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Memoire - Cyclisme Et Developpement Durable - Nicolas Miaskiewicz

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UNIVERSITÉ JOSEPH FOURIER

- FACULTE DU SPORT (UFR STAPS) –

Centre Drôme Ardèche

MASTER 1 LOISIR – ENVIRONNEMENT – SPORT – TOURISME OPTION GESTION PRIVEE ET PUBLIQUE DES LOISIRS SPORTIFS

MEMOIRE D’ETUDE : CYCLISME ET DEVELOPPEMENT DURABLE

Nicolas MIASKIEWICZ

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Sommaire

Introduction ............................................................................................ 3 Questionnement Initial. ......................................................................... 3 1.1 Qu’est-ce que le Développement Durable ? ................................. 3 1.2 En quoi le Développement Durable et le Cyclisme peuvent-ils faire l’objet d’un Mémoire ? ............................................................... 5 Problématique ........................................................................................ 6 2.1 Les problèmes actuels dans le monde du cyclisme. ..................... 6 2.1.1 Chez les Professionnels ........................................................... 6 2.1.2 Chez les Amateurs. ................................................................. 8 2.2 Les tentatives de remède ............................................................. 10 Méthodologie ....................................................................................... 17 Analyse des résultats............................................................................ 20 Conclusion ........................................................................................... 32 Bibliographie ....................................................................................... 35 Annexes ............................................................................................... 36

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Introduction

Le développement durable est un terme que l’on pourrait qualifier de terme « à la mode » en ce moment. Effectivement, après les excès de la seconde moitié du XXème siècle, les Politiques et les Hommes en général ont commencé à se rendre compte qu’on ne pouvait plus continuer dans cette voie. L’Ere du Développement Durable est donc née, avec toutes ses propositions et ses solutions à la sauvegarde de la Planète, tant en matière d’Ecologie, que d’Economie et de Sociologie. Etant cycliste pratiquant et passionné, j’ai donc choisi d’étudier ce phénomène du Développement Durable et de respect de l’environnement dans le monde du cyclisme ; Et pas que dans le cyclisme sur route, mais dans les grandes disciplines que sont la route, la piste, le cyclo-cross, le VTT et le BMX. Grâce à mes recherches et à mon expérience, j’ai pu tenter de faire le tour de la question, et je vous propose ainsi d’en découvrir les résultats tout au long de ce mémoire.

Questionnement Initial.
1.1 Qu’est-ce que le Développement Durable ?
"Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs » 1987 - Mme Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien, dans le Rapport Brundtland.

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Voici un Schéma qui récapitule en gros les différents piliers de cette notion.

On y voit donc les trois grands piliers : ECOLOGIE, ECONOMIE, SOCIAL. Le Développement Durable peut donc être défini comme la réponse de tous les acteurs, politiques et économiques, face à l’urgence de la crise écologique et sociale qui sévit actuellement sur la Planète. Mais, à un degré inférieur, c’est tous les habitants de la Planète qui se doivent d’être sensibles au Développement Durable. Il s’agit donc de prendre en compte l’Environnement et sa préservation, afin de pouvoir répondre aux besoins actuels, sans pour autant compromettre les générations futures.

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1.2 En quoi le Développement Durable et le Cyclisme peuvent-ils faire l’objet d’un Mémoire ?
Le Développement Durable est une notion polyvalente, qui trouve sa place dans n’importe quel domaine. J’ai choisi d’étudier le cas du cyclisme, car depuis un an ou deux, cette notion commence à faire sa place dans le monde du cyclisme, grâce à certains acteurs qui ont pris leur rôle au sérieux, et qui militent aujourd’hui pour un cyclisme durable.

Le Développement Durable est un sujet qui se développe en ce moment dans le milieu du vélo car nous ne sommes pas vraiment des modèles en la matière. Premièrement, le cyclisme se pratique dans la nature pour la plupart des disciplines, et surtout pour le VTT et la route. Il est donc important de faire attention à l’environnement qui nous entoure, autant lors des entraînements que lors des compétitions. Le sujet est donc assez vaste, car nous pouvons étudier le Développement Durable au niveau des dirigeants, au niveau du public et au niveau des cyclistes eux-mêmes. Mon mémoire sera basé plutôt sur les comportements des coureurs cyclistes, professionnels, amateurs ou loisirs, mais essayera de prendre en compte tous les autres acteurs du Développement Durable. Pour tenter de répondre aux questions et aux interrogations que suscitent cette notion, je vais répondre à une problématique en apportant des contenus théoriques récoltés lors de recherches (souvent sur Internet, car c’est un sujet très récent), en apportant mon expérience personnelle et ma vision sur les courses auxquelles je participe et celles que j’ai organisées, ainsi qu’une étude autour d’un questionnaire que j’ai fait remplir aux cyclistes de tous niveau en allant des simples utilisateurs de bicyclettes aux coureurs professionnels, masculins et féminins.

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Problématique
Les Cyclistes et le Développement Durable : est-il possible de faire changer les comportements et les mentalités de chacun face à l’urgence de la crise écologique, économique et sociale grâce au Développement Durable ?

2.1 Les problèmes actuels dans le monde du cyclisme.
2.1.1 Chez les Professionnels

Les comportements des cyclistes pros et des dirigeants des équipes professionnelles sont très importants dans cette prise en compte de l’environnement. En effet, le cyclisme professionnel est considéré comme la vitrine du cyclisme, car beaucoup s’identifient aux coureurs pros, enfants comme adultes. Le cyclisme professionnel est à l’œil de beaucoup, un rêve de gosse. Qui n’a jamais rêvé d’être professionnels, de courir le Tour de France, de vivre de sa passion et d’être encouragé par des millions de personnes sur le bord des routes ? Les pensées et les actes du monde professionnel sont donc multipliés par mille, et le changement doit donc s’opérer d’abord dans l’Elite du cyclisme, pour ensuite se propager au cyclisme populaire. Cependant, le mouvement est seulement en train de naître. Et il apparaît que c’est en France qu’on y porte le plus d’attention. Commençons par énumérer les problèmes d’écologie actuels. Je pense que le problème le plus médiatique et populaire est le jet de détritus, de bidons et de musettes dans la nature. En effet, il est fréquent de voir les coureurs se débarrasser de leurs bidons et de leurs papiers d’emballage n’importe où, et même souvent dans des paysages somptueux. Cela fait seulement quelques années que l’on commence à s’en préoccuper. Et cela n’agit pas de la même manière chez tout le monde. Pour moi, il est aujourd’hui choquant de voir un coureur jeter ses détritus au milieu de paysages montagneux. Cela me choque. Mais ce n’est pas le cas de tous.

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Le problème des détritus en course est donc selon moi, le problème numéro 1, car le plus connu et le plus médiatisé. Mais en cherchant plus en profondeur, l’on peut déceler d’autres problèmes écologiques plus importants mais moins connus du grand public. En effet qui pense à l’émission de CO2 dans l’atmosphère et à la consommation de pétrole dans une course de vélo ? Si l’on y regarde de plus près, on peut voir que la consommation est énorme. Tout d’abord pour se rendre sur les lieux de course : les professionnels parcourent le tour du monde tout au long de l’année à l’aide d’avions, de trains, de bus ou de voitures. Ensuite, sur une course, avez-vous déjà fait attention au nombre de voitures et motos ouvreuses ? C’est tout simplement ahurissant. Lors du passage du Tour Méditerranéen en février 2010, je n’en croyais pas mes yeux. Pour une « petite course » (comparée au Tour de France), j’ai vu passer une cinquantaine de motos et une vingtaine de voitures, avant le passage de la course ! A cela s’ajoutent les voitures de Directeurs sportifs, de dépannage, d’invités, de commissaires, plus les bus des équipes, les camions atelier, les voitures et camions de l’organisation… Exemple : Pour une étape de 200km, avec 20 équipes, cela représente 2800 litres de gazole consommés, ainsi que 8 Tonnes de CO2 ! Tout cela pour une seule étape, sans compter le transfert avant et après étape ! (60 voitures d’équipe, 20 bus, 20 camions atelier, 50 motos, 40 voitures, 10 camions organisation, avec une consommation étalon de 7L/100km et une émission de 200gCO2/km) Cela fait un nombre très important de véhicules qui parcourent chaque jour plusieurs centaines de kilomètres, et émettent le CO2 et utilisent le pétrole qui va avec. Ce problème est donc à prendre en compte également. Ensuite un autre point réside dans la confection des maillots des bidons, cuissards et tous les équipements donnés chaque année aux coureurs. Chaque coureur reçoit en début de saison un paquetage hallucinant composé de plusieurs vingtaine de maillots, de cuissards, de gants, de casquettes, etc… Tout cela ne pourrait-il pas contribuer au développement durable ?

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Autre problème, non associé directement aux coureurs pros : les spectateurs. En effet, lorsqu’on voit dans quels états sont laissés les bords des routes après le passage des courses… cela est affolant. Ce phénomène se produit sur les grandes courses, car attirant un maximum de spectateurs. Prenons comme exemple le Tour de France. Chaque jour pendant trois semaines, ce sont plusieurs millions de spectateurs sur le bord des routes chaque jour. Imaginez-vous le nombre de déchets qu’ils produisent ! Car les spectateurs viennent quelquefois plusieurs jours avant le passage des coureurs, et au mieux, 2 heures avant la course ! De quoi produire un nombre important de déchets. Et bon nombre de spectateurs, croyant que le parcours est entièrement nettoyé, ne se privent pas de laisser leurs détritus sur le bord des routes. Il s’agit maintenant de faire prendre conscience à tout le monde de l’importance que doit prendre le Développement Durable dans les comportements.

2.1.2 Chez les Amateurs.

Le monde amateur est un reflet du monde professionnel, mais dans des proportions dix fois moins élevées. Les problèmes des spectateurs et des consommations excessives de pétrole peuvent donc être oubliés, car minimes comparés au monde professionnel. Cela dit, les trajets en voiture sont tout de même importants pour se rendre sur les courses. Selon mes observations, le problème numéro 1 chez les amateurs est le problème des papiers d’emballage et des bidons jetés dans la nature. En effet il est très fréquent de voir des coureurs jeter leurs papiers naturellement, sans la moindre conscience de faire un acte d’incivilité. Etant plus jeune, je m’identifiais aux pros et je jetais quelquefois mes papiers pour faire « comme eux ». Je l’assume, lorsqu’on est jeune, nous ne sommes pas capables d’une réflexion approfondie, et nous imitions souvent nos « idoles ». Mais depuis quelques années, j’ai adopté un comportement radical, à savoir que je remet toujours mes papiers dans la poche, que je ne jette jamais mes bidons dans la nature, et que, pour me rendre aux courses, et dans la vie en général, je ne roule pas à des vitesses excessives, qui conduisent à un gaspillage de
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gazole que je ne conçois pas. De plus dès qu’il est possible de faire du covoiturage, je suis naturellement partant. J’avoue qu’il m’arrive, très rarement, de jeter des papiers, mais dans un seul cas : lorsqu’il s’agit d’un gel et qu’il coule. Ensuite, tout colle dans la poche, et cela est très désagréable, et peut attirer les guêpes (il m’est souvent arrivé de me faire piquer en course à cause des produits très sucrés ayant coulé dans la poche !). Cependant, lorsque je les jette, j’attends d’être dans une ville et proche d’une bouche d’égout ou d’une poubelle. Je garde quand même une petite conscience écologique. Cette saison, j’ai donc fait attention aux comportements des coureurs avec lesquels je courais, autant en 1ère catégorie (le haut niveau amateur), qu’en deuxième ou troisième catégorie. Et j’ai pu me rendre compte qu’encore énormément de coureurs jettent leurs papiers et bidons dans la nature, sous couvert qu’ils sont en compétition, et qu’alors, ils ont tous les droits. Cela me choque, et comme moi, de plus en plus d’autres coureurs font comprendre à ces « pollueurs » que leur comportement est inadmissible. Un changement de mentalité s’effectue, tout doucement certes, mais il évolue favorablement. D’après mes observations, j’ai vu que les coureurs les plus pollueurs étaient en 1ère catégorie et en 2ème catégorie, le phénomène s’estompant légèrement en 3ème catégorie. Mais cela se vaut entre les différents niveaux. Par contre, je vois de plus en plus de coureurs remettre leurs papiers dans la poche, ce que je ne voyais quasiment jamais lors de mes débuts vers 2002-2003. Et parmi les coureurs qui jettent, certains font un peu plus attention, en jetant leurs déchets dans les villes et villages, ce qui est un tout petit peu plus responsable que de jeter au beau milieu de la nature. Certains coureurs jettent encore leurs papiers à l’entraînement. Autant en course, cela peut être un peu plus compréhensible, avec la pression de la victoire, des chutes et de l’intensité de la course, autant à l’entraînement, ce geste est vraiment inadmissible. Il n’y a pas d’excuses, lors d’un entraînement, il est honteux de se délester de ses papiers n’importe où. Il n’existe pas de pression du temps, donc que coûte le fait de remettre un papier dans sa poche ? Ou de s’arrêter le jeter dans une poubelle ??

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Concernant les autres disciplines, en VTT, les coureurs sont un peu plus respectueux, mais les problèmes sont les mêmes. Ils sont même décuplés car les coureurs évoluent au beau milieu de la nature, à des endroits inaccessibles en voiture. Il est donc encore plus grave de jeter ses déchets lorsqu’on roule à VTT. En BMX, dans la discipline du Contest (qui peut s’apparenter au skateboard, sur un skatepark), j’ai pu me rendre compte lors d’une compétition que nous avons organisée durant mon stage à la Base Nature de Fréjus, que les « riders » n’étaient vraiment pas concernés par le respect de l’environnement. En effet, ils vivent tous en dehors des règles, et pourraient être perçus comme des « rebelles » de la société. En tout cas c’est l’impression que j’ai eue. Bien sûr, certains jetaient leurs papiers à la poubelle. Mais lorsque nous avons nettoyé le site le soir, nous avons été choqués et très déçus. Le sol était jonché de canettes de bière, de Red bull, de bouteilles en plastiques, de papiers… Aucun respect pour l’environnement. Et lorsque j’ai proposé à un éducateur de BMX de faire passer mon questionnaire aux riders, sa réponse fut « la plupart vont me rire au nez, ils ne savent même pas ce que veut dire développement durable, et ils jetteront le questionnaire par terre, avec leurs papiers de gâteaux et leurs canettes de coca » Il existe là, un sacré chantier auquel s’attaquer…

2.2 Les tentatives de remède
Comme pour la « pollution », les remèdes doivent d’abord être intégrés dans le monde professionnel, puis ensuite, avec l’effet de mode et de médiatisation, cela atteindra le monde amateur. Et lors de mes recherches, j’ai trouvé plusieurs actions, chartes et personnes impliquées dans ce domaine. A commencer par Jérémy ROY, cycliste professionnel à la Française des Jeux depuis 2003 et âgé de 27 ans, et porte parole du Développement Durable et du Respect de l’environnement dans le monde du cyclisme. Il a intégré la toute nouvelle commission cyclisme et développement durable lors de sa création en 2009 et entend y jouer plus qu’un vague rôle de caution ou de plante verte. La commission est composée des personnes suivantes :

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Paul A ntoine LANFRANCHI. Président. Président du Comité Régional de Corse Francine RENARD. Arbitre International BMX Gérard MISTLER. Président de l’Ardéchoise Manuel VUILLERME. Coordinateur de Sud Vélo Ne Jetez Plus Sébastien OPPIN. Coordinateur de Vélo Morvan Nature Mathias BIARD. Directeur du Centre d’essais 3BVTT Carlos DA CRUZ. Représentant de la LNCP Jeremy ROY. Coureur Cycliste Professionnel Patrick FRANCOIS. Coordinateur de la Commission

Cette commission s’inscrit dans le Plan d’Actions pour un Cyclisme Durable, et lutte pour les valeurs environnementales, le Développement Durable, l’importance fondamentale de la préservation des territoires utilisés lors des évènements et de la mission pédagogique auprès des jeunes publics de pratiquants. Le travail de cette commission, d’après David LAPPARTIENT – président de la Fédération Française de Cyclisme – sera très important pour les années futures. Jérémy ROY fait 5 propositions pour le cyclisme et l’environnement (voir son interview qu’il m’a proposé de lire, en annexe). Jérémy ROY est très intéressé par les thématiques environnementales et a intégré la commission afin de servir de « relais » avec le peloton professionnel. D’après lui, grâce aux efforts effectués pour le développement durable, le cyclisme peut retrouver une bonne image et peut même devenir un sport pionnier. Il a donc fait 5 propositions, en commençant par la suppression des zones de ravitaillement. D’après lui, « les zones de ravitaillement à pied sont souvent situées loin du départ et nécessitent que les équipes y envoient une voiture à moitié vide avec un assistant et des musettes à bord. » Effectivement cela n’est pas le top pour la pollution ! Il propose donc que les coureurs se ravitaillent aux voitures de leurs équipes ou à des voitures neutres, ce qui leur redonnerait par la même occasion plus d’importance. Ces voitures serviraient alors de double emploi : ravitaillement, et délestage des déchets. Cette mesure permettrait de renforcer le rôle de l’équipier.

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Sa deuxième proposition consiste en la création de zones de délestage. Il reconnaît que les papiers finissent par prendre de la place et coller dans les poches des maillots, au cours des longues étapes (parfois plus de 7 heures !). Des zones de délestages seraient donc parfaites pour permettre aux coureurs de jeter leurs déchets dans un périmètre donné, qui serait nettoyé par les organisateurs (ce qui existe déjà sur les triathlons, notamment les IronMan). Sa troisième proposition serait l’apparition de motos-poubelles qui auraient pour mission de récupérer les déchets des coureurs. Il suffirait de placer des poubelles sur les motos déjà présentes (ardoisier, assistance, photographes, journalistes,…) Sa quatrième proposition est celle d’un classement de l’équipe la plus écolo. D’après lui, la sanction ne serait pas la bonne solution, mais il faudrait plutôt récompenser les équipes respectant le plus la nature en distribuant des points malus aux équipes qui jettent le plus de bidons et de déchets sur la route. Sa cinquième et dernière proposition serait de faire passer un message éco-citoyen dans les livres de routes des épreuves, sur une page placée en face du tracé du parcours, car c’est la page la plus regardée.

Afin de sensibiliser le public et surtout les plus jeunes coureurs, la commission a nommé 6 ambassadeurs pour un cyclisme durable, à savoir : Jérémy ROY (Française des Jeux) Amaël MOINARD (Cofidis) Nicolas ROUSSEAU (AG2R) Sébastien JOLY (Saur-Sojasun) Johann TSCHOPP (Bbox-Bouygues Telecom) Silvère Ackerman (Vorarlberg)

Ils sont chargés de faire la promotion de la réputation du cyclisme et sont les portes paroles du Plan d’Actions pour un Cyclisme Durable, qui est donc un mouvement global entrepris par la FFC à la fois dans le cyclisme professionnel routier, dans les épreuves de masse, dans le VTT et dans le BMX. L’objectif fondamental du programme Ambassadeurs vise à promouvoir un comportement nouveau du cycliste dans l’observation du Livre de Bord du programme.
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Dans les équipes, cela commence à bouger également. Je tire mon chapeau aux deux équipes françaises SAUR-SOJASUN et FRANCAISE DES JEUX, qui sont les pionnières du mouvement. L’équipe Saur-Sojasun a signé une charte le 17 mars 2010 à Paris, engageant les coureurs et encadrement à adopter de bonnes pratiques environnementales. Les coureurs de l’équipe portent un maillot en fibres recyclées issues du reconditionnement de bouteilles en plastique équipés de « poches-poubelles » et de bidons 100% biodégradables et recyclables. Annexe. L’équipe a mis en place d’autres actions comme l’utilisation limitée de la climatisation, la généralisation des poubelles de tri sélectif, et a annoncé une évaluation régulière des actions accomplies. L’équipe s’est engagée à sensibiliser tous les membres de l’équipe au tri et au cycle de vie des déchets. Et pour finir, l’équipe a choisi le constructeur français Citroën comme partenaire automobile avec une gamme de véhicules rejetant en moyenne moins de 160 grammes de CO2 / km. J’ai même trouvé une phrase d’un coureur de l’équipe Saur-Sojasun, Jérémie GALLAND, assez explicite sur l’engagement des coureurs étrangers : « Après un ravito à Paris-Nice, j’ai pris ma nourriture puis j’ai laissé ma musette autour du cou. Un coureur étranger m’a demandé : « Vous avez des problèmes de budget dans l’équipe ? » Je lui ai répondu que j’attendais de voir des spectateurs sur le bord de la route pour la leur jeter. » La FRANCAISE DES JEUX, grâce à Jérémy ROY, s’est également investie dans le développement durable. Elle a entre autre intégré à son maillot, une poche poubelle sur le devant du maillot comme vous pouvez le voir en Annexe.

Certains organisateurs sensibles au respect de l’environnement ont intégré le « Dossard Vert » dans leurs organisations. Ce dossard récompense à chaque étape le coureur le plus écolo du peloton. Et de plus en plus de courses adoptent ce concept du dossard vert…

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Vous pourrez retrouver en annexe un entretien de Patrick FRANCOIS chargé de mission « cyclisme pour tous » à la FFC, réalisé par Pierre CARREY le 16 février 2009. Il en ressort que les actions en faveur du Développement durable trouvent un franc succès au sein du peloton ! Ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour l’évolution du mouvement. Le dossard vert fait partie du programme « Ecocyclo » (Annexe) mis en place en 2006, dont je vais vous résumer les principaux points. Ce programme a été mis sur pied pour contrer les dérives constatées sur des cyclosportives internationales en 2004 et 2005, et pour contrer également aux réticences des PNR, ONF et autres qui ont de plus en plus de mal à accorder le passage de courses sur leurs domaines. Les objectifs de la charte Ecocyclo sont la restitution des territoires dans l’Etat initial, la recherche de partenaires issues de l’environnement, l’extension du programme au VTT, BMX et cyclisme de compétition, ainsi que la concrétisation sur le terrain au niveau local ou régional des projets de conventions conclus entre la FFC et les structures gestionnaires des espaces naturels comme l’ONF, les PNR, etc. Le programme comporte une charte : 1- La nature est belle et la route n’est pas une poubelle, en toutes circonstances, promenade, entraînement ou compétition, je conserve déchets et emballages en attendant le lieu prévu pour m’en débarrasser. 2- Je respecte les règles du code de la route, mon casque est mon compagnon de route le plus fidèle. 3- Le cyclisme est un sport merveilleux, excellent pour la santé, je ne gâcherai pas ma chance et ces instants de bonheur par la prise de médicaments néfastes et interdits. L’action principale du programme sont les Patrouilles Ecocyclo qui sont composées de cyclosportifs volontaires qui ont pour but de promouvoir les attitudes Eco-citoyennes auprès des pratiquants cyclosportifs et de mettre l’accent sur la responsabilité des organisateurs pour la protection des territoires qui leur sont confiés lors des manifestations. L’évolution des mentalités et des comportements, l’engagement des instances sportives, le sens des responsabilités des opérateurs, les contraintes administratives et le développement de l’usage du vélo comme moyen de transport sont autant de paramètres qui peuvent permettre
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une prise de conscience, dans le but d’associer les enjeux environnementaux aux activités cyclistes.

On peut dire que le monde du vélo s’engouffre dans la brèche Verte. Un collectif d’associations a porté plainte lors du dernier Liège-Bastogne-Liège contre trois coureurs qui s’étaient débarrassés de leurs déchets n’importe où. La communication verte fait son apparition. La française des jeux et Saur-Sojasun l’ont bien compris, leur positionnement leur permet d’être plus médiatisés que d’autres équipes, seulement grâce aux actions qu’ils effectuent. Il en est de même pour les fabricants de bidons qui se mettent à fabriquer des bidons biodégradables et recyclables ! De plus, si l’on regarde de plus près les règlements, un arrêté préfectoral de 1942 autorisant une course dit : « le jet de prospectus, de tracts, d’échantillons, d’imprimés divers sur la voie publique par les concurrents ou les accompagnateurs est rigoureusement interdit. ». Le décret du 18 octobre 1955 sur l'organisation des manifestations sportives reprend à son compte cette interdiction : «Est interdit sur les voies empruntées par les manifestations sportives et durant toute la période du déroulement de celles-ci le jet de tous imprimés ou objets quelconques, par toute personne participant ou assistant à quelque titre que ce soit à ces manifestations.» Ce décret est abrogé en 2007 mais le texte est repris sous la même forme dans l'article R331-16 du code du sport. Cette année, les organisateurs du Tour d’Italie, appelé également le Giro, ont décidé de se donner une conscience verte. Ils ont annoncé un bilan carbone égal à zéro pour leur épreuve. Le gaz à effet de serre, dégagé par l’imposante caravane motorisée du Grand Tour Italien, sera compensé par la plantation d’arbres dans trois parcs naturels italiens. Angelo ZOMEGNAN, directeur du Giro, et Stefania PRESTIGIACOMO, ministre italien de l’environnement, ont annoncé avoir signé un accord en ce sens. Au niveau du VTT, et pour la deuxième année consécutive et avec l’aide des MCF, de la Mountain Bikers Foundation et de Powerade, le Roc d’Azur s’est doté d’une équipe compétitive pour garantir une propreté des pistes empruntées par les participants. Ce n’étaient pas moins de 20 volontaires spécialement équipés pour la circonstance qui se sont élancés après chaque départ. Le travail de ces Brigades Vertes consistait non seulement à promouvoir
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les attitudes éco-citoyennes auprès des pratiquants, mais encore à ramasser les détritus et autres emballages disséminés sur les chemins, pour les rapporter sur le stand BRIGADES VERTES du Roc d’Azur, afin de tester l’efficacité de la mission. De plus, les organisateurs incitaient les participants à respecter l’environnement en gardant les papiers, les chambres à air et les cartouches de CO2 dans la poche ! Et pour ce qui est du monde amateur, la solution se trouve chez les pros. Si cela change dans le monde professionnel, alors cela suivra dans les catégories inférieures. C’est quasiment sûr. A ce propos, un site internet a vu le jour il y a peu, avec un seul mot d’ordre : TOUS ECOCYCLISTES ! Ce slogan fut même le slogan principal de la campagne de publicité des magasins CULTURE VELO il y a 2-3 années. On peut y retrouver les 10 commandements de l’écocycliste : ● Je ramène tous mes déchets, de la chambre à air usagée aux emballages alimentaires en utilisant pour cela la poche arrière de mon maillot. ● Je préfère les produits recyclables ou recyclés. ● Je nettoie mon vélo, sans excès de lavage, avec des produits biodégradables. ● J’entretiens mon équipement pour qu’il dure plus longtemps. ● Je respecte les espaces naturels protégés. ● Je respecte les cultures, clôtures et troupeaux, les piétons et les trottoirs. ● Je choisis le vélo pour mes petits déplacements UTILITAIRES. ● Je milite pour le vélo autour de moi, et dans ma commune. ● Je fais l’éducation cycliste de mes enfants. ● Je respecte tous les gens que je rencontre.

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Le site possède des « ambassadeurs » comme Nicolas PORTAL (Coureur Cycliste Professionnel dans l’équipe Sky) ou Jean-Christophe PERAUD (Coureur Cycliste professionnel chez Omega Pharma Lotto) Il faut donc également entreprendre des actions de prévention, entendre des discours sur les gestes à ne pas faire, car franchement, est-ce vraiment compliqué de faire attention aux magnifiques paysages qui nous entourent ? Pour moi cela coule de source. Il y a un changement de mentalité à effectuer, et selon moi, il est sur la bonne voie. Quand les professionnels s’y mettent, cela suit beaucoup plus facilement derrière …

Méthodologie
Afin de tenter de répondre à cette problématique, et de savoir ce qu’il en est de la réalité sur le terrain, j’ai créé un questionnaire de 3 pages et comportant 30 questions. Je l’ai appelé « Enquête sur les Comportements des Cyclistes » et j’en ai fait sous plusieurs formes. Un format papier à remplir directement où à renvoyer par courrier, un format informatique que j’ai distribué par mail et que l’on me renvoyait également par mail, et un dernier, qui fut un grand succès, qui était un questionnaire en ligne sur internet. Pour cela, j’ai utilisé un site internet (www.magicquestionnaire.com) qui proposait ce service, et cela m’a énormément aidé, car c’était simple d’utilisation, à la fois pour construire le questionnaire, mais aussi pour les questionnés qui n’avaient qu’à cliquer pour répondre aux questions et l’envoyer directement. J’ai donc ciblé assez large, en essayant de garder les proportions de pratiquants. Je n’ai pas fait d’échantillonnage pointilleux, car mon but était de recevoir le plus de réponses dans le plus de régions possibles, afin d’avoir un vrai avis global sur la question.

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Pour diffuser mon questionnaire, j’ai utilisé Internet avec toutes les ressources que j’avais, notamment grâce aux sites de réseaux sociaux comme Windows Live ou Facebook. Je possède également des Bases de données utilisées lorsque j’organisais un Raid Multisport dans les Vosges, je les ai donc utilisées également. J’ai eu droit à un lien direct vers le questionnaire sur le site du Comité de Lorraine de Cyclisme, et le bouche à oreille a plutôt bien fonctionné dans pratiquement toute la France. J’ai estimé le nombre de personnes que j’ai touchées à environ 2 000 personnes : Nombres de mails : Clubs lorraine tri VTT Vélo : 80 Contacts Facebook : 600 Contacts MSN : 170 Contacts Raid : 579 Contacts Comité de Moselle : 40 Contacts ACC : 20 J’ai réussi à recevoir 442 questionnaires remplis, donc j’estime le taux de retour à environ 22% ce qui est très acceptable, étant donné que dans tous ces contacts, certains n’étaient sûrement pas cyclistes…

J’ai également contacté Jérémy ROY, Cyclistes pro à la Française es Jeux, qui m’a très gentiment répondu : Nicolas MIASKIEWICZ : « Salut Jeremy. J'ai pu comprendre que tu étais très sensible au développement durable au sein du peloton pro. Actuellement en Master Loisir Environnement Sport Tourisme, je fais mon mémoire sur les Cyclistes et l'environnement / le développement durable, et pour cela, j'ai créé un questionnaire qui est en ligne à cette adresse :
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http://www.magicquestionnaire.com/questionnaire_Enqu%C3%AAte+sur+les+Comportemen ts+des+Cyclistes+_2083_0d2e8132.html J'ai déja eu la réponse de Christophe Mengin et Steve Chainel (qui sont lorrains comme moi), mais j'aimerais avoir d'autres réponses de professionnels. Donc si tu pouvais en parler autour de toi, ce serait super. J'aimerais aussi en savoir plus sur les actions que tu as menées, tes conclusions, tes projets ainsi que ta vision de l'éco-responsabilité dans le cyclisme et le monde pro en particulier. Merci beaucoup, et bonne saison ! »

Jérémy ROY : « Salut, j’ai répondu à ton questionnaire. Pourras-tu m’envoyer une copie de ton mémoire si possible ? Vu que je suis dans la commission développement durable de la FFC, ça peut être intéressant de confronter les avis, constats, propositions… Et laisse moi tes coordonnées, on sait jamais… Le concept de DD dans le cyclisme sur route est assez récent et il y a du boulot !! Chez les pros, c’est difficile de chambouler les mœurs, pourtant c’est pas compliqué de garder ses papiers et de se débarrasser de ses bidons auprès des spectateurs… Tu pourras retrouver une de mes interviews : http://www.jeremyroy.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=92:developpeme nt-durable&catid=1:news&Itemid=13 Pour plus d’infos, contactes le responsable d’Ecocyclo, ou celui de la commission DD de la FFC. Bon courage ++

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Jérémy ROY »

J’ai eu la chance d’avoir certaines réponses de prestige, quelques professionnels (Christophe MENGIN, Steve CHAINEL, Jérémy ROY, Guillaume LEVARLET, Arnaud MOLMY, Steven TRONET et Olivier PARDINI, et quelques femmes courant à Haut niveau, (Equipe Vienne Futuroscope : Karine ROUSSEL, Jennifer LETUE, Audrey CORDON, Nadia TRIQUET, Christel FERRIER-BRUNEAU championne de France en titre, Fiona DUTRIAUX championne de France piste, Pascale JEULAND Championne du Monde sur piste !, Stéphanie BAUD, UCBH : Vicky FOURNIAL Double championne de France, Sandra DOS SANTOS, Julie KRASNIAK championne de France espoir, Juliane WIBERT,… ainsi que de très bons amateurs comme Nicolas BOISSON, Thomas BOUTEILLE du CC Etupes, Thibaut VILLA, Aurélien GIZZI, Quentin BERNIER, Samuel ROUYER, et Jordan ROUYER un très bon triathlète.. Vous pourrez retrouver le questionnaire dans les Annexes.

Analyse des résultats

Afin de traiter les questionnaires reçus, j’ai utilisé le logiciel Modalisa dont nous avons suivi une formation approfondie au cours du 1er semestre de master 1. Ce logiciel est assez compliqué au premier abord, mais grâce aux cours que nous avons suivis, j’ai pu effectuer mon travail et mes analyses le plus précisément possible. Le seul point négatif - mais obligatoire - fut la saisie des questionnaires dans

modalisa. En effet, rentrer près de 450 questionnaires comportant chacun 30 questions… voilà un travail assez consistant qui m’a pris beaucoup de temps ! Avec toutes ces données, j’ai utilisé les techniques de tris à plat ainsi que de tris croisés afin de faire ressortir les informations les plus importantes pour répondre à la problématique du Mémoire.
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Voici l’Analyse : Tout d’abord, voici un tableau comportant toutes les régions représentées dans ce questionnaire, j’en suis assez satisfait car un nombre important de régions sont représentées, ce qui renforce la crédibilité de cette étude.

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Réponses différentes (67) Aisne Allier Alpes de Haute Provence Alpes Maritimes Ardèche Ardennes Aube Autriche Aveyron Bas Rhin Belgique Bouches du Rhône Californie - USA Charente Maritime Cher Côte d'Or Côtes d'Armor Doubs Drôme Essone Eure Eure et Loir Finistère Gironde Hainaut Belgique Haut Rhin Haute Garonne Haute Marne Haute Saône Haute Savoie Hauts de Seine Hérault Ille et Vilaine Indre et Loire Jura Landes Loire Loire Atlantique Luxembourg Marne Martinique Meurthe et Moselle Meuse Morbihan Moselle Nord Oise Orne Paris Pas de calais Province de Liège Belgique Puy de Dôme Pyrénées Atlantiques Rhône Saone et Loire Sarthe Savoie Seine et Marne Seine Saint Denis Suisse Territoire de Belfort USA Val d'Oise Val de Marne Var Vaucluse Vendée Vosges Total

Effectif 3 1 2 1 1 5 2 1 1 18 2 4 1 1 1 3 1 27 3 1 1 1 2 5 1 6 2 8 5 1 2 1 1 3 4 1 1 1 8 3 2 48 10 1 97 5 3 1 6 2 1 1 2 3 2 1 4 8 2 2 2 1 8 2 7 2 3 71 433

% 0,7% 0,2% 0,5% 0,2% 0,2% 1,2% 0,5% 0,2% 0,2% 4,2% 0,5% 0,9% 0,2% 0,2% 0,2% 0,7% 0,2% 6,2% 0,7% 0,2% 0,2% 0,2% 0,5% 1,2% 0,2% 1,4% 0,5% 1,8% 1,2% 0,2% 0,5% 0,2% 0,2% 0,7% 0,9% 0,2% 0,2% 0,2% 1,8% 0,7% 0,5% 11,1% 2,3% 0,2% 22,4% 1,2% 0,7% 0,2% 1,4% 0,5% 0,2% 0,2% 0,5% 0,7% 0,5% 0,2% 0,9% 1,8% 0,5% 0,5% 0,5% 0,2% 1,8% 0,5% 1,6% 0,5% 0,7% 16,4%

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Logiquement, les départements les plus représentés sont ma région d’origine, la Lorraine, avec 22,4% de Mosellans, 16,4% de Vosgiens et 11,1% de Meurthe-et-Mosellans.

Comme on peut le constater, j’ai reçu 82,8% (366) de réponses d’hommes contre 16,7% (74) femmes, ce qui reflète assez bien la réalité dans le monde du cyclisme.

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Concernant les catégories socio professionnelles, on peut remarquer que 3 catégories de cyclistes se détachent : Les étudiants, les Employés et les cadres, qui constituent 70% des questionnaires à elles seules.

J’ai réussi à toucher beaucoup plus de routiers que « riders » de BMX… Mais encore une fois, les proportions ne doivent pas être loin de la réalité avec la route (340 personnes) en tête suivie du VTT (175 personnes) et du Cyclo-cross (54 personnes).

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D’après ce graphique, on peut voir que 58,1% des répondants pratiquent le cyclisme en compétition, contre 30,1% en loisir, 18,6% pratique le cyclosport et 14,5% le Cyclotourisme. Ces résultats ne sont pas tout à fait le reflet de la réalité, car, étant compétiteur, j’ai réussi à toucher beaucoup plus facilement les compétiteurs que les cyclotouristes. Dans ces personnes, 82,4% (364) sont licenciés d’une fédération contre 17,4% (77) qui ne sont affiliés à aucune fédération. Pour les licenciés, on compte 54,3% (240) personnes licenciées à la FFC, 17,6% (78) d’UFOLEP, 10,4% (46) d’autres fédérations, 6,3% (28) licenciés à la FFCT et 3,4% (15) licenciés en FSGT. Et voici un graphe des compétiteurs répartis dans leurs catégories respectives :

La catégorie pass’cyclisme est la plus représentée avec 37,1%, suivie des 3ème catégories, des 1ère catégories, des 2è catégories et des professionnels. Cela dit, on peut regrouper les divisions nationales avec les 1ère catégories, ce qui fait 21%

Maintenant, plus généralement nous allons voir le comportement des personnes interrogées avec le développement durable.
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Et d’après les résultats, 86,2% des personnes interrogées considèrent avoir changé de comportement face au développement durable, contre 13,3% qui n’ont pas changé, (souvent pour un problème financier, manque de temps ou un manque d’envie.) Lors de mon questionnaire, j’ai voulu savoir si beaucoup connaissaient le programme ECOCYCLISTE et le site internet tousecocyclistes.com. Et là c’est un échec retentissant auquel je me suis confronté. En effet, 93,2% des interrogés n’ont jamais entendu parler de la charte « Ecocycliste » (contre 6,8% qui connaissent), et c’est 87,2% des interrogés qui ne connaissent pas le site internet contre 12,8% qui sont déjà allés y faire un tour. Le graphique suivant montre les domaines dans lesquels les interrogés qui ont changé de comportement pour le Développement Durable, portent de l’intérêt :

Et c’est sans surprise que la notion des déchets prend la tête avec 89 ,8% des sondés, devant l’Energie (57,9%) et l’Eau (54,5%). Suivent le Bio (26,7%), le Commerce Equitable (19,6%) et « Autres » (7,6%)

Dans les chiffres qui vont suivre, nous allons entrer dans le sujet principal du questionnaire : le respect de l’environnement lors de la pratique du cyclisme.

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Ce graphique représente les actes effectués par les cyclistes lors de leurs entraînements. Les résultats sont quand même très satisfaisants, car 95,9% des interrogés remettent leurs papiers dans les poches, contre 6% qui les jettent par terre. (3,7% n’importe où et 2,3% dans les villes ou villages) Maintenant nous allons voir les comportements lors des compétitions :

Et là, sans surprise, le nombre de personnes qui jettent augmente considérablement. Le taux passe de 6% à 19,9%, soit une augmentation multipliée par 3 ! Et le plus inquiétant est le taux de 14,4% des cyclistes qui jettent leurs papiers n’importe où.

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Cela dit, ces chiffres sont quand même encourageants, car je suis certain que si j’avais effectué cette enquête il y a 4 ou 5 ans, j’aurais sans doute trouvé un taux de 50% de pollueurs. Maintenant, concernant les bidons utilisés lors des courses :

58,2% mettent leur bidon dans la poche ou le gardent sur leur vélo, 42,7% s’en débarrassent auprès de leurs proches ou du public dans les villages, et 4,1% les jettent tous simplement dans la nature. Ce taux important de jets dans les villages s’explique du fait que chez les amateurs, en général, les coureurs payent leurs bidons, et les jettent donc à leurs proches afin de les récupérer après les courses. Cela n’a donc rien à voir avec une pratique non citoyenne de la part des compétiteurs. Par contre, les 4,7% qui jettent dans la nature ne sont pas des écocitoyens, car un bidon en plastique met plus de 1000 ans à se désintégrer dans la nature ! Cela dit, de plus en plus de coureurs attendent de voir des spectateurs pour jeter leurs bidons et leurs musettes, car les spectateurs sautent dessus pour les ramener chez eux, et donc cela contribue au respect de l’environnement et fait plaisir aux gens !

Maintenant, nous allons passer aux tris croisés, qui permettent de cibler un peu plus précisément les réponses selon certaines catégories.

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Commençons donc par comparer les comportements en course, chez les femmes et les hommes. Résultat : 18% des hommes jettent leurs papiers dans la nature ou dans les villages, alors que seulement 8% des femmes se délestent de leurs déchets en course. Pour ce qui est des comportements à l’entraînement, 7% des hommes jettent leurs papiers n’importe où et dans les villages, tandis que 0% des femmes en font de même ! C’est un score assez inattendu, car 0% est une statistique rare ! Mention d’honneur donc aux femmes cyclistes qui sont beaucoup plus éco-citoyennes que les hommes ! Maintenant, j’ai croisé les différentes catégories avec les comportements en course. Et là, on peut se rendre compte des mauvais élèves que sont les compétiteurs… En effet, 39% des professionnels interrogés jettent leurs papiers dans la nature et les villages, ainsi que 38% des 1ère catégories et 42% des 2ème catégorie. Le pourcentage baisse franchement en 3ème catégorie où 24% jettent encore, puis nous arrivons à la catégorie Pass’Cyclisme où « seulement » 9,5% se débarrassent de leurs déchets sur le bord des routes. On peut en conclure que plus le niveau est élevé et plus les cyclistes sont des « cochons ». Il y a donc un gros travail à effectuer dans les catégories élevées, à commencer par les professionnels, qui se doivent de montrer l’exemple grâce à la médiatisation qu’ils possèdent.

Maintenant dans les disciplines du vélo de route, les chiffres des pollueurs sont les suivants : Compétition : 24% Cyclosportifs : 10,3% Cyclotouristes : 3,8% Loisirs : 3,2% La logique est respectée, à savoir que plus les enjeux dans la course sont grands, plus on pollue. C’est vraiment dommageable, mais c’est la réalité actuelle.

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Jusque là, j’ai surtout analysé le cyclisme sur route. Voyons maintenant ce qu’il en est des autres disciplines cyclistes. Les routiers (piste, route, cyclocross) sont en tête des pollueurs avec environ 23% qui ne respectent pas l’environnement. Quand on compare au VTT, on se rend compte du travail à effectuer, car chez les vététistes, seulement 3,3% (sur 148 sondés quand même) se débarrassent de leurs emballages !!! On se rend compte des différences de mentalités, entre les routiers qui roulent sur la route, et ne s’intéressent pas trop au développement durable, et les vététistes qui pratiquent complètement dans la nature, et qui sont beaucoup plus sensibles à l’écologie ! Peut-être parce que la convivialité est plus présente ? Où parce qu’il s’agit d’une discipline « récente » (Apparue dan les années 1990)

Après avoir fait un état des lieux des mentalités de chacun, je vous propose de découvrir les réponses des sondés pour pallier à ce problème du développement durable dans le cyclisme. Pour commencer, à la question « Trouvez-vous que tout est fait pour le développement durable sur les courses ou évènements auxquels vous participez, 63,3% répondent NON, contre seulement 8,4% qui disent OUI. 23,5% ne donnent pas leur avis. Il est donc clair que rien n’est fait sur les compétitions actuelles, et alors il faudrait vraiment se mettre à effectuer des actions en faveur du développement durable si l’on veut que les mentalités changent.

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La dynamique est en route, il faut en profiter car près de 60% des sondés qualifient d’important le fait de faire attention à l’environnement lors de a pratique du vélo et 32,6% le définissent même comme un problème prioritaire, ce qui fait donc près de 93% des sondés qui trouvent qu’il est aujourd’hui obligatoire de respecter l’environnement lorsque l’on roule à vélo !

Et pour ce qui est de l’idée de pénaliser les coureurs fautifs, l’étude montre que 60% des sondés y sont favorables contre 27% qui sont contre cette idée.

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Conclusion
Comme nous l’avons évoqué tout au long de ce rapport, la prise en compte de l’environnement et le respect de celui-ci est devenu une action importante pour tous. Aujourd’hui, cette idée commence à se développer dans le monde du cyclisme, et les choses commencent à bouger doucement. J’espère que ce mémoire permettra à certains d’avancer, en ayant les idées plus claires, et j’espère qu’il contribuera à faire changer les comportements de certains. Il est donc temps d’entreprendre, car comme nous avons pu le voir dans l’analyse, les cyclistes sont pour la plupart dans une logique de respect de l’environnement lors de leur vie courante, mais pas encore tout à fait lorsqu’ils sont sur leurs vélos. Le gros point noir est donc le cyclisme sur route, surtout lors des compétitions. En effet il existe encore de trop nombreuses incivilités, qui me choquent tous les week-ends. Il est aujourd’hui inadmissible de jeter ses papiers et ses bidons au milieu de la nature, sous prétexte que l’on a une course à gagner. Non, il faut que ces comportements disparaissent, et pour cela, les instances se doivent de faire bouger les choses dans le monde professionnel en premier lieu, puis, avec le temps, et des actions à mener, la grande majorité des cyclistes, compétiteurs comme amateurs ou de loisirs, respecteront l’environnement qui les entoure. Lors de la réalisation de mon enquête, j’ai reçu beaucoup de soutien de la part de plusieurs cyclistes, qui se sont intéressés à ce sujet, qui m’ont demandé de leur faire part de ce mémoire lorsqu’il sera terminé, et je les en remercie. Cela m’a motivé à faire le tour de la question du mieux que possible, et je remercie également les 450 personnes ayant répondu à mon questionnaire, sans qui je n’aurais pu vérifier la réalité des choses. Nous sommes donc d’accord pour dire que le plus gros du travail est à effectuer chez les routiers (et chez les pratiquants de Bmx Contest), même si lors des compétitions de VTT, il ne faut pas lâcher la vigilance, et continuer de prévenir et d’avertir les cyclistes sur l’importance à donner au développement durable.

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Après avoir récupéré des informations et des suggestions un peu partout, je vais à mon tour faire des propositions : 1 – Il faut en premier lieu mener des campagnes de prévention sur l’importance que les cyclistes doivent donner au Développement Durable. Cela doit se faire dès le plus jeune âge, et sur toutes les courses autant en VTT, qu’en BMX ou sur route. Par exemple, lors des inscriptions, il serait bien de glisser une « charte » à signer, et qui informerai des actions à ne pas faire. Et pourquoi ne pas offrir une barre énergétique à tous ceux qui la signent ? En veillant bien à ce qu’ils gardent le papier dans la poche bien entendu. 2 – Je pense qu’il faut continuer sur la lancée de récompenser les équipes ou les coureurs les plus écolos du peloton. Mais également punir et pénaliser les « pollueurs », non pas en temps, mais en points et définir un classement du dossard noir par exemple. Je pense que les coureurs portant le dossard noir ne seraient pas vraiment fiers d’eux et changeraient peut-être de comportement. Cela irait dans la logique, comme sur le tour de France, du prix orange et du prix citron qui récompenses les coureurs les plus sympathiques du peloton, et les plus antipathiques. 3 – Pour suivre Jérémy ROY, l’installation de zones de délestage des déchets sur les courses est pour moi un geste important. Cela existe déjà en triathlon, et cela porte ses fruits. Alors pourquoi pas sur la route et le VTT ? 4 – L’invention des maillots recyclés et comportant une poche poubelle est une très bonne idée, et il faudrait que cela se généralise chez les pros, ainsi que dans les catégories inférieures. Et ne serait-ce pas un gros coup de publicité pour certaines marques de cyclisme de promouvoir des vêtements portant un label d’Eco-citoyenneté ? 5 – Utiliser des bidons biodégradables ainsi que des papiers biodégradables est une bonne solution. Seulement, attention à l’effet pervers qui serait justement que les coureurs jettent plus facilement leurs papiers et leurs bidons, car ils savent qu’ils se dégraderont avec le temps ? Cela peut être dangereux. 6 – Limiter les voitures suiveuses et ouvreuses ainsi que les motos qui sont, à mon goût, trop nombreuses sur certaines courses professionnelles. Quand j’ai vu le nombre hallucinant de véhicules sur le tour Med alors que j’étais le seul spectateur sur le bord de la route… j’avoue que cela m’a quelque peu choqué.
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7 – Instaurer, comme Jérémy ROY l’a proposé, des Motos poubelles, afin de permettre aux coureurs de se débarrasser de leurs déchets à tout moment de la course. 8 – Lors des organisations, autant au niveau professionnel qu’amateur, utiliser le plus souvent des produits recyclables, des poubelles de tri sélectif, des produits d’entretien écologiques, respecter les endroits traversés, utiliser des produits recyclés, réduire les impressions et les faire si possible sur des papiers recyclés, proposer des produits des producteurs locaux sur les ravitaillements et à la buvette, baliser avec des produits bio comme la chaux,…

Toutes ces propositions sont des idées que l’on peut facilement mettre en place et qui ne demandent pas des sommes astronomiques. Il est aujourd’hui le devoir de chacun, coureurs, cyclistes de loisir, organisateurs, dirigeants, de placer le développement durable et l’environnement dans ses priorités, et d’en faire la communication dans son entourage.

Grâce à cela, j’espère que d’ici quelques années, la majorité des cyclistes auront un comportement respectueux de l’environnement, et cela peut même redonner un regain de vitalité à la pratique du cyclise, qui est souvent relatée dans la presse à cause des affaires de dopage beaucoup trop médiatisées à mon goût. On voit de plus en plus d’articles sur le « Vélo Vert », et en continuant dans ce mouvement, le cyclisme peut reprendre le dessus et devenir un sport pionner dans la lutte pour le développement durable et un respect total de l’environnement.

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Bibliographie

Sites Internet :

www.lequipe.fr www.francaisedesjeux.com www.jeremyroy.fr www.ffc.fr www.saur-sojasun.com www.cyclismag.com http://ecocyclo.blogspot.com www.tousecocyclistes.com www.developpement-durable.gouv.fr

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Annexes
Annexe 1 : INTERVIEW DE JEREMY ROY sur son site internet. Fallait oser ! Pour la première fois, un coureur en pleine carrière, Jérémy Roy (Française des Jeux), s'implique activement dans une commission de la FFC. Le vice-champion d'Europe espoirs en 2003, lauréat d'étape sur Paris-Nice en 2009, a démarré jeudi ses travaux de réflexion avec la "commission cyclisme et développement durable". Il entend y jouer plus qu'un vague rôle de caution ou de plante verte, même si la couleur, celle du "dossard vert" qui lui fut décerné sur le Tour Med en février, lui plaît à l'évidence.

"Les thématiques environnementales m'intéressent beaucoup", explique Jérémy Roy . "C'est Pascal Chanteur, de l'UNCP [le syndicat des coureurs français, NDLR] qui m'a proposé de rejoindre la commission. Je serai un relais avec le peloton professionnel. Grâce aux efforts pour le développement durable, le cyclisme peut retrouver une bonne image. Il peut même devenir un sport pionnier". A ce jour, Jérémy Roy a élaboré cinq propositions. "Je sais que certaines ne seront pas acceptées dans l'immédiat, mais d'autres sont au contraire très simples et rapides à mettre en place", observe-t-il. La prochaine réunion de la commission étant fixée à l'automne, Jérémy Roy aura tout loisir d'affiner quelques idées, de les tester auprès de ses collègues et de recueillir de nouvelles suggestions. 1. LA SUPPRESSION DES ZONES DE RAVITAILLEMENT "Les zones de ravitaillement à pied sont souvent situées loin du départ et nécessitent que les équipes y envoient une voiture à moitié vide, avec un assistant et des musettes à bord. Pas idéal pour la pollution ! Je propose que les coureurs descendent aux voitures pour les ravitaillements solides et liquides. En cas d'échappée, ils se rendraient aux voitures d'assistance neutre. Ce serait un moyen de redonner une importance à ces véhicules, qui dépannent de moins en moins les coureurs, les directeurs sportifs et les mécanos préférant intervenir directement.

Le reste du temps, les coureurs iraient chercher leur ravitaillement et les bidons à la voiture de leur équipe. Ils en profiteraient pour se débarrasser de leurs déchets. Cette mesure permettrait de renforcer le rôle de l'équipier. En plus, si on parvient un jour à la suppression des
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oreillettes, le coureur qui va à la voiture de son équipe fait d'une pierre deux coups : il se charge des ravitaillements et reçoit les dernières consignes tactiques ! Voilà qui redonnerait un peu de folie aux courses !" 2. LA CREATION DE ZONES DE DELESTAGE "Il faut reconnaître que les emballages de produits de ravitaillement finissent par prendre beaucoup de place dans les poches arrière de nos maillots. Une épreuve pourrait compter une ou plusieurs zones de délestage afin qu'on puisse se débarrasser de nos déchets. Le tout serait ensuite collecté par les organisateurs". 3. L'AMENAGEMENT DE MOTO-POUBELLES "Dans le peloton, nous sommes en permanence au contact des motos. Il ne faut pas en ajouter dans la caravane, sous peine d'augmenter la pollution, mais simplement se servir de celles qui circulent déjà en les équipant de sacs poubelle. On pourrait solliciter les motos des photographes, des commissaires et ardoisiers, les "motos fraîcheur" qui officient sur le Tour de France..." 4. UN CLASSEMENT DE L'EQUIPE LA PLUS ECOLO "Je ne crois pas qu'il faille sanctionner les coureurs qui polluent les routes pendant une compétition, du moins pas dans les toutes prochaines années. La priorité, c'est de former, d'informer. Par exemple, on pourrait créer un classement par équipe comme il en existe un sur le Giro pour le "fair-play". Il s'agirait de récompenser l'équipe "la plus écolo". Les commissaires ou d'autres acteurs de la course pourraient relever quelles équipes jettent des bidons en cours de route - ce qui est facilement identifiable - et distribuer des points malus en vue du classement." 5. UNE INFO DANS LE LIVRE DE ROUTE "Ce serait bien de faire passer un message éco-citoyen dans le livre de route d'une épreuve, sur une page placée en face du parcours. Une majorité des coureurs jette un œil au tracé. Espérons aussi qu'une majorité sera sensible aux consignes pour le respect de l'environnement ! Les organisateurs incitent de plus en plus les équipes à ne pas jeter de déchets en plein milieu de la route. C'était le cas à Liège-Bastogne-Liège : Marc Madiot nous a demandés
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d'appliquer les règles imposées par Christian Prudhomme la veille de la course. Cette information présente dans les livres de route est simple à mettre en œuvre. Ce sera sans doute l'une des premières décisions concrètes prise par la Commission cyclisme et développement durable".

PLAN

D'ACTIONS

POUR

UN

CYCLISME

DURABLE

INSTALLATION DE LA COMMISSION CYCLISME ET DEVELOPPEMENT DURABLE ___________________________________________________________________________ ____________ L'association des enjeux environnementaux aux pratiques cyclistes est mise en valeur par la Fédération Française de Cyclisme à travers le Programme ECO CYCLO et l'opération DOSSARD VERT, ces actions sont regroupées dans le Plan d'Actions pour un Cyclisme Durable , présenté par David LAPPARTIENT à l'occasion du Séminaire Sport et Développement Durable, qui s'est tenu au CNOSF le 7 Mai 2009, en présence des principaux dirigeants du Mouvement sportif. La nouvelle Commission Cyclisme et Développement Durable, s'inscrit également dans ce Plan d'Actions pour un Cyclisme Durable, elle est composée par des membres actifs et représentatifs des activités majeures de la FFC, elle vient d'être installée le Jeudi 14 Mai à la FFC. David LAPPARTIENT, Président de la FFC et Patrick CLUZAUD, Directeur du Développement, ont rappelé l'engagement de la Fédération pour les valeurs

environnementales et le Développement Durable, soulignant l'importance fondamentale de la préservation des territoires utilisés lors des évènements et de la mission pédagogique auprès des jeunes publics de pratiquants.

Précisant en outre, que le travail de cette nouvelle Commission sera très important pour les années futures. Composition de la Commission Cyclisme et Développement Durable: - Paul Antoine LANFRANCHI. President. President du Comité Régional de Corse. Francine Gérard RENARD. MISTLER.
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Arbitre

international de

de

BMX. l'Ardechoise.

President

-

Manuel

VUILLERME. OPPIN. BIARD. DA ROY.

Coordinateur Coordinateur Directeur CRUZ.

de de du

Sud

Vélo Velo

Ne

Jetez

Plus. Nature. 3BVTT. LNCP.

Sébastien Mathias Carlos Jeremy

Morvan d'essais la

Centre Représentant Cycliste

Coureur

Professionnel.

- Patrick FRANCOIS. Coordinateur de la Commission. Contact: Patrick FRANCOIS Chargé de Mission Cyclisme pour Tous et Développement Durable

Fédération Française de Cyclisme

Annexe 2 : Le maillot de l’équipe SAUR-SOJASUN confectionné à partir du conditionnement de bouteilles en plastique.

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Annexe 3 : Le maillot de la FRANCAISE DES JEUX équipé de la fameuse « pochepoubelle »

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Annexe 4 : Entretien sur le Dossard avec l’organisateur du Tour Med

Sur le Tour Méditerranéen 2009, un nouveau trophée a fait son apparition chaque soir sur le podium : le "dossard vert", attribué à un coureur respectueux de l'environnement. Patrick François, chargé de mission "cyclisme pour tous" à la FFC, explique pourquoi la prise de conscience écolo est urgente dans le vélo.

Propos recueillis par Pierre Carrey (le 16 février 2009) Cyclismag : Etes-vous satisfait du test du dossard vert, ces cinq derniers jours, sur le Tour Med ? Patrick François : Le premier motif de satisfaction, c'est l'accueil chaleureux du circuit professionnel. J'ai effectué un petit sondage auprès des anciens coureurs, de l'encadrement technique, des organisateurs... L'enthousiasme a été unanime ou quasi-unanime. Ensuite, les médias ont manifesté un intérêt crescendo, surtout à partir de l'étape de samedi. Dimanche soir, nous avons réalisé un direct pour le "Journal des sports" de France Inter, puis L'Équipe m'a contacté lundi.

"LES ORGANISATEURS PASSENT POUR DES GÊNEURS"

Vous êtes surpris que le monde professionnel se montre favorable à votre initiative ? Oui, parce que c'est un mouvement qui part de la base. On aurait pu s'attendre à des résistances. Mais c'est le contraire qui s'est produit ! L'action du dossart vert appartient à un programme plus large, "Eco-cyclo", lancé en 2006 et testé pour la première fois en 2007 sur des épreuves cyclosportives. Nous avons mis en place des patrouilles vertes, composées de cyclosportifs qui ont sensibilisé les participants à la protection de l'environnement. En 2007, la patrouille s'est déplacée sur quatre épreuves. Cette année, elle ira sur 20 cyclosportives, mais 40 ont adhéré au programme.

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D'où vient la prise de conscience éco-citoyenne du cyclisme ? Des années chaudes, lorsque nos activités ont entraîné de nombreux abus sur des manifestations de renommée internationale. Les territoires ont été laissés dans des états difficiles à accepter pour les populations et les élus locaux. Or, les organisateurs, y-compris ceux d'épreuves professionnelles, sont confrontés à un enjeu : les autorisations des pouvoirs publics. Ils passent presque pour des gêneurs. Pour eux, le dossard vert est un bon argument. C'est un révélateur, un positionnement. A l'arrivée du Tour Méditerranéen, à Istres, j'ai vu un homme politique au moins autant intéressé par le dossard vert, attribué ce jour-là à Dan Martin, qu'aux autres récompenses sportives décernées sur le podium ! Notre programme doit aider le cyclisme à retrouver sa place d'activité non polluante et respectueuse de la nature.

"A

TRAVERS

LES

CYCLISTES,

NOUS

VISONS

LE

PUBLIC"

D'après vous, il y a donc urgence à ce que le vélo prenne s'investisse dans la lutte pour le respect de l'environnement ? Nous sommes à un tournant politique. Il faut rendre les territoires intacts après le passage d'une épreuve, sinon nous ne pourrons bientôt plus organiser de course. Je pense en particulier aux sites classés "parc naturel régionaux", "Natura 2000" ou "Biotope", dans lesquels la légende du sport cycliste s'est forgée. Il est inconcevable de ne plus pouvoir emprunter ces territoires à l'avenir parce qu'on n'aurait pas su anticiper.

Sur quels critères attribuez-vous le dossard vert ? Sur le Tour Med, un jury s'est réuni chaque jour en cours d'étape, présidé par Raymond Poulidor. Il nous semblait important que les "anciens" valident notre démarche. Les coureurs professionnels sont des hommes publics. Leur profil est relativement facile à identifier. On sait s'ils sont plus ou moins sensibles aux questions éco-citoyennes. Nous avons récompensé successivement Amaël Moinard, Daniel Martin, Fumiyuki Beppu, Oscar Pereiro et Jérémy Roy. Mais le dossard vert est avant tout une action de conscientisation et de communication. Il ne faut pas trop s'attacher à celui qui le porte, mais plutôt à ce qu'il signifie. A travers les
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cyclistes, nous visons le public. Sur une épreuve, le spectateur qui voit passer le dossard vert ne peut pas jeter son emballage d'esquimau dans le fossé !

"LES COUREURS PROFESSIONNELS SONT DES GENS RESPONSABLES"

Peut-on envisager des patrouilles moto, comme sur des cyclosportives aux Etats-Unis, qui sanctionnent les pollueurs ? Voire une sanction prévue au règlement, comme c'est déjà le cas en VTT ? Ces solutions sont difficilement réalisables et pas vraiment souhaitables. Par définition, les coureurs professionnels sont des gens responsables, qui connaissent l'impact de leur comportement auprès du public. Les sportifs doivent être des exemples, et les professionnels des exemples des exemples. A travers leurs gestes, c'est la jeunesse qu'on éduque à l'écocitoyenneté.

Le dossard vert sera-t-il présent sur d'autres épreuves cette année ? Il est trop tôt pour le dire. Evidemment, si des organisateurs nous sollicitent, nous travaillerons pour mettre des structures en place. Jean Pitallier pense que la Fédération française de cyclisme peut développer le dispositif, que nous pourrions bientôt compter sur plusieurs techniciens sur le terrain.(1)

"TRAVAILLER SUR LE TRI SÉLECTIF" Sur le Tour de France, par exemple ? Tout dépend de la volonté des organisateurs. Ont-ils entendu parler du "dossard vert" ? Je n'en suis pas sûr. Sont-ils intéressés ? Je le présume, parce qu'ils se sont engagés déjà avec l'ADEME [Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie, NDLR] et d'autres organismes. Ils démontrent que les questions environnementales les préoccupent. Si un jour, le Tour de France adopte le dossard vert, c'est qu'il existe un véritable programme éco-citoyen derrière.

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Concrètement, quel pourrait être ce programme ? Il faut en parler avec les organisateurs, pourquoi pas lors d'une table ronde. Certaines épreuves cyclosportives, comme l'Ardéchoise, proposent des actions dont on pourrait s'inspirer. Mais les paramètres ne sont pas les mêmes que sur une course pro. Sur une cyclo, on vise les pratiquants. Sur une épreuve professionnelle, on cible le public. L'organisateur peut identifier en vert la zone de ravitaillement, détacher un véhicule et deux personnes pour collecter les déchets du peloton : en 30 minutes, tout sera nettoyé. Un peloton de 200 coureurs cause des nuisances sans commune mesure avec les milliers de spectateurs présents sur le parcours. Donc, il faut travailler sur le tri sélectif. Ensuite, plusieurs mesures concrètes sont envisageables. Pourquoi pas de la nourriture bio pour les concurrents et les suiveurs ? Des produits locaux ? Je sais que les organisateurs y sont déjà sensibles, parce qu'ils ont bien souvent des partenaires locaux. Mais sur les grandes épreuves, les fournisseurs sont plutôt des industriels. Il s'agit-là de simples propositions, à discuter avec les organisateurs qui ont sans doute eux aussi leur avis sur la question.

(1) Le dossard vert a été repris par le Tour de Picardie et le Tour de l'Avenir.

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Annexe 6 : Le questionnaire

Enquête sur les Comportements des Cyclistes
Etant passionné de vélo et courant tous les week-ends dans les compétitions FFC, je réalise une étude sur le comportement de la population des cyclistes toutes catégories avec l’environnement les entourant lors de leurs pratiques de loisir, d’entraînement ou de compétition, afin d’aider à les sensibiliser sur l’importance d’un changement de comportement en faveur d’une éco-responsabilité. Cela dans le cadre de mon Master 1. En vous remerciant d’avance pour les 5 minutes que vous prendrez pour y répondre !

Nom : Prénom : Âge : Sexe : Ville : Département : Situation Professionnelle :

Agriculteur exploitant

Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Professions intermédiaires Etudiant

Cadres, Professions intellectuelles supérieures Employés Ouvriers Retraités

Sans activité professionnelle

Quelle est votre spécialité :

Route

Piste

Cyclo-cross

VTT

BMX

Trial

Autres

Quel type d’activité cycliste pratiquez-vous ?

Compétition

Cyclotourisme

Cyclosport

Loisir

Êtes-vous licencié auprès d’une fédération ?

Oui

Non

Si oui, laquelle ?

FFC

FSGT

FFCT

UFOLEP

Autre

Combien d’heures pratiquez-vous en moyenne, par semaine ?

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Pour vous, le vélo c’est :

Un moyen de déplacement journalier Presque un métier Votre métier

Une passion Autre

Un passe-temps

Vous associez la notion de Développement Durable à :

La prise en compte de l'environnement La solution pour la survie de la Terre

Un mode de vie

Un jargon politique

Une démarche purement économique Autre

Une tentative de remède aux problèmes de la planète

Avez-vous changé de comportement en faveur du Développement Durable ?

Oui

Non

Si oui, dans quels domaines ?

Déchets Autres

Eau

Energie

Bio

Commerce équitable

Si non, pourquoi ?

Manque de temps

Question financière

Manque d'envie

C'est une mode sans intérêt
Connaissez-vous le site internet Ecocycliste.com ?

Oui

Non

Avez-vous connaissance du programme ECOCYCLO créé par la Fédération Française de Cyclisme ?

Oui

Non

Durant l’entraînement ou vos sorties loisir, vous mangez une barre énergétique/un gel, puis :

Vous mettez le papier d'emballage dans la poche Vous jetez le papier d'emballage par terre n'importe où Vous jetez le papier d'emballage par terre dans une ville/village
Pendant les compétitions, vous mangez une barre énergétique/un gel, puis :

Vous mettez le papier d'emballage dans la poche Vous jetez le papier d'emballage par terre n'importe où Vous jetez le papier d'emballage par terre dans une ville/village
Concernant vos bidons pendant les courses :

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Vous mettez votre bidon dans la poche

Vous jetez votre bidon par terre n'importe où

Vous jetez votre bidon dans une ville/village/à quelqu'un de votre club ou entourage
Si vous avez l’habitude de jeter vos détritus par terre, pourquoi ce comportement ?

Vous pensez que l'organisation ramasse systématiquement après la course Vous ne vous en souciez pas Manque de temps, précipitation
Lors d’une crevaison à l’entraînement :

Ce n'est pas votre travail, vous êtes là pour gagner

Vous gardez la chambre à air dans la poche Vous gardez la cartouche de CO2 dans la poche Vous jetez la cartouche de CO2 dans la nature

Vous jetez la chambre à air dans la nature

Trouvez-vous que tout est fait pour le développement durable sur les courses ou évènements auxquels vous participez :

Oui

Non

Sans avis

Pensez-vous qu’une pénalité (Temps, argent) pour les coureurs jetant leurs détritus en course serait une bonne idée :

Oui

Non

Sans avis

Avez-vous connaissance de produits énergétiques avec emballage biodégradable ?

Oui

Non

Sans avis

Pensez-vous que cela pourrait être une bonne solution ?

Oui

Non

Sans avis

Pour vous, faire attention à l’environnement lors de la pratique du vélo, c’est :

Prioritaire

Important

Secondaire

Sans avis

MERCI d’avoir pris du temps pour répondre à mon questionnaire ! Votre réponse me sera précieuse dans l’élaboration de mon mémoire d’étude.

Nicolas MIASKIEWICZ
Coureur au VC Spinalien Master Loisir Environnement Sport Tourisme - UJF Grenoble / Valence Questionnaire à renvoyer avant le 20 AVRIL par mail à : nicolas.miaskiewicz@live.fr Ou par courrier à l’adresse suivante :

MIASKIEWICZ Nicolas Résidence COROT, 331 Boulevard COROT 83370 SAINT-AYGULF
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Annexe 7 : Logos

Le dossard Vert

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