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COLLECTIF ETUDIANTS ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL IRTS

LANGUEDOC ROUSSILLON ANTENNE DE PERPIGNAN

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Objet : Mobilisation et création d’une session de rattrapage DEASS 2008.

Nous, étudiantes de l’IRTS-LR Antenne de Perpignan sommes surprises et consternées


par le taux d’échec au DEASS 2008. En effet, sur une promotion de 12, 3 ont été recalées.

Il s’agit d’étudiantes investies dans la formation ayant réalisé ces trois années sans
difficulté. De plus, les évaluations sur les lieux de stage ou au centre de formation ne
laissaient aucunement présager un tel échec.

Il semblerait que les modalités de certification du diplôme d’état d’assistant de service


social suscitent des interrogations. En effet, certains étudiants ont obtenu 15 au DC1 (qui est
le reflet du futur professionnel) 17 au DC2, 14 au DC3 mais se sont fait éliminés par la
seule épreuve de politiques sociales ! Et cet exemple n’est malheureusement pas isolé.

Doit-on remettre en cause les compétences d’une future professionnelle sur une seule
note quand, par ailleurs, les notes obtenues sont excellentes ?
Peut- on accepter que les jurys disent à la fin d’une soutenance orale « bon travail » et qu’ils
mettent un 6/20 ?
Peut-on laisser des jurys poser des questions qui n’ont rien à voir avec le sujet du mémoire ?

Pendant ces trois ans de formation, il est mis en exergue de valoriser les compétences
et les potentialités des personnes accompagnées. Alors pourquoi n’en est-il pas de même pour
les futures professionnelles ?

En tant que professionnelles, il nous paraît essentiel d’être porteurs de valeurs. L’une
d’entre elles est l’équité ! Pour nous, la certification du DEASS ne peut créer que des
injustices et est loin d’être égalitaire. Il ne reflète aucunement le parcours de formation.

Ce DE ne remet-il pas en cause les évaluations réalisées par les professionnels de


terrain qui sont au demeurant les mieux « placés » pour évaluer la future professionnelle ?
Pourquoi continuer à demander des évaluations de stages aux reférentes des sites qualifiants
si leur avis n’est pas pris en compte, notamment lors des jurys pléniers?

De plus, avant la réforme du DEASS, on notait 90 % d’étudiants reçus et depuis deux


ans, à peine 70%.

Au vue de ces constats, il semblerait tout à fait opportun de proposer à tous les
étudiants qui le désirent et sans condition de notes, une session de rattrapage au plus vite afin
de valider les domaines de compétences manquants.

Les étudiantes IRTS-LR Perpignan.


PETITION
Devant ce taux d’échec inadmissible, les étudiants, les professionnels, les formateurs se
mobilisent pour demander une session de rattrapage.

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