MANUEL D'ORTHOPEDIE DENTO-FACIALE

Francis BASSIGNY
Professeur à la Faculté de Chirurgie dentaire de l'Université Paris VII

avec la collaboration de PIERRE CANAL
Assistant à la Faculté de Chirurgie dentaire de l'Université Paris VII

MASSON
Paris New York Barcelone Milan Mexico Sao Paulo 1983

TABLE DES MATIERES
AVANT-PROPOS LISTE DES ABRÉVIATIONS -j iv x

Chapitre T. — Généralités Chapitre 2. — Notions de base Notions de biométrie Considérations génétiques en orthopédie dento-faciale Phénomènes de dentition. Morphogenèse des arcades dentaires. Établissement de l'occlusion. . . Phénomènes de dentition La dentition temporaire (7). La dentition permanente (7). Morphogenèse des arcades dentaires Agencements intra-arcades. Relations inter-arcades statiques et cinétiques en denture temporaire et adulte - Denture temporaire (12). Denture adulte (12). La croissance normale du massif cranio-facial Croissance générale et maturation Rythme de croissance (16). Maturation et croissance (17). Croissance cranio-faciale Moyens d'étude (18). Facteurs influençant la croissance normale de la face (19). Les différents types d'os au niveau cranio-facial (20). Croissance des éléments cranio-faciaux ' Le facteur neuro-musculaire . Les fonctions de la sphère oro-faciale ' L'harmonie du visage et de la denture Chapitre 3. — Le bilan orthodontique La terminologie : un langage orthodontique Objectifs (31). Conventions adoptées (31). Terminologie orthodontique (32). Les classifications d'Angle et de Ballard S La classification d'Angle y.La classification de Ballard L'établissement du dossier orthodontique La consultation orthodontique. Modalités pratiques L'examen clinique sans documents : première consultation (38). La prescription des examens complémentaires (43), La deuxième consultation et la.prise d'empreinte (43). La troisième consultation (44). Photographies (44). Radiographies panoramiques (44). Téléradiographies (46). Les moulages (48). L'interprétation du dossier orthodontique L'examen des moulages L'examen des photographies L'analyse des téléradiographies de profil L'anatomie céphalométrique (49). La typologie faciale et mandibulaire (51). Les analyses '>! céphalométriques (56). Les superpositions (62). Aperçu des procédés de simulation Le bilan orthodontique Méthodologie Récapitulation Chapitre 4. — Les anomalies orthodontiques Étio-pathogénie des anomalies orthodontiques Les anomalies dentaires

1 3 3 5 7 7 8 '12 16 16 18 20 24 25 27 31 31 35 35 36 38 38

49 49 49 49 64 65 65 65 67 67 68

vin

Table des inaltérés. Les agénésies Les dents incluses La dysharmonie dento-maxillaire (D. D. M.) La dysharmonie dento-dentaire (D. D. D.). Analyse de Bolton Les anomalies alvéolaires Les anomalies alvéolaires antérieures du sens sagittal La proalvéolie (80). La rétroalvéolie (82). Les anomalies alvéolaires antérieures du sens vertical Supraclusion (83). Infraclusion antérieure (ou béance antérieure) (84). Les anomalies alvéolaires latérales L'infraclusion ou béance latérale Les dysfonctions. Les parafonctions Les anomalies du sens transversal Les anomalies du sens antéro-postérieur Les malocclusions de la classe II, division 2 Les mésio-positions Les malocclusions de la classe 111 Les anomalies basales du sens vertical Les excès verticaux des maxillaires (109). Les insuffisances verticales des maxillaires (111). Tableau comparatif entre E. V. M. et I. V. M. (113). Les fentes et les fissures labiales et palatines Chapitre 5. — Le traitement des anomalies orthodontiques Notions de base Les principes biomécaniques des dispositifs orthodontiques. Le déplacement des dents et les réactions des tissus en orthodontie Notions de mécanique appliquée aux déplacements orthodontiques (117). La réponse biologique à une force orthodontique (120). Facteurs influençant le déplacement (123). Les objectifs de traitement Les différents objectifs du traitement (123). Objectifs occlusaux (124). Objectifs esthétiques (125). Innocuité (127). Pérennité à long terme (127). Objectifs particuliers (128). L'établissement du plan de traitement Que traiter ? (129). Quand traiter ? (130). Comment traiter ? (131). Les extractions de dents adultes en orthodontie Les appareils de traitement actif Les appareils amovibles mécaniques (136). Les appareils orthopédiques (140). Les techniques multibagues ou mufti-attaches (148). Les thérapeutiques non mécaniques La chirurgie Les principes de traitement des anomalies orthodontiques Le traitement des agénésies Traitement des agénésies d'incisives latérales supérieures (171). Le traitement des dents incluses Le traitement de la dysharmonie dento-maxillaire Les objectifs de traitement d'une dysharmonie dento-maxillaire (176). Les données du problème (176). L'évaluation du déficit d'espace global : D. D. M. prévisible (177). Les alternatives thérapeutiques (178). Le traitement des anomalies alvéolaires antérieures Traitement des proalvèolies (182). Traitement des rétro-alvéolies (182). Traitement de la supraclusion (183). Traitement des béances antérieures d'origine fonctionnelle (183). Le traitement des anomalies du sens transversal Le problème de l'expansion (185). Le traitement des anomalies du sens antéro-postérieur Le traitement des malocclusions de la classe II, division 1 (186). Le traitement des malocclusions de la classe II, division 2 (192). Le traitement des malocclusions de la classe III (193). Le traitement des anomalies basales du sens vertical Les lésions iatrogènes post-thérapeutiques La contention La récidive L'équilibration occlusale post-orthodontique Aperçu du traitement des fentes et fissures labiales ou palatines
BIBLIOGRAPHIE INDEX ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES

71 72 75 80 80 80 83 85 85 85 88 92 98 102 102 109 113 117 117 117 123

129 132 136 163 165 171 171 173 176

182 184 186 196 197 198 200 201 202
203 205

CONTENTS
Chapter 1. — Introduction Chapter 2. — Basic Principles Essentials of biométries Genetic considérations in orthodontics Dentition. Morphogenesis of dental arches. Development of occlusion Idéal construction. Static and kinetic arches relationships in deciduous and adult dentition. Growth and maturation of the craniofacial skeleton The neuromuscular factor Functions of the orofacial area Chapter 3. — Orthodontie évaluation Terminology: an orthodontie language The Angle's and Ballard's classification Establishing orthodontie records Interprétation of orthodontie records Orthodontie évaluation (or diagnosis) Chapter 4. — Orthodontie abnormalities and malocclusions Pathogenesis of malocclusions Dental abnormalities Missing teeth Impacted teeth Dento-skeletal discrepancy Tooth-size relationships'discrepancy Alveolar processes malocclusions Dysfunctions. Parafunctions Transverse malocclusions Antero-posterior malocclusions Vertical skeletal malocclusions Cleft lip and cleft palate Chapter 5. — Treatment of orthodontie malocclusions Basic principles Treatment objectives Planning the treatment Principles of treatment of malocclusions and dental abnormalities Rétention Relapse Post-orthodontie équilibration Essentials of cleft palate and cleft lip treatment
ALPHABETICAL INDEX

1 3 3 5 . 12 16 24 25 31 31 35 38 49 65 67 67 68 71 72 75 80 80 85 88 92 109 113 117 117 123 129 171 198 200 201 202
205

'.

-

D. F. : mésio-distal. : antéro-postérieur.S. M. R. : croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation postérieure. : fronde occipito-mentonnière. R.M.V.M.D.P.M. I. G. E. F.T.O. D.A.I. R. : insuffisance verticale des maxillaires.D.D. T. D. : intercuspidie maximale. M.D. . E.LISTE DES ABREVIATIONS A.M. : syndrome algo-dysfonctionnel de l'appareil manducateur. : tractions inter-maxillaires.D. P. : étage inférieur de la face. : appellation américaine du terme français. »).A.M. H.M. : dimension verticale.M.B. E.A.F.P. : hauteur de l'étage inférieur de la face. : étage moyen de la face.M. A. E. V. : croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation antérieure. U.C. : dysharmonie dento-dentaire.S.I. : déviation standard. : gouttière de positionnement (« tooth-positioner » ou « T.V.F.E.V. : moyenne.E. : relation centrée. S.I. : forces extra-buccales.C. : articulation temporo-maxillaire. : excès vertical des maxillaires.L.I. : vestibulo-lingual. D.P. : dysharmonie dento-maxillaire.

dans certaines conditions. L'orthodontie a pour objet l'amélioration des positions des dents. un mauvais alignement de la denture. Elle s'adresse plus particulièrement à de jeunes enfants en denture temporaire ou en denture mixte. dontique affecte par définition la sphère oro-faciale. des dents trop en avant ou trop en arrière. jusqu'à 35-40 ans. 3). et vice versa. Par exemple. Toutefois. — l'analyse des anomalies de ce développement. ces anomalies. à plus ou moins long terme. sur la denture. Elle s'adresse plus particulièrement aux enfants en période de constitution de la denture adolescente. c'est-à-dire des modifications alvéolo-dentaires. des formes des arcades dentaires et de leurs rapports. L'Association américaine des orthodontistes a décidé. en 1978. chez un individu en cours de croissance des modifications orthodontiques peuvent entraîner des modifications orthopédiques. des maxillaires et des dents. M. — dysharmonie entre la taille des dents et la taille des maxillaires. Cette anomalie peut être également définie comme un écart par rapport à une normalité (p. c'est-à-dire des modifications des bases osseuses. Dans une optique préventive. aux adolescents en cours ou en fin de croissance et aux adultes. . en fonction de la situation de la denture. la notion de normalité débordant le cadre strictement orthodontique pour rejoindre les concepts philosophiques. par le profane. on peut également définir une anomalie comme ce qui risque de provoquer des conséquences défavorables. — anomalies des relations d'arcades. le parodonte ou l'A. — anomalies des structures osseuses : réduction ou augmentation de volume de l'un des deux maxillaires. au sens statistique du terme .GÉNÉRALITÉS • Définitions. L'ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE est une discipline ANOMALIE ORTHODONTIQUE : une anomalie ortho- de l'art dentaire qui a pour objet : — l'étude du développement de la face. Elle est perçue. afin d'améliorer l'harmonie du visage et de la denture et de permettre un déroulement satisfaisant des fonctions. — la correction de. dans les trois sens de l'espace. ces deux termes prennent le plus souvent deux significations différentes L'Orthopédie dento-faciale a pour objet la modification de la forme ou des rapports relatifs des structures maxillo-faciales. On distingue des anomalies morphologiques : — anomalies dentaires : absence ou inclusion d'un germe. Cette dernière conception constitue probablement l'orientation future de l'orthodontie. entraînant un préjudice esthétique et/ou fonctionnel. comme une perturbation esthétique immédiatement perceptible. que le terme « Orthopédie dentofaciale » est un synonyme acceptable pour « Orthodontie ». l'amélioration esthétique de la denture et du visage n'étant pas négligée. T. . ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE ET ORTHODONTIE : en Europe. ou encore des lèvres trop proéminentes. La définition suivante peut être proposée : les anomalies orthodontiques constituent un ensemble de variations dans la morphologie et les fonctions de la sphère oro-faciale. dans les trois sens de l'espace.

2 Généralités ture. permet d'améliorer l'image de soi. défauts parodontaux. — anomalies des rapports entre la base du crâne et les maxillaires : grands syndromes cranio-faciaux. ventilation. maquillage. il ne fait aucun doute qu'un pourcentage important d'individus ayant une occlusion s'écartant de la moyenne et que le spécialiste considère comme devant être traités ne constitue pas un problème du point de vue de la santé publique. éventuellement. ce qui entraîne. s'ajoutent les malformations congénitales (fissures et fentes labiales et palatines). Elle peut encore retarder le vieillissement si l'enveloppe musculaire et cutanée est bien répartie. de favoriser une meilleure insertion sociale. langue trop volumineuse. par un effet d'interaction une accentuation des exigences concernant les critères de réussite d'un traitement. que ce soit au niveau du corps ou de ce qui le recouvre. en dehors de sa fonction erotique n'étant qu'un des moyens d'atténuer certains éléments disgracieux du visage. ventilation. parures. L'approfondissement des connaissances en occlusodontie. F..la suppression de certaines parafonctions sont autant d'objectifs fonctionnels poursuivis en orthopédie dento-faciale : ces améliorations devant favoriser l'absence de troubles et la pérennité du système manducateur. L'amélioration des fonctions de la sphère oro-faciale. etc. c'est la recherche d'une apparence esthétique plaisante. L'amélioration esthétique du visage et de la den- . le développement de mesures préventives. une implantation des dents dans de bonnes conditions parodontales. • Pourquoi corriger les anomalies orthodontiques ? L'amélioration de Vaspect du visage et de la denture.. etc. . Le maquillage féminin. etc. anomalies d'insertion des freins. vêtements. d'augmenter les chances de rencontre et de promotion sociale. — anomalies des tissus mous : brièveté de la lèvre supérieure. L'une des caractéristiques des sociétés occidentales. Toutefois. le rétablissement normal de certaines fonctions de la sphère oro-faciale — déglutition. en parodontologie. La primauté accordée à l'individu a comme corollaire une grande attention apportée aux soins et à l'entretien de son propre corps et. à la correction de ses défauts. les séquelles orthodontiques des grands syndromes cranio-faciaux et les séquelles des traumatismes faciaux. — anomalie d'une fonction oro-faciale : déglutition. phonation. D. Le rétablissement d'une fonction occlusale proche des conditions habituelles. A l'étude de ces anomalies orthodontiques. tendent à donner une base plus sûre pour la justification des interventions en O. recherchée en orthodontie. des anomalies fonctionnelles : — anomalies cinétiques des relations d'arcades. en prothèse.

représentative de la normalité de la population étudiée. Les caractères qualitatifs ne permettent que l'étude de pourcentages. Population. Cette sélection prend en compte des individus « normaux » et « anormaux ». Les caractères étudiés sur les différents échantillons peuvent être qualitatifs ou quantitatifs. normalité. D. au sens statistique du terme. « une simple affaire d'appareils ». bien heureusement. être défini comme un grand échantillon si l'effectif des individus n ^ 30. fait appel à des notions de base pour s'édifier en tant que discipline autonome. l'orthodontie n'étant plus. Comme il n'est matériellement pas possible d'étudier un caractère particulier sur l'ensemble d'une population.). il s'avère nécessaire de sélectionner un échantillon. il reste à préciser une marge de variabilité. etc. d'autre part. L'ensemble de ces connaissances doit faire partie intégrante du bagage intellectuel du praticien ou du spécialiste. le praticien est appelé à comparer la variabilité d'un caractère par rapport à ce qui est considéré comme normal. . ou un petit échantillon si l'effectif est < 30.NOTIONS DE BASE L'O. pour un échantillon pris au hasard (population normale) et des individus présentant un ou des caractères normaux ou anormaux pour un échantillon sélectionné. Les méthodes de calcul et l'interprétation des résultats seront différentes suivant la dimension de l'échantillon : les petits échantillons ont moins de chance de déceler une faible différence. Cette démarche implique la connaissance de notions de méthodologie statistique. Il tient compte également des résultats des études selon lesquelles l'effet de telle thérapeutique est significatif à tel ou tel niveau. La normalité d'un caractère est définie à partir d'un échantillon représentatif d'une population constituée par un groupe de référence (groupe humain de telle ou telle race. F. échantillon. population d'enfants de telle tranche d'âge. Définition : la biométrie est la science qui a pour objet d'appliquer les méthodes statistiques aux phénomènes biologiques ayant des caractéristiques mesurables. L'intégration de ces données fondamentales dans le champ des connaissances d'un praticien compétent en orthodontie est une nécessité. soit par tirage au sort — il s'agit d'un « échantillon pris au • hasard » — ou bien constitué à partir de certains critères — il s'agit d'un « échantillon sélectionné » — par exemple : enfants présentant des agénésies d'incisives latérales supérieures. A partir d'un échantillon pris au hasard. • Les différentes catégories de caractères. Cet échantillon peut. NOTIONS DE BIOMÉTRIE En orthodontie. afin d'en déduire des conséquences thérapeutiques.

56). Les indications données par les méthodes statistiques en orthodontie ne sont qu'un des éléments de la décision thérapeutique. l'expression « statistiquement significatif » ne doit pas être prise comme une relation de cause à effet ni comme une vérité indiscutable.Considérations génétiques mesures peut être rigoureusement proportionnelle. proches de l'idéal. la corrélation est négative. Cela signifie que 51 % de la variabilité des caractères n'est pas liée par la corrélation. cartésiennes (fig. plus l'on pourra parler d'une corrélation hautement significative entre les deux variables. p. ce qui signifie que 100 % de la variation observée est fonction de la liaison entre les deux variables étudiées. Il n'existe pas « d'individu normal moyen » comme a pu le penser Quetelet en 1835 mais plutôt toute une série de types normaux d'individus. Recherches sur l'homme : — la génétique des populations : étude épidémio- . — b) La droite de régression. La représentation graphique d'une corrélation est donnée par un nuage de points sur des coordonnées 5 FIG. r = pente de la droite. Il faut se garder de tout fétichisme mathématique. Dans ce cas. Si l'une des mesures augmente quand l'autre diminue. en céphalométrie (v. Ricketts définit la normalité au niveau de la denture comme une position que les dents doivent occuper pour être stables et en harmonie les unes avec les autres et avec toutes les structures anatomiques. L'ellipse représente le nuage de points. recèle une multiplicité de facteurs qu'il est parfois tout à fait impossible de n'envisager qu'à l'aide de méthodes statistiques. il s'agit d'une corrélation positive. à comparer les moyennes et les écarts-types des différentes mesures céphalométriques obtenues à celles d'individus présentant des anomalies orthodontiques. ce qui rend l'interprétation et l'utilisation des méthodes statistiques beaucoup plus complexes sinon aléatoires en orthodontie. F. l'utilisation de la méthode statistique revient à constituer un échantillon sélectionné d'individus dits « normaux » présentant. D. — méthode des jumeaux : l'influence des facteurs génétiques a été analysée sur des jumeaux univitellins soumis à des facteurs d'environnement différents: — méthode des familles : la transmission des 1. Les mesures biométriques permettent d'attirer l'attention sur un caractère présentant une variabilité marquée par rapport à la moyenne. Les moyens d'étude. Par exemple. La notion de normalité. Ce coefficient mesure donc l'intensité ou l'indépendance de la liaison entre deux variables. à l'intuition et à l'esprit d'observation du clinicien et du chercheur.7 est habituellement considéré comme un minimum pour faire la démonstration d'une signification clinique. r sera situé entre 0 et + 1 . on parle d'une corrélation nulle. logique de la transmission d'un caractère particulier dans une population (isolât protégé constitué par une population primitive ou sédentaire). Toutefois. un visage et une occlusion satisfaisante. d'une façon relativement identique. Si cette corrélation négative n'est pas exactement proportionnelle r sera situé entre 0 et — 1. Si l'augmentation n'est pas exactement proportionnelle. \b). sensiblement égale àO. en orthodontie. Plus le coefficient r est proche de J. « ne fluctuent » pas. Un coefficient de corrélation r de 0. mais le sens clinique intuitif ne doit pas être supplanté par des considérations non déterminantes. Cette information statistique nécessite d'être confrontée aux données empiriques. Si les deux mesures ne coïncident pas. Elle fournit la probabilité d'une liaison. le coefficient de corrélation r = + 1. selon le promoteur de telle méthode. 1. A titre d'exemple. CONSIDERATIONS GENETIQUES EN ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE Ce chapitre ne constitue qu'un bref survol des connaissances actuelles sur la génétique et ses relations avec l'O. Elle présente une orientation privilégiée.

Spcnce) une malocclusion puisse résulter d'une mutation au niveau d'un simple locus. Cette base génétique est retrouvée dans la lignée familiale. tout au long de la croissance. L'influence des facteurs génétiques sur le développement dento-cranio-facial. D'après Hunter. La malocclusions orthodontiques a été étudiée par la méthode des familles. Critères de variation : les corrélations les plus significatives s'observent au sein d'une même fratrie sans différentiation selon le sexe. non limitée aux ascendants directs. par exemple. Expérimentations sur des mammifères inférieurs : des manipulations génétiques sur des animaux à reproduction rapide (souris) ont permis d'analyser le mode de transmission de différentes structures osseuses.) et ceux en rapport avec les traits de la lignée familiale. Au niveau alvéolaire : il est difficile de déterminer l'influence respective des facteurs héréditaires et des facteurs d'environnement. Les anomalies peuvent être transmises suivant les lois de l'hérédité et résulter de la combinaison non harmonieuse des gènes parentaux. Stewart et M. — La transmission des informations données par les gènes se fera à trois stades successifs de la formation de l'être vivant : — au moment de la différenciation cellulaire (embryogenèse). bien que pour certains (R. <\ . Un trouble fonctionnel peut être en relation avec des facteurs secondaires mais l'hérédité des comportements fonctionnels peut se concevoir « dans le cadre d'un ensemble structural génétiquement déterminé » (Pellerin). Circonstances d'apparition des traits génétiques : les traits génétiques dans la région cranio-faciale sont sujets à modification : un enfant peut ressembler fortement à l'un des parents dans le jeune âge et ne plus montrer une telle ressemblance à la fin de la croissance. déterminé par la combinaison des allèles ou gènes.6 Notions de hase L'hérédité des comportements neuro-musculaires : la mise en évidence d'une influence héréditaire est particulièrement délicate et la réalité en est discutée. au moment de la fécondation. 22). sur un mode dominant. il ne paraît pas justifié de tracer une frontière trop précise entre base osseuse et zone alvéolaire en fonction de leur modalité de développement. l'hérédité des dimensions verticales serait beaucoup plus constante que celle des dimensions antéro-postérieures. Le génotype : c'est l'ensemble des potentialités d'un individu. Toutefois. En conséquence. — Les principaux caractères étudiés en génétique cranio-faciale concernent : — les caractères dentaires : les agénésies se transmettent suivant un mode strictement héréditaire. Le phénotype est défini comme l'ensemble des caractères morphologiques et physiologiques visibles d'un organisme vivant. Toutefois. Il faut différencier les caractères correspondant à à l'origine ethnique (prognathisme facial de la race noire.. ne deviennent comparables à celles de l'un des ascendants qu'au moment de l'adolescence. — les caractères cranio-faciaux : les os d'origine cartilagineuse (base du crâne) paraissent essentiellement sous la dépendance de facteurs génétiques. les altérations de la fonction pourraient avoir un retentissement plus important au niveau antéro-postérieur que vertical. Modalités de transmission des malocclusions : la transmission se ferait selon un mode polygénique. Seuls certains caractères héréditaires s'exprimeront dans les apparences du phénotype. par exemple) . étudiée paire par paire. 2. de même que certaines dimensions ou formes dentaires . Les stades de « l'expression génétique ». du caractère « prognathe inférieur » dans la famille des Habsbourg. la dotation génétique des os est l'élément essentiel de leur formation et de leur croissance. Le modèle de la lignée familiale permet de reconnaître dans un individu les traits de chaque ascendant. Cela conduit certains auteurs à ne pas chercher à corriger certaines anomalies orthodontiques en estimant que le comportement neuro-musculaire est héréditaire et ne pourra se modifier (position très controversée). Certains caractères génétiques s'expriment à des moments spécifiques : la taille et la forme du nez. grâce à des souches isogéniques (tous les animaux de l'échantillon sont génétiquement identiques). de même pour les lèvres (fig. telle la prognathie mandibulaire vraie (transmission. — au cours de la morphogénèse des différents organes (organogénèse). telle la forme mandibulaire. — après la naissance. à l'aide d'anomalies particulièrement caractérisées. Quelques définitions. Conclusion : le mode individuel de développement dento-cranio-facial a une base génétique. brachygnathie de la race vietnamienne. — méthode des fratries : étude de la carte génétique des frères et des sœurs..

Phénomènes de dentition. Morphogénèse des arcades dentaires. Etablissement de l'occlusion combinaison des traits du modèle familial peut conduire à une harmonie ou une dysharmonie des structures faciales, dentaires et dento-faciales. Dans

7

tous les cas, le modèle cranio-facial hérité (génotype) est sujet à des modifications en fonction des facteurs d'environnement, ce qui détermine le phénotype.

PHÉNOMÈNES DE DENTITION. MORPHOGÉNÈSE DES ARCADES DENTAIRES. ÉTABLISSEMENT DE L'OCCLUSION
PHÉNOMÈNES DE DENTITION
LA DENTITION TEMPORAIRE

• Le développement de la dent : l'éruption. La formation et l'éruption d'une dent comportent plusieurs stades : 1. Phase d'éruption passive : début de calcification de la couronne, puis achèvement de la couronne. L'apposition osseuse, au niveau des corticales, augmente la distance entre le germe et le bord basilaire, mais le germe ne s'élève pas. 2. Phase d'éruption active pré-fonctionnelle : au moment de la formation de la racine, la migration en direction de la crête d'arcade est plus rapide que l'apposition osseuse. L'apparition de la couronne dans la cavité buccale se produit après fusion de l'épithélium adamantin réduit et de l'épithélium buccal, dans la gencive attachée. 3. Mise en place fonctionnelle (en moyenne 3/4 de la hauteur radiculaire) : 1er stade : la racine n'est pas encore totalement édifiée, l'apex est largement ouvert. 2e stade : édification apicale complète. 4. Adaptation occlusale : en fonction des rapports établis avec les dents antagonistes. • Processus d''exfoliation des dents temporaires : la rhizalyse : 1er stade : résorption radiculaire de la dent temporaire, correspondant au début de la formation de la racine de la dent permanente sous-jacente. 2e stade : chute de la couronne résiduelle. • Position respective des germes et des dents temporaires: monoradiculées. — Le germe est situé en position apicale et linguale par rapport à la racine de la dent temporaire/la zone linguale de la racine est résorbée en premier, ensuite le germe se situe immédiatement en-dessous de la racine de la dent temporaire qui se rhizalyse sur toute sa longueur.

Cette période s'étend sur 5 à 6 ans à partir de la naissance. A la naissance, sauf exception rarissime (Louis XIV). aucune dent n'a fait son éruption. Jusqu'à 6 ans, les phénomènes de dentition sont intimement liés aux phénomènes de croissance des maxillaires qui vont modifier les arcades dans leur dimension et dans leur rapport. • Chronologie de Véruption des dents temporaires : apparition d'une incisive centrale inférieure vers 6 mois 1/2, en moyenne. Tout retard (ou toute avance, mais moins significativement) entraîne la plupart du temps, une évolution retardée de la denture permanente ; la lame dentaire de remplacement des dents permanentes étant histologiquement liée à l'évolution de la lame dentaire primitive, génératrice des germes temporaires, sauf pour les molaires. Vers 2 ans 1/2, l'ensemble des dents temporaires a fait son éruption. Cette denture de 20 dents sera fonctionnelle pendant 4 ans, jusqu'à l'apparition de la première dent permanente. • Développement poraires : des arcades dentaires tem-

Entre 2 ans 1/2 et 3 ans. les arcades temporaires sont entièrement constituées. Les dents présentent des points de contact par leur face proximale. Entre 4 et 5 ans, le développement rapide des maxillaires, en fonction de la croissance, entraîne l'apparition de diastèmes entre certaines dents.

LA

DENTITION

PERMANENTE

Cette période s'étend de 6 ans à 18-20 ans. Chronologie de l'éruption des dents permanentes

8

Notions de base

FILLES

GARÇONS

FILLES

GARÇONS

Ages moyens d'éruption dentaire avec un intervalle de variation d'un écart-type et d'autre de chaque moyenne (Hurme, 1949). In : LAUTROU A., Abrégé d'anatomie dentaire, Masson, Paris, 1980. bords libres des incisives centrales inférieures ou supérieures et les points les plus distaux des deuxièmes molaires de lait, en denture mixte (ou les points les plus mésiaux des premières molaires permanentes, en denture permanente). Cette mesure représente la flèche de l'arcade dentaire. Elle peut être faussée par une mésio-position unilatérale d'origine iatrogène. Le périmètre d'arcade dentaire : mesure de la courbe passant par les points les plus mésiaux des premières molaires permanentes, le milieu de la ligne d'arcade, latéralement, les pointes des canines et les bords libres des incisives (sans tenir compte des malpositions localisées).

MORPHOGÉNESE DES A R C A D E S D E N T A I R E S La morphogénèse des arcades dentaires s'étale sur une vingtaine d'années. Elle comporte des phases d'activité, au cours desquelles apparaissent des groupes de dents et des phases de stabilité sans modifications apparentes de la denture. Définitions. La longueur d'arcade : distance mesurée à un moment donné, entre un point médian, tangent aux

Phénomènes de dentition.

Morphogenese des areades dentaires.

Etablissement de l'occlusion

9

• Phase de denture temporaire stable : cette période dure environ 4 ans, j u s q u ' à l'apparition des premières molaires permanentes ou l'expulsion d'une incisive centrale temporaire. A ce stade, on note habituellement des diastèmes interincisifs (diastèmes de Bogue). L'absence de ces diastèmes est une présomption de dysharmonie dento-maxillaire. • Phase de constitution stable (fie. 3).
FIG. 2. L = longueur d'arcade. l.m. = largeur molaire. Le. = largeur canine. Courbe p à p' (en pointillés) = périmètre d'arcade.

de

la

denture

mixte

La largeur d'arcade 1. Au niveau des canines (1. c.) : distance mesurée entre les pointes cuspidiennes. 2. Au niveau des premières molaires (1. m.) : distance mesurée entre les cuspides centro-vestibulaires des dents de 6 ans.

Les

différentes

phases.

m Phase de constitution de la denture temporaire : cette période d u r e environ 2 a n s ; l'apparition de la première dent temporaire se faisant en moyenne entre 4 et 6 mois. Séquence habituelle : incisives centrales, latérales, l r e molaire, canines, 2 L molaire. Baume distingue deux types d'arcades temporaires : -- arcades de type 1 : elles présentent des diastèmes simiens entre incisives latérales et canines maxillaires et entre canines et premières molaires mandibulaires ; — arcade de type 2 : sans diastèmes simiens.

FIG. 3. — Phase de constitution de la denture mixte. Éruption des incisives permanentes (d'après SCHOUR et MASSI.ER, 1941). In: LAUTROU A.. Abrégé d'anatomie dentaire. Masson, Paris, 1980. a) Apparition de la première molaire permanente, remplacement des incisives temporaires par les incisives permanentes. Cette phase se situe en moyenne entre 6 et 8 ans. Le déficit d'espace pour la mise en place des inci-

Les étapes de la morphogenese des arcades dentaires (Demogé) :

Denture

Phases d'activité et d'inactivité Phase de constitution de la denture temporaire Phase de denture temporaire stable Phase de constitution de la denture mixte Phase de denture mixte stable Phase de constitution de la denture adolescente Phase Phase Phase Phase Phase de denture adolescente stable de constitution de la denture adulte jeune de denture adulte jeune stable - 2 e molaires évoluées de constitution de la denture adulte complète de denture adulte complète - 3e molaires évoluées

Denture temporaire

Denture mixte

Denture permanente

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Notions de hase • Phase de constitution de la denture adolescente : au cours de cette période, les canines et prémolaires permanentes évoluent. Cette phase dure en moyenne 2 à 3 ans. Elle se caractérise par : des séquences d'éruption très variées, des rythmes d'apparition parfois différents entre les deux maxillaires et entre deux hémi-maxillaires, des phénomènes de compensation qui peuvent se trouver modifiés par la séquence d'éruption. Parfois, la dent de 12 ans fait son éruption avant le remplacement des dents intermédiaires. Dans ce cas, les phases 5. 6 et 7 se trouvent réunies en une seule. Phénomènes de compensation dus à la croissance (fig. 4) : — sens sagittal : il existe une deuxième avancée des incisives, comparable à celle observable au cours de la phase de constitution de la denture mixte: — sens transversal (d'après Moorees) : . à la mandibule : la distance intercanine est fixée après l'éruption des incisives permanentes (D. S. ± 3 mm): . au maxillaire : augmentation de la distance intercanine. Compensation dentaire :

FIG. 4. — Phase de constitution de la denture adolescente. (In : LAUTROU. Abrégé d'anatomie 'dentaire. Paris. Masson, 1980).

sives permanentes sur une arcade dentaire trop petite sera compensée par trois mécanismes : — un mécanisme dentaire : utilisation des diastèmes interincisifs et des diastèmes simiens: • — une augmentation de la largeur d'arcade par une vestibulo-version accentuée des incisives permanentes par rapport aux incisives temporaires: — un élargissement dû à la croissance : augmentation de la largeur intercanine (3 mm) au cours du remplacement des incisives. b) Éruption de la dent de 6 ans : fermeture des espaces simiens : — arcades de type 1 : la dent de 6 ans inférieure se retrouve en mésioclusion (diastème simien inférieur plus important que le supérieur) ; — arcades de type 2 : rapport cuspide à cuspide des dents de 6 ans. Cette phase est particulièrement importante dans la constitution des arcades dentaires. Si un seul mécanisme de compensation ne donne pas le supplément de place nécessaire, les incisives permanentes présentent des malpositions et des malocclusions diverses. Séquence d'éruption : 1, 6, 2 à la mandibule; 6, 1, 2 au maxillaire. s Phase de denture mixte stable : cette phase dure de 2 à 3 ans, de la mise en place fonctionnelle des incisives permanentes au début de la mobilité des premières molaires temporaires ou des canines temporaires. Elle se caractérise par une stabilité dimensionnelle des arcades dentaires (période privilégiée pour les traitements précoces orthopédiques).

M = 0,9 mm par hémi-arcade, au maxillaire M = 1,7 mm par hémi-arcade, à la mandibule. Ce « crédit d'espace » constitue l'espace de dérive mésiale (lce-\vay-\J. S.). Cette différence est proportionnellement plus importante chez les filles. Utilisation du crédit d'espace : En moyenne, les premières molaires permanentes présentent, en denture mixte, des rapports de cuspide à cuspide ou une légère mésioclusion de la première molaire inférieure — ce qui correspond soit à un plan terminal rectiligne, soit à un plan terminal à marche mésial (fig. 5b). Après la chute des deuxièmes molaires temporaires, les premières molaires se déplacent mésialement. Cette « dérive mésiale » physiologique, plus importante à la mandibule, sera utilisée pour rétablissement d'une occlusion molaire de classe 1. Le périmètre d'arcade en sera raccourci d'autant, c'est-à-dire de 1,7 mm x 2, à la mandibule, en moyenne. Des malpositions mineures du secteur incisif pourront.

,

Le mode correspond à la partie la plus haute de la courbe. par exemple pour une mesure céphalométrique. les caractères quantitatifs permettent l'étude de moyennes. n. Par ailleurs. L'écart-type correspond graphiquement à la distance entre les points d'inflexion de la courbe et l'axe de symétrie. La variance est donc définie comme la moyenne des carrés des écarts à la moyenne. en anglais). Il s'agit d'une moyenne arithmétique : x m——. + la = 68 % de l'échantillon. si toutefois l'échantillon est ^ 30. Chaque variable présente un écart par rapport à la moyenne : e = x — m. les plus élevées et les plus faibles. E(JC . Cette distribution peut obéir à une loi de probabilité dite « loi normale » représentée par une courbe en cloche ou courbe de Gauss. On pourra retrouver fréquemment cette indication. Les paramètres de dispersion : ils permettent de préciser dans quelle mesure les valeurs ou les caractères étudiés s'écartent de la moyenne. D. ou S. soit : 2 . la). Il s'agit de représenter par un indice l'ensemble des écarts à la moyenne. Il se trouve qu'en biologie. + 2<j = 95 % de l'échantillon. L'écart-type : la racine carrée de la variance est appelée l'écart-type ou déviation standard (D. centrée autour de la moyenne et d'équation parfaitement déterminée (fig. au sens statistique du terme. 1. Exemple : Angle mandibulaire/plan de Francfort = 25" + 3. ± 1 écart-type -> environ 68 % de l'échantillon ± 2 écarts-types -> environ 95 % de l'échantillon ± 3 écarts-types -> environ 99 % de l'échantillon La distribution des valeurs peut être reportée graphiquement sur des axes de coordonnées cartésiens. On ne s'intéresse ici qu'aux corrélations linéaires. a = écart-type : distance entre les points d'inflexion et l'axe de symétrie. On peut représenter graphiquement la variabilité des deux mesures pour chaque individu en reportant en abscisse el en ordonnée ces deux mesures pour tous les individus de l'échantillon. — a) La courbe de Gauss (loi normale). L'écart-type (ou parfois deux écarts-types) peut être vf -2<r «= -1er m +i<r +2<r étendue > x FIG. Le pourcentage des valeurs situé entre deux écartstypes correspond à 68 % de l'échantillon. n La moyenne est tout à fait insuffisante comme élément d'information. • Les corrélations statistiques. le mode et la moyenne sont confondus. n 3. L'intervalle de dispersion ou étendue : il correspond aux valeurs extrêmes. 1.4 Notions de base admis comme limite de la variabilité de la normalité. par leur nature et leur distribution . on différencie des caractères contrôlés. Elle correspond aux individus dits « normaux ». S. dans le cadre d'une loi normale. si elle est citée isolément: — le mode : c'est la valeur présentée par le plus grand nombre de sujets. en biométrie. les grandeurs mesurables sont généralement réparties selon des lois guère éloignées de la loi normale. La variance : elle est destinée à mesurer la variabilité des valeurs autour de la moyenne. m = moyenne. L'augmentation des . — la médiane : c'est la valeur à partir de laquelle il existe autant de valeurs plus grandes que de valeurs plus petites. par exemple : la hauteur de l'étage inférieur de la face et la mesure de la direction de croissance (axe Y). 2. la notation + 3 correspond à un « écart-type » ou une « déviation standard ». il s'agit d'une variable continue et d'une distribution normale. La nature éventuelle d'une liaison entre 2 caractères quantitatifs découle dû calcul d'un coefficient de corrélation entre deux variables entièrement aléatoires. Les paramètres de position : — la moyenne : elle est obtenue en divisant la somme de toutes les mesures x effectuées par le nombre de mesures à effectuer.m) variance = a = . Dans le cas d'une loi normale. Vétendue est représentée par les extrémités de la courbe. Ces caractères mesurés sur l'échantillon seront définis par des paramètres de position et des paramètres de dispersion. effectués à partir d'expérimentations et des caractères aléatoires effectués à partir d'observations.

11 ture permanente. En conclusion : le périmètre d'arcade se modifie surtout en fonction de la dérive mésiale. Par ailleurs.diminution beaucoup plus importante au moment du remplacement des molaires temporaires (dérive mésiale): — diminution tardive.2 mm au maxillaire. Morphogénèse des arcades dentaires. Le processus de remplacement des dents postérieures dure en moyenne une année avec des variations très importantes.3 mm pour les garçons 0. la dislance entre les canines est stable après leur mise en place fonctionnelle. 5) : les dents évoluent simultanément: — 4 (5. accroissement de 5 à 8 ans 1/2 : . Les différentes séquences d'éruption des prémolaires et canines (Van der Linden) : on constate une grande variabilité. c) Variations de la largeur d'arcade : Il se produit une apposition osseuse constante au niveau des corticales externes : Au maxillaire : . Les variations individuelles sont très importantes en fonction des rapports. encore plus marquée chez les garçons : a) A la mandibule : — séquence (3. — Au niveau des prémolaires et molaires mandibulaires : on constate une augmentation après 6 ans. b) Évolution de la longueur d'arcade : — mesure relativement stable en denture temporaire. due au redressement des incisives inférieures qui deviennent plus droites sur leurs bases osseuses. diminution de 0 à 2. 5) : canine puis première et deuxième prémolaire simultanément. — séquence 3 (4. a) Évolution du périmètre d'arcade : — Au maxillaire : légère augmentation entre 5 et 18 ans : 1.3 : les dents postérieures évoluent l'une après l'autre. 3) : les deuxièmes prémolaires et canines évoluent simultanément.3 mm à la mandibule). pour une arcade. — 4. de la séquence d'éruption et des proportions relatives entre les deux dentures.5 mm pour les filles. 4) 5 : la canine et la première prémolaire évoluent simultanément. avant la deuxième prémolaire permanente. Établissement de l'occlusion parfois. l'organisation des arcades est conditionnée également par la séquence d'éruption des dents postérieures. • Phase de denture adulte jeune : deuxièmes molaires évoluées (traitement orthodontique). 1. Exemple : après 15 ans. — séquence 3. C'est entre 4 et 6 ans. . — A la mandibule : en moyenne.Phénomènes de dentition. de 6 à 18 ans : — entre les canines supérieures : + 5 mm — entre les premières molaires supérieures : + 4 mm — entre les canines mandibulaires : — entre les premières molaires inférieures : —ricures D S r 3 L'évolution des arcades dentaires (récapitulation). denture temporaire — den- . diminution. particulièrement si les points de contact interincisifs et incisivo-canins sont favorables. dans sa totalité (Moorees). Au total. • Phase de denture adoleseente stable : canines et prémolaires évoluées (traitement orthodontique).5 mm pour les filles. particulièrement en cas de croissance de type rotation antérieure. 5.9 mm jusqu'à 13 ans. séquence la plus favorable. — séquence 4. 4. a encore tendance à réduire tardivement cette dimension. 3. être améliorées ou supprimées lors du remplacement des molaires temporaires.3 mm.4 mm pour les garçons. 5 : les dents postérieures évoluent l'une après l'autre. Les modifications accompagnant ce remplacement sont fréquemment asymétriques. les variations de la longueur d'arcade sont comparables à celles du périmètre d'arcade. Cette augmentation est en moyenne de 1. avant l'éruption des canines vers 10 ans. Par ailleurs. et entre 10 et 14 ans. que ces variations se produisent.5. à la fin de la croissance. — A la mandibule : diminution entre 6 et 18 ans : 3. 7 : séquence la plus favorable. 4. — accroissement au moment de l'évolution des incisives (M = 2. le redressement lingual des incisives. Augmentation de largeur moyenne. Elle est suivie par une légère diminution. 4. b) Au maxillaire : — (3.

). Il est toutefois indispensable de définir des critères occlusaux : c . a) Dans le plan horizontal : — Au niveau des dents cuspidées : les cables occlu- . la disposition à marche mésiale étant la plus favorable à des relations ultérieures de cas de classe I d'Angle. A marche mésiale. On observe fréquemment des diastèmes simiens et des diastèmes interincisifs.12 Notions de base AGENCEMENTS INTRA-ARCADES RELATIONS INTERARCADES STATIQUES ET CINÉTIQUES EN DENTURE TEMPORAIRE ET ADULTE DENTURE TEMPORAIRE • Agencements intra-arcades. cette règle admettant quelques exceptions au niveau des dents latérales. In: LAUTROU A. L'occlusion est du type occlusion engrenante : une dent est en rapport d'occlusion avec deux dents antagonistes. les volumes cl les proportions des arcade> dentaires. 5/)) : . 2. A marche distale. Les dents temporaires n'ont pas d'axe particulier. 3 FIG. 3. dans le sens antéro-postérieur (fig. en denture adulte. 5 h. Abrégé d'anatoinie dentaire. DENTURE ADULTE FIG. Paris. plan terminal à marche distale : face distale de la deuxième molaire temporaire mandibulaire distalée. • Relations interarcades (normalité) (fig. Ces différents types de rapports préfigurent les relations qui s'établiront entre les premières molaires permanentes. Le plan d'occlusion est plat (pas de courbe de Spcc). Les différentes solutions thérapeutiques adoptées comporteront également des variations par rapport à ces agencements idéaux. L'engrénemcnt est peu marqué. 5c.. 5 a. L'agencement qui sera décrit relève d'une disposition idéale qu'il ne saurait être question de considérer comme un objectif thérapeutique standard. en fonction des variations considérable. sauf les incisives centrales mandibulaires et les deuxièmes molaires maxillaires. plan terminal à marche mésiale (disposition la plus classique) : face distale de la deuxième molaire temporaire mandibulaire mésialée: . le recouvrement incisif est faible. 1980. Elles sont implantées verticalement. les canines sont mésialées d'une 12 dent par rapport aux supérieures : Le plan terminal : il correspond aux rapports des faces distales des deuxièmes molaires temporaires maxillaires et mandibulaires. A ce stade.dans les formes. • Agencements intra-arcades. plan terminal droit : rapport cuspides à cuspides : . — La forme des arcades temporaires est pratiquement assimilable à un demi-cercle. Rectiligne. — Le plan terminal des arcades dentaires temporaires : 1. — Vue restihuluire des hémi-arcades temporaires droites en intereuspide maximale. Présence de diastèmes simiens entre l'incisive latérale et la canine au maxillaire et entre la canine et la première molaire à la mandibule. Masson.

• Relations interarcades idéales. — a) La courbe de Spee. sur l'arcade antagoniste. correspond. les tables occlusales sont orientées lingualement. — A la mandibule : les cuspides vestibulaires des dents cuspidées déterminent une courbe à concavité supérieure. a) Relations statiques : Uocclusion engrenante (fig. — Elles seront définies en fonction de critères occlusaux et en tenant compte des objectifs orthodontiques. et à l'inverse à la mandibule. — Au maxillaire : les cuspides vestibulaires des dents cuspidées sont disposées selon une courbe à convexité inférieure. — Les crêtes proximales : en fonction des éléments précédents. Au maxillaire. e) Courbe d'arcade : les bords libres et les cuspides vestibulaires dessinent la courbe de l'arcade dentaire qui sera déterminée par la morphologie des bases osseuses et l'équilibre neuro-musculaire. les tables occlusales sont d'autant plus orientées vestibulairement que les dents sont plus postérieures (disposition hélicoïdale). c'est la zone de contact proximal qui assure la continuité de cette arcade. Cependant. les agencements intra-arcades et les relations interarcades sont satisfaisants. c) Dans le plan transversal : l'orientation vestibulolinguale des unités dentaires détermine la courbe de Wilson ou courbe de compensation (fig. Il existe un surplomb vestibulaire des dents maxillaires par rapport aux dents mandibulaires. Il en résulte que les cuspides d'appui (primaires) sont disposées selon la même courbe tant au maxillaire (cuspides linguales) qu'à la mandibule (cuspides vestibulaires). qui montre une diminution progressive dans le sens mésio-distal. détermine des courbes traduisant la continuité des arcades dentaires. Ces relations interarcades doivent s'analyser au moment des contacts dentaires maximum (intercuspidie maximale) et au cours des différentes excursions de la mandibule. A la courbe des cuspides d'appui. — Au niveau incisivo-canin : l'arc incisivo-canin se situe dans le prolongement de la courbe des cuspides d'appui. c'est-à-dire d'espaces en forme de pyramide entre deux dents voisines. 33) dépend d'une interaction de facteurs anatomiques et fonctionnels qui FIG. — Au maxillaire : les tables occlusales sont orientées du côté vestibulaire. l'existence de diastèmes ne constituant pas en soi un facteur pathogène. — A la mandibule : à l'inverse. 6b). une courbe des fosses et des fossettes. 13 — Les espaces interproximaux : cette zone de contact détermine la création d'embrasures. si d'autre part. Le recouvrement incisif(p. de la canine à la dernière molaire. les axes des dents étant progressivement basculés vestibulairement et les apex linguales. 7). Relations interarcades en denture temporaire et adulte sales d'une même arcade présentent des dimensions vestibulo-linguales sensiblement égales. d'une valeur moyenne de 2 mm au niveau des incisives. b) Dans le plan antéro-postérieur : l'orientation axiale des unités dentaires. — Elle est caractéristique des mammifères et peut être assimilée à un engrenage de mécanique hautement spécialisée dont les déplacements peuvent s'effectuer dans les trois sens de l'espace. 6. l'existence ou non de contacts dentaires sera fonction de la dimension des dents et de la proportion relative arcade alvéolaire et denture. à la mandibule (tiré de l'ouvrage : Abrégé d'anatomie dentaire DE LAUTRÔU). d) La zone de contact : L'élément essentiel de l'agencement d'une arcade dentaire idéale.Agencements intra-arcades. les crêtes marginales de deux dents collatérales doivent se situer au même niveau et présenter des versants externes avec une même inclinaison (règle de symétrie des embrasures). la courbe de Spee qui naît au sommet de la canine et suit la ligne des cuspides vestibulaires (fig. 6a). — Dans le sens vestibulo-lingual : l'arcade maxillaire est plus large et plus longue que l'arcade mandibulaire. reliant les sommets des cuspides vestibulaires. les axes des dents étant progressivement basculés lingualement. .

C. Paris. Ils ne peuvent être cependant considérés comme une position de référence. M. concourent à la stabilité des unités dentaires (fig. une dent s'articulera avec deux dents antagonistes. (In : LAUTROU A. Ainsi. C. M. aussitôt après la phase de constitution de la denture adulte jeune. 7. Du côté lingual. — Au niveau vestibulaire : les dents maxillaires recouvrent les dents mandibulaires. En vue vestibulaire : toutes les dents s'articulent avec deux dents antagonistes. dépend de la hauteur des cuspides et de la profondeur des fosses. puis deviennent progressivement des surfaces d'appui avec l'âge. — Dans le sens mésio-distal : les dents mandibulaires sont en mésioclusion d'une demi-cuspide par rapport aux dents maxillaires. 286). doivent concourir à la stabilité des unités dentaires et à la liberté des différentes excursions fonctionnelles. C. Abrégé ci'Anatomie dentaire. Masson. Le nombre et la disposition des points de contact en I. — L'occlusion engrenante. et des rapports cuspides-embrasures des faces vestibulaires des dents cuspidées et cuspidesfosses centrales ou marginales..) : L'intercuspidie maximale est une situation dans laquelle les dents des deux arcades présentent un maximum de points de contacts. excepté l'incisive centrale mandibulaire et la troisième molaire maxillaire. 1980). 8. Un tel agencement des rapports d'occlusion correspond à des relations de la classe I d'Angle. 9. les points de contacts sont punctiformes. c'est la rela- . b) Relations cinétiques. le surplomb et le recouvrement incisif étant liés l'un à l'autre. en 1. La relation centrée : les rapports d'occlusion en I. Ces rapports conduisent les dents à s'articuler dans le sens vestibulo-lingual de la façon suivante : cuspides vestibulaires mandibulaires en relation avec le sillon mésio-distal maxillaire et cuspides linguales maxillaires en relation avec le sillon mésio-distal mandibulaire. sauf les incisives centrales mandibulaires et les troisièmes molaires maxillaires. Les surfaces occlusales étant convexes. 10). Rapport d'occlusion en intercuspidie maximale (I. les forces occlusales transmises par les cuspides d'appui doivent être axiales et passer par une zone proche du centre de résistance de la dent. les cuspides linguales présentent également un surplomb par rapport aux cuspides linguales maxillaires.. En I. C. C. concourent à l'équilibre interincisif. Cette disposition est nécessaire pour permettre des conditions de simultanéité des contacts dentaires au cours de la fermeture. les contacts bilatéraux étant également répartis. ce qui correspond à la définition des cas de la classe I d'Angle. Il se réduit progressivement dans le sens mésio-distal (fig.14 Sot ions de base FIG. — Au niveau lingual : les dents mandibulaires recouvrent les dents maxillaires. dans les secteurs latéraux. M. Le recouvrement des dents mandibulaires par les dents maxillaires. M. M. au niveau lingual.

. p. pour l'orthodontiste. — Surfaces d'appui du 2e groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). articulation. Ceci étant fonction de la pente incisive et de la pente condyliennc (rappel : la pente condylienne correspond à l'inclinaison du versant distal du condyle temporal). le surplomb et le recouvrement incisif. Paris. et I. 124). par leur importance. ces dents assurant seules la désocclusion (v. 10. tion centrée qui constitue. — Surfaces d'appui du 3e groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). Les critères de fonctionnement idéal au cours des différentes excursions : — Guidage antérieur satisfaisant : les crêtes marginales concaves des incisives maxillaires. 1980. Cet ensemble de dispositions statiques et dynamiques : — concourent au fonctionnement harmonieux de l'appareil manducateur — les dents ne constituant qu'un des éléments de l'ensemble maxillaire. la position de référence la plus satisfaisante. C. (pas plus de 1 mm de décalage entre R. 1980. déterminent la pente incisive.Agencements intra-arcades. dans le sens sagittal). 9. en bout à bout incisif. In: LAUTROU A. Cette relation centrée articulaire doit coïncider à peu près avec l'I. dents. FIG. Masson. C. Abrégé d'anatomie dentaire. en rapport avec un minimum d'ouverture buccale et un espace de 1 à 2 mm entre les molaires. In: LAUTROU A. 8. M. en raison de sa précision de détermination et de sa fiabilité. C. Paris. Relations interarcades en denture temporaire et adulte 15 FIG. Paris. Masson. enveloppe cutanée: . — Mouvement de latéralité : pas de contact du côté non travaillant et protection canine du côté travaillant. 1980. Abrégé d'anatomie dentaire. Masson.. In: LAUTROU A. M.. FIG. par leur inclinaison. .assurent la pérennité des organes dentaires et du parodonte. Abrégé d'anatomie dentaire. — Désocclusion postérieure. muscles. — Surfaces d'appui du premier groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui).

cette courbe ne tient compte que de l'âge civil. à la croissance en longueur et à la maturation musculaire. 12). par unité de temps (v. la direction de croissance propre à chaque individu. de la naissance jusqu'à la taille adulte. la quantité de croissance résiduelle. de 2 ans jusqu'à l'époque prépubertaire (10-11 ans. de façon fiable. c'est le début de la période adulte. chez les garçons). ce que montre la courbe du taux de croissance staturale. Le taux de croissance. sauf en lin de croissance (fig. Il est nécessaire en effet pour l'établissement d'un plan de traitement. La maturation : c'est le processus de différenciation des tissus. à l'apparition des caractères sexuels secondaires. grâce auquel un organe devient pleinement apte à remplir sa fonction. . suivant les individus. Il diminue de façon importante au cours de la période infantile (6 mois à 2 ans). Toutefois. Le taux de croissance est très élevé de la naissance jusqu'à 6 mois. En outre. 11).16 Notions de base LA CROISSANCE NORMALE DU MASSIF CRANIO-FACIAL l La plupart des traitements orthodontiques s'adressa-nt à des sujets en période de croissance présentant une certaine dysharmonie entre les différents éléments de la face. Cette dernière phase adolescente correspond 1. la croissance descriptive des os de la face et des maxillaires permet d'appréhender les ajustements progressifs qui conduisent à une architecture faciale équilibrée. Chapitre rédigé par Pierre Canal. CROISSANCE G É N É R A L E ET M A T U R A T I O N Définitions La croissance : c'est le développement progressif d'un organisme ou d'un organe. uniquement en fonction de l'âge civil. sont des éléments indispensables à l'établissement d'un diagnostic précis et à l'élaboration d'un plan de traitement individualisé. Les variations de la taille de l'individu et des maxillaires sont à peu près synchrones. Puis le taux de croissance augmente de façon considérable jusqu'au pic pubertaire (en moyenne 12 ans chez les filles et 14 ans chez les garçons). Au cours de la période juvénile. de préciser le stade de maturation du sujet. en orthodontie. la croissance est terminée. Infantile ' Juvénile Adolescent Adulte FIG. Ceci afin de pouvoir profiter d'une forte poussée de croissance* ou bien de débuter le traitement bien avant le taux maximum RYTHME DE CROISSANCE La croissance passe par des phases d'accélération et de décélération. visualisant l'augmentation de taille. la pente de la courbe est très faible. Or. correspondant à un stade de développement osseux précis. L'étude de la croissance staturale permet de suivre la croissance faciale. 11 diminue ensuite progressivement jusqu'à s'annuler totalement vers 15 à 16 ans chez les filles et 18 ans chez les garçons. Après cessation de ces phénomènes. fig. Il faudra donc déterminer l'âge osseux d'un sujet. 11. des variations très importantes existent. chez les filles et 12-13 ans. — Courbe moyenne du taux de croissance statural. qui ne'permettent pas de situer un sujet en particulier sur cette courbe.

signe la survenue de la grande poussée de croissance pubertaire. La grande stabilité des stades de maturation phalangiennes S et PPj cap. dont l'apparition est progressive. c'est-à-dire quelque temps avant la fin de la croissance. à la puberté. Cependant la variabilité de cette estimation est importante. de croissance ou encore de pouvoir apprécier si la croissance est virtuellement terminée. entre âge dentaire et âge osseux. L'apparition d'un petit os. — la lecture de l'âge osseux à partir d'une radiographie de la main (fig. Caractères sexuels et stades de croissance : de très fortes corrélations ont été trouvées entre l'apparition des caractères sexuels et la date du pic de croissance. L'âge moyen de calcification suit une progression dont la moyenne est connue. un an avant le pic de croissance pubertaire. en moyenne. en fonction du pic pubertaire. Chaque stade est situé avec une certaine marge de variation par rapport au pic pubertaire. Les règles surviennent 17 mois + 2. Croissance de la mandibulaire et du maxillaire en millimètres. 13) : les stades de maturation des épiphyses phalangiennes montrent de très fortes corrélations avec la croissance staturale et faciale. Ceci permet d'estimer ce qu'il reste de croissance à venir. un prolongement comparable à la visière d'une casquette vue à l'envers. à un moment donné.5 mois après le pic de croissance. des condyles. MATURATION Définitions ET CROISSANCE Age dentaire : stade de dentition atteint par un sujet à un moment donné de son développement. par rapport au stade d'ossification — et ceci quelle que soit la population — constitue des critères sûrs pour situer un enfant sur sa courbe de croissance.Croissance normale du massif cranio-facial CM/MM PAR ANNEE 17 20 22 24 AGE EN ANNEE Fie. Fin de la croissance staturale : la soudure des épiphyses radiales et cubitales marque la fin de la croissance staturale. ceci correspond au stade PP t cap. Aucune corrélation statistiquement significative entre croissance faciale et âge dentaire. le stade de maturation qu'il a atteint et le reporter sur la courbe du taux de croissance. 14). le sésamoïde (s) situé sur la face interne de l'articulation métacarpo-pha- langienne. afin d'en éviter les effets. en fonction de leur importante variabilité. l'utilisation de certains indicateurs de la maturation est difficile. Age osseux : stade de maturation des os d'un sujet. de même pour la pilosité chez les garçons. 13). Moyens d'étude de l'âge osseux : — la lecture de l'âge osseux se fait classiquement à partir de radiographies du poignet. Croissance de la taille évaluée en centimètres. On peut donc à partir de l'analyse de la radio de la main. Lorsque l'épiphyse de la première phalange du pouce (PP) déborde sa diaphyse et présente du côté interne. Cette région comporte de nombreux petits os. 12. En conclusion. déterminer pour chaque individu. c'est-à-dire au pic de croissance pubertaire (fig. ce qui rend ce procédé assez imprécis. — Comparaison des rythmes d''accroissement en fonction du temps. Cet os est visible. plus précisément 9 mois avant chez les filles et 12 mois avant chez les garçons (fig. . de la taille. correspondant à l'activité des cartilages de conjugaison. Certains stades coïncident avec le taux maximum de croissance staturale. des sutures chez les garçons.

Stade MP. — par la méthode des implants en Tantale. le déplacement d'une structure osseuse par rapport au reste du cranio-face et la variation de la forme de la structure considérée. au maxillaire ou à la mandibule. elle présente un prolongement comparable à la visière d'une casquette (que l'on verrait à l'envers). De plus. Stade PP. Stade PP. HA CROISSANCE CRANIO-FACIALE MOYENS D'ÉTUDE Les téléradiographies : elles permettent d'évaluer les modifications dues à la croissance : — par des procédés de superposition (v. : lorsque l'épiphyse de la phalange médiane du majeur est aussi large que sa diaphyse. .„' : soudure de Pëpiphyse de la phalange médiane du majeur à sa diaphyse.FiG. : apparition du sésamoïde en regard de la Stade S face interne de la diaphyse de la première phalange du pouce. problème de la stabilité du plan de référence. Stade Rad„ : soudure de l'épiphyse du radius à sa diaphyse. Ce procédé permet de suivre à l'aide de clichés radiographiques. F I G . 14. Stade DP J ( M p : soudure dei'épiphyse de la première phalange du majeur à sa diaphyse. p. — Schéma d'une radiographie de la main. : lorsque l'épiphyse de la première phalange du pouce déborde sa diaphyse. chez le vivant. Stade M P . Fin de la croissance. C M / M M PAR ANNEE FIG. c a p : lorsque l'épiphyse de la phalange médiane du majeur déborde sa diaphyse. côté interne. 62). : lorsque l'épiphyse de la première phalange de l'index est aussi large que sa diaphyse. 13. 13. : taux maximum de croissance. Les stades d'ossification : Stade P P .

sécrétée p a r l'hypophyse. . BJÔRK et coll. augmentent l'action de celle-ci. c'est pourquoi il s'agit de méthodes non pas décisionnelles. 67). — Les facteurs endocriniens : l'hypophyse. 6). Ces carences affectent également la maturation normale des fonctions de la sphère buccale. b) Rapport périoste-muscle : il faut souligner l'importance des rapports périoste-muscle. et surtout de placer l'enfant dans une classe définie . — analyses multivariates : elles permettent la description d'inter-relations multiples. pour les garçons: H v : maximum d'accroissement de taille (d'après HELM. Avant le 20 e siècle. le facteur protéique est déterminant. du fait même de ces inter-relations.). Les hormones thyroïdiennes. 14. à l'aide de procédés histologiques (Petrovic). Le périoste est une enveloppe recouvrant la surface des os.. 3) . la couche profonde est ostéogénique et la couche interne fibreuse. Jouent également un rôle. les risques statistiques sont mal déterminées. la thyroïde et les glandes sexuelles sécrètent des hormones agissant directement ou indirectement sur la croissance. Sur le plan qualitatif. retrouvent une croissance h a r m o nieuse. on a pu noter que les enfants des classes sociales les plus favorisées présentaient un développement plus rapide et plus régulier que les autres. la fonction musculaire j o u a n t un rôle de premier plan dans la croissance faciale. • Facteurs locaux. les glucides. : études sur Ie) en hâtant la soudure des épiphyses. p. « D a n s l'état actuel. associées à la S T H . où le risque doit être connu (diagnostic. traitement). Par exemple. Ceci confirme qu'il existe un véritable mécanisme psycho-neuro-endocrinien. les vitamines A. sur la croissance. La s o m a t h o r m o n e S T H . p. Ce type d'analyse a permis de détecter des caractères et des relations stables.Croissance normale du massif cranio-facial Des techniques histo-anatomiques cadavres. une sous-alimentation peut retarder la croissance. Ce tissu possède également un pouvoir résorptif. L'interaction des facteurs généraux et locaux influence de façon complexe la croissance faciale de l'enfant. — modélisation : il s'agit de créer un modèle qui rende compte des phénomènes de croissance par approximations successives. — Maximum 'accroissement de taille. — soit indirectement : étude à l'échelle cellulaire des phénomènes de croissance et des effets des processus de contrôle. Les enfants replacés dans un climat affectif équilibré. . c'est-à-dire en activant la maturation. psychique et culturel. ou transversales (v. Les techniques avec expérimentation animale : — sôit directement : condylectomie sur singe par exemple . agit p a r voie indirecte en activant la croissance. p. Cette carence peut entraîner des arrêts de croissance p a r diminution du taux de sécrétion des hormones somatotropes et somatornédines. L'utilisation de méthodes statistiques : — méthodes statistiques classiques : études longitudinales. FIG. Étude de cas pathologiques observés en clinique humaine (Delaire).Les hormones sexuelles mâles et femelles jouent un rôle modérateur. a) Influence des différentes fonctions : elle sera développée dans le chapitre « Étio-pathogénie » (v. FACTEURS LA CROISSANCE INFLUENÇANT DE LA FACE NORMALE • Facteurs généraux. B 2 et D: — les facteurs socio-économiques : leur influence dans les sociétés occidentales s'estompe. une sur-alimentation peut l'accélérer. Situation des stades d'ossification de la main sur la cou je du taux de croissance. mais descriptives » (Charron). dont la perturbation provoque un trouble de la croissance. Elle est liée à la notion de rations quantitatives et qualitatives optimales selon le stade de la croissance. — les facteurs affectifs : une carence maternelle peut entraîner des répercussions sur la qualité de la conduite alimentaire et également sur le développement intellectuel. b) Les facteurs extrinsèques : — les facteurs nutritionnels : la notion d'équilibre alimentaire est essentielle en pédiatrie. a) Les facteurs intrinsèques : — Les facteurs génétiques (v. décélérateur. d'âges variés.

lamellaire. Cette action des synchondroses est complétée par des phénomènes d'apposition-résorption mineurs qui entraînent la formation des arcades sourcillières. mais la proportion entre travées osseuses et espaces médullaires est différente : les travées sont plus grêles et les lacunes conjonctivo-vasculaires plus importantes. c'est sa double striation fibrillaire. du sphénoïde. coronoïdiens et symphysaires apparaissent à la 16e semaine de la vie I. par la nature des travées osseuses qui le constituent. si bien que les bords des pièces squelettiques se rapprochent de plus en plus. a) Accroissement en longueur : elle se fait par un certain nombre de synchondroses orientées transversalement. leur nombre. Ces sutures se ferment très tôt. Entre deux os d'origine enchondrale persiste une bande de cartilage ou synchondrose ou suture cartilagineuse qui peut accroître son épaisseur de façon interstitielle. 140) utilisent cette propriété. Il présente toutefois une caractéristique particulière. Ce sont également des « joints amortisseurs. soit dans les 5 ou 6 premières années de la vie. Elles laissent entre elles une bande conjonctive étroite appelée « suture membraneuse ». Les appareils orthopédiques (p. « de merveilleux joints de dilatation à rattrapage automatique par prolifération conjonctive et ossification marginale ». est d'origine essentiellement cartilagineuse. de la base du crâne) : ces os sont précédés d'une maquette cartilagineuse. ce sont des sites de « croissance secondaire adapta- DES CROISSANCE ÉLÉMENTS CRANIO-FACIAUX La face est appendue à la base du crâne. c) Os enchondral (os du squelette axial. . Les synchondroses sphéno-occipitales et septoethmoïdales sont actives très longtemps. leur siège.' pièces squelettiques s'étendent en taches d'huile. par le jeu des synchondroses et des phénomènes d'apposition-résorption. Elles ne sont pas modifiables par un traitement. Elles doivent être sollicitées. Cet os présente une structure intermédiaire entre os compact et os spongieux. rupteurs de force ». présentant le même aspect macroscopique que l'os dense des corticales maxillaires. l'aspect des sutures. Ce type d'os est très sensible à une pression fonctionnelle. L'activité de la synchondrose sphéno-occipitale a pour effet de déplacer en bas et en arrière le conduit auditif externe et surtout la cavité glénoïde. jusqu'à l'âge adulte (fig. de part et d'autre d'une zone médiane lâche. il s'agit de l'os alvéolaire. Seules les synchondroses sphéno-occipitales et septo-ethmoïdales sont actives jusqu'à Page adulte (Baume). Pour cet auteur. ces sutures sont. le cartilage condylien serait essentiellement un centre de croissance secondaire adaptative comparable aux sites de croissance membraneuse. Son développement en est dépendant en partie. et ceci pendant des années. mandibule) : les cartilages condyliens. orbitaires et des sinus frontaux.20 Notions de base tive ». 11 forme une coque mince en relation avec l'os spongieux environnant et sert de soutien aux dents. de l'occipital et d'une partie du frontal et du temporal. soit à la naissance. Pour Delaire. LES DIFFÉRENTS TYPES D'OS AU NIVEAU CRANIO-FACIAL a) L'os alvéolaire : les faisceaux du desmodonte s'insèrent sur un tissu osseux. Dans les régions où le maxillaire est très étroit. les couches ostéogènes étant le siège d'une croissance osseuse active». Les premiers points d'ossification préfigurant les futures. dense. des membres.*)C L'os spongieux qui entoure et soutient la coque alvéolaire. L'ossification enchondrale ultérieure augmente la dimension des os voisins. Elles ne sont donc pas dotées d'un potentiel de croissance propre. U. 15). en fait. est comparable à l'os compact. sont directement soumis aux forces qui s'exercent sur elles et sur les os qu'elles unissent. leur direction. • La croissance de la base du crâne. — Os de membrane avec ossification directe z^bs de la voûte du crâne et de la face par exemple. b) L'os de membrane : c'est un os d'origine conjonctive. des synch'ondroses de la base du crâne. La croissance. est fondamental pour comprendre la céphalogénèse normale ». — Os de membrane avec apparition ultérieure de cartilage secondaire (clavicule. primaire. Chez l'enfant. l'os alvéolaire se confond avec les corticales internes et externes. à ce niveau. Cette structure est composée de l'ethmoïde. Pour Delaire « cette notion de prolifération active. capable d'adaptation aux conditions mécaniques impliquées par la fonction occlusale. — Les sutures membraneuses ou syndesmoses : elles constituent un lien entre les pièces osseuses et sont composées d'une couche ostéogène externe et d'une couche fibreuse.

le maxillaire supérieur sera étudié. à 5 ans (d'après COUSIN). a) Accroissement en largeur : cet accroissement se produit par le jeu des sutures sagittales internasales. 15. — Les sutures au niveau de la voûte palatine.canine (ou prémaxillo• maxillaire) Suture inter .ma x i I la i re Suture maxillo .palatine ou palatine transverse) Suture inter-palaiine FIG. 16. .Croissance normale du massif cranio-facial b) Accroissement en largeur : le rôle des sutures longitudinales — en particulier de la suture métopique — est de courte durée. 16). — Les synchondroses transverses de la base du crâne (d'après COUSIN). le malaire. Lame criblée de l'ethmoïde (cartilagineuse | Synchondrose inter-sphénoïdale Synchondrose ethmoïdo-sphénoïdale Synchondrose sphéno -occipitale Synchondrose i ntra -occipitale postérieure FIG. puisqu'elles sont pratiquement toutes disparues à trois ans.incisive Suture incisivo. les os propres du nez et un os impair : le vomer. — 11 comprend cinq os pairs : le maxillaire supérieur. Suture inter. Seul. inter-maxillaires. !• La croissance du complexe naso-maxillaire. Très tôt interviendront seuls les phénomènes de remodelage. 21 le palatin. inter-palatines et par remodelage (fig.

L'apposition étant plus importante que la résorption. Dans l'espace ainsi libéré. se produit une activité appositionnelle permettant la mise en place des deuxièmes et troisièmes molaires jusqu'à 20 ans. — Les procès-alvéolaires : ils servent de support aux arcades dentaires et n'existent qu'en fonction de la présence des dents. le ramus recule et Après cinq ans. éloignant le canal dentaire de la surface de l'os. ces sutures sont pratiquement inactives. Une apposition osseuse plus faible se produit dans la zone inférieure de la mandibule. Ils jouent un rôle de « rattrapage de jeu » entre la croissance de la mandibule et du maxillaire. C'est un os complexe. tant par son ossification (os de membrane et cartilages secondaires) que par ses modifications morphologiques). Il aurait une action modelante sur le maxillaire. à un rythme de plus en plus réduit. zygomatico-malaires. a) Accroissement en largeur : la synchondrose symphysairc se ferme dès les premiers mois de la vie. par sa faible pression positive (Delaire). L'accroissement en hauteur et en longueur serait dû à la faculté d'adaptation de ces sutures. et permettent donc. — C'est le seul os mobile de la face. — Les orbites : les globes oculaires atteignent leur taille définitive à trois ans. — La tubérosité : à ce niveau. — Le sinus : il se forme au moment de l'éruption des dents temporaires. Elle s'éloigne du plancher de l'orbite au cours de la croissance. notamment la suture palatine médiane. La mandibule est relice à la base du crâne à sa partie postérieure par l'intermédiaire des cavités glénoïdes qui se déplacent en bas et en arrière. de la naissance jusqu'à l'âge adulte. Certaines sutures. 140). en particulier au niveau des condyles. est maintenant assez discuté : — Au niveau de la branche montante : l'apposition en arrière et la résorption en avant de la branche montante créent progressivement la place pour l'évolution de toutes les dents. au fur et à mesure de l'apparition des dents monophysaires. maxillo-malaires. FIG. Ils se développent par une apposition osseuse considérable. — Croissance horizontale de la mandibule (d'après ENLOW). postérieurement. ne sont pas synostosôes avant l'âge adulte (jusquà 25 ans). cette dernière restant en activité pendant toute la vie. une action orthopédique (disjonction. . La croissance sagittale de la mandibule doit donc être quantitativement plus importante que celle du maxillaire. b) Accroissement en longueur (fig. L'augmentation de largeur de la mandibule résulte essentiellement de son allongement. 17) : le rôle du cartilage condylien. b) Accroissement en hauteur et en longueur : au niveau des sutures fronto-maxillaires. ce qui rend plus saillante la région naso-maxillaire (Enlow). ptérygo-palatines. de ce fait. Le palais s'élargit en arrière par l'allongement divergent de l'arcade. longtemps considéré comme déterminant. — Le nez : sa croissance dépend tout particulièrement de l'ensemble septo-ethmoïdal (lame perpendiculaire de l'ethmoïde + cartilage de la cloison). p. se développent.t La prolifération de la suture maxillo-malaire et les remodelages augmentent la largeur bizygomatique d'une façon continue. conjointement aux phénomènes de dentition. par apposition. en moyenne.22 Notions de base • La croissance de la mandibule. La croissance en hauteur des branches montantes éloigne le corps de la mandibule du maxillaire. prémaxillo-malaires et palatines transverses. De plus. La zone antéro-inférieure du maxillaire supérieur se résorbe au fur et à mesure de la poussée sagittale. 17. laissant le sinus maxillaire derrière elle. — La voûte palatine : sa forme est plate à la naissance. afin de conserver une articulation dento-dentaire normale entre le maxillaire et la mandibule. les procès alvéolaires. Cet accroissement en largeur sera plus sensible. cet abaissement étant concomitant à l'abaissement de la langue. sous l'influence active du septum nasahet de remodelages fonctionnelles. la concavité du palais se constitue lors de l'édification des procès-alvéolaires par résorption du côté nasal et apposition du côté buccal. associé à la divergence progressive des deux hémi-mandibules. conjointement aux phénomènes de dentition.

La surface cartilagineuse proliférant. Il en est de même pour la face : — à la naissance. selon le type de croissance (Bjôrk). 23 le seul cartilage secondaire persistant après la naissance. Elle s'accroît grâce à l'activité du cartilage condylien. Le condyle joue un rôle de « différentiel » entre l'activité de la suture sphéno-occipitale qui entraîne l'occipital et la cavité glénoïde en bas et en arrière et la mandibule qui se dirige avec la face en bas et en avant (Charron). elle en représentera la moitié. A 20 ans. des résorptions compensatrices très complexes. C'est un cartilage unique dans l'organisme : il peut s'accroître en. en même temps que la longueur totale de la mandibule. le traitement sera FIG. ce qui est essentiel. — Selon le type de dysmorphose. Si la croissance est défavorable (croissance verticale). Un remodelage osseux donne sa forme définitive à la tête et au col du condyle. FIG. V. — Au niveau du corps : ce phénomène de remodelage entraîne un allongement du corps (fig. 18) le menton se modelant autant par résorption sus-symphysaire que par apposition symphysaire. pour 80 % leur taille définitive. dans la mesure où elle diminue au fur et à mesure de l'âge. Ce processus continue jusqu'à l'évolution des dents de sagesse. •/ Conclusion. Il est recouvert d'une épaisse couche de tissu conjonctif (chondroblastes et préchondroblastes). Un traitement dont l'action va dans le sens de la croissance sera plus efficace. 19) : le cartilage condylien est Les proportions cranio-faciales. — le condyle (fig. 18. — Répartition des zones d'apposition ( + ) et de résorption ( —) au niveau de la mandibule (d'après ENLOW). alors que persiste une possibilité d'ajustement sutural important. il est essentiel de préciser l'âge osseux du sujet et son potentiel de croissance restante. Un décalage antéro-postérieur dans le sens de la classe II pourra être traité au moment de la poussée de croissance pubertaire.Croissance normale du massif cranio-facial s'épaissit. plus des 3/4 du volume définitif est atteint. — chez l'adulte. c) Accroissement en hauteur : la branche montante est très courte à la naissance. le crâne est 50 % plus volumineux que celui du nouveau-né. la hauteur. Un appareillage orthopédique sera d'autant plus efficace s'il est porté jeune. 19. Il peut changer de morphologie. d) Étude de quelques structures particulières de la mandibule : — le coroné ou apophyse coronoïde : il s'édifie à la suite des tractions du muscle temporal. — Croissance du condyle (d'après ENLOW). la face représente le 7e du crâne. la profondeur et la largeur de la face ont atteint. se produisent au niveau du col du condyle. Cet accroissement détermine la D. et pourtant. — Les dimensions du crâne s'accroissent rapidement dans les premières années de la vie : — à 7 ans. car la plupart des traitements orthodontiques sont réalisés entre 5 et 20 ans. il ralentit l'effet d'élargissement de la mandibule en arrière. Par son remodelage. Cette marge de 20 % est appréciable. ce que nie Delaire. Bjôrk assigne au condyle une fonction de guide de la croissance mandibulaire. au cours du développement de la fonction masticatoire. le plus souvent. relativement réduite. BASSIGNY . dans les trois sens de l'espace. ' Croissance et traitement. alors que la face l'est deux fois plus. — rangle mandibulaire : il tend à se fermer avec l'âge. donc de le situer sur sa courbe de croissance.épaisseur. — à 5 ans. non seulement par croissance interstitielle mais également par croissance appositionnelle. pour qui la croissance du condyle est uniquement adaptative.

du pronostic ou du traitement. pendant une durée limitée à quelques millisecondes (période dite « silencieuse »). La contraction des élévateurs déclenche à son tour le réflexe myotatique inverse qui correspond à une abolition du tonus des muscles élévateurs. On distingue deux types de contraction : — la contraction isométrique : les fibres musculaires sont sous tension à la suite d'une modification interne. par l'intermédiaire d'un nerf moteur. 11 est déterminé par les propriétés élastiques des fibres musculaires et des tissus environnants et les réflexes myotatiques. Cette unité motrice se compose : — d'un motoneurone. . Ce tonus présente des variations au cours de la vie. une légère augmentation du tonus labial. Le muscle strié est sous la dépendance des informations du système nerveux central. Les muscles striés sont toujours placés en situation antagoniste pour permettre le mouvement des éléments squelettiques mobiles (la mandibule par exemple) et des surfaces cutanées. La contraction isotonique permanente est assurée par le réflexe myotatique ou réflexe d'étirement. Cette activité musculaire permanente ne correspond à aucun mouvement et n'entraîne pas de fatigue. Cette activité est réflexe et volontaire. Les muscles lisses ne présentent pas de striation transversale. Seul un petit nombre de fibres musculaires sont contractées à un instant donné. A chaque muscle. tion antigravidique) et à maintenir les postures habituelles. Le tonus posfural correspond à ce mode de contraction. l'un inhibe l'autre. relativement impuissant contre les effets de ce type de croissance.24 Notions de base Que ce soit au niveau du diagnostic. • État de repos. Exemple : l'abaissement provoqué vers le bas du menton et son relâchement entraînent une réponse réflexe qui tend à ramener la mandibule vers le haut : c'est le réflexe myotatique trigéminal « il consiste en une contraction des muscles élévateurs en réponse à leur propre étirement ». • Les deux modes de contraction. Il sera donc préférable de commencer le traitement après que le maximum de croissance soit passé (p. b) Les muscles striés : ils présentent une striation transversale caractéristique due à l'assemblage des myofibrilles. On note à la puberté. — La posture musculaire habituelle est conditionnée par le tonus musculaire. Ses variations sont dues à des informations proprioceptives (sensibilité nerveuse adaptée aux organes qui permettent le mouvement) et à des informations visuelles ou auriculaires (canaux semi-circulaires). mais le muscle ne montre aucun changement dimensionnel. une bonne connaissance de la croissance permet. LE FACTEUR NEURO-MUSCULAIRE On ne reviendra pas sur la description des structures des fibres musculaires ni sur leurs propriétés qui sont supposées connues. au niveau des noyaux des nerfs crâniens: — d'un axone. ils n'intéressent pas la cavité buccale. adapté à la réalisation d'un même mouvement. dont le corps cellulaire est situé : . en majeure partie. a) Les muscles lisses : ils sont sous la dépendance d'un contrôle uniquement réflexe. il est destiné à lutter contre la pesanteur (fonc- a) État de repos. dans tous les cas. Etat de fonction. . Le raccourcissement ou l'allongement d'une fibre musculaire est le résultat de sa contraction. Ces deux réflexes sont basés sur la notion d'innervation réciproque : ils sont opposés. de cerner plus précisément les problèmes thérapeutiques. • Les deux types de muscles. Ce réflexe peut être défini « comme la contraction d'un muscle provoquée par son propre étirement ». de l'étiologie. dans la corne antérieure de la moelle. leur localisation est. LE TONUS : le tonus musculaire correspond à l'impression d'une certaine fermeté des muscles striés à la palpation et à la résistance passive de ces muscles à l'étirement. viscérale. — de fibres musculaires. 18). répond en outre un muscle synergique. par exemple. C'est une activité réflexe. — la contraction isotonique : le muscle se raccourcit au cours de la contraction des fibres musculaires. l'ensemble de la voie nerveuse et des fibres musculaires constituent « l'unité motrice ».

Pour éviter le passage du bol alimentaire dans les voies aériennes supérieures hautes ou inférieures. • Maturation : l'ensemble des conduites motrices reproduisant les comportements d'un individu est le résultat de son expérience propre. — La déglutition du nourrisson : des mouvements de déglutition sont déjà décelables dès la 13e semaine I. Chez le nouveau-né. Fréquence : 500 à 2 000 fois par 24 heures (Lehr). c'est-à-dire une fonction. aucune ventilation buccale suppléante n'apparaît. les joues et les lèvres agissent. Rôle de la ventilation nasale : elle est destinée à assurer le filtrage et la désinfection. On peut l'apparenter à l'action d'une paire de ciseaux (action sécante): . La déglutition et la phonation. Il existe des contacts occlusaux au cours des différents cycles masticatoires. la langue s'étale largement entre les arcades. chez un enfant de 10 ans. A cette époque. La langue. tout au moins au niveau des points d'appui linguaux. à cet âge. La déglutition est un acte réflexe. • Les fonctions vitales — Linsalivation : le bol alimentaire est imbibé et modifié chimiquement par la salive. Il succède à la mastication. Les influx nerveux issus des récepteurs proprioceptifs servent à réaliser « le câblage » cérébral néces- 25 saire à l'exécution des fonctions : c'est ce que l'on nomme les engrammes cérébraux. dont la maturation est habituelle. — La mastication du bol : elle consiste en un mouvement alternatif d'ouverture-fermeture de la mandibule. Chez le nouveau-né. Le renforcement et la fixation de l'engramme est lié à la répétition du mouvement. les arcades sont plates. Cette engr-animation des différentes activités fonctionnelles n'est réellement terminée que vers 10 ans. s'exercent de nombreuses fonctions dont le fonctionnement et l'interaction peuvent avoir une incidence sur le développement cranio-facial (théorie de Moss).Fonctions de la sphère oro-faciale b) État de fonction. dès la naissance. il existe un réflexe inné de ventilation nasale : si l'on obture les narines d'un nourrisson. l'humidification et le réchauffement de l'air ambiant. par exemple. sans dents. liquide ou bol alimentaire — est propulsé de la bouche dans l'estomac. associé à des mouvements avant-arrière et des mouvements transversaux. Seule. Si la déglutition est la fonction vitale du fœtus. en outre. maturation des fonctions végétatives). l'ensemble des circuits nécessaires à l'accomplissement des fonctions de la sphère oro-faciale. b) La fonction alimentaire — L'incision : elle est liée à la présence de contacts incisifs ou tout au moins d'une distance horizontale minimum entre les bords libres des incisives supérieures et inférieures. Le flux ventilatoire subit ces différentes modifications au niveau de la partie haute de l'arbre respiratoire : pyramide nasale. Définition : c'est une fonction adaptée à l'échange d'oxygène et de gaz carbonique entre l'organisme et le milieu ambiant et à la protection des variations climatiques et microbiologiques de l'atmosphère. — Le comportement neuromusculaire individuel est l'expression de la variabilité que prend la réponse à un besoin donné. U. la ventilation buccale d'effort est physiologique. les réflexes parodontaux et la fonction occlusale. mouvements que l'on retrouve chez tous les omnivores. de la fonction ou du geste. LES FONCTIONS DE LA SPHÈRE ORO-FACIALE Dans le cadre de la sphère oro-faciale. Il existe une véritable macroglossie naturelle. la fonction ventilatoire est la fonction vitale la plus importante. de manière coordonnée pour guider le bol entre les dents et éviter les morsures des tissus mous. au cours de la petite enfance (apprentissage des relations avec le milieu extérieur. on peut donc noter des relations physiologiques entre les muscles masticateurs. est mis en place. fosses nasales et sinus. sont de type adulte. cet acte nécessite l'arrêt de la respiration et la fermeture des cavités naturelles postérieures par lesquelles transite le flux ventilatoire. Durée : environ 1 seconde. — La déglutition : c'est l'acte par lequel le contenu buccal — salive. déclen- a) La fonction ventilatoire (au niveau des voies aériennes supérieures et moyennes). Cette répétition permet d'acquérir progressivement un automatisme. (déglutition du liquide amniotique). Le déroulement d'une fonction nécessite la mise en place d'une ou plusieurs conduites motrices.

une stabilisation de la mandibule par l'action de la musculature faciale et une forte contraction labiale. Rôle dans les anomalies antérieures. — La phase buccale : tous les mouvements décrits se déroulent pratiquement en même temps : — l'orbiculaire des lèvres se contracte de manière invisible. ce qui entraîne une diminution relative du volume lingual. C. La musculature orofaciale joue le rôle d'un joint périphérique. 20. La persistance de la propulsion linguale antérieure ne doit être considérée comme anormale qu'à partir de la dixième année. Il est important de noter qu'il existe un déficit en anticorps sériques et surtout sécrétoires pendant les six premiers mois de la vie. elle peut être arrêtée à n'importe quel moment. à la suite d'une contraction du mylo-hyoïdien. grâce aux lymphocytes. grâce aux lymphocytes T. ce déficit va en décroissant jusqu'à 6 ans. coïncide en moyenne. les amygdales palatines constituent. ché par le contact des lèvres avec un objet quelconque (stimulation au contact labial). Les muscles péri-buccaux et les buccinateurs participent activement aux mouvements de la déglutition.26 Notions de base . — La maturation de la déglutition : elle est fonction: — des modifications de l'environnement buccal: apparition des dents et augmentation de hauteur relative des procès alvéolaires. — La déglutition de type adulte : on reconnaît quatre phases à la déglutition dont trois mettent enjeu des structures oro-pharyngées : la préparation à la déglutition.0 et 31). — la pointe de la langue prend appui approximativement au niveau du raphé médian. : déglutition d'un nutriment consistant) : — la respiration s'arrête par élévation du voile du palais. 29 et 31) sont le siège d'une forte réponse immunitaire. : au cours de la déglutition de la salive) ou de manière visible. Les amygdales pharyngées (végétations adénoïdes) (fig. Cette période correspond à la survenue des maladies infectieuses chez l'enfant et à une pathologie des organes lymphoïdes se manifestant par une hypertrophie plus ou moins importante et une infection surajoutée. . c) La fonction immunitaire : au niveau pharyngé. (ex. Cette phase est sous contrôle volontaire. contraction isométrique. Une onde péristaltique se produit. de par leur situation au carrefour pharyngé et buccal « la deuxième ligne de défense » de l'arbre ventilatoire. par la langue qui ne se déplace pas mais présente simplement une onde de déformation. 86). elles assurent une barrière inflammatoire locale grâce aux histiocytes et une fonction immuno-sécrétoire (production d'Ig A 11 S et d'Ig A 7 S). une phase pharyngée sous contrôle réflexe et une phase œsophagienne. Woda) peut atteindre 100 g par cm2 (Proffit). M. (ex. — La phase buccale de la déglutition. contraction isotonique. au niveau antérieur. Voile du palais Epiglotte Cfesophage FIG. (Fontenelle. — des changements du mode de nutrition : liquide -> semi-liquide -> solide. Il existe une phase de transition plus ou moins longue à partir de 18 mois entre la déglutition de type infantile et celle de type adulte. Elles réalisent l'élimination des germes et des virus. une bascule pharyngée de la langue et une modification des rapports des articulations temporo-mandibulaires : — de la maturation des circuits nerveux et de la modification des zones de stimulation . 3. p. La mise en occlusion fonctionnelle des dents de 6 ans et des incisives. d) La fonction antigravitaire : elle détermine l'équilibre du tronc céphalique. qui entraîne le bol vers le pharynx grâce aux muscles linguaux. et permettent dès lors une protection immunitaire (fig. suivie par l'obturation du larynx par abaissement de Fépiglottc . une phase buccale sous contrôle volontaire. dans certains cas (v. avec l'établissement d'une déglutition de type adulte. — le masséter se contracte et les dents entrent en contact en position d'I. La pression exercée. La déglutition chez le nouveau-né est caractérisée par un étalement de langue entre les arcades.

F. en fonction de leurs propres besoins. Ses objectifs esthétiques se limitent à retrouver des proportions faciales harmonieuses. Les dimensions du visage ne sont guère quantifiables. reflet des différentes tractions ou étirements musculaires. les lèvres et le menton. Toutefois. autour de cette structure s'ordonnent l'étage inférieur du visage avec lèvres et menton. Les peintres et les sculpteurs ont de tout temps cherché à préciser et à définir. du menton. en tournant autour de l'œuvre d'art. mesurée entre la racine des cheveux et la base inférieure du menton. Le son est émis par la glotte au niveau du larynx. On différencie des profils concave (fig. et sa largeur mesurée au niveau des pommettes. dont la disposition équilibrée. 2lu). N et constrictifs S. C. dans les sociétés occidentales. dans la triade « déglutition-phonation-comportement habituel » (ou posture habituelle). Le caractère d'un visage est également déterminé par les mimiques et les expressions mises en jeu au cours des relations sociales. eux-mêmes induits par le système nerveux central. Le nez constitue l'élément central du profil. seule la phase sus-glottique se situe dans le cadre des préoccupations orthodontiques. comme le pensaient les artistes de la Renaissance. convexe (fig. Lors de l'articulation des phonèmes consonantiques occlusaux T. des normes esthétiques. la multiplicité des mélanges raciaux. Dans un visage équilibré. pour devenir un langage articulé. doit faire envisager chaque cas sans a priori et surtout en tenant compte de la propre image de soi que perçoit le sujet. L'HARMONIE DU VISAGE ET DE LA DENTURE Le visage comporte une série de modelés et d'aplats. I. la lèvre supérieure et la lèvre inférieure. L'usage s'est établi de différencier la face et le profil. courte et large ou intermédiaire entre ces deux tendances. Les proportions du visage devraient s'apprécier comme on peut le faire pour une sculpture. peut constituer un handicap. grâce à des modifications des formes et des proportions relatives des lèvres.Harmonie du visage et de la denture • Les fonctions sociales : a) La phonation : Définition : c'est la production de sons à l'aide de phonèmes. ou tout au moins d'harmonie. les deux autres n'étant que des « témoins associés ». les proportions et la symétrie engendrent l'impression de beauté. Un prognathisme facial accentué — les lèvres paraissant situées très en avant dans le profil — chez un individu leucoderme. la phonation normale est caractérisée par une absence d'appui de la langue sur les secteurs incisifs supérieur et inférieur et une absence d'interposition de 27 la langue entre les arcades dentaires. V. Ces volumes s'apprécient sur un visage détendu et au repos. Comme l'écrit Château. On notera la similitude des appuis linguaux au cours de la déglutition de type adulte et au cours de l'articulation des palatales antérieures T. Il faut chercher à replacer l'individu dans son milieu culturel donné : il est probablement difficile d'être albinos pour un individu mélanoderme. 51). N. le menton. des « canons de la beauté » qui leur soient un guide pour la reproduction du visage humain. les pommettes et les joues. H. L'orthodontie ne se donne pas pour but de rendre beau tous les individus traités. de dépressions et de proéminences. Le profil d'un visage est caractérisé par sa convexité: la convexité cutanée est déterminée par le nez. des différents étages de la face et éventuellement du nez. de la face et sur la position des dents. b) La mimique : elle fait participer l'ensemble des muscles peauciers et labiaux à l'expression d'une pensée ou d'un sentiment. la face peut être longue et étroite. Cette notion est si essentielle qu'elle sert de base à une classification des types de face (p. D. C'est à ce stade que les effecteurs buccaux entrent en jeu. c'est-à-dire d'éléments sonores d'un langage donné possédant des caractéristiques distinctives par rapport aux autres sons du langage. Les différents éléments de la face sont constitués d'unités anatomiques relativement autonomes : le front. l'ensellure nasale et le nez. 2\b) et rectiligne. c'est le troisième élément qui constitue probablement le facteur essentiel du développement dento-facial. D. J. La phonation est un phénomène complexe. et l'étage supérieur incorporant le front. 11 est transformé au cours de son passage dans les cavités pharyngées et buccales. Un profil peut être . formé de phonèmes. Z. La face est caractérisée par sa longueur. • Conclusion : des perturbations dans le déroulement normal de ces différentes fonctions pourront avoir un effet plus ou moins marqué sur le développement des maxillaires.

21.): sillon labio-nasal (s. La convexité cutanée présente des modifications importantes au cours de la maturation. b.m. Un dernier élément qu'on ne peut modifier par le traitement d'orthodontie concoure au modelé d'un profil. de leur longueur (largeur bicommissurale : 1. une symphyse plus épaisse et des lèvres plus tendues. c'est le front dont l'orientation. La s. a tendance à diminuer avec l'âge. v. Cette caractéristique convient plus particulièrement aux hommes.m FIG. Cette évolution peut transformer un profil très convexe.28 Notions de base convexité cutanée. droite ou inclinée. ce qui correspond à des lèvres fines et un nez et un menton importants. tant par la séduction du sourire que par la forme des lèvres. premier médiateur de la possession ou de la tendresse. et la position relative par rapport au reste de la face.l.) (fig. certains éléments caractéristiques de la face ne présentent leur dimension définitive qu'après la puberté. (ou partie rose des harmonieux si la concavité n'est pas trop marquée. déterminé par un nez de dimension relativement moyenne et des lèvres bien ourlées dont le vermillon est assez épais. 21. c) De profil : épaisseur totale de la lèvre supérieure (e. surmontée par une gencive de coloration plaisante et d'aspect discret. bien alignée. FIG. sans carie. peut convenir à un visage féminin. • Les éléments modifiables par un traitement d'orthodontie : quelques points de repère : Les lèvres : la bouche. comme le fait la convexité squelettiquc (v. — c et d) Les lèvres. par le jeu des volumes et des courbes et de leur prolongation. la majorité des patients recevant un traitement d'orthodontie sont encore en période de croissance. en un profil plutôt concave. C'est dire combien les lèvres. 58). transfrontal : front en arrière). p.). dévoilant au moment du sourire. — a) Profil convexe (garçon de 12 ans). s. grâce à un nez de longueur importante.c): sillon labio-mentonnier (s. chez un jeune enfant présentant des lèvres proéminentes et un nez court.t. . premier maillon d'une fonction vitale. un profil convexe.). A contrario.b. une denture de belle apparence. 11 faut différencier l'épaisseur du vermillon : e. détermine des types de profil très variés (cisfrontal : front en avant. En outre.c): épaisseur du vermillon (e.l.). Or. b) Profil concave (fille de 12 ans). où pénètrent les aliments. épaisseur de la lèvre au niveau de la concavité (e.m. après la puberté. d) De face : largeur bi-commissurale (l. d'aspect enfantin. La forme des lèvres s'apprécie en tenant compte de leur épaisseur.l. 21 c) et de leur concavité cutanée. Une estimation esthétique conduite en période de croissance est donc sujette à révision. sous-tendues par la denture et mises en mouvement par les muscles oro-faciaux. nez inclus. d'où s'échappent des sons indispensables aux fonctions de relation.l.n. comporte également une connotation sensuelle. participent à l'harmonie du visage.v.

Harmonie du visage et de la denture 29 Le sourire : au cours du sourire. Profils à 12 et 14 ans (pointillés) : épaississement des lèvres. selon le sexe. 61 ligne de Ricketts). est un facteur déterminant dans l'harmonie de la denture (v. 216). 32è et p. fig. 22). 21 c et d). 326). 37A). leur position. . en dernier ressort. Le menton. Les lèvres sont sous-tendues par les dents. une légère concavité. ou bien la symphyse mentonnière peut être prononcée (fig. d'un sourire gingival. pour être de forme agréable. aux proportions très variables. 1. n. En position de repos — obtenue en passant avec douceur les doigts sur les lèvres — les lèvres sont : soit en contact. on parle. — Garçon. — Il peut être plat. La houppe du menton ne doit présenter aucune contraction forcée — aspect en peau d'orange — pour obtenir une occlusion labiale. La fonction occlusale déterminera. malgré le recul incisif. La hauteur de l'étage inférieur de la face (fig. Cette caractéristique s'harmonise avec un nez plutôt important et des lèvres de dimension moyenne. Le sourire le plus plaisant ne découvre que la gencive libre des incisives supérieures. 1. est particulièrement complexe et ne peut se réduire à quelques règles chiffrées. m. — Les canines : selon leur forme.) pour l'inférieur. soit séparées par un espace interlabial minime entre 2 et 3 mm.croissance du nez (superposition de Steiner). dans ce cas. 32a) : cette dimension est très sensible à l'influence du traitement orthodontique. ce qui peut masquer les effets d'un recul des dents antérieures (fig. la disposition la plus harmonieuse semble être une symétrie entre la courbe des bords incisifs supérieurs et la courbe de la partie supérieure de la lèvre inférieure. Le menton peut être plus en avant et plus marqué chez les hommes. quand elle est prononcée. Leur position relative par rapport au secteur dentaire antérieur détermine ou non un sourire harmonieux. caractéristique assez inesthétique. rarement diminuée par un traitement. • Conclusion : on voit que l'articulation de ces différents éléments. La position des dents antérieures — Les incisives : l'impression de dents « bien droites » ou trop inclinées vers l'avant ou vers l'arrière. la zone cutanée au-dessus du vermillon doit posséder. du menton et du nez. Si la lèvre supérieure découvre trop la gencive. et labio-nasal : pour le supérieur : (s. FIG. 22. le sillon labiomentonnier (s. lèvres) et l'épaisseur totale de la lèvre entre les faces vestibulaires des incisives et la zone la plus antérieure du vermillon (fig. Par ailleurs. pointues ou arrondies. Règle donnée par Steiner : la ligne joignant le milieu de la base du nez et la partie la plus antérieure de la symphyse doit être tangente aux deux lèvres (fig.) (fig. elles peuvent être relativement visibles ou placées à un niveau tel que leur pointe ne soit guère plus basse que les bords libres des incisives. Un praticien compétent en orthodontie doit posséder ou cultiver un certain sens esthétique qui tienne compte des critères esthétiques contemporains. elle peut être aggravée. la lèvre inférieure ne recouvrant pas les incisives supérieures. En cas d'excès. La ligne esthétique de Steiner donne une indication intéressante pour la position relative des lèvres. Cette épaisseur a tendance parfois à augmenter si la croissance du nez est importante.

— des anomalies de position des dents. 23) : — un plan sagittal médian vertical . La terminologie. 23. ^Z^"^ ^ < ^ \ 1 PLAN SAGITTAL PLAN SAGITTAt MEDIAN La terminologie permet de décrire. en principe. correspond à la nomenclature adoptée conjointement par la Fédération dentaire internationale et la Société française d'Orthopédie dento-faciale. les différentes anomalies orthodontiques.LE BILAN ORTHODONTIQUE LA TERMINOLOGIE : UN LANGAGE ORTHODONTIQUE La description des anomalies orthodontiques requère l'utilisation d'un langage particulier dont la signification doit être connue. de façon précise. PLAN FRONTAL PLAN HORIZONTAL FiG. . telle qu'elle est proposée. Elle est uniquement descriptive et n'évoque. Orientation dans l'espace. OBJECTIFS CONVENTIONS ADOPTÉES On différencie — des anomalies des bases maxillaires : — des anomalies alvéolaires: — des anomalies des relations d'arcades. à l'aide de trois plans de référence (fig. de pathogénie ou de traitement. — un plan frontal perpendiculaire au premier. aucune idée d'étiologie. a) La description des anomalies maxillaires et alvéolaires se fait dans les trois sens de l'espace. Elle sera limitée aux termes les plus usuels. — Les trois plans d'orientation. statiques et cinétiques.

TERMINOLOGIE ORTHODONTIQUE Terminologie des tissus mous. 1. — rétrochéilie : lèvres trop en arrière . — Éversion de la lèvre : concavité exagérée de l'une des lèvres. — sens transversal. (Bases osseuses et procès alvéolaires) : — le terme maxillaire désigne le maxillaire supérieur. • Anomalies alvéolaires. — dans le sens vertical : INFRA : trop en haut par rapport au plan d'occlusion. Sens vertical (secteur antérieur) : — supra-alvéolie : arcade alvéolaire antérieure trop basse par rapport au plan d'occlusion . Si les deux lèvres donnent l'impression d'être trop en avant dans le profil : biprochéilie — terme similaire : biprotrusion. Ce radical est précédé par un préfixe qui précise la situation dans l'espace. Différencier « prognathie » (anomalie orthodontique) et « prognathisme facial » de la race noire. pro ou rétrognathie ' — sens vertical : infra ou supragnathie : affectent les secteurs antérieurs et postérieurs. caractère ethnique. Anomalies topographiques : — sens antéro-postérieur . Ces termes ne sont plus guère utilisés. b) La description des anomalies de position des dents se fait en prenant comme base de référence la courbe de l'arcade. le plan horizontal étant matérialisé par le plan d'occlusion. EXO : en dehors de la situation « normale ». • Anomalies des bases osseuses : radical GNATHIE : prononcer ti: on utilise le — un plan horizontal. concerne le maxillaire uniquement : endognathie : le maxillaire est trop étroit: exognathie : le maxillaire est trop large. — Micrognathiejmacrognathie : indique une réduction ou une augmentation d'ensemble du volume de l'un des maxillaires. 2. — Brachygnathie : longueur antéro-postérieurc diminuée 2. et un qualificatif qui indique le niveau. Au niveau des lèvres : — prochéilie : lèvres trop en avant . Ces termes sont surtout utilisés dans la description des grands syndromes cranio-faciaux. RÉTRO : trop en arrière . . Exemple : PRO GNATHIE INFÉRIEURE préfixe Préfixes : radical niveau — dans le sens antéro-postérieur : PRO : trop en avant. Ensellure nasale : concavité située à la jonction du front et du nez. — rétro-alvéolie : désigne une linguo-version. perpendiculaire au plan sagittal. Sens antéro-postérieur (uniquement pour le secteur antérieur) : — pro-alvéolie : désigne une vestibulo-version d'un groupe de dents et de l'os alvéolaire qui les supporte. Au niveau du menton : — progénie : menton très proéminent. Ces caractéristiques modifient également les relations sagittales.32 Bilan orthodontique Terminologie des anomalies des maxillaires. Anomalies de volume — Latérognathie : ce terme est utilisé plus particulièrement pour la mandibule (anomalie anatomique). Termes proposés par Château. — Dolichognathie : longueur antéro-postérieure augmentée 2. au niveau du plan d'occlusion. — le terme mandibule désigne le maxillaire inférieur. Construction linguistique. — rétrogénie : menton effacé. SUPRA : trop en bas. — dans le sens transversal : ENDO : en dedans de la situation « normale ». Qualificatifs : inférieur/supérieur total/partiel symétrique/asymétrique unilatéral/bilatéral unimaxillaire/bimaxillaire. La structure que l'on veut définir est désignée par un radical d'origine grecque.

— exo-ahéolie : version vestibulaire. car plus concis. Elles correspondent à un décalage marqué entre la position de contacts maximum des dents et la position la plus haute et la plus reculée des condyles (relation centrée) (v. fig. p. Sens antéro-postérieur : secteurs antérieur et latéraux. sans précision particulière. peu utilisé (en général.. Sens transversal (uniquement pour les secteurs latéraux) : — endo-alvéolie : version linguale d'un groupe de dents latérales et de l'os alvéolaire qui les supporte . 25/'): linguo-version : localisée à 1 ou 2 dents (fig. — Ces anomalies apparaissent au cours du chemin de fermeture de la mandibule. Le radical CLUSION permet de décrire les rapports d'occlusion dans les trois sens de l'espace. Sa compréhension est universelle. Le radical . le plan horizontal est matérialisé par le plan d'occlusion. b) Surplomb et recouvrement au niveau des prémolaires et des molaires. 33 Sens vertical : recouvrement : a) Supraclusion (uniquement au secteur antérieur) : excès de recouvrement incisif (fig.Terminologie : un langage orthodontique — infra-alvéolie : arcade alvéolaire antérieure trop haute. Le terme BÉANCE tend à être de plus en plus utilisé. Terminologie des anomalies de position des dents. fig. en cas d'inclinaison vestibulaire des prémolaires ou/et des molaires supérieures (fig.): FIG. 124) : — dans le sens antéro-postérieur : proglissement: — dans le sens latéral : latéro-glissement ou latérodéviation : ce dernier terme illustrant bien la déviation des milieux incisifs au cours du mouvement de fermeture. b) Au secteur latéral : — vestibuloclusion exagérée. . 24a et b). peut s'accompagner d'une linguoelusion.. — a) Surplomb et recouvrement au niveau des incisives. une rétroalvéolie supérieure. 25?): — dans le sens mésio-distal : mésioversion: distoversion (fig. c'est la distance entre les bords libres des incisives centrales supérieures et inférieures. — secteur postérieur : absence de contacts occlusaux au niveau d'un groupe de dents cuspidées.dans le sens vestibulo-lingual : vestibulo-version : localisée à 1 ou 2 dents (fig. anomalie des procès alvéolaires.VERSION indique une inclinaison anormale du grand axe de la dent. — Secteurs latéraux (canines comprises) : mésioclusion : trop en avant : distoclusion : trop en arrière. 25a).CLUSION. • Relations statiques. Termes synonymes : béance antérieure = infraclusion antérieure: béance latérale = infraclusion latérale.. — Secteur antérieur : surplomb normal ( ~ 2 mm). La courbe d'arcade sert de ligne de référence. seul os mobile de la face. 25). implique qu'il s'agit des dents inférieures. 24. — linguoelusion : recouvrement des dents supérieures par les inférieures (fig. la description se fait dans les sens vestibulo-lingual. 25a). et deux secteurs latéraux. 25c). parallèlement au plan occlusal (v. 25c). L'utilisation du terme . b) Infraclusion : — secteur antérieur : absence ou insuffisance de recouvrement incisif (fig. 25/. • Relations cinétiques.. 256). d'origine iatrogène). exagéré. . — Les arcades sont divisées en trois secteurs : un secteur antérieur. mésio-distal et vertical. Cette description correspond à la classification d'Angle. anomalie des relations d'arcades (fig. inversé (v. La courbe d'arcade sert de référence. Terminologie des relations interarcades (rapports d'occlusion). Secteur transversal (secteurs antérieur et latéral) : linguoelusion et vestibuloclusion : a) Au secteur antérieur. qui sera décrite page 35. Le surplomb (S).

— Schéma des malpositions et malocclusions dentaires.Béante ou inocclusion labiale : les lèvres ne se joignent pas. Il est donc plus correct de parler de signes cliniques (découverts par le praticien) et d' « entité clinique » (au lieu de syndrome).. 26b). FIG. . p. . 26.. — Engrènement : degré d'interpénétration des cuspides d'une arcade dans les embrasures antagonistes. 25. (Ce terme n'implique pas d'idée diagnostic).GRESSION. rotation marginale : l'axe de rotation est mésial ou distal (fig... définie par rapport aux normes habituelles d'une population donnée. — Dysmorphose . en position de repos (+ de 3 mm). elles constituent rarement des syndromes. 11 est préférable d'éviter le radical . qui implique une idée de déplacement (v. Quelques termes couramment employés. 119).TOPIE) : dent trop basse (fig. 25/'). — a) Rotation mono-marginale mésio-restibulaire.TOPIE) : dent trop haute par rapport au plan d'occlusion : supraposition (ou . — Encombrement dentaire : caractérise un alignement incorrect des dents. — Malocclusion : engrènement anormal des dents. Rappel : les anomalies orthodontiques ne sont pas des maladies. en intercuspidie maximale..34 Bilan orthodontique f g h i FIG. — dans le sens vertical : infraposition (ou . 26a) . b) Rotation axiale mésio-restibulaire. autour de l'axe longitudinal de la dent (fig. Rotation : rotation axiale..anomalie morphologique. — Ectopie : situation d'une dent éloignée de son emplacement habituel.

Parler d' « endognathie » signifie que le maxillaire incriminé est trop étroit. LES CLASSIFICATIONS D'ANGLE ET DE BALLARD Elles facilitent la communication entre les praticiens pour la définition de certaines conditions morphologiques et de certaines entités cliniques. sans précision quant aux rapports des cuspides linguales. ou bien. Sa compréhension est universelle. par ailleurs. elle a donc été utilisée pour le classement des différents types d'anomalies. en intercuspidie maximale. Elle présente. — a) Les classes d'Angle : rapports molaires. division 2 Classe III FIG. Elles servent également de base pour l'établissement du bilan orthodontique. Elle est basée sur les rapports d'occlusion des faces vestibulaires des molaires de 6 ans dans le sens antéro-postérieur. division 1 Classe II. Elle doit être complétée par la description des rapports d'occlusion antéro-postérieurs au niveau des canines permanentes et au niveau des incisives centrales supérieures et inférieures. 27. canines et incisifs. ce qui est loin d'être toujours évident. sans implication diagnostic ou thérapeutique. dans le plan de cet ouvrage. La classification d'Angle peut donner l'impression de faire double emploi avec la nomenclature précédente. l'intérêt de décrire un décalage antéro-postérieur. ce qui implique une idée thérapeutique d'élargissement qui peut être aléatoire ou impossible. 35 de prouver que la mandibule est en arrière. LA CLASSIFICATION D'ANGLE Elle permet de décrire les relations d'arcades dans le sens antéro-postérieur. à la mandibule. Dire en effet qu'il existe une « prognathie supérieure » c'est être capable de faire la preuve que le maxillaire supérieur est en avant. . Classe I Classe II. Elle définit uniquement des relations d'arcades au niveau vestibulaire. lorsqu'on parle de « rétrognathie inférieure ».Classifications d'Angle et de Ballard Remarque : la terminologie n'est pas aussi innocente qu'il n'y paraît.

La classe I.) . une demicuspide ou une largeur de prémolaire. LA CLASSIFICATION DE BALLARD Les relations des bases osseuses. Au niveau molaire : distoclusion des dents de 6 ans inférieures. un cas de Classe II squelettique et de Classe 1 dentaire (A N B = — 7"). par exception. Définition : la dent de 6 ans inférieure est mésialée d'une demi-cuspide par rapport à la dent de 6 ans supérieure. ceci constituant ce que l'on appelle une « occlusion engrenante » (v. si par exemple. 27c) : présente une linguo-version des incisives centrales supérieures. une entité clinique spécifique. — Au niveau molaire : mésioclusion des dents de 6 ans inférieures. 21 d). La classe II comporte deux subdivisions qui se différencient suivant l'inclinaison des incisives supérieures : — la classe II. 27b) : présente une vestibulo-version des incisives centrales supérieures: — la classe II. 27. — b) Les classes squelettiques de Ballard. En conséquence. sauf une exception. subdivision D. . division 2. 14 et fig. division 2 (fig. suffit à énoncer un diagnostic orthodontique. — s'il existe une classe II molaire unilatérale (ou une classe III). fig. L'énoncé d'une classe d'Angle ne constitue pas en soi un diagnostic orthodontique. division 1 (fig. La classe II. L'énoncé d'une classe II. Remarques : — il est nécessaire de préciser le degré de décalage molaire (par exemple : 1/3 de cuspide. — Au niveau du secteur antérieur : occlusion inversée ou non. la classe II se situe à droite. dans le sens antéropostérieur ne coïncident pas nécessairement avec les FIG. La classe III (fig. division 1. on parle de classe II. la canine inférieure est en avance d'une demi-dent par rapport à la canine supérieure. p. 27a).36 Bilan orthodontique Cette anomalie constitue. etc. 7.

contacts incisifs (fig. La description d'un tableau clinique obéit à certaines règles (v. néant sur la figure 65) : b) dysharmonie dento-maxillaire (D. statiques et cinétiques : classes II molaires et canines. 53): rotation postérieure. vestibulo-version incisives supérieures (v. : agénésies. Contacts incisifs (v. inclusions. 37 Utilisation pratique de la terminologie. Préciser les anomalies morphologiques et fonctionnelles : — au niveau des dents et des arcades : a) anomalies dentaires (ex. classification des relations d'arcades. l'exemple de la figure 65a et b) : 1. — type facial (v. légère vestibulo-version des incisives supérieures. p. — c) Les classes squelettiques de Ballard : un cas de Classe III squelettique et de Classe I dentaire (A N B = + 1°). : — type de croissance ( v. Ce décalage des bases est apprécié grâce à l'angle ANB (v. fig. 61 Les critiques que l'on peut en faire). 58 Détermination et p. Classe squelettique I : rapport harmonieux entre les maxillaires. dysharmonie dento-dentaire: c) anomalies des relations d'arcades dans les 3 sens de l'espace et par secteur. 51) : face longue. Classer le sujet : — classe d'Angle : malocclusion de la classe II. 2. incisives normalement placées. ANB --* vestibulo-version des incisives supérieures et inférieures. légère linguo-version des incisives inférieures. 21b). infraclusion antérieure. Elle permet de visualiser des compensations dentaires. 27. en cas de décalage des bases. D.Classifications d'Angle et de Ballard relations occlusales. Classe squelettique II : position trop postérieure de la mandibule. 65): FlG. M. ANB N. p. Elle tient compte des rapports relatifs de la mandibule par rapport aux maxillaires et de l'inclinaison des incisives. division 1 . .. C'est pourquoi Ballard a proposé une classification des relations des bases osseuses qui complète la classification d'Angle. p.) sur la figure 65.. fig. Classe squelettique III : position trop antérieure de la mandibule. 27a).

proalvéolie supérieure. La mise au point et l'exposé d'un plan de traitement nécessitent. L'ÉTABLISSEMENT DU DOSSIER ORTHODONTIQUE LA CONSULTATION ORTHODONTIQUE MODALITÉS PRATIQUES Méthodologie. . Compte rendu du bilan orthodontique et du plan de traitement. béance antérieure. 4. — Au niveau des structures osseuses : a) anomalies alvéolaires antérieures : . cinq étapes. au cours de cette première consultation. Ces modalités sont à peu près constantes. 3. La prescription d'examens complémentaires sera faite éventuellement à la fin de cet examen. dont trois consultations. La tendance actuelle est de simplifier à l'extrême l'énoncé des anomalies orthodontiques. sont prescrits. si nécessaire. Constitution du dossier orthodontique 3. au cours de la troisième visite. 2. Les différentes éventualités sont figurées dans le schéma ci-après. sauf cas particulier. Les modalités pratiques de la consultation orthodontique. Deuxième consultation et prise d'empreintes.38 Bilan orthodontique b) anomalies des bases maxillaires : prognathie maxillaire... . Première consultation sans documents : à l'issue de cette consultation. Élaboration du plan de traitement. Il doit permettre de décider de l'opportunité d'approfondir ou non le problème. exo et endo-buccal est pratiqué. 1. en moyenne. Le bilan orthodontique 4. Examen clinique sans documents 2. en ne retenant que ce qui fera l'objet d'un traitement et en faisant apparaître en premier les anomalies majeures. des examens complémentaires. d) anomalies de position des dents et malocclusions unitaires. Synthèse thérapeutique réalisée à l'aide de l'observation clinique et du dossier orthodontique complet. L'EXAMEN CLINIQUE SANS DOCUMENTS PREMIÈRE CONSULTATION Un examen complet. 1. Constitution du dossier orthodontique. 5.

maintenir la tête du patient pour obtenir une bonne orientation (à peu près selon le plan de Francfort cutané). — l'examen du front : inclinaison et position relative par rapport au profil: — l'examen du ne: : longueur. 39 Sexe. les dents étant en contact: — Vexamen du nez : stade de maturation (nez infantile. frères et sœurs). appréciation qualitative de l'étage inférieur de la face.fossette. Examen des arcades séparées. NOTER : l'âge dentaire (en denture mixte. appréciation qualitative de l'importance de l'étage inférieur de la face. de même que la lèvre inférieure (c'est « l'ourlée » de la lèvre) . dimension et symétrie des orifices narinaires. orientation de la base du nez: — l'examen des lèvres : épaisseur du vermillon .épaisseur et longueur) : . au repos (pour obtenir une totale décontraction. On débutera l'examen par le maxillaire inférieur. forme. Interrogatoire. afin d'acquérir sa confiance et sa sympathie. patient et praticien sont assis l'un en face de Vautre. têtage de la langue ? — Date d'évolution des premières dents temporaires (v. Cet examen est pratiqué au cours d'une conversation détendue avec l'enfant. orientation de la base inférieure. — Le patient est assis sur le fauteuil en position orthogonale. — l'examen du menton : largeur épaisseur de la symphyse .position habituelle. maturation apparente. un encombrement antérieur ou latéral. 9). largeur de la base. menton proéminent) — palpation. la hauteur de gencive attachée.longueur bicommissurale . responsable légal de l'enfant. harmonie des proportions. le patient est debout en position de repos mandibulaire. de face. de l'angle goniaque. proportions du visage : face longue ou face courte. Technique d'examen. p. des rotations et des versions localisées. assis sur une chaise d'opérateur. pour en apprécier la tonicité. la lèvre supérieure doit présenter une légère concavité. Si nécessaire. • Vexamen du visage. • Vexamen du visage. origine ethnique. . Noter : — F impression d'ensemble : harmonie générale de la face. hauteur du nez. une bascule de cette courbe dans le sens transversal. Technique d'examen. de profil. Après 12 ans (selon la taille). âge civil précis. — Motif de la consultation : esthétique ? fonctionnelle ? ou les deux ? — L'enfant a-t-il déjà suivi un traitement orthodontique ? — Le patient et la famille sont-ils informés des contraintes d'un traitement d'orthodontie ? — Traits familiaux : l'un des membres de la famille (collatéraux compris) présente-t-il les mêmes anomalies dentaires ou squelettiques ? — Habitudes déformantes : suçage digital ou labial. le regard dirigé vers l'horizon. Le parodonte. — l'examen des lèvres : forme. cadre familial (père. Examen de la denture et de Vocclusion. dans le sens transversal : au niveau canine et prémolaire. Noter : — l'impression d'ensemble : convexité du profil. . — Jusqu'à 11-12 ans. des malpositions. une supraclusion incisive. une ectopie. Cet examen permet de mettre en évidence une courbe de Spee exagérée ou inversée. la position relative par rapport au profil : — l'examen du menton : importance de l'éminence mentonnière — situation dans le profil : (menton effacé. le rapport des lèvres entre elles . position relative de la symphyse par rapport au plan sagittal médian. nez d'adulte). les sites de .Etablissement du dossier orthodontique Renseignements généraux. effleurer les lèvres avec les doigts) : lèvres jointes ou inocclusion labiale — sillon labio-mentonnier — rapport des lèvres et des dents au repos et au cours du sourire. Technique d'examen : le dossier du fauteuil est incliné à 45°. un retard d'éruption localisé. l'état de la gencive. état de santé. — Dans le sens sagittal : réglette rigide placée au niveau molaire et prémolaire. en face du praticien. ARCADES : technique d'examen. EXAMEN DE LA COURBE D'OCCLUSION AUX DEUX Examen du visage. mère ou tuteur. apprécier la mobilité de certaines dents temporaires). le praticien est situé en position de 9 h. NOTER : l'hygiène bucco-dentaire. Les dents.

la première phalange de ses doigts dépassant légèrement la ligne des cuspides. Manipulations. et renouveler cette mise en évidence pour la personne accompagnante. Examen de l'occlusion en intercuspidie maximale (avec le maximum de contacts dentaires). Elle se fera avant l'examen de l'occlusion en intercuspidie maximale. 89). 89). les jambes non croisées. Technique d'examen. entre relation centrée et intercuspidie maximale et le sens du décalage (antéro-postérieur ou transversal. — Effectuer des mouvements de « tap-tap » rapides. en millimètres.Noter. 4) : — aggrave l'importance du décalage antéro-postérieur d'une malocclusion de la classe II. s'il existe un fort décalage avec l'I. Examen des milieux incisifs : 1. — Sens antéro-postérieur (praticien situé latéralement par rapport au patient) : mise en évidence d'un proglissement mandibulaire (v. le décalage entre relation centrée et I. l'index et le pouce de la main gauche au niveau des prémolaires. — Un fort décalage entre relation centrée et intercuspidie maximale : a) Dans le sens sagittal : — transforme une classe I. — 11 peut être commode d'utiliser l'ongle du pouce droit pour permettre un guidage antérieur. Position : le patient est en position allongée. — Demander au patient de « laisser la bouche à demi-ouverte » et de « lâcher » le menton. sans forcer vers l'arrière. Le praticien se situe en position de 10 h. les bras reposant sur les accoudoirs du fauteuil. . b) En denture adulte : prématurité au niveau des dents de 12 ans ou à d'autres niveaux. b) Dans le sens transversal : met en évidence une latéro-déviation provoquée par une endo-alvéolie symétrique (v. p. Incidents. c) Dans le sens vertical : la relation centrée n'est pas une position de référence pour l'étude de la dimension verticale. Recommencer cette manœuvre plusieurs fois. — Impossibilité de retrouver la relation centrée : prescrire un myorelaxant ou préparer une « Jig » de Lucia. constitue l'un des signes d'une latéro-déviation ou d'un proglissement mandibulaire. 25d) au niveau des secteurs latéraux (fig. — diminue l'importance du décalage antéro-postérieur d'une malocclusion de la classe III. M. examinée en intercuspidie maximale. il faut laisser ta mâchoire toute molle. 28<s. plusieurs fois de suite. et fait apparaître des rapports exagérés dans le sens vestibulo-lingual (fig. — Manipuler la mandibule jusqu'au contact avec la pulpe de l'index et du pouce gauche. Par rapport au plan sagittal médian : repères au crayon dermographiquc dépôts tartriques (présomption d'une mastication unilatérale). — Expliquer le « pourquoi » de cette recherche (analogie avec une charnière de porte et un casse-noix). de la relation centrée jusqu'à fintercuspidie maximale (signe de latérodéviation mandibulaire) (v. L'état des dents : susceptibilité particulière à la carie ? Recherche de la relation centrée.Au niveau des canines de lait : toute canine temporaire n'ayant pas subi une abrasion physiologique. en classe II en relation centrée. ça ne fait pas mal du tout. 104). M. . ou les deux). l'agiter plusieurs fois et lui dire « maintenant je vais faire pareil avec ta mâchoire du bas. pour éviter tout contact dentaire. — Montrer au patient. le plus détendu possible. p. les freins médians et latéraux. prier le patient de serrer ses dents au maximum. L'analyse s'effectue dans le sens transversal et dans le sens antéro-postérieur (c'est le praticien qui modifie sa position d'examen).Incisive centrale ou latérale en linguocclusion : ces malpositions localisées entraînent très fréquemment un proglissement. comme ta main ». — Prendre le poignet du patient et lui demander de laisser sa main inerte. Mise en évidence des prématurités : a) En denture mixte : . C. — Effacer progressivement les doigts pour rechercher le premier contact dentaire. C. puis maintenir la mandibule en position de relation centrée. Recherche d'un éventuel décalage entre la relation centrée et l'intercuspidie maximale. Rappel. A partir de la position de relation centrée. le pouce prend appui par un contact très léger au niveau de la symphyse mentonnière. p. l'importance du décalage.40 Bilan orthodontique — Sens transversal (praticien face au patient) : mise en évidence d'une déviation des milieux incisifs. L'index de la main droite est recourbé sous le menton. . à l'aide d'un miroir.

M. molaires et canines droits et gauches. b) Au niveau des incisives : — orientation des incisives supérieures (vestibulo ou linguoversion apparente (v. 24a) . P. — Rechercher des contacts prématurés du côté non travaillant . En denture permanente : premières molaires et canines : préciser le type de classe d'Angle. technique d'examen : Le patient étant en intercuspidie maximale. En cas de béance. : le recouvrement incisif et le surplomb seront plus commodément mesurés sur les moulages et les téléradiographies. Préciser le niveau de la supraclusion ou de l'infraclusion (incisive ou incisivo-canine). S. Il est affecté du signe + si les incisives supérieures sont en avant des inférieures et du signe — en cas d'occlusion antérieure inversée. Il est mesuré au niveau des incisives centrales droites et gauches. 2. sauf cas particuliers. Étude des malocclusions localisées. — Technique d'examen : il a) Les relations sagittales au niveau des premières molaires permanentes et des canines : 1. Noter : une linguoeelusion ou une vestibulocclusion localisée à une dent. C. p. SENS VERTICAL. ou bien au niveau des incisives supérieures droites et gauches en cas d'asymétrie prononcée. d'un miroir. B. perpendiculairement à la première. du signe — en cas de recouvrement incisif insuffisant ou inexistant (béance ou infraclusion incisive) (v. U. 25b). — Noter : 41 rapports A. Étude des relations d'arcades en intercuspidie maximale. — canines temporaires : présomption des relations ultérieures au niveau des canines permanentes. en s'aidant au besoin. Résultats : noter le surplomb en demi-millimètres. N. surplomb incisif. SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR. — Palpation exobuccale prétraguienne et intraauriculaire —> symétrie du déplacement condylien ou . On le mesure au niveau de l'incisive la plus vestibulée en cas d'asymétrie légère. technique d'examen : — secteur gauche : le patient est prié de tourner fortement la tête vers la droite. 3. utiliser l'expression « faites basculer votre mâchoire du côté droit ». le praticien s'incline à droite pour examiner le secteur latéral le plus possible de face. SENS TRANSVERSAL. — mesure du surplomb incisif (overjet. molaires. distale ou droit (v. fig. se fait dans le même temps que l'examen du sens sagittal. 5b). prémolaires et canines : linguoeelusion ou vestibulocclusion exagérées .) (fig. pour mesurer le recouvrement incisif. et disposer une deuxième réglette en plastique. Noter le ou les milieux déviés et le sens de la déviation. dans les trois sens de l'espace . — Cet examen se fera. tangente au bord libre des incisives centrales supérieures et en contact avec les incisives centrales inférieures. Noter : — les relations vestibulo-linguales au niveau des secteurs latéraux droit et gauche. orientée selon le plan d'occlusion. — Rechercher une protection canine ou une protection de groupe. S. Demander au patient d'ouvrir légèrement. La coïncidence des milieux incisifs entre eux est nécessaire pour l'obtention d'une occlusion antérieure correcte. par commodité. en cas d'asymétrie. Résultats : noter la valeur du recouvrement incisif en demi-millimètres.) (fig. 4. Palpations.Etablissement du dossier orthodontique 2. au niveau des secteurs latéraux. même position pour le praticien. Coïncidence ou non des deux milieux incisifs. ce qui fait apparaître le bord libre des incisives inférieures. fig. — examiner au papier à articulé fin les contacts occlusaux en I. le surplomb est estimé avec la réglette placée verticalement. Il est affecté du signe + en cas de recouvrement incisif normal ou excessif. en cas de faible ouverture labiale: — secteur droit : le patient est prié de tourner la tête fortement à gauche. à droite et à gauche. Examen cinétique de la fonction occlusale. Conclusion : malocclusion de la classe x d'Anale. division 1 ou 2). Position relative du frein de la lèvre supérieure par rapport au milieu supérieur. — Mesure du recouvrement incisif (orerbite. placer une réglette métallique. 35. 24a) : technique d'examen : il se fera dans le même temps que la mesure du surplomb. la réglette est située au même niveau que précédemment. U. En denture mixte : — deuxièmes molaires temporaires: plan terminal à marche mésiale. classe II.

à l'intérieur des arcades dentaires. ronflements nocturnes. dans l'immédiat. Noter : — la situation habituelle de la langue. par comparaison avec un cliché ultérieur. Noter les lésions préexistantes au traitement. sur les faces occlusales des dents inférieures. L'examen clinique a permis de noter l'existence d'anomalies orthodontiques : / re éventualité : après un exposé des contraintes imposées par un traitement d'orthodontie. au cours du temps buccal. • Examen de la phonation : noter un zézaiement ou un chuintement. 1. — placer un index au niveau du sillon gingivolabial inférieur et demander au patient d'essayer de chasser le doigt. Les conclusions du premier examen faut-il traiter ? Quand traiter ? : m La déglutition. pour juger du mode de croissance. ou interposée en permanence entre les arcades (fig. 2. Examen des fonctions. arcades serrées ou non serrées. des mouvements de latéralité . les différentes anomalies observées. puis des orifices narinaires. pour apprécier la répartition du flux ventilatoire: — apprécier le volume des amygdales palatines et pharyngées (végétations adénoïdes). Examen endobuccal : écarter légèrement les lèvres. 2e éventualité : l'âge dentaire du patient ne permet pas d'entreprendre le traitement immédiatement : convoquer l'enfant en fonction de l'évolution de certaines dents permanentes. — disposer un miroir au niveau de la cavité buccale entrouverte. . pour la motivation à l'hygiène. certains praticiens demandent une téléradiographie de profil. Mouvements volontaires. A ce stade. il n'existe pas d' « urgence » en orthodontie. Éventuelle auscultation au stéthoscope. — Demander au patient d'avaler sa salive. Au repos : cet examen se fera dans le même temps que l'examen des arcades séparées en position de repos mandibulaire et en bouche ouverte. Test : tester les réflexes nauséeux (miroir appliqué au niveau du palais mou). Rassurer la famille et convoquer l'enfant avant douze ans. angines. — l'étalement latéral. L'examen du visage et de la denture ne semblent pas justifier un traitement ontiodontique. 3e éventualité : un traitement d'orthodontie semble nécessaire. Visites de contrôle tous les trimestres. crépitements. au niveau des canines. En fin d'examen. craquements. Ja motivation du patient ou de l'entourage est insuffisante pour envisager de débuter un traitement. — Demander au patient de faire des mouvements d'élévation. — son volume. Examen parodontal. — Palpation endobuccale des ptérygoïdiens. Revoir l'enfant avant 12 ans. la présence de mucosités. en bouche ouverte : mise en évidence d'un frein de la langue trop court. dont l'occlusion est idéale. à l'aide d'un miroir. soit avec un instrument. Sauf cas très exceptionnels. 34) . Examen exobuccal : noter une éventuelle contraction isotonique exagérée des muscles labiaux et de la houppe du menton. • Examen de la langue. allergies.42 Bilan orthodontique Noter : l'interposition linguale antérieure ou/et latérale : préciser le type de déglutition. Interrogatoire : rhinites fréquentes. • Examen de la musculature labiale : — apprécier la tonicité labiale en insérant un index au niveau de chaque commissure et en demandant au patient de bien vouloir serrer ses lèvres. — des indentations éventuelles sur les bords latéraux. douleurs. certains éléments restent à préciser : — le praticien prescrit des examens complémentaires pour la constitution d'un dossier orthodontique complet. Montrer au patient. et présenter un modèle de démonstration. Examen de la musculature labio-linguale. mise en évidence d'une asymétrie dans la fonction. • Examen de la ventilation : — noter le diamètre des orifices narinaires et leur orientation. soit avec l'index et le pouce.

de radiographies complémentaires : — pour la localisation d'une dent incluse ou d'une dent surnuméraire. — Consultation O. 3. la forme des apex. 46). consultation orthophonique. en consultation orthodontique. — Téléradiographie : superposition des olives auriculaires. — En cas de linguoeelusion unilatérale ou d'asymétrie apparente de la mandibule : radiographie en incidence axiale. p. pour éviter une augmentation de la résistance à l'acide. des dents incluses ou absentes. au fauteuil. lisibilité du profil cutané. 4. Malgré son apparente facilité. dans un climat non agressif. Contrôle de la mobilité de certaines dents temporaires. 2.) et quelle est son utilité : établissement du bilan orthodontique et élaboration d"un plan de traitement. Ces différents documents doivent parvenir au praticien avant le deuxième rendez-vous. l'état des dents (caries. ou bien téléradiographies à 45° droite et gauche (irradiation plus importante).matériaux : — porte-empreintes standards multiperforés. p. gar- . il doit être conduit comme un acte majeur. 13). consultation psychologique. 74). des obturations. Contrôle de la plaque dentaire. dossier radiographique. Lecture. 11 est inutile d'irradier l'enfant sans nécessité en prescrivant de multiples radiographies. pour la mesure des germes des dents de sagesse. R. • Le dossier radiographique. comitiaux. éventuellement. — Radiographies « long cône » : contrôler l'état parodontal. avis médical (rhumatismes articulaires aigus. — Prescription de photographies anthropométriques du visage. — En cas d'encombrement dentaire apparent : radiographie « long cône » des prémolaires et des canines inférieures droites et gauches. 45) des radiographies rétro-alvéolaires « long cône ». • Le contrôle des documents. pour obtenir l'image du condyle. Cas particuliers. — Téléradiographie. — Au stade prépubertaire et pubertaire : radiographie des mains (fig. p. ce qui augmente d'autre part le coût des examens. on n'effectuera pas de fluoration à ce stade. a) Instrumentation .Etablissement du dossier orthodontique — il précise en quoi consiste ce dossier (photographies du visage. de l'état de formation des germes et de leur position. le stade de dentition. La prise d'empreintes : c'est le premier acte réellement effectué ' sur l'enfant. si nécessaire. d'agénésies et la morphologie des septa. LA ET DEUXIÈME LA PRISE CONSULTATION D'EMPREINTES 1.). la présence de dents incluses. lésions apicales. de photographies intrabuccales. des vomissements. etc. absence de proglissement constaté: — Radiographie de la main : contrôle de la lisibilité des phalanges. de l'émail (collage des attaches). ou pire. DES LA PRESCRIPTION EXAMENS COMPLEMENTAIRES (En vue de la constitution du dossier orthodontique complet. — En cas de présomption de dents incluses : examens particuliers (p. — A la fin de l'examen clinique. réalisation par le praticien. en évitant de provoquer des réflexes nauséeux prononcés. Ce cliché est inutile si le film réalisé en occlusion est de bonne qualité. — Radiographie panoramique : contrôler la qualité et la lisibilité du cliché. empreintes des maxillaires. des dents surnuméraires. de face et de profil. • Le dossier photographique. une téléradiographie de profil avec le profil cutané visible (v. examens particuliers. L.. noter les dents présentes ou absentes. Palpation pour localiser des dents incluses palatines ou vestibulaires. en bouche ouverte. Prescription. etc. sauf cas particulier. Prescription minimum : une radiopanoramique (v. 43 • La prescription d'examens médicaux ou paramédicaux. — Éventuellement. 45). après réception. l'existence d'éventuelles résorptions. de découverte fortuite : — pour l'évaluation d'une dent dépulpée. 5. — La prescription de radiographies doit tenir compte de ce que l'on recherche. — Par coloration à la fluorescéine. de la radiographie panoramique : contrôle des caries. handicapés mentaux légers). au niveau des incisives supérieures et inférieures.

Elle . nis à l'aide de cire « Peripherie » ou porte-empreintes anatomiques type « COE » . dans une autre séance. sa présence n'est pas nécessaire. 7. selon les habitudes de chacun. et de répondre à ses interrogations. les anomalies qu'il présente et les dispositifs prévus pour les corriger. le bras gauche maintenant sa tête. enfant accompagné. en une étape ou deux étapes). soit un barbiturique léger du type Belladénal (une dragée 1 heure avant le rendez-vous. empreinte supérieure : le praticien se place debout. Un compte rendu synthétique écrit peut être également transmis par courrier . ainsi que le temps prévu au fauteuil et l'aménagement des horaires. Le patient assistera ou non au compte rendu. parallèlement au patient. On cherchera à obtenir les empreintes des sillons gingivo-jugaux. le double en sera envoyé au praticien transférant. 8. c) Prémédication : si l'on a décelé. au cours du premier rendez-vous. Un personnel auxiliaire bien formé et moins intimidant pour l'enfant. C. RADIOGRAPHIES PANORAMIQUES La radiographie panoramique constitue un des éléments essentiels du dossier radiographique. 47). 28a). information générale sur le traitement d'orthodontie. 6. selon son âge. précoce ou tardif. si possible. faire prononcer le mot « tchiiise ». assis sur la chaise d'opérateur . Au cours de cet entretien. Les différentes séquences du traitement seront précisées en détail. si la coopération est bonne. des tubérosités et des trigones. sont conviés le père et la mère. p. Certains radiologues réalisent une photographie sur film radiographique. visualisation d'un programme audiovisuel. empreinte inférieure : patient et dossier du fauteuil à 45°. 129). — Un cliché du profil droit (profil pur) sur papier noir et blanc mat et fond noir (fig. prescrire : soit du Primpéran. ou deux dragées pour un adolescent âgé) . : cette incidence permet de faire apparaître une asymétrie fonctionnelle (v. Si l'enfant n'était pas présent à cet entretien. il est souhaitable de lui montrer. 63) et du plan de traitement (p. — Un cliché pris en position d'I. \\ e x p o r t a et jwstàfteîa son choix thérapeutique (avec ou sans extraction. ce qui permettra de l'incliner au maximum vers l'avant. b) Technique opératoire : — Principe : les empreintes orthodontiques sont réalisées en compression. Le temps prévu pour cette consultation doit être suffisamment long pour répondre à toutes les questions que les parents se posent. 89). . — alginate à prise rapide. Prise de cires en relation centrée et en intercuspidie maximale. ou le responsable légal du patient. M.44 Bilan orthodontique Si la nécessité d'extraire n'est pas évidente. de même que les démarches administratives. Pour réaliser un cliché de face. Le praticien s'efforcera de répondre à toutes les questions. Tous les éléments sont réunis à ce stade pour l'élaboration de la synthèse thérapeutique. LA RÉALISATION D ' U N DOSSIER O R T H O D O N T I Q U E COMPLET PHOTOGRAPHIES Orientation : le visage est orienté suivant le plan de Francfort cutané (v. pris au cours du sourire. Le praticien utilisera le dossier orthodontique complet pour expliquer. au moment de la prise d'empreinte. une tendance aux réflexes nauséeux. peut se charger de cette information. LA TROISIÈME LE CONSULTATION RENDU : COMPTE L'exposé du bilan orthodontique et du plan de traitement est effectué au cours de la troisième visite. Photographies de face. Les problèmes d'honoraires seront éclaircis à ce stade ou dès la première consultation. Enfin. le praticien étant situé de face. Jusqu'à 10-11 ans. — Positions du patient et du praticien : . p. Photographies de profil. pour les organismes sociaux. Nouveau contrôle de la plaque dentaire. en ne dissimulant pas les inconvénients qu'ils comportent. sans chercher à minimiser les contraintes d'un traitement d'orthodontie et en insistant sur l'efficacité des thérapeutiques. les anomalies qvr'n a constatées. superposable à la téléradiographie de profil. il est préférable de présenter cette éventualité comme certaine. Le praticien montrera les différents appareillages prévus. Présentation rapide des principaux dispositifs envisagés. en termes simples. le dossier de fin de traitement d'un cas similaire sera présenté. c'est-àdire l'établissement du bilan orthodontique (p. éventuellement.

3 : les trois incidences : face. et I. profil droit. vestibuloclusion exagérée des secteurs latéraux : cas difficile (en bas). 1. sourire. 28. posture cervicale habituelle. M. C. lèvres au repos. 4 : décalage entre R. C. 2. en intercuspidie maximale : classe 1 molaire et canine : cas simple (en haut). En relation centrée : classe II molaire et canine. — a) Photographies orthodontiques du visage.Etablissement du dossier orthodontique 45 FIG. .

2. pour la prise de téléradiographies. T. plus ou moins épaisse. La source d'émission et le film tournent autour du patient. La qualité des clichés est particulièrement variable. courbure de l'appareil réglable. Conclusion. 2 ou 3 centres de rotation. 29). — La téléradiographie est une technique radiologique particulière basée sur la standardisation et la reproductibilité des clichés. Pour les maxillaires. il faut s'ajuster aux variations de la courbe pour obtenir une lisibilité suffisante. 3.46 Bilan orthodontique courbe des arcades du patient. Le film peut être plat ou courbe.50 à 4 m) et selon une orientation déterminée . qui devient négligeable (fig. est susceptible de ne pas être décelée en raison du flou antérieur. Principes. film courbe. — Une installation radiologique. cette structure pouvant être plate ou courbe. une dent incluse. Une petite dent supplémentaire médiane. film courbe. . très à distance du plan de coupe. de la concordance entre la courbe de l'appareil (qui pour certains est une courbe moyenne) et la • Généralités. L'augmentation de la distance sujet-source d'émission (fixe) diminue fortement l'agrandissement des structures latérales. — L'orthopantomogramme : trois centres de rotation. Le tube à rayons X : il est maintenu dans une position déterminée à l'aide du fixateur d'ampoule. — La radiographie panoramique est une tomographie (zonographie). Le patient pivote entre la source d'émission et le film. moins le temps de pose est long et plus l'irradiation est diminuée. donc la comparaison de ces clichés standardisés. une source d'émission de rayons X et un fixateur d'ampoule. Plus la distance augmente et plus la puissance doit augmenter. TÉLÈRADIOGRAPHIES permet. le niveau exact de la tranche de coupe et son épaisseur. L'irradiation qu'elle entraîne est plus faible que celle d'un bilan complet effectué avec des radiographies dentaires classiques. — Le rotograph : le patient pivote sur lui-même. — En fonction de la multiplicité des appareils. la vitesse de rotation peut varier. et éventuellement des A. 2. 28/?). Selon les appareils. M. une image nette d'une seule tranche de coupe. lisibilité des A. film plat. La qualité des clichés dépend. La tête du sujet est placée à une distance fixe de la source d'émission (de 1. — Le Panellipse : axe constamment mobile. — Les maxillaires étant des surfaces courbes. 3. Cette distance est une des caractéristiques de l'appareil. de la structure examinée. Ce dernier est placé sur un mur ou relié à un support scellé au sol. c'est-à-dire un procédé radiologique permettant d'obtenir. sur un film unique. En raison du principe même de la tomographie. Définition. de donner une vue complète des maxillaires et des dents. propre à certains appareils. comprend : un générateur. Principes 1. tout en supprimant les superpositions gênantes. Le générateur : puissance de 90 à 120 KV. secteur antérieur sans déformations. une image développée sur la surface plane d'un film radiographique. Caractéristiques d'une installation de radiographie panoramique. T. elle tient au mode d'utilisation et à la vitesse du film. Les appareils disponibles sur le marché — Le Panorex : deux centres de rotation. épaisseur de la tranche de coupe inférieure au Panorex. on obtient à partir d'une tranche de section courbe. M. une image floue médiane. deux clichés pris à un très court intervalle de temps étant strictement superposables. il est important de connaître le modèle utilisé pour la prise du cliché. Il est donc nécessaire de faire un réglage particulier pour les enfants. la source d'émission comporte 1. peut ne pas apparaître. • Caractéristiques âe l'installation radiologique. sur un film radiographique. les techniques de radiographies panoramiques sont adaptées à cette particularité. Une distance constante entre source d'émission et sujet permet la reproductibilité de clichés successifs. La qualité de ce cliché est toutefois inférieure aux qualités du cliché rétro-alvéolaire conventionnel: elle est suffisante pour les besoins de l'examen orthodontique. Trois techniques sont possibles : 1. au maxillaire. En principe. la radiographie panoramique représente un examen irremplaçable en orthodontie. la cassette effectue une rotation en sens inverse. un céphalostat avec un porte-cassette. Un apex présentant une coudure peut sembler résorbé. La source d'émission est placée dans la cavité buccale du patient et le film est maintenu le long des joues (Status X) : il ne s'agit plus d'une tomographie. Malgré ses imperfections. Plus la puissance augmente. en grande partie. Le rayon central passe par le centre des olives auriculaires du céphalostat (fig.

c) Incidence axiale (image en norma axialis). Deux olives auriculaires radio-claires sont introduites au fond des canaux auditifs externes. pour la prise d'une téléradiographie. FIG. avec le sujet dans le céphalostat. — b) Vaugmentation de la distance sujet-source d'émission diminue fortement l'agrandissement des structures latérales. 29. en pression douce. Ces trois repères permettent d'orienter la tête du sujet suivant le plan de Francfort cutané.Etablissement du dossier orthodontique 47 SOURCE A SOURCE B SUJET FIG. Le céphalostat (fig. déterminé par trois points : le point le plus élevé de la surface . La zone infé- rieure du rebord orbitaire externe est repérée par une pointe orbitaire. 29) : cet appareil est destiné à immobiliser la tête du patient et à Yorienter selon les différences incidences. 28. b) Incidence de profil (image en norma lateralis). a) Incidence de face (image en norma frontalis). Les trois incidences.

D. C : vue antéro-postérieure des moulages. C. la joue gauche au contact de la cassette. des écrans renforçateurs et des procédés particuliers pour la mise en évidence des tissus mous. si le décalage entre I. — La ligne joignant les olives auriculaires est orientée selon une angulation déterminée par rapport au rayon central. a) Incidence de profil ou antéro-postériewe. dans un plan horizontal. (fig. LES MOULAGES supérieure des deux conduits auditifs externes (porion céphalométrique) et l'un des rebords sous-orbitaires externes. la ligne joignant les deux olives auriculaires est perpendiculaire au rayon principal. — les prévisions de croissance. U.) et du C. dite « image en norma frontalis » (fig. — Le sujet est placé dans le céphalostat. est important . dite « image en norma axialis » (fig. — en ouverture buccale maximum : pour la détermination du condyle mandibulaire (difficulté de superposition avec l'image en I. — La taille des moulages. C. Le rayon incident passe par le plan sagittal médian. La cassette : elle contient le film radiographique. 29c). 30. b) Incidence de face ou frontale. M. 29/?). Le porte-cassette : il est fixé au céphalostat. A : face inférieure du moulage supérieur. E. • Matériel. C. Elle peut être utile pour déceler ou confirmer des anomalies du sens transversal (asymétrie). d) Incidence oblique. que les critères de réalisation de la fondation Tweed (Tucson. C'est l'incidence la plus utilisée en orthodontie. Le film : il est habituellement de format 24 x 30. — en position de repos physiologique.). b) Critères du Collège européen d'Orthodontie (d'après J. et R. — La tête du sujet est Les moulages orthodontiques coulés en plâtre blanc orthodontique doivent être taillés suivant des critères de présentation déterminés.48 Bilan orthodontique placée en hyperextension. C'est la position en I. S. Le film de profil peut être pris selon les 4 positions mandibulaires suivantes : — en intercuspidie maximale (définition p. C. Le rayon central passe par le centre des olives auriculaires — c'est-à-dire au niveau des conduits auditifs externes — il est perpendiculaire au plan sagittal médian. M. à développement rapide. en intercuspide maximale. B : face inférieure du moulage inférieur. Orthodontie française. 14) . — taille-plâtre avec angulatcur (Wehmer) : 7cm FIG. Elle est d'un usage beaucoup moins habituel et sa lecture est quelquefois difficile. M. pour l'estimation de l'espace libre (méthode très aléatoire) . Incidence à 45° : le plan sagittal médian est angulé à 45° par rapport au rayon principal et à la plaque. des germes des dents de sagesse (cas d'extraction de première ou deuxième molaire). qui est habituellement la plus utilisée. O. Incidence à 60" : cette incidence permet de mesurer la largeur M. dite « image en norma lateralis » (fig. ORTIAL. 30). Cette incidence permet d'apprécier la forme crânienne. c) Incidence axiale (ou basale). • Les différentes incidences. — Le sujet est disposé face à la cassette. 1974). a) Critères de la Fondation Tweed. — le contrôle des effets d'un traitement : — les travaux de recherche . A. 29a). le rayon central est perpendiculaire au plan de Francfort cutané. Intérêt : permet d'apprécier la symétrie des structures et les rapports transversaux des maxillaires. Cette incidence permet de visualiser avec une précision suffisante les germes des prémolaires et canines inférieures. . Les téléradiographies prises en incidence antéropostérieure ou en « norma lateralis » présentent un grand intérêt pour : — l'élaboration du diagnostic et du plan de traitement . — plâtre blanc orthodontique . la symétrie de la mandibule et son implantation dans les cavités glénoïdes. — en relation centrée. Ne seront décrits brièvement dans ce paragraphe. sauf en cas de rotation.-P.

cuspides primaires supérieures et fosses inférieures. Examen des arcades en I. en plaçant les modèles sur la tranche verticale. qui permettent d'éviter cette manipulation tout en assurant une présentation standardisée (occluseur de Bordet). dans les trois sens de l'espace.. Estimation semi-quantitative : les lignes esthétiques (p. — le degré de supraclusion et l'importance de la courbe d'occlusion : placer la base supérieure sur les dents inférieures les plus antérieures et les plus postérieures et vice-versa . 78). Le parallélisme de la base inférieure du modèle inférieur avec le plan d'occlusion ou avec les dents cuspidées inférieures.. M. p. — papier abrasif à l'eau n° 00 . ce qui permet de retrouver l'occlusion en intercuspidie maximale. — facettes d'abrasions . • Technique de laboratoire. Examen des moulages à l'envers : — situation du bord libre des incisives inférieures . de retrouver l'occlusion en I. Estimation qualitative (v. 58). Taille des moulages : — le plan inférieur du moulage mandibulaire est taillé parallèlement au plan d'occlusion des molaires et prémolaires . L'INTERPRETATION DU DOSSIER ORTHODONTIQUE L'EXAMEN DES M O U L A G E S L'examen des moulages permet d'analyser. M. 49). — moule caoutchouc Rocky Mountain. L'EXAMEN DES PHOTOGRAPHIES Ces documents sont très utiles pour l'estimation esthétique. C.Interprétation du dossier orthodontique — pierre d'Arkansas . M. 27). — eau savonneuse . C. ectopies . 2. squelettiqucs. C. M. Examen des arcades séparées : — formule dentaire . actuelle (v. — mesure de la D. M. — rapports cuspides-fosses en I. les relations d'arcades en I. Le parallélisme des bords verticaux postérieurs. les deux moulages étant en occlusion. — forme des arcades : comparaison des formes d'arcades maxillaire et mandibulaire : — symétrie des arcades : le raphé médian et l'emplacement de la suture inter-maxillaire constituent de bons repères. M. 11 n'est pas nécessaire d'être aussi rigoureux pour des modèles de travail.. en dehors de la présence du patient. p. 11 existe des occluseurs en plastique préfabriqués comportant une charnière postérieure. On réalise à ce stade les angulations : — la base verticale inférieure du modèle inférieur est taillée parallèlement à la base verticale du modèle supérieur. le plan horizontal du modèle supérieur est tracé. réf. dentaires et . Taille des angles et du secteur antérieur La finition : — obturation des porosités et nettoyage des collets . M. D. (v. après séjour dans l'eau savonneuse pendant 24 heures et séchage. L'ANALYSE DES TÉLÉRADIOGRAPHIES DE PROFIL L'ANATOMIE CÉPHALOMÉTRIQUE Définition : reconnaissance sur une téléradiographie en incidence latérale (ou axiale ou frontale) de l'image des structures cutanées. — finition des angles à la pierre d'Arkansas et finition des bases et des bords au papier abrasif à l'eau : — polissage. Les seuls critères essentiels sont : 1. — Relations dans les trois sens de l'espace en I. ce qui permet. C. — la zone postérieure verticale du modèle supérieur est taillée perpendiculairement au raphé médian. examen complété par l'étude de la radiographie panoramique. les deux moulages étant en I. pour le maxillaire . — malpositions. C. — à l'aide d'un crayon monté horizontalement (trusquin) à 72 mm. Cette étude précise et complète l'examen cndo-buccal. en l'absence du patient. C. p.

31. cutanées et muqueuses.50 Bilan orthodontique le bord le plus postérieur (branche montante) et le plus supérieur (branche horizontal) (fig. C. . S'il existe une importante différence d'inclinaison entre les deux incisives. 65 c). — 2e cas : décalage dans les sens vertical et horizontal avec croisement au niveau de l'angle : prendre FIG. — 3e cas : décalage et absence de croisement : prendre la moyenne des 2 hémi-mandibules. Le tracé ou céphalogramme est exécuté sur un papier acétate. les structures les plus radio-opaques étant les plus calcifiées. M. la droite et la gauche sont dessinées. muqueuses . — les incisives : l'incisive centrale supérieure la plus vestibulée est tracée aux deux maxillaires. 31). — Le repérage des structures osseuses. Le tracé des dents : — les premières molaires : les rapports sagittaux au niveau des premières molaires gauches et le tracé correspondant sont exécutés en comparant l'image radiologique et les moulages placés en I. dentaires. Cette image signe une asymétrie de la mandibule (fig. à l'aide d'un crayon graphite à mine dure. Il permet de déterminer les différents points et plans nécessaires à une analyse céphalométrique. le profil cutané à droite. Le repérage des structures : (fig. Principe du tracé : les structures gauches les plus proches du rayon principal sont repérées. 74). Technique de tracé : le film est placé sur un négatoscope. Les structures squelettiques : le tracé de la mandibule : — 1er cas : les deux hémi-mandibules coïncident : tracé unique..

P.). le frontal (4) avec ses corticales interne et externe . Ligne tangente au bord supérieur des sourcils. — hauteur de l'étage moyen (E. La typologie faciale. et les amygdales (30). plancher du sinus (15). T. elle a le mérite de la simplicité et son utilisation semble se répandre dans la littérature orthodontique. et E. le voile du palais (32). 32) : — hauteur faciale postérieure = distance entre Gonion-(Go) et le point déterminé par le sommet du condyle en projection orthogonale sur la ligne SN prolongée. — hauteur mandibulaire postérieure OP-MP : distance entre la cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire inférieure et le plan mandibulaire Go-Me.. face moyenne. — hauteur de l'étage inférieur (E. et le point Menton-Me. M. la différence de pourcentage entre E. branche montante (20). — l'os hyoïde (25). Elle comporte des sousclasses. 32) : — hauteur totale de la face (H. sinus maxillaire (14). F. symphyse mentonnière (21) . Les structures muqueuses : la langue (28). — les maxillaires : . si toutefois l'inclinaison vers le haut ou vers le bas de l'épine nasale antérieure ne vient pas fausser totalement l'interprétation de ces proportions. • La face. face interne et face externe (33). de haut en bas. l'étage moyen et l'étage inférieur. F. le long du grand axe de la dent . La longueur de la face. — La mesure des proportions entre les deux étages de la face peut être effectuée sur une téléradiographie de profil. — l'écaillé de l'occipital (22) . grâce aux mesures suivantes (fig.) n'est pas idéale . le sphénoïde (2). A. dans.) = distance Nasion-Na. — hauteur dento-alvéolaire postérieure au maxillaire OP-PP : distance entre la cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire supérieure et la zone inférieure de la voûte palatine.) = distance entre la. S. LA TYPOLOGIE FACIALE ET MANDIBULAIRE 51 4. les lèvres. — les os propres du nez (9) . les incisives (27). projection orthogonale de l'épine nasale antérieure sur la ligne Na/Me soit ENA .Interprétation du dossier orthodontique Les structures squelettiques : — la base du crâne : le basi-occipital (1). est de 10 % en faveur de l'E. coroné (18). Les trois types de face. sur les photographies de face et de profil et sur les téléradiographies de profil. Ligne passant par le point sous-nasal cutané. le maxillaire : fente ptérygo-maxillaire (10). branche horizontale (19). I. M. La face est divisée en deux étages. parallèles à la ligne bipupillaire. L'indice de proportion faciale (I. I. Ligne tangente au bord inférieur de la symphyse mentonnière. 2. 3. échancrure sigmoïde (17). — hauteur du ramus : distance Go -> sommet du condyle . Il est nécessaire d'analyser la longueur et la largeur de la face. Ligne tangente à la racine des cheveux. projection orthogonale de l'épine nasale antérieure ENA. — les orbites droite et gauche (8) : rebord inférieur et latéral . F. palais primaire (12). le sens vertical. 1. Ces proportions sont déterminées sur des photos de face. . I. le pharynx (31). La classification proposée (établie aux U. Cette étude peut se faire au cours de l'examen clinique. voûte palatine (11). La denture : les premières molaires (26). . . en projection orthogonale . F. face courte. — De nombreuses classifications des types de face ont été proposées. L'estimation des proportions faciales et crâniennes est un des éléments essentiels du bilan orthodontique. F. — les sutures : la suture sphéno-occipitale (5). la mandibule : condyle (16).) = distance Nasion-Na/Menton-Me . les végétations adénoïdes (29). par quatre lignes horizontales. — les vertèbres cervicales (23) (particulièrement l'apophyse odontoïde de l'axis) (24) . F. selon les proportions entre hauteurs verticales maxillaires postérieures et antérieures : La mesure des proportions faciales antérieure et postérieure (fig.Cette classification différencie trois types de face : face longue. • Le visage. le cou (36). Noter les rapports du sinus maxillaire avec la denture. F. soit Go-CS . palais secondaire (13). le menton. la suture naso-frontale (7) . En moyenne. le visage est divisé. Les structures cutanées : le profil cutané avec le nez (34) et les orifices narinaires (35). — Pour les besoins de la description. la suture sphéno-ethmoïdale (6). l'ethmoïde (3). en trois étages.

L'augmentation de hauteur verticale est associée à un excès de développement du maxillaire. le profil est convexe. Les faces longues comportent deux sous-classes qui se différencient selon la longueur de la branche montante (ou ramus). il existe un sourire gingival. — La mesure des proportions faciales antérieures et postérieures. des relations de classe II fréquentes et. au niveau alvéolaire antérieur. — hauteur alvéolaire antérieure et supérieure : distance verticale de l'épine nasale antérieure au bord libre de l'incisive centrale . 32. la forme mandibulaire est de type . L'examen des téléradiographies montre que la hauteur totale de la face est augmentée et spécialement l'étage inférieur de la face. la face paraît allongée et étroite. l'angle entre le plan d'occlusion et le plan palatin est augmenté au niveau des premières molaires. Il existe un excès maxillaire vertical (H. dans le sens vertical. l'inocclusion labiale est très fréquente. Les orifices narinaires ont un diamètre réduit (fig. V. — hauteur alvéolaire antérieure et inférieure : distance du bord libre de l'incisive inférieure au plan mandibulaire. La branche horizontale est fortement inclinée vers le haut et vers l'avant. avec béance antérieure : l'angle-plan mandibulaire/SN est très fortement augmenté. l'étage inférieur de la face est augmenté. — A l'examen clinique. sans béance antérieure : la face est très fortement allongée. le menton semble peu marqué. L'examen des arcades montre souvent une voûte palatine haute.). P. une béance ou une supraclusion. a) Face longue avec branche montante longue. la largeur faciale au niveau des pommettes paraît souvent diminuée. l'étage inférieur de la face est très fortement augmenté.52 Bilan orthodontique Fie. Le type de face longue. les lèvres sont de longueur normale. b) Face longue avec branche montante courte ou normale. 33/)). l'angle-plan mandibulaire/SN est augmenté.

— Il est plus éloigné des caractéristiques du type de face longue. Le type de face courte. l'étage inférieur de la face est fortement diminué. la hauteur maxillaire postérieure est fortement réduite. L'estimation des différentes formes mandibulaires est étroitement complémentaire des notions de face longue et de face courte. — un type de rotation mandibulaire moyen (rotation antérieure moyenne) . la direction de croissance étant plutôt horizontale . l'étage inférieur de la face est légèrement diminué . liée à sa hauteur. mais la corrélation face longue — rotation postérieur — et face courte — rotation antérieure — n'est pas toujours évidente.Interprétation du dossier orthodontique rotation postérieure + + +. b) Un type harmonieux de face longue. On différencie des faces larges (euryprosope). — A l'examen clinique. l'angle S N/plan mandibulaire est légèrement réduit. le problème se situe au niveau du maxillaire postérieur. Le type de face moyenne. Il existe fréquemment une béance antérieure. Par ailleurs. une réduction de hauteur de l'étage inférieur de la face (fig. l'angle entre le plan d'occlusion et le plan palatin est sensiblement normal. b a) Un type harmonieux de face courte. Ce type de face comporte. des faces étroites (leptoprosope) et des faces moyennes (mésoprosope). — un type de rotation postérieure. l'étage inférieur de la face est légèrement augmenté. l'angle S N/plan mandibulaire est fortement diminué. Dans cette sous-classe. selon les formes mandibulaires observables sur téléradiographie de profil : — un type de rotation mandibulaire antérieure. les pommettes saillantes la symphyse quelquefois prononcée. la plupart du temps. — 2e sous-classe : la hauteur de la branche montante est diminuée. Les faces courtes comportent deux sous-classes : — Pc sous-classe : la hauteur de la branche montante est augmentée. la hauteur maxillaire postérieure est légèrement réduite. a FIG. 53 La largeur de la face. la face est plutôt courte et large. Bjôrk différencie trois types de direction de croissance mandibulaire. est. . mesurée au niveau des pommettes. 33b). 33. La typologie mandibulaire Elle permet de préciser les différentes formes mandibulaires et de prévoir le mode de croissance à ce niveau. la direction de croissance étant plutôt dirigée verticalement. — La largeur de la face. le profil est souvent concave. le plus souvent.

34 a) Signes de rotation postérieure (fig.54 Bilan orthodontique FiG. Tableau comparatif Signes de rotation antérieure (fig. — a) Un type de rotation mandibulaire antérieure caractéristique (adulte). 34 /)) Plutôt dirigé en arrière Fin Étroite et courte Forte courbure anté-goniaque f orientation du condyle Plutôt dirige verticalement Au niveau du condyle < (_ col du condyle Épais Branche montante — longueur Longue et large Courbure anté-goniaque légère ou absence de courbure (mandibule en forme de rockingchair) Grand axe dirigé vers l'arrière Épaisse et en « bulbe d'oignon » Axe fortement divergent (vestibulo-versée) Plutôt diminuée Bord inférieur de la branche horizontale : — forme ( orientation Symphyse mentonnière < (^ forme Inclinaison des incisives inférieures : par rapport à l'axe de la symphyse Hauteur de l'étage inférieur de la face Grand axe dirigé vers l'avant Fine et « en goutte d'eau » Axe incisif sensiblement dans Taxe de la symphyse Plutôt augmentée . 34.

pendant un temps transitoire. BASSIGNY Toutefois. 54). on pourra. chez un sujet présentant une mandibule dont la morphologie est de type « rotation postérieure » (ou antérieure). Tableau comparatif (p. après avoir défini les relations d'arcades antéro-postérieures — c'està-dire la classe d'Angle — qu'il présente (v. b) Un type de rotation inandibulaire postérieure caractéristique. soit au cours de la croissance. . L'énoncé du type facial et du type de croissance mandibulaire est un élément essentiel du bilan orthodontique. Tableau comparatif des deux types extrêmes de forme inandibulaire induits par une direction de croissance à rotation postérieure ou antérieure. soit en fonction des modifications provoquées par le traitement. Faut-il privilégier certains signes ? Les éléments suivants semblent constituer les signes les plus déterminants : — orientation et forme du condyle .Interprétation du dossier orthodontique 55 FIG. 34. — longueur et forme de la branche montante. 35). proportion par rapport à la branche horizontale : — forme du bord inférieur de la mandibule : — implantation des incisives inférieures dans la symphyse et volume symphysaire. p. Ces notions permettent de classer un individu dans une catégorie. constater une croissance dans le sens d'une rotation antérieure (et vice-versa).

indique un point osseux. 35. destinée à servir de guide pour l'élaboration du diagnostic et du plan de traitement. o) : point le plus inférieur et '. — Les proportions des A partir des structures précédemment reconnues (v. LES ANALYSES CEPHALOMETRIQUES Définition. représentant des individus dont le visage est harmonieux et l'occlusion idéale . ce point peut être situé approximativement à l'aplomb de l'apophyse odontoïde de l'axis (fig. 35a) Base du crâne : — Basion. n" 24). des points médians (m) et des points latéraux (1) (droit et gauche) . 5). les plans et les lignes. Analyses basées sur des comparaisons avec des standards. les relations dento-alvéolaires et dento-dentaires.-: plus antérieur du trou occipital (foramen magnum En cas de difficulté de repérage. 3). Ils permettront la détermination des lignes et des plans nécessaires aux différentes analyses céphalométriques. On différencie deux types d'analyse céphalométrique : — les analyses dimensionnelles basées sur des données statistiques . repérable sur crâne sec. — les analyses typologiques (ou structurales).56 Bilan orthodontique différentes structures du massif craniofacial d'un individu sont comparées les unes aux autres et situées dans le cadre d'une typologie faciale et mandibulaire (analyse de Delaire). La lettre « o ». . — Principe des analyses dimensionnelles : les mesures linéaires et angulaires d'un individu sont comparées à des moyennes obtenues à partir d'un échantillon standard sélectionné (v. ou bien. • Les points osseux (fig. Ba (m. l'échantillon est représenté par un nombre beaucoup plus important d'individus tirés au hasard (v. Analyses typologiques. p. 50). des points osseux (o) et des points construits (c). 31. Les points. PtAN MANDIBULAIRE DE DOWNS FIG. Technique d'interprétation d'un céphalogramme. p. On différencie des points osseux et des points cutanés . p. il est possible de repérer différents points. dans le sens antéro-postérieure essentiellement. Elles servent à préciser les relations des structures osseuses. — a) Les points.

Po-Or. : c'est un point parfois difficile à repérer car il est souvent masqué par les muscles releveurs des lèvres. — Pogonion cutané (m) : point le plus antérieur de la symphyse cutanée. 31) qui se confond rarement avec l'image des olives. 56) avec la symphyse. prendre le point le plus supérieur. Ce . o) : point le plus postérieur de l'épine nasale postérieure. c'est-à-dire 4 mm au-dessus du centre de l'olive. o) : point le plus antérieur de la suture naso-frontale. — Point B (m. A. 57 — Gnathion : point construit à l'intersection de la bissectrice de l'angle formé par le plan facial (Na-Pog) et le plan mandibulaire de Downs (v. E. N. Il se situe. p. au niveau de l'apex de l'incisive inférieure. S (m. m) : point construit à l'intersection de la face exocrânienne du basi-occipital et du bord postérieur du condyle mandibulaire. Ils sont déterminés par les points précédemment décrits et parallèles au plan sagittal médian. N. — Porion osseux : point correspondant au point le plus supérieur du canal auditif externe (C. — Menton. — Nasion cutané (m) : point le plus postérieur de l'ensellure nasale. — Opisthion. — Gonion. Les lignes et les plans. — Sillon labial inférieur (m) : point le plus postérieur de la concavité. fig. E. Op (m. au niveau incisif. E. Au niveau du maxillaire supérieur : — Épine nasale antérieure. à l'extrémité du palais secondaire. Go (c. (m.Interprétation du dossier orthodontique — Sellion. (m. 1) : point construit. c) : sommet de l'olive auriculaire. Po (1. — Point A : point le plus postérieur de la concavité formée par la corticale alvéolaire externe. à l'extrémité du palais secondaire. dans le cadre de l'estimation esthétique. — Épine nasale postérieure. — Nasion. 35a) a) Plan d'orientation : — plan sagittal médian . de le situer très près de l'aile du nez. Importance de ce point dans l'estimation de la convexité cutanée. P. Po (m. — plan de Francfort céphalométrique. Me (m. en moyenne. Remarque : un plan d'orientation peut être également un plan de référence (plan de Francfort). — Pogonion. au niveau incisif. Points déterminant le plan de Francfort : — Orbital. p. o) : également appelé point sous-orbitaire. : importance de ce point pour la situation des bords libres des incisives supérieures par rapport aux lèvres. B. o) : point le plus antérieur de la corticale symphysaire antérieure. en regard du Nasion osseux (idem). S'il existe deux images visibles des orbites droite et gauche. C'est le point le plus inférieur de l'image du rebord orbitaire. ce point est déterminé à égale distance des deux rebords inférieurs droit et gauche. o) : point le plus inférieur de la corticale symphysaire. c) : centre de l'image de la selle turcique. • Les différents plans et lignes (fig. • Définitions. à l'intersection de la bissectrice de l'angle formé par le bord postérieur de la branche montante et le plan mandibulaire. Au niveau de la mandibule : — Articulaire.Stomion. au niveau du frontal. en cas d'inocclusion labiale. B. Il est déterminé par balayage. 35c/) : — Point sous-nasal (m) : point de jonction entre la lèvre et le nez.) (36) (v. sans tenir compte des apophyses clinoïdes. Sto (m) : point à la jonction des lèvres supérieures et inférieures ou point le plus inférieur de la lèvre supérieure. — plan de superposition : plan utilisé pour apprécier les modifications dues à la croissance et au traitement (v. situé entre lèvre inférieure et symphyse. — Sillon labial supérieur (m) : point le plus postérieur de la lèvre supérieure (au milieu de la ligne unissant le point sous-nasal et le point le plus antérieur de la lèvre supérieure). à partir du point Nasion. . Na (m. A. Si la suture est encore ouverte. • Les points cutanés (fig. déterminé par inspection. o) : point le plus postérieur de la concavité formée par la corticale alvéolaire externe. Or (1. o) : point le plus antérieur de l'épine nasale antérieure. — plan d'orientation : la tête du sujet est orientée dans le céphalostat selon ce plan : — plan de référence : plan choisi comme origine des mesures linéaires ou angulaires . avec l'angle mandibulaire. o) (pour mémoire) : point le plus postérieur du trou occipital — difficile à repérer. en première approximation. N. il est possible. N. 62). Ar (c. Dans cette éventualité. — Porion céphalométrique.

Moyenne : 20 à 30° . — lignes SNa. cas hyperdivergents : + 30" . Ces deux angles mesurent la position relative des maxillaires par rapport à la base du crâne. 60). . En moyenne. Na B . — axe Y (S-Gn) : donne la direction générale de la croissance . Analyse de la denture : a) Angle inter-incisif : angle des axes incisifs supérieurs et inférieurs (125 à 130°). On utilise. Angle "S~N~A et S~~N~B : "S~N~Â augmente légèrement avec l'âge. — plan d'occlusion de Ricketts : déterminé par le plan de recouvrement des cuspides vestibulaires des molaires et prémolaires. Plans et lignes utilisés : — plan de Francfort céphalométrique . plan est également utilisé par certains auteurs comme plan de référence (Tweed. fig.58 Bilan orthodontique . du signe —. S. b) Position des incisives inférieures par rapport au plan dentaire A-Pog (Ricketts) : — mesure linéaire : distance du bord libre de l'incisive inférieure. Angle F M A : 25° : angle déterminé par le plan de Francfort et le plan mandibulaire de Downs (Tweed). — ligne Na-Ba (plan de superposition). Analyse esthétique : — ligne esthétique de Steiner (fig. la dent la plus vestibulée. S. 4) : c) par rapport au plan d'occlusion de Ricketts : 70 à 75°. A N B : différence arithmétique entre S N B et S N A. en projection orthogonale. A N B signe le décalage des bases maxillaires. l'augmentation de SNA et SNB est concomitante. . Il permet de préciser où se situe la supraclusion (ou l'infraclusion) au niveau incisif.5 mm. Quelques mesures et leur signification. — ligne esthétique de Ricketts (p. pour l'incisive inférieure. soit 60° pour l'incisive supérieure. S. p. Un échantillon clinique sélectionné par Ricketts donne des écarts de 0 à 4 mm pour 70 % des cas >vec une D. et concave. + 3). les cas moyens se situant entre 0 et 2°. b) Lignes ou plans de référence : S N/Francfort céphalométrique-Francfort anthropologique. Un profil facial convexe est affecté du signe +. et du signe — s'il est en arrière. avec des compléments par rapport à la méthode originale. correspondant au grand axe des incisives centrales. — plan de Francfort anthropologique : Porion osseux-Or (Ricketts) (fig. de + 2 (v. Na A. Cet angle précise la position relative de la mandibule et donne une indication sur le degré de pro ou de rétrusion mandibulaire. — plan mandibulaire de Downs. 35/. p. — mesure angulaire : angle formé par le grand axe de l'incisive inférieure et la ligne A-Pog : complète l'information précédente. — plan mandibulaire de Downs . — Angle facial : angle formé par la ligne Na-Pog et le plan de Francfort. — plan bispinal (ENA-ENP) : correspond à la surface nasale du palais osseux . 68) . il tient compte de la position relative des deux maxillaires. surtout chez les garçons. . Analyse du squelette (v.5 (par rapport au plan de Francfort céphalométrique). l'incisive se situe à + 1 mm et 22° par rapport à A-Pog (D. Angle de l'axe Y : 60° ± 6 : angle inféro-antérieur de la ligne S-Gn par rapport au plan de Francfort. Angle de divergence des maxillaires : angle formé par le plan mandibulaire et le plan bispinal. 35a). Cette mesure peut être comparée avec la précédente. en général. cas hypodivergents : — de 20°.1. + 3. Une vingtaine de mesures sont vraiment d'un usage courant et universel. Downs) . . — plan dentaire A-Pog . Il peut être utile de noter au niveau des incisives supérieures. Cette mesure est affectée du signe négatif quand A est en avant de B (Riedel). l'angle couronne-racine (v. à la ligne A-Pog. — Mesure du décalage des bases osseuses : . Moyenne : 88° D. Axes incisifs supérieur et inférieur. M = 0. déterminé par le point Menton et une tangente à la convexité antérieure au Gonion . — Convexité squetêttique : mesure de l'angle formé par le plan dentaire A-Pogonion et la ligne Napoint A. Cette mesure est affectée du signe + si le bord libre est en avant de A-Pog. — Type de croissance : . L'analyse de Tweed (fig. c) Autres plans : — plan facial : Na-Pog .) . Il exprime la direction générale de la croissance. sans tenir compte des rapports incisifs. 36) Elle est utilisée par les tenants de la méthode Edgewise. 37).

35 b. . intersection du plan mandibulaire et du plan de Francfort : FlG. — Tracé des points. Les angles : — Angle F M A. 36. Ligne esthétique de Steiner (milieu de la base du nez-Pog cutané) : en moyenne. — Angle  J B (ir^B-STTÀ) : FIG. 35 b. — si le point A est en avant de Na vertical -• prognathie supérieure. Plan facial cutané (Na cutané-Pog cutané) : en moyenne. la face vestibulaire de l'incisive supérieure est parallèle à ce plan (a ± 3°). Nasion vertical.Na vertical = -6 à — 8 mm). plans et lignes pour l'analyse de Tweed. — plan d'occlusion de D o w n s : point médian entre les deux bords libres incisifs supérieurs et inférieurs et l'intercuspidation molaire. LIGNE ESTHETIQUE DE STEINER — axe de l'incisive inférieure prolongé j u s q u ' a u plan de Francfort et au plan mandibulaire de Downs . distance Pog . les lèvres affleurent la ligne. Le point A est sur la ligne : — si Pog-Na vertical > 8 mm -» rétrognathie inférieure . perpendiculaire au plan de Francfort (en moyenne.Interprétation du dossier orthodontique 59 FlG.

M. La différence entre l'angulation initiale et l'angulation finale constitue la correction céphalométrique Pour obtenir cette correction. Le nouvel angle de l'incisive inférieure.60 Bilan orthodontique — si F M A < que 22e. — Angle Z : permet d'apprécier le profil cutané : ligne tangente au Pog cutané et à la lèvre la plus antérieure . — si F M A > que 28°. . plans et lignes pour l'analyse de Ricketts. N. — au-dessus de 35° la croissance est très verticale. Le triangle de Tweed : a) La détermination du type de croissance : Tweed analyse le type de croissance. F M I A doit être égal à 68° . cette mesure étant valable pour une hémi-arcade. D. type normal . — Angle F M I A: intersection de l'axe de l'incisive inférieure et du plan de Francfort . 37. : La corrélation entre l'axe de l'incisive inférieure et la base osseuse semble très contestable et en contradiction avec les données de la physiologie. en la multipliant par . F M I A doit être égal à 65°: Elle ne constitue que le premier élément d'une analyse prévisionnelle des modifications provoquées PLAN DE FRANCFORT ANTHROPOLOGIQUE Fie. b) La position de l'incisive inférieure : Tweed propose de situer la position de l'incisive inférieure en fin de traitement. l'axe ideal déterminé par la formule de Tweed est tracé sur le céphalogramme. pour obtenir l'équivalent en mm. L'analyse statique de Ricketts (fig. en fonction de ces mesures : — si F M A est compris entre 22 et 28°. c) La correction céphalométrique: l'orientation de l'incisive inférieure en fin de traitement est décidée en fonction des données précédentes. — Angle I M P A : angle formé par l'incisive inférieure et le plan mandibulaire. par rapport au plan mandibulaire. à partir de l'apex de l'incisive inférieure. 37). B. — entre 28 et 35" la croissance est dirigée plus verticalement . Ajouter la valeur obtenue au calcul de la D.2. — Tracé des points. est reporté : on divise ce nombre par 2. le pronostic est défavorable. On multiplie par 2. à partir de l'angle F M A : — entre 16 et 28° la croissance est dirigée en bas et en avant.5. I M P A est inférieur à 92°.

En fonction des typologies variées et de considérations purement géométriques. Les critiques que l'on peut en faire sont de plusieurs ordre : a) Critiques liées au procédé radiologique et à l'évaluation des mesures. Profil cutané : lèvre inférieure par rapport au plan esthétique 90° 86° 26° 68° 47° 26° 2 mm + + + + + + + 3 3 4 3. Les erreurs de tracé ne sont pas inhabituelles. — P. M D.1 mm tous les 3 ans + 1 mm 22° Age + 3 mm . : projection du centre du condyle sur la ligne Ba-Na. : point situé à l'intersection du point le plus supérieur et du point le plus postérieur de la fente ptérygo-maxillaire. Na. 64). épine nasale antérieure. même par des lecteurs entraînés (exemple : Or. les analyses tridimensionnelles étant d'un usage trop complexe pour la pratique quotidienne. 28) avec un point Na plus ou moins en avant . face longue face courte : SNB est augmenté en cas de face longue (v. m. T. — P. p. C. un même décalage des bases peut correspondre à des valeurs différentes de ANB. certaines structures sont parfois très difficiles à préciser. : plan ptérygoïdien vertical perpendiculaire au plan de Francfort et tangent au bord postérieur de la fente ptérygo-maxillaire. corticale externe au niveau incisif supérieur. elles sont parfois lourdes de conséquences pour un plan de traitement. T. La sécurité apparente donnée par ces mesures chiffrées ne doit pas masquer les limites et les insuffisances de ce procédé d'évaluation. fente ptérygomaxillaire. . — En denture mixte. etc. Première molaire supérieure par rapport à P T V 9. b) Les plans : — D. 58) apportent au débutant des indications intéressantes. Pour une étude plus approfondie. ou bien situé à égale distance entre le point B et le point Pogonion. Angle mandibulaire Axe de croissance 4. Angle facial 3.5 4 4 2 Modifications Aucune + 1° tous les 3 ans — 1" tous les 3 ans Aucune Aucune Augmentation d'l/2° par an .Interprétation du dossier orthodontique par la croissance et le traitement. l'analyse de Ricketts prend là son plein intérêt. tant au niveau de la recherche que des objectifs thérapeutiques. si la corticale est plate. malgré les critiques émises au paragraphe suivant. Certains points. les quelques valeurs proposées (p. 51 : Mesure de l'étage inférieure de la face).Plan de référence : plan de Francfort anthropologique (v. Ba. A PARTIR DE 9 AXS Les maxillaires : 1. 58). Axe facial 2. Historiquement l'apport de la céphalométrie a fait considérablement progresser l'orthodontie. Les analyses . Hauteur de l'étage inférieur de la face 5. Angulation par rapport à Pogonion-Na 8. Elle utilise des points et des plans spécifiques : à) Les points : — P. également p. Une marge d'erreur considérable peut en résulter. Arc mandibulaire 6. — C. : point situé au niveau de la corticale externe symphysaire là où la convexité devient une concavité. Convexité : mesure linéaire du point A au plan facial Les dents : incisives inférieures Distance de l'incisive inférieure par rapport au point Pogonion.).2 mm + 2 + 4 + 2 j ^ i Aucune Aucune 1 mm par an Moins protrusif avec l'âge Conclusion. : intersection du plan Ba-Na avec l'axe facial PT-Gn. b) Le problème du référentiel. p. — Il s'agit tout d'abord d'une image en 2 dimensions. — Xi : centre de la branche montante déterminé par une construction géométrique correspondant à l'orifice du canal dentaire inférieur. Son aboutissement logique ce sont les procédés de simulation de la croissance et du traitement (v. mesurée en millimètres 7. S.C. Exemples : profil cisfrontal ou transfrontal (p. c) La charte d'analyse : LA CHARTE D'ANALYSE 61 La validité des analyses céphalométriques. Elle ne constitue que la première étape d'une méthode qui représente un tout en soi. V.

par rapport à la base du crâne. — Un plan de superposition oblique met en évidence les déplacements dans les deux sens. Stable : indépendant des zones de croissance. — après la contention : marron. La position de référence de l'incisive inférieure est appréciée. du type prognathie inférieure. Il est donc indispensable de ne superposer que des tracés de films exécutés sur une même installation (distance « source du rayonnement-sujet » constante). Superpositions d'ensemble LES SUPERPOSITIONS dimensionnelles postulent que le plan de référence est comparable pour tous les individus. il est nécessaire de définir un point d'enregistrement et un plan (ou une ligne) de superposition : — le point d'enregistrement : les deux tracés sont superposés sur ce point qui est supposé fixe . c) La constitution de l'échantillon. » Toutefois l'intérêt actuel de la céphalométrie — et ce malgré ses défauts — est de pouvoir grouper les cas par catégories et de permettre un langage commun et universel. l'inclinaison du plan bispinal. — fin de traitement actif : rouge . 2. 3. Conclusion. aux stades successifs du traitement : — en cours de traitement : bleu . physiologiquement. — Un plan de superposition horizontal met en évidence les déplacements antéro-postérieurs . Permet d'apprécier les modifications de l'angle de la base du crâne Ba-S-Na. effectués à un certain intervalle de temps. — des superpositions locales. 2. .Information : donne une estimation de la croissance faciale dans son ensemble. Superposition sur Na enregistré : toute la croissance est rejetée vers l'arrière. Travaux de recherche : — étude de la croissance : — étude des facteurs héréditaires.. Les standards céphalométriques ne tiennent compte ni de l'âge. cette procédure étant possible. du plan facjal et du plan bispinal. Superposition sur la ligne Ba-Na (Ricketts) avec Ba enregistré : — avantage : c'est une ligne très longue : .Des couleurs différentes sont utilisées pour les différents tracés. Choix d'un plan de superposition Qualités : 1. avant traitement. la fente ptérygo-maxillaire. ni de la race. D'autre part il n'existe pas un type normal mais une multiplicité de types normaux. 4. On distinguera : — des superpositions d'ensemble. T. ou du mode de croissance. 3. par rapport à un plan mandibulaire qui. grâce à la standardisation des clichés téléradiographiques. Contrôle des modifications observées au cours d'un traitement. ni du sexe. Il n'existe pas de plan de superposition idéal. Simulations de croissance. Procédé qui consiste à superposer deux tracés de téléradiographies d'un même sujet. Les superpositions permettent d'apprécier les modifications dans l'espace et dans le temps. ni du volume des tissus mous.62 Bilan orthodontique b) Technique. Exemple : S-Na n'est plus valable dans les malocclusions de la classe III. Analyse des résultats d"un traitement. Proche de la zone à étudier. Elle constitue enfin un guide appréciable pour les débutants. Information : modification du profil cutané. à partir de plans crâniens . a) Intérêt du procédé : 1. — inconvénients : elle est courte. à partir des structures maxillaires. Pour effectuer une superposition. l'A. dentaires et cutanées d'un même individu. pour certaines analyses. Superposition sur la ligne S N : — avantages : cette ligne est très utilisée car elle est facile à repérer et stable après 8 ans . — Elle dépend pour une part de la subjectivité de l'auteur estimant tel ou tel profil plus satisfaisant que d'autres. Or la base du crâne est liée à la forme faciale ce qui crée un biais pour la fiabilité des mesures. ce qui est arbitraire. — Comme l'écrit un auteur américain Salzmann : « L'utilisation de standards céphalométriques tirés d'individus avec d'excellentes occlusions comme un moyen de décider des objectifs de traitement n'a aucune justification scientifique. — fin de contention : vert . Superposition sur S enregistré. des structures squelettiques. (fig. permettant de mettre en évidence les différents déplacements dentaires spontanés ou provoqués. — le plan de superposition : déterminé à partir du point d'enregistrement. 38). M. . ne présente pas la moindre relation avec l'inclinaison de ces dents. Précis : repères faciles à localiser. elle assigne au point Nasion un déplacement horizontal.

croissance et rotation de la mandibule. Superpositions mandibulaires. augmentation de longueur de la mandibule (fig. 39 b) . position de l'incisive supérieure. Au cours du traitement. — sur le centre du condyle enregistré avec superposition sur le bord postérieur de la branche montante. — la symphyse avance fortement et s'abaisse légèrement. selon Bjôrk : — superposition antérieure : l'enregistrement se . Information : modification du point A. Le Basion est un point quelquefois difficile à repérer . étude du plan d'occlusion (fig. — information : étude du comportement de la face. Information : résultat des effets de la croissance ou de la croissance et du traitement conjugués. Superpositions locales a) Au maxillaire supérieur : — Superposition sur le plan palatin avec E N A enregistré.. en superposant sur le bord inférieur de la branche montante. sur un type initial de rotation postérieur très marqué. avant et après traitement (pointillés) : — forte amélioration du type de croissance. 39A). effet de la croissance au niveau antérieure. position de la première molaire dans le sens antéro-postérieur et vertical. avec S enregistré. — Superposition sur la partie antérieure de la fente ptérygo-maxillaire et sur le plancher du sinus. 38. Information : déplacement de l'incisive dans le sens antéro-postérieur et vertical. — Superposition d'ensemble sur S.Interprétation du dossier orthodontique 63 FIG. Information : déplacement antérieur de la première molaire. croissance mandibulaire de type « rotation antérieure ». elle assigne au point Na un déplacement vers le haut. au niveau de la symphyse. b) A la mandibule : — sur le point Menton Me enregistré. — T~NTA 44" 40" — inconvénient : stabilité douteuse. N. — le plan palatin descend parallèlement à lui-même.

avec le point Menton Me. O. — b) Superposition locale. Effets du traitement d'une classe II. — la première molaire avance et s'abaisse: — le plan d'occlusion bascule en bas et en arrière. Ces méthodes tiennent compte du mode d'action de telle ou telle thérapeutique. au maxillaire : zone antérieure de la fente ptérygo-maxillaire enregistrée: plan de superposition : plancher du sinus. Cette méthode est basée sur une série d'hypothèses sur la croissance qui prend en compte : — le taux de croissance. 39. ceci en vue d'une simulation des relations occlusales en fin de traitement : à la façon d'un montage de prothèse complète. . p. Les dents sont séparées à l'aide d'une scie à or et les dents à extraire supprimées. Il est probable que l'utilisation de l'ordinateur comme aide au diagnostic permettra de donner à ces méthodes une place privilégiée. — légère version coronaire vestibulaire de l'incisive centrale. Les simulations de traitement. enregistré : — accroissement de la mandibule en longueur : — version radiculaire en direction linguale de l'incisive .64 Bilan orthodontique FIG. dans l'élaboration des objectifs de traitement — ce qui rendra obsolète les analyses céphalométriques classiques. Elle permet de faire une évaluation des modifications dues à la croissance seule. 160). les moulages sont montés en occluseur — ou mieux en articulateur semi-adaptable. — Maquette exécutée à partir du tracé céphalométrique initial. — forte version radiculaire palatine. Ces effets s'ajoutent ou se retranchent aux changements dus à la croissance (V. et numéroter les dents. P. cela revient à augmenter les lignes A l'aide des moulages en plâtre Les simulations occlusales : le « set-up » ou reconstitution sur moulages. APERÇU DES PROCÉDÉS DE SIMULATION A l'aide de téléradiographies Les simulations de croissance. Intérêt : zones éloignées des sites de croissance. — Évaluation des modifications dues à la croissance et aux effets conjugués du traitement. en fonction des informations précédentes. — a) Superposition locale. en fonction du stade de maturation . type de rotation mandibulaire . au cours d'une durée déterminée — en général 2 ans. à la mandibule : bord inférieur de la mandibule. — le mode de croissance : type de face. T. — superposition postérieure : superposition sur le canal dentaire inférieur et l'image du germe de la dernière dent non évoluée en phase éruptive passive. Les arcades sont reconstruites à l'aide des dents restantes et suivant des repères déterminés. division 2 : — égression de la molaire. FIG. grâce à des procédés issus des techniques de superposition. méthode de Ricketts. Après avoir indiqué les repères d'occlusion A. fait sur la corticale interne de la symphyse avec une superposition sur le bord inférieur de la branche montante . En pratique. du tracé initial et à modifier leur orientation. 39. — des données statistiques indiquant le taux d'accroissement moyen au niveau de telle ou telle structure.

Au niveau des tissus mous : freins. stade de maturation : puberté. D. Bilan fonctionnel : — musculature labio-linguale . de la dysharmonie dento-dentaire : au cours de l'examen clinique. Estimation de la motivation au traitement du patient et de son entourage : tout au long de la consultation orthodontique. — à partir des radiographies de la main : détermination de Fâge osseux. sur les moulages et les radiographies panoramiques . Pronostic à long terme. sans traitement : conséquences à moyen et long terme. M. — relations d'arcades : . etc. de la mastication. éventuellement. cinétiques . sur les moulages. — relations inter-arcades statiques. RÉCAPITULATION 1. Pronostic. M. C. en I. — relations des bases osseuses.Bilan orthodontique 65 LE BILAN ORTHODONTIQUE MÉTHODOLOGIE La confrontation des informations données par les différents éléments du dossier orthodontique conduit à une synthèse des observations pour chaque point étudié. L'estimation du stade de croissance : elle est pratiquée : — à partir de l'anamnèse. des reconstitutions sur moulages (set-up).-D. sans traitement. Au niveau des structures osseuses : — anomalies alvéolaires antérieures . statiques. Le bilan morphologique et fonctionnel : — agencements intra-arcades : au cours de l'examen clinique. après montage sur articulateur . — type de croissance. Estimation 3. L'estimation esthétique : elle est effectuée au cours de l'examen clinique. bilan : Au niveau des dents : — formule dentaire. Profil psychologique du patient. des radiographies « long cône » et des téléradiographies : — estimation de l'état des dents et du parodonte. M. . règles. à l'aide des moulages. malocclusions unitaires. de la ventilation . — anomalies de position des dents. freins compris : au cours des examens clinique et radiologique . D. Bilan morphologique et fonctionnel : Classement du sujet : — classe d'Angle. en l'absence de traitement orthodontique. . — relations des bases osseuses et relations dentosquelettiques : à partir des téléradiographies de profil . : au cours de l'examen clinique. . — type facial . . — bilan fonctionnel : à partir de l'anamnèse et au cours de l'examen clinique. C. 5. de la phonation. — estimation quantitative de la dysharmonie dento-maxillaire. extractions : — anomalies dentaires : — D. 2. — troubles de la déglutition. . Conclusion : le préjudice esthétique. esthétique. 4. parodonte. caries. cinétiques : au cours de l'analyse occlusale fonctionnelle et.— Environnement familial et social. D. en vue vestibulaire et examinés à l'envers (rapports cuspides-fosses) et également sur des radios panoramiques exécutées en I. sur les photos de face et de profil et à partir des téléradiographies (lignes esthétiques). Stade de croissance.

— origine iatrogène : . extraction de dents temporaires ou permanentes. Les causes secondaires : a) Facteurs endogènes : facteurs fonctionnels. p. 85). 86). Ces différents facteurs seront analysés au cours de l'étude des anomalies orthodontiques et des malformations faciales. . en partie influençables par le traitement. forte tonicité labiale inférieure exerçant une pression excessive sur les incisives. La recherche de leurs causes peut classiquement s'orienter suivant deux directions : 1. en partie évitables. s'exprimant au cours de l'embryogenèse ou de la morphogénèse (v. L'adaptation physiologique entraîne un abaissement et un avancement de la langue (v. . EXEMPLES : . 6). langue en_situation antérieure habituelle: — facteurs fonctionnels : . a) Facteurs endogènes : — facteurs dentaires : inclusion provoquée par une dent surnuméraire .LES ANOMALIES ORTHODONTIQUES ÉTIO-PATHOGÉNIE DES ANOMALIES ORLHODONTIQUES En médecine. troubles ventilatoires dus à une obstruction haute ou moyenne des voies aériennes supérieures. entraînant une absence d'élévation du muscle lingual .et exogène) : succion digitale ou labiale. — traumatismes : avulsion traumatique d'une incisive. . Les causes primaires. . — facteurs muqueux : frein hypertrophique de la lèvre s'opposant au rapprochement des incisives : brièveté du frein de la langue. 2. cicatrice ou brûlures labiales. Ces différents éléments peuvent influencer les tissus durs (denture et squelette) les tissus mous (cutanés et muqueux). sans conservation de l'espace. déglutition primaire (v. Il est bon de rappeler que les anomalies orthodontiques ne sont pas des maladies. etc. b) Facteurs exogènes : d'origine pathologique ou iatrogène. b) Facteurs exogènes : — d'origine pathologique : caries proximales diminuant le périmètre d'arcade . traitement d'orthodontie inadapté. — facteurs musculaires : . Elles ne constituent que des variations par rapport à la moyenne des individus. l'étio-pathogénie est définie comme la recherche des mécanismes causales des maladies. — Facteurs héréditaires. musculaires et muqueux. parafonctions (étiologie endo. en fonction de l'étiologie. l'effet de ce dysfonctionnement n'étant que l'expression d'une situation linguale. Exemple : la tête déportée vers l'avant entraîne une face longue et diminuée dans sa partie postérieure. p. traumatismes cranio-faciaux . p. . l'attitude posturale : le tonus de l'ensemble de la musculature et celui des muscles de l'appareil manducateur varient avec la position de la tête par rapport à la verticale. ce qui permettra de pouvoir en traiter les effets.

— anomalies de volume : microdontie ou macrodontie. Anomalies de forme. dilacération (secondaire à un traumatisme sur les incisives temporaires). défauts d'émail dus à un traumatisme au niveau des incisives lactéales . • Anomalies de volume. Classification des anomalies. — anomalies de formation de la dent : primitives ou secondaires . . Il n'existe pas de corrélation entre les deux dentures. Atteintes primitives : a) Phénomènes de coalescence. il existe une corrélation entre les deux dentures.). Ces anomalies résultent d'un trouble survenant au cours de la formation de la denture. extraction prématurée de dents temporaires. m Variations morphologiques. oligodontie. prise de médicaments perturbant la minéralisation des tissus durs de la dent. dents surnuméraires. L'apparition des anomalies dentaires est liée à des causes multiples : — endogène : anomalies héréditaires au cours de l'organogénèse ou de la morphogénèse de la denture . — Fusion : incisives latérales et centrales supérieures ou inférieures et canines inférieures. b) Gémination : surtout canines supérieures. ou affecter l'ensemble de la denture. d'origine exogène ou endogène. anodontie. — au niveau des racines : coudures radiculaires excessives après extraction très précoce d'une dent (fig. Anomalies d'éruption : retard ou avance d'éruption. 40/. la situation et l'éruption d'une ou plusieurs dents. elle peut être localisée à une dent (exemple : incisive latérale supérieure). Anomalies de nombre : — par excès : dents supplémentaires. Atteintes secondaires : — au niveau de la couronne : hypoplasie de l'émail. • Anomalies de formation de la dent. Anomalies de forme : — variations morphologiques . couronne/racine (fig. Anomalies de situation : transposition. Ces différentes anomalies peuvent être localisées ou généralisées. Conséquence : classe II. en forme de pelle linguale (forme mongoloïde) ou vestibulaire et linguale. quelquefois latérales supérieures et inférieures. Elle est liée au génotype. hétérotypie. à un groupe de dents. — Altérations des structures coronaires ou radiculaires et variations dans le nombre. — La microdontie : elle traduit une réduction harmonieuse du volume des dents . b) Coudures radiculaires accentuées sur une deuxième molaire après extraction précoce d'une première molaire. FIG. — exogène : traumatismes. — par défauts : agénésie. L'anomalie est plutôt unilatérale. isolées ou associées à d'autres anomalies orthodontiques qu'elles compliquent. 40. excès multiples . angulation. inclusions. Étiologie. 40a). — Variations coronaires ou radiculaires : incisives centrales supérieures par exemple. division 2 apparente. — a) Angle couronne-racine augmenté au niveau des incisives supérieures. Ces troubles de formation se répercutent au niveau des structures coronaires ou radiculaires.68 Anomalies orthodontiques LES ANOMALIES DENTAIRES Définition.

Localisation : beaucoup plus fréquente au maxillaire : — soit en position linguale ou vestibulaire par rapport à la dent normale . Elle peut affecter l'ensemble de la denture. M. . D. Dents affectées : incisives latérales supérieures. — soit sur la ligne d'arcade (fig. — Macrodontie localisée sur 11. 41) ou à un groupe de dents. FIG. — Définition : dents de forme atypique. le terme de macrodontie relative (Château). en position tête-bêche. — Localisation : . 42. la macrodontie peut entraîner une dysharmonie dento-maxillaire. — La macrodontie : elle peut être localisée à une dent (fig. Si les maxillaires présentent des dimensions habituelles. région inter-incisive centrale supérieure (mésiodens + + + ) (fig. Dans ces conditions l'augmentation de volume est harmonieuse. c) Mésiodens inclus. le plus souvent conoïde et de volume très réduit. Dents surnuméraires (mésiodens et odontoïdes). 42/) et c) : FIG. Ne touche qu'une dent à la fois. : dents de taille habituelle sur des maxillaires de dimension réduite ou légèrement inférieure à la moyenne : certains auteurs utilisent. a) Incisive inférieure supplémentaire (5 incisives). prémolaires. Dents supplémentaires Caractéristiques : ces dents présentent une forme harmonieuse et un volume à peu près identique à la dent habituelle.Anomalies dentaires 69 Diagnostic différentiel avec la D. Anomalies de nombre. 41. 42a). dans ce cas. — Dents supplémentaires et surnuméraires. quatrième molaire. incisives inférieures. m Par excès. b) Dent surnuméraire évoluée (mésiodens). le plus souvent les incisives supérieures et particulièrement les incisives centrales qui sont anormalement larges.

— Agénésies multiples. anodontie : absence des dents. région molaire. à des causes exogènes : atteintes placentaires : rubéole. 12. • Transposition. — Transposition des deux canines supérieures (attache collée sur la 13). 44). Anomalies d'éruption. 44. Anomalies de situation. 24. ces variations peuvent être tout à fait normales. . . 43). à des grands syndromes pathologiques. dent de sagesse dans la branche montante. Cette transposition peut être complète ou partielle : incisive latérale par exemple. FIG. — Définition : la transposition correspond à une inversion dans la position habituelle de deux dents. . — Constituent l'un des signes des grands syndromes faciaux. 43. — oligodontie. 72).. Retard d'éruption généralisée. Etiologie : — agénésies : héréditaires . 25. 28. en situation de canine (fig. • Par défauts : agénésies. Définition : il s'agit d'une avance ou d'un retard d'éruption localisée à une dent ou affectant l'ensemble de la denture. agénésies multiples ou oligodontie (fig. • Hétérotypie. — La précocité ou le retard d'âge dentaire conditionnent le moment du début d'un traitement orthodontique. irradiations. au maxillaire : 18.. prémolaire inférieure et quelquefois Anomalies de nombre par excès multiples. 15. 22. — Canine près de l'orbite. • Inclusions (v. anodontie : ces anomalies multiples par défaut sont associées : .70 Anomalies orthodontiques FIG. Jusqu'à un certain point. p.

Examen radiologique. — Radiographie panoramique : elle permet de constater l'absence du germe. 15 à 20 % 3 agénésies et plus. sans malpositions des dents voisines. LES AGÉNÉSIES • Définition. 45) . — Une agénésic dentaire est une anomalie de nombre correspondant à l'absence d'une unité dentaire. Facteurs de variations — Selon le sexe : cette anomalie s'observe plus souvent chez les sujets de sexe féminin (3 pour 2). • Fréquence. Examen clinique : — persistance de la dent temporaire. en cas d'agenésies bilatérales. Ce germe peut ne devenir radiologiquement visible que bien après 8 ans. en tenant compte de l'âge dentaire du sujet. — L'agénésie est unilatérale dans les 3/4 des cas. Un retard d'âge dentaire important entraînera le report d'un traitement orthodontique impliquant des extractions. B. du germe de la deuxième prémolaire inférieure. le plus souvent. Cette anomalie peut affecter une ou plusieurs dents. en relation avec l'absence du germe correspondant. • Mise en évidence. — Selon le type facial : agénésies plus fréquentes chez les faces courtes. -. la dent homologue étant présente sur l'arcade (fig. après la date normale d'éruption des dents permanentes correspondantes. FIG. 30 à 35 % 2 agénésies. après sa date normale d'apparition et d'apprécier l'état des racines des dents temporaires correspondantes : élimination progressive ou non des incisives latérales supérieures temporaires par les germes des canines adultes. Anamnèse : — permet de constater une prédisposition familiale . à une microdontie ou à une anomalie de forme de la dent symétrique. : ne pas confondre agénésie et retard d'éruption ou de formation du germe (pour les deuxièmes prémolaires inférieures et les dents de sagesse). — Agénésies unilatérales/agénésies bilatérales. — Selon la race : plus fréquente chez des individus de race noire ou jaune. — Agénésies multiples. 43 évolue. 71 Retard d'éruption localisée. — persistance des deux dents temporaires. — absence de la dent d'adulte après élimination provoquée de la dent temporaire (geste iatrogène) . une précocité marquée associée à un âge osseux habituel peut provoquer une dysharmonie dento-maxillaire transitoire. — Il confirme la présomption d'agénésie et fait apparaître éventuellement d'autres agénésies. d'une dent d'adulte. A'. 45. être unilatérale ou bilatérale. — Agénésie de la 12. Signes associés : réduction des diamètres mésio-distaux de toutes les dents présentes et retard d'éruption généralisé. 8 exclues. • .Pour une population présentant des agénésies : 45 % présentent 1 agénésie. — Retard de formation par exemple. — Affecte environ 6 à 7 % d'une population de race caucasienne (dents de sagesse comprises) et 3. — Radios « long cône » : confirment l'absence du germe et précisent le degré de rhizalyse de la dent temporaire. Le germe de la deuxième prémolaire inférieure commence sa minéralisation entre 4 et 8 ans. Il s'agit.4 %. persistance de la 52. Elle est très fréquemment associée à un retard de formation du germe symétrique.Agénésies En outre. — infraposition de la dent temporaire (deuxième molaire temporaire inférieure) . — permet d'éliminer l'éventualité d'une extraction préalable.

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Anomalies orthodontiques des cas. Cette caractéristique ne doit pas être négligée lors de tout traitement comportant des extractions, et particulièrement des extractions de molaires. — Récapitulation : 8 5 2 5 1 et exceptionnellement, incisive supérieure, canine, première prémolaire, première et deuxième molaires. • Étiologie. — Les agénésies touchent particulièrement les dents dites « de fin de série » (dents de sagesse, deuxièmes prémolaires, incisives latérales). L'agénésie, la microdontie, les variations de forme ou les retards de formation des germes des incisives latérales et des deuxièmes prémolaires « semblent être la traduction plus ou moins marquée d'une tendance phylogénétique (évolution des êtres vivants) à la réduction du matériel dentaire ». Cette hypothèse est contestée par les paléontologistes modernes. L'agénésie est une anomalie strictement héréditaire, qui se retrouve dans une lignée familiale. Elle constitue un matériel classique d'étude de la transmission d'un gène à caractère dominant.

— Selon les relations d'arcades. — Les classes III présentent un pourcentage d'agénésies plus important que les autres cas de la classification d'Angle, l'agénésie des incisives latérales entraînant bien souvent une réduction de la flèche du prémaxillaire. Ordre de fréquence. — Selon les auteurs, l'incisive latérale supérieure ou la deuxième prémolaire sont les dents les plus souvent absentes. Une majorité s'accorde pour noter l'absence un peu plus fréquente des deuxièmes prémolaires (40 % des cas d'agénésie). L'agénésie des incisives latérales affecte environ 1,5 à 2 % d'une population. — Classement par ordre de fréquence (8 exclues) : deuxième prémolaire inférieure, incisive latérale supérieure, deuxième prémolaire inférieure, incisive latérale inférieure, canines supérieures, incisive centrale supérieure, premières molaires inférieures, premières molaires supérieures, deuxième molaire (l'agénésie des molaires étant très exceptionnelle). Les dents de sagesse sont absentes pour 12 %

LES DENTS INCLUSES
Définition. — Une dent est « incluse » lorsqu'elle est absente sur l'arcade après sa date normale d'éruption, en tenant compte de l'âge dentaire du sujet, la dent symétrique étant en occlusion fonctionnelle. Fréquence Les dents d'adulte présentant des risques d'inclusion sont, par ordre de fréquence : les canines supérieures, les incisives centrales supérieures, les deuxièmes prémolaires inférieures, les canines inférieures et les premières molaires. Ces défauts d'éruption se retrouvent un peu plus chez les sujets de sexe féminin. L'inclusion peut être unilatérale ou bilatérale. Les canines supérieures sont plus souvent incluses que toute autre dent ; l'inclusion palatine étant trois fois plus fréquente que l'inclusion vestibulaire. Étiologie • Causes primaires : Anomalie de développement du germe dentaire : au cours de la formation de la canine, le germe doit normalement effectuer un redressement distal ; ce redressement peut être quelquefois insuffisant ou inexistant, ce qui entraîne l'inclusion (fig. 46« et b).

FIG. 46. — Redressement intra-osseux (a) insuffisant d'une canine initialement horizontale (b). La distance à parcourir entre le site de développement du germe et le niveau de l'éruption des canines supérieures est la plus longue de toutes les dents permanentes ; — Dents surnuméraires, bloquant l'éruption de la dent d'adulte (particulièrement pour les incisives centrales supérieures).

Au stade de la morphogénèse, sur une denture exempte d'anomalies orthodontiques.

Denis incluses — Retard ou absence de formation de la racine de la dent incluse (rare). Au cours de l'établissement de l'occlusion, en rapport avec des anomalies orthodontiques : dysharmonie dento-maxillaire, classe II, division 2, brachygnathie maxillaire. • Causes secondaires. •

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— ankylose : destruction du desmodonte à certains niveaux et résorption cémentaire avec envahissement osseux dans les zones résorbés ; — hypercémentose apicale ; — coudure radiculaire accentuée : deuxième prémolaire inférieure incluse... Mise en évidence Examen clinique. a) Inspection : — persistance d'une dent temporaire après sa

Traumatismes, particulièrement au niveau des incisives temporaires supérieures (15 % des cas d'inclusion d'incisive centrale supérieure) (fig. 47).

FIG. 48. — Distovcrsion des incisives latérales ou signe de Quintero : signe d'inclusion des canines supérieures, sur une radio panoramique, après 12 ans. s.p. : sac péricoronaire. FIG. 47. — Incisive centrale supérieure incluse, à la suite d'un traumatisme sur les dents temporaires -» bascule du germe vers le haut.

Extractions prématurées, provoquant une diminution du périmètre d'arcade par mésialage des secteurs latéraux : deuxièmes prémolaires inférieures incluses par exemple, après l'extraction de la deuxième molaire temporaire. . Inclusion secondaire d'une deuxième molaire temporaire, due à la poussée mésiale. Complications à incidences orthodontiques. • Au niveau des dents voisines. Résorption radiculaire d'une dent d'adulte en contact avec le sac péricoronaire de la dent incluse, particulièrement l'incisive latérale supérieure et parfois la racine palatine de la première prémolaire : • Au niveau des dents incluses : résorption coronaire et ossification secondaire ;

date normale d'élimination, la dent d'adulte symétrique étant présente sur l'arcade ; — réduction marquée du diastème au niveau de la dent incluse ; — version et rotation des dents voisines de l'inclusion : . disto-version de 12 ou 22 : canine incluse palatine sur la ligne d'arcade (fig. 48). . vestibulo-version de 12 ou 22 : canine vestibulaire, . rotation de la l rc prémolaire : canine palatine distale : b) Palpation : — voussure palatine ou vestibulaire pour une inclusion sous-gingivale ou sous-muqueuse : — absence de voussure ou de bosse canine pour une dent en inclusion haute palatine. Cet examen clinique orientera les investigations radiographiques. • Examen radiographique. — Cette recherche est sensiblement identique pour les différentes catégories

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Anomalies orthodontiques — Au maxillaire supérieur, il existe trois incidences classiques (fig. 49) : . incidence de Tridon : au niveau du rebord orbitaire externe ; le rayon principal fait un angle de 45° par rapport au plan du film et passe par l'apex des incisives, . incidence de Simpson (au niveau du frontal) : le rayon principal fait un angle de 90° par rapport au plan du film, . incidence transcrânienne (dite de sommet) : le rayon principal est dirigé suivant le grand axe des dents voisines de l'inclusion. Cette incidence peut être précisée sur téléradiographie (environ 120°). — A la mandibule : rayon incident perpendiculaire à la situation présumée de l'inclusion (incidence dite « axiale »). b) Radiographies rétro-alvéolaires, selon trois incidences (technique de Clark) : — rayon incident perpendiculaire à la position idéale de la dent incluse ; — disto-excentrique : rayon incident dirigé à 45° mésial par rapport à l'axe présumé ; — mésioexcentrique : rayon incident dirigé à 45° distal par rapport à l'axe présumé. En principe, la dent sera située en position palatine si elle se déplace dans le même sens que le cône, sur les trois clichés successifs. c) Téléradiographie de profil : elle permet de préciser l'orientation antéro-postérieure de la racine et la situation de la dent incluse par rapport au plancher du sinus maxillaire. d) Tomographie, éventuellement. En pratique, une radiographie panoramique, deux radiographies « long cône », une téléradiographie, et deux radiographies occlusales à 45° et 120" permettent de préciser la situation d'une dent incluse, sauf cas particulier. Un repérage radiographique précoce est indispensable, si l'on suspecte une inclusion. Remarque : Mise en évidence d'une ankylose (diminution ou suppression de l'interligne). Elle est très aléatoire au vu d'une radiographie, sauf à un âge tardif chez l'adulte. Au cours de l'intervention, à la percussion, la dent ankylosée donne un son clair.

de dents incluses. Elle comporte des procédés spécifiques : Dépistage : radiographie panoramique : elle permet de déceler l'inclusion et d'estimer le stade de rhizalyse de la dent temporaire. Localisation : a) Radiographies occlusales : ces clichés sont difficiles à réaliser correctement. Ils donnent des renseignements précieux sur la situation vestibulolinguale de la dent incluse et ses rapports avec les dents voisines.

Fie. 49.

FIG. 49. — Les différentes incidences d'une radiographie occiusale pour la localisation d'une canine incluse. 1. Incidence de Tridon. 2. Incidence de Simpson. 3. Incidence transcrânienne.

Dysharmonie dento-maxillaire

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LA DYSHARMONIE DENTO-MAXILLAIRE (OU D. D. M.)
Définition. — Une dysharmonie dento-maxillaire correspond à une disproportion entre les dimensions mésio-distales des dents permanentes et le périmètre des arcades alvéolaires correspondantes ; la continuité des arcades dentaires au niveau des faces proximales n'étant plus assurée. Le signe le plus manifeste est un encombrement des arcades dentaires. Il est classique de différencier D. D. M. par excès et D. D. M. par défaut. Une D. D. M. par défaut est en rapport avec des dents plus petites que la moyenne, sur un maxillaire de volume habituel ; il s'agit, le plus souvent, d'une microdontie. Localisation : — D. D. M. à localisation antérieure (incisives et canines). — D. D. M. à localisation latérale (prémolaires et premières molaires). — D. D. M. à localisation postérieure (deuxièmes et troisièmes molaires). Étio-pathogénie Certains auteurs mettent en cause l'indépendance phylogénétique et embryologique entre la denture et les maxillaires, qui permettrait de comprendre les incoordinations entre dimensions des mâchoires et dimensions des dents. La D. D. M. s'expliquerait également par un mécanisme d'hérédité croisée (petits maxillaires de la mère, grandes dents du père...), c'est-à-dire de maldonne génétique. Il semble que de très nombreuses D. D. M. soient tout simplement liées à un type familial ou ethnique. Les trois types d''encombrement. — On distingue chronologiquement trois types d'encombrement, en fonction de l'étiologie : 1. L'encombrement primaire est la conséquence d'un manque d'harmonie entre les proportions relatives des maxillaires et des dents, d'origine génétique. Cette anomalie est décelable dès la denture temporaire (absence des diastèmes de Bogue, v. p. 9). 2. L'encombrement secondaire coïncide avec l'évolution des canines et, plus tardivement, des deuxièmes molaires permanentes. Il peut être dû à la poussée mésialante ou provoqué par la perte prématurée de dents temporaires (d'origine pathologique ou iatrogène). 3. L'encombrement tertiaire est plus fréquemment observable chez les individus du sexe masculin (adolescents et jeunes adultes). Il correspond à la phase d'éruption active des troisièmes molaires et à la croissance terminale de la mandibule. Le redressement lingual des axes des incisives, en fin de maturation, constitue le troisième facteur à prendre en compte. Dans l'apparition d'un encombrement tertiaire, il semble qu'il ne faille pas négliger la poussée éruptive des dents de sagesse, même si elles ne sont pas seules en cause. Ces encombrements peuvent se cumuler les uns les autres, au cours de l'établissement de l'occlusion. Les signes d'une D. D. M. La D. D. M. peut être décelée et appréciée, au cours de l'examen clinique, sur les moulages, à la lecture des radios panoramiques et sur les téléradiographies de profil. • Signes faciaux. — Le préjudice esthétique peut être purement dentaire, c'est la conséquence de l'encombrement : malpositions incisives, canines ectopiques, rotations, linguocclusions localisées, etc., sans retentissement cutané. Il peut être dentaire et facial : la D. D. M. est associée à une biprotrusion faciale ou biproalvéolie. • Signes occlusaux :

En denture temporaire : l'absence des diastèmes de Bogue, à 5 ans, apporte de fortes présomptions en faveur de l'apparition d'un encombrement ultérieur, en denture permanente. En phase de constitution de la denture mixte : A la mandibule : a) Au niveau des incisives : — rhizalyse prématurée des incisives latérales temporaires par les incisives centrales adultes: — évolution des incisives latérales en linguo-position. C'est le premier signe annonciateur d'un encombrement incisif;

b) Manifestations latérales : — vestibulocclusion localisée à une incisive centrale inférieure. avec expulsion des deux canines temporaires-pas d'encombrement incisif-diastème très fortement réduit pour les canines permanentes. dénudation accentuée d'une incisive et parfois absence de gencive attachée à ce niveau (fig. facettes d'abrasion sur les dents. en fonction d'un trauma provoqué par la vestibulocclusion. diastèmes réduits + + ou même supprimés p o u r les canines permanentes (fig. FIG. D. c) D. D. 50c). ou bien retenues entre canines permanentes et deuxièmes molaires temporaires . 50d) . avec expulsion spontanée d'une canine temporaire et déviation du milieu incisif. correctement situé. M.76 Anomalies orthodontiques En denture mixte stable et en phase de constitution de la denture adolescente a) Manifestations antérieures : — au niveau des incisives : encombrement incisif. élimination d'une ou deux canines temporaires (processus identique à celui précédemment décrit à la mandibule). avec persistance des canines temporaires-encombrement incisif dénudation de la 31. . Au maxillaire : malpositions incisives. — au niveau des canines permanentes : . . d) Mobilité et dénudation de la 41. inclusion vestibulaire ou palatine. b) Au niveau des canines temporaires : les trois modalités : — type 1 : les canines temporaires persistent : encombrement incisif + + et dénudation fréquente de l'incisive centrale inférieure la plus vestibulée (fig. évolution vestibulaire. — a) D. 50« et d) : . 51) avec un défaut ou un m a n q u e de gencive attachée. — type 2 : expulsion unilatérale d'une canine temporaire : déviation du milieu. . linguocclusion d'une ou deux incisives latérales. M. M. 50. b) D. Le repère correspond au milieu interincisif supérieur. — type 3 : expulsion spontanée des deux canines temporaires : pas d'encombrement incisif. si le site d'éruption était situé dans la muqueuse. — premières prémolaires évoluant en vestibulo ou en linguoeelusion. D. 50b) . 50a). en occlusion inversée. en infraposition ou en infra-mésio-vestibulo-position (fig. mobilité d'une dent inférieure en vestibuloclusion (fig. du côté de l'élimination et encombrement incisif plus réduit (fig.

FIG. : — antérieure : 23 en infra-mésio. 51. — Signes de D. — antérieure et latérale : 34 en vestibulocclusion (le diastème est insuffisant) : 35 en linguoclusion . 53. — linguo ou vestibuloclusion des deuxièmes prémolaires (fig. 5 3 a ) . rotation mésio-vestibulaire de la première molaire. . D. D. 61 ). M. 54) : . . Fie. c) Manifestations postérieures : — Première molaire : . D.). p. D. 51 et 52. latérale : tracé de l'image radiologique de 25 et 35 incluses. 53. FIG. ce qui accentue le déficit d'espace. M. extractions prématurées de 65 et 75 et mésiafisation 26 et 36. 52 FIG. ce qui diminue l'espace disponible. 52) ou bien inclusion des deuxièmes prémolaires d'origine secondaire (fig. — a) Signes de D. postérieure : entassement des germes non évolués.vestibulo-topie . distance 26 D -> FPTM réduite (v. à la suite de l'éruption de la dent de 6 ans (fig. première molaire supérieure enclavée sous la deuxième molaire temporaire (ce signe n'étant pas toujours symptomatique d'une D.Dysharmonie dento-maxillaire 11 FIG. — rotation des prémolaires. M. — b) Signes de D. encombrement incisif. rhizalysè de la racine distale de la deuxième molaire temporaire ou même élimination trop précoce de cette dent. M.

deuxième molaire inférieure enclavée sous le bombé distal de la première molaire . Analyse d'une dysharmonie dento-maxillaire actuelle (ou « apparente ») Définition : La dysharmonie dento-maxillaire actuelle (ou « apparente ») correspond à l'encombrement antérieur et latéral visible et mesurable au moment de l'examen clinique. . ce qui détermine des contacts entre les cuspides primaires des deuxièmes molaires supérieures et inférieures. — sur la radio panoramique : axe des germes des canines permanentes fortement mésioversés. • Signes téléradiographiques. distoversion des incisives latérales supérieures (fig. comporte plusieurs étapes : a) L'estimation qualitative. — Troisième molaire : inclusion des dents de sagesse. peut être associée à toutes les malocclusions de la classification d'Angle. téléradiographie de profil. vestibulo-version des incisives. importante) . par suite de l'éruption mésiale de la 26. Évolution. grâce à l'étude des signes cliniques et radiographiques (v. b) L'estimation quantitative s'effectue classiquement à la mandibule. — superposition des images des germes des molaires non évoluées et des premières molaires permanentes (entassement des germes) (fig. — Ces signes sont particulièrement importants et simples à observer. M. D. 54. vestibulo-version de la deuxième molaire supérieure. etc. — Signe de D. — versions distales importantes des germes des deuxièmes et troisièmes molaires : germes des dents de sagesse + parallèles au plan d'occlusion. postérieure : rhizalyse précoce de la racine distale de la 65. . avec diastèmes réduits . plus tardivement. M. en tenant compte de l'âge osseux . Ils constituent les signes qualitatifs d'un encombrement postérieur : — espace réduit pour l'évolution des deuxièmes . 75). qu'elle complique. — élimination tardive de certaines dents temporaires (deuxièmes molaires temporaires inférieures) provoquant un encombrement transitoire (séquence 7. D. • Méthodologie : l'analyse d'une D. 48a). — âge dentaire normal et âge osseux retardé . tertiaire. • Documents nécessaires : examen clinique complet.78 Anomalies orthodontiques et troisièmes molaires. D. la recherche de Pédologie primaire. associée à l'encombrement . sur les téléradiographies. a) Manifestations antérieures : — sur la téléradiographie : en denture mixte précoce : image du germe de la canine situé près de la corticale symphysaire externe (D. FIG. c) Manifestations postérieures. Cette estimation ne prend en compte que les secteurs antérieurs et latéraux : — Deuxième molaire : . — disto ou mésioversion des germes des deuxièmes prémolaires inférieures. secondaire. b) Évolution défavorable : encombrement secondaire. empreintes des dents maxillaires avec tubérosités et trigones. M. 5). puis tertiaire. D. p. vestibulo-position des deuxièmes molaires inférieures. . — La D. • Anomalies associées. M. C'est la mesure du déficit d'espace ou indice de Nance. b) Manifestations latérales — prémolaires enclavées ou incluses. 53b): — hauteur maxillaire postérieure fortement diminuée (racines des molaires procidentes dans le sinus). a) Evolution favorable (éventualité d'autant plus rare que l'encombrement est important) — léger encombrement transitoire qui se produit au moment de l'évolution des incisives permanentes . radiographies long cône des prémolaires et canines inférieures ou téléradiographies à 45".

0 7.1 22.6 7.3 7.3 20.7 19. N. M. 4. Peut-être faut-il réévaluer le traitement systématique de toutes les D. caries à certains niveaux (dents enclavées). M.9 M.3 22. même pour un opérateur entraîné. B. Si aucune précaution particulière n'est prise (par exemple.7 21.5 22. D. mesure des largeurs mésio-distales des germes des prémolaires et canines droites et gauches.! 7.5 7.9 22.8 7. D.9 8. c) Occ/usales : Sadam dû à des prematurités. Espace de dérive mésiale : aux deux hémi-arcades : E. D.4 7. mesure des largeurs M.7 6. disposé au niveau des points définissant le périmètre d'arcade (fig.0 8.Dysharmonie dento-maxillaire — instrumentation : fil de laiton au 5/10. D.3 21. abrasions prématurées. D. Loutefois.5 19. si l'on attend l'évolution des dents permanentes. 4~| 3] + 4 ] + 5~| 6.5 6. si le parodonte est sain.5 23. 4] 21. à tel point que certains auteurs estiment que cette Largeur Largeur _ M.7 23. n'a guère de conséquences sur la pérennité à long terme. grâce à la table ci-apres.) : fil de 79 évaluation est trop peu fiable pour servir de base à une prédiction. pour des sujets prédisposés. — proximités radiculaires au niveau des incisives inférieures ou à' d'autres niveaux.MESURE DE L'ESPACE NÉCESSAIRE (E.. Conséquences à long ternie d'une D.8 6. 4~] 7.1 8. a) Dentaires : inclusion. d) Psychologiques : un encombrement antérieur et supérieur important peut inciter le sujet à ne pas découvrir sa denture au cours du sourire. apparente») .L a largeur de la première prémolaire inférieure est mesurée sur radiographie « long cône » ou sur moulage.4 6. l'espace de dérive mésiale (E. . une faible D. D. b) Parodontales : — difficulté d'élimination de la plaque dentaire .1 23. sans traitement). M.7 7..2 6. des facettes d'abrasion se produisant sur les dents en malposition.) : (Tngervall et coll. 5 laiton. : Ces mesures comportent un pourcentage d'erreur important.7 20. à l'arcade inférieure. D. on en déduit la largeur totale des prémolaires et canines. papier millimétré : — méthodologie : comparer la mesure du périmètre d'arcade actuel (espace disponible : E.4 8. — toute dent trop vestibulée par rapport à la ligne d'arcade risque de présenter une dénudation ou une déhiscence ultérieure . Ce fil est rendu rectiligne et mesuré. D. sans discrimination.1 19.2 8.5 20. N. en denture mixte.1 6.1 21. M. à l'aide de radiographies long cône ou d'une radiographie occlusale à 90° par rapport au plan d'occlusion en cas de rotation : .3 8. Comparer avec la distance 6~| M -> 2~| D (courbe d'arcade): (déduire l'espace de dérive mésiale). elle correspond à l'encombrement antérieur et latéral mesuré au moment de l'examen. a) En denture mixte : à la mandibule : .MESURE DE L'ESPACE DISPONIBLE (E.). D.9 .3 6. D. PRÉDICTION DE L'ESPACE NÉCESSAIRE pour 3. Cette mesure doit être répétée au maxillaire. actuelle (dite «D. premières prémolaires en linguocclusion totale. de la denture. pied à coulisse orthodontique. . D.2 7.9 24.) et la somme des diamètres mésio-distaux des dents permanentes correspondantes (évoluées et non évoluées) : (espace nécessaire : E.9 20.3 19. = Z/diamètres mésio-distaux C + PM mandibulaires adultes — Z/diamètres mésio-distaux C + Molaires temporaires.1 19. M. D. M.0 6.6 6.9 3~] + 4~] + 5] M. des incisives et des premières molaires : la différence entre Yespace nécessaire et Yespace disponible constitue la D.5 3~| + 4/ + 5~] • 23.1 20. — dent ectopique vestibulaire : manque ou absence de gencive attachée .) doit être soustrait de l'espace disponible.5 21. 2) à partir des faces mésiales des premières molaires permanentes. M. b) En denture adulte : somme des diamètres mésiodistaux des 10 dents antérieures aux premières molaires. .).7 22.3 23. N. D.

— l'angle déterminé par le grand axe des incisives supérieures avec le plan d'occlusion est augmenté.9 36. uni ou bimaxillaire (biproalvéolie avec biprochéilie) (fig. localisée aux incisives. Formes cliniques : symétrique ou asymétrique.0 44. • Rapport des dents antérieures (6 dents) : diamètre M. S. 48. mancl.6 47. Cette anomalie se manifeste par un recouvrement incisif et un surplomb augmentés. (12 dents) LES ANOMALIES ALVEOLAIRES LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES DU SENS SAGITTAL LA PROALVÉOLIE sans exagération du sillon labiomentonnier.1 42.0 54.0 39. D.5 40.5 53.3 mm + 0.5 42. M = 60" .0 48.x. la D.5 h) Si le rapport est < à 77.5 45.26. 55f).0 34. D. D. 52.0 50.4 32.3 31. mancl 40.0 49.5 51.7 32. La proalvéolie supérieure.0 45. ± 1. D.1 37. associée ou de face courte.80 Anomalies orthodontiques LA DYSHARMONIE DENTO-DENTAIRE (D. Mise en évidence : a) Signes faciaux : prochéilie supérieure avec ou .0 46.0 40.5 43. D. par appui des incisives supérieures sur la lèvre inférieure.2 38. Ce rapport s'analyse au niveau de l'ensemble des arcades et aux secteurs antérieurs incisivo-canins.22 (D.5 35. Anomalies associées : cette anomalie peut être isolée (d'origine fonctionnelle) ou associée à d'autres ano- Définition : anomalie alvéolaire du sens antéropostérieur.4 max. l'angle positif entre la face vestibulaire des incisives supérieures et le plan facial cutané est augmenté (M = parallèle au plan). D. mancl. des 6 dents maxillaires (mm) = en moyenne : 77.5 46.3 max. en cas de D. D.) (Analyse de BOLTON) La mesure du rapport entre les dimensions M. D. • Rapport dés dents postérieures moyenne = 91.0 41.0 30.0 37.2 %.1 35. correspond à un excès relatif de largeur du périmètre antérieur maxillaire.0 40.4 37.5 50.5 49.5 41. Cette dernière estimation est la plus utilisée.8 33. M.8 38. 55«) : — la convexité est augmentée (le point A est déplacé vers l'avant) .7 35. soit par un encombrement incisif inférieur.2 % : la D. Mesure réelle 6 dents mandibulaires . b) Signes oeclusaux : diastèmes interincisifs plus ou moins prononcés.1 40.5 54.7 42. — angle interincisif diminué.0 42. des 6 dents mandibulaires (mm) x 100 diamètre M. si les incisives inférieures sont en position normale. soit par des diastèmes interincisifs supérieurs.6 39. Cette anomalie se manifeste.0 53.0 32. 44. D. D.Mesure « idéale » 6 dents mandibulaires = excès de longueur de l'arcade mandibulaire (en fonction de l'arcade supérieure).4 34.9 41.5 55.9 31.3 41.2 ina. 6 DENTS 6 DENTS 6 DFNTS 6 DENTS inox. des dents supérieures et inférieures permet d'évaluer l'harmonie ou la dysharmonie dimensionnelle entre les 2 arcades dentaires. correspond à un excès relative largeur du périmètre antérieur mandibulaire.0 34. absence de diastème incisif. mancl. et caractérisée par une inclinaison vestibulaire exagérée des incisives supérieures ou inférieures.2 + 0. c) Signes téléradiographiques (fig.65) a) Si le rapport est > à 77.0 52. Mesure réelle 6 dents maxillaires — Mesure « idéale » 6 dents maxillaires = excès de longueur de l'arcade maxillaire.

Pos = 13° Fie.Anomalies alvéolaires 81 F[G. — b) Proaliéolie inférieure. 55.Pog = + 8 mm 1 -> A — Pog = — 3 mm Axe T A . — a) Proaliéolie supérieure arec retroalvéolie inférieure : 1 -> A . relations de classe I molaire et occlusion antérieure inversée. 55. .

— signes téléradiographiques : convexité diminuée. 85) ou basale (croissance horizontale). C'est une anomalie très rarement isolée. malocclusion de la classe III. — anomalie associée : brachygnathie maxillaire (v. p.Pog = + 4. — signes occlusaux : encombrement incisif inférieur . Anomalie associée : proalvéolie supérieure. Axe 1 A . systématiquement associée à une supraclusion) (v. Mise en évidence : — signes faciaux : rétrochéilie supérieure : — signes occlusaux : encombrement incisif supérieur et occlusion inversée au niveau antérieur. Mise en évidence : — signes faciaux : rétrochéilie inférieure . FIG. classe II. LA RÉTROALVÉOLIE La proalvéolie inférieure (fig. T -^_A . La rétroalvéolie inférieure (fig. Étiologie : — tonicité labiale supérieure augmentée avec lèvre supérieure fine . lèvres inférieures atoniques. l'appui labial inférieur étant excessif. — succion de la lèvre inférieure ou frein lingual court. . amygdales hypertrophiques. 98. — signes occlusaux : diastèmes interincisifs avec occlusion inversée au niveau antérieur et classe I molaire . 55b). classe I molaire et canine . Étiologie : langue basse et protrusive. Elle se retrouve dans les cas de classe I et II. Conséquences à long terme . Les incisives sont situées très en avant par rapport à la ligne A — Pog et versées en direction vestibulaire : 1 -» A . malies alvéolaires (béance antérieure ou supraclusion) ou basales. — signes téléradiographiques : linguo-version des incisives inférieures. division 1 d'Angle. Mise en évidence : — signes faciaux : prochéilie inférieure . La rétroalvéolie supérieure.5 mm.82 Anomalies orthodontiques Anomalies associées : supraclusion incisive. p.Pog = + 8 mm. — cicatrices ou brûlures labiales. division 2). — signes téléradiographiques : angle facial normal et vestibulo-version des incisives inférieures. Formes cliniques : uni ou bimaxillaire (birétroalvéolie. division 1. 55. p. 107). localisée aux incisives et caractérisée par une linguo-version des incisives supérieures ou inférieures. — c) Biproalvéolie avec biprochéilie. classe II. axe incisif supérieur linguo-versé . Définition : anomalie alvéolaire du sens antéropostérieur. 97.Pog = 36". v. Étiologie : — la rétroalvéolie inférieure est souvent la conséquence d'une proalvéolie supérieure. Étiologie : fonctionnelle (parafonctions p. 55a).

comme on l'a vu. dans un cas de classe II. sans habitudes déformantes. 56. SIGNES OCCLUSAUX : Définition : anomalie alvéolo-dentaire du sens vertical. si Fio. FMA diminué. 35). 35) . c) Supraclusion provoquée par la linguoversion des incisives supérieures (cas de classe II. division 2) (fig. b) Contacts des incisives inférieures avec la muqueuse palatine. — si la supraclusion est d'origine maxillaire. uni ou bimaxillaire. il n'existe pas de courbe de Spee (fig. le bord libre des incisives supérieures est parfois trop bas par rapport au stomion (M = 2. 75) . Mise en évidence : la supraclusion peut être décelée. — augmentation anormale de l'angulation coronoradiculaire des incisives supérieures (classe II. 56a) ou birétroalvéolie associées (fig. en cas de supraclusion accentuée. au niveau des quatre incisives ou du secteur incisivo-canin. — l'occlusion labiale est habituelle . particulièrement dans les classes IL division 1. 76b). et dans certaines classes III. de type « face courte ». — peu ou pas de retentissement esthétique . à condition que les rapports dento-dentaires soient stables » (Dawson). associé. plus basses que le plan d'occlusion maxillaire. a) Contacts cingulaires. 56. — on constate parfois une éversion de la lèvre inférieure vers le bas. même potentiel. 56c/) . anomalie basale). Étiologie : c'est une anomalie d'origine primaire (héréditaire). par excès maxillaire (v. dès la denture temporaire. peuvent rentrer en contact avec les cingulums des incisives supérieures (fig. — Les différentes formes de supruclusion. en I. — A la mandibule : localisation au niveau des quatre incisives ou du secteur incisivo-canin. — La supraclusion est observable dans toutes les classes d'Angle. dans les classes II. . 40a). — en cas de linguo-version associée des incisives supérieures. SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : — forme alvéolaire : biproalvéolie (fig.5 mm) . p. axe Y diminué. division 2).Anomalies alvéolaires 83 LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES DU SENS VERTICAL SUPRACLUSION — si l'anomalie est d'origine basale. — En denture mixte. C. b) Cause basale : développement vertical inférieur à la moyenne de l'os alvéolaire postérieur. localisée au secteur alvéolaire antérieur et caractérisée par un recouvrement incisif excessif (plus de 3 mm). E. avec ou sans inversion de la courbe de Spee au maxillaire. à un type de croissance plutôt horizontal . 56a et c) ou avec la muqueuse palatine (cas sévères) (fig. Formes cliniques : anomalie le plus souvent symétrique. Supraclusion et courbe de Spee. l'étage inférieur de la face paraît diminué (fig. 56d et 67c et d). division 2 d'une façon systématique. b) Conséquences défavorables : — abrasion prématurée des incisives inférieures (lors des mouvements d'ouverture) : — vcstibulo-version des incisives supérieures. SIGNES FACIAUX : — recouvrement incisif excessif (+ de 3 mm): — les bords libres des incisives inférieures. bien que cette constatation ne soit pas la règle (fig. division 2. 5a). a) Cause dentaire : — dysharmonie dento-dentaire. En denture adulte. on peut constater une supraclusion avec ou sans exagération de la courbe de Spee à la mandibule. division 2) (fig. 1. 111). avec un sillon labio-mentonnier accentué dû à l'appui des incisives supérieures (fig. Anomalies associées. ___z=^forme basale : H. circulaires. — Les différentes formes de supraclusion. a b c d Conséquences à long terme : a) « Une supraclusion profonde n'est pas un facteur de trouble. 56/?) . contact avec la gencive vestibulaire des incisives inférieures (classe II. d) Lésions vestibulaires. Cette anomalie peut être isolée (alvéolaire) ou associée à une croissance horizontale (face courte. diminuée (p.. — Au maxillaire : localisation au niveau des deux incisives centrales. M.

à la mandibule ou aux deux maxillaires à la fois. 55a). — dans les cas de classe U. guide incisif perturbé. Le préjudice esthétique est important au niveau dentaire : si la longueur de la lèvre supérieure est normale. Mise en évidence : a) Signes faciaux : il existe assez fréquemment une béance labiale associée ou quelquefois une absence de signes faciaux. — cas extrêmes : lésions palatines . de différencier deux types très distincts de béance antérieure. défauts d'articulation des consonnes. le plus souvent. selon l'importance de l'anomalie. au niveau des prémolaires et même des premières molaires. 57). La béance peut être symétrique ou asymétrique et incorporer ou non les canines. 123a). aspiration de la lèvre inférieure. ce trouble de l'occlusion étant souvent associé à des formes cuspidiennes assez plates. La béance fonctionnelle (étiologie secondaire) : l'infraclusion antérieure n'est pas associée à une anomalie majeure des bases squelettiques dans le sens vertical (fig. INFRACLUSION (OU BÉANCE ANTÉRIEURE ANTÉRIEURE) Définition : l'infraclusion antérieure est une anomalie du sens vertical. Ces anomalies basales gravissimes. Le suçage du pouce est constamment associé à une déglutition atypique. — fonction occlusale : de nombreux cas d'infraclusion. division 2 sévères : lésions palatines et vestibulaires. au niveau des incisives inférieures . La béance squelettique (étiologie primaire) : l'infraclusion antérieure est associée à une anomalie sévère des bases squelettiques dans le sens vertical. La tonicité labiale est plus faible que la moyenne. Dans les cas extrêmes. B. 56b) . — reconstitution prothétique d'incisive supérieure fracturée plus difficile . : une proalvéolie supérieure provoquée par le suçage du pouce peut masquer une supraclusion constitutionnelle qui apparaîtra après abandon de l'habitude déformante ou après correction de la vestibulo-version supérieure (fig. 60/?). tic de mordillement d'un linge. présentent en outre. On peut également utiliser le terme de « béance antérieure ». N. d) Troubles de la phonation : très inconstants. 57. caractérisée par un type de face excessivement longue et une béance labiale (fig. accompagnée. b) Signes occlusaux : — en intercuspidie maximale : on constate une absence de recouvrement incisif plus ou moins marquée. b) Forme ou fonction linguale atypique : — situation habituelle antérieure. — déplacement distal du condyle (Bench). Formes cliniques : l'infraclusion affecte la zone alvéolo-dentaire antérieure. L'étiologie permet. le contact du bord libre des incisives inférieures est juxta-cingulaire-lésions parodontales ultérieures au niveau des incisives supérieures (fig. Cette habitude peut persister après abandon de la succion digitale. par ailleurs. proalvéolie secondaire chez l'adulte . 58). la béance est antérieure et latérale. le sourire paraît édenté. c) Signes téléradiographiques : si l'anomalie est . liée à une faible tonicité labiale. liés à des problèmes de situation et de fonction linguale atypique. FlG. au maxillaire. mais plutôt rares. avec succion. ne rentrent pas dans le cadre de ce chapitre (fig. — Béance antérieure et latérale. Les dysfonctions et les parafonctions en constituent l'étiologie la plus fréquente : a) Habitudes déformantes : succion digitale. 75). et caractérisée par une insuffisance ou une absence de recouvrement incisif. localisée au secteur alvéolodentaire antérieur. un proglissement plus ou moins marqué .84 Anomalies orthodontiques c) Troubles de la ventilation nasale : abaissement et situation avancée de la langue nécessites par une ventilation buccale (fig. d'une proalvéolie uni ou bimaxillaire (fig. volume important ( + héréditaire) : — déglutition primaire avec interposition linguale.

et I. ou de type intermédiaire. au niveau des dents cuspidées. Fréquence : anomalie de très faible fréquence. ou archaïque. dans l'apparition des anomalies alvéolaires antérieures et des anomalies du sens transversal est essentiel. 15b). 59) . • La déglutition primaire. Para)'onctions 85 et de protection canine. — interposition linguale latérale au repos et au cours des fonctions. en raison de l'absence de guide antérieur Définition : absence de contacts dentaires en I. — reconstitutions prothétiques très difficiles. la langue est volumineuse et large. LES DYSFONCTIONS. FIG.0 û. purement fonctionnelle. Fréquence (d'après Bouvet) : entre 4 et 6 ans. M. d'excès de croissance verticale avec un étage inférieur très augmenté et des signes de rotation postérieure très marqués (fig. la transition au stade adulte ne s'efTectuant pas. — mobilités dentaires dues à une pression linguale excessive . l'infraclusio'n s'accompagne d'un tableau sévère. d) Anomalies associées : l'infraclusion antérieure peut être associée à toutes les malocclusions de la classification d'Angle {sauf la classe II. Si l'anomalie est d'origine primaire. •b) Infraclusion ou béance antérieure. LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES LATÉRALES OU BÉANCE LATÉRALE L'INFRACLUSION (fig.3 % des enfants présentent une déglutition pri- . 51. + + ) . aucune augmentation de l'étage inférieur de la face n'est perceptible. Étiologie : —^ absence de formation d'os alvéolaire. Conséquences à long terme : a) La stabilité peut être acceptable si la protection canine est assurée. FIG. Définition : la déglutition primaire ou atypique correspond à une interruption dans la maturation de la déglutition du nourrisson. LES PARAFONCTIONS Leur rôle. C. — Béance latérale . 58. division 2) qu'elle aggrave considérablement. et d'un proglissement habituel (décalage entre R. arec proalvéolie supérieure (absence de recouvrement incisif). M. contacts occlusaux au niveau des deuxièmes molaires. premières ou deuxièmes molaires exclues et contacts incisifs. au niveau des molaires temporaires cuspidées (« réinclusion » de ces dents) . C. 59.Dysfonctions. la croissance est de type habituel : c'est une anomalie purement alvéolaire caractérisée par une béance antérieure et une version vestibulaire des incisives. ou infantile. b) Conséquences défavorables : — lésions parodontales au niveau des dents non fonctionnelles .— Synonymes : déglutition atypique. C. — Sadam plus fréquemment observable que la moyenne. — a) Bout à bout incisif (insuffisance de recouvrement incisif).

Ses conséquences. face longue. • La ventilation buccale pathologique. Le suçage digital : le suçage des doigts chez l'enfant présente plusieurs variantes. — suçage de deux doigts : la paume de la main est dirigée vers l'extérieur. d) Attitude posturale : la tète est située en avant par rapport à la colonne vertébrale. 60. — suçage du pouce ou d'autres doigts. Dépression linguale médiane avec langue en situation basse et antérieure habituelle. FlG. lèvres non jointes): endognathie maxillaire. la main à l'endroit .86 Anomalies orthodontiques des masséters et des faisceaux antérieurs des temporaux révèle une absence de contraction. Millier). Au cours du premier temps de la déglutition. pommettes effacées. d'après Cauhépc. ou en période de repos. le matin. associé au têtage et à la macération d'un linge. a) Signes cliniques : face étroite. — Les parafonctions comportent : le suçage digital (pouce ou autre doigt) : le têtage d'un linge. 30 "„ des individus. forte contraction apparente des lèvres et parfois contraction de la houppe du menton (aspect « en peau d'orange »). — suçage de plusieurs doigts . Signes cliniques de la déglutition primaire : — au cours de la phonation. entre 7 et 12 ans : 40 °0 . — a) Insuffisance de développement des voies aériennes supérieures. • Les parafonctions. entre 12 et 14 ans : 38. en cas de déglutition primaire. présentent encore une déglutition atypique. — examen de la déglutition proprement dite : faire prendre à l'enfant un nutriment liquide. allergies. au cours du sommeil. . mucosités abondantes (fig. soit antérieurement et latéralement. perceptible à l'audition . a) Examen exo-buccal : examen du visage au cours de la fonction : forte grimace de succion due au muscle buccinateur. Interrogatoire : — suçage digital (ou labial) associé : — têtage de la langue. dont le suçage du pouce est l'aspect le plus habituel. c) Signes radiologiques : — image d'encombrement pharyngé. 60/) ) : — déviation de la cloison (incidence de face). LES VARIANTES : maire . habitude qui paraît également très déformante (H. les tics de mordillcment de la lèvre inférieure et de la lèvre supérieure. la langue s'interpose entre les arcades. Les arcades n'entrent pas en contact au cours du premier temps de la déglutition. 60(7). Ventilation buccale (orifices narinaires réduits. un appui sur les incisives supérieures et inférieures (biproalvéolie). Le muscle lingual peut prendre différents appuis : un étalement total antérieur et latéral. — l'oreiller est humide. b) Interrogatoire : ronflements nocturnes et rhinopharyngites fréquentes. le bruxisme. Chez l'adulte. b) Examen endo-buccal : placer les deux index au niveau des commissures labiales : les doigts sont fréquemment chassés par une forte contraction labiale. en cas d'obstruction moyenne : — signes de rotation postérieure et béance antérieure (fig. ce mode de succion exerçant des pressions importantes . la langue s'interpose entre les arcades .8 %. petit nez avec orifices narinaires de dimension réduite et orientes vers le haut et vers l'avant. un appui incisif supérieur (parfois arcades serrées). un appui incisif inférieur (tendance de la classe III). soit antérieurement. Palpation des muscles masticateurs : la palpation suçage de deux doigts : index et médius.

Il sert surtout cY inducteur à la tétée (de la langue) » (Gudin). cependant il n'existe pas de corrélation significative entre l'alimentation au biberon et le suçage des doigts. déclenche le suçage du pouce. Son rôle est mineur dans le mécanisme lésionnel. Amygdales (a) et végétations (v) hypertrophiques -» béance antérieure fonctionnelle. En revanche. PATHOGÉNIE. b) Age pré-scolaire : 2 à 5 ans : faisant suite à la succion digitale du très jeune enfant. Il serait toutefois plus logique de dire. Il faut en informer la famille et la déculpabiliser. la persistance de la succion est un signe d'immaturité et/ou d'un comportement émotif. il favorise la succion. Il correspond au réflexe de préhension labiale déclenché par le passage de n'importe quel objet au voisinage des lèvres du nourrisson et au plaisir oral déclenché par la succion. c) De 6 à 12 ans : au cours de cette période. est une habitude normale de la petite enfance. — b) Obstruction des raies aériennes moyennes. . le suçage du pouce. a) Petite enfance : le suçage du pouce pendant les deux premières années de la vie représente un modèle de comportement normal. — Le suçage du pouce ou des doigts est pratiquement inexistant chez les populations primitives. Si tout se passe bien la succion disparaît progressivement vers 1 an 1/22 ans. au coucher ou en cas de fatigue. il est le plus souvent d'origine émotionnelle et les causes de son apparition doivent être analysées. STADES DE DÉVELOPPEMENT ET SUÇAGE DU POUCE : Le suçage du pouce dure environ 2 h par 24 h avec des séquences de quelques minutes. On constate un pic de succion vers 4 mois. un sevrage brutal qui fait passer l'enfant d'une alimentation liquide à une alimentation solide. En revanche. L'enfant a besoin d'être protégé et de ressentir une impression de sécu- c'est en fonction des stades de développement affectif et de l'âge auquel se pose le problème que doit être situé le suçage du pouce ou d'autres doigts. Para/onctions 87 FIG. 60. si le suçage du pouce apparaît à cet âge. avant 4 mois.Dysfonctions. que « si le doigt intervient.

Quelles sont les anomalies orthodontiques causées par la succion du pouce ? — Au maxillaire : béance antérieure ou/et proalvéolie. etc. sommeil agité. . Tout dépend de la durée. qu'elle peut être le signe d'une grave perturbation psychologique. sans signification particulière. Elles n'affectent que le maxillaire ou la mandibule. Les anomalies du sens transversal. 60 % des cas montrent une correction spontanée des anomalies provoquées par le pouce. Les interdictions ou les remontrances parentales renforcent l'habitude déformante et la valorisent. Il est difficile de différencier une endoalvéolie ou une endognathie maxillaire symétrique . Si l'habitude déformante disparaît avant 6 ans. en fait. fait apparaître. l'inclinaison linguale des dents postérieures étant plus accentuée. au cours de l'anamnèse. Toutefois. par exemple. En conclusion. béance asymétrique. Dès lors. La malocclusion peut être symétrique ou asymétrique. La profondeur de la voûte palatine ne présente pas de corrélation avec la succion du pouce. il n'existe aucune norme d'usage courant permettant d'affirmer avec certitude l'un ou l'autre diagnostic (sauf peutêtre l'incidence radiographique de Bouvet). Dans d'autres cas. difficultés scolaires. Ces anomalies morphologiques sont fréquemment associées à une latérodéviation. — L'endognathie maxillaire correspond à une insuffisance de développement transversal du maxillaire caractérisée par une inclinaison normale des molaires et prémolaires. l'expansion bimaxillaire. sauf succion de fréquence très anormale. 11 s'agit donc d'une dysharmonie maxillo-mandibulaire dans le sens transversal. la latérodéviation. 11 s'agit. accentue ou réactive la succion. il est essentiel de découvrir si l'habitude « tourne à vide ». il existe des signes associés : énurésie. Rappel morphologique : les cuspides V et L des dents maxillaires sont alignées selon une courbe à concavité supérieure dite courbe de compensation ou courbe de Wilson (fig. peut s'adjoindre une anomalie cinétique. Endoalvéolie et endognathie maxillaire ont comme conséquence une linguocclusion de l'un ou des deux secteurs latéraux. Définitions : — L'endoalvéolie maxillaire est une anomalie morphologique du sens transversal caractérisée par une inclinaison linguale de l'un ou des deux secteurs latéraux maxillaires. au maxillaire : Vendoahéolie et Vendognathie maxillaire. Le désir inconscient de rester au stade de la petite enfance déclenché.88 Anomalies orthodontiques EFFETS SUR LA DENTURE. dans les cas à prédominance basale. N. anomalie cinétique.pas ou peu d'effet sur les relations d'arcades des secteurs latéraux. pouce ou de doigts ne développent pas de malocclusion. A ces anomalies morphologiques. associée à un encombrement incisif maxillaire. LES ANOMALIES DU SENS TRANSVERSAL Définition : ces anomalies correspondent à des troubles de l'occlusion dans le sens vestibulolingual au niveau des secteurs latéraux. alvéolaire ou basale. ou si elle est le signe d'un comportement psychologique perturbé. B. Une telle disposition est due à l'inclinaison axiale des dents. qui n'évoquerait pas de troubles particuliers de comportement. — A la mandibule : rétroalvéolie inférieure due à l'appui sur les incisives inférieures (fig. de la fréquence et de l'intensité de la succion. d'une confusion avec la dysharmonie dentomaxillaire. : l'endognathie bimaxillaire est une entité clinique créée de toutes pièces pour les besoins d'une thérapeutique. Le suçage du pouce n'a. dans les cas à prédominance alvéolaire. — Tous les suceurs de rite. 6b). 55a). on peut retrouver une « base constitutionnelle héréditaire » à un comportement oral de ce type. par la naissance d'un petit frère. Une hospitalisation prolongée ou certaines privations affectives graves déclenchent également le suçage du pouce avec une intensité telle. la linguocclusion bilatérale avec encombrement incisif maxillaire est le signe le plus généralement en faveur d'une endognathie maxillaire.

: — non-concordance des milieux incisifs (fig.Anomalies du sens transversal L'endoalvéolie maxillaire. C. 616) (s'il n'existe pas d'autres anomalies). — on peut également observer une occlusion de classe II d'un côté. déviation du menton d'un côté. b) En denture mixte : — Arcades séparées : défaut d'abrasion des canines de lait et des cuspides linguales supérieures et vestibulaires inférieures des dents temporaires. a) Endoalveolie maxillaire symétrique avec latérodéviation : déviation du menton à gauche. Examen de l'occlusion en I. en /. M. b) Endoalveolie asymétrique avec linguocclusion unilatérale. au niveau du secteur inversé. entre 1 et 5 ans. — linguocclusion unilatérale du côté dévié. Mise en évidence : 1° SIGNES FACIAUX : à l'examen de face. — Examen endo-buccal. L'arcade mandibulaire est normale. M. la latérodéviation est de règle . M. . de face. de la relation centrée jusqu'à Vintercuspidie maximale. M. sans latérodéviation. Elle est parfois transitoire. 61. b) Coïncidence des milieux en relation centrée. dont l'étendue doit être précisée . On observe une déviation du milieu inférieur au cours du chemin de fermeture. déviation du milieu inférieur vers la gauche. C. C. et latérodéviation. • Endoalveolie symétrique avec linguocclusion unilatérale en I. sans latérodéviation. — avec linguocclusion bilatérale. 61c) . — Examen de l'occlusion : signe pathognomonique : en position de repos. 2° SIGNES OCCLUSAUX : 89 unilatérale peut s'observer après le suçage du pouce. C. . Cette anomalie est très fréquente. si l'on demande à l'enfant de serrer ses dents (fig. Non-coïncidence des milieux en I. • Formes cliniques : a) Endoalveolie symétrique : — avec linguocclusion unilatérale. qui s'expliquerait. par une asymétrie de la base du crâne influençant la croissance du maxillaire. 61a). pour certains. sauf cas exceptionnel. a) En denture temporaire : l'occlusion croisée FIG. les milieux incisifs supérieur et inférieur coïncident (fig.

On la retrou\c dans toutes malocclusions de la classification d'Angle. M. Dans d'autres cas plus rares. C. avec ou sans latérodéviation. 92). une latérognathie (v. les deux arcades étant coordonnées dans le sens transversal. — Endoalvéolie maxillaire asymétrique : la voûte palatine droite est réduite en largeur . cliché axial : cette incidence permet d'objectiver la symétrie de la mandibule et quelquefois l'asymétrie de la forme crânienne (plagiocéphalie). — absence d'abrasion des canines de lait et des cuspides d'appui droites et gauches des dents temporaires . de ce fait. Elle nécessite donc un traitement précoce. — examen de l'occlusion : les milieux coïncident en R. à un Sadam. .). Mise en évidence : — examen des arcades séparées : asymétrie de la forme de l'arcade maxillaire objectivée par l'étude du moulage supérieur et de la voûte palatine. p. ou associée à d'autres anomalies. 62. Il est difficile de différencier cette anomalie d'une endognathie maxillaire vraie. Diagnostic différentiel : latéroglissement dû à des prématurités occlusales. . arcades non serrées. Il n'existe pas de latérodéviation. FIG. Examen des fonctions : déglutition atypique. • Endoalvéolie maxillaire avec linguocclusion bilatérale : l'encombrement incisif maxillaire est minime. milieu supérieur dévié à droite (11 incluse). M. 11. après la croissance. en une anomalie morphologique asymétrique et devenir. et situation basse de la langue en posture habituelle . Étiologie : situation basse de la langue et déglutition atypique.90 Anomalies orthodontiques trique du maxillaire supérieur sans troubles cinétiques de l'occlusion. C. l'anomalie cinétique peut se transformer. L'endognathie maxillaire symétrique avec linguocclusion bilatérale Mise en évidence : 1° SIGNES OCCLUSAUX 3° SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : de profil : aucun trouble décelable .Endognathie maxillaire avec linguoelusion bilatérale (proglissement associé. Conséquences à long ternie : la latérodéviation par endoalvéolie maxillaire provoque des facettes d'abrasion atypiques au niveau des dents permanentes et conduit souvent à des contacts non travaillants ou sur-un terrain prédisposé. et en I. pas de latérodéviation. 62) . Cette anomalie est beaucoup plus raie. En denture mixte : a) Arcades séparées : encombrement incisif maxillaire important . • Anomalies associées : l'endoalveolie peut être isolée. encombrement pharyngé. linguoelusion unilatérale droite. La mandibule est normale (fig. C. dans les cas d'agénésie unilatérale d'incisives latérales supérieures et les fentes labio-maxillaires unilatérales. 21 en I. avec linguoelusion 12. — arcade maxillaire : la voûte palatine est symé- FIG. • Endoalvéolie asymétrique avec linguocclusion unilatérale : il s'agit d'un développement asymé- En denture temporaire : l'occlusion croisée bilatérale est un signe d'endognathie maxillaire. 63.

Philippe). . 64. — la langue s'étale entre les arcades au cours de la phase buccale de la déglutition : — la ventilation est fréquemment buccale ou semibuccale. La latérodéviation est très inconstante : elle peut être provoquée par une incisive latérale supérieure en linguocclusion dans des cas sévères . sauf D. — en I. « à condition que les mouvements de propulsion et de latéralité puissent s'accomplir normalement » (J. D. on observe une linguocclusion bilatérale (fig. 63). les bords libres des incisives inférieures étant en contact avec la muqueuse palatine : — cuspides primaires supérieures plus ou moins en rapport avec les cuspides primaires inférieures . à la mandibule. Habituellement on constate une version vestibulaire des incisives supérieures : — incidence axiale : la mandibule est inscrite dans le maxillaire et l'image des molaires et des prémolaires se projette lingualement par rapport à la ligne d'arcade (incidence radiologique de Bouvet). M. .. ! 15). 64a et b). b) Examen de l'occlusion : — en R. due à une obstruction respiratoire haute ou moyenne (v. les milieux coïncident. Occlusion en couvercle de boîte avec forte supraclusion antérieure . — le préjudice fonctionnel est très important.Anomalies du sens transversal trique et parfois relativement profonde (ogivale) mais ce signe est très inconstant : — arcade mandibulaire de forme habituelle. C'est une éventualité beaucoup plus rare. Endoalvéolie). Conséquences occlusales : — supraclusion incisive sévère correspondant à l'occlusion en « couvercle de boîte ». Le signe majeur est une vestibuloclusion exagérée des secteurs latéraux maxillaires ou même une inocclusion totale dans les cas graves (fig. C. — de face : il existe des normes particulières qui sont analysables uniquement sur ordinateur (Ricketts) : — incidence axiale (v. sans encombrement incisif notable. en classe II. b) Vue horizontale. 2° EXAMEN DES EONCTIONS : 91 ment équilibrée du point de vue occlusal et ne pas nécessiter de traitement orthodontique. Définition : c'est une anomalie de très faible fréquence. vestibuloclusion latérale exagérée. qui s'observe dans les fentes labio-maxillaires (v. sauf parfois une augmentation de la D. on n'observe pas de modifications. V. C. L'endoalvéolie mandibulaire. — Endoalvéolie mandibulaire. Signes téléradiographiques : — de profil : l'étage inférieur de la face est très fortement diminué. associée. 3° SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : — de profil : si l'endognathie maxillaire est isolée. Forme clinique. — Cette anomalie peut être également asymétrique. caractérisée par une linguo-version des secteurs latéraux inférieurs. et en I. C. Conséquences à long terme : une endognathie maxillaire bilatérale chez l'adulte peut être relative- FlG. 86). p. p. Ces deux dysfonctions constituent des facteurs étiologiques déterminants. a) Vue antéro-postérieure. Les anomalies du sens transversal. M. M.

face longue. dans certains cas. Signes faciaux : retentissement esthétique important . asymétrie faciale perceptible. de tendance rotation antérieure . L'analyse du type facial permet de différencier trois sous-classes. division 1. La classe II. 21a). dont les caractéristiques sont parfois très éloignées : 1. Étiopathogénie : — traumatisme obstrétrical : — traumatisme néonatal .les milieux incisifs sont LES ANOMALIES DU SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR LES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE II. 65a) : le retentissement esthétique facial peut être assez sévère. division 2 (arcade mandibulaire en forme de V. — incidence axiale : asymétrie de la forme mandibulaire ou asymétrie de situation des cavités glénoïdes. division 1 : dans cette catégorie. Conséquences à long terme : perturbations occlusales et fonctionnelles à peu près certaines. C. Il n'existe pas de proglissement. division 1. en général. et en R. Pour les deux dernières catégories. Malocclusions de la classe II. un surplomb exagéré et des relations molaires de classe II (fig. Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE (fig. division 1. Les trois formes de malocclusion de la classe II. ne constitue pas en soi un diagnostic. Définition : anomalie basale caractérisée par une asymétrie de forme de la mandibule. face longue : le type de croissance mandibulaire est. etc. Cette anomalie se retrouve dans les cas de la classe II. division 1. après évolution des incisives permanentes. Faut-il corriger un maxillaire « en avant » ou une mandibule « en arrière » ou les deux à la fois ? d'où la nécessité. Une morphologie particulière des prémolaires présentant des faces vestibulaires très inclinées aggrave la version linguale. M. de tendance rotation postérieure. 3. avec occlusion inversée unilatérale . Le décalage des arcades peut être isolé ou associé à un décalage des bases osseuses. . signes d'un décalage antéro-postérieur de classe II : surplomb incisif supérieur à 6 mm et marche mésiale au niveau des deuxièmes molaires temporaires. se retrouvent des malocclusions du sens antéro-postérieur très diverses. division 1. 2. Fréquence : les 3/4 des cas d'une population orthodontique sont constitués par des malocclusions de la classe II. — fracture d'un condyle. en général. Signes téléradiographiques : — incidence de profil : non-coïncidence des hémimandibules droites et gauches . DIVISION 1 Généralités. Malocclusions de la classe II. division 1. face courte : le type de croissance mandibulaire est. Définition : les malocclusions de la classe II. Étiopathogénie : la situation haute de la langue et son action morphogéhétique semblent un des facteurs permettant d'expliquer la non-coordination des arcades dans le sens transversal. de poser un diagnostic de prognathie supérieure ou de rétrognathie inférieure. arcade maxillaire en forme de U). on peut être amené à préciser le niveau de l'anomalie pour décider d'un certain choix thérapeutique. dans lesquelles le type facial. Malocclusions de la classe II. C.92 Anomalies orthodontiques déviés en I. Circonstances d'apparition : cette malocclusion peut être décelable en denture temporaire et s'aggraver à la suite d'habitudes déformantes. les critères qualitatifs étant prédominants. en général. division 1. La latérognathie. Parler de classe II. ce qui amène à consulter. de tendance rotation antérieure moyenne. face moyenne : le type de croissance mandibulaire est. C'est une anomalie grave de très faible fréquence. division 1 ou de la classe II. En denture temporaire. le type de croissance mandibulaire et les anomalies alvéolaires antérieures peuvent différer considérablement. sont des anomalies caractérisées par une vestibulo-version des incisives supérieures. plus ou moins marquée . Conséquences occlusales : linguocclusion unilatérale.

L'inocclusion labiale est fréquente. — a) Cas de classe II. — sens vertical : béance antérieure fréquente. en rapport avec des habitudes déformantes ou des parafonctions. D. l'angle goniaque paraît ouvert. en denture permanente. Les dents sont plus ou moins visibles selon la longueur de la lèvre supérieure et l'épaisseur des tissus mous. rapport de classe II canine. RELATIONS INTER-ARCADES (fig. — courbe d'occlusion inférieure normale ou subnormale. S'il n'existe pas d'interposition digitale ou de parafonction. plus ou moins marquée . 65. 65b). le nez est plutôt de taille moyenne ou inférieure à la moyenne . M. L'étage supérieur paraît augmenté. D. la forme. peu ou pas d'encombrement incisif. surplomb incisif augmenté. — voûte palatine plutôt profonde (signe inconstant + + + ) . b) Mandibule : — arcade de forme habituelle.Anomalies du sens antéro-postérieur 93 FIG. donnant l'impression de menton effacé (rétrogénie) . b) L'examen de profil : la convexité cutanée est importante . division 1. qui entraîne une prochéilie inférieure . une supraclusion incisive peut apparaître . b) Cinétiques : la recherche de la relation centrée met fréquemment en évidence. — parfois. face longue : rotation mandibulaire postérieure. — sens transversal : rapports normaux ou occlusion latérale inversée uni ou bilatérale (endoalvéolie maxillaire). — vestibulo-version des 4 incisives supérieures. c) Les lèvres : l'espace interlabial au repos est plus ou moins augmenté . associée. la largeur et l'épaisseur des lèvres constituent un facteur pronostic essentiel dans la mesure où ces différents éléments ne sont pas modifiables par le traitement orthodontique et peuvent conditionner l'amélioration esthétique recherchée. a) Maxillaire : — arcade de forme plus ou moins triangulaire . a) L'examen de la face de type : « face longue et étroite ». béance antérieure. la symphyse mentonnière est peu prononcée. dans ce type d'anomalie. vestibulo-version des incisives inférieures. a) Statiques : — sens antéro-postérieur : rapport de classe II molaire. Signes occlusaux : AGENCEMENT INTRA-ARCADES : — courbe d'occlusion supérieure exagérée. un proghssement mandibulaire dont la corré- .

on peut également constater une latéro-déviation mandibulaire. En outre. — les lèvres : tonicité labiale faible et espace interlabial augmenté. — c) Le tracé de la téléradiographie : face longue. . FIG. 65. béance antérieure.. encombrement du carrefour pharyngé. — ventilation : on retrouve souvent dans cette anomalie des « respirateurs buccaux » qui présentent des obstructions hautes (fosses nasales) ou moyennes (végétations adénoïdes et amygdales) des voies aériennes supérieures (fig. ce qui peut favoriser régression des secteurs latéraux . — b) Moulages. appui dentaire fréquent . lation avec une déglutition primaire est habituelle. Le premier temps de la déglutition se fait arcades non serrées. — insalivation : flot salivaire important . 65. 55fc) . volume quelquefois augmenté. rus du secteur gauche.94 Anomalies orthodontiques L'environnement musculaire et les fonctions : — la langue : situation habituelle antérieure. — les muscles masticateurs : prédominance des muscles abaisseurs. LES FONCTIONS : FIG. Le muscle de la houppe du menton se contracte pour assurer une fermeture labiale volontaire . s'il existe une occlusion unilatérale inversée. objectivée par une forte poussée linguale antérieure et latérale et une contraction importante des lèvres et de la houppe du menton. — déglutition : la déglutition atypique est très fréquente.

66c/).Anomalies du sens antéro-postérieur — fonction immunitaire : tempérament allergique développant une réaction hypertrophique des organes lymphoïdes et ses conséquences sur la situation de la langue . — rapport lèvres-denture : les dents sont plus ou moins apparentes. 66a) ou rétrochéilie prononcée : apparence de lèvre « avalée » . : AGENCEMENT INTRA-ARCADES : a) Maxillaire : . b) Fonctionnelle : — le muscle lingual : mécanisme d'action directe : volume et situation de la langue : mécanisme d'action indirecte : obstruction des voies aériennes supérieures hautes ou moyennes. Le retentissement esthétique est moins marqué que pour les 95 cas de classe II. Il détermine des béances antérieures symétriques ou asymétriques. comme le pense souvent l'entourage du patient. forme mandibulaire présentant des signes de rotation postérieure. — angle goniaque : obtus. c) Les lèvres : .Vestibuloversion des incisives avec ou sans diastème inter-incisif . Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE. mais paraît trop en arrière dans le profil. en fonction de la rotation mandibulaire . b) Mandibule : — pas d'encombrement incisif ou bien encombrement dû à une version linguale des incisives (rétroalvéolie inférieure) . cas sévère : les bords libres des incisives inférieures sont en contact avec la muqueuse palatine. Lèvre supérieure : prochéilie supérieure. Étiologie a) Héréditaire : l'un des ascendants directs ou l'un des membres de la deuxième génération. /" . Il est systématiquement associé à une déglutition atypique. RELATIONS INTER-ARCADES (fig. en rapport avec la longueur des lèvres et le degré de version des incisives supérieures. surplomb incisif plus ou moins marqué . convexité squelettique / . — les muscles de la face présentent une tonicité inférieure à la moyenne. d'autres doigts ou d'un linge est fréquent. face courte. Malocclusions de la classe II. Le suçage digital ne constitue pas le facteur étiologique essentiel. 65c) avec augmentation de l'étage inférieur de la face. . en raison de l'importance de la symphyse. — sens transversal : normal. Lèvre inférieure : éversée vers le bas. en denture adulte. division 1. racines des molaires procidentes dans le sinus. L'étage inférieur paraît assez fréquemment diminuée. division 1. face longue (fig. — signes quantitatifs : F M A / + + . étage E. cas moyen : contacts incisifs. — parafonctions : le suçage (et le têtage) du pouce. Signes téléradiographiques — signes qualitatifs : signe de face longue (fig. angle facial \ : décalage des bases : A N B y . — l'attitude céphalique paraît également favoriser un décalage antéro-postérieur accentué. présente un type facial comparable. Cependant. — sens vertical : supraclusion incisive : . réduction de la hauteur verticale postérieure maxillaire. . La supraclusion peut être masquée par une parafonction ou l'interposition de la langue . — courbe de Spee normale. P. qui entraîne une ventilation buccale. Signes occlusaux. mais de façon moindre que pour les malocclusions de la classe II. F. a) L'examen de face. recouvrement incisif plutôt diminué. face longue. b) L'examen de profil : la convexité du profil est augmentée. normoposition ou vestibuloversion des incisives inférieures par rapport au plan dentaire . M. en liaison avec le type de face longue . de type face courte plutôt large. carrée. la mandibule n'est pas réduite en dimension A. — supraclusion accentuée du secteur incisivocanin avec ou sans courbe de Spee exagérée. en fonction de la situation du bord libre des incisives supérieures : sillon labiomentonnier marqué (fig. 66b) : a) Statiques : sens antéro-postérieur : rapports molaire et canine de classe II . convexité cutanée accentuée. en moyenne. — la symphyse : volume supérieur à la moyenne . qui persiste après abandon du suçage du pouce. si l'on replace artificiellement les moulages initiaux en classe I.rapport des lèvres entre elles : inocclusion labiale ou contacts labiaux en fonction de l'importance de la version vestibulaire des incisives . plans horizontaux convergents. I. sans D. D. donc un abaissement et une avancée de la langue . division 1. une linguoeelusion des secteurs latéraux peut apparaître (endoalvéolie maxillaire en position corrigée). — signes dentaires : vestibuloversion plus ou moins accentuée des incisives supérieures.

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Anomalies orthodontiques

FiG. 66. — a) Cas de classe II, division h face courte : rotation mandibulaire antérieure, supraclusion incisive, proalvéolie supérieure.

Signes téléradiographiques (fig. 66c et 35) : — signes qualitatifs : signes de face courte avec étage inférieur de la face \ ; hauteur verticale postérieure maxillaire s ou non ; plans horizontaux relativement parallèles ; forme mandibulaire présentant des signes de rotation antérieure : la mandibule a un aspect carré avec une branche horizontale plutôt courte et un angle goniaque fermé : — signes quantitatifs : a) Signes squelettiques : A N B qui représente le décalage des bases est plus diminué que l'angle de convexité, en raison de l'importance de la symphyse; F M A est N. E. I. F. est \ ; l'angle facial, quand il est significativement \ permet de conclure à une position en arrière de la mandibule par rapport au profil facial. Cette mesure n'a de valeur que si la symphyse est d'importance moyenne. Elle peut être complétée par la mesure par rapport à Na vertical, qui donne une indication de rétrognathie mandibulaire ou de prognathie mandibulaire (fig. 35b, p. 59) ; b) Signes dentaires : incisives inférieures en avant ou en arrière par rapport à A-Pog. Incisives supérieures : vestibuloversion. Supraclusion incisive appré-

FiG. 66. — b) Moulages, vus du secteur gauche. b) Cinétiques : en moyenne, la relation centrée coïncide avec l'intercuspidie maximale. La latérodéviation est beaucoup moins fréquente que pour les cas de classe II, division 1, face longue.

Anomalies du sens antéro-postérieur

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FIG. 66. — c) Le tracé de la téléradiographie : face courte; supraclusion incisive, proalvéolie supérieure.

ciée par rapport au plan d'occlusion de Ricketts (v. p. 58). Étiologie : — typologie héréditaire. L'étiologie fonctionnelle semble beaucoup moins déterminante, pour les cas de classe II, division 1, face courte ; — tonicité de la lèvre inférieure augmentée ; — parfois, action « en fronde » de la lèvre inférieure, sur les incisives supérieures, ce qui accentue leur vestibuloversion ; — la pression de la langue, si elle existe, se situe au niveau médian, provoquant une biproalvéolie avec supraclusion. Formes cliniques : selon les anomalies associées : — forme 1 : décalage pur, pas d'anomalie alvéolaire antérieure, légère endoalvéolie maxillaire supérieure : — forme 2 : cas de classe II molaire avec proalvéolie supérieure. La supraclusion incisive est constante, sauf inter-position linguale ou parafonction ; — forme 3 : cas de classe II molaire avec béance

antérieure, parafonctions ou interposition linguale (plus rare) ; — forme 4 : cas de classe II, division 1, associée à une D. D. M. ; — cas particulier : cas de classe II canine et classe I molaire, dues à l'extraction prématurée de molaires temporaires inférieures et au mésialagc spontané des secteurs latéraux inférieurs. La classe II, division I, face moyenne. Ces anomalies présentent un type de face moyen avec une rotation mandibulaire antérieure légère. Elles s'apparentent à des classes II, division 1, face courte, de moindre intensité. Ce sont les cas les plus fréquents. Conséquences à long terme des classes II, division I. — Esthétiques : rides labio-jugales précoces. — Traumatiques : si les dents sont apparentes, le

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Anomalies orthodontiques

risque de fracture est très fortement augmenté, en cas de traumatisme facial. — Parodontales : l'élimination des produits bactériens et le rôle immunologique de la salive seraient beaucoup moins efficaces, pour les classes II, division 1 avec inocclusion labiale, en fonction de la mauvaise irrigation salivaire et de la sécheresse relative de la gencive. A long terme, des parodonpathies, plus fréquentes qu'il n'est habituel en moyenne, peuvent apparaître. — Occlusales : Sadam chez les sujets prédisposés.

LES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE II, DIVISION 2 Généralités. Définition : malocclusions de la classification d'Angle, caractérisées par une linguoversion des deux incisives centrales supérieures, de trois incisives supérieures ou des quatre incisives avec un surplomb diminué et des relations molaires de classe II. Le dépistage de cette malocclusion se fait au cours de l'examen des arcades et sur les téléradiographies, en fonction de la situation des faces vestibulaires des •

d FIG. 67. — c) Classe II, division 2, forme 3 : supraclusion des incisives et des canines supérieures. d) Lésions de la gencive vestibulaire inférieure. incisives centrales supérieures par rapport au plan facial cutané (Na cutané-Pog cutané). L'énoncé d'une classe II, division 2, constitue en soi un diagnostic. Cette anomalie représente une véritable entité clinique, bien que non stéréotypée. Fréquence : 2 à 3 % de la population, moins fréquente chez les filles. Circonstances d'apparition. Cette anomalie est déjà décelable dès la denture temporaire et se précise après évolution des incisives supérieures permanentes. • Formes cliniques. Les trois formes cliniques : — forme 1 : (la plus fréquente) : linguoversion des deux incisives centrales supérieures et vestibuloversion apparente des incisives latérales supérieures (fig. 61a) ; — forme 2 : linguoversion des 3 ou des 4 incisives supérieures, les canines sont ectopiques, en position vestibulaire ou incluses palatines (fig. 67b) ; — forme 3 : occlusion « en couvercle de boîte » (cas les plus sévères) avec linguoversion du groupe incisivo-canin et supraposition des canines (le plan d'occlusion présente un décalage vertical important, au niveau canin). La courbe de Spee maxillaire est inversée. On observe une vestibulocclusion exagérée ou une inocclusion vestibulaire des prémolaires.

FIG. 67. — a) Classe II, division 2, forme 1 : linguoversion des 11 et 21 et supraclusion incisive. b) Classe II, division 2, forme 2 : linguoversion des 4 incisives, canine ectopique.

Anomalies du sens antéro-postérieur

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FIG. 67. — (?) Classe II, division 2, forme 3 (cas de la figure 67 e et d). Le céphalogramme de profil. P. O. F. (plan d'occlusion fonctionnel) -> la supraclusion est bimaxillaire.

La supraclusion — bi-maxillaire — est très prononcée. Il n'est pas rare de constater, dans cette forme, des lésions de la muqueuse palatine rétrocingulaire et des récessions au niveau de la gencive vestibulaire des incisives inférieures (fig. 67 c et d). La dimension verticale est très fortement diminuée. Cette occlusion particulièrement pathogène, peut être aggravée par une dysharmonie de forme d'arcades entre deux maxillaires (en U au maxillaire, en V à la mandibule), par une microdontie localisée aux prémolaires (D. D. D. entre secteurs antérieurs et latéraux), par une linguoversion des prémolaires inférieures et une vestibulocclusion exagérée des prémolaires supérieures. Localisation de la supraclusion : — uniquement aux incisives centrales supérieures (forme 1) (fig. 67a) ;

— aux incisives courbe de Spee est — aux incisives accentuation de la

supérieures subnormale supérieures courbe de

et inférieures. La ; et inférieures avec Spee mandibulaire.

Dans ces conditions, le recouvrement incisif est très augmenté (fig. 67e). Encombrement incisif inférieur associé : — pas d'encombrement incisif, le plus souvent ; — encombrement incisif plus ou moins marqué, donnant l'apparence d'une D. D. M. et en rapport avec une linguoversion des incisives inférieures (birétroalvéolie) ; — D. D. M., associée à la classe II, division 2. ce qui pose des difficultés particulières de traitement. • Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE (fig. 68a) : aucun retentissement esthétique facial, en général.

division 2 : 84" (Château). Dans les cas marqués. En position de repos physiologique. a) L'examen de face : la face est habituellement de type « face courte ». la cavité glénoïde est profonde. b) Mandibule : — peu ou pas d'encombrement incisif.1 — rapport de classe II canine. il existe parfois une légère propulsion mandibulaire. — facettes d'abrasion parfois visibles au niveau des bords libres des incisives. — sens vertical . F. parallélisme des plans horizontaux . . I. division 2. sera choisie pour la description des différents signes. en moyenne.100 Anomalies orthodontiques — linguoversion des deux incisives centrales et vestibuloversion apparente des incisives latérales . forme I aucun retentissement esthétique. C'est le retentissement esthétique intra-buccal qui amène à consulter. d'amplitude moyenne I . une épaisseur diminuée. convexité cutanée + diminuée . — la position d'intercuspidie maximale ne correspond pas à une position limite forcée (ce qui n'est pas l'avis de tous les auteurs). \ en moyenne . signes squelettiques : F M A \. en rapport avec la supraclusion (pente incisive) et la pente condylienne. 67a) : a) Statiques : — sens antéro-postérieur : rapport de classe II molaire. — supraclusion incisive associée ou non à une courbe de Spee accentuée . AGENCEMENT INTRA-ARCADES : a) Maxillaire : — voûte palatine profonde au niveau antérieur : . recouvrement incisif excessif en fonction de la supraclusion localisée aux incisives centrales supérieures. de la supraclusion incisive inférieure : la linguoversion des incisives supérieures entraînant. pour des raisons géométriques. signes dentaires : linguoversion des incisives centrales supérieures et supraclusion. — sens transversal : normoclusion. angle A B/ plan d'occlusion fortement \ (en moyenne 90°) : classe II. — La forme clinique la plus fréquente. il existe une prochéilie relative de la lèvre supérieure par rapport à la lèvre inférieure (décalage des bases osseuses). les condyles n'étant pas centrés dans la cavité glénoïde . sauf dans certains cas sévères qui présentent une forte diminution de l'étage inférieur de la face et une concavité du profil accentuée. . en fonction d'une symphyse mentonnière et d'un nez de dimension plus importante que la moyenne : — l'angle goniaque paraît fermé : — les lèvres présentent. b) L'examen de profil : le profil est fréquemment concave. • Signes téléradiographiques (fig. — Signes quantitatifs : . forme mandibulaire présentant des signes de rotation antérieure . b) Cinétiques : — position de repos mandibulaire : l'espace libre est assez fréquemment augmenté (jusqu'à 6 à 8 mm). Les apex des FIG. Le visage est parfois carré avec des traits accusés. c'est-à-dire la linguoversion des deux incisives centrales supérieures. RELATIONS INTER-ARCADES (fig. • Signes occlusaux. à partir des canines ou vestibulocclusion exagérée des prémolaires supérieures. 68/)) : — Signes qualitatifs : type de face courte avec diminution inconstante de l'étage inférieur de la face . — a) Profil d'un cas de classe II. E. — le bord libre des incisives centrales supérieures est situé plus bas que le plan d'occlusion. l'augmentation du recouvrement . 68. surplomb incisif réduit (environ 1 mm) . symphyse mentonnière assez marquée .

si la lèvre supérieure est courte. situation mésiale des secteurs latéraux.: linguoversion iatrogène provoquée par un appareil amovible destiné à corriger une proalvéolie supérieure. Diagnostic différentiel:D. pas d'appui dentaire. parfois étalement latéral sur les faces triturantes .) met en évidence le niveau de la supraclusion. — Facteurs morphologiques et éruptifs favorisants : . posture haute et postérieure . Le tracé du plan d'occlusion fonctionnel (P. . 37a). — Anomalies à mode de transmission héréditaire. — Les lèvres : tonicité labiale importante — parfois effet de sangle de la lèvre inférieure déterminant une linguoversion des incisives supérieures — l'orbiculaire des lèvres est très tonique et également le muscle mentalis. seule la linguoversion des incisives supérieures montre une différence statistiquement significative. — La langue : dimension normale . au repos — sourire gingival assez disgracieux. O.Anomalies du sens antéro-postèrieur 101 FIG. dysharmonie d'éruption : la deuxième molaire supérieure présente une éruption précoce. M. 68 b). incisives centrales supérieures sont situés très près de la corticale alvéolaire externe (fig. . dans les cas prononcés — occlusion labiale constante. F. Parmi les différentes mesures céphalométriques. — Les fonctions : déglutition normale et respiration normale. D. — Les muscles masticateurs : prédominance des • Étiologie. dans tous les cas. les germes des canines étant situés très antérieurement en position primitive. • L'environnement musculaire et les fonctions fibres postérieures des muscles temporaux et masséter.

102 Anomalies orthodontiques Cette anomalie est très comparable aux classes II. division 2. pour les 2/3 des cas. — Les contacts incisifs dans les cas de classe II. des lésions palatines rétro-incisives et des dénudations vestibuiaires au niveau des incisives inférieures. Il n'existe pas de retentissement esthétique ou squelettique. les incisives évoluent en occlusion inversée. Elles sont caractérisées uniquement par un décalage des arcades. Les dysmorphoses squelettiques associées affectent soit la mandibule. à plus ou moins longue échéance (fig. au niveau des secteurs latéraux. en général. 40a). c'est la langue. hypothéquant l'avenir des incisives supérieures et inférieures. diminution de hauteur des procès alvéolaires. a) Causes primaires : les anomalies de là classe III sont. faible hauteur coronaire au niveau des secteurs latéraux. d'après Ricketts. Elle semble en rapport avec un maxillaire de longueur diminuée (brachygnathie). Donc. . par rapport au plan facial cutané. un profil concave et. • Conséquences à long terme. sans précaution particulière. on constate une angulation négative entre les couronnes et les racines des incisives centrales supérieures. — Facteurs dentaires : . 69). — Facteurs fonctionnels : forte tonicité labiale et prédominance des muscles élévateurs. division 2. les conséquences à long terme d'une classe II. les rapports incisifs étant normaux ou subnormaux. LES MÉSIO-POSITIONS Elles peuvent être primitives ou secondaires. Ces manifestations secondaires entraînent des linguocclusions ou des inclusions secondaires de prémolaires. des rapports pseudo-rétrognathiques. Il s'agit d'un syndrome complexe relevant d'étiologies variées.morphologiques. soit les deux maxillaires à la fois. qui entraîne ou accentue l'effet de linguoversion (v. fig. Étiologie. — Signes radiologiques : les faces vestibuiaires des incisives supérieures sont bien orientées par rapport au plan facial cutané. d'origine héréditaire. — Apparition de lésions : — abrasion progressive des incisives inférieures en cas de position avancée et non centrée des condyles. de par sa situation. peuvent provoquer. division 2. . sur un mode dominant (prognathie inférieure dans la lignée des Habsbourg. b) Causes secondaires : — Causes locales : au cours du passage de la dentition mixte à la dentition permanente. par exemple). Mésio-position primitive (fig. Le facteur anatomique transmis. . s'il existe des contacts incisifs stables et si l'hygiène est correcte. étant d'autant plus important que la croissance est de type rotation postérieure et la hauteur verticale maxillaire diminuée. LES M A L O C C L U S I O N S DE LA CLASSE III Définition : les malocclusions de la classe III correspondent à un ensemble hétérogène dont les caractéristiques communes sont une mésioclusion plus ou moins accentuée des premières molaires inférieures. le mésialage spontané. au repos . qui favorise un recouvrement incisif accentué. pression très haute de la langue sur la voûte palatine et appui de la lèvre inférieure sur les incisives supérieures et inférieures. prémolaires incluses ou ectopiques. seront nulles. A ces anomalies. l'os hyoïde est situé plus bas que la moyenne (entre C 3 et C 4). ou plus rarement latérodéviation. volumineuse et protrusive. peuvent s'adjoindre des anomalies cinétiques. sauf cas particuliers. dans certains cas sévères. Mésio-position secondaire : cette anomalie est provoquée par l'extraction prématurée de molaires temporaires supérieures. une occlusion inversée au secteur incisif. c) L'amélioration prothétique de ces cas est souvent particulièrement difficile. proglissement. sinon impossible. la plupart du temps. dans certains cas. sa forme et sa fonction : la langue est basse. — Signes dentaires : malpositions des incisives latérales supérieures ou/et des canines . b) Deuxième éventualité. soit le maxillaire. — la supraclusion provoque. mais l'inclinaison des incisives centrales supérieures est normale. Par voie de conséquence. sans traitement a) Première éventualité : aucune conséquence particulière : le parodonte de ces patients est habituellement très résistant aux agressions. 67d).

— Mésio-position primitive : brachygnathie maxillaire : — ectopie vestibulaire des canines. 69. Il sera fonction du mode de coordination entre la croissance du maxillaire et de la mandibule et du type de croissance mandibulaire. a) Proglissement mandibulaire (ou antémandibulie) associé à des anomalies alvéolaires antérieures : — rétroalvéolie supérieure. — brièveté du frein lingual entraînant une position basse de la langue. Les anomalies les plus graves sont le résultat d'une prédisposition héréditaire aggravée par des dysfonctions. Dans ces conditions. — causes psychologiques (controversée) : attitude comportementale (faciès de boudeur). — profil normal. Ces cas étant les plus sévères. — agénésies des incisives latérales supérieures avec diminution de volume du pré-maxillaire : brachygnathie maxillaire. — causes pathologiques : acromégalie ou achondroplasie. — prématurités dues à des canines temporaires non abrasées.Anomalies du sens antéro-postérieur 103 FIG. — Deuxième type : la croissance des deux maxillaires est bien coordonnée mais un excès de croissance dans le sens vertical augmente la longueur mandibulaire et provoque une béance antérieure. — proalvéolie inférieure. — Premier type : si la croissance de la mandibule est plus importante que celle du maxillaire. Formes cliniques. ce qui entraîne une supraclusion incisive. — brièveté du voile du palais ou hypertrophie amygdalienne. la croissance mandibulaire se produit dans le sens d'une rotation antérieure. c) Causes mixtes : — fissures palatines ou labiales. Diagnostic étiologique. . la différence des taux de croissance ne sera pas compensée par un mécanisme d'ajustement.

104

Anomalies orthodontiques — amygdales hypertrophiques provoquant une avancée de la langue. Le proglissement détermine une malocclusion de la classe III en I. C. M. b) Prognathie inférieure vraie (excès de croissance mandibulaire), sans proglissement : — prognathie avec excès de croissance verticale. — prognathie avec excès de croissance horizontale. c) Brachygnathie supérieure (insuffisance de croissance maxillaire) : — forme 1 : brachygnathie et proglissement mandibulaire (fig. 70fl et b), relations de classe III en I. C. M. En relation centrée, les molaires ont des rapports de classe I : facettes d'abrasion sur les faces vestibulaires des incisives inférieures; — forme 2 : brachygnathie sans proglissement (fig. 71) : relations de classe I molaire. La relation centrée correspond à l'I. C. M. : diastèmes entre 3 et 2, occlusion inversée antérieure. d) Formes mixtes : dysmorphoses associées du maxillaire et de la mandibule. Ce sont les formes les

FIG. 70. — a) Rapports incisifs en I. C. M. b) Rapports incisifs en R. C. (bout à bout incisif) > mise en évidence d'un proglissement.

FIG. 71. — Brachygnathie maxillaire sans proglissement (agcnésies multiples). Classe I molaire, diastèmes entre 3 et 2.

Anomalies du sens antéro-postérieur plus graves. Sauf pour le proglissement mandibulaire dû à des anomalies alvéolaires, c'est l'ensemble de la face — base du crâne comprise — qui est affecté, pour toutes ces anomalies. Donc la ligne de référence S-Na n'est plus valable. Anomalies alvéolaires antérieures et proglissement mandibulaire. Proalvéolie inférieure (v. p. 82). Rétroalvéolie supérieure (v. p. 82). Le proglissement mandibulaire est la conséquence habituelle de ces anomalies : en relation centrée les molaires se retrouvent en relations de classe I et les incisives en bout à bout (fig. 70b). Prognathie inférieure vraie.

105

— prochéilie inférieure ; — progénie; — la mandibule paraît très longue et l'angle goniaque très obtus; — la face est exagérément longue. b) Signes oeclusaux : — statiques : en intercuspidie maximale : . rapports molaires et canines de classe III prononcés ; . occlusion inversée antérieure avec un surplomb négatif important, avec ou sans contact incisif: . diastèmes entre canines et premières prémolaires, canines et incisives latérales dans certains cas. — cinétiques : la relation centrée coïncide avec l'I. C. M. c) Signes dentaires : fréquence d'une D. D. D. en faveur des dents mandibulaires. d) Signes téléradiographiques : ils sont caractéristiques d'un véritable syndrome prognathique qui intéresse l'ensemble de la face (fig. 72a).

Prognathie inférieure et face longue (excès de croissance verticale) : c'est la forme la plus fréquente et la plus caractéristique. a) Signes faciaux : retentissement esthétique il est très important : — concavité du profil + + ;

FIG.

72.

a) Prognathie inférieure sans béance ni supraclusion.

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Anomalies orthodontiques

FIG.

72.

b) Prognalhie inférieure avec supraclusion (branche horizontale augmentée). — un taux de croissance beaucoup plus élevé à la mandibule et beaucoup moins élevé au niveau de la base du crâne. Ce qui détermine les vraies prognathies inférieures ce sont : les rapports molaires, la déflexion de la base du crâne, la localisation du porion osseux, l'étiologie de ces prognathies étant systématiquement héréditaire. f) Troubles fonctionnels associés : — trouble de la mastication : le mouvement d'incision est impossible; — langue basse en posture habituelle; — déglutition de type primaire, arcades non serrées; — élocution avec mobilité glosso-mandibulaire anormale; — corrélations avec la statique vertébrale et céphalique. g) Tonnes cliniques (fig. llahc) : — prognathie sans béance ni supraclusion; — prognathie avec béance antérieure; — prognathie avec supraclusion incisive.

— Base du crâne : la position du point S est plus basse, la position du nasion plus haute que la moyenne, ce qui provoque une déflexion vers le bas et vers l'avant de la base du crâne, et un angle de la base du crâne ouvert (Ba-S-Na). La base du crâne antérieure S-Na est courte. — Mandibule : branche montante courte et étroite dont le centre géométrique (Xi) est situé plus en avant qu'habituellement, branche horizontale exagérément longue, angle goniaque très ouvert (angle F M A augmenté). — Maxillaire : forme et volume du maxillaire subnormaux, distance réduite entre la face postérieure de la fente ptérygo-maxillaire et le porion osseux : la cavité glénoïde est située plus antérieurement par rapport à la base du crâne postérieure (Ba-S). e) Type de croissance : la prognathie mandibulaire est très rarement associée à une croissance de type rotation antérieure, malgré la forme mandibulaire. On peut différencier deux types de croissance : — un taux de croissance approximativement égal entre la base du crâne et la mandibule ;

Anomalies du sens antéro-postérieur

107

Fie. 72. — c) Prognathie inférieure, hrachygnathie maxillaire et béance antérieure (angle goniaque très obtus), hauteur verticale postérieure réduite.

Syndrome d'hypercondylie bilatérale (excès de croissance horizontale). — Hypercroissance mandibulaire avec une mandibule d'aspect massif et un allongement des condyles. Signes téléradiographiques : la branche montante est longue, Vangle goniaque est fermé, la symphyse est prononcée. Cette anomalie est caractérisée par l'importance de l'avancée mandibulaire. La supraclusion incisive est de règle. La hauteur verticale postérieure mandibulaire est augmentée. L'épaisseur de la mandibule est également augmentée. Le prémaxillaire est basculé vers le bas (fig. 73). Uétiologie de cette anomalie est, la plupart du temps, d'origine musculaire. Cette forme clinique est beaucoup plus rare que la prognathie inférieure avec angle goniaque ouvert. Formes mixtes : elles associent une hrachygnathie

maxillaire avec parfois une endognathie maxillaire et une prognathie inférieure (fig. 72c). Ce sont les cas les plus graves. Brachygnathie maxillaire.

a) Signes faciaux : retentissement esthétique : examen de face : hauteur moyenne; examen de profil : rétrochéilie supérieure; la lèvre supérieure est plate, fine et sans concavité; impression de prochéilie inférieure (fig. 74). b) Signes occlusaux : occlusion antérieure inversée. c) Formes cliniques : — forme 1 : . rétroalvéolie supérieure avec encombrement inci-

— forme 2 : rétrognathie maxillaire vraie. angle facial subnormal en R. M. d'après Dawson « des patients présentant une occlusion antérieure inversée peuvent . angle goniaque fermé. La longueur du nez est réduite. fig. Il s'agit d'une véritable hypoplasie maxillaire. M. C. rarement isolée. Le proglissement mandibulaire peut favoriser des troubles de l'A. — Conséquences occlusales : Le guide incisif ne peut jouer son rôle ni en propulsion ni en diduction dans les anomalies de la classe III. en provoquant des interférences en relation centrée. chez certains sujets prédisposés. l'ensellure nasale est profonde. La base du crâne antérieure est courte. sif au maxillaire et classe III molaires en I. dans le sens antéro-postérieur : mandibule de forme normale. . Pour Dawson. La totalité du maxillaire paraît en retrait par rapport au profil. ceci n'est pas préjudiciable car les prognathes n'utilisent pas la propulsion. Il n'existe pas de proglissement décelable. Mais. dans le sens vertical : supraclusion incisive ou non. De même. Un proglissement mandibulaire est souvent associé à cette anomalie (fig. ce qui risque d'entraîner un SADAM. Canines ectopiques (inclusions fréquentes). la protection canine est fréquemment inexistante. orbites et pommettes paraissent reculés. La longueur d'arcade maxillaire est fortement diminuée. Retentissement esthétique : l'ensemble de l'étage moyen paraît trop en arrière dans le profil (v. au niveau des dents inférieures. Signes dentaires : linguocclusions bilatérales fréquentes. 70). C. Conséquences à long terme des malocclusions de la classe III. C'est une forme beaucoup plus grave. — Hypercondylie bilatérale avec hauteur verticale postérieure très augmentée. T. : . par endognathie maxillaire associée. 72c). 73.108 Anomalies orthodontiques FIG.

Il l'est d'autant plus que cette apparence est très mal perçue par le regard des autres. les conséquences occlusales à long terme étant habituellement minimes.Anomalies basâtes du sens vertical 109 FIG. mobilités et des dénudations au niveau des faces vestibulaires du secteur incisif inférieur. 74. C. LES ANOMALIES BASALES DU SENS VERTICAL LES EXCÈS VERTICAUX DES (E. une posture habituelle des lèvres en inocclusion pro- . proglissement associé (céphalogramme de profil en I. M. En conclusion. — Brachygnathie maxillaire. a) L'examen de face (fig.) MAXILLAIRES Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE Définition : ces anomalies correspondent à un excès de développement vertical des maxillaires. Un visage présentant un étage inférieur excessivement augmenté. — Conséquences psychologiques : le retentissement esthétique des anomalies de la classe III est particulièrement important. peuvent conduire à des-. c'est au niveau des motivations esthétiques et des troubles parodontaux éventuels que doit être envisagé le traitement des classes III. 15a) : le retentissement esthétique est très important. — Conséquencesparodontales : la pression linguale continue d'une langue protrusive et basse sur les faces linguales des incisives inférieures ou un trauma occlusal dû à l'occlusion inversée. Donc.) (cas de la figure 70 a et b). V. les conséquences comportementales à long terme ne doivent pas être négligées. le retentissement esthétique est important. L'abrasion des faces vestibulaires des incisives supérieures peut être considérable. souvent développer des moyens de remplacement' pour répondre aux critères occlusaux non satisfaits ou échapper à la nécessité d'obéir aux impératifs habituels de stabilité ». M. séquelle d'une fente labiale opérée.

le plancher du sinus et le bord basilaire. C'est le préjudice esthétique qui amène à consulter. 75. Noter la distance entre les apex des dents cuspidées. . avec excès de croissance vertical des maxillaires. constitue mieux que toute mesure chiffrée l'aspect caractéristique et immédiatement perceptible à l'examen. en outre. — a) Face exagérément longue. d'une face exagérément longue. l'impression très subjective d'un certain retard intellectuel dont les parents sont très conscients. Cette apparence donne. en position de repos.10 Anomalies orthodontiques noncée et des dents très apparentes. b) Céphalogramme : béance antérieure squelettique et inocclusion labiale. FiG.

Dans les cas avec béance. La distance entre les ailes du nez paraît plus longue que la moyenne. sens vertical : béance antérieure ou non. 35) : — de la hauteur maxillaire postérieure (3) ou/et de la hauteur maxillaire antérieure (5). 111 — de la hauteur mandibulaire postérieure (4) ou/et de la hauteur mandibulaire antérieure (6). ce qui entraîne un sourire gingival. division 2. Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE a) L'examen de face (fig. chez le jeune enfant. On retrouve à l'examen du profil un espace interlabial augmenté et des dents très apparentes ou non. V. C. M. d'aspect disgracieux. les dents supérieures paraissent plus visibles que dans les cas avec béance. La lèvre supérieure recouvre sur toutes leurs hauteurs les faces vestibulaires des dents supérieures. — Parafonctions : habitudes déformantes. — Phonation : parfois rhinolalie (le patient parle par le nez). et I. cette impression de dysharmonie dans les proportions verticales. b) Relations interarcades : — sens antéro-postérieur : les relations de classe II sont fréquentes: . arcades non serrées.. V. 75b) : la localisation de l'excès de croissance peut se situer au niveau (fig. La lèvre inférieure présente parfois une éversion marquée vers le bas. à l'examen électromyographique. 57): . . division 2. sens antéro-postérieur : un excès vertical peut être associé à toutes les anomalies de la classe d'Angle sauf les classes II. La symphyse mentonnière est proéminente. Dans les cas sans béance. 76a) : l'étage inférieur de la face paraît très réduit sur une face de largeur normale ou plus large que la moyenne. béance antérieure et latérale (fig. certains cas de classe II. cette impression peut être accentuée par un front incliné en arrière et une ensellure nasale prononcée. au moment du sourire. I. — la mandibule est normale et présente parfois un léger encombrement antérieur. LES INSUFFISANCES VERTICALES DES MAXILLAIRES ( I .) Ces anomalies correspondent à une accentuation d'un type de face courte et sont révélées par l'examen clinique qui décrit mieux que toute mesure. les orifices narinaires sont augmentés. Tonicité : tonicité labiale faible . lèvres épaisses et molles: seuil d'activité très bas pour le muscle génioglosse. La lèvre inférieure présente un sillon labio-mentonnier très accentué. particulièrement dans les cas avec béance. ce qui donne parfois un aspect « édenté ». Les lèvres sont longues ou fines et systématiquement en contact. Dans les cas sévères. conséquence de la supra-alvéolie supérieure. b) L'examen de profil : le profil est concave si les lèvres sont fines et convexe.Anomalies nasales du sens vertical La lèvre supérieure est habituellement de longueur normale mais peut apparaître courte en fonction de la position des dents. b) L'examen de profil : il existe une forte convexité cutanée. En fonction de l'augmentation de l'étage inférieur. b) Relations interarcades : — Statiques : . sens transversal : pour les cas avec béance. — Ventilation : fréquence signilîcativement augmentée d'obstructions respiratoires hautes ou moyennes. très visibles en position de repos. présentent un sourire gingival prononcé. La distance entre les ailes du nez est réduite. l'endognathie maxillaire est fréquente et signée par une linguoeelusion bilatérale sans latérodéviation ou unilatérale avec latérodéviation associée. si les lèvres sont longues. au repos. les étages supérieur et moyen sont normaux. C. signe d'une insuffisance de développement vertical du prémaxillaire. l'étage inférieur est très augmenté. Signes occlusaux : a) Agencements intraracades : — à la mandibule : courbe d'occlusion accentuée: — au maxillaire : courbe d'occlusion normale. Des relations de classe II ou de classe III aggravent particulièrement cette tendance . Signes téléradiographiques (fig. le nez paraît plus long. M. Examen des fonctions : la langue est volumineuse et souvent interposée entre les arcades. M. Au contraire. les dents supérieures sont parfois masquées par la lèvre supérieure. — Cinétique : il existe souvent un décalage entre R. — Déglutition : déglutition de type primaire. Signes occlusaux : a) Agencement intra-arcades : — l'arcade maxillaire paraît réduite dans ses dimensions transversales — forme en V — la courbe d'occlusion est très exagérée pour les cas avec béance . Le menton paraît effacé.

76. — sens transversal : normal ou linguocclusion inférieure excessive.a) Face exagérément courte avec insuffisance de développement vertivul des maxillaires. b) Céphalogramme. le bord basilaire et le plancher du sinus. occlusal et mandibulaire et à une situation des racines des molaires maxillaires proches du plancher du sinus ou procidentes dans le sinus. Classe II. elle est d'origine mandibulaire. 16b) : la diminution de hauteur pourra se situer : au niveau du maxillaire postérieur (3) au niveau de la hauteur mandibulaire postérieure (4) (v. FIG. ce qui aggrave la supraclusion. On observe parfois une morsure palatine dans les cas sévères. 32) ou aux deux niveaux à la fois. Noter les rapports entre les apex des dents cuspidées. . SIGNES QUALITATIFS : ils correspondent à un paral- lélisme des plans horizontaux bispinal. . Signes téléradiographiques (fig.112 Anomalies orthodontiques — sens vertical : la supraclusion est constante. division 1. fig. supraclusion et incoordination transversal des arcades.

. . alvéolaire antérieure max.3 D. M Angle plan mandibulaire/S.17 19. V.1 5. Étiologie : ces anomalies ont une origine embryologique différentes : — les fentes labiales ou labio-maxillaires sont provoquées par une absence de fermeture totale ou partielle du palais primaire (structure correspondant au prémaxillaire) . 7.9 6.19 9. 4. N. 77). Les fentes labiales. mandibulaire postérieure . à la naissance.05 3. observables à la naissance. M 24.33 8. . Ces malformations.87 augmentée 5.26 4.92 1. Il ne s'agit pas d'anomalie orthodontique. de la branche montante alvéolaire postérieure max.53 4. les masséters sont saillants. la fente s'étend de la narine au pharynx.78 4.65 3. S. .5 24 33 36 46 D. 4. mandibulaire antérieure . Définition : les fentes labiales sont provoquées par une absence de soudure du bourgeon médian et du bourgeon latéral.8 diminuée 4.64 3. tonicité labiale très importante. La localisation des malformations correspond à une perturbation au niveau de l'une des deux structures ou au niveau des deux structures à la fois.14 2. 46 56.'.88 29. C'est parfois le retentissement fonctionnel des relations interarcades (supraclusion exagérée) qui amène à consulter. M. — les fentes palatines sont en rapport avec l'absence de fermeture totale ou partielle du palais secondaire (structure correspondant à la voûte palatine). M. soit au niveau du maxillaire.24 25. V.73 1. M. La connotation déplaisante du terme « bec de lièvre ». sans beance M 40 14.7 D. soit au niveau de toutes ces structures à la fois.33 augmentée 3.19 39.90 5.5 8.2 2. en général. S.7 C) 15. M. V.7 32 39. Elles apparaissent donc plus tardivement. V. Dans les cas les plus graves.63 28.5 33 34 46 IX S. soit au niveau du voile du palais. . TABLEAU COMPARATIF 113 Examen des fonctions : — les muscles élévateurs sont très développés. doit faire préférer les expressions « fentes ou fissures labiales ou labio-maxillaires ».28 3. mais de malformations pathologiques. ENTRE E. avec beance M 49 20 73 54. S.correspondent à une solution de continuité. Fréquence : un enfant sur 800 présente une fente labiale ou palatine plus ou moins prononcée.23 3.93 5. Ce type d'anomalie du sens vertical n'est pas aussi socialement mal perçu qu'un excès vertical. ET I.16 1. N. soit au niveau de la lèvre supérieure.4 80 61 25.3' 19. Hauteur totale de la face Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur faciale postérieure . FACE MOYENNE E V M " . LES FENTES ET LES FISSURES LABIALES ET PALATINES Définition : les fentes labiales et palatines sont des anomalies de développement de la région maxillaire supérieure apparaissant au cours de l'embryogenèse.03 47'.35 2. — pas de perturbations fonctionnelles.78 E.33 11. Cette malformation peut être unilatérale ou bilatérale (fig.Fentes et fissures labiales et palatines La hauteur des procès alvéolaires est.09 (1) Mesures en millimètres. Angle plan d'occlusion/S.05 4. assez fortement diminuée.58 3.

— totale (fig. totale à gauche. queuses précédemment décrites et fente palatine sans communication avec la cavité buccale ou bien fente palatine communiquant avec la cavité buccale et qui peut s'étendre. d) Fente labiale bilatérale : protrusion du bourgeon incisif médian (B. 78. — simple ou totale. — a) Fissure labiale simple. peu ou pas d'atteinte osseuse. Les lésions : la gravité des lésions est en relation avec le mode de fermeture du palais secondaire. — simple d'un côté et totale de l'autre (fig. b) Fente labiale unilatérale (atteinte du palais primaire). Formes cliniques : FENTE LABIALE UNILATÉRALE : Les fentes palatines. Formes cliniques : — LÉSIONS MUQUEUSES : lésions simples : luette bifide ou séparation de tous les muscles du voile du palais: — LÉSIONS MUQUEUSES ET OSSEUSES . le bourgeon incisif médian est protubérant en cas de fente totale bilatérale (fig. jusqu'à proximité du raphé médian (fig. une fente maxillaire jusqu'au canal naso-palatin. les lésions les plus postérieures étant les moins marquées. M. à droite. FENTE LABIALE BILATÉRALE : Elle peut être : — symétrique ou asymétrique . 11 existe. dans les cas les plus graves. 786) : intéresse la lèvre et la narine. la lèvre supérieure paraissant sectionnée au niveau des incisives latérales. par ailleurs. I. lésions mu- — simple (fig. FIG. des fosses nasales primitives et du palais primaire. c) Fente labiale simple. ISd). 78c). 79). dans les cas sévères.). 78a) : atteinte uniquement labiale. de ce fait. « Définition : il s'agit d'une absence de mésodermisation par atrophie des bourgeons palatins secondaires (fig. dentaire : dédoublement de l'incisive latérale dans la fissure ou agénésie de cette dent.114 Anomalies orthodontiques a b c FlG. . ectopie palatine de la canine. une brèche palatine médiane qui fait correspondre le sinus maxillaire et la cavité buccale. 77. — Vue inférieure de la lèvre supérieure. le nez aplati et écrasé. il existe. Les lésions : l'atteinte peut être cutanéo-muqueuse : cutanéo-muqueuse et maxillaire : atteinte de la lèvre et de la zone correspondante du prémaxillaire jusqu'au canal naso-palatin. à la naissance. 80«).

— b) Fente labiale et palatine (ou labio-maxillaire) unilatérale avec déplacement des fragments latéraux (endognathie unilatérale gauche). 80. En association avec ces malformations maxillaires. 79. — au niveau cutané — au niveau osseux du nez.a) Fente palatine totale (absence de fermeture du palais secondaire) (v. La langue s'est déplacée vers le bas et les processus palatins ont pris une direction horizontale. FlG. Perturbations provoquées dans le développement du maxillaire : déplacement des fragments et déformation des fragments latéraux de part et d'autre des berges des fentes ou des fissures. 79). d'autres atteintes faciales peuvent s'observer. Elles peuvent être unilatérales ou bilatérales. fig. a) Coupe frontale de la région eéphalique d'un embryon de 7 semaines. Ces linguoversions des fragments latéraux peuvent être unilatérales ou bilatérales avec quelquefois une occlusion normale au niveau des molaires. 806). — Morphogenèse normale.Fentes et fissures labiales et palatines fosse nasale septum nasal cavité juccale œil palais primaire 115 processus palatin langue FlG. Ces déplacements s'observent particulièrement dans les cas les plus sévères (fentes labio-maxillaires totales avec division palatine). Ils entraînent : — une version antérieure du prémaxillairc (os incisif) et une absence de continuité de la lèvre supérieure : — une linguoversion des fragments latéraux provoquant une endognathie localisée au secteur latéral antérieur ou plus rarement une vestibuloversion (fig. Il existe de multiples variétés cliniques qui masquent l'importance de certaines fentes osseuses. Perturbations dentaires : dans les cas avec linguoversion unilatérale : déviation importante du milieu incisif supérieur vers la berge. . b) Vue ventrale des processus palatins après ablation de la mandibule et de la langue. . FlG. Elles associent des anomalies de développement du prémaxillaire et du palais secondaire au cours de l'embryogenèse. atrophie de la lèvre: affaissement des os propres Les avec fentes division labio-maxillaires palatine totale. 80.

les systèmes les plus sophistiqués permettant de déplacer les apex. L'hypothèse de départ d'un traitement orthodontique est qu'il est possible de déplacer à travers l'os alvéolaire une dent ou un groupe de dents sur une certaine distance. Les modifications initiales se situent au niveau ligamentaire. plus ou moins contrôlée. à l'aide de ressort. tout ceci sans dommage pour la dent et les tissus de soutien. au u Caractéristiques de la dent dans son alvéole. au niveau du périodonte. — Si l'on considère une dent in situ. puis d'étudier les effets produits : c'est-à-dire la réponse biologique. en F absence d'os. au niveau osseux. Biomécanique déplacement appliquée orthodontique.LE TRAITEMENT DES ANOMALIES ORTHODONTIQUES NOTIONS DE BASE LES P R I N C I P E S B I O M É C A N I Q U E S DES DISPOSITIFS O R T H O D O N T I Q U E S LE DÉPLACEMENT DES DENTS E T LES R É A C T I O N S D E S TISSUS EN ORTHODONTIE Introduction. les forces délivrées par un appareillage. Il n'y a pas création mais transfert d'os. Les dispositifs orthodontiques développent des systèmes de forces. il ne s'agit pas d'un . NOTIONS AUX DE MÉCANIQUE APPLIQUÉE DÉPLACEMENTS ORTHODONTIQUES Généralités. d'élastique. Un stimulus d'origine extrinsèque. sur une dent ou un groupe de dents. A contrario. Aucun déplacement n est possible. transmet des pressions au niveau du desmodonte qui induisent une réponse biologique. etc . à l'aide de dispositifs mécaniques. dans un premier temps. d'arc. soit extrinsèques et dont les indications d'utilisation découlent de leurs caractéristiques d'action. soit intrinsèques. L'adaptation progressive et le retour à une situation d'équilibre s'effectuent grâce à des remaniements. Il n'existe pas de bon ou mauvais dispositif en orthodontie. — Les forces extrinsèques : l'appareil permet d'appliquer un certain type de force. il n'existe que des appareils qui libèrent des forces. Il est logique d'analyser. c'est-à-dire une force orthodontique. Ce paragraphe englobe tous les appareils dits « fonctionnels » (v. p. aucun déplacement n'est possible sans desmodonte (dent ankylosée. Ce paragraphe englobe tous les systèmes mécaniques fixes ou amovibles. dent réimplantée par exemple). 146). L'utilisation de ces dispositifs implique la compréhension de leur mode d'action. — Les forces intrinsèques : l'appareil ne délivre pas de force en lui-même. c'est-à-dire de leurs caractéristiques biomécaniques. La dent se déplace avec son parodonte.

non contrôlée. dans la lumière du bracket (section . En technique Edgewise (v. dans le sens opposé à la rotation -> translation (les 2 moments s'annulent). dits « multibagues » ou « multi-attaches » autorisent cette possibilité.018 x . Le point d'application des forces est quelconque. 81c). Le centre de résistance et le centre de rotation sont confondus dans ce type de déplacement.118 Traitement des anomalies orthodontiques de la situation du centre de résistance. — Le raisonnement sera conduit à partir de forces à direction horizontale. déterminant une rotation. — Une force simple. le desmodonte et l'os alvéolaire environnant. anisotrope. f) Torsion sur chant de l'arc rectangulaire. par exemple. comme on l'a vu : un déplacement en translation et une rotation (fig. »-. à partir du collet : au niveau de la 16 . 81a). il est nécessaire d'appliquer un couple. les dispositifs fixes. ce point étant situé plus ou moins apical par rapport au centre de résistance. appliquée sur la couronne (fig. — Si l'on applique une force simple. grâce à « l'effet de torque ». diminuant progressivement avec l'âge. c'est le centre de résistance. le centre de résistance (ou centroïde) d'une dent dans son alvéole est le point à partir duquel un système de forces appliquées produit un déplacement en translation pure. 158). Détermination du centre de rotation du déplacement : une force simple appliquée à distance du centre de résistance de la dent. il est donc impossible d'obtenir une translation parallèle. 81. le fil utilisé pour déplacer les apex est rectangulaire corps libre. Variations avec Page : la hauteur de l'os alvéolaire. Pour annuler cet effet de rotation. EXEMPLE : à 12 ans d'âge dentaire il se situe au niveau de l'incisive centrale supérieure : au tiers de la racine. à un instant donné. en fonction du point d'application de la force. La caractéristique mécanique de cet ensemble biologique. détermine un centre de rotation. . e) Bracket Edgewise et arc rectangulaire. Systèmes de forces. b) Force + moment -> version radiculaire. à peu près à la furcation des racines. a) Force simple = translation + rotation -> version coronaire. Par définition. d) Force simple + couple.022 < . appliquée sur la couronne. constitué par la dent. p. en fonction FlG. au cours <Tun déplacement orthodontique. Le déplacement obtenu sera le produit d'une translation et d'une rotation autour d'un centre de rotation (ou hypomochlion). déterminant l'effet de torque (courbure de 3e ordre). Seuls. par définition. 81A). • Caractéristiques des forces appliquées. le centre de résistance s'abaisse simultanément en direction apicale. mais d'un solide hétérogène. au niveau de la couronne dentaire. c) Couple = rotation autour du centre de résistance (moment pur M).028 inches). La situation du centre de résistance est fonction de la longueur et de la forme des racines dentaires de la hauteur de l'os alvéolaire et de sa densité. — Les forces horizontales. autour duquel tourne la dent. Force simple. — Une rotation verticale pure autour du centre de résistance sera produit par un couple de force (fig. d'intensité égale et de sens opposé. Couple. détermine.025 inches ou .

le plus souvent. une force simple en direction linguale (boucle de fermeture d'un dispositif fixe) (fig. la rotation en direction linguale de la couronne. Ce déplacement n'est possible qu'avec des dispositifs fixes complexes permettant de déplacer les apex (fig. la tranche la plus large de l'arc étant horizontale (fig. ce solide reste stable. 82/)). Cette pression étant très inégalement répartie selon le type de force exercée et selon les caractéristiques du milieu. le point d'application étant indifférent. Si l'ancrage est suffisant. 118) le centre de rotation étant indéterminé (fig. Dans la cavité buccale. si les deux rotations sont équilibrées (fig. Application en orthodontie. de déplacer la dent en translation pure. Le système de forces appliquées permet. Les différents types de déplacement en orthodontie. 83b). Une force est définie par quatre paramètres : — l'intensité. Caractéristiques d'une force orthodontique. dans la lumière également rectangulaire des brackets. — version coronaire : déplacement induit par une force simple appliquée au niveau de la couronne d'une dent. c'est ce que l'on appelle « la perte d'ancrage » (fig. 81/) et fig. Le déplacement induit est une rotation de la couronne autour de son grand axe. — Une force appliquée sur la couronne d'une dent se transforme en pression (force par unité de surface) au niveau du desmodonte.Notions de base et s'ajuste. les lois de la mécanique s'appliquent aussi rigoureusement. est entraîné en direction du corps libre à déplacer. en principe. dispositifs fixes). — la direction dans les trois sens de l'espace. A partir d'un certain seuil. EXEMPLE : si l'on tracte distalement une canine. • Force verticale : — agression : déplacement induit par une force verticale agissant dans le sens de l'éruption (fig. mais les dents postérieures se mésialent plus ou moins. la canine se distale. 159). 81 a) : — version radiculaire (ou effet de torque) : le centre de rotation se situe quelque part au niveau de la couronne. l'ancrage est insuffisant. 81c) (déplacement radiculo-lingual et corono-vestibulaire). p. dans la lumière du bracket. à force. 83/)). l'un des problèmes majeurs de l'orthodontiste : comment « contrôler l'ancrage » (v. qui a tendance à entraîner ce solide en direction de la traction (piquet de tente et tendeur). selon le type de force exercée. — le rapport « moment-force ». si l'on utilise un dispositif délivrant une force et prenant appui sur « des dents d'ancrage ». produira un couple de forces déterminant une rotation pure autour du centre de résistance (fig. Si l'on incorpore une torsion sur chant de l'arc rectangulaire (fig. l'insertion de cet arc. — le rythme d'application. le centre de rotation du déplacement étant plus près de l'apex que le centre de résistance (fig. linguale ou vestibulaire: — ingression : déplacement induit par un système de forces agissant dans le sens opposé à l'éruption (fig. en raison de Y impossibilité d'exercer une force simple dans le prolongement du grand axe de la dent. sera. p. 81c/). 39a). Tout solide qui sert d'ancrage à une force destinée à déplacer un corps libre subit également une force égale et de sens opposé. Le solide constituant l'ancrage. Les forces utilisées en orthodontie sont dites « bio- . déterminée par cette force simple. compensée par l'effet de torque produit dans le bracket. Il s'agit de l'effet de torque. A chaque type de force exercée correspond un mode de déplacement dentaire. dès lors. Sic/. Loi de Faction-réaction : le contrôle de Pancrage. en prenant appui sur la deuxième prémolaire et la première molaire sans précautions particulières. 81e). Si l'on associe à cette rotation. déterminé par le point d'application du système de forces par rapport au centre de résistance (moment M = F x d) (d est la distance du point d'application de la force au centre de résistance). associée à une version vestibulaire ou linguale. L'ingression peut être « pure ». Elle est. L'intensité. 81/). 82a). après extraction d'une première prémolaire. Elle peut être délibérée : on cherche à mésialer volontairement les secteurs latéraux. L'égression peut être « pure » (plus ou moins parallèle au grand axe de la dent) ou associée à un certain degré de version coronaire. — translation (ou gression parallèle) : déplacement induit par un système de forces dont la résultante se situe au niveau du centre de résistance (v. dans ces conditions. à frottement doux. Elle peut être « non contrôlée » et constitue. • Force horizontale. BASSIGNY 119 • Rotation : couple à résultante horizontale. seul le corps libre se déplace en direction de l'ancrage.

délivrant une énergie rapidement décroissante (technique Edgewise) -» force discontinue. b et c). —force discontinue : l'énergie libérée par le système mécanique diminue très rapidement. Elle sera différente pour chaque type de déplacement et chaque catégorie de dent. — force intermittente : des périodes sans aucun dispositif actif alternent avec des phases d'activité (forces extra-buccales portées 14 heures par jour). — Forces verticales. FIG. de l'os et du desmodonte. gression (monoradiculée) : 70 à 90 g . Le rapport moment-force (M/F) : correspondant aux caractéristiques mécaniques du système de forces. dès que la dent commence à se déplacer (boucle simple. c'est-à-dire comprises entre un seuil minimum. R = résorption: H = hyalinisalion. en technique fixe sur un arc rectangulaire. A LA RÉPONSE BIOLOGIQUE UNE FORCE ORTHODONTIQUE Les pressions transmises au cours d'un déplacement orthodontique. — Situation des zones d'apposition et de résorption au cours d'une version coronaire distale d'une canine supérieure (d'après REITAN). 836). . 83. s'appliquent au niveau du desmodonte.120 Traitement des anomalies orthodontiques logiques ». fonction du seuil de sensibilité du patient et de l'apparition éventuelle de lésions irréversibles de la dent. — La résultante d'un système de force peut avoir : — une direction verticale dans le sens de l'éruption ou dans le sens opposé à l'éruption (fig. suffisant pour induire l'apparition de cellules résorptrices du tissu osseux. 81 a. la réponse biologique induite s'interrompt progressivement (fig. de l'os alvéolaire et du cément. 82) : — une direction horizontale ou oblique. B. La direction de la force. b) Ressort à boucle simple (« Bull-loop »). — a) Ressort à boucles multiples délivrant une énergie très progressivement décroissante (technique de Ricketts) -> force continue. la force est dite « légère » . et un maximum. la force est dite « lourde ». ingression : 15 à 25 g. E. b) Ingression avec composante linguale. : 500 g à 1 kg. a) Égression pure. FIG. 82. dans le sens mésio-distal ou vestibulo-lingual (fig. Le rythme d'application : — force continue : l'énergie délivrée par le dispositif orthodontique est très progressivement décroissante. 84. au niveau des incisives supérieures. La notion de force optimum est encore assez discutée. FIG. 83c/). F. En technique fixe par exemple : ressort comportant de nombreuses boucles (fig. A = apposition. au niveau des incisives inférieures. A titre d'exemple : version sur une incisive : 50 à 70 g . gression (pluriradiculee) : 150 à 300 g. EXEMPLE : si M tend vers 0 -> translation. version radiculaire (par effet de torque) : 150g.

122 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. ou bien dans les espaces médullaires à distance. étirement des fibres desmodontales. en fonction des réactions histologiques.). — apposition osseuse : l'os fibreux immature se forme 10 à 15 jours plus tard sur cette trame. dans le sens de la traction (3). Après 3 à 4 semaines. 85. . après réorganisation : .apposition d'os néoformé (bande blanche) (2) . FIG.m. — apparition de cellules ostéogéniques (ostéoblastes) . — a) Zone en tension : élargissement du ligament (1). . — b) Taux du déplacement selon le temps. les cristaux d'apatite. 86. dilatation des espaces vasculaires (2). b) Zone en tension. cet os est remplacé par de l'os lamellaire: — zones d'ostéoclasie : à certains niveaux.espaces vasculaires élargis (1): . — le tissu ostéoïde : il est constitué par une matrice organique sur laquelle se déposeront.espaces médullaires (e. plus tard.

85a).b. il se manifeste au niveau desmodontal par une compression des espaces vasculaires avec ischémie. D. 86a et b). Ost. La réponse biologique : — réorganisation ligamentaire: — résorption latérale directe : les ostéoclastes autour de la zone hyaline. pète. Ost. riches en cellules. C. dans lesquelles sont apparues les cellules ostéogéniques. A ce stade. sur la face desmodontale de la lame criblée (fig. = ostéoblastes. LA RÉSORPTION INDIRECTE OU A DISTANCE : en regard de la zone hyaline. LA RÉSORPTION OSSEUSE DIRECTE : FlG. Effets mécaniques : — élargissement du ligament et des espaces vasculaires (fig. au niveau comprimé. 121 — Au niveau des zones soumises à de fortes pressions. Les ostéoclastes résorbent le mur alvéolaire. = résorption indirecte. — résorption frontale directe : elle se produit à distance de la zone hyaline et dans les zones de moindre pression. = apposition compensatrice. ce qui explique la sensation de douleur après activation. L. R. puis la lame criblée. — orientation générale des structures dans le sens de la traction. l'apparition de cellules ostéogéniques. — La compression du ligament et la flexion alvéolaire induisent. e. la disparition progressive des éléments cellulaires. pendant lesquels aucun mouvement n'est perceptible (fig. 85. et à d'autres niveaux. • Les modifications histologiques au niveau a"une zone comprimée. elle peut persister 40 jours et plus. Elles dépendent du type de force exercé (fig. La réponse biologique (fig. 856). R. — au niveau de la lame criblée : se produit une déformation secondaire de l'os alvéolaire (flexion alvéolaire) faisant suite à cette compression du desmodonte. — a) Modifications histologiques au niveau d'une zone comprimée (d'après BARON). résorbent la lame criblée par voie directe et latéralement à la zone de pression maximale (fig. 84). à certains niveaux.c. = émail. 85a). le ligament est considérablement élargi. Résumé : A la suite de l'application d'une force orthodontique sur une dent. Chez l'adulte. Le ligament est progressivement comprimé le long de la lame criblée. • Les modifications histologiques au niveau dyune zone de tension. Durée : la hyalinisation débute au bout de 36 heures et dure en moyenne 12 à 15 jours. 85a). La situation de ces zones et leur répartition permettront de caractériser la réponse histologique aux différents types de forces exercées. 85a). I. A. = résorption latérale directe. des zones comprimées dites « en pression » et des zones relativement étirées dites « en tension ». au niveau ligamentaire. se produit. l'activité ostéoclasique est reportée à distance du desmodonte dans les espaces médullaires voisins. par voie centri- .Notions de base A la suite de ces pressions. = ostéoclastes. Effets mécaniques : — au niveau du desmodonte : le déplacement initial est surtout d'origine hydraulique. ou lors de l'utilisation de force excessive. une suite de réactions en chaîne : réaction hydraulique -> réaction mécanique -> mitoses des cellules précurseurs des cellules ostéogéniques -> apparition des ostéoclastes -* résorption osseuse -> nouvel équilibre. — Cette zone se situe du côté opposé à la force appliquée. Cette variation dans la réponse sera fonction du degré de pression exercée. H = hyalinisation. LA ZONE ACELLULAIRE OU ZONE HYALINE (fig. se produit schématiquement un arrêt de la circulation sanguine et une disparition des éléments cellulaires. on peut observer. F = direction de la force.

Avec des appareils amovibles. et d'utiliser des systèmes mécaniques délivrant des forces contrôlées. il est indispensable de la traiter car l'inflammation gingivale s'aggrave avec le déplacement. — faciliter la phonation par un placement correct de la denture et de la langue: . pendant un premier temps. Facteurs extrinsèques. c) L'os alvéolaire : sa densité est variable . sans récidive. Certains auteurs conseillent d'utiliser des forces continues très progressivement décroissantes. b) Le desmodonte : facteurs individuels propres à la cellularité. c) Pérennité à court et à long terme : — stabilité : stabilité du résultat obtenu. si le canal est correctement traité et s'il n'existe pas de lésion apicale. Ils sont encore mal connus. du type de déplacement effectué. seules les versions sont possibles. En conséquence. Rythme d'application : il semble que le rythme d'application soit plus important que l'intensité de la force. la hyalinisation est de règle. — longévité à très long terme : par le jeu des différentes fonctions et la situation des arcades dentaires par rapport à la morphologie osseuse et gingivale. f) L'état gingival : si le patient présente une gingivite avant traitement. — facteurs endocriniens (v. au début du déplacement. un alignement plaisant de la denture et des proportions satisfaisantes entre les tissus de recouvrement et les dents. conférer une assurance de durée au système manducateur. Il est préférable d'appliquer des forces très légères. corticale externe). Les procédés utilisant des forces intermittentes permettent d'exercer des pressions très importantes.Objectifs de traitement 123 FACTEURS INFLUENÇANT LE DÉPLACEMENT Facteurs biologiques intrinsèques. Facteurs locaux : a) La dent : — caractères morphologiques : les pressions se répartissent sur des racines dont la longueur et la surface sont différentes. e) Le tissu ostéoïde : il semble que ce tissu ne soit pas résorbable. • Les objectifs particuliers : — améliorer la ventilation nasale. d) Le site du déplacement : il sera plus difficile de déplacer les dents à la mandibule qu'au maxillaire (densité osseuse différente) et plus facile de vestibuler des incisives supérieures que des incisives inférieures (épaisseur de la corticale et proximité lame criblée. même tardivement jusqu'à 35-40 ans environ. d) Eviter les lésions iatrogènes. à la substance fondamentale. Intensité : l'intensité des pressions exercées dépend. dans une zone comprimée. Facteurs liés aux dispositifs : en méthode Edgewise l'objectif biomécanique c'est de déplacer les dents en translation. on peut pratiquer des traitements orthodontiques. — dépulpation : une dent dépulpée se déplace aussi aisément qu'une dent saine. b) Objectifs esthétiques : rechercher une harmonie du visage. Les déplacements en gression sont particulièrement indiqués. la zone pressée est reportée sur l'ensemble de la surface desmodontale.selon les individus et selon le site. le phénomène ostéoclasique se poursuit pendant la phase d'interruption. ce qui influence le choix de l'intensité de la force et la détermination de la valeur de l'ancrage. le réglage de l'intensité délivrée est encore très discuté à ce jour : 100 g/cm2 et 1 mm de déplacement par mois constituent des indications moyennes. Il peut donc bloquer ou retarder le déplacement lorsqu'on inverse le sens de la force. p. à la visco-élasticité du ligament. — facteurs nutritionnels : éviter les traitements orthodontiques sur des sujets de santé déficiente. Facteurs généraux : — l'âge : chez un adulte. à court et moyen terme . ce qui est confirmé biologiquement par la nécessité d'entretenir un certain « pool » d'ostéoclastes (Baron). 19). LES OBJECTIFS DE TRAITEMENT LES DIFFÉRENTS OBJECTIFS DU TRAITEMENT m Les objectifs principaux : a) Objectifs occ/usaux : assurer une fonction occlusale optimale.

• Agencements intra-arcades : trois critères essentiels sont à respecter : — les crêtes proximales doivent se trouver au même niveau . en fin de traitement. En dehors de cette cuspide. — au cours des mouvements d'excursion latérale. c'est-à-dire des modifications des données occlusales initiales. — constitue la relation maxillo-mandibulaire la plus favorable à l'établissement d'une bonne occlusion (pas plus de 1 mm de décalage). Bien que le concept de protection canine ne soit pas universellement accepté par les occluso-dontistes. cette disposition assure une occlusion facile à réaliser au cours d'un traitement orthodontique et fonctionnellement satisfaisante. • Relations interarcades : — faciliter une reconstruction prothétique ou éliminer la nécessité d'un artifice prothétique . mais pas trop. de la largeur des dents maxillaires et de la pente incisive. au stade terminal du traitement actif en technique fixe . La rotation linguo-distale de la dent de 6 ans doit être légèrement accentuée pour obtenir ces relations occlusales . — les relations de classe II thérapeutique (extraction des 14 et 24) (fig. en principe. en fin de traitement. — 90 % des dentures naturelles peuvent avoir une position d'intercuspidie maximale antérieure à la relation centrée. pour préserver l'harmonie de la denture. doivent présenter un certain degré de parallélisme. — les axes dentaires. • La recherche des objectifs idéaux. telle qu'elle est définie page 13. a) Statiques : — les relations de classe I (v. 87c). sans traitement orthodontique. OBJECTIFS OCCLUSAUX L'objectif le plus satisfaisant d'un traitement d'orthodontie est constitué par une occlusion statique et dynamique. La cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire inférieure est en rapport avec l'embrasure 14 et 15. aussi bien en fonction des données morphologiques initiales. ce qui ne veut pas dire que toutes les arcades doivent être nivelées de la même façon. p. de la longueur des lèvres. — au cours du mouvement de propulsion. la désocclusion immédiate des molaires doit être assurée. Les relations des arcades étant celles de la classe I d'Angle. et R. Ce contrôle des axes dentaires doit être effectué à l'aide d'une radio panoramique. M. Les contacts travaillant permettant le guidage de la mandibule au cours du déplacement sont assurés. 64) . De nombreux traitements d'orthodontie. Cette désocclusion est également fonction de la pente incisive et de la pente condylienne. C. toutes les cuspides primaires inférieures ont des rapports avec les crêtes. sous peine de voir apparaître des abrasions excessives. ou dans la fosse distale de la deuxième prémolaire inférieure. à rejeter. . la concordance entre les deux positions — I. p. — La poursuite de ces objectifs constitue l'idéal à atteindre. La cuspide mésio-palatine de la dent de 6 ans supérieure doit être située dans l'embrasure entre deuxième prémolaire et première molaire inférieure. C. ce qui ne signifie pas que des rapports occlusaux non en classe I soient nécessairement traumatogènes. — créer des conditions favorables au traitement des parodontopathies. La canine doit être assez longue pour effectuer ce travail. cet idéal constitue véritablement un « combat douteux » dont le patient n'est pas toujours conscient et qui doit être mené avec conviction. des lésions du parodonte ou des douleurs articulaires. même conduits par des mains expertes. Cette relation thérapeutique est. • Relation centrée et intercuspidie maximale. 87a et h). autant que faire se peut. que des choix thérapeutiques ou de la motivation du patient. Lorsqu'un traitement d'orthodontie est indiqué. dans ce cas. soit par la canine — il s'agit d'une « protection canine » (fig. 14) : cette occlusion idéale ne correspond pas toujours à l'occlusion obtenue en fin de traitement . ne satisfont pas à tous ces critères. b) Cinétiques : — faire un « set-up » (v.124 Traitement des anomalies orthodontiques — le nivellement de la courbe d'occlusion est une nécessité technique pour la plupart des méthodes multibagues. L'importance de cette courbe. sera fonction des objectifs occlusaux. Le praticien est constamment balancé entre la réalité du facteur humain et l'objectif théorique à atteindre. 88) soit par les cuspides vestibulaires des dents supérieures (cuspides de soutien ou primaires) — il s'agit. La recherche de cette concordance est un objectif primordial en orthodontie. d'une « protection de groupe ». — les relations de classe III thérapeutique (extraction des 34 et 44) (fig. on ne doit pas constater de contacts cuspidiens du côté non travaillant.

— Ils sont FIG. dans le cas d'une agénésie). . Les lèvres : la forme. Les rapports entre la denture et les lèvres. on doit envisager un traitement destiné à augmenter ou à diminuer l'E. 88. A titre indicatif. C'est dire combien l'amélioration de l'aspect de la denture et du visage doit être recherché conjointement avec un fonctionnement occlusal optimal. à consulter. Dans certains cas.Objectifs de traitement 125 FiG. a) Vue vestibulaire. la lèvre recule de 1 mm quand les incisives reculent de 2 mm. ce qui est plus difficile (mise en place de la canine supérieure en position d'incisive latérale. le plus souvent. F. pour les types accentués de face longue ou de face courte. avec de grandes variations individuelles. en protection de groupe. — Relations thérapeutiques de classe II molaire et classe I canine. (fig. sont des facteurs déterminants dans les objectifs thérapeutiques et en grande partie sous le contrôle du traitement. b) Vue linguale. au cours des excursions latérales. 87. la position des lèvres dans le profil et les rapports qu'elles entretiennent entre elles et avec la denture. il n'est pas possible d'obtenir une protection canine. c) Relations thérapeutiques de classe III molaire et classe I canine (amalgame mésial 36). il faut donc régler l'occlusion. — Protection canine au cours d'une excursion latérale gauche. OBJECTIFS ESTHÉTIQUES C'est la motivation esthétique qui amène. Le type de face : en règle générale. On recherchera des relations labiales harmonieuses et la fermeture des lèvres en position de repos. I. 32).

une gencive d'aspect peu engageant. 89) . Selon les motivations particulières de chacun. Pour des patients présentant une lèvre de longueur habituelle. peut être un autre motif de consultation. — Position idéale du bord libre des incisives supérieures. doivent plutôt conduire à un recul marqué des"incisives.126 Traitement des anomalies orthodontiques F i e 89. — Brièveté de la lèvre supérieure (malocclusion de la classe II. état de l'émail et à la longueur des lèvres. La convexité : l'exagération de la convexité ou de la concavité du profil. p. 90. FIG. en fonction du stomion -> distance mesurée par rapport au plan d'occlusion. distance mesurée par rapport au plan d'occlusion fonctionnelle (fig. le bord libre de l'incisive supérieure doit être située à environ 2. on pourra se contenter de rechercher une fermeture labiale et des rapports labiaux équilibrés redonnant au patient un type familial auquel l'entourage tient. forme. Toutefois. le caractère harmonieux et plaisant d'un visage n'est pas toujours fonction de la diminution de ses saillies. Les lignes esthétiques (v. 90). — dans le sens antéro-postérieur : une denture de belle apparence peut être placée assez en avant dans le profil mais des dents hypoplasiés. couleur. comme le pensent parfois les orthodontistes. liés à l'apparence des dents. division 1). . ou au contraire. corollaire des facteurs précédents. 58).5 mm plus bas que le stomion. Le traitement doit s'efforcer d'y remédier (fig. rechercher des procédures destinées à modifier considérablement le profil par un recul accentué des lèvres. — dans le sens vertical : le sourire gingival est la conséquence disgracieuse d'une lèvre courte ou d'un maxillaire basculé vers le bas.

comme placer la cuspide mésio-palatine de la première molaire dans la fosse médiane de la première molaire inférieure. La définition de cette position d'équilibre fait encore l'objet de telles discussions qu'il n'est pas possible de donner des règles simples. — a et b) Fermeture d'espaces. Début de traitement : 9/76. fin de contention : 10/79. Le problème n'est plus de savoir comment déplacer les dents. vers l'avant. 91. . 197). p. pour éviter la récidive des anomalies c'est de placer les dents dans une position équilibrée. La forme des arcades et FIG.Objectifs de traitement INOCUITÉ 127 Les lésions iatrogènes dues à un traitement d'orthodontie et les moyens de les éviter (v. après extraction des 36 et 46 et mise en place fonctionnelle des 37 et 47 . — Le seul procédé théoriquement correct. 38 et 48 en évolution. mais où les mettre pour assurer leur stabilité et préserver leur intégrité. PÉRENNITÉ A LONG TERME • La stabilité.

• La longévité. etc. Une disposition occlusale satisfaisante évite-t-elle les troubles articulaires. b) Après traitement. OBJECTIFS PARTICULIERS la position des dents est sous la dépendance de facteurs multi-variés dont la définition et le contrôle échappent encore. 92. D. pour une part. — L'orthodontie moderne est encore dans les premiers temps de son âge. prescription de l'ablation des amygdales pharyngées ou/et palatines. dans son intégrité. n'est pas stable. l'hygiène buccale est satisfaisante. éléments fonctionnels : persistance de dysfonctions. — Redressement des axes dentaires avant prothèse fixée. — Éliminer la nécessité d'une restauration prothétique : si les premières ou deuxièmes molaires sont délabrées et irrécupérables. . après correction d'une rotation). si en outre. sangle labiale tonique + +. — de la morphologie parodontale. — de facteurs histologiques spécifiques (étirement des fibres supracrestales. — d'une croissance résiduelle. Un recul molaire intempestif par une force extra-buccale a tendance à récidiver s'il existe. les techniques ortho- FIG. . Il est évident qu'un bon alignement permet une meilleure élimination de la plaque. le bruxisme ou les abrasions? Pour certains. éléments anatomiques : lèvre courte. et un échantillon d'individus présentant des arcades bien alignées et dont le niveau d'hygiène est similaire (Ingervall). de même une vestibulo-version exagérée des incisives inférieures. En résumé on peut dire que la stabilité dépend : — des pressions musculaires. le facteur comportemental serait déter- — Améliorer la ventilation nasale (v. une D. Terminer un traitement d'orthodontie dans de bonnes conditions permet très probablement un fonctionnement meilleur du système stomatognathique. — Améliorer la phonation par un placement correct de la denture et le rétablissement d'une situation linguale habituelle. mais plutôt un élément favorisant dont le poids n'est pas encore clairement défini à ce jour. Les recherches récentes sur l'étiologie de la carie permettent de mettre en évidence avec quelques certitudes un défaut dans les mécanismes de défense immunitaire. Il est toutefois possible de préciser ce qu'il ne faut pas faire pour le maintien de cette stabilité : l'expansion bimaxillaire récidive dans 90 % des cas. . sans négliger toutefois les conditions locales. — de l'agencement de l'intercuspidation . à localisation postérieure. a) Avant traitement. aux connaissances actuelles en orthodontie. M. Toutefois. En Europe. Il est parfois troublant de constater l'absence de symptomatologie chez des patients présentant des malocclusions marquées. C'est plutôt la qualité initiale de la « gencive attachée » et l'épaisseur de la corticale externe qui détermineront l'apparition ou non de lésions parodontales. par ailleurs. Cela ne constitue pas une garantie quant à la conservation à long terme. il n'existe pas de différence significative entre un échantillon d'individus présentant une excellente hygiène et des malocclusions. . 86) : disjonction du maxillaire. p. — de la poussée mésiale des dents de sagesse. du système manducateur. l'introduction des techniques fixes et des principes thérapeutiques qui les gouvernent n'a guère débuté avant les années 60. Le recul n'est pas encore suffisant pour faire une estimation des effets d'un traitement d'orthodontie sur la conservation d'un état de santé bucco-dentaire significativement meilleur que pour une population non traitée et présentant des anomalies orthodontiques.128 Traitement des anomalies orthodontiques minant dans l'apparition de ces dysfonctions. Les malpositions ne jouent qu'un rôle secondaire dans le processus carieux.

Cette limitation peut être fonction : — des désirs du patient et de son entourage et des particularités de son caractère: — de considérations occlusales. en fonction de ses propres convictions. en fonction des réponses aux questions précédentes? Faut-il extraire ou non? Répondre à ces interrogations permettra: — de préciser le choix des moyens thérapeutiques. certains éléments morphologiques ou fonctionnels étant prédominant. La solution la plus satisfaisante pour le traitement de certains cas de classe II. QUE TRAITER ? Le facteur humain. La lassitude de certains patients. L'orthodontie trouve là sa pleine justification (fig. — Ce plan sera modulé en tenant compte de la personnalité du patient et de la motivation de ses proches. peut amener le praticien à négliger la mise en place correcte des dents de douze ans. afin d'obtenir des relations de classe 1 au niveau des canines et des dents de 6 ans. Il faudra en tenir compte pour éviter de graves déboires au cours du' nouveau traitement. par exemple.Etablissement du plan de traitement dontiques fixes sont à même de fermer les espaces d'extraction soit vers l'avant. ce qui peut constituer un risque potentiel. évitant de ce fait un remplacement prothétique chez l'adolescent ou le jeune adulte. il faut éviter le traitement avec quatre extractions pour l'obtention d'un recul labial important et ne traiter que la biproalvéolie. division 1. — de fixer la durée approximative du traitement actif et de la contention . etc. . Un enfant ayant déjà subi un traitement inadapté pendant une période assez longue. en dernier ressort. une solution de compromis est préférable. Ceci constitue une des orientations d'avenir de l'orthodontie. semi-tardif ou tardif? En une ou plusieurs étapes? Comment traiter ? Quels sont les dispositifs utilisables. ce qui constitue l'objectif occlusal idéal. soit vers l'arrière. Si la coopération est incertaine. a déjà fortement entamé son « capital de coopération ». Considérations occlusales. — Le plan de traitement le plus satisfaisant au niveau occlusal et esthétique doit être proposé par le praticien. à la fin du traitement actif. réaligner des incisives en malposition après extraction de la plus dénudée (fig. Cette solution implique le port très régulier et très intense d'une force extrabuccale. A l'aide des données précédentes le plan de traitement doit répondre à trois questions : Que traiter? Faut-il traiter l'ensemble des malocclusions observées? Quels sont les objectifs du traitement? Quand traiter? Traitement précoce. Si le patient et son entourage estiment par exemple qu'une biproalvéolie accompagnée d'une biprochéilie en classe 1 ne justifie pas de grandes modifications cutanées. — d'établir les séquences détaillées du plan de traitement. Les moyens thérapeutiques variés offrent des procédés adaptés au traitement de ces anomalies. — de poser un pronostic de réussite et de stabilité. — On pourra laisser un La limitation des objectifs : il semble paradoxal de limiter les objectifs thérapeutiques à la correction d'une partie des anomalies. 91a et b).ou disto-versées (fig. — de la limitation des possibilités orthodontiques et de l'âge du patient. — L'évaluation de la motivation au traitement peut faire décider. — Créer des conditions favorables au traitement des parodontopathies : égresser. c'est l'extraction des deuxièmes molaires supérieures et le recul des dents de 6 ans. du choix thérapeutique. — d'évaluer les risques de révision de la procédure définie initialement. 96a). Le degré de coopération. La motivation esthétique. c'est l'extraction de 14 et 24 et des relations de classe II molaire thérapeutiques. redresser une molaire mésio-versée montrant une poche mésiale. une dent présentant une poche infra-osseuse. L'orthodontiste peut également concourir à une réhabilitation prothétique équilibrée par la correction de dents supports de bridge mésio. 92c/ et b) ou encore par une meilleure répartition 129 des piliers d'un bridge (distalage d'une 2e prémolaire dans un secteur édenté). — de l'évaluation des risques de récidive. L'ÉTABLISSEMENT DU PLAN DE TRAITEMENT La conclusion du bilan orthodontique constitue un catalogue des anomalies observées.

— v. aggravé par une hygiène médiocre. 3° LE FACTEUR HUMAIN. ne peuvent être mises en place sans risque. Les risques de récidive et de lésions (v. 38) . EXEMPLE : — D. quand il se justifie. La chirurgie oro-faciale trouve là toute son indication (v. source de résorptions apicales ultérieures (v. par exemple. suivi d'un traitement tardif en denture adulte. Les éléments déterminant : 1" LE STADE DE CROISSANCE est un facteur important certain degré de recouvrement incisif si l'on estime que la position des incisives est nécessaire à l'obtention d'un guide incisif satisfaisant. mais la règle c'est de ne considérer le traitement actif comme réellement terminé qu'après évolution et mise en place correcte des deuxièmes molaires. 17). 2° LA GRAVITÉ DES ANOMALIES : QUAND TRAITER ? La réponse à cette question doit tenir compte de plusieurs paramètres : — l'âge dentaire . Limitation des possibilités orthodontiques : — impossibilité technique : certaines canines incluses en position horizontale haute. 200) : — La correction de certaines rotations chez un adulte peut faire apparaître des lésions du parodonte vestibulaire (déhiscence) . M. en général tardive (v. — la susceptibilité à la carie : il faudra envisager avec beaucoup de réserve un traitement complexe sur une denture présentant déjà de multiples obturations et des caries en cours de développement. Elles comprendront deux ou trois étapes discontinues. 187 —. — traitement en deux étapes discontinues : trai- — plus la sévérité de la malocclusion est marquée. — impossibilité thérapeutique : certaines anomalies ne peuvent être traitées uniquement par des moyens orthodontiques (prognathie inférieure sévère). surveillance. surveillance. traitement précoce (denture mixte). A partir de la phase de constitution de la denture adulte. soit pour profiter du taux maximum de croissance prépubertaire. ou une seule étape. p. D. en denture adulte (pour un cas de classe IL division 1. le plan de traitement doit tenir compte du stade de croissance du patient (v. et non des relations de classe II. pour les cas de classe II. — La seule limitation à un traitement précoce. Conclusion : cette énumération ne constitue pas un catalogue limitatif. D. l'extraction de dents permanentes ne permettra que le traitement de la D. division 2. canines et deuxièmes molaires sont évoluées. p. provoquant des inclusions. 197). — toute position très antérieure des incisives supérieures comporte également un danger de fracture. ou suivies dans le temps. mais une illustration de ce que l'on dénomme des « solutions de compromis ». traitement tardif (denture adulte) . soit au contraire pour éviter cette période très active (fig. — traitement en deux étapes qui se suivent : traitement précoce en fin de denture mixte. . la plupart du temps. les prémolaires. Le traitement d'orthodontie risque de provoquer une recrudescence de cet état carieux. la . des défauts de gencive attachée: — proglissement en classe III entraînant des abrasions des faces vestibulaires des incisives supérieures et une mobilité des incisives inférieures. M. division 1 (fig. plusieurs solutions sont possibles. au niveau des incisives latérales ou pour les biprotrusions et également un risque de microtraumatisme apical. 165). — le facteur humain. si l'on attend l'évolution de toutes les dents: — laisser une anomalie importante. 87). p.130 Traitement des anomalies orthodontiques tement précoce (denture mixte). peut se situer une étape du traitement orthodontique. les prémolaires et les canines sont évoluées. s'installer en denture permanente fait courir le risque de voir apparaître des lésions ou des problèmes plus complexes. pendant et après le pic de croissance. A chaque période de la morphogenèse des arcades. M. — le stade de croissance: — la gravité des anomalies . p. — traitement en trois étapes : traitement très précoce (denture temporaire). c'est le facteur humain. D. — traitement en denture adulte complète : traitement d'adulte. En effet. — traitement tardif en une seule étape : traitement tardif en denture adulte jeune : . plus il sera difficile de tout corriger. Son évaluation présente assez peu d'intérêt au cours des séquences précoces. associée à une D. que ce soit pour les cas de classes II. en denture mixte. Les différentes procédures. dont il faut tenir compte avant. des dénudations (fig. 14). 50d). et idéalement des dents de sagesse. sauf retard ou avance cliniquement visible. p. — En fonction de l'âge dentaire. p. traitement tardif en denture adulte.

retard d'âge dentaire et D. Or les modifications dues à la croissance sont souvent aléatoires. TRAITEMENT PRÉCOCE ment est augmentée et il faut prévoir le plus souvent 2 étapes successives de traitement. Un traitement précoce avec extractions pilotées se justifie également pour des raisons parodontales (formation d'une gencive attachée de bonne qualité (v. — Une indication de traitement précoce : les incisives présentent une chance sur 3 de se fracturer. p. ceci correspondant à la phase orthodontique du traitement. 181) ou pour éviter des inclusions. D. Par ailleurs entre 8 et 11 ans. La stabilité est meilleure. D. — D. dans certains cas. au cours de la phase terminale du traitement. de faible ou moyenne amplitude. Traitement précoce ? Traitement tardif ? Selon le profil du praticien et ses convictions thérapeutiques. ceci implique une prédiction de l'évolution des germes et de leur taille et une simulation de la croissance à venir. Inconvénients. p. — traitement d'une latérodcviation par endoalvéolie maxillaire (v. 148) : ces dispositifs autorisent le déplacement . Le choix des moyens thérapeutiques : — les dispositifs multi-bagues ou multi-attaches (v. — Si l'on décide d'instituer un traitement précoce. 25). il s'agit d'une période psychologiquement favorable : l'enfant est très ouvert aux conseils et à l'autorité des adultes. 11 y a donc antagonisme entre les impératifs techniques et le développement psycho-affectif de l'enfant. Enfin la période pubertaire est souvent une époque délicate pour faire accepter des dispositifs visibles et toutes les contraintes d'un traitement d'orthodontie. INDICATIONS DE TRAITEMENT TARDII : — traitements avec extraction. selon les techniques utilisées. C'est l'évaluation subjective par le patient de cette durée globale qui peut amener une rupture de la coopération. si l'on attend la mise en place des dents adultes. 93. p. — extraction précoce de dents temporaires avec mésialage secondaire iatrogène. : dents hypoplasiées. période essentielle pour l'obtention d'une bonne fonction occlusale. Cette normalisation des rapports entre les arcades dentaires constitue un facteur favorisant pour un déroulement meilleur des fonctions et l'établissement d'une fonction occlusale satisfaisante. Le traitement ultérieur en denture adulte est facilité et écourté. M. — traitement précoce de certains cas de classe squelettique II: — traitement d'un proglissement mandibulaire associé à certains cas de classe III. ce qui n'est plus réalisable tardivement en fonction des engrammes cérébraux (v. qui deviendraient nécessaires en denture adulte. en technique fixe. La récupération d'une fonction normale est également possible précocement grâce à certaines rééducations. Philippe : « Dans le cadre des traitements en denture mixte. 184) . Inconvénient majeur : la durée globale du traite- Des relations interarcades statiques et dynamiques précises ne pourront être construites qu'après la mise en place des dents adultes. COMMENT TRAITER ? Le propre d'une orthodontie de qualité c'est d'utiliser des moyens thérapeutiques adaptés aux anomalies que l'on se propose de traiter et aux impératifs biomécaniques. M. M. p. sévère. D. INDICATIONS DE TRAITEMENT PRÉCOCE : — incisives apparentes. le pourcentage de traitements précoces ou tardifs sera très important ou très faible. Comme l'écrit J. en posture labiale habituelle de repos (fig. il faut frapper fort pendant un temps bref ». — D. 55a et 93): FIG. les dispositifs orthopédiques entraînent des modifications considérables des formes maxillaires et des relations entre les arcades. p. certains cas de classe II ou de classe III. — certaines supraclusions (v. agénésies. Appliqués tôt. 183). TRAITEMENT TARDIF Avantages. éviter des extractions. — Le traitement précoce offre des possibilités d'action très étendues et peut. en technique fixe.Etablissement du plan de traitement durée globale du traitement est augmentée si le traitement est débuté précocement.

ce qui peut faciliter l'obtention de relations de classe I molaire et le placement des dernières molaires.E. — Elles permettent un recul moins important du secteur antérieur et des lèvres. dans certains cas. etc. Entre le pourcentage relevé par Tweed dans sa pratique — 60 % de cas avec extraction — et celui proposé par Ricketts — environ 30 % des cas — réside toute la différence entre deux conceptions très éloignées. donc un recul labial et un recul du point A. — la myothérapie (p. P O S S I B I L I T É S DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES DEUXIÈMES PRÉMOLAIRES. une place très privilégiée. 141. germectomies. 146).A peu près toutes les dents adultes peuvent être extraites. soit une occlusion et un profil habituel.. p. important. D. en fonction de l'aspect irréversible des extractions et de l'utilisation de dispositifs fixes complexes: — la durée d'un traitement avec extraction est plus facilement programmable. l'intérêt de pouvoir exercer. sur gouttière.) : — les appareils amovibles mécaniques : ils permettent de corriger des versions et de réaliser des déplacements unitaires dans le sens vertical (v. est modérée et le profil normal. 165) . étape par étape et constituent un guide. différence qui se ressent au niveau de MIÈRES PRÉMOLAIRES. résection de frein. Mais le traitement des supraclusions en est parfois compliqué. 163). révisable. (p. D. • Le choix des dents à extraire. etc. Cet ensemble de moyens constitue un arsenal thérapeutique dont les différents éléments peuvent être utilisés conjointement ou au cours de séquences successives de traitement. • Dans quel but extraire des dents permanentes ? — Pour permettre le traitement d'une dysharmonie dento-maxillaire. 136): — les extractions : dents temporaires et dents adultes . donc elles modifient moins le profil. LES CONSÉQUENCES : des apex et le placement précis des cuspides et des fosses antagonistes. . . pour obtenir des résultats occlusaux satisfaisants. — la chirurgie orthodontique : dégagement chirurgical de dents incluses.. — la coopération de l'enfant. l'avulsion de ces dents offre la possibilité d'utiliser la presque totalité de leur largeur M. Elles autorisent un déplacement mésial plus important des molaires (perte d'ancrage délibérée). — une technique fixe multi-bagues ou multi-attaches est indispensable.. M. p. sauf cas particulier.132 Traitement des anomalies orthodontiques la pratique quotidienne et peut troubler le praticien non spécialisé. des forces lourdes ( + de 1 kilo) (disjoncteur. Elles seront analysées pour chaque malocclusion. — Elles correspondent aux phases détaillés du traitement. — les rééducations diverses : déglutition. F. Ils occupent actuellement. dans l'éventail des thérapeutiques orthodontiques. — Pour obtenir un recul des lèvres (corriger une convexité cutanée exagérée). (p. Si l'ancrage postérieur est bien conservé. 140. selon les principes de traitements auxquels on se réfère. Leur maniement est complexe et exige une formation particulière. à des fins thérapeutiques. pour l'ensemble du traitement actif et de la contention. Ils nécessitent plus qu'aucun autre la coopération du patient.B. grâce au mésialage des secteurs latéraux. ce qui peut être un avantage si la D. Ils impliquent une bonne connaissance des nécessités de l'occlusion. — Pour des problèmes de symétrie. est tout aussi indispensable. — Pour corriger un décalage antéro-postérieur (de classe II ou de classe III). la modification de la forme maxillaire (disjonction). labioplastie. — Pour des motifs endodontiques (dents irrécupérables chez un enfant présentant. en denture adolescente ou adulte: — les appareils orthopédiques : ils permettent la correction d'un décalage antéro-postérieur dans le sens de la classe II ou de la classe III (activateur. — Elles permettent le maximum de rétraction du secteur antérieur incisivo-canin. Ils présentent. contrairement aux idées reçues. 165) : — la chirurgie oro-faciale : ostéotomie totale ou segmentaire des maxillaires. p. Les prémolaires : POSSIBILITÉS DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES PRE- — LES EXTRACTIONS DE DENTS ADULTES EN ORTHODONTIE Les extractions de dents adultes tiennent une place plus ou moins importante dans les moyens thérapeutiques actuels. Les séquences du traitement. — Pour modifier un type de croissance très postérieur ou tout au moins ne pas l'aggraver (face longue — rotation postérieure). chirurgie des tissus mous : glossotomie. p. C'est la solution la plus habituelle. en outre. 165). ventilation (p. soit des anomalies orthodontiques).

94a et h) . CONTRE-INDICATIONS : — agénésie ou microdontie des germes de dents de sagesse ou des deuxièmes prémolaires. M. sans traitement immédiat: après extraction très précoce. . — a et b) Comparaison du résultat esthétique de l'extraction de la 14 (a) et de la 25 (b). division 1 (extraction des premières molaires supérieures) . D. V. dans le cadre d'un traitement d'orthodontie. D. 95^. — bèance antérieure et latérale (anomalies maxillaires du sens vertical) . 94. LES CONDITIONS D'EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES : — présence des germes des dents de sagesse et des deuxièmes prémolaires. modérée avec symphyse prononcée. — malocclusions de la classe III (mésialage des dents de 6 ans supérieures). — cas de classe II. M. par un déplacement mésial des deuxièmes molaires (controversé). division 1. et b): c) Indications orthodontiques pures : extraction de dents de 6 ans saines ou porteuses d'obturations mineures sur une seule face. division 1 et dysharmonie dentomaxillaire : extraction des 4 premières molaires: — traitement précoce d'un cas de classe II. LE MOMENT DE L'EXTRACTION : a) Extraction précoce : FlO. donc doit être acceptée sauf à la rigueur pour l'extraction précoce des 16 et 26 (p. Les premières molaires : LES TROIS INDICATIONS D'EXTRACTION : a) Indications endodontiques pures. . — cas de classe III : extraction des premières molaires inférieures. b) Indications orthodontiques et endodontiques : traitement avec indication d'extraction et dents de 6 ans délabrées (fig. — type de croissance « face courte » accentuée.Etablissement du plan de traitement La conservation des premières prémolaires maintient mieux la dimension verticale s'il existe une supraclusion. — indications endodontiques pures : . deuxièmes molaires inférieures : après 9 ans d'âge dentaire. à localisation antérieure et postérieure: extraction des 4 premières molaires. leur mise en place spontanée est relativement satisfaisante. POSSIBILITÉS DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES : — diminution de la D. face longue : l'extraction des deuxièmes prémolaires sera destinée à entraîner un mésialage des dents de 6 ans : la correction des relations de classe II s'effectuant plutôt par un déplacement mésial de la dent de 6 ans inférieure que par le recul de la dent de 6 ans supérieure. — D. LES COMBINAISONS D'EXTRACTION ENTRE PREMIÈRES ET DEUXIÈMES PRÉMOLAIRES : 133 a) Avulsion des 14 et 24 et des 35 et 45 : indications : — D. sans a n o m a lies orthodontiques associées. pour les 2/3 des cas. — recul des prémolaires et des canines. b) Avulsion des 15 et 25 et des 34 et 44 : indications : — motif esthétique : la face vestibulaire des deuxièmes prémolaires supérieures est plus courte que celle des premières (fig. la plupart des cas présentent des mésioversions importantes et des rotations mésiolinguales. — une technique fixe multi-attachcs est indispensable. deuxièmes molaires supérieures : j u s q u ' à 12 ans. Ces indications sont exceptionnelles : — face longue et convexité très importante (extraction des 4 premières molaires). et blocage des deuxièmes molaires. 188). — mise en occlusion fonctionnelle des dents de sagesse. — cas de classe II. On peut également observer un distalage spontané considérable des 35 et 45.

b) Extraction tardive : en fonction du mésialage spontané intra-osseux des germes des deuxièmes molaires supérieures. l'extraction . M. D. division 1. a) avant. Pour le traitement des cas de classe III. l'extraction tardive est indispensable dans les cas de classe II. — a et b) Cas avec extraction des 4 premières molaires (indication endodontique et orthodontique). MONNIER). 356). — indications orthodontiques : extraction précoce des 16 et 26.134 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. b) après (Clichés dus à l'obligeance de Y. division 1 (sauf pour la solution précédente) et-de D. pour le traitement d'un cas de classe II. en classe 1. avec forte convexité (point A en avant de Na vertical (fig. 95.

chez l'adulte présentant un encombrement incisif inférieur et une déhiscence sur une incisive inférieure (fig. postérieure). le plus souvent. 44. Indications : fractures radiculaires. Dans tous les cas dans lesquels on désire profiter de l'espace d'extraction pour distaler les prémolaires. alignement à l'aide de brackets et de fils orthodontiques. Incisives latérales supérieures : possibilités données par l'extraction des incisives latérales supérieures : — retrouver la symétrie de l'arcade. M. 7 Les deuxièmes molaires : a) Extraction des deuxièmes molaires supérieures : indications : — c'est une solution très intéressante pour le distalage des premières molaires supérieures. — L'avulsion de la deuxième molaire supérieure nécessite le maintien de la deuxième molaire inférieure antagoniste. B. dans les cas de classe II. l'extraction tardive est préférable. D. la plupart du temps. si l'espace prévisible pour leur évolution est insuffisant. sauf en cas de fort délabrement. la dent de sagesse inférieure se mésioverse. rapports molaires 7 de classe III . par excès mandibulaire (extraction d'une incisive centrale ou latérale): — solution de compromis. Incisives inférieures : possibilités données par l'extraction des incisives inférieures : c'est. rapports molaires 6 de classe II . l'indication de germectomie des 4 dents de sagesse doit se poser. Le recouvrement incisif est augmenté. 46 et 14. Indications : — cas de forte D.Etablissement du plan de traitement des dents de 6 ans inférieures doit se faire également tardivement. M. 96. Une récidive totale ou partielle de l'encombrement initial se produit fréquemment. . — en cas de nanisme si les canines ne sont pas trop longues. — 2 molaires délabrées sur un même secteur : si possible conservation des dents de l'autre secteur. provoque des prématurités ou se couche horizontalement. Incisives centrales supérieures : (exceptionnelles). une dysharmonie dento-maxillaire postérieure. — a) Extraction de la 42. Les troisièmes molaires.. Les canines inférieures se retrouvent en occlusion de classe III avec les latérales supérieures. D. pour le traitement d'un cas de classe II. — On cherchera à les conserver en cas d'extraction de prémolaires. 24. Dans les cas limites. : patient adulte. QUELLES DENTS EXTRAIRE? 135 leur orientation est défavorable. p. division 1. D. greffe de gencive attachée (M. traités sans extraction. si leur possibilité de mise en place semble possible (analyse de la D. en classe IL Canines supérieures : ce sont des dents dont on doit prescrire le plus rarement possible l'extraction. en l'attente de la dent de sagesse supérieure.. en cas d'agénésie unilatérale. cette solution peut être préférée à l'extraction des premières prémolaires. b) Extraction des deuxièmes molaires inférieures : cette solution n'est guère recommandable. 26 et 34. — en cas d'encombrement tertiaire après un traitement d'orthodontie : extraction de 31 ou 4L deux ans après l'ossification du radius. La condition nécessaire étant la présence des germes des dents de sagesse supérieures et une forte coopération (v. 6 — extraction de 36. division 1. L'extraction d'une deuxième mplaire supérieure sur un seul secteur permet également de corriger une classe II. N. si FIG. — En classe I. D. : — extraction de 16. En effet. — 2 dents délabrées sur des secteurs opposés : il est bien souvent nécessaire d'envisager l'extraction des quatre dents de 6 ans. subdivision (c'est-à-dire classe II à droite et classe I à gauche ou vice-versa). b) Selon les anomalies orthodontic/ues. ou coronaires et sous-gingivales. COHEN). D. une très mauvaise solution chez l'enfant d'âge orthodontique. 96<v): a) Selon le nombre de dents de 6 ans délabrées : — 3 molaires délabrées : extraction de la 4 e . s'il existe par ailleurs. qui présentait une forte récession gingivale. 188) .

(Avant traitement : 13 ectopie vestibulaire. — en cours de traitement. contrairement aux brackets pour lesquels il s'agit d'une surface d'appui. DE LES LES A P P A R E I L S TRAITEMENT ACTIF AMOVIBLES MÉCANIQUES APPAREILS Ces dispositifs ont été utilisés avec prédilection. 96b). pour tester la coopération du patient. — du degré de conservation de l'ancrage et de la technique utilisée. l'autogreffe est-elle possible? — patient adulte avec des incisives latérales en contact avec les 14 et 24 (fig. p. Correction d'une rotation : sur des dents plates (incisives centrales supérieures.). Les principes mécaniques des appareils amovibles.136 Traitement des anomalies orthodontiques Indications : — canines incluses horizontales. Correction d'une version coronaire : a) Dans le sens V ou L : — groupe incisif supérieur ou inférieur: — déplacement localisé à une dent : incisive. en Europe. Cependant. 133) . Ils gardent encore tout leur intérêt comme dispositifs de contention. la correction de certaines malocclusions ou malpositions dentaires. 23 incluse horizontalement). — Le point d'application de la force est virtuellement ponctuel. si l'on prend conscience des limitations de leur emploi dues à leur principe mécanique d'action. 148) ont considérablement diminué leur usage. D. et d'un dispositif fixe multi-attaches. 96. prenant appui sur une attache collable (composante de linguo-version ou de vestibulo-version associée) : mise en place d'une dent en ectopie vestibulaire ou d'une dent incluse simple. — b) Cas traité avec extraction des 13 et 23 (solution très exceptionnelle) : 34 et 44. les appareils amovibles permettent. si un traitement sans extraction n'a pas abouti aux objectifs recherchés: — à la fin du traitement : extraction ou germectomie des dents de sagesse.. Mouvement d'égression : à l'aide d'un ressort sur appareil amovible. Patient adulte. jusqu'aux prémolaires. b) Dans le sens mésial ou distal : déplacement localisé à une dent. Les extraordinaires possibilités thérapeutiques offertes par les méthodes multi-bagues (p.. — après la contention : extraction des dents de sagesse — extraction d'une incisive inférieure en cas de récidive. . . particulièrement en denture mixte ou pour certains déplacements localisés chez l'adulte. 12 et 14 en contact. longtemps après la contention. — aussitôt avant la pose des dispositifs (D. E. — quelque temps après la pose de la F. La force est donc mal contrôlée. extraction de dents de 6 ans délabrées sur des arcades sans anomalie orthodontique (v.Lype de force : forces légères progressivement décroissantes. (fig. moyenne) . — Une force exercée par un ressort placé sur un appareil amovible s'applique à distance du centre de résistance de la dent. dont la mise en place risque de léser les dents voisines. Indications d'utilisation • Le moment de l'extraction : il pourra se situer: — bien avant le début du traitement actif (extractions pilotées (germectomies). • L'ordre des extractions : il sera fonction : — des anomalies initiales. canine ou dent cuspidée. incisives latérales supérieures et incisives inférieures larges. Fie. jusqu'aux années 1960. Le déplacement induit ne peut qu'être qu'une version coronaire. B. après un traitement en technique fixe.. 134a). M.. avant d'entreprendre un traitement complexe comportant 4 extractions ou pour éviter une perte d'ancrage.

n fil demi-jonc 8/10 e . La zone postérieure est largement dégagée. elles suivent le contour des collets et les recouvrent sur 1 ou 2 m m . bague sur la 26). — contours de la plaque : les plaques d'orthodontie ne sont pas décolletées. m La plaque-base : 137 — matériau : la plaque est réalisée. FIG.. en diamètre 7/10 dur. polymérisée sous pression.. crochet distal sur la dent voisine et cavalier médian. B. é) Bandeau vestibulaire de contention de 12 à 22 (d'après RICKETTS). soit en résine autopolymérisable. — Crochets-clips : il est adapté sur une bague scellée sur la première molaire supérieure et comportant un tube (fig. . — épaisseur moyenne de la plaque : 2 m m . 9 7 / ) : — bandeaux vestibulaires : en 7/10 e dur (ou 8/10 e mou) entre 2 et 3 ou 2 et 2 (fig. Moyens de stabilisation : — les éperons triturants : évitent l'enfoncement de la plaque inférieure. — Les crochets d'ancrage d'une plaque amovible sont réalisés en fil d'acier dur de 7/10 e de m m . 97. — Bandeau vestibulaire (fig. — Crochets d'Adams (fig. 97c). Leur extrémité est arrondie.*97c/). — Crochets simples : ajustés sous le plus grand contour de la dent. Il faudra contrôler tout particulièrement l'épaisseur antérieure. Moyens d'ancrage. c) Le crochet d'Adams. . b) Cavalier.Etablissement du plan de traitement Description. cette technique devenant exceptionnelle. 91c).5 à 2 m m : oblique en direction vestibulaire: sans interférence occlusale (fig. — Pointes interdentaires linguales : elles sont très utiles en denture mixte pour la rétention des F. 97a et b) : préfabriqués ou façonnés (adjonction d'une boule de soudure). soit en résine cuite en moufle. dur (fig. au niveau des appuis linguaux. 102. a) Cavalier. E. m Moyens d'ancrage et de stabilisation. — Crochets cavaliers (fig. au cours de la phonation. Conception de l'ancrage à l'aide de ces deux crochets : crochet mésial sur une dent. Longueur : 1. d) Pointe interdentaire en denture mixte. 97c). à la mandibule. au maxillaire. f) Éperon triturant en 1/2 jonc sur la 36 (diamètre 8/10 mm). sur gouttière ou p o u r les plaques amovibles inférieures.

E. qui permettent un dégagement maximum de la plaque (fig. b) Ressort de Schwartz rétro-incisif avec bandeau vestibulaire. 99b). — ressorts unitaires linguaux (fig. 99a). — entretoises palatines en demi-jonc 10 ou 12/10e. grille empêchant le passage antérieur de la langue. 136) . a) Les ressorts : — ressorts palatins antérieurs (type ressort de Schwartz) (fig. B. Vienne : — ressorts actifs latéraux de « Twin-Arch ». p. 98/)) : — ressorts vestibulaires : ressorts d'égression canines et incisives. — bandeaux vestibulaires actifs : le dispositif de Vienne (fig. Dispositif mixte : F. b) Les vérins : médians. • Moyens de conservation de l'ancrage : — F. (dispositif de Château) (fig. insérée au niveau de la plaque-base palatine avec un « équiplan » sur la F. 142). 102).020 inches et boules de soudure distales. : ce ressort permet également la correction d'une linguoclusion. tubes soudés sur les crochets d'Adams ou plaque de Stephenson (fig. fil plat . 101a et b). latéraux. E. 98. Elle suit la forme de la béance juste en arrière des incisives. E. — la perle de Tucat : dispositif ludique favorisant le repositionnement postérieur de la langue (fig. B. fig. les élastiques tendus (fig.010 x . 99. asymétriques. sur des gouttières latérales (v. E. 98a) . réalisée en fin d'acier dur de 10/10e de mm. — a) Potence de G. B. 100) . N. m Variantes : — la « cage à langue » .138 Traitement des anomalies orthodontiques FiG. -courbures de premier ordre incorporées (v. sur plaque . m Moyens (Faction. 11S b) La plaque amovible avec élastique. — a) Ressort de rotation avec enroulement sur 21 (diamètre 5/10) et bandeau vestibulaire passif. B. — F. — ressorts de linguo-version . B. FiG. .

— élastiques de type 5/8" ou 3/8" d'inch. E. ce qui permet d'éviter le déplacement vertical du bandeau vestibulaire. 99b) : — crochet distal à la dernière molaire: — crochet mésial au niveau des canines et des premières ou deuxièmes prémolaires: — crochet pour élastique. Château. sourire gingival. Les dispositifs de contention amovibles. a FlG. b — plaque amovible supérieure . 100. 101. B. — F. — a et b) Le « 3 pièces » de M. — équiplan de Planas (galette de résine fixée sur la F. • La plaque avec élastique (fig. Ce dispositif est assez fragile. — indications : supraclusion à prédominance supérieure. 14 et 24.Etablissement du plan de traitement 139 FlG. — plan plat rétro-incisif : permet d'éviter les interférences occlusales. Il est passif. E. ajusté sur les faces vestibulaires de toutes les dents et passant par les faces distales des dernières molaires. Principe : maintenir la position des incisives et des canines et conserver les rapports vestibulolinguaux obtenus en fin de traitement. mésial à la deuxième prémolaire. — F. — deux crochets au 5/10e. coulissant dans les tubes. La plaque-base est ajustée tout au long des collets. — Lu plaque de Stephenson : — crochets d'Adams sur ^6 et 26. • La plaque de Hawley classique : — fil au 7/10e dur ou au 8/10e mou. B.): — prolongation verticale sur l'equiplan prenant appui sur une plaque amovible inférieure et favorisant la propulsion . 137a). E. . et ressort rétro-incisif. avec insertion palatine . B. situés mésialement ou distalement aux canines et comportant un enroulement autour du fil continu. solidarisés par un fil de diamètre 9/10 : — tubes soudés sur le fil 9/10. Il a pour intérêt de ne pas provoquer d'interférence occlusale. — ailerons latéraux après correction d'une latérodéviation (fig.

Le port de f appareil amovible. 102. Définition : dispositif orthopédique fixe — utilisable au maxillaire — comportant 4 bagues ajustées sur les premières molaires et les premières prémolaires (ou les premières molaires temporaires) et solidarisées par un vérin de fort diamètre (Hirax). en insistant sur les CH. — Mise en place de dents incluses simples. — Ouverture d'un diastème à l'aide d'un vérin latéral (inclusion secondaire d'une 5). Un appareil correctement porté doit se mettre en place naturellement et sans efforts. LES APPAREILS ORTHOPÉDIQUES Ces dispositifs variés permettent de modifier les relations des bases osseuses dans le sens transversal ou dans le sens sagittal. Cet appareil permet la disjonction de la suture intermaxillaire et interpalatine. — réajustage des éléments de rétention déréglés (réparation). On différenciera . les S et les F. Contrôle : — activation toutes les trois semaines. — La plaque allégée : entretoises palatines en 1/2 jonc (diamètre 10 ou 12/10) crochet-clip sur 26. En dehors de cet aspect particulier. avec F. B. — un ressort ne doit pas être réactivé tant qu'il est encore actif. le port des appareils en dehors des repas est justifié pour favoriser les contacts dentaires et également pour le confort et l'agrément du patient. des exercices d'élocution à haute voix. Nettoyage : nettoyage triquotidien avec une brosse à ongles et du savon de Marseille. Quelques exemples d'application. Le disjoncteur. Les plaques amovibles doivent être portées jour et nuit. — des appareils délivrant des forces mesurables (extrinsèques). pendant les premières 48 heures. — dégagement très large des dents en cours d'évolution . — Correction d'une linguocclusion ou d'une vestibuloclusion exagérée unitaire. E. adapté à un tube de bague molaire. La plupart des problèmes d'hypertrophie gingivale ou de réaction congestive de la gencive tiennent à l'absence du massage naturel. Appareils délivrant orthopédiques des forces. .140 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. — Correction précoce des rotations en denture mixte sur incisives supérieures. — Correction d'une proalvéolie supérieure. donc l'expansion rapide du maxillaire. Elocution : conseiller. au cours des repas. en dehors des repas. effectué par les aliments. faire séjourner l'appareil dans un produit détersif au cours du repas du soir. — des appareils fonctionnels (forces intrinsèques c'est-à-dire pressions ou tractions musculaires). associée sur la plaque.

et en bas qu'en haut. — pour un patient plus âgé (après 18 ans). qui récidive de 30 à 50 %. 137a). — augmentation de la distance entre les fosses nasales (1. — apparition d'un diastème interincisif. Description (fig. division 1).Etablissement du plan de traitement 141 FlG. 103. V. plusieurs jours plus tard. — le diastème interincisif se ferme spontanément. — prescrire à l'enfant de bien serrer ses dents au cours de la mastication et de mastiquer plutôt du côté en normoclusion. ce qui demandera entre 2 et 3 semaines. . à l'aide d'une gouttière en résine recouvrant toutes les dents. la récidive est plus importante (75 %): — expansion d'environ 6 mm au niveau molaire. Activation : — 1/4 de tour toutes les 12 heures (vers l'arrière) et contrôle tous les 3 jours.5 mm) et augmentation de la largeur du maxillaire. Contention : — le vérin est bloqué par un fil de laiton et laissé en place 45 jours après la fin de l'activation. en cas de laterodéviation initiale. jusqu'à 25 ans environ et face courte ou moyenne. Résultats : — correction des linguocclusions latérales et parfois antérieures (en classe III). à l'aide d'une clef reliée à un fil. Indications : — endognathie maxillaire avec linguoeelusion bilatérale et troubles respiratoires. 103a) : sens de la rotation du vérin. — brachygnathie maxillaire en classe III. pose d'une plaque de maintien comportant un vérin médian et éventuellement un volet latéral lingual (fig. —a) Un disjoncteur « Hirax » en bouche. prémolaires et canines. Apophyses palatines des hémi-maxillaires. Apophyses palatines des os palatins et apophyses pterygoïdes. (Traitement précoce des malocclusions de la classe II. 103/)) bascule vers le bas et vers l'avant du plan palatin. avec endognathie. — stopper l'activation dès que les cuspides primaires supérieures sont en contact avec les cuspides primaires inférieures (hypercorrection). — en moyenne. 3. pour éviter une latéro-déviation résiduelle. L'arc interne de l'arc . Définition : appareillage utilisant des forces extrabuccales dont l'action est répartie sur l'ensemble de la denture. la suture s'ouvre deux fois moins que la distance intermolaires. — légère rotation postérieure de 1" à 2°. d'avant en arrière. qui récidive à 50 % -> augmentation de la D. b) Mode d'action probable du disjoncteur (d'après BIEDERMAN). Le plus rapidement possible. — quelques jours après la dépose : prise d'une empreinte au maxillaire. Mode d'action : — ouverture de la suture intermaxillaire plus en avant qu'en arrière. — vestibulo-version des molaires. Les forces extrabuccales sur gouttière. sans récidive jusqu'à 18 ans et légère avancée du point A (fig. 1 et 2.

c) Effets sur le profil : — amélioration des rapports interlabiaux (correction de la béance labiale). 149). parfois. . — en cas d'endoalvéolie maxillaire initiale. — casque de traction haute (v. 113) . apparition de malocclusions transversales -> linguocclusion latérale ou latérodéviation — ce qui est le signe du succès de la thérapeutique. le palais est dégagé. p. — La gouttière de J. les incisives ne sont pas incorporées dans le dispositif. l'arc facial est incorporé antérieurement dans la résine. Variantes : a) La gouttière partielle : — en cas d'infraclusion antérieure. Philippe. 102a) est ajusté au niveau des faces vestibulaires. situées au niveau des faces vestibulaires. il est possible d'adjoindre au maxillaire un vérin médian large et un guide postérieur. Ce dispositif permet de favoriser la propulsion de la mandibule (effet « activateur ») et de reculer en même temps la partie basse du maxillaire (action de la F. Dans ces conditions. pour pratiquer de l'expansion au fur et à mesure du déplacement distal (endoalvéolie maxillaire). placée en propulsion forcée. à mi-hauteur des racines (v. a) Action orthopédique : — recul de la partie basse du maxillaire (os alvéolaire) et recul du point A. le fil prend appui sur des cales de composite. 104): — gouttière en résine recouvrant les faces linguales triturantes et vestibulaires de toutes les dents. à direction antéropostérieure. 104. après correction de la proalvéolie. En cas de supraclusion prévisible. après extraction des dents de 6 ans supérieures. ou bien en regard des prémolaires. • Mode d. c) F. — léger déplacement postérieur de la fente ptérygomaxillaire. p. E. division 1. — réduction du surplomb incisif avec linguo-version des incisives supérieures plus ou moins constante (protection d'incisives apparentes): — légère disto-version de l'ensemble des dents des secteurs latéraux. 11 donne parfois des résultats remarquables et rapides (v. Philippe (fig. particulièrement au niveau incisif. d) Gouttière pour recul précoce des secteurs maxillaires antérieur et latéraux. Il s'agit d'un dispositif à mode d'action orthopédique. B. sur gouttière). • Description de la gouttière de j. — arc facial : l'arc interne est situé au niveau incisif. Il peut être utilisé en denture mixte stable et. dans un cas de classe II. portée avec le casque de traction haute. un bandeau vestibulaire ou un fil de Vienne (fig. permettant d'appliquer des forces lourdes intermittentes. 105). Activateur. mais le dispositif est moins rigide. 146). b) Action sur la denture : — correction des relations d'arcades dans le sens antéro-postérieur . facial est inclus dans la résine ou amovible et coulissant dans 2 tubes latéraux. Ce recul est plus ou moins associé à une bascule vers le bas et vers l'arrière. Après correction de cette vestibulo-version. B. le bord antérieur de la plaque palatine est situé à distance de ces dents. p. à forte convexité (ne pas utiliser ce dispositif après évolution des deuxièmes molaires). le crochet d'ancrage est placé entre premières et deuxièmes prémolaires. Les branches externes sont courtes. selon le réglage des branches et selon le type de croissance.142 Traitement des anomalies orthodontiques b) Are facial amovible : cet arc s'insère dans deux tubes vestibulaires incorporés dans la résine au niveau des faces vestibulaires ou au niveau de la surélévation (application à la mandibule en cas d'occlusion inversée).action (fig. FIG. le palais est recouvert par la résine: — en cas de vestibulo-version accentuée des incisives. sur gouttière et activateur : la face inférieure de la gouttière peut être adaptée à la mandibule. Il s'agit d'un dispositif à action orthopédique qui tend à distaler la zone alvéolaire maxillaire sans contrôle précis des axes dentaires. la gouttière partielle est transformée en gouttière totale. dans des volets vestibulaires latéraux. E. en denture adolescente stable.

sans D. (J. Gouttière + activateur = profil rectiligne ou . qui constitue une contre-indication au port de la traction moyenne haute avec des forces lourdes. sur gouttière portée 8 mois (forte croissance mandibulaire). B. • Indications. sauf en cas de coopération insuffisante. Applications. — soit en denture mixte avancée. 105. leur augmentation doit être très progressive. — soit en denture mixte stable : traitement en deux étapes. l'action doit se poursuivre au plus 12 à 15 mois. — le port doit être le plus fréquent possible. Au maxillaire : cas de classe II.Établissement du plan de traitement 143 FlG. Recul des molaires supérieures. « frapper fort pendant un temps bref ». E. division 1. — amélioration de la protection des incisives par les lèvres. Incidents : alopécie (perte des cheveux). • Port du dispositif : — les forces exercées peuvent atteindre 1 kg. Si le test est positif. — Effets d'une F. afin que la deuxième étape orthodontique succède sans hiatus à la première phase orthopédique. avec type de croissance moyen ou horizontal. — contrôler toutes les six semaines. profil convexe et recouvrement incisif moyen ou diminué. Les dents-supports doivent être stables donc au stade de la denture mixte stable. D. Philippe) . au minimum 13 à 14 heures par 24 heures: — faire un test de six mois pour apprécier la coopération de l'enfant et la malléabilité osseuse. M. pour éviter la lassitude de Venfant . Linguo-version des incisives supérieures. incident plutôt rare.

E. 153 : Impact psychologiqu La fronde occipito-mentonnière (F. 179). entame le « capital de coopération » de l'enfant (v. on peut adjoindre à la F. — en cas de supraclusion initiale. E. Contention : la F. FIG. M. en classe II. D. E. p. — La fronde occipito-mentonnière. O. peut précéder la procédure des extractions pilotées (p. augmente la durée globale du traitement. en général. une mentonnière et des bandes élastiques reliant le tout. Indications : de 3 à 6 ans maximum. en denture temporaire : proglissement mandibulaire en classe III sans brachygnathie maxillaire prononcée en denture temporaire ou prognathie légère. Il est souhaitable de faire porter une gouttière maxillaire pour désengréner les dents. — Modifications orthopédiques. Il est. aspect de rétrochéilie inférieure avec type de croissance horizontale. au maxillaire. O.) (traitement précoce des proglissements mandibulaires). — si le plan de traitement prévoit des extractions. 83). — disto-version initiale des premières molaires. est ensuite utilisée comme contention la nuit. et même plus fortement si l'enfant le supporte. . sur gouttière. permet d'éviter les extractions. il est possible d'associer une F. D. En cas de proalvéolie inférieure prévoir sur la gouttière un (il de Vienne + une plaque maxillaire pour la correction de la linguoclusion des incisives à l'aide de ressorts linguaux (fig. Si au bout de 6 mois aucune modification importante ne s'est produite. Elle est progressivement augmentée jusqu'à 500 g. contrôles espacés. et un dispositif multi-attaches simplifié prenant appui sur les deuxièmes molaires temporaires et incisives. le plus souvent. le port de la F. M. soit au niveau pariétal (traction oblique). préfabriqué. Une exception : en cas de D. m Avantages. concave et nez familial important. peut provoquer un encombrement postérieur et une bascule en bas et en avant du plan bispinal. B. une deuxième étape en technique fixe. d'application très précoce. soit sur le sommet du crâne (traction verticale). pour la correction des relations de classe II. M. sans brachygnathie maxillaire et sans D. — supraclusion incisive inférieure accentuée (v. et correction d'une occlusion inversée. maxillaire sur gouttière. B. pour la correction d'un recouvrement incisif excessif.144 Traitement des anomalies orthodontiques Description (fig. 106) : cet appareil comporte un casque de traction qui peut être placé. M. Mode d'action : — la mandibule effectue une rotation postérieure: — la croissance verticale du condyle est freinée. B. réalisation facile. interrompre le port. M. 77) . Le contrôle s'effectue toutes les six semaines à deux mois. 106. postérieure (v. M. • Inconvénients : nécessite. Traitement actif : la force exercée est initialement de 150 à 300 g. les forces exercées peuvent être très importantes (jusqu'à 1 kg). p. Résultats : obtention de relations de classe I molaire en I. — D. C. un pare-choc à la mandibule (p. si les effets recherchés sont obtenus. Définition : dispositif extra-oral destiné à exercer une pression antéro-postérieure ou verticale sur le menton. D. p. • Dispositifs associés : — en cas de linguoversion des incisives inférieures d'origine fonctionnelle. postérieure et inférieure. contention du traitement de ces anomalies. Ce dispositif doit être porté 12 à 15 heures par jour et au cours d'un repas — entre 6 mois et deux ans maximum. sur gouttière. • Contre-indications : — face longue + + . I01/>). A la mandibule : cas de classe III avec proglissement. 148).

. Description (fig. qui constituent l'ancrage. b) Effets orthopédiques : — effet de « tiroir ». et un arc double. d) La surélévation mandibulaire : en principe. L'arc est ligaturé à toutes les dents: éventuellement. Effets du masque facial : a) Effets orthodontiques : vestibulo-version des incisives supérieures.5 à 2 kg). Toutefois. les utilisateurs habituels ne relèvent guère plus de problèmes avec ce type d'appareil qu'avec d'autres forces extrabuccales à traction antéro-postérieure. Il permet d'appliquer 145 des forces orthopédiques lourdes et intermittentes à direction postéro-antérieure (fig. la base alvéolaire glisse antérieurement sur sa base osseuse: — disjonction de la suture maxillo-palatine transverse : elle se produit avec des forces lourdes (1. sauf en cas de fente labiale ou de supraclusion importante et si la traction est faible. élastiques de traction antérieure fixés sur un arc interne double (vestibulaire et lingual). anesthésie générale). FlG.Etablissement du plan de traitement Critères de réussite : stabilité en denture permanente. après évolution des incisives. 107. à une obstruction pharyngée associée à une ventilation buccale (contre-indication). Définition : le masque de Delaire est un dispositif orthopédique comportant deux points d'appui sur le front et sur le menton. Durée du traitement : la correction de l'anomalie maxillaire est obtenue entre trois mois et un an. — a et b) Le masque de Delaire : appuis frontal et mentonnier. son intensité doit se situer entre 1 et 2 kg. Conduite du traitement : Port : exercer très rapidement une traction très forte. Le masque de Delaire (traitement des brachygnathies maxillaires). déconseillée et inutile. Récidives : dues à la posture de la langue (déglutition primaire). Indications : — traitement des brachygnathies maxillaires (ou des rétrognathies maxillaires) sans anomalie majeure au niveau de la mandibule : — traitement des séquelles des fentes labio-maxillaires. à l'arcade maxillaire. en denture temporaire (pose sous . l'ensemble de l'arcade dentaire se déplace vers l'avant. 107) : a) Le masque : préfabriqué. dirigée au maximum vers le bas. gouttière scellée en denture mixte ou temporaire avec 2 crochets de traction antérieurs. ou réalisé au fauteuil et au laboratoire. au maxillaire. Impact psychologique : le masque constitue probablement l'un des dispositifs les plus difficiles à faire accepter par les patients. relié au masque par des tractions élastiques. c) La traction élastique : la force est produite par des élastiques tendus entre les crochets de l'arc vestibulaire et l'entretoise du masque. b) L'arc double intrabuccal : arcs palatin et vestibulaire au 10/10e de millimètres soudés sur 16 et 26 et comportant deux crochets pour traction élastique antérieure. Le moment d'application : l'auteur l'utilise chez de très jeunes enfants. en denture mixte stable (période la plus favorable) et en denture adulte jeune. 107).

Définition : dispositif amovible utilisant des forces intrinsèques (les muscles oro-faciaux) pour la correction des décalages sagittaux. Pare-choc. 108<v) : Gouttière en résine réalisée sur des modèles placés en hyperpropulsion. ce qui l'oblige à propulser la mandibule. les incisives étant bout à bout. Conclusion : si ce dispositif est bien porté et bien réglé. d'un recouvrement incisif insuffisant ou de la visco-élasticité de l'os. Appareils fonctionnels. Description de l'activateur (ou monobloc) (fig. 37) et analyse de Ricketts). — selon le réglage. 108. La cire d'occlusion permettant de déterminer cette propulsion mandibulaire forcée est réglée pour obtenir également une forte surélévation (2 à 3 mm au-delà de la position de repos). particulièrement des malocclusions de la classe II. — une augmentation de l'angle goniaque. b) Une augmentation de la dimension verticale. Mode d'action : tout se passe au niveau occlusal : d'après Fontenelle. Les effets de l'activateur : les superpositions des téléradiographies avant et après application de l'activateur montrent : AU NIVEAU SQUELETTIQUE (EFFET ORTHOPÉDIQUE) : — si le réglage est défectueux (direction de traction trop haute) -> bascule du maxillaire vers le bas qui entraîne une rotation postérieure de la mandibule. pare-choc). La résine est en contact avec l'ensemble des faces triturantes et recouvre les faces vestibulaires des dents cuspidées sur 2 mm. il permet des corrections orthopédiques spectaculaires. — bandeau vestibulaire supérieur de canine à canine (faces distales). l'activateur déclenche le réflexe myotatique (v. — une croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation postérieure. La récidive peut s'observer en fonction d'une forte tonicité labiale supérieure. propulseur. AU NIVEAU DENTAIRE : — ralentissement de régression incisive. Ensuite se produit un FIG. (activateur. La surélévation et l'hyperpropulsion mandibulaire constituent les éléments inducteurs des modifications observées. — éventuellement « pelotes » au niveau de la gencive inférieure (v.146 Traitement des anomalies orthodontiques prolongé sur le secteur incisivo-canin inférieur. situées sur la plaque-base maxillaire s'insèrent dans des décrochements en baïonnette sur la plaque inférieure. p. lorsque l'enfant rapproche ses deux arcades. division 1. p. L'activateur. 24) et un réflexe de fermeture à point de départ occlusal. . linguoversion des incisives supérieures et vestibulo-version des incisives inférieures. 148). en nickel-chrome. — égression différentielle des molaires. — a) L'activateur d'Andresen. en cas de légère proalvéolie inférieure. ou tout au moins en contact. Ce recouvrement est a) Mandibule : — une augmentation de la croissance au niveau des axes condyl'iens DC-Xi et Xi-Pm (branche horizontale) (fig. b) Le propulseur de Muller-Brunner : les barres rigides. c) Maxillaire : — un ralentissement de la croissance maxillaire.

— recouvrement incisif augmenté ou béance fonctionnelle légère. 154). après plusieurs séances. . 59) avec face courte ou moyenne et rotation antérieure : — sans D. ou avec un encombrement mandibulaire modéré (forme 1). D. division 2. M. h) Malocclusions de la classe II. 22) . dans le sens d'une rétrognathie inférieure (p. — meulage des régions postérieures et inférieures. division 1).Etablissement du plan de traitement réflexe d'ouverture. 109. le pic de sécrétion de l'hormone de croissance se situant pendant cette période. L'appareil fonctionnel permet une l re étape de correction orthopédique précédant une seconde phase de correction orthodontique et de finition. Contre-indications : — face longue. Ce dispositif ne doit être porté que la nuit. p. sans encombrement inférieur. M. Port-réglage : — port : 12 heures par 24 heures (la nuit). Au NIVEAU DENTAIRE l'activateur agit à la façon des élastiques de classe II (v. Dans certains cas exceptionnels. 109*:/ et 10%). rotation postérieure. il peut constituer à lui seul le traitement de la malocclusion (fig. — temps de correction : entre 1 et 2 ans. — D. a) Moulages. ce qui permettra régression des molaires et des prémolaires . division 1. A partir des signaux occlusaux. — remodelage fonctionnel: — effet « d'ancrage » : ralentissement de la croissance maxillaire. — denture adolescente en cours de constitution. Dès lors le monobloc crée un nouvel équilibre. — a et b) Effets d'un activateur d'Andresen. l'activateur est un appareil à énergie douce et naturelle qui peut être utilisé par le multipraticien. b) Vue intrabuccale. dans un cas favorable (malocclusion de classe II. division 2. le muscle ptérygoïdien externe a tendance à propulser la mandibule. d) Age d'application : — denture mixte stable : période psychologiquement très favorable. c) La symétrie des arcades avant traitement est nécessaire. FIG. après correction orthodontique des versions linguales des incisives supérieures (cas de classe II. contrôle toutes les 4 à 5 semaines. transformé en cas de classe II. AU NIVEAU SQUELETTIQUE : 147 — effet « activateur » : croissance mandibulaire accélérée (v. Indications : a) Malocclusions de la classe II. avant traitement.. p. le moment de choix se situant avant que le patient n'atteigne son pic de croissance c'est-à-dire en moyenne 12 ans chez les filles et 14 ans pour les garçons (période psychologiquement défavorable). Par analogie avec les sources d'énergie. les muscles jouant le rôle des tractions élastiques. — avec une tendance à la proalvéolie supérieure et à la rétroalvéolie inférieure. division 1). D.

Leur section peut être ronde. Effets dentaires : — vestibulo-version des incisives. Port : continu. la pression de FIG. LES TECHNIQUES MULTIBAGUES OU MULTI-ATTACHES Introduction. Description (fig. — moyen d'ancrage inférieur (ou supérieure) en méthode multibagues. sauf cas particulier (barres de Millier : firme « Dentaurum ») (fig. Dans ces brackets s'ajustent des arcs. Les dispositifs : ces appareils comportent des moyens de fixation unitaire sur chaque dent — les bagues scellées ou les attaches collées à l'aide de composite (fig. en dehors des repas et du brossage. — blocage ou léger distalage des premières molaires. grâce à la pression exercée par la lèvre inférieure (ou parfois supérieure). seule la pression linguale persiste. p. Application : en denture mixte. en regard des premières molaires. 120a) — sur lesquelles sont soudées des brackets et des tubes. Indications : en denture mixte ou adolescente : — conservation de l'espace de dérive mésiale: — correction d'une linguo-version du secteur incisif inférieur. 110a) : — arc vestibulaire au 10/10e de millimètres ajusté sur 2 bagues au niveau des 36 et 46 (ou des 85 et 75) et comportant au niveau incisivo-canin une bande de résine molle située à 3 ou 4 mm des faces vestibulaires des incisives. Définition : dispositif auxiliaire amovible destiné à augmenter le périmètre d'arcade. hypotonie musculaire. béance squelettique. Définition : dispositifs orthodontiques fixes développant des forces extrinsèques à l'aide d'arcs ou de ressorts adaptés sur des bagues ou des attaches fixées sur chaque dent. ou rectangulaire. la lèvre inférieure ne s'exerçant plus . Il n'est pas prévu de surélévation postérieur. — b) Pare-choc sur appareil amovible (action uniquement antérieure —> évite la pression labiale inférieure). a FIG. Le pare-choc ou Bumper. 110. maintient les molaires. soit continus — de molaire à molaire (fig. 117). 122c/). asthme .148 — — — — Traitement des anomalies orthodontiques proalvéolie inférieure (biproalvéolie) . d'origine fonctionnelle (forte tonicité ou succion de la lèvre inférieure) . 120c) — soit segmentés (fig. soit d'alliages spéciaux. Cette disposition oblige l'enfant à propulser la mandibule. 1106). Il est préfabriqué ou façonné (gaine en plastique coulissant sur l'arc). Variante : le propulseur de Miiller-Brunner. 108/?). 110. Il s'agit donc d'un dispositif à forces intrinsèques (v. — a) Pare-choc (ou « Bumper ») de Denholtz. Le port peut être continu. qui pénètrent dans des décrochements en baïonnette situés au niveau de la plaque inférieure. par transmission de la pression labiale au niveau molaire (pare-choc sur bagues). donc de déplacer les apex. Description : ce dispositif comporte une plaque supérieure avec deux barres en chrome-cobalt dirigées obliquement vers l'avant. carrée. . — variante : pare-choc sur appareil amovible (fig. ajustable sur deux bagues molaires -> supprime la pression labiale sur les incisives inférieures. l'élocution étant possible avec ce type de dispositif. Ces fils sont fabriqués à l'aide soit d'un alliage à base d'acier inoxydable. Ces dispositifs permettent d'effectuer des déplacements contrôlés dans les trois sens de l'espace.

dont les possibilités thérapeutiques ont révolutionné l'orthodontie (v. Leur uti- 149 lisation relève d'un apprentissage particulier. S.) et les tractions intermaxillaires peuvent être utilisées isolément en dehors des techniques multiattaches classiques. B. h) Arc facial standard. des praticiens spécialisés en orthodontie. Les différentes techniques : il existe plusieurs techniques. Seuls. toutes mises au point aux U. B. — appareils linguaux ou palatins. A. des bagues placées le plus souvent au niveau des premières molaires maxillaires. B. l'appui pericrânien. E. 154). un système de traction élastique externe. traction basse (appui cervical) avec élastique de traction et coussinet de protection (neck-strapj. p. — tractions intermaxillaires (p. actifs ou passifs. Elles reposent sur des concepts théoriques parfois fort divergents et sur l'usage de dispositifs mécaniques de conception variée. B. Les techniques multi-attaches impliquent également le port par le patient de dispositifs ou d'appareils auxiliaires : — forces extra-buccales sur bagues (syn. . un point d'appui interne. La surface d'ancrage FIG. Les forces extrabuccales sur bagues (F. c) F. E. — a) F. et sans cesse perfectionnées en raison des améliorations de la technologie. : forces extra-orales ou tractions péricrâniennes) . 111. à l'aide d'élastiques intrabuccaux . traction haute avec élastiques de traction en latex et arc facial avec branches externes courtes. Toutefois les forces extra-buccales sur bagues (F. E. traction haute (hi-pull). 158). E. E. maîtrisent le maniement de ces techniques difficiles. fixes ou amovibles et réglés par le praticien. Stops : baïonnettes horizontales ou tubes soudés. B). d) F.Etablissement du plan de traitement Ces arcs sont solidarisés aux brackets à l'aide de ligatures ou d'anneaux d'élastomère. Définition : dispositif mécanique amovible comportant un ancrage. de 2 mm de long.

p. avec des variantes. 111) : les branches externes peuvent être courtes. 112. appui pariétal (fig.U. casque de traction h a u t e . 111).) (fig. — variante : F. p o u r forces directionnelles (v. ou bande élastique. B. seules les molaires se déplacent en direction distale. (hi-pull) . La F. branche courte ou moyenne. ou parfois sur les premières molaires inférieures). 11 le/). Version radiculaire distale : la forcer F passe au niveau des apex des molaires. sur bagues appliquée sur les premières molaires supérieures : Effets orthodontiques. B. 161). — traction moyenne : la direction de la force est sensiblement parallèle au plan d'occlusion. Cet appareillage permet d'exercer une force intermittente. traction au-dessus des oreilles. 4-2 : la force F passe à distance de la couronne -> rotation dans le sens mésial c» . Égression. L'arc est ajusté à distance des incisives et s'insère dans des tubes soudés sur les bagues. S. • Les effets (Tune F. ou ressort comprimé. E. d) Un ancrage externe : b a n d e élastique cervicale. — traction haute : la direction de la force est plus haute que le plan d'occlusion. le crochet d'ancrage étant situé au niveau des canines — moyennes . ou bien des rondelles soudables ou des baïonnettes. E. peut être utilisée seule ou en association avec un dispositif fixe multi-attaches. à direction antéro-postérieure. — Les différents types de déplacement. Rotation pure : version coronaire mésiale + version radiculaire distale : 4-1 : la force F passe à distance des apex -> rotation dans le sens distal ta . branche courte. afin de pouvoir en régler la longueur et de bloquer l'arc. de déplacement sont possibles (fig. B. c) Un élément moteur : élastique en latex pur (fig. ou bien association des deux types d'ancrage : bande cervicale et casque de traction haute (straight-pull) . • Description (fig. \\\d). Ingression. Version coronaire distale : la force F passe par le bord inférieur de la couronne. casque de traction de type « Interlandi ». branche longue ou m o y e n n e . crochet au niveau des premières molaires — ou longues. au niveau des premières molaires en fonction du niveau de la force par rapport au centre de résistance : Translation distale : la force F passe par le centre de résistance. sans prendre appui sur les dents antérieures. E. . avec coussinet protecteur (appui sur la nuque) — casque de traction (appui sur le crâne) (fig. 111): : le dispositif complet comprend a) deux bagues sur les premières molaires supérieures (ou sur les deuxièmes molaires.150 Traitement des anomalies orthodontiques e) Les différents types de F. b) Un arc facial (fig. : ils se différencieront selon le type d'ancrage externe utilisé : — traction basse : la direction de la force est plus basse que le plan d'occlusion — bande élastique à point d'appui cervical (« cervical head-gear » . Appui occipital. B. sur les premières molaires supérieures. Au NIVEAU DES PREMIÈRES MOLAIRES : t r o i s t y p e s n'étant pas déformable. 111c/). E. 112) : e a) b) c) d) e) /') f FIG. Les branches internes comportent des U d'expansion dirigés vers le bas.

p. On doit raisonner en tenant compte de la situation du crochet d'ancrage de l'arc externe. donc des précautions particulières s'imposent avec ce type de traction. hauteur des crochets). Effets orthopédiques : Au NIVEAU DU MAXILLAIRE : avec un réglage approprié. La détermination des. apparition de diastèmes entre molaire etp remolaircs. au bout de deux ans. B. Analyse biomécanique simplifiée (fig. E. b) Un mouvement de version : — version coronaire mésiale ou distale (2). du maxillaire. Le déplacement distal. — conservation de l'ancrage molaire (lutter contre la perte d'ancrage (v. est donnée par l'analyse des principes biomécaniques qui s'y rapportent. de différence significative selon les types de traction. le maxillaire subit une rotation en bas et en arrière. effets des différents types de F. Contrôle du déplacement : sur un individu sans anomalie orthodontique. Le recul est de 2 à 4 mm en moyenne. Le pourcentage respectif des trois types de déplacement observable au niveau des molaires dépend de la direction de la force et de la distance de la force par rapport au centre de résistance de la molaire (au niveau de la furcation). Toutefois. — le niveau de l'ancrage (appui crânien ou cervical). Utilisation : — recul des molaires pour la correction d'un décalage de classe II.AIRE : on n'observe pas.. E. on peut observer des diastèmes entre les prémolaires et les canines. C'est le déplacement distal qui est souvent le plus recherché. Si. dus à l'étirement des fibres supra-alvéolaires et parfois même des diastèmes au niveau des incisives (fig.a et b) Effets d'une F. la dent de 6 ans supérieure se déplace vers l'avant de 1 mm par an par rapport à l'axe facial de Ricketts. le maximum observé étant de 1 cm en trois ans (Ricketts). 113c) : pour obtenir des déplacements contrôlés sur les molaires. Au NIVEAU DU PLAN MANDIBUI. traction basse correction spontanée des relations de classe II molaire et prémolaires. fig 113. du type de traction par rapport au plan d'occlusion. dans son entier. point d'ancrage (nuque ou crâne). on pourra faire varier : — le point d'application de la force: — la position du crochet d'ancrage externe (longueur des branches. D. M. B. En moyenne. les tractions cervicales ou moyennes • montrent de plus grandes variabilités. Prévision du sens de la version : le sens de la version sera fonction de la position du crochet externe par rapport à la ligne furcation. la première molaire est déplacée dans une position plus distale que celle du début du traitement (contrôlée à l'aide de superposition) dans 40 °„ des cas.Etablissement du plan de traitement a) Un mouvement de translation : déplacement distal en translation (1). d'après Baumrind. E. 113</ et b). postérieure (v. Ce distalage permet d'obtenir une augmentation du périmètre d'arcade de 1 à 6 mm par hémi-arcade. 53) : — conservation d'un espace de dérive mésiale. FMA présente une légère augmentation avec les différentes F. elle se sera donc distalée de 2 mm. p.5 à 0 mm. B. est au plus de 1 mm avec un écart de 3. . c) Un mouvement vertical : égression (5) ou ingression (6). 119). contre-indication : D. 151 EFFETS AU NIVEAU DES DENTS ANTÉRIEURES ET LATÉRALES : si le déplacement distal des molaires est suffisamment important. Si le crochet est au-dessus de cette ligne. — rotation pure autour du centre de résistance (4) c'est-à-dire versions coronaire et radiculaire associées. — version radiculaire distale (3). elle parait stable.

dans le sens vertical et A. une version distale. — c) Les différents types de F. occipital : traction moyenne . Angle a = angle plan d'occlusion/crochet sous tension. — correction du décalage antéro-postérieur (ré ponse dento-alvéolaire) . Exemples : si l'angle a = 0 —> translation distale. Le centre du cercle correspond au crochet sous tension. E. le crochet externe et le centre de résistance. Prévision du sens du déplacement vertical : si le vecteur crochet externe-point d'ancrage est orienté vers le haut. : XX' = plan d'occlusion. • Effets des différents buccales : types de forées extra- a) Traction basse : — forte réduction du décalage des bases osseuses . s'il est situé au-dessous. P. — position plus postérieure de la fente ptérygomaxillaire . Cr = centre de résistance. angle a sous l'axe 9-3 ~> égression des molaires. cervical : traction basse. 113. parallèle au diamètre XX' du cercle. une égression. . : pariétal : traction haute . recul du point A. angle a au-dessus de la ligne 9-3 -» ingression. Translation distale : le mouvement de translation est obtenu en alignant le point d'ancrage. B. point d'ancrage. Si ce vecteur est orienté vers le bas.152 Traitement des anomalies orthodontiques appui cervica FIG. la résultante des forces produira une version mésiale. on observera une ingression. Analyse biomécanique du déplacement.

153 24 h selon que l'on souhaite obtenir un simple blocage des molaires ou un distalage de ces dents. Il faut rappeler l'importance de la F. ce qui implique une forte coopération du patient. BRANCHES ASYMÉTRIQUES : la force exercée du côté de la branche la plus longue est plus importante. B. endormissement sur le ventre. • Les modalités pratiques. Une rotation antérieure importante se produit après le port d'une F. On obtiendra donc la correction d'une version distale. B. nécessitant deux fois sur trois le port d'une F. si l'arc s'abaisse -> version distale des molaires. E. résultante parasite qui peut être évité par l'adjonction d'un arc transpalatin (p. Incidents : leur éventualité doit être signalée au moment de la pose de la F. — enquêter auprès de la famille pour vérifier la régularité du port et déceler certaines difficultés. alopécie. Comment éviter les manifestations douloureuses ? — diminuer l'intensité de la force. un dispositif externe très visible. par définition. E. 90 heures par semaine. en conservant la F. Si toutefois la séquence est inversée (7 puis 5). E. B. éviter de donner l'image d'une coalition des adultes contre l'enfant. Le port du dispositif. écarter la branche longue de la joue : rapprocher la branche courte. — le sommeil : sommeil agité. E. c) Traction moyenne : — correction du décalage d'arcades. est. très autonome et de personnalité forte . E. — diminuer l'expansion ou un effet de version trop important. lorsque les germes des dents de 12 ans sont encore haut placés. B. Cette influence sur le mode de croissance est réversible. traction basse: — tendance à la linguoclusion des premières molaires. enfant insomniaque. E. — face longue : traction haute + arc transpalatin: — déplacement distalparallèle au plan d'occlusion : traction moyenne (haute et basse) ou casque « Interlandi ». quand on sait que les 3/4 des patients d'un orthodontiste sont composés de cas de classe II. — Durée : il est recommandé de faire agir la F. Ce problème doit donc être replacé dans un cadre non technique : a) Les facteurs prédisposant aux difficultés de port : — l'environnement : opposition de l'un des parents. de 10 h à 14 h ou plus par . b) Traction haute : — pas de changement au niveau du plan d'occlusion. Ce dispositif doit être porté. • F. — changer fréquemment la bande de nuque ou le casque. — après accrochage des élastiques. L'effet de version est obtenu avec des branches longues. B. famille nombreuse et agitée. Réglage : — après accoutumance. — légère ingression molaire. B. « téra-bite »). il faut appliquer la force extrabuccale plus précocement. — blocage de l'éruption verticale du maxillaire: — vestibulo-version des premières molaires. B. donner de l'expansion à l'arc interne (de 2 à 10 mm). — le mode de vie : patient aux multiples activités ou très fréquemment à l'extérieur. s'il remonte -> version mésiale. introverti ou bien. E.Etablissement du plan de traitement — légère bascule du plan palatin vers le bas . dû à une impossibilité matérielle. — possibilité d'utilisation d'un dispositif sophistiqué d'enregistrement des heures de port (Aledyne Corporation). enfant pensionnaire. — légère rotation postérieure. et type de croissance : — face courte ou moyenne : traction cervicale. : déscellement des bagues. E. Son port est assez contraignant. à l'opposé. b) Comment éviter ou atténuer ces problèmes : — prévenir toujours des incidents possibles: Le moment d'application : la période la plus favorable se situe au moment de l'évolution des prémolaires supérieures. 156). Impact psychologique : la F. Il est possible de compenser un port diurne insuffisant. B. composante lingualante associée. tendance à la rotation postérieure mandibulaire et augmentation de l'étage inférieur de la face. pendant la journée. — conseiller à l'enfant de mastiquer sur les dernières molaires. gêne labiale. Contrôle du port : — remettre au patient une carte lui permettant d'indiquer les heures de port. en moyenne. plus longuement le lendemain. du côté branche longue . dans un traitement d'orthodontie. douleur de type « arthrite dentaire » sur les molaires d'ancrage. pour atténuer l'ischémie (gouttière en plastique mou. en remontant les branches ou d'une version mésiale en abaissant les branches. perte nocturne. — le caractère du patient : enfant timide.

: la coopération du patient est déterminante dans l'efficacité de ce dispositif. 110c). en cas de difficulté particulière. N. rotation postérieure. La résultante des forces est oblique ou verticale. B. c) Action sur le plan d'occlusion : bascule en bas et en arrière. — léger recul molaire supérieur. les élastiques de classe II augmentent la D. Conséquences . qui sont beaucoup moins efficaces pour le maintien de l'ancrage. L'effet de cet élément essentiel de certains traitements d'orthodontie dépend avant tout du degré de motivation du patient. tractions intermaxillaires. — conseiller la suppression totale du port pendant 2 à 3 jours. a) Caractéristiques biomécaniques : composantes horizontale et verticale. B. — vestibulo-version des incisives inférieures . B. Exemple d'utilisation : distalage de 45 avec élas- .). sans trop tenir compte des caractéristiques mécaniques. si l'on craint quelques difficultés à ce sujet. avant de s'engager dans un choix irréversible. de cl b) La jig (diamètre : . a 114. — a) T. de prévoir d'autres dispositifs auxiliaires tels : arc palatin (fig. I.). Les points d'accrochage sont antérieurs ou latéraux et vestibulaires ou linguaux. Ricketts. 114a) : points d'accrochage : 36 et 46 (ou 37 et 47) V ou L et 13 et 23 ou mésial aux canines V. le menton s'abaisse et recule. Les différents types de T. Les tractions intermaxillaires (T. M. FIG. . Il peut être prudent. • Élastiques obliques. d) Indications : — traitement des anomalies de la classe II. — les couleurs vives des bandes et des casques n'ont guère d'effet motivant plus d'une semaine. La force de traction peut être reportée sur l'ensemble de l'arcade dentaire ou n'agir que sur les incisives ou les molaires ou les canines (crochets coulissants). Begg. E. arc de Nance (fig. e) Contre-indications : face longue. est indiqué. Il (en technique de Ricketts). etc. et leur mode d'action. en cas de douleurs . ingulaire.154 Traitement des anomalies orthodontiques La force est modulable en fonction du diamètre de l'élastique et du mode de port (port continu ou discontinu). Donc. E. — prescrire des sédatifs légers pour les premières nuits.032 inches) coulissant sur un arc tique de classe 111. b) Action sur la denture : — égression et mésioversion 36 et 46 . associées ou non à une F. B. V. — tester l'enfant si des extractions s'avèrent nécessaires et si le port de la F. c) Conclusion Ne pas accorder une confiance aveugle au port de la F. etc. I. — perte d'ancrage inférieure. 1106). — changer le type de traction. M. — légère égression des incisives supérieures. E. M. Définition : traction exercée par des élastiques tendus entre les deux arcades. et placés par le patient sur un dispositif fixe (en technique Edgewise. I. Élastiques de classe II (fig. • — renforcer constamment la motivation à chaque séance .

d) Indications : — préparation d'ancrage. est prévue . e) Contre-indications : face longue . 114c) : élastiques « en carré » sur 2 ou 4 incisives supérieures et inférieures V ou L. B. b) Élastiques de traction de classe II ou de classe III avec accrochage en triangle. verticaux antérieurs (correction d'une béance antérieure avec proalvéolie). • Élastiques verticaux : c a) Élastiques verticaux antérieurs : points d'accrochage (fig. les T. — c) T. Exemple : 16 L -> 46 V. E. si le port d'une F. 1I4d). 114. b) Elastiques verticaux postérieurs : points d'accrochage : vestibulaire sur une dent (dents cuspidées) et lingual sur l'antagoniste (élastiques de « crisscross ») (fig. — Mode d'action : résultante des forces : . Conclusion : les tractions élastiques obliques agissent en basculant le plan d'occlusion vers le haut ou vers le bas. . verticales entraînant une aggravation du sourire gingival. b) Action sur la denture : — égression et mésioversion des 16 et 26. au maxillaire) (p. et à augmenter la dimension verticale. — Indication : correction des béances antérieures avec sourire édenté. 1 Ub) : a) Caractéristiques biomécaniques : identiques aux T. — Conséquence : bascule du plan d'occlusion dans le plan transversal. I. M. ce qui a tendance à corriger des rapports de classe II ou de classe III. M. d) Elastiques verticaux postérieurs dits de « criss-cross » pour la correction d'une linguoclusion. — traitement de certaines anomalies de la classe III d'Angle.Etablissement du plan de traitement 155 d FiG. — douleurs au niveau des molaires d'ancrage ou mobilité exagérée de ces dents. de classe II. 159) . en méthode Edgewise (disto-version des dents postérieures + F. f) Incidents : — proglissement provoqué par l'étirement des ligaments articulaires. — Utilisation : correction d'une déviation des milieux. — Contre-indication : lèvre supérieure courte. I. É>astiques de classe III : points d'ancrage : 16 et 26. molaires supérieures : vestibulo-version et égression. rotation postérieure. E. I. V ou L et 43 et 33 V ou jig (fig. Résultantes horizontale (RH) et verticale (RV). — ingression ou non. — linguo-version et égression. Exemple : 46 -> 43 et 13 -> 46. — aggravation. c) Action sur le plan d'occlusion : bascule en haut et en arrière. — disto-version des 46 et 36. B.d'un sourire gingival due à régression des incisives supérieures. Remarque : ces élastiques sont assez gênants à porter et difficiles à accepter par le patient. Variantes : a) Élastiques obliques antérieures : points d'accrochage 12 -> 32 ou 22 -^ 42. M. La récidive se produit après suppression de la traction.

115. Utilisation : — conservation de l'ancrage (v. — b) Arc palatin et arc transpalatin (1). ou bien au 9/10e mou. Utilisation : cet arc permet d'effectuer des déplacements des molaires dans les trois sens de l'espace. FIG. • Arc lingual (fig. — correction d'une linguo-version des molaires (actif). • Arc transpalatin (T-Pal) (fig. L'arc transpalatin peut être soudé. ou de préférence. p.2). . Arc transpalatin : le U d'expansion est dirigé distalement . de fort diamètre (. FIG. Arcs linguaux et palatins. Définition : dispositif fixe ajusté au contact des collets linguaux des dents et constitué par un arc rond de fort diamètre relié à deux bagues molaires. Utilisation : — conservation de l'espace de dérive mésiale (passif). — a) Arc lingual (en vue linguale) . 115è. . — Indications : . 115. • Arc palatin (fig. 115a) : Description : arc passif au 8/10e dur. placé au maxillaire. l'extrémité distale est légèrement à distance de la bague. linguoclusion des prémolaires et molaires. démontable et placé dans des fourreaux linguaux (sheath). — Élastiques transversaux unimaxillaires. pour la correction d'une vestibuloclusion exagérée antérieure (canine ou première prémolaire).036 inch) ajusté à quelque distance de la voûte palatine. Il comporte une pastille de résine sous le raphé médian (fig. — contention d'une expansion maxillaire. — moyen d'ancrage (provoque une vestibulo-version des incisives inférieures) : intra-arcades ou interarcades (pour des élastiques de classe II). Variantes : boucle d'expansion médiane de contraction ou d'expansion (fig. Exemple : 13 L -> 23 L. molaires inférieures : linguo-version et égression. vestibuloclusion exagérée des prémolaires et molaires maxillaires (16 V -> 46 L). 2) : Définition : dispositif fixé passif ou actif reliant transversalement les faces linguales des dents de 6 ans. fixé sur les premières molaires inférieures et comprenant deux V d'expansion. 115c).156 Traitement des anomalies orthodontiques Ce type d'arc peut être soudé ou démontable par le praticien. 115b. 115è. Variante : arc de Nance. • Elastiques horizontaux. 1) : Description : arc passif au 8/10e dur avec deux V d'expansion. 119): — point d'ancrage pour des tractions élastiques sur canine en ectopie vestibulaire. . Ces arcs peuvent être réalisés au maxillaire (arc lingual) ou à la mandibule (arc palatin). et constitué par un fil rond. sa fermeture entraîne une rotation disto-vestibulaire des premières molaires et une contraction de la distance intermolaire (2).

E. et d'un arc transpalatin. comportant 4 boucles hélicoïdales (d'où le nom de Quad'hélix). 116. En conséquence. 116a). FIG. pour éviter une vestibuloversion des molaires. Description : arc palatin en fil rond de fort diamètre (. Définition : appareil fixe d'expansion soudé sur deux bagues molaires et utilisable au maxillaire. 116/. c) Variante : action antérieure associée. FIG. — Solidarisation des secteurs latéraux (molaires et prémolaires). — a) Le quad'hélix en bouche. prémolaires et canines. linguocclusion ou inclusion palatine. . Le Quad'hélix.Etablissement du plan de traitement 157 — Association d'une F. avant pose (forme de W) (d'après GUGINO). Il existe une variante à la mandibule dénommée « Bihelix ». activation immédiate d'environ 8 mm ( + ) des bras latéraux (forme en W) (fig. 115.036 inch). (fig. N. — Correction des rotations molaires symétriques ou asymétriques avec un dispositif multi-attaches. h) Le quad'hélix activation. : l'arc transpalatin ne permet pas d'éviter la perte d'ancrage. — c) Arc de Nance : pastille de résine prenant appui sur la muqueuse palatine et arc de diamètre 9/10 soudé sur deux bagues molaires. traction haute. en modifiant leur inclinaison axiale.). B. Cet arc est soudé sur 2 bagues ajustées sur les premières molaires supérieures. B. — Moyens d'ancrage pour la correction d'une ectopie canine. le périmètre d'arcade est augmenté au niveau antérieur. Pose : avant scellement. Mode d'action : il provoque une rotation distolinguale des molaires et une expansion au niveau des molaires.

Remarque : ce dispositif est d'un maniement très délicat.158 Traitement des anomalies orthodontiques Dernier critère : invariabilité des diamètres transversaux de l'arcade. 1.. Activation : toutes les 6 semaines. M. O'Meyer. • Principes mécaniques. console. 58) et l'analyse de Steiner. Des praticiens américains de la génération suivante (Tweed. et recherche de mouvements dentaires en translation parallèle.025 ou .018 x . Aperçu de la technique Edgewise. et éventuellement arcs linguaux ou palatins. — Contrôle du déplacement des dents. L'arc solidarise toutes les dents d'une arcade (fig. avec un jeu minimum.028 inches. 118). 118). b) Les arcs : en fil d'acier rond dans le premier stade du traitement et rectangulaire ultérieurement. Conséquence : il est possible de déplacer les apex. — Solidarisation des dents d'une arcade. — Séquences de traitement standardisées. c'est le « contrôle de l'ancrage ». on divise par 4 en première approximation. grâce à la « préparation d'ancrage ». B. X. : pour obtenir l'équivalent en millimètres. — Les objectifs de traitement sont déterminés en fonction d'un bilan orthodontique complet. p. D i m e n s i o n s du fil r e c t a n g u l a i r e utilisé : . Enfin les appareils orthopédiques ne sont jamais utilisés. — Contrôle du déplacement des dents postérieures dites « dents d'ancrage » (v. il peut provoquer des catastrophes. Muller. dans les pays européens. Strang. — Coordination des deux arcades à l'aide d'arcs idéaux (fig. dans la direction souhaitée et sur une distance déterminée. 119). On recherchera une hypercorrection : cuspides primaires supérieures en contact avec les cuspides primaires inférieures . Un des principes essentiels de la technique Edgewise. Ce dernier fil s'adapte. 1 19).022 x . Entre des mains peu averties. — préparation d'ancrage (rotation disto-linguale des premières molaires) ou moyen d'ancrage (méthode de Ricketts). adaptée au type de croissance et T. E. H. B. les promoteurs de la technique Edgewise ont mis au point des dispositifs adaptés et des systèmes mécaniques particuliers : Les dispositifs fixes : a) Les éléments de fixation : brackets soudés sur des bagues ou des attaches collables (synonymes : boîtier. E. par l'intermédiaire de quelques pionniers (R. N. • Le contrôle de Vancrage. en Europe. • Principes thérapeutiques. I. La lumière de ces brackets est rectangulaire et perpendiculaire à la base du support (fig. 8 1 / p. — Pour l'obtention de ces différents critères. et T. — Il est fait un large usage des dispositifs précédents surtout F. Définition : l'ancrage est le secteur sur lequel prend appui un dispositif actif pour le recul d'une dent ou d'un groupe de dents. — Edward Angle a été l'inventeur et l'initiateur de la technique de 1' « Edgewise-Arch » dans les débuts du siècle. après la guerre. en fin de traitement (fig. . Les dispositifs auxiliaires : F. dans les trois sens de l'espace. ce qui implique le contrôle continu du sens transversal tout au long du traitement sur des chartes représentant une arcade idéale. de classe II et de classe III. Ces méthodes proposent des objectifs chiffrés pour le recul du secteur incisivo-canin. dans les cas traités par la méthode Edgewise. Les analyses céphalométriques les plus utilisées actuellement pour l'élaboration du plan de traitement sont l'analyse de Tweed (v. en France). cette hypercorrection récidivant après dépose. cette méthode étant mieux adaptée au recul du secteur antérieur. Cette technique a révolutionné les méthodes de traitement au cours des années 60. 118). verrou). et L. B. s'en ressent. • Les dispositifs. Thurow) ont contribué à l'amélioration et à la diffusion de cette méthode aux États-Unis et. Indications : — endoalvéolie maxillaire avec latéro-déviation. M. La précision de la technique est telle que les résultats peuvent correspondre aux objectifs. à l'aide d'une pince à trois mors courbée (pince « 3 becs ») : — l'activation au niveau antérieur (emplacement n° 1) provoquera une rotation mésio-vestibulaire des premières molaires et une expansion à ce niveau: — l'activation au niveau latéral (emplacement n° 2) permet l'expansion transversale des secteurs latéraux et la rotation disto-vestibulaire des deuxièmes molaires (compense le premier mouvement). m Historique. aux dimensions des brackets. aux États-Unis. Le pourcentage important d'extractions. Durée de port : la durée totale de l'expansion ne doit pas dépasser trois mois. 81e). p. grâce à l'effet de torque (fig.

Ces courbures peuvent être d'intensité modérée ou maximum. — Il sera effectué grâce à l'effet de torque (fig.. 159 — Modalités. en Edgewise (« tip-backs bends »). (6 à 6 ou 7 à 7) sont placés le plus rapidement possible.. . le principe d'un piquet de tente enfonce obliquement pour résister à la traction des sandows. on pourra utiliser l'une des arcades comme ancrage pour des T. Ils sont façonnés FIG 117. par analogie. C'est.Établissement du plan de traitement Les différents types d'ancrage — Ancrage maximum : les objectifs de traitement prévoient un recul maximum des canines et des incisives : cas de forte biproalvéolie avec 4 extractions. I. Elles sont effectuées à l'aide d'un arc en fil d'acier rond . 88e). • La coordination des deux arcades. • Le contrôle du déplacement des apex : le torque. M.Elle se fera à l'aide d'arcs idéaux qui sont caractéristiques de la méthode Edgewise. techniques : — cette séquence du traitement peut être effectuée à l'aide d'une F. De plus. — Ancrage nul : aucune précaution particulière n'est prise pour éviter le mésialage provoqué des secteurs postérieurs (perte d'ancrage maximum). I. On cherche à éviter tout déplacement mésial des secteurs latéraux. 1146). • Solidarisation des dents Wune arcade. prévisible de 8 mm. de molaire à molaire. — Principe : disto-version des dents postérieures (molaires et prémolaires) pour résister aux tractions des T. E. FIG. de T. 118. dont la section est pratiquement identique à celle des brackets. M. de classe II ou de classe III. Les moyens de contrôle de l'ancrage : la préparation d'ancrage est une des caractéristiques de la technique. B. Les canines inférieures doivent être distalées de 4 mm et le reste de l'espace disponible peut être perdu par le mésialage des secteurs latéraux (perte d'ancrage provoquée). d'une « Jig » (dispositif auxiliaire coulissant sur un arc principal et permettant de reporter la pression distalement) (fig. — Ancrage modéré : cas de D. de classe II ou de classe III. de classe III.018 inch ou d'un fil rectangulaire de plus petit diamètre que la lumière du bracket. D. Ces arcs rectangulaires de finition.. 117). — Exemple de coordination des arcs idéaux arec les courbures de premier ordre en technique Edgewise (redessiné d'après D. M. — Préparation d'ancrage selon Tweed : les « tipback-bends » (courbures de version distale) (fig. I. En noir : arc mandibulairc: en blanc : arc maxillaire. — Des arcs continus.. LAMORLETTE).. afin de rendre solidaires les dents d'une arcade et de pouvoir incorporer les courbures adéquates : « tipback-bends » ou/et courbe d'occlusion inversée sur l'arc. sont destinés à la réalisation des objectifs occlusaux idéaux. — Les courbures de préparation d'ancrage. . M.

a) Le casque. sur des formes d'arcades. dans le sens vertical (tip-back. Ces arcs comportent trois types de courbures : — les courbures du premier ordre. dans un même temps (vue intrabuccale). b) Radio panoramique : distalage des canines. • Les séquences de traitement. 118). la distance intercanine initiale étant respectée. soit préfabriquées. 116): — les courbures du deuxième ordre.. les barrettes de Whitman et les ressorts de traction. tip-forward) (fig.160 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. 119. mésialement aux 13 et 23). — Les forces directionnelles. que l'on retrouve avec qodq . dans le sens horizontal (fia. soit réalisées à la demande sur des chartes standards. . Ils sont coordonnés l'un à l'autre afin d'assurer des relations vestibulo-linguales harmonieuses (fig.La technique Edgewise comporte des séquences de traitement très codifiées. 88e). 115): — les courbures du troisième ordre : c'est l'effet de torque (fig. c) Bistalage des 4 canines. stade de recul en masse des incisives inférieures. en translation (zone d'apposition radio-claire d'épaisseur égale.

. sans ancrage postérieur. 8.0215 x .028 d'inch). 3. dans lesquelles le contrôle du torque. — contention. p. de la démarche diagnostic au plan de traitement et à sa réalisation pratique. — Cette représentation graphique est effectuée à l'aide de la téléradiographie de profil initiale. sur une période de 1 à 3 ans. — dépose des bagues ou des attaches collées. Déplacement des dents. 161 FIG. — préparation d'ancrage. Modifications orthopédiques. — intercuspidation. • La simulation ou « set-up » céphalométrique. L'estimation des transformations dues à la croissance. Le déplacement des canines en translation est contrôlé. La méthode de Ricketts constitue un tout cohérent. Aperçu de la technique de Ricketts. à traction moyenne comportant des « barrettes de Whitman » qui coulissent mésialement aux canines. — utilisation de la « Jig » (fig. à l'aide d'objectifs visualisés. est nécessaire : — placer les racines dans l'os spongieux. Ces barrettes sont reliées au casque de traction par des dispositifs actifs : élastiques ou ressorts comprimés. (fig. en appliquant un taux de pression approprié et des forces légères. 120) . cumulée avec les effets prévisibles du traitement. Toutes les dents sont baguées (y compris les deuxièmes molaires). sur des crochets soudés. dans lequel le plan de traitement comporte un recul maximum des secteurs incisivo-canins après extraction de 4 premières prémolaires. L'intérêt de cette procédure c'est de représenter des « objectifs de traitement visualisés » c'est-à-dire une sorte de maquette d'évaluation. dans la direction souhaitée. etc. Concept de l'hypercorrection. utilisée comme moyen d'ancrage (v. 7. Ancrage musculaire et cortical. tout en maintenant des résultats de qualité. puis maxillaires. m Les forces directionnelles (variante récente de la méthode) : — dispositif actif : F. 120. La coopération pour le port de ce type d'appareillage doit être excellente. Utilisation d'une méthode systématisée d'approche du diagnostic et du traitement. — Le nivellement de la courbe d'occlusion. 56). nivellement (fig. au cours des déplacements radiculaires. richement vascularisé. — recul des secteurs antérieurs mandibulaires. b) Recul bimaxillaire en translation des 4 canines dans un même temps. sur un arc lourd (. 64). 2. dans le but d'établir ou de retrouver une fonction meilleure. Utilisation de dispositifs sectionnels (arcs segmentés).Établissement du plan de traitement pour toutes les solutions thérapeutiques adoptées : — alignement. Débloquer la malocclusion au cours de séquences progressives de traitement. 9. Aperçu des méthodes de simulation p. l'évaluation de l'ancrage et le contrôle des résultats (v. 114/)). 119) . une « philosophie orthodontique ». Utilisation de dispositifs préfabriqués. Corriger le sens vertical avant le sens antéropostérieur. tout au long du traitement. est reportée sur le tracé de début : ce qui revient à allonger certains axes et à faire varier leur orientation sur le céphalogramme ( v. Elle conditionne la réussite du traitement. pour le planning thérapeutique. p. 10. pour une plus grande efficacité des mouvements dentaires : ingression des incisives inférieures : — placer les racines contre la corticale externe. Pour le recul en masse des incisives. support de la force directionnelle. 5. c) Renforcement de l'ancrage par un phénomène d'entraînement sur l'arc. les barrettes sont placées entre incisives centrales et latérales. 4. B.— Quatre situations peuvent se présenter. — finition à l'aide des arcs idéaux. Contrôle du torque. E. La méthode « bioprogressive » est fondée sur dix principes diagnostic et thérapeutiques : 1. 119). • Le contrôle du torque pendant le cours du traitement. ce qui permet une plus grande efficacité au cours du traitement. 6. ce qui accentue l'effet de torque. Intérêt de la technique : a) Pas de perte d'ancrage et aucune incidence sur l'angle FM A. après extraction des premières prémolaires. Indication : cas de classe I (ou de classe II) avec biproalvéolie importante. pour le recul des molaires.

des forces lourdes. B. — Pour la stabilité de la fonction. — La pression optimum est d'environ 100 g par cm 2 . le traitement est plus efficace en fonction des possibilités de modifications orthopédiques. ce qui paraît d'ailleurs contestable. Cette force optimum est délivrée grâce à un fil de diamètre minimum. ce qui a tendance à augmenter l'étage inférieur de la face. il est tout à fait indispensable que la supraclusion soit corrigée. dans un type de face longue peut s'ouvrir plus facilement et provoquer une rotation postérieure de la mandibule. A la mandibule. c'est-à-dire de changements au niveau des bases osseuses et le port d'une force extrabuccale destinée à déplacer les dents ou à maintenir les molaires maxillaires au cours d'un traitement d'orthodontie. L'hypercorrection des anomalies orthodontiques sera recherchée en fonction des ajustements fonctionnels futurs qui contribueront à l'équilibration terminale du traitement. b) L'ancrage cortical : le placement des racines des molaires dans la corticale vestibulaire externe offre un moyen biologique de résistance au déplacement mésial : à ce niveau. L'occlusion. E. • Concept du traitement précoce. donnent les mêmes effets d'après l'auteur. est effectué à l'aide d'un torque corono-lingual et d'un certain degré d'expansion molaire. • Taux de force optimum (v. 2. Cette procédure sera indiquée dans quatre cas : 1. Ce type de déplacement nécessite plus de temps et de précautions . au maxillaire supérieur à l'aide du Quad hélix qui permet à la langue de s'élever et de maintenir les arcades dentaires dans leur nouvelle position. Lutter contre la récidive des modifications orthopédiques. — mouvements de torque nécessaires au placement des dents dans des conditions occlusales idéales : parallélisme des racines en fin de traitement. pour les 4 incisives supérieures : 160 à 200 g. d'après Ricketts. • L'ancrage musculaire et cortical : a) L'ancrage musculaire : les procédés de traitement doivent tenir compte de la force relative des muscles en fonction de la typologie faciale. ce placement des racines des premières molaires.Chez le jeune enfant.. Ceci permet de stabiliser les molaires d'ancrage afin d'en limiter leur déplacement.162 Traitement des anomalies orthodontiques dans la direction de croissance. Ce dispositif peut également affecter l'inclinaison du nez et même les tissus mous. Par exemple.. 183). recul du point A. : le déplacement s'effectue pendant une certaine période de temps à travers l'os cortical : dents en cours de désinclusion. ce qui conduit à rechercher une relation de légère classe III molaire à la fin du traitement actif. sur bagues. — dans le sens transversal : expansion lente de la suture médio-palatine. l'os cortical est moins vascularisé que l'os spongieux et moins facilement résorbable . pour Ricketts : déplacement d'une canine : 75 à 100 g . Ceci peut être effectué selon deux types de procédure (v. Contrôle des forces musculaires s'exerçant au niveau des dents : hypercorrection d'une expansion. Ceci rétablira un environnement — mouvements de torque pour remodeler l'os cortical. au niveau radiculaire. Elles entraînent des modifications : — dans le sens antéro-postérieur : changements . pour une stabilité ultérieure : hypercorrection d'une rotation. 119). 3. Permettre la stabilisation. doué de propriétés métallurgiques particulières. ce qui n'entraîne que peu ou pas de retentissement sur la croissance mandibulaire. en fonction de la segmentation des arcs : — égression des dents postérieures. L'hypercorrection est destinée à compenser les ajustements biologiques post-thérapeutiques. ingression des 4 incisives inférieures : 60 à 80 g. de l'ordre de 450 g peuvent être appliquées à l'aide d'une F. 4. dans la corticale.. soit 15 g par dent . On doit donc différencier le port d'une force extrabuccale. le fil Elgiloy et à des formes d'arcs adaptées. au cours de la contention : hypercorrection d'un cas de classe II. Au maxillaire l'expansion de l'arc facial (5 à 10 mm avant insertion) et l'utilisation de la corticale sinusale. si les incisives ne sont pas baguées. . p. • Concept de P hypercorrection. Déplacement radiculaire au-delà de l'idéal.. p. division 1. bascule du plan palatin . pour Ricketts. dans l'optique d'une modification orthopédique. • Les modifications orthopédiques. Exemples de types de forces optima. donc à provoquer une rotation postérieure . Ces différentes caractéristiques permettent d'obtenir des forces dites « biologiques ». Le traitement doit être entrepris précocement en vue de débloquer la malocclusion. • Corriger un recouvrement incisif excessif avant de traiter un surplomb excessif. — ingression des incisives supérieures ou inférieures.

des dispositifs auxiliaires : arc de Nance (fig. édit. Les arcs : la technique se caractérise également par l'utilisation d'arcs segmentés : — arcs segmentés latéraux : de molaire à canine. de classe II. 309-340.022 inch). 1973. en arcs segmentés. les brackets sont prétorqués et pré-angulés et de lumière supérieure (. Deux autres techniques multibagues ou multiattaches sont également très utilisées aux U. Quad'hélix (fig. — ressorts pour distalage des canines : force légère et continue (fig.016) (d'après GUGINO). Tous les dispositifs utilisés sont préfabriqués ou préparés à l'avance : ressorts de rétraction de canines. Le passage aux arcs continus ne se fait que dans les derniers stades du traitement (fil de diamètre . L'arc de base de Ricketts est un dispositif particulièrement efficace pour le traitement des supraclusions. h) Rétracteur de canine inférieure (diamètre .Établissement du plan de traitement musculaire et morphologique satisfaisant. et KESLING P. traduction G.016) (d'après GUGINO) et T.. pour l'obtention d'une occlusion équilibrée. Le fil : le fil utilisé est de diamètre . p. au cours du stade actif du traitement. ou de molaire à première prémolaire .016 x . présentent. ce qui augmente l'efficacité du traitement et offre la possibilité de se consacrer plus longuement au planning et au contrôle de ce traitement. 1 \6a).Olôinch. et GAUMONT G. M. consulter les ouvrages ou articles en français. LES THÉRAPEUTIQUES NON MÉCANIQUES La rééducation de la déglutition primaire. A.. I. pour 60 à 90 % des cas. etc. traction intermaxillaire (fig. F. DE COSTER. MONTEIL R. vol. FIG. J. Prélat. 83a). entre premières molaires et incisives (diamètre . S. 39. Cette rééducation sera conduite. ce qui permet un taux de flexion en charge faible. Il présente des caractéristiques métallurgiques particulières : il s'agit d'un fil semi-précieux et semi-mou (Elgiloy bleu). d'après l'initiateur de la méthode. 745-758. etc.016 inch) ce qui permet d'éviter. 1972. Pour plus de précisions. et en Europe.016 x . Différentes modalités de réglage permettent d'en varier les effets — expansion antérieure — rétraction. : L'Orthodontie française. afin de placer les apex en bonne position sans incorporer de courbures du deuxième ordre sur les arcs. n" 3. soit par un orthophoniste. arcs de base de types variés. pare-choc (fig. des angulations mésio-distales. (fig. suivants : • Méthode de Burstone : — les étapes du traitement dans la méthode de l'arc segmenté. 114<r/). force extrabuccale. tome VII. — a) L'arc de base à la mandibule. 122.. les courbures du deuxième et troisième ordre (fig. Cette angulation est différente selon les dents. • Les dispositifs : 163 Les brackets : l'effet de torque au niveau des brackets est donné par une angulation de la lumière par rapport à la base.018 x . 115r). p. Au niveau des incisives supérieures.030 inch) à celle du fil utilisé (. permettant le déroulement normal des fonctions. et coll. 110c/). Cette préangulation est également très utile au cours de la phase finale du traitement. — L'arc segmenté de Burstone : BOURGOIN G. 121). R. A. soit par un kinésithérapeute. 122a). 1968. soit tout . etc. des canines supérieures et inférieures. D. Les dispositifs auxiliaires : il est également fait un large usage dans la méthode de Ricketts. — Pare de base et ses variantes : il solidarise les premières molaires et les incisives. de plus. C. Méthode de Bcgg : théorie et technique orthodontique de Begg : BEGG P. ce qui permet de ne pas exercer des forces excessives. : Revue d'O. Les tubes molaires et les attaches des incisives supérieures et des canines.

et des difficultés qu'elle provoque au cours du traitement absence de contacts dentaires). simplement par le praticien traitant (actes remboursables). 123. — recherche de contacts dentaires. pour des patients prédisposés. lors du premier temps buccal de la déglutition . une rééducation peut être tentée sans traitement orthodontique immédiat (fig.. — Inconvénient : les engrammes (v. c'est l'âge idéal : a) Avant tout traitement orthodontique : si les seules anomalies constatées proviennent apparemment du suçage du pouce et de la langue. Le moment de la rééducation : entre 8 et 10 ans. — avant traitement d'une biproalvéolie. qui constitue l'indication la plus favorable . à partir de 11-12 ans.164 Traitement des anomalies orthodontiques P'IG. c) Rééducation après le traitement mécanique : — Avantages : les conditions morphologiques sont améliorées. en relations de classe I. 123a et b) : b) Pendant le traitement d'orthodontie — à éviter si possible — pour dispenser le patient d'une contrainte supplémentaire s'ajoutant au traitement d'orthodontie . au niveau du parodonte et de l'A. elle doit être absolument tentée avec conviction. au cours du développement de la pensée logique. p.échec : la rééducation de la déglutition est assez aléatoire. — Effets d'une rééducation de la déglutition primaire (béance antérieure avec proalvéolie initiale). T. la langue peut s'adapter spontanément à ces nouvelles conditions . — après correction d'une endoalvéolie maxillaire avec latérodéviation . . Indications de la rééducation : — proalvéolie avec béance antérieure légère. M. 25) sont beaucoup plus difficiles à modifier. en se souvenant des risques que la persistance de la déglutition primaire fait courir chez l'adulte. Succès .

Établissement du plan de traitement La myothérapie. F. Gymnastique des muscles : a) Gymnastique des muscles masticateurs : mastication de chcwing-gum fluoré ou de plaquettes plastiques (Térabite. d'un encombrement léger à la mandibule (pas plus de 2 à 3 mm de D. peuvent également constituer un moyen complémentaire — et agréable — de traitement. — La trompette : béance antérieure et hypotonicité labiale. Conditions d'utilisation : trois paramètres doivent être envisagés : — l'état des dents et le degré d'hygiène buccale : — les proximités radiculaires et la forme des septa . sont regroupées des interventions de nature très diverses qui rentrent dans le cadre des moyens thérapeutiques d'un traitement d'orthodontie mais ne sont généralement pas pratiquées par le spécialiste en orthodontie. persistance L'amélioration constante des-techniqnes chirurgicales conduit à leur accorder une place de plus en plus importante dans le traitement des anomalies . Vusure des faces proximales (stripping). particulièrement à la mandibule. Prélat. destinés à améliorer la fonction de certains faisceaux musculaires déficients. — intervention sur des unités dentaires : extraction. LA La CHIRURGIE orthodontique. firme « Lancer Pacific »). destinée à corriger un encombrement mineur. il doit remonter le jeton jusqu'aux lèvres sans utiliser les dents. 165 Définition : exercices volontaires de la musculature faciale. — intervention sur les tissus mous : résection des freins labiaux. par excès mandibulaire. élimination d'odontome ou de dents surnuméraires et également transplantation . et bloquée par un diastème légèrement insuffisant . — récidive de l'encombrement incisif. le haut-bois : malocclusions de la classe III. — la morphologie coronaire : couronnes triangulaires : condition favorable. — dégagement chirurgical des dents incluses. après traitement (encombrement tertiaire) . la flûte augmente la tonicité de la lèvre supérieure. germectomie. pour augmenter l'effort musculaire. p. Rappel : épaisseur d'émail à ce niveau : 5 à 8/10e de mm (v. Indication : lèvre supérieure courte . Revue cFO.5 à 2 mm. — deuxième exercice : le cordonnet est attaché sur un support fixe ou tenu par la maman. Indice de Peck et Peck. plusieurs fois par jour. M. le patient exécute des exercices de traction à l'aide d'un bouton fixé au cordonnet et maintenu par les lèvres. — dysharmonie dento-dentaire. La flûte est également indiquée pour les malocclusions de la classe III présentant des lèvres supérieures courtes. Progressivement. — La clarinette.). J. La chirurgie oro-faciale. pour les six dents antérieures. selon le mode de préhension de l'embouchure. chirurgie Sous ce vocable. : avril 1975. d'une dent en cours de désinclusion. — La flûte : malocclusions de la classe II . — mise en place sur l'arcade. Les deux préoccupations majeures qui doivent guider toutes ces interventions sont d'éviter tout traumatisme psychologique malgré la bénignité apparente des actes opératoires et d'avoir toujours à l'esprit le respect du parodonte au cours du temps chirurgical. Indication : hypotonicité labiale . Gain de place escompté : au maximum 1. résection du frein de la langue . Définition : diminution de l'épaisseur des faces proximales des dents du secteur antérieur. elle est contre-indiquée si la lèvre supérieure est courte. Son utilité est contestée par certains. au fur et à mesure des progrès. on ajoute des jetons de couleur différente. ou enclavée. D. D. 243-258 et indice de Le Huche (« Le Huche ». b) Gymnastique des muscles labiaux (la méthode de Garliner) : — premier excercice : l'enfant tient entre ses lèvres un cordonnet de 20 cm dans lequel est passé un jeton perforé. Indications : — traitement avec extraction de deux prémolaires supérieures en classe II thérapeutique. Instruments de musique et exercices labiaux : les instruments à vent. édit. mesurée) .

la consolidation s'effectuant mieux). LE TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA PROGNATHIE INFÉRIEURE : orthodontiques majeures. qui évitent le blocage intermaxillaire. la dent de sagesse inférieure étant extraite (fig.166 Traitement des anomalies orthodontiques Interventions portant sur la mandibule. — temps chirurgical complétant ou précédant le temps orthodontique. dans les cas sévères : prognathie inférieure avec béance antérieure et dimension verticale augmentée (fig.. Définition : interventions chirurgicales portant sur les maxillaires et destinées. latérognathies. micrognathies. Les deux types d'ostéotomie portant sur les branches montantes et horizontales peuvent être associées. — patients adolescents ou adultes. en cas d'excès de structure osseuse : résection d'un fragment osseux (ostectomie) : . 126a) (technique d'Obwegeser et Dalpont). en or blanc. que ce soit par des interventions précoces ou tardives portant sur les tissus durs ou sur les tissus mous. en cas d'insuffisance du volume osseux : ostéotomie + interposition d'un greffon. 124. Ostéotomies totales : elles portent sur la branche montante ou sur la branche horizontale. c) Immobilisation : 6 semaines. Généralités. b). pour certains auteurs. — les deux alternatives : . soit à diminuer. 125a. mais réticents devant la durée et les contraintes d'un traitement d'orthodontie classique . de la région sus-angulaire au trigone. Intervention sur les tissus durs. Les différents types d'interventions : a) Ostéotomie intéressant la totalité du corps de l'os : — les procédés : ostéotomie de glissement (fig. — patients motivés. Les traitements chirurgicaux des maxillaires ou « ostéotomies ». 124). procédé de Obwegeser n° 2 : section antéro-postérieure entre les deux corticales de la branche montante et tranchée horizontale. Indications : prognathies inférieures vraies. b) Ostéotomie limitée à la région dento-alvéolaire. 125c. chez lesquels il est impossible d'obtenir des modifications des bases osseuses . Technique : ostéotomie de glissement : le nerf dentaire est placé dans une logette prévue à cet effet. . — Ostéotomie rétromolaire de Converse. L'extraction des deuxièmes prémolaires est pratiquée en fonction du trait de section qui passe à ce niveau (fig. 125c). FIG. — Ostéotomie portant sur la branche montante : Technique : ostéotomie de glissement ou ostéotomie de glissement et de rotation . dite « ostéotomie segmentaire ». anomalies mandibulaires du sens vertical (excès vertical postérieur ou/et antérieur). ' b) Age d'intervention : à la fin de la croissance ou parfois plus tôt (12 à 13 ans. soit à augmenter les dimensions des structures osseuses. 124 et 126). — Ostéotomie portant sur la branche horizontale : ostéotomie rétromolaire de Converse. ostéotomie de rotation (fig. Les indications : — anomalies des bases osseuses dont la correction est impossible ou aléatoire par des moyens orthodontiques chez le jeune patient . par attelles de contention bimaxillaires ou par tractions élastiques sur arcs lourds Edgewise ou encore par des plaques vissées. • • a) Les techniques : la voie d'abord endobuccale sera toujours recherchée. avec extraction de 35 et 45..

126a). — section du bord basilaire ce qui diminue la dimension verticale et utilisation d'une partie du fragment comme greffon au niveau d'une symphyse trop plate (bons résultats). par voie endobuccale : il s'agit d'une intervention isolée.Etablissement du plan de traitement 167 FIG. pour éviter la récidive (fig. — Correction d'une supraclusion incisive avec . récidives dues aux tractions musculaires et à la langue. Procédé de Obwegeser : le plus grand fragment est avancé au lieu d'être reculé. — a) Technique de Obwegeser n° 2. perte de sensibilité des incisives inférieures. b) Le trait de section de la technique Obwegeser-Dalpant. Génioplastie : a) Diminution de l'éminence mentonnière. 127). Ostéotomie de rotation. 125. Ostéotomie segmentaire : elle intéresse le secteur alvéolaire antérieur. — Correction d'une malocclusion de la classe II : déplacement distal en bloc du secteur antérieur incisivo-canin et de la première prémolaire. avec désinsertion des muscles masticateurs. ou complémentaire d'une ostéotomie de la mandibule (résultats esthétiques inconstants). LE TRAITEMENT DE LA MICROGNATHIE OU DE LA RÉTROGNATHIE INFÉRIEURE : supra-alvéolie inférieure : résection osseuse sous les racines des dents du secteur antérieur et rotation vers le bas. b) Avancement : — section du bord basilaire et avancement simple (corticotomie (fig. d) Incidents. c) Technique d'Obwegeser et Dalpont pour un excès lertical arec béance antérieure et latérale. risques : retard de consolidation.

— a) Ostéotomie d'avancement (micrognathie ou classe IIJ. Apert). — Génioplastie : section du bord basilaire et avancement. division 1). b) Ostéotomie de recul (prognathie inférieure). richement vascularisé et relié à la base du crâne par la suture ptérygo-maxillaire et les branches montantes. — a et b) Ostéotomie de recul en masse du maxillaire. du type Lefort I (cas de classe II. 127. . • Interventions portant sur le maxillaire. 126. des os propres et des molaires : intervention gravissime réservée à des cas tératologiques (Crouzon. extraction des 18 et 28. FIG. 128. Ostéotomie totale : elle reproduit les traits de fracture du type Lefort III : avancement des hémimaxillaires. Problèmes spécifiques : le maxillaire est un os fortement pneumatisé.168 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. FIG.

On différenciera les cas avec et sans béance. classe II. — Correction d'une béance : intervention de FIG. Indications : correction d'une malocclusion de la classe II sévère (À N B > à 10°. . a) Vue latérale après extraction des premières prémolaires. ce qui permet la correction de la supraclusion (fig. division 1. Indications : hypoplasie maxillaire. 128. excès de hauteur verticale avec sourire gingival. 128a et b) avec avancement ou recul. pour certains). 129.Établissement du plan de traitement 109 FIG. cette intervention est associée à un abaissement du maxillaire et à la pose d'un greffon (fig. séquelles de fente labiale ou de fissure palatine. — c) Ostéotomie a"avancement arec pose de greffons (cas de brachygnathie maxillaire). b) Vue de 3/4 avant. UM). En cas de béance. brachygnathie (fig. — Correction des cas avec supraclusion : intervention de Wassmund : bascule postérieure et élévation du bloc réséqué. — Ostéotomie segmentaire de Wassmund. Ostéotomie segmentaire : l'intervention est limitée au secteur alvéolaire antérieur ou au secteur alvéolaire dans son entier. Cette intervention nécessite l'extraction des premières prémolaires supérieures. 128c). d) Abaissement et pose d'un greffon. 129a. Ostéotomie basse (dite de Guérin) : le tracé de l'ostéotomie reproduit les traits de fracture du type Lefort I (fig. b).

Glossotomie : diminution du volume lingual. Expansion chirurgicale. béance incisive. Le trait de section passe au-dessus des molaires et prémolaires. — Une glossotomie : exemple de tracé de la résection (selon DEPLAGNEJ. 130a). béance antérieure et latérale. parfois pose d'un greffon dans la berge. Rhinoplastie. 131. Schuchart : extraction des dents de sagesse. Une résection osseuse au-dessus de ce plan de coupe permet de diminuer la dimension verticale d'occlusion (fig. 131). Indications : cas de classe III. — a) Technique de Schuchart. Interventions sur les tissus mous. 130. biproalvéolie. le plus souvent. Chéiloplastie : réduction de l'épaisseur des lèvres. parasagittal jusqu'à « l'articulation ptérygomaxillaire ». ce qui évite la récession gingivale et réduit la pression de la lèvre inférieure sur les incisives. du type prognathie inférieure.170 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. b) Technique de Dautrey. 130è). FIG. d'une résection losangique médiane au niveau de la pointe (fig. qui permet l'avancement et l'élévation du fragment (fig. avec ou sans ostéotomie associée. Technique d'intervention : il s'agit. technique de Dautrey : extraction de la première prémolaire et ostéotomie segmentaire. Traitement de Vendognathie maxillaire : expansion chirurgicale à l'aide d'un trait de section uni ou bilatéral. . Approfondissement du sillon gingivo-labial antérieur.

LES PRINCIPES DE TRAITEMENT DES ANOMALIES ORTHODONTIQUES LE T R A I T E M E N T DES AGÉNÉSIES TRAITEMENT D'INCISIVES DES AGËNÉSIES SUPÉRIEURES La concertation entre l'orthodontiste et le dentisteprothésiste est indispensable. — Les alternatives thérapeutiques et leurs conséquences occlusales. e) Solution 5. Les techniques chirurgicales modernes s'orientent vers une association étroite entre l'orthodontie et la chirurgie. .Principes de traitement des anomalies orthodontiques L'orthodontie préchirurgicale. Ceci peut transitoirement aggraver les anomalies. d) Solution 4. après intervention.' lrc option : solution 1 : diastèmes pour les incisives latérales conservés ou augmentés.implants ou conservation des LATÉRALES Traitement des agénésies bilatérales. et d'éliminer les com- 171 pensations dentaires avant chirurgie. 132a). 132. Le traitement chirurgical peut être précédé d'un traitement d'orthodontie. dans le traitement des agénésies d'incisive latérale supérieure. b) Solution 2. FIG a) Solution 1. — prothèse : bridge fixé ou collé — prothèse adjointe squelettée . c) Solution 3. — Deux choix thérapeutiques sont possibles avec des variantes. dont l'objectif est d'établir de bonnes conditions de coordination des arcades dentaires. Conséquences : relations de classe I molaires et de classe I canines et protection canine. avant ostéotomie. en latéralité (fig. m Les alternatives thérapeutiques.

— microdontie généralisée : solution 1 ou 5 : — fonction occlusale : en cas de craquements. T. — la morphologie coronaire des canines et incisives supérieures . Le traitement des agénésies unilatérales d'incisives latérales supérieures. 133. finition esthétique : reconstitution des angles à l'aide d'un composite chargé (fig. 2e option : canines en situation d'incisive latérale et diastèmes antérieurs fermés. Fermeture des espaces : a) Traitement précoce : favoriser l'évolution mésiale des canines et des premières molaires permanentes -» extraction précoce des incisives temporaires et des canines temporaires — extraction. de spasmes des muscles masticateurs ou d'une prédisposition aux troubles rhumatoïdes.. • Les éléments du choix thérapeutique : Conservation ou augmentation des espaces : a) Traitement précoce : rechercher des relations de classe I molaire nettes (F. 132a7). . convexe : solution 1 à 5 . face courte : contre-indication au mésialage des molaires . — a. Pour les solutions 2 à 5 : protection de groupe. b) Traitement tardif : remise en place des canines en classe I et fermeture du diastème interincisif (dispositif multi-attaches). a) En cas de microdontie de l'incisive latérale présente. épaisseur de la corticale externe. intérêt du bridge collé. M. 133a et b) (en une ou plusieurs séances) avant le traitement orthodontique : — traitement orthodontique : dispositif multiattaches collées indispensable (pas de bagues).172 Traitement des anomalies orthodontiques rieur de réalisation difficile et de coût élevé : fiabilité incertaine . E. b et c) Coronoplaslie de la canine supérieure et reconstitution des angles à l'aide d'un composite. • Le traitement ovthodontique : incisives latérales temporaires (compromis transitoire). si nécessaire. solution 5 : relations de classe II canines et de classe I molaires : espaces antérieurs reportés postérieurement et bridge entre 3 et 4 ou 4 et 5 ou 5 et 6 (fig. en cas de défauts : solution 1 : — considérations socio-économiques : bridge anté- FIG. — la situation initiale des germes de canines : mésiale ou en position habituelle . — après traitement : . sur bagues). solution 3 : relations de classe II canines et de classe I molaires (extraction de 2 prémolaires inférieures (fig. Pour ces trois solutions : pas de prothèse . selon les conditions initiales : solution 2 : relations de classe II canines et de classe II molaires. face longue : contre-indication au distalage des molaires. 133c). — typologie faciale : . 132è). solution 4 : relations de classe I canines et de classe I molaires (extraction des 42 et 32) (fig. — décalage des bases osseuses : rétroalvéolie supérieure en classe 1 ou brachygnathie en classe III : solutions 1 ou 5. — conditions parodontales initiales : hauteur de la gencive attachée. b) Si l'incisive latérale est présente sur l'arcade et . sans extractions (fig. 132c) . Plusieurs solutions sont possibles. en latéralité. 132c). après évolution des 14 et 24. — la teinte des canines : canine très jaune -> solution n° 1 . placer les canines impérativement en classe I . b) Traitement tardif : coronoplastie (fig. extraire précocement la dent naine. des deuxièmes molaires temporaires ou meulage des faces proximales distales et mésiales de ces dents. — relations molaires initiales : maintenir des rapports de classe II ou de classe I initiaux . rééquilibration occlusale : meulage de la cuspide palatine de la première prémolaire supérieure ou onlay palatin. classe II : solution 2 + + ou 4: — convexité : profil concave : solution 1 + + ou 5 . B. — supraclusion incisive initiale : difficulté de réalisation prothétique . . On se retrouvera dans la situation précédente. masque de Delaire éventuellement (tendance à la classe III). de douleurs au niveau de l'A.

Principes de traitement des anomalies orthodontiques de taille habituelle. traitement en technique fixe multi-attaches. . — Cas de classe III : .D. conservation : — cas de classe III : . si les germes des dents de sagesse sont visibles. de la première molaire. LE T R A I T E M E N T DES D E N T S INCLUSES • Les alternatives thérapeutiques. . après extraction. — Solution unilatérale : cas de classe I sans D. Conséquences : légères relations de classe II molaire (la 85 est plus large que la 45). sans anomalie orthodontique : . : extraction des 15. extraction précoce : appliquer une F. B. Les alternatives thérapeutiques : a) Conservation des deuxièmes molaires temporaires saines et non ré-ingressées. d) Redressement chirurgical : risque de fracture ou d'ankylose. conservation (solution 1 ou solution 5. en denture adulte. — Cas de classe II : extraction de l'incisive latérale : solution 2 bilatérale. La mise en place d'une dent incluse est toujours possible chez l'adulte. : extraire la deuxième prémolaire supérieure du même côté. M. conservation : si la deuxième molaire temporaire est saine et qu'il s'agit d'une anomalie alvéolaire antérieure. b) Extraction des deuxièmes molaires temporaires inférieures : — précocement : face longue. Le traitement d'une agénésie bilatérale de deuxièmes prémolaires inférieures. — incisives supérieures : rarissime (coudure radiculaire extrême) : — patient non motivé. b) Extraction à la suite d'une contre-indication orthodontique de désinclusion. Choix thérapeutiques selon les anomalies orthodontiques : . unilatérale) ou placer la canine en position d'incisive latérale (solution 2 unilatérale ou solution 4 unilatérale). — Cas de classe I. 25 et 85. germectomie des deuxièmes prémolaires supérieures. Le choix thérapeutique sera orienté par les résultats de l'examen clinique et radiographique (p. Solutions non orthodontiques : a) Abstention : les techniques actuelles rendent cette solution plutôt rarissime. : extraction de l'incisive latérale présente et des premières prémolaires inférieures : solution 3 ou 4 bilatérale. pour la correction des axes et la fermeture des espaces . — tardivement : face courte : . la motivation du patient et les possibilités techniques du praticien. A long terme. D. M. 73). après rhizalyse des racines des dents temporaires. extraction de l'incisive restante (solution 3. . — Solution bilatérale : D. bilatérale). tardive : dispositif fixe complet . . mésialage spontané des premières molaires inférieures. . D. . D. Solutions orthodontiques : le traitement des dents incluses implique une collaboration étroite entre le chirurgien et l'orthodontiste. D. E. M. Exemples : — canine supérieure en inclusion horizontale haute et première prémolaire en contact avec l'incisive latérale (fig. et parfois une longue patience du patient. unilatérale). l'extraction de la dent temporaire et le traitement doivent être tardifs. D. 96) : — deuxième prémolaire inférieure : rarement . l'extraction des deuxièmes molaires temporaires ne permet pas le mésialage spontané. ces dents persistant assez longuement. 75 . — Cas de classe 1 : conserver l'espace pour la dent absente (solution 1. Le traitement d'une agénésie unilatérale de deuxième prémolaire inférieure. 173 — cas de classe II : de préférence. sur gouttière. réaliser un bridge. en classe I : extraction de la deuxième prémolaire symétrique et des 15 et 25. M. Il se produit très souvent un isthme alvéolaire entre premières molaires et premières prémolaires qui peut être préjudiciable au déplacement mésial dans de bonnes conditions. c) Réimplantation après extraction : solution aléatoire. la solution thérapeutique dépendra des relations molaires initiales et des problèmes de symétrie.

Temps chirurgical : — dégagement chirurgical (en un ou deux temps) : . au cours du temps chirurgical (ou dans un deuxième temps). • Deuxième exemple : le traitement des canines supérieures incluses. . Temps chirurgical : élimination d'un mésiodens et très léger dégagement coronaire. DÉGAGEMENT CHIRURGICAL : a) Canines vestibulaires : au cours d'une seule intervention. Si rien n'est fait. FIXATION D'UN MOYEN D'ANCRAGE : rejeter absolu- ment la transfixion.174 Traitement des anomalies orthodontiques Temps orthodontique : — appareil amovible comportant un ressort d'égression au 5/10 (v. soit à l'aide d'extraction. — les dents incluses. très rares. soit à l'aide de dispositifs orthodontiques. inclusion palatine : décollement d'un lambeau palatin ou réalisation d'un simple opercule (dent sous-muqueuse) . une greffe de gencive attachée ou un lambeau de rotation sont indiquées. greffe ou lambeau de déplacement. • Premier exemple : le traitement Wune incisive centrale supérieure incluse : Temps orthodontique pré-chirurgical : augmentation du diastème à l'aide du meulage ou de l'extraction des canines temporaires. les pitons scellés et les ligatures au collet ou lasso : elles provoquent des lésions cémentaires. — pas de dessication osseuse par meulage excessif ou irrigation insuffisante du champ opératoire . . si celle-ci est en place sur l'arcade. la traction s'effectuant à l'aide d'un fil élastique ou d'un ressort tendu à partir d'un arc rectangulaire solidarisant toutes les dents utilisables. b) Canines palatines : le décollement d'un lambeau palatin est très souvent indispensable. EXTRACTION DE LA CANINE TEMPORAIRE. Les échecs. 3. il faut que l'espace soit suffisant . Il n'est pas nécessaire de l'étendre jusqu'à la canine opposée. Temps chirurgical : IMPÉRATIFS : Quelques évidences : — pour mettre une dent incluse sur l'arcade. doit être absolument abandonné. au cours ou après l'intervention. pour toutes les canines incluses en situation vestibulaire. — ne pas mobiliser la dent (risque d'ankylose) . mieux vaut tracter la dent sans retard. au moment de l'intervention (uniquement une attache collable). il existe de gros risques de version et de translation des autres dents. Résultats : ils sont. — le guide d'éruption passif du type « moule Odus ». le déplacement en est facilité. le lambeau sera à nouveau suturé. spectaculaires et rapides (six mois au maximum). 134c. après fixation de l'attache. Si l'on désinclut chirurgicalement.). 4. ne pas attendre pour intervenir . Temps orthodontique pré-chirurgical : création d'un diastème suffisant. avec économie de tissu osseux . Traitement orthodontique pré-chirurgical : ouverture du diastème par des moyens orthodontiques ou par des extractions. finition à l'aide d'un dispositif fixe multi-attaches . — il est plus facile de tracter une dent dont l'apex n'est pas encore fermé . mésialement. et des inconvénients évidents d'ordre psychologique. Dans certains cas. Temps orthodontique de mise en place sur l'arcade. Donc tout dégagement large est absolument inutile et même plutôt néfaste . scellé sur la couronne. — si le diagnostic d'inclusion est confirmé. — éviter tout grattage ou meulage cémentaire . fig. un manque ou une absence de gencive attachée. — ou dispositif multi-attaches complet. mais le risque de coudure radiculaire en est augmenté . inclusion vestibulaire : simple dégagement coronaire ou lambeau vestibulaire . ou par des moyens purement orthodontiques. 2. • Les séquences du traitement : 1. des lésions de l'attache épithéliale. présentent toujours. — dégagement osseux à minima : jamais d'alvéolectomie conductrice . Une incisive incluse doit toujours être mise en place précocement sur l'arcade. éventuellement : — première éventualité : attente de l'évolution spontanée de l'incisive pendant six mois au maximum après intervention : — deuxième éventualité : fixation d'un moyen d'ancrage. Bilan parodontal. — fixation d'un moyen d'ancrage. après leur mise en place. en général. sont en relation avec des germes atypiques (coudure radiculaire + +). — dégagement osseux à minima : un des principes de l'orthodontie c'est de pouvoir déplacer les dents « à travers l'os » en appliquant des forces contrôlées. en situation vestibulaire haute.

L'égression finale. tracter en direction palatine.025 de 17 à 14. la déplacer rapidement en direction vestibulaire : éviter les rotations D. seront effectués à ce stade. cleat. cleat. S. M. egresser la dent en la basculant distalement et aussitôt que possible. Ligatures : enroulement/tube et segment antérieur du Ballista/arc. FIG. 134. prolonge la longueur de la dent . Dispositif: attaches collables sur les faces V et L et deux ressorts V et L sur la plaque ou bien ressort placé par le patient dans un T. le sens de la traction étant déterminé par la position de la couronne par FIG. Elles peuvent migrer en direction apicale.036) arc rectangulaire . b) Inclusion vestibulaire : exercer une traction douce pour éviter la formation d'une attache épithéliale de mauvaise qualité . 175 . inconvénient propre à toute cavité. S. (uniquement pour des inclusions très profondes) : . M. avantages : dégagement a minima. DISPOSITIFS UTILISÉS : a) Appareil amovible (s'il n'existe pas d'autres anomalies) : par exemple canines incluses palatines basses présentant des axes radiculaires acceptables. — tenon dentinaire T. la correction d'une rotation résiduelle et la version radiculaire vestibulaire. si elle s'avère nécessaire. D. Les moyens usuels : — bagues (on prendra la taille de la bague sur la dent symétrique évoluée sur l'arcade . 134. si possible à l'aide d'un arc palatin). S. Traitement orthodontique : IMPÉRATIFS : a) Inclusion palatine : dégager la couronne de la dent incluse des racines des incisives. La finition. h .pour une canine incluse. l'adjonction d'un ressort. sur laquelle est fixé un T. l'extrémité du ressort pénètre dans le chas du T. dès que possible. sur la face M. lorsque la couronne est visible.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Elles nécessitent un dégagement osseux important. S. M. — b) Le « Ballista » modifié : ressort d'égression pour canine incluse palatine (diamètre . — a) Ressort d'égression (diamètre 5/10 « résilient ») . -* traction sur la face vestibulaire. permettra ultérieurement le passage de la couronne en situation vestibulaire. b) Appareil fixe : — dispositif multibagues ou multi-attaches et arc rectangulaire : la traction sera effectuée à l'aide d'un élastique ou d'un ressort. inconvénients : risque d'effraction pulpaire. sera effectuée en technique fixe. prévoir des crochets soudés V et L) .016 trempé) triple tube sur les bagues des 16 et 26 arc transpalatin (diamètre . 134a).018 x . — collage d'une attache : (champ opératoire sans suintement . sur la face palatine. cleat (fig. V. M. impossibilité de coller sur la face vestibulaire) .

pour spectaculaires qu'elles soient. on décidera d'un traitement sans extraction ou le plus souvent avec extraction et d'un traitement précoce ou tardif. avant d'extraire une prémolaire ou une canine temporaire. la croissance mandibulaire de type rotation antérieure et la tonicité habituelle. Résultats : le temps de mise en place d'une canine incluse est très variable. dû à une ankylose : chez l'adulte ou chez l'adolescent âgé. — la qualité du parodonte : gencive attachée. En cas de doute. dénudation initiale . les bagues molaires comportant des tubes triples (fig. le degré de D. en tenant compte du profil facial et des conditions parodontales initiales. • La position des incisives inférieures. Principe. 1346). — le niveau d'hygiène buccale est-il suffisant pour un traitement multi-attaches ? Évaluation quantitative : critères céphalométriques. Ces interventions. prévisible. à celle de l'incisive supérieure. aux secteurs latéraux En fonction de cette évaluation. — utilisation d'un ressort auxiliaire prenant appui sur un secteur postérieur rigide comprenant 6 ou 8 bagues molaires et prémolaires et un arc transpalatin. Certains indices. l'incisive inférieure doit être placée en moyenne 1 mm en avant du plan LE T R A I T E M E N T DE LA DYSHARMONIE DENTO-MAXILLAIRE LES D'UNE OBJECTIFS DYSHARMONIE DE TRAITEMENT DENTO-MAXILLAIRE — Retrouver des contacts proximaux satisfaisants. Cette évaluation doit être faite à la mandibule. M. Paradoxalement.176 Traitement des anomalies orthodontiques les relations antéro-postérieures initiales. D. par la pente incisive . déhiscence osseuse. Échec partiel : — parodontal : manque ou absence de gencive attachée. — Reconstruire une occlusion équilibrée. la durée globale du traitement en sera probablement augmentée. permettent d'estimer. D. en cas de forme symphysaire plate et de rotation postérieure . On placera l'incisive dans l'axe de la symphyse. facteur de dénudation ultérieure. Il est indispensable de prévenir le patient de cette éventualité (peu fréquente). 134i>). fondés sur des données statistiques. 1 mm de recul dentaire correspond à 1/3 ou 1/2 mm de recul des lèvres. de difficultés insurmontables. 1" de recul incisif correspond à un déficit d'espace de 2 mm pour l'ensemble de l'arcade. arcade de référence. apex trop palatin. • Conclusion : la plupart des dents incluses doivent être mises en place sur l'arcade. — version radiculaire vestibulaire : attache à 22° de torque. mais également au maxillaire en notant . la plupart du temps. S'il existe d'autres anomalies orthodontiques à traiter. c'est-à-dire où placer les incisives en fin de traitement actif ? En moyenne. Le résultat de cette analyse. ne présentent pas. Échec total. si la symphyse est épaisse. corticale externe. entre six mois à dix huit mois et deux ans. Évaluation qualitative : — facteurs esthétiques : contre-indication à un recul prononcé des incisives : lèvres fines. — Peut-on avancer ou reculer les incisives inférieures. malgré l'importance du déplacement. Par exemple. c'est la mesure chiffrée d'un déficit d'espace en fonction des possibilités thérapeutiques et de l'environnement musculaire et parodontal. — facteurs occlusaux : la position de l'incisive inférieure est étroitement liée au cours de la fonction. chez l'adulte (ressort « Ballista ») . — dentaire : résorption radiculaire des dents voisines. Une technique fixe multi-attaches ou multibagues est indispensable en denture adulte. Cette procédure doit incorporer des données quantitatives pondérées par des données qualitatives. — Évaluation du déficit global d'espace. en denture mixte. on observe très peu de résorption radiculaire (fig. poches au niveau des dents voisines . LES DONNÉES DU PROBLÈME A la mandibule. . ce qui évite de placer des attaches antérieures. rapport aux dents voisines et son orientation M. selon leur épaisseur. il faudra tester l'effet de la traction orthodontique. profil concave . — facteurs neuro-musculaires : la position de l'incisive inférieure dépend de la musculature labiale et mentonnière et de la position habituelle de la langue : — le type de croissance : il est possible de vestibuloverser les incisives. pour Ricketts. collée à F envers. longueur clinique de la couronne augmentée par rapport à la dent homologue.

5 mm en mesure linéaire. pour les incisives inférieures. avec un écart-type de + 2. . Cliniquement. observée doit s'analyser en tenant compte des 32 dents présentes ou à venir sur les arcades dentaires. ce qui incorpore le déficit d'espace dû au nivellement (v. en tenant compte des relations molaires initiales (marche rectiligne). fig. jusqu'à 15 ans pour les filles (estimation moyenne). 35b) (D. 13?). • La position des incisives supérieures : a) Critères esthétiques (rappel) : la face vestibulaire des incisives centrales supérieures doit être plus ou moins parallèle au plan facial cutané (fig. il est nécessaire de distaler légèrement les l re molaires supérieures pour conserver des rapports de classe I molaires. Dans ces conditions. sont également valables. a) Mesure du déficit actuel. 178 et fig. p. en fonction de la croissance (v. Au maxillaire. L'ÉVALUATION DU DÉFICIT D'ESPACE GLOBAL : D. c) Les facteurs qualitatifs décrits à la mandibule. à la mandibule (procédé de l'École de Tweed) : — espace nécessaire : somme des diamètres mésiodistaux des 37. permet d'obtenir 3 à 4 mm d'augmentation du périmètre d'arcade. p. en moyenne en positif. concavité sévère : — 5 mm. d'une façon systématique. ce qui donnera un crédit d'espace de 3 à 4 mm.5 mm .Principes de traitement des anomalies orthodontiques dentaire A-Pogonion et à 22° par rapport à ce plan. : Toujours avoir à l'esprit les relations sagittales prévisibles. D. • L'estimation de l'encombrement postérieur : Évaluation de Ricketts : mesure de la distance comprise entre la limite postérieure de la fente ptérygo-maxillaire (P. le long du plan d'occlusion (cette distance peut être différente à droite et à gauche). + 3) et le bord libre des incisives sensiblement situé à 2. L'estimation de Tweed (correction céphalométrique (fig. + 3). ce qui ne paraît guère souhaitable. projetée sur le plan de Francfort. actuelle (v. jusqu'à 17 ans pour les garçons. D. m Le crédit d'espace donné par l'extraction des premières prémolaires : l'extraction des premières prémolaires donne. 37) modulée selon le type de croissance. • Vespace de dérive mésiale (en denture mixte) : on peut décider de bloquer la dérive mésiale. 37). 38. et de — 1 à + 3° pour la mesure angulaire. au maxillaire. Cette mesure doit être égale à l'âge plus 3 mm (D. Un ancrage maximum sera destiné à conserver la totalité de l'espace donné par les extractions de premières prémolaires (v. 176). en prenant comme moyenne : + 2 mm par rapport à A-Pogonion (er + 2) et en tenant compte du type de croissance (v. B.) et la face distale de la première molaire. M. p.5 mm au-dessous du stomion. M. — espace disponible : distance mesurée entre la face distale des premières molaires inférieures et le bord antérieur de la branche montante. à un instant donné. Il faut donc mesurer. PRÉVISIBLE a) Évaluation de la D. après recul de l'incisive inférieure. • L'estimation de Vencombrement postérieur (en denture adolescente jeune) : la D. 15 mm et en négatif 5 mm (en fonction de la perte d'ancrage). l'espace existant pour l'évolution des deuxièmes et troisièmes molaires et l'augmentation prévisible du périmètre d'arcade. 64). Concavité légère : — 1. • Gain dans le sens transversal : en cas d'endoalvéolie maxillaire. p. 159). on peut mesurer à plat l'espace disponible à partir de la face distale des dents de six ans. Pour simplifier. p. N.5 mm par année de croissance. S. en fin de traitement. pour l'ensemble de l'arcade inférieure. concavité moyenne : — 3 mm . cet auteur estime que 70 % des cas présentent une position satisfaisante. T. • Le nivellement de la courbe d'occlusion (correction de la supraclusion) : l'arc étant plus long que la corde. b) Critères occlusaux : — tenir compte de la pente incisive et de la pente condylienne . Une distance inférieure à cette norme moyenne contre-indique le distalage des molaires (fig. 78) : sans tenir compte de la courbe d'occlusion (mesure à plat de l'espace disponible (v. D. — tenir compte de l'amplitude du surplomb. 47 et 48 (mesurée sur des téléradiographies à 60°) . cette procédure doit être notée en négatif si la courbe est trop accentuée. S. V. conduit à placer les incisives beaucoup plus droites. l'expansion. 135) et les rotations des molaires. M. afin de terminer tous les cas avec un profil très rectiligne. \11 b) Prévisions : évaluation de l'augmentation de longueur due à la croissance : ajouter 1.

D.178 Traitement des anomalies orthodontiques — Au niveau postérieur : mesure de la place prévisible pour l'évolution des dernières molaires. M. M. p. Espace de dérive mésial 6. M. — Mesure de F espace disponible. correction de la rotation des premières molaires adultes. prévisible sans denture mixte. fig. — D. Espace nécessaire (y mm) : (correspond à la somme des diamètres mésiodistaux des dents adultes évoluées et > r mm non évoluées. sans extraction. Tableau récapitulatif. Total : D. Indications : M. M. en fonction du choix de la position des incisives. b) Évaluation traitement :• en mésiale doit être lution des dents cet espace. par hémi-arcade. M. — peu ou pas de supraclusion. Elle sera ajoutée ou retranchée au déficit d'espace mesuré sur les moulages initiaux ( D . au maximum. D. Traitement d'une D. M. D. Évaluation du déficit d'espace global. correction d'une mésio-position secondaire. La décision de pratiquer des extractions de dents adultes. p o u r deux praticiens de même compétence. Périmètre d'arcade mis à plat (v. de la D. jusqu'aux faces distales des premières molaires (procédé d'Altounian). — Au niveau antérieur : évaluation de la position des incisives inférieures. Repositionnement de l'incisive inférieure : (un degré de version vestibulairc correspond à 2 mm d'augmentation du périmètre d'arcade) 5. à partir de données qualitatives et quantitatives (v. postérieure (v. Estimation de la D. 2. 135) (x mm) : correspond à la mesure de l'espace disponible (dents de six inclus dans l'estimation) et au déficit d'espace provoqué par le nivellement de la courbe d'occlusion. actuelle = y — x = z mm 4. prévisible. deux choix thérapeutiques sont possibles : extraire ou ne pas extraire. 135. D. en cas de D. — type de croissance mandibulaire plutôt antérieur . 177) 8. D. possibilité de distalage des premières molaires inférieures : + 2 m m . expansion éventuelle au niveau prémolaire et molaire. D. au lieu d'aplatir le profil par un recul incisif excessif après extraction. prévisible). à la mandibule + + mm Crédit d'espace 1 reculée non conservé 1 avancée conservé + + mm - + . contrairement au choix extractionniste. M. - LES ALTERNATIVES THÉRAPEUTIQUES FIG. D. à la mandibule (D. Correction d'une mésioversion secondaire au niveau d'une première molaire. 7. M. prévisible avec traitement (cette procédure tient compte des données du bilan orthodontique et des possibilités thérapeutiques). l'espace de dérive noté en négatif si l'on attend l'évoadultes sans chercher à conserver c) Évaluation de la D. § 176). D. le choix conservateur étant révisable. 11 peut être préférable de laisser persister un léger encombrement incisif qui n ' a aucune conséquence en soi. pas de dents délabrées. D. lèvres fines ou longues. p a r o d o n t e de b o n n e qualité. actuelle). incorporant le déficit d'espace dû au nivellement : le fil de laiton est placé à plat. peut varier selon les conceptions thérapeutiques de 50 à 90 %.. Déficit d'espace 1. tonicité labiale moyenne . prévisible sensiblement égale à 0 : — profil rectiligne ou concave. y compris les dents de six ans) 3. D. D. en fin de traitement. A partir de cette évaluation. — Au niveau latéral (prémolaires et premières molaires) : conservation ou perte de l'espace de dérive mésiale. M.

sur bague. accessoirement. E. de toute façon. Un traitement orthodontique en technique fixe est. D. indispensable. arcs linguaux et palatins (conservation de l'espace de dérive mésiale) . si la D.. 1° GÉNÉRALITÉS : — Dans le sens antéro-postérieur : vestibuloverser les incisives inférieures.) et des problèmes psychologiques (la dysharmonie peut entraîner un préjudice esthétique important au niveau des arcades dentaires). Quad hélix au maxillaire. — utilisation de l'espace de dérive mésiale pour l'alignement incisif. dans certaines conditions. Peut-on distaler les molaires supérieures. en denture adulte. F. dans le but de favoriser la mise en place de dents permanentes. doit être entrepris en denture mixte et s'achever en denture adulte. suivie ou non d'un traitement orthodontique simple.). Les moyens thérapeutiques. . p. Indications : — cas-limite avec encombrement incisif léger . LES DISPOSITIFS UTILISABLES pour l'augmentation du périmètre d'arcade : — dispositif fixe multibagues ou multi-attaches placé sur les premières molaires adultes. — profil convexe . les deuxièmes molaires temporaires et les incisives (vestibuloversion) . selon l'âge. D. au niveau molaire et prémolaire (Ricketts). . p. a) Définition : la méthode des extractions pilotées consiste à pratiquer l'avulsion de certaines dents temporaires (canines et premières molaires temporaires) avant leur date normale d'élimination — en une ou deux séquences — suivie de la germectomie ou de l'extraction des premières prémolaires adultes. L'indication d'avulsion des dents de sagesse peut se poser en fin de contention. 177). sans traitement immédiat . s'il s'agit d'un cas-limite ou si la motivation au traitement est insuffisante. Traitement d'une D. des problèmes orthodontiques (inclusion des canines supérieures ou des deuxièmes prémolaires inférieures. — extractions pilotées. b) Objectifs de cette méthode . L'abstention : elle est souvent préférable : en fonction de la difficulté de prédire à long terme l'évolution des arcades dentaires. dès leur apparition sur l'arcade. Les séquences de traitement. M. au maxillaire . est manifeste (+ de 5 à 6 mm de déficit global) : — abstention en l'attente de toutes les dents adultes . une importante supraclusion (nécessité d'attendre les deuxièmes molaires). D. — dispositifs auxiliaires : . extractions systématiques en série. Les objectifs thérapeutiques. GUIDAGE DE L'ÉRUPTION (encombrement mineur) : usure des faces proximales de certaines dents temporaires.. — correction spontanée de l'encombrement incisif. • En denture mixte : trois attitudes thérapeutiques sont possibles. • En denture temporaire : — ne pas intervenir . pare-choc (Bumper) à la mandibule .Principes de traitement des anomalies orthodontiques Le moment du traitement Le traitement sans extraction d'une D. — dénudations initiales. M.. — extractions pilotées. avec extractions. . Cette attitude est tout à fait justifiée s'il existe des agénésies. M. prévisible > à 4 ou 5 mm . M. extractions planifiées ou dirigées.. — Dans le sens transversal : augmenter éventuellement la largeur d'arcade. . suivies d'un traitement orthodontique simplifié. conserver l'espace de dérive mésiale.. — prémolaires ou molaires hypoplasiées ou délabrées. COMMENT AUGMENTER LE PÉRIMÈTRE D'ARCADE ? 179 — supraclusion incisive associée . pour obtenir des rapports de classe 1 ? (v. — un encombrement transitoire mineur observable au moment de l'éruption des incisives adultes se réduit souvent spontanément. B. le périmètre d'arcade n'est pas augmenté. 151). D. Pilotage ou méthode des extractions pilotées : synonymes : extractions sériées. Indications : — D. distaler les premières molaires (v. Elle pose quelquefois des problèmes parodontaux (évolution des canines dans la muqueuse vestibulaire. — première prémolaire enclavée. au niveau des incisives inférieures .

germes des dents de sagesse visibles au moment de l'examen. pour accélérer l'évolution des premières prémolaires (pas avant la formation de la moitié de la longueur radiculaire) . particulièrement au maxillaire . malgré les extractions. 4° LA GERMECTOMIE DES PRÉMOLAIRES. c'est l'abord chirurgical : — germe des canines adultes au stade 1/2 d'édification radiculaire. Séquences : — extraction des 4 premières molaires temporaires vers 8 ans d'âge dentaire et conservation des canines temporaires (la moitié des racines des premières prémolaires est édifiée) . — ou encore plus tôt. dans la lignée familiale : — occlusale : supraclusion incisive . pas de déséquilibre squelettique important. — faciale : face courte : profil concave. 11 n'est plus nécessaire de tenir compte du stade de formation radiculaire de la première prémolaire adulte. recouvrement incisif normal ou diminué . soit d'un traitement d'orthodontie simple pendant cette même période. canines présentes et stables . selon les indications. c) Modalités thérapeutiques : plusieurs éventualités sont possibles. Inconvénients : — difficulté d'estimation de la morphologie et Tweed). objectif : favoriser l'éruption précoce des premières prémolaires adultes et inverser certaines séquences d'extraction 3-4 : — extraction des 4 premières prémolaires adultes dès leur apparition sur l'arcade. encombrement incisif sévère avec persistance des canines temporaires. AVEC EXTRACTION DES CANINES TEM- PORAIRES EN PREMIER (méthode de Hotz). — extraction des premières molaires temporaires. Indications : signes dentaires : D. — signes occlusaux : classe I ou évolution vers des rapports de classe 1 des prémolaires (marche terminale mésiale) . soit d'une contention pendant la période d'évolution des dents adultes. Contre-indications : — dentaire : âge dentaire retardé : germe des deuxièmes prémolaires atypiques ou présentant un retard de formation . la seule limitation. expulsion spontanée de 3 ou de 4 canines temporaires avec encombrement incisif mineur ou nul (v. — extraction des premières prémolaires adultes. ce qui accentue le recouvrement incisif par une linguoversion des incisives inférieures (environ 4°) . dès leur apparition sur l'arcade. — l'extraction des canines temporaires élimine le support de la D. si possible. 3° PILOTAGE AVEC EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES TEMPORAIRES EN PREMIER (méthode de — accélération de l'éruption des premières prémolaires .180 Traitement des anomalies orthodontiques de la largeur des deuxièmes prémolaires et de la présence ou non des germes des dents de sagesse . — évolution distale des canines adultes dans l'espace d'extraction des prémolaires . signes d'inclusion de dents adultes (canines) . — diminution de la convexité. agénésie des dents de sagesse. sauf cas particuliers . — prévention de l'inclusion palatine des canines . — signes faciaux : profil convexe . le diastème peut être encore insuffisant pour les canines. si la séquence d'éruption est de type 3-4. expulsion précoce d'une ou plusieurs canines temporaires . déviation des milieux incisifs .. sévère. — inconvénient d'ordre psychologique : trois séquences successives d'extraction. — en fin de pilotage. Les variantes portent sur les séquences d'extraction et sur la nécessité ou non. 2° PILOTAGE. profil rectiligne. fig. 57c) et réduction + ou — totale des diastèmes pour les canines adultes . pas de dénudation incisive : légère tendance à la supraclusion . M. vers 8 ans d'âge dentaire . Séquences : — extraction des canines temporaires. V. soit d'une simple surveillance. . en fonction d'une migration mésiale excessive des secteurs latéraux. peu ou pas de supraclusion. Le moment de Vintervention : — au tout début de la mobilité des premières molaires temporaires . Indications : — signes dentaires : encombrement antérieur très prononcé . dysharmonie dento-maxillaire actuelle très importante . et extraction simultanée des canines temporaires ou 4 à 10 mois plus tard. — diminution du temps de traitement orthodontique ultérieure (entre 6 mois et 1 an) . environ 6 mois plus tard. — évolution des canines adultes dans la gencive attachée . Indications : encombrement modéré en classe I . Définition : avulsion des germes des prémolaires adultes non évoluées (germectomie atraumatique. Inconvénients : cette méthode a peu d'effets sur l'encombrement incisif et favorise le déplacement mésial des molaires. D. dénudation antérieure au niveau d'une incisive centrale inférieure . sans aucune résection osseuse).

d'obtenir une fonction occlusale satisfaisante et un profil cutané harmonieux. quel que soit le degré de dysharmonie. D. provoquées par le pilotage.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Avantages : les germectomies précoces permettent une mise en place spontanée réellement satisfaisante des canines supérieures et inférieures. — avantages : permet la correction précoce d'anomalies dentaires fortement récidivantes (rotations) . qu'après mise en place fonctionnelle de toutes les dents adultes. l'extraction précoce — ou mieux encore la germectomie des premières prémolaires permettant aux canines de faire leur éruption dans la gencive kératinisée à l'emplacement du site d'extraction : la germectomie évitant. Une appréciation réaliste du problème limite cet objectif aux dents de 12 ans. la période pubertaire étant psychologiquement défavorable à la bonne marche d'un traitement d'orthodontie. de corriger précocement des malpositions incisives importantes ou une déviation d'un milieu incisif. • Le traitement orthodontique en denture adulte (traitement débuté à ce stade) : — le moment du traitement : après évolution des deuxièmes prémolaires ou après évolution des deuxièmes molaires adultes : — indications : D. sur bagues. l'extraction de dents adultes . de fermer les espaces résiduels. éventuellement. sans omettre la nécessité d'une triple séquence d'extraction dans la méthode la plus classiquement utilisée (Hotz). chute prématurée de la deuxième molaire temporaire maxillaire. séquence inversée 37. en denture adulte : environ 5 % seulement des cas de pilotage présentent des résultats occlusaux satisfaisants qui ne justifient pas nécessairement un traitement d'orthodontie ultérieur. — pratiquer éventuellement un meulage des faces distales des deuxièmes molaires temporaires pour favoriser la migration mésiale des premières molaires adultes. d'importance moyenne ou D. Inconvénients : pour le profane et pour les parents. avec supraclusion incisive. SURVEILLANCE. la qualité apparente des résultats ne justifie pas le traitement orthodontique en technique fixe. Tombée quelque peu en disgrâce après les constatations de Bjôrk sur les modifications du type facial. a) Au cours du pilotage : — indications : alignement des incisives (correction des rotations. ce qui présente les inconvénients décrits ci-dessus . la triple séquence classique d'extraction. Elles favorisent également une évolution de ces dents dans la gencive kératinisée. Inconvénient : durée globale du traitement augmentée. E. M. supprime les traumas localisés . D. CONCLUSION Un programme d'extraction pilotée entraîne. le . D. corrige la déviation des milieux. des linguocclusions localisées et des linguopositions. — dispositifs utilisables : appareils amovibles. D. D. M. — dispositif utilisable : technique fixe multiattaches ou multibagues indispensable (p. La plupart du temps. en cas de rotations sévères . LE TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : plus souvent. La justification plus récente de cette méthode tient encore dans le mécanisme de formation de la gencive attachée. F. b) Après pilotage. LAIRES : APRÈS SUPPRESSION DES PRÉMO- 181 a) Sans traitement immédiat : D. M. est sévère. Cette étape précoce est enfin histologiquement justifiée car elle permet de prévenir la récidive de la correction tardive d'une rotation importante. M. b) Avec contention provisoire : — indications : D. — dispositifs utilisables : appareillages amovibles mécaniques ou dispositifs fixes simplifiés. M. 148). moyenne (8 à 10 mm de déficit d'espace) : — visite tous les trois mois et mesure de l'espace d'extraction . c'est dire l'importance d'une bonne analyse du bilan orthodontique complet pour décider d'un tel procédé. par ailleurs. arcs linguaux et palatins fixes. il est nécessaire de prévoir un dispositif multibagues ou multi-attaches dont les objectifs seront de paralléliser les axes des canines et des prémolaires. Le patient ne revient plus consulter. dès la suppression des canines temporaires. De nombreux praticiens préfèrent entreprendre le traitement de la D. importante. D. B. la technique des extractions pilotées se justifie particulièrement si elle permet de débuter plus précocement la phase orthodontique et d'en diminuer sa durée. en denture adulte. Contrôle post-thérapeutique Un traitement d'orthodontie ne peut être considéré comme terminé. car il est illusoire de compter sur une correction spontanée de l'encombrement incisif si la D. sauf en ce qui concerne les axes des dents inférieures. Il peut être souhaitable pendant un temps limité. des milieux déviés). 47 avant 35 et 45 . M.

sauf aux repas . B. à condition de retrouver des contacts incisifs normaux et un appui labial inférieur sur les bords libres supérieurs. 102a). la plaque base comporte des crochets mésiaux au niveau des canines. 145). coller de fines cales de composite. E. B. Si la version vestibulaire est importante. b) La F. E. E. . sur gouttière partielle. — élastique tendu entre des crochets situés entre fV et H_l ou 3 et 4. et rétroalvéolie. il est très souhaitable de contrôler l'évolution des dents de sagesse. à l'aide de dispositifs orthodontiques simples. la nécessité d'extraire des dents de sagesse doit être soigneusement évaluée. B. E. on peut adjoindre un ressort de Schwartz disposé légèrement à distance des faces linguales des incisives sur lequel les dents pourront tourner (fig. sur gouttière partielle (incisives non incorporées) avec dispositif de Vienne à la mandibule (fig. B. — Durée d'action : entre 3 et 6 mois. • Proalvéolie inférieure en classe 1 molaire : F.182 Traitement des anomalies orthodontiques 1° F. E. B. en fonction de la règle « action-réaction ». 2° F. p. E. persistant après abandon du suçage du pouce et du têtage de la langue. 101 « et b). D. En fin de traitement. F. LE TRAITEMENT DES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES TRAITEMENT DES PROALVËOLIES • Proalvéolie supérieure : traitement d'une proalvéolie supérieure en classe I. 98). S'il existe des malpositions incisives légères. — Port : port de la plaque : jour et nuit. à environ 3 mm du bord libre. entraînant un glissement du fil ou de l'élastique vers la gencive. ÉLIMINATION DES FACTEURS LOCAUX : résection d'un frein de la langue court. B. En cas de traitement conservateur. au repos. dans un but de protection d'incisives supérieures apparentes. E. Traitement des fonctions (particulièrement pour les cas avec béance) : — suppression des habitudes déformantes : — rééducation de la déglutition primaire : — myothérapie des lèvres (à l'aide d'un instrument à bec): — amélioration de la ventilation nasale. si le patient l'accepte. — avec béance légère : le traitement à l'aide d'une plaque amovible est possible. B. à insertion palatine + équiplan (Château) (stomion en situation haute) (fig. Cependant. Contention de longue durée : environ un an. 148) la correction sera stable. 98). E. 100). tardivement. • Rétroalvéolie inférieure DISPOSITIFS : : a) Amovible : pare-choc (Bumper) (p. donc un traitement fixe est nécessaire . a) Les moyens d'action : — dispositif de Vienne (fig. car il est encore possible. de favoriser l'évolution d'une dent de sagesse mésio-versée ou enclavée. Traitement mécanique : DISPOSITIFS : appareil amovible + F. 135). Conditions initiales : différencier une proalvéolie avec ou sans béance : — sans béance : la correction de la proalvéolie fera apparaître un certain degré de supraclusion incisive. adaptée à la plaque. 116c): — appareil amovible avec ressorts unitaires et surélévation (fig. la conservation de ces molaires compensant la perte des premières prémolaires pour le long terme (v. cales qui éviteront ce désagrément. M. s'adaptant sur des tubes soudés au niveau des crochets d'Adams (fig. : 12 h par 24 h. 99a). — dispositif fixe : attaches non torquées : — masque de Delaire (v. ou d'une proalvéolie associée à une malocclusion de la classe II. p. b) Fixe : arc d'expansion antérieur comportant un torque corono-vestibulaire (Ricketts). • Rétroalvéolie supérieure : cette anomalie est assez fréquemment associée à une endognathie ou endoalvéolie des secteurs latéraux : — « Quad' hélix » avec prolongements antérieurs (fig. la germectomie précoce est indiquée. : TRAITEMENT DES RÉTROALVÉOLIES Principe : — rechercher l'étiologie fonctionnelle et estimer la position des incisives sur le plan de référence adopté : — différencier D. B. 3° F. : il existe plusieurs variantes pour l'adaptation de la F.

— psychothérapie douce anti-suce-pouce (v. — rééducation de la déglutition. Dispositifs mécaniques actifs : — dispositif multi-attaches complet et traction intermaxillaire verticale antérieure. — suppression des habitudes déformantes [deuxième phalange du pouce . Durée de la correction : c'est un déplacement ifficile et dangereux à effectuer pour les apex ésorption radiculaire). Contention : gouttière de positionnement (G. d'origine fonctionnelle.tre corrigé. régression molaire est istable. soit à l'aide d'arcs segmentés. certaines béances antérieures légères. 139). — perle de Tucat (fig. — rééducation de la ventilation nasale . rétrocèdent sans traitement. P. 'ar tout autre dispositif. V. plaque de Sved (fig. • Traitement mécanique : Appareillages passifs : — grille anti-langue : ce dispositif gêne l'élocution et n'empêche pas toujours le passage de la langue. Dispositifs utilisables : a) Dispositifs amovibles : les activateurs (cas de :lasse II avec supraclusion) : égression molaire. Toutes les dents comportent des attaches. Les forces appliquées doivent . — pour mémoire : pique-langue fixé sur des bagues. 75) que l'on dénomme béances squelettiques. soit linguale supérieure et vestibulaire inférieure (fig. souhaite lui-même abandonner ses habitudes. si le guide incisif e permet. provoquée par :es dispositifs. Au maxillaire. ce peut être un dispositif-rappel . 126. les dispositifs multi)agues ou multi-attaches donnent la possibilité Vingresser les incisives et les canines et de niveler la :ourbe d'occlusion. 87). succion labiale inférieure). 199). La rééducation doit être préférée à ces dispositifs mécaniques passifs. — arc de base reliant les molaires aux incisives. soit linguale-linguale. 'est le principe du nivellement en technique Edge/ise (fig. 7 . b) Dispositifs fixes : seuls. masticothérapie .re de faible intensité. plan plat rétroincisif en résine avec bandeau vestibulaire près du bord libre. après interrogatoire. ce qui constitue e procédé le plus stable. La orrection peut se faire soit à l'aide d'arcs continus. Cependant. p. soit par /estibulo-version des incisives. 119). Principe : un recouvrement incisif exagéré peut . soit vestibulaire-vestibulaire. myothérapie labiale. au niveau des incisives supérieures : dispositif formellement déconseillé par les pédo-psychiatres. En moyenne. 114c). v. p. TRAITEMENT DE LA SUPRACLUSION point d'appui pour le dispositif fixe d'ingression incisive. Les molaires et prémolaires s'égressent irogressivement pour retrouver des contacts fonctionlels. les deuxièmes olaires temporaires peuvent être utilisées comme BASSIGNY T R A I T E M E N T DES D'ORIGINE BÉANCES ANTÉRIEURES FONCTIONNELLE Principe : la recherche de l'étiologie est essentielle dans l'établissement du plan de traitement d'une béance antérieure. instrument à une hanche (exemple : clarinette) . la quantité 'ingression ne doit pas dépasser 1 mm par mois. d'origine fonctionnelle. soit par égression molaire. ce qui augmente la D. Toutefois si l'enfant. cette correction reste stable. c'est i principe de la technique de Ricketts qui semble lus efficace (fig. en denture mixte . apparaît une béance au niveau des ecteurs latéraux et une correction artificielle de la upraclusion. 136) sur plaque amovible : exerciseur de la langue.). si l'on attend la suppression de l'habitude déformante et la maturation . et améliore la supralusion. Il faut différencier des béances antérieures isolées. p. Les conditions musculaires étant modifiées n fonction des changements dans les rapports agittaux des maxillaires. Remarque : en denture mixte stable.Principes de traitement des anomalies orthodontiques TRAITEMENT DES FONCTIONS : 183 — rééducation. Nivellement t sourire gingival). Au cours de la propulsion forcée. la correction de la supraclusion oit tenir compte du niveau du stomion par rapport ux bords libres des incisives (v. et des béances antérieures qui constituent le signe d'accompagnement d'une anomalie basale sévère du sens vertical (fig. 122a) : — segments d'arcs latéraux de molaires à prémolires. soit par ingression incisive. • Traitement fonctionnel : — amélioration des parafonctions et suppression des habitudes déformantes.

b) Contention : par appareillage amovible : de 6 mois à un an. arcades serrées. à l'aide d'une rééducation. 103a). avec latéro-déviation : ce traitement doit être effectué le plus tôt possible. b) Traitement actif : dispositif mécanique : Quad' hélix (éventuellement. en I. et masticothérapie . LE TRAITEMENT DES ANOMALIES DU SENS TRANSVERSAL Au maxillaire. • Traitement de Vendognathie symétrique. • Contention : elle se fera. Séquences : — meulage préalable des sommets cuspidiens des canines temporaires . si la linguoeelusion est bilatérale.184 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. — disjonction (p. 109a. rééducation de la ventilation nasale. Ce dispositif très efficace est parfois assez mal accepté par le patient. des cuspides vestibulaires des molaires temporaires inférieures et des cuspides linguaux des molaires temporaires supérieures. — correction d'une linguoeelusion bilatérale . disjoncteur) (fig. M. après l'évolution des dents de 6 ans. 140) : — meulage des prématurités au niveau des dents temporaires. sans latéro-déviation : Objectifs du traitement : — augmentation du diamètre transversal du maxillaire . — amélioration de la ventilation nasale. — La perle de Tucat : l'enfant fait tourner la perle d'avant en arrière. p. — traitement des obstructions des voies aériennes supérieures. après disjonction. Objectifs du traitement : la correction de l'endoalvéolie et l'élimination des interférences occlusales suppriment la latéro-déviation. Les deux arcades doivent être entièrement baguées. La disjonction rapide sera préférée à tout autre dispositif. enfin s'il existe des signes de ventilation buccale (v. 136. en insistant sur la déglutition « arcades serrées ». 86). La conduite du traitement : a) Elimination des interférences occlusales : meulage des canines temporaires non abrasées. et à l'aide d'un dispositif mécanique destiné à éviter la réingression des incisives. c) Amélioration des fonctions : — rééducation de la déglutition primaire. le palais très étroit et les plans VL molaires subnormaux. • Traitement de iendoalvéolie symétrique. La conduite du traitement : a) Le traitement actif : dispositif : le disjoncteur (fig. . en denture mixte stable ou en denture adolescente stable. C. au niveau du secteur en linguocclusion.

Insister sur l'importance d'une déglutition arcades serrées) . après étude sur ordinateur. latérales croisées (accrochage vestibulaire inférieure et linguale supérieure) (v. M.Principes de traitement des anomalies orthodontiques v. Durée du traitement : correction très lente. sauf cas exceptionnels. (fig. T. p. M. S. Traitement de Vendoalvéolie asymétrique : Objectifs : corriger la linguocclusion unilatérale sans modifier les rapports transversaux du côté opposé. . C. a) Dispositif mécanique : plaque amovible comportant une surélévation de faible hauteur. p. p. fig. 137). les relations de classe II et la supraclusion (v. — incidents : un certain degré de latéro-déviation persiste après correction des rapports transversaux en R. c) Amélioration des fonctions : — rééducation de la déglutition primaire (signe de Cauhépé-Fieux) après le traitement actif ou après la contention (celle-ci est particulièrement conseillée dans le traitement d'une telle anomalie. Objectifs du traitement : corriger la linguocclusion des secteurs latéraux. Il ne restera à traiter. M. En denture adulte : dispositif : multi-attaches et T. sur bagues. Il est nécessaire de rebaser fréquemment le volet latéral lingual que l'enfant a tendance à user. il faut admettre que certains auteurs américains ont montré qu'un certain degré d'expansion molaire et prémolaire peut rester stable (de l'ordre de 4 à 5 mm) (Riedel. • Traitement de Vendoalvéolie mandihulaire avec incoordination d'arcades. b) Trait de section asymétrique. 137o et b). de classe II. transversaux (dits de « crisscross inverse ») et torque latéral. Schulhofi. Les cas stables après expansion se seraient probablement élargis spontanément en fonction de la croissance. — en denture adulte : F. • 185 b) Amélioration des fonctions : intervention O. Château. recharger en résine le volet latéral. Le débat est ouvert. 199). A. 184). : . M. Une technique fixe est indispensable. au niveau des canines inférieures : la largeur idéale intercanines mandibulaires serait de 26. —a) Appareil amovible avec vérin médian. un volet latéral vestibulaire et lingual du côté en normoclusion et un vérin asymétrique (fig. pour déviation de la cloison nasale. 183 et fig. effectuer un nouveau contrôle des prématurités sur les dents temporaires. Contention : plaque amovible inférieure et plaque maxillaire avec rampes de Schwartz. pour la correction d'une endoalvéolie maxillaire asymétrique : surélévation et volets lingual et vestibulaire. Par souci d'objectivité. les traitements par expansion bimaxillaire ont fait office de traitement standard pour toutes les anomalies. I. Traitement actif : — en denture mixte : l'activateur est le dispositif de choix. 137. Theuveny). p. M. — mastiquer préférentiellement du côté en normoclusion initiale (en I. Pendant fort longtemps. R. I. Les travaux de Moorrees (U. En denture mixte : TRAITEMENT ACTIF : meulage des cuspides des dents temporaires du côté inversé (v. S. de supprimer les malocclusions latérales. Une norme idéale. en propulsant la mandibule. 157). que la supraclusion. Il existerait « une aire de tolérance ».5 mm. LE PROBLÈME DE L'EXPANSION a b FIG.) (v.) ont montré que la distance intercanine mandibulaire n'augmentait plus après 9 ou 10 ans (D. 114rf). CONTENTION : la plaque amovible sert également de plaque de contention après suppression de la surélévation et du volet vestibulaire. E. Contention : dispositif : plaque amovible avec vérin médian et volet latéral du côté en normoclusion initialement : — durée : 6 mois à un an . C'est pourquoi. B. I. T.). L. suppression du volet latéral au bout de 6 mois . Il permet. au niveau du secteur en normoclusion. particulièrement pour les faces courtes. à l'aide d'une technique fixe . entre 6 mois et un an. vérin ouvert et plan plat ou gouttière de positionnement (G. Certains résultats de traitement bien conduit restent troublants (v. en denture adulte. a été proposée par Schulhof. . l'expansion au niveau des canines inférieures se solde par une récidive. C. P. ou plaque amovible avec vérin médian et volet lingual du côté normal en I. C. + 3 mm). 64a et b).

— importance de la convexité cutanée . . E. Elle peut. fig. v. signes qualitatifs : un encombrement postérieur. • L'âge dentaire (estimation sur les radios panoramiques) : — certains dispositifs doivent être placés en période de denture mixte stable (exemple : F. DU LE LE T R A I T E M E N T DES A N O M A L I E S SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR TRAITEMENT DE LA DES II. type 2) peut représenter une contre-indication au recul molaire. 13) : — soit pour profiter du taux maximum de croissance précédant le pic pubertaire (stade MP3) . B. En fonction des éléments liés à l'anomalie proprement dite (examen clinique et téléradiographies) : a) Informations données par l'examen clinique : — préjudice esthétique .•<>r 186 Traitement des anomalies\orthodontiques Les formes maxillaires : a) A la mandibule : une forme mandibulaire présentant des signes de croissance à rotation postérieure (fig.5 mm ne présenteront pas de récidive après expansion. signes quantitatifs : estimation de Ricketts (v. par ailleurs. permettre de gagner quelques millimètres au niveau des prémolaires et des molaires. p. le choix des dispositifs. D. M. D. Ces constatations seront primordiales dans les différentes alternatives de traitement et orienteront. d'après cet auteur. — soit pour reporter le traitement après le pic de croissance (stades MP3U ou Rad U . — position relative des incisives supérieures par rapport aux lèvres (risque ou non de fracture à la suite d'un traumatisme) . une hauteur très réduite (face courte. la corticale sinusale jouant le rôle d'un centre de rotation : — longueur postérieure maxillaire : . — lorsque l'extraction des premières prémolaires supérieures est prévue et qu'il existe un décalage A. B. E. il est indispensable d'attendre la mise en place fonctionnelle des deuxièmes molaires supérieures avant de pratiquer des extractions. Schulhof note que la récidive de l'encombrement incisif est aussi importante avec ou sans extraction. on observera 40 % de récidive au niveau des canines et des prémolaires. 18) : traitement avec extractions unimaxillaires par exemple. tant de traitements inadaptés ont été commis et sont encore commis au nom de l'élargissement des arcades qu'il ne semble pas souhaitable. il peut être nécessaire de situer le patient sur sa courbe de croissance (fig. N. à l'aide de forces extrabuccales. . Le type de croissance (estimation sur les téléradiographies de profil) : une direction générale de croissance plutôt horizontale (face courte et rotation antérieure mandibulaire) s'accorde avec l'objectif du traitement. de prendre en compte cette possibilité. 53b) contre-indique le recul molaire. tout au plus. B. b) Au maxillaire : — hauteur postérieure : . — d'autres appareillages doivent être appliqués au moment de l'évolution des prémolaires supérieures (F. postérieur). p. MALOCCLUSIONS DIVISION 1 CLASSE Les facteurs influant le choix thérapeutique. important. évoqué par une superposition des germes molaires non évolués et une disto-version importante de ces germes (v. Si la distance intercanine est supérieure à 28 mm. 34b) constitue une contre-indication pour tous les dispositifs augmentant la dimension verticale : activateurs. un sinus maxillaire procident constitue un obstacle pour une translation distale des molaires. en fin de traitement. forces extrabuccales cervicales et tractions intermaxillaires. 177. sur bague) . . une distance intercanine inférieure à 26. Une direction de croissance verticale (face longue + + et rotation postérieure) provoque des effets opposés aux objectifs du traitement (le menton s'abaisse et recule par rapport au profil. d'où un pronostic favorable. dans l'état actuel des connaissances. sur gouttière) . mais surtout pas au niveau antérieur. à Tous les cas montrant. • La croissance : Le stade de croissance (estimation sur une radiographie des deux mains) : au stade pré-pubertaire. : Toute modification du sens antéro-postérieur entraînera des conséquences sur le sens vertical. P. au cours de la croissance). Le degré de gravité de l'anomalie (apprécié l'aide du bilan orthodontique complet). En conclusion.

après correction du décalage antéropostérieur. rapide et stable. En fonction des anomalies associées : a) Cas de classe II. Mais le report tardif du traitement comporte l'inconvénient d'attendre un âge proche de la puberté et de ses incertitudes et fait courir le risque de fractures incisives. . division 1 + endoalvéolie maxillaire : un décalage important des bases osseuses peut être associé à une endoalvéolie maxillaire (forme en V de l'arcade supérieure) sans perturbation de l'occlusion transversale. • : dans un cas de forte classe II. importante. c) D. convexité squelettique . le choix du moment et des moyens du traitement sera fonction de la motivation : — la participation au traitement peut se révéler fréquemment excellente chez de jeunes enfants (de 8 à 11 ans). division 1. E.). une correction précoce. on peut s'attendre. l'extraction de 4 prémolaires ne pourra permettre que la correction de la D. b) Informations données par les téléradiographies : — type facial et type de croissance mandibulaire . Il s'accompagne d'anomalies alvéolaires antérieures : proalvéolie supérieure et/ou rétroalvéolie inférieure dues aux parafonctions. par des procédés orthopédiques . Après correction précoce des relations de classe II. I. • La motivation au traitement : le traitement d'un cas de classe II. division 1.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — forme des lèvres : fines. D. B. permettant. qui implique. inclusion des deuxièmes molaires et des troisièmes molaires) . pendant un temps transitoire. 60a et b). la plupart du temps. cette décision implique qu'il faudra mener le traitement jusqu'à son terme. — une coopération excessive et mal contrôlée. division 1 + béance antérieure) : recherche des signes de ventilation buccale ou semi-buccale (v.. division 1. — position des incisives inférieures par rapport au plan dentaire A-Pogonion . — si le plan de traitement prévoit des extractions. d'un décalage des bases osseuses. Au cours de l'examen clinique. . M. M. Cette endoalvéolie peut être facilement corrigée. division 1. tout ceci en fonction du choix des dispositifs. prévisible. E. 188). M. une bonne coopération dans le port des dispositifs. — position des incisives supérieures par rapport au plan facial cutané . un traitement ultérieur complémentaire. B. à une mandibule trop en arrière ou à une combinaison des deux (angle facial et mesure Pog -* Na vertical). D. — si l'insertion sociale est perturbée par le retentissement esthétique de l'anomalie. de ce fait. m L'état des dents : des dents délabrées ou hypoplasiées au maxillaire incitent aux extractions. ou bien plus commodément. Ce facteur aggravant peut nécessiter des procédures particulières d'extraction et de traitement (traitement précoce ou extractions multiples). En dernier ressort. — importance du décalage des bases osseuses . pour obtenir le résultat attendu (port régulier de la F. tient au port de la F. — le degré de coopération peut enfin déterminer le choix des dents à extraire (premières prémolaires ou deuxièmes molaires maxillaires par exemple (\. b) Cas de classe II. d'un activateur. sous peine de graves déséquilibres occlusaux . — la ventilation (cas de classe II. il est indispensable d'estimer le degré de coopération escompté et de mettre en balance la nécessité d'un traitement précoce. soit en même temps que le recul de la partie basse du maxillaire. M. p. on peut voir apparaître une linguocclusion des secteurs latéraux (ou une latéro-déviation). D. M. 80 % du succès du traitement des cas de la classe II. division 1 + D. D. peut conduire à une correction exagérée des rapports molaires et aux conséquences iatrogènes qu'elle entraîne (encombrement postérieur.. fig. importance du décalage des arcades. son volume et sa fonction . • Les facteurs fonctionnels et les parafonctions (appréciés au cours de l'examen clinique et sur les téléradiographies) : — les habitudes déformantes : faut-il différer le traitement ? 187 — la situation de la langue. Cette attitude favorable disparaîtra dès que le préjudice facial aura été amélioré (sujet sensible aux agressions extérieures et incapable de poursuivre un effort de longue durée) . associée à une D. etc. épaisses. et d'anomalies alvéolaires du sens vertical — supra ou infraclusion — qui compliquent le traitement (la supraclusion fait obstacle au recul incisif par exemple). — estimer si la malocclusion de classe II est due à un maxillaire trop en avant. rééducations diverses. etc. à une bonne participation au traitement. des T. c) Anomalies alvéolaires antérieures : un décalage sagittal des maxillaires se présente rarement isolément. nécessite plus qu'aucun autre. en denture adulte.

Classe I Molaires Classe II 6|6 Classe I —:— 6 16 et { ' 8|8 1 Classe 1 —r7|7 Classe I 7|7 6|6 Solution 2 : extraction des deuxièmes molaires supérieures (germes des 18 et 28 haut situés) (forte coopération indispensable). divivision 1 biproalvéolie). Solution 4 : extraction tardive des premières molaires supérieures (extraction après mise en place des 17 et 27). E. division 1. pas de supraclusion. de classe 11). a) Traitement précoce : extraction précoce des premières molaires supérieures (au tout premier stade de l'apparition des germes de dents de sagesse supérieures) suivie d'un recul en masse de la partie RELATIONS A. ou R. de préférence après le pic de croissance. E. B. D. Les techniques et les dispositifs utilisables : a) Dispositifs orthopédiques (correction du décalage des bases osseuses) : — F. tendance concave. Indications : décalage antéro-postérieur + +. dans un troisième temps. de corriger. dans un premier temps. O. D.). B./ou cas de classe II. P. c) Finition en technique fixe. B. B. Exemples : F. Solution 5 : extraction de 12 et 22 (microdontie/ou agénésie). E. M. patient peu motivé au port de la F. E. sur bagues et. sur gouttière antérieure et latérale. B. B. à l'aide d'une F. Les résultats d'une première séquence thérapeutique précoce doivent être fréquemment complétés par les effets d'une autre technique. • Comment traiter ? Les traitements sans extractions : objectifs occlusaux : rapports de classe I molaire et classe I canine. Une enquête dans la lignée familiale permettra d'éliminer les risques d'agénésie de dents de sagesse supérieures si le germe n'est pas visible.). convexité importante. — Un traitement précoce sans extraction peut devenir un traitement tardif avec extraction. en fonction des risques de fractures incisives. E. puis de pratiquer des extractions pilotées (en maintenant les secteurs postérieurs maxillaires en relations de classe I) en débutant par la mandibule. . — association des deux méthodes : activateur avec dispositif pour le port d'une F. sur gouttière suivie par le port d'une F. M. M. sur gouttière (ou sur plaque) . B. L'appréciation du poids respectif des facteurs précités impliquera des choix thérapeutiques divergents dans le temps et dans les méthodes. b) Traitement tardif : les différentes solutions et leurs conséquences occlusales (voir tableau) : Cas particuliers : — Si la malocclusion de la classe II est associée à une D. pas d'encombrement mandibulaire. P. b) Correction orthodontique du décalage des arcades (F. a) Correction orthopédique précoce du décalage des bases osseuses. il est quelquefois possible. Classe I Classe I Classe II Classe I Classe II . D. E. — activateur ou propulseur (application précoce ou au moment du pic de croissance) .. M. sur bagues et T. d'une finition en technique fixe complète. Les traitements avec extractions : objectifs occlusaux : canines en classe I et molaires en classe I ou en classe II thérapeutique (p. se caractérisent par un développement vertical dento-alvéolaire mandibulaire postérieur (augmentation de la D. corrigées sans extraction. I. le décalage des arcades. EN FIN DE TRAITEMENT CHOIX DES DENTS A EXTRAIRE Canines Solution 1 : extraction de 2 prémolaires supérieures (cas sans D. Aspect de prognathie supérieure (point A en avant de Na vertical + +). face courte.. E. 124). V. La plupart des cas de classe II. Classe I Solution 3 : extraction de 4 prémolaires (D.188 Traitement des anomalies orthodontiques Les alternatives thérapeutiques basse antérieure et moyenne du maxillaire. la première séquence n'étant destinée qu'à protéger les incisives supérieures.

. Philippe : — arc de base de Ricketts (v. • Quand traiter ? Traitement précoce ? Traitement tardif ? Traitement en une ou deux séquences ? Traitement précoce. — arc facial + F. a) Objectifs : — corriger totalement le décalage antéro-postérieur. pas de D. — arc maxillaire rond diamètre . etc. B. — procédure thérapeutique permettant un pourcentage d'extractions bien moindre. M. B. Traitement tardif en denture adulte (la plupart du temps avec extraction. division 1. . I..045 et T. I. la coordination des arcades étant réalisée dans un dernier temps à l'aide d'un dispositif fixe . Philippe (fig.. 114a) . — il n'est pas toujours possible d'obtenir une correction totale du décalage antéro-postérieur précocement. B. . la nuit (photo et réalisation CL. M. branches hautes. b) Dispositifs orthodontiques (correction du décalage des arcades) : — F. — T. . — Facteurs qui incitent à traiter précocement : — face courte. — Le « système 3 Arcs » de J. 93). — débuter précocement le traitement à l'aide d'un dispositif orthopédique. sur bague . — réduire la gravité des relations de classe II avant de pratiquer des extractions en denture adulte. E. E. dispositif amovible porté le soir et la nuit (F. de classe II (fig. fig.) . 122 a) . E. D.Principes de traitement des anomalies orthodontiques 189 Fie. biprotrusion. 138. M. M. 138). activateur. peu de supraclusion (traitement sans extraction) . de classe II le jour. division 1. CHABRE). — « Système 3 arcs » de J. 149) . tend à être relativement stable . M. rotation postérieure : — anomalies associées : D. suivi ultérieurement d'un dispositif orthodontique. agénésies.D. : supraclusion importante. — implique. — protéger des incisives supérieures apparentes qui risquent de se fracturer. avant ou après le pici facteurs qui incitent à un traitement tardif : — cas de classe II. à localisation postérieure. — avantages psychologiques : . B. D. D. la correction précoce d'un cas de classe II. c) Inconvénients : — augmentation de la durée globale du traitement . dans le tiers des cas (fig. b) Avantages : — supprime le risque de fractures incisives . une deuxième étape en denture adulte . E. — pare-choc : pour la correction d'une rétroalvéolie inférieure ou la conservation de l'espace de dérive mésiale. coopération maximum entre 9 et 12 ans . — dans tous les cas. le plus souvent. sur bague appliquée sur les premières molaires supérieures (p. efface le retentissement comportemental d'avoir les « dents en avant » avec le sentiment de fragilité qu'il entraîne . par exemple F. c) Dispositif multi-attaches ou multibagues : indispensable pour une bonne finition occlusale et dans tous les cas comportant des extractions. .

— après recul molaire. M. B.190 Traitement des anomalies orthodontiques — pare-choc (Bumper) : s'il existe une linguoversion des incisives inférieures. E. dispositif multi-attaches complet. b) Dispositifs auxiliaires : T. B. . si les lèvres sont fines et le menton marqués dans la lignée familiale . M. I. V. — tenter d'augmenter autant que faire se peut la D. b) Inconvénients : risque de fractures incisives . E. E. TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : — diminuer la convexité cutanée et éviter de rendre le profil trop plat. on achèvera la correction des rapports de classe II. D. TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : Un traitement tardif pourra faire suite à un traitement précoce. sur gouttière ou sur plaque (bien avant l'évolution des deuxièmes molaires). comportant bagues ou attaches sur les incisives et 4 bagues molaires. D. — « système 3 arcs » de J. M. TRAITEMENT ORTHOPÉDIQUE (profil convexe) : — F. En denture adulte AVANT LE PIC DE CROISSANCE : — corriger ou améliorer le décalage des bases osseuses . OBJECTIFS : — F. — « système 3 arcs » de J. E. B. Pour certains. sur bague . B. — activateur (ou propulseur) : indications : pas de D. En denture mixte stable (période de choix). destinée à éviter la disto-version des premières molaires. occulte les possibilités de correction orthopédiques. N. B. Le traitement fixe est indispensable. V . : Nécessité d'un traitement de finition en denture adulte. . On peut adjoindre au dispositif les deuxièmes molaires temporaires (bagues) (T. B. Au moment de l'évolution des prémolaires maxillaires. après correction du décalage. il s'agit de l'époque de choix . Ces deux dispositifs provoquent une vestibuloversion des incisives inférieures. — association des deux dispositifs : F. sauf cas exceptionnel. E. sans D. — d'une correction du décalage n'ayant pas donné les résultats escomptés. Le traitement d'un cas de classe II. b) Traitement orthodontique : au cours de la phase de constitution de la denture adolescente : — F. M. et se soldant par un échec du déplacement distal des molaires ou un échec de la propulsion mandibulaire. de classe II) si le profil est plutôt concave (fig. — F. sur activateur ou 3 pièces de Château . — T. — protéger des incisives supérieures apparentes. B. si le traitement orthopédique est insuffisant. relations de classe II symétrique. cervicale. B. face courte. D. de classe II (profil concave) . postérieure). le déplacement distal des secteurs latéraux ayant tendance à accentuer plus ou moins la D. M. M. division 1. en fonction : — d'une coopération insuffisante pour le port d'une F. M. instituée d'emblée . dans l'état actuel des techniques. implique le plus souvent des extractions . E. Philippe. — éviter autant que possible les extractions : objectifs occlusaux classe 1 molaire et canine. Philippe. de classe II). B. — multibague simplifié. OBJECTIF : reculer les premières molaires plus distalement que la classe I occlusale (tendance à la classe III). se situe au moment de l'adolescence avec tous les inconvénients que cette période comporte . : direction de croissance dans le sens du traitement. rétrognathie inférieure . Intérêt : recul des secteurs latéraux dans leur ensemble. I. sur gouttière pour corriger le décalage antéro-postérieur et linguo-verser des incisives supérieures apparentes. OBJECTIFS : a) Dispositifs fixes : — « système 3 arcs » de J. a) Traitement orthopédique (différencier prognathie et rétrognathie) : — l'activateur ou le propulseur sont encore possibles et souhaitables à ce stade. E. a) Avantages : la durée globale du traitement est réduite et il est plus facile de faire une prévision de durée si le plan de traitement comporte des extractions. Ce dispositif doit être appliqué de 6 à 12 mois au maximum . 138). avec branches hautes.. de classe II et F. 1. Les séquences de traitement selon l'âge. . Ils sont donc contreindiqués en cas d'incisives versées avant traitement. Philippe (avec T. sur bague. I. E. au niveau des premières molaires maxillaires (pas de D. à ce stade ou F. En denture temporaire : aucun traitement d'orthodontie n'est possible à ce stade.

comporte des séquences précoces moins fréquentes. face longue. Indications : — décalage de classe II de plus d'une largeur de P. D'une façon pratiquement systématique. 133). ment envisager des extractions. M.D. PRÉVENTION : EXTRACTION DE 4 DENTS DE SIX ANS (cas très diver- gent et face longue) exceptionnel. si possible. — traitement des manifestations allergiques. 188 : tableau). il faut redouter les difficultés psychologiques. M. alimentation solide . M. pratiquer une usure des faces proximales des incisives inférieures (v. F. Conclusion : le traitement des cas de classe II. B. 14 et 24 . mais contre-indication chirurgicale ou refus de l'intervention . SOLUTION 4 : pas de D. B. — extraction précoce des premières molaires supérieures (germes des deuxièmes molaires haut situés) et recul par F. soit les premières prémolaires supérieures et les deuxièmes prémolaires inférieures.M. 3 (D. B. sauf s'il existe une latérodéviation associée. Amélioration des fonctions : motivation à l'abandon des habitudes déformantes. liées à une durée de traitement excessive. sans D. APRÈS LE PIC DE CROISSANCE : on doit systématique- 191 la vestibulo-version des premières molaires. D. En denture adulte : — proscrire absolument activateur. I. Elles seront prévues. amélioration de la ventilation nasale.Principes de traitement des anomalies orthodontiques A peu près tous les dispositifs sont efficaces en fonction de la direction de croissance. p. Ces traitements posent des difficultés thérapeutiques particulières en fonction d'un type de croissance défavorable et de fonctions fréquemment atypiques. E. le plan de traitement comportera des extractions. M. E. propulseur. à ce stade. p. le traitement fixe est indispensable. E. associée) ou 4 (v. Il faut donc éviter l'acharnement thérapeutique et admettre qu'il peut être nécessaire d'extraire des dents pour mener à bien le traitement. En cas d'échec. masticothérapie. cervicale : — éviter T. — cas de classe II sévère et forte D. En denture mixte stable : — F. pour favoriser le mésialage des molaires inférieures (v. Solutions 1 . — alimentation au sein et sevrage progressif. • Le traitement d'un cas de classe II. E. • La contention. génératrices d'obstruction pharyngée . P. p. longtemps après le pic de croissance. p. sur gouttière : si la rotation postérieure est moyenne et 'les incisives apparentes : gouttière totale ou gouttière partielle. E. CAS D'EXTRACTIONS MULTIPLES : 16 et 26 . En cas d'extractions au seul maxillaire — en fonction d'un profil plutôt rectiligne — et s'il existe un léger encombrement à la mandibule (pas + de 2 mm) on pourra. Au moment de l'évolution des prémolaires : F. F. p. : 18 et 28 présentes. E. qui aurait pu faire conseiller une ostéotomie du maxillaire . rééducation de la fonction linguale (déglutition arcades serrées). 188 pour les conséquences occlusales). a) Active : — gouttière de positionnement (G. division 1. très exceptionnel. une place importante accordée au traitement des troubles fonctionnels et des procédures comportant des extractions de dents permanentes. En denture temporaire : aucun traitement à ce stade. 165). que l'on peut compenser dès cet âge. B. D. p. propulseur. D. après la fin du taux maximum de croissance . si nécessaire. 141). 153). qui peut s'observer avec des tractions hautes: v. cervicale . une technique multiattaches est indispensable. — utilisation des petits moyens pour atténuer les effets du suçage du pouce. division 1. Choix des dents à extraire (v. mieux vaut interrompre toute thérapeutique et ne débuter la séquence avec extraction qu'après mise en place fonctionnelle des dents permanentes. face longue : direction de croissance dans le sens opposé au traitement. B. N. .l : — plaque amovible avec F. b) Passive : arc lingual collé à la mandibule. SOLUTION 3 : extraction de 4 prémolaires : soit les premières prémolaires supérieures et inférieures. traction moyenne-haute couplée avec un arc transpalatin (ce dispositif auxiliaire permettant d'éviter 34 et 44. si possible. sur gouttière (v. B. de classe II. Par ailleurs. M. B. d'obtenir des rapports molaires satisfaisant en classe I. en cas de béance antérieure fonctionnelle ou de proalvéolie supérieure : — proscrire absolument activateur. SOLUTION 1 : cas de rotation postérieure peu marquée. l'avulsion étant pratiquée. : Il n'est pas toujours possible. 2. d'une façon habituelle.

— assurer un guide incisif satisfaisant en fonction de la pente incisive. ce qui évitera. activateur (classe II marquée) (v. p. traction intermaxillaire de type « criss-cross » inverse (fig. peu portée. les 3/4 de ces cas nécessitent des extractions. associée . en principe. 146). LES TRAITEMENTS AVEC EXTRACTION : LE T R A I T E M E N T DES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE I I . D. ce qui entraîne un profil trop concave et disgracieux. en fonction du critère précédent « classe II. E. E. B. — Traitement du sourire gingival : on pourra être amené à conserver la courbe d'occlusion inférieure. les extractions. de classe IL En cas de profil très concave : T. Comment traiter ? Selon les formes cliniques : — forme 1 : traitement sans extraction. . associée. une récidive de la supraclusion . traction basse. Pour Ricketts. — Traitement de la supraclusion (v. 183) et denture mixte stable ou au stade de la denture adulte jeune : ingresser les incisives supérieures en premier. I. • Les alternatives thérapeutiques : elles dépendront des formes cliniques et des anomalies associées. dans un premier temps. 114c/) : . ou tout au moins ne pas diminuer la D. Principe : on cherchera à éviter les extractions. . . traitement avec extraction. 18). 1. on observe bien souvent un repositionnement de la mandibule en avant. p. Pendant un temps transitoire. en utilisant une F.192 Traitement des anomalies orthodontiques coller des attaches ou de placer des bagues sur les incisives inférieures. sur lesquelles l'arc d'ingression sera ligaturé (exemple : arc de base de Ricketts) ou coller sur les faces linguales. D. Remarque : pour les tenants de la technique Edgewise. D. D I V I S I O N 2 • Objectifs de traitement : a) Esthétiques : ne pas modifier un profil rectiligne ou concave. V. D. ces dents étant initialement plus basses que le plan d'occlusion.ou . F.Traitement d'une vestibulocclusion exagérée des secteurs latéraux maxillaires : . sans D. — éviter une vestibulo-version des incisives inférieures si la tonicité labiale est augmentée . ce qui est loin d'être toujours vérifié . M. par la correction de la supraclusion supérieure. la technique fixe est indispensable (traitement du ressort du spécialiste). dans les cas en cours de croissance. on pourra également placer de très fines cales de composite au niveau des incisives inférieures. — Correction du décalage antéro-postérieur : . v. p. si possible. — Extraction pour la correction de l'encombrement incisif associé. ce dispositif permettant également le rattrapage du décalage transversal (v. de Le choix des extractions : si la correction du décalage antéro-postérieur reste insuffisante ou bien en cas de D. augmenter. — forme 2 : traitement sans extraction. p. TRAITEMENT SANS EXTRACTION : Les dispositifs utilisables : en fonction de la nécessité de corriger les axes incisifs et la supraclusion. pendant la croissance (v. La supraclusion est fréquemment si accentuée qu'il n'est pas possible. p. à partir de cet arc (versions linguales) : . postérieure. On débutera le traitement. si l'on souhaite ne pas reculer le point A + T. activateur. D. B. s'il n'existe pas de signe d'encombrement postérieur. M. traitement avec extraction unimaxillaire après ou en fin de croissance . — forme 3 : éviter. en cas de D. — placer correctement le bord libre des incisives supérieures par rapport aux lèvres . après correction de la linguoversion des incisives . M. à la mandibule : . traitement de la rétroalvéolie inférieure : parechoc.selon le degré de coopération du patient 8 8 8 (forme 1) et la D. les extractions seront prévues longtemps après le pic de croissance. lorsque les interférences incisives sont corrigées. c) Ocdusaux : — placer les apex des incisives supérieures en position linguale et fermer Taxe interincisif. donc de déplacer les apex. M. b) Squelettiques : ne pas reculer le point A. si cela s'avère possible. M. Il faudra éviter l'acharnement thérapeutique qui. division 2 = ne pas extraire » entraîne une durée de traitement excessive ou un échec du recul molaire. 185). arc palatin à distance des faces linguales des prémolaires et traction élastique sur les faces linguales. 161). améliorer un sourire gingival. avec appui antérieur (avec barrettes de Whitman et traction haute. — Extraction pour la correction des anomalies maxillaires : 4 5 7 — ou . seule . si la pente incisive le permet et à n'ingresser que le secteur incisif supérieur.

comportant un prolongement situé sur la crête antérieure. — après le pic : extraction uni ou bimaxillaire. Quand traiter ? — Traitement sans extraction : denture mixte ou denture adolescente. b) Plaque de Sved (fig. il sera absolument nécessaire. D. LE T R A I T E M E N T DES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE I I I 193 Autres dispositifs : a) Plaque avec élastique comportant de fines cales sur les incisives supérieures. et de pratiquer un meulage des canines temporaires. E. • Séquences de traitement. b) Tardivement : retrouver des rapports de classe I canine et de classe I ou de classe III molaire thérapeutique. I. 122a) -> (ingression des incisives) . à l'aide d'une plaque amovible au maxillaire. 139). Dans certains cas.(forme 1). destinés à maintenir l'ingression à l'aide d'un élastique situé au niveau du bord libre. dès la chute des incisives centrales temporaires. 139. p. améliorer le profil facial. Les objectifs de traitement des cas de classe III a) Précocement : — obtenir un surplomb positif et un recouvrement incisif suffisant. d) Chez l'adulte : la solution orthodontico-chirurgicale est parfois nécessaire. et à prévoir une ostéotomie segmentaire au maxillaire ou/et à la mandibule (v. division 2 caractéristique. en denture permanente. distal de la partie haute dentoalvéolaire de la mandibule. b) En denture mixte. Les alternatives thérapeutiques. FIG. J. les rapports des maxillaires. pour permettre une liberté de l'occlusion dans les mouvements de latéralité. M. en denture temporaire . 169). M. — pare-choc inférieur -> vestibulo-version des incisives inférieures. — multibague simplifiée : bagues sur les deuxièmes molaires temporaires stables et tubes collés sur les premières molaires. soit dans le sens d'une avancée de la partie basse du maxillaire. Ce dispositif évite régression exagérée des incisives supérieures. de baguer ou de coller des tubes sur les 37 et 47. division 1. — La plaque de Sved. des rapports incisifs satisfaisants. • Lu contention : la contention idéale est constituée par la gouttière de positionnement (« toothpositioner »). — Traitement avec extraction : denture adulte jeune en cours de constitution. traction basse ou/et T. B. la supraclusion peut être corrigée à ce stade : — F. selon Vâge de lu première visite : a) En denture temporaire : si l'un des ascendants présente une classe II. — modifier. attaches collées sur les incisives + arc de base (fig.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — (forme 3) : profil très concave et supraclusion 5 4 accentuée ou . Pour la correction de la supraclusion. . par des moyens orthopédiques. c) En denture adulte : — avant le pic : idem . -+ recul molaire -> pas de D. pour permettre un guide antérieur satisfaisant et supprimer le proglissement . Elle consistera à transformer par des moyens orthodontiques une classe II. l'ostéotomie segmentaire à la mandibule peut s'avérer suffisante. soit dans le sens d'un blocage de la croissance condylienne ou d'un léger recul. • Le choix thérapeutique : a) Traitement orthopédique : — traitement orthopédique très précoce. Ultérieurement. il sera nécessaire d'avancer les incisives inférieures et/ou la mandibule. postérieure . Philippe propose de prévenir l'apparition de la supraclusion incisive visible dès 4 à 5 ans. division 2 en classe II.

avec les incisives en bout à bout en R. augmentée . — recouvrement incisif moyen. b) Facteurs défavorables orthodontique) : (indication chirurgico- Les traitements sans extraction : 1" LES DISPOSITIFS ORTHOPÉDIQUES : — fronde occipito-mentonnière. — facteurs squelettiques : face longue — prognathie vraie de type 1 ou 2 .194 Traitement des anomalies orthodontiques mixte. — facteurs fonctionnels : macroglossie importante . 70) . 106. à titre indicatif : Favorable 1. — masque de Delaire. Angle plan bispinal. orthodontique orthopédique ± 0" < 20° + parallèle > 30° divergent — facteurs occlusaux : proglissement accentué. à tout âge. prognathie et brachygnathie associées . 112 et p. (fig. brachygnathie associée à une endognathie maxillaire et D. — facteurs occlusaux : coïncidence entre relation centrée et intercuspidie maximale et surplomb négatif sans contacts incisifs — supraclusion incisive accentuée ou béance accentuée . et au risque de récidive propre à cette anomalie. avec extraction de dents permanentes. c) Comparaison des mesures favorables ou défavorables. — facteurs héréditaires : hérédité familiale très prononcée. de 3 à 6 ans. soit 19 ans p o u r les garçons. plan mandibulaire 3. • Facteurs influant la décision dans le sens d'une intervention ou chirurgicale : a) Facteurs favorables ou orthodontique) : (indication thérapeutique. Angle A N B 2. Les traitements avec extraction . c'est-à-dire deux ans en moyenne après la cessation de toute croissance maxillaire. particulièrement à la période pubertaire. plan Francfort • Comment traiter ? Défavorable > 0° — traitement orthopédique. C. sur téléradiographies de profil. Angle plan bispinal. — facteurs dentaires : surplomb négatif avec contacts incisifs — diastèmes entre les incisives et les canines inférieures — linguo-version des incisives supérieures (rétroalvéolie supérieure) et/ou vestibuloversion des incisives inférieures . V. c) Traitement chirurgical avec ou sans traitement orthodontique préalable. au cours de la croissance . et 17 ans pour les filles. En effet. la croissance mandibulaire s'arrête en même temps que la croissance staturale. La difficulté du choix thérapeutique tient à la difficulté de prédire la quantité de croissance mandibulaire. fig. en denture b) Traitement orthodontique de compensation.

. Indications : proglissement mandibulaire et prognathie très légère. Les élastiques de de classe III seront associés ou non à la F. sur un dispositif multi-attaches. 3 Brachygnathie : — cas simple : plaque amovible maxillaire avec surélévation. E. 2° LES DISPOSITIFS ORTHODONTIQUES : 195 • En denture mixte stable : traitement orthopédique. avec des forces plus faibles. E. de classe III appliquée à l'aide de dispositifs multibagues ou multi-attaches simplifiés (bagues sur les 4 premières molaires permanentes et sur les 4 incisives) . E. Brachygnathie : masque de Delaire. comme contention environ 1 an. au maxillaire. — rééducation de la posture linguale (très difficile avec ces anomalies. — T. B. sur bagues 36 et 46 . diastèmes interincisifs supérieurs. . 98o). M. Célestin : La méthode Bionator de W. 103/) . mais plutôt constitutionnelle) . Il peut se passer plusieurs mois.). TRAITEMENT TARDIF. — chirurgie du voile du palais. Les séquences de traitement selon l'âge. O. et 10 ans) : (entre 8 — appareil amovible. b) En denture mixte : brachygnathie maxillaire. selon les anomalies ? TRAITEMENT PRÉCOCE : a) En denture temporaire : — proglissement mandibulaire . équilibration précoce de l'occlusion. E. au maximum. à cet âge. • Quand traiter. de classe III. mandibulaire. .Principes de traitement des anomalies orthodontiques — F. B. Indications : conservation de l'espace de dérive mésiale. TRAITEMENT CHEZ L'ADULTE : orthodontique (v. en denture mixte . B. — ablation d'amygdales hypertrophiques (rôle dans la protrusion linguale) . 196) . M. comportant une surélévation plus importante que l'espace libre et des ressorts palatins rétro-incisifs (fig. de 3 à 6 ans : traitement orthopédique précoce. mimétisme de rétraction mandibulaire. orthodontico-chirurgical. — F. Balters. édit. en cas de proglissement. I. M. Ce dispositif peut être couplé avec un arc palatin maxillaire et des T. • Prévention : chez le nourrisson : position de sommeil sur le dos . O. — disjoncteur pour endognathie maxillaire associée (fig. p.Bionator. après suppression de la surélévation. mandibulaire. B. voir pour le mode d'action fig. en denture adulte jeune : — proglissement mandibulaire . maintenir le port de la F. (contre-indication : face longue). — cas sévère : masque de Delaire. la correction de l'occlusion inversée n'est pas achevée. • En denture temporaire. éventuellement : — appareil fonctionnel destiné à redonner une position plus haute à la langue (exemple : Bionator de Balters. — prognathie inférieure. Proglissement mandibulaire — prognathie légère : F. au maxillaire. sur gouttière mandibulaire. de 6 classe III -. Proglissement mandibulaire — prognathie légère : fronde occipito-mentonnière. sur gouttière mandibulaire totale ou partielle. comportant un bandeau vestibulaire actif en cas de proalvéolie inférieure . vérin médian et ressort rétro-incisif avec F. — prognathie légère. B. La surélévation peut être placée à la mandibule. — résection éventuelle d'un frein de la langue trop court . M. type 3 de Balters (v. Brachygnathie maxillaire : masque de Delaire. ce qui permet également de remonter la langue . brachygnathie. E. I. sur bague 36 et 46. type 3). de forme moyenne . Indication : existence d'un léger espace entre le germe de la deuxième molaire et l'image de la première molaire évoluée.B. E. associée ou non à une plaque amovible de surélévation. la situation de la langue n'étant pas liée à un défaut de maturation. ou F. placé.T. sous anesthésie générale ou sur gouttière scellée. précédé ou non d'une disjonction. il est inutile de persévérer. m Traitement des causes fonctionnelles. tétine à plan incliné (Nuk) . • Au cours de la phase de constitution de la denture adolescente : Prognathie mandibulaire moyenne avec normoou vestibulo-version des incisives inférieures et arcade maxillaire subnormale : — F. Si au bout de 6 mois. Prélat. avant que la dimension verticale primitive ne soit rétablie. Après correction. meulage des canines temporaires. M. I. 103). — brachygnathie maxillaire.

proglissement associé . — rééducation de la ventilation nasale . Le traitement chirurgical : a) Intervention sur les tissus durs : ostéotomie segmentaire du maxillaire : technique de Dautrey ou de Wassmund (fig. — traitement chirurgical : il est bien souvent nécessaire d'effectuer un traitement orthodontique préalable. corriger la béance dentaire et l'inocclusion labiale. dans le sens horizontal et repositionnement antérieur (fig.souvent multiples — et l'amélioration des fonctions. E. p. c) Le traitement fonctionnel : — rééducation de la déglutition atypique. des extractions -. Exemples : ostéotomie mandibulaire et/ou glossotomie (p. — solution 4 : extraction des incisives latérales supérieures dans certains cas. longueur mandibulaire et décalage des bases moyens . obstruction haute : déviation de la cloison . Les moyens thérapeutiques doivent associer un . 166). R. — dispositif multibagues ou multi-attaches : les déplacements dentaires doivent être effectuées en évitant tout mouvement de version. p. 127). Récidives : dues à la croissance tardive de la mandibule. 18). Elle doit durer au moins 2 ans après le stade R a d U ( v . ce qui permet un étalement latéral de la langue . M. donc prognathie légère et brachygnathie . obstruction moyenne : ablation des amygdales palatines et ablation partielle des amygdales pharyngées. en insistant sur la nécessité de déglutir arcades serrées . • De 12 à 15 ans : traitement orthodontique de compensation. LE TRAITEMENT D E S A N O M A L I E S BASALES D U SENS V E R T I C A L Par excès (E. l'extraction des molaires postérieures sera indiquée . v. — solution 3 : des extractions multiples permettront une diminution appréciable de la dimension verticale. brachygnathie maxillaire: — traitement chirurgical ou chirurgico-orthodontique : (v. une technique multibagues ou multi-attaches est indispensable. améliorer l'impression de menton effacé. Le traitement orthodontique : il s'agit d'un traitement particulièrement difficile et du ressort du spécialiste. 170).) : . Exemple : 16-26-14-24 et 34-44 ou bien les 4 premières molaires et les 4 premières prémolaires. 18) ce qui n'est guère possible chez les garçons. Dans tous les cas. traction haute avec arc transpalatin . p. b) Glossotomie : en cas de langue volumineuse et protrusive s'étalant largement entre les arcades (fig. a) Les extractions : — solution 1 : en cas de béance. Le redressement des axes molaires. B. V. — myothérapie : masticothérapie intense. la solution chirurgicale s'impose. incisives inférieures sans linguoversion excessive . ou bien encore les premières molaires supérieures et les deuxièmes molaires inférieures. A la mandibule : génioplastie par corticotomie de la symphyse. La contention. sans mouvements parasites au niveau des molaires. doit être conduit avec des précautions particulières (composante Régression). • Après le pic de croissance — traitement orthodontique avec extractions : proglissement mandibulaire. si par ailleurs la déglutition est de type primaire.) • Les objectifs de traitements : diminuer la dimension verticale. hypoplasie maxillaire (v. ce qui revient au traitement d'un cas d'agénésie avec obtention de relations de classe II thérapeutiques. l'extraction des premières prémolaires sera préférée . Indications : prognathie inférieure sévère . — le moment des extractions : de préférence après le pic de croissance (stade DP 3 U. b) Le traitement mécanique : — F. • Les alternatives thérapeutiques : — traitement orthodontique : il doit être conduit dans un esprit chirurgical . gymnastique des lèvres. 130è et 129 b). — solution 2 : en cas de proalvéolie associée. — traitement des obstructions respiratoires (O. L. avec extractions : — indications : surplomb négatif avec contacts incisifs . . 131). 108). p.196 Traitement des anomalies orthodontiques traitement mécanique.

b) Leucomes au niveau du collet : zone blanchâtre de décalcification. 140c) . rayures de l'émail provoquées par les instruments de dépose des attaches collées à l'aide de composites chargés. 140. après traitement orthodontique. Fig. dans certains cas extrêmes. • Au niveau des dents : Lésions coronaires : a) Lésions traumatiques de Vémail : exemples : fracture d'un fragment du bord libre. Un traitement bien conduit et un patient coopérant évitent la plupart de ces problèmes. — gingivite. — a) Conséquence d'une hygiène déficiente. on peut observer une perte d'émail. une carie du collet (fig. Elle frappe surtout les incisives supérieures. en principe. Toutefois le réattachement est médiocre. dites « lésions iatrogènes ». et dans un troisième temps. 140a). tempérament allergique.) : cette lésion est définitive. réparée par une apposition de cément secondaire.) — Tenter l'application d'un activateur en denture mixte. sinon plus. avant baguage — reconstitution défectueuse sous les bagues — habitudes alimentaires défavorables (aliments collants). Secondairement. V. 140. donc les moyens de les éviter. 140/. elle sera. cémentaires ou cémento-dentinaires : a) Au niveau apical (fig. après dépose des bagues ou des attaches collables (exceptionnel) . Lésions radiculaires : Les résorptions radiculaires. — type de force orthodontique (ingression) : — trauma sur une dent. — Finition en denture adulte à l'aide d'une technique fixe multi-attaches. à long terme. retard de croissance. en demi-lune. M. au cours du traitement : ~ déséquilibre hormonal. . seront décrites les différentes lésions et leurs causes d'apparition. autant que faire se peut. ce qui entraîne de lourdes conséquences. — causes : fonte du ciment à certains niveaux —déscellement non signalé — caries non traitées. Causes : mauvaise élimination de la plaque (cause principale). FlG. c) Caries : — situation : sous les bagues — au niveau des b) Au niveau latéral : si cette résorption latérale est légère. — b) Résorptions apicoles sévères. au niveau gingival.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Par défaut (I. LES L É S I O N S I A T R O G È N E S POST-THÉRAPEUTIQUES Un traitement orthodontique peut provoquer des lésions variées des tissus durs ou des tissus mous. elle peut diminuer la longueur de la racine de quelques dixièmes de millimètres jusqu'à la moitié. 197 faces vestibulaires des molaires et des prémolaires et parfois des incisives (dispositif fixe) ou sur les faces linguales (dispositif amovible) . Causes proposées pour l'apparition de ces lésions radiculaires dont l'origine n'est pas encore résolue à ce jour : — prédisposition individuelle (10 % des individus. excès de glucides et prédisposition particulière. après traitement multibagues : leucomes (1) et caries du collet (2). et particulièrement le sexe féminin) . Dans ce chapitre. au niveau des incisives supérieures. pulpe large avec apex émoussé (fig. — mouvement d'aller et retour .

surtout au niveau vestibulaire antérieur. sauf cas extrêmes) . des corrections effectuées. On l'observe particulièrement dans la zone gingivale distale aux dents déplacées dans un site d'extraction ou au niveau incisif : — inflammation gingivale : elle est due. le seul critère de réussite à long terme d'un traitement orthodontique étant la stabilité dans le temps. les dispositifs utilisés. déplacement orthodontique (rotation) . En moyenne avec un port continu. dent incluse vestibulaire après désinclusion orthodontique. la durée et le rythme de port de ces dispositifs. avec des dispositifs amovibles ou fixes. 140. • Au niveau osseux : — diminution de la hauteur des septa. dénudation vestibulaire des incisives inférieures. — hyperplasie gingivale : elle est souvent la conséquence d'un déplacement orthodontique. Le rema- LA CONTENTION • Généralités. sans appareillage . Les trois modes de contention : a) Contention naturelle. avant traitement. — traitement chez un adulte présentant une parodontopathie initiale importante. — rotation. à la plaque dentaire . Ces différentes éventualités se situent : soit à la fin du traitement actif. Causes : dent placée en position trop vestibulaire sur la base osseuse : — trauma . . Définition : la période de « contention » correspond à la phase thérapeutique finale d'un traitement d'orthodontie. L'hyperplasie est aggravée par l'élimination défectueuse de la plaque dentaire. en denture adulte. leur situation. aggravée après traitement. lorsque le praticien considère qu'il a atteint les objectifs recherchés . Elle est destinée à maintenir ou parfaire les résultats obtenus et à éviter la récidive des anomalies. La plupart du temps. puis discontinu des dispositifs amovibles : — pour une classe I avec dysharmonie : un an . • Au niveau du parodonte et de la muqueuse : — lésions des tissus mous : provoquées par les dispositifs orthodontiques fixes ou amovibles (ces lésions sont toujours réversibles. des réactions pulpaires sont histologiquement décelables mais sans signification clinique . FIG. dans la chronologie du traitement. b) Contention active . — manque ou absence de gencive attachée : . soit après une première étape précoce de traitement.198 Traitement des anomalies orthodontiques niement gingival ne suit pas toujours le remaniement osseux. — formation de dentine tertiaire qui diminue la lumière des canaux. — déhiscence : diminution de la hauteur de la corticale externe. suivie d'une période de maintien avant une deuxième phase de traitement actif. avec déhiscence vestibulaire initiale . Durée de la contention : elle sera fonction des anomalies traitées. au niveau des sites d'extraction et dans la région antérieure du maxillaire supérieur . Lésions pulpaires : — une mortification à la suite d'un traitement orthodontique est une éventualité rarissime. c) Contention passive. Elle se situe à la fin du traitement actif. Les stades successifs de la contention se caractérisent par leurs objectifs. Causes : plaque. irritation mécanique. le plus souvent. — c) Facteurs favorisant les résorptions apicales : pulpe volumineuse et résorption initiale avant traitement. C'est dire combien cette étape ne doit pas être négligée. — diminution de hauteur de l'attache épithéliale. .

Durée du port des appareils amovibles de contention : en moyenne 6 mois jour et nuit. beaucoup plus actif que le précédent.) (« tooth- 199 positionnement permet les finitions de traitement les plus satisfaisantes. LES APPAREILS AMOVIBLES DE CONTENTION ACTIVE : positioner ») : — gouttière préfabriquée (marque « Orthotain » ou « T. Les dispositifs : a) La plaque avec élastique (v. 99c/). Elle permet d'incorporer les courbures du 1er ordre. Avantage : c'est la contention active idéale.La contention — pour une classe II : deux ans . son efficacité étant fonction d'un port diurne actif de 4 h pendant 3 mois. 64). en plastique mou et transparent. en fonction des exigences du patient. — mise en place d'une dent incluse sur l'arcade. si l'on craint une perte d'ancrage. B. Inconvénients : — n'incorporent pas l'ensemble des couronnes dentaires . La G. fréquente avec ce dispositif. — réouverture des espaces d'extraction. s'ils sont correctement réalisés — le port continu est possible . ou présentant des difficultés de ventilation nasale . précédée ou suivie d'une rééducation de la fonction et de la posture linguale . maintient mal les corrections des rotations et ne peut corriger un décalage antéro-postérieur persistant. — pour une classe III : jusqu'à la fin de la croissance. — correction d'une proalvéolie inférieure avec occlusion inversée. contention de plus longue durée s'il existe des rotations initiales importantes : une dysharmonie dento-maxillaire-limite. placées en occlusion idéale (ou « set-up ». — risque de perte d'ancrage . en fin de traitement. en tenant compte de l'axe charnière approximatif repéré sur une téléradiographie de profil (laboratoires « T. adaptée à des dents de forme et de proportion habituelles et à des solutions orthodontiques classiques : l'axe charnière correspond à un axe charnière moyen . correction d'anomalies mineures qui n'ont pu être traitées au cours du traitement actif. Objectifs : . d'éviter ce stade. ». • La contention active : elle doit être considérée comme une continuation de la thérapeutique mécanique. /.. sans aucune interférence.fermeture des espaces résiduels dus aux bagues : c'est l'un des avantages des attaches collables. A. avant la dépose du dispositif fixe.) La plaque avec potences de Vienne (v. après recul des premières molaires par F. c) La plaque de Hawley (v. Contre-indications : patient peu coopérant ou qui ne peut disposer de 4 heures par jour pour ^e* exercices. La gouttière de Avantages : — ils sont facilement acceptés et ne gênent pas l'élocution. dans quelques cas particuliers : exemples : — correction d'une linguocclusion localisée. placée sur des tubes soudés sur les crochets d'Adams. 139). traitée sans . v. E. au niveau antérieur : — s'il existe très peu de diastèmes antérieurs à fermer. fig. P. il s'agit plutôt d'une contention semi-passive. — éventuellement. — ils permettent de placer des ressorts pour la correction de malpositions ou de récidives mineures. p. Hollande). p. Ce dispositif peut être suivi d'une contention passive. en cas de persistance de diastèmes interincisifs plus importants. »). 99a) : elle est indiquée. béance antérieure -> recouvrement incisif minimum. E. U. P. P. Elle est réalisé sur un moulage des dents du patient. Dispositifs utilisés : LA GOUTTIÈRE DE POSITIONNEMENT (G. — si l'on veut exercer des forces très douces. B. — interférence des crochets . — correction de la malocclusion d'une unité dentaire non incorporée dans le dispositif actif : deuxième molaire supérieure vestibulo-versée. • La contention naturelle : elle se justifie. S. Cette plaque doit être associée à une F. en dehors des repas. Elle se situe immédiatement après la dépose des bagues ou des attaches. car les indentations englobent l'ensemble du volume dentaire. fig. C'est la solution de choix : — si le patient refuse la gouttière et souhaite un dispositif peu visible . Inconvénients : dispositif difficile à accepter. P. qui permettent d'obtenir des contacts proximaux. puis 6 mois la nuit . — maintien de la correction d'un décalage antéropostérieur de classe II ou de classe III . — gouttière de positionnement sur mesure. pendant un certain temps. . en raison des grosses difficultés d'élocution qu'il provoque. — amélioration de l'intercuspidation . au secteur antérieur .

à la mandibule : dispositif vestibulaire et lingual amovible avec ou non prolongements latéraux au niveau des prémolaires et molaires inférieures. incite le patient à consulter jusqu'à l'évolution des dents de sagesse . les anomalies initiales ou n'ayant pas de rapport avec celles-ci. APPAREILS AMOVIBLES PASSIFS DE CONTENTION : extraction . • La surveillance post-contention : FIG. p. Cas de classe III : après la poussée de croissance pubertaire. — inconvénients : rétention de plaque dentaire et de tartre. de canine à canine. — alvéolaire (exemple : récidive d'une supraclusion) . 141). si les deuxièmes molaires ne sont pas évoluées. D. La récidive peut être totale ou partielle : — dentaire (exemple : récidive d'une rotation) . p. . pendant laquelle le patient consent encore un certain effort. entreprendre ou poursuivre des mesures préventives contre l'apparition de caries et enfin pour donner des conseils écologiques et génétiques en fonction de l'anomalie traitée. ou d'éviter une récidive de supraclusion oud'infraclusion. Récidive des relations d'arcades : cas de classe II . Objectifs : il s'agit de maintenir la position du secteur incisivo-canin inférieur en l'attente de la fin de la croissance et de l'évolution des dents de sagesse . si le patient l'accepte. au début de la contention (v. ou parfois même. au cours de la contention. à la contention active. Durée : en principe. — proalvéolie supérieure. Anomalies alvéolaires antérieures : — supraclusion : 20 à 30 % de la correction du recouvrement incisif peut récidiver . Dispositifs : DISPOSITIFS FIXES : — arc lingual collé sur les faces L des 33 et 43 ou 34 et 44 (fig. encombrement réduit . 135) à corriger l'apparition éventuelle d'une récidive d'encombrement incisif. Elle s'observe plus ou moins longtemps après la contention. — contention antérieure. la plupart du temps. 75). un surplomb exagéré apparaît à nouveau. — en cas de supraclusion initiale : la plaque de Sved (fig. à surveiller l'évolution des dents de sagesse. Remarque : la période de contention. et après l'évolution des dents de sagesse. destinée à maintenir la correction d'une supraclusion incisive . à la mandibule. Objectif : elle est destinée à estimer la stabilité à long terme du traitement. LA RECIDIVE • Définition : la récidive post-thérapeutique correspond à l'apparition de malpositions ou de malocclusions reproduisant à un degré plus ou moins marqué. P. — fil torsadé collé de 33 à 43 et sur chaque incisive (rotations initiales) . M. risque d'ingestion. • La contention passive : elle fait suite. jusqu'à la fin de la croissance. 139) . améliorer ou corriger des défauts parodontaux. — L'arc lingual collé « T. — squelettique (exemple : récidive du traitement d'une prognathie inférieure). doit être mise à profit pour renforcer des habitudes régulières d'hygiène. • Quelles sont les anomalies les plus récidivantes ? D. 141.200 Traitement des anomalies orthodontiques — avantages : installé d'emblée. après dépose des attaches collées . à prescrire éventuellement leur germectomie (v. : apparition d'un encombrement incisif après contention. infraclusion antérieure : en fonction de l'importance des facteurs fonctionnels.

a) Récidive d'un encombrement incisif inférieur : — récidive mineure : sans signification particulière . même après extraction et distalage (rappel : aucune augmentation de la distance intercanine après 10 ou 11 ans) . due à l'élargissement de l'espace desmodontal . f) facteurs comportementaux : patient pour lequel le traitement d'orthodontie n'a jamais occupé la première place. puis contention par collage au niveau de toutes les faces linguales. • Attitude thérapeutique en face d'une récidive : elle dépendra du degré de récidive. — récidive du traitement d'une prognathie inférieure. 22) . la distance intercanine demeure stable. 96«) -> occlusion de classe III canine. de taille normale et haut situés et port intense d'une F. si les germes des dents de sagesse sont présents. L'EQUILIBRATION OCCLUSALE POST-ORTHODONTIQUE Faut-il procéder à une équilibration occlusale. de canine à canine inférieures . une récidive peut apparaître. 165).Equilibration occlusale post-orthodontique Rotation d'unité dentaire. dans la plupart des cas. — récidive moyenne : usure des faces proximales et pose d'attaches collables pour parfaire l'alignement (v. — glossotomie éventuelle . p. entraîne la récidive. — les rythmes de croissance différents. — la mobilité dentaire à la fin du traitement actif. — chirurgie oro-faciale. — les modifications de l'angle plan mandibulaire/ plan bispinal sont instables. M. des conséquences néfastes prévisibles à long terme (esthétique et occlusale) et des exigences du patient. p. — les forces mésialantes. E. sur bague (ou sur gouttière) . d'émettre un pronostic favorable de stabilité. importante et une rotation postérieure . — chirurgie orofaciale. langue. ou reprise du traitement si le patient l'accepte. myothérapie . Certains préfèrent « faire confiance à la nature ». — la modification continuelle de la denture au cours de la vie . — traitement mécanique. Même si le résultat obtenu en fin de traitement actif est proche de l'idéal. après un traitement orthodontique ? le débat n'est pas clos. B. 186). D. au moment de la puberté. a) Récidive du traitement d'un cas de classe II : — extraction des deuxièmes molaires. dans 90 % des cas (J. b) Récidive du traitement d'un cas de classe III : — extraction de dents inférieures. e) facteurs thérapeutiques : — traitement inadapté : exemple : l'expansion à la mandibule récidive dans 90 % des cas. au début du traitement. Il faut considérer la récidive comme « un phénomène biologique » par nature. • Pathogénie : plusieurs éléments biologiques sont à prendre en considération : — l'adaptation ou non des structures aux nouvelles conditions anatomiques . fig. Philippe). qui se réorganisent lentement après correction d'une rotation. Il semble bien qu'il n'existe pas de rapport entre récidive et traitement avec ou sans extraction (v. • Les causes des récidives : de nombreux facteurs peuvent être incriminés : a) facteurs fonctionnels et posturaux : lèvres. • Pronostic : il est difficile de mettre en évidence des facteurs permettant. la pente incisive concourt au maintien ou non de la correction d'une supraclusion. c) facteurs occlusaux : — force mésialante. — récidive majeure (adultes) : extraction d'une incisive et réalignement (v. de préférence les premières molaires inférieures . L'environnement musculaire montre une bonne adaptation aux nouvelles formes maxillaires. p. en rapport avec une D. c) Récidive d'infraclusion antérieure : -^ renouvellement d'une rééducation des fonctions . Ce sont les 10 % restant qui posent problème. au niveau de certaines structures craniofaciales (v. sans signification particulière. D'autres prescrivent . — supraclusion incisive . b) facteurs liés à la croissance : rythmes de croissance différents entre certains éléments de la face : — encombrement tertiaire (p. 75) . joues. d) facteurs tissulaires : l'étirement des fibres 201 supracrestales. b) Récidive de supraclusion : selon le degré de récidive. Exemple : récidive d'une proalvéolie ou d'une béance antérieure due à une pression linguale importante.

R. si nécessaire. Les problèmes dentaires — ectopie. C. p. programmées suivant un véritable calendrier. La première phase orthopédique très précoce. chez le nourrisson est destinée à agir sur les fragments maxillaires déplacés vers le plan sagittal médian (fissures ou fentes maxillaires) (v. chez l'adulte : et cela systématiquement. il persiste un décalage de + de 1 mm entre la relation centrée et l'I. en denture mixte ou adolescente. Les cas présentant une concordance en fin de contention. Une disjonction peut être également effectuée. très fréquemment décelables. O. malpositions et malocclusions résiduelles — seront traités dans un dernier temps à l'aide de dispositifs fixes multi-attaches ou multi-bagues. agénésie. Il comporte des séquences chirurgicales. pour éliminer des interférences occlusales mineures. M. trois à quatre mois après la dépose des dispositifs de contention. M. prothésistes. particulièrement du côté non travaillant . Prématurités localisées à certaines dents : l'orthodontiste doit équilibrer ou faire équilibrer l'occlusion de ces cas. le déplacement vers l'avant de l'arcade maxillaire. pour la correction de l'endognathie bilatérale. entre R. et I. a) lorsqu'en fin de traitement. à condition de pouvoir suivre le patient. Entre ces deux extrêmes. . . Cette rééquilibration sera exécutée.202 Traitement des anomalies orthodontiques c) après traitement orthodontique. : b) lorsque les dernières molaires n'ont pu être incorporées dans le dispositif multi-attaches (dents de 12 ans et dents de sagesse) et qu'elles présentent des prématurités importantes. on peut tenter de définir les situations dans lesquelles il est préférable de pratiquer des meulages sélectifs. orthodontistes. L. orthopédiques et orthodontiques. Au cours de la phase orthopédique tardive.. 115). permet l'amélioration de Fhypoplasie du pré-maxillaire (enfoncement canin) et de l'occlusion inversée unilatérale. systématiquement une équilibration occlusale postthérapeutique. pourront être équilibrés sans passer par un articulateur. Une chirurgie esthétique des lèvres pourra également être prévue ainsi que la pose de greffons au niveau de la fente maxillaire — greffons dans lesquels pourront être déplacées les dents — et qui permettront une réhabilitation prothétique meilleure. APERÇU DU TRAITEMENT DES FENTES ET FISSURES LABIALES OU PALATINES Le traitement des fentes et fissures labiales ou palatines relève d'équipes spécialisées et pluri-disciplinaires — chirurgiens. C. jusqu'à la fin de la croissance. C. etc. à l'aide du masque de Delaire. orthophonistes.

C. D. VOrthodontie française. M. Bull. Mosby. T. : Clinical Orthodontics. VOrthodontie française. R. PHILIPPE. Prélat. J. depuis 1967. E. Les appareils orthodontiques amovibles (étude et construction). : Removable orthodontie appliances (nombreuses figures). R. 1972. C. 1974. en 2 volumes (bases fondamentales et clinique) en collaboration avec de nombreux auteurs. une présentation originale). Rapport d'Olivier MAUCHAMP et coll. 1977. GRABER. Mosby. 1975. Revues : The Angle Orthodontist. Parution trimestrielle. 1966. GRABER. Hoeber. Ricketts (En cours de parution).. C. : Traduction d'une série d'articles sur « la thérapeutique bioprogressive » de Ricketts. GUGINO. H. J. et HILGERS. : Handbook of facial growth (nombreuses illustrations). Ouvrages à consulter en anglais : ENLOW. A. THUROW. A. Mosby. T. 1975. J. and NEUMANN. soc. LANGLADE. Saunders. : Edgewise orthodontics. D. et coll. LAUTROU. J. Prélat. : traduction de NODIOT.. F. Consulter également : La Revue d'O. En 2 volumes. L. BENCH. 1981 : L'orthodontiste face à la chirurgie. HARVOI. : Des principes et une technique (la technique du Dr RICKETTS. : The activator in intercepthe orthodontics. : Current orlhodontics. Maloine. J. Prélat. diagnostic et thérapeutique orthodontique.BIBLIOGRAPHIE Ouvrages à consulter en français : ADAMS. 1973. P. : Abrégé d'anatomie dentaire (comporte deux chapitres sur les phénomènes de dentition et sur l'agencement des arcades dentaires). MULLER. 1975. Prélat.D. J. 1980. en 3 volumes. 1980. Saunders. Masson.. B. H. American Journal of Orthodontics. : Céphalométrie. M. C. Prélat. P. : Orthopédie dento-faciale. : Céphalométrie et orthodontie. TWEED. 1980. . parution annuelle de la Société française d'Orthodontie. Concepts and techniques. M. Plans de traitement en Orthopédie dento-faciale (Cet ouvrage présente une synthèse des conceptions de l'auteur). CHÂTEAU. J. M. 1966. 1978.

149. 202. 32. 2. 156. Axiale. 84. 196. 103. Arcs idéaux. 107. 186. 80. — HvTÏÀ. — FMA. Anomalies alvéolaires antérieures. 67. Biprotrusion. 53. 36. Bihélix. 53. BURSTONE (méthode de . 100. Age dentaire. 151. 58. BAUMRIND. Biomécanique. 106. 63. — couronne-racine. Brachygnathie maxillaire.maximum. BRUNNER. — facial. 175. Axe de croissance. 54. Apposition. 120. — latérale. — typologiques. 157. 85. 59. — dentaires. 23. 82. 63. — fonctionnelles. 150. Aeencement intra-arcades. — d'incisive latérale supérieure. — externe. 145. Articulation. 123.. 148. 191. 23. 121. BARON. Bagues. 83. 119. 148. 183. 110. 57. — ÎMPÂ. 84. 163. 183. Appareils amovibles mécaniques. 158. 176. 83. 85. 125. Axe facial. BOUVET. 119. 33. 87. 176. 128. 158. 52. 103. 83. 56. 118. 84. 175. 158. 162. 71. B Amygdales. 142. 104. 151. 65. 148. 3. — torque. Bracket. 61. 96. BlEDERMAN. BJÔRK. — de divergence. Béance. 62. 148. 164. 179. 185. 175.. 56. — mandibulaire. 114. 140. — orthopédiques.). A. 154. 49. Branche horizontale (ou corps). 100 — ÂlvB. — transpalatins. 168. 163. 12.. Arc lingual collé. 95. M. 181. — de prémolaire inférieure. 105. 176. 133. — labiale. T. 158. 195. 119. 108. 1. — médian. 85. G. BEGG (méthode de . 174. 61. 173. 109. 163. 175. 124. 103. 188. 20. 35. 164. 196. 169. Antémandibulie. Ballista. 187. 155. 136. 146. Biproalvéolie. 97. — squelettique. — céphalométriques. 184. 100. 200. 71. 95. 68. 23. Belladénal. Bumper. 178. 189. 34. 113. 75. 117. — fonctionnels. 60. Arcs. 170. — osseux. Ankylose. 17. 117. 124. 58. 46. 47. 56. 87. 177. 121. 179... — fonctionnelle. 58.INDEX ALPHABETIQUE A Abrasion. 156. Base du crâne. 34. 148. 148. 171. 156. 113. 109. 163. 163. 92. 91. 68. Approfondissement. 117. 74. 108. — du sens antéro-postérieur. 84. 85. 1. 26.. 190. 61. 200. ALTOUNIAN. 96. Basion. 170. — palatins. 88. — morphologiques. .). 102. 18. 75. 48. 169. 103. 182. ANDRESEN. 6. Bionator. Arcs linguaux. 143. 62. — antérieure. 106. Bourgeon latéral. 146. 182. 159. 157. — facial. 146. 37. Analyses dimensionnelles. 151. 174. BAIXARD. Attaches collées. BOGUE. — orthodontiques. 71. 59. ANGLE. Agénésie. 130. . Bull-loop. 44. Ancrage. 103. — montante (ou ramus). 146. 22. 83. 141. — du sens transversal. 120. Bilan orthodonlique. BENCH. APERT. 70. 73. Biométrie. 104. Activateur. Arcades dentaires. 12. — du sens vertical. Arc de base. 17. 102. Anatomie céphalométrique. 8. Angle AB. 192. 169.

185. — mandibulaire. 107. 83. 192. 15. — mixte. 76. 131. 167. 136.. 170. 83. 123. — passive.. Croissance. 192. 182. — maxillaire. 13. 36. 118. Consultation orthodontique. Cavité glénoïde. Endoanathie bimaxillaire. 145. 82. Crêtes proximales. 99. 13. 163. 74. Coopération. 174. Dents de sagesse. 38. 76. Encombrement. — adulte. Empreintes. 185. 159.). Corticotomie. 92. Céphalogramme. Canines (extraction de . — de rotation. inverse. — II. 88. 187. 163. 124. Caries. 62. 27. 10. 68. — radiographique. M. 75.I I . — III squelettique. Dossier orthodontique. face courte. 108. 124. 75. actuelle. — de WILSON. — asymétrique. — naturelle. 184. 99. 168. 196.). 108. Endoalvéolie. — III thérapeutique. 177. — du premier ordre. 201. 39. 71. 4. 35. 7. — primaire. 190 — II. 123. 177. 137. 199. E Écart-type. Coudures radiculaires. 178. — active. 100. Criss-cross. 189.. 111. 28. Cavalier. Corrélation statistique. 179. 174. 170. 72. 146. 173. — incluses. D. 62. 200. 33. 160.. 194. Décalage entre R. 184. 155. 105. Ectopie. 137. 192. Diastème. 72. 38. 35. Dysmorphose. 3. 119. 89. 180. 44. 144. Dénudation. Compte rendu.. 195. Centroïde. 145. Chéiloplastie. 185. — incluses. 23. 160. 124. 199. DE COSTER G. 34. 199. 176. CAUHÉPÉ-FIEUX. 182. — du troisième ordre. Coalescence. Déficit d'espace. 183. Classification de BALLARD. 84. 140. C. — postérieur. 178. — incisif. 118. 135. 92. 11. face longue 92. 34. 178. Dolichognathie. — staturale. 198. — squelettique. Convexité cutanée. • Chirurgie oro-faciale. 129. 166. D. 183. Déviation des milieux.). 7. 25. Échantillon. 45. 115. Célestin. 125. DELAIRE. 191. division 2. division 2. 32. 195. 128. 120. Crédit d'espace. 7. 4. 42. 68. 43. 135. — supplémentaires. — III. 118. 86. 79. 69. 20. 195. 147. Contention. division 1. 184. — apparente. — d'ADAMS. 36. 196. 24. 130. 82. 150. 84. 69. 28. 163. Contraction isométrique. 107. Dysfonctions. 78. 97. 26. — adulte. Dysharmonie dento-maxillaire. D. Courbe d'arcade. 99. 69. 118. 172. — orthodontique. 9. — latérale. Dépulpation. DENHOLTZ. 14. 7. 181. et I. 154. 17. 165. Égression. 95. Condyle. 61. 40. Coroné. 158. 191 — II squelettique. 24. 200. Céphalostat. 88. 173. D. 37. 80. Cisfrontal. 188. 111. — II thérapeutique. 103. 90. CROUZON. DAWSON. Centre de résistance. Courbures. Dimension verticale. Deuxièmes molaires (extraction de .. 43. 54. Concave. 91. C. . — du deuxième ordre. 12. division 1. . 158. 36. 28. 202. — temporaire. 67. 108. 58. 125. Classification d'ANGLE. 118. 124.. 137.. EDGEWISE. 56. 37. 98. 182. 77.II. 89. 100. . Diastèmes de BOGUE. 16. 126.206 Index alphabétique des matières Criss-cross. Disjoncteur. 141. 160. 28. CHABRE.. 69. Classe I. Déglutition. 118. 77. 27. 190. 103. 111. 10. 90. 34. 32. 200. — maxillaire. — d'occlusion. . Correction céphalométrique. Denture adolescente. — de SPEE. 32. — isotonique.I I . 147. 80. D DAUTREY. 76. 177. 83. 76. CHÂTEAU. -prévisible. ELGILOY. Désocclusion postérieure. 83. 36. 36. . 16. Dentition. 95. 124. 161. 160. 27. Convexe. 23. Crochets. 78. — mandibulaire. D. SLARK (technique de. — molaire. Enclavée. 78. M. 88. Craquements. 45. 105. 195. 197. 72. Dérive mésiale. 13. 185. 57. 75. 9. 170. 36. 159. 183. Couple. 60. 120. 148. — postérieure. 95. — surnuméraires.

122. 98. 146. 193. Intercuspidie maximale. 95. 166. 26. — courte. M. Irradiation.Index alphabétique des matières Engramme. 195. Hypoplasie de l'émail. 1 Iatrogène. 113. — partielle. 202. 195. HAWLEY. 169. 85. 79. 32. 92. Fissures labiales.. — inférieures. Hypomochlion. Insuffisances verticales des maxillaires. 103. Extractions. Éruption. 196. — disponible. — de dents adultes. 51. 53. 199. 150. 169. 117. Incidences. 181. 197. 179. 96. 144. 183. 132. Expansion. 202. Ensellure nasale. — libre. 196. Incision. 123. 7. 32. 178. 119. 118.. 43. 148. Glossotomie. — latérale. — de D. G •*RLINER. 44. Espace de dérive mésiale. 151. 68. 112. 103. Hirax. 15.lingual. 202. — occlusale. •—extrinsèques. 51. 83. M. 95. 97. 177. — ventilatoire. • ourreaux linguaux. 144. • r e i n de la lèvre. Hérédité. 45. 156. V. 111. — kératinisée. 48. 113. 25. 113. 123. 57. 202. 61. Hypotonicité. 114. 129. F. D. Engrènement. 108. — totale de la face. 52. 195. — de profil. 26. 67. Examens complémentaires. 170. 191. — palatines. •smination. GUDIN. 54. — sériées. Gouttière de positionnement. 79. I— immunitaire. 15. 33. 47. 114.i n t r i n s è q u e s . 167. 111. 113. 162. Ingression. 41. 115. — pilotées. — dirigées. 109. 181. 85. 27. 43. 61. Inclusions. 100. 75. 191. 100. 196. 51. 54. 188. 178. 6. 140. 79. 48. 174. Interlandi. 151. 60. 109. 120. Fonction anti-gravitaire. 195. Hyalinisation. 122. Éversion de la lèvre. Facteurs fonctionnels. 178. | — extra-buccales sur gouttière. 128. Hétérotypie. 149. — nécessaire. 150. 125. 140. Incisives (extraction d' . 114. IFonctions. Euryprosope. 177. 133. 153. 123. 196. 67. 196. 82. — moyenne. 149. 201. INGERVALL. 67. 201. — antérieure. 182. 123. — vasculaires. Fentes labiales. Gression. 147. •ront. 72. 113. 46. 44. Harcation. Hypoplasie maxillaire. Guidage antérieur. B. 107.). — mandibulaire postérieure.. M. Hyperpropulsion mandibulaire. 179. 51. 120. • r o n d e occipito-mentonnière. 207 Gencive attachée. 120. 19. 170. Immunologie. 107. GUGINO. • . 125. 53. — (incidence de . — moyen. 188. 165. 183. 62. GUÉRIN. 79. 179. HOTZ. Équilibration.). 51. 48. 111. — de croissance. Hi-pull. Excursions. 84. 84. 202. Exognathie. Excès verticaux des maxillaires. 109. 156. 121. 177. 128. 101. — bimaxillaire. 5. Greffon. 185. 103. [Force optimum. 202. Génétique. 129. 65. 145. I. 201. 181. 29. 108. 34. 135. V. 117. Infraclusion. 185. 182. Etio-pathogénie. 194. 119. — maxillaire postérieure. 190. Étage inférieur. — multiples. 196. •FONTENELLE. 113. 84. Expansion. Germectomie. — maxillaire. 122. 51. Hypercorrection. 41. 199. 128. 121. Hypercondylie. 190. 201. 177. 42. 39. 160. 112.. — de face. 142. 48. 146. 176. 95. 169. 165. 96. Esthétique. 92. 48. 48. 186. 87. Head-gear. 141. 183. E. 94. F Face. • o r m e s maxillaires. Génioplastie. — supérieures incluses. 189. 1 — longue. 70. 13. Grille anti-langue. 178.. 105. 14. 150. 150. 27. 180. Hormones. Génotype. (Forces directionnelles. 39. 53. 157. 178. Incidence axiale. . 25. 61. 189. I. 169.. 125. 183. 165. Husion. — chirurgicale. 123. (INGERVALL). Instruments de musique. 111. •— extra-buccales sur bagues. 40. — de l'éruption. E. 177. 67. ! — labiomaxillaires. Indice de proportion facial. 139. 25. H Hauteur mandibulaire.. Estimation esthétique. 51. 140. — verticale postérieure. 68.

20. 9. 28. 18. 33. 69. 102.. 83-85. 201. Lésions iatrogènes. 29. 158. 19.. . Lignes esthétiques. H. J. 121. Moulages. 94. 97. Longueur d'arcade. 1. 92. 27. 148. O'MEYER. 165. 99. 5. 196. 41. — de membrane. Morphogénèse. 174. Périoste. 121. 15. Masque de DELAIRE. Moyenne. 46. — statistique. Occlusion. 114. 8. 189. 131. 124. Menton. 19. 122. 187. 186. 58. 42. 187. 109. 49. Os alvéolaire. 56. 39. 90. 62. 39. MULLER. 179. 123. Ostéoïde (tissu. 82. OBWEGESER et DALPONT. 159. Perte d'ancrage. M. Panorex. 193. 13. 13. 45. — facial cutané. Pic décroissance. Pique-langue. 65. 14. Marche mésiale. 25. 201. N NANCE. 158. 9. Moment. Norma frontalis. 191. PECK et PECK (indice de. 102. H et L. J Jig. 11. 39. 69. 10. Ostéotomie. Mésioposition. 165. — de FRANCFORT céphalométrique. 121. 124. Orthopantogramme. 48. 187. 44. 197. Plan bispinal. 129. 61. 6. 56. 124. 93. Motivation. L Lambeau. 65. — de la classe II. 8. Langue. Mandibule. — engrenante. Orthodontie. 20. 39. 61. 42. Parodonte. 41. 79. 176. 40. — facial. 17. O OBWEGESER. — des arcades dentaires. 11. Micrognathie. Moyens thérapeutiques. 92. 27. Plagiocéphalie.. 8.. Milieux incisifs. 169. — inversée. Mortification. 24. 174. 95. 97. 48. — primitive. 16. Lèvres. Phénotype. — antérieure inversée. 9. M Macrodontie. 47. 64. Mésiodens. — de FRANCFORT anthropologique. Malocclusions.. 9. 1. Pente (sens statistique). — de la classe II. 106. 62. 48. 193. 22. 192. — incisive. — de la classe III. 40. — hyoïde. PHILIPPE. 48. 123. 102. 47. 102. 41. — secondaire. 33. Photographies orthodontiques. 58. 123. 46. Latéro-glissement. Panellipse. — du visage. 119. Latéro-gnathie. 57. — condylienne. Myothérapie. 59. 102. 142. 198. division 2. 22. 92. Phonation. 168. 123. 58. 46. Overbite... 98. Mimique. LEFORT. 106. X. 167. 89. 102. 57. Odontoïde. Ossification. 90. LAMORLETTE. 62. Lame criblée. 58. . 56. 182. 45. Orthotain. 45. Overjet. 196. 47. 178. 117. 166. 22. 86. Na vertical. 106. Microdontie. 57. 69. Latéro-déviation. Nez. Lasso. 108. — segmentaire. 64. 167. 188. division 1 + D. 124..208 Index alphabétique des matières Nivellement. Normalité. 60. Neuro-musculaire. 58. Orthopédie dento-faciale. Pathogénie. 198. 160. Ostectomie. 29. 64. 7. 157. Parafonctions. Palpations. 47. 8. Ligne SN. Largeur d'arcade. 59. 12. 188. 128. P Palais secondaire. — primaire.. 85. 123. 115. 20. 181. 42. Ostéoblastes. 15. 8. 174. Pérennité. Orbites. 16. 94. 160. — dentaire. Leucomes. 56. 179. Mode de croissance. — enchondral. Périmètre d'arcade. Maturation. 4. 34. 164. Musculature labiale. D. NASION. 5.). 163. 33. 131. Leptoprosope. 178. 42.). Lee-way. 51. 11. 102.. Ostéoclastes. 44. Norma lateralis. 95. 125. — de FRANCFORT cutané. MULLER. 141. A. 39. 123. Linguoclusion. division 1. R. Méthode bioprogressive. MONTEIL. 65. 97. Olives auriculaires. 47. 199. 102. 104. 159. 154. 58. 167. 187. 183. — de la classe II. 53. 145. 96. 177. — de superposition. 166. 197. 115. 3. 184. 68. R. 119. Pare-choc. 99. Norma axialis. 167.

18. 65. Retard d'éruption. — directe. 187. Quad'hélix. Proglissement. Point d'enregistrement. 1. Q QlIINTERO.). 46. 10. — (incidence de . — supérieure. — sagittal médian. 106. 80. 85. 81. Propulseur. 183. 32. 107. — inter-arcades statiques. 189. 132. 102. 58. 12. 14. 35. 147. Réflexe myotatique. 44. 182. Prochéilie. 127. — occlusales. Rhinolalic. 95. 58. 105. 147. 183. 110. 182. 186. 82.terminal. 40. 130. Rotation. 128. — supérieure. 133. 193. 74. 137. 58. 186. 32. 92. 67. 65. 128. 112. 195. 79. Psychologie. 167. — d'occlusion de DOWNS. 61. Prognathisme facial. STEPHENSON. — d'occlusion fonctionnel. Rhizalyse. 112. 177. 137. 61. Proalvéolie. 22. Prématurités. 32. 41. 33. Pogonion. 64. 124. Rétrognathie. Plans horizontaux. 130. 197. Rétro-alvéolie.. Propulsion forcée. 14. 97. Standards. 103. R Radiographie de la main.. Stade de croissance. 157. P. 172.. S Sadam. 192. 42. 138. Rétrogénie. 138.. Résorption. 77. 43. 81. 200. . 105. 106. 53-55. 44. 136. 59. 159. Recouvrement. 32. 160. 182. . 182. SCHWARTZ. 97. 82. 182. 59. 177. 29. 82. — céphalométrique. — d'occlusion de RICKETTS. 183. Rampes de SCHWARTZ. 13. Prévisions de croissance. 139. Radiographies « long cône ». 130. 61. 155. Porion osseux. Sourire. 29. 129. 13. 84. 40. 108. Prédiction. 184. 121. 115. 160. 17. Rhinoplastic. 79. 158. 35. 170. Posture cervicale. — édenté. Simulation. 44. 32. 60. 145. 189. Recouvrement incisif. 209 — ptérygoïdien vertical. 130. 153. — mandibulaire postérieure. Résorptions radiculaires. 105. Profil. — cisfrontal. I 24. 109. 93. — céphalométriques. 47. 32. 108. 120. SIMPSON. 124. 93. Prémaxillaire.. 57. 185. Pronostic. STEINER. 65. 62.. 17. 126. 121. 120. 57. 58. 124. 115. REITAN. Relations d'arcades. 163. Prognathie inférieure. — inter-arcades cinétiques. — occlusale. Sinus. — inférieure. 83. 56. — osseux. Récidive. 187. — inférieure. 32. 108. — inférieure. 121. 119. 45 (voir concave et convexe). 58. Réinclusion. — de groupe. 57. 95. 80. 80. RICKETTS. 57.. 48. 33. T. 32.). 130. Ramus. — molaire et prémolaire. 51. 7. 130. SCHUCHART.). 48. 64. Stabilité. 24. 185. P. 31. 87. 102. 60-62. 176. 52. 61. 43. — panoramiques. 14. 90. Plaque-base.). 17. 82. 61. 182. 43. 151. 16. 170. — coronaire.Index alphabétique des matières Plan mandibulaire. — supérieure. 62. Préparation d'ancrage. 59. Rétrochéilie. 77. 64. Points cutanés. 56. Set-up. 202. — cutané. 166. 201 Ptérygoïdien externe. Sillon labio-mentonnier. 195. 33. Progénie. 64. 179. SCHULHOF. 144. 70. 33. 158. 32. 170. 33. Simulations de croissance. 99. V. Processus palatins. Rééducation. 92. Rythme de croissance. 139. Prothè'se.. 111. 82. 51. — de superposition. 73. 74. 32. Procidence du sinus. 41. 64. 64. 45. 182. 34. 40. Pression (zone en . 117. — supérieure. — dentaire. 83. 64. Relation centrée. 202. 173. 112. 98. 59. Réflexes nauséeux. 183. 62. 33. 32. 129. 65. — d'occlusion. — supérieure. RlEDEL.g i n g i v a l . 200. 65. . Sésamoïde. 7. 80. 62. 43. 195. Protection canine. Prémolaires (extraction de . 15. 73. 53-55. 138. — mandibulaire antérieure. 176. 82. Règles et croissance. — (3 pièces). 48. 110.. 78. 107. Repos physiologique.remières molaires (extraction de . — indirecte. Réimplantation. 121. 104. 44. 111. 75. Préjudice esthétique. 182. Solutions de compromis. 146. — transfrontal. 65. 148. — inférieure. Proportions faciales. 85. 185. Ressorts. 128. 182. — inter-arcades. 65. 120.

139. 103. 41. Térabite. Surfaces d'appui.. 21. Transcrânienne. 151. 119. 42. Transposition. 196. — maxillo-palatines. 193. Stripping. WILSON. 153. 20-23. 154. Tip-back-bends. Translation. 193. 118.. 61. 148. 106 . P. 113. O. Techniques d'examen. 51. 185. 88. 150. 74. TUCAT.. 165. 39. 199. 20. 87. 63. 82. 27.. 154. 22. U Usure des faces proximales. 185. . 13. 103. 131. 136. 138. 201. 123. 150. Vérin latéral. Ventilation. 150. 99. T.). Traitement précoce. Tonus musculaire. 177. Trois arcs (système. 57. 76. — de profil. 107. 67. M. Volet lingual. 183. 33. — multi-bagues. — locales. 100. Syndesmoses. Voile du palais. 33. 152. 145. 151. 184. S. 165. 84. 13.. 193. Supraclusion. 102. W WASSMUND. 161. 22. 106. 62. 165. V Végétations adénoïdes. — d'ensemble. T.). Transfrontal. 47. 21. Trois pièces de CHÂTEAU. Torque. 43. Traumatisme. Superpositions. 162. Tooth-positioner. 148. 153. 95. 126. 67. Synchondroses. 183. I. 94. Type de croissance. — mandibulaire. Sutures. Straight-pull. 189. X Xi (point. 119. TRIDON. 135. Voûte palatine. 132. 86.. T Taux de croissance. 130. 86. 92.n a s a l e . 51. 183. Vestibuloclusion. Typologie faciale. 72. 63. — radiculaire. 83. Tonicité. 25. V. 2. 20. 175. 92. Version. 140. 24. 21. 162. — buccale. TWEED. 39. 33. 151. 118. M. 118. .. 84.). 111. 106. Surplomb. 97.Téléradiographies. 121. 186. 53. 138. 111. 74. 64. 97. Troisièmes molaires (extraction des. 182. T. — multi-attaches. 63. 192.. cleat. 21. 92. Tractions inter-maxillaires. 199. 82. 150. VIENNE. 68. 195. 39 à 42. 58-60. 201. Succion. 190.. Theuveny. 119. Tension (zone en . T. 60. — coronaire. 49. 15. — inter-maxillaires.. Syndromes cranio-faciaux. 169. 54. — moyennes. 62. Traction basse. 145. 70. 26. 70. 180. 119. 140. 99. Stomion.). 150. 46. SVED. 60. 64. 185. Symphyse. 28. Visage.210 Index alphabétique des matières Traitement tardif. 16.. . 159. 64. 200. 153.h a u t e . 159.

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