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L’opinion blâmée et l’opinion louable

Toute opinion qui ne se base pas sur une source juridique générale ou particulière est
une opinion blâmée dont la noble religion met en garde. C’est ainsi qu’on explique les
récits qui critiquent l’opinion.

Quant à l’opinion correcte et acceptée, c’est l’opinion basée sur une argumentation et
déduction des textes, dont l’effort d’analogie basé sur un texte particulier, c’est donc
un argument.

Ce dont le législateur n’a rien dit ne peut être reproché.


Le haram : est ce qui est interdit par un texte ou que la législation indique son
interdiction avec les preuves juridiques sans exagération ni forcing.
L’obligation : est ce que la législation indique qu’il est obligatoire.

Ce qui n’est pas mentionné n’a pas de règle (selon Abou Darda, qu’Allah l’agrée, le
Messager d’Allah (S) a dit : « Ce qu’Allah a autorisé dans son livre est halal, ce qu’Il a
interdit est haram ; et ce dont il s’est tu est non légiféré. Acceptez donc d’Allah ce
qu’Il a pardonné, car Allah ne va pas oublier une chose ». Puis il récita : « Et ton
Seigneur n’est pas oublieur (Mariam) » Hakim, Bayhaqi, Darroyoton, Bazan,
Tabarani).

Ce qui est haram chez des savants et halal chez d’autres n’est pas blâmable parmi les
règles de l’appel à Allah, de la recommandation du convenable et de l’interdiction du
blâmable, le prédicateur doit interdire les mauvaises actions qui font l’unanimité et ne
doit pas prendre le parti d’interdire les questions discutables où les savants sont en
désaccord car ceci suscite les questions polémiques de détail, divise et ne rassemble
pas et entraîne les accusations croisées d’innovation et d’égarement.
1. Ibn Ano dit dans « la destruction et la protection » : « le savant n’est pas mûr
jusqu'à ce qu’il dépasse l’esprit partisan de l’école juridique ».
2. Sofiane Althawri dit : «Quand tu vois une personne faire une action sujette à
divergence, si tu es d’un autre avis ne le défens pas ».

3. Dans les « politesses religieuses » d’Ibn Muflih, Al-Morwazi rapporte


qu’Ahmad a dit « Le savant ne doit pas pousser les gens à suivre son école et
être sévère avec eux ».

4. An Nawawi dit dans son commentaire de Muslim : « Le Mufti et les juges n’ont
pas à imposer leur avis à ceux qui voient autrement tant que cela ne contredit
pas un texte, un consensus ou une analogie évidents ».
5. Ibn Qudama dit dans son livre « le jardin » sur les fondements de la
jurisprudence : «Quand on demande au mufti et que sa réponse est gênante, la
personne peut se réorienter vers qui elle trouvera l’aisance ».

Il ne faut pas s’avancer à donner tort aux autres sans un regard approfondi, une longue
patience et une science complète.
CE QUI EST SUJET A ORDONNER LE CONVENABLE ET INTERDIRE LE
BLAMABLE ET CE QUI NE L’EST PAS.

Il faut savoir que pour les règles sujettes à divergence où certains interdisent et
d’autres autorisent on ne peut pas forcer les autres, ni les condamner ni les blâmer. Ibn
Taymia dit : « Il ne peut ordonner le convenable et interdire le blâmable que celui qui
est connaisseur de ce qu’il ordonne et ce qu’il interdit ».

Indicateur prophétique de l’erreur et la rectitude


Celui qui est incapable d’épuiser la recherche et d’atteindre la rectitude qu’il sache que
le législateur ne nous a pas abandonnés. Il a mis entre les mains de ceux qui ne sont
pas qualifiés pour la recherche et l’argumentation un indicateur qui ne faillit pas quand
les passions s’opposent et que la communauté se divise. Il énonce que si les savants
s’accordent pour une chose, les contredire est une passion et un égarement, et que s’ils
divergent c’est la majorité des savants qui a raison et qui est dans la bonne voie, et
ceux qui les contredisent sont une minorité.

Abd Ibn Hamid et Ibn Maja rapportent selon Anas, qu’Allah l’agrée, que le prophète
(s) a dit : « Ma communauté ne s’accordera pas pour un égarement. Quand vous voyez
une divergence suivez la majorité écrasante» (selon Ma`an Ibn Rifa`a Assalami selon
Abou Khalaf l’aveugle selon Anas, qu’Allah l’agrée. Ma’an et son cheikh sont
critiqués et leur hadith est en dessous de l’authentique. Mais il y a de nombreux
hadiths imposant de suivre le groupe, donc le contenu du hadith est confirmé et
renforcé, ainsi que le considèrent les savants depuis des siècles. La clarification de ce
point nécessite un développement qui n’a pas sa place ici).

Abu Narayma, Al-Hakim et Ibn Moudah rapportent selon Addia Al-Moddisi dans « la
choisie » selon Ibn Omar que le prophète (S) a dit « cette communauté ne s’accordera
jamais pour un égarement, et la Main d’Allah est avec le groupe, suivez donc la
majorité écrasante car celui qui s’isole s’isole dans le feu » (la Divulgation du caché,
Al-Ajlonni).

Le Messager d’Allah (S) classé les rapporteurs en mauvais et bons


Sache que la sunna par opposition à la bid’a désigne tout ce qui est conforme aux
textes et aux fondements religieux : consensus et analogie, ou s’inscrit dans une utilité
appropriée même si le messager (S) ne l’a jamais ordonné ou fait, à condition que
l’utilité ne contredise pas un texte ou un principe religieux et n’engendre pas un mal.
Certains ont passé à l’extrême et ont considéré toute nouveauté (la chose commencée
sens antécédent) en bonnes œuvres et obéissances qui n’étaient pas à son époque (S) ni
dans les trois premiers siècles comme une innovation : bid’a d’égarement et ont rejeté
le partage de la bid’a par les théologiens en acceptée et rejetée, ou en bonne et
mauvaise en argumentant du récit de muslim selon Jabir, qu’Allah l’agrée, où le
messager d’Allah (S) a dit dans un discours : « Les pires choses sont les nouveautés,
toute nouveauté est une bid’a, et toute bid’a est un égarement » ainsi que par le hadith
d’Irbadh Ibn Saria rapporté par Abou Daoud et Tirmidhi où le messager d’Allah (S) fit
un discours et dit : « Méfiez-vous des choses nouvelles car toute innovation est un
égarement « (Abou Daoud, Tirmidhi, Ibn Maja, et Hakim).

Ces gens qui réfutent la distinction veulent oublier que c’est le messager d’Allah qui a
partagé la nouveauté en acceptée et rejetée. Muslim rapporte selon Jarir, qu’Allah
l’agrée, et Ibn Maja selon Abou Jouhayfa, qu’Allah l’agrée, qu’il (s) a dit :
« Quiconque institue en Islam une bonne pratique aura sa récompense et la
récompense de ceux qui la pratiqueront après lui jusqu’au jour de la Résurrection sans
que cela diminue rien à leurs récompenses et quiconque institue en Islam une
mauvaise pratique aura son péché et le péché de ceux qui la pratiqueront après lui sans
rien diminuer des leurs » (Muslim, Ahmed, Bayhaqi, et d’autres). Ce hadith partage la
nouveauté sans antécédent en rejetée et acceptée.
Cela légalise le commencement d’un bien à n’importe quelle époque sans restriction à
un siècle particulier, aussi limiter cela aux nouveautés des califes bien guidés, des
compagnons et de leurs suiveurs est une limitation du hadith sans preuve.

Les gens ont accepté ce qui est arrivé après les trois siècles comme mettre les voyelles
et les points sur le Coran, organiser les trentièmes (joz), les quarts et les prosternations,
mettre le signe à chaque dix sourates, compter les sourates du Coran et numéroter les
versets, mentionner la mecquoise et la médinoise au début de chaque sourate, inscrire
les signes d’arrêt permis et défendu ainsi que certaines règles de psalmodie comme
idgham, tanwin et toutes autres conventions posées dans le Coran, de même les gens
ont accepté l’enregistrement des sciences de la langue, des fondements juridiques, des
fondements de la religion et autres sciences.

Toutes ces choses ont eu lieu après son époque (s) durant des siècles après les 3
premiers siècles et personne ne les a considérées comme des nouveautés de bid’a
d’égarement. Il est impossible que le messager d’Allah (s) se contredise et décrète que
la nouveauté soit toujours une innovation d’égarement puis une autre fois variable soit
bonne soit mauvaise. La solution est que chaque hadith a un champ d’application.

Poser les règles d’interprétation et réconcilier les divergences est la fonction des
savants qui comprennent ce qu’ils disent. L’Iman Chafi’i a expliqué le critère qui
permet de séparer les deux cas : le mauvais est ce qui contredit les textes et les
fondements, et le bon et ce qui ne les contredit pas.

Tu sais maintenant par ces explications que le partage de la bid’a et de la nouveauté en


bon et mauvais est un partage linguistique et non juridique.
Ceux qui imaginent que le partage concerne la bid’a juridique mènent une bataille
dans le vent car ils imaginent deux groupes en désaccord sur la bid’a juridique. Or
l’accord est total pour ne pas la partager, comme l’accord est total pour partager la
bid’a linguistique. Il suffit que le messager d’Allah (s) soit le premier à partager en
disant : «quiconque institue une bonne pratique…et quiconque institue une mauvaise
pratique… » Brandir le caractère absolu du hadith : «Toute nouveauté est une bid’a et
toute bid’a est un égarement » revient à égarer les gens en leur faisant croire que le
hadith sur la bid’a est juridique : ce qui contredit les fondements de la religion
Celui qui nomme la bid’a linguistique acceptable une bonne pratique (sunna hasana) a
imité le messager d’Allah (s) dans la dénomination.

Certains ont essayé de se débarrasser du contenu du hadith « quiconque institue une


bonne pratique….. et quiconque institue une mauvaise pratique…. » pour éviter de
distinguer les bid’a entre acceptée et rejetée ou bonne et mauvaise, en l’expliquent
d’une façon qui ne correspond pas aux termes du hadith. Ils affirment que le hadith
veut dire : quiconque fait vivre une sunna délaissée alors que les termes du hadith
incitent clairement à instituer de bonnes pratiques. Il y a par ailleurs des hadiths qui
exhortent à faire revivre les sunnas délaissées, et il y a une différence entre l’institution
des sunnas et leur revivification.

D’autres affirment que l’incitation à créer et commencer des bonnes pratiques est
particulier à l’époque des califes bien guidés tandisque le hadith est clair et incite à
commencer les bonnes sunnas sans limitation à un siècle donné, donc limiter les
nouveautés aux nouveautés des califes bien guidés est une restriction du hadith sans
argument.

En résumé : le critère pou rejeter la nouveauté n’est pas l’absence d’antécédent, mais
sa contradiction avec un texte ou un fondement juridique ou une règle de déduction
des lois. C’est cette contradiction qui l’exclut de son enseignement (s) et qui l’oppose
à la voie de sa religion et telle est l’innovation d’égarement qui est une réalité
juridique pour ce qui s’oppose aux textes et aux fondements. Elles sont donc toutes
religieusement blâmables à cause de leur contenu.

Celui qui utilise le terme : bid’a d’égarement dans le hadith : « toute bid’a est un
égarement » sous cette forme non restreinte pour toute nouveauté qu’elle contredise les
textes et les fondements ou pas a confondu entre la définition juridique du terme et son
utilisation linguistique.

On l’interdiction d’une chose est une loi religieuse qui a besoin d’un argument du
Livre, de la Sunna ou d’un principe reconnu s’appliquant à la question débattue, sinon
ce serait une interdiction de notre propre chef à laquelle s’applique ce qui concerne
ceux qui permettent et interdisent de leur propre chef comme dit le prophète (so) à Adi
Ibn Hatim en commentant la parole du Très Haut : « Ils ont pris leurs rabbins et leurs
moines comme seigneurs à la place d’Allah ainsi que le Messie fils de Marie » (Le
repentir 31) : « Ils ne les ont pas adorés, mais ils leur ont permis l’illicite et ils leur ont
obéi, et ils leur ont interdit le licite et ils les ont suivis ». (Tirmidhi et Ahmed, hadith
bon).

Contentons-nous de nous assurer pour accepter une nouveauté après les premiers
temps qu’elle ne contredit pas les textes ni les fondements et qu’elle s’inscrit dans une
utilité appropriée et considérée par la religion.
Tout ce qui est une utilité légale considérée en toute époque ne peut être qualifié de :
n’étant pas des leurs ou n’étant pas de leurs pratiques, ce qui n’est pas de leur pratique
est la nouveauté qui s’oppose aux textes et aux fondements juridiques. Les paroles des
savants se superposent : la bid’a d’égarement est la nouveauté au sens juridique et non
la bid’a linguistique que les savants partagent en bonne et mauvaise.

1 le savant d’Egypte Cheikh Mohamed Bakhit Al-Mouki’i dit dans une épître
sur l’innovation : « l’innovation religieuse est celle qui est un égarement et
blâmable, quant à la bid’a que les savants décomposent en obligatoire,
interdite, etc. c’est la bid’a linguistique qui est plus générale que la
religieuse car la religieuse est une des ses catégories » (la meilleure parole
sur les lois de la sunna et la bid’a).

2 Ibn Rajab dit dans « le complet des sciences et des sagesses » : « le sens de
bid’a est ce que les gens font comme nouveauté qui n’a pas de fondement
dans la religion auquel il puisse être rattaché ; par contre ce qui a un
fondement religieux auquel il se rattache n’est bas bid’a même si au sens
littéral c’est une bid’a ».

3 Al-Taftazani dit dans le commentaire des «objectifs» : « ils ne considèrent


pas que la bid’a blâmée est ce qui est innové dans la religion alors qu’il n’a
pas existé au temps des compagnons et de leurs suiveurs et il n’y a pas
d’argument juridique qui dise cela. Il y a parmi les ignorants qui
considérèrent toute chose qui n’était pas du temps des sahabas comme une
innovation blâmable, même s’il n’y a pas d’argument pour la blâmer, en
tenant à sa parole (s) : «méfiez-vous des choses innovées», et ils ne savent
pas que cela concerne le fait d’ajouter à la religion ce qui n’en fait pas
partie » sa parole : «le fait d’ajouter à la religion ce qui n’en fait pas partie »
ressemble à ce que dit Ibn Rajab : «quiconque invente une chose et dit
qu’elle fait partie de la religion alors qu’elle n’a pas dans la religion
fondement auquel elle peut être rattachée c’est un égarement ».

4 Ibn Al-Athir dit dans « la fin » : « la bid’a est de deux sortes : une bid’a de
guidée et une bid’a d’égarement. Ce qui contredit ce qu’a ordonné le
Messager d’Allah (s) est à critiquer et rejeter, et ce qui entre dans le sens
général des œuvres qu’il félicite et encourage est louable ».

Il dit : « la bonne bid’a est en réalité une sounna. Ainsi faut-il comprendre le hadith
« Toute nouveauté est une bid’a » comme étant ce qui contredit les fondements de
la religion et n’est pas en accord avec la sounna » (même référence).

5 Al Ghazali dit dans «la Revivification » : « Tout ce qui est innové n’est pas
défendu. Ce qui est défendu est la bid’a qui s’oppose à une sounna
authentique et qui contredit une question de jurisprudence ».
6 Ainsi dit l’Iman Azzedine Ibn Abdessalam rapporté par l’Iman Al-Hafidh
Muhyi-ddine Annawawi dans « la sélection des noms et des langues ».
Annawawi y dit : le cheikh, l’imam reconnu pour sa respectabilité et sa
maîtrise des différentes sortes de sciences et son expertise Abou Mohamed
Adbdel Aziz Ibn Abdessalam (à remarquer) à la fin du livre « les règles » :
la bid’a est divisée en obligatoire, interdite, recommandée, permise…etc.

Nous concluons de ce qui précède dans la délimitation de la bid’a d’égarement que


toute œuvre que la religion demande, même d’une façon générale sans qu’il y ait
un texte précis sur cette œuvre, tant qu’elle ne contredit pas un texte et qu’elle
n’induit pas en mal, elle n’entre pas dans le cadre de la bid’a d’égarement. Le bien
qu’on peut faire et qui s’inscrit dans une règle générale ne peut être traité
d’innovation d’égarement.

7 Al-Bayhaqi rapporte dans « Anecdotes d’Ach-Chafi’i » qu’il dit : « Les


innovations sont de deux sortes ; le premier est ce qui est inventé et contredit
le livre, la sounna, un récit ou un consensus : c’est la bid’a d’égarement. Le
deuxième est le bien qui est inventé et qui ne contredit rien de tout cela ;
c’est une nouveauté non répréhensible ».

En vérité toutes les œuvres et les actions visant à poursuivre un but ou un intérêt
religieux ou matériel sans considérer qu’elle est une partie de la religion, comme par
exemple la célébration de la naissance du Prophète (s), il est tout à fait invraisemblable
de les taxer de bid’a d’égarement même si ce sont des nouveautés dans la vie des
musulmans.

Tous les actes et les entreprises qui ne contredisent pas les lois religieuses et les
interdits, leurs règles sont déterminées par leurs conséquences.

Ce qui mène à réaliser une de cinq utilité : la religion, la mie, la raison, la descendance
et la richesse, est une bonne sounna qui peut être recommandée ou obligatoire selon le
besoin de réaliser cette utilité (notre vertueux ainsi Ousmane Sayid Mahmoud Al-
Azhori a rédigé une épître englobant les citations des savants et leurs expressions dans
le partage de la bid’a et sur les question concernant cela.
Nous demandons à Allah d’aider à la publier dans cette série – l’éditeur).

Par contre ce qui cause la destruction d’une de ces cinq utilités et sa naissance, elle est
une mauvaise sounna classée entre déconseillée et interdite selon les méfaits qu’elle
cause à cette utilité.

Ce qui est loin d’avoir aucun impact utile ou nuisible est permis ou non légiféré
comme nous l’avons mentionné au chapitre 7 de cette épître.

A cause de la non distinction entre mauvaise bid’a et bonne bid’a certains ont commis
l’erreur d’application en incluant dans la bid’a d’égarement des choses.
Des adorations immuables et qu’elles sont un ajout dans la religion et une altération,
alors que certaines pratiques ne cherchent qu’à réaliser un but ou une utilité sans
considérer que c’est une partie de la religion ; il est tout à fait impensable de les traiter
d’innovation d’égarement même si elles sont des nouveautés dans la vie des
musulmans.

Nous clôturons ce chapitre avec une parole utile d’Ibn Taymia dans son livre : « les
exigences du droit chemin » après avoir expliqué que certaines nouveautés n’avaient
pas de cause dans son époque (s), il dit : « ce que les musulmans considèrent comme
une utilité, si c’est à cause d’une chose qui est arrivée après le prophète (s), alors il est
permis d’innover ce dont on a besoin ».

Innovations des sahabas en son temps (s)

Nous citons ici les nouveautés pratiqués par les sahabas rapportées par la sunna en sur
époque (s), selon leur effort d’interprétation et le prophète (s) reçut cela avec
acceptation en annonçant parfois le Paradis ou la satisfaction d’Allah ou l’évaluation
par les anges ou l’ouvertures des portes du ciel etc.

Par exemple il est rapporté dans les deux Sahih que Bilal, qu’Allah l’agrée, innova
deux rakats après chaque ablution et le prophète (s) confirma son acte et lui annonça
son avance dans le Paradis.

Boukari rapporte que Khoubayb innova les deux rakaat quant Quraych le plaça pour le
tuer froidement et le prophète (s) confirma son acte et ce fut une sounna après lui
Boukhari rapporte selon Rifa’a Ibn Rafi’ qu’un compagnon dit : seigneur, et à toi la
louange après sa parole (s) : « Allah écoute qui le que » et le prophète (s) lui annonça
la bonne nouvelle.

Abderrazak et Nasa’i rapportent selon Ibn Omar qu’un compagnon arriva alors que les
gens était en prière. En entrant dans le rang il dit : « Allah est grand, très grand ; la
louange est à *Allah, beaucoup ; pureté à Allah matin et près midi » et le prophète (s)
lui annonça que les portes du ciel s’étaient ouvertes pour ces paroles.
Tirmidhi rapporte que Rifa’a rapporte que Rifa’a Ibn Rafi’ éternua dans la prière et
dit : « Beaucoup de bonnes louanges bénies à Allah , autant que notre Seigneur aime et
agrée » et le prophète (s) dit «plus de quatre-vingt anges se sont précipités chacun
voulant l’élever au ciel ».

Muslin et Nasa’i rapportent qu’un groupe s’est assis pour évoquer Allah et la louer de
les avoir guidés à l’Islam et de leur avoir accordé le bienfait du messager d’Allah (s) et
le messager d’Allah (s) dit : « Jibril m’a informé qu’Allah servante de vous devant les
anges ».

On déduit de la manière dont le messager d’Allah (s) accepte cela ce qui suit :
1 Le prophète (s) ne rejetait pas une obéissance conforme aux préceptes de la
religion et qui ne les contredit pas du moment que la personne applique une
demande générale qui ne rencontre pas d’empêchement. C’est donc une
action qui rapproche d’Allah qui on peut faire à tout temps de jour comme
de nuit et ce n’est pas considéré détestable ou bid’a d’égarement.

2 Les adorations inconditionnelles que la religion ne lie pas à des conditions, il


n’y a pas de mal à ce que la personne les lié à un temps ou un lien ça le
messager (s) a accepté que Bilal fixe la prière après chaque ablution comme
il a accepté que Khoubayb fixe la prière à l’exécution froide.

3 Le prophète (s) a accepté des invocations innovées dans la prière ainsi que
consacrer des sourates qu’on ne faisait pas à ses prières de nuit pour toujours
et ajouter des formules d’évocation non en signées dans la prière. On sait
donc qu’il n’est pas bid’a d’inventer des invocations qui ne interdisent pas
les invocations existantes, surtout quand on les crée dans des circonstances
propices à l’exaucement comme les invocation après les prières, après
d’adhane ou moment du combat, quand la pluie tombe et autres. De même
nous savons que ne sont pas bid’a les invocations et évocations que les
savants et les pieux ont composé pour les dire régulièrement tant que tout
cela est d’une nature conforme à la religion.

4 De l’approbation du prophète (s) pour la réunion de son pagnons à la


mosquée pour l’évocation et la discussion des bienfaits d’Allah Pur et très
Haut qui a envoyé son prophète (s) à la communauté, on déduit la légalité de
la réunion pour le bien. L’évocation et la psalmodie dans la mosquée ou
ailleurs, à voix basse et à voix haute sans déranger les autres. Tant que ce
que la personne a inventé est l’application d’une demande générale de la
religion et ne s’oppose pas à un interdit, cette action est une bonne œuvre
qui rapproche d’Allah et n’est pas une bid’a.

La bid’a d’égarement

L’excès de certains à juger par bida’a d’égarement sur beaucoup de choses inventées
sans prétexte que le messager (s) et les sahabas ne l’ont pas fait, et traiter les gens
d’innovateur et d’égarés pour cela, est une exagération dans la religion et une non
connaissance et non compréhension des buts de la loi religieuse et de ses fondements,
accompagné de vanité et d’irrespect pour l’opinion et la compréhension des savants de
la croissante majorité des musulman et de non considération pour leur désaccord,
jusqu’à ce que tu ne vois la vérité que dans ce que du crois ou par désir d’oppresser les
serviteurs d’Allah, qu’Allah nous préserve de la passion et de se lancer par ignorance
dans ce que l’on ne maîtrise pas.

Ibn Taymia dit aussi dans son livre « Exigences du droit chemin » en résumé : « ce qui
n’avait pas de raison d’être en sur époque (s), que les musulmans considèrent comme
une utilité, si c’est pour une cause survenue après le prophète (s), là il est permis
d’innover ce dont on a besoin ».

Quiconque croit qu’on ne peut pratiquer que les actions établies spécifiquement et sans
cette forme est démenti car il est établi que le prophète (s) a accepté des adorations,
des invocations et des formules d’évocation qui étaient un effort des sahabas ; or il les
a acceptées en leur annonçant par fois la bonne nouvelle de la satisfaction d’Allah et
du Paradis, de l’attention des anges, de l’ouverture des portes du ciel pour elles et
autres.

«Laissa » ne signifie pas interdire une chose.

Nous terminons cette légère épître en parlant du «laisser » c’est-à-dire ce que le


prophète (s) n’a pas fait. Nous avons profité cela et nous le résumons d’une épître :
« Bien comprendre et assimiler la question du « laisser » :

Nous désignons ici par «laisser » que le prophète (s) a laissé une chose et ne l’a pas
faite ou que les prédécesseurs l’ont laissé sans qu’il y ait un hadith ou une information
des sahabas défendant cette chose laissée et impliquant sur interdiction ou sur blâme.
Beaucoup des derniers savant ont multiplié le recours au «laisser» pour interdire des
choses ou les criques, et des extrémiste en doucis ont abusé de son utilisation ; j’ai vu
Ibn Taymiya y recourir et se baser dessus en plusieurs endroits.

La vérité est que le seul « laisser » s’il n’est pas accompagné d’un texte que le laissé
est réprimé et interdit, n’est pas un argument pour défendre et interdire. Au maximum
cela indique que laisser cet acte on cette parole est légal et permis ; mais pour indiquer
l’interdiction de cet acte ou cette parole, cela n’est pas déductible, cela ne peut être
déduit que d’un argument en ce sens.

Puis j’ai trouvé cette règle citée aussi chez l’Iman Abou Saïd Ibn Lob.
Dans « l’embelli » cela est indiqué dans plus d’un endroit, dont T2, P271 :
Quant au hadith d’Ali, ce n’est pas un argument du tout car il a simplement informé de
ce qu’il savait qu’il n’a pas vu le messager d’Allah (s) le prier. Il n’y a pas là de
défense ni de désapprobation. Par exemple le prophète (s) n’a pas jeûné un mois entier
en dehors du ramadan et ceci n’implique pas la désapprobation.

Déjeuner un mois entier surérogatoire ». Voici un texte clair que le « laisser »


n’entraîne pas de désapprobation et encor moins d’interdiction.

La preuve de cette règle est la suivante :

1 L’interdiction ne peut provenir que de l’une de ces choses :


Une interdiction, le terme interdit (haram), la critique de l’action,
l’avertissement contre une punition ou l’application d’une règle légale
impliquant sur interdiction.
2 Allah le Très Haut dit : « Ce que le messager vous apporte, prenez-le, Et ce
qu’il vous défend, obstinez » (vous en « (le rassemblement, 7) et il ne dit pas :
« ce qu’il a laissé, abstenez vous en ». donc le laisser n’implique pas
l’interdiction.

3 Le prophète (s) a dit : « ce que je vous ordonne, prenez-en ce que vous pouvez,
et ce que je vous interdis, évitez-le ». il n’a pas dit : ce que j’ai laissé, évitez-le
Comment alors le laisser peut-il indiquer l’interdiction.

4 Aucun des imams des fondements de la jurisprudence n’a mentionné le


« laisser » comme preuve de l’interdiction. Ils ne l’ont pas non plus cité dans la
définition de la sunna du messager d’Allah (s).

5 Le laisser a d’autres explications que l’interdiction. Et la règle dans les


fondements dit : ce qui a plusieurs possibilités n’est plus un argument.

Les sortes de laisser

Quand le prophète (s) laisse une chose il y a des cas de figure autre que l’interdiction :

1 Laisser cette chose peut être une habitude. On a pyrosis au prophète (s) un renard
méchoui. Il tendit la main pour manger quand on dit : c’est un renard, et il retira la
mains. Demanda : est-ce interdit ? Il dit non, mais il y en avait pas dans la terre de
ma tribu et j’en ressens du dégoût (rapporté par Bohkhari et Muslim).

2 Le laisser peut être un oubli : le Prophète (s) se trompa dans la prière et en laisser
quelque chose. On lui demanda : est-il arrivé quelque chose dans la prière ? Il dit :
«Je ne suis qu’un homme, j’oublie comme vous oubliez. Quand j’oublie, rappelez-
moi.

3 Il le laisse par crainte que ce soit imposé à sa communauté, comme laisser la prière
de tarawih quand les sahabas se sont réunis pour la prière avec lui.

4 Il peut le laisser pour ne pas y avoir pensé, il n’a pas en l’idée. Le Prophète (s)
sermonnait le vendredi sur un tronc de palmier et n’a pas pensé à faire une chaise
pour s’élever dessus au moment du sermon. Quand on lui proposa de faire une
chaire pour le discours, il accepta et confirma car cela permet de mieux entendre.

5 Il laisse une action car elle fait partie de versets et hadiths généraux comme il
laissé la prière de la matinée (dhouha) et beaucoup d’actions vertueuses car elles
sont incluses dans la parole d’Allah le très Haut : «Et faites le bien peut être
réussirez-vous ».
6 Il peut la laisser par crainte de choquer les sahabas ou certains d’entre eux. Le
Prophète (s) dit à Aïcha : «Si ce n’est que ta tribu vient de quitter la mécréance
jamais détruit la Maison (Kaaba) puis je l’aurais construit sur les bases d’Ibrahim,
paix sur lui, car Qouraysh a raccourci sur édifice » (Boukhari et Muslim).

Donc il (s) laissa la démolition et la reconstruction de la maison pour réserver les cours
de ses compagnons, particulièrement les mecquois qui venaient d’embrasser l’Islam.
Son « laisser » à encore d’autres explications qui peuvent être trouvées en étudiant les
livres de la Sunna.
Il n’y a pas de hadith ni aucun récit affirmant que si le prophète (s) a laissé une chose
elle est interdite. Voici ce que nous avons voulu résumer et présenter de l’épître sur
mentionnée pour en savoir plus, revenez à la référence.

Celui qui s’obstine après ceci à obliger les gens à se restreindre à ce qui est rapporté
uniquement et à leur interdire ce qui n’a pas été rapporté même si c’est un bien. C’est
écarté du droit chemin et contribue à déformer l’image de l’Islam car l’Islam est venu
pour tout lieux et époques.

Il est connu que chaque époque a ses outils et ses manières et les gens ont des
penchants et des goûts qui différent en fonction des influences.

Par ailleurs il est aussi connu chez les savants de l’islam que les œuvres dépendent des
intentions et que les choses dépendent de leurs objectifs. Tout que l’outil mène au bien
et que rien ne l’interdit, qu’il ne contredit aucun ordre d’Allah et de son messager, il
est permis de le faire et cela ne pose aucun problème.

Conclusion

En définitive, ce qui est établi clairement à nos yeux est que ce qui est ferme et stable
chez les savants et experts de la communauté, prédécesseurs et suiveurs, est que la
bid’a au sens linguistique peut revêtir les cinq règles juridiques et se divise en bonne t
mauvaise, mais dans son sens religieux elle est entièrement blâmable ; le sens religieux
est une des parties et des branches du sens linguistique. Le hadith : « Toute bid’a est
un égarement », s’il désigne la bid’a au sens linguistique, c’est une généralité
restreinte, une généralité limitée par la suite, son terme général désigne un sens
particulier sui est la bid’a juridique qui n’a pas de fondement général sans le quel elle
s’inscrit ou qui contredit un autre fondement.

Tu as ou la parole des savants unis dans ce sens à commencer par chafi’i, Al’izz. Ibn
Abdessalam, Annawawi, Ibn Rajab, Ibn Al Athis, Attafta Zani et jusqu’au grand
savant Al-Mouti’i, le mufti d’Egypte précédent.

Nous avons établi que celui qui occupe la fonction de dénoncer le mal et le changer est
le savant qui a les outils complets. Celui qui veut faire cela doit avant de dénoncer le
mal commencer par passer une longue partie de sa vie dans les cours, l’apprentissage
et l’acquisition des sciences nécessaires qui sont le fiqh, le hadith, l’anobe, les
fondements et autres se lui la voie reconnue et agrée des savants en commençant par
les abrégés des arts puis en s’élançant vers les étendus avec un Cheikh qui a appris de
la même façon et dont les savants on reconnu les compétences.

Il ne pourra être complet en cela que s’il soit que la chose où il y a divergence ne doit
pas être réfutée, mais uniquement ce qui fait l’unanimité. Si tout cela est complet dans
la poitrine du prédicateur, elle s’élargira, il sera dur avec les gens et se comportera
avec eux comme le prophète (s) dans la douceur de ses directives et de son
changement en tenant compte de la pénétration du sens dans les âmes ce qui implique
la progressivité pour arriver au but.

Tout cela était comme et clair jusqu’à ce qu’il fut caché et il y a besoin de le redéfinir
et le retracer, qui Allah nous aide.

Nous demandons à Allah de nous accorder la rectitude et de nous mener à la guidée


car il est le parfait qui maîtrise cela et le peut, et Allah est meilleur savant.

J’ai clarifié dans cette épître la légalité de cette question

Définition de la recherche de bénédiction (Tabarrak)

Tabarrak est la recherche de bénédiction (baraka) qui est la fructification et


l’augmentation Tabriqk est l’invocation en faveur d’une personne pour qu’il ait la
baraka.

Allah bâraka une chose, sur elle ou en elle : Il y met la baraka.


Le Coran dit : « Et voici un livre que nous avons fait descendre béni (mubârak)
« Bestiaux 255 ».
Tabarrak par lui : je le prends comme facteur de bénédiction.
Le sens religieux de tabarruk est : la recherche de la constance du bien divin en une
chose. Le Tabarruk peut signifier la glorification.

Notre maître le messager d’Allah (s) embrassa la pierre noire. Le messager d’Allah (s)
tournait autour de la Maison et touchait le coin (la pierre noire) avec un bâton puis
embrassait le bâton. (Muslim).

Nafi’ dit : j’ai vu Ibn Omar toucher la pierre de sa main, puis il embrassa sa main et
dit : « je ne l’ai plus laissé depuis que j’ai vu le messager Allah (s) le faire ».
Ces savant en déduisent la permission d’embrasser tout ce qui est glorifié, tous ce qui
mérite d’être glorifié et tout ce qui a un lien avec le glorifié.

Il fait partie de la glorification : embrasser la pierre noire ou toute chose qui a un lien
avec lui comme le bâton quand on désigne la pierre noire avec, ou la main avec
laquelle on a fait signe à la pierre noire.

Et il fait partie de la glorification d’embrasser la main du Prophète (s) ou toute partie


de lui comme ses nobles et ses cheveux.

Et il fait partie de la glorification de rechercher la bénédiction par lui (s) ou par toute
partie de lui ou par toute trace qu’il a laissée. Il en est de même pour les saints maîtres
qui Allah nous fasse profiter d’eux, donc fait tout cela indique la glorification.

La Glorification vient du musulman en exécution à l’ordre d’Allah de glorifier les


choses sacrées d’Allah par recherche de sa satisfaction et sa récompense. On se
rapproche donc d’Allah par la recherche de la bénédiction car c’est une glorification et
une recherche de bien dans ses sources légitimes. Rechercher de bénédiction et
glorification sont synonymes.
Donc la recherche de bénédiction est la recherche abondant, comme la recherche de la
guérison d’Allah le très Haut à travers un musulman pieux et béni par sa valeur très
élevée chez Allah. Celui donc qui cherche la bénédiction dans les choses ou les pieux
ou leurs traces ne fait que demande » le bien abondant d’Allah le Très Haut à travers
ce prophète ou ce musulman pieux ou à travers une de leurs traces comme les
compagnes faisaient avec le prophète (s) et ses traces ; ils se rapprochaient d’Allah en
cherchant la bénédiction et celle de ses traces.

La recherche de bénédiction peut aussi viser tout moyen reconnu par la religion
comme la pierre noire, les lieux saints auxquels Allah a accordé plus de valeur qui aux
autres.

Prendre des médicaments pour se soigner est reconnu par la religion ; et rechercher la
bénédiction des prophètes et des saints et de leurs traces, dans l’espoir de guérir d’être
ou d’être récompensé et aussi reconnu par la religion.
Comme celui qui prend les médicaments doit croire que le guérisseur est Allah le Très
Haut, aussi celui qui cherche la bénédiction des prophètes et des sains doit croire que
celui qui mit et fait du bien, qui donne et prive, c’est Allah le Très Haut.

Celui qui interdit la recherche de bénédiction doit interdire les médicaments pour
éviter le risque que les gens croient à l’efficacité du médicament sans croire qu’Allah
seul est le guérisseur.

La légalité de la recherche de la bénédiction par le Noble Coran et les paroles des


exégètes

La bénédiction dans les personnes


Allah Très Haut dit par la bouche de Youssef, paix sur lui, à ses frères : «Prenez.. »
(Youssef 93).

Puis il dit : « Et quant arriva… » (Youssef 96)

Le Prophète d’Allah Yacoub (s), ses yeux avaient blanchi de tristesse pour avoir perdu
son fis Youssef, ils furent couverts d’un voile et il ne voyait plus. Par la bénédiction de
la tunique qu’avait touché le cors de notre maître Youssef, paix sur lui, Allah le Très
Haut rendit la vue à son père, alors que tous deux savent très bien que celui qui mit,
qui fait le bien et qui guérit est Allah le Très Haut seul. Notre maître Youssef pouvait
lever les mains et implorer Allah le très haut de guérisseur père et Allah l’exaucerait,
mais comme il est possible de rechercher la bénédiction et la guérisseur par les traces
des prophètes et des pieux comme à travers les invocations, notre maître Youssef y eut
recours. Il envoya donc sa tunique à son père et ordonna qu’on la lance. Son ordre fut
exécuté et la vue de notre maître Yacoub revint par la volonté d’Allah par la
bénédiction de la tunique qui a bouche le corps de notre maître Youssef fils d Yacoub,
paix sur eux.

Allah le Très Haut dit « Et il me fit béni.. » (Mariam, 31)

La Zakat est la purification, la bénédiction et la prolifération dans toutes sorte de bien


et de bienfaisance, c’est-à-dire nous l’avons fait béni pour les gens car il les guide. On
dit : le sens est : nous l’avons purifié en le félicitant comme les témoins félicitent une
personne. On dit aussi la Zakat est une aumône qu’il représente pour ses parents.

Il m’a rendu béni : il a des bénédictions et des utilités dans la religion, en la prêchant et
en l’indiquant. (Exégèse de Qurtubi)

Dans l’exégèse de Tabari : sa parole : «Et il me fit béni » : les interprétateurs divergent
dans l’explication. Certains disent : «Il me fit utile. Selon Moujahid : «Et il ma fit
béni » utile.
Dans l’exagère d’Ibn Kathir : sa parole : «Et il me fit béni où que je fus », Moujahid,
An Ibn Qays et Houri dirent : Il me fit enseignant du bien et dans une version selon
Moujahid : utile »

Allah, le Pur et le Très Haut, nous a ordonné cela dans sa parole générale : « Et
quiconque glorifie les choses sacrées d’Allah, cela est meilleur pour lui chez son
seigneur » et sa parole générale « Ainsi et.. » (Pèlerinage 32)

L’Iman Qutuki commente ainsi le premier verset : « les choses sacrées ici sont les
actes du pèlerinage désignés dans sa parole : «Puis qu’ils accomplissent leurs rites et
tiennent leurs paroles » (pèlerinage 29). Il fait partie de cela la glorification des biens,
Ibn Zayd et d’autres le dirent. Nous pouvons réunir les deux opinions en disant : les
choses sacrées sont l’accomplissement des ordres, obligations ou sunna. Et sa parole :
« cela est mieux pour lui auprès de son seigneur » : il est mieux pour lui de les glorifier
que d’en prendre quoi sua ce soit à la légère ».
Le grand savant Al-Aloussi dit dans son exégère : «Et qui conque glorifie les rites
d’Allah » : Chaa’ir pluriel de cha’ira : toute chose au sujet de la quelle Allah s’est
prononcé et a informé. » Jusqu’à ce qu’il dit : « les rites d’Allah sont les repères de sa
religion, ustamment ce qui concerne le pèlerinage ».

Le grand savant Al-Aloussi dit : « Et quiconque glorifie les rites d’Allah » : les
chamelles offertes au pèlerinage, ainsi est-il rapporté selon Ibn Abbas, Moujahid et un
groupe. C’est le pluriel de Cha’ira ou Cha’ara c’est-à-dire le signe comme un slogan
(ou une griffe, un signe distinctif). On appelle ainsi les chamelles à offrir car elles font
partie des caractéristiques du pèlerinage ou des signes de son obéissance et de la
guidée. »

Jusqu’à ce qu’il dit : « Zayd Ibn Aslam dit : les rites sont au nombre de six : Safa,
Marwa, les chamelles, les lapidation des stèles, la mosquée sainte, Arafat et le coin (de
la Kaba ou est la pierre noir) ; Les glorifier c’est compléter ce qui doit y être fait. Ibn
Omar, Hasan, Malik et Ibn Zayd dirent : les rites sont tous les lieux du pèlerinage :
Mina, Arafat, Mozalifa, Safa, Marwa, la maison et autres, c’est à peu près les parole)

;;;;;;;; de Zayd, on dit aussi : ce sont les règles de sa religion et les glorifier consiste à
les suivre la majorité est du premier avis et cela est plus conforme à la suite. »

Je dis : le noble verset indique cela par correspondance des sens. Comme les
prophètes, les savants et les pieux sont ce qui indique Allah le très Haut le plus, le
message