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ouverture.fm Page 1 Jeudi, 8.

août 2002 11:59 11

M I C R O M É G A

Physique T le
S
enseignement obligatoire
Livre du professeur

Pascal Bellanca-Penel
Professeur à Lyon

Nathalie Bonnin
Professeur à Lyon

Robert Carron
Professeur à Lyon

Évelyne Excoffon
Professeur à Bellignat

Jean-Charles Excoffon
Professeur à Bellignat

Ghislain Garcia
Professeur à Montpellier

Patrice Verbois
Professeur à Belley

sous la direction de

Gérard Ganivet
Inspecteur Pédagogique Régional à Lyon et Inspecteur d’Académie

H AT I E R
copyright.fm Page 2 Jeudi, 8. août 2002 11:58 11

Conception maquette : Hatier Graphismes et Monique Alessandrini


Composition : MCP
Schémas : Domino

© HATIER, PARIS, Août 2002 ISBN 2-218-73809-8

Toute représentation, traduction, adaptation ou reproduction, même partielle, par tous procédés, en tous pays, faite sans autorisation préalable est
illicite et exposerait le contrevenant à des poursuites judiciaires. Réf. : loi du 11 mars 1957, alinéas 2 et 3 de l’article 41.
Une représentation ou reproduction sans autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du droit de Copie (20, rue des Grands-
Augustins 75006 Paris) constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code Pénal.

2
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A V A N T - P R O P O S

Présentation du livre du professeur


Ce livre a été conçu pour aider le professeur dans son enseignement du programme de physique de Termi-
nale S, enseignement obligatoire. Il fait partie de la collection Microméga, et son contenu est intégré à la
version Enseignant du cédérom Physique Chimie Microméga Tle S

À chaque chapitre du livre de l’élève correspond un chapitre du livre du professeur. Toutes les questions
posées dans le manuel de l’élève ont leur réponse dans ce livre du professeur, à l’exception des exercices repé-
rés par une pastille rouge dont le corrigé figure déjà pages 314 à 319 du livre de l’élève.

Dans le présent ouvrage, des indications sont fournies, en plus des corrigés. Elles permettent au professeur de
mieux percevoir les motivations pédagogiques qui ont guidé les auteurs et de mieux s’approprier les nouveau-
tés du programme. Quelques informations scientifiques sont également données pour répondre à des questions
plus générales qu’un élève pourrait poser ou se poser. Afin de distinguer ces compléments des corrigés, un
corps typographique particulier est utilisé.

Les cédéroms de la collection Microméga


Il existe 4 cédéroms :
• le cédérom Élève-enseignement obligatoire,
• le cédérom Élève-enseignement obligatoire  spécialité,
• le cédérom Établissement qui reprend exactement le même contenu que le cédérom Élève-enseignement
obligatoire  spécialité,
• le cédérom Enseignant qui comporte l’intégralité du cédérom Élève-enseignement obligatoire  spécialité
ainsi qu’une partie spécifique à l’enseignant.

L’outil le plus adapté pour le professeur est le cédérom Enseignant. Il rassemble sur un unique cédérom un
énorme travail pédagogique et informatique, unique en son genre.

Des informations complémentaires, pour répondre aux besoins de professeurs ayant fait confiance à la collec-
tion Microméga, seront susceptibles de se trouver sur le site :
http://www.micromega-hatier.com.

3
sommaire.fm Page 4 Jeudi, 8. août 2002 12:00 12

S O M M A I R E

Avant-propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

Introduction. Évolution avec le temps ............................. 5

Partie A. Propagation d’une onde. Ondes progressives


Ch 1. Ondes mécaniques progressives ........................ 9

Ch 2. Ondes mécaniques progressives périodiques ........... 17

Ch 3. La lumière ............................................... 25

COIN BAC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

Partie B. Transformations nucléaires


Ch 4. Radioactivité .............................................. 35

Ch 5. Énergie nucléaire .......................................... 43

COIN BAC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49

Partie C. Évolution des systèmes électriques


Ch 6. Condensateurs-Dipôles RC ............................... 51

Ch 7. Bobines-Dipôles RL ....................................... 57

Ch 8. Circuit RLC série .......................................... 63

COIN BAC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71

Partie D. Évolution temporelle des systèmes mécaniques


Ch 9. Lois de Newton ........................................... 75

Ch 10. Chute verticale .......................................... 81

Ch 11. Différents mouvements plans ............................ 91

Ch 12. Systèmes oscillants ..................................... 101

Ch 13. Aspects énergétiques ................................... 105

COIN BAC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109

Conclusion. Mesure du temps ...................................... 113

4
chap00.fm Page 5 Jeudi, 8. août 2002 12:01 12

INTRODUCTION.
ÉVOLUTION AVEC LE TEMPS
Cette durée qui sépare deux passages consécutifs de
ASPECTS la Lune entre la Terre et le Soleil est appelée « mois
PÉDAGOGIQUES lunaire synodique » ou « période de révolution
synodique ».
ET SCIENTIFIQUES Elle est supérieure à la période de révolution sidé-
rale (27,3 jours) de la Lune qui, elle, correspond à la
Le programme de Physique et de Chimie de
durée d’un tour complet autour de la Terre.
Terminale S a pour trame l’évolution des systèmes
Cette différence est liée au mouvement de la Terre
qui est étudiée quantitativement. Cette étude
autour du Soleil (27° en 27,3 jours ).
nécessite l’introduction de la variable temps. Il ne
La période sidérale caractérise le mouvement de la
s’agit pas, dans cette introduction, de construire une
Lune par rapport au référentiel géocentrique.
définition précise du temps, mais tout simplement
La période synodique caractérise le mouvement de
d’associer des durées à des évolutions temporelles.
la Lune par rapport au référentiel terrestre.
Pour chaque exemple proposé aux élèves, il faut :
Cette première approche de la distinction entre
• décrire l’évolution temporelle, donc trouver des
périodes sidérale et synodique permettra plus tard
grandeurs dont les variations témoignent de cette
de mieux s’approprier la notion de jour sidéral.
évolution,
À la fin du IIIe siècle av. J.-C. l’astronome
• lui associer un ou plusieurs temps caractéris-
babylonien Naburi’annu avait donné, pour durée
tiques,
d’une lunaison (mois synodique), la valeur de
• donner du sens à ces durées en les associant aux
29,530 641 jours.
phénomènes physiques qui régissent l’évolution du
La valeur utilisée actuellement est de 29,530 58 jours.
système.
Ces résultats témoignent de la qualité des observa-
Dans un souci d’efficacité, deux des activités pro-
tions et permettent une réponse argumentée à la
posées permettent une première approche de systè-
question a.
mes que l’élève aura à étudier plus tard.
Correction
a. La durée associée à la révolution de la Lune
ACTIVITÉS autour de la Terre caractérise le mouvement de la
Lune et nous semble constant.
DE DÉCOUVERTE La Lune s’éloigne de la Terre.
À cet éloignement progressif que l’on sait mesurer,
est associée une augmentation de la période de révo-
1. Le nautile et la Lune lution de la Lune. La distance Terre-Lune et la
(p. 12) période de révolution de la Lune évoluent donc très
lentement avec le temps.
Lorsque la Lune se trouve entre le Soleil et la Terre, La distance Terre-Lune a pour valeur 3 ,844 ⋅ 10 8 m
elle est invisible pour nous : c’est la période de la et on peut définir une durée associée à son évo-
nouvelle Lune. L’« âge » de la Lune est compté en lution.
jours à partir du début de cette période. Quelques b. À l’évolution de la distance Terre-Lune, on peut
jours après, la Lune apparaît sous forme d’un crois- associer la durée correspondant à une variation d’un
sant, le reste du disque est légèrement éclairé par la millionième de sa valeur.
lumière du Soleil réfléchie par la surface de la Terre Le calcul conduit à 11 ⋅ 10 9 s soit 3,5 siècles.
(« lumière cendrée »). Lorsqu’elle est âgée de On associe ainsi deux paramètres temporels au
7,4 jours, la Lune est dans son premier quartier. mouvement de la Lune autour de la Terre :
Lors de la pleine Lune, la Terre est entre le Soleil et • l’un caractérise la périodicité apparente de ce
la Lune qui a alors l’allure d’un disque. mouvement à notre échelle, ce que les lois de New-
Au bout de 22,l jours, elle est dans son troisième ton (loi de la gravitation et deuxième loi) permettent
quartier et après 29,5 jours, le cycle recommence. d’expliquer,

Évolution avec le temps 5


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• l’autre caractérise la variation de la distance Terre- L’intérêt du graphique proposé est double :
Lune (et la variation de la durée des lunaisons) et est • tous les points ont des ordonnées mesurables,
lié à une dissipation d’énergie due aux frottements • l’évolution du nombre de transistors peut être
qui accompagnent les déformations de la surface modélisé par une droite. Avec le système d’axes uti-
lunaire. lisé, cela signifie qu’à des durées égales correspon-
À deux phénomènes physiques différents (gravita- dent une multiplication du nombre de transistors par
tion et dissipation d’énergie par frottement) corres- le même nombre.
pondent donc deux paramètre temporels. On peut voir que de janvier 1983 à janvier 1995,
c. Cette évolution est liée à la dissipation d’énergie le nombre de transistors passe d’une valeur voisine
par frottement. de 100 000 à une valeur voisine de 10 000 000.
d. Dans le document proposé, la période de révolu- À une période de 12 ans correspond une multiplica-
tion évoquée est la période synodique : celle qui est tion par un nombre voisin de 100.
liée aux phases de la Lune et à l’observation du Une période de 4 ans correspond donc à une multi-
mouvement de la Lune dans le référentiel terrestre. plication par un nombre n tel que :
Il aurait été plus correct de dire : n × n × n = 100 soit n 3 = 100 donc n = 4 ,6
• « Quand la Lune passe entre la Terre et le Soleil, il Une période de deux ans correspond à une multipli-
quitte le compartiment ... » cation par 4 ,6 soit par 2,1.
• « Ainsi sa coquille mémorise la périodicité des On retrouve bien la durée de deux ans.
phases de la Lune ... » c. Il y a vingt ans, en 1982, les quatre premiers
• « Deux passages de la Lune entre la Terre et le points du graphique étaient déjà alignés sur une por-
Soleil sont séparés par une durée de plus en plus tion de droite correspondant à un doublement du
grande : 29,5 jours ... » nombre de transistors tous les deux ans. On pouvait
envisager pour 2002, soit 10 × 2 ans plus tard, une
multiplication par 210, soit par 1 024, du nombre de
2. Loi de Moore transistors. On pouvait prévoir qu’en 2002, le nom-
(p. 13) bre de transistors serait voisin de 134 000 × 1 024
soit environ 140 millions.
D’ici 2008, il devrait encore être multiplié par 8.
Correction
d. Le nombre de transistors par circuit de même
a. Chaque division de l’axe des ordonnées corres- taille est multiplié par 2 tout les ans et par 4 tous
pond à une multiplication par 10 du nombre de tran- les 4 ans.
sistors. Le même espace permet donc de représenter
les valeurs comprises entre 1 000 et 10 000 et celles
comprises entre 10 millions et 100 millions et donc
de les visualiser sur un même graphique. ACTIVITÉ
b. D’EXPLOITATION
nombre de millions de transistors

50
3. Mémoire informatique
et condensateurs
40
(p. 15)
30

20
Correction
a. La durée nécessaire à une division par 2 de la ten-
10 sion aux bornes du condensateur est :
0 • pour la courbe rouge : 30 s
janv. janv. janv. janv. janv. janv. janv. janv. janv. • pour la courbe bleue : 15 s
1971 1975 1979 1983 1987 1991 1995 1999 2003
Elle ne dépend pas de la tension initiale car les pas-
Le graphe ci-dessus ne permet guère de visualiser sages de 4,5 V à 2,25 V et de 2,25 V à 1,125 V
l’évolution du nombre de transistors avant 1987. nécessitent des durées identiques.
On peut simplement dire que le nombre de transis- Cette durée dépend de la capacité du condensateur,
tors croît de plus en plus vite. elle semble proportionnelle à sa capacité.

6 INTRODUCTION
chap00.fm Page 7 Jeudi, 8. août 2002 12:01 12

b. La durée nécessaire à une division par 2 de la ten- Leur décharge est incontournable, il faut les rechar-
sion aux bornes du condensateur peut être prise ger régulièrement pour que l’information mémo-
comme durée caractéristique de la décharge. risée ne soit pas perdue.
Elle correspond aussi à une division par 2 de la On dit que l’on rafraîchit la mémoire vive.
charge du condensateur. d. L’accès aux informations stockées dans une
Elle est indépendante de la tension initiale du mémoire vive et le stockage des informations sont
condensateur et caractérise le couple condensateur- aussi caractérisés par une durée.
voltmètre. Elle caractérise aussi l’évolution de l’état de la
c. Dans une mémoire vive, une partie des condensa- mémoire puisque le stockage des information modi-
teurs sont chargés. fie l’état des condensateurs.

Évolution avec le temps 7


chap01.fm Page 9 Jeudi, 8. août 2002 12:02 12

CHAPITRE 1.
ONDES MÉCANIQUES PROGRESSIVES
g. La grandeur physique propagée par l’onde est de
ASPECTS l’énergie mécanique.
PÉDAGOGIQUES h. La diminution de l’amplitude traduit une perte
d’énergie mécanique.
ET SCIENTIFIQUES L’onde s’amortit pendant la propagation.
Il nous a semblé indispensable, après avoir défini i. La propagation est plus rapide quand la tension de
une onde mécanique progressive et les deux types la corde augmente.
d’ondes, de préciser, dans l’étude du phénomène de La vitesse de propagation de l’onde, ou célérité,
propagation, les notions de dimensions d’un milieu peut être définie par le quotient de la distance par-
physique, de front d’onde et de rayon d’onde. courue par la déformation, par la durée de la propa-
De la même façon, nous avons énoncé le principe de gation.
superposition et mis en évidence le comportement j. En répétant l’expérience avec d’autres cordes, on
d’une onde quand elle atteint la limite du milieu de peut montrer que la valeur de la célérité décroît
propagation. Les expériences, nombreuses sur cette quand la masse linéique de la corde augmente.
partie, sont développées au cours des activités de T
v = ---
découverte et d’exploitation. µ
2. a. On observe la propagation d’une onde
mécanique progressive.
b. Le ressort est élastique.
ACTIVITÉ Un ressort est caractérisé par sa raideur k.
DE DÉCOUVERTE c. La direction de la déformation est la même que
celle de la propagation.
L’onde est dite longitudinale.
1. Ondes progressives d. L’élongation d’une spire peut être définie par son
(p. 20) abscisse mesurée par rapport à sa position de repos.
On oriente, par exemple, dans le sens de propaga-
tion.
Correction Les variations de l’élongation sont caractérisées par
1. a. Le mouvement du point S engendre la propa- leur durée et par leur amplitude.
gation de l’onde progressive. e. L’onde transporte de l’énergie mécanique.
b. Les directions du mouvement du point M et de la pro- L’amortissement est faible.
pagation sont orthogonales. L’onde est transversale. Le signal est formé d’une compression suivie d’une
c. La corde est élastique. Un corps est élastique si sa dilatation.
déformation disparaît en même temps que les forces f. La célérité de l’onde dépend de la raideur et de la
extérieures qui l’ont provoquée. tension du ressort.
d. Il n’y a pas de matière déplacée selon la direction Sa valeur v croît avec la tension du ressort.
de propagation. Une onde mécanique progressive g. Une onde progressive transversale peut aussi être
transversale est le phénomène de propagation d’une transmise le long du ressort.
perturbation dans un milieu matériel selon une direc- Pour un ressort donné et pour une valeur déterminée
tion orthogonale à la direction de la déformation. de sa tension, la célérité de l’onde transversale est
e. L’élongation u dépend de l’abscisse x et du plus faible que celle de l’onde longitudinale.
temps t. 3. a. La perturbation qui se propage peut être décrite
f. Quand le point M est en mouvement, il possède de par l’amplitude de l’élongation angulaire d’un bar-
l’énergie mécanique à savoir de l’énergie cinétique reau, la date t et la position du barreau affecté par
et de l’énergie potentielle élastique. l’onde.
Cette énergie a été donnée au point S par l’expéri- Une seule variable d’espace est nécessaire.
mentateur. Le milieu de propagation est de dimension 1.

1 - Ondes mécaniques progressives 9


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b. L’onde est transversale. L’écran comportant 10 divisions on choisira une


c. En écartant les masselottes, on augmente l’inertie vitesse de balayage de 1 ms ⋅ div – 1.
des barreaux. La célérité de l’onde est plus faible. Il est judicieux de choisir la distance d de façon à
On observe la réflexion avec changement de signe obtenir un retard un peu inférieur à 10 divisions.
de l’élongation de la déformation propagée par Pour une vitesse de balayage de 0 ,5 ms ⋅ div – 1 , il
l’onde. faut choisir d un peu inférieure à 1,7 m (ou 3,4 m
d. La réflexion a lieu sans changement de signe du pour 1 ms ⋅ div – 1).
signal. Le choix de la vitesse de balayage est, en effet,
e. Quand l’onde arrive à la limite de séparation des déterminant pour la qualité de la mesure effectuée.
deux milieux d’inerties différentes, on observe une La précision de la lecture du retard ne peut pas
onde transmise et une onde réfléchie. 0 ,2
dépasser ------- soit 2 %.
L’onde transmise dans le milieu 2 transporte une 10
déformation de même signe que celui de la déforma- b. L’onde sonore est rapidement amortie dans l’air
tion de l’onde incidente. et la sensibilité de M 2 doit être augmentée quand d
L’onde réfléchie dans le milieu 1 transporte une augmente.
déformation de même signe ou de signe différent de c. Le claquoir, M 1 et M 2 doivent être alignés sur
celui de la déformation transporté par l’onde inci- un rayon de l’onde sonore, sphérique, si l’on admet
dente selon que l’inertie du milieu 2 est respective- la propagation en champ libre.
ment plus faible ou plus forte que celle du milieu 1. 2. a. On trace la droite représentant les variations de
4. a. La surface de l’eau se comporte comme une d en fonction de t.
membrane élastique. L’équation de la droite de régression peut être obte-
Ce comportement est dû à la tension superficielle. nue avec la calculatrice.
b. Cette onde progressive est transversale. Le coefficient directeur de la droite donne la célérité
c. La position d’un point M de la surface de l’eau v des ondes sonores à la température du laboratoire.
affecté par l’onde peut être repérée par deux coor- b. c. et d. Si, en général, les dimensions du labora-
données x et y. toire ne permettent pas de réaliser l’expérience avec
Deux variables d’espace sont nécessaires : on dit des valeurs de d supérieures à 3 m ou 4 m, la
que le milieu de propagation est de dimension 2. détermination du retard est, cependant, détermi-
d. Au cours de la propagation, la diminution de nante pour la précision de la mesure de la célérité.
l’amplitude du signal correspond à une diminution Si l’horaire le permet, on peut ici amener les élèves
de l’énergie transportée par l’onde. Cette diminu- à réfléchir sur la qualités des mesures physiques, sur
tion est causée par les frottements liées en particu- la méthode statistique et sur l’intérêt que présentent
lier à la viscosité de l’eau et d’autre part à la les représentations graphiques linéaires.
répartition de l’énergie sur une « ride » de plus en
plus grande (effet de « dilution » de l’énergie).
3. Ondes mécaniques dans
un solide (p. 29)
ACTIVITÉS
D’EXPLOITATION Correction
2. a. L’onde mécanique produite en M se propage
vers C 1 et vers C 2 .
2. Célérité des ondes Le retard t qui sépare la fermeture des deux cap-
teurs représente la différence des durées des deux
sonores dans l’air parcours.
(p. 28) L – d d L – 2d
∆t = ------------ – --- = ---------------
v v v
Correction On lit : ∆t = 0 ,95 ms
d L – 2d
1. a. Le retard t = --- de l’onde en M 2 par rapport b. On obtient : v = ---------------  1 950 m ⋅ s – 1
c ∆t
1 ,89 3. a. On dresse un tableau des mesures et on trace la
à M 1 est voisin de ---------- = 5 ,6 ms .
340 courbe d = f ( ∆t ) .

10 PARTIE A - PROPAGATION D’UNE ONDE - ONDES PROGRESSIVES


chap01.fm Page 11 Jeudi, 8. août 2002 12:02 12

d (m) Les ondes P seront reçues avec amortissement.


On observera, aux antipodes, une zone d’ombre
pour les ondes S.
L/2
c. On lit sur le Doc. 1 :
t P = 3 h 46 min 24 ,7 s
t S = 3 h 46 min 41 ,2 s
Le sismogramme a été relevé dans la station 10.
d.
date (h:min:s) t P ( ) et t S ( )
03:46:48,000
0
0 ∆t (ms) 03:46:39,360
03:46:30,720
1
b. L’équation de la droite obtenue d = --- ( L – v ∆t ) 03:46:22,080
2 03:46:13,440
permet d’obtenir la valeur de v.
03:46:04,800
c. L’ordonnée à l’origine permet de retrouver la
03:45:56,160
valeur de L.
03:45:47,520
0 40 80 120 d (km)

4. Ondes mécaniques e. On peut considérer que le chemin parcouru par


à la surface de l’eau les ondes est peu différent de la distance épicentrale.
On observe que, pour chaque type d’onde, les points
(p. 30) sont sensiblement alignés.
Le coefficient directeur des droites est égal à
Correction l’inverse des vitesses moyennes.
2. a. Le milieu de propagation est isotrope si la célé- On obtient :
rité est indépendante de la direction de propagation • pour les coefficients directeurs :
dans le milieu. Les lignes d’ondes sont circulaires, a P = 0 ,17 s ⋅ km – 1 et a S = 0 ,29 s ⋅ km – 1
centrées sur la source de l’onde. • pour les vitesses :
b. La courbe est une droite dont le coefficient direc- v P = 5 ,9 km ⋅ s – 1 et v S = 3 ,5 km ⋅ s – 1
teur est égal à la célérité de l’onde. v 5 ,9
c. En général, le logiciel permet de modéliser la f. ----P- = ------- = 1 ,7 valeur proche de 3 .
v S 3 ,5
droite obtenue. On obtient, par exemple, pour le Les deux droites se coupent pour d = 0 à
Doc. 2 : v = 22 cm ⋅ s – 1 l’ordonnée 3 h 46 min, date du séisme.
d. Le milieu est linéaire si la célérité de l’onde est
indépendante de son amplitude.
On restera dans ce cas en produisant un bref train
d’onde engendré par la chute d’une petite goutte EXERCICES
d’eau d’une hauteur de 15 mm à 25 mm.

5. Les ondes sismiques Appliquer


(p. 31) ses connaissances
● 11. a. Faux b. Faux c. Faux d. Faux e. Vrai
Correction
● 12. a. Vrai b. Faux c. Faux d. Faux e. Faux
a. La magnitude d’un séisme s’exprime, par exem- f. Vrai g. Vrai
ple, en degré de l’échelle Richter. Il y a d’autres
échelles. ● 13. La durée du trajet effectué par la lumière est
b. Les ondes P plus rapides sont des ondes longitu- négligeable devant celle de la propagation de l’onde
dinales. Les ondes S sont des ondes transversales. sonore.
Les ondes S ne sont par transmises par les fluides 6
donc sont arrêtées par le noyau terrestre. d = v t = 1 200 × -------------- = 2 km
3 600

1 - Ondes mécaniques progressives 11


chap01.fm Page 12 Jeudi, 8. août 2002 12:02 12

● 16. La période des coups de hache est : ● 20. a. La célérité v dépend de h qui varie avec
60 le lieu.
T = ------ = 3 s Le milieu n’est donc pas linéaire.
20
Le bûcheron soulève la hache en 2 s. v h OA
Pendant cette durée, le bruit a parcouru la distance : b. -----A- = -----A- = --------- = 0 ,32
vB hB OB
v t = 340 × 2 = 680 m
B A O
Le phénomène étant périodique l’observateur peut α
être situé à une distance d = v ( t + nT ) (n entier). hA
On obtient : hB
d = 680 m , d = 1 700 m , d = 2 720 m ...

● 17. a. Une onde sonore se propage dans le


fluide présent dans le tube et une autre dans le solide
constituant ce tube. c. La crête de la vague va plus vite que le bas : elle
b. Si  est la longueur du tube alors : déferle.
  d. L’énergie transportée par la vague est transférée
v 1 = ---- et v 2 = ---- au rivage et provoque son érosion.
t1 t2
v1 t 2
Donc : ----- = ---- = 13 ,8 ● 21. a.
v2 t 1
La célérité est 13,8 plus importante dans le métal. v

h
● 18. a. P s’exprime en N ⋅ m – 2 soit en
kg ⋅ ⋅
m– 1 s– 2
 s’exprime en kg ⋅ m – 3 . H
P P
Donc --- s’exprime en m 2 ⋅ s – 2 et --- est
 
homogène à une célérité.
b. v = g ( H + h ) = 7 ,14 m ⋅ s – 1
101 300
b. v = ------------------- = 280 m ⋅ s – 1
1 ,29 ● 22. a. T s’exprime en kg ⋅ m ⋅ s – 2 ,  en
L’écart relatif avec la valeur mesurée est :
T
330 – 280 kg ⋅ m – 1. Donc ---- est homogène à une célérité.
------------------------ = 15 % 
330
c.  est sans dimension. T 360 × 30
b. v = ---- = --------------------- = 77 ,5 m ⋅ s – 1
 1 ,8
v2
 = -------- = 1 ,39 c.
P
● 19. a. Le milieu étant isotrope, le front d’onde
est circulaire. T’
M(x)
b. L’amplitude A de la perturbation est inversement
proportionnelle à la racine carrée de la distance r à T
la source : A 2 r = cte donc A 12 r 1 = A 22 r 2
A1 2 5 2
r 2 = r 1  ------ = 20 ×  --- = 125 cm
 A 2  2 PMA
L’amplitude est de 2 mm à 1,25 m de la source.
c. L’onde n’est plus observable si A < 1 mm . A
Or : A 2 r = A 12 r 1
A1 2 5 2
r = r 1  ------ > 20 ×  --- = 500 cm = 5 m
x
 A  1 La valeur de la tension en M est égale à la valeur du
À 5 m de la source, l’onde n’est plus observable. poids de la portion de corde située en dessous de M.

12 PARTIE A - PROPAGATION D’UNE ONDE - ONDES PROGRESSIVES


chap01.fm Page 13 Jeudi, 8. août 2002 12:02 12

Équilibre de ( MA ) : T ′ + P MA = 0 ● 26. a. Si l’extrémité O de la corde est fixe, le


m 0 ,5
T ′ = P MA = ---- ( L – x )g = T signal réfléchi à la date ------- = 0 ,5 s aura une élon-
L 1
gation toujours négative.
T m
Donc v = ---- avec  = ---- on a v = g ( L – x ) .
 L y (cm)
d. v dépend de x : le milieu n’est pas linéaire. v
Au point O : v 0 = 9 ,8 × 30 = 17 m ⋅ s – 1 1 date t0 + 0,5 s
Au point A : v A = 0 0
O 1 2 3 x (m)

y (cm)
● 23. Chaque onde progresse pendant une durée date t0 + 0,625 s
t d’une distance d = v t . 0
Pour t = 1 s , on a : d = 1 m O 1 2 3 x (m)
Pour t = 1 ,25 s , on a : d = 1 ,25 m
Pour t = 1 ,5 s , on a : d = 1 ,5 m y (cm)
On applique alors le principe de superposition des 1 O
date t0 + 0,75 s
petits mouvements. 0
v
–1 1 2 3 x (m)
y (cm)

date t0 + 1 s b. Si l’extrémité O est libre, le signal réfléchi a tou-


1
jours une élongation positive part de O à la date
0 t 0 + 0 ,5 s et se superpose pendant 0,25 s au signal
0 1 2 3 4 x (m)
incident.
y (cm)
2 y (cm)
1 date t0 + 1,25 s O v
1
0
0 1 2 3 4 x (m) 1 2 3 x (m)

y (cm)
y (cm)
O
1 date t0 + 1,5 s
v
1
0 0
0 1 2 3 4 x (m) 1 2 3 x (m)

y (cm)
● 24. On procède comme pour l’exercice O
2
précédent : d = v t avec t = t i – t 0 v
1
Pour t = 0 ,25 s , on a : d = 0 ,5 m 0
Pour t = 0 ,75 s , on a : d = 1 ,5 m 1 2 3 x (m)
Pour t = 1 s , on a : d = 2 m

y (cm)
● 27. a. Pendant la durée t = 0 ,1 s , l’onde
effectue 2 fois le trajet entre l’émetteur et l’obstacle.
date t1 = 0,25 s + t0
0
2 2d = v t
1 3 4 x (m) 340 × 0 ,1
Donc : d = ----------------------- = 17 m
y (cm) 2
Le phénomène d’écho est perçu pour une distance à
date t2 = t0 + 0,75 s
3 l’obstacle supérieure à 17 m.
0
1 340
1 2 4 x (m) b. En ------ s l’onde sonore parcourt --------- = 23 m .
15 15
y (cm) Considérons une onde sonore qui subit une
date t3 = t0 + 1 s réflexion en P.
0 Pour l’auditeur A, il faut que le chemin SP + PA
1 2 3 4 x (m) soit inférieur à d + 23 m , quel que soit P.

1 - Ondes mécaniques progressives 13


chap01.fm Page 14 Jeudi, 8. août 2002 12:02 12

La surface du local est faite de plans qui respectent b. L’énergie est multipliée par 4 quand l’amplitude
au mieux cette condition pour quelques auditeurs. est multipliée par 2.
P
c. L’énergie transportée par l’onde est proportion-
nelle au carré de l’amplitude du signal.

ENTRAÎNEMENT
S A
AU BAC
d

● 28. Si la période des cris est 70 ms et leur durée ● 33. a. L’amplitude du signal est de 40°.
3 ms, chaque cri n’a que 67 ms pour se propager. L
b. Entre 2 barreaux, la distance est  = ------ = 5 cm .
v t 42
2d < v t donc d < --------- = 11 ,4 m La distance entre les barreaux n o 1 et no 41 est donc :
2
d = 40 ×  = 2 ,00 m
● 29. La célérité moyenne de l’onde sismique
d 2 ,00
est : La célérité est : v = ------ = ---------- = 0 ,5 m ⋅ s – 1
t 4
d 41 ,6
v = ------ = --------------------------- = 4 ,98 km ⋅ s – 1 c. Le front d’onde à la date t s’est propagé de
t 9 ,65 – 1 ,29
v t = 0 ,5 × 0 ,6 = 0 ,3 m . Il atteint le 7e barreau.
● 30. Les ondes sismiques de surface se d. Le retard du mouvement d’un barreau d’abscisse
propagent selon un arc de méridien de valeur z sur le mouvement du barreau 1 d’abscisse  est :
 = 6° . Sa longueur est d = R T  et la durée de
z–
la propagation est :  = -----------
v
d R T  6 370 × 6 ×  e. Le front d’onde à cette date étant situé à 0,3 m, il
t = --- = --------------
- = --------------------------------- = 167 s
v v 4 × 180 suffit de déterminer l’élongation angulaire des
● 31. a. Le premier train d’ondes arrive à la date 7 premiers barreaux.
t 1 = 16 h 47 min 14 ,5 s et le second à la date L’élongation  d’un barreau d’abscisse z est la
t 2 = 16 h 47 min 27 s quand l’amplitude du sismo- même, à la date t, que celle du barreau d’abscisse 
gramme recommence à croître. à la date t –  ( t –  0 ) .
On peut dresser le tableau suivant sachant que si
t = t 2 – t 1 = 12 ,5 s
t –  < 0 ou t –  > 500 ms ,  est nulle :
b. Les durées de propagation sont :
no de barreau 1 2 3 4 5 6 7
t 1 = t 1 – t 0 = 74 ,5 – 57 ,2 = 17 ,3 s
t 2 = t 2 – t 0 = 87 – 57 ,2 = 29 ,8 s z (cm) 5 10 15 20 25 30 35

Les célérités sont :  à 600 ms


0 100 200 300 400 500 600
(ms)
d 99 ,5
v 1 = -------- = ---------- = 5 ,75 km ⋅ s – 1 t –  à 600 ms
t 1 17 ,3 0 500 400 300 200 100 0
(ms)
d 99 ,5
v 2 = -------- = ---------- = 3 ,34 km ⋅ s – 1  (°) 0 0 13 27 40 20 0
t 2 29 ,8
v1 On porte  en fonction de z.
On a donc : ----- = 1 ,72  3
v2 θ (°)

Aller plus loin 30

● 32. a. L’énergie mécanique transmise au milieu 20


est égale à la variation d’énergie potentielle de
pesanteur de la masse d’eau soulevée d’une hauteur 10
h = a . La masse m est proportionnelle à a et la
variation d’énergie potentielle est proportionnelle à 0
m, g et h donc à a 2 . 0 5 10 15 20 25 30 35 z (cm)

14 PARTIE A - PROPAGATION D’UNE ONDE - ONDES PROGRESSIVES


chap01.fm Page 15 Jeudi, 8. août 2002 12:02 12

f. Si le signal réfléchi possède une élongation néga- t (ms) 0 40 80 120 160 200 240 280 320 360
tive c’est que l’extrémité B du ruban d’acier est fixe.
r (mm) 12 23 36 47 61 72 85 96 107 121
L’énergie mécanique est proportionnelle au carré de
l’amplitude du signal transporté. b. Le rayon de l’onde varie proportionnellement à la
durée de propagation : le milieu est linéaire.
E ′ m
2 m
–2
-------- = --------------------- = – 0 ,75 La célérité est donnée par le coefficient directeur de
E m 2
la droite tracée.
 m et  m ′ étant les amplitudes respectives des r
signaux incident et réfléchi. v = ------ = 0 ,30 m ⋅ s – 1
t
75 % de l’énergie mécanique est perdue pendant la c. On lit graphiquement r = 0 pour t = – 40 ms .
réflexion. L’onde a été créée 40 ms avant la 1re image.
● 34. 1. ● 36. a.
yS (cm)
M1 M2

1
a b a b
Y1 Y2

0
0 10 20 30 40 t (ms)
Les bornes homologues des 2 microphones sont b. L’élongation du point S est égale à 0,75 cm à la
reliées à la masse de l’oscilloscope. date t 0 = 15 ms .
2. a. • Faux • Vrai • Vrai Le retard de l’onde en M par rapport au point S est
b. • Faux • Faux • Faux donc :  = t 1 – t 0 = 810 ms
• Vrai • Faux • Faux • Faux d
La célérité est : v = --- = 2 ,47 m ⋅ s – 1
c. • Oui car l’écart est aisément mesurable. 
c. La durée du signal est t = 40 ms .
• Si la célérité des ondes est voisine de 340 m ⋅ s – 1,
Le signal affecte une longueur de corde :
d
le retard est voisin de ---  5 ms .  = v t = 9 ,9 cm
v
La base de temps est voisine de 1 ms ⋅ div – 1. d. Le signal part du point S à la date 0.
d
• Le déclenchement a eu lieu sur la voie 1. Il arrivera en M à la date t = --- =  = 810 ms .
• L’onde s’amortit dans l’air : il est préférable que la v
sensibilité de la voie 2 soit plus grande que celle de Il retrouvera le repos à la date t + t = 850 ms .
la voie 1. e. À la date t 1 , le front d’onde parti de S à la date 0
• On mesure un retard de 5,02 ms. sera au point P situé à la distance d 1 = v t 1 du point
S. On a : d 1 = 2 ,04 m
d
v = ------ = 341 m ⋅ s – 1 f. Le point Q subissant l’élongation maximale repro-
t
duit le mouvement de S avec le retard t, donc à la date :
● 35. a. t 2 = 825 – 30 = 795 ms
r (mm) Q est situé à la distance d 2 = v t 2 du point S.
On a : d 2 = 1 ,96 m
140 Au voisinage du signal, l’aspect de la corde est donc
120 le suivant :
100
y (cm)
80
60 Q
40
20
0 1 M
0 40 80 120 160 200 240 280 320 360 t (ms)
On choisit t = 0 pour la 1re image.
P
La durée qui sépare 2 images consécutives est 0
40 ms. 1,94 2 2,05 d (m)

1 - Ondes mécaniques progressives 15


chap01.fm Page 16 Jeudi, 8. août 2002 12:02 12

r1
● 37. a. Le milieu de propagation est de dimen- e. On obtient A = A 1 ---- = 0 ,882 Pa .
R
sion 3. Le front d’onde est sphérique car le milieu
est isotrope.
b. À la date t = 5 ms , le front d’onde s’est propagé ● 38. a. v = P
-------

de R = v t puisque l’onde part de S à t = 0 . Pour un gaz parfait :
R = 340 × 5 ⋅ 10 – 3 = 1 ,70 m m
PV = nRT et  = ----
c. L’énergie est répartie uniformément sur une sur- V
face (celle du front d’onde) dont le rayon grandit en P nRT RT
fonction du temps. L’amplitude en chaque point de Donc : --- = ----------- = -------
 m M
cette surface diminue quand R augmente.
RT
d. L’aire du front d’onde est proportionnelle au v = -----------
carré du rayon et l’énergie par unité de surface est M
proportionnelle au carré de l’amplitude A de la La célérité du son est proportionnelle à la racine car-
variation de pression. rée de la température absolue.
Si l’on ne tient pas compte de l’amortissement, on a
1 ,39 × 8 ,31 × 253
donc : b. v = ------------------------------------------
- = 317 m ⋅ s – 1 .
R 2 A 2 = cte 29 ⋅ 10 – 3
k c. La vitesse de l’avion est donc :
Soit : A = -----2- où k = cte
R 317 × 2 = 634 m ⋅ s – 1 soit environ 2 280 km ⋅ h – 1

16 PARTIE A - PROPAGATION D’UNE ONDE - ONDES PROGRESSIVES


chap02.fm Page 17 Jeudi, 8. août 2002 12:03 12

CHAPITRE 2. ONDES MÉCANIQUES


PROGRESSIVES PÉRIODIQUES
b. Si l’on réduit très légèrement la fréquence des
ACTIVITÉS éclairs émis par le stroboscope, on voit l’onde pro-
DE DÉCOUVERTE gresser au ralenti.
c. Les points M 1 , M 2 , M 3 ont, au même instant, le
même mouvement que le point S.
1. Onde progressive La distance séparant deux consécutifs de ces points
sinusoïdale le long définit la période spatiale du phénomène.
d’une corde (p. 40) La longueur d’onde  est la distance qui sépare deux
points consécutifs de la corde ayant, au même ins-
tant, le même mouvement.
Correction On mesure, par exemple :
1. a. Observée en lumière naturelle, toute la lon-  = 50 cm
gueur de la corde affectée par la vibration a un
La distance d qui sépare deux points quelconques de
aspect flou.
la corde ayant, au même instant, le même mouve-
b. L’élasticité de la corde transmet le mouvement ment est égale à un nombre entier k de longueurs
du point S de proche en proche. d’onde  :
L’amortisseur réduit l’amplitude de l’onde réfléchie. d = k
On observe une onde progressive qui se propage. d. La longueur d’onde  représente la distance par-
2. a. La fréquence d’oscillation du vibreur est le courue par l’onde pendant une période tempo-
double de la fréquence de la tension d’alimentation. relle T :
v
Sa valeur est 100 Hz.  = v T = ---

La fréquence de l’onde progressive est  = 100 Hz
et la période temporelle est T = 10 ms . Cette relation est homogène :
b. L’onde progressive est sinusoïdale car la tension 1 m = ( 1 m ⋅ s– 1 ) ⋅ ( 1 s )
d’alimentation du vibreur, donc le champ magnétique On obtient, par exemple : v =  = 50 m ⋅ s – 1
et la force magnétique produits, sont sinusoïdaux. e. Les points N 1 , N 2 , N 3 qui ont, au même instant,
c. Variations de l’élongation de l’extrémité S de la des mouvements opposés an mouvement de S sont
corde en fonction du temps : séparés par un nombre entier impair de demi-lon-
gueurs d’onde.
uS

d = ( 2k + 1 ) ---
2

0 0,005 0,01 0,015 t (s) 2. Diffraction d’ondes


rectilignes à la surface
de l’eau (p. 41)
3. a. Observée à la lumière du stroboscope la forme
de la corde est sinusoïdale. On peut tracer, par Correction
exemple, le schéma de la corde suivant :
2. a. Après la fente F, les lignes d’onde ont une
u(x)
forme semi-circulaire et affectent une grande partie
de l’espace derrière la fente.
b. L’amplitude du signal transporté décroît rapide-
N1 M1 N2 M2 N3 M3 ment quand on s’écarte de l’axe de symétrie du dis-
S positif.
x (m)
c. L’énergie transportée par l’onde incidente qui a
traversé la fente se retrouve principalement dans un
secteur angulaire central d’environ 60°.

2 - Ondes mécaniques progressives périodiques 17


chap02.fm Page 18 Jeudi, 8. août 2002 12:03 12

d. On appelle « diffraction » le phénomène qui La lumière traverse la surface « ondulée » de l’eau


accompagne le passage d’une onde progressive à en subissant une réfraction ce qui produit un éclaire-
travers une ouverture dont la dimension typique est ment plus intense sur les parties de l’image corres-
comparable à la longueur d’onde . pondant aux crêtes. Les lignes sombres correspon-
e. Pour a = 2 , on observe encore des lignes dent aux creux des ondes.
d’onde semi-circulaires mais on distingue deux sec- d. La distance entre deux lignes brillantes consécu-
teurs étroits où l’amplitude de l’onde est très faible. tives est égale à une longueur d’onde  multipliée
L’amplitude est forte dans un secteur central, plus par le grandissement .
faible dans deux autres disposés symétriquement. 2. Exemples de valeurs mesurées :
Les franges de diffraction font chacune un angle
 (Hz) d (cm)  (mm) v ( m ⋅ s– 1 )
voisin de 30° avec l’axe de symétrie du dispositif.
Pour a = 3 , on distingue quatre franges de diffrac- 15 17,9 10,8 0,163
tion mais surtout les deux plus proches de l’axe de 20 14,7 8,91 0,178
symétrie du dispositif faisant entre elles un angle 25 12,3 7,46 0,186
voisin de 40°. 30 10,6 6,42 0,193
Entre ces deux franges, les lignes d’onde semblent
35 9,6 5,82 0,204
quasi rectilignes.
Au-delà, l’amplitude est faible. 40 8,6 5,21 0,208
f. Le phénomène de diffraction a pratiquement dis- 45 7,8 4,73 0,213
paru, les ondes transmises par la fente sont rectili- 50 7,2 4,36 0,218
gnes sauf pour la partie des lignes d’onde située près 55 6,7 4,06 0,223
des bords.
60 6,4 3,88 0,233
3. a. et b. Si la largeur a est grande devant la lon-
gueur d’onde , la propagation de l’onde est pertur- 65 6 3,64 0,236
bée par la présence de l’objet. 70 5,7 3,46 0,242
La surface de l’eau reste au repos derrière l’objet. 75 5,5 3,33 0,250
On a une zone d’ombre où il n’y a plus propagation. 80 5,3 3,21 0,257
c. Si la largeur a est de l’ordre de la longueur d’onde
, il n’y a plus de zone d’ombre. v (m . s –1)
La propagation de l’onde n’est pratiquement pas 0,26
modifiée par la présence de l’objet. 0,24
0,22
0,20
0,18
0,16
ACTIVITÉS 0,14
0,12
D’EXPLOITATION 0,10
0 10 20 30 40 50 60 70 80 ν (Hz)
3. Célérité des ondes a. La surface de l’eau est un milieu de propagation
périodiques à la surface linéaire. La célérité ne dépend pas de l’amplitude du
signal transporté par l’onde.
de l’eau (p. 50) d
b. v = ---------
10
Correction c. La surface de l’eau est un milieu dispersif.
1. a. Les bords inclinés produisent un amortisse- Un milieu est dispersif quand la célérité d’une onde
ment important de l’onde qui arrive aux limites du périodique sinusoïdale dépend de sa fréquence.
milieu de propagation en réduisant la réflexion. d. Une onde périodique se propage en se déformant
On obtient une onde progressive. à la surface d’une faible épaisseur d’eau.
b. Par exemple :  = 1 ,65 e. L’onde rectiligne, engendrée par l’excitateur, est
c. Les lignes brillantes correspondent aux crêtes de quasiment sinusoïdale puisqu’on n’observe pas de
l’onde. déformation pendant la propagation.

18 PARTIE A - PROPAGATION D’UNE ONDE - ONDES PROGRESSIVES


chap02.fm Page 19 Jeudi, 8. août 2002 12:03 12

3. On mesure par exemple, avec tensioactif, pour la Um(mV)


fréquence  = 30 Hz , une vitesse v ′ = 0 ,178 m ⋅ s – 1 120
(avec d = 9 ,8 cm ). On compare v ′ à la valeur obte- 100
nue sans tensioactif : v = 0 ,193 m ⋅ s – 1. 80
a. La célérité est plus faible avec tensioactif. 60
b. On parle d’ondes capillaires dans le cas où 40
l’épaisseur d’eau est inférieure à une dizaine de cm 20
car le phénomène est largement gouverné par la ten-
sion superficielle. – 100 – 60 – 20 0 20 60 100 θ (°)
d. La largeur angulaire du faisceau peut être carac-
térisée par l’ensemble des valeurs de  pour lesquel-
4. Diffraction des ondes les la valeur de U m est supérieure à :
ultrasonores (p. 51) ( U m ) max 121
-------------------- = --------- = 86 mV
2 2
Correction La largeur angulaire du faisceau vaut environ 50°.
1. a. On mesure  sur l’oscilloscope. 2. Résultats des mesures et tracé de la courbe.
Par exemple :  = 40 ,4 kHz
 (°) U m ( mV )
b. La tension aux bornes du récepteur est sinusoï-
dale. Elle est engendrée par une onde ultrasonore 0 100
sinusoïdale. Si on admet que la célérité v est voisine 5 70
de 340 m ⋅ s – 1 , alors la longueur d’onde  est pro- 10 45,1
che de 8,4 mm.
15 24
c. Le tracé de la courbe montre que l’onde ultraso-
nore est très directive. Son amplitude décroît rapide- 20 11,4
ment quand on s’écarte de l’axe de symétrie de 25 18
l’émetteur. 30 5,6
 (°) U m ( mV ) 35 19,5
0 121 40 11
5 118 45 2,5
10 114 50 10,8
15 110 55 24,1
20 101 60 29
25 88 65 30
30 79 70 27,6
35 67 75 26,1
40 60 80 19,2
45 51 85 20
50 40
55 32 a = 3 cm Um(mV)
100
60 26,4
65 20 80

70 14,8 60
75 8 40
80 5,3
20
85 4,2
90 2 – 60 – 20 0 20 60 θ (°)

2 - Ondes mécaniques progressives périodiques 19


chap02.fm Page 20 Jeudi, 8. août 2002 12:03 12

EXERCICES
θ
E
Appliquer
d
ses connaissances
v
● 15.  = ---
a. En supposant que les rayons des ondes sphériques 
issues de l’émetteur ne sont pas modifiés lors du a. Pour une propagation dans l’air :
passage à travers la fente, le secteur angulaire dans
340 340
lequel on doit s’attendre à détecter des ondes avec le -------------------    --------- soit 17 mm    17 m
20 ⋅ 10 3 20
récepteur est tel que :
a 3 b. Pour une propagation dans l’eau :
  ------ = ------ = 0 ,075 rad soit environ 4,5°
2d 40 1 500 1 500
La propagation a lieu dans un secteur angulaire -------------------    -------------- soit 75 mm    75 m
20 ⋅ 10 3 20
beaucoup plus large : il y a diffraction.
b. On appelle « diffraction » les phénomènes qui ● 16. a. Longueur d’onde :
accompagnent la propagation d’une onde progres- c
sive à travers une ouverture dont la taille typique est  = --- = 8 ,5 mm

comparable à la longueur d’onde.
b. p E = P m sin ( 2t ) = 2 sin ( 80 ⋅ 10 3 t )
c. On observe des minima relatifs de U m pour
 = ± 20° . c. L’onde étant plane, non amortie, son amplitude
est la même en tous points de l’espace de propaga-
d. Dans cette relation,  est exprimé en radian.
tion.
Si v = 340 m ⋅ s – 1 , on obtient :
La pression sur le récepteur reproduit la pression en
 v
--- = ------ = 0 ,28 rad soit 16° E avec le retard :
a a
e. La valeur maximale de U m est alors 30 mV. d
 = ---
L’amplitude de l’onde transmise dans l’axe du sys- v
tème est plus faible que pour une fente de 3 cm.
p R = P m sin 2  t – ---
d
f. On n’observe pas de minima relatifs.  v
g. L’onde est diffractée dans un secteur angulaire d. La tension aux bornes du récepteur est u = s p R
plus important que pour a = 3 cm : la diffraction (s étant la sensibilité).
est plus forte quand la largeur de la fente est plus fai- Soit en mV :
ble.
h. La forme du diagramme de rayonnement permet u = 100 sin [ 80 ⋅ 10 3  ( t – 5 ⋅ 10 – 3 ) ]
d’affirmer que l’onde émise est fortement diffractée = 100 sin ( 80 ⋅ 10 3 t )
par l’ouverture circulaire de l’émetteur dont le dia- car la période de la fonction sinusoïdale est 2 rad.
mètre est de l’ordre de 1 cm. La période temporelle du phénomène est :
3. a. Le récepteur détecte la présence d’ondes ultra-
1
sonores d’amplitude rapidement décroissante der- T = --- = 25  s
rière l’écran. 
On représente donc une période de la tension u :
b. Dans le cas d’une fente large, on observera un
léger phénomène de diffraction.
u (mV)

100

0
a 25 t (µs)

– 100

20 PARTIE A - PROPAGATION D’UNE ONDE - ONDES PROGRESSIVES


chap02.fm Page 21 Jeudi, 8. août 2002 12:03 12

● 17. Les sons musicaux ne sont, en général, pas ● 24. a. L’amplitude de l’onde décroît au cours
sinusoïdaux. Leur propagation dans l’air a lieu sans de la propagation.
modification de la forme du signal transporté. L’onde progressive est circulaire. (Le milieu est iso-
Toutes les composantes sinusoïdales se propagent trope).
avec la même célérité et c’est le même son qui est b. Six points vibrent en phase avec le point S dont
entendu par un observateur quelle que soit sa les points M et N.
distance à l’instrument. c. La distance SM est égale à 3 longueurs d’onde .
SM
v
● 18. a. La grandeur a = ---------- s’exprime sans  = --------- = 7 mm
3
g
d. v =  donc v = 28 cm ⋅ s – 1 .
unité car v s’exprime en m ⋅ s – 1 et g en m 2 ⋅ s – 2 . e. Comparons t à la période T du phénomène.
a est donc sans dimension.
b. On observe que v est proportionnelle à  . t
------ =  t = 6 (entier)
T
v2  L’élongation du point S sera la même qu’à la date t.
----- = ----2-
v1 1 La figure serait la même qu’à la date t.

v 2 = v 1 ----2- = 13 ,7 m ⋅ s – 1 ● 25. a. La distance séparant S de M représente
1
un nombre entier impair de demi-longueurs d’onde.
c. Les fréquences respectives de ces ondes sont :
 v
v1 SM = ( 2k + 1 ) --- et  = ---
 1 = ----- = 0 ,140 Hz 2 
1 v
Donc : SM = ( 2k + 1 ) ------
v2 2
 2 = ----- = 0 ,114 Hz
2 Cherchons les valeurs limites de 2k + 1 :
d. Ce milieu est dispersif. SM
2k + 1 = 2 ---------
v
● 19. a. Faux. b. Faux. c. Vrai. d. Vrai. e. Faux. 15 × 5 ,2 15 × 5 ,2
2 × -------------------- < 2k + 1 < 2 × --------------------
30 20
● 20. a. Faux. b. Faux. c. Faux. d. Faux. e. Vrai. 5 ,2 < 2k + 1 < 7 ,8
Il n’y a qu’une seule valeur de nombre entier impair
● 21. a. Vrai. b. Vrai. c. Faux. d. Faux. e. Vrai. possible :
SM
2k + 1 = 7 et v = 2 --------------- = 22 cm ⋅ s – 1
● 22. Soit x l’abscisse du point M : 2k + 1
Si la propagation a lieu dans le sens positif de l’axe b. Les points P qui vibrent en phase avec M, vibrent
( x′Ox ) : en opposition de phase avec S.
Ils correspondent aux valeurs de 2k + 1 comprises
u M = a sin 2  t – --
x
 v entre 0 et 7 soit 3 valeurs (1, 3 et 5).
Entre S et M, 3 points vibrent en phase avec M.
Soit : u M = 5 ⋅ 10 – 3 sin [ 2 × 25 ( t – 5x ) ]
c. À partir du point S, une onde circulaire se pro-
1
Avec  = 25 Hz et --- = 5 s ⋅ m – 1 page. L’amplitude de la déformation décroît au
v cours de la propagation.
Si la propagation a lieu dans le sens négatif de l’axe
( x′Ox ) : ● 28. Le phénomène de diffraction a lieu de façon
u M = 5 ⋅ 10 – 3 sin [ 50 ( t + 5x ) ] importante si l’onde est en interaction avec un objet
dont la dimension typique est de l’ordre de la
● 23. La fréquence du phénomène est : longueur d’onde.
Les ouvertures (portes, fenêtres) diffractent les sons
90
 = ------ = 1 ,5 Hz graves.
60 On entend un son en se plaçant derrière un obstacle :
La célérité de l’onde est : la direction des rayons de propagation est modifiée
v = 0 ,35 × 1 ,5 = 0 ,53 m ⋅ s – 1 par l’obstacle.

2 - Ondes mécaniques progressives périodiques 21


chap02.fm Page 22 Jeudi, 8. août 2002 12:03 12

v v
● 29. a.  = --- donc  = --- = 1 130 Hz Aller plus loin
 
b. Le phénomène de diffraction sera très important
pour les basses fréquences. ● 34. 1. a. Les points M 1 , M 2 , M 3 ... vibrent en
c phase.
c. Pour  = 5 000 Hz , on obtient  = --- = 6 ,8 cm b. Pendant une période du phénomène, les ondelet-

Les haut-parleurs émettant des fréquences aiguës tes se propagent de v T , c’est-à-dire de .
sont de petite taille, quelques centimètres, pour La ligne d’onde ( L′ ) est tangente à l’ensemble des
avoir un champ d’émission élargi par le phénomène « ondelettes ».
de diffraction. v
d. On cherche à avoir un phénomène de diffraction
dans un plan horizontal essentiellement.
M1

● 30. a. Comparons les périodes des vibrations :


M2
T 1 = 3T 2 et T = T 1
Donc :  1 =  et  2 = 3 1 = 3
M3
Quand on ajoute deux vibrations sinusoïdales de
fréquence  1 et  2 = 3 1 , on obtient une vibration
périodique mais non sinusoïdale de fréquence  1 . M4
b. On ne peut ajouter deux vibrations et obtenir une
vibration résultante que si le principe de superpo- (L) (L’)
sition est applicable. 2. a. et b. La propagation a lieu dans un secteur
Les amplitudes doivent être petites. angulaire de 180°, au-delà de l’ouverture.

● 31. Le milieu n’est pas dispersif car la célérité


ne dépend pas de la fréquence.
On obtient, pour les périodes spatiales :
v v
 1 = ----- = 4 mm ,  2 = -------- = 1 ,33 mm
1 3 1
v v O
et  = --- = ----- = 4 mm .
 1
(L’onde progresse sans se déformer.)

v 1 500
● 32. a.  = --- = ---------------
- = 500 nm
 3 ⋅ 10 9
b. Un objet de dimension inférieure à  ne modifie
quasiment pas la propagation. c. L’amplitude de l’onde transmise est très faible :
c. Ces transducteurs équipent des dispositifs consti- un seul point vibre.
tuants des « microscopes à ultrasons » permettant
de « voir » des objets dont la taille est supérieure à
500 nm.
ENTRAÎNEMENT
● 33. L’écholocation permet de localiser, par AU BAC
l’audition, tout objet qui réfléchit les vibrations
sonores émises par un animal dans le milieu où il se
trouve. À cause du phénomène de diffraction, ● 35. 1. Schéma du dispositif :
l’écholocation n’est plus possible dès que la taille de
l’objet réfléchissant devient de l’ordre de la valeur R V
de la longueur d’onde.
v 340
Pour le guacharo :  = ---
---------------3- = 42 ,5 mm . α
 8 ⋅ 10 E
La taille de l’objet doit être supérieure à cette valeur. (∆’) (∆)

22 PARTIE A - PROPAGATION D’UNE ONDE - ONDES PROGRESSIVES


chap02.fm Page 23 Jeudi, 8. août 2002 12:03 12

2. a. On veut deux périodes donc une durée de 1 ms et


1
U (mV) une base de temps de ------ = 0 ,1 ms ⋅ div – 1 .
10
100 c. Entre M 1 et M 2 l’onde sonore se propage et
80 s’amortit.
v
60 d.  = --- = 17 cm . Entre M 1 et M 2 , la distance

40 vaut 2 longueurs d’onde et les microphones vibrent
en phase. On obtient, par exemple :
20 a2
a1
0
0 10 20 30 40 50 α (°)

Les courbes montrent le phénomène de diffraction


avec une frange de diffraction pour a = a 1 .
b. Le phénomène de diffraction est plus important
pour a = a 2 mais l’amplitude de l’onde diffractée voie 2
est toujours faible pour toutes les directions repérées
par . voie 1
c. La valeur a 2 est plus petite que a 1 .
d. On admet que le 1er minimum de U pour a = a 1 2. Pour  = 1 kHz et d = 17 cm .
 v v a. La période est T = 1 ms .
vérifie :  ----- = -------- . On a   --------- On n’observe qu’une seule période pour chacune
a 1 a 1 a 1
des 2 voies :
On lit  20° = 0 ,35 rad donc   39 kHz
v
 = --- = 34 cm = 2 d

● 36. a. Dans l’air, pour cette distance, la durée Les 2 microphones vibrent en opposition de phase.
serait :
d
t = --- = 39 ,7 s
v
voie 2
b. L’amortissement de l’onde sonore est trop impor-
tant dans l’air pour permettre une propagation sur
cette distance. L’expérience réalisée permet de
montrer que la propagation dans l’eau est plus
rapide que dans l’air et que l’amortissement y est
beaucoup plus faible.
13 487 voie 1
c. On obtient v = ----------------  1 400 m ⋅ s – 1
9 ,4
d. La mesure peut être réalisée avec un émetteur et b. On retrouvera une situation analogue au cas pré-
un récepteur d’ultrasons immergés dans l’eau. On cédent si :
mesure la durée de propagation d’une salve d’ultra- • la base de temps est fixée à 0 ,2 ms ⋅ div – 1,
sons en déterminant le décalage horaire des signaux • la distance d = 34 cm =  (ou un nombre entier de
obtenus sur l’écran d’un oscilloscope à 2 voies, fois ).
reliées l’une à l’émetteur et l’autre au récepteur.
● 38. a. Pour observer une onde progressive, le
milieu ne doit pas être limité afin de ne pas avoir
● 37. 1. a. voie 1 voie 2 superposition de l’onde incidente et d’une onde
réfléchie.
M1 M2 b. Cette distance représente une longueur d’onde
(∆) agrandie .
c. Entre 10 lignes brillantes, on compte 9 longueurs
d v d
d’onde : d = 9 = 9 --- donc v = ------
b.  = 2 kHz donc T = 500  s  9

2 - Ondes mécaniques progressives périodiques 23


chap02.fm Page 24 Jeudi, 8. août 2002 12:03 12

d. Célérité à 10 °C :
 (Hz) 20 30 40 50 60 70 T′ 283
v ′ = v ----- = 342 × --------- = 336 m ⋅ s – 1
d (cm) 12 8,7 7,0 6,0 5,2 4,7 T 293
v ( cm ⋅ s – 1 ) 17,8 19,3 20,7 22,2 23,1 24,4 où T et T ′ sont les températures exprimées en kel-
vin.
d 
 v = ----------
 t
13 ,5 Distance réelle : d′ = v ′ ------ = 8 ,35 m
2
On obtient la courbe suivante : Erreur commise : d = d – d′ = 15 cm
v (cm . s –1)
● 40. a. Si le fluide s’écoule dans le sens de la
30
propagation, alors :
25
v1 = v0 + 
20
Si les deux sens sont opposés, alors :
15
v2 = v0 – 
10
D D D D
5 On obtient :  1 = ----- = --------------- et  2 = ----- = ---------------
v1 v0 +  v2 v0 – 
0
0 10 20 30 40 50 60 70 γ (Hz) D
b.  =  2 –  1 = 2 -----------------
-
e. Le milieu est dispersif. v0 –  2
2

D
● 39. a. La distance maximale sera : c. Si  << v 0 , alors   2 -------
2
-
v0
d max = 999 cm
 v 2 2 ⋅ 10 – 6 ⋅ 1 500 2
b. Pour cette distance parcourue 2 fois par l’onde, la d.  = -------0- = ---------------------------------------- = 2 ,25 m ⋅ s – 1
durée de propagation est t telle que : 2D 2
(On vérifie que  << v 0 )
2d max 2 × 9 ,99
t = -------------
- = -------------------- = 58 ,4 ms
v 342 5
c. L’oscillateur aura délivré pendant cette durée ● 41. 1. MP = -----
-=d
2
999 impulsions. Sa fréquence f doit être :
2d
999  = ------ = 1 ,0 cm
f = ---------- = 17 ,1 kHz 5
58 ,4 2. v =  = 0 ,21 m ⋅ s – 1
d. À 10 °C, la célérité des ondes est plus faible que
 v 2
celle pour laquelle l’étalonnage a été réalisé. 3. a. = ------------
Pendant une même durée (affichée), la distance 2
est en kg ⋅ m – 3 ⋅ m ⋅ m 2 ⋅ s – 2 donc en kg ⋅ s – 2
indiquée sera plus grande que la distance réelle.
b. = 7 ,0 ⋅ 10 – 2 kg ⋅ s – 2
e. Valeur indiquée : d = 8 ,50 m
c. La célérité v dépend de la fréquence  : le milieu
850
Durée de la propagation : t = --------- = 49 ,7 ms est dispersif.
f

24 PARTIE A - PROPAGATION D’UNE ONDE - ONDES PROGRESSIVES


chap03.fm Page 25 Jeudi, 8. août 2002 12:04 12

CHAPITRE 3.
LA LUMIÈRE
• quand on réduit la largeur de la fente,
ACTIVITÉS • quand on éloigne l’écran.
DE DÉCOUVERTE On peut montrer aussi qu’elle augmente avec la lon-
gueur de l’onde lumineuse (voir Doc. 16 page 67 du
livre de l’élève).
1. La lumière possède 2. a. La tache d’Airy est circulaire.
un caractère ondulatoire Elle est bordée d’une frange sombre entourée
(p. 60) d’anneaux alternativement éclairés et noirs.
b. Le diamètre de la tache d’Airy dépend des mêmes
paramètres que ceux qui interviennent dans la lar-
Correction geur de la tache centrale de diffraction par une fente
1. a. La figure rouge observée sur l’écran est quasi rectiligne. (Voir la question 1. g.)
circulaire. 3. a. Quand on réduit le diamètre du fil, son ombre
b. La figure de diffraction n’est pas uniformément portée sur l’écran disparaît.
éclairée. Tout se passe comme si la lumière contournait
On observe des franges de diffraction. l’objet.
La figure est formée d’une tache centrale brillante b. La figure de diffraction observée avec le cheveu
et, de part et d’autre dans une direction perpendicu- semble analogue à celle observée avec une fente
laire à la fente, de taches plus petites et moins lumi- rectiligne.
neuses. c. Le diamètre d’un cheveu est en général compris
La figure admet un plan de symétrie contenant l’axe entre 50 m et 100 m.
du faisceau lumineux issu du laser et le grand axe de
4. a. Pour cette expérience, l’objectif du micros-
la fente.
cope peut être remplacé par une baguette cylindri-
c. Comme pour les ondes mécaniques, le passage de que en verre et on observe sur un écran, le contour
l’onde à travers l’ouverture s’accompagne d’une de l’ombre portée par le bord rectiligne de l’objet
modification de l’amplitude et de la forme des sur- opaque.
faces d’onde.
b. On observe des franges de diffraction de plus en
d. Certains points de l’écran reçoivent de la lumière plus resserrées.
alors qu’ils sont situés dans l’ombre géométrique de
c. d étant la distance d’un point de l’écran à l’ombre
la fente.
géométrique de l’objet, on obtient le graphe
e. Le phénomène de diffraction s’accompagne suivant :
d’une modification de la direction de propagation et
de l’intensité lumineuse ne pouvant s’interpréter ni intensité lumineuse
par la réflexion ni par la réfraction.
f. Le phénomène de diffraction ne se manifeste que
lorsque la taille de l’objet diffractant est inférieure à
quelques dizaines de longueurs d’onde.
La baguette de verre constitue une lentille cylindri-
que et produit un plan lumineux.
La figure de diffraction est formée d’une bande cen-
trale brillante de direction parallèle au plan lumi-
neux incident et, de part et d’autre, de bandes moins
limite de l’ombre géométrique
larges et moins éclairées.
g. La largeur de la tache centrale de diffraction
augmente : 0 d

3 - La lumière 25
chap03.fm Page 26 Jeudi, 8. août 2002 12:04 12

2. Les couleurs Le spectre de la lumière jaune orangée émise par


une lampe à vapeur de sodium laisse apparaître une
de la lumière (p. 61) seule raie.
En réalité, un système plus dispersif montre qu’il est
Correction formé de deux raies très proches et n’est donc pas
1. a. monochromatique.

A
i D
ACTIVITÉS
D’EXPLOITATION

3. Mesure de l’indice
d’une fibre optique
b. La déviation est due à la réfraction de la lumière
sur chacune des deux faces du prisme.
(p. 70)
Les lois de Descartes indiquent que :
• le rayon incident et le rayon réfracté sont situés Correction
dans le plan d’incidence, 1. La diode laser et le photorécepteur constituent
• n 1 sin i 1 = n 2 sin i 2 deux transducteurs transformant le signal électrique
c. La déviation passe par un minimum lorsque en signal lumineux transmis par la fibre puis le
l’angle d’incidence i varie. signal lumineux en signal électrique.
La qualité du signal électrique délivré par le photo-
d. La valeur de la déviation, pour une lumière
récepteur dépend de ses caractéristiques.
monochromatique donnée, dépend de l’angle A , de
Ce signal est, en outre, affecté par une dispersion
l’angle d’incidence i et de la nature du milieu trans-
liée aux différents modes de propagation dans la
parent constituant le prisme caractérisé par son
fibre.
indice n.
2. a. Le faisceau lumineux qui émerge du prisme est 2. a. La modulation de l’émission permet de dispo-
dispersé. ser d’une base de temps.
L’image colorée observée est appelée spectre de la b. Le retard de la tension u 2 par rapport à la tension
lumière blanche. u 1 dépend non seulement de la durée de propagation
b. La lumière blanche est formée d’un ensemble dans la fibre, mais aussi du retard  introduit par les
continu de radiations monochromatiques : elle est transducteurs et l’oscilloscope.
polychromatique. Le retard t 1 mesuré est donc supérieur au retard t
c. La déviation croît du rouge au violet. apporté par la fibre.
d. Une lumière monochromatique est caractérisée L nL 1
c. t 1 > t = -----1 = ---------  5 ns
par sa fréquence . v c
La valeur de la déviation, donc l’indice n du milieu On lit effectivement : t 1 = 114 ns
transparent, dépend de la fréquence. nL
On écrira : t 1 = t +  avec t = --------1-
e. Le phénomène de dispersion est observé pour la c
plupart des milieux transparents à l’exception du nL nL
d. t 1 = --------1- +  et t 2 = --------2- + 
vide. c c
n
3. a. Chaque raie représente, pour une valeur  de la t 2 – t 1 = --- ( L 2 – L 1 )
c
fréquence, une image de la fente à travers le système
formé par la lentille et le prisme. 3. a. Toute modification de la base de temps de
b. La lumière émise par la lampe à vapeur de mer- l’oscilloscope en cours de mesures modifie le
cure est polychromatique mais son spectre est dis- retard .
continu. b. On obtient une valeur de n comprise entre 1,5
Ce n’est pas de la lumière blanche. et 1,6.

26 PARTIE A - PROPAGATION D’UNE ONDE - ONDES PROGRESSIVES


chap03.fm Page 27 Jeudi, 8. août 2002 12:04 12

4. Des rayons directement Si la distance C 1 C 2 est de 2 km et si   1 s , alors :


étendus (p. 71) 2
t = ------
v
Correction 2
------ >  soit
2
v < ------ = 2 000 m ⋅ s – 1
v 
a. On demande ici aux élèves de rappeler les lois de
la réflexion et de la réfraction. ● 23. Alors v = 0 ,8 v air  0 ,8c
b. « L’extrême vitesse » de la lumière et le fait que c
--- = 0 ,8c et n = 1 ,25
des faisceaux lumineux puissent se croiser « sans n
s’empêcher » conduisent Huyghens à réfuter la ● 24. Dans un milieu d’indice n, on a :
théorie corpusculaire.
 c
c. Son interprétation de la propagation s’appuie sur  n = --- = ------
n n
la propagation du son et des ondes à la surface de c
l’eau. Il imagine une vibration de la matière (modèle Soit : n = ---------
 n
de l’éther).
d. Dans le deuxième paragraphe, Huyghens admet milieu eau glace verre
que chaque point d’une surface d’onde choisie peut  n (nm) 442 450 395
être considéré comme une source émettant à nou- n 1,33 1,31 1,49
veau des ondes sphériques. Le phénomène lumi-
neux est la superposition de ces ondes. ● 26. a.
Dès lors, on peut considérer que la superposition
puisse conduire à de la lumière ou à de l’obscurité.

a
S 
EXERCICES
d

Appliquer
ses connaissances D

L’ombre géométrique est déterminée en supposant


● 17. a. Vrai. b. Faux. c. Faux. d. Vrai. e. Faux. rectiligne la propagation de la lumière.
● 18. a. Vrai. b. Vrai. c. Faux. d. Vrai. e. Vrai. Le diamètre  de la partie éclairée de l’écran est tel
que :
● 19. a. Vrai. b. Vrai. c. Faux. d. Faux. e. Faux.  D D
--- = ---- soit  = a ---- = 20 cm
● 20. a d d
b. On observe des franges de diffraction à la limite
milieu vide eau verre
de l’ombre géométrique, alternativement sombres et
 (nm) 550 414 367 éclairées.
n 1 1,33 1,50 L’ouverture est trop large pour produire une tache
célérité v ( m ⋅ s– 1 ) 3 ,00 ⋅ 10 8 2 ,26 ⋅ 10 8 2 ,00 ⋅ 10 8 d’Airy.
c
 (Hz) 5 ,45 ⋅ 10 14 5 ,45 ⋅ 10 14 5 ,45 ⋅ 10 14 c.  = --- = 400 nm

c v Pour cette longueur d’onde, la couleur de la partie
avec v = --- et  = ---
n  éclairée est violette.
● 21. Pour que la mesure soit concluante, il ● 27. On observe une image de diffraction
faudrait que la durée t du trajet effectué par la colorée, avec des anneaux sombres.
lumière soit supérieure à la durée  que met le Les couleurs de l’image observée sont dues au
deuxième personnage pour découvrir la lanterne caractère polychromatique de la lumière émise par
après avoir reçu la lumière. une lampe à incandescence.

3 - La lumière 27
chap03.fm Page 28 Jeudi, 8. août 2002 12:04 12

● 28. a. L’énergie est conservée pendant la pro- On sait que le phénomène de diffraction produit une
pagation mais la surface d’onde sphérique croît pro- tache centrale, lumineuse telle que :
portionnellement au carré de la distance à la source. 
L’amplitude décroît alors, sa valeur étant inverse-   ---
a
ment proportionnelle à la distance r à la source.  étant petit, la largeur d de cette tache est telle que :
k
A = -- (k étant un coefficient de proportionnalité). d
r tan    = ------
2L
b.
L
D’où : d = 2 ---
a
rayon de l’onde On mesure d = 7 500  m = 7 ,5 mm .
a. Si a = 0 ,3 mm et L = 2 ,00 m , alors :
S
da
 = ------ = 563 nm
2L
b. Si  = 521 nm et L = 1 ,50 m alors :
L
surface d’onde a = 2 --- = 0 ,208 mm
d
● 30. a. L
c. Si  = 633 nm et a = 250  m alors :
ad
L = ------ = 1 ,48 m
2

● 33. a.  = --c- = 5 ,76 ⋅ 10 14 Hz


F O 
b. Pour  = 521 nm , la couleur de l’écran est verte.
La figure de diffraction est formée d’une tache cen-
trale très éclairée bordée de taches de moins en
moins éclairées disposées symétriquement par rap-
Avant la lentille, l’onde est sphérique. port à la tache centrale.
Après la lentille, l’onde peut être considérée comme c. Le diamètre apparent est :
plane.
D
b. Pour obtenir une onde plane monochromatique, il 2  2 ---- = 2 ,1 cm
a
faut une source ponctuelle monochromatique et
diaphragmer la lumière émise, à très grande dis- ● 34.
tance de la source, ou placer la source au foyer objet
d’une lentille convergente.
d α
● 31.

P

 = 2 ,5′ = --------------------- × 2 ,5 rad = 0 ,727 mrad
180 × 60
d = 1 ,5 mm
Si le faisceau émergent est un faisceau diffracté,
● 32. barrette CCD 2 d
alors  = 2 = ------ . On obtient  = ------- = 545 nm
d 2

● 35.
d
θ d

fente
R
L

28 PARTIE A - PROPAGATION D’UNE ONDE - ONDES PROGRESSIVES


chap03.fm Page 29 Jeudi, 8. août 2002 12:04 12

a. La source étant très éloignée du trou, le faisceau D’où : A = 1 ,602 et B = 9 ,409 ⋅ 10 3 nm 2


lumineux qui pénètre dans la boîte peut être consi- c. Pour  = 489 nm , on obtient n = 1 ,641
déré comme parallèle. Le rayon r 1 de la tache lumi-
neuse est égal au rayon du trou :
r1 = R Aller plus loin
b. L’ouverture angulaire du faisceau diffracté par le
trou est alors : k
● 38. f ′ = -----------
-
2  n–1
2 = ------- = --- a. La distance focale f ′ , pour une valeur n de
2R R
Le rayon r 2 de la tache centrale de diffraction est : l’indice, peut s’exprimer en fonction de f J′ et de n J :
d nJ – 1
r 2  ------- f ′ = f J′ -------------
2R n–1
c. Le rayon de la tache sera minimal si r 1 = r 2 soit : Pour  = 486 nm , on a : f ′ = 24 ,1 cm
Pour  = 656 nm , on a : f ′ = 25 ,4 cm
d
R = ------ = 0 ,23 mm b. Si on admet que la lumière rouge est monochro-
2
matique de longueur d’onde  = 656 nm , alors le
d. On peut considérer que cette tache est l’image de
faisceau émergent de la lentille converge en F′ , à la
S si on assimile cette tache à un point lumineux.
distance f ′ = 25 ,4 cm de la lentille.
c.
● 36. E

S
i
I O B J R

J
On observe une tache colorée. Son centre est jaune
et les bords sont magenta (superposition de bleu et
de rouge) avec un pourtour extérieur bleu.
a. Il y a réfraction en I mais transmission sans
réfraction en J où l’incidence est normale.
sin i = n sin r
1
D’où : sin r = --- sin i = 0 ,650 soit r = 40 ,6° ENTRAÎNEMENT
n
b. On calcule les valeurs de r pour les 2 longueurs AU BAC
d’onde extrêmes données :
•  1 = 434 nm d’où sin r 1 = 0 ,656 soit r 1 = 41°
•  2 = 768 nm d’où sin r 2 = 0 ,644 soit r 2 = 40 ,1° ● 39. A. Le laser à CO 2 émet à 10,6 m donc
À la sortie du plexiglas, l’étalement angulaire de la dans l’infrarouge.
lumière est égal à environ 0,9°. L’onde lumineuse, Les lasers à excimères émettent entre 200 nm et
polychromatique a été légèrement dispersée. 300 nm donc dans le proche ultraviolet.
B. 1. a. Le phénomène observé est la diffraction de
B la lumière.
● 37. a. n = A + -----
 2
b. Calculons la valeur de d′ = 2 ---- :
L
n, A sont sans dimension a′
B s’exprime en m 2 comme  2 . 1 ,6
d′ = 2 × 632 ,8 ⋅ 10 – 9 × ------------------
- = 5 ,06 cm
b. On obtient 2 équations à 2 inconnues : 4 ⋅ 10 – 5
B d étant inversement proportionnelle à a, on aura :
1 ,652 = A + ---------------2-
( 434 ) d″ a′ a′ 0 ,04
----- = ----- soit d″ = d′ ----- = 5 ,06 × ---------- = 2 ,02 cm
B d′ a″ a″ 0 ,1
1 ,618 = A + ---------------2-
( 768 ) Les résultats sont en accord avec la relation donnée.

3 - La lumière 29
chap03.fm Page 30 Jeudi, 8. août 2002 12:04 12

2. Le diamètre du cheveu est : c. a = 0 ,8 mm et d 1 = 2 mm


L 1 ,6 La divergence du faisceau ne peut pas être attribuée
a = 2 --- = 2 × 632 ,8 ⋅ 10 – 9 × ----------------------- = 78  m seulement à la diffraction par le diaphragme circu-
d 2 ,6 ⋅ 10 – 2
laire de diamètre d 1 du pointeur.
Soit : a = 78  m
3. a. Si d est le diamètre de la tache lumineuse
formée sur un écran situé à la distance L, on a,
● 40. 1. a.  = --c- = 670 nm  étant petit :

Pour cette longueur d’onde, la couleur observée sur d   et d 1  1 
un écran blanc est rouge. Donc : d  d 1 + L
b.
Or  =  1 + L , l’aire S de la surface d’onde est égale
d2 à l’aire de la tache :
α d1

S = ---- ( d 1 + L ) 2
4
1 L
 4
b.  = ---- = ------------------------------2-
2 S  ( d 1 + L )

 d1 d2
tan  --- = -------- = --------
 2  2 1 2 2
d2 – d1
On obtient :  2 –  1 = L = ---------------------
- α d1 d

2 tan  ---
 2
 d2 – d1
tan  --- = ----------------
1 L
Soit : -
 2 2L
On obtient  = 1 ,7 mrad ( est petit et tan    ). 
2. a. L’onde subit le phénomène de diffraction en c. On cherche L telle que   max
traversant l’ouverture. 4
b. Si a est le diamètre de l’ouverture, alors la largeur ------------------------------2-  max
 ( d 1 + L )
angulaire du faisceau diffracté est :
1 4
2
 = ------ soit
2
a = ------ L
--- ---------------- – d 1
a    max
On obtient : a = 0 ,8 mm On obtient : L
6 ,2 m

30 PARTIE A - PROPAGATION D’UNE ONDE - ONDES PROGRESSIVES


coin-bac-a.fm Page 31 Jeudi, 8. août 2002 12:22 12

PARTIE A. PROPAGATION D’UNE ONDE


ONDES PROGRESSIVES
b.
PROBLÈMES DE BAC y

● 1. 1. Pour que x soit une célérité, il doit s’expri- O B


mer en m ⋅ s – 1. x’ x
a. 1 Hz = 1 s– 1 donc x est en m ⋅ s – 1.
b. g ⋅ L est en m 2 ⋅ s – 2 donc x est en m ⋅ s – 1. S H

c. P est en N ⋅ m – 1 or 1 N = 1 kg ⋅ m ⋅ s – 2 donc x h
est en kg 1 / 2 ⋅ m 3 / 2 ⋅ s – 1.
d M
d. K est en N ⋅ m – 1 donc x est en m.
e. F est en kg ⋅ m ⋅ s – 2 donc x est en m 1 / 2 ⋅ s – 1. c. La réflexion a lieu par le sommet S tant que BS
est plus courte que toute autre distance BM.
f. FL est en kg ⋅ m 2 ⋅ s – 2 donc x est en m ⋅ s – 1 . Quand BS > H , la réflexion aura lieu en un point
g. K est en kg ⋅ m ⋅ s – 2 donc x est en m ⋅ s – 1. situé sur le fond horizontal.
h. g est en m 2 ⋅ s – 2 donc x est en m ⋅ s – 1. Or : BS 2 = x 2 + ( H – h ) 2
2. a. • Faux. b. • Faux. c. • Faux.
• Faux. • Faux. • Vrai. x 2 + ( H – h ) 2 > H 2 soit x 2 > h ( 2H – h ) = x 2
• Faux. • Faux. • Faux. Donc : x  = h ( 2H – h )
• Vrai. • Faux. • Faux.
D’après le tableau de mesures, on obtient :
a1 4  2  1 600 4 x  = 87 m
d. ----- = --- et ----- = ----- = --------- = ---
a2 3  1  2 450 3
d. Pour x < x  , la profondeur apparente du fond est :
  = ----- = 600 nm . C’est vrai.
c
 1 1  y = BS

● 2. a. Faux. Donc : y = – vt
b. Faux. y2 = x2 + ( H – h )2 = v2t 2
c. Faux. v2t 2 – x2 = ( H – h )2
d. Faux. x2 ( H – h )2
L 12 ,0 t 2 = ----2- + --------------------
2
-
e. v = ------ = ---------- = 4 ,8 m ⋅ s – 1 = 17 ,3 km ⋅ h – 1 v v
t 2 ,5
e.
Vrai.
f. Faux. x (m) 0 10 20
d 7 ,2 t (ms) 35,7 36,4 38,5
g.  = --- = ------- = 1 ,5 s
v 4 ,8 x2 ( m2 ) 0 100 400
Vrai.
t2 ( s2 ) 1 ,27 ⋅ 10 – 3 1 ,32 ⋅ 10 – 3 1 ,48 ⋅ 10 – 3
h.  = v t = 4 ,8 × 5 = 24 m
Faux. x (m) 30 40 50
i. Faux. t (ms) 41,6 45,7 50,5
v2 x2 ( m2 ) 900 1 600 2 500
j. v = g ( h + h′ ) donc h = ----- – h′ = 2 ,1 m
g t2 ( s2 ) 1 ,73 ⋅ 10 – 3 2 ,09 ⋅ 10 – 3 2 ,55 ⋅ 10 – 3
Vrai.
x (m) 60 70 80
● 3. a. Un milieu isotrope a mêmes propriétés t (ms) 55,8 61,4 67,4
dans toutes les directions.
x2 ( m2 ) 3 600 4 900 6 400
En particulier, la célérité des ondes ne dépend pas
de la direction de propagation. t2 ( s2 ) 3 ,11 ⋅ 10 – 3 3 ,77 ⋅ 10 – 3 4 ,54 ⋅ 10 – 3

31
coin-bac-a.fm Page 32 Jeudi, 8. août 2002 12:22 12

v
t 2 (s2) c.  = --- = 9 ,45 ⋅ 10 – 4 Hz
–3 
5 .10
1
4 .10 – 3 T = --- = 1 060 s
3 .10 – 3 
2 .10 – 3 d. À l’approche de la côte, la profondeur décroît : la
1 .10 – 3 célérité décroît.
0 e. L’énergie mécanique transportée par le tsunami
0 2 000 4 000 6 000 x 2 (m 2) existe sous forme :
L’équation de la droite est : • d’énergie potentielle qui dépend de la hauteur de la
t 2  5 ⋅ 10 – 7 x 2 + 1 ,3 ⋅ 10 – 3 vague,
• d’énergie cinétique : chaque goutte d’eau de la
1
On tire : ----2- = 5 ⋅ 10 – 7 soit v  1 410 m ⋅ s – 1 vague est en mouvement vertical.
v La masse totale d’eau en mouvement décroît quand
( H – h )2 la profondeur diminue. L’énergie cinétique décroît
2
- = 1 ,3 ⋅ 10 – 3
-------------------- et l’énergie potentielle croît.
v
2. a. La longueur d’onde est la distance entre
(H – h )2 = 2 800 donc H – h = 51 m
2 creux :
Or : h ( 2H – h ) = x  = 87 m =9m
On obtient : H = 101 m et h = 50 m La profondeur moyenne du golfe est supérieure à la
f. y = – v t longueur d’onde  et, dans ces conditions, la propa-
gation a lieu en eau profonde.
x (m) 0 10 20 30 40 Alors :
t (ms) 35,7 36,4 38,5 41,6 45,7
g
y (m) – 50 ,3 – 51 ,3 – 54 ,3 – 58 ,7 – 64 ,4 v = ------- = 3 ,75 m ⋅ s – 1
2
x (m) 50 60 70 80 87 v
 = --- = 0 ,416 Hz
t (ms) 50,5 55,8 61,4 67,4 71,4 
y (m) – 71 ,2 – 78 ,7 – 86 ,6 – 95 ,0 – 100 1
T = --- = 2 ,40 s

y (m) AB 13 ,5 
b. -------- = ---------- = 1 ,5 et AB = 3 ---
0  9 2
– 20 Les points A et B distants d’un nombre entier,
– 40 impair de demi-longueurs d’onde ont, à chaque ins-
– 60 tant, des mouvements opposés.
– 80 Soit u A l’élongation du point A.
– 100 On peut écrire :
0 20 d /2 60 80 x (m)
u A = 0 ,30 cos  2 --- = 0 ,30 cos  ------- t
t 2
Cette méthode de sondage ne permet pas de « voir »  T  2 ,4 
le profil réel du relief.
Alors u B = 0 ,30 cos 2  --- – --------
t AB
Celui-ci apparaît élargi.
T  
● 4. 1. a. Distance parcourue : 15 000 km
= 0 ,30 cos 2  ------- – 1 ,5
t
Durée : 22 heures  2 ,4 
15 ⋅ 10 6
v = -------------------------- = 189 m ⋅ s – 1 = 682 km ⋅ h – 1 u (cm)
22 × 3 600
b. Longueur d’onde :  = 200 km 30 uA
La propagation a donc lieu en eau peu profonde car
0

h < ------ = 20 km . 0,8 1,6 2,4 3,2 4 t (s)
10 – 30 uB
v2
Alors : v = gh et h = ----- = 3 650 m
g

32 PARTIE A - PROPAGATION D’UNE ONDE - ONDES PROGRESSIVES


coin-bac-a.fm Page 33 Jeudi, 8. août 2002 12:22 12

c. La largeur du chenal est  = 10 m . g. Alors t = 960  s


 L – 2d 1 ,9
Alors : --- = 0 ,9 et v = --------------- = ------------------------
- = 1 979 m ⋅ s – 1
 t 960 ⋅ 10 – 6
Le phénomène de diffraction est important et des Soit, avec 3 chiffres significatifs : 1 ,98 km ⋅ s – 1 .
ondes circulaires, d’amplitude non uniforme,
centrées sur l’ouverture du chenal se propagent. ● 6. a.
voie 1
Le point E sera certainement atteint par l’onde dif- voie 2
L
fractée.
d. L’onde diffractée est circulaire.
f fibre
Sur la direction de propagation CD, l’amplitude ne
reste pas uniforme mais décroît quand l’onde s’éloi- diode laser photorécepteur
gne du chenal.
e. Sur l’oscillogramme, on lit : T = 5 div
A
1
Or : T = --- = 1  s
f
B
La vitesse de balayage est donc de 200 ns ⋅ div – 1 .
b. Le retard t représente la durée t 1 du parcours
de l’onde lumineuse dans la fibre à laquelle s’ajoute
C un retard t 2 apportée par l’oscilloscope, la diode
E
laser et le photorécepteur :
D
t = t 1 + t 2
On obtient, par exemple, l’oscillogramme suivant :
● 5. a. Quand les capteurs sont au repos, ils sont
fermés et la tension à leurs bornes est nulle.
La tension aux bornes des conducteurs ohmiques est
alors égale à U = 15 V .
b. Le point M est plus proche de C 2 que de C 1 .
C 2 s’ouvre avant C 1 .
La voie A est reliée au capteur C 2 , la liaison avec la
masse étant située entre C 2 et R.
voie B voie A L
M c. t 1 = --- si v est la célérité de la lumière dans la
+ C1 C2 + v
U U fibre.
– – L
L t = --- + t 2 soit L = v ( t – t 2 )
R R v
En portant sur un repère les points de coordonnées
c. Les sensibilités des deux voies sont identiques : ( L, t ) on obtiendra une droite de coefficient
5 V ⋅ div – 1 directeur v.
d. On lit : t = 4 ,8 div
L (m)
MC MC ( L – d ) – d L – 2d
e. t = -----------1- – -----------2- = -------------------------- = --------------- 50
v v v v 40
f. L’ordre de grandeur de t est :
30
2 – 0 ,1
----------------3 = 0 ,95 ms 20
2 ⋅ 10
Pour cette valeur, la base de temps correspondante 10
∆t2
serait : 0
0 40 80 120 160 200 240 ∆t (ns)
0 ,95
---------- = 0 ,20 ms ⋅ div – 1
4 ,8 Cette droite coupe l’axe des abscisses pour
La valeur choisie la plus proche est donc t = t 2 .
200  s ⋅ div – 1 . On obtient : v = 2 ,00 ⋅ 10 8 m ⋅ s – 1 et t 2 = 20 ns

33
coin-bac-a.fm Page 34 Jeudi, 8. août 2002 12:22 12

L’indice n du milieu de propagation, pour cette La valeur de la longueur d’onde dans le vide est :
valeur de la longueur d’onde est donc : c
 = --- = 550 nm
c 
n = -- = 1 ,50 On observe que la célérité de la lumière dans la fibre
v
dépend de la fréquence de l’onde : ce milieu est dis-
d. Pour la fréquence  = 5 ,45 ⋅ 10 14 Hz , la célérité persif.
de la lumière est :
e. Pour  = 550 nm , la couleur diffusée par l’écran
L L est verte.
v = -------- = --------------------
t 1 t – t 2 La tache lumineuse est une tache de diffraction de

On obtient : v = 1 ,98 ⋅ 10 8 m ⋅ s – 1 diamètre :  = 2 --- = 2 ,2 mm
d

34 PARTIE A - PROPAGATION D’UNE ONDE - ONDES PROGRESSIVES


chap04.fm Page 35 Jeudi, 8. août 2002 12:05 12

CHAPITRE 4.
RADIOACTIVITÉ
l’interaction nucléaire entre deux protons, deux neu-
ASPECTS trons, ou un proton et un neutron étant la même, le
PÉDAGOGIQUES proton et le neutron peuvent être considérés comme
les deux états possibles (caractérisés par un nombre
ET SCIENTIFIQUES quantique appelé isospin) d’une même particule, le
nucléon.
1. Découverte de la radioactivité La propriété essentielle de l’interaction forte est
La radioactivité est la désintégration spontanée de d’être très intense, comparée aux autres interac-
certains noyaux atomiques instables, accompagnée tions, mais de décroître très rapidement quand la
de rayonnements corpusculaires et éventuellement distance entre les nucléons augmente : elle est forte-
électromagnétiques. ment répulsive en dessous de 0,6 fm puis fortement
La découverte de la radioactivité est l’un des pivots attractive jusqu’à 2 fm et décroît ensuite très rapide-
de l’histoire des sciences. ment pour être négligeable au-delà de 3 fm.
En donnant accès à la structure microscopique de la Cette interaction est de courte portée : chaque
matière et aux forces qui s’y manifestent, elle a nucléon ne peut interagir qu’avec ses plus proches
donné un nouveau sens aux phénomènes physiques voisins, il n’interagit pas avec les nucléons situés
macroscopiques. au-delà de la portée de l’interaction.
Elle est à l’origine des grandes théories du
xxe siècle : la relativité, la mécanique quantique et
la physique des particules. 4. La stabilité des noyaux
Trois effets s’opposent à la cohésion des noyaux :
• l’interaction électromagnétique répulsive étant de
2. Les interactions fondamentales longue portée, chaque proton la subit de la part de
Avant la découverte de la radioactivité, deux inter- tous les autres protons du noyau.
actions fondamentales étaient connues : l’interaction • les nucléons étant localisés dans un espace res-
gravitationnelle et l’interaction électromagnétique. treint, ils acquièrent une grande énergie cinétique
La découverte de la radioactivité et les études concer- (c’est une conséquence du principe d’incertitude de
nant le noyau atomique ont conduit les physiciens à Heisenberg).
introduire deux nouvelles interactions fondamentales : • deux protons ou deux neutrons ne peuvent occuper
l’interaction forte et l’interaction faible. le même niveau d’énergie : plus il y a de nucléons de
Dans l’étude de la radioactivité, trois des quatre même type, plus ils sont obligés d’occuper des
interactions fondamentales interviennent : niveaux dont l’énergie est élevée (c’est une consé-
• l’interaction forte est responsable de l’attraction quence du principe d’exclusion de Pauli).
entre nucléons dans le noyau, Ces deux derniers effets, de nature quantique, aug-
• l’interaction électromagnétique est responsable de mentent l’agitation des nucléons dans le noyau.
la répulsion entre protons dans le noyau, Les noyaux pour lesquels les effets de l’interaction
• l’interaction faible est responsable des réactions forte l’emportent sur ceux décrits ci-dessus sont
concernant notamment la radioactivité  (par exem- stables.
ple, la transformation d’un neutron en un proton, un
électron et un antineutrino),
• l’interaction gravitationnelle est négligeable à 5. Noyaux trop lourds :
l’échelle nucléaire. radioactivité  et effet tunnel
La théorie actuelle de la radioactivité  utilise la
mécanique quantique : la probabilité d’émission 
3. L’interaction forte est égale à la probabilité de transition du système
Les caractéristiques de l’interaction forte ont été {noyau père} au système {noyau fils  particule }
déterminées au milieu des années 30 : par effet tunnel.

4 - Radioactivité 35
chap04.fm Page 36 Jeudi, 8. août 2002 12:05 12

6. Noyaux trop riches • la radioactivité  + :


en neutrons : radioactivité  proton → neutron + positon + neutrino
et hypothèse du neutrino (l’émission d’un positon est équivalente à la capture
L’énergie disponible lors d’une désintégration  – d’un électron).
étant égale à la différence entre l’énergie de masse C’est l’interaction faible qui est responsable de ces
du noyau père et celle du noyau fils, l’énergie des transformations.
électrons émis devrait prendre une valeur bien définie.
Or ce n’est pas le cas : à première vue, le principe de 8. D’autres types de radioactivité
conservation de l’énergie est mis en défaut. 8. 1. La fission spontanée
W. Pauli suggéra que l’émission de la particule  – C’est un mode possible de désintégration de noyaux
(électron) pouvait s’accompagner de celle d’une lourds. Elle s’effectue spontanément sans apport
autre particule, dépourvue de charge électrique, à d’énergie ce qui la différencie de la fission induite
laquelle il donna le nom de neutrino. par neutrons utilisée dans les réacteurs nucléaires.
En 1933, E. Fermi émit l’hypothèse, vérifiée par la
suite, selon laquelle l’émission  – était due à la 8. 2. La double désintégration 
transformation, dans le noyau atomique, d’un neu- Ce type de radioactivité, avec émission simultanée
tron en un proton, un électron et un neutrino. de deux électrons et de deux antineutrinos, a été
Le principe de conservation de l’énergie était sauvé. découvert en 1990.
(Il est désormais convenu d’appeler antineutrino le
neutrino associé à la radioactivité  – ). Notons 9. Énergie de liaison
qu’un neutron isolé est instable (demi vie : 10,4 min) des électrons dans un atome
car sa masse est supérieure à la somme des masses de Il est à noter que dans le calcul de la masse d’un
l’électron, du proton et de l’antineutrino. noyau à partir de la masse d’un atome :
En revanche, pour un neutron appartenant à un noyau, masse du noyau
il faut considérer l’énergie de l’ensemble du noyau = masse atomique – masse des électrons ,
pour savoir si cette transformation peut avoir lieu. on néglige le défaut de masse correspondant à
l’énergie de liaison des électrons.
7. Noyaux trop riches en protons :
capture électronique
et radioactivité  ACTIVITÉS
Pour un noyau trop riche en protons, la désin- DE DÉCOUVERTE
tégration s’effectue par transformation de l’un de
ses protons en neutron, c’est-à-dire l’inverse de la
radioactivité  – . 1.Découverte
Cependant, la transformation strictement inverse de la radioactivité naturelle
(capture simultanée par un proton appartenant au
noyau d’un électron et d’un antineutrino) a une pro-
(p. 86)
babilité quasi nulle.
En mécanique quantique, la capture d’une particule Correction
étant équivalente à l’émission de son antiparticule, a. Une substance phosphorescente émet de la
deux possibilités s’offrent au noyau : lumière pendant quelque temps après avoir été
• la capture électronique : éclairée.
proton + électron → neutron + neutrino b. Les constituants des atomes concernés par une
(l’émission d’un neutrino est équivalente à la cap- réaction chimique sont les électrons.
ture d’un antineutrino). Une transformation radioactive concerne les
Exemple : 74Be + – 01e → 73Li +  noyaux, ce n’est donc pas une réaction chimique.
Le noyau capture un électron périphérique apparte- c. Une transmutation est la transformation d’un élé-
nant généralement à la couche K. ment chimique en un autre élément chimique, elle
Ainsi, un élément chimique de numéro atomique Z n’est donc pas permise par une réaction chimique.
se transforme en un élément de numéro atomique Une transmutation est permise par une transforma-
Z – 1 avec émission d’un neutrino. tion radioactive.

36 PARTIE B - TRANSFORMATIONS NUCLÉAIRES


chap04.fm Page 37 Jeudi, 8. août 2002 12:05 12

d. Une transformation spontanée est une transfor- n mes ( t ) A


mation qui n’a pas besoin d’être amorcée. - = -------------2 = 5 ,17 ⋅ 10 – 4
b. ----------------
n(t ) 4R
e. Les rayons  ont une vitesse voisine de c. et d. Voir le tableau ci-dessous.
300 000 km ⋅ s – 1 . Les rayons  sont moins péné-
e. Pour la courbe donnant n en fonction du temps,
trants que les rayons  car leur vitesse est très infé- t
rieure à celle des rayons . ∫0 n ( t ) représente l’aire sous la courbe comprise
f. L’exploration de l’atome nécessite des particules entre t = 0 et t.
utilisées comme projectiles. f. et g. Voir le tableau ci-dessous.
Les rayons  ont joué ce rôle.
i. La courbe est une droite, passant par l’origine, de
coefficient directeur :
2. Loi de décroissance a = – 1 ,00 ⋅ 10 – 6 s – 1
radioactive (p. 87) On a : N′ ( t ) = aN ( t )
j. La fonction possédant une dérivée proportion-
Correction nelle à la fonction elle-même est la fonction expo-
nentielle.
a. Le compteur possède une fenêtre d’entrée, il ne
k. N ( t ) = N 0 e at
capte qu’une faible partie du rayonnement émis par
avec a = – 1 ,00 ⋅ 10 – 6 s – 1
l’échantillon.

t
t (h) n mes ( s – 1 ) t (s) n ( t ) ( s– 1 ) N′ ( t ) ∫0 n ( t ) dt N (t)

0 2 ,35 ⋅ 10 3 0 4 ,55 ⋅ 10 6 – 4 ,55 ⋅ 10 6 0 4 ,55 ⋅ 10 12


12 2 ,25 ⋅ 10 3 4 ,32 ⋅ 10 4 4 ,35 ⋅ 10 6 – 4 ,35 ⋅ 10 6 1 ,92 ⋅ 10 11 4 ,36 ⋅ 10 12
24 2 ,16 ⋅ 10 3 8 ,64 ⋅ 10 4 4 ,18 ⋅ 10 6 – 4 ,18 ⋅ 10 6 3 ,76 ⋅ 10 11 4 ,17 ⋅ 10 12
36 2 ,06 ⋅ 10 3 1 ,30 ⋅ 10 5 3 ,98 ⋅ 10 6 – 3 ,98 ⋅ 10 6 5 ,53 ⋅ 10 11 4 ,00 ⋅ 10 12
48 1 ,98 ⋅ 10 3 1 ,73 ⋅ 10 5 3 ,83 ⋅ 10 6 – 3 ,83 ⋅ 10 6 7 ,22 ⋅ 10 11 3 ,83 ⋅ 10 12
60 1 ,89 ⋅ 10 3 2 ,16 ⋅ 10 5 3 ,66 ⋅ 10 6 – 3 ,66 ⋅ 10 6 8 ,83 ⋅ 10 11 3 ,67 ⋅ 10 12
72 1 ,81 ⋅ 10 3 2 ,59 ⋅ 10 5 3 ,50 ⋅ 10 6 – 3 ,50 ⋅ 10 6 1 ,04 ⋅ 10 12 3 ,51 ⋅ 10 12
84 1 ,74 ⋅ 10 3 3 ,02 ⋅ 10 5 3 ,37 ⋅ 10 6 – 3 ,37 ⋅ 10 6 1 ,19 ⋅ 10 12 3 ,36 ⋅ 10 12
96 1 ,66 ⋅ 10 3 3 ,46 ⋅ 10 5 3 ,21 ⋅ 10 6 – 3 ,21 ⋅ 10 6 1 ,33 ⋅ 10 12 3 ,22 ⋅ 10 12
108 1 ,59 ⋅ 10 3 3 ,89 ⋅ 10 5 3 ,08 ⋅ 10 6 – 3 ,08 ⋅ 10 6 1 ,46 ⋅ 10 12 3 ,09 ⋅ 10 12
120 1 ,53 ⋅ 10 3 4 ,32 ⋅ 10 5 2 ,96 ⋅ 10 6 – 2 ,96 ⋅ 10 6 1 ,59 ⋅ 10 12 2 ,96 ⋅ 10 12
132 1 ,46 ⋅ 10 3 4 ,75 ⋅ 10 5 2 ,82 ⋅ 10 6 – 2 ,82 ⋅ 10 6 1 ,72 ⋅ 10 12 2 ,83 ⋅ 10 12
144 1 ,40 ⋅ 10 3 5 ,18 ⋅ 10 5 2 ,71 ⋅ 10 6 – 2 ,71 ⋅ 10 6 1 ,84 ⋅ 10 12 2 ,71 ⋅ 10 12
156 1 ,34 ⋅ 10 3 5 ,62 ⋅ 10 5 2 ,59 ⋅ 10 6 – 2 ,59 ⋅ 10 6 1 ,95 ⋅ 10 12 2 ,60 ⋅ 10 12
168 1 ,28 ⋅ 10 3 6 ,05 ⋅ 10 5 2 ,48 ⋅ 10 6 – 2 ,48 ⋅ 10 6 2 ,06 ⋅ 10 12 2 ,49 ⋅ 10 12
180 1 ,23 ⋅ 10 3 6 ,48 ⋅ 10 5 2 ,38 ⋅ 10 6 – 2 ,38 ⋅ 10 6 2 ,17 ⋅ 10 12 2 ,38 ⋅ 10 12
192 1 ,18 ⋅ 10 3 6 ,91 ⋅ 10 5 2 ,28 ⋅ 10 6 – 2 ,28 ⋅ 10 6 2 ,27 ⋅ 10 12 2 ,28 ⋅ 10 12
204 1 ,13 ⋅ 10 3 7 ,34 ⋅ 10 5 2 ,19 ⋅ 10 6 – 2 ,19 ⋅ 10 6 2 ,36 ⋅ 10 12 2 ,19 ⋅ 10 12
216 1 ,08 ⋅ 10 3 7 ,78 ⋅ 10 5 2 ,09 ⋅ 10 6 – 2 ,09 ⋅ 10 6 2 ,46 ⋅ 10 12 2 ,09 ⋅ 10 12
228 1 ,03 ⋅ 10 3 8 ,21 ⋅ 10 5 1 ,99 ⋅ 10 6 – 1 ,99 ⋅ 10 6 2 ,55 ⋅ 10 12 2 ,00 ⋅ 10 12
240 9 ,90 ⋅ 10 2 8 ,64 ⋅ 10 5 1 ,91 ⋅ 10 6 – 1 ,91 ⋅ 10 6 2 ,63 ⋅ 10 12 1 ,92 ⋅ 10 12

4 - Radioactivité 37
chap04.fm Page 38 Jeudi, 8. août 2002 12:05 12

ACTIVITÉS 4. La radioactivité
D’EXPLOITATION dans notre environnement
(p. 97)
3. La radioactivité : Correction
horloge de l’Univers 1. a. Les spationautes et les équipages des avions
subissent particulièrement la radioactivité due aux
(p. 96) noyaux radioactifs générés de façon continue par
action du rayonnement cosmique sur la haute
Correction atmosphère.
1. a. Notons N 0 , le nombre de noyaux de ln 2
rubidium 87 présents dans la roche lors de sa forma- b. A = N avec  = ---------
t1 ⁄ 2
tion. Le nombre de noyaux restants aujourd’hui est : On obtient ainsi : N = 1 ,9 ⋅ 10 9
N Rb87 ( t ) = N 0 e – t avec t = 4 ,5 ⋅ 10 9 ans 2. a. Compte tenu des valeurs des demi-vies, seul le
ln 2 césium 137 est à prendre en compte.
et  = ---------
t1 ⁄ 2 L’activité suit une loi de décroissance du type :
Le nombre de noyaux de strontium 87 formés à A = A 0 e – t
t = 4 ,5 ⋅ 10 9 ans est : N Sr87 ( t ) = N 0 ( 1 – e – t ) Elle aura diminué d’un facteur 1 000 lorsque :
N Sr87 ( t ) 1 – e – t 1
On a : --------------------- = ------------------
- = 0 ,066 e – t = --------------
N Rb87 ( t ) e – t 1 000
On obtient : t = 3 ,0 ⋅ 10 2 ans (environ 300 ans).
b. Notons N 0 , le nombre de noyaux de potas-
sium 40 présents lors de la solidification de la lave. b. La proportion de l’iode 131 injectée encore pré-
Le nombre de noyaux restants aujourd’hui est : sente au bout de huit semaines est :
N
ln 2
N K40 ( t ) = N 0 e – t avec  = --------- ------ = e – t = 7 ,8 ⋅ 10 – 3 (soit 0,78 %)
t1 ⁄ 2 N0
3. L’activité du potassium 40 dans un homme de
Le nombre de noyaux d’argon 40 formés est :
70 kg est de 4 ,5 ⋅ 10 3 Bq .
N Ar40 ( t ) = 0 ,11N 0 ( 1 – e – t )
ln 2
N Ar40 ( t ) 0 ,11 ( 1 – e – t ) A = N avec  = ---------
t1 ⁄ 2
- = ----------------------------------
-------------------- - = 0 ,037 , on obtient donc :
N K40 ( t ) e – t On obtient ainsi : N K40 = 2 ,7 ⋅ 10 20
t = 5 ,4 ⋅ 10 8 ans (environ 540 millions d’années). D’où : N K = 2 ,7 ⋅ 10 24
2. À l’équilibre, les activités de l’uranium 234 et du et m K = 1 ,8 ⋅ 10 2 g (environ 180 g).
thorium 230 sont égales donc :
N U234 ( t )  2 5. Le radon (p. 98)
 1 N U234 =  2 N Th230 d’où ----------------------- = ----- = 3 ,3
N Th230 ( t )  1
3. Notons N 0 , le nombre de noyaux de carbone 14 Correction
et N 0′ le nombre de noyaux de carbone 12 présents a. Une désintégration de type  entraîne une dimi-
N nution de 4 unités pour A.
à la mort de l’organisme : -------0- = 1 ,3 ⋅ 10 – 12
N 0′ Les noyaux concernés sont donc le polonium 218 et
N C14 N 0 – t le polonium 214.
Aujourd’hui : ------------ = -------- e = 1 ,0 ⋅ 10 – 14 Ces noyaux sont dangereux par inhalation car ils
N C12 N 0′ forment des constituants solides qui se déposent
1 ,0 ⋅ 10 – 14 dans les poumons.
D’où : e – t = -------------------------
-
1 ,3 ⋅ 10 – 12 b. A = N avec  = 2 ,10 ⋅ 10 – 6 s – 1 et N  10 4
L’âge limite d’utilisation de cette méthode est donc Donc : A  2 ⋅ 10 – 2 Bq
4 ,0 ⋅ 10 4 ans (environ 40 000 ans). c. L’activité globale est de 2 ,4 ⋅ 10 12 Bq.

38 PARTIE B - TRANSFORMATIONS NUCLÉAIRES


chap04.fm Page 39 Jeudi, 8. août 2002 12:05 12

d. L’alimentation de l’atmosphère en radon se fait


au niveau du sol et les noyaux de radon se désintè- EXERCICES
grent. Donc la teneur en radon diminue lorsque
l’altitude augmente.
A Appliquer
e. N = --- = 1 ,79 ⋅ 10 9 noyaux de radon
 ses connaissances
Soit : n = 2 ,97 ⋅ 10 – 15 mol
f. Cette mesure ne permet pas de déterminer la ● 7. a. R = R 0 A 1 / 3
teneur totale en radon dans le sol : une partie du Le rayon du noyau de plomb 206 est : R = 7 ,1 fm
radon est dissoute dans l’eau. m 4
b. = ---- avec V = --- R 3
g. Le radon est soluble dans l’eau donc la teneur en V 3
radon dans les gaz d’un sol est plus faible en période La masse volumique de ce noyau est :
humide qu’en période sèche. = 2 ,3 ⋅ 10 17 kg ⋅ m – 3
Z Pb e
c. ′ = -----------
6. Du microscopique V
La charge par unité de volume dans ce noyau est :
au macroscopique ′ = 8 ,8 ⋅ 10 24 C ⋅ m – 3
(p. 99) 1 3
d. A′ =  ------ =  --------- =  --- A  26
R′ 3 R 3
 R 0  2R 0  2
Correction
1. a. Cas où le noyau de baryum est dans son état m
● 10. A = N = -----------
- d’où :
55Cs → 56Ba + – 1e
fondamental : 137 137 0
m C14
Cas où le noyau de baryum est dans un état excité :
137Cs → 137Ba* + 0e
m C14 A t 1 ⁄ 2 m C14 A
m = ---------------
- = -------------------------- avec t 1 ⁄ 2 = 1 ,8 ⋅ 10 11 s
55 56 –1
 ln 2
puis 137Ba* → 137Ba + 
56 56 La masse de carbone 14 dans cet échantillon est :
b. Il s’agit d’une désintégration de type  et d’une m = 3 ,0 ⋅ 10 – 14 kg
émission .
c. La désintégration d’un noyau étant un phéno- ● 11. a. La demi-vie du polonium 210 est :
mène aléatoire, on ne peut pas prévoir la durée de t 1 ⁄ 2 = 138 jours
vie d’un noyau de césium 137 donné. A0
d. Un noyau de césium 137 donné a une chance sur b. A = A 0 e – t = ------------- - donne :
1 000
deux de se désintégrer pendant une durée égale à
une demi-vie. ln 1 000 t 1 ⁄ 2
t = -------------------- = --------- ln 1 000 = 9 ,97 t 1 ⁄ 2
2. a. A 2 = A 1 e – t avec t = 1 h et  = 2 ,6 ⋅ 10 – 6 h – 1  ln 2
A L’activité d’un échantillon de polonium 210 est
On a : -----1- = 1 ,000 002 6 ! divisée par 1 000 au bout de t = 1 ,38 ⋅ 10 3 jours .
A2
L’activité de l’échantillon n’évolue pas de façon ● 12. N = N 0 e – t donc m = m 0 e – t
sensible en une heure. m0 t1 ⁄ 2 m0
On obtient : t = --- ln  ------ = --------- ln  ------
1
b. Ces résultats montrent le caractère aléatoire des   m  ln 2  m
désintégrations radioactives. La durée au bout de laquelle la masse de cobalt 60
c. Le détecteur possède une fenêtre d’entrée de fai- n’est plus que m = 10 mg est t = 25 ans .
ble surface, il ne capte donc qu’une faible partie du
rayonnement émis par la source. ● 13. A = A 0 e – t
A0
 = --- ln  ------
d. Valeur moyenne : 3,28, variance : 2,92, 1 t ln 2
Donc : et t 1 ⁄ 2 = ------------------
écart type : 1,79. t  A A0
ln  ------
e. La probabilité pour que la valeur de n appartienne  A
à l’intervalle [ 1 ,49 ; 5 ,07 ] est de 72,5 %. La demi-vie des noyaux radioactifs est : t 1 ⁄ 2 = 37 h

4 - Radioactivité 39
chap04.fm Page 40 Jeudi, 8. août 2002 12:05 12

15P → 16S + – 1e
● 14. 1. a. 32 32 0 30 jours plus tard :
ln 2 A = A 0 ( I131 )e – 1 t + A 0 ( Cs134 )e – 2 t
b.  = --------- = 4 ,85 ⋅ 10 – 2 j – 1
t1 ⁄ 2 + A 0 ( Cs137 )e – 3 t = 597 kBq
2. a. A ( t ) = N ( t ) c. Pour Cs134 :
m0 A 0 m P32  2 = 9 ,0 ⋅ 10 – 4 j – 1 = 3 ,3 ⋅ 10 – 1 a – 1
b. A 0 =  ----------- donne m 0 = -----------------
-
m P32  Pour Cs137 :  3 = 6 ,3 ⋅ 10 – 5 j – 1 = 2 ,3 ⋅ 10 – 2 a – 1
avec  = 5 ,61 ⋅ 10 – 7 s – 1. 15 ans plus tard :
Un échantillon de phosphore 32 pur ayant une acti-
vité de 1 ,20 ⋅ 10 16 Bq a une masse m 0 = 1 ,14 g . A = A 0 ( Cs134 )e – 2 t + A 0 ( Cs137 )e – 3 t
c. On a : m = m 0 e – t . La masse de phosphore 32 au = 393 kBq
bout de 40,0 jours est m = 0 ,164 g .
N ( U238 )
m
● 15. a. N 0 = ---------------- ● 18. Il y a 4 ,5 ⋅ 10 9 ans : r 0 = -------------------------
0
- N 0 ( U235 )
m Rn222
Aujourd’hui :
Le nombre de noyaux dans la masse m = 1 ,0 g de
– t
radon 222 pur est 2 ,7 ⋅ 10 21. N ( U238 ) N 0 ( U238 )e 2
b. N = N 0 e – t - = r 0 e – ( 2 – 1 )t
r = ----------------------- = -------------------------------------
N ( U235 ) N ( U235 )e – 1 t
0
t (jours) 0 1,9 3,8 5,7 Donc : r 0 = re – ( 1 – 2 )t avec  1 = 9 ,9 ⋅ 10 – 10 a – 1,
N 2 ,7 ⋅ 10 21 1 ,9 ⋅ 10 21 1 ,4 ⋅ 10 21 9 ,5 ⋅ 10 20  2 = 1 ,5 ⋅ 10 – 10 a – 1 et t = 4 ,5 ⋅ 10 9 ans .
Lors de la formation de la croûte terrestre, le rapport
t (jours) 7,6 11,4 15,2 19,0
uranium 238 / uranium 235 valait r = 3 ,1.
N 6 ,8 ⋅ 10 20 3 ,4 ⋅ 10 20 1 ,7 ⋅ 10 20 8 ,4 ⋅ 10 19
● 19. Activité du vin nouveau : A 0 .
c. Pour le vin :
N
A ln 10 ln 10
A = A 0 e – t = -----0- donc t = ------------ = t 1 ⁄ 2 ------------
10  ln 2
L’âge du vin est environ t = 40 ans.

37Rb → 38Sr + – 1e
● 20. a. 87 87 0

b. N 0 : nombre de noyaux de rubidium 87 présents


21
dans les roches au moment de leur formation.
1. 10 Aujourd’hui :
N Rb = N 0 e – t et N Sr = N 0 ( 1 – e – t )
N Sr 1 – e – t
Donc : - = ------------------
--------- - = 0 ,018
N Rb e – t
0 2 4 6 8 10 12 14 16 t ( jours)
avec  = 1 ,4 ⋅ 10 – 11 a – 1.
d. La constante de temps du radon 222 s’obtient en
L’âge des fossiles est t = 1 ,3 ⋅ 10 9 ans .
traçant la tangente à la courbe à l’origine :
est
l’abscisse du point d’intersection de cette tangente ● 21. a. Le nombre d’atomes de carbone 12 dans
avec l’axe des temps. m
le fragment d’os est : N = ------------ = 4 ,0 ⋅ 10 24
On vérifie que : m C12
1

= --- = 5 ,5 jours b. A = N′ avec  = 1 ,8 ⋅ 10 – 11 s – 1
 Le nombre d’atomes de carbone 14 est aujourd’hui :
A
● 16. a. Au moment de la mesure : N′ = --- = 4 ,2 ⋅ 10 10

A 0 = A 0 ( I131 ) + A 0 ( Cs134 ) + A 0 ( Cs137 ) c. Le rapport isotopique carbone 14 / carbone 12
= 770 kBq vaut donc :
N′
----- = 1 ,05 ⋅ 10 – 14
b. Pour I131 :  1 = 8 ,7 ⋅ 10 – 2 j – 1 N
N′
Pour Cs134 :  2 = 9 ,0 ⋅ 10 – 4 j – 1 Or : ----- = 1 ,3 ⋅ 10 – 12 ⋅ e – t
N
Pour Cs137 :  3 = 6 ,3 ⋅ 10 – 5 j – 1 L’âge de ce fragment d’os est t = 3 ,9 ⋅ 10 4 ans .

40 PARTIE B - TRANSFORMATIONS NUCLÉAIRES


chap04.fm Page 41 Jeudi, 8. août 2002 12:05 12

Aller plus loin c. xm Rb85 + ( 1 – x )m Rb87 = m Rb


On obtient : x = 0 ,72
● 23. a. E p1 est positive car cette interaction est Le rubidium naturel contient 72 % de rubidium 85
répulsive : il faut fournir de l’énergie au système et 28 % de rubidium 87.
pour rapprocher deux protons. 2. En utilisant les lois de conservation de la charge
E p est négative car cette interaction est attractive : électrique et du nombre de nucléons, on obtient :
2 87Rb → 87Sr + 0e
il faut fournir de l’énergie au système pour séparer 37 38 –1
deux nucléons. 3. La forme différentielle de la loi de décroissance
b. E p + E p = 0 donne : dN ( t )
1 2 radioactive est : -------------- + N ( t ) = 0
dt
r 0 = d ln  -------2- = 3 ,9d = 5 ,4 fm
Kd
 kq  N (t)
4. N ( t + t 1 ⁄ 2 ) = -----------
c. E p = 10 E p donne : 2
– t
–  (t + t1 ⁄ 2 ) N 0 e
1 2
1
Donc : N 0 e = ----------------- d’où e – t 1 ⁄ 2 = ---
r 1 = d ln  -------------
10Kd
= 6 ,2d = 8 ,7 fm 2 2
 kq 2  La relation liant la demi-vie et la constante radioac-
Pour r > r 1 , l’interaction forte peut être considérée ln 2
tive s’écrit : t 1 ⁄ 2 = ---------
comme négligeable par rapport à l’interaction élec- 
tromagnétique. m
5. A = N =  -------------- avec  = 4 ,5 ⋅ 10 – 19 s – 1
d. E p = 10E p donne : m Rb87
2 1
Une masse m = 1 ,0 g rubidium 87 a une activité
r 2 = d ln  --------------2- = 1 ,6d = 2 ,2 fm
Kd
 10kq  A = 3 ,1 ⋅ 10 3 Bq .

Pour r < r 2 , l’interaction électromagnétique peut ● 25. Activité d’un échantillon du terrain non
être considérée comme négligeable par rapport à enseveli : A 0 = 0 ,255 Bq .
l’interaction forte. Pour un échantillon :
e. A = A 0 e – t avec  = 1 ,2 ⋅ 10 – 4 a – 1
Ep (J) Ep1 On obtient :
r (fm)
0 • 7 ,5 ⋅ 10 2 ans pour l’échantillon 1,
r2 r0 r1 10
• 1 ,4 ⋅ 10 3 ans pour l’échantillon 2,
Ep1 + Ep2 • 1 ,1 ⋅ 10 3 ans pour l’échantillon 3.

● 26. 1. 227 90Th → 88Ra + 2He


223 4

Le noyau fils contient 88 protons et 135 neutrons.


m0
– 1. 10– 12 2. N 0 = ----------------
Ep2 m Th227
Un échantillon de masse m 0 = 1 ,0 g de
thorium 227 contient N 0 = 2 ,7 ⋅ 10 15 atomes .
3. a. La demi-vie du thorium 227 est le temps au
bout duquel une population de noyaux de
thorium 227 est divisée par 2 par désintégrations
radioactives.
Cette demi-vie est comprise entre 15,0 et 20,0 jours.
ENTRAÎNEMENT b.
t (jours) – ln  -------
N
 N 0
AU BAC
0 0
4,0 0,15
● 24. 1. a. Les isotopes d’un élément chimique 6,0 0,24
possèdent le même nombre de protons dans leurs
10,0 0,39
noyaux mais des nombres de neutrons différents.
b. 85 15,0 0,58
37Rb : 37 protons et 48 neutrons,
87Rb : 37 protons et 50 neutrons. 20,0 0,78
37

4 - Radioactivité 41
chap04.fm Page 42 Jeudi, 8. août 2002 12:05 12

ln 2
– ln N b. A = A 0 e – t avec  = ---------
N0 t1 ⁄ 2
L’activité de la source 5 ans après sa préparation est :
– ln 0,5
A = 2 ,7 ⋅ 10 4 Bq
c. Pour t = 1 h : t  0 donc e – t  1
L’activité n’est pas modifiée de façon appréciable
durant la séance de TP.
d. Après une demi-vie, l’activité est divisée par 2.
L’activité de la source 30 ans après sa préparation
17,8 t ( jours) est :
c. Graphiquement on obtient t 1 ⁄ 2 = 17 ,8 j. A = 1 ,5 ⋅ 10 4 Bq
La constante radioactive du thorium 227 est : 2. a. Un compteur Geiger-Müller a une fenêtre
ln 2 d’entrée dont l’aire est petite, il ne détecte donc
 = --------- = 3 ,89 ⋅ 10 – 2 j – 1
t1 ⁄ 2 qu’une faible partie de l’activité de la source.
b.
● 27. 1. En utilisant les lois de conservation de la
f
charge électrique et du nombre de nucléons, on
obtient :
36Cl → 36Ar + 0e 25
17 18 –1
Il s’agit d’une désintégration  – . 20
N0 t1 ⁄ 2 N0
2. ------ = e – t d’où t = --- ln  ------ = --------- ln  ------
N 1 15
N0   N  ln 2 N
10
N
avec ------ = 0 ,39
N0 5
L’âge de la nappe phréatique est :
0
t = 4 ,1 ⋅ 10 4 a 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 n
3. L’âge obtenu correspond à 63 demi-vies du c. Ce diagramme met en évidence le caractère aléa-
silicium 32, on obtiendrait : toire du phénomène de radioactivité.
N 1 d. Valeur moyenne : n = 14 ,1
------ = ------
-0 Écart type : = 1 ,59
N 0 2 63
37Rb → 38Sr + – 1e
● 29. 1. 87
4. a. Un becquerel correspond à une désintégration 87 0
par seconde.
A 2. a. Le strontium 86 est stable : n Sr86 = ( n Sr86 ) 0
b. A = N d’où N = --- avec  = 7 ,3 ⋅ 10 – 13 s – 1
 b. n Sr87 = ( n Sr87 ) 0 + ( n Rb87 ) 0 ( 1 – e – t )
Le nombre de noyaux de chlore 36 présents dans cet
échantillon est : c. n Rb87 = ( n Rb87 ) 0 e – t
N = 5 ,5 ⋅ 10 15
Donc : n Sr87 = ( n Sr87 ) 0 + n Rb87 ( e t – 1 )
● 28. 1. a. Désintégration  – du césium : n Sr87 ( n Sr87 ) 0 n Rb87 t
→ 137
137Cs 0
56Ba* + – 1e
- = ------------------- + ------------- ( e – 1 )
d. -----------
55 n Sr86 ( n Sr86 ) 0 n Sr86
Désexcitation du baryum : 56Ba* → 137
137
56Ba +  ( n Sr87 )
Lors de la désexcitation le rayonnement émis est un e. ------------------0- = 0 ,710 et  = 1 ,43 ⋅ 10 – 11 a – 1
rayonnement gamma. ( n Sr86 ) 0
Cette désexcitation ne modifie ni le numéro atomi- On obtient :
que ni le nombre de masse du baryum. t = 3 ,03 ⋅ 10 9 a

42 PARTIE B - TRANSFORMATIONS NUCLÉAIRES


chap05.fm Page 43 Jeudi, 8. août 2002 12:06 12

CHAPITRE 5.
ÉNERGIE NUCLÉAIRE
En effet :
ASPECTS • les réactions de désintégration radioactives envisa-
PÉDAGOGIQUES geables pour le bore 10 ne se produisent pas sponta-
nément car la masse d’un noyau de bore 105B est
ET SCIENTIFIQUES inférieure :
– à la somme des masses d’un noyau de lithium
1. Courbe d’Aston 6Li et d’une particule  (désintégration ),
3
E – à la somme des masses d’un noyau de béryllium
La courbe d’Aston représente les variations de – ------ 10Be et d’un positon (désintégration  + ),
A 4
E – à la somme des masses d’un noyau de carbone
en fonction de A et non pas celles de ------ en fonction 10C et d’un électron (désintégration  – ).
A 6
de A. Sur le diagramme énergétique suivant, attribuons • la réaction de désintégration radioactive  de
une énergie nulle à un nucléon isolé et immobile et une l’uranium 238 se produit spontanément car la masse
d’un noyau d’uranium 238 92U est supérieure à la
E
énergie égale à – ------ à un nucléon dans un noyau : somme des masses d’un noyau de thorium 234 90Th et
A d’une particule .
E (énergie d’un nucléon)
3. Bilan d’énergie
0 nucléon isolé et immobile Le calcul de l’énergie libérée par une réaction
nucléaire peut toujours être effectué à partir de la
donnée des masses.
Exemple 1 : désintégration radioactive de type 
E 226Ra → 222Rn + 4He
–  nucléon dans un noyau 88 86 2
A
La perte de masse lors de la réaction s’écrit :
m = m Ra226 – m He4 – m Rn222
Avec ce choix, les niveaux d’énergie les plus bas La perte d’énergie de masse lors de la réaction
correspondent au maximum de stabilité ce qui est s’écrit :
habituel en physique. E = mc 2
L’énergie de liaison apparaît bien comme l’énergie L’énergie libérée par la désintégration radioactive
que doit recevoir un noyau pour être dissocié en s’écrit :
nucléons isolés et immobiles. E = mc 2
Pour le radium 226 :
2. Stabilité d’un noyau E  = ( 88m p + 138m n )c 2 – m Ra226 c 2
1
et radioactivité Pour le radon 222 :
Plus l’énergie de liaison par nucléon d’un noyau est E  = ( 86m p + 136m n )c 2 – m Rn222 c 2
2
faible, moins ce noyau est stable, ceci ne signifie pas
Pour l’hélium 4 : E  = ( 2m p + 2m n )c 2 – m He4 c 2
pour autant qu’il est radioactif. 3

On a : E  + E  – E  = mc 2
Exemple : l’énergie de liaison par nucléon de 2 3 1

l’uranium 238 vaut 7,57 MeV/nucléon et celle du L’énergie libérée par la désintégration radioactive
bore 10 vaut 6,48 MeV/nucléon. Un noyau s’écrit donc aussi : E = E  + E  – E 
2 3 1
d’uranium 238 est donc plus stable qu’un noyau de Dans le cas d’une désintégration radioactive de type
bore 10 car ses nucléons sont plus liés au noyau. , d’une réaction de fission ou d’une réaction de
Pourtant le bore 10 n’est pas radioactif alors que fusion, le calcul de l’énergie libérée peut aussi être
l’uranium 238 est radioactif . effectué à partir de la donnée des énergies de liaison.

5 - Énergie nucléaire 43
chap05.fm Page 44 Jeudi, 8. août 2002 12:06 12

Exemple 2 : désintégration radioactive de type  2. L’énergie nucléaire


14C → 14N + 0e
6 7 –1
La perte de masse lors de la réaction s’écrit :
(p. 109)
m = m C14 – m N14 – m e
Correction
La perte d’énergie de masse lors de la réaction
a. Pour qu’une réaction nucléaire dégage de l’éner-
s’écrit : E = mc 2
gie il faut que la masse du système diminue.
L’énergie libérée par la désintégration radioactive
s’écrit : E = mc 2 b. Fusion : 2H + 3H → 4He + 1n
Pour le carbone 14 : m = m n + m He4 – m H2 – m H3 = – 0 ,018 9 u
E  = ( 6m p + 8m n )c 2 – m C14 c 2 Il y a diminution de la masse du système.
c. Fission : 1n + 235U → 94Sr + 140Xe + 2 1n
1
Pour l’azote 14 : E  = ( 7m p + 7m n )c 2 – m N14 c 2
m = m n + m Xe140 – m Sr94 – m U235 = – 0 ,198 3 u
2
On a : E  – E  ≠ mc 2
2 1
Dans le cas d’une désintégration , le calcul de Il y a diminution de la masse du système.
l’énergie libérée ne peut pas être effectué à partir de d. Masse moyenne d’un nucléon dans un noyau
la donnée des énergies de liaison. d’hydrogène 2 : m H2
m 1 = ---------- = 1 ,006 8 u
2
Masse moyenne d’un nucléon dans un noyau
d’hydrogène 3 : m H3
m 2 = ---------
- = 1 ,005 2 u
3
ACTIVITÉS Masse moyenne d’un nucléon dans un noyau
DE DÉCOUVERTE d’hélium 4 : m He4
m 3 = ------------ = 1 ,000 4 u
4
Masse moyenne d’un nucléon dans un noyau de
strontium 94 : m Sr94
1. De la découverte m 4 = ------------- = 0 ,998 9 u
94
du neutron à celle Masse moyenne d’un nucléon dans un noyau de
de la fission (p. 108) xénon 140 : m Xe140
m 5 = ----------------
- = 0 ,999 2 u
140
Masse moyenne d’un nucléon dans un noyau
Correction d’uranium 235 : m U235
a. Le composé formé est le carbone 126C : m 6 = -------------- = 1 ,000 0 u
235
9Be + 4He → 12C + 1n e. La masse moyenne d’un nucléon dans un noyau
4 2 6 0
b. L’isotope du phosphore formé est 30 est moins grande que celle d’un neutron ou d’un
15P :
27Al + 4He → 30P + 1n proton libre.
13 2 15 0
f. Pour les noyaux légers, la masse moyenne d’un
L’isotope du silicium formé est 30 14Si : nucléon diminue lorsque A augmente ( m 1 > m 2 > m 3 ) .
30P → 30Si + 0e
15 14 1 g. Pour les noyaux lourds, la masse moyenne d’un
c. Les particules  et les protons sont chargés posi- nucléon diminue lorsque A diminue ( m 6 > m 5 > m 4 ) .
tivement donc subissent une répulsion de la part des
noyaux. Ce n’est pas le cas des neutrons.
d. Énergie libérée par la combustion d’un atome de
ACTIVITÉS
393 ⋅ 10 3
- = 4 ,1 ⋅ 10 – 6 MeV
carbone : --------------------------------- D’EXPLOITATION
1 ,6 ⋅ 10 – 13 N A
Énergie libérée par la fission d’un noyau
d’uranium 235 : 200 MeV. Cette énergie est envi-
ron 50 millions de fois plus grande que celle libérée 3. Les réacteurs nucléaires :
par la combustion d’un atome de carbone. combustibles et déchets
e. En moyenne, deux ou trois neutrons sont libérés (p. 116)
lors de la fission d’un noyau d’uranium 235.
Ces neutrons vont entraîner la fission de deux ou
trois noyaux d’uranium 235 et ainsi de suite. Correction
Une telle réaction est une réaction en chaîne. 1. 238U
92 + 10n → 239
92U

44 PARTIE B - TRANSFORMATIONS NUCLÉAIRES


chap05.fm Page 45 Jeudi, 8. août 2002 12:06 12

239U
92 → 239
93Np + – 1e (désintégration  )
0 – d. Depuis sa formation, il y a 4 ,7 ⋅ 10 9 ans , la perte
de masse du Soleil a pour valeur 6 ,4 ⋅ 10 26 kg .
239Np
93 → 239
94Pu + – 1e (désintégration  )
0 –
Soit une perte relative de masse de 0,032 %.
2. a. On peut « récupérer » 965 noyaux sur 1 000
soit un pourcentage de 97 % environ.
b. À quantité de matière donnée, l’activité d’un type
de noyau est inversement proportionnelle à la demi-
vie. L’américium 241 a donc la plus grande activité.

EXERCICES

4. Réactions de fission Appliquer


et de fusion naturelles ses connaissances
(p. 117)
● 6. a. Pour un noyau d’hélium 4 :
E
Correction ------ = 7 ,08 MeV/nucléon
N U235 A
1. a. Dans l’uranium naturel : -------------- = 7 ,3 ⋅ 10 – 3
N U238 Pour un noyau de carbone 12 :
b. Si on note N 0 et N 0′ les nombres de noyaux res- E
pectifs d’uranium 238 et d’uranium 235 il y a deux ------ = 7 ,68 MeV/nucléon
A
milliards d’années, on a aujourd’hui : b. Le noyau le plus stable des deux est le carbone 12
N U238 = N 0 e – t et N U235 = N 0′ e – ′t car son énergie moyenne de liaison par nucléon est
avec t = 2 ⋅ 10 9 ans . supérieure à celle de l’hélium 4.
N U235 N 0′ e – ′t
-------------- = ------------------ = 7 ,3 ⋅ 10 – 3 ● 7. a. Un kilogramme d’eau contient :
N U238 N 0 e – t
N = 9 ,96 ⋅ 10 21 atomes de deutérium
N 0′
- = 7 ,3 ⋅ 10 – 3 e – (  – ′ )t = 3 ,8 ⋅ 10 – 2
Donc : ------- b. Pour 21H : E  = 2 ,22 MeV
N0 1
Pour 31H : E  = 8 ,49 MeV
c. Ce résultat est comparable à celui de l’uranium 2

enrichi utilisé dans les réacteurs nucléaires. Pas d’énergie de liaison pour 11H .
c. La perte d’énergie de masse lors de la réaction
2. a. m = 4m H1 – 2m positon – m He4 = 0 ,026 51 u nucléaire est :
= 4 ,40 ⋅ 10 – 29 kg E = E  – 2E  = 4 ,05 MeV
2 1
L’énergie fournie par la réaction (4) a pour valeur : L’énergie susceptible d’être libérée par le deutérium
mc 2 = 3 ,96 ⋅ 10 – 12 J = 24 ,8 MeV contenu dans un kilogramme d’eau est :
b. La puissance rayonnée est : P = 3 ,86 ⋅ 10 26 W NE
E = ------------ = 2 ,02 ⋅ 10 22 MeV = 3 ,24 ⋅ 10 9 J
Donc l’énergie rayonnée par seconde est : 2
E = 3 ,86 ⋅ 10 26 J. Cette énergie correspond à une = 3 ,24 GJ
E d. Pour obtenir une énergie identique il faut brûler
perte de masse : m′ = ----2- = 4 ,29 ⋅ 10 9 kg
c 0,077 t de pétrole.
c. Pour une masse d’hydrogène 4m H1 , la perte de
masse est m. ● 8. a. En utilisant les lois de conservation de la
m représente 0,66 % de 4m H1 . charge électrique et du nombre de nucléons, on
La perte de masse m′ représente donc 0,66 % de obtient :
la masse totale d’hydrogène subissant la fusion cha- Z = 6 , Z′ = 7 et A′ = 15
que seconde. La masse d’hydrogène subissant la On en déduit que X est le carbone de symbole C et
fusion chaque seconde a pour valeur : Y est l’azote de symbole N.
m′ b. Le bilan global de ce cycle s’écrit :
------------------- = 6 ,5 ⋅ 10 11 kg 4 11H → 42He + 2 01e
0 ,006 6

5 - Énergie nucléaire 45
chap05.fm Page 46 Jeudi, 8. août 2002 12:06 12

c. La perte d’énergie de masse lors de la réaction


nucléaire est : ENTRAÎNEMENT
E = mc 2 = ( 4m H1 – 2m positon – m He4 )c 2 AU BAC
= 3 ,94 ⋅ 10 – 12 J = 24 ,6 MeV
L’énergie libérée par la réaction nucléaire est : ● 15. a. m 1 = m neutron + m U237 – m U238
E = 24 ,6 MeV
= + 1 ,093 ⋅ 10 – 29 kg > 0
● 9. a. Un kilogramme d’uranium 235 contient : m 2 = m proton + m Pa237 – m U238
N 1 = 2 ,56 ⋅ 10 24 atomes .
= + 1 ,362 ⋅ 10 – 29 kg > 0
L’énergie libérée par la fission d’un kilogramme
d’uranium 235 a pour valeur : m 3 = 2m neutron + 2m proton + m Th234 – m U238
E 1 = 5 ,12 ⋅ 10 26 MeV = 8 ,20 ⋅ 10 13 J = + 4 ,310 ⋅ 10 – 29 kg > 0
Une mole d’uranium 235 contient : m 4 = m  + m Th234 – m U238
N 2 = 6 ,02 ⋅ 10 23 atomes
= – 0 ,734 ⋅ 10 – 29 kg < 0
L’énergie libérée par la fission d’une mole
d’uranium 235 a pour valeur : Seule la réaction : 238U → 234Th +  est spontanée.
E 2 = 1 ,20 ⋅ 10 26 MeV = 1 ,92 ⋅ 10 13 J b. m 5 = m neutron + m C13 – m C14
b. L’énergie libérée par la combustion complète = + 1 ,453 ⋅ 10 – 29 kg > 0
d’un kilogramme de carbone a pour valeur
m 6 = m électron + m N14 – m C14
3 ,28 ⋅ 10 7 J .
À masses égales, l’énergie libérée par la fission de = – 0 ,029 ⋅ 10 – 29 kg < 0
l’uranium 235 est 2,5 millions de fois supérieure à Seule la réaction : 14C → 14N + électron est spon-
celle libérée par la combustion du carbone. tanée.
● 11. a. C + O 2 → CO 2
b. La combustion d’une mole de carbone libère :
● 16. 1. En utilisant les lois de conservation de la
charge électrique et du nombre de nucléons, on
E 1 = 393 kJ ⋅ mol – 1
obtient : Z = 56 et y = 4 .
La perte d’énergie de masse lors de la réaction a Il s’agit d’une réaction de fission nucléaire.
pour valeur : E = 3 ,93 ⋅ 10 5 J 2. La perte de masse lors de cette réaction est :
La perte de masse associée à la combustion d’une
mole de carbone a pour valeur : m = m U235 + m n – m Kr90 – m Ba142 – 4m n
E = 3 ,021 ⋅ 10 – 28 kg
m = -------
- = 4 ,37 ⋅ 10 – 12 kg
c2 La perte d’énergie de masse a pour valeur :
c. Il faut brûler 2 ,75 ⋅ 10 6 kg de carbone pour avoir E = mc 2 = 2 ,715 ⋅ 10 – 11 J = 169 ,5 MeV
une perte de masse de 1 g. L’énergie libérée par cette réaction est :
d. Cette perte n’est pas décelable expérimentale- E = 169 ,5 MeV
m 3. Une masse de 235 g d’uranium 235 contient
ment car le rapport -------- est trop faible.
m 6 ,02 ⋅ 10 23 atomes . Un kilogramme d’uranium 235
e. On peut donc conclure qu’il y a conservation de contient donc N = 2 ,56 ⋅ 10 24 atomes.
la masse lors d’une réaction chimique. L’énergie moyenne libérée par un kilogramme
● 14. a. Chaque seconde, l’énergie libérée par d’uranium 235 est :
l’échantillon s’écrit : E = 5 ,12 ⋅ 10 26 MeV = 8 ,19 ⋅ 10 13 J
E 1 = Pt = 1 ,00 J = 6 ,24 ⋅ 10 12 MeV 4. a. Il s’agit de 4 désintégration  – successives.
Le nombre de désintégrations par seconde est Le bilan de ces désintégrations s’écrit :
90Kr → 90Zr + 4 0e
E 36 40 –1
l’activité A = -----1- = 1 ,14 ⋅ 10 12 Bq . b. La perte de masse lors de cette réaction est :
E
N ln 2 m = m Kr90 – m Zr90 – 4m e = 2 ,46 ⋅ 10 – 29 kg
b. A = N = --------------- donc le nombre de noyaux de
t1 ⁄ 2 La perte d’énergie de masse a pour valeur :
At 1 ⁄ 2 E = mc 2 = 2 ,21 ⋅ 10 – 12 J = 13 ,8 MeV
plutonium 238 présents est : N = ------------ - = 4 ,48 ⋅ 10 21
ln 2 L’énergie libérée est : E = 13 ,8 MeV

46 PARTIE B - TRANSFORMATIONS NUCLÉAIRES


chap05.fm Page 47 Jeudi, 8. août 2002 12:06 12

● 17. 1. a. 2. a. E  = ( Z m p + ( A – Z )m n )c 2 – mc 2
( 1 ) 11H + 11H + – 01e → 21H = 1 ,866 ⋅ 10 – 10 J = 1 165 MeV
( 2 ) 21H + 11H → 32He E
( 3 ) 32He + 42He → 74Be b. ------ = 8 ,38 MeV/nucléon
A
( 4 ) 74Be + – 01e → 73Li 3. a. Les réactions susceptibles de fournir de l’éner-
( 5 ) 73Li + 11H → 2 42He gie sont la fusion de deux noyaux légers et la fission
b. Le bilan global de cette suite de réaction s’écrit : d’un noyau lourd.
4 11H + 2 – 01e → 42He b. Pour le noyau de sélénium 80 :
2. a. Défaut de masse du noyau d’hélium 4 : E  = ( 34m p + 46m n )c 2 – m Se80 c 2 = 696 ,7 MeV
1
m = 2m p + 2m n – m He4 = 5 ,04 ⋅ 10 – 29 kg y 1 = – 8 ,71 MeV/nucléon
b. Énergie de liaison du noyau d’hélium 4 : Pour le noyau d’uranium 235 :
E  = mc 2 = 4 ,53 ⋅ 10 – 12 J = 28 ,3 MeV E  = ( 92m p + 143m n )c 2 – m U235 c 2 = 1 784 MeV
2
Énergie moyenne de liaison par nucléon : y 2 = – 7 ,59 MeV/nucléon
E Les coefficients a et b s’obtiennent en résolvant le
------ = 7 ,08 MeV/nucléon
A système :

● 18. 1. a. En utilisant les lois de conservation de  – 8 ,71 = 80a + b



la charge électrique et du nombre de nucléons, on  – 7 ,59 = 235a + b
peut écrire : On obtient, pour y en MeV/nucléon :
12C + 12C → 20Ne + 4He
6 6 10 2 a = 7 ,23 ⋅ 10 – 3 et b = – 9 ,29
12C + 12C → 23Na + 1H
6 6 11 1 c. Pour le lanthane 139, on obtient à partir de l’équa-
12C + 12C → 24Mg
6 6 12 tion de la droite ( D ) :
b. Dans le premier cas : particule . y = – 8 ,29 MeV/nucléon
Dans le deuxième cas : proton. Cette valeur est compatible avec celle calculée à la
c. Il s’agit de réactions de fusions nucléaires. question 2. a. : 8,38 MeV/nucléon (si on se contente
2. Le noyau de fer 56 26Fe provient de la désin- d’une précision de 0,1 MeV/nucléon).
tégration  – d’un noyau de cobalt 27ACo . 4. a. Pour le noyau contenant 95 nucléons :
26Fe → 27Co + – 1e . On obtient A = 56 .
a. 56 A 0
y 3 = 95a + b = – 8 ,60 MeV/nucléon
b. L’énergie de masse d’un noyau de fer 56 a pour
Donc : E  = 817 MeV
valeur : 3
Pour le noyau contenant 139 nucléons :
E = mc 2 = 8 ,346 ⋅ 10 – 9 J = 5 ,210 ⋅ 10 4 MeV
y 4 = 139a + b = – 8 ,29 MeV/nucléon
Le défaut de masse d’un noyau de fer 56 est :
m = 26m p + 30m n – m = 8 ,775 ⋅ 10 – 28 kg Donc : E  = 1 152 MeV
4

L’énergie de liaison d’un noyau de fer 56 a pour E = E  + E  – E  = 185 MeV


3 4 2
valeur : b. Un gramme d’uranium 235 contient :
E  = mc 2 = 7 ,887 ⋅ 10 – 11 J = 492 ,3 MeV NA
c. L’énergie moyenne de liaison par nucléon de ce ------- = 2 ,56 ⋅ 10 21 atomes d’uranium
M
E L’énergie libérée par la fission d’un gramme
noyau est ------ = 8 ,79 MeV/nucléon .
A d’uranium 235 est donc :
Cette valeur est élevée, le noyau de fer 56 est E = 4 ,74 ⋅ 10 23 MeV = 7 ,59 ⋅ 10 10 J
particulièrement stable.
1 MW ⋅ jour = 24 × 3 600 × 10 6 = 8 ,64 ⋅ 10 10 J
● 19. 1. L’énergie de liaison E  d’un noyau est la La fission d’un gramme d’uranium libère une éner-
différence entre la somme des énergies de masse de gie approximativement égale à 1 MW ⋅ jour .
ses nucléons pris séparément et son énergie de masse :
E  = ( Z m p + ( A – Z )m n )c 2 – mc 2 = mc 2 ● 20. 1. 135Cs → 135Ba + 0e
55 56 –1
Cette énergie correspond à l’énergie qu’il faut four- 137Cs → 137Ba + 0e
nir à un noyau au repos pour le dissocier en nucléons 55 56 –1
131Cs → 131Xe + 0e
isolés et immobiles. 53 54 –1

5 - Énergie nucléaire 47
chap05.fm Page 48 Jeudi, 8. août 2002 12:06 12

2. a. Lorsque la masse d’un type de noyaux radioac- m 1 = m Cs135 – m Ba135 – m e = 4 ,9 ⋅ 10 – 31 kg


tifs passe de 1 000 mg à 62,5 mg, elle a été divisée m 2 = m Cs137 – m Ba137 – m e = 2 ,09 ⋅ 10 – 30 kg
par 16. m 3 = m I131 – m Xe131 – m e = 1 ,79 ⋅ 10 – 30 kg
La durée nécessaire est de 4 demi-vies.
Les dates recherchées sont donc : L’énergie libérée par une désintégration est :
t 1 = 9 ,2 ⋅ 10 6 ans pour le césium 135 E 1 = 4 ,4 ⋅ 10 – 14 J = 0 ,27 MeV
t 2 = 1 ,2 ⋅ 10 2 ans pour le césium 137 E 2 = 1 ,88 ⋅ 10 – 13 J = 1 ,17 MeV
t 3 = 32 jours pour l’iode 131 E 3 = 1 ,61 ⋅ 10 – 13 J = 1 ,00 MeV
b. À l’instant t = 0 , le nombre d’atomes présents
dans chaque échantillon est : e. L’énergie libérée par chaque échantillon entre
N 1 = 4 ,46 ⋅ 10 21 pour le césium 135 t = 0 et t = 1 s est :
N 2 = 4 ,39 ⋅ 10 21 pour le césium 137 E 1′ = A 1 E 1 = 1 ,9 ⋅ 10 – 6 J
N 3 = 4 ,60 ⋅ 10 21 pour l’iode 131 E 2′ = A 2 E 2 = 0 ,60 J
c. À l’instant t = 0 , l’activité de chaque échantillon E 3′ = A 3 E 3 = 7 ,4 ⋅ 10 2 J
est : N ln 2 L’énergie libérée est proportionnelle à l’activité
A = N = ---------------
t1 ⁄ 2 donc inversement proportionnelle à la demi-vie.
A 1 = 4 ,3 ⋅ 10 7 Bq pour le césium 135 Pour un échantillon de masse de 1 000 mg, l’énergie
A 2 = 3 ,2 ⋅ 10 12 Bq pour le césium 137 dégagée par l’iode 131 est 1 200 fois plus grande
A 3 = 4 ,6 ⋅ 10 15 Bq pour l’iode 131 que celle dégagée par le césium 137 et 400 millions
d. La perte de masse lors de chaque réaction de de fois plus grande que celle dégagée par le
désintégration est : césium 135.

48 PARTIE B - TRANSFORMATIONS NUCLÉAIRES


coin-bac-b.fm Page 49 Jeudi, 8. août 2002 12:24 12

PARTIE B.
TRANSFORMATIONS NUCLÉAIRES
b. Le coefficient directeur de la droite a pour valeur
PROBLÈMES DE BAC – 0 ,004 2 s – 1 donc  = 0 ,004 2 s – 1 .
L’ordonnée à l’origine a pour valeur 6,39.
● 1. 1. a. + 10n → 108
107Ag
47 47Ag Son expression est ln ( tN 0 ). On en déduit :
b. Radioactivité  – : 108 Ag → 108 0
48Cd + – 1e ln 2
47
N 0 = 2 ,8 ⋅ 10 5 et t 1 ⁄ 2 = --------- = 1 ,7 ⋅ 10 2 s
47Ag → 46Pd + 1e
Radioactivité  + : 108 
108 0

2. a. N ( t ) = N 0 e – t ● 2. 1. 146C : 6 protons et 8 neutrons


b. Pour un type de noyaux donné, la demi-vie t 1 ⁄ 2 12C : 6 protons et 6 neutrons.
6
est le temps au bout duquel une population de Ces noyaux sont isotopes.
noyaux est divisée par 2 par des désintégrations 2. En utilisant les lois de conservation de la charge
radioactives. électrique et de conservation du nombre de
N (t) nucléons, on peut écrire : 147N + 10n → 146C + 11H
c. N ( t + t 1 ⁄ 2 ) = ----------- donne :
2 La particule apparue en plus du carbone 14 est un
N 0 e – t 1 proton.
N 0 e –  ( t + t 1 ⁄ 2 ) = ----------------
- d’où e – t 1 ⁄ 2 = --- 3. a. Le rayonnement apparaissant lors d’une désin-
2 2
On obtient ainsi : t 1 ⁄ 2 = ln 2 tégration  – est un rayonnement d’électrons.
b. 146C → 147N + – 01e
n
3. a. A = ------ 4. Pour un type de noyaux donné, la demi-vie t 1 ⁄ 2
t
est le temps au bout duquel une population de
b. A = N = N 0 e – t donc n = tN 0 e – t
noyaux est divisée par 2 par des désintégrations
c. ln ( n ) = ln ( tN 0 ) – t
radioactives.
4. À l’aide de la courbe, on obtient :
t (s) 20 40 60 80 100 120 t 1 ⁄ 2 = 5 ,7 ⋅ 10 3 ans
ln ( n ) 6,30 6,21 6,14 6,04 5,97 5,87 5. Notons t l’âge de ce morceau de bois.
Le nombre de noyaux de carbone 14 présents dans
t (s) 140 160 180 200 220 240
le bois mort est huit fois moins important que dans
ln ( n ) 5,79 5,71 5,61 5,55 5,44 5,38 N
le bois vivant : ------0 = N 0 e – t
a. 8
ln (n) ln 8
Donc : t = ln 8 et t = t 1 ⁄ 2 --------- = 1 ,7 ⋅ 10 4 ans
6,4 ln 2
6,3
6,2
● 3. 1. Une mole d’atomes de carbone 12 a pour
6,1 masse M 12 .
6 M 12
Un atome de carbone 12 a pour masse ----------
5,9 NA
5,8 M 12
5,7 Donc : 1 u = -------------- = 1 ,660 540 ⋅ 10 – 27 kg
5,6 12 N A
5,5 2. a. M 13 = 1 ,660 540 ⋅ 10 – 27 N A m 13
5,4
5,3 = 13 ,003 36 g ⋅ mol – 1
5,2 M 14 = 1 ,660 540 ⋅ 10 – 27 N A m 14
5,1
5 = 14 ,003 24 g ⋅ mol – 1
b. La masse molaire du carbone 12 est strictement
0 entière car, par définition, une mole de carbone 12
0 40 80 120 160 200 t (s)
pèse rigoureusement 12 g ⋅ mol – 1.

49
coin-bac-b.fm Page 50 Jeudi, 8. août 2002 12:24 12

3. a. m = m 12 – Z m e = 11 ,996 70 u . c. Le noyau 13N se désintègre suivant une radioac-


b. Le défaut de masse du noyau de carbone 12 tivité de type  + car il émet un positon.
s’écrit : d. Le rayonnement  est un rayonnement électro-
m = ( Z m p + ( A – Z )m n – m ) = 0 ,098 94 u magnétique.
c. L’énergie de liaison du noyau de carbone 12 a
pour valeur : E  = 92 ,16 MeV 2. Au cours d’une réaction nucléaire, il y a conser-
1
L’énergie de liaison par nucléon du noyau de vation de la charge électrique et conservation du
nombre de nucléons.
E
carbone 12 est : --------1 = 7 ,68 MeV/nucléon 3. a. 12C + 11H → 137N + 
A 6
d. L’hélium 4 a une énergie de liaison par nucléon
plus faible que celle du carbone 12 donc il est moins
13N
7 → 136C + 01e
stable. 13C + 11H → 147N + 
6
4. a. La réaction nucléaire : 3 42He → 126C vérifie les
lois de conservation de la charge électrique et du 14N
7 + 11H → 158O
nombre de nucléons. 15O
8 → 157N + 01e
6 protons et
b. 3 42He 12C
12 neutrons séparés 6 15N
7 + 11H → 126C + 42He
L’énergie de liaison d’un noyau d’hélium est : b. 4 11H → 2 01e + 42He + 2
E  = 28 ,32 MeV Il s’agit d’une réaction de fusion nucléaire.
L’énergie reçue pour effectuer la première étape est : c. Le défaut de masse s’écrit :
E  = 3E  = 84 ,96 MeV m = 4m H1 – 2m e – m He4 = 4 ,39 ⋅ 10 – 29 kg
1
L’énergie libérée lors de la deuxième étape est : L’énergie libérée par la réaction est :
E  = 92 ,16 MeV
2 E = mc 2 = 3 ,95 ⋅ 10 – 12 J = 24 ,7 MeV
La réaction considérée libère l’énergie :
E  – E  = 7 ,2 MeV
2 1 ● 5. 1. a. Faux b. Vrai c. Faux d. Vrai
● 4. 1. a. Le symbole AZX indique la nature et la 2. a. Vrai b. Faux c. Vrai d. Faux
composition d’un noyau : X est le symbole de l’élé- 3. a. Faux b. Faux c. Faux d. Vrai
ment, Z est le nombre de protons et A le nombre de 4. a. Faux b. Vrai c. Faux d. Vrai
nucléons.
5. a. Faux b. Faux c. Faux d. Faux
b. Des noyaux possédant le même nombre de pro-
tons mais des nombres de neutrons différents sont 6. a. Faux b. Vrai c. Vrai d. Vrai
appelés isotopes. 7. a. Vrai b. Vrai c. Vrai d. Faux
Exemple : 137N , 147N et 157N sont isotopes. 8. a. Faux b. Faux c. Vrai d. Vrai

50 PARTIE B - TRANSFORMATIONS NUCLÉAIRES


chap06.fm Page 51 Jeudi, 8. août 2002 12:07 12

CHAPITRE 6.
CONDENSATEURS – DIPÔLES RC
2. Le dipôle RC série dans
ASPECTS le programme de Terminale S
PÉDAGOGIQUES
Le dipôle RC trouve naturellement sa place dans un
ET SCIENTIFIQUES programme ayant pour thème l’évolution tempo-
relle des systèmes.
1. Un dipôle historique Dans cette optique l’étude du condensateur est
Le condensateur est le plus ancien dipôle utilisé en réduite à l’essentiel, c’est-à-dire aux caractéristi-
électricité. Après sa découverte fortuite en 1745, les ques électriques qui permettront d’établir les équa-
propriétés de la bouteille de Leyde furent utilisées tions d’évolution des grandeurs électriques dans les
pour des démonstrations de physique spectaculai- dipôles RC et RLC.
res, mais elle servit également d’outil expérimental Ceux-ci sont étudiés dans l’approximation des états
et de base de réflexion aux physiciens. La bouteille quasi-stationnaires, en admettant que les grandeurs
de Leyde est un récipient de verre – isolant – à électriques vérifient les lois élémentaires de l’élec-
l’intérieur duquel est placé un conducteur au contact trocinétique en régime transitoire comme en régime
des parois. Le conducteur, initialement de l’eau, fut permanent.
ensuite remplacé par des feuillets métalliques. Un Il nous a paru utile, surtout pour des élèves familiers
crochet permettait de relier ce conducteur à une des circuits en courant continu, de présenter assez
machine électrique produisant des charges – positi- longuement les régimes transitoires.
ves dans l’expérience historique – par frottement. À Dans un souci de simplification nous avons choisi
l’extérieur de la bouteille se trouvait un autre con- de n’utiliser que la convention récepteur pour le
ducteur relié à la terre, par exemple le corps de condensateur.
l’expérimentateur ... Par contact avec la machine
De même, l’établissement de l’expression de l’éner-
électrique, le condensateur ainsi constitué se char-
gie emmagasinée dans un condensateur, non exigi-
geait, le conducteur intérieur se trouvant porté à un
ble des élèves, ne figure pas dans le cours.
potentiel différent de celui de la terre. Toute per-
sonne reliée à la terre touchant ensuite le crochet de Si on souhaite l’établir, la notion de champ électri-
la bouteille ressentait un choc électrique. Le « fluide que étant inconnue aux élèves, on pourra écrire que
électrique » se trouvait comme piégé et concentré la puissance reçue par le condensateur :
dans la bouteille, d’où le nom de condensateur. du C d ( u ) 2
C’est en particulier l’interprétation de l’expérience p = ui = uC ------ = ---- -------------
dt 2 dt
de Leyde qui conduisit Franklin à postuler que les est la dérivée de l’énergie par rapport au temps.
charges électriques de nature différente – on disait
On peut citer quelques applications en relation avec
alors « vitrée » et « résineuse » – pouvaient se neu-
cette partie du cours :
traliser mutuellement, et à leur appliquer les termes
« positive » (pour vitrée) et négative (pour • utilisation de condensateurs pour emmagasiner de
résineuse). l’énergie et la restituer très rapidement (flash
Franklin interprétait la charge de la bouteille comme d’appareil photo, chocs électriques en médecine),
l’accumulation, sur le conducteur intérieur, d’un • conservation de la charge du condensateur en cir-
excédent () de fluide électrique, entraînant un cuit ouvert, opposition aux discontinuités de ten-
déficit () sur le conducteur extérieur. sion, atténuation des variations rapides de tension
Lors de la décharge, l’excédent circulait, du () au (mémoires, filtres, temporisateurs),
(), de manière à combler le déficit. • capteurs de pression ou de déplacement basés sur
Contestée au départ, en particulier par l’abbé Nollet, la mesure de la capacité d’un condensateur à arma-
cette interprétation s’imposa progressivement. ture mobile (claviers, microphones à électrêt ...).

6 - Condensateurs - Dipôles RC 51
chap06.fm Page 52 Jeudi, 8. août 2002 12:07 12

Correction
ACTIVITÉS 1. a.
DE DÉCOUVERTE + –
+ –

1. Charge d’un condensateur + –

à intensité constante + –

(p. 132) b. Les électrons accumulés sur l’armature négative


se déplacent à l’intérieur du fil conducteur vers
Matériel l’armature positive dont ils neutralisent la charge.
• Générateur d’intensité ajustable Cette évolution, quasi-instantanée, permet au con-
• Microampèremètre densateur de se décharger.
• Deux interrupteurs (l’interrupteur K 2 utilisé dans 3. a. La courbe est une droite ne passant pas par
le circuit de décharge peut avantageusement être l’origine. En t = 0 la tension u a la valeur choisie
remplacé par un interrupteur-poussoir) pour le déclenchement de l’acquisition (0,1 V dans
• Condensateurs de différentes capacités l’énoncé).
• Ordinateur équipé d’une carte d’acquisition et b. On prolonge la droite jusqu’à l’axe des temps
d’un logiciel d’acquisition et de modélisation. qu’elle coupe à la date – t 0 où t 0 est la durée
recherchée.
Indications expérimentales 4. a. q = I t C
Les condensateurs de forte capacité sont générale- b. q = I ( t + t 0 )
ment de type électrochimique. c. La courbe q = f ( u ) est une droite passant par
La polarité indiquée sur le boîtier doit impérative- ( 0 ; 0 ) : on a une relation de proportionnalité entre
ment être respectée sous peine d’une destruction q et u. La modélisation permet de déterminer le
irréversible avec risque d’explosion. coefficient de proportionnalité C.
Les valeurs de l’intensité et les paramètres d’acqui- d. En renouvelant l’acquisition et les étapes 3. a. à
sition devront être choisis en fonction des valeurs 4. c. pour d’autres valeurs de I, on constate que, si la
des condensateurs utilisés et des caractéristiques de courbe u = f ( t ) est chaque fois différente, on
la carte d’acquisition. retrouve toujours la même relation entre q et u, avec
Avec une carte d’acquisition de calibre 5 V, par le même coefficient de proportionnalité C.
exemple, on a chargé sous une intensité variant de e. Ce coefficient est bien une caractéristique du con-
200 A à 500 A des condensateurs de capacités densateur. On peut éventuellement le comparer avec
nominales 2,2 mF et 4,7 mF, en prenant 500 points la valeur indiquée sur celui-ci.
de mesure.
Pour le condensateur de capacité 4,7 mF, on a utilisé
une période d’échantillonnage de 100 ms et des
2. Décharge
intensités inférieures ou égales à 400 A. d’un condensateur
Pour le condensateur de capacité 2,2 mF, on a utilisé à travers une résistance
des intensités inférieures ou égales à 500 A en
réduisant la période d’échantillonnage à 30 ms.
(p. 133)
Dans tous les cas, on s’assurait ainsi que la valeur
finale de la tension u aux bornes du condensateur Matériel
était assez largement inférieure au calibre de la carte • Générateur de tension stabilisée
d’acquisition car, au voisinage de cette limite • Résistance R′ de faible valeur et tolérant une puis-
l’impédance d’entrée de la carte devenait insuffi- sance suffisante, utilisée pour décharger rapidement
sante et u = f ( t ) n’était alors plus une droite. le condensateur (par exemple, 22 , 10 W)

52 PARTIE C - ÉVOLUTION DES SYSTÈMES ÉLECTRIQUES


chap06.fm Page 53 Jeudi, 8. août 2002 12:07 12

• 2 résistances à décade R 1 et R 2 × 100  pour t1 § 2


réaliser le diviseur de tension R (k) C (F) RC t1 § 2 ( s ) t1 § 4 ( s ) ---------
-
ln 2
• Résistance R à décade × 10 4 
10 2 700 27 19 38 27
• Condensateurs de différentes valeurs, de l’ordre
du mF 20 2 700 54 38 76 55
• Voltmètre 30 2 700 81 56 114 81
• Commutateur 40 2 700 108 75 155 108
• Chronomètre
50 2 700 135 93 134
• Comparateur :
– alimentation symétrique 0, ± 15 V , 10 5 400 54 38 55
– amplificateur opérationnel, 10 1 350 13,5 9,5 14
– diode électroluminescente, 20 1 350 27 19 27
– résistance de protection pour la diode (470 ).
30 1 350 40,5 28 40
40 1 350 54 36,5 53
Correction
50 1 350 67,5 46 66
1. u C = U
100 1 350 135 93 134
U
2. a. U ref = ----
2
U
b. La D.E.L. s’éteint quand u C < U ref donc u C < ----
2
c. La charge va diminuer, le courant circule dans R,
dans le sens inverse des aiguilles d’une montre sur ACTIVITÉS
le schéma. D’EXPLOITATION
d. t 1 ⁄ 2 est sensiblement constant pour une valeur
donnée de RC. On a t 1 ⁄ 2  0 ,69RC (voir le tableau
de mesures ci-après).
e. On observe que t 1 ⁄ 2 double quand R double ou
3. Réponse d’un dipôle RC
quand C double et, de manière générale, que t 1 ⁄ 2 à un échelon de tension
est proportionnel au produit RC. (p. 142)
3. a. On doit prendre R 1 = 3R 2 pour obtenir :
U Correction
U ref = ----
4 1. a. Lorsque K passe de la position 1 à la
b. t 1 ⁄ 4 est environ le double de t 1 ⁄ 2 (voir le position 2, la valeur de u passe brusquement de U à
tableau de mesures ci-après). 0. Le condensateur se décharge. Lorsque K passe de
Ce résultat évoque une décroissance exponentielle, la position 2 à la position 1, la valeur de u passe
analogue à une décroissance radioactive. brusquement de 0 à U. Le condensateur se charge.
c. L’expression u C = Ae – t ⁄  seule convient car b. On mesure u sur la voie 1 et u C sur la voie 2.
c’est la seule qui décroît en restant positive et en ten- c. La durée totale doit être proche de 5RC si on veut
dant vers 0 quand t tend vers l’infini. enregistrer la totalité du régime transitoire.
d. À t = 0 on a : uC = U = A 2. a. On obtient une courbe d’allure exponentielle
e. Comme pour la décroissance radioactive on a : que l’on peut modéliser par une relation :
t 1 ⁄ 2 =  ln 2 = 0 ,69 u C ( t ) = A ( 1 – e – t )
Or, on a trouvé expérimentalement que : 1
t 1 ⁄ 2  0 ,69RC donc RC =  b. On appelle constante de temps la grandeur  = --- .

t
– --------
On constate qu’elle est égale au produit RC (en uni-
f. u C = U e RC tés SI).
c. Avec les conventions d’orientation choisies :
Mesures obtenues u–u U – uC
i = --------------C- = ----------------
On a utilisé deux condensateurs de capacité 2,7 mF R R
(mesurée au multimètre) que l’on a associés en série d. i > 0 . Le courant circule effectivement dans le
ou en parallèle pour obtenir trois valeurs différentes. sens indiqué lors de la charge.

6 - Condensateurs - Dipôles RC 53
chap06.fm Page 54 Jeudi, 8. août 2002 12:07 12

3. a. On obtient une courbe d’allure exponentielle d. Dans l’expérience décrite, l’eau chargée positive-
que l’on peut modéliser par une relation : ment polarise la paroi du flacon et attire les charges
u C ( t ) = Ae – t ⁄  négatives sur la main de l’expérimentateur placée en
b. On obtient la même valeur de la constante de regard, l’expérimentateur relié au sol se chargeant
temps que lors de la charge :  = RC négativement. Les charges positives et négatives
s’attirant mutuellement, elles se concentrent de part
c. Avec les conventions d’orientation choisies :
et d’autre de la paroi du flacon. Les charges ainsi
u–u –u
i = --------------C- = ---------C- acquises peuvent être très importantes.
R R On a, de part et d’autre du verre – isolant – de la
d. i < 0 . Le courant circule dans le sens inverse du bouteille, deux conducteurs :
sens indiqué lors de la décharge. • d’une part, l’eau chargée positivement,
du C • d’autre part, la main de l’expérimentateur chargée
4. a. i = C ---------
dt négativement.
b. Les deux courbes se superposent : on vérifie ainsi L’ensemble constitue bien un condensateur chargé.
du C Lorsque l’expérimentateur touche de son autre main
la validité de la relation i = C --------- . la tige de fer reliée à l’eau, il ferme le circuit : le
dt
La courbe obtenue par dérivation est plus condensateur se décharge. La secousse ressentie
irrégulière. dans « le bras et tout le corps » s’explique par le
Pour réduire ces irrégularités, on peut diminuer la courant électrique sans doute assez intense qui y cir-
fréquence d’échantillonnage utilisée lors de l’acqui- cule pendant une durée assez brève.
sition. Si le logiciel de traitement utilisé le permet,
on a également intérêt à lisser la courbe avant de la
dériver.
EXERCICES

4. La bouteille de Leyde Appliquer


(p. 143) ses connaissances
Correction ● 10. a. Charge initiale du premier condensateur :
a. La règle de Dufay postule qu’on ne peut électriser Q1 = C 1 U = 6  C
de l’eau ou un métal que s’ils sont électriquement Énergie initialement emmagasinée dans le premier
condensateur : 1
isolés du sol. E = --- C 1 U 2 = 1 ,8 ⋅ 10 – 5 J
En effet, ces corps sont conducteurs : mis en contact 2
avec la terre par l’intermédiaire de l’expérimenta- b. En régime stationnaire, la tension est la même
teur ou d’un support conducteur, ils se déchargent. aux bornes de chacun des condensateurs. Ils doivent
être tous deux chargés sous la même tension.
b. L’eau contenue dans le flacon est isolée de la main
Celui qui était initialement déchargé n’a pu se char-
de l’expérimentateur, et donc de la terre, par le verre
ger que par transfert de charges à partir de l’autre.
du flacon qui est un isolant. La charge acquise est
Ce transfert s’arrête lorsque les tensions s’égalisent.
positive puisqu’elle provient de la charge de la boule
de verre en rotation frottée par les mains. Cette boule c. Conservation de la charge : Q 1′ + Q 2′ = Q 1
de verre acquiert une charge positive et attire les D’autre part : Q 1′ = C 1 U′ et Q 2′ = C 2 U′
électrons provenant de la tige de fer et de l’eau. C1
D’où : Q 1′ = Q 2′ ------
La tige (suspendue par des fils de soie, isolants) et C2
l’eau prennent ainsi également une charge positive. C C1 + C2
Donc : Q 1 = Q 2′  1 + -----1- = Q 2′  -------------------
c. On dit qu’on électrise par influence un conducteur  C2   C2 
lorsque celui-ci, étant relié à la terre, est approché
C2
d’un autre corps chargé. Si, par exemple, ce dernier Q 2′ = Q 1  ------------------- = 2  C
est chargé positivement, il attire à travers le conduc-  C 1 + C 2
teur les électrons du sol, qui s’accumulent dans la et Q 1′ = Q 1 – Q 2′ = 4  C
partie du conducteur la plus proche. Si on sépare
Q′
ensuite le conducteur du sol, puis de l’isolant, on d. U′ = -----1- = 4 V
constate qu’il a pris une charge négative. C1

54 PARTIE C - ÉVOLUTION DES SYSTÈMES ÉLECTRIQUES


chap06.fm Page 55 Jeudi, 8. août 2002 12:07 12

e. Énergie finalement emmagasinée dans l’ensem- Aller plus loin


ble des deux condensateurs :
1
E′ = --- ( C 1 + C 2 )U′ 2 = 1 ,2 ⋅ 10 – 5 J
● 16. 1. a. La partie centrale, isolée, est restée
2 électriquement neutre. Les charges des armatures B
L’énergie dissipée est donc : E – E′ = 6 ⋅ 10 – 6 J et A′ des deux condensateurs sont donc
nécessairement de même valeur et de signes oppo-
● 11. a. u R = Ri sés, les deux condensateurs ont même charge Q.
du C On peut aussi considérer qu’au cours de la charge,
b. i = C ---------
dt il arrive autant d’électrons sur l’armature B′ qu’il
c. La relation du a. conduit à [  ] = [ V ] [ A ] – 1 en part de l’armature A.
et celle du b. à [ F ] = [ A ] [ V ] – 1 [ s ]
D’où : [  ] [ F ] = [ V ] [ A ] – 1 [ A ] [ V ] – 1 [ s ] = [ s ] + – + –

● 12. a. La courbe montre que la valeur de la + – + –


constante de temps est RC = 1 s .
La capacité du condensateur étant 1,0 F les + – + –
réponses 1,0 M et 1 ,0 ⋅ 10 6  sont exactes.
A B A’ B’
b. À t = 6 s on a u C = 10 V
b. Les deux condensateurs étant identiques on a :
1
E = --- Cu C2 = 50  J Q Q
2 u 1 = u 2 et U = 2u 1 = 2 ---- = ------------
C C série
c. À t = 6 s le régime permanent est atteint et
uC = U . C
D’où : C série = ----
2
dq
q = CU est donc exacte. Comme i = ------ ,  = 1 s et 2. Les armatures reliées portent une charge de
dt même signe. Les condensateurs étant identiques et
que la charge du condensateur était nulle à t = 0 la chargés sous la même tension U portent chacun la
6 même charge Q. L’ensemble des armatures A et A′
relation q = ∫ idt est également exacte.
0 porte une charge 2Q = 2CU = C parallèle U
d. À t =  la tension atteint 63 % de sa valeur finale D’où : C parallèle = 2C
de 10 V, soit 6,3 V.
A B
+ –
● 13. 1. a. Le condensateur se charge lorsque
l’interrupteur est en position 1 et se décharge + –
lorsqu’il est en position 2. + –
b. Le graphe 1 correspond à la charge sous intensité
constante, le graphe 2 à la décharge à travers la + –
résistance R. + –
2. a. L’intensité du courant étant constante on a : + –
A’ B’
q = It = 40 × 10 ⋅ 10 – 6 = 4 ⋅ 10 – 4 C
b. On lit sur le graphe 1 : u C = 4 V pour t = 40 s 3. L’association ayant la plus forte capacité est
1 1 l’association en parallèle.
Alors : E = --- qu C = --- × 4 ⋅ 10 – 4 × 4 = 8 ⋅ 10 – 4 J
2 2
q
c. C = ------ = 10 – 4  F = 100  F
uC ENTRAÎNEMENT
3. a. La tangente à la courbe en t = 0 coupe l’axe AU BAC
des abscisses en t =  = 10 s .
La valeur de la tension n’est plus que de 37 % de sa
valeur initiale, soit environ 1,5 V. ● 17. 1. Cette « charge » exprimée en ohm ne
 peut désigner celle du condensateur. Il s’agit de la
b. R = ---- = 10 5  résistance électrique du thorax du patient.
C
c. L’énergie emmagasinée, de valeur 8 ⋅ 10 – 4 J, 2. Le condensateur doit pouvoir emmagasiner une
dans le condensateur chargé est dissipée par effet énergie au moins égale à 360 J lorsqu’il est chargé
Joule dans la résistance pendant la décharge. sous 1 800 V.

6 - Condensateurs - Dipôles RC 55
chap06.fm Page 56 Jeudi, 8. août 2002 12:07 12

La valeur minimale de sa capacité est donc : b. L’équation a bien la forme proposée avec :
1
E
C min = 2 ------2- = 0 ,22 mF --- = RC
U 
du C 1
3. A est la valeur de la tension à t = 0 , c’est-à-dire c. De u R = Ri et i = C --------- on déduit que ---
U = 1 800 V . dt 
4. t = 5 = 5RC min = 5 × 50 × 0 ,22 ⋅ 10 – 3 = 55 ms s’exprime en [  ] [ F ] = [ V ] [ A ] – 1 [ A ] [ V ] – 1 [ s ] = [ s ].
–t Cette grandeur a bien la dimension d’une durée ce
du C U --------
5. i = C --------- = – ---- e RC qui justifie son appellation.
dt R
U
Sa valeur maximale est : I max = – ----  36 A 3. a. ln u C = ln U + ln ( e – t ) = ln U – t
R b. La courbe sera une droite, de coefficient directeur
indépendamment de la capacité du condensateur. –  et d’ordonnée à l’origine ln U .
6. On a  = 11 ms donc la valeur de l’intensité à 1
cette date est 37 % de sa valeur initiale de 36 A soit c. On doit avoir 30 ,3 =  = ---

13 A. La valeur 33 ms convient.
7. On peut augmenter la capacité du condensateur
pour augmenter la constante de temps. ● 19. I. 1. Le condensateur doit se charger et sa
8. a. L’énergie délivrée est égale à la différence charge est lente.
entre l’énergie initiale emmagasinée dans le con- 2. Avec un chronomètre, on mesure la durée entre le
densateur chargé sous une tension U, et l’énergie flash et le moment où la lampe-témoin s’allume à
emmagasinée dans le condensateur chargé sous une nouveau.
tension U f quand le contacteur ouvre le circuit. II. 1. a. u R car u R = Ri
1 b. La courbe a correspond à u C car elle est crois-
E = 360 J = --- C ( U 2 – U f2 )
2 sante or u C , comme la charge q, augmente au cours
2E de la charge du condensateur.
D’où : U f = U 2 – -----------  1 ,6 kV 2. a. u = Ri donc [  ] = [ V ] [ A ] – 1
C
La tension aux bornes du condensateur est égale à la q dq
u = ---- et i = ------
tension aux bornes de la résistance modélisant le C dt
u Donc : [ F ] = [ C ] [ V ] – 1 = [ A ] [ s ] [ V ] – 1
thorax du patient. On a donc i = -----C- soit juste avant
R Finalement : [  ] [ F ] = [ V ] [ A ] – 1 [ A ] [ s ] [ V ] – 1
Uf
l’ouverture du circuit I f = ------ = 32 A . RC a la dimension d’un temps.
R b. En utilisant les mêmes relations entre unités, on
b. Le circuit s’ouvre à la date t telle que :
t
montre que seule l’équation différentielle (3) est
Uf
U f = U e RC soit t = – RC ln  ------ = 6 ,2 ms
– -------- homogène et donc correcte.
U  – -t- t
Le choix d’une capacité plus importante permet de 3. a. ln u R = ln U + ln  e  = ln U – --

délivrer la même énergie en un laps de temps plus
1
court et avec une intensité moyenne plus élevée (une b = ln U et a = – ---
forte intensité semble plus efficace pour la défi- 
b. Ordonnée à l’origine : 5,7 et pente : – 0 ,5
brillation).
c. « Exponentiel » : les grandeurs électriques évo- ln ( u R ) = 5 ,7 – 0 ,5t
luent de manière exponentielle au cours du temps, 1 1
c. --- = 0 ,5 = --------
« Tronqué » : la décharge est interrompue dès que  RC
l’énergie nécessaire a été dispensée. 
C = --- = 160  F
R
● 18. 1. On doit basculer l’interrupteur sur la D’après le constructeur : 144  F < C < 176  F
position 1 et l’y laisser pendant une durée suffisante Il y a concordance.
pour que la tension aux bornes du condensateur 1
d.  serait divisée par 2 donc la pente a = – --- serait
atteigne la valeur U, puis le basculer en position 2. 
du C doublée, en valeur absolue. L’ordonnée à l’origine
2. a. u R + u C = 0 = Ri + u C = RC --------- + u C serait inchangée car elle ne dépend que de U.
dt
L’intensité du courant est négative car le courant On aurait donc une droite de pente – 1 et de même
circule en sens inverse de celui indiqué par la flèche. ordonnée à l’origine.

56 PARTIE C - ÉVOLUTION DES SYSTÈMES ÉLECTRIQUES


chap07.fm Page 57 Jeudi, 8. août 2002 12:08 12

CHAPITRE 7.
BOBINES – DIPÔLES RL

ASPECTS ACTIVITÉ
PÉDAGOGIQUES DE DÉCOUVERTE
ET SCIENTIFIQUES
1. Étude de la tension
En rupture avec les programmes précédents, l’étude aux bornes
de la bobine d’auto-induction dans l’actuel pro-
gramme de Terminale se limite à celle des caracté-
d’une bobine (p. 152)
ristiques électriques qui permettront de comprendre
l’évolution des grandeurs électriques dans les cir- Matériel
cuits RL et RLC. • Générateur basse fréquence
L’induction ou l’auto-induction étant exclues du • Bobine sans noyau de fer doux
nouveau programme, la bobine est étudiée en • Conducteur ohmique de 10 k
convention récepteur et l’expression de la tension • Oscilloscope bicourbe
induite :
di Correction
u = L -----
dt 1. a. Voie A : u et voie B : u L
valable en l’absence de noyau de fer doux, est b. Avec une bobine de 60 mH environ, on trouve
admise. u L = ± 100 mV avec les réglages indiqués alors que
Ce nouveau point de vue nécessite une modification u varie entre + 2 V et – 2 V .
des habitudes, notamment pour l’interprétation qua- L’approximation est acceptable.
litative des expériences d’établissement ou de rup- c. On a : uR u
ture du courant (retard à l’allumage, étincelle de i = -----  ---
rupture), puisqu’on ne peut plus parler de courant R R
induit ni de f.e.m. d’auto-induction. Donc on suit i, à un facteur multiplicatif et à
À leur place, on peut évoquer la continuité de l’approximation ci-dessus près, sur la voie A.
l’intensité du courant i ( t ) dans une branche de cir- d. u L est une tension alternative en créneaux avec
cuit comportant une bobine. U L min = – U L max, positive quand u (donc i) croît et
Cette continuité est présentée comme une consé- négative quand u (donc i) décroît.
quence du fait que l’énergie ne peut être stockée ou 2. Valeurs mesurées pour L = 60 mH environ :
libérée instantanément par un dipôle. Valeur de u
UL min ( mV ) UL max ( mV )
L’expression de l’énergie emmagasinée n’étant pas crête à crête (V)
exigible des élèves, elle n’est pas présentée dans le 4 – 100 100
cours.
6 – 150 150
On peut l’établir en écrivant que la puissance reçue
par la bobine : 8 – 200 200
10 – 250 250
di L d ( i ) 2
p = ui = Li ----- = --- ------------
dt 2 dt a. On a proportionnalité entre U L min (ou U L max )
est la dérivée de l’énergie par rapport au temps. et la valeur crête à crête de u.

7 - Bobines - Dipôles RL 57
chap07.fm Page 58 Jeudi, 8. août 2002 12:08 12

b. On observe que décaler u ne change rien aux On détermine ainsi L = 63 mH .


valeurs de u L (mais u L varie pendant qu’on fait On retrouve la même valeur avec les mesures effec-
varier le décalage !). tuées avec la dent de scie dissymétrique.
U L min (ou U L max ) ne dépendent que de i.
c. On a mis en évidence une relation de proportion-
nalité entre les valeurs algébriques U L min (ou
U L max ) et i.
3. a. On a choisi une fréquence de 2 500 Hz pour ACTIVITÉS
cette expérience afin qu’une période couvre D’EXPLOITATION
4 divisions sur la durée de balayage 100  s ⋅ div – 1
et soit ainsi facile à repérer et à diviser en 4. Il peut
être nécessaire de rectifier la fréquence après modi- 2. Détermination
fication du réglage de rapport cyclique pour retrou- expérimentale d’une
ver la valeur de 2 500 Hz. On observe que le
créneau devient dissymétrique en hauteur comme inductance (p. 158)
en largeur : U L min n’est plus égale à – U L max .
Par exemple, avec L = 60 mH pour une valeur crête Matériel
à crête de 8 V et une fréquence de 2 500 Hz, on a • Bobine sans noyau de fer doux
150 mV et – 450 mV , (resp. + 450 mV et • Conducteur ohmique R = 2 ,5 k 
– 150 mV ) pour un temps de montée trois fois plus • Générateur basse fréquence
long (resp. trois fois moins long) que le temps de • Amplificateur opérationnel
descente. u L est inversement proportionnelle à la • Alimentation symétrique 0, ± 15 V
durée de variation de i, pour i donné. • Oscilloscope bicourbe
b. Mesures pour différentes fréquences avec
L = 60 mH et une tension crête à crête de 8 V :
Correction
f (kHz) 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 1. a. On visualise u L sur la voie A.
U L max ( mV ) 200 250 300 350 400 450 500 b. Sur la voie B on visualise normalement – u R , on
doit utiliser la fonction « – B′ » pour visualiser u R .
(Le carré se déforme un peu en haute fréquence et
l’approximation du 1. b. est de moins en moins c. Le montage permet indirectement de connaître
légitime !) On observe, avec une dent de scie symé- les variations de i au cours du temps puisqu’on
trique, que U L max (ou U L min ) est proportionnel à visualise u R qui est proportionnelle à i à chaque ins-
la fréquence, donc inversement proportionnel à la tant.
période. Des résultats de cette expérience et de la 2. a. u R est une fonction triangulaire, elle est crois-
précédente, on déduit que U L max est inversement sante quand u L est positive et décroissante sinon :
proportionnelle au temps de montée, et U L min au di du R
u L est proportionnelle à ----- donc à ---------
temps de descente. dt dt
4. a. On a donc, pour une tension en dents de scie, la (De plus, on observe que u R peut avoir une compo-
sante continue, ce qui vient de ce qu’elle n’est
i
relation algébrique u L =  ------ où  est une cons- définie qu’à une constante près.)
t
tante. Or pour une dent de scie, sur une montée ou b. Sur une demi-période ( u L constante, positive par
i di exemple) : U Lcc
une descente : ------ = ----- . Les observations sont donc u L = -----------
t dt 2
di
tout à fait compatible avec l’expression u L = L ----- . avec U Lcc sa valeur crête à crête.
dt
di L du R L U Rcc L
b. Pour une dent de scie symétrique : On a : u L = L ----- = --- --------- = --- ------------ = 2 f --- U Rcc
dt R dt R T R
i 2U cc 2 f U cc ---
------ = ± ------------ = ---------------
- 2
t RT R L
où U cc est la valeur crête à crête de u. Donc finalement : U Lcc = 4 f --- U Rcc
R
2U cc 3. a. On peut, par exemple, tracer le graphe de U Lcc
Si on trace U L max = f  ------------ avec les mesures du
 RT  en fonction de U Rcc : si la relation est vérifiée, on
2. et du 3. on obtient une droite. obtiendra une droite passant par l’origine.

58 PARTIE C - ÉVOLUTION DES SYSTÈMES ÉLECTRIQUES


chap07.fm Page 59 Jeudi, 8. août 2002 12:08 12

b. On détermine alors la pente de cette droite qui est Lorsque le circuit est fermé, le courant tend à passer
L dans le même sens dans le corps de l’expérimenta-
égale à 4 f --- et on en déduit L.
R teur que dans la bobine (même si, comme on l’a dit
4. Avec U Lcc = 1 V : précédemment, ce courant est négligeable), par
f (kHz) 5 4 3 2 1,5
exemple de la main droite vers la main gauche dans
le cas représenté. Lorsqu’on ouvre le circuit, le cou-
u R crête à crête (V) 2 2,4 3,3 4,8 6,3
rant dans la bobine ne s’annule que progressivement.
Avec ULcc = 200 mV : L’expérimentateur qui ferme le circuit, est donc tra-
versé par un courant en sens inverse du précédent, de
f (kHz) 5 4 3 2 1,5 1
la main gauche vers la droite dans le cas représenté.
u R crête à crête (V) 0,45 0,53 0,68 1 1,25 1,85 e. Le choc électrique est lié à la restitution, au
a. On peut tracer, par exemple, U Rcc en fonction, moment de l’ouverture du circuit, de l’énergie
emmagasinée dans la bobine parcourue par un cou-
1
cette fois, de --- rant. Aucune énergie n’étant emmagasinée dans la
f
bobine quand le circuit est ouvert, sa fermeture ne
On doit trouver une droite passant par l’origine.
provoque pas de choc électrique.
c. On trouve une valeur voisine.
f. La présence d’un noyau de fer doux augmente for-
tement la valeur de l’inductance, et donc de l’éner-
gie emmagasinée dans la bobine, pour une même
intensité du courant.
3. Faraday et le choc C’est ce qui explique que le choc électrique ne soit
magnéto-électrique ressenti que si le fer doux est placé à l’intérieur de
(p. 159) l’enroulement.
g. On a observé l’apparition d’un courant induit dans
a. L’électromoteur utilisé est une pile. Faraday un circuit que l’on déplace par rapport à un aimant.
insiste sur le fait qu’une seule pile est utilisée, et non Faraday fait remarquer qu’à l’ouverture du circuit,
plusieurs montées en série (en batterie), parce que l’électroaimant constitué par la bobine et son noyau
cela implique que la tension délivrée est assez fai- « perd son pouvoir ». La situation est donc analogue à
ble. Cela fait ressentir la nouveauté du phénomène ce qu’on observerait en éloignant un aimant de la
observé, qui ne peut absolument pas être attribué à bobine : l’apparition d’un courant induit.
la pile.
b. L’eau salée améliore le contact électrique entre
les mains et les poignées de cuivre : l’eau est
meilleur conducteur que l’air, et l’eau salée EXERCICES
meilleure que l’eau « pure » du fait de sa plus forte
concentration en ions.
c. Le courant dans le corps de l’expérimentateur Appliquer
quand le circuit est fermé est quasiment nul, d’une ses connaissances
part parce que la force électromotrice de la pile est
faible, mais surtout parce que l’expérimentateur est ● 5. Sur une demi-période : u L = constante = – U
en parallèle avec un fil de cuivre bien meilleur 1 U
conducteur. Donc : i = --- ∫ u dt = – ---- t + cte = – 30t + cte
L L
d. À t = 0 , on a i = 0 et l’intensité dans une bobine
varie sans discontinuité, on a donc une dent de scie
variant entre 0 et 30 A : croissante de t = 0 à
t = 1  s , décroissante entre 1 s et 2 s, etc.
● 7. a. Régime permanent : la bobine se comporte
comme un conducteur ohmique de résistance r.
U
On a : i = ------------ = 1 A
R+r
1
b. E = --- Li 2 = 0 ,05 J
2

7 - Bobines - Dipôles RL 59
chap07.fm Page 60 Jeudi, 8. août 2002 12:08 12

c. Annulation du courant dans une association RL : c. En négligeant la résistance de la bobine :


au bout d’une durée égale à 5 fois la constante de di
temps on peut considérer que l’intensité est nulle. u L = L -----
dt
Ici :
L
t = 5 = 5 ------------ = 0 ,02 s u L est proportionnelle à la dérivée de i ( t ) et donc
R+r à celle de u R ( t ) .
L’énergie emmagasinée est dissipée pendant ce laps u L est ici une tension créneaux positive quand u R
de temps, ce qui correspond à une puissance est croissante et négative quand u R est décroissante.
moyenne : Sur la voie A, on observe u = u R + u L , son allure
E
p = --- = 2 ,5 W serait celle représentée sur la figure suivante :
t
d. L’intensité s’annule sans doute plus rapidement u
car l’étincelle dissipe très rapidement l’énergie
emmagasinée dans la bobine.
di u L 1 di
- + ri donc ---- = --- --- ----- + 1
● 9. u = L ----
dt ri r i dt t
L L
--- divisé par un temps est donc sans dimension, --- a
r r
donc la dimension d’un temps.
● 10. a. p = Ri 2
d. La masse de l’oscilloscope devrait être placée en
1
b. E = --- Li 2 Q, la voie A en P et la voie 2 en M. On observerait
2
alors u L sur la voie A et – u R sur la voie B.
c. [ W ] = [  ] [ A ] 2 et [ J ] = [ H ] [ A ] 2
La masse du générateur de fonction ne devrait alors
Donc : [ J ] ⋅ [ W ] – 1 = [ s ] = [ H ] [  ] – 1
pas être reliée à la terre (double isolation) sous peine
● 11. a. D’après l’équation décrivant l’évolution de court-circuiter l’un des dipôles.
1
de i, on a :  = --------- = 3 ,2 ⋅ 10 – 3 s
312
di
b. U = L ----- + ( R + r )i
Aller plus loin
dt
di ● 13. 1. Dans les deux cas, on a un flux d’élec-
----- = 150e – 312t
dt trons.
di La force de Laplace est la force subie par un conduc-
et : L ----- + ( R + r )i
dt teur parcouru par un courant électrique et placé dans
= L × 150e – 312t + 25 × 0 ,48 ( 1 – e – 312t ) un champ magnétique.
Donc : U = 12 + e – 312t ( L × 150 – 12 ) Le faisceau d’électrons, analogue à un courant élec-
c. En identifiant les termes constants et variables, on trique, subit une force de même nature lorsqu’il est
obtient : U = 12 V et 150L – 12 = 0 placé dans un champ magnétique.
D’où : L = 8 ,0 ⋅ 10 – 2 H La valeur et le sens de la force de Laplace dépendent
di respectivement de la valeur et du sens du champ
d. À t = 0 on a ----- = 150 A ⋅ s – 1 et i = 0
dt magnétique.
L’équation de la tangente à la courbe est donc : 2. La valeur du champ magnétique est proportion-
y = 150t (SI) nelle à l’intensité du courant qui le génère. De plus,
e. L’asymptote horizontale a pour équation : quand l’intensité change de signe, le champ magnéti-
y = 4 ,8 ⋅ 10 – 1 A que change de sens. Sa valeur algébrique sur un axe
horizontal orienté, varie donc en dents de scie, en
La tangente la coupe en t tel que 150t = 4 ,8 ⋅ 10 – 1 phase avec la variation de l’intensité. Il en est de
0 ,48
Donc : t = ---------- = 3 ,2 ⋅ 10 – 3 s =  constante de même pour la force subie par le faisceau : celui-ci est
150 donc dévié alternativement vers le haut ou vers le bas.
temps de l’association RL.
3. La durée d’un aller-retour est 20 ms, le faisceau
● 12. a. On visualise u sur la voie A et u R sur la en effectue 50 en une seconde. « 50 Hz » désigne
voie B. donc la fréquence du balayage vertical.
b. u R = Ri donc l’allure de i ( t ) est analogue à celle di
4. a. u = L ----- + ri
de u R ( t ) . dt

60 PARTIE C - ÉVOLUTION DES SYSTÈMES ÉLECTRIQUES


chap07.fm Page 61 Jeudi, 8. août 2002 12:08 12

b. Pour chaque phase de la dent de scie : di L


3. u = L -------
di i dt
L ----- = L ------
t
Donc : i L = --- ∫ u dt = ----------- U m sin  --------- + cte
dt 1 T 2t
Lorsque i est croissant : L 2L  T 
di 0 ,4 La constante est nulle si la valeur moyenne de i L est
L ----- = 0 ,03 × ------------- = 0 ,63 V = U m nulle.
dt 0 ,019
Lorsque i est décroissant : 4. a. i ( t ) = i C ( t ) + i L ( t )

=  – ----------- + ----------- U m sin  ---------


di – 0 ,4 2C T 2t
L ----- = 0 ,03 × ------------- = – 12 V = U d 
dt 0 ,001 T 2L  T 
c. Valeur minimale de ri : 2C T
b. i ( t ) = 0 quel que soit t si ----------- = -----------
ri min = 15 × ( – 0 ,2 ) = – 3 V (donc si T = 2 LC ).
T 2L
Valeur maximale de ri : c. Les deux fonctions i L ( t ) et i C ( t ) ont alors la
ri max = + 3 V 2C T
même amplitude ----------- = ----------- et sont en opposition
d. Sur chaque demi-période de la dent de scie, u T 2L
varie linéairement (terme en ri). de phase : leur somme est bien nulle.
On a une discontinuité à chaque changement de 1
5. À une fréquence ------------------- le dipôle LC parallèle
di 2 LC
pente de la dent de scie car L ----- passe d’une valeur
dt ne laisse pas passer le courant, d’où l’appellation de
constante à une autre valeur constante. circuit-bouchon.
u(V)

9
3,63 V ENTRAÎNEMENT
0
20 40 AU BAC
t (ms)
– 2,37 V
● 15. a. En convention récepteur :
–9
di
– 15
u L = L ----- + ri , u R = Ri
dt
di
Et : u = u R + u L = L ----- + ( r + R )i = U
En début de montée : u = U m + ri min = – 2 ,37 V dt
En fin de montée : u = U m + ri max = 3 ,63 V di
b. L ----- + ( r + R )i
En début de descente : u = U d + ri max = – 9 V dt
En fin de descente : u = U d + ri min = – 15 V r+R
r + R – ------------ t
r+R
– ------------ t
= – LA ------------ e L + ( r + R ) Ae L + U = U
L
● 14. 1. u est une fonction sinusoïdale dont les U U
c. À t = 0 on a i = 0 = A + ------------ donc A = – ------------
valeurs varient entre U m et – U m . r+R r+R
De plus : d. En régime permanent on a :
u ( t + nT ) = U m cos ( 2t + 2n ) = U m cos ( 2t ) U
i = i max = 73 mA = ------------
r+R
= u(t ) U
où n est entier et T est la période de u. Donc : r = --------- – R = 8 
i max
Si on choisit la date t = 0 à un instant où u = U , e. On trouve  = 1 ,9 ms graphiquement comme par
l’expression proposée convient. le calcul.
2. i C = C ------ = – CU m ------- sin  ---------
du 2 2t 1 2
 T  f. E = --- Li max = 1 ,0 mJ
dt T 2

7 - Bobines - Dipôles RL 61
chap07.fm Page 62 Jeudi, 8. août 2002 12:08 12

r+R
– ------------ t c. u ADD est proportionnelle à la dérivée de i et
g. Graphe de u L = U e L
u QM à – i .
uL (V)
Quand u QM est une droite croissante u ADD est une
constante négative et quand u QM est une droite
15 décroissante u ADD est une constante positive.
14 u QM 
d. u ADD = L ----- = L -----  – ---------------
di d
-
13 dt dt  R + R 0
12
L du QM
11 = – ---------------- --------------
R + R 0 dt
10
e. u QM croît de 6 V en 0,8 ms ou décroît de 6 V en
9
0,4 ms, les valeurs extrêmes de sa dérivée sont donc
8
7 ,5 ⋅ 10 3 V ⋅ s – 1 et – 15 ⋅ 10 3 V ⋅ s – 1 .
7 u ADD = + 3 V (quand u QM décroît) ou – 1 ,5 V
6 (quand u QM croît).
5 f. On a donc :
4 L 3 1 ,5
---------------- = ------------------3- = --------------------3 = 2 ⋅ 10 – 4 H ⋅  – 1
3 R + R 0 15 ⋅ 10 7 ,5 ⋅ 10
2 avec R + R 0 = 109  donc L = 21 ,8 mH
1
di
0 ● 18. 1. u R = Ri et u L = L ----
-
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 t (ms) dt
U
2. U = u R′ = Ri et i = I 1 = ----
R
● 16. a. Il est indispensable d’utiliser un géné- 3. La tension aux bornes de la bobine est alors négli-
rateur de type « double isolation » sinon le dipôle se U
trouvant entre les masses des deux appareils serait geable, on a U = 2Ri donc i = I 2 = -------
2R
court-circuité via la terre. 1 LU 2
b. On visualise u AM sur la voie reliée à A et u BM 4. E = --- LI 22 = ----------2
2 8R
sur la voie reliée à B. di
5. a. u R + u L = 0 = Ri + L -----
di L du BM dt
c. u BM = – Ri et u AM = L ----- = – --- ------------- t t
dt R dt I – --
– -- L
d. La courbe correspondant à u AM doit être propor- b. u R + u L = RAe – -- Ae  = 0 si  = ---

 R
tionnelle à l’opposé de la dérivée de l’autre courbe : U
c’est donc la courbe en créneaux voie 2, la voie 1 c. À t = 0 , on a i = I 2 = A = -------
2R
correspondant à u BM . t
U – --
e. u AM = ± 0 ,24 V d. i = ------- e  donne :
2R
du BM u BM 4 t t
------------- = -------------- = ± ------------- = ± 2 ,0 ⋅ 10 3 V ⋅ s – 1 di 1 U – -- U – --
u L = L ----- = – L --- ------- e  = – ---- e 
dt t 0 ,002 dt  2R 2
L 0 ,24 u L est négative.
f.  = --- = -------------- = 12 ⋅ 10 – 5 s
R 2 000 di
g. On a obtenu cette grandeur en divisant une ten- 6. a. u R + u R′ + u L = U = 2Ri + L -----
dt
sion par une tension divisée par un temps, on trouve U
donc bien un temps. b. Pour t → ∞ , on a i = B′ = I 2 = -------
2R
h. L = R = 0 ,12 H U
Pour t = 0 , i = 0 = A′ + B′ donc A′ = – B′ = – -------
2R
di
● 17. a. u PM = L ----
- + ( R + r )i 2t
c. i = -------  1 – e   donne :
U – -----
dt
et u QM = – ( R 0 + r )i 2R  
2t 2t
b. u ADD = u PM + u QM donc si r = R 0 on a : di 2 U – ----- – -----
u L = L ----- = L --- ------- e  = U e 
di dt  2R
u ADD = L ----- u L est positive.
dt

62 PARTIE C - ÉVOLUTION DES SYSTÈMES ÉLECTRIQUES


chap08.fm Page 63 Jeudi, 8. août 2002 12:09 12

CHAPITRE 8.
CIRCUIT RLC SÉRIE
.. R . 1
ASPECTS L’équation différentielle q + --- q + ------- q = 0 peut
s’écrire : L LC
PÉDAGOGIQUES .. .
q + 2 0 q +  02 q = 0
ET SCIENTIFIQUES 1 R
Où :  0 = ------------ et  = -------------
Dans ce chapitre, on commence par étudier expéri- LC 2L 0
mentalement la décharge d’un condensateur chargé
R L
dans une bobine. Pour simplifier la compréhension que l’on peut écrire : ----- avec R c = 2 ----
Rc C
du phénomène par les élèves, il est indispensable :
• de ne pas employer de générateur débitant une ten- Elle possède différentes solutions suivant la valeur
sion en créneaux, du coefficient positif  :
• d’utiliser, pour la saisie de ce phénomène transi- • si  > 1 , l’équation caractéristique possède deux
toire unique, soit un oscilloscope à mémoire, soit solutions réelles négatives ( – r 1 ) et ( – r 2 ) et le
une carte d’acquisition associée à un logiciel capa- régime obtenu est apériodique :
ble de traiter les données. q ( t ) = Ae – r 1 t + Be – r 2 t
Après une étude soignée des divers paramètres du ( q ( t ) est monotone, décroissante)
phénomène, on arrive à une première modélisation • si  = 1 , l’équation caractéristique possède une
physique du circuit : le circuit LC. solution double ( – r ) et le régime est dit critique
Ce modèle est détaillé et on résout analytiquement (décroissance plus rapide que dans le régime
l’équation différentielle résultante : l’élève doit savoir précédent) :
vérifier qu’une solution donnée satisfait l’équation, q ( t ) = ( Bt + C )e – rt
puis déterminer toutes les constantes à partir des para- • si  < 1 , l’équation caractéristique possède deux
mètres du circuit et des conditions initiales. solutions complexes ( –  0 ± j ) et le régime est
On en vient ensuite naturellement à chercher com- dit pseudo-périodique :
ment on peut entretenir des oscillations réelles
q ( t ) = Ae – 0 t sin ( t +  )
amorties. Le dispositif utilisé est classique : c’est le
montage à amplificateur opérationnel simulant une 2
La pseudo-période T = ------- est définie comme la
résistance négative. 0
Attention ! ce montage ne doit pas être étudié, seule durée entre deux annulations de q ( t ) dans le même
sa fonction doit être connue des élèves. sens et non comme la durée entre deux maxima con-
On ne parle alors d’oscillations entretenues que si sécutifs (il y a une petite différence entre les deux).
l’on obtient des oscillations sinusoïdales.
Puisque  2 =  02 ( 1 –  2 ) , la pseudo-période dépend
Ce sont, en fait, des oscillations auto-entretenues, la
de la résistance R du circuit.
fréquence étant la fréquence propre du circuit.
L’outil fondamental de cette étude est donc Cependant, si  <<1,    0 et T  T 0 avec
l’oscilloscope, déjà employé dans les deux chapitres T 0 = 2 LC .
précédents et que l’élève doit savoir maintenant uti- En régime très peu amorti, la pseudo-période est
liser en mode balayage : égale à la période propre du circuit.
• avec réglage du zéro de tension, choix de sensibilité 1
verticale et d’une base de temps, sélection des voies, Le terme ------- est le facteur de qualité du circuit,
2
• pour effectuer des mesures de tension, d’intensité il fixe le nombre d’oscillations du circuit.
et de temps.
Toutefois, la synchronisation, le décalibrage et l’uti- L’énergie moyenne du circuit variant en e – 20 t ,
1
lisation du mode mémoire restent non exigibles. elle s’épuise avec la constante de temps ′ = -------------
L’étude formelle des oscillations libres amorties est 2 0
hors programme. Le temps de relaxation du circuit  = 2′ est la
Le professeur doit cependant en connaître quelques constante de temps relative à l’amortissement des
points pour régler les expériences au mieux. oscillations.

8 - Circuit RLC série 63


chap08.fm Page 64 Jeudi, 8. août 2002 12:09 12

On observe que le facteur de qualité s’exprime par : • Interrupteur à trois bornes sans rebond aux
 niveaux des contacts (on peut utiliser un relais reed)
Q = ------- • Interface de type Candibus et logiciel associé de
T0
Concernant l’entretien des oscillations, il y a deux type Regressi ou oscilloscope à mémoire pouvant
possibilités de montages : transférer ses données à un ordinateur.
1er cas : avec dipôle RLC dans la boucle de rétroac-
tion Correction
1. a. Le démarrage de l’acquisition doit s’effectuer
grâce à une variation de tension égale à plusieurs
+ ∞ pas de mesure de l’interface et non grâce au
– « bruit » inéluctable associé au signal acquis.
Dans le cas de Candibus, le pas étant de
10 ,24
------------- = 0 ,040 V , on atteint 0,100 V avec 2 à 3 pas
28
de mesure.
2e cas : avec dipôle RLC accroché à la masse
uC (× 10 V)
L
R << 2
C
1
– ∞
+

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 t (ms)
Ne pas oublier dans les montages, que la résistance
effective de la bobine est supérieure à sa résistance
en courant continu : la bobine est le siège d’un effet
de peau qui limite le passage du courant dans une
couche à la périphérie du conducteur. –1
Cette couche est d’autant plus mince (et la résis-
tance d’autant plus grande) que la fréquence devient uC (× 10 V)
grande.
1

L
R’ > 2 avec R’ > R
C

ACTIVITÉS 0,5
DE DÉCOUVERTE
L
R>2
C
1. Décharge d’un conden-
sateur dans une bobine 0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 t (ms)
inductive (p. 168) b. et c. « Pseudo-périodique » : la tension u C
oscille autour de la valeur 0 mais les oscillations ne
Matériel gardent pas une amplitude constante au cours du
• Pile, accumulateur ou générateur de tension cons- temps.
tante réglable Matelco La durée de chaque oscillation restant la même, on
• Condensateur (de boîte de capacités) 0,5 F parle de pseudo-période au lieu de période et le
• Bobine 1 000 spires de transformateur démonta- régime associé sera dit pseudo-périodique.
ble, de résistance faible (9 ), d’inductance 0,06 H « Apériodique » : la tension u C décroît jusqu’à la
• Boîte de résistances × 1 , × 10 , × 100 , × 1 000 valeur 0 sans osciller.

64 PARTIE C - ÉVOLUTION DES SYSTÈMES ÉLECTRIQUES


chap08.fm Page 65 Jeudi, 8. août 2002 12:09 12

L 2. a. Les expressions des énergies sont :


d. On a : ( R + r ) = R c = 2 ----
C 1 1
pour le passage d’un régime à l’autre. E e = --- Cu C2 et E m = --- Li 2
2 2
On peut faire l’analyse dimensionnelle du second
membre pour justifier la comparaison. Celle de la puissance dissipée par effet Joule :
2. La décharge est plus rapide pour une valeur de P j = ( R + r )i 2
résistance proche de R c . Quand R augmente, la
durée de la décharge augmente. b. et c. On peut afficher les graphes d’évolution
avec le temps des grandeurs E e , E m , E e + E m .
3. a. La durée mesurée entre différents passages par
(voir le Doc. 10 p. 173 du livre de l’élève).
0 dans le même sens de variation est constante, ce
n’est pas la durée d’un motif identique et répété. On peut aussi tracer E m en fonction de E e .
b. Les mesures donnent une pseudo-période quasi Dans tous les cas, on constate que E e ( t ) et E m ( t )
constante pour R variant de 0 à 100 , cette durée varient de façon pseudo-périodique, et que l’une est
devient de plus en plus élevée quand R varie de maximale (ou pratiquement maximale) quand
200  à 600 . l’autre est nulle.
La pseudo-période croît avec la résistance du circuit. Il y a donc un transfert d’énergie de la bobine au
4. a. La forme prévisible de tension est sinusoïdale, condensateur et vice-versa mais l’énergie totale
avec une période très proche de la pseudo-période stockée diminue au cours du temps.
obtenue à R = 0 . Les éléments responsables de la diminution d’éne-
b. Voir l’établissement de l’équation différentielle rgie sont les résistances du circuit qui dissipent
et la résolution analytique donnés dans le cours. vers l’extérieur l’énergie électrique reçue par effet
Joule.
2
La grandeur  0 = ------- n’est pas à définir, c’est un
T0 d. Sur une durée très courte t entre les instants t et
intermédiaire de calcul : t + t , l’énergie dissipée s’écrit :

 2 E j = P j t = ( R + r )i 2 t
------- = -------
2 1
 T 0 LC
e. L’énergie perdue depuis le début de la décharge
c. T 0 = 2 LC se décompte en faisant la somme des énergies de
d. La valeur obtenue correspond à la précédente. type E j obtenues sur chacun des courts intervalles
e. On vérifie ici que la pseudo-période est égale à la t avec lesquels on a morcelé la durée [ 0, t ] .
période propre quand l’amortissement est négligeable.
E j = ∑ E j

Lorsque la durée t tend vers 0, cette somme corres-


2. Étude énergétique pond à l’intégrale :
de la décharge
t
oscillante (p. 169) ∫0 ( R + r )i 2 dt

Matériel f. On trace E m ( t ) + E e ( t ) et E j ( t ) , si on effectue


leur somme, on obtient une constante.
Le même que pour l’activité précédente.
3. a. et b. L’énergie initiale du condensateur est :
Correction
1
1. a. L’intensité du courant peut se calculer en utili- E e ( 0 ) = --- CU 2 et T 0 = 2 LC
2
sant les multiples fonctions du tableur :
uR E e et E m sont des fonctions sinusoïdales du temps
• soit à partir de u R avec : i = – -----
R T0 1
de période ------ et de valeur maximale --- CU 2
dq du C 2 2
• soit à partir de u C avec : i = ------ = C ---------
dt dt (voir le Doc. 9 p. 173 du livre de l’élève).

8 - Circuit RLC série 65


chap08.fm Page 66 Jeudi, 8. août 2002 12:09 12

On modélise donc les couples ( t, ln ( u ) ) par une


ACTIVITÉS droite décroissante.
D’EXPLOITATION
Son coefficient directeur identifié à  – --- permet
1
 
alors d’évaluer la constante de temps .
3. Durées b. En comparant les deux valeurs et les dimensions
caractéristiques d’un L
circuit RLC (p. 176) des deux grandeurs, on déduit :  = 2 ---
R
Cette durée est donc caractéristique de l’amortisse-
Matériel ment de « l’amplitude » des oscillations.
Le professeur peut alors, s’il veut prolonger l’acti-
• Pile, accumulateur ou générateur de tension cons-
vité, travailler sur l’équation différentielle de
tante réglable Matelco
l’oscillateur amorti et en dégager aussi l’expression
• Condensateur (de boîte de capacités) 1,0 F
des temps caractéristiques.
• Bobine L = 18 mH , de résistance faible (2,8 )
En comparant ces durées, on met en évidence le fait
• Boîte de résistances × 10
suivant :
• Interrupteur à trois bornes sans rebond aux
niveaux des contacts (on peut utiliser un relais reed) T0
• si  > ------ , le régime est pseudo-périodique.
• Interface type Candibus et logiciel associé type 2
Regressi ou oscilloscope à mémoire pouvant trans- T0
férer ses données à un ordinateur. • si  < ------ , le régime est apériodique.
2
• A.O.TL081 avec alimentation symétrique, monté
avec deux résistances R 1 = 2 ,2 k  et une boîte de
résistances R 0 identique à la première. 4. Un outil
pour l’analyse des
Correction oscillateurs (p. 177)
1. Au moyen d’un oscilloscope à mémoire ou d’une
interface reliée à un ordinateur afin de visualiser Matériel
l’évolution de la tension u C avec le temps.
• Pile, accumulateur ou générateur de tension cons-
2. a. T 0 = 2 LC
tante réglable Matelco
b. La mesure se fait suivant deux méthodes : • Condensateur (de boîte de capacités) 10 F,
• réalisation d’un oscillateur RLC amorti mais • Bobine d’inductance de l’ordre de 10 mH, de
l’amortissement devra être faible afin d’obtenir la résistance connue.
quasi-égalité entre période propre et pseudo- • A.O.TL081 avec alimentation symétrique, monté
période. On capture la tension aux bornes du con- avec deux résistances R 1 = 2 ,2 k  et une boîte de
densateur, on mesure sa pseudo-période, on déduit résistances R 0 ( × 10  )
la période propre. • Interrupteur à trois bornes sans rebond aux
• réalisation d’un oscillateur RLC entretenu par niveaux des contacts (on peut utiliser un relais reed),
« résistance négative ». Le dipôle d’entretien est • Interface type Candibus et logiciel associé type
fourni intégralement monté. On capture toujours la Regressi ou oscilloscope à mémoire pouvant trans-
tension aux bornes du condensateur et aussi la ten- férer ses données à un ordinateur.
sion de sortie de l’amplificateur opérationnel pour
affiner les réglages. Les oscillations sont quasi-sinu-
soïdales, de période égale à la période propre. Correction
On mesure cette période d’oscillation. 1. a. On utilise ici la convention récepteur pour les
3. a. Pour bien comprendre que la nouvelle durée deux dipôles (voir le Doc. 6 p. 171 du livre de
est associée à l’amortissement, il est bien préférable l’élève).
de travailler sur les maxima et de modéliser la La loi d’additivité des tensions donne :
courbe sur laquelle ils se placent plutôt que de q dq
u C + u L = 0 . Or u C = ---- avec i = ------ et
modéliser directement la tension acquise par une C dt
sinusoïde amortie (comme peut le faire Regressi, di d2q d2q q
par exemple). u L = L ----- = L --------2 d’où --------2 + ------- = 0
dt dt dt LC

66 PARTIE C - ÉVOLUTION DES SYSTÈMES ÉLECTRIQUES


chap08.fm Page 67 Jeudi, 8. août 2002 12:09 12

Cette équation différentielle admet pour solutions Ce cercle est décrit dans le sens horaire, à partir de
les fonctions q ( t ) de la forme : M 0 (point où se trouve M à la date t = 0 ).

q ( t ) = Q m cos  ------- t + 0
2 Y
 T0 

à condition de satisfaire la relation :  ------- = -------


2 2 1
 T 0 LC
L’amplitude Q m et la phase 0 dépendent des con-
ditions initiales. O M0 X
À la date t = 0 :
• la charge s’écrit : q ( 0 ) = Q m cos  ------- × 0 + 0
2
 T0 
• l’intensité du courant s’écrit :
e. L’énergie stockée dans le circuit LC s’écrit :

i ( 0 ) = Q m cos  ------- × 0 + 0 + ----
2 E = Ee + Em
 T0 2
X2 1
D’où : 0 = 0 et Q m = q ( 0 ) Or : E e = ------- et E m = --- L 02 Y 2
2C 2
Et q ( t ) = q ( 0 ) cos  ------- t = q ( 0 ) cos (  0 t )
2
X 2 + Y 2 OM 2
 T0  D’où : E = ------------------- = ------------
2C 2C
= 10 cos ( 3 ,16 ⋅ 10 3 t ) en C Pour l’oscillateur LC, E est constante donc OM est
constante et M décrit un cercle de centre O.
b. L’intensité est la dérivée de la charge par rapport La valeur de la constante fixe le rayon q ( 0 ) du cer-
au temps : cle.

i = ------ = –  0 q ( 0 ) sin (  0 t ) =  0 q ( 0 ) cos   0 t + ----
dq 2. La courbe obtenue comporte deux parties :
dt  2 • une spirale démarrant en O et décrivant la nais-

I m =  ------- q ( 0 )
2 sance des oscillations,
D’où : et 1 = ----
 T 0 2 • un cercle limite, décrivant les oscillations perma-
nentes obtenues en final.
c. L’énergie stockée dans le condensateur à la date t
On déduit ainsi que l’énergie totale stockée croît et
s’écrit :
1 q( 0 )2
1 q2 1 se stabilise à la valeur --- -------------
E e = --- ----- = ------- q ( 0 ) 2 cos2 (  0 t ) 2 C
2 C 2C
3. La courbe obtenue est une spirale qui s’enroule
Celle stockée dans la bobine au même instant : dans le sens horaire et se termine en O.
1 1
E m = --- Li 2 = --- Lq ( 0 ) 2  02 sin2 (  0 t ) X2 + Y 2
2 2 a. L’énergie s’écrit toujours sous la forme -------------------
2C
La somme s’exprime par :
b. À la date t = 0 , M se trouve sur l’axe des X en
1 q( 0 )2 q( 0 )2 M 0 ( q ( 0 ), 0 ) .
2 = ------------
E em = --- ------------- car LI m -
2 C C L’origine est un point d’aboutissement.
L’énergie totale stockée dans le circuit reste donc L’énergie totale diminue donc jusqu’à l’annulation
constante (voir le Doc. 9 p. 173 du livre de l’élève). complète.
d. On a : Y
X = q ( 0 ) cos (  0 t ) 8
6

Y = q ( 0 ) cos   0 t + ---- = – q ( 0 ) sin (  0 t )
4
 2 2
0
Le grapheur donne, pour la représentation graphi- –2
que de Y en fonction de X, un cercle centré sur l’ori- –4
gine et de rayon q ( 0 ) . –6
Les équations précédentes sont donc les équations –8
paramétriques d’un cercle de centre l’origine et de –8 –6 –4 –2 0 2 4 6 8 X
rayon q ( 0 ) .

8 - Circuit RLC série 67


chap08.fm Page 68 Jeudi, 8. août 2002 12:09 12

c. Après avoir refait un enregistrement pour diver- ● 13. a. L’énergie totale est la somme de l’énergie
ses valeurs croissantes de résistance R, on observe électrique du condensateur et de l’énergie magnéti-
que la spirale comporte de moins en moins de tours : 1 q2 1
un tour correspond visiblement à une oscillation et que de la bobine : E = E e + E m = --- ----- + --- Li 2
2 C 2
le nombre de tours donne le nombre d’oscillations dE
effectuées par l’oscillateur. b. La dérivée ------- est nulle.
dt
(Si on passe au régime apériodique, il n’y a plus de
1 dq dq d 2 q
Donc : ---- q ------ + L ------ --------2 = 0
spirale mais un arc OM 0 de concavité tournée vers C dt dt dt
le haut.) car, avec un condensateur orienté en récepteur et
d. L’oscillateur décrit ici est de type RLC, la charge possédant la charge q sur la première armature ren-
initiale du condensateur est de 50 C, il est en dq
contrée par le courant, i = ------ .
oscillations libres amorties puisqu’on observe seu- dt
dq
lement 4 oscillations effectuées. i = ------ étant non nul, on simplifie et on retrouve
dt
l’équation différentielle d’évolution de la charge q
du condensateur.
EXERCICES ● 16. a. On observe une décharge oscillante amortie.
b. Le circuit est peu amorti : la pseudo-période T est
Appliquer voisine de la période propre 2 LC
ses connaissances On mesure : T = 4 ,0 ms
D’où : C = 1 ,2  F
● 10. a. L’énergie initiale du condensateur c. On branche la voie 2 de sorte qu’on ait le résistor
1 « pris » entre la masse et cette voie.
s’écrit : E e ( 0 ) = --- CU 2 uR
2 Alors : u R = – Ri et i = – -----
b. Ce circuit correspond au modèle LC : il y a R
échange périodique entre les formes électrique (dans d. À l’instant de basculement, le condensateur est
le condensateur) et magnétique (dans la bobine). complètement chargé, la tension à ses bornes est
T0 maximale.
Ces formes sont périodiques de période ------
2 Or, à la date t = 0 , la tension à ses bornes est nulle :
T0 les deux dates ne coïncident donc pas.
À t = n ------ , on a : E = E e et E m = 0
2
T0 ● 17. a. E max = 1--- CU max
2
À t = ( 2n + 1 ) ------, on a : E = E m et E e = 0 2
4 Numéro
c. Seule 2 LC est homogène à une durée. 1 2 3 4 5 6 7
du maximum
● 12. a. En Doc. 1, u ( 0 ) = 5 V E max (J) 1,7 1,1 0,84 0,57 0,42 0,29 0,22

Donc : q ( 0 ) = Cu ( 0 ) = 1 ,1  C b. Aux mêmes instants (calculables par l’expression


L’affirmation est vraie. ( n – 1 )T ), l’énergie magnétique est nulle, l’énergie
b. La pseudo-période mesurée est de 0,4 ms. totale est égale à E max .
L’affirmation est fausse. c. E max ( t ) n’est pas affine.
c. Pour la première expérience, on peut prévoir une E max (µJ)
pseudo-période proche de la période propre :
T  T 0 = 2 LC 2
Pour la deuxième expérience, on prévoit :
T′  2 LC′ = 2 × 2 LC = 2 T 1
Or, on mesure : T′ = 0 ,2 ms
L’affirmation est vraie.
d. En régime apériodique, les grandeurs électriques 0 T 2T 3T 4T 5T 6T 7T t
n’oscillent pas.
L’affirmation est fausse.

68 PARTIE C - ÉVOLUTION DES SYSTÈMES ÉLECTRIQUES


chap08.fm Page 69 Jeudi, 8. août 2002 12:09 12

d. On voit que :
U – uC
Numéro du
1 2 3 4 5 6 7 ---------------- = [ V ⋅ s – 2 ] donc [ LC ] = [ s – 2 ] et,
maximum LC
R
E max (J) 1,7 1,1 0,84 0,57 0,42 0,29 0,22 de même --- = [ s – 1 ]
L
ln ( E max ) 0,53 0,09 – 0 ,17 – 0 ,56 – 0 ,87 – 1 ,23 – 1 ,51
On trouve deux temps caractéristiques :
ln (E max) LC associé à la période propre T 0 = 2 LC
1 L
et
= ---
R
3T Les valeurs respectives sont 8 ,3 ⋅ 10 – 6 s et 0,50 s.
0 T 2T 4T 5T 6T 7T 8T t T0
Comme
>> ------- , le système peut osciller, le régime
2
–1
est pseudo-périodique.
d. À t = 1 ns , on a : u C = 2 ,8 ⋅ 10 3 V
–2 À t = 10 ns , on a : u C = 2 ,8 ⋅ 10 4 V
e. L’étincelle apparaît puisque la tension atteint la
Le graphe correspond à une droite, la grandeur valeur critique d’ionisation.
( – k ) correspond au coefficient directeur. U
3. a. I = ---- = 1 ,00 A
D’où : – k = – 85 s – 1 et k = 85 s – 1 R
R T 0 = 2 L′C = 3 ,7 ⋅ 10 – 9 s
On calcule --- = 85 ,7 S.I.
L L′

= ----- = 1 ,0 ⋅ 10 – 7 s
R R
Comme l’unité de --- est aussi le s – 1 ,
L Le régime est encore pseudo-périodique.
on en déduit :
R
k = --- b. U m = 1 700 V , la tension n’atteint jamais la
L valeur critique, il n’y a pas d’étincelles.

2
● 19. 1. b. U = L d--------q2 + ---q- ( 1 )
Aller plus loin dt C
d2Q Q d2Q d2q
c. On a : 0 = L --------- - = --------
- + ---- car ---------
● 18. 1. a. La constante de temps du circuit dt 2 C dt 2 dt 2
L d. La fonction proposée est solution si :
inductif s’exprime par  = --- et vaut 0,50 s.
R 1
b. Le régime est continu permanent : la bobine  2 =  02 = ------- (voir le cours)
LC
fonctionne comme un conducteur ohmique U = RI e. On obtient alors :
Donc :
U
I = ---- = 1 ,00 A q = CU + Q m cos (  0 t + 0 )
R pour la solution de ( 1 ) .
2. a. On calcule C = 3 ,5 ⋅ 10 – 13 F
2. a. q 0 = 0 et i 0 = 0
Cette valeur très faible est compatible avec la modé-
b. q 0 s’exprime aussi par :
lisation de l’interrupteur.
b. On oriente chaque dipôle en récepteur. L’applica- CU + Q m cos ( 0 )
tion de la loi des mailles et la relation intensité-ten- et i 0 par : –  0 Q m sin ( 0 )
sion du condensateur permettent d’obtenir :
D’où : Q m = – CU et 0 = 0
du C d 2 uC
U = u C + RC --------- + LC ----------- - c. La charge q ( t ) s’écrit : CU ( 1 – cos (  0 t ) )
dt dt 2 C’est une fonction sinusoïdale variant entre les
c. Si on écrit la relation sous la forme : valeurs 0 et 2CU et de période T 0 .
U – u C R du C d 2 u C La droite d’équation q = CU est axe de symétrie
---------------- = --- --------- + -----------
- , et sachant que : pour la courbe correspondante.
LC L dt dt 2
Il y a des oscillations électriques non pas autour de
du d 2 uC l’état de charge nulle mais autour de l’état de charge
--------C- = [ V ⋅ s – 1 ] et - = [ V ⋅ s– 2 ]
-----------
dt dt 2 moyenne CU.

8 - Circuit RLC série 69


chap08.fm Page 70 Jeudi, 8. août 2002 12:09 12

On peut donc tracer l’évolution de la grandeur T 2


ENTRAÎNEMENT avec la variable L (avec C = 0 ,40  F ), puis l’évo-
AU BAC lution de T 2 avec la variable C (avec L = 68 mH ).
Les représentations obtenues sont des droites pas-
● 20. a. C’est un oscillateur électrique en régime sant par l’origine : T est proportionnelle à L et à
pseudo-périodique. En régime très amorti, il n’y a C.
plus d’oscillations mais une décroissance régulière Ces deux grandeurs étant indépendantes, T est pro-
de la tension de la valeur initiale jusqu’à la valeur 0. portionnelle à LC .
Le coefficient de proportionnalité se calcule à partir
b. Pour 7 pseudo-motifs, on mesure la durée 7,0 ms
d’un des deux graphes, il vaut 2.
d’où T = 1 ,0 ms .
On vérifie donc que T est égale à la période propre.
Il intervient aussi le temps caractéristique de
l’amortissement des oscillations. d. L’équation ( 1 ) représente, dans le système de
coordonnées choisi, une droite passant par l’origine,
c. On oriente chaque dipôle en récepteur. L’applica-
décroissante et de pente ( – k 2 ) : le graphe est en
tion de la loi des mailles et la relation intensité-
accord avec l’équation ( 1 ) .
tension du condensateur permettent d’obtenir :
La pente mesurée est : – 1 ,1 ⋅ 10 6 s – 2
du C d 2 uC d 2 uC
0 = u C + rC --------- + LC ----------- 2 2
- Comme : - = –  ------- u C
-----------
dt dt 2 dt 2  T
d. L’équation ne comporte plus de terme en
2
du C On a : T = ------- = 6 ,0 ⋅ 10 – 3 s
rC --------- . k
dt e. L’énergie totale stockée dans le circuit :
On retrouve, comme dans le cours, T 0 = 2 LC
1 1
e. La pseudo-période est quasi-égale à la période E = E e + E m = --- Cu C2 + --- Li 2 reste constante.
2 2
propre car le circuit est peu amorti.
du C 2
On écrit : E = E e + E m = --- Cu C2 + --- LC 2  ---------
D’où : L = 0 ,10 H 1 1
2 2  dt 
● 21. a. R 0 = R E
Soit : K = 2 ----
b. U = 4 V et T = 6 ms C
c. On repère, dans le tableau, deux demi-tableaux : f. Le graphe est une droite décroissante, coupant les
l’un où C reste constant, de valeur 0,40 F, l’autre
axes de coordonnées en  2 ---- ; 0 et  0 ; 2 ----
E E
où L reste constant de valeur 68 mH.  C   C

70 PARTIE C - ÉVOLUTION DES SYSTÈMES ÉLECTRIQUES


coin-bac-c.fm Page 71 Jeudi, 8. août 2002 12:25 12

PARTIE C. ÉVOLUTION
DES SYSTÈMES ÉLECTRIQUES
3. a. Le graphe montre qu’en régime permanent :
PROBLÈMES DE BAC u SM = u PM = U = 2 V et i = I max = 2 mA
U
● 1. 1. a. Oui. Utiliser un conducteur ohmique de De u SM = R′i on déduit R′ = ---------- = 1 000 
résistance plus élevée permettra d’augmenter la I max
valeur de la constante de temps du circuit, et donc la i (mA)
durée du régime transitoire.
b. Non. 2,5
c. et d. Non car la valeur de la force électromotrice Imax
2
n’a pas d’influence sur la durée du régime transitoire.
e. Non. 1,5
f. Oui. La durée actuelle de l’acquisition est trop 1
grande devant celle du régime transitoire, on peut
envisager de la raccourcir pour mieux visualiser le 0,5
régime transitoire. τ
0
2. a. On visualise u PM sur la voie 1 et u SM sur la 0 0,5 1 1,5 2 t (µs)
voie 2.
b. La tangente à la courbe en t = 0 coupe son
Avec la convention d’orientation indiquée pour
U
u PS u PM – u SM asymptote horizontale d’équation i = I max = ----- au
i ( t ) , on a : i ( t ) = -------
- = ------------------------- R′
R R point d’abscisse . Le point de la courbe d’abscisse
b. Avec la convention d’orientation indiquée pour
 a pour ordonnée I max ( 1 – e – 1 ) = 1 ,26 mA .
dq d ( Cu SM ) du SM
Par les deux méthodes, on obtient :  = 0 ,4  s
i ( t ) , on a : i ( t ) = ------ = ---------------------
- = C -------------
dt dt dt
L
c. Par analogie avec le résultat de la modélisation, c.  = ----- donc L = R′ = 0 ,4 mH
R′
on en déduit : C = 1 ,0 ⋅ 10 – 9 F = 1 ,0 nF
● 3. 1. Quand t  0 et quand t → ∞ l’associa-
● 2. 1. a. Avec la convention d’orientation indi- tion est en courant continu et régime permanent.
di
quée pour i, on a : u PS = L ----- + ri L’intensité i est nulle si D est un condensateur, et
dt u D est nulle si D est une bobine de résistance
u SM L du SM r négligeable :
b. i ( t ) = --------- donc u PS = ----- ------------- + ----- u SM
R′ R′ dt R′ a. Pour un condensateur : i = f ( t )
c. Dans l’égalité précédente, chacun des termes doit b. Pour une bobine de résistance négligeable :
avoir la dimension d’une tension. uD = f ( t )
Pour le premier terme de la somme on a donc :
2. a. Pour un condensateur :
L
----- ⋅ [ V ] ⋅ [ s ] – 1 = [ V ] 1
E ( t ) = --- Cu D2 donc a = C et u D = g ( t )
R′ 2
L b. Pour une bobine de résistance négligeable :
----- est donc bien homogène à un temps.
R′
1
2. a. On visualise u PM sur la voie 1 et u SM sur la E ( t ) = --- Li 2 donc a = L et i = g ( t )
voie 2, on a u PM = u SM . On a donc u PS = 0 . 2
dg ( t )
u SM étant constante l’expression de u PS devient : 3. f ( t ) = a ------------- équivaut :
dt
r du D
u PS = ----- u SM a. pour le condensateur à : i = C ---------
R′ dt
On en déduit que r << R′ puisque u SM n’est pas nulle. di
b. pour la bobine à : u D = L -----
b. On a alors : dt
L Ces deux égalités sont vraies, la relation est vérifiée
 = -----
R′ pour le condensateur et pour la bobine.

71
coin-bac-c.fm Page 72 Jeudi, 8. août 2002 12:25 12

4. Tension aux bornes du conducteur ohmique en 2. a.


convention récepteur : u R = Ri
i
Additivité des tensions : u = u R + u D = Ri + u D
q
À t  0 on : a u = 0 = Ri + u D uL uC
L C
En introduisant f ( t ) et g ( t ) on obtient :
a. pour le condensateur : Rf ( t ) + g ( t ) = 0
dg ( t )
D’où d’après l’équation (1) : Ra ------------- + g ( t ) = 0
dt
dq q di
dg ( t ) 1 1 1 u C = ----
i = ------ u L = L -----
Ou encore : ------------- + ------- g ( t ) = 0 avec ------- = -------- dt C dt
dt Ra Ra RC
b. pour la bobine : Rg ( t ) + f ( t ) = 0 q d2q
b. u C + u L = 0 donc ---- + L --------2 = 0
C dt
dg ( t )
D’où d’après l’équation (1) : Rg ( t ) + a ------------- = 0 d 2 uC
dt -=0)
(ou u C + LC -----------
dg ( t ) R R R dt 2
Ou encore : ------------- + --- g ( t ) = 0 avec --- = --- C’est la même équation pour la charge q ou pour la
dt a a L tension u C .
dg ( t )
5. g ( t ) = Ae – t donne ------------- = – Ae – t 2 1
dt c. ------- =  0 = ------------
Et dans l’équation (2) : – Ae – t + Ae – t = 0 T0 LC
vrai quel que soit A. 2
et T 0 = ------- = 2 LC = 2 ,7 ms
Ae – t est bien solution de (2) quelle que soit la 0
valeur de A. d. À t = 0 , on a :
6. À t = 0 , il y a continuité de la tension u D pour le i(0) = 0
condensateur, et de l’intensité i pour la bobine, donc q ( 0 ) = Cu C ( 0 )
de g ( t ) quelle que soit la nature de D (condensateur Donc : i ( 0 ) = –  0 Q m sin (  0 × 0 + ) = 0
ou bobine). q ( 0 ) = Q m cos
Ses valeurs à t = 0 sont les mêmes qu’à t < 0 , en
régime permanent avec u = U max  = 0

a. Pour le condensateur : g ( t ) = u D  Q m = q ( 0 ) = Cu C ( 0 ) = 100  C
À t = 0 , on a : g ( t ) = U max e. T 0 = 2 LC = 2 ,7 ms
Or : g ( 0 ) = A donc A = U max 10
T = ------ ms = 2 ,5 ms
b. Pour la bobine de résistance négligeable : 4
g(t ) = i On trouve T  T 0 aux erreurs expérimentales près.
3. a. Amplificateur opérationnel.
U max
À t = 0 , on a : g ( t ) = -----------
- b. Pour D fonctionnant dans la partie 2 : u D = – R 3 i
R
i
U max
Or : g ( 0 ) = A donc A = -----------
-
R
7. a. Pour le condensateur : uL r, L
t
– --------
g ( t ) = u D ( t ) = U max e RC D uD
b. Pour la bobine :
uC C
U max – --R- t q
g ( t ) = i ( t ) = ------------ e L
R
uD + uL + uC = 0
● 4. 1. Courbe 1 : R = 70 ,0 
Courbe 2 : R = 12 ,0  di
– R 3 i + ri + L ----- + u C = 0
dt
Courbe 3 : R = 2 ,0 
C’est la résistance qui est responsable de l’amortis- dq du C
Et : i = ------ = C ---------
sement des oscillations. dt dt
2
d uC du
Régime pseudo-périodique (courbes 2 et 3 ).
- + ( r – R 3 )C --------C- + u C = 0
D’où : LC -----------
Régime apériodique (courbe 1 ). dt 2 dt

72 PARTIE C - ÉVOLUTION DES SYSTÈMES ÉLECTRIQUES


coin-bac-c.fm Page 73 Jeudi, 8. août 2002 12:25 12

c. Si r > R 3 , le terme en ( r – R 3 )C est positif, 1


il correspond à un amortissement des oscillations. b. La période est liée à la fréquence par : T = ---
f
du C T2 1
Si r = R 3 , le terme ( r – R 3 )C --------- s’annule et et C = ------------
- = ------------------- donne :
dt 4 2 L 4 2 L f 2
on retrouve l’équation différentielle du circuit LC :
C = 130 pF et  = 62 ,5 %
les oscillations sont sinusoïdales.
uC
● 6. I. 1. D’après la courbe , u C = 2 ,0 V au
bout d’un temps suffisamment long.
t Le circuit considéré permet la charge du
condensateur : U = u C + Ri
i étant l’intensité instantanée.
Au bout d’un temps suffisamment long, i est nulle
● 5. 1. a. De 0 à 15 ms, la tension aux bornes du et U = u C
condensateur augmente puis se stabilise : c’est la Donc : U = 2 ,0 V
charge. De 15 ms à ∞ , on a une décharge oscillante 2. Méthode de la tangente à l’origine :  = 6 ,6 ms
dans la bobine. 3.  = RC donne C = 66  F
di du C
b. u L = L ----- et i = C --------- R
4. Si on remplace R par R′ = --- , la constante de
dt dt 2
 [ V ] = [ inductance L ] [ A ] [ s ] – 1 
temps passe de  à --- . La courbe tracée rejoint donc
donnent :  2
 [ A ] = [ capacité C ] [ V ] [ s ] – 1
plus vite l’asymptote horizontale u C = 2 ,0 V .
Soit : [ LC ] = [ s ] 2 donc [ LC ] = [ s ]
c. 3T = ( 88 – 15 ) ms donc T = 24 ms uC
La période propre se calcule par : R/2

T 0 = 2 LC = 24 ms 2,0 V

On vérifie donc que T  T 0 (circuit peu amorti). R


d. Le système oscille effectivement pour les valeurs
de résistance faibles.
L’enregistrement (1. b) correspond à R 2 . τ /2 τ t
L’enregistrement (1. c) correspond à R 3 .
II. 1. Le régime permanent est obtenu lorsque i ne
La résistance est responsable de l’amortissement
varie plus : I = 18 mA
des oscillations.
2. La loi d’additivité des tensions donne :
2. a. La courbe de charge en (2. a) est identique à
celle de (1. b) donc la constante de temps R C C est di
U = Ri + ri + L -----
identique, donc C est identique. dt
La pseudo-période se mesure : di
3T = ( 65 – 15 ) ms donc T = 17 ms En régime permanent : i = I et ----- = 0
dt
T2 U = ( R + r )I
U
( R + r ) = ----
T  T 0 donne L 2 = -------------
- = 0 ,49 H Donc : et
4 2 C I
b. La courbe de charge en (2. b) est différente de Soit : r = 11 
celle en (1. b), la valeur de C a été modifiée. III. 1. a. Oscillations libres puisque le circuit ne
Par mesure, on a : 2T = ( 83 – 15 ) ms comporte aucun générateur.
Soit : T = 34 ms b. Oscillations amorties à cause de la résistance r de
la bobine.
T2
C 2 = ---------------
- = 29  F 2. 3T = 0 ,077 s donc T = 26 ms
4 2 L 1
3. En supposant le circuit peu amorti (résistance r de
3. a. On peut écrire C (  ) = a + b avec a > 0 la bobine faible devant la résistance critique), on a
(C augmente avec ) égalité entre période propre et pseudo-période.
a est le coefficient directeur de la droite, il vaut
0,40 pF par % T2
T = 2 LC donc L = -------------
- = 0 ,29 H
b = C 1 – a 1 = 105 pF et C (  ) = 105 – 0 ,40  (en pF) 4 2 C

73
chap09.fm Page 75 Jeudi, 8. août 2002 12:10 12

CHAPITRE 9.
LOIS DE NEWTON
v4 – v2
ASPECTS 2. a. a 3 = ---------------
2t
-
PÉDAGOGIQUES Non, car la valeur d’une différence de vecteurs n’est
ET SCIENTIFIQUES pas égale à la différence des valeurs.
b. Non pour la même raison que précédemment (le
Les lois de Newton ont été abordées en classe de vecteur accélération est nul si les deux vecteurs ont
Seconde puis en classe de Première. la même direction, le même sens et la même valeur).
En Terminale, l’utilisation de la dérivée permet une c.
nouvelle formulation du vecteur vitesse et la
définition du vecteur accélération. – v2 v4
La deuxième loi de Newton est complétée et permet
de relier forces, masse et accélération. ∆v
M3
a3 v2
ACTIVITÉS
DE DÉCOUVERTE M1

1. Du vecteur vitesse Le représentant de v a pour longueur 2,6 cm.


au vecteur accélération Une mesure de la distance parcourue pour aller de
(p. 194) M 1 à M 3 , permet de déterminer l’échelle de repré-
sentation des vecteurs vitesses, soit 0,75 cm pour
0 ,1 m ⋅ s – 1 , v a donc pour valeur 0 ,35 m ⋅ s – 1.
Correction L’accélération a pour valeur 4 ,4 m ⋅ s – 2 , on peut
1. a. utiliser l’échelle 1 cm pour 1 m ⋅ s – 2 .
t (s) x (cm) v ( m ⋅ s– 1 ) a ( m ⋅ s– 2 ) d. Les vecteurs vitesses appartiennent au plan du
mouvement qui contient la trajectoire.
0,00 0,0 0,30
Il en est de même de la différence de ces deux vec-
0,04 1,3 0,36 1,7 teurs vitesses et donc du vecteur accélération.
0,08 2,9 0,44 1,9
0,12 4,8 0,51 1,7
0,16 7,0 0,58 1,6 2. Des forces
0,20 9,4 0,64 1,6 à l’accélération
0,24 12,1 0,71 1,6 (p. 195)
0,28 15,1 0,77 1,6
0,32 18,3 0,84 1,7
Correction
a. La résultante des forces est égale à la force exer-
0,36 21,8 0,91 1,7
cée par le ressort sur le mobile. Lorsque le centre
0,40 25,6 0,98 d’inertie du mobile est en G 3 , elle a pour direction
La vitesse semble augmenter régulièrement. OG 3 et est dirigée vers O. L’allongement du ressort
b. Voir le tableau ci-dessus. a pour valeur 7,8 cm. Sa valeur est 1,17 N.
Le taux de variation de la vitesse semble constant. On représente cette force à l’échelle 5 cm pour 1 N.
c. Le taux de variation de la vitesse est l’accéléra- v4 – v2
b. a 3 = ---------------
-
tion. Elle s’exprime en m ⋅ s – 2 . 2t

9 - Lois de Newton 75
chap09.fm Page 76 Jeudi, 8. août 2002 12:10 12

c. Construire v 2 , v 4 , leur différence  v = v 4 – v 2 , 3. Les acquisitions de données ont été faites en


puis a 3 . utilisant un banc à coussin d’air, deux ressorts de
Avec v 2 = 0 ,32 m ⋅ s – 1 et v 4 = 0 ,38 m ⋅ s – 1 on a raideur 5 N ⋅ m – 1 et un solide de masse 278 g.
 v = 0 ,22 m ⋅ s – 1 (échelle : 1 cm pour 0 ,2 m ⋅ s – 1) Une cuve potentiométrique permet l’acquisition
d’où a 3 = 1 ,8 m ⋅ s – 2 que l’on représente avec de x ( t ) .
l’échelle 1 cm pour 0 ,5 m ⋅ s – 2 . On peut aussi utiliser un mobile autoporteur et une
table à numériser (table Digdedoc p. 262 du livre de
v4 τ = 0,06 s l’élève).
G5 La vitesse puis l’accélération sont obtenus par
– v2 dérivation numérique.
G4 4. a. Le tableau suivant regroupe les résultats
∆v obtenus avec le solide de masse 278 g (x et a) et
(t3)
G3 avec le solide surchargé de 64 g ( x′ et a′ ).
v2 a3 t (s) x (cm) a ( m ⋅ s– 2 ) x′ ( cm ) a′ ( m ⋅ s – 2 )
G2 F
0,00 0,0 0,0 0,0 0,0
0,05 1,4 – 0 ,5 1,4 – 0 ,4
G1
0,10 2,6 – 0 ,9 2,7 – 0 ,8
d. La résultante des forces appliquées au mobile et 0,15 3,6 – 1 ,3 3,8 – 1 ,1
le vecteur accélération de son centre d’inertie ont
0,20 4,3 – 1 ,5 4,6 – 1 ,3
bien la même direction et le même sens.
F 1 ,17 0,25 4,6 – 1 ,7 5,1 – 1 ,5
e. ----- = ---------- = 0 ,65 kg
a 3 1 ,8 0,30 4,5 – 1 ,6 5,2 – 1 ,5
La valeur trouvée correspond à la masse du mobile. 0,35 4,0 – 1 ,4 4,9 – 1 ,4
f. F = ma 3 0,40 3,1 – 1 ,1 4,3 – 1 ,3
Dans un référentiel galiléen, la résultante des forces 0,45 2,0 – 0 ,7 3,4 – 1 ,0
appliquées à un solide est égale au produit de sa
0,50 0,6 – 0 ,2 2,2 – 0 ,6
masse par l’accélération de son centre d’inertie.
0,55 – 0 ,7 0,3 0,9 – 0 ,3

Pour la valeur commune de l’abscisse égale à


4,6 cm, la valeur commune de la résultante des
forces est : F = 10 × 0 ,046 = 0 ,46 N
ACTIVITÉS Elle est commune aux deux acquisitions car les
D’EXPLOITATION allongements des ressorts sont identiques.
b. Pour une masse de 278 g, l’accélération a pour
valeur 1 ,7 m ⋅ s – 2 .
3. Masse et inertie Pour une masse de 344 g, l’accélération a pour
(p. 202) valeur 1 ,3 m ⋅ s – 2 .
c. Les produits « masse × accélération » ont pour
Correction valeurs :
2. a. Le ressort de gauche a pour longueur  + x , • pour le solide sans surcharge : 0,47 N
celui de droite a pour longueur  – x . • pour le solide avec surcharge : 0,45 N
b. Si F 1 est la force exercée par le ressort de droite Ces résultats sont donc conformes à la deuxième loi
sur le solide : F 1 = – k (  + x –  0 )i de Newton et mettent en évidence le rôle de la masse
du solide.
i étant le vecteur unitaire de l’axe.
d. Cette expérience montre que, pour une même
On a, de même, pour le ressort de droite :
valeur de la résultante des forces appliquées à un
F 2 = – k (  – x –  0 )i solide, l’accélération est d’autant plus grande que la
c. La réaction du banc compensant le poids, la résul- valeur de la masse est faible.
tante des forces appliquées au solide est : Il est d’autant plus difficile de modifier la vitesse
F = – 2kxi que la masse est grande.

76 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


chap09.fm Page 77 Jeudi, 8. août 2002 12:10 12

4. Choix 3e cas : on choisit comme système l’ensemble


{motrice + wagon}
d’un système On retrouve toutes les forces déjà citées mais, parmi
elles, il y a deux forces intérieures : F m ⁄ w et F w ⁄ m .
Correction
1. a. Le T.E.R. est animé d’un mouvement de Rm Rw
translation rectiligne : tout ses points ont, à chaque
instant, la même vitesse et, par suite, la même
F Fm/w Fw/m fw
accélération.
motrice wagon
b. Le vecteur accélération a pour valeur fm
0 ,45 m ⋅ s – 2 , il a pour direction celle des rails et
pour sens celui du mouvement du train.
Pm Pw
2. a. On peut choisir pour système la motrice, le
wagon ou l’ensemble {motrice + wagon}. c. Le système {wagon} permet de déterminer
b. 1er
cas : on choisit comme système, la motrice. Fm ⁄ w .
Elle est soumise à : Le système {motrice + wagon} permet de déter-
• son poids P m miner F.
Le système {motrice} permet ensuite de déterminer
• la force motrice F
Fw ⁄ m .
• la réaction des rails R m
d. La deuxième loi de Newton permet, par projec-
• la résistance à l’avancement fm tion sur un axe parallèle aux rails, d’établir des rela-
• une force F w ⁄ m parallèle aux rails exercée par le tions pour lesquelles dans lesquelles apparaissent
wagon sur la motrice. les trois forces de valeurs inconnues citées à la
Ce sont des forces extérieures. question précédente.
Ces relations ne permettant de trouver que la valeur
Rm d’une seule force, cela impose un ordre d’utilisation.
La deuxième loi de Newton appliquée au wagon
fm Fw/m
conduit à :
F
motrice wagon F m ⁄ w = mw aG + f w
9 ,8
= 20 ⋅ 10 3 × 0 ,45 + 20 ⋅ 10 3 × -------
20
Pm
= 18 ,8 ⋅ 10 3 N
2e cas : on choisit comme système, le wagon. La deuxième loi appliquée au système {wagon
Il est soumis à : + motrice} conduit à :
• son poids P w F = ( m w + m m )a G + f m + f w
• la réaction des rails R w 9 ,8 9 ,8
• la force F m ⁄ w parallèle aux rails exercée par la = 50 ⋅ 10 3 × 0 ,45 + 30 ⋅ 10 3 × ------- + 20 ⋅ 10 3 × -------
10 20
motrice sur le wagon
= 61 ,7 ⋅ 10 3 N
• la résistance à l’avancement fw
La deuxième loi de Newton appliquée à la locomo-
Ce sont des forces extérieures.
tive conduit à :
F w ⁄ m = F – f m – m m a G = 18 ,8 ⋅ 10 3 N
Rw
Les résultats obtenus sont conformes à la troisième
loi de Newton.
Fm/w fw e. Pour trouver une coordonnée d’une force
motrice wagon inconnue le système choisit doit permettre d’écrire
une relation pour laquelle cette coordonnée est la
seule inconnue.
Cette consigne s’applique aussi au vecteur accélé-
Pw ration.

9 - Lois de Newton 77
chap09.fm Page 78 Jeudi, 8. août 2002 12:10 12

Il est centripète et a pour valeur :


EXERCICES v 2 ( 2 ,4 ) 2
a 5 = ----5- = --------------- = 20 m ⋅ s – 1
r 0 ,295
Appliquer On le représente à l’échelle 1 cm pour 10 m ⋅ s – 2 .

ses connaissances
v5
dx dy
● 13. a. v = dOM
------------- = ------ i + ------ j = 4i + 4tj
dt dt dt G5
dv
a = ------ = 4j .
dt a5
b. À t = 2 s , on a :
x=8m y=8m
vx = 4 m ⋅ s– 1 vy = 8 m ⋅ s– 1
O
ax = 0 ay = 4 m ⋅ s– 2
y (s)

G
G1
vy
c. Le mobile est soumis à son poids P, à la réaction
v
R de la table qui est verticale et à la force F exercée
par le fil.
ay d. La deuxième loi de Newton conduit à :
12
F + P + R = ma G ce qui par projection conduit à :
10
F = ma G d’où F = 0 ,683 × 20 = 14 N
8
vx R + P = 0 d’où R = 0 ,683 × 9 ,81 = 6 ,70 N
6
● 20. a. L’angle des vecteurs vitesses avec la
4
normale est de 45°, leur valeur en m ⋅ s – 1 est 15.
2 La valeur du vecteur v est de 21 m ⋅ s – 1 donc
0 celle de l’accélération est 1 ,1 ⋅ 10 4 m ⋅ s – 2 .
0 2 4 6 8 10 12 x (s) b.
Échelles de représentation :
1 cm pour 2 m ⋅ s – 1 et 1 cm pour 2 m ⋅ s – 2
c. v 2 = v x2 + v y2 d’où v = 8 ,9 m ⋅ s – 1 45 ° 45 °

x x2
d. t = --- d’où y = -----
4 8
aG
● 18. a. Le centre d’inertie G du mobile est animé
d’un mouvement circulaire uniforme. c. La force F exercée par le mur sur le palet a la
En tenant compte de l’échelle, le diamètre du cercle direction et le sens de l’accélération et pour valeur :
a pour valeur 0,59 m et un demi-cercle est parcouru F = ma G = 0 ,093 × 1 ,1 ⋅ 10 4 = 1 ,0 ⋅ 10 3 N
en 9 ,5 × 40 ms soit 0,38 s.
● 21. a. Avec t en m ⋅ s – 1 et t en s.
La vitesse du mobile a pour valeur 2 ,4 m ⋅ s – 1 .
• Jusqu’à t = 20 s , on a :
b. Le vecteur vitesse v 5 est tangent à la trajectoire
en G 5 , a le sens du mouvement et pour valeur
v = 1 ,5t et a = 1 ,5 m ⋅ s – 2
2 ,4 m ⋅ s – 1 . On le représente avec l’échelle 1 cm Le mouvement est accéléré.
pour 1 m ⋅ s – 1 • De t = 20 s à t = 70 s , on a :
Le vecteur accélération a 5 a la direction du rayon v = 30 m ⋅ s – 1 et a = 0
OG 5 . Le mouvement est uniforme.

78 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


chap09.fm Page 79 Jeudi, 8. août 2002 12:10 12

• De t = 70 s à t = 80 s , on a : Le mouvement projeté selon ( Oy ) est un mouve-


v = – 3t + 240 et a = – 3 m ⋅ s – 2 ment dont l’accélération est constante et égale à
Le mouvement est ralenti. 4 ,9 m ⋅ s – 2 .
b. L’aire sous la courbe a pour valeur 1 950 m. e. En O, on a :
80 v = v x i = 0 ,5i et a = a y j = 4 ,9j
Cette aire est celle de

0
v dt donc celle de la dis-
tance parcourue entre les instants de dates 0 et 80 s. x v O

● 22. a. Pendant les deux premières secondes, la


vitesse est une fonction linéaire du temps : v = 10 t
avec v en m ⋅ s – 1 et t en s. L’accélération du mou-
vement est constante et de valeur 10 m ⋅ s – 2 .
b. À t = 6 s , la détermination graphique de la a
valeur de l’accélération (tracé de la tangente et
détermination de sa pente) conduit à
a = – 12 m ⋅ s – 2 .
c. L’aire sous la courbe peut être estimée à 145 m,
c’est la distance parcourue par la voiture.
1 cm
y 1 cm

ENTRAÎNEMENT
● 24. 1. a. Bilan des forces :
AU BAC • le poids P de la navette vertical, vers le bas,
de valeur au décollage :
P = Mg = 2 ,041 ⋅ 10 6 × 9 ,8 = 20 ⋅ 10 6 N
● 23. a.
• la poussée F, verticale, vers le haut,
t (ms) x (mm) y (mm) v y ( m ⋅ s– 1 ) de valeur au décollage : F = 32 ,4 ⋅ 10 6 N
– 300 – 148 222
b. Dans un référentiel terrestre :
– 240 – 120 142 – 1 ,18
P + F = ma G
– 180 – 92 80 – 0 ,89
Sur un axe ( Ox ) vertical et ascendant, on a :
– 120 – 60 35 – 0 ,59
P x + F x = ma Gx
– 60 – 31 9 – 0 ,29
Px + F x F – P
0 0 0 0 a G = a Gx = -----------------
- = -------------
m m
60 30 10 0,3
( 32 ,4 ⋅ 10 6 – 20 ⋅ 10 6 )
120 – 61 36 0,58 = ----------------------------------------------------- = 6 ,1 m ⋅ s – 2
2 ,041 ⋅ 10 6
180 92 80 0,88
c. En prenant pour origine des dates, le début de la
240 120 142 1,18
phase de décollage :
300 148 222
v x = 6 ,1t
b. x semble augmenter d’environ 3 cm toutes les 1
60 ms, le mouvement projeté sur ( Ox ) semble uni- x = --- × 6 ,1t 2
2
forme (si x est une fonction affine du temps la coor- Pour les deux premières secondes du mouvement, la
donnée v x de la vitesse est constante). distance parcourue a pour valeur 12,2 m.
Une régression linéaire confirme cette impression,
elle conduit à v x = 0 ,50 m ⋅ s – 1 . 2. a. Le vecteur accélération a pour direction le
c. Voir le tableau ci-dessus. rayon navette – Terre et est centripète.
b. Il a pour valeur :
d. Une régression linéaire montre que :
v y peut être modélisée par une droite de pente v2 ( 7 711 ) 2
a G = ---------------- = ---------------------------------------------------
- = 8 ,90 m ⋅ s – 2
4 ,9 m ⋅ s – 2 . R T + h 6 ,38 ⋅ 10 6 + 296 ⋅ 10 3

9 - Lois de Newton 79
chap09.fm Page 80 Jeudi, 8. août 2002 12:10 12

c. La force exercée sur la navette a la même direc- e. L’accélération a pour valeur 2 m ⋅ s – 2 .


tion et le même sens que l’accélération. f. Système : la voiture de masse M.
Sa valeur est : 621 ⋅ 10 3 N Référentiel galiléen : la Terre.
Inventaire des forces agissant sur la voiture :
● 25. 1. a. La position x de la voiture est repérée • son poids P = Mg , vertical,
à intervalles de temps réguliers t = 1 s .
• la force de contact R orthogonale à la route
La vitesse instantanée v ( t i ) de la voilure à une date
(les actions résistantes sont comptées par ailleurs),
t i peut être assimilée à sa vitesse moyenne entre les
• les actions résistances modélisées par le vecteur
dates t i – t et t i + t , soit :
Ff ,
x ( t + t ) – x ( t – t ) • les actions motrices représentées par le vecteur
v ( t i ) = ----------------------------------------------------
i i
-
2t Fm .
b. Sur le document de l’énoncé, on mesure l’abs-
R
cisse x de la voiture aux différentes dates. v
La valeur de la vitesse instantanée s’obtient alors en G
Ff Fm
appliquant l’approximation du 1.
On obtient ainsi le tableau suivant :
0 x
t (s) 0 1 2 3 4 5 6 7
P
x (m) 0 1 4 9 16 25 36 49
La deuxième loi de Newton permet d’écrire :
v ( m ⋅ s– 1 ) 0 2 4 6 8 10 12 –
P + R + F f + F m = Ma
c. Avec des échelles différentes de celle de En projection sur l’axe ( Ox ) défini sur la figure
l’énoncé, nous obtenons le graphe suivant : précédente, on a :
v (m . s –1) P x + R x + F fx + F mx = Ma x
Et, compte tenu des directions et sens des différents
vecteurs :
12
F m – F f = Ma soit F f = F m – Ma
Avec a = 2 m ⋅ s – 2 , on a : F f = 600 N
10
2. a. Pour t ∈ [ 0 ; 5 s ] , le graphe de l’énoncé est
quasiment rectiligne et de pente voisine de
8 2 ,5 m ⋅ s – 2 .
Ce résultat est voisin de celui trouvé précédemment.
6
b. Au fur et à mesure que la vitesse augmente,
l’accélération diminue donc la valeur de la force F f
augmente.
4 c. Le coefficient directeur de la tangente au graphe
de v ( t ) au point d’ordonnée v = 40 m ⋅ s – 1 , vaut
2 0 ,62 m ⋅ s – 2 : c’est la valeur de l’accélération.
d. La relation F f = F m – Ma conduit alors à :
0 F f = 2 ,3 ⋅ 10 3 N
0 2 4 6 8 t (s)
d. La courbe est une droite d’équation v = at . ● 26. a. Les deuxième et troisième affirmations
Le mouvement rectiligne de la voiture pendant cette sont vraies.
phase est donc un mouvement d’accélération cons- b. La première et la dernière affirmation sont
tante. fausses.

80 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


chap10.fm Page 81 Jeudi, 8. août 2002 12:12 12

CHAPITRE 10.
CHUTE VERTICALE
Elles conduisent à l’équation différentielle :
ASPECTS du C
PÉDAGOGIQUES U = u C + RC ---------
dt
ET SCIENTIFIQUES de solution analytique :
 – --------
t
L’une des nouveautés du programme de Terminale S u C = U  1 – e RC
est la résolution d’une équation différentielle par
Pour le tableau qui permet de mettre en œuvre la
une méthode numérique itérative. La plus simple est
méthode d’Euler, il est plus simple de faire apparaî-
la méthode d’Euler et c’est celle que nous allons uti-
du C
liser. Le programme suggère une discussion sur la tre i que C ---------
pertinence des courbes obtenues par rapport aux dt
résultats expérimentaux en fonction, notamment, du On prend pour U la valeur 6 V.
pas d’itération (ou de résolution). Dans un souci de R = 1 M  et C = 1  F ( RC = 1 s )
faciliter les apprentissages des élèves et pour ne pas À la date t = 0 (fermeture du circuit), on a :
introduire en même temps la méthode d’Euler et les u C = 0 , on en déduit u R = U – u C = 6 V , puis :
chutes verticales avec frottement, on peut envisager u
de commencer l’apprentissage de cette méthode i = -----R = 6  A
R
dans la partie « Évolution des systèmes élec- La charge q du condensateur est nulle.
triques ». Les équations différentielles ont des La première ligne de valeurs du tableau de résolu-
solutions analytiques accessibles aux élèves. La tion est :
comparaison des solutions analytiques, des résultats
expérimentaux et des résultats obtenus par la t (s) u C (V) u R (V) i (A) q (C)
méthode d’Euler pourra être riche d’enseignements. 0 0 6 6 ⋅ 10 – 6 0
Ces comparaisons sont bien plus faciles que dans le
Si on prend pour pas de résolution t = 0 ,1 s , on
cas de chutes libres avec frottement pour lesquelles
peut écrire pour la deuxième ligne du tableau :
les solutions analytiques ne sont pas accessibles aux
élèves. Il est, en plus, difficile de réaliser, avec le q ( 0 ,1 s ) = i ( 0 ) ×  t = 6 ⋅ 10 – 6 × 0 ,1 = 6 ⋅ 10 – 7 C
matériel disponible dans un lycée, des expériences q ( 0 ,1 s ) 6 ⋅ 10 – 7
Puis : u C ( 0 ,1 s ) = -------------------- = ------------------
- = 0 ,6 V
permettant l’acquisition d’une chute pour laquelle C 10 – 6
on a, à la fois, un régime temporaire exploitable et On en déduit : u R ( 0 ,1 s ) = U – u C ( 0 ,1 s ) = 5 ,4 V
le régime permanent.
Puis : i ( 0 ,1 s ) = 5 ,4  A
L’étude de la réponse d’un dipôle RC à un échelon
de tension peut servir de support à une introduction t (s) u C (V) u R (V) i (A) q (C)
de la méthode d’Euler. 0 0 6 6 ⋅ 10 – 6 0
uR 0,1 0,6 5,4 5 ,4 ⋅ 10 – 6 6 ⋅ 10 – 7

Il suffit alors de continuer pour construire pas à pas


i
la solution de l’équation différentielle et pouvoir
q
tracer u C ( t ) .
U uC L’emploi d’un tableur facilite la tâche, mais une
première résolution « à la main » est riche de sens
physique.
Les graphes qui suivent visualisent en gris la solu-
tion analytique de l’équation différentielle, en noir
Les équations qui régissent le circuit sont :
la solution obtenue par la méthode d’Euler.
U = uR + uC u R = Ri Ils permettent de constater, qu’avec un pas de réso-
q dq lution égal au dixième de la constante de temps, on
u C = ---- et i = ------
C dt obtient un résultat tout à fait satisfaisant.

10 - Chute verticale 81
chap10.fm Page 82 Jeudi, 8. août 2002 12:12 12

uC (V) uC (V)
pas d’itération : 0,05 s pas d’itération : 1 s

7 7
6 6
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
0 0
0 2 4 6 8 t (s) 0 2 4 6 8 t (s)

uC (V)
pas d’itération : 0,1 s ACTIVITÉS
7
DE DÉCOUVERTE
6
5
4
1. Chute libre verticale
3 (p. 212)
2
1 Correction
0
0 2 4 6 8 t (s) 2. a. Une acquisition a été réalisée en utilisant le
système CHRONOPC vendu par l’UDP. Le mobile
utilisé est une règle de plexiglas® sur laquelle on a
collé, tous les 4,0 cm, une étiquette de hauteur
uC (V)
pas d’itération : 0,2 s
3,9 cm. Le logiciel mesure les dates correspondant,
lors de la chute verticale du mobile, à des transla-
7 tions successives de 4,0 cm. Le fichier de mesures
6 peut être enregistré selon un format compatible avec
5 la plupart des tableurs. Le traitement est fait ici avec
4 Excel, mais on aurait pu aussi bien utiliser celui de
3
Lotus, de Star Office ou encore Regressi.
2 t (s) z (m) v ( m ⋅ s– 1 )
1 0,000 0,000
0 0,046 0,040 1,03
0 2 4 6 8 t (s)
0,077 0,080 1,38
0,103 0,120 1,65
0,126 0,160 1,87
uC (V)
pas d’itération : 0,5 s 0,146 0,200 2,07
0,165 0,240 2,25
7
0,182 0,280 2,42
6
0,198 0,320 2,57
5
4 0,213 0,360 2,72
3 0,227 0,400 2,86
2 0,241 0,440 2,99
1 0,254 0,480 3,12
0
0 2 4 6 8 t (s) 0,266 0,520

82 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


chap10.fm Page 83 Jeudi, 8. août 2002 12:12 12

La date t = 0 est celle du premier enregistrement, la • Lorsqu’on fait l’inventaire des forces, il ne faut
position de la règle est, à cet instant, repérée par la pas oublier la poussée d’Archimède  qui, bien
coordonnée spatiale z = 0 . que de valeur plus faible que le poids P, ne peut être
Les valeurs de la vitesse ont été calculées en utili- négligée.
zn + 1 – zn – 1 • La deuxième loi de Newton conduit à :
sant la relation v n = ----------------------------
- et la modélisation
tn + 1 – tn – 1 P –  – k v z = ma z
des résultats de ce calcul en utilisant la fonction (l’axe ( Oz ) est dirigé vers le bas et la force de frot-
DROITEREG d’Excel. tement fluide est de la forme f = – k v ).
Sur le graphe on peut voir les points expérimentaux b. Les paramètres que l’on peut lister sont :
et leur modélisation par une droite. le rayon et la masse volumique de la bille, la visco-
v (m . s–1) sité et la masse volumique du liquide.
S’il est assez simple de constater que la vitesse
3,5 limite augmente avec le rayon et la masse volumi-
3 que de la bille, il est difficile d’isoler les paramètres
viscosité et masse volumique du liquide.
2,5
On peut néanmoins négliger l’influence de la masse
2 volumique du liquide devant celle de sa viscosité et
1,5 en déduire que la vitesse limite varie de façon
inversement proportionnelle à la viscosité du
1
liquide utilisé.
0,5 2. L’acquisition d’un mouvement en utilisant une
0 webcam, le traitement du fichier « avi » obtenu et la
0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3 t (s) modélisation du fichier obtenu par Regressi ont fait
• Le résultat de cette modélisation est : l’objet de longs développements dans le livre de
v = 9 ,94t + 0 ,6 (avec t en s et v en m ⋅ s – 1 ) l’élève et le livre du professeur de 1re S.
• À t = 0 , la valeur de la vitesse du centre d’inertie Deux fiches techniques du manuel de l’élève de
du mobile est 0 ,6 m ⋅ s – 1. Terminale S sont aussi utilisables.
• Le mouvement est rectiligne et uniformément On a ainsi obtenu, en utilisant comme liquide le gly-
accéléré. cérol de viscosité élevée mais variant énormément
b. On appelle « chute libre » le mouvement d’un avec la température, les résultats suivants pour des
solide soumis seulement à son poids. billes à jouer de masse volumique 3 000 kg ⋅ m – 3
c. L’accélération du centre d’inertie du mobile est et pour des billes de roulement en acier de masse
celle de la pesanteur soit 9 ,8 m ⋅ s – 2 . volumique 7 800 kg ⋅ m – 3 :
d. Le mouvement du solide peut être assimilé à un Billes à jouer
mouvement de chute libre.
diamètre (mesuré) vitesse limite
e. Les forces dues à la présence de l’air (force d (mm) v  ( mm ⋅ s – 1 )
d’Archimède et force de frottement fluide) peuvent
donc être négligées. 14,4 72
9,9 31
2. Chute verticale 6,3 13

avec frottement
Billes de roulement
(p. 213)
diamètre (fournisseur) vitesse limite
d (mm) v  ( mm ⋅ s – 1 )
Correction 12 160
1. a. Les chutes dans des liquides visqueux (glycé- 8 81
rol, huile...) de sphères plus denses que les liquides
4 19
(bille à jouer, bille de roulement, ...), dans des
éprouvettes graduées (500 mL, 1 L et 2 L) permet- a. La deuxième loi de Newton conduit à la relation :
tent d’observer des mouvements dont la plus grande
2 (  –  )r 2
B L
partie est uniforme. Le régime transitoire est sou- v  = ------------------------------
-g
vent si court qu’il échappe à l’observation. 9

10 - Chute verticale 83
chap10.fm Page 84 Jeudi, 8. août 2002 12:12 12

 B est la masse volumique de la bille,


 L est la masse volumique du liquide, ACTIVITÉS
r est le rayon de la bille D’EXPLOITATION
et  est la viscosité du liquide.
La vitesse limite est donc proportionnelle au carré
du rayon de la bille et augmente donc bien avec son 3. Méthode d’Euler
rayon.
(p. 222)
Billes à jouer
vitesse limite v  v Correction
diamètre d (mm) ----2-
( mm ⋅ s – 1 ) d
1. a. L’équation différentielle s’écrit :
14,4 72 0,35
9,9 31 0,32   × 4--- R 3 g –   × --- R 3 g – 6R v z
4
 mét 3   visq 3 
6,3 13 0,30
=   mét × --- R 3 v z
4 .
 3 
Billes de roulement
Soit :
vitesse limite v  v
diamètre d (mm) ----2- 4
( mm ⋅ s – 1 ) d ( 7 800 – 1 260 ) × ---  × 10 – 6 × 9 ,81
3
12 160 1,1
– 6 × 10 × 1 ,5 v z
– 2
8 81 1,3
=  7 800 × ---  × 10 – 6 v z
4 .
4 19 1,2
 3 
.
b. et c. On a, pour expression de la force de frotte- D’où : 0 ,269 – 0 ,283 v z = 3 ,27 ⋅ 10 – 2 v z
ment, lorsque la vitesse limite est atteinte : .
Soit : 8 , 2 – 8 ,7 v z = v z
4
f = P –  = --- r 3 (  B –  L )g Remarque : ne pas oublier la force d’Archimède.
3 b. Dans la case B2, on inscrit la valeur de l’accélé-
 B est la masse volumique de la bille, ration à t = 0 soit 8 ,2 m ⋅ s – 2 .
r est le rayon de la bille, Le pas d’itération a pour valeur 0,01 s.
 L est la masse volumique du liquide. Pour la ligne 3, la date est déduite de la précé-
Pour les billes de roulement en acier, avec des dente par ajout de 0,01 s, l’expression de la
masses volumiques de  B = 7 800 kg ⋅ m – 3 et vitesse est obtenue en utilisant la formule
 L = 1 260 kg ⋅ m – 3 on a donc : v ( t + t ) = v ( t ) + a ( t ) , celle de l’accélération est
f = 27 ⋅ 10 4 r 3 déduite de l’équation différentielle.
Les lignes suivantes sont obtenues par une recopie
Billes de roulement
de la ligne 3 vers le bas.
r (mm) 2 4 6 .
Accélération v z Vitesse v z
v  ( cm ⋅ s– 1 ) 1,9 8,1 16 Temps t (s)
(m ⋅ s )
– 2 ( m ⋅ s– 1 )
f (N) 0,002 2 0,018 0,058
0,00 8,20 0,00

d. 0,01 7,49 0,08


0,02 6,84 0,16
Billes de roulement
0,03 6,24 0,23
r (m) 2 ⋅ 10 – 3 4 ⋅ 10 – 3 6 ⋅ 10 – 3
0,04 5,70 0,29
v ( m ⋅ s – 1 ) 1 ,9 ⋅ 10 – 2 8 ,1 ⋅ 10 – 2 16 ⋅ 10 – 2
0,05 5,20 0,34
f (N) 0,002 2 0,018 0,058
0,06 4,75 0,40
f
-------- 58 56 60 0,07 4,34 0,44
v r
0,08 3,96 0,49
On a donc : f = kr v 
... ... ...
On peut remarquer que 6 = 6 × 3 ,14 × 2 ,8 = 53
0,53 0,07 0,93
(avec  = 2 ,8 N ⋅ s ⋅ m – 2 )

84 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


chap10.fm Page 85 Jeudi, 8. août 2002 12:12 12

.
.
Accélération v z Vitesse v z D’où : 0 ,032 6 g – 8 ,98 ⋅ 10 – 5 v z2 = 0 ,032 6 v z
Temps t (s) .
(m ⋅ s )
– 2 ( m ⋅ s– 1 ) Et : g – 2 ,7 ⋅ 10 – 3 v z2 = v z
0,54 0,06 0,94 b.
0,55 0,05 0,94 Vitesse Vitesse
Temps Accélération
. v z ( m ⋅ s– 1 ) au carré
0,56 0,05 0,94 t (s) v z ( m ⋅ s– 2 )
v z2 ( m 2 ⋅ s – 2 )
0,57 0,05 0,94
0,0 9,8 0,0 0,0
0,58 0,04 0,94
0,5 9,7 4,9 24,1
0,59 0,04 0,94
1,0 9,6 9,8 95,6
0,60 0,03 0,94
1,5 9,2 14,6 211,8
0,61 0,03 0,94
2,0 8,8 19,2 367,6
0,62 0,03 0,94
2,5 8,3 23,6 556,1
0,63 0,03 0,94
3,0 7,7 27,7 769,3
0,64 0,02 0,94
... ... ... ...
0,65 0,02 0,94
... ... ... c. Le tableau conduit à une vitesse limite de
60 ,3 m ⋅ s – 1 atteinte au bout de 25 s.
c. Le tableau obtenu met en évidence la valeur de la d. L’équation différentielle avec une valeur nulle de
vitesse limite : 0 ,94 m ⋅ s – 1 . l’accélération conduit à la vitesse limite de valeur :
d.
g 9 ,81
vz (m . s–1) v lim = ----------------------- = ----------------------- = 60 ,3 m ⋅ s – 1
2 ,7 ⋅ 10 –3 2 ,7 ⋅ 10 –3

e.
1
vz (m . s–1)
0,8

0,6 70
0,4 60
50
0,2
40
0 30
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 t (s)
20
Le temps caractéristique a pour valeur 0,12 s. 10
e. On peut augmenter la valeur du pas d’itération 0
pour réduire la taille du tableau. Avec 0,1 s, on 0 5 10 15 20 25 30 35 40 t (s)
obtient toujours la même valeur de la vitesse limite Dès le début de la chute, on utilise l’expression
mais la qualité du début de la courbe est moindre et le d’une force de frottement fluide valable pour les
temps caractéristique obtenu est très approximatif. vitesses élevées.
On peut choisir sans problème 0,02 s. Le début de la courbe ne correspond donc pas à la
2. a. On peut négliger la force d’Archimède réalité.
(  air <<  mét ). La deuxième loi de Newton conduit à : f. Il faudrait adapter l’expression de la force de frot-
  × 4--- R 3 g – C -------------
2 tement à la vitesse.
air v z
R 2
 mét 3  x 2 3. La vitesse limite peut être déduite des équations
différentielles si on donne à l’accélération la valeur
.
=   mét × --- R 3 v z
4
0. Pour une bille métallique chutant dans un fluide
 3 
visqueux, elle est proportionnelle au carré du rayon
4 1 ,3 v z2 et est donc quadruplée lorsque le rayon double.
Soit : 7 800 × ---  × 10 – 6 g – C x -------------  × 10 – 4 Pour une bille métallique chutant dans l’air, elle est
3 2
. proportionnelle à la racine carrée du rayon et est
=  7 800 × ---  × 10 – 6 v z
4
 3  donc multipliée 2 lorsque le rayon double.

10 - Chute verticale 85
chap10.fm Page 86 Jeudi, 8. août 2002 12:12 12

4. Accélération EXERCICES
de la pesanteur
(p. 223)
Appliquer
Correction ses connaissances
1. a. Si la date correspondant au point le plus haut
● 10. a. P = mg = 123 ,4 ⋅ 10 3 × 9 ,809
est prise comme origine des dates, l’évolution avec
le temps de la coordonnées z est donnée par : = 1 ,210 ⋅ 10 6 N
1
z = --- gt 2 F =  air Vg = 1 ,3 × 1 ,132 ⋅ 10 3 × 9 ,809
2
= 1 ,4 ⋅ 10 4 N
(au sommet de la trajectoire, la coordonnée z et la
vitesse du corps sont nulles). R T2
b. P = mg ----------------------2- = 1 ,206 ⋅ 10 6 N
1 t1
2
1 t2
2
( RT + h )
On a donc : z 1 = --- g ---- et z 2 = --- g ----
2 4 2 4 R T2
1
1 8h
D’où : h = --- g ( t 1 – t 2 ) et g = --------------
2 2 F = ---  air Vg ----------------------2- = 4 ,8 ⋅ 10 3 N
8
- 3 ( RT + h )
t 1 – t 22
2

b. Lorsque la nappe phréatique monte, la densité du ● 11. a. À partir de t = 200 ms , le mouvement


sous-sol augmente, l’accélération de la pesanteur est rectiligne et uniforme, la vitesse ne dépasse pas
augmente au voisinage de la verticale de la nappe la valeur 0 ,25 m ⋅ s – 1 .
car la force de gravitation augmente localement. Cette valeur est celle de la vitesse limite et, pour
2. a. cette valeur, la force de frottement et la poussée
 0,5 0,2 0,1 0,05 0,01 0,001 d’Archimède compensent le poids de la bille.
b. Le tracé de la tangente à la courbe v ( t ) permet de
( 1 +  ) – 2 0,444 0,694 0,826 0,907 0,980 0,998
déterminer le temps caractéristique (intersection de
1 – 2 0 0,600 0,800 0,900 0,980 0,998 la tangente avec l’asymptote horizontale de v ( t ) ).
b. La première expression est déduite de : Il a pour valeur 0,06 s.

R T2 1 v (m . s–1)
g ( z ) = g 0 ---------------------2- = g 0 -----------------------2-
( RT + z )  1 + ----- z
-
 R T
0,3
z étant très petit devant R T (6 400 km), on peut
ensuite faire l’approximation justifiée en a.
0,2
c. Lorsqu’on permute les ballons :
• la force qui s’exerce sur le plateau A de la balance
0,1
augmente de Mg,
• la force qui s’exerce sur le plateau B diminue de
Mg, 0
0 100 200 300 t (ms)
Pour rétablir l’équilibre, il faut placer sur le
plateau B une masse m de poids mg tel que :
● 12. a. Un régime permanent succède à un
mg = 2Mg régime transitoire d’une durée que l’on peut évaluer
m à 0,4 s.
D’où : g = g --------
2M b. Le mouvement du centre d’inertie est rectiligne et
d. Dans cette expérience, les forces d’Archimède ne uniforme. Il est caractérisé par la valeur de sa vitesse
sont pas modifiées lorsqu’on permute les ballons (vitesse limite) : 0 ,8 m ⋅ s – 1 .
qui ont tous le même volume. c. La tangente à l’origine permet de déterminer la
La surcharge m ne dépend donc pas des forces valeur du temps caractéristique du mouvement :
d’Archimède. 0,1 s.

86 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


chap10.fm Page 87 Jeudi, 8. août 2002 12:12 12

.
● 13. a. Une gouttelette est soumise à son poids, D’où : 6 ,42 ⋅ 10 – 7 – 8 ,48 ⋅ 10 – 8 v z = 6 ,54 ⋅ 10 – 8 v z
.
à une force de frottement dont la valeur augmente Et : 9 ,8 – 1 ,30 v z = v z
avec la vitesse, et à la poussée d’Archimède. a.
La poussée d’Archimède peut être négligée car la
Temps (s) Accélération ( m ⋅ s – 2 ) Vitesse ( m ⋅ s – 1 )
masse volumique de l’air est très inférieure à celle
de l’eau. 0,00 9,81 0,00
b. Lorsque la vitesse limite est atteinte, la valeur de 0,30 5,98 2,94
la force de frottement est égale à celle du poids. 0,60 3,65 4,74
On a donc : 0,90 2,23 5,83
mg 2r 2  eau g 1,20 1,36 6,50
6r v  = mg soit v  = -------------- = --------------------
-
6r 9 1,50 0,83 6,91
× 10 – 12 × 1 000 × 9 ,81
c. v  = 2------------------------------------------------------------ 1,80 0,51 7,16
9 × 18 ⋅ 10 – 6 2,10 0,31 7,31
= 1 ,2 ⋅ 10 – 4 m ⋅ s – 1 2,40 0,19 7,40
= 0 ,12 mm ⋅ s – 1 2,70 0,11 7,46
d. L’expression proposée est justifiée par la faible 3,00 0,07 7,49
valeur de la vitesse. 3,30 0,04 7,51
e. Si le rayon de la goutte est multiplié par 250,
3,60 0,03 7,53
la valeur de la vitesse limite est multipliée par 250 2
3,90 0,02 7,53
et a pour valeur 7 ,5 m ⋅ s – 1 .
4,20 0,01 7,54
● 14. a. La bille est soumise à son poids, à une
4,50 0,01 7,54
force de frottement, dont la valeur augmente avec la
vitesse, et à la poussée d’Archimède. 4,80 0,00 7,54
La poussée d’Archimède peut être négligée car la 5,10 0,00 7,54
masse volumique de l’air est très inférieure à celle 5,40 0,00 7,55
du métal.
5,70 0,00 7,55
b. Lorsque la vitesse limite est atteinte, la valeur de
6,00 0,00 7,55
la force de frottement est égale à celle du poids.
On a donc : 6,30 0,00 7,55
6,60 0,00 7,55
 m v 2 2mg 8r g
C x ------------ S = mg soit v 2 = ------------- = ---------------
m
-
2 C x S 3C x  La vitesse limite a pour valeur 7 ,55 m ⋅ s – 1 .
b.
8r g
D’où : v  = ---------------
m
- v (m . s–1)
3C x 
10
8r m g
c. v  = --------------- 8 × 0 ,02 × 7 ,8 ⋅ 10 3 × 9 ,81 9
- = ---------------------------------------------------------------- 8
3C x  3 × 0 ,44 × 1 ,3 7
6
= 84 ,4 m ⋅ s – 1 5
4
● 15. L’équation différentielle est : 3
2
  × 4--- r 3 g – 6rv =   × 4--- r 3 v. 1
 eau 3  z  eau 3  z 0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 t (s)
Soit :
4 c. Le temps caractéristique est voisin de 0,75 s et le
1 000 × ---  × ( 0 ,25 ) 3 × 10 – 9 × 9 ,81 mouvement devient uniforme au bout de 3 s.
3
– 6 × 0 ,25 ⋅ 10 – 3 × 18 ⋅ 10 – 6 v z
● 16. a. La bille est soumise à son poids, à une
4 . force de frottement dont la valeur augmente avec la
= 1 000 × ---  × ( 0 ,25 ) 3 × 10 – 9 v z
3 vitesse et à la poussée d’Archimède F.

10 - Chute verticale 87
chap10.fm Page 88 Jeudi, 8. août 2002 12:12 12

b. L’équation différentielle du mouvement de la Aller plus loin


bille s’écrit :
dv ● 23. Pour chacun des cas, on peut calculer la
mg –  v – Vg = m ------
dt vitesse limite dans l’hypothèse d’une force de
c. Lorsque la vitesse limite est atteinte, on a : frottement proportionnelle à la vitesse et dans celle
où elle est proportionnelle à son carré. Les valeurs
mg – Vg
 = ------------------------ obtenues permettront une évaluation du nombre de
v Reynolds, puis le choix de la formule à utiliser.
Avec v  = 1 ,8 m ⋅ s– 1 ,on a : • Si la force de frottement est proportionnelle à la
 = 0 ,034 kg ⋅ s – 1 vitesse :
d.  = 0 ,3 kg ⋅ m – 1 ⋅ s – 1 (ou N ⋅ s ⋅ m – 2 ) 2r 2 (  –  )g
v  = ------------------------------------
bille
-
9
● 17. a. z = 1--- gt 2 et v z = gt
2 1 2 3 4
(axe orienté vers le bas).
b. La bille touche le sol à t = 0 ,64 s avec une 2r
---------
 1 ,4 ⋅ 10 3 18 ⋅ 10 3
vitesse de valeur 6 ,3 m ⋅ s – 1 . 0,14 25,2
( m– 1 ⋅ s )

● 18. 1. z = – 1--- gt 2 + v 0 t + z 0 et v z = – gt + v 0 v
0 ,94 ⋅ 10 – 3 9 ,4 ⋅ 10 2 2,14 1 ,4 ⋅ 10 3
2 ( m ⋅ s– 1 )
avec v 0 = 10 m ⋅ s – 1 et z 0 = 2 m . Re 1 ,3 ⋅ 10 – 4 1 ,3 ⋅ 10 6 54 2 ,5 ⋅ 10 7
2. a. Le point le plus haut est celui pour lequel la
valeur de la vitesse de la bille s’annule, il corres- • Si la force de frottement est proportionnelle au
pond donc à t = 1 ,0 s . carré de la vitesse :
Ce point est à 7,1 m du sol.  bille 
b. La bille atteint le sol à t = 2 ,2 s . 8r  ---------- -–1 g
  
c. Sa vitesse a pour valeur 12 m ⋅ s – 1 . v  = -------------------------------------
3C x
● 19. a. 4 ,2 m ⋅ s – 1 1 2 3 4
b. 0,43 s 2r
---------
 0,14 1 ,4 ⋅ 10 3 25,2 18 ⋅ 10 3
● 20. a. 1,2 m ( m– 1 ⋅ s )
b. 4 ,9 m ⋅ s – 1
v
c. 4 ,9 m ⋅ s – 1 ( m ⋅ s– 1 )
0,6 19 2,2 2

● 21. a. Une chute de 11 m correspond à une Re 8 ,4 ⋅ 10 – 2 2 ,7 ⋅ 10 4 55 3 ,6 ⋅ 10 4


durée de 1,5 s. Les sièges arrière de la voiture doi- On peut donc utiliser la formule de Stokes dans les
vent donc se trouver à 30 m du pont. cas 1 et 3 , l’autre dans les cas 2 et 4 .
b. La chute dure un dixième de seconde de moins et
l’objet atteint la voiture 2 m avant les sièges arrière.

● 22. a. Si t est la durée de chute, elle parcourt au


1
début de sa chute la distance : --- h en ( t – 1 ) .
ENTRAÎNEMENT
2 AU BAC
1 2 1 1
De : h = --- gt et --- h = --- g ( t – 1 ) 2 ,
2 2 2 ● 24. 1. Des équations horaires z = 1--- gt 2 et
2
on déduit : t 2 = 2( t – 1 )2 v z = gt , on déduit z = 62 ,5 m .
D’où : t = 3 ,41 s 2. a. La deuxième loi de Newton conduit à :
b. h = 57 ,2 m dv dv k
m ------ = mg – k v 2 soit ------ + ---- v 2 = g
c. v = 33 ,5 m ⋅ s – 1 dt dt m

88 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


chap10.fm Page 89 Jeudi, 8. août 2002 12:12 12

dv k 2. Le volume d’air déplacé est égal au volume de la


On en déduit : ------ = g – ---- v 2 = g ( 1 –  2 v 2 ) goutte, il a pour masse 6 ,76 ⋅ 10 – 10 kg et pour
dt m
k poids 6 ,6 ⋅ 10 – 9 N ce qui est négligeable devant le
avec  2 = -------
mg poids de la goutte d’eau ( 5 ,1 ⋅ 10 – 6 N ) .
1
 2 v 2 étant sans dimension, --- s’exprime en 3. La force de frottement a pour valeur

m⋅s . – 1 F = 1 ,7 ⋅ 10 – 6 N , valeur qui est du même ordre de
dv dv 4gte 2gt grandeur que le poids de la goutte d’eau et qui ne
b. Le calcul de ------ conduit à ------ = --------------------------------
- peut donc pas être négligée.
dt dt  ( e 2gt + 1 ) 2
dv 4. a.
En remplaçant v et ------ par leurs expressions dans
dt
(2) on constate que l’expression proposée est bien F
solution de cette équation.
D’autre part, pour t = 0 , les solutions proposées
pour z ( t ) et v ( t ) conduisent à z = 0 et v = 0 ce qui
correspond bien aux conditions initiales.
1
3. a. Lorsque t tend vers l’infini, v ( t ) tend vers --- .

mg
La vitesse limite a donc pour expression v  = ------- . P
k
Dans le cas d’un mouvement rectiligne uniforme :
dv
------ = 0
dt
1
Si v = --- , l’équation (2) est vérifiée.

1
--- est la valeur de la vitesse limite du mouvement de b. La deuxième loi de Newton conduit à cette équa-

chute. tion différentielle.
mg 45 ,9 ⋅ 10 – 3 × 9 ,80 dv
b. k = ------2- = -------------------------------------------
- ------ est l’accélération de la goutte,
dt
v 35 2
g est l’accélération de la pesanteur,
= 3 ,7 ⋅ 10 – 4 kg ⋅ m – 1 f
– ---- v correspond aux frottements.
1 m
c. À t = 10 s , avec --- = 35 m ⋅ s – 1 , z = 264 m .
 5. a. Les courbes 0 et 1 se séparent pour une dis-
On peut faire l’expérience dans un puits de mine. tance parcourue voisine de 50 cm, c’est donc à partir
La distance nécessaire pour atteindre une vitesse de de cette distance que les frottements se font sentir de
valeur 35 m ⋅ s – 1 est plus grande car la vitesse aug- façon sensible.
mente plus lentement à cause des forces de frotte- b. Au bout d’une dizaine de secondes, le mouve-
ment. ment devient rectiligne et uniforme (la vitesse
devient constante et l’abscisse devient une fonction
● 25. 1. a. v ( t ) = 9 ,8t et x ( t ) = 4 ,9t 2 affine du temps).
b. 6. a. v  = 30 m ⋅ s – 1
v (m . s–1) graphe 2 b. L’équation différentielle conduit à :
mg 5 ,2 ⋅ 10 – 7 × 9 ,8
90 v  = ------- = -------------------------------------
- = 30 m ⋅ s – 1
f 1 ,7 ⋅ 10 –7

7. Si le rayon de la goutte d’eau est deux fois plus


60 grand, le volume est 8 fois plus grand. Il en est de
même de la masse. Le coefficient de frottement
courbe 2 fluide, proportionnel au rayon, sera 2 fois plus
30
grand. La vitesse limite est donc multipliée par 4.
La vitesse limite augmente avec la taille de la goutte
0 car son poids augmente davantage que la force de
0 4 8 12 16 t (s) frottement fluide.

10 - Chute verticale 89
chap11.fm Page 91 Jeudi, 8. août 2002 12:13 12

CHAPITRE 11. DIFFÉRENTS


MOUVEMENTS PLANS
En 1645, un astronome (Ismael Bullialdus) propose,
ASPECTS pour la force d’interaction entre le Soleil et une pla-
HISTORIQUES nète, une direction (la ligne joignant les centres des
deux corps) et une proportionnalité à l’inverse du
ET SCIENTIFIQUES carré de la distance.
En 1666, Newton réunit et confirme ces hypothèses
1. D’Aristote à Newton en comparant l’accélération de la Lune sur son
Ce chapitre consacré à l’étude des mouvements de orbite et l’accélération d’un objet lancé à la surface
projectiles sur Terre puis dans l’espace solaire, pro- de la Terre.
cède à leur interprétation à l’aide de la théorie new- Il suppose donc que la Lune tombe vers la Terre,
tonienne. mais que, grâce à sa vitesse initiale, elle décrit une
Depuis Aristote (384-322 av. J.-C.), on explique la trajectoire curviligne.
chute des corps sur la Terre par une tendance à cher- Pour lui, en considérant un mouvement circulaire
cher « leur place naturelle au centre de l’Univers » uniforme, l’accélération de la Lune est centripète et
qui est, bien sûr, le centre de la Terre. vaut :
De même, les planètes décrivent des trajectoires
 2r
2
× 3 ,84 ⋅ 10 8 2
ovales obtenues par une combinaison de mouve- ----------  2
------------------------------------
-
v 2  T   2 ,360 ⋅ 10 6 
ments circulaires : sur un grand cercle centré sur la a = ----- = ------------------ = ---------------------------------------------
Terre et appelé « le déférent » se déplace le centre r r 3 ,84 ⋅ 10 8
d’un petit cercle appelé « l’épicycle » et chaque pla- = 2 ,7 ⋅ 10 – 3 m ⋅ s – 2
nète tourne sur un épicycle. Comparant cette valeur à celle de l’accélération à la
Copernic (1473-1543) modifie cette perception en surface terrestre g 0 = 9 ,81 m ⋅ s – 2 , Newton observe
1543 en affirmant la Terre en orbite autour du
1
Soleil, lui même au centre de l’Univers. que g 0 = -------------- . Or, le centre de la Lune est à une
3 600
Galilée (1564-1642) définit les bases de la cinémati- distance du centre de la Terre de 60,33 fois le rayon
que (vitesse, accélération), il montre que la trajectoire terrestre.
parabolique d’un boulet de canon est la composition Tout objet subit une accélération vers le centre de la
de deux mouvements : un mouvement horizontal rec- Terre inversement proportionnelle au carré de sa
tiligne uniforme et un mouvement vertical uniformé- distance.
ment accéléré mais il ne peut distinguer la description Notons que ce raisonnement devient éminemment
effectuée de la cause du mouvement. probant dès lors que les distances sont correctement
De même, Kepler (1571-1630) « se contente » de mesurées (la mesure du rayon terrestre est faite par
décrire le mouvement des planètes par ses trois lois. Jean Picard en 1671 et le résultat connu de Newton,
Seul Newton (1642-1727) propose, en 1687, une en 1682, qui refait alors ses calculs).
même interprétation pour tous les mouvements de
projectiles en présence d’un corps de grande masse : 3. L’accélération
une force d’attraction gravitationnelle proportionnelle
au produit des masses et inversement proportionnelle
d’une chute Terrestre
à la distance entre les centres des corps. Dans cette Un objet tombant en chute libre à la surface de la
définition apparaît une constante G qui sera appelée Terre est soumis à l’accélération a telle que :
plus tard constante de la gravitation universelle. ma = mg 0
Si on néglige l’effet de la rotation de la Terre, le
2. Formulation de la loi poids se confond avec la force de gravitation :
de la gravitation GM T
C’est Kepler qui, en 1609, introduit l’idée d’une ma = m ------------
R T2
interaction entre deux masses proportionnelle au
GM T
produit des masses mais, pour lui, elle est de nature Donc : g 0 = a = ------------
magnétique. R T2

11 - Différents mouvements plans 91


chap11.fm Page 92 Jeudi, 8. août 2002 12:13 12

L’accélération à la surface de la Terre ne dépend pas • la deuxième loi est une conséquence directe de la
de la masse du corps considéré, sa valeur donne conservation du moment cinétique,
accès à la masse de la Terre dès lors que l’on connaît • la troisième loi découle du caractère central de la
la constante G avec précision. force de gravitation.
Cette mesure de la constante G et de la densité de
la Terre fut effectuée par Cavendish (1731-1810), 5. La mécanique céleste
en 1798, au moyen d’un pendule de torsion. Elle ou la vérification
vient d’être reprise (le 10 septembre 2001) par
l’équipe du Bureau International des Poids et
de la loi universelle
Mesures, à Sèvres, pour améliorer la précision : À l’aide de sa loi, Newton a éclairci de nombreux
G = 6 ,675 59 ⋅ 10 – 11 SI avec une erreur de phénomènes tels que le mouvement de la Lune, les
4 ⋅ 10 – 5 alors qu’on se contentait de 0,15 %. marées terrestres...
Ce n’est pas dans les laboratoires d’astronomie (les Ce dernier phénomène, associé à une déformation
astronomes accèdent directement à la valeur du pro- des satellites, est très fréquent dans le système
duit GM T par la mesure, à 2 cm près, des pertur- solaire : il permet d’expliquer que les satellites pré-
bations d’orbite des satellites) mais dans ceux de sentent toujours la même face à la planète autour de
physique fondamentale que la nouvelle a recueilli le laquelle ils évoluent, il entraîne aussi une circulari-
plus d’intérêt. On se pose, en effet, la question de sation des orbites, il a également pour effet de ralen-
savoir si la force mesurée entre deux masses est uni- tir certains satellites comme Mercure autour du
quement due à la gravitation. Soleil ou Phobos autour de Mars qui se rapprochent
La mesure précise de G devient cruciale pour la alors de leur centre attracteur, il en accélère d’autres
théorie d’unification des quatre interactions fonda- comme la Lune qui s’éloigne ainsi de la Terre de
mentales. 3,7 cm par an ! De ce phénomène découle l’exis-
tence autour d’une planète d’un rayon limite, appelé
4. Les lois de Kepler en 1604 limite de Roche, en deçà duquel un corps massif est
brisé : il ne peut exister alors que des anneaux.
et en 1618 Attention ! À l’intérieur de la limite, un corps solide
C’est pour interpréter la première des lois de Kepler comme un homme ou un satellite artificiel peut
1 cependant exister grâce aux forces de cohésion du
que Newton formule une expression en ----2 de
r solide.
l’attraction gravitationnelle exercée sur une planète Mais Newton a aussi posé les bases du calcul des
par le Soleil immobile. perturbations à partir de la mise en évidence de légè-
Pour interpréter la deuxième loi, il montre qu’il suf- res déviations par rapport aux lois de Kepler.
fit que cette force soit centrale, dirigée de la planète Les planètes, qui s’approchent peu les unes des
vers le Soleil. autres, ont des masses faibles devant celle du Soleil.
Quant à la troisième loi, elle demande une expres- En première approximation, la seule action notable
sion de la force gravitationnelle proportionnelle au agissant sur une planète est l’attraction du Soleil, et
produit des masses du Soleil et de la planète. la planète décrit une ellipse fixe dans un mouvement
Newton montre également la réciproque : soumis à dit képlérien, solution d’équations différentielles à
l’action attractive d’une masse immobile, un corps coefficients constants. Si on veut tenir compte des
suit une trajectoire elliptique, circulaire, paraboli- autres planètes, il faut introduire dans les équations
que ou hyperbolique, il retrouve alors les trois lois des termes correcteurs. Comment procéder ?
de Kepler comme résultant de la loi de gravitation On considère à l’instant t l’orbite d’une planète
universelle. comme non perturbée ; tous ses paramètres (grand
Cependant, Newton voit très vite que ces lois de axe, excentricité, ...) semblent constants mais, à
Kepler sont approximatives : elles supposent le l’instant t + dt , ces paramètres apparaissent comme
Soleil immobile ; il devrait donc posséder une masse des constantes augmentées de fonctions du temps
infinie. En réalité, Soleil et planète décrivent chacun faisant intervenir les masses perturbatrices.
une ellipse de foyer le centre de masse commun. Ces fonctions ont été cherchées sous forme de déve-
On peut interpréter ces lois de façon plus générale : loppement en série de puissances des masses.
• la première loi vient du fait que la force de gravi- En 1846, Le Verrier et Adams proposent ainsi
1 l’existence de la planète Neptune, en étudiant l’effet
tation en ----2 est un cas dégénéré et que l’orbite se des perturbations que subit la planète Uranus,
r
referme sur elle-même, découverte en 1781 par Herschel.

92 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


chap11.fm Page 93 Jeudi, 8. août 2002 12:13 12

Après l’aplatissement de la Terre aux pôles, l’orbite Einstein (1879-1955), allant plus loin, interprète
elliptique de la comète de Halley, c’est une troi- l’espace-temps comme déformé et entièrement
sième prédiction de la théorie newtonienne qui est déterminé par la distribution de matière (de masse
ainsi vérifiée ! importante).
Ainsi, Newton, dans la ligne de Galilée (1564-1642), Toute masse se déplace librement en suivant une
met en avant la méthode scientifique basée sur ligne courbe (équivalente à la droite euclidienne) de
l’observation, la théorie mathématique de modélisa- l’espace non euclidien et non sous l’action d’une
tion et les expériences quantitatives de vérification. force.
Une faiblesse subsiste cependant dans la théorie de Si la matière déformant l’espace-temps subit une
Newton : elle ne dit rien sur l’origine de la force de modification à une date donnée, ce sont les gravi-
gravitation. tons, particules de masse nulle, de vitesse celle de la
lumière, émises en permanence, qui porteront
6. Mouvement des projectiles l’information vers un autre objet massif.
ou satellites Terrestres
Galilée a montré que la trajectoire d’un objet lancé
horizontalement à la surface de la Terre, est une
parabole. Mais ceci suppose un champ de pesanteur ACTIVITÉS
uniforme et donc une région d’espace restreinte.
D’après Newton, quelle que soit la région considé- DE DÉCOUVERTE
rée, la trajectoire est, en fait, suivant la valeur de la
vitesse initiale :
• une ellipse ou une portion d’ellipse dont l’un des 1. Chute libre avec vitesse
foyers est le centre de la Terre, initiale non verticale
• un cercle,
• une parabole ou une hyperbole. (p. 232)
Un corps, placé à l’altitude z, peut donc échapper à
l’influence gravitationnelle Terrestre s’il possède Matériel
une vitesse suffisante égale à la vitesse d’évasion : • Un ordinateur Pentium III 450 MHz au moins
2GM avec 128 Mo de mémoire vive
v = ---------------T- • Une webcam Philips ToUcam Pro sur pied à envi-
RT + z
ron 1,50 m du sol
Cette vitesse ne dépend pas du corps mobile.
• Une balle de golf
Quelques ordres de grandeur de vitesse d’évasion
• Un fond sombre placé à environ 3 m de la webcam
peuvent être retenus :
et éclairé par une lampe (projecteur) pour la prise de
• de la Terre à partir de la surface : 10 km ⋅ s – 1
vues
• du Soleil à partir de la surface : 600 km ⋅ s – 1
• Deux règles graduées d’un mètre disposées per-
• du Soleil à la distance où se trouve la Terre :
pendiculairement sur le fond sombre, dans un plan
60 km ⋅ s – 1
proche de celui de la trajectoire, au centre de la prise
• de la Galaxie à la distance où est le Soleil :
de vues, qui permettront l’étalonnage des distances
330 km ⋅ s – 1
sur le film en limitant les erreurs dues à la courte
focale de la webcam (6,0 mm)
7. Les théories du champ • Un logiciel de capture et de traitement (vidéo et
gravitationnel et de la Relativité tableur) comme Cineris commercialisé par Jeulin.
Générale Les paramètres utilisés pour l’acquisition du fichier
Pour interpréter l’interaction à distance, au vidéo sont :
XXe siècle, on a associé à chaque masse une gran- – format d’images 320 × 240 en noir et blanc
deur physique appelée champ gravitationnel, créé – 20 images par seconde avec vitesse d’obturation
dans tout l’espace alentour et stockant de l’énergie de 1 ⁄ 100 e s ou 1 ⁄ 250 e s
(comme on l’avait fait pour interpréter l’interaction – capture automatique sur une durée de l’ordre de
électromagnétique au XIXe siècle). quelques secondes.
Un autre objet, placé dans ce champ, interagit avec On pourra limiter la séquence vidéo à une portion
lui et subit une force : la force est transmise par le comprise entre deux images (menu portion
champ. d’« avi »).

11 - Différents mouvements plans 93


chap11.fm Page 94 Jeudi, 8. août 2002 12:13 12

L’atelier « calculs » permet un traitement calcula- g. On retrouve la même équation, l’intérêt est
toire des données et de visualiser une courbe. d’effectuer la recherche de l’équation à partir
L’atelier « modélisation » détermine les paramètres d’équations x ( t ) ) et y ( t ) données.
d’une fonction afin d’ajuster sa représentation à On peut aussi montrer que c’est l’hypothèse physi-
l’ensemble des points expérimentaux obtenus. que de chute libre qui conditionne la forme de la
trajectoire : à partir des coordonnées v x et v y , on
Correction déduit a x = 0 et a y = g ainsi que ma = mg .
2. a. Le vecteur vitesse du centre d’inertie de la
dOG
balle est défini par : v G = ------------
dt
Donc ses coordonnées sont : 2. Les planètes du système
dx dy solaire (p. 233)
v x = ------
et v y = ------
dt dt
b. On utilise le tableur pour calculer la colonne de Correction
variable v y .
a. L’écliptique est le plan dans lequel s’inscrit la tra-
Les axes choisis sont :
jectoire de la Terre autour du Soleil.
• ( Ox ) horizontal,
Sur Terre, il est visualisé par le plan dans lequel
• ( Oy ) vertical descendant.
s’inscrit la trajectoire du Soleil. D’ailleurs, le terme
Le graphe de x ( t ) est une droite ne passant pas par
« écliptique », datant de l’Antiquité, désigne le lieu
l’origine, sa pente correspond à une vitesse v x
des éclipses obtenues lorsque l’orbite lunaire inter-
constante.
cepte visuellement celle du Soleil.
Le graphe de v y ( t ) est une droite croissante, dont la
D’après le tableau, l’inclinaison de l’orbite des pla-
pente a une valeur très proche de celle du champ de
nètes par rapport à l’écliptique reste faible, excepté
pesanteur. Par analyse dimensionnelle, on confirme
dans le cas de Pluton. On peut donc considérer que
que la pente s’écrit + g .
tous les mouvements des planètes du système
c. Les conditions initiales correspondent aux solaire (excepté Pluton) se font dans ce plan.
valeurs des coordonnées des vecteurs position et
b. Si 0 < e < 1 , l’ellipse est un ovale.
vitesse à l’instant choisi sur la vidéo comme instant
Si e = 0 , l’ellipse est un cercle de rayon a.
t=0.
Si e = 1 , l’ellipse se réduit à un segment de droite
Cet instant n’est pas celui de lancement de la balle.
de longueur 2a.
On lit donc les valeurs dans le tableur.
c. La deuxième loi de Kepler donne pour le périgée
On calcule v 0 par  ( v x2 + v y2 ( 0 ) ) et l’angle  avec P et l’apogée A : r P v P = r A v A
vy(0) Donc : v P > v A , puisque r P < r A
l’horizontale par tan – 1  -------------
 vx  Les planètes accélèrent à l’approche du Soleil.
d. On utilise le tableur pour modéliser les fonctions Remarque : pour démontrer la relation utilisée ici,
x ( t ) et y ( t ) , on trouve : on peut considérer deux aires parcourues pendant
• pour x : une fonction affine de t, très proche de des durées identiques très courtes, l’une au voisi-
vx t + x ( 0 ), nage de l’apogée, l’autre au voisinage du périgée.
• pour y : une fonction quadratique du temps très Dans ces régions, les aires peuvent être assimilées à
1 celles de secteurs circulaires de rayon r P ou r A .
proche de --- gt 2 + v 0 ( sin  )t + y ( 0 ) . Au périgée P où l’angle décrit est  P en degré,
2
e. On déduit pour la projection du centre d’inertie : on a :  P r P2
• sur l’axe ( Ox ) : un mouvement uniforme, A 1 = ---------------
-
360
• sur l’axe ( Oy ) : un mouvement uniformément À l’apogée A où l’angle décrit est  A en degré,
varié. on a :  A r A2
f. On modélise la trajectoire par une équation du A 2 = -----------------
-
360
type : A 1 = A 2 donne  P r P2 =  A r A2 soit r P v P = r A v A
y = ax 2 + bx + c d. On représente les évolutions demandées : seule,
La trajectoire est donc une portion de parabole de la deuxième peut être modélisée par une droite qui
concavité tournée vers le bas et d’axe vertical. ne passe pas par l’origine.
Le vecteur vitesse initial lui est tangent. T = ka  est équivalent à ln ( T ) = ln ( k ) +  ln ( a )

94 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


chap11.fm Page 95 Jeudi, 8. août 2002 12:13 12

Le graphe de ln ( T ) en fonction de ln ( a ) est une a. L’orbite tracée se trouve bien dans le plan équa-
droite de pente  et d’ordonnée à l’origine ln ( k ) . torial terrestre mais la vitesse angulaire du satellite
En identifiant au deuxième graphe tracé, on trouve : n’est pas celle de la Terre, en rotation autour de
 = 1 ,5 (sans unité) et k = 3 ,0 ⋅ 10 – 19 l’axe des pôles :
On peut aussi écrire : T 2 = k 2a3 v
 1 = ----1- = 5 ,70 ⋅ 10 – 4 rad ⋅ s – 1
c’est l’expression de la troisième loi de Kepler. r1
Remarques : 2
• Si on utilise comme unité de temps l’année et  Terre = ------- = 7 ,29 ⋅ 10 – 5 rad ⋅ s – 1
T
comme unité de longueur l’U.A., k vaut 1. Le satellite n’est donc pas immobile par rapport au
Cela peut permettre de simplifier certains calculs. sol terrestre.
• Pourquoi a-t-on éliminé Pluton de cette étude ? b. Le vecteur accélération est radial, centripète
Pluton, très éloignée du Soleil, est soumise aux for- (dirigé vers le centre de la Terre), et de valeur cons-
ces gravitationnelles exercées par les planètes géan- tante sur la trajectoire considérée.
tes Jupiter, Saturne, Neptune. Ces forces ne sont pas La deuxième loi de Newton appliquée au satellite
négligeables vis-à-vis de celle exercée par le Soleil. dans le référentiel géocentrique donne l’expression
Le Soleil ne peut donc pas, dans ce cas, être consi- du vecteur accélération.
déré comme attracteur unique : les lois de Kepler ne En utilisant la base de Frenet, on obtient :
sont pas applicables.
e. On retrouve bien M S = 2 ,0 ⋅ 10 30 kg GM r3
v = ------------T et T = 2 ------------
f. Pour déterminer la masse d’un astre qui possède r GM T
des satellites, on mesure les périodes T de révolution Pour r = r 1 , on retrouve v = v 1 et T = T 1 .
de ces satellites autour de l’astre ainsi que les demi c. C’est le plan équatorial terrestre.
grands axes a des trajectoires. On utilise ensuite la Il est intéressant de lancer dans ce plan car c’est là
T 2 4 2 que le satellite possède la plus grande vitesse
relation -----3- = --------- à condition que les masses des
a GM d’entraînement (avec la rotation de la Terre) :
satellites soient négligeables devant celle de l’astre. v équateur = R T  Terre
À condition, bien sûr, de lancer dans le sens de rota-
tion de la Terre soit de l’Ouest vers l’Est.
En diminuant la vitesse orthoradiale v 0 < v 1 , les
trajectoires sont elliptiques, le centre de la Terre est
ACTIVITÉS l’un des foyers de l’ellipse parcourue.
D’EXPLOITATION Pour v 0 > v 1 , les trajectoires restent elliptiques, de
même foyer. Le satellite rejoint l’orbite GEO pour
v 0 = 7 ,4 km ⋅ s – 1
L’orbite de transfert se caractérise, par exemple,
3. Simuler le lancement par :
d’un satellite (p. 242) v A = 1 ,98 km ⋅ s – 1 r A = 42 100 km
v P = 7 ,44 km ⋅ s – 1 r P = 11 009 km
Correction et une période de parcours : T = 42 890 s
1. a. On trouve, par essais successifs, v 0 voisin de d. Les produits sont égaux conformément à la
11 km ⋅ s – 1 ce qui correspond à la valeur de deuxième loi de Kepler.
e. Si on augmente encore v 0 , le satellite échappe à
2GM
---------------T- pour une altitude nulle ou de quelques l’attraction terrestre si v 0  8 ,6 km ⋅ s – 1 soit :
RT + z
v0
centaines de km. -----  1 ,41
v1
b. Le référentiel utilisé est géocentrique.
On remarque que la vitesse limite d’échappement
2. Pour une orbite circulaire basse telle que
R T + z 1 = 10 700 km , par exemple, on a ainsi :
v 0 du 1. et la vitesse circulaire v 1 sont liées par :
v 1 = 6 ,10 km ⋅ s – 1 et T 1 = 10 975 s . On obtient v 0
------- = 2
toujours la même orbite si on lance le satellite tan- v1
gentiellement et avec la même valeur de vitesse. Le Les différentes trajectoires sont encore des ellipses
sens du lancer ne permet pas de changer d’orbite. ayant toutes la même valeur de grand axe.

11 - Différents mouvements plans 95


chap11.fm Page 96 Jeudi, 8. août 2002 12:13 12

4. Recherche exo- 
L’angle minimum d’observation vaut alors 1 ,22 ---- ,

planètes désespérément  étant le diamètre du miroir objectif.
(p. 243) C’est pour réduire cet angle que l’on fabrique des
télescopes de diamètres de miroirs de plus en plus
grands (ou fonctionnant comme tels) ou que l’on
Correction travaille dans les domaines de l’ultraviolet ou des
a. Les unités de distance employées sont : rayons X pour l’observation.
• l’unité astronomique (U.A.) qui correspond à la e. L’effet Doppler-Fizeau correspond à la modifica-
distance moyenne Terre-Soleil de valeur : tion de la fréquence perçue d’une onde par suite du
1 ,496 ⋅ 10 8 km mouvement de la source ou du récepteur.
Ainsi, pour une source sonore s’éloignant d’un
• le parsec (pc) qui est la distance à laquelle le rayon
récepteur, le son perçu est plus grave que lorsque la
moyen de l’orbite terrestre serait vu sous un angle
source est immobile ; pour une source se rappro-
d’une seconde d’arc :
chant, le son perçu est plus aigu.
1 pc = 3 ,09 ⋅ 10 13 km Le phénomène est analogue avec la lumière : si une
• l’année lumière (a.l.) qui est la distance parcourue étoile source s’éloigne avec la vitesse radiale v de
par la lumière en un an (de valeur 9 ,46 ⋅ 10 12 km ). l’observateur terrestre, sa vitesse radiale est compta-
On a ainsi : 1 pc = 3 ,26 a.l. bilisée positivement et l’observateur obtient un
b. La troisième loi de Kepler est appliquée au cou- spectre décalé vers les plus grandes longueurs
 v
ple Pegasi-planète en supposant l’orbite de la pla- d’onde  ------- = -- > 0 .
nète circulaire de rayon R :  0 c 
T 2 4 2 En se référant aux longueurs d’onde du visible, les
-----3- = --------- donne M = 1 ,9 ⋅ 10 30 kg grandes longueurs d’onde sont dans le rouge. C’est
R GM
pour cela qu’on parle de décalage vers le rouge.
Il faut vérifier que la masse ainsi calculée est négli-
Ses applications sont multiples et variées aussi bien
geable devant celle de Pegasi. dans l’infiniment petit que dans l’infiniment grand :
m M
On calcule donc le rapport ----- = -------J- qui vaut • mesure de la vitesse radiale d’éloignement des
M 2M
4 ,7 ⋅ 10 – 4 : la loi est valide. galaxies, en 1925, et mise en évidence par Hubble
c. En utilisant toujours le modèle d’orbite circulaire du fait que plus une galaxie est éloignée, plus elle
dans le référentiel de l’étoile, on a : s’éloigne rapidement,
• vélocimétrie sanguine dans les gros vaisseaux
GM
v = --------- = 1 ,3 ⋅ 10 5 m ⋅ s – 1 (mesure de la vitesse des globules rouges) au moyen
r d’ultrasons,
Cette vitesse ne dépend pas de la masse de la pla- • vélocimétrie sanguine dans les petits vaisseaux
nète, elle n’est donc pas modifiée si la masse de la sanguins de la rétine au moyen de lumière laser,
planète est différente. • radar permettant la mesure de la vitesse des auto-
d. La résolution d’un instrument d’optique est la mobiles.
capacité à montrer de petits détails, c’est-à-dire à
séparer les images de deux objets ponctuels éloi-
gnés, vus au travers du télescope. EXERCICES
Elle définit donc la finesse des images.
On exprime cette capacité au moyen de l’angle mini-
mum qui sépare les directions de deux points dont on Appliquer
distingue encore les deux images. Plus l’angle est ses connaissances
petit, meilleure est la résolution. Il s’exprime en
degré, en minute d’arc ou en seconde d’arc. ● 9. a. En appliquant la méthode du cours, on
Cette résolution dépend de la présence d’atmos- obtient à partir de a = g :
phère, de la qualité de l’instrument, et du phéno-
1 1
mène de diffraction. Même si on s’affranchit de la x A = 0 et y A = --- gt 2 puis x B = v 0 t et y B = --- gt 2
2 2
présence d’atmosphère et des défauts éventuels de Les trajectoires ont pour équations :
l’optique utilisée, il subsiste toujours le phénomène
gx 2
de diffraction lié au diamètre de l’objectif. Pour un xA = 0 et y B = --------B2-
télescope, cet objectif est le miroir primaire. 2 v0

96 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


chap11.fm Page 97 Jeudi, 8. août 2002 12:13 12

b. Les hauteurs de chute obtenues sont identiques : Tous les sommets sont atteints au même instant. La
y A ( 1s ) = y B ( 1s ) = 4 ,9 m trajectoire parabolique est symétrique par rapport à
l’axe vertical passant par le sommet S, l’axe hori-
c. Trajectoire verticale pour A et parabolique pour w
B, les billes sont, au même instant, sur la même zontal est donc atteint au bout de t′ = 2t S = 2 ---- .
g
horizontale car y A ( t ) = y B ( t ) , pour tout t. L’axe horizontal est atteint en même temps par tous
d. Le sol correspond à l’équation y = 10 m et les les projectiles.
deux billes ont la même loi horaire suivant y.
e. Le sol est atteint à la date t S = 1 ,43 s alors l’abs- ● 16. a. Les dimensions d’un satellite (de l’ordre
cisse x B = 14 ,3 m . Les deux billes sont séparées de la dizaine de mètres) sont négligeables vis-à-vis
d’une distance de 14,3 m. du rayon de son orbite.
f. À la date t, les vitesses ne sont pas égales : b. Le mouvement est circulaire uniforme donc son
accélération radiale, centripète s’écrit :
v A = gt et v B = v 02 + g 2 t 2
C’est donc vrai pour la date t S = 1 ,43 s . n
a = v 2 --------------- dans la base de Frenet.
RT + z
● 12. a. On choisit l’origine au point de lance-
En appliquant la deuxième loi de Newton au satel-
ment, ( Ox ) sur l’horizontale orientée par le vecteur
lite, il vient :
vitesse initiale, ( Oz ) sur la verticale ascendante de
sorte que le mouvement se fait dans le plan ( Oxz ) . ma = F donc F ≠ 0
b. On a : v x = v 0 et v z = – gt u
1 c. F T = – GM T m ---------------------2- avec u vecteur uni-
Donc : x = v 0 t et z = – --- gt 2 ( RT + z )
2 taire dirigé du centre de la Terre vers le satellite.
c. Une pierre atteint l’eau lorsque z = z E donc pour : La force est radiale et centripète.
1
z E = – --- gt 2 d. et e. ma = F donne :
2
La solution de cette équation est unique, toutes les F u
a = -----T- = – GM T ---------------------2-
pierres atteignent l’eau au même instant. m ( RT + z )
d. La portée horizontale du tir est donnée par :
● 17. a. Référentiel géocentrique.
2z E
xE = v0 t E = v0 – -------- 2r r3 . 2 GM T
g b. T = ---------- = 2 ------------ et = ------- = ------------
v . GM T T r3
x E croît avec v 0 .
On calcule = 1 ,08 ⋅ 10 – 3 rad ⋅ s – 1.
v 02 sin2  c. Dans le repère terrestre, la vitesse angulaire rela-
- = [m]
● 13. a. -------------------- . .
2g tive du satellite est – T , entre deux passages
v 0 sin  successifs au-dessus du même point, il s’écoule :
------------------ = [ kg – 1 ⋅ s ]
mg 2
2g t = --------------
. . = 6 ,24 ⋅ 10 3 s soit 1,73 h
-----2- = [ m – 1 ] – T
v0
C’est la 1re expression qui convient. ● 18. a. Voir le cours.
b. Il faut diviser la vitesse initiale par 2. b. 35 800 km.
● 14. a. Pour chacun des projectiles, on a : c. Latitude de couverture : si S est la surface de
x = v0 x t = v t Terre couverte, S T étant la surface totale de la
Terre, la fraction couverte correspond à :
b. Les projectiles ont même abscisse au même ins-
tant, ils se trouvent sur la même verticale quand le S 2R 2 ( 1 – cos )
x = ----- = ----------------------------------------
-
premier atteint l’axe horizontal. ST 4R 2
1
c. On a y = – --- gt 2 + wt pour chacun. car S correspond à la surface de sphère « enfermée »
2 
d. Le sommet S est atteint lorsque v y = 0 = – gt + w dans le cône d’angle au sommet ---- –
2
w 1 – cos
Soit : t = t S = ---- Donc : --------------------- = 0 ,42 et = 81°
g 2

11 - Différents mouvements plans 97


chap11.fm Page 98 Jeudi, 8. août 2002 12:13 12

Aller plus loin gt B


c. On a v 0 = ---------------
- = 206 m ⋅ s – 1
2 sin 
● 19. a. Dans le référentiel terrestre ( Oxyz ) , z S – z A = 894 m soit z A = 8 860 m
appliquons la 2e loi de Newton :
• à l’avion de masse m 0 , de centre d’inertie G, en ● 20. b. La 2e loi de Newton appliquée au satel-
vol parabolique : lite dans le référentiel géocentrique donne :
m0 aG = m0 g
F u
• à l’objet M de masse m : ma = F soit a = -----T- = – GM T ---------------------2-
m ( RT + z )
ma = mg
avec u = – n
D’où : a = aG n étant le vecteur normal de la base de Frenet asso-
ciée au satellite tournant, l’accélération est donc
dv dvx
--------x = ----------G- radiale, centripète de valeur :
dt dt
1
dv dvy GM T ---------------------2-
--------y = ----------G- ( RT + z )
dt dt
À partir de cette expression, on retrouve les lois de
d v z d v zG Kepler, en particulier le fait que le mouvement est
-------- = ----------
dt dt plan (1re loi de Kepler), le plan de l’orbite contenant
La résolution de ces équations différentielles donne, le centre de la Terre.
puisque la vitesse initiale dans le référentiel terrestre En identifiant cette expression de l’accélération
est la même pour G et l’objet M : avec celle générale, donnée dans la base de Frenet,
on conclut :
vxx 
= vxxGG,  x  xG , dv
  • ------ = 0 , le mouvement est uniforme.
vyy= vyyGG, et  y  yG , dt
  GM T
vzz= zvGz pu  z  z G puisque OG  OM. 1 1
• v 2 --------------- = GM T ----------------------2 donc v = --------------
-
( RT + z )
G
RT + z R T+z
Chaque objet de l’avion possède même vitesse et
c. La période du satellite s’écrit :
même trajectoire que l’ensemble si les conditions
initiales sont identiques. 3
---
Dans l’avion, l’objet « flotte » et peut rester immo- 2 ( R T + z ) ( RT + z ) 2
T = ---------------------------
- = 2 ----------------------
1
= 6 091 s
bile par rapport aux parois sans y être fixé. v ---
Son poids apparent est quasi nul puisque : ( GM T ) 2
a – aG  0 La période de rotation de la Terre est d’un jour sidé-
ral soit 86 164 s.
Tout se passe comme si l’intensité de la pesanteur
Quand le satellite a accompli un tour, la Terre a
était nulle.
tourné d’un certain angle et le satellite survole alors
b. • En S, on a parcouru la moitié de la trajectoire : une autre bande Terrestre.
t S = 13 ,5 s d. Au bout d’une période de révolution du satellite,
(On peut noter que v zS = 0 = – gt S + v 0 sin  ) la Terre a tourné de l’angle :
• On a : 6 091 × 360
----------------------------- = 25 ,4°
v x = v 0 cos  et v z = – gt + v 0 sin  86 164
Donc les variations demandées s’écrivent : Pour retrouver la même bande, il faudra :
vx = 0 et  v z = – gt B = – 2gt S = – 2 v 0 sin  360
---------- = 14 ,1 révolutions par jour sidéral.
La variation d’altitude z S – z A s’obtient en rempla- 25 ,4
v 0 sin  e. Pour un observateur terrestre observant à heure
çant t S par ------------------ dans la relation qui exprime fixe, le Soleil semble tourner de 1° par jour dans le
g
l’appartenance de S à la trajectoire : plan de l’écliptique : il fait un tour complet en une
année. Le satellite a même mouvement apparent que
1 ( v 0 sin  ) 2 le Soleil, il tourne de 365° en un an, il est donc qua-
z S = z A + v 0 ( sin  ) t S – --- gt S2 = z A + -------------------------
-
2 2g siment synchrone.

98 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


chap11.fm Page 99 Jeudi, 8. août 2002 12:13 12

La grandeur a correspond alors au rayon de l’orbite


ENTRAÎNEMENT circulaire.
AU BAC c. d. et e. Le graphe de la fonction T 2 = f ( a 3 ) est
modélisé par une droite passant par l’origine : la loi
est vérifiée. Le coefficient directeur de la droite tra-
● 21. a. Soit : cée vaut 3 ,096 ⋅ 10 – 16 s 2 ⋅ m – 3 .
v 0 : la vitesse du référentiel R du sol, Son expression est :
v 1 : la vitesse du référentiel R 1 , 4 2
v 2 : la vitesse du référentiel R 1 par rapport au réfé- ------------ d’où M J = 1 ,91 ⋅ 10 27 kg
GM J
rentiel R.
La vitesse dépend du référentiel, il y a composition
des vitesses, donc :
● 24. 1. a. Sa dimension est négligeable vis-à-vis
du rayon de son orbite.
v0 = v1 + v2
GM
b. La sonde est en mouvement rectiligne uniforme : b. v = --------- est la même pour tous les objets.
r
zS = – v1 t + z0
2. Pour un objet, la vitesse angulaire est :
Le mouvement de la balise obéit à l’équation vecto-
rielle a = g avec les conditions initiales : GM
 = ---------
z ( 0 ) = z 0 et v ( 0 ) de coordonnées ( v 2 ; 0 ; – v 1 ) r3
D’où : xB = v2 t Comme r 1 < r 2 , on a  1 >  2
yB = 0 Quand l’objet 1 a fait un tour (  1 t = 2 ) , l’objet 2
est en retard (  2 t < 2 ) et a fait moins d’un tour.
1
z B = – --- gt 2 – v 1 t + z 0 3. D’après la 3e loi de Kepler, le bord intérieur d’un
2
anneau tourne angulairement plus vite que le bord
c. Le sol est atteint lorsque :
extérieur, ce qui est impossible si l’anneau est un
• z S = 0 ce qui se résout par t S = 300 s
disque (  = cte ) .
• z B = 0 ce qui se résout par t B = 55 ,3 s
La balise atteint le sol en premier.
● 25. 1. b. Il faut exprimer le vecteur accélération
● 22. a. Référentiel terrestre. d’après la deuxième loi de Newton puis identifier le
b. La trajectoire est plane. résultat avec l’expression dans la base de Frenet.
c. C’est le graphe 3 dont l’équation relie les coor- c. La vitesse sur l’orbite basse s’exprime par :
données d’espace. GM
d. Mouvement uniforme puisque le graphe 1 se v 0 = -----------------
T
-
RT + h0
modélise par une droite d’équation x = kt avec :
Elle ne dépend pas de la masse du système.
k = v x = 2 ,3 m ⋅ s – 1
d. v 0 = 7 ,79 km ⋅ s – 1 et v T = 0 ,47 km ⋅ s – 1
e. v z ( 0 ) correspond à la pente de la tangente à l’ori- v
gine tracée sur le graphe 2 : elle vaut 6 ,0 m ⋅ s – 1 . On a donc : ----0- = 16 ,7
vT
f. Si on appelle  l’angle de tir, on a :
e. La trajectoire devient elliptique de foyer le Soleil.
vz ( 0 ) 2. a. En utilisant la troisième loi de Kepler on trouve
tan  = ------------
- d’où  = 69°
vx(0) pour demi grand axe : a H = 183 U.A.
b. [ K ] = [ s 2 ⋅ m – 3 ] seule la deuxième expression
● 23. a. C’est un référentiel pour lequel le centre
convient.
de Jupiter est immobile, le repère associé comportant
des axes dirigés vers des étoiles lointaines et fixes. c. En calculant la valeur de K au moyen des caracté-
ristiques T et a H de la comète, on déduit :
b. L’excentricité est très voisine de 0 pour une
orbite circulaire, elle s’en éloigne pour une orbite 4 2
M S = --------- = 2 ,0 ⋅ 10 30 kg
elliptique. GK

11 - Différents mouvements plans 99


chap12.fm Page 101 Jeudi, 8. août 2002 12:14 12

CHAPITRE 12.
SYSTÈMES OSCILLANTS
d. Le carré de la période est inversement propor-
ACTIVITÉS tionnel à la raideur du ressort.
DE DÉCOUVERTE e. On peut vérifier, pour un couple ( m, k ) , que le
facteur de proportionnalité est bien 2.

1. Pendule élastique
vertical (p. 252) 2. Les pendules
Correction de Galilée (p. 253)
1. a. L’incertitude absolue sur la durée mesurée est
la même que l’on mesure la durée d’une période ou Correction
celle de vingt périodes. a. Le terme « oscillation » est préférable au terme
b. C’est à ce moment là que la vitesse est la plus « vibration », bien que celui-ci ne soit pas syno-
grande, la perception du passage par cette position nyme du terme oscillation, le terme « période »
est donc plus précise. pourrait aussi être employé. L’expression « allée et
c. Pour ne pas se tromper d’une demi-période. venue » peut être remplacée par « oscillation ».
d. En montrant que les durées mesurées pour des b. Galilée emploie l’expression « position perpendi-
nombres variés d’oscillations sont toutes multiples culaire » qui fait sans doute allusion à la direction du
d’une même valeur (le quotient de la durée mesurée fil à l’équilibre. Il dit aussi, plus loin, « dépassaient
par le nombre d’oscillations). la perpendiculaire ».
e. Il ne faut pas dépasser la limite d’élasticité quand c. On pourrait écrire : « Même si les arcs décrits par
le solide est dans sa position basse. le liège ne correspondent qu’à des angles de cinq ou
f. La durée d’une oscillation est constante (elle six degrés, contre cinquante à soixante pour le
dépend du ressort et de la masse utilisée). plomb, ils sont, en effet, parcourus en des temps
égaux. »
g. « Pendule » fait allusion au mouvement oscilla-
toire, « vertical » à la direction du ressort et d. Il parle d’une diminution de l’amplitude (la fré-
« élastique » à une propriété du ressort. quence n’est pas modifiée).
2. a. Les deux équilibres permettent d’écrire si  0 e. Pour Galilée, la période est indépendante de la
est la longueur à vide du ressort : matière dont est fait le solide accroché au fil, de la
masse du solide et de l’amplitude des oscillations.
mg = k (  –  0 ) et m′g = k ( ′ –  0 )
f. La période est proportionnelle à la racine carrée
m′ – m de la longueur.
D’où : ( m′ – m )g = k ( ′ –  ) soit k = ---------------- g
′ –  g. L’utilisation de pendules de longueurs variées et
3. a. On appelle « amplitude des oscillations » la pour lesquels la bille utilisée peut être de matières et
valeur maximale de l’écart à la position d’équilibre. de masses variées permet de retrouver les résultats
b. La période de l’oscillateur est indépendante de de Galilée si on se limite au cas des oscillations de
l’amplitude des oscillations. faibles amplitudes (inférieures à 15°).
c. Le carré de la période est proportionnel à la masse h. La période d’un pendule élastique vertical est
du solide. indépendante de l’amplitude des oscillations.

12 - Systèmes oscillants 101


chap12.fm Page 102 Jeudi, 8. août 2002 12:14 12

Les valeurs maximales (en valeur absolue) corres-


ACTIVITÉS pondent aux points d’abscisse voisine de zéro.
D’EXPLOITATION 4. Lorsque l’abscisse du centre d’inertie du mobile
a pour valeur x, les ressorts ont pour longueurs :
 2 = (  eq – x ) et  1 = (  eq + x )
3. Pendule élastique Si  0 est leur longueur à vide, leurs allongements
(p. 262) sont :
[ (  eq –  0 ) – x ] et [ (  eq –  0 ) + x ]
Correction La force F a pour expression :
2. a. La masse du mobile est m = 0 ,218 kg . F = k [ (  eq –  0 ) – x ]i – k [ (  eq –  0 ) + x ]i
Les deux ressorts ont la même constante de raideur
k′ = 7 ,5 N ⋅ m – 1 . On a donc : k = 15 N = – 2kxi
La période propre de l’oscillateur est donc :
m 0 ,218
T 0 = 2 ---- = 2 ------------- = 0 ,76 s
k 15
b. L’équation différentielle qui régit le mouvement 4. Période d’un pendule
du mobile et qui a pour solution une évolution sinu- simple (p. 263)
soïdale de l’abscisse de période T 0 , est déduite de
la deuxième loi de Newton avec une force de rappel
d’expression – kx . Correction
Si les deux ressorts ne sont pas constamment étirés, a. Cette phrase évoque la loi d’isochronisme des
l’expression de la force est modifiée, il en est de petites oscillations.
même de l’équation différentielle. Il aurait fallu préciser que les oscillations étaient
La solution n’est plus sinusoïdale et la période n’est d’amplitudes différentes mais restaient faibles.
plus la même. b. Galilée a déjà montré que les durées de chute
c. On peut afficher la courbe, noter les valeurs extrê- selon AB et AA′ sont égales.
mes de l’abscisse et en déduire le décalage de l’ori- En disant que selon BA′ et AA′ elles sont aussi
gine nécessaire au recentrage de la courbe. égales, il montre que selon AB et BA′ , les durées
d. En affichant le graphe y ( t ) , on constate que de chute sont aussi égales.
l’ordonnée du centre d’inertie du mobile est quasi- Dans les deux cas, l’équation du mouvement est de
ment constante. la forme :
1
3. a. La courbe est quasiment sinusoïdale (on cons- x = --- at 2
2
tate un léger amortissement).
Pour la corde AB : a = g cos 
b. Le coussin d’air qui sépare le mobile de la table
rend négligeables les forces de frottement entre le La longueur de la corde est :  = 2R cos 
mobile et la table. Il subsiste néanmoins un léger Pour la corde BA′ : a′ = g sin 
frottement fluide car le mobile se déplace dans l’air. La longueur de la corde est : ′ = 2R sin 
c. On peut déduire la valeur de la période propre de Ces expressions conduisent à la même durée de
la modélisation effectuée (0,75 s). chute :
4R
On peut aussi la mesurer sur le graphe x ( t ) en uti- t c = -------
lisant les curseurs de Regressi. g
c. Pour Galilée, la durée d’une oscillation pour un
d. Les valeurs les plus faibles de la vitesse sont
obtenues pour les valeurs extrêmes de l’abscisse. pendule de longueur  = R est égale à 4 fois la
On ne trouve pas une valeur égale à zéro car on 4R R 
durée t c soit T = 4 ------- = 8 --- = 8 ---
acquiert jamais le point pour lequel le solide a une g g g
abscisse de valeur absolue égale à l’amplitude. d. L’écart constaté dans le cas d’un pendule constitué
D’autre part, la dérivation numérique qui conduit à d’un solide dense de faibles dimensions oscillant avec
la valeur de la vitesse nécessite pour conduire à une une faible vitesse (fil long et amplitude faible) est trop
valeur nulle, des conditions qui ne sont jamais rem- important pour être attribué à l’influence de la résis-
plies (acquérir un extremum et des points symétri- tance de l’air et ce, d’autant plus que l’on constate
quement répartis avant et après). aussi que l’amplitude diminue très lentement.

102 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


chap12.fm Page 103 Jeudi, 8. août 2002 12:14 12

EXERCICES Aller plus loin


● 23. a. Situation 1 : mg = k (  eq –  0 )
Situation 2 : ma = mg – k (  eq + x –  0 )
Appliquer
De ces équations on déduit :
ses connaissances
ma = – kx
● 16. a. On peut évaluer la durée nécessaire au b. L’identité des équations différentielles permet de
passage d’une corniche à l’autre en l’assimilant à la dire que les périodes ont la même expression.
moitié d’une période d’un pendule simple de lon-
gueur 25 m, soit 5 secondes.
b. Une impulsion est nécessaire si l’on veut attein-
dre sans problème la seconde corniche car le mou-
vement est amorti, notamment par les contacts
incontournables entre l’alpiniste et la paroi.
ENTRAÎNEMENT
AU BAC
● 19. a. La masse est soumise à son poids et à la
force de rappel exercée par le ressort.
Ces forces se compensent. ● 24. a. T 0 = 0 ,74 s, f 0 = 1 ,35 Hz ,
La force de rappel est donc de direction verticale, y m = 40 mm .
orientée vers le haut et a pour valeur mg. .. k
b. b. Le graphe représentant la fonction y = – ---- y est
m
m (g)  (cm)  (cm) F (N) une droite de pente négative passant par l’origine.
20 22,3 2,0 0,198 Il y a donc accord entre le graphe proposé et l’équa-
40 24,3 4,0 0,396
tion différentielle.
k
60 26,2 5,9 0,589
Le coefficient directeur de la droite est égal à – ----
m
2
80 28,2 7,9 0,785 Il a pour valeur – ---------- s – 2
0 ,03
100 30,1 9,8 0,981
0 ,03
On en déduit : T 0 = 2 ---------- = 0 ,77 s
120 32,0 11,7 1,18 2
140 34,1 13,8 1,37 c. La valeur théorique de T 0 est :
160 36,1 15,8 1,57 m 0 ,220
2 ---- = 2 ------------- = 0 ,751 s
180 38,2 17,9 1,77 k 15 ,4
200 40,2 19,9 1,96 Cette valeur est en accord avec les résultats expéri-
mentaux précédemment obtenus.
c.
● 25. a. L’amplitude angulaire maximale peut
F (N) être déduite de la longueur du fil et du rayon du
cercle de bois :
R 3
 m  tan  m = --- = ------ = 0 ,045 rad = 2 ,6 °
2,5  67
2 b. Une oscillation est décrite en une période.
Foucault aurait du parler de battement ou de demi-
1,5
oscillation.
1
c.  est en m et g en m ⋅ s – 2 , la racine de leur rapport
0,5 est donc en seconde.
∆(cm)
0 La formule proposée est donc homogène.
0 10 20 d. T = 16 ,4 s , l’écart est de 2,5 %.
d. La réponse du ressort est linéaire car les points On peut assimiler le pendule de Foucault à un pen-
sont alignés selon une droite passant par l’origine. dule simple.
e. La modélisation conduit à k = 10 ,0 N ⋅ m – 1 avec e. La période n’est pas modifiée car la masse
une précision de 5 %. n’intervient pas dans la formule du pendule simple.

12 - Systèmes oscillants 103


chap12.fm Page 104 Jeudi, 8. août 2002 12:14 12

La taille de la boule n’étant pas modifiée, les forces La droite obtenue a pour coefficient directeur :
de frottement ne le sont pas. 4 2
Le poids, force motrice du mouvement, étant aug- ---------
k
menté, l’amortissement est moindre.
mg 0 x
e. k = ---------- d’où T 0 = 2 ----0-
● 26. a. L’incertitude absolue sur la durée mesu- x0 g0
rée est la même que l’on mesure la durée d’une f. On obtient une droite passant par l’origine de
période ou celle de vingt périodes. coefficient directeur 0 ,25 m ⋅ s – 2 .
b. C’est à ce moment là que la vitesse est la plus g0
grande, la perception du passage par cette position g. On a donc --------- = 0 ,25 d’où g 0 = 9 ,87 m ⋅ s – 2
4 2
est donc plus précise.
c. mg 0 = k x 0 ● 27. 1. La première proposition est la seule pour
4 2 laquelle on ne peut pas parler d’isochronisme des
d. La relation T 02 = --------- m permet de déduire la oscillations.
k
valeur de la constante de raideur du ressort à partir 2. La réponse « 3 s » convient.
du graphe T 02 = f ( m ) 3. La réponse « 0,40 kg » convient.

104 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


chap13.fm Page 105 Jeudi, 8. août 2002 12:15 12

CHAPITRE 13.
ASPECTS ÉNERGÉTIQUES
t (s) z (m) v ( m ⋅ s– 1 ) Ec ( J ) E pp ( J ) Em ( J )
ASPECTS 0,16 0,146 1,70 0,065 0 – 0 ,064 6 0,000 4
PÉDAGOGIQUES 0,20 0,222 2,09 0,098 5 – 0 ,098 1 0,000 4
ET SCIENTIFIQUES 0,24 0,313 2,48 0,138 9 – 0 ,138 5 0,000 4
0,28 0,421 2,87 0,186 3 – 0 ,185 9 0,000 4
Dans les programmes précédents, l’étude des spec-
0,32 0,543 3,27 0,240 5 – 0 ,240 2 0,000 4
tres atomiques permettait d’introduire la quantifica-
tion des échanges d’énergie possibles pour un 0,36 0,682 3,66 0,301 7 – 0 ,301 4 0,000 4

atome, la relation E = h et la notion de photon. 0,40 0,836 4,05 0,369 9 – 0 ,369 5 0,000 4
Le groupe d’experts a souhaité dissocier l’interpréta- 0,44 1,006 4,44 0,444 9 – 0 ,444 6 0,000 4
tion des spectres de l’introduction de la quantifica- 0,48 1,191 4,83 0,526 9 – 0 ,526 6 0,000 4
tion des échanges d’énergie. Cette démarche a pour
objectif une approche plus progressive dans laquelle énergies
les connaissances nouvelles sont abordées une à une. 0,6000 Ec(J)
Une première étape permet d’introduire la quantifi- Em(J)
0,4000
cation de l’énergie échangée par un atome avec des Epp(J)
électrons. Elle permet, sans parler des spectres, 0,2000
d’introduire la notion de quantification puis les
niveaux d’énergie de l’atomes. 0,0000
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 t (s)
On peut alors interpréter les spectres et introduire la
– 0,2000
relation Planck-Einstein.
Le photon peut ensuite présenté. – 0,4000

– 0,6000

ACTIVITÉS c. La diminution de l’énergie potentielle de pesan-


DE DÉCOUVERTE teur s’accompagne d’une augmentation de l’énergie
potentielle. Il y a transfert d’énergie de la forme
potentielle de pesanteur vers la forme cinétique.
1. Étude énergétique Leur somme (énergie mécanique) se conserve.
d’une chute (p. 272) 2. a. La vitesse peut être déduite de la coordonnée z
par dérivation numérique. Pour calculer la valeur de
la vitesse sur la ligne n on utilise les valeurs de z des
Correction lignes n – 1 et n + 1 . On ne peut donc pas calculer
1. On utilise les résultats du Doc. 1 du livre de la vitesse pour la première et la dernière ligne.
l’élève. b. En prenant E pp = 0 pour z = 0 , E pp = – 0 ,040z
1 1
a. E c = --- m v 2 = --- × 45 ,1 ⋅ 10 – 3 × ( 9 ,8t + 0 ,13 ) 2 t (s) z (m) v ( m ⋅ s – 1 ) Ec ( J ) E pp ( J ) Em ( J )
2 2
0 0,000
= 22 ,55 ⋅ 10 – 3 × ( 9 ,8t + 0 ,13 ) 2 0,25 0,036 0,13 0,000 035 – 0 ,010 0 – 0 ,009 97
b. L’axe vertical étant orienté vers le bas : 0,5 0,065 0,11 0,000 023 – 0 ,020 0 – 0 ,019 98
E pp = – mgz = 45 ,1 ⋅ 10 – 3 × 9 ,8 × z = – 0 ,44z 0,75 0,089 0,10 0,000 021 – 0 ,030 0 – 0 ,029 98
t (s) z (m) v ( m ⋅ s– 1 ) Ec ( J ) E pp ( J ) Em ( J ) 1 0,115 0,10 0,000 021 – 0 ,040 0 – 0 ,039 98
0 0,000 0,13 0,000 4 0,000 0 0,000 4 1,25 0,140 0,10 0,000 021 – 0 ,050 0 – 0 ,049 98
0,04 0,013 0,52 0,006 1 – 0 ,005 8 0,000 4 1,5 0,165 0,10 0,000 021 – 0 ,060 0 – 0 ,059 98
0,08 0,042 0,91 0,018 8 – 0 ,018 5 0,000 4 1,75 0,191 0,10 0,000 021 – 0 ,070 0 – 0 ,069 98
0,12 0,086 1,31 0,038 5 – 0 ,038 1 0,000 4 2 0,215 0,10 0,000 020 – 0 ,080 0 – 0 ,079 98

13 - Aspects énergétiques 105


chap13.fm Page 106 Jeudi, 8. août 2002 12:15 12

t (s) z (m) v ( m ⋅ s – 1 ) Ec ( J ) E pp ( J ) Em ( J ) On ne peut pas attribuer une orbite aux électrons qui
2,25 0,240 0,10 0,000 021 – 0 ,090 0 – 0 ,089 98
ne peuvent plus être localisées.
c. La courbe du Doc. 2 du livre de l’élève montre
2,5 0,266
que l’électron peur se trouver à n’importe quelle dis-
énergies tance du noyau. À chaque distance correspond sim-
plement une probabilité de présence.
0,0100 t (s)
On peut simplement dire qu’on a plus de chance de
0,0000
– 0,0100 0,5 1 1,5 2 2,5 le trouver à 0,5 nm du noyau qu’à 0,1 nm ou 2 nm.
– 0,0200 On ne peut pas définir sa position à un instant précis
– 0,0300 et, par suite, son orbite.
– 0,0400 d. À la mécanique relativiste, on associe le nom
– 0,0500 Ec(J) d’Albert Einstein et le domaine des vitesses voisines
– 0,0600 Em(J) de celle de la lumière. À la physique quantique celui
– 0,0700 de Niels Bohr et le domaine de l’infiniment petit.
Epp(J)
– 0,0800
– 0,0900
– 0,1000

Les courbes correspondant à l’énergie potentielle et ACTIVITÉS


à l’énergie mécanique sont confondues.
L’anomalie apparente d’une diminution de la
D’EXPLOITATION
vitesse de la bille en début de chute est due au fait
qu’elle est entrée dans le glycérol avec une vitesse 3. Étude énergétique
supérieure à sa vitesse limite. d’un oscillateur
c. La valeur de l’énergie cinétique est constante à
partir du moment où la vitesse s’est stabilisée. mécanique (p. 282)
L’énergie potentielle diminue régulièrement, il en
est de même de l’énergie mécanique. Correction
La non conservation de l’énergie mécanique est liée 1 1
à la présence de forces de frottement. 1. a. E c = --- mv 2 = --- × 0 ,47v 2 avec v obtenu par
2 2
d. Entre les instants de dates 1,5 s et 2 s, l’énergie dérivation numérique.
cinétique ne varie pas. La variation de l’énergie 1
mécanique est égale à la variation de l’énergie b. E pe = --- k x 2 = x 2 avec k = 2 N ⋅ m – 1
2
potentielle. Le travail de la force de frottement (qui Si x n’est pas repéré par rapport à la position d’équi-
est directement opposée au poids) est égal à la varia- 1
tion de l’énergie mécanique. libre, l’expression --- k x 2 n’est pas celle de l’énergie
2
potentielle. On a seulement reproduit le début du
tableau de valeurs obtenues.
2. L’échec des modèles
t (s) z (m) v ( m ⋅ s– 1 ) Ec ( J ) E pe ( J ) Em ( J )
classiques (p. 273) 0 0,0 0,0
0,05 – 1 ,4 – 0 ,27 1,8 0,2 2,0
Correction 0,1 – 2 ,7 – 0 ,23 1,2 0,7 2,0
a. Ces deux forces ont même direction (celle qui 0,15 – 3 ,7 – 0 ,16 0,6 1,4 2,0
passe par les objets – ou leur centres – qui interagis-
0,2 – 4 ,3 – 0 ,08 0,1 1,9 2,0
sent), sont attractives et inversement proportionnel-
les à la distance des objets en interaction. 0,25 – 4 ,5 0,02 0,0 2,0 2,0

b. Les atomes obéissent aux lois de la physique 0,3 – 4 ,2 0,11 0,3 1,7 2,0
quantique. 0,35 – 3 ,4 0,19 0,8 1,2 2,0
Si le mouvement de l’électron autour du noyau 0,4 – 2 ,3 0,25 1,5 0,5 2,0
obéissait aux lois de la physique classique, l’élec- 0,45 – 0 ,9 0,28 1,9 0,1 2,0
tron tomberait rapidement sur le noyau et il n’y
0,5 0,5 0,29 1,9 0,0 2,0
aurait plus d’atomes.
0,55 1,9 0,26 1,6 0,4 2,0
Ceci est contradictoire avec la stabilité observée.

106 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


chap13.fm Page 107 Jeudi, 8. août 2002 12:15 12

t (s) z (m) v ( m ⋅ s– 1 ) Ec ( J ) E pe ( J ) Em ( J ) Les forces de frottement, qui ne peuvent être


0,6 3,1 0,21 1,0 1,0 2,0
négligées, ont pour conséquence une dissipation de
l’énergie.
0,65 4,0 0,13 0,4 1,6 2,0
0,7 4,5 0,04 0,0 2,0 2,0
0,75 4,4 – 0 ,05 0,1 2,0 2,0
4. Spectres nucléaires
0,8 3,9 – 0 ,14 0,5 1,5 2,0
et moléculaires
0,85 3,0 – 0 ,21 1,1 0,9 2,0 (p. 283)
0,9 1,8 – 0 ,26 1,6 0,3 2,0
0,95 0,4 – 0 ,29 1,9 0,0 2,0 Correction
1 – 1 ,1 – 0 ,28 1,8 0,1 2,0 a. Les valeurs des fréquences caractéristiques de
1,05 – 2 ,4 – 0 ,24 1,4 0,6 2,0 quelques molécules correspondent à des longueurs
d’ondes voisines de 5 m et des énergies voisines
énergies Ec(J) du dixième d’électronvolt, on a donc de l’infra-
Em(J) rouge.
2,5
Epe(J) Les valeurs des fréquences caractéristiques de quel-
2,0 ques molécules correspondent à des longueurs
1,5
d’ondes voisines du picomètre et des énergies voisi-
nes du MeV, on a donc des rayons .
1,0 b. Les dimensions des noyaux, des atomes et des
0,5
molécules sont respectivement de l’ordre du femto-
t (s) mètre, du dixième de nanomètre et du nanomètre.
0,0 Les longueurs d’ondes émises peuvent être classées
0,5 1 1,5 2 2,5 dans le même ordre.
– 0,5
La longueur d’onde du rayonnement émis ou
absorbé est d’autant plus petite que l’entité qui
c. Les graphes de E c ( t ) et de E pe ( t ) ont une
échange de l’énergie est de faible dimension.
période égale à la moitié de celle de x ( t ) .
c. Ces niveaux d’énergie sont équidistants et seuls
Les variations de l’énergie cinétique et de l’énergie
les sauts d’un niveau à ses plus proches voisins sont
potentielle élastique sont opposées.
autorisés.
Il y a transfert d’une forme d’énergie dans l’autre.
Leur somme est constante, la conservation de
l’énergie mécanique montre que l’on peut négliger
les frottements. Il n’y a pas de dissipation percepti-
ble d’énergie pour une durée correspondant à quel- EXERCICES
ques périodes.
2. Appliquer
énergies Ec(J)
1,6 Em(J)
ses connaissances
Epe(J) ● 11. a. Longueur du ressort à l’équilibre :
1,2  eq = 35 cm
Allongement :  eq –  0 = 10 cm
Longueur du ressort en position haute :  h = 30 cm
0,8
Allongement :  h –  0 = 5 cm
Longueur du ressort en position basse :  b = 40 cm
0,4 Allongement :  b –  0 = 15 cm
b. Travail du poids : 0,05 J
Travail de la force exercée sur le ressort : 0,05 J
0,0
0 0,5 1 1,5 2 t (s) Variation de l’énergie potentielle élastique : 0,05 J
Il y a transfert d’énergie entre les formes cinétique Remarque :
et potentielle mais l’énergie mécanique ne se con- 1 1
E pe = --- k (  –  0 ) 2 et non pas E pe = --- k (  –  eq ) 2
serve pas. 2 2

13 - Aspects énergétiques 107


chap13.fm Page 108 Jeudi, 8. août 2002 12:15 12

Variation de l’énergie potentielle de pesanteur du


solide : – 0 ,05 J ENTRAÎNEMENT
Variation de l’énergie mécanique du système AU BAC
solide-ressort : 0 J
c. Travail du poids : 0 J ● 19.
Travail de la force exercée sur le ressort : 0 J atome molécule noyau
Variation de l’énergie potentielle élastique : 0 J
Variation de l’énergie potentielle de pesanteur du 10 6 soit
E (eV) 1 0,1
l MeV
solide : 0 J
Variation de l’énergie mécanique du système E (J) 10 – 19 10 – 20 10 – 13
solide-ressort : 0 J  10 13 Hz 10 14 10 20
● 13. a. À t = 1 s , x = 0 ,5 m , E pe = 0 ,5 J ,  m 10 – 2 mm pm
E c = 0 et E m = 0 ,5 J . rayonnement visible IR 
b. À t = 1 ,75 s , x = 0 , E pe = 0 J , E m = 0 ,5 J
(absence de frottement) d’ou E c = 0 ,5 J . ● 20. a. E pp = mg ( 1 – cos  )
b. À t = 0 , E pp ( 0 ) = mg ( 1 – cos  m )
● 14. a. E c = 1--- m v 2 , E p = mgy et E m = E c + E p La valeur de  peut être déduite de celle de la
2
période :  = 0 ,25 m donc E pp ( 0 ) = 4 ,9 mJ
b. E c : courbe jaune, E p : courbe violette
et E m : courbe verte. c. E pp ( t ) = mg ( 1 – cos  )
c. À t 1 , on constate une brusque variation de E m , d. Avec E c ( 0 ) = 0 , la conservation de l’énergie
lors du rebond la balle perd une partie de son énergie. mécanique conduit à :
d. Au sommet de sa trajectoire, avant le rebond, E c ( t ) = E pp ( t ) – E pp ( 0 ) = mg ( cos  – cos  m )
l’énergie cinétique de la balle est légèrement infé- e. À t = 0 ,25 s ,  = 0 . L’énergie potentielle de
rieure à 0,5 J. pesanteur est nulle. La conservation de l’énergie
La valeur de la vitesse est voisine de 4 m ⋅ s – 1. mécanique conduit à : E c ( 0 ,25 s ) = 4 ,9 mJ
On peut aussi dire que la vitesse est égale à sa com- d
posante horizontale ce qui conduit à 3 ,8 m ⋅ s – 1 f. La vitesse du solide est égale à  ------ ce qui con-
dt
(4 m en 1,05 s). duit, pour t = 0 ,25 s , à la valeur 0 ,314 m ⋅ s – 1
● 17. a. La valeur – 13 ,6 eV correspond à l’état On en déduit : E c ( 0 ,25 s ) = 4 ,9 mJ
non excité, les autres à des états excités.
● 21. a. Les courbes représentant l’énergie cinéti-
b. Un atome excité ( n = 2 ) peut absorber une éner-
que et l’énergie potentielle élastique ont une période
gie de 1,88 eV et ainsi passer au niveau supérieur
moitié de celle représentant l’évolution avec le
(n = 3) .
temps de l’abscisse x du centre d’inertie de la masse
Un atome excité ( n = 2 ) peut absorber une énergie
qui oscille. La courbe bleue représente donc x ( t ) .
de 2,54 eV et ainsi passer au niveau repéré par
La courbe rouge qui passe par un maximum en
n=4.
même temps que x ( t ) décrit l’évolution de l’éner-
c. À cette fréquence correspond une énergie de
gie potentielle élastique du ressort.
10,2 eV, cette lumière peut être absorbée par un
La courbe verte décrit celle de l’énergie cinétique.
atome repéré par n = 1 ou émise par un atome
b. L’amplitude du mouvement a pour valeur 5 cm.
repéré par n = 2 .
La vitesse est maximale pour x = 0 et a pour valeur
d. Un atome repéré par n = 3 peut céder 1,88 eV où
(déduite de la pente de la tangente à x ( t ) à t = 0 )
12,01 eV ce qui correspond à des lumières de fré-
0 ,54 m ⋅ s – 1 .
quences 4 ,53 ⋅ 10 14 Hz et 2 ,90 ⋅ 10 15 Hz , soit des
c. Les énergies cinétique et potentielle de pesanteur
longueurs d’onde de valeurs 0,66 m et 0,10 m.
ont pour valeur maximale 13,75 mJ.
e. 13,6 eV.
Les valeurs de l’amplitude et de la vitesse maximale
● 18. a. Les énergies cédées peuvent avoir pour du mouvement étant connues, on en déduit :
valeur 450 keV, 263 keV et 187 keV. k = 11 N ⋅ m – 1 et m = 94 g
Les longueurs d’ondes correspondantes ont pour d. La période déduite de ces valeurs est
valeur 2,76 pm, 4,72 pm et 6,65 pm. T 0 = 0 ,58 s , elle est en accord avec celle de 0,6 s
b. Rayonnement . que l’on peut déduire directement du graphe x ( t ) .

108 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


coin-bac-d.fm Page 109 Jeudi, 8. août 2002 12:27 12

PARTIE D. ÉVOLUTION
TEMPORELLE DES SYSTÈMES
Une multiplication des valeurs de Y par mg conduit
PROBLÈMES DE BAC à l’énergie potentielle de pesanteur (des ordonnées
exprimées en mm conduisent à des mJ si m est
● 1. 1. La trajectoire du centre d’inertie G du exprimée en kg et g en m ⋅ s – 2 ).
mobile est une portion de cercle de centre A et de Par addition des valeurs des énergies cinétique et
rayon L. potentielle, on obtient celle de l’énergie mécanique.
2. a. La projection G X de G sur l’axe horizontal est b. • Quand X = 0 , Y est minimal.
animée d’un mouvement rectiligne sinusoïdal.
• Quand X est minimal, Y est maximal.
b. T = 1 ,17 s
• La courbe 2 correspond à l’énergie potentielle
c. T 2 est en s 2 , L est en m, donc K est en m ⋅ s – 2 .
car elle est maximale (et minimale) aux mêmes
K = 10 m ⋅ s – 2
dates que Y.
La valeur trouvée suggère que K est l’intensité de la
pesanteur. • À t = 1 s : E c = 12 mJ
d. L’amortissement étant négligeable, l’énergie • La valeur de l’énergie mécanique diminue avec le
mécanique du système est constante. temps. Cette diminution est due à l’amortissement
3. a. Des valeurs de X et Y, on déduit par dérivation du système.
numérique celles de v X et v Y . c. À t = 1 s , on peut déduire la valeur de la vitesse
On calcule alors le carré de la vitesse : v 2 = v X2 + v Y2 du graphique 2 (pente de la tangente).
1 On obtient la valeur 0 ,32 m ⋅ s – 1 .
Une multiplication par --- m conduit à l’énergie
2 E c = 0 ,012 J conduit à m = 0 ,23 kg .
cinétique (des vitesses exprimées en mm ⋅ s – 1 On peut aussi utiliser un couple de valeurs
conduisent à des J si m est exprimée en kg). « Y-énergie potentielle ».

● 2. a. En M 5 et M 7 , la valeur de la vitesse est On en déduit le vecteur accélération en M 6 en divi-


2 ,05 m ⋅ s – 1. Les vecteurs vitesses sont représentés sant par 0,120 s.
avec pour échelle 2 cm pour 1 m ⋅ s – 1. Il a pour valeur 10 m ⋅ s – 2 .
b. Le vecteur  v est le vecteur qu’il faut ajouter à On le représente à l’échelle 5 cm pour 10 m ⋅ s – 2 .
v 5 pour obtenir v 7 . c. Le vecteur accélération est vertical, dirigé vers le
Il a pour valeur 1 ,2 m ⋅ s – 1. bas et a pour valeur 10 m ⋅ s – 2 .

v5 v5

M5 M7
∆v
v7

0,5 m
aG

109
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d. Ce mouvement a les caractéristiques d’un mou- II. 1. a. Une dérivation permet de déduire v de h.
vement de chute libre. b. Le mouvement du parachutiste n’est pas unifor-
e. Les projections des points sur un axe horizontal mément varié car la vitesse n’est pas une fonction
sont régulièrement espacées. affine du temps ( v ( t ) n’est pas une droite).
La coordonnée v x du vecteur vitesse est constante c. h = 25 m conduit à v = 22 m ⋅ s – 1
et a pour valeur absolue la valeur 2 m ⋅ s – 1. 2. a. La valeur maximale de x est inférieure à 40 m.
La valeur de  2 est donc inférieure à celle trouvée à
● 3. a. La courbe verte représente l’évolution de la question 2. b. qui était déjà inférieure à la hauteur
la vitesse v, la courbe jaune celle l’abscisse z. du pont (103 m). Le site retenu convient donc.
On remarque, en effet, que v ( t ) est constante quand b. La pseudo-période est voisine de 10,6 s.
z ( t ) est décrit par une portion de droite. Avec m = 60 kg , on en déduit k = 28 N ⋅ m – 1 .
b. Cet axe est orienté vers le bas et son origine cor- c. La donnée de 30 cm par kg est équivalente à
respond au début du mouvement (v est nulle). 33 N ⋅ m – 1. Il y a donc accord.
c. La première phase correspond au régime transi- On peut aussi remarquer que la mesure du coeffi-
toire, la seconde phase au régime permanent. cient directeur de la droite D (soit 0,4) conduit à
La première phase a une durée voisine de 0,25 s. k = 32 N .
d. Pendant la seconde phase, le mouvement du cen-
tre d’inertie de la bille est rectiligne et uniforme.
● 5. 1. L’énergie est émise par rayonnement.
Les raies sombres observées correspondent à une
La vitesse a pour valeur 0 ,54 m ⋅ s – 1 .
absorption par la chromosphère.
e. L’intersection de la tangente à l’origine de la
2. C’est l’énergie nécessaire pour séparer l’électron
courbe v ( t ) avec l’asymptote de cette même courbe
du noyau de l’atome.
conduit, pour le temps caractéristique, à la valeur
Elle a pour valeur 13,6 eV.
0,08 s.
À 13,6 eV, correspond une longueur d’onde de
f. On prend pour niveau de référence de l’énergie
91,3 nm. On est dans le domaine des UV.
potentielle, E p = 0 pour z = 0 .
91,3 nm est la valeur maximum de la longueur
• À t = 0 : E p = 0 , E c = 0 et E m = 0
d’onde du rayonnement susceptible d’ioniser un
• À t = 0 ,3 s : z = 0 ,12 m , v = 0 ,54 m ⋅ s – 1 atome pris dans son état fondamental.
E p = – 0 ,002 5 J , E c = 3 ,1 ⋅ 10 – 4 J et
13 ,6
E m = – 0 ,002 2 J 3. La relation E n = – ---------- permet de calculer les
n2
• À t = 0 ,4 s : z = 0 ,17 m , v = 0 ,54 m ⋅ s – 1 énergies des six premiers niveaux de l’atome
E p = – 0 ,003 5 J , E c = 3 ,1 ⋅ 10 – 4 J et d’hydrogène. On trouve :
E m = – 0 ,003 2 J • pour n = 1 : E 1 = – 13 ,6 eV
L’énergie mécanique diminue car la chute est avec • pour n = 2 : E 2 = – 3 ,4 eV
frottements. • pour n = 3 : E 3 = – 1 ,51 eV
• pour n = 4 : E 4 = – 0 ,85 eV
● 4. I. 1. a. En prenant pour origine des espaces le • pour n = 5 : E 5 = – 0 ,54 eV
point A et pour instant de date t = 0 celle corres- • pour n = 6 : E 6 = – 0 ,38 eV
pondant au début du saut, on obtient : Les valeurs des longueurs d’ondes des raies d’émis-
sion pour la série de Balmer sont données par la
1
x = --- gt 2 et v = gt relation :
2 hc
v 1 = 2g 1  = -----------------------
On en déduit : (En – E2)
b. v 1 = 22 m ⋅ s – 1
avec n  3 , l’énergie étant exprimée en joule.
2. a. De l’expression de l’énergie mécanique, on  3,2 = 656 nm ,  4,2 = 486 nm ,  5,2 = 434 nm ,
k E
déduit : v 2 = – ---- x 2 + 2 ----  6,2 = 410 nm , les autres longueurs d’onde n’appar-
m m tiennent pas au domaine du visible.
k 4. a. La chromosphère contient des atomes d’hydro-
Le coefficient directeur de la droite D est – ----
m gène.
b. La valeur maximale de x est :
b. À une longueur d’onde de la raie H  observée
x max = 1 800 = 42 ,4 m correspond une transition entre les niveaux 2 et 3.
D’où :  2 = 42 ,4 + 49 ,5 = 91 ,9 m . Ce résultat est S’agissant d’une absorption, l’atome passe du
en accord avec la valeur donnée de 92 m. niveau 2 au niveau 3.

110 PARTIE D - ÉVOLUTION TEMPORELLE DES SYSTÈMES MÉCANIQUES


coin-bac-d.fm Page 111 Jeudi, 8. août 2002 12:27 12

● 6. 1. a. La force exercée par la Terre sur le satel- Un mouvement circulaire est solution de l’équation
lite a pour expression : différentielle qui régit le mouvement du satellite si :
Mm
F = – G ---------
v2 M M
u ----- = G ----2- soit v = G -----
r2 r r r
Celle exercée par le satellite sur la Terre lui est
directement opposée et a pour expression : GM R2
d. Avec G 0 = --------- , on a v = G 0 ------
Mm R2 r
F′ = G --------- u
r2 e. Les valeurs de l’énoncé conduisent à :
( 6 ,4 ⋅ 10 6 ) 2
v = 9 ,80 × -----------------------------------------------
- = 3 ,9 km ⋅ s – 1
( 6 ,4 ⋅ 10 + 2 ⋅ 10 )
6 7

r S Cette valeur conduit à une période :


F 2 × ( 6 ,4 ⋅ 10 3 + 2 ⋅ 10 4 )
O T = -------------------------------------------------------------
u 3 ,9
R = 42 ,5 ⋅ 10 3 s = 11 ,8 h
Cette valeur est en accord avec la période annoncée.
2. a. et b. Les mêmes calculs, pour une altitude de
b. La deuxième loi de Newton conduit à :
1 300 km, conduisent à : 7 ,2 km ⋅ s – 1 et 1,86 h.
M
a = – G ----2- u c. Le temps mis pour parcourir 2 cm est de
r 6 ,7 ⋅ 10 – 11 s . La mesure d’une telle durée nécessite
c. Dans le cas d’un mouvement circulaire uniforme, des horloges d’une grande précision.
on a :
v2 3. Ce phénomène a pour cause les variations du
a = – ----- u
r champ gravitationnel.

111
chap14.fm Page 113 Jeudi, 8. août 2002 12:28 12

CONCLUSION.
MESURE DU TEMPS
Vint alors l’idée de définir un temps solaire moyen,
ASPECTS basé sur l’existence virtuelle d’un Soleil dont la
PÉDAGOGIQUES rotation autour de la Terre serait uniforme.
Mais la rotation de la Terre sur elle-même n’est, elle
ET SCIENTIFIQUES non plus, pas uniforme.
Ce fait, révélé expérimentalement, condamna
1. Temps des dieux, définitivement le temps solaire moyen (basé sur le
temps des hommes jour solaire) qui fut alors remplacé par le temps des
L’histoire du temps est d’abord celle du passage du éphémérides basé, lui, sur une subdivision de
temps des dieux, cyclique et angoissant, au temps l’année solaire moyenne.
des hommes, politique, linéaire et rassurant. Si la mesure du temps s’est d’abord appuyée sur la
La pérennité de la vie humaine était, en effet, sou- rotation des astres, elle est définie, depuis 1967, à
mise à la lutte mythique et périodique que les dieux partir de la transition hyperfine de l’atome de
engageaient dans leur monde. césium 133.
C’est en Grèce, à la fin du VIe siècle avant notre ère,
que ce temps mythique, dont les hommes étaient 3. La révolution
comme prisonniers, fut remplacé par un temps du temps atomique
politique au service de la vie de la cité. Ce renverse-
La définition et l’usage du temps atomique ont
ment fut opéré par Clisthène l’Athénien (570-508
constitué une révolution majeure.
av. J.-C.), le « créateur de la démocratie », qui sou-
L’échelle de temps est réalisée en juxtaposant les
mit, pour la première fois, le temps à l’organisation
unités de temps d’un étalon de fréquence : celle de
politique de la cité.
la transition hyperfine choisie.
Il modifia, en effet, le calendrier lunaire de 12 mois,
Auparavant, l’unité de temps (la seconde) était
alors en usage, en créant une année de 10 mois con-
définie comme la durée d’une subdivision de
formément au nombre des tribus qu’il avait instauré
l’échelle de temps (années, jours).
pour briser l’ordre aristocratique ancien.
Le temps atomique cesse d’être une échelle de
temps « naturelle ». Il se fabrique à l’aide d’une
2. À la recherche multitude d’horloges fabriquées par l’homme et
d’un temps uniforme n’est pas directement observable.
Une fois que les hommes se furent appropriés le Le temps devient alors un problème de physiciens et
temps, ils ne cessèrent, jusqu’à aujourd’hui, de non plus d’astronomes.
chercher un temps uniforme et homogène, c’est-à- Avec l’avènement des horloges atomiques, le temps
dire, un temps dont la course ne dépendrait ni du est devenu la grandeur physique déterminée le plus
lieu, ni de la saison. précisément (en 1998, la stabilité aussi bien que
Ils crurent longtemps le trouver dans le mouvement l’exactitude du Temps atomique international
apparemment régulier des astres : en particulier étaient estimées à 2 ⋅ 10 – 14 , soit 1 seconde pour
celui du Soleil, observé depuis la Terre. Ainsi fut 1 500 000 ans). Le temps atomique a ainsi permis
défini le temps solaire vrai, basé sur la rotation de la de redéfinir les unités d’autres grandeurs. La
Terre autour du Soleil, dont les hommes s’aperçu- définition du mètre, par exemple, est basée, depuis
rent qu’il n’était pas uniforme. L’ellipticité de la tra- 1983, sur la distance parcourue par la lumière dans
jectoire de la Terre autour du Soleil interdit, en effet, 1
de pouvoir reproduire à l’identique, tout au long de le vide pendant une durée de ------------------------------- seconde .
299 792 458
l’année, le mouvement apparent qu’effectue le C’est donc une mesure de durée qui conditionne la
Soleil autour de la Terre. précision des mesures de longueur.

Mesure du temps 113


chap14.fm Page 114 Jeudi, 8. août 2002 12:28 12

4. Principe des horloges


atomiques à jet de césium ACTIVITÉS
Le principe d’une horloge atomique est basé sur un
DE DÉCOUVERTE
aspect fondamental de la physique quantique : un
atome peut exister sous différents niveaux d’énergie
qui sont quantifiés, c’est-à-dire que l’énergie d’un 1. Les inégalités
atome ne peut prendre que des valeurs bien précises, de la rotation de la Terre
caractéristiques de la nature de l’atome (hydrogène, (p. 298)
césium, etc.) et il lui est « interdit » de se trouver
entre ces valeurs.
Pour faire passer un atome d’un niveau d’énergie à Correction
un autre plus élevé (on parle de transition atomi- 1. a. Un corps est en rotation lorsqu’il tourne « sur
que), il doit recevoir un photon (un « grain lui-même », c’est-à-dire autour d’un point lui appar-
élémentaire » de lumière) dont l’énergie correspond tenant ou d’un axe le traversant.
exactement à la différence d’énergie entre le niveau Un corps est en révolution, lorsqu’il tourne autour
final et le niveau initial. À l’inverse, pour revenir au d’un point ou d’un axe qui lui est extérieur.
niveau d’énergie initial, il doit lui-même émettre un b. La Terre tourne sur elle-même en 24 h.
photon de même énergie. Elle parcourt donc un. angle de 2 radians pendant
Or, l’énergie transportée par un photon est directe- la même durée, donc  = 7 ,27 ⋅ 10 – 5 rad ⋅ s – 1 .
ment proportionnelle à la fréquence de l’onde élec- 2. a. Il y a 400 millions d’années, la durée du jour
tromagnétique associée (la couleur de la lumière). était d’environ 22 heures.
Par exemple, un photon de lumière violette trans- b. La rotation de la Terre s’est donc ralentie depuis
porte deux fois plus d’énergie qu’un photon de cette époque.
lumière rouge, qui en transporte plus qu’un photon c. La baisse de la vitesse angulaire de rotation de la
infrarouge, qui en transporte plus qu’un photon Terre est associée à une perte d’énergie cinétique de
d’onde radio. rotation.
Puisque les différences d’énergies entre les états
d. La Lune et le Soleil.
d’un atome ont des valeurs parfaitement définies, il
3. a. La Lune en interaction gravitationnelle avec la
en est de même de la fréquence de l’onde électroma-
Terre et le Soleil.
gnétique pouvant changer leur état ou pouvant être
générée par leur changement d’état. Pour construire b. Parce que le système constitué de deux corps en
une horloge, il suffit donc d’utiliser la fréquence de interaction de gravité est « intégrable » c’est-à-dire
cette onde électromagnétique et de compter ses que l’équation fondamentale de la dynamique de
périodes. Newton permet, dans ce cas, de calculer très exacte-
Ainsi, de la même façon qu’une horloge comtoise ment la trajectoire suivie par les deux corps relative-
comptabilise les oscillations de son balancier (en ment au centre de gravité du système.
faisant avancer les aiguilles de son cadran à chaque c. Le mot « éphéméride » fut introduit comme nom
période) ou qu’une horloge à quartz comptabilise féminin pluriel au sens de « tables astronomiques,
les périodes des vibrations de son oscillateur à donnant pour chaque jour de l’année la position des
quartz, une horloge atomique comptabilise les astres ». Ce mot est composé de épi « pendant » et
périodes de l’onde électromagnétique ayant provo- de hêmera « jour ».
qué le changement d’état d’atomes (étalons passifs) d. Le temps de la théorie newtonienne est un para-
ou ayant été générée par ce changement d’état (éta- mètre théorique dont le caractère uniforme supposé
lons actifs). L’horloge atomique la plus stable et la peut se concevoir en imaginant un écoulement
plus exacte (elle est exacte par définition, puisque la liquide exactement régulier de tout temps et pour
seconde est définie par rapport à son fonctionne- tous les temps. Le temps qui a servi à mesurer les
ment) est actuellement l’horloge atomique à jet de observations astronomiques est, quant à lui, d’ori-
césium. gine expérimentale. Il est basé sur la répétition d’un
Il s’agit, pour l’essentiel, d’un oscillateur à quartz phénomène périodique observable.
qui sert de base à une horloge atomique, les atomes e. Ce décalage peut augmenter.
de césium n’étant là que pour contrôler et ajuster la f. Parce que les irrégularités de la rotation terrestre
fréquence du signal généré par le quartz. n’étaient pas accessibles aux horloges mécaniques à
L’horloge à jet de césium est donc un étalon passif. balancier (XIV-XIXe siècles).

114 CONCLUSION
chap14.fm Page 115 Jeudi, 8. août 2002 12:28 12

2. De l’horloge mécanique
à l’horloge atomique
(p. 299)
Correction
a. 60 ms d’augmentation cumulée sur une année
correspondent à une augmentation moyenne de
1 ,64 ⋅ 10 – 4 s par jour.
b. Aux environs de 1940.
c. En 1400, l’écart de marche est de 830 s par jour
soit 9,6 ms d’erreur par seconde.
d. On peut donc en conclure, qu’à cette époque, la
seconde était mesurée par les horloges à environ
1 % près.
e. Vers 1850, la précision des horloges mécaniques
était de 0 ,7 ⋅ 10 – 6 % .
Un siècle plus lard, vers 1950, la précision des hor-
loges à quartz était de moins de 0 ,6 ⋅ 10 – 6 % .
f. 1 ⋅ 10 – 9 s par jour.

ACTIVITÉ
D’EXPLOITATION

3. Horloges atomiques
au césium (p. 304)
Correction
a.  = 10 – 6 m (micro-onde)
hc
b. E = ------ soit environ E = 2 ⋅ 10 – 19 J

c. Sélectionner uniquement les atomes de type A.
d. L’asservissement physique d’un système par un
autre consiste à amener l’une des variables caracté-
risant le système asservi (esclave) sur la valeur prise
par cette même variable au sein du système asservis-
seur (maître).
e. Sur la fréquence d’oscillation mécanique du
quartz.
f. Faire fonctionner une horloge atomique utilisant
des atomes froids, c’est-à-dire lents, en microgra-
vité, permet d’augmenter le temps d’interaction du
champ micro-onde excitateur avec les atomes de
plus bas niveau d’énergie.
L’ajustement de la fréquence d’oscillation
mécanique du quartz à la fréquence de transition
hyperfine f 0 en est d’autant améliorée.

Mesure du temps 115