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De la sanctification du sabbat

Les 53 sermons du Seigneur Gottfried Mayerhofer

SERMON N°42
( Le Sermon du16° dimanche après Pentecôte)
« Jésus guéris un hydropique - De la sanctification du sabbat. »
– Luc XIV –

Je m’incarnai précisément dans ce peuple qui, depuis longtemps déjà,


avais une religion qui mieux que toute autre, se prêtait à servir de
fondement à ma doctrine d’amour, et où il ne fallait rien autre
qu’expliquer au sens spirituel les vieilles lois déjà existantes, sans les
révoquer, et de cette façon, mener au salut la dignité humaine, qui
était sur le point de faire complètement naufrage, submergée par les
seules cérémonies ecclésiastiques du temple et par d’égoïstes plaisirs.
Durant mes trois années d’enseignement je poursuivis toujours ce
but ; je provoquai indirectement ou permis que des occasions se
présentent pour offrir l’opportunité de combattre les fausses vues et
les préjugés des juifs.
Ainsi aujourd’hui encore il m’est nécessaire d’attirer votre attention,
au sujet de cette oeuvre de guérison que j’accomplis en ce jour de
sabbat, bien que vous soyez encore très loin de sanctifier ce jour de la
façon dont l’entendait Moïse, et comme Moi-Même je voudrais qu’elle
fût comprise, c’est-à-dire, en l’employant au bénéfice de votre
éducation spirituelle.
Dans le monde, il y eut toujours, il y a et il y aura des hommes qui
commandent et ceux qui obéissent, et en même temps il arrive que
ceux qui commandent ont davantage en vue seulement leur propre
intérêt, abusent de l’activité des travailleurs, et ne concèdent ni
temps, ni repos, pour pouvoir au moins une fois par semaine mettre
de côté le travail matériel, et profiter de la journée de repos se
consacrer à des réflexions spirituelles.
Ce fut le motif pour lequel Moïse, conduit en cela par mon esprit,
établit aussi parmi les autres commandements celui de la
sanctification du sabbat, en tant que journée de repos ; et ce que les
puissants ne voulaient pas accorder spontanément à leur
subordonnés, il l’imposa comme commandement de Dieu.
Les actuels chrétiens de nom, croient que le fait d’aller à l’église à une
heure fixée, suffit pour la sanctification du dimanche, et que le reste
de la journée peut-être consacré aux divertissements en tout genre,
sans exclure les débauches et les excès.
De telle sorte que les jours de dimanche ou d’autre fête à l’intérieur de
la semaine, il se fait dans l’ensemble plus de mal que durant toute la
semaine, au cours de laquelle en raison des occupations diverses, il
manque de temps et d’occasion.
Les prêtres d’aujourd’hui, comme les pharisiens d’autrefois, pensent
d’habitude uniquement à leur autorité et à leur dignité, et placent
l’église avant toute autre chose, comme le faisaient les pharisiens en
ces temps.
La plus grande partie de ceux qui fréquentent l’église croient avoir
rempli leur devoir envers Moi, quand les jours de dimanche ou d’autre
fête, ils ont passé deux heures dans l’église, au besoin en
marmonnant quelques rosaires ou d’autres prières, qui ne disent rien,
ou bien quand ils ont assisté, parfois en somnolant, au sermon du
prêtre ; de sorte que pour eux il suffit de pouvoir affirmer que leur
conscience a été suffisamment satisfaite, tandis que l’ambition des
prêtres est aussi satisfaite dès l’instant où ils voient l’église pleine de
corps humains, alors qu’ils sont indifférents à ce que ces âmes soient
conscientes ou non de ce qui est demandé pour leur ennoblissement.
Et d’un autre côté, l’abus des patrons et employeurs prend des
extensions toujours plus grandes, au point que l’on fait taire la
conscience des employés au moyen de l’appât du gain afin qu’ils
renoncent spontanément au jour de repos ; et l’on tente de mettre
dans le doute encore ce reste de foi qui demeure en eux ; c’est ainsi
qu’arrive progressivement la décadence.
Les employeurs croient avoir atteint un bel avantage en voyant que
leur propre cupidité est soutenue spontanément par celle des
travailleurs ; mais ils se trompent dans leur calcul, et ils
s’apercevront un jour, à quoi l’on arrive en arrachant encore à
l’ouvrier ces quelques éléments spirituels qui lui restent, alors qu’au
contraire avec l’augmentation des gains, on augmente en lui la
convoitise des plaisirs et le vice.
Nombreux sont les possédants qui méprisent tout ce qui concerne et
Moi et Ma doctrine, de sorte que cet exemple est imité aussi par ceux
qui leur sont subordonnés, spécialement si c’est un patron qui paye
bien ; si bien que le matérialisme triomphe toujours plus, tandis que
le spirituel va en diminuant toujours plus, jusqu’à ce que je me
décide finalement à ordonner les choses et les circonstances de telle
sorte que les premiers doivent récolter le fruit de leur propre égoïsme,
récolte qui sera cependant bien différente, et de loin de ce qu’ils
avaient jamais imaginé.
Le septième jour de la semaine doit être une journée au cours de
laquelle cesse l’activité terrestre, mais non pas celle spirituelle, afin
que ma création matérielle et spirituelle puisse parler son langage
éternellement immuable à chaque coeur, et puisse dire en s adressant
à tous : Faites attention que les oins de votre corps et de la vie
matérielle ne vous emmènent pas très loin, au point de vous faire
oublier votre âme et son créateur, qui a orné cette terre de tant de
choses splendides et merveilleuses, pour vous montrer par là son
amour et ses soins paternels pour vous. Cependant vous devez aussi
considérer que vous n’êtes pas destinés seulement pour ce monde, et
qu’à côté de vos devoirs matériels vous devez vous appliquer aussi à
ceux spirituels.
Si un tel jour doit être consacré au repos du travail matériel, il doit
être aussi pour lui un jour de fête au sens spirituel et un jour de
méditation, où il puisse librement reconnaître que son activité
matérielle doit aussi avoir un fondement spirituel ; et c’est pourquoi il
doit se souvenir de Moi, de Mon Amour et de Mon Sacrifice,
fondement de Ma doctrine ainsi que de Ma Création ; se dépouillant
du matériel en lui, il doit s’approcher ensuite du spirituel auquel
toute chose créée devra un jour arriver.
Tout un chacun qui a de bons sentiments envers Moi, fête ce jour
comme une commémoration de mon amour, en se rappelant avec
esprit reconnaissant ce que j’ai fait pour lui ; alors ce jour consacré à
Moi, sera de très bon augure aussi pour le cours des journées
suivantes de travail avec un doux sentiment de religiosité moyennant
lequel même le travail le plus matériel sera sanctifié, d’autant qu’il
sera rendu possible à l’homme d’imprimer en chaque oeuvre
l’empreinte de sa propre divinité.
Vous arriverez dans l’autre monde comme âmes spiritualisées,
conscients d’avoir ennobli la matière par le fait de ne pas vous être
laissé entraîner dans les embûches du gain matériel, mais bien plutôt
d’avoir contribué à ennoblir la matière, c’est-à-dire d’avoir tout
employé seulement pour le bien de l’esprit.
Spiritualisez tout, spiritualisez vous-même, vos actions et vos
paroles ; cherchez à influencer de façon essentiellement spirituelle
aussi sur ceux qui vous approchent.
Vous devez resplendir chaque jour comme des astres dignes de votre
créateur, avec la connaissance claire de votre but final, et montant de
degré en degré pour vous rendre co-participants de la grande FETE
qui ne disparaît jamais dans ce royaume où chaque jour est un jour
de consécration et de paix, comme un réconfort dans l’amour.
AMEN !

Source: http://www.scribd.com/doc/21196332/Les-53-Sermons-Du-Seigneur-
Gottfried-Mayerhofer