres d’affaires, total bilan, résultat fiscal et résultat net comptable (cf. exemple en annexe). En somme, ce chapitre consacré à la pratique de la mission de présentation des comptes annuels au cabinet Cianot Consulting nous a permis de dégager les insuffisances liées à la mauvaise planification de celle-ci, au détriment de la rentabilité du cabinet. Nous venons de présenter dans cette partie la structure qui nous a accueillie pendant ce stage, et nous avons montré comment la mission de présentation des comptes annuels y était pratiquée. Cette pratique soulève des insuffisances liées à la communication des informations par les clients et à la mauvaise planification que nous allons analyser da ns la deuxième partie

Deuxième Partie : CONTRIBUTION A L’AMELIORATIN DELA PLANIFICATION ET LA REALISATION DE LA DECLARATION STATISTIQUE ET FISCALE AU CABINET CIANOT CONSULTING

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Toute relation d’agence porte en elle la nécessité de s’assurer du bon comportement de l’agent. La conception et la mise en œuvre d’un système de contrôle sont donc inhérentes à toute forme d’organisation. A cet effet, les entreprises disposent de toute une série de moyens de contrôle qui peuvent s’appliquer a divers stades du processus organisationnel pour guider l’activité et encadrer le comportement des individus qui les composent. Ces moyens sont divers et ne sont pas forcement pertinent pour s’appliquer à l’activité de la présentation des comptes annuels. L’objectif de cette deuxième partie est de faire un diagnostic des problèmes relatifs à la planification de la mission de présentation des comptes annuels et de proposer un projet d’amélioration de celles-ci au Cabinet Cianot consulting.

Chapitre III DIAGNOSTIC DES P¨ROBLEMES RELATIFS A L’ELABORATION DE LA DSF

La mission de présentation vise à permettre au membre de l’Ordre d’attester qu’il n’a rien relève qui remette en cause la régularité en la forme de la comptabilité ainsi que la cohérence et la vraisemblance des comptes annuels et déclaration fiscales qui en sont issues en tenant compte des documents et informations fournis par l’entreprise. Elle conduit à
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l’établissement d’une attestation qui fait partir des documents de synthèse qui sont remis au client. Cette mission n’est ni un Audit, ni un Examen des comptes annuels et n’a pas pour objectif la recherche systématique de fraudes et de détournements. Le contrôle des écritures et leurs rapprochements avec les pièces justificatives est effectué par épreuves. Ce chapitre décrit d’abord la procédure de déroulement de la mission de présentation des comptes annuels aboutit au montage de la DSF (section I), avant de faire un diagnostic des difficultés réelles perturbant l’atteinte de l’objectif de qualité à moindres coûts (section 2) SECTION I : DEMARCHE DE TRAVAIL POUR UNE MISSION DE PRESENTATION DES COMPTES Il est indispensable pour un collaborateur qui désire effectuer une mission de présentation des comptes de qualité de respecter la démarche professionnelle minimal tant sur la forme que le fond. I. LA DEMARCHE STANDARD Il s’agit ici entre autre de la meilleure approche de collecte et de traitement des données retenue par le Cabinet, associée aux diligences conduisent au résultat optimal. Pour

permettre une bonne lisibilité, nous avons éprouvé la nécessité de consigner ce travail dans des tableaux. A. QUE FAIRE AVANT LA PRESENTATION DES COMPTES ?
Etapes 1. Prendre connaissance de l’entreprise Diligences Il est important d’avoir une idée précise : au secteur d’activité de l’entreprise de ses métiers et produits ainsi que de sa clientèle de ses localisations, de l’origine, de la nature des facteurs de production dont la composition du personnel des problèmes spécifiques à l’exercice s’il y en a (perte ou accroissement exceptionnel d’activité restructuration etc. …) 36 Rédigé et soutenu par AGBOZO DOSSEY Maurice En vue de l’obtention du Master professionnelle en Comptabilité Finance

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Ceci doit se faire a travers le manuel d’organisation et des procédures comptables, désormais obligatoire par l’OHADA (voir dossier permanent), ou par un entretien au début de la mission lorsque ça n’existe pas ou, pour les entreprises su SMT. Dans tous les cas une mise à jour annuelle est importante. 2. Bien analyser et partager avec votre interlocuteur dans le dossier les taches et du cabinet faites par l’associé. Voir l’annexe de la lettre de mission ou les taches standard en cas d’intervention en assistant complète surveillance comptable fin d’exercice

Suggérer notamment quelques aménagement ou dispositions pratiques en accord avec l’interlocuteur chez le client en cas de difficultés d’exécution. 3. Exécuter les taches qui vous sont dévoués A referer au supérieur du dossier au coordinateur selon les diligences normales de l’ordre ou à l’associé en cas de difficultés. contenues dans le classeur et sur les rapports d’activité NB : bien documenter les travaux en fournissant les sous chemise du dossier annuel ou du dossier permanent avec les feuilles de travail qui les concernent Il s’agit de procédures françaises adaptées, au Cameroun et dont il faut tenir compte des spécificités 4. Etablir le rapport d’activité mensuelle Ceci doit être fait en complétant au bic le modèle - en assistance comptable de rapport du secteur de l’entreprise pour les - bien ressortir dans les feuilles de travail lors missions d’assistance et surveillance. des passages réguliers, les éventuelles difficultés dans le traitement comptable et fiscal étant entendu que le client doit en t out les cas : - obtenir ou créer et classer ses justificatifs par journal (caisse, banque, achats, ventes) - tenir à jour es brouillards pour les déclarations fiscales de tiers - préparer les informations pour les déclarations fiscales de tiers - des feuilles des diligences de la mission de présentation des comptes peuvent être photocopiées et remplies pour servir de feuille de travail ou les accompagner. 37 Rédigé et soutenu par AGBOZO DOSSEY Maurice En vue de l’obtention du Master professionnelle en Comptabilité Finance

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5. En fin d’intervention, établir un projet de bilan, de compte de résultats et situation fiscale pour la DSF avec un état des observations relevées

A approuver par le coordinateur ou l’associé avant établissement de la DSF

6 Pour les états financiers, reprendre la même Si le client l’exige, refaire la situation fiscale en situation fiscale et rapprocher les autres comptes liaison avec le compte associé (tiers notamment) de balance de l’entreprise ou des tiers.

Le prolongement de cette démarche se concrétise dans le changement de référentiel : on se sert de la logique selon laquelle toutes les charges prises par la comptabilité générale ne sont pas fiscalement déductibles, d’où la nécessité de calculer soit même un résultat fiscal, base de calcul de l’impôt annuel à payer (le système fiscal camerounais étant déclaratif). B. LE PASSAGE DU RESULTAT COMPTABLE AVANT IMPOT AU RESULTAT FISCAL Le tableau 22 de la DSF du système normal est un tableau de passage du résultat comptable avant impôt au résultat fiscal :

Si l’entreprise jouit d’un agrément à un régime du code des

investissement, faites vous indiquer la phase (d’installation ou d’exploitation) dans laquelle elle se trouve, avec le respect du certificat de conformité délivré par la cellule de gestion du code des investissements qui conditionne la jouissance des avantages fiscaux contenus dans l’arrêté,

bien comprendre ses obligations fiscales en matière sur les sociétés dans Pour les entreprises passibles de l’IS, vérifier les réintégrations et les

chaque phase.

déductions fiscales suivantes en rapport avec les tableaux de charges. 1. LES REINTEGRATIONS DE CHARGES DU TABLEAU 22 Ligne 1 et ligne 2

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Le montant à inscrire sur l’une de ces lignes est le résultat comptable des activités ordinaires (ligne 28) + le résultat hors activités ordinaires (ligne 36) du tableau 6 de la DSF. Ce montant est reporté dans le tableau 22 à : • La ligne 1 pour le bénéfice comptable avant impôt

Où a la lligne 2 pour la perte comptable avant impôt La réintégration des amortissements concerne les biens qui ne sont pas liés à

Ligne 3 : Amortissement non déductibles. l’exploitation (ces biens ne devraient même pas figurer au bilan de l’entreprise) et, la fraction excédentaire des dotations d’amortissement sur le taux prescrit par l’article 7D du CGI. Ligne 4 : Amortissement comptabilisés mais réputés différés en période déficitaire • Les amortissements différés du point de vue fiscal en cas de déficit ( les amortissements doivent être dans tous les cas comptabilisés), peuvent être imputés sur les bénéfices des exercices suivants, sans limitation de durée, contrairement au reste du report déficitaire qui n’est déductible que sur 4 ans. Ces amortissements différés du point de vue fiscal qui figurent au tableau 10 sont gérés comme un stock Il est à noter que la déduction ultérieure doit être pratiquée dans les résultats des premiers exercices bénéficiaires. Ligne 5 : Provisions non déductibles Les dotations de l’exercice non déductibles fiscalement (provisions pour investissement, provisions de propre assureur, provisions pour constitution de fonds de retraite, ou provisions pour voyages sur congés etc. …) sont à réintégrer. Ligne 6 : Intérêts excédentaires des comptes courants associés Si ces intérêts sont supérieurs à ceux des avantages de la banque centrale + 2 points, réintégrer la différence sur cette quote-part non déductible. Ligne 7 : Frais de siège et d’assistance technique La partie non déductible (voir compte 632) est réintégré ici Ligne 8 : impôts non déductibles autres que l’impôt sur le résultat Cette ligne concerne la totalité des impôts à la charge d’autres contribuables, mais payés par l’entreprise à l’instar de la taxe spéciale sur les revenus TSR, de l’IRPP, s’ils sont portés en charges (même suite à un redressement)
39 Rédigé et soutenu par AGBOZO DOSSEY Maurice En vue de l’obtention du Master professionnelle en Comptabilité Finance

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Ligne 9 : Amendes et pénalités non déductibles Ce sont les transactions, amendes, confiscations et pénalités de toute nature, liées notamment aux infractions, dont les redressements d’impôts Ligne 10 : Pourboires et dons non déductibles La partie non déductible est à réintégrer dans cette ligne Ligne 11 : Retenue à la source (IRCM) impôt sur le revenus des capitaux mobiliers Il s’agit de L’IRCM pris en charge, au lieu d’être retenu sur les bénéficiaires des revenus versés par l’entreprise ou considérés ainsi. Ligne 12 à 14 : Divers Divers 1 ; Bien qu’un texte fiscal ne le spécifie pas, la doctrine fiscale fait procéder lors de la détermination du bénéfice fiscal à la réintégration d’un tiers (1/3) des charges suivantes • Pour les personnes physiques Les amortissements et dépenses d’entretien, du carburant et lubrifiant, des pièces de rechange et de l’assurance des véhicules de tourisme figurant au bilan • Des dépenses de téléphone pour les personnes morales :

Les réintégrations usuelles du 1/3 des dépenses concernent les dépenses téléphone mobile seulement ; il est à noter que la liste de ces éléments non codifiés peut s’accroître avec

certains inspecteurs, et il convient de se justifier (d’autres prétendent que le téléphone fixe du bureau est aussi utilisé pour les appels personnels) Divers 2 : la réintégration des commissions excédentaires versées aux bureaux d’achat (plus de 5% de la valeur FOB) peut se faire ici Divers 3 : Faire figurer sur cette ligne des dépenses somptuaires et les dépenses à réintégrer Ligne 15 : porter sur cette ligne le total des sommes réintégrées
40 Rédigé et soutenu par AGBOZO DOSSEY Maurice En vue de l’obtention du Master professionnelle en Comptabilité Finance

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Ligne 16 : total intermédiaires positif Deux cas de figures peuvent se présenter :
• •

l’entreprise a réalisé un bénéfice comptable, il faut ajouter au total, les sommes réintégrées l’entreprise a réalisé une perte comptable, mais les sommes réintégrées sont supérieures à cette perte

Ligne 17 : total intermédiaire négatif Dans ce cas, l’entreprise a réalisé une perte et les réintégrations sont inférieures à cette perte 2. LES DEDUCTIONS FISCALES DU TABLEAU 22 Elles concernent en général certains éléments précédemment réintégrés en totalités dans l’exercice ou durant les exercices antérieurs Ligne 18 : Amortissement antérieures différés en cas de perte. Cette déduction doit être pratiquée sur les bénéfices fiscaux des premiers exercices suivant le différé d’amortissement. L’entreprise a intérêt à le faire pour optimiser sa gestion fiscale et payer le minimum d’IS Ligne 19 : Provisions antérieurement taxées ou définitivement exonérées da,s l’exercice Sur cette ligne sont portées entre autres les provisions déductibles constituées sur des créances douteuses mais, recouvrées au cours de l’exercice, il en est de même des provisions pour congés payés de l’exercice écoulé constatées en fin d’exercice, et dont les sommes sont payées au cours de l’exercice suivant, et qui avaient été réintégrées dans le calcul du bénéfice fiscal de l’exercice écoulé.

Ligne 20 : Fraction non imposable des plus-values réalisées en fin d’exploitation Porter sur cette ligne les plus-values exonérées sous certaines conditions (réemploi en actif etc.) Ligne 21 & 22 : produits nets des filières (après déduction de la quote-part de frais et charges et autres revenus mobiliers déductibles. Ces retraitements permettent d’éviter la double imposition de ces revenus financiers Ligne 23 : Frais de siège et d’assistance technique déductible.
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Lorsqu’on a pris en réintégration la totalité desdits frais Ligne 24 à 26 : Divers Ces lignes traitent des autres charges initialement réintégrées ou des autres produits fiscalement déductibles en fonctions d’une loi, d’un arrêté, d’une circulaire. Ce retraitement vise à véhiculer une information pertinente au public, à travers les tableaux de la liasse fiscale. II. DES TABLEAUX DE RENSEIGNEMENT A CARACTERES FISCAL STRATEGIQUES ET ECONOMIQUE DANS LA DSF Les tableaux que bous classons dans cette rubrique sont des tableaux qui fournissent des renseignements à caractères fiscal, statistique ou économique dans la DSF. Ces renseignements sont parfois d’origine externe à la comptabilité et ils ne doivent pas présenter des distorsions avec celle-ci.

42 Rédigé et soutenu par AGBOZO DOSSEY Maurice En vue de l’obtention du Master professionnelle en Comptabilité Finance

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N°S

0

Informations provenant de la Informations d’origine externe comptabilité Renseignement divers Dans le dernier rectangle, les Dans le 2 premiers rectangles les pourcentages d’activités et les principaux renseignements mentions de cessations ressortent portent sur l’identification de la du contenu du chiffre d’affaires société et sa location et sont à de l’entreprise. prendre dans les statuts et le RCCM qui sont obtenus à la création de la Société Le régime spécial et le régime fiscal sont en général entreprise privés et assujettie au minimum de 1% du chiffre d’affaires. La nature des bénéfices n’est portée que pour les entreprises individuelles toutes les sociétés commerciales et les sociétés civiles ayant fait l’option pour l’IS

Observations

Tenir compte des actualisations de ces renseignements qui peuvent résulter des modifications dans les statuts de la société (fusion etc. .) Lorsque l’entreprise a obtenu un agrément, porter en régime fiscale celui qui résulte de cet agrément. Il s’agit alors des catégories de revenus des personnes physiques et qui sont assujettis à l’IRPP unique. Voir dans la balance si des comptes de produits existent par activités

N°S Informations provenant de la comptabilité

Informations d’origine externe

Observations 43

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Biens pris en crédit bail et contrats assimilés 13 Colonne A : les montants bruts à Colonne B : les acquisitions, Il est noter que le système l’ouverture doivent apports et créations résultant des comptable OHADA permet un systématiquement correspondre à contrats qu’il faut bien interpréter retraitement pour les biens acquis ceux de la balance de clôture par le crédit bail comme une pour être validés par tout système acquisition d’immobilisation informatique comportant un assortie d’un emprunt. minimum de fiabilité. Echéances des créances à la clôture de l’exercice La colonne des montants bruts doit correspondre à des sommes figurant au bilan Il convient de porter ces renseignements en s’assurant du respect des échéances précédentes dont des défaillances peuvent être rééchelonnées Echéances des dettes à la clôture de l’exercice Les colonnes des analyses par échéances et des autres analyses portent des renseignements issus des contrats Les colonnes des analyses par échéances et des autres analyses portent des renseignements issus des contrats

14

15

La colonne des montants bruts doit correspondre à des sommes figurant au bilan

Il convient de porter ces renseignements en s’assurant du respect des échéances précédentes dont des défaillances peuvent être rééchelonnées Répartition du résultat et autres éléments caractéristiques des cinq (05) derniers exercices

17

Les renseignements sur : Les renseignements sur les L’Assemblée générale ordinaire la structure du résultats par actions : doit se réunir au plus tard six (06) capital à la fin de l’exercice - résultats distribué mois après la date de clôture d’un les opérations et - dividendes attribué à chaque exercice. résultats de l’exercice action résultant du Pv de l’AGO le personnel et la qui approuve les comptes de politique salariale l’exercice Sont pris dans les différents états financiers et doivent y être conformes Projet d’affectation du résultat de l’exercice Les renseignements figurant dans ce tableau sont à fournir par l’organe d’administration de la société (CA ou Gérant) pour la SA et la Sarl Ces renseignements de la colonne ne sont donc qu’un projet Il faut cependant veiller au respect des dispositions légales et statutaires à cet effet notamment sur la réserve légale. Bien expliquer à certains inspecteurs d’impôt qui peuvent les considérer comme des décisions et y réclamer l’impôt.

18

N°S Informations provenant de la comptabilité

Informations d’origine externe

Observations 44

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Effectifs, masse salariale et personnel extérieur 19A Ces renseignements statistiques sur le personnel Camerounais et autres pays hors CEMAC concernent : - les effectifs par région pou la première partie - la masse salariale pour la seconde Effectifs, masse salariale et personnel en autres pays CEMAC Ces effectifs peuvent être portés dés le début de l’exercice et pares chaque mouvement. Il s’agit ici des seules rémunérations perçues (compte 661, 662 et 663) su seul salaire brut dans les charges patronales Idem que ci-dessus

19B

Production de l’exercice 20 Dans ce tableau, les valeurs sont Les quantités figurant dans ce les montants HT de la production tableau résultent normalement du et du stock et qui se retrouvent au rapport de production tableau 3 Ces valeurs doivent être scrupuleusement en phase avec les données figurant dans les comptes et les quantités de stock doivent être en phase avec les valeurs Cet annexe est à compléter systématiquement ; même si un paiement unique est fait au dépôt de la DSF, le porter sur la ligne 12 avant de ressortir les totaux. Les montants négligeables et reconnus souvent payés à ces tiers non localisables (frais de taxi, carburant etc.…) peuvent ne pas être portés. NB : en cas de non indication de NIU, faire une lettre avant au client ainsi que dans le courrier, des observations pour l’informer de sa responsabilité. La période d’enregistrement demandée peut déborder l’exercice en cours.

Versements effectués au cours de l’exercice 25 Ces versements doivent Les numéros de quittance sont correspondre dans la balance aux portés à cet effet dans notre soldes de compte (de notre plan annexe qui reprend ces données de compte recommandé) Bail et charges locatives 30 Les montants sont à porter si par les tiers et dans le débit des comptes ci-dessus Les renseignements sur les baux sont à prendre fidèlement dans leurs enregistrements

N°S Informations provenant de la comptabilité

Informations d’origine externe

Observations 45

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Dettes garanties par des sûretés Les montants résultent des soldes Les sûretés réelles (hypothèque, de la balance nantissement et gages) dans le 1er tableau ainsi que les engagements donnés et les renseignements sur les renseignements sur les contrats avec clause de réserve de propriété des deux tableaux suivants sont à prendre dans les actes. Les montants portés doivent être en phase avec les comptes tiers Ces renseignements résultants de conventions et qui doivent faire l’objet d’un enregistrement lorsqu’il ne s’agit pas d’une activité bancaire

Ces conventions sont exemptes de droits d’enregistrement depuis la Loi de Fiance 2007. Elles doivent néanmoins être autorisée et ensuite approuvées par une AGO

Avances et crédit aux associés et dirigeants 38 Ces conventions sont exemptes de droits d’enregistrement depuis la Loi de Fiance 2007. Elles doivent néanmoins être autorisée et ensuite approuvées par une AGO

Conventions conclues entre l’entreprise et les dirigeants, associés ou sociétés liées. Les montants portés doivent être Ces mentions sont à prendre dans Ces conventions sont exemptes de en phase avec les comptes tiers les conventions qui doivent être droits d’enregistrement depuis la écrites et régularisées de manière Loi de Fiance 2007. Elles doivent recommandée une rémunération néanmoins être autorisée et ensuite pour les apporteurs approuvées par une AGO Eléments constitutifs du fonds commercial Ces éléments constitutifs du Obtenir l’acte de cette acquisition fonds et qui figurent dans la peut être à titre onéreux ou d’apport comptabilité sont surtout dans le voir de fusion. cas d’acquisition de fonds de commerce Structure de l’entreprise : Ventilation par Etablissement Ces renseignement sont La NIU qui est unique pour une analogues à ceux du tableau 0 entreprise sera reporté dans les mais portent sur les différents établissements établissements lorsque l’entreprise a la somme des effectifs doit coller avec les effectifs totaux des tableaux 19A et 19B

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Le souci des cabinets qui cherchent à se faire une place de marque sur le marché est de mener les missions de qualité. On assiste alors à une différenciation des cabinets en fonction
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des réputations calquée sur leur taille et sur le niveau de leurs honoraires. Après avoir fait une revue de la démarche de travail, il est question de rechercher les origines et les conséquences du problème lié à la mauvaise planification. SECTION 2 : ORIGINES ET MANIFESTATION DES PROBLEMES LIES A LA MAUVAISE PLANIFICATION DES MISSIONS Les problèmes auxquels nous nous sommes confrontés durant notre stage au cabinet sont d’origine aussi bien interne qu’externe à l’entreprise. Comme nous l’avons relevé au chapitre précèdent et tout au long de la première partie de ce chapitre, le problème important et crucial rencontré est lié au temps. La gestion du temps aussi bien au cabinet qu’au niveau des clients avec qui le cabinet traite pose un problème qui nécessite une considération particulière. 1. ORIGINE DES PROBLEMES LIEES A LA MAUVAISE PLANIFICATION DES MISSIONS Le problème relevé trouve son origine aussi bien à l’intérieur du cabinet à travers la planification des missions et leur déroulement qu’a l’extérieur de l’entreprise par la préparation des états à mettre à la disposition du cabinet hors délai. A. SUR LE PLAN INTERNE Tout au long de notre² stage, nous avons rencontré d’importantes difficultés liées à la gestion du budget temps prévu pour les missions en général et pour celles de présentation des comptes particulièrement 1. BUDGET DE TEMPS SOUS ESTIME. Lors de la planification des missions, il est procédé à une énumération des différentes taches à effectuer, du temps à chaque tache et du niveau de compétence requis pour ce faire.

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C’est ainsi qu’à la fin de planification de la mission, il est élaboré un planning de déroulement de la mission qui prévoit le budget de temps et les périodes d’intervention sur la mission. L’observation qui a été faite par nous est que très souvent, le temps d’intervention prévu pour les missions de présentation des comptes n’est pas assez pour faire toutes les diligences prévues par la profession et compte tenu du fait que les états des entreprises ne sont toujours pas prêts au moment indiqué dans le budget de la mission. 2. ABSENCE DE TEMPS DE LECTURE ET SEMINAIRE DE FORMATION Le collaborateur doit être formé et doit continuellement se former car avec le temps non seulement les nouvelles technologies évoluent, mais aussi, les sources d’informations évoluent et entraînent des changements considérables dans les entreprises et leurs systèmes de contrôle. Le collaborateur pour ne pas être en marge de l’innovation, doit actualiser ses connaissances dans les divers domaines dont parlent L. COLLINS et VALLIN G. (comptabilité, finance, fiscalité, droit, gouvernance, informatique, sciences humaines etc.) à travers la lecture et la formation. Au cabinet, nous avons observé qu’il n’est pas prévu de plages horaires aménagées pour la lecture et que les auditeurs ne sont pas encouragés même dans leurs horaires hors service à lire pour se cultiver et mettre à jour ses connaissances personnelles. Il ne s’agit pas seulement d’être au courant de l’actualité camerounaise, mais bien plus, il s’agit de s’informer sur l’évolution des normes professionnelles, de systèmes de gestion, de nouvelles technologies, bref de tout ce qui contribuerait à parfaite la compétence professionnelle de l’expert que doit être l’auditeur. Nous avons aussi relevé durant notre stage au cabinet qu’aucun séminaire de formation interne n’a été organisé à l’intention du personnel. Les collaborateurs ne participent pas très souvent à une formation ou un séminaire organisé par l’institution qui réglemente la

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profession sur le territoire national, concernant la présentation des comptes annuels, ses normes et techniques, le contrôle externe et ses mises à jour. La participation aux séminaires et la formation du personnel à la pratique et aux exigences de la profession est un aspect à considère par le cabinet qui compte étendre davantage son portefeuille client sur le réseau africain et même plus international à travers la pénétration des entreprises cotées en bourse. B. SUR L’ANGLE EXTERNE Au cours de la mission, il s’est aussi posé un problème de gestion du temps qui n’était pas inhérents au cabinet. Il s’agit des contretemps ou des empêchements, prolongement des taches du programme de travail du à des facteurs non maîtrisables par le cabinet. 1. NON RESPECT DES DELAIS PAR LE CLIENTS ET SES COLLABORATEURS Le collaborateur avant toutes intervention chez le client a un programme de travail assorti de la durée de la mission. Il a le droit de respecter ce programme pour accomplir avec efficacité la mission. Toutefois, il arrive que les raisons indépendantes le contraignant à marquer des temps de pause ou à retarder la mise en place des diligences prévues par le programme ainsi, constituant des écarts dans le budget prévu pour la mission. Ces temps d’arrêt obligatoires peuvent être du à • L’indisponibilité totale de l’interlocuteur sur place ainsi que ses collaborateurs. L’auditeur n’entre pas en possession des documents lui permettant d’effectuer ses contrôles et vérifications et est astreint à attendre qu’ils lui soient fournir par ces derniers.
• •

Les horaires de travail dans les entreprises auditées qui ne coïncident pas avec celles Les retards observés dans les missions de présentation sont aussi dus au fait que les

du collaborateur. interlocuteurs non avisés sont réfractaires quant à la mise à la disposition de l’auditeur des documents nécessaires à l’évolution de la mission. La mission est planifiée par le cabinet et le client en est informé longtemps avant les périodes d’interventions. Il est précisé au client

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la nécessité de mettre à la disposition du cabinet les états de synthèses dans les délais pour lui accorder la possibilité de mener a bien sa mission et respecter les délais. Cependant, cette précision est presque toujours dérisoire car il arrive très souvent que les délais de dépôts des états de synthèse ne soient pas toujours respectés. C’est alors que commencent les retards et c’est l’origine des écarts divers observés dans le budget. Ces retards entraînent finalement des conséquences importantes pour le cabinet puis supporte de ce fait des coûts plus élevés. Aussi bien que le temps imparti à cet effet ne soit pas assez, bon nombre d’entreprises ne présentent par leur manuel de procédures à l’auditeur ; ils sont même souvent choqués de savoir que l’auditeur veut comprendre le fonctionnement et les responsabilités de personnels à certains postes ; les démarches utilisées dans le traitement de l’information. Les problèmes rencontrés lors de notre stage en entreprise comme nous les avons présenté sont divers et dont dus pour la plupart au budget temps disponible pour les missions et à la planification de celles-ci. Il s’est non seulement posé un problème de planification des missions, mais un problème de gestion rationnelle des ressources dont particulièrement le temps. Il est aussi a relevé et à porter à l’attention du cabinet les problèmes qui mettent en cause la compétence du collaborateur à travers sa formation et son ouverture d’esprit. 2. ABSENCE DES COLLABORATEURS A LA REUNION DE SYNTHESE Au terme de la mission, alors que les délais sont expirés, les intervenants sont occupés chacun de son coté à rattraper les retards accumulés dans leurs objectifs particuliers du fait de la mission. Ceci fait qu’il est difficile aussi pour le chef de mission de réunir tous les intervenants en vue d’établir la synthèse de la mission, les problèmes à soumettre à l’attention du client et de préparer les propositions de solutions aux problèmes relevés pour faciliter la rédaction des rapports et exprimer son opinion sur les comptes au termes des différents entretiens avec les clients. Plus la réunion de synthèse tarde à se tenir, plus la production des rapports traîne car c’est après la réaction du client face aux observations portées à son attention au terme de la

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réunion de synthèse que le rapport est rédigé. Et il ne relève que des points qui sont restés en suspens jusqu'à la rédaction des rapports. II . MANIFESTATIONS ET CONSEQUENCES DES PROBLEMES LIEES A LA MAUVAISE PLANIFICATION DES MISSIONS Le problème lié à la mauvaise planification rencontrée durant notre stage lors des missions a une influence sur l’ensemble des activités du cabinet. Ainsi, nous aborderons les manifestations et les conséquences du problème lié à la mauvaise planification des missions de présentation des comptes annuels. A. LE NON RESPECT DES ETAPES DE LA MISSION ET SA MAUVAISE QUALITE Nous allons dans un premier temps parler du non respect des étapes de la mission ensuite, de la mauvaise qualité de la mission de présentation des comptes. 1. LE RESPECT DES ETAPES DE LA MISSION Cette sous-estimation qui est due soit à une estimation des diligences à faire, des contrôles à effectuer et des vérifications auxquelles on doit procéder peut entraîner le non respect des étapes dans la démarche de présentation. Comme nous l’avons présenté au chapitre précèdent, l’auditeur doit procéder tout d’abord à la prise de connaissance du dossier pour apprendre à connaître l’entreprise dans son contexte, l’environnement dans lequel il évolue, son historique, son évolution et même ses projets. Cette prise de connaissances comme nous avons préalablement mentionné a pour but de donner au collaborateur une vue globale de l’entreprise des éléments de l’environnement dans lequel elle évolue et sa superficie, sur le plan fiscal ; bref la prise de connaissance rend l’auditeur avisé avant tout contrôle, révision et vérification proprement dite des comptes. Elle lui donne une capacité d’appréhension plus grande et plus ouverte des risques

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Sur le terrain très souvent cette étape est bâclée, le temps accordé tellement minime, on estime qu’elle n’est pas très importante et pourtant elle fourni les éléments de la base essentiels pour la suite de la mission. Le budget de temps élaboré sous plusieurs contraintes parmi lesquelles la production des rapports dans les délais légaux n’accorde pas assez le temps a l’analyse et l’évaluation des procédures. On n’a pas souvent l’occasion avant toute intervention sur place de consulter le manuel des procédures utilisé par l’entreprise qui permet d’identifier les forces et les faiblesses du système soumis à notre audit et qui fourni la base de l’orientation des contrôles à prévoir dans le programme du travail. 2. LA MAUVAISE QUALITE DE LA MISSION Le non respect des étapes de la mission emmène le collaborateur à effectuer la suite de la mission comme un technicien, c’est-à-dire sans comprendre le sens, sans pouvoir donner une interprétation qui lui permette d’orienter autrement ses contrôles. Il effectue parce qu’il le faut les taches prévues dans le programme de travail et son flair ne lui sert pratiquement pas à grand-chose car la compréhension n’y est plus. B. LE RETARD DANS LA LIVRAISON DES RAPPORTS ET LA NON EXECUTION DES AUTRES TRAVAUX DU CABINET Nous allons aborder ici le retard de la production de la livraison des rapports ; la non exécution des autres travaux du cabinet et la perturbation du planning d’intervention. 1. LE RETARD DANS LA PRODUCTION ET LA LIVRAISON DES RAPPORTS D’AUDIT Les conséquences ultimes du non respect de la démarche à adopter lors d’une mission constituent d’autres problèmes du cabinet à savoir : le rend de la production et l’expédition des rapports. La révision ainsi que les répartition du temps de la mission ne donne pas une marge de manœuvre au collaborateur de préparer les questions ou incompréhension qui nécessitent une explication des dirigeants de l’entreprise en leur laissant le temps de réagir ;

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de préparer à temps les rapports qu’il doit adresser à l’assemblé générale ; des points substantiels qui nécessiteraient une considération particulière de leur part. 3. LA NON EXECUTION DES AUTRES TRAVAUX DE CABINET ET LA PERTURBATION DU PLANNING D’INTERVENTION La sous estimation du temps de la mission conduit à terme a un retard en même la non exécution des autres travaux du cabinet. A la fin l’auditeur est absorbé et tellement sous pression du travail. Lorsqu’il se rend compte que les délais légaux pourraient ne pas être atteints, il finit par choisir. Ainsi, il n’exécute pas ses autres travaux. Le budget de temps étant court, et vu que pour boucler la mission, l’auditeur a besoin de temps supplémentaire, il se trouve obligé de puiser du temps prévu pour une autre tache pour achever celle-ci. Si dans le temps, les missions chevauchent et sont des missions légales conditionnant les obligations légales des entreprises auditées, le retard dans une mission se répercutera sur la seconde et la seconde suivante… Ceci peut entraîner une perte de confiance de la part du client qui suggère à son assemblée de trouver un autre commissaire aux comptes, le dénouement de cette suggestion peut être une réduction du portefeuille client du cabinet qui constitue sa principale source de revenus. Si par contre, le commissaire aux comptes veut pallier à ce problème en faisant recours à la main d’œuvre supplémentaire ponctuelle, il augmente ses coûts et devient donc moins compétitif. Même s’il refacture cette main d’œuvre supplémentaire au client en tant que débours ce dernier avec le temps, ayant le souci de minimiser ses coûts pourrait faire un appel d’offre et en prendre un dont les coûts sont moins élevés. De plus, chez le client, la prolongation du temps d’intervention entraîne un déséquilibre dans les ressources initialement allouées à la mission. Le comptable sur place et ses interlocuteurs deviennent désagréables car ils pensent non seulement que la mission est prolongée parce qu’il y a des anomalies détectées, mais aussi que les collaborateurs les empêchent d’évoluer dans leur travail ordinaire. Ils deviennent réticents et cela contribue davantage à prolonger le temps de la mission.

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Cette situation peut entraîner un disfonctionnement au sein de l’entreprise cliente dont les ressources ne sont pas utilisées aux fins prévues. La reprogrammation de certaines missions : le facteur temps est une ressource très importante dans le secteur tertiaire (les services). Une prévision mal estimée du temps d’une mission légale peut entraîner la mauvaise qualité des missions suivantes. Cette situation contribue donc à détruire la notoriété du cabinet, sa clientèle, son environnement. C’est pour cela qu’il faut absolument revoir budgétisation des missions de présentation des comptes annuels. Face à ces difficultés, essayons de proposer au cabinet, des solutions qui soient envisageables non seulement pour ses performances à travers sa rentabilité, mais aussi pour son image de marque. l’organisation et la

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Chapitre IV : PROJET D’AMELIORATION DE LA PLANIFICATION DE L’ELABORATION DE LA DECLARATION STATISTIQUE ET FISCALE

Il est question dans ce chapitre de proposer au cabinet une planification de mission et une gestion budgétaire qui évalue rationnellement et de manière réaliste les ressources à allouer à la mission parmi lesquelles le temps. Des suggestions et des solutions au cabinet pour améliorer les performances et sculpter son image par rapport aux problèmes rencontrés SECTION I : PROPOSITIONS DE SOLITIONS AUX PROBLEMES DE TEMPS. Nous allons dans cette section faire des propositions de solutions pour faire face aux problèmes rencontrés. Ces solutions seront apportées pour améliorer démarche de présentation des comptes appliquée au cabinet ainsi que la mission qui en résultera. 1. SOLUTION A LA CONTRAINTE DE TEMPS Pour faire face à toutes les contraintes de temps qui s’imposent au cabinet et dont les origines sont diverses, le cabinet doit tout d’abord avoir la planification des missions de présentation. Ensuite, il doit prévoir dans son budget l’allocation du temps nécessaire aux diverses missions. A. LA PLANIFICATION OPTIMALE DES MISSIONS Les missions de présentation des comptes annuels doivent être planifiée

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de manière à permettre une utilisation optimale des ressources humaines et matérielles dont dispose le cabinet. Tout en permettant aux auditeurs d’effectuer avec méticulosité la démarche de présentation des comptes prescrits. Le cabinet doit procéder à une planification des missions, celles-ci doivent normalement comprendre deux parties distinctes dans le temps et dans les objectifs : La surveillance comptable : il est normalement effectué en cours d’exercice pour déterminer la qualité du système comptable et toutes les autres procédures qui ne dépendent pas de l’exercice comptable. Il permet au collaborateur d’effectuer les tests sur les systèmes d’informations ainsi leurs traductions dans les comptes de l’entreprise auditée. De préparer efficacement l’examen des comptes, les contrôles et vérification à effectuer dans le cadre de la révision des comptes. Car il donne à l’auditeur une vue globale sur la nature et le traitement de l’information. L’auditeur peut alors de cette partie tester la permanence des méthodes, la fiabilité des systèmes de collection d’information sur place dans les entreprises. L’objectif de cette première partie de la mission est de permettre à l’auditeur d’abattre le gros du travail qui ne dépend pas des comptes et états produits par le client. La surveillance comptable doit être programmée par le cabinet pendant une période ou les activités sont moins intenses. Elle est une partie de la mission de présentation qui est faite pour permettre aux cabinets de mener à bien leur mission dans le temps. La période qui suit les assemblées générales étant généralement sans contraintes majeures au cabinet est l’idéal pour la programmation de la surveillance (à ne pas confondre avec la mission habituelle de surveillance de surveillance comptable et/ou fiscale). En effet, les travaux de fin d’exercice connaissent très souvent des perturbations temporelles, rendant improbable le respect des conditions de délai de dépôts des DSF (15 Mars). Apres quoi, il faut rédiger et adresser au client un rapport sur les observations relevées. Pendant cette période pendant laquelle les contraintes de temps sont souvent importantes dues aux délais légaux à respecter, il est opportun pour le cabinet d’optimiser l’utilisation de cette ressource rare qu’il ne maîtrise pas. L’utilisation rationnelle du temps voudrait donc que l’intérim soit programmé pendant la période ou les contraintes légales sont moins denses. A cette période, les auditeurs n’ont

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que des missions contractuelles à effectuer et peuvent ainsi être affecté à la mission de présentation des comptes. Il est aussi judicieux pour le cabinet de programmer la « présentation intérim » des comptes pendant que les collaborateurs ne sont pas sous pression de manière à leur permettre de prendre réellement connaissance de l’entreprise et d’évaluer son système comptable. Ceci leur procurera la fraîcheur dans les idées pendant l’examen final des comptes. Dans les entreprises de taille moyenne, la mesure suscitée peut se réaliser une seule fois, en attendant la clôture des comptes pour l’intervention finale : c’est la partie de la mission à laquelle on accorde souvent plus de temps parce qu’elle a trait aux chiffres, à l’exactitude. C’et au cours de celle-ci que le collaborateur doit se rassurer que les normes comptables soient respectées tout en respectant la démarche et les normes en vigueur. L’examen des comptes doit être prévu dans la période qui suit les travaux de fin d’exercice en vue de l’évaluation des charges déductibles et de l’élaboration des états financiers de synthèses. (Bilan, compte de résultat, TAFIRE) pour permettre au commissariat aux comptes d’accomplir la seconde partie de sa mission dans la sérénité. Le cabinet doit le programmé longtemps avant et informer le client pour qu’il s’arrange à mettre à la disposition des collaborateurs les documents dans les délais de manière à leur permettre de prendre le temps de bien accomplir leurs diligences. Pour faire face à la contrainte du temps qui s’impose à lui, le cabinet doit planifier ses missions de présentation en deux temps, de manière à anticiper sur les contretemps. C’est ainsi qu’il est recommandé de programmer la présentation intérim au cours du second semestre et pendant la période ou les auditeurs ont moins de services a rendre aux clients, c’est aussi la rationalité dans l’utilisation des ressources rares dont il dispose (temps et ressources humaines). B. REVISION DE LA BUDGETISATION DU TEMPS DES MISSIONS Le cabinet doit essayer de programmer ses missions sur une limite de temps qui permette à ses collaborateurs d’atteindre les objectifs susceptibles d’être atteints au lieu de fixer des objectifs que l’on sait ne seront jamais atteints. Le temps de mission doit non seulement tenir compte du volume du travail à effectuer, mais aussi de l’importance de
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l’équipe d’auditeurs devant réaliser la mission. Aussi le cabinet doit tenir compte pour éviter les écarts dans le budget des horaires de travail du client et de la disponibilité de l’interlocuteur qui assure l’interface entre l’entreprise auditée et le cabinet. Les missions de présentation doivent donc être programmées de manière à permettre au collaborateur d’évoluer sur tous les objectifs qui lui sont fixés aussi bien dans le temps que dans le travail à faire. II. D4UN SYSTEME DE CONTROLE INTERNE ET LA QUALITE DE LA MISSION Le système de contrôle est la base sans laquelle la mission de présentation des comptes n’a pas véritablement de sens car l’on ne peut pas examiner une entreprise dans laquelle aucune instruction n’a été au préalable donnée. L’examen des comptes vient s’assurer que les instructions de la direction données dans le manuel de procédures sont respectées. Il est donc nécessaire que l’entreprise mette sur place un système de contrôle interne A. IMPLEMENTATION DU MANUEL DES PROCEDURES DANS CHAQUE ENTREPRISE Dans le souci de faire un travail précis et éviter les taches fastidieuses, le cabinet devrait montrer a ses clients (qui l’ignorent encore), la nécessité de mettre en place les procédures d’organisation, ceci dans le but de respecter les dispositions du droit comptable OHADA qui stipule que « les responsables de comptes mettent en place et en œuvre des procédures de contrôle interne indispensable à la connaissance qu’ils doivent normalement avoir de la réalité et de l’importance des événements des opérations et des situations liées à l’activité ». La direction de l’entreprise va mettre en place et sur proposition du cabinet une organisation permettant de formaliser les exigences de collecte et de production au risque de se voir attribuer la responsabilité des incohérences et des incompétences qui en résulteraient et qui se traduisent dans les états financiers. Pour l’ordre des experts comptables et comptables agrées (ONECCA), « le contrôle interne est l’ensemble de sécurité contribuant à la maîtrise de l’entreprise »
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MISE SUR PLACE DANS LES ENTREPRISES

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Il a pour but, d’un coté, d’assurer la protection, la sauvegarde du patrimoine et la qualité de l’information de l’autre : l’application des instructions de la direction et de favoriser l’amélioration des performances. Il se manifeste par l’organisation, les méthodes et procédures de chacune des activités de l’entreprise pour maintenir la pérennité de celle-ci. Il ressort de cette définition les objectifs poursuivis par la mise en place du contrôle interne à savoir :

Maîtrise de l’entreprise

• La sauvegarde des actifs • Assurer la qualité de l’information • Assurer l’application des instructions de la direction • Favoriser l’amélioration des performances Le contrôle interne se manifeste par l’organisation ; les méthodes et les procédures de chacune des activités de l’entreprise pour la sauvegarde et la pérennité de celle-ci. Le droit comptable OHADA exige que chaque entreprise établisse un document décrivant les procédures et l’organisation comptable des lors que celui-ci est nécessaire à la compréhension du système de présentation et à la réalisation des contrôles. Ce livre doit mentionner les règles et éléments suivantes : • L’organigramme du système comptable • Les diagrammes d’arrivés et de sortis des flux comptables • La tenue de comptabilité en langue officielle et dans l’unité monétaire légale • L’emploi de la technique de la partie double • La justification des écritures par des pièces comptables référencées et datées • Le respect de l’enregistrement chronologique • L’identification de chaque enregistrement (origine, imputation, contenu de l’opération, référence de la pièce) • Le contrôle par inventaire de la valeur des biens, créances et des dettes • L’établissement d’un plan comptable normalisé conforme au SYSCO • La tenue des livres comptables obligatoires
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• La technique de placement, d’archive et conservation des pièces comptables et des documents y afférents • Ce document est d’un intérêt capital pour toute entreprise car le contrôle de son application permet d’attester la fiabilité des comptes produits. B. UNE MEILLEURE UTILISATION DES SYSTEMES D’INFORMATION Compte tenu des enjeux pour le cabinet et pour l’entreprise et des utilisateurs de l’information financière, la qualité du contrôle des comptes des entreprises est un élément important dans la vie économique. A cet effet, les principes et les méthodes utilisés par les auditeurs financiers doivent présenter des caractéristiques acceptables pour l’environnement et susceptibles d’affirmer leur efficacité et leur rationalité. Cette efficacité ne sera appréciée qu’à la mise en place des logiciels fiables. L’expertise proposée dans ce domaine constitue à la fois un élément fondamental de l’amélioration de la productivité des comptes et dont les recommandations peuvent apporter à l’entreprise une contribution significative dans la maîtrise de ses risques et dans l’amélioration de ses performances. Le cabinet doit souvent faire appel aux spécialistes munis de compétences très étendues dans le domaine informatique et d’une manière générale dans celui de la technologie de l’information. Le rôle de ces intervenants est principalement de se concentrer sur les systèmes informatiques clés pour s’assurer de leur intégrité Ces spécialistes doivent effectuer un examen approfondi du système informatique à chaque mise en place d’une application informatique clé ou en cas de changement important dans une application existante. C. L’INDEPENDANCE DES COLLABORATEURS POUR UNE MISSION DE QUALITE .pour s’assurer que la norme professionnelle d’indépendance qui se perçoit à travers le respect de la qualité de révélation par ses collaborateurs et pour préserver cette

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indépendance tout en évitant les entorses a la pratique de l’audit, les perspectives suivant peuvent être prises en compte par le cabinet : • La pratique « joint » qui consiste a faire auditer une entreprise par plusieurs collaborateurs. Ainsi, les anomalies omises par un groupe d’auditeurs peuvent être décelées par les autres dans le cadre de la même mission de présentation des comptes ; •

Eviter à un collaborateur d’assurer à la fois la mission de conseil d’entreprise et la En effet, la mission de conseil d’entreprise le rendrait dépendant des dirigeants de

mission d’audit dans la même entreprise ; l’entreprise avec qui il établit le contrat et de qui il attend des honoraires. Etant donné qu’il a le souci de sécuriser ses revenus ; et au regard du fait qu’il pourrait perdre cette source de revenu ; il serait tenté de s’abstenir de révéler les incohérences qu’il rencontrerait dans l’accomplissement de sa mission. En plus, il n’est pas très évident de détecter et d’exprimer les anomalies issues des conseils qu’on a soi même donné. • La pratique d’une programmation tournante des équipes d’auditeurs sur les missions de présentation des comptes. Il s’agit pour le cabinet d’éviter que les mêmes auditeurs soient à revenir tous les ans auditer les mêmes entreprises. Le cabinet doit donc établir le programme des missions de manière à faire roter les équipes sur les différentes missions par période de temps, car plus on se familiarise avec l’environnement audité, moins on a l’œil vif pour percevoir les anomalies ou les incohérences et moins la mission est efficace. • Le cabinet doit au-dessous de tout s’assurer que les besoins primaires et essentiels des auditeurs sont satisfaits. Ceci doit se faire non seulement à travers une constance invitation des collaborateurs à suggérer des idées à l’amélioration des services et de l’environnement du cabinet, mais aussi à travers la rémunération qui ne doit pas les rendre mendiants. Un élément essentiel est la motivation des collaborateurs. En effet, lorsque les hommes sentent qu’on s’intéresse à eux, ils s’expriment librement et collaborent sincèrement ; ce qui est essentiel à l’indépendance des agents et à l’éclosion des esprits sérieux et dynamiques.

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B. AMELIORATION SUR LE PLAN ORGANISATIONNEL Non seulement les différentes étapes de la mission seront effectives mais aussi l’organisation de la mission en général tiendra compte des prévisions réelles du temps des missions. Ce qui implique que les auditeurs auront les moyens de mettre en exergue leurs compétences. Les différentes étapes de la mission qui étaient respectées de manière superficielle se verront réalisées dans le fond. On n’observera plus de chevauchement entre missions et le travail pourra se faire dans la quiétude et sans risque de se tromper. En plus, les auditeurs auront les moyens, particulièrement le temps d’évoluer sur leurs dossiers respectifs et d’atteindre leurs objectifs. II. LA REDUCTION DES RISQUES INHERENTS A LA PROFESSION ET L’AUGMENTATION DE LA RENTABILITE Nous allons présenter premièrement la réduction des risques inhérents à la profession et par la suite l’augmentation de la rentabilité du cabinet. A. LA REDUCTION DES RISQUES INHERENTS A LA PROFESSION L’observation des suggestions faites au cabinet Cianot montre une réduction du risque inhérent à l’expert comptable qui certifie la sincérité et la régularité des comptes soumis a leur audit. Car les auditeurs ayant fait avec méticulosité les diligences prévues par la démarche, ayant appliqué les techniques d’examen recommandées lors de la vérification des comptes réduisent sinon éliminent le risque d’émettre une opinion erronée sur les comptes. De ce fait, les auditeurs réduisent le risque de faire inculpé le cabinet de complicité et de se voir retirer l’agrément qui autorise l’exercice de son activité comme a été le cas pour certains cabinet d’expertise. SECTION 2. L’AUGMENTATION DE LA RENTABILITE PAR LA REDUCTIONDES COUTS

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La planification des missions de présentation intégrant un contrôle intérim pendant les périodes mortes en cabinet réduit des coûts des sous activités des auditeurs. Elle va même

plus loin pour réduire les coûts des missions de présentation qui sont réalisées à une période ou non seulement les activités sont très intenses, mais aussi à une période ou le cabinet peut faire recours à une main d’œuvre supplémentaire pour pouvoir satisfaire la demande à elle adressée. Bien entendu, par-dessus ces solutions d’ordre organisationnel, le cabinet à intérêt à inciter ses collaborateurs à développer les petits programmes informatiques pouvant générer toute une liasse fiscale en un temps record (comme certains logiciel de montage de DSF commercialisés par CAPRICE SARL), pour rattraper le temps perdu lors de la mise en place de la collecte des données. Aux problèmes de gestion du temps des missions relevés au cours de notre stage au Cabinet Cianot Consulting, nous avons proposé diverses solutions dont la revue de la planification des missions de présentation pour intégrer deux parties en deux temps, une budgétisation plus réaliste du temps des missions et la formation des collaborateurs pour assurer la compétence de ceux-ci à travers la lecture et les séminaires de formation.

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CONCLUSION GENERALE

La communication de la situation de l’entreprise aux tiers et partenaires (associés, fournisseurs, clients, Etat) intéressés à quelques titres que ce soit par celle-ci est de plus en plus réglementée. Il est même obligatoire de communiquer à une catégorie d’utilisateur de l’information financière la situation de l’entreprise à travers ses états financiers que l’acte uniforme sur le droit comptable a rendu obligatoire. C’est alors qu’il se pose le problème face aux intérêts antagonistes des différents utilisateurs de l’information financière, de la fiabilité de ces informations. Depuis lors, il s’est avéré nécessaire de certifier la régularité des comptes. Initialement (dans les grandes entreprises). L’objectif de l’audit était de détecter la fraude mais progressivement, on est arrivé à une situation ou l’objectif de la mission d’audit légal est de certifier la sincérité et la régularité des comptes de l’entreprise auditée avant que les informations financières qu’ils contiennent ne soient publiées. Mais dans les PME, seule l’attestation de régularité de la comptabilité suffit pour fiabiliser l’information financière. De façon générale, toutes les étapes de la mission de présentation des comptes annuels sont respectées même si certaines sont souvent bâclées. Car bien que les auditeurs possèdent les qualités nécessaires pour accomplir efficacement la mission, ils n’ont pas assez de temps pour l’effectuer avec rigueur. C’est alors qu’il se pose un problème de temps imparti aux collaborateurs et la possibilité d’entrer réellement dans le fond. Mais ne s’attardent dons très souvent qu’à la forme La préoccupation à ce jour est donc de réaliser une mission au terme de laquelle l’auditeur émet une opinion sur les comptes. Le rapport de l’expert comptable doit aussi être produit dans les délais légaux pour permettre à l’entreprise de respecter ses

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obligations légales entre autres le dépôt de la DSF auprès de l’administration fiscale (au plus tard le 15 Mars de l’exercice qui suit la clôture) et la tenue de l’assemblée générale ordinaire qui statut sur ces comptes (6 mois après leur clôture). Pour ce faire, l’auditeur doit établir un plan de mission et mettre sur pied des diligences aux termes desquelles il a des éléments de preuve pour justifier son opinion. Nous avons effectué dans le cadre de notre stage des missions de présentation des comptes annuels (montage de la DSF) qui ont constituées le fondement de ce rapport. Au cours de ce stage, nous avons relevé un certain nombre de contraintes qui ont constituées une entrave au bon déroulement de la mission. Notre principale préoccupation au début de cet exercice était d’analyser cette situation qui empêche le cabinet d’accomplir avec efficacité sa mission tout en assurant sa rentabilité. Nous nous sommes posé la question de savoir de quelle manière de cabinet pouvait organiser les missions de façon à faire face aux délais à une période ou le volume de travail est énorme. ? Quelle organisation et quelle planification de la mission de présentation permettront au cabinet de satisfaire la demande aux moindres coûts ? Nous suggérons au cabinet une planification efficace de ses missions. Cette planification implique une organisation de la mission de présentation en deux parties. La première qui est principalement basée sur l’examen du contrôle su système comptable devra se dérouler à une période ou l’activité en cabinet est moins et donc contribuera à réduire les coûts de la sous activité si jamais il y en a. La deuxième partie consiste en l’examen des comptes proprement dit : l’analyse sera programmée juste à la fin des inventaires de fin d’exercice. Cette planification permettra au cabinet de désengorger cette période et pourra faire efficacement face à la demande qui s’adresse à elle et il profitera aux termes de cette planification aussi bien en rentabilité (qualité des comptes, coûts de la sous activité amorti par le pré contrôle) qu’en notoriété du fait de la qualité de la mission soignant l’image de marque.
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D’autre part, les objectifs de ses collaborateurs seront continuellement atteints car ils se sont libérés préalablement à la période intense de leurs activités et ils peuvent alors en toute quiétude accomplir leurs taches courantes sans y observer du retard. Pour s’assurer du respect de la norme de compétence professionnelle, le cabinet doit assurer la formation des auditeurs. Les auditeurs doivent constamment mettre à jour leurs connaissances pour ne pas être en déphasage avec l’actualité dans la profession. Ceci peut se faire a travers les lectures et la participation aux séminaires de formation. Ce stage nous aurait permis d’entrer en contact avec le monde professionnel, c’est-àdire, « toucher du doigt les réalités du terrain ». D’où la nécessité pour nous d’appréhender certaines notions de base telles que : la ponctualité, la propreté, le respect et la culture d’entreprise.

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BIBLIOGRAPHIE I. OUVRAGES PUBLIES

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REPERTOIRE DES ANNEXES

Annexe 1 : Tableau 1 DSF Annexe 2a : Bilan actif Annexe 2b : Bilan passif Annexe 3a : Compte de résultat – charges Annexe 3b : Compte de résultat – produits Annexe 4 : Tableau 18 DSF Annexe 5 : Actif Immobilisé Annexe 6 : Amortissements

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