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Partie3-Chap2_APCE

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A G E N C E P O U R D’ E N T R E

L A P

C R É A T I O N R I S E S

Créer ou Reprendre une Entreprise
Méthodologie et Guide Pratique
– Distribution assurée par les Éditions d’Organisation et l’Agence pour la Création d’Entreprises (APCE) © APCE - Groupe Eyrolles, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008

ÉDITION 2008

ISBN : 978-2-212-54051-2

ÉDITIONS APCE

2. LES

APPUIS FINANCIERS

2.1 Les fonds propres

Au moment de la création de l’entreprise, les fonds propres sont constitués des apports en capital. Ils représentent un « matelas financier de sécurité » pour les futurs créanciers de l’entreprise. L’importance de l’apport personnel du créateur dans le cas d’une entreprise individuelle ou des fondateurs dans le cas d’une société (souscriptions au capital) prouve la confiance que celui-ci ou ceux-ci porte(nt) au projet. Les financeurs externes sont toujours très sensibles à ce que le ou les initiateurs du projet s’engage(nt) financièrement de façon suffisante par rapport à la sollicitation dont ils sont l’objet. Dans certains cas, l’obtention d’un prêt personnel par le créateur, uniquement destiné à augmenter son apport en capital, aidera à obtenir, par ailleurs, le financement nécessaire à la nouvelle entreprise. Toutefois, ce genre de prêt personnel n’est pas très facile à obtenir.

2.1.1 Les prêts personnels pour accroître l’apport personnel

Le PCE est un régime de crédit à moyen terme, sans garantie ni caution personnelle du chef d’entreprise, mis en place par l’État (via OSÉO). Il est destiné à financer les besoins en fonds de roulement et les investissements immatériels des entreprises en phase de démarrage (de 0 à moins de trois ans).
Bénéficiaires

2.1.1.1 Le Prêt à la création d’entreprise (PCE)

Les entreprises (personnes physiques ou morales) ayant moins de trois ans, ayant un numéro SIREN attribué, quel que soit le secteur d’activité (sauf l’agriculture, l’intermédiation financière et la promotion ou location immobilière), n’ayant pas encore bénéficié d’un financement bancaire à moyen ou long terme, peuvent prétendre à l’attribution d’un PCE. L’entrepreneur ne doit pas être dirigeant d’une autre entreprise ou contrôler une autre société.

Modalités

Le montant du PCE est compris entre 2 000 et 7 000 euros. Ce prêt est obligatoirement accompagné d’un concours bancaire à moyen ou long terme, d’un montant équivalent à deux fois celui du PCE (sauf dans les zones urbaines sensibles - ZUS - dans lesquelles le concours bancaire doit être au minimum équivalent au montant du PCE). Le PCE finance en priorité les besoins immatériels de l’entreprise : constitution du fonds de roulement, frais de démarrage, mais peut aussi financer la reprise d’un fonds de commerce. La durée du PCE est fixée à 5 ans, avec un différé de remboursement de 6 mois. Le taux, fixé le jour du décaissement, est identique à celui de la banque pour son propre concours sans être inférieur au taux des « emprunts d’État à 5 ans » majoré de 1,70 %.

400

Appuis logistiques et financiers

Les remboursements s’effectuent sous forme de 54 échéances mensuelles constantes à terme échu. Ce prêt, accordé sans garantie ni caution personnelle, bénéficie de la garantie d’OSEO.

Les caractéristiques du concours bancaire accompagnant le PCE (taux, durée, garantie) sont librement fixées par la banque.

Pour déposer une demande de PCE, s’adresser soit directement à une agence des réseaux bancaires suivants : Société Générale, BNP Parisbas, LCL, Banques Populaires, Crédit Agricole, Crédit Mutuel, Caisses d’Épargne, Crédit du Nord, CIC, Crédit Coopératif ; soit à un réseau d’aide et d’accompagnement de la création d’entreprises (chambres de commerce et d’industrie, chambres de métiers et de l’artisanat, Boutiques de gestion, France active, France Initiative, Réseau Entreprendre, Entreprendre en France, ADIE…). OSÉO Tél. : 3620 (0,15 /min) - Internet : http://www.pce.oseo.fr

2.1.1.2 Les prêts personnels accordés par les banques

Les banques commerciales ne proposent pratiquement plus de formules de prêt personnel bancaire ayant pour objet d’encourager la création d’entreprises.

2.1.1.3 Les prêts personnels accordés par des fondations, associations, organismes divers à vocation économique

Les organismes ci-après octroient des aides à la création d’entreprises sur des critères de sélection variables selon chacun d’eux. De nombreux bons projets sont présentés chaque année. Il faut savoir que le pourcentage retenu est faible !

401

Tableau des prêts personnels accordés par des fondations, associations, organismes divers à vocation économique
ORGANISME/ADRESSE AFACE VAL-D’OISE 34, rue de Rouen - 95300 PONTOISE Tél. : 01 30 75 35 90 - Fax : 01 30 75 35 73 E-Mail : aface95@versailles.cci.fr

TYPE D’INTERVENTION
Bénéficiaires : tous créateurs d’entreprises industrielles, prestataires de services à l’industrie ou de négoce interentreprises créées sous forme de sociétés de capitaux (SARL ou SA) et présentant des perspectives de développement et de créations d’emplois. Intervention : sous forme de prêt d’honneur à taux avantageux. Nombre de prêts accordés : en moyenne 40 par an.

Où s’adresser ?

AFACE YVELINES 21, av. de Paris - 78021 VERSAILLES Cedex Tél. : 01 30 84 79 69 - Fax : 01 30 84 73 59 E-Mail : aface78@versailles.cci.fr ADIE (Association pour le droit à l’initiative économique) 4, bd Poissonnière - 75009 PARIS Tél. : 01 56 03 59 00 - ou 0800 800 566 Internet : http://www.adie.org

Bénéficiaires : personnes exclues des circuits financiers classiques voulant créer leur propre emploi (chômeurs longue durée, Rmistes, immigrés sans emploi, etc.). Crédit de solidarité : 10 000 maxi. Durée : 24 mois maxi. Taux : 7,02 % Contribution de solidarité : cotisation de 5 % du prêt par mois de remboursement. (7 570 interventions en l’an 2006.) Implantation : Toutes régions

Société financière de la NEF (Nouvelle économique fraternelle) 35, rue de Lyon - 75012 PARIS Tél. : 0 811 90 11 90 ou 114, boulevard du 11-Novembre 1918 69626 VILLEURBANNE Cedex Tél. : 04 72 69 08 60 ou 0 811 90 11 90 Internet : http://www.lanef.com

Bénéficiaires : tout créateur ou repreneur. Activités éligibles : création et développement d’entreprises sociales particulièrement utiles : éducation, art, culture, réinsertion, lutte contre l’exclusion, santé, aide aux handicapés, coopératives, agriculture-bio, protection de l’environ nement, énergies renouvelables, commerce équitable. Montant : 10 000 à 125 000 . Durée : 2 à 15 ans. Taux : conditions du marché. Garantie obligatoire : plusieurs cautions personnelles, permettant de garantir à 100 % le prêt pour les petits projets, garanties traditionnelles pour les autres (264 prêts débloqués en 2006).

AGEFIPH (Fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) 192, avenue Aristide-Briand 92226 BAGNEUX Cedex Tél. : 01 46 11 00 11 - Fax : 01 46 11 00 12

Internet : http://www.agefiph.fr

Bénéficiaires : personnes handicapées bénéficiant de la loi du 10/07/87 créant une entreprise ou accédant à une activité indépendante leur assurant leur emploi. Montant : subvention à la création allant jusqu’à 10 675 en complément d’un cofinancement de 1 525 au minimum. Prise en charge de la formation à la gestion dans la limite de 250 heures. Participation aux frais de suivi de l’entreprise par un organisme spécialisé, en complément de l’aide de l’État. La personne handicapée peut également bénéficier de subventions pour l’aménagement de son poste de travail et pour l’accessibilité des lieux (2 700 interventions en 2006).

402

Appuis logistiques et financiers

Tableau des prêts personnels accordés par des fondations, associations, organismes divers à vocation économique (suite)
ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION

Où s’adresser ?

FRANCE INITIATIVE Fédère plus de 238 Plateformes qui font des prêts d’honneur mais n’en distribue pas elle-même. Tél. : 01 40 64 10 20 Internet : http://www.france-initiative.fr

Bénéficiaires : tous porteurs de projets de création d’entreprises. Intervention : dans le cadre de plates-formes d’initiative locale (PFIL), parrainage par un dirigeant d’une entreprise locale qui accompagne et soutient le créateur dans la création et le développement de son entreprise. Suivi technique. Prêt d’honneur et mise en contact avec les institutions financières. Ouverture à un réseau de partenaires du monde économique local. Attribution de prêts d’honneur sans intérêt, ni garantie personnelle de 1 500 à 38 000 selon la Plateforme (10 900 prêts d’honneur en 2006).

ASSOCIATION FRANCE ACTIVE 37, rue Bergère - 75009 PARIS Tél. : 01 53 24 26 26 - Fax : 01 53 24 26 27

Internet : http://www.franceactive.org

Bénéficiaires : entreprises d’insertion, associations intermédiaires, PME créant des emplois pour les personnes en grande difficulté. Intervention : 3 690 entreprises soutenues en 2006 : • Audits financiers: plans d’affaires, conseil et suivi de gestion rarement en direct, le plus souvent par des relais territoriaux. • Cautionnement de 50 à 65 % vis-à-vis de la banque prêteuse plafonné à 30 500 de prêt. • Prêts d’honneur plafonnés à 11 500 . • Prises de participation.

ABPCE - ASSOCIATION DES BANQUES POPULAIRES POUR LA CRÉATION D’ENTREPRISE 5, rue de Montessuy - 75007 PARIS Tél. : 01 58 19 22 26

Bénéficiaires : projet de création d’une entreprise de préférence industrielle ou avoir créé une telle entreprise depuis moins de 5 ans. Présenter les références techniques et de gestion qu’exige la mise en œuvre du projet. L’objet de l’entreprise doit présenter un caractère d’originalité ou d’innovation ou répondre à un besoin d’intérêt général et présenter un potentiel de développement. Intervention : L’ABPCE intervient sous forme de prise de participation minoritaire au capital. Le dossier est obligatoirement présenté à l’ABPCE par l’intermédiaire de l’agence locale de la Banque Populaire de la région. Prise de participation : 15 000 à 150 000 . Une vingtaine d’interventions par an. Bénéficiaires : Créateurs d’entreprises de produits ou de services visant à créer 6 à 19 emplois à 3 ans. Intervention : 35 structures locales font des prêts d’honneur de 7 600 à 38 000 sans intérêt ni garantie et suivi personnalisé du bénéficiaire pendant 2 à 3 ans (409 prêts en 2006).

RÉSEAU ENTREPRENDRE 50, bd du Général-de-Gaulle 59100 ROUBAIX Tél. : 03 20 73 74 70 Internet : http://www.reseau-entreprendre.org

403

Tableau des prêts personnels accordés par des fondations, associations, organismes divers à vocation économique (suite)

ORGANISME/ADRESSE

TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : entreprises ayant au moins 1 an d’activité. En outre, l’entreprise ou l’entrepreneur doit être issu des des zones urbaines défavorisées (quartiers). Intervention : de 5 000 à 50 000 sous forme de prêt ou d’intervention en capital.

Où s’adresser ?

FINANCITÉS PlaNet Finance France 13, rue Dieumegard 93400 SAINT-OUEN http:// france.planetfinance.org/FR/financite.php

RACINES (Réseau d’accompagnement des créations et des initiatives par une nouvelle épargne de solidarité) 8, square de la Dordogne 75017 - PARIS Tél. : 01 53 79 07 61 Internet : http://www.racines-clefe.com

Bénéficiaires : femmes désireuses de créer une activité économique. Pour IDF : tout dossier doit être monté par RACINES. Interventions : mise en place d’outils financiers basés sur la collecte de l’épargne de proximité. Outil financier : le CLEFE (Club local d’épargne pour les femmes qui entreprennent). À ce jour 50 femmes aidées, 31 clubs en activité, 55 emplois créés. Prêt (maximum 7 600 ) à une ou plusieurs entreprises. Conseil, montage de dossiers techniques et financiers, actions de promotion, analyse financière, suivi de gestion. Quelques dossiers par an. Bénéficiaires : Sociétés, coopératives de production en création, en développement ou en difficulté. Tous secteurs d’activité. Intervention : renforcement de fonds propres et financement de besoin en fonds de roulement et prêts participatifs. Entre 3 000 et 150 000 . 100 concours par an, environ 40 % à des créations.

SOCODEN - SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE DE DÉVELOPPEMENT ET D’ENTRAIDE 37, rue Jean-Leclaire - 75017 PARIS Tél. : 01 44 85 47 30 - Fax : 01 44 85 47 29

SPOT 37, rue Jean-Leclaire - 75017 PARIS Tél. : 01 44 85 47 30 - Fax : 01 44 85 47 29

Bénéficiaires : la création d’entreprises (en SCOP) transformation - création/reprise - création par réanimation. Éventuellement en accompagnement d’un plan de développement. Intervention : souscription en capital ou titres participatifs et accompagnement de l’entreprise en priorité à la création. Entre 30 000 et 150 000 . 10 concours par an.

404

Appuis logistiques et financiers

Tableau des prêts personnels accordés par des fondations, associations, organismes divers à vocation économique (suite)

ORGANISME/ADRESSE

TYPE D’INTERVENTION

Où s’adresser ?

SOFISCOP 37, rue Jean-Leclaire 75017 PARIS Tél. : 01 44 85 47 30 - Fax : 01 44 85 47 29

Bénéficiaires : tous les dossiers de crédit MLT et créditbail passant par le Groupe Crédit Coopératif au profit d’une coopérative à jour de ses cotisations. Intervention : supprimer les cautions personnelles - élargir et mutualiser l’accès aux financements bancaires favoriser le partenariat avec la banque. Limité à 230 000 d’engagements donnés. Une centaine de concours par an.

ARDAB - Association régionale pour le développement de l’artisanat en Bourgogne 46, boulevard de la Marne BP 56721 - 21067 DIJON Cedex Tél. : 03 80 28 81 16 Bourgogne. www.artisanat-bourgogne.fr

Bénéficiaires : toutes entreprises inscrites au répertoire des métiers (dont l’effectif est inférieur à 20 personnes), y compris les restaurateurs respectant le critère dimensionnel du secteur. Intervention : avances remboursables d’un montant maximun de 38 500 sans intérêt après acceptation du dossier préparé et envoyé par la chambre de métiers locale. Intervention : prêts d’honneur, sans intérêt, sans garantie. 760 à 8 000 pour une durée de 24 à 36 mois. Environ 100 concours par an.

SOS INSERTION et ALTERNATIVES GERMINAL 91, rue Jean-Jaurès - BP 173 62803 LIÉVIN Cedex Tél. : 03 21 74 98 60 - Fax : 03 21 74 98 60 Nord-Pas-de-Calais.

405

2.1.1.4 Les prêts accordés par des organismes solidaires
Tableau des prêts accordés par des organismes solidaires
ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : Projets dans les services, l’artisanat, le commerce, l’industrie pour le développement rural, l’agriculture biologique, le tourisme vert, la défense de l’environnement, la lutte contre l’exclusion. Intervention : Prêt sur 2 à 5 ans à 5,90 % Montant : 5 000 à 75 000

Où s’adresser ?

CAISSE SOLIDAIRE DU NORD-PAS-DECALAIS 3, contour Saint-Martin - 59100 ROUBAIX Tél. : 03 20 81 99 70 - Fax : 03 20 81 99 71

CAISSE SOCIALE DE DÉVELOPPEMENT LOCAL 29, rue du Mirail - 33000 BORDEAUX Tél. : 05 56 33 37 97 - Fax : 05 56 33 37 98 Internet: http://www.csdl.asso.fr CAISSE SOLIDAIRE DE FRANCHE-COMTÉ 7, place Victor Hugo - 25000 BESANÇON Tél. : 08 71 53 58 28

Bénéficiaires : Chômeurs, artisans et étudiants. Intervention : Prêt de 1 500 à 12 000 allant de 0 % à 5 %, sur 1 à 5 ans.

Bénéficiaires : Chômeurs et personnes en difficulté. Intervention : Financement et accompagnement des projets de création d’entreprise de ces publics.

2.1.1.5 Les prêts personnels (ou bourses) accordés au créateur ou au repreneur par certaines collectivités territoriales

Afin d’encourager la création ou la reprise d’entreprises, certains conseils régionaux et conseils généraux ont mis en place des formules de prêts aux créateurs d’entreprises pour certaines activités (souvent de production ou de services aux entreprises) et selon certains critères, par exemple en région PACA : Tableau des prêts personnels (ou bourses) accordés au créateur ou au repreneur par certaines collectivités territoriales

ORGANISME/ADRESSE

TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : Tout créateur ou repreneur (personne physique) d’entreprises de production ou de service à l’industrie, de transports, de négoce de gros. Prêt sans garantie sur 7 ans avec 2 ans de franchise sur le capital, compris entre 15 000 et 75 000 .

Où s’adresser ?

CONSEIL RÉGIONAL PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR 27, place Jules-Guesde - 13481 MARSEILLE Tél. : 04 91 57 50 57 Internet: http://www.regionpaca.fr

406

Appuis logistiques et financiers

2.1.1.6 Les prêts des employeurs aidant leurs anciens salariés à s’installer
Bénéficiaires

Modalités

Le prêteur doit être soumis au régime des bénéfices industriels et commerciaux ou de l’impôt sur les sociétés. Le bénéficiaire du prêt : – doit avoir passé au moins un an dans l’entreprise et doit y cesser toutes fonctions, – doit assurer la direction effective de la nouvelle entreprise, – ne pas avoir été dirigeant de droit ou de fait de l’entreprise prêteuse, – être ni conjoint, parent ou allié en ligne directe d’un dirigeant de l’entreprise prêteuse. L’entreprise doit être créée ex nihilo mais elle peut n’être destinée qu’à reprendre une entreprise en difficulté.

Salariés qui quittent une entreprise pour créer leur propre entreprise, pour autant que leur ancien employeur soit disposé à leur octroyer un prêt pouvant atteindre jusqu’à 46 000 qui peut faire l’objet d’une provision en franchise d’impôts à hauteur de 50 % pour le prêteur (ou à hauteur de 75 % en cas de souscription au capital au lieu d’un prêt).

2.1.2 Les prix, bourses, dons accordés par différentes institutions à caractère national, régional ou local
2.1.2.1 Les interventions nationales
Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions
ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : créateurs se trouvant dans la phase précédant l’immatriculation de leur entreprise, et jeunes entreprises immatriculées depuis moins de 6 mois. Modalités 2008 : inscription et dépôt de dossier sur le site de l’APCE, du 15 avril au 1er juin 2008. Prix : chéquiers conseils à valoir sur les produits, les services et les prestations des experts-comptables et des autres partenaires du concours. Nombre de bénéficiaires : 6. Bénéficiaires : entrepreneurs installés ou qui vont s’installer en zone franche urbaine. Les candidats peuvent concourir dans la catégorie 1 - Projet de création d’entreprise, ou dans la catégorie 2 Entreprise existante. Prix : chaque lauréat reçoit une prime. Informations en attente pour l’édition 2008.

Où s’adresser ?

CONCOURS CRE’ACC « Créez accompagné » APCE et Ordre des experts comptables 14, rue Delambre 75014 PARIS Internet : www.creacc.com

CONCOURS ENTREPRENDRE, VILLES ET QUARTIERS Association Entreprendre villes et quartiers Tél. : 01 48 74 21 11 E-mail : l.pignol@eveq.org Internet : www.eveq.org

407

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

ORGANISME/ADRESSE

TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : créateurs et dirigeants d’entreprises agroalimentaires. Trois critères sont pris en compte : caractère novateur du projet, qualité du produit et motivation quant à la création d’entreprise. Clôture du dossier : 30 avril 2008. Prix : Deux catégories. Deux prix en catégorie « Création d’entreprise » (porteur de projet ou entreprise de moins d’un an). Un prix en catégorie « Développement » (entreprises de moins de 3 ans). Prix : 60 000 à répartir entre les lauréats sous forme de prestations de service, d’hébergement, d’accompagnement, et en chèque (10 000 par lauréat). Nombre de bénéficiaires : 3 par an.

Où s’adresser ?

CONCOURS NATIONAL DE LA CRÉATION D’ENTREPRISES AGROALIMENTAIRES INNOVANTES Agropole - PB 112 47931 AGEN Cedex 09 Tél. : 05 53 77 20 00 Fax : 05 53 77 21 00 E-mail : concours@agropole.com Internet : www.agropole.com

CHALLENGE DU COMMERCE ET DES SERVICES ACFCI 45, avenue d’Iéna - 75016 PARIS Internet : http://www.acfci.cci.fr/commerce/challenge.htm

Bénéficiaires : plusieurs catégories de bénéficiaires dont « créateurs et repreneurs d’entreprises commerciales ou de services de plus de 2 ans et moins de 5 ans ». Clôture du dossier : octobre 2008 (remise des prix en janvier 2009). Procédure : les candidats doivent s’adresser à la CCI dont ils dépendent. Prix : les lauréats reçoivent un diplôme signé par le président de l’ACFCI et par le secrétaire d’État aux PME, et un trophée « Mercure d’or ». Nombre de bénéficiaires : 23 en 2007, dont 4 dans la catégorie « Créateurs-repreneurs ». Bénéficiaires : porteurs de projets âgés de 18 à 30 ans inclus. Objectifs : • Promouvoir l’acte d’entreprendre, quelle que soit la démarche (individuelle ou collective), quel que soit le projet (économique, culturel, technologique, sportif ou solidaire), quelles que soient la forme et la durée (création d’entreprise ou action ponctuelle). • Faciliter le contact entre les jeunes, qui ont les idées, et les entreprises, qui peuvent les aider financièrement ; le jeune créateur doit au préalable trouver un parrainage financier et un parrainage en nature. • Faire bénéficier les jeunes d’un réseau de suivi et de conseil. Périodicité : jurys régionaux (environ trois par an). Prix : bourses de 2 000 à 8 500 euros + actions de conseil et de formation. Le montant total des parrainages financiers et en nature doit représenter au moins 30 % de la bourse sollicitée. L’organisation qui parraine peut bénéficier, à ce titre, d’une exonération fiscale.

ENVIE d’AGIR - DÉFI JEUNES Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports Prendre contact avec les correspondants régionaux et départementaux d’ENVIE D’AGIR, dont les coordonnées sont en ligne sur le site www.enviedagir.fr

408

Appuis logistiques et financiers

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)
ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : personnes résidant en France métropolitaine, porteuses d’un projet de création d’entreprise ayant pour objet le développement d’une activité de commerce équitable ou de commerce solidaire, et entreprises, associations ou fondations créées depuis le 1er janvier 2005. Prix : trois prix dotés de 5 000 euros chacun. Informations en attente pour l’édition 2008/2009.

Où s’adresser ?

EKILIBRE 2007/2008 En partenariat avec le Crédit coopératif, La Poste et la SNCF DIIESES (Délégation interministérielle à l’innovation, à l’expérimentation sociale et à l’économie sociale) Adresse postale : 14, avenue Duquesne 75530 PARIS 07 - Tél. : 01 40 56 62 02 E-mail : diieses-officiels@sante.gouv.fr Internet : http://www.travail.gouv.fr/IMG/pdf/ dossierconcours.pdf Envoi des dossiers : Concours EKILIBRE - DIIESES 39-43, quai André Citroën 75739 PARIS Cedex 15 PRIX DE LA RÉUSSITE Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) Internet : www.afpa.fr Organisme national : plusieurs adresses locales et régionales

Bénéficiaires : créateurs et repreneurs d’entreprise. Conditions : être un ancien stagiaire d’AFPA devenu chef d’entreprise après un parcours de formation qualifiante ou un stage GREC. Prix : trois catégories : « Créateur », « Repreneur », « Mention spéciale du jury ». Édition 2008 : pas de prix au niveau national. Consulter les directions régionales (service communication). Bénéficiaires : personnes privées, associations ou collaborateurs Auchan, ayant un projet en faveur de la Jeunesse (formation, création d’activités et d’emploi, prévention et santé, animation et insertion dans les quartiers, soutien scolaire). Conditions : projets montés sous forme associative, situés en France métropolitaine, et s’inscrivant dans le long terme. Les opérations doivent être situées à proximité d’un hypermarché Auchan, ce qui permet la participation et l’implication des salariés du groupe à leur réalisation. Les projets sont reçus tout au long de l’année. Nature de l’intervention : subvention. Montant : adapté en fonction du projet présenté (subvention moyenne de l’ordre de 11 000 euros). Nombre de bénéficiaires : 40 par an. Bénéficiaires : personnes âgées de 18 à 60 ans, ayant traversé de lourdes épreuves de vie, aujourd’hui en situation de grande précarité mais manifestant une réelle volonté de rebondir. En complément d’aides sollicitées par ailleurs, la fondation leur offre un soutien financier et humain pour mener à bien un projet professionnel réaliste et durable : formation qualifiante, création ou reprise d’entreprise. Nature de l’intervention : dotation intervenant après obtention de cofinancements. Montant : 10 000 euros maximum sur deux ans. Nombre de bénéficiaires : environ 600. Bénéficiaires : structures de l’économie sociale (mutuelles, coopératives et associations) qui créent des biens et/ou des services et qui, de fait, développent une démarche entrepreneuriale inscrite dans l’économie. Nature de l’intervention : subventions. Montant : de 1 000 à 15 000 euros. Nombre de bénéficiaires : 100 par an en moyenne.

FONDATION AUCHAN POUR LA JEUNESSE 40, avenue de Flandre - BP 139 59964 CROIX Cedex Tél. : 03 20 81 68 65 E-mail : fondationauchan@auchan.fr Internet : www.auchan.fr

FONDATION DE LA DEUXIÈME CHANCE Tour Bolloré - 31-32, quai de Dion-Bouton 92811 PUTEAUX Cedex Tél. : 01 46 96 44 33 Fax : 01 46 96 40 84 Internet : www.deuxiemechance.org

FONDATION MACIF Siège administratif 17-21, place Étienne Pernet 75015 PARIS Tél. : 01 55 31 63 14 - Fax : 01 55 31 63 12 E-mail : fondation@macif.fr Internet : www.fondation-macif.fr

409

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)
ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : porteurs de projet dans le champ de l’économie sociale et solidaire (associations, coopératives ou organismes à but non lucratif). La Fondation de France ne soutient pas de porteurs de projet individuel, mais uniquement collectif. Les structures à but lucratif ne sont pas soutenues. Clôture des dossiers : 2 juin 2008. Subventions : 5 000 à 30 000 euros par projet. Bénéficiaires : tous les projets innovants, qu’ils comportent une forte composante technologique ou non. Entreprise en création ou déjà créée. Toutes les maturités sont acceptées, du capital d’amorçage au capital développement (cœur de cible : capital risque). Quatre catégories de concours : « Logiciels », « Internet et services », « Sciences de la vie », « Matériaux, composants et systèmes ». Clôture du dossier : 28 février 2008. Prix : Quatre prix de 15 000 euros chacun, et un prix de 7 500 euros. Bénéficiaires : tous les porteurs de projet de création d’entreprise de technologies innovantes, quels que soient leur nationalité, leur statut ou leur situation professionnelle. Les dirigeants d’entreprises de technologies innovantes créées depuis le 30 juin 2007. Clôture du dossier : 31 janvier 2008. Prix : deux catégories de projets : • Les lauréats « En émergence » recevront, à titre personnel, une subvention d’un montant maximum de 45 000 pour financer jusqu’à 70 % des prestations nécessaires à la maturation de leur projet. • Les lauréats « création-développement » recevront une subvention d’un montant maximal de 450 000 , versée à l’entreprise qu’ils auront créée. Cette subvention financera jusqu’à 60 % du programme d’innovation de l’entreprise. Nombre de bénéficiaires : 158 en 2007. Bénéficiaires : entreprises créées un an avant la date d’inscription au concours. Le Concours Talents comporte plusieurs catégories, tous domaines d’activités confondus : innovation technique et technologique, artisanat et commerce, économie sociale, services, dynamiques rurales, francoquébécois et services à la personne au niveau national. Sélections régionales puis sélection nationale. Clôture du dossier : 30 avril 2008. Prix : prix régionaux : entre 1000 et 3 000 euros en numéraire et en nature ; prix nationaux : entre 4 000 et 8 000 en numéraire. Nombre de bénéficiaires : entre 10 et 15 lauréats nationaux + 100 lauréats régionaux.

Où s’adresser ?

INITIATIVES SOLIDAIRES ET CRÉATION D’EMPLOIS 40, avenue Hoche - 75008 PARIS Tél. : 01 44 21 31 00 Fax : 01 44 21 31 01 E-mail : emploi@fdf.org Internet : www.fdf.org

TREMPLIN ENTREPRISES Présidence du Sénat 17, rue de Vaugirard 75291 PARIS Cedex 06 Tél. : 01 42 34 39 29 E-mail : tremplin-entreprises@senat.fr Internet : www.tremplinentreprises.com

CONCOURS NATIONAL D’AIDE À LA CRÉATION D’ENTREPRISES DE TECHNOLOGIES INNOVANTES Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche 1, rue Descartes 75231 PARIS Cedex 05 Tél. : 01 55 55 55 55 Internet : www.recherche.gouv.fr Les candidats doivent adresser leur dossier de participation à la direction régionale d’OSEO de la région de leur domicile. http://www.oseo.fr/ Pour les candidats résidant dans les collectivités d’Outre-Mer, en Nouvelle-Calédonie ou à l’étranger, se renseigner sur le site du ministère de la Recherche.

CONCOURS TALENTS 37, rue Bergère 75009 PARIS Tél. : 01 53 34 12 90 E-mail : info@concours-talents.com Internet : www.concours-talents.com

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Appuis logistiques et financiers

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)
ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : porteurs de projet et créateurs d’entreprise de moins de 3 ans, s’installant ou installés dans des zones en contrat politique de la ville (ZFU, ZUS, etc.). Le concours Talents des Cités présente deux catégories : « Émergence » pour les porteurs de projets, et « Création » pour les jeunes entreprises. Clôture du dossier : 30 mai 2008. Prix régionaux : 1 500 euros dans la catégorie « Émergence », 3 000 euros dans la catégorie « Création ». Prix nationaux : 7 000 euros. Nombre de bénéficiaires : 15 au niveau national, et 40 au niveau régional. Bénéficiaires : ces trophées sont destinés à récompenser des hommes et des femmes ayant mené à bien une initiative innovante et/ou originale, et présentant un intérêt pour la société (économique, social, environnemental, etc.). Clôture du dossier : 12 octobre 2008 (inscriptions prévues à partir du 28 avril 2008). Prix : trophée national : 10 000 euros. Prix spécial « Prévention sécurité routière » : 6 000 euros. Prix spécial « Prévention santé » : 6 000 euros. Nombre de bénéficiaires : 4. Bénéficiaires : ce concours est ouvert aux entreprises, organismes, collectivités, associations et individus européens, quel que soit leur secteur d’activité. Catégories : « Individuel et respect des personnes », « Communautaire (entreprise dans la cité et respect de l’environnement) », « International, Business/Affaires ». Clôture du dossier : septembre 2008. Prix : prix en nature (conseil en propriété industrielle, relations presse, participation au salon Innovact, abonnements, etc.). Nombre de bénéficiaires : 4. Bénéficiaires : tous porteurs de projets innovants à caractère scientifique ou technologique, qu’ils en soient au stade de l’idée, du business plan ou de l’amorçage. Clôture du dossier : deux sessions par an. Clôture des inscriptions un mois avant les journées PLUG & START (mi-mai et mi-novembre). Prix : trois jours de conseils prodigués par des experts de haut niveau, pour mettre le projet au point et permettre son lancement. Nombre de bénéficiaires : 15 à 20 par session. Bénéficiaires : ce concours est ouvert à toutes les personnes titulaires du CAP de boulangerie ou de pâtisserie, ou possédant au moins 3 ans d’expérience dans ces métiers, souhaitant réaliser leur première installation (projet de reprise ou de création) entre le 1er octobre 2008 et le 31 mars 2010. Clôture du dossier : 31 août 2008. Prix : de 5 000 à 20 000 euros du 1er au 5e prix, 750 euros en dotation pour l’aménagement de la boulangerie du 6e au 24e prix. Nombre de bénéficiaires : 24.

Où s’adresser ?

CONCOURS TALENTS DES CITÉS 37, rue Bergère 75009 PARIS Tél. : 01 53 34 12 90 E-mail : info@concours-talents.com Internet : www.talentsdescites.com

TROPHÉES « ALLEZ DE L’AVANT AVEC LES ASSUREURS » Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) 26, boulevard Haussmann 75009 PARIS Tél. : 01 42 47 94 07 E-mail : cp.merlot@ffsa.fr Internet : www.allezdelavant.fr

CONCOURS EUROPÉEN DE L’ENTREPRISE INNOVANTE (CEEI) Jeune chambre économique française 9-11, rue Alasseur 75015 PARIS Tél. : 01 53 58 52 50 E-mail : actions@jcef.asso.fr Internet : www.jcef.asso.fr

LES JOURNÉES PLUG & START Technopole de l’Aube en Champagne - BP 601 10901 TROYES Cedex 09 Tél. : 03 25 83 10 10 Fax : 03 25 83 21 80 E-mail : s.fessy@plugandstart.com Internet : www.plugandstart.com

CONCOURS « JEUNES ENTREPRENEURS EN BOULANGERIE-PÂTISSERIE » Grands Moulins de Paris et École de Boulangerie et Pâtisserie de Paris Tél. : 01 49 59 75 06 ou 06 78 79 10 33 Fax : 01 49 59 51 93 E-mail : origaut@grandsmoulinsdeparis.com Internet : www.grandsmoulinsdeparis.com

411

2.1.2.2 Les interventions régionales ou locales
Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions

ORGANISME/ADRESSE

TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : chefs d’entreprises, artisans, commerçants, salariés, chercheurs, étudiants ou demandeurs d’emploi porteurs d’un projet innovant (création ou développement d’activité innovante) en Alsace. Clôture du dossier : entre septembre et janvier, selon les territoires. Prix : variable selon les territoires.

Où s’adresser ?

ALSACE CONCOURS ALSACE INNOVATION Centre européen d’entreprise et d’innovation Alsace - Maison de l’entrepreneur 11, rue du 17 novembre 68100 MULHOUSE Tél. : 03 89 36 72 40 Fax : 03 89 36 72 41 E-mail : ceei@newel.net Internet : www.alsace-innovation.com AQUITAINE TROPHÉE ŒNOVATION Organisé en partenariat avec le salon Vinitech Association Bordeaux Montesquieu 1, allée Jean Rostand 33650 MARTILLAC Tél. : 05 56 64 82 59 Fax : 05 56 64 83 28 E-mail: c.appere@technopole-bordeauxmontesquieu.com Internet : ww.technopole-bordeaux-montesquieu.com AUVERGNE CONCOURS CRÉATION-REPRISE D’ENTREPRISE EN LIVRADOIS-FOREZ Parc naturel régional Livradois-Forez - BP 17 63880 SAINT-GERVAIS-SOUS-MEYMONT Tél. : 04 73 95 57 86 E-mail : dev.eco@parc-livradois-forez.org Internet : www.parc-livradois-forez.org BRETAGNE CHALLENGE ESPOIRS DE L’ÉCONOMIE Organisé par les CCI du Finistère, en partenariat avec le Conseil général CCI de Quimper-Cornouaille 145, avenue de Kéradennec 29330 QUIMPER Tél. : 02 98 98 29 65 Internet : www.quimper.cci.fr

Bénéficiaires : créateurs d’entreprise innovante dans le domaine vitivinicole, à condition que le siège social de la société, une fois créée, soit installé sur la technopole Bordeaux-Montesquieu. Prix : prêts, stand sur un salon ou journées d’accompagnement de préparation au business plan. Clôture du dossier : juin 2008. Ce concours a lieu tous les 2 ans.

Bénéficiaires : créateurs-repreneurs d’entreprises implantées dans le périmètre du Parc naturel régional du Livradois-Forez, dans les communes rurales. Clôture du dossier : 31 décembre 2008. Prix : 52 000 , dont 15 000 pour le 1er prix + un prix environnement. Nombre de bénéficiaires : 10.

Bénéficiaires : créateurs ou repreneurs d’entreprises du Finistère dans les secteurs industrie, commerce, services. Prix : deux prix « Créateurs » + deux prix « Repreneurs » (commerce/services aux personnes, industrie/services aux entreprises). Un prix « Une entreprise, un emploi ». Un prix « Jeune créateur ». Un prix « Graine d’entrepreneur ». Montant des prix : dotation financière pour chaque lauréat. Nombre de bénéficiaires : 7. Ce concours a lieu tous les 2 ans. Prochaine édition : 2008.

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Appuis logistiques et financiers

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

ORGANISME/ADRESSE

TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : porteurs de projets innovants (idée, produit original, technique innovante) en Bretagne. Type d’aides : bourses pour aider au financement d’études préalables à la création d’activité économique en Bretagne ; prototype, études de marché, etc. Clôture du dossier : fin janvier, fin mai ou fin septembre (3 comités « Idées » par an). Nature de l’intervention : bourse non remboursable et comprise entre 500 et 2 500 euros + éventuellement, pour les projets particulièrement intéressants, une avance remboursable en cas de succès qui peut aller jusque 10 000 euros. Nombre de bénéficiaires : entre 10 et 15 par an. Bénéficiaires : tous porteurs de projets de création d’entreprise dans le pays de Saint-Brieuc. Secteurs d’activités : négoce, artisanat, industrie ou services avec une clientèle orientée vers les professionnels (entreprises et administrations). Clôture du dossier : 15 avril 2008. Prix : dotation de 16 000 à 20 000 euros. Nombre de bénéficiaires : entre 6 et 10.

Où s’adresser ?

FONDATION JEAN GUYOMARC’H BP 235 56006 VANNES Cedex E-mail : dossiers@fondation-guyomarch.com Internet : http://www.fondationguyomarch.com/ Les dossiers de demande sont à retirer sur le site fondation-guyomarch.com, ou en écrivant à la fondation.

FAITES DÉCOLLER VOS PROJETS Co-organisé par Inno TSD et l’Agence de développement économique du Pays de Saint-Brieuc Parc d’activités des Châtelet - BP 9101 22091 SAINT-BRIEUC Cedex 09 Tél. : 02 96 76 63 63 Fax : 02 96 76 60 36 E-mail : jc.minier@inno-group.com Internet : www.cap-entreprises.com LES OSCARS D’ILLE ET VILAINE En partenariat avec le Crédit Agricole, le Conseil général, l’Ordre des experts-comptables de Bretagne en partenariat avec les CCI du département et Ouest France Atalis II – 3, rue de Paris - CS 41701 35517 CESSON SEVIGNE Cedex Tél. : 06 88 15 98 02 Fax : 02 99 83 34 70

Bénéficiaires : entreprises innovantes de plus d’un an et associations intervenant dans le développement économique, situées en Ille-et-Vilaine. Clôture du dossier : un jury d’experts repère tout au long de l’année les actions qui lui paraissent les plus exemplaires dans cinq catégories : innovation technologique, développement à l’international, croissance, innovation sociale et développement durable. Il n’y a pas de dossier à déposer. Le jury se réunira en novembre 2008. Prix : un Oscar par catégorie : promotion de l’image de marque, encart dans une édition spéciale d’OuestFrance, voyage d’affaires à l’étranger. Nombre de bénéficiaires : 5. Bénéficiaires : entreprises créées ou reprises entre le 1er janvier 2003 et le 15 juin 2008, dans le département de la Marne. Clôture du dossier : mi-juin 2008. Prix : six catégories seront récompensées + un prix spécial « Jeunes Pousses », qui a été créé pour encourager les créateurs d’entreprises ayant moins de 18 mois d’existence à la date du concours. Une dotation de 65 000 euros récompensera 7 entreprises. Elle comprend : • Un prix de 20 000 euros offert par la ville de Reims. • Six prix de 7 500 euros (« Agro-affaires », « Artisanat », « Commerce », « Industrie », « Services », « Jeunes Pousses »). Ce concours a lieu tous les 2 ans.

CHAMPAGNE REIMS CREATOR Mairie de Reims Direction du développement économique Place de l’Hôtel de Ville 51096 REIMS Cedex Tél. : 03 26 77 87 55 Internet : www.reims.fr

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Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

ORGANISME/ADRESSE

TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : créateurs d’entreprises innovantes TIC, ayant au maximum 6 mois d’existence à la date limite du dépôt des dossiers. Deux catégories : • Catégorie « Création » : s’adresse aux projets créés (moins de 6 mois d’existence à la date de remise de dossier) ou dont la création dans le Pays de Montbéliard pourra avoir lieu dans les 12 mois suivant la date de remise des prix. • Catégorie « Émergence » : s’adresse à celles et ceux qui, ayant une idée ou un projet, doivent encore réaliser une étude de marché ou une étude technique. Prix : catégorie « Création » : 1er prix de 20 000 euros et 2e prix de 10 000 euros. Catégorie « Émergence » : 3e et 4e prix de 5 000 euros chacun. Concours reconduit en 2008. Dates en attente. Bénéficiaires : entrepreneurs ayant créé une entreprise de moins de 4 ans et porteurs de projet. Implantation : Saint-Quentin en Yvelines, Saint-Cyrl’École, Bois d’Arcy et Villepreux. Ce concours a lieu tous les 2 ans. Dernière édition : 2007. Dates en attente.

Où s’adresser ?

FRANCHE-COMTÉ NUMERICA : CONCOURS D’AIDE À LA CRÉATION D’ENTREPRISE En partenariat avec le Conseil régional de Franche-Comté, l’agglomération du Pays de Montbelliard, le Crédit Mutuel et KPMG Agence de développement et d’urbanisme 8, avenue des alliés - BP 98407 25208 MONTBELIARD Cedex Tél. : 03 81 31 89 03 Fax : 03 81 31 86 19 E-mail : tserdet@numerica-pm.net Internet : www.numerica-pm.net

ÎLE-DE-FRANCE CONCOURS DE LA CRÉATION ET DE LA JEUNE ENTREPRISE Maison de l’entreprise de Saint-Quentin en Yvelines - Bâtiment Médiathèque Quai François Truffaut 78180 MONTIGNY-LE-BRETONNEUX Tél. : 01 39 30 51 30 E-mail : m.entreprise@agglo-sqy.fr Internet : www.agglo-sqy.fr CONCOURS RÉGIONAL CRÉATION D’ENTREPRISE Île de France (BRED Banque populaire, Banque populaire Rives-de-Paris, Banque Populaire Val-de-France, les CCI de Paris Hauts-de-Seine, Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis, Yvelines, Val-d’Oise, Essonne, Seine-et-Marne) BRED Banque Populaire 18, quai de la Rapée 75012 PARIS Tél. : 01 48 98 60 00 Banque Populaire Val-de-France 9, avenue Newton 78183 SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES Cedex Tél. : 01 30 14 66 00 Banque populaire Rives-de-Paris 76-78, avenue de France 75204 PARIS Cedex 13 Tél. : 01 73 07 49 02 Internet : www.rivesparis.banquepopulaire.fr

Bénéficiaires : créateurs d’entreprises ou entreprises de moins de 3 ans, tous secteurs d’activités. Implantation : Île de France Date de clôture : les dossiers doivent parvenir 15 jours avant les dates de réunion du jury (27 juin et 21 novembre 2008). Prix : avance de 15 000 euros maximum, remboursable sur 4 ans à taux 0. Nombre de bénéficiaires : variable, environ 30.

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Appuis logistiques et financiers

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)
ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : Dix catégories « Métiers de bouche », et une catégorie « Espoirs » qui s’adresse aux créateurs et repreneurs de commerces alimentaires en exercice depuis 2 ans maximum, et à leur compte pour la première fois. Un jury itinérant se déplace chez le commerçant pour l’évaluation et un accent est mis sur la dégustation. Clôture du dossier : février 2008. Prix : campagne de communication personnalisée auprès des consommateurs. Bénéficiaires : jeunes âgés de 16 à 26 ans, domiciliés en Essonne, dans tous les secteurs d’activité : commerce, artisanat, industrie. Dossier téléchargeable sur le site Internet du réseau CREE. Clôture du dossier : 31 mars 2008. Prix : ordinateur portable, téléphone portable, bon cadeau offert par l’organisme de formation SMBG, articles dans la presse locale.

Où s’adresser ?

PAPILLES D’OR 2009 En partenariat avec le Conseil général de l’Essonne. CCI de l’Essonne 2, cours Monseigneur Romero - BP 135 91004 EVRY Cedex Tél. : 01 60 79 90 13 Internet : www.essonne.cci.fr Internet : www.lespapillesdor.fr

ÉVEIL À L’ESPRIT D’ENTREPRENDRE 91 Réseau CREE Essonne CCI de l’Essonne 2, cours Monseigneur Romero - BP 135 91004 EVRY Cedex Tél. : 01 60 79 91 98 Fax : 01 64 97 94 98 E-mail : c.aubert@essonne.cci.fr Internet : www.cree91.com TROPHÉES DES ESPOIRS DE L’ÉCONOMIE CCI de l’Essonne 2, cours Monseigneur Romero - BP 135 91004 EVRY Tél. : 01 60 79 91 30 E-mail : a.bentaiba@essonne.cci.fr Internet : www.essonne.cci.fr

Bénéficiaires : entreprises de moins de 3 ans dans les secteurs du commerce, de l’artisanat, de l’industrie et des services, ayant clôturé un premier exercice comptable complet de 12 mois. L’entreprise doit avoir démarré ou repris l’activité entre le 1er juillet 2005 et le 1er juillet 2007. Implantation : Essonne. Clôture du dossier : fin septembre 2008 (lancement en juillet). Prix : variable en fonction des partenariats. Nombre de bénéficiaires : 4 ou 5 (plusieurs catégories). Bénéficiaires : projets de création et entreprises créées depuis moins de 3 ans (2 catégories). Implantation : Île-de-France dans la vallée de la Seine. Prix : pour l’entreprise en création, 5 000 euros et octroi gratuit pendant un an d’un bureau dans la pépinière de la zone d’activités Technoparc. Pour l’entreprise déjà créée, 5 000 euros. Clôture du dossier : 30 avril 2008. Nombre de bénéficiaires : 2. Bénéficiaires : porteurs de projets et chefs d’entreprises nouvellement créées. Clôture du dossier : 17 mars 2008. Prix : un pack créateur et un pack porteur de projet (comprenant une aide matérielle, une aide financière – de 1000 à 1 500 euros – et des conseils). Nombre de bénéficiaires : 2. Bénéficiaires : entreprises indépendantes créées entre le 1er janvier 2002 et le 31 décembre 2004, dont le siège social ou les principaux moyens d’exploitation sont situés dans le Val-de-Marne. Ce concours n’est organisé que les années paires. Reconduit en 2008. Dates en attente.

POISSY CREATOR Espace Média - Technoparc 78300 POISSY Tél. : 01 39 22 39 39 E-mail : media@technoparc-poissy.com Internet : www.technoparc-poissy.com

TA BOÎTE EN PACK Your … la Junior entreprise de l’ISC Paris 22, boulevard du Fort de Vaux 75017 PARIS Tél. : 01 40 53 99 00 E-mail : contact@your-etude.com Internet : www.taboiteenpack.com TROPHÉE 2008 DES JEUNES ENTREPRISES CCIP du Val-de-Marne 8, place Salvador Allende 94011 CRÉTEIL Cedex Tél. : 01 49 56 57 63 E-mail : lmcalzi@ccip.fr Internet : www.ccip94.fr

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Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

ORGANISME/ADRESSE

TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : repreneurs d’entreprise et de commerces dans le Val de Marne (tous secteurs d’activité) qui ont repris depuis le 1er janvier 2006, majoritaires au capital social directement ou indirectement via une holding. Clôture du dossier : 29 février 2008. Prix : Deux prix « PME », deux prix « Commerce ».

Où s’adresser ?

TRANSMISSION AWARDS 2008 CCIP du Val-de-Marne 8, place Salvador Allende 94011 CRÉTEIL Cedex Tél. : 01 49 56 57 63 E-mail : lmcalzi@ccip.fr Internet : www.ccip94.fr TROPHÉE DES ESPOIRS DE L’ÉCONOMIE DES HAUTS-DE-SEINE CCIP Hauts-de-Seine 6-8, rue des Trois Fontanot 92023 NANTERRE Tél. : 01 46 14 26 63 E-mail : creation-92@ccip.fr Internet : www.ccip92.com TROPHÉE DES ESPOIRS DE L’ÉCONOMIE EN SEINE-SAINT-DENIS CCIP 93 191, avenue Paul Vaillant Couturier 93000 BOBIGNY Tél. : 01 48 95 11 50 E-mail : creation93@ccip.fr Internet : www.ccip93.com LANGUEDOC-ROUSSILLON PRIX DE LA TPE Chambre de commerce et d’industrie Hôtel Saint-Côme 32, Grande Rue Jean Moulin 34944 MONTPELLIER Contact : Valérie Didier Tél. : 04 99 51 52 00 E-mail : v.didier@montpellier.cci.fr Internet : www.montpellier.cci.fr

Bénéficiaires : entreprises de moins de 3 ans d’existence dans tous les secteurs. Implantation : Hauts-de-Seine. Prix : 3 000 euros pour le lauréat, et 1 500 euros pour le nominé. Nombre de bénéficiaires : 2. Prochaine édition en 2009.

Bénéficiaires : entreprises de moins de 3 ans d’existence, ayant clôturé un premier exercice comptable et indépendantes d’un groupe. Implantation : Seine-Saint-Denis. Prix : non défini à ce jour. Concours reconduit en 2008. Dates et procédures en attente.

Bénéficiaires : le prix de la TPE récompense une entreprise de 0 à 9 salariés, d’au moins un an d’existence, un produit, un savoir-faire, un service, un dirigeant qui s’est particulièrement distingué durant l’année 2007. Implantation : les entreprises de quatre territoires peuvent participer : Cœur d’Hérault, Grand Montpelliérain, Pays de Lunel, Ouest Hérault. Les candidats doivent appartenir aux circonscriptions de la CCI de Montpellier et de la CCI de Béziers Saint-Pons. Clôture du dossier : 15 juin 2008. Prix : trois trophées de 1000 euros, un trophée de 2 000 euros. Nombre de bénéficiaires : 4. Bénéficiaires : tous projets de création ou de développement d’entreprise innovante, mais aussi mise en relation de « porteurs de projet » avec des « porteurs de compétences ». Implantation : Gard. Prix : variable selon les partenaires. Nombre de bénéficiaires : 6. Dernière édition 2007. Date de la prochaine édition non déterminée.

INNOV’UP Nîmes Rhône Cévennes Technopole Parc Georges Besse - Site EERIE 69, rue Georges Besse 30035 NIMES Cedex 01 Tél. : 04 66 38 40 88 Fax : 04 66 04 73 22 E-mail : info@innovup.com Internet : www.innovup.com

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Appuis logistiques et financiers

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)
ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : étudiants, chercheurs, jeunes diplômés des universités, écoles d’ingénieurs, lycées technologiques et professionnels ou inscrits dans des organismes de formation professionnelle de Lorraine. Récompense un projet réel ou fictif de création d’activité (création ou diversification). Clôture du dossier : 15 mai 2008. Prix : de 600 à 5 000 euros, pour un montant global de 30 000 euros + suivi des projets pendant un an. Nombre de bénéficiaires : 30. Bénéficiaires : étudiants, chercheurs de Lorraine, diplômés depuis moins de 3 ans, créant ou reprenant une entreprise orientée vers des activités économiques nouvelles. Clôture du dossier : avril 2008. Prix : prix « Meilleur business plan », prix « Étude de marché », prix « Projet le plus innovant », prix « Coup de cœur du jury », prix « Meilleure présentation orale » ( + un prix à l’établissement le plus entreprenant). Récompense financière + expertise et accompagnement éventuels. Nombre de bénéficiaires : 5. Bénéficiaires : futurs créateurs d’une entreprise régionale (impérativement dans les quatre départements lorrains). Clôture du dossier : 30 septembre 2008 (retrait des dossiers). Prix : 1er prix : 7 500 euros. Prix « Reprise d’entreprise » : 6 000 euros. Prix « Artisanat » : 1 500 euros. Prix « Commerce » : 1 500 euros. Prix « Industrie » : 1 500 euros. Prix « Services » : 1 500 euros. Prix de « l’Entrepreneuriat féminin » : 1 500 euros. Prix « Coup de cœur du Jury » : 1 500 euros. + encarts publicitaires attribués par l’Est Républicain pour tous les prix. Nombre de bénéficiaires : 8. Bénéficiaires : porteurs de projets ou jeunes dirigeants d’entreprises créées dans les secteurs commerce, industrie ou services, implantés ou comptant s’implanter dans le Pays d’Épinal Cœur des Vosges. Concours organisé en partenariat avec le Rotary Club. Clôture du dossier : 15 avril 2008. Prix : 1 500 euros. Remise des prix : juin 2008.

Où s’adresser ?

LORRAINE ENTREPRENDRE 08 Promotech CEI 6, allée Pelletier Doisy 54603 VILLERS LES NANCY Tél. : 03 83 50 44 44 Fax : 03 83 44 04 82 E-mail : contact@promotech.fr Internet : www.concours-entreprendre.com

CONCOURS « LES SYNERGIADES » CEEI Synergie (filiale de la CCI de la Moselle) 5, rue Jean Antoine Chaptal 57070 METZ Tél. : 03 87 76 36 36 Fax : 03 87 76 23 03 E-mail : tsidot@synergie-ceei.com Internet : www.synergie-ceei.com

CONCOURS DES FUTURS CRÉATEURS, REPRENEURS D’ENTREPRISE EN LORRAINE 3i Lorraine 10, Viaduc Kennedy 54000 NANCY Tél. : 03 83 41 64 90 Fax : 03 83 94 06 84 E-mail : d.souris@3ilorraine.fr Internet : http://www.3ilorraine.fr Contact : Dominique Souris

PRIX DU MEILLEUR CRÉATEUR D’ENTREPRISE Epinal-Golbey Développement Parc d’Activités de Reffye - BP 165 88005 ÉPINAL Tél. : 03 29 29 10 00 Fax : 03 29 29 51 39 E-mail : info@egd88.fr Internet : www.egd88.fr PARCOURS INTERRÉGIONAL DE PLANS D’AFFAIRES Business Initiative Asbl en collaboration avec les chambres de commerce et d’industrie de la Grande Région (Belgique francophone, Lorraine, Luxembourg, Sarre et Trêves) et Luxinnovation Internet : www.123go-networking.org E-mail : delphine.mordenti@cc.lu

Bénéficiaires : tous porteurs de projets innovants. Prix : dotation globale de 60 000 euros à répartir entre tous les lauréats. Clôture du dossier : date non déterminée.

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Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

ORGANISME/ADRESSE

TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : femmes ayant un projet novateur, même en émergence, dans tous les domaines : industrie, artisanat, services et commerce. Entreprise en cours de création ou créée depuis moins de 3 ans à la date de dépôt du dossier. Les candidates doivent créer leur entreprise en Lorraine. Clôture du dossier : 31 mai 2008 (demande des dossiers du 15 mars au 15 mai). Prix : 2 000 euros. Bénéficiaires : porteurs de projets et créateurs d’entreprises créées depuis moins de 18 mois. Implantation : les entreprises doivent s’installer sur la Communauté de communes de Millau Grands Causses. Nombre de lauréats : 2. Ce concours devrait être reconduit en 2008. Dates et procédures en attente.

Où s’adresser ?

CONCOURS DE LA JEUNE CRÉATRICE D’ENTREPRISE AFFDU-Moselle (Association française des femmes diplômées d’université) 8, domaine de Largantier 57155 MARLY Tél. : 03 87 63 42 63 E-mail : affdu.moselle@free.fr Internet : www.int-evry.fr/affdu MIDI-PYRÉNÉES CONCOURS À LA CRÉATION D’ENTREPRISE Agence de développement économique TGM pépinière d’entreprises 4, rue de la Mégisserie 12100 MILLAU Tél. : 05 65 59 00 22 E-mail : ade@cc-millaugrandscausses.fr Internet : www.cc-millaugrandscausses.fr CONCOURS INNOVATION MIDI-PYRÉNÉES Financé par le Conseil régional et organisé par Midi-Pyrénées Innovation BP 78534 9-11, rue Matabiau 31685 TOULOUSE Cedex 06 Tél. : 05 34 40 41 00 E-mail : contact@midipyrenees-innovation.fr Internet : http://www.midipyrenees-innovation.fr BASSE-NORMANDIE CONCOURS DE LA CRÉATION D’ENTREPRISE DANS L’ORNE Orne Développement 25, boulevard de Strasbourg – BP 128 61004 ALENÇON Cedex Tél. : 02 33 28 76 75 Fax : 02 33 28 50 73 Internet : www.orne-developpement.com ENTREPRISES DE L’INNOVATION En partenariat avec la Délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité (DRDFE) Agence de développement économique 12, rue Alfred Kastler 14053 CAEN Cedex 04 Tél. : 02 31 46 73 78 Fax : 02 31 46 73 74 Internet : www.synergia.fr

Bénéficiaires : créateurs d’entreprises innovantes, laboratoires et équipes de recherche, PME-PMI, lycées technologiques et agricoles de Midi-Pyrénées. Clôture du dossier : 2e semestre 2008. Prix : dotation globale de 100 000 euros à répartir entre tous les prix. Plusieurs catégories, un lauréat par catégorie et un grand prix.

Bénéficiaires : porteurs de projets et/ou entreprises créées depuis moins de 2 ans dans l’Orne. Toutes les activités sont éligibles. Prix : 10 000, 6 000 et 4 000 euros + diverses mentions spéciales accordées par le jury. Nombre de bénéficiaires : 3. Concours non reconduit en 2008. Prochaine édition en 2009.

Bénéficiaires : créateurs d’entreprises innovantes en Basse-Normandie + projets innovants au sein d’entreprises existant depuis moins de 2 ans. Un lauréat et une lauréate dans chaque catégorie (technologie et pôle de compétitivité, développement durable et service à la personne, coup de cœur). Clôture du dossier : 24 janvier 2008. Prix : hébergement en pépinière d’entreprises + budget de conseil + pack communication ou équivalent en espèces pour les entreprises existantes. Nombre de lauréats : 6.

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Appuis logistiques et financiers

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)
ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : • Dans la catégorie « Porteurs de projets » : porteurs de projets majeurs de moins de 30 ans à la date du concours. Les projets doivent concerner le territoire du District 103 Nord (Nord, Pas-de-Calais, Somme, Aisne et Oise ). • Dans les catégories « Créateurs Jeunes Pousses » (création entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2007) et « Créateurs Développement » (création entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2006) : créateurs majeurs et ayant créé une entreprise implantée sur le territoire du District 103 Nord, quelle que soit l’activité de l’entreprise. Seules sont retenues les entreprises créées ex nihilo. Les candidats doivent être présentés par un Lions Club du District 103 Nord. Clôture du dossier : 15 mars 2008. Prix : chacun des six jurys attribue un 1er prix de 2 000 euros, et un 2nd prix de 1000 euros + possibilité d’attribution d’un ou plusieurs prix spéciaux « Coup de cœur » de 750 euros. Nombre de bénéficiaires : 12 lauréats. Bénéficiaires : jeunes de moins de 28 ans souhaitant s’implanter dans la région Nord-Pas-de-Calais, porteurs d’un projet créateur d’emplois. Clôture du dossier : 14 mars 2008. Prix : 500, 1000 et 2 000 euros pour les trois meilleurs candidats, et la possibilité de prêt d’honneur d’un montant maximum de 40 000 euros. Bénéficiaires : tous porteurs de projet de création d’entreprise à potentiel de développement économique et d’emplois et souhaitant s’installer dans la Sarthe. Prix : trois prix de 15 000 euros et un accompagnement personnalisé dans la préparation du projet. Concours reconduit en 2008. Dates et modalités en attente.

Où s’adresser ?

NORD-PAS-DE-CALAIS PRIX CRÉATION D’ENTREPRISE Lions Clubs International - District 103 Nord Jean-Pierre Mignard 22, rue Pasteur 62000 DAINVILLE Tél. : 03 21 23 16 30 E-mail : mignardjp@wanadoo.fr Internet : www.lions103n.org/

TOTAL Edhec 2007 58, rue du Port 59046 LILLE Cedex Tél. : 03 20 63 98 88 E-mail : tee@edhec.com Internet : www.concours-tee.com

PAYS DE LA LOIRE CAP CRÉATION SARTHE Carrefour Entreprise Sarthe Centre européen d’entreprise et d’innovation Technopôle Novaxis I 75, boulevard Marie et Alexandre-Oyon BP 21216 72001 LE MANS Cedex 01 Tél. : 02 43 57 72 72 Fax : 02 43 87 01 02 E-mail : contact@ces72.org Internet : www.cap-creation-sarthe.com

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Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

ORGANISME/ADRESSE

TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : créateur, dirigeant d’une jeune entreprise de moins de 3 ans ou ayant fait l’objet d’une reprise depuis moins de 3 ans, dirigeant ayant réalisé un projet exemplaire dans les 3 dernières années. Clôture des dossiers : 18 février 2008. Prix : sept catégories primées : - « Grand Prix », - « Initiative exemplaire », - « Qualité architecturale et paysagère et environnementale », - « Jeune entreprise », - « Action associative », - « Meilleur projet », - « Trophée de l’artisanat », - « Trophée du commerce et des services ». Ce concours a lieu tous les 3 ans. Bénéficiaires : créateurs, repreneurs, développeurs d’entreprises de moins de 3 ans, dans les secteurs du commerce, de l’industrie et du service. Clôture du dossier : 30 avril 2008. Prix : - « Grand prix » : 10 000 euros, - « Création » : 5 000 euros, - « Reprise » : 5 000 euros, - « Commerce-Services aux particuliers » : 1000 euros, - « Coup de cœur du jury » : 1000 euros, - « Club des créateurs » : 1000 euros, - « Quiz » : 1000 euros. Bénéficiaires : manifestation prévue en mai 2008, à l’occasion de laquelle sont primés trois projets à caractère innovant, en recherche de financement de type capital d’amorçage, capital risque, et ce quel que soit leur stade de développement. Date de clôture : fin mars 2008. Prix : de 5 000 à 10 000 euros.

Où s’adresser ?

ENTREPRENDRE EN VENDÉE Conseil général de la Vendée Hôtel du Département 40, rue du Maréchal Foch 85021 LA ROCHE-SUR-YON Cedex 09 Tél. : 02 51 34 48 48 Fax : 02 51 62 70 66 E-mail : aides.eco@vendee.fr Internet : www.vendee.fr

LE CHALLENGE DES ESPOIRS DE L’ÉCONOMIE LOCALE Chambre de commerce et d’industrie de Maineet-Loire 8, boulevard du Roi René - BP 60626 49006 ANGERS Cedex 01 Laurence Bouton ou Christine Carmes Tél. : 02 41 20 54 83 E-mail : laurence.bouton@maineetloire.cci.fr christine.carmes@maineetloire.cci.fr Internet : www.maineetloire.cci.fr START WEST Association Nantes Atlantique Place financière CCI de Nantes 16, quai Ernest Renaud - BP 90517 44105 NANTES Cedex 04 Tél. : 02 40 44 63 78 E-mail : s.gaudron@nantes.cci.fr Internet : www.start-west.com CONCOURS FEMMES CHEFS D’ENTREPRISE Espace Simone de Beauvoir 25, quai de Versailles 44000 NANTES Tél. : 02 40 12 15 18 E-mail : espace.de.beauvoir@wanadoo.fr Internet : www.espace-de-beauvoir.org POITOU-CHARENTES CONCOURS CRÉATION D’ENTREPRISE Conseil général de la Charente-Maritime Direction du développement économique Concours incubateur 85, boulevard de la République 17076 LA ROCHELLE Cedex 09 Tél. : 05 46 31 70 00 – Fax : 05 46 31 17 17 E-mail : incubateur@cg17.fr Internet : www.charente-maritime.org

Bénéficiaires : femmes ayant un projet de création d’entreprise dans des domaines traditionnellement occupés par des hommes. Les concurrentes doivent être âgées de plus de 18 ans et avoir un projet en Loire-Atlantique. Date de clôture : 13 février 2008. Prix : deux prix de 800 euros chacun récompenseront deux candidates : le prix « Marguerite Thibert » et le prix « Claude Cahun ». Bénéficiaires : toute personne diplômée ayant un projet de création d’entreprise (industrie ou services) dans le département de la Charente-Maritime. Le lauréat doit créer son entreprise dans un délai maximum de 18 mois après la publication des résultats du concours. Concours reconduit en 2008. Date et procédures en attente.

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Appuis logistiques et financiers

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)
ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : demandeurs d’emploi de la région PACA en phase de création d’entreprise, et tous les étudiants. Clôture du dossier : mi-février 2008. Dotations financières et matérielles : de 5 500 à 7 500 euros. Prix « Étudiant » : 1000 et 1 500 euros.

Où s’adresser ?

PROVENCE-ALPES-CÔTE-D’AZUR LE PHARE DE LA CRÉATION Accede Provence - Euromed Marseille Domaine de Luminy - BP 911 13288 MARSEILLE Cedex 09 Tél. : 04 91 82 78 35 E-mail : accede@euromed-marseille.com Internet : www.accede-provence.com TROPHÉES CREA 13 Conseil général des Bouches-du-Rhône Hôtel du Département 52, avenue de Saint Just 13256 MARSEILLE Cedex 20 En partenariat avec Eurocopter Tél. : 04 91 21 22 51 Fax : 04 91 21 22 10 E-mail : crea13@cg13.fr Internet : www.cg13.fr

Bénéficiaires : jeunes entreprises immatriculées dans les Bouches-du-Rhône, créées entre le 1er juillet 2003 et le 30 juin 2006. Implantation : dans une des 119 communes du département, potentiel de création d’emploi, innovation, résultats économiques, export et investissements en Recherche & Développement. Clôture du dossier : 30 avril 2008. Dotation globale : 56 500 euros, augmentée du prix spécial « Eurocopter » de 7 623 euros. Nombre de bénéficiaires : 13. Bénéficiaires : toute personne physique qui envisage la création/reprise d’une entreprise sur l’une des 37 communes du Pays de la Provence verte. Clôture du dossier : avril-mai 2008. Prix : les lauréats recevront une aide allant de 1000 à 3 000 euros.

ENTREPRENDRE EN PROVENCE VERTE Organisateurs : Syndicat mixte du Pays de la Provence verte, Union patronale du Var, Société Générale. DEFIE - Immeuble le Foch, Entrée C 13, boulevard Saint-Louis 83170 BRIGNOLES Tél. : 04 94 77 22 08 E-mail : defie@paysprovenceverte.fr Internet : www.concoursprovenceverte.fr RHÔNE-ALPES LES ESPOIRS DE L’ÉCONOMIE CCI de l’Isère Espace Entreprendre Place André Malraux 38016 GRENOBLE Tél. : 04 76 28 27 83 Internet : www.grenoble.cci.fr

Bénéficiaires : projets de création et jeunes entreprises dans les secteurs de l’industrie et des services à l’industrie. Implantation : Isère. Prix : en matériel, prestations ou chèques (valeur moyenne des prix : 2 300 euros) apporté(e)s par les partenaires de l’Espace Entreprendre de la CCI. Nombre de bénéficiaires : 5 ou 6. Ce concours a lieu tous les 2 ans. Prochaine édition en novembre 2008. Bénéficiaires : tous porteurs de projet visant à créer une entreprise dans le Verdon. Clôture du dossier : avril 2008. Prix : le concours est doté de trois prix : « Prix pour la création la plus innovante », « Prix féminin pour la première créatrice », « Prix pour le plus jeune créateur ». Nombre de bénéficiaires : 3.

CONCOURS CRÉATION D’ENTREPRISE Émergence 12, allée Louis Gardiol 04500 RIEZ Tél. : 06 07 15 41 61 E-mail : creation.asso@wanadoo.fr

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Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)
ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION Bénéficiaires : entreprises haut-savoyardes de moins de 3 ans. 4 catégories : - « Innovation et technologie », - « Dynamisme et territoire », - « Performance et B to B », - « Reprise et développement », + « Coup de cœur du jury ». Clôture du dossier : 15 juin 2009. Prix : chaque lauréat est récompensé par un trophée et une somme de 3 600 euros, répartie sous forme de chèque, module de formation et prestations offertes par la CCI de Haute-Savoie. Ce concours a lieu tous les 2 ans. Bénéficiaires : projets de création et jeunes entreprises (moins de 3 ou moins de 5 ans) dans les secteurs de l’industrie et des services à l’industrie. Implantation : Isère. Nombre de bénéficiaires : 2. Ce concours a lieu tous les 2 ans. Prochaine édition en 2009. Date et procédures en attente. Bénéficiaires : tous les secteurs d’activité peuvent être représentés, mais seuls les projets qui prévoient une implantation physique en Principauté de Monaco sont pris en compte. Prix : hébergement de l’entreprise à Monaco pour la première année, aides financières, matérielles, conseils, etc. Clôture du dossier : fin septembre ou début octobre 2008.

Où s’adresser ?

ESPOIRS DE L’ÉCONOMIE 2007 CCI de la Haute-Savoie 5, rue du 27e BCA - BP 2072 74011 ANNECY Tél. : 04 50 33 72 00 Internet : www.entreprendre-en-haute-savoie.fr

PRIX PAUL-LOUIS MERLIN CCI de l’Isère Espace Entreprendre Place André Malraux 38016 GRENOBLE Tél. : 04 76 28 27 83 Internet : www.grenoble.cci.fr PRINCIPAUTÉ DE MONACO CONCOURS DE CRÉATION D’ENTREPRISE À MONACO Jeune chambre économique de Monaco 1, avenue Castelans 98000 MONACO Tél. : 00 377 92 05 20 19 Fax : 00 377 92 05 31 29 E-mail : jcemonaco@jcemonaco.mc Internet : www.jcemonaco.mc

L’APCE diffuse sur son site : - un recensement des concours réguliers , - l’actualité des concours (lancement et date de dépôt des dossiers). Internet : http://www.apce.com

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Appuis logistiques et financiers

2.1.3 Les sociétés de prise de participation
2.1.3.1 Le capital-risque
On peut définir le capital-risque comme une activité d’interventions en fonds propres, généralement minoritaires et temporaires, dans des entreprises en cours de création ou très jeunes et non cotées en bourse dans le but de dégager ultérieurement des fortes plus-values à la revente des participations. Originaire des États-Unis, le capital-risque (traduction peu littérale de « venture capital » signifiant en américain capital-aventure) s’est surtout développé en France à partir du milieu des années 80. En 2006, il y a eu, selon l’AFIC, 335 PME soutenues en capital-amorçage et capital-création.

N Les différents stades d’intervention du capital-risque On peut distinguer : – Le capital-amorçage (ou « seed capital ») : apport de fonds propres pour financer la mise au point des produits (prototype, présérie) avant démarrage réel de l’activité ; – Le capital-création (ou « start-up ») : intervention au moment de la création de l’entreprise ou dans la phase de premier développement (0 à 3 ans) ; – Certains capital-risqueurs interviennent également en capital-développement (participation au capital de sociétés bien assises lors d’une nouvelle étape dans leur expansion) et en capital-transmission : accompagnement en fonds propres lors d’un changement de majorité dans le capital d’une entreprise (reprise par un héritier, reprise d’entreprise par le management, rachat par une autre entreprise, etc.).

N Les intervenants en capital-risque En simplifiant on peut distinguer en France 5 sortes d’intervenants en capital-risque : – Les SCR nationales (sociétés de capital-risque) Ce sont des sociétés anonymes ou en commandite par actions ayant une vocation nationale ou internationale n’intervenant que pour des montants importants, le minimum étant environ de 1 million d’euros par opération (par exemple : PARTECH, AURIGA PARTNERS, BANEXI VENTURE PARTNERS, SOFINNOVA PARTNERS, VENTECH, etc.). Elles sont généralistes ou spécialisées dans certains secteurs d’activité (par exemple : nouvelles technologies de l’information, biotechnologies, ecoactivités, etc.). Ces capital-risqueurs (tout comme certaines banques ou compagnies d’assurances) interviennent également au travers de FCPR (Fonds communs de placements à risque) et de FCPI (Fonds communs de placement dans l’innovation) permettant ainsi à certains de leurs clients, souscripteurs de parts de ces fonds communs, de participer collectivement et indirectement aux interventions de capital-risque. Les FIP (fonds d’investissement de proximité), nouvelle variété de FCPR, tournés vers les entreprises locales et régionales et utilisant l’épargne de proximité, peuvent, depuis 2004, consacrer au minimum 10 % des fonds collectés aux entreprises nouvelles de moins de 5 ans.
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– Les SCR régionales Entrent dans cette catégorie les SDR (sociétés de développement régional) et les ex-IRP (instituts régionaux de participation - par exemple, IDEB à Dijon, IRDI à Toulouse, ILP à Metz, etc.). Habituellement, ces organismes interviennent très peu en dessous de 100 000 et rarement au moment de la création d’entreprise. – Les SCR de proximité Ce sont celles qui se consacrent essentiellement aux entreprises naissantes pour des besoins modestes de capitaux : de 7 600 à 76 000 ; malheureusement, il n’y en a pas partout (SAMENAR à Marseille, HERRIKOA à Anglet, Autonomie et Solidarité à Lille, etc.). – Les Business angels Ce sont des particuliers investisseurs, généralement issus du monde des affaires, qui apportent, outre une mise de fonds dans le capital de nouvelles entreprises à potentiel, leurs compétences et leur tissu relationnel. Leur intervention sur un dossier peut commencer à partir de 7 600 ou 15 000 , mais peut atteindre aussi plusieurs centaines de milliers d’euros. Ce capitalrisque informel recherche, tout autant que les SCR, des projets à forte potentialité de plus-values. Un business angel est souvent plus réactif qu’une SCR, et il est assez fréquent que son intervention soit le premier maillon favorisant l’intervention concomitante ou ultérieure d’une SCR. Certains opérateurs, moyennant rémunération, font le lien entre ces investisseurs difficilement repérables et les porteurs de projet.

N Les bénéficiaires des interventions des sociétés de capital-risque Le capital-risqueur n’a pas vocation à rester éternellement dans une entreprise : son intervention doit être ponctuelle et limitée dans le temps. Sa rémunération principale étant la plus-value qu’il dégagera en revendant sa participation, il ne peut se consacrer qu’à des entreprises pour lesquelles il est persuadé que, de par leurs performances, il pourra facilement revendre les titres dans un délai bref et dans de très bonnes conditions. De ce fait, le capital-risque ne concerne pas n’importe quelle entreprise. Le capital-risqueur ne s’intéresse, en particulier en création, qu’à des entreprises qui ont un « plus » dans le produit ou le service qu’elles proposent (offre discriminante à forte marge), qui travaillent sur un marché porteur, accessible et solvable et dont le dirigeant (créateur) présente une forte dimension managériale (une équipe pluridisciplinaire est préférée à un créateur seul).
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– Le capital-risque de particuliers regroupés Ce sont soit les Clubs d’investisseurs pour la gestion alternative et locale de l’épargne solidaire (CIGALES) ou autres clubs d’investisseurs plus ou moins informels qui, en tant que gens de bonne volonté, militent en faveur de la création d’entreprises, soit les ASSOCIATIONS LOVE MONEY POUR L’EMPLOI qui présentent à leurs adhérents des projets présélectionnés dans lesquels ceux-ci sont libres d’investir. Pour les CIGALES, les montants d’intervention sont faibles (5 000 maximum) ; pour les ASSOCIATIONS LOVE MONEY POUR L’EMPLOI et autres clubs d’investisseurs, les interventions peuvent atteindre quelques ou plusieurs dizaines de milliers d’euros. Toutefois, ces opérations sont peu nombreuses chaque année.

Appuis logistiques et financiers

N Les avantages et les inconvénients du capital-risque pour l’entreprise affiliée Ce mode de financement offre différents avantages pour le bénéficiaire (appelé entreprise-cible ou affiliée) : – l’augmentation des fonds propres grâce à la souscription du capital-risqueur permet d’avoir un effet de levier pour le financement bancaire ; – à la différence des emprunts, les fonds propres peuvent ne pas être rémunérés si la situation de l’entreprise ne le permet pas ; – l’intervention du capital-risqueur s’accompagne d’un soutien par des conseils, des introductions ou autres facilitations, en particulier si celui-ci opère un « suivi actif » pendant le temps où il est actionnaire. À l’inverse le capital-risque présente des inconvénients pour l’affilié : – droit de regard du capital-risqueur et participation de sa part à la vie sociale de l’entreprise (participation à ses organes de décision) ; – pour le créateur ou le repreneur (dans ce cas il s’agit de capital-transmission) qui souhaite ultérieurement racheter la participation, plus il aura développé l’entreprise et plus la valorisation des actions sera importante, donc le rachat lui coûtera cher (mais c’est le jeu ! N’oublions pas que le capital-risqueur, en se rangeant au côté du dirigeant, accepte l’éventualité de perdre toute sa mise). N Les modalités d’intervention des capital-risqueurs Il est nécessaire d’avoir rédigé un bon plan d’affaire (ou « business plan ») c’est-à-dire un dossier très étoffé ne négligeant aucune partie, notamment la partie économique, pour pouvoir passer la barrière de la première sélection sur dossier. Ensuite, lors d’entretiens successifs, le créateur ou repreneur se trouvera confronté à un questionnement très professionnel où il devra non seulement prouver la validité de son idée, mais aussi sa dimension personnelle, ainsi que sa capacité à se transformer en manager d’équipe. Le parcours est donc ardu et il faut souvent plus de 3 mois pour obtenir un accord d’intervention et autant pour la mise en place de l’opération. Selon le cas, le capital-risqueur peut souscrire des actions ordinaires avec ou sans dividendes prioritaires, souscrire des actions assorties de bons de souscription d’action (ABSA), faire des avances complémentaires en compte courant d’associé si l’entreprise a déjà publié deux bilans.

Les SCR de proximité ont, bien sûr, des canons de sélection moins élitistes que les majors du capital-risque, il n’empêche que cette forme de financement ne peut concerner qu’une infime proportion de projets ou de reprises d’entreprises. Selon les montants en cause et selon le type d’intervention recherchée, le créateur ou le repreneur peut rencontrer des difficultés à obtenir une réponse. Les « grands du capital-risque » n’interviennent pas pour des montants modestes, beaucoup de SDR (Sociétés de développement régional) sont actuellement en activité réduite, il n’y a pas de SCR de proximité partout et leurs moyens sont limités ; une centaine de CIGALES fonctionnent et leurs possibilités sont très restreintes.

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En fait au moment « d’entrer dans une entreprise », le capital-risqueur pense déjà à la sortie, qui lui tient à cœur, car entre les échecs où il perd tout ce qu’il a financièrement engagé et les « collages » c’est-à-dire les participations qu’il n’arrive pas à revendre, sa propre pérennité peut être sérieusement compromise. La sortie (revente des actions) peut s’opérer soit par rachat des titres par le(s) dirigeant(s) (70 % des cas en création d’entreprises au niveau du capital-risque de proximité), soit par réduction ou amortissement du capital, soit par la revente des titres à un groupe industriel ou financier, soit par la cession des actions à un autre organisme de capital-risque, soit très rarement par l’introduction en Bourse sur le Nouveau Marché ou le Second Marché (euronect ou alternext). • France Angels - Fédération des réseaux locaux de business angels 16, rue de Turbigo - 75002 PARIS Tél. : 01 44 82 77 77 - Internet : http://www.franceangels.org • Association française des investisseurs en capital (AFIC) 23, rue de l’Arcade - 75008 PARIS Tél. : 01 47 20 99 09 - Internet : http://www.afic.asso.fr • Union nationale des investisseurs en capital pour les entreprises régionales (UNICER) E-mail : unicer@vigiecom-europe.net Tél. : 03 20 26 99 85 - Internet : http://www.unicer.asso.fr • Fédération des CIGALES 61, rue Victo-Hugo - 93500 PANTIN Tél. : 01 49 91 90 91 - Internet : http://www.cigales.asso.fr • Fédération des associations love money pour l’emploi 10, rue Montyon - 75009 PARIS Tél. : 01 48 00 03 35 - Internet : http://www.love-money.org

Où s’adresser ?

Le guide des sociétés de capital-investissement, 6e édition, de J.-B. Hugot et J.-P. MOCCI (éditions du Management) décrivant les pratiques de 197 sociétés peut s’avérer très utile pour trouver le capital-risqueur adéquat. Internet : http://www.editionsdumanagement.com

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Appuis logistiques et financiers

2.1.3.2 Le capital-risque spécialisé dans l’innovation

Les pouvoirs publics, avec la loi sur l’innovation, ont procédé à la mise en place de fonds d’amorçage pour permettre d’accompagner les créations d’entreprises technologiques issues plus particulièrement du monde de la recherche. • I - Source Gestion 1, avenue Jean-Jaurès - 78000 VERSAILLES Tél. : 01 39 23 02 00 - Internet : http://www.isourcegestion.fr Vocation : Jeunes pousses dans les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication). • Emertec Gestion 17, rue de la Frise - 38000 GRENOBLE Tél. : 04 38 12 38 95 - Internet : http://www.emertec.fr Vocation : micro-électronique, métrologie, robotique, matériaux avancés. • BIOAM 12, rue de la Boétie - 75008 PARIS Tél. : 01 58 18 60 70 - Internet : http://www.bioam.fr Vocation : biotechnologie.

Où s’adresser ?

Autres fonds régionaux ou départementaux : • FAM - Fonds d’amorçage Midi-Pyrénnées 18, place Dupuy - 31080 TOULOUSE Cedex 6 Où s’adresser ? Tél. : 05 34 41 74 10 • INOVAM Euralliance – 2, avenue de Karst - 59777 EURALILLE Tél. : 03 59 31 20 10 • Le Lanceur 24, avenue de l’Agriculture - 63100 CLERMONT-FERRAND Tél. : 04 73 74 57 57 - Internet : http://www.sofimacpartners.com • Amorçage Rhône-Alpes 10, rue du Château-d’Eau - 69410 CHAMPAGNE-AU-MONT-D’OR Tél. : 04 72 52 39 52 • Primaveris 29, cours Pierre-Puget - 13006 MARSEILLE Tél. : 04 88 66 90 90 • Anjou amorçage Chez la CCI - 8, boulevard du Roi-René - BP 626 - 49006 ANGERS Cedex 01 Tél. : 02 41 20 54 20 • Cap décisif 21 bis, rue Lord Byron - 75008 PARIS Tél. : 01 75 00 01 00 - Internet : http://www.capdecisif.com

427

• Eurasanté 310, avenue Eugène Avinée - 59120 LOOS-LES-LILLE Tél. : 03 28 55 90 60 – Internet : http://www.eurasante.com • Normandie incubation Centre d’innovation technologique 17, rue Claude Bloch - 14076 CAEN Cedex 5 Tél. : 02 31 56 69 31 – Internet : http://www.normandie-incubation.com/ • Créalia 417, rue Samuel Morse - Millénaire II - 34000 MONTPELLIER Tél. : 04 67 22 97 16 (Arnaud Chatail) Internet : http://www.crealia.org • Génopole 1er JOUR 2, rue Gaston-Crémieux - 91000 ÉVRY Tél. : 01 60 87 83 00 – Internet : http://www. genopole.com • Acceval Incubateur de la région Haute-Normandie 24 bis, rue Jean Boutrolle - 76132 MONT-SAINT-AIGNAN Cedex Tél. 02 32 10 23 03 - Internet : http://www.acceval-irhn.com

D’autres opérateurs interviennent également ; le guide des sociétés de capitalinvestissement (opus déjà cité) recense pas moins de 63 structures qui interviennent, plus ou moins en amont, pour consolider le capital des projets d’innovations technologiques.

2.1.3.3 CDC Entreprises Innovation

Société de capital-risque intervenant pour des montants de 1 million à 9 millions d’euros dans des projets innovants en phase de démarrage ou en création sous la forme de coinvestissements avec d’autres sociétés de capital-risque nationales ou régionales. CDC Entreprises Innovation (Groupe Caisse des dépôts et consignations) 63, avenue des Champs Elysées - 75008 PARIS Tél. : 01 40 76 99 00 - Fax : 01 45 61 24 28 - Internet : http://www.cdcentreprises.fr

Où s’adresser ?

428

Appuis logistiques et financiers

2.1.3.4 Les instituts régionaux et les sociétés locales de participation
Entreprises en création ou en développement désirant compléter leurs fonds propres, ayant un « plus » dans leur produit ou service et présentant de bonnes perspectives de développement.

Bénéficiaires

Conditions

Les PMI font l’objet de la plus grande partie des interventions de ces sociétés. Néanmoins, certaines d’entre elles peuvent participer au capital d’entreprises du secteur tertiaire. Habituellement, elles ne cherchent pas une bonne rentabilité immédiate des capitaux investis mais plutôt une plus-value à moyen terme. Les prises de participation sont limitées dans le temps. Prise de participation minoritaire et temporaire. Souscription d’obligations convertibles. Avances aux actionnaires ou prêts-relais. Prêt participatif. (Voir tableaux)

Modalités

Où s’adresser ?

Tableau des instituts régionaux de participation
SIPAREX STÉ DE PARTICIPATION DANS LES ENTREPRISES RÉGIONALES EN EXPANSION 139, rue Vendôme - 69477 LYON Tél.: 0472832323 - Fax: 0472832300 Internet: http://www.siparex.com IAD INSTITUT D’ASSISTANCE AU DÉVELOPPEMENT DES PETITES ENTREPRISES RÉGIONALES Palais de la Bourse - La Canebière - 13001 MARSEILLE Tél.: 0491393405 - Fax: 0491393495

IPO

INSTITUT DE PARTICIPATION DE L’OUEST 32, avenue Camus - BP 50416 44004 NANTES Cedex 01 Tél.: 0240357531 - Fax: 0240352737 Internet : http://www.ipo-info.com

IDEB

INSTITUT DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DE LA BOURGOGNE 5, avenue Garibaldi 21052 DIJON Tél.: 0380600800 - Fax: 0380600804 Internet : http://www.ideb.fr

PARTICIPEX 1, rue Esquermoise BP 112 - 59027 LILLE Cedex Tél.: 0320219380 - Fax: 0320219389

IRDI

INSTITUT RÉGIONAL DE DÉVELOPPEMENT PICARDIE INDUSTRIEL DE MIDI-PYRÉNÉES INVESTIS18, place Dupuy - 31080 TOULOUSE Cedex 6 SEMENT Tél.: 0534417417 - Internet : http://www.irdi.fr

INSTITUT RÉGIONAL DE PARTICIPATION DE PICARDIE 67, mail Albert-Ier - BP 60533 - 80000 AMIENS Cedex Tél.: 0322917020 - Fax: 0322916670

ILP

INSTITUT LORRAIN DE PARTICIPATION 24, rue du Palais - BP 90332 57007 METZ Cedex 01 Tél.: 0387759350 - Fax: 0387759351 Internet: http://www.i-l-p.com.fr

IRPAC

INSTITUT RÉGIONAL DE PARTICIPATION DE CHAMPAGNE-ARDENNE (IRPAC) 9 bis, rue des Bons Malades – 51100 REIMS Tél.: 0326400326 - Fax: 0326883750 Internet : http://www.irpac-cac.com

429

Tableau des principales sociétés locales de participation
ALSACE FONDS RÉGIONAL DE FINANCEMENT INITIAL Conseil régional 1, place du Wacken 67070 STRASBOURG Cedex Tél. : 03 88 15 68 81 - Fax : 03 88 15 68 89 ALSACE AMORÇAGE 15, rue des Juifs - 67000 STRASBOURG Tél. : 03 90 40 07 70 ALSACE CRÉATION Bd Gonthier d’Andernach 67400 ILLKIRCH-GRAFFENSTADEN Té l. : 03 90 40 07 70 – Fax : 03 90 40 07 77 BRETAGNE (suite) BRETAGNE INVESTISSEMENTS 2, allée Saint-Guénolé 29557 QUIMPER Cedex 9 Tél . : 02 98 10 10 50 – Fax : 02 98 10 10 66 BRETAGNE PARTICIPATIONS 20, quai Dugay-Trouin - 35000 RENNES Tél . : 02 99 67 97 69 - Internet : http://www.bretagne-participations.com BRITTANY VENTURES Société de gestion des fonds d’investissement de Bretagne Nestadio - 56680 Plouhinec Tél. : 02 97 36 66 74 Internet : http://www.brittany-ventures.com CENTRE CENTRE CAPITAL DÉVELOPPEMENT 14, bd Rocheplatte - 45058 ORLÉANS Cedex 1 Tél . : 02 38 78 18 15 – Fax : 02 38 78 18 22 Internet : http://www.centrecapitaldeveloppement.com CRÉATION ET CROISSANCE CENTRE Maison des entreprises 14, bd Rocheplatte 45048 ORLÉANS Cedex 01 Tél. : 02 38 78 18 15 Internet : http://www.creationcroissancecentre.com SCR 4A (Ardennes uniquement) Rue du Château - 08160 FLIZE Tél . : 03 24 54 04 92 CHAMPAGNE ARDENNES CROISSANCE 2, rue Carnot - 51100 REIMS Tél. : 03 26 40 03 26 FEMU QUI Maison du Parc Technologique – ZI d’Erbajolo 20601 BASTIA Cedex Tél. : 04 95 31 59 46 Internet : http://www.femu-qui.com FRANCHE-COMTÉ PME GESTION Temis Center 2 9, avenue des Montbaucons 25000 BESANÇON Tél . : 03 81 25 06 14 – Fax : 03 81 25 06 13 MISTRAL-INVESTISSEMENT Le strategie concept-Bât 3-Parc du Millénaire 1300, Avenue Albert-Enstein 34000 MONTPELLIER Tél. : 04 67 69 74 15 - Fax : 04 67 69 74 69 FLAMINGO VENTURES 859, avenue de l’Europe - RN 113 34170 CASTELNAU-LE-LEZ Tél. : 04 67 45 79 30 Internet : http://www.flamingo-ventures.com PYRÉNÉES-ROUSSILLON INVESTISSEMENT Quai de Lattre-de-Tassigny 66020 PERPIGNAN Tél. : 04 68 35 98 80 - Fax : 04 68 35 67 10 SORIDEC L’Acropole 954, avenue Jean Mermoz 34000 MONTPELLIER Tél. : 04 99 23 32 40 - Fax : 04 99 23 32 41 Internet : http://www.soridec.fr LIMOUSIN PARTICIPATIONS Ester - BP 6922 87069 LIMOGES Cedex Tél. : 05 55 42 61 10 – Fax : 05 55 42 61 12

Où s’adresser ?

AQUITAINE SEBADOUR/ADOUREX Centre d’affaires Activa Allée Catherine de Bourbon 64052 PAU Cedex 09 Tél. : 05 59 84 42 05 - Fax : 05 59 84 10 95 Internet : http://www.sebadour.fr HERRIKOA 1, rue de Donzac - BP 412 64104 BAYONNE Tél. : 05 59 25 37 30 Internet : http://www.herrikoa.com PROXINOV AQUITAINE Centre Condorcet 162, av Dr Schweitzer - 33600 PESSAC Tél. : 05 56 01 22 04 FA DIÈSE 12, cours Xavier-Arnozan - 33000 BORDEAUX Tél. : 05 56 44 04 07 GRAND SUD-OUEST CAPITAL 304, bd du Président-Wilson 33076 BORDEAUX Cedex Tél. : 05 56 90 42 87 - Fax : 05 56 90 42 96 AQUITAINE CRÉATION INVESTISSEMENT 162, av. du Dr Schweitzer 33600 PESSAC Tél . : 05 56 15 11 90 SOCRI (SCR inter-régionale) 18, place Dupuy – 31080 TOULOUSE Cedex Tél. : 05 34 41 74 17 AUVERGNE SOFIMAC Domaine de Mon Désir 24, avenue de l’Agriculture 63100 CLERMONT-FERRAND Cedex 2 Tél. : 04 73 74 57 57 - Fax : 04 73 74 57 58 Internet : http://www.sofimac.fr BOURGOGNE IDEB cf. Instituts régionaux de participation BRETAGNE SFLD 12, avenue de la Perrière 56324 LORIENT Cedex Tél . : 02 97 88 22 51 – Fax : 02 97 88 22 40 Internet : http://www.sfld.fr BRETAGNE JEUNES ENTREPRISES 20, quai Dugay-Trouin - 35000 RENNES Tél. : 02 99 67 97 69 - Internet : http://www.bretagne-participations.com BRETAGNE CAPITAL SOLIDAIRE 18, place de la Gare - 35000 RENNES Tél. : 02 99 65 04 00 OUEST VENTURES 18, place de la Gare - 35000 RENNES Tél. : 02 99 35 04 00 Internet : http://www.ouestventures.com

CHAMPAGNE ARDENNES

CORSE

FRANCHECOMTÉ

LANGUEDOCROUSSILLON

LIMOUSIN

430

Appuis logistiques et financiers

Tableau des principales sociétés locales de participation (suite)

LORRAINE

Où s’adresser ?

SADEPAR 24, rue du Palais - 57007 METZ Tél. : 03 87 75 93 58 - Fax : 03 87 75 93 51 ILP cf. Instituts régionaux de participation

NORD-PASDE-CALAIS (suite)

GUADELOUPE SAGIPAR MARTINIQUE Immeuble Le Caducée Morne Vergain - 97139 LES ABYMES Tél. : 05 90 83 48 97 MIDIPYRÉNÉES IRDI cf. Instituts régionaux de participation MIDI-PYRÉNÉES CRÉATION 18, place Dupuy 31000 TOULOUSE Cedex 6 Tél. : 05 62 31 14 04 SDD 65 1, rue Lupau - 65000 TARBES Tél. : 05 62 31 14 04 INITIATIVE POUR UNE ÉCONOMIE SOLIDAIRE Maison de l’économie solidaire 73, chemin Mange-Pommes 31520 RAMONVILLE Tél. : 05 61 75 12 97 FILTARN 1, Avenue Général Hoche 81012 ALBI Cedex 9 Tél . : 05 63 48 87 40 SOCRI 18, place Dupuy - 31000 TOULOUSE Cedex 6 Tél. : 05 34 41 74 17 GERSINVEST CCI - Place Jean-David - 32000 AUCH Tél. : 05 62 61 62 19 Internet : http://www.gers.cci.fr ARTOIS INVESTISSEMENT CCI d’Arras 8, rue du 29 Juillet - BP 540 62008 ARRAS Cedex Tél. : 03 21 23 24 24 - Fax : 03 21 23 84 64 Internet : http ://www.arras.cci.fr AUTONOMIE ET SOLIDARITÉ 146, rue Nationale - 59000 LILLE Tél. : 03 20 14 30 62 Internet : http://www.autonomieetsolidarite.fr MITI INCUBATEUR NORD-PAS-DECALAIS Parc Scientifique de la Haute Borne 5, rue Héloïse 59650 VILLENEUVE D’ASQ Internet : http ://www.miti.fr Tél. : 03 28 38 50 10 CREANOR 2, route de Bergues 59210 COUDEKERQUE-BRANCHE Tél. : 03 28 26 76 00 - Fax : 03 28 60 64 50 EUROFIBAIL BP 40- 59635 WATTIGNIES Cedex Tél. : 03 20 60 23 56 - Fax : 03 20 95 00 55 FINORPA 23, rue du 11 Novembre - BP 351 - 62334 LENS Cedex Tél. : 03 21 13 60 60 - Fax : 03 21 13 60 69 Internet : //www.finorpa.fr PAYS-DELA- LOIRE

NORD CRÉATION Immeuble Mercure 445, bd Gambetta 59976 TOURCOING Cedex Tél. : 03 59 31 20 99 - Fax : 03 20 27 18 04 NORD INNOVATION Euralliance 2, avenue de Kaarst -59777 EURALILLE Tél. : 03 59 31 20 99 OUEST CROISSANCE SA Avenue Marcellin Berthelot 44812 SAINT HERBLAIN Cedex Tél. : 02 40 58 62 19 Internet : http : //www.ouest-croissance.fr ATLANTIQUE INITIATIVE CRÉATION 1, bd Paul-Leferme 44600 SAINT-NAZAIRE Tél. : 02 40 01 96 08 - Fax : 02 40 66 54 78 Internet : http ://www.cilsn.asso.fr OCÉAN CRÉATIONS ENTREPRISES 34, rue Léandre-Merlet 85000 LA-ROCHE-SUR-YON Tél. : 02 51 47 54 75 - Fax : 02 51 47 52 45 PAYS DE LOIRE DÉVELOPPEMENT 13, rue La Pérouse 44017 NANTES Cedex 1 Tél. : 02 40 41 52 48 Internet : http : //www.soderogestion.com PICARDIE AVENIR 67, mail Albert-Ier - BP 60533 - 80005 AMIENS Tél. : 03 22 91 70 20 - Fax : 03 22 91 66 70 POITOU-CHARENTES EXPANSION et POITOU-CHARENTES INNOVATION 8, rue du Pré Medar 86280 SAINT-BENOIT Tél. : 05 49 52 58 09 - Fax : 05 49 50 48 95 FINADVANCE Le Derby - 570, avenue du Club Hippique 13090 AIX-EN-PROVENCE Tél.: 0442529130 Internet : http://www.finadvance.fr SAMENAR 91, rue Paradis - 13006 MARSEILLE Tél. : 04 88 66 90 00 Internet : http://www.samenar.fr VAR ACTION CCI de Toulon - bd du Général-Leclerc BP 5 501 - 83097 TOULON Cedex Tél. : 04 94 22 80 28 PRIMAVERIS et PROENCIA 91, rue Paradis 13006 MARSEILLE Tél. : 04 88 66 90 00 Internet : http ://www.primaveris.fr CLUB INVEST 77 c/o Gilles Vacher 14, avenue Saria - 77700 SERRIS Tél. : 01 64 63 43 43 Internet : http ://www.clubinvest77.com

PICARDIE

POITOUCHARENTES

NORD-PASDE-CALAIS

PROVENCEALPESCÔTE D’AZUR

ÎLE-DEFRANCE

431

Tableau des principales sociétés locales de participation (suite)

Où s’adresser ?

ÎLE-DEFRANCE (suite)

HEDERA 25, rue du Maréchal-Foch - 78000 VERSAILLES Tél. : 01 39 02 75 75 Internet : http://www.hedera-finances.com IDF CAPITAL 6, rue de l’Isly – 75008 PARIS Tél. : 01 44 70 61 61 Internet : http://www.idfd.fr SUDINNOVA BP 1 081 - 69002 LYON Cedex 01 Té l. : 04 78 27 47 99 – Fax : 04 78 39 97 58 AMORÇAGE RHÔNE-ALPES 10, rue du Château-d’Eau 69410 CHAMPAGNE-AU-MONT-D’OR Tél. : 04 72 52 39 52 Internet : http ://www.a-r-a.fr

RHÔNEALPES (suite)

RHÔNEALPES

LOIRE CAPITAL 24, avenue de l’Agriculture 63100 CLERMONT-FERRAND Tél.: 04 73 74 57 57 - Fax : 04 73 74 57 58 RHÔNE-ALPES CRÉATION 10, chemin du Château-D’Eau 69410 CHAMPAGNE-AU-MONT-D’OR Tél . : 04 72 52 39 39 – Fax : 04 72 52 39 30 Internet : http : //www.r-a-c.fr ARDÈCHE PARTICIPATION 35, rue Fombarlet 07800 LA-VOULTE-SUR-RHÔNE Té l. : 04 75 66 75 20 – Fax : 04 75 66 75 16 RHÔNE DAUPHINE DÉVELOPPEMENT 2, chemin du Vieux Chêne - 38240 MEYLAN Tél. : 04 76 41 49 28 - Fax : 04 76 90 82 57 Internet : http : //www.somudimec.fr

Certains opérateurs, moyennant rémunération, interviennent pour aider les créateurs à lever des fonds auprès de business angels et de capital-risqueurs. Par exemple : CHAUSSON FINANCE 26, bd Malesherbes - 75008 PARIS Tél. : 01 43 12 57 58 - Internet : http://www.chaussonfinance.com LEONARDO 144, Bd Haussmann - 75008 PARIS Tél. : 01 53 53 73 46 - Internet : http://www.leonardofinance.com MGT 18, rue de Mogador - 75009 PARIS Tél. : 01 53 45 88 88 - Internet : http://www.mgt.fr PROXICAP 21 bis, avenue de Ségur - 75007 PARIS Tél . : 01 60 34 44 01 - Internet : http://www.proxicap.com COFIRE - MBA CAPITAL 23, rue Lavoisier - 75008 PARIS Tél. : 01 44 71 97 00 - Internet : http://www.mbacapital.com FRANCE FINANCE ET TECHNOLOGIE 9, rue Lincoln - 75008 PARIS Tél. : 01 58 36 10 30 - Internet : http://www.fftgroup.com

Où s’adresser ?

432

Appuis logistiques et financiers

2.2 Les prêts à moyen et long terme
2.2.1 Le financement par les établissements de crédit
2.2.1.1 Les prêts bancaires aux entreprises (PBE)
Ces prêts sont distribués par les banques en remploi de la collecte des comptes pour le développement industriel (Livret de développement durable - ex CODEVI).

Bénéficiaires

Entreprises en création ou en développement des secteurs : – agriculture pour certains investissements de modernisation ou de productivité, – industrie, – bâtiment et travaux publics, – commerce et réparation automobile, – commerce gros et détail (sauf entreprises de plus de 10 salariés), – hôtels, restaurants, – transports, – services aux entreprises, – formation permanente et autres activités d’enseignement, – ambulances, laboratoires d’analyses médicales, – centres d’aides par le travail, ateliers protégés, – services collectifs, sociaux, – activités récréatives, culturelles et sportives, appartenant au secteur concurrentiel, quel que soit leur statut juridique. La recevabilité est déterminée en fonction du code APE de l’entreprise. Ces prêts sont ouverts aux entreprises dont le CA HT est au maximum de 80 millions d’euros et concernent en priorité les entreprises industrielles. Sont exclues les entreprises filiales d’entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 80 millions d’euros. Faciliter la réalisation d’investissements présentant un intérêt économique reconnu, le besoin en trésorerie généré par ces investissements.

Objet

Montant

70 % de l’investissement hors taxes, tout ou partie des Besoins en fonds de roulement nécessaires à la stabilité financière de l’entreprise. En principe supérieure à 5 ans (jusqu’à 7 ans en moyen terme, de 8 à 12 ans en long terme) avec possibilité d’un différé de remboursement de 12 mois maximum. Au dernier trimestre 2007, les taux standard avoisinent 5,5 % selon la durée (et révisable en fonction de la rémunération servie au Livret de développement durable). Banques, Caisse centrale de crédit coopératif, caisses d’épargne.

Durée

Taux

Établissements compétents

433

2.2.1.2 Les prêts et aides à l’installation des jeunes agriculteurs

N Dotation d’installation jeunes agriculteurs (DJA) C’est une aide en trésorerie pour la première installation des jeunes agriculteurs. Les montants varient de 4 000 euros à 35 900 euros selon la zone d’implantation. L’aide est versée en une seule fois à partir du constat d’installation. N Les prêts MTS-JA Ces prêts ont pour objet de financer les dépenses effectuées lors de l’installation, notamment pour la reprise totale ou partielle d’une exploitation (en entreprise individuelle ou en société).`
Montant Durée Taux Conditions

Les agriculteurs peuvent bénéficier de deux types d’aides : – une dotation d’installation aux jeunes agriculteurs (DJA) ; – des prêts à moyen terme spéciaux à taux réduit (prêts MTS-JA).

Il est fixe et plafonné à 110 000 euros (dont 20 000 euros pour l’acquisition du foncier). 15 ans (dont 12 à 15 ans de bonification). Compris entre 1 % et 2,5 % selon les zones.

Établissements Direction départementale de l’agriculture et de la forêt (DDAF), Associations compétents départementales pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles

1. Avoir un âge compris entre 18 et 39 ans. 2. Être de nationalité française ou ressortissant de l’UE. 3. S’engager à exercer la profession d’agriculteur pendant au moins 10 ans. 4. Justifier de la capacité professionnelle agricole : détenir un diplôme d’un niveau égal ou supérieur au bac professionnel agricole ou au brevet professionnel agricole, ceux-ci devront être complétés par un stage de 6 mois (hors de l’exploitation familiale). 5. Avoir participé à un stage de préparation à l’installation de 40 heures. 6. Avoir réalisé une EPI (Étude prévisionnelle d’installation). 7. Conditions de revenu : l’exploitation doit générer un revenu suffisant au terme du délai prévu par l’EPI (de 3 à 5 ans). 8. S’installer sur une exploitation constituant une unité économique indépendante. 9. S’engager à tenir une comptabilité conforme au plan comptable général agricole.

(ADASEA). http://www.adasea.net Les prêts MTS-JA peuvent s’obtenir auprès de banques adjudicataires : Crédit Agricole, Crédit Mutuel, CIC, Banque Populaire, BNP Paribas, LCL. Site du ministère de l’Agriculture et de la Pêche http://www.agriculture.gouv.fr/spip NB : les agriculteurs ne répondant pas aux critères listés ci-dessus (notamment en terme d’âge) peuvent tout de même prétendre à certaines aides à l’installation en contactant leur Conseil régional et le ministère de l’Agriculture et de la Pêche.

434

Appuis logistiques et financiers

2.2.1.3 Les prêts bancaires classiques aux conditions du marché
Objet

Financement des investissements par des concours à moyen et long terme. Les investissements incorporels (autres que le fonds de commerce) et le besoin en fonds de roulement sont souvent écartés de l’assiette de financement. Le projet (ou l’entreprise) doit obéir à certaines normes de structure financière et de rentabilité. La durée du crédit est généralement liée au délai d’amortissement fiscal des immobilisations financées. Généralement 70 % du programme d’investissements HT. En création d’entreprises le montant du crédit bancaire ne dépasse guère, la plupart du temps, le montant des apports du créateur. Sûretés réelles (gage, nantissement, hypothèque…) ou personnelles (cautions…). Sous deux formes : – Ouverture de crédit (crédit à moyen terme essentiellement) : l’entreprise émet des billets à l’ordre de sa banque à trois mois, renouvelés ou non à l’échéance, pour tout ou partie du crédit ouvert. Coût : taux de base bancaire ou taux du marché monétaire + marge selon la qualité de la signature de l’entreprise + commission d’engagement ; – Contrat de prêt : contrat fixant au cas par cas les modalités de remboursement. Coût : taux fixe (taux de base bancaire ou taux du marché monétaire) + marge ; ou taux variable indexé sur un taux monétaire ou financier + marge. Toutes entreprises, artisans, professions libérales, associations.

Bénéficiaires Conditions

Montant

Garanties Modalités

Exemples Deux prêts spécifiques à la création d’entreprise :

Établissements Toutes banques commerciales. compétents

– CrédOpportunité développé par le Crédit Mutuel est un prêt dédié aux artisans. D’un montant maximum de 30 000 euros sur une durée de 7 ans maximum, ce prêt couvre principalement les besoins en investissements, mais il peut financer également du besoin en fonds de roulement. Il est limité à 70 % du montant HT des besoins de l’entreprise. Ce prêt peut bénéficier en outre de la garantie d’OSÉO. – PRE CREA développé par BNP Paribas est un prêt à destination des petites entreprises. Il finance les investissements matériels ou immatériels (limités à 20 % du montant du prêt). Son montant est compris entre 4 000 et 21 000 euros et sa durée s’étend de 2 à 7 ans maximum.

435

2.2.1.4 Le contrat de développement création (CDC) OSÉO
Conditions

Le contrat de développement création est un prêt sans garantie ni caution personnelle, et dont l’objectif est de renforcer les capitaux permanents des entreprises en croissance rapide. Ce prêt est au plus égal aux fonds propres de l’entreprise (en incluant les fonds apportés par des capitaux risqueurs et les prêts d’honneur), et représente au plus le tiers des ressources du projet. Il est obligatoirement accompagné d’un concours bancaire de 4 ans minimum d’un montant au moins équivalent. De 24 000 à 80 000 euros. 6 ans.

Montant Durée Amortissement Garantie Taux Bénéficiaires

Progressif (différé de remboursement de capital sur 12 mois). Retenue de 5 % sur le montant du prêt. Taux d’intérêt 2006 : 5,84 % (taux plancher).

NB : OSÉO a développé un contrat de développement innovation (CDI) spécifique aux entreprises innovantes. Il présente les mêmes caractéristiques que le CDC. Toutefois, son montant sera compris entre 40 000 et 400 000 euros (il peut même atteindre 600 000 euros dans certaines régions). Banques commerciales. Établissements compétents Site internet : www.oseo.fr

Les entreprises créées depuis moins de trois ans et implantées dans une région où le conseil régional est partenaire d’OSÉO pour ce produit spécifique.

2.2.1.5 Le contrat de développement transmission de OSÉO
Conditions

Montant

Le montant de ce financement est compris entre 40 000 et 240 000 et au plus doit représenter 40 % des concours financiers mis en place pour l’acquisiton de l’entreprise. Remboursement linéaire.

En proposant cette formule de prêt à moyen terme pour le rachat d’une entreprise, OSÉO souhaite diminuer la charge de remboursement de la dette d’acquisition sur les deux premières années suivant la reprise d’une entreprise. Le contrat de développement transmission est obligatoirement accompagné d’un prêt bancaire d’une durée minimale de 5 ans.

Durée Amortissement Garanties Conditions Établissements compétents

Sa durée maximale atteint 7 ans (avec un différé d’amortissement de 2 ans) mais ne peut être supérieure à celle de l’intervention bancaire. Il n’est pas pris de garantie sur les actifs de l’entreprise ni sur le patrimoine du dirigeant, mais une retenue de garantie de 5% sur le montant du prêt. Taux fixe ou variable (taux Euribor à 3 mois, moyen et majoré de 2,90 %). Banques commerciales.

436

Appuis logistiques et financiers

2.2.1.6 Le prêt participatif d’amorçage (PPA) de OSÉO
Conditions

PME innovante de moins de 5 ans. Le PPA contribue au financement du programme d’innovation de l’entreprise. 50 000 à 75 000 (ou 150 000 si engagement en garantie du conseil régional via OSÉO Région) montant plafonné à concurrence des apports initiaux en fonds propres du créateur. Différé d’amortissement du capital de 12 trimestres puis 20 trimestrialités constantes. 8 ans.

Montant

Durée Amortissement

Garanties

Aucune garantie sur l’entreprise ni caution personnelle du dirigeant. Retenue de garantie à hauteur de 9 % du prêt. Euribor à 3 mois, moyen et majoré de 5 %. Conseils régionaux - OSÉO.

Conditions Établissements compétents

2.2.1.7 Concours national d’aide à la création d’entreprises technologiques innovantes « Émergence »
Conditions

Cette aide est destinée exclusivement aux projets innovants et prend la forme d’une subvention. Pour pouvoir en bénéficier, les porteurs de projets innovants doivent faire parvenir leur dossier au Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes.

Montant

Établissements Établissements compétents : OSÉO, Ministère délégué à l’enseignement supécompétents rieur et à la recherche.

Une subvention de 45 000 euros maximum versée en deux fois, la moitié au moment de la signature du contrat d’aide, le reste à son terme après vérification des dépenses effectives et justifiées. Elle peut financer jusqu’à 70 % des dépenses externes TTC et des frais internes, dans la limite de 25 000 euros. Les dépenses externes retenues couvrent les prestations d’études de marché, de faisabilité, de design, de conseils juridique, fiscal, financier, en propriété intellectuelle... Site internet : http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/technologie/concours/

437

2.2.1.8 Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes « Création-développement »
Conditions

Cette aide prend la forme d’une subvention ou d’une avance remboursable selon les cas. Elle s’adresse aux jeunes entreprises créées depuis moins de trois ans et qui développent un projet dans l’innovation. Le dossier doit être présenté au Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes.

Montant

Établissements compétents : OSÉO, Ministère délégué à l’enseignement supéÉtablissements compétents rieur et à la recherche. http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/technologie/concours/

Vous bénéficiez d’une avance à taux zéro, remboursable en cas de succès du projet, ou d’une subvention si votre entreprise est créée depuis moins d’un an. Le montant de cette aide, versée en deux fois, est plafonné à 450 000 euros. Cette aide finance principalement les dépenses liées à la conception et à la définition du projet, ainsi que les frais générés par la réalisation d’études de faisabilité commerciale, technique, juridique et financière.

2.2.2 Le financement par les collectivités locales
Un certain nombre de régions et de départements ont mis en place un dispositif d’aides en faveur des investissements et des créations d’entreprises.

Conditions Les procédures présentent une grande diversité, en fonction des objectifs visés d’attribution et par les collectivités territoriales qui les ont mises en œuvre : modalité – Aides à certains secteurs d’activité (pêche, filière-bois, textiles, IAA,

Tous renseignements relatifs aux procédures en vigueur dans une région donnée peuvent être obtenus des services économiques du conseil régional et du conseil général.
Établissements compétents

Le dispositif comporte : – Des aides directes (subventions, prêts, abondement d’autres aides, assistance…) ; – Des aides indirectes qui font intervenir d’autres organismes à vocation économique (Fonds régional d’aide au conseil, agence régionale d’information scientifique et technique…).

hôtellerie…) ; – Aides en faveur de certains investissements (promotion de la productique, soutien de l’innovation, de la recherche, aide au conseil, participation à des salons professionnels…).

Conseils régionaux, conseils généraux.

438

Appuis logistiques et financiers

2.3 Les opérations de crédit-bail
Le crédit-bail est un moyen particulier de financement des investissements. À la relation habituelle prêteur/emprunteur se substitue une relation contractuelle dans laquelle :

Le crédit-bail est donc juridiquement une location : de ce fait, le bien financé en crédit-bail n’apparaît pas à l’actif du bilan de l’entreprise recourant à cette forme de financement (le locataire) mais uniquement dans les engagements hors bilan (pour le total des loyers restant à payer au titre du contrat de crédit-bail). On distingue le crédit-bail mobilier pour les machines, matériels, véhicules, ordinateurs, etc., et le crédit-bail immobilier pour le financement des bâtiments, entrepôts, immeubles de bureaux, etc.

• Au lieu d’un prêteur, il y a une société de crédit-bail qui achète un bien et le met à la disposition d’un utilisateur sous forme d’une location irrévocable ; • Au lieu d’un emprunteur, il y a un locataire (l’entreprise utilisatrice) qui a choisi le bien mis à sa disposition, a choisi le fournisseur et qui pourra après la période de location en devenir propriétaire s’il le souhaite ; • Au lieu d’un contrat de prêt, il y a un contrat de location irrévocable assortie d’une possibilité pour le locataire, s’il le souhaite, de devenir propriétaire du bien au plus tard à la fin de la location pour un prix déterminé dès le départ en tenant compte au moins pour partie des loyers versés.

2.3.1 Le crédit-bail mobilier
Cette formule de financement ne porte que sur des matériels standard, neufs et ayant un large marché à la revente. En effet les sociétés de crédit-bail, en cas de non-paiement des loyers, souhaitent pouvoir récupérer leur bien et le revendre facilement pour se rembourser : elles actionnent pour la différence restant due le locataire ou ses garants. Bénéficiaires Toutes les entreprises industrielles, artisanales, commerciales, libérales.
Objet Forme

Contrat ayant les caractéristiques d’une location assortie d’une promesse unilatérale de vente en faveur du locataire qui peut toujours, en fin de contrat, soit lever l’option d’achat (appelée valeur résiduelle représentant généralement 1 à 6 % du prix d’acquisition hors taxes du bien) soit rendre le matériel, soit demander une poursuite de la location moyennant un nouveau loyer largement minoré. Le contrat de crédit-bail a des clauses assez léonines et place le locataire dans les mêmes obligations que s’il était propriétaire du bien (assurances, responsabilité, entretien, etc.). Elle varie selon la nature du bien financé, le contrat de crédit-bail prévoit en principe une durée de location plus courte que la durée admise par le fisc pour l’amortissement de ce genre de matériel.

Durée

439

Loyers

Les loyers sont dégressifs ou linéaires, payables « terme à échoir » (c’est-à-dire d’avance : paiement en début de période de location), ne sont pas révisables en cours de location (loyers ne varietur). et/ou de tiers, hypothèques, intervention d’une société de caution mutuelle, comme SIAGI par exemple, OSÉO, etc. Acceptation du dossier par la société de crédit-bail après un examen de la situation financière du locataire et si le matériel est recevable en crédit-bail (pas plus que les banquiers, les crédit-bailleurs ne sont spécialement compétents pour étudier les spécificités d’un crédit-bail pour une entreprise qui va commencer son activité). Généralement, la garantie que représente la propriété du matériel (surtout si celui-ci est de revente facile avec une faible décote) permet aux crédit-bailleurs de se montrer un peu moins exigeants que les banquiers. Après signature du contrat de crédit-bail et réalisation des conditions financières particulières (assurance décès-incapacité de travail, autres garanties éventuelles), le crédit-bailleur passe commande du matériel choisi par le locataire. La location commence à la réception du matériel par le locataire, constatée par la signature d’un procès-verbal de livraison.

Garanties Selon le dossier, le crédit-bailleur peut exiger des garanties : caution du dirigeant

Modalités

Coût

Le coût est assez élevé pour les petites opérations et, généralement, le crédit-bail est un peu plus cher qu’un crédit bancaire classique. La différence de coût est en partie compensée par les avantages spécifiques du crédit-bail. En cas d’intervention d’un système de garantie, les commissions versées au garant majorent le coût du crédit-bail.
N Principaux avantages du crédit-bail mobilier

• Il permet un financement à 100 % du montant de l’investissement : le locataire n’a pas besoin d’autofinancer une partie (souvent 30 % exigé en crédit classique) sous réserve du paiement du premier loyer payable au départ de la location (de plus, quelquefois des crédit-bailleurs imposent un barème avec soit un premier loyer important soit le versement d’un dépôt de garantie). • C’est un financement normalement un peu moins formaliste, un peu plus expéditif que le crédit bancaire, et qui permet de dépasser le ratio habituel : fonds propres/endettement à terme élargi ≥ 1. Cela est moins vrai pour une création que pour une entreprise existante qui pourra obtenir du crédit-bail assez facilement malgré une structure financière déséquilibrée (capitaux propres trop faibles par rapport à l’endettement) à condition qu’elle ait une bonne rentabilité, alors même qu’elle se verrait refuser un crédit classique.

440

Appuis logistiques et financiers

• En création d’entreprise, le financement des investissements par crédit-bail évite à la trésorerie de l’entreprise de supporter le décalage de la TVA sur immobilisations. En effet, il faut plusieurs mois pour récupérer cette taxe grâce à la TVA collectée sur les ventes (il faut même souvent en demander le remboursement au fisc quand la TVA collectée n’est pas suffisante). • Le financement de matériels importants peut être plus facile à obtenir par crédit-bail qu’en crédit classique, car dans le cas du crédit-bail, le fournisseur peut accepter de signer un engagement de reprise du matériel au cas où le locataire ne peut plus payer les loyers : le fournisseur récupère le matériel en réglant la totalité des loyers restant dus. C’est une garantie supplémentaire pour le crédit-bailleur. • Les loyers de crédit-bail sont déductibles en totalité dans les charges d’exploitation de l’entreprise. • Le crédit-bail ne figure pas au bilan de l’entreprise, par conséquent il permet à une entreprise de présenter un endettement apparent plus limité que la réalité ; toutefois, le total des loyers restant à payer figure dans les « engagements hors bilan » du locataire, les loyers de crédit-bail sont inscrits sur une ligne spéciale dans le compte de résultat et les contrats de crédit-bail mobilier sont publiés au greffe du tribunal de commerce.
N Formes particulières de crédit-bail mobilier

– Crédit-bail adossé Une entreprise vend le matériel qu’elle fabrique à une société de crédit-bail qui le laisse à sa disposition par un contrat de crédit-bail. L’entreprise productrice devenue locataire de ses propres productions exploite ensuite le matériel en le sous-louant à ses clients utilisateurs. La sous-location ne doit pas être précaire, mais de longue durée. Cette formule de crédit-bail est adaptée pour le financement d’un parc de matériels à exploiter (représentant un besoin de financement trop élevé la plupart du temps par rapport aux fonds propres de l’entreprise et à sa capacité d’endettement classique). – Crédit-bail SOFERGIE Pour les investissements économisant l’énergie ou les matières premières, des sociétés de crédit-bail spécialisées peuvent proposer des barèmes de loyer dont la progressivité épouse la courbe des économies réalisées. Les contrats SOFERGIE peuvent financer, outre des matériels et des équipements, une certaine partie d’immobilier. – Crédit-bail à l’export Des procédures particulières existent pour répondre aux besoins des exportateurs. – Crédit-bail international Crédit-bail adapté aux très gros matériels et dont le fournisseur, le crédit-bailleur et le locataire sont chacun de nationalité différente. Les sociétés de crédit-bail mobilier, les principales banques commerciales, les caisses d’épargne.

Établissements compétents

441

2.3.2 Le crédit-bail immobilier
Le crédit-bail immobilier présente les mêmes caractéristiques que le crédit-bail mobilier : seules quelques-unes diffèrent. Le crédit-bail immobilier est une formule présentant des avantages pour le financement du patrimoine immobilier des entreprises.
Bénéficiaires

Toutes les entreprises assujetties à l’IS (impôt sur les sociétés), aux BIC (bénéfices industriels et commerciaux) aux BNC (bénéfices non commerciaux), ou aux BA (bénéfices agricoles). Financement intégral d’immeubles industriels ou commerciaux (neufs, d’occasion, ou à construire) d’un coût important (le minimum étant de 150 000 euros) sur une durée de location pouvant atteindre jusqu’à 20 ans. Contrat ayant les caractéristiques d’une location assortie d’une promesse unilatérale de vente en faveur du locataire (preneur du bail) prévoyant éventuellement l’achat du terrain et la construction sous la direction de l’architecte du locataire. La location peut durer 7 à 20 ans selon le cas.

Objet

Forme

Durée Loyers

Les loyers peuvent être constants, dégressifs voire progressifs et indexés pour une part limitée. Ils sont payables généralement « terme à échoir » (payables au début de chaque période) par trimestre ou par semestre. Le dossier est accepté en fonction de la nature du bien financé, de la situation financière de l’entreprise, de sa capacité de remboursement et des autres investissements financés par ailleurs. S’il y a construction de l’immeuble, le preneur du bail (futur locataire) paie des préloyers correspondant aux règlements des intérêts sur les décaissements opérés par la société de crédit-bail. En fin de contrat, quelquefois avant, le locataire peut racheter l’immeuble pour une valeur résiduelle prévue au contrat et représentant 5 à 15 % du prix à l’origine du bien, voire 1 euro symbolique. Le crédit-bail immobilier est d’un coût supérieur d’environ 1 % aux prêts à long terme.
N Principaux avantages du crédit-bail immobilier

Modalités

Coût

• C’est un financement à 100 % sous réserve du paiement du premier loyer, voire des préloyers. • La propriété de l’immeuble loué étant la première des garanties pour le crédit-bailleur ; selon la nature de l’immeuble, sa qualité et son emplacement, le crédit-bailleur sera moins formaliste et moins exigeant que le financeur classique : il pourra accepter par exemple un ratio d’endettement fonds propres/endettement à terme élargi ≥ 2/3. • Malgré la longueur de la location, les loyers ne sont indexés que dans une faible proportion.

442

Appuis logistiques et financiers

La cession-bail : une entreprise cède un bien immobilier figurant dans son bilan à une société de crédit-bail qui le lui loue immédiatement ; cette opération permet à l’entreprise de trouver de la trésorerie. La cession-bail peut s’effectuer auprès des sociétés de crédit-bail immobilier, des principales banques commerciales, des caisses d’épargne. ASF ; l’Association française des sociétés financières publie la liste des sociétés de crédit-bail 24, avenue de la Grande-Armée - 75854 PARIS Cedex 17 Tél. : 01 53 81 51 51 - Internet : http://www.asf-france.com

N Formes particulières de crédit-bail

• Les loyers sont intégralement déductibles en charges d’exploitation (y compris la part représentant le terrain). • Le locataire peut sortir du contrat en levant une option d’achat dès la septième année.

Où s’adresser?

2.4 Le cautionnement en faveur des créations et des reprises d’entreprises
2.4.1 Les fonds de garantie nationaux en faveur de la création ou de la reprise d’entreprises
Un fonds de garantie est un dispositif financier spécialement créé pour : • Se porter partiellement caution en faveur des entreprises (également des créateurs et des repreneurs d’entreprises) lors d’un emprunt à moyen ou long terme, lors d’une opération de crédit-bail (voire lors de tout autre concours bancaire préalablement stipulé éligible dans le règlement du fonds) ; • Éventuellement prendre partiellement en charge le risque de perte sèche lors de prises de participation dans les entreprises par un organisme financier.

2.4.1.1 Les garanties d’OSÉO

OSÉO gère différents fonds de garantie pour la création d’entreprises, pour la transmission d’entreprises, pour l’investissement des PME, pour les entreprises artisanales, pour le renforcement des capitaux permanents, etc. Peuvent prétendre à la garantie OSÉO pour le financement des investissements et du Besoin en fonds de roulement, les entreprises : • créées ex nihilo ayant de 0 à 3 ans d’ancienneté, • relevant de tous les secteurs sauf : l’agriculture traditionnelle, c’est-à-dire ayant un chiffre d’affaires inférieur à 750 000 par an, l’intermédiation financière, l’immobilier, • et les premières installations d’artisans et de commerçants par reprise de fonds de commerce ou par rachat d’éléments d’actifs d’une entreprise saine,
443
N En faveur des créations d’entreprises

Bénéficiaires

Conditions

OSÉO sous certaines conditions prend en charge, jusqu’à 70 %, le risque sur les concours financiers octroyés suivants : • prêt personnel au créateur pour compléter son apport, • crédit à moyen ou long terme ou prêt participatif à l’entreprise créée, • opérations de crédit-bail mobilier ou immobilier, • prise de participation dans le capital de la nouvelle entreprise.

• et répondant à la définition européenne de la PME, c’est-à-dire employant moins de 250 personnes et dont soit le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 40 millions d’euros, soit le total du bilan annuel n’excède pas 27 millions d’euros.

Les projets de création d’entreprises doivent répondre à certaines conditions pour accéder à la garantie de OSÉO : • Leurs fonds propres (comprenant le capital, plus éventuellement les comptes courants d’associés bloqués, plus s’il y a lieu la partie de subvention encaissée dans l’exercice) doivent au moins être supérieurs à l’endettement élargi (incluant crédit à moyen ou long terme plus opération de crédit-bail, plus si c’est le cas le prêt personnel) ; • Le fonds de roulement doit atteindre au moins 15 % du chiffre d’affaires HT prévisionnel.
Coût

Modalités

La garantie de OSÉO n’empêche pas les banques de pouvoir exiger des garanties traditionnelles : nantissements, gages, hypothèques sauf sur la résidence principale du créateur ; en cas de caution personnelle demandée au créateur celle-ci est limitée à 50 % du montant du prêt ou à la moitié de la durée du prêt. OSÉO ne traite pas en direct avec les créateurs d’entreprises, l’initiative de la procédure revient toujours aux établissements de crédit. Par conséquent, si le dossier paraît recevable à OSÉO et qu’il risque d’y avoir des difficultés pour obtenir l’accord du banquier sur le financement, le créateur a intérêt à proposer à la banque de recourir à la garantie OSÉO, d’autant que dans les agences bancaires les procédures de OSÉO ne sont pas toujours très bien connues.
N En faveur de la reprise d’entreprises

OSÉO perçoit une commission d’intervention de 0,90 % l’an sur l’encours du crédit garanti (sauf pour le prêt bancaire accompagnant le PCE où la garantie reste à 0,60 %).

Durée

Établissements compétents

Banques commerciales, sociétés de crédit-bail, caisses d’épargne.

OSÉO peut donner partiellement sa garantie pour toutes les interventions financières concernant la transmission d’une entreprise relevant des même secteurs que pour les créateurs.

444

Appuis logistiques et financiers

Bénéficiaires

Les entreprises répondant à la définition européenne de la PME, c’est-à-dire employant moins de 250 personnes et dont soit le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 40 millions d’euros, soit le total du bilan annuel n’excède pas 27 millions d’euros ; ayant extériorisé des bénéfices au cours des deux années antérieures et une situation comptable nette positive.

Conditions

OSÉO peut garantir à hauteur de 50 % tous les concours financiers liés à la transmission d’une entreprise éligible à cette procédure, soit : • Apports en fonds propres par un organisme agréé par OSÉO (capital-risque) pour compléter le rachat d’actions par le repreneur (rachat d’actions, souscription d’obligations convertibles, apports en compte courant d’associé bloqué à plus de trois ans) ; • Prêt personnel au repreneur pour compléter son apport ; • Prêt participatif à l’entreprise reprise ; • Crédit à moyen ou long terme (éventuellement à la société holding constituée pour l’occasion) ; • Opérations de crédit-bail immobilier ou mobilier ; • Délivrance d’une caution bancaire en faveur du cédant si le rachat de l’entreprise se fait avec un crédit-vendeur. OSÉO perçoit dans ce cas une commission de 0,70 % l’an sur l’encours du crédit : pour une intervention en fonds propres la commission est généralement de 0,45 % complétée par une participation à la plus-value ultérieure réalisée par la société de capital-risque lors de la revente. Pour ce qui est des garanties traditionnelles complémentaires exigées par les banques, de la délégation de décision en faveur des banquiers et de l’initiative de recourir à la procédure, tous ces points sont identiques à la procédure OSÉO pour création d’entreprise (cf. plus haut). OSÉO 27, avenue du Général-Leclerc - 94710 MAISONS-ALFORT Cedex Tél. : 01 41 79 80 00 - Internet : http://www.oseo.fr

Coût

Modalités

Où s’adresser ?

2.4.1.2 Le Fonds de garantie à l’initiative des femmes (FGIF)
Bénéficiaires

Toutes les entreprises créées (ou reprises depuis moins de 5 ans) dont la responsabilité est assumée en titre et en fait par des femmes, quelle que soit la forme juridique et le secteur d’activité.

Montant

Le FGIF garantit jusqu’à 70 % les prêts à moyen terme (2 à 7 ans) d’un montant maximun de 27 000 finançant soit des investissements, soit le besoin en fonds de roulement.

Modalités

La banque prêteuse et bénéficiaire de la garantie du FGIF peut prendre des garanties sur les biens financés mais ne peut exiger de cautions personnelles.

445

Coût

Le coût d’intervention du FGIF comprend une commission de 1,5 % du montant garanti et une cotisation à un fonds de mutualisation de 1 % du prêt, non remboursable.

Le dossier de demande de garantie FGIF est à retirer dans les préfectures (délégation régionale aux droits des femmes ou mission départementale aux droits des femmes) ou à France Active Garanties : France Active Garantie 37, rue Bergère - 75009 PARIS Tél. : 01 53 24 26 26 - Internet : http://www.franceactive.org

Où s’adresser ?

2.4.1.3 Association France active – FA

FA, grâce à sa filiale FAG (France active garantie), peut intervenir pour garantir à hauteur de 50 à 65 % les prêts bancaires (avec un plafond de 30 500 par prêt) accordés à des associations intermédiaires, entreprises d’insertion, PME créant des emplois pour les personnes en grande difficulté. FA 37, rue Bergère - 75009 PARIS Tél. : 01 53 24 26 26 - Internet : http://www.franceactive.org

Où s’adresser ?

Bénéficiaires

Établissements Les banques commerciales, les sociétés de crédit-bail, les sociétés de compétents capital-risque, caisses d’épargne.

L’IFCIC peut garantir tout type de crédit à moyen terme ou long terme, d’opérations de crédit-bail, d’intervention en capital-risque (voire de crédits à court terme pour la production cinématographique et audiovisuelle). La garantie de l’IFCIC est généralement de 50 % selon le cas et sa rémunération de 1 % de l’encours garanti. C’est la banque prêteuse qui doit présenter le dossier.

L’IFCIC apporte sa garantie partielle aux établissements de crédit, aux sociétés de crédit-bail, aux sociétés de capital-risque pour les concours financiers consentis aux entreprises, quelle que soit leur forme juridique, dont les activités (de production, d’édition, de distribution) sont centrées sur : • l’audiovisuel, • le cinéma, • la musique, • le livre, le théâtre, • les arts plastiques.

2.4.1.4 L’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC)

Où s’adresser ?

IFCIC 46, avenue Victor-Hugo - 75116 PARIS Tél. : 01 53 64 55 55 - Internet : http://www.ifcic.fr

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Appuis logistiques et financiers

Le FGIE peut garantir à 50 % les crédits pour financer les investissements et les besoins en fonds de roulement des associations intermédiaires et des entreprises d’insertion agréées. Ces crédits vont selon le cas de 2 à 12 ans et de 15 000 à 122 000 . Le coût de la garantie comporte une cotisation non remboursable de 2,5 % du montant garanti du prêt, versée à un fonds mutuel de garantie. Une garantie complémentaire jusqu’à 75 % peut être obtenue de l’association France active. Le FGIE est géré par France Active Garanties. France Active Garantie Où 37, rue Bergère - 75009 PARIS s’adresser ? Tél. : 01 53 24 26 26 - Internet : http://www.franceactive.org

2.4.1.5 Le Fonds de garantie pour les structures d’insertion par l’économique (FGIE)

Le FGES intervient en faveur des entrepreneurs de l’économie sociale et solidaire souhaitant créer, reprendre ou développer des entreprises solidaires, notamment au sens de l’article L. 443-3-1 du Code du travail. La garantie couvre jusqu’à 50 % des prêts ayant une durée de 2 ans minimum et un montant de 5 000 à 75 000 répondant à deux types de besoins : le besoin en fonds de roulement et le financement d’investissements (matériel amortissable, véhicules, travaux). Le FGES intervient en complément des dispositifs de droit commun existants. Les établissements prêteurs doivent s’interdire de solliciter des garanties personnelles. La durée de la garantie peut atteindre 5 ans et comporte une cotisation non remboursable de 1,5 % du montant garanti, versée à un fonds mutuel de garantie, ainsi qu’une commission d’engagement de 1,5 % du montant garanti du prêt. France Active Garantie Où 37, rue Bergère - 75009 PARIS s’adresser ? Tél. : 01 53 24 26 26 - Internet : http://www.franceactive.org

2.4.1.6 Le Fonds de garantie pour la création, la reprise ou le développement des entreprises solidaires (FGES)

2.4.1.7 Le Fonds de garantie pour le développement des ateliers protégés (FGAP)

Le FGAP intervient en faveur des ateliers protégés définis dans l’article L.323.31 du Code du Travail. La garantie accordée par le FGAP couvre les prêts sollicités pour deux types de besoins : le besoin en fonds de roulement et les besoins en investissements (R&D, matériel ou véhicules amortissables, immobilier). Durée des prêts : comprise entre 2,5 et 5 ans (15 ans maximum pour des prêts finançant des investissements). Montant des prêts : entre 7 500 et 500 000 euros. Montant maximal de la garantie : 50 % du montant du prêt. La garantie comporte une cotisation de 1 % du montant garanti, ainsi qu’une commission d’engagement de 1,5 % du montant garanti du prêt.
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2.4.2 Les fonds de garantie régionaux ou départementaux
Indépendamment de quelques dispositifs de garantie initiés dans le passé par les collectivités territoriales, toutes les régions (depuis 2005) et certains départements ont mis en place un fonds de garantie avec OSÉO Garantie Région (filiale de OSÉO Garantie et de la Caisse des dépôts et consignations) afin de pouvoir apporter, selon les cas, une couverture en garantie supérieure au régime national de OSÉO Garantie. Par ailleurs, il existe également certains dispositifs locaux de garantie ayant vocation la plupart du temps à garantir des crédits en faveur de créateurs ou repreneurs en situation personnelle difficile. Pour tout renseignement relatif à ces systèmes de garantie : s’adresser aux services économiques des conseils régionaux ou conseils généraux, aux agences de développement ou comités d’expansion.

2.4.3 Le cautionnement mutuel
Le cautionnement mutuel a pour objet d’apporter, dans le cadre d’une structure coopérative, et de manière non lucrative, une garantie collective à l’occasion d’opérations traitées par un sociétaire avec des tiers. Les organismes de cautionnement mutuel ont pour principal objet de permettre à leurs adhérents d’obtenir des crédits bancaires qui leur seraient refusés, ou acquis dans de moins bonnes conditions, s’ils agissaient seuls ; certains de ces organismes ont pour objet de garantir le public (il s’agit des sociétés dites de « garanties financières »). La garantie est généralement constituée par la mise en place d’un fonds de garantie, pouvant aussi être dénommé fonds de mutualité, alimenté par des versements restitués aux emprunteurs après le dénouement du crédit, sauf mise en jeu de la mutualisation. Ces organismes de caution mutuelle ont ainsi vocation à assumer des risques en évitant de prendre eux-mêmes trop de garanties sur les débiteurs (mutualisation des risques). Une entreprise qui n’a pas de garanties suffisantes à proposer à son banquier lors d’un emprunt a intérêt, pour obtenir son accord, à demander l’intervention d’une société de caution mutuelle qui prendra en charge une partie du risque. Cela renchérit le coût du crédit, mais parfois c’est la seule solution pour obtenir le financement. Il existe des sociétés de caution mutuelle qui sont spécialisées dans une activité professionnelle ou dans une activité de cautionnement et des sociétés de caution mutuelle qui sont généralistes et donc multiprofessionnelle. Elles interviennent soit en apportant leur garantie directement à la banque qui consent le crédit, soit en contre-garantissant un organisme comme OSÉO qui prend lui-même le risque du crédit, soit en apportant leur garantie au public (dans les domaines de la construction immobilière, des transactions et de la gestion immobilière, des activités d’assistance juridique…).
N Généralités

448

Appuis logistiques et financiers
N Conditions d’intervention

Objet

Garantir les concours, accordés à leurs membres, par les banques et les financiers pour le financement d’investissements professionnels et les besoins d’exploitation en découlant. Pourcentage variable (50 à 100 %) des prêts à long ou moyen terme contractés par les entreprises. Souscription au capital de la société de caution mutuelle à hauteur de 0,5 à 1 % du montant du prêt garanti.

Montant

Conditions

Établissements Toutes les banques commerciales peuvent décider de faire intervenir une compétents société de caution mutuelle.

Versement au fonds de mutualité : 0,75 à 4 % du prêt garanti, remboursable 3 mois après la fin du crédit sous réserve des mises en jeu éventuelles de la garantie mutuelle. Paiement d’une commission de risque, souvent de 1 % l’an prorata temporis.

• L’organe central des sociétés de caution mutuelle régies par la loi du 13 mars 1917 (pour les activités artisanales) : Où Banque fédérale des Banques Populaires s’adresser ? Le Ponant de Paris - 5, rue Leblanc - 75511 PARIS Cedex 15 Tél. : 01 40 39 60 00 - Fax : 01 40 39 60 01 - Internet : http://www.banquepopulaire.fr • Les sociétés de cautionnement mutuel artisanales : Fédération nationale des SCM artisanales 12, avenue de Garibaldi - 87000 LIMOGES Tél. : 05 55 77 60 31 - Internet : http://www.socama.com • Les sociétés de caution mutuelle La liste des établissements membres de l’Association française des sociétés financières est disponible auprès de cet organisme : Association française des sociétés financières 24, avenue de la Grande-Armée - 75854 PARIS Cedex 17 Tél. : 01 53 81 51 51 - Internet : http://www.asf-france.com À titre indicatif, nous en communiquons les principales.

• SIAGI (artisanat et commerces) 2, rue Pigalle - 75009 PARIS Où s’adresser ? Tél. : 01 48 74 54 00 - Internet : http://www.siagi.com • SOCAMUEL - SOGAL (SCM des entreprises de transformation du lait) 42, rue de Châteaudun - 75009 PARIS - Tél. : 01 49 70 72 92 Internet : http://www.maison-du-lait.com
449

2.4.3.1 Les SCM sectorielles de l’industrie et l’artisanat

• SOCOREC 77, rue de Lourmel - 75015 PARIS Où Tél. : 01 44 37 02 00 - Internet : http://www.socorec.fr s’adresser ?

2.4.3.2 La SCM spécialisée dans les services et le commerce

• INTER-FIMO 46, bd de La Tour-Maubourg - 75007 PARIS Où Tél. : 0 810 26 26 26 - Internet : http://www.interfimo.fr s’adresser ?

2.4.3.3 Les SCM spécialisées pour les professions libérales

• SOGAMA (Société de garantie mutuelle des associations) 75, rue Saint-Lazare - 75009 PARIS - Tél. : 01 42 80 42 24 - Fax : 01 42 81 42 98 Où Internet : http://www.sogama.fr s’adresser ? N’intervient que pour les associations ayant déjà deux exercices comptables.

2.4.3.4 Les SCM diverses

2.4.3.5 Les organismes de caution mutuelle à vocation régionale

• SEBADOUR (Société d’études pour l’expansion économique du bassin de l’Adour) Centre d’affaires ACTIVA, allée Catherine de Bourbon - BP 9147 - 64052 PAU Cedex 9 Tél. : 05 59 84 42 05 - Fax : 05 59 84 10 95 - Internet : http://www.sebadour.fr

2.4.4 Le cautionnement bancaire
C’est une opération bancaire par laquelle une banque prête son crédit (sa capacité à honorer un engagement) à une entreprise pour lui permettre soit d’éviter un décaissement, soit de différer un paiement, soit d’obtenir un règlement par anticipation. Pour la banque, c’est un crédit par signature : elle s’engage pour le compte de son client à régler le créancier si le débiteur, son client, est défaillant en signant pour cela le plus souvent un acte de caution ou un aval. La banque, dans ce genre de concours financier, ne décaisse pas d’argent, du moins au moment de la mise en place de l’opération. Ce n’est que s’il y a sinistre (le client n’a pas respecté ses engagements) que la banque se trouve alors contrainte de payer des sommes pouvant s’avérer, selon le cas, bien plus élevées que ce qui était estimé au moment de l’étude du risque. Pour octroyer ce genre de crédit, la banque évalue son risque en raisonnant au départ comme si elle devait être obligée de s’exécuter : de ce fait, ce concours financier n’est pas des plus faciles à obtenir, et souvent la banque demande des garanties à son client en contrepartie de son engagement par signature (selon la portée et la durée de l’engagement, la banque demande parfois à son client une garantie hypothécaire).

450

Appuis logistiques et financiers

Le coût d’un cautionnement bancaire varie de 0,50 à 2,50 % l’an sur le montant cautionné avec en principe un minimum de perception. Il existe une grande diversité de cautions bancaires, seules les plus courantes sont énumérées ci-après.

2.4.4.1 Les cautions fiscales

Le débiteur fournit une garantie bancaire en vue de fractionner ou de différer le paiement de sommes dues à l’administration fiscale au titre de la taxe sur la valeur ajoutée, de droits de douane (il peut alors disposer immédiatement de la marchandise), de droits d’enregistrement, de droits sur les alcools, d’impositions contestées, etc. En raison de son coût, la procédure des « obligations cautionnées » n’est pratiquement plus utilisée : le redevable souscrit un billet à l’ordre de l’administration fiscale et une banque ou un établissement financier spécialisé garantit son paiement en y apposant son aval.

2.4.4.2 Les cautions de marchés publics

Les entreprises qui soumissionnent à des marchés proposés par des administrations publiques, des collectivités locales, des entreprises nationales, doivent fournir un cautionnement apportant la garantie que les marchés seront exécutés dans de bonnes conditions. La caution peut être « provisoire » au moment du dépôt de la soumission, « définitive » lorsque l’adjudication est obtenue. Elle peut assurer le remboursement d’avances consenties à l’entreprise sur travaux à exécuter ou le remboursement de sommes versées correspondant à des retenues de garantie. Elle peut aussi garantir la restitution par l’entreprise de biens mis à sa disposition par l’administration. OSÉO est spécialisé dans la délivrance de ce genre de cautions. Banques commerciales, OSÉO.

Où s’adresser ?

2.5 Les aides financières
2.5.1 Au niveau national
2.5.1.1. L’Aide à la création d’entreprise : dispositif EDEN (Encouragement au développement d’entreprises nouvelles)

Le dispositif d’aide à la création ou à la reprise d’entreprise géré par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Cohésion sociale regroupe un ensemble de mesures dont, pour certains bénéficiaires, une aide financière et des mesures d’accompagnement et de suivi personnalisé. Bénéficient du dispositif EDEN les créateurs ou repreneurs d’entreprises qui remplissent l’une des conditions suivantes :

Bénéficiaires

451

Montant

Le montant maximum de l’avance remboursable est de 6 098 euros par bénéficiaire. En cas de pluralité de bénéficiaires pour un même projet, ce montant est de : - 9 145 euros, - ou 76 225 euros pour les salariés repreneurs de leur entreprise en difficulté. L’avance (prêt sans intérêts d’une durée maximale de 5 ans avec un différé de remboursement de 12 mois au maximum) est attribuée après expertise du projet de création ou de reprise d’entreprise, à une personne physique qui s’engage à l’intégrer au capital de la société créée ou reprise, ou à l’utiliser pour le fonctionnement de l’entreprise individuelle créée ou reprise.

– Les jeunes remplissant les conditions pour bénéficier du dispositif « nouveaux services-emplois jeunes » ainsi que ceux embauchés dans le cadre de ce dispositif et dont le contrat de travail a été rompu avant le terme (jeunes âgés de 18 à moins de 26 ans, y compris ceux titulaires d’un Contrat emploi solidarité ou d’un Contrat emploi consolidé), ainsi que les personnes de moins de 30 ans ne pouvant percevoir les allocations de chômage ou reconnues handicapées ; - Les allocataires de revenus de solidarité, comme le RMI (Revenu minimum d’insertion) (le conjoint ou concubin peut également en bénéficier), l’ASS (Allocation de solidarité) ou l’API (Allocation de parent isolé) ou l’AI (allocation d’insertion) ou l’allocation veuvage ; - Les salariés repreneurs de leur entreprise en difficulté (dans le cadre d’une procédure collective) ; - Les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans, sans autre condition ; - Les bénéficiaires d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE) remplissant les conditions pour bénéficier de l’ACCRE.

Conditions

Les bénéficiaires doivent créer ou reprendre une entreprise, quel que soit son secteur d’activité et quelle que soit sa forme juridique : sauf les associations, les GIE et les groupements d’employeurs. L’attribution de cette aide est subordonnée à l’obtention d’un financement complémentaire (auprès d’une banque ou d’un organisme mandaté par la DDTEFP), d’un montant au moins égal à la moitié de l’avance remboursable demandée.

En cas de création ou de reprise sous forme de société, le bénéficiaire doit exercer le contrôle effectif de l’entreprise, c’est-à-dire : - soit détenir plus de 50 % du capital, seul ou en famille (parts détenues par le conjoint, les ascendants et descendants de l’intéressé), avec au moins 35 % à titre personnel, - soit être dirigeant dans la société et détenir au moins 1/3 du capital, seul ou en famille, avec au moins 25 % à titre personnel, sous réserve qu’un autre associé ne détienne pas directement ou indirectement plus de la moitié du capital. Plusieurs personnes peuvent obtenir séparément l’aide EDEN pour un même projet à condition : - qu’elles détiennent collectivement plus de 50 % du capital, - qu’une ou plusieurs d’entre elles aient la qualité de dirigeant, - que chaque demandeur ait au moins 1/10 de la fraction du capital détenu par la personne possédant la plus forte part (exemple : si le « plus grand associé » détient 50 % du capital, chaque bénéficiaire doit détenir au moins 5 % des parts).
452

Appuis logistiques et financiers

L’octroi de l’aide peut être subordonné à l’obligation de suivre une formation à la création ou à la gestion de l’entreprise ou d’accepter un accompagnement personnalisé financé partiellement par l’État.
Procédure

Pour bénéficier de cette aide financière, il faut déposer, avant la création ou la reprise de l’entreprise, un dossier de demande d’avance remboursable EDEN auprès d’un organisme de soutien à la création et à la reprise d’entreprise, mandaté par la DDTEFP pour l’octroi et la gestion de cette aide. L’attribution de l’avance remboursable EDEN emporte automatiquement le bénéfice de l’exonération de cotisations sociales accordée au titre de l’ACCRE.

Précision

À la direction départementale du Travail, de l’Emploi et de la FormaOù tion Professionnelle (DDTEFP)
s’adresser ?

Nature de La prime d’aménagement du territoire est une subvention versée par l’État l’aide pour soutenir des programmes d’investissements et de créations d’emplois.

2.5.1.2 La prime d’aménagement du territoire (PAT)

PAT « industrie Cette prime est attribuée pour soutenir des programmes de création, d’extenet services » sion, de changement ou de reprise d’activité, mis en œuvre dans les zones d’aide

Depuis le 1er janvier 2007, le dispositif de la PAT a été profondément modifié. Elle peut être attribuée aux entreprises, quels que soient leur forme juridique et leur régime d’imposition, qui exercent l’une des activités suivantes : activités manufacturières, négoce de gros, transport et communications, activités financières, informatique, recherche et développement, services fournis principalement aux entreprises. Deux types de primes peuvent être attribués : - PAT « industrie et services », - PAT « recherche, développement et innovation ».

à finalité régionale (AFR). Le programme doit avoir une certaine dimension, au regard des investissements réalisés et/ou des créations d’emplois permanents (embauches à durée indéterminée). À cet égard, les critères d’éligibilité du programme varient en fonction de la nature de l’opération. Dans le cadre d’une création d’activité, le programme doit conduire soit à la création nette d’au moins 25 emplois permanents et à la réalisation de 5 millions d’euros d’investissements éligibles, soit, si le montant de l’investissement est inférieur à ce seuil, à la création nette d’au moins 50 emplois. Dans le cadre d’une reprise d’activité, il est tenu compte de la capacité du programme à rétablir de manière durable et structurelle la compétitivité de l’entreprise et à contribuer à la diversification de ses débouchés. En outre, celui-ci doit conduire à la reprise d’au moins 150 emplois, et à la réalisation d’au moins 15 millions d’euros d’investissements éligibles. Le montant de la PAT est fixé en tenant compte d’éléments qualitatifs et quantitatifs. Le montant maximal pouvant être attribué est de 15 000 euros par emploi créé, en cas de création d’activité.
453

Cette prime est attribuée pour soutenir, notamment dans les pôles de compéPAT « recherche, titivité, des programmes : développement - de recherche et développement, et innovation » - d’innovation de procédés et d’organisation dans les services.

Il est également tenu compte des plafonds d’aides applicables dans la zone AFR concernée. Dans tous les cas, la PAT ne pourra excéder le total des capitaux propres et des comptes courants d’associés bloqués par l’entreprise pendant la période du programme. Le programme doit être mis en œuvre sur une durée d’au moins 3 ans. Au-delà de cette période, les investissements et les créations d’emplois doivent être maintenus, sur une période minimale de : - 3 ans dans les PME, - 5 ans dans les grandes entreprises.

Pour être éligible, le programme doit conduire à la création nette d’au moins 20 emplois permanents, ou à la réalisation d’au moins 7,5 millions d’euros de coûts éligibles. Pour un programme de recherche et développement, le montant maximal de la prime attribuée est de 15 000 euros par emploi créé, ou de 25 000 euros pour les programmes présentant un intérêt exceptionnel. Pour un programme d’innovation de procédé et d’organisation dans les services, le taux d’aide maximal est de 35 % pour les petites entreprises (PME : 25 %, grandes entreprises : 15 %). Dans tous les cas, la PAT ne pourra excéder le total des capitaux propres et des comptes courants d’associés bloqués par l’entreprise pendant la période du programme.

Procédure

La prime est attribuée sur décision du ministre chargé de l’Aménagement du territoire, après avis de la Commission interministérielle des aides à la localisation des activités (CIALA). L’attribution de l’aide donne lieu à la signature d’une convention entre l’État et l’entreprise. Le dossier de demande de PAT doit être adressé en trois exemplaires papier ou un exemplaire électronique au secrétariat général de la CIALA, qui notifie la décision à l’entreprise. Le chef d’entreprise dispose alors de 6 mois maximum pour approuver et signer le projet de convention joint à la notification de la décision. La Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétiti-

Où vité des territoires (DIACT) informe les porteurs de projets sur l’éligibilité de s’adresser ? leur programme à la PAT.

Textes de référence

Décret n° 2007-809 du 11 mai 2007 (PAT « industrie et services »). Décret n°2007-1029 du 15 juin 2007 (PAT « recherche, développement et innovation »). Arrêté du 14 mai 2007.

1, avenue Charles Floquet - 75343 PARIS Cedex 07 Tél. : 01 40 65 12 34 - Internet : www.diact.gouv.fr

454

Appuis logistiques et financiers

2.5.1.3 L’aide sous forme de capital versée par l’ASSEDIC

Le demandeur d’emploi qui crée ou reprend une entreprise, peut bénéficier de la moitié du reliquat de ses droits à l’assurance chômage sous forme de capital.

Conditions

Procédure

Le créateur ou le repreneur doit remplir le formulaire de demande d’aide à la création ou reprise d’entreprise auprès de l’Assedic. Le capital auquel il peut prétendre lui sera versé pour moitié lors de l’immatriculation de son entreprise, et pour solde, 6 mois après le début de son activité. Aucune condition d’affectation de cette somme n’est imposée par l’Assedic. Il n’est pas possible de cumuler cette aide avec le maintien de ses allocations chômage par l’ASSEDIC pendant les premiers mois de son activité. Convention d’assurance chômage du 18 janvier 2006.

– Signaler son projet de création ou de reprise d’entreprise à l’ANPE ou à l’organisme chargé du service public de l’emploi. – En cas de création d’une entreprise individuelle ou d’une société, avoir obtenu l’Accre. – En cas de reprise d’une entreprise individuelle ou société, avoir obtenu l’Accre ou avoir un projet de reprise validé par un organisme conventionné par l’Assedic. – Cesser d’être inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi.

Attention

Texte de référence

2.5.2 Au niveau régional (aides des régions et des autres collectivités locales)
La loi relative aux libertés et responsabilités locales du 13 août 2004 a poursuivi le renforcement du rôle des régions et autres collectivités locales dans l’organisation du développement économique de leur territoire.

2.5.2.1 Les aides aux entreprises

À noter : la Prime régionale à la création d’entreprise (PRCE) et la Prime régionale à l’emploi (PRE) ont été supprimées. Les régions peuvent toutefois continuer à en attribuer si elles le souhaitent, en utilisant les régimes notifiés correspondants. Il convient donc, pour disposer d’une information satisfaisante sur les aides accordées par les collectivités locales, de s’adresser aux services d’action économique des conseils régionaux et préfectures.

Elle revêtent la forme de subventions, de bonifications d’intérêt ou de prêts et avances remboursables, à taux nul ou à des conditions plus favorables que celles du taux moyen des obligations. Elles sont attribuées par la région et leur régime est déterminé par délibération du conseil régional (sans décret, ni convention avec l’État).

455

D’autre part, une commune, un département ou une région peuvent décider de mettre en place des aides qui recouvrent de nombreuses formes et peuvent être attribuées par un organisme-relais. Par exemple : – vente ou location de terrains à des entreprises pour leur implantation, – aide aux infrastructures d’accueil des entreprises, – financement d’opérations de conseil aux entreprises, – location ou revente de bâtiments, – ateliers-relais, pépinières d’entreprises… Là encore, il est conseillé de se rapprocher des services d’action économique des collectivités locales concernées.

2.5.2.2 Le Fonds régional d’aide aux conseils (FRAC)

Le Fonds régional d’aide au conseil (FRAC) est mis en place dans le cadre des contrats de plan État-région. Son but : encourager les PMI en création ou en développement à recourir aux services des conseils extérieurs spécialisés.

Bénéficiaires

Les prestations de conseils susceptibles d’être subventionnées peuvent notamDomaines d’intervention ment avoir pour objet : les technologies de l’information et de la communication, les élaborations de plans de développement, les réflexions stratégiques et organisationnelles, les études portant sur la création de nouveaux produits, les études visant l’externalisation de fonctions non essentielles dans l’entreprise, – les études de marché pour les jeunes entreprises, – et, dans certaines régions, la transmission d’entreprise. L’aide prend la forme d’une subvention : • Aide au conseil long de plus de 5 jours : 50 % du montant de l’intervention, dans la limite d’un plafond de 30 000 ; • Aide au conseil court de moins de 5 jours : 80 % généralement du montant total, dans la limite d’un plafond de 3 800 . – – – – –

Les petites et moyennes entreprises remplissant notamment les conditions suivantes : – être en situation financière saine ; – employant au plus 250 personnes ; – dont le chiffre d’affaires n’excède pas 50 M ou le total du bilan 43 M ; – dont le capital n’est pas détenu à plus de 25 % par une ou plusieurs entreprises ne respectant pas ces critères. Chaque région peut conditionner le bénéfice de cette aide à d’autres conditions, notamment à certains secteurs d’activité.

Montant

456

Appuis logistiques et financiers
Établissements concernés

Autres FRAC

– La chambre de commerce et d’industrie ; – Le conseil régional ; – La DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement). Des FRAC spécifiques peuvent également être actionnés. Tel est le cas : – du FRAC Formation ; – du FRAC Agro-alimentaire…

Où s’adresser ?

Selon les régions : – à la DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement) ; – à la chambre de commerce et de l’industrie ; – à la DRAF (Direction régionale de l’agriculture et de la forêt) pour le FRAC Agro-alimentaire.

2.5.2.3 Les aides à l’achat ou à la location de bâtiments industriels

Sur l’ensemble du territoire, les collectivités locales ou leurs groupements, de même que les régions peuvent, seuls ou conjointement, procéder à des acquisitions d’immeubles industriels afin de les revendre ou de les louer, éventuellement après remise en état, à des entreprises, en les faisant bénéficier de rabais par rapport aux frais engagés par ces collectivités. Le rabais ne peut dépasser la différence entre les diverses dépenses supportées par la collectivité et la valeur de location d’un immeuble comparable dans les conditions du marché.

2.5.3 Les grandes entreprises : aides apportées par les grands groupes industriels
Les grands groupes s’intéressent à la création d’entreprises pour différentes raisons : • La reconversion industrielle, de manière à pouvoir plus facilement reclasser leur personnel dans les entreprises nouvelles qui s’installent sur leurs sites ; • L’essaimage, que ce soit en incitant leur personnel à créer des entreprises avant de procéder à des licenciements collectifs ou bien, dans le cadre d’une gestion dynamique des effectifs, en offrant des perspectives de devenir patron à leurs salariés ; • Le développement économique local. Les grandes entreprises ont pris conscience de la nécessité d’être en partie solidaire du devenir des territoires sur lesquels elles sont implantées ; elles ont besoin d’avoir autour d’elles un tissu dense de PME pour y trouver des fournisseurs, des soustraitants et des débouchés ; • La veille technologique. Les projets aidés peuvent être révélateurs de nouveaux besoins, de nouveaux marchés.
457

Ainsi, en fonction de critères qu’elles émettent quant à la nature des projets, des secteurs d’activité, du statut des porteurs de projet, de l’implantation prévue, les grandes entreprises développent toute une panoplie d’aides aux créateurs d’entreprises.

Les moyens mis en œuvre sont : • Des appuis logistiques comme la mise à disposition de cadres pour l’étude de marché, les problèmes juridiques et fiscaux, le diagnostic industriel ou la recherche de partenaires ; la mise à disposition d’équipements pour procéder à des essais (laboratoire, équipements technologiques, atelier), la formation, voire des transferts technologiques ; • Des subventions ou des primes ; • Des prêts à moyen ou long terme à taux réduit ; • Des prises de participation (via une filiale spécialisée) ; • Des parrainages comme le soutien moral et technique d’un cadre spécialement désigné pour être le mentor du créateur ; • Des mouvements d’affaires avec les nouvelles entreprises comme l’assurance pendant un certain temps pour elles d’avoir un certain niveau de chiffre d’affaires automatique en provenance du grand groupe (notamment en cas d’externalisation d’activités).

2.5.3.1 La SOFIREM (Charbonnages de France)

La Société financière pour favoriser l’industrialisation des régions minières aide à la création d’entreprises par: – l’étude technique et commerciale du projet, des actions de recherche et de promotion, des programmes de formation, de transferts technologiques, d’aménagement de sites d’accueil des entreprises, des mises en contact, – des formules de financement avantageuses, des prises de participations, des souscriptions d’obligations convertibles, des prêts participatifs avec bons de souscription d’actions. SOFIREM 100, avenue Albert 1er - 92563 RUEIL-MALMAISON Cedex Tél. : 01 41 39 87 10 - Internet : http://www.sofirem.fr

Où s’adresser ?

2.5.3.2 La DII - Délégation aux implantations industrielles (EDF)

Cette entité d’EDF intervient sur les sites de centrales électriques arrivant en fin d’exploitation ou dont le chantier de construction s’achève. DII apporte une aide technique au montage du projet, une expertise technologique et une ingénierie financière sur mesure : prêts bonifiés, recherche d’investisseurs, introduction et réseau d’affaires. EDF - Direction des plates-formes territoriales Tour BP 6 - 20, Place de la Défense - 92050 PARIS-LA DÉFENSE Tél. : 01 56 65 28 93

Où s’adresser ?

458

Appuis logistiques et financiers

2.5.3.3 La SODIE - Société pour le développement de l’industrie et de l’emploi (Usinor Sacilor)
Aide au montage des projets de création d’entreprise dans les sites du groupe Usinor Sacilor. Prêts particulièrement bonifiés sur 10 ans. SODIE 36, rue Saint-Marc - 75084 PARIS Cedex 02 Tél. : 01 40 15 56 00 - Internet : http://www.sodie.com

Où s’adresser ?

2.5.3.4 SOPRAN (SANOFI-AVENTIS)
Bénéficiaires

Entreprises de tous secteurs d’activité créant des emplois dans le périmètre des sites français du groupe AVENTIS. Créer des emplois, avec priorité d’embauche pour le personnel du groupe. • Aide financière : recours aux spécialistes de SOPRAN pour permettre le meilleur montage financier (recherche de primes, subventions, prêts) pour couvrir le maximum de l’investissement, et octroi de prêt moyen terme à des taux attractifs et garanties nulles ou limitées, plus différé de remboursement.

Conditions Modalités

Où s’adresser ?

SOPRAN 82, avenue Raspail - 94255 Chantilly Cedex - Tél. : 01 41 24 59 14

2.5.3.5 Saint-Gobain Développement
Bénéficiaires

Le groupe Saint-Gobain, par sa filiale spécialisée Saint-Gobain Développement, est prêt à favoriser par un appui financier et logistique l’implantation et le développement de nouvelles activités, notamment industrielles, susceptibles de créer des emplois dans les zones très nombreuses où Saint-Gobain est lui-même implanté de manière significative. • Aide logistique : mise à disposition, dans des conditions préférentielles, de terrains ou de bâtiments. Expertise industrielle, commerciale ou financière. Appuis de spécialistes pour aider à l’amélioration de la gestion ou à la mise au point d’un réseau commercial. Appuis techniques de toute nature en liaison avec ses centres de recherche et ses établissements locaux. Recherche de partenaires industriels ou commerciaux, mise en relation d’affaires ou financière. • Aides financières: prêt à long terme, à taux réduit, avec différé d’amortissements et sans garantie; subventions pouvant atteindre 3800 à 4600 environ par emploi créé considéré comme proposable à du personnel Saint-Gobain. Compagnie SAINT-GOBAIN Saint-Gobain Développement Les Miroirs - 18, avenue d’Alsace - 92096 PARIS-LA DÉFENSE Tél. : 01 47 62 35 21
459

Modalités

Où s’adresser ?

2.5.3.6 La SOFRED (GIAT industries)

La Société financière régionale pour l’emploi et le développement (SOFRED) et ses 6 délégations régionales offrent de nombreux services aux créations d’entreprises industrielles ou de services à l’industrie : appuis techniques, partenariat d’entreprises, recherche de financements et participation financière de SOFRED. Modalités : implantation sur un site affecté par les restructurations de GIAT industries.

Où s’adresser ?

SOFRED 7, rue Jean Mermoz - RP 736 - 78007 VERSAILLES Cedex - Tél. : 01 39 24 14 70

2.5.3.7 Total développement régional SA (filiale de Total)
Bénéficiaires

Entreprises industrielles créatrices d’emplois dans les zones où se trouvent des implantations de Total ou reprenant des employés de Total, quel que soit le lieu.

Conditions

Modalités

Le taux est bonifié en fonction de la zone d’implantation et de l’activité.

• Envisager une création ou une extension sur les régions d’implantation du groupe Total • Créer des emplois : 10 sur 3 ans. • Mise à disposition des structures logistiques de Total (en fonction des besoins), en particulier à l’exportation. • Les conditions de ces prêts peuvent être modulées en fonction du degré d’innovation et de la synergie avec les activités de Total.

Où s’adresser ?

Total développement régional Centre d’affaires ACTIVA Allée Catherine-de-Bourbon - 64000 PAU - Tél. : 05 59 14 20 00 Tour Coupole, 92078 PARIS-LA DÉFENSE Cedex - Tél. : 01 47 44 51 85

2.5.3.8 La Société d’industrialisation et de développement économique Michelin

Société d’aide au développement économique des bassins des usines Michelin en France, apportant aux porteurs de projets industriels un soutien personnalisé (aide technique ou/et aide financière sous forme de prêts à taux bonifié sans garantie). SIDE MICHELIN 23, place des Carmes 63040 CLERMONT-FERRAND Cedex 09 - Tél. : 04 73 32 66 20

Où s’adresser ?

460

Appuis logistiques et financiers

2.5.3.9 GERIS Thales
Bénéficiaires

• Tout créateur d’entreprise ou toute entreprise ayant des projets de développement. • Toute personne travaillant dans le groupe Thales ou chez un client de GERIS Consultants et souhaitant créer son entreprise.

Conditions

• Créer des emplois accessibles au personnel de ses clients. • Présenter un projet économiquement fondé et financièrement bien étudié dans les régions où sont implantés ses clients.

Modalités

• Aide technique et administrative avec un contrat d’accompagnement consistant notamment en un appui logistique au montage du dossier de développement (recherche et négociation d’implantation, montage financier, formation de personnel, étude de transfert d’actifs éventuel) et éventuellement assorti d’une prime d’embauche de personnel en provenance de ses clients. • Prêts transformables en subventions en cas d’embauche de personnel du client de GERIS Consultants. • Aides financières accordées dans le cadre de l’obligation de revitalisation imposée aux entreprises de plus de 1000 salariés (montant de l’aide variant de 2 à 4 fois le montant mensuel du SMIC par emploi créé). GERIS Thales 18, rue de la Pépinière - 75008 PARIS - Tél. : 01 57 77 81 70 Internet : http : //www.geris.fr

Où s’adresser ?

2.5.3.10 La SODIV (EMC)

Intervention pour les entreprises en création ou en développement dans et à proximité du bassin potassique alsacien assortie d’un prêt compris entre 15 000 et 150 000 . Avenue Joseph-Else - 68310 WITTELSHEIM - Tél. : 03 89 57 83 50 Internet : http : //www.sodiv.fr

Où s’adresser ?

2.5.3.11 EADS Développement

Mise à disposition, par une convention de développement, de différents moyens, voire financiers, à la disposition d’activités nouvelles situées dans les régions où le groupe est implanté. 12, rue Pasteur - BP 76 - 92152 SURESNES - Tél. : 01 46 97 43 15 ou 30 00

Où s’adresser ?

461

2.5.4 Les aides liées aux caractéristiques du projet
2.5.4.1 L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME)
Objet

Bénéficiaires Modalité

Subventions, primes diverses, avances remboursables, garantie bancaire ou financière. Délégations régionales de l’ADEME ADEME 20, avenue du Grésillé - BP 90406 - 49004 ANGERS Cedex 01 Tél. : 01 47 65 20 00 - Internet : http://www.ademe.fr

Entreprises industrielles.

– Aide financière à la recherche et au développement de procédés ou produits viables économiquement dans le domaine de l’énergie, des matières premières et de l’environnement. – Aide à la décision pour choisir les meilleurs investissements pour l’énergie, les matières premières et l’environnement. – Aide à l’investissement. – Fonds de garantie des investissements de maîtrise de l’énergie (FOGIME). – Fonds d’investissements de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (FIDEME).

Où s’adresser ?

2.5.4.2 Les Directions départementales de l’agriculture et de la forêt (DDAF)
Toute entreprise dont l’activité principale est le stockage, le conditionnement, la transformation et la commercialisation de produits agricoles et alimentaires.
N Prime d’orientation agricole (POA)

Bénéficiaires

Conditions

Réaliser des investissements physiques, créer ou moderniser l’appareil de production quand ceci est un enjeu prioritaire pour l’entreprise ou la filière agroalimentaire afin de mieux valoriser la production agricole, développer les politiques de qualité et développer les exportations, sous réserve cependant que le programme présenté soit conforme à la politique sectorielle définie par le ministère de l’Agriculture et de la Forêt et notifiée à Bruxelles.

Montant

Cette aide est plafonnée dans le cadre défini par la Communauté européenne (encadrement des aides publiques). Son montant varie en fonction de l’intérêt du projet. Elle est versée au fur et à mesure de l’avancement des travaux. L’aide est cumulable avec la PAT (Prime d’aménagement du territoire), dans les limites définies par les règles communautaires d’encadrement des aides publiques. – La Direction départementale ou régionale de l’agriculture et de la forêt. – Les services d’accueil des entreprises dans les préfectures. – La Direction des politiques économiques et internationales.

Établissements compétents

Où s’adresser ?

Direction générale des politiques économique, européenne et internationale 3, rue Barbet-de-Jouy - 75349 PARIS 07SP - Tél. : 01 49 55 58 36

462

Appuis logistiques et financiers

N La subvention du Fonds européen d’orientation et garantie agricole (FEOGA) – Subvention sur investissements matériels. – Complète la prime d’orientation agricole (POA). – Critère d’éligibilité identique à la POA. Cohérence avec les politiques sectorielles définies par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche et notifiées à Bruxelles. – S’inscrit désormais dans le cadre du Règlement communautaire sur le développement rural (n° 1257/99 du 17 mai 1999). Les entreprises du secteur transformation doivent réaliser un chiffre d’affaires consolidé inférieur à 15,2 millions d’euros HT et avoir un programme d’investissement triennal ne dépassant pas 1,5 million d’euros HT. Les entreprises de stockage et conditionnement ne doivent pas avoir de taille particulière. N L’aide spéciale aux PME agroalimentaires (POA déconcentrée)

Bénéficiaires

Conditions

Respecter les critères d’éligibilité définis par les textes communautaires ainsi que les priorités sectorielles définies au niveau national et approuvées par la communauté européenne. Attention : à la différence de la POA « classique », la décision d’attribuer cette aide d’État relève des niveaux déconcentrés (comités régionaux des aides). L’industriel n’est pas obligé d’attendre la décision du comité régional des aides pour investir ou démarrer les travaux. Il peut le faire dès obtention de l’accusé de réception de sa demande. Le montant de l’aide est fixé projet par projet, dans le respect des règles d’encadrement des aides aux PME définies par la Communauté européenne. Directions régionales de l’agriculture et de la forêt. Services d’accueil des préfectures.

Montant

Où s’adresser ?

2.6 Les allégements fiscaux
2.6.1 L’exonération d’impôt sur les bénéfices en faveur des entreprises nouvelles
Bénéficiaires

Peuvent bénéficier d’une exonération d’impôt sur les bénéfices les entreprises nouvelles : – dont les bénéfices sont soumis à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés, selon un régime réel d’imposition (réel simplifié, réel normal ou déclaration contrôlée), à l’exclusion des GIE, – et créées avant le 31 décembre 2009, dans une zone d’aide à finalité régionale (AFR), une zone de revitalisation rurale (ZRR), ou une zone de redynamisation urbaine (ZRU). Les entreprises créées avant le 1er janvier 2007 dans les anciennes zones PAT et dans les territoires ruraux de développement prioritaire pouvaient également prétendre à cette exonération. Le nouveau dispositif d’exonération, introduit par la loi de finances pour 2007, a supprimé cette possibilité.
463

Caractère La mesure concerne les entreprises réellement nouvelles. Elle ne peut donc nouveau de pas concerner les entreprises créées dans le cadre d’une opération de concentral’activité tion, de restructuration ou d’extension d’activité préexistante.

Les entreprises qui bénéficiaient déjà de l’exonération avant le 1er janvier 2007 continuent à en bénéficier pour la durée restant à couvrir.

Condition L’entreprise doit avoir son siège social dans la zone concernée, y exercer l’end’implantation semble de son activité et y implanter ses moyens d’exploitation.

On considère qu’il y a extension d’activité préexistante en cas de communauté d’intérêts entre l’entreprise créée et une entreprise préexistante (lien personnel, financier ou commercial caractérisant une dépendance), et que l’activité de l’entreprise créée n’est que le prolongement d’une activité préexistante. On retiendra également cette notion lorsque, en présence d’un contrat de partenariat (franchise, concession, etc.), l’entreprise nouvellement créée bénéficie d’une assistance du partenaire telle qu’elle est placée dans une situation de dépendance économique vis à vis de celui-ci (utilisation d’enseigne, d’un nom commercial, d’une marque ou d’un savoir-faire, conditions d’approvisionnement, modalités de gestion administrative, contentieuse, commerciale ou technique). En revanche, l’administration fiscale admet que les entreprises créées à l’issue d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape) répondent à ce critère de nouveauté. Elles peuvent donc bénéficier de l’exonération, dès lors qu’elles satisfont aux autres conditions attachées à la mesure. Une entreprise nouvelle non sédentaire peut bénéficier pleinement de l’exonération, dès lors qu’elle ne réalise pas plus de 15 % de son chiffre d’affaires en dehors de la zone éligible. Au-delà de ce seuil, elle ne pourra bénéficier de l’exonération que sur la partie de son chiffre d’affaires réalisée dans la zone concernée. Les entreprises exerçant une activité libérale peuvent également bénéficier de l’exonération : - si elles sont implantées dans une zone de revitalisation rurale (ZRR), quelle que soit leur forme juridique, - ou, dans le cas de sociétés soumises à l’IS, si elles sont implantées dans une autre zone éligible (AFR ou ZRU) et emploient au moins trois salariés à la clôture du premier exercice et au cours de chaque exercice de la période d’application du dispositif. Concernant les autres activités civiles, seules sont concernées les activités de location d’établissements industriels et commerciaux munis du mobilier et du matériel nécessaire à leur exploitation, dès lors que les immeubles sont situés en ZRR, ainsi que les activités immobilières exercées à titre professionnel : marchands de biens, lotisseurs et agents immobiliers. Sont en revanche exclues : - les activités de marchands de biens, de lotisseurs et d’agents immobilier non exercées à titre professionnel, et, dans tous les cas, les entreprises de construction-vente d’immeubles, - les activités agricoles, activités de pêche maritime, - les activités bancaires, financières et d’assurances.

L’exonération s’adresse aux entreprises qui exercent une activité industrielle, Activités concernées commerciale ou artisanale, quelle que soit leur forme juridique.

464

Appuis logistiques et financiers

Lorsque l’entreprise est constituée sous forme de société, le capital ne doit pas Contrôle de la société être détenu directement ou indirectement pour plus de 50 % par d’autres sociétés. nouvelle Sont prises en compte, pour le calcul de ce seuil, les parts des associés qui :

Toutefois, l’entreprise qui exerce l’une de ces activités à titre accessoire peut bénéficier de l’exonération, dès lors que cette activité est le complément indispensable de l’activité principale éligible au dispositif (décision du Conseil d’État n° 186 279 du 8 juillet 1998, réponse ministérielle Chabroux, Journal officiel de l’Assemblée nationale du 29 juillet 1999, p. 2568).

Les bénéfices réalisés au cours des 24 premiers mois à compter de la date de Portée de l’exonération la création de l’entreprise sont totalement exonérés.

• exercent en droit ou en fait des fonctions de direction ou d’encadrement dans une autre entreprise, lorsque l’activité de cette entreprise est similaire à celle de l’entreprise nouvellement créée ou lui est complémentaire, • possèdent avec les membres de leur foyer fiscal plus de 25 % des droits sociaux dans une autre entreprise dont l’activité est similaire à celle de l’entreprise nouvellement créée ou lui est complémentaire.

Le montant maximal de bénéfice exonéré est de 225 000 euros par période de Plafond de l’avantage fiscal 36 mois. L’avantage fiscal est également plafonné à un montant qui varie selon

Au cours des 36 mois suivants, il est fait application d’un abattement sur les bénéfices de : - 75 % pour la troisième période de 12 mois ; - 50 % pour la quatrième période de 12 mois ; - 25 % pour la cinquième période de 12 mois. Les sociétés nouvelles sont également exonérées dans les mêmes proportions d’imposition forfaitaire annuelle (IFA). Les entreprises nouvelles créées en zones de revitalisation rurale (ZRR) entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2009 bénéficient d’une période d’exonération totale de 5 ans (au lieu de 2 ans). À l’issue de cette période, elles peuvent bénéficier d’un abattement dégressif au titre des 9 années suivantes, dans les conditions suivantes : - pour les cinq premières années, un abattement de 60%, - pour les sixième et septième années, un abattement de 40%, - pour les huitième et neuvième années, un abattement de 20%. la zone d’implantation de l’entreprise et la taille de celle-ci. Il existe en effet 3 dispositifs supplémentaires de plafonnement de l’exonération : - le premier concerne toutes les entreprises implantées en zone AFR ; - le deuxième concerne les PME au sens communautaire, et varie selon que l’entreprise s’implante ou non dans une zone AFR ; Dans ces deux cas, la détermination des plafonds d’exonération répond à des règles spécifiques définies par le décret n° 2007-732 du 7 mai 2007. - le troisième vise les autres entreprises implantées en ZRU ou en ZRR, pour lesquelles le cumul de l’ensemble des aides publiques ne peut dépasser 200 000 euros sur une période glissante de 36 mois.

465

Procédure

L’entreprise, dès l’instant où elle remplit les conditions fixées ci-dessus, n’a aucune demande particulière à faire pour bénéficier de l’exonération et des abattements. Elle se place elle-même sous le régime de l’article 44 sexies (une ligne est prévue à cet effet sur le tableau de détermination du résultat fiscal). Elle doit toutefois justifier qu’elle remplit bien les conditions exigées, en joignant aux déclarations de résultats un état comportant un certain nombre de renseignements sur l’entreprise et sur les personnes physiques associées de la société. En cas de doute : consulter le correspondant de la direction départementale des services fiscaux territorialement compétents chargé de répondre aux questions relatives aux entreprises nouvelles. L’entreprise peut également effectuer une demande de rescrit fiscal pour demander à l’administration de prendre position sur son éligibilité à cette exonération. Article 44 sexies du CGI.

Texte de référence

2.6.2 L’exonération d’impôt forfaitaire annuel (IFA)
Cette imposition est due par toutes les personnes morales passibles de l’impôt Entreprises concernées sur les sociétés :

2.6.2.1 Le principe de l’imposition forfaitaire

Modalités

Son montant varie en fonction du chiffre d’affaires réalisé par la société. Il se déduit des résultats de l’entreprise. Barème de l’impôt forfaitaire annuel CHIFFRE D’AFFAIRES HT MONTANT 1 300 euros 2 000 euros 16 250 euros 110 000 euros 32 750 euros 3 750 euros 20 500 euros À PAYER

– dont le chiffre d’affaires HT, majoré des produits financiers, est égal ou supérieur à 400 000 , – et existant au 1er janvier de l’année d’exigibilité de l’impôt.

Compris entre 400 000 euros et 750 000 euros

majoré des produits financiers

Compris entre 750 000 euros et 1 500 000 euros

Compris entre 1 500 000 euros et 7 500 000 euros

Compris entre 7 500 000 euros et 15 000 000 euros Égal ou supérieur à 500 000 000 euros

Compris entre 15 000 000 euros et 75 000 000 euros

Compris entre 75 000 000 euros et 500 000 000 euros

Le chiffre d’affaires HT à retenir est celui du dernier exercice clos avant la date d’exigibilité, c’est-à-dire avant le 1er janvier de chaque année.
466

Appuis logistiques et financiers

2.6.2.2 L’exonération d’imposition forfaitaire pour les entreprises nouvelles

Sont dispensées de l’imposition forfaitaire annuelle, pendant leurs trois premières années d’activité (trois premières cotisations), les sociétés nouvelles dont le capital est constitué pour moitié au moins par des apports en numéraire.
Remarque

Les sociétés exonérées temporairement d’IS au titre des entreprises nouvelles, d’une implantation en zone franche urbaine, en Corse ou au titre d’une JEI (jeune entreprise innovante) sont exonérées d’IFA pour la même période et dans les mêmes proportions. CGI art. 223 septies à 223 nonies.

Texte de référence

2.6.3 L’exonération de versement des acomptes d’impôt sur les sociétés
Le paiement de l’impôt sur les sociétés s’effectue habituellement en quatre acomptes correspondant au quart du montant de l’IS payé au titre de l’exercice précédent.
Conditions

Pour bénéficier de l’exonération, les sociétés nouvellement créées doivent être soumises, de droit ou sur option, à l’impôt sur les sociétés.

Modalités

Toutes les entreprises nouvelles sont dispensées de verser les acomptes d’IS correspondant à leur premier exercice d’activité ou leur première période d’imposition. Cette mesure ne présente donc d’intérêt que pour les entreprises qui ne remplissent pas les conditions pour être exonérées d’IS les premières années d’activité. Le service des impôts des entreprises (SIE). Article 1668 du CGI.

Où s’adresser?
Texte de référence

2.6.4 L’exonération d’impôts locaux
Il existe plusieurs mesures d’exonération de taxe professionnelle.

2.6.4.1 L’exonération d’impôts locaux pour les entreprises nouvelles
Bénéficiaires

Les entreprises qui bénéficient des mesures d’exonération d’impôts sur les bénéfices en faveur des entreprises nouvelles (article 44 sexies du CGI, voir 2.6.1) ou en faveur des entreprises spécialement créées pour la reprise d’une entreprise en difficulté (article 44 septies du CGI), peuvent bénéficier d’une exonération temporaire d’impôts locaux.

467

Modalités

Ces exonérations peuvent porter sur : - la taxe professionnelle, - et/ou la taxe foncière sur les propriétés bâties, - et/ou la taxe pour frais de chambre de commerce et d’industrie, et pour frais de chambre des métiers et de l’artisanat. Elles sont décidées par les collectivités locales et les organismes consulaires concernés pour la part qui leur revient. La portée d’une exonération peut donc varier d’un territoire à un autre. Par exemple, le département et la région peuvent avoir voté l’exonération de la taxe professionnelle et non la commune. Dans ce cas, les entreprises sont exonérées partiellement de la taxe. L’exonération porte sur les impôts dus à compter de l’année de création de l’entreprise. Sa durée est fixée par les collectivités locales. Elle est comprise entre 2 et 5 ans. Articles 1383 A, 1464 B, 1464 C et 1602 A du CGI.

Texte de référence

2.6.4.2 L’exonération facultative de taxe professionnelle liée à l’aménagement du territoire
Bénéficiaires

Cette mesure concerne les opérations de créations, extensions, décentralisations, reconversions d’activité et reprises d’établissements en difficulté dans les secteurs d’activité suivants : – industrie, – recherche scientifique et technique, – services de direction, d’études, d’ingénierie et d’informatique. Sont en revanche exclus du champ de cette mesure les secteurs de la pêche et de l’aquaculture, de la construction navale, du charbon, de l’acier, des fibres synthétiques et de la production primaire des produits agricoles. L’entreprise doit être implantée : – dans une zone d’aide à finalité régionale (AFR), – ou dans une zone d’aide à l’investissement des PME. La délimitation de ces zones a été fixée par le décret n° 2007-732 du 7 mai 2007.

Zones éligibles

Modalités

Conditions

Certaines opérations doivent obtenir un agrément préalable du ministre en charge du Budget ou du directeur régional des impôts pour bénéficier de l’opération. Article 1465 du CGI.

Cette exonération, d’une durée maximale de 5 ans, doit être décidée par délibération des collectivités locales concernées. L’exonération nécessite dans certains cas un agrément.

Texte de référence

468

Appuis logistiques et financiers

2.6.4.3 L’exonération de plein droit pendant 5 ans de taxe professionnelle dans certaines zones
Trois mesures d’exonération temporaire de taxe professionnelle existent parallèlement aux autres mesures d’exonération. Ces exonérations sont de plein droit : elles s’appliquent sauf délibération contraire des collectivités locales.

Ces trois mesures, dont les modalités diffèrent de l’une à l’autre, concernent respectivement : – les zones de revitalisation rurale (article 1465 A nouveau du Code général des impôts), – les zones de redynamisation urbaine (article 1466 A-1 ter du Code général des impôts), – les zones franches urbaines (article 1466 A-1 sexies du CGI). Outre une exonération de taxe professionnelle, les entreprises situées dans certaines zones géographiques prioritaires peuvent également bénéficier d’une exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties. Pour tout renseignement, contacter le service des impôts des entreprises (SIE).

Où s’adresser ?

2.6.5 Les mesures spécifiques à la Corse
Les entreprises qui s’implantent en Corse bénéficient de dispositifs fiscaux avantageux en matière d’impôt sur les bénéfices et de taxe professionnelle.

Cette mesure s’applique aux investissements réalisés entre le 1er janvier 2002 et le 31 décembre 2011.
Bénéficiaires

2.6.5.1 Le crédit d’impôt pour investissements

Bénéficient de ce crédit d’impôt les entreprises qui relèvent d’un régime réel d’imposition, exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, libérale ou agricole, et remplissant les conditions suivantes : – employer moins de 250 salariés, – réaliser un CA HT inférieur à 40 millions d’euros ou un bilan inférieur à 27 millions d’euros, – avoir un capital entièrement libéré et être détenu de manière continue pour 75 % au moins par des personnes physiques ou par une société répondant aux mêmes conditions. Le crédit d’impôt est égal à 20 % du prix de revient HT net de subvention publique: – des biens amortissables selon le mode dégressif, et des agencements et installations de locaux commerciaux habituellement ouverts à la clientèle, créés ou acquis à l’état neuf,

Modalités

469

– des biens, agencements et installations désignés ci-dessus, pris en location auprès d’une société de crédit-bail, – des logiciels qui constituent des éléments de l’actif immobilisé et qui sont nécessaires aux investissements mentionnés au-dessus, – des travaux de rénovation d’hôtel. Le crédit d’impôt s’impute sur l’IR ou l’IS à payer au titre de l’année au cours de laquelle les biens éligibles au dispositif sont acquis, créés ou loués. Si son montant excède l’impôt dû, l’excédent peut être utilisé au titre des neuf années suivantes. À l’expiration de cette période, le crédit non utilisé est remboursé dans la limite de 50 % et d’un montant de 300 000 euros. À noter : l’entreprise peut demander par anticipation le remboursement du crédit d’impôt non utilisé à compter de la 5e année dans la limite de 35 % du crédit d’impôt et d’un montant de 300 000 euros. Le montant du crédit d’impôt ne peut dépasser le plafond applicable dans le cadre des zones d’aide à finalité régionale.
Procédure Précision

Ce dispositif ne peut pas se cumuler avec l’exonération d’impôt sur les bénéfices des entreprises nouvelles visée par l’article 44 sexies du CGI et avec l’exonération d’impôt sur les bénéfices au profit des jeunes entreprises innovantes prévue par l’article 44 sexies A du CGI. Article 244 quater E du CGI.

L’entreprise doit opter pour ce dispositif. L’option est irrévocable.

Texte de référence

2.6.5.2 La taxe professionnelle
La part de taxe professionnelle perçue au profit des départements et de la collectivité territoriale de Corse, correspondant à la part régionale, est supprimée. Les entreprises insulaires bénéficient d’un abattement de 25 % sur les bases de la taxe professionnelle perçue au profit des communes et de leurs groupements. Les entreprises industrielles, commerciales ou artisanales qui créent un établissement en Corse ou procèdent à des investissements financés sans aide publique pour 25 % au moins de leur montant (locaux, matériels, équipements), bénéficient d’une exonération de taxe professionnelle pendant 5 ans, sauf délibération contraire des collectivités concernées. L’exonération porte sur les bases d’imposition correspondant aux investissements nouveaux.
Bénéficiaires

N Abattement général

N Abattement réservé à certaines entreprises

Cette mesure concerne les entreprises, quel que soit leur régime d’imposition : – ayant employé moins de 250 salariés au cours de la période de référence retenue pour le calcul de la base d’imposition ;

470

Appuis logistiques et financiers

– réalisant un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 40 millions d’euros et un total de bilan n’excédant pas 27 millions d’euros ; – ayant un capital entièrement libéré et détenu de manière continue pour 75 % au moins par des personnes physiques ou par une société répondant aux mêmes conditions.
Modalités Texte de référence

L’exonération s’applique jusqu’au 31/12/2012, dans la limite des plafonds prévus dans les zones AFR. Art. 1586 bis, 1599 bis, 1466 C et 1472 A ter du CGI

2.6.6 Les mesures spécifiques aux entreprises implantées dans les départements d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion)
2.6.6.1 L’abattement sur les résultats des exploitations situées dans les DOM
Bénéficiaires

Sont concernées les structures soumises à l’impôt sur les sociétés et exerçant leur activité dans l’un des secteurs suivants : agriculture, tourisme, industrie, hôtellerie, pêche, énergies nouvelles, BTP, transports, artisanat, maintenance au profit d’activités industrielles, production et diffusion audiovisuelles et cinématographiques.

Modalités

L’assiette de calcul de l’impôt sur les sociétés de ces exploitations est réduite d’un abattement de 33,3 % sur les résultats des exercices clos jusqu’au 31/12/2017. L’abattement s’applique sur les résultats, qu’ils soient bénéficiaires ou qu’ils subissent des pertes. Les déficits ne pourraient donc s’imputer qu’à hauteur des 2/3 de leur montant. En outre, l’abattement n’est applicable ni pour le calcul de la déduction fiscale de l’investissement, ni pour la détermination des résultats acquis pendant la durée normale d’utilisation des investissements ayant donné lieu à déduction. Enfin, il est cumulable avec l’exonération d’impôt applicable dans les zones franches urbaines. Article 217 bis du CGI.

Texte de référence

2.6.6.2 L’aide à l’investissement en outre-mer
Bénéficiaires

Les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) ou à l’impôt sur le revenu (IR) qui effectuent, entre le 22 juillet 2003 et le 31 décembre 2017, un investissement dans l’une des collectivités d’outre-mer, peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt.

Secteurs concernés

Tous les secteurs d’activité, à l’exclusion : - des commerces, - de la restauration autre que les restaurants de tourisme classés, hôtels non classés, ainsi que les cafés, les débits de tabacs et les débits de boissons, - des activités de conseil ou expertise, - des activités de recherche et développement,
471

Ouvrent droit à réduction d’impôt les investissements productifs créés, acquis Investissements concemés ou pris en crédit-bail suivants:

de l’éducation, la santé et l’action sociale, de la banque, la finance et les assurances, des activités immobilières, de la navigation de croisière, les locations sans opérateur (sauf la location de véhicules automobile et de bateaux), la réparation automobile, - des services fournis aux entreprises autres que la maintenance, les activités de nettoyage et de conditionnement à façon et des centres d’appels, - des activités de loisirs, sportives et culturelles, sauf si elles s’intègrent directement et à titre principal dans le cadre d’une activité hôtelière touristique (hors jeux de hasard et d’argent) ou si elles consistent en la production et la diffusion audiovisuelle, - des activités associatives, - des activités postales. En revanche, les investissements réalisés dans le cadre d’activités relevant du secteur des services informatiques sont éligibles. - les immobilisations corporelles, neuves et amortissables, - les logiciels nécessaires à l’utilisation des investissements éligibles, - les travaux de rénovation et de réhabilitation d’hôtels, de résidences de tourisme et de villages classés qui constituent des éléments de l’actif immobilisé (ex.: transformation, aménagement ou modernisation du bien). Les immobilisations sont prises en compte pour leur prix de revient hors taxes.

-

Conditions

Les investissements réalisés doivent être conservés et affectés à l’exploitation pour laquelle ils ont été réalisés, pendant 5 ans ou pendant leur durée normale d’utilisation si elle est inférieure. Lorsqu’il s’agit de souscription au capital de sociétés, les parts ou actions obtenues doivent être conservées pendant 5 ans. Lorsque les investissements sont réalisés par une société soumise à l’IR, les associés doivent conserver les titres de leur société pendant ce délai de 5 ans ou pendant la durée normale d’utilisation du bien si elle est inférieure. Le bénéfice de la réduction d’impôt peut être subordonnée à l’agrément du ministre du Budget dans certains cas.

Pour les sociétés soumises à l’lS, la souscription en numéraire lors de la constitution ou de l’augmentation du capital de certaines sociétés peut également ouvrir droit à cette aide, sous certaines conditions.

Procédure

Modalités

• Entreprises soumises à l’IR L’avantage fiscal correspond à une réduction d’impôt égale à 50 % du montant hors taxes de l’investissement. Ce taux peut être majoré selon la nature de l’investissement et le département concerné. Si l’entreprise décide de louer les biens ouvrant droit à cette aide, elle pourra bénéficier de la réduction d’impôt mais elle devra rétrocéder au moins 60 % de l’avantage fiscal ainsi obtenu à l’entreprise exploitante. La rétrocession peut prendre la forme d’une baisse de loyer ou du prix de cession du bien.

472

Appuis logistiques et financiers

• Entreprises soumises à l’IS Le montant de l’investissement hors taxes, diminué des subventions publiques éventuellement obtenues, est déduit des résultats imposables de la société. Si la société décide de louer les biens ouvrant droit à cette aide, elle pourra bénéficier de la réduction d’impôt mais elle devra rétrocéder au moins 75 % de l’avantage fiscal dont elle a bénéficié à l’entreprise exploitante.
Où s’adresser ?
Texte de référence

Au service des impôts des entreprises (SIE)

Article 199 undecies B (Entreprises soumises à l’IR). Article 217 undecies (Entreprises soumises à l’IS).

2.6.6.3 La réduction d’impôt pour souscription au capital de certaines sociétés
Bénéficiaires

Investissements Cette réduction concerne les investissements réalisés dans les DOM, à Saintconcernés Pierre et Miquelon, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française,

Les personnes physiques qui souscrivent en numéraire, entre le 22 juillet 2003 et le 31 décembre 2017 au capital de sociétés de développement régional (SDR) d’outre-mer ou de sociétés soumises à l’IS effectuant outre-mer des investissements productifs dans l’un des secteurs éligibles à l’aide à l’investissement, peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu. dans les îles Wallis et Futuna et les terres australes et antarctiques françaises.

Modalités

L’aide consiste en une réduction d’impôt égale à 50 % du montant de la souscription, réparti sur 5 ans.

Conditions

Les titres obtenus en contrepartie de la participation au capital doivent être conservés pendant 5 ans. Article 199 undecies A du CGI.

Texte de référence

2.6.7 Le crédit d’impôt recherche
Bénéficiaires

Les « opérations de recherche fondamentale ou appliquée et les opérations de Dépenses concernées développement expérimental » matériellement réalisées en France.

Toute entreprise exerçant une activité de nature industrielle, commerciale et agricole dès lors qu’elle remplit les conditions suivantes : – être nouvelle ou préexistante, – être imposée d’après un régime réel d’imposition, – réaliser des dépenses de recherche.

On entend par « opérations de recherche » les travaux qui visent à accroître la somme des connaissances ainsi que l’utilisation de ces dernières pour de nouvelles applications.

473

Procédure

L’entreprise doit opter chaque année pour ce dispositif en joignant une déclaration spéciale (n ° 2069-A) à sa déclaration de résultats. Dans le même délai, elle doit déposer une copie de cette déclaration auprès de la direction de la technologie. En revanche, dans les sociétés de personnes, l’option est faite pour une période de 5 ans. Dans ce cas, l’associé est tenu de déposer une déclaration spéciale en indiquant la fraction du crédit d’impôt recherche lui revenant au titre de chaque société de personnes dont il est associé. S’il est une personne physique, il est dispensé du dépôt de la déclaration spéciale à condition qu’il ne bénéficie pas du crédit d’impôt au titre d’une société de personnes. L’entreprise peut également demander à l’administration fiscale de prendre position sur l’éligibilité de son projet de dépenses de recherche au crédit d’impôt (demande de rescrit fiscal). Le défaut de réponse de l’administration dans un délai de 6 mois vaut accord.

Montant

Le crédit d’impôt se détermine par année civile. Peu importe la date de clôture et la durée des exercices. Il est égal à 10 % des dépenses de recherche réalisées au cours de l’année civile, auquel on ajoute 40 % de la variation des dépenses de l’année comparée à la moyenne des dépenses des deux dernières années civiles. Les subventions publiques que l’entreprise a pu recevoir pour réaliser des travaux de recherche doivent être déduites de la base du crédit d'impôt l’année au cours de laquelle ces subventions ont été versées.

Plafond

Les subventions publiques dont a bénéficié l’entreprise doivent être déduites de la base du crédit d’impôt calculé au titre de l’année de versement de celles-ci. Le montant du crédit d’impôt ne peut dépasser 16 000 000 d’euros par entreprise et par an. En cas de dépassement du plafond, aucun report n’est possible. Un plafond spécial existe pour les dépenses liées à l’élaboration de nouvelles collections par les entreprises du textile. Il est de 100 000 euros par période de 3 ans.

Déduction

Le projet de loi de finances pour 2008 en cours de discussion au Parlement à la date d’actualisation de cet ouvrage prévoit de modifier profondément les modalités de calcul du crédit d’impôt recherche : – il serait calculé sur la totalité des dépenses de recherche (le plafond de 16 000 000 d’euros serait supprimé) ; – le taux du crédit d’impôt serait fixé à 30 % pour la fraction des dépenses de

Le crédit d’impôt se déduit de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés dû par l’entreprise pour l’année au cours de laquelle les dépenses de recherche ont été réalisées et les 3 années suivantes. La fraction du crédit d’impôt éventuellement non imputée n’est restituable qu’à l’issue de cette période de 3 ans. Cependant, les entreprises nouvelles et remplissant les conditions d’exonération d’impôt sur les bénéfices des entreprises nouvelles peuvent demander la restitution immédiate de l’excédent du crédit d’impôt constaté au titre de l’année de création et des quatre années suivantes.

474

Appuis logistiques et financiers

recherche inférieure à 100 millions d’euros. Il serait porté à 50 % la première année, et à 40 % la deuxième année, pour les entreprises qui bénéficient pour la première fois du crédit d’impôt recherche ou qui n’en ont pas bénéficié depuis 5 ans. La fraction des dépenses de recherche supérieure à 100 millions d’euros ouvrirait droit à un crédit d’impôt de 5 %. Par ailleurs, le délai de réponse de l’administration fiscale dans le cadre de la procédure du rescrit fiscal serait réduit à 3 mois pour les demandes adressées à compter du 1er mars 2008. Au service des impôts des entreprises (SIE)
Où s’adresser ?

Ministère délégué à la Recherche Direction générale de la recherche et de l’innovation B1 1, rue Descartes - 75 005 PARIS - Tél : 01 55 55 84 25 Article 244 quater B du CGI.

Texte de référence

2.6.8 Le crédit d’impôt formation
Les entreprises peuvent sous certaines conditions bénéficier d’un crédit d’impôt au titre des dépenses de formation engagées en faveur de leur dirigeant.
Bénéficiaires

Dépenses Les dépenses de formation professionnelle continue du chef d’entreprise engaéligibles gées depuis le 4 août 2005, dans la limite de 40 heures par année civile. Montant

Toutes les entreprises, quelles que soient leur activité et leur forme juridique, soumises à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés selon un régime réel d’imposition.

Le crédit d’impôt est égal au produit du nombre d’heures effectives de formation par le SMIC horaire.

Il s’impute : – sur l’impôt sur le revenu dû par l’entrepreneur individuel ou les associés de sociétés de personnes proportionnellement à leurs droits dans la société ; – ou sur l’impôt sur les sociétés dans les autres cas. Si le crédit d’impôt excède la cotisation d’impôt à payer, l’excédent est restitué à l’entreprise.
Procédure

Pour en bénéficier, l’entreprise est tenue de joindre une déclaration spéciale à sa déclaration annuelle de résultat. Art. 244 quater M du CGI

Texte de référence

475

2.6.9 La déductibilité des intérêts servis aux associés au titre de leurs comptes courants
Bénéficiaires Conditions

Entreprises passibles de l’impôt sur les sociétés.

Imposition des intérêts

Les intérêts perçus par les associés, personnes physiques, en contrepartie des sommes qu’ils laissent sur un compte simple ou bloqué individuel ouvert dans leur entreprise, peuvent être soumis, sur option, au prélèvement libératoire de 27 % (16 % auquel s’ajoute un prélèvement social, CSG et CRDS). S’il s’agit de comptes courants simples : pour les dirigeants, de droit ou de fait, le prélèvement libératoire ne s’applique que sur les intérêts des sommes prêtées dans la limite de 46 000 (somme prêtée). S’il s’agit de comptes courants bloqués : le prélèvement libératoire ne s’applique que si la société n’a pas fait de réduction de capital non motivée par des pertes un an avant le dépôt des sommes et un an après leur incorporation au capital. Au service des impôts des entreprises (SIE) Art. 39-1-3e du CGI ; Art. 212 ; Art 125 B.

• Le capital social doit être entièrement libéré. • Le taux maximum des intérêts déductibles est fixé chaque année. Il correspond à la moyenne annuelle des taux effectifs moyens pratiqués par les banques pour les prêts à taux variables aux entreprises d’une durée supérieure à 2 ans. • S’il s’agit de comptes courants simples (non bloqués) : les intérêts versés aux associés-dirigeants, de droit ou de fait, ou majoritaires de sociétés soumises à l’IS ne sont déductibles que dans la limite des sommes n’excédant pas 1,5 fois le capital social (ex.: si le capital social est de 10000 , ne seront déductibles que les intérêts se rapportant à une somme portée au compte courant de 15000 ). Des conditions particulières doivent être respectées pour déduire les intérêts de comptes courants d’associés versés à des structures dépendantes de la société bénéficiaire des CCA.

Où s’adresser ?
Texte de référence

2.6.10 La déduction des intérêts d’emprunt pour la souscription au capital de sociétés nouvelles
Bénéficiaires

Toutes personnes ayant contracté un emprunt pour souscrire au capital d’une entreprise nouvelle dans laquelle elles perçoivent une rémunération : salariés, dirigeants (P-DG, gérants de SARL, dirigeants de sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés sur option…).

Conditions

• Relatives à la société – Elle doit être assujettie à l’impôt sur les sociétés au taux de droit commun et exercer une activité industrielle, commerciale, artisanale ou libérale.

476

Appuis logistiques et financiers

Modalités

Le montant déductible des intérêts ne peut excéder annuellement ni 50 % du montant brut du salaire ou de la rémunération versée à l’emprunteur par la société créée, ni 15 250 . La déduction est autorisée durant toute la durée de l’emprunt. Elle s’opère sur les revenus du salarié ou du dirigeant avant application de la déduction forfaitaire de 10 %. Une déduction similaire est prévue en cas de souscription de parts de SCOP issues de la transformation de société. Au service des impôts des entreprises (SIE).

Le non-respect d’une seule de ces conditions entraîne la réintégration des intérêts déduits dans le revenu personnel du bénéficiaire.

– Le prix de revient des biens d’équipement amortissables en dégressif doit représenter à la clôture de chaque exercice au moins les 2/3 du prix de revient des biens corporels amortissables. – Les titres auxquels sont attachés les droits de vote ne doivent pas être détenus directement ou indirectement pour plus de 50 % par d’autres sociétés. – La société doit être nouvelle – toutefois la déduction peut être accordée pour une société créée en vue de reprendre une entreprise déclarée en difficulté. • Relative à l’emprunt – Il doit être affecté à la souscription de titres nominatifs déposés chez un intermédiaire agréé (établissement de crédit) et ne pouvant pas être cédés avant cinq ans à dater de la date de souscription. • Relatives à l’emprunteur – Il doit préciser, dans les déclarations de revenu où il fait état des intérêts d’emprunt, le nom et l’adresse du prêteur, la date et la nature de l’acte constatant le prêt et le montant des intérêts annuels. – Il doit joindre à cette déclaration une attestation de la société créée mentionnant sa raison sociale, son siège, la date de la création, la date et le montant de la souscription et la désignation de l’intermédiaire agréé (établissement de crédit).

Remarque

Où s’adresser?
Texte de référence

Article 83 2e quater du Code général des impôts.

2.6.11 La réduction d’impôt pour souscription au capital de sociétés non cotées
Cette mesure permet aux associés de certaines sociétés de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu pour les sommes qu’ils ont investies dans le capital d’une société non cotée : • soit lors de sa constitution, • soit lors d’une augmentation de capital.
477

Conditions

Les bénéficiaires doivent être : • des personnes physiques souscrivant au capital de sociétés non cotées, • domiciliées fiscalement en France. Ils doivent conserver les titres pendant 5 ans (jusqu’au 31 décembre de la cinquième année suivant celle de la souscription). La société non cotée doit : • être soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) dans les conditions de droit commun ; • exercer une activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale, agricole ou financière, à l’exception de la gestion de son patrimoine mobilier ou immobilier ; • ne pas avoir ses titres admis aux négociations sur un marché réglementé français ou étranger ; • avoir son siège social dans un État membre de la Communauté européenne ou dans un autre État, faisant partie de l’accord sur l’espace économique européen ; • remplir les critères de la PME au sens communautaire, c’est-à-dire employer moins de 250 salariés et avoir un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 millions d’euros, ou un total de bilan inférieur à 43 millions d’euros ; • être détenue pour 25 % au plus par des sociétés ne répondant pas aux critères de la PME communautaire précisés ci-dessus. Les conditions relatives à la détention du capital social et à la nature de l’activité ne s’appliquent pas pour la souscription au capital des entreprises solidaires instituées par la loi du 19 février 2001, relative à l’épargne salariale (loi de finances pour 2002).

Les personnes physiques qui souscrivent au capital d’une société intermédiaire peuvent également bénéficier de la réduction d’impôt dès lors que cette société : • remplit les conditions d’application de cette mesure, à l’exception de celle relative à la nature de l’activité, • et qu’elle a pour objet social exclusif de détenir des participations dans le capital de sociétés exerçant une activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale, agricole ou financière, à l’exception de la gestion de son patrimoine mobilier ou immobilier. Le montant de la réduction d’impôt est alors adapté, afin de ne tenir compte que du montant des souscriptions au capital de PME réalisées via la société intermédiaire.
Montant

Le montant maximal annuel de la réduction est donc de 5000 ou 10000 par an. Les versements qui excèdent le plafond annuel peuvent bénéficier de la réduction d’impôt de 25 % sur les 4 années suivantes. La réduction d’impôt sera calculée dans la limite du plafond annuel des versements. Ainsi la réduction totale pourra atteindre les plafonds de 25 000 ou 50 000 euros étalés sur 5 ans.

• La réduction est égale à 25 % des versements effectués jusqu’au 31/12/2010. • Plafond annuel des versements : – 20 000 (personne seule) ; – 40 000 (en cas d’imposition commune - couples mariés ou pacsés).

478

Appuis logistiques et financiers
Procédure

Attention !

La réduction n’est pas cumulable avec les autres avantages fiscaux liés à la création d’entreprise : déduction des intérêts d’emprunts pour la souscription au capital d’une société nouvelle, réduction d’impôts au titre des investissements dans les DOM… Article 199 terdecies - O A du CGI.

Le contribuable doit informer la société au capital de laquelle il a souscrit au plus tard le 31 décembre de l’année de souscription qu’il souhaite bénéficier de cet avantage fiscal. Celle-ci doit alors lui délivrer un état individuel qu’il joindra à sa déclaration de revenus.

Texte de référence

2.6.12 La réduction d’impôt pour reprise d’une société financée par un prêt
Bénéficiaires

Les personnes physiques qui rachètent les titres d’une société non cotée soumise à l’impôt sur les sociétés, quelle que soit l’activité exercée.

Conditions

La société reprise doit : – être non cotée sur un marché réglementé français ou étranger ; – avoir son siège social en France ou dans un état membre de la Communauté européenne ; – être assujettie à l’impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun ; – avoir un chiffre d’affaires hors taxes inférieur ou égal à 40 M€ ou un total du bilan inférieur à 27 M€ au cours de l’exercice précédent l’acquisition. L’emprunteur doit : – être fiscalement domicilié en France ; – souscrire l’emprunt à titre personnel ; – détenir la majorité des droits de vote après le rachat des titres ; – exercer les fonctions de direction dans la société reprise et être rémunéré pour ses fonctions ; – prendre l’engagement de conserver les titres pendant 5 ans. • Réduction d’impôt égale à 25 % des intérêts d’emprunts versés annuellement. • Plafond annuel des intérêts ouvrant droit à cette réduction : – 10 000 euros pour un célibataire, – 20 000 euros pour un couple marié. • Réduction maximale de 2 500 ou 5 000 selon la situation familiale de l’acquéreur. • Cette réduction s’applique aussi longtemps que l’acquéreur supporte la charge d’intérêts afférent à l’emprunt contracté.

Montant

Attention !

Les titres acquis ne peuvent pas figurer dans un PEA, un PEE, un plan interentreprises ou dans un plan partenarial d’épargne salariale volontaire. Il est possible en revanche de bénéficier pour ces mêmes titres de la réduction d’impôt pour souscription au capital de sociétés non cotées. Article 199 terdecies - O B du code général des impôts.

Texte de référence

479

2.6.13 Les avantages fiscaux accordés aux adhérents des centres de gestion et associations agréés
Les centres de gestion et associations agréés ont pour objet de fournir aux PME/PMI une aide technique en matière de gestion et de fiscalité. Les associations agréées incitent également les entreprises à développer l’usage de la comptabilité. Les Centres de gestion agréés (CGA) concernent : – les entreprises industrielles, commerciales, artisanales et agricoles, exerçant en entreprise individuelle ou en société, quel que soit leur régime d’imposition, – les professions libérales exerçant leur activité en société soumise à l’impôt sur les sociétés. Les associations agréées (AA) concernent les professions libérales (imposées dans la catégorie des bénéfices non commerciaux) exerçant en entreprise individuelle ou en société soumise à l’impôt sur le revenu.
Leur rôle

Les CGA et AA ont une mission d’assistance en matière de gestion qui se concrétise par la fourniture, chaque année, d’un dossier de gestion caractérisant la situation économique et financière de l’entreprise. Une mission de prévention et de surveillance, notamment en matière fiscale, leur est également dévolue (examen de forme, de cohérence et de vraisemblance des documents et déclarations qui leur sont fournis). Ils peuvent établir les déclarations fiscales de leurs adhérents (placés sous le régime du réel) à la demande de ceux-ci et fournir une analyse des informations économiques, comptables et financières en matière de prévention des difficultés. Des formations peuvent également être proposées à leurs adhérents et à leurs représentants. Outre ces missions, les AA ont également pour objet d’inciter et d’aider les entreprises libérales à développer l’usage de la comptabilité et à faciliter l’accomplissement de leurs obligations fiscales et administratives. Elles peuvent également (et sans habilitation spéciale) détenir tout ou partie des documents comptables de leurs adhérents. En contrepartie, les adhérents à un CGA ou une AA soumis à l’impôt sur le revenu bénéficient d’avantages fiscaux.

2.6.13.1 Avantage fiscal accordé sur le bénéfice imposable à l’IR

Jusqu’au 31 décembre 2005, les entreprises soumises à l’impôt sur le revenu selon un régime réel d’imposition, adhérentes d’un CGA ou d’une AA, pouvaient bénéficier d’un abattement de 20 % sur leurs bénéfices imposables, avant application du barème de l’IR, et dans une limite fixée chaque année. À compter de l’imposition des revenus de 2006, la nature de l’aide a changé. L’abattement de 20 % ne s’applique plus distinctement. Il est désormais intégré au barème progressif par tranches de l’IR, et le bénéfice imposable des entreprises non-adhérentes d’un CGA est majoré de 25 % avant application de ce barème.

480

Appuis logistiques et financiers

2.6.13.2 La possibilité de déduire le salaire du conjoint

– Pour les non-adhérents, la limite générale de déduction est actuellement de 13 800 par an si les époux sont mariés sous un régime matrimonial autre que la séparation des biens ; – Pour les adhérents, le salaire du conjoint est intégralement déductible.

2.6.13.3 La réduction d’impôt pour frais de comptabilité et d’adhésion

Les adhérents ont droit à une réduction d’impôt égale aux frais exposés pour la tenue de leur comptabilité et leur adhésion au centre ou à l’association. Cette réduction est limitée toutefois à 915 par an et au montant de l’impôt dû. Pour en bénéficier, les adhérents doivent : – réaliser un chiffre d’affaires (ou des recettes) qui ne dépasse pas les limites de la micro-entreprise, – être imposés sur option à un régime réel (BIC-BA) ou à la déclaration contrôlée (BNC). Attention : les dépenses prises en compte au titre de la réduction d’impôt ne sont pas admises dans les charges déductibles.

Le projet de loi de finances pour 2008 en cours de discussion au Parlement à la date d’actualisation de cet ouvrage prévoit de permettre aux titulaires de BNC ou de BIC non-professionnels d’adhérer à une AA ou à un CGA. Par ailleurs, les CGA et AA auraient l’obligation de télétransmettre aux services fiscaux les attestations qu’ils délivrent à leurs adhérents, ainsi que les déclarations de résultats, leurs annexes et les autres documents les accompagnant, selon des modalités qui seraient précisées par arrêté ministériel.
Textes de référence

Article 158 - 4 bis, 1649 quater C à quater H du CGI ; Article 154 I alinéa 2 du CGI ; Article 199 quater B alinéa 1 du CGI.

2.6.14 Les zones franches urbaines (ZFU)

Les entreprises créées ou implantées dans ces zones peuvent bénéficier sous certaines conditions d’une exonération : – de taxe professionnelle, – d’impôt sur les bénéfices, – de charges sociales patronales, – de cotisations sociales personnelles d’assurance maladie pour les artisans et commerçants. Pour plus d’informations, consulter le site de l’APCE, http://www.apce.com

Où s’adresser ?

481

2.6.15 Les avantages fiscaux accordés aux jeunes entreprises innovantes

Conditions

Sont concernées les entreprises existantes au 1er janvier 2004 et les entreprises créées entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2013, quelle que soit leur forme juridique, dès lors qu’elles remplissent les conditions suivantes : – Être une entreprise nouvelle ; – Être créée depuis moins de 8 ans ; – Avoir un capital social détenu directement ou indirectement à 50 % au moins par des personnes physiques ou sociétés définies par la loi ; – Répondre aux critères de la PME, c’est-à-dire avoir moins de 250 salariés, un chiffre d’affaires annuel inférieur à 40 millions d’euros et un total du bilan inférieur à 27 millions d’euros ; – Réaliser des dépenses de recherche et de développement (éligibles au crédit d’impôt recherche) représentant au moins 15 % de ses dépenses totales.

Un certain nombre d’avantages fiscaux sont accordés aux jeunes entreprises innovantes engageant des dépenses de recherche-développement minimales.

Avantages

Afin d’encourager la création d’entreprises dans le secteur universitaire, le projet de loi de finances pour 2008 prévoit d’étendre le statut de la jeune entreprise innovante aux jeunes entreprises créées par des étudiants et/ou des personnes qui participent à des travaux de recherche au sein d’établissements de l’enseignement supérieur pour valoriser leurs travaux. Les entreprises bénéficiant du statut de la « jeune entreprise universitaire » pourraient alors prétendre aux mêmes avantages fiscaux que ceux dont bénéficient actuellement les jeunes entreprises innovantes. Sont visées les entreprises dirigées ou détenues directement à hauteur de 25 % au moins par un étudiant, par une personne titulaire depuis moins de cinq ans d’un master ou d’un doctorat, ou par une personne affectée à des activités d’enseignement et de recherche. Dans le cadre de cette collaboration, une convention devrait être conclue entre la JEU et l’établissement concerné.
Où s’adresser?
Textes de référence

• Au titre de l’imposition des bénéfices : exonération totale au titre des 3 premiers exercices bénéficiaires, puis exonération à hauteur de 50 % au titre des 2 exercices bénéficiaires suivants. • Au titre de l’imposition forfaitaire annuelle (IFA) : exonération totale pendant la période au cours de laquelle la société soumise à l’IS a la qualité de jeune entreprise innovante. • Au titre de la taxe foncière sur les propriétés bâties et/ou de taxe professionnelle : exonération pendant 7 ans sur délibération des collectivités territoriales et de leurs groupements. • En cas de cession des titres de la jeune entreprise innovante acquis à compter du 1er janvier 2004 : exonération des plus-values de cession d’impôt sur le revenu sous certaines conditions.

Article Article Article Article Article
482

Au service des impôts des entreprises (SIE) 44 sexies-0 A du CGI ; 44 sexies A du CGI ; 1383 D du CGI ; 1466 D du CGI ; 150-0 A du CGI.

Appuis logistiques et financiers

2.7 Les aides sociales
2.7.1 Les mesures d’allégement des cotisations sociales des entrepreneurs
2.7.1.1 L’aide aux demandeurs d’emploi créant ou reprenant une entreprise (exonération de charges sociales pendant un an)
Bénéficiaires

Nature L’ACCRE consiste en une exonération de charges sociales pendant un de l’aide an à compter soit de la date de l’affiliation au régime des non-salariés,

– Demandeurs d’emploi indemnisés ou susceptibles de l’être : allocation de retour à l’imploi, d’insertion (AI) ou de solidarité spécifique (ASS) ; – Demandeurs d’emploi non indemnisés, ayant été inscrits 6 mois au cours des 18 derniers mois à l’ANPE ; – Bénéficiaires de l’API (Allocation parent isolé) ; – Bénéficiaires du RMI (Revenu minimum d’insertion), ou leur conjoint ou concubin ; – Personnes remplissant les conditions pour bénéficier du dispositif « nouveaux services-emplois jeunes » ainsi que celles embauchées dans le cadre de ce dispositif et dont le contrat de travail a été rompu avant le terme de l’aide ; Il s’agit des jeunes âgés de 18 à moins de 26 ans (sans autre condition), y compris ceux titulaires d’un Contrat emploi solidarité ou d’un Contrat emploi consolidé ainsi que des personnes de moins de 30 ans, non susceptibles de percevoir les allocations de chômage ou reconnues handicapées. – Salariés repreneurs de leur entreprise en difficulté (dans le cadre de la procédure de redressement ou de liquidation judiciaire) ; – Titulaires d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE), s’ils remplissent l’une des conditions ci-dessus ; Qui créent ou reprennent une entreprise, quelle que soit son activité (commerciale, artisanale, industrielle, libérale ou agricole). – Bénéficiaires du complément de libre choix d’activité (allocation versée aux personnes qui interrompent totalement ou partiellement leur activité professionnelle pour s’occuper de leur enfant de moins de trois ans). Et, dans le cadre d’un projet de création d’entreprise, – Personnes qui créent une entreprise dans une zone urbaine sensible (ZUS).

Modalités

L’exonération porte sur les cotisations calculées sur les revenus ou rémunérations ne dépassant pas 120 % du SMIC en vigueur au 1er janvier (18 433 euros pour 2008).

soit du début d’activité de l’entreprise si l’assuré relève d’un régime de salarié.

Sont prises en charge, quel que soit leur nouveau statut (salarié ou nonsalarié), les cotisations (patronales et salariales pour les salariés) correspondant à l’assurance maladie, maternité, allocations familiales, invalidité, décès et vieillesse de base.

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Les cotisations relatives à la CSG-CRDS, à la retraite complémentaire, au risque d’accident du travail et de maladies professionnelles, au Fnal, à la formation professionnelle continue et le versement transport ne sont donc pas exonérés.
Prolongation

Les personnes bénéficiant de l’ACCRE peuvent bénéficier d’une prolongation de la durée de l’exonération de charges sociales qui leur a été accordée initialement. Pour bénéficier de cette prolongation, le créateur doit être soumis au régime fiscal de la micro-entreprise et percevoir un revenu professionnel (correspondant au chiffre d’affaires moins abattement) inférieur ou égal à 1 820 fois le SMIC (soit 15 360 pour 2008). Cette prolongation est d’une durée de 24 mois maximum selon les modalités suivantes : – L’exonération est totale jusqu’à 5 375 de revenus professionnels annuels ; – L’exonération est de 50 % de 5 375 à 15 360 de revenus professionnels annuels. Les bénéficiaires doivent créer ou reprendre une entreprise, quel que soit son secteur d’activité et quelle que soit sa forme : entreprise individuelle ou société (associations, GIE et groupements d’employeurs exclus) et en exercer effectivement le contrôle.

Conditions

En cas de création ou reprise sous forme de société : • Le bénéficiaire doit exercer le contrôle effectif de l’entreprise, c’est-à-dire: – Soit détenir plus de 50 % du capital (seul ou en famille* avec au moins 35 % à titre personnel). – Soit être dirigeant dans la société et détenir au moins 1/3 du capital (seul ou en famille* avec au moins 25 % à titre personnel) sous réserve qu’un autre associé ne détienne pas directement ou indirectement plus de la moitié du capital. • Plusieurs personnes peuvent obtenir séparément l’aide pour un seul et même projet à condition : – qu’elles détiennent collectivement plus de 50 % du capital ; – qu’un ou plusieurs d’entre eux aient la qualité de dirigeant ; – et que chaque demandeur détienne au moins 1/10e de la fraction du capital détenue par la personne qui possède la plus forte. 
Exemple

Le « plus grand associé » détient 50 % des parts sociales, chaque bénéficiaire doit détenir au moins 5 % des parts. En cas de reprise d’entreprise par rachat de parts sociales, le bénéficiaire de l’aide doit obligatoirement être dirigeant. Ces conditions doivent être réunies au minimum pendant 2 ans.
* Notion de famille : sont prises en compte les parts détenues par le conjoint, les ascendants et descendants de l’intéressé.

Attention !

484

Appuis logistiques et financiers
Procédure

Procédure de La demande de prolongation de l’ACCRE doit être adressée aux organismes la prolongation sociaux chargés de recouvrer les cotisations, au plus tard à la date d’échéance du

La procédure de demande d’exonération de cotisations sociales au titre de l’ACCRE a été modifiée depuis 1er décembre 2007. Désormais, le dossier de demande d’ACCRE doit être déposé auprès du centre de formalités des entreprises (CFE) compétent. Le dépôt peut être effectué dès la déclaration de création ou de reprise de l’entreprise au CFE ou dans les 45 jours. La demande d’exonération est ensuite transmise dans les 24 heures par le CFE à l’URSSAF compétent, qui statuera sur celle-ci dans un délai d’un mois. L’absence de réponse dans ce délai vaut acceptation de la demande d’ACCRE. Précision : les bénéficiaires de l’avance remboursable EDEN sont dispensés d’effectuer les formalités de demande d’exonération de cotisations sociales auprès du CFE au titre de l’ACCRE. premier avis d’appel des cotisations suivant le 12e mois de l’exonération initiale. Cette demande doit être renouvelée dans les mêmes conditions au bout des 12 premiers mois de la prolongation.

En cas Le bénéficiaire ne pourra effectuer une nouvelle demande d’exonérad’échec tion avant l’expiration d’un délai de trois ans suivant la précédente décision d’at-

tribution de l’aide.

Textes de référence

– Art. L. 351-24, R 351-41 et suivants du code du travail ; – Art. L. 161-1-1, L. 161-24 et D. 161-1-1 du code de la Sécurité sociale.

2.7.1.2 Exonération de cotisations d’assurance maladie pour les commerçants et artisans installés en ZRU
Bénéficiaires

Ces personnes bénéficient d’une exonération des cotisations sociales d’assuNature de l’aide rance maladie-maternité (hors cotisations finançant les indemnités journalières) pour une durée égale à 5 ans. L’exonération est limitée à un plafond de revenu annuel fixé à 3 042 fois le montant horaire du SMIC (25 674 euros pour 2008), plafond proratisé en fonction de la durée d’affiliation du créateur d’entreprise. Cette exonération doit être demandée au RSI (Régime social des indépendants).

Les entrepreneurs (chefs d’entreprise individuelle et dirigeants de société), ayant le statut de travailleur non salarié et exerçant une activité industrielle, commerciale ou artisanale dans une zone de redynamisation urbaine. La mesure concerne aussi bien les entrepreneurs existants que les créateurs d’entreprise débutant leur activité avant le 31/12/2008.

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Textes de référence

– Loi de finances pour 2002 n° 2001-1275 du 28 décembre 2001 ; – Loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine ; – Loi de finances pour 2004 n° 2003-1311 du 30 décembre 2003.

2.7.1.3 Exonération de la cotisation d’assurance maladie pour les commerçants et artisans installés en ZFU
Bénéficiaires

Une exonération totale puis partielle des cotisations d’assurance maladieNature de l’aide maternité est accordée. Ne sont pas exonérées les cotisations relatives aux

Les entrepreneurs (chefs d’entreprise individuelle et dirigeants de société), ayant le statut de travailleur non salarié et débutant une activité industrielle, commerciale ou artisanale dans une zone franche urbaine (ZFU) avant le 31 décembre 2011. – Peu importe que l’activité soit exercée à titre accessoire ou principal. – La mesure concerne aussi bien les créateurs d’entreprise que les entrepreneurs existants.

indemnités journalières. • Exonération de la cotisation d’assurance maladie-maternité pendant 5 ans à compter de la première année d’activité. Cette exonération s’applique dans la limite d’un plafond de revenu annuel fixé à 3 042 fois le montant horaire du SMIC (25 674 euros pour 2008). Ce plafond est proratisé en fonction de la durée d’affiliation du créateur d’entreprise. Une demande doit être adressée au RSI (Régime social des indépendants ) pour en bénéficier. • Exonération partielle de la cotisation d’assurance maladie-maternité à l’issue de la période d’exonération de 5 ans. Les entreprises de moins de 5 salariés bénéficient d’une sortie dégressive du dispositif sur 9 ans. L’exonération est égale à : – 60 % les 5 premières années suivant le terme de la période d’exonération totale ; – 40 % les 6e et 7e années suivant le terme de la période d’exonération totale ; – 20 % les 8e et 9e années suivant le terme de la période d’exonération totale. Les entreprises employant 5 salariés et plus bénéficient d’une sortie dégressive sur 3 ans. L’exonération est égale à : – 60 % la première année, – 40 % la deuxième année, – 20 % la troisième année .

486

Appuis logistiques et financiers
Textes de référence

– Loi n° 96 - 987 du 14 novembre 1996 relative à la mise en œuvre du pacte de relance pour la ville. – Loi de finances rectificative pour 2002 n° 2002-1576 du 30 décembre 2002 ; – Loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine. – Loi de programmation pour la cohésion sociale n°2005-32 du 18 janvier 2005 ; – Loi pour l’égalité des chances n°2006-396 du 31 mars 2006.

2.7.1.4 Exonération de cotisations sociales au profit des salariés-créateurs

Les salariés qui créent ou reprennent une entreprise peuvent sous certaines conditions bénéficier d’une exonération de charges sociales au titre de leur activité indépendante, que celle-ci soit de nature commerciale, industrielle, artisanale, agricole ou libérale. • Les salariés qui justifient avoir effectué au moins 910 heures d’activité salariée au cours des 12 mois précédant la création ou la reprise d’entreprise, et effectuer les 12 mois suivant la création ou la reprise d’entreprise au moins 455 heures d’activité salariée. • Les bénéficiaires de l’Allocation parentale d’éducation (APE) à la date de création ou de reprise d’entreprise.

Bénéficiaires

Les dirigeants d’entreprise, quel que soit leur régime social, bénéficient penNature de l’aide dant 1 an d’une exonération des cotisations sociales afférentes à leur activité

indépendante. Sont concernées les cotisations d’assurance maladie-maternité, d’assurance veuvage, vieillesse, invalidité/décès et d’allocations familiales. Restent dus la CSG/CRDS, la cotisation de retraite complémentaire, le FNAL, le versement transport. L’exonération est limitée à un plafond de revenu ou de rémunération égal à 120 % du SMIC. Pour les dirigeants relevant du régime de la Sécurité sociale, l’exonération concerne les cotisations salariales et patronales. la période d’exonération. Joindre à cette demande une attestation de l’employeur ou une copie des bulletins de paie prouvant le nombre d’heures d’activité salariée requis ou, pour les bénéficiaires de l’APE, une attestation délivrée par la CAF. Articles L 161-1-2 et L 161-1-3 du code de la Sécurité sociale. Adresser une demande d’exonération par courrier simple à chaque organisme

Procédure social concerné à l’issue des 90 premiers jours d’activité et avant l’expiration de

Textes de référence

487

2.7.1.5 Différé et échelonnement des cotisations sociales de la première année d’activité
Bénéficiaires

Cette mesure permet aux créateurs et repreneurs d’entreprises de reporter le Nature de l’aide paiement des cotisations sociales provisionnelles de la première année d’activité

Tout créateur ou repreneur d’entreprise, quel que soit leur régime social et l’activité exercée. et de fractionner, s’ils le souhaitent, le paiement des cotisations définitives dues au titre de cette période. Sont concernées les cotisations sociales dues au titre de la maladie-maternité, des indemnités journalières, des allocations familiales, de la vieillesse de base, de la retraite complémentaire obligatoire et de l’invalidité-décès des artisans et des commerçants, de la CSG/CRDS, de la participation-formation continue. En revanche, les cotisations de retraite complémentaire obligatoire et d’invalidité-décès des professions libérales se sont pas concernées.

Procédure

Adresser une demande à chaque organisme social concerné pour demander à bénéficier du report et/ou de l’étalement. Article L. 131-6-1 du code de la Sécurité sociale.

Textes de référence

2.7.1.6 Aménagement des modalités de calcul des cotisations sociales provisionnelles
Bénéficiaires

Nature de Le dirigeant peut demander le calcul de ses cotisations sociales provisionl’aide nelles sur la base du revenu qu’il estime réaliser au cours de l’année.

Seuls les dirigeants relevant du régime des travailleurs non salariés peuvent bénéficier de cette mesure. Cette mesure permet ainsi d’éviter des avances de cotisations sociales si votre revenu baisse, ou des régularisations importantes de cotisations sociales l’année suivante si votre revenu augmente. Attention, une majoration de retard égale à 10 % sera due par l’entreprise si le revenu définitif est supérieur de plus d’un tiers au revenu estimé par l’entreprise. Cette option est ouverte l’année de création de l’entreprise et les années ultérieures. Article L. 131-6 du code de la Sécurité sociale.

Textes de référence

488

Appuis logistiques et financiers

2.7.1.7 Bouclier social
Introduit par la loi instaurant le droit opposable au logement du 5 mars 2007, le bouclier social, qui entre en vigueur à compter du 1er janvier 2008, comprend deux mesures sociales en faveur des microentrepreneurs : – une exonération permanente de cotisations sociales qui entraîne leur plafonnement ; – la possibilité d’opter pour le calcul trimestriel et simplifié de leurs cotisations sociales. 2.7.1.7.1 Exonération permanente de cotisations sociales en faveur des microentrepreneurs
Bénéficiaires

Il s’agit d’une exonération permanente des cotisations sociales dues par le chef Nature de l’aide d’entreprise au titre de son activité indépendante.
Modalités

Cette mesure concerne les entrepreneurs placés sous le régime fiscal de la microentreprise.

Portée

L’exonération conduit au plafonnement des cotisations sociales à une fraction du chiffre d’affaires égale à : – 14 % pour les entreprises dont le commerce principal est de vendre des marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place, ou de fournir le logement ; – et à 24,6 % pour les entreprises exerçant une autre activité. Un décret en attente de publication doit fixer le montant de la fraction applicable aux entreprises en micro-BNC. Les entrepreneurs qui bénéficient de cette exonération ne sont pas soumis au paiement de cotisations provisionnelles minimales au titre des assurances maladiematernité, vieillesse de base, retraite complémentaire et invalidité-décès.

Cette exonération s’applique après l’exonération des cotisations sociales accordée au titre : – de l’ACCRE ; – d’une implantation en ZRU, ZFU ou dans les DOM ; – ou en qualité de salarié-créateur ou de bénéficiaires de l’allocation parentale d’éducation. Elle concerne les cotisations : – d’assurance maladie-maternité ; – et d’allocations familiales. Et pour les seuls artisans, industriels et commerçants (y compris les débitants de tabac) : – la vieillesse de base ; – la retraite complémentaire ; – et l’invalidité-décès.

489

Entrée en vigueur

Cette mesure entre en vigueur à compter : – des cotisations assises sur les revenus perçus en 2008 ; – et des régularisations en 2008 des cotisations assises sur les revenus perçus en 2007. Articles L131-6-2 et D131-6 du Code de la Sécurité sociale. 2.7.1.7.2 Calcul trimestriel et simplifié des cotisations sociales

Textes de référence

Bénéficiaires

Nature de La mesure permet au chef d’entreprise d’opter pour un mode de calcul « siml’aide plifié » de ses cotisations sociales.

Cette mesure concerne les chefs d’entreprises créées à compter du 1er janvier 2008, relevant du régime social des travailleurs non salariés et dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas les limites suivantes : – 76 300 euros HT pour les exploitants dont le commerce principal est de vendre des marchandises, des objets, des fournitures et des denrées à emporter ou à consommer sur place, ou de fournir un logement (hôtellerie, locations de meublés, etc.) ; – 27 000 euros HT pour les autres prestataires de services relevant des BIC, et les professionnels relevant des BNC. En cas d’option, les cotisations sociales sont calculées et payées trimestriellement sur la base du CA réellement réalisé au cours du trimestre précédent, et non sur une base forfaitaire. Les cotisations sociales dues sont alors égales à une fraction de ce chiffre d’affaires fixée, pour les entreprises en micro-BIC, à : – 14 % pour les entreprises dont le commerce principal est de vendre des marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place, ou de fournir le logement ; – à 24,6 % pour les entreprises exerçant une autre activité. Un décret en attente de publication doit fixer le montant de la fraction applicable aux entreprises en micro-BNC. L’entrepreneur doit faire sa demande par lettre simple ou sur un formulaire auprès du régime social des indépendants, dans les 60 jours qui suivent l’immatriculation de l’entreprise. Il communique ensuite au RSI le montant du chiffre d’affaires réalisé au cours du trimestre précédent et celui de ses cotisations sociales. Pour la période comprise entre le début d’activité et la fin du trimestre civil suivant, cette information et le paiement des cotisations devront intervenir au plus tard 30 jours après la fin de ce trimestre. Les travailleurs non-salariés qui optent pour ce dispositif sont dispensés d’établir une déclaration de revenus auprès du régime social des indépendants (RSI).

Procédure

Durée de Cette option est ouverte l’année de création de l’entreprise et les 2 années l’option civiles suivantes. Textes de référence

Art. L131-6 et suivants, et D133-7 du Code de la Sécurité sociale.

490

Appuis logistiques et financiers

2.7.1.8 Maintien des allocations chômage par l’ASSEDIC
Dans le cadre de la création ou de la reprise d’entreprise, un demandeur d’emploi indemnisé peut prétendre : - soit à une aide financière versée par l’Assedic (cf. page 455) ; - soit au maintien de ses allocations chômage décrit ci-après.
Conditions

Le nombre de jours dans le mois auxquels le porteur de projet peut prétendre Allocations maintenues à ses allocations chômage, est réduit d’un nombre de jours calculé de la manière suivante : Rémunération soumise à cotisations sociales / 12 Salaire journalier de référence

– rester inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi ; – avoir une rémunération tirée de sa nouvelle activité inférieure à 70 % de sa rémunération antérieure.

Procédure

Le créateur ou repreneur d’entreprise doit maintenir son inscription comme demandeur d’emploi. Dans sa déclaration mensuelle de situation, il doit déclarer qu’il est toujours à la recherche d’un emploi. À défaut, il sera radié de la liste des demandeurs d’emploi et le cumul de ses allocations ne sera plus possible. Il doit également prendre l’engagement de fournir l’année suivante les éléments nécessaires à la détermination de ses revenus non salariés réels. Si ces derniers s’avèrent être supérieurs à 70 % de sa rémunération antérieure, il devra reverser les allocations perçues à tort. Convention d’assurance chômage du 18 janvier 2006.

Si les revenus non salariés ne sont connus que la seconde année d’activité, la rémunération prise en compte par les Assedic correspond à l’assiette forfaitaire utilisée par les caisses sociales pour le calcul des cotisations des deux premières années d’activité, soit environ 6 734 euros la 1re année d’activité et 10 101 euros la 2e année (chiffres 2008). Le cumul de revenus professionnels et des allocations chômage est possible dans la limite des droits restant dus au créateur et dans la limite de 15 mois (sauf pour les personnes âgées de 50 ans et plus, pour qui la limite de 15 mois ne s’applique pas).

Texte de référence

491

2.7.2 Les aides à l’embauche de salariés
Tableau des aides à l’embauche de salariés
SALARIÉS VISÉS CONDITIONS PROCÉDURES
CONTRAT INITIATIVEEMPLOI (CIE) Toute personne sans emploi, inscrite ou non à l’ANPE et rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d’accès à l’emploi. Les critères d’éligibilité au CIE sont définis annuellement par le préfet de région. Conclusion d’un : - contrat à durée indéterminée, ou - contrat à durée déterminée de 24 mois maximum. Durée minimale hebdomadaire du travail : 20 heures (sauf pour les personnes handicapées). L’entreprise doit cotiser au régime d’assurance-chômage. Application de la réduction par l’employeur lui-même. Établissement chaque mois d’un document justificatif du calcul en indiquant : - le nombre de salariés ouvrant droit à la réduction, - le montant total des réductions appliquées, - l’identité, le montant de la rémunération mensuelle brute, le nombre d’heures rémunérées, le coefficient et le montant de la réduction pour chaque salarié. Retrait du formulaire de demande auprès de l’ASSEDIC ou de la DDTEFP. Dépôt du dossier en double exemplaire auprès de l’ASSEDIC dans le mois suivant l’embauche. Signature d’une convention avec l’ANPE avant ou concomitamment à l’embauche.

AIDES DE L’ÉTAT
1°) Aide financière destinée à compenser une partie du salaire du bénéficiaire ainsi que les frais de formation et d’accompagnement professionnels. Son montant est fixé annuellement par le préfet de région sans pouvoir excéder 47% du taux brut du SMIC par heure travaillée. 2°) Absence de prise en compte des salariés dans l’effectif de l’entreprise. Réduction des cotisations patronales de Sécurité sociale (assurances maladie maternité, vieillesse et invalidité décès, allocations familiales), accidents du travail et maladies professionnelles dans la limite de 1,6 fois la garantie de rémunération. La réduction est calculée par salarié chaque mois en appliquant un coefficient sur la rémunération brute mensuelle du salarié. La réduction est au maximum de 26 % d’un SMIC depuis le 1er juillet 2005.

Attention ! Régime du CIE en vigueur depuis le 1er mai 2005 en métropole.

REDUCTION FILLON

Tous les salariés quels que soient leurs horaires de travail. Ne sont pas concernés les dirigeants d’entreprise qui ne cotisent pas au régime d’assurance chômage, même s’ils sont affiliés au régime général de la Sécurité sociale.

Pour les entreprises créées à compter du 1er juillet 2003

CONTRAT JEUNES EN ENTREPRISE (SEJE) Régime en vigueur depuis le 22 avril 2006 Le projet de loi de finances pour 2008 prévoit de fusionner le dispositif SEJE avec le CIE. Le SEJE serait alors supprimé.

- Jeunes de 16 à 25 ans révolus répondant à l’une des conditions suivantes : - avoir un niveau de formation inférieur à un diplôme de fin du second cycle de l’enseignement général, technologique ou professionnel, c’est-àdire ne pas avoir obtenu le BAC, ou être sans qualification ; - résider en ZUS ; - être titulaire d’un CIVIS.

Conclusion d’un contrat à durée indéterminée à temps complet ou à temps partiel. La durée légale du travail doit être au moins égale à la moitié de la durée collective de travail.

Prime destinée à compenser le coût des charges patronales pendant 2 ans : - à taux plein la première année soit 400 euros par mois ; - et 50 % la 2ème année, soit 200 euros par mois. La prime est versée trimestriellement à terme échu. L’aide est cumulable avec la réduction de cotisations patronales dite « Fillon ». En revanche, elle ne peut être cumulée avec une autre aide de l’État. Par exception à ce principe, l’employeur embauchant un jeune en contrat de professionnalisation à durée indéterminée pourra cumuler l’aide spécifique à ce contrat avec celle attachée au contrat jeune. Dans ce cas, le montant de l’aide est de 200 euros par mois la première année et de 100 euros par mois la seconde année.

492

Appuis logistiques et financiers

Tableau des aides à l’embauche des salariés (suite)
SALARIÉS VISÉS
Jeunes de 16 à 25 ans CONTRAT D’APPRENTISSAGE désirant se former en vue de l’obtention d’un diplôme de l’enseignement technique. Exceptionnellement, 15 ans s’ils ont effectué la scolarité du premier cycle de l’enseignement secondaire ou s’ils suivent une “formation apprentissage junior”. Jeunes de 26 ans et plus ayant un projet de création ou de reprise d’entreprise dont la réalisation est subordonnée à l’obtention d’un diplôme sanctionnant la formation.

CONDITIONS
- Conclusion d’un contrat à durée déterminée de 1 à 3 ans. Possibilité dans certains cas de déroger à cette règle. - Rémunération : 25 à 78 % du SMIC, en fonction de l’âge et de la progression dans le cycle de formation.

PROCÉDURES
- Enregistrement du contrat d’apprentissage auprès de la chambre consulaire dont relève l’entreprise artisanale, commerciale ou agricole. Pour les entreprises exerçant une activité libérale, le contrat est à adresser à la DDTEFP. - Contrôle a posteriori de l’administration.

AIDES DE L’ÉTAT
- Aide forfaitaire : Conditions d’attribution fixées par la région. Montant minimun de 1 000 euros par année de cycle de formation. - Artisans avec moins de 11 salariés : Exonération de l’ensemble des cotisations patronales et salariales. - Entreprises de plus de 10 salariés : Exonération totale des cotisations, à l’exception de la part patronale des cotisations de retraite complémentaire et d’assurance chômage... - Crédit d’impôt pour l’emploi d’apprentis.

AIDE DÉGRESSIVE À L’EMPLOYEUR

- Demandeurs d’emploi de moins de 50 ans, bénéficiant de l’allocation d’aide au retour à l’emploi depuis plus de 12 mois. - Personnes de 50 ans et plus.

Contrat à durée indéterminée ou contrat à durée déterminée de 12 à 18 mois. Temps plein ou partiel. L’embauche doit concerner l’un des métiers répertoriés par le Groupe paritaire national du suivi (GPS). L’employeur doit être affilié au régime d’assurance chômage et être à jour de ses cotisations sociales. L’entreprise ne doit pas avoir procédé à un licenciement pour motif économique au cours des 12 mois précédant l’embauche.

Dépôt d’une offre auprès de l’ANPE. Puis signature d’une convention entre les ASSEDIC et l’employeur comprenant les conditions de tutorat, la formation et les autres mesures d’accompagnement du salarié. L’employeur doit fournir aux ASSEDIC une copie du contrat de travail ou de l’attestation d’embauche au démarrage, puis une attestation d’emploi tous les mois.

Aide versée à l’employeur correspondant à : - 40 % du salaire d’embauche pour la 1re année en CDI ou le 1er tiers de la période du CDD. - 30 % du salaire d’embauche pour la 2e année en CDI ou le 2e tiers de la période du CDD. - 20 % du salaire d’embauche pour la 3e année en CDI ou le 3e tiers de la période du CDD.

493

Tableau des aides à l’embauche des salariés (suite)

SALARIÉS VISÉS CONDITIONS PROCÉDURES
EXONÉRATION DE CHARGES SOCIALES PATRONALES dans les zones franches urbaines (ZFU) Attention ! Les conditions à remplir par les entreprises sont différentes selon qu’il s’agit d’une entreprise dans une ZFU ouverte en 1997 ou en 2004 et 2006 Tous les salariés de l’entreprise, quelle que soit leur date d’embauche, dans la limite de 50 salariés. Les salariés peuvent être exclusivement employés dans la zone franche ou exercer leur activité en dehors de l’établissement sous certaines conditions. Clause d’embauche locale : à partir de la 3e embauche ouvrant droit au bénéfice de l’exonération, l’entreprise doit compter au moins 1/3 de salariés résidant dans la ZFU d’implantation. Conclusion d’un - contrat à durée indéterminée, ou - contrat à durée déterminée de 12 mois au moins. Déclaration d’embauche spécifique à adresser à l’URSSAF dans les 30 jours suivant l’embauche. Mention par l’employeur du montant des rémunérations exonérées sur une ligne prévue à cet effet dans le bordereau récapitulatif de cotisations.

AIDES DE L’ÉTAT
Exonération pendant 5 ans de charges patronales sur la fraction de la rémunération inférieure ou égale à 1,4 SMIC (assurances sociales, allocations familiales, versement de transport et de FNAL). Exonération partielle des cotisations sociales à l’issue de la période d’exonération totale pendant 3 ans ou pendant 9 ans selon l’effectif de l’entreprise. Restent donc à payer: - Part salariale des assurances sociales, - CSG, CRDS, - ASSEDIC, - Retraite complémentaire.

EMBAUCHE JUSQU’AU 50e SALARIÉ dans les zones de revitalisation rurale ou de redynamisation urbaine Association à but non lucratif exclue

Tous les salariés dont l’embauche entraîne une augmentation de l’effectif déjà employé par l’entreprise, dans la limite de 50 salariés, à l’exception : - des mandataires sociaux ne cumulant pas dans la société un contrat de travail, - d’employés de maison ou d’aides familiales. Les salariés doivent être exclusivement employés dans une ZRU ou ZRR.

Conclusion d’un : - contrat à durée indéterminée, ou - contrat à durée déterminée de 12 mois au moins (conclu pour accroissement temporaire d’activité).

Déclaration impérative auprès de la DDTEFP dans les 30 jours de l’embauche.

Exonération pendant 12 mois de charges patronales sur la fraction de la rémunération inférieure ou égale à 1,5 SMIC (assurances sociales, allocations familiales). Restent donc à payer : - Part salariale des assurances sociales, - CSG, CRDS, versement transport, FNAL, - ASSEDIC, - Retraite complémentaire.

494

Appuis logistiques et financiers

Tableau des aides à l’embauche des salariés (suite)
SALARIÉS VISÉS
CONTRAT DE PROFESSIONNALISATION - Jeunes âgés de 16 à 25 ans souhaitant compléter leur formation initiale. - Demandeurs d’emploi de 26 ans et plus.

CONDITIONS PROCÉDURES
- Concerne toutes les entreprises, à l’exclusion des particuliers, de l’État, des établissements publics administratifs et des collectivités locales. - Contrat à durée indéterminée (CDI) avec une action de professionnalisatio n comprise entre 6 et 12 mois. Ou - Contrat à durée déterminée (CDD) correspondant à la période d’action de professionnalisatio n comprise entre 6 et 12 mois minimum. • L’employeur doitadresser le contrat de professionnalisat ion dans les 5 jours de sa conclusion à l’organisme paritaire agréé. • Signer le cas échéant une convention avec l’organisme de formation ou l’établissement d’enseignement. • Contrat de professionnalisat ion transmis dans le délai d’un mois par l’organisme paritaire agréé à la DDTEFP.

AIDES DE L’ÉTAT
L’employeur bénéficie : - dans certains cas, d’une exonération des cotisations sociales patronales, - d’un remboursement des dépenses de formation à hauteur de 9,15 euros par heure, - d’un remboursement des dépenses de formation du tuteur à hauteur de 15 par heure et dans la limite de 40 heures, - de l’absence de prise en compte de ces salariés dans l’effectif de l’entreprise pendant une durée variant selon la nature du contrat, - d’une aide forfaitaire de 686 euros par accompagnement et par an si embauche par un groupement d’employeurs dans certains cas. - d’une aide forfaitaire de 200 euros par mois, dans la limite de 2 000 euros par contrat conclu avec un demandeur d’emploi indemnisé. S’il était demandeur d’emploi indemnisé avant son embauche en contrat de professionnalisation, le salarié bénéficie, sous certaines conditions, d’une aide spécifique complémentaire au retour à l’emploi. Exonération des cotisations patronales d’assurance maladie, maternité, invalidité, décès, vieillesse, allocations familiales pendant la période de qualification de JEI. (Dans la limite de 249 salariés.)

EXONÉRATION DE CHARGES PATRONALES AU PROFIT DES JEUNES ENTREPRISES INNOVANTES Concerne les rémunérations versées à compter du 1er janvier 2004

Salariés participant aux travaux de recherche menés par des entreprises reconnues jeunes entreprises innovantes : - chercheurs, - techniciens, - gestionnaires de projets de recherchedéveloppement, - juristes chargés de la protection industrielle et des accords de technologie, - personnels chargés de tests pré concurrentiels, - mandataires sociaux relevant du régime général de Sécurité sociale.

L’entreprise doit à la clôture de l’exercice répondre aux critères de la jeune entreprise innovante. L’employeur doit être soumis à l’obligation d’assurance chômage.

L’entreprise qui souhaite bénéficier de cette mesure l’indique sur le bordereau récapitulatif de cotisations sociales.

STAGE D’ACCÈS À L’ENTREPRISE (SAE)

Attention ! Le SAE a été supprimé et remplacé à compter du 1er mai 2005 par le CIE.

495

Tableau des aides à l’embauche des salariés (suite)
SALARIÉS VISÉS
EMBAUCHE DE PERSONNES HANDICAPÉES Personnes handicapées.

CONDITIONS
- Contrat à durée indéterminée, - Contrat à durée déterminée de 12 mois minimum.

PROCÉDURES
S’adresser à la délégation régionale de l’AGEFIPH : www.agefiph.asso.fr

AIDES DE L’ÉTAT
Pour l’entreprise : - prime à l’insertion 1600 , - aide complémentaire si signature d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. Pour le salarié : - prime à l’insertion de 800 , - subvention au titre d’un contrat d’apprentissage de 1 525 ou de professionnalisation. Cette aide peut se cumuler avec la plupart des autres aides à l’embauche délivrées par l’État.

La durée hebdomadaire ne peut être inférieure à 16 h.

CIVIS

Attention ! ce dispositif a été profondément réformé. Il ne s’agit plus d’une aide à l’embauche.

CONTRAT D’INSERTION RMA

- Personnes percevant le RMI, l’ASS, l’API ou l’AAH. - Anciens détenus ou personnes bénéficiant d’un aménagement de peine et allocataires de ces minima sociaux.

CDI ou CDD a temps partiel ou contrat de travail temporaire à temps partiel (si CDD, durée comprise entre 6 et 18 mois). Durée hebdomadaire : 20 heures minimum. Salaire ou revenu minimum d’activité (RMA) : égal au minimum au SMIC correspondant au nombre d’heures travaillées. Possibilité de cumuler le Cl-RMA avec un CAPE ou une autre activité professionnelle à temps partiel sous réserve de respecter la durée maximale légale du travail.

Solliciter une demande de convention préalablement à l’embauche au président du conseil général si le bénéficiaire est allocataire du RMI ou à l’ANPE si le bénéficiaire est allocataire de l’ASS ou de l’API.

Pour l’employeur : - Aide financière forfaitaire de 433 euros environ. - Absence de prise en compte des salariés dans l’effectif de l’entreprise. - Possibilité de prise en charge des frais d’embauche et de formation par le conseil général. Pour le salarié : - Maintien des minima sociaux sous certaines conditions. - Maintien des droits afférents aux minima sociaux. Cette aide ne peut se cumuler avec une autre aide à l’emploi.

N. B. : - Les régions peuvent accorder une aide au recrutement de cadres (ARC). Les conditions varient d’une région à une autre.
496

Appuis logistiques et financiers

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008 modifie certains dispositifs d’exonération de charges sociales. Elle supprime à compter du 1er janvier 2008 les exonérations totales des cotisations d’accidents de travail et de maladies professionnelles. Cette mesure concerne notamment les exonérations de cotisations sociales accordées au titre de l’ACCRE et les exonérations accordées aux salariés créateurs ou repreneurs d’entreprise. Sont également concernées les mesures d’exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises et associations de services à la personne, aux jeunes entreprises innovantes, ou au titre d’une implantation dans une ZRU, ZFU ou ZRR, dans un bassin d’emploi à redynamiser ou dans un département d’outre-mer. Cette loi crée également à titre expérimental et jusqu’au 31 décembre 2010 un dispositif qui permettra aux personnes exerçant une activité économique réduite à fin d’insertion d’êtres rattachées temporairement au régime général de la Sécurité sociale. Ces personnes devront bénéficier d’un accompagnement en matière administrative et financière assuré par une association agréée par le ministère chargé de la Sécurité sociale. L’entrée en vigueur de cette mesure est subordonnée à la publication d’un décret précisant les modalités d’application du dispositif.

2.8 Les mesures d’incitation destinées aux créateurs d’entreprises
2.8.1 Le congé et le temps partiel pour création ou reprise d’entreprises et le congé sabbatique
Le congé ou la période de travail à temps partiel pour création ou reprise d’entreprises et le congé sabbatique permettent à un salarié souhaitant créer ou reprendre une entreprise de se consacrer à son projet, soit en s’absentant de chez son employeur pour une période prolongée, soit en conservant une activité salariée réduite. A l’issue de ces dispositifs, le salarié a l’assurance de retrouver, s’il le souhaite, une activité ou un emploi de même niveau de qualification et un salaire équivalent. Durant les congés, le contrat de travail est suspendu, et non pas rompu. Par conséquent, les effets du contrat sont eux-mêmes suspendus, et notamment le versement du salaire. En revanche, en cas de travail à temps partiel, le versement du salaire est maintenu au prorata du nombre d’heures de travail effectuées. Dans tous les cas, certaines obligations demeurent et, en particulier, les obligations de loyauté et de discrétion du salarié. Ces dispositifs concernent les salariés du secteur privé, et non les fonctionnaires qui eux peuvent solliciter une mise en disponibilité. De plus, le projet de loi de modernisation de la fonction publique, en cours de discussion devant le Parlement au jour d’actualisation de cet ouvrage, prévoit d’assouplir les conditions de cumul d’activités, ainsi que la création du service à temps partiel pour création ou reprise d’entreprise par les fonctionnaires.

497

Tableau de présentation du congé et du temps partiel pour création ou reprise d’entreprises et du congé sabbatique
TEMPS PARTIEL POUR CRÉATION TEXTES DE RÉFÉRENCE MOTIF CONGÉ CRÉATION CONGÉ SABBATIQUE

Articles L. 122-32-12 et suiv. du code du travail - Créer ou reprendre une entreprise ou - Assurer des fonctions de direction dans une jeune entreprise innnvante (JEI). Aucun motif particulier.

BÉNÉFICIAIRES

Les salariés de toutes les entreprises privées. Les fonctionnaires disposent, quant à eux, en fonction de Les salariés de toutes les entreprises privées. leur position statutaire, de Les fonctionnaires disposent, quant à eux, en différentes possibilités : fonction de leur position statutaire, de différentes - une mise en disponibilité possibilités : pour création d’entreprise, - la mise en disponibilité pour création d’entreprise, - l’accomplissement d’un - l’accomplissement d’un service à temps partiel service à temps partiel (pour une durée de travail au moins égale à un (pour une durée de travail mi-temps), pour une durée d’un an, renouvelable au moins égale à un miun an. temps), pour une durée d’un an, renouvelable un an. - Avoir une ancienneté de 36 mois au moins, consécutifs ou non, dans l’entreprise même ou dans toute entreprise du même groupe. - Justifier d’une activité professionnelle de 6 ans minimum. - Ne pas avoir bénéficié au cours des 6 années précédentes d’un congé sabbatique, d’un congé création ou d’un congé formation de 6 mois au moins.

- Avoir une ancienneté de 24 mois au moins, consécutifs ou non, dans l’entreprise même, ou dans toute entreprise du même groupe. - Ne pas avoir bénéficié d’un congé création ou d’un temps partiel pour création au cours des 3 dernières années. CONDITIONS D’OCTROI - Ou ne pas avoir bénéficié d’un congé ou d’un temps partiel pour exercer des fonctions de direction dans une JEI au cours des 3 dernières années. À noter : le congé création ou la période de travail à temps partiel pour création peuvent succéder à un congé sabbatique.

498

Appuis logistiques et financiers

Tableau de présentation du congé et du temps partiel pour création ou reprise d’entreprises et du congé sabbatique (suite)
TEMPS PARTIEL CONGÉ CRÉATION POUR CRÉATION DURÉE 1 an maximum renouvelable 1 fois Informer l’employeur 2 mois à l’avance par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge, et préciser : - la date de début du congé ou de la période de travail à temps partiel envisagée, - la durée du congé ou de la période de travail à temps partiel envisagée, - la réduction de temps de travail désirée, - la nature de l’activité de l’entreprise à créer ou à reprendre. FORMALITÉS À ACCOMPLIR Aucun texte n’indique le degré de précision de la description de l’activité en cause. L’employeur peut demander de plus amples détails au salarié sur son projet, mais ne peut les exiger, ni refuser le congé au motif que la description de l’activité n’était pas suffisamment affinée. L’employeur doit informer le salarié de sa réponse par lettre remise en main propre contre décharge, ou par lettre recommandée avec accusé de réception. Le défaut de réponse de l’employeur dans un délai de 30 jours à compter de la réception de la lettre vaut acceptation. La transformation du contrat de travail à temps plein en temps partiel doit faire l’objet d’un avenant au contrat. OBLIGATION DE L’EMPLOYEUR À L’ÉGARD DU COMITÉ D’ENTREPRISE Informer l’employeur 3 mois à l’avance, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge, de la date du départ et de la durée envisagées. Le salarié n’a pas à préciser la raison pour laquelle il souhaite prendre un congé. Ce congé pourra être pris en cas de création ou de reprise d’une entreprise par un salarié qui ne souhaite pas révéler son projet à l’employeur.

CONGÉ SABBATIQUE 6 mois minimum à 11 mois maximum

Le chef d’entreprise communique semestriellement au comité d’entreprise (ou aux délégués du personnel, en cas de carence du comité d’entreprise) la liste des demandes de congés et de transformation des contrats de travail à temps plein en temps partiel pour création d’entreprise, avec la suite qui leur a été donnée.

POSSIBILITÉ DE REPORT PAR L’EMPLOYEUR

L’employeur, quel que soit l’effectif de l’entreprise, peut différer le départ en congé ou la mise à temps partiel dans la limite de 6 mois à dater de la présentation de la lettre recommandée.

L’employeur peut différer le départ en congé dans la limite de 6 ou 9 mois pour les entreprises de moins de 200 salariés.

499

Tableau de présentation du congé et du temps partiel pour création ou reprise d’entreprises et du congé sabbatique (suite)

TEMPS PARTIEL POUR CRÉATION Dans les entreprises de plus de 200 salariés, l’employeur a la possibilité de différer le début de la période de travail à temps partiel lorsque plus de 2 % de l’effectif salarié bénéficie déjà d’une transformation du contrat de travail à temps plein en temps partiel pour la création d’entreprise, ou pour assurer des fonctions de direction dans une JEI.

CONGÉ CRÉATION

CONGÉ SABBATIQUE

POSSIBILITÉ DE REPORT PAR L’EMPLOYEUR

L’employeur a la possibilité de différer le départ en congé lorsque plusieurs autres salariés bénéficient déjà d’un des 2 congés (le quota diffère selon que l’entreprise emploie plus ou moins de 200 salariés).

POSSIBILITÉ DE REFUS DE L’EMPLOYEUR

Dans les entreprises de moins de 200 salariés, le chef d’entreprise peut refuser, après avis du comité d’entreprise ou, s’il n’en existe pas, des délégués du personnel, le congé ou le temps partiel s’il estime que le congé aura des conséquences préjudiciables pour l’entreprise ou si le salarié envisage de créer une activité directement concurrente de son employeur. Le chef d’entreprise doit motiver son refus et en avertir le salarié par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge. Le salarié a 15 jours, à dater de la réception de la lettre, pour contester la décision devant le conseil des prud’hommes (en référé). En cas de prolongation, en informer l’employeur (par lettre recommandée avec AR) 2 mois avant le terme du congé ou de la période de travail à temps partiel. En cas de renouvellement de la période de travail à temps partiel, un nouvel avenant au contrat de travail doit être signé. L’employeur a la possibilité de différer le renouvellement jusqu’à 6 mois à compter de la demande de prolongation. Le renouvellement peut être reporté, dans les entreprises de plus de 200 salariés, ou refusé dans les entreprises de moins de 200 salariés, si le fonctionnement de l’entreprise est compromis.

RENOUVELLEMENT

Pas de prolongation.

L’employeur n’a pas la possibilité de s’opposer au renouvellement.

500

Appuis logistiques et financiers

Tableau de présentation du congé et du temps partiel pour création ou reprise d’entreprises et du congé sabbatique (suite)
TEMPS PARTIEL POUR CRÉATION CONGÉ CRÉATION CONGÉ SABBATIQUE

FIN DU DISPOSITIF

Le salarié ne peut invoquer aucun droit à être réemployé avant l’expiration du congé ou de la période de travail à temps partiel. Lors de sa réintégration à l’expiration de son congé création, aucun texte n’impose au salarié de fournir à son employeur la preuve de la création ou de la reprise de l’entreprise (Arrêt de la cour de cassation, chambre sociale, 1er décembre 2005, n° du pourvoi 04-41394). Le salarié pourra, à l’issue de sa période de travail à temps partiel, retrouver une activité à temps plein avec un salaire au moins équivalent. Le salarié à temps partiel ne peut pas bénéficier du report de ces congés, il reste soumis au régime légal ou conventionnel des congés payés. Le salarié pourra, à l’issue de sa période de congé, retrouver son précédent emploi ou un emploi similaire, avec un salaire au moins équivalent.

CONGÉS PAYÉS

Les salariés qui prévoient de demander un congé création ou un congé sabbatique peuvent demander un report des congés payés annuels dus au-delà de 24 jours ouvrables, jusqu’à la date de départ en congé et sur une période de 6 années maximum. Dans ce cas, le bénéficiaire du congé demande que lui soit versée une indemnité compensatrice correspondant aux congés payés dont il n’a pas bénéficié.

Le salarié peut, le cas échéant, utiliser le compte épargne temps qu’il détient pour financer les heures non travaillées. Les salariés bénéficiant d’un congé création ou sabbatique continuent d’être couverts par la Sécurité sociale pendant 12 mois, tant en ce qui concerne les prestations en nature (remboursements des soins) que les prestations en espèces (indemnités journalières). Le maintien de la couverture sociale ne concerne pas l’assurance vieillesse ; le salarié pourra prendre une assurance volontaire ou, éventuellement, acheter plus tard les points de retraite correspondant à l’année du congé. Il est bien entendu que ce régime de maintien des droit cesse dès l’instant où la personne débute une activité indépendante. Elle dépend alors du régime social correspondant à son statut dans l’entreprise créée. Dès que le salarié retrouve son emploi après le congé, il est à nouveau couvert par la Sécurité sociale. Le déblocage anticipé des droits du salarié au titre de la participation aux résultats de l’entreprise est possible lorsque les sommes épargnées sont affectées à la création ou à la reprise d’une entreprise par le salarié, son conjoint marié ou uni par un PACS ou par ses enfants.

PROTECTION SOCIALE DU SALARIÉ EN CONGÉ

Le salarié bénéficie du régime de protection sociale des salariés au titre de son contrat de travail à temps partiel.

DÉBLOCAGE DE PARTICIPATION

501

2.8.2 Le livret d’épargne entreprise
Formule pourtant intéressante pour les créateurs et repreneurs d’entreprise, le LEE tombe en désuétude dans les réseaux bancaires.
Conditions

• La phase d’épargne doit durer au moins 2 ans (jusqu’à 5 ans). • Le capital progressivement constitué ne peut dépasser 45 800 . • L’argent déposé porte intérêt au taux actuel de 2 % net d’impôts.

Modalités

Dans un délai minimum de 2 ans après la phase d’épargne, quel que soit le Demande de prêt secteur d’activité de la société créée ou reprise.

• Le système de LEE est calqué sur le principe de l’épargne-logement. • Au bout de deux ans d’épargne, le titulaire du LEE peut demander un prêt pour reprendre ou créer une entreprise. • Le montant du prêt est déterminé en appliquant le principe que le total des intérêts du prêt doit égaler le total des intérêts acquis sur le livret multiplié par le coefficient 1,6. • Le prêt n’est pas automatique ; en cas de refus de la banque, celle-ci verse un complément de rémunération égal à 30 % des intérêts déjà acquis. • Le droit à demander un prêt peut être cédé par le titulaire du LEE à un membre de sa famille ou au repreneur de son entreprise.

Il est possible de retirer les fonds d’un LEE avant le délai de 2 ans, sans perdre le bénéfice de l’exonération à l’impôt sur le revenu des intérêts capitalisés, si les fonds retirés sont affectés dans un délai maximum de 6 mois au financement de la création ou de la reprise d’une entreprise exploitée ou dirigée personnellement par le titulaire du livret, son conjoint, ses descendants ou ascendants. De 2 à 15 ans. • Tout besoin d’investissement, apport en capital ou compte courant bloqué, rachat de parts sociales au moment de la création ou de la reprise d’une entreprise. • Toutes les immobilisations incorporelles ou corporelles nouvelles dans les 5 ans de la création ou de la reprise.

Durée Objet

Le taux maximal hors assurance du prêt est soit 5 % s’il est fixe, soit 4,5 % s’il Montant est articulé sur le taux du livret. et taux Par mensualités ou trimestrialités constantes. Loi 84/578 du 8 juillet 1984 ; Article 1er de la loi du 11 février 1994 ; Article 25 de la loi pour l’initiative économique n° 2003-721 du 1er août 2003. Les agences locales des banques et caisses d’épargne.

Remboursement

Textes de référence

Établissements compétents

502

Appuis logistiques et financiers

2.8.3 Le Plan d’épargne en actions (PEA)
La PEA est un dispositif qui permet d’investir tout ou partie de son épargne dans des titres d’entreprises cotées ou non. Les plus values ou dividendes réalisés sont exonérés d’impôt sur le revenu si aucun retrait n’a été effectué dans un délai de 5 ans suivant l’ouverture du PEA. Afin d’améliorer le financement des entreprises, la Loi pour l’initiative économique permet à tout titulaire d’un PEA porteur d’un projet de création ou de reprise de bénéficier de cet avantage fiscal sans avoir à attendre ce délai de 5 ans.
Conditions

Modalités

L’article 31 de la Loi pour l’initiative économique exonère d’impôt sur le revenu (à l’exclusion des prélèvements sociaux) le retrait ou le rachat de sommes ou valeurs d’un PEA effectués avant le délai de 5 ans sous certaines conditions : • Le retrait ou rachat des sommes du PEA doivent etre obligatoirement affectés à un projet de création ou reprise d’entreprise, • Les sommes ainsi retirées doivent être affectées au financement du projet de création ou reprise dans un délai maximum de trois mois. • Ces sommes doivent financer soit le capital social de la société, ou le rachat d’une entreprise, ou être versées sur le compte de l’exploitant individuel. Le retrait ou rachat intervenant avant le délai de 5 ans n’entraîne pas la clôture du PEA. Les mêmes conditions s’appliquent dans le cas d’un retrait ou d’un rachat entre la 5ème et la 8ème année suivant l’ouverture du PEA Art 31 de la Loi pour l’initiative économique.

• Être porteur d’un projet de création ou de reprise d’entreprise • Être titulaire d’un PEA (NB : les conjoints, ascendants ou descendants du porteur de projet et titulaires d’un PEA sont également éligibles à cette mesure).

Textes de référence

2.9 Les aides spéficiques
2.9.1 Les procédures financières à l’exportation Mission Artisanat-TPE d’UBIFRANCE
La Mission Artisanat-TPE d’UBIFRANCE s’adresse, en liaison avec les chambres de métiers et de l’artisanat, aux entreprises artisanales et aux TPE (entreprises de moins de 20 personnes) potentiellement ou déjà exportatrices. Pour tout ce qui touche au développement international, elle a vocation à informer, orienter, accompagner, fédérer un réseau autour de ces artisans et de ces TPE. Mission Artisanat-TPE d’UBIFRANCE Tél. : 01 40 73 32 26 ou 01 40 73 38 96 - 77, bd. St Jacques - 75014 PARIS Où s’adresser ? E-mail : francois-brunet@ubifrance.fr – laurence-chebath@ubifrance.fr
503

SIDEX
Cette aide, destinée aux TPE françaises, a pour vocation de finaliser un projet de développement international clairement identifié. Les opérations proposées peuvent consister en un séjour à l’étranger de l’entreprise demanderesse ou une invitation en France du partenaire étranger potentiel.
Bénéficiaires

Entreprises (juridiquement indépendantes) ayant un effectif inférieur à 100 personnes ou un chiffre d’affaires inférieur à 30 millions d’euros HT.

Modalités

L’aide représente 50 % maximum de la dépense engagée par l’entreprise et peut aller jusqu’à 7 500 euros. L’aide peut être accordée, au maximum, pour deux projets différents par entreprise et par an.

UBIFRANCE Tél. : 01 40 73 38 88 - E-mail : sime@ubifrance.fr Où
s’adresser ?

• DGTPE (Direction générale du trésor et de la politique économique) 139, rue de Bercy - 75012 PARIS Tél. : 01 44 87 70 00 - Internet : http://www.missioneco.org La DGTPE gère toutes les garanties du commerce extérieur et donne des S’adresser à ces organismes en premier lieu.

Où directives d’actions aux organismes chargés de l’application de la politique extés’adresser ? rieure (UBIFRANCE, COFACE, ACTIM, etc.).

2.9.2 PROPARCO
Implantation dans les pays d’Afrique noire
Bénéficiaires

Petites et moyennes entreprises françaises ayant des perspectives d’implantation dans tous les pays d’Afrique (à l’exception de l’Afrique du Sud, la Libye et l’Égypte), océan Indien, Caraïbes, océan Pacifique, DOM-TOM. Création d’entreprises, développement, restructuration, rachat d’actifs. Intervention de PROPARCO par : – apports de fonds propres, – prêts à moyen terme avec taux bonifié, – expertises et conseils. PROPARCO (Société de promotion et de participation pour la coopération économique) Caisse française de développement 5, rue Roland-Barthes - 75598 Paris Cedex 12 Tél. : 01 53 44 37 37 - Fax : 01 53 44 38 38 - Internet : http://www.proparco.fr
504

Domaines d’intervention Modalités

Où s’adresser ?

Appuis logistiques et financiers

2.9.3 La Compagnie française d’assurances du commerce extérieur (COFACE)
2.9.3.1 L’assurance prospection
Cette procédure permet de garantir les exportateurs contre l’insuccès relatif ou total de leurs actions de promotion commerciale à l’étranger.

Bénéficiaires

Entreprises françaises industrielles, commerciales ou de services, ou groupements d’entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur ou égal à 150 millions d’euros.

Modalités

• Pendant la période de garantie, à l’issue de chaque exercice de 12 mois, un compte d’amortissement est établi, faisant apparaître : – au débit, les dépenses engagées garanties, dans la limite du budget fixé pour l’exercice, – au crédit, un pourcentage des recettes réalisées sur les pays couverts (7 % pour les biens, 14 % pour les services, 30 % pour les licences, redevances et autres droits). Si le solde du compte d’amortissement est négatif, versement d’une indemnité qui représente 65 % de ce solde (80 % pour la Chine, l’Inde, le Japon, la Russie et les États-Unis). Une indemnité peut être versée en deux fois au cours de l’exercice si une avance sur indemnité n’a pas été accordée. • Pendant la période d’amortissement, à l’issue de chaque exercice de 12 mois, reversement d’un pourcentage des recettes réalisées pendant l’exercice sur la zone garantie (mêmes taux que ceux retenus en période de garantie), dans la limite des indemnités versées. Les indemnités non remboursées, du fait de recettes insuffisantes à la fin de la période d’amortissement, restent définitivement acquises à l’entreprise.

Durée

Est retenu l’ensemble des frais engagés par l’entreprise pour sa démarche de Dépenses prises prospection de la zone garantie, frais différents de ceux qu’elle engage dans son en compte activité habituelle ou frais supplémentaires par rapport à ces derniers.
Aides

• La durée de la période de garantie peut être de 4 ans maximum. • Celle de la période d’amortissement est supérieure d’un an à la précédente.

Coût

La prime est de 3 % du budget des dépenses de prospection garanti pour chaque exercice et de 5 % en cas d’avance sur indemnité.

Les aides au préfinancement de la prospection sont : • L’avance sur indemnité, réservée aux entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur ou égal à 1,5 million d’euros. À la demande de l’entreprise, versement de 32,5 % du budget annuel garanti dès la signature du contrat ou de son avenant de renouvellement, le solde éventuel de l’indemnité étant versé en fin d’exercice; • Le parrainage bancaire. La banque pourra consentir les crédits nécessaires au préfinancement de la prospection à hauteur du budget garanti pendant la période de garantie.

505

2.9.3.2 Le crédit de prospection
Bénéficiaires

En principe les entreprises voulant prospecter de nouveaux marchés, et bénéficiant d’un contrat d’assurance prospection auprès de la COFACE. Sous certaines conditions, l’entreprise obtiendra un parrainage bancaire, c’est-à-dire les crédits de trésorerie nécessaires au financement d’une partie des frais engagés dans le cadre du contrat.

Modalités

Montant

Les crédits accordés dans la limite de la part garantie par la COFACE bénéficient d’un taux privilégié. À la banque habituelle.

Où s’adresser ?

2.9.3.3 Les autres procédures de garantie à l’exportation

Il existe également différentes procédures de garantie à l’exportation. Celles-ci n’obéissent pas à des règles strictes mais s’apprécient au coup par coup selon les actions envisagées par l’entreprise. Couverture de certains risques qui, en raison de leur nature ou de leur importance, ne peuvent pas faire l’objet d’une garantie commerciale normale. Il s’agit : • du risque de fabrication, • du risque commercial, • du risque de crédit, • des risques politiques.
N L’assurance « Protection juridique » N L’assurance-crédit

La COFACE conseille et assiste les entreprises dans la recherche d’une résolution amiable et judiciaire des litiges (commerciaux et techniques) avec les importateurs étrangers et prend en charge les frais correspondants. COFACE (Compagnie française d’assurances du commerce extérieur) 12, cours Michelet - La Défense 10 - 92065 PARIS - LA DÉFENSE Cedex Tél. : 01 49 02 20 00 - Fax : 01 49 02 27 41 - Internet : http://www.coface.fr

Où s’adresser ?

506

Appuis logistiques et financiers

2.9.4 Le financement des exportations
2.9.4.1 La mobilisation des créances nées à l’exportation (court terme)
Bénéficiaires

Toutes les entreprises exportatrices peuvent mobiliser leurs créances nées sur l’étranger auprès des banques. Exportations en vente ferme et comportant des délais de paiement à court terme (18 mois au maximum à compter de l’expédition des marchandises). La mobilisation ne peut intervenir qu’après la sortie de la marchandise du territoire douanier français.

Conditions

Modalités

Escompte direct des traites tirées sur les acheteurs étrangers ou crédits de mobilisation de créances nées qui se réalisent par escompte soit de traites tirées par l’exportateur sur sa banque et acceptées par elle, soit de billets souscrits par l’exportateur à l’ordre de sa banque et avalisés par celle-ci. L’échéance du crédit de mobilisation doit coïncider avec celle de la créance commerciale sur l’acheteur étranger, augmentée éventuellement d’un délai forfaitaire de quinze jours maximum pour le rapatriement des fonds. Au banquier habituel.

Où s’adresser ?

2.9.4.2 L’affacturage

La Banque de France donne comme définition de cette formule de financement : « L’affacturage consiste en un transfert de créances commerciales de leur titulaire à un factor qui se charge d’en opérer le recouvrement et en garantit la bonne fin, même en cas de défaillance momentanée ou permanente du débiteur. Le factor peut régler par anticipation tout ou partie du montant des créances transférées. L’affacturage est donc à la fois un procédé de recouvrement, une technique de garantie des risques et éventuellement un moyen de financement des créances. » Les nouvelles entreprises sont très concernées par les problèmes auxquels l’affacturage apporte une réponse. Ainsi, en début d’activité, il est rare d’avoir l’équipement et l’effectif nécessaires pour gérer correctement le poste clients. De même la survenance d’un impayé peut entraîner la disparition de l’entreprise, et le fait d’avoir à consentir des délais de paiement aux clients nécessite en conséquence un fonds de roulement suffisant sauf à trouver une possibilité d’obtenir des crédits de mobilisation (pour encaisser par avance le chiffre d’affaires sans attendre l’échéance des créances). Certaines sociétés d’affacturage (par exemple, BNP CREAFACTOR, Crédit Agricole Factoring, EUROFACTOR, CGA AVENIR INITIAL de la Société Générale, NATEXIS-FACTOREM), ont mis au point des services d’affacturage destinés aux nouvelles entreprises. Cette technique de crédit (quand il y a règlement par anticipation du factor ou société d’affacturage) convient bien également aux créances commerciales à court terme sur les acheteurs étrangers.
507

• À certaines banques commerciales ayant une filiale d’affacturage. • Aux factors : l’Association française des sociétés financières publie la liste des sociétés d’affacturage. • À COFACRÉDIT (affacturage-export) Une solution globale de gestion, de recouvrement et de financement des créances sur les pays étrangers et les DOM-TOM, qui prend en charge toute la gestion de la garantie COFACE adossée au contrat d’affacturage. COFACE 12, cours Michelet - La Défense 10 - 92065 PARIS-LA DÉFENSE CEDEX Té l. : 01 49 02 20 00 - Internet : http://www.coface.fr Association française des sociétés financières 24, avenue de la Grande-Armée - 75854 PARIS Cedex 17 Té l. : 01 53 81 51 51 - Internet : http://www.asf-france.com COFACRÉDIT Tour Facto - 18, rue Hoche - 92988 PARIS-LA DÉFENSE Cedex Té l. : 01 46 35 71 71 - Internet : http://www.cofacredit.fr

Où s’adresser ?

2.9.4.3 Les autres crédits pour les entreprises commerçant avec l’étranger
Elles permettent aux entreprises d’avoir un financement tant pour une activité importatrice que pour l’exportation et de se prémunir contre le risque de change. Technique voisine de l’affacturage, elle consiste à décharger l’exportateur d’un bien d’équipement du risque d’insolvabilité du client étranger ou de non-paiement à l’échéance et éventuellement de prendre en charge la gestion de la créance dont le règlement porte sur le moyen ou le long terme.
N La confirmation de demande N Les avances en devises

2.9.5 Entreprises en difficulté
2.9.5.1
Bénéficiaires Conditions Modalités

Personnes physiques ou morales en retard de paiement d’impôts et de taxes de toute nature, de produits divers du budget et de cotisations de Sécurité sociale. Obtention de report de paiement de dettes fiscales et sociales échues. Trésorier payeur général du département.

Toutes les entreprises.

La commission des chefs des services financiers et des représentants des organismes de Sécurité sociale (CODECHEF)

Où s’adresser ?

508

Appuis logistiques et financiers

2.9.5.2 Le Comité départemental d’examen des problèmes de financement (CODEFI) (circulaire n° 5.027/SG du Premier ministre, 25/11/2004)
Bénéficiaires

Petites et moyennes entreprises industrielles des industries agroalimentaires, des services à l’industrie, du BTP confrontées à des difficultés financières graves.

Conditions

• Les difficultés doivent avoir une origine conjoncturelle. • Les CODEFI peuvent intervenir pour des entreprises d’un effectif maximal de 400 personnes. Pour bénéficier de l’intervention du CODEFI, il est indispensable d’avoir construit un plan de redressement économiquement cohérent et viable.

Modalités

Les dossiers qui, du fait de leur ampleur ou de leurs implications, ne peuvent pas être traités par les CODEFI sont adressés soit au Comité régional de restructuration industrielle (au niveau régional), soit au Comité interministériel de restructuration industrielle (niveau national). • Au trésorier payeur général du département ou la préfecture. • À votre banquier. • À votre chambre de commerce et d’industrie.

Le CODEFI est présidé dans chaque département par le préfet. Son intervention peut prendre plusieurs formes : • Échelonnement des dettes fiscales ou sociales sur une période qui, en général, n’excède pas deux ans ; • Intervention auprès des administrations pour qu’elles procèdent le plus rapidement possible au règlement des sommes dues au titre des marchés publics ; • Accompagnement de l’entreprise dans ses démarches d’obtention des concours bancaires nécessaires ; • Éventuellement, participation au financement du redressement en complément des financements classiques ; • Audit confié à un cabinet conseil dans la limite de 40 000 .

Où s’adresser ?

2.9.5.3 Le Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI)
Moyennes et grandes entreprises industrielles confrontées à des difficultés financières graves. Créé par arrêté du 06.07.82 (publié au JO du 08.07.82).

Bénéficiaires

Conditions

Le CIRI s’occupe, en particulier, des dossiers qui ne peuvent être traités par les CODEFI, du fait de leur ampleur ou de leurs implications. Il traite également les problèmes des entreprises représentant plus de 400 personnes. L’entreprise doit présenter des perspectives de redressement certaines. Les apports des dirigeants-associés doivent être significatifs et les accords de principe des organismes financiers doivent avoir été obtenus.

509

Modalités

Présidé par le ministre de l’Économie et des Finances, le CIRI a pour mission d’examiner les causes des difficultés des entreprises concernées et de susciter ou de provoquer des mesures de reconversion visant à maintenir un nombre significatif d’emplois durables, notamment en favorisant la mobilisation de l’environnement de l’entreprise ou en complétant le montage financier par des subventions. CIRI 139, rue de Bercy - 75572 PARIS Cedex 12 Tél. : 014487 7258 - Fax: 0153183608 Intrenet : http://www.entreprises.minefi.gouv.fr

Où s’adresser ?

510

Tableau financier d’ensemble Fonds propres disponibles Quasi-fonds propres B A

1 Subventions Financements ordinaires Financements spécialisés

RESSOURCES PERMANENTES C D E

Mobilisations Découvert Crédit de campagne Obligations cautionnées

Appuis logistiques et financiers

2

RESSOURCES À CT

511

A - Fonds propres disponibles
disponibles épargne personnelle livret épargne entreprise PEA, PEE

512
Apports personnels endettement personnel prêts hypothécaires prêt employeur (apports en CC d’associés) dons prêts d’encouragement prêts d’honneur concours, bourses partenaires famille, relations SCR FCPR/FCPI/FIP fonds d’amorçage banques d’affaires capital-risque business angels investisseurs privés grandes entreprises cigales associations love money pour l’emploi société de reconversion Apports des partenaires financiers (participation) autres (incubateurs ex SFI, etc.) love money Autres apports

Tableau financier d’ensemble (suite)

FONDS PROPRES DISPONIBLES

B - Quasi-fonds propres

Prêts participatifs

Tableau financier d’ensemble (suite)

QUASI-FONDS PROPRES

Comptes courants d’associés

Appuis logistiques et financiers

Obligations convertibles

513

C - Subventions

514
Régionales Aides spécifiques aux DOM-TOM DRIRE Aide au recrutement des cadres (ARC) OSÉO Aide à la validation du budget Recrutements de cadres de R et D CIRI Sectorielles POA Subventions à la coopération ADEME Restructurations sectorielles Subvention MECA/ PRODUCTIC Fonds européens Opérations spéciales

Tableau financier d’ensemble (suite)

SUBVENTIONS

D - Financements ordinaires

financement bancaire

Investissements immobiliers

crédit-bail immobilier

FINANCEMENTS ORDINAIRES

Tableau financier d’ensemble (suite)

financement bancaire

Investissements mobiliers

Appuis logistiques et financiers

crédit-bail mobilier

515

516
Innovation Avances remboursables OSÉO Voir banques d’affaires EXPORT Voir COFACE Restructurations CIRI - CODEFI

E - Financements spécialisés

Tableau financier d’ensemble (suite)

FINANCEMENTS SPÉCIALISÉS

Avantages et allégements fiscaux, aides à l’emploi

Exonération d’impôt sur le bénéfice Exonération d’impôt forfaitaire annuelle Exonération de versement des acomptes d’IS Exonération d’impôts locaux Aides spécifiques Corse Aides spécifiques DOM Crédits d’impôt recherche et formation Réductions d’impôts Contrat initiative emploi Contrat jeunes Exonération de charges sociales patronales DDTEFP Contrats de professionnalisation, d’apprentissage, Embauche jusqu’au 50e salarié Réduction Fillon Contrat d’insertion RMA Embauche de personnes handicapées DDSF

1. ALLÉGEMENTS FISCAUX

Appuis logistiques et financiers

2. EMPLOI

517

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