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Ph.

Collas

Chapitre 1. Glucides
A lire : « Le sucre, les sucres et les édulcorants », chapitres 9, 10, 11, 13 notamment.
« Biochimie agro-industrielle », chapitres 10, 11, 12 notamment

I. Définitions, Classification

A. Définitions et propriétés principales


1. Définition
glucides simples = monosides : polyalcools aldéhyde en C1 / cétone en C2, série D,
cycles
+ dérivés
+ polymères : de petite taille (oligosides) ou au contraire de très grande taille.

2. Biologie
Photosynthèse / Glycolyse – cycle de Krebs ou voie des Pentoses
Produits par les Végétaux, dégradés par V et Animaux

3. Propriétés générales
Solubilité importante des monosides : jusqu’à 3 M (3 x 180 = 540 g par litre)
Masse : 180 (glucose), 342 (Saccharose) faible par rapport aux polymères
Pouvoir rotatoire (donne son nom au sucre inverti)
Réactivité : estérification, liaison osidique, brunissement non enzymatique (voir cha-
pitre Protéines)

B. Monosides
1. Pentoses
O O Ribose : acides nu-
O O O
O cléiques
O O
O O Ribulose, xylulose :
O O O O
O intermédiaires méta-
αD ribofuranose αD arabinofuranose αD arabinopyranose boliques
Xylose : libre dans
l’abricot

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Arabinose : pas très important en tant que métabolite, mais à la base de deux types
de polymères : gommes arabiques et pectine.

2. Hexoses
D-glucose, D-mannose, D/L-galactose, D-fructose: les autres sont rares ou inconnus,
souvent sous forme de dérivés
a. Glucose
le plus répandu : référence pour dosage (sauf pour le lait)
poudre ⇒ ß glucopyrannose; solution ⇒ α = 35% / ß = 65% / linéaire 0,1%
départ de la glycolyse: les autres oses doivent être isomérisés en G6P
Nombreux dérivés: monoses et polyols; glycosamine: chitine par exemple, acides
glucuroniques: forme de détoxication
L'hydroxyle du C2 est remplacé par une amine: galactosamine, glucosamine, ou en-
core par NH-CO-CH2: N-acétyl-glucosamine
Oxydation de la fonction alcool I en fonction carboxylique (et conservent fonction al-
déhyde): acide glucuronique (forme de détoxication).
O
HO
O
HO
HO OH
OH
CH3 HO
HO N
H OH
O
O OH
N-acétyl-D-glucosamine
Acide D glucuronique

b. D-mannose et L-rhamnose
Mannose libre très rare, mais nombreux oligoholosides: mannanes et galactomanna-
nes, glycoprotéines
rhamnose (6 désoxymannose): parfois libre, souvent dans hétérosides: oubaïne,
dans glycannes (pectines)
c. Galactose
forme L naturelles: gélose des algues, mucilages des graines
fucose = 6 désoxygalactose
D-galactose: 2ème monose après D glucose, mais surtout présent dans diholosides
(lactose) ou polymères, lipides complexes (cérébrosides)

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galactosamine: mucopolysaccharides
acide galacturonique: pectines
d. D fructose ("lévulose")
végétaux (fruits); miel (autant que de glucose) ⇒ proviendrait du saccharose
animaux: peu, sauf dans le liquide séminal
combiné: oligosides (surtout végétaux); polyosides
pouvoir sucrant élevé; très soluble, cristallise mal et empêche la cristallisation des
autres sucres ⇒ consistance du miel (cas du sucre inverti)
CH2OH
3. Polyols
OH a. Alditols
OH CH2OH
HO non oses car pas de carboxyle, mais dérivés des oses ⇒ végé-
taux, fruits
OH
Sorbitol nom du glucide + "itol", mais noms triviaux très usités (⇒ plan-
tes)
sucrants; traitement du diabète, de l'obésité, …
métabolisés: glycolyse, Krebs, pentoses…
Sorbitol
le plus répandu avec le mannitol, son isomère
nombreux aliments, notamment les fruits
même valeur énergétique que le glucose, mais non fermentescible
Avantages technologiques: remplacement du sucre inverti
fixation de l'eau élevée (limite évaporation)
résistance à la température
retarde la cristallisation
peu sucrant
viscosité faible = travail facile
complexant des métaux lourds ⇒ conservateur des produits gras
Mannitol
végétaux, notamment champignons
Xylitol
faible concentration dans de nombreux fruits; extrait des hémicelluloses
même valeur énergétique, même aspect, même pouvoir sucrant que le saccharose,
mais non cariogènique (ne détériore pas les dents)

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20 à 80% transformé lentement en glucose: effet retard


b. Cyclitols
Ne correspondent pas à un monose, mais associés aux alditols
9 isomères C6H12O6 ⇒ inositol: muscle, urine et sperme
combiné à P ⇒ inositophosphates, acide phytique (sels insolubles de Ca, comme
pour l'acide oxalique)
Phytine (graines) sels de Ca et Mg

C. Diholosides et oligosides
1. Liaison osidique
elle associe le groupement réducteur d'un ose et un groupe OH, NH, SH ⇒ formation
d'un acétal non réducteur; possibilité d'associer deux oses
elle bloque la liaison en position α ou ß

2. Saccharose
a. Propriétés générales

Saccharose : LE SUCRE = α D glycopyrannosyl (1→ 2) ß D


αDglucopyrannosyl (1-2)Dfructofurannose
fructofurannose
CH2OH OH
CH2OH hydrolyse acide facile
O
OH
hydrolyse enzymatique par α glucosidases; ß
OH
HO O O
CH2OH fructofuranosidase = saccharase = invertase ⇒

OH mélange glucose + fructose = sucre inverti


très répandu, notamment dans les végétaux
chlorophylliens
le seul aliment pur cristallisé consommé; assimilation rapide
entre dans la composition des caramels
la solubilité du glucose et du saccharose s'additionnent: jusqu'à 75% en solution ⇒

sirops à l'abri de la cristallisation et de la fermentation


b. Dérivés
sucralose: saccharose chloriné, pouvoir sucrant x 800, stable à la température, faible
en calories

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sucre inverti: miel, abaisse aw ⇒ conservation des produits alimentaires; effet sur
texture et protection microbiologique
sucroglycérides industriels: transestérification d'un lipide naturel (suif, palme) ⇒ mé-
lange de mono et diesters: émulsifiants, abaissement de la tension superficielle et
interfaciale
saccharose polyester: 6 à 8 esters d'acide gras, remplacement des corps gras dans
le traitement de l'obésité

3. Lactose
Lactose : lait uniquement: ß D galactopyrannosyl (1 → 4) D
βDgalactopyrannosyl (1-4)Dglucopyrannose
glucopyrannose (α / ß) ⇒ réducteur
CH2OH OH
peu soluble: séparation facile par cristallisation:
HO O O
OH polymorphisme des cristaux selon les conditions,
OH
O et en plus formes α et ß cristallisent différemment
OH CH2OH peu sucrant
hydrolyse chimique difficile
ß galactosidase: chez l'enfant / disparaît ± chez l'adulte; chez certaines Levures (in-
dustrie: Kluyveromyces)
intolérance chez l'enfant par absence de hexose 1 puridyltransférase (Gal ⇒ Glu) par
accumulation de galactose (galactosémie)

4. Autres oligosides
a. Diholosides de glucose

Tréhalose: très répandu dans la nature; possède une hydrolase très spécifique
Maltose, cellobiose: amidon / cellulose: l'hydrolyse des polymères donne rarement
des monoses
b. Oligoholosides végétaux dérivés du saccharose

α galactosides
Saccharose: Glucose - fructose
Raffinose: Gal - Glu - Fru
Stacchyose: Gal - Gal - Glu - Fru
Verbascose: Gal - Gal - Gal - Glu - Fru
Ajugose: Gal - Gal - Gal - Gal - Glu - Fru
Jusqu'à 8 galactoses
Raffinose; associé au saccharose dans la mélasse sucre de betterave

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Levures: sans ß galactase, ne fermentent que fructose: reste mellibiose


Triholosides
divers
c. Oligoholosides animaux

divers; nombreux dans le lait des monogastriques ⇒ plus de 30 (composés de 5 à 15


oses) chez la Femme
d. O-hétérosides
Hétérosides cyanogèniques (2 glucoses + HCN)
Hétérosides de phénols: flavonoïdes (i.e. benzène) d'orange et de citron, vicine (Vi-
cia ⇒ favisme = anémie)
Hétérosides de stérols: solanine (insecticide), digitonine (cardiotonique)
Hétérosides antibiotiques: streptomycine

D. Polymères
Grande taille: centaines à milliers de résidus; pas de polymères taille moyenne
Nombreux résidus, nombreuses liaisons, mais généralement quelques monoses + 1
ou 2 liaisons par polymère: beaucoup moins variés que les peptides
amidon: substance la plus consommée en Occident
glycogène: réserve animale
matière première de nombreuses transformations
agents technologiques: épaississants, gélifiants,…
parois végétales / chitine des arthropodes
glycosaminoglycannes (anciennement mucopolysaccharides): conjonctif et fluides
des animaux

II. Amidons natifs et modifiés

A. Amidons natifs
1. Composition
a. Amylose

chaîne α (1 → 4) glucose; hélicoïdale ⇒ stabilité


amidons "riches" en amylose (blé, pomme de terre): 20 - 30 % amylose max

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b. Amylopectine
beaucoup plus abondante: jusqu'à 95 - 97%
α (1 → 4) ramifiés en α (1 → 6) tous les 25 résidus environ

c. Glycogène

même structure de base que l'amylopectine, mais plus ramifié: tous les 10 -15 rési-
dus
forme des particules ß sphériques

2. Origine et variations
a. Origines

Céréales Tubercules Légumes


Maïs Pomme de Terre (Fécule) Pois
Maïs cireux Manioc (Tapioca)
Blé
Riz
Riz cireux
b. Composition de différents amidons

Amidon % amylose % amylopectine


Maïs standard 24 76
Maïs cireux (« Waxy ») 0,8 99,2
A haute teneur en amylose 70 30
Pomme de terre 20 80
Riz 18,5 81,5
Tapioca 16,7 83,3
Blé 25 75

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3. Propriétés physiques des amidons


Viscosité Eclatement : libération
amylose + amylopectine

Réarrangement
des molécules :
Rétrogradation

Dispersion
complète
Gonflement des
grains :
épaississement
de la solution

Température de gélatinisation

Chauffage Refroidissement
Tps
60°C 120°C 50°C

liaisons H ⇒ résistance physique et absence de solubilité ⇒ masses compactes cris-


tallisées / rupture des liaisons ⇒ solubilisation
insoluble dans l'eau froide / empois dans l'eau chaude: à partir d'une certaine tempé-
rature de gélatinisation, dispersion irréversible (60 - 85°C) / en dessous: réversible
Rétrogradation: création de liens intercaténaires ⇒ synérèse = séparation du li-
quide d'un gel ⇒ exsudation du liquide, diminution de la viscosité: exemples: gâteau
non levé, crème "tournée", pain rassis sans séchage, …
Rétrogradation d'autant plus rapide que la proportion d'amylose linéaire est élevée

4. Propriétés fonctionnelles
Propriété Maïs Maïs cireux Fécule Blé Tapioca
T° gélatinisation 75 72 65 85 72
Viscosité Bra- 1 100 2 000 3 200 400 non 1 900
bender cuit
Rétrogradation Considé- Faible Considé- Considé- Moyenne
rable rable rable
Clarté du gel Opaque Claire, transpa- Claire Opaque Claire
rente
Texture Courte Très longue Longue Courte Longue
Goût Céréales Neutre Neutre Céréales Neutre
5. Applications
Fonctionnali- Procédé Exemple Type

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té d’amidon
utilisé
Apport de Préparations à basse Charcuterie de Viande et Fécule de
viscosité température (<85°C) de poisson ; Potages ins- pomme de
tantanés terre
« Préparations à tempéra- Sauces, pâtes, crèmes Amidon de
ture moyenne (> 85°C) maïs
Propriétés Préparations froides géli- Crème pâtissière, sauce à Amidon de
gélifiantes fiées texture courte maïs ou de
blé
Stabilité au Amidon de
froid maïs cireux
Avec les amidons de maïs natifs : pas de longue conservation, pas de traitement
thermique fort : utilisation limitée.

B. Amidons modifiés
1. Caractères généraux
Propriété recher- Amidons modifiés chimiquement ou physiquement
chée
Solubilité à froid Amidons prégélatini- Amidons prégélatini-
sés (ou précuits) sés et réticulés et
Résistance aux aci- Amidons réticulés Amidons réticulés et stabilisés
des, au cisaillement, stabilisés
au traitement thermi-
que
Stabilité (non- Amidons stabilisés
rétrogradation)
Fluidité à chaud Amidons fluidifiés
2. Amidons réticulés
L’agent de réticulation peut être un phosphate ou un adipate : les molécules
d’amidon établissent entre elles des liaisons.

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Phosphates
Amidon OH + POCl3 + OH- Amidon O P O Amidon + NaCl
O ONa

Amidon OH + Na3P3O3 + OH- Amidon O P O Amidon + Na2H2P2O7


O ONa
Adipate H 3C O
Amidon
O O O O

Amidon OH + (CH2)4 + OH- (CH 2)4

O O O O
Amidon
H 3C O

La réticulation réduit l’augmentation du gonflement des grains d’amidon et entraîne


une meilleure résistance au cisaillement : la viscosité diminue peu avec le cisaille-
ment.

Augmentation du degré de
Volume de gonflement des grains

réticulation

70 90 100 120°C

2500
Viscosité Brookfield (cP)

2000
A. natif
1500 A. réticulé

1000

500
0 100 200 300
Gradient de cisaillem ent

La réticulation réduit aussi l’effet du pH :

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Amidons réticulés
Viscosité Brabender (UB)
pH=6

pH=3

pH=6

Amidons natifs
pH=3

Montée en T° 92°C maintien 92°C


Viscosité Brabender (UB)

1000
800
600
400
200
0
T°C
natif 0,01% R 0,02% R

0,05% R 0,10% R

L’effet augmente avec le taux de réticulation.

3. Amidons stabilisés
Acétylation O
indice d'acétyle = 2,5 max : 1 groupe pour 10 à 50 glucoses
H 3C
Amidon OH + O + OH- Amidon O CH3 + CH3COONa
H 3C O
O
Hydroxypropylation 10% max d'oxyde de propylène : 1 groupe pour 5 à 10 glucoses
H
Amidon OH + H3C C CH2O + OH- Amidon O C CHOH
H2
O

Réticulation : établissement de liaisons entre molécules d’amidon ⇒ gélification


stabilisation : blocage de fonctions OH par greffage de fonctions ⇒ moins de ponts
hydrogènes entre les molécules ⇒ épaississement
- gonflement à une température plus basse
- moins de relargage d’eau lors de cycles congélation / décongélation

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T° de gonflement 65

60

55

50
1 2 3 4 5 6 7 8
% agent de réticulation

50 A. natif
A. stabilisé
40
Perte en eau

30

20

10

0
0 1 2 3
Nb cycles congélation / décongélation

A. hydroxypropylé
A. acétylé
A. natif
Viscosité

Dégré de stabilisation

T°C

C. Hydrolyse de l'amidon
On caractérise les produits obtenus par leur « dextrose équivalent » ou DE : pour-
centage de sucres réducteurs présents dans le sirop par rapport à la quantité globale
de glucides. Cette valeur peut représenter des réalités très variées dans la composi-
tion des mélanges.

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1. Hydrolyse enzymatique
Maltose : 1) α amylase (EC 3.2.1.1) liaisons α (1 → 4) ⇒
αDglucopyrannosyl (1-4)Dglucopyrannose
oligosides + maltose; dite enzyme liquéfiante ⇒
CH2OH CH2OH
production de maltodextrines :
O O
2) ß amylase (EC 3.2.1.2) ⇒ ß maltose (d'où le
OH OH

HO O nom de ß amylase); bloquée par les liaisons (1

OH OH → 6) : n'agit pas sur les amidons natifs


3) Enzyme déramifiante: liaisons (1 → 6)
4) Amyloglucosidase (EC 3.2.1.3): liaisons (1 → 4) et (1 → 6) ⇒ glucose; nombreu-
ses applications industrielles, notamment hydrolysats sous forme de sirops
5) Cyclodextrine glycosyl transférase (EC 2.4.1.19): formation de cyclodextrines (6 -
8 glucoses) formant une cavité hydrophobe / extérieur hydrophile ⇒ suppression de
goûts amers, stabilisation d'arômes, applications pharmaceutiques, …

2. Hydrolyse chimique
à l'acide dilué
progressive: amidon ⇒ dextrines ⇒ oligosides ⇒ maltose ⇒ glucose
rapide, mais problème de sels lors de la neutralisation

III. Fibres alimentaires


Cellobiose : Derrière cette appellation générale, on trouve
βDglucopyrannosyl (1-4)Dglucopyrannose
majoritairement des produits des parois végéta-
CH2OH OH
les et algales.
O O
OH
HO
OH
O
A. Cellulose et dérivés
OH CH2OH
1. Cellulose
cellobiose, organisée en polymères de grande
taille
paroi des végétaux / non dégradée par les animaux: microorganismes de la flore in-
testinale
pure à 98% dans la fibre de Gossypium (coton);
structure micro-cristalline dans le bois
inerte chimiquement; insoluble

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rigide mais non linéaire; fibres de 3 000 glucoses ⇒ MM = 500 000


O C CO O Na O CH3 2. Déri-
H2C H2
OH H2C OH vés :
O O O Carboxyméthylcellulose:
O
OH OH
OH OH très soluble ⇒ agent de
HO O HO O
dispersion des jus de
OH CH2OH OH CH2OH
fruits; améliore la struc-
Carboxyméthylcellulose Méthylcellulose
ture des glaces; permet
la conservation des farines
Méthylcellulose: soluble à froid / gélifie à 50 - 90°C (selon degré de substitution) ⇒

ajustement consistance des pâtes boulangères, améliore (retarde) rassissement;


gélification à chaud des beignets, produits panés, …

B. Pectines (E 440)
CH2OH Galactose 1. Structure
O Polygalaturonides ± estérifiés (méthylés),
Pectine
O ...
O linéaires en α (1 → 4)
O OH O OMe
On distingue les pectines hautement mé-
O O O thylées (HM : taux d’estérification > 50%)
...
des faiblement méthylées (LM = low)
O
O O
• Degré de méthylation = % du rapport
O OMe CO - O - CH3 / CO - OH
Acides galacturoniques
• 70% ⇒ gels en milieux très sucrés et
peu acides: confitures !
• < 50% ⇒ gels en milieux peu sucrés et peu acides, en présence de Ca
• déméthylation ⇒ gels moins cassants, moins de synérèse
• acides pectiques: complètement déméthylés ⇒ insolubles, sauf dans sels alcalins
• enzymes: pectine estérase, dépolymérases ⇒ clarification des jus de fruits

2. Origine et obtention
Origine : marc de pomme (Europe), écorces d’agrumes (Etats Unis), …
Procédé d’obtention :
• Extraction par cuisson en milieu acide
• Pressage, filtration

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• Coagulation dans l’alcool


• Séchage, broyage

C. Gommes
1. Guar (E 412)
Origine : Graines de Cyanomopsis tatragonolobus (Inde, Pakistan, USA)
Obtention : décorticage des graines, séparation, broyage
Structure chimique : chaîne de β-D-mannose avec branchement d’unités α-D-
galactose (1 Gal / 2 Man)

2. Carroube (E 410)
Origine : Graines de Ceratonia siliqua (Bassin méditerranéen)
Obtention : décorticage des graines, séparation, broyage
Structure chimique : chaîne de β-D-mannose avec branchement d’unités α-D-
galactose (1 Gal / 4 Man)

D. Alginates et carraghénanes
1. Carraghénnanes (E 407)
H2 O
CH2OH C CH2OH H 2C SO 3

O O HO O O O
SO 3 O
O O
OH ... ... OH ...
O O O

OH O SO 3
OH O SO 3

κ carrabiose Carraghénanes λ carrabiose

Origine : algues rouges (Rhodophyceae – Sud est asiatique ; Amérique du Sud ;


Atlantique nord)
Obtention :
• Extraction par cuisson dans l’eau
• Filtration
• Coagulation dans l’alcool
• Séchage, broyage
Structure chimique : Chaîne de D-galactose sulfaté :
• Kappa : 1 sulfate pour 2 galactoses

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• Iota : 2 sulfates pour 2 galactoses


• Lambda : 3 sulfates pour 2 galactoses

2. Alginates
Origine : algues brunes (Phaeophyceae – Atlantique nord – USA – Norvège)
Obtention :
• Extraction en milieu alcalin
• Purification (flottation, filtration)
• Coagulation à l’acide minéral
• Neutralisation à la base organique
• Séchage, broyage
Structure chimique : chaîne d’acides β-D-mannuroniques et d’acides α-D-
guluroniques

E. Utilisations alimentaires
Les propriétés les plus souvent recherchées sont la viscosité et le pouvoir gélifiant,
qui reposent sur le comportement des molécules en solution aqueuse, notamment
conformation et volume hydrodynamique.

1. Principaux types de conformation des hydrocolloï-


des :
Conformation Hydrocolloïdes Conditions
Pelote : répartition statistique Galactomannanes (Guar et
dans l’espace ; volume en caroube)
fonction de la nature des liai- Pectines HM
sons osidiques, de la masse, Xanthane Température élevée
et des interactions avec le λ carraghénannes
solvant ι et κ carraghénannes Température élevée
Agar Température élevée
Rigide étendue : flexibilité Alginates Présence de calcium
de la chaîne limitée Pectines LM Présence de calcium
Pectines HM pH < 3, présence de sac-
Xanthane charose
Basse température

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Hélice : les liaisons intermo- ι et κ carraghénannes Basse température


léculaires stables l’emportent Agar Basse température

2. Solubilité
Nombreux hydroxyles = caractère hydrophile marqué
On distingue :
• Molécules linéaires neutres
Liaisons (1->4) : présence de zones cristallines, peu accessibles à l’eau = faible so-
lubilité (cellulose, amylose)
• Molécules ramifiées neutres
Présence de résidus latéraux, flexibilité de la liaison (1->6) : augmentation de la so-
lubilité, notamment dans l’eau froide (plus de résidus dans le guar : solubilité supé-
rieure à celle du caroube)
• Molécules chargées négativement (polyélectrolytes)
En fonction de la charge et de la présence de sels (calcium)

3. Rhéologie
Aucune association entre les polymères : épaississant pur, la viscosité dépend de
la masse moléculaire
Deux types de comportement :
• Newtonien : macromolécules très ramifiées ou globulaires
• Pseudoplastique : macromolécules déplissées
Formation d’un réseau tridimensionnel : gel
• Les zones de jonction sont obtenues par assemblage de portions régulières sous
forme de spirales ou de rubans plissés. L’énergie de la jonction détermine le ca-
ractère réversible ou non.
• Les zones irrégulières donnent des brins libres qui interrompent les zones de
jonctions et permettent la formation du réseau.
• Cas des alginates : rôle du calcium dans les jonctions entre molécules.

4. Synergies
Associations de plusieurs hydrocolloïdes :
• Gomme de caroube : peu de galactoses, répartis irrégulièrement => association
des parties sans galactose avec les xanthanes => gels thermoréversibles.
• Gomme de guar : répartition homogène, uniquement augmentation de la viscosité

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IV. Méthodes d'étude


Voir polycopié

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Chapitre 2. Peptides et
protéines

I. Définition et classification

A. Acides aminés
1. Définition
H L’acide porte une fonction amine primaire sur le carbone α (sauf pro-
R COOH line et hydroxy-proline) – Classement en fonction de la nature de la
NH2 chaîne latérale : poly
20 AA protéinogènes classiques, mais environ 150 connus : soit intermédiaires mé-
taboliques, soit AA « rares » (mais parfois 2 – 3 % d’une protéine particulière), soit
AA spécifiques aux bactéries, etc.

2. Propriétés chimiques générales


Ionisation : en fonction du pK des fonctions
solubilité dans l’eau ; notion de pHi
réactivité (enzymes ; liaisons inter et intra moléculaires)

B. Polymères
1. Liaison peptidique
Les quatre atomes de la liaison C=O – NH plus les deux Cα sont dans le même plan :
40% des liaisons peptidiques sont sous la forme d’une double liaison, donc la struc-
ture est en partie rigide, la rotation ne pouvant se faire qu’au niveau des carbones α .
Les plans se succèdent soit avec toujours le même angle : formation d’une hélice,
soit avec des angles qui alternent : formation de feuillets, soit sans agencement par-
ticulier : structure en pelote.

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2. Les diverses classifications


a. Classification selon la forme des molécules.
Protéines fibreuses ou scléroprotéines.
Pratiquement insolubles. Fibroïnes de la soie; collagènes (tissus conjonctifs… trans-
formables par la chaleur en gélatines); kératines.
Protéines globulaires ou sphéroprotéines.
Forme générale sphérique ou ovoïde.
b. Classification selon la solubilité.
Albumines.
Solubles dans l'eau distillée. Précipitent par addition de sulfate d'ammonium entre 70
et 100% de la saturation. pHi < 7 (caractère acide).
Globulines.
insolubles dans l'eau pure, mais solubles dans les solutions salines diluées (NaCl
5%), précipitent par addition de sulfate d'ammonium à 50% de la saturation. Souvent
des glycoprotéines ou lipoprotéines.
Protamines et histones.
Solubles, taille petite (plutôt polypeptides que protéines); très basiques (lysine et ar-
ginine) ⇒ pHi élevé.
Globines.
solubles dans l'eau.
Prolamines et glutélines
Protéines végétales insolubles dans l'eau, mais solubles dans les acides et les bases
dilués.
c. Classification selon la composition.
Holoprotéines.
Elles ne sont constituées que d'acides aminés.
Hétéroprotéines.
Elles comportent une ou plusieurs chaînes peptidiques associées (homoprotéine)
liées par covalence à un groupement prosthétique de nature non glucidique. La na-
ture de ce groupement est extrêmement variée :
• glucide glycoprotéines
• lipide lipoprotéines
• phosphate phosphoprotéines
• ion métallique chromoprotéines (hémoglobines, cytochromes)

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d. Alimentaires:
issues des 3 autres groupes, mais économiquement favorisées ⇒ digestibles et sa-
voureuses

II. Les structures et leurs consé-


quences

A. Structure primaire et polymorphisme


Séquence - liaison peptidique - nombreuses séquences sont connues (bio. mol.)
Génétique - Ex.: Hb, caséines (races de vaches ⇒ protéines du lactosérum différen-
tes par rééquilibrage quand l'une est sous représentée)

B. Structure spatiale
1. Structure secondaire
q Hélice α ⇒ 3,6 à 3,7 AA / t
q Hélice 310 ⇒ 3 AA / t • Hélice π ⇒ 4,4 AA / t • Hélice γ ⇒ 5,2 AA / t
q Feuillets ß
q Pelote statistique

2. Structure tertiaire – quaternaire


q activité protéique ⇒ sites actifs, ex. tonneau α8ß8 de l'α-amylase, de la TP isomé-
rase, de la Pyruvate kinase, …
q repliement spontané, ou gouverné par d'autres enzymes
q orientation: extérieur hydrophile / intérieur hydrophobe, ou inversement, mais les
protéines solubles sont les plus intéressantes en IAA

3. Forces mises en jeu dans la structure protéique


Ces forces peuvent agir soit dans un peptide donné pour le stabiliser (structure se-
condaire) soit entre deux peptides qui se trouvent alors associés (structure quater-
naire) : liaisons intramoléculaires et intermoléculaires.
Règle générale : Q10 = 2, mais avec les protéines, on peut avoir Q10 = 600 parce que
l’énergie impliquée dans les interactions est faible

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a. Contraintes stériques

Le volume des chaînes latérales imposent des contraintes aux angles Ψ et Φ autour
des carbones α.

b. Interactions de Van der Waals


Interactions faibles, de type dipôle – dipôle.
interaction en fonction de la distance : attractive d’abord, répulsive quand d diminue
liée aux angles de torsion
c. Interactions électrostatiques
Protéine = polyélectrolyte à cause des groupements ionisables : 30 à 50% des rési-
dus
En fonction de l’environnement, la valeur du pKa peut varier de plus d’une unité
pHi : à ce point, la charge nette est nulle, mais en réalité le nombre de charges est
maximal, donc les interactions électrostatiques aussi. La protéine tend à se resserrer
sur elle-même et expulse l’eau : la solubilité est minimale.
Principaux groupements impliqués : carboxyles et amines libres des chaînes latéra-
les, les ions associés aux protéines : calcium (caséines), métaux
d. Liaison hydrogène
Entres atomes électronégatifs et un H, par exemple entre C=O et H-N de deux liai-
sons peptidiques : rôle important dans la stabilisation des hélices et des feuillets
e. Interactions hydrophobes
Elles sont dues à la nature de la chaîne latérale (par exemple, un cycle).
En milieu aqueux : répulsion à masquées / partie hydrophile à l’extérieur
Action forte sur la structure, démasquage à insolubilisation de la protéine
f. Ponts disulfure
Entre deux cystéines : 5 à 7 ponts pour 100 AA à protéine fortement stabilisée

III. Dénaturation
Elle se produit sans rupture de la liaison peptidique, sous l'action de facteurs varia-
bles portant sur les liaisons faibles, avec pour conséquence :
q la perte d'activité biologique
q une chute de solubilité par démasquage des zones hydrophobes

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q une sensibilité accrue aux protéases


q des problèmes de cristallisation
⇒ nouvelle conformation, souvent déplissement ou déroulement ⇒ peut être irréver-
sible (ex. blanc d'œuf cuit)

A. Agents physiques
1. Chaleur
Facteur le plus souvent impliqué
La sensibilité dépend de nombreux facteurs : nature et concentration de la protéine,
aw, pH, …
Conséquence fréquente : démasquage de zones hydrophobes d’où une migration
des protéines vers les interfaces ou une agrégation de protéines (floculation)

2. Froid
Inactivation d’enzymes
Agrégation et précipitation ; dissociations d’oligomères ou réarrangements

3. Radiations
En fonction de λ, captée par les acides aminés aromatiques, avec par exemple rup-
ture des ponts disulfure.

4. Traitements mécaniques
Le cisaillement peut entraîner une dénaturation, par exemple des hélices α.

5. Tension superficielle
Les protéines à l’interface sont souvent dénaturées de façon irréversible.
La dénaturation débute lors de la migration de la protéine à l’interface :
q interaction avec des molécules d’eau et rupture de nombreuses liaisons faibles
intramoléculaires
q d’où un déplissement, et démasquage de zones hydrophobes
q activation de la protéine qui devient instable
q répartition à l’interface avec dénaturation
Des protéines sans zones fortement hydrophiles / hydrophobes ou très stables
(ponts disulfure) ne migrent pas spontanément à l’interface

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B. Agents chimiques
1. Acides et bases
Action du pH : dénaturation aux valeurs extrêmes (à ne pas confondre avec inactiva-
tion enzymatique)
Répulsions électrostatiques très fortes à déplissement.

2. Solvants organiques
La plupart sont dénaturants : modification de la constante diélectrique du milieu,
donc des forces qui stabilisent la protéine ; modification des interactions hydropho-
bes

IV. Propriétés fonctionnelles des


protéines

A. Propriétés d’hydratation
1. Relations protéine / eau
1. Eau « de structure » ou « de constitution » : liaisons H, stabilise la structure ;
non congelable (cf. les sels hydratés comme CuSO4 ou MgCl2, n H20) ; très
faible quantité, mais son élimination (difficile) entraîne la dénaturation.
2. Eau de la « couche moléculaire » : adsorbée par liaisons H ou électrostati-
ques ; peu ou pas disponible pour les réactions ou la congélation ; 40 à 90 mg
/ g protéine
3. Eau « non congelable » : inclut les deux précédentes plus des couches suc-
cessives autour de la protéine ; liaisons H et électrostatiques ; 0.3 à 0.5 g / g
4. Eau « d’imbibition » ou « capillaire » : eau incluse dans les pores des aliments
humides ; disponible comme solvant ou réactif ; éliminée par une forte éner-
gie ; mesurée par le gonflement d’une protéine initialement sèche ; jusqu’à 10
g/g
5. Eau « d’hydratation hydrodynamique » : entoure les molécules, mais se com-
porte comme de l’eau libre ; agit sur la viscosité

2. Facteurs influençant l’hydratation


- L’absorption augmente avec la concentration

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140
- le pH modifie la charge nette, donc
130 les relations avec l’eau ; au pHi, les
120
110
relations protéine / protéine sont
100 maximales (figure : capacité de ré-
% eau

90
80
tention d’eau du muscle de bœuf /
70 dans ce cas, il y a une relation di-
60
50
recte avec la tendreté de la viande)
40 - La fixation d’eau décroît quand la
2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
pH température augmente ; générale-
ment, le chauffage provoque une dé-
naturation suivie d’une agrégation, ce qui réduit le nombre de groupements dis-
ponibles ; dans certains cas (protéines fortement compactes), la dénaturation
augmente au contraire le nombre de groupements disponibles.
- La concentration en sels agit sur la solubilité selon deux modalités, en fonction de
la compétition entre l’eau, les sels et les groupements latéraux : à faible concen-
tration, il y a une meilleure hydratation (« salting in »), mais à forte concentration il
y a prédominance des relations sels / eau, au détriment des relations protéine /
eau, d’où une perte de solubilité (« salting out »). Exemples : polyphosphates et
protéines du muscle (prise d’eau)

B. Viscosité
Le principal facteur est le « diamètre apparent » des molécules, qui dépende des
paramètres suivants :
- caractéristiques intrinsèques de la protéine (taille, masse, charge, ) et des fac-
teurs extérieurs qui les influencent
- interactions protéines / solvant, définies plus haut, et notamment celles de la
sphère d’hydratation
- interactions protéines / protéines qui déterminent la taille des particules (notam-
ment à forte concentration)
Le comportement « rhéofluidisant » peut être expliqué par les phénomènes suivants :
- orientation progressive des molécules dans la direction de l’écoulement ;
- déformation de la sphère d’hydratation
- rupture des liaisons faibles au sein des agrégats ;

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Quand la concentration est forte, les interactions protéine – protéine sont fortes, il
faut une grande énergie pour rompre les liaisons et le comportement est plutôt vis-
coélastique.
Les paramètres qui agissent sur les liaisons inter et intramoléculaires peuvent modi-
fier considérablement le comportement des protéines (pH, température, sels, …)

C. Gélification
1. Généralités
Il faut distinguer plusieurs types de structures des solutions protéiques en fonction de
leur concentration et de leur degré de dispersion :
- association : modification au niveau sous-unités ou molécule
- polymérisation ou agrégation : formation de complexes de grande taille
- précipitation : agrégation conduisant à la perte partielle ou totale de solubilité
- floculation : agrégation non ordonnée sans dénaturation (souvent par suppression
des répulsions électrostatiques)
- coagulation : agrégation non ordonnée avec dénaturation et prédominance des
interactions protéine / protéine sur les interactions protéine / solvant
- formation d’un réseau ordonné : gélification
Les conditions pour obtenir un gel sont généralement bien définies, mais pas tou-
jours facile à remplir

2. Mécanisme de la gélification
Il faut une dénaturation et un déplissement préalable puis une interaction ordonnée
protéine / protéine
La formation du réseau résulte de l’équilibre entre les interactions protéine / eau et
les interactions protéine / protéine, en fonction des forces attractives / répulsives :
importance des conditions du milieu (pH, température, …)
- Les interactions hydrophobes, électrostatiques, les liaisons H et disulfure sont
attractives
- Les répulsions électrostatiques (surtout aux pH éloignés du pHi), les interactions
protéine / eau tendent à maintenir séparés les polypeptides
En fonction de la nature des liaisons principalement mises en jeu, les gels ont des
comportements différents :

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o Ponts disulfure (covalents) : gel thermiquement irréversible (ovalbumine, β


lactoglobuline)
o Liaisons H : gels thermoréversibles (gélatine)
o Cas intermédiaires (protéines de Soja)
Nombreux gels sous forme de structures fortement hydratées : 10 g eau / g protéine
(jusqu’à 98% d’eau), plus des molécules piégées dans le réseau
- rétention d’eau dans le réseau capillaire
- interactions hydrogène à piégeage de l’eau libre
- dénaturation des liaisons peptidiques à nouveaux groupes CO ou NH polarisés
L’ensemble augmenterait la couche d’eau autour des protéines
Un gel correspond à la même concentration qu’une solution saline diluée, mais
a un comportement de solide.

3. Les étapes de la gélification thermique


Dissociation réversible de la structure quaternaire à obtention de monomères
Dénaturation irréversible des structures secondaires et tertiaires (déplissement sou-
vent partiel)
L’équation générale est : (PN)n ⇔ n PN à n PD
où PN est la protéine native, PD la protéine dénaturée et n un petit nombre connu.
L’état gélifié final correspond à (PD)x mais on y parvient de deux manières :
- x PN (chauffage) ⇔ (PN)x (chauffage) à (PD)x
- x PN (chauffage) à x PD (chauffage et / ou refroidissement) ⇔ (PD)x
La première équation s’appliquerait à la floculation et la seconde aux coagulations
grossières obtenues en conditions dénaturantes (pH, agents dénaturants type urée
ou détergents, etc.)
Plus l’agrégation est lente par rapport à la dénaturation, plus les peptides peuvent
s’orienter, et plus le gel sera structuré (ordonné, homogène, lisse, expansé, élasti-
que, transparent, stable vis-à-vis de la synérèse et de l’exsudation), tandis que les
gels formés de particules grossières sont opaques, peu élastiques et instables (syné-
rèse et exsudation)
Gels par chauffage (70 à 100°) de plasma bovin à 5% de protéines :
- la fermeté mécanique des gels augmente avec la température
- la capacité de rétention d’eau diminue

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à l’agrégation est plus irrégulière à forte température : plus gros agrégats (plus
grande fermeté), mais aussi pores plus grands (moins bonne rétention de l’eau)
à la température élevée favorise les interactions protéine / protéine au détriment des
interactions protéine / eau
Déplissement des protéines :
- démasquage des zones hydrophobes à augmentation des interactions protéine /
protéine : gels plus fermes avec des protéines de masse élevée et nombreux AA
hydrophobes
- les interactions hydrophobes sont favorisées aux températures élevées, les liai-
sons H l’étant lors du refroidissement
- démasquage de groupements thiols : formation accrue de ponts disulfure interca-
ténaires à renforcement du réseau et gels plutôt thermostables
- ponts calciques stabilisants

4. Effets du pH
Accroissement de la concentration à élargissement de la zone de pH permettant la
gélification : les interactions protéine / protéine (liaisons hydrophobes et disulfure)
compensent la répulsion électrostatique
au pHi, moins de répulsions à formation d’un gel moins expansé, moins hydraté,
moins ferme
protéines à fort pourcentage d’AA hydrophobes (> 31,5% : hémoglobine, catalase,
ovalbumine) : la zone de pH dépend fortement de la concentration protéique
protéines à faible pourcentage (22 – 31,5% : γ globulines, α chymotrypsine, albumi-
nes sériques) ne montrent pas de variation de la zone de pH avec la concentration

5. Quelques exemples
Protéines myofibrillaires : agent liant des viandes hachées, stabilisation de l’émulsion
des saucisses. Caractéristiques en fonction de la nature des protéines, de leur main-
tien à l’état natif, de la présence de sels, etc. Il semble que l’extraction partielle de la
myosine pas NaCl (« salting in ») soit nécessaire.
Coagulation des caséines par action de la chymosine que la caséine κ en présence
de Ca2+ ou acidification du lait à pH 4,6 : les micelles de caséines sont très thermos-
tables, surtout à pH > 6, probablement du fait du faible nombre de structures tertiai-
res et secondaires ordonnées.

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Protéines du lactosérum : à plus de 5% et au-delà de 70-85° : bonnes propriétés géli-


fiantes à gels moins fermes et moins élastiques que ceux d’ovalbumine p. ex. ; irré-
versibles probablement à cause de nombreux ponts disulfure intermoléculaires.

D. Propriétés interfaciales des protéines


Elles conditionnent les propriétés émulsifiantes et foisonnantes.

1. Emulsions
Dispersion de deux phases non miscibles, généralement un liquide polaire hydro-
phile et un liquide hydrophobe, avec en plus dans les émulsions alimentaires des
particules solides et des bulles de gaz. Une des phases est dispersante, l’autre est
dispersée.
La formation de gouttelettes dispersées va de pair avec la création d’une surface
interfaciale importante. Cette surface augmente exponentiellement quand le diamètre
des gouttelettes diminue pour une même masse de phase dispersée et peut attein-
dre 1 m2.ml-1. La création de cette surface demande une énergie importante, amenée
notamment par l’action mécanique de mélange.

2. Déstabilisation des émulsions


Une émulsion est instable en raison de 3 phénomènes principaux
Le crémage ou sédimentation dû à la force gravitationnelle qui répond à l’équation
de Stokes :

2 2 g∆ρ avec V : vitesse de chute ou de remontée de la gouttelette ; r : rayon de


V= r
9µ la gouttelette ; g : gravité ; ∆ρ différence de densité entre les deux pha-
ses ; µ : coefficient de viscosité de la phase continue
La floculation des gouttelettes due à la suppression des charges et donc des répul-
sions, à la suite d’une modification de pH et/ou de force ionique. Les gouttelettes res-
tent séparées par un film de phase continue. La floculation provoque une augmenta-
tion de la taille apparente des gouttelettes.
La coalescence ou fusion des gouttelettes, spontanée thermodynamiquement,
conduit à l’apparition de deux phases séparées par une interface de taille minimale.

3. Stabilisation des émulsions


Plusieurs phénomènes peuvent s’opposer aux précédents, et donc tendre à stabiliser
les émulsions :
- Une faible tension interfaciale ;

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- La présence d’une couche interfaciale résistante, par exemple un film protéique


s’opposant mécaniquement à la coalescence des gouttelettes ;
- Des charges de même signe : les gouttelettes sont alors entourées d’une couche
de contre-ions ;
- Un petit diamètre des gouttelettes, par exemple dû à une agitation intense en
présence d’un tensioactif (réduction de la vitesse de crémage)
- Une forte viscosité de la phase continue (réduction de la vitesse de crémage)
Les agents émulsifiants permettent aussi la stabilisation :
- Electrolytes minéraux
- Molécules tensioactives
- Matières insolubles à l’interface
- Macromolécules dissoutes (polysaccharides épaississants)
De nombreux facteurs influencent les résultats, et il n’y a pas de méthode normali-
sée.
- Il y a une corrélation positive entre la solubilité et la capacité émulsifiante ;
- le pH modifie l’aptitude à former des émulsions :
o au pHi, les protéines sont peu solubles et ne contribuent pas à la
charge superficielle des gouttelettes (pas d’attraction électrostatique)
o au pHi, les protéines sont compactes et ne se déplissent pas
o en revanche, les interactions hydrophobes avec les lipides sont les plus
importantes pour certaines protéines à résultats contradictoires selon
les protéines
- Le chauffage abaisse la viscosité et la rigidité du film protéique, ce qui abaisse la
stabilité de l’émulsion, mais la gélification augmente la rigidité, donc stabilise
l’émulsion

4. Propriétés de surface des protéines


La plus importante est l’aptitude à diffuser vers l’interface : les résidus s’orientent
vers la face de même polarité qu’eux, et l’énergie libre du système diminue. Lors de
l’adsorption, les protéines se déplissent et peuvent s’étaler en couche monomolécu-
laire.
Les protéines globulaires hydrophiles (protéines du lactosérum, lysozyme, ovalbu-
mine) sont de mauvais agents émulsifiants. Au contraire, les caséines, sans structure
spatiale et avec des zones hydrophiles et hydrophobes nettement séparées, sont de
bons émulsifiants.

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V. Protéolyse

A. Gastro-intestinale
Protéines ⇒ AA

1. Endopeptidases
4 principales:
pepsine A: stomacale, pH < 2
trypsine: pancréatique, pH 8,0
chymotrypsine; idem
élastase: idem
⇒ sites d'attaque particuliers ⇒ oligopeptides

2. Exopeptidases
carboxypeptidase (pancréas) / aminopeptidase (intestin) ⇒ AA

B. Protéolyse technique
1. Enzymes animales
Chymosine: présure / laiterie
Pepsine
Pancréatine

2. Enzymes végétales
papaïne ⇒ bière, attendrissage de la viande, biscuiterie,…

3. Enzymes microbiennes
protéases neutres, alcalines, acides

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VI. Brunissement non enzymati-


que

A. Biochimie des réactions


1. Schéma général de la réaction de Maillard
glucide + AA ⇒ glycosylamine ⇒ réarrangement d'Amadori ⇒ composé d'Amadori =
1-amino 1-désoxy 2-cétose, puis 3 voies:
forte déshydratation ⇒ furfurals et déshydrofurfurals, formés aussi à la chaleur, non
caractéristiques de la réaction de Maillard
Scission ⇒ molécules dont certaines sans azote; arômes (non spécifique)
déshydratation modérée ⇒ substances réductrices = réductones, agissant sur les AA
⇒ décarboxylation ⇒ aldéhydes = dégradation de Strecker ⇒ arômes spécifiques

2. Réactivité des constituants


les AA libres ont une réaction uniforme / peptides et protéines ⇒ action des NH2 li-
bres, notamment ε -NH2 de Lys
glucides plus réactifs que les AA; pentoses > hexoses et aldoses > cétoses

3. Facteurs influençant la réaction


T° élevée, mais pas indispensable: se développe aussi pendant stockage
réaction augmente avec pH, max à pH 6 - 8
eau dilue les substrats et inhibe (action de masse: c'est un des produits)
minéraux: Mn, Sn (+) / Cu, Fe (-)

B. Incidences en technologie alimentaire


1. Couleur
composés d'Amadori incolores ⇒ condensation en mélanoïdines noirâtres et char-
bonneuses

2. Arôme et goût
furfurals et réductones + aldéhydes: en fonction des AA présents ⇒ favorables ou
défavorables

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3. Pouvoir réducteur
dû aux composés d'Amadori ⇒ antioxydant des lipides, mais réaction de Strecker
accélérée.

VII. Méthodes d’étude

A. Dosages fins
1. Fractionnement
Les diverses propriétés physico-chimiques des protéines sont utilisées pour le frac-
tionnement, qu’il soit industriel ou de laboratoire. En particulier, la solubilité différen-
tielle en fonction de la nature du solvant est mise à contribution : précipitation (aux
sels, aux acides, aux solvants) suivie d’une solubilisation (dans des conditions « neu-
tres » : dilution du sels, neutralisation de l’acide, etc.)

2. Dosages colorimétriques
Ils sont très variables dans leurs résultats. Par exemple tous les AA ne réagissent
pas de la même manière à la ninhydrine (10% de la proline est dosée dans les condi-
tions standard).
Les dosages globaux de protéines (Bradford, Lowry) au bleu de Coomassie ne sont
pas satisfaisants car toutes les protéines ne réagissent pas de la même manière.

3. Chromatographie
La chromatographie des AA est assez efficace, notamment quand on commence par
une séparation en fonction de la charge sur colonnes échangeuses d’ions. En HPLC,
on peut utiliser une colonne de type Dionex® suivie d’une détection dans l’UV. La
chromatographie préparative est fréquemment utilisée pour séparer les protéines,
notamment en fonction de leur masse.

4. Electrophorèse
La migration des acides aminés et des protéines en fonction de leur charge nette à
un certain pH est en réalité assez peu utilisée. L’électrophorèse standard se fait dans
des conditions très différentes.
Conditions dénaturantes : des composés de type SDS (détergent anionique) ou β
mercapto-éthanol (réducteur des ponts disulfure) séparent les protéines en leurs dif-

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férents peptides, leur confèrent une charge nette négative (migration vers l’anode) et
provoquent un déplissement maximal.
Gels : ils peuvent être d’agarose (surtout pour les acides nucléiques, assez peut
pour les protéines) ou le plus souvent de polyacrylamide (SDS-PAGE). Dans ce cas,
le facteur discriminant est le rapport entre la taille des mailles et l’encombrement ap-
parent des protéines. Il y a une relation linaire entre la mobilité électrophorétique et le
logarithme de la masse moléculaire (ME = f log [MM]) : voir TP.

B. Dosages AFNOR
Les dosages d’azote total sont assez contestés, car tous les acides aminés ne ré-
pondent pas de la même manière d’une part aux traitements chimiques d’hydrolyse
(certains sont détruits) et d’autre part aux réactions colorées mises en jeu. Les spé-
cialistes de telle ou telle source de protéines ont chacun leur taux de conversion de
l’azote total en protéines totales.

VIII. Extraction et purification

A. Buts
Les protéines enzymatiques ou hormonales sont extraites depuis longtemps, pas les
autres
Des constituants type glucides ou lipides sont purifiés
Certaines protéines ont des propriétés technofonctionnelles intéressantes, mais sont
encore mal perçues du consommateur

1. Amélioration de la valeur nutritionnelle


⇒ élimination de toxines
⇒ extraction de protéines liées à d’autres substances, ou de substances liées aux
protéines

2. Amélioration des caractères organoleptiques


⇒ élimination des pigments (décoloration du cruor1, des végétaux), des arômes (dé-
sodorisation, désamérisation)

1
sang = plasma + cruor

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⇒ amélioration ⇐ enrichissement protéique et changement conditions milieu, élimina-


tion d’éléments indésirables: analogues de viandes élaborés à partir de protéines
végétales

3. Valorisation
⇒ de productions non rentables quand elles sont traitées par le circuit conventionnel
de la culture ou de l’élevage
⇒ de sous produits: récupération de protéines nobles et limitation des rejets

B. Méthodes d’extraction
⇒ Protéines = structures complexes, hétérogènes, en association stable avec
d’autres polymères ⇒ limitation des rendements d’extraction
⇒ structures natives difficiles à maintenir ⇒ pertes de propriétés fonctionnelles (ex.
solubilité, qui dépend de la méthode d’extraction

1. Aptitude des protéines à l’extraction: état de la pro-


téine
a. Hétérogénéité
Dans une même matière première, on peut avoir:
⇒ des protéines très solubles: albumines, globulines
⇒ des protéines très insolubles
très structurées: myofibrilles
engagées dans des liaisons: polymères pariétaux, tanins (phénols), pigments, …
⇒ implique des traitements chimiques ou enzymatiques
b. Dénaturation
Altération en particulier de la structure spatiale ⇒ souvent perte de solubilité
⇒ effet pH, t°C, force ionique
Précipitation irréversible ⇒ textures variables en fonction du pH de précipitation
c. Taille et forme moléculaires
⇒ surtout importantes pour la filtration: micro, ultra, sur gel
⇒ les protéines doivent être les seules macromolécules ⇒ pb avec les polymères pa-
riétaux des végétaux, par exemple

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d. Polarité
⇒ dépend du nombre de groupes polarisés par rapport aux chaînes hydrophobes,
ainsi que de la structure spatiale
⇒ précipitation en fonction de la force ionique ou du pH
⇒ échange d’ions puis gradient de pH ou de salinité ⇒ fractionnement (sang, lactosé-
rum)
⇒ affinité: avec une enzyme ou avec des antigènes

2. Nature et forme des extraits obtenus


Produit fini contient de 15-20% de protéines (viandes séparées mécaniquement) à
90% (isolats)
⇒ farines: <70%; enrichissement par élimination eau, amidon, lipides;
⇒ concentrats: 70 à 85% ⇒ élimination, en plus, des glucides, sels, azote non protéi-
que
⇒ isolats: >85% ⇐ isolement spécifique

3. Méthodes d’extraction
a. Méthodes d’enrichissement (négatives)

Quatre étapes principales


⇒ dispersion des différents éléments par traitement mécanique (concassage, agita-
tion, …) pour faciliter le fractionnement
⇒ traitement thermique (50 à 140°C, durée variable)
⇒ fluidification d’une phase (fonte des graisses)
⇒ solidification d’une phase (thermodénaturation protéines ⇒ coagula-
tion)
⇒ déshydratation (⇒ concentration)
⇒ stérilisationzzz
⇒ extraction proprement dite de la phase solide protéique, phase liquide contenant
lipides fondus et eau, par pressage ou centrifugation
⇒ séchage pour éliminer l’eau et extraction solide - liquide des lipides
⇒ turboséparation: séparation par solvant organique directement sur la phase pulvé-
rulente, sur un concentrat parfaitement délipidé
b. Méthodes d’isolement (positives)
Isolement industriel des protéines de lactosérum, sang, légumineuses (notamment
soja).

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Protéines animales: “cracking” lait et lactosérum ⇒ protéines soit très pures (caséi-
nate, ß-lactoglobuline), soit associées à du sel ou du lactose résiduel. Surimi = pro-
téines de poisson.
Isolement
= mise en solution, puis extraction par
précipitation et extraction solide / liquide
filtration en fonction de la taille moléculaire
fixation sur support “actif” puis élution
Méthodes sélectives et peu dénaturantes … d’où grande quantité de sous produits à
valoriser…
Trois paramètres
⇒ rendement = masse protéines extraites / masse protéines à extraire

souvent faible pour protéines végétales, sauf Soja qui contient des globulines
solubles
⇒ sélectivité = degré de pureté et d’homogénéité, rarement recherchée en IAA
⇒ coût de l’extraction, en fonction: de la vitesse (masse de protéines / unité de
temps) et de la concentration de l’extrait
Rendement et sélectivité rarement compatibles. Protéines rarement solubles (20%
dans cas poisson) ⇒ amélioration par voie chimique ou enzymatique
Mise en solution par voie chimique
Quatre facteurs au moins, interviennent simultanément: pH, force ionique, tempéra-
ture, Ca2+.
⇒ pH: pHi = 4,5 à 6 en général ⇒ extraction meilleure à pH alcalin, mais si pH > 9,
racémisation des AA ⇒ formation de ponts divalents ⇒ diminution de la digestibilité
⇒ force ionique: effet positif marqué sur solubilité près du pHi ou de la neutralité, effet
négatif aux pH extrêmes
⇒ températures: basses ⇒ moins dénaturantes, sans développement microbien; mais
protéines d’os extraites à 90°C (non dénaturées)
⇒ tenir compte du procédé de récupération, ex. solubilisation par pH / sels présents
en précipitation isoélectrique
Mise en solution par voie enzymatique
Coûteuse, intéressante pour protéines poisson ou végétales, mais l’hydrolyse ne
semble pas toujours bien contrôlée (hydrolysats amers) et il faut éliminer ou inhiber
les enzymes

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Purification - récupération par précipitation


⇒ Précipitation enzymatique:

coagulation du lait par la présure = purification du caséinate (caillé de fromagerie)


coagulation du fibrinogène du sang par la thrombine = séparation naturelle des hé-
maties
⇒ Précipitation isoélectrique des protéines dénaturées
une protéine dénaturée précipite presque quantitativement au pHi; rendement varia-
ble selon le prétraitement; utilisation sur lactosérum pour réincorporer les protéines
dans le caillé
propriétés fonctionnelles souvent médiocre, sauf après certains prétraitements
⇒ coprécipitation avec agents adsorbants, puis élution
Nécessite:
⇒ une utilisation à toutes les concentrations de protéine
⇒ une récupération possible
⇒ aucun traitement ultérieur du produit
Agents de précipitation:
⇒ hexamétaphosphate: précipite plus de 90% des protéines du lactosé-
rum après déminéralisation à pH 3. Elimination phosphates par échange
d’ions, filtration,…
⇒ polyéthylène glycol (PEG): fractionnement protéines du sang à divers
pH (4,6; 6 et 7)
⇒ acide polyacrylique: concentré de protéines du lactosérum ayant des
propriétés proches de celles du blanc d’œuf; précipitation à pH 4 en pré-
sence d’acide, solubilisation à pH 6,5 et élimination acide par carbonate
de magnésium
Purification par ultrafiltration
Séparation des molécules selon leur taille par une membrane semi-perméable (tami-
sage)
⇒ Deux phases
rétentat: macromolécules retenues, ± concentrées
perméat: grande partie de la phase aqueuse, petites molécules
les petites molécules sont à la même concentration dans le rétentat, le
perméat et le milieu d’alimentation
⇒ selon la porosité:

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microfiltration: très grosses molécules retenues pouvant jouer un rôle ul-


trafiltrant
ultrafiltration: macromolécules retenues et pouvant être modifiées; mem-
branes organiques ou minérales (oxyde de zirconium ou d’alumine)
⇒ diverses configurations géométriques
⇒ débit en fonction de nombreux facteurs, avec interactions protéines / support
⇒ polarisation ⇒ limitation de le concentration du rétentat à 25-30% environ. Pour
poursuivre, il faut diluer ⇒ diafiltration
⇒ il faut que:
les méthodes de précipitation ne conviennent pas
l’extrait ne contienne pas de macromolécules non protéiques: lactosé-
rum, sang et isolats végétaux
peu d’acides aminés et peptides: pas les hydrolysats
⇒ osmose inverse: permet de n’éliminer que l’eau (très cher)
Purification par chromatographie d’échange d’ions
Deux procédés industriels
⇒ VISTEC: colonnes échangeuses d’anions faibles; DEAE-cellulose (diéthylaminoé-
thyle)
⇒ SPHEROSIL: silice greffée par échangeurs de cations ou anions, forts ou faibles;
seule technique permettant une séparation fine des protéines
⇒ inconvénients majeurs: contamination de l’éluat par des ions; nécessité d’utiliser
deux échanges pour les échantillons à pH neutre.

C. Application aux principales sources de


protéines
1. Protéines animales
a. Protéines myofibrillaires

Extraction sur viandes, sauf sous produits; difficile d’obtenir des concentrats de
grande qualité car myoglobine facilement oxydée (⇒ brunissement)
Poissons: farines souvent très insolubles si on n’a pas délipidé auparavant.
Surimi: valorisation de poissons peu consommés à l’état frais; concentré de protéi-
nes = pâte insipide, inodore, visqueuse, élastique, instable à basse température

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(sauf en présence de cryoprotecteur type sorbitol); par filage, on obtient un analogue


de chair de crustacés
b. Sang et cinquième quartier
Centrifugation ⇒ plasma (⇒ nutrition animale) + cruor; décoloration cruor ⇒ globine
blanche, propriétés émulsifiantes et moussantes (⇒ alimentation animale et humaine)
c. Protéines du lait
Caséine et caséinates
Excellentes propriétés émulsifiantes et liantes ⇒ charcuterie, plats cuisinés, mais
aussi colles, glues
Isolement par acidification (pH 4,6; acide minéral ou organique: par fermentation) ou
par coagulation par la présure (caséinate de calcium). Un partie des protéines peu-
vent provenir du lactosérum si le lait a subit un traitement thermique.
Lactosérum
Récupération des protéines par diverses techniques: ultrafiltration, échange d’ions,
thermocoagulation,… Selon le prétraitement et la méthode, on obtient toute une
gamme de concentrés aux propriétés variées.

2. Protéines végétales
a. Protéines de graines (Céréales; Légumineuses)

⇒ Protéines de Légumineuses
⇒ Soja et graines oléagineuses
Extraction de l’huile (pressage ou hexane) ⇒ tourteaux déshuilés ⇒ farines
Obtention d’isolat ou de concentrat par succession de:
précipitations à pH 4,5 et solubilisations à pH neutre / alcalin;
précipitations à l’alcool;
précipitations à la chaleur;
extraction de constituants solubles dans l’eau ou l’alcool.
succédanés de viandes après texturation; introduction dans produits carnés
bonnes propriétés de viscosité, gélifiantes et liantes
parfois, substances antinutritionnelles (ex. colza, tournesol, coton) ⇒ à éliminer
⇒ Féverole et autres protéagineux non oléagineux
Par précipitation, mais rendements faibles; parfois turboséparation
coproduits riches en amidon, peu valorisés (alimentation animale)
substances antinutritionnelles (glucides fermentescibles, α galactosides)

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concentrés à excellentes propriétés fonctionnelles, mais goût amer


b. Protéines de Céréales
Extraction du gluten à partir de la farine de blé: soit appauvrissement (diététique),
soit extraction de gluten pour améliorer la valeur boulangère de farines faibles (blés
tendres)
Extraction: pâton (0,6 à 1 litre d’eau / kg farine), lavé à l’eau dure ⇒ élimination de
l’amidon, qui doit être valorisé
Maïs: le gluten est un co-produit de l’extraction de l’amidon.
c. Protéines de feuilles

Luzerne pressées avant séchage: jus contenant des protéines qu’il faut valoriser car
très polluantes
Précipitation par solvant et pH acide à chaud; jus : 10 % MS, dont 30-40% de protéi-
nes
d. Protéines de microorganismes
Extraction difficile à cause de la résistance des parois (notamment levures): broyeurs
à billes ou à marteau, en association avec des traitements chimiques ou enzymati-
ques
Rendements très faibles

3. Conclusion
Enrichissement ou extraction de protéines ⇒ co-produit devant être valorisé ⇒ peu
d’exemples, sauf celui du lactosérum
Questions à se poser avant de se lancer dans l’extraction:
Quel niveau d’enrichissement apporte un “plus” du point de vue nutritionnel ou fonc-
tionnel ?
Les co-produits sont-ils valorisables seuls, ou doit-on les traiter (et générer d’autres
sous-produits) ?
Le concentré est-il concurrentiel par rapport aux protéines qu’on désire remplacer ?

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Chapitre 3. Lipides

I. Rappels

A. Lipides
glycérolipides ⇒ glycérol 
sphingolipides ⇒ sphingosine 
cérides ⇒ alcool à MM élevée  esters ou amides d'AG + al-
cool
stérides ⇒ stérol 
étholides ⇒ acides - alcools 

B. Lipoïdes
lipoïdes isopénoïques (caroténoïdes et quinones)
stérols libres
hydrocarbures

II. Acides gras


Définition: acides carboxylique à chaîne aliphatique de 4 carbones au moins.

A. Enchaînement
1. Chaîne non polaire
a. Saturée

AG linéaires: solubles ⇒ 4 à 10 C / insolubles ⇒ plus de 10 C


AG ramifiés: iso / antéiso / autres
AG cycliques
b. Insaturée
Monoènes
Polyènes ⇒ conjugués / non conjugués

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2. Chaîne polaire
acides alcools
acides cétoniques
autres

B. Prédominance
plus de 150 AG naturels (GC/MS), mais certains prédominent nettement:
palmitate C16 CH3-(CH2)14-COOH
stéarate C18 CH3-(CH2)16-COOH
oléate C18 CH3-(CH2)7-CH=CH-(CH2)7-COOH
linoléate C18 CH3-(CH2)4-CH=CH-CH2-CH=CH-(CH2)7-COOH

C. Proportions
Doc n°1 ⇒ tab. p. 57 / Abrégé
Nombreuses variations ⇒ nombreux mélanges
Huiles: acides gras insaturés, liquides / graisses: acides gras saturés (fusion à tem-
pérature élevée)
distillation: élimine les AG légers / enrichit en AG longue chaîne
fractionnement ⇒ sépare AG chaîne longueur # ou insaturation # ⇒ demande de frac-
tions pures à 92 - 98%

III. Propriétés physiques

A. Configuration
linéaire ? pas sûr dans matière vivante ⇒ rotation possible autour des liaisons sim-
ples
insaturation ⇒ rigidité cis / trans: sauf exception, surtout formes cis (angle de 30°)

B. Fusion
même température (±) pour un AG et son triglycéride
T° augmente avec longueur chaîne
T° diminue avec nombre d'insaturations

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hydrogénation catalytique durcit les corps gras (⇒ margarine)

C. Structure
polaire: carboxyle / apolaire: chaîne
plus polaire quand nombre de C augmente // dissociation du COOH diminue
⇒ prédominance de la chaîne sur le carboxyle
AG courte chaîne: lait des ruminants et certaines huiles végétales

IV. AG insaturés

A. Position de la liaison
numérotée à partir du carboxyle: C18:2∆9,12, ou à partir du méthyle: C18:2 ω6,9
oléate: animaux et huiles de graines et fruits
linoléate, linolénate: végétaux verts
acide érucique: Brassicacées ⇒ toxique pour animaux de laboratoire ⇒ Colza "0"

B. Essentialité
points de départ de la synthèse des prostaglandines (régulation sanguine)
fonctionnement de la rétine, croissance cellules nerveuses, …
enzymes de la synthèse des AGPI acceptent les AG du régime alimentaire et les AG
endogènes ⇒ compétition ⇒ nécessité d'équilibre dans l'apport

C. Indice d'iode
plus il est élevé, plus le nombre d'AG insaturés est grand

D. Lipides de poisson
composition particulière, notamment en AGPI ⇒ acide clupanodonique (abaisse taux
de cholestérol et triglycérides sanguins)

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V. Acylglycérols

A. Triacyglycérols
(ex triglycérides)
très prédominants sur les mono et diacylglycérols
les trois positions sont différentes; l'hétérogénéité serait une règle … contestée

B. Analyse directe
permet d'établir la relation propriétés physique / composition des corps gras
acides courts surtout en position 3 / acides longs en position 1 dans le lait de vache

C. Lipolyse
Lipase: libère AG + 2 monocaylglycérols
inactive en milieu aqueux ⇒ à l'interface huile / eau d'une émulsion
les monoacylglycérols peuvent passer la muqueuse intestinale

D. Liaison ester
saponification ⇒ R-CO-O-Na
Alcoolisation ⇒ R-CO-O-R'
Transestérification: réarrangements ex. butyrate méthyle / triacyglycérols du lait

VI. Phospholipides
Doc n° 2 ⇒ p. 66 / Abrégé
structure membranes ⇒ partout, mais faible quantité, sauf jaune d'œuf et tissus ner-
veux (beaucoup)

A. Phosphoacylglycérols
1,2 diacyglycérol + P en position 3 + sérine / choline / éthanolamine
AG longue chaîne ⇒ souvent stéarate (C18) en 1 et oléate (C18:1) en 2
Lécithine sens strict = Phosphatidyl choline # Céphalines = P -sérine et P- éthanola-
mine, mais les 3 = lécithines sens large

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2 fonctions dissociables: acide et amine ⇒ amphiphiles ⇒ micelles et bicouches; no-


tion de concentration micellaire critique = CMC
insolubles dans l'acétone (à la différence des autres lipides)

B. Sphingomyélines
sphingosine (base différente du glycérol) + 1 AG longue chaîne + ester P de choline
liées aux lécithines, propriétés comparables

VII. Cérides
Monoesters d'AG / alcool, les 2 à longue chaîne (jusqu'à 40 C)
Généralement AG saturés
• blanc de baleine: cire presque pure, dont 90% palmitate de cétyle
(C15H31COOH; C16H33OH ⇒ même longueur)
• cire d'abeille: mélange complexe
• "huile" de jojoba: en réalité une cire

VIII. Lipoïdes, caroténoïdes et


stéroïdes
pas de liaison ester ni amide; insolubles dans l'eau; polyprèniques = isoprénoïdes
membranes, os; photoréception; reproduction

A. Caroténoïdes
origine végétale; demi-molécule = rétinol = vitamine A (⇒ lait; œufs, foie)
synthèse complexe ⇒ nombreux dérivés (⇒ xanthophylles, …)
action vitaminique en fonction du cycle en bout de chaîne

B. Stérides
dérivent de l'isoprène ⇒ qualène (foie de poisson)
substitution sur C3 ⇒ alcool = vitamines / cétone = hormones
Cholestérol

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IX. Oxydation des lipides


⇒ elle produit des composés volatils, odeur désagréable, même dans les aliments
ayant moins de 1% de lipides
⇒ elle agit surtout sur AG non saturés, surtout sur AG libres

A. Mécanisme général
Inititation: formation de radicaux libres ou de peroxydes / favorisée par T° élevée,
lumière et certains métaux
Propagation: par O2 ⇒ énergie d'activation faible,accumulation de peroxydes
Arrêt par association de radicaux libres

B. Conséquences
⇒ nombreux composés: aldéhydes et cétones de faible MM ⇒ goût rance, ex. hexa-
nal, 2-décénal: goût dès quelques µg.L-1
⇒ favorise la réaction de Maillard
⇒ oxydation des arômes
⇒ perte d'activités vitaminiques, diminution de la valeur nutritive

C. Facteurs influençant l'oxydation


⇒ une réduction de la pression partielle O2 freine les étapes initiales
⇒ pro-oxydants: hèmes Hb, métaux, hèmes de la LOX (lipoxygènase)
⇒ anti-oxydants naturels: tocophérol (vit. E; terpénoïde), acide ascorbique (vit. C);
des AA et des complexants des métaux
⇒ aw: activité des métaux / dispersion des lipides

D. Quelques exemples de lipides


H2 H2 H2 H2 H2 H2 H2 H2
C C C C C C C C COOH
Acide stéarique: C 18
H3C C C C C C C C C
H2 H2 H2 H2 H2 H2 H2 H2

H2 H2 H2 H2 H2 H2 H2 H2
C C C C C C C C
Acide oléique: C 18:1
H3C C C C C C C C C COOH
H2 H2 H2 H H H2 H2 H2

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CH3 Sphingomyéline :
(CH 2)12 liaison amide
H2C O C R1 (-NH-C=O-)
Choline CH et phosphoryle
R2 C O CH estérifié par
CH 3 CH
C O P O C C N+ CH3 une choline.
H2 H2 H2 CH OH
CH 3
CH N C R
Phosphatidyl choline H O

(Les flèches indiquent les liaisons susceptibles


C O P Choline
d'être hydrolysées par des enzymes.) H2

Cholestérol
H2C
C C CH2
H
H3C

isoprène
HO

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Chapitre 4. L’eau

I. Activité de l’eau

A. Etats de l’eau
Tissus vivants: l’eau est disponible ou liée, ± fortement: l’état de l’eau a autant
d’importance que la teneur totale
Eau libre: 80% de l’eau totale des tissus végétaux, facilement évaporable, donc dis-
ponible pour jouer un rôle de vecteur ou d’agent chimique;
Eau liée: 20% de l’eau totale, elle est retenue par les liaisons faibles, et demande
généralement un traitement thermique pour être éliminée;
Eau de constitution: ex. (ZnSO4, 7 H2O), protéines: elle ne peut être enlevée sans
créer de dommages, voire la dénaturation des protéines.

B. Activité de l'eau
Ce qui importe, ce n’est pas la concentration (± théorique) de l’eau, mais sa disponi-
bilité, exprimée par son activité (dans certains calculs, on fait l’approximation que les
deux valeurs sont égales).
P
aw = o : pression partielle en vapeur d'eau à l'équilibre avec la solution ou avec
P

P° = 1 pour l'eau pure (alors aw = 1)


solution idéale: le soluté n'affecte pas l'association des molécules du solvant, mais
agit comme un diluant inerte, et ceci réciproquement.
Les constituants fixent partiellement l’eau, et limitent sa capacité à réagir et à se va-
poriser. Pour les solutions biologiques, l'activité de l'eau s'exprime par: aw = γw . Nw;
le coefficient γ reflète la déviation par rapport au coefficient idéal (γ = 1). Il dépend
fortement de l’hydratation du soluté: plus l’hydratation est forte, plus γ est inférieur à
1; les interactions hydrophobes augmentent la valeur de γ (>1).
A l’équilibre, il y a égalité entre aw et la pression partielle exercée par cette solution
dans une atmosphère close (mais l’équilibre ne serait jamais atteint dans le cas des
aliments)

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Loi de Raoult: P = X P°, avec X = fraction molaire (nombre de moles du composé sur
le nombre de moles total), donc aw = Xw, ou encore:
nw
a w = Nw =
n s + nw

La plupart des espèces chimiques abaissent aw plus que ne le prévoit la théorie:


comportement non idéal dû à des associations moléculaires, dissociation ± com-
plète,…
Tableau: Molalités (mol.kg-1) de divers solutés correspondant à diverses valeurs de
aw à 25°C
aw Molalité idéale NaCl CaCl2 Saccharose Glycérol
0,995 0,281 0,150 0,101 0,272 0,277
0,990 0,566 0,300 0,215 0,534 0,554
0,980 1,13 0,607 0,418 1,03 1,11
0,960 2,31 1,20 0,87 1,92 2,21
0,940 3,54 1,77 1,08 2,72 3,32
0,920 4,83 2,31 1,34 3,48 4,44
0,900 6,17 2,83 1,58 4,11 5,57
0,850 9,80 4,03 2,12 5,98 8,47
0,800 13,9 5,15 2,58 11,5
0,750 18,9 3,00 14,8
0,700 23,8 3,40 18,3
0,650 30,0 3,80 22,0
Tableau: Activités de l’eau, à 20°C, de solutions saturées de NaCl et de quelques
sucres
% (P/P) aw
NaCl 26 0,75
Glucose 47 0,92
Fructose 75 0,63
Saccharose 67 0,86

Théoriquement, aw ne dépend pas de la température, mais en fait il y a une dépen-


dance

C. Potentiel hydrique
potentiel de l’eau: µw = µw° + RT ln aw + VwP, avec:
µw = potentiel de l’eau dans la solution / µw° potentiel chimique de l’eau pure
Vw = volume molaire de l’eau
µ w − µ ow RTlna w
d’où: = +P
Vw Vw

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o
µw − µw RTln a w
on définit: Ψ = ⇒ Ψ = + P, ce qui est à rapprocher de la loi de Nernst:
Vw Vw

PV = nRT, c’est à dire P = nRT / V


Ψ est la pression osmotique, dont on admet qu’elle a trois composantes: la pression
des solutés, la pression matricielle et la pression hydrostatique ou de paroi:
Ψ = Ψ s + Ψm + Ψ p

Ψp est une force équilibrant la force de pression dans les systèmes clos comme les
cellules vivantes; elle est pratiquement nulle dans les systèmes ouverts;
Ψm dépend de la nature de la matrice, en particulier de l’existence ou non de forces
de capillarité, d’interaction faibles, etc.
Ψs correspond à la pression due à la concentration en solutés, notamment si les
deux autres composantes sont soit nulles, soit constantes, alors le potentiel ne
dépendra plus que de Ψs; elle est équivalente à la force ionique d’une solution.

II. Activité de l’eau et congélation


Dans une solution diluée (cas des aliments), l’aw de la phase liquide résiduelle ne
dépend que de T et non de la concentration initiale
Dès que la congélation commence, il se forme des cristaux de glace ± pure, d’où
concentration des solutés qui se trouvent exclus de cette phase:
⇒ à P constante, la pression de vapeur d’eau est uniquement déterminée par T (rela-
tion de Clapeyron - Clausius; cf. infra)
⇒ La congélation étant en équilibre thermodynamique, la pression partielle de la so-
lution résiduelle doit être en équilibre avec celle de la glace: si la température dimi-
nue, la pression partielle de la glace diminue, donc la pression partielle de l’eau doit
diminuer, donc (d’après la loi de Raoult), la concentration en solutés augmente, par
congélation d’une fraction supplémentaire d’eau pure
Point eutectique: la concentration en soluté devient supérieure à sa solubilité et le
soluté précipite (sauf dans certains cas comme les sucres, où il y a sur-
concentration)

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100
Teneur en eau
III. Isother-
(g / 100 g MS)

mes de

10
aw
sorption
0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
A. Définition
Le terme général de sorption désigne l’ensemble constitué de l’adsorption et la dé-
sorption. On représente le phénomène par une courbe donnant, à l’équilibre et à
température constante, la quantité d’eau retenue par une solution (un aliment).

Technique
⇒ aliment à teneur en eau connue dans un récipient clos, sous vide ⇒ atteinte d’un
équilibre, mesure de la pression d’eau (manomètre, hygromètre, CPG,…)
⇒ échantillon (sec ou humide) dans récipient à humidité constante (solutions salines
concentrées) ⇒ détermination des teneurs en eau (pesée, méthode Karl Fischer,…)
⇒ si on part d’un aliment sec: adsorption / aliment humide: désorption
⇒ figure 1: les 2 courbes ne sont pas identiques

a/M(1-a)
B. Interprétation théori-
que
α
Aucune ne permet de reproduire l’isotherme in-
tg α = (C-1)/M 1C
tégralement
1/M 1 C
Modèle de Brunauer, Emmett et Teller (iso-
therme BET):
Qs
a 1 C −1
= +a C = Ke RT
M (1 − a ) M 1C M 1C

avec a = aw; M = teneur en eau du produit (g / 100 g MS); M1 teneur en eau de la


couche monomoléculaire (g / 100 g MS); C: cf. supra, avec Qs = chaleur
d’adsorption, considérée comme constante
⇒ M et a expérimentaux ⇒ calcul de M1 et C (figure 2)

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cette relation n’est valable que pour aw < 0,5, mais elle est suffisante car elle donne
le poids de la couche monomoléculaire et permet de connaître Qs.

C. Isothermes et états de l’eau


1. Eau fortement liée
Secteur A de la courbe: de 0 à 0,2 - 0,3
La couche monomoléculaire est fixée sur les groupements polaires: NH3+, COO-,
hydroxyles des amidons, et eau de cristallisation des sels et des sucres
⇒ 3 à 10 g / 100 g MS non lipidique
Cette eau ne serait pas congelable

2. Eau faiblement liée et eau libre


couches fixées sur la première par liaisons hydrogène: majeure partie de la sphère
d’hydratation des solutés
eau condensée dans les pores (aw diminue d’autant plus que le diamètre est faible)
diverses méthodes de mesure existent, mais leurs résultats divergent
malgré des aw faibles, cette eau présente des propriétés habituelles: disponible en
tant que solvant ou réactif
Il n’y aurait donc pas / peu de différence entre eau faiblement liée et eau libre, et il y
a vraisemblablement des échanges entre les 2
cette eau “libre” ne sort cependant pas spontanément des tissus; elle se trouve sou-
vent sous forme de gels; rétention fortement influencée par pH et force ionique
la capacité de rétention d’eau des viande leur donne leur tendreté

D. Hystérésis des isothermes


Hystérésis: non-coïncidence des 2 courbes ⇒ l’équilibre de désorption s’établit à une
pression partielle inférieure à la valeur de l’adsorption, notamment dans la zone où
l’eau serait faiblement liée
Il serait dû à la condensation de l’eau dans les pores des tissus; il y a relation entre
la pression partielle d’une part et d’autre part l’angle de contact et la diamètre du
pore (équation de Kelvin)
⇒ angle de contact liquide - solide plus grand quand le liquide mouille une surface
sèche (adsorption) que quand il se retire d’une surface humide (désorption)

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⇒ diamètre souvent plus faible à l’orifice des pores qu’en profondeur: la pression par-
tielle nécessaire au remplissage est plus élevée

E. Variation des isothermes avec la tempéra-


ture - Chaleur de sorption
la variation de pression partielle en fonction de la température est donnée par
l’équation de Clapeyron - Clausius:
d lnP ° λ
= − , avec λ = chaleur latente de vaporisation
1 R
d( )
T
d lnP λ + Qs
pour un aliment: = − , avec Qs = chaleur d’adsorption
1 R
d( )
T

comme aw = P/P°, et en admettant que λ et Qs sont constantes, on obtient:


d lna w Q
= − s ⇒ donne approximativement les isothermes expérimentales;
1 R
d( )
T

connaissant aw, on peut calculer Qs

λ +Qs; kcal/mol
Quand on calcule Qs en fonction de
la teneur en eau, on voit qu’elle aug-
25
mente considérablement eu dessous
de la zone de la couche monomolé-
culaire: lors de la déshydratation, la
10
vaporisation des dernières traces
d’eau demande une chaleur (tempé-
couche mono- teneur en eau rature) élevée, ce qui peut se faire au
moléculaire
détriment de la qualité du produit

F. Intérêt des isothermes


⇒ permettent de calculer le nombre de sites actifs ou la surface effective d’un produit
⇒ permettent de prévoir l’aw de mélanges plus ou moins humides
⇒ permettent de prévoir le comportement lors d’un traitement dans des conditions
autres que celles étudiées expérimentalement
q exemple de l’entreposage

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⇒ prévision de l’influence de la variation d’humidité ambiante sur un produit non pro-


tégé
⇒ prévision de l’effet de l’hystérésis lors de la réhydratation: aw trop élevée si un
point optimum de la courbe est dépassé; surtout vrai pour les fruits et légumes riches
en sucres et en sels
⇒ prévision de l’influence de la variation de température sur aw
sur un produit dans un emballage étanche (humidité relative constante)
si l’humidité relative n’est pas constante, quand la température augmente,
l’aw diminue d’autant plus que l’humidité diminue elle aussi
⇒ prévision de la quantité d’eau adsorbée au cours du temps si l’emballage est per-
méable à la vapeur ⇒ influence réciproque de la durée de conservation et du choix
de l’emballage
⇒ influence sur la vitesse de détérioration des aliments (cf. infra)

G. Influence de la composition et de l’état


physique de l’aliment sur la fixation de l’eau
la fixation de l’eau et l’allure des isothermes varie considérablement en fonction de la
nature des constituants chimiques
⇒ exemple des amidons et protéines qui retiennent davantage d’eau dans la zone
inférieure des isothermes que les sucres et les lipides
L’état physique (cristallin, amorphe, intermédiaire) dépend beaucoup du traitement
appliqué, et selon sa nature, les isothermes peuvent varier
⇒ exemple: le chauffage d’un amidon le fait passer d’une structure cristalline, imper-
méable, à un état amorphe = gélatinisé, retenant l’eau
pH et force ionique modifient la rétention d’eau à cause des charges électrostatiques
⇒ exemple: le rapprochement des chaînes des protéines dans un gel expulse l’eau
libre et l’eau adsorbée, qui s’écoule ou s’évapore; rétention minimale au pHi; gonfle-
ment aux valeurs extrêmes (répulsion des chaînes chargées) ⇒ tendreté de la viande
⇒ exemple: sucres ⇒ au dessus d’une certaine teneur en eau, la forme amorphe hy-
groscopique recristallise et relâche de l’eau; cette transition peut se produire au
cours de l’entreposage ⇒ dissolution des molécules externes / cristallisation des mo-
lécules internes ⇒ prise en masse
il peut y avoir relocalisation de l’eau sur d’autres molécules

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⇒ exemple: sur les protéines du lait en poudre; on l’évite en induisant une cristallisa-
tion du lactose (“instantanéification”)
sauf dans ce cas, on obtient généralement la forme amorphe des sucres; les subs-
tances aromatiques restant alors retenues, tandis que l’apparition d’une structure
cristalline permet la perte des composés volatils.

Produit alimentaire aw
Viande fraîche 0,99
Pâté de foie, fromage à point 0,95
Saucisses de Francfort 0,93
Jambon de Paris 0,91
Pâtisseries fraîches 0,89
Porc fumé 0,87
Confitures 0,86
Saucisson sec (28-34% humidité) 0,84
Lait concentré sucré 0,83
Aliments congelés 0,81
Jus de fruits concentrés 0,79
Cake aux fruits 0,78
Miel 0,74
Viandes séchées (15-16% humidité) 0,72
Sirops sucrés 0,70
Pâtisseries sèches 0,69
Céréales 0,66
Fruits secs, glaces 0,65

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Index
acide aminé, 19, 20, 21, 22, 28, 31, 32, 33, 37, 39, 47 dextrine, 13
acide gras, 5, 42, 43, 44, 45, 46, 47 dextrose, 12
acide nucléique, 1, 34 diholoside, 2, 4, 5
acide pectique, 14 Dionex®, 33
acide phytique, 4 dipôle, 22
acide uronique dosage, 33, 34
ac. guluronique, 16 eau, 3, 8, 11, 15, 17, 19, 20, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 32,
ac. mannuronique, 16 36, 39, 40, 41, 45, 46, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55
acide galacturonique, 3 électrophorèse, 33
acide glucuronique, 2 empois, 8
Agar, 16, 17 émulsifiant, 5, 30
agarose, 34 émulsion, 28, 29, 30, 45
agrégat, 25, 28 enzyme, 19, 23
agrégation, 23, 25, 26, 27, 28 enzyme déramifiante, 13
ajugose, 5 épaississant, 6, 30
albumine, 20 équation de Stokes, 29
aldéhyde, 1, 2 estérification, 1, 14
aldose, 32 exsudation, 8, 27
alginate, 15, 16, 17 extraction, 14, 15, 16, 28, 34, 35, 36, 37, 39, 40, 41
Amadori, 32, 33 fermentation, 4, 40
amidon, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 36, 40, 41, 53, 55 fermentescible Voir fermentation
amine, 22 feuillet, 19, 22
amyloglucosidase, 13 floculation, 23, 26, 27, 29
amylopectine, 7 fructose, 2, 3, 4, 5, 6
amylose, 6, 7, 8, 17 galactosamine, 2, 3
animaux, 3, 6, 13, 44 galactose, 2, 5, 15, 16, 17
arabinose, 2 galactosémie, 5
arginine, 20 gel, 8, 14, 17, 26, 27, 28, 29, 35, 53, 55
aw, 5, 23, 47, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 56 gélatine, 20
brunissement non enzymatique, 1, 32 gélatinisation, 8
calcium, 16, 17, 22, 28, 37, 40 gélifiant, 6
carboxyle, 22 gélification, 11, 14, 26, 27, 28, 30
caroube, 16, 17 gels, 27, 34
carraghénanne, 16, 17 globines, 20
carraghénnane, 15 globulines, 20
carroube, 15 glucide, 1, 3, 12, 20, 32, 34, 36, 40
caséine, 21, 22, 28, 30 glucosamine, 2
catalase, 28 glucose, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 13, 14, 50
cellobiose, 5, 13 glucopyrannose, 2, 5
cellulose, 5, 13, 17, 39 glutéline, 20
carboxyméthylcellulose, 14 glycogène, 6, 7
méthylcellulose, 14 glycoprotéine, 2, 20
céréale, 7, 8, 40, 41, 56 glycosamine, 2
cérébrosides, 2 gomme, 15
cétone, 1, 46 gomme arabique, 2
cétose, 32 groupement prosthétique, 20
chaîne latérale, 19, 22 guar, 15, 16, 17
chaîne peptidique, 20 hélice, 17, 19, 21, 22, 23
charge, 17, 22, 25, 29, 30, 33, 34, 55 hémoglobine, 28
chromatographie, 33, 39 hétéroprotéine, 20
chromoprotéine, 20 hexose, 2, 32
chymosine, 28 histone, 20
cisaillement, 9, 10, 23 holoprotéine, 20
coagulation, 26 homoprotéine, 20
coalescence, 29, 30 hydrophile, 13, 17, 21, 22, 29
collagène, 20 hydrophobe, 13, 21, 29
conformation, 16, 23 inositol, 4
congélation, 11, 24, 51 interaction électrostatique, 22
contrainte stérique, 22 interaction hydrophobe, 22
crémage, 29, 30 interactions, 16, 21, 22, 24, 25, 26, 27, 28, 30, 39, 49
cristallisation, 3, 4, 5, 23, 53, 55, 56 interfaciale, 5, 29, 30
cyclodextrine, 13 invertase Voir saccharase
cystéine, 22 kératine, 20
décongélation, 11 lactose, 2, 37, 56
démasquage, 22, 23, 28 lactosérum, 29
dénaturation, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 35, 49 lait, 2, 5, 6, 28, 37, 38, 40, 44, 45, 46, 56
déplissement, 23, 24, 26, 27, 34 légume, 7
déstabilisation, 29 lévulose, 3
détergent, 27 liaison H, 8, 11, 22, 24, 26, 28

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liaison osidique, 1 raffinose, 5


Liaison osidique, 4 répulsion, 26, 28, 29
liaison peptidique, 19, 21, 22, 27 réseau, 17, 26, 27, 28
linoléate, 43, 44 réseau tridimensionnel, 17
lipide, 5, 20, 42, 44 réticulation, 9, 10, 11
lipoprotéine, 20 rétrogradation, 9
lysine, 20 Rétrogradation, 8
maltodextrine, 13 rhamnose, 2
maltose, 5, 13 rhéofluidisant, 25
mannitol, 3 ribose, 1
mannose, 2, 15 ribulose, 1
masse, 16, 17, 25, 28, 29, 32, 33, 34, 37, 55 saccharase, 4
mélasse, 5 saccharose, 1, 3, 4, 5, 16, 50
micelle, 28, 46 salting in, 25, 28
miel, 3, 5 salting out, 25
monose, 2, 4, 5, 6 scléroprotéine, 20
monoside, 1 SDS-PAGE Voir polyacrylamide
N-acétyl-glucosamine, 2 sédimentation, 29
Newtonien, 17 séquence, 21
oléate, 43, 44, 45 solubilisation, 8, 33, 37, 38
oligoholoside, 2 solubilité, 1, 4, 8, 9, 17, 19, 20, 22, 25, 26, 30, 33, 35, 37,
oligoholosides, 5, 6 51
oligoside, 1, 3, 4, 5, 13 solvant, 16, 24, 25, 26, 33, 36, 41, 49, 53
ose, 2, 3, 4, 6 sorbitol, 3
ovalbumine, 27, 28, 29, 30 sphère d’hydratation, 25, 53
palmitate, 43, 46 sphéroprotéine, 20
pectine, 2, 3, 14, 16 ß amylase, 13
pelote, 16, 19 ß galactosidase, 5
pentose, 1, 3, 32 stabilisation, 11, 13, 22, 28, 29, 30
peptide, 6, 21, 27, 32, 34, 39 stacchyose, 5
pH, 10, 16, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 35, stéarate, 43, 45
36, 37, 38, 39, 40, 41, 53, 55 Strecker, 32, 33
pHi, 19, 20, 22, 25, 26, 28, 30, 37, 38, 55 structure, 21, 26, 27, 28, 35
pK, 19 structure primaire, 21
pKa, 22 structure secondaire, 21
phase, 29, 38 structure spatiale, 21
phosphoprotéine, 20 structure tertiaire, 21
phytine, 4 sucre inverti, 1, 3, 4, 5
pigment, 34, 35 sulfate, 15, 16, 20
plantes Voir Végétaux surface, 29, 30, 53, 54
polaire, 29, 42, 43, 44 synérèse, 8, 14, 27
polyacrylamide, 34 température, 3, 4, 8, 9, 11, 16, 17, 25, 26, 27, 28, 37, 39,
polyélectrolytes, 17 43, 50, 51, 52, 54, 55
polygalaturonide, 14 Texture, 8
polymère, 1, 2, 5, 6, 13, 17, 19, 35 tréhalose, 5
polymérisation, 26 triholoside, 6
polyol, 3 tubercule, 7
polyols, 2 UV, 33
polyoside, 3 Van der Waals, 22
pont disulfure, 22, 23, 27, 28, 29, 33 végétaux, 3, 4, 5, 13, 34, 35, 39, 44, 49
précipitation, 23, 26, 33, 35, 36, 37, 38, 39, 40 verbascose, 5
prolamine, 20 viscoélastique, 26
proline, 19, 33 viscosité, 3, 8, 9, 10, 16, 17, 24, 25, 29, 30, 40
propriétés d’hydratation, 24 xanthane, 16, 17
propriétés technofonctionnelles, 34 xylitol, 3
Protamine, 20 xylose, 1
protéine, 1, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, xylulose, 1
31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 49, 55, 56 zone hydrophobe, 22, 23, 28
Pseudoplastique, 17 α amylase, 13
purification, 34, 38

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Table des matières


Chapitre 1. Glucides ................................................................................................. 1
I. Définitions, Classification...................................................................................... 1
A. Définitions et propriétés principales........................................................................................ 1
B. Monosides............................................................................................................................. 1
C. Diholosides et oligosides ....................................................................................................... 4
D. Polymères ............................................................................................................................. 6
II. Amidons natifs et modifiés................................................................................... 6
A. Amidons natifs....................................................................................................................... 6
B. Amidons modifiés .................................................................................................................. 9
C. Hydrolyse de l'amidon ......................................................................................................... 12
III. Fibres alimentaires ........................................................................................... 13
A. Cellulose et dérivés ............................................................................................................. 13
B. Pectines (E 440).................................................................................................................. 14
C. Gommes ............................................................................................................................. 15
D. Alginates et carraghénanes ................................................................................................. 15
E. Utilisations alimentaires ....................................................................................................... 16
IV. Méthodes d'étude............................................................................................. 18
Chapitre 2. Peptides et protéines .......................................................................... 19
I. Définition et classification ................................................................................... 19
A. Acides aminés ..................................................................................................................... 19
B. Polymères ........................................................................................................................... 19
II. Les structures et leurs conséquences ............................................................... 21
A. Structure primaire et polymorphisme.................................................................................... 21
B. Structure spatiale................................................................................................................. 21
III. Dénaturation..................................................................................................... 22
A. Agents physiques ................................................................................................................ 23
B. Agents chimiques ................................................................................................................ 24
IV. Propriétés fonctionnelles des protéines ........................................................... 24
A. Propriétés d’hydratation....................................................................................................... 24
B. Viscosité.............................................................................................................................. 25
C. Gélification .......................................................................................................................... 26
D. Propriétés interfaciales des protéines .................................................................................. 29
V. Protéolyse ......................................................................................................... 31
A. Gastro-intestinale ................................................................................................................ 31
B. Protéolyse technique ........................................................................................................... 31
VI. Brunissement non enzymatique....................................................................... 32
A. Biochimie des réactions....................................................................................................... 32
B. Incidences en technologie alimentaire.................................................................................. 32
VII. Méthodes d’étude............................................................................................ 33
A. Dosages fins........................................................................................................................ 33
B. Dosages AFNOR................................................................................................................. 34
VIII. Extraction et purification................................................................................. 34
A. Buts..................................................................................................................................... 34
B. Méthodes d’extraction.......................................................................................................... 35
C. Application aux principales sources de protéines ................................................................. 39
Chapitre 3. Lipides.................................................................................................. 42
I. Rappels .............................................................................................................. 42
A. Lipides................................................................................................................................. 42
B. Lipoïdes............................................................................................................................... 42
II. Acides gras........................................................................................................ 42
A. Enchaînement ..................................................................................................................... 42
B. Prédominance ..................................................................................................................... 43

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C. Proportions.......................................................................................................................... 43
III. Propriétés physiques........................................................................................ 43
A. Configuration ....................................................................................................................... 43
B. Fusion ................................................................................................................................. 43
C. Structure ............................................................................................................................. 44
IV. AG insaturés .................................................................................................... 44
A. Position de la liaison ............................................................................................................ 44
B. Essentialité.......................................................................................................................... 44
C. Indice d'iode ........................................................................................................................ 44
D. Lipides de poisson............................................................................................................... 44
V. Acylglycérols ..................................................................................................... 45
A. Triacyglycérols .................................................................................................................... 45
B. Analyse directe.................................................................................................................... 45
C. Lipolyse............................................................................................................................... 45
D. Liaison ester........................................................................................................................ 45
VI. Phospholipides................................................................................................. 45
A. Phosphoacylglycérols .......................................................................................................... 45
B. Sphingomyélines ................................................................................................................. 46
VII. Cérides............................................................................................................ 46
VIII. Lipoïdes, caroténoïdes et stéroïdes ............................................................... 46
A. Caroténoïdes....................................................................................................................... 46
B. Stérides............................................................................................................................... 46
IX. Oxydation des lipides....................................................................................... 47
A. Mécanisme général ............................................................................................................. 47
B. Conséquences .................................................................................................................... 47
C. Facteurs influençant l'oxydation........................................................................................... 47
D. Quelques exemples de lipides ............................................................................................. 47
Chapitre 4. L’eau ..................................................................................................... 49
I. Activité de l’eau .................................................................................................. 49
A. Etats de l’eau....................................................................................................................... 49
B. Activité de l'eau ................................................................................................................... 49
C. Potentiel hydrique................................................................................................................ 50
II. Activité de l’eau et congélation .......................................................................... 51
III. Isothermes de sorption ..................................................................................... 52
A. Définition ............................................................................................................................. 52
B. Interprétation théorique........................................................................................................ 52
C. Isothermes et états de l’eau................................................................................................. 53
D. Hystérésis des isothermes................................................................................................... 53
E. Variation des isothermes avec la température - Chaleur de sorption .................................... 54
F. Intérêt des isothermes ......................................................................................................... 54
G. Influence de la composition et de l’état physique de l’aliment sur la fixation de l’eau ............ 55
Index ........................................................................................................................ 57
Table des matières.................................................................................................. 59

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