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Guide des Carrières en Finance Banque, assurance, comptabilité, audit et systèmes d’information 2007-08 La place
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Guide des Carrières en Finance Banque, assurance, comptabilité, audit et systèmes d’information 2007-08 La place

Guide des Carrières en Finance

Banque, assurance, comptabilité, audit et systèmes d’information

2007-08

assurance, comptabilité, audit et systèmes d’information 2007-08 La place de marché de l'emploi en finance

La place de marché de l'emploi en finance

Le Le monde monde de de la la finance finance appartientappartient àà ceuxceux quiqui lele
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BANQUE DE FINANCEMENT

BANQUE DINVESTISSEMENT

Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes d'Information Les Employeurs Table des matières Aperçu
Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes d'Information Les Employeurs Table des matières Aperçu

Banque et Assurance

Comptabilité et Audit

Systèmes d'Information

Les Employeurs

Table des

matières

Aperçu

Travailler en finance

02

Gravir les échelons

06

Comment sortir du lot ?

08

Vos trois premiers mois

12

Banque et assurance

Fusions & acquisitions

14

DCM & ECM

18

Vente, trading et recherche

20

Banque de nancement

24

Gestion d’actifs

26

Gestion

alternative

30

Private equity

34

Banque privée

35

Droit des affaires et compliance

36

Middle et back-ofce

38

Gestion des risques

39

Banque de détail

40

Assurance

42

Les nouveaux métiers de la finance

44

FAQs : Carrières en finance

45

Comptabilité et audit

Comptabilité

46

Conseil

50

Trésorerie d’entreprise

51

Direction administrative et financière

52

Contrôle de gestion

53

Audit

54

FAQs : Comptabilité

56

Systèmes d’information

Systèmes d’information (SI)

58

Carrières en informatique

62

Langages informatiques

64

FAQs: Systèmes d’Information

66

Les employeurs

Profils entreprises

68

Profils partenaires

76

Le Guide des Carrières en Finance

édité par eFinancialCareers.fr – www.efinancialcareers.fr Chef de projet : Janice Chalmers Responsable éditoriale : Julia Lemarchand Secrétaire de rédaction : Anne-Claire Bouzanne Journalistes : Baptiste Julien Blandet, Thierry Iochem, Corinne Zerbib, Jean-Christophe Buchot, Catherine Motol, Mark Wilmann Directeur artistique : Valerio Italiano Maquette : Jane Roberts Responsable Marketing : Emmanuelle Lacroix Publicité : Nicolas Pras, Olivier Bertogal, David Serra, Abel Ekpitini

Exemplaires supplémentaires : info@efinancialcareers.fr 0810 600 238 ©2007 eFinancialCareers Ltd Tous droits réservés.

Comment utiliser ce guide ?

Julia Lemarchand

Responsable éditoriale

eFinancialCareers.fr

Lemarchand Responsable éditoriale eFinancialCareers.fr Le Guide des Carrières en Finance vous aidera à vous

Le Guide des Carrières en Finance vous aidera à vous frayer votre chemin dans le monde particulièrement compétitif de la finance. Vous y trouverez une

description approfondie des différents métiers, des compétences requises et des étapes à suivre pour réussir en banque/assurance mais aussi en finance d’entreprise, audit/conseil, sans oublier les systèmes d’information. En complément du guide, vous pouvez consulter l’Espace Jeunes Diplômés du site eFinancialCareers.fr : toute l’actualité emploi, des conseils d’experts et des témoignages. Un lieu où vous pouvez également débattre. Ce guide et le site vous permettront ainsi de figurer parmi les candidats les mieux avisés. Ce qui, dans la bataille pour décrocher un emploi, vous fera incontestablement prendre une avance sur les autres prétendants.

Bonne chance dans vos recherches !

fera incontestablement prendre une avance sur les autres prétendants. Bonne chance dans vos recherches ! Julia

Julia Lemarchand

Bonne chance dans vos recherches ! Julia Lemarchand Espace Jeunes Diplômés Après la lecture de ce

Espace

Jeunes

Diplômés

Après la lecture de ce guide, continuez vos recherches sur notre site Internet et accédez à l’Espace Jeunes Diplômés, dédié aux candidats qui veulent débuter leur carrière en finance. Vous pourrez ainsi consulter régulièrement nos offres d’emploi et de stages et nos articles

actualisés sur www.efinancialcareers.fr/ jeunes_diplomes

À la Une

Les dernières infos pour les étudiants et les jeunes diplômés. Stages Ils sont le passage obligatoire pour amorcer votre carrière. Vous trouverez dans cette section conseils, articles et témoignages. Jeunes Diplômés Les conseils et étapes pour décrocher votre premier emploi.

Tout savoir sur le marché Descriptif des secteurs financiers : Cette section complète le guide, avec plus de secteurs analysés. Carrières : Plus d’infos sur les

métiers avec des témoignages de professionnels. Glossaire financier : Des milliers de définitions pour connaître les termes de la finance sur le bout

des doigts. Les petits + De précieux conseils formulés par les professionnels du secteur. Tests de raisonnement numérique La plupart des banques y ont recours. Alors n’attendez pas, entraînez-vous dès maintenant avec nos tests psycho-techniques.

des banques y ont recours. Alors n’attendez pas, entraînez-vous dès maintenant avec nos tests psycho-techniques.

eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08

eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes
eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes

Banque et Assurance

Comptabilité et Audit

Systèmes d'Information

Les Employeurs

Travailler en finance

Une grande diversité de métiers, de compétences et de carrières, au sein d’un secteur qui recrute

La liste des métiers de la finance est longue. Il y en

Banque privée

En bref

La finance recrute dans

toutes les branches

L’Unedic estime les besoins

à 30 000 postes en 2007

Le travail en équipe devient

une nécessité absolue

a

pour tous les goûts et pour toutes les compétences.

Cette perspective dynamise la banque privée. Les

Et

le secteur recrute dans toutes les branches. Le

entrepreneurs vont vouloir placer le produit de la vente de

nombre d’offres d’emploi est tel que les services des ressources humaines se tournent de plus en plus vers les cabinets de recrutement, les agences

leur société. Résultat : réseaux et établissements dédiés sont en concurrence pour capter ces futurs rentiers.

et les sites Internet d’offres d’emploi. L’Unedic estime

les besoins du secteur à 30 000 postes en 2007. « La finance offre de vastes perspectives. Il y a plus de trois cents métiers. Tout est possible, en fonction du parcours professionnel, de la motivation et de la volonté de s’ouvrir », affirme Catherine Dropsy, à la direction des ressources humaines de la Société Générale.

« En finance, tout est possible, en fonction du parcours, de la motivation et de la volonté de s’ouvrir »

Catherine Dropsy, Société Générale

Cela dit, il y a aussi des entreprises qui n’embauchent pas, pour cause de restructuration de leur activité. C’est

le cas, par exemple, du réseau LCL, où les postes laissés

vacants par les récents départs à la retraite et départs volontaires (plus de 3 000) ne seront pas pourvus. Ces dernières années, les institutions financières ont dû s’adapter à de nouvelles réglementations qui ont modifié leur organisation en profondeur. Par ailleurs, la finance dépend bien sûr des caprices de l’économie, notamment en banque d’investissement et en gestion d’actifs.

Banque et assurance

Finance de marché Oublié le début des années 2000, marqué par des réductions d’effectifs. Les marchés financiers étant au plus haut, traders, analystes, structureurs et syndicateurs sont les bienvenus.

Banque de financement Les activités de financement, particulièrement le private equity, bénéficient d’un fort afflux de liquidités. Les leverage buyouts (LBOs) permettent la cession de PME à fort potentiel sans passer par les marchés actions. Viennent s’y ajouter les fusions & acquisitions. Les besoins en financement croissent chaque année :

2 en France, une PME sur deux sera à vendre d’ici à 2012.

Gestion d’actifs et gestion alternative En gestion d’actifs, 123 milliards d’euros ont été collectés en France en 2006. Et en gestion alternative, les hedge funds ont cumulé près de 2 000 milliards de dollars d’encours dans le monde ! À noter : la distinction entre les deux types de gestion tend à s’estomper.

Banque de détail De toutes les branches de la finance, c’est celle qui recrute le plus, car la moitié de son personnel sera à la retraite d’ici à trois ans. C’est aussi la branche où la concurrence est la plus âpre. Les nouvelles recrues doivent avoir un tempérament de commercial hors pair pour faire la différence, même s’il ne s’agit pas tant de vendre que de détecter les besoins des clients et de leur proposer des solutions adaptées. Bon à savoir :

les fonctions sont de plus en plus encadrées, notamment par des directives européennes.

Assurance Les nouvelles réglementations touchent aussi l’assurance, qui par ailleurs s’internationalise. L’essor de l’assurance se fait en lien avec celui de la banque de détail. La plupart des réseaux bancaires développent des contrats d’assurance et les compagnies d’assurance créent des filiales bancaires, le plus souvent en ligne. La frontière entre banque et assurance est de plus en plus floue, comme en témoigne le rachat, en juin 2007, des AGF par le Crédit Agricole.

Middle et back-office Pour améliorer le suivi de la clientèle, maîtriser les opérations financières et s’adapter aux nouvelles règlementations, tous les acteurs du secteur ont investi dans le middle et le back-office. Ici, la finance montre qu’elle est bel et bien une industrie de pointe, avec ses salles de serveurs informatiques dotées de mécanismes de stabilisation de la température, ses processus sophistiqués de sauvegarde des données, ses coffres- forts numériques hypersécurisés…

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eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08

eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08 Retrouvez notre glossaire financier en ligne
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Gestion des risques Les réglementations récentes (Bâle II, IFRS) ont imposé aux établissements de créer des outils d’évaluation de tous les risques potentiels. Cette activité de vigie est une belle porte d’entrée dans le monde de la finance pour ceux qui n’ont pas complètement arrêté leur choix et qui veulent d’abord avoir une vue d’ensemble du secteur.

Finance d’entreprise

Comptabilité Ces nouvelles réglementations ont également redéfini les contours de la comptabilité, générale comme analytique. Même les PME sont poussées par les fonds d’investissement à se restructurer dans ce domaine.

Contrôle de gestion Le reporting réalisé par le middle ou le back-office, par exemple en gestion des risques, n’a guère d’utilité sans l’expertise du contrôleur de gestion. Aujourd’hui, le métier est très en vogue au sein des banques, qui ont peu recruté ce type de profil au cours des dernières années.

Trésorerie d’entreprise Jadis isolé, le trésorier a retrouvé une place de choix au sein de la direction financière. Il est surtout présent dans les grands groupes et son métier reste principalement la gestion du cash. Mais sa fonction évolue. Il prend désormais part à des missions transversales, par exemple en gestion des risques ou en communication financière.

Direction administrative et financière Elle joue un rôle majeur dans la mise en œuvre de la stratégie. De plus en plus, elle sert de lien entre la direction générale et les actionnaires et prend en charge des divisions et des filiales. Le directeur administratif et financier, à la fois polyvalent et spécialisé, est souvent en première ligne pour répondre aux demandes de transparence exprimées par des régulateurs comme l’AMF (Autorité des marchés financiers).

Audit et conseil

Conseil et audit Ces fonctions, généralement externalisées (mais l’audit peut aussi être fait en interne), permettent à l’entreprise de détecter ses points faibles et d’établir un plan de bataille pour les éliminer. De plus, avec les nouvelles

réglementations, les établissements ont besoin d’aide pour faire les bons choix. Comme la gestion des risques, le conseil et l’audit ont un rôle de vigie et doivent dégager une vision globale. Ils sont très en vogue actuellement.

Droit des affaires et compliance Face à l’augmentation des fusions & acquisitions et des LBOs et face à la vague de nouvelles réglementations, la finance cherche des profils juridiques. Mais le marché ayant atteint sa maturité, il vous faudra trois ans d’expérience minimum pour obtenir un poste.

Systèmes d’information

Vu le haut niveau de technicité des missions et le fait qu’elles sont souvent ponctuelles, les ingénieurs interviennent généralement comme consultants. Ce qui n’empêche pas les établissements financiers d’avoir leurs propres experts, mais ils sont bien moins nombreux.

De la MOA (maîtrise d’ouvrage) Avec le développement des systèmes d’information, la finance s’est profondément métamorphosée et a gagné en productivité. Pour chaque nouveau produit financier, il faut mettre en place un dispositif informatique adéquat, donc un cahier des charges. Cette tâche revient aux ingénieurs informatiques et financiers. Autre mission : adapter les systèmes informatiques après une fusion d’équipes, un rapprochement d’unités (comme à la Caisse d’Épargne), ou encore après l’arrivée de nouveaux textes réglementaires.

À la MOE (maîtrise d’oeuvre) À partir du cahier des charges établi par la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’oeuvre conçoit et produit les outils. A nouveau, ce sont le plus souvent des consultants qui effectuent ce travail, parfois depuis l’étranger, dans un pays où ils sont tout aussi compétents mais moins chers.

Conclusion

Les postes dans la finance sont tout sauf cloisonnés. Tous exigent un travail d’équipe, en particulier lorsqu’il est question de gérer les risques et travailler sur les nouvelles réglementations. Au-delà des compétences propres à chaque métier, vous devrez donc démontrer votre sens de la communication, votre capacité d’adaptation et votre ouverture d’esprit.

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eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes
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Banque et Assurance

Comptabilité et Audit

Systèmes d'Information

Les Employeurs

Gravir les échelons

D’analyste à managing director : la carrière idéale au sein d’une banque d’investissement

En bref

Comptez trois ans avant de

passer à l’échelon supérieur

Moins de 5 % des analystes

deviennent directeur général

Un vice-president doit souvent

quitter sa banque pour avancer

Dans la plupart des grandes banques d’investissement européennes et anglo-saxonnes, les déroulements de carrière sont les mêmes et les appellations et les profils de poste diffèrent peu. Au début, la progression est souvent rapide et les salaires généreux, mais la plupart des postes exigent un investissement considérable.

Analyste

C’est le premier poste que décroche un jeune diplômé, en général pour deux ou trois ans. En corporate finance (banque de financement et d’investissement), le travail de l’analyste consiste à élaborer des pitchbooks (présentations de recommandations stratégiques) ou à analyser des produits financiers. En salle de marché, son rôle se limite souvent à celui d’assistant. « Nous n’attendons pas d’un analyste qu’il apporte tout de suite de hautes compétences techniques. En revanche, il doit apprendre vite et faire preuve d’esprit d’équipe », estime Christian Vie, DRH de Goldman Sachs France.

« Si l’on est en mesure de défricher de nouveaux marchés, il est possible de gravir très rapidement les échelons »

Stéphanie Delorme et Virginie Chabran, cabinet Whitehead Mann

Associé

Les associés sont soit des analystes montés en grade, soit des diplômés d’écoles de commerce titulaires d’un MBA. Généralement, ils encadrent une petite équipe d’analystes pendant trois ans environ. En tant qu’associé, vous pourrez assister aux réunions avec les acteurs clés des dossiers en cours et rencontrer les directeurs financiers des grandes entreprises.

Vice-president

Le titre, issu de la terminologie anglo-saxonne, peut impressionner mais le poste n’a rien d’exceptionnel :

les vice-presidents (VP) sont légion dans toute banque d’investissement. Un vice-president est plus souvent en contact avec les clients et gère systématiquement des équipes. En corporate finance, il se voit confier la gestion des affaires courantes et des équipes d’associés et d’analystes. Dans les ventes et le trading, il gère son propre portefeuille de clients. Ici encore, la durée

6 moyenne d’occupation du poste est de trois ans.

Mais à ce stade, grimper les échelons devient plus difficile car les critères d’évaluation – capacité à créer de la valeur, à gérer les équipes, à satisfaire les attentes des clients – sont plus flous. S’il n’obtient pas de promotion interne, le vice-president tentera de décrocher un poste ailleurs.

Directeur ou directeur exécutif

Ce sont les bras droits des directeurs généraux, ces derniers étant les véritables détenteurs du pouvoir. En corporate finance, les directeurs se chargent de répondre au quotidien aux attentes des clients. Dans les ventes et le trading, ils gèrent en bonne partie la relation avec les clients importants.

Directeur général

Les directeurs généraux ou MD (managing directors) tiennent le haut du pavé. Ils prennent l’initiative des dossiers et sont les vrais responsables de la relation avec les clients les plus importants. Peu d’analystes parviendront à ce stade : dans une grande banque internationale comme Goldman Sachs, on compte un millier de MD pour 20 000 collaborateurs. Dans une banque française, il faut généralement attendre d’avoir 40 ans pour accéder à un tel poste. « Les qualités essentielles pour devenir MD sont la passion du métier, le talent de deal maker, la maîtrise de la technique financière et le sens de l’international », résume Xavier Blandin, senior banker chez BNP Paribas et président du Club des dirigeants de banques.

Salaire et performance

Votre progression de carrière dépendra plus fortement de vos performances individuelles dans les ventes et le trading. « En corporate finance et conseil en fusions & acquisitions, la progression peut être moins rapide car les performances sont plus difficilement quantifiables, estiment Stéphanie Delorme et Virginie Chabran, consultantes finance au sein du cabinet Whitehead Mann. Alors que si l’on est en mesure de défricher de nouveaux marchés, il est possible de gravir très rapidement les échelons. » Ainsi, un trader talentueux peut parfaitement, à un poste de vice-president, gagner plus qu’un directeur général. Cela dit, votre salaire dépendra toujours de vos performances. Et plus vous grimperez dans la hiérarchie, plus la part variable de votre rémunération sera grande.

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Les Employeurs

Comment sortir du lot ?

Le B.A.BA du parfait candidat ou comment se démarquer pour convaincre les recruteurs

En bref

Faites un portait-robot du poste

que vous visez avant de postuler

Soyez prêt à démontrer votre

désir de travailler dans la banque

Préparez-vous méthodiquement

aux tests d’évaluation

La très grande majorité des recherches d’emploi se font désormais par le biais d’Internet. Mais quand on cherche du travail, l’univers de la Toile peut faire peur tellement il semble sans limite. Comment ne pas se noyer ? La première étape pour s’y frayer un chemin consiste à définir un plan d’action, et la méthode éprouvée du plan marketing est parfaitement adaptée. Car il s’agit bien de vendre un produit : vous-même ! Après le bilan de compétences (qui suis-je, qu’est-ce que je sais faire), il vous faut définir votre cible (qu’est- ce que je veux), concevoir le message qui va véhiculer les caractéristiques de votre produit puis choisir les canaux de communication.

« D’un candidat, nous attendons clarté, précision, efficacité, bon sens, dynamisme et envie de partager »

Corinne Dalodière, Barclays

D’abord la cible : que cherchez-vous exactement ? Afin de le déterminer, il vous faut commencer par examiner les critères généraux que l’on retrouve sur tous les job boards : intitulé du poste, secteur d’activité, localisation géographique. Mais cela ne suffit pas. Une recherche bien ciblée exige que vous définissiez de façon plus détaillée le poste de vos rêves. Taille de la société, culture d’entreprise, salaire, contenu de la mission, possibilité de pratiquer des langues étrangères… il vous faut dresser une sorte de portrait-robot qui déterminera votre choix des annonces. Le message se compose bien entendu de votre CV et de votre lettre de motivation. Avant tout, il doit mettre en avant les points forts de vos compétences et de votre personnalité. Tout l’enjeu de recherche d’emploi est là :

comment se faire remarquer pour être sélectionné.

Formation et stages

Parmi les candidats qui postulent en ligne sur les sites des banques d’affaires, plus de la moitié sont éliminés d’office. Le premier critère de sélection est la formation. Pour les postes haut placés, les recruteurs demeurent extrêmement sélectifs sur la formation universitaire et les stages. « Il ne s’agit plus seulement d’attendre les candidats mais d’utiliser les stages pour sélectionner

8 nos futurs cadres, explique Anne Rayon, responsable du

recrutement chez LCL. Notre objectif pour 2007 est d’intensifier notre recrutement à bac+5 pour compenser les départs à la retraite de nos cadres. » De bons résultats universitaires ne garantissent pas pour autant un entretien. Pour faire le tri parmi les meilleurs postulants, les formulaires de candidature en ligne, particulièrement ceux des banques anglo-saxonnes, comportent des séries de questions précises. Il s’agit là du premier contact avec votre employeur potentiel :

soyez concis et précis, utilisez les mots clés et les expressions favorites des recruteurs. Mais attention :

ne mentez pas ! Si votre candidature passe ce premier barrage à la faveur d’un subterfuge, le recruteur ne s’y trompera pas : il vous écartera définitivement de sa liste. Par ailleurs, les recruteurs conseillent souvent de limiter le nombre de candidatures afin de mieux préparer chacune d’entre elles.

Le truc en plus

Vous avez franchi la première étape grâce à votre e-CV et à votre lettre de motivation : bravo ! Vous allez être convié à passer un entretien. C’est souvent le premier d’une série d’entretiens au cours desquels vous rencontrerez des professionnels du métier et du groupe (RH, opérationnels). À ce stade, les questions ont surtout pour objectif de vérifier que vous correspondez bien au profil recherché. Vos interlocuteurs veulent être sûrs que vous avez les compétences requises et que vous vous intéressez au secteur. Vous devrez démontrer votre passion pour le monde de la banque, ce qui passe par une bonne connaissance de l’actualité financière et par votre capacité à l’analyser. Pour Pascal Quiry et Yann Le Fur, banquiers d’affaires et professeurs au groupe HEC, « il est essentiel de comprendre l’environnement dans lequel évoluent les banques d’affaires pour pouvoir, lors d’un entretien, en parler dans les termes qui correspondent à la réalité de ces métiers. » N’hésitez pas à mentionner les expériences et « trucs en plus » que vous pourrez apporter (langues étrangères, spécialisations, bon suivi de l’actualité…). Les recruteurs attendent des candidats qu’ils puissent justifier pourquoi ils ont choisi tel ou tel domaine (fusions & acquisitions, DCM/ECM, etc.) et pourquoi ils ont postulé pour leur banque en particulier. La responsable du recrutement chez Barclays, Corinne Dalodière, rappelle les qualités

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eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08

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Suite de l’article p. 8

fondamentales d’une bonne candidature : « D’un candidat, nous attendons clarté, précision, efficacité, bon sens, dynamisme et envie de partager. » Baudouin Capelle, directeur des ressources humaines chez Banque Patrimoine et Immobilier, conseille :

« Il faut travailler son accroche afin de donner le ton pour la suite ; aller droit à l’essentiel et mettre en avant ce qui vous différencie des autres candidats ; prouver votre motivation, votre détermination et l’adéquation de votre profil au poste proposé. » Vous serez amené à répondre à des questions personnelles mais aussi à des questions dites techniques, destinées à évaluer vos connaissances, votre capacité à réfléchir et votre résistance au stress. Le contenu de ces tests dépend du secteur dans lequel vous postulez. En fusions & acquisitions, on vous questionnera surtout sur les méthodes de valorisation. En ECM, les questions porteront davantage sur la rédaction d’une note d’information. Dans le trading, les questions de personnalité seront plus fréquentes et les questions techniques plus précises. Pour vous entraîner, des tests de raisonnement numérique sont disponibles sur le site eFinancialCareers.fr à la rubrique « Jeunes diplômés ».

La meilleure façon de penser

Si vous êtes retenu après la première batterie d’entretiens, vous serez invité à en passer d’autres. Plus pointus, ces nouveaux entretiens porteront davantage sur l’emploi en question. Par exemple, le candidat à un poste en salle de marché pourra avoir à répondre à des questions de calcul mental (combien font six quatorzième à quatre décimales près, combien de balles de ping-pong peut-on mettre dans le réseau du

métro parisien

n’hésitez pas à réfléchir à haute voix : l’important n’est pas de donner la bonne réponse mais de montrer que vous savez utiliser le cheminement de pensée adéquat. Certains d’entre vous seront soumis à l’épreuve des entretiens de groupe. Plutôt que d’adopter la posture du concurrent acharné, privilégiez l’esprit d’équipe. Adressez-vous aux autres candidats en les appelant par leur prénom, invitez-les à prendre part à la conversation, ne les interrompez pas et ne monopolisez pas le temps de parole. Bref, faites preuve d’éducation et de maîtrise de vous-même ! Une autre façon de vous démarquer en espérant décrocher le poste de vos rêves.

).

Pour répondre à ce genre de questions,

Profil

Marceline Try

Vendeuse en salle des marchés

ABN Amro

Marceline Try Vendeuse en salle des marchés ABN Amro Titulaire d’un DESS techniques financières et bancaires

Titulaire d’un DESS techniques financières et bancaires et d’un magistère banque-finance de l’Université Panthéon- Assas Paris II, Marceline Try a rejoint ABN Amro à Londres en juillet 2004.

Quel poste occupez-vous chez ABM Amro ? Je suis vendeuse en salle des marchés au sein du département dérivés actions, matières premières et taux d’intérêt. Je m’occupe de la vente de tous types de produits, des produits standardisés aux produits sur mesure.

Comment se sont déroulés les entretiens ? Les entretiens sont différents en France et en Angleterre. Dans les banques françaises, les entretiens sont plutôt techniques tandis qu’en Grande-Bretagne, les recruteurs cherchent davantage à connaître votre personnalité et à tester votre comportement en vous confrontant à différentes problématiques et mises en situation. Pour entrer chez ABN Amro, j’ai passé quatre entretiens avec les membres de l’équipe et le responsable du département.

Pourquoi avez-vous choisi cette voie ? Apres un bac scientifique, je me suis orientée vers des études économiques qui m’ont passionnée. Puis j’ai voulu mieux comprendre les marchés financiers, d’où mon choix du magistère banque-finance à Assas. Ce secteur étant en ébullition constante, j’actualise sans arrêt mes connaissances. Un vrai régal intellectuel !

Si c’était à refaire, opteriez-vous pour un autre parcours ? Non ! La fac m’a permis de me spécialiser dans mes domaines de prédilection. J’ai pleinement bénéficié de toute la liberté et de toute l’autonomie nécessaires pour étudier à mon rythme, sans contrainte. J’ai choisi mes stages, qui sont une excellente occasion de découvrir différents secteurs d’activités, dans plusieurs domaines qui m’intéressaient.

Les conseils de Marceline : Soyez bien préparé, les tests de logique et en particulier
Les conseils de Marceline :
Soyez bien préparé,
les tests de logique et
en particulier pour
les tests mathématiques
qui évaluent votre rapidité.
Soyez sincère. Dans le monde du travail
anglo-saxon, le mensonge est impardonnable.
Si vous êtes recruté,
votre employeur vérifiera
vos antécédents et appellera vos références.
N’oubliez
de la peut
parfois
être pas
injuste.
part pas
établissement
refus condamne
pour
d’un l’ensemble
que des le ne Un entreprises. recrutement vous

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Banque et Assurance

Comptabilité et Audit

Systèmes d'Information

Les Employeurs

Premier poste : trois mois pour convaincre

Quelques conseils pour s’intégrer en douceur, tout en faisant preuve de personnalité

En bref

Repérez et respectez

les codes de l’entreprise

Soyez humble, réactif

et curieux

Intéressez-vous à l’histoire

de l’établissement

Vous venez de décrocher votre premier poste, peut-être dans la prestigieuse société que vous rêviez d’intégrer. Cette période d’adaptation est décisive. Voici quelques conseils pour faire vos premiers pas dans les meilleures conditions. Préparez votre premier jour comme une rentrée scolaire. Rassemblez le maximum d’informations sur l’entreprise et sur le département où vous allez travailler. Si possible, étudiez l’organigramme pour éviter les bourdes. C’est aussi le moment de renouveler votre garde-robe, car votre nouvel emploi risque de vous laisser peu de temps pour faire des emplettes (attention, une fois dans l’entreprise, adoptez les codes vestimentaires en vigueur).

« Un débutant est là pour apprendre. L’important est qu’il montre sa bonne volonté et qu’il sache s’intégrer à l’équipe »

Pierre Bernardin, responsable du recrutement juniors chez Exane

Une fois dans la place, faites preuve d’autonomie, sachez vous montrer débrouillard. Mais ne surestimez pas les attentes de votre nouvel employeur. De nombreuses entreprises n’accueillent pas les nouveaux arrivants comme elles le devraient, faute de temps ou de méthode. Cela ne veut pas dire qu’elles s’attendent à ce que vous sachiez tout faire, tout de suite. « Nous engageons les débutants à prendre leur premier job avec humilité. Ils sont là pour apprendre. L’important est qu’ils montrent de la bonne volonté et qu’ils sachent s’intégrer à l’équipe », estime Pierre Bernardin, responsable du recrutement juniors chez Exane.

Culture d’entreprise

Ainsi, le nouveau collaborateur doit accepter d’avouer qu’il ne sait pas et ne pas hésiter à poser toutes les questions nécessaires au bon accomplissement de ses tâches. « Il faut savoir demander de l’aide, confirme Dominique de Lastelle, responsable de la gestion des carrières chez LCL. Même si vos collègues semblent débordés, il leur paraîtra normal de devoir guider vos premiers pas. En revanche, il ne faudra pas poser les questions trop tard, quand l’équipe estimera qu’à ce

12 stade, vous devriez commencer à maîtriser votre poste. »

Il faut un peu de temps pour s’intégrer dans une équipe. Difficile de ne pas se sentir exclu si une partie des collaborateurs part déjeuner en oubliant de vous inviter. Pour accélérer votre intégration, il vous faudra comprendre rapidement la culture d’entreprise : comment fonctionne la hiérarchie, quel est le mode de communication privilégié, quels sont les horaires adoptés par chacun Au quotidien, l’effort d’intégration passe aussi par les relations informelles avec vos collègues. Essayez de repérer les petits rituels des collaborateurs, soyez attentif aux codes (par exemple la manière de se saluer) et respectez-les. Ne négligez pas les discussions autour de la machine à café, elles ont leur importance ! « Au début, l’essentiel est de créer un climat de confiance, ce qui incitera les responsables de l’équipe à vous confier progressivement des tâches nécessitant plus d’autonomie et à vous donner plus de responsabilités », précise Pierre Bernardin.

Savoir se faire remarquer

Personne n’attend d’un nouveau venu qu’il soit parfait ou qu’il engrange des résultats mirobolants. En revanche, on est en droit d’exiger de vous de la rigueur, de la motivation et une bonne organisation. S’intégrer est sans doute plus facile que de se faire remarquer. « Il faut se montrer curieux. Une bonne manière de sortir du lot est de se plonger dans l’histoire de l’entreprise, ce qui permet de manifester l’intérêt que l’on porte à la structure qui vient de vous engager, recommande Martin Dixon, directeur au sein du cabinet de recrutement Hays. Il faut donc chercher de l’information. Parfois, tout est sur Internet. Mais cette recherche peut être aussi une bonne occasion d’entrer en contact avec un senior. Les connaissances acquises pourront être utiles au détour d’une conversation ou bien lors d’une réunion, quand elles permettront au junior de répondre à une question. » Finalement, l’important est de montrer son envie de s’investir. « La pertinence des questions posées, la capacité à restituer ce qu’on vous a expliqué, la réactivité et la capacité à s’intégrer rapidement dans l’équipe sont les critères privilégiés pour évaluer le potentiel d’un nouvel arrivant », résume Dominique de Lastelle. Patience, écoute, observation, curiosité et proactivité seront vos meilleurs alliés.

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Mention global finance and people will often think of big buildings of glass and steel, marble halls and swift lifts. But offices are only offices and we have to work somewhere. Its what we do inside those offices that matters. Banking adds value, creates wealth and makes things happen in the world. The people at Credit Suisse do important, exhilarating, rewarding work, but they are still just people. So if youre thinking that the high-rise world of global finance is not for you, give us the benefit of the doubt and visit the website. You might feel right at home.

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En vogue

Salaires

Opportunités

Source : Fusions & Acquisitions Magazine (janvier 2007)

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Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes
Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes

Banque et Assurance

Comptabilité et Audit

Systèmes d'Information

Les Employeurs

Fusions & acquisitions (M&A)

Un métier prestigieux et exigeant, qui ouvre les portes de nombreux autres secteurs

En bref

Les M&A recrutent à nouveau

en France depuis 2005

Indispensable : une excellente

formation générale

Il faut de l’endurance et une

bonne capacité de négociation

Prestige
Prestige

Le banquier M&A (mergers and acquisitions) a pour mission de conseiller les entreprises en matière d’achats, de ventes et de fusions. Le métier figure parmi les plus prestigieux de la banque mais il nécessite d’assimiler sans cesse de nouvelles informations et de résister à la pression de clients exigeants. Il exigera aussi de vous que vous sacrifiez une partie de votre vie privée.

Tendances

En 2006, le secteur a battu de nouveaux records grâce

à des marchés de taux très soutenus et une croissance

ininterrompue du volume des fonds levés en private equity. « Tout laisse à penser que cette dynamique se poursuivra en 2007, un tiers des entreprises européennes anticipant une accélération du rythme de leurs acquisitions au cours des deux prochaines années », indique l’étude européenne 2007 sur les M&A, réalisée par le cabinet d’avocats international DLA Piper.

« Il convient d’avoir un bon niveau d’anglais et une excellente formation générale dans une grande école de commerce voire d’ingénieurs »

Guy de Brabois, cabinet Robert Walters France

En France, les revenus nets annuels des dix premières banques d’affaires ont augmenté de 34 % entre 2000 et

2007, passant de 2,45 à 3,28 milliards de dollars, selon le cabinet Dealogic. Entre 2001 et 2004, les acteurs avaient réduit leurs équipes pour faire face à la crise. Depuis 2005, parallèlement à la forte augmentation du volume des M&A, les recrutements sont de nouveau

à la hausse. Une tendance qui se confirme à l’échelle

mondiale : début mai 2007, les opérations annoncées totalisaient 1 235 milliards de dollars, soit une augmentation de 63 % par rapport à l’année précédente. Plusieurs explications à cette embellie. D’abord, après des années de restructuration, les groupes assainis sont prêts à s’endetter pour grandir. Ensuite, l’endettement est facilité par des taux d’intérêt très faibles au Japon

et relativement bas en Europe, si bien que certains fonds d’investissement n’hésitent plus à racheter des géants à coup de milliards. Exemple récent : les fonds

14 d’investissement KKR et TPG ont racheté l’Américain TXU

pour 45 milliards de dollars. Le rattrapage est largement amorcé mais il y a encore de nombreuses opportunités. En matière d’embauche, selon Denis Marcadet, président du cabinet de recrutement Vendôme & Associés, « les besoins se concrétiseront d’abord à un niveau senior car la capacité à originer des transactions est prioritaire » aux yeux des banques, soucieuses de remonter dans les league tables (classements des conseils en M&A).

Principaux acteurs

Les banques anglo-saxonnes (Goldman Sachs, Morgan Stanley…) offrent un environnement professionnel très enrichissant. Attendez-vous à partager votre bureau avec des collègues du monde entier et à travailler sur des cross-border deals (opérations transnationales). Ces banques ont la réputation de mieux payer que les autres, même si des établissements comme BNP Paribas, Rothschild ou Lazard tiennent le haut du pavé dans les classements. Les « boutiques » M&A (cabinets conseils indépendants) comme Aurel Conseil, Aforge ou Bucéphale, sont de plus en plus présentes.

Palmarès 2006 des M&A en France

 
 

En millions d’euros

Deals

BNP Paribas

108,2

63

Goldman Sachs

98,3

24

Merrill Lynch

93,6

23

Morgan Stanley

87,4

28

Citigroup

77,1

23

JPMorgan

76,2

36

Société Générale

69

25

Rothschild

67,7

81

Carrières

Que fait précisement un banquier M&A ? « Nous originons et exécutons des transactions impliquant des sociétés françaises et assistons les autres métiers de la banque pour générer d’autres transactions », décrit Hubert Vannier, responsable des M&A France chez Deutsche Bank. Pendant la phase d’origination, la banque n’est pas liée contractuellement au client mais lui fournit des conseils sur les opérations qu’il est susceptible d’entreprendre (les banques sont alors en compétition pour décrocher les fameux mandats de conseil). Cette responsabilité échoit souvent à un managing director, qui a au

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Suite de l’article p. 14

moins huit ans d’expérience et un solide carnet d’adresses. La phase d’origination comprend une étape d’évalution financière, « cruciale car elle permet d’apprendre le B.A.BA du métier », selon les mots d’une analyste au sein d’une grande banque anglo-saxonne. La phase d’exécution est plus technique : il s’agit

d’analyser en détail la société cible afin d’estimer le juste prix de l’opération envisagée, de définir sa structure optimale (financement inclus) et d’approcher la cible ou les acquéreurs potentiels. L’une des étapes de la phase d’exécution consiste à valoriser une entreprise cible ou

à modéliser une opération.

L’analyste junior partage son temps entre l’origination et l’exécution, cette dernière étant prioritaire dès lors que la banque est mandatée. Il n’est pas impliqué dans la relation avec le client mais participe au marketing en préparant les présentations (pitches) pour les prospects qui doivent refléter les arguments de la banque

(pourquoi le client doit-il racheter telle entreprise plutôt

que telle autre, comment financer le deal

Les M&A ouvrent les portes de nombreux autres secteurs :

par la suite vous pourrez rejoindre un fonds spécialisé

dans les LBO (leverage buy-out), le département M&A d’une grande entreprise ou encore un hedge fund.

).

Salaires

Les M&A offrent des salaires élevés, surtout à Londres où ils atteignent parfois le double des salaires parisiens. En France, le salaire de base d’un banquier se situe entre 140 et 170 k€ au bout de cinq ans. Par la suite, il peut grimper jusqu’à 200 k€, accompagné d’une part variable allant de 200 à 400 k€ pour un managing director voire pour un VP. Les rémunérations de certains managing directors peuvent atteindre 1 à 1,5 million d’euros par an.

Compétences

Pour faire un bon banquier M&A, il convient d’avoir « un bon niveau d’anglais et une excellente formation générale dans une grande école de commerce voire d’ingénieurs », juge Guy de Brabois, consultant du pôle banque chez Robert Walters France. Autres atouts : un MBA, une passage dans une grande banque, une expérience

à l’étranger. Et il faut impérativement « savoir faire preuve d’endurance et avoir de bonnes capacités de négociation face à des chefs d’entreprises exigeants et qui ont souvent de fortes personnalités », conclut Guy de Brabois.

Profil

Judith Charpentier

Analyste

Morgan Stanley

Brabois. Profil Judith Charpentier Analyste Morgan Stanley Diplômée de l’ESSEC, titulaire d’une maîtrise de

Diplômée de l’ESSEC, titulaire d’une maîtrise de sciences politiques de la Sorbonne, Judith Charpentier travaille comme analyste chez Morgan Stanley à Paris.

En quoi consiste votre poste actuel ? Je suis analyste en investment banking et mon métier consiste à conseiller les entreprises sur leurs opérations stratégiques, ce qui inclut les acquisitions, fusions et cessions mais aussi les opérations de marché telles que les introductions en Bourse. Les projets sont donc très variés et mes tâches aussi : évaluation de sociétés, élaboration de business plans, analyse des impacts financiers d’une opération, coordination du travail des différents conseils impliqués dans une transaction, etc.

Quelles sont les qualités requises ? C’est un métier très exigeant, qui implique beaucoup de travail, de motivation et de détermination. Pour réussir en tant qu’analyste, il faut être rigoureux et… analytique ! Il me semble également indispensable d’aimer le travail en équipe et d’avoir une bonne capacité d’adaptation, compte tenu de la variété des interlocuteurs et du temps que l’on passe avec ses collègues.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ? L’un de ses aspects les plus intéressants est que l’on participe aux décisions stratégiques de nos clients. On a un réel impact car on intervient sur des opérations qui transforment les entreprises. Nos interlocuteurs sont les directeurs financiers, les PDG et leurs équipes, ce qui est très gratifiant. Ce qui m’attirait également, c’est l’environnement, très international. J’ai fait tous mes stages à Londres, j’ai passé deux ans à Paris et je pars à New York bientôt pour un an. Morgan Stanley est une structure flexible et a mis en place un système de rotation, qui permet aux analystes le souhaitant de changer d’équipe ou de pays à la fin de chacune de leurs trois premières années au sein de la société. Enfin, c’est un environnement où on prend rapidement beaucoup de responsabilités, où on acquiert vite beaucoup d’autonomie et où on apprend énormément, compte tenu du niveau d’exigence très élevé et de la qualité des gens avec qui l’on travaille.

Les conseils de Judith : Pour vous faire une idée plus concrète du métier, allez
Les conseils de Judith :
Pour vous faire une idée
plus concrète du
métier, allez aux forums organisés par les
écoles sur les métiers
de la finance.
Quand les
banques organisent
des
événements, profitez-en pour rencontrer
des professionnels.
En
d’un entretien, de l’on
il
montrer
que
a
compris
raisonnement
plutôt
que
réciter,
sans
vaut un le mieux maîtriser,
un passage
livre
de
finance.

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En vogue

Salaires

Opportunités

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Banque et Assurance

Comptabilité et Audit

Systèmes d'Information

Les Employeurs

DCM/ECM

Des fonctions en plein boom qui requièrent rigueur, capacité d’analyse… et une bonne expérience

En bref

Les banques recrutent

à tour de bras

Les compétences transversales

sont très appréciées

Les seniors sont mieux placés

que les jeunes diplômés

Prestige
Prestige

Les départements DCM (debt capital market) et ECM (equity capital market) des banques d’investissement aident les entreprises à trouver de l’argent frais via l’émission d’obligations et de prêts, les augmentations de capital, l’émission de capital hybride, etc. S’ils sont moins connus du grand public, les marchés de capitaux de la dette (DCM) devancent néanmoins les marchés actions (ECM), tant par leur poids économique que par les volumes traités.

Tendances

L’année 2006 a été marquée par la reprise des introductions en Bourse (IPOs, initial public offerings), qui se faisaient rares depuis 2001. Parallèlement, de nombreuses opérations ont été menées sur les sociétés cotées. Dans les banques, les départements concernés sont en sous-effectifs et recrutent à tour de bras.

« Les métiers de l’origination et de la structuration sont devenus incontournables »

Denis Marcadet, cabinet Vendôme Associés

Le marché actions est en plein essor. Selon le cabinet Dealogic, en 2006, le montant brassé par les marchés actions internationaux a atteint le chiffre record de 762,1 milliards de dollars et le volume des échanges a augmenté de 27 % par rapport à 2005. Quant aux marchés de capitaux actions de la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique, ils ont augmenté de 19 %, en grande partie grâce à l’augmentation du nombre d’introductions en Bourse (+39 %). Le marché des capitaux de la dette, qui avait marqué une pause début 2006, est reparti à la hausse en cours d’année pour atteindre un volume global d’émissions de 6 380 milliards de dollars (+7 % par rapport à 2005). En 2007, la tendance se confirme, avec un volume d’émissions de 1 820 milliards au premier trimestre. De quoi être optimiste pour le recrutement, qui bat son plein depuis quelques années, surtout dans les métiers de l’origination et de la structuration. « Ils sont devenus incontournables, indique Denis Marcadet, directeur du cabinet indépendant de chasseurs de têtes Vendôme Associés. Dans les années 1990, le trading était

18 l’un des métiers phares ; dans les années 2000, c’est

la structuration qui est à l’honneur. » Pourquoi ? Parce que la tendance est à l’élaboration de solutions personnalisées, de plus en plus complexes.

Principaux acteurs

Les opérations menées sur les marchés DCM et ECM exigent une certaine taille. Parmi les acteurs, on trouve donc les grandes banques anglo-saxonnes (Citigroup, JPMorgan, Goldman Sachs, CSFB, Lehman Brothers, Barclays Capital), qui cohabitent avec des établissements français (Société Générale, BNP Paribas, Natixis, Calyon, Axa IM) et, au-delà, européens (UBS, Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland, Dexia).

Carrières

Le travail de l’originateur est d’identifier les deals en amont. Il analyse les besoins de financement et les contraintes puis met en place la transaction pour son client, qui doit avoir une stature et une notoriété susceptibles de lui ouvrir les marchés mondiaux de capitaux. L’originateur est très souvent en déplacement et a de multiples interlocuteurs : traders, économistes de marché, agences, collectivités locales, entreprises publiques, etc. Étant donné l’aspect technique de sa fonction, c’est plutôt un senior spécialisé dans un pays ou un secteur d’activité. Après que l’originateur est parvenu à convaincre une société de lever des capitaux par le biais d’un produit financier donné, c’est le structureur qui prend le relais. Il émet le produit financier : un travail relativement simple lorsqu’il s’agit d’actions, car il se limite alors souvent à la répartition entre actions ordinaires et préférentielles ; la tâche se complique quand il s’agit de produits complexes combinant plusieurs produits sous-jacents (actions, obligations, changes, taux, matières premières…). Le structureur se transforme alors en chef cuisinier concoctant les mets les plus exotiques à partir de centaines d’ingrédients. Après l’origination et la structuration vient la syndication, qui consiste à vendre le produit financier. Le syndicateur détermine la meilleure fourchette de prix, évalue le nombre d’acheteurs potentiels et vérifie que les documents nécessaires à la vente sont prêts. Dans ces métiers, les places sont rares pour les jeunes diplômés. S’il est possible d’accéder en tant que junior à un poste de structureur, les banques exigent

Associés (2007)

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Guide des Carrières en Finance 2007-08 souvent une première expérience, de préférence liée à
Guide des Carrières en Finance 2007-08 souvent une première expérience, de préférence liée à

souvent une première expérience, de préférence liée à l’opérationnel. « Être structureur nécessite quatre à cinq ans d’expérience », précise Denis Marcadet. Par ailleurs,

« il ne faut pas avoir peur de bosser 12 heures par jour ! »,

prévient Tanguy Hespel, structureur junior chez Calyon. Originateur, structureur, syndicateur : trois métiers distincts mais qui requièrent une formation commune, car ils sont complémentaires. L’entreprise ne veut pas, par exemple, d’un originateur qui s’intéresse uniquement à son aspect de la problématique. De plus, les compétences multiples sont utiles pour la banque, mais aussi pour les clients.

Salaires

Les spécialistes DCM/ECM sont très bien payés, surtout lorsqu’ils possèdent des compétences transversales. Un structureur de produits dérivés peut gagner entre 130 et 300 k€ euros par an. « La base fixe des rémunérations tend à s’homogénéiser, que ce soit à Paris ou à Londres. En revanche, la partie variable est de plus en plus individualisée et importante, selon le profil et la seniorité », indique Denis Marcadet. Jusqu’à présent, les recruteurs estimaient que les spécialistes ECM gagnaient moins que leurs homologues DCM mais c’est de moins en moins le cas ; d’autant que certaines banques comme Morgan Stanley, Merrill Lynch et Lehman Brothers ont décidé de réunir leurs départements actions et dette.

Salaires de base en DCM/ECM (en k€)

   

Expérience

Salaire (hors bonus)

2

ans

50-60

Source : Vendôme

5

ans

70-90

Responsable d’un pôle structuration

120-130

Compétences

« Seniorité, technicité et approche commerciale sont les

trois piliers de ces métiers », explique Guy de Brabois, consultant du pôle banque chez Robert Walters France. Ils exigent beaucoup de rigueur, alliée à un bon esprit d’analyse. Dans ce secteur, la compétition est forte. Ce sont les candidats expérimentés, ayant une double formation en école de commerce et en mathématiques, qui ont le plus de chances de décrocher un poste. Et les formations les plus prisées sont les grandes écoles d’ingénieurs (X, Centrale, Mines) ainsi que les troisièmes cycles spécialisés en finance.

Profil

Frédéric Gabizon

Originateur

HSBC

en finance. Profil Frédéric Gabizon Originateur HSBC Frédéric Gabizon est responsable de l’origination pour

Frédéric Gabizon est responsable de l’origination pour les émetteurs du secteur public en zone euro chez HSBC. Diplômé de l’IEP Paris (section éco-fi), titulaire d’une double maîtrise de sciences économiques et de langues étrangères appliquées (anglais et espagnol), il est par ailleurs diplômé de la SFAF (Société française des analystes financiers).

Quel a été votre parcours ? Je suis entré chez HSBC (à l’époque le CCF) début 1986. J’ai fait l’ensemble de ma carrière au sein de la banque d’investissement, à différents postes. C’est en 2000, lors du rachat du CCF par HSBC, que j’ai accédé à mon poste actuel.

Quelles sont les qualités d’un bon originateur ? L’origination demande une très bonne réactivité, car il faut sans arrêt être à l’affût des besoins de ses clients en fonction des opportunités du marché, par définition volatiles. Un bon originateur doit faire preuve d’une grande persévérance, voire de mordant, sachant que le secteur est particulièrement concurrentiel et que certaines opérations ne se concrétisent qu’après de longs mois de négociations. C’est par ailleurs un des seuls métiers dans l’univers de la banque d’investissement où l’on existe à la fois par les opérations financières que l’on réussit et par celles que l’on rate, puisque toutes les transactions sont publiques. Il faut donc avoir une bonne résistance au stress. Enfin, il faut avoir de grandes qualités commerciales face à ses clients – dans mon cas les émetteurs du secteur public, à la fois prestigieux et exigeants, que sont les Trésors des États, les agences, les entreprises publiques et les collectivités locales de la zone euro.

Quelle a été votre plus grande satisfaction ? Un originateur cherche à réaliser une transaction phare, un deal emblématique qui lui vaudra la reconnaissance du marché. L’un de mes grands moments a été l’émission de l’OAT 2055 par la France, qui constitue encore aujourd’hui une référence sur le marché de l’euro. Autre grande satisfaction : l’introduction sur ce même marché d’un nouvel émetteur, l’Espagne.

Les conseils de Frédéric : Réactivité et persévérance sont les qualités essentielles pour réussir dans
Les conseils de Frédéric :
Réactivité et persévérance sont les
qualités
essentielles pour réussir dans ces métiers.
Il faut aussi maîtriser
les langues étrangères,
au moins l’anglais,
et aimer les voyages.
Enfin, il faut avoir le goût du travail
en
équipe,
car certaines
opérations
avec les exigent
une
collaboration
étroite
équipes
des produits
dérivés.

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En vogue

Source : Starmine, 2007

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Banque et Assurance

Comptabilité et Audit

Systèmes d'Information

Les Employeurs

Vente, trading, recherche

Vendeurs, traders et analystes : trois métiers complémentaires mais distincts

En bref

Les recrutements dépendent de

la croissance, sauf pour l’analyse

Vendeurs et traders ont des

rôles complémentaires

Plus le produit est complexe,

plus les bonus sont importants

Salaires Prestige Opportunités
Salaires
Prestige
Opportunités

Traders, brokers, vendeurs (sales) : les métiers en relation directe avec les salles de marché en font rêver plus d’un. Mais brasser des millions en quelques minutes n’est pas de tout repos. Certains préféreront l’analyse financière, où le calme et la concentration sont des vertus premières.

Tendances

Le recrutement dans les métiers de la vente et du trading est lié à la croissance. En 2001-2003, les banques

avaient réduit leurs effectifs. Depuis, la forte progression des Bourses et des marchés de matières premières

a entraîné une vague d’embauches qui se poursuit.

« Nous continuons à recruter sur tous les segments et toutes les plates-formes. Le rapprochement avec les produits dérivés a dynamisé les embauches », indique Patrick Legland, directeur des cash equities au sein de Société Générale Corporate & Investment Banking.

« Nous recrutons sur tous les segments et toutes les plates-formes »

Patrick Legland, Société Générale Corporate & Investment Banking

20

Le métier d’analyste financier n’échappe pas non plus à

la logique de croissance. Encensé pendant les périodes

d’euphorie, il est montré du doigt lors des faillites

retentissantes, comme l’affaire Enron en 2002. Depuis,

la profession a d’ailleurs du mal à redorer son blason,

au point que les régulateurs nationaux réfléchissent à de nouveaux « business models » afin que l’analyse ne soit plus rémunérée en fonction des performances. En attendant d’y voir plus clair, certains analystes se rapprochent du trading, d’autres se dirigent vers les sociétés de gestion ou les hedge funds. Signe des temps, l’analyse ISR (investissement socialement responsable), encore méconnue, pourrait se développer ces prochaines années : au moins deux tiers des banques et des sociétés de gestion françaises ont mis en place des équipes dédiées.

Principaux acteurs

Les acteurs ne sont pas les mêmes selon que l’on a

affaire à des grandes valeurs boursières (large caps) ou

à des valeurs moyennes (mid caps). Sur le segment des

mid caps, les acteurs nationaux indépendants se taillent

la part du lion. Sur celui des large caps, les grands

groupes anglo-saxons sont en tête, loin devant les grandes banques françaises, si bien que ces dernières s’associent pour mieux résister. Ainsi, début 2007, la Société Générale et Calyon sont entrées en négociation pour fusionner leurs activités de courtage de dérivés aux États-Unis, respectivement nichées au sein de Fimat et Calyon Financial. Si elle aboutit, cette fusion permettra de créer le numéro trois de ce secteur outre-Atlantique.

Classement des bureaux d’analyse selon la qualité de leurs recommandations (small et mid caps), France 2006

Rang

Bureaux

Nb de recommandations

1

Kepler Equities

103

2

Exane BNP Paribas

124

3

Gilbert Dupont

103

4

Oddo Securities

163

5

Fortis Bank

77

Carrières

Le jeune diplômé débute souvent sa carrière comme analyste financier, assistant trader, chargé d’études financières ou ingénieur de marché. Attention, ne pas confondre vendeur et trader ! Le vendeur et le trader travaillent en étroite collaboration

mais leurs tâches sont distinctes. Les traders, chargés d’investir sur le marché, passent leurs journées les yeux rivés sur les terminaux d’informations financières

(Bloomberg, Reuters). Les vendeurs, eux, consacrent une grande partie de leur temps à téléphoner aux clients. « Le vendeur est l’intermédiaire entre le client de la salle de marché et le trader, indique Jérémy Samama, vendeur junior sur les dérivés de taux chez Dresdner Kleinwort à Paris. Il entretient des relations commerciales au quotidien. Présenter à ses clients des produits développés par la banque est une partie importante de sa mission. Si, à un moment donné, le client est intéressé, le vendeur appelle le trader pour actualiser le prix en fonction de l’état du marché et réaliser l’opération. Même si des exceptions peuvent contredire la règle, il n’y a pas beaucoup de passerelles entre les métiers de traders et de vendeurs sur dérivés. » Sur les autres produits, les mouvements sont plus fréquents. « Les personnes évoluent en permanence d’un

métier à l’autre, d’un pays à l’autre, et nous encourageons la mobilité, aussi bien fonctionnelle que géographique »,

indique Patrick Legland.

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Gaselys est une société de trading d’énergie, filiale des groupes Gaz de France et Société
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Gaselys est une société de trading d’énergie, filiale des groupes Gaz de France et Société Générale. Gaselys intervient sur les marchés physiques et dérivés de l’énergie en Europe : gaz, électricité, pétrole et produits raffinés, quotas de CO 2 , charbon. En s’appuyant sur son activité de trading, Gaselys propose aux grands comptes industriels, aux distributeurs d’énergie et aux producteurs indépendants de gaz ou d’électricité un accès aux marchés de gros, des produits de gestion des risques liés aux prix de l’énergie, ainsi que des solutions d’optimisation d’actifs (actifs physiques, contrats

d’achat ou de vente

TTF, BEB, PEGs) et a développé de solides positions sur l’électricité en France et au Royaume-Uni.

).

Gaselys se situe parmi les premiers intervenants sur les hubs gaziers européens (NBP, Zeebrugge,

Dans le cadre de son développement rapide, Gaselys renforce ses équipes

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eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08

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Suite de l’article p. 20

De son côté, l’analyste financier produit des rapports sur les tendances des marchés financiers, sur l’évolution des perspectives sectorielles ou encore sur l’actualité financière des sociétés cotées ou émettrices de dette de marché (analyse crédit). Ces rapports sont ensuite transmis aux clients et doivent les aider à prendre leurs décisions d’investissement. Les principaux interlocuteurs de l’analyste financier sont les traders, mais ils sont également sollicités par les vendeurs, qui cherchent à suggérer à leurs clients de nouvelles stratégies d’investissement. Les analystes sont aussi amenés à communiquer avec les clients, notamment avec les hedge funds, particulièrement exigeants et qui tendent à occuper une part croissante de leur temps de travail.

Salaires

Pour ces trois métiers, les rémunérations de base sont relativement homogènes. La partie variable pèse souvent beaucoup plus que le salaire de base, qui oscille généralement entre 80 k€ et 120 k€ euros par an pour des profils déjà expérimentés. Les traders touchent les plus gros bonus, en fonction de leurs performances et de la complexité du produit. Un bonus peut dépasser le million d’euros. Il n’est pas rare que certains traders vedettes gagnent plus d’argent que les dirigeants des établissements où ils opèrent. Les banques anglo-saxonnes sont réputées verser les plus gros salaires, Goldman Sachs en tête. Si certaines adoptent des logiques purement méritocratiques, d’autres se réfèrent aux objectifs des équipes, à la fois globaux et par produit. ll est donc difficile de donner des moyennes.

Compétences

De niveau bac+5, diplômé de l’enseignement supérieur (école de commerce ou d’ingénieurs, université), le trader doit fait preuve au quotidien de dynamisme, de réactivité et de rigueur. Face à des produits financiers de plus en plus complexes, il maîtrise parfaitement les mathématiques. Les rôles du vendeur (sales) et du trader sont complémentaires. En effet, l’équipe de vente s’appuie sur le trading qui produit les prix et gère le risque. Sales et trader juniors doivent tous deux avoir une expérience significative (long stage) dans le domaine financier. Sales et trader seniors auront une expérience réussie d’au moins cinq ans. L’anglais courant est de mise, une deuxième langue est appréciée.

Profil

Stéphanie Lefebvre

Analyste

Gilbert Dupont

Profil Stéphanie Lefebvre Analyste Gilbert Dupont Titulaire d’une maîtrise des sciences de gestion

Titulaire d’une maîtrise des sciences de gestion (filière finance) de l’Université Paris Dauphine, Stéphanie Lefebvre est responsable de l’analyse financière au sein de la société de bourse Gilbert Dupont, filiale du Crédit du Nord spécialisée dans les les small et mid caps françaises.

En quoi consiste votre travail ? Je manage une équipe de dix analystes financiers, chacun ayant en charge le suivi de quinze à vingt valeurs pour lesquelles ils doivent se forger une « opinion » boursière selon l’une des quatre grandes lignes suivantes : acheter, accumuler, alléger ou vendre. Ils se font cette opinion à partir de plusieurs éléments :

l’analyse des comptes historiques et prévisionnels de la société, une évaluation destinée à déterminer un objectif de cours, leurs contacts avec le management de la société en question, etc. Parallèlement, j’ai choisi de suivre moi-même quelques valeurs du secteur média afin de pouvoir rester au cœur du métier d’analyste financier.

Quelles sont les qualités requises pour ce métier ? Il faut avant tout être curieux, mais aussi et surtout avoir un esprit synthétique et critique, aimer jongler avec les chiffres (pour l’étude des comptes) et rédiger (car l’analyste doit régulièrement produire des études, des notes, etc.). En outre, un analyste financier doit avoir des qualités commerciales pour vendre ses idées d’achat ou de vente, dans un premier temps aux vendeurs de sa société de Bourse (dans mon cas il s’agit de Gilbert Dupont) et dans un second temps aux clients institutionnels.

Pourquoi avez-vous choisi cette voie ? C’est un métier formidablement riche ! À la fin de ma maîtrise des sciences de gestion à Dauphine, l’analyse financière, que j’avais étudiée, me semblait être la matière la plus concrète. Je suis entrée en contrat à durée déterminée dans une société de Bourse il y a dix-sept ans. Par la suite, j’ai eu l’occasion d’exercer mon métier dans une société de Bourse plus importante, où j’ai pu accéder à des responsabilités de management.

Les conseils de Stéphanie : Apprendre à parler anglais est absolument indispensable ! Je conseille
Les conseils de Stéphanie :
Apprendre à parler anglais est
absolument indispensable
!
Je conseille aussi aux jeunes diplômés
de multiplier les
stages dans différents
métiers et structures.
Également
utile : une
ses expérience
l’étranger,
pendant
études ou en à
tant
que stagiaire.

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En vogue

eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08

Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes
Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes

Banque et Assurance

Comptabilité et Audit

Systèmes d'Information

Les Employeurs

Banque de financement

Autant de prestations financières que de professionnels pointus, au service des entreprises

En bref

Le leverage finance a été boosté

par la multiplication des LBO

Pour les juniors, les débouchés

se situent en analyse crédit

Il faut être à l’aise avec les

chiffres et avec les gens

Salaires Prestige Opportunités
Salaires
Prestige
Opportunités

Titrisation, syndication de crédit, financement d’acquisitions : autant de services proposés par les banques aux entreprises. Le crédit syndiqué est considéré comme un produit d’appel, tandis que d’autres prestations sont perçues comme plus sophistiquées. C’est le cas du financement d’actifs, du financement à l’exportation (trade finance) et de la titrisation (qui permet aux entreprises de s’assurer le financement immédiat de recettes commerciales futures).

Tendances

Les crédits syndiqués représentent une grosse part des emprunts bancaires. La syndication s’est développée dans le domaine des financements généraux mais couvre aussi le financement de projets (dans les domaines du commerce international, des matières premières, de l’immobilier, etc.). Compte tenu de la concentration que connaît le secteur bancaire et de la hausse continue des montants moyens des

« Les opérations de LBO sont de plus en plus grosses. Au niveau européen, les fonds disposent d’un potentiel considérable »

Jacques Pochon, Calyon

financements montés, le marché primaire (marché de l’émission) s’est doublé il y a plusieurs années d’un marché secondaire (marché de la négociation des valeurs émises sur le marché primaire), dont l’activité fait dorénavant partie de la syndication de crédits. L’activité du département leverage finance a été boostée par la multiplication des LBO (leverage buy-outs). « Les opérations sont de plus en plus grosses. Au niveau européen, les fonds disposent de 25 à 35 milliards d’euros pour les acquisitions, soit près de 100 milliards d’euros si l’on tient compte de l’effet de levier. Un potentiel considérable ! », indique Jacques Pochon, responsable du leverage finance France chez Calyon. Enfin, le poste d’analyste de crédit est également en plein boom.

Principaux acteurs

BNP Paribas, SG CIB, Calyon et la dernière-née, Natixis, créée fin 2006 : les banques françaises universelles

24 dominent. Mais depuis quelques années, les banques

anglo-saxonnes, notamment JPMorgan, se montrent particulièrement offensives sur le marché français.

Carrières

Le métier de base consiste à analyser la qualité de crédit des entreprises clientes. L’analyste crédit, qui gère des dossiers importants et délicats, doit analyser, secteur par secteur, la santé et la valeur des entreprises, cotées ou pas. Il réalise des études financières prévisionnelles et fournit aux différents acteurs des salles de marché des informations sur une entreprise, un titre boursier ou la valeur d’un placement. Ce poste requiert de l’expérience, si bien que le junior ne s’occupera que de petits projets ou ne sera mis à contribution que comme expert ponctuel. L’analyste expérimenté pourra évoluer vers l’analyse de projets en banque d’affaires, vers la direction d’une agence en banque de détail ou vers la gestion de trésorerie (qui va des opérations de couverture de taux et de change à la gestion des moyens de paiement).

Salaires

« Pour les seniors qui assurent les opérations

d’ingénierie financière pour une clientèle de grands

comptes, le salaire moyen va de 200 à 280 k€. Le bonus

a augmenté par rapport à 2006 et se situe désormais

dans une fourchette de 185 à 245 k€ », indique Thierry Carlier-Lacour, directeur associé du cabinet de recrutement Humblot-Grant Alexander. Mais pour atteindre ce niveau de responsabilités, il faut patienter vingt ans et les places sont extrêmement rares. Responsable en financement de projet ou en financement structuré, vous gagnerez, après dix ans, plus de 120 k€ plus 30 % de bonus minimum. En financement structuré, les juniors se contenteront de 35 à 40 k€ annuels. Le salaire d’un analyste crédit débutant va de 28 à 42 k€, celui d’un senior jusqu’à 70 k€.

Compétences

Mieux vaut avoir de bonnes compétences en mathématiques financières et être parfaitement au courant des techniques de calcul de ratios et des normes IFRS (international financial reporting standards), pour pouvoir dégager des indices fiables et significatifs. En plus de solides connaissances générales (en fiscalité des entreprises, en analyse comptable, etc.), il faut également posséder d’excellentes qualités relationnelles.

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11

14/08/200714/08/2007

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Natixis
45, rue Saint-Dominique
75007 Paris France
T : 01 58 32 30 00
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eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08

Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes
Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes

Banque et Assurance

Comptabilité et Audit

Systèmes d'Information

Les Employeurs

Gestion d’actifs

Un secteur très dynamique, boosté par le défi du financement des retraites

Salaires Prestige Opportunités
Salaires
Prestige
Opportunités

Devenir gestionnaire de fonds, c’est choisir la tortue plutôt que le lièvre. Il faut penser à long terme, car les sommes collectées proviennent des fonds de pension et des compagnies d’assurances. La question brûlante du financement des retraites explique le développement des sociétés de gestion, qui traitent deux types de fonds :

les fonds passifs et les fonds actifs. La gestion de fonds passifs consiste à acheter des titres sélectionnés pour être conservés sur une longue période. En gestion de fonds actifs, il s’agit d’arbitrer entre les titres en fonction des avantages que l’on peut en tirer.

« La gestion d’actifs est de plus en plus sophistiquée et les institutionnels de plus en plus exigeants »

Daniel Pion, Deloitte

La gestion d’actifs touche de nombreux supports (actions, obligations, immobilier, matières premières…) et se rapproche, dans ses techniques, de la gestion alternative. Les sociétés de gestion se développent autour de plusieurs fonds. La croissance de leur activité s’explique souvent par une forte prise de risque, mais aussi par la présence de nombreuses liquidités.

Tendances

La France occupe une position de leader en Europe avec près de 22 % des parts de marché, devant le Royaume-Uni (18 %) et l’Allemagne (17 %). Le Luxembourg ne pèse que 3 % mais un quart des fonds

y sont domiciliés. Selon l’Association française de la

gestion financière (AFG), en 2006, « le marché français

de la gestion pour compte de tiers a progressé d’environ 15 % ». L’année s’est soldée par une collecte record de 123 milliards d’euros, contre 59 milliards en 2005. Toujours selon l’AFG, « les fonds de retraite par capitalisation, véritable carburant des fonds d’investissement dans les pays anglo-saxons, devraient permettre à la gestion institutionnelle de poursuivre son développement en France. En croissance depuis une dizaine d’années, le ratio OPCVM / PIB est l’un des plus élevés parmi les pays où la gestion collective joue un grand rôle. » Ce qui fait des acteurs du secteur

le premier investisseur de l’Hexagone. Côté emploi,

26 des tensions se font jour. En 2007, l’offre semble

En bref

La France est leader

en Europe

Des métiers de plus

en plus spécialisés

Gérants de fonds : beaucoup

de candidats, peu d’élus

supérieure à la demande, une tendance confirmée par le cabinet de recrutement Michael Page. Les profils les plus recherchés sont les ingénieurs. Mais la fonction commerciale prend de l’importance au sein des sociétés de gestion, obligées d’améliorer leur offre face au grand enjeu actuel, celui de la réglementation. « La dimension de conformité devient fondamentale, souligne Daniel Pion, associé au cabinet Deloitte. La gestion d’actifs est de plus en plus sophistiquée et les institutionnels de plus en plus exigeants. »

Principaux acteurs

La liste est longue. La plupart des grands établissements disposent d’une structure d’asset management. Parmi les acteurs à forte croissance, citons UBS, Allianz, Axa, Crédit Agricole, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Fidelity International, Goldman Sachs, Merrill Lynch, Société Générale, HSBC, Neuflize et Groupama.

Carrière

La gestion de fonds reste le métier emblématique du secteur. Hier, elle consistait à identifier et analyser les produits, à rassurer les clients existants et à en convaincre de nouveaux. Aujourd’hui, le gérant de fonds s’est spécialisé dans un secteur, une région ou un type d’actifs. Il ne s’occupe plus de l’analyse des valeurs ni de la relation clients. Son rôle est d’arbitrer entre des valeurs à partir des recommandations des analystes. La fonction d’analyste reste centrale, malgré les reproches essuyés par la profession au début des années 2000, quand certaines études ont été critiquées

pour leur manque d’objectivité. Depuis, des codes de bonne conduite ont été introduits. L’analyste, qui doit aider le gérant de fonds à prendre les bonnes décisions, s’est lui aussi spécialisé. Et il n’est pas rare qu’une société de gestion ayant ses propres analystes fasse également appel à l’expertise d’une ou de plusieurs banques d’affaires. La conquête de nouveaux clients échoit désormais à des départements ad hoc. Des fonctions commerciales et marketing se sont dévelopées, surtout depuis la mise en place de la stratégie dite d’architecture ouverte. Celle-ci consiste à ne pas limiter l’accès à un fonds aux seuls clients de l’établissement. « À côté de notre propre

réseau, l’équipe commerciale tisse des liens avec les assureurs, les banques, les entreprises, les conseillers

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Bienvenue dans le pôle de gestion d’actifs du Crédit Agricole : Crédit Agricole Asset Management.

Bienvenue dans un monde performant et exigeant où la diversité des métiers, des projets, des clients comme des talents sera synonyme pour vous de savoir-faire et d'ambition.

A

vous de vous dépasser et d'innover dans un univers professionnel à votre mesure qui privilégie la transparence,

le

respect et la confiance. Bienvenue dans un monde d'émotions vraies qui donnera toute sa place à votre talent.

214 collaborateurs (dont 515 professionnels de l'investissement) Une présence dans plus de 20 pays

2

8 centres de gestion dans le monde

544,4 milliards d'euros d'encours N° 1 en France en gestion collective (1) et dans le Top 10 en Europe continentale (2)

Données chiffrées au 31/03/2007. Sources : (1) Europerformance - (2) IPE - Top 400 players de décembre 2006.

Le groupe Crédit Agricole cultive la différence de ses 150 000 collaborateurs dans plus de 70 pays.

credit-agricole.fr

Gestion de portefeuilles

Commercial et Marketing Analyse financière Risques et Compliance

2007

: Robert Walters,

Source rémunérations

étude

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Suite de l’article p. 26

en gestion de patrimoine indépendants, les autres sociétés de gestion et les banques privées », explique Jean-Marie Feron, directeur du développement de Barclays Asset Management. Les commerciaux participent activement au développement de nouveaux produits en relayant auprès du marketing les besoins exprimés par leur contacts. « La gestion d’actifs offre des possibilités d’évolution et sait reconnaître les talents, estime pour sa part Françoise Toussaint, responsable des ressources humaines chez Groupama Asset Management. Nous facilitons la mobilité entre les métiers afin de permettre aux personnes de se construire un parcours au sein de l’entreprise. »

Salaires

Comparée à la banque d’investissement, la gestion d’actifs n’est guère généreuse, surtout au regard de la disponibilité et de l’engagement requis. En banque d’investissement, la part variable représente parfois 300 % de la part stable du revenu, mais en gestion d’actifs, elle ne dépasse pas 50 % du fixe. Cela dit, les salaires progressent.

Salaires de base des principaux métiers en gestion d’actifs

Fonction

3 à 5 ans

5 à 7 ans

7 à 11 ans

+ 11ans

Gérant

60-80 k€

70-110 k€

90-180 k€

120-200 k€

Analyste

60-80 k€

80-100 k€

100-150 k€

150-200 k€

Commercial

60-80 k€

70-100 k€

100-150 k€

150-200 k€

Compétences

La gestion d’actifs exige de développer un bon réseau de relations, d’aimer l’investigation, d’être à l’écoute et d’apprécier le travail en équipe. Attention, le nombre de gérants reste limité ! Il y a beaucoup de candidats et peu d’élus. De plus, le métier n’est plus aussi autonome qu’avant, ce qui lui enlève un peu de son charme. Tout se décide en équipe. Les métiers du secteur nécessitent de connaître sur le bout des doigts les valeurs et les réflexes des marchés financiers, car « le travail des analystes, des gérants et des analystes gérants est de chercher des valeurs qui vont faire mieux que l’indice de référence », précise Jean-Marie Feron. Quelle que soit votre formation initiale – école de commerce, université, Sciences Po – , complétez-la par un diplôme de la SFAF (Société française des analystes financiers) ou par un CFA (certificate in financial accounting).

Profil

Nathalie Batt

in financial accounting). Profil Nathalie Batt Diplômée de l’ENSAE et de Sciences Po Paris, Nathalie
in financial accounting). Profil Nathalie Batt Diplômée de l’ENSAE et de Sciences Po Paris, Nathalie

Diplômée de l’ENSAE et de Sciences Po Paris, Nathalie Batt est en charge de l’ingénierie produits à La Banque Postale Asset Management. Depuis fin 2005, elle est directrice adjointe au directeur du développement.

Qu’est-ce qui a présidé au choix de vos études ? J’avais un goût prononcé pour les maths mais je ne voulais pas m’enfermer dans un domaine trop spécialisé. L’ENSAE m’a semblé le bon choix. Puis j’ai eu envie d’aborder l’économie sous un angle plus littéraire et j’ai intégré Sciences Po parallèlement à ma dernière année à l’ENSAE.

Comment vous est venu le goût de l’ingénierie financière ? Après des stages aux AGF, au CCF (aujourd’hui Sinopia Asset Management) et à la Banque du Phénix, j’ai choisi un premier poste qui me permettait d’observer les métiers de la finance : je suis devenue chargée d’études front-office au sein de la compagnie d’assurance-vie Cardif, filiale de la Compagnie Bancaire. Les différents postes que j’y ai occupé ont répondu à mon goût de la polyvalence. En 1999, lors du rapprochement avec la BNP, j’ai rejoint Sogéposte (devenu depuis La Banque Postale Asset Management) en tant que responsable de l’offre produits.

En quoi consiste votre fonction d’adjointe au directeur du développement ? La direction du développement, qui emploie dix-huit personnes, englobe l’activité d’ingénierie produits et de sélection de fonds, mais également l’activité commerciale auprès de la clientèle des institutionnels et des corporates ainsi que l’ingénierie commerciale auprès des équipes commerciales du réseau. Je participe au développement de l’ensemble de ses activités, tout en demeurant plus particulièrement en charge de la définition et de la création de l’offre de produits financiers, tant pour les particuliers que pour les institutionnels. Ils peuvent prendre la forme de produits de gestion collective ou de fonds dédiés, répondant aux besoins spécifiques des clients institutionnels. Ces produits font appel à toutes les classes d’actifs et peuvent s’appuyer sur diverses techniques de gestion (gestion fondamentale, gestion quantitative, gestion structurée).

Les conseils de Nathalie : Optez pour un premier dans généraliste et spécialisez-vous ensuite poste
Les conseils de Nathalie :
Optez
pour un premier
dans généraliste
et spécialisez-vous
ensuite poste
un
domaine choisi en connaissance de cause.
N’hésitez pas à élargir le champ
de votre expérience.
Mettez
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expertise
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à votre d’activités
moins
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formation
d’origine.

29

En vogue

Salaires

Opportunités

Source : Alpha Magazine

eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08

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Banque et Assurance

Comptabilité et Audit

Systèmes d'Information

Les Employeurs

Gestion alternative

Des métiers en perpétuelle évolution, pour lesquels l’offre d’emplois dépasse souvent la demande

En bref

La gestion alternative ne se

résume pas aux hedge funds

Des métiers similaires à ceux

de la gestion d’actifs

Parmi les qualités requises :

mental fort, dialogue et ouverture

Prestige
Prestige

La gestion alternative suscite toujours autant d’intérêt. Son succès n’est pas dû à un simple effet de mode. L’AMF (Autorité des marchés financiers) la définit comme une gestion déconnectée des marchés financiers, dépendant uniquement de la stratégie mise en œuvre en vue de réaliser une performance dite absolue. « Durant la crise de début 2000, la gestion alternative a offert des performances décorrélées des marchés actions, aux alentours de +10 % pour les meilleurs fonds, en utilisant les techniques d’effet levier ou de vente à découvert », analyse Aurélien Lafaye, directeur du développement de Multiratings, société d’informations financières sur la gestion d’actifs.

« Dans une petite structure, il y a plus de réactivité. Une personne polyvalente peut toucher à différents métiers »

Benjamin Louvet, Prim Alternative

La gestion alternative ne se résume pas aux hedge funds. On peut aussi y inclure les fonds qui s’intéressent aux matières premières, la multigestion, les fonds de fonds et les produits dérivés. Elle est basée sur trois types de démarches : le « short selling » (anticipation des mouvements baissiers sur les valeurs), le « global macro » (anticipation des mouvements baissiers des places financières et des grands indicateurs économiques) et le « event driven » (qui consiste à tirer le meilleur parti d’opérations financières comme les fusions & acquisitions et les faillites).

Tendances

Les hedge funds forment la partie la plus connue et la plus importante de la gestion alternative et aussi celle qui fait le plus peur. Au premier trimestre 2007, ces fonds spéculatifs brassaient quelque 1 568 milliards de dollars à travers le monde, dont 60 milliards d’argent frais levés en moins de trois mois. Les banques centrales suivent de près les comportements des hedge funds. Les régulateurs estiment que leurs stratégies sont trop similaires d’un fond à l’autre, ce qui augmente les risques. La presse économique se fait régulièrement l’écho des échecs, comme celui d’UBS avec sa filiale Dillon Read Capital Management, qui a perdu

30 150 millions de dollars au premier trimestre 2007.

La gestion alternative se démocratise. Auparavant réservée à quelques initiés fortunés, elle propose aujourd’hui des produits aux institutionnels, aux banques et aux particuliers. En France, la législation s’est assouplie, accordant plus d’indépendance au secteur. Mais d’importants blocages demeurent du côté de la demande : la gestion alternative ne représente que 10 % de la gestion d’actifs, contre 30 % aux États-Unis.

Principaux acteurs

Difficile d’établir une liste fiable : les premiers aujourd’hui seront peut-être les derniers demain ! En 2007, le top 5 établi par Alpha Magazine n’a rien à voir avec celui de 2006 (voir tableau). Un secteur extrêmement divers, donc un vivier d’emplois. Les grands établissements bancaires ne sont pas en reste et recrutent eux aussi.

Le top 5 des hedge funds établi par Alpha Magazine

En 2006

En 2007

1. Caxton Associates

1. JPMorgan Asset Mgmt

2. GLG Partners

2. Goldman Sachs Asset Mgmt

3. Citigroup Alternative Inv

3. Bridgewater Associates

4. Farallon Capital Mgmt

4. D.E. Shaw Group

5. Citadel Investment Group

5. Farallon Capital Mgmt

Carrières

De l’analyste au structureur de produits en passant par le trader et le technico-commercial, les métiers de la gestion alternative diffèrent peu de ceux de la gestion d’actifs. « La fonction commerciale est très recherchée en ce moment pour informer les clients sur les produits », explique Aurélien Lafaye. Peter Dolan, consultant associé au cabinet Alexander Hugues, précise : « Il faut pouvoir expliquer de manière claire aux clients ce qu’est la gestion alternative, ses risques et ce qu’elle implique pour les portefeuilles. » La grande diversité des fonds signifie qu’il y a de nombreuses possibilités d’évolution, qui dépendent de la taille des sociétés. Pour Benjamin Louvet, directeur général de la société de gestion Prim Alternative, « dans les grands groupes, les personnes sont forcément spécialisées et travaillent sur des produits de masse. Dans une petite structure, il y a plus de réactivité. Chacun a sa spécialité mais participe aussi au développement global. Il y a plus de passerelles. Une personne polyvalente peut ainsi toucher à différents métiers ».

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GROUPE ADI La gestion alternative au cœur de nos métiers ( * ) 6 fonds
GROUPE ADI
La gestion alternative
au cœur de nos métiers
(
* )
6 fonds
15 fonds
4 fonds
217
MEUR
5 531
MEUR
554
MEUR
Gestion alternative
Multigestion
Incubation
directe
alternative
IDENTIFICATION ET
ACCOMPAGNEMENT
DE NOUVEAUX GÉRANTS
GESTION DIRECTE DE STRATÉGIES
ALTERNATIVES À LA GESTION
TRADITIONNELLE
SELECTION ET GESTION
DE FONDS DE HEDGE FUNDS
Multimanagement
4 fonds ouverts - 7 fonds dédiés
745 MEUR
L'activité de multimanagement permet aujourd'hui au groupe ADI de proposer
les solutions d'assemblage les plus adaptées aux objectifs des investisseurs
CHIFFRES AU 31/03/07
ADI élue "meilleure équipe de gestion"
par les investisseurs institutionnels
en catégorie "fonds alternatifs"
aux TALENTS DE LA GESTION 2007 organisés par MultiRatings et le groupe Euronext.
© DIRECTION DE LA COMMUNICATION ADI • JUIN 2007 • ADI 24-32, RUE JEAN GOUJON 75008 PARIS - FRANCE • TÉL 33 1 56 88 84 00 • FAX 33 1 56 88 84 05 • WWW.ADI-G E STION.COM
(*) En partenariat avec Lombard Odier Darier Hentsch - Genève
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eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08

eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08 Suite de l’article p. 30 Alors, grand groupe ou
eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08 Suite de l’article p. 30 Alors, grand groupe ou

Suite de l’article p. 30

Alors, grand groupe ou petite structure ? À vous de choisir selon votre caractère et vos envies. Sachez, par ailleurs, que la plupart des gérants de fonds alternatifs sont des anciens gérants de fonds classiques qui ont pris leur indépendance. Enfin, à garder en tête, il y a plus d’offres d’emploi que de candidats.

Salaires

La rémunération repose avant tout sur la performance des fonds. Selon Alpha Magazine, les directeurs des vingt-cinq meilleurs hedge funds ont perçu, en 2006, l’équivalent du PIB de la Jordanie, soit 11 milliards d’euros. Certains auraient même empoché plus de 800 millions d’euros en un an ! Mais ne rêvez pas. En tant que junior, votre salaire sera moins flamboyant. Il avoisinera 60 k€ pour un structureur, par exemple. Comme le marché de l’emploi est tendu, la rémunération grimpe rapidement après quelques mois d’expérience.

Compétences

« Le background des ingénieurs en fait les mieux outillés », estime Peter Dolan, car il faut maîtriser à la perfection les mathématiques appliquées à la finance. Si vous excellez en économétrie et que vous pouvez vous targuer du titre d’analyste certifié en investissement alternatif (CAIA), proposé notamment par l’EDHEC, votre voie est toute tracée. Si vous êtes moins technique mais compétent en finance, vous avez également votre place. Et les fonctions commerciales sont de plus en plus demandées. « Les équipes sont diversifiées pour pouvoir répondre à tous les problèmes, notamment juridiques », témoigne Françoise Toussaint, responsable des ressources humaines chez Groupama Asset Management. La gestion alternative évolue constamment et il n’existe pas de brevet. Un nouveau produit est copié trois mois à peine après sa mise sur le marché. Les sociétés de gestion se pencheront sur vos capacités analytiques, sur vos compétences techniques et sur votre personnalité. Apportez-leur la preuve de votre curiosité pour les marchés financiers, les produits structurés et la gestion active et passive. Elles attendent aussi de vous créativité et capacité d’adaptation. Votre capacité à communiquer et à travailler en équipe compte également. « La gestion alternative exige un mental fort, le sens du dialogue et un esprit d’ouverture », résume Peter Dolan. Il va sans dire qu’une parfaite maîtrise de l’anglais s’impose.

Profil

Alexandre Rampa

Analyste gérant hedge funds

3A (Groupe Syz&Co)

Rampa Analyste gérant hedge funds 3A (Groupe Syz&Co) Alexandre Rampa est diplômé d’HEC Lausanne mention

Alexandre Rampa est diplômé d’HEC Lausanne mention management finance et CAIA. Depuis janvier 2006, il est analyste gérant au sein de 3A, société de gestion basée à Genève, spécialisée dans les hedge funds et membre du Groupe Syz&Co.

Qu’est-ce qui vous à amené à la finance ? J’ai procédé par élimination. Je ne voulais pas faire lettres ou médecine ! L’aspect dynamique des métiers financiers semblait mieux correspondre à ma personnalité.

Pourquoi avez-vous choisi les hedge fund? En 1997, j’ai fait un premier stage à la Banque Privée Edmond de Rothschild, à Genève, dans le département des fonds de placement. À l’époque on parlait encore peu de gestion alternative et j’ai eu la chance d’écrire un mémoire sur le sujet. J’ai enchaîné avec un second stage à Paris, chez ABN Amro, en gestion privée. J’hésitais entre les deux domaines, mais la gestion privée demandait plus d’expérience et un carnet d’adresses. Je me suis donc dirigé vers les hedge funds.

Quel est le quotidien d’un analyste gérant ? Je rencontre régulièrement des gérants pour me faire une idée de leurs comportements, de leurs stratégies et des risques qu’ils prennent. Puis je détermine si leurs fonds va créer de la valeur supplémentaire par rapport à ceux que j’ai déjà retenus. Pour construire un portefeuille équilibré et respectant le mandat de gestion, il faut sélectionner de bons gérants et trouver le meilleur mix de stratégies. Je suis amené à me déplacer très souvent, notamment à New York, La Mecque des hedge funds.

Qu’est-ce qui vous plait dans votre métier ? Il nécessite de se remettre en cause en permanence et de se mobiliser intellectuellement. Il faut être capable d’assembler de nombreux éléments, qualitatifs et quantitatifs, pour juger de la valeur d’un produit. La décision finale tient souvent au bon jugement de l’analyste, qui ne s’acquiert qu’avec l’expérience. Et derrière les chiffres se trouvent des personnes. L’aspect relationnel est très important. Les hedge funds sont un monde en constante évolution, qui se réinvente sans cesse afin d’exploiter de nouvelles opportunités.

Les conseils d’Alexandre : Pour réussir en gestion alternative, il faut être technique et savoir
Les conseils d’Alexandre :
Pour réussir en gestion alternative,
il faut être technique et savoir se
remettre en question.
Quand vous rencontrez
un gérant de
fonds, imposez-vous. Si vous vous faites
manger, votre analyse sera biaisée.
La
gestion
à alternative
est très
liée
à
ce
qui
se passe
sur
les marchés
et dans
les
entreprises.
faut
être
curieux,
s’intéresser
ces
Il domaines.

33

En vogue

Source : Private Equity Magazine, Février 2007

eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08

Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes
Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes

Banque et Assurance

Comptabilité et Audit

Systèmes d'Information

Les Employeurs

Private equity

Les opérations se multiplient dans cette branche qui s’ouvre tout doucement aux juniors

En bref

En France, l’environnement est

favorable au capital-risque

Polytechnique ou grande école

de commerce sont de rigueur

Les sociétés commencent à

élargir leur recrutement à la base

Salaires Prestige Opportunités
Salaires
Prestige
Opportunités

Le terme de private equity désigne les investissements dans les sociétés non cotées en Bourse. S’il s’agit de financer la croissance accélérée d’une société à un stade de développement précoce, on parle de capital- risque. Si cet investissement entraîne un changement de propriétaires et touche une société ayant une certaine

soient mis à contribution lors de la phase d’exécution. Au niveau senior, on trouve les directeurs d’investissement, qui génèrent les transactions et négocient les contrats. Souvent associés du fonds, ils perçoivent une part de la plus-value réalisée entre l’investissement et la revente. Les fonds levés sont investis au maximum dix ans.

maturité, on est en présence d’un LBO (leverage buyout).

A

terme, le fonds doit solder ses positions pour reverser

le

rendement attendu aux investisseurs institutionnels.

Tendances

Selon une étude publiée fin 2006 par l’EVCA (Association européenne du capital-investissement) et le cabinet d’audit KPMG, l’environnement fiscal et réglementaire est devenu en trois ans plus favorable au capital-investissement en France qu’au Royaume- Uni. Plusieurs initiatives ont été prises, notamment le lancement de France Investissement, un dispositif de financement des PME reposant sur un partenariat public-privé et doté de trois milliards d’euros sur six ans. L’ESSEC vient de créer une chaire de private equity.

Montants investis en 2006 en France sur le mid market (entreprises dont la valeur va de 75 à 200 M€)

Société de gestion

Montant (M$)

Deals

Apax Partners

153

4

Axa Private Equity

114

5

3i France

106

3

LBO France

77

2

Chequers Capital

74

3

European Capital

68

4

Salaires

Difficile d’établir une moyenne ! Les salaires des relationship managers sont assortis d’un bonus qui

peut avoisiner 70 k€ après huit à dix ans d’expérience.

« Pour les seniors, les rémunérations fixes ont évolué

et se situent désormais entre 130 et 145 k€ (contre 100-120 k€ en 2006), la partie variable pouvant atteindre 68 % du salaire de base en moyenne », indique Thierry Carlier-Lacour, directeur associé du cabinet de recrutement Humblot-Grant Alexander. Les juniors débutent avec 75 k€ et un bonus plutôt modeste comparé à celui de leurs aînés.

Compétences

Sachez d’abord que les postes sont très rares. Mais

« plusieurs sociétés de private equity tentent d’élargir leur recrutement à la base, en embauchant plutôt des

juniors ayant deux ou trois ans d’expérience dans l’audit ou les fusions & acquisitions », note Renaud Prodel, président du cabinet de recrutement Hoffman & Baretti.

Il va sans dire que l’excellence est de rigueur. Les

polytechniciens sont légion dans les grands fonds, mais un passage par une grande école de commerce est également apprécié. Le must ? Entretenir des relations privilégiées avec des directeurs d’entreprise, car les directeurs d’investissement siègent souvent dans les conseils d’administration des sociétés sur

lesquelles ils ont misé.

« Pour les seniors, les rémunérations fixes se situent désormais entre 130 et 145 k€, la partie variable pouvant atteindre 68 % du fixe »

Thierry Carlier-Lacour, cabinet Humblot-Grant Alexander

Du côté des LBOs, l’activité est au beau fixe. En Europe les transactions devraient totaliser 200 milliards d’euros en 2007, après les 48 milliards enregistrés au premier trimestre de l’année (baromètre Incisive Media/ Candover). Au premier trimestre 2007, avec 6,7 milliards d’euros, le marché français est en hausse de 51 %.

Principaux acteurs

Ils sont référencés par l’AFIC (Association des investisseurs en capital). Parmi les plus actifs, citons Apax Partners, Axa Private Equity, 3i France, LBO France, Chequers Capital et European Capital.

Carrières

Les juniors sont chargés, en tant qu’analystes, d’examiner les comptes des sociétés cibles, ce qui demande des compétences en modélisation financière. Si le résultat de leurs études se révèle prometteur et

34 que la transaction se concrétise, il n’est pas rare qu’ils

En vogue

Salaires

Opportunités

Source : Robert Walters, premier trimestre 2007

eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08

Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque privée Discrétion et professionnalisme de rigueur
Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque privée Discrétion et professionnalisme de rigueur

Banque privée

Discrétion et professionnalisme de rigueur dans ces métiers à la pointe des intérêts des clients

En bref

Un vivier inépuisable

de clients fortunés

Un secteur en pleine

restructuration et qui embauche

Le banquier privé doit exceller

dans la relation client

Prestige
Prestige

Dans les dix années à venir, près d’un demi-million de PME seront vendues : autant de fortunes à gérer. Tous les établissements bancaires, universels comme haut de gamme, se sont réorganisés pour saisir ces

opportunités. La mission d’un banquier privé consiste

à accompagner ses clients – célébrités, patrons

d’entreprise, héritiers – dans la gestion de leur argent,

et ce dans la plus grande confidentialité.

Ces clients, très exigeants, attendent des services adaptés à leurs besoins dans les domaines de la gestion de compte au quotidien, de la fiscalité, de la transmission de biens et de l’évaluation des risques liés aux placements. En retour, ils sont fidèles, du moins vis-à-vis de leur banquier (pas forcément de leur banque).

« Une première expérience en banque de réseau comme gestionnaire de patrimoine est un bon début »

Peter Dolan, cabinet Alexander Hugues

Tendances

Depuis plusieurs mois, la banque privée connaît de fortes restructurations. Rassurez-vous, il n’y a pas

pénurie de clients : en dix ans, le nombre de grandes fortunes a doublé, indique le rapport annuel de Merrill Lynch et Capgemini. Leur patrimoine est passé de 16,6 à 33,3 milliards de dollars. En France, la grande fortune emploie environ 400 000 personnes. « Le marché de l’emploi est dynamique », note le cabinet de recrutement Hays dans son étude annuelle. La banque privée constitue un enjeu stratégique pour les établissements bancaires. Les transferts d’équipe se multiplient. L’équipe d’HSBC est passée chez Lazard ; l’équipe de l’OBC (devenue Neuflize OBC)

a été débauchée par Fortis en 2005 puis par la

Compagnie Financière Edmond de Rothschild fin 2006. De plus, les banques universelles ouvrent des agences dédiées. Ainsi, le réseau LCL compte créer vingt pôles « banque privée » en France en plus des dix-huit déjà existants.

Principaux acteurs

Selon le classement 2007 établi par le consultant Scorpio Partnership, les dix premières banques privées, parmi cent quatre-vingt établissements pris en compte par

l’étude, sont, par ordre d’importance : UBS, Citigroup, Merrill Lynch, Credit Suisse, JPMorgan, Morgan Stanley, HSBC, Deutsche Bank, Wachovia et Pictet.

Carrières

Pour un jeune diplômé, entrer dans la banque privée relève du parcours du combattant. Peter Dolan,

consultant associé au cabinet Alexander Hugues, conseille « une première expérience en banque de réseau comme gestionnaire de patrimoine, qui permet de comprendre les produits et les attentes des clients » et de prendre de la bouteille. Il y a trois métiers en banque privée : le banquier qui investit directement pour ses clients ou les aide à choisir le bon placement ; le chargé de clientèle qui gère la relation avec les clients et s’occupe parfois d’en trouver de nouveaux ; et le back-office. Le conseiller en patrimoine devra actualiser en permanence ses connaissances sur les investissements mobiliers et immobiliers, la fiscalité des particuliers, l’assurance vie… Enfin, la banque privée a besoin de commerciaux mais aussi d’experts (agents immobiliers, traders actions).

Salaires

La rémunération est fortement corrélée à la qualité des prestations et au poids financier du portefeuille à gérer.

Salaires de base des banquiers privés (en k€)

Expérience

Salaire

3-5 ans

40-55

5-7 ans

55-75

7-11 ans

75-95

11 ans et +

95-200

Compétences

« Le banquier privé se différencie par sa relation privilégiée avec les clients et sa capacité à les fidéliser, résume Johan Brucale, directeur de la division banque/ finance au cabinet de recrutement Michael Page. Le rôle exige discrétion et professionnalisme. » Il faut y ajouter un savoir-être exemplaire, une bonne présentation, un talent de communicateur, une grande capacité d’analyse et de proposition. Enfin, bon à savoir : il existe une certification proposée par l’association CGPC (Conseils en gestion de patrimoine certifiés).

35

En vogue

Salaires

Opportunités

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Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes
Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes

Banque et Assurance

Comptabilité et Audit

Systèmes d'Information

Les Employeurs

Droit des affaires et compliance

Un marché porteur et des rémunérations en hausse pour les juristes attirés par la finance

En bref

De belles opportunités pour

les juniors en droit des affaires…

… à condition d’avoir une double,

voire une triple formation

Compliance officer, un marché

des candidats désormais mature

Prestige
Prestige

Traditionnellement, deux voies s’offrent au jeune diplômé en droit attiré par la finance. La première : entrer dans le département juridique d’une institution financière, où il veillera à ce que celle-ci opère conformément à la loi, ait des contrats inattaquables et évite les contentieux. La deuxième : entrer dans un cabinet de droit des affaires, où il aura pour clients de grandes sociétés et institutions financières dans un domaine spécifique (droit boursier, fiscalité, fusions & acquisitions, droit social…). Depuis quelques années, il existe une troisième voie :

devenir compliance officer (responsable conformité et contrôle interne). La fonction consiste à s’assurer que l’établissement opère conformément aux lois, règlements et codes de déontologie en vigueur. Elle recouvre

« Les banques ont anticipé Bâle II en embauchant de nombreux compliance officers »

Martin Dixon, cabinet Hays

de multiples activités : formation des collaborateurs aux nouvelles réglementations, surveillance des opérations passées en salle de marché, conseil sur la réglementation applicable dans le cadre d’opérations ou de conflits, intervention auprès du régulateur en cas d’enquête, participation à des consultations dans le cadre de projets de réglementation européens, etc.

Tendances

Droit des affaires Le marché est actuellement très porteur pour les jeunes diplômés. Pourquoi ? « Parce que l’activité des cabinets d’affaires est soutenue et parce que l’allongement de la durée des études à l’EFB (École de formation du barreau) de douze à dix-huit mois a retardé l’arrivée de la promotion 2006 dans les cabinets », explique Nicolas Laurent, avocat associé au cabinet Bredin Prat. Pour les avocats ayant entre trois et cinq ans d’expérience, le marché est également bien orienté. Cependant, « le net accroissement des candidatures aux postes traitant purement du contentieux peut faire craindre un rétrécissement du marché », souligne Nicolas Laurent. Par ailleurs, depuis quelques années, la tendance est à la spécialisation car il faut répondre à des

36 demandes toujours plus pointues de la part des clients.

Compliance En Europe continentale, la fonction de compliance officer s’est développée avec beaucoup de retard par rapport aux pays anglo-saxons. Le marché est désormais mature car la réglementation va, sous peu, obliger les établissements à s’assurer les services de ces professionnels de l’éthique. « Les banques ont anticipé les réglementations Bâle II, qui s’appliquent à partir du 1 er janvier 2008, en embauchant de nombreux compliance officers en 2005 et 2006, explique Martin Dixon, directeur au sein du cabinet de recrutement Hays. Aujourd’hui on voit arriver des candidats forts de deux à trois ans d’expérience, qui ne se sentent pas suffisamment valorisés à leurs postes actuels. » Du coup, le marché est un peu moins porteur pour les jeunes diplômés.

Principaux acteurs

Parmi les grands cabinets de droit des affaires représentés à Paris, citons Darrois Villier Maillot Brochier, Gide Loyrette Nouel, Cleary Gottlieb Steen & Hamilton, Linklaters, Allen & Overy, Freshfields Bruckhaus Deringer, Clifford Chance, Bredin Prat et De Pardieu Brocas Maffei.

Carrières

Les grands cabinets sont un passage obligé pour les avocats fraîchement diplômés. Si vous êtes titulaire d’un troisième cycle mais que vous n’avez pas encore le CAPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocat), un poste en cabinet risque d’être difficile à décrocher. Du côté des compliance officer, les missions sont variées mais la tendance, comme pour les avocats d’affaires, est à la spécialisation. Certains choisissent la lutte contre le blanchiment d’argent ou l’activité de contrôle et de veille.

Salaires

Les avocats d’affaires gagnent beaucoup plus que les autres et les salaires des débutants ont connu une hausse notable. Les rémunérations varient selon la structure et, en France, restent inférieures à celles pratiquées dans les pays anglo-saxons. « L’écart a même tendance à se creuser, car la hausse des salaires s’est accélérée à Londres », note Martin Dixon. Les débutants peuvent espérer gagner entre 35 et 55 k€ dans un cabinet français, entre 45 et 70 k€ dans un cabinet anglo-saxon (hors bonus). Si vous travaillez dans un cabinet qui salarie ses avocats, vous toucherez moins.

Banque

2007

juin Half

: Robert

Assurance,

& Source

eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08

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En compliance, vous serez mieux payé que dans les fonctions financières et juridiques classiques. « Un compliance officer ayant deux ans d’expérience peut prétendre à un minimum de 50 k€. Avec quatre ou cinq ans d’expérience, cela grimpe jusqu’à 80 k€. C’est-à-dire des rémunérations supérieures à celles des personnes déjà en poste », précise Martin Dixon.

Responsable conformité et contrôle interne (en k€)

Expérience

Salaire fixe brut

Bonus (% RFA)

3-5 ans

50-65

20 à 40 %

5-7 ans

65-90

20 à 40 %

7 ans et +

90-130

20 à 40 %

Compétences

Avocats d’affaires Les cabinets demandent fréquemment une double, voire une triple formation : des études de droit, un diplôme d’école de commerce plus un LL.M (magister legum, troisième cycle de droit), si possible d’une université anglo-saxonne. Il est indispensable de maîtriser l’anglais et de posséder d’excellentes connaissances juridiques et financières. « Idéalement, il faut avoir une formation universitaire juridique sanctionnée par des mentions chaque année et complétée par des stages fréquents en cabinets, être passé par une école de commerce et avoir fait des études ou des stages dans des pays où la langue de travail est l’anglais », décrit Nicolas Laurent. Les avocats d’affaires sont amenés à travailler avec des interlocuteurs haut placés. Mieux vaut donc avoir des qualités relationnelles… et une bonne endurance, car la pression est forte et les journées sont longues. Compliance officer Pour cette fonction complexe requérant des connaissances transversales, les entreprises cherchent avant tout des profils expérimentés. « Nombre de compliance officers sont d’anciens juristes, auditeurs, experts-comptables ou consultants », constate Martin Dixon. « De nombreux candidats ont une expérience préalable en contrôle interne ou en audit externe, ajoute Karine Favreau, consultante au cabinet de recrutement Kenseo. Mais la fonction est accessible à certains autodidactes qui ont construit leur carrière dans différents domaines de la banque. L’essentiel est de posséder des compétences transversales : contrôle, comptabilité, services juridiques, marchés… »

Profil

Patricia Georgiou

Avocate

Cleary Gottlieb Steen & Hamilton

Georgiou Avocate Cleary Gottlieb Steen & Hamilton Avocate spécialisée en droit des affaires, Patricia

Avocate spécialisée en droit des affaires, Patricia Georgiou est, depuis 2000, collaboratrice senior chez Cleary Gottlieb Steen & Hamilton, cabinet américain installé à Paris depuis plus de cinquante ans.

En quoi consiste votre poste de collaboratrice senior ? Je travaille au sein d’un département assez large, qui regroupe le droit des sociétés, les fusions & acquisitions, le droit boursier et les marchés de capitaux. Mon activité varie en fonction de la nature des opérations en cours : analyse et structuration d’acquisitions ou de cessions de certaines cibles ; suivi de la négociation et rédaction de la documentation juridique ; conseil en droit boursier pour les opérations concernant des sociétés cotées ; préparation des introductions en Bourse et d’autres appels publics à l’épargne.

Qu’est-ce qui vous plait dans le métier d’avocat d’affaires ? Il allie rigueur intellectuelle – à travers le raisonnement et la nécessité de respecter la loi – et créativité – puisqu’il s’agit de trouver des solutions adaptées à chaque situation. L’élément relationnel est très important à mes yeux. J’aime être en contact permanent avec les clients, les confrères, le cas échéant les magistrats ; j’aime rencontrer de nouvelles personnes et découvrir de nouveaux types d’activités au fil des dossiers. Un autre aspect de ce métier auquel je suis très attachée est la relation privilégiée qu’entretient l’avocat avec son client.

Quelles sont les compétences requises ? À mon sens, l’avocat d’affaires doit posséder un esprit d’analyse et de synthèse, pour garder une vision globale et stratégique de son dossier dont il doit aussi gérer, avec beaucoup de précision, l’exécution dans ses aspects purement techniques. L’avocat d’affaires doit conseiller son client, qui a souvent besoin d’être rassuré. L’éloquence et l’aisance relationnelle sont donc également importantes. Et il est indispensable d’avoir des connaissances de base en matière de comptabilité et de finance.

Les conseils de Patricia : Soyez ouvert aux opportunités à l’étranger. En termes de formation,
Les conseils de Patricia :
Soyez ouvert aux opportunités à
l’étranger.
En termes de formation,
le mieux est de
faire un
LL.M aux États-Unis ou en
Grande-Bretagne.
Pratiquez dès que possible ! Commencez
par des stages en cabinet,
afin de vous familiariser
même courts,
avec le métier.
Soyez
persévérant
avocats
d’affaires
est
plus en
des plus
concurrentiel
et exige
: le de milieu beaucoup
en termes
d’horaires
et d’énergie.

37

En vogue

Source : Robert Walters, premier trimestre 2007

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Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes
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Banque et Assurance

Comptabilité et Audit

Systèmes d'Information

Les Employeurs

Middle et back-office

Fonctions en pleine évolution cherchent techniciens hors pair pour nouer relation pleine d’avenir

En bref

Moins prestigieux que le

front-office. Tout aussi clé !

Nécessaires : technicité,

précision et esprit d’équipe

Peu de passerelles

vers le front-office

Salaires Prestige Opportunités
Salaires
Prestige
Opportunités

Rien à voir avec le front-office, ses salaires mirobolants

et ses fonctions aux noms ronflants. Le middle et le back-

office n’en sont pas moins vitaux pour les banques.

Le back-office traite les opérations relevant aussi bien de la gestion courante d’un compte de dépôts que des actions, obligations, OPCVM, devises, taux et produits dérivés. Il s’agit d’en assurer le suivi administratif

et comptable. Il faut vérifier que les transactions

enregistrées par les traders correspondent à celles des vendeurs, réaliser le règlement et la livraison des titres, gérer le versement des dividendes… Le back- office est un acteur clé de la mise en place des process informatiques. Il doit être capable de comprendre les opérations qu’il enregistre et, s’il détecte une anomalie, de suggérer les corrections à apporter.

« Middle et back-office deviennent de plus en plus des partenaires à part entière du front-office »

Daniel Pion, Deloitte

Le middle-office remplit trois missions principales.

D’abord, il aide le front-office en analysant ses positions

et en chiffrant ses opérations. Ensuite, il met en place

une circulation de l’information en temps réel des risques

et

des résultats de la salle de marché. Enfin, il contrôle

le

niveau des risques pris. C’est à lui que revient la tâche

d’établir les gains et les pertes de la salle de marché.

38

Tendances

En dix ans, le quotidien du middle et du back-office

a radicalement changé. « L’aspect commercial prend

plus d’importance, estime Daniel Pion, associé des activités consulting de Deloitte. De simples exécutants, le middle et le back-office deviennent de plus en plus des partenaires à part entière du front-office. » Les tâches sont gratifiantes, notamment grâce à des logiciels qui permettent de conserver les titres sous

forme informatique et de les transférer d’un propriétaire

à un autre. « Les métiers se spécialisent, ils réclament plus d’expertise face à une réglementation qui change souvent », souligne Charles Morane, DRH de Boursorama. La forte croissance de la gestion d’actifs

et de la gestion alternative, la création de sociétés

de gestion et de fonds entraînent mécaniquement

la création de postes de back et middle-office.

Carrières

Les fonctions évoluent sans cesse en fonction des besoins du front-office. Après un premier poste de chargé d’opération, vous pourrez, en principe au bout de deux ans, accéder à la gestion d’un pôle et manager alors une équipe de cinq à dix personnes. Après une dizaine d’années, vous pourrez être

nommé à la tête d’une direction d’opérations bancaires et de placements. Attention, les passerelles vers le front-office sont extrêmement rares. « Entre le back-office et le front-office, les compétences sont très différentes, estime-t-on chez Dexia. Un back-office doit être précis et organisé, aimer la technicité des processus et des procédures. Un front- office doit avoir une grande résistance au stress, aimer les chiffres et avoir la passion des marchés financiers. »

Salaires

Peu de changements ont été enregistrés entre 2006 et 2007. Le middle-office paye mieux que le back-office, bien que les deux secteurs recrutent tous les deux à bac+5.

Salaires de base en back et middle-office (en k€)

Expérience

Back-office

Middle-office

3-5 ans

30-40

45-55

5-7 ans

40-50

55-65

7-11 ans

50-65

60-75

11 ans et +

65-95

75-100

Compétences

« Les fonctions de middle et de back-office exigent non seulement de fortes compétences techniques liées à la complexité grandissante des instruments et des produits financiers, mais aussi de grandes qualités de management pour encadrer les équipes, gérer les projets, etc. », explique Daniel Pion. La technicité et la spécialisation des fonctions poussent à un recrutement à bac+5, les diplômes

permettant d’acquérir une solide culture financière, des connaissances juridiques et des compétences de maîtrise d’ouvrage. « Il est nécessaire de maîtriser l’anglais, rappelle Charles Morane. Il faut aussi faire

preuve d’ouverture d’esprit, car il n’est plus possible de faire tout, tout seul. Chacun a besoin des

compétences des autres. »

En Vogue

Source : Robert Walters, premier trimestre 2007

eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08

Guide des Carrières en Finance 2007-08 Gestion des risques Prévenir plutôt que guérir, telle est
Guide des Carrières en Finance 2007-08 Gestion des risques Prévenir plutôt que guérir, telle est

Gestion des risques

Prévenir plutôt que guérir, telle est la mission des risk managers, de plus en plus sollicités

En bref

Le risque est au cœur

des stratégies bancaires

Le secteur ouvre la

porte à d’autres métiers

Des opportunités

d’embauche limitées

Salaires Prestige Opportunities
Salaires
Prestige
Opportunities

Tout le monde garde en mémoire la retentissante faillite, en 1995, de la banque Barings, dont les facéties d’un trader ont eu raison. Le risque est au cœur du métier de banquier. L’enjeu est de savoir le mesurer pour se couvrir en conséquence. L’informatique a permis de mettre en place des outils sophistiqués de contrôle des risques. Et l’Union européenne comme les États-Unis ont développé tout un arsenal réglementaire.

Outre les aléas financiers, la gestion des risques doit tenir compte de tout ce qui est susceptible de perturber le bon déroulement des opérations : une coupure d’électricité, un tremblement de terre, une grève, un fournisseur défaillant, la mauvaise réputation héritée d’une crise…

et bien sûr aussi la possibilité qu’un client ne rembourse

pas sa créance.

« Il y a pénurie de compétences et la gestion des risques est une excellente opportunité de découvrir les mécanismes bancaires »

Didier Hauguel, Société Générale

Tendances

Depuis 1999, le monde de la finance s’est lancé dans un énorme chantier. Le ratio McDonough, Bâle II et les IFRS (International financial reporting standards) ont mobilisé les équipes de gestion du risque. Il leur

a fallu intégrer aussi d’autres réglementations nouvelles, comme la directive des marchés financiers de la Commission européenne.

À cela s’ajoute le développement exponentiel de la

gestion d’actifs et de la gestion alternative. Plus les

produits sont sophistiqués, plus il faut des outils de pointe pour en évaluer et en maîtriser les risques. Parmi ces outils, la notation sur le risque crédit s’est imposée. Cinq sociétés de notation, dont Standard & Poor’s et Moody’s, évaluent la qualité des entreprises auxquelles les banques prêtent de l’argent.

Les besoins en recrutement n’ont jamais été aussi grands. « Il y a une pénurie de personnes compétentes », note Peter Dolan, consultant associé au cabinet Alexander Hugues. Mais Didier Hauguel, directeur des risques au sein du Groupe Société Générale, nuance

le propos : « Entrer dans une banque par le département

des risques, pourquoi pas ? Mais attention, la gestion du risque ne représente que 2 à 3 % des effectifs et le pourcentage est du même ordre pour ce qui est du recrutement. »

Carrières

Le rôle du gestionnaire de risques (risk manager) consiste à évaluer le montant que la banque ou la

société de gestion pourrait perdre en cas de pépin, financier ou autre. Dans les salles de marché, il collabore avec les traders afin de déterminer le risque lié à leurs transactions. « Les équipes sont en mouvement, souligne Didier Hauguel. Nous ne sommes pas enfermés dans

notre tour d’ivoire. » Un gestionnaire de risques doit être en mesure de comprendre et d’analyser les métiers qu’il contrôle. La fonction est par conséquent, « une excellente opportunité pour découvrir les mécanismes bancaires », ajoute Didier Hauguel, et la gestion des risques peut être un tremplin vers d’autres fonctions. En début de carrière, les postes sont ceux de modélisateur et d’ingénieur modélisateur des risques marchés, crédits ou opérationnels. Vous pourrez par la suite basculer sur le front-office, ou encore gravir petit

à petit les échelons au sein de la direction des risques.

Salaires

Salaires de base des risk managers (en k€)

Expérience

Salaire (hors bonus)

3-5 ans

50-70

5-7 ans

70-90

7-11 ans

90-120

11 ans et +

120-170

Compétences

« Nous sélectionnons nos jeunes recrues selon leur goût

et leur ouverture d’esprit par rapport au secteur, explique Didier Hauguel. Nous regardons plus les aptitudes que les connaissances. » Compétences requises : la capacité

à gérer des projets et l’aptitude à dialoguer, à expliquer

et à convaincre. Didier Hauguel poursuit : « La direction

des risques développe des systèmes d’information très lourds, qui nécessitent de comprendre et de traiter de très nombreuses données – jusqu’à cent cinquante pour une seule transaction ! Et nous faisons cela pour des

dizaines de milliers d’opérations ! »

39

En Vogue

eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08

Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes
Guide des Carrières en Finance 2007-08 Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes

Banque et Assurance

Comptabilité et Audit

Systèmes d'Information

Les Employeurs

Banque de détail

Un large éventail de métiers et de nombreuses opportunités pour les commerciaux dans l’âme

En bref

La banque de détail

recrute en masse

Elle offre des perspectives

de carrière intéressantes

L’atout primordial : avoir

la fibre commerciale

Salaires Prestige Opportunities
Salaires
Prestige
Opportunities

Le saviez-vous ? La banque de détail ne résume pas au

Tendances

Les

établissements innovent aussi dans leur façon

seul métier de chargé de clientèle. Elle offre de multiples

de

recruter. BNP Paribas organise en Île-de-France

métiers et de bonnes perspectives de carrière. C’est

des opérations « entretien immédiat » qui lui permettent

autour de ces métiers que s’organisent les structures internes des banques commerciales et mutualistes.

d’entrer en contact avec des profils différents, parfois atypiques, voire avec des personnes qui ne connaissent pas bien la banque. « Ce qui compte, c’est d’avoir une tête bien faite et de comprendre vite », estime un conseiller clientèle d’une banque mutualiste. Lors de

Depuis le milieu des années 1990, la banque de détail s’est fortement concentrée. Ce sont les mutualistes qui

ces

opérations, les candidats peuvent arriver avec leur

ont connu le plus de changements. La Caisse d’Epargne

CV

et, au culot, décrocher un poste.

opère sans cesse des rapprochements entre ses caisses régionales, qui ne seront bientôt plus qu’une vingtaine,

Principaux acteurs

contre une trentaine actuellement.

Les

principaux établissements sont ceux dont les

Cela ne diminue pas pour autant les perspectives

enseignes sont familières au grand public : Crédit

d’emploi. Au contraire, de nouveaux besoins se font jour. La banque de détail recrute à tour de bras, pour

Agricole, Crédit Mutuel, CIC, Caisse d’Epargne, Banque Populaire, Société Générale, LCL, BNP Paribas,

des raisons démographiques (en 2010, la moitié de

La

Banque Postale, Crédit du Nord, HSBC.

ses effectifs aura atteint l’âge de la retraite) et parce que les réorganisations et les nouvelles réglementations

Carrières

créent des besoins en personnel très divers. Si vous

La

banque de détail offre un large éventail de métiers.

êtes bon commercial, vous avez toutes vos chances et

Le

conseiller clientèle gère les comptes des particuliers,

vous êtes mieux placé qu’un candidat calé en finance mais incapable de vendre un produit.

des artisans, des professions libérales, des PME et des grandes entreprises. Il développe un portefeuille

« Ce qui compte, c’est d’avoir une tête bien faite et de comprendre vite »

Un conseiller clientèle d’une banque mutualiste

La concurrence s’est accentuée, notamment avec l’arrivée, début 2006, de La Banque Postale. Chaque réseau élargit sa présence géographique en ouvrant des agences. Ce sont généralement des unités de trois personnes qui rendent compte à une agence de secteur, où des spécialistes les aident à renseigner les clients. Mais l’heure est aussi au multicanal : banque par téléphone, banque par Internet, etc. L’intérêt pour l’établissement : les clients se chargent eux-mêmes des opérations à faible valeur ajoutée. « Le client doit avoir la possibilité de tout faire lui-même, affirme Charles Morane, directeur des ressources humaines de Boursorama, une banque présente uniquement sur Internet. Mais cela nécessite un service client différent de celui d’un réseau classique :

il faut rassurer le client et lui expliquer comment

40 marchent les outils. »

de clients et de prospects qu’il doit faire fructifier en

proposant à chacun des produits et des services adaptés, en fonction des objectifs fixés par sa direction. Attention, il ne s’agit pas de vendre n’importe quoi à

n’importe qui ! Et à partir de novembre 2007, la directive européenne MIF (ou MIFID) sur les instruments financiers impose des procédures administratives pour cadrer

les

échanges avec les clients.

Les

conseillers clientèle sont chapeautés par le

directeur d’agence, qui définit la politique commerciale

de son agence, met en œuvre la stratégie fixée par le

siège, détermine les objectifs de ses collaborateurs et supervise les relations avec les clients. Il peut aussi gérer

un portefeuille de clients, professionnels ou entreprises.

Au-dessus, il y a le directeur de groupe, qui couvre

entre quinze et vingt-cinq agences. Sa mission, lourde

de responsabilités, est avant tout basée sur la stratégie.

« C’est un poste très politique, analyse un directeur de groupe d’une banque méridionale, qui demande des sacrifices car il faut beaucoup se déplacer. » Il existe d’autres fonctions, par exemple celle de

conseiller en gestion de patrimoine, dont le portefeuille

se compose de clients aisés, voire fortunés, et dont

Source : Robert Half Banque & Assurance, étude de rémunérations 2007-2008

eFinancialCareers.fr Guide des Carrières en Finance 2007-08

Guide des Carrières en Finance 2007-08 Commencez votre recherche d’emploi le plus tôt possible
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Commencez votre recherche d’emploi le plus tôt possible www.efinancialcareers.fr/jeunes_diplomes
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la mission consiste à leur proposer une stratégie d’investissement sur mesure ; ou encore les fonctions marketing, cruciales car elles permettent à la banque de coller aux préoccupations et aux besoins de ses clients. Bref, la banque de détail regorge de perspectives de carrière intéressantes. Les candidats les plus brillants peuvent accéder très vite à des niveaux de responsabilités élevés, mais un passage de quelques mois derrière un guichet est souvent la clé du succès.

Salaires

En raison des recrutements massifs et de l’arrivée de profils non financiers, les premiers salaires ont tendance à baisser.

Salaires fixes bruts annuels en banque de détail (en k€)

Fonction

Expérience

2007

Chargé de clientèle particuliers

1-3 ans

22-26

 

3-5 ans

24-32

Chargé de clientèle professionnels

1-3 ans

26-32

 

3-6 ans

32-38

Gestionnaire de patrimoine

1-3 ans

28-36

 

3-5 ans

35-45

 

7-10 ans