Vous êtes sur la page 1sur 23

Le web 2.

0,
promesses et enjeux
Clément Hardoüin
Sommaire
Préambule
Qu'est-ce que le web 2.0 ?
Qu'est-ce que le web 2.0 n'est pas ?
Très bien, mais alors, le web 2.0, c'est quoi ?
Quelques exemples d'applications web 2.0
Les caractéristiques d'un site web 2.0
Les enjeux économiques
Les enjeux sociologiques
Les enjeux ergonomiques
Les enjeux techniques
Une segmentation se dessine
Quel avenir pour le web 2.0 ?
Une pelote de liens pour aller plus loin
Conclusion
Préambule
• Le web 2.0 est un thème « polémique » 

• Il n'y a pas de vérité définitive sur le


sujet,

• Les avis divergent selon les intervenants,

• Cette présentation se veut donc une


présentation et un éclairage personnel
sur le sujet,
Qu'est-ce que le web 2.0 ?
• Difficile de répondre à cette question!!
• Le terme a été inventé en 2004 par Dale Dougherty de
la société O'Reilly_Media
• Le fait de mettre un mot sur un phénomène aussi vague
et hétérogène a généré une avalanche de réactions,
• Pour les plus enthousiastes, c'est une révolution qui
place l'utilisateur au cœur du web,
• Pour les plus sceptiques c'est une vaste escroquerie
marketing réexploitant des technologies vieilles de 5
ans,
Qu'est-ce que le web 2.0 n'est pas ?

• ce n'est pas une norme établie par un organisme


tel que le W3C ou l'IETF
• ce n'est pas un label décerné selon des critères
précis par un organisme
• ce n'est pas une méthode de travail dont les
grands principes seraient définis (comme
l'approche MVC en programmation par exemple)
Très bien, mais alors,
le web 2.0, c'est quoi ?
• Etant donné qu'il n'y a pas de définition
officielle, on ne peut pour le moment se baser
que sur les exemples qui ont vu le jour jusqu'à
présent.
• La comparaison entre les applications web 2.0
et celles qu'elles sont censées remplacer
devrait vous permettre de cerner les avancées
du 2.0.
Quelques exemples d'applications web 2.0
Quelques exemples d'applications web 2.0
• Google Maps vs. Mapquest (cartographie)
• De grandes avancées en termes d'ergonomie : fluidité, défilement, zoom, carte
satellite, etc.
• Blogmarks vs. MyLinea (favoris)
• Système collaboratif de gestion de favoris en ligne. Possibilité de publication sur son
weblog, de syndication, d'importation/exportation.
• Netvibes vs. Excite.com (portail)
• Ergonomie très améliorée, intégration des flux de syndication, exploitation d'API
tierces, etc.
• Wikipedia vs. Encarta (encyclopédie)
• Le contenu est créé et auto-régulé par les utilisateurs. Les mises à jour se font en
temps réel.
• Et bien d'autres...
• flickr, gmail, technorati, backpack, youtube, pandora, writely, odeo, meebo, zlio, etc.
Les caractéristiques d'un site web 2.0
A l'aune des exemples que nous avons vus, nous
pouvons dégager quelques grandes tendances
des sites web 2.0 :
• interfaces plus riches, plus ergonomiques, plus
fluides (drag'n'drop, rafraîchissement ciblé de
la page)
• développement d'une approche collaborative
(par le biais des wikis ou du développement des
commentaires des visiteurs)
• utilisation de standards du web (XHTML, CSS,
RSS, ATOM, etc.)
• multiplication des API (réexploitation du
contenu de son site par d'autres sites)
• A noter que ces caractéristiques ne sont ni
obligatoires, ni exclusives.
Les enjeux économiques
Les enjeux économiques
• des modèles économiques quasi-inexistants pour le
moment
• et pourtant, un début de bulle spéculative qui se forme
(rachat de start-ups par Yahoo, Google, Microsoft)
• des coûts de développement aléatoires (compétences
nouvelles et rares, nécessité de développer 2 versions,
une 2.0 et une dégradée et accessible 1.0)
• des coûts qui peuvent devenir exponentiels (bande
passante phagocytée par la mise à disposition d'une API)
Les enjeux sociologiques
Les enjeux sociologiques
• en prenant le concept du web 2.0 au sens large (blogs, wikis, site
collaboratifs), une dimension sociale apparaît. Elle matérialise une vieille
utopie du web : du contenu disponible en lecture/écriture
• des questionnements naissants sur les atteintes possibles à la vie privée
– Les utilisateurs fournissent les données (qui appartiennent ensuite à la compagnie).
– Les utilisateurs fournissent les métadonnées (qui appartiennent ensuite à la
compagnie).
– Les utilisateurs construisent l'application (qui appartient ensuite à la compagnie).
– Les utilisateurs payent la compagnie continuellement pour avoir le droit d'utiliser
l'application qu'ils ont construit pour accéder et manipuler les données qu'ils ont
fournit.
– Source : Edward Bilodeau
• la question de la crédibilité des informations (influence de la blogosphère,
exactitude des informations sur Wikipedia)
Les enjeux ergonomiques
Les enjeux ergonomiques
La plupart des applications web 2.0 remettent en cause des
principes fondamentaux d'Internet
• l'URL de l'application web reste toujours la même puisque la
page ne se rafraîchit pas (problème pour les favoris, pour les
envois à un ami, et ce, malgré des palliatifs)
• les boutons "précédent" et "suivant" du navigateur diffèrent
de leur comportement normal pour l'utilisateur
• l'utilisation abusive du javascript empêche le bon
référencement du site et de son contenu
• En fait, on rencontre les mêmes problèmes que les
applications en Flash (quelle valeur ajoutée, d'ailleurs ?)
Les enjeux techniques
Les enjeux techniques
• difficultés de développement liées à l'absence
de framework durablement installé
• langage de base, le javascript, que chacun
utilise selon ses propres habitudes (en "objet",
en procédural) entraînant une maintenance
coûteuse et incertaine
• l'apparition d'un tag soup d'un nouveau genre
(balises <script> à foison, etc.)
Une segmentation se dessine
Une segmentation se dessine
Pour tenter d'y voir plus clair dans tout ceci, on peut
tenter de différencier 2 types d'applications du web 2.0
1. celles qui prétendent enrichir l'expérience utilisateur
(exemple : Google Suggest ou
la validation de formulaire de RememberTheMilk)
2. celles qui se présentent comme une refondation de
l'expérience utilisateur (exemple : Netvibes)
En désactivant Javascript sur son navigateur, on se rend
bien compte que les applications de la deuxième catégorie
rencontrent les problèmes cités précédemment.
Quel avenir pour le web 2.0 ?
Quel avenir pour le web 2.0 ?
• En voulant faire du navigateur une plate-forme concurrente des
applications de bureau traditionnelles, le web 2.0 met peut-être la
charrue avant les bœufs.
• En effet, le web 2.0 se donne comme objectif ultime de passer d'une
logique de document à celle d'application web. Cela n'a rien d'anodin.
On utilise les mêmes technologies (XHTML, CSS, DOM, JS) mais on est
dans une logique complètement différente de l'esprit d'origine dans
lequel elles ont été conçues.
• Le web 2.0 tel qu'on le connaît aujourd'hui pourrait donc n'être
qu'une période de transition, avec des technologies et des usages
immatures.
• Le "vrai" web 2.0 verra-t-il le jour avec des technologies comme XUL,
XAML ou autres ?
Une pelote de liens pour aller plus loin
• La version française de l'article fondateur par Tim O'Reilly
• La définition du Web 2.0 sur Wikipedia FR
• La définition du Web 2.0 sur Wikipedia EN
• Fred Cavazza s'essaye avec sa propre définition
• Fred Cavazza souligne le rôle des utilisateurs dans le web 2.0
• L'actualité du web 2.0 vue par le blog de ZDNet
• L'actualité du web 2.0 vue d'Irlande
• L'actualité du web 2.0 vue par Richard MacManus
• L'actualité d'AJAX et de ses applications web
• Nicolas Biri s'iniquiète des dérives du web 2.0
• Martin Lessard note l'intérêt de Microsoft pour le web 2.0 et les futures applications en ligne
• Karl Dubost s'inquiète de l'impact du web 2.0 sur le processus d'élaboration des normes
• Une critique acide de l'exploitation des données des utilisateurs dans le cadre des applications web 2.0
• Un dossier sur Internet 2, le Web de demain
• Des éléments de compréhension du phénomène par John Hagel
• Brandon Schauer essaye de démêler le neuf du vieux dans ce qu'on appelle le web 2.0
• La puissance du web 2.0 au-delà des discours marketing
• Web 2.0 : mythe et réalité, un dossier très complet sur le sujet
• Le meilleur des applications 2.0 de 2005
• Web 2.0 ou l'âge de raison d'Internet
• Selon Laurent Jouanneau, AJAX est déjà obsolète
Conclusion
Merci de votre attention. Des questions ?

Vous aimerez peut-être aussi