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HISTOIRE de L’EGLISE ST JEAN-BAPTISTE de LUNAC . HISTORIQUE des DIFFERENTES EGLISES . Dans le cadre de la rechristianisation des campagnes, en I’an 900 on a construit & Lunae une petite église dédige a St Jean-Baptiste . Ne pouvant contenir qu’environ 50 personnes, elle était trés petite . Ses ruines se trouvent dans la structure de la Porte del Suquet En 1030, le seigneur Amblard et les habitants construisent une seconde église : St-Sernin ( = Saint Saturnin, qui fut le premier évéque de Toulouse ) . Celle église-ci était haute, sans fenétres, avec un oculus au-dessus de la porte d’entrée . Elle était située derriére la Mairie actuelle . Au Xle siécle, une autre église St Jean-Baptiste, offerte en donation par le seigneur et les habitants de Lunac entre 1050 et 1070, fut construite par les moines de I’ Abbaye de la Chaise- Dieu Lunac était le sige d’un chapitre qui regroupait un certain nombre d’autres donations, dont St-Salvadou ( Encamac ), donné par la puissante famille des Morlhon, Castanet ( Tarn-et- Garonne ), Mazerolles, la Bastide Nantel, et autres Selgues ... L’église de Lunac devint une église capitulaire, lieu de rassemblement des prieurs de la Chaise-Dieu . I! devenait urgent pour les moines d’avoir un chapitre pour se réunir réguligrement ! En 1230, Lunac devint une forteresse ; or, il était d’usage que I’église paroissiale soit & l’abri dans l’enceinte fortifiée . L’église paroissiale St-Sernin, qui se trouvait hors les murs, fut par conséquent désaffectée, et P’église St Jean-Baptiste, entourée de son cimetiére, devint dés lors église paroissiale . Lorsqu’en 1860 elle fut devenue trés vétuste et trop petite pour le nombre de paroissiens, il fut décidé de 'agrandir et de la doter d’un clocher A la place du « mur a peigne » d'origine . Par chance Vabside d'origine, d’un Roman pur, fut conservée, et nous permet d’admirer aujourd'hui les trés belles sculptures que les moines de la Chaise-Dieu nous ont laissées . En conclusion : Lunac a eu successivement trois ou quatre églises durant le millénaire écoulé . Il nous reste St Jean-Baptiste, dont la partie romane du XIe siécle nous a été préservée . Dans T’absid de 1'église le weliquaire de Saint Jean-Baptiste. (voir page suivante) JL’EGLISE_de LUNAC A Vexterieur : © Une suite de modillons ornés de personages, de t8tes de bovidés, une trés belle chouette, des entrelacs qui supportent la corniche du toit : 'ensemble compose un magnifique exemple de art roman. * Labside stid est plus récente (15% sidcle). Les sculptures sont des copies tardives de roman primitif (méme chose & intérieur). Llabside nord date du 18° siécle, elle ne comporte plus de sculptures Au 15° sidcle, 'église romane regoit un mur clocher avec trois niches. Ce mur a la largueur de la nef romane. Celle-ci posséde un are triumphal soutenu par des piliers & sculptures a entrelacs datés d'avant 1030. En 1737, on mentionne quiil est doté de trois cloches. Sur le mur de la sacristie, une croix datant de l'ancien cimetiére (autour de |'église) a été restaurée en 2002 par Paul Maviel. Le clocher, imposant, date de la seconde moitié du 19% siecle (Epoque de la deta Ba ‘A lintérieur L'influence de Conques transparait dans le remarquable ensemble de chapiteaux a entrelacs de palettes, ou a décors abstraits de torsades, de cercles ou de vannerie. Sur une corbeille du choeur, on remarque un personnage dangle émergeant & mi-corps au-dessus de feuilles pointues. La figure humaine appardit sous forme de masque. Labside droite présente une corniche décalée par un personnage courbé, clest une copie de l'art roman, affectionné a l'abbaye de la Chaise-Dieu. Le choeur conserve un autel de pierre de pur style roman, orné aux angles de petits chapiteaux a entrelacs. Au fond de léglise & gauche, un tr3s beau tableau baroque représente le baptéme du Christ par Saint Jean Baptiste. la vie de Tban le Baptiste peint sur toile par Hervé Vernhes, artiste rouergat contemporain, Le visiteur n'aura aucun mal 4 distinguer les authentiques chapiteaux romans des copies exécutées lors de la restauration et lagrandissement de l'église au 198me siécle. De méme dans fabside centrale, merveille de Tart roman, pour les rajouts contemporains, Cest une véritable chance pour Lunac et ses habitants, que davoir pu conserver une partie de l'église romane. Ce nest pas le cas des villages voisins, of on a fait disparattre les vestiges romans. sourees + ~ Claire Delmas le Rovergue Roman aux éditions Zodiaque ~ Lue Tournemire : les cloches en Rouergue dans la revue du Rovergue Denise Pfend _ ema seme HISTORIQUE de la CREATION de LUNAC - 2010 Le Haut Moyen-Age Lunac se situe dans un vallon, limité au nord par le Montramech et au sud par le Puech de Foumols ( = Cheval du Roi ) . Sur chacune de ces deux hauteurs, on trouve Ja ruine d'un dolmen ( 2500 ans avant J-C. }: cela indique une occupation humaine trés ancienne dans la région Lunac est constitué de trois sites proches ]’un de |’autre -La Roque (site de l’actuelle Mairie ) est probablement le plus ancien, situé prés d'un rocher avec un point d’eau sourdant d'une faille géologique était de tout temps un lieu sacré , od depuis des temps immémoriaux on se recueillait ‘auprés du rocher . Plus tard, on y implanta un oratoire chrétien -Le Bourg : vers I’an 900, on choisit un lieu pour y implanter ce que l’on nommait « les grandes paroisses », décrétées par I"Evéché en vue de rechristianiser les campagnes qui avaient été délaissées pendant 400 ans ( depuis les Wisigoths ) Au point le plus élevé de ce site, on construisit bien en vue une petite église rustique, dédiée & St Jean-Baptiste -Le Castel Viel: dans un premier temps, le site de l’actuel cimetiére fut choisi pour P implantation d’un fortin Dans la seconde partie du Xe siécle, un chevalier nommé Pharamond ( de la lignée du roi Franc Pharamond, trisafeul de Clovis ) entreprit de construire sur cet emplacement, d’ou la vue est stratégique, un castel plus tard surnommé « Castel Viel » Lui et ses descendants sont les premiers seigneurs de Lunac . Plus tard, le « Ph » de leur nom se transforme et ils deviennent les « Faramond » En contrebas du Castel Viel, la cour basse du chateau, « La Bourdanie » ( borden : lieu oti le seigneur fait élever les beeufs ) : rustici ( ouvriers ) et artisans, main-d’ceuvre du seigneur. itent autour de deux sources St Satumnin (= St Semin premier évéque de Toulouse } \\ seul un oculus au-dessus de 4! Eglise romane sans fenétre (avant 1050)