MANUEL D'ORTHOPEDIE DENTO-FACIALE

Francis BASSIGNY
Professeur à la Faculté de Chirurgie dentaire de l'Université Paris VII

avec la collaboration de PIERRE CANAL
Assistant à la Faculté de Chirurgie dentaire de l'Université Paris VII

MASSON
Paris New York Barcelone Milan Mexico Sao Paulo 1983

TABLE DES MATIERES
AVANT-PROPOS LISTE DES ABRÉVIATIONS -j iv x

Chapitre T. — Généralités Chapitre 2. — Notions de base Notions de biométrie Considérations génétiques en orthopédie dento-faciale Phénomènes de dentition. Morphogenèse des arcades dentaires. Établissement de l'occlusion. . . Phénomènes de dentition La dentition temporaire (7). La dentition permanente (7). Morphogenèse des arcades dentaires Agencements intra-arcades. Relations inter-arcades statiques et cinétiques en denture temporaire et adulte - Denture temporaire (12). Denture adulte (12). La croissance normale du massif cranio-facial Croissance générale et maturation Rythme de croissance (16). Maturation et croissance (17). Croissance cranio-faciale Moyens d'étude (18). Facteurs influençant la croissance normale de la face (19). Les différents types d'os au niveau cranio-facial (20). Croissance des éléments cranio-faciaux ' Le facteur neuro-musculaire . Les fonctions de la sphère oro-faciale ' L'harmonie du visage et de la denture Chapitre 3. — Le bilan orthodontique La terminologie : un langage orthodontique Objectifs (31). Conventions adoptées (31). Terminologie orthodontique (32). Les classifications d'Angle et de Ballard S La classification d'Angle y.La classification de Ballard L'établissement du dossier orthodontique La consultation orthodontique. Modalités pratiques L'examen clinique sans documents : première consultation (38). La prescription des examens complémentaires (43), La deuxième consultation et la.prise d'empreinte (43). La troisième consultation (44). Photographies (44). Radiographies panoramiques (44). Téléradiographies (46). Les moulages (48). L'interprétation du dossier orthodontique L'examen des moulages L'examen des photographies L'analyse des téléradiographies de profil L'anatomie céphalométrique (49). La typologie faciale et mandibulaire (51). Les analyses '>! céphalométriques (56). Les superpositions (62). Aperçu des procédés de simulation Le bilan orthodontique Méthodologie Récapitulation Chapitre 4. — Les anomalies orthodontiques Étio-pathogénie des anomalies orthodontiques Les anomalies dentaires

1 3 3 5 7 7 8 '12 16 16 18 20 24 25 27 31 31 35 35 36 38 38

49 49 49 49 64 65 65 65 67 67 68

vin

Table des inaltérés. Les agénésies Les dents incluses La dysharmonie dento-maxillaire (D. D. M.) La dysharmonie dento-dentaire (D. D. D.). Analyse de Bolton Les anomalies alvéolaires Les anomalies alvéolaires antérieures du sens sagittal La proalvéolie (80). La rétroalvéolie (82). Les anomalies alvéolaires antérieures du sens vertical Supraclusion (83). Infraclusion antérieure (ou béance antérieure) (84). Les anomalies alvéolaires latérales L'infraclusion ou béance latérale Les dysfonctions. Les parafonctions Les anomalies du sens transversal Les anomalies du sens antéro-postérieur Les malocclusions de la classe II, division 2 Les mésio-positions Les malocclusions de la classe 111 Les anomalies basales du sens vertical Les excès verticaux des maxillaires (109). Les insuffisances verticales des maxillaires (111). Tableau comparatif entre E. V. M. et I. V. M. (113). Les fentes et les fissures labiales et palatines Chapitre 5. — Le traitement des anomalies orthodontiques Notions de base Les principes biomécaniques des dispositifs orthodontiques. Le déplacement des dents et les réactions des tissus en orthodontie Notions de mécanique appliquée aux déplacements orthodontiques (117). La réponse biologique à une force orthodontique (120). Facteurs influençant le déplacement (123). Les objectifs de traitement Les différents objectifs du traitement (123). Objectifs occlusaux (124). Objectifs esthétiques (125). Innocuité (127). Pérennité à long terme (127). Objectifs particuliers (128). L'établissement du plan de traitement Que traiter ? (129). Quand traiter ? (130). Comment traiter ? (131). Les extractions de dents adultes en orthodontie Les appareils de traitement actif Les appareils amovibles mécaniques (136). Les appareils orthopédiques (140). Les techniques multibagues ou mufti-attaches (148). Les thérapeutiques non mécaniques La chirurgie Les principes de traitement des anomalies orthodontiques Le traitement des agénésies Traitement des agénésies d'incisives latérales supérieures (171). Le traitement des dents incluses Le traitement de la dysharmonie dento-maxillaire Les objectifs de traitement d'une dysharmonie dento-maxillaire (176). Les données du problème (176). L'évaluation du déficit d'espace global : D. D. M. prévisible (177). Les alternatives thérapeutiques (178). Le traitement des anomalies alvéolaires antérieures Traitement des proalvèolies (182). Traitement des rétro-alvéolies (182). Traitement de la supraclusion (183). Traitement des béances antérieures d'origine fonctionnelle (183). Le traitement des anomalies du sens transversal Le problème de l'expansion (185). Le traitement des anomalies du sens antéro-postérieur Le traitement des malocclusions de la classe II, division 1 (186). Le traitement des malocclusions de la classe II, division 2 (192). Le traitement des malocclusions de la classe III (193). Le traitement des anomalies basales du sens vertical Les lésions iatrogènes post-thérapeutiques La contention La récidive L'équilibration occlusale post-orthodontique Aperçu du traitement des fentes et fissures labiales ou palatines
BIBLIOGRAPHIE INDEX ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES

71 72 75 80 80 80 83 85 85 85 88 92 98 102 102 109 113 117 117 117 123

129 132 136 163 165 171 171 173 176

182 184 186 196 197 198 200 201 202
203 205

CONTENTS
Chapter 1. — Introduction Chapter 2. — Basic Principles Essentials of biométries Genetic considérations in orthodontics Dentition. Morphogenesis of dental arches. Development of occlusion Idéal construction. Static and kinetic arches relationships in deciduous and adult dentition. Growth and maturation of the craniofacial skeleton The neuromuscular factor Functions of the orofacial area Chapter 3. — Orthodontie évaluation Terminology: an orthodontie language The Angle's and Ballard's classification Establishing orthodontie records Interprétation of orthodontie records Orthodontie évaluation (or diagnosis) Chapter 4. — Orthodontie abnormalities and malocclusions Pathogenesis of malocclusions Dental abnormalities Missing teeth Impacted teeth Dento-skeletal discrepancy Tooth-size relationships'discrepancy Alveolar processes malocclusions Dysfunctions. Parafunctions Transverse malocclusions Antero-posterior malocclusions Vertical skeletal malocclusions Cleft lip and cleft palate Chapter 5. — Treatment of orthodontie malocclusions Basic principles Treatment objectives Planning the treatment Principles of treatment of malocclusions and dental abnormalities Rétention Relapse Post-orthodontie équilibration Essentials of cleft palate and cleft lip treatment
ALPHABETICAL INDEX

1 3 3 5 . 12 16 24 25 31 31 35 38 49 65 67 67 68 71 72 75 80 80 85 88 92 109 113 117 117 123 129 171 198 200 201 202
205

'.

-

: hauteur de l'étage inférieur de la face. : vestibulo-lingual. M.C. E.M. : excès vertical des maxillaires. D. : intercuspidie maximale.V. : forces extra-buccales.P.M. : mésio-distal.D.M.C.L. T. : dysharmonie dento-maxillaire.F. F.D. E.F.D. I.V. : gouttière de positionnement (« tooth-positioner » ou « T.E.A. : étage inférieur de la face. . : croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation postérieure. E. D.S.I. G.I. : déviation standard. S.O.P. V.E.LISTE DES ABREVIATIONS A.V. : relation centrée.A. : appellation américaine du terme français.M.I. E. D. : moyenne. : syndrome algo-dysfonctionnel de l'appareil manducateur. U. : dysharmonie dento-dentaire. M.I.P.D. R. : tractions inter-maxillaires.D. : croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation antérieure. : fronde occipito-mentonnière.M.M. R.M. : dimension verticale. H.A.B. R. A. »).S. : articulation temporo-maxillaire. : étage moyen de la face. P.T. D. F.M. : antéro-postérieur. : insuffisance verticale des maxillaires.

aux adolescents en cours ou en fin de croissance et aux adultes. comme une perturbation esthétique immédiatement perceptible. afin d'améliorer l'harmonie du visage et de la denture et de permettre un déroulement satisfaisant des fonctions. . en fonction de la situation de la denture. que le terme « Orthopédie dentofaciale » est un synonyme acceptable pour « Orthodontie ». . jusqu'à 35-40 ans. — la correction de. Cette dernière conception constitue probablement l'orientation future de l'orthodontie. — dysharmonie entre la taille des dents et la taille des maxillaires. dans les trois sens de l'espace. des maxillaires et des dents. L'orthodontie a pour objet l'amélioration des positions des dents. chez un individu en cours de croissance des modifications orthodontiques peuvent entraîner des modifications orthopédiques. ces deux termes prennent le plus souvent deux significations différentes L'Orthopédie dento-faciale a pour objet la modification de la forme ou des rapports relatifs des structures maxillo-faciales. au sens statistique du terme . M. L'ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE est une discipline ANOMALIE ORTHODONTIQUE : une anomalie ortho- de l'art dentaire qui a pour objet : — l'étude du développement de la face. entraînant un préjudice esthétique et/ou fonctionnel. Elle s'adresse plus particulièrement aux enfants en période de constitution de la denture adolescente.GÉNÉRALITÉS • Définitions. dans certaines conditions. sur la denture. l'amélioration esthétique de la denture et du visage n'étant pas négligée. Cette anomalie peut être également définie comme un écart par rapport à une normalité (p. La définition suivante peut être proposée : les anomalies orthodontiques constituent un ensemble de variations dans la morphologie et les fonctions de la sphère oro-faciale. des dents trop en avant ou trop en arrière. On distingue des anomalies morphologiques : — anomalies dentaires : absence ou inclusion d'un germe. à plus ou moins long terme. L'Association américaine des orthodontistes a décidé. le parodonte ou l'A. Par exemple. en 1978. — anomalies des relations d'arcades. T. Toutefois. ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE ET ORTHODONTIE : en Europe. c'est-à-dire des modifications des bases osseuses. on peut également définir une anomalie comme ce qui risque de provoquer des conséquences défavorables. des formes des arcades dentaires et de leurs rapports. dans les trois sens de l'espace. Elle est perçue. Elle s'adresse plus particulièrement à de jeunes enfants en denture temporaire ou en denture mixte. la notion de normalité débordant le cadre strictement orthodontique pour rejoindre les concepts philosophiques. ces anomalies. ou encore des lèvres trop proéminentes. — l'analyse des anomalies de ce développement. et vice versa. Dans une optique préventive. 3). dontique affecte par définition la sphère oro-faciale. — anomalies des structures osseuses : réduction ou augmentation de volume de l'un des deux maxillaires. c'est-à-dire des modifications alvéolo-dentaires. par le profane. un mauvais alignement de la denture.

ventilation. ventilation. vêtements. etc.2 Généralités ture. La primauté accordée à l'individu a comme corollaire une grande attention apportée aux soins et à l'entretien de son propre corps et. — anomalie d'une fonction oro-faciale : déglutition. en parodontologie. c'est la recherche d'une apparence esthétique plaisante. Elle peut encore retarder le vieillissement si l'enveloppe musculaire et cutanée est bien répartie. A l'étude de ces anomalies orthodontiques. une implantation des dents dans de bonnes conditions parodontales. L'amélioration esthétique du visage et de la den- . D. F. langue trop volumineuse. Le maquillage féminin. parures. en prothèse. par un effet d'interaction une accentuation des exigences concernant les critères de réussite d'un traitement. L'amélioration des fonctions de la sphère oro-faciale. recherchée en orthodontie. Toutefois. — anomalies des tissus mous : brièveté de la lèvre supérieure. que ce soit au niveau du corps ou de ce qui le recouvre. ce qui entraîne. • Pourquoi corriger les anomalies orthodontiques ? L'amélioration de Vaspect du visage et de la denture. tendent à donner une base plus sûre pour la justification des interventions en O. à la correction de ses défauts. permet d'améliorer l'image de soi. etc. L'approfondissement des connaissances en occlusodontie. . anomalies d'insertion des freins. s'ajoutent les malformations congénitales (fissures et fentes labiales et palatines). — anomalies des rapports entre la base du crâne et les maxillaires : grands syndromes cranio-faciaux. maquillage. le développement de mesures préventives. etc. phonation. des anomalies fonctionnelles : — anomalies cinétiques des relations d'arcades. d'augmenter les chances de rencontre et de promotion sociale. L'une des caractéristiques des sociétés occidentales. de favoriser une meilleure insertion sociale. les séquelles orthodontiques des grands syndromes cranio-faciaux et les séquelles des traumatismes faciaux. éventuellement.la suppression de certaines parafonctions sont autant d'objectifs fonctionnels poursuivis en orthopédie dento-faciale : ces améliorations devant favoriser l'absence de troubles et la pérennité du système manducateur. Le rétablissement d'une fonction occlusale proche des conditions habituelles. le rétablissement normal de certaines fonctions de la sphère oro-faciale — déglutition. en dehors de sa fonction erotique n'étant qu'un des moyens d'atténuer certains éléments disgracieux du visage.. défauts parodontaux. il ne fait aucun doute qu'un pourcentage important d'individus ayant une occlusion s'écartant de la moyenne et que le spécialiste considère comme devant être traités ne constitue pas un problème du point de vue de la santé publique..

soit par tirage au sort — il s'agit d'un « échantillon pris au • hasard » — ou bien constitué à partir de certains critères — il s'agit d'un « échantillon sélectionné » — par exemple : enfants présentant des agénésies d'incisives latérales supérieures. Les méthodes de calcul et l'interprétation des résultats seront différentes suivant la dimension de l'échantillon : les petits échantillons ont moins de chance de déceler une faible différence. il s'avère nécessaire de sélectionner un échantillon. Comme il n'est matériellement pas possible d'étudier un caractère particulier sur l'ensemble d'une population. afin d'en déduire des conséquences thérapeutiques. il reste à préciser une marge de variabilité. normalité. L'intégration de ces données fondamentales dans le champ des connaissances d'un praticien compétent en orthodontie est une nécessité. population d'enfants de telle tranche d'âge. La normalité d'un caractère est définie à partir d'un échantillon représentatif d'une population constituée par un groupe de référence (groupe humain de telle ou telle race. L'ensemble de ces connaissances doit faire partie intégrante du bagage intellectuel du praticien ou du spécialiste. Cette sélection prend en compte des individus « normaux » et « anormaux ». pour un échantillon pris au hasard (population normale) et des individus présentant un ou des caractères normaux ou anormaux pour un échantillon sélectionné. D. Population. fait appel à des notions de base pour s'édifier en tant que discipline autonome. A partir d'un échantillon pris au hasard. ou un petit échantillon si l'effectif est < 30. « une simple affaire d'appareils ». etc.NOTIONS DE BASE L'O. Il tient compte également des résultats des études selon lesquelles l'effet de telle thérapeutique est significatif à tel ou tel niveau. être défini comme un grand échantillon si l'effectif des individus n ^ 30. Cet échantillon peut. représentative de la normalité de la population étudiée. Définition : la biométrie est la science qui a pour objet d'appliquer les méthodes statistiques aux phénomènes biologiques ayant des caractéristiques mesurables. d'autre part.). Cette démarche implique la connaissance de notions de méthodologie statistique. échantillon. F. Les caractères étudiés sur les différents échantillons peuvent être qualitatifs ou quantitatifs. . Les caractères qualitatifs ne permettent que l'étude de pourcentages. le praticien est appelé à comparer la variabilité d'un caractère par rapport à ce qui est considéré comme normal. bien heureusement. • Les différentes catégories de caractères. NOTIONS DE BIOMÉTRIE En orthodontie. l'orthodontie n'étant plus. au sens statistique du terme.

Plus le coefficient r est proche de J. Si l'augmentation n'est pas exactement proportionnelle. — b) La droite de régression. 1. 56). Elle présente une orientation privilégiée. ce qui signifie que 100 % de la variation observée est fonction de la liaison entre les deux variables étudiées. logique de la transmission d'un caractère particulier dans une population (isolât protégé constitué par une population primitive ou sédentaire). Les moyens d'étude. Il faut se garder de tout fétichisme mathématique. il s'agit d'une corrélation positive. plus l'on pourra parler d'une corrélation hautement significative entre les deux variables. proches de l'idéal. en orthodontie. A titre d'exemple. \b). Toutefois. en céphalométrie (v. l'utilisation de la méthode statistique revient à constituer un échantillon sélectionné d'individus dits « normaux » présentant. p. Si les deux mesures ne coïncident pas. Si l'une des mesures augmente quand l'autre diminue. Recherches sur l'homme : — la génétique des populations : étude épidémio- . à l'intuition et à l'esprit d'observation du clinicien et du chercheur. Ricketts définit la normalité au niveau de la denture comme une position que les dents doivent occuper pour être stables et en harmonie les unes avec les autres et avec toutes les structures anatomiques. un visage et une occlusion satisfaisante. Les mesures biométriques permettent d'attirer l'attention sur un caractère présentant une variabilité marquée par rapport à la moyenne. Par exemple. la corrélation est négative. Si cette corrélation négative n'est pas exactement proportionnelle r sera situé entre 0 et — 1. Les indications données par les méthodes statistiques en orthodontie ne sont qu'un des éléments de la décision thérapeutique. CONSIDERATIONS GENETIQUES EN ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE Ce chapitre ne constitue qu'un bref survol des connaissances actuelles sur la génétique et ses relations avec l'O. L'ellipse représente le nuage de points. sensiblement égale àO. le coefficient de corrélation r = + 1. « ne fluctuent » pas. Ce coefficient mesure donc l'intensité ou l'indépendance de la liaison entre deux variables. D. à comparer les moyennes et les écarts-types des différentes mesures céphalométriques obtenues à celles d'individus présentant des anomalies orthodontiques. cartésiennes (fig. Elle fournit la probabilité d'une liaison. recèle une multiplicité de facteurs qu'il est parfois tout à fait impossible de n'envisager qu'à l'aide de méthodes statistiques. l'expression « statistiquement significatif » ne doit pas être prise comme une relation de cause à effet ni comme une vérité indiscutable. — méthode des jumeaux : l'influence des facteurs génétiques a été analysée sur des jumeaux univitellins soumis à des facteurs d'environnement différents: — méthode des familles : la transmission des 1. La notion de normalité. F. La représentation graphique d'une corrélation est donnée par un nuage de points sur des coordonnées 5 FIG. r = pente de la droite. Un coefficient de corrélation r de 0. Il n'existe pas « d'individu normal moyen » comme a pu le penser Quetelet en 1835 mais plutôt toute une série de types normaux d'individus. mais le sens clinique intuitif ne doit pas être supplanté par des considérations non déterminantes. Dans ce cas. Cette information statistique nécessite d'être confrontée aux données empiriques. d'une façon relativement identique. r sera situé entre 0 et + 1 .Considérations génétiques mesures peut être rigoureusement proportionnelle. on parle d'une corrélation nulle. ce qui rend l'interprétation et l'utilisation des méthodes statistiques beaucoup plus complexes sinon aléatoires en orthodontie.7 est habituellement considéré comme un minimum pour faire la démonstration d'une signification clinique. Cela signifie que 51 % de la variabilité des caractères n'est pas liée par la corrélation. selon le promoteur de telle méthode.

<\ . Toutefois. 2.) et ceux en rapport avec les traits de la lignée familiale. bien que pour certains (R. par exemple. tout au long de la croissance. il ne paraît pas justifié de tracer une frontière trop précise entre base osseuse et zone alvéolaire en fonction de leur modalité de développement. non limitée aux ascendants directs. telle la forme mandibulaire. — Les principaux caractères étudiés en génétique cranio-faciale concernent : — les caractères dentaires : les agénésies se transmettent suivant un mode strictement héréditaire. de même que certaines dimensions ou formes dentaires . Circonstances d'apparition des traits génétiques : les traits génétiques dans la région cranio-faciale sont sujets à modification : un enfant peut ressembler fortement à l'un des parents dans le jeune âge et ne plus montrer une telle ressemblance à la fin de la croissance. déterminé par la combinaison des allèles ou gènes. Les stades de « l'expression génétique ». D'après Hunter. par exemple) . de même pour les lèvres (fig. étudiée paire par paire. sur un mode dominant. Au niveau alvéolaire : il est difficile de déterminer l'influence respective des facteurs héréditaires et des facteurs d'environnement. Toutefois. Quelques définitions. Modalités de transmission des malocclusions : la transmission se ferait selon un mode polygénique. Spcnce) une malocclusion puisse résulter d'une mutation au niveau d'un simple locus. ne deviennent comparables à celles de l'un des ascendants qu'au moment de l'adolescence. Le modèle de la lignée familiale permet de reconnaître dans un individu les traits de chaque ascendant. L'influence des facteurs génétiques sur le développement dento-cranio-facial. — les caractères cranio-faciaux : les os d'origine cartilagineuse (base du crâne) paraissent essentiellement sous la dépendance de facteurs génétiques.. — après la naissance.6 Notions de hase L'hérédité des comportements neuro-musculaires : la mise en évidence d'une influence héréditaire est particulièrement délicate et la réalité en est discutée. — La transmission des informations données par les gènes se fera à trois stades successifs de la formation de l'être vivant : — au moment de la différenciation cellulaire (embryogenèse). du caractère « prognathe inférieur » dans la famille des Habsbourg. Certains caractères génétiques s'expriment à des moments spécifiques : la taille et la forme du nez. Cela conduit certains auteurs à ne pas chercher à corriger certaines anomalies orthodontiques en estimant que le comportement neuro-musculaire est héréditaire et ne pourra se modifier (position très controversée). Les anomalies peuvent être transmises suivant les lois de l'hérédité et résulter de la combinaison non harmonieuse des gènes parentaux. Il faut différencier les caractères correspondant à à l'origine ethnique (prognathisme facial de la race noire. Expérimentations sur des mammifères inférieurs : des manipulations génétiques sur des animaux à reproduction rapide (souris) ont permis d'analyser le mode de transmission de différentes structures osseuses. La malocclusions orthodontiques a été étudiée par la méthode des familles. — au cours de la morphogénèse des différents organes (organogénèse). grâce à des souches isogéniques (tous les animaux de l'échantillon sont génétiquement identiques). Seuls certains caractères héréditaires s'exprimeront dans les apparences du phénotype. l'hérédité des dimensions verticales serait beaucoup plus constante que celle des dimensions antéro-postérieures.. Le phénotype est défini comme l'ensemble des caractères morphologiques et physiologiques visibles d'un organisme vivant. Cette base génétique est retrouvée dans la lignée familiale. à l'aide d'anomalies particulièrement caractérisées. — méthode des fratries : étude de la carte génétique des frères et des sœurs. la dotation génétique des os est l'élément essentiel de leur formation et de leur croissance. brachygnathie de la race vietnamienne. les altérations de la fonction pourraient avoir un retentissement plus important au niveau antéro-postérieur que vertical. Le génotype : c'est l'ensemble des potentialités d'un individu. 22). Conclusion : le mode individuel de développement dento-cranio-facial a une base génétique. Un trouble fonctionnel peut être en relation avec des facteurs secondaires mais l'hérédité des comportements fonctionnels peut se concevoir « dans le cadre d'un ensemble structural génétiquement déterminé » (Pellerin). au moment de la fécondation. En conséquence. Critères de variation : les corrélations les plus significatives s'observent au sein d'une même fratrie sans différentiation selon le sexe. telle la prognathie mandibulaire vraie (transmission. Stewart et M.

Phénomènes de dentition. Morphogénèse des arcades dentaires. Etablissement de l'occlusion combinaison des traits du modèle familial peut conduire à une harmonie ou une dysharmonie des structures faciales, dentaires et dento-faciales. Dans

7

tous les cas, le modèle cranio-facial hérité (génotype) est sujet à des modifications en fonction des facteurs d'environnement, ce qui détermine le phénotype.

PHÉNOMÈNES DE DENTITION. MORPHOGÉNÈSE DES ARCADES DENTAIRES. ÉTABLISSEMENT DE L'OCCLUSION
PHÉNOMÈNES DE DENTITION
LA DENTITION TEMPORAIRE

• Le développement de la dent : l'éruption. La formation et l'éruption d'une dent comportent plusieurs stades : 1. Phase d'éruption passive : début de calcification de la couronne, puis achèvement de la couronne. L'apposition osseuse, au niveau des corticales, augmente la distance entre le germe et le bord basilaire, mais le germe ne s'élève pas. 2. Phase d'éruption active pré-fonctionnelle : au moment de la formation de la racine, la migration en direction de la crête d'arcade est plus rapide que l'apposition osseuse. L'apparition de la couronne dans la cavité buccale se produit après fusion de l'épithélium adamantin réduit et de l'épithélium buccal, dans la gencive attachée. 3. Mise en place fonctionnelle (en moyenne 3/4 de la hauteur radiculaire) : 1er stade : la racine n'est pas encore totalement édifiée, l'apex est largement ouvert. 2e stade : édification apicale complète. 4. Adaptation occlusale : en fonction des rapports établis avec les dents antagonistes. • Processus d''exfoliation des dents temporaires : la rhizalyse : 1er stade : résorption radiculaire de la dent temporaire, correspondant au début de la formation de la racine de la dent permanente sous-jacente. 2e stade : chute de la couronne résiduelle. • Position respective des germes et des dents temporaires: monoradiculées. — Le germe est situé en position apicale et linguale par rapport à la racine de la dent temporaire/la zone linguale de la racine est résorbée en premier, ensuite le germe se situe immédiatement en-dessous de la racine de la dent temporaire qui se rhizalyse sur toute sa longueur.

Cette période s'étend sur 5 à 6 ans à partir de la naissance. A la naissance, sauf exception rarissime (Louis XIV). aucune dent n'a fait son éruption. Jusqu'à 6 ans, les phénomènes de dentition sont intimement liés aux phénomènes de croissance des maxillaires qui vont modifier les arcades dans leur dimension et dans leur rapport. • Chronologie de Véruption des dents temporaires : apparition d'une incisive centrale inférieure vers 6 mois 1/2, en moyenne. Tout retard (ou toute avance, mais moins significativement) entraîne la plupart du temps, une évolution retardée de la denture permanente ; la lame dentaire de remplacement des dents permanentes étant histologiquement liée à l'évolution de la lame dentaire primitive, génératrice des germes temporaires, sauf pour les molaires. Vers 2 ans 1/2, l'ensemble des dents temporaires a fait son éruption. Cette denture de 20 dents sera fonctionnelle pendant 4 ans, jusqu'à l'apparition de la première dent permanente. • Développement poraires : des arcades dentaires tem-

Entre 2 ans 1/2 et 3 ans. les arcades temporaires sont entièrement constituées. Les dents présentent des points de contact par leur face proximale. Entre 4 et 5 ans, le développement rapide des maxillaires, en fonction de la croissance, entraîne l'apparition de diastèmes entre certaines dents.

LA

DENTITION

PERMANENTE

Cette période s'étend de 6 ans à 18-20 ans. Chronologie de l'éruption des dents permanentes

8

Notions de base

FILLES

GARÇONS

FILLES

GARÇONS

Ages moyens d'éruption dentaire avec un intervalle de variation d'un écart-type et d'autre de chaque moyenne (Hurme, 1949). In : LAUTROU A., Abrégé d'anatomie dentaire, Masson, Paris, 1980. bords libres des incisives centrales inférieures ou supérieures et les points les plus distaux des deuxièmes molaires de lait, en denture mixte (ou les points les plus mésiaux des premières molaires permanentes, en denture permanente). Cette mesure représente la flèche de l'arcade dentaire. Elle peut être faussée par une mésio-position unilatérale d'origine iatrogène. Le périmètre d'arcade dentaire : mesure de la courbe passant par les points les plus mésiaux des premières molaires permanentes, le milieu de la ligne d'arcade, latéralement, les pointes des canines et les bords libres des incisives (sans tenir compte des malpositions localisées).

MORPHOGÉNESE DES A R C A D E S D E N T A I R E S La morphogénèse des arcades dentaires s'étale sur une vingtaine d'années. Elle comporte des phases d'activité, au cours desquelles apparaissent des groupes de dents et des phases de stabilité sans modifications apparentes de la denture. Définitions. La longueur d'arcade : distance mesurée à un moment donné, entre un point médian, tangent aux

Phénomènes de dentition.

Morphogenese des areades dentaires.

Etablissement de l'occlusion

9

• Phase de denture temporaire stable : cette période dure environ 4 ans, j u s q u ' à l'apparition des premières molaires permanentes ou l'expulsion d'une incisive centrale temporaire. A ce stade, on note habituellement des diastèmes interincisifs (diastèmes de Bogue). L'absence de ces diastèmes est une présomption de dysharmonie dento-maxillaire. • Phase de constitution stable (fie. 3).
FIG. 2. L = longueur d'arcade. l.m. = largeur molaire. Le. = largeur canine. Courbe p à p' (en pointillés) = périmètre d'arcade.

de

la

denture

mixte

La largeur d'arcade 1. Au niveau des canines (1. c.) : distance mesurée entre les pointes cuspidiennes. 2. Au niveau des premières molaires (1. m.) : distance mesurée entre les cuspides centro-vestibulaires des dents de 6 ans.

Les

différentes

phases.

m Phase de constitution de la denture temporaire : cette période d u r e environ 2 a n s ; l'apparition de la première dent temporaire se faisant en moyenne entre 4 et 6 mois. Séquence habituelle : incisives centrales, latérales, l r e molaire, canines, 2 L molaire. Baume distingue deux types d'arcades temporaires : -- arcades de type 1 : elles présentent des diastèmes simiens entre incisives latérales et canines maxillaires et entre canines et premières molaires mandibulaires ; — arcade de type 2 : sans diastèmes simiens.

FIG. 3. — Phase de constitution de la denture mixte. Éruption des incisives permanentes (d'après SCHOUR et MASSI.ER, 1941). In: LAUTROU A.. Abrégé d'anatomie dentaire. Masson, Paris, 1980. a) Apparition de la première molaire permanente, remplacement des incisives temporaires par les incisives permanentes. Cette phase se situe en moyenne entre 6 et 8 ans. Le déficit d'espace pour la mise en place des inci-

Les étapes de la morphogenese des arcades dentaires (Demogé) :

Denture

Phases d'activité et d'inactivité Phase de constitution de la denture temporaire Phase de denture temporaire stable Phase de constitution de la denture mixte Phase de denture mixte stable Phase de constitution de la denture adolescente Phase Phase Phase Phase Phase de denture adolescente stable de constitution de la denture adulte jeune de denture adulte jeune stable - 2 e molaires évoluées de constitution de la denture adulte complète de denture adulte complète - 3e molaires évoluées

Denture temporaire

Denture mixte

Denture permanente

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Notions de hase • Phase de constitution de la denture adolescente : au cours de cette période, les canines et prémolaires permanentes évoluent. Cette phase dure en moyenne 2 à 3 ans. Elle se caractérise par : des séquences d'éruption très variées, des rythmes d'apparition parfois différents entre les deux maxillaires et entre deux hémi-maxillaires, des phénomènes de compensation qui peuvent se trouver modifiés par la séquence d'éruption. Parfois, la dent de 12 ans fait son éruption avant le remplacement des dents intermédiaires. Dans ce cas, les phases 5. 6 et 7 se trouvent réunies en une seule. Phénomènes de compensation dus à la croissance (fig. 4) : — sens sagittal : il existe une deuxième avancée des incisives, comparable à celle observable au cours de la phase de constitution de la denture mixte: — sens transversal (d'après Moorees) : . à la mandibule : la distance intercanine est fixée après l'éruption des incisives permanentes (D. S. ± 3 mm): . au maxillaire : augmentation de la distance intercanine. Compensation dentaire :

FIG. 4. — Phase de constitution de la denture adolescente. (In : LAUTROU. Abrégé d'anatomie 'dentaire. Paris. Masson, 1980).

sives permanentes sur une arcade dentaire trop petite sera compensée par trois mécanismes : — un mécanisme dentaire : utilisation des diastèmes interincisifs et des diastèmes simiens: • — une augmentation de la largeur d'arcade par une vestibulo-version accentuée des incisives permanentes par rapport aux incisives temporaires: — un élargissement dû à la croissance : augmentation de la largeur intercanine (3 mm) au cours du remplacement des incisives. b) Éruption de la dent de 6 ans : fermeture des espaces simiens : — arcades de type 1 : la dent de 6 ans inférieure se retrouve en mésioclusion (diastème simien inférieur plus important que le supérieur) ; — arcades de type 2 : rapport cuspide à cuspide des dents de 6 ans. Cette phase est particulièrement importante dans la constitution des arcades dentaires. Si un seul mécanisme de compensation ne donne pas le supplément de place nécessaire, les incisives permanentes présentent des malpositions et des malocclusions diverses. Séquence d'éruption : 1, 6, 2 à la mandibule; 6, 1, 2 au maxillaire. s Phase de denture mixte stable : cette phase dure de 2 à 3 ans, de la mise en place fonctionnelle des incisives permanentes au début de la mobilité des premières molaires temporaires ou des canines temporaires. Elle se caractérise par une stabilité dimensionnelle des arcades dentaires (période privilégiée pour les traitements précoces orthopédiques).

M = 0,9 mm par hémi-arcade, au maxillaire M = 1,7 mm par hémi-arcade, à la mandibule. Ce « crédit d'espace » constitue l'espace de dérive mésiale (lce-\vay-\J. S.). Cette différence est proportionnellement plus importante chez les filles. Utilisation du crédit d'espace : En moyenne, les premières molaires permanentes présentent, en denture mixte, des rapports de cuspide à cuspide ou une légère mésioclusion de la première molaire inférieure — ce qui correspond soit à un plan terminal rectiligne, soit à un plan terminal à marche mésial (fig. 5b). Après la chute des deuxièmes molaires temporaires, les premières molaires se déplacent mésialement. Cette « dérive mésiale » physiologique, plus importante à la mandibule, sera utilisée pour rétablissement d'une occlusion molaire de classe 1. Le périmètre d'arcade en sera raccourci d'autant, c'est-à-dire de 1,7 mm x 2, à la mandibule, en moyenne. Des malpositions mineures du secteur incisif pourront.

,

Le mode correspond à la partie la plus haute de la courbe. la notation + 3 correspond à un « écart-type » ou une « déviation standard ». Dans le cas d'une loi normale. si elle est citée isolément: — le mode : c'est la valeur présentée par le plus grand nombre de sujets. + 2<j = 95 % de l'échantillon. par exemple pour une mesure céphalométrique. L'écart-type : la racine carrée de la variance est appelée l'écart-type ou déviation standard (D. Les paramètres de position : — la moyenne : elle est obtenue en divisant la somme de toutes les mesures x effectuées par le nombre de mesures à effectuer. les plus élevées et les plus faibles. L'écart-type (ou parfois deux écarts-types) peut être vf -2<r «= -1er m +i<r +2<r étendue > x FIG. il s'agit d'une variable continue et d'une distribution normale. a = écart-type : distance entre les points d'inflexion et l'axe de symétrie. • Les corrélations statistiques. Vétendue est représentée par les extrémités de la courbe. Cette distribution peut obéir à une loi de probabilité dite « loi normale » représentée par une courbe en cloche ou courbe de Gauss. ± 1 écart-type -> environ 68 % de l'échantillon ± 2 écarts-types -> environ 95 % de l'échantillon ± 3 écarts-types -> environ 99 % de l'échantillon La distribution des valeurs peut être reportée graphiquement sur des axes de coordonnées cartésiens. m = moyenne. D. L'augmentation des . les caractères quantitatifs permettent l'étude de moyennes. S. Chaque variable présente un écart par rapport à la moyenne : e = x — m. Exemple : Angle mandibulaire/plan de Francfort = 25" + 3. on différencie des caractères contrôlés. Elle correspond aux individus dits « normaux ». Le pourcentage des valeurs situé entre deux écartstypes correspond à 68 % de l'échantillon. en biométrie.m) variance = a = . centrée autour de la moyenne et d'équation parfaitement déterminée (fig. soit : 2 . La nature éventuelle d'une liaison entre 2 caractères quantitatifs découle dû calcul d'un coefficient de corrélation entre deux variables entièrement aléatoires. E(JC .4 Notions de base admis comme limite de la variabilité de la normalité. si toutefois l'échantillon est ^ 30. n 3. effectués à partir d'expérimentations et des caractères aléatoires effectués à partir d'observations. au sens statistique du terme. en anglais). On ne s'intéresse ici qu'aux corrélations linéaires. 1. 1. le mode et la moyenne sont confondus. par exemple : la hauteur de l'étage inférieur de la face et la mesure de la direction de croissance (axe Y). Les paramètres de dispersion : ils permettent de préciser dans quelle mesure les valeurs ou les caractères étudiés s'écartent de la moyenne. les grandeurs mesurables sont généralement réparties selon des lois guère éloignées de la loi normale. la). + la = 68 % de l'échantillon. On peut représenter graphiquement la variabilité des deux mesures pour chaque individu en reportant en abscisse el en ordonnée ces deux mesures pour tous les individus de l'échantillon. n La moyenne est tout à fait insuffisante comme élément d'information. 2. L'intervalle de dispersion ou étendue : il correspond aux valeurs extrêmes. Ces caractères mesurés sur l'échantillon seront définis par des paramètres de position et des paramètres de dispersion. L'écart-type correspond graphiquement à la distance entre les points d'inflexion de la courbe et l'axe de symétrie. — la médiane : c'est la valeur à partir de laquelle il existe autant de valeurs plus grandes que de valeurs plus petites. — a) La courbe de Gauss (loi normale). Il s'agit de représenter par un indice l'ensemble des écarts à la moyenne. dans le cadre d'une loi normale. ou S. La variance : elle est destinée à mesurer la variabilité des valeurs autour de la moyenne. Par ailleurs. On pourra retrouver fréquemment cette indication. Il s'agit d'une moyenne arithmétique : x m——. Il se trouve qu'en biologie. par leur nature et leur distribution . n. La variance est donc définie comme la moyenne des carrés des écarts à la moyenne.

denture temporaire — den- . particulièrement si les points de contact interincisifs et incisivo-canins sont favorables. diminution de 0 à 2. Les modifications accompagnant ce remplacement sont fréquemment asymétriques. a encore tendance à réduire tardivement cette dimension.2 mm au maxillaire. 3. Au total.5 mm pour les filles. les variations de la longueur d'arcade sont comparables à celles du périmètre d'arcade. Les différentes séquences d'éruption des prémolaires et canines (Van der Linden) : on constate une grande variabilité. En conclusion : le périmètre d'arcade se modifie surtout en fonction de la dérive mésiale. que ces variations se produisent. 5) : canine puis première et deuxième prémolaire simultanément. de 6 à 18 ans : — entre les canines supérieures : + 5 mm — entre les premières molaires supérieures : + 4 mm — entre les canines mandibulaires : — entre les premières molaires inférieures : —ricures D S r 3 L'évolution des arcades dentaires (récapitulation). Le processus de remplacement des dents postérieures dure en moyenne une année avec des variations très importantes. — séquence 4.Phénomènes de dentition. Exemple : après 15 ans.9 mm jusqu'à 13 ans. — séquence 3 (4. et entre 10 et 14 ans. Par ailleurs. à la fin de la croissance. Augmentation de largeur moyenne. . Établissement de l'occlusion parfois. dans sa totalité (Moorees). due au redressement des incisives inférieures qui deviennent plus droites sur leurs bases osseuses. 4) 5 : la canine et la première prémolaire évoluent simultanément. b) Au maxillaire : — (3.5. Cette augmentation est en moyenne de 1. 11 ture permanente. encore plus marquée chez les garçons : a) A la mandibule : — séquence (3. avant l'éruption des canines vers 10 ans. • Phase de denture adulte jeune : deuxièmes molaires évoluées (traitement orthodontique). Par ailleurs. — Au niveau des prémolaires et molaires mandibulaires : on constate une augmentation après 6 ans. Les variations individuelles sont très importantes en fonction des rapports. accroissement de 5 à 8 ans 1/2 : . 4. 4. a) Évolution du périmètre d'arcade : — Au maxillaire : légère augmentation entre 5 et 18 ans : 1. l'organisation des arcades est conditionnée également par la séquence d'éruption des dents postérieures. — A la mandibule : diminution entre 6 et 18 ans : 3. 1. — accroissement au moment de l'évolution des incisives (M = 2. le redressement lingual des incisives. — séquence 3. • Phase de denture adoleseente stable : canines et prémolaires évoluées (traitement orthodontique). Elle est suivie par une légère diminution. 4. être améliorées ou supprimées lors du remplacement des molaires temporaires.3 mm à la mandibule). 5. — A la mandibule : en moyenne. avant la deuxième prémolaire permanente. la dislance entre les canines est stable après leur mise en place fonctionnelle.3 : les dents postérieures évoluent l'une après l'autre.4 mm pour les garçons. c) Variations de la largeur d'arcade : Il se produit une apposition osseuse constante au niveau des corticales externes : Au maxillaire : . pour une arcade. b) Évolution de la longueur d'arcade : — mesure relativement stable en denture temporaire. Morphogénèse des arcades dentaires. 5) : les dents évoluent simultanément: — 4 (5. 5 : les dents postérieures évoluent l'une après l'autre. séquence la plus favorable.5 mm pour les filles.3 mm pour les garçons 0. — 4.diminution beaucoup plus importante au moment du remplacement des molaires temporaires (dérive mésiale): — diminution tardive. 3) : les deuxièmes prémolaires et canines évoluent simultanément. de la séquence d'éruption et des proportions relatives entre les deux dentures. diminution. 7 : séquence la plus favorable. particulièrement en cas de croissance de type rotation antérieure. C'est entre 4 et 6 ans.3 mm.

— Vue restihuluire des hémi-arcades temporaires droites en intereuspide maximale. A marche distale. Le plan d'occlusion est plat (pas de courbe de Spcc). Masson. Paris. 3 FIG. Ces différents types de rapports préfigurent les relations qui s'établiront entre les premières molaires permanentes. Abrégé d'anatoinie dentaire. Elles sont implantées verticalement. plan terminal droit : rapport cuspides à cuspides : . dans le sens antéro-postérieur (fig. • Agencements intra-arcades.12 Notions de base AGENCEMENTS INTRA-ARCADES RELATIONS INTERARCADES STATIQUES ET CINÉTIQUES EN DENTURE TEMPORAIRE ET ADULTE DENTURE TEMPORAIRE • Agencements intra-arcades. 1980.dans les formes. les volumes cl les proportions des arcade> dentaires. 2. 5 a. L'engrénemcnt est peu marqué. Il est toutefois indispensable de définir des critères occlusaux : c . On observe fréquemment des diastèmes simiens et des diastèmes interincisifs. — La forme des arcades temporaires est pratiquement assimilable à un demi-cercle. Les différentes solutions thérapeutiques adoptées comporteront également des variations par rapport à ces agencements idéaux. Les dents temporaires n'ont pas d'axe particulier. sauf les incisives centrales mandibulaires et les deuxièmes molaires maxillaires. cette règle admettant quelques exceptions au niveau des dents latérales.. en denture adulte. — Le plan terminal des arcades dentaires temporaires : 1. Rectiligne. les canines sont mésialées d'une 12 dent par rapport aux supérieures : Le plan terminal : il correspond aux rapports des faces distales des deuxièmes molaires temporaires maxillaires et mandibulaires. Présence de diastèmes simiens entre l'incisive latérale et la canine au maxillaire et entre la canine et la première molaire à la mandibule. • Relations interarcades (normalité) (fig. a) Dans le plan horizontal : — Au niveau des dents cuspidées : les cables occlu- . In: LAUTROU A. plan terminal à marche distale : face distale de la deuxième molaire temporaire mandibulaire distalée. la disposition à marche mésiale étant la plus favorable à des relations ultérieures de cas de classe I d'Angle. 3. plan terminal à marche mésiale (disposition la plus classique) : face distale de la deuxième molaire temporaire mandibulaire mésialée: . A ce stade. L'occlusion est du type occlusion engrenante : une dent est en rapport d'occlusion avec deux dents antagonistes.). le recouvrement incisif est faible. en fonction des variations considérable. DENTURE ADULTE FIG. 5/)) : . 5 h. L'agencement qui sera décrit relève d'une disposition idéale qu'il ne saurait être question de considérer comme un objectif thérapeutique standard. 5c. A marche mésiale.

• Relations interarcades idéales. — Elle est caractéristique des mammifères et peut être assimilée à un engrenage de mécanique hautement spécialisée dont les déplacements peuvent s'effectuer dans les trois sens de l'espace. Il en résulte que les cuspides d'appui (primaires) sont disposées selon la même courbe tant au maxillaire (cuspides linguales) qu'à la mandibule (cuspides vestibulaires). Le recouvrement incisif(p. une courbe des fosses et des fossettes. — Au niveau incisivo-canin : l'arc incisivo-canin se situe dans le prolongement de la courbe des cuspides d'appui. Cependant. la courbe de Spee qui naît au sommet de la canine et suit la ligne des cuspides vestibulaires (fig. détermine des courbes traduisant la continuité des arcades dentaires. correspond. — A la mandibule : à l'inverse. 33) dépend d'une interaction de facteurs anatomiques et fonctionnels qui FIG. . les tables occlusales sont d'autant plus orientées vestibulairement que les dents sont plus postérieures (disposition hélicoïdale). d) La zone de contact : L'élément essentiel de l'agencement d'une arcade dentaire idéale. — Dans le sens vestibulo-lingual : l'arcade maxillaire est plus large et plus longue que l'arcade mandibulaire. et à l'inverse à la mandibule. qui montre une diminution progressive dans le sens mésio-distal. les agencements intra-arcades et les relations interarcades sont satisfaisants. si d'autre part. sur l'arcade antagoniste. b) Dans le plan antéro-postérieur : l'orientation axiale des unités dentaires. Il existe un surplomb vestibulaire des dents maxillaires par rapport aux dents mandibulaires. reliant les sommets des cuspides vestibulaires.Agencements intra-arcades. c'est-à-dire d'espaces en forme de pyramide entre deux dents voisines. Ces relations interarcades doivent s'analyser au moment des contacts dentaires maximum (intercuspidie maximale) et au cours des différentes excursions de la mandibule. les axes des dents étant progressivement basculés lingualement. d'une valeur moyenne de 2 mm au niveau des incisives. e) Courbe d'arcade : les bords libres et les cuspides vestibulaires dessinent la courbe de l'arcade dentaire qui sera déterminée par la morphologie des bases osseuses et l'équilibre neuro-musculaire. — A la mandibule : les cuspides vestibulaires des dents cuspidées déterminent une courbe à concavité supérieure. — a) La courbe de Spee. A la courbe des cuspides d'appui. les axes des dents étant progressivement basculés vestibulairement et les apex linguales. — Au maxillaire : les cuspides vestibulaires des dents cuspidées sont disposées selon une courbe à convexité inférieure. — Les crêtes proximales : en fonction des éléments précédents. 7). 6b). Au maxillaire. les crêtes marginales de deux dents collatérales doivent se situer au même niveau et présenter des versants externes avec une même inclinaison (règle de symétrie des embrasures). Relations interarcades en denture temporaire et adulte sales d'une même arcade présentent des dimensions vestibulo-linguales sensiblement égales. l'existence ou non de contacts dentaires sera fonction de la dimension des dents et de la proportion relative arcade alvéolaire et denture. c) Dans le plan transversal : l'orientation vestibulolinguale des unités dentaires détermine la courbe de Wilson ou courbe de compensation (fig. les tables occlusales sont orientées lingualement. c'est la zone de contact proximal qui assure la continuité de cette arcade. 6a). — Au maxillaire : les tables occlusales sont orientées du côté vestibulaire. 13 — Les espaces interproximaux : cette zone de contact détermine la création d'embrasures. — Elles seront définies en fonction de critères occlusaux et en tenant compte des objectifs orthodontiques. à la mandibule (tiré de l'ouvrage : Abrégé d'anatomie dentaire DE LAUTRÔU). a) Relations statiques : Uocclusion engrenante (fig. l'existence de diastèmes ne constituant pas en soi un facteur pathogène. de la canine à la dernière molaire. 6.

au niveau lingual. En vue vestibulaire : toutes les dents s'articulent avec deux dents antagonistes. le surplomb et le recouvrement incisif étant liés l'un à l'autre. M. dépend de la hauteur des cuspides et de la profondeur des fosses.. M. Ces rapports conduisent les dents à s'articuler dans le sens vestibulo-lingual de la façon suivante : cuspides vestibulaires mandibulaires en relation avec le sillon mésio-distal maxillaire et cuspides linguales maxillaires en relation avec le sillon mésio-distal mandibulaire. 8. Du côté lingual. M. C. ce qui correspond à la définition des cas de la classe I d'Angle. les contacts bilatéraux étant également répartis. en 1. 286). — Au niveau lingual : les dents mandibulaires recouvrent les dents maxillaires. excepté l'incisive centrale mandibulaire et la troisième molaire maxillaire. 10). Cette disposition est nécessaire pour permettre des conditions de simultanéité des contacts dentaires au cours de la fermeture. c'est la rela- . Ainsi. b) Relations cinétiques. C. M. — Dans le sens mésio-distal : les dents mandibulaires sont en mésioclusion d'une demi-cuspide par rapport aux dents maxillaires. une dent s'articulera avec deux dents antagonistes. concourent à l'équilibre interincisif. puis deviennent progressivement des surfaces d'appui avec l'âge. (In : LAUTROU A. concourent à la stabilité des unités dentaires (fig. dans les secteurs latéraux. La relation centrée : les rapports d'occlusion en I. et des rapports cuspides-embrasures des faces vestibulaires des dents cuspidées et cuspidesfosses centrales ou marginales. Ils ne peuvent être cependant considérés comme une position de référence. les points de contacts sont punctiformes. — Au niveau vestibulaire : les dents maxillaires recouvrent les dents mandibulaires. Il se réduit progressivement dans le sens mésio-distal (fig.14 Sot ions de base FIG. En I. Le recouvrement des dents mandibulaires par les dents maxillaires. Le nombre et la disposition des points de contact en I. 1980). Les surfaces occlusales étant convexes. Un tel agencement des rapports d'occlusion correspond à des relations de la classe I d'Angle. — L'occlusion engrenante. C.) : L'intercuspidie maximale est une situation dans laquelle les dents des deux arcades présentent un maximum de points de contacts. Paris. Masson.. doivent concourir à la stabilité des unités dentaires et à la liberté des différentes excursions fonctionnelles. les forces occlusales transmises par les cuspides d'appui doivent être axiales et passer par une zone proche du centre de résistance de la dent. C. 7. 9. aussitôt après la phase de constitution de la denture adulte jeune. les cuspides linguales présentent également un surplomb par rapport aux cuspides linguales maxillaires. sauf les incisives centrales mandibulaires et les troisièmes molaires maxillaires. M. Abrégé ci'Anatomie dentaire. C. Rapport d'occlusion en intercuspidie maximale (I.

tion centrée qui constitue. Relations interarcades en denture temporaire et adulte 15 FIG. Abrégé d'anatomie dentaire. déterminent la pente incisive. 9. FIG. In: LAUTROU A. 1980. Masson. p. Paris. la position de référence la plus satisfaisante. en rapport avec un minimum d'ouverture buccale et un espace de 1 à 2 mm entre les molaires. — Mouvement de latéralité : pas de contact du côté non travaillant et protection canine du côté travaillant. Paris.. Cette relation centrée articulaire doit coïncider à peu près avec l'I. Abrégé d'anatomie dentaire.. en bout à bout incisif.. 8. Abrégé d'anatomie dentaire. le surplomb et le recouvrement incisif. M. C. ces dents assurant seules la désocclusion (v. C. dans le sens sagittal). 124). M. C. — Surfaces d'appui du premier groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui).Agencements intra-arcades. en raison de sa précision de détermination et de sa fiabilité. Cet ensemble de dispositions statiques et dynamiques : — concourent au fonctionnement harmonieux de l'appareil manducateur — les dents ne constituant qu'un des éléments de l'ensemble maxillaire. Paris. Les critères de fonctionnement idéal au cours des différentes excursions : — Guidage antérieur satisfaisant : les crêtes marginales concaves des incisives maxillaires. In: LAUTROU A. . enveloppe cutanée: . 10. et I. articulation. — Surfaces d'appui du 2e groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). par leur inclinaison. par leur importance. muscles.assurent la pérennité des organes dentaires et du parodonte. In: LAUTROU A. Ceci étant fonction de la pente incisive et de la pente condyliennc (rappel : la pente condylienne correspond à l'inclinaison du versant distal du condyle temporal). pour l'orthodontiste. 1980. — Surfaces d'appui du 3e groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). Masson. dents. 1980. (pas plus de 1 mm de décalage entre R. FIG. — Désocclusion postérieure. Masson.

correspondant à un stade de développement osseux précis. la quantité de croissance résiduelle. Ceci afin de pouvoir profiter d'une forte poussée de croissance* ou bien de débuter le traitement bien avant le taux maximum RYTHME DE CROISSANCE La croissance passe par des phases d'accélération et de décélération. à l'apparition des caractères sexuels secondaires. La maturation : c'est le processus de différenciation des tissus. de la naissance jusqu'à la taille adulte. Il est nécessaire en effet pour l'établissement d'un plan de traitement. Chapitre rédigé par Pierre Canal. visualisant l'augmentation de taille. 12). c'est le début de la période adulte. ce que montre la courbe du taux de croissance staturale. chez les garçons). 11). fig. 11. de façon fiable. la croissance descriptive des os de la face et des maxillaires permet d'appréhender les ajustements progressifs qui conduisent à une architecture faciale équilibrée. Il faudra donc déterminer l'âge osseux d'un sujet. de préciser le stade de maturation du sujet. des variations très importantes existent. la croissance est terminée. sauf en lin de croissance (fig.16 Notions de base LA CROISSANCE NORMALE DU MASSIF CRANIO-FACIAL l La plupart des traitements orthodontiques s'adressa-nt à des sujets en période de croissance présentant une certaine dysharmonie entre les différents éléments de la face. cette courbe ne tient compte que de l'âge civil. Au cours de la période juvénile. L'étude de la croissance staturale permet de suivre la croissance faciale. suivant les individus. de 2 ans jusqu'à l'époque prépubertaire (10-11 ans. grâce auquel un organe devient pleinement apte à remplir sa fonction. uniquement en fonction de l'âge civil. en orthodontie. la pente de la courbe est très faible. CROISSANCE G É N É R A L E ET M A T U R A T I O N Définitions La croissance : c'est le développement progressif d'un organisme ou d'un organe. Il diminue de façon importante au cours de la période infantile (6 mois à 2 ans). Toutefois. Après cessation de ces phénomènes. — Courbe moyenne du taux de croissance statural. à la croissance en longueur et à la maturation musculaire. Le taux de croissance est très élevé de la naissance jusqu'à 6 mois. En outre. . Or. 11 diminue ensuite progressivement jusqu'à s'annuler totalement vers 15 à 16 ans chez les filles et 18 ans chez les garçons. Les variations de la taille de l'individu et des maxillaires sont à peu près synchrones. qui ne'permettent pas de situer un sujet en particulier sur cette courbe. Cette dernière phase adolescente correspond 1. la direction de croissance propre à chaque individu. sont des éléments indispensables à l'établissement d'un diagnostic précis et à l'élaboration d'un plan de traitement individualisé. Infantile ' Juvénile Adolescent Adulte FIG. par unité de temps (v. Puis le taux de croissance augmente de façon considérable jusqu'au pic pubertaire (en moyenne 12 ans chez les filles et 14 ans chez les garçons). Le taux de croissance. chez les filles et 12-13 ans.

c'est-à-dire au pic de croissance pubertaire (fig.5 mois après le pic de croissance. — la lecture de l'âge osseux à partir d'une radiographie de la main (fig. des condyles. 13). Cet os est visible. Chaque stade est situé avec une certaine marge de variation par rapport au pic pubertaire. l'utilisation de certains indicateurs de la maturation est difficile. En conclusion. Cette région comporte de nombreux petits os. correspondant à l'activité des cartilages de conjugaison. afin d'en éviter les effets. Croissance de la taille évaluée en centimètres. déterminer pour chaque individu. L'âge moyen de calcification suit une progression dont la moyenne est connue. le sésamoïde (s) situé sur la face interne de l'articulation métacarpo-pha- langienne. un an avant le pic de croissance pubertaire. à un moment donné. Aucune corrélation statistiquement significative entre croissance faciale et âge dentaire. Les règles surviennent 17 mois + 2. . Age osseux : stade de maturation des os d'un sujet. ce qui rend ce procédé assez imprécis. le stade de maturation qu'il a atteint et le reporter sur la courbe du taux de croissance. de même pour la pilosité chez les garçons. 13) : les stades de maturation des épiphyses phalangiennes montrent de très fortes corrélations avec la croissance staturale et faciale. à la puberté. 14). La grande stabilité des stades de maturation phalangiennes S et PPj cap. en moyenne. par rapport au stade d'ossification — et ceci quelle que soit la population — constitue des critères sûrs pour situer un enfant sur sa courbe de croissance. Croissance de la mandibulaire et du maxillaire en millimètres. de la taille. Ceci permet d'estimer ce qu'il reste de croissance à venir. des sutures chez les garçons. entre âge dentaire et âge osseux. dont l'apparition est progressive. — Comparaison des rythmes d''accroissement en fonction du temps. de croissance ou encore de pouvoir apprécier si la croissance est virtuellement terminée. Certains stades coïncident avec le taux maximum de croissance staturale. c'est-à-dire quelque temps avant la fin de la croissance. Moyens d'étude de l'âge osseux : — la lecture de l'âge osseux se fait classiquement à partir de radiographies du poignet. en fonction du pic pubertaire. un prolongement comparable à la visière d'une casquette vue à l'envers. plus précisément 9 mois avant chez les filles et 12 mois avant chez les garçons (fig. en fonction de leur importante variabilité. L'apparition d'un petit os. Fin de la croissance staturale : la soudure des épiphyses radiales et cubitales marque la fin de la croissance staturale. On peut donc à partir de l'analyse de la radio de la main. MATURATION Définitions ET CROISSANCE Age dentaire : stade de dentition atteint par un sujet à un moment donné de son développement. ceci correspond au stade PP t cap.Croissance normale du massif cranio-facial CM/MM PAR ANNEE 17 20 22 24 AGE EN ANNEE Fie. 12. Lorsque l'épiphyse de la première phalange du pouce (PP) déborde sa diaphyse et présente du côté interne. signe la survenue de la grande poussée de croissance pubertaire. Caractères sexuels et stades de croissance : de très fortes corrélations ont été trouvées entre l'apparition des caractères sexuels et la date du pic de croissance. Cependant la variabilité de cette estimation est importante.

: apparition du sésamoïde en regard de la Stade S face interne de la diaphyse de la première phalange du pouce. c a p : lorsque l'épiphyse de la phalange médiane du majeur déborde sa diaphyse. Stade PP. Stade Rad„ : soudure de l'épiphyse du radius à sa diaphyse. Stade MP. Stade PP. 14. : lorsque l'épiphyse de la première phalange du pouce déborde sa diaphyse. au maxillaire ou à la mandibule. 62). Stade DP J ( M p : soudure dei'épiphyse de la première phalange du majeur à sa diaphyse.FiG. le déplacement d'une structure osseuse par rapport au reste du cranio-face et la variation de la forme de la structure considérée. 13. Stade M P . Ce procédé permet de suivre à l'aide de clichés radiographiques. C M / M M PAR ANNEE FIG. . : lorsque l'épiphyse de la phalange médiane du majeur est aussi large que sa diaphyse. elle présente un prolongement comparable à la visière d'une casquette (que l'on verrait à l'envers). côté interne. F I G . Les stades d'ossification : Stade P P . HA CROISSANCE CRANIO-FACIALE MOYENS D'ÉTUDE Les téléradiographies : elles permettent d'évaluer les modifications dues à la croissance : — par des procédés de superposition (v. p.„' : soudure de Pëpiphyse de la phalange médiane du majeur à sa diaphyse. problème de la stabilité du plan de référence. chez le vivant. Fin de la croissance. — Schéma d'une radiographie de la main. : lorsque l'épiphyse de la première phalange de l'index est aussi large que sa diaphyse. : taux maximum de croissance. 13. — par la méthode des implants en Tantale. De plus.

b) Rapport périoste-muscle : il faut souligner l'importance des rapports périoste-muscle. — Maximum 'accroissement de taille. L'interaction des facteurs généraux et locaux influence de façon complexe la croissance faciale de l'enfant. La s o m a t h o r m o n e S T H .). Les enfants replacés dans un climat affectif équilibré. la thyroïde et les glandes sexuelles sécrètent des hormones agissant directement ou indirectement sur la croissance. 6). . Situation des stades d'ossification de la main sur la cou je du taux de croissance. les glucides. Les techniques avec expérimentation animale : — sôit directement : condylectomie sur singe par exemple . BJÔRK et coll. à l'aide de procédés histologiques (Petrovic). 14. une sous-alimentation peut retarder la croissance. — les facteurs affectifs : une carence maternelle peut entraîner des répercussions sur la qualité de la conduite alimentaire et également sur le développement intellectuel. 3) . Ce type d'analyse a permis de détecter des caractères et des relations stables. sur la croissance. la fonction musculaire j o u a n t un rôle de premier plan dans la croissance faciale. • Facteurs locaux. Cette carence peut entraîner des arrêts de croissance p a r diminution du taux de sécrétion des hormones somatotropes et somatornédines. — Les facteurs endocriniens : l'hypophyse. les risques statistiques sont mal déterminées. du fait même de ces inter-relations. le facteur protéique est déterminant. FACTEURS LA CROISSANCE INFLUENÇANT DE LA FACE NORMALE • Facteurs généraux. B 2 et D: — les facteurs socio-économiques : leur influence dans les sociétés occidentales s'estompe. les vitamines A. Étude de cas pathologiques observés en clinique humaine (Delaire). a) Influence des différentes fonctions : elle sera développée dans le chapitre « Étio-pathogénie » (v. Ce tissu possède également un pouvoir résorptif. c'est-à-dire en activant la maturation. d'âges variés. où le risque doit être connu (diagnostic. Sur le plan qualitatif. — analyses multivariates : elles permettent la description d'inter-relations multiples. décélérateur. . associées à la S T H . — modélisation : il s'agit de créer un modèle qui rende compte des phénomènes de croissance par approximations successives. Ceci confirme qu'il existe un véritable mécanisme psycho-neuro-endocrinien. la couche profonde est ostéogénique et la couche interne fibreuse. pour les garçons: H v : maximum d'accroissement de taille (d'après HELM. p. FIG. 67). c'est pourquoi il s'agit de méthodes non pas décisionnelles. Elle est liée à la notion de rations quantitatives et qualitatives optimales selon le stade de la croissance. a) Les facteurs intrinsèques : — Les facteurs génétiques (v. sécrétée p a r l'hypophyse. Jouent également un rôle. augmentent l'action de celle-ci. agit p a r voie indirecte en activant la croissance. Par exemple. Ces carences affectent également la maturation normale des fonctions de la sphère buccale. dont la perturbation provoque un trouble de la croissance. et surtout de placer l'enfant dans une classe définie . retrouvent une croissance h a r m o nieuse. Le périoste est une enveloppe recouvrant la surface des os. traitement). : études sur Ie) en hâtant la soudure des épiphyses. ou transversales (v.Les hormones sexuelles mâles et femelles jouent un rôle modérateur. Avant le 20 e siècle.Croissance normale du massif cranio-facial Des techniques histo-anatomiques cadavres. b) Les facteurs extrinsèques : — les facteurs nutritionnels : la notion d'équilibre alimentaire est essentielle en pédiatrie.. — soit indirectement : étude à l'échelle cellulaire des phénomènes de croissance et des effets des processus de contrôle. p. « D a n s l'état actuel. Les hormones thyroïdiennes. psychique et culturel. une sur-alimentation peut l'accélérer. L'utilisation de méthodes statistiques : — méthodes statistiques classiques : études longitudinales. p. mais descriptives » (Charron). on a pu noter que les enfants des classes sociales les plus favorisées présentaient un développement plus rapide et plus régulier que les autres.

l'os alvéolaire se confond avec les corticales internes et externes. leur direction. leur siège. est comparable à l'os compact. dense. Ce sont également des « joints amortisseurs. présentant le même aspect macroscopique que l'os dense des corticales maxillaires. de l'occipital et d'une partie du frontal et du temporal. et ceci pendant des années. sont directement soumis aux forces qui s'exercent sur elles et sur les os qu'elles unissent.20 Notions de base tive ». Cet os présente une structure intermédiaire entre os compact et os spongieux. Cette structure est composée de l'ethmoïde. Pour Delaire « cette notion de prolifération active. 11 forme une coque mince en relation avec l'os spongieux environnant et sert de soutien aux dents. Seules les synchondroses sphéno-occipitales et septo-ethmoïdales sont actives jusqu'à Page adulte (Baume). primaire. L'activité de la synchondrose sphéno-occipitale a pour effet de déplacer en bas et en arrière le conduit auditif externe et surtout la cavité glénoïde. Pour cet auteur. il s'agit de l'os alvéolaire. ces sutures sont. coronoïdiens et symphysaires apparaissent à la 16e semaine de la vie I. est d'origine essentiellement cartilagineuse. les couches ostéogènes étant le siège d'une croissance osseuse active». soit dans les 5 ou 6 premières années de la vie. L'ossification enchondrale ultérieure augmente la dimension des os voisins. a) Accroissement en longueur : elle se fait par un certain nombre de synchondroses orientées transversalement. mandibule) : les cartilages condyliens. Les premiers points d'ossification préfigurant les futures. ce sont des sites de « croissance secondaire adapta- DES CROISSANCE ÉLÉMENTS CRANIO-FACIAUX La face est appendue à la base du crâne.' pièces squelettiques s'étendent en taches d'huile. par le jeu des synchondroses et des phénomènes d'apposition-résorption. Ce type d'os est très sensible à une pression fonctionnelle. Elles ne sont pas modifiables par un traitement. La croissance. . Chez l'enfant. U. Entre deux os d'origine enchondrale persiste une bande de cartilage ou synchondrose ou suture cartilagineuse qui peut accroître son épaisseur de façon interstitielle. « de merveilleux joints de dilatation à rattrapage automatique par prolifération conjonctive et ossification marginale ». en fait. Son développement en est dépendant en partie. à ce niveau. Les appareils orthopédiques (p. Il présente toutefois une caractéristique particulière. de part et d'autre d'une zone médiane lâche. c'est sa double striation fibrillaire. Ces sutures se ferment très tôt. si bien que les bords des pièces squelettiques se rapprochent de plus en plus. Les synchondroses sphéno-occipitales et septoethmoïdales sont actives très longtemps. lamellaire. le cartilage condylien serait essentiellement un centre de croissance secondaire adaptative comparable aux sites de croissance membraneuse. — Os de membrane avec ossification directe z^bs de la voûte du crâne et de la face par exemple. par la nature des travées osseuses qui le constituent. Elles laissent entre elles une bande conjonctive étroite appelée « suture membraneuse ». Elles doivent être sollicitées. Elles ne sont donc pas dotées d'un potentiel de croissance propre. l'aspect des sutures. 140) utilisent cette propriété. Pour Delaire. — Les sutures membraneuses ou syndesmoses : elles constituent un lien entre les pièces osseuses et sont composées d'une couche ostéogène externe et d'une couche fibreuse. jusqu'à l'âge adulte (fig. leur nombre. b) L'os de membrane : c'est un os d'origine conjonctive. des synch'ondroses de la base du crâne. — Os de membrane avec apparition ultérieure de cartilage secondaire (clavicule. • La croissance de la base du crâne. est fondamental pour comprendre la céphalogénèse normale ». LES DIFFÉRENTS TYPES D'OS AU NIVEAU CRANIO-FACIAL a) L'os alvéolaire : les faisceaux du desmodonte s'insèrent sur un tissu osseux. c) Os enchondral (os du squelette axial. du sphénoïde. de la base du crâne) : ces os sont précédés d'une maquette cartilagineuse. rupteurs de force ». Dans les régions où le maxillaire est très étroit. des membres. capable d'adaptation aux conditions mécaniques impliquées par la fonction occlusale.*)C L'os spongieux qui entoure et soutient la coque alvéolaire. mais la proportion entre travées osseuses et espaces médullaires est différente : les travées sont plus grêles et les lacunes conjonctivo-vasculaires plus importantes. 15). Cette action des synchondroses est complétée par des phénomènes d'apposition-résorption mineurs qui entraînent la formation des arcades sourcillières. orbitaires et des sinus frontaux. soit à la naissance.

Très tôt interviendront seuls les phénomènes de remodelage. 21 le palatin. à 5 ans (d'après COUSIN). puisqu'elles sont pratiquement toutes disparues à trois ans. .palatine ou palatine transverse) Suture inter-palaiine FIG. 16.ma x i I la i re Suture maxillo . 16). le maxillaire supérieur sera étudié. inter-maxillaires. a) Accroissement en largeur : cet accroissement se produit par le jeu des sutures sagittales internasales. — Les sutures au niveau de la voûte palatine. Suture inter. inter-palatines et par remodelage (fig. Lame criblée de l'ethmoïde (cartilagineuse | Synchondrose inter-sphénoïdale Synchondrose ethmoïdo-sphénoïdale Synchondrose sphéno -occipitale Synchondrose i ntra -occipitale postérieure FIG.incisive Suture incisivo. 15. le malaire. Seul. !• La croissance du complexe naso-maxillaire. — 11 comprend cinq os pairs : le maxillaire supérieur. — Les synchondroses transverses de la base du crâne (d'après COUSIN). les os propres du nez et un os impair : le vomer.canine (ou prémaxillo• maxillaire) Suture inter .Croissance normale du massif cranio-facial b) Accroissement en largeur : le rôle des sutures longitudinales — en particulier de la suture métopique — est de courte durée.

L'augmentation de largeur de la mandibule résulte essentiellement de son allongement. ces sutures sont pratiquement inactives. 17.22 Notions de base • La croissance de la mandibule. ptérygo-palatines. associé à la divergence progressive des deux hémi-mandibules. — La voûte palatine : sa forme est plate à la naissance. ne sont pas synostosôes avant l'âge adulte (jusquà 25 ans). Elle s'éloigne du plancher de l'orbite au cours de la croissance. cet abaissement étant concomitant à l'abaissement de la langue. sous l'influence active du septum nasahet de remodelages fonctionnelles. afin de conserver une articulation dento-dentaire normale entre le maxillaire et la mandibule. prémaxillo-malaires et palatines transverses. — C'est le seul os mobile de la face. laissant le sinus maxillaire derrière elle. FIG. maxillo-malaires. ce qui rend plus saillante la région naso-maxillaire (Enlow). La croissance sagittale de la mandibule doit donc être quantitativement plus importante que celle du maxillaire. Ils jouent un rôle de « rattrapage de jeu » entre la croissance de la mandibule et du maxillaire. — Le sinus : il se forme au moment de l'éruption des dents temporaires. est maintenant assez discuté : — Au niveau de la branche montante : l'apposition en arrière et la résorption en avant de la branche montante créent progressivement la place pour l'évolution de toutes les dents. Une apposition osseuse plus faible se produit dans la zone inférieure de la mandibule. tant par son ossification (os de membrane et cartilages secondaires) que par ses modifications morphologiques). a) Accroissement en largeur : la synchondrose symphysairc se ferme dès les premiers mois de la vie. La zone antéro-inférieure du maxillaire supérieur se résorbe au fur et à mesure de la poussée sagittale. — La tubérosité : à ce niveau. zygomatico-malaires. 17) : le rôle du cartilage condylien. Cet accroissement en largeur sera plus sensible. se produit une activité appositionnelle permettant la mise en place des deuxièmes et troisièmes molaires jusqu'à 20 ans. longtemps considéré comme déterminant. Dans l'espace ainsi libéré. se développent. . au fur et à mesure de l'apparition des dents monophysaires. la concavité du palais se constitue lors de l'édification des procès-alvéolaires par résorption du côté nasal et apposition du côté buccal. b) Accroissement en hauteur et en longueur : au niveau des sutures fronto-maxillaires. Ils se développent par une apposition osseuse considérable. C'est un os complexe. et permettent donc. conjointement aux phénomènes de dentition. une action orthopédique (disjonction. Certaines sutures. en moyenne. les procès alvéolaires. — Les procès-alvéolaires : ils servent de support aux arcades dentaires et n'existent qu'en fonction de la présence des dents. Il aurait une action modelante sur le maxillaire. p. — Les orbites : les globes oculaires atteignent leur taille définitive à trois ans. postérieurement. conjointement aux phénomènes de dentition. à un rythme de plus en plus réduit. b) Accroissement en longueur (fig. — Le nez : sa croissance dépend tout particulièrement de l'ensemble septo-ethmoïdal (lame perpendiculaire de l'ethmoïde + cartilage de la cloison). éloignant le canal dentaire de la surface de l'os.t La prolifération de la suture maxillo-malaire et les remodelages augmentent la largeur bizygomatique d'une façon continue. en particulier au niveau des condyles. 140). — Croissance horizontale de la mandibule (d'après ENLOW). L'apposition étant plus importante que la résorption. de la naissance jusqu'à l'âge adulte. La mandibule est relice à la base du crâne à sa partie postérieure par l'intermédiaire des cavités glénoïdes qui se déplacent en bas et en arrière. De plus. notamment la suture palatine médiane. Le palais s'élargit en arrière par l'allongement divergent de l'arcade. cette dernière restant en activité pendant toute la vie. de ce fait. par apposition. La croissance en hauteur des branches montantes éloigne le corps de la mandibule du maxillaire. par sa faible pression positive (Delaire). L'accroissement en hauteur et en longueur serait dû à la faculté d'adaptation de ces sutures. le ramus recule et Après cinq ans.

il ralentit l'effet d'élargissement de la mandibule en arrière.épaisseur. pour qui la croissance du condyle est uniquement adaptative. — rangle mandibulaire : il tend à se fermer avec l'âge. en même temps que la longueur totale de la mandibule. alors que persiste une possibilité d'ajustement sutural important. Un décalage antéro-postérieur dans le sens de la classe II pourra être traité au moment de la poussée de croissance pubertaire. ' Croissance et traitement. et pourtant. — le condyle (fig. — Selon le type de dysmorphose. Cet accroissement détermine la D. 18) le menton se modelant autant par résorption sus-symphysaire que par apposition symphysaire. relativement réduite. elle en représentera la moitié. le traitement sera FIG. ce qui est essentiel. des résorptions compensatrices très complexes. la face représente le 7e du crâne. ce que nie Delaire. •/ Conclusion. 19. d) Étude de quelques structures particulières de la mandibule : — le coroné ou apophyse coronoïde : il s'édifie à la suite des tractions du muscle temporal. A 20 ans. le plus souvent. Elle s'accroît grâce à l'activité du cartilage condylien. non seulement par croissance interstitielle mais également par croissance appositionnelle. 23 le seul cartilage secondaire persistant après la naissance. la profondeur et la largeur de la face ont atteint. Si la croissance est défavorable (croissance verticale). Il peut changer de morphologie. 18. Le condyle joue un rôle de « différentiel » entre l'activité de la suture sphéno-occipitale qui entraîne l'occipital et la cavité glénoïde en bas et en arrière et la mandibule qui se dirige avec la face en bas et en avant (Charron). au cours du développement de la fonction masticatoire. Cette marge de 20 % est appréciable. Il en est de même pour la face : — à la naissance. dans les trois sens de l'espace. car la plupart des traitements orthodontiques sont réalisés entre 5 et 20 ans. — chez l'adulte. V. — à 5 ans. C'est un cartilage unique dans l'organisme : il peut s'accroître en. Il est recouvert d'une épaisse couche de tissu conjonctif (chondroblastes et préchondroblastes). 19) : le cartilage condylien est Les proportions cranio-faciales. alors que la face l'est deux fois plus. selon le type de croissance (Bjôrk). — Au niveau du corps : ce phénomène de remodelage entraîne un allongement du corps (fig. — Répartition des zones d'apposition ( + ) et de résorption ( —) au niveau de la mandibule (d'après ENLOW). Ce processus continue jusqu'à l'évolution des dents de sagesse. plus des 3/4 du volume définitif est atteint. donc de le situer sur sa courbe de croissance.Croissance normale du massif cranio-facial s'épaissit. la hauteur. dans la mesure où elle diminue au fur et à mesure de l'âge. pour 80 % leur taille définitive. — Les dimensions du crâne s'accroissent rapidement dans les premières années de la vie : — à 7 ans. le crâne est 50 % plus volumineux que celui du nouveau-né. FIG. se produisent au niveau du col du condyle. Par son remodelage. Un traitement dont l'action va dans le sens de la croissance sera plus efficace. Un remodelage osseux donne sa forme définitive à la tête et au col du condyle. c) Accroissement en hauteur : la branche montante est très courte à la naissance. BASSIGNY . La surface cartilagineuse proliférant. il est essentiel de préciser l'âge osseux du sujet et son potentiel de croissance restante. Bjôrk assigne au condyle une fonction de guide de la croissance mandibulaire. Un appareillage orthopédique sera d'autant plus efficace s'il est porté jeune. — Croissance du condyle (d'après ENLOW).

La contraction isotonique permanente est assurée par le réflexe myotatique ou réflexe d'étirement. dans tous les cas. Ses variations sont dues à des informations proprioceptives (sensibilité nerveuse adaptée aux organes qui permettent le mouvement) et à des informations visuelles ou auriculaires (canaux semi-circulaires). • Les deux types de muscles. au niveau des noyaux des nerfs crâniens: — d'un axone. par exemple. en majeure partie. 18). Seul un petit nombre de fibres musculaires sont contractées à un instant donné. Etat de fonction. l'un inhibe l'autre. — la contraction isotonique : le muscle se raccourcit au cours de la contraction des fibres musculaires. ils n'intéressent pas la cavité buccale. tion antigravidique) et à maintenir les postures habituelles. il est destiné à lutter contre la pesanteur (fonc- a) État de repos. répond en outre un muscle synergique. La contraction des élévateurs déclenche à son tour le réflexe myotatique inverse qui correspond à une abolition du tonus des muscles élévateurs. l'ensemble de la voie nerveuse et des fibres musculaires constituent « l'unité motrice ». Le tonus posfural correspond à ce mode de contraction. dans la corne antérieure de la moelle. LE TONUS : le tonus musculaire correspond à l'impression d'une certaine fermeté des muscles striés à la palpation et à la résistance passive de ces muscles à l'étirement. du pronostic ou du traitement. On distingue deux types de contraction : — la contraction isométrique : les fibres musculaires sont sous tension à la suite d'une modification interne. A chaque muscle. Les muscles striés sont toujours placés en situation antagoniste pour permettre le mouvement des éléments squelettiques mobiles (la mandibule par exemple) et des surfaces cutanées. une bonne connaissance de la croissance permet. pendant une durée limitée à quelques millisecondes (période dite « silencieuse »). — de fibres musculaires. dont le corps cellulaire est situé : . On note à la puberté. une légère augmentation du tonus labial. Les muscles lisses ne présentent pas de striation transversale. relativement impuissant contre les effets de ce type de croissance. Cette activité est réflexe et volontaire.24 Notions de base Que ce soit au niveau du diagnostic. C'est une activité réflexe. mais le muscle ne montre aucun changement dimensionnel. Cette activité musculaire permanente ne correspond à aucun mouvement et n'entraîne pas de fatigue. . . Cette unité motrice se compose : — d'un motoneurone. Ce tonus présente des variations au cours de la vie. viscérale. par l'intermédiaire d'un nerf moteur. LE FACTEUR NEURO-MUSCULAIRE On ne reviendra pas sur la description des structures des fibres musculaires ni sur leurs propriétés qui sont supposées connues. a) Les muscles lisses : ils sont sous la dépendance d'un contrôle uniquement réflexe. Exemple : l'abaissement provoqué vers le bas du menton et son relâchement entraînent une réponse réflexe qui tend à ramener la mandibule vers le haut : c'est le réflexe myotatique trigéminal « il consiste en une contraction des muscles élévateurs en réponse à leur propre étirement ». — La posture musculaire habituelle est conditionnée par le tonus musculaire. Ces deux réflexes sont basés sur la notion d'innervation réciproque : ils sont opposés. b) Les muscles striés : ils présentent une striation transversale caractéristique due à l'assemblage des myofibrilles. adapté à la réalisation d'un même mouvement. • Les deux modes de contraction. de l'étiologie. Le muscle strié est sous la dépendance des informations du système nerveux central. 11 est déterminé par les propriétés élastiques des fibres musculaires et des tissus environnants et les réflexes myotatiques. leur localisation est. de cerner plus précisément les problèmes thérapeutiques. • État de repos. Il sera donc préférable de commencer le traitement après que le maximum de croissance soit passé (p. Le raccourcissement ou l'allongement d'une fibre musculaire est le résultat de sa contraction. Ce réflexe peut être défini « comme la contraction d'un muscle provoquée par son propre étirement ».

— La mastication du bol : elle consiste en un mouvement alternatif d'ouverture-fermeture de la mandibule. — Le comportement neuromusculaire individuel est l'expression de la variabilité que prend la réponse à un besoin donné. Le déroulement d'une fonction nécessite la mise en place d'une ou plusieurs conduites motrices. au cours de la petite enfance (apprentissage des relations avec le milieu extérieur. Si la déglutition est la fonction vitale du fœtus. Chez le nouveau-né. il existe un réflexe inné de ventilation nasale : si l'on obture les narines d'un nourrisson. la ventilation buccale d'effort est physiologique. s'exercent de nombreuses fonctions dont le fonctionnement et l'interaction peuvent avoir une incidence sur le développement cranio-facial (théorie de Moss). Définition : c'est une fonction adaptée à l'échange d'oxygène et de gaz carbonique entre l'organisme et le milieu ambiant et à la protection des variations climatiques et microbiologiques de l'atmosphère. les joues et les lèvres agissent. on peut donc noter des relations physiologiques entre les muscles masticateurs. Le flux ventilatoire subit ces différentes modifications au niveau de la partie haute de l'arbre respiratoire : pyramide nasale. sans dents. la fonction ventilatoire est la fonction vitale la plus importante. maturation des fonctions végétatives). l'ensemble des circuits nécessaires à l'accomplissement des fonctions de la sphère oro-faciale. Chez le nouveau-né. Le renforcement et la fixation de l'engramme est lié à la répétition du mouvement. La langue. liquide ou bol alimentaire — est propulsé de la bouche dans l'estomac. LES FONCTIONS DE LA SPHÈRE ORO-FACIALE Dans le cadre de la sphère oro-faciale. — La déglutition : c'est l'acte par lequel le contenu buccal — salive. c'est-à-dire une fonction. Il succède à la mastication. cet acte nécessite l'arrêt de la respiration et la fermeture des cavités naturelles postérieures par lesquelles transite le flux ventilatoire. par exemple. La déglutition est un acte réflexe. l'humidification et le réchauffement de l'air ambiant. déclen- a) La fonction ventilatoire (au niveau des voies aériennes supérieures et moyennes). chez un enfant de 10 ans. • Maturation : l'ensemble des conduites motrices reproduisant les comportements d'un individu est le résultat de son expérience propre. — La déglutition du nourrisson : des mouvements de déglutition sont déjà décelables dès la 13e semaine I. La déglutition et la phonation. b) La fonction alimentaire — L'incision : elle est liée à la présence de contacts incisifs ou tout au moins d'une distance horizontale minimum entre les bords libres des incisives supérieures et inférieures. Il existe une véritable macroglossie naturelle. Durée : environ 1 seconde. dont la maturation est habituelle. • Les fonctions vitales — Linsalivation : le bol alimentaire est imbibé et modifié chimiquement par la salive. mouvements que l'on retrouve chez tous les omnivores. de manière coordonnée pour guider le bol entre les dents et éviter les morsures des tissus mous. dès la naissance. Cette engr-animation des différentes activités fonctionnelles n'est réellement terminée que vers 10 ans. Seule. Il existe des contacts occlusaux au cours des différents cycles masticatoires. Cette répétition permet d'acquérir progressivement un automatisme. fosses nasales et sinus. en outre. Pour éviter le passage du bol alimentaire dans les voies aériennes supérieures hautes ou inférieures. A cette époque. U. associé à des mouvements avant-arrière et des mouvements transversaux. à cet âge. la langue s'étale largement entre les arcades. tout au moins au niveau des points d'appui linguaux. (déglutition du liquide amniotique). les arcades sont plates. les réflexes parodontaux et la fonction occlusale. de la fonction ou du geste.Fonctions de la sphère oro-faciale b) État de fonction. Les influx nerveux issus des récepteurs proprioceptifs servent à réaliser « le câblage » cérébral néces- 25 saire à l'exécution des fonctions : c'est ce que l'on nomme les engrammes cérébraux. On peut l'apparenter à l'action d'une paire de ciseaux (action sécante): . Rôle de la ventilation nasale : elle est destinée à assurer le filtrage et la désinfection. est mis en place. Fréquence : 500 à 2 000 fois par 24 heures (Lehr). sont de type adulte. aucune ventilation buccale suppléante n'apparaît.

ché par le contact des lèvres avec un objet quelconque (stimulation au contact labial). elles assurent une barrière inflammatoire locale grâce aux histiocytes et une fonction immuno-sécrétoire (production d'Ig A 11 S et d'Ig A 7 S). — le masséter se contracte et les dents entrent en contact en position d'I. : déglutition d'un nutriment consistant) : — la respiration s'arrête par élévation du voile du palais. Les amygdales pharyngées (végétations adénoïdes) (fig. suivie par l'obturation du larynx par abaissement de Fépiglottc . et permettent dès lors une protection immunitaire (fig. 20. de par leur situation au carrefour pharyngé et buccal « la deuxième ligne de défense » de l'arbre ventilatoire. dans certains cas (v. à la suite d'une contraction du mylo-hyoïdien. une phase buccale sous contrôle volontaire. une stabilisation de la mandibule par l'action de la musculature faciale et une forte contraction labiale. Rôle dans les anomalies antérieures. p. : au cours de la déglutition de la salive) ou de manière visible. au niveau antérieur. Il existe une phase de transition plus ou moins longue à partir de 18 mois entre la déglutition de type infantile et celle de type adulte. — La déglutition de type adulte : on reconnaît quatre phases à la déglutition dont trois mettent enjeu des structures oro-pharyngées : la préparation à la déglutition. Voile du palais Epiglotte Cfesophage FIG. Cette phase est sous contrôle volontaire. ce qui entraîne une diminution relative du volume lingual. Cette période correspond à la survenue des maladies infectieuses chez l'enfant et à une pathologie des organes lymphoïdes se manifestant par une hypertrophie plus ou moins importante et une infection surajoutée. une phase pharyngée sous contrôle réflexe et une phase œsophagienne. — La maturation de la déglutition : elle est fonction: — des modifications de l'environnement buccal: apparition des dents et augmentation de hauteur relative des procès alvéolaires. 3. — La phase buccale : tous les mouvements décrits se déroulent pratiquement en même temps : — l'orbiculaire des lèvres se contracte de manière invisible. La mise en occlusion fonctionnelle des dents de 6 ans et des incisives. les amygdales palatines constituent. elle peut être arrêtée à n'importe quel moment. La pression exercée. La musculature orofaciale joue le rôle d'un joint périphérique. Woda) peut atteindre 100 g par cm2 (Proffit). (ex. grâce aux lymphocytes. Il est important de noter qu'il existe un déficit en anticorps sériques et surtout sécrétoires pendant les six premiers mois de la vie. 86). c) La fonction immunitaire : au niveau pharyngé.0 et 31). (ex. (Fontenelle. . M. ce déficit va en décroissant jusqu'à 6 ans. La déglutition chez le nouveau-né est caractérisée par un étalement de langue entre les arcades. contraction isométrique. — La phase buccale de la déglutition. Une onde péristaltique se produit. Les muscles péri-buccaux et les buccinateurs participent activement aux mouvements de la déglutition. par la langue qui ne se déplace pas mais présente simplement une onde de déformation. 29 et 31) sont le siège d'une forte réponse immunitaire. — des changements du mode de nutrition : liquide -> semi-liquide -> solide. avec l'établissement d'une déglutition de type adulte. C.26 Notions de base . contraction isotonique. qui entraîne le bol vers le pharynx grâce aux muscles linguaux. Elles réalisent l'élimination des germes et des virus. une bascule pharyngée de la langue et une modification des rapports des articulations temporo-mandibulaires : — de la maturation des circuits nerveux et de la modification des zones de stimulation . grâce aux lymphocytes T. — la pointe de la langue prend appui approximativement au niveau du raphé médian. d) La fonction antigravitaire : elle détermine l'équilibre du tronc céphalique. La persistance de la propulsion linguale antérieure ne doit être considérée comme anormale qu'à partir de la dixième année. coïncide en moyenne.

reflet des différentes tractions ou étirements musculaires. I. comme le pensaient les artistes de la Renaissance. courte et large ou intermédiaire entre ces deux tendances. Un prognathisme facial accentué — les lèvres paraissant situées très en avant dans le profil — chez un individu leucoderme. grâce à des modifications des formes et des proportions relatives des lèvres. les deux autres n'étant que des « témoins associés ». Les différents éléments de la face sont constitués d'unités anatomiques relativement autonomes : le front. en tournant autour de l'œuvre d'art. On notera la similitude des appuis linguaux au cours de la déglutition de type adulte et au cours de l'articulation des palatales antérieures T. les proportions et la symétrie engendrent l'impression de beauté. D. dans la triade « déglutition-phonation-comportement habituel » (ou posture habituelle). Il faut chercher à replacer l'individu dans son milieu culturel donné : il est probablement difficile d'être albinos pour un individu mélanoderme. H. Comme l'écrit Château. • Conclusion : des perturbations dans le déroulement normal de ces différentes fonctions pourront avoir un effet plus ou moins marqué sur le développement des maxillaires. doit faire envisager chaque cas sans a priori et surtout en tenant compte de la propre image de soi que perçoit le sujet. en fonction de leurs propres besoins. des normes esthétiques. J. On différencie des profils concave (fig. b) La mimique : elle fait participer l'ensemble des muscles peauciers et labiaux à l'expression d'une pensée ou d'un sentiment. C'est à ce stade que les effecteurs buccaux entrent en jeu. N. du menton. la face peut être longue et étroite. de dépressions et de proéminences. la phonation normale est caractérisée par une absence d'appui de la langue sur les secteurs incisifs supérieur et inférieur et une absence d'interposition de 27 la langue entre les arcades dentaires. L'orthodontie ne se donne pas pour but de rendre beau tous les individus traités. F. et sa largeur mesurée au niveau des pommettes. C. c'est le troisième élément qui constitue probablement le facteur essentiel du développement dento-facial. La face est caractérisée par sa longueur. ou tout au moins d'harmonie. seule la phase sus-glottique se situe dans le cadre des préoccupations orthodontiques. 2\b) et rectiligne. des « canons de la beauté » qui leur soient un guide pour la reproduction du visage humain. Lors de l'articulation des phonèmes consonantiques occlusaux T. Le nez constitue l'élément central du profil. Dans un visage équilibré. La phonation est un phénomène complexe. le menton. la lèvre supérieure et la lèvre inférieure. pour devenir un langage articulé. dans les sociétés occidentales. Le profil d'un visage est caractérisé par sa convexité: la convexité cutanée est déterminée par le nez. l'ensellure nasale et le nez. eux-mêmes induits par le système nerveux central. Cette notion est si essentielle qu'elle sert de base à une classification des types de face (p. et l'étage supérieur incorporant le front. Un profil peut être . L'usage s'est établi de différencier la face et le profil. les pommettes et les joues. 51). 11 est transformé au cours de son passage dans les cavités pharyngées et buccales. V. Les peintres et les sculpteurs ont de tout temps cherché à préciser et à définir. autour de cette structure s'ordonnent l'étage inférieur du visage avec lèvres et menton. Le son est émis par la glotte au niveau du larynx. Les proportions du visage devraient s'apprécier comme on peut le faire pour une sculpture. peut constituer un handicap. N et constrictifs S. les lèvres et le menton. D.Harmonie du visage et de la denture • Les fonctions sociales : a) La phonation : Définition : c'est la production de sons à l'aide de phonèmes. des différents étages de la face et éventuellement du nez. Z. 2lu). mesurée entre la racine des cheveux et la base inférieure du menton. Le caractère d'un visage est également déterminé par les mimiques et les expressions mises en jeu au cours des relations sociales. Ces volumes s'apprécient sur un visage détendu et au repos. la multiplicité des mélanges raciaux. Toutefois. dont la disposition équilibrée. c'est-à-dire d'éléments sonores d'un langage donné possédant des caractéristiques distinctives par rapport aux autres sons du langage. formé de phonèmes. Ses objectifs esthétiques se limitent à retrouver des proportions faciales harmonieuses. L'HARMONIE DU VISAGE ET DE LA DENTURE Le visage comporte une série de modelés et d'aplats. de la face et sur la position des dents. convexe (fig. Les dimensions du visage ne sont guère quantifiables.

comporte également une connotation sensuelle. b) Profil concave (fille de 12 ans). Un dernier élément qu'on ne peut modifier par le traitement d'orthodontie concoure au modelé d'un profil.l. premier médiateur de la possession ou de la tendresse. d'aspect enfantin. la majorité des patients recevant un traitement d'orthodontie sont encore en période de croissance. En outre. v.c): sillon labio-mentonnier (s. d'où s'échappent des sons indispensables aux fonctions de relation. p. b.l. droite ou inclinée. un profil convexe. chez un jeune enfant présentant des lèvres proéminentes et un nez court. 21.). premier maillon d'une fonction vitale.n. Une estimation esthétique conduite en période de croissance est donc sujette à révision. — c et d) Les lèvres. ce qui correspond à des lèvres fines et un nez et un menton importants.m. .b. La forme des lèvres s'apprécie en tenant compte de leur épaisseur. La s. C'est dire combien les lèvres. 58).28 Notions de base convexité cutanée. nez inclus. de leur longueur (largeur bicommissurale : 1.m. grâce à un nez de longueur importante. c'est le front dont l'orientation.m FIG. déterminé par un nez de dimension relativement moyenne et des lèvres bien ourlées dont le vermillon est assez épais. sans carie. certains éléments caractéristiques de la face ne présentent leur dimension définitive qu'après la puberté. où pénètrent les aliments.v. 11 faut différencier l'épaisseur du vermillon : e. Cette caractéristique convient plus particulièrement aux hommes. c) De profil : épaisseur totale de la lèvre supérieure (e. peut convenir à un visage féminin.t. épaisseur de la lèvre au niveau de la concavité (e. s. • Les éléments modifiables par un traitement d'orthodontie : quelques points de repère : Les lèvres : la bouche. 21 c) et de leur concavité cutanée. participent à l'harmonie du visage.l. FIG. A contrario. a tendance à diminuer avec l'âge. par le jeu des volumes et des courbes et de leur prolongation. (ou partie rose des harmonieux si la concavité n'est pas trop marquée. sous-tendues par la denture et mises en mouvement par les muscles oro-faciaux.) (fig. et la position relative par rapport au reste de la face. tant par la séduction du sourire que par la forme des lèvres. après la puberté. d) De face : largeur bi-commissurale (l. bien alignée. surmontée par une gencive de coloration plaisante et d'aspect discret. une symphyse plus épaisse et des lèvres plus tendues. — a) Profil convexe (garçon de 12 ans). détermine des types de profil très variés (cisfrontal : front en avant.l.): sillon labio-nasal (s. Or. La convexité cutanée présente des modifications importantes au cours de la maturation. 21.). une denture de belle apparence. transfrontal : front en arrière).c): épaisseur du vermillon (e.). en un profil plutôt concave. comme le fait la convexité squelettiquc (v. dévoilant au moment du sourire. Cette évolution peut transformer un profil très convexe.

32a) : cette dimension est très sensible à l'influence du traitement orthodontique. soit séparées par un espace interlabial minime entre 2 et 3 mm. 22. leur position. pointues ou arrondies. Si la lèvre supérieure découvre trop la gencive. lèvres) et l'épaisseur totale de la lèvre entre les faces vestibulaires des incisives et la zone la plus antérieure du vermillon (fig. — Les canines : selon leur forme. est particulièrement complexe et ne peut se réduire à quelques règles chiffrées. Le menton peut être plus en avant et plus marqué chez les hommes. Les lèvres sont sous-tendues par les dents. malgré le recul incisif. • Conclusion : on voit que l'articulation de ces différents éléments. m. 37A). le sillon labiomentonnier (s. Le sourire le plus plaisant ne découvre que la gencive libre des incisives supérieures. d'un sourire gingival. en dernier ressort. Un praticien compétent en orthodontie doit posséder ou cultiver un certain sens esthétique qui tienne compte des critères esthétiques contemporains. 22). on parle. — Garçon. ou bien la symphyse mentonnière peut être prononcée (fig. Cette caractéristique s'harmonise avec un nez plutôt important et des lèvres de dimension moyenne. Le menton. elles peuvent être relativement visibles ou placées à un niveau tel que leur pointe ne soit guère plus basse que les bords libres des incisives. la zone cutanée au-dessus du vermillon doit posséder. 61 ligne de Ricketts). . elle peut être aggravée. La houppe du menton ne doit présenter aucune contraction forcée — aspect en peau d'orange — pour obtenir une occlusion labiale. FIG. Par ailleurs. Leur position relative par rapport au secteur dentaire antérieur détermine ou non un sourire harmonieux. 32è et p. et labio-nasal : pour le supérieur : (s.) (fig.) pour l'inférieur. aux proportions très variables. dans ce cas. la disposition la plus harmonieuse semble être une symétrie entre la courbe des bords incisifs supérieurs et la courbe de la partie supérieure de la lèvre inférieure. est un facteur déterminant dans l'harmonie de la denture (v. n. La fonction occlusale déterminera. La position des dents antérieures — Les incisives : l'impression de dents « bien droites » ou trop inclinées vers l'avant ou vers l'arrière. 216). 21 c et d). rarement diminuée par un traitement. ce qui peut masquer les effets d'un recul des dents antérieures (fig. selon le sexe.croissance du nez (superposition de Steiner). du menton et du nez. Profils à 12 et 14 ans (pointillés) : épaississement des lèvres. une légère concavité. En position de repos — obtenue en passant avec douceur les doigts sur les lèvres — les lèvres sont : soit en contact. La ligne esthétique de Steiner donne une indication intéressante pour la position relative des lèvres. Règle donnée par Steiner : la ligne joignant le milieu de la base du nez et la partie la plus antérieure de la symphyse doit être tangente aux deux lèvres (fig. la lèvre inférieure ne recouvrant pas les incisives supérieures. fig. quand elle est prononcée. caractéristique assez inesthétique. Cette épaisseur a tendance parfois à augmenter si la croissance du nez est importante.Harmonie du visage et de la denture 29 Le sourire : au cours du sourire. — Il peut être plat. En cas d'excès. 326). 1. pour être de forme agréable. La hauteur de l'étage inférieur de la face (fig. 1.

. OBJECTIFS CONVENTIONS ADOPTÉES On différencie — des anomalies des bases maxillaires : — des anomalies alvéolaires: — des anomalies des relations d'arcades. statiques et cinétiques. en principe. a) La description des anomalies maxillaires et alvéolaires se fait dans les trois sens de l'espace. à l'aide de trois plans de référence (fig. PLAN FRONTAL PLAN HORIZONTAL FiG. Orientation dans l'espace. — des anomalies de position des dents. ^Z^"^ ^ < ^ \ 1 PLAN SAGITTAL PLAN SAGITTAt MEDIAN La terminologie permet de décrire. aucune idée d'étiologie. 23) : — un plan sagittal médian vertical . — Les trois plans d'orientation. 23. de pathogénie ou de traitement. de façon précise. les différentes anomalies orthodontiques. telle qu'elle est proposée. Elle sera limitée aux termes les plus usuels. Elle est uniquement descriptive et n'évoque. La terminologie.LE BILAN ORTHODONTIQUE LA TERMINOLOGIE : UN LANGAGE ORTHODONTIQUE La description des anomalies orthodontiques requère l'utilisation d'un langage particulier dont la signification doit être connue. — un plan frontal perpendiculaire au premier. correspond à la nomenclature adoptée conjointement par la Fédération dentaire internationale et la Société française d'Orthopédie dento-faciale.

perpendiculaire au plan sagittal. Sens antéro-postérieur (uniquement pour le secteur antérieur) : — pro-alvéolie : désigne une vestibulo-version d'un groupe de dents et de l'os alvéolaire qui les supporte. Qualificatifs : inférieur/supérieur total/partiel symétrique/asymétrique unilatéral/bilatéral unimaxillaire/bimaxillaire. caractère ethnique. — dans le sens vertical : INFRA : trop en haut par rapport au plan d'occlusion. Anomalies de volume — Latérognathie : ce terme est utilisé plus particulièrement pour la mandibule (anomalie anatomique). 2. — rétrochéilie : lèvres trop en arrière . TERMINOLOGIE ORTHODONTIQUE Terminologie des tissus mous. pro ou rétrognathie ' — sens vertical : infra ou supragnathie : affectent les secteurs antérieurs et postérieurs. et un qualificatif qui indique le niveau. (Bases osseuses et procès alvéolaires) : — le terme maxillaire désigne le maxillaire supérieur. Ces termes sont surtout utilisés dans la description des grands syndromes cranio-faciaux. — Dolichognathie : longueur antéro-postérieure augmentée 2. La structure que l'on veut définir est désignée par un radical d'origine grecque. Ces termes ne sont plus guère utilisés. RÉTRO : trop en arrière . 1. Construction linguistique. Anomalies topographiques : — sens antéro-postérieur . Au niveau des lèvres : — prochéilie : lèvres trop en avant . — rétro-alvéolie : désigne une linguo-version. . b) La description des anomalies de position des dents se fait en prenant comme base de référence la courbe de l'arcade. Au niveau du menton : — progénie : menton très proéminent. — Brachygnathie : longueur antéro-postérieurc diminuée 2. — le terme mandibule désigne le maxillaire inférieur. Ce radical est précédé par un préfixe qui précise la situation dans l'espace. Ensellure nasale : concavité située à la jonction du front et du nez. Si les deux lèvres donnent l'impression d'être trop en avant dans le profil : biprochéilie — terme similaire : biprotrusion. — rétrogénie : menton effacé. • Anomalies alvéolaires. — sens transversal. — Micrognathiejmacrognathie : indique une réduction ou une augmentation d'ensemble du volume de l'un des maxillaires. — dans le sens transversal : ENDO : en dedans de la situation « normale ». Sens vertical (secteur antérieur) : — supra-alvéolie : arcade alvéolaire antérieure trop basse par rapport au plan d'occlusion . au niveau du plan d'occlusion. concerne le maxillaire uniquement : endognathie : le maxillaire est trop étroit: exognathie : le maxillaire est trop large. Termes proposés par Château. Exemple : PRO GNATHIE INFÉRIEURE préfixe Préfixes : radical niveau — dans le sens antéro-postérieur : PRO : trop en avant. EXO : en dehors de la situation « normale ». — Éversion de la lèvre : concavité exagérée de l'une des lèvres.32 Bilan orthodontique Terminologie des anomalies des maxillaires. le plan horizontal étant matérialisé par le plan d'occlusion. Différencier « prognathie » (anomalie orthodontique) et « prognathisme facial » de la race noire. • Anomalies des bases osseuses : radical GNATHIE : prononcer ti: on utilise le — un plan horizontal. Ces caractéristiques modifient également les relations sagittales. SUPRA : trop en bas.

. L'utilisation du terme . Secteur transversal (secteurs antérieur et latéral) : linguoelusion et vestibuloclusion : a) Au secteur antérieur. Le surplomb (S). La courbe d'arcade sert de ligne de référence. 25c). Sa compréhension est universelle... b) Surplomb et recouvrement au niveau des prémolaires et des molaires.. mésio-distal et vertical. exagéré. anomalie des procès alvéolaires. le plan horizontal est matérialisé par le plan d'occlusion.Terminologie : un langage orthodontique — infra-alvéolie : arcade alvéolaire antérieure trop haute. 256). implique qu'il s'agit des dents inférieures. Cette description correspond à la classification d'Angle. Le terme BÉANCE tend à être de plus en plus utilisé. La courbe d'arcade sert de référence. 25/'): linguo-version : localisée à 1 ou 2 dents (fig. 25c).VERSION indique une inclinaison anormale du grand axe de la dent. et deux secteurs latéraux..): FIG. — linguoelusion : recouvrement des dents supérieures par les inférieures (fig. Terminologie des relations interarcades (rapports d'occlusion). — Ces anomalies apparaissent au cours du chemin de fermeture de la mandibule. b) Infraclusion : — secteur antérieur : absence ou insuffisance de recouvrement incisif (fig. 25/. — secteur postérieur : absence de contacts occlusaux au niveau d'un groupe de dents cuspidées. Le radical CLUSION permet de décrire les rapports d'occlusion dans les trois sens de l'espace. 25a). en cas d'inclinaison vestibulaire des prémolaires ou/et des molaires supérieures (fig. la description se fait dans les sens vestibulo-lingual. une rétroalvéolie supérieure. b) Au secteur latéral : — vestibuloclusion exagérée. Terminologie des anomalies de position des dents. car plus concis. 25?): — dans le sens mésio-distal : mésioversion: distoversion (fig.CLUSION. 24a et b).dans le sens vestibulo-lingual : vestibulo-version : localisée à 1 ou 2 dents (fig. 24. Elles correspondent à un décalage marqué entre la position de contacts maximum des dents et la position la plus haute et la plus reculée des condyles (relation centrée) (v. • Relations cinétiques. Le radical . peu utilisé (en général. anomalie des relations d'arcades (fig. 25). fig. Sens antéro-postérieur : secteurs antérieur et latéraux. — a) Surplomb et recouvrement au niveau des incisives. — Secteurs latéraux (canines comprises) : mésioclusion : trop en avant : distoclusion : trop en arrière. parallèlement au plan occlusal (v. sans précision particulière. qui sera décrite page 35. — Les arcades sont divisées en trois secteurs : un secteur antérieur. d'origine iatrogène). inversé (v. . • Relations statiques. Sens transversal (uniquement pour les secteurs latéraux) : — endo-alvéolie : version linguale d'un groupe de dents latérales et de l'os alvéolaire qui les supporte . c'est la distance entre les bords libres des incisives centrales supérieures et inférieures. — Secteur antérieur : surplomb normal ( ~ 2 mm). 124) : — dans le sens antéro-postérieur : proglissement: — dans le sens latéral : latéro-glissement ou latérodéviation : ce dernier terme illustrant bien la déviation des milieux incisifs au cours du mouvement de fermeture. peut s'accompagner d'une linguoelusion. 33 Sens vertical : recouvrement : a) Supraclusion (uniquement au secteur antérieur) : excès de recouvrement incisif (fig. Termes synonymes : béance antérieure = infraclusion antérieure: béance latérale = infraclusion latérale. p. seul os mobile de la face. 25a). fig. — exo-ahéolie : version vestibulaire.

— dans le sens vertical : infraposition (ou . elles constituent rarement des syndromes.. — Schéma des malpositions et malocclusions dentaires. en position de repos (+ de 3 mm). Quelques termes couramment employés. 119). autour de l'axe longitudinal de la dent (fig.TOPIE) : dent trop haute par rapport au plan d'occlusion : supraposition (ou . en intercuspidie maximale. . 25. rotation marginale : l'axe de rotation est mésial ou distal (fig.. FIG. 26a) . — Dysmorphose .TOPIE) : dent trop basse (fig. — Encombrement dentaire : caractérise un alignement incorrect des dents. 26b)..anomalie morphologique. p. — Engrènement : degré d'interpénétration des cuspides d'une arcade dans les embrasures antagonistes. qui implique une idée de déplacement (v. — a) Rotation mono-marginale mésio-restibulaire. . Il est donc plus correct de parler de signes cliniques (découverts par le praticien) et d' « entité clinique » (au lieu de syndrome). 11 est préférable d'éviter le radical . 26. Rotation : rotation axiale. Rappel : les anomalies orthodontiques ne sont pas des maladies. — Malocclusion : engrènement anormal des dents.34 Bilan orthodontique f g h i FIG.. 25/'). définie par rapport aux normes habituelles d'une population donnée. — Ectopie : situation d'une dent éloignée de son emplacement habituel..Béante ou inocclusion labiale : les lèvres ne se joignent pas. b) Rotation axiale mésio-restibulaire.GRESSION.. (Ce terme n'implique pas d'idée diagnostic).

Elle doit être complétée par la description des rapports d'occlusion antéro-postérieurs au niveau des canines permanentes et au niveau des incisives centrales supérieures et inférieures. Dire en effet qu'il existe une « prognathie supérieure » c'est être capable de faire la preuve que le maxillaire supérieur est en avant. ou bien. Elles servent également de base pour l'établissement du bilan orthodontique. ce qui est loin d'être toujours évident. à la mandibule. ce qui implique une idée thérapeutique d'élargissement qui peut être aléatoire ou impossible. . division 2 Classe III FIG. lorsqu'on parle de « rétrognathie inférieure ». en intercuspidie maximale. division 1 Classe II.Classifications d'Angle et de Ballard Remarque : la terminologie n'est pas aussi innocente qu'il n'y paraît. 27. La classification d'Angle peut donner l'impression de faire double emploi avec la nomenclature précédente. Elle est basée sur les rapports d'occlusion des faces vestibulaires des molaires de 6 ans dans le sens antéro-postérieur. LA CLASSIFICATION D'ANGLE Elle permet de décrire les relations d'arcades dans le sens antéro-postérieur. Elle définit uniquement des relations d'arcades au niveau vestibulaire. sans précision quant aux rapports des cuspides linguales. Classe I Classe II. canines et incisifs. sans implication diagnostic ou thérapeutique. elle a donc été utilisée pour le classement des différents types d'anomalies. LES CLASSIFICATIONS D'ANGLE ET DE BALLARD Elles facilitent la communication entre les praticiens pour la définition de certaines conditions morphologiques et de certaines entités cliniques. par ailleurs. — a) Les classes d'Angle : rapports molaires. Sa compréhension est universelle. dans le plan de cet ouvrage. l'intérêt de décrire un décalage antéro-postérieur. Parler d' « endognathie » signifie que le maxillaire incriminé est trop étroit. 35 de prouver que la mandibule est en arrière. Elle présente.

) . La classe I. En conséquence. dans le sens antéropostérieur ne coïncident pas nécessairement avec les FIG. 27a). 27b) : présente une vestibulo-version des incisives centrales supérieures: — la classe II. La classe II. division 1. par exception. — Au niveau du secteur antérieur : occlusion inversée ou non. . un cas de Classe II squelettique et de Classe 1 dentaire (A N B = — 7"). subdivision D. 14 et fig. L'énoncé d'une classe d'Angle ne constitue pas en soi un diagnostic orthodontique. — Au niveau molaire : mésioclusion des dents de 6 ans inférieures. 21 d). Au niveau molaire : distoclusion des dents de 6 ans inférieures. la canine inférieure est en avance d'une demi-dent par rapport à la canine supérieure. 27. — s'il existe une classe II molaire unilatérale (ou une classe III). la classe II se situe à droite. p. fig. 7. sauf une exception. etc. 27c) : présente une linguo-version des incisives centrales supérieures. on parle de classe II. LA CLASSIFICATION DE BALLARD Les relations des bases osseuses. suffit à énoncer un diagnostic orthodontique. division 2 (fig. une entité clinique spécifique. La classe III (fig. Définition : la dent de 6 ans inférieure est mésialée d'une demi-cuspide par rapport à la dent de 6 ans supérieure. Remarques : — il est nécessaire de préciser le degré de décalage molaire (par exemple : 1/3 de cuspide. — b) Les classes squelettiques de Ballard. division 1 (fig. division 2. La classe II comporte deux subdivisions qui se différencient suivant l'inclinaison des incisives supérieures : — la classe II. ceci constituant ce que l'on appelle une « occlusion engrenante » (v.36 Bilan orthodontique Cette anomalie constitue. L'énoncé d'une classe II. une demicuspide ou une largeur de prémolaire. si par exemple.

fig. 58 Détermination et p. néant sur la figure 65) : b) dysharmonie dento-maxillaire (D. p. 27. 51) : face longue. dysharmonie dento-dentaire: c) anomalies des relations d'arcades dans les 3 sens de l'espace et par secteur. : agénésies. C'est pourquoi Ballard a proposé une classification des relations des bases osseuses qui complète la classification d'Angle. Elle permet de visualiser des compensations dentaires. 37 Utilisation pratique de la terminologie. vestibulo-version incisives supérieures (v. ANB --* vestibulo-version des incisives supérieures et inférieures. fig. Classe squelettique I : rapport harmonieux entre les maxillaires. inclusions. p. statiques et cinétiques : classes II molaires et canines. infraclusion antérieure. en cas de décalage des bases. M. : — type de croissance ( v. p. 2.) sur la figure 65. Classe squelettique II : position trop postérieure de la mandibule. La description d'un tableau clinique obéit à certaines règles (v. l'exemple de la figure 65a et b) : 1. ANB N. — c) Les classes squelettiques de Ballard : un cas de Classe III squelettique et de Classe I dentaire (A N B = + 1°).. — type facial (v.Classifications d'Angle et de Ballard relations occlusales. Elle tient compte des rapports relatifs de la mandibule par rapport aux maxillaires et de l'inclinaison des incisives. 53): rotation postérieure. incisives normalement placées. Classe squelettique III : position trop antérieure de la mandibule. 65): FlG. Préciser les anomalies morphologiques et fonctionnelles : — au niveau des dents et des arcades : a) anomalies dentaires (ex.. 21b). division 1 . Contacts incisifs (v. légère linguo-version des incisives inférieures. légère vestibulo-version des incisives supérieures. 61 Les critiques que l'on peut en faire). 27a). D. contacts incisifs (fig. Classer le sujet : — classe d'Angle : malocclusion de la classe II. . Ce décalage des bases est apprécié grâce à l'angle ANB (v. classification des relations d'arcades.

exo et endo-buccal est pratiqué. Constitution du dossier orthodontique 3. si nécessaire. béance antérieure. cinq étapes. Les modalités pratiques de la consultation orthodontique. . sont prescrits.38 Bilan orthodontique b) anomalies des bases maxillaires : prognathie maxillaire. Élaboration du plan de traitement. La prescription d'examens complémentaires sera faite éventuellement à la fin de cet examen. Première consultation sans documents : à l'issue de cette consultation. Il doit permettre de décider de l'opportunité d'approfondir ou non le problème. Examen clinique sans documents 2. proalvéolie supérieure. . 1. dont trois consultations. Le bilan orthodontique 4. Ces modalités sont à peu près constantes. en ne retenant que ce qui fera l'objet d'un traitement et en faisant apparaître en premier les anomalies majeures. des examens complémentaires. La tendance actuelle est de simplifier à l'extrême l'énoncé des anomalies orthodontiques. 4. 1. L'EXAMEN CLINIQUE SANS DOCUMENTS PREMIÈRE CONSULTATION Un examen complet. Synthèse thérapeutique réalisée à l'aide de l'observation clinique et du dossier orthodontique complet. en moyenne. sauf cas particulier. — Au niveau des structures osseuses : a) anomalies alvéolaires antérieures : . 3. 5. au cours de la troisième visite. Les différentes éventualités sont figurées dans le schéma ci-après. 2. La mise au point et l'exposé d'un plan de traitement nécessitent. Deuxième consultation et prise d'empreintes. d) anomalies de position des dents et malocclusions unitaires. Constitution du dossier orthodontique. L'ÉTABLISSEMENT DU DOSSIER ORTHODONTIQUE LA CONSULTATION ORTHODONTIQUE MODALITÉS PRATIQUES Méthodologie. au cours de cette première consultation... Compte rendu du bilan orthodontique et du plan de traitement.

. état de santé. des malpositions. forme. têtage de la langue ? — Date d'évolution des premières dents temporaires (v. la position relative par rapport au profil : — l'examen du menton : importance de l'éminence mentonnière — situation dans le profil : (menton effacé. les dents étant en contact: — Vexamen du nez : stade de maturation (nez infantile. le regard dirigé vers l'horizon. une ectopie. NOTER : l'âge dentaire (en denture mixte. ARCADES : technique d'examen. orientation de la base inférieure. des rotations et des versions localisées. Noter : — l'impression d'ensemble : convexité du profil. 39 Sexe. harmonie des proportions. afin d'acquérir sa confiance et sa sympathie. mère ou tuteur. origine ethnique. On débutera l'examen par le maxillaire inférieur. Interrogatoire. Les dents. NOTER : l'hygiène bucco-dentaire. responsable légal de l'enfant. position relative de la symphyse par rapport au plan sagittal médian. dimension et symétrie des orifices narinaires. patient et praticien sont assis l'un en face de Vautre. de profil. — l'examen du menton : largeur épaisseur de la symphyse . — Le patient est assis sur le fauteuil en position orthogonale. Examen des arcades séparées. nez d'adulte). les sites de . menton proéminent) — palpation. Examen de la denture et de Vocclusion. âge civil précis. une supraclusion incisive. la lèvre supérieure doit présenter une légère concavité. Technique d'examen : le dossier du fauteuil est incliné à 45°. — Motif de la consultation : esthétique ? fonctionnelle ? ou les deux ? — L'enfant a-t-il déjà suivi un traitement orthodontique ? — Le patient et la famille sont-ils informés des contraintes d'un traitement d'orthodontie ? — Traits familiaux : l'un des membres de la famille (collatéraux compris) présente-t-il les mêmes anomalies dentaires ou squelettiques ? — Habitudes déformantes : suçage digital ou labial. assis sur une chaise d'opérateur. de l'angle goniaque. — l'examen des lèvres : forme. un retard d'éruption localisé. • Vexamen du visage. — l'examen du front : inclinaison et position relative par rapport au profil: — l'examen du ne: : longueur. le patient est debout en position de repos mandibulaire. effleurer les lèvres avec les doigts) : lèvres jointes ou inocclusion labiale — sillon labio-mentonnier — rapport des lèvres et des dents au repos et au cours du sourire.longueur bicommissurale . le praticien est situé en position de 9 h. une bascule de cette courbe dans le sens transversal.position habituelle. appréciation qualitative de l'étage inférieur de la face. Si nécessaire. proportions du visage : face longue ou face courte. appréciation qualitative de l'importance de l'étage inférieur de la face. largeur de la base. frères et sœurs). p. au repos (pour obtenir une totale décontraction. Cet examen est pratiqué au cours d'une conversation détendue avec l'enfant.Etablissement du dossier orthodontique Renseignements généraux. apprécier la mobilité de certaines dents temporaires). • Vexamen du visage. en face du praticien. de même que la lèvre inférieure (c'est « l'ourlée » de la lèvre) . maintenir la tête du patient pour obtenir une bonne orientation (à peu près selon le plan de Francfort cutané). Technique d'examen. EXAMEN DE LA COURBE D'OCCLUSION AUX DEUX Examen du visage. dans le sens transversal : au niveau canine et prémolaire. Technique d'examen. — Jusqu'à 11-12 ans. . hauteur du nez. orientation de la base du nez: — l'examen des lèvres : épaisseur du vermillon . la hauteur de gencive attachée. le rapport des lèvres entre elles .fossette. cadre familial (père.épaisseur et longueur) : . Noter : — F impression d'ensemble : harmonie générale de la face. pour en apprécier la tonicité. maturation apparente. 9). — Dans le sens sagittal : réglette rigide placée au niveau molaire et prémolaire. Après 12 ans (selon la taille). un encombrement antérieur ou latéral. Le parodonte. de face. Cet examen permet de mettre en évidence une courbe de Spee exagérée ou inversée. l'état de la gencive.

. l'index et le pouce de la main gauche au niveau des prémolaires. — Montrer au patient. Par rapport au plan sagittal médian : repères au crayon dermographiquc dépôts tartriques (présomption d'une mastication unilatérale). Position : le patient est en position allongée.Au niveau des canines de lait : toute canine temporaire n'ayant pas subi une abrasion physiologique. en classe II en relation centrée. — 11 peut être commode d'utiliser l'ongle du pouce droit pour permettre un guidage antérieur. s'il existe un fort décalage avec l'I. le pouce prend appui par un contact très léger au niveau de la symphyse mentonnière.Noter. p. prier le patient de serrer ses dents au maximum. et fait apparaître des rapports exagérés dans le sens vestibulo-lingual (fig. comme ta main ». C. . 4) : — aggrave l'importance du décalage antéro-postérieur d'une malocclusion de la classe II. l'importance du décalage. le décalage entre relation centrée et I. 28<s. — Demander au patient de « laisser la bouche à demi-ouverte » et de « lâcher » le menton. ça ne fait pas mal du tout. b) En denture adulte : prématurité au niveau des dents de 12 ans ou à d'autres niveaux. en millimètres. — Expliquer le « pourquoi » de cette recherche (analogie avec une charnière de porte et un casse-noix). L'état des dents : susceptibilité particulière à la carie ? Recherche de la relation centrée. — Prendre le poignet du patient et lui demander de laisser sa main inerte. à l'aide d'un miroir. les freins médians et latéraux. — Manipuler la mandibule jusqu'au contact avec la pulpe de l'index et du pouce gauche. pour éviter tout contact dentaire. — Effectuer des mouvements de « tap-tap » rapides. Incidents. 104). Mise en évidence des prématurités : a) En denture mixte : . L'analyse s'effectue dans le sens transversal et dans le sens antéro-postérieur (c'est le praticien qui modifie sa position d'examen). les jambes non croisées. b) Dans le sens transversal : met en évidence une latéro-déviation provoquée par une endo-alvéolie symétrique (v. p. puis maintenir la mandibule en position de relation centrée. M. et renouveler cette mise en évidence pour la personne accompagnante. Le praticien se situe en position de 10 h. de la relation centrée jusqu'à fintercuspidie maximale (signe de latérodéviation mandibulaire) (v. . il faut laisser ta mâchoire toute molle.Incisive centrale ou latérale en linguocclusion : ces malpositions localisées entraînent très fréquemment un proglissement. 25d) au niveau des secteurs latéraux (fig. sans forcer vers l'arrière. — Un fort décalage entre relation centrée et intercuspidie maximale : a) Dans le sens sagittal : — transforme une classe I. c) Dans le sens vertical : la relation centrée n'est pas une position de référence pour l'étude de la dimension verticale.40 Bilan orthodontique — Sens transversal (praticien face au patient) : mise en évidence d'une déviation des milieux incisifs. Examen des milieux incisifs : 1. Examen de l'occlusion en intercuspidie maximale (avec le maximum de contacts dentaires). — Impossibilité de retrouver la relation centrée : prescrire un myorelaxant ou préparer une « Jig » de Lucia. la première phalange de ses doigts dépassant légèrement la ligne des cuspides. l'agiter plusieurs fois et lui dire « maintenant je vais faire pareil avec ta mâchoire du bas. — diminue l'importance du décalage antéro-postérieur d'une malocclusion de la classe III. entre relation centrée et intercuspidie maximale et le sens du décalage (antéro-postérieur ou transversal. A partir de la position de relation centrée. Recherche d'un éventuel décalage entre la relation centrée et l'intercuspidie maximale. M. 89). Rappel. plusieurs fois de suite. examinée en intercuspidie maximale. ou les deux). — Sens antéro-postérieur (praticien situé latéralement par rapport au patient) : mise en évidence d'un proglissement mandibulaire (v. Technique d'examen. les bras reposant sur les accoudoirs du fauteuil. p. Elle se fera avant l'examen de l'occlusion en intercuspidie maximale. Recommencer cette manœuvre plusieurs fois. C. Manipulations. constitue l'un des signes d'une latéro-déviation ou d'un proglissement mandibulaire. L'index de la main droite est recourbé sous le menton. le plus détendu possible. — Effacer progressivement les doigts pour rechercher le premier contact dentaire. 89).

la réglette est située au même niveau que précédemment. le surplomb est estimé avec la réglette placée verticalement. molaires. perpendiculairement à la première. — Technique d'examen : il a) Les relations sagittales au niveau des premières molaires permanentes et des canines : 1. du signe — en cas de recouvrement incisif insuffisant ou inexistant (béance ou infraclusion incisive) (v. En denture mixte : — deuxièmes molaires temporaires: plan terminal à marche mésiale. On le mesure au niveau de l'incisive la plus vestibulée en cas d'asymétrie légère. M. — Rechercher des contacts prématurés du côté non travaillant . et disposer une deuxième réglette en plastique. 24a) . prémolaires et canines : linguoeelusion ou vestibulocclusion exagérées . — examiner au papier à articulé fin les contacts occlusaux en I. pour mesurer le recouvrement incisif. 24a) : technique d'examen : il se fera dans le même temps que la mesure du surplomb. SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR. U.) (fig. C. molaires et canines droits et gauches. Étude des malocclusions localisées. P. Résultats : noter la valeur du recouvrement incisif en demi-millimètres. au niveau des secteurs latéraux. tangente au bord libre des incisives centrales supérieures et en contact avec les incisives centrales inférieures. p. fig. — canines temporaires : présomption des relations ultérieures au niveau des canines permanentes.Etablissement du dossier orthodontique 2. SENS VERTICAL. SENS TRANSVERSAL. même position pour le praticien. placer une réglette métallique. b) Au niveau des incisives : — orientation des incisives supérieures (vestibulo ou linguoversion apparente (v. En denture permanente : premières molaires et canines : préciser le type de classe d'Angle. Il est mesuré au niveau des incisives centrales droites et gauches. 35. 4. d'un miroir. Il est affecté du signe + si les incisives supérieures sont en avant des inférieures et du signe — en cas d'occlusion antérieure inversée.) (fig. en cas d'asymétrie. le praticien s'incline à droite pour examiner le secteur latéral le plus possible de face. en s'aidant au besoin. Position relative du frein de la lèvre supérieure par rapport au milieu supérieur. B. Conclusion : malocclusion de la classe x d'Anale. : le recouvrement incisif et le surplomb seront plus commodément mesurés sur les moulages et les téléradiographies. par commodité. Coïncidence ou non des deux milieux incisifs. — Mesure du recouvrement incisif (orerbite. surplomb incisif. division 1 ou 2). — Noter : 41 rapports A. se fait dans le même temps que l'examen du sens sagittal. distale ou droit (v. Palpations. — mesure du surplomb incisif (overjet. sauf cas particuliers. orientée selon le plan d'occlusion. La coïncidence des milieux incisifs entre eux est nécessaire pour l'obtention d'une occlusion antérieure correcte. fig. N. Noter : une linguoeelusion ou une vestibulocclusion localisée à une dent. Résultats : noter le surplomb en demi-millimètres. Étude des relations d'arcades en intercuspidie maximale. à droite et à gauche. en cas de faible ouverture labiale: — secteur droit : le patient est prié de tourner la tête fortement à gauche. ou bien au niveau des incisives supérieures droites et gauches en cas d'asymétrie prononcée. 5b). technique d'examen : — secteur gauche : le patient est prié de tourner fortement la tête vers la droite. classe II. 25b). U. — Cet examen se fera. S. Noter le ou les milieux déviés et le sens de la déviation. — Palpation exobuccale prétraguienne et intraauriculaire —> symétrie du déplacement condylien ou . dans les trois sens de l'espace . ce qui fait apparaître le bord libre des incisives inférieures. Demander au patient d'ouvrir légèrement. S. En cas de béance. utiliser l'expression « faites basculer votre mâchoire du côté droit ». Il est affecté du signe + en cas de recouvrement incisif normal ou excessif. Examen cinétique de la fonction occlusale. 3. 2. — Rechercher une protection canine ou une protection de groupe. Préciser le niveau de la supraclusion ou de l'infraclusion (incisive ou incisivo-canine). technique d'examen : Le patient étant en intercuspidie maximale. Noter : — les relations vestibulo-linguales au niveau des secteurs latéraux droit et gauche.

crépitements. Noter les lésions préexistantes au traitement. — son volume. • Examen de la phonation : noter un zézaiement ou un chuintement. pour juger du mode de croissance. • Examen de la ventilation : — noter le diamètre des orifices narinaires et leur orientation. 34) . Noter : — la situation habituelle de la langue. L'examen clinique a permis de noter l'existence d'anomalies orthodontiques : / re éventualité : après un exposé des contraintes imposées par un traitement d'orthodontie. En fin d'examen. Éventuelle auscultation au stéthoscope. — l'étalement latéral. pour apprécier la répartition du flux ventilatoire: — apprécier le volume des amygdales palatines et pharyngées (végétations adénoïdes). • Examen de la langue. certains praticiens demandent une téléradiographie de profil. certains éléments restent à préciser : — le praticien prescrit des examens complémentaires pour la constitution d'un dossier orthodontique complet. en bouche ouverte : mise en évidence d'un frein de la langue trop court. soit avec un instrument. arcades serrées ou non serrées. soit avec l'index et le pouce. au niveau des canines. à l'aide d'un miroir. — Demander au patient de faire des mouvements d'élévation. et présenter un modèle de démonstration. par comparaison avec un cliché ultérieur. — Palpation endobuccale des ptérygoïdiens. 1. au cours du temps buccal. les différentes anomalies observées. — des indentations éventuelles sur les bords latéraux. Les conclusions du premier examen faut-il traiter ? Quand traiter ? : m La déglutition. dont l'occlusion est idéale. Examen exobuccal : noter une éventuelle contraction isotonique exagérée des muscles labiaux et de la houppe du menton. mise en évidence d'une asymétrie dans la fonction. Revoir l'enfant avant 12 ans. Au repos : cet examen se fera dans le même temps que l'examen des arcades séparées en position de repos mandibulaire et en bouche ouverte. puis des orifices narinaires. Examen des fonctions. il n'existe pas d' « urgence » en orthodontie. pour la motivation à l'hygiène. Sauf cas très exceptionnels. 3e éventualité : un traitement d'orthodontie semble nécessaire. allergies. Examen parodontal. . — Demander au patient d'avaler sa salive. Visites de contrôle tous les trimestres. — placer un index au niveau du sillon gingivolabial inférieur et demander au patient d'essayer de chasser le doigt. • Examen de la musculature labiale : — apprécier la tonicité labiale en insérant un index au niveau de chaque commissure et en demandant au patient de bien vouloir serrer ses lèvres. 2. Ja motivation du patient ou de l'entourage est insuffisante pour envisager de débuter un traitement. 2e éventualité : l'âge dentaire du patient ne permet pas d'entreprendre le traitement immédiatement : convoquer l'enfant en fonction de l'évolution de certaines dents permanentes. douleurs. — disposer un miroir au niveau de la cavité buccale entrouverte. ronflements nocturnes. la présence de mucosités. Mouvements volontaires. craquements. L'examen du visage et de la denture ne semblent pas justifier un traitement ontiodontique. Examen de la musculature labio-linguale. Montrer au patient. Interrogatoire : rhinites fréquentes. Examen endobuccal : écarter légèrement les lèvres. ou interposée en permanence entre les arcades (fig. à l'intérieur des arcades dentaires. Rassurer la famille et convoquer l'enfant avant douze ans.42 Bilan orthodontique Noter : l'interposition linguale antérieure ou/et latérale : préciser le type de déglutition. des mouvements de latéralité . dans l'immédiat. Test : tester les réflexes nauséeux (miroir appliqué au niveau du palais mou). A ce stade. angines. sur les faces occlusales des dents inférieures.

4. LA ET DEUXIÈME LA PRISE CONSULTATION D'EMPREINTES 1. de radiographies complémentaires : — pour la localisation d'une dent incluse ou d'une dent surnuméraire. en évitant de provoquer des réflexes nauséeux prononcés. l'existence d'éventuelles résorptions.). noter les dents présentes ou absentes. gar- . après réception. Prescription minimum : une radiopanoramique (v. des vomissements. — En cas de présomption de dents incluses : examens particuliers (p. la présence de dents incluses. 3. Ce cliché est inutile si le film réalisé en occlusion est de bonne qualité. • Le contrôle des documents. consultation psychologique. avis médical (rhumatismes articulaires aigus. au fauteuil. examens particuliers. si nécessaire. il doit être conduit comme un acte majeur. — Par coloration à la fluorescéine. • Le dossier photographique. Malgré son apparente facilité. pour obtenir l'image du condyle. p. on n'effectuera pas de fluoration à ce stade. des dents incluses ou absentes. lisibilité du profil cutané. Lecture. absence de proglissement constaté: — Radiographie de la main : contrôle de la lisibilité des phalanges. 2. L. Prescription. dossier radiographique. une téléradiographie de profil avec le profil cutané visible (v. de la radiographie panoramique : contrôle des caries. Cas particuliers. 13). — Téléradiographie. 74). — Radiographies « long cône » : contrôler l'état parodontal. — La prescription de radiographies doit tenir compte de ce que l'on recherche. sauf cas particulier. pour éviter une augmentation de la résistance à l'acide. réalisation par le praticien. Ces différents documents doivent parvenir au praticien avant le deuxième rendez-vous. — Téléradiographie : superposition des olives auriculaires. comitiaux. handicapés mentaux légers). de l'émail (collage des attaches). La prise d'empreintes : c'est le premier acte réellement effectué ' sur l'enfant. p.) et quelle est son utilité : établissement du bilan orthodontique et élaboration d"un plan de traitement. a) Instrumentation . R. des dents surnuméraires.. etc. — Prescription de photographies anthropométriques du visage. la forme des apex. de l'état de formation des germes et de leur position. consultation orthophonique. pour la mesure des germes des dents de sagesse. le stade de dentition. ce qui augmente d'autre part le coût des examens.Etablissement du dossier orthodontique — il précise en quoi consiste ce dossier (photographies du visage. 45) des radiographies rétro-alvéolaires « long cône ». — Éventuellement. Contrôle de la mobilité de certaines dents temporaires. de photographies intrabuccales. ou pire. 11 est inutile d'irradier l'enfant sans nécessité en prescrivant de multiples radiographies. au niveau des incisives supérieures et inférieures.matériaux : — porte-empreintes standards multiperforés. etc. ou bien téléradiographies à 45° droite et gauche (irradiation plus importante). 46). l'état des dents (caries. Contrôle de la plaque dentaire. en bouche ouverte. — Radiographie panoramique : contrôler la qualité et la lisibilité du cliché. — Au stade prépubertaire et pubertaire : radiographie des mains (fig. de découverte fortuite : — pour l'évaluation d'une dent dépulpée. — En cas de linguoeelusion unilatérale ou d'asymétrie apparente de la mandibule : radiographie en incidence axiale. d'agénésies et la morphologie des septa. p. 45). 43 • La prescription d'examens médicaux ou paramédicaux. Palpation pour localiser des dents incluses palatines ou vestibulaires. des obturations. — A la fin de l'examen clinique. éventuellement. en consultation orthodontique. — En cas d'encombrement dentaire apparent : radiographie « long cône » des prémolaires et des canines inférieures droites et gauches. DES LA PRESCRIPTION EXAMENS COMPLEMENTAIRES (En vue de la constitution du dossier orthodontique complet. — Consultation O. • Le dossier radiographique. de face et de profil. 5. dans un climat non agressif. empreintes des maxillaires. lésions apicales.

il est préférable de présenter cette éventualité comme certaine. C. LA TROISIÈME LE CONSULTATION RENDU : COMPTE L'exposé du bilan orthodontique et du plan de traitement est effectué au cours de la troisième visite. empreinte supérieure : le praticien se place debout. selon les habitudes de chacun. enfant accompagné. le dossier de fin de traitement d'un cas similaire sera présenté. c'est-àdire l'établissement du bilan orthodontique (p. les anomalies qvr'n a constatées. Les problèmes d'honoraires seront éclaircis à ce stade ou dès la première consultation. une tendance aux réflexes nauséeux. dans une autre séance. sont conviés le père et la mère. en une étape ou deux étapes). On cherchera à obtenir les empreintes des sillons gingivo-jugaux. si la coopération est bonne. et de répondre à ses interrogations. parallèlement au patient. M. 129). 8. ou deux dragées pour un adolescent âgé) . visualisation d'un programme audiovisuel. 28a). Jusqu'à 10-11 ans. : cette incidence permet de faire apparaître une asymétrie fonctionnelle (v. il est souhaitable de lui montrer. 89). 7. faire prononcer le mot « tchiiise ». ainsi que le temps prévu au fauteuil et l'aménagement des horaires. Un personnel auxiliaire bien formé et moins intimidant pour l'enfant. peut se charger de cette information. — Un cliché du profil droit (profil pur) sur papier noir et blanc mat et fond noir (fig. Photographies de face. sa présence n'est pas nécessaire. b) Technique opératoire : — Principe : les empreintes orthodontiques sont réalisées en compression. soit un barbiturique léger du type Belladénal (une dragée 1 heure avant le rendez-vous. Elle . des tubérosités et des trigones. précoce ou tardif. Le patient assistera ou non au compte rendu. . Si l'enfant n'était pas présent à cet entretien. sans chercher à minimiser les contraintes d'un traitement d'orthodontie et en insistant sur l'efficacité des thérapeutiques. Certains radiologues réalisent une photographie sur film radiographique. superposable à la téléradiographie de profil. 6. de même que les démarches administratives. c) Prémédication : si l'on a décelé. Tous les éléments sont réunis à ce stade pour l'élaboration de la synthèse thérapeutique. LA RÉALISATION D ' U N DOSSIER O R T H O D O N T I Q U E COMPLET PHOTOGRAPHIES Orientation : le visage est orienté suivant le plan de Francfort cutané (v. éventuellement. Présentation rapide des principaux dispositifs envisagés. Au cours de cet entretien. p. selon son âge. p. Pour réaliser un cliché de face. — Un cliché pris en position d'I. si possible. Un compte rendu synthétique écrit peut être également transmis par courrier . ce qui permettra de l'incliner au maximum vers l'avant. Nouveau contrôle de la plaque dentaire. le bras gauche maintenant sa tête. les anomalies qu'il présente et les dispositifs prévus pour les corriger. 47). en ne dissimulant pas les inconvénients qu'ils comportent. au moment de la prise d'empreinte. Enfin. — alginate à prise rapide. nis à l'aide de cire « Peripherie » ou porte-empreintes anatomiques type « COE » . information générale sur le traitement d'orthodontie. empreinte inférieure : patient et dossier du fauteuil à 45°. au cours du premier rendez-vous. — Positions du patient et du praticien : . Prise de cires en relation centrée et en intercuspidie maximale.44 Bilan orthodontique Si la nécessité d'extraire n'est pas évidente. \\ e x p o r t a et jwstàfteîa son choix thérapeutique (avec ou sans extraction. en termes simples. pour les organismes sociaux. le praticien étant situé de face. 63) et du plan de traitement (p. Le praticien utilisera le dossier orthodontique complet pour expliquer. assis sur la chaise d'opérateur . Les différentes séquences du traitement seront précisées en détail. Photographies de profil. le double en sera envoyé au praticien transférant. Le praticien montrera les différents appareillages prévus. ou le responsable légal du patient. Le praticien s'efforcera de répondre à toutes les questions. Le temps prévu pour cette consultation doit être suffisamment long pour répondre à toutes les questions que les parents se posent. RADIOGRAPHIES PANORAMIQUES La radiographie panoramique constitue un des éléments essentiels du dossier radiographique. prescrire : soit du Primpéran. pris au cours du sourire.

et I. vestibuloclusion exagérée des secteurs latéraux : cas difficile (en bas).Etablissement du dossier orthodontique 45 FIG. C. 28. posture cervicale habituelle. sourire. 1. . 4 : décalage entre R. profil droit. En relation centrée : classe II molaire et canine. en intercuspidie maximale : classe 1 molaire et canine : cas simple (en haut). — a) Photographies orthodontiques du visage. lèvres au repos. 3 : les trois incidences : face. 2. C. M.

Il est donc nécessaire de faire un réglage particulier pour les enfants. . plus ou moins épaisse. 3. lisibilité des A. — La radiographie panoramique est une tomographie (zonographie). — L'orthopantomogramme : trois centres de rotation. film courbe. M. T. Une distance constante entre source d'émission et sujet permet la reproductibilité de clichés successifs. les techniques de radiographies panoramiques sont adaptées à cette particularité. film courbe. une image floue médiane. 2. la cassette effectue une rotation en sens inverse. Principes 1. 28/?). sur un film radiographique. une image nette d'une seule tranche de coupe. Le tube à rayons X : il est maintenu dans une position déterminée à l'aide du fixateur d'ampoule. En principe. Le générateur : puissance de 90 à 120 KV. de donner une vue complète des maxillaires et des dents. tout en supprimant les superpositions gênantes. L'irradiation qu'elle entraîne est plus faible que celle d'un bilan complet effectué avec des radiographies dentaires classiques. cette structure pouvant être plate ou courbe. en grande partie. Trois techniques sont possibles : 1. elle tient au mode d'utilisation et à la vitesse du film. au maxillaire. c'est-à-dire un procédé radiologique permettant d'obtenir. propre à certains appareils. deux clichés pris à un très court intervalle de temps étant strictement superposables. de la concordance entre la courbe de l'appareil (qui pour certains est une courbe moyenne) et la • Généralités. épaisseur de la tranche de coupe inférieure au Panorex. Plus la distance augmente et plus la puissance doit augmenter. la vitesse de rotation peut varier. Un apex présentant une coudure peut sembler résorbé. La tête du sujet est placée à une distance fixe de la source d'émission (de 1. donc la comparaison de ces clichés standardisés. sur un film unique. — Le Panellipse : axe constamment mobile.46 Bilan orthodontique courbe des arcades du patient. secteur antérieur sans déformations. une dent incluse. une image développée sur la surface plane d'un film radiographique. la radiographie panoramique représente un examen irremplaçable en orthodontie. — Les maxillaires étant des surfaces courbes. 2. Malgré ses imperfections. Cette distance est une des caractéristiques de l'appareil. 29). — La téléradiographie est une technique radiologique particulière basée sur la standardisation et la reproductibilité des clichés.50 à 4 m) et selon une orientation déterminée . La qualité des clichés est particulièrement variable. la source d'émission comporte 1. — En fonction de la multiplicité des appareils. pour la prise de téléradiographies. Les appareils disponibles sur le marché — Le Panorex : deux centres de rotation. on obtient à partir d'une tranche de section courbe. Pour les maxillaires. une source d'émission de rayons X et un fixateur d'ampoule. de la structure examinée. Définition. — Une installation radiologique. 3. Le patient pivote entre la source d'émission et le film. TÉLÈRADIOGRAPHIES permet. est susceptible de ne pas être décelée en raison du flou antérieur. très à distance du plan de coupe. 2 ou 3 centres de rotation. La source d'émission et le film tournent autour du patient. le niveau exact de la tranche de coupe et son épaisseur. Selon les appareils. — Le rotograph : le patient pivote sur lui-même. Plus la puissance augmente. Caractéristiques d'une installation de radiographie panoramique. il est important de connaître le modèle utilisé pour la prise du cliché. et éventuellement des A. moins le temps de pose est long et plus l'irradiation est diminuée. film plat. Ce dernier est placé sur un mur ou relié à un support scellé au sol. La qualité de ce cliché est toutefois inférieure aux qualités du cliché rétro-alvéolaire conventionnel: elle est suffisante pour les besoins de l'examen orthodontique. En raison du principe même de la tomographie. il faut s'ajuster aux variations de la courbe pour obtenir une lisibilité suffisante. comprend : un générateur. La qualité des clichés dépend. La source d'émission est placée dans la cavité buccale du patient et le film est maintenu le long des joues (Status X) : il ne s'agit plus d'une tomographie. T. Principes. • Caractéristiques âe l'installation radiologique. L'augmentation de la distance sujet-source d'émission (fixe) diminue fortement l'agrandissement des structures latérales. un céphalostat avec un porte-cassette. Le rayon central passe par le centre des olives auriculaires du céphalostat (fig. courbure de l'appareil réglable. peut ne pas apparaître. Une petite dent supplémentaire médiane. M. qui devient négligeable (fig. Le film peut être plat ou courbe. Conclusion.

Etablissement du dossier orthodontique 47 SOURCE A SOURCE B SUJET FIG. avec le sujet dans le céphalostat. Le céphalostat (fig. en pression douce. La zone infé- rieure du rebord orbitaire externe est repérée par une pointe orbitaire. c) Incidence axiale (image en norma axialis). 29. — b) Vaugmentation de la distance sujet-source d'émission diminue fortement l'agrandissement des structures latérales. b) Incidence de profil (image en norma lateralis). Les trois incidences. 28. Ces trois repères permettent d'orienter la tête du sujet suivant le plan de Francfort cutané. pour la prise d'une téléradiographie. déterminé par trois points : le point le plus élevé de la surface . a) Incidence de face (image en norma frontalis). Deux olives auriculaires radio-claires sont introduites au fond des canaux auditifs externes. 29) : cet appareil est destiné à immobiliser la tête du patient et à Yorienter selon les différences incidences. FIG.

b) Critères du Collège européen d'Orthodontie (d'après J. sauf en cas de rotation. des écrans renforçateurs et des procédés particuliers pour la mise en évidence des tissus mous. Cette incidence permet de visualiser avec une précision suffisante les germes des prémolaires et canines inférieures. C : vue antéro-postérieure des moulages. b) Incidence de face ou frontale. a) Incidence de profil ou antéro-postériewe. dans un plan horizontal. S. dite « image en norma lateralis » (fig. Incidence à 45° : le plan sagittal médian est angulé à 45° par rapport au rayon principal et à la plaque. C. C.-P. Ne seront décrits brièvement dans ce paragraphe. Le film de profil peut être pris selon les 4 positions mandibulaires suivantes : — en intercuspidie maximale (définition p. 29c). 29/?). C. — les prévisions de croissance. pour l'estimation de l'espace libre (méthode très aléatoire) . Intérêt : permet d'apprécier la symétrie des structures et les rapports transversaux des maxillaires. est important . — plâtre blanc orthodontique .) et du C. • Matériel. — Le sujet est placé dans le céphalostat. à développement rapide. — en ouverture buccale maximum : pour la détermination du condyle mandibulaire (difficulté de superposition avec l'image en I. A : face inférieure du moulage supérieur. Les téléradiographies prises en incidence antéropostérieure ou en « norma lateralis » présentent un grand intérêt pour : — l'élaboration du diagnostic et du plan de traitement . 1974). E. dite « image en norma frontalis » (fig. Le film : il est habituellement de format 24 x 30. — le contrôle des effets d'un traitement : — les travaux de recherche . Incidence à 60" : cette incidence permet de mesurer la largeur M.48 Bilan orthodontique placée en hyperextension. et R. la joue gauche au contact de la cassette. — taille-plâtre avec angulatcur (Wehmer) : 7cm FIG. que les critères de réalisation de la fondation Tweed (Tucson. D. Elle est d'un usage beaucoup moins habituel et sa lecture est quelquefois difficile. M. — La tête du sujet est Les moulages orthodontiques coulés en plâtre blanc orthodontique doivent être taillés suivant des critères de présentation déterminés. si le décalage entre I. . M. la symétrie de la mandibule et son implantation dans les cavités glénoïdes. C'est l'incidence la plus utilisée en orthodontie. — La ligne joignant les olives auriculaires est orientée selon une angulation déterminée par rapport au rayon central. M. des germes des dents de sagesse (cas d'extraction de première ou deuxième molaire). La cassette : elle contient le film radiographique. Le porte-cassette : il est fixé au céphalostat. 30). Le rayon central passe par le centre des olives auriculaires — c'est-à-dire au niveau des conduits auditifs externes — il est perpendiculaire au plan sagittal médian. la ligne joignant les deux olives auriculaires est perpendiculaire au rayon principal. 14) . — La taille des moulages. 30. (fig. O. qui est habituellement la plus utilisée. Le rayon incident passe par le plan sagittal médian. B : face inférieure du moulage inférieur. C'est la position en I. en intercuspide maximale. — en position de repos physiologique. le rayon central est perpendiculaire au plan de Francfort cutané. LES MOULAGES supérieure des deux conduits auditifs externes (porion céphalométrique) et l'un des rebords sous-orbitaires externes. — en relation centrée. Orthodontie française. ORTIAL. 29a). C. A. a) Critères de la Fondation Tweed. dite « image en norma axialis » (fig. d) Incidence oblique. U. Cette incidence permet d'apprécier la forme crânienne. — Le sujet est disposé face à la cassette. Elle peut être utile pour déceler ou confirmer des anomalies du sens transversal (asymétrie). c) Incidence axiale (ou basale).). • Les différentes incidences.

— la zone postérieure verticale du modèle supérieur est taillée perpendiculairement au raphé médian. en dehors de la présence du patient. C. C. M. p. (v. — malpositions. 2. M. Estimation semi-quantitative : les lignes esthétiques (p. Taille des angles et du secteur antérieur La finition : — obturation des porosités et nettoyage des collets . L'INTERPRETATION DU DOSSIER ORTHODONTIQUE L'EXAMEN DES M O U L A G E S L'examen des moulages permet d'analyser. 78). On réalise à ce stade les angulations : — la base verticale inférieure du modèle inférieur est taillée parallèlement à la base verticale du modèle supérieur.Interprétation du dossier orthodontique — pierre d'Arkansas . D.. Examen des arcades séparées : — formule dentaire . — à l'aide d'un crayon monté horizontalement (trusquin) à 72 mm. de retrouver l'occlusion en I. dans les trois sens de l'espace. Le parallélisme des bords verticaux postérieurs. L'ANALYSE DES TÉLÉRADIOGRAPHIES DE PROFIL L'ANATOMIE CÉPHALOMÉTRIQUE Définition : reconnaissance sur une téléradiographie en incidence latérale (ou axiale ou frontale) de l'image des structures cutanées. Les seuls critères essentiels sont : 1. squelettiqucs. — le degré de supraclusion et l'importance de la courbe d'occlusion : placer la base supérieure sur les dents inférieures les plus antérieures et les plus postérieures et vice-versa . examen complété par l'étude de la radiographie panoramique. Examen des arcades en I. en plaçant les modèles sur la tranche verticale. pour le maxillaire . — rapports cuspides-fosses en I. Cette étude précise et complète l'examen cndo-buccal. Taille des moulages : — le plan inférieur du moulage mandibulaire est taillé parallèlement au plan d'occlusion des molaires et prémolaires . réf. cuspides primaires supérieures et fosses inférieures. C. M. 11 existe des occluseurs en plastique préfabriqués comportant une charnière postérieure. en l'absence du patient. après séjour dans l'eau savonneuse pendant 24 heures et séchage. • Technique de laboratoire. actuelle (v. Examen des moulages à l'envers : — situation du bord libre des incisives inférieures . les deux moulages étant en occlusion. qui permettent d'éviter cette manipulation tout en assurant une présentation standardisée (occluseur de Bordet). 11 n'est pas nécessaire d'être aussi rigoureux pour des modèles de travail. — papier abrasif à l'eau n° 00 . M. 49). 58). le plan horizontal du modèle supérieur est tracé.. ectopies . Estimation qualitative (v. — mesure de la D. les deux moulages étant en I. ce qui permet de retrouver l'occlusion en intercuspidie maximale. — finition des angles à la pierre d'Arkansas et finition des bases et des bords au papier abrasif à l'eau : — polissage. C. — moule caoutchouc Rocky Mountain. — eau savonneuse . M. L'EXAMEN DES PHOTOGRAPHIES Ces documents sont très utiles pour l'estimation esthétique. M. dentaires et .. — forme des arcades : comparaison des formes d'arcades maxillaire et mandibulaire : — symétrie des arcades : le raphé médian et l'emplacement de la suture inter-maxillaire constituent de bons repères. Le parallélisme de la base inférieure du modèle inférieur avec le plan d'occlusion ou avec les dents cuspidées inférieures. — Relations dans les trois sens de l'espace en I. C. p. C. ce qui permet. p. M. les relations d'arcades en I. 27). — facettes d'abrasions .

muqueuses . Cette image signe une asymétrie de la mandibule (fig. Les structures squelettiques : le tracé de la mandibule : — 1er cas : les deux hémi-mandibules coïncident : tracé unique. Il permet de déterminer les différents points et plans nécessaires à une analyse céphalométrique. — Le repérage des structures osseuses. les structures les plus radio-opaques étant les plus calcifiées. Technique de tracé : le film est placé sur un négatoscope. Principe du tracé : les structures gauches les plus proches du rayon principal sont repérées. la droite et la gauche sont dessinées. 31). cutanées et muqueuses. 74). C. — les incisives : l'incisive centrale supérieure la plus vestibulée est tracée aux deux maxillaires. le profil cutané à droite. M. — 3e cas : décalage et absence de croisement : prendre la moyenne des 2 hémi-mandibules. — 2e cas : décalage dans les sens vertical et horizontal avec croisement au niveau de l'angle : prendre FIG.. . S'il existe une importante différence d'inclinaison entre les deux incisives.50 Bilan orthodontique le bord le plus postérieur (branche montante) et le plus supérieur (branche horizontal) (fig. à l'aide d'un crayon graphite à mine dure. Le tracé ou céphalogramme est exécuté sur un papier acétate. 65 c). 31. dentaires. Le tracé des dents : — les premières molaires : les rapports sagittaux au niveau des premières molaires gauches et le tracé correspondant sont exécutés en comparant l'image radiologique et les moulages placés en I. Le repérage des structures : (fig.

— l'os hyoïde (25). coroné (18). — les orbites droite et gauche (8) : rebord inférieur et latéral . Les structures muqueuses : la langue (28). est de 10 % en faveur de l'E. face moyenne. Ligne passant par le point sous-nasal cutané. Les trois types de face. 1. voûte palatine (11). F. le visage est divisé. La face est divisée en deux étages. • Le visage.. Noter les rapports du sinus maxillaire avec la denture. parallèles à la ligne bipupillaire. Elle comporte des sousclasses. F. T. les incisives (27). les lèvres. et le point Menton-Me.) = distance Nasion-Na/Menton-Me . En moyenne. S. face courte. le frontal (4) avec ses corticales interne et externe . elle a le mérite de la simplicité et son utilisation semble se répandre dans la littérature orthodontique. — hauteur dento-alvéolaire postérieure au maxillaire OP-PP : distance entre la cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire supérieure et la zone inférieure de la voûte palatine. symphyse mentonnière (21) . le voile du palais (32).Cette classification différencie trois types de face : face longue.). • La face. par quatre lignes horizontales. L'indice de proportion faciale (I. La typologie faciale. face interne et face externe (33). grâce aux mesures suivantes (fig.) n'est pas idéale . La classification proposée (établie aux U. 32) : — hauteur totale de la face (H. F. I. M. — Pour les besoins de la description. A. de haut en bas. la suture sphéno-ethmoïdale (6). — l'écaillé de l'occipital (22) . — hauteur mandibulaire postérieure OP-MP : distance entre la cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire inférieure et le plan mandibulaire Go-Me. branche montante (20). sinus maxillaire (14). plancher du sinus (15). F. — les maxillaires : . l'ethmoïde (3). Il est nécessaire d'analyser la longueur et la largeur de la face. 2. palais secondaire (13).) = distance entre la. échancrure sigmoïde (17). — La mesure des proportions entre les deux étages de la face peut être effectuée sur une téléradiographie de profil. 32) : — hauteur faciale postérieure = distance entre Gonion-(Go) et le point déterminé par le sommet du condyle en projection orthogonale sur la ligne SN prolongée. La longueur de la face. branche horizontale (19). — hauteur de l'étage inférieur (E. La denture : les premières molaires (26). le pharynx (31). — hauteur du ramus : distance Go -> sommet du condyle . Cette étude peut se faire au cours de l'examen clinique. la différence de pourcentage entre E. F. le long du grand axe de la dent . la suture naso-frontale (7) . soit Go-CS . P. LA TYPOLOGIE FACIALE ET MANDIBULAIRE 51 4. dans. . .Interprétation du dossier orthodontique Les structures squelettiques : — la base du crâne : le basi-occipital (1). le cou (36). — hauteur de l'étage moyen (E. en trois étages. sur les photographies de face et de profil et sur les téléradiographies de profil. selon les proportions entre hauteurs verticales maxillaires postérieures et antérieures : La mesure des proportions faciales antérieure et postérieure (fig. F. et E. 3. le sphénoïde (2). palais primaire (12). si toutefois l'inclinaison vers le haut ou vers le bas de l'épine nasale antérieure ne vient pas fausser totalement l'interprétation de ces proportions. Ligne tangente au bord inférieur de la symphyse mentonnière. les végétations adénoïdes (29). I. projection orthogonale de l'épine nasale antérieure sur la ligne Na/Me soit ENA . projection orthogonale de l'épine nasale antérieure ENA. F. Ces proportions sont déterminées sur des photos de face. Ligne tangente au bord supérieur des sourcils. M. L'estimation des proportions faciales et crâniennes est un des éléments essentiels du bilan orthodontique. I. — les sutures : la suture sphéno-occipitale (5). Les structures cutanées : le profil cutané avec le nez (34) et les orifices narinaires (35). — De nombreuses classifications des types de face ont été proposées. et les amygdales (30). le maxillaire : fente ptérygo-maxillaire (10). — les vertèbres cervicales (23) (particulièrement l'apophyse odontoïde de l'axis) (24) . en projection orthogonale . l'étage moyen et l'étage inférieur.) = distance Nasion-Na. Ligne tangente à la racine des cheveux. — les os propres du nez (9) . le sens vertical. le menton. . la mandibule : condyle (16).

L'examen des arcades montre souvent une voûte palatine haute. Le type de face longue. les lèvres sont de longueur normale. l'angle-plan mandibulaire/SN est augmenté. — La mesure des proportions faciales antérieures et postérieures. — A l'examen clinique. L'augmentation de hauteur verticale est associée à un excès de développement du maxillaire.52 Bilan orthodontique Fie. — hauteur alvéolaire antérieure et supérieure : distance verticale de l'épine nasale antérieure au bord libre de l'incisive centrale . L'examen des téléradiographies montre que la hauteur totale de la face est augmentée et spécialement l'étage inférieur de la face. l'étage inférieur de la face est très fortement augmenté. des relations de classe II fréquentes et. le profil est convexe. P. b) Face longue avec branche montante courte ou normale. au niveau alvéolaire antérieur. l'inocclusion labiale est très fréquente. une béance ou une supraclusion. la largeur faciale au niveau des pommettes paraît souvent diminuée. le menton semble peu marqué. La branche horizontale est fortement inclinée vers le haut et vers l'avant. la face paraît allongée et étroite. Les faces longues comportent deux sous-classes qui se différencient selon la longueur de la branche montante (ou ramus). la forme mandibulaire est de type . avec béance antérieure : l'angle-plan mandibulaire/SN est très fortement augmenté. V. dans le sens vertical. il existe un sourire gingival. sans béance antérieure : la face est très fortement allongée. Les orifices narinaires ont un diamètre réduit (fig. 33/)). l'étage inférieur de la face est augmenté. Il existe un excès maxillaire vertical (H. 32. l'angle entre le plan d'occlusion et le plan palatin est augmenté au niveau des premières molaires.). — hauteur alvéolaire antérieure et inférieure : distance du bord libre de l'incisive inférieure au plan mandibulaire. a) Face longue avec branche montante longue.

l'angle S N/plan mandibulaire est légèrement réduit. la face est plutôt courte et large. Les faces courtes comportent deux sous-classes : — Pc sous-classe : la hauteur de la branche montante est augmentée. l'étage inférieur de la face est légèrement diminué . L'estimation des différentes formes mandibulaires est étroitement complémentaire des notions de face longue et de face courte. l'angle entre le plan d'occlusion et le plan palatin est sensiblement normal. selon les formes mandibulaires observables sur téléradiographie de profil : — un type de rotation mandibulaire antérieure. l'étage inférieur de la face est légèrement augmenté. 33b). la direction de croissance étant plutôt dirigée verticalement. Le type de face courte. les pommettes saillantes la symphyse quelquefois prononcée. Le type de face moyenne. la hauteur maxillaire postérieure est fortement réduite. a FIG. le problème se situe au niveau du maxillaire postérieur. . — 2e sous-classe : la hauteur de la branche montante est diminuée. Ce type de face comporte. la direction de croissance étant plutôt horizontale . des faces étroites (leptoprosope) et des faces moyennes (mésoprosope). le plus souvent. 53 La largeur de la face. une réduction de hauteur de l'étage inférieur de la face (fig. On différencie des faces larges (euryprosope). la plupart du temps. La typologie mandibulaire Elle permet de préciser les différentes formes mandibulaires et de prévoir le mode de croissance à ce niveau. mesurée au niveau des pommettes. — A l'examen clinique. le profil est souvent concave. Il existe fréquemment une béance antérieure. l'angle S N/plan mandibulaire est fortement diminué. — un type de rotation mandibulaire moyen (rotation antérieure moyenne) . est. 33. — Il est plus éloigné des caractéristiques du type de face longue. mais la corrélation face longue — rotation postérieur — et face courte — rotation antérieure — n'est pas toujours évidente. Bjôrk différencie trois types de direction de croissance mandibulaire. Dans cette sous-classe. l'étage inférieur de la face est fortement diminué.Interprétation du dossier orthodontique rotation postérieure + + +. b a) Un type harmonieux de face courte. b) Un type harmonieux de face longue. Par ailleurs. — La largeur de la face. la hauteur maxillaire postérieure est légèrement réduite. liée à sa hauteur. — un type de rotation postérieure.

54 Bilan orthodontique FiG. 34 a) Signes de rotation postérieure (fig. 34. Tableau comparatif Signes de rotation antérieure (fig. 34 /)) Plutôt dirigé en arrière Fin Étroite et courte Forte courbure anté-goniaque f orientation du condyle Plutôt dirige verticalement Au niveau du condyle < (_ col du condyle Épais Branche montante — longueur Longue et large Courbure anté-goniaque légère ou absence de courbure (mandibule en forme de rockingchair) Grand axe dirigé vers l'arrière Épaisse et en « bulbe d'oignon » Axe fortement divergent (vestibulo-versée) Plutôt diminuée Bord inférieur de la branche horizontale : — forme ( orientation Symphyse mentonnière < (^ forme Inclinaison des incisives inférieures : par rapport à l'axe de la symphyse Hauteur de l'étage inférieur de la face Grand axe dirigé vers l'avant Fine et « en goutte d'eau » Axe incisif sensiblement dans Taxe de la symphyse Plutôt augmentée . — a) Un type de rotation mandibulaire antérieure caractéristique (adulte).

Ces notions permettent de classer un individu dans une catégorie. — longueur et forme de la branche montante. pendant un temps transitoire. après avoir défini les relations d'arcades antéro-postérieures — c'està-dire la classe d'Angle — qu'il présente (v. constater une croissance dans le sens d'une rotation antérieure (et vice-versa). b) Un type de rotation inandibulaire postérieure caractéristique. 35). 54). Faut-il privilégier certains signes ? Les éléments suivants semblent constituer les signes les plus déterminants : — orientation et forme du condyle . on pourra. chez un sujet présentant une mandibule dont la morphologie est de type « rotation postérieure » (ou antérieure). Tableau comparatif des deux types extrêmes de forme inandibulaire induits par une direction de croissance à rotation postérieure ou antérieure. soit en fonction des modifications provoquées par le traitement. L'énoncé du type facial et du type de croissance mandibulaire est un élément essentiel du bilan orthodontique. 34. proportion par rapport à la branche horizontale : — forme du bord inférieur de la mandibule : — implantation des incisives inférieures dans la symphyse et volume symphysaire. . BASSIGNY Toutefois. Tableau comparatif (p. p. soit au cours de la croissance.Interprétation du dossier orthodontique 55 FIG.

ou bien. représentant des individus dont le visage est harmonieux et l'occlusion idéale . destinée à servir de guide pour l'élaboration du diagnostic et du plan de traitement. 50). des points osseux (o) et des points construits (c). — les analyses typologiques (ou structurales). p. des points médians (m) et des points latéraux (1) (droit et gauche) . p.56 Bilan orthodontique différentes structures du massif craniofacial d'un individu sont comparées les unes aux autres et situées dans le cadre d'une typologie faciale et mandibulaire (analyse de Delaire). n" 24). indique un point osseux. 35a) Base du crâne : — Basion. On différencie deux types d'analyse céphalométrique : — les analyses dimensionnelles basées sur des données statistiques . les relations dento-alvéolaires et dento-dentaires. Les points. les plans et les lignes. • Les points osseux (fig. ce point peut être situé approximativement à l'aplomb de l'apophyse odontoïde de l'axis (fig. Ba (m. Elles servent à préciser les relations des structures osseuses. dans le sens antéro-postérieure essentiellement. La lettre « o ». — Principe des analyses dimensionnelles : les mesures linéaires et angulaires d'un individu sont comparées à des moyennes obtenues à partir d'un échantillon standard sélectionné (v. 31. Technique d'interprétation d'un céphalogramme. 5). . — Les proportions des A partir des structures précédemment reconnues (v. repérable sur crâne sec. 35. — a) Les points. p. Analyses basées sur des comparaisons avec des standards.-: plus antérieur du trou occipital (foramen magnum En cas de difficulté de repérage. Analyses typologiques. LES ANALYSES CEPHALOMETRIQUES Définition. il est possible de repérer différents points. 3). l'échantillon est représenté par un nombre beaucoup plus important d'individus tirés au hasard (v. On différencie des points osseux et des points cutanés . PtAN MANDIBULAIRE DE DOWNS FIG. o) : point le plus inférieur et '. Ils permettront la détermination des lignes et des plans nécessaires aux différentes analyses céphalométriques.

en première approximation. 35a) a) Plan d'orientation : — plan sagittal médian . (m. — Épine nasale postérieure. P. A. Remarque : un plan d'orientation peut être également un plan de référence (plan de Francfort). 57 — Gnathion : point construit à l'intersection de la bissectrice de l'angle formé par le plan facial (Na-Pog) et le plan mandibulaire de Downs (v. Les lignes et les plans. dans le cadre de l'estimation esthétique. au niveau de l'apex de l'incisive inférieure. Op (m. déterminé par inspection. S (m. Il se situe. de le situer très près de l'aile du nez. à l'extrémité du palais secondaire. — plan d'orientation : la tête du sujet est orientée dans le céphalostat selon ce plan : — plan de référence : plan choisi comme origine des mesures linéaires ou angulaires . avec l'angle mandibulaire. 35c/) : — Point sous-nasal (m) : point de jonction entre la lèvre et le nez. o) : point le plus antérieur de la suture naso-frontale. Dans cette éventualité. • Les différents plans et lignes (fig. — Opisthion. N. Il est déterminé par balayage. E. 31) qui se confond rarement avec l'image des olives. o) : point le plus antérieur de l'épine nasale antérieure. N. Ils sont déterminés par les points précédemment décrits et parallèles au plan sagittal médian. C'est le point le plus inférieur de l'image du rebord orbitaire. à l'intersection de la bissectrice de l'angle formé par le bord postérieur de la branche montante et le plan mandibulaire. . fig. (m. E. B. — plan de Francfort céphalométrique. — Sillon labial inférieur (m) : point le plus postérieur de la concavité.) (36) (v. Po-Or. Sto (m) : point à la jonction des lèvres supérieures et inférieures ou point le plus inférieur de la lèvre supérieure. Me (m. sans tenir compte des apophyses clinoïdes. Po (1. : c'est un point parfois difficile à repérer car il est souvent masqué par les muscles releveurs des lèvres. à l'extrémité du palais secondaire. situé entre lèvre inférieure et symphyse. en regard du Nasion osseux (idem). — Point B (m. c) : sommet de l'olive auriculaire. Ce . Go (c. o) (pour mémoire) : point le plus postérieur du trou occipital — difficile à repérer. en moyenne. S'il existe deux images visibles des orbites droite et gauche. 56) avec la symphyse. A. o) : point le plus antérieur de la corticale symphysaire antérieure. au niveau incisif. — Pogonion cutané (m) : point le plus antérieur de la symphyse cutanée. o) : point le plus inférieur de la corticale symphysaire. • Les points cutanés (fig. il est possible. c'est-à-dire 4 mm au-dessus du centre de l'olive. p. Po (m. au niveau incisif. — Sillon labial supérieur (m) : point le plus postérieur de la lèvre supérieure (au milieu de la ligne unissant le point sous-nasal et le point le plus antérieur de la lèvre supérieure). Au niveau du maxillaire supérieur : — Épine nasale antérieure. — Gonion. — Point A : point le plus postérieur de la concavité formée par la corticale alvéolaire externe. Points déterminant le plan de Francfort : — Orbital. Si la suture est encore ouverte. B. p. — Menton. : importance de ce point pour la situation des bords libres des incisives supérieures par rapport aux lèvres. au niveau du frontal.Stomion. o) : point le plus postérieur de la concavité formée par la corticale alvéolaire externe. prendre le point le plus supérieur. • Définitions. Or (1. — Porion céphalométrique. — plan de superposition : plan utilisé pour apprécier les modifications dues à la croissance et au traitement (v. Importance de ce point dans l'estimation de la convexité cutanée. m) : point construit à l'intersection de la face exocrânienne du basi-occipital et du bord postérieur du condyle mandibulaire.Interprétation du dossier orthodontique — Sellion. Au niveau de la mandibule : — Articulaire. Ar (c. — Pogonion. c) : centre de l'image de la selle turcique. o) : également appelé point sous-orbitaire. N. Na (m. 62). N. o) : point le plus postérieur de l'épine nasale postérieure. — Nasion. à partir du point Nasion. E. ce point est déterminé à égale distance des deux rebords inférieurs droit et gauche. — Nasion cutané (m) : point le plus postérieur de l'ensellure nasale. — Porion osseux : point correspondant au point le plus supérieur du canal auditif externe (C. en cas d'inocclusion labiale. 1) : point construit.

Moyenne : 20 à 30° . — ligne Na-Ba (plan de superposition). Axes incisifs supérieur et inférieur. Na A. Cette mesure est affectée du signe négatif quand A est en avant de B (Riedel). et du signe — s'il est en arrière. 60). Angle de divergence des maxillaires : angle formé par le plan mandibulaire et le plan bispinal. cas hyperdivergents : + 30" . Un profil facial convexe est affecté du signe +. surtout chez les garçons. il tient compte de la position relative des deux maxillaires. — Convexité squetêttique : mesure de l'angle formé par le plan dentaire A-Pogonion et la ligne Napoint A. p. — plan d'occlusion de Ricketts : déterminé par le plan de recouvrement des cuspides vestibulaires des molaires et prémolaires. — plan bispinal (ENA-ENP) : correspond à la surface nasale du palais osseux . Analyse du squelette (v.1. + 3. Quelques mesures et leur signification. + 3). Il exprime la direction générale de la croissance. b) Lignes ou plans de référence : S N/Francfort céphalométrique-Francfort anthropologique. A N B signe le décalage des bases maxillaires.5 mm. Plans et lignes utilisés : — plan de Francfort céphalométrique . Cette mesure peut être comparée avec la précédente. Ces deux angles mesurent la position relative des maxillaires par rapport à la base du crâne. Moyenne : 88° D. . la dent la plus vestibulée. en projection orthogonale. plan est également utilisé par certains auteurs comme plan de référence (Tweed. p. — plan mandibulaire de Downs. — plan de Francfort anthropologique : Porion osseux-Or (Ricketts) (fig. pour l'incisive inférieure. Il peut être utile de noter au niveau des incisives supérieures. Un échantillon clinique sélectionné par Ricketts donne des écarts de 0 à 4 mm pour 70 % des cas >vec une D. Angle "S~N~A et S~~N~B : "S~N~Â augmente légèrement avec l'âge. On utilise. Une vingtaine de mesures sont vraiment d'un usage courant et universel. Cet angle précise la position relative de la mandibule et donne une indication sur le degré de pro ou de rétrusion mandibulaire. l'augmentation de SNA et SNB est concomitante. — Type de croissance : . Na B . — plan dentaire A-Pog .5 (par rapport au plan de Francfort céphalométrique). . — lignes SNa. Analyse esthétique : — ligne esthétique de Steiner (fig. — ligne esthétique de Ricketts (p. cas hypodivergents : — de 20°. fig. soit 60° pour l'incisive supérieure. avec des compléments par rapport à la méthode originale. — plan mandibulaire de Downs . 35a). S. Cette mesure est affectée du signe + si le bord libre est en avant de A-Pog. .) . déterminé par le point Menton et une tangente à la convexité antérieure au Gonion . Analyse de la denture : a) Angle inter-incisif : angle des axes incisifs supérieurs et inférieurs (125 à 130°). S. b) Position des incisives inférieures par rapport au plan dentaire A-Pog (Ricketts) : — mesure linéaire : distance du bord libre de l'incisive inférieure. les cas moyens se situant entre 0 et 2°. 4) : c) par rapport au plan d'occlusion de Ricketts : 70 à 75°. 35/. et concave. Il permet de préciser où se situe la supraclusion (ou l'infraclusion) au niveau incisif. En moyenne. — mesure angulaire : angle formé par le grand axe de l'incisive inférieure et la ligne A-Pog : complète l'information précédente. — Mesure du décalage des bases osseuses : . Angle F M A : 25° : angle déterminé par le plan de Francfort et le plan mandibulaire de Downs (Tweed). l'incisive se situe à + 1 mm et 22° par rapport à A-Pog (D. l'angle couronne-racine (v.58 Bilan orthodontique . A N B : différence arithmétique entre S N B et S N A. sans tenir compte des rapports incisifs. S. c) Autres plans : — plan facial : Na-Pog . . à la ligne A-Pog. M = 0. 37). L'analyse de Tweed (fig. 68) . correspondant au grand axe des incisives centrales. 36) Elle est utilisée par les tenants de la méthode Edgewise. du signe —. en général. Downs) . de + 2 (v. Angle de l'axe Y : 60° ± 6 : angle inféro-antérieur de la ligne S-Gn par rapport au plan de Francfort. — axe Y (S-Gn) : donne la direction générale de la croissance . — Angle facial : angle formé par la ligne Na-Pog et le plan de Francfort.

35 b. distance Pog . — plan d'occlusion de D o w n s : point médian entre les deux bords libres incisifs supérieurs et inférieurs et l'intercuspidation molaire. — si le point A est en avant de Na vertical -• prognathie supérieure. Le point A est sur la ligne : — si Pog-Na vertical > 8 mm -» rétrognathie inférieure . LIGNE ESTHETIQUE DE STEINER — axe de l'incisive inférieure prolongé j u s q u ' a u plan de Francfort et au plan mandibulaire de Downs . Nasion vertical. 36. plans et lignes pour l'analyse de Tweed. .Na vertical = -6 à — 8 mm). Ligne esthétique de Steiner (milieu de la base du nez-Pog cutané) : en moyenne. Les angles : — Angle F M A.Interprétation du dossier orthodontique 59 FlG. intersection du plan mandibulaire et du plan de Francfort : FlG. la face vestibulaire de l'incisive supérieure est parallèle à ce plan (a ± 3°). — Tracé des points. les lèvres affleurent la ligne. Plan facial cutané (Na cutané-Pog cutané) : en moyenne. perpendiculaire au plan de Francfort (en moyenne. 35 b. — Angle  J B (ir^B-STTÀ) : FIG.

— Angle F M I A: intersection de l'axe de l'incisive inférieure et du plan de Francfort . plans et lignes pour l'analyse de Ricketts. cette mesure étant valable pour une hémi-arcade. Ajouter la valeur obtenue au calcul de la D. L'analyse statique de Ricketts (fig. — entre 28 et 35" la croissance est dirigée plus verticalement . : La corrélation entre l'axe de l'incisive inférieure et la base osseuse semble très contestable et en contradiction avec les données de la physiologie. Le nouvel angle de l'incisive inférieure. est reporté : on divise ce nombre par 2. F M I A doit être égal à 68° . I M P A est inférieur à 92°.2. c) La correction céphalométrique: l'orientation de l'incisive inférieure en fin de traitement est décidée en fonction des données précédentes. M. — au-dessus de 35° la croissance est très verticale. On multiplie par 2. 37. — Angle Z : permet d'apprécier le profil cutané : ligne tangente au Pog cutané et à la lèvre la plus antérieure . pour obtenir l'équivalent en mm. b) La position de l'incisive inférieure : Tweed propose de situer la position de l'incisive inférieure en fin de traitement. — Angle I M P A : angle formé par l'incisive inférieure et le plan mandibulaire. en la multipliant par . 37). D. par rapport au plan mandibulaire. type normal . — Tracé des points. l'axe ideal déterminé par la formule de Tweed est tracé sur le céphalogramme. en fonction de ces mesures : — si F M A est compris entre 22 et 28°. à partir de l'apex de l'incisive inférieure. à partir de l'angle F M A : — entre 16 et 28° la croissance est dirigée en bas et en avant. F M I A doit être égal à 65°: Elle ne constitue que le premier élément d'une analyse prévisionnelle des modifications provoquées PLAN DE FRANCFORT ANTHROPOLOGIQUE Fie. Le triangle de Tweed : a) La détermination du type de croissance : Tweed analyse le type de croissance. La différence entre l'angulation initiale et l'angulation finale constitue la correction céphalométrique Pour obtenir cette correction. — si F M A > que 28°. le pronostic est défavorable. B. N.60 Bilan orthodontique — si F M A < que 22e.5. .

Pour une étude plus approfondie. Angle mandibulaire Axe de croissance 4.5 4 4 2 Modifications Aucune + 1° tous les 3 ans — 1" tous les 3 ans Aucune Aucune Augmentation d'l/2° par an .Interprétation du dossier orthodontique par la croissance et le traitement. etc. : point situé au niveau de la corticale externe symphysaire là où la convexité devient une concavité. mesurée en millimètres 7. malgré les critiques émises au paragraphe suivant. Historiquement l'apport de la céphalométrie a fait considérablement progresser l'orthodontie. tant au niveau de la recherche que des objectifs thérapeutiques. 58) apportent au débutant des indications intéressantes. corticale externe au niveau incisif supérieur. S. Hauteur de l'étage inférieur de la face 5. Les erreurs de tracé ne sont pas inhabituelles.C. — En denture mixte. b) Les plans : — D.). : plan ptérygoïdien vertical perpendiculaire au plan de Francfort et tangent au bord postérieur de la fente ptérygo-maxillaire.2 mm + 2 + 4 + 2 j ^ i Aucune Aucune 1 mm par an Moins protrusif avec l'âge Conclusion. T. Convexité : mesure linéaire du point A au plan facial Les dents : incisives inférieures Distance de l'incisive inférieure par rapport au point Pogonion. Arc mandibulaire 6. même par des lecteurs entraînés (exemple : Or. : intersection du plan Ba-Na avec l'axe facial PT-Gn. également p. V. En fonction des typologies variées et de considérations purement géométriques. p. M D. Ba. Elle ne constitue que la première étape d'une méthode qui représente un tout en soi. épine nasale antérieure.Plan de référence : plan de Francfort anthropologique (v. — C. : projection du centre du condyle sur la ligne Ba-Na. b) Le problème du référentiel. fente ptérygomaxillaire. un même décalage des bases peut correspondre à des valeurs différentes de ANB. m. p. . 51 : Mesure de l'étage inférieure de la face). les analyses tridimensionnelles étant d'un usage trop complexe pour la pratique quotidienne. face longue face courte : SNB est augmenté en cas de face longue (v. — P. Angle facial 3. T. l'analyse de Ricketts prend là son plein intérêt. 64). Exemples : profil cisfrontal ou transfrontal (p. si la corticale est plate. Na. certaines structures sont parfois très difficiles à préciser. c) La charte d'analyse : LA CHARTE D'ANALYSE 61 La validité des analyses céphalométriques. Profil cutané : lèvre inférieure par rapport au plan esthétique 90° 86° 26° 68° 47° 26° 2 mm + + + + + + + 3 3 4 3. — P. A PARTIR DE 9 AXS Les maxillaires : 1. les quelques valeurs proposées (p. Les critiques que l'on peut en faire sont de plusieurs ordre : a) Critiques liées au procédé radiologique et à l'évaluation des mesures. Première molaire supérieure par rapport à P T V 9. 28) avec un point Na plus ou moins en avant . — Il s'agit tout d'abord d'une image en 2 dimensions. Certains points. C. 58). Son aboutissement logique ce sont les procédés de simulation de la croissance et du traitement (v. Angulation par rapport à Pogonion-Na 8. Une marge d'erreur considérable peut en résulter. — Xi : centre de la branche montante déterminé par une construction géométrique correspondant à l'orifice du canal dentaire inférieur. : point situé à l'intersection du point le plus supérieur et du point le plus postérieur de la fente ptérygo-maxillaire. elles sont parfois lourdes de conséquences pour un plan de traitement.1 mm tous les 3 ans + 1 mm 22° Age + 3 mm . Axe facial 2. Elle utilise des points et des plans spécifiques : à) Les points : — P. La sécurité apparente donnée par ces mesures chiffrées ne doit pas masquer les limites et les insuffisances de ce procédé d'évaluation. ou bien situé à égale distance entre le point B et le point Pogonion. Les analyses .

Elle constitue enfin un guide appréciable pour les débutants. ce qui est arbitraire. Procédé qui consiste à superposer deux tracés de téléradiographies d'un même sujet. 3. Exemple : S-Na n'est plus valable dans les malocclusions de la classe III. Proche de la zone à étudier. ou du mode de croissance. — après la contention : marron. — Un plan de superposition horizontal met en évidence les déplacements antéro-postérieurs . — Un plan de superposition oblique met en évidence les déplacements dans les deux sens. à partir des structures maxillaires. aux stades successifs du traitement : — en cours de traitement : bleu . ni du sexe. pour certaines analyses. 2. l'A. 2. elle assigne au point Nasion un déplacement horizontal. (fig. Contrôle des modifications observées au cours d'un traitement. Il est donc indispensable de ne superposer que des tracés de films exécutés sur une même installation (distance « source du rayonnement-sujet » constante). Conclusion. Superpositions d'ensemble LES SUPERPOSITIONS dimensionnelles postulent que le plan de référence est comparable pour tous les individus. à partir de plans crâniens . On distinguera : — des superpositions d'ensemble. Superposition sur Na enregistré : toute la croissance est rejetée vers l'arrière. avant traitement. Pour effectuer une superposition. Or la base du crâne est liée à la forme faciale ce qui crée un biais pour la fiabilité des mesures. il est nécessaire de définir un point d'enregistrement et un plan (ou une ligne) de superposition : — le point d'enregistrement : les deux tracés sont superposés sur ce point qui est supposé fixe . — Elle dépend pour une part de la subjectivité de l'auteur estimant tel ou tel profil plus satisfaisant que d'autres. Précis : repères faciles à localiser. » Toutefois l'intérêt actuel de la céphalométrie — et ce malgré ses défauts — est de pouvoir grouper les cas par catégories et de permettre un langage commun et universel. cette procédure étant possible. ni de la race. 3. T. Superposition sur S enregistré.Des couleurs différentes sont utilisées pour les différents tracés. Analyse des résultats d"un traitement. 38). permettant de mettre en évidence les différents déplacements dentaires spontanés ou provoqués. Il n'existe pas de plan de superposition idéal. Superposition sur la ligne S N : — avantages : cette ligne est très utilisée car elle est facile à repérer et stable après 8 ans . ni du volume des tissus mous.62 Bilan orthodontique b) Technique. des structures squelettiques. effectués à un certain intervalle de temps. Information : modification du profil cutané. Les standards céphalométriques ne tiennent compte ni de l'âge.Information : donne une estimation de la croissance faciale dans son ensemble. . dentaires et cutanées d'un même individu. — le plan de superposition : déterminé à partir du point d'enregistrement. Choix d'un plan de superposition Qualités : 1.. c) La constitution de l'échantillon. physiologiquement. Les superpositions permettent d'apprécier les modifications dans l'espace et dans le temps. Permet d'apprécier les modifications de l'angle de la base du crâne Ba-S-Na. — des superpositions locales. — fin de traitement actif : rouge . La position de référence de l'incisive inférieure est appréciée. par rapport à un plan mandibulaire qui. 4. la fente ptérygo-maxillaire. a) Intérêt du procédé : 1. ne présente pas la moindre relation avec l'inclinaison de ces dents. par rapport à la base du crâne. Simulations de croissance. D'autre part il n'existe pas un type normal mais une multiplicité de types normaux. Stable : indépendant des zones de croissance. . — inconvénients : elle est courte. Superposition sur la ligne Ba-Na (Ricketts) avec Ba enregistré : — avantage : c'est une ligne très longue : . — fin de contention : vert . du plan facjal et du plan bispinal. M. du type prognathie inférieure. Travaux de recherche : — étude de la croissance : — étude des facteurs héréditaires. — Comme l'écrit un auteur américain Salzmann : « L'utilisation de standards céphalométriques tirés d'individus avec d'excellentes occlusions comme un moyen de décider des objectifs de traitement n'a aucune justification scientifique. l'inclinaison du plan bispinal. grâce à la standardisation des clichés téléradiographiques.

position de l'incisive supérieure. — Superposition sur la partie antérieure de la fente ptérygo-maxillaire et sur le plancher du sinus. — sur le centre du condyle enregistré avec superposition sur le bord postérieur de la branche montante. Information : déplacement antérieur de la première molaire.. au niveau de la symphyse. 38. Superpositions mandibulaires. effet de la croissance au niveau antérieure. Information : modification du point A. sur un type initial de rotation postérieur très marqué. selon Bjôrk : — superposition antérieure : l'enregistrement se . Information : déplacement de l'incisive dans le sens antéro-postérieur et vertical. position de la première molaire dans le sens antéro-postérieur et vertical. elle assigne au point Na un déplacement vers le haut. croissance et rotation de la mandibule. N. avant et après traitement (pointillés) : — forte amélioration du type de croissance. — Superposition d'ensemble sur S. — T~NTA 44" 40" — inconvénient : stabilité douteuse. croissance mandibulaire de type « rotation antérieure ». — le plan palatin descend parallèlement à lui-même. 39 b) . Le Basion est un point quelquefois difficile à repérer . étude du plan d'occlusion (fig. Au cours du traitement. Superpositions locales a) Au maxillaire supérieur : — Superposition sur le plan palatin avec E N A enregistré. en superposant sur le bord inférieur de la branche montante.Interprétation du dossier orthodontique 63 FIG. — la symphyse avance fortement et s'abaisse légèrement. avec S enregistré. — information : étude du comportement de la face. b) A la mandibule : — sur le point Menton Me enregistré. Information : résultat des effets de la croissance ou de la croissance et du traitement conjugués. 39A). augmentation de longueur de la mandibule (fig.

39. type de rotation mandibulaire . — superposition postérieure : superposition sur le canal dentaire inférieur et l'image du germe de la dernière dent non évoluée en phase éruptive passive. grâce à des procédés issus des techniques de superposition. — le mode de croissance : type de face. à la mandibule : bord inférieur de la mandibule. Ces méthodes tiennent compte du mode d'action de telle ou telle thérapeutique. 160). les moulages sont montés en occluseur — ou mieux en articulateur semi-adaptable. — légère version coronaire vestibulaire de l'incisive centrale.64 Bilan orthodontique FIG. au cours d'une durée déterminée — en général 2 ans. Elle permet de faire une évaluation des modifications dues à la croissance seule. T. division 2 : — égression de la molaire. Les simulations de traitement. dans l'élaboration des objectifs de traitement — ce qui rendra obsolète les analyses céphalométriques classiques. Les arcades sont reconstruites à l'aide des dents restantes et suivant des repères déterminés. en fonction du stade de maturation . ceci en vue d'une simulation des relations occlusales en fin de traitement : à la façon d'un montage de prothèse complète. fait sur la corticale interne de la symphyse avec une superposition sur le bord inférieur de la branche montante . Intérêt : zones éloignées des sites de croissance. — b) Superposition locale. Les dents sont séparées à l'aide d'une scie à or et les dents à extraire supprimées. p. Effets du traitement d'une classe II. Ces effets s'ajoutent ou se retranchent aux changements dus à la croissance (V. 39. cela revient à augmenter les lignes A l'aide des moulages en plâtre Les simulations occlusales : le « set-up » ou reconstitution sur moulages. en fonction des informations précédentes. En pratique. Il est probable que l'utilisation de l'ordinateur comme aide au diagnostic permettra de donner à ces méthodes une place privilégiée. O. au maxillaire : zone antérieure de la fente ptérygo-maxillaire enregistrée: plan de superposition : plancher du sinus. FIG. Cette méthode est basée sur une série d'hypothèses sur la croissance qui prend en compte : — le taux de croissance. P. méthode de Ricketts. . du tracé initial et à modifier leur orientation. — Évaluation des modifications dues à la croissance et aux effets conjugués du traitement. — forte version radiculaire palatine. APERÇU DES PROCÉDÉS DE SIMULATION A l'aide de téléradiographies Les simulations de croissance. enregistré : — accroissement de la mandibule en longueur : — version radiculaire en direction linguale de l'incisive . — la première molaire avance et s'abaisse: — le plan d'occlusion bascule en bas et en arrière. avec le point Menton Me. — a) Superposition locale. — Maquette exécutée à partir du tracé céphalométrique initial. — des données statistiques indiquant le taux d'accroissement moyen au niveau de telle ou telle structure. et numéroter les dents. Après avoir indiqué les repères d'occlusion A.

. L'estimation du stade de croissance : elle est pratiquée : — à partir de l'anamnèse. Au niveau des tissus mous : freins. Pronostic. en vue vestibulaire et examinés à l'envers (rapports cuspides-fosses) et également sur des radios panoramiques exécutées en I. Bilan fonctionnel : — musculature labio-linguale . — relations d'arcades : . bilan : Au niveau des dents : — formule dentaire. cinétiques . sans traitement. .Bilan orthodontique 65 LE BILAN ORTHODONTIQUE MÉTHODOLOGIE La confrontation des informations données par les différents éléments du dossier orthodontique conduit à une synthèse des observations pour chaque point étudié. extractions : — anomalies dentaires : — D. M. freins compris : au cours des examens clinique et radiologique .— Environnement familial et social. — estimation quantitative de la dysharmonie dento-maxillaire. Pronostic à long terme. 4. à l'aide des moulages. Estimation 3. des radiographies « long cône » et des téléradiographies : — estimation de l'état des dents et du parodonte. Conclusion : le préjudice esthétique. — bilan fonctionnel : à partir de l'anamnèse et au cours de l'examen clinique. : au cours de l'examen clinique. sur les photos de face et de profil et à partir des téléradiographies (lignes esthétiques). Le bilan morphologique et fonctionnel : — agencements intra-arcades : au cours de l'examen clinique. après montage sur articulateur . des reconstitutions sur moulages (set-up). sur les moulages et les radiographies panoramiques . caries. M. sur les moulages. de la mastication. — à partir des radiographies de la main : détermination de Fâge osseux. de la phonation. — relations des bases osseuses et relations dentosquelettiques : à partir des téléradiographies de profil . 2. etc. de la dysharmonie dento-dentaire : au cours de l'examen clinique. D. — relations des bases osseuses. — type facial . malocclusions unitaires. parodonte. de la ventilation . sans traitement : conséquences à moyen et long terme. éventuellement. — troubles de la déglutition. cinétiques : au cours de l'analyse occlusale fonctionnelle et. — anomalies de position des dents. Estimation de la motivation au traitement du patient et de son entourage : tout au long de la consultation orthodontique. Stade de croissance. règles. C. RÉCAPITULATION 1. D. . Profil psychologique du patient. en I. esthétique. M. en l'absence de traitement orthodontique. stade de maturation : puberté. L'estimation esthétique : elle est effectuée au cours de l'examen clinique. — relations inter-arcades statiques. . C. Bilan morphologique et fonctionnel : Classement du sujet : — classe d'Angle. — type de croissance.-D. statiques. . D. Au niveau des structures osseuses : — anomalies alvéolaires antérieures . 5.

traitement d'orthodontie inadapté. b) Facteurs exogènes : — d'origine pathologique : caries proximales diminuant le périmètre d'arcade . La recherche de leurs causes peut classiquement s'orienter suivant deux directions : 1. cicatrice ou brûlures labiales. Ces différents éléments peuvent influencer les tissus durs (denture et squelette) les tissus mous (cutanés et muqueux). forte tonicité labiale inférieure exerçant une pression excessive sur les incisives. troubles ventilatoires dus à une obstruction haute ou moyenne des voies aériennes supérieures.et exogène) : succion digitale ou labiale. s'exprimant au cours de l'embryogenèse ou de la morphogénèse (v. . Les causes secondaires : a) Facteurs endogènes : facteurs fonctionnels. . extraction de dents temporaires ou permanentes. Ces différents facteurs seront analysés au cours de l'étude des anomalies orthodontiques et des malformations faciales. en fonction de l'étiologie. parafonctions (étiologie endo. . etc. Les causes primaires. p. l'attitude posturale : le tonus de l'ensemble de la musculature et celui des muscles de l'appareil manducateur varient avec la position de la tête par rapport à la verticale. b) Facteurs exogènes : d'origine pathologique ou iatrogène. . langue en_situation antérieure habituelle: — facteurs fonctionnels : . ce qui permettra de pouvoir en traiter les effets. — origine iatrogène : . — facteurs muqueux : frein hypertrophique de la lèvre s'opposant au rapprochement des incisives : brièveté du frein de la langue. traumatismes cranio-faciaux . 2. l'effet de ce dysfonctionnement n'étant que l'expression d'une situation linguale. sans conservation de l'espace. . 85). Il est bon de rappeler que les anomalies orthodontiques ne sont pas des maladies. musculaires et muqueux. Elles ne constituent que des variations par rapport à la moyenne des individus. 6). — Facteurs héréditaires. a) Facteurs endogènes : — facteurs dentaires : inclusion provoquée par une dent surnuméraire . — traumatismes : avulsion traumatique d'une incisive. EXEMPLES : . en partie évitables. p. 86). — facteurs musculaires : . entraînant une absence d'élévation du muscle lingual . L'adaptation physiologique entraîne un abaissement et un avancement de la langue (v. p. déglutition primaire (v.LES ANOMALIES ORTHODONTIQUES ÉTIO-PATHOGÉNIE DES ANOMALIES ORLHODONTIQUES En médecine. en partie influençables par le traitement. Exemple : la tête déportée vers l'avant entraîne une face longue et diminuée dans sa partie postérieure. l'étio-pathogénie est définie comme la recherche des mécanismes causales des maladies.

défauts d'émail dus à un traumatisme au niveau des incisives lactéales . isolées ou associées à d'autres anomalies orthodontiques qu'elles compliquent. Anomalies de forme. anodontie. — Altérations des structures coronaires ou radiculaires et variations dans le nombre. dilacération (secondaire à un traumatisme sur les incisives temporaires). inclusions. angulation. L'anomalie est plutôt unilatérale. il existe une corrélation entre les deux dentures. — Variations coronaires ou radiculaires : incisives centrales supérieures par exemple. Atteintes primitives : a) Phénomènes de coalescence. m Variations morphologiques. Atteintes secondaires : — au niveau de la couronne : hypoplasie de l'émail. FIG. à un groupe de dents. Anomalies de nombre : — par excès : dents supplémentaires. Anomalies de forme : — variations morphologiques . — Fusion : incisives latérales et centrales supérieures ou inférieures et canines inférieures. Anomalies d'éruption : retard ou avance d'éruption. — exogène : traumatismes. b) Coudures radiculaires accentuées sur une deuxième molaire après extraction précoce d'une première molaire. 40/. — par défauts : agénésie. Ces différentes anomalies peuvent être localisées ou généralisées. • Anomalies de formation de la dent. — au niveau des racines : coudures radiculaires excessives après extraction très précoce d'une dent (fig. division 2 apparente.). en forme de pelle linguale (forme mongoloïde) ou vestibulaire et linguale. dents surnuméraires. Conséquence : classe II.68 Anomalies orthodontiques LES ANOMALIES DENTAIRES Définition. extraction prématurée de dents temporaires. • Anomalies de volume. Classification des anomalies. L'apparition des anomalies dentaires est liée à des causes multiples : — endogène : anomalies héréditaires au cours de l'organogénèse ou de la morphogénèse de la denture . Étiologie. prise de médicaments perturbant la minéralisation des tissus durs de la dent. Elle est liée au génotype. Anomalies de situation : transposition. b) Gémination : surtout canines supérieures. Ces anomalies résultent d'un trouble survenant au cours de la formation de la denture. — anomalies de volume : microdontie ou macrodontie. ou affecter l'ensemble de la denture. Ces troubles de formation se répercutent au niveau des structures coronaires ou radiculaires. . — anomalies de formation de la dent : primitives ou secondaires . 40a). quelquefois latérales supérieures et inférieures. couronne/racine (fig. oligodontie. — La microdontie : elle traduit une réduction harmonieuse du volume des dents . Il n'existe pas de corrélation entre les deux dentures. elle peut être localisée à une dent (exemple : incisive latérale supérieure). hétérotypie. excès multiples . d'origine exogène ou endogène. — a) Angle couronne-racine augmenté au niveau des incisives supérieures. 40. la situation et l'éruption d'une ou plusieurs dents.

le plus souvent les incisives supérieures et particulièrement les incisives centrales qui sont anormalement larges. a) Incisive inférieure supplémentaire (5 incisives). M. quatrième molaire. le plus souvent conoïde et de volume très réduit. dans ce cas. — Définition : dents de forme atypique. 41. Dans ces conditions l'augmentation de volume est harmonieuse. prémolaires. — soit sur la ligne d'arcade (fig. 41) ou à un groupe de dents.Anomalies dentaires 69 Diagnostic différentiel avec la D. : dents de taille habituelle sur des maxillaires de dimension réduite ou légèrement inférieure à la moyenne : certains auteurs utilisent. c) Mésiodens inclus. 42/) et c) : FIG. Localisation : beaucoup plus fréquente au maxillaire : — soit en position linguale ou vestibulaire par rapport à la dent normale . — Macrodontie localisée sur 11. FIG. la macrodontie peut entraîner une dysharmonie dento-maxillaire. région inter-incisive centrale supérieure (mésiodens + + + ) (fig. en position tête-bêche. — Dents supplémentaires et surnuméraires. incisives inférieures. Dents affectées : incisives latérales supérieures. Dents surnuméraires (mésiodens et odontoïdes). Anomalies de nombre. Ne touche qu'une dent à la fois. le terme de macrodontie relative (Château). — La macrodontie : elle peut être localisée à une dent (fig. D. Elle peut affecter l'ensemble de la denture. . Si les maxillaires présentent des dimensions habituelles. 42. 42a). m Par excès. — Localisation : . b) Dent surnuméraire évoluée (mésiodens). Dents supplémentaires Caractéristiques : ces dents présentent une forme harmonieuse et un volume à peu près identique à la dent habituelle.

• Hétérotypie. 12. . prémolaire inférieure et quelquefois Anomalies de nombre par excès multiples. Anomalies d'éruption. • Inclusions (v. . — Agénésies multiples. 15. 43. Retard d'éruption généralisée. — Canine près de l'orbite. — Définition : la transposition correspond à une inversion dans la position habituelle de deux dents. — La précocité ou le retard d'âge dentaire conditionnent le moment du début d'un traitement orthodontique. anodontie : absence des dents. dent de sagesse dans la branche montante. 44). anodontie : ces anomalies multiples par défaut sont associées : . 22. en situation de canine (fig. à des causes exogènes : atteintes placentaires : rubéole. 43). Définition : il s'agit d'une avance ou d'un retard d'éruption localisée à une dent ou affectant l'ensemble de la denture. p. — Constituent l'un des signes des grands syndromes faciaux. FIG.. 24. 44. Jusqu'à un certain point. à des grands syndromes pathologiques. 28. Anomalies de situation. Cette transposition peut être complète ou partielle : incisive latérale par exemple. — oligodontie. . — Transposition des deux canines supérieures (attache collée sur la 13). 25. irradiations. agénésies multiples ou oligodontie (fig. 72). Etiologie : — agénésies : héréditaires . • Transposition. ces variations peuvent être tout à fait normales..70 Anomalies orthodontiques FIG. • Par défauts : agénésies. région molaire. au maxillaire : 18.

Signes associés : réduction des diamètres mésio-distaux de toutes les dents présentes et retard d'éruption généralisé. — infraposition de la dent temporaire (deuxième molaire temporaire inférieure) . B. — Affecte environ 6 à 7 % d'une population de race caucasienne (dents de sagesse comprises) et 3. Examen radiologique. — Radiographie panoramique : elle permet de constater l'absence du germe. 71 Retard d'éruption localisée. FIG. Cette anomalie peut affecter une ou plusieurs dents. A'. Le germe de la deuxième prémolaire inférieure commence sa minéralisation entre 4 et 8 ans. -. 8 exclues. à une microdontie ou à une anomalie de forme de la dent symétrique.Agénésies En outre. la dent homologue étant présente sur l'arcade (fig. en tenant compte de l'âge dentaire du sujet. Elle est très fréquemment associée à un retard de formation du germe symétrique. — absence de la dent d'adulte après élimination provoquée de la dent temporaire (geste iatrogène) . — L'agénésie est unilatérale dans les 3/4 des cas. — persistance des deux dents temporaires.Pour une population présentant des agénésies : 45 % présentent 1 agénésie. — Retard de formation par exemple. — Radios « long cône » : confirment l'absence du germe et précisent le degré de rhizalyse de la dent temporaire. en cas d'agenésies bilatérales. — Selon la race : plus fréquente chez des individus de race noire ou jaune. Facteurs de variations — Selon le sexe : cette anomalie s'observe plus souvent chez les sujets de sexe féminin (3 pour 2). une précocité marquée associée à un âge osseux habituel peut provoquer une dysharmonie dento-maxillaire transitoire. — Agénésies unilatérales/agénésies bilatérales. Un retard d'âge dentaire important entraînera le report d'un traitement orthodontique impliquant des extractions. 30 à 35 % 2 agénésies. en relation avec l'absence du germe correspondant. — Agénésie de la 12. le plus souvent. — Il confirme la présomption d'agénésie et fait apparaître éventuellement d'autres agénésies. être unilatérale ou bilatérale. : ne pas confondre agénésie et retard d'éruption ou de formation du germe (pour les deuxièmes prémolaires inférieures et les dents de sagesse). — permet d'éliminer l'éventualité d'une extraction préalable. du germe de la deuxième prémolaire inférieure. LES AGÉNÉSIES • Définition. • Mise en évidence. persistance de la 52. • . Anamnèse : — permet de constater une prédisposition familiale . 43 évolue. après la date normale d'éruption des dents permanentes correspondantes. sans malpositions des dents voisines. 45. après sa date normale d'apparition et d'apprécier l'état des racines des dents temporaires correspondantes : élimination progressive ou non des incisives latérales supérieures temporaires par les germes des canines adultes. Examen clinique : — persistance de la dent temporaire. — Selon le type facial : agénésies plus fréquentes chez les faces courtes. • Fréquence. 45) .4 %. d'une dent d'adulte. 15 à 20 % 3 agénésies et plus. Il s'agit. — Agénésies multiples. Ce germe peut ne devenir radiologiquement visible que bien après 8 ans. — Une agénésic dentaire est une anomalie de nombre correspondant à l'absence d'une unité dentaire.

72

Anomalies orthodontiques des cas. Cette caractéristique ne doit pas être négligée lors de tout traitement comportant des extractions, et particulièrement des extractions de molaires. — Récapitulation : 8 5 2 5 1 et exceptionnellement, incisive supérieure, canine, première prémolaire, première et deuxième molaires. • Étiologie. — Les agénésies touchent particulièrement les dents dites « de fin de série » (dents de sagesse, deuxièmes prémolaires, incisives latérales). L'agénésie, la microdontie, les variations de forme ou les retards de formation des germes des incisives latérales et des deuxièmes prémolaires « semblent être la traduction plus ou moins marquée d'une tendance phylogénétique (évolution des êtres vivants) à la réduction du matériel dentaire ». Cette hypothèse est contestée par les paléontologistes modernes. L'agénésie est une anomalie strictement héréditaire, qui se retrouve dans une lignée familiale. Elle constitue un matériel classique d'étude de la transmission d'un gène à caractère dominant.

— Selon les relations d'arcades. — Les classes III présentent un pourcentage d'agénésies plus important que les autres cas de la classification d'Angle, l'agénésie des incisives latérales entraînant bien souvent une réduction de la flèche du prémaxillaire. Ordre de fréquence. — Selon les auteurs, l'incisive latérale supérieure ou la deuxième prémolaire sont les dents les plus souvent absentes. Une majorité s'accorde pour noter l'absence un peu plus fréquente des deuxièmes prémolaires (40 % des cas d'agénésie). L'agénésie des incisives latérales affecte environ 1,5 à 2 % d'une population. — Classement par ordre de fréquence (8 exclues) : deuxième prémolaire inférieure, incisive latérale supérieure, deuxième prémolaire inférieure, incisive latérale inférieure, canines supérieures, incisive centrale supérieure, premières molaires inférieures, premières molaires supérieures, deuxième molaire (l'agénésie des molaires étant très exceptionnelle). Les dents de sagesse sont absentes pour 12 %

LES DENTS INCLUSES
Définition. — Une dent est « incluse » lorsqu'elle est absente sur l'arcade après sa date normale d'éruption, en tenant compte de l'âge dentaire du sujet, la dent symétrique étant en occlusion fonctionnelle. Fréquence Les dents d'adulte présentant des risques d'inclusion sont, par ordre de fréquence : les canines supérieures, les incisives centrales supérieures, les deuxièmes prémolaires inférieures, les canines inférieures et les premières molaires. Ces défauts d'éruption se retrouvent un peu plus chez les sujets de sexe féminin. L'inclusion peut être unilatérale ou bilatérale. Les canines supérieures sont plus souvent incluses que toute autre dent ; l'inclusion palatine étant trois fois plus fréquente que l'inclusion vestibulaire. Étiologie • Causes primaires : Anomalie de développement du germe dentaire : au cours de la formation de la canine, le germe doit normalement effectuer un redressement distal ; ce redressement peut être quelquefois insuffisant ou inexistant, ce qui entraîne l'inclusion (fig. 46« et b).

FIG. 46. — Redressement intra-osseux (a) insuffisant d'une canine initialement horizontale (b). La distance à parcourir entre le site de développement du germe et le niveau de l'éruption des canines supérieures est la plus longue de toutes les dents permanentes ; — Dents surnuméraires, bloquant l'éruption de la dent d'adulte (particulièrement pour les incisives centrales supérieures).

Au stade de la morphogénèse, sur une denture exempte d'anomalies orthodontiques.

Denis incluses — Retard ou absence de formation de la racine de la dent incluse (rare). Au cours de l'établissement de l'occlusion, en rapport avec des anomalies orthodontiques : dysharmonie dento-maxillaire, classe II, division 2, brachygnathie maxillaire. • Causes secondaires. •

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— ankylose : destruction du desmodonte à certains niveaux et résorption cémentaire avec envahissement osseux dans les zones résorbés ; — hypercémentose apicale ; — coudure radiculaire accentuée : deuxième prémolaire inférieure incluse... Mise en évidence Examen clinique. a) Inspection : — persistance d'une dent temporaire après sa

Traumatismes, particulièrement au niveau des incisives temporaires supérieures (15 % des cas d'inclusion d'incisive centrale supérieure) (fig. 47).

FIG. 48. — Distovcrsion des incisives latérales ou signe de Quintero : signe d'inclusion des canines supérieures, sur une radio panoramique, après 12 ans. s.p. : sac péricoronaire. FIG. 47. — Incisive centrale supérieure incluse, à la suite d'un traumatisme sur les dents temporaires -» bascule du germe vers le haut.

Extractions prématurées, provoquant une diminution du périmètre d'arcade par mésialage des secteurs latéraux : deuxièmes prémolaires inférieures incluses par exemple, après l'extraction de la deuxième molaire temporaire. . Inclusion secondaire d'une deuxième molaire temporaire, due à la poussée mésiale. Complications à incidences orthodontiques. • Au niveau des dents voisines. Résorption radiculaire d'une dent d'adulte en contact avec le sac péricoronaire de la dent incluse, particulièrement l'incisive latérale supérieure et parfois la racine palatine de la première prémolaire : • Au niveau des dents incluses : résorption coronaire et ossification secondaire ;

date normale d'élimination, la dent d'adulte symétrique étant présente sur l'arcade ; — réduction marquée du diastème au niveau de la dent incluse ; — version et rotation des dents voisines de l'inclusion : . disto-version de 12 ou 22 : canine incluse palatine sur la ligne d'arcade (fig. 48). . vestibulo-version de 12 ou 22 : canine vestibulaire, . rotation de la l rc prémolaire : canine palatine distale : b) Palpation : — voussure palatine ou vestibulaire pour une inclusion sous-gingivale ou sous-muqueuse : — absence de voussure ou de bosse canine pour une dent en inclusion haute palatine. Cet examen clinique orientera les investigations radiographiques. • Examen radiographique. — Cette recherche est sensiblement identique pour les différentes catégories

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Anomalies orthodontiques — Au maxillaire supérieur, il existe trois incidences classiques (fig. 49) : . incidence de Tridon : au niveau du rebord orbitaire externe ; le rayon principal fait un angle de 45° par rapport au plan du film et passe par l'apex des incisives, . incidence de Simpson (au niveau du frontal) : le rayon principal fait un angle de 90° par rapport au plan du film, . incidence transcrânienne (dite de sommet) : le rayon principal est dirigé suivant le grand axe des dents voisines de l'inclusion. Cette incidence peut être précisée sur téléradiographie (environ 120°). — A la mandibule : rayon incident perpendiculaire à la situation présumée de l'inclusion (incidence dite « axiale »). b) Radiographies rétro-alvéolaires, selon trois incidences (technique de Clark) : — rayon incident perpendiculaire à la position idéale de la dent incluse ; — disto-excentrique : rayon incident dirigé à 45° mésial par rapport à l'axe présumé ; — mésioexcentrique : rayon incident dirigé à 45° distal par rapport à l'axe présumé. En principe, la dent sera située en position palatine si elle se déplace dans le même sens que le cône, sur les trois clichés successifs. c) Téléradiographie de profil : elle permet de préciser l'orientation antéro-postérieure de la racine et la situation de la dent incluse par rapport au plancher du sinus maxillaire. d) Tomographie, éventuellement. En pratique, une radiographie panoramique, deux radiographies « long cône », une téléradiographie, et deux radiographies occlusales à 45° et 120" permettent de préciser la situation d'une dent incluse, sauf cas particulier. Un repérage radiographique précoce est indispensable, si l'on suspecte une inclusion. Remarque : Mise en évidence d'une ankylose (diminution ou suppression de l'interligne). Elle est très aléatoire au vu d'une radiographie, sauf à un âge tardif chez l'adulte. Au cours de l'intervention, à la percussion, la dent ankylosée donne un son clair.

de dents incluses. Elle comporte des procédés spécifiques : Dépistage : radiographie panoramique : elle permet de déceler l'inclusion et d'estimer le stade de rhizalyse de la dent temporaire. Localisation : a) Radiographies occlusales : ces clichés sont difficiles à réaliser correctement. Ils donnent des renseignements précieux sur la situation vestibulolinguale de la dent incluse et ses rapports avec les dents voisines.

Fie. 49.

FIG. 49. — Les différentes incidences d'une radiographie occiusale pour la localisation d'une canine incluse. 1. Incidence de Tridon. 2. Incidence de Simpson. 3. Incidence transcrânienne.

Dysharmonie dento-maxillaire

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LA DYSHARMONIE DENTO-MAXILLAIRE (OU D. D. M.)
Définition. — Une dysharmonie dento-maxillaire correspond à une disproportion entre les dimensions mésio-distales des dents permanentes et le périmètre des arcades alvéolaires correspondantes ; la continuité des arcades dentaires au niveau des faces proximales n'étant plus assurée. Le signe le plus manifeste est un encombrement des arcades dentaires. Il est classique de différencier D. D. M. par excès et D. D. M. par défaut. Une D. D. M. par défaut est en rapport avec des dents plus petites que la moyenne, sur un maxillaire de volume habituel ; il s'agit, le plus souvent, d'une microdontie. Localisation : — D. D. M. à localisation antérieure (incisives et canines). — D. D. M. à localisation latérale (prémolaires et premières molaires). — D. D. M. à localisation postérieure (deuxièmes et troisièmes molaires). Étio-pathogénie Certains auteurs mettent en cause l'indépendance phylogénétique et embryologique entre la denture et les maxillaires, qui permettrait de comprendre les incoordinations entre dimensions des mâchoires et dimensions des dents. La D. D. M. s'expliquerait également par un mécanisme d'hérédité croisée (petits maxillaires de la mère, grandes dents du père...), c'est-à-dire de maldonne génétique. Il semble que de très nombreuses D. D. M. soient tout simplement liées à un type familial ou ethnique. Les trois types d''encombrement. — On distingue chronologiquement trois types d'encombrement, en fonction de l'étiologie : 1. L'encombrement primaire est la conséquence d'un manque d'harmonie entre les proportions relatives des maxillaires et des dents, d'origine génétique. Cette anomalie est décelable dès la denture temporaire (absence des diastèmes de Bogue, v. p. 9). 2. L'encombrement secondaire coïncide avec l'évolution des canines et, plus tardivement, des deuxièmes molaires permanentes. Il peut être dû à la poussée mésialante ou provoqué par la perte prématurée de dents temporaires (d'origine pathologique ou iatrogène). 3. L'encombrement tertiaire est plus fréquemment observable chez les individus du sexe masculin (adolescents et jeunes adultes). Il correspond à la phase d'éruption active des troisièmes molaires et à la croissance terminale de la mandibule. Le redressement lingual des axes des incisives, en fin de maturation, constitue le troisième facteur à prendre en compte. Dans l'apparition d'un encombrement tertiaire, il semble qu'il ne faille pas négliger la poussée éruptive des dents de sagesse, même si elles ne sont pas seules en cause. Ces encombrements peuvent se cumuler les uns les autres, au cours de l'établissement de l'occlusion. Les signes d'une D. D. M. La D. D. M. peut être décelée et appréciée, au cours de l'examen clinique, sur les moulages, à la lecture des radios panoramiques et sur les téléradiographies de profil. • Signes faciaux. — Le préjudice esthétique peut être purement dentaire, c'est la conséquence de l'encombrement : malpositions incisives, canines ectopiques, rotations, linguocclusions localisées, etc., sans retentissement cutané. Il peut être dentaire et facial : la D. D. M. est associée à une biprotrusion faciale ou biproalvéolie. • Signes occlusaux :

En denture temporaire : l'absence des diastèmes de Bogue, à 5 ans, apporte de fortes présomptions en faveur de l'apparition d'un encombrement ultérieur, en denture permanente. En phase de constitution de la denture mixte : A la mandibule : a) Au niveau des incisives : — rhizalyse prématurée des incisives latérales temporaires par les incisives centrales adultes: — évolution des incisives latérales en linguo-position. C'est le premier signe annonciateur d'un encombrement incisif;

évolution vestibulaire. — a) D. D. dénudation accentuée d'une incisive et parfois absence de gencive attachée à ce niveau (fig. 50b) . avec persistance des canines temporaires-encombrement incisif dénudation de la 31. D. 50. M. b) D. avec expulsion des deux canines temporaires-pas d'encombrement incisif-diastème très fortement réduit pour les canines permanentes. FIG. si le site d'éruption était situé dans la muqueuse. . mobilité d'une dent inférieure en vestibuloclusion (fig. du côté de l'élimination et encombrement incisif plus réduit (fig. d) Mobilité et dénudation de la 41. M. en occlusion inversée. 51) avec un défaut ou un m a n q u e de gencive attachée. 50c). correctement situé. 50« et d) : . b) Au niveau des canines temporaires : les trois modalités : — type 1 : les canines temporaires persistent : encombrement incisif + + et dénudation fréquente de l'incisive centrale inférieure la plus vestibulée (fig. en fonction d'un trauma provoqué par la vestibulocclusion. c) D. b) Manifestations latérales : — vestibulocclusion localisée à une incisive centrale inférieure. . M. avec expulsion spontanée d'une canine temporaire et déviation du milieu incisif. D. inclusion vestibulaire ou palatine. en infraposition ou en infra-mésio-vestibulo-position (fig. — premières prémolaires évoluant en vestibulo ou en linguoeelusion. Le repère correspond au milieu interincisif supérieur. — au niveau des canines permanentes : . . ou bien retenues entre canines permanentes et deuxièmes molaires temporaires . — type 2 : expulsion unilatérale d'une canine temporaire : déviation du milieu. 50d) . diastèmes réduits + + ou même supprimés p o u r les canines permanentes (fig. — type 3 : expulsion spontanée des deux canines temporaires : pas d'encombrement incisif. élimination d'une ou deux canines temporaires (processus identique à celui précédemment décrit à la mandibule). Au maxillaire : malpositions incisives. facettes d'abrasion sur les dents. linguocclusion d'une ou deux incisives latérales. 50a).76 Anomalies orthodontiques En denture mixte stable et en phase de constitution de la denture adolescente a) Manifestations antérieures : — au niveau des incisives : encombrement incisif.

ce qui accentue le déficit d'espace. — a) Signes de D. à la suite de l'éruption de la dent de 6 ans (fig. — b) Signes de D. D. Fie. 61 ). 52) ou bien inclusion des deuxièmes prémolaires d'origine secondaire (fig. rotation mésio-vestibulaire de la première molaire. 51. — antérieure et latérale : 34 en vestibulocclusion (le diastème est insuffisant) : 35 en linguoclusion . ce qui diminue l'espace disponible. 5 3 a ) . M. . D. 51 et 52. latérale : tracé de l'image radiologique de 25 et 35 incluses. distance 26 D -> FPTM réduite (v. .Dysharmonie dento-maxillaire 11 FIG. première molaire supérieure enclavée sous la deuxième molaire temporaire (ce signe n'étant pas toujours symptomatique d'une D. M.vestibulo-topie . extractions prématurées de 65 et 75 et mésiafisation 26 et 36. D. — rotation des prémolaires. M. D. 53. — linguo ou vestibuloclusion des deuxièmes prémolaires (fig. M. postérieure : entassement des germes non évolués. — Signes de D. FIG. 52 FIG. : — antérieure : 23 en infra-mésio. p. c) Manifestations postérieures : — Première molaire : . FIG. encombrement incisif. 54) : . rhizalysè de la racine distale de la deuxième molaire temporaire ou même élimination trop précoce de cette dent.). 53.

C'est la mesure du déficit d'espace ou indice de Nance. par suite de l'éruption mésiale de la 26. FIG. M. • Méthodologie : l'analyse d'une D. en tenant compte de l'âge osseux . c) Manifestations postérieures. D. Évolution. radiographies long cône des prémolaires et canines inférieures ou téléradiographies à 45". — La D. 5). — Troisième molaire : inclusion des dents de sagesse. . • Signes téléradiographiques. puis tertiaire. 54. b) L'estimation quantitative s'effectue classiquement à la mandibule. secondaire. D. M. comporte plusieurs étapes : a) L'estimation qualitative. etc. • Documents nécessaires : examen clinique complet. tertiaire. Analyse d'une dysharmonie dento-maxillaire actuelle (ou « apparente ») Définition : La dysharmonie dento-maxillaire actuelle (ou « apparente ») correspond à l'encombrement antérieur et latéral visible et mesurable au moment de l'examen clinique. p. Ils constituent les signes qualitatifs d'un encombrement postérieur : — espace réduit pour l'évolution des deuxièmes . . b) Manifestations latérales — prémolaires enclavées ou incluses. a) Evolution favorable (éventualité d'autant plus rare que l'encombrement est important) — léger encombrement transitoire qui se produit au moment de l'évolution des incisives permanentes . 48a). vestibulo-position des deuxièmes molaires inférieures. ce qui détermine des contacts entre les cuspides primaires des deuxièmes molaires supérieures et inférieures. • Anomalies associées. — Ces signes sont particulièrement importants et simples à observer. deuxième molaire inférieure enclavée sous le bombé distal de la première molaire . importante) . — versions distales importantes des germes des deuxièmes et troisièmes molaires : germes des dents de sagesse + parallèles au plan d'occlusion. distoversion des incisives latérales supérieures (fig. grâce à l'étude des signes cliniques et radiographiques (v. M. plus tardivement. vestibulo-version de la deuxième molaire supérieure. — superposition des images des germes des molaires non évoluées et des premières molaires permanentes (entassement des germes) (fig. — élimination tardive de certaines dents temporaires (deuxièmes molaires temporaires inférieures) provoquant un encombrement transitoire (séquence 7.78 Anomalies orthodontiques et troisièmes molaires. téléradiographie de profil. b) Évolution défavorable : encombrement secondaire. la recherche de Pédologie primaire. — âge dentaire normal et âge osseux retardé . D. . 53b): — hauteur maxillaire postérieure fortement diminuée (racines des molaires procidentes dans le sinus). vestibulo-version des incisives. peut être associée à toutes les malocclusions de la classification d'Angle. — Signe de D. — disto ou mésioversion des germes des deuxièmes prémolaires inférieures. M. 75). associée à l'encombrement . empreintes des dents maxillaires avec tubérosités et trigones. — sur la radio panoramique : axe des germes des canines permanentes fortement mésioversés. qu'elle complique. avec diastèmes réduits . a) Manifestations antérieures : — sur la téléradiographie : en denture mixte précoce : image du germe de la canine situé près de la corticale symphysaire externe (D. D. postérieure : rhizalyse précoce de la racine distale de la 65. Cette estimation ne prend en compte que les secteurs antérieurs et latéraux : — Deuxième molaire : . sur les téléradiographies.

0 7. mesure des largeurs mésio-distales des germes des prémolaires et canines droites et gauches. D. a) En denture mixte : à la mandibule : . mesure des largeurs M. b) En denture adulte : somme des diamètres mésiodistaux des 10 dents antérieures aux premières molaires.1 21.9 24. D.7 7. des incisives et des premières molaires : la différence entre Yespace nécessaire et Yespace disponible constitue la D. actuelle (dite «D.1 8. = Z/diamètres mésio-distaux C + PM mandibulaires adultes — Z/diamètres mésio-distaux C + Molaires temporaires.9 M.5 23. M. M.3 8.5 19.3 19.1 22.7 21.8 6. c) Occ/usales : Sadam dû à des prematurités.3 7. si le parodonte est sain. Comparer avec la distance 6~| M -> 2~| D (courbe d'arcade): (déduire l'espace de dérive mésiale).7 23.3 21.) : (Tngervall et coll.5 22. D.0 6. .7 22. B. à l'aide de radiographies long cône ou d'une radiographie occlusale à 90° par rapport au plan d'occlusion en cas de rotation : .1 19. apparente») . . M. D. — toute dent trop vestibulée par rapport à la ligne d'arcade risque de présenter une dénudation ou une déhiscence ultérieure .7 6. de la denture.7 19. l'espace de dérive mésiale (E.1 19. D. : Ces mesures comportent un pourcentage d'erreur important.) : fil de 79 évaluation est trop peu fiable pour servir de base à une prédiction.9 20. M. Loutefois. PRÉDICTION DE L'ESPACE NÉCESSAIRE pour 3. 4.6 7.2 6. M. des facettes d'abrasion se produisant sur les dents en malposition. pied à coulisse orthodontique. une faible D.) et la somme des diamètres mésio-distaux des dents permanentes correspondantes (évoluées et non évoluées) : (espace nécessaire : E. D. sans discrimination.3 23. abrasions prématurées. Si aucune précaution particulière n'est prise (par exemple. D.! 7. Ce fil est rendu rectiligne et mesuré. D.3 22. D.9 . D.MESURE DE L'ESPACE NÉCESSAIRE (E. sans traitement). D. 4~] 7. M. 2) à partir des faces mésiales des premières molaires permanentes.). même pour un opérateur entraîné. à tel point que certains auteurs estiment que cette Largeur Largeur _ M. papier millimétré : — méthodologie : comparer la mesure du périmètre d'arcade actuel (espace disponible : E. Peut-être faut-il réévaluer le traitement systématique de toutes les D. si l'on attend l'évolution des dents permanentes. a) Dentaires : inclusion.5 6. M. — dent ectopique vestibulaire : manque ou absence de gencive attachée . N. n'a guère de conséquences sur la pérennité à long terme. b) Parodontales : — difficulté d'élimination de la plaque dentaire . disposé au niveau des points définissant le périmètre d'arcade (fig. 4] 21.8 7.5 7. D. on en déduit la largeur totale des prémolaires et canines.4 8. premières prémolaires en linguocclusion totale.4 6.9 22. en denture mixte. N. grâce à la table ci-apres.2 7. à l'arcade inférieure. D. N.L a largeur de la première prémolaire inférieure est mesurée sur radiographie « long cône » ou sur moulage.3 20.5 21.2 8. elle correspond à l'encombrement antérieur et latéral mesuré au moment de l'examen. Espace de dérive mésiale : aux deux hémi-arcades : E.0 8.4 7..7 20. d) Psychologiques : un encombrement antérieur et supérieur important peut inciter le sujet à ne pas découvrir sa denture au cours du sourire.1 6.1 23.Dysharmonie dento-maxillaire — instrumentation : fil de laiton au 5/10. .6 6. Conséquences à long ternie d'une D.5 20.3 6.9 3~] + 4~] + 5] M.).) doit être soustrait de l'espace disponible.1 20. 4~| 3] + 4 ] + 5~| 6. 5 laiton..5 3~| + 4/ + 5~] • 23. caries à certains niveaux (dents enclavées). pour des sujets prédisposés.MESURE DE L'ESPACE DISPONIBLE (E. Cette mesure doit être répétée au maxillaire.9 8. — proximités radiculaires au niveau des incisives inférieures ou à' d'autres niveaux.

M = 60" . des 6 dents maxillaires (mm) = en moyenne : 77. — angle interincisif diminué.1 35. D. correspond à un excès relatif de largeur du périmètre antérieur maxillaire.1 40.0 54.5 46.3 31.7 32.3 41.26.9 31. D. si les incisives inférieures sont en position normale.0 53. des dents supérieures et inférieures permet d'évaluer l'harmonie ou la dysharmonie dimensionnelle entre les 2 arcades dentaires. Cette dernière estimation est la plus utilisée. La proalvéolie supérieure.5 h) Si le rapport est < à 77. b) Signes oeclusaux : diastèmes interincisifs plus ou moins prononcés.22 (D. mancl 40.0 30. absence de diastème incisif. 55f). soit par un encombrement incisif inférieur.4 37. 48. — l'angle déterminé par le grand axe des incisives supérieures avec le plan d'occlusion est augmenté. D.0 34. mancl. • Rapport des dents antérieures (6 dents) : diamètre M.2 ina.x.5 42. D.0 39.5 54.65) a) Si le rapport est > à 77.80 Anomalies orthodontiques LA DYSHARMONIE DENTO-DENTAIRE (D.6 39.9 36.0 41. Formes cliniques : symétrique ou asymétrique.0 45. (12 dents) LES ANOMALIES ALVEOLAIRES LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES DU SENS SAGITTAL LA PROALVÉOLIE sans exagération du sillon labiomentonnier.1 42. D. c) Signes téléradiographiques (fig. Mise en évidence : a) Signes faciaux : prochéilie supérieure avec ou . Mesure réelle 6 dents mandibulaires .5 49.4 max. 52. Mesure réelle 6 dents maxillaires — Mesure « idéale » 6 dents maxillaires = excès de longueur de l'arcade maxillaire.4 34.0 42. M.3 mm + 0.2 + 0. et caractérisée par une inclinaison vestibulaire exagérée des incisives supérieures ou inférieures. Cette anomalie se manifeste.0 34.8 38. soit par des diastèmes interincisifs supérieurs.0 46. Ce rapport s'analyse au niveau de l'ensemble des arcades et aux secteurs antérieurs incisivo-canins. associée ou de face courte.8 33.4 32. uni ou bimaxillaire (biproalvéolie avec biprochéilie) (fig.9 41. localisée aux incisives. S.1 37. D. l'angle positif entre la face vestibulaire des incisives supérieures et le plan facial cutané est augmenté (M = parallèle au plan). 44. Anomalies associées : cette anomalie peut être isolée (d'origine fonctionnelle) ou associée à d'autres ano- Définition : anomalie alvéolaire du sens antéropostérieur.2 38. D.) (Analyse de BOLTON) La mesure du rapport entre les dimensions M.7 42. mancl. D.0 40.5 40.0 37.0 52.0 48.5 50.0 40.5 55.2 % : la D. D.0 44. par appui des incisives supérieures sur la lèvre inférieure.5 43.5 35.0 50.5 41.5 53. Cette anomalie se manifeste par un recouvrement incisif et un surplomb augmentés. • Rapport dés dents postérieures moyenne = 91.3 max. ± 1.5 51. des 6 dents mandibulaires (mm) x 100 diamètre M. 6 DENTS 6 DENTS 6 DFNTS 6 DENTS inox.2 %. en cas de D.7 35.0 32. correspond à un excès relative largeur du périmètre antérieur mandibulaire. la D.5 45.Mesure « idéale » 6 dents mandibulaires = excès de longueur de l'arcade mandibulaire (en fonction de l'arcade supérieure). 55«) : — la convexité est augmentée (le point A est déplacé vers l'avant) .6 47.0 49. mancl. D.

— b) Proaliéolie inférieure.Pos = 13° Fie. — a) Proaliéolie supérieure arec retroalvéolie inférieure : 1 -> A . . 55.Pog = + 8 mm 1 -> A — Pog = — 3 mm Axe T A .Anomalies alvéolaires 81 F[G. relations de classe I molaire et occlusion antérieure inversée. 55.

55. axe incisif supérieur linguo-versé . amygdales hypertrophiques. C'est une anomalie très rarement isolée. Les incisives sont situées très en avant par rapport à la ligne A — Pog et versées en direction vestibulaire : 1 -» A . Conséquences à long terme .5 mm. — signes occlusaux : encombrement incisif inférieur .Pog = + 4. malies alvéolaires (béance antérieure ou supraclusion) ou basales. Étiologie : fonctionnelle (parafonctions p. Mise en évidence : — signes faciaux : prochéilie inférieure . v. Formes cliniques : uni ou bimaxillaire (birétroalvéolie. Mise en évidence : — signes faciaux : rétrochéilie supérieure : — signes occlusaux : encombrement incisif supérieur et occlusion inversée au niveau antérieur. p. — succion de la lèvre inférieure ou frein lingual court. . division 1. Étiologie : — la rétroalvéolie inférieure est souvent la conséquence d'une proalvéolie supérieure. l'appui labial inférieur étant excessif. classe II. localisée aux incisives et caractérisée par une linguo-version des incisives supérieures ou inférieures. p.82 Anomalies orthodontiques Anomalies associées : supraclusion incisive. p. Étiologie : — tonicité labiale supérieure augmentée avec lèvre supérieure fine . Elle se retrouve dans les cas de classe I et II. — cicatrices ou brûlures labiales. LA RÉTROALVÉOLIE La proalvéolie inférieure (fig. Axe 1 A . division 1 d'Angle. 97. — signes téléradiographiques : convexité diminuée. malocclusion de la classe III. Étiologie : langue basse et protrusive.Pog = 36".Pog = + 8 mm. — anomalie associée : brachygnathie maxillaire (v. classe I molaire et canine . systématiquement associée à une supraclusion) (v. — signes téléradiographiques : angle facial normal et vestibulo-version des incisives inférieures. — signes téléradiographiques : linguo-version des incisives inférieures. 55b). lèvres inférieures atoniques. — c) Biproalvéolie avec biprochéilie. Mise en évidence : — signes faciaux : rétrochéilie inférieure . La rétroalvéolie supérieure. 85) ou basale (croissance horizontale). 98. classe II. 55a). Définition : anomalie alvéolaire du sens antéropostérieur. La rétroalvéolie inférieure (fig. 107). division 2). Anomalie associée : proalvéolie supérieure. FIG. — signes occlusaux : diastèmes interincisifs avec occlusion inversée au niveau antérieur et classe I molaire . T -^_A .

En denture adulte. 56/?) . 35). — Au maxillaire : localisation au niveau des deux incisives centrales. — Les différentes formes de supraclusion. 56. 56d et 67c et d). . p. b) Contacts des incisives inférieures avec la muqueuse palatine. — peu ou pas de retentissement esthétique . division 2 d'une façon systématique. SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : — forme alvéolaire : biproalvéolie (fig. bien que cette constatation ne soit pas la règle (fig. Mise en évidence : la supraclusion peut être décelée. avec un sillon labio-mentonnier accentué dû à l'appui des incisives supérieures (fig. SIGNES OCCLUSAUX : Définition : anomalie alvéolo-dentaire du sens vertical. — l'occlusion labiale est habituelle . le bord libre des incisives supérieures est parfois trop bas par rapport au stomion (M = 2. 76b). 56. dans un cas de classe II. on peut constater une supraclusion avec ou sans exagération de la courbe de Spee à la mandibule. si Fio. comme on l'a vu. 111). C. 5a). b) Conséquences défavorables : — abrasion prématurée des incisives inférieures (lors des mouvements d'ouverture) : — vcstibulo-version des incisives supérieures. anomalie basale). et dans certaines classes III. c) Supraclusion provoquée par la linguoversion des incisives supérieures (cas de classe II. associé. division 2) (fig. — A la mandibule : localisation au niveau des quatre incisives ou du secteur incisivo-canin. Étiologie : c'est une anomalie d'origine primaire (héréditaire). a b c d Conséquences à long terme : a) « Une supraclusion profonde n'est pas un facteur de trouble. SIGNES FACIAUX : — recouvrement incisif excessif (+ de 3 mm): — les bords libres des incisives inférieures. ___z=^forme basale : H. Cette anomalie peut être isolée (alvéolaire) ou associée à une croissance horizontale (face courte. Supraclusion et courbe de Spee. à un type de croissance plutôt horizontal . division 2) (fig. — si la supraclusion est d'origine maxillaire. 35) . 56c/) . avec ou sans inversion de la courbe de Spee au maxillaire. sans habitudes déformantes. — on constate parfois une éversion de la lèvre inférieure vers le bas. — Les différentes formes de supruclusion. l'étage inférieur de la face paraît diminué (fig. uni ou bimaxillaire. FMA diminué. circulaires. 75) . a) Contacts cingulaires. diminuée (p. plus basses que le plan d'occlusion maxillaire. Formes cliniques : anomalie le plus souvent symétrique. division 2. M. 1. il n'existe pas de courbe de Spee (fig. — La supraclusion est observable dans toutes les classes d'Angle. d) Lésions vestibulaires. dans les classes II. contact avec la gencive vestibulaire des incisives inférieures (classe II. 56a et c) ou avec la muqueuse palatine (cas sévères) (fig. en I. b) Cause basale : développement vertical inférieur à la moyenne de l'os alvéolaire postérieur. — En denture mixte. au niveau des quatre incisives ou du secteur incisivo-canin. particulièrement dans les classes IL division 1. a) Cause dentaire : — dysharmonie dento-dentaire. en cas de supraclusion accentuée. E. division 2).. même potentiel. localisée au secteur alvéolaire antérieur et caractérisée par un recouvrement incisif excessif (plus de 3 mm). à condition que les rapports dento-dentaires soient stables » (Dawson).5 mm) . Anomalies associées.Anomalies alvéolaires 83 LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES DU SENS VERTICAL SUPRACLUSION — si l'anomalie est d'origine basale. 56a) ou birétroalvéolie associées (fig. — en cas de linguo-version associée des incisives supérieures. peuvent rentrer en contact avec les cingulums des incisives supérieures (fig. dès la denture temporaire. 40a). par excès maxillaire (v. — augmentation anormale de l'angulation coronoradiculaire des incisives supérieures (classe II. axe Y diminué. de type « face courte ».

INFRACLUSION (OU BÉANCE ANTÉRIEURE ANTÉRIEURE) Définition : l'infraclusion antérieure est une anomalie du sens vertical. mais plutôt rares. — Béance antérieure et latérale. aspiration de la lèvre inférieure. guide incisif perturbé. d) Troubles de la phonation : très inconstants. La béance squelettique (étiologie primaire) : l'infraclusion antérieure est associée à une anomalie sévère des bases squelettiques dans le sens vertical. Le suçage du pouce est constamment associé à une déglutition atypique. — dans les cas de classe U. au niveau des incisives inférieures .84 Anomalies orthodontiques c) Troubles de la ventilation nasale : abaissement et situation avancée de la langue nécessites par une ventilation buccale (fig. le sourire paraît édenté. 123a). FlG. et caractérisée par une insuffisance ou une absence de recouvrement incisif. Le préjudice esthétique est important au niveau dentaire : si la longueur de la lèvre supérieure est normale. b) Signes occlusaux : — en intercuspidie maximale : on constate une absence de recouvrement incisif plus ou moins marquée. le contact du bord libre des incisives inférieures est juxta-cingulaire-lésions parodontales ultérieures au niveau des incisives supérieures (fig. au niveau des prémolaires et même des premières molaires. 57. Les dysfonctions et les parafonctions en constituent l'étiologie la plus fréquente : a) Habitudes déformantes : succion digitale. 56b) . localisée au secteur alvéolodentaire antérieur. La béance fonctionnelle (étiologie secondaire) : l'infraclusion antérieure n'est pas associée à une anomalie majeure des bases squelettiques dans le sens vertical (fig. ne rentrent pas dans le cadre de ce chapitre (fig. Ces anomalies basales gravissimes. — reconstitution prothétique d'incisive supérieure fracturée plus difficile . présentent en outre. Dans les cas extrêmes. Cette habitude peut persister après abandon de la succion digitale. 60/?). à la mandibule ou aux deux maxillaires à la fois. — déplacement distal du condyle (Bench). 55a). caractérisée par un type de face excessivement longue et une béance labiale (fig. On peut également utiliser le terme de « béance antérieure ». La tonicité labiale est plus faible que la moyenne. — fonction occlusale : de nombreux cas d'infraclusion. c) Signes téléradiographiques : si l'anomalie est . de différencier deux types très distincts de béance antérieure. B. d'une proalvéolie uni ou bimaxillaire (fig. au maxillaire. — cas extrêmes : lésions palatines . avec succion. N. proalvéolie secondaire chez l'adulte . : une proalvéolie supérieure provoquée par le suçage du pouce peut masquer une supraclusion constitutionnelle qui apparaîtra après abandon de l'habitude déformante ou après correction de la vestibulo-version supérieure (fig. accompagnée. selon l'importance de l'anomalie. division 2 sévères : lésions palatines et vestibulaires. Mise en évidence : a) Signes faciaux : il existe assez fréquemment une béance labiale associée ou quelquefois une absence de signes faciaux. défauts d'articulation des consonnes. La béance peut être symétrique ou asymétrique et incorporer ou non les canines. b) Forme ou fonction linguale atypique : — situation habituelle antérieure. le plus souvent. la béance est antérieure et latérale. Formes cliniques : l'infraclusion affecte la zone alvéolo-dentaire antérieure. 75). 58). volume important ( + héréditaire) : — déglutition primaire avec interposition linguale. un proglissement plus ou moins marqué . L'étiologie permet. 57). liés à des problèmes de situation et de fonction linguale atypique. par ailleurs. ce trouble de l'occlusion étant souvent associé à des formes cuspidiennes assez plates. tic de mordillement d'un linge. liée à une faible tonicité labiale.

— Béance latérale . • La déglutition primaire. FIG. purement fonctionnelle. au niveau des molaires temporaires cuspidées (« réinclusion » de ces dents) . en raison de l'absence de guide antérieur Définition : absence de contacts dentaires en I. ou de type intermédiaire. Conséquences à long terme : a) La stabilité peut être acceptable si la protection canine est assurée.Dysfonctions. Étiologie : —^ absence de formation d'os alvéolaire. d) Anomalies associées : l'infraclusion antérieure peut être associée à toutes les malocclusions de la classification d'Angle {sauf la classe II. ou archaïque. 59. — mobilités dentaires dues à une pression linguale excessive .0 û. FIG. LES PARAFONCTIONS Leur rôle. la transition au stade adulte ne s'efTectuant pas. 59) . 15b). — Sadam plus fréquemment observable que la moyenne. la croissance est de type habituel : c'est une anomalie purement alvéolaire caractérisée par une béance antérieure et une version vestibulaire des incisives. Fréquence (d'après Bouvet) : entre 4 et 6 ans. aucune augmentation de l'étage inférieur de la face n'est perceptible. + + ) . C. arec proalvéolie supérieure (absence de recouvrement incisif). d'excès de croissance verticale avec un étage inférieur très augmenté et des signes de rotation postérieure très marqués (fig. l'infraclusio'n s'accompagne d'un tableau sévère. — reconstitutions prothétiques très difficiles. Para)'onctions 85 et de protection canine. 51. division 2) qu'elle aggrave considérablement.— Synonymes : déglutition atypique. la langue est volumineuse et large. M. premières ou deuxièmes molaires exclues et contacts incisifs. Fréquence : anomalie de très faible fréquence. au niveau des dents cuspidées. LES DYSFONCTIONS. •b) Infraclusion ou béance antérieure. — a) Bout à bout incisif (insuffisance de recouvrement incisif). LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES LATÉRALES OU BÉANCE LATÉRALE L'INFRACLUSION (fig. b) Conséquences défavorables : — lésions parodontales au niveau des dents non fonctionnelles . Définition : la déglutition primaire ou atypique correspond à une interruption dans la maturation de la déglutition du nourrisson. et I. — interposition linguale latérale au repos et au cours des fonctions. M. C. contacts occlusaux au niveau des deuxièmes molaires. 58. Si l'anomalie est d'origine primaire. dans l'apparition des anomalies alvéolaires antérieures et des anomalies du sens transversal est essentiel. C. et d'un proglissement habituel (décalage entre R. ou infantile.3 % des enfants présentent une déglutition pri- .

— l'oreiller est humide. soit antérieurement. lèvres non jointes): endognathie maxillaire.8 %. Palpation des muscles masticateurs : la palpation suçage de deux doigts : index et médius. un appui sur les incisives supérieures et inférieures (biproalvéolie). dont le suçage du pouce est l'aspect le plus habituel. a) Signes cliniques : face étroite. Ventilation buccale (orifices narinaires réduits. Le suçage digital : le suçage des doigts chez l'enfant présente plusieurs variantes. a) Examen exo-buccal : examen du visage au cours de la fonction : forte grimace de succion due au muscle buccinateur. allergies. petit nez avec orifices narinaires de dimension réduite et orientes vers le haut et vers l'avant. 60(7). — suçage du pouce ou d'autres doigts. entre 7 et 12 ans : 40 °0 . la main à l'endroit . LES VARIANTES : maire . la langue s'interpose entre les arcades. ce mode de succion exerçant des pressions importantes . b) Examen endo-buccal : placer les deux index au niveau des commissures labiales : les doigts sont fréquemment chassés par une forte contraction labiale. Chez l'adulte. en cas de déglutition primaire. d'après Cauhépc. habitude qui paraît également très déformante (H. — suçage de deux doigts : la paume de la main est dirigée vers l'extérieur. face longue. présentent encore une déglutition atypique. ou en période de repos. Les arcades n'entrent pas en contact au cours du premier temps de la déglutition. • Les parafonctions. d) Attitude posturale : la tète est située en avant par rapport à la colonne vertébrale. mucosités abondantes (fig. perceptible à l'audition . un appui incisif supérieur (parfois arcades serrées). Dépression linguale médiane avec langue en situation basse et antérieure habituelle. — Les parafonctions comportent : le suçage digital (pouce ou autre doigt) : le têtage d'un linge. — suçage de plusieurs doigts . Signes cliniques de la déglutition primaire : — au cours de la phonation. 30 "„ des individus. b) Interrogatoire : ronflements nocturnes et rhinopharyngites fréquentes. les tics de mordillcment de la lèvre inférieure et de la lèvre supérieure. pommettes effacées. en cas d'obstruction moyenne : — signes de rotation postérieure et béance antérieure (fig. • La ventilation buccale pathologique. — a) Insuffisance de développement des voies aériennes supérieures. Ses conséquences. FlG. 60. 60/) ) : — déviation de la cloison (incidence de face). le matin.86 Anomalies orthodontiques des masséters et des faisceaux antérieurs des temporaux révèle une absence de contraction. Le muscle lingual peut prendre différents appuis : un étalement total antérieur et latéral. associé au têtage et à la macération d'un linge. entre 12 et 14 ans : 38. . au cours du sommeil. Interrogatoire : — suçage digital (ou labial) associé : — têtage de la langue. — examen de la déglutition proprement dite : faire prendre à l'enfant un nutriment liquide. forte contraction apparente des lèvres et parfois contraction de la houppe du menton (aspect « en peau d'orange »). Au cours du premier temps de la déglutition. soit antérieurement et latéralement. la langue s'interpose entre les arcades . le bruxisme. c) Signes radiologiques : — image d'encombrement pharyngé. un appui incisif inférieur (tendance de la classe III). Millier).

il favorise la succion. il est le plus souvent d'origine émotionnelle et les causes de son apparition doivent être analysées. au coucher ou en cas de fatigue. Il serait toutefois plus logique de dire. avant 4 mois. Son rôle est mineur dans le mécanisme lésionnel. si le suçage du pouce apparaît à cet âge. Il correspond au réflexe de préhension labiale déclenché par le passage de n'importe quel objet au voisinage des lèvres du nourrisson et au plaisir oral déclenché par la succion. STADES DE DÉVELOPPEMENT ET SUÇAGE DU POUCE : Le suçage du pouce dure environ 2 h par 24 h avec des séquences de quelques minutes. Si tout se passe bien la succion disparaît progressivement vers 1 an 1/22 ans. Amygdales (a) et végétations (v) hypertrophiques -» béance antérieure fonctionnelle. — Le suçage du pouce ou des doigts est pratiquement inexistant chez les populations primitives. est une habitude normale de la petite enfance. En revanche. b) Age pré-scolaire : 2 à 5 ans : faisant suite à la succion digitale du très jeune enfant. cependant il n'existe pas de corrélation significative entre l'alimentation au biberon et le suçage des doigts. le suçage du pouce. la persistance de la succion est un signe d'immaturité et/ou d'un comportement émotif. PATHOGÉNIE. déclenche le suçage du pouce. On constate un pic de succion vers 4 mois.Dysfonctions. que « si le doigt intervient. En revanche. L'enfant a besoin d'être protégé et de ressentir une impression de sécu- c'est en fonction des stades de développement affectif et de l'âge auquel se pose le problème que doit être situé le suçage du pouce ou d'autres doigts. — b) Obstruction des raies aériennes moyennes. . Il faut en informer la famille et la déculpabiliser. 60. c) De 6 à 12 ans : au cours de cette période. a) Petite enfance : le suçage du pouce pendant les deux premières années de la vie représente un modèle de comportement normal. Para/onctions 87 FIG. un sevrage brutal qui fait passer l'enfant d'une alimentation liquide à une alimentation solide. Il sert surtout cY inducteur à la tétée (de la langue) » (Gudin).

Toutefois.88 Anomalies orthodontiques EFFETS SUR LA DENTURE. Si l'habitude déformante disparaît avant 6 ans. sommeil agité. Quelles sont les anomalies orthodontiques causées par la succion du pouce ? — Au maxillaire : béance antérieure ou/et proalvéolie. peut s'adjoindre une anomalie cinétique. dans les cas à prédominance alvéolaire. alvéolaire ou basale. B. — A la mandibule : rétroalvéolie inférieure due à l'appui sur les incisives inférieures (fig. ou si elle est le signe d'un comportement psychologique perturbé. par exemple. Le désir inconscient de rester au stade de la petite enfance déclenché.pas ou peu d'effet sur les relations d'arcades des secteurs latéraux. En conclusion. Les anomalies du sens transversal. la linguocclusion bilatérale avec encombrement incisif maxillaire est le signe le plus généralement en faveur d'une endognathie maxillaire. . 11 s'agit. en fait. qu'elle peut être le signe d'une grave perturbation psychologique. — Tous les suceurs de rite. Dès lors. — L'endognathie maxillaire correspond à une insuffisance de développement transversal du maxillaire caractérisée par une inclinaison normale des molaires et prémolaires. il est essentiel de découvrir si l'habitude « tourne à vide ». 55a). 60 % des cas montrent une correction spontanée des anomalies provoquées par le pouce. il n'existe aucune norme d'usage courant permettant d'affirmer avec certitude l'un ou l'autre diagnostic (sauf peutêtre l'incidence radiographique de Bouvet). Le suçage du pouce n'a. fait apparaître. béance asymétrique. Une telle disposition est due à l'inclinaison axiale des dents. au cours de l'anamnèse. difficultés scolaires. de la fréquence et de l'intensité de la succion. sauf succion de fréquence très anormale. Elles n'affectent que le maxillaire ou la mandibule. Ces anomalies morphologiques sont fréquemment associées à une latérodéviation. pouce ou de doigts ne développent pas de malocclusion. l'inclinaison linguale des dents postérieures étant plus accentuée. il existe des signes associés : énurésie. qui n'évoquerait pas de troubles particuliers de comportement. 11 s'agit donc d'une dysharmonie maxillo-mandibulaire dans le sens transversal. l'expansion bimaxillaire. Définitions : — L'endoalvéolie maxillaire est une anomalie morphologique du sens transversal caractérisée par une inclinaison linguale de l'un ou des deux secteurs latéraux maxillaires. au maxillaire : Vendoahéolie et Vendognathie maxillaire. Les interdictions ou les remontrances parentales renforcent l'habitude déformante et la valorisent. La malocclusion peut être symétrique ou asymétrique. dans les cas à prédominance basale. d'une confusion avec la dysharmonie dentomaxillaire. : l'endognathie bimaxillaire est une entité clinique créée de toutes pièces pour les besoins d'une thérapeutique. La profondeur de la voûte palatine ne présente pas de corrélation avec la succion du pouce. LES ANOMALIES DU SENS TRANSVERSAL Définition : ces anomalies correspondent à des troubles de l'occlusion dans le sens vestibulolingual au niveau des secteurs latéraux. Endoalvéolie et endognathie maxillaire ont comme conséquence une linguocclusion de l'un ou des deux secteurs latéraux. la latérodéviation. Il est difficile de différencier une endoalvéolie ou une endognathie maxillaire symétrique . associée à un encombrement incisif maxillaire. A ces anomalies morphologiques. 6b). par la naissance d'un petit frère. Dans d'autres cas. etc. N. accentue ou réactive la succion. anomalie cinétique. Rappel morphologique : les cuspides V et L des dents maxillaires sont alignées selon une courbe à concavité supérieure dite courbe de compensation ou courbe de Wilson (fig. sans signification particulière. on peut retrouver une « base constitutionnelle héréditaire » à un comportement oral de ce type. Une hospitalisation prolongée ou certaines privations affectives graves déclenchent également le suçage du pouce avec une intensité telle. Tout dépend de la durée.

par une asymétrie de la base du crâne influençant la croissance du maxillaire. a) En denture temporaire : l'occlusion croisée FIG. 61a). qui s'expliquerait. M. 2° SIGNES OCCLUSAUX : 89 unilatérale peut s'observer après le suçage du pouce. 616) (s'il n'existe pas d'autres anomalies). 61c) . Mise en évidence : 1° SIGNES FACIAUX : à l'examen de face. Cette anomalie est très fréquente. M. b) Coïncidence des milieux en relation centrée. C.Anomalies du sens transversal L'endoalvéolie maxillaire. On observe une déviation du milieu inférieur au cours du chemin de fermeture. . — avec linguocclusion bilatérale. de la relation centrée jusqu'à Vintercuspidie maximale. 61. — Examen de l'occlusion : signe pathognomonique : en position de repos. b) En denture mixte : — Arcades séparées : défaut d'abrasion des canines de lait et des cuspides linguales supérieures et vestibulaires inférieures des dents temporaires. Non-coïncidence des milieux en I. dont l'étendue doit être précisée . au niveau du secteur inversé. pour certains. — Examen endo-buccal. M. a) Endoalveolie maxillaire symétrique avec latérodéviation : déviation du menton à gauche. • Formes cliniques : a) Endoalveolie symétrique : — avec linguocclusion unilatérale. — linguocclusion unilatérale du côté dévié. sans latérodéviation. : — non-concordance des milieux incisifs (fig. C. en /. entre 1 et 5 ans. L'arcade mandibulaire est normale. si l'on demande à l'enfant de serrer ses dents (fig. et latérodéviation. sauf cas exceptionnel. — on peut également observer une occlusion de classe II d'un côté. C. déviation du milieu inférieur vers la gauche. • Endoalveolie symétrique avec linguocclusion unilatérale en I. les milieux incisifs supérieur et inférieur coïncident (fig. déviation du menton d'un côté. la latérodéviation est de règle . Elle est parfois transitoire. de face. . sans latérodéviation. Examen de l'occlusion en I. b) Endoalveolie asymétrique avec linguocclusion unilatérale. C. M.

encombrement pharyngé. après la croissance. M. l'anomalie cinétique peut se transformer. Cette anomalie est beaucoup plus raie. avec ou sans latérodéviation. et en I. ou associée à d'autres anomalies. de ce fait. arcades non serrées. Il n'existe pas de latérodéviation. et situation basse de la langue en posture habituelle . p. Elle nécessite donc un traitement précoce. — Endoalvéolie maxillaire asymétrique : la voûte palatine droite est réduite en largeur . • Endoalvéolie asymétrique avec linguocclusion unilatérale : il s'agit d'un développement asymé- En denture temporaire : l'occlusion croisée bilatérale est un signe d'endognathie maxillaire. 92). • Anomalies associées : l'endoalveolie peut être isolée. • Endoalvéolie maxillaire avec linguocclusion bilatérale : l'encombrement incisif maxillaire est minime. Étiologie : situation basse de la langue et déglutition atypique. une latérognathie (v. pas de latérodéviation. à un Sadam. On la retrou\c dans toutes malocclusions de la classification d'Angle.90 Anomalies orthodontiques trique du maxillaire supérieur sans troubles cinétiques de l'occlusion. FIG. 11. milieu supérieur dévié à droite (11 incluse). dans les cas d'agénésie unilatérale d'incisives latérales supérieures et les fentes labio-maxillaires unilatérales. C. C. cliché axial : cette incidence permet d'objectiver la symétrie de la mandibule et quelquefois l'asymétrie de la forme crânienne (plagiocéphalie). En denture mixte : a) Arcades séparées : encombrement incisif maxillaire important . 62. avec linguoelusion 12. C. M. Mise en évidence : — examen des arcades séparées : asymétrie de la forme de l'arcade maxillaire objectivée par l'étude du moulage supérieur et de la voûte palatine. 21 en I. — examen de l'occlusion : les milieux coïncident en R. — arcade maxillaire : la voûte palatine est symé- FIG. 62) .). 63. .Endognathie maxillaire avec linguoelusion bilatérale (proglissement associé. Conséquences à long ternie : la latérodéviation par endoalvéolie maxillaire provoque des facettes d'abrasion atypiques au niveau des dents permanentes et conduit souvent à des contacts non travaillants ou sur-un terrain prédisposé. les deux arcades étant coordonnées dans le sens transversal. Dans d'autres cas plus rares. L'endognathie maxillaire symétrique avec linguocclusion bilatérale Mise en évidence : 1° SIGNES OCCLUSAUX 3° SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : de profil : aucun trouble décelable . Diagnostic différentiel : latéroglissement dû à des prématurités occlusales. en une anomalie morphologique asymétrique et devenir. La mandibule est normale (fig. . linguoelusion unilatérale droite. Examen des fonctions : déglutition atypique. — absence d'abrasion des canines de lait et des cuspides d'appui droites et gauches des dents temporaires . Il est difficile de différencier cette anomalie d'une endognathie maxillaire vraie.

a) Vue antéro-postérieure. sauf D. Le signe majeur est une vestibuloclusion exagérée des secteurs latéraux maxillaires ou même une inocclusion totale dans les cas graves (fig. Conséquences occlusales : — supraclusion incisive sévère correspondant à l'occlusion en « couvercle de boîte ».Anomalies du sens transversal trique et parfois relativement profonde (ogivale) mais ce signe est très inconstant : — arcade mandibulaire de forme habituelle. Occlusion en couvercle de boîte avec forte supraclusion antérieure . M. M. à la mandibule. . Forme clinique. Philippe). sans encombrement incisif notable. — Cette anomalie peut être également asymétrique. — de face : il existe des normes particulières qui sont analysables uniquement sur ordinateur (Ricketts) : — incidence axiale (v. associée. caractérisée par une linguo-version des secteurs latéraux inférieurs. — Endoalvéolie mandibulaire. « à condition que les mouvements de propulsion et de latéralité puissent s'accomplir normalement » (J. p. b) Vue horizontale. 63). en classe II. on n'observe pas de modifications. Ces deux dysfonctions constituent des facteurs étiologiques déterminants. 64a et b). 86). La latérodéviation est très inconstante : elle peut être provoquée par une incisive latérale supérieure en linguocclusion dans des cas sévères . — la langue s'étale entre les arcades au cours de la phase buccale de la déglutition : — la ventilation est fréquemment buccale ou semibuccale. C. ! 15). C. — le préjudice fonctionnel est très important. M. L'endoalvéolie mandibulaire.. 2° EXAMEN DES EONCTIONS : 91 ment équilibrée du point de vue occlusal et ne pas nécessiter de traitement orthodontique. vestibuloclusion latérale exagérée. . Les anomalies du sens transversal. due à une obstruction respiratoire haute ou moyenne (v. 3° SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : — de profil : si l'endognathie maxillaire est isolée. b) Examen de l'occlusion : — en R. et en I. 64. on observe une linguocclusion bilatérale (fig. les bords libres des incisives inférieures étant en contact avec la muqueuse palatine : — cuspides primaires supérieures plus ou moins en rapport avec les cuspides primaires inférieures . p. V. Habituellement on constate une version vestibulaire des incisives supérieures : — incidence axiale : la mandibule est inscrite dans le maxillaire et l'image des molaires et des prémolaires se projette lingualement par rapport à la ligne d'arcade (incidence radiologique de Bouvet). Définition : c'est une anomalie de très faible fréquence. qui s'observe dans les fentes labio-maxillaires (v. Signes téléradiographiques : — de profil : l'étage inférieur de la face est très fortement diminué. C'est une éventualité beaucoup plus rare. C. sauf parfois une augmentation de la D. Conséquences à long terme : une endognathie maxillaire bilatérale chez l'adulte peut être relative- FlG. D. Endoalvéolie). les milieux coïncident. — en I.

de poser un diagnostic de prognathie supérieure ou de rétrognathie inférieure. La latérognathie. Les trois formes de malocclusion de la classe II. L'analyse du type facial permet de différencier trois sous-classes. avec occlusion inversée unilatérale . ne constitue pas en soi un diagnostic. — incidence axiale : asymétrie de la forme mandibulaire ou asymétrie de situation des cavités glénoïdes. dans certains cas.les milieux incisifs sont LES ANOMALIES DU SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR LES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE II. division 1. face longue : le type de croissance mandibulaire est. arcade maxillaire en forme de U). Parler de classe II.92 Anomalies orthodontiques déviés en I. etc. de tendance rotation antérieure . Conséquences à long terme : perturbations occlusales et fonctionnelles à peu près certaines. . plus ou moins marquée . signes d'un décalage antéro-postérieur de classe II : surplomb incisif supérieur à 6 mm et marche mésiale au niveau des deuxièmes molaires temporaires. on peut être amené à préciser le niveau de l'anomalie pour décider d'un certain choix thérapeutique. face longue. — fracture d'un condyle. DIVISION 1 Généralités. C. division 1 ou de la classe II. face moyenne : le type de croissance mandibulaire est. se retrouvent des malocclusions du sens antéro-postérieur très diverses. division 1. Conséquences occlusales : linguocclusion unilatérale. C. Fréquence : les 3/4 des cas d'une population orthodontique sont constitués par des malocclusions de la classe II. en général. un surplomb exagéré et des relations molaires de classe II (fig. C'est une anomalie grave de très faible fréquence. de tendance rotation antérieure moyenne. En denture temporaire. après évolution des incisives permanentes. Étiopathogénie : la situation haute de la langue et son action morphogéhétique semblent un des facteurs permettant d'expliquer la non-coordination des arcades dans le sens transversal. Cette anomalie se retrouve dans les cas de la classe II. division 1. Malocclusions de la classe II. Une morphologie particulière des prémolaires présentant des faces vestibulaires très inclinées aggrave la version linguale. Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE (fig. division 2 (arcade mandibulaire en forme de V. de tendance rotation postérieure. division 1. dont les caractéristiques sont parfois très éloignées : 1. Malocclusions de la classe II. Faut-il corriger un maxillaire « en avant » ou une mandibule « en arrière » ou les deux à la fois ? d'où la nécessité. Signes faciaux : retentissement esthétique important . 65a) : le retentissement esthétique facial peut être assez sévère. 2. Le décalage des arcades peut être isolé ou associé à un décalage des bases osseuses. ce qui amène à consulter. le type de croissance mandibulaire et les anomalies alvéolaires antérieures peuvent différer considérablement. Il n'existe pas de proglissement. en général. dans lesquelles le type facial. asymétrie faciale perceptible. Signes téléradiographiques : — incidence de profil : non-coïncidence des hémimandibules droites et gauches . sont des anomalies caractérisées par une vestibulo-version des incisives supérieures. division 1. Pour les deux dernières catégories. Circonstances d'apparition : cette malocclusion peut être décelable en denture temporaire et s'aggraver à la suite d'habitudes déformantes. M. Définition : anomalie basale caractérisée par une asymétrie de forme de la mandibule. division 1. division 1 : dans cette catégorie. Étiopathogénie : — traumatisme obstrétrical : — traumatisme néonatal . en général. les critères qualitatifs étant prédominants. Définition : les malocclusions de la classe II. 3. Malocclusions de la classe II. 21a). face courte : le type de croissance mandibulaire est. et en R. La classe II. division 1.

un proghssement mandibulaire dont la corré- . — parfois. associée. en denture permanente. c) Les lèvres : l'espace interlabial au repos est plus ou moins augmenté . L'inocclusion labiale est fréquente. — sens transversal : rapports normaux ou occlusion latérale inversée uni ou bilatérale (endoalvéolie maxillaire). a) L'examen de la face de type : « face longue et étroite ». 65. Signes occlusaux : AGENCEMENT INTRA-ARCADES : — courbe d'occlusion supérieure exagérée. une supraclusion incisive peut apparaître . b) L'examen de profil : la convexité cutanée est importante . la forme. la symphyse mentonnière est peu prononcée. M. D. D. dans ce type d'anomalie. RELATIONS INTER-ARCADES (fig. 65b). face longue : rotation mandibulaire postérieure. — a) Cas de classe II. peu ou pas d'encombrement incisif. L'étage supérieur paraît augmenté. Les dents sont plus ou moins visibles selon la longueur de la lèvre supérieure et l'épaisseur des tissus mous. — courbe d'occlusion inférieure normale ou subnormale. — vestibulo-version des 4 incisives supérieures. b) Mandibule : — arcade de forme habituelle.Anomalies du sens antéro-postérieur 93 FIG. l'angle goniaque paraît ouvert. division 1. rapport de classe II canine. béance antérieure. plus ou moins marquée . vestibulo-version des incisives inférieures. qui entraîne une prochéilie inférieure . — voûte palatine plutôt profonde (signe inconstant + + + ) . la largeur et l'épaisseur des lèvres constituent un facteur pronostic essentiel dans la mesure où ces différents éléments ne sont pas modifiables par le traitement orthodontique et peuvent conditionner l'amélioration esthétique recherchée. a) Statiques : — sens antéro-postérieur : rapport de classe II molaire. — sens vertical : béance antérieure fréquente. S'il n'existe pas d'interposition digitale ou de parafonction. le nez est plutôt de taille moyenne ou inférieure à la moyenne . en rapport avec des habitudes déformantes ou des parafonctions. a) Maxillaire : — arcade de forme plus ou moins triangulaire . b) Cinétiques : la recherche de la relation centrée met fréquemment en évidence. surplomb incisif augmenté. donnant l'impression de menton effacé (rétrogénie) .

volume quelquefois augmenté. on peut également constater une latéro-déviation mandibulaire. 55fc) . En outre. s'il existe une occlusion unilatérale inversée.94 Anomalies orthodontiques L'environnement musculaire et les fonctions : — la langue : situation habituelle antérieure. béance antérieure. — insalivation : flot salivaire important . appui dentaire fréquent . objectivée par une forte poussée linguale antérieure et latérale et une contraction importante des lèvres et de la houppe du menton. — c) Le tracé de la téléradiographie : face longue. 65. — les muscles masticateurs : prédominance des muscles abaisseurs. — b) Moulages.. 65. encombrement du carrefour pharyngé. . ce qui peut favoriser régression des secteurs latéraux . lation avec une déglutition primaire est habituelle. Le muscle de la houppe du menton se contracte pour assurer une fermeture labiale volontaire . LES FONCTIONS : FIG. FIG. — déglutition : la déglutition atypique est très fréquente. — ventilation : on retrouve souvent dans cette anomalie des « respirateurs buccaux » qui présentent des obstructions hautes (fosses nasales) ou moyennes (végétations adénoïdes et amygdales) des voies aériennes supérieures (fig. Le premier temps de la déglutition se fait arcades non serrées. rus du secteur gauche. — les lèvres : tonicité labiale faible et espace interlabial augmenté.

— angle goniaque : obtus. recouvrement incisif plutôt diminué. 66a) ou rétrochéilie prononcée : apparence de lèvre « avalée » . cas moyen : contacts incisifs. : AGENCEMENT INTRA-ARCADES : a) Maxillaire : . Le retentissement esthétique est moins marqué que pour les 95 cas de classe II. 66b) : a) Statiques : sens antéro-postérieur : rapports molaire et canine de classe II . racines des molaires procidentes dans le sinus. L'étage inférieur paraît assez fréquemment diminuée. — rapport lèvres-denture : les dents sont plus ou moins apparentes. — sens transversal : normal. en raison de l'importance de la symphyse. qui entraîne une ventilation buccale. Le suçage digital ne constitue pas le facteur étiologique essentiel. b) Mandibule : — pas d'encombrement incisif ou bien encombrement dû à une version linguale des incisives (rétroalvéolie inférieure) . mais paraît trop en arrière dans le profil. comme le pense souvent l'entourage du patient. D. réduction de la hauteur verticale postérieure maxillaire. Signes occlusaux. 65c) avec augmentation de l'étage inférieur de la face. Étiologie a) Héréditaire : l'un des ascendants directs ou l'un des membres de la deuxième génération. face longue (fig. en moyenne. face longue. — signes dentaires : vestibuloversion plus ou moins accentuée des incisives supérieures. — l'attitude céphalique paraît également favoriser un décalage antéro-postérieur accentué. en denture adulte. — signes quantitatifs : F M A / + + . — parafonctions : le suçage (et le têtage) du pouce. mais de façon moindre que pour les malocclusions de la classe II. /" . P. plans horizontaux convergents. une linguoeelusion des secteurs latéraux peut apparaître (endoalvéolie maxillaire en position corrigée). Cependant. en fonction de la rotation mandibulaire . c) Les lèvres : . M. étage E. b) Fonctionnelle : — le muscle lingual : mécanisme d'action directe : volume et situation de la langue : mécanisme d'action indirecte : obstruction des voies aériennes supérieures hautes ou moyennes. convexité squelettique / . donc un abaissement et une avancée de la langue . — supraclusion accentuée du secteur incisivocanin avec ou sans courbe de Spee exagérée.Vestibuloversion des incisives avec ou sans diastème inter-incisif . Malocclusions de la classe II. 66c/). — courbe de Spee normale. a) L'examen de face. face courte. Signes téléradiographiques — signes qualitatifs : signe de face longue (fig. Il détermine des béances antérieures symétriques ou asymétriques. cas sévère : les bords libres des incisives inférieures sont en contact avec la muqueuse palatine. division 1. — les muscles de la face présentent une tonicité inférieure à la moyenne. Lèvre supérieure : prochéilie supérieure. d'autres doigts ou d'un linge est fréquent. . normoposition ou vestibuloversion des incisives inférieures par rapport au plan dentaire . — la symphyse : volume supérieur à la moyenne . Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE. division 1. qui persiste après abandon du suçage du pouce. Lèvre inférieure : éversée vers le bas. RELATIONS INTER-ARCADES (fig. en rapport avec la longueur des lèvres et le degré de version des incisives supérieures. La supraclusion peut être masquée par une parafonction ou l'interposition de la langue . I. en liaison avec le type de face longue . si l'on replace artificiellement les moulages initiaux en classe I. la mandibule n'est pas réduite en dimension A.rapport des lèvres entre elles : inocclusion labiale ou contacts labiaux en fonction de l'importance de la version vestibulaire des incisives . forme mandibulaire présentant des signes de rotation postérieure. sans D. présente un type facial comparable. angle facial \ : décalage des bases : A N B y . — sens vertical : supraclusion incisive : . F.Anomalies du sens antéro-postérieur — fonction immunitaire : tempérament allergique développant une réaction hypertrophique des organes lymphoïdes et ses conséquences sur la situation de la langue . surplomb incisif plus ou moins marqué . en fonction de la situation du bord libre des incisives supérieures : sillon labiomentonnier marqué (fig. convexité cutanée accentuée. de type face courte plutôt large. . b) L'examen de profil : la convexité du profil est augmentée. carrée. division 1. Il est systématiquement associé à une déglutition atypique.

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Anomalies orthodontiques

FiG. 66. — a) Cas de classe II, division h face courte : rotation mandibulaire antérieure, supraclusion incisive, proalvéolie supérieure.

Signes téléradiographiques (fig. 66c et 35) : — signes qualitatifs : signes de face courte avec étage inférieur de la face \ ; hauteur verticale postérieure maxillaire s ou non ; plans horizontaux relativement parallèles ; forme mandibulaire présentant des signes de rotation antérieure : la mandibule a un aspect carré avec une branche horizontale plutôt courte et un angle goniaque fermé : — signes quantitatifs : a) Signes squelettiques : A N B qui représente le décalage des bases est plus diminué que l'angle de convexité, en raison de l'importance de la symphyse; F M A est N. E. I. F. est \ ; l'angle facial, quand il est significativement \ permet de conclure à une position en arrière de la mandibule par rapport au profil facial. Cette mesure n'a de valeur que si la symphyse est d'importance moyenne. Elle peut être complétée par la mesure par rapport à Na vertical, qui donne une indication de rétrognathie mandibulaire ou de prognathie mandibulaire (fig. 35b, p. 59) ; b) Signes dentaires : incisives inférieures en avant ou en arrière par rapport à A-Pog. Incisives supérieures : vestibuloversion. Supraclusion incisive appré-

FiG. 66. — b) Moulages, vus du secteur gauche. b) Cinétiques : en moyenne, la relation centrée coïncide avec l'intercuspidie maximale. La latérodéviation est beaucoup moins fréquente que pour les cas de classe II, division 1, face longue.

Anomalies du sens antéro-postérieur

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FIG. 66. — c) Le tracé de la téléradiographie : face courte; supraclusion incisive, proalvéolie supérieure.

ciée par rapport au plan d'occlusion de Ricketts (v. p. 58). Étiologie : — typologie héréditaire. L'étiologie fonctionnelle semble beaucoup moins déterminante, pour les cas de classe II, division 1, face courte ; — tonicité de la lèvre inférieure augmentée ; — parfois, action « en fronde » de la lèvre inférieure, sur les incisives supérieures, ce qui accentue leur vestibuloversion ; — la pression de la langue, si elle existe, se situe au niveau médian, provoquant une biproalvéolie avec supraclusion. Formes cliniques : selon les anomalies associées : — forme 1 : décalage pur, pas d'anomalie alvéolaire antérieure, légère endoalvéolie maxillaire supérieure : — forme 2 : cas de classe II molaire avec proalvéolie supérieure. La supraclusion incisive est constante, sauf inter-position linguale ou parafonction ; — forme 3 : cas de classe II molaire avec béance

antérieure, parafonctions ou interposition linguale (plus rare) ; — forme 4 : cas de classe II, division 1, associée à une D. D. M. ; — cas particulier : cas de classe II canine et classe I molaire, dues à l'extraction prématurée de molaires temporaires inférieures et au mésialagc spontané des secteurs latéraux inférieurs. La classe II, division I, face moyenne. Ces anomalies présentent un type de face moyen avec une rotation mandibulaire antérieure légère. Elles s'apparentent à des classes II, division 1, face courte, de moindre intensité. Ce sont les cas les plus fréquents. Conséquences à long terme des classes II, division I. — Esthétiques : rides labio-jugales précoces. — Traumatiques : si les dents sont apparentes, le

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Anomalies orthodontiques

risque de fracture est très fortement augmenté, en cas de traumatisme facial. — Parodontales : l'élimination des produits bactériens et le rôle immunologique de la salive seraient beaucoup moins efficaces, pour les classes II, division 1 avec inocclusion labiale, en fonction de la mauvaise irrigation salivaire et de la sécheresse relative de la gencive. A long terme, des parodonpathies, plus fréquentes qu'il n'est habituel en moyenne, peuvent apparaître. — Occlusales : Sadam chez les sujets prédisposés.

LES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE II, DIVISION 2 Généralités. Définition : malocclusions de la classification d'Angle, caractérisées par une linguoversion des deux incisives centrales supérieures, de trois incisives supérieures ou des quatre incisives avec un surplomb diminué et des relations molaires de classe II. Le dépistage de cette malocclusion se fait au cours de l'examen des arcades et sur les téléradiographies, en fonction de la situation des faces vestibulaires des •

d FIG. 67. — c) Classe II, division 2, forme 3 : supraclusion des incisives et des canines supérieures. d) Lésions de la gencive vestibulaire inférieure. incisives centrales supérieures par rapport au plan facial cutané (Na cutané-Pog cutané). L'énoncé d'une classe II, division 2, constitue en soi un diagnostic. Cette anomalie représente une véritable entité clinique, bien que non stéréotypée. Fréquence : 2 à 3 % de la population, moins fréquente chez les filles. Circonstances d'apparition. Cette anomalie est déjà décelable dès la denture temporaire et se précise après évolution des incisives supérieures permanentes. • Formes cliniques. Les trois formes cliniques : — forme 1 : (la plus fréquente) : linguoversion des deux incisives centrales supérieures et vestibuloversion apparente des incisives latérales supérieures (fig. 61a) ; — forme 2 : linguoversion des 3 ou des 4 incisives supérieures, les canines sont ectopiques, en position vestibulaire ou incluses palatines (fig. 67b) ; — forme 3 : occlusion « en couvercle de boîte » (cas les plus sévères) avec linguoversion du groupe incisivo-canin et supraposition des canines (le plan d'occlusion présente un décalage vertical important, au niveau canin). La courbe de Spee maxillaire est inversée. On observe une vestibulocclusion exagérée ou une inocclusion vestibulaire des prémolaires.

FIG. 67. — a) Classe II, division 2, forme 1 : linguoversion des 11 et 21 et supraclusion incisive. b) Classe II, division 2, forme 2 : linguoversion des 4 incisives, canine ectopique.

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FIG. 67. — (?) Classe II, division 2, forme 3 (cas de la figure 67 e et d). Le céphalogramme de profil. P. O. F. (plan d'occlusion fonctionnel) -> la supraclusion est bimaxillaire.

La supraclusion — bi-maxillaire — est très prononcée. Il n'est pas rare de constater, dans cette forme, des lésions de la muqueuse palatine rétrocingulaire et des récessions au niveau de la gencive vestibulaire des incisives inférieures (fig. 67 c et d). La dimension verticale est très fortement diminuée. Cette occlusion particulièrement pathogène, peut être aggravée par une dysharmonie de forme d'arcades entre deux maxillaires (en U au maxillaire, en V à la mandibule), par une microdontie localisée aux prémolaires (D. D. D. entre secteurs antérieurs et latéraux), par une linguoversion des prémolaires inférieures et une vestibulocclusion exagérée des prémolaires supérieures. Localisation de la supraclusion : — uniquement aux incisives centrales supérieures (forme 1) (fig. 67a) ;

— aux incisives courbe de Spee est — aux incisives accentuation de la

supérieures subnormale supérieures courbe de

et inférieures. La ; et inférieures avec Spee mandibulaire.

Dans ces conditions, le recouvrement incisif est très augmenté (fig. 67e). Encombrement incisif inférieur associé : — pas d'encombrement incisif, le plus souvent ; — encombrement incisif plus ou moins marqué, donnant l'apparence d'une D. D. M. et en rapport avec une linguoversion des incisives inférieures (birétroalvéolie) ; — D. D. M., associée à la classe II, division 2. ce qui pose des difficultés particulières de traitement. • Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE (fig. 68a) : aucun retentissement esthétique facial, en général.

• Signes téléradiographiques (fig. l'augmentation du recouvrement . C'est le retentissement esthétique intra-buccal qui amène à consulter. il existe parfois une légère propulsion mandibulaire. la cavité glénoïde est profonde.1 — rapport de classe II canine. 68/)) : — Signes qualitatifs : type de face courte avec diminution inconstante de l'étage inférieur de la face . En position de repos physiologique. en fonction d'une symphyse mentonnière et d'un nez de dimension plus importante que la moyenne : — l'angle goniaque paraît fermé : — les lèvres présentent. E. recouvrement incisif excessif en fonction de la supraclusion localisée aux incisives centrales supérieures. symphyse mentonnière assez marquée . de la supraclusion incisive inférieure : la linguoversion des incisives supérieures entraînant. a) L'examen de face : la face est habituellement de type « face courte ». b) Mandibule : — peu ou pas d'encombrement incisif. 67a) : a) Statiques : — sens antéro-postérieur : rapport de classe II molaire. AGENCEMENT INTRA-ARCADES : a) Maxillaire : — voûte palatine profonde au niveau antérieur : . à partir des canines ou vestibulocclusion exagérée des prémolaires supérieures. convexité cutanée + diminuée . — sens vertical . forme I aucun retentissement esthétique. — la position d'intercuspidie maximale ne correspond pas à une position limite forcée (ce qui n'est pas l'avis de tous les auteurs). • Signes occlusaux. I.100 Anomalies orthodontiques — linguoversion des deux incisives centrales et vestibuloversion apparente des incisives latérales . en rapport avec la supraclusion (pente incisive) et la pente condylienne. \ en moyenne . sera choisie pour la description des différents signes. les condyles n'étant pas centrés dans la cavité glénoïde . il existe une prochéilie relative de la lèvre supérieure par rapport à la lèvre inférieure (décalage des bases osseuses). sauf dans certains cas sévères qui présentent une forte diminution de l'étage inférieur de la face et une concavité du profil accentuée. — sens transversal : normoclusion. c'est-à-dire la linguoversion des deux incisives centrales supérieures. signes dentaires : linguoversion des incisives centrales supérieures et supraclusion. — le bord libre des incisives centrales supérieures est situé plus bas que le plan d'occlusion. . parallélisme des plans horizontaux . angle A B/ plan d'occlusion fortement \ (en moyenne 90°) : classe II. signes squelettiques : F M A \. RELATIONS INTER-ARCADES (fig. forme mandibulaire présentant des signes de rotation antérieure . d'amplitude moyenne I . division 2 : 84" (Château). — a) Profil d'un cas de classe II. 68. — La forme clinique la plus fréquente. b) Cinétiques : — position de repos mandibulaire : l'espace libre est assez fréquemment augmenté (jusqu'à 6 à 8 mm). — facettes d'abrasion parfois visibles au niveau des bords libres des incisives. Dans les cas marqués. surplomb incisif réduit (environ 1 mm) . pour des raisons géométriques. — Signes quantitatifs : . F. — supraclusion incisive associée ou non à une courbe de Spee accentuée . b) L'examen de profil : le profil est fréquemment concave. Les apex des FIG. une épaisseur diminuée. en moyenne. division 2. . Le visage est parfois carré avec des traits accusés.

parfois étalement latéral sur les faces triturantes . au repos — sourire gingival assez disgracieux. Le tracé du plan d'occlusion fonctionnel (P. si la lèvre supérieure est courte. dans tous les cas. dans les cas prononcés — occlusion labiale constante. — Les lèvres : tonicité labiale importante — parfois effet de sangle de la lèvre inférieure déterminant une linguoversion des incisives supérieures — l'orbiculaire des lèvres est très tonique et également le muscle mentalis. — La langue : dimension normale . pas d'appui dentaire. 37a). seule la linguoversion des incisives supérieures montre une différence statistiquement significative. les germes des canines étant situés très antérieurement en position primitive.: linguoversion iatrogène provoquée par un appareil amovible destiné à corriger une proalvéolie supérieure. F. M. — Les muscles masticateurs : prédominance des • Étiologie. dysharmonie d'éruption : la deuxième molaire supérieure présente une éruption précoce. Parmi les différentes mesures céphalométriques. . — Anomalies à mode de transmission héréditaire. situation mésiale des secteurs latéraux. 68 b). — Facteurs morphologiques et éruptifs favorisants : . D. Diagnostic différentiel:D. incisives centrales supérieures sont situés très près de la corticale alvéolaire externe (fig. . posture haute et postérieure . O. • L'environnement musculaire et les fonctions fibres postérieures des muscles temporaux et masséter. — Les fonctions : déglutition normale et respiration normale.Anomalies du sens antéro-postèrieur 101 FIG.) met en évidence le niveau de la supraclusion.

— Apparition de lésions : — abrasion progressive des incisives inférieures en cas de position avancée et non centrée des condyles. Le facteur anatomique transmis. des rapports pseudo-rétrognathiques. étant d'autant plus important que la croissance est de type rotation postérieure et la hauteur verticale maxillaire diminuée. c'est la langue. une occlusion inversée au secteur incisif. par exemple). Elle semble en rapport avec un maxillaire de longueur diminuée (brachygnathie). la plupart du temps. 69). • Conséquences à long terme. 67d). les incisives évoluent en occlusion inversée. Les dysmorphoses squelettiques associées affectent soit la mandibule. soit les deux maxillaires à la fois. pour les 2/3 des cas. ou plus rarement latérodéviation. d'après Ricketts. Il n'existe pas de retentissement esthétique ou squelettique. a) Causes primaires : les anomalies de là classe III sont. en général. . proglissement. Mésio-position primitive (fig. fig. mais l'inclinaison des incisives centrales supérieures est normale. le mésialage spontané. — Facteurs fonctionnels : forte tonicité labiale et prédominance des muscles élévateurs. division 2. de par sa situation. division 2. Il s'agit d'un syndrome complexe relevant d'étiologies variées. Donc. sans traitement a) Première éventualité : aucune conséquence particulière : le parodonte de ces patients est habituellement très résistant aux agressions. . — Signes radiologiques : les faces vestibuiaires des incisives supérieures sont bien orientées par rapport au plan facial cutané. dans certains cas. 40a). hypothéquant l'avenir des incisives supérieures et inférieures. d'origine héréditaire. c) L'amélioration prothétique de ces cas est souvent particulièrement difficile. faible hauteur coronaire au niveau des secteurs latéraux. prémolaires incluses ou ectopiques.morphologiques. pression très haute de la langue sur la voûte palatine et appui de la lèvre inférieure sur les incisives supérieures et inférieures. LES MÉSIO-POSITIONS Elles peuvent être primitives ou secondaires. les rapports incisifs étant normaux ou subnormaux. Par voie de conséquence. un profil concave et. Mésio-position secondaire : cette anomalie est provoquée par l'extraction prématurée de molaires temporaires supérieures. A ces anomalies. Étiologie. au repos . peuvent provoquer. au niveau des secteurs latéraux. — Signes dentaires : malpositions des incisives latérales supérieures ou/et des canines . soit le maxillaire. sur un mode dominant (prognathie inférieure dans la lignée des Habsbourg. peuvent s'adjoindre des anomalies cinétiques. qui entraîne ou accentue l'effet de linguoversion (v. division 2. Ces manifestations secondaires entraînent des linguocclusions ou des inclusions secondaires de prémolaires. s'il existe des contacts incisifs stables et si l'hygiène est correcte. — Les contacts incisifs dans les cas de classe II. sauf cas particuliers. par rapport au plan facial cutané. sinon impossible. sa forme et sa fonction : la langue est basse. on constate une angulation négative entre les couronnes et les racines des incisives centrales supérieures. qui favorise un recouvrement incisif accentué. sans précaution particulière. LES M A L O C C L U S I O N S DE LA CLASSE III Définition : les malocclusions de la classe III correspondent à un ensemble hétérogène dont les caractéristiques communes sont une mésioclusion plus ou moins accentuée des premières molaires inférieures. — Facteurs dentaires : . des lésions palatines rétro-incisives et des dénudations vestibuiaires au niveau des incisives inférieures. seront nulles. . volumineuse et protrusive. — la supraclusion provoque. b) Deuxième éventualité. l'os hyoïde est situé plus bas que la moyenne (entre C 3 et C 4). b) Causes secondaires : — Causes locales : au cours du passage de la dentition mixte à la dentition permanente. à plus ou moins longue échéance (fig. Elles sont caractérisées uniquement par un décalage des arcades. diminution de hauteur des procès alvéolaires. dans certains cas sévères.102 Anomalies orthodontiques Cette anomalie est très comparable aux classes II. les conséquences à long terme d'une classe II.

— brièveté du frein lingual entraînant une position basse de la langue. — causes psychologiques (controversée) : attitude comportementale (faciès de boudeur). — agénésies des incisives latérales supérieures avec diminution de volume du pré-maxillaire : brachygnathie maxillaire. c) Causes mixtes : — fissures palatines ou labiales. Il sera fonction du mode de coordination entre la croissance du maxillaire et de la mandibule et du type de croissance mandibulaire. a) Proglissement mandibulaire (ou antémandibulie) associé à des anomalies alvéolaires antérieures : — rétroalvéolie supérieure. — prématurités dues à des canines temporaires non abrasées. 69. Ces cas étant les plus sévères. — profil normal. . — Premier type : si la croissance de la mandibule est plus importante que celle du maxillaire. — causes pathologiques : acromégalie ou achondroplasie. — proalvéolie inférieure.Anomalies du sens antéro-postérieur 103 FIG. Formes cliniques. la différence des taux de croissance ne sera pas compensée par un mécanisme d'ajustement. Les anomalies les plus graves sont le résultat d'une prédisposition héréditaire aggravée par des dysfonctions. Diagnostic étiologique. ce qui entraîne une supraclusion incisive. — brièveté du voile du palais ou hypertrophie amygdalienne. la croissance mandibulaire se produit dans le sens d'une rotation antérieure. — Deuxième type : la croissance des deux maxillaires est bien coordonnée mais un excès de croissance dans le sens vertical augmente la longueur mandibulaire et provoque une béance antérieure. Dans ces conditions. — Mésio-position primitive : brachygnathie maxillaire : — ectopie vestibulaire des canines.

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Anomalies orthodontiques — amygdales hypertrophiques provoquant une avancée de la langue. Le proglissement détermine une malocclusion de la classe III en I. C. M. b) Prognathie inférieure vraie (excès de croissance mandibulaire), sans proglissement : — prognathie avec excès de croissance verticale. — prognathie avec excès de croissance horizontale. c) Brachygnathie supérieure (insuffisance de croissance maxillaire) : — forme 1 : brachygnathie et proglissement mandibulaire (fig. 70fl et b), relations de classe III en I. C. M. En relation centrée, les molaires ont des rapports de classe I : facettes d'abrasion sur les faces vestibulaires des incisives inférieures; — forme 2 : brachygnathie sans proglissement (fig. 71) : relations de classe I molaire. La relation centrée correspond à l'I. C. M. : diastèmes entre 3 et 2, occlusion inversée antérieure. d) Formes mixtes : dysmorphoses associées du maxillaire et de la mandibule. Ce sont les formes les

FIG. 70. — a) Rapports incisifs en I. C. M. b) Rapports incisifs en R. C. (bout à bout incisif) > mise en évidence d'un proglissement.

FIG. 71. — Brachygnathie maxillaire sans proglissement (agcnésies multiples). Classe I molaire, diastèmes entre 3 et 2.

Anomalies du sens antéro-postérieur plus graves. Sauf pour le proglissement mandibulaire dû à des anomalies alvéolaires, c'est l'ensemble de la face — base du crâne comprise — qui est affecté, pour toutes ces anomalies. Donc la ligne de référence S-Na n'est plus valable. Anomalies alvéolaires antérieures et proglissement mandibulaire. Proalvéolie inférieure (v. p. 82). Rétroalvéolie supérieure (v. p. 82). Le proglissement mandibulaire est la conséquence habituelle de ces anomalies : en relation centrée les molaires se retrouvent en relations de classe I et les incisives en bout à bout (fig. 70b). Prognathie inférieure vraie.

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— prochéilie inférieure ; — progénie; — la mandibule paraît très longue et l'angle goniaque très obtus; — la face est exagérément longue. b) Signes oeclusaux : — statiques : en intercuspidie maximale : . rapports molaires et canines de classe III prononcés ; . occlusion inversée antérieure avec un surplomb négatif important, avec ou sans contact incisif: . diastèmes entre canines et premières prémolaires, canines et incisives latérales dans certains cas. — cinétiques : la relation centrée coïncide avec l'I. C. M. c) Signes dentaires : fréquence d'une D. D. D. en faveur des dents mandibulaires. d) Signes téléradiographiques : ils sont caractéristiques d'un véritable syndrome prognathique qui intéresse l'ensemble de la face (fig. 72a).

Prognathie inférieure et face longue (excès de croissance verticale) : c'est la forme la plus fréquente et la plus caractéristique. a) Signes faciaux : retentissement esthétique il est très important : — concavité du profil + + ;

FIG.

72.

a) Prognathie inférieure sans béance ni supraclusion.

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Anomalies orthodontiques

FIG.

72.

b) Prognalhie inférieure avec supraclusion (branche horizontale augmentée). — un taux de croissance beaucoup plus élevé à la mandibule et beaucoup moins élevé au niveau de la base du crâne. Ce qui détermine les vraies prognathies inférieures ce sont : les rapports molaires, la déflexion de la base du crâne, la localisation du porion osseux, l'étiologie de ces prognathies étant systématiquement héréditaire. f) Troubles fonctionnels associés : — trouble de la mastication : le mouvement d'incision est impossible; — langue basse en posture habituelle; — déglutition de type primaire, arcades non serrées; — élocution avec mobilité glosso-mandibulaire anormale; — corrélations avec la statique vertébrale et céphalique. g) Tonnes cliniques (fig. llahc) : — prognathie sans béance ni supraclusion; — prognathie avec béance antérieure; — prognathie avec supraclusion incisive.

— Base du crâne : la position du point S est plus basse, la position du nasion plus haute que la moyenne, ce qui provoque une déflexion vers le bas et vers l'avant de la base du crâne, et un angle de la base du crâne ouvert (Ba-S-Na). La base du crâne antérieure S-Na est courte. — Mandibule : branche montante courte et étroite dont le centre géométrique (Xi) est situé plus en avant qu'habituellement, branche horizontale exagérément longue, angle goniaque très ouvert (angle F M A augmenté). — Maxillaire : forme et volume du maxillaire subnormaux, distance réduite entre la face postérieure de la fente ptérygo-maxillaire et le porion osseux : la cavité glénoïde est située plus antérieurement par rapport à la base du crâne postérieure (Ba-S). e) Type de croissance : la prognathie mandibulaire est très rarement associée à une croissance de type rotation antérieure, malgré la forme mandibulaire. On peut différencier deux types de croissance : — un taux de croissance approximativement égal entre la base du crâne et la mandibule ;

Anomalies du sens antéro-postérieur

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Fie. 72. — c) Prognathie inférieure, hrachygnathie maxillaire et béance antérieure (angle goniaque très obtus), hauteur verticale postérieure réduite.

Syndrome d'hypercondylie bilatérale (excès de croissance horizontale). — Hypercroissance mandibulaire avec une mandibule d'aspect massif et un allongement des condyles. Signes téléradiographiques : la branche montante est longue, Vangle goniaque est fermé, la symphyse est prononcée. Cette anomalie est caractérisée par l'importance de l'avancée mandibulaire. La supraclusion incisive est de règle. La hauteur verticale postérieure mandibulaire est augmentée. L'épaisseur de la mandibule est également augmentée. Le prémaxillaire est basculé vers le bas (fig. 73). Uétiologie de cette anomalie est, la plupart du temps, d'origine musculaire. Cette forme clinique est beaucoup plus rare que la prognathie inférieure avec angle goniaque ouvert. Formes mixtes : elles associent une hrachygnathie

maxillaire avec parfois une endognathie maxillaire et une prognathie inférieure (fig. 72c). Ce sont les cas les plus graves. Brachygnathie maxillaire.

a) Signes faciaux : retentissement esthétique : examen de face : hauteur moyenne; examen de profil : rétrochéilie supérieure; la lèvre supérieure est plate, fine et sans concavité; impression de prochéilie inférieure (fig. 74). b) Signes occlusaux : occlusion antérieure inversée. c) Formes cliniques : — forme 1 : . rétroalvéolie supérieure avec encombrement inci-

— forme 2 : rétrognathie maxillaire vraie. Signes dentaires : linguocclusions bilatérales fréquentes. dans le sens vertical : supraclusion incisive ou non. C. 73. Conséquences à long terme des malocclusions de la classe III. La longueur du nez est réduite. l'ensellure nasale est profonde. d'après Dawson « des patients présentant une occlusion antérieure inversée peuvent . T. Retentissement esthétique : l'ensemble de l'étage moyen paraît trop en arrière dans le profil (v. chez certains sujets prédisposés. angle facial subnormal en R. par endognathie maxillaire associée. 72c). M. orbites et pommettes paraissent reculés. Il s'agit d'une véritable hypoplasie maxillaire. la protection canine est fréquemment inexistante. C'est une forme beaucoup plus grave.108 Anomalies orthodontiques FIG. La totalité du maxillaire paraît en retrait par rapport au profil. fig. M. ce qui risque d'entraîner un SADAM. Canines ectopiques (inclusions fréquentes). en provoquant des interférences en relation centrée. 70). : . sif au maxillaire et classe III molaires en I. Pour Dawson. De même. — Hypercondylie bilatérale avec hauteur verticale postérieure très augmentée. Il n'existe pas de proglissement décelable. dans le sens antéro-postérieur : mandibule de forme normale. Mais. Un proglissement mandibulaire est souvent associé à cette anomalie (fig. . La base du crâne antérieure est courte. au niveau des dents inférieures. La longueur d'arcade maxillaire est fortement diminuée. Le proglissement mandibulaire peut favoriser des troubles de l'A. angle goniaque fermé. C. — Conséquences occlusales : Le guide incisif ne peut jouer son rôle ni en propulsion ni en diduction dans les anomalies de la classe III. rarement isolée. ceci n'est pas préjudiciable car les prognathes n'utilisent pas la propulsion.

les conséquences occlusales à long terme étant habituellement minimes. a) L'examen de face (fig. — Brachygnathie maxillaire. LES ANOMALIES BASALES DU SENS VERTICAL LES EXCÈS VERTICAUX DES (E. séquelle d'une fente labiale opérée. le retentissement esthétique est important. M. Un visage présentant un étage inférieur excessivement augmenté. peuvent conduire à des-. L'abrasion des faces vestibulaires des incisives supérieures peut être considérable. C. souvent développer des moyens de remplacement' pour répondre aux critères occlusaux non satisfaits ou échapper à la nécessité d'obéir aux impératifs habituels de stabilité ». les conséquences comportementales à long terme ne doivent pas être négligées. En conclusion. — Conséquencesparodontales : la pression linguale continue d'une langue protrusive et basse sur les faces linguales des incisives inférieures ou un trauma occlusal dû à l'occlusion inversée. Il l'est d'autant plus que cette apparence est très mal perçue par le regard des autres. — Conséquences psychologiques : le retentissement esthétique des anomalies de la classe III est particulièrement important.) (cas de la figure 70 a et b). mobilités et des dénudations au niveau des faces vestibulaires du secteur incisif inférieur. M. V. une posture habituelle des lèvres en inocclusion pro- . 15a) : le retentissement esthétique est très important. proglissement associé (céphalogramme de profil en I.) MAXILLAIRES Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE Définition : ces anomalies correspondent à un excès de développement vertical des maxillaires. c'est au niveau des motivations esthétiques et des troubles parodontaux éventuels que doit être envisagé le traitement des classes III.Anomalies basâtes du sens vertical 109 FIG. Donc. 74.

en outre. en position de repos. l'impression très subjective d'un certain retard intellectuel dont les parents sont très conscients. b) Céphalogramme : béance antérieure squelettique et inocclusion labiale. C'est le préjudice esthétique qui amène à consulter. 75.10 Anomalies orthodontiques noncée et des dents très apparentes. . le plancher du sinus et le bord basilaire. — a) Face exagérément longue. Noter la distance entre les apex des dents cuspidées. avec excès de croissance vertical des maxillaires. FiG. Cette apparence donne. constitue mieux que toute mesure chiffrée l'aspect caractéristique et immédiatement perceptible à l'examen. d'une face exagérément longue.

au moment du sourire. d'aspect disgracieux. les orifices narinaires sont augmentés. b) Relations interarcades : — Statiques : . les étages supérieur et moyen sont normaux. division 2. C. — la mandibule est normale et présente parfois un léger encombrement antérieur. V. et I. — Parafonctions : habitudes déformantes. M. V. La lèvre inférieure présente parfois une éversion marquée vers le bas. l'endognathie maxillaire est fréquente et signée par une linguoeelusion bilatérale sans latérodéviation ou unilatérale avec latérodéviation associée. ce qui entraîne un sourire gingival. . Tonicité : tonicité labiale faible . C. au repos. certains cas de classe II. La distance entre les ailes du nez paraît plus longue que la moyenne. b) L'examen de profil : il existe une forte convexité cutanée. Signes occlusaux : a) Agencements intraracades : — à la mandibule : courbe d'occlusion accentuée: — au maxillaire : courbe d'occlusion normale. Des relations de classe II ou de classe III aggravent particulièrement cette tendance . le nez paraît plus long. chez le jeune enfant. 57): . — Phonation : parfois rhinolalie (le patient parle par le nez). conséquence de la supra-alvéolie supérieure. béance antérieure et latérale (fig. Examen des fonctions : la langue est volumineuse et souvent interposée entre les arcades. Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE a) L'examen de face (fig. division 2. sens transversal : pour les cas avec béance. b) L'examen de profil : le profil est concave si les lèvres sont fines et convexe. I. Signes téléradiographiques (fig. Les lèvres sont longues ou fines et systématiquement en contact. sens antéro-postérieur : un excès vertical peut être associé à toutes les anomalies de la classe d'Angle sauf les classes II. lèvres épaisses et molles: seuil d'activité très bas pour le muscle génioglosse. La lèvre supérieure recouvre sur toutes leurs hauteurs les faces vestibulaires des dents supérieures. 76a) : l'étage inférieur de la face paraît très réduit sur une face de largeur normale ou plus large que la moyenne. On retrouve à l'examen du profil un espace interlabial augmenté et des dents très apparentes ou non. — Déglutition : déglutition de type primaire. Dans les cas sévères. — Ventilation : fréquence signilîcativement augmentée d'obstructions respiratoires hautes ou moyennes. Signes occlusaux : a) Agencement intra-arcades : — l'arcade maxillaire paraît réduite dans ses dimensions transversales — forme en V — la courbe d'occlusion est très exagérée pour les cas avec béance . LES INSUFFISANCES VERTICALES DES MAXILLAIRES ( I . Le menton paraît effacé. arcades non serrées. Dans les cas avec béance. La symphyse mentonnière est proéminente. 35) : — de la hauteur maxillaire postérieure (3) ou/et de la hauteur maxillaire antérieure (5). ce qui donne parfois un aspect « édenté ». La distance entre les ailes du nez est réduite. Dans les cas sans béance.) Ces anomalies correspondent à une accentuation d'un type de face courte et sont révélées par l'examen clinique qui décrit mieux que toute mesure. cette impression de dysharmonie dans les proportions verticales. présentent un sourire gingival prononcé. les dents supérieures paraissent plus visibles que dans les cas avec béance. signe d'une insuffisance de développement vertical du prémaxillaire. La lèvre inférieure présente un sillon labio-mentonnier très accentué. cette impression peut être accentuée par un front incliné en arrière et une ensellure nasale prononcée. si les lèvres sont longues.. particulièrement dans les cas avec béance. b) Relations interarcades : — sens antéro-postérieur : les relations de classe II sont fréquentes: . l'étage inférieur est très augmenté.Anomalies nasales du sens vertical La lèvre supérieure est habituellement de longueur normale mais peut apparaître courte en fonction de la position des dents. M. Au contraire. — Cinétique : il existe souvent un décalage entre R. 111 — de la hauteur mandibulaire postérieure (4) ou/et de la hauteur mandibulaire antérieure (6). 75b) : la localisation de l'excès de croissance peut se situer au niveau (fig. les dents supérieures sont parfois masquées par la lèvre supérieure. sens vertical : béance antérieure ou non. En fonction de l'augmentation de l'étage inférieur. à l'examen électromyographique. M. très visibles en position de repos.

division 1. On observe parfois une morsure palatine dans les cas sévères. Signes téléradiographiques (fig. supraclusion et incoordination transversal des arcades. Noter les rapports entre les apex des dents cuspidées. occlusal et mandibulaire et à une situation des racines des molaires maxillaires proches du plancher du sinus ou procidentes dans le sinus. le bord basilaire et le plancher du sinus. ce qui aggrave la supraclusion. fig. elle est d'origine mandibulaire. . — sens transversal : normal ou linguocclusion inférieure excessive. . 16b) : la diminution de hauteur pourra se situer : au niveau du maxillaire postérieur (3) au niveau de la hauteur mandibulaire postérieure (4) (v.112 Anomalies orthodontiques — sens vertical : la supraclusion est constante. SIGNES QUALITATIFS : ils correspondent à un paral- lélisme des plans horizontaux bispinal. FIG. b) Céphalogramme.a) Face exagérément courte avec insuffisance de développement vertivul des maxillaires. Classe II. 76. 32) ou aux deux niveaux à la fois.

Étiologie : ces anomalies ont une origine embryologique différentes : — les fentes labiales ou labio-maxillaires sont provoquées par une absence de fermeture totale ou partielle du palais primaire (structure correspondant au prémaxillaire) .17 19. Angle plan d'occlusion/S.33 8. Hauteur totale de la face Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur faciale postérieure . mandibulaire antérieure .7 32 39. en général.53 4. N. N. soit au niveau du maxillaire.9 6. 4.88 29.7 C) 15. S. soit au niveau du voile du palais. LES FENTES ET LES FISSURES LABIALES ET PALATINES Définition : les fentes labiales et palatines sont des anomalies de développement de la région maxillaire supérieure apparaissant au cours de l'embryogenèse. M. Elles apparaissent donc plus tardivement. mais de malformations pathologiques. avec beance M 49 20 73 54.03 47'.5 33 34 46 IX S.16 1.33 11. 4.92 1.14 2.7 D. M 24.26 4.Fentes et fissures labiales et palatines La hauteur des procès alvéolaires est. M. V. M Angle plan mandibulaire/S.3' 19. . S.5 24 33 36 46 D. . La connotation déplaisante du terme « bec de lièvre ». Les fentes labiales.64 3. à la naissance. doit faire préférer les expressions « fentes ou fissures labiales ou labio-maxillaires ».28 3. assez fortement diminuée. ENTRE E. La localisation des malformations correspond à une perturbation au niveau de l'une des deux structures ou au niveau des deux structures à la fois. les masséters sont saillants. Définition : les fentes labiales sont provoquées par une absence de soudure du bourgeon médian et du bourgeon latéral. alvéolaire antérieure max.78 E. V. FACE MOYENNE E V M " . M. V.58 3. de la branche montante alvéolaire postérieure max.33 augmentée 3. . sans beance M 40 14. Il ne s'agit pas d'anomalie orthodontique. observables à la naissance. S. .19 9. Cette malformation peut être unilatérale ou bilatérale (fig.24 25.05 4. la fente s'étend de la narine au pharynx.63 28. soit au niveau de toutes ces structures à la fois.8 diminuée 4.87 augmentée 5.65 3. Fréquence : un enfant sur 800 présente une fente labiale ou palatine plus ou moins prononcée.09 (1) Mesures en millimètres.05 3. 46 56.90 5. V. Ces malformations. — pas de perturbations fonctionnelles.93 5. tonicité labiale très importante.35 2.23 3. . M.1 5.2 2. ET I.5 8. 7.4 80 61 25.19 39. Ce type d'anomalie du sens vertical n'est pas aussi socialement mal perçu qu'un excès vertical.78 4.correspondent à une solution de continuité. C'est parfois le retentissement fonctionnel des relations interarcades (supraclusion exagérée) qui amène à consulter. 77). Dans les cas les plus graves. soit au niveau de la lèvre supérieure.'. TABLEAU COMPARATIF 113 Examen des fonctions : — les muscles élévateurs sont très développés. — les fentes palatines sont en rapport avec l'absence de fermeture totale ou partielle du palais secondaire (structure correspondant à la voûte palatine).3 D.73 1. mandibulaire postérieure .

de ce fait. le nez aplati et écrasé. . I. FENTE LABIALE BILATÉRALE : Elle peut être : — symétrique ou asymétrique . totale à gauche. ISd).114 Anomalies orthodontiques a b c FlG. dentaire : dédoublement de l'incisive latérale dans la fissure ou agénésie de cette dent. d) Fente labiale bilatérale : protrusion du bourgeon incisif médian (B. une brèche palatine médiane qui fait correspondre le sinus maxillaire et la cavité buccale. 78. FIG. queuses précédemment décrites et fente palatine sans communication avec la cavité buccale ou bien fente palatine communiquant avec la cavité buccale et qui peut s'étendre. dans les cas sévères. 11 existe. Les lésions : l'atteinte peut être cutanéo-muqueuse : cutanéo-muqueuse et maxillaire : atteinte de la lèvre et de la zone correspondante du prémaxillaire jusqu'au canal naso-palatin. — totale (fig. « Définition : il s'agit d'une absence de mésodermisation par atrophie des bourgeons palatins secondaires (fig.). 79). jusqu'à proximité du raphé médian (fig. — Vue inférieure de la lèvre supérieure. Les lésions : la gravité des lésions est en relation avec le mode de fermeture du palais secondaire. ectopie palatine de la canine. M. 80«). par ailleurs. Formes cliniques : FENTE LABIALE UNILATÉRALE : Les fentes palatines. b) Fente labiale unilatérale (atteinte du palais primaire). à droite. — a) Fissure labiale simple. 786) : intéresse la lèvre et la narine. — simple ou totale. Formes cliniques : — LÉSIONS MUQUEUSES : lésions simples : luette bifide ou séparation de tous les muscles du voile du palais: — LÉSIONS MUQUEUSES ET OSSEUSES . c) Fente labiale simple. à la naissance. peu ou pas d'atteinte osseuse. lésions mu- — simple (fig. il existe. 78a) : atteinte uniquement labiale. des fosses nasales primitives et du palais primaire. la lèvre supérieure paraissant sectionnée au niveau des incisives latérales. 78c). les lésions les plus postérieures étant les moins marquées. dans les cas les plus graves. — simple d'un côté et totale de l'autre (fig. une fente maxillaire jusqu'au canal naso-palatin. le bourgeon incisif médian est protubérant en cas de fente totale bilatérale (fig. 77.

a) Fente palatine totale (absence de fermeture du palais secondaire) (v. Elles associent des anomalies de développement du prémaxillaire et du palais secondaire au cours de l'embryogenèse. 806). FlG. — au niveau cutané — au niveau osseux du nez. 80. 79. Ces linguoversions des fragments latéraux peuvent être unilatérales ou bilatérales avec quelquefois une occlusion normale au niveau des molaires. . La langue s'est déplacée vers le bas et les processus palatins ont pris une direction horizontale. . En association avec ces malformations maxillaires. — Morphogenèse normale. 80. a) Coupe frontale de la région eéphalique d'un embryon de 7 semaines. Ces déplacements s'observent particulièrement dans les cas les plus sévères (fentes labio-maxillaires totales avec division palatine). Ils entraînent : — une version antérieure du prémaxillairc (os incisif) et une absence de continuité de la lèvre supérieure : — une linguoversion des fragments latéraux provoquant une endognathie localisée au secteur latéral antérieur ou plus rarement une vestibuloversion (fig. 79). — b) Fente labiale et palatine (ou labio-maxillaire) unilatérale avec déplacement des fragments latéraux (endognathie unilatérale gauche). Il existe de multiples variétés cliniques qui masquent l'importance de certaines fentes osseuses. fig. b) Vue ventrale des processus palatins après ablation de la mandibule et de la langue.Fentes et fissures labiales et palatines fosse nasale septum nasal cavité juccale œil palais primaire 115 processus palatin langue FlG. d'autres atteintes faciales peuvent s'observer. FlG. Perturbations dentaires : dans les cas avec linguoversion unilatérale : déviation importante du milieu incisif supérieur vers la berge. Perturbations provoquées dans le développement du maxillaire : déplacement des fragments et déformation des fragments latéraux de part et d'autre des berges des fentes ou des fissures. Elles peuvent être unilatérales ou bilatérales. atrophie de la lèvre: affaissement des os propres Les avec fentes division labio-maxillaires palatine totale.

c'est-à-dire de leurs caractéristiques biomécaniques. 146). L'adaptation progressive et le retour à une situation d'équilibre s'effectuent grâce à des remaniements. soit extrinsèques et dont les indications d'utilisation découlent de leurs caractéristiques d'action. Biomécanique déplacement appliquée orthodontique. aucun déplacement n'est possible sans desmodonte (dent ankylosée. puis d'étudier les effets produits : c'est-à-dire la réponse biologique. il ne s'agit pas d'un . les forces délivrées par un appareillage. Aucun déplacement n est possible. il n'existe que des appareils qui libèrent des forces. dent réimplantée par exemple). Ce paragraphe englobe tous les appareils dits « fonctionnels » (v. soit intrinsèques. Il n'existe pas de bon ou mauvais dispositif en orthodontie. Les dispositifs orthodontiques développent des systèmes de forces. A contrario. les systèmes les plus sophistiqués permettant de déplacer les apex. L'hypothèse de départ d'un traitement orthodontique est qu'il est possible de déplacer à travers l'os alvéolaire une dent ou un groupe de dents sur une certaine distance. Il est logique d'analyser. tout ceci sans dommage pour la dent et les tissus de soutien. d'arc. à l'aide de dispositifs mécaniques. dans un premier temps. en F absence d'os. transmet des pressions au niveau du desmodonte qui induisent une réponse biologique. etc . Un stimulus d'origine extrinsèque. au u Caractéristiques de la dent dans son alvéole. Les modifications initiales se situent au niveau ligamentaire. L'utilisation de ces dispositifs implique la compréhension de leur mode d'action. NOTIONS AUX DE MÉCANIQUE APPLIQUÉE DÉPLACEMENTS ORTHODONTIQUES Généralités. — Si l'on considère une dent in situ. à l'aide de ressort. — Les forces extrinsèques : l'appareil permet d'appliquer un certain type de force. Il n'y a pas création mais transfert d'os.LE TRAITEMENT DES ANOMALIES ORTHODONTIQUES NOTIONS DE BASE LES P R I N C I P E S B I O M É C A N I Q U E S DES DISPOSITIFS O R T H O D O N T I Q U E S LE DÉPLACEMENT DES DENTS E T LES R É A C T I O N S D E S TISSUS EN ORTHODONTIE Introduction. au niveau osseux. La dent se déplace avec son parodonte. sur une dent ou un groupe de dents. plus ou moins contrôlée. d'élastique. — Les forces intrinsèques : l'appareil ne délivre pas de force en lui-même. Ce paragraphe englobe tous les systèmes mécaniques fixes ou amovibles. au niveau du périodonte. p. c'est-à-dire une force orthodontique.

c'est le centre de résistance. déterminant une rotation. en fonction FlG. — Si l'on applique une force simple. Le centre de résistance et le centre de rotation sont confondus dans ce type de déplacement. le desmodonte et l'os alvéolaire environnant.025 inches ou . non contrôlée. détermine. Le point d'application des forces est quelconque. La caractéristique mécanique de cet ensemble biologique. a) Force simple = translation + rotation -> version coronaire. d'intensité égale et de sens opposé. — Une force simple. — Les forces horizontales. Le déplacement obtenu sera le produit d'une translation et d'une rotation autour d'un centre de rotation (ou hypomochlion).028 inches). Couple. autour duquel tourne la dent. appliquée sur la couronne (fig. grâce à « l'effet de torque ». Force simple. c) Couple = rotation autour du centre de résistance (moment pur M). Seuls. déterminant l'effet de torque (courbure de 3e ordre). mais d'un solide hétérogène. Détermination du centre de rotation du déplacement : une force simple appliquée à distance du centre de résistance de la dent. constitué par la dent. dans la lumière du bracket (section . 81a). Variations avec Page : la hauteur de l'os alvéolaire. Systèmes de forces. appliquée sur la couronne. à un instant donné. dans le sens opposé à la rotation -> translation (les 2 moments s'annulent). ce point étant situé plus ou moins apical par rapport au centre de résistance. • Caractéristiques des forces appliquées.118 Traitement des anomalies orthodontiques de la situation du centre de résistance. 158). le fil utilisé pour déplacer les apex est rectangulaire corps libre. En technique Edgewise (v. Par définition. au cours <Tun déplacement orthodontique.018 x . le centre de résistance s'abaisse simultanément en direction apicale. détermine un centre de rotation. p. dits « multibagues » ou « multi-attaches » autorisent cette possibilité. comme on l'a vu : un déplacement en translation et une rotation (fig. f) Torsion sur chant de l'arc rectangulaire. d) Force simple + couple. il est donc impossible d'obtenir une translation parallèle. à partir du collet : au niveau de la 16 . Pour annuler cet effet de rotation. diminuant progressivement avec l'âge. par exemple. par définition. . — Une rotation verticale pure autour du centre de résistance sera produit par un couple de force (fig. au niveau de la couronne dentaire. EXEMPLE : à 12 ans d'âge dentaire il se situe au niveau de l'incisive centrale supérieure : au tiers de la racine. en fonction du point d'application de la force.022 < . anisotrope. La situation du centre de résistance est fonction de la longueur et de la forme des racines dentaires de la hauteur de l'os alvéolaire et de sa densité. »-. 81A). 81c). il est nécessaire d'appliquer un couple. b) Force + moment -> version radiculaire. les dispositifs fixes. — Le raisonnement sera conduit à partir de forces à direction horizontale. le centre de résistance (ou centroïde) d'une dent dans son alvéole est le point à partir duquel un système de forces appliquées produit un déplacement en translation pure. e) Bracket Edgewise et arc rectangulaire. 81. à peu près à la furcation des racines.

— version coronaire : déplacement induit par une force simple appliquée au niveau de la couronne d'une dent. Il s'agit de l'effet de torque. • Force verticale : — agression : déplacement induit par une force verticale agissant dans le sens de l'éruption (fig. p. Loi de Faction-réaction : le contrôle de Pancrage. EXEMPLE : si l'on tracte distalement une canine. 81c) (déplacement radiculo-lingual et corono-vestibulaire). 83b). la canine se distale. Si l'on incorpore une torsion sur chant de l'arc rectangulaire (fig. après extraction d'une première prémolaire. 81e). • Force horizontale. Elle peut être « non contrôlée » et constitue. le plus souvent. A chaque type de force exercée correspond un mode de déplacement dentaire. — translation (ou gression parallèle) : déplacement induit par un système de forces dont la résultante se situe au niveau du centre de résistance (v. associée à une version vestibulaire ou linguale. Le système de forces appliquées permet. le centre de rotation du déplacement étant plus près de l'apex que le centre de résistance (fig. la tranche la plus large de l'arc étant horizontale (fig. Ce déplacement n'est possible qu'avec des dispositifs fixes complexes permettant de déplacer les apex (fig. Le déplacement induit est une rotation de la couronne autour de son grand axe. 81/). Les différents types de déplacement en orthodontie. est entraîné en direction du corps libre à déplacer. en raison de Y impossibilité d'exercer une force simple dans le prolongement du grand axe de la dent. — la direction dans les trois sens de l'espace. Les forces utilisées en orthodontie sont dites « bio- . — Une force appliquée sur la couronne d'une dent se transforme en pression (force par unité de surface) au niveau du desmodonte. L'ingression peut être « pure ». 82/)). la rotation en direction linguale de la couronne. le point d'application étant indifférent. une force simple en direction linguale (boucle de fermeture d'un dispositif fixe) (fig. linguale ou vestibulaire: — ingression : déplacement induit par un système de forces agissant dans le sens opposé à l'éruption (fig. dès lors. p. 81/) et fig. Le solide constituant l'ancrage. déterminé par le point d'application du système de forces par rapport au centre de résistance (moment M = F x d) (d est la distance du point d'application de la force au centre de résistance). produira un couple de forces déterminant une rotation pure autour du centre de résistance (fig. 118) le centre de rotation étant indéterminé (fig. Caractéristiques d'une force orthodontique. à force. Elle peut être délibérée : on cherche à mésialer volontairement les secteurs latéraux. Application en orthodontie. qui a tendance à entraîner ce solide en direction de la traction (piquet de tente et tendeur). 82a). l'un des problèmes majeurs de l'orthodontiste : comment « contrôler l'ancrage » (v. l'insertion de cet arc. compensée par l'effet de torque produit dans le bracket. L'égression peut être « pure » (plus ou moins parallèle au grand axe de la dent) ou associée à un certain degré de version coronaire. 81c/). dans la lumière également rectangulaire des brackets. en principe. Si l'ancrage est suffisant. Sic/. 83/)). en prenant appui sur la deuxième prémolaire et la première molaire sans précautions particulières. mais les dents postérieures se mésialent plus ou moins. de déplacer la dent en translation pure. 39a). 81 a) : — version radiculaire (ou effet de torque) : le centre de rotation se situe quelque part au niveau de la couronne. Une force est définie par quatre paramètres : — l'intensité. — le rapport « moment-force ». dans ces conditions. seul le corps libre se déplace en direction de l'ancrage. si les deux rotations sont équilibrées (fig.Notions de base et s'ajuste. — le rythme d'application. ce solide reste stable. dans la lumière du bracket. selon le type de force exercée. si l'on utilise un dispositif délivrant une force et prenant appui sur « des dents d'ancrage ». à frottement doux. Elle est. BASSIGNY 119 • Rotation : couple à résultante horizontale. Tout solide qui sert d'ancrage à une force destinée à déplacer un corps libre subit également une force égale et de sens opposé. déterminée par cette force simple. A partir d'un certain seuil. dispositifs fixes). sera. Dans la cavité buccale. L'intensité. l'ancrage est insuffisant. Cette pression étant très inégalement répartie selon le type de force exercée et selon les caractéristiques du milieu. les lois de la mécanique s'appliquent aussi rigoureusement. Si l'on associe à cette rotation. 159). c'est ce que l'on appelle « la perte d'ancrage » (fig.

la force est dite « lourde ». 82. En technique fixe par exemple : ressort comportant de nombreuses boucles (fig. version radiculaire (par effet de torque) : 150g. 82) : — une direction horizontale ou oblique. EXEMPLE : si M tend vers 0 -> translation. la force est dite « légère » . Elle sera différente pour chaque type de déplacement et chaque catégorie de dent. 836). R = résorption: H = hyalinisalion.120 Traitement des anomalies orthodontiques logiques ». s'appliquent au niveau du desmodonte. A titre d'exemple : version sur une incisive : 50 à 70 g . La direction de la force. de l'os alvéolaire et du cément. b) Ingression avec composante linguale. et un maximum. A = apposition. 83c/). F. de l'os et du desmodonte. — La résultante d'un système de force peut avoir : — une direction verticale dans le sens de l'éruption ou dans le sens opposé à l'éruption (fig. — Forces verticales. au niveau des incisives supérieures. dès que la dent commence à se déplacer (boucle simple. dans le sens mésio-distal ou vestibulo-lingual (fig. — a) Ressort à boucles multiples délivrant une énergie très progressivement décroissante (technique de Ricketts) -> force continue. fonction du seuil de sensibilité du patient et de l'apparition éventuelle de lésions irréversibles de la dent. Le rapport moment-force (M/F) : correspondant aux caractéristiques mécaniques du système de forces. au niveau des incisives inférieures. a) Égression pure. 84. b et c). la réponse biologique induite s'interrompt progressivement (fig. La notion de force optimum est encore assez discutée. c'est-à-dire comprises entre un seuil minimum. suffisant pour induire l'apparition de cellules résorptrices du tissu osseux. FIG. 81 a. A LA RÉPONSE BIOLOGIQUE UNE FORCE ORTHODONTIQUE Les pressions transmises au cours d'un déplacement orthodontique. délivrant une énergie rapidement décroissante (technique Edgewise) -» force discontinue. — Situation des zones d'apposition et de résorption au cours d'une version coronaire distale d'une canine supérieure (d'après REITAN). FIG. . gression (pluriradiculee) : 150 à 300 g. — force intermittente : des périodes sans aucun dispositif actif alternent avec des phases d'activité (forces extra-buccales portées 14 heures par jour). E. FIG. b) Ressort à boucle simple (« Bull-loop »). : 500 g à 1 kg. en technique fixe sur un arc rectangulaire. 83. B. Le rythme d'application : — force continue : l'énergie délivrée par le dispositif orthodontique est très progressivement décroissante. ingression : 15 à 25 g. —force discontinue : l'énergie libérée par le système mécanique diminue très rapidement. gression (monoradiculée) : 70 à 90 g .

. — apposition osseuse : l'os fibreux immature se forme 10 à 15 jours plus tard sur cette trame.apposition d'os néoformé (bande blanche) (2) .espaces vasculaires élargis (1): . dilatation des espaces vasculaires (2). FIG. ou bien dans les espaces médullaires à distance. . après réorganisation : . 86. en fonction des réactions histologiques. dans le sens de la traction (3). 85. les cristaux d'apatite. — le tissu ostéoïde : il est constitué par une matrice organique sur laquelle se déposeront. plus tard. — apparition de cellules ostéogéniques (ostéoblastes) . Après 3 à 4 semaines. — a) Zone en tension : élargissement du ligament (1). étirement des fibres desmodontales.).m.espaces médullaires (e.122 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. cet os est remplacé par de l'os lamellaire: — zones d'ostéoclasie : à certains niveaux. b) Zone en tension. — b) Taux du déplacement selon le temps.

— La compression du ligament et la flexion alvéolaire induisent. I. puis la lame criblée. se produit. LA ZONE ACELLULAIRE OU ZONE HYALINE (fig. R. 85a). résorbent la lame criblée par voie directe et latéralement à la zone de pression maximale (fig. • Les modifications histologiques au niveau dyune zone de tension. D. par voie centri- . l'activité ostéoclasique est reportée à distance du desmodonte dans les espaces médullaires voisins. sur la face desmodontale de la lame criblée (fig. Durée : la hyalinisation débute au bout de 36 heures et dure en moyenne 12 à 15 jours. pète.b. Les ostéoclastes résorbent le mur alvéolaire. ce qui explique la sensation de douleur après activation. se produit schématiquement un arrêt de la circulation sanguine et une disparition des éléments cellulaires. A. la disparition progressive des éléments cellulaires. une suite de réactions en chaîne : réaction hydraulique -> réaction mécanique -> mitoses des cellules précurseurs des cellules ostéogéniques -> apparition des ostéoclastes -* résorption osseuse -> nouvel équilibre. 85a). et à d'autres niveaux. il se manifeste au niveau desmodontal par une compression des espaces vasculaires avec ischémie. 856). pendant lesquels aucun mouvement n'est perceptible (fig. LA RÉSORPTION INDIRECTE OU A DISTANCE : en regard de la zone hyaline. ou lors de l'utilisation de force excessive. A ce stade. le ligament est considérablement élargi. 121 — Au niveau des zones soumises à de fortes pressions. elle peut persister 40 jours et plus. F = direction de la force. Ost. au niveau comprimé. 85. on peut observer. = ostéoblastes. H = hyalinisation. 84). La réponse biologique (fig. au niveau ligamentaire.Notions de base A la suite de ces pressions. = émail. R. — au niveau de la lame criblée : se produit une déformation secondaire de l'os alvéolaire (flexion alvéolaire) faisant suite à cette compression du desmodonte. Elles dépendent du type de force exercé (fig. l'apparition de cellules ostéogéniques. à certains niveaux. L. C. 85a). — Cette zone se situe du côté opposé à la force appliquée. Effets mécaniques : — au niveau du desmodonte : le déplacement initial est surtout d'origine hydraulique. LA RÉSORPTION OSSEUSE DIRECTE : FlG. des zones comprimées dites « en pression » et des zones relativement étirées dites « en tension ». Cette variation dans la réponse sera fonction du degré de pression exercée. = ostéoclastes. 85a). La réponse biologique : — réorganisation ligamentaire: — résorption latérale directe : les ostéoclastes autour de la zone hyaline. e. riches en cellules. • Les modifications histologiques au niveau a"une zone comprimée. La situation de ces zones et leur répartition permettront de caractériser la réponse histologique aux différents types de forces exercées. = résorption latérale directe. = apposition compensatrice. — a) Modifications histologiques au niveau d'une zone comprimée (d'après BARON). Résumé : A la suite de l'application d'une force orthodontique sur une dent.c. Effets mécaniques : — élargissement du ligament et des espaces vasculaires (fig. = résorption indirecte. Le ligament est progressivement comprimé le long de la lame criblée. — orientation générale des structures dans le sens de la traction. Chez l'adulte. — résorption frontale directe : elle se produit à distance de la zone hyaline et dans les zones de moindre pression. 86a et b). Ost. dans lesquelles sont apparues les cellules ostéogéniques.

f) L'état gingival : si le patient présente une gingivite avant traitement. un alignement plaisant de la denture et des proportions satisfaisantes entre les tissus de recouvrement et les dents. si le canal est correctement traité et s'il n'existe pas de lésion apicale. • Les objectifs particuliers : — améliorer la ventilation nasale. et d'utiliser des systèmes mécaniques délivrant des forces contrôlées. conférer une assurance de durée au système manducateur. — facteurs endocriniens (v.Objectifs de traitement 123 FACTEURS INFLUENÇANT LE DÉPLACEMENT Facteurs biologiques intrinsèques. — dépulpation : une dent dépulpée se déplace aussi aisément qu'une dent saine. à la substance fondamentale. seules les versions sont possibles. d) Eviter les lésions iatrogènes. 19). c) L'os alvéolaire : sa densité est variable . Les procédés utilisant des forces intermittentes permettent d'exercer des pressions très importantes. Ils sont encore mal connus. b) Objectifs esthétiques : rechercher une harmonie du visage. p. Certains auteurs conseillent d'utiliser des forces continues très progressivement décroissantes. dans une zone comprimée. LES OBJECTIFS DE TRAITEMENT LES DIFFÉRENTS OBJECTIFS DU TRAITEMENT m Les objectifs principaux : a) Objectifs occ/usaux : assurer une fonction occlusale optimale. — longévité à très long terme : par le jeu des différentes fonctions et la situation des arcades dentaires par rapport à la morphologie osseuse et gingivale. Il peut donc bloquer ou retarder le déplacement lorsqu'on inverse le sens de la force.selon les individus et selon le site. même tardivement jusqu'à 35-40 ans environ. — facteurs nutritionnels : éviter les traitements orthodontiques sur des sujets de santé déficiente. la hyalinisation est de règle. Facteurs généraux : — l'âge : chez un adulte. Avec des appareils amovibles. b) Le desmodonte : facteurs individuels propres à la cellularité. sans récidive. Rythme d'application : il semble que le rythme d'application soit plus important que l'intensité de la force. — faciliter la phonation par un placement correct de la denture et de la langue: . pendant un premier temps. à la visco-élasticité du ligament. corticale externe). au début du déplacement. d) Le site du déplacement : il sera plus difficile de déplacer les dents à la mandibule qu'au maxillaire (densité osseuse différente) et plus facile de vestibuler des incisives supérieures que des incisives inférieures (épaisseur de la corticale et proximité lame criblée. ce qui influence le choix de l'intensité de la force et la détermination de la valeur de l'ancrage. Facteurs extrinsèques. le réglage de l'intensité délivrée est encore très discuté à ce jour : 100 g/cm2 et 1 mm de déplacement par mois constituent des indications moyennes. En conséquence. à court et moyen terme . la zone pressée est reportée sur l'ensemble de la surface desmodontale. le phénomène ostéoclasique se poursuit pendant la phase d'interruption. du type de déplacement effectué. e) Le tissu ostéoïde : il semble que ce tissu ne soit pas résorbable. Les déplacements en gression sont particulièrement indiqués. on peut pratiquer des traitements orthodontiques. Facteurs locaux : a) La dent : — caractères morphologiques : les pressions se répartissent sur des racines dont la longueur et la surface sont différentes. ce qui est confirmé biologiquement par la nécessité d'entretenir un certain « pool » d'ostéoclastes (Baron). il est indispensable de la traiter car l'inflammation gingivale s'aggrave avec le déplacement. Il est préférable d'appliquer des forces très légères. c) Pérennité à court et à long terme : — stabilité : stabilité du résultat obtenu. Intensité : l'intensité des pressions exercées dépend. Facteurs liés aux dispositifs : en méthode Edgewise l'objectif biomécanique c'est de déplacer les dents en translation.

C.124 Traitement des anomalies orthodontiques — le nivellement de la courbe d'occlusion est une nécessité technique pour la plupart des méthodes multibagues. • Agencements intra-arcades : trois critères essentiels sont à respecter : — les crêtes proximales doivent se trouver au même niveau . telle qu'elle est définie page 13. soit par la canine — il s'agit d'une « protection canine » (fig. d'une « protection de groupe ». La cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire inférieure est en rapport avec l'embrasure 14 et 15. • Relation centrée et intercuspidie maximale. La recherche de cette concordance est un objectif primordial en orthodontie. — au cours du mouvement de propulsion. Lorsqu'un traitement d'orthodontie est indiqué. — La poursuite de ces objectifs constitue l'idéal à atteindre. de la longueur des lèvres. la concordance entre les deux positions — I. aussi bien en fonction des données morphologiques initiales. toutes les cuspides primaires inférieures ont des rapports avec les crêtes. • Relations interarcades : — faciliter une reconstruction prothétique ou éliminer la nécessité d'un artifice prothétique . doivent présenter un certain degré de parallélisme. ce qui ne veut pas dire que toutes les arcades doivent être nivelées de la même façon. Les contacts travaillant permettant le guidage de la mandibule au cours du déplacement sont assurés. ne satisfont pas à tous ces critères. La cuspide mésio-palatine de la dent de 6 ans supérieure doit être située dans l'embrasure entre deuxième prémolaire et première molaire inférieure. — au cours des mouvements d'excursion latérale. a) Statiques : — les relations de classe I (v. sous peine de voir apparaître des abrasions excessives. Ce contrôle des axes dentaires doit être effectué à l'aide d'une radio panoramique. La rotation linguo-distale de la dent de 6 ans doit être légèrement accentuée pour obtenir ces relations occlusales . La canine doit être assez longue pour effectuer ce travail. — les relations de classe II thérapeutique (extraction des 14 et 24) (fig. • La recherche des objectifs idéaux. — les relations de classe III thérapeutique (extraction des 34 et 44) (fig. Bien que le concept de protection canine ne soit pas universellement accepté par les occluso-dontistes. C. 14) : cette occlusion idéale ne correspond pas toujours à l'occlusion obtenue en fin de traitement . 88) soit par les cuspides vestibulaires des dents supérieures (cuspides de soutien ou primaires) — il s'agit. mais pas trop. en fin de traitement. Cette désocclusion est également fonction de la pente incisive et de la pente condylienne. — créer des conditions favorables au traitement des parodontopathies. autant que faire se peut. la désocclusion immédiate des molaires doit être assurée. L'importance de cette courbe. c'est-à-dire des modifications des données occlusales initiales. cet idéal constitue véritablement un « combat douteux » dont le patient n'est pas toujours conscient et qui doit être mené avec conviction. — constitue la relation maxillo-mandibulaire la plus favorable à l'établissement d'une bonne occlusion (pas plus de 1 mm de décalage). De nombreux traitements d'orthodontie. en principe. Les relations des arcades étant celles de la classe I d'Angle. sans traitement orthodontique. ou dans la fosse distale de la deuxième prémolaire inférieure. . M. on ne doit pas constater de contacts cuspidiens du côté non travaillant. dans ce cas. des lésions du parodonte ou des douleurs articulaires. de la largeur des dents maxillaires et de la pente incisive. 87a et h). p. au stade terminal du traitement actif en technique fixe . p. 64) . et R. En dehors de cette cuspide. en fin de traitement. sera fonction des objectifs occlusaux. ce qui ne signifie pas que des rapports occlusaux non en classe I soient nécessairement traumatogènes. OBJECTIFS OCCLUSAUX L'objectif le plus satisfaisant d'un traitement d'orthodontie est constitué par une occlusion statique et dynamique. Le praticien est constamment balancé entre la réalité du facteur humain et l'objectif théorique à atteindre. à rejeter. même conduits par des mains expertes. Cette relation thérapeutique est. — 90 % des dentures naturelles peuvent avoir une position d'intercuspidie maximale antérieure à la relation centrée. pour préserver l'harmonie de la denture. 87c). que des choix thérapeutiques ou de la motivation du patient. b) Cinétiques : — faire un « set-up » (v. — les axes dentaires. cette disposition assure une occlusion facile à réaliser au cours d'un traitement orthodontique et fonctionnellement satisfaisante.

A titre indicatif. Dans certains cas. 87. a) Vue vestibulaire. avec de grandes variations individuelles. — Relations thérapeutiques de classe II molaire et classe I canine. OBJECTIFS ESTHÉTIQUES C'est la motivation esthétique qui amène. c) Relations thérapeutiques de classe III molaire et classe I canine (amalgame mésial 36). la lèvre recule de 1 mm quand les incisives reculent de 2 mm. (fig. F. ce qui est plus difficile (mise en place de la canine supérieure en position d'incisive latérale. — Ils sont FIG. Les lèvres : la forme. 88. il n'est pas possible d'obtenir une protection canine. 32). On recherchera des relations labiales harmonieuses et la fermeture des lèvres en position de repos. — Protection canine au cours d'une excursion latérale gauche. Le type de face : en règle générale. la position des lèvres dans le profil et les rapports qu'elles entretiennent entre elles et avec la denture. Les rapports entre la denture et les lèvres. à consulter. en protection de groupe.Objectifs de traitement 125 FiG. on doit envisager un traitement destiné à augmenter ou à diminuer l'E. I. sont des facteurs déterminants dans les objectifs thérapeutiques et en grande partie sous le contrôle du traitement. C'est dire combien l'amélioration de l'aspect de la denture et du visage doit être recherché conjointement avec un fonctionnement occlusal optimal. le plus souvent. au cours des excursions latérales. dans le cas d'une agénésie). b) Vue linguale. il faut donc régler l'occlusion. pour les types accentués de face longue ou de face courte. .

en fonction du stomion -> distance mesurée par rapport au plan d'occlusion. — dans le sens vertical : le sourire gingival est la conséquence disgracieuse d'une lèvre courte ou d'un maxillaire basculé vers le bas. Les lignes esthétiques (v. couleur. distance mesurée par rapport au plan d'occlusion fonctionnelle (fig. 89) . forme. — Position idéale du bord libre des incisives supérieures. Toutefois.5 mm plus bas que le stomion. une gencive d'aspect peu engageant. — dans le sens antéro-postérieur : une denture de belle apparence peut être placée assez en avant dans le profil mais des dents hypoplasiés. comme le pensent parfois les orthodontistes. FIG. La convexité : l'exagération de la convexité ou de la concavité du profil. 58). 90). liés à l'apparence des dents. 90. peut être un autre motif de consultation. on pourra se contenter de rechercher une fermeture labiale et des rapports labiaux équilibrés redonnant au patient un type familial auquel l'entourage tient. division 1). . le bord libre de l'incisive supérieure doit être située à environ 2.126 Traitement des anomalies orthodontiques F i e 89. le caractère harmonieux et plaisant d'un visage n'est pas toujours fonction de la diminution de ses saillies. Le traitement doit s'efforcer d'y remédier (fig. Pour des patients présentant une lèvre de longueur habituelle. état de l'émail et à la longueur des lèvres. ou au contraire. — Brièveté de la lèvre supérieure (malocclusion de la classe II. p. rechercher des procédures destinées à modifier considérablement le profil par un recul accentué des lèvres. corollaire des facteurs précédents. doivent plutôt conduire à un recul marqué des"incisives. Selon les motivations particulières de chacun.

Début de traitement : 9/76. Le problème n'est plus de savoir comment déplacer les dents. 197). — Le seul procédé théoriquement correct. PÉRENNITÉ A LONG TERME • La stabilité. mais où les mettre pour assurer leur stabilité et préserver leur intégrité. La forme des arcades et FIG. — a et b) Fermeture d'espaces.Objectifs de traitement INOCUITÉ 127 Les lésions iatrogènes dues à un traitement d'orthodontie et les moyens de les éviter (v. comme placer la cuspide mésio-palatine de la première molaire dans la fosse médiane de la première molaire inférieure. après extraction des 36 et 46 et mise en place fonctionnelle des 37 et 47 . vers l'avant. La définition de cette position d'équilibre fait encore l'objet de telles discussions qu'il n'est pas possible de donner des règles simples. fin de contention : 10/79. 38 et 48 en évolution. p. pour éviter la récidive des anomalies c'est de placer les dents dans une position équilibrée. . 91.

— de la morphologie parodontale. D. — de l'agencement de l'intercuspidation . . après correction d'une rotation). En Europe. les techniques ortho- FIG. de même une vestibulo-version exagérée des incisives inférieures. OBJECTIFS PARTICULIERS la position des dents est sous la dépendance de facteurs multi-variés dont la définition et le contrôle échappent encore. 86) : disjonction du maxillaire. Cela ne constitue pas une garantie quant à la conservation à long terme. le bruxisme ou les abrasions? Pour certains. Le recul n'est pas encore suffisant pour faire une estimation des effets d'un traitement d'orthodontie sur la conservation d'un état de santé bucco-dentaire significativement meilleur que pour une population non traitée et présentant des anomalies orthodontiques. Il est parfois troublant de constater l'absence de symptomatologie chez des patients présentant des malocclusions marquées. — Améliorer la phonation par un placement correct de la denture et le rétablissement d'une situation linguale habituelle. l'introduction des techniques fixes et des principes thérapeutiques qui les gouvernent n'a guère débuté avant les années 60. si en outre. p. . et un échantillon d'individus présentant des arcades bien alignées et dont le niveau d'hygiène est similaire (Ingervall). etc. Les malpositions ne jouent qu'un rôle secondaire dans le processus carieux. a) Avant traitement. pour une part. sans négliger toutefois les conditions locales. une D. Un recul molaire intempestif par une force extra-buccale a tendance à récidiver s'il existe. — L'orthodontie moderne est encore dans les premiers temps de son âge. par ailleurs. — Redressement des axes dentaires avant prothèse fixée. éléments anatomiques : lèvre courte. b) Après traitement. Il est toutefois possible de préciser ce qu'il ne faut pas faire pour le maintien de cette stabilité : l'expansion bimaxillaire récidive dans 90 % des cas. il n'existe pas de différence significative entre un échantillon d'individus présentant une excellente hygiène et des malocclusions. aux connaissances actuelles en orthodontie. éléments fonctionnels : persistance de dysfonctions. • La longévité. sangle labiale tonique + +. — de facteurs histologiques spécifiques (étirement des fibres supracrestales. l'hygiène buccale est satisfaisante. . dans son intégrité. du système manducateur. le facteur comportemental serait déter- — Améliorer la ventilation nasale (v. — de la poussée mésiale des dents de sagesse. En résumé on peut dire que la stabilité dépend : — des pressions musculaires. C'est plutôt la qualité initiale de la « gencive attachée » et l'épaisseur de la corticale externe qui détermineront l'apparition ou non de lésions parodontales. Toutefois. M. Une disposition occlusale satisfaisante évite-t-elle les troubles articulaires. Terminer un traitement d'orthodontie dans de bonnes conditions permet très probablement un fonctionnement meilleur du système stomatognathique. — d'une croissance résiduelle. 92. Il est évident qu'un bon alignement permet une meilleure élimination de la plaque. prescription de l'ablation des amygdales pharyngées ou/et palatines. à localisation postérieure.128 Traitement des anomalies orthodontiques minant dans l'apparition de ces dysfonctions. Les recherches récentes sur l'étiologie de la carie permettent de mettre en évidence avec quelques certitudes un défaut dans les mécanismes de défense immunitaire. . n'est pas stable. mais plutôt un élément favorisant dont le poids n'est pas encore clairement défini à ce jour. — Éliminer la nécessité d'une restauration prothétique : si les premières ou deuxièmes molaires sont délabrées et irrécupérables.

Etablissement du plan de traitement dontiques fixes sont à même de fermer les espaces d'extraction soit vers l'avant. 91a et b). — d'établir les séquences détaillées du plan de traitement. en fonction de ses propres convictions. La solution la plus satisfaisante pour le traitement de certains cas de classe II. semi-tardif ou tardif? En une ou plusieurs étapes? Comment traiter ? Quels sont les dispositifs utilisables. QUE TRAITER ? Le facteur humain. Cette limitation peut être fonction : — des désirs du patient et de son entourage et des particularités de son caractère: — de considérations occlusales. Cette solution implique le port très régulier et très intense d'une force extrabuccale. — de poser un pronostic de réussite et de stabilité. en fonction des réponses aux questions précédentes? Faut-il extraire ou non? Répondre à ces interrogations permettra: — de préciser le choix des moyens thérapeutiques. c'est l'extraction des deuxièmes molaires supérieures et le recul des dents de 6 ans. — On pourra laisser un La limitation des objectifs : il semble paradoxal de limiter les objectifs thérapeutiques à la correction d'une partie des anomalies. — de la limitation des possibilités orthodontiques et de l'âge du patient. Le degré de coopération. Les moyens thérapeutiques variés offrent des procédés adaptés au traitement de ces anomalies. L'ÉTABLISSEMENT DU PLAN DE TRAITEMENT La conclusion du bilan orthodontique constitue un catalogue des anomalies observées. L'orthodontiste peut également concourir à une réhabilitation prothétique équilibrée par la correction de dents supports de bridge mésio. certains éléments morphologiques ou fonctionnels étant prédominant. Ceci constitue une des orientations d'avenir de l'orthodontie. c'est l'extraction de 14 et 24 et des relations de classe II molaire thérapeutiques. La motivation esthétique. peut amener le praticien à négliger la mise en place correcte des dents de douze ans. il faut éviter le traitement avec quatre extractions pour l'obtention d'un recul labial important et ne traiter que la biproalvéolie. — de fixer la durée approximative du traitement actif et de la contention . par exemple. à la fin du traitement actif.ou disto-versées (fig. une solution de compromis est préférable. en dernier ressort. afin d'obtenir des relations de classe 1 au niveau des canines et des dents de 6 ans. évitant de ce fait un remplacement prothétique chez l'adolescent ou le jeune adulte. Si la coopération est incertaine. Si le patient et son entourage estiment par exemple qu'une biproalvéolie accompagnée d'une biprochéilie en classe 1 ne justifie pas de grandes modifications cutanées. 92c/ et b) ou encore par une meilleure répartition 129 des piliers d'un bridge (distalage d'une 2e prémolaire dans un secteur édenté). division 1. a déjà fortement entamé son « capital de coopération ». L'orthodontie trouve là sa pleine justification (fig. etc. soit vers l'arrière. — de l'évaluation des risques de récidive. Il faudra en tenir compte pour éviter de graves déboires au cours du' nouveau traitement. La lassitude de certains patients. Considérations occlusales. — L'évaluation de la motivation au traitement peut faire décider. . Un enfant ayant déjà subi un traitement inadapté pendant une période assez longue. — d'évaluer les risques de révision de la procédure définie initialement. — Ce plan sera modulé en tenant compte de la personnalité du patient et de la motivation de ses proches. réaligner des incisives en malposition après extraction de la plus dénudée (fig. une dent présentant une poche infra-osseuse. 96a). redresser une molaire mésio-versée montrant une poche mésiale. du choix thérapeutique. — Le plan de traitement le plus satisfaisant au niveau occlusal et esthétique doit être proposé par le praticien. A l'aide des données précédentes le plan de traitement doit répondre à trois questions : Que traiter? Faut-il traiter l'ensemble des malocclusions observées? Quels sont les objectifs du traitement? Quand traiter? Traitement précoce. ce qui constitue l'objectif occlusal idéal. — Créer des conditions favorables au traitement des parodontopathies : égresser. ce qui peut constituer un risque potentiel.

et non des relations de classe II.130 Traitement des anomalies orthodontiques tement précoce (denture mixte). EXEMPLE : — D. c'est le facteur humain. 38) . traitement tardif (denture adulte) . 200) : — La correction de certaines rotations chez un adulte peut faire apparaître des lésions du parodonte vestibulaire (déhiscence) . — traitement tardif en une seule étape : traitement tardif en denture adulte jeune : . D. suivi d'un traitement tardif en denture adulte. en denture mixte. par exemple. aggravé par une hygiène médiocre. 50d). p. — le facteur humain. sauf retard ou avance cliniquement visible. division 2. les prémolaires et les canines sont évoluées. la . Les risques de récidive et de lésions (v. 14). peut se situer une étape du traitement orthodontique. pendant et après le pic de croissance. la plupart du temps. p. source de résorptions apicales ultérieures (v. — traitement en denture adulte complète : traitement d'adulte. canines et deuxièmes molaires sont évoluées. si l'on attend l'évolution de toutes les dents: — laisser une anomalie importante. traitement précoce (denture mixte). des dénudations (fig. plusieurs solutions sont possibles. le plan de traitement doit tenir compte du stade de croissance du patient (v. Conclusion : cette énumération ne constitue pas un catalogue limitatif. 187 —. plus il sera difficile de tout corriger. — La seule limitation à un traitement précoce. Les éléments déterminant : 1" LE STADE DE CROISSANCE est un facteur important certain degré de recouvrement incisif si l'on estime que la position des incisives est nécessaire à l'obtention d'un guide incisif satisfaisant. associée à une D. M. en général tardive (v. La chirurgie oro-faciale trouve là toute son indication (v. . 197). surveillance. Son évaluation présente assez peu d'intérêt au cours des séquences précoces. 87). 3° LE FACTEUR HUMAIN. ne peuvent être mises en place sans risque. des défauts de gencive attachée: — proglissement en classe III entraînant des abrasions des faces vestibulaires des incisives supérieures et une mobilité des incisives inférieures. — En fonction de l'âge dentaire. et idéalement des dents de sagesse. M. 165). Elles comprendront deux ou trois étapes discontinues. pour les cas de classe II. surveillance. M. les prémolaires. mais la règle c'est de ne considérer le traitement actif comme réellement terminé qu'après évolution et mise en place correcte des deuxièmes molaires. ou suivies dans le temps. p. soit pour profiter du taux maximum de croissance prépubertaire. A chaque période de la morphogenèse des arcades. dont il faut tenir compte avant. — toute position très antérieure des incisives supérieures comporte également un danger de fracture. — traitement en deux étapes qui se suivent : traitement précoce en fin de denture mixte. — traitement en deux étapes discontinues : trai- — plus la sévérité de la malocclusion est marquée. — impossibilité thérapeutique : certaines anomalies ne peuvent être traitées uniquement par des moyens orthodontiques (prognathie inférieure sévère). l'extraction de dents permanentes ne permettra que le traitement de la D. mais une illustration de ce que l'on dénomme des « solutions de compromis ». soit au contraire pour éviter cette période très active (fig. quand il se justifie. — traitement en trois étapes : traitement très précoce (denture temporaire). — le stade de croissance: — la gravité des anomalies . division 1 (fig. que ce soit pour les cas de classes II. s'installer en denture permanente fait courir le risque de voir apparaître des lésions ou des problèmes plus complexes. p. p. En effet. provoquant des inclusions. ou une seule étape. 17). au niveau des incisives latérales ou pour les biprotrusions et également un risque de microtraumatisme apical. traitement tardif en denture adulte. D. — la susceptibilité à la carie : il faudra envisager avec beaucoup de réserve un traitement complexe sur une denture présentant déjà de multiples obturations et des caries en cours de développement. p. Le traitement d'orthodontie risque de provoquer une recrudescence de cet état carieux. 2° LA GRAVITÉ DES ANOMALIES : QUAND TRAITER ? La réponse à cette question doit tenir compte de plusieurs paramètres : — l'âge dentaire . — v. Limitation des possibilités orthodontiques : — impossibilité technique : certaines canines incluses en position horizontale haute. Les différentes procédures. D. en denture adulte (pour un cas de classe IL division 1. A partir de la phase de constitution de la denture adulte.

en posture labiale habituelle de repos (fig. en technique fixe. 55a et 93): FIG. — D. D. — Une indication de traitement précoce : les incisives présentent une chance sur 3 de se fracturer.Etablissement du plan de traitement durée globale du traitement est augmentée si le traitement est débuté précocement. 25). ceci correspondant à la phase orthodontique du traitement. éviter des extractions. C'est l'évaluation subjective par le patient de cette durée globale qui peut amener une rupture de la coopération. — certaines supraclusions (v. p. — extraction précoce de dents temporaires avec mésialage secondaire iatrogène. Inconvénients. Inconvénient majeur : la durée globale du traite- Des relations interarcades statiques et dynamiques précises ne pourront être construites qu'après la mise en place des dents adultes. retard d'âge dentaire et D. agénésies. p. si l'on attend la mise en place des dents adultes. ce qui n'est plus réalisable tardivement en fonction des engrammes cérébraux (v. — traitement précoce de certains cas de classe squelettique II: — traitement d'un proglissement mandibulaire associé à certains cas de classe III. — D. Cette normalisation des rapports entre les arcades dentaires constitue un facteur favorisant pour un déroulement meilleur des fonctions et l'établissement d'une fonction occlusale satisfaisante. de faible ou moyenne amplitude. TRAITEMENT PRÉCOCE ment est augmentée et il faut prévoir le plus souvent 2 étapes successives de traitement. p. 184) . Le choix des moyens thérapeutiques : — les dispositifs multi-bagues ou multi-attaches (v. il faut frapper fort pendant un temps bref ». D. La récupération d'une fonction normale est également possible précocement grâce à certaines rééducations. p. au cours de la phase terminale du traitement. Le traitement ultérieur en denture adulte est facilité et écourté. : dents hypoplasiées. — traitement d'une latérodcviation par endoalvéolie maxillaire (v. certains cas de classe II ou de classe III. Un traitement précoce avec extractions pilotées se justifie également pour des raisons parodontales (formation d'une gencive attachée de bonne qualité (v. il s'agit d'une période psychologiquement favorable : l'enfant est très ouvert aux conseils et à l'autorité des adultes. ceci implique une prédiction de l'évolution des germes et de leur taille et une simulation de la croissance à venir. Traitement précoce ? Traitement tardif ? Selon le profil du praticien et ses convictions thérapeutiques. p. Comme l'écrit J. COMMENT TRAITER ? Le propre d'une orthodontie de qualité c'est d'utiliser des moyens thérapeutiques adaptés aux anomalies que l'on se propose de traiter et aux impératifs biomécaniques. D. TRAITEMENT TARDIF Avantages. M. 93. La stabilité est meilleure. Appliqués tôt. 181) ou pour éviter des inclusions. sévère. en technique fixe. INDICATIONS DE TRAITEMENT TARDII : — traitements avec extraction. — Le traitement précoce offre des possibilités d'action très étendues et peut. M. les dispositifs orthopédiques entraînent des modifications considérables des formes maxillaires et des relations entre les arcades. Par ailleurs entre 8 et 11 ans. INDICATIONS DE TRAITEMENT PRÉCOCE : — incisives apparentes. Enfin la période pubertaire est souvent une époque délicate pour faire accepter des dispositifs visibles et toutes les contraintes d'un traitement d'orthodontie. — Si l'on décide d'instituer un traitement précoce. 148) : ces dispositifs autorisent le déplacement . le pourcentage de traitements précoces ou tardifs sera très important ou très faible. selon les techniques utilisées. Philippe : « Dans le cadre des traitements en denture mixte. 183). dans certains cas. période essentielle pour l'obtention d'une bonne fonction occlusale. qui deviendraient nécessaires en denture adulte. 11 y a donc antagonisme entre les impératifs techniques et le développement psycho-affectif de l'enfant. Or les modifications dues à la croissance sont souvent aléatoires. M.

l'avulsion de ces dents offre la possibilité d'utiliser la presque totalité de leur largeur M. (p. est modérée et le profil normal. en fonction de l'aspect irréversible des extractions et de l'utilisation de dispositifs fixes complexes: — la durée d'un traitement avec extraction est plus facilement programmable. labioplastie. donc elles modifient moins le profil. Cet ensemble de moyens constitue un arsenal thérapeutique dont les différents éléments peuvent être utilisés conjointement ou au cours de séquences successives de traitement. • Dans quel but extraire des dents permanentes ? — Pour permettre le traitement d'une dysharmonie dento-maxillaire. etc. — la coopération de l'enfant. Ils occupent actuellement. l'intérêt de pouvoir exercer. D. 165) : — la chirurgie oro-faciale : ostéotomie totale ou segmentaire des maxillaires. — Elles correspondent aux phases détaillés du traitement. (p. . ventilation (p. ce qui peut être un avantage si la D. Mais le traitement des supraclusions en est parfois compliqué. selon les principes de traitements auxquels on se réfère. M. — Elles permettent un recul moins important du secteur antérieur et des lèvres. Ils impliquent une bonne connaissance des nécessités de l'occlusion. — les rééducations diverses : déglutition.) : — les appareils amovibles mécaniques : ils permettent de corriger des versions et de réaliser des déplacements unitaires dans le sens vertical (v. Les prémolaires : POSSIBILITÉS DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES PRE- — LES EXTRACTIONS DE DENTS ADULTES EN ORTHODONTIE Les extractions de dents adultes tiennent une place plus ou moins importante dans les moyens thérapeutiques actuels. — la chirurgie orthodontique : dégagement chirurgical de dents incluses. 136): — les extractions : dents temporaires et dents adultes . — Pour corriger un décalage antéro-postérieur (de classe II ou de classe III). — Elles permettent le maximum de rétraction du secteur antérieur incisivo-canin. pour obtenir des résultats occlusaux satisfaisants. sur gouttière. • Le choix des dents à extraire.. à des fins thérapeutiques. révisable. C'est la solution la plus habituelle. différence qui se ressent au niveau de MIÈRES PRÉMOLAIRES. étape par étape et constituent un guide. LES CONSÉQUENCES : des apex et le placement précis des cuspides et des fosses antagonistes. en denture adolescente ou adulte: — les appareils orthopédiques : ils permettent la correction d'un décalage antéro-postérieur dans le sens de la classe II ou de la classe III (activateur. Elles seront analysées pour chaque malocclusion. 141. P O S S I B I L I T É S DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES DEUXIÈMES PRÉMOLAIRES. p. F. Ils présentent. — une technique fixe multi-bagues ou multi-attaches est indispensable.A peu près toutes les dents adultes peuvent être extraites. — Pour des problèmes de symétrie. en outre. D. pour l'ensemble du traitement actif et de la contention. p.. chirurgie des tissus mous : glossotomie. dans certains cas. des forces lourdes ( + de 1 kilo) (disjoncteur. 165). sauf cas particulier. p. — la myothérapie (p. résection de frein. 165) .132 Traitement des anomalies orthodontiques la pratique quotidienne et peut troubler le praticien non spécialisé. .B. p. Leur maniement est complexe et exige une formation particulière.E. donc un recul labial et un recul du point A. grâce au mésialage des secteurs latéraux. etc. important. dans l'éventail des thérapeutiques orthodontiques. Si l'ancrage postérieur est bien conservé. une place très privilégiée. — Pour des motifs endodontiques (dents irrécupérables chez un enfant présentant. la modification de la forme maxillaire (disjonction). est tout aussi indispensable. 140. 163). soit des anomalies orthodontiques). 146). Elles autorisent un déplacement mésial plus important des molaires (perte d'ancrage délibérée). Entre le pourcentage relevé par Tweed dans sa pratique — 60 % de cas avec extraction — et celui proposé par Ricketts — environ 30 % des cas — réside toute la différence entre deux conceptions très éloignées. germectomies. Les séquences du traitement. soit une occlusion et un profil habituel.. — Pour modifier un type de croissance très postérieur ou tout au moins ne pas l'aggraver (face longue — rotation postérieure). contrairement aux idées reçues. Ils nécessitent plus qu'aucun autre la coopération du patient. — Pour obtenir un recul des lèvres (corriger une convexité cutanée exagérée). ce qui peut faciliter l'obtention de relations de classe I molaire et le placement des dernières molaires.

— recul des prémolaires et des canines. CONTRE-INDICATIONS : — agénésie ou microdontie des germes de dents de sagesse ou des deuxièmes prémolaires. D. face longue : l'extraction des deuxièmes prémolaires sera destinée à entraîner un mésialage des dents de 6 ans : la correction des relations de classe II s'effectuant plutôt par un déplacement mésial de la dent de 6 ans inférieure que par le recul de la dent de 6 ans supérieure. b) Avulsion des 15 et 25 et des 34 et 44 : indications : — motif esthétique : la face vestibulaire des deuxièmes prémolaires supérieures est plus courte que celle des premières (fig. LES CONDITIONS D'EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES : — présence des germes des dents de sagesse et des deuxièmes prémolaires. leur mise en place spontanée est relativement satisfaisante. POSSIBILITÉS DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES : — diminution de la D. LES COMBINAISONS D'EXTRACTION ENTRE PREMIÈRES ET DEUXIÈMES PRÉMOLAIRES : 133 a) Avulsion des 14 et 24 et des 35 et 45 : indications : — D. — une technique fixe multi-attachcs est indispensable. — mise en occlusion fonctionnelle des dents de sagesse. . à localisation antérieure et postérieure: extraction des 4 premières molaires. dans le cadre d'un traitement d'orthodontie. — cas de classe II. deuxièmes molaires supérieures : j u s q u ' à 12 ans. LE MOMENT DE L'EXTRACTION : a) Extraction précoce : FlO. 188). Les premières molaires : LES TROIS INDICATIONS D'EXTRACTION : a) Indications endodontiques pures.Etablissement du plan de traitement La conservation des premières prémolaires maintient mieux la dimension verticale s'il existe une supraclusion. On peut également observer un distalage spontané considérable des 35 et 45. — a et b) Comparaison du résultat esthétique de l'extraction de la 14 (a) et de la 25 (b). M. — cas de classe III : extraction des premières molaires inférieures. M. — type de croissance « face courte » accentuée. D. et b): c) Indications orthodontiques pures : extraction de dents de 6 ans saines ou porteuses d'obturations mineures sur une seule face. la plupart des cas présentent des mésioversions importantes et des rotations mésiolinguales. 94a et h) . — malocclusions de la classe III (mésialage des dents de 6 ans supérieures). donc doit être acceptée sauf à la rigueur pour l'extraction précoce des 16 et 26 (p. — cas de classe II. — indications endodontiques pures : . Ces indications sont exceptionnelles : — face longue et convexité très importante (extraction des 4 premières molaires). par un déplacement mésial des deuxièmes molaires (controversé). division 1 et dysharmonie dentomaxillaire : extraction des 4 premières molaires: — traitement précoce d'un cas de classe II. 95^. et blocage des deuxièmes molaires. 94. b) Indications orthodontiques et endodontiques : traitement avec indication d'extraction et dents de 6 ans délabrées (fig. V. — bèance antérieure et latérale (anomalies maxillaires du sens vertical) . . pour les 2/3 des cas. sans traitement immédiat: après extraction très précoce. division 1. modérée avec symphyse prononcée. deuxièmes molaires inférieures : après 9 ans d'âge dentaire. division 1 (extraction des premières molaires supérieures) . — D. sans a n o m a lies orthodontiques associées.

— indications orthodontiques : extraction précoce des 16 et 26. l'extraction . division 1. b) après (Clichés dus à l'obligeance de Y. l'extraction tardive est indispensable dans les cas de classe II. b) Extraction tardive : en fonction du mésialage spontané intra-osseux des germes des deuxièmes molaires supérieures. pour le traitement d'un cas de classe II.134 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. division 1 (sauf pour la solution précédente) et-de D. — a et b) Cas avec extraction des 4 premières molaires (indication endodontique et orthodontique). M. en classe 1. MONNIER). D. 95. 356). avec forte convexité (point A en avant de Na vertical (fig. Pour le traitement des cas de classe III. a) avant.

— 2 dents délabrées sur des secteurs opposés : il est bien souvent nécessaire d'envisager l'extraction des quatre dents de 6 ans. COHEN). Les troisièmes molaires. postérieure). alignement à l'aide de brackets et de fils orthodontiques.. D. pour le traitement d'un cas de classe II. .Etablissement du plan de traitement des dents de 6 ans inférieures doit se faire également tardivement. En effet. une très mauvaise solution chez l'enfant d'âge orthodontique. Une récidive totale ou partielle de l'encombrement initial se produit fréquemment. 6 — extraction de 36. cette solution peut être préférée à l'extraction des premières prémolaires.. la plupart du temps. si FIG. Indications : fractures radiculaires. — On cherchera à les conserver en cas d'extraction de prémolaires. Dans tous les cas dans lesquels on désire profiter de l'espace d'extraction pour distaler les prémolaires. B. — en cas de nanisme si les canines ne sont pas trop longues. Les canines inférieures se retrouvent en occlusion de classe III avec les latérales supérieures. — a) Extraction de la 42. en cas d'agénésie unilatérale. 24. Incisives latérales supérieures : possibilités données par l'extraction des incisives latérales supérieures : — retrouver la symétrie de l'arcade. D. chez l'adulte présentant un encombrement incisif inférieur et une déhiscence sur une incisive inférieure (fig. D. rapports molaires 7 de classe III . — en cas d'encombrement tertiaire après un traitement d'orthodontie : extraction de 31 ou 4L deux ans après l'ossification du radius. 96<v): a) Selon le nombre de dents de 6 ans délabrées : — 3 molaires délabrées : extraction de la 4 e . Le recouvrement incisif est augmenté. division 1. le plus souvent. 188) . l'extraction tardive est préférable. ou coronaires et sous-gingivales. s'il existe par ailleurs. : — extraction de 16. 44. sauf en cas de fort délabrement. Indications : — cas de forte D. division 1. D. subdivision (c'est-à-dire classe II à droite et classe I à gauche ou vice-versa). Incisives centrales supérieures : (exceptionnelles). p. si l'espace prévisible pour leur évolution est insuffisant. si leur possibilité de mise en place semble possible (analyse de la D. une dysharmonie dento-maxillaire postérieure. Dans les cas limites. M. 96. b) Selon les anomalies orthodontic/ues. La condition nécessaire étant la présence des germes des dents de sagesse supérieures et une forte coopération (v. l'indication de germectomie des 4 dents de sagesse doit se poser. 46 et 14. — En classe I. b) Extraction des deuxièmes molaires inférieures : cette solution n'est guère recommandable. N. Incisives inférieures : possibilités données par l'extraction des incisives inférieures : c'est. rapports molaires 6 de classe II . greffe de gencive attachée (M. qui présentait une forte récession gingivale. D. traités sans extraction. : patient adulte. 26 et 34. M. dans les cas de classe II. en l'attente de la dent de sagesse supérieure. provoque des prématurités ou se couche horizontalement. la dent de sagesse inférieure se mésioverse. — 2 molaires délabrées sur un même secteur : si possible conservation des dents de l'autre secteur. par excès mandibulaire (extraction d'une incisive centrale ou latérale): — solution de compromis. L'extraction d'une deuxième mplaire supérieure sur un seul secteur permet également de corriger une classe II. 7 Les deuxièmes molaires : a) Extraction des deuxièmes molaires supérieures : indications : — c'est une solution très intéressante pour le distalage des premières molaires supérieures. QUELLES DENTS EXTRAIRE? 135 leur orientation est défavorable. en classe IL Canines supérieures : ce sont des dents dont on doit prescrire le plus rarement possible l'extraction. — L'avulsion de la deuxième molaire supérieure nécessite le maintien de la deuxième molaire inférieure antagoniste.

96b). 134a). Le déplacement induit ne peut qu'être qu'une version coronaire. 12 et 14 en contact. avant d'entreprendre un traitement complexe comportant 4 extractions ou pour éviter une perte d'ancrage. p. — après la contention : extraction des dents de sagesse — extraction d'une incisive inférieure en cas de récidive. (Avant traitement : 13 ectopie vestibulaire. B. canine ou dent cuspidée. extraction de dents de 6 ans délabrées sur des arcades sans anomalie orthodontique (v. — b) Cas traité avec extraction des 13 et 23 (solution très exceptionnelle) : 34 et 44. dont la mise en place risque de léser les dents voisines. b) Dans le sens mésial ou distal : déplacement localisé à une dent. jusqu'aux prémolaires. 23 incluse horizontalement).. longtemps après la contention. DE LES LES A P P A R E I L S TRAITEMENT ACTIF AMOVIBLES MÉCANIQUES APPAREILS Ces dispositifs ont été utilisés avec prédilection. — quelque temps après la pose de la F.). — du degré de conservation de l'ancrage et de la technique utilisée. si l'on prend conscience des limitations de leur emploi dues à leur principe mécanique d'action. si un traitement sans extraction n'a pas abouti aux objectifs recherchés: — à la fin du traitement : extraction ou germectomie des dents de sagesse. La force est donc mal contrôlée. E. 148) ont considérablement diminué leur usage. particulièrement en denture mixte ou pour certains déplacements localisés chez l'adulte. Cependant. 96. et d'un dispositif fixe multi-attaches. — aussitôt avant la pose des dispositifs (D. . Mouvement d'égression : à l'aide d'un ressort sur appareil amovible. en Europe. • L'ordre des extractions : il sera fonction : — des anomalies initiales. les appareils amovibles permettent. incisives latérales supérieures et incisives inférieures larges. Fie. Les extraordinaires possibilités thérapeutiques offertes par les méthodes multi-bagues (p. Les principes mécaniques des appareils amovibles. prenant appui sur une attache collable (composante de linguo-version ou de vestibulo-version associée) : mise en place d'une dent en ectopie vestibulaire ou d'une dent incluse simple.Lype de force : forces légères progressivement décroissantes. Ils gardent encore tout leur intérêt comme dispositifs de contention. contrairement aux brackets pour lesquels il s'agit d'une surface d'appui. Indications d'utilisation • Le moment de l'extraction : il pourra se situer: — bien avant le début du traitement actif (extractions pilotées (germectomies).. M.. . la correction de certaines malocclusions ou malpositions dentaires.. pour tester la coopération du patient. — Le point d'application de la force est virtuellement ponctuel. après un traitement en technique fixe. Correction d'une version coronaire : a) Dans le sens V ou L : — groupe incisif supérieur ou inférieur: — déplacement localisé à une dent : incisive. — en cours de traitement. jusqu'aux années 1960. Correction d'une rotation : sur des dents plates (incisives centrales supérieures. 133) .136 Traitement des anomalies orthodontiques Indications : — canines incluses horizontales. Patient adulte. (fig. l'autogreffe est-elle possible? — patient adulte avec des incisives latérales en contact avec les 14 et 24 (fig. moyenne) . — Une force exercée par un ressort placé sur un appareil amovible s'applique à distance du centre de résistance de la dent. D.

FIG. Moyens d'ancrage.. — Crochets cavaliers (fig. Moyens de stabilisation : — les éperons triturants : évitent l'enfoncement de la plaque inférieure. Conception de l'ancrage à l'aide de ces deux crochets : crochet mésial sur une dent.*97c/).n fil demi-jonc 8/10 e . — contours de la plaque : les plaques d'orthodontie ne sont pas décolletées. elles suivent le contour des collets et les recouvrent sur 1 ou 2 m m . — épaisseur moyenne de la plaque : 2 m m . sur gouttière ou p o u r les plaques amovibles inférieures. d) Pointe interdentaire en denture mixte. à la mandibule. dur (fig. . cette technique devenant exceptionnelle. La zone postérieure est largement dégagée. 97c). — Crochets simples : ajustés sous le plus grand contour de la dent. f) Éperon triturant en 1/2 jonc sur la 36 (diamètre 8/10 mm). au niveau des appuis linguaux. . soit en résine cuite en moufle. — Bandeau vestibulaire (fig. — Crochets-clips : il est adapté sur une bague scellée sur la première molaire supérieure et comportant un tube (fig. — Crochets d'Adams (fig.Etablissement du plan de traitement Description. bague sur la 26). 97.5 à 2 m m : oblique en direction vestibulaire: sans interférence occlusale (fig. au cours de la phonation. 102. soit en résine autopolymérisable. B. E. au maxillaire. Longueur : 1. 9 7 / ) : — bandeaux vestibulaires : en 7/10 e dur (ou 8/10 e mou) entre 2 et 3 ou 2 et 2 (fig. 97c). crochet distal sur la dent voisine et cavalier médian. 97a et b) : préfabriqués ou façonnés (adjonction d'une boule de soudure). a) Cavalier. b) Cavalier. polymérisée sous pression.. 91c). Il faudra contrôler tout particulièrement l'épaisseur antérieure. — Pointes interdentaires linguales : elles sont très utiles en denture mixte pour la rétention des F. m La plaque-base : 137 — matériau : la plaque est réalisée. é) Bandeau vestibulaire de contention de 12 à 22 (d'après RICKETTS). c) Le crochet d'Adams. m Moyens d'ancrage et de stabilisation. en diamètre 7/10 dur. — Les crochets d'ancrage d'une plaque amovible sont réalisés en fil d'acier dur de 7/10 e de m m . Leur extrémité est arrondie.

N. 99b). : ce ressort permet également la correction d'une linguoclusion. qui permettent un dégagement maximum de la plaque (fig. 136) . B. E. sur des gouttières latérales (v. 99a).138 Traitement des anomalies orthodontiques FiG. a) Les ressorts : — ressorts palatins antérieurs (type ressort de Schwartz) (fig. B. grille empêchant le passage antérieur de la langue. — a) Potence de G. m Moyens (Faction. réalisée en fin d'acier dur de 10/10e de mm. latéraux. — ressorts de linguo-version . Dispositif mixte : F. 101a et b). B. • Moyens de conservation de l'ancrage : — F. E. B. FiG. 98/)) : — ressorts vestibulaires : ressorts d'égression canines et incisives. 100) . les élastiques tendus (fig. tubes soudés sur les crochets d'Adams ou plaque de Stephenson (fig. — a) Ressort de rotation avec enroulement sur 21 (diamètre 5/10) et bandeau vestibulaire passif. 99. p. — entretoises palatines en demi-jonc 10 ou 12/10e. — F. 98. b) Ressort de Schwartz rétro-incisif avec bandeau vestibulaire. 98a) . E. Elle suit la forme de la béance juste en arrière des incisives. 11S b) La plaque amovible avec élastique. (dispositif de Château) (fig. — bandeaux vestibulaires actifs : le dispositif de Vienne (fig. . — ressorts unitaires linguaux (fig. sur plaque . fig. 142).020 inches et boules de soudure distales. E. insérée au niveau de la plaque-base palatine avec un « équiplan » sur la F. b) Les vérins : médians. m Variantes : — la « cage à langue » . -courbures de premier ordre incorporées (v.010 x . Vienne : — ressorts actifs latéraux de « Twin-Arch ». — la perle de Tucat : dispositif ludique favorisant le repositionnement postérieur de la langue (fig. fil plat . asymétriques. B. 102).

E. Château. ce qui permet d'éviter le déplacement vertical du bandeau vestibulaire. — Lu plaque de Stephenson : — crochets d'Adams sur ^6 et 26. Ce dispositif est assez fragile. 14 et 24. B.): — prolongation verticale sur l'equiplan prenant appui sur une plaque amovible inférieure et favorisant la propulsion . — F. Il a pour intérêt de ne pas provoquer d'interférence occlusale. E. et ressort rétro-incisif. — indications : supraclusion à prédominance supérieure. Il est passif. 99b) : — crochet distal à la dernière molaire: — crochet mésial au niveau des canines et des premières ou deuxièmes prémolaires: — crochet pour élastique. 100. . — F.Etablissement du plan de traitement 139 FlG. B. — a et b) Le « 3 pièces » de M. — élastiques de type 5/8" ou 3/8" d'inch. Principe : maintenir la position des incisives et des canines et conserver les rapports vestibulolinguaux obtenus en fin de traitement. 137a). B. — plan plat rétro-incisif : permet d'éviter les interférences occlusales. La plaque-base est ajustée tout au long des collets. — deux crochets au 5/10e. 101. • La plaque de Hawley classique : — fil au 7/10e dur ou au 8/10e mou. ajusté sur les faces vestibulaires de toutes les dents et passant par les faces distales des dernières molaires. sourire gingival. — ailerons latéraux après correction d'une latérodéviation (fig. situés mésialement ou distalement aux canines et comportant un enroulement autour du fil continu. • La plaque avec élastique (fig. mésial à la deuxième prémolaire. b — plaque amovible supérieure . Les dispositifs de contention amovibles. — équiplan de Planas (galette de résine fixée sur la F. coulissant dans les tubes. avec insertion palatine . solidarisés par un fil de diamètre 9/10 : — tubes soudés sur le fil 9/10. E. a FlG.

faire séjourner l'appareil dans un produit détersif au cours du repas du soir. Elocution : conseiller. au cours des repas. 102. — Correction d'une proalvéolie supérieure. E. les S et les F. Le disjoncteur. avec F. — Correction précoce des rotations en denture mixte sur incisives supérieures. — des appareils fonctionnels (forces intrinsèques c'est-à-dire pressions ou tractions musculaires). — réajustage des éléments de rétention déréglés (réparation). Un appareil correctement porté doit se mettre en place naturellement et sans efforts. donc l'expansion rapide du maxillaire. B. adapté à un tube de bague molaire. — Correction d'une linguocclusion ou d'une vestibuloclusion exagérée unitaire. des exercices d'élocution à haute voix. associée sur la plaque. pendant les premières 48 heures. Cet appareil permet la disjonction de la suture intermaxillaire et interpalatine. La plupart des problèmes d'hypertrophie gingivale ou de réaction congestive de la gencive tiennent à l'absence du massage naturel. Définition : dispositif orthopédique fixe — utilisable au maxillaire — comportant 4 bagues ajustées sur les premières molaires et les premières prémolaires (ou les premières molaires temporaires) et solidarisées par un vérin de fort diamètre (Hirax). — La plaque allégée : entretoises palatines en 1/2 jonc (diamètre 10 ou 12/10) crochet-clip sur 26. Contrôle : — activation toutes les trois semaines. — Mise en place de dents incluses simples. le port des appareils en dehors des repas est justifié pour favoriser les contacts dentaires et également pour le confort et l'agrément du patient. . effectué par les aliments. — un ressort ne doit pas être réactivé tant qu'il est encore actif. Quelques exemples d'application. Appareils délivrant orthopédiques des forces. en insistant sur les CH. — dégagement très large des dents en cours d'évolution .140 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. — des appareils délivrant des forces mesurables (extrinsèques). — Ouverture d'un diastème à l'aide d'un vérin latéral (inclusion secondaire d'une 5). Le port de f appareil amovible. Les plaques amovibles doivent être portées jour et nuit. Nettoyage : nettoyage triquotidien avec une brosse à ongles et du savon de Marseille. en dehors des repas. En dehors de cet aspect particulier. On différenciera . LES APPAREILS ORTHOPÉDIQUES Ces dispositifs variés permettent de modifier les relations des bases osseuses dans le sens transversal ou dans le sens sagittal.

à l'aide d'une clef reliée à un fil. 103/)) bascule vers le bas et vers l'avant du plan palatin. plusieurs jours plus tard. Les forces extrabuccales sur gouttière. à l'aide d'une gouttière en résine recouvrant toutes les dents. 137a). — brachygnathie maxillaire en classe III. — en moyenne.Etablissement du plan de traitement 141 FlG.5 mm) et augmentation de la largeur du maxillaire. V. pose d'une plaque de maintien comportant un vérin médian et éventuellement un volet latéral lingual (fig. 103a) : sens de la rotation du vérin. pour éviter une latéro-déviation résiduelle. Mode d'action : — ouverture de la suture intermaxillaire plus en avant qu'en arrière. 103. Activation : — 1/4 de tour toutes les 12 heures (vers l'arrière) et contrôle tous les 3 jours. jusqu'à 25 ans environ et face courte ou moyenne. — stopper l'activation dès que les cuspides primaires supérieures sont en contact avec les cuspides primaires inférieures (hypercorrection). Le plus rapidement possible. sans récidive jusqu'à 18 ans et légère avancée du point A (fig. Apophyses palatines des hémi-maxillaires. — quelques jours après la dépose : prise d'une empreinte au maxillaire. — vestibulo-version des molaires. prémolaires et canines. Apophyses palatines des os palatins et apophyses pterygoïdes. Définition : appareillage utilisant des forces extrabuccales dont l'action est répartie sur l'ensemble de la denture. Contention : — le vérin est bloqué par un fil de laiton et laissé en place 45 jours après la fin de l'activation. qui récidive de 30 à 50 %. —a) Un disjoncteur « Hirax » en bouche. — légère rotation postérieure de 1" à 2°. d'avant en arrière. — apparition d'un diastème interincisif. — le diastème interincisif se ferme spontanément. Résultats : — correction des linguocclusions latérales et parfois antérieures (en classe III). — prescrire à l'enfant de bien serrer ses dents au cours de la mastication et de mastiquer plutôt du côté en normoclusion. (Traitement précoce des malocclusions de la classe II. Indications : — endognathie maxillaire avec linguoeelusion bilatérale et troubles respiratoires. 3. et en bas qu'en haut. . avec endognathie. Description (fig. — augmentation de la distance entre les fosses nasales (1. qui récidive à 50 % -> augmentation de la D. ce qui demandera entre 2 et 3 semaines. la suture s'ouvre deux fois moins que la distance intermolaires. en cas de laterodéviation initiale. 1 et 2. — pour un patient plus âgé (après 18 ans). L'arc interne de l'arc . b) Mode d'action probable du disjoncteur (d'après BIEDERMAN). division 1). la récidive est plus importante (75 %): — expansion d'environ 6 mm au niveau molaire.

p. le fil prend appui sur des cales de composite. ou bien en regard des prémolaires. — La gouttière de J. à direction antéropostérieure. Philippe (fig. l'arc facial est incorporé antérieurement dans la résine. Activateur. — réduction du surplomb incisif avec linguo-version des incisives supérieures plus ou moins constante (protection d'incisives apparentes): — légère disto-version de l'ensemble des dents des secteurs latéraux. le palais est dégagé. un bandeau vestibulaire ou un fil de Vienne (fig. 11 donne parfois des résultats remarquables et rapides (v. portée avec le casque de traction haute. à forte convexité (ne pas utiliser ce dispositif après évolution des deuxièmes molaires). 146). FIG. E. — casque de traction haute (v. • Description de la gouttière de j. il est possible d'adjoindre au maxillaire un vérin médian large et un guide postérieur. pour pratiquer de l'expansion au fur et à mesure du déplacement distal (endoalvéolie maxillaire). — arc facial : l'arc interne est situé au niveau incisif. p. placée en propulsion forcée. Variantes : a) La gouttière partielle : — en cas d'infraclusion antérieure. 104. c) F. facial est inclus dans la résine ou amovible et coulissant dans 2 tubes latéraux. Les branches externes sont courtes. Il peut être utilisé en denture mixte stable et. le bord antérieur de la plaque palatine est situé à distance de ces dents. sur gouttière). c) Effets sur le profil : — amélioration des rapports interlabiaux (correction de la béance labiale). en denture adolescente stable. après extraction des dents de 6 ans supérieures. le palais est recouvert par la résine: — en cas de vestibulo-version accentuée des incisives. selon le réglage des branches et selon le type de croissance. 104): — gouttière en résine recouvrant les faces linguales triturantes et vestibulaires de toutes les dents. situées au niveau des faces vestibulaires. mais le dispositif est moins rigide. 102a) est ajusté au niveau des faces vestibulaires. apparition de malocclusions transversales -> linguocclusion latérale ou latérodéviation — ce qui est le signe du succès de la thérapeutique. 149). d) Gouttière pour recul précoce des secteurs maxillaires antérieur et latéraux. B. E. • Mode d. à mi-hauteur des racines (v. 113) . Philippe. Il s'agit d'un dispositif à action orthopédique qui tend à distaler la zone alvéolaire maxillaire sans contrôle précis des axes dentaires. dans des volets vestibulaires latéraux. Ce dispositif permet de favoriser la propulsion de la mandibule (effet « activateur ») et de reculer en même temps la partie basse du maxillaire (action de la F. a) Action orthopédique : — recul de la partie basse du maxillaire (os alvéolaire) et recul du point A. p. la gouttière partielle est transformée en gouttière totale. 105). dans un cas de classe II. sur gouttière et activateur : la face inférieure de la gouttière peut être adaptée à la mandibule. — léger déplacement postérieur de la fente ptérygomaxillaire. les incisives ne sont pas incorporées dans le dispositif. Ce recul est plus ou moins associé à une bascule vers le bas et vers l'arrière. B. Il s'agit d'un dispositif à mode d'action orthopédique.action (fig. après correction de la proalvéolie. b) Action sur la denture : — correction des relations d'arcades dans le sens antéro-postérieur . . Après correction de cette vestibulo-version. — en cas d'endoalvéolie maxillaire initiale.142 Traitement des anomalies orthodontiques b) Are facial amovible : cet arc s'insère dans deux tubes vestibulaires incorporés dans la résine au niveau des faces vestibulaires ou au niveau de la surélévation (application à la mandibule en cas d'occlusion inversée). parfois. En cas de supraclusion prévisible. le crochet d'ancrage est placé entre premières et deuxièmes prémolaires. permettant d'appliquer des forces lourdes intermittentes. Dans ces conditions. particulièrement au niveau incisif. division 1.

Gouttière + activateur = profil rectiligne ou . qui constitue une contre-indication au port de la traction moyenne haute avec des forces lourdes. l'action doit se poursuivre au plus 12 à 15 mois. sauf en cas de coopération insuffisante. au minimum 13 à 14 heures par 24 heures: — faire un test de six mois pour apprécier la coopération de l'enfant et la malléabilité osseuse. Incidents : alopécie (perte des cheveux). Les dents-supports doivent être stables donc au stade de la denture mixte stable. — soit en denture mixte stable : traitement en deux étapes. Au maxillaire : cas de classe II. • Indications. B. division 1. M. — Effets d'une F. • Port du dispositif : — les forces exercées peuvent atteindre 1 kg. sans D. (J. E. D. profil convexe et recouvrement incisif moyen ou diminué. — soit en denture mixte avancée. Applications. Philippe) . afin que la deuxième étape orthodontique succède sans hiatus à la première phase orthopédique. — contrôler toutes les six semaines. sur gouttière portée 8 mois (forte croissance mandibulaire). Si le test est positif. — le port doit être le plus fréquent possible. — amélioration de la protection des incisives par les lèvres. incident plutôt rare. Linguo-version des incisives supérieures. leur augmentation doit être très progressive. Recul des molaires supérieures. « frapper fort pendant un temps bref ». 105. pour éviter la lassitude de Venfant . avec type de croissance moyen ou horizontal.Établissement du plan de traitement 143 FlG.

179). B. le port de la F. postérieure (v. B. O. contrôles espacés. les forces exercées peuvent être très importantes (jusqu'à 1 kg). soit au niveau pariétal (traction oblique). — en cas de supraclusion initiale. réalisation facile. si les effets recherchés sont obtenus. Elle est progressivement augmentée jusqu'à 500 g. Définition : dispositif extra-oral destiné à exercer une pression antéro-postérieure ou verticale sur le menton. sur gouttière. Mode d'action : — la mandibule effectue une rotation postérieure: — la croissance verticale du condyle est freinée. • Contre-indications : — face longue + + . A la mandibule : cas de classe III avec proglissement. postérieure et inférieure. pour la correction des relations de classe II. M. et un dispositif multi-attaches simplifié prenant appui sur les deuxièmes molaires temporaires et incisives. 148). — D. • Inconvénients : nécessite. D. en général. Une exception : en cas de D. Il est souhaitable de faire porter une gouttière maxillaire pour désengréner les dents. E. augmente la durée globale du traitement. — si le plan de traitement prévoit des extractions. p. entame le « capital de coopération » de l'enfant (v. Si au bout de 6 mois aucune modification importante ne s'est produite. D. m Avantages. un pare-choc à la mandibule (p. une deuxième étape en technique fixe. . M. Résultats : obtention de relations de classe I molaire en I. peut précéder la procédure des extractions pilotées (p. peut provoquer un encombrement postérieur et une bascule en bas et en avant du plan bispinal. Indications : de 3 à 6 ans maximum. Contention : la F. M. — supraclusion incisive inférieure accentuée (v.) (traitement précoce des proglissements mandibulaires). maxillaire sur gouttière. et même plus fortement si l'enfant le supporte. permet d'éviter les extractions. 153 : Impact psychologiqu La fronde occipito-mentonnière (F. M. M. préfabriqué. en denture temporaire : proglissement mandibulaire en classe III sans brachygnathie maxillaire prononcée en denture temporaire ou prognathie légère. p. O. pour la correction d'un recouvrement incisif excessif. p. il est possible d'associer une F. le plus souvent. 106) : cet appareil comporte un casque de traction qui peut être placé. Ce dispositif doit être porté 12 à 15 heures par jour et au cours d'un repas — entre 6 mois et deux ans maximum.144 Traitement des anomalies orthodontiques Description (fig. on peut adjoindre à la F. — disto-version initiale des premières molaires. 77) . — Modifications orthopédiques. soit sur le sommet du crâne (traction verticale). FIG. D. est ensuite utilisée comme contention la nuit. concave et nez familial important. et correction d'une occlusion inversée. — La fronde occipito-mentonnière. E. 83). En cas de proalvéolie inférieure prévoir sur la gouttière un (il de Vienne + une plaque maxillaire pour la correction de la linguoclusion des incisives à l'aide de ressorts linguaux (fig. une mentonnière et des bandes élastiques reliant le tout. d'application très précoce. sur gouttière. M. Le contrôle s'effectue toutes les six semaines à deux mois. • Dispositifs associés : — en cas de linguoversion des incisives inférieures d'origine fonctionnelle. E. contention du traitement de ces anomalies. Traitement actif : la force exercée est initialement de 150 à 300 g. B. 106. sans brachygnathie maxillaire et sans D. I01/>). Il est. aspect de rétrochéilie inférieure avec type de croissance horizontale. C. au maxillaire. interrompre le port. en classe II.

Impact psychologique : le masque constitue probablement l'un des dispositifs les plus difficiles à faire accepter par les patients. Effets du masque facial : a) Effets orthodontiques : vestibulo-version des incisives supérieures. Toutefois. Il permet d'appliquer 145 des forces orthopédiques lourdes et intermittentes à direction postéro-antérieure (fig. d) La surélévation mandibulaire : en principe. déconseillée et inutile. gouttière scellée en denture mixte ou temporaire avec 2 crochets de traction antérieurs. après évolution des incisives. Indications : — traitement des brachygnathies maxillaires (ou des rétrognathies maxillaires) sans anomalie majeure au niveau de la mandibule : — traitement des séquelles des fentes labio-maxillaires. L'arc est ligaturé à toutes les dents: éventuellement. relié au masque par des tractions élastiques. Récidives : dues à la posture de la langue (déglutition primaire). Description (fig. à une obstruction pharyngée associée à une ventilation buccale (contre-indication). 107). FlG. . b) L'arc double intrabuccal : arcs palatin et vestibulaire au 10/10e de millimètres soudés sur 16 et 26 et comportant deux crochets pour traction élastique antérieure. — a et b) Le masque de Delaire : appuis frontal et mentonnier. au maxillaire. ou réalisé au fauteuil et au laboratoire. Durée du traitement : la correction de l'anomalie maxillaire est obtenue entre trois mois et un an. b) Effets orthopédiques : — effet de « tiroir ». sauf en cas de fente labiale ou de supraclusion importante et si la traction est faible. et un arc double. en denture mixte stable (période la plus favorable) et en denture adulte jeune. 107) : a) Le masque : préfabriqué. Définition : le masque de Delaire est un dispositif orthopédique comportant deux points d'appui sur le front et sur le menton. en denture temporaire (pose sous . 107.5 à 2 kg). les utilisateurs habituels ne relèvent guère plus de problèmes avec ce type d'appareil qu'avec d'autres forces extrabuccales à traction antéro-postérieure. c) La traction élastique : la force est produite par des élastiques tendus entre les crochets de l'arc vestibulaire et l'entretoise du masque. à l'arcade maxillaire. Le masque de Delaire (traitement des brachygnathies maxillaires). Conduite du traitement : Port : exercer très rapidement une traction très forte. élastiques de traction antérieure fixés sur un arc interne double (vestibulaire et lingual). qui constituent l'ancrage. anesthésie générale).Etablissement du plan de traitement Critères de réussite : stabilité en denture permanente. l'ensemble de l'arcade dentaire se déplace vers l'avant. Le moment d'application : l'auteur l'utilise chez de très jeunes enfants. son intensité doit se situer entre 1 et 2 kg. dirigée au maximum vers le bas. la base alvéolaire glisse antérieurement sur sa base osseuse: — disjonction de la suture maxillo-palatine transverse : elle se produit avec des forces lourdes (1.

148). b) Une augmentation de la dimension verticale. il permet des corrections orthopédiques spectaculaires. — égression différentielle des molaires. p. La récidive peut s'observer en fonction d'une forte tonicité labiale supérieure. pare-choc). Les effets de l'activateur : les superpositions des téléradiographies avant et après application de l'activateur montrent : AU NIVEAU SQUELETTIQUE (EFFET ORTHOPÉDIQUE) : — si le réglage est défectueux (direction de traction trop haute) -> bascule du maxillaire vers le bas qui entraîne une rotation postérieure de la mandibule. 108<v) : Gouttière en résine réalisée sur des modèles placés en hyperpropulsion. Définition : dispositif amovible utilisant des forces intrinsèques (les muscles oro-faciaux) pour la correction des décalages sagittaux. Pare-choc. en nickel-chrome. Mode d'action : tout se passe au niveau occlusal : d'après Fontenelle. — éventuellement « pelotes » au niveau de la gencive inférieure (v. 24) et un réflexe de fermeture à point de départ occlusal. — une augmentation de l'angle goniaque. en cas de légère proalvéolie inférieure. Appareils fonctionnels. AU NIVEAU DENTAIRE : — ralentissement de régression incisive. propulseur. Description de l'activateur (ou monobloc) (fig. ou tout au moins en contact. particulièrement des malocclusions de la classe II. situées sur la plaque-base maxillaire s'insèrent dans des décrochements en baïonnette sur la plaque inférieure. b) Le propulseur de Muller-Brunner : les barres rigides. Ensuite se produit un FIG. — a) L'activateur d'Andresen.146 Traitement des anomalies orthodontiques prolongé sur le secteur incisivo-canin inférieur. — selon le réglage. ce qui l'oblige à propulser la mandibule. L'activateur. linguoversion des incisives supérieures et vestibulo-version des incisives inférieures. d'un recouvrement incisif insuffisant ou de la visco-élasticité de l'os. — une croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation postérieure. Conclusion : si ce dispositif est bien porté et bien réglé. Ce recouvrement est a) Mandibule : — une augmentation de la croissance au niveau des axes condyl'iens DC-Xi et Xi-Pm (branche horizontale) (fig. lorsque l'enfant rapproche ses deux arcades. 108. c) Maxillaire : — un ralentissement de la croissance maxillaire. (activateur. La cire d'occlusion permettant de déterminer cette propulsion mandibulaire forcée est réglée pour obtenir également une forte surélévation (2 à 3 mm au-delà de la position de repos). . 37) et analyse de Ricketts). division 1. — bandeau vestibulaire supérieur de canine à canine (faces distales). l'activateur déclenche le réflexe myotatique (v. La surélévation et l'hyperpropulsion mandibulaire constituent les éléments inducteurs des modifications observées. p. La résine est en contact avec l'ensemble des faces triturantes et recouvre les faces vestibulaires des dents cuspidées sur 2 mm. les incisives étant bout à bout.

Ce dispositif ne doit être porté que la nuit. — D. contrôle toutes les 4 à 5 semaines. . — recouvrement incisif augmenté ou béance fonctionnelle légère. — a et b) Effets d'un activateur d'Andresen. Dès lors le monobloc crée un nouvel équilibre. L'appareil fonctionnel permet une l re étape de correction orthopédique précédant une seconde phase de correction orthodontique et de finition. — avec une tendance à la proalvéolie supérieure et à la rétroalvéolie inférieure. p. il peut constituer à lui seul le traitement de la malocclusion (fig. 22) . avant traitement. c) La symétrie des arcades avant traitement est nécessaire. a) Moulages. D. division 1). — remodelage fonctionnel: — effet « d'ancrage » : ralentissement de la croissance maxillaire. les muscles jouant le rôle des tractions élastiques. 154). — temps de correction : entre 1 et 2 ans. rotation postérieure. Contre-indications : — face longue. — meulage des régions postérieures et inférieures. le pic de sécrétion de l'hormone de croissance se situant pendant cette période. p. Indications : a) Malocclusions de la classe II. M. FIG. division 1.. le muscle ptérygoïdien externe a tendance à propulser la mandibule. l'activateur est un appareil à énergie douce et naturelle qui peut être utilisé par le multipraticien. 59) avec face courte ou moyenne et rotation antérieure : — sans D. sans encombrement inférieur. le moment de choix se situant avant que le patient n'atteigne son pic de croissance c'est-à-dire en moyenne 12 ans chez les filles et 14 ans pour les garçons (période psychologiquement défavorable). AU NIVEAU SQUELETTIQUE : 147 — effet « activateur » : croissance mandibulaire accélérée (v. Au NIVEAU DENTAIRE l'activateur agit à la façon des élastiques de classe II (v. Par analogie avec les sources d'énergie. 109. Dans certains cas exceptionnels. M. h) Malocclusions de la classe II. transformé en cas de classe II. ce qui permettra régression des molaires et des prémolaires . b) Vue intrabuccale. A partir des signaux occlusaux. D. d) Age d'application : — denture mixte stable : période psychologiquement très favorable. après plusieurs séances. division 1). 109*:/ et 10%). dans un cas favorable (malocclusion de classe II.Etablissement du plan de traitement réflexe d'ouverture. ou avec un encombrement mandibulaire modéré (forme 1). Port-réglage : — port : 12 heures par 24 heures (la nuit). — denture adolescente en cours de constitution. division 2. division 2. dans le sens d'une rétrognathie inférieure (p. après correction orthodontique des versions linguales des incisives supérieures (cas de classe II.

sauf cas particulier (barres de Millier : firme « Dentaurum ») (fig. Le port peut être continu. Indications : en denture mixte ou adolescente : — conservation de l'espace de dérive mésiale: — correction d'une linguo-version du secteur incisif inférieur. qui pénètrent dans des décrochements en baïonnette situés au niveau de la plaque inférieure. Définition : dispositif auxiliaire amovible destiné à augmenter le périmètre d'arcade. p. LES TECHNIQUES MULTIBAGUES OU MULTI-ATTACHES Introduction. par transmission de la pression labiale au niveau molaire (pare-choc sur bagues). 122c/). 110. Ces fils sont fabriqués à l'aide soit d'un alliage à base d'acier inoxydable. a FIG. Description : ce dispositif comporte une plaque supérieure avec deux barres en chrome-cobalt dirigées obliquement vers l'avant. d'origine fonctionnelle (forte tonicité ou succion de la lèvre inférieure) . Port : continu. Description (fig. Il s'agit donc d'un dispositif à forces intrinsèques (v. Leur section peut être ronde. l'élocution étant possible avec ce type de dispositif. carrée. hypotonie musculaire. soit continus — de molaire à molaire (fig. Dans ces brackets s'ajustent des arcs. en dehors des repas et du brossage. donc de déplacer les apex. 1106). Il n'est pas prévu de surélévation postérieur. Cette disposition oblige l'enfant à propulser la mandibule. en regard des premières molaires. soit d'alliages spéciaux. Variante : le propulseur de Miiller-Brunner.148 — — — — Traitement des anomalies orthodontiques proalvéolie inférieure (biproalvéolie) . seule la pression linguale persiste. la lèvre inférieure ne s'exerçant plus . la pression de FIG. 110a) : — arc vestibulaire au 10/10e de millimètres ajusté sur 2 bagues au niveau des 36 et 46 (ou des 85 et 75) et comportant au niveau incisivo-canin une bande de résine molle située à 3 ou 4 mm des faces vestibulaires des incisives. Ces dispositifs permettent d'effectuer des déplacements contrôlés dans les trois sens de l'espace. — b) Pare-choc sur appareil amovible (action uniquement antérieure —> évite la pression labiale inférieure). Application : en denture mixte. ajustable sur deux bagues molaires -> supprime la pression labiale sur les incisives inférieures. Les dispositifs : ces appareils comportent des moyens de fixation unitaire sur chaque dent — les bagues scellées ou les attaches collées à l'aide de composite (fig. maintient les molaires. asthme . béance squelettique. Le pare-choc ou Bumper. 120c) — soit segmentés (fig. Définition : dispositifs orthodontiques fixes développant des forces extrinsèques à l'aide d'arcs ou de ressorts adaptés sur des bagues ou des attaches fixées sur chaque dent. 108/?). — variante : pare-choc sur appareil amovible (fig. — a) Pare-choc (ou « Bumper ») de Denholtz. 117). 110. 120a) — sur lesquelles sont soudées des brackets et des tubes. — moyen d'ancrage inférieur (ou supérieure) en méthode multibagues. . Effets dentaires : — vestibulo-version des incisives. ou rectangulaire. grâce à la pression exercée par la lèvre inférieure (ou parfois supérieure). Il est préfabriqué ou façonné (gaine en plastique coulissant sur l'arc). — blocage ou léger distalage des premières molaires.

des praticiens spécialisés en orthodontie. La surface d'ancrage FIG. un système de traction élastique externe. S.Etablissement du plan de traitement Ces arcs sont solidarisés aux brackets à l'aide de ligatures ou d'anneaux d'élastomère. E.) et les tractions intermaxillaires peuvent être utilisées isolément en dehors des techniques multiattaches classiques. : forces extra-orales ou tractions péricrâniennes) . et sans cesse perfectionnées en raison des améliorations de la technologie. fixes ou amovibles et réglés par le praticien. de 2 mm de long. l'appui pericrânien. Stops : baïonnettes horizontales ou tubes soudés. — appareils linguaux ou palatins. actifs ou passifs. p. E. traction haute (hi-pull). 154). Définition : dispositif mécanique amovible comportant un ancrage. B. toutes mises au point aux U. — tractions intermaxillaires (p. traction haute avec élastiques de traction en latex et arc facial avec branches externes courtes. à l'aide d'élastiques intrabuccaux . Toutefois les forces extra-buccales sur bagues (F. un point d'appui interne. d) F. E. . Seuls. Leur uti- 149 lisation relève d'un apprentissage particulier. c) F. B. Les différentes techniques : il existe plusieurs techniques. E. B. Elles reposent sur des concepts théoriques parfois fort divergents et sur l'usage de dispositifs mécaniques de conception variée. traction basse (appui cervical) avec élastique de traction et coussinet de protection (neck-strapj. h) Arc facial standard. Les forces extrabuccales sur bagues (F. 158). B). 111. maîtrisent le maniement de ces techniques difficiles. E. A. — a) F. Les techniques multi-attaches impliquent également le port par le patient de dispositifs ou d'appareils auxiliaires : — forces extra-buccales sur bagues (syn. dont les possibilités thérapeutiques ont révolutionné l'orthodontie (v. B. des bagues placées le plus souvent au niveau des premières molaires maxillaires.

sur bagues appliquée sur les premières molaires supérieures : Effets orthodontiques. seules les molaires se déplacent en direction distale. afin de pouvoir en régler la longueur et de bloquer l'arc. casque de traction de type « Interlandi ». E. Appui occipital. \\\d). • Description (fig. S. peut être utilisée seule ou en association avec un dispositif fixe multi-attaches. le crochet d'ancrage étant situé au niveau des canines — moyennes . b) Un arc facial (fig. Égression. Cet appareillage permet d'exercer une force intermittente. B. ou bien association des deux types d'ancrage : bande cervicale et casque de traction haute (straight-pull) . • Les effets (Tune F. avec coussinet protecteur (appui sur la nuque) — casque de traction (appui sur le crâne) (fig. ou bande élastique. B. branche courte ou moyenne. ou bien des rondelles soudables ou des baïonnettes. 112. p. appui pariétal (fig. c) Un élément moteur : élastique en latex pur (fig. 111c/). 4-2 : la force F passe à distance de la couronne -> rotation dans le sens mésial c» . branche longue ou m o y e n n e . Les branches internes comportent des U d'expansion dirigés vers le bas. (hi-pull) . avec des variantes. — Les différents types de déplacement. E. traction au-dessus des oreilles. ou parfois sur les premières molaires inférieures). Ingression. B. Version radiculaire distale : la forcer F passe au niveau des apex des molaires. 111): : le dispositif complet comprend a) deux bagues sur les premières molaires supérieures (ou sur les deuxièmes molaires. 161). de déplacement sont possibles (fig. 112) : e a) b) c) d) e) /') f FIG.U. crochet au niveau des premières molaires — ou longues. .) (fig. sur les premières molaires supérieures. ou ressort comprimé. E. La F. — variante : F. 111). au niveau des premières molaires en fonction du niveau de la force par rapport au centre de résistance : Translation distale : la force F passe par le centre de résistance. 11 le/). L'arc est ajusté à distance des incisives et s'insère dans des tubes soudés sur les bagues. — traction haute : la direction de la force est plus haute que le plan d'occlusion. Rotation pure : version coronaire mésiale + version radiculaire distale : 4-1 : la force F passe à distance des apex -> rotation dans le sens distal ta . E. B. Au NIVEAU DES PREMIÈRES MOLAIRES : t r o i s t y p e s n'étant pas déformable. 111) : les branches externes peuvent être courtes. — traction moyenne : la direction de la force est sensiblement parallèle au plan d'occlusion. : ils se différencieront selon le type d'ancrage externe utilisé : — traction basse : la direction de la force est plus basse que le plan d'occlusion — bande élastique à point d'appui cervical (« cervical head-gear » .150 Traitement des anomalies orthodontiques e) Les différents types de F. branche courte. à direction antéro-postérieure. Version coronaire distale : la force F passe par le bord inférieur de la couronne. d) Un ancrage externe : b a n d e élastique cervicale. sans prendre appui sur les dents antérieures. casque de traction h a u t e . p o u r forces directionnelles (v.

En moyenne. dans son entier. 113</ et b). 151 EFFETS AU NIVEAU DES DENTS ANTÉRIEURES ET LATÉRALES : si le déplacement distal des molaires est suffisamment important. Le déplacement distal. Prévision du sens de la version : le sens de la version sera fonction de la position du crochet externe par rapport à la ligne furcation. postérieure (v. 53) : — conservation d'un espace de dérive mésiale. Contrôle du déplacement : sur un individu sans anomalie orthodontique. effets des différents types de F. 113c) : pour obtenir des déplacements contrôlés sur les molaires. M. 119). — version radiculaire distale (3). C'est le déplacement distal qui est souvent le plus recherché. fig 113. Si. apparition de diastèmes entre molaire etp remolaircs. FMA présente une légère augmentation avec les différentes F. Le pourcentage respectif des trois types de déplacement observable au niveau des molaires dépend de la direction de la force et de la distance de la force par rapport au centre de résistance de la molaire (au niveau de la furcation). c) Un mouvement vertical : égression (5) ou ingression (6).. Si le crochet est au-dessus de cette ligne. du maxillaire. p. — le niveau de l'ancrage (appui crânien ou cervical).a et b) Effets d'une F. est au plus de 1 mm avec un écart de 3. du type de traction par rapport au plan d'occlusion. traction basse correction spontanée des relations de classe II molaire et prémolaires. au bout de deux ans. . le maximum observé étant de 1 cm en trois ans (Ricketts). Ce distalage permet d'obtenir une augmentation du périmètre d'arcade de 1 à 6 mm par hémi-arcade. Analyse biomécanique simplifiée (fig. elle se sera donc distalée de 2 mm. Le recul est de 2 à 4 mm en moyenne. — conservation de l'ancrage molaire (lutter contre la perte d'ancrage (v. d'après Baumrind.AIRE : on n'observe pas. donc des précautions particulières s'imposent avec ce type de traction. Effets orthopédiques : Au NIVEAU DU MAXILLAIRE : avec un réglage approprié. hauteur des crochets). de différence significative selon les types de traction. Utilisation : — recul des molaires pour la correction d'un décalage de classe II. E.5 à 0 mm. B. est donnée par l'analyse des principes biomécaniques qui s'y rapportent. B. dus à l'étirement des fibres supra-alvéolaires et parfois même des diastèmes au niveau des incisives (fig. contre-indication : D. E. b) Un mouvement de version : — version coronaire mésiale ou distale (2). B. le maxillaire subit une rotation en bas et en arrière. E. la première molaire est déplacée dans une position plus distale que celle du début du traitement (contrôlée à l'aide de superposition) dans 40 °„ des cas. point d'ancrage (nuque ou crâne). — rotation pure autour du centre de résistance (4) c'est-à-dire versions coronaire et radiculaire associées. p. Au NIVEAU DU PLAN MANDIBUI. D. Toutefois.Etablissement du plan de traitement a) Un mouvement de translation : déplacement distal en translation (1). les tractions cervicales ou moyennes • montrent de plus grandes variabilités. on peut observer des diastèmes entre les prémolaires et les canines. On doit raisonner en tenant compte de la situation du crochet d'ancrage de l'arc externe. La détermination des. elle parait stable. la dent de 6 ans supérieure se déplace vers l'avant de 1 mm par an par rapport à l'axe facial de Ricketts. on pourra faire varier : — le point d'application de la force: — la position du crochet d'ancrage externe (longueur des branches.

Si ce vecteur est orienté vers le bas. occipital : traction moyenne . — position plus postérieure de la fente ptérygomaxillaire . une version distale. s'il est situé au-dessous. — correction du décalage antéro-postérieur (ré ponse dento-alvéolaire) . angle a au-dessus de la ligne 9-3 -» ingression. Translation distale : le mouvement de translation est obtenu en alignant le point d'ancrage. Exemples : si l'angle a = 0 —> translation distale. on observera une ingression. E.152 Traitement des anomalies orthodontiques appui cervica FIG. Analyse biomécanique du déplacement. parallèle au diamètre XX' du cercle. le crochet externe et le centre de résistance. une égression. : XX' = plan d'occlusion. dans le sens vertical et A. P. recul du point A. point d'ancrage. B. Cr = centre de résistance. Prévision du sens du déplacement vertical : si le vecteur crochet externe-point d'ancrage est orienté vers le haut. Le centre du cercle correspond au crochet sous tension. cervical : traction basse. 113. la résultante des forces produira une version mésiale. — c) Les différents types de F. : pariétal : traction haute . . Angle a = angle plan d'occlusion/crochet sous tension. • Effets des différents buccales : types de forées extra- a) Traction basse : — forte réduction du décalage des bases osseuses . angle a sous l'axe 9-3 ~> égression des molaires.

E. E. E. Comment éviter les manifestations douloureuses ? — diminuer l'intensité de la force. E. perte nocturne. — légère rotation postérieure. E. il faut appliquer la force extrabuccale plus précocement. à l'opposé. B. Réglage : — après accoutumance. On obtiendra donc la correction d'une version distale. ce qui implique une forte coopération du patient. • Les modalités pratiques. gêne labiale. introverti ou bien. endormissement sur le ventre. quand on sait que les 3/4 des patients d'un orthodontiste sont composés de cas de classe II. et type de croissance : — face courte ou moyenne : traction cervicale. Cette influence sur le mode de croissance est réversible. de 10 h à 14 h ou plus par . écarter la branche longue de la joue : rapprocher la branche courte. — blocage de l'éruption verticale du maxillaire: — vestibulo-version des premières molaires. Ce dispositif doit être porté. 90 heures par semaine. b) Traction haute : — pas de changement au niveau du plan d'occlusion. B. est. — le caractère du patient : enfant timide. E. tendance à la rotation postérieure mandibulaire et augmentation de l'étage inférieur de la face. alopécie. « téra-bite »). B. composante lingualante associée. B. BRANCHES ASYMÉTRIQUES : la force exercée du côté de la branche la plus longue est plus importante. donner de l'expansion à l'arc interne (de 2 à 10 mm). Contrôle du port : — remettre au patient une carte lui permettant d'indiquer les heures de port. résultante parasite qui peut être évité par l'adjonction d'un arc transpalatin (p. lorsque les germes des dents de 12 ans sont encore haut placés. s'il remonte -> version mésiale. Il est possible de compenser un port diurne insuffisant. L'effet de version est obtenu avec des branches longues.Etablissement du plan de traitement — légère bascule du plan palatin vers le bas . c) Traction moyenne : — correction du décalage d'arcades. pour atténuer l'ischémie (gouttière en plastique mou. traction basse: — tendance à la linguoclusion des premières molaires. Ce problème doit donc être replacé dans un cadre non technique : a) Les facteurs prédisposant aux difficultés de port : — l'environnement : opposition de l'un des parents. éviter de donner l'image d'une coalition des adultes contre l'enfant. si l'arc s'abaisse -> version distale des molaires. par définition. Incidents : leur éventualité doit être signalée au moment de la pose de la F. B. en moyenne. Le port du dispositif. très autonome et de personnalité forte . un dispositif externe très visible. — après accrochage des élastiques. — le mode de vie : patient aux multiples activités ou très fréquemment à l'extérieur. E. — diminuer l'expansion ou un effet de version trop important. douleur de type « arthrite dentaire » sur les molaires d'ancrage. — changer fréquemment la bande de nuque ou le casque. — le sommeil : sommeil agité. — conseiller à l'enfant de mastiquer sur les dernières molaires. plus longuement le lendemain. Si toutefois la séquence est inversée (7 puis 5). E. enfant insomniaque. B. B. : déscellement des bagues. — Durée : il est recommandé de faire agir la F. famille nombreuse et agitée. — possibilité d'utilisation d'un dispositif sophistiqué d'enregistrement des heures de port (Aledyne Corporation). dans un traitement d'orthodontie. 156). pendant la journée. Impact psychologique : la F. en remontant les branches ou d'une version mésiale en abaissant les branches. — enquêter auprès de la famille pour vérifier la régularité du port et déceler certaines difficultés. en conservant la F. B. — face longue : traction haute + arc transpalatin: — déplacement distalparallèle au plan d'occlusion : traction moyenne (haute et basse) ou casque « Interlandi ». Il faut rappeler l'importance de la F. • F. dû à une impossibilité matérielle. b) Comment éviter ou atténuer ces problèmes : — prévenir toujours des incidents possibles: Le moment d'application : la période la plus favorable se situe au moment de l'évolution des prémolaires supérieures. Une rotation antérieure importante se produit après le port d'une F. nécessitant deux fois sur trois le port d'une F. du côté branche longue . 153 24 h selon que l'on souhaite obtenir un simple blocage des molaires ou un distalage de ces dents. enfant pensionnaire. Son port est assez contraignant. — légère ingression molaire.

Begg. en cas de difficulté particulière. — changer le type de traction. sans trop tenir compte des caractéristiques mécaniques. — vestibulo-version des incisives inférieures . Définition : traction exercée par des élastiques tendus entre les deux arcades.). 1106). 110c). • — renforcer constamment la motivation à chaque séance . E. M. Il peut être prudent. Les différents types de T. L'effet de cet élément essentiel de certains traitements d'orthodontie dépend avant tout du degré de motivation du patient. E. en cas de douleurs . — conseiller la suppression totale du port pendant 2 à 3 jours. — légère égression des incisives supérieures. etc. — prescrire des sédatifs légers pour les premières nuits. . Il (en technique de Ricketts). Exemple d'utilisation : distalage de 45 avec élas- . N. M. si l'on craint quelques difficultés à ce sujet. les élastiques de classe II augmentent la D. — a) T. tractions intermaxillaires. est indiqué. B.154 Traitement des anomalies orthodontiques La force est modulable en fonction du diamètre de l'élastique et du mode de port (port continu ou discontinu). Ricketts. e) Contre-indications : face longue. c) Conclusion Ne pas accorder une confiance aveugle au port de la F. M. arc de Nance (fig. I. Élastiques de classe II (fig. rotation postérieure. — léger recul molaire supérieur. 114a) : points d'accrochage : 36 et 46 (ou 37 et 47) V ou L et 13 et 23 ou mésial aux canines V. I. et placés par le patient sur un dispositif fixe (en technique Edgewise. FIG. ingulaire. E. Les points d'accrochage sont antérieurs ou latéraux et vestibulaires ou linguaux. qui sont beaucoup moins efficaces pour le maintien de l'ancrage. Donc. B. I. • Élastiques obliques. le menton s'abaisse et recule. B. c) Action sur le plan d'occlusion : bascule en bas et en arrière. B. V. associées ou non à une F.032 inches) coulissant sur un arc tique de classe 111. a 114. La résultante des forces est oblique ou verticale. — les couleurs vives des bandes et des casques n'ont guère d'effet motivant plus d'une semaine. de prévoir d'autres dispositifs auxiliaires tels : arc palatin (fig. — tester l'enfant si des extractions s'avèrent nécessaires et si le port de la F.). : la coopération du patient est déterminante dans l'efficacité de ce dispositif. Conséquences . d) Indications : — traitement des anomalies de la classe II. et leur mode d'action. de cl b) La jig (diamètre : . a) Caractéristiques biomécaniques : composantes horizontale et verticale. avant de s'engager dans un choix irréversible. b) Action sur la denture : — égression et mésioversion 36 et 46 . Les tractions intermaxillaires (T. etc. La force de traction peut être reportée sur l'ensemble de l'arcade dentaire ou n'agir que sur les incisives ou les molaires ou les canines (crochets coulissants). — perte d'ancrage inférieure.

Exemple : 16 L -> 46 V.d'un sourire gingival due à régression des incisives supérieures. 159) . I. É>astiques de classe III : points d'ancrage : 16 et 26. — aggravation. — Mode d'action : résultante des forces : . — douleurs au niveau des molaires d'ancrage ou mobilité exagérée de ces dents. et à augmenter la dimension verticale. — Conséquence : bascule du plan d'occlusion dans le plan transversal. molaires supérieures : vestibulo-version et égression. • Élastiques verticaux : c a) Élastiques verticaux antérieurs : points d'accrochage (fig. 1 Ub) : a) Caractéristiques biomécaniques : identiques aux T. 114c) : élastiques « en carré » sur 2 ou 4 incisives supérieures et inférieures V ou L. I. d) Indications : — préparation d'ancrage. verticales entraînant une aggravation du sourire gingival. c) Action sur le plan d'occlusion : bascule en haut et en arrière. rotation postérieure. — Contre-indication : lèvre supérieure courte. Remarque : ces élastiques sont assez gênants à porter et difficiles à accepter par le patient. 1I4d). Conclusion : les tractions élastiques obliques agissent en basculant le plan d'occlusion vers le haut ou vers le bas. si le port d'une F. les T. E. . B. de classe II. e) Contre-indications : face longue . verticaux antérieurs (correction d'une béance antérieure avec proalvéolie). M. 114. — Indication : correction des béances antérieures avec sourire édenté. b) Action sur la denture : — égression et mésioversion des 16 et 26. V ou L et 43 et 33 V ou jig (fig. au maxillaire) (p.Etablissement du plan de traitement 155 d FiG. — traitement de certaines anomalies de la classe III d'Angle. b) Élastiques de traction de classe II ou de classe III avec accrochage en triangle. — disto-version des 46 et 36. M. I. B. en méthode Edgewise (disto-version des dents postérieures + F. Exemple : 46 -> 43 et 13 -> 46. M. f) Incidents : — proglissement provoqué par l'étirement des ligaments articulaires. — Utilisation : correction d'une déviation des milieux. d) Elastiques verticaux postérieurs dits de « criss-cross » pour la correction d'une linguoclusion. Résultantes horizontale (RH) et verticale (RV). La récidive se produit après suppression de la traction. est prévue . E. — c) T. — linguo-version et égression. ce qui a tendance à corriger des rapports de classe II ou de classe III. b) Elastiques verticaux postérieurs : points d'accrochage : vestibulaire sur une dent (dents cuspidées) et lingual sur l'antagoniste (élastiques de « crisscross ») (fig. Variantes : a) Élastiques obliques antérieures : points d'accrochage 12 -> 32 ou 22 -^ 42. — ingression ou non.

— moyen d'ancrage (provoque une vestibulo-version des incisives inférieures) : intra-arcades ou interarcades (pour des élastiques de classe II). 119): — point d'ancrage pour des tractions élastiques sur canine en ectopie vestibulaire. 115. Exemple : 13 L -> 23 L. Variantes : boucle d'expansion médiane de contraction ou d'expansion (fig. p. Arcs linguaux et palatins. sa fermeture entraîne une rotation disto-vestibulaire des premières molaires et une contraction de la distance intermolaire (2). — Élastiques transversaux unimaxillaires. — correction d'une linguo-version des molaires (actif). 115. Ces arcs peuvent être réalisés au maxillaire (arc lingual) ou à la mandibule (arc palatin). 115a) : Description : arc passif au 8/10e dur. — contention d'une expansion maxillaire.036 inch) ajusté à quelque distance de la voûte palatine. • Elastiques horizontaux. ou bien au 9/10e mou. 2) : Définition : dispositif fixé passif ou actif reliant transversalement les faces linguales des dents de 6 ans. l'extrémité distale est légèrement à distance de la bague. 115b. L'arc transpalatin peut être soudé. • Arc transpalatin (T-Pal) (fig. Variante : arc de Nance.2). 115c). ou de préférence. 115è. linguoclusion des prémolaires et molaires. — a) Arc lingual (en vue linguale) . . fixé sur les premières molaires inférieures et comprenant deux V d'expansion. — b) Arc palatin et arc transpalatin (1). Utilisation : — conservation de l'espace de dérive mésiale (passif). — Indications : . et constitué par un fil rond. démontable et placé dans des fourreaux linguaux (sheath). • Arc palatin (fig. . 1) : Description : arc passif au 8/10e dur avec deux V d'expansion. placé au maxillaire. Utilisation : — conservation de l'ancrage (v. Utilisation : cet arc permet d'effectuer des déplacements des molaires dans les trois sens de l'espace. . pour la correction d'une vestibuloclusion exagérée antérieure (canine ou première prémolaire). de fort diamètre (. FIG. molaires inférieures : linguo-version et égression. 115è. FIG. • Arc lingual (fig. Arc transpalatin : le U d'expansion est dirigé distalement . Il comporte une pastille de résine sous le raphé médian (fig. Définition : dispositif fixe ajusté au contact des collets linguaux des dents et constitué par un arc rond de fort diamètre relié à deux bagues molaires. vestibuloclusion exagérée des prémolaires et molaires maxillaires (16 V -> 46 L).156 Traitement des anomalies orthodontiques Ce type d'arc peut être soudé ou démontable par le praticien.

036 inch). Description : arc palatin en fil rond de fort diamètre (. 116. Définition : appareil fixe d'expansion soudé sur deux bagues molaires et utilisable au maxillaire. (fig. . B. — Solidarisation des secteurs latéraux (molaires et prémolaires). Mode d'action : il provoque une rotation distolinguale des molaires et une expansion au niveau des molaires. en modifiant leur inclinaison axiale. B. — Correction des rotations molaires symétriques ou asymétriques avec un dispositif multi-attaches. 116a). Pose : avant scellement. En conséquence.). E. c) Variante : action antérieure associée. Le Quad'hélix. : l'arc transpalatin ne permet pas d'éviter la perte d'ancrage. pour éviter une vestibuloversion des molaires. comportant 4 boucles hélicoïdales (d'où le nom de Quad'hélix). Cet arc est soudé sur 2 bagues ajustées sur les premières molaires supérieures. — Moyens d'ancrage pour la correction d'une ectopie canine. prémolaires et canines. linguocclusion ou inclusion palatine. traction haute. 116/. Il existe une variante à la mandibule dénommée « Bihelix ». N. FIG. 115. FIG. — c) Arc de Nance : pastille de résine prenant appui sur la muqueuse palatine et arc de diamètre 9/10 soudé sur deux bagues molaires. avant pose (forme de W) (d'après GUGINO). le périmètre d'arcade est augmenté au niveau antérieur. activation immédiate d'environ 8 mm ( + ) des bras latéraux (forme en W) (fig.Etablissement du plan de traitement 157 — Association d'une F. et d'un arc transpalatin. — a) Le quad'hélix en bouche. h) Le quad'hélix activation.

D i m e n s i o n s du fil r e c t a n g u l a i r e utilisé : . — Solidarisation des dents d'une arcade. Thurow) ont contribué à l'amélioration et à la diffusion de cette méthode aux États-Unis et. M. . — Contrôle du déplacement des dents. adaptée au type de croissance et T. La précision de la technique est telle que les résultats peuvent correspondre aux objectifs. 119). • Principes mécaniques. I. Conséquence : il est possible de déplacer les apex. grâce à la « préparation d'ancrage ». il peut provoquer des catastrophes. Cette technique a révolutionné les méthodes de traitement au cours des années 60. Définition : l'ancrage est le secteur sur lequel prend appui un dispositif actif pour le recul d'une dent ou d'un groupe de dents. de classe II et de classe III. • Les dispositifs. b) Les arcs : en fil d'acier rond dans le premier stade du traitement et rectangulaire ultérieurement. on divise par 4 en première approximation. cette hypercorrection récidivant après dépose. B. dans la direction souhaitée et sur une distance déterminée. H. dans les trois sens de l'espace. Ce dernier fil s'adapte. c'est le « contrôle de l'ancrage ». Ces méthodes proposent des objectifs chiffrés pour le recul du secteur incisivo-canin. B. console. 1. Des praticiens américains de la génération suivante (Tweed. 1 19). Les dispositifs auxiliaires : F. en France). • Le contrôle de Vancrage. 118).158 Traitement des anomalies orthodontiques Dernier critère : invariabilité des diamètres transversaux de l'arcade. en Europe. et L. p. Activation : toutes les 6 semaines. p. et recherche de mouvements dentaires en translation parallèle. Aperçu de la technique Edgewise. grâce à l'effet de torque (fig. Indications : — endoalvéolie maxillaire avec latéro-déviation. — Coordination des deux arcades à l'aide d'arcs idéaux (fig. en fin de traitement (fig. Entre des mains peu averties. par l'intermédiaire de quelques pionniers (R. Un des principes essentiels de la technique Edgewise. avec un jeu minimum. B. — Contrôle du déplacement des dents postérieures dites « dents d'ancrage » (v.028 inches. • Principes thérapeutiques. L'arc solidarise toutes les dents d'une arcade (fig. Les analyses céphalométriques les plus utilisées actuellement pour l'élaboration du plan de traitement sont l'analyse de Tweed (v. 58) et l'analyse de Steiner. les promoteurs de la technique Edgewise ont mis au point des dispositifs adaptés et des systèmes mécaniques particuliers : Les dispositifs fixes : a) Les éléments de fixation : brackets soudés sur des bagues ou des attaches collables (synonymes : boîtier. Le pourcentage important d'extractions. aux dimensions des brackets. 81e). 118). et éventuellement arcs linguaux ou palatins.022 x . dans les cas traités par la méthode Edgewise. M. verrou). — Edward Angle a été l'inventeur et l'initiateur de la technique de 1' « Edgewise-Arch » dans les débuts du siècle. N. et T. m Historique. On recherchera une hypercorrection : cuspides primaires supérieures en contact avec les cuspides primaires inférieures . — Séquences de traitement standardisées. La lumière de ces brackets est rectangulaire et perpendiculaire à la base du support (fig. — Les objectifs de traitement sont déterminés en fonction d'un bilan orthodontique complet. Muller.025 ou . — Il est fait un large usage des dispositifs précédents surtout F.018 x . O'Meyer. 118). E. ce qui implique le contrôle continu du sens transversal tout au long du traitement sur des chartes représentant une arcade idéale. — Pour l'obtention de ces différents critères. dans les pays européens. aux États-Unis. : pour obtenir l'équivalent en millimètres. Enfin les appareils orthopédiques ne sont jamais utilisés. cette méthode étant mieux adaptée au recul du secteur antérieur. s'en ressent. Strang. — préparation d'ancrage (rotation disto-linguale des premières molaires) ou moyen d'ancrage (méthode de Ricketts).. Durée de port : la durée totale de l'expansion ne doit pas dépasser trois mois. X. à l'aide d'une pince à trois mors courbée (pince « 3 becs ») : — l'activation au niveau antérieur (emplacement n° 1) provoquera une rotation mésio-vestibulaire des premières molaires et une expansion à ce niveau: — l'activation au niveau latéral (emplacement n° 2) permet l'expansion transversale des secteurs latéraux et la rotation disto-vestibulaire des deuxièmes molaires (compense le premier mouvement). E. Remarque : ce dispositif est d'un maniement très délicat. 8 1 / p. après la guerre.

sont destinés à la réalisation des objectifs occlusaux idéaux. E. — Ancrage modéré : cas de D. — Il sera effectué grâce à l'effet de torque (fig. I.. en Edgewise (« tip-backs bends »). le principe d'un piquet de tente enfonce obliquement pour résister à la traction des sandows. de T. On cherche à éviter tout déplacement mésial des secteurs latéraux. D. FIG.. Elles sont effectuées à l'aide d'un arc en fil d'acier rond . — Exemple de coordination des arcs idéaux arec les courbures de premier ordre en technique Edgewise (redessiné d'après D. I. Les moyens de contrôle de l'ancrage : la préparation d'ancrage est une des caractéristiques de la technique. M. — Les courbures de préparation d'ancrage. de classe II ou de classe III. de classe II ou de classe III. M. M. Les canines inférieures doivent être distalées de 4 mm et le reste de l'espace disponible peut être perdu par le mésialage des secteurs latéraux (perte d'ancrage provoquée). Ils sont façonnés FIG 117. • La coordination des deux arcades. Ces courbures peuvent être d'intensité modérée ou maximum.Elle se fera à l'aide d'arcs idéaux qui sont caractéristiques de la méthode Edgewise. par analogie. — Des arcs continus. C'est. M. dont la section est pratiquement identique à celle des brackets. de molaire à molaire. 159 — Modalités. afin de rendre solidaires les dents d'une arcade et de pouvoir incorporer les courbures adéquates : « tipback-bends » ou/et courbe d'occlusion inversée sur l'arc. — Préparation d'ancrage selon Tweed : les « tipback-bends » (courbures de version distale) (fig. B. (6 à 6 ou 7 à 7) sont placés le plus rapidement possible. 118. • Solidarisation des dents Wune arcade. Ces arcs rectangulaires de finition. techniques : — cette séquence du traitement peut être effectuée à l'aide d'une F. de classe III. — Ancrage nul : aucune précaution particulière n'est prise pour éviter le mésialage provoqué des secteurs postérieurs (perte d'ancrage maximum). 1146).. I. De plus. LAMORLETTE). 117). prévisible de 8 mm. . 88e). .Établissement du plan de traitement Les différents types d'ancrage — Ancrage maximum : les objectifs de traitement prévoient un recul maximum des canines et des incisives : cas de forte biproalvéolie avec 4 extractions. • Le contrôle du déplacement des apex : le torque. En noir : arc mandibulairc: en blanc : arc maxillaire.018 inch ou d'un fil rectangulaire de plus petit diamètre que la lumière du bracket. on pourra utiliser l'une des arcades comme ancrage pour des T.. d'une « Jig » (dispositif auxiliaire coulissant sur un arc principal et permettant de reporter la pression distalement) (fig. — Principe : disto-version des dents postérieures (molaires et prémolaires) pour résister aux tractions des T..

88e). tip-forward) (fig. soit réalisées à la demande sur des chartes standards. stade de recul en masse des incisives inférieures. soit préfabriquées. Ils sont coordonnés l'un à l'autre afin d'assurer des relations vestibulo-linguales harmonieuses (fig. Ces arcs comportent trois types de courbures : — les courbures du premier ordre. que l'on retrouve avec qodq . les barrettes de Whitman et les ressorts de traction. c) Bistalage des 4 canines. 118).La technique Edgewise comporte des séquences de traitement très codifiées. sur des formes d'arcades. dans un même temps (vue intrabuccale). b) Radio panoramique : distalage des canines. dans le sens vertical (tip-back. mésialement aux 13 et 23). la distance intercanine initiale étant respectée. 115): — les courbures du troisième ordre : c'est l'effet de torque (fig. a) Le casque. • Les séquences de traitement. . en translation (zone d'apposition radio-claire d'épaisseur égale. — Les forces directionnelles.160 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. 116): — les courbures du deuxième ordre.. dans le sens horizontal (fia. 119.

à traction moyenne comportant des « barrettes de Whitman » qui coulissent mésialement aux canines.Établissement du plan de traitement pour toutes les solutions thérapeutiques adoptées : — alignement. Contrôle du torque. — préparation d'ancrage. 4. Ces barrettes sont reliées au casque de traction par des dispositifs actifs : élastiques ou ressorts comprimés. E. 8. 3. support de la force directionnelle. 7. 2. c) Renforcement de l'ancrage par un phénomène d'entraînement sur l'arc. dans le but d'établir ou de retrouver une fonction meilleure. à l'aide d'objectifs visualisés. 119). est nécessaire : — placer les racines dans l'os spongieux. sur un arc lourd (. 56). 9. La méthode de Ricketts constitue un tout cohérent. Modifications orthopédiques. sur des crochets soudés. Utilisation de dispositifs sectionnels (arcs segmentés). Elle conditionne la réussite du traitement. b) Recul bimaxillaire en translation des 4 canines dans un même temps. (fig. L'estimation des transformations dues à la croissance. — dépose des bagues ou des attaches collées. Aperçu de la technique de Ricketts. — Le nivellement de la courbe d'occlusion. Toutes les dents sont baguées (y compris les deuxièmes molaires). — intercuspidation. ce qui permet une plus grande efficacité au cours du traitement. dans lequel le plan de traitement comporte un recul maximum des secteurs incisivo-canins après extraction de 4 premières prémolaires. L'intérêt de cette procédure c'est de représenter des « objectifs de traitement visualisés » c'est-à-dire une sorte de maquette d'évaluation. dans lesquelles le contrôle du torque. 64).— Quatre situations peuvent se présenter. B. 114/)). au cours des déplacements radiculaires. Utilisation d'une méthode systématisée d'approche du diagnostic et du traitement. — recul des secteurs antérieurs mandibulaires. Ancrage musculaire et cortical. pour une plus grande efficacité des mouvements dentaires : ingression des incisives inférieures : — placer les racines contre la corticale externe. 5. 6. etc. les barrettes sont placées entre incisives centrales et latérales. pour le recul des molaires. Concept de l'hypercorrection. en appliquant un taux de pression approprié et des forces légères. — finition à l'aide des arcs idéaux. La coopération pour le port de ce type d'appareillage doit être excellente. m Les forces directionnelles (variante récente de la méthode) : — dispositif actif : F. — contention.0215 x . Pour le recul en masse des incisives. utilisée comme moyen d'ancrage (v. Intérêt de la technique : a) Pas de perte d'ancrage et aucune incidence sur l'angle FM A. 10. — utilisation de la « Jig » (fig. Corriger le sens vertical avant le sens antéropostérieur. sur une période de 1 à 3 ans. Indication : cas de classe I (ou de classe II) avec biproalvéolie importante. ce qui accentue l'effet de torque. La méthode « bioprogressive » est fondée sur dix principes diagnostic et thérapeutiques : 1. de la démarche diagnostic au plan de traitement et à sa réalisation pratique. • Le contrôle du torque pendant le cours du traitement. Déplacement des dents. 161 FIG. Utilisation de dispositifs préfabriqués. est reportée sur le tracé de début : ce qui revient à allonger certains axes et à faire varier leur orientation sur le céphalogramme ( v. une « philosophie orthodontique ». l'évaluation de l'ancrage et le contrôle des résultats (v. après extraction des premières prémolaires. — Cette représentation graphique est effectuée à l'aide de la téléradiographie de profil initiale. tout au long du traitement. puis maxillaires. Le déplacement des canines en translation est contrôlé. pour le planning thérapeutique. cumulée avec les effets prévisibles du traitement. p. Débloquer la malocclusion au cours de séquences progressives de traitement. • La simulation ou « set-up » céphalométrique. richement vascularisé. tout en maintenant des résultats de qualité. nivellement (fig. 119) . Aperçu des méthodes de simulation p. sans ancrage postérieur.028 d'inch). 120. . 120) . dans la direction souhaitée. p.

183). si les incisives ne sont pas baguées. Contrôle des forces musculaires s'exerçant au niveau des dents : hypercorrection d'une expansion. bascule du plan palatin .. de l'ordre de 450 g peuvent être appliquées à l'aide d'une F. — ingression des incisives supérieures ou inférieures. • L'ancrage musculaire et cortical : a) L'ancrage musculaire : les procédés de traitement doivent tenir compte de la force relative des muscles en fonction de la typologie faciale. Ce dispositif peut également affecter l'inclinaison du nez et même les tissus mous. Par exemple.Chez le jeune enfant. B. Le traitement doit être entrepris précocement en vue de débloquer la malocclusion. Ceci peut être effectué selon deux types de procédure (v. il est tout à fait indispensable que la supraclusion soit corrigée. est effectué à l'aide d'un torque corono-lingual et d'un certain degré d'expansion molaire. 119). • Concept du traitement précoce. d'après Ricketts.. donc à provoquer une rotation postérieure . b) L'ancrage cortical : le placement des racines des molaires dans la corticale vestibulaire externe offre un moyen biologique de résistance au déplacement mésial : à ce niveau. Ce type de déplacement nécessite plus de temps et de précautions . au maxillaire supérieur à l'aide du Quad hélix qui permet à la langue de s'élever et de maintenir les arcades dentaires dans leur nouvelle position. dans un type de face longue peut s'ouvrir plus facilement et provoquer une rotation postérieure de la mandibule. 4.. Ceci permet de stabiliser les molaires d'ancrage afin d'en limiter leur déplacement. au niveau radiculaire. • Les modifications orthopédiques. ce placement des racines des premières molaires. Lutter contre la récidive des modifications orthopédiques. dans la corticale. — dans le sens transversal : expansion lente de la suture médio-palatine. Au maxillaire l'expansion de l'arc facial (5 à 10 mm avant insertion) et l'utilisation de la corticale sinusale. — La pression optimum est d'environ 100 g par cm 2 . pour une stabilité ultérieure : hypercorrection d'une rotation. le traitement est plus efficace en fonction des possibilités de modifications orthopédiques. p. On doit donc différencier le port d'une force extrabuccale. Exemples de types de forces optima. L'occlusion. ingression des 4 incisives inférieures : 60 à 80 g. soit 15 g par dent . Ces différentes caractéristiques permettent d'obtenir des forces dites « biologiques ». doué de propriétés métallurgiques particulières. p. Déplacement radiculaire au-delà de l'idéal. A la mandibule. en fonction de la segmentation des arcs : — égression des dents postérieures. donnent les mêmes effets d'après l'auteur. Cette procédure sera indiquée dans quatre cas : 1.162 Traitement des anomalies orthodontiques dans la direction de croissance. L'hypercorrection est destinée à compenser les ajustements biologiques post-thérapeutiques. ce qui a tendance à augmenter l'étage inférieur de la face. dans l'optique d'une modification orthopédique. division 1. E. . pour les 4 incisives supérieures : 160 à 200 g. c'est-à-dire de changements au niveau des bases osseuses et le port d'une force extrabuccale destinée à déplacer les dents ou à maintenir les molaires maxillaires au cours d'un traitement d'orthodontie. le fil Elgiloy et à des formes d'arcs adaptées. ce qui n'entraîne que peu ou pas de retentissement sur la croissance mandibulaire. des forces lourdes. : le déplacement s'effectue pendant une certaine période de temps à travers l'os cortical : dents en cours de désinclusion. pour Ricketts. L'hypercorrection des anomalies orthodontiques sera recherchée en fonction des ajustements fonctionnels futurs qui contribueront à l'équilibration terminale du traitement. 2. Ceci rétablira un environnement — mouvements de torque pour remodeler l'os cortical. sur bagues.. Permettre la stabilisation. — Pour la stabilité de la fonction. • Taux de force optimum (v. l'os cortical est moins vascularisé que l'os spongieux et moins facilement résorbable . • Corriger un recouvrement incisif excessif avant de traiter un surplomb excessif. ce qui conduit à rechercher une relation de légère classe III molaire à la fin du traitement actif. ce qui paraît d'ailleurs contestable. recul du point A. — mouvements de torque nécessaires au placement des dents dans des conditions occlusales idéales : parallélisme des racines en fin de traitement. • Concept de P hypercorrection. au cours de la contention : hypercorrection d'un cas de classe II. pour Ricketts : déplacement d'une canine : 75 à 100 g . Cette force optimum est délivrée grâce à un fil de diamètre minimum. 3. Elles entraînent des modifications : — dans le sens antéro-postérieur : changements .

permettant le déroulement normal des fonctions. et coll. etc. Différentes modalités de réglage permettent d'en varier les effets — expansion antérieure — rétraction. 1972.. d'après l'initiateur de la méthode. Le fil : le fil utilisé est de diamètre .022 inch). et en Europe. et GAUMONT G. A. 115r). consulter les ouvrages ou articles en français. • Les dispositifs : 163 Les brackets : l'effet de torque au niveau des brackets est donné par une angulation de la lumière par rapport à la base. pour 60 à 90 % des cas. I. tome VII.. les brackets sont prétorqués et pré-angulés et de lumière supérieure (. soit par un kinésithérapeute. traction intermaxillaire (fig. soit tout . MONTEIL R.. en arcs segmentés. A. de plus. Les tubes molaires et les attaches des incisives supérieures et des canines. traduction G.018 x . etc. vol. Pour plus de précisions. R. édit. (fig. S. D. ce qui permet de ne pas exercer des forces excessives. : L'Orthodontie française. 114<r/). 39. C. les courbures du deuxième et troisième ordre (fig. des angulations mésio-distales. Cette rééducation sera conduite. 745-758. soit par un orthophoniste. M. J. F. des canines supérieures et inférieures. Les dispositifs auxiliaires : il est également fait un large usage dans la méthode de Ricketts.016) (d'après GUGINO). ou de molaire à première prémolaire . Prélat. afin de placer les apex en bonne position sans incorporer de courbures du deuxième ordre sur les arcs. Deux autres techniques multibagues ou multiattaches sont également très utilisées aux U. 83a). — ressorts pour distalage des canines : force légère et continue (fig. 309-340. arcs de base de types variés. 1 \6a). présentent. ce qui augmente l'efficacité du traitement et offre la possibilité de se consacrer plus longuement au planning et au contrôle de ce traitement. Méthode de Bcgg : théorie et technique orthodontique de Begg : BEGG P.016 inch) ce qui permet d'éviter.016 x . p. de classe II. Au niveau des incisives supérieures. etc. et KESLING P. n" 3. DE COSTER. Tous les dispositifs utilisés sont préfabriqués ou préparés à l'avance : ressorts de rétraction de canines. L'arc de base de Ricketts est un dispositif particulièrement efficace pour le traitement des supraclusions. au cours du stade actif du traitement.030 inch) à celle du fil utilisé (. entre premières molaires et incisives (diamètre . 121). — Pare de base et ses variantes : il solidarise les premières molaires et les incisives. Les arcs : la technique se caractérise également par l'utilisation d'arcs segmentés : — arcs segmentés latéraux : de molaire à canine. force extrabuccale. Quad'hélix (fig. ce qui permet un taux de flexion en charge faible.016) (d'après GUGINO) et T. Le passage aux arcs continus ne se fait que dans les derniers stades du traitement (fil de diamètre . p. 1968. suivants : • Méthode de Burstone : — les étapes du traitement dans la méthode de l'arc segmenté. 110c/).Établissement du plan de traitement musculaire et morphologique satisfaisant. des dispositifs auxiliaires : arc de Nance (fig. Il présente des caractéristiques métallurgiques particulières : il s'agit d'un fil semi-précieux et semi-mou (Elgiloy bleu).016 x . pour l'obtention d'une occlusion équilibrée. 1973. 122. pare-choc (fig. Cette préangulation est également très utile au cours de la phase finale du traitement. FIG. Cette angulation est différente selon les dents. : Revue d'O. h) Rétracteur de canine inférieure (diamètre . 122a). — a) L'arc de base à la mandibule. LES THÉRAPEUTIQUES NON MÉCANIQUES La rééducation de la déglutition primaire. — L'arc segmenté de Burstone : BOURGOIN G.Olôinch.

pour des patients prédisposés. Le moment de la rééducation : entre 8 et 10 ans.. au cours du développement de la pensée logique. en se souvenant des risques que la persistance de la déglutition primaire fait courir chez l'adulte. 123. qui constitue l'indication la plus favorable . p. . lors du premier temps buccal de la déglutition . à partir de 11-12 ans. — recherche de contacts dentaires. c'est l'âge idéal : a) Avant tout traitement orthodontique : si les seules anomalies constatées proviennent apparemment du suçage du pouce et de la langue. 123a et b) : b) Pendant le traitement d'orthodontie — à éviter si possible — pour dispenser le patient d'une contrainte supplémentaire s'ajoutant au traitement d'orthodontie . 25) sont beaucoup plus difficiles à modifier. T. simplement par le praticien traitant (actes remboursables). au niveau du parodonte et de l'A. une rééducation peut être tentée sans traitement orthodontique immédiat (fig. c) Rééducation après le traitement mécanique : — Avantages : les conditions morphologiques sont améliorées.échec : la rééducation de la déglutition est assez aléatoire.164 Traitement des anomalies orthodontiques P'IG. Indications de la rééducation : — proalvéolie avec béance antérieure légère. Succès . — Effets d'une rééducation de la déglutition primaire (béance antérieure avec proalvéolie initiale). en relations de classe I. et des difficultés qu'elle provoque au cours du traitement absence de contacts dentaires). — avant traitement d'une biproalvéolie. la langue peut s'adapter spontanément à ces nouvelles conditions . — Inconvénient : les engrammes (v. M. — après correction d'une endoalvéolie maxillaire avec latérodéviation . elle doit être absolument tentée avec conviction.

par excès mandibulaire. particulièrement à la mandibule. — La trompette : béance antérieure et hypotonicité labiale. d'une dent en cours de désinclusion. ou enclavée. 243-258 et indice de Le Huche (« Le Huche ». elle est contre-indiquée si la lèvre supérieure est courte. il doit remonter le jeton jusqu'aux lèvres sans utiliser les dents. — La clarinette. sont regroupées des interventions de nature très diverses qui rentrent dans le cadre des moyens thérapeutiques d'un traitement d'orthodontie mais ne sont généralement pas pratiquées par le spécialiste en orthodontie. J. — dysharmonie dento-dentaire. b) Gymnastique des muscles labiaux (la méthode de Garliner) : — premier excercice : l'enfant tient entre ses lèvres un cordonnet de 20 cm dans lequel est passé un jeton perforé. le haut-bois : malocclusions de la classe III.5 à 2 mm. après traitement (encombrement tertiaire) . 165 Définition : exercices volontaires de la musculature faciale. Vusure des faces proximales (stripping). Les deux préoccupations majeures qui doivent guider toutes ces interventions sont d'éviter tout traumatisme psychologique malgré la bénignité apparente des actes opératoires et d'avoir toujours à l'esprit le respect du parodonte au cours du temps chirurgical. D. plusieurs fois par jour. — deuxième exercice : le cordonnet est attaché sur un support fixe ou tenu par la maman. — intervention sur des unités dentaires : extraction. résection du frein de la langue . pour les six dents antérieures. Indication : hypotonicité labiale . La flûte est également indiquée pour les malocclusions de la classe III présentant des lèvres supérieures courtes. M. : avril 1975. Progressivement. selon le mode de préhension de l'embouchure. — La flûte : malocclusions de la classe II . peuvent également constituer un moyen complémentaire — et agréable — de traitement. Indications : — traitement avec extraction de deux prémolaires supérieures en classe II thérapeutique. élimination d'odontome ou de dents surnuméraires et également transplantation . La chirurgie oro-faciale. Définition : diminution de l'épaisseur des faces proximales des dents du secteur antérieur. — intervention sur les tissus mous : résection des freins labiaux. destinée à corriger un encombrement mineur. D. Conditions d'utilisation : trois paramètres doivent être envisagés : — l'état des dents et le degré d'hygiène buccale : — les proximités radiculaires et la forme des septa . — mise en place sur l'arcade. persistance L'amélioration constante des-techniqnes chirurgicales conduit à leur accorder une place de plus en plus importante dans le traitement des anomalies . germectomie. Indication : lèvre supérieure courte . le patient exécute des exercices de traction à l'aide d'un bouton fixé au cordonnet et maintenu par les lèvres. d'un encombrement léger à la mandibule (pas plus de 2 à 3 mm de D. et bloquée par un diastème légèrement insuffisant . destinés à améliorer la fonction de certains faisceaux musculaires déficients. édit. Indice de Peck et Peck. p. pour augmenter l'effort musculaire. firme « Lancer Pacific »). Gain de place escompté : au maximum 1.). Son utilité est contestée par certains. — la morphologie coronaire : couronnes triangulaires : condition favorable.Établissement du plan de traitement La myothérapie. au fur et à mesure des progrès. chirurgie Sous ce vocable. — dégagement chirurgical des dents incluses. Prélat. LA La CHIRURGIE orthodontique. on ajoute des jetons de couleur différente. Revue cFO. Gymnastique des muscles : a) Gymnastique des muscles masticateurs : mastication de chcwing-gum fluoré ou de plaquettes plastiques (Térabite. la flûte augmente la tonicité de la lèvre supérieure. — récidive de l'encombrement incisif. Rappel : épaisseur d'émail à ce niveau : 5 à 8/10e de mm (v. F. Instruments de musique et exercices labiaux : les instruments à vent. mesurée) .

en cas d'excès de structure osseuse : résection d'un fragment osseux (ostectomie) : . . soit à augmenter les dimensions des structures osseuses. b) Ostéotomie limitée à la région dento-alvéolaire. Technique : ostéotomie de glissement : le nerf dentaire est placé dans une logette prévue à cet effet. procédé de Obwegeser n° 2 : section antéro-postérieure entre les deux corticales de la branche montante et tranchée horizontale. ' b) Age d'intervention : à la fin de la croissance ou parfois plus tôt (12 à 13 ans.. de la région sus-angulaire au trigone. Indications : prognathies inférieures vraies. — Ostéotomie portant sur la branche montante : Technique : ostéotomie de glissement ou ostéotomie de glissement et de rotation . qui évitent le blocage intermaxillaire. que ce soit par des interventions précoces ou tardives portant sur les tissus durs ou sur les tissus mous. 124 et 126). pour certains auteurs. b). dans les cas sévères : prognathie inférieure avec béance antérieure et dimension verticale augmentée (fig. Les différents types d'interventions : a) Ostéotomie intéressant la totalité du corps de l'os : — les procédés : ostéotomie de glissement (fig. par attelles de contention bimaxillaires ou par tractions élastiques sur arcs lourds Edgewise ou encore par des plaques vissées. FIG. en or blanc. — Ostéotomie portant sur la branche horizontale : ostéotomie rétromolaire de Converse. la consolidation s'effectuant mieux). — les deux alternatives : . Les deux types d'ostéotomie portant sur les branches montantes et horizontales peuvent être associées. en cas d'insuffisance du volume osseux : ostéotomie + interposition d'un greffon. Généralités. Les indications : — anomalies des bases osseuses dont la correction est impossible ou aléatoire par des moyens orthodontiques chez le jeune patient . avec extraction de 35 et 45. latérognathies. 125c. 124). Intervention sur les tissus durs. mais réticents devant la durée et les contraintes d'un traitement d'orthodontie classique . Les traitements chirurgicaux des maxillaires ou « ostéotomies ». soit à diminuer. dite « ostéotomie segmentaire ». — Ostéotomie rétromolaire de Converse. 126a) (technique d'Obwegeser et Dalpont).166 Traitement des anomalies orthodontiques Interventions portant sur la mandibule. — temps chirurgical complétant ou précédant le temps orthodontique. L'extraction des deuxièmes prémolaires est pratiquée en fonction du trait de section qui passe à ce niveau (fig. — patients motivés. LE TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA PROGNATHIE INFÉRIEURE : orthodontiques majeures. micrognathies.. Définition : interventions chirurgicales portant sur les maxillaires et destinées. anomalies mandibulaires du sens vertical (excès vertical postérieur ou/et antérieur). 125c). ostéotomie de rotation (fig. — patients adolescents ou adultes. 124. 125a. chez lesquels il est impossible d'obtenir des modifications des bases osseuses . • • a) Les techniques : la voie d'abord endobuccale sera toujours recherchée. c) Immobilisation : 6 semaines. Ostéotomies totales : elles portent sur la branche montante ou sur la branche horizontale. la dent de sagesse inférieure étant extraite (fig.

b) Le trait de section de la technique Obwegeser-Dalpant. — a) Technique de Obwegeser n° 2. Ostéotomie segmentaire : elle intéresse le secteur alvéolaire antérieur. — section du bord basilaire ce qui diminue la dimension verticale et utilisation d'une partie du fragment comme greffon au niveau d'une symphyse trop plate (bons résultats). Ostéotomie de rotation.Etablissement du plan de traitement 167 FIG. d) Incidents. b) Avancement : — section du bord basilaire et avancement simple (corticotomie (fig. pour éviter la récidive (fig. perte de sensibilité des incisives inférieures. par voie endobuccale : il s'agit d'une intervention isolée. 125. LE TRAITEMENT DE LA MICROGNATHIE OU DE LA RÉTROGNATHIE INFÉRIEURE : supra-alvéolie inférieure : résection osseuse sous les racines des dents du secteur antérieur et rotation vers le bas. 127). risques : retard de consolidation. Procédé de Obwegeser : le plus grand fragment est avancé au lieu d'être reculé. — Correction d'une malocclusion de la classe II : déplacement distal en bloc du secteur antérieur incisivo-canin et de la première prémolaire. 126a). avec désinsertion des muscles masticateurs. récidives dues aux tractions musculaires et à la langue. c) Technique d'Obwegeser et Dalpont pour un excès lertical arec béance antérieure et latérale. Génioplastie : a) Diminution de l'éminence mentonnière. ou complémentaire d'une ostéotomie de la mandibule (résultats esthétiques inconstants). — Correction d'une supraclusion incisive avec .

126. des os propres et des molaires : intervention gravissime réservée à des cas tératologiques (Crouzon. . — a et b) Ostéotomie de recul en masse du maxillaire.168 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. extraction des 18 et 28. b) Ostéotomie de recul (prognathie inférieure). FIG. richement vascularisé et relié à la base du crâne par la suture ptérygo-maxillaire et les branches montantes. 128. du type Lefort I (cas de classe II. FIG. • Interventions portant sur le maxillaire. 127. Ostéotomie totale : elle reproduit les traits de fracture du type Lefort III : avancement des hémimaxillaires. — Génioplastie : section du bord basilaire et avancement. division 1). Apert). Problèmes spécifiques : le maxillaire est un os fortement pneumatisé. — a) Ostéotomie d'avancement (micrognathie ou classe IIJ.

Indications : correction d'une malocclusion de la classe II sévère (À N B > à 10°. 128c). 128a et b) avec avancement ou recul. a) Vue latérale après extraction des premières prémolaires. — c) Ostéotomie a"avancement arec pose de greffons (cas de brachygnathie maxillaire). Indications : hypoplasie maxillaire. b). UM). On différenciera les cas avec et sans béance. cette intervention est associée à un abaissement du maxillaire et à la pose d'un greffon (fig. d) Abaissement et pose d'un greffon. En cas de béance. 129. Ostéotomie basse (dite de Guérin) : le tracé de l'ostéotomie reproduit les traits de fracture du type Lefort I (fig. 129a. 128. Cette intervention nécessite l'extraction des premières prémolaires supérieures. pour certains). . ce qui permet la correction de la supraclusion (fig. — Correction des cas avec supraclusion : intervention de Wassmund : bascule postérieure et élévation du bloc réséqué. — Ostéotomie segmentaire de Wassmund. — Correction d'une béance : intervention de FIG. excès de hauteur verticale avec sourire gingival. Ostéotomie segmentaire : l'intervention est limitée au secteur alvéolaire antérieur ou au secteur alvéolaire dans son entier. b) Vue de 3/4 avant. division 1. classe II. brachygnathie (fig.Établissement du plan de traitement 109 FIG. séquelles de fente labiale ou de fissure palatine.

Rhinoplastie. — Une glossotomie : exemple de tracé de la résection (selon DEPLAGNEJ. 130a). Technique d'intervention : il s'agit. béance antérieure et latérale. d'une résection losangique médiane au niveau de la pointe (fig. FIG. 131). Approfondissement du sillon gingivo-labial antérieur. ce qui évite la récession gingivale et réduit la pression de la lèvre inférieure sur les incisives. Traitement de Vendognathie maxillaire : expansion chirurgicale à l'aide d'un trait de section uni ou bilatéral. biproalvéolie. béance incisive. du type prognathie inférieure. Interventions sur les tissus mous. b) Technique de Dautrey. Schuchart : extraction des dents de sagesse. Glossotomie : diminution du volume lingual. Chéiloplastie : réduction de l'épaisseur des lèvres. 130. le plus souvent. parasagittal jusqu'à « l'articulation ptérygomaxillaire ». Une résection osseuse au-dessus de ce plan de coupe permet de diminuer la dimension verticale d'occlusion (fig. qui permet l'avancement et l'élévation du fragment (fig. Indications : cas de classe III. parfois pose d'un greffon dans la berge. Le trait de section passe au-dessus des molaires et prémolaires. 131. 130è). . avec ou sans ostéotomie associée. — a) Technique de Schuchart. Expansion chirurgicale. technique de Dautrey : extraction de la première prémolaire et ostéotomie segmentaire.170 Traitement des anomalies orthodontiques FIG.

c) Solution 3. Les techniques chirurgicales modernes s'orientent vers une association étroite entre l'orthodontie et la chirurgie. 132a).' lrc option : solution 1 : diastèmes pour les incisives latérales conservés ou augmentés.implants ou conservation des LATÉRALES Traitement des agénésies bilatérales. d) Solution 4. avant ostéotomie. dans le traitement des agénésies d'incisive latérale supérieure. Le traitement chirurgical peut être précédé d'un traitement d'orthodontie. Ceci peut transitoirement aggraver les anomalies. LES PRINCIPES DE TRAITEMENT DES ANOMALIES ORTHODONTIQUES LE T R A I T E M E N T DES AGÉNÉSIES TRAITEMENT D'INCISIVES DES AGËNÉSIES SUPÉRIEURES La concertation entre l'orthodontiste et le dentisteprothésiste est indispensable. — prothèse : bridge fixé ou collé — prothèse adjointe squelettée . FIG a) Solution 1. b) Solution 2. après intervention. en latéralité (fig. e) Solution 5. 132. Conséquences : relations de classe I molaires et de classe I canines et protection canine. m Les alternatives thérapeutiques. — Deux choix thérapeutiques sont possibles avec des variantes.Principes de traitement des anomalies orthodontiques L'orthodontie préchirurgicale. . — Les alternatives thérapeutiques et leurs conséquences occlusales. dont l'objectif est d'établir de bonnes conditions de coordination des arcades dentaires. et d'éliminer les com- 171 pensations dentaires avant chirurgie.

M. a) En cas de microdontie de l'incisive latérale présente. 132c) . b et c) Coronoplaslie de la canine supérieure et reconstitution des angles à l'aide d'un composite. finition esthétique : reconstitution des angles à l'aide d'un composite chargé (fig. b) Traitement tardif : remise en place des canines en classe I et fermeture du diastème interincisif (dispositif multi-attaches). de spasmes des muscles masticateurs ou d'une prédisposition aux troubles rhumatoïdes. classe II : solution 2 + + ou 4: — convexité : profil concave : solution 1 + + ou 5 . 132a7). • Les éléments du choix thérapeutique : Conservation ou augmentation des espaces : a) Traitement précoce : rechercher des relations de classe I molaire nettes (F. face longue : contre-indication au distalage des molaires. si nécessaire. solution 3 : relations de classe II canines et de classe I molaires (extraction de 2 prémolaires inférieures (fig. — la situation initiale des germes de canines : mésiale ou en position habituelle . convexe : solution 1 à 5 . — typologie faciale : . Pour ces trois solutions : pas de prothèse . — conditions parodontales initiales : hauteur de la gencive attachée.172 Traitement des anomalies orthodontiques rieur de réalisation difficile et de coût élevé : fiabilité incertaine . placer les canines impérativement en classe I . solution 4 : relations de classe I canines et de classe I molaires (extraction des 42 et 32) (fig. b) Traitement tardif : coronoplastie (fig. — la teinte des canines : canine très jaune -> solution n° 1 . On se retrouvera dans la situation précédente. 2e option : canines en situation d'incisive latérale et diastèmes antérieurs fermés. Fermeture des espaces : a) Traitement précoce : favoriser l'évolution mésiale des canines et des premières molaires permanentes -» extraction précoce des incisives temporaires et des canines temporaires — extraction. de douleurs au niveau de l'A. intérêt du bridge collé. rééquilibration occlusale : meulage de la cuspide palatine de la première prémolaire supérieure ou onlay palatin. • Le traitement ovthodontique : incisives latérales temporaires (compromis transitoire). 132c). des deuxièmes molaires temporaires ou meulage des faces proximales distales et mésiales de ces dents. . — microdontie généralisée : solution 1 ou 5 : — fonction occlusale : en cas de craquements. — a. masque de Delaire éventuellement (tendance à la classe III). B. — relations molaires initiales : maintenir des rapports de classe II ou de classe I initiaux . — décalage des bases osseuses : rétroalvéolie supérieure en classe 1 ou brachygnathie en classe III : solutions 1 ou 5. face courte : contre-indication au mésialage des molaires . épaisseur de la corticale externe. après évolution des 14 et 24. extraire précocement la dent naine. Plusieurs solutions sont possibles. 133. solution 5 : relations de classe II canines et de classe I molaires : espaces antérieurs reportés postérieurement et bridge entre 3 et 4 ou 4 et 5 ou 5 et 6 (fig. sur bagues). — supraclusion incisive initiale : difficulté de réalisation prothétique . Le traitement des agénésies unilatérales d'incisives latérales supérieures. 133c). . sans extractions (fig. — la morphologie coronaire des canines et incisives supérieures . 133a et b) (en une ou plusieurs séances) avant le traitement orthodontique : — traitement orthodontique : dispositif multiattaches collées indispensable (pas de bagues). Pour les solutions 2 à 5 : protection de groupe. 132è). T. en cas de défauts : solution 1 : — considérations socio-économiques : bridge anté- FIG. en latéralité. b) Si l'incisive latérale est présente sur l'arcade et . E. selon les conditions initiales : solution 2 : relations de classe II canines et de classe II molaires.. — après traitement : .

extraction précoce : appliquer une F. Choix thérapeutiques selon les anomalies orthodontiques : . si les germes des dents de sagesse sont visibles. Le traitement d'une agénésie unilatérale de deuxième prémolaire inférieure. : extraire la deuxième prémolaire supérieure du même côté. 96) : — deuxième prémolaire inférieure : rarement . Les alternatives thérapeutiques : a) Conservation des deuxièmes molaires temporaires saines et non ré-ingressées. B. — Solution unilatérale : cas de classe I sans D. sur gouttière. extraction de l'incisive restante (solution 3. conservation (solution 1 ou solution 5. — tardivement : face courte : . d) Redressement chirurgical : risque de fracture ou d'ankylose. conservation : — cas de classe III : . D. la solution thérapeutique dépendra des relations molaires initiales et des problèmes de symétrie. b) Extraction des deuxièmes molaires temporaires inférieures : — précocement : face longue.D. Solutions non orthodontiques : a) Abstention : les techniques actuelles rendent cette solution plutôt rarissime. — incisives supérieures : rarissime (coudure radiculaire extrême) : — patient non motivé. 75 . bilatérale). D. 25 et 85. Le traitement d'une agénésie bilatérale de deuxièmes prémolaires inférieures. Exemples : — canine supérieure en inclusion horizontale haute et première prémolaire en contact avec l'incisive latérale (fig. unilatérale). — Solution bilatérale : D. M. b) Extraction à la suite d'une contre-indication orthodontique de désinclusion. 173 — cas de classe II : de préférence. conservation : si la deuxième molaire temporaire est saine et qu'il s'agit d'une anomalie alvéolaire antérieure. tardive : dispositif fixe complet . l'extraction de la dent temporaire et le traitement doivent être tardifs. — Cas de classe I. après extraction. Le choix thérapeutique sera orienté par les résultats de l'examen clinique et radiographique (p. traitement en technique fixe multi-attaches. en classe I : extraction de la deuxième prémolaire symétrique et des 15 et 25. M. . LE T R A I T E M E N T DES D E N T S INCLUSES • Les alternatives thérapeutiques. La mise en place d'une dent incluse est toujours possible chez l'adulte. — Cas de classe II : extraction de l'incisive latérale : solution 2 bilatérale. Conséquences : légères relations de classe II molaire (la 85 est plus large que la 45). c) Réimplantation après extraction : solution aléatoire. . . l'extraction des deuxièmes molaires temporaires ne permet pas le mésialage spontané. M. — Cas de classe III : . D. D. D. de la première molaire. M. ces dents persistant assez longuement. unilatérale) ou placer la canine en position d'incisive latérale (solution 2 unilatérale ou solution 4 unilatérale). — Cas de classe 1 : conserver l'espace pour la dent absente (solution 1. A long terme. . . Solutions orthodontiques : le traitement des dents incluses implique une collaboration étroite entre le chirurgien et l'orthodontiste. . : extraction des 15.Principes de traitement des anomalies orthodontiques de taille habituelle. sans anomalie orthodontique : . réaliser un bridge. mésialage spontané des premières molaires inférieures. après rhizalyse des racines des dents temporaires. et parfois une longue patience du patient. : extraction de l'incisive latérale présente et des premières prémolaires inférieures : solution 3 ou 4 bilatérale. germectomie des deuxièmes prémolaires supérieures. 73). E. pour la correction des axes et la fermeture des espaces . en denture adulte. Il se produit très souvent un isthme alvéolaire entre premières molaires et premières prémolaires qui peut être préjudiciable au déplacement mésial dans de bonnes conditions. la motivation du patient et les possibilités techniques du praticien.

Temps orthodontique pré-chirurgical : création d'un diastème suffisant. au moment de l'intervention (uniquement une attache collable). . FIXATION D'UN MOYEN D'ANCRAGE : rejeter absolu- ment la transfixion. Si l'on désinclut chirurgicalement. — pas de dessication osseuse par meulage excessif ou irrigation insuffisante du champ opératoire . il faut que l'espace soit suffisant . — les dents incluses. des lésions de l'attache épithéliale. le lambeau sera à nouveau suturé. — le guide d'éruption passif du type « moule Odus ». mais le risque de coudure radiculaire en est augmenté . — ou dispositif multi-attaches complet. au cours ou après l'intervention. Bilan parodontal. sont en relation avec des germes atypiques (coudure radiculaire + +). au cours du temps chirurgical (ou dans un deuxième temps). très rares. • Les séquences du traitement : 1. le déplacement en est facilité.). 3. inclusion palatine : décollement d'un lambeau palatin ou réalisation d'un simple opercule (dent sous-muqueuse) . Dans certains cas. Temps chirurgical : — dégagement chirurgical (en un ou deux temps) : . et des inconvénients évidents d'ordre psychologique. en situation vestibulaire haute. si celle-ci est en place sur l'arcade. inclusion vestibulaire : simple dégagement coronaire ou lambeau vestibulaire . après fixation de l'attache. pour toutes les canines incluses en situation vestibulaire. soit à l'aide d'extraction. — il est plus facile de tracter une dent dont l'apex n'est pas encore fermé . mieux vaut tracter la dent sans retard. greffe ou lambeau de déplacement. 134c. Une incisive incluse doit toujours être mise en place précocement sur l'arcade. Temps chirurgical : élimination d'un mésiodens et très léger dégagement coronaire. mésialement. • Deuxième exemple : le traitement des canines supérieures incluses. un manque ou une absence de gencive attachée. DÉGAGEMENT CHIRURGICAL : a) Canines vestibulaires : au cours d'une seule intervention. Temps chirurgical : IMPÉRATIFS : Quelques évidences : — pour mettre une dent incluse sur l'arcade. Si rien n'est fait. — si le diagnostic d'inclusion est confirmé. Résultats : ils sont. Temps orthodontique de mise en place sur l'arcade. spectaculaires et rapides (six mois au maximum). 2. — dégagement osseux à minima : un des principes de l'orthodontie c'est de pouvoir déplacer les dents « à travers l'os » en appliquant des forces contrôlées. b) Canines palatines : le décollement d'un lambeau palatin est très souvent indispensable. il existe de gros risques de version et de translation des autres dents. • Premier exemple : le traitement Wune incisive centrale supérieure incluse : Temps orthodontique pré-chirurgical : augmentation du diastème à l'aide du meulage ou de l'extraction des canines temporaires. avec économie de tissu osseux . Donc tout dégagement large est absolument inutile et même plutôt néfaste . ou par des moyens purement orthodontiques. 4. les pitons scellés et les ligatures au collet ou lasso : elles provoquent des lésions cémentaires. après leur mise en place. éventuellement : — première éventualité : attente de l'évolution spontanée de l'incisive pendant six mois au maximum après intervention : — deuxième éventualité : fixation d'un moyen d'ancrage. Traitement orthodontique pré-chirurgical : ouverture du diastème par des moyens orthodontiques ou par des extractions. soit à l'aide de dispositifs orthodontiques. doit être absolument abandonné. — fixation d'un moyen d'ancrage. — dégagement osseux à minima : jamais d'alvéolectomie conductrice . ne pas attendre pour intervenir . la traction s'effectuant à l'aide d'un fil élastique ou d'un ressort tendu à partir d'un arc rectangulaire solidarisant toutes les dents utilisables. présentent toujours. en général. Il n'est pas nécessaire de l'étendre jusqu'à la canine opposée. EXTRACTION DE LA CANINE TEMPORAIRE. finition à l'aide d'un dispositif fixe multi-attaches . scellé sur la couronne.174 Traitement des anomalies orthodontiques Temps orthodontique : — appareil amovible comportant un ressort d'égression au 5/10 (v. — éviter tout grattage ou meulage cémentaire . Les échecs. . une greffe de gencive attachée ou un lambeau de rotation sont indiquées. fig. — ne pas mobiliser la dent (risque d'ankylose) .

Les moyens usuels : — bagues (on prendra la taille de la bague sur la dent symétrique évoluée sur l'arcade . M. la correction d'une rotation résiduelle et la version radiculaire vestibulaire. — collage d'une attache : (champ opératoire sans suintement . h . seront effectués à ce stade. inconvénients : risque d'effraction pulpaire. M. FIG. la déplacer rapidement en direction vestibulaire : éviter les rotations D. 175 . egresser la dent en la basculant distalement et aussitôt que possible. si possible à l'aide d'un arc palatin). sera effectuée en technique fixe. S. prolonge la longueur de la dent .036) arc rectangulaire . le sens de la traction étant déterminé par la position de la couronne par FIG. sur laquelle est fixé un T. 134a). dès que possible.pour une canine incluse. lorsque la couronne est visible. 134. sur la face M.016 trempé) triple tube sur les bagues des 16 et 26 arc transpalatin (diamètre . M. V. (uniquement pour des inclusions très profondes) : . 134. S. Dispositif: attaches collables sur les faces V et L et deux ressorts V et L sur la plaque ou bien ressort placé par le patient dans un T. cleat (fig. S. cleat. prévoir des crochets soudés V et L) . cleat. Ligatures : enroulement/tube et segment antérieur du Ballista/arc. M. l'adjonction d'un ressort. — b) Le « Ballista » modifié : ressort d'égression pour canine incluse palatine (diamètre . impossibilité de coller sur la face vestibulaire) . La finition. l'extrémité du ressort pénètre dans le chas du T. D. Elles peuvent migrer en direction apicale. -* traction sur la face vestibulaire. — a) Ressort d'égression (diamètre 5/10 « résilient ») .018 x .025 de 17 à 14. permettra ultérieurement le passage de la couronne en situation vestibulaire. Traitement orthodontique : IMPÉRATIFS : a) Inclusion palatine : dégager la couronne de la dent incluse des racines des incisives. DISPOSITIFS UTILISÉS : a) Appareil amovible (s'il n'existe pas d'autres anomalies) : par exemple canines incluses palatines basses présentant des axes radiculaires acceptables. L'égression finale. b) Appareil fixe : — dispositif multibagues ou multi-attaches et arc rectangulaire : la traction sera effectuée à l'aide d'un élastique ou d'un ressort.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Elles nécessitent un dégagement osseux important. inconvénient propre à toute cavité. S. — tenon dentinaire T. b) Inclusion vestibulaire : exercer une traction douce pour éviter la formation d'une attache épithéliale de mauvaise qualité . si elle s'avère nécessaire. avantages : dégagement a minima. tracter en direction palatine. sur la face palatine.

si la symphyse est épaisse. — facteurs occlusaux : la position de l'incisive inférieure est étroitement liée au cours de la fonction. fondés sur des données statistiques. entre six mois à dix huit mois et deux ans. facteur de dénudation ultérieure. pour spectaculaires qu'elles soient. collée à F envers. D. Ces interventions. prévisible. en cas de forme symphysaire plate et de rotation postérieure . 134i>). pour Ricketts. chez l'adulte (ressort « Ballista ») . il faudra tester l'effet de la traction orthodontique. les bagues molaires comportant des tubes triples (fig. la croissance mandibulaire de type rotation antérieure et la tonicité habituelle. M. S'il existe d'autres anomalies orthodontiques à traiter. — dentaire : résorption radiculaire des dents voisines. Cette procédure doit incorporer des données quantitatives pondérées par des données qualitatives. mais également au maxillaire en notant . rapport aux dents voisines et son orientation M. permettent d'estimer. — la qualité du parodonte : gencive attachée. Par exemple. aux secteurs latéraux En fonction de cette évaluation. Le résultat de cette analyse. le degré de D. Principe. — Reconstruire une occlusion équilibrée. à celle de l'incisive supérieure. on décidera d'un traitement sans extraction ou le plus souvent avec extraction et d'un traitement précoce ou tardif. Cette évaluation doit être faite à la mandibule. malgré l'importance du déplacement. de difficultés insurmontables. LES DONNÉES DU PROBLÈME A la mandibule. 1" de recul incisif correspond à un déficit d'espace de 2 mm pour l'ensemble de l'arcade. — facteurs neuro-musculaires : la position de l'incisive inférieure dépend de la musculature labiale et mentonnière et de la position habituelle de la langue : — le type de croissance : il est possible de vestibuloverser les incisives. On placera l'incisive dans l'axe de la symphyse. • Conclusion : la plupart des dents incluses doivent être mises en place sur l'arcade. Il est indispensable de prévenir le patient de cette éventualité (peu fréquente). selon leur épaisseur. — Peut-on avancer ou reculer les incisives inférieures. c'est-à-dire où placer les incisives en fin de traitement actif ? En moyenne. en denture mixte. Résultats : le temps de mise en place d'une canine incluse est très variable. — version radiculaire vestibulaire : attache à 22° de torque. 1346). longueur clinique de la couronne augmentée par rapport à la dent homologue. — Évaluation du déficit global d'espace. D. dénudation initiale . ce qui évite de placer des attaches antérieures. 1 mm de recul dentaire correspond à 1/3 ou 1/2 mm de recul des lèvres.176 Traitement des anomalies orthodontiques les relations antéro-postérieures initiales. Une technique fixe multi-attaches ou multibagues est indispensable en denture adulte. on observe très peu de résorption radiculaire (fig. Certains indices. En cas de doute. arcade de référence. profil concave . déhiscence osseuse. Évaluation qualitative : — facteurs esthétiques : contre-indication à un recul prononcé des incisives : lèvres fines. . c'est la mesure chiffrée d'un déficit d'espace en fonction des possibilités thérapeutiques et de l'environnement musculaire et parodontal. la plupart du temps. — utilisation d'un ressort auxiliaire prenant appui sur un secteur postérieur rigide comprenant 6 ou 8 bagues molaires et prémolaires et un arc transpalatin. poches au niveau des dents voisines . Échec total. • La position des incisives inférieures. Échec partiel : — parodontal : manque ou absence de gencive attachée. la durée globale du traitement en sera probablement augmentée. en tenant compte du profil facial et des conditions parodontales initiales. l'incisive inférieure doit être placée en moyenne 1 mm en avant du plan LE T R A I T E M E N T DE LA DYSHARMONIE DENTO-MAXILLAIRE LES D'UNE OBJECTIFS DYSHARMONIE DE TRAITEMENT DENTO-MAXILLAIRE — Retrouver des contacts proximaux satisfaisants. corticale externe. — le niveau d'hygiène buccale est-il suffisant pour un traitement multi-attaches ? Évaluation quantitative : critères céphalométriques. dû à une ankylose : chez l'adulte ou chez l'adolescent âgé. par la pente incisive . ne présentent pas. avant d'extraire une prémolaire ou une canine temporaire. Paradoxalement. apex trop palatin.

avec un écart-type de + 2. D. 176). 15 mm et en négatif 5 mm (en fonction de la perte d'ancrage).5 mm . 64). Il faut donc mesurer. Une distance inférieure à cette norme moyenne contre-indique le distalage des molaires (fig. projetée sur le plan de Francfort. 13?). • Vespace de dérive mésiale (en denture mixte) : on peut décider de bloquer la dérive mésiale.5 mm par année de croissance.5 mm en mesure linéaire. V. Pour simplifier. PRÉVISIBLE a) Évaluation de la D. — espace disponible : distance mesurée entre la face distale des premières molaires inférieures et le bord antérieur de la branche montante. p. • Le nivellement de la courbe d'occlusion (correction de la supraclusion) : l'arc étant plus long que la corde. pour les incisives inférieures.Principes de traitement des anomalies orthodontiques dentaire A-Pogonion et à 22° par rapport à ce plan. N. 37). à la mandibule (procédé de l'École de Tweed) : — espace nécessaire : somme des diamètres mésiodistaux des 37. • Gain dans le sens transversal : en cas d'endoalvéolie maxillaire. L'estimation de Tweed (correction céphalométrique (fig. b) Critères occlusaux : — tenir compte de la pente incisive et de la pente condylienne . il est nécessaire de distaler légèrement les l re molaires supérieures pour conserver des rapports de classe I molaires. au maxillaire. \11 b) Prévisions : évaluation de l'augmentation de longueur due à la croissance : ajouter 1. Cliniquement. afin de terminer tous les cas avec un profil très rectiligne. concavité moyenne : — 3 mm . Cette mesure doit être égale à l'âge plus 3 mm (D. c) Les facteurs qualitatifs décrits à la mandibule. à un instant donné. concavité sévère : — 5 mm. : Toujours avoir à l'esprit les relations sagittales prévisibles. Concavité légère : — 1. • L'estimation de Vencombrement postérieur (en denture adolescente jeune) : la D. l'espace existant pour l'évolution des deuxièmes et troisièmes molaires et l'augmentation prévisible du périmètre d'arcade. Un ancrage maximum sera destiné à conserver la totalité de l'espace donné par les extractions de premières prémolaires (v. 159). en prenant comme moyenne : + 2 mm par rapport à A-Pogonion (er + 2) et en tenant compte du type de croissance (v. permet d'obtenir 3 à 4 mm d'augmentation du périmètre d'arcade. S. 135) et les rotations des molaires. a) Mesure du déficit actuel. l'expansion. D. et de — 1 à + 3° pour la mesure angulaire. Au maxillaire. ce qui incorpore le déficit d'espace dû au nivellement (v. p. ce qui ne paraît guère souhaitable. jusqu'à 17 ans pour les garçons.5 mm au-dessous du stomion. 38. jusqu'à 15 ans pour les filles (estimation moyenne). en fin de traitement. ce qui donnera un crédit d'espace de 3 à 4 mm. en fonction de la croissance (v. • L'estimation de l'encombrement postérieur : Évaluation de Ricketts : mesure de la distance comprise entre la limite postérieure de la fente ptérygo-maxillaire (P. • La position des incisives supérieures : a) Critères esthétiques (rappel) : la face vestibulaire des incisives centrales supérieures doit être plus ou moins parallèle au plan facial cutané (fig. cet auteur estime que 70 % des cas présentent une position satisfaisante. en moyenne en positif. + 3) et le bord libre des incisives sensiblement situé à 2. observée doit s'analyser en tenant compte des 32 dents présentes ou à venir sur les arcades dentaires. après recul de l'incisive inférieure. m Le crédit d'espace donné par l'extraction des premières prémolaires : l'extraction des premières prémolaires donne. — tenir compte de l'amplitude du surplomb. p. 178 et fig. Dans ces conditions. B. d'une façon systématique. . p.) et la face distale de la première molaire. fig. le long du plan d'occlusion (cette distance peut être différente à droite et à gauche). on peut mesurer à plat l'espace disponible à partir de la face distale des dents de six ans. 37) modulée selon le type de croissance. en tenant compte des relations molaires initiales (marche rectiligne). M. T. 47 et 48 (mesurée sur des téléradiographies à 60°) . L'ÉVALUATION DU DÉFICIT D'ESPACE GLOBAL : D. + 3). pour l'ensemble de l'arcade inférieure. actuelle (v. 78) : sans tenir compte de la courbe d'occlusion (mesure à plat de l'espace disponible (v. conduit à placer les incisives beaucoup plus droites. p. sont également valables. M. cette procédure doit être notée en négatif si la courbe est trop accentuée. 35b) (D. D. S. M.

Elle sera ajoutée ou retranchée au déficit d'espace mesuré sur les moulages initiaux ( D . Traitement d'une D. de la D. — Au niveau latéral (prémolaires et premières molaires) : conservation ou perte de l'espace de dérive mésiale. b) Évaluation traitement :• en mésiale doit être lution des dents cet espace. D. prévisible). par hémi-arcade. M. — type de croissance mandibulaire plutôt antérieur . M. — peu ou pas de supraclusion. fig.178 Traitement des anomalies orthodontiques — Au niveau postérieur : mesure de la place prévisible pour l'évolution des dernières molaires. D. peut varier selon les conceptions thérapeutiques de 50 à 90 %. Repositionnement de l'incisive inférieure : (un degré de version vestibulairc correspond à 2 mm d'augmentation du périmètre d'arcade) 5. — D.. M. Tableau récapitulatif. lèvres fines ou longues. 177) 8. Périmètre d'arcade mis à plat (v. correction de la rotation des premières molaires adultes. A partir de cette évaluation. jusqu'aux faces distales des premières molaires (procédé d'Altounian). D. en fonction du choix de la position des incisives. en cas de D. 7. D. D. Indications : M. M. — Au niveau antérieur : évaluation de la position des incisives inférieures. M. prévisible avec traitement (cette procédure tient compte des données du bilan orthodontique et des possibilités thérapeutiques). Espace nécessaire (y mm) : (correspond à la somme des diamètres mésiodistaux des dents adultes évoluées et > r mm non évoluées. M. D. postérieure (v. p o u r deux praticiens de même compétence. p a r o d o n t e de b o n n e qualité. D. Estimation de la D. à partir de données qualitatives et quantitatives (v. au lieu d'aplatir le profil par un recul incisif excessif après extraction. Évaluation du déficit d'espace global. M. en fin de traitement. Espace de dérive mésial 6. correction d'une mésio-position secondaire. à la mandibule (D. prévisible. D. le choix conservateur étant révisable. D. tonicité labiale moyenne . 135. sans extraction. actuelle = y — x = z mm 4. à la mandibule + + mm Crédit d'espace 1 reculée non conservé 1 avancée conservé + + mm - + . 11 peut être préférable de laisser persister un léger encombrement incisif qui n ' a aucune conséquence en soi. pas de dents délabrées. M. D. Correction d'une mésioversion secondaire au niveau d'une première molaire. actuelle). - LES ALTERNATIVES THÉRAPEUTIQUES FIG. M. La décision de pratiquer des extractions de dents adultes. au maximum. Total : D. 2. incorporant le déficit d'espace dû au nivellement : le fil de laiton est placé à plat. 135) (x mm) : correspond à la mesure de l'espace disponible (dents de six inclus dans l'estimation) et au déficit d'espace provoqué par le nivellement de la courbe d'occlusion. D. § 176). l'espace de dérive noté en négatif si l'on attend l'évoadultes sans chercher à conserver c) Évaluation de la D. possibilité de distalage des premières molaires inférieures : + 2 m m . — Mesure de F espace disponible. prévisible sans denture mixte. expansion éventuelle au niveau prémolaire et molaire. prévisible sensiblement égale à 0 : — profil rectiligne ou concave. p. deux choix thérapeutiques sont possibles : extraire ou ne pas extraire. contrairement au choix extractionniste. y compris les dents de six ans) 3. Déficit d'espace 1.

accessoirement. sur bague. en denture adulte. . . D. — Dans le sens transversal : augmenter éventuellement la largeur d'arcade. 177). Cette attitude est tout à fait justifiée s'il existe des agénésies. selon l'âge. suivies d'un traitement orthodontique simplifié. p. a) Définition : la méthode des extractions pilotées consiste à pratiquer l'avulsion de certaines dents temporaires (canines et premières molaires temporaires) avant leur date normale d'élimination — en une ou deux séquences — suivie de la germectomie ou de l'extraction des premières prémolaires adultes. est manifeste (+ de 5 à 6 mm de déficit global) : — abstention en l'attente de toutes les dents adultes . au maxillaire . .. F. dans le but de favoriser la mise en place de dents permanentes.. — extractions pilotées. au niveau molaire et prémolaire (Ricketts). L'abstention : elle est souvent préférable : en fonction de la difficulté de prédire à long terme l'évolution des arcades dentaires. p. arcs linguaux et palatins (conservation de l'espace de dérive mésiale) . Les moyens thérapeutiques. pare-choc (Bumper) à la mandibule . Indications : — cas-limite avec encombrement incisif léger .). s'il s'agit d'un cas-limite ou si la motivation au traitement est insuffisante. L'indication d'avulsion des dents de sagesse peut se poser en fin de contention. Pilotage ou méthode des extractions pilotées : synonymes : extractions sériées.) et des problèmes psychologiques (la dysharmonie peut entraîner un préjudice esthétique important au niveau des arcades dentaires). — dispositifs auxiliaires : ... M. avec extractions. E. 151).Principes de traitement des anomalies orthodontiques Le moment du traitement Le traitement sans extraction d'une D. M. si la D. distaler les premières molaires (v. Les séquences de traitement. Les objectifs thérapeutiques. Peut-on distaler les molaires supérieures. COMMENT AUGMENTER LE PÉRIMÈTRE D'ARCADE ? 179 — supraclusion incisive associée . 1° GÉNÉRALITÉS : — Dans le sens antéro-postérieur : vestibuloverser les incisives inférieures. — dénudations initiales. au niveau des incisives inférieures . — correction spontanée de l'encombrement incisif. GUIDAGE DE L'ÉRUPTION (encombrement mineur) : usure des faces proximales de certaines dents temporaires. une importante supraclusion (nécessité d'attendre les deuxièmes molaires). . • En denture mixte : trois attitudes thérapeutiques sont possibles. suivie ou non d'un traitement orthodontique simple. conserver l'espace de dérive mésiale. dans certaines conditions. les deuxièmes molaires temporaires et les incisives (vestibuloversion) . prévisible > à 4 ou 5 mm . extractions planifiées ou dirigées. — prémolaires ou molaires hypoplasiées ou délabrées. B. doit être entrepris en denture mixte et s'achever en denture adulte. D. Indications : — D. le périmètre d'arcade n'est pas augmenté. — profil convexe . de toute façon. — utilisation de l'espace de dérive mésiale pour l'alignement incisif. sans traitement immédiat . Traitement d'une D. dès leur apparition sur l'arcade. pour obtenir des rapports de classe 1 ? (v. M. — première prémolaire enclavée. — un encombrement transitoire mineur observable au moment de l'éruption des incisives adultes se réduit souvent spontanément. M. b) Objectifs de cette méthode . D. — extractions pilotées. des problèmes orthodontiques (inclusion des canines supérieures ou des deuxièmes prémolaires inférieures. LES DISPOSITIFS UTILISABLES pour l'augmentation du périmètre d'arcade : — dispositif fixe multibagues ou multi-attaches placé sur les premières molaires adultes. • En denture temporaire : — ne pas intervenir . Un traitement orthodontique en technique fixe est. Elle pose quelquefois des problèmes parodontaux (évolution des canines dans la muqueuse vestibulaire.. D. indispensable. Quad hélix au maxillaire. extractions systématiques en série.

expulsion spontanée de 3 ou de 4 canines temporaires avec encombrement incisif mineur ou nul (v. pour accélérer l'évolution des premières prémolaires (pas avant la formation de la moitié de la longueur radiculaire) . sauf cas particuliers .. — extraction des premières molaires temporaires. — en fin de pilotage. Les variantes portent sur les séquences d'extraction et sur la nécessité ou non. peu ou pas de supraclusion. en fonction d'une migration mésiale excessive des secteurs latéraux. — ou encore plus tôt. sans aucune résection osseuse). particulièrement au maxillaire . fig. le diastème peut être encore insuffisant pour les canines. dysharmonie dento-maxillaire actuelle très importante . Indications : signes dentaires : D. encombrement incisif sévère avec persistance des canines temporaires. Inconvénients : — difficulté d'estimation de la morphologie et Tweed). — signes occlusaux : classe I ou évolution vers des rapports de classe 1 des prémolaires (marche terminale mésiale) . Séquences : — extraction des 4 premières molaires temporaires vers 8 ans d'âge dentaire et conservation des canines temporaires (la moitié des racines des premières prémolaires est édifiée) . malgré les extractions. dans la lignée familiale : — occlusale : supraclusion incisive . — faciale : face courte : profil concave. si la séquence d'éruption est de type 3-4. Inconvénients : cette méthode a peu d'effets sur l'encombrement incisif et favorise le déplacement mésial des molaires. V. — prévention de l'inclusion palatine des canines . Définition : avulsion des germes des prémolaires adultes non évoluées (germectomie atraumatique. 3° PILOTAGE AVEC EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES TEMPORAIRES EN PREMIER (méthode de — accélération de l'éruption des premières prémolaires . — évolution distale des canines adultes dans l'espace d'extraction des prémolaires . ce qui accentue le recouvrement incisif par une linguoversion des incisives inférieures (environ 4°) . recouvrement incisif normal ou diminué . — évolution des canines adultes dans la gencive attachée . 11 n'est plus nécessaire de tenir compte du stade de formation radiculaire de la première prémolaire adulte. c) Modalités thérapeutiques : plusieurs éventualités sont possibles. 2° PILOTAGE. déviation des milieux incisifs . 4° LA GERMECTOMIE DES PRÉMOLAIRES. environ 6 mois plus tard. profil rectiligne. Séquences : — extraction des canines temporaires. et extraction simultanée des canines temporaires ou 4 à 10 mois plus tard. si possible. — l'extraction des canines temporaires élimine le support de la D. pas de dénudation incisive : légère tendance à la supraclusion . canines présentes et stables . Contre-indications : — dentaire : âge dentaire retardé : germe des deuxièmes prémolaires atypiques ou présentant un retard de formation . Le moment de Vintervention : — au tout début de la mobilité des premières molaires temporaires . objectif : favoriser l'éruption précoce des premières prémolaires adultes et inverser certaines séquences d'extraction 3-4 : — extraction des 4 premières prémolaires adultes dès leur apparition sur l'arcade. AVEC EXTRACTION DES CANINES TEM- PORAIRES EN PREMIER (méthode de Hotz). Indications : — signes dentaires : encombrement antérieur très prononcé . — diminution du temps de traitement orthodontique ultérieure (entre 6 mois et 1 an) . signes d'inclusion de dents adultes (canines) . Indications : encombrement modéré en classe I . soit d'un traitement d'orthodontie simple pendant cette même période. dénudation antérieure au niveau d'une incisive centrale inférieure . — signes faciaux : profil convexe . — diminution de la convexité. agénésie des dents de sagesse. M.180 Traitement des anomalies orthodontiques de la largeur des deuxièmes prémolaires et de la présence ou non des germes des dents de sagesse . soit d'une contention pendant la période d'évolution des dents adultes. germes des dents de sagesse visibles au moment de l'examen. selon les indications. — inconvénient d'ordre psychologique : trois séquences successives d'extraction. sévère. 57c) et réduction + ou — totale des diastèmes pour les canines adultes . expulsion précoce d'une ou plusieurs canines temporaires . soit d'une simple surveillance. — extraction des premières prémolaires adultes. pas de déséquilibre squelettique important. c'est l'abord chirurgical : — germe des canines adultes au stade 1/2 d'édification radiculaire. la seule limitation. dès leur apparition sur l'arcade. vers 8 ans d'âge dentaire . D. .

D. • Le traitement orthodontique en denture adulte (traitement débuté à ce stade) : — le moment du traitement : après évolution des deuxièmes prémolaires ou après évolution des deuxièmes molaires adultes : — indications : D. est sévère. a) Au cours du pilotage : — indications : alignement des incisives (correction des rotations. de fermer les espaces résiduels. M. — avantages : permet la correction précoce d'anomalies dentaires fortement récidivantes (rotations) . des milieux déviés). — dispositifs utilisables : appareils amovibles. M. arcs linguaux et palatins fixes. la triple séquence classique d'extraction. séquence inversée 37. La plupart du temps. des linguocclusions localisées et des linguopositions. sans omettre la nécessité d'une triple séquence d'extraction dans la méthode la plus classiquement utilisée (Hotz). Cette étape précoce est enfin histologiquement justifiée car elle permet de prévenir la récidive de la correction tardive d'une rotation importante. b) Après pilotage. D. Le patient ne revient plus consulter. Inconvénient : durée globale du traitement augmentée. La justification plus récente de cette méthode tient encore dans le mécanisme de formation de la gencive attachée. chute prématurée de la deuxième molaire temporaire maxillaire. — dispositifs utilisables : appareillages amovibles mécaniques ou dispositifs fixes simplifiés. ce qui présente les inconvénients décrits ci-dessus . Tombée quelque peu en disgrâce après les constatations de Bjôrk sur les modifications du type facial. la période pubertaire étant psychologiquement défavorable à la bonne marche d'un traitement d'orthodontie. B. en denture adulte. Inconvénients : pour le profane et pour les parents. Contrôle post-thérapeutique Un traitement d'orthodontie ne peut être considéré comme terminé. — pratiquer éventuellement un meulage des faces distales des deuxièmes molaires temporaires pour favoriser la migration mésiale des premières molaires adultes. par ailleurs. 148). De nombreux praticiens préfèrent entreprendre le traitement de la D. c'est dire l'importance d'une bonne analyse du bilan orthodontique complet pour décider d'un tel procédé. avec supraclusion incisive. d'importance moyenne ou D. D.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Avantages : les germectomies précoces permettent une mise en place spontanée réellement satisfaisante des canines supérieures et inférieures. en cas de rotations sévères . LE TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : plus souvent. car il est illusoire de compter sur une correction spontanée de l'encombrement incisif si la D. provoquées par le pilotage. quel que soit le degré de dysharmonie. sur bagues. importante. D. supprime les traumas localisés . corrige la déviation des milieux. Il peut être souhaitable pendant un temps limité. CONCLUSION Un programme d'extraction pilotée entraîne. moyenne (8 à 10 mm de déficit d'espace) : — visite tous les trois mois et mesure de l'espace d'extraction . SURVEILLANCE. M. il est nécessaire de prévoir un dispositif multibagues ou multi-attaches dont les objectifs seront de paralléliser les axes des canines et des prémolaires. l'extraction de dents adultes . M. E. la qualité apparente des résultats ne justifie pas le traitement orthodontique en technique fixe. la technique des extractions pilotées se justifie particulièrement si elle permet de débuter plus précocement la phase orthodontique et d'en diminuer sa durée. Elles favorisent également une évolution de ces dents dans la gencive kératinisée. dès la suppression des canines temporaires. le . de corriger précocement des malpositions incisives importantes ou une déviation d'un milieu incisif. en denture adulte : environ 5 % seulement des cas de pilotage présentent des résultats occlusaux satisfaisants qui ne justifient pas nécessairement un traitement d'orthodontie ultérieur. b) Avec contention provisoire : — indications : D. D. qu'après mise en place fonctionnelle de toutes les dents adultes. D. — dispositif utilisable : technique fixe multiattaches ou multibagues indispensable (p. éventuellement. 47 avant 35 et 45 . F. M. M. LAIRES : APRÈS SUPPRESSION DES PRÉMO- 181 a) Sans traitement immédiat : D. d'obtenir une fonction occlusale satisfaisante et un profil cutané harmonieux. Une appréciation réaliste du problème limite cet objectif aux dents de 12 ans. sauf en ce qui concerne les axes des dents inférieures. l'extraction précoce — ou mieux encore la germectomie des premières prémolaires permettant aux canines de faire leur éruption dans la gencive kératinisée à l'emplacement du site d'extraction : la germectomie évitant.

B. s'adaptant sur des tubes soudés au niveau des crochets d'Adams (fig. à insertion palatine + équiplan (Château) (stomion en situation haute) (fig. — élastique tendu entre des crochets situés entre fV et H_l ou 3 et 4. entraînant un glissement du fil ou de l'élastique vers la gencive. B. sauf aux repas . — dispositif fixe : attaches non torquées : — masque de Delaire (v. Conditions initiales : différencier une proalvéolie avec ou sans béance : — sans béance : la correction de la proalvéolie fera apparaître un certain degré de supraclusion incisive. Traitement des fonctions (particulièrement pour les cas avec béance) : — suppression des habitudes déformantes : — rééducation de la déglutition primaire : — myothérapie des lèvres (à l'aide d'un instrument à bec): — amélioration de la ventilation nasale. • Rétroalvéolie inférieure DISPOSITIFS : : a) Amovible : pare-choc (Bumper) (p. Cependant. 100). : 12 h par 24 h. ou d'une proalvéolie associée à une malocclusion de la classe II. car il est encore possible. F. on peut adjoindre un ressort de Schwartz disposé légèrement à distance des faces linguales des incisives sur lequel les dents pourront tourner (fig. la germectomie précoce est indiquée. E. 99a). la plaque base comporte des crochets mésiaux au niveau des canines. • Rétroalvéolie supérieure : cette anomalie est assez fréquemment associée à une endognathie ou endoalvéolie des secteurs latéraux : — « Quad' hélix » avec prolongements antérieurs (fig. Si la version vestibulaire est importante. la nécessité d'extraire des dents de sagesse doit être soigneusement évaluée. E. E. à environ 3 mm du bord libre. 101 « et b). B. B. cales qui éviteront ce désagrément. B. S'il existe des malpositions incisives légères. En fin de traitement. il est très souhaitable de contrôler l'évolution des dents de sagesse. p. 116c): — appareil amovible avec ressorts unitaires et surélévation (fig. LE TRAITEMENT DES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES TRAITEMENT DES PROALVËOLIES • Proalvéolie supérieure : traitement d'une proalvéolie supérieure en classe I. 145). E. 135). 3° F. à condition de retrouver des contacts incisifs normaux et un appui labial inférieur sur les bords libres supérieurs. b) Fixe : arc d'expansion antérieur comportant un torque corono-vestibulaire (Ricketts). tardivement. ÉLIMINATION DES FACTEURS LOCAUX : résection d'un frein de la langue court. 2° F. adaptée à la plaque. : il existe plusieurs variantes pour l'adaptation de la F. donc un traitement fixe est nécessaire . E. sur gouttière partielle. en fonction de la règle « action-réaction ». Traitement mécanique : DISPOSITIFS : appareil amovible + F. E. à l'aide de dispositifs orthodontiques simples. E. : TRAITEMENT DES RÉTROALVÉOLIES Principe : — rechercher l'étiologie fonctionnelle et estimer la position des incisives sur le plan de référence adopté : — différencier D. Contention de longue durée : environ un an. — Port : port de la plaque : jour et nuit. a) Les moyens d'action : — dispositif de Vienne (fig. E. B. . • Proalvéolie inférieure en classe 1 molaire : F. D. au repos. si le patient l'accepte. dans un but de protection d'incisives supérieures apparentes. — Durée d'action : entre 3 et 6 mois. M. p. — avec béance légère : le traitement à l'aide d'une plaque amovible est possible. persistant après abandon du suçage du pouce et du têtage de la langue. 98). et rétroalvéolie. 98). En cas de traitement conservateur. B. B. sur gouttière partielle (incisives non incorporées) avec dispositif de Vienne à la mandibule (fig. 148) la correction sera stable. la conservation de ces molaires compensant la perte des premières prémolaires pour le long terme (v. coller de fines cales de composite. b) La F. 102a).182 Traitement des anomalies orthodontiques 1° F. de favoriser l'évolution d'une dent de sagesse mésio-versée ou enclavée.

— pour mémoire : pique-langue fixé sur des bagues. provoquée par :es dispositifs. 75) que l'on dénomme béances squelettiques. plaque de Sved (fig. — rééducation de la déglutition. — suppression des habitudes déformantes [deuxième phalange du pouce . Durée de la correction : c'est un déplacement ifficile et dangereux à effectuer pour les apex ésorption radiculaire). Dispositifs utilisables : a) Dispositifs amovibles : les activateurs (cas de :lasse II avec supraclusion) : égression molaire. — arc de base reliant les molaires aux incisives. rétrocèdent sans traitement. V. 199). Au cours de la propulsion forcée. 126. Remarque : en denture mixte stable. p. Au maxillaire. 7 . d'origine fonctionnelle. si le guide incisif e permet. 139).Principes de traitement des anomalies orthodontiques TRAITEMENT DES FONCTIONS : 183 — rééducation. — psychothérapie douce anti-suce-pouce (v. 87). soit linguale-linguale. c'est i principe de la technique de Ricketts qui semble lus efficace (fig. ce qui augmente la D. — perle de Tucat (fig. Les conditions musculaires étant modifiées n fonction des changements dans les rapports agittaux des maxillaires. succion labiale inférieure). cette correction reste stable. TRAITEMENT DE LA SUPRACLUSION point d'appui pour le dispositif fixe d'ingression incisive. 122a) : — segments d'arcs latéraux de molaires à prémolires. souhaite lui-même abandonner ses habitudes. ce peut être un dispositif-rappel . et améliore la supralusion. soit vestibulaire-vestibulaire. 119). • Traitement mécanique : Appareillages passifs : — grille anti-langue : ce dispositif gêne l'élocution et n'empêche pas toujours le passage de la langue. Principe : un recouvrement incisif exagéré peut . Toutes les dents comportent des attaches. — rééducation de la ventilation nasale . Toutefois si l'enfant. si l'on attend la suppression de l'habitude déformante et la maturation . apparaît une béance au niveau des ecteurs latéraux et une correction artificielle de la upraclusion. Contention : gouttière de positionnement (G. soit par égression molaire. Dispositifs mécaniques actifs : — dispositif multi-attaches complet et traction intermaxillaire verticale antérieure. p. Les molaires et prémolaires s'égressent irogressivement pour retrouver des contacts fonctionlels. certaines béances antérieures légères. myothérapie labiale. ce qui constitue e procédé le plus stable. régression molaire est istable. • Traitement fonctionnel : — amélioration des parafonctions et suppression des habitudes déformantes. Nivellement t sourire gingival). après interrogatoire. Cependant. soit à l'aide d'arcs segmentés. soit par ingression incisive. 136) sur plaque amovible : exerciseur de la langue. La rééducation doit être préférée à ces dispositifs mécaniques passifs. les deuxièmes olaires temporaires peuvent être utilisées comme BASSIGNY T R A I T E M E N T DES D'ORIGINE BÉANCES ANTÉRIEURES FONCTIONNELLE Principe : la recherche de l'étiologie est essentielle dans l'établissement du plan de traitement d'une béance antérieure. Les forces appliquées doivent . p. 'ar tout autre dispositif. au niveau des incisives supérieures : dispositif formellement déconseillé par les pédo-psychiatres. b) Dispositifs fixes : seuls. 114c).re de faible intensité. la quantité 'ingression ne doit pas dépasser 1 mm par mois. et des béances antérieures qui constituent le signe d'accompagnement d'une anomalie basale sévère du sens vertical (fig. soit linguale supérieure et vestibulaire inférieure (fig. plan plat rétroincisif en résine avec bandeau vestibulaire près du bord libre. la correction de la supraclusion oit tenir compte du niveau du stomion par rapport ux bords libres des incisives (v. en denture mixte . d'origine fonctionnelle. instrument à une hanche (exemple : clarinette) . P. masticothérapie .). Il faut différencier des béances antérieures isolées. soit par /estibulo-version des incisives. les dispositifs multi)agues ou multi-attaches donnent la possibilité Vingresser les incisives et les canines et de niveler la :ourbe d'occlusion. En moyenne. 'est le principe du nivellement en technique Edge/ise (fig. v. La orrection peut se faire soit à l'aide d'arcs continus.tre corrigé.

— traitement des obstructions des voies aériennes supérieures. M. Objectifs du traitement : la correction de l'endoalvéolie et l'élimination des interférences occlusales suppriment la latéro-déviation. c) Amélioration des fonctions : — rééducation de la déglutition primaire. des cuspides vestibulaires des molaires temporaires inférieures et des cuspides linguaux des molaires temporaires supérieures. en I. en insistant sur la déglutition « arcades serrées ». et à l'aide d'un dispositif mécanique destiné à éviter la réingression des incisives. disjoncteur) (fig. enfin s'il existe des signes de ventilation buccale (v. rééducation de la ventilation nasale. C. sans latéro-déviation : Objectifs du traitement : — augmentation du diamètre transversal du maxillaire . après l'évolution des dents de 6 ans. et masticothérapie . le palais très étroit et les plans VL molaires subnormaux. si la linguoeelusion est bilatérale. 136. LE TRAITEMENT DES ANOMALIES DU SENS TRANSVERSAL Au maxillaire. . Séquences : — meulage préalable des sommets cuspidiens des canines temporaires . arcades serrées. La conduite du traitement : a) Elimination des interférences occlusales : meulage des canines temporaires non abrasées. — correction d'une linguoeelusion bilatérale . • Traitement de iendoalvéolie symétrique. 140) : — meulage des prématurités au niveau des dents temporaires. au niveau du secteur en linguocclusion. 86). • Traitement de Vendognathie symétrique. 109a. — La perle de Tucat : l'enfant fait tourner la perle d'avant en arrière. 103a). b) Traitement actif : dispositif mécanique : Quad' hélix (éventuellement. La disjonction rapide sera préférée à tout autre dispositif. Les deux arcades doivent être entièrement baguées. — disjonction (p. — amélioration de la ventilation nasale. à l'aide d'une rééducation. Ce dispositif très efficace est parfois assez mal accepté par le patient. en denture mixte stable ou en denture adolescente stable. La conduite du traitement : a) Le traitement actif : dispositif : le disjoncteur (fig. après disjonction. avec latéro-déviation : ce traitement doit être effectué le plus tôt possible. b) Contention : par appareillage amovible : de 6 mois à un an. p. • Contention : elle se fera.184 Traitement des anomalies orthodontiques FIG.

les traitements par expansion bimaxillaire ont fait office de traitement standard pour toutes les anomalies. transversaux (dits de « crisscross inverse ») et torque latéral. a) Dispositif mécanique : plaque amovible comportant une surélévation de faible hauteur. b) Trait de section asymétrique. Schulhofi. Il est nécessaire de rebaser fréquemment le volet latéral lingual que l'enfant a tendance à user. à l'aide d'une technique fixe . au niveau des canines inférieures : la largeur idéale intercanines mandibulaires serait de 26. Par souci d'objectivité. (fig. fig. Theuveny). Le débat est ouvert. p.). Il permet. que la supraclusion. C. 184). vérin ouvert et plan plat ou gouttière de positionnement (G. au niveau du secteur en normoclusion. Il existerait « une aire de tolérance ». Traitement de Vendoalvéolie asymétrique : Objectifs : corriger la linguocclusion unilatérale sans modifier les rapports transversaux du côté opposé. de classe II. I. recharger en résine le volet latéral. Durée du traitement : correction très lente. B. 137o et b). sur bagues. en denture adulte.) ont montré que la distance intercanine mandibulaire n'augmentait plus après 9 ou 10 ans (D. les relations de classe II et la supraclusion (v. après étude sur ordinateur. • Traitement de Vendoalvéolie mandihulaire avec incoordination d'arcades. M.5 mm. 183 et fig. — mastiquer préférentiellement du côté en normoclusion initiale (en I. 114rf). : . suppression du volet latéral au bout de 6 mois . il faut admettre que certains auteurs américains ont montré qu'un certain degré d'expansion molaire et prémolaire peut rester stable (de l'ordre de 4 à 5 mm) (Riedel. un volet latéral vestibulaire et lingual du côté en normoclusion et un vérin asymétrique (fig. P. sauf cas exceptionnels. I. Les cas stables après expansion se seraient probablement élargis spontanément en fonction de la croissance. L. LE PROBLÈME DE L'EXPANSION a b FIG. M. Une norme idéale. Certains résultats de traitement bien conduit restent troublants (v. 64a et b). p. Objectifs du traitement : corriger la linguocclusion des secteurs latéraux. En denture mixte : TRAITEMENT ACTIF : meulage des cuspides des dents temporaires du côté inversé (v. E. S. 137). CONTENTION : la plaque amovible sert également de plaque de contention après suppression de la surélévation et du volet vestibulaire. 199). Traitement actif : — en denture mixte : l'activateur est le dispositif de choix. en propulsant la mandibule. — en denture adulte : F. S. C. de supprimer les malocclusions latérales. C. a été proposée par Schulhof. • 185 b) Amélioration des fonctions : intervention O. M. T. 137. p. Château. . —a) Appareil amovible avec vérin médian. c) Amélioration des fonctions : — rééducation de la déglutition primaire (signe de Cauhépé-Fieux) après le traitement actif ou après la contention (celle-ci est particulièrement conseillée dans le traitement d'une telle anomalie. entre 6 mois et un an. A. ou plaque amovible avec vérin médian et volet lingual du côté normal en I. p. particulièrement pour les faces courtes. R. C'est pourquoi. 157). Pendant fort longtemps. Il ne restera à traiter.Principes de traitement des anomalies orthodontiques v. En denture adulte : dispositif : multi-attaches et T. l'expansion au niveau des canines inférieures se solde par une récidive. Les travaux de Moorrees (U. Contention : plaque amovible inférieure et plaque maxillaire avec rampes de Schwartz. Insister sur l'importance d'une déglutition arcades serrées) . effectuer un nouveau contrôle des prématurités sur les dents temporaires. latérales croisées (accrochage vestibulaire inférieure et linguale supérieure) (v. Une technique fixe est indispensable. pour la correction d'une endoalvéolie maxillaire asymétrique : surélévation et volets lingual et vestibulaire. — incidents : un certain degré de latéro-déviation persiste après correction des rapports transversaux en R. T. Contention : dispositif : plaque amovible avec vérin médian et volet latéral du côté en normoclusion initialement : — durée : 6 mois à un an . pour déviation de la cloison nasale.) (v. . M. I. + 3 mm). M.

D. Le degré de gravité de l'anomalie (apprécié l'aide du bilan orthodontique complet). B. sur bague) . au cours de la croissance). D. 53b) contre-indique le recul molaire. une distance intercanine inférieure à 26. le choix des dispositifs. en fin de traitement. à Tous les cas montrant. P. — soit pour reporter le traitement après le pic de croissance (stades MP3U ou Rad U . p. 34b) constitue une contre-indication pour tous les dispositifs augmentant la dimension verticale : activateurs. forces extrabuccales cervicales et tractions intermaxillaires. on observera 40 % de récidive au niveau des canines et des prémolaires. Si la distance intercanine est supérieure à 28 mm. 177. . b) Au maxillaire : — hauteur postérieure : . d'après cet auteur. par ailleurs. signes quantitatifs : estimation de Ricketts (v. tout au plus. : Toute modification du sens antéro-postérieur entraînera des conséquences sur le sens vertical. En conclusion. sur gouttière) . — lorsque l'extraction des premières prémolaires supérieures est prévue et qu'il existe un décalage A. N. important. — d'autres appareillages doivent être appliqués au moment de l'évolution des prémolaires supérieures (F. B. tant de traitements inadaptés ont été commis et sont encore commis au nom de l'élargissement des arcades qu'il ne semble pas souhaitable.•<>r 186 Traitement des anomalies\orthodontiques Les formes maxillaires : a) A la mandibule : une forme mandibulaire présentant des signes de croissance à rotation postérieure (fig. évoqué par une superposition des germes molaires non évolués et une disto-version importante de ces germes (v. M. de prendre en compte cette possibilité. • L'âge dentaire (estimation sur les radios panoramiques) : — certains dispositifs doivent être placés en période de denture mixte stable (exemple : F. la corticale sinusale jouant le rôle d'un centre de rotation : — longueur postérieure maxillaire : .5 mm ne présenteront pas de récidive après expansion. — position relative des incisives supérieures par rapport aux lèvres (risque ou non de fracture à la suite d'un traumatisme) . dans l'état actuel des connaissances. type 2) peut représenter une contre-indication au recul molaire. Ces constatations seront primordiales dans les différentes alternatives de traitement et orienteront. p. un sinus maxillaire procident constitue un obstacle pour une translation distale des molaires. 13) : — soit pour profiter du taux maximum de croissance précédant le pic pubertaire (stade MP3) . E. . E. . d'où un pronostic favorable. à l'aide de forces extrabuccales. En fonction des éléments liés à l'anomalie proprement dite (examen clinique et téléradiographies) : a) Informations données par l'examen clinique : — préjudice esthétique . mais surtout pas au niveau antérieur. — importance de la convexité cutanée . Le type de croissance (estimation sur les téléradiographies de profil) : une direction générale de croissance plutôt horizontale (face courte et rotation antérieure mandibulaire) s'accorde avec l'objectif du traitement. permettre de gagner quelques millimètres au niveau des prémolaires et des molaires. Schulhof note que la récidive de l'encombrement incisif est aussi importante avec ou sans extraction. B. une hauteur très réduite (face courte. MALOCCLUSIONS DIVISION 1 CLASSE Les facteurs influant le choix thérapeutique. fig. signes qualitatifs : un encombrement postérieur. DU LE LE T R A I T E M E N T DES A N O M A L I E S SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR TRAITEMENT DE LA DES II. 18) : traitement avec extractions unimaxillaires par exemple. Une direction de croissance verticale (face longue + + et rotation postérieure) provoque des effets opposés aux objectifs du traitement (le menton s'abaisse et recule par rapport au profil. il peut être nécessaire de situer le patient sur sa courbe de croissance (fig. postérieur). • La croissance : Le stade de croissance (estimation sur une radiographie des deux mains) : au stade pré-pubertaire. Elle peut. v. il est indispensable d'attendre la mise en place fonctionnelle des deuxièmes molaires supérieures avant de pratiquer des extractions.

par des procédés orthopédiques . 80 % du succès du traitement des cas de la classe II.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — forme des lèvres : fines. rapide et stable. l'extraction de 4 prémolaires ne pourra permettre que la correction de la D. après correction du décalage antéropostérieur. • La motivation au traitement : le traitement d'un cas de classe II. b) Informations données par les téléradiographies : — type facial et type de croissance mandibulaire . son volume et sa fonction . b) Cas de classe II. c) Anomalies alvéolaires antérieures : un décalage sagittal des maxillaires se présente rarement isolément. fig. pendant un temps transitoire. cette décision implique qu'il faudra mener le traitement jusqu'à son terme. Après correction précoce des relations de classe II. et d'anomalies alvéolaires du sens vertical — supra ou infraclusion — qui compliquent le traitement (la supraclusion fait obstacle au recul incisif par exemple). 188). division 1.). etc. d'un activateur. M. soit en même temps que le recul de la partie basse du maxillaire. E. — si le plan de traitement prévoit des extractions. p. — importance du décalage des bases osseuses . une correction précoce. qui implique. en denture adulte. Cette endoalvéolie peut être facilement corrigée. importante. on peut voir apparaître une linguocclusion des secteurs latéraux (ou une latéro-déviation). d'un décalage des bases osseuses. un traitement ultérieur complémentaire. I. on peut s'attendre. Mais le report tardif du traitement comporte l'inconvénient d'attendre un âge proche de la puberté et de ses incertitudes et fait courir le risque de fractures incisives. etc. — une coopération excessive et mal contrôlée. nécessite plus qu'aucun autre. prévisible. . division 1. D. sous peine de graves déséquilibres occlusaux . — position des incisives supérieures par rapport au plan facial cutané . c) D. D. à une mandibule trop en arrière ou à une combinaison des deux (angle facial et mesure Pog -* Na vertical).. convexité squelettique . division 1. B. permettant. il est indispensable d'estimer le degré de coopération escompté et de mettre en balance la nécessité d'un traitement précoce. inclusion des deuxièmes molaires et des troisièmes molaires) . m L'état des dents : des dents délabrées ou hypoplasiées au maxillaire incitent aux extractions. 60a et b). le choix du moment et des moyens du traitement sera fonction de la motivation : — la participation au traitement peut se révéler fréquemment excellente chez de jeunes enfants (de 8 à 11 ans). — la ventilation (cas de classe II. épaisses. — estimer si la malocclusion de classe II est due à un maxillaire trop en avant. Au cours de l'examen clinique. D. • Les facteurs fonctionnels et les parafonctions (appréciés au cours de l'examen clinique et sur les téléradiographies) : — les habitudes déformantes : faut-il différer le traitement ? 187 — la situation de la langue. de ce fait. à une bonne participation au traitement. division 1 + endoalvéolie maxillaire : un décalage important des bases osseuses peut être associé à une endoalvéolie maxillaire (forme en V de l'arcade supérieure) sans perturbation de l'occlusion transversale. — le degré de coopération peut enfin déterminer le choix des dents à extraire (premières prémolaires ou deuxièmes molaires maxillaires par exemple (\. D. — si l'insertion sociale est perturbée par le retentissement esthétique de l'anomalie. M. M. division 1 + D. des T. B. associée à une D.. En fonction des anomalies associées : a) Cas de classe II. Cette attitude favorable disparaîtra dès que le préjudice facial aura été amélioré (sujet sensible aux agressions extérieures et incapable de poursuivre un effort de longue durée) . division 1. importance du décalage des arcades. division 1 + béance antérieure) : recherche des signes de ventilation buccale ou semi-buccale (v. Il s'accompagne d'anomalies alvéolaires antérieures : proalvéolie supérieure et/ou rétroalvéolie inférieure dues aux parafonctions. . E. M. M. peut conduire à une correction exagérée des rapports molaires et aux conséquences iatrogènes qu'elle entraîne (encombrement postérieur. une bonne coopération dans le port des dispositifs. rééducations diverses. pour obtenir le résultat attendu (port régulier de la F. tient au port de la F. tout ceci en fonction du choix des dispositifs. ou bien plus commodément. Ce facteur aggravant peut nécessiter des procédures particulières d'extraction et de traitement (traitement précoce ou extractions multiples). • : dans un cas de forte classe II. En dernier ressort. — position des incisives inférieures par rapport au plan dentaire A-Pogonion . la plupart du temps.

124). d'une finition en technique fixe complète. La plupart des cas de classe II. sur gouttière suivie par le port d'une F. B. E. tendance concave. Classe I Solution 3 : extraction de 4 prémolaires (D. pas d'encombrement mandibulaire.. E. O. il est quelquefois possible. face courte. Classe I Classe I Classe II Classe I Classe II . de corriger. patient peu motivé au port de la F. E. dans un troisième temps. E. Une enquête dans la lignée familiale permettra d'éliminer les risques d'agénésie de dents de sagesse supérieures si le germe n'est pas visible. E. B. sur bagues et. M. se caractérisent par un développement vertical dento-alvéolaire mandibulaire postérieur (augmentation de la D. b) Correction orthodontique du décalage des arcades (F. M. — association des deux méthodes : activateur avec dispositif pour le port d'une F. c) Finition en technique fixe. Classe I Molaires Classe II 6|6 Classe I —:— 6 16 et { ' 8|8 1 Classe 1 —r7|7 Classe I 7|7 6|6 Solution 2 : extraction des deuxièmes molaires supérieures (germes des 18 et 28 haut situés) (forte coopération indispensable). corrigées sans extraction. — Un traitement précoce sans extraction peut devenir un traitement tardif avec extraction. L'appréciation du poids respectif des facteurs précités impliquera des choix thérapeutiques divergents dans le temps et dans les méthodes. B. I.). sur gouttière antérieure et latérale. D. E. Les résultats d'une première séquence thérapeutique précoce doivent être fréquemment complétés par les effets d'une autre technique. le décalage des arcades. pas de supraclusion. B. . sur bagues et T. M. de classe 11). de préférence après le pic de croissance. Les techniques et les dispositifs utilisables : a) Dispositifs orthopédiques (correction du décalage des bases osseuses) : — F. la première séquence n'étant destinée qu'à protéger les incisives supérieures. Exemples : F.). dans un premier temps. — activateur ou propulseur (application précoce ou au moment du pic de croissance) . B. Les traitements avec extractions : objectifs occlusaux : canines en classe I et molaires en classe I ou en classe II thérapeutique (p. ou R. D./ou cas de classe II. EN FIN DE TRAITEMENT CHOIX DES DENTS A EXTRAIRE Canines Solution 1 : extraction de 2 prémolaires supérieures (cas sans D. Aspect de prognathie supérieure (point A en avant de Na vertical + +). Solution 4 : extraction tardive des premières molaires supérieures (extraction après mise en place des 17 et 27). a) Traitement précoce : extraction précoce des premières molaires supérieures (au tout premier stade de l'apparition des germes de dents de sagesse supérieures) suivie d'un recul en masse de la partie RELATIONS A. M. B.. convexité importante. E. à l'aide d'une F.188 Traitement des anomalies orthodontiques Les alternatives thérapeutiques basse antérieure et moyenne du maxillaire. b) Traitement tardif : les différentes solutions et leurs conséquences occlusales (voir tableau) : Cas particuliers : — Si la malocclusion de la classe II est associée à une D. puis de pratiquer des extractions pilotées (en maintenant les secteurs postérieurs maxillaires en relations de classe I) en débutant par la mandibule. Solution 5 : extraction de 12 et 22 (microdontie/ou agénésie). a) Correction orthopédique précoce du décalage des bases osseuses. P. V. • Comment traiter ? Les traitements sans extractions : objectifs occlusaux : rapports de classe I molaire et classe I canine. en fonction des risques de fractures incisives. sur gouttière (ou sur plaque) . Indications : décalage antéro-postérieur + +. divivision 1 biproalvéolie). B. P. D. division 1.

— débuter précocement le traitement à l'aide d'un dispositif orthopédique. de classe II (fig. — arc facial + F. 122 a) . le plus souvent. biprotrusion. I. 138). suivi ultérieurement d'un dispositif orthodontique. dispositif amovible porté le soir et la nuit (F. à localisation postérieure. D. c) Dispositif multi-attaches ou multibagues : indispensable pour une bonne finition occlusale et dans tous les cas comportant des extractions. b) Dispositifs orthodontiques (correction du décalage des arcades) : — F.045 et T. — dans tous les cas. B. agénésies. — avantages psychologiques : . 114a) . division 1. — il n'est pas toujours possible d'obtenir une correction totale du décalage antéro-postérieur précocement.. E. 149) .) . M. pas de D. etc.Principes de traitement des anomalies orthodontiques 189 Fie.. la correction précoce d'un cas de classe II.D. E. a) Objectifs : — corriger totalement le décalage antéro-postérieur. CHABRE).. sur bague . rotation postérieure : — anomalies associées : D. . B. M. Traitement tardif en denture adulte (la plupart du temps avec extraction. — Le « système 3 Arcs » de J. activateur. B. — arc maxillaire rond diamètre . dans le tiers des cas (fig. coopération maximum entre 9 et 12 ans . branches hautes. M. — T. sur bague appliquée sur les premières molaires supérieures (p. Philippe (fig. D. M. 138. E. — Facteurs qui incitent à traiter précocement : — face courte. tend à être relativement stable . c) Inconvénients : — augmentation de la durée globale du traitement . E. par exemple F. la nuit (photo et réalisation CL. la coordination des arcades étant réalisée dans un dernier temps à l'aide d'un dispositif fixe . 93). . — implique. — procédure thérapeutique permettant un pourcentage d'extractions bien moindre. D. — « Système 3 arcs » de J. B. avant ou après le pici facteurs qui incitent à un traitement tardif : — cas de classe II. . — pare-choc : pour la correction d'une rétroalvéolie inférieure ou la conservation de l'espace de dérive mésiale. I. efface le retentissement comportemental d'avoir les « dents en avant » avec le sentiment de fragilité qu'il entraîne . — protéger des incisives supérieures apparentes qui risquent de se fracturer. peu de supraclusion (traitement sans extraction) . — réduire la gravité des relations de classe II avant de pratiquer des extractions en denture adulte. b) Avantages : — supprime le risque de fractures incisives . . une deuxième étape en denture adulte . • Quand traiter ? Traitement précoce ? Traitement tardif ? Traitement en une ou deux séquences ? Traitement précoce. M. fig. Philippe : — arc de base de Ricketts (v. de classe II le jour. : supraclusion importante. division 1.

I. . de classe II (profil concave) . I. — activateur (ou propulseur) : indications : pas de D. a) Traitement orthopédique (différencier prognathie et rétrognathie) : — l'activateur ou le propulseur sont encore possibles et souhaitables à ce stade. : Nécessité d'un traitement de finition en denture adulte. I. — association des deux dispositifs : F. — F. il s'agit de l'époque de choix . B. de classe II). M. E. B. se situe au moment de l'adolescence avec tous les inconvénients que cette période comporte . M. TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : Un traitement tardif pourra faire suite à un traitement précoce. destinée à éviter la disto-version des premières molaires. le déplacement distal des secteurs latéraux ayant tendance à accentuer plus ou moins la D. sur bague. de classe II) si le profil est plutôt concave (fig. N.. — protéger des incisives supérieures apparentes. M. — éviter autant que possible les extractions : objectifs occlusaux classe 1 molaire et canine. V . postérieure). B. de classe II et F. E.190 Traitement des anomalies orthodontiques — pare-choc (Bumper) : s'il existe une linguoversion des incisives inférieures. dans l'état actuel des techniques. à ce stade ou F. face courte. — « système 3 arcs » de J. — T. D. E. Ils sont donc contreindiqués en cas d'incisives versées avant traitement. en fonction : — d'une coopération insuffisante pour le port d'une F. E. dispositif multi-attaches complet. sur bague . b) Traitement orthodontique : au cours de la phase de constitution de la denture adolescente : — F. comportant bagues ou attaches sur les incisives et 4 bagues molaires. TRAITEMENT ORTHOPÉDIQUE (profil convexe) : — F. En denture mixte stable (période de choix). On peut adjoindre au dispositif les deuxièmes molaires temporaires (bagues) (T. V. — multibague simplifié. OBJECTIFS : a) Dispositifs fixes : — « système 3 arcs » de J. relations de classe II symétrique. . : direction de croissance dans le sens du traitement. TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : — diminuer la convexité cutanée et éviter de rendre le profil trop plat. B. 1. — tenter d'augmenter autant que faire se peut la D. Les séquences de traitement selon l'âge. — « système 3 arcs » de J. . et se soldant par un échec du déplacement distal des molaires ou un échec de la propulsion mandibulaire. E. Philippe. implique le plus souvent des extractions . on achèvera la correction des rapports de classe II. M. M. occulte les possibilités de correction orthopédiques. M. E. En denture temporaire : aucun traitement d'orthodontie n'est possible à ce stade. — d'une correction du décalage n'ayant pas donné les résultats escomptés. B. b) Dispositifs auxiliaires : T. après correction du décalage. B. sans D. Ce dispositif doit être appliqué de 6 à 12 mois au maximum . B. au niveau des premières molaires maxillaires (pas de D. E. B. OBJECTIFS : — F. Le traitement d'un cas de classe II. sur activateur ou 3 pièces de Château . D. E. sauf cas exceptionnel. instituée d'emblée . — après recul molaire. 138). sur gouttière pour corriger le décalage antéro-postérieur et linguo-verser des incisives supérieures apparentes. si le traitement orthopédique est insuffisant. OBJECTIF : reculer les premières molaires plus distalement que la classe I occlusale (tendance à la classe III). sur gouttière ou sur plaque (bien avant l'évolution des deuxièmes molaires). avec branches hautes. En denture adulte AVANT LE PIC DE CROISSANCE : — corriger ou améliorer le décalage des bases osseuses . Philippe (avec T. D. Le traitement fixe est indispensable. cervicale. Ces deux dispositifs provoquent une vestibuloversion des incisives inférieures. Intérêt : recul des secteurs latéraux dans leur ensemble. Philippe. rétrognathie inférieure . B. M. b) Inconvénients : risque de fractures incisives . division 1. si les lèvres sont fines et le menton marqués dans la lignée familiale . Pour certains. Au moment de l'évolution des prémolaires maxillaires. a) Avantages : la durée globale du traitement est réduite et il est plus facile de faire une prévision de durée si le plan de traitement comporte des extractions.

amélioration de la ventilation nasale. propulseur.Principes de traitement des anomalies orthodontiques A peu près tous les dispositifs sont efficaces en fonction de la direction de croissance. qui aurait pu faire conseiller une ostéotomie du maxillaire . En denture temporaire : aucun traitement à ce stade. Elles seront prévues. I. une technique multiattaches est indispensable. face longue : direction de croissance dans le sens opposé au traitement. APRÈS LE PIC DE CROISSANCE : on doit systématique- 191 la vestibulo-version des premières molaires. de classe II. . B. division 1. — extraction précoce des premières molaires supérieures (germes des deuxièmes molaires haut situés) et recul par F. E. associée) ou 4 (v. si nécessaire. B. E. E. l'avulsion étant pratiquée. longtemps après le pic de croissance. si possible. 3 (D. D. En cas d'extractions au seul maxillaire — en fonction d'un profil plutôt rectiligne — et s'il existe un léger encombrement à la mandibule (pas + de 2 mm) on pourra. • Le traitement d'un cas de classe II. CAS D'EXTRACTIONS MULTIPLES : 16 et 26 . 165). Il faut donc éviter l'acharnement thérapeutique et admettre qu'il peut être nécessaire d'extraire des dents pour mener à bien le traitement. B. SOLUTION 1 : cas de rotation postérieure peu marquée. rééducation de la fonction linguale (déglutition arcades serrées). B. p. Conclusion : le traitement des cas de classe II. 188 : tableau). : Il n'est pas toujours possible.M. d'obtenir des rapports molaires satisfaisant en classe I. Solutions 1 . Choix des dents à extraire (v. division 1. Par ailleurs. SOLUTION 3 : extraction de 4 prémolaires : soit les premières prémolaires supérieures et inférieures. pratiquer une usure des faces proximales des incisives inférieures (v. qui peut s'observer avec des tractions hautes: v. N. soit les premières prémolaires supérieures et les deuxièmes prémolaires inférieures. génératrices d'obstruction pharyngée . mais contre-indication chirurgicale ou refus de l'intervention . b) Passive : arc lingual collé à la mandibule. ment envisager des extractions. alimentation solide . p. • La contention. très exceptionnel. M. p. si possible. En denture adulte : — proscrire absolument activateur. M. que l'on peut compenser dès cet âge. SOLUTION 4 : pas de D. sur gouttière : si la rotation postérieure est moyenne et 'les incisives apparentes : gouttière totale ou gouttière partielle. 153). p. — alimentation au sein et sevrage progressif. En cas d'échec. Amélioration des fonctions : motivation à l'abandon des habitudes déformantes. 141). D. B. : 18 et 28 présentes. p. — cas de classe II sévère et forte D.D. propulseur. F. pour favoriser le mésialage des molaires inférieures (v. 188 pour les conséquences occlusales). sans D. PRÉVENTION : EXTRACTION DE 4 DENTS DE SIX ANS (cas très diver- gent et face longue) exceptionnel. En denture mixte stable : — F. M. M. P. cervicale . une place importante accordée au traitement des troubles fonctionnels et des procédures comportant des extractions de dents permanentes. sur gouttière (v. masticothérapie. a) Active : — gouttière de positionnement (G.l : — plaque amovible avec F. Ces traitements posent des difficultés thérapeutiques particulières en fonction d'un type de croissance défavorable et de fonctions fréquemment atypiques. liées à une durée de traitement excessive. B. E. Au moment de l'évolution des prémolaires : F. cervicale : — éviter T. M. traction moyenne-haute couplée avec un arc transpalatin (ce dispositif auxiliaire permettant d'éviter 34 et 44. E. 14 et 24 . Indications : — décalage de classe II de plus d'une largeur de P. 133). comporte des séquences précoces moins fréquentes. p. — traitement des manifestations allergiques. en cas de béance antérieure fonctionnelle ou de proalvéolie supérieure : — proscrire absolument activateur. face longue. après la fin du taux maximum de croissance . 2. E. le plan de traitement comportera des extractions. D. — utilisation des petits moyens pour atténuer les effets du suçage du pouce. D'une façon pratiquement systématique. d'une façon habituelle. B. le traitement fixe est indispensable. mieux vaut interrompre toute thérapeutique et ne débuter la séquence avec extraction qu'après mise en place fonctionnelle des dents permanentes. sauf s'il existe une latérodéviation associée. F. à ce stade. il faut redouter les difficultés psychologiques.

ou . La supraclusion est fréquemment si accentuée qu'il n'est pas possible. Remarque : pour les tenants de la technique Edgewise. 1. M. 183) et denture mixte stable ou au stade de la denture adulte jeune : ingresser les incisives supérieures en premier. Pendant un temps transitoire. p. Pour Ricketts. 161). les extractions. arc palatin à distance des faces linguales des prémolaires et traction élastique sur les faces linguales. B. activateur (classe II marquée) (v. après correction de la linguoversion des incisives .Traitement d'une vestibulocclusion exagérée des secteurs latéraux maxillaires : . — Extraction pour la correction des anomalies maxillaires : 4 5 7 — ou . 114c/) : . . ce qui entraîne un profil trop concave et disgracieux.192 Traitement des anomalies orthodontiques coller des attaches ou de placer des bagues sur les incisives inférieures. — Traitement de la supraclusion (v. b) Squelettiques : ne pas reculer le point A. donc de déplacer les apex. traitement de la rétroalvéolie inférieure : parechoc. V. D. . les extractions seront prévues longtemps après le pic de croissance. traitement avec extraction. améliorer un sourire gingival. de Le choix des extractions : si la correction du décalage antéro-postérieur reste insuffisante ou bien en cas de D. la technique fixe est indispensable (traitement du ressort du spécialiste). — Correction du décalage antéro-postérieur : . peu portée. 146). traction intermaxillaire de type « criss-cross » inverse (fig. — Traitement du sourire gingival : on pourra être amené à conserver la courbe d'occlusion inférieure. par la correction de la supraclusion supérieure. ce qui évitera. sans D. D. à la mandibule : . si cela s'avère possible. .selon le degré de coopération du patient 8 8 8 (forme 1) et la D. sur lesquelles l'arc d'ingression sera ligaturé (exemple : arc de base de Ricketts) ou coller sur les faces linguales. Il faudra éviter l'acharnement thérapeutique qui. TRAITEMENT SANS EXTRACTION : Les dispositifs utilisables : en fonction de la nécessité de corriger les axes incisifs et la supraclusion. LES TRAITEMENTS AVEC EXTRACTION : LE T R A I T E M E N T DES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE I I . dans un premier temps. F. 185). ces dents étant initialement plus basses que le plan d'occlusion. associée. D. 18). — placer correctement le bord libre des incisives supérieures par rapport aux lèvres . D. en cas de D. ce dispositif permettant également le rattrapage du décalage transversal (v. D I V I S I O N 2 • Objectifs de traitement : a) Esthétiques : ne pas modifier un profil rectiligne ou concave. une récidive de la supraclusion . s'il n'existe pas de signe d'encombrement postérieur. — Extraction pour la correction de l'encombrement incisif associé. traitement avec extraction unimaxillaire après ou en fin de croissance . p. avec appui antérieur (avec barrettes de Whitman et traction haute. v. Principe : on cherchera à éviter les extractions. B. p. lorsque les interférences incisives sont corrigées. p. division 2 = ne pas extraire » entraîne une durée de traitement excessive ou un échec du recul molaire. p. si possible. on observe bien souvent un repositionnement de la mandibule en avant. augmenter. seule . traction basse. les 3/4 de ces cas nécessitent des extractions. en fonction du critère précédent « classe II. On débutera le traitement. ou tout au moins ne pas diminuer la D. D. • Les alternatives thérapeutiques : elles dépendront des formes cliniques et des anomalies associées. en principe. I. M. c) Ocdusaux : — placer les apex des incisives supérieures en position linguale et fermer Taxe interincisif. si l'on souhaite ne pas reculer le point A + T. — éviter une vestibulo-version des incisives inférieures si la tonicité labiale est augmentée . on pourra également placer de très fines cales de composite au niveau des incisives inférieures. — forme 3 : éviter. — assurer un guide incisif satisfaisant en fonction de la pente incisive. associée . ce qui est loin d'être toujours vérifié . M. de classe IL En cas de profil très concave : T. pendant la croissance (v. M. postérieure. M. E. — forme 2 : traitement sans extraction. en utilisant une F. dans les cas en cours de croissance. activateur. si la pente incisive le permet et à n'ingresser que le secteur incisif supérieur. Comment traiter ? Selon les formes cliniques : — forme 1 : traitement sans extraction. à partir de cet arc (versions linguales) : . E.

M. 139). • Séquences de traitement. Pour la correction de la supraclusion. division 2 caractéristique. b) Tardivement : retrouver des rapports de classe I canine et de classe I ou de classe III molaire thérapeutique. b) En denture mixte. à l'aide d'une plaque amovible au maxillaire. soit dans le sens d'un blocage de la croissance condylienne ou d'un léger recul. I. Philippe propose de prévenir l'apparition de la supraclusion incisive visible dès 4 à 5 ans. • Lu contention : la contention idéale est constituée par la gouttière de positionnement (« toothpositioner »). il sera nécessaire d'avancer les incisives inférieures et/ou la mandibule. selon Vâge de lu première visite : a) En denture temporaire : si l'un des ascendants présente une classe II. 139. les rapports des maxillaires. Les objectifs de traitement des cas de classe III a) Précocement : — obtenir un surplomb positif et un recouvrement incisif suffisant. pour permettre une liberté de l'occlusion dans les mouvements de latéralité. c) En denture adulte : — avant le pic : idem .(forme 1). — La plaque de Sved. pour permettre un guide antérieur satisfaisant et supprimer le proglissement . Elle consistera à transformer par des moyens orthodontiques une classe II.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — (forme 3) : profil très concave et supraclusion 5 4 accentuée ou . de baguer ou de coller des tubes sur les 37 et 47. d) Chez l'adulte : la solution orthodontico-chirurgicale est parfois nécessaire. Dans certains cas. destinés à maintenir l'ingression à l'aide d'un élastique situé au niveau du bord libre. postérieure . division 1. 122a) -> (ingression des incisives) . attaches collées sur les incisives + arc de base (fig. J. il sera absolument nécessaire. traction basse ou/et T. l'ostéotomie segmentaire à la mandibule peut s'avérer suffisante. Ce dispositif évite régression exagérée des incisives supérieures. p. comportant un prolongement situé sur la crête antérieure. des rapports incisifs satisfaisants. et à prévoir une ostéotomie segmentaire au maxillaire ou/et à la mandibule (v. E. -+ recul molaire -> pas de D. Quand traiter ? — Traitement sans extraction : denture mixte ou denture adolescente. dès la chute des incisives centrales temporaires. — Traitement avec extraction : denture adulte jeune en cours de constitution. et de pratiquer un meulage des canines temporaires. LE T R A I T E M E N T DES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE I I I 193 Autres dispositifs : a) Plaque avec élastique comportant de fines cales sur les incisives supérieures. en denture permanente. M. b) Plaque de Sved (fig. — modifier. . Ultérieurement. FIG. D. B. par des moyens orthopédiques. 169). division 2 en classe II. — pare-choc inférieur -> vestibulo-version des incisives inférieures. — après le pic : extraction uni ou bimaxillaire. soit dans le sens d'une avancée de la partie basse du maxillaire. en denture temporaire . la supraclusion peut être corrigée à ce stade : — F. distal de la partie haute dentoalvéolaire de la mandibule. • Le choix thérapeutique : a) Traitement orthopédique : — traitement orthopédique très précoce. — multibague simplifiée : bagues sur les deuxièmes molaires temporaires stables et tubes collés sur les premières molaires. améliorer le profil facial. Les alternatives thérapeutiques.

Les traitements avec extraction . Angle plan bispinal. — masque de Delaire. plan mandibulaire 3. au cours de la croissance . à tout âge. la croissance mandibulaire s'arrête en même temps que la croissance staturale. En effet. — facteurs dentaires : surplomb négatif avec contacts incisifs — diastèmes entre les incisives et les canines inférieures — linguo-version des incisives supérieures (rétroalvéolie supérieure) et/ou vestibuloversion des incisives inférieures . et au risque de récidive propre à cette anomalie. fig.194 Traitement des anomalies orthodontiques mixte. c) Comparaison des mesures favorables ou défavorables. particulièrement à la période pubertaire. • Facteurs influant la décision dans le sens d'une intervention ou chirurgicale : a) Facteurs favorables ou orthodontique) : (indication thérapeutique. — facteurs héréditaires : hérédité familiale très prononcée. avec extraction de dents permanentes. — facteurs occlusaux : coïncidence entre relation centrée et intercuspidie maximale et surplomb négatif sans contacts incisifs — supraclusion incisive accentuée ou béance accentuée . 70) . (fig. et 17 ans pour les filles. La difficulté du choix thérapeutique tient à la difficulté de prédire la quantité de croissance mandibulaire. de 3 à 6 ans. 112 et p. Angle plan bispinal. 106. sur téléradiographies de profil. avec les incisives en bout à bout en R. — facteurs fonctionnels : macroglossie importante . augmentée . orthodontique orthopédique ± 0" < 20° + parallèle > 30° divergent — facteurs occlusaux : proglissement accentué. Angle A N B 2. V. — facteurs squelettiques : face longue — prognathie vraie de type 1 ou 2 . — recouvrement incisif moyen. plan Francfort • Comment traiter ? Défavorable > 0° — traitement orthopédique. c'est-à-dire deux ans en moyenne après la cessation de toute croissance maxillaire. c) Traitement chirurgical avec ou sans traitement orthodontique préalable. à titre indicatif : Favorable 1. en denture b) Traitement orthodontique de compensation. prognathie et brachygnathie associées . soit 19 ans p o u r les garçons. brachygnathie associée à une endognathie maxillaire et D. b) Facteurs défavorables orthodontique) : (indication chirurgico- Les traitements sans extraction : 1" LES DISPOSITIFS ORTHOPÉDIQUES : — fronde occipito-mentonnière. C.

au maxillaire. — prognathie légère. b) En denture mixte : brachygnathie maxillaire. B. E. éventuellement : — appareil fonctionnel destiné à redonner une position plus haute à la langue (exemple : Bionator de Balters. Les séquences de traitement selon l'âge. au maximum. M. de 6 classe III -. Ce dispositif peut être couplé avec un arc palatin maxillaire et des T. E.). • Quand traiter. Après correction. • Au cours de la phase de constitution de la denture adolescente : Prognathie mandibulaire moyenne avec normoou vestibulo-version des incisives inférieures et arcade maxillaire subnormale : — F. Célestin : La méthode Bionator de W. I. de classe III. — rééducation de la posture linguale (très difficile avec ces anomalies. maintenir le port de la F. • Prévention : chez le nourrisson : position de sommeil sur le dos . — disjoncteur pour endognathie maxillaire associée (fig. mais plutôt constitutionnelle) . Proglissement mandibulaire — prognathie légère : F. — cas sévère : masque de Delaire. placé. 196) .T. type 3). sur bagues 36 et 46 . E. — chirurgie du voile du palais. M. TRAITEMENT TARDIF. sur gouttière mandibulaire totale ou partielle. de 3 à 6 ans : traitement orthopédique précoce. précédé ou non d'une disjonction. de forme moyenne . en denture mixte . mandibulaire. M. M. E. à cet âge. Brachygnathie maxillaire : masque de Delaire. selon les anomalies ? TRAITEMENT PRÉCOCE : a) En denture temporaire : — proglissement mandibulaire . avant que la dimension verticale primitive ne soit rétablie. O. brachygnathie. et 10 ans) : (entre 8 — appareil amovible. Proglissement mandibulaire — prognathie légère : fronde occipito-mentonnière. — brachygnathie maxillaire. mimétisme de rétraction mandibulaire. — T. TRAITEMENT CHEZ L'ADULTE : orthodontique (v. après suppression de la surélévation. sur un dispositif multi-attaches. orthodontico-chirurgical. la correction de l'occlusion inversée n'est pas achevée. Indication : existence d'un léger espace entre le germe de la deuxième molaire et l'image de la première molaire évoluée. comme contention environ 1 an. Balters. sur bague 36 et 46. Brachygnathie : masque de Delaire. Indications : proglissement mandibulaire et prognathie très légère. m Traitement des causes fonctionnelles. 103/) . • En denture temporaire. 3 Brachygnathie : — cas simple : plaque amovible maxillaire avec surélévation. comportant une surélévation plus importante que l'espace libre et des ressorts palatins rétro-incisifs (fig. vérin médian et ressort rétro-incisif avec F. il est inutile de persévérer. Il peut se passer plusieurs mois.Bionator. meulage des canines temporaires. B. . avec des forces plus faibles. en denture adulte jeune : — proglissement mandibulaire . Prélat. édit. en cas de proglissement. diastèmes interincisifs supérieurs. . 98o). B. M. 103). ce qui permet également de remonter la langue . ou F. E. B. B. mandibulaire. I. Si au bout de 6 mois. associée ou non à une plaque amovible de surélévation. sur gouttière mandibulaire. la situation de la langue n'étant pas liée à un défaut de maturation.. — prognathie inférieure. — ablation d'amygdales hypertrophiques (rôle dans la protrusion linguale) . I. comportant un bandeau vestibulaire actif en cas de proalvéolie inférieure . — F. — résection éventuelle d'un frein de la langue trop court . (contre-indication : face longue). Indications : conservation de l'espace de dérive mésiale. O. tétine à plan incliné (Nuk) .B. 2° LES DISPOSITIFS ORTHODONTIQUES : 195 • En denture mixte stable : traitement orthopédique. équilibration précoce de l'occlusion. voir pour le mode d'action fig. p. E. de classe III appliquée à l'aide de dispositifs multibagues ou multi-attaches simplifiés (bagues sur les 4 premières molaires permanentes et sur les 4 incisives) . La surélévation peut être placée à la mandibule. sous anesthésie générale ou sur gouttière scellée. au maxillaire.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — F. Les élastiques de de classe III seront associés ou non à la F. type 3 de Balters (v.

127). donc prognathie légère et brachygnathie . Les moyens thérapeutiques doivent associer un . ce qui permet un étalement latéral de la langue . L. • Les alternatives thérapeutiques : — traitement orthodontique : il doit être conduit dans un esprit chirurgical . — rééducation de la ventilation nasale . • Après le pic de croissance — traitement orthodontique avec extractions : proglissement mandibulaire. — solution 2 : en cas de proalvéolie associée. — traitement chirurgical : il est bien souvent nécessaire d'effectuer un traitement orthodontique préalable.souvent multiples — et l'amélioration des fonctions. b) Le traitement mécanique : — F. Indications : prognathie inférieure sévère . p. p. 18) ce qui n'est guère possible chez les garçons. p. longueur mandibulaire et décalage des bases moyens . gymnastique des lèvres. — solution 4 : extraction des incisives latérales supérieures dans certains cas. des extractions -. B. dans le sens horizontal et repositionnement antérieur (fig. — dispositif multibagues ou multi-attaches : les déplacements dentaires doivent être effectuées en évitant tout mouvement de version. p. 130è et 129 b). obstruction haute : déviation de la cloison . Le traitement chirurgical : a) Intervention sur les tissus durs : ostéotomie segmentaire du maxillaire : technique de Dautrey ou de Wassmund (fig. V. — le moment des extractions : de préférence après le pic de croissance (stade DP 3 U. améliorer l'impression de menton effacé. b) Glossotomie : en cas de langue volumineuse et protrusive s'étalant largement entre les arcades (fig. traction haute avec arc transpalatin . La contention. doit être conduit avec des précautions particulières (composante Régression). . Dans tous les cas. • De 12 à 15 ans : traitement orthodontique de compensation. ou bien encore les premières molaires supérieures et les deuxièmes molaires inférieures. l'extraction des premières prémolaires sera préférée . — solution 3 : des extractions multiples permettront une diminution appréciable de la dimension verticale. sans mouvements parasites au niveau des molaires. la solution chirurgicale s'impose. avec extractions : — indications : surplomb négatif avec contacts incisifs . Le traitement orthodontique : il s'agit d'un traitement particulièrement difficile et du ressort du spécialiste. E. Exemples : ostéotomie mandibulaire et/ou glossotomie (p. brachygnathie maxillaire: — traitement chirurgical ou chirurgico-orthodontique : (v. Elle doit durer au moins 2 ans après le stade R a d U ( v . LE TRAITEMENT D E S A N O M A L I E S BASALES D U SENS V E R T I C A L Par excès (E. — myothérapie : masticothérapie intense. a) Les extractions : — solution 1 : en cas de béance. R. incisives inférieures sans linguoversion excessive .196 Traitement des anomalies orthodontiques traitement mécanique. obstruction moyenne : ablation des amygdales palatines et ablation partielle des amygdales pharyngées.) • Les objectifs de traitements : diminuer la dimension verticale. 18). 170). c) Le traitement fonctionnel : — rééducation de la déglutition atypique. Exemple : 16-26-14-24 et 34-44 ou bien les 4 premières molaires et les 4 premières prémolaires. Récidives : dues à la croissance tardive de la mandibule. en insistant sur la nécessité de déglutir arcades serrées . A la mandibule : génioplastie par corticotomie de la symphyse. 108). — traitement des obstructions respiratoires (O. si par ailleurs la déglutition est de type primaire. 166). l'extraction des molaires postérieures sera indiquée . corriger la béance dentaire et l'inocclusion labiale.) : . hypoplasie maxillaire (v. 131). v. proglissement associé . une technique multibagues ou multi-attaches est indispensable. ce qui revient au traitement d'un cas d'agénésie avec obtention de relations de classe II thérapeutiques. Le redressement des axes molaires. M.

c) Caries : — situation : sous les bagues — au niveau des b) Au niveau latéral : si cette résorption latérale est légère. donc les moyens de les éviter. retard de croissance. cémentaires ou cémento-dentinaires : a) Au niveau apical (fig. une carie du collet (fig. au niveau gingival. après dépose des bagues ou des attaches collables (exceptionnel) . seront décrites les différentes lésions et leurs causes d'apparition. sinon plus. Fig. en principe. M. dans certains cas extrêmes. à long terme. Elle frappe surtout les incisives supérieures. 140c) . réparée par une apposition de cément secondaire. FlG. pulpe large avec apex émoussé (fig. — mouvement d'aller et retour . excès de glucides et prédisposition particulière. • Au niveau des dents : Lésions coronaires : a) Lésions traumatiques de Vémail : exemples : fracture d'un fragment du bord libre. après traitement multibagues : leucomes (1) et caries du collet (2). Dans ce chapitre. 140. avant baguage — reconstitution défectueuse sous les bagues — habitudes alimentaires défavorables (aliments collants). dites « lésions iatrogènes ». — type de force orthodontique (ingression) : — trauma sur une dent. Causes : mauvaise élimination de la plaque (cause principale). b) Leucomes au niveau du collet : zone blanchâtre de décalcification. rayures de l'émail provoquées par les instruments de dépose des attaches collées à l'aide de composites chargés. LES L É S I O N S I A T R O G È N E S POST-THÉRAPEUTIQUES Un traitement orthodontique peut provoquer des lésions variées des tissus durs ou des tissus mous. . tempérament allergique. en demi-lune. autant que faire se peut. 140.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Par défaut (I. au cours du traitement : ~ déséquilibre hormonal. — a) Conséquence d'une hygiène déficiente. et particulièrement le sexe féminin) . au niveau des incisives supérieures. elle sera. 140a). on peut observer une perte d'émail. 197 faces vestibulaires des molaires et des prémolaires et parfois des incisives (dispositif fixe) ou sur les faces linguales (dispositif amovible) . Causes proposées pour l'apparition de ces lésions radiculaires dont l'origine n'est pas encore résolue à ce jour : — prédisposition individuelle (10 % des individus. Toutefois le réattachement est médiocre. ce qui entraîne de lourdes conséquences. elle peut diminuer la longueur de la racine de quelques dixièmes de millimètres jusqu'à la moitié. — b) Résorptions apicoles sévères. — gingivite. après traitement orthodontique. Un traitement bien conduit et un patient coopérant évitent la plupart de ces problèmes. — Finition en denture adulte à l'aide d'une technique fixe multi-attaches. V. et dans un troisième temps.) : cette lésion est définitive. — causes : fonte du ciment à certains niveaux —déscellement non signalé — caries non traitées.) — Tenter l'application d'un activateur en denture mixte. Lésions radiculaires : Les résorptions radiculaires. 140/. Secondairement.

déplacement orthodontique (rotation) . irritation mécanique. sans appareillage . puis discontinu des dispositifs amovibles : — pour une classe I avec dysharmonie : un an . . dent incluse vestibulaire après désinclusion orthodontique. . Elle est destinée à maintenir ou parfaire les résultats obtenus et à éviter la récidive des anomalies. la durée et le rythme de port de ces dispositifs. 140. — diminution de hauteur de l'attache épithéliale. — déhiscence : diminution de la hauteur de la corticale externe. C'est dire combien cette étape ne doit pas être négligée. Causes : plaque. dénudation vestibulaire des incisives inférieures. les dispositifs utilisés. suivie d'une période de maintien avant une deuxième phase de traitement actif. • Au niveau osseux : — diminution de la hauteur des septa. le seul critère de réussite à long terme d'un traitement orthodontique étant la stabilité dans le temps. des corrections effectuées. dans la chronologie du traitement. L'hyperplasie est aggravée par l'élimination défectueuse de la plaque dentaire. — c) Facteurs favorisant les résorptions apicales : pulpe volumineuse et résorption initiale avant traitement. lorsque le praticien considère qu'il a atteint les objectifs recherchés . avant traitement. leur situation. b) Contention active . soit après une première étape précoce de traitement. avec des dispositifs amovibles ou fixes. Définition : la période de « contention » correspond à la phase thérapeutique finale d'un traitement d'orthodontie. Ces différentes éventualités se situent : soit à la fin du traitement actif. à la plaque dentaire . — formation de dentine tertiaire qui diminue la lumière des canaux. — rotation. aggravée après traitement. en denture adulte. Lésions pulpaires : — une mortification à la suite d'un traitement orthodontique est une éventualité rarissime. En moyenne avec un port continu. Les stades successifs de la contention se caractérisent par leurs objectifs. Durée de la contention : elle sera fonction des anomalies traitées. Elle se situe à la fin du traitement actif. Le rema- LA CONTENTION • Généralités. • Au niveau du parodonte et de la muqueuse : — lésions des tissus mous : provoquées par les dispositifs orthodontiques fixes ou amovibles (ces lésions sont toujours réversibles. FIG. sauf cas extrêmes) . La plupart du temps. avec déhiscence vestibulaire initiale . au niveau des sites d'extraction et dans la région antérieure du maxillaire supérieur . — manque ou absence de gencive attachée : . — hyperplasie gingivale : elle est souvent la conséquence d'un déplacement orthodontique. c) Contention passive. On l'observe particulièrement dans la zone gingivale distale aux dents déplacées dans un site d'extraction ou au niveau incisif : — inflammation gingivale : elle est due. le plus souvent. des réactions pulpaires sont histologiquement décelables mais sans signification clinique . Les trois modes de contention : a) Contention naturelle. Causes : dent placée en position trop vestibulaire sur la base osseuse : — trauma . — traitement chez un adulte présentant une parodontopathie initiale importante. surtout au niveau vestibulaire antérieur.198 Traitement des anomalies orthodontiques niement gingival ne suit pas toujours le remaniement osseux.

au secteur antérieur .La contention — pour une classe II : deux ans . — correction d'une proalvéolie inférieure avec occlusion inversée. Objectifs : . en cas de persistance de diastèmes interincisifs plus importants. Inconvénients : — n'incorporent pas l'ensemble des couronnes dentaires . La G. placée sur des tubes soudés sur les crochets d'Adams. p. en raison des grosses difficultés d'élocution qu'il provoque. contention de plus longue durée s'il existe des rotations initiales importantes : une dysharmonie dento-maxillaire-limite. P. C'est la solution de choix : — si le patient refuse la gouttière et souhaite un dispositif peu visible . Les dispositifs : a) La plaque avec élastique (v. Elle est réalisé sur un moulage des dents du patient. U. fréquente avec ce dispositif. P. B. sans aucune interférence. 99a) : elle est indiquée. — mise en place d'une dent incluse sur l'arcade.) La plaque avec potences de Vienne (v. maintient mal les corrections des rotations et ne peut corriger un décalage antéro-postérieur persistant. — réouverture des espaces d'extraction. béance antérieure -> recouvrement incisif minimum.) (« tooth- 199 positionnement permet les finitions de traitement les plus satisfaisantes. B. en fonction des exigences du patient. E. pendant un certain temps. en fin de traitement. Contre-indications : patient peu coopérant ou qui ne peut disposer de 4 heures par jour pour ^e* exercices. — pour une classe III : jusqu'à la fin de la croissance. en dehors des repas. Inconvénients : dispositif difficile à accepter. adaptée à des dents de forme et de proportion habituelles et à des solutions orthodontiques classiques : l'axe charnière correspond à un axe charnière moyen . dans quelques cas particuliers : exemples : — correction d'une linguocclusion localisée. placées en occlusion idéale (ou « set-up ». P. d'éviter ce stade. • La contention naturelle : elle se justifie. — ils permettent de placer des ressorts pour la correction de malpositions ou de récidives mineures. traitée sans . fig. beaucoup plus actif que le précédent. p. 99c/). Cette plaque doit être associée à une F. . 64). Ce dispositif peut être suivi d'une contention passive. — risque de perte d'ancrage . S. c) La plaque de Hawley (v. A.. Avantage : c'est la contention active idéale. La gouttière de Avantages : — ils sont facilement acceptés et ne gênent pas l'élocution. qui permettent d'obtenir des contacts proximaux. Dispositifs utilisés : LA GOUTTIÈRE DE POSITIONNEMENT (G. son efficacité étant fonction d'un port diurne actif de 4 h pendant 3 mois. fig. 139). /. P. s'ils sont correctement réalisés — le port continu est possible . il s'agit plutôt d'une contention semi-passive. LES APPAREILS AMOVIBLES DE CONTENTION ACTIVE : positioner ») : — gouttière préfabriquée (marque « Orthotain » ou « T.fermeture des espaces résiduels dus aux bagues : c'est l'un des avantages des attaches collables. puis 6 mois la nuit . en plastique mou et transparent. — gouttière de positionnement sur mesure. v. si l'on craint une perte d'ancrage. Elle permet d'incorporer les courbures du 1er ordre. — correction de la malocclusion d'une unité dentaire non incorporée dans le dispositif actif : deuxième molaire supérieure vestibulo-versée. en tenant compte de l'axe charnière approximatif repéré sur une téléradiographie de profil (laboratoires « T. Hollande). Durée du port des appareils amovibles de contention : en moyenne 6 mois jour et nuit. car les indentations englobent l'ensemble du volume dentaire. au niveau antérieur : — s'il existe très peu de diastèmes antérieurs à fermer. ». ou présentant des difficultés de ventilation nasale . — amélioration de l'intercuspidation . précédée ou suivie d'une rééducation de la fonction et de la posture linguale . — si l'on veut exercer des forces très douces. correction d'anomalies mineures qui n'ont pu être traitées au cours du traitement actif. — éventuellement. — interférence des crochets . E. Elle se situe immédiatement après la dépose des bagues ou des attaches. après recul des premières molaires par F. — maintien de la correction d'un décalage antéropostérieur de classe II ou de classe III . • La contention active : elle doit être considérée comme une continuation de la thérapeutique mécanique. avant la dépose du dispositif fixe. »).

p. et après l'évolution des dents de sagesse. la plupart du temps. — L'arc lingual collé « T. jusqu'à la fin de la croissance. les anomalies initiales ou n'ayant pas de rapport avec celles-ci. si le patient l'accepte. La récidive peut être totale ou partielle : — dentaire (exemple : récidive d'une rotation) . Récidive des relations d'arcades : cas de classe II . au cours de la contention. — fil torsadé collé de 33 à 43 et sur chaque incisive (rotations initiales) . ou d'éviter une récidive de supraclusion oud'infraclusion. Durée : en principe. M. doit être mise à profit pour renforcer des habitudes régulières d'hygiène. . APPAREILS AMOVIBLES PASSIFS DE CONTENTION : extraction . pendant laquelle le patient consent encore un certain effort. infraclusion antérieure : en fonction de l'importance des facteurs fonctionnels. P. à la mandibule : dispositif vestibulaire et lingual amovible avec ou non prolongements latéraux au niveau des prémolaires et molaires inférieures. Remarque : la période de contention. destinée à maintenir la correction d'une supraclusion incisive . — alvéolaire (exemple : récidive d'une supraclusion) . si les deuxièmes molaires ne sont pas évoluées. à prescrire éventuellement leur germectomie (v. — en cas de supraclusion initiale : la plaque de Sved (fig. 75). un surplomb exagéré apparaît à nouveau. améliorer ou corriger des défauts parodontaux. 139) . après dépose des attaches collées . Cas de classe III : après la poussée de croissance pubertaire. • Quelles sont les anomalies les plus récidivantes ? D.200 Traitement des anomalies orthodontiques — avantages : installé d'emblée. Objectifs : il s'agit de maintenir la position du secteur incisivo-canin inférieur en l'attente de la fin de la croissance et de l'évolution des dents de sagesse . Dispositifs : DISPOSITIFS FIXES : — arc lingual collé sur les faces L des 33 et 43 ou 34 et 44 (fig. au début de la contention (v. à la contention active. entreprendre ou poursuivre des mesures préventives contre l'apparition de caries et enfin pour donner des conseils écologiques et génétiques en fonction de l'anomalie traitée. à surveiller l'évolution des dents de sagesse. D. Elle s'observe plus ou moins longtemps après la contention. ou parfois même. à la mandibule. : apparition d'un encombrement incisif après contention. Objectif : elle est destinée à estimer la stabilité à long terme du traitement. 141. — squelettique (exemple : récidive du traitement d'une prognathie inférieure). — contention antérieure. • La contention passive : elle fait suite. • La surveillance post-contention : FIG. risque d'ingestion. — proalvéolie supérieure. LA RECIDIVE • Définition : la récidive post-thérapeutique correspond à l'apparition de malpositions ou de malocclusions reproduisant à un degré plus ou moins marqué. incite le patient à consulter jusqu'à l'évolution des dents de sagesse . de canine à canine. — inconvénients : rétention de plaque dentaire et de tartre. 135) à corriger l'apparition éventuelle d'une récidive d'encombrement incisif. 141). Anomalies alvéolaires antérieures : — supraclusion : 20 à 30 % de la correction du recouvrement incisif peut récidiver . encombrement réduit . p.

Equilibration occlusale post-orthodontique Rotation d'unité dentaire. • Les causes des récidives : de nombreux facteurs peuvent être incriminés : a) facteurs fonctionnels et posturaux : lèvres. au niveau de certaines structures craniofaciales (v. ou reprise du traitement si le patient l'accepte. — traitement mécanique. L'environnement musculaire montre une bonne adaptation aux nouvelles formes maxillaires. b) Récidive du traitement d'un cas de classe III : — extraction de dents inférieures. qui se réorganisent lentement après correction d'une rotation. joues. après un traitement orthodontique ? le débat n'est pas clos. b) facteurs liés à la croissance : rythmes de croissance différents entre certains éléments de la face : — encombrement tertiaire (p. en rapport avec une D. — récidive moyenne : usure des faces proximales et pose d'attaches collables pour parfaire l'alignement (v. sans signification particulière. b) Récidive de supraclusion : selon le degré de récidive. e) facteurs thérapeutiques : — traitement inadapté : exemple : l'expansion à la mandibule récidive dans 90 % des cas. 22) . M. — les modifications de l'angle plan mandibulaire/ plan bispinal sont instables. c) facteurs occlusaux : — force mésialante. si les germes des dents de sagesse sont présents. p. — chirurgie orofaciale. a) Récidive du traitement d'un cas de classe II : — extraction des deuxièmes molaires. myothérapie . D'autres prescrivent . de préférence les premières molaires inférieures . — glossotomie éventuelle . Il semble bien qu'il n'existe pas de rapport entre récidive et traitement avec ou sans extraction (v. Il faut considérer la récidive comme « un phénomène biologique » par nature. — la modification continuelle de la denture au cours de la vie . — chirurgie oro-faciale. dans la plupart des cas. d'émettre un pronostic favorable de stabilité. Ce sont les 10 % restant qui posent problème. p. une récidive peut apparaître. Exemple : récidive d'une proalvéolie ou d'une béance antérieure due à une pression linguale importante. des conséquences néfastes prévisibles à long terme (esthétique et occlusale) et des exigences du patient. c) Récidive d'infraclusion antérieure : -^ renouvellement d'une rééducation des fonctions . d) facteurs tissulaires : l'étirement des fibres 201 supracrestales. f) facteurs comportementaux : patient pour lequel le traitement d'orthodontie n'a jamais occupé la première place. — les forces mésialantes. a) Récidive d'un encombrement incisif inférieur : — récidive mineure : sans signification particulière . Philippe). fig. E. D. de canine à canine inférieures . 186). • Attitude thérapeutique en face d'une récidive : elle dépendra du degré de récidive. — les rythmes de croissance différents. 165). 75) . • Pathogénie : plusieurs éléments biologiques sont à prendre en considération : — l'adaptation ou non des structures aux nouvelles conditions anatomiques . entraîne la récidive. la distance intercanine demeure stable. dans 90 % des cas (J. 96«) -> occlusion de classe III canine. — récidive du traitement d'une prognathie inférieure. — récidive majeure (adultes) : extraction d'une incisive et réalignement (v. de taille normale et haut situés et port intense d'une F. Même si le résultat obtenu en fin de traitement actif est proche de l'idéal. importante et une rotation postérieure . • Pronostic : il est difficile de mettre en évidence des facteurs permettant. B. — supraclusion incisive . Certains préfèrent « faire confiance à la nature ». — la mobilité dentaire à la fin du traitement actif. sur bague (ou sur gouttière) . puis contention par collage au niveau de toutes les faces linguales. due à l'élargissement de l'espace desmodontal . la pente incisive concourt au maintien ou non de la correction d'une supraclusion. L'EQUILIBRATION OCCLUSALE POST-ORTHODONTIQUE Faut-il procéder à une équilibration occlusale. au début du traitement. au moment de la puberté. même après extraction et distalage (rappel : aucune augmentation de la distance intercanine après 10 ou 11 ans) . p. langue.

C. . La première phase orthopédique très précoce. Une disjonction peut être également effectuée. chez l'adulte : et cela systématiquement. particulièrement du côté non travaillant . p. Les cas présentant une concordance en fin de contention. M. pour éliminer des interférences occlusales mineures. APERÇU DU TRAITEMENT DES FENTES ET FISSURES LABIALES OU PALATINES Le traitement des fentes et fissures labiales ou palatines relève d'équipes spécialisées et pluri-disciplinaires — chirurgiens. il persiste un décalage de + de 1 mm entre la relation centrée et l'I. C. : b) lorsque les dernières molaires n'ont pu être incorporées dans le dispositif multi-attaches (dents de 12 ans et dents de sagesse) et qu'elles présentent des prématurités importantes. malpositions et malocclusions résiduelles — seront traités dans un dernier temps à l'aide de dispositifs fixes multi-attaches ou multi-bagues. Une chirurgie esthétique des lèvres pourra également être prévue ainsi que la pose de greffons au niveau de la fente maxillaire — greffons dans lesquels pourront être déplacées les dents — et qui permettront une réhabilitation prothétique meilleure. permet l'amélioration de Fhypoplasie du pré-maxillaire (enfoncement canin) et de l'occlusion inversée unilatérale. pour la correction de l'endognathie bilatérale. orthopédiques et orthodontiques. Entre ces deux extrêmes. en denture mixte ou adolescente. à condition de pouvoir suivre le patient. R. Cette rééquilibration sera exécutée. Il comporte des séquences chirurgicales. . programmées suivant un véritable calendrier. Les problèmes dentaires — ectopie. Prématurités localisées à certaines dents : l'orthodontiste doit équilibrer ou faire équilibrer l'occlusion de ces cas. C. le déplacement vers l'avant de l'arcade maxillaire. orthophonistes. et I. agénésie. prothésistes. on peut tenter de définir les situations dans lesquelles il est préférable de pratiquer des meulages sélectifs. à l'aide du masque de Delaire. 115).202 Traitement des anomalies orthodontiques c) après traitement orthodontique. jusqu'à la fin de la croissance. trois à quatre mois après la dépose des dispositifs de contention. orthodontistes. pourront être équilibrés sans passer par un articulateur. O. systématiquement une équilibration occlusale postthérapeutique.. Au cours de la phase orthopédique tardive. etc. entre R. si nécessaire. très fréquemment décelables. a) lorsqu'en fin de traitement. M. chez le nourrisson est destinée à agir sur les fragments maxillaires déplacés vers le plan sagittal médian (fissures ou fentes maxillaires) (v. L.

GRABER. Hoeber. Mosby. M.D. Bull. 1966. D. A. Prélat. : Clinical Orthodontics.. C. TWEED. M. 1980. : Removable orthodontie appliances (nombreuses figures). J. Ricketts (En cours de parution). Concepts and techniques.. 1972. : traduction de NODIOT. Revues : The Angle Orthodontist. C. Parution trimestrielle. Prélat. depuis 1967. Mosby. : Orthopédie dento-faciale. T. 1978. 1981 : L'orthodontiste face à la chirurgie. Masson. LANGLADE. A. MULLER. : Handbook of facial growth (nombreuses illustrations). M. : Céphalométrie et orthodontie. C. 1966. R. 1973. : The activator in intercepthe orthodontics. American Journal of Orthodontics. Saunders. HARVOI. et coll. : Des principes et une technique (la technique du Dr RICKETTS. J. une présentation originale). M. VOrthodontie française. Mosby. 1974. and NEUMANN. : Traduction d'une série d'articles sur « la thérapeutique bioprogressive » de Ricketts. J. J.. R. Prélat. soc. 1975. D. en 2 volumes (bases fondamentales et clinique) en collaboration avec de nombreux auteurs. parution annuelle de la Société française d'Orthodontie. GRABER. T. PHILIPPE. F. Consulter également : La Revue d'O. Saunders. H. J. 1980. BENCH. C. Ouvrages à consulter en anglais : ENLOW. H. 1977. Prélat. J. : Céphalométrie. P. . en 3 volumes. En 2 volumes. : Edgewise orthodontics. Prélat. : Abrégé d'anatomie dentaire (comporte deux chapitres sur les phénomènes de dentition et sur l'agencement des arcades dentaires).BIBLIOGRAPHIE Ouvrages à consulter en français : ADAMS. 1975. 1980. et HILGERS. B. diagnostic et thérapeutique orthodontique. Rapport d'Olivier MAUCHAMP et coll. LAUTROU. 1975. THUROW. E. Les appareils orthodontiques amovibles (étude et construction). J. L. GUGINO. CHÂTEAU. P. : Current orlhodontics. VOrthodontie française. Plans de traitement en Orthopédie dento-faciale (Cet ouvrage présente une synthèse des conceptions de l'auteur). Maloine.

88. 1. 71. 159. 163. 48. 175. 109. — typologiques. Approfondissement. — fonctionnelles. 151. ALTOUNIAN. Age dentaire. A. 100 — ÂlvB. — antérieure. ANGLE. 23. 113. 100. Arcs linguaux. Biproalvéolie. 57. 173. Arcades dentaires. 109. 158. 102. — orthodontiques. 114. 177. Arc lingual collé. 107. 63. 35. 183. — du sens transversal. 119. — externe. 184. 6. 68. 123. 163. 148.INDEX ALPHABETIQUE A Abrasion. 26. 140. Axiale. BAUMRIND. 97. 196. 121. 75. 175. 75. — fonctionnelle. — de divergence.. Biomécanique. 91. — labiale. 163. 85. Angle AB. — squelettique. — couronne-racine. 34. 121. 62. 156. 56. Anatomie céphalométrique. 175. BAIXARD. 61. 125. 87. 179. 190. 63. 145. — médian. Axe de croissance. 202. 169. — morphologiques. 170.. Bilan orthodonlique. Branche horizontale (ou corps). 18. Arcs. BARON. Bagues. 67. 65. 3. — ÎMPÂ. — facial. 188. — de prémolaire inférieure. 61. 200. 71. 33. 150. Arcs idéaux. — montante (ou ramus). 158. 52. 169. — mandibulaire. Aeencement intra-arcades. 95. 117. 105. 80. 185. 84. 179. Attaches collées. 176. BOGUE. — transpalatins. 85. 17. . 174. 87. 156. 157. 20. 58. 73. 148. Apposition. 23. 53. 146. BURSTONE (méthode de . 36. 103.). 92. — facial. 176. — du sens antéro-postérieur. Axe facial. BENCH. 163. — céphalométriques. 169. Bull-loop. 85. 82. Base du crâne. 103. 8. 70. 108. 12. 85. 187. BOUVET. 71. BlEDERMAN. Ballista. 106. 103. Brachygnathie maxillaire. 120. T. 192. 186. 189. Bourgeon latéral. 158. Antémandibulie. 32. 168. 103. 149. 157. 146. 148. 117. 47. Bihélix. 84. 34. 146. Belladénal. 156. BEGG (méthode de . Bumper. 58. 148. 119. 56. 195. APERT. Béance. — d'incisive latérale supérieure. 151. Analyses dimensionnelles. 53.).. 103. 83. G. 158. 56. 142. Bionator. 143. Anomalies alvéolaires antérieures. — latérale. 84. 182. 96. 181. Articulation. Agénésie.. 110. 96. 124. . 62. — fonctionnels. 136. 59. 59. Ankylose.maximum. B Amygdales. 83. — dentaires. — torque. 84. 130. 164. 175. Biprotrusion. 117. 118. 60. 171. 191. 170. M. 104. Appareils amovibles mécaniques. 22. 1. — palatins. Ancrage. 124. Activateur. 2. Arc de base. 163. 108. — orthopédiques. 74. 12. 83. Biométrie. 196.. 95. 106. 146. 148. 155. 54. 58. — osseux. 68. 182. 200. 23.. 151. 46. 17. 133. 162. 148. BRUNNER. BJÔRK. 154. Bracket. 49. 44. 141. 104. Basion. — HvTÏÀ. 176. 102. 164. ANDRESEN. 37. 120. 61. 83. 100. 113. 183. 178. — FMA. — du sens vertical. 174. 128. 119.

et I. 92. 28. 88. Concave. 56. Déficit d'espace. DELAIRE. 187. 43.. 80. Caries. D. 189. 37. 178. 199. — de rotation. 185. 75. 108. 145. 79. 192. 178. D. 118. — apparente. 25. 84. 182. Dysharmonie dento-maxillaire. D DAUTREY. Dysmorphose. 23. 192. — II thérapeutique. 177. 168. 181. Dysfonctions. CHÂTEAU. — mixte. 119. Convexité cutanée. 124. 69. ELGILOY. 158. 14. 140. — postérieure. 62. Condyle. 97. 13. 67. — mandibulaire. 95. 15. Endoanathie bimaxillaire. 27. 159. 69. 188. 71. 43.. 95. Dimension verticale. 195. 33. Dentition. 163. face longue 92. 17. Coalescence. 11. 141. 54. CHABRE. D. 111.I I . 89. Dénudation. — II. — surnuméraires. 103. 83. 91. Célestin. 144. Centroïde. 58.. 35. 108. Désocclusion postérieure. division 1. Correction céphalométrique. 32.. 7. — d'ADAMS. 3. Céphalostat.206 Index alphabétique des matières Criss-cross. 74. 38. 190 — II. SLARK (technique de. 170. 158. 37. 68. CAUHÉPÉ-FIEUX. 159. 191 — II squelettique. 95. 83. C. 84. Couple. — asymétrique. 82. — latérale. Classification de BALLARD.. Classe I. 76. 184. 78. Coudures radiculaires. 170. — maxillaire. — molaire. 160. Crochets. 184. 92. 170. — squelettique. 107. 44. D. Empreintes. 177. 199. 126. 160. 185. 40. 69. . — active. 68. Diastèmes de BOGUE. 76. . Céphalogramme. 36. Dépulpation. 99. Égression. 174. 28. 76. 86. 20.. Échantillon. — adulte. 160. 76. 118. — radiographique. DENHOLTZ. 148. C. 36. 161. 32. Corticotomie. 100. 163. 129. 137. Diastème. 36. 118. 89. 72. 124. — du troisième ordre. 200. . 173. 154. — supplémentaires. 39. 180. — naturelle. Disjoncteur. 78. 62. DAWSON.. 98. Déglutition. — III thérapeutique. — maxillaire. 167. 4. D. 45. CROUZON. 111. 13.). -prévisible. 27. Déviation des milieux. 105. 77. — du premier ordre. Consultation orthodontique. 24. Courbe d'arcade. 176. 124. 83. 13. Craquements. 24. 32. 195. 28. 198. 125. division 1. 183. actuelle. — orthodontique. Dossier orthodontique. Encombrement. 128. — primaire. 36. 16. Criss-cross. 105. 27. 195.). . 150. — staturale. 12. 165. Centre de résistance. 130. 9.. 99. 82. 7. 185. 35. 172. 42. Contention. 136.I I .). Crédit d'espace. 23. Chéiloplastie. 10. 135. 72. 107. Dolichognathie. 75. 57. 28. 183. 124. 184. — temporaire. — d'occlusion. 90. 182. Compte rendu. M. 202. 173. 7. Enclavée. 123. . 194. Canines (extraction de . 190. — isotonique. 196. 192. 88. 196. inverse. 118. 177. — adulte. 38. 120. 36. 160. 34. 146. 7. Contraction isométrique. 183. Coopération. Croissance. Dérive mésiale. 45. 10. 34. 199. 197. 185. 123. division 2. 26. EDGEWISE. 83. 75. 9. 72. 4. Cavalier. 182. — incluses. 147. 80. 118. face courte. 147. 155. 60. 88. — de SPEE. 36. Deuxièmes molaires (extraction de . 100. Coroné. E Écart-type. 16. Crêtes proximales. division 2. Ectopie. Denture adolescente. 145. — III. 90. 61.. — incisif. — incluses. 178. 118. 200.II. 120. 137. 125. 166. 77. 174. — de WILSON. 69. 115. 195. 201. Endoalvéolie. Corrélation statistique. 34. Classification d'ANGLE. 108. 131. 103. 137. 163. 78. DE COSTER G. — passive. 124. Cisfrontal. Courbures. — III squelettique. 200. M. — du deuxième ordre. 111. — mandibulaire. 191. Convexe. — postérieur. 179. Dents de sagesse. Décalage entre R. 135. 99. • Chirurgie oro-faciale. Cavité glénoïde.

15. 125. 54. Hyperpropulsion mandibulaire. • r e i n de la lèvre. — de croissance. Génétique. Extractions. 118. 176. 149. 95. 15. Germectomie. Hétérotypie. 84. 65. 111. Hormones. Guidage antérieur. 41. 52. 121. 26. 189. 48. Gouttière de positionnement. Expansion. 140. (Forces directionnelles. F. — verticale postérieure. 112. Intercuspidie maximale. 165. 29. 51. 195. GUGINO. 150. 196. 123. 196. 201. 151. — de profil. 199. 169. 48.. ! — labiomaxillaires. 123. Instruments de musique. Équilibration. — palatines. — multiples. 117. 142. — maxillaire. 125. I. 182. 61. 109. 6. Insuffisances verticales des maxillaires. 128. 181. 196. 146. 48. 39. I— immunitaire. 44. 201. 51. E. 156. 79. 169. 119. 188. 47. — nécessaire. 26. 129. 84. 177. 108. Génioplastie. 98. 97. 195. 108. 53. 53. 48. (INGERVALL). 195. • ourreaux linguaux. 122. Excursions. 177. 178. — maxillaire postérieure. 148. 113. 113. Hypercorrection. 121. 32. • o r m e s maxillaires. 32. 54. 7. — inférieures. 42. Immunologie. I. •ront. INGERVALL. Glossotomie. 201. M. •FONTENELLE. 48. 151. Hypomochlion. 180. Exognathie. — libre. Gression. 107. G •*RLINER. — de l'éruption. 183. 84. 183. Hérédité. 94. 144. Examens complémentaires. — pilotées. 122. • . Incidences. 43. 199. 1 — longue. 87.. 96. 27. 113. 112. H Hauteur mandibulaire. 120. 103. 105. Incision. 123. 5. 146. 132. 67. 27. 120. 44. 197. — de D. 150. 101. • r o n d e occipito-mentonnière.). Hypercondylie. — antérieure. — chirurgicale. — supérieures incluses. 179. 67. 179. 188. — vasculaires. 150. 68. 125. 202. 45. 46. Head-gear. 1 Iatrogène. 40. 75. 43. 167. — partielle. 83. — sériées. 51. Facteurs fonctionnels. 25. 178. 117. 82. 186. 92. 67. F Face. D. Ingression. 128. 165. 181. Harcation. 107. 191. 165. 114. 202. Expansion. 115. 156. 79. Husion. •— extra-buccales sur bagues. 119. 122. — ventilatoire. 51. Génotype. Hi-pull. 190. 61.. Hypoplasie maxillaire. 177. Hirax. 128. 160. 123. 139. 178.. 170. 183. M. Indice de proportion facial. 183. 194. 189. 147. Fonction anti-gravitaire. Excès verticaux des maxillaires. 85. Greffon. 135. Éversion de la lèvre.). — kératinisée. 79. E. 85. — de face. — dirigées. 48.i n t r i n s è q u e s . GUDIN. 33. 169. 140. Irradiation. 123. 25. M. — courte. 109. Éruption. 103. 202. [Force optimum. — latérale. 92. HOTZ. Incidence axiale. 62. 166. Etio-pathogénie. 70. 196.lingual. — moyen.Index alphabétique des matières Engramme. V. 179. Espace de dérive mésiale. 141. 79. 113. V. — totale de la face. Euryprosope. Engrènement.. 57. 13. •smination. Hypoplasie de l'émail. 207 Gencive attachée. 25. Esthétique. 162. Grille anti-langue. 190. 150. 114. 53. 149. — bimaxillaire. 170. GUÉRIN. Infraclusion. . 185. 51. 181. 153. 111. 202. 202. IFonctions. Fentes labiales. 111. — mandibulaire postérieure. — disponible. Inclusions. 177. 169. 201. HAWLEY. 113. •—extrinsèques. 178. 41. 100. 129. 103. 145. 113.. 19. 68. 157. 60. Fissures labiales. 51. — occlusale. 95. 144. 67. 177. 34. 96. 100. Incisives (extraction d' . 39. 109. 193. | — extra-buccales sur gouttière. 174. 140. 202. 61. 95. 196. B. Étage inférieur. 51. — de dents adultes. Estimation esthétique. 182. 111. Hyalinisation. 185. 133. 195. 14.. 196. Hypotonicité. Ensellure nasale. 72. 114. 178. Interlandi. 120. 191. — (incidence de . — moyenne.

47. Mimique.. 102. Périoste. 62. . 128. 58. 125. 8. 94. 12. 160. 6. — de la classe II. 145. 169. Lame criblée. 34. Masque de DELAIRE. 96. 99. 33. 174. 197. 48. Occlusion. 119. 123. — engrenante. R. — de FRANCFORT cutané. 167. — condylienne. J Jig. — primitive. 177. 64. 163. 174. Pique-langue. Mode de croissance. — du visage. 159. Palpations. 41. 124. 182. 193. 199. M. 44. — de la classe II. Na vertical. 97. 9. 58. 57. 186. Lignes esthétiques. 187. 187. Menton. 89. 167. Leptoprosope. Orthotain. 16. 7. Moulages. — antérieure inversée. — facial cutané. Langue. Overjet. — statistique. 94. Photographies orthodontiques. 27. 9. division 2. 123. 41. 188. 122. 196. 15. Neuro-musculaire. 102.. 114. Lèvres. 61. H. 115. 187. 131. Ostéoclastes. 65. 184. 165. Mortification. 41. 46.. 115. N NANCE. 20. 4. 188. 69. Plan bispinal. 8. M Macrodontie. — enchondral. Parodonte. division 1. Os alvéolaire. 56. — hyoïde. 124. 47. 39. 61. Odontoïde. Ostectomie. 176. Ostéoblastes. OBWEGESER et DALPONT. 11. 189. Milieux incisifs. 42. — de superposition. 56. Panorex. 65. 109. Lasso. 99. 39. 45. MULLER. 69. 58. 51. — des arcades dentaires. 39. 123. PHILIPPE. 62. LAMORLETTE. — de FRANCFORT céphalométrique. 33. 46. Parafonctions. 65. 201. 90. 10. 102. 42. 166. 198. 8. 22. 33. 3. 25. 158. H et L. 121. 18. 15. 164. Phénotype. 58. 95. 53. Perte d'ancrage. 148. 123. 1. 178. 64. 46. — de membrane. 62. Linguoclusion. 108. 174.208 Index alphabétique des matières Nivellement. 102. Moment. 201. LEFORT. 5. 45. Morphogénèse. 181. Microdontie. 191. 42. Méthode bioprogressive. 45. 142. 47. Myothérapie. 9. 13. 8.. — secondaire. 167. D. 197. 92. 92. 165. 57. 44. 68.). Norma axialis. 97. Moyens thérapeutiques. Orthopédie dento-faciale. — de FRANCFORT anthropologique. Orthodontie. Pare-choc. Plagiocéphalie.. Malocclusions. 29. 20. Olives auriculaires. 106. 58. Lésions iatrogènes. — incisive. 166. 124. MULLER. NASION. 56. 179. 27. 121. 102. — primaire. Overbite. 196. 160. Lee-way. A. 29.. 187. 11. division 1 + D. Norma lateralis. 193. Pic décroissance.. — facial. 86. — segmentaire. 49. 167. Ligne SN. 11. 48. X. 121. Longueur d'arcade. 179. 119.. 19. O OBWEGESER. Largeur d'arcade. — de la classe II. Panellipse. Phonation. P Palais secondaire. 1. Périmètre d'arcade. 102. 47. PECK et PECK (indice de. 90. 24. — de la classe III. 5. 59. Normalité. 85. — dentaire. 14. 93. Pathogénie. 47. Nez. Musculature labiale. Mandibule. 13. 168. 123.). Latéro-glissement. Maturation. Pérennité. 123. 16.. 192. Orthopantogramme. O'MEYER. Norma frontalis. MONTEIL. 131. 183. 104. Ostéoïde (tissu. 58. 102. 64. 95. 40. 40. 157. 20. 69. 154. 92. Motivation. 42. Orbites. 56. Latéro-gnathie. 159. Marche mésiale. 102. 158. 28. 9. Mésioposition. Leucomes. 106.. — inversée. R. 141. Mésiodens. 22. 17. 106. 124. . Ossification. 39. 48. 178. 19. 97. 8. Pente (sens statistique). 79. Micrognathie. 82. 83-85. 60. 129. 39. Ostéotomie. Latéro-déviation. 117. 59. Moyenne. 198. 48. 57. L Lambeau. 98. 22. J.

Repos physiologique. Ramus. 32. 85. 57. Porion osseux. 17. 182. 182. 45. 59. 62. 77. Sourire. 10. 43. 64. 62. 209 — ptérygoïdien vertical. 29. 184. 67. 146. — inter-arcades statiques. 182.). 172. Prématurités. Points cutanés. 17. 65. 128. 170. Sillon labio-mentonnier. 47. 33. 64. 80. 185. — supérieure. 43. — supérieure. — cutané. 58. 58. 34. Prédiction. 32. 130. 84. Solutions de compromis. Rétrogénie. 144. Plaque-base. 65. — supérieure. 40. Posture cervicale. — d'occlusion de RICKETTS. 33. 61. — d'occlusion. 97. 64.remières molaires (extraction de . 87.terminal. 133. 112. 121. 98. 182. 179. 15. 64. 52. 183. 151. Set-up. R Radiographie de la main. — dentaire. 111.). 112. 126. — panoramiques. — inférieure. 202. 65. 14. 105. Propulsion forcée. 13. 138. 147. Rythme de croissance. . 48. 182. 58. Relation centrée. 14. 137. 35. 132. 44. Rhinolalic. 57. — directe. 82. 107. Q QlIINTERO. 32. Recouvrement. 163. 44. 75. Stabilité. 193. — de groupe. 183. P. 157. 145. — supérieure. 60. 106. Préjudice esthétique. RICKETTS. 24. 110.. Rampes de SCHWARTZ. — supérieure. 48. 182. Prognathisme facial. — de superposition. 121. — cisfrontal. 124. 120. 40. 189. 65. 82. 81. S Sadam. SCHWARTZ. 128. 70. 120. 44. 124. 115. 90. 137. 45 (voir concave et convexe).g i n g i v a l . Prévisions de croissance. 185. 103. 197. Propulseur. 159. — coronaire. 124. 99. 85. 182. Rétro-alvéolie. 185. Stade de croissance. 186. 170.). 29. 64. 32. — d'occlusion de DOWNS. 44. 43. 186. 170. 92. RlEDEL. 176. 64. Relations d'arcades. 187. 32. 32. Sinus. 59. 130. 79. 139. 74. 61. Pronostic. 155. 93. 32. 136. . 129. Prémolaires (extraction de .. 58. 183..). Réflexe myotatique. Radiographies « long cône ». 82. 127. 33. — (incidence de . 153. 117. 51. 32. — occlusale. 53-55. 92. 35. 31. 12. 22. 192. 32. 121. 167. 121. 80. 130.. 109. — indirecte. 41. I 24. 130. Quad'hélix. Réflexes nauséeux. 73. Recouvrement incisif. 105. 57. 148. 61. — molaire et prémolaire. — sagittal médian. Préparation d'ancrage. 56. 51. 59. 65. 77. — inter-arcades. 59. 62. Standards. 158. Rééducation. T. 105. — céphalométrique. 82. 13. — mandibulaire antérieure. 43. Rotation. 147. 57. Pogonion. 120. — inférieure. 46.. 83. 107. 60-62. 14. Profil. 41. 195. Rhizalyse. 65. 73. — (3 pièces). 183. 102. Prothè'se. 58. 83. 62. Plans horizontaux. Simulations de croissance. Progénie. Protection canine. 61. — inter-arcades cinétiques. 80. 160. Psychologie. 97. 108. 108. — mandibulaire postérieure. 33. 104.. 176. 129. Simulation. V. 32. Résorption. 166.. 48. 200. 111. Point d'enregistrement. 106. Règles et croissance. — osseux. — inférieure. 93. STEINER. Pression (zone en . Procidence du sinus. 182.. 177. 130. 112. — édenté. — inférieure. 33. Ressorts. — occlusales. 130. 177. 195. 64. 119. Sésamoïde. 128. Récidive. 33. 200. Prochéilie. 158. Réinclusion. 61. 7. 16. Prognathie inférieure. 195. 139. 102. 202. 81. 189. Processus palatins. 201 Ptérygoïdien externe. 173. 53-55. 56. P. Résorptions radiculaires. 7. SIMPSON. 65. 138. Proalvéolie. 17. 32. 138. 82. Retard d'éruption. SCHULHOF. REITAN. Réimplantation. 74. STEPHENSON.. SCHUCHART. 95. — céphalométriques. 18. 40. 187. 95. 182. 160. Rétrognathie. 1. 42. 115. Rhinoplastic. 82. 108. 79. . Rétrochéilie. Proportions faciales. 78. — transfrontal. 110. Prémaxillaire. — d'occlusion fonctionnel. Proglissement. 80.Index alphabétique des matières Plan mandibulaire.

201. 88. T. 53. 196. 165. 82. 13. 193. 138. 140. Vestibuloclusion. 64. 64. 97. Surplomb. 94. 103. 20.. 201. 24. 148. Ventilation. 51. 150. Traitement précoce. 22. TRIDON. 131. Techniques d'examen. 84. 68. Succion.). 76. 161. 43. cleat. 86. 189. Syndromes cranio-faciaux. 183. 150. 185. 113. 39. 102. 184. 118. 58-60. — multi-bagues. U Usure des faces proximales. 82. 87. 169. Tractions inter-maxillaires. 193. WILSON. 123. T. 84. 64. Synchondroses. V. Traction basse. Tonus musculaire. 106.). 165. 148. Tension (zone en . M. — maxillo-palatines. 193. 130. 67. 92. Trois pièces de CHÂTEAU. 145. Tonicité. 119. 152. Volet lingual. 200. 139. 153.. 154. — multi-attaches. Theuveny. 39. 97. 199.). 20-23. 138. Stripping. 46. 150. 13. Transposition. 140. Troisièmes molaires (extraction des. 95. 162. O. 25. 99. Typologie faciale. Syndesmoses. 33. T Taux de croissance. P. Surfaces d'appui.. 192. 106. T. V Végétations adénoïdes. Tooth-positioner. Tip-back-bends. 177. 67. 33. 199. Version.. 74. X Xi (point. 92. 183.Téléradiographies. 151. 2. 135.210 Index alphabétique des matières Traitement tardif. 16. — coronaire. TUCAT. 54. 119. Térabite. 21.. Superpositions. 92. 83. Symphyse. 159. 119. 136.. S. 21. 185. 62. 100. 118. 154. 70. 60.. 62. 20. 70. 132. 63. 153. 151. 145. . 185. 49. 180. — buccale. 57. 60. 186. Torque.. 190. 159. SVED. 86. 162. Visage. 111. 182. Straight-pull. Voile du palais.h a u t e . 21. T. 126. Sutures. 22. I. . 47. M. 74. 72. 118. — de profil. 195. 33. — mandibulaire. 103. Stomion. 165. TWEED. 26. 151. 119. — inter-maxillaires. W WASSMUND. 51. 121. Traumatisme. 28. Transcrânienne. VIENNE. 99. 15. 111. Trois arcs (système. — locales.. — d'ensemble. Vérin latéral. — moyennes. 150. . 150. 107. 41. 61. 63. 183. Voûte palatine.).. 106 . 153. 21. 39 à 42. — radiculaire. Transfrontal. 42.. 63. 27. Supraclusion. Translation. 175.n a s a l e . Type de croissance.

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