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Et si les syndicats s'impliquaient dans le logement social

Alors que la crise du logement qui sévit au Québec depuis


5 ans semble se résorber dans plusieurs régions, et que le
gouvernement du Québec profite de la situation pour
amputer à son programme d’aide aux sans-logis qui avait
été mis sur pied en 2001, le Front d’action populaire en
réaménagement urbain (FRAPRU) nous apprend qu’il y a
plusieurs personnes et des familles qui ne pourront pas se
trouver des logements à prix modiques cette année.

On peut donc se demander si tout a vraiment été fait pour


venir en aide aux gens à la recherche d’un logement à prix
abordable, et la réponse est non, on pourrait alors
commencer à penser à d’autres alternatives de rechange
pour tenter de soulager les sans logis.

Une alternative que l’on pourrait considérer d’innovatrice et


qui pourrait être envisagée pour alléger le fardeau des
sans-logis, serait de se tourner vers les syndicats et tout
particulièrement vers le Fonds de solidarité de la FTQ, et
le Fondactions de la CSN pour qu’ils investissent un
certain pourcentage de leurs fonds dans la création de
logement social, ce qui aurait aussi comme avantage de
créer des emplois.

Une telle alternative a déjà été appliquée en l’Ontario où le


syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA)
s’est déjà impliqué activement dans certains programmes
de logements sociaux en collaboration avec les divers
paliers gouvernementaux, alors pourquoi ne pourrait-il pas
en être autant au Québec?

Mais les gestionnaires des Fonds de solidarité de la FTQ


et du Fondactions de la CSN accepteraient-ils d’investir
des sommes d’argents dans le logement social?

C’est peu probable, ils donneraient vraisemblablement le


même prétexte que les entrepreneurs privés qui refusent
de construire des logements pour se consacrer plutôt à la
construction de condos, puisque les nouveaux logements
coûtent trop chers à construire, et qu’il faudrait alors fixer
le prix des loyers à 700 ou 800$ par mois pour qu’ils soient
rentables.
Et surtout que ces fonds d’investissements doivent garantir
un certain rendement pour les investisseurs, tout en
garantissant une certaine sécurité.