MANUEL D'ORTHOPEDIE DENTO-FACIALE

Francis BASSIGNY
Professeur à la Faculté de Chirurgie dentaire de l'Université Paris VII

avec la collaboration de PIERRE CANAL
Assistant à la Faculté de Chirurgie dentaire de l'Université Paris VII

MASSON
Paris New York Barcelone Milan Mexico Sao Paulo 1983

TABLE DES MATIERES
AVANT-PROPOS LISTE DES ABRÉVIATIONS -j iv x

Chapitre T. — Généralités Chapitre 2. — Notions de base Notions de biométrie Considérations génétiques en orthopédie dento-faciale Phénomènes de dentition. Morphogenèse des arcades dentaires. Établissement de l'occlusion. . . Phénomènes de dentition La dentition temporaire (7). La dentition permanente (7). Morphogenèse des arcades dentaires Agencements intra-arcades. Relations inter-arcades statiques et cinétiques en denture temporaire et adulte - Denture temporaire (12). Denture adulte (12). La croissance normale du massif cranio-facial Croissance générale et maturation Rythme de croissance (16). Maturation et croissance (17). Croissance cranio-faciale Moyens d'étude (18). Facteurs influençant la croissance normale de la face (19). Les différents types d'os au niveau cranio-facial (20). Croissance des éléments cranio-faciaux ' Le facteur neuro-musculaire . Les fonctions de la sphère oro-faciale ' L'harmonie du visage et de la denture Chapitre 3. — Le bilan orthodontique La terminologie : un langage orthodontique Objectifs (31). Conventions adoptées (31). Terminologie orthodontique (32). Les classifications d'Angle et de Ballard S La classification d'Angle y.La classification de Ballard L'établissement du dossier orthodontique La consultation orthodontique. Modalités pratiques L'examen clinique sans documents : première consultation (38). La prescription des examens complémentaires (43), La deuxième consultation et la.prise d'empreinte (43). La troisième consultation (44). Photographies (44). Radiographies panoramiques (44). Téléradiographies (46). Les moulages (48). L'interprétation du dossier orthodontique L'examen des moulages L'examen des photographies L'analyse des téléradiographies de profil L'anatomie céphalométrique (49). La typologie faciale et mandibulaire (51). Les analyses '>! céphalométriques (56). Les superpositions (62). Aperçu des procédés de simulation Le bilan orthodontique Méthodologie Récapitulation Chapitre 4. — Les anomalies orthodontiques Étio-pathogénie des anomalies orthodontiques Les anomalies dentaires

1 3 3 5 7 7 8 '12 16 16 18 20 24 25 27 31 31 35 35 36 38 38

49 49 49 49 64 65 65 65 67 67 68

vin

Table des inaltérés. Les agénésies Les dents incluses La dysharmonie dento-maxillaire (D. D. M.) La dysharmonie dento-dentaire (D. D. D.). Analyse de Bolton Les anomalies alvéolaires Les anomalies alvéolaires antérieures du sens sagittal La proalvéolie (80). La rétroalvéolie (82). Les anomalies alvéolaires antérieures du sens vertical Supraclusion (83). Infraclusion antérieure (ou béance antérieure) (84). Les anomalies alvéolaires latérales L'infraclusion ou béance latérale Les dysfonctions. Les parafonctions Les anomalies du sens transversal Les anomalies du sens antéro-postérieur Les malocclusions de la classe II, division 2 Les mésio-positions Les malocclusions de la classe 111 Les anomalies basales du sens vertical Les excès verticaux des maxillaires (109). Les insuffisances verticales des maxillaires (111). Tableau comparatif entre E. V. M. et I. V. M. (113). Les fentes et les fissures labiales et palatines Chapitre 5. — Le traitement des anomalies orthodontiques Notions de base Les principes biomécaniques des dispositifs orthodontiques. Le déplacement des dents et les réactions des tissus en orthodontie Notions de mécanique appliquée aux déplacements orthodontiques (117). La réponse biologique à une force orthodontique (120). Facteurs influençant le déplacement (123). Les objectifs de traitement Les différents objectifs du traitement (123). Objectifs occlusaux (124). Objectifs esthétiques (125). Innocuité (127). Pérennité à long terme (127). Objectifs particuliers (128). L'établissement du plan de traitement Que traiter ? (129). Quand traiter ? (130). Comment traiter ? (131). Les extractions de dents adultes en orthodontie Les appareils de traitement actif Les appareils amovibles mécaniques (136). Les appareils orthopédiques (140). Les techniques multibagues ou mufti-attaches (148). Les thérapeutiques non mécaniques La chirurgie Les principes de traitement des anomalies orthodontiques Le traitement des agénésies Traitement des agénésies d'incisives latérales supérieures (171). Le traitement des dents incluses Le traitement de la dysharmonie dento-maxillaire Les objectifs de traitement d'une dysharmonie dento-maxillaire (176). Les données du problème (176). L'évaluation du déficit d'espace global : D. D. M. prévisible (177). Les alternatives thérapeutiques (178). Le traitement des anomalies alvéolaires antérieures Traitement des proalvèolies (182). Traitement des rétro-alvéolies (182). Traitement de la supraclusion (183). Traitement des béances antérieures d'origine fonctionnelle (183). Le traitement des anomalies du sens transversal Le problème de l'expansion (185). Le traitement des anomalies du sens antéro-postérieur Le traitement des malocclusions de la classe II, division 1 (186). Le traitement des malocclusions de la classe II, division 2 (192). Le traitement des malocclusions de la classe III (193). Le traitement des anomalies basales du sens vertical Les lésions iatrogènes post-thérapeutiques La contention La récidive L'équilibration occlusale post-orthodontique Aperçu du traitement des fentes et fissures labiales ou palatines
BIBLIOGRAPHIE INDEX ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES

71 72 75 80 80 80 83 85 85 85 88 92 98 102 102 109 113 117 117 117 123

129 132 136 163 165 171 171 173 176

182 184 186 196 197 198 200 201 202
203 205

CONTENTS
Chapter 1. — Introduction Chapter 2. — Basic Principles Essentials of biométries Genetic considérations in orthodontics Dentition. Morphogenesis of dental arches. Development of occlusion Idéal construction. Static and kinetic arches relationships in deciduous and adult dentition. Growth and maturation of the craniofacial skeleton The neuromuscular factor Functions of the orofacial area Chapter 3. — Orthodontie évaluation Terminology: an orthodontie language The Angle's and Ballard's classification Establishing orthodontie records Interprétation of orthodontie records Orthodontie évaluation (or diagnosis) Chapter 4. — Orthodontie abnormalities and malocclusions Pathogenesis of malocclusions Dental abnormalities Missing teeth Impacted teeth Dento-skeletal discrepancy Tooth-size relationships'discrepancy Alveolar processes malocclusions Dysfunctions. Parafunctions Transverse malocclusions Antero-posterior malocclusions Vertical skeletal malocclusions Cleft lip and cleft palate Chapter 5. — Treatment of orthodontie malocclusions Basic principles Treatment objectives Planning the treatment Principles of treatment of malocclusions and dental abnormalities Rétention Relapse Post-orthodontie équilibration Essentials of cleft palate and cleft lip treatment
ALPHABETICAL INDEX

1 3 3 5 . 12 16 24 25 31 31 35 38 49 65 67 67 68 71 72 75 80 80 85 88 92 109 113 117 117 123 129 171 198 200 201 202
205

'.

-

: croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation postérieure. U.A.E. S.C. R.D.D. .P. : relation centrée. : syndrome algo-dysfonctionnel de l'appareil manducateur.M. D.L.V. : croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation antérieure.A. I.I. : antéro-postérieur. : dimension verticale. : intercuspidie maximale. E. : étage inférieur de la face. : dysharmonie dento-dentaire.A. »).M. : vestibulo-lingual. E.V.S. R.M.I. M.D. : dysharmonie dento-maxillaire. : déviation standard.M. : insuffisance verticale des maxillaires.V.C. R. D. G. : hauteur de l'étage inférieur de la face. D. E.D.LISTE DES ABREVIATIONS A. : excès vertical des maxillaires. T. : gouttière de positionnement (« tooth-positioner » ou « T. D. P.F. : appellation américaine du terme français.M. : mésio-distal. M. E.S. : fronde occipito-mentonnière.I.M.F.O.B.T. V.P. : moyenne.M.P. : articulation temporo-maxillaire.M. : étage moyen de la face.D. : forces extra-buccales. A. H.I. F. : tractions inter-maxillaires.E. F.

des dents trop en avant ou trop en arrière. dans les trois sens de l'espace. ou encore des lèvres trop proéminentes. chez un individu en cours de croissance des modifications orthodontiques peuvent entraîner des modifications orthopédiques. l'amélioration esthétique de la denture et du visage n'étant pas négligée. la notion de normalité débordant le cadre strictement orthodontique pour rejoindre les concepts philosophiques. L'ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE est une discipline ANOMALIE ORTHODONTIQUE : une anomalie ortho- de l'art dentaire qui a pour objet : — l'étude du développement de la face. L'Association américaine des orthodontistes a décidé. et vice versa. des formes des arcades dentaires et de leurs rapports. au sens statistique du terme . un mauvais alignement de la denture. on peut également définir une anomalie comme ce qui risque de provoquer des conséquences défavorables. aux adolescents en cours ou en fin de croissance et aux adultes. Toutefois. Elle s'adresse plus particulièrement aux enfants en période de constitution de la denture adolescente. Par exemple. en 1978. — anomalies des relations d'arcades. par le profane. Elle s'adresse plus particulièrement à de jeunes enfants en denture temporaire ou en denture mixte. c'est-à-dire des modifications des bases osseuses. Cette dernière conception constitue probablement l'orientation future de l'orthodontie. des maxillaires et des dents. Elle est perçue. . en fonction de la situation de la denture. à plus ou moins long terme. — l'analyse des anomalies de ce développement. afin d'améliorer l'harmonie du visage et de la denture et de permettre un déroulement satisfaisant des fonctions. dans les trois sens de l'espace. dontique affecte par définition la sphère oro-faciale. L'orthodontie a pour objet l'amélioration des positions des dents. dans certaines conditions. sur la denture. T. On distingue des anomalies morphologiques : — anomalies dentaires : absence ou inclusion d'un germe. ces deux termes prennent le plus souvent deux significations différentes L'Orthopédie dento-faciale a pour objet la modification de la forme ou des rapports relatifs des structures maxillo-faciales. jusqu'à 35-40 ans. ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE ET ORTHODONTIE : en Europe. M. c'est-à-dire des modifications alvéolo-dentaires. Dans une optique préventive. — dysharmonie entre la taille des dents et la taille des maxillaires. comme une perturbation esthétique immédiatement perceptible. entraînant un préjudice esthétique et/ou fonctionnel. — anomalies des structures osseuses : réduction ou augmentation de volume de l'un des deux maxillaires. Cette anomalie peut être également définie comme un écart par rapport à une normalité (p.GÉNÉRALITÉS • Définitions. le parodonte ou l'A. . que le terme « Orthopédie dentofaciale » est un synonyme acceptable pour « Orthodontie ». — la correction de. La définition suivante peut être proposée : les anomalies orthodontiques constituent un ensemble de variations dans la morphologie et les fonctions de la sphère oro-faciale. ces anomalies. 3).

en dehors de sa fonction erotique n'étant qu'un des moyens d'atténuer certains éléments disgracieux du visage. éventuellement. en parodontologie. défauts parodontaux. Le rétablissement d'une fonction occlusale proche des conditions habituelles. etc. tendent à donner une base plus sûre pour la justification des interventions en O. A l'étude de ces anomalies orthodontiques. permet d'améliorer l'image de soi. recherchée en orthodontie. — anomalie d'une fonction oro-faciale : déglutition. à la correction de ses défauts. ventilation. Elle peut encore retarder le vieillissement si l'enveloppe musculaire et cutanée est bien répartie. L'amélioration esthétique du visage et de la den- . anomalies d'insertion des freins.la suppression de certaines parafonctions sont autant d'objectifs fonctionnels poursuivis en orthopédie dento-faciale : ces améliorations devant favoriser l'absence de troubles et la pérennité du système manducateur.2 Généralités ture. L'une des caractéristiques des sociétés occidentales. etc. La primauté accordée à l'individu a comme corollaire une grande attention apportée aux soins et à l'entretien de son propre corps et. D. d'augmenter les chances de rencontre et de promotion sociale. vêtements. s'ajoutent les malformations congénitales (fissures et fentes labiales et palatines). Toutefois. le rétablissement normal de certaines fonctions de la sphère oro-faciale — déglutition. . ce qui entraîne. maquillage. L'approfondissement des connaissances en occlusodontie. c'est la recherche d'une apparence esthétique plaisante. les séquelles orthodontiques des grands syndromes cranio-faciaux et les séquelles des traumatismes faciaux. par un effet d'interaction une accentuation des exigences concernant les critères de réussite d'un traitement. parures. • Pourquoi corriger les anomalies orthodontiques ? L'amélioration de Vaspect du visage et de la denture. langue trop volumineuse. F. — anomalies des rapports entre la base du crâne et les maxillaires : grands syndromes cranio-faciaux. phonation. L'amélioration des fonctions de la sphère oro-faciale. il ne fait aucun doute qu'un pourcentage important d'individus ayant une occlusion s'écartant de la moyenne et que le spécialiste considère comme devant être traités ne constitue pas un problème du point de vue de la santé publique. de favoriser une meilleure insertion sociale.. Le maquillage féminin. que ce soit au niveau du corps ou de ce qui le recouvre. une implantation des dents dans de bonnes conditions parodontales.. le développement de mesures préventives. — anomalies des tissus mous : brièveté de la lèvre supérieure. en prothèse. ventilation. des anomalies fonctionnelles : — anomalies cinétiques des relations d'arcades. etc.

Comme il n'est matériellement pas possible d'étudier un caractère particulier sur l'ensemble d'une population. Les méthodes de calcul et l'interprétation des résultats seront différentes suivant la dimension de l'échantillon : les petits échantillons ont moins de chance de déceler une faible différence. Cet échantillon peut. D. F. l'orthodontie n'étant plus. fait appel à des notions de base pour s'édifier en tant que discipline autonome. L'intégration de ces données fondamentales dans le champ des connaissances d'un praticien compétent en orthodontie est une nécessité. pour un échantillon pris au hasard (population normale) et des individus présentant un ou des caractères normaux ou anormaux pour un échantillon sélectionné. Les caractères qualitatifs ne permettent que l'étude de pourcentages. au sens statistique du terme. représentative de la normalité de la population étudiée. A partir d'un échantillon pris au hasard. ou un petit échantillon si l'effectif est < 30. d'autre part. L'ensemble de ces connaissances doit faire partie intégrante du bagage intellectuel du praticien ou du spécialiste. Il tient compte également des résultats des études selon lesquelles l'effet de telle thérapeutique est significatif à tel ou tel niveau. La normalité d'un caractère est définie à partir d'un échantillon représentatif d'une population constituée par un groupe de référence (groupe humain de telle ou telle race. Cette sélection prend en compte des individus « normaux » et « anormaux ». soit par tirage au sort — il s'agit d'un « échantillon pris au • hasard » — ou bien constitué à partir de certains critères — il s'agit d'un « échantillon sélectionné » — par exemple : enfants présentant des agénésies d'incisives latérales supérieures. « une simple affaire d'appareils ».NOTIONS DE BASE L'O. échantillon. Définition : la biométrie est la science qui a pour objet d'appliquer les méthodes statistiques aux phénomènes biologiques ayant des caractéristiques mesurables. afin d'en déduire des conséquences thérapeutiques. être défini comme un grand échantillon si l'effectif des individus n ^ 30. le praticien est appelé à comparer la variabilité d'un caractère par rapport à ce qui est considéré comme normal. population d'enfants de telle tranche d'âge.). NOTIONS DE BIOMÉTRIE En orthodontie. il reste à préciser une marge de variabilité. etc. Cette démarche implique la connaissance de notions de méthodologie statistique. • Les différentes catégories de caractères. . Les caractères étudiés sur les différents échantillons peuvent être qualitatifs ou quantitatifs. il s'avère nécessaire de sélectionner un échantillon. Population. normalité. bien heureusement.

r = pente de la droite. Si cette corrélation négative n'est pas exactement proportionnelle r sera situé entre 0 et — 1. A titre d'exemple. le coefficient de corrélation r = + 1.7 est habituellement considéré comme un minimum pour faire la démonstration d'une signification clinique.Considérations génétiques mesures peut être rigoureusement proportionnelle. p. Plus le coefficient r est proche de J. l'utilisation de la méthode statistique revient à constituer un échantillon sélectionné d'individus dits « normaux » présentant. Ricketts définit la normalité au niveau de la denture comme une position que les dents doivent occuper pour être stables et en harmonie les unes avec les autres et avec toutes les structures anatomiques. ce qui signifie que 100 % de la variation observée est fonction de la liaison entre les deux variables étudiées. Si les deux mesures ne coïncident pas. d'une façon relativement identique. Les mesures biométriques permettent d'attirer l'attention sur un caractère présentant une variabilité marquée par rapport à la moyenne. Cette information statistique nécessite d'être confrontée aux données empiriques. mais le sens clinique intuitif ne doit pas être supplanté par des considérations non déterminantes. F. — méthode des jumeaux : l'influence des facteurs génétiques a été analysée sur des jumeaux univitellins soumis à des facteurs d'environnement différents: — méthode des familles : la transmission des 1. r sera situé entre 0 et + 1 . Les moyens d'étude. la corrélation est négative. \b). l'expression « statistiquement significatif » ne doit pas être prise comme une relation de cause à effet ni comme une vérité indiscutable. Dans ce cas. L'ellipse représente le nuage de points. selon le promoteur de telle méthode. Par exemple. Ce coefficient mesure donc l'intensité ou l'indépendance de la liaison entre deux variables. CONSIDERATIONS GENETIQUES EN ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE Ce chapitre ne constitue qu'un bref survol des connaissances actuelles sur la génétique et ses relations avec l'O. 56). cartésiennes (fig. en orthodontie. Recherches sur l'homme : — la génétique des populations : étude épidémio- . 1. Il n'existe pas « d'individu normal moyen » comme a pu le penser Quetelet en 1835 mais plutôt toute une série de types normaux d'individus. à l'intuition et à l'esprit d'observation du clinicien et du chercheur. recèle une multiplicité de facteurs qu'il est parfois tout à fait impossible de n'envisager qu'à l'aide de méthodes statistiques. un visage et une occlusion satisfaisante. La notion de normalité. D. Si l'une des mesures augmente quand l'autre diminue. en céphalométrie (v. Si l'augmentation n'est pas exactement proportionnelle. La représentation graphique d'une corrélation est donnée par un nuage de points sur des coordonnées 5 FIG. à comparer les moyennes et les écarts-types des différentes mesures céphalométriques obtenues à celles d'individus présentant des anomalies orthodontiques. ce qui rend l'interprétation et l'utilisation des méthodes statistiques beaucoup plus complexes sinon aléatoires en orthodontie. Un coefficient de corrélation r de 0. plus l'on pourra parler d'une corrélation hautement significative entre les deux variables. proches de l'idéal. — b) La droite de régression. sensiblement égale àO. Elle fournit la probabilité d'une liaison. « ne fluctuent » pas. Les indications données par les méthodes statistiques en orthodontie ne sont qu'un des éléments de la décision thérapeutique. Il faut se garder de tout fétichisme mathématique. il s'agit d'une corrélation positive. on parle d'une corrélation nulle. logique de la transmission d'un caractère particulier dans une population (isolât protégé constitué par une population primitive ou sédentaire). Toutefois. Elle présente une orientation privilégiée. Cela signifie que 51 % de la variabilité des caractères n'est pas liée par la corrélation.

telle la prognathie mandibulaire vraie (transmission.) et ceux en rapport avec les traits de la lignée familiale. Cette base génétique est retrouvée dans la lignée familiale. — les caractères cranio-faciaux : les os d'origine cartilagineuse (base du crâne) paraissent essentiellement sous la dépendance de facteurs génétiques. Critères de variation : les corrélations les plus significatives s'observent au sein d'une même fratrie sans différentiation selon le sexe. Toutefois. Expérimentations sur des mammifères inférieurs : des manipulations génétiques sur des animaux à reproduction rapide (souris) ont permis d'analyser le mode de transmission de différentes structures osseuses. — La transmission des informations données par les gènes se fera à trois stades successifs de la formation de l'être vivant : — au moment de la différenciation cellulaire (embryogenèse). Un trouble fonctionnel peut être en relation avec des facteurs secondaires mais l'hérédité des comportements fonctionnels peut se concevoir « dans le cadre d'un ensemble structural génétiquement déterminé » (Pellerin). par exemple) . ne deviennent comparables à celles de l'un des ascendants qu'au moment de l'adolescence. Toutefois. Conclusion : le mode individuel de développement dento-cranio-facial a une base génétique. Les stades de « l'expression génétique ». D'après Hunter. — Les principaux caractères étudiés en génétique cranio-faciale concernent : — les caractères dentaires : les agénésies se transmettent suivant un mode strictement héréditaire. Cela conduit certains auteurs à ne pas chercher à corriger certaines anomalies orthodontiques en estimant que le comportement neuro-musculaire est héréditaire et ne pourra se modifier (position très controversée). 22). grâce à des souches isogéniques (tous les animaux de l'échantillon sont génétiquement identiques). à l'aide d'anomalies particulièrement caractérisées. <\ . Stewart et M. du caractère « prognathe inférieur » dans la famille des Habsbourg. L'influence des facteurs génétiques sur le développement dento-cranio-facial. Spcnce) une malocclusion puisse résulter d'une mutation au niveau d'un simple locus. Modalités de transmission des malocclusions : la transmission se ferait selon un mode polygénique. Au niveau alvéolaire : il est difficile de déterminer l'influence respective des facteurs héréditaires et des facteurs d'environnement. Le génotype : c'est l'ensemble des potentialités d'un individu. il ne paraît pas justifié de tracer une frontière trop précise entre base osseuse et zone alvéolaire en fonction de leur modalité de développement.6 Notions de hase L'hérédité des comportements neuro-musculaires : la mise en évidence d'une influence héréditaire est particulièrement délicate et la réalité en est discutée. — au cours de la morphogénèse des différents organes (organogénèse). non limitée aux ascendants directs. de même pour les lèvres (fig. Le phénotype est défini comme l'ensemble des caractères morphologiques et physiologiques visibles d'un organisme vivant. étudiée paire par paire. Quelques définitions.. Le modèle de la lignée familiale permet de reconnaître dans un individu les traits de chaque ascendant.. sur un mode dominant. de même que certaines dimensions ou formes dentaires . brachygnathie de la race vietnamienne. telle la forme mandibulaire. En conséquence. — méthode des fratries : étude de la carte génétique des frères et des sœurs. tout au long de la croissance. l'hérédité des dimensions verticales serait beaucoup plus constante que celle des dimensions antéro-postérieures. Il faut différencier les caractères correspondant à à l'origine ethnique (prognathisme facial de la race noire. déterminé par la combinaison des allèles ou gènes. la dotation génétique des os est l'élément essentiel de leur formation et de leur croissance. Les anomalies peuvent être transmises suivant les lois de l'hérédité et résulter de la combinaison non harmonieuse des gènes parentaux. La malocclusions orthodontiques a été étudiée par la méthode des familles. Circonstances d'apparition des traits génétiques : les traits génétiques dans la région cranio-faciale sont sujets à modification : un enfant peut ressembler fortement à l'un des parents dans le jeune âge et ne plus montrer une telle ressemblance à la fin de la croissance. par exemple. 2. bien que pour certains (R. — après la naissance. les altérations de la fonction pourraient avoir un retentissement plus important au niveau antéro-postérieur que vertical. au moment de la fécondation. Seuls certains caractères héréditaires s'exprimeront dans les apparences du phénotype. Certains caractères génétiques s'expriment à des moments spécifiques : la taille et la forme du nez.

Phénomènes de dentition. Morphogénèse des arcades dentaires. Etablissement de l'occlusion combinaison des traits du modèle familial peut conduire à une harmonie ou une dysharmonie des structures faciales, dentaires et dento-faciales. Dans

7

tous les cas, le modèle cranio-facial hérité (génotype) est sujet à des modifications en fonction des facteurs d'environnement, ce qui détermine le phénotype.

PHÉNOMÈNES DE DENTITION. MORPHOGÉNÈSE DES ARCADES DENTAIRES. ÉTABLISSEMENT DE L'OCCLUSION
PHÉNOMÈNES DE DENTITION
LA DENTITION TEMPORAIRE

• Le développement de la dent : l'éruption. La formation et l'éruption d'une dent comportent plusieurs stades : 1. Phase d'éruption passive : début de calcification de la couronne, puis achèvement de la couronne. L'apposition osseuse, au niveau des corticales, augmente la distance entre le germe et le bord basilaire, mais le germe ne s'élève pas. 2. Phase d'éruption active pré-fonctionnelle : au moment de la formation de la racine, la migration en direction de la crête d'arcade est plus rapide que l'apposition osseuse. L'apparition de la couronne dans la cavité buccale se produit après fusion de l'épithélium adamantin réduit et de l'épithélium buccal, dans la gencive attachée. 3. Mise en place fonctionnelle (en moyenne 3/4 de la hauteur radiculaire) : 1er stade : la racine n'est pas encore totalement édifiée, l'apex est largement ouvert. 2e stade : édification apicale complète. 4. Adaptation occlusale : en fonction des rapports établis avec les dents antagonistes. • Processus d''exfoliation des dents temporaires : la rhizalyse : 1er stade : résorption radiculaire de la dent temporaire, correspondant au début de la formation de la racine de la dent permanente sous-jacente. 2e stade : chute de la couronne résiduelle. • Position respective des germes et des dents temporaires: monoradiculées. — Le germe est situé en position apicale et linguale par rapport à la racine de la dent temporaire/la zone linguale de la racine est résorbée en premier, ensuite le germe se situe immédiatement en-dessous de la racine de la dent temporaire qui se rhizalyse sur toute sa longueur.

Cette période s'étend sur 5 à 6 ans à partir de la naissance. A la naissance, sauf exception rarissime (Louis XIV). aucune dent n'a fait son éruption. Jusqu'à 6 ans, les phénomènes de dentition sont intimement liés aux phénomènes de croissance des maxillaires qui vont modifier les arcades dans leur dimension et dans leur rapport. • Chronologie de Véruption des dents temporaires : apparition d'une incisive centrale inférieure vers 6 mois 1/2, en moyenne. Tout retard (ou toute avance, mais moins significativement) entraîne la plupart du temps, une évolution retardée de la denture permanente ; la lame dentaire de remplacement des dents permanentes étant histologiquement liée à l'évolution de la lame dentaire primitive, génératrice des germes temporaires, sauf pour les molaires. Vers 2 ans 1/2, l'ensemble des dents temporaires a fait son éruption. Cette denture de 20 dents sera fonctionnelle pendant 4 ans, jusqu'à l'apparition de la première dent permanente. • Développement poraires : des arcades dentaires tem-

Entre 2 ans 1/2 et 3 ans. les arcades temporaires sont entièrement constituées. Les dents présentent des points de contact par leur face proximale. Entre 4 et 5 ans, le développement rapide des maxillaires, en fonction de la croissance, entraîne l'apparition de diastèmes entre certaines dents.

LA

DENTITION

PERMANENTE

Cette période s'étend de 6 ans à 18-20 ans. Chronologie de l'éruption des dents permanentes

8

Notions de base

FILLES

GARÇONS

FILLES

GARÇONS

Ages moyens d'éruption dentaire avec un intervalle de variation d'un écart-type et d'autre de chaque moyenne (Hurme, 1949). In : LAUTROU A., Abrégé d'anatomie dentaire, Masson, Paris, 1980. bords libres des incisives centrales inférieures ou supérieures et les points les plus distaux des deuxièmes molaires de lait, en denture mixte (ou les points les plus mésiaux des premières molaires permanentes, en denture permanente). Cette mesure représente la flèche de l'arcade dentaire. Elle peut être faussée par une mésio-position unilatérale d'origine iatrogène. Le périmètre d'arcade dentaire : mesure de la courbe passant par les points les plus mésiaux des premières molaires permanentes, le milieu de la ligne d'arcade, latéralement, les pointes des canines et les bords libres des incisives (sans tenir compte des malpositions localisées).

MORPHOGÉNESE DES A R C A D E S D E N T A I R E S La morphogénèse des arcades dentaires s'étale sur une vingtaine d'années. Elle comporte des phases d'activité, au cours desquelles apparaissent des groupes de dents et des phases de stabilité sans modifications apparentes de la denture. Définitions. La longueur d'arcade : distance mesurée à un moment donné, entre un point médian, tangent aux

Phénomènes de dentition.

Morphogenese des areades dentaires.

Etablissement de l'occlusion

9

• Phase de denture temporaire stable : cette période dure environ 4 ans, j u s q u ' à l'apparition des premières molaires permanentes ou l'expulsion d'une incisive centrale temporaire. A ce stade, on note habituellement des diastèmes interincisifs (diastèmes de Bogue). L'absence de ces diastèmes est une présomption de dysharmonie dento-maxillaire. • Phase de constitution stable (fie. 3).
FIG. 2. L = longueur d'arcade. l.m. = largeur molaire. Le. = largeur canine. Courbe p à p' (en pointillés) = périmètre d'arcade.

de

la

denture

mixte

La largeur d'arcade 1. Au niveau des canines (1. c.) : distance mesurée entre les pointes cuspidiennes. 2. Au niveau des premières molaires (1. m.) : distance mesurée entre les cuspides centro-vestibulaires des dents de 6 ans.

Les

différentes

phases.

m Phase de constitution de la denture temporaire : cette période d u r e environ 2 a n s ; l'apparition de la première dent temporaire se faisant en moyenne entre 4 et 6 mois. Séquence habituelle : incisives centrales, latérales, l r e molaire, canines, 2 L molaire. Baume distingue deux types d'arcades temporaires : -- arcades de type 1 : elles présentent des diastèmes simiens entre incisives latérales et canines maxillaires et entre canines et premières molaires mandibulaires ; — arcade de type 2 : sans diastèmes simiens.

FIG. 3. — Phase de constitution de la denture mixte. Éruption des incisives permanentes (d'après SCHOUR et MASSI.ER, 1941). In: LAUTROU A.. Abrégé d'anatomie dentaire. Masson, Paris, 1980. a) Apparition de la première molaire permanente, remplacement des incisives temporaires par les incisives permanentes. Cette phase se situe en moyenne entre 6 et 8 ans. Le déficit d'espace pour la mise en place des inci-

Les étapes de la morphogenese des arcades dentaires (Demogé) :

Denture

Phases d'activité et d'inactivité Phase de constitution de la denture temporaire Phase de denture temporaire stable Phase de constitution de la denture mixte Phase de denture mixte stable Phase de constitution de la denture adolescente Phase Phase Phase Phase Phase de denture adolescente stable de constitution de la denture adulte jeune de denture adulte jeune stable - 2 e molaires évoluées de constitution de la denture adulte complète de denture adulte complète - 3e molaires évoluées

Denture temporaire

Denture mixte

Denture permanente

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Notions de hase • Phase de constitution de la denture adolescente : au cours de cette période, les canines et prémolaires permanentes évoluent. Cette phase dure en moyenne 2 à 3 ans. Elle se caractérise par : des séquences d'éruption très variées, des rythmes d'apparition parfois différents entre les deux maxillaires et entre deux hémi-maxillaires, des phénomènes de compensation qui peuvent se trouver modifiés par la séquence d'éruption. Parfois, la dent de 12 ans fait son éruption avant le remplacement des dents intermédiaires. Dans ce cas, les phases 5. 6 et 7 se trouvent réunies en une seule. Phénomènes de compensation dus à la croissance (fig. 4) : — sens sagittal : il existe une deuxième avancée des incisives, comparable à celle observable au cours de la phase de constitution de la denture mixte: — sens transversal (d'après Moorees) : . à la mandibule : la distance intercanine est fixée après l'éruption des incisives permanentes (D. S. ± 3 mm): . au maxillaire : augmentation de la distance intercanine. Compensation dentaire :

FIG. 4. — Phase de constitution de la denture adolescente. (In : LAUTROU. Abrégé d'anatomie 'dentaire. Paris. Masson, 1980).

sives permanentes sur une arcade dentaire trop petite sera compensée par trois mécanismes : — un mécanisme dentaire : utilisation des diastèmes interincisifs et des diastèmes simiens: • — une augmentation de la largeur d'arcade par une vestibulo-version accentuée des incisives permanentes par rapport aux incisives temporaires: — un élargissement dû à la croissance : augmentation de la largeur intercanine (3 mm) au cours du remplacement des incisives. b) Éruption de la dent de 6 ans : fermeture des espaces simiens : — arcades de type 1 : la dent de 6 ans inférieure se retrouve en mésioclusion (diastème simien inférieur plus important que le supérieur) ; — arcades de type 2 : rapport cuspide à cuspide des dents de 6 ans. Cette phase est particulièrement importante dans la constitution des arcades dentaires. Si un seul mécanisme de compensation ne donne pas le supplément de place nécessaire, les incisives permanentes présentent des malpositions et des malocclusions diverses. Séquence d'éruption : 1, 6, 2 à la mandibule; 6, 1, 2 au maxillaire. s Phase de denture mixte stable : cette phase dure de 2 à 3 ans, de la mise en place fonctionnelle des incisives permanentes au début de la mobilité des premières molaires temporaires ou des canines temporaires. Elle se caractérise par une stabilité dimensionnelle des arcades dentaires (période privilégiée pour les traitements précoces orthopédiques).

M = 0,9 mm par hémi-arcade, au maxillaire M = 1,7 mm par hémi-arcade, à la mandibule. Ce « crédit d'espace » constitue l'espace de dérive mésiale (lce-\vay-\J. S.). Cette différence est proportionnellement plus importante chez les filles. Utilisation du crédit d'espace : En moyenne, les premières molaires permanentes présentent, en denture mixte, des rapports de cuspide à cuspide ou une légère mésioclusion de la première molaire inférieure — ce qui correspond soit à un plan terminal rectiligne, soit à un plan terminal à marche mésial (fig. 5b). Après la chute des deuxièmes molaires temporaires, les premières molaires se déplacent mésialement. Cette « dérive mésiale » physiologique, plus importante à la mandibule, sera utilisée pour rétablissement d'une occlusion molaire de classe 1. Le périmètre d'arcade en sera raccourci d'autant, c'est-à-dire de 1,7 mm x 2, à la mandibule, en moyenne. Des malpositions mineures du secteur incisif pourront.

,

Elle correspond aux individus dits « normaux ». Les paramètres de dispersion : ils permettent de préciser dans quelle mesure les valeurs ou les caractères étudiés s'écartent de la moyenne. Il se trouve qu'en biologie. par leur nature et leur distribution . si toutefois l'échantillon est ^ 30. centrée autour de la moyenne et d'équation parfaitement déterminée (fig. + 2<j = 95 % de l'échantillon.m) variance = a = . • Les corrélations statistiques. On peut représenter graphiquement la variabilité des deux mesures pour chaque individu en reportant en abscisse el en ordonnée ces deux mesures pour tous les individus de l'échantillon. n La moyenne est tout à fait insuffisante comme élément d'information. par exemple : la hauteur de l'étage inférieur de la face et la mesure de la direction de croissance (axe Y). il s'agit d'une variable continue et d'une distribution normale. le mode et la moyenne sont confondus. E(JC . si elle est citée isolément: — le mode : c'est la valeur présentée par le plus grand nombre de sujets. au sens statistique du terme. 2. Exemple : Angle mandibulaire/plan de Francfort = 25" + 3. Vétendue est représentée par les extrémités de la courbe. m = moyenne. les caractères quantitatifs permettent l'étude de moyennes. L'écart-type (ou parfois deux écarts-types) peut être vf -2<r «= -1er m +i<r +2<r étendue > x FIG. par exemple pour une mesure céphalométrique. dans le cadre d'une loi normale. — la médiane : c'est la valeur à partir de laquelle il existe autant de valeurs plus grandes que de valeurs plus petites. n 3.4 Notions de base admis comme limite de la variabilité de la normalité. Ces caractères mesurés sur l'échantillon seront définis par des paramètres de position et des paramètres de dispersion. L'intervalle de dispersion ou étendue : il correspond aux valeurs extrêmes. Chaque variable présente un écart par rapport à la moyenne : e = x — m. Il s'agit d'une moyenne arithmétique : x m——. Le mode correspond à la partie la plus haute de la courbe. ± 1 écart-type -> environ 68 % de l'échantillon ± 2 écarts-types -> environ 95 % de l'échantillon ± 3 écarts-types -> environ 99 % de l'échantillon La distribution des valeurs peut être reportée graphiquement sur des axes de coordonnées cartésiens. effectués à partir d'expérimentations et des caractères aléatoires effectués à partir d'observations. L'écart-type correspond graphiquement à la distance entre les points d'inflexion de la courbe et l'axe de symétrie. Cette distribution peut obéir à une loi de probabilité dite « loi normale » représentée par une courbe en cloche ou courbe de Gauss. Il s'agit de représenter par un indice l'ensemble des écarts à la moyenne. en anglais). L'écart-type : la racine carrée de la variance est appelée l'écart-type ou déviation standard (D. S. ou S. Dans le cas d'une loi normale. soit : 2 . D. Le pourcentage des valeurs situé entre deux écartstypes correspond à 68 % de l'échantillon. a = écart-type : distance entre les points d'inflexion et l'axe de symétrie. L'augmentation des . — a) La courbe de Gauss (loi normale). La variance : elle est destinée à mesurer la variabilité des valeurs autour de la moyenne. en biométrie. les plus élevées et les plus faibles. 1. on différencie des caractères contrôlés. Les paramètres de position : — la moyenne : elle est obtenue en divisant la somme de toutes les mesures x effectuées par le nombre de mesures à effectuer. + la = 68 % de l'échantillon. La variance est donc définie comme la moyenne des carrés des écarts à la moyenne. les grandeurs mesurables sont généralement réparties selon des lois guère éloignées de la loi normale. la). On ne s'intéresse ici qu'aux corrélations linéaires. On pourra retrouver fréquemment cette indication. la notation + 3 correspond à un « écart-type » ou une « déviation standard ». Par ailleurs. La nature éventuelle d'une liaison entre 2 caractères quantitatifs découle dû calcul d'un coefficient de corrélation entre deux variables entièrement aléatoires. n. 1.

Cette augmentation est en moyenne de 1. encore plus marquée chez les garçons : a) A la mandibule : — séquence (3. 5) : canine puis première et deuxième prémolaire simultanément. à la fin de la croissance. 3) : les deuxièmes prémolaires et canines évoluent simultanément.4 mm pour les garçons. Par ailleurs. accroissement de 5 à 8 ans 1/2 : . — 4. de 6 à 18 ans : — entre les canines supérieures : + 5 mm — entre les premières molaires supérieures : + 4 mm — entre les canines mandibulaires : — entre les premières molaires inférieures : —ricures D S r 3 L'évolution des arcades dentaires (récapitulation). 3.3 mm. Établissement de l'occlusion parfois. Au total. 7 : séquence la plus favorable. — séquence 4. et entre 10 et 14 ans. — séquence 3. 4) 5 : la canine et la première prémolaire évoluent simultanément. de la séquence d'éruption et des proportions relatives entre les deux dentures.3 mm à la mandibule). En conclusion : le périmètre d'arcade se modifie surtout en fonction de la dérive mésiale. 5) : les dents évoluent simultanément: — 4 (5. Les différentes séquences d'éruption des prémolaires et canines (Van der Linden) : on constate une grande variabilité. a encore tendance à réduire tardivement cette dimension. Le processus de remplacement des dents postérieures dure en moyenne une année avec des variations très importantes. Morphogénèse des arcades dentaires. la dislance entre les canines est stable après leur mise en place fonctionnelle.5. Exemple : après 15 ans. — séquence 3 (4. 11 ture permanente. le redressement lingual des incisives. 4. dans sa totalité (Moorees). 4. — A la mandibule : en moyenne. avant l'éruption des canines vers 10 ans. — Au niveau des prémolaires et molaires mandibulaires : on constate une augmentation après 6 ans. être améliorées ou supprimées lors du remplacement des molaires temporaires.3 : les dents postérieures évoluent l'une après l'autre. 4. a) Évolution du périmètre d'arcade : — Au maxillaire : légère augmentation entre 5 et 18 ans : 1. diminution de 0 à 2. b) Évolution de la longueur d'arcade : — mesure relativement stable en denture temporaire.3 mm pour les garçons 0. C'est entre 4 et 6 ans. que ces variations se produisent. Les variations individuelles sont très importantes en fonction des rapports. pour une arcade. — accroissement au moment de l'évolution des incisives (M = 2. Par ailleurs. 5. b) Au maxillaire : — (3. due au redressement des incisives inférieures qui deviennent plus droites sur leurs bases osseuses. Augmentation de largeur moyenne.9 mm jusqu'à 13 ans. avant la deuxième prémolaire permanente. particulièrement si les points de contact interincisifs et incisivo-canins sont favorables.Phénomènes de dentition. séquence la plus favorable. Les modifications accompagnant ce remplacement sont fréquemment asymétriques.diminution beaucoup plus importante au moment du remplacement des molaires temporaires (dérive mésiale): — diminution tardive. diminution. particulièrement en cas de croissance de type rotation antérieure. c) Variations de la largeur d'arcade : Il se produit une apposition osseuse constante au niveau des corticales externes : Au maxillaire : . • Phase de denture adoleseente stable : canines et prémolaires évoluées (traitement orthodontique). • Phase de denture adulte jeune : deuxièmes molaires évoluées (traitement orthodontique). les variations de la longueur d'arcade sont comparables à celles du périmètre d'arcade.5 mm pour les filles. l'organisation des arcades est conditionnée également par la séquence d'éruption des dents postérieures. 5 : les dents postérieures évoluent l'une après l'autre. denture temporaire — den- . 1. Elle est suivie par une légère diminution.5 mm pour les filles. — A la mandibule : diminution entre 6 et 18 ans : 3.2 mm au maxillaire. .

cette règle admettant quelques exceptions au niveau des dents latérales. plan terminal droit : rapport cuspides à cuspides : . Présence de diastèmes simiens entre l'incisive latérale et la canine au maxillaire et entre la canine et la première molaire à la mandibule. Masson. Les différentes solutions thérapeutiques adoptées comporteront également des variations par rapport à ces agencements idéaux. 5c. 5 h. 1980. DENTURE ADULTE FIG.). Ces différents types de rapports préfigurent les relations qui s'établiront entre les premières molaires permanentes. Rectiligne. 5 a. Le plan d'occlusion est plat (pas de courbe de Spcc). a) Dans le plan horizontal : — Au niveau des dents cuspidées : les cables occlu- . 3. — La forme des arcades temporaires est pratiquement assimilable à un demi-cercle. Il est toutefois indispensable de définir des critères occlusaux : c . le recouvrement incisif est faible. 5/)) : . • Agencements intra-arcades. en denture adulte. A marche mésiale. Elles sont implantées verticalement. Abrégé d'anatoinie dentaire. L'occlusion est du type occlusion engrenante : une dent est en rapport d'occlusion avec deux dents antagonistes. Paris. A marche distale. Les dents temporaires n'ont pas d'axe particulier. plan terminal à marche distale : face distale de la deuxième molaire temporaire mandibulaire distalée. 3 FIG. In: LAUTROU A. A ce stade. • Relations interarcades (normalité) (fig. L'engrénemcnt est peu marqué. sauf les incisives centrales mandibulaires et les deuxièmes molaires maxillaires. — Le plan terminal des arcades dentaires temporaires : 1. — Vue restihuluire des hémi-arcades temporaires droites en intereuspide maximale.. la disposition à marche mésiale étant la plus favorable à des relations ultérieures de cas de classe I d'Angle.dans les formes. 2. les canines sont mésialées d'une 12 dent par rapport aux supérieures : Le plan terminal : il correspond aux rapports des faces distales des deuxièmes molaires temporaires maxillaires et mandibulaires. en fonction des variations considérable. dans le sens antéro-postérieur (fig. L'agencement qui sera décrit relève d'une disposition idéale qu'il ne saurait être question de considérer comme un objectif thérapeutique standard. les volumes cl les proportions des arcade> dentaires. plan terminal à marche mésiale (disposition la plus classique) : face distale de la deuxième molaire temporaire mandibulaire mésialée: . On observe fréquemment des diastèmes simiens et des diastèmes interincisifs.12 Notions de base AGENCEMENTS INTRA-ARCADES RELATIONS INTERARCADES STATIQUES ET CINÉTIQUES EN DENTURE TEMPORAIRE ET ADULTE DENTURE TEMPORAIRE • Agencements intra-arcades.

Il existe un surplomb vestibulaire des dents maxillaires par rapport aux dents mandibulaires. a) Relations statiques : Uocclusion engrenante (fig. — Au niveau incisivo-canin : l'arc incisivo-canin se situe dans le prolongement de la courbe des cuspides d'appui. — Dans le sens vestibulo-lingual : l'arcade maxillaire est plus large et plus longue que l'arcade mandibulaire. la courbe de Spee qui naît au sommet de la canine et suit la ligne des cuspides vestibulaires (fig. Relations interarcades en denture temporaire et adulte sales d'une même arcade présentent des dimensions vestibulo-linguales sensiblement égales. 33) dépend d'une interaction de facteurs anatomiques et fonctionnels qui FIG. — Les crêtes proximales : en fonction des éléments précédents. d) La zone de contact : L'élément essentiel de l'agencement d'une arcade dentaire idéale. 6. à la mandibule (tiré de l'ouvrage : Abrégé d'anatomie dentaire DE LAUTRÔU). correspond. — A la mandibule : les cuspides vestibulaires des dents cuspidées déterminent une courbe à concavité supérieure. qui montre une diminution progressive dans le sens mésio-distal. de la canine à la dernière molaire. 13 — Les espaces interproximaux : cette zone de contact détermine la création d'embrasures. les axes des dents étant progressivement basculés lingualement. Il en résulte que les cuspides d'appui (primaires) sont disposées selon la même courbe tant au maxillaire (cuspides linguales) qu'à la mandibule (cuspides vestibulaires). d'une valeur moyenne de 2 mm au niveau des incisives. A la courbe des cuspides d'appui. — A la mandibule : à l'inverse. les axes des dents étant progressivement basculés vestibulairement et les apex linguales. Au maxillaire. reliant les sommets des cuspides vestibulaires. • Relations interarcades idéales. détermine des courbes traduisant la continuité des arcades dentaires. les tables occlusales sont d'autant plus orientées vestibulairement que les dents sont plus postérieures (disposition hélicoïdale). — Au maxillaire : les tables occlusales sont orientées du côté vestibulaire. les tables occlusales sont orientées lingualement. — a) La courbe de Spee. Le recouvrement incisif(p. l'existence ou non de contacts dentaires sera fonction de la dimension des dents et de la proportion relative arcade alvéolaire et denture. e) Courbe d'arcade : les bords libres et les cuspides vestibulaires dessinent la courbe de l'arcade dentaire qui sera déterminée par la morphologie des bases osseuses et l'équilibre neuro-musculaire. l'existence de diastèmes ne constituant pas en soi un facteur pathogène. et à l'inverse à la mandibule. . une courbe des fosses et des fossettes. 6a). — Elle est caractéristique des mammifères et peut être assimilée à un engrenage de mécanique hautement spécialisée dont les déplacements peuvent s'effectuer dans les trois sens de l'espace. les crêtes marginales de deux dents collatérales doivent se situer au même niveau et présenter des versants externes avec une même inclinaison (règle de symétrie des embrasures). les agencements intra-arcades et les relations interarcades sont satisfaisants. 7). — Au maxillaire : les cuspides vestibulaires des dents cuspidées sont disposées selon une courbe à convexité inférieure. Ces relations interarcades doivent s'analyser au moment des contacts dentaires maximum (intercuspidie maximale) et au cours des différentes excursions de la mandibule. si d'autre part. c) Dans le plan transversal : l'orientation vestibulolinguale des unités dentaires détermine la courbe de Wilson ou courbe de compensation (fig. — Elles seront définies en fonction de critères occlusaux et en tenant compte des objectifs orthodontiques. c'est-à-dire d'espaces en forme de pyramide entre deux dents voisines. 6b). Cependant. c'est la zone de contact proximal qui assure la continuité de cette arcade. b) Dans le plan antéro-postérieur : l'orientation axiale des unités dentaires. sur l'arcade antagoniste.Agencements intra-arcades.

C. La relation centrée : les rapports d'occlusion en I. Rapport d'occlusion en intercuspidie maximale (I. b) Relations cinétiques. Masson. — Au niveau vestibulaire : les dents maxillaires recouvrent les dents mandibulaires. Les surfaces occlusales étant convexes. concourent à la stabilité des unités dentaires (fig. Ainsi.14 Sot ions de base FIG. dépend de la hauteur des cuspides et de la profondeur des fosses. dans les secteurs latéraux. En vue vestibulaire : toutes les dents s'articulent avec deux dents antagonistes. Ils ne peuvent être cependant considérés comme une position de référence. les cuspides linguales présentent également un surplomb par rapport aux cuspides linguales maxillaires. M. une dent s'articulera avec deux dents antagonistes. c'est la rela- . ce qui correspond à la définition des cas de la classe I d'Angle.) : L'intercuspidie maximale est une situation dans laquelle les dents des deux arcades présentent un maximum de points de contacts. aussitôt après la phase de constitution de la denture adulte jeune. C. doivent concourir à la stabilité des unités dentaires et à la liberté des différentes excursions fonctionnelles. concourent à l'équilibre interincisif. les forces occlusales transmises par les cuspides d'appui doivent être axiales et passer par une zone proche du centre de résistance de la dent. M. Abrégé ci'Anatomie dentaire.. les points de contacts sont punctiformes. Le recouvrement des dents mandibulaires par les dents maxillaires.. puis deviennent progressivement des surfaces d'appui avec l'âge. Paris. au niveau lingual. M. Un tel agencement des rapports d'occlusion correspond à des relations de la classe I d'Angle. 7. — Au niveau lingual : les dents mandibulaires recouvrent les dents maxillaires. en 1. M. sauf les incisives centrales mandibulaires et les troisièmes molaires maxillaires. les contacts bilatéraux étant également répartis. (In : LAUTROU A. En I. 10). et des rapports cuspides-embrasures des faces vestibulaires des dents cuspidées et cuspidesfosses centrales ou marginales. Du côté lingual. C. le surplomb et le recouvrement incisif étant liés l'un à l'autre. 1980). 286). Ces rapports conduisent les dents à s'articuler dans le sens vestibulo-lingual de la façon suivante : cuspides vestibulaires mandibulaires en relation avec le sillon mésio-distal maxillaire et cuspides linguales maxillaires en relation avec le sillon mésio-distal mandibulaire. — L'occlusion engrenante. C. C. — Dans le sens mésio-distal : les dents mandibulaires sont en mésioclusion d'une demi-cuspide par rapport aux dents maxillaires. excepté l'incisive centrale mandibulaire et la troisième molaire maxillaire. 8. M. 9. Il se réduit progressivement dans le sens mésio-distal (fig. Cette disposition est nécessaire pour permettre des conditions de simultanéité des contacts dentaires au cours de la fermeture. Le nombre et la disposition des points de contact en I.

Masson. Paris. Paris. (pas plus de 1 mm de décalage entre R. la position de référence la plus satisfaisante. Les critères de fonctionnement idéal au cours des différentes excursions : — Guidage antérieur satisfaisant : les crêtes marginales concaves des incisives maxillaires. Relations interarcades en denture temporaire et adulte 15 FIG. par leur inclinaison. Cet ensemble de dispositions statiques et dynamiques : — concourent au fonctionnement harmonieux de l'appareil manducateur — les dents ne constituant qu'un des éléments de l'ensemble maxillaire. Masson. 9. C. Ceci étant fonction de la pente incisive et de la pente condyliennc (rappel : la pente condylienne correspond à l'inclinaison du versant distal du condyle temporal). — Mouvement de latéralité : pas de contact du côté non travaillant et protection canine du côté travaillant. 1980. articulation. 8. — Surfaces d'appui du premier groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). C.. In: LAUTROU A. M. FIG. Masson. dents. déterminent la pente incisive. muscles. p. ces dents assurant seules la désocclusion (v. Paris. 1980. en bout à bout incisif. — Désocclusion postérieure.Agencements intra-arcades. et I. Abrégé d'anatomie dentaire.assurent la pérennité des organes dentaires et du parodonte. enveloppe cutanée: . dans le sens sagittal). C. — Surfaces d'appui du 3e groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). par leur importance. .. FIG. Abrégé d'anatomie dentaire. tion centrée qui constitue. In: LAUTROU A. pour l'orthodontiste. le surplomb et le recouvrement incisif. M. en rapport avec un minimum d'ouverture buccale et un espace de 1 à 2 mm entre les molaires. — Surfaces d'appui du 2e groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). In: LAUTROU A. 124). Abrégé d'anatomie dentaire. Cette relation centrée articulaire doit coïncider à peu près avec l'I. en raison de sa précision de détermination et de sa fiabilité. 10.. 1980.

Au cours de la période juvénile. cette courbe ne tient compte que de l'âge civil. En outre. de façon fiable. chez les garçons). Cette dernière phase adolescente correspond 1. — Courbe moyenne du taux de croissance statural. à la croissance en longueur et à la maturation musculaire. Le taux de croissance. correspondant à un stade de développement osseux précis. L'étude de la croissance staturale permet de suivre la croissance faciale. la pente de la courbe est très faible. 12). la direction de croissance propre à chaque individu. Puis le taux de croissance augmente de façon considérable jusqu'au pic pubertaire (en moyenne 12 ans chez les filles et 14 ans chez les garçons). Il diminue de façon importante au cours de la période infantile (6 mois à 2 ans). Or. ce que montre la courbe du taux de croissance staturale. Après cessation de ces phénomènes. 11). Il faudra donc déterminer l'âge osseux d'un sujet. Les variations de la taille de l'individu et des maxillaires sont à peu près synchrones. 11 diminue ensuite progressivement jusqu'à s'annuler totalement vers 15 à 16 ans chez les filles et 18 ans chez les garçons.16 Notions de base LA CROISSANCE NORMALE DU MASSIF CRANIO-FACIAL l La plupart des traitements orthodontiques s'adressa-nt à des sujets en période de croissance présentant une certaine dysharmonie entre les différents éléments de la face. suivant les individus. c'est le début de la période adulte. la croissance est terminée. qui ne'permettent pas de situer un sujet en particulier sur cette courbe. 11. fig. sont des éléments indispensables à l'établissement d'un diagnostic précis et à l'élaboration d'un plan de traitement individualisé. de 2 ans jusqu'à l'époque prépubertaire (10-11 ans. La maturation : c'est le processus de différenciation des tissus. la croissance descriptive des os de la face et des maxillaires permet d'appréhender les ajustements progressifs qui conduisent à une architecture faciale équilibrée. Chapitre rédigé par Pierre Canal. des variations très importantes existent. Infantile ' Juvénile Adolescent Adulte FIG. à l'apparition des caractères sexuels secondaires. uniquement en fonction de l'âge civil. Il est nécessaire en effet pour l'établissement d'un plan de traitement. en orthodontie. Ceci afin de pouvoir profiter d'une forte poussée de croissance* ou bien de débuter le traitement bien avant le taux maximum RYTHME DE CROISSANCE La croissance passe par des phases d'accélération et de décélération. visualisant l'augmentation de taille. de préciser le stade de maturation du sujet. sauf en lin de croissance (fig. . la quantité de croissance résiduelle. par unité de temps (v. chez les filles et 12-13 ans. Toutefois. CROISSANCE G É N É R A L E ET M A T U R A T I O N Définitions La croissance : c'est le développement progressif d'un organisme ou d'un organe. de la naissance jusqu'à la taille adulte. grâce auquel un organe devient pleinement apte à remplir sa fonction. Le taux de croissance est très élevé de la naissance jusqu'à 6 mois.

un prolongement comparable à la visière d'une casquette vue à l'envers. ceci correspond au stade PP t cap. en moyenne. Ceci permet d'estimer ce qu'il reste de croissance à venir. des sutures chez les garçons. Cependant la variabilité de cette estimation est importante. Certains stades coïncident avec le taux maximum de croissance staturale. MATURATION Définitions ET CROISSANCE Age dentaire : stade de dentition atteint par un sujet à un moment donné de son développement.5 mois après le pic de croissance. c'est-à-dire quelque temps avant la fin de la croissance. déterminer pour chaque individu. afin d'en éviter les effets. 12. En conclusion. en fonction de leur importante variabilité. 13). un an avant le pic de croissance pubertaire. Fin de la croissance staturale : la soudure des épiphyses radiales et cubitales marque la fin de la croissance staturale. plus précisément 9 mois avant chez les filles et 12 mois avant chez les garçons (fig. signe la survenue de la grande poussée de croissance pubertaire. Croissance de la taille évaluée en centimètres. correspondant à l'activité des cartilages de conjugaison. Age osseux : stade de maturation des os d'un sujet. 13) : les stades de maturation des épiphyses phalangiennes montrent de très fortes corrélations avec la croissance staturale et faciale. — la lecture de l'âge osseux à partir d'une radiographie de la main (fig. à la puberté. de même pour la pilosité chez les garçons. On peut donc à partir de l'analyse de la radio de la main. le stade de maturation qu'il a atteint et le reporter sur la courbe du taux de croissance. 14). ce qui rend ce procédé assez imprécis. Cette région comporte de nombreux petits os. L'âge moyen de calcification suit une progression dont la moyenne est connue. c'est-à-dire au pic de croissance pubertaire (fig. dont l'apparition est progressive. l'utilisation de certains indicateurs de la maturation est difficile. Caractères sexuels et stades de croissance : de très fortes corrélations ont été trouvées entre l'apparition des caractères sexuels et la date du pic de croissance. Chaque stade est situé avec une certaine marge de variation par rapport au pic pubertaire. des condyles. Les règles surviennent 17 mois + 2. Lorsque l'épiphyse de la première phalange du pouce (PP) déborde sa diaphyse et présente du côté interne. de la taille. le sésamoïde (s) situé sur la face interne de l'articulation métacarpo-pha- langienne. Cet os est visible. La grande stabilité des stades de maturation phalangiennes S et PPj cap. L'apparition d'un petit os. entre âge dentaire et âge osseux. . de croissance ou encore de pouvoir apprécier si la croissance est virtuellement terminée. — Comparaison des rythmes d''accroissement en fonction du temps. à un moment donné. en fonction du pic pubertaire. Aucune corrélation statistiquement significative entre croissance faciale et âge dentaire. Croissance de la mandibulaire et du maxillaire en millimètres. Moyens d'étude de l'âge osseux : — la lecture de l'âge osseux se fait classiquement à partir de radiographies du poignet. par rapport au stade d'ossification — et ceci quelle que soit la population — constitue des critères sûrs pour situer un enfant sur sa courbe de croissance.Croissance normale du massif cranio-facial CM/MM PAR ANNEE 17 20 22 24 AGE EN ANNEE Fie.

chez le vivant. De plus. Ce procédé permet de suivre à l'aide de clichés radiographiques. — par la méthode des implants en Tantale. Stade PP. elle présente un prolongement comparable à la visière d'une casquette (que l'on verrait à l'envers). — Schéma d'une radiographie de la main. 13. : lorsque l'épiphyse de la première phalange du pouce déborde sa diaphyse. . Les stades d'ossification : Stade P P . 62). : taux maximum de croissance. problème de la stabilité du plan de référence. : lorsque l'épiphyse de la première phalange de l'index est aussi large que sa diaphyse.FiG. Stade M P .„' : soudure de Pëpiphyse de la phalange médiane du majeur à sa diaphyse. Stade MP. au maxillaire ou à la mandibule. F I G . c a p : lorsque l'épiphyse de la phalange médiane du majeur déborde sa diaphyse. le déplacement d'une structure osseuse par rapport au reste du cranio-face et la variation de la forme de la structure considérée. Fin de la croissance. 14. côté interne. : lorsque l'épiphyse de la phalange médiane du majeur est aussi large que sa diaphyse. 13. HA CROISSANCE CRANIO-FACIALE MOYENS D'ÉTUDE Les téléradiographies : elles permettent d'évaluer les modifications dues à la croissance : — par des procédés de superposition (v. : apparition du sésamoïde en regard de la Stade S face interne de la diaphyse de la première phalange du pouce. Stade PP. p. C M / M M PAR ANNEE FIG. Stade DP J ( M p : soudure dei'épiphyse de la première phalange du majeur à sa diaphyse. Stade Rad„ : soudure de l'épiphyse du radius à sa diaphyse.

décélérateur.. c'est-à-dire en activant la maturation. 3) . Le périoste est une enveloppe recouvrant la surface des os. ou transversales (v. sur la croissance. b) Les facteurs extrinsèques : — les facteurs nutritionnels : la notion d'équilibre alimentaire est essentielle en pédiatrie. associées à la S T H . les vitamines A. a) Les facteurs intrinsèques : — Les facteurs génétiques (v. Ce tissu possède également un pouvoir résorptif. Les hormones thyroïdiennes. La s o m a t h o r m o n e S T H . les risques statistiques sont mal déterminées. à l'aide de procédés histologiques (Petrovic). 14. — analyses multivariates : elles permettent la description d'inter-relations multiples. 6). FIG. — Maximum 'accroissement de taille. B 2 et D: — les facteurs socio-économiques : leur influence dans les sociétés occidentales s'estompe. Ce type d'analyse a permis de détecter des caractères et des relations stables. du fait même de ces inter-relations. — soit indirectement : étude à l'échelle cellulaire des phénomènes de croissance et des effets des processus de contrôle. traitement).Croissance normale du massif cranio-facial Des techniques histo-anatomiques cadavres. FACTEURS LA CROISSANCE INFLUENÇANT DE LA FACE NORMALE • Facteurs généraux. Étude de cas pathologiques observés en clinique humaine (Delaire). : études sur Ie) en hâtant la soudure des épiphyses.Les hormones sexuelles mâles et femelles jouent un rôle modérateur. 67). p. . dont la perturbation provoque un trouble de la croissance. Sur le plan qualitatif. BJÔRK et coll. — Les facteurs endocriniens : l'hypophyse. Avant le 20 e siècle. p. où le risque doit être connu (diagnostic. agit p a r voie indirecte en activant la croissance. p. d'âges variés. Les techniques avec expérimentation animale : — sôit directement : condylectomie sur singe par exemple . on a pu noter que les enfants des classes sociales les plus favorisées présentaient un développement plus rapide et plus régulier que les autres. Elle est liée à la notion de rations quantitatives et qualitatives optimales selon le stade de la croissance. « D a n s l'état actuel. L'interaction des facteurs généraux et locaux influence de façon complexe la croissance faciale de l'enfant. Ceci confirme qu'il existe un véritable mécanisme psycho-neuro-endocrinien. — les facteurs affectifs : une carence maternelle peut entraîner des répercussions sur la qualité de la conduite alimentaire et également sur le développement intellectuel. L'utilisation de méthodes statistiques : — méthodes statistiques classiques : études longitudinales. le facteur protéique est déterminant. Situation des stades d'ossification de la main sur la cou je du taux de croissance. Les enfants replacés dans un climat affectif équilibré. sécrétée p a r l'hypophyse.). et surtout de placer l'enfant dans une classe définie . — modélisation : il s'agit de créer un modèle qui rende compte des phénomènes de croissance par approximations successives. les glucides. c'est pourquoi il s'agit de méthodes non pas décisionnelles. une sur-alimentation peut l'accélérer. retrouvent une croissance h a r m o nieuse. Jouent également un rôle. b) Rapport périoste-muscle : il faut souligner l'importance des rapports périoste-muscle. une sous-alimentation peut retarder la croissance. a) Influence des différentes fonctions : elle sera développée dans le chapitre « Étio-pathogénie » (v. mais descriptives » (Charron). la couche profonde est ostéogénique et la couche interne fibreuse. psychique et culturel. • Facteurs locaux. Ces carences affectent également la maturation normale des fonctions de la sphère buccale. augmentent l'action de celle-ci. Par exemple. Cette carence peut entraîner des arrêts de croissance p a r diminution du taux de sécrétion des hormones somatotropes et somatornédines. la fonction musculaire j o u a n t un rôle de premier plan dans la croissance faciale. . la thyroïde et les glandes sexuelles sécrètent des hormones agissant directement ou indirectement sur la croissance. pour les garçons: H v : maximum d'accroissement de taille (d'après HELM.

des membres. c'est sa double striation fibrillaire. il s'agit de l'os alvéolaire. les couches ostéogènes étant le siège d'une croissance osseuse active». Cette structure est composée de l'ethmoïde. par la nature des travées osseuses qui le constituent.' pièces squelettiques s'étendent en taches d'huile. rupteurs de force ». leur siège. Son développement en est dépendant en partie. Entre deux os d'origine enchondrale persiste une bande de cartilage ou synchondrose ou suture cartilagineuse qui peut accroître son épaisseur de façon interstitielle. Pour cet auteur. leur direction. 15). U. a) Accroissement en longueur : elle se fait par un certain nombre de synchondroses orientées transversalement.20 Notions de base tive ». Cet os présente une structure intermédiaire entre os compact et os spongieux. Ce type d'os est très sensible à une pression fonctionnelle. orbitaires et des sinus frontaux. La croissance. des synch'ondroses de la base du crâne. dense. Ces sutures se ferment très tôt. • La croissance de la base du crâne. est comparable à l'os compact. Il présente toutefois une caractéristique particulière. le cartilage condylien serait essentiellement un centre de croissance secondaire adaptative comparable aux sites de croissance membraneuse. de part et d'autre d'une zone médiane lâche. c) Os enchondral (os du squelette axial. LES DIFFÉRENTS TYPES D'OS AU NIVEAU CRANIO-FACIAL a) L'os alvéolaire : les faisceaux du desmodonte s'insèrent sur un tissu osseux. coronoïdiens et symphysaires apparaissent à la 16e semaine de la vie I. mandibule) : les cartilages condyliens. Chez l'enfant. sont directement soumis aux forces qui s'exercent sur elles et sur les os qu'elles unissent. Seules les synchondroses sphéno-occipitales et septo-ethmoïdales sont actives jusqu'à Page adulte (Baume). est d'origine essentiellement cartilagineuse. à ce niveau. Les premiers points d'ossification préfigurant les futures. l'aspect des sutures. leur nombre. soit dans les 5 ou 6 premières années de la vie. soit à la naissance.*)C L'os spongieux qui entoure et soutient la coque alvéolaire. et ceci pendant des années. capable d'adaptation aux conditions mécaniques impliquées par la fonction occlusale. — Os de membrane avec ossification directe z^bs de la voûte du crâne et de la face par exemple. « de merveilleux joints de dilatation à rattrapage automatique par prolifération conjonctive et ossification marginale ». Pour Delaire « cette notion de prolifération active. L'ossification enchondrale ultérieure augmente la dimension des os voisins. de la base du crâne) : ces os sont précédés d'une maquette cartilagineuse. Elles ne sont donc pas dotées d'un potentiel de croissance propre. est fondamental pour comprendre la céphalogénèse normale ». de l'occipital et d'une partie du frontal et du temporal. Pour Delaire. Les synchondroses sphéno-occipitales et septoethmoïdales sont actives très longtemps. du sphénoïde. ce sont des sites de « croissance secondaire adapta- DES CROISSANCE ÉLÉMENTS CRANIO-FACIAUX La face est appendue à la base du crâne. lamellaire. Cette action des synchondroses est complétée par des phénomènes d'apposition-résorption mineurs qui entraînent la formation des arcades sourcillières. b) L'os de membrane : c'est un os d'origine conjonctive. ces sutures sont. Elles doivent être sollicitées. Elles ne sont pas modifiables par un traitement. L'activité de la synchondrose sphéno-occipitale a pour effet de déplacer en bas et en arrière le conduit auditif externe et surtout la cavité glénoïde. — Os de membrane avec apparition ultérieure de cartilage secondaire (clavicule. jusqu'à l'âge adulte (fig. Elles laissent entre elles une bande conjonctive étroite appelée « suture membraneuse ». primaire. en fait. — Les sutures membraneuses ou syndesmoses : elles constituent un lien entre les pièces osseuses et sont composées d'une couche ostéogène externe et d'une couche fibreuse. 11 forme une coque mince en relation avec l'os spongieux environnant et sert de soutien aux dents. 140) utilisent cette propriété. . Ce sont également des « joints amortisseurs. mais la proportion entre travées osseuses et espaces médullaires est différente : les travées sont plus grêles et les lacunes conjonctivo-vasculaires plus importantes. présentant le même aspect macroscopique que l'os dense des corticales maxillaires. si bien que les bords des pièces squelettiques se rapprochent de plus en plus. l'os alvéolaire se confond avec les corticales internes et externes. Les appareils orthopédiques (p. par le jeu des synchondroses et des phénomènes d'apposition-résorption. Dans les régions où le maxillaire est très étroit.

21 le palatin. — Les synchondroses transverses de la base du crâne (d'après COUSIN). Lame criblée de l'ethmoïde (cartilagineuse | Synchondrose inter-sphénoïdale Synchondrose ethmoïdo-sphénoïdale Synchondrose sphéno -occipitale Synchondrose i ntra -occipitale postérieure FIG. a) Accroissement en largeur : cet accroissement se produit par le jeu des sutures sagittales internasales. les os propres du nez et un os impair : le vomer.canine (ou prémaxillo• maxillaire) Suture inter . puisqu'elles sont pratiquement toutes disparues à trois ans. .ma x i I la i re Suture maxillo . — 11 comprend cinq os pairs : le maxillaire supérieur. — Les sutures au niveau de la voûte palatine. !• La croissance du complexe naso-maxillaire.palatine ou palatine transverse) Suture inter-palaiine FIG. 15. inter-maxillaires. le malaire. 16). Seul. à 5 ans (d'après COUSIN).Croissance normale du massif cranio-facial b) Accroissement en largeur : le rôle des sutures longitudinales — en particulier de la suture métopique — est de courte durée. 16. Suture inter. Très tôt interviendront seuls les phénomènes de remodelage.incisive Suture incisivo. inter-palatines et par remodelage (fig. le maxillaire supérieur sera étudié.

— Le nez : sa croissance dépend tout particulièrement de l'ensemble septo-ethmoïdal (lame perpendiculaire de l'ethmoïde + cartilage de la cloison). — Le sinus : il se forme au moment de l'éruption des dents temporaires. L'augmentation de largeur de la mandibule résulte essentiellement de son allongement. une action orthopédique (disjonction. conjointement aux phénomènes de dentition. ces sutures sont pratiquement inactives. 17) : le rôle du cartilage condylien. b) Accroissement en longueur (fig. Ils se développent par une apposition osseuse considérable. en moyenne. — Les orbites : les globes oculaires atteignent leur taille définitive à trois ans. Dans l'espace ainsi libéré. C'est un os complexe. ne sont pas synostosôes avant l'âge adulte (jusquà 25 ans). Certaines sutures. se produit une activité appositionnelle permettant la mise en place des deuxièmes et troisièmes molaires jusqu'à 20 ans. ce qui rend plus saillante la région naso-maxillaire (Enlow). est maintenant assez discuté : — Au niveau de la branche montante : l'apposition en arrière et la résorption en avant de la branche montante créent progressivement la place pour l'évolution de toutes les dents. zygomatico-malaires. — Croissance horizontale de la mandibule (d'après ENLOW). de ce fait. . au fur et à mesure de l'apparition des dents monophysaires. Le palais s'élargit en arrière par l'allongement divergent de l'arcade. 140). postérieurement. — C'est le seul os mobile de la face. tant par son ossification (os de membrane et cartilages secondaires) que par ses modifications morphologiques). Une apposition osseuse plus faible se produit dans la zone inférieure de la mandibule. laissant le sinus maxillaire derrière elle. De plus.t La prolifération de la suture maxillo-malaire et les remodelages augmentent la largeur bizygomatique d'une façon continue. par sa faible pression positive (Delaire). les procès alvéolaires. et permettent donc. ptérygo-palatines. Cet accroissement en largeur sera plus sensible. Il aurait une action modelante sur le maxillaire. FIG. longtemps considéré comme déterminant. — La voûte palatine : sa forme est plate à la naissance. b) Accroissement en hauteur et en longueur : au niveau des sutures fronto-maxillaires. — La tubérosité : à ce niveau. associé à la divergence progressive des deux hémi-mandibules. par apposition. p. de la naissance jusqu'à l'âge adulte. à un rythme de plus en plus réduit. se développent. éloignant le canal dentaire de la surface de l'os. conjointement aux phénomènes de dentition. L'accroissement en hauteur et en longueur serait dû à la faculté d'adaptation de ces sutures. afin de conserver une articulation dento-dentaire normale entre le maxillaire et la mandibule. maxillo-malaires. le ramus recule et Après cinq ans. — Les procès-alvéolaires : ils servent de support aux arcades dentaires et n'existent qu'en fonction de la présence des dents. L'apposition étant plus importante que la résorption. notamment la suture palatine médiane. a) Accroissement en largeur : la synchondrose symphysairc se ferme dès les premiers mois de la vie.22 Notions de base • La croissance de la mandibule. La croissance sagittale de la mandibule doit donc être quantitativement plus importante que celle du maxillaire. La mandibule est relice à la base du crâne à sa partie postérieure par l'intermédiaire des cavités glénoïdes qui se déplacent en bas et en arrière. 17. La croissance en hauteur des branches montantes éloigne le corps de la mandibule du maxillaire. cet abaissement étant concomitant à l'abaissement de la langue. en particulier au niveau des condyles. La zone antéro-inférieure du maxillaire supérieur se résorbe au fur et à mesure de la poussée sagittale. prémaxillo-malaires et palatines transverses. la concavité du palais se constitue lors de l'édification des procès-alvéolaires par résorption du côté nasal et apposition du côté buccal. sous l'influence active du septum nasahet de remodelages fonctionnelles. Elle s'éloigne du plancher de l'orbite au cours de la croissance. Ils jouent un rôle de « rattrapage de jeu » entre la croissance de la mandibule et du maxillaire. cette dernière restant en activité pendant toute la vie.

FIG. Il peut changer de morphologie. — à 5 ans. il ralentit l'effet d'élargissement de la mandibule en arrière. le plus souvent. le traitement sera FIG. •/ Conclusion. Un traitement dont l'action va dans le sens de la croissance sera plus efficace. dans les trois sens de l'espace. dans la mesure où elle diminue au fur et à mesure de l'âge. A 20 ans. alors que la face l'est deux fois plus.épaisseur. la profondeur et la largeur de la face ont atteint. ' Croissance et traitement. se produisent au niveau du col du condyle. — rangle mandibulaire : il tend à se fermer avec l'âge. Cet accroissement détermine la D. plus des 3/4 du volume définitif est atteint. — chez l'adulte. — Répartition des zones d'apposition ( + ) et de résorption ( —) au niveau de la mandibule (d'après ENLOW). 19) : le cartilage condylien est Les proportions cranio-faciales. la face représente le 7e du crâne. 19. BASSIGNY . alors que persiste une possibilité d'ajustement sutural important. donc de le situer sur sa courbe de croissance. des résorptions compensatrices très complexes. relativement réduite. Elle s'accroît grâce à l'activité du cartilage condylien. le crâne est 50 % plus volumineux que celui du nouveau-né. — Au niveau du corps : ce phénomène de remodelage entraîne un allongement du corps (fig. C'est un cartilage unique dans l'organisme : il peut s'accroître en. et pourtant. Bjôrk assigne au condyle une fonction de guide de la croissance mandibulaire. la hauteur. 18. d) Étude de quelques structures particulières de la mandibule : — le coroné ou apophyse coronoïde : il s'édifie à la suite des tractions du muscle temporal. 18) le menton se modelant autant par résorption sus-symphysaire que par apposition symphysaire. La surface cartilagineuse proliférant. Cette marge de 20 % est appréciable. Il est recouvert d'une épaisse couche de tissu conjonctif (chondroblastes et préchondroblastes). c) Accroissement en hauteur : la branche montante est très courte à la naissance. au cours du développement de la fonction masticatoire. Le condyle joue un rôle de « différentiel » entre l'activité de la suture sphéno-occipitale qui entraîne l'occipital et la cavité glénoïde en bas et en arrière et la mandibule qui se dirige avec la face en bas et en avant (Charron). Il en est de même pour la face : — à la naissance. ce que nie Delaire. Ce processus continue jusqu'à l'évolution des dents de sagesse. non seulement par croissance interstitielle mais également par croissance appositionnelle. en même temps que la longueur totale de la mandibule. car la plupart des traitements orthodontiques sont réalisés entre 5 et 20 ans. V.Croissance normale du massif cranio-facial s'épaissit. elle en représentera la moitié. pour 80 % leur taille définitive. — Les dimensions du crâne s'accroissent rapidement dans les premières années de la vie : — à 7 ans. pour qui la croissance du condyle est uniquement adaptative. Par son remodelage. — Croissance du condyle (d'après ENLOW). 23 le seul cartilage secondaire persistant après la naissance. — le condyle (fig. Un appareillage orthopédique sera d'autant plus efficace s'il est porté jeune. Un remodelage osseux donne sa forme définitive à la tête et au col du condyle. Si la croissance est défavorable (croissance verticale). selon le type de croissance (Bjôrk). ce qui est essentiel. Un décalage antéro-postérieur dans le sens de la classe II pourra être traité au moment de la poussée de croissance pubertaire. il est essentiel de préciser l'âge osseux du sujet et son potentiel de croissance restante. — Selon le type de dysmorphose.

Cette activité est réflexe et volontaire. • Les deux modes de contraction. ils n'intéressent pas la cavité buccale. au niveau des noyaux des nerfs crâniens: — d'un axone. La contraction isotonique permanente est assurée par le réflexe myotatique ou réflexe d'étirement. Ce réflexe peut être défini « comme la contraction d'un muscle provoquée par son propre étirement ». LE TONUS : le tonus musculaire correspond à l'impression d'une certaine fermeté des muscles striés à la palpation et à la résistance passive de ces muscles à l'étirement. . tion antigravidique) et à maintenir les postures habituelles. Exemple : l'abaissement provoqué vers le bas du menton et son relâchement entraînent une réponse réflexe qui tend à ramener la mandibule vers le haut : c'est le réflexe myotatique trigéminal « il consiste en une contraction des muscles élévateurs en réponse à leur propre étirement ». C'est une activité réflexe. par exemple. 18). de l'étiologie. relativement impuissant contre les effets de ce type de croissance. La contraction des élévateurs déclenche à son tour le réflexe myotatique inverse qui correspond à une abolition du tonus des muscles élévateurs. une bonne connaissance de la croissance permet. l'un inhibe l'autre. leur localisation est. Cette unité motrice se compose : — d'un motoneurone. — de fibres musculaires. Ce tonus présente des variations au cours de la vie. il est destiné à lutter contre la pesanteur (fonc- a) État de repos. Cette activité musculaire permanente ne correspond à aucun mouvement et n'entraîne pas de fatigue. Etat de fonction. Ces deux réflexes sont basés sur la notion d'innervation réciproque : ils sont opposés. de cerner plus précisément les problèmes thérapeutiques. Seul un petit nombre de fibres musculaires sont contractées à un instant donné. On distingue deux types de contraction : — la contraction isométrique : les fibres musculaires sont sous tension à la suite d'une modification interne. b) Les muscles striés : ils présentent une striation transversale caractéristique due à l'assemblage des myofibrilles. Les muscles striés sont toujours placés en situation antagoniste pour permettre le mouvement des éléments squelettiques mobiles (la mandibule par exemple) et des surfaces cutanées. Il sera donc préférable de commencer le traitement après que le maximum de croissance soit passé (p.24 Notions de base Que ce soit au niveau du diagnostic. Les muscles lisses ne présentent pas de striation transversale. • Les deux types de muscles. LE FACTEUR NEURO-MUSCULAIRE On ne reviendra pas sur la description des structures des fibres musculaires ni sur leurs propriétés qui sont supposées connues. a) Les muscles lisses : ils sont sous la dépendance d'un contrôle uniquement réflexe. en majeure partie. Le raccourcissement ou l'allongement d'une fibre musculaire est le résultat de sa contraction. viscérale. On note à la puberté. dont le corps cellulaire est situé : . dans la corne antérieure de la moelle. 11 est déterminé par les propriétés élastiques des fibres musculaires et des tissus environnants et les réflexes myotatiques. répond en outre un muscle synergique. mais le muscle ne montre aucun changement dimensionnel. — la contraction isotonique : le muscle se raccourcit au cours de la contraction des fibres musculaires. une légère augmentation du tonus labial. Le muscle strié est sous la dépendance des informations du système nerveux central. du pronostic ou du traitement. dans tous les cas. • État de repos. A chaque muscle. Ses variations sont dues à des informations proprioceptives (sensibilité nerveuse adaptée aux organes qui permettent le mouvement) et à des informations visuelles ou auriculaires (canaux semi-circulaires). Le tonus posfural correspond à ce mode de contraction. par l'intermédiaire d'un nerf moteur. l'ensemble de la voie nerveuse et des fibres musculaires constituent « l'unité motrice ». adapté à la réalisation d'un même mouvement. pendant une durée limitée à quelques millisecondes (période dite « silencieuse »). . — La posture musculaire habituelle est conditionnée par le tonus musculaire.

— Le comportement neuromusculaire individuel est l'expression de la variabilité que prend la réponse à un besoin donné. les arcades sont plates. — La mastication du bol : elle consiste en un mouvement alternatif d'ouverture-fermeture de la mandibule. sans dents. On peut l'apparenter à l'action d'une paire de ciseaux (action sécante): . Le déroulement d'une fonction nécessite la mise en place d'une ou plusieurs conduites motrices. • Les fonctions vitales — Linsalivation : le bol alimentaire est imbibé et modifié chimiquement par la salive. de la fonction ou du geste. la fonction ventilatoire est la fonction vitale la plus importante. La déglutition est un acte réflexe. associé à des mouvements avant-arrière et des mouvements transversaux. La langue. la langue s'étale largement entre les arcades. Seule. Cette engr-animation des différentes activités fonctionnelles n'est réellement terminée que vers 10 ans. Durée : environ 1 seconde. tout au moins au niveau des points d'appui linguaux. cet acte nécessite l'arrêt de la respiration et la fermeture des cavités naturelles postérieures par lesquelles transite le flux ventilatoire. (déglutition du liquide amniotique). est mis en place. Chez le nouveau-né.Fonctions de la sphère oro-faciale b) État de fonction. la ventilation buccale d'effort est physiologique. on peut donc noter des relations physiologiques entre les muscles masticateurs. en outre. La déglutition et la phonation. dont la maturation est habituelle. Chez le nouveau-né. Si la déglutition est la fonction vitale du fœtus. b) La fonction alimentaire — L'incision : elle est liée à la présence de contacts incisifs ou tout au moins d'une distance horizontale minimum entre les bords libres des incisives supérieures et inférieures. fosses nasales et sinus. maturation des fonctions végétatives). c'est-à-dire une fonction. Pour éviter le passage du bol alimentaire dans les voies aériennes supérieures hautes ou inférieures. les joues et les lèvres agissent. Il existe une véritable macroglossie naturelle. l'humidification et le réchauffement de l'air ambiant. Les influx nerveux issus des récepteurs proprioceptifs servent à réaliser « le câblage » cérébral néces- 25 saire à l'exécution des fonctions : c'est ce que l'on nomme les engrammes cérébraux. s'exercent de nombreuses fonctions dont le fonctionnement et l'interaction peuvent avoir une incidence sur le développement cranio-facial (théorie de Moss). il existe un réflexe inné de ventilation nasale : si l'on obture les narines d'un nourrisson. Le flux ventilatoire subit ces différentes modifications au niveau de la partie haute de l'arbre respiratoire : pyramide nasale. l'ensemble des circuits nécessaires à l'accomplissement des fonctions de la sphère oro-faciale. les réflexes parodontaux et la fonction occlusale. Cette répétition permet d'acquérir progressivement un automatisme. — La déglutition du nourrisson : des mouvements de déglutition sont déjà décelables dès la 13e semaine I. Définition : c'est une fonction adaptée à l'échange d'oxygène et de gaz carbonique entre l'organisme et le milieu ambiant et à la protection des variations climatiques et microbiologiques de l'atmosphère. A cette époque. Fréquence : 500 à 2 000 fois par 24 heures (Lehr). dès la naissance. de manière coordonnée pour guider le bol entre les dents et éviter les morsures des tissus mous. • Maturation : l'ensemble des conduites motrices reproduisant les comportements d'un individu est le résultat de son expérience propre. chez un enfant de 10 ans. à cet âge. déclen- a) La fonction ventilatoire (au niveau des voies aériennes supérieures et moyennes). — La déglutition : c'est l'acte par lequel le contenu buccal — salive. Il existe des contacts occlusaux au cours des différents cycles masticatoires. par exemple. U. Il succède à la mastication. aucune ventilation buccale suppléante n'apparaît. Rôle de la ventilation nasale : elle est destinée à assurer le filtrage et la désinfection. sont de type adulte. Le renforcement et la fixation de l'engramme est lié à la répétition du mouvement. liquide ou bol alimentaire — est propulsé de la bouche dans l'estomac. LES FONCTIONS DE LA SPHÈRE ORO-FACIALE Dans le cadre de la sphère oro-faciale. au cours de la petite enfance (apprentissage des relations avec le milieu extérieur. mouvements que l'on retrouve chez tous les omnivores.

3. — La maturation de la déglutition : elle est fonction: — des modifications de l'environnement buccal: apparition des dents et augmentation de hauteur relative des procès alvéolaires. une stabilisation de la mandibule par l'action de la musculature faciale et une forte contraction labiale. elle peut être arrêtée à n'importe quel moment. (Fontenelle. 20.0 et 31). La pression exercée. de par leur situation au carrefour pharyngé et buccal « la deuxième ligne de défense » de l'arbre ventilatoire. p. C. elles assurent une barrière inflammatoire locale grâce aux histiocytes et une fonction immuno-sécrétoire (production d'Ig A 11 S et d'Ig A 7 S). qui entraîne le bol vers le pharynx grâce aux muscles linguaux. une bascule pharyngée de la langue et une modification des rapports des articulations temporo-mandibulaires : — de la maturation des circuits nerveux et de la modification des zones de stimulation . 29 et 31) sont le siège d'une forte réponse immunitaire. La déglutition chez le nouveau-né est caractérisée par un étalement de langue entre les arcades. Elles réalisent l'élimination des germes et des virus. ché par le contact des lèvres avec un objet quelconque (stimulation au contact labial). une phase buccale sous contrôle volontaire. par la langue qui ne se déplace pas mais présente simplement une onde de déformation. Rôle dans les anomalies antérieures. Il existe une phase de transition plus ou moins longue à partir de 18 mois entre la déglutition de type infantile et celle de type adulte. La musculature orofaciale joue le rôle d'un joint périphérique. La persistance de la propulsion linguale antérieure ne doit être considérée comme anormale qu'à partir de la dixième année. une phase pharyngée sous contrôle réflexe et une phase œsophagienne. 86).26 Notions de base . (ex. contraction isotonique. Une onde péristaltique se produit. coïncide en moyenne. c) La fonction immunitaire : au niveau pharyngé. au niveau antérieur. et permettent dès lors une protection immunitaire (fig. les amygdales palatines constituent. — la pointe de la langue prend appui approximativement au niveau du raphé médian. Cette période correspond à la survenue des maladies infectieuses chez l'enfant et à une pathologie des organes lymphoïdes se manifestant par une hypertrophie plus ou moins importante et une infection surajoutée. ce déficit va en décroissant jusqu'à 6 ans. Il est important de noter qu'il existe un déficit en anticorps sériques et surtout sécrétoires pendant les six premiers mois de la vie. ce qui entraîne une diminution relative du volume lingual. — La phase buccale : tous les mouvements décrits se déroulent pratiquement en même temps : — l'orbiculaire des lèvres se contracte de manière invisible. avec l'établissement d'une déglutition de type adulte. M. Cette phase est sous contrôle volontaire. — le masséter se contracte et les dents entrent en contact en position d'I. Woda) peut atteindre 100 g par cm2 (Proffit). contraction isométrique. Voile du palais Epiglotte Cfesophage FIG. à la suite d'une contraction du mylo-hyoïdien. — La phase buccale de la déglutition. — La déglutition de type adulte : on reconnaît quatre phases à la déglutition dont trois mettent enjeu des structures oro-pharyngées : la préparation à la déglutition. grâce aux lymphocytes T. . d) La fonction antigravitaire : elle détermine l'équilibre du tronc céphalique. : au cours de la déglutition de la salive) ou de manière visible. : déglutition d'un nutriment consistant) : — la respiration s'arrête par élévation du voile du palais. — des changements du mode de nutrition : liquide -> semi-liquide -> solide. (ex. Les muscles péri-buccaux et les buccinateurs participent activement aux mouvements de la déglutition. La mise en occlusion fonctionnelle des dents de 6 ans et des incisives. dans certains cas (v. Les amygdales pharyngées (végétations adénoïdes) (fig. grâce aux lymphocytes. suivie par l'obturation du larynx par abaissement de Fépiglottc .

J. des différents étages de la face et éventuellement du nez. de dépressions et de proéminences. • Conclusion : des perturbations dans le déroulement normal de ces différentes fonctions pourront avoir un effet plus ou moins marqué sur le développement des maxillaires. Ces volumes s'apprécient sur un visage détendu et au repos. ou tout au moins d'harmonie. La face est caractérisée par sa longueur. On notera la similitude des appuis linguaux au cours de la déglutition de type adulte et au cours de l'articulation des palatales antérieures T. Un prognathisme facial accentué — les lèvres paraissant situées très en avant dans le profil — chez un individu leucoderme. 2lu). reflet des différentes tractions ou étirements musculaires. Les différents éléments de la face sont constitués d'unités anatomiques relativement autonomes : le front. dont la disposition équilibrée. Le nez constitue l'élément central du profil. I. formé de phonèmes. 51). autour de cette structure s'ordonnent l'étage inférieur du visage avec lèvres et menton. Le caractère d'un visage est également déterminé par les mimiques et les expressions mises en jeu au cours des relations sociales. Z. c'est-à-dire d'éléments sonores d'un langage donné possédant des caractéristiques distinctives par rapport aux autres sons du langage. la lèvre supérieure et la lèvre inférieure. On différencie des profils concave (fig. pour devenir un langage articulé. N et constrictifs S. dans la triade « déglutition-phonation-comportement habituel » (ou posture habituelle). Le son est émis par la glotte au niveau du larynx. l'ensellure nasale et le nez. le menton. L'usage s'est établi de différencier la face et le profil. et sa largeur mesurée au niveau des pommettes. Il faut chercher à replacer l'individu dans son milieu culturel donné : il est probablement difficile d'être albinos pour un individu mélanoderme. mesurée entre la racine des cheveux et la base inférieure du menton. Ses objectifs esthétiques se limitent à retrouver des proportions faciales harmonieuses. Toutefois. en fonction de leurs propres besoins. les lèvres et le menton. la phonation normale est caractérisée par une absence d'appui de la langue sur les secteurs incisifs supérieur et inférieur et une absence d'interposition de 27 la langue entre les arcades dentaires. b) La mimique : elle fait participer l'ensemble des muscles peauciers et labiaux à l'expression d'une pensée ou d'un sentiment. la face peut être longue et étroite. des « canons de la beauté » qui leur soient un guide pour la reproduction du visage humain. N. les pommettes et les joues. Dans un visage équilibré. Les dimensions du visage ne sont guère quantifiables. seule la phase sus-glottique se situe dans le cadre des préoccupations orthodontiques. Lors de l'articulation des phonèmes consonantiques occlusaux T. Les proportions du visage devraient s'apprécier comme on peut le faire pour une sculpture. courte et large ou intermédiaire entre ces deux tendances. doit faire envisager chaque cas sans a priori et surtout en tenant compte de la propre image de soi que perçoit le sujet. L'HARMONIE DU VISAGE ET DE LA DENTURE Le visage comporte une série de modelés et d'aplats. Les peintres et les sculpteurs ont de tout temps cherché à préciser et à définir. Un profil peut être . dans les sociétés occidentales. convexe (fig. eux-mêmes induits par le système nerveux central. La phonation est un phénomène complexe. c'est le troisième élément qui constitue probablement le facteur essentiel du développement dento-facial. 2\b) et rectiligne. des normes esthétiques. en tournant autour de l'œuvre d'art. grâce à des modifications des formes et des proportions relatives des lèvres. Comme l'écrit Château. L'orthodontie ne se donne pas pour but de rendre beau tous les individus traités. V. C.Harmonie du visage et de la denture • Les fonctions sociales : a) La phonation : Définition : c'est la production de sons à l'aide de phonèmes. et l'étage supérieur incorporant le front. les proportions et la symétrie engendrent l'impression de beauté. 11 est transformé au cours de son passage dans les cavités pharyngées et buccales. comme le pensaient les artistes de la Renaissance. Cette notion est si essentielle qu'elle sert de base à une classification des types de face (p. H. C'est à ce stade que les effecteurs buccaux entrent en jeu. Le profil d'un visage est caractérisé par sa convexité: la convexité cutanée est déterminée par le nez. D. D. du menton. les deux autres n'étant que des « témoins associés ». de la face et sur la position des dents. F. la multiplicité des mélanges raciaux. peut constituer un handicap.

c): sillon labio-mentonnier (s. détermine des types de profil très variés (cisfrontal : front en avant. de leur longueur (largeur bicommissurale : 1. a tendance à diminuer avec l'âge. 58).). d'aspect enfantin. A contrario. Une estimation esthétique conduite en période de croissance est donc sujette à révision. comporte également une connotation sensuelle. La forme des lèvres s'apprécie en tenant compte de leur épaisseur. comme le fait la convexité squelettiquc (v. droite ou inclinée. c) De profil : épaisseur totale de la lèvre supérieure (e. par le jeu des volumes et des courbes et de leur prolongation. . 21 c) et de leur concavité cutanée. En outre.).l. transfrontal : front en arrière). b.b. FIG. où pénètrent les aliments.t.n.m. tant par la séduction du sourire que par la forme des lèvres.l. — c et d) Les lèvres. p. peut convenir à un visage féminin. 11 faut différencier l'épaisseur du vermillon : e. épaisseur de la lèvre au niveau de la concavité (e. La s. premier médiateur de la possession ou de la tendresse. C'est dire combien les lèvres. dévoilant au moment du sourire. après la puberté. chez un jeune enfant présentant des lèvres proéminentes et un nez court. en un profil plutôt concave. sans carie. Cette caractéristique convient plus particulièrement aux hommes. certains éléments caractéristiques de la face ne présentent leur dimension définitive qu'après la puberté.l. (ou partie rose des harmonieux si la concavité n'est pas trop marquée. sous-tendues par la denture et mises en mouvement par les muscles oro-faciaux. c'est le front dont l'orientation. premier maillon d'une fonction vitale. la majorité des patients recevant un traitement d'orthodontie sont encore en période de croissance. — a) Profil convexe (garçon de 12 ans). d) De face : largeur bi-commissurale (l. Cette évolution peut transformer un profil très convexe. 21.m. Un dernier élément qu'on ne peut modifier par le traitement d'orthodontie concoure au modelé d'un profil. • Les éléments modifiables par un traitement d'orthodontie : quelques points de repère : Les lèvres : la bouche.m FIG.): sillon labio-nasal (s. v. une denture de belle apparence. 21. grâce à un nez de longueur importante. bien alignée. un profil convexe. b) Profil concave (fille de 12 ans). ce qui correspond à des lèvres fines et un nez et un menton importants. s. surmontée par une gencive de coloration plaisante et d'aspect discret.v. participent à l'harmonie du visage. déterminé par un nez de dimension relativement moyenne et des lèvres bien ourlées dont le vermillon est assez épais.). La convexité cutanée présente des modifications importantes au cours de la maturation. d'où s'échappent des sons indispensables aux fonctions de relation.l.28 Notions de base convexité cutanée.) (fig. une symphyse plus épaisse et des lèvres plus tendues. Or.c): épaisseur du vermillon (e. nez inclus. et la position relative par rapport au reste de la face.

elles peuvent être relativement visibles ou placées à un niveau tel que leur pointe ne soit guère plus basse que les bords libres des incisives. selon le sexe. ce qui peut masquer les effets d'un recul des dents antérieures (fig. La position des dents antérieures — Les incisives : l'impression de dents « bien droites » ou trop inclinées vers l'avant ou vers l'arrière. La houppe du menton ne doit présenter aucune contraction forcée — aspect en peau d'orange — pour obtenir une occlusion labiale. 1. 22. . Cette caractéristique s'harmonise avec un nez plutôt important et des lèvres de dimension moyenne. En cas d'excès. est un facteur déterminant dans l'harmonie de la denture (v. la lèvre inférieure ne recouvrant pas les incisives supérieures.croissance du nez (superposition de Steiner). Cette épaisseur a tendance parfois à augmenter si la croissance du nez est importante. pour être de forme agréable. leur position. La hauteur de l'étage inférieur de la face (fig. 32è et p. 37A). FIG. fig. 326). dans ce cas. Règle donnée par Steiner : la ligne joignant le milieu de la base du nez et la partie la plus antérieure de la symphyse doit être tangente aux deux lèvres (fig. — Il peut être plat. — Les canines : selon leur forme. 21 c et d). Profils à 12 et 14 ans (pointillés) : épaississement des lèvres. la disposition la plus harmonieuse semble être une symétrie entre la courbe des bords incisifs supérieurs et la courbe de la partie supérieure de la lèvre inférieure. la zone cutanée au-dessus du vermillon doit posséder. 1. est particulièrement complexe et ne peut se réduire à quelques règles chiffrées. Leur position relative par rapport au secteur dentaire antérieur détermine ou non un sourire harmonieux. d'un sourire gingival. Les lèvres sont sous-tendues par les dents. le sillon labiomentonnier (s. quand elle est prononcée. Par ailleurs. lèvres) et l'épaisseur totale de la lèvre entre les faces vestibulaires des incisives et la zone la plus antérieure du vermillon (fig. rarement diminuée par un traitement. soit séparées par un espace interlabial minime entre 2 et 3 mm. Le menton. m. en dernier ressort. 32a) : cette dimension est très sensible à l'influence du traitement orthodontique.) pour l'inférieur. En position de repos — obtenue en passant avec douceur les doigts sur les lèvres — les lèvres sont : soit en contact.) (fig. 22). du menton et du nez.Harmonie du visage et de la denture 29 Le sourire : au cours du sourire. ou bien la symphyse mentonnière peut être prononcée (fig. Un praticien compétent en orthodontie doit posséder ou cultiver un certain sens esthétique qui tienne compte des critères esthétiques contemporains. Si la lèvre supérieure découvre trop la gencive. pointues ou arrondies. elle peut être aggravée. La ligne esthétique de Steiner donne une indication intéressante pour la position relative des lèvres. on parle. n. et labio-nasal : pour le supérieur : (s. 61 ligne de Ricketts). malgré le recul incisif. caractéristique assez inesthétique. La fonction occlusale déterminera. • Conclusion : on voit que l'articulation de ces différents éléments. — Garçon. 216). Le sourire le plus plaisant ne découvre que la gencive libre des incisives supérieures. Le menton peut être plus en avant et plus marqué chez les hommes. une légère concavité. aux proportions très variables.

. 23. à l'aide de trois plans de référence (fig.LE BILAN ORTHODONTIQUE LA TERMINOLOGIE : UN LANGAGE ORTHODONTIQUE La description des anomalies orthodontiques requère l'utilisation d'un langage particulier dont la signification doit être connue. de façon précise. — Les trois plans d'orientation. — des anomalies de position des dents. ^Z^"^ ^ < ^ \ 1 PLAN SAGITTAL PLAN SAGITTAt MEDIAN La terminologie permet de décrire. Orientation dans l'espace. telle qu'elle est proposée. correspond à la nomenclature adoptée conjointement par la Fédération dentaire internationale et la Société française d'Orthopédie dento-faciale. OBJECTIFS CONVENTIONS ADOPTÉES On différencie — des anomalies des bases maxillaires : — des anomalies alvéolaires: — des anomalies des relations d'arcades. PLAN FRONTAL PLAN HORIZONTAL FiG. en principe. 23) : — un plan sagittal médian vertical . a) La description des anomalies maxillaires et alvéolaires se fait dans les trois sens de l'espace. aucune idée d'étiologie. statiques et cinétiques. Elle sera limitée aux termes les plus usuels. Elle est uniquement descriptive et n'évoque. de pathogénie ou de traitement. La terminologie. — un plan frontal perpendiculaire au premier. les différentes anomalies orthodontiques.

Sens vertical (secteur antérieur) : — supra-alvéolie : arcade alvéolaire antérieure trop basse par rapport au plan d'occlusion . — sens transversal. Termes proposés par Château. — Dolichognathie : longueur antéro-postérieure augmentée 2. Ces caractéristiques modifient également les relations sagittales. — le terme mandibule désigne le maxillaire inférieur. — rétro-alvéolie : désigne une linguo-version. — rétrochéilie : lèvres trop en arrière . — Brachygnathie : longueur antéro-postérieurc diminuée 2. • Anomalies alvéolaires. Anomalies de volume — Latérognathie : ce terme est utilisé plus particulièrement pour la mandibule (anomalie anatomique). — dans le sens vertical : INFRA : trop en haut par rapport au plan d'occlusion. — dans le sens transversal : ENDO : en dedans de la situation « normale ». — rétrogénie : menton effacé.32 Bilan orthodontique Terminologie des anomalies des maxillaires. Qualificatifs : inférieur/supérieur total/partiel symétrique/asymétrique unilatéral/bilatéral unimaxillaire/bimaxillaire. — Micrognathiejmacrognathie : indique une réduction ou une augmentation d'ensemble du volume de l'un des maxillaires. Différencier « prognathie » (anomalie orthodontique) et « prognathisme facial » de la race noire. concerne le maxillaire uniquement : endognathie : le maxillaire est trop étroit: exognathie : le maxillaire est trop large. — Éversion de la lèvre : concavité exagérée de l'une des lèvres. caractère ethnique. Si les deux lèvres donnent l'impression d'être trop en avant dans le profil : biprochéilie — terme similaire : biprotrusion. Ces termes ne sont plus guère utilisés. Ces termes sont surtout utilisés dans la description des grands syndromes cranio-faciaux. Au niveau des lèvres : — prochéilie : lèvres trop en avant . le plan horizontal étant matérialisé par le plan d'occlusion. RÉTRO : trop en arrière . Ensellure nasale : concavité située à la jonction du front et du nez. Anomalies topographiques : — sens antéro-postérieur . . EXO : en dehors de la situation « normale ». Sens antéro-postérieur (uniquement pour le secteur antérieur) : — pro-alvéolie : désigne une vestibulo-version d'un groupe de dents et de l'os alvéolaire qui les supporte. 1. Construction linguistique. b) La description des anomalies de position des dents se fait en prenant comme base de référence la courbe de l'arcade. Exemple : PRO GNATHIE INFÉRIEURE préfixe Préfixes : radical niveau — dans le sens antéro-postérieur : PRO : trop en avant. • Anomalies des bases osseuses : radical GNATHIE : prononcer ti: on utilise le — un plan horizontal. perpendiculaire au plan sagittal. Ce radical est précédé par un préfixe qui précise la situation dans l'espace. pro ou rétrognathie ' — sens vertical : infra ou supragnathie : affectent les secteurs antérieurs et postérieurs. 2. Au niveau du menton : — progénie : menton très proéminent. au niveau du plan d'occlusion. et un qualificatif qui indique le niveau. (Bases osseuses et procès alvéolaires) : — le terme maxillaire désigne le maxillaire supérieur. TERMINOLOGIE ORTHODONTIQUE Terminologie des tissus mous. SUPRA : trop en bas. La structure que l'on veut définir est désignée par un radical d'origine grecque.

Elles correspondent à un décalage marqué entre la position de contacts maximum des dents et la position la plus haute et la plus reculée des condyles (relation centrée) (v. — exo-ahéolie : version vestibulaire. Secteur transversal (secteurs antérieur et latéral) : linguoelusion et vestibuloclusion : a) Au secteur antérieur. 25a). b) Surplomb et recouvrement au niveau des prémolaires et des molaires. d'origine iatrogène). 124) : — dans le sens antéro-postérieur : proglissement: — dans le sens latéral : latéro-glissement ou latérodéviation : ce dernier terme illustrant bien la déviation des milieux incisifs au cours du mouvement de fermeture. inversé (v. • Relations statiques. Sens transversal (uniquement pour les secteurs latéraux) : — endo-alvéolie : version linguale d'un groupe de dents latérales et de l'os alvéolaire qui les supporte . Le radical CLUSION permet de décrire les rapports d'occlusion dans les trois sens de l'espace.CLUSION. Le terme BÉANCE tend à être de plus en plus utilisé. sans précision particulière.. — secteur postérieur : absence de contacts occlusaux au niveau d'un groupe de dents cuspidées. — Secteurs latéraux (canines comprises) : mésioclusion : trop en avant : distoclusion : trop en arrière. 24a et b). La courbe d'arcade sert de référence. 25/'): linguo-version : localisée à 1 ou 2 dents (fig. 25c). parallèlement au plan occlusal (v. 33 Sens vertical : recouvrement : a) Supraclusion (uniquement au secteur antérieur) : excès de recouvrement incisif (fig. p. anomalie des relations d'arcades (fig. 24.. 25a). 25?): — dans le sens mésio-distal : mésioversion: distoversion (fig. Sens antéro-postérieur : secteurs antérieur et latéraux. 25c). une rétroalvéolie supérieure. Termes synonymes : béance antérieure = infraclusion antérieure: béance latérale = infraclusion latérale. le plan horizontal est matérialisé par le plan d'occlusion. implique qu'il s'agit des dents inférieures. Terminologie des relations interarcades (rapports d'occlusion). — Ces anomalies apparaissent au cours du chemin de fermeture de la mandibule. — Secteur antérieur : surplomb normal ( ~ 2 mm). b) Infraclusion : — secteur antérieur : absence ou insuffisance de recouvrement incisif (fig. L'utilisation du terme . Cette description correspond à la classification d'Angle. • Relations cinétiques. 256). 25). qui sera décrite page 35. — Les arcades sont divisées en trois secteurs : un secteur antérieur. la description se fait dans les sens vestibulo-lingual.dans le sens vestibulo-lingual : vestibulo-version : localisée à 1 ou 2 dents (fig. et deux secteurs latéraux. anomalie des procès alvéolaires.Terminologie : un langage orthodontique — infra-alvéolie : arcade alvéolaire antérieure trop haute. 25/. fig. Le surplomb (S). mésio-distal et vertical. seul os mobile de la face. — linguoelusion : recouvrement des dents supérieures par les inférieures (fig. peut s'accompagner d'une linguoelusion. .): FIG. b) Au secteur latéral : — vestibuloclusion exagérée. Sa compréhension est universelle. fig. en cas d'inclinaison vestibulaire des prémolaires ou/et des molaires supérieures (fig.. — a) Surplomb et recouvrement au niveau des incisives. exagéré. Le radical . peu utilisé (en général.VERSION indique une inclinaison anormale du grand axe de la dent. c'est la distance entre les bords libres des incisives centrales supérieures et inférieures.. car plus concis. La courbe d'arcade sert de ligne de référence. . Terminologie des anomalies de position des dents.

— a) Rotation mono-marginale mésio-restibulaire. — dans le sens vertical : infraposition (ou ..GRESSION. b) Rotation axiale mésio-restibulaire. rotation marginale : l'axe de rotation est mésial ou distal (fig.Béante ou inocclusion labiale : les lèvres ne se joignent pas. — Malocclusion : engrènement anormal des dents. — Encombrement dentaire : caractérise un alignement incorrect des dents.anomalie morphologique. — Schéma des malpositions et malocclusions dentaires.. Rotation : rotation axiale. — Engrènement : degré d'interpénétration des cuspides d'une arcade dans les embrasures antagonistes. 26. 25. — Ectopie : situation d'une dent éloignée de son emplacement habituel. — Dysmorphose . autour de l'axe longitudinal de la dent (fig. Rappel : les anomalies orthodontiques ne sont pas des maladies. 26b). FIG. 119).34 Bilan orthodontique f g h i FIG. Il est donc plus correct de parler de signes cliniques (découverts par le praticien) et d' « entité clinique » (au lieu de syndrome). en position de repos (+ de 3 mm). 25/').TOPIE) : dent trop basse (fig. définie par rapport aux normes habituelles d'une population donnée.. 26a) ..TOPIE) : dent trop haute par rapport au plan d'occlusion : supraposition (ou . ... (Ce terme n'implique pas d'idée diagnostic). en intercuspidie maximale. p. 11 est préférable d'éviter le radical . elles constituent rarement des syndromes. Quelques termes couramment employés. . qui implique une idée de déplacement (v.

division 1 Classe II. dans le plan de cet ouvrage.Classifications d'Angle et de Ballard Remarque : la terminologie n'est pas aussi innocente qu'il n'y paraît. elle a donc été utilisée pour le classement des différents types d'anomalies. ce qui implique une idée thérapeutique d'élargissement qui peut être aléatoire ou impossible. Elles servent également de base pour l'établissement du bilan orthodontique. sans implication diagnostic ou thérapeutique. ce qui est loin d'être toujours évident. l'intérêt de décrire un décalage antéro-postérieur. ou bien. Elle doit être complétée par la description des rapports d'occlusion antéro-postérieurs au niveau des canines permanentes et au niveau des incisives centrales supérieures et inférieures. sans précision quant aux rapports des cuspides linguales. LA CLASSIFICATION D'ANGLE Elle permet de décrire les relations d'arcades dans le sens antéro-postérieur. en intercuspidie maximale. Sa compréhension est universelle. Dire en effet qu'il existe une « prognathie supérieure » c'est être capable de faire la preuve que le maxillaire supérieur est en avant. 35 de prouver que la mandibule est en arrière. Elle définit uniquement des relations d'arcades au niveau vestibulaire. par ailleurs. La classification d'Angle peut donner l'impression de faire double emploi avec la nomenclature précédente. Classe I Classe II. à la mandibule. — a) Les classes d'Angle : rapports molaires. canines et incisifs. Parler d' « endognathie » signifie que le maxillaire incriminé est trop étroit. division 2 Classe III FIG. LES CLASSIFICATIONS D'ANGLE ET DE BALLARD Elles facilitent la communication entre les praticiens pour la définition de certaines conditions morphologiques et de certaines entités cliniques. lorsqu'on parle de « rétrognathie inférieure ». Elle est basée sur les rapports d'occlusion des faces vestibulaires des molaires de 6 ans dans le sens antéro-postérieur. Elle présente. 27. .

27c) : présente une linguo-version des incisives centrales supérieures. par exception. subdivision D.) . 7. p. dans le sens antéropostérieur ne coïncident pas nécessairement avec les FIG. etc. La classe II. une demicuspide ou une largeur de prémolaire. L'énoncé d'une classe d'Angle ne constitue pas en soi un diagnostic orthodontique. La classe II comporte deux subdivisions qui se différencient suivant l'inclinaison des incisives supérieures : — la classe II. division 1.36 Bilan orthodontique Cette anomalie constitue. L'énoncé d'une classe II. un cas de Classe II squelettique et de Classe 1 dentaire (A N B = — 7"). Remarques : — il est nécessaire de préciser le degré de décalage molaire (par exemple : 1/3 de cuspide. . on parle de classe II. 14 et fig. division 2. suffit à énoncer un diagnostic orthodontique. 27b) : présente une vestibulo-version des incisives centrales supérieures: — la classe II. si par exemple. Au niveau molaire : distoclusion des dents de 6 ans inférieures. sauf une exception. — Au niveau du secteur antérieur : occlusion inversée ou non. — Au niveau molaire : mésioclusion des dents de 6 ans inférieures. Définition : la dent de 6 ans inférieure est mésialée d'une demi-cuspide par rapport à la dent de 6 ans supérieure. — s'il existe une classe II molaire unilatérale (ou une classe III). ceci constituant ce que l'on appelle une « occlusion engrenante » (v. la classe II se situe à droite. une entité clinique spécifique. — b) Les classes squelettiques de Ballard. LA CLASSIFICATION DE BALLARD Les relations des bases osseuses. La classe III (fig. 27. division 2 (fig. division 1 (fig. La classe I. fig. 21 d). En conséquence. la canine inférieure est en avance d'une demi-dent par rapport à la canine supérieure. 27a).

Elle permet de visualiser des compensations dentaires. fig. fig. légère vestibulo-version des incisives supérieures. Classe squelettique III : position trop antérieure de la mandibule. — type facial (v. classification des relations d'arcades. D. : — type de croissance ( v. 2. M. infraclusion antérieure. néant sur la figure 65) : b) dysharmonie dento-maxillaire (D. statiques et cinétiques : classes II molaires et canines. 53): rotation postérieure. 27. 61 Les critiques que l'on peut en faire). ANB N. division 1 . 37 Utilisation pratique de la terminologie. . 51) : face longue. 58 Détermination et p. Contacts incisifs (v. p. p. l'exemple de la figure 65a et b) : 1. — c) Les classes squelettiques de Ballard : un cas de Classe III squelettique et de Classe I dentaire (A N B = + 1°). p. Préciser les anomalies morphologiques et fonctionnelles : — au niveau des dents et des arcades : a) anomalies dentaires (ex. ANB --* vestibulo-version des incisives supérieures et inférieures. 65): FlG. Classe squelettique I : rapport harmonieux entre les maxillaires. Classe squelettique II : position trop postérieure de la mandibule. Ce décalage des bases est apprécié grâce à l'angle ANB (v. La description d'un tableau clinique obéit à certaines règles (v. vestibulo-version incisives supérieures (v. légère linguo-version des incisives inférieures. 27a). en cas de décalage des bases. Classer le sujet : — classe d'Angle : malocclusion de la classe II. dysharmonie dento-dentaire: c) anomalies des relations d'arcades dans les 3 sens de l'espace et par secteur. Elle tient compte des rapports relatifs de la mandibule par rapport aux maxillaires et de l'inclinaison des incisives. C'est pourquoi Ballard a proposé une classification des relations des bases osseuses qui complète la classification d'Angle. incisives normalement placées.Classifications d'Angle et de Ballard relations occlusales. inclusions. contacts incisifs (fig.) sur la figure 65... 21b). : agénésies.

4. cinq étapes. Compte rendu du bilan orthodontique et du plan de traitement. en moyenne. au cours de la troisième visite. dont trois consultations. exo et endo-buccal est pratiqué. Il doit permettre de décider de l'opportunité d'approfondir ou non le problème. Le bilan orthodontique 4. Synthèse thérapeutique réalisée à l'aide de l'observation clinique et du dossier orthodontique complet. Constitution du dossier orthodontique. Élaboration du plan de traitement. en ne retenant que ce qui fera l'objet d'un traitement et en faisant apparaître en premier les anomalies majeures. si nécessaire. 1. sont prescrits. La tendance actuelle est de simplifier à l'extrême l'énoncé des anomalies orthodontiques.. béance antérieure. des examens complémentaires. Les différentes éventualités sont figurées dans le schéma ci-après. Ces modalités sont à peu près constantes. . .. Première consultation sans documents : à l'issue de cette consultation. Les modalités pratiques de la consultation orthodontique. La mise au point et l'exposé d'un plan de traitement nécessitent. sauf cas particulier. au cours de cette première consultation. 5. Constitution du dossier orthodontique 3. 3. proalvéolie supérieure. d) anomalies de position des dents et malocclusions unitaires. 2. L'EXAMEN CLINIQUE SANS DOCUMENTS PREMIÈRE CONSULTATION Un examen complet. L'ÉTABLISSEMENT DU DOSSIER ORTHODONTIQUE LA CONSULTATION ORTHODONTIQUE MODALITÉS PRATIQUES Méthodologie. Deuxième consultation et prise d'empreintes. La prescription d'examens complémentaires sera faite éventuellement à la fin de cet examen. Examen clinique sans documents 2. — Au niveau des structures osseuses : a) anomalies alvéolaires antérieures : .38 Bilan orthodontique b) anomalies des bases maxillaires : prognathie maxillaire. 1.

Examen des arcades séparées. Cet examen permet de mettre en évidence une courbe de Spee exagérée ou inversée. — l'examen du front : inclinaison et position relative par rapport au profil: — l'examen du ne: : longueur. 9). 39 Sexe. l'état de la gencive. ARCADES : technique d'examen. — Le patient est assis sur le fauteuil en position orthogonale. maintenir la tête du patient pour obtenir une bonne orientation (à peu près selon le plan de Francfort cutané). Technique d'examen. position relative de la symphyse par rapport au plan sagittal médian. le patient est debout en position de repos mandibulaire. mère ou tuteur. la hauteur de gencive attachée. têtage de la langue ? — Date d'évolution des premières dents temporaires (v. forme. au repos (pour obtenir une totale décontraction. menton proéminent) — palpation. le praticien est situé en position de 9 h. une bascule de cette courbe dans le sens transversal. de l'angle goniaque.longueur bicommissurale . — Jusqu'à 11-12 ans. la position relative par rapport au profil : — l'examen du menton : importance de l'éminence mentonnière — situation dans le profil : (menton effacé. maturation apparente. afin d'acquérir sa confiance et sa sympathie. patient et praticien sont assis l'un en face de Vautre. Après 12 ans (selon la taille). de même que la lèvre inférieure (c'est « l'ourlée » de la lèvre) .fossette. — l'examen du menton : largeur épaisseur de la symphyse . Examen de la denture et de Vocclusion. orientation de la base du nez: — l'examen des lèvres : épaisseur du vermillon . cadre familial (père. Noter : — F impression d'ensemble : harmonie générale de la face. Cet examen est pratiqué au cours d'une conversation détendue avec l'enfant. pour en apprécier la tonicité. Interrogatoire. nez d'adulte). • Vexamen du visage. les sites de . le regard dirigé vers l'horizon. — Dans le sens sagittal : réglette rigide placée au niveau molaire et prémolaire. . responsable légal de l'enfant. On débutera l'examen par le maxillaire inférieur. Les dents. la lèvre supérieure doit présenter une légère concavité. Technique d'examen. appréciation qualitative de l'importance de l'étage inférieur de la face. de face. EXAMEN DE LA COURBE D'OCCLUSION AUX DEUX Examen du visage. NOTER : l'âge dentaire (en denture mixte. frères et sœurs). une supraclusion incisive. effleurer les lèvres avec les doigts) : lèvres jointes ou inocclusion labiale — sillon labio-mentonnier — rapport des lèvres et des dents au repos et au cours du sourire. Le parodonte. . p. une ectopie. un encombrement antérieur ou latéral. des rotations et des versions localisées. Si nécessaire. dimension et symétrie des orifices narinaires.Etablissement du dossier orthodontique Renseignements généraux. apprécier la mobilité de certaines dents temporaires).position habituelle. orientation de la base inférieure.épaisseur et longueur) : . — Motif de la consultation : esthétique ? fonctionnelle ? ou les deux ? — L'enfant a-t-il déjà suivi un traitement orthodontique ? — Le patient et la famille sont-ils informés des contraintes d'un traitement d'orthodontie ? — Traits familiaux : l'un des membres de la famille (collatéraux compris) présente-t-il les mêmes anomalies dentaires ou squelettiques ? — Habitudes déformantes : suçage digital ou labial. état de santé. proportions du visage : face longue ou face courte. NOTER : l'hygiène bucco-dentaire. des malpositions. Technique d'examen : le dossier du fauteuil est incliné à 45°. largeur de la base. le rapport des lèvres entre elles . les dents étant en contact: — Vexamen du nez : stade de maturation (nez infantile. hauteur du nez. appréciation qualitative de l'étage inférieur de la face. — l'examen des lèvres : forme. en face du praticien. Noter : — l'impression d'ensemble : convexité du profil. un retard d'éruption localisé. de profil. assis sur une chaise d'opérateur. • Vexamen du visage. harmonie des proportions. dans le sens transversal : au niveau canine et prémolaire. âge civil précis. origine ethnique.

comme ta main ». — 11 peut être commode d'utiliser l'ongle du pouce droit pour permettre un guidage antérieur. en millimètres. — Impossibilité de retrouver la relation centrée : prescrire un myorelaxant ou préparer une « Jig » de Lucia.Noter. 4) : — aggrave l'importance du décalage antéro-postérieur d'une malocclusion de la classe II. le pouce prend appui par un contact très léger au niveau de la symphyse mentonnière. s'il existe un fort décalage avec l'I. les jambes non croisées. pour éviter tout contact dentaire. et renouveler cette mise en évidence pour la personne accompagnante. M. en classe II en relation centrée. — Prendre le poignet du patient et lui demander de laisser sa main inerte. plusieurs fois de suite. la première phalange de ses doigts dépassant légèrement la ligne des cuspides. l'agiter plusieurs fois et lui dire « maintenant je vais faire pareil avec ta mâchoire du bas. — Effectuer des mouvements de « tap-tap » rapides. l'index et le pouce de la main gauche au niveau des prémolaires. L'index de la main droite est recourbé sous le menton. prier le patient de serrer ses dents au maximum. p. — Effacer progressivement les doigts pour rechercher le premier contact dentaire. de la relation centrée jusqu'à fintercuspidie maximale (signe de latérodéviation mandibulaire) (v. examinée en intercuspidie maximale. ou les deux). b) Dans le sens transversal : met en évidence une latéro-déviation provoquée par une endo-alvéolie symétrique (v. Recommencer cette manœuvre plusieurs fois. les bras reposant sur les accoudoirs du fauteuil. M. 104). entre relation centrée et intercuspidie maximale et le sens du décalage (antéro-postérieur ou transversal. Le praticien se situe en position de 10 h. p. p. — Montrer au patient. C. — Expliquer le « pourquoi » de cette recherche (analogie avec une charnière de porte et un casse-noix). — diminue l'importance du décalage antéro-postérieur d'une malocclusion de la classe III. et fait apparaître des rapports exagérés dans le sens vestibulo-lingual (fig. — Sens antéro-postérieur (praticien situé latéralement par rapport au patient) : mise en évidence d'un proglissement mandibulaire (v. Elle se fera avant l'examen de l'occlusion en intercuspidie maximale. 89). L'analyse s'effectue dans le sens transversal et dans le sens antéro-postérieur (c'est le praticien qui modifie sa position d'examen). . A partir de la position de relation centrée. Position : le patient est en position allongée. C.Au niveau des canines de lait : toute canine temporaire n'ayant pas subi une abrasion physiologique. 28<s. l'importance du décalage. . les freins médians et latéraux. constitue l'un des signes d'une latéro-déviation ou d'un proglissement mandibulaire. il faut laisser ta mâchoire toute molle. Mise en évidence des prématurités : a) En denture mixte : . 25d) au niveau des secteurs latéraux (fig. Incidents. puis maintenir la mandibule en position de relation centrée. Manipulations. à l'aide d'un miroir. . Examen des milieux incisifs : 1.40 Bilan orthodontique — Sens transversal (praticien face au patient) : mise en évidence d'une déviation des milieux incisifs. Technique d'examen. — Un fort décalage entre relation centrée et intercuspidie maximale : a) Dans le sens sagittal : — transforme une classe I. — Manipuler la mandibule jusqu'au contact avec la pulpe de l'index et du pouce gauche. Examen de l'occlusion en intercuspidie maximale (avec le maximum de contacts dentaires). Recherche d'un éventuel décalage entre la relation centrée et l'intercuspidie maximale. c) Dans le sens vertical : la relation centrée n'est pas une position de référence pour l'étude de la dimension verticale.Incisive centrale ou latérale en linguocclusion : ces malpositions localisées entraînent très fréquemment un proglissement. ça ne fait pas mal du tout. le plus détendu possible. le décalage entre relation centrée et I. b) En denture adulte : prématurité au niveau des dents de 12 ans ou à d'autres niveaux. Par rapport au plan sagittal médian : repères au crayon dermographiquc dépôts tartriques (présomption d'une mastication unilatérale). sans forcer vers l'arrière. 89). — Demander au patient de « laisser la bouche à demi-ouverte » et de « lâcher » le menton. L'état des dents : susceptibilité particulière à la carie ? Recherche de la relation centrée. Rappel.

placer une réglette métallique. technique d'examen : Le patient étant en intercuspidie maximale. technique d'examen : — secteur gauche : le patient est prié de tourner fortement la tête vers la droite. fig. molaires.Etablissement du dossier orthodontique 2. en cas de faible ouverture labiale: — secteur droit : le patient est prié de tourner la tête fortement à gauche. La coïncidence des milieux incisifs entre eux est nécessaire pour l'obtention d'une occlusion antérieure correcte. — mesure du surplomb incisif (overjet. Position relative du frein de la lèvre supérieure par rapport au milieu supérieur. — Cet examen se fera. Noter le ou les milieux déviés et le sens de la déviation. 3. SENS TRANSVERSAL. fig. division 1 ou 2). SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR. perpendiculairement à la première. — Palpation exobuccale prétraguienne et intraauriculaire —> symétrie du déplacement condylien ou . par commodité. sauf cas particuliers. Étude des malocclusions localisées. Noter : une linguoeelusion ou une vestibulocclusion localisée à une dent. 5b). Palpations. Il est affecté du signe + en cas de recouvrement incisif normal ou excessif. et disposer une deuxième réglette en plastique. En denture mixte : — deuxièmes molaires temporaires: plan terminal à marche mésiale. orientée selon le plan d'occlusion. 24a) . p. en cas d'asymétrie. Conclusion : malocclusion de la classe x d'Anale. tangente au bord libre des incisives centrales supérieures et en contact avec les incisives centrales inférieures. : le recouvrement incisif et le surplomb seront plus commodément mesurés sur les moulages et les téléradiographies. à droite et à gauche. le praticien s'incline à droite pour examiner le secteur latéral le plus possible de face. S. au niveau des secteurs latéraux. le surplomb est estimé avec la réglette placée verticalement. — Technique d'examen : il a) Les relations sagittales au niveau des premières molaires permanentes et des canines : 1. du signe — en cas de recouvrement incisif insuffisant ou inexistant (béance ou infraclusion incisive) (v. molaires et canines droits et gauches. même position pour le praticien. S. classe II. En cas de béance. Coïncidence ou non des deux milieux incisifs. 24a) : technique d'examen : il se fera dans le même temps que la mesure du surplomb. pour mesurer le recouvrement incisif. b) Au niveau des incisives : — orientation des incisives supérieures (vestibulo ou linguoversion apparente (v. ce qui fait apparaître le bord libre des incisives inférieures. — canines temporaires : présomption des relations ultérieures au niveau des canines permanentes. se fait dans le même temps que l'examen du sens sagittal. Étude des relations d'arcades en intercuspidie maximale. surplomb incisif. Demander au patient d'ouvrir légèrement. B. d'un miroir. P. ou bien au niveau des incisives supérieures droites et gauches en cas d'asymétrie prononcée. SENS VERTICAL.) (fig. — examiner au papier à articulé fin les contacts occlusaux en I. — Rechercher des contacts prématurés du côté non travaillant . prémolaires et canines : linguoeelusion ou vestibulocclusion exagérées . 2. Noter : — les relations vestibulo-linguales au niveau des secteurs latéraux droit et gauche. On le mesure au niveau de l'incisive la plus vestibulée en cas d'asymétrie légère. utiliser l'expression « faites basculer votre mâchoire du côté droit ».) (fig. 4. en s'aidant au besoin. 35. En denture permanente : premières molaires et canines : préciser le type de classe d'Angle. Résultats : noter le surplomb en demi-millimètres. Résultats : noter la valeur du recouvrement incisif en demi-millimètres. M. U. — Mesure du recouvrement incisif (orerbite. la réglette est située au même niveau que précédemment. Il est affecté du signe + si les incisives supérieures sont en avant des inférieures et du signe — en cas d'occlusion antérieure inversée. C. dans les trois sens de l'espace . U. Préciser le niveau de la supraclusion ou de l'infraclusion (incisive ou incisivo-canine). — Rechercher une protection canine ou une protection de groupe. distale ou droit (v. Il est mesuré au niveau des incisives centrales droites et gauches. — Noter : 41 rapports A. Examen cinétique de la fonction occlusale. 25b). N.

— des indentations éventuelles sur les bords latéraux. au niveau des canines. allergies. Noter : — la situation habituelle de la langue. Test : tester les réflexes nauséeux (miroir appliqué au niveau du palais mou). 2. Mouvements volontaires. Examen parodontal.42 Bilan orthodontique Noter : l'interposition linguale antérieure ou/et latérale : préciser le type de déglutition. — disposer un miroir au niveau de la cavité buccale entrouverte. certains praticiens demandent une téléradiographie de profil. Interrogatoire : rhinites fréquentes. soit avec un instrument. au cours du temps buccal. — l'étalement latéral. des mouvements de latéralité . arcades serrées ou non serrées. — placer un index au niveau du sillon gingivolabial inférieur et demander au patient d'essayer de chasser le doigt. craquements. Noter les lésions préexistantes au traitement. — Demander au patient de faire des mouvements d'élévation. crépitements. douleurs. puis des orifices narinaires. • Examen de la ventilation : — noter le diamètre des orifices narinaires et leur orientation. et présenter un modèle de démonstration. Éventuelle auscultation au stéthoscope. Montrer au patient. L'examen du visage et de la denture ne semblent pas justifier un traitement ontiodontique. 1. angines. à l'aide d'un miroir. la présence de mucosités. il n'existe pas d' « urgence » en orthodontie. L'examen clinique a permis de noter l'existence d'anomalies orthodontiques : / re éventualité : après un exposé des contraintes imposées par un traitement d'orthodontie. mise en évidence d'une asymétrie dans la fonction. En fin d'examen. 2e éventualité : l'âge dentaire du patient ne permet pas d'entreprendre le traitement immédiatement : convoquer l'enfant en fonction de l'évolution de certaines dents permanentes. — son volume. certains éléments restent à préciser : — le praticien prescrit des examens complémentaires pour la constitution d'un dossier orthodontique complet. ou interposée en permanence entre les arcades (fig. 3e éventualité : un traitement d'orthodontie semble nécessaire. • Examen de la musculature labiale : — apprécier la tonicité labiale en insérant un index au niveau de chaque commissure et en demandant au patient de bien vouloir serrer ses lèvres. — Demander au patient d'avaler sa salive. sur les faces occlusales des dents inférieures. soit avec l'index et le pouce. Examen exobuccal : noter une éventuelle contraction isotonique exagérée des muscles labiaux et de la houppe du menton. dont l'occlusion est idéale. à l'intérieur des arcades dentaires. pour la motivation à l'hygiène. en bouche ouverte : mise en évidence d'un frein de la langue trop court. • Examen de la phonation : noter un zézaiement ou un chuintement. par comparaison avec un cliché ultérieur. Ja motivation du patient ou de l'entourage est insuffisante pour envisager de débuter un traitement. — Palpation endobuccale des ptérygoïdiens. Les conclusions du premier examen faut-il traiter ? Quand traiter ? : m La déglutition. • Examen de la langue. Revoir l'enfant avant 12 ans. les différentes anomalies observées. ronflements nocturnes. Au repos : cet examen se fera dans le même temps que l'examen des arcades séparées en position de repos mandibulaire et en bouche ouverte. dans l'immédiat. Sauf cas très exceptionnels. . pour apprécier la répartition du flux ventilatoire: — apprécier le volume des amygdales palatines et pharyngées (végétations adénoïdes). Examen des fonctions. Examen endobuccal : écarter légèrement les lèvres. pour juger du mode de croissance. Rassurer la famille et convoquer l'enfant avant douze ans. Examen de la musculature labio-linguale. 34) . A ce stade. Visites de contrôle tous les trimestres.

• Le dossier photographique. pour obtenir l'image du condyle. — En cas d'encombrement dentaire apparent : radiographie « long cône » des prémolaires et des canines inférieures droites et gauches. Prescription. 3. sauf cas particulier. dans un climat non agressif. en consultation orthodontique. • Le contrôle des documents. des dents surnuméraires. lésions apicales. ou pire. si nécessaire. il doit être conduit comme un acte majeur. Contrôle de la mobilité de certaines dents temporaires. ce qui augmente d'autre part le coût des examens. 13). de l'état de formation des germes et de leur position. avis médical (rhumatismes articulaires aigus.Etablissement du dossier orthodontique — il précise en quoi consiste ce dossier (photographies du visage. — Consultation O. réalisation par le praticien. Ce cliché est inutile si le film réalisé en occlusion est de bonne qualité. le stade de dentition. de face et de profil. au niveau des incisives supérieures et inférieures. p. DES LA PRESCRIPTION EXAMENS COMPLEMENTAIRES (En vue de la constitution du dossier orthodontique complet. Palpation pour localiser des dents incluses palatines ou vestibulaires. — La prescription de radiographies doit tenir compte de ce que l'on recherche. Lecture. handicapés mentaux légers). Malgré son apparente facilité. la présence de dents incluses. en évitant de provoquer des réflexes nauséeux prononcés. p. dossier radiographique. pour la mesure des germes des dents de sagesse. ou bien téléradiographies à 45° droite et gauche (irradiation plus importante). de l'émail (collage des attaches). Prescription minimum : une radiopanoramique (v. gar- . — A la fin de l'examen clinique. au fauteuil.). 4. consultation orthophonique. empreintes des maxillaires.. — En cas de présomption de dents incluses : examens particuliers (p. — Au stade prépubertaire et pubertaire : radiographie des mains (fig. — Prescription de photographies anthropométriques du visage. — Radiographie panoramique : contrôler la qualité et la lisibilité du cliché. — Téléradiographie. des obturations. 45). etc. l'état des dents (caries. etc. absence de proglissement constaté: — Radiographie de la main : contrôle de la lisibilité des phalanges. examens particuliers. a) Instrumentation . noter les dents présentes ou absentes. consultation psychologique. — Par coloration à la fluorescéine. — Éventuellement. Ces différents documents doivent parvenir au praticien avant le deuxième rendez-vous. l'existence d'éventuelles résorptions. de découverte fortuite : — pour l'évaluation d'une dent dépulpée. 43 • La prescription d'examens médicaux ou paramédicaux. La prise d'empreintes : c'est le premier acte réellement effectué ' sur l'enfant. la forme des apex. de la radiographie panoramique : contrôle des caries. après réception. de radiographies complémentaires : — pour la localisation d'une dent incluse ou d'une dent surnuméraire. une téléradiographie de profil avec le profil cutané visible (v. on n'effectuera pas de fluoration à ce stade. LA ET DEUXIÈME LA PRISE CONSULTATION D'EMPREINTES 1. 11 est inutile d'irradier l'enfant sans nécessité en prescrivant de multiples radiographies. lisibilité du profil cutané. 2. 45) des radiographies rétro-alvéolaires « long cône ». Contrôle de la plaque dentaire. de photographies intrabuccales.) et quelle est son utilité : établissement du bilan orthodontique et élaboration d"un plan de traitement. R. • Le dossier radiographique. 46). d'agénésies et la morphologie des septa. — En cas de linguoeelusion unilatérale ou d'asymétrie apparente de la mandibule : radiographie en incidence axiale. des dents incluses ou absentes. 74). éventuellement. 5. — Téléradiographie : superposition des olives auriculaires. — Radiographies « long cône » : contrôler l'état parodontal. pour éviter une augmentation de la résistance à l'acide. Cas particuliers. p.matériaux : — porte-empreintes standards multiperforés. L. en bouche ouverte. comitiaux. des vomissements.

— Un cliché du profil droit (profil pur) sur papier noir et blanc mat et fond noir (fig. Le patient assistera ou non au compte rendu. en ne dissimulant pas les inconvénients qu'ils comportent. LA RÉALISATION D ' U N DOSSIER O R T H O D O N T I Q U E COMPLET PHOTOGRAPHIES Orientation : le visage est orienté suivant le plan de Francfort cutané (v. RADIOGRAPHIES PANORAMIQUES La radiographie panoramique constitue un des éléments essentiels du dossier radiographique. pour les organismes sociaux. Enfin. il est préférable de présenter cette éventualité comme certaine. nis à l'aide de cire « Peripherie » ou porte-empreintes anatomiques type « COE » . C. Un compte rendu synthétique écrit peut être également transmis par courrier . parallèlement au patient. LA TROISIÈME LE CONSULTATION RENDU : COMPTE L'exposé du bilan orthodontique et du plan de traitement est effectué au cours de la troisième visite. p. 63) et du plan de traitement (p. peut se charger de cette information. p. On cherchera à obtenir les empreintes des sillons gingivo-jugaux. au cours du premier rendez-vous. soit un barbiturique léger du type Belladénal (une dragée 1 heure avant le rendez-vous. Certains radiologues réalisent une photographie sur film radiographique. : cette incidence permet de faire apparaître une asymétrie fonctionnelle (v. les anomalies qu'il présente et les dispositifs prévus pour les corriger. Jusqu'à 10-11 ans. selon son âge. 6. Elle . 47). assis sur la chaise d'opérateur . Le praticien utilisera le dossier orthodontique complet pour expliquer. de même que les démarches administratives. Le temps prévu pour cette consultation doit être suffisamment long pour répondre à toutes les questions que les parents se posent. Le praticien s'efforcera de répondre à toutes les questions. dans une autre séance. le dossier de fin de traitement d'un cas similaire sera présenté. c'est-àdire l'établissement du bilan orthodontique (p. 28a). faire prononcer le mot « tchiiise ». le praticien étant situé de face. Les problèmes d'honoraires seront éclaircis à ce stade ou dès la première consultation. b) Technique opératoire : — Principe : les empreintes orthodontiques sont réalisées en compression. sans chercher à minimiser les contraintes d'un traitement d'orthodontie et en insistant sur l'efficacité des thérapeutiques. en termes simples. le double en sera envoyé au praticien transférant. Tous les éléments sont réunis à ce stade pour l'élaboration de la synthèse thérapeutique. 7. Prise de cires en relation centrée et en intercuspidie maximale.44 Bilan orthodontique Si la nécessité d'extraire n'est pas évidente. des tubérosités et des trigones. visualisation d'un programme audiovisuel. au moment de la prise d'empreinte. enfant accompagné. Pour réaliser un cliché de face. prescrire : soit du Primpéran. Photographies de profil. — Positions du patient et du praticien : . Photographies de face. les anomalies qvr'n a constatées. Au cours de cet entretien. il est souhaitable de lui montrer. Nouveau contrôle de la plaque dentaire. . une tendance aux réflexes nauséeux. ou deux dragées pour un adolescent âgé) . en une étape ou deux étapes). si la coopération est bonne. — alginate à prise rapide. ce qui permettra de l'incliner au maximum vers l'avant. précoce ou tardif. selon les habitudes de chacun. M. et de répondre à ses interrogations. information générale sur le traitement d'orthodontie. Les différentes séquences du traitement seront précisées en détail. ou le responsable légal du patient. Si l'enfant n'était pas présent à cet entretien. \\ e x p o r t a et jwstàfteîa son choix thérapeutique (avec ou sans extraction. ainsi que le temps prévu au fauteuil et l'aménagement des horaires. 89). sont conviés le père et la mère. Un personnel auxiliaire bien formé et moins intimidant pour l'enfant. éventuellement. empreinte inférieure : patient et dossier du fauteuil à 45°. pris au cours du sourire. sa présence n'est pas nécessaire. le bras gauche maintenant sa tête. — Un cliché pris en position d'I. si possible. superposable à la téléradiographie de profil. Présentation rapide des principaux dispositifs envisagés. 8. 129). Le praticien montrera les différents appareillages prévus. c) Prémédication : si l'on a décelé. empreinte supérieure : le praticien se place debout.

en intercuspidie maximale : classe 1 molaire et canine : cas simple (en haut). sourire. En relation centrée : classe II molaire et canine. C. . vestibuloclusion exagérée des secteurs latéraux : cas difficile (en bas). posture cervicale habituelle. 28. — a) Photographies orthodontiques du visage. C. 1. profil droit. lèvres au repos. et I. 4 : décalage entre R.Etablissement du dossier orthodontique 45 FIG. M. 2. 3 : les trois incidences : face.

En principe. Principes 1. Conclusion. épaisseur de la tranche de coupe inférieure au Panorex. de la structure examinée. Plus la distance augmente et plus la puissance doit augmenter. il faut s'ajuster aux variations de la courbe pour obtenir une lisibilité suffisante. • Caractéristiques âe l'installation radiologique. Le patient pivote entre la source d'émission et le film. donc la comparaison de ces clichés standardisés. très à distance du plan de coupe. M. 3. la cassette effectue une rotation en sens inverse. Malgré ses imperfections.50 à 4 m) et selon une orientation déterminée . de la concordance entre la courbe de l'appareil (qui pour certains est une courbe moyenne) et la • Généralités. Selon les appareils. la radiographie panoramique représente un examen irremplaçable en orthodontie. 28/?). Pour les maxillaires. M. La source d'émission et le film tournent autour du patient. T. — Une installation radiologique. . c'est-à-dire un procédé radiologique permettant d'obtenir. Le rayon central passe par le centre des olives auriculaires du céphalostat (fig. un céphalostat avec un porte-cassette. Le tube à rayons X : il est maintenu dans une position déterminée à l'aide du fixateur d'ampoule. lisibilité des A. secteur antérieur sans déformations. T. 2. les techniques de radiographies panoramiques sont adaptées à cette particularité. En raison du principe même de la tomographie. Définition. 29). Les appareils disponibles sur le marché — Le Panorex : deux centres de rotation. propre à certains appareils. Trois techniques sont possibles : 1. La tête du sujet est placée à une distance fixe de la source d'émission (de 1. tout en supprimant les superpositions gênantes. L'augmentation de la distance sujet-source d'émission (fixe) diminue fortement l'agrandissement des structures latérales. Plus la puissance augmente. le niveau exact de la tranche de coupe et son épaisseur. de donner une vue complète des maxillaires et des dents. film courbe. une image développée sur la surface plane d'un film radiographique. La qualité des clichés est particulièrement variable. Une distance constante entre source d'émission et sujet permet la reproductibilité de clichés successifs. Principes. film courbe. comprend : un générateur. 2. — La radiographie panoramique est une tomographie (zonographie). — En fonction de la multiplicité des appareils. Le générateur : puissance de 90 à 120 KV. au maxillaire. Une petite dent supplémentaire médiane. La qualité des clichés dépend. en grande partie. — Les maxillaires étant des surfaces courbes. et éventuellement des A. qui devient négligeable (fig. — La téléradiographie est une technique radiologique particulière basée sur la standardisation et la reproductibilité des clichés. elle tient au mode d'utilisation et à la vitesse du film. la vitesse de rotation peut varier. Le film peut être plat ou courbe. — Le rotograph : le patient pivote sur lui-même. film plat. Cette distance est une des caractéristiques de l'appareil. une dent incluse. La source d'émission est placée dans la cavité buccale du patient et le film est maintenu le long des joues (Status X) : il ne s'agit plus d'une tomographie. — Le Panellipse : axe constamment mobile. L'irradiation qu'elle entraîne est plus faible que celle d'un bilan complet effectué avec des radiographies dentaires classiques. une image floue médiane. sur un film unique. Il est donc nécessaire de faire un réglage particulier pour les enfants. TÉLÈRADIOGRAPHIES permet. on obtient à partir d'une tranche de section courbe. une source d'émission de rayons X et un fixateur d'ampoule. une image nette d'une seule tranche de coupe. la source d'émission comporte 1. il est important de connaître le modèle utilisé pour la prise du cliché. Caractéristiques d'une installation de radiographie panoramique. La qualité de ce cliché est toutefois inférieure aux qualités du cliché rétro-alvéolaire conventionnel: elle est suffisante pour les besoins de l'examen orthodontique. pour la prise de téléradiographies. 2 ou 3 centres de rotation. sur un film radiographique. peut ne pas apparaître. Ce dernier est placé sur un mur ou relié à un support scellé au sol. Un apex présentant une coudure peut sembler résorbé. — L'orthopantomogramme : trois centres de rotation. moins le temps de pose est long et plus l'irradiation est diminuée. est susceptible de ne pas être décelée en raison du flou antérieur. deux clichés pris à un très court intervalle de temps étant strictement superposables. 3.46 Bilan orthodontique courbe des arcades du patient. courbure de l'appareil réglable. plus ou moins épaisse. cette structure pouvant être plate ou courbe.

Etablissement du dossier orthodontique 47 SOURCE A SOURCE B SUJET FIG. — b) Vaugmentation de la distance sujet-source d'émission diminue fortement l'agrandissement des structures latérales. pour la prise d'une téléradiographie. 29) : cet appareil est destiné à immobiliser la tête du patient et à Yorienter selon les différences incidences. Deux olives auriculaires radio-claires sont introduites au fond des canaux auditifs externes. a) Incidence de face (image en norma frontalis). Le céphalostat (fig. déterminé par trois points : le point le plus élevé de la surface . 29. avec le sujet dans le céphalostat. en pression douce. c) Incidence axiale (image en norma axialis). La zone infé- rieure du rebord orbitaire externe est repérée par une pointe orbitaire. b) Incidence de profil (image en norma lateralis). 28. FIG. Les trois incidences. Ces trois repères permettent d'orienter la tête du sujet suivant le plan de Francfort cutané.

Incidence à 45° : le plan sagittal médian est angulé à 45° par rapport au rayon principal et à la plaque.). . si le décalage entre I. — Le sujet est disposé face à la cassette. C.-P. — La tête du sujet est Les moulages orthodontiques coulés en plâtre blanc orthodontique doivent être taillés suivant des critères de présentation déterminés. Elle peut être utile pour déceler ou confirmer des anomalies du sens transversal (asymétrie). Les téléradiographies prises en incidence antéropostérieure ou en « norma lateralis » présentent un grand intérêt pour : — l'élaboration du diagnostic et du plan de traitement . b) Incidence de face ou frontale. Cette incidence permet de visualiser avec une précision suffisante les germes des prémolaires et canines inférieures. et R. des germes des dents de sagesse (cas d'extraction de première ou deuxième molaire).) et du C. M. U. Ne seront décrits brièvement dans ce paragraphe. — La taille des moulages. 29/?). Le film : il est habituellement de format 24 x 30. Le rayon central passe par le centre des olives auriculaires — c'est-à-dire au niveau des conduits auditifs externes — il est perpendiculaire au plan sagittal médian. 29a). — Le sujet est placé dans le céphalostat. à développement rapide. la joue gauche au contact de la cassette. la ligne joignant les deux olives auriculaires est perpendiculaire au rayon principal. • Les différentes incidences. O. dite « image en norma axialis » (fig. b) Critères du Collège européen d'Orthodontie (d'après J. Intérêt : permet d'apprécier la symétrie des structures et les rapports transversaux des maxillaires. 30). D. C. S. Elle est d'un usage beaucoup moins habituel et sa lecture est quelquefois difficile. c) Incidence axiale (ou basale). — La ligne joignant les olives auriculaires est orientée selon une angulation déterminée par rapport au rayon central. la symétrie de la mandibule et son implantation dans les cavités glénoïdes. dans un plan horizontal. C'est la position en I. • Matériel. A : face inférieure du moulage supérieur. (fig. a) Incidence de profil ou antéro-postériewe. Incidence à 60" : cette incidence permet de mesurer la largeur M. B : face inférieure du moulage inférieur. 30. La cassette : elle contient le film radiographique. A. — les prévisions de croissance. Cette incidence permet d'apprécier la forme crânienne. Orthodontie française. qui est habituellement la plus utilisée. dite « image en norma frontalis » (fig. Le film de profil peut être pris selon les 4 positions mandibulaires suivantes : — en intercuspidie maximale (définition p. E. 14) . pour l'estimation de l'espace libre (méthode très aléatoire) . Le porte-cassette : il est fixé au céphalostat. le rayon central est perpendiculaire au plan de Francfort cutané. C. que les critères de réalisation de la fondation Tweed (Tucson. — le contrôle des effets d'un traitement : — les travaux de recherche . C : vue antéro-postérieure des moulages. est important . LES MOULAGES supérieure des deux conduits auditifs externes (porion céphalométrique) et l'un des rebords sous-orbitaires externes. — taille-plâtre avec angulatcur (Wehmer) : 7cm FIG. — en ouverture buccale maximum : pour la détermination du condyle mandibulaire (difficulté de superposition avec l'image en I. a) Critères de la Fondation Tweed. Le rayon incident passe par le plan sagittal médian. dite « image en norma lateralis » (fig. d) Incidence oblique. M. des écrans renforçateurs et des procédés particuliers pour la mise en évidence des tissus mous. sauf en cas de rotation. ORTIAL. 29c). — en position de repos physiologique. — en relation centrée. C'est l'incidence la plus utilisée en orthodontie. M. — plâtre blanc orthodontique .48 Bilan orthodontique placée en hyperextension. 1974). en intercuspide maximale. C.

M. 11 n'est pas nécessaire d'être aussi rigoureux pour des modèles de travail. ce qui permet. — la zone postérieure verticale du modèle supérieur est taillée perpendiculairement au raphé médian. M. Taille des moulages : — le plan inférieur du moulage mandibulaire est taillé parallèlement au plan d'occlusion des molaires et prémolaires . après séjour dans l'eau savonneuse pendant 24 heures et séchage. Cette étude précise et complète l'examen cndo-buccal. Le parallélisme de la base inférieure du modèle inférieur avec le plan d'occlusion ou avec les dents cuspidées inférieures. C. — facettes d'abrasions . 78). — à l'aide d'un crayon monté horizontalement (trusquin) à 72 mm. p. 58). pour le maxillaire .. 2. p. M. en plaçant les modèles sur la tranche verticale. les deux moulages étant en occlusion. — papier abrasif à l'eau n° 00 . • Technique de laboratoire. C. le plan horizontal du modèle supérieur est tracé. — mesure de la D. squelettiqucs. p. — rapports cuspides-fosses en I. L'ANALYSE DES TÉLÉRADIOGRAPHIES DE PROFIL L'ANATOMIE CÉPHALOMÉTRIQUE Définition : reconnaissance sur une téléradiographie en incidence latérale (ou axiale ou frontale) de l'image des structures cutanées. M. C. Taille des angles et du secteur antérieur La finition : — obturation des porosités et nettoyage des collets . 49). examen complété par l'étude de la radiographie panoramique. C. M. — finition des angles à la pierre d'Arkansas et finition des bases et des bords au papier abrasif à l'eau : — polissage. réf. les deux moulages étant en I. — moule caoutchouc Rocky Mountain. (v. en l'absence du patient. — le degré de supraclusion et l'importance de la courbe d'occlusion : placer la base supérieure sur les dents inférieures les plus antérieures et les plus postérieures et vice-versa . cuspides primaires supérieures et fosses inférieures. — eau savonneuse . On réalise à ce stade les angulations : — la base verticale inférieure du modèle inférieur est taillée parallèlement à la base verticale du modèle supérieur. Examen des arcades séparées : — formule dentaire . L'INTERPRETATION DU DOSSIER ORTHODONTIQUE L'EXAMEN DES M O U L A G E S L'examen des moulages permet d'analyser. Estimation semi-quantitative : les lignes esthétiques (p. C.Interprétation du dossier orthodontique — pierre d'Arkansas . D. 11 existe des occluseurs en plastique préfabriqués comportant une charnière postérieure. ce qui permet de retrouver l'occlusion en intercuspidie maximale. qui permettent d'éviter cette manipulation tout en assurant une présentation standardisée (occluseur de Bordet).. L'EXAMEN DES PHOTOGRAPHIES Ces documents sont très utiles pour l'estimation esthétique. — forme des arcades : comparaison des formes d'arcades maxillaire et mandibulaire : — symétrie des arcades : le raphé médian et l'emplacement de la suture inter-maxillaire constituent de bons repères. Les seuls critères essentiels sont : 1. ectopies . Estimation qualitative (v. Le parallélisme des bords verticaux postérieurs. M. actuelle (v. — Relations dans les trois sens de l'espace en I. dans les trois sens de l'espace. de retrouver l'occlusion en I. M. dentaires et . 27). Examen des moulages à l'envers : — situation du bord libre des incisives inférieures .. en dehors de la présence du patient. Examen des arcades en I. les relations d'arcades en I. — malpositions. C.

dentaires. — 2e cas : décalage dans les sens vertical et horizontal avec croisement au niveau de l'angle : prendre FIG. Le tracé ou céphalogramme est exécuté sur un papier acétate. — les incisives : l'incisive centrale supérieure la plus vestibulée est tracée aux deux maxillaires. C. Les structures squelettiques : le tracé de la mandibule : — 1er cas : les deux hémi-mandibules coïncident : tracé unique. . Le repérage des structures : (fig. Principe du tracé : les structures gauches les plus proches du rayon principal sont repérées. cutanées et muqueuses. Le tracé des dents : — les premières molaires : les rapports sagittaux au niveau des premières molaires gauches et le tracé correspondant sont exécutés en comparant l'image radiologique et les moulages placés en I. S'il existe une importante différence d'inclinaison entre les deux incisives. Technique de tracé : le film est placé sur un négatoscope.. le profil cutané à droite.50 Bilan orthodontique le bord le plus postérieur (branche montante) et le plus supérieur (branche horizontal) (fig. la droite et la gauche sont dessinées. muqueuses . Cette image signe une asymétrie de la mandibule (fig. 31. 31). à l'aide d'un crayon graphite à mine dure. Il permet de déterminer les différents points et plans nécessaires à une analyse céphalométrique. les structures les plus radio-opaques étant les plus calcifiées. M. — Le repérage des structures osseuses. 74). — 3e cas : décalage et absence de croisement : prendre la moyenne des 2 hémi-mandibules. 65 c).

) = distance Nasion-Na/Menton-Me . la mandibule : condyle (16). La face est divisée en deux étages. est de 10 % en faveur de l'E. en trois étages. Ligne tangente au bord supérieur des sourcils. Elle comporte des sousclasses. la suture sphéno-ethmoïdale (6). plancher du sinus (15). le maxillaire : fente ptérygo-maxillaire (10). 32) : — hauteur faciale postérieure = distance entre Gonion-(Go) et le point déterminé par le sommet du condyle en projection orthogonale sur la ligne SN prolongée. sur les photographies de face et de profil et sur les téléradiographies de profil. Ligne tangente au bord inférieur de la symphyse mentonnière. — De nombreuses classifications des types de face ont été proposées. . I. face interne et face externe (33). et le point Menton-Me. face courte. soit Go-CS . échancrure sigmoïde (17). selon les proportions entre hauteurs verticales maxillaires postérieures et antérieures : La mesure des proportions faciales antérieure et postérieure (fig. La denture : les premières molaires (26). En moyenne. • Le visage. les végétations adénoïdes (29). branche montante (20). sinus maxillaire (14). dans. le sphénoïde (2). I. Ligne tangente à la racine des cheveux. — hauteur de l'étage moyen (E. voûte palatine (11). le long du grand axe de la dent .) n'est pas idéale . Ces proportions sont déterminées sur des photos de face.) = distance Nasion-Na. palais secondaire (13). A. le visage est divisé. en projection orthogonale . et E. le cou (36). La longueur de la face.. F. M. parallèles à la ligne bipupillaire. Noter les rapports du sinus maxillaire avec la denture. T. les lèvres. 2. Il est nécessaire d'analyser la longueur et la largeur de la face. S.Cette classification différencie trois types de face : face longue. si toutefois l'inclinaison vers le haut ou vers le bas de l'épine nasale antérieure ne vient pas fausser totalement l'interprétation de ces proportions. 32) : — hauteur totale de la face (H. — hauteur mandibulaire postérieure OP-MP : distance entre la cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire inférieure et le plan mandibulaire Go-Me. — les vertèbres cervicales (23) (particulièrement l'apophyse odontoïde de l'axis) (24) . 3. la différence de pourcentage entre E. I. La typologie faciale. branche horizontale (19). F. F. le sens vertical. la suture naso-frontale (7) . — l'écaillé de l'occipital (22) . de haut en bas. palais primaire (12). — Pour les besoins de la description. M. le pharynx (31). le voile du palais (32). coroné (18). Les trois types de face. Les structures muqueuses : la langue (28).Interprétation du dossier orthodontique Les structures squelettiques : — la base du crâne : le basi-occipital (1). F. 1. elle a le mérite de la simplicité et son utilisation semble se répandre dans la littérature orthodontique. grâce aux mesures suivantes (fig. — hauteur dento-alvéolaire postérieure au maxillaire OP-PP : distance entre la cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire supérieure et la zone inférieure de la voûte palatine. . — hauteur du ramus : distance Go -> sommet du condyle . l'étage moyen et l'étage inférieur. Les structures cutanées : le profil cutané avec le nez (34) et les orifices narinaires (35). le menton. Cette étude peut se faire au cours de l'examen clinique. les incisives (27). La classification proposée (établie aux U. L'estimation des proportions faciales et crâniennes est un des éléments essentiels du bilan orthodontique.). — l'os hyoïde (25). — La mesure des proportions entre les deux étages de la face peut être effectuée sur une téléradiographie de profil. — les sutures : la suture sphéno-occipitale (5). F. — les os propres du nez (9) . • La face. face moyenne. — hauteur de l'étage inférieur (E. L'indice de proportion faciale (I. symphyse mentonnière (21) . projection orthogonale de l'épine nasale antérieure ENA. F. — les maxillaires : . l'ethmoïde (3). le frontal (4) avec ses corticales interne et externe . par quatre lignes horizontales. Ligne passant par le point sous-nasal cutané.) = distance entre la. F. — les orbites droite et gauche (8) : rebord inférieur et latéral . . et les amygdales (30). projection orthogonale de l'épine nasale antérieure sur la ligne Na/Me soit ENA . LA TYPOLOGIE FACIALE ET MANDIBULAIRE 51 4. P.

la forme mandibulaire est de type . L'examen des téléradiographies montre que la hauteur totale de la face est augmentée et spécialement l'étage inférieur de la face. la largeur faciale au niveau des pommettes paraît souvent diminuée. — La mesure des proportions faciales antérieures et postérieures. Le type de face longue. l'étage inférieur de la face est très fortement augmenté. L'examen des arcades montre souvent une voûte palatine haute. avec béance antérieure : l'angle-plan mandibulaire/SN est très fortement augmenté. les lèvres sont de longueur normale. — hauteur alvéolaire antérieure et supérieure : distance verticale de l'épine nasale antérieure au bord libre de l'incisive centrale . — A l'examen clinique. au niveau alvéolaire antérieur. 33/)). a) Face longue avec branche montante longue. l'angle entre le plan d'occlusion et le plan palatin est augmenté au niveau des premières molaires. il existe un sourire gingival. des relations de classe II fréquentes et. le menton semble peu marqué. l'étage inférieur de la face est augmenté. l'inocclusion labiale est très fréquente. le profil est convexe. Il existe un excès maxillaire vertical (H. Les faces longues comportent deux sous-classes qui se différencient selon la longueur de la branche montante (ou ramus). l'angle-plan mandibulaire/SN est augmenté. sans béance antérieure : la face est très fortement allongée. une béance ou une supraclusion. La branche horizontale est fortement inclinée vers le haut et vers l'avant. 32. P.). — hauteur alvéolaire antérieure et inférieure : distance du bord libre de l'incisive inférieure au plan mandibulaire. dans le sens vertical. V. la face paraît allongée et étroite. L'augmentation de hauteur verticale est associée à un excès de développement du maxillaire. b) Face longue avec branche montante courte ou normale. Les orifices narinaires ont un diamètre réduit (fig.52 Bilan orthodontique Fie.

le problème se situe au niveau du maxillaire postérieur. 33b). b) Un type harmonieux de face longue. La typologie mandibulaire Elle permet de préciser les différentes formes mandibulaires et de prévoir le mode de croissance à ce niveau. 33. — 2e sous-classe : la hauteur de la branche montante est diminuée. Le type de face moyenne. le plus souvent. des faces étroites (leptoprosope) et des faces moyennes (mésoprosope). l'étage inférieur de la face est légèrement diminué . Dans cette sous-classe. est. Le type de face courte. Bjôrk différencie trois types de direction de croissance mandibulaire. — La largeur de la face. mais la corrélation face longue — rotation postérieur — et face courte — rotation antérieure — n'est pas toujours évidente.Interprétation du dossier orthodontique rotation postérieure + + +. L'estimation des différentes formes mandibulaires est étroitement complémentaire des notions de face longue et de face courte. une réduction de hauteur de l'étage inférieur de la face (fig. — Il est plus éloigné des caractéristiques du type de face longue. a FIG. la plupart du temps. l'angle entre le plan d'occlusion et le plan palatin est sensiblement normal. l'angle S N/plan mandibulaire est fortement diminué. la face est plutôt courte et large. — A l'examen clinique. mesurée au niveau des pommettes. Il existe fréquemment une béance antérieure. On différencie des faces larges (euryprosope). selon les formes mandibulaires observables sur téléradiographie de profil : — un type de rotation mandibulaire antérieure. b a) Un type harmonieux de face courte. la hauteur maxillaire postérieure est fortement réduite. l'angle S N/plan mandibulaire est légèrement réduit. Ce type de face comporte. . l'étage inférieur de la face est légèrement augmenté. liée à sa hauteur. l'étage inférieur de la face est fortement diminué. — un type de rotation postérieure. les pommettes saillantes la symphyse quelquefois prononcée. 53 La largeur de la face. le profil est souvent concave. — un type de rotation mandibulaire moyen (rotation antérieure moyenne) . la hauteur maxillaire postérieure est légèrement réduite. la direction de croissance étant plutôt dirigée verticalement. la direction de croissance étant plutôt horizontale . Par ailleurs. Les faces courtes comportent deux sous-classes : — Pc sous-classe : la hauteur de la branche montante est augmentée.

Tableau comparatif Signes de rotation antérieure (fig. 34 /)) Plutôt dirigé en arrière Fin Étroite et courte Forte courbure anté-goniaque f orientation du condyle Plutôt dirige verticalement Au niveau du condyle < (_ col du condyle Épais Branche montante — longueur Longue et large Courbure anté-goniaque légère ou absence de courbure (mandibule en forme de rockingchair) Grand axe dirigé vers l'arrière Épaisse et en « bulbe d'oignon » Axe fortement divergent (vestibulo-versée) Plutôt diminuée Bord inférieur de la branche horizontale : — forme ( orientation Symphyse mentonnière < (^ forme Inclinaison des incisives inférieures : par rapport à l'axe de la symphyse Hauteur de l'étage inférieur de la face Grand axe dirigé vers l'avant Fine et « en goutte d'eau » Axe incisif sensiblement dans Taxe de la symphyse Plutôt augmentée . 34.54 Bilan orthodontique FiG. — a) Un type de rotation mandibulaire antérieure caractéristique (adulte). 34 a) Signes de rotation postérieure (fig.

— longueur et forme de la branche montante. Faut-il privilégier certains signes ? Les éléments suivants semblent constituer les signes les plus déterminants : — orientation et forme du condyle . 54).Interprétation du dossier orthodontique 55 FIG. 35). L'énoncé du type facial et du type de croissance mandibulaire est un élément essentiel du bilan orthodontique. Tableau comparatif (p. proportion par rapport à la branche horizontale : — forme du bord inférieur de la mandibule : — implantation des incisives inférieures dans la symphyse et volume symphysaire. 34. BASSIGNY Toutefois. b) Un type de rotation inandibulaire postérieure caractéristique. après avoir défini les relations d'arcades antéro-postérieures — c'està-dire la classe d'Angle — qu'il présente (v. on pourra. pendant un temps transitoire. soit au cours de la croissance. Ces notions permettent de classer un individu dans une catégorie. soit en fonction des modifications provoquées par le traitement. p. constater une croissance dans le sens d'une rotation antérieure (et vice-versa). . Tableau comparatif des deux types extrêmes de forme inandibulaire induits par une direction de croissance à rotation postérieure ou antérieure. chez un sujet présentant une mandibule dont la morphologie est de type « rotation postérieure » (ou antérieure).

Elles servent à préciser les relations des structures osseuses. Analyses typologiques. des points osseux (o) et des points construits (c). Ba (m. des points médians (m) et des points latéraux (1) (droit et gauche) . il est possible de repérer différents points. dans le sens antéro-postérieure essentiellement. l'échantillon est représenté par un nombre beaucoup plus important d'individus tirés au hasard (v. les relations dento-alvéolaires et dento-dentaires. Technique d'interprétation d'un céphalogramme.-: plus antérieur du trou occipital (foramen magnum En cas de difficulté de repérage. Ils permettront la détermination des lignes et des plans nécessaires aux différentes analyses céphalométriques.56 Bilan orthodontique différentes structures du massif craniofacial d'un individu sont comparées les unes aux autres et situées dans le cadre d'une typologie faciale et mandibulaire (analyse de Delaire). On différencie des points osseux et des points cutanés . On différencie deux types d'analyse céphalométrique : — les analyses dimensionnelles basées sur des données statistiques . destinée à servir de guide pour l'élaboration du diagnostic et du plan de traitement. représentant des individus dont le visage est harmonieux et l'occlusion idéale . — Principe des analyses dimensionnelles : les mesures linéaires et angulaires d'un individu sont comparées à des moyennes obtenues à partir d'un échantillon standard sélectionné (v. LES ANALYSES CEPHALOMETRIQUES Définition. n" 24). Les points. • Les points osseux (fig. ce point peut être situé approximativement à l'aplomb de l'apophyse odontoïde de l'axis (fig. les plans et les lignes. ou bien. 35a) Base du crâne : — Basion. . repérable sur crâne sec. PtAN MANDIBULAIRE DE DOWNS FIG. o) : point le plus inférieur et '. 50). — Les proportions des A partir des structures précédemment reconnues (v. 3). — a) Les points. p. indique un point osseux. Analyses basées sur des comparaisons avec des standards. 5). p. 31. 35. p. — les analyses typologiques (ou structurales). La lettre « o ».

prendre le point le plus supérieur. c'est-à-dire 4 mm au-dessus du centre de l'olive. o) (pour mémoire) : point le plus postérieur du trou occipital — difficile à repérer. 31) qui se confond rarement avec l'image des olives. Ar (c. — Point B (m. en regard du Nasion osseux (idem). au niveau incisif. N. : c'est un point parfois difficile à repérer car il est souvent masqué par les muscles releveurs des lèvres. p. (m. en moyenne. en première approximation. Ce . sans tenir compte des apophyses clinoïdes. ce point est déterminé à égale distance des deux rebords inférieurs droit et gauche. C'est le point le plus inférieur de l'image du rebord orbitaire. 1) : point construit. • Les différents plans et lignes (fig. déterminé par inspection. Remarque : un plan d'orientation peut être également un plan de référence (plan de Francfort). c) : centre de l'image de la selle turcique. o) : point le plus antérieur de la corticale symphysaire antérieure.Stomion. A. 56) avec la symphyse. à l'intersection de la bissectrice de l'angle formé par le bord postérieur de la branche montante et le plan mandibulaire. Si la suture est encore ouverte. Au niveau de la mandibule : — Articulaire. 57 — Gnathion : point construit à l'intersection de la bissectrice de l'angle formé par le plan facial (Na-Pog) et le plan mandibulaire de Downs (v. Po-Or. 35c/) : — Point sous-nasal (m) : point de jonction entre la lèvre et le nez. 35a) a) Plan d'orientation : — plan sagittal médian . au niveau incisif. N. — Pogonion. — Menton. Go (c. o) : également appelé point sous-orbitaire. — Sillon labial inférieur (m) : point le plus postérieur de la concavité. Points déterminant le plan de Francfort : — Orbital. : importance de ce point pour la situation des bords libres des incisives supérieures par rapport aux lèvres. . 62). N. Au niveau du maxillaire supérieur : — Épine nasale antérieure.Interprétation du dossier orthodontique — Sellion. Les lignes et les plans. m) : point construit à l'intersection de la face exocrânienne du basi-occipital et du bord postérieur du condyle mandibulaire. — Opisthion. au niveau de l'apex de l'incisive inférieure. S (m. — Point A : point le plus postérieur de la concavité formée par la corticale alvéolaire externe. à partir du point Nasion. E. Na (m. Ils sont déterminés par les points précédemment décrits et parallèles au plan sagittal médian. Il se situe. de le situer très près de l'aile du nez. A. • Définitions. Op (m. à l'extrémité du palais secondaire. il est possible. E. N. situé entre lèvre inférieure et symphyse. Or (1. S'il existe deux images visibles des orbites droite et gauche. avec l'angle mandibulaire. (m. Il est déterminé par balayage. P. en cas d'inocclusion labiale. fig. — plan d'orientation : la tête du sujet est orientée dans le céphalostat selon ce plan : — plan de référence : plan choisi comme origine des mesures linéaires ou angulaires . B. c) : sommet de l'olive auriculaire. — plan de superposition : plan utilisé pour apprécier les modifications dues à la croissance et au traitement (v. — Nasion. au niveau du frontal. Po (m. — Gonion. Me (m. o) : point le plus postérieur de la concavité formée par la corticale alvéolaire externe. Dans cette éventualité. — Pogonion cutané (m) : point le plus antérieur de la symphyse cutanée. dans le cadre de l'estimation esthétique. o) : point le plus antérieur de l'épine nasale antérieure. Po (1. o) : point le plus inférieur de la corticale symphysaire. — Porion osseux : point correspondant au point le plus supérieur du canal auditif externe (C. — plan de Francfort céphalométrique. — Nasion cutané (m) : point le plus postérieur de l'ensellure nasale. p. B. — Sillon labial supérieur (m) : point le plus postérieur de la lèvre supérieure (au milieu de la ligne unissant le point sous-nasal et le point le plus antérieur de la lèvre supérieure).) (36) (v. — Épine nasale postérieure. Importance de ce point dans l'estimation de la convexité cutanée. • Les points cutanés (fig. à l'extrémité du palais secondaire. o) : point le plus postérieur de l'épine nasale postérieure. — Porion céphalométrique. o) : point le plus antérieur de la suture naso-frontale. E. Sto (m) : point à la jonction des lèvres supérieures et inférieures ou point le plus inférieur de la lèvre supérieure.

Il permet de préciser où se situe la supraclusion (ou l'infraclusion) au niveau incisif. Angle "S~N~A et S~~N~B : "S~N~Â augmente légèrement avec l'âge. Axes incisifs supérieur et inférieur. 35a). plan est également utilisé par certains auteurs comme plan de référence (Tweed. Moyenne : 20 à 30° . 68) . Downs) . Analyse du squelette (v. A N B : différence arithmétique entre S N B et S N A. — Type de croissance : . — plan d'occlusion de Ricketts : déterminé par le plan de recouvrement des cuspides vestibulaires des molaires et prémolaires. Cette mesure peut être comparée avec la précédente. — Angle facial : angle formé par la ligne Na-Pog et le plan de Francfort. — plan mandibulaire de Downs. b) Position des incisives inférieures par rapport au plan dentaire A-Pog (Ricketts) : — mesure linéaire : distance du bord libre de l'incisive inférieure. et du signe — s'il est en arrière. b) Lignes ou plans de référence : S N/Francfort céphalométrique-Francfort anthropologique. 4) : c) par rapport au plan d'occlusion de Ricketts : 70 à 75°. surtout chez les garçons. sans tenir compte des rapports incisifs. L'analyse de Tweed (fig. S. et concave. — lignes SNa. Na A. pour l'incisive inférieure. l'incisive se situe à + 1 mm et 22° par rapport à A-Pog (D. — axe Y (S-Gn) : donne la direction générale de la croissance . En moyenne. de + 2 (v. Angle de divergence des maxillaires : angle formé par le plan mandibulaire et le plan bispinal. . du signe —. . en projection orthogonale. l'angle couronne-racine (v. — ligne esthétique de Ricketts (p. en général. Angle F M A : 25° : angle déterminé par le plan de Francfort et le plan mandibulaire de Downs (Tweed). — Convexité squetêttique : mesure de l'angle formé par le plan dentaire A-Pogonion et la ligne Napoint A. Analyse de la denture : a) Angle inter-incisif : angle des axes incisifs supérieurs et inférieurs (125 à 130°). 35/. On utilise. Angle de l'axe Y : 60° ± 6 : angle inféro-antérieur de la ligne S-Gn par rapport au plan de Francfort. — ligne Na-Ba (plan de superposition). Plans et lignes utilisés : — plan de Francfort céphalométrique . Il peut être utile de noter au niveau des incisives supérieures. cas hyperdivergents : + 30" . Un profil facial convexe est affecté du signe +. Analyse esthétique : — ligne esthétique de Steiner (fig. c) Autres plans : — plan facial : Na-Pog . à la ligne A-Pog. . avec des compléments par rapport à la méthode originale. Quelques mesures et leur signification.58 Bilan orthodontique . Il exprime la direction générale de la croissance.) . l'augmentation de SNA et SNB est concomitante. S. il tient compte de la position relative des deux maxillaires. + 3). — plan de Francfort anthropologique : Porion osseux-Or (Ricketts) (fig. Cet angle précise la position relative de la mandibule et donne une indication sur le degré de pro ou de rétrusion mandibulaire.5 mm. — mesure angulaire : angle formé par le grand axe de l'incisive inférieure et la ligne A-Pog : complète l'information précédente. 36) Elle est utilisée par les tenants de la méthode Edgewise. Un échantillon clinique sélectionné par Ricketts donne des écarts de 0 à 4 mm pour 70 % des cas >vec une D. — plan bispinal (ENA-ENP) : correspond à la surface nasale du palais osseux . la dent la plus vestibulée. déterminé par le point Menton et une tangente à la convexité antérieure au Gonion . Ces deux angles mesurent la position relative des maxillaires par rapport à la base du crâne. 37). Cette mesure est affectée du signe négatif quand A est en avant de B (Riedel). correspondant au grand axe des incisives centrales. Moyenne : 88° D. 60). fig. + 3.1.5 (par rapport au plan de Francfort céphalométrique). — Mesure du décalage des bases osseuses : . les cas moyens se situant entre 0 et 2°. cas hypodivergents : — de 20°. p. S. soit 60° pour l'incisive supérieure. A N B signe le décalage des bases maxillaires. Na B . M = 0. . Une vingtaine de mesures sont vraiment d'un usage courant et universel. Cette mesure est affectée du signe + si le bord libre est en avant de A-Pog. — plan mandibulaire de Downs . — plan dentaire A-Pog . p.

perpendiculaire au plan de Francfort (en moyenne.Interprétation du dossier orthodontique 59 FlG. distance Pog . Plan facial cutané (Na cutané-Pog cutané) : en moyenne. Les angles : — Angle F M A. — Tracé des points. Ligne esthétique de Steiner (milieu de la base du nez-Pog cutané) : en moyenne. plans et lignes pour l'analyse de Tweed. — si le point A est en avant de Na vertical -• prognathie supérieure. la face vestibulaire de l'incisive supérieure est parallèle à ce plan (a ± 3°). — Angle  J B (ir^B-STTÀ) : FIG. 35 b. Le point A est sur la ligne : — si Pog-Na vertical > 8 mm -» rétrognathie inférieure . 35 b. LIGNE ESTHETIQUE DE STEINER — axe de l'incisive inférieure prolongé j u s q u ' a u plan de Francfort et au plan mandibulaire de Downs . 36. — plan d'occlusion de D o w n s : point médian entre les deux bords libres incisifs supérieurs et inférieurs et l'intercuspidation molaire. les lèvres affleurent la ligne. intersection du plan mandibulaire et du plan de Francfort : FlG.Na vertical = -6 à — 8 mm). . Nasion vertical.

Ajouter la valeur obtenue au calcul de la D. en la multipliant par . à partir de l'apex de l'incisive inférieure. — Angle F M I A: intersection de l'axe de l'incisive inférieure et du plan de Francfort . On multiplie par 2.2. F M I A doit être égal à 68° . en fonction de ces mesures : — si F M A est compris entre 22 et 28°. — Angle Z : permet d'apprécier le profil cutané : ligne tangente au Pog cutané et à la lèvre la plus antérieure . est reporté : on divise ce nombre par 2. par rapport au plan mandibulaire. pour obtenir l'équivalent en mm. : La corrélation entre l'axe de l'incisive inférieure et la base osseuse semble très contestable et en contradiction avec les données de la physiologie. type normal . — si F M A > que 28°. Le triangle de Tweed : a) La détermination du type de croissance : Tweed analyse le type de croissance. le pronostic est défavorable. M. l'axe ideal déterminé par la formule de Tweed est tracé sur le céphalogramme.60 Bilan orthodontique — si F M A < que 22e. plans et lignes pour l'analyse de Ricketts. cette mesure étant valable pour une hémi-arcade. c) La correction céphalométrique: l'orientation de l'incisive inférieure en fin de traitement est décidée en fonction des données précédentes. 37. F M I A doit être égal à 65°: Elle ne constitue que le premier élément d'une analyse prévisionnelle des modifications provoquées PLAN DE FRANCFORT ANTHROPOLOGIQUE Fie. — au-dessus de 35° la croissance est très verticale. .5. — Angle I M P A : angle formé par l'incisive inférieure et le plan mandibulaire. N. b) La position de l'incisive inférieure : Tweed propose de situer la position de l'incisive inférieure en fin de traitement. — entre 28 et 35" la croissance est dirigée plus verticalement . — Tracé des points. La différence entre l'angulation initiale et l'angulation finale constitue la correction céphalométrique Pour obtenir cette correction. 37). D. L'analyse statique de Ricketts (fig. B. I M P A est inférieur à 92°. Le nouvel angle de l'incisive inférieure. à partir de l'angle F M A : — entre 16 et 28° la croissance est dirigée en bas et en avant.

— C. T. C. même par des lecteurs entraînés (exemple : Or. : plan ptérygoïdien vertical perpendiculaire au plan de Francfort et tangent au bord postérieur de la fente ptérygo-maxillaire. : projection du centre du condyle sur la ligne Ba-Na. T. mesurée en millimètres 7. ou bien situé à égale distance entre le point B et le point Pogonion.2 mm + 2 + 4 + 2 j ^ i Aucune Aucune 1 mm par an Moins protrusif avec l'âge Conclusion. Elle utilise des points et des plans spécifiques : à) Les points : — P. Angulation par rapport à Pogonion-Na 8. Certains points.C. un même décalage des bases peut correspondre à des valeurs différentes de ANB. Son aboutissement logique ce sont les procédés de simulation de la croissance et du traitement (v.Plan de référence : plan de Francfort anthropologique (v. face longue face courte : SNB est augmenté en cas de face longue (v. m.5 4 4 2 Modifications Aucune + 1° tous les 3 ans — 1" tous les 3 ans Aucune Aucune Augmentation d'l/2° par an . p. : point situé à l'intersection du point le plus supérieur et du point le plus postérieur de la fente ptérygo-maxillaire. fente ptérygomaxillaire. Profil cutané : lèvre inférieure par rapport au plan esthétique 90° 86° 26° 68° 47° 26° 2 mm + + + + + + + 3 3 4 3. Ba. c) La charte d'analyse : LA CHARTE D'ANALYSE 61 La validité des analyses céphalométriques. 58). Première molaire supérieure par rapport à P T V 9. La sécurité apparente donnée par ces mesures chiffrées ne doit pas masquer les limites et les insuffisances de ce procédé d'évaluation. Exemples : profil cisfrontal ou transfrontal (p. b) Les plans : — D. A PARTIR DE 9 AXS Les maxillaires : 1. Une marge d'erreur considérable peut en résulter. : intersection du plan Ba-Na avec l'axe facial PT-Gn. — Xi : centre de la branche montante déterminé par une construction géométrique correspondant à l'orifice du canal dentaire inférieur. 28) avec un point Na plus ou moins en avant . — P. Convexité : mesure linéaire du point A au plan facial Les dents : incisives inférieures Distance de l'incisive inférieure par rapport au point Pogonion. — P. Pour une étude plus approfondie. 51 : Mesure de l'étage inférieure de la face). elles sont parfois lourdes de conséquences pour un plan de traitement. l'analyse de Ricketts prend là son plein intérêt. Angle facial 3. . Les critiques que l'on peut en faire sont de plusieurs ordre : a) Critiques liées au procédé radiologique et à l'évaluation des mesures.1 mm tous les 3 ans + 1 mm 22° Age + 3 mm . — Il s'agit tout d'abord d'une image en 2 dimensions. b) Le problème du référentiel. Angle mandibulaire Axe de croissance 4. Elle ne constitue que la première étape d'une méthode qui représente un tout en soi. certaines structures sont parfois très difficiles à préciser. également p. Arc mandibulaire 6.). les analyses tridimensionnelles étant d'un usage trop complexe pour la pratique quotidienne. les quelques valeurs proposées (p. Les analyses . : point situé au niveau de la corticale externe symphysaire là où la convexité devient une concavité. Historiquement l'apport de la céphalométrie a fait considérablement progresser l'orthodontie. M D. p. corticale externe au niveau incisif supérieur. Les erreurs de tracé ne sont pas inhabituelles. malgré les critiques émises au paragraphe suivant. Na. 64). Hauteur de l'étage inférieur de la face 5. si la corticale est plate. En fonction des typologies variées et de considérations purement géométriques. 58) apportent au débutant des indications intéressantes. S. épine nasale antérieure. etc. — En denture mixte. tant au niveau de la recherche que des objectifs thérapeutiques. Axe facial 2. V.Interprétation du dossier orthodontique par la croissance et le traitement.

. Les standards céphalométriques ne tiennent compte ni de l'âge. Superposition sur la ligne Ba-Na (Ricketts) avec Ba enregistré : — avantage : c'est une ligne très longue : . pour certaines analyses. par rapport à la base du crâne. Information : modification du profil cutané. Proche de la zone à étudier. » Toutefois l'intérêt actuel de la céphalométrie — et ce malgré ses défauts — est de pouvoir grouper les cas par catégories et de permettre un langage commun et universel. D'autre part il n'existe pas un type normal mais une multiplicité de types normaux. a) Intérêt du procédé : 1. Permet d'apprécier les modifications de l'angle de la base du crâne Ba-S-Na. du type prognathie inférieure. à partir des structures maxillaires. l'inclinaison du plan bispinal. ni du volume des tissus mous. ce qui est arbitraire. grâce à la standardisation des clichés téléradiographiques. — le plan de superposition : déterminé à partir du point d'enregistrement. elle assigne au point Nasion un déplacement horizontal. — inconvénients : elle est courte. Il n'existe pas de plan de superposition idéal. effectués à un certain intervalle de temps. physiologiquement. des structures squelettiques. — Elle dépend pour une part de la subjectivité de l'auteur estimant tel ou tel profil plus satisfaisant que d'autres. — fin de traitement actif : rouge . Analyse des résultats d"un traitement. 2. Stable : indépendant des zones de croissance. Conclusion. 4. Superposition sur la ligne S N : — avantages : cette ligne est très utilisée car elle est facile à repérer et stable après 8 ans . Il est donc indispensable de ne superposer que des tracés de films exécutés sur une même installation (distance « source du rayonnement-sujet » constante). . — Un plan de superposition horizontal met en évidence les déplacements antéro-postérieurs . cette procédure étant possible. Procédé qui consiste à superposer deux tracés de téléradiographies d'un même sujet. T. ni de la race. — Comme l'écrit un auteur américain Salzmann : « L'utilisation de standards céphalométriques tirés d'individus avec d'excellentes occlusions comme un moyen de décider des objectifs de traitement n'a aucune justification scientifique. il est nécessaire de définir un point d'enregistrement et un plan (ou une ligne) de superposition : — le point d'enregistrement : les deux tracés sont superposés sur ce point qui est supposé fixe .Information : donne une estimation de la croissance faciale dans son ensemble. La position de référence de l'incisive inférieure est appréciée. 2. On distinguera : — des superpositions d'ensemble. Travaux de recherche : — étude de la croissance : — étude des facteurs héréditaires. aux stades successifs du traitement : — en cours de traitement : bleu . Pour effectuer une superposition. M. Contrôle des modifications observées au cours d'un traitement. avant traitement. Exemple : S-Na n'est plus valable dans les malocclusions de la classe III. dentaires et cutanées d'un même individu. Les superpositions permettent d'apprécier les modifications dans l'espace et dans le temps. 38). Choix d'un plan de superposition Qualités : 1. 3. par rapport à un plan mandibulaire qui. du plan facjal et du plan bispinal. à partir de plans crâniens . Superpositions d'ensemble LES SUPERPOSITIONS dimensionnelles postulent que le plan de référence est comparable pour tous les individus. ni du sexe. — après la contention : marron. ne présente pas la moindre relation avec l'inclinaison de ces dents. ou du mode de croissance. — Un plan de superposition oblique met en évidence les déplacements dans les deux sens. Précis : repères faciles à localiser. la fente ptérygo-maxillaire.Des couleurs différentes sont utilisées pour les différents tracés. — des superpositions locales. permettant de mettre en évidence les différents déplacements dentaires spontanés ou provoqués. . l'A. Or la base du crâne est liée à la forme faciale ce qui crée un biais pour la fiabilité des mesures. c) La constitution de l'échantillon. Superposition sur Na enregistré : toute la croissance est rejetée vers l'arrière. 3. Simulations de croissance. Superposition sur S enregistré. (fig. — fin de contention : vert . Elle constitue enfin un guide appréciable pour les débutants.62 Bilan orthodontique b) Technique.

Le Basion est un point quelquefois difficile à repérer . croissance et rotation de la mandibule. Information : déplacement antérieur de la première molaire. croissance mandibulaire de type « rotation antérieure ». elle assigne au point Na un déplacement vers le haut. avant et après traitement (pointillés) : — forte amélioration du type de croissance. b) A la mandibule : — sur le point Menton Me enregistré. augmentation de longueur de la mandibule (fig. sur un type initial de rotation postérieur très marqué. 38.Interprétation du dossier orthodontique 63 FIG. — T~NTA 44" 40" — inconvénient : stabilité douteuse. — le plan palatin descend parallèlement à lui-même. en superposant sur le bord inférieur de la branche montante. effet de la croissance au niveau antérieure. selon Bjôrk : — superposition antérieure : l'enregistrement se . 39 b) . — la symphyse avance fortement et s'abaisse légèrement. Au cours du traitement. — information : étude du comportement de la face. Superpositions mandibulaires. étude du plan d'occlusion (fig. Information : déplacement de l'incisive dans le sens antéro-postérieur et vertical. — sur le centre du condyle enregistré avec superposition sur le bord postérieur de la branche montante. Information : résultat des effets de la croissance ou de la croissance et du traitement conjugués.. Superpositions locales a) Au maxillaire supérieur : — Superposition sur le plan palatin avec E N A enregistré. avec S enregistré. N. 39A). Information : modification du point A. au niveau de la symphyse. — Superposition sur la partie antérieure de la fente ptérygo-maxillaire et sur le plancher du sinus. position de la première molaire dans le sens antéro-postérieur et vertical. position de l'incisive supérieure. — Superposition d'ensemble sur S.

— forte version radiculaire palatine. les moulages sont montés en occluseur — ou mieux en articulateur semi-adaptable. — la première molaire avance et s'abaisse: — le plan d'occlusion bascule en bas et en arrière. APERÇU DES PROCÉDÉS DE SIMULATION A l'aide de téléradiographies Les simulations de croissance. — Maquette exécutée à partir du tracé céphalométrique initial. méthode de Ricketts. — a) Superposition locale. à la mandibule : bord inférieur de la mandibule. 39. — b) Superposition locale. en fonction des informations précédentes. — superposition postérieure : superposition sur le canal dentaire inférieur et l'image du germe de la dernière dent non évoluée en phase éruptive passive. enregistré : — accroissement de la mandibule en longueur : — version radiculaire en direction linguale de l'incisive . cela revient à augmenter les lignes A l'aide des moulages en plâtre Les simulations occlusales : le « set-up » ou reconstitution sur moulages. En pratique. Ces méthodes tiennent compte du mode d'action de telle ou telle thérapeutique. type de rotation mandibulaire . P. dans l'élaboration des objectifs de traitement — ce qui rendra obsolète les analyses céphalométriques classiques. Après avoir indiqué les repères d'occlusion A. 39.64 Bilan orthodontique FIG. Les dents sont séparées à l'aide d'une scie à or et les dents à extraire supprimées. — légère version coronaire vestibulaire de l'incisive centrale. au maxillaire : zone antérieure de la fente ptérygo-maxillaire enregistrée: plan de superposition : plancher du sinus. division 2 : — égression de la molaire. T. Elle permet de faire une évaluation des modifications dues à la croissance seule. 160). grâce à des procédés issus des techniques de superposition. p. au cours d'une durée déterminée — en général 2 ans. Ces effets s'ajoutent ou se retranchent aux changements dus à la croissance (V. — Évaluation des modifications dues à la croissance et aux effets conjugués du traitement. Il est probable que l'utilisation de l'ordinateur comme aide au diagnostic permettra de donner à ces méthodes une place privilégiée. du tracé initial et à modifier leur orientation. — des données statistiques indiquant le taux d'accroissement moyen au niveau de telle ou telle structure. Cette méthode est basée sur une série d'hypothèses sur la croissance qui prend en compte : — le taux de croissance. — le mode de croissance : type de face. fait sur la corticale interne de la symphyse avec une superposition sur le bord inférieur de la branche montante . ceci en vue d'une simulation des relations occlusales en fin de traitement : à la façon d'un montage de prothèse complète. avec le point Menton Me. . en fonction du stade de maturation . Effets du traitement d'une classe II. Les arcades sont reconstruites à l'aide des dents restantes et suivant des repères déterminés. Les simulations de traitement. FIG. O. et numéroter les dents. Intérêt : zones éloignées des sites de croissance.

à l'aide des moulages. L'estimation du stade de croissance : elle est pratiquée : — à partir de l'anamnèse. 5. règles. en l'absence de traitement orthodontique. — type facial . . de la dysharmonie dento-dentaire : au cours de l'examen clinique. en I. Au niveau des structures osseuses : — anomalies alvéolaires antérieures . des radiographies « long cône » et des téléradiographies : — estimation de l'état des dents et du parodonte. . parodonte. — relations d'arcades : . extractions : — anomalies dentaires : — D. Le bilan morphologique et fonctionnel : — agencements intra-arcades : au cours de l'examen clinique. — bilan fonctionnel : à partir de l'anamnèse et au cours de l'examen clinique. de la mastication. caries. — à partir des radiographies de la main : détermination de Fâge osseux. après montage sur articulateur .-D. D. etc. 4. Profil psychologique du patient. Estimation 3. Estimation de la motivation au traitement du patient et de son entourage : tout au long de la consultation orthodontique. sur les moulages et les radiographies panoramiques . — relations des bases osseuses et relations dentosquelettiques : à partir des téléradiographies de profil . . — anomalies de position des dents. de la phonation. Stade de croissance. Pronostic. Pronostic à long terme. M. — relations des bases osseuses. esthétique. cinétiques : au cours de l'analyse occlusale fonctionnelle et. statiques.— Environnement familial et social. Bilan morphologique et fonctionnel : Classement du sujet : — classe d'Angle. — troubles de la déglutition. — relations inter-arcades statiques. M. bilan : Au niveau des dents : — formule dentaire. des reconstitutions sur moulages (set-up). éventuellement. sans traitement : conséquences à moyen et long terme. — estimation quantitative de la dysharmonie dento-maxillaire. Conclusion : le préjudice esthétique. D. sur les moulages. sur les photos de face et de profil et à partir des téléradiographies (lignes esthétiques). 2. Au niveau des tissus mous : freins. . stade de maturation : puberté. M. RÉCAPITULATION 1. malocclusions unitaires. Bilan fonctionnel : — musculature labio-linguale . cinétiques . de la ventilation .Bilan orthodontique 65 LE BILAN ORTHODONTIQUE MÉTHODOLOGIE La confrontation des informations données par les différents éléments du dossier orthodontique conduit à une synthèse des observations pour chaque point étudié. C. en vue vestibulaire et examinés à l'envers (rapports cuspides-fosses) et également sur des radios panoramiques exécutées en I. D. C. . : au cours de l'examen clinique. freins compris : au cours des examens clinique et radiologique . — type de croissance. sans traitement. L'estimation esthétique : elle est effectuée au cours de l'examen clinique.

— Facteurs héréditaires. . parafonctions (étiologie endo. — facteurs musculaires : . musculaires et muqueux. L'adaptation physiologique entraîne un abaissement et un avancement de la langue (v. ce qui permettra de pouvoir en traiter les effets. 85). . EXEMPLES : . l'étio-pathogénie est définie comme la recherche des mécanismes causales des maladies. déglutition primaire (v. . . en fonction de l'étiologie. p. cicatrice ou brûlures labiales. etc. Elles ne constituent que des variations par rapport à la moyenne des individus. b) Facteurs exogènes : d'origine pathologique ou iatrogène. traitement d'orthodontie inadapté. troubles ventilatoires dus à une obstruction haute ou moyenne des voies aériennes supérieures.et exogène) : succion digitale ou labiale. extraction de dents temporaires ou permanentes. traumatismes cranio-faciaux . en partie influençables par le traitement. forte tonicité labiale inférieure exerçant une pression excessive sur les incisives. p. langue en_situation antérieure habituelle: — facteurs fonctionnels : . b) Facteurs exogènes : — d'origine pathologique : caries proximales diminuant le périmètre d'arcade . l'attitude posturale : le tonus de l'ensemble de la musculature et celui des muscles de l'appareil manducateur varient avec la position de la tête par rapport à la verticale.LES ANOMALIES ORTHODONTIQUES ÉTIO-PATHOGÉNIE DES ANOMALIES ORLHODONTIQUES En médecine. en partie évitables. Ces différents facteurs seront analysés au cours de l'étude des anomalies orthodontiques et des malformations faciales. l'effet de ce dysfonctionnement n'étant que l'expression d'une situation linguale. 86). Exemple : la tête déportée vers l'avant entraîne une face longue et diminuée dans sa partie postérieure. Les causes secondaires : a) Facteurs endogènes : facteurs fonctionnels. a) Facteurs endogènes : — facteurs dentaires : inclusion provoquée par une dent surnuméraire . 2. entraînant une absence d'élévation du muscle lingual . — traumatismes : avulsion traumatique d'une incisive. 6). La recherche de leurs causes peut classiquement s'orienter suivant deux directions : 1. — facteurs muqueux : frein hypertrophique de la lèvre s'opposant au rapprochement des incisives : brièveté du frein de la langue. . — origine iatrogène : . Les causes primaires. s'exprimant au cours de l'embryogenèse ou de la morphogénèse (v. p. Ces différents éléments peuvent influencer les tissus durs (denture et squelette) les tissus mous (cutanés et muqueux). Il est bon de rappeler que les anomalies orthodontiques ne sont pas des maladies. sans conservation de l'espace.

ou affecter l'ensemble de la denture.68 Anomalies orthodontiques LES ANOMALIES DENTAIRES Définition. — exogène : traumatismes. quelquefois latérales supérieures et inférieures. Il n'existe pas de corrélation entre les deux dentures. Conséquence : classe II. Atteintes secondaires : — au niveau de la couronne : hypoplasie de l'émail. elle peut être localisée à une dent (exemple : incisive latérale supérieure). Anomalies d'éruption : retard ou avance d'éruption. — a) Angle couronne-racine augmenté au niveau des incisives supérieures. Anomalies de forme : — variations morphologiques . Ces différentes anomalies peuvent être localisées ou généralisées. b) Gémination : surtout canines supérieures. • Anomalies de formation de la dent. en forme de pelle linguale (forme mongoloïde) ou vestibulaire et linguale. — La microdontie : elle traduit une réduction harmonieuse du volume des dents . extraction prématurée de dents temporaires. Classification des anomalies. d'origine exogène ou endogène. L'anomalie est plutôt unilatérale. 40. dilacération (secondaire à un traumatisme sur les incisives temporaires). L'apparition des anomalies dentaires est liée à des causes multiples : — endogène : anomalies héréditaires au cours de l'organogénèse ou de la morphogénèse de la denture . — anomalies de volume : microdontie ou macrodontie. défauts d'émail dus à un traumatisme au niveau des incisives lactéales . 40/. à un groupe de dents. prise de médicaments perturbant la minéralisation des tissus durs de la dent. excès multiples . Atteintes primitives : a) Phénomènes de coalescence. b) Coudures radiculaires accentuées sur une deuxième molaire après extraction précoce d'une première molaire. — Altérations des structures coronaires ou radiculaires et variations dans le nombre. inclusions. • Anomalies de volume. — anomalies de formation de la dent : primitives ou secondaires . Elle est liée au génotype. — au niveau des racines : coudures radiculaires excessives après extraction très précoce d'une dent (fig. division 2 apparente. Ces anomalies résultent d'un trouble survenant au cours de la formation de la denture. FIG. anodontie.). m Variations morphologiques. oligodontie. Anomalies de forme. isolées ou associées à d'autres anomalies orthodontiques qu'elles compliquent. . couronne/racine (fig. Étiologie. 40a). Anomalies de nombre : — par excès : dents supplémentaires. — Fusion : incisives latérales et centrales supérieures ou inférieures et canines inférieures. Ces troubles de formation se répercutent au niveau des structures coronaires ou radiculaires. angulation. — par défauts : agénésie. — Variations coronaires ou radiculaires : incisives centrales supérieures par exemple. Anomalies de situation : transposition. il existe une corrélation entre les deux dentures. dents surnuméraires. la situation et l'éruption d'une ou plusieurs dents. hétérotypie.

: dents de taille habituelle sur des maxillaires de dimension réduite ou légèrement inférieure à la moyenne : certains auteurs utilisent. incisives inférieures. — Dents supplémentaires et surnuméraires. le terme de macrodontie relative (Château). 42a).Anomalies dentaires 69 Diagnostic différentiel avec la D. — Localisation : . m Par excès. — Définition : dents de forme atypique. . Si les maxillaires présentent des dimensions habituelles. 42. 42/) et c) : FIG. prémolaires. D. FIG. a) Incisive inférieure supplémentaire (5 incisives). quatrième molaire. dans ce cas. la macrodontie peut entraîner une dysharmonie dento-maxillaire. le plus souvent les incisives supérieures et particulièrement les incisives centrales qui sont anormalement larges. Ne touche qu'une dent à la fois. 41) ou à un groupe de dents. en position tête-bêche. 41. Dans ces conditions l'augmentation de volume est harmonieuse. — soit sur la ligne d'arcade (fig. Dents affectées : incisives latérales supérieures. Elle peut affecter l'ensemble de la denture. Dents surnuméraires (mésiodens et odontoïdes). — La macrodontie : elle peut être localisée à une dent (fig. — Macrodontie localisée sur 11. le plus souvent conoïde et de volume très réduit. b) Dent surnuméraire évoluée (mésiodens). M. Localisation : beaucoup plus fréquente au maxillaire : — soit en position linguale ou vestibulaire par rapport à la dent normale . Dents supplémentaires Caractéristiques : ces dents présentent une forme harmonieuse et un volume à peu près identique à la dent habituelle. région inter-incisive centrale supérieure (mésiodens + + + ) (fig. c) Mésiodens inclus. Anomalies de nombre.

22. — Définition : la transposition correspond à une inversion dans la position habituelle de deux dents. prémolaire inférieure et quelquefois Anomalies de nombre par excès multiples.. en situation de canine (fig. — La précocité ou le retard d'âge dentaire conditionnent le moment du début d'un traitement orthodontique. 25. — Agénésies multiples. 72). au maxillaire : 18. 44). anodontie : absence des dents. Jusqu'à un certain point. Anomalies de situation. FIG. Cette transposition peut être complète ou partielle : incisive latérale par exemple. — Canine près de l'orbite. • Transposition. 44. • Hétérotypie. p. dent de sagesse dans la branche montante. — Transposition des deux canines supérieures (attache collée sur la 13). région molaire. . . à des causes exogènes : atteintes placentaires : rubéole. irradiations. • Par défauts : agénésies. Etiologie : — agénésies : héréditaires . à des grands syndromes pathologiques. 24. 12. ces variations peuvent être tout à fait normales. Anomalies d'éruption. 15. agénésies multiples ou oligodontie (fig. — oligodontie. 43). — Constituent l'un des signes des grands syndromes faciaux. 28. . • Inclusions (v. anodontie : ces anomalies multiples par défaut sont associées : .70 Anomalies orthodontiques FIG.. 43. Retard d'éruption généralisée. Définition : il s'agit d'une avance ou d'un retard d'éruption localisée à une dent ou affectant l'ensemble de la denture.

-. en tenant compte de l'âge dentaire du sujet. — Agénésie de la 12. 30 à 35 % 2 agénésies. être unilatérale ou bilatérale. B. 45. d'une dent d'adulte. 45) . après sa date normale d'apparition et d'apprécier l'état des racines des dents temporaires correspondantes : élimination progressive ou non des incisives latérales supérieures temporaires par les germes des canines adultes. — persistance des deux dents temporaires. Examen clinique : — persistance de la dent temporaire. : ne pas confondre agénésie et retard d'éruption ou de formation du germe (pour les deuxièmes prémolaires inférieures et les dents de sagesse). — Radios « long cône » : confirment l'absence du germe et précisent le degré de rhizalyse de la dent temporaire. à une microdontie ou à une anomalie de forme de la dent symétrique. — Selon le type facial : agénésies plus fréquentes chez les faces courtes. Le germe de la deuxième prémolaire inférieure commence sa minéralisation entre 4 et 8 ans. Elle est très fréquemment associée à un retard de formation du germe symétrique. — Radiographie panoramique : elle permet de constater l'absence du germe. — permet d'éliminer l'éventualité d'une extraction préalable. 71 Retard d'éruption localisée. Signes associés : réduction des diamètres mésio-distaux de toutes les dents présentes et retard d'éruption généralisé. — L'agénésie est unilatérale dans les 3/4 des cas. sans malpositions des dents voisines. du germe de la deuxième prémolaire inférieure. Cette anomalie peut affecter une ou plusieurs dents. Il s'agit. — Une agénésic dentaire est une anomalie de nombre correspondant à l'absence d'une unité dentaire. en relation avec l'absence du germe correspondant. LES AGÉNÉSIES • Définition. — Agénésies multiples. — Il confirme la présomption d'agénésie et fait apparaître éventuellement d'autres agénésies. A'. le plus souvent. • Mise en évidence. Facteurs de variations — Selon le sexe : cette anomalie s'observe plus souvent chez les sujets de sexe féminin (3 pour 2). 8 exclues. Anamnèse : — permet de constater une prédisposition familiale . FIG.4 %. Ce germe peut ne devenir radiologiquement visible que bien après 8 ans. la dent homologue étant présente sur l'arcade (fig.Agénésies En outre. en cas d'agenésies bilatérales. 43 évolue. — Agénésies unilatérales/agénésies bilatérales. — Retard de formation par exemple. — Affecte environ 6 à 7 % d'une population de race caucasienne (dents de sagesse comprises) et 3. — Selon la race : plus fréquente chez des individus de race noire ou jaune. après la date normale d'éruption des dents permanentes correspondantes. • Fréquence. une précocité marquée associée à un âge osseux habituel peut provoquer une dysharmonie dento-maxillaire transitoire. Un retard d'âge dentaire important entraînera le report d'un traitement orthodontique impliquant des extractions. 15 à 20 % 3 agénésies et plus. • . persistance de la 52. — infraposition de la dent temporaire (deuxième molaire temporaire inférieure) .Pour une population présentant des agénésies : 45 % présentent 1 agénésie. — absence de la dent d'adulte après élimination provoquée de la dent temporaire (geste iatrogène) . Examen radiologique.

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Anomalies orthodontiques des cas. Cette caractéristique ne doit pas être négligée lors de tout traitement comportant des extractions, et particulièrement des extractions de molaires. — Récapitulation : 8 5 2 5 1 et exceptionnellement, incisive supérieure, canine, première prémolaire, première et deuxième molaires. • Étiologie. — Les agénésies touchent particulièrement les dents dites « de fin de série » (dents de sagesse, deuxièmes prémolaires, incisives latérales). L'agénésie, la microdontie, les variations de forme ou les retards de formation des germes des incisives latérales et des deuxièmes prémolaires « semblent être la traduction plus ou moins marquée d'une tendance phylogénétique (évolution des êtres vivants) à la réduction du matériel dentaire ». Cette hypothèse est contestée par les paléontologistes modernes. L'agénésie est une anomalie strictement héréditaire, qui se retrouve dans une lignée familiale. Elle constitue un matériel classique d'étude de la transmission d'un gène à caractère dominant.

— Selon les relations d'arcades. — Les classes III présentent un pourcentage d'agénésies plus important que les autres cas de la classification d'Angle, l'agénésie des incisives latérales entraînant bien souvent une réduction de la flèche du prémaxillaire. Ordre de fréquence. — Selon les auteurs, l'incisive latérale supérieure ou la deuxième prémolaire sont les dents les plus souvent absentes. Une majorité s'accorde pour noter l'absence un peu plus fréquente des deuxièmes prémolaires (40 % des cas d'agénésie). L'agénésie des incisives latérales affecte environ 1,5 à 2 % d'une population. — Classement par ordre de fréquence (8 exclues) : deuxième prémolaire inférieure, incisive latérale supérieure, deuxième prémolaire inférieure, incisive latérale inférieure, canines supérieures, incisive centrale supérieure, premières molaires inférieures, premières molaires supérieures, deuxième molaire (l'agénésie des molaires étant très exceptionnelle). Les dents de sagesse sont absentes pour 12 %

LES DENTS INCLUSES
Définition. — Une dent est « incluse » lorsqu'elle est absente sur l'arcade après sa date normale d'éruption, en tenant compte de l'âge dentaire du sujet, la dent symétrique étant en occlusion fonctionnelle. Fréquence Les dents d'adulte présentant des risques d'inclusion sont, par ordre de fréquence : les canines supérieures, les incisives centrales supérieures, les deuxièmes prémolaires inférieures, les canines inférieures et les premières molaires. Ces défauts d'éruption se retrouvent un peu plus chez les sujets de sexe féminin. L'inclusion peut être unilatérale ou bilatérale. Les canines supérieures sont plus souvent incluses que toute autre dent ; l'inclusion palatine étant trois fois plus fréquente que l'inclusion vestibulaire. Étiologie • Causes primaires : Anomalie de développement du germe dentaire : au cours de la formation de la canine, le germe doit normalement effectuer un redressement distal ; ce redressement peut être quelquefois insuffisant ou inexistant, ce qui entraîne l'inclusion (fig. 46« et b).

FIG. 46. — Redressement intra-osseux (a) insuffisant d'une canine initialement horizontale (b). La distance à parcourir entre le site de développement du germe et le niveau de l'éruption des canines supérieures est la plus longue de toutes les dents permanentes ; — Dents surnuméraires, bloquant l'éruption de la dent d'adulte (particulièrement pour les incisives centrales supérieures).

Au stade de la morphogénèse, sur une denture exempte d'anomalies orthodontiques.

Denis incluses — Retard ou absence de formation de la racine de la dent incluse (rare). Au cours de l'établissement de l'occlusion, en rapport avec des anomalies orthodontiques : dysharmonie dento-maxillaire, classe II, division 2, brachygnathie maxillaire. • Causes secondaires. •

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— ankylose : destruction du desmodonte à certains niveaux et résorption cémentaire avec envahissement osseux dans les zones résorbés ; — hypercémentose apicale ; — coudure radiculaire accentuée : deuxième prémolaire inférieure incluse... Mise en évidence Examen clinique. a) Inspection : — persistance d'une dent temporaire après sa

Traumatismes, particulièrement au niveau des incisives temporaires supérieures (15 % des cas d'inclusion d'incisive centrale supérieure) (fig. 47).

FIG. 48. — Distovcrsion des incisives latérales ou signe de Quintero : signe d'inclusion des canines supérieures, sur une radio panoramique, après 12 ans. s.p. : sac péricoronaire. FIG. 47. — Incisive centrale supérieure incluse, à la suite d'un traumatisme sur les dents temporaires -» bascule du germe vers le haut.

Extractions prématurées, provoquant une diminution du périmètre d'arcade par mésialage des secteurs latéraux : deuxièmes prémolaires inférieures incluses par exemple, après l'extraction de la deuxième molaire temporaire. . Inclusion secondaire d'une deuxième molaire temporaire, due à la poussée mésiale. Complications à incidences orthodontiques. • Au niveau des dents voisines. Résorption radiculaire d'une dent d'adulte en contact avec le sac péricoronaire de la dent incluse, particulièrement l'incisive latérale supérieure et parfois la racine palatine de la première prémolaire : • Au niveau des dents incluses : résorption coronaire et ossification secondaire ;

date normale d'élimination, la dent d'adulte symétrique étant présente sur l'arcade ; — réduction marquée du diastème au niveau de la dent incluse ; — version et rotation des dents voisines de l'inclusion : . disto-version de 12 ou 22 : canine incluse palatine sur la ligne d'arcade (fig. 48). . vestibulo-version de 12 ou 22 : canine vestibulaire, . rotation de la l rc prémolaire : canine palatine distale : b) Palpation : — voussure palatine ou vestibulaire pour une inclusion sous-gingivale ou sous-muqueuse : — absence de voussure ou de bosse canine pour une dent en inclusion haute palatine. Cet examen clinique orientera les investigations radiographiques. • Examen radiographique. — Cette recherche est sensiblement identique pour les différentes catégories

2

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Anomalies orthodontiques — Au maxillaire supérieur, il existe trois incidences classiques (fig. 49) : . incidence de Tridon : au niveau du rebord orbitaire externe ; le rayon principal fait un angle de 45° par rapport au plan du film et passe par l'apex des incisives, . incidence de Simpson (au niveau du frontal) : le rayon principal fait un angle de 90° par rapport au plan du film, . incidence transcrânienne (dite de sommet) : le rayon principal est dirigé suivant le grand axe des dents voisines de l'inclusion. Cette incidence peut être précisée sur téléradiographie (environ 120°). — A la mandibule : rayon incident perpendiculaire à la situation présumée de l'inclusion (incidence dite « axiale »). b) Radiographies rétro-alvéolaires, selon trois incidences (technique de Clark) : — rayon incident perpendiculaire à la position idéale de la dent incluse ; — disto-excentrique : rayon incident dirigé à 45° mésial par rapport à l'axe présumé ; — mésioexcentrique : rayon incident dirigé à 45° distal par rapport à l'axe présumé. En principe, la dent sera située en position palatine si elle se déplace dans le même sens que le cône, sur les trois clichés successifs. c) Téléradiographie de profil : elle permet de préciser l'orientation antéro-postérieure de la racine et la situation de la dent incluse par rapport au plancher du sinus maxillaire. d) Tomographie, éventuellement. En pratique, une radiographie panoramique, deux radiographies « long cône », une téléradiographie, et deux radiographies occlusales à 45° et 120" permettent de préciser la situation d'une dent incluse, sauf cas particulier. Un repérage radiographique précoce est indispensable, si l'on suspecte une inclusion. Remarque : Mise en évidence d'une ankylose (diminution ou suppression de l'interligne). Elle est très aléatoire au vu d'une radiographie, sauf à un âge tardif chez l'adulte. Au cours de l'intervention, à la percussion, la dent ankylosée donne un son clair.

de dents incluses. Elle comporte des procédés spécifiques : Dépistage : radiographie panoramique : elle permet de déceler l'inclusion et d'estimer le stade de rhizalyse de la dent temporaire. Localisation : a) Radiographies occlusales : ces clichés sont difficiles à réaliser correctement. Ils donnent des renseignements précieux sur la situation vestibulolinguale de la dent incluse et ses rapports avec les dents voisines.

Fie. 49.

FIG. 49. — Les différentes incidences d'une radiographie occiusale pour la localisation d'une canine incluse. 1. Incidence de Tridon. 2. Incidence de Simpson. 3. Incidence transcrânienne.

Dysharmonie dento-maxillaire

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LA DYSHARMONIE DENTO-MAXILLAIRE (OU D. D. M.)
Définition. — Une dysharmonie dento-maxillaire correspond à une disproportion entre les dimensions mésio-distales des dents permanentes et le périmètre des arcades alvéolaires correspondantes ; la continuité des arcades dentaires au niveau des faces proximales n'étant plus assurée. Le signe le plus manifeste est un encombrement des arcades dentaires. Il est classique de différencier D. D. M. par excès et D. D. M. par défaut. Une D. D. M. par défaut est en rapport avec des dents plus petites que la moyenne, sur un maxillaire de volume habituel ; il s'agit, le plus souvent, d'une microdontie. Localisation : — D. D. M. à localisation antérieure (incisives et canines). — D. D. M. à localisation latérale (prémolaires et premières molaires). — D. D. M. à localisation postérieure (deuxièmes et troisièmes molaires). Étio-pathogénie Certains auteurs mettent en cause l'indépendance phylogénétique et embryologique entre la denture et les maxillaires, qui permettrait de comprendre les incoordinations entre dimensions des mâchoires et dimensions des dents. La D. D. M. s'expliquerait également par un mécanisme d'hérédité croisée (petits maxillaires de la mère, grandes dents du père...), c'est-à-dire de maldonne génétique. Il semble que de très nombreuses D. D. M. soient tout simplement liées à un type familial ou ethnique. Les trois types d''encombrement. — On distingue chronologiquement trois types d'encombrement, en fonction de l'étiologie : 1. L'encombrement primaire est la conséquence d'un manque d'harmonie entre les proportions relatives des maxillaires et des dents, d'origine génétique. Cette anomalie est décelable dès la denture temporaire (absence des diastèmes de Bogue, v. p. 9). 2. L'encombrement secondaire coïncide avec l'évolution des canines et, plus tardivement, des deuxièmes molaires permanentes. Il peut être dû à la poussée mésialante ou provoqué par la perte prématurée de dents temporaires (d'origine pathologique ou iatrogène). 3. L'encombrement tertiaire est plus fréquemment observable chez les individus du sexe masculin (adolescents et jeunes adultes). Il correspond à la phase d'éruption active des troisièmes molaires et à la croissance terminale de la mandibule. Le redressement lingual des axes des incisives, en fin de maturation, constitue le troisième facteur à prendre en compte. Dans l'apparition d'un encombrement tertiaire, il semble qu'il ne faille pas négliger la poussée éruptive des dents de sagesse, même si elles ne sont pas seules en cause. Ces encombrements peuvent se cumuler les uns les autres, au cours de l'établissement de l'occlusion. Les signes d'une D. D. M. La D. D. M. peut être décelée et appréciée, au cours de l'examen clinique, sur les moulages, à la lecture des radios panoramiques et sur les téléradiographies de profil. • Signes faciaux. — Le préjudice esthétique peut être purement dentaire, c'est la conséquence de l'encombrement : malpositions incisives, canines ectopiques, rotations, linguocclusions localisées, etc., sans retentissement cutané. Il peut être dentaire et facial : la D. D. M. est associée à une biprotrusion faciale ou biproalvéolie. • Signes occlusaux :

En denture temporaire : l'absence des diastèmes de Bogue, à 5 ans, apporte de fortes présomptions en faveur de l'apparition d'un encombrement ultérieur, en denture permanente. En phase de constitution de la denture mixte : A la mandibule : a) Au niveau des incisives : — rhizalyse prématurée des incisives latérales temporaires par les incisives centrales adultes: — évolution des incisives latérales en linguo-position. C'est le premier signe annonciateur d'un encombrement incisif;

avec persistance des canines temporaires-encombrement incisif dénudation de la 31. si le site d'éruption était situé dans la muqueuse. avec expulsion spontanée d'une canine temporaire et déviation du milieu incisif. en infraposition ou en infra-mésio-vestibulo-position (fig. correctement situé. d) Mobilité et dénudation de la 41. M. . — au niveau des canines permanentes : . Le repère correspond au milieu interincisif supérieur. en occlusion inversée. b) Manifestations latérales : — vestibulocclusion localisée à une incisive centrale inférieure. M. 50. 50a). . 50c). en fonction d'un trauma provoqué par la vestibulocclusion. — a) D. évolution vestibulaire. Au maxillaire : malpositions incisives. inclusion vestibulaire ou palatine.76 Anomalies orthodontiques En denture mixte stable et en phase de constitution de la denture adolescente a) Manifestations antérieures : — au niveau des incisives : encombrement incisif. b) D. du côté de l'élimination et encombrement incisif plus réduit (fig. — type 3 : expulsion spontanée des deux canines temporaires : pas d'encombrement incisif. linguocclusion d'une ou deux incisives latérales. — premières prémolaires évoluant en vestibulo ou en linguoeelusion. ou bien retenues entre canines permanentes et deuxièmes molaires temporaires . b) Au niveau des canines temporaires : les trois modalités : — type 1 : les canines temporaires persistent : encombrement incisif + + et dénudation fréquente de l'incisive centrale inférieure la plus vestibulée (fig. — type 2 : expulsion unilatérale d'une canine temporaire : déviation du milieu. 50b) . mobilité d'une dent inférieure en vestibuloclusion (fig. 50d) . élimination d'une ou deux canines temporaires (processus identique à celui précédemment décrit à la mandibule). 51) avec un défaut ou un m a n q u e de gencive attachée. D. diastèmes réduits + + ou même supprimés p o u r les canines permanentes (fig. D. M. facettes d'abrasion sur les dents. avec expulsion des deux canines temporaires-pas d'encombrement incisif-diastème très fortement réduit pour les canines permanentes. 50« et d) : . FIG. . c) D. D. dénudation accentuée d'une incisive et parfois absence de gencive attachée à ce niveau (fig.

M.Dysharmonie dento-maxillaire 11 FIG.). c) Manifestations postérieures : — Première molaire : . — a) Signes de D.vestibulo-topie . p. — linguo ou vestibuloclusion des deuxièmes prémolaires (fig. — b) Signes de D. 52 FIG. 5 3 a ) . . première molaire supérieure enclavée sous la deuxième molaire temporaire (ce signe n'étant pas toujours symptomatique d'une D. distance 26 D -> FPTM réduite (v. D. D. extractions prématurées de 65 et 75 et mésiafisation 26 et 36. 51. 53. — rotation des prémolaires. M. — Signes de D. rotation mésio-vestibulaire de la première molaire. . : — antérieure : 23 en infra-mésio. rhizalysè de la racine distale de la deuxième molaire temporaire ou même élimination trop précoce de cette dent. ce qui accentue le déficit d'espace. Fie. — antérieure et latérale : 34 en vestibulocclusion (le diastème est insuffisant) : 35 en linguoclusion . 52) ou bien inclusion des deuxièmes prémolaires d'origine secondaire (fig. 53. M. latérale : tracé de l'image radiologique de 25 et 35 incluses. 51 et 52. 54) : . encombrement incisif. FIG. postérieure : entassement des germes non évolués. M. 61 ). D. D. FIG. à la suite de l'éruption de la dent de 6 ans (fig. ce qui diminue l'espace disponible.

— Ces signes sont particulièrement importants et simples à observer. — versions distales importantes des germes des deuxièmes et troisièmes molaires : germes des dents de sagesse + parallèles au plan d'occlusion. téléradiographie de profil. empreintes des dents maxillaires avec tubérosités et trigones. vestibulo-version des incisives. 48a). avec diastèmes réduits . M. par suite de l'éruption mésiale de la 26. a) Manifestations antérieures : — sur la téléradiographie : en denture mixte précoce : image du germe de la canine situé près de la corticale symphysaire externe (D. — sur la radio panoramique : axe des germes des canines permanentes fortement mésioversés. • Signes téléradiographiques. vestibulo-position des deuxièmes molaires inférieures. . D. distoversion des incisives latérales supérieures (fig. Cette estimation ne prend en compte que les secteurs antérieurs et latéraux : — Deuxième molaire : . D. — superposition des images des germes des molaires non évoluées et des premières molaires permanentes (entassement des germes) (fig. p. comporte plusieurs étapes : a) L'estimation qualitative. radiographies long cône des prémolaires et canines inférieures ou téléradiographies à 45". FIG. grâce à l'étude des signes cliniques et radiographiques (v. 5). etc. 53b): — hauteur maxillaire postérieure fortement diminuée (racines des molaires procidentes dans le sinus). — élimination tardive de certaines dents temporaires (deuxièmes molaires temporaires inférieures) provoquant un encombrement transitoire (séquence 7. ce qui détermine des contacts entre les cuspides primaires des deuxièmes molaires supérieures et inférieures. postérieure : rhizalyse précoce de la racine distale de la 65. M. — âge dentaire normal et âge osseux retardé . importante) . secondaire. C'est la mesure du déficit d'espace ou indice de Nance. qu'elle complique. a) Evolution favorable (éventualité d'autant plus rare que l'encombrement est important) — léger encombrement transitoire qui se produit au moment de l'évolution des incisives permanentes . b) Manifestations latérales — prémolaires enclavées ou incluses. — Signe de D. • Méthodologie : l'analyse d'une D. Évolution. D. Ils constituent les signes qualitatifs d'un encombrement postérieur : — espace réduit pour l'évolution des deuxièmes . plus tardivement. en tenant compte de l'âge osseux . — Troisième molaire : inclusion des dents de sagesse. • Documents nécessaires : examen clinique complet. . M. • Anomalies associées. Analyse d'une dysharmonie dento-maxillaire actuelle (ou « apparente ») Définition : La dysharmonie dento-maxillaire actuelle (ou « apparente ») correspond à l'encombrement antérieur et latéral visible et mesurable au moment de l'examen clinique. b) L'estimation quantitative s'effectue classiquement à la mandibule. deuxième molaire inférieure enclavée sous le bombé distal de la première molaire . associée à l'encombrement . D. . puis tertiaire. — disto ou mésioversion des germes des deuxièmes prémolaires inférieures. sur les téléradiographies. peut être associée à toutes les malocclusions de la classification d'Angle. b) Évolution défavorable : encombrement secondaire. 54. 75). tertiaire.78 Anomalies orthodontiques et troisièmes molaires. — La D. M. vestibulo-version de la deuxième molaire supérieure. c) Manifestations postérieures. la recherche de Pédologie primaire.

9 22.5 22. Conséquences à long ternie d'une D. mesure des largeurs M.6 6. a) Dentaires : inclusion. D. Cette mesure doit être répétée au maxillaire. des facettes d'abrasion se produisant sur les dents en malposition. b) En denture adulte : somme des diamètres mésiodistaux des 10 dents antérieures aux premières molaires. D.7 21. : Ces mesures comportent un pourcentage d'erreur important. sans traitement).7 23.3 19. D. Si aucune précaution particulière n'est prise (par exemple. D.7 20. Comparer avec la distance 6~| M -> 2~| D (courbe d'arcade): (déduire l'espace de dérive mésiale).1 21.3 8. D.4 8. si le parodonte est sain. à tel point que certains auteurs estiment que cette Largeur Largeur _ M. si l'on attend l'évolution des dents permanentes. abrasions prématurées. 4. une faible D.8 6. — toute dent trop vestibulée par rapport à la ligne d'arcade risque de présenter une dénudation ou une déhiscence ultérieure . M.5 21.4 7. — proximités radiculaires au niveau des incisives inférieures ou à' d'autres niveaux.3 6.8 7. D.5 3~| + 4/ + 5~] • 23.9 3~] + 4~] + 5] M. = Z/diamètres mésio-distaux C + PM mandibulaires adultes — Z/diamètres mésio-distaux C + Molaires temporaires.5 6. en denture mixte. 4] 21.5 19.9 8. Peut-être faut-il réévaluer le traitement systématique de toutes les D. .MESURE DE L'ESPACE DISPONIBLE (E. pied à coulisse orthodontique. d) Psychologiques : un encombrement antérieur et supérieur important peut inciter le sujet à ne pas découvrir sa denture au cours du sourire. M.4 6.7 19. c) Occ/usales : Sadam dû à des prematurités.).) : (Tngervall et coll. à l'aide de radiographies long cône ou d'une radiographie occlusale à 90° par rapport au plan d'occlusion en cas de rotation : . 4~| 3] + 4 ] + 5~| 6. même pour un opérateur entraîné. de la denture.. elle correspond à l'encombrement antérieur et latéral mesuré au moment de l'examen. grâce à la table ci-apres.1 23. l'espace de dérive mésiale (E. B. premières prémolaires en linguocclusion totale.7 22. on en déduit la largeur totale des prémolaires et canines.) : fil de 79 évaluation est trop peu fiable pour servir de base à une prédiction. 2) à partir des faces mésiales des premières molaires permanentes. D. D. — dent ectopique vestibulaire : manque ou absence de gencive attachée . des incisives et des premières molaires : la différence entre Yespace nécessaire et Yespace disponible constitue la D. 4~] 7.3 22.3 20. D.MESURE DE L'ESPACE NÉCESSAIRE (E. papier millimétré : — méthodologie : comparer la mesure du périmètre d'arcade actuel (espace disponible : E.7 7. a) En denture mixte : à la mandibule : .) doit être soustrait de l'espace disponible.9 20. à l'arcade inférieure.3 7. M. M.5 23.0 8. Ce fil est rendu rectiligne et mesuré.Dysharmonie dento-maxillaire — instrumentation : fil de laiton au 5/10. n'a guère de conséquences sur la pérennité à long terme.9 M. . Espace de dérive mésiale : aux deux hémi-arcades : E.! 7. Loutefois.1 20.). pour des sujets prédisposés. D. actuelle (dite «D. N. N.1 8. PRÉDICTION DE L'ESPACE NÉCESSAIRE pour 3. caries à certains niveaux (dents enclavées).0 6.1 19.1 22. M. b) Parodontales : — difficulté d'élimination de la plaque dentaire . D. 5 laiton. D.3 21. M. .2 7.2 6. mesure des largeurs mésio-distales des germes des prémolaires et canines droites et gauches.6 7.9 . D. M.5 7.9 24. N.0 7.7 6.) et la somme des diamètres mésio-distaux des dents permanentes correspondantes (évoluées et non évoluées) : (espace nécessaire : E.5 20.1 19. apparente») .2 8.L a largeur de la première prémolaire inférieure est mesurée sur radiographie « long cône » ou sur moulage.3 23. disposé au niveau des points définissant le périmètre d'arcade (fig.. sans discrimination.1 6.

6 DENTS 6 DENTS 6 DFNTS 6 DENTS inox. • Rapport des dents antérieures (6 dents) : diamètre M.5 43.5 46. D. mancl. D. b) Signes oeclusaux : diastèmes interincisifs plus ou moins prononcés. si les incisives inférieures sont en position normale. La proalvéolie supérieure.1 40. (12 dents) LES ANOMALIES ALVEOLAIRES LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES DU SENS SAGITTAL LA PROALVÉOLIE sans exagération du sillon labiomentonnier. Cette anomalie se manifeste. 55f). D.0 54.3 31.7 32.26.5 54.5 51. localisée aux incisives.0 46.1 42.5 49. D. absence de diastème incisif.5 50.5 40.x. l'angle positif entre la face vestibulaire des incisives supérieures et le plan facial cutané est augmenté (M = parallèle au plan).0 39.5 45.0 49. D.5 h) Si le rapport est < à 77.0 30.6 39.0 50.2 % : la D. ± 1. D.0 34.2 + 0.0 41. c) Signes téléradiographiques (fig.6 47.0 53.0 52. Cette dernière estimation est la plus utilisée. Mise en évidence : a) Signes faciaux : prochéilie supérieure avec ou .0 40.3 max.0 45. 44.65) a) Si le rapport est > à 77.5 53.2 %. uni ou bimaxillaire (biproalvéolie avec biprochéilie) (fig. 52.2 ina. M. D. 55«) : — la convexité est augmentée (le point A est déplacé vers l'avant) .Mesure « idéale » 6 dents mandibulaires = excès de longueur de l'arcade mandibulaire (en fonction de l'arcade supérieure). des 6 dents mandibulaires (mm) x 100 diamètre M.0 32.5 41.7 35. S. la D. D.0 37.) (Analyse de BOLTON) La mesure du rapport entre les dimensions M. mancl. associée ou de face courte.9 41. Cette anomalie se manifeste par un recouvrement incisif et un surplomb augmentés.0 42. Ce rapport s'analyse au niveau de l'ensemble des arcades et aux secteurs antérieurs incisivo-canins. D.5 42. Formes cliniques : symétrique ou asymétrique. par appui des incisives supérieures sur la lèvre inférieure.4 34. correspond à un excès relative largeur du périmètre antérieur mandibulaire.7 42.1 37. des 6 dents maxillaires (mm) = en moyenne : 77.4 37.1 35. des dents supérieures et inférieures permet d'évaluer l'harmonie ou la dysharmonie dimensionnelle entre les 2 arcades dentaires. D. correspond à un excès relatif de largeur du périmètre antérieur maxillaire.0 48.5 55. Anomalies associées : cette anomalie peut être isolée (d'origine fonctionnelle) ou associée à d'autres ano- Définition : anomalie alvéolaire du sens antéropostérieur.9 36.4 32. — l'angle déterminé par le grand axe des incisives supérieures avec le plan d'occlusion est augmenté.4 max. et caractérisée par une inclinaison vestibulaire exagérée des incisives supérieures ou inférieures.0 34. M = 60" .8 33. Mesure réelle 6 dents mandibulaires .22 (D. • Rapport dés dents postérieures moyenne = 91.80 Anomalies orthodontiques LA DYSHARMONIE DENTO-DENTAIRE (D.0 40.0 44. soit par des diastèmes interincisifs supérieurs.3 41. soit par un encombrement incisif inférieur. en cas de D. — angle interincisif diminué. 48. mancl 40.2 38. mancl.9 31.5 35. Mesure réelle 6 dents maxillaires — Mesure « idéale » 6 dents maxillaires = excès de longueur de l'arcade maxillaire.8 38.3 mm + 0.

55. — a) Proaliéolie supérieure arec retroalvéolie inférieure : 1 -> A . — b) Proaliéolie inférieure. relations de classe I molaire et occlusion antérieure inversée.Anomalies alvéolaires 81 F[G.Pog = + 8 mm 1 -> A — Pog = — 3 mm Axe T A . .Pos = 13° Fie. 55.

v. Étiologie : fonctionnelle (parafonctions p. 107). Conséquences à long terme . lèvres inférieures atoniques. p. division 1 d'Angle. — anomalie associée : brachygnathie maxillaire (v. FIG. division 1. — signes téléradiographiques : linguo-version des incisives inférieures. l'appui labial inférieur étant excessif. 97. p. Définition : anomalie alvéolaire du sens antéropostérieur. classe I molaire et canine . p.Pog = 36". — signes occlusaux : encombrement incisif inférieur . Étiologie : — la rétroalvéolie inférieure est souvent la conséquence d'une proalvéolie supérieure. — cicatrices ou brûlures labiales. systématiquement associée à une supraclusion) (v. LA RÉTROALVÉOLIE La proalvéolie inférieure (fig. — succion de la lèvre inférieure ou frein lingual court. amygdales hypertrophiques. Étiologie : langue basse et protrusive. Anomalie associée : proalvéolie supérieure. 55. Axe 1 A . Les incisives sont situées très en avant par rapport à la ligne A — Pog et versées en direction vestibulaire : 1 -» A . T -^_A . 55a). division 2). — signes occlusaux : diastèmes interincisifs avec occlusion inversée au niveau antérieur et classe I molaire .Pog = + 8 mm. Mise en évidence : — signes faciaux : prochéilie inférieure . Formes cliniques : uni ou bimaxillaire (birétroalvéolie.Pog = + 4. 55b). malocclusion de la classe III. . Elle se retrouve dans les cas de classe I et II. Mise en évidence : — signes faciaux : rétrochéilie supérieure : — signes occlusaux : encombrement incisif supérieur et occlusion inversée au niveau antérieur. classe II. classe II. La rétroalvéolie supérieure. C'est une anomalie très rarement isolée. axe incisif supérieur linguo-versé . — signes téléradiographiques : angle facial normal et vestibulo-version des incisives inférieures. localisée aux incisives et caractérisée par une linguo-version des incisives supérieures ou inférieures.82 Anomalies orthodontiques Anomalies associées : supraclusion incisive. Étiologie : — tonicité labiale supérieure augmentée avec lèvre supérieure fine . — c) Biproalvéolie avec biprochéilie.5 mm. — signes téléradiographiques : convexité diminuée. Mise en évidence : — signes faciaux : rétrochéilie inférieure . malies alvéolaires (béance antérieure ou supraclusion) ou basales. La rétroalvéolie inférieure (fig. 98. 85) ou basale (croissance horizontale).

p. 56d et 67c et d). dès la denture temporaire. Supraclusion et courbe de Spee. b) Cause basale : développement vertical inférieur à la moyenne de l'os alvéolaire postérieur. diminuée (p. associé. 56a et c) ou avec la muqueuse palatine (cas sévères) (fig. — A la mandibule : localisation au niveau des quatre incisives ou du secteur incisivo-canin. 35) . SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : — forme alvéolaire : biproalvéolie (fig. — l'occlusion labiale est habituelle . avec ou sans inversion de la courbe de Spee au maxillaire. M. division 2. SIGNES OCCLUSAUX : Définition : anomalie alvéolo-dentaire du sens vertical. — si la supraclusion est d'origine maxillaire. b) Conséquences défavorables : — abrasion prématurée des incisives inférieures (lors des mouvements d'ouverture) : — vcstibulo-version des incisives supérieures. a) Contacts cingulaires. — Les différentes formes de supraclusion. — en cas de linguo-version associée des incisives supérieures. uni ou bimaxillaire. division 2 d'une façon systématique. dans les classes II. 76b). c) Supraclusion provoquée par la linguoversion des incisives supérieures (cas de classe II. Anomalies associées. 35). — La supraclusion est observable dans toutes les classes d'Angle. peuvent rentrer en contact avec les cingulums des incisives supérieures (fig. 56/?) . division 2) (fig. par excès maxillaire (v. Formes cliniques : anomalie le plus souvent symétrique. a b c d Conséquences à long terme : a) « Une supraclusion profonde n'est pas un facteur de trouble. 1. circulaires. 5a). au niveau des quatre incisives ou du secteur incisivo-canin.. en cas de supraclusion accentuée. Mise en évidence : la supraclusion peut être décelée. Étiologie : c'est une anomalie d'origine primaire (héréditaire). localisée au secteur alvéolaire antérieur et caractérisée par un recouvrement incisif excessif (plus de 3 mm). division 2) (fig. contact avec la gencive vestibulaire des incisives inférieures (classe II. et dans certaines classes III. il n'existe pas de courbe de Spee (fig. — peu ou pas de retentissement esthétique . ___z=^forme basale : H. a) Cause dentaire : — dysharmonie dento-dentaire. l'étage inférieur de la face paraît diminué (fig. C. — on constate parfois une éversion de la lèvre inférieure vers le bas. d) Lésions vestibulaires. particulièrement dans les classes IL division 1. le bord libre des incisives supérieures est parfois trop bas par rapport au stomion (M = 2. — Au maxillaire : localisation au niveau des deux incisives centrales. en I. En denture adulte. anomalie basale). plus basses que le plan d'occlusion maxillaire. 56. 40a). 56c/) . . à condition que les rapports dento-dentaires soient stables » (Dawson). b) Contacts des incisives inférieures avec la muqueuse palatine. — Les différentes formes de supruclusion. à un type de croissance plutôt horizontal . division 2). 56a) ou birétroalvéolie associées (fig. 75) . de type « face courte ».Anomalies alvéolaires 83 LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES DU SENS VERTICAL SUPRACLUSION — si l'anomalie est d'origine basale. sans habitudes déformantes. SIGNES FACIAUX : — recouvrement incisif excessif (+ de 3 mm): — les bords libres des incisives inférieures. avec un sillon labio-mentonnier accentué dû à l'appui des incisives supérieures (fig. comme on l'a vu.5 mm) . FMA diminué. 111). on peut constater une supraclusion avec ou sans exagération de la courbe de Spee à la mandibule. — augmentation anormale de l'angulation coronoradiculaire des incisives supérieures (classe II. même potentiel. si Fio. — En denture mixte. axe Y diminué. 56. bien que cette constatation ne soit pas la règle (fig. Cette anomalie peut être isolée (alvéolaire) ou associée à une croissance horizontale (face courte. dans un cas de classe II. E.

INFRACLUSION (OU BÉANCE ANTÉRIEURE ANTÉRIEURE) Définition : l'infraclusion antérieure est une anomalie du sens vertical. Le préjudice esthétique est important au niveau dentaire : si la longueur de la lèvre supérieure est normale. La béance squelettique (étiologie primaire) : l'infraclusion antérieure est associée à une anomalie sévère des bases squelettiques dans le sens vertical. 123a). — cas extrêmes : lésions palatines . par ailleurs. c) Signes téléradiographiques : si l'anomalie est . Formes cliniques : l'infraclusion affecte la zone alvéolo-dentaire antérieure. L'étiologie permet.84 Anomalies orthodontiques c) Troubles de la ventilation nasale : abaissement et situation avancée de la langue nécessites par une ventilation buccale (fig. au niveau des prémolaires et même des premières molaires. d) Troubles de la phonation : très inconstants. tic de mordillement d'un linge. N. Dans les cas extrêmes. mais plutôt rares. guide incisif perturbé. — Béance antérieure et latérale. un proglissement plus ou moins marqué . volume important ( + héréditaire) : — déglutition primaire avec interposition linguale. division 2 sévères : lésions palatines et vestibulaires. Les dysfonctions et les parafonctions en constituent l'étiologie la plus fréquente : a) Habitudes déformantes : succion digitale. ne rentrent pas dans le cadre de ce chapitre (fig. au niveau des incisives inférieures . selon l'importance de l'anomalie. : une proalvéolie supérieure provoquée par le suçage du pouce peut masquer une supraclusion constitutionnelle qui apparaîtra après abandon de l'habitude déformante ou après correction de la vestibulo-version supérieure (fig. et caractérisée par une insuffisance ou une absence de recouvrement incisif. présentent en outre. caractérisée par un type de face excessivement longue et une béance labiale (fig. proalvéolie secondaire chez l'adulte . accompagnée. — fonction occlusale : de nombreux cas d'infraclusion. d'une proalvéolie uni ou bimaxillaire (fig. liés à des problèmes de situation et de fonction linguale atypique. défauts d'articulation des consonnes. — reconstitution prothétique d'incisive supérieure fracturée plus difficile . au maxillaire. le contact du bord libre des incisives inférieures est juxta-cingulaire-lésions parodontales ultérieures au niveau des incisives supérieures (fig. 57. La béance peut être symétrique ou asymétrique et incorporer ou non les canines. ce trouble de l'occlusion étant souvent associé à des formes cuspidiennes assez plates. b) Forme ou fonction linguale atypique : — situation habituelle antérieure. aspiration de la lèvre inférieure. 57). 60/?). la béance est antérieure et latérale. Mise en évidence : a) Signes faciaux : il existe assez fréquemment une béance labiale associée ou quelquefois une absence de signes faciaux. La tonicité labiale est plus faible que la moyenne. Le suçage du pouce est constamment associé à une déglutition atypique. 55a). FlG. Ces anomalies basales gravissimes. Cette habitude peut persister après abandon de la succion digitale. — dans les cas de classe U. B. le plus souvent. avec succion. 56b) . — déplacement distal du condyle (Bench). liée à une faible tonicité labiale. 75). localisée au secteur alvéolodentaire antérieur. b) Signes occlusaux : — en intercuspidie maximale : on constate une absence de recouvrement incisif plus ou moins marquée. de différencier deux types très distincts de béance antérieure. La béance fonctionnelle (étiologie secondaire) : l'infraclusion antérieure n'est pas associée à une anomalie majeure des bases squelettiques dans le sens vertical (fig. le sourire paraît édenté. 58). à la mandibule ou aux deux maxillaires à la fois. On peut également utiliser le terme de « béance antérieure ».

51. — Sadam plus fréquemment observable que la moyenne. Para)'onctions 85 et de protection canine. dans l'apparition des anomalies alvéolaires antérieures et des anomalies du sens transversal est essentiel. d) Anomalies associées : l'infraclusion antérieure peut être associée à toutes les malocclusions de la classification d'Angle {sauf la classe II. purement fonctionnelle. division 2) qu'elle aggrave considérablement. Définition : la déglutition primaire ou atypique correspond à une interruption dans la maturation de la déglutition du nourrisson. • La déglutition primaire. en raison de l'absence de guide antérieur Définition : absence de contacts dentaires en I. Étiologie : —^ absence de formation d'os alvéolaire. la croissance est de type habituel : c'est une anomalie purement alvéolaire caractérisée par une béance antérieure et une version vestibulaire des incisives. 58. C. 59) . 59.— Synonymes : déglutition atypique. C. FIG. l'infraclusio'n s'accompagne d'un tableau sévère. — reconstitutions prothétiques très difficiles. d'excès de croissance verticale avec un étage inférieur très augmenté et des signes de rotation postérieure très marqués (fig. LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES LATÉRALES OU BÉANCE LATÉRALE L'INFRACLUSION (fig. Conséquences à long terme : a) La stabilité peut être acceptable si la protection canine est assurée. premières ou deuxièmes molaires exclues et contacts incisifs. •b) Infraclusion ou béance antérieure. au niveau des molaires temporaires cuspidées (« réinclusion » de ces dents) . — Béance latérale .0 û. arec proalvéolie supérieure (absence de recouvrement incisif). M. FIG. et d'un proglissement habituel (décalage entre R. LES DYSFONCTIONS. contacts occlusaux au niveau des deuxièmes molaires. la langue est volumineuse et large.Dysfonctions. ou de type intermédiaire. au niveau des dents cuspidées.3 % des enfants présentent une déglutition pri- . + + ) . M. la transition au stade adulte ne s'efTectuant pas. LES PARAFONCTIONS Leur rôle. Fréquence : anomalie de très faible fréquence. — interposition linguale latérale au repos et au cours des fonctions. ou infantile. et I. — a) Bout à bout incisif (insuffisance de recouvrement incisif). — mobilités dentaires dues à une pression linguale excessive . 15b). Si l'anomalie est d'origine primaire. C. b) Conséquences défavorables : — lésions parodontales au niveau des dents non fonctionnelles . ou archaïque. aucune augmentation de l'étage inférieur de la face n'est perceptible. Fréquence (d'après Bouvet) : entre 4 et 6 ans.

un appui incisif supérieur (parfois arcades serrées). Interrogatoire : — suçage digital (ou labial) associé : — têtage de la langue. ce mode de succion exerçant des pressions importantes . face longue. d) Attitude posturale : la tète est située en avant par rapport à la colonne vertébrale. Le muscle lingual peut prendre différents appuis : un étalement total antérieur et latéral. Chez l'adulte. 30 "„ des individus. 60. — Les parafonctions comportent : le suçage digital (pouce ou autre doigt) : le têtage d'un linge. Le suçage digital : le suçage des doigts chez l'enfant présente plusieurs variantes. entre 12 et 14 ans : 38. Palpation des muscles masticateurs : la palpation suçage de deux doigts : index et médius. a) Examen exo-buccal : examen du visage au cours de la fonction : forte grimace de succion due au muscle buccinateur. forte contraction apparente des lèvres et parfois contraction de la houppe du menton (aspect « en peau d'orange »). — examen de la déglutition proprement dite : faire prendre à l'enfant un nutriment liquide. — suçage de deux doigts : la paume de la main est dirigée vers l'extérieur. le bruxisme. Signes cliniques de la déglutition primaire : — au cours de la phonation. la main à l'endroit . Les arcades n'entrent pas en contact au cours du premier temps de la déglutition. un appui sur les incisives supérieures et inférieures (biproalvéolie). c) Signes radiologiques : — image d'encombrement pharyngé. • Les parafonctions. Ventilation buccale (orifices narinaires réduits. la langue s'interpose entre les arcades . pommettes effacées. entre 7 et 12 ans : 40 °0 . le matin. soit antérieurement. FlG. un appui incisif inférieur (tendance de la classe III). dont le suçage du pouce est l'aspect le plus habituel. — suçage du pouce ou d'autres doigts. petit nez avec orifices narinaires de dimension réduite et orientes vers le haut et vers l'avant. d'après Cauhépc. perceptible à l'audition . . habitude qui paraît également très déformante (H. — a) Insuffisance de développement des voies aériennes supérieures.86 Anomalies orthodontiques des masséters et des faisceaux antérieurs des temporaux révèle une absence de contraction. les tics de mordillcment de la lèvre inférieure et de la lèvre supérieure. lèvres non jointes): endognathie maxillaire. présentent encore une déglutition atypique. la langue s'interpose entre les arcades. soit antérieurement et latéralement. LES VARIANTES : maire . en cas d'obstruction moyenne : — signes de rotation postérieure et béance antérieure (fig. allergies. mucosités abondantes (fig. ou en période de repos. — l'oreiller est humide. b) Interrogatoire : ronflements nocturnes et rhinopharyngites fréquentes. Millier). Ses conséquences. • La ventilation buccale pathologique. 60(7). associé au têtage et à la macération d'un linge. a) Signes cliniques : face étroite. Au cours du premier temps de la déglutition. en cas de déglutition primaire. Dépression linguale médiane avec langue en situation basse et antérieure habituelle. — suçage de plusieurs doigts .8 %. 60/) ) : — déviation de la cloison (incidence de face). au cours du sommeil. b) Examen endo-buccal : placer les deux index au niveau des commissures labiales : les doigts sont fréquemment chassés par une forte contraction labiale.

au coucher ou en cas de fatigue. L'enfant a besoin d'être protégé et de ressentir une impression de sécu- c'est en fonction des stades de développement affectif et de l'âge auquel se pose le problème que doit être situé le suçage du pouce ou d'autres doigts. que « si le doigt intervient. Il correspond au réflexe de préhension labiale déclenché par le passage de n'importe quel objet au voisinage des lèvres du nourrisson et au plaisir oral déclenché par la succion. 60. Si tout se passe bien la succion disparaît progressivement vers 1 an 1/22 ans. a) Petite enfance : le suçage du pouce pendant les deux premières années de la vie représente un modèle de comportement normal. . En revanche.Dysfonctions. En revanche. Il sert surtout cY inducteur à la tétée (de la langue) » (Gudin). b) Age pré-scolaire : 2 à 5 ans : faisant suite à la succion digitale du très jeune enfant. un sevrage brutal qui fait passer l'enfant d'une alimentation liquide à une alimentation solide. — Le suçage du pouce ou des doigts est pratiquement inexistant chez les populations primitives. Il serait toutefois plus logique de dire. c) De 6 à 12 ans : au cours de cette période. le suçage du pouce. avant 4 mois. Para/onctions 87 FIG. cependant il n'existe pas de corrélation significative entre l'alimentation au biberon et le suçage des doigts. il est le plus souvent d'origine émotionnelle et les causes de son apparition doivent être analysées. Il faut en informer la famille et la déculpabiliser. — b) Obstruction des raies aériennes moyennes. si le suçage du pouce apparaît à cet âge. il favorise la succion. la persistance de la succion est un signe d'immaturité et/ou d'un comportement émotif. PATHOGÉNIE. déclenche le suçage du pouce. STADES DE DÉVELOPPEMENT ET SUÇAGE DU POUCE : Le suçage du pouce dure environ 2 h par 24 h avec des séquences de quelques minutes. Amygdales (a) et végétations (v) hypertrophiques -» béance antérieure fonctionnelle. est une habitude normale de la petite enfance. On constate un pic de succion vers 4 mois. Son rôle est mineur dans le mécanisme lésionnel.

il existe des signes associés : énurésie. béance asymétrique. Dans d'autres cas. sauf succion de fréquence très anormale. En conclusion.88 Anomalies orthodontiques EFFETS SUR LA DENTURE. qui n'évoquerait pas de troubles particuliers de comportement. alvéolaire ou basale. La malocclusion peut être symétrique ou asymétrique. Le désir inconscient de rester au stade de la petite enfance déclenché. accentue ou réactive la succion. Les anomalies du sens transversal. 11 s'agit. l'expansion bimaxillaire. B. dans les cas à prédominance alvéolaire. associée à un encombrement incisif maxillaire. Ces anomalies morphologiques sont fréquemment associées à une latérodéviation. par exemple. — L'endognathie maxillaire correspond à une insuffisance de développement transversal du maxillaire caractérisée par une inclinaison normale des molaires et prémolaires. Une hospitalisation prolongée ou certaines privations affectives graves déclenchent également le suçage du pouce avec une intensité telle. LES ANOMALIES DU SENS TRANSVERSAL Définition : ces anomalies correspondent à des troubles de l'occlusion dans le sens vestibulolingual au niveau des secteurs latéraux. on peut retrouver une « base constitutionnelle héréditaire » à un comportement oral de ce type. dans les cas à prédominance basale. sommeil agité. l'inclinaison linguale des dents postérieures étant plus accentuée. 55a). la latérodéviation. N. au maxillaire : Vendoahéolie et Vendognathie maxillaire. fait apparaître. Les interdictions ou les remontrances parentales renforcent l'habitude déformante et la valorisent. au cours de l'anamnèse. sans signification particulière. A ces anomalies morphologiques. anomalie cinétique. 11 s'agit donc d'une dysharmonie maxillo-mandibulaire dans le sens transversal. la linguocclusion bilatérale avec encombrement incisif maxillaire est le signe le plus généralement en faveur d'une endognathie maxillaire. — A la mandibule : rétroalvéolie inférieure due à l'appui sur les incisives inférieures (fig. : l'endognathie bimaxillaire est une entité clinique créée de toutes pièces pour les besoins d'une thérapeutique. Rappel morphologique : les cuspides V et L des dents maxillaires sont alignées selon une courbe à concavité supérieure dite courbe de compensation ou courbe de Wilson (fig. qu'elle peut être le signe d'une grave perturbation psychologique. de la fréquence et de l'intensité de la succion. 6b). pouce ou de doigts ne développent pas de malocclusion.pas ou peu d'effet sur les relations d'arcades des secteurs latéraux. peut s'adjoindre une anomalie cinétique. Dès lors. — Tous les suceurs de rite. il n'existe aucune norme d'usage courant permettant d'affirmer avec certitude l'un ou l'autre diagnostic (sauf peutêtre l'incidence radiographique de Bouvet). ou si elle est le signe d'un comportement psychologique perturbé. Elles n'affectent que le maxillaire ou la mandibule. etc. d'une confusion avec la dysharmonie dentomaxillaire. Une telle disposition est due à l'inclinaison axiale des dents. Toutefois. Endoalvéolie et endognathie maxillaire ont comme conséquence une linguocclusion de l'un ou des deux secteurs latéraux. par la naissance d'un petit frère. Tout dépend de la durée. Il est difficile de différencier une endoalvéolie ou une endognathie maxillaire symétrique . La profondeur de la voûte palatine ne présente pas de corrélation avec la succion du pouce. Si l'habitude déformante disparaît avant 6 ans. Définitions : — L'endoalvéolie maxillaire est une anomalie morphologique du sens transversal caractérisée par une inclinaison linguale de l'un ou des deux secteurs latéraux maxillaires. il est essentiel de découvrir si l'habitude « tourne à vide ». Le suçage du pouce n'a. Quelles sont les anomalies orthodontiques causées par la succion du pouce ? — Au maxillaire : béance antérieure ou/et proalvéolie. difficultés scolaires. 60 % des cas montrent une correction spontanée des anomalies provoquées par le pouce. . en fait.

C. M. a) En denture temporaire : l'occlusion croisée FIG. les milieux incisifs supérieur et inférieur coïncident (fig. C. pour certains. b) Coïncidence des milieux en relation centrée. • Formes cliniques : a) Endoalveolie symétrique : — avec linguocclusion unilatérale. en /. Non-coïncidence des milieux en I. Mise en évidence : 1° SIGNES FACIAUX : à l'examen de face. Examen de l'occlusion en I. a) Endoalveolie maxillaire symétrique avec latérodéviation : déviation du menton à gauche. Elle est parfois transitoire. 2° SIGNES OCCLUSAUX : 89 unilatérale peut s'observer après le suçage du pouce. si l'on demande à l'enfant de serrer ses dents (fig. déviation du milieu inférieur vers la gauche. 61a). déviation du menton d'un côté. M. b) Endoalveolie asymétrique avec linguocclusion unilatérale. 616) (s'il n'existe pas d'autres anomalies). sauf cas exceptionnel. — Examen de l'occlusion : signe pathognomonique : en position de repos. M. 61c) . de la relation centrée jusqu'à Vintercuspidie maximale. — Examen endo-buccal. : — non-concordance des milieux incisifs (fig. — linguocclusion unilatérale du côté dévié. par une asymétrie de la base du crâne influençant la croissance du maxillaire. sans latérodéviation. entre 1 et 5 ans. On observe une déviation du milieu inférieur au cours du chemin de fermeture. C. de face. et latérodéviation. qui s'expliquerait. Cette anomalie est très fréquente.Anomalies du sens transversal L'endoalvéolie maxillaire. au niveau du secteur inversé. — on peut également observer une occlusion de classe II d'un côté. la latérodéviation est de règle . . b) En denture mixte : — Arcades séparées : défaut d'abrasion des canines de lait et des cuspides linguales supérieures et vestibulaires inférieures des dents temporaires. L'arcade mandibulaire est normale. C. . — avec linguocclusion bilatérale. • Endoalveolie symétrique avec linguocclusion unilatérale en I. 61. M. sans latérodéviation. dont l'étendue doit être précisée .

En denture mixte : a) Arcades séparées : encombrement incisif maxillaire important . arcades non serrées. Il est difficile de différencier cette anomalie d'une endognathie maxillaire vraie. et en I. pas de latérodéviation. — examen de l'occlusion : les milieux coïncident en R. La mandibule est normale (fig. 63. cliché axial : cette incidence permet d'objectiver la symétrie de la mandibule et quelquefois l'asymétrie de la forme crânienne (plagiocéphalie). linguoelusion unilatérale droite. On la retrou\c dans toutes malocclusions de la classification d'Angle. . p. Il n'existe pas de latérodéviation. après la croissance. Elle nécessite donc un traitement précoce. Dans d'autres cas plus rares. 62) . avec linguoelusion 12. M. — absence d'abrasion des canines de lait et des cuspides d'appui droites et gauches des dents temporaires . l'anomalie cinétique peut se transformer. C. 21 en I. en une anomalie morphologique asymétrique et devenir. Examen des fonctions : déglutition atypique. 92). 62. milieu supérieur dévié à droite (11 incluse). FIG. 11. M. . avec ou sans latérodéviation. une latérognathie (v. Cette anomalie est beaucoup plus raie. dans les cas d'agénésie unilatérale d'incisives latérales supérieures et les fentes labio-maxillaires unilatérales. C. L'endognathie maxillaire symétrique avec linguocclusion bilatérale Mise en évidence : 1° SIGNES OCCLUSAUX 3° SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : de profil : aucun trouble décelable . • Anomalies associées : l'endoalveolie peut être isolée.Endognathie maxillaire avec linguoelusion bilatérale (proglissement associé.90 Anomalies orthodontiques trique du maxillaire supérieur sans troubles cinétiques de l'occlusion. les deux arcades étant coordonnées dans le sens transversal. C. encombrement pharyngé. de ce fait. Conséquences à long ternie : la latérodéviation par endoalvéolie maxillaire provoque des facettes d'abrasion atypiques au niveau des dents permanentes et conduit souvent à des contacts non travaillants ou sur-un terrain prédisposé. et situation basse de la langue en posture habituelle . • Endoalvéolie maxillaire avec linguocclusion bilatérale : l'encombrement incisif maxillaire est minime. Étiologie : situation basse de la langue et déglutition atypique. — arcade maxillaire : la voûte palatine est symé- FIG. Mise en évidence : — examen des arcades séparées : asymétrie de la forme de l'arcade maxillaire objectivée par l'étude du moulage supérieur et de la voûte palatine. à un Sadam. — Endoalvéolie maxillaire asymétrique : la voûte palatine droite est réduite en largeur . • Endoalvéolie asymétrique avec linguocclusion unilatérale : il s'agit d'un développement asymé- En denture temporaire : l'occlusion croisée bilatérale est un signe d'endognathie maxillaire. ou associée à d'autres anomalies. Diagnostic différentiel : latéroglissement dû à des prématurités occlusales.).

V. . Définition : c'est une anomalie de très faible fréquence. b) Examen de l'occlusion : — en R. 63). — la langue s'étale entre les arcades au cours de la phase buccale de la déglutition : — la ventilation est fréquemment buccale ou semibuccale. due à une obstruction respiratoire haute ou moyenne (v. qui s'observe dans les fentes labio-maxillaires (v. — Cette anomalie peut être également asymétrique. M. b) Vue horizontale. 3° SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : — de profil : si l'endognathie maxillaire est isolée. « à condition que les mouvements de propulsion et de latéralité puissent s'accomplir normalement » (J. — en I. C. p. on observe une linguocclusion bilatérale (fig. a) Vue antéro-postérieure. Signes téléradiographiques : — de profil : l'étage inférieur de la face est très fortement diminué. Endoalvéolie). 64a et b). — Endoalvéolie mandibulaire.Anomalies du sens transversal trique et parfois relativement profonde (ogivale) mais ce signe est très inconstant : — arcade mandibulaire de forme habituelle. Le signe majeur est une vestibuloclusion exagérée des secteurs latéraux maxillaires ou même une inocclusion totale dans les cas graves (fig. — de face : il existe des normes particulières qui sont analysables uniquement sur ordinateur (Ricketts) : — incidence axiale (v. sans encombrement incisif notable. et en I. les milieux coïncident. C.. . Conséquences à long terme : une endognathie maxillaire bilatérale chez l'adulte peut être relative- FlG. Habituellement on constate une version vestibulaire des incisives supérieures : — incidence axiale : la mandibule est inscrite dans le maxillaire et l'image des molaires et des prémolaires se projette lingualement par rapport à la ligne d'arcade (incidence radiologique de Bouvet). Conséquences occlusales : — supraclusion incisive sévère correspondant à l'occlusion en « couvercle de boîte ». Occlusion en couvercle de boîte avec forte supraclusion antérieure . Les anomalies du sens transversal. ! 15). Forme clinique. associée. à la mandibule. p. on n'observe pas de modifications. M. vestibuloclusion latérale exagérée. Ces deux dysfonctions constituent des facteurs étiologiques déterminants. L'endoalvéolie mandibulaire. D. — le préjudice fonctionnel est très important. Philippe). 64. C'est une éventualité beaucoup plus rare. 86). les bords libres des incisives inférieures étant en contact avec la muqueuse palatine : — cuspides primaires supérieures plus ou moins en rapport avec les cuspides primaires inférieures . C. La latérodéviation est très inconstante : elle peut être provoquée par une incisive latérale supérieure en linguocclusion dans des cas sévères . en classe II. 2° EXAMEN DES EONCTIONS : 91 ment équilibrée du point de vue occlusal et ne pas nécessiter de traitement orthodontique. sauf D. M. sauf parfois une augmentation de la D. caractérisée par une linguo-version des secteurs latéraux inférieurs.

division 1. L'analyse du type facial permet de différencier trois sous-classes. Malocclusions de la classe II. Signes faciaux : retentissement esthétique important . Le décalage des arcades peut être isolé ou associé à un décalage des bases osseuses. Étiopathogénie : la situation haute de la langue et son action morphogéhétique semblent un des facteurs permettant d'expliquer la non-coordination des arcades dans le sens transversal. 2. en général. division 2 (arcade mandibulaire en forme de V. Conséquences occlusales : linguocclusion unilatérale. sont des anomalies caractérisées par une vestibulo-version des incisives supérieures. Pour les deux dernières catégories. de tendance rotation antérieure moyenne. on peut être amené à préciser le niveau de l'anomalie pour décider d'un certain choix thérapeutique. Parler de classe II. DIVISION 1 Généralités. face longue. Signes téléradiographiques : — incidence de profil : non-coïncidence des hémimandibules droites et gauches . C. Cette anomalie se retrouve dans les cas de la classe II. de poser un diagnostic de prognathie supérieure ou de rétrognathie inférieure. en général. division 1. — incidence axiale : asymétrie de la forme mandibulaire ou asymétrie de situation des cavités glénoïdes. M. avec occlusion inversée unilatérale . etc. Une morphologie particulière des prémolaires présentant des faces vestibulaires très inclinées aggrave la version linguale. 65a) : le retentissement esthétique facial peut être assez sévère. les critères qualitatifs étant prédominants. asymétrie faciale perceptible. division 1 : dans cette catégorie. Fréquence : les 3/4 des cas d'une population orthodontique sont constitués par des malocclusions de la classe II. un surplomb exagéré et des relations molaires de classe II (fig. La latérognathie. division 1. division 1. dans lesquelles le type facial. Circonstances d'apparition : cette malocclusion peut être décelable en denture temporaire et s'aggraver à la suite d'habitudes déformantes. Faut-il corriger un maxillaire « en avant » ou une mandibule « en arrière » ou les deux à la fois ? d'où la nécessité. face courte : le type de croissance mandibulaire est. division 1. ne constitue pas en soi un diagnostic. Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE (fig.les milieux incisifs sont LES ANOMALIES DU SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR LES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE II. division 1. face longue : le type de croissance mandibulaire est. Définition : les malocclusions de la classe II. 21a). Conséquences à long terme : perturbations occlusales et fonctionnelles à peu près certaines. ce qui amène à consulter. face moyenne : le type de croissance mandibulaire est. En denture temporaire.92 Anomalies orthodontiques déviés en I. dont les caractéristiques sont parfois très éloignées : 1. et en R. signes d'un décalage antéro-postérieur de classe II : surplomb incisif supérieur à 6 mm et marche mésiale au niveau des deuxièmes molaires temporaires. . Étiopathogénie : — traumatisme obstrétrical : — traumatisme néonatal . plus ou moins marquée . La classe II. se retrouvent des malocclusions du sens antéro-postérieur très diverses. division 1. le type de croissance mandibulaire et les anomalies alvéolaires antérieures peuvent différer considérablement. Malocclusions de la classe II. de tendance rotation postérieure. C. Malocclusions de la classe II. Les trois formes de malocclusion de la classe II. 3. après évolution des incisives permanentes. Il n'existe pas de proglissement. dans certains cas. arcade maxillaire en forme de U). — fracture d'un condyle. division 1 ou de la classe II. en général. de tendance rotation antérieure . C'est une anomalie grave de très faible fréquence. Définition : anomalie basale caractérisée par une asymétrie de forme de la mandibule.

D.Anomalies du sens antéro-postérieur 93 FIG. 65b). S'il n'existe pas d'interposition digitale ou de parafonction. L'étage supérieur paraît augmenté. la largeur et l'épaisseur des lèvres constituent un facteur pronostic essentiel dans la mesure où ces différents éléments ne sont pas modifiables par le traitement orthodontique et peuvent conditionner l'amélioration esthétique recherchée. en denture permanente. béance antérieure. en rapport avec des habitudes déformantes ou des parafonctions. la forme. qui entraîne une prochéilie inférieure . plus ou moins marquée . — courbe d'occlusion inférieure normale ou subnormale. Signes occlusaux : AGENCEMENT INTRA-ARCADES : — courbe d'occlusion supérieure exagérée. RELATIONS INTER-ARCADES (fig. l'angle goniaque paraît ouvert. Les dents sont plus ou moins visibles selon la longueur de la lèvre supérieure et l'épaisseur des tissus mous. b) L'examen de profil : la convexité cutanée est importante . un proghssement mandibulaire dont la corré- . dans ce type d'anomalie. le nez est plutôt de taille moyenne ou inférieure à la moyenne . associée. une supraclusion incisive peut apparaître . c) Les lèvres : l'espace interlabial au repos est plus ou moins augmenté . M. face longue : rotation mandibulaire postérieure. a) Statiques : — sens antéro-postérieur : rapport de classe II molaire. b) Cinétiques : la recherche de la relation centrée met fréquemment en évidence. la symphyse mentonnière est peu prononcée. D. — sens transversal : rapports normaux ou occlusion latérale inversée uni ou bilatérale (endoalvéolie maxillaire). a) Maxillaire : — arcade de forme plus ou moins triangulaire . peu ou pas d'encombrement incisif. — a) Cas de classe II. — parfois. surplomb incisif augmenté. — vestibulo-version des 4 incisives supérieures. division 1. — sens vertical : béance antérieure fréquente. rapport de classe II canine. b) Mandibule : — arcade de forme habituelle. vestibulo-version des incisives inférieures. L'inocclusion labiale est fréquente. 65. a) L'examen de la face de type : « face longue et étroite ». — voûte palatine plutôt profonde (signe inconstant + + + ) . donnant l'impression de menton effacé (rétrogénie) .

. — les muscles masticateurs : prédominance des muscles abaisseurs. — les lèvres : tonicité labiale faible et espace interlabial augmenté. — ventilation : on retrouve souvent dans cette anomalie des « respirateurs buccaux » qui présentent des obstructions hautes (fosses nasales) ou moyennes (végétations adénoïdes et amygdales) des voies aériennes supérieures (fig. rus du secteur gauche. on peut également constater une latéro-déviation mandibulaire. — b) Moulages. Le muscle de la houppe du menton se contracte pour assurer une fermeture labiale volontaire .94 Anomalies orthodontiques L'environnement musculaire et les fonctions : — la langue : situation habituelle antérieure. FIG. volume quelquefois augmenté. ce qui peut favoriser régression des secteurs latéraux . 65. — insalivation : flot salivaire important . appui dentaire fréquent . s'il existe une occlusion unilatérale inversée. En outre. — c) Le tracé de la téléradiographie : face longue.. encombrement du carrefour pharyngé. lation avec une déglutition primaire est habituelle. Le premier temps de la déglutition se fait arcades non serrées. béance antérieure. 55fc) . — déglutition : la déglutition atypique est très fréquente. objectivée par une forte poussée linguale antérieure et latérale et une contraction importante des lèvres et de la houppe du menton. LES FONCTIONS : FIG. 65.

M. comme le pense souvent l'entourage du patient. qui entraîne une ventilation buccale. Il détermine des béances antérieures symétriques ou asymétriques. en raison de l'importance de la symphyse. . Étiologie a) Héréditaire : l'un des ascendants directs ou l'un des membres de la deuxième génération. a) L'examen de face. carrée. sans D. Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE. plans horizontaux convergents. racines des molaires procidentes dans le sinus. division 1. en fonction de la situation du bord libre des incisives supérieures : sillon labiomentonnier marqué (fig. Il est systématiquement associé à une déglutition atypique. en rapport avec la longueur des lèvres et le degré de version des incisives supérieures. RELATIONS INTER-ARCADES (fig.Anomalies du sens antéro-postérieur — fonction immunitaire : tempérament allergique développant une réaction hypertrophique des organes lymphoïdes et ses conséquences sur la situation de la langue . en denture adulte.rapport des lèvres entre elles : inocclusion labiale ou contacts labiaux en fonction de l'importance de la version vestibulaire des incisives . 66c/). qui persiste après abandon du suçage du pouce. étage E. convexité squelettique / . de type face courte plutôt large. normoposition ou vestibuloversion des incisives inférieures par rapport au plan dentaire . — signes dentaires : vestibuloversion plus ou moins accentuée des incisives supérieures. Le suçage digital ne constitue pas le facteur étiologique essentiel. — courbe de Spee normale. b) Fonctionnelle : — le muscle lingual : mécanisme d'action directe : volume et situation de la langue : mécanisme d'action indirecte : obstruction des voies aériennes supérieures hautes ou moyennes. mais de façon moindre que pour les malocclusions de la classe II. face courte. face longue (fig. Signes occlusaux. Cependant. une linguoeelusion des secteurs latéraux peut apparaître (endoalvéolie maxillaire en position corrigée). L'étage inférieur paraît assez fréquemment diminuée. Le retentissement esthétique est moins marqué que pour les 95 cas de classe II. en fonction de la rotation mandibulaire . — rapport lèvres-denture : les dents sont plus ou moins apparentes. d'autres doigts ou d'un linge est fréquent. I. recouvrement incisif plutôt diminué. mais paraît trop en arrière dans le profil. angle facial \ : décalage des bases : A N B y . — la symphyse : volume supérieur à la moyenne . b) L'examen de profil : la convexité du profil est augmentée. — sens vertical : supraclusion incisive : . 66b) : a) Statiques : sens antéro-postérieur : rapports molaire et canine de classe II . — signes quantitatifs : F M A / + + . — les muscles de la face présentent une tonicité inférieure à la moyenne. division 1. donc un abaissement et une avancée de la langue . cas sévère : les bords libres des incisives inférieures sont en contact avec la muqueuse palatine. convexité cutanée accentuée. F. division 1. D. Lèvre supérieure : prochéilie supérieure. Lèvre inférieure : éversée vers le bas. 66a) ou rétrochéilie prononcée : apparence de lèvre « avalée » . surplomb incisif plus ou moins marqué . — sens transversal : normal. b) Mandibule : — pas d'encombrement incisif ou bien encombrement dû à une version linguale des incisives (rétroalvéolie inférieure) . Malocclusions de la classe II. la mandibule n'est pas réduite en dimension A. La supraclusion peut être masquée par une parafonction ou l'interposition de la langue . forme mandibulaire présentant des signes de rotation postérieure. face longue. — supraclusion accentuée du secteur incisivocanin avec ou sans courbe de Spee exagérée. Signes téléradiographiques — signes qualitatifs : signe de face longue (fig. en liaison avec le type de face longue . c) Les lèvres : . 65c) avec augmentation de l'étage inférieur de la face. présente un type facial comparable. — l'attitude céphalique paraît également favoriser un décalage antéro-postérieur accentué. P. /" . réduction de la hauteur verticale postérieure maxillaire.Vestibuloversion des incisives avec ou sans diastème inter-incisif . . en moyenne. — parafonctions : le suçage (et le têtage) du pouce. si l'on replace artificiellement les moulages initiaux en classe I. cas moyen : contacts incisifs. : AGENCEMENT INTRA-ARCADES : a) Maxillaire : . — angle goniaque : obtus.

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Anomalies orthodontiques

FiG. 66. — a) Cas de classe II, division h face courte : rotation mandibulaire antérieure, supraclusion incisive, proalvéolie supérieure.

Signes téléradiographiques (fig. 66c et 35) : — signes qualitatifs : signes de face courte avec étage inférieur de la face \ ; hauteur verticale postérieure maxillaire s ou non ; plans horizontaux relativement parallèles ; forme mandibulaire présentant des signes de rotation antérieure : la mandibule a un aspect carré avec une branche horizontale plutôt courte et un angle goniaque fermé : — signes quantitatifs : a) Signes squelettiques : A N B qui représente le décalage des bases est plus diminué que l'angle de convexité, en raison de l'importance de la symphyse; F M A est N. E. I. F. est \ ; l'angle facial, quand il est significativement \ permet de conclure à une position en arrière de la mandibule par rapport au profil facial. Cette mesure n'a de valeur que si la symphyse est d'importance moyenne. Elle peut être complétée par la mesure par rapport à Na vertical, qui donne une indication de rétrognathie mandibulaire ou de prognathie mandibulaire (fig. 35b, p. 59) ; b) Signes dentaires : incisives inférieures en avant ou en arrière par rapport à A-Pog. Incisives supérieures : vestibuloversion. Supraclusion incisive appré-

FiG. 66. — b) Moulages, vus du secteur gauche. b) Cinétiques : en moyenne, la relation centrée coïncide avec l'intercuspidie maximale. La latérodéviation est beaucoup moins fréquente que pour les cas de classe II, division 1, face longue.

Anomalies du sens antéro-postérieur

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FIG. 66. — c) Le tracé de la téléradiographie : face courte; supraclusion incisive, proalvéolie supérieure.

ciée par rapport au plan d'occlusion de Ricketts (v. p. 58). Étiologie : — typologie héréditaire. L'étiologie fonctionnelle semble beaucoup moins déterminante, pour les cas de classe II, division 1, face courte ; — tonicité de la lèvre inférieure augmentée ; — parfois, action « en fronde » de la lèvre inférieure, sur les incisives supérieures, ce qui accentue leur vestibuloversion ; — la pression de la langue, si elle existe, se situe au niveau médian, provoquant une biproalvéolie avec supraclusion. Formes cliniques : selon les anomalies associées : — forme 1 : décalage pur, pas d'anomalie alvéolaire antérieure, légère endoalvéolie maxillaire supérieure : — forme 2 : cas de classe II molaire avec proalvéolie supérieure. La supraclusion incisive est constante, sauf inter-position linguale ou parafonction ; — forme 3 : cas de classe II molaire avec béance

antérieure, parafonctions ou interposition linguale (plus rare) ; — forme 4 : cas de classe II, division 1, associée à une D. D. M. ; — cas particulier : cas de classe II canine et classe I molaire, dues à l'extraction prématurée de molaires temporaires inférieures et au mésialagc spontané des secteurs latéraux inférieurs. La classe II, division I, face moyenne. Ces anomalies présentent un type de face moyen avec une rotation mandibulaire antérieure légère. Elles s'apparentent à des classes II, division 1, face courte, de moindre intensité. Ce sont les cas les plus fréquents. Conséquences à long terme des classes II, division I. — Esthétiques : rides labio-jugales précoces. — Traumatiques : si les dents sont apparentes, le

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Anomalies orthodontiques

risque de fracture est très fortement augmenté, en cas de traumatisme facial. — Parodontales : l'élimination des produits bactériens et le rôle immunologique de la salive seraient beaucoup moins efficaces, pour les classes II, division 1 avec inocclusion labiale, en fonction de la mauvaise irrigation salivaire et de la sécheresse relative de la gencive. A long terme, des parodonpathies, plus fréquentes qu'il n'est habituel en moyenne, peuvent apparaître. — Occlusales : Sadam chez les sujets prédisposés.

LES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE II, DIVISION 2 Généralités. Définition : malocclusions de la classification d'Angle, caractérisées par une linguoversion des deux incisives centrales supérieures, de trois incisives supérieures ou des quatre incisives avec un surplomb diminué et des relations molaires de classe II. Le dépistage de cette malocclusion se fait au cours de l'examen des arcades et sur les téléradiographies, en fonction de la situation des faces vestibulaires des •

d FIG. 67. — c) Classe II, division 2, forme 3 : supraclusion des incisives et des canines supérieures. d) Lésions de la gencive vestibulaire inférieure. incisives centrales supérieures par rapport au plan facial cutané (Na cutané-Pog cutané). L'énoncé d'une classe II, division 2, constitue en soi un diagnostic. Cette anomalie représente une véritable entité clinique, bien que non stéréotypée. Fréquence : 2 à 3 % de la population, moins fréquente chez les filles. Circonstances d'apparition. Cette anomalie est déjà décelable dès la denture temporaire et se précise après évolution des incisives supérieures permanentes. • Formes cliniques. Les trois formes cliniques : — forme 1 : (la plus fréquente) : linguoversion des deux incisives centrales supérieures et vestibuloversion apparente des incisives latérales supérieures (fig. 61a) ; — forme 2 : linguoversion des 3 ou des 4 incisives supérieures, les canines sont ectopiques, en position vestibulaire ou incluses palatines (fig. 67b) ; — forme 3 : occlusion « en couvercle de boîte » (cas les plus sévères) avec linguoversion du groupe incisivo-canin et supraposition des canines (le plan d'occlusion présente un décalage vertical important, au niveau canin). La courbe de Spee maxillaire est inversée. On observe une vestibulocclusion exagérée ou une inocclusion vestibulaire des prémolaires.

FIG. 67. — a) Classe II, division 2, forme 1 : linguoversion des 11 et 21 et supraclusion incisive. b) Classe II, division 2, forme 2 : linguoversion des 4 incisives, canine ectopique.

Anomalies du sens antéro-postérieur

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FIG. 67. — (?) Classe II, division 2, forme 3 (cas de la figure 67 e et d). Le céphalogramme de profil. P. O. F. (plan d'occlusion fonctionnel) -> la supraclusion est bimaxillaire.

La supraclusion — bi-maxillaire — est très prononcée. Il n'est pas rare de constater, dans cette forme, des lésions de la muqueuse palatine rétrocingulaire et des récessions au niveau de la gencive vestibulaire des incisives inférieures (fig. 67 c et d). La dimension verticale est très fortement diminuée. Cette occlusion particulièrement pathogène, peut être aggravée par une dysharmonie de forme d'arcades entre deux maxillaires (en U au maxillaire, en V à la mandibule), par une microdontie localisée aux prémolaires (D. D. D. entre secteurs antérieurs et latéraux), par une linguoversion des prémolaires inférieures et une vestibulocclusion exagérée des prémolaires supérieures. Localisation de la supraclusion : — uniquement aux incisives centrales supérieures (forme 1) (fig. 67a) ;

— aux incisives courbe de Spee est — aux incisives accentuation de la

supérieures subnormale supérieures courbe de

et inférieures. La ; et inférieures avec Spee mandibulaire.

Dans ces conditions, le recouvrement incisif est très augmenté (fig. 67e). Encombrement incisif inférieur associé : — pas d'encombrement incisif, le plus souvent ; — encombrement incisif plus ou moins marqué, donnant l'apparence d'une D. D. M. et en rapport avec une linguoversion des incisives inférieures (birétroalvéolie) ; — D. D. M., associée à la classe II, division 2. ce qui pose des difficultés particulières de traitement. • Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE (fig. 68a) : aucun retentissement esthétique facial, en général.

Le visage est parfois carré avec des traits accusés. convexité cutanée + diminuée . forme mandibulaire présentant des signes de rotation antérieure . à partir des canines ou vestibulocclusion exagérée des prémolaires supérieures. forme I aucun retentissement esthétique. b) Mandibule : — peu ou pas d'encombrement incisif. — la position d'intercuspidie maximale ne correspond pas à une position limite forcée (ce qui n'est pas l'avis de tous les auteurs). signes squelettiques : F M A \. angle A B/ plan d'occlusion fortement \ (en moyenne 90°) : classe II. . a) L'examen de face : la face est habituellement de type « face courte ». — supraclusion incisive associée ou non à une courbe de Spee accentuée . b) L'examen de profil : le profil est fréquemment concave. AGENCEMENT INTRA-ARCADES : a) Maxillaire : — voûte palatine profonde au niveau antérieur : . — sens vertical . sera choisie pour la description des différents signes. • Signes occlusaux. — La forme clinique la plus fréquente. symphyse mentonnière assez marquée . — facettes d'abrasion parfois visibles au niveau des bords libres des incisives. surplomb incisif réduit (environ 1 mm) . en fonction d'une symphyse mentonnière et d'un nez de dimension plus importante que la moyenne : — l'angle goniaque paraît fermé : — les lèvres présentent. parallélisme des plans horizontaux . une épaisseur diminuée. il existe parfois une légère propulsion mandibulaire. l'augmentation du recouvrement . d'amplitude moyenne I . Les apex des FIG. signes dentaires : linguoversion des incisives centrales supérieures et supraclusion. 68. RELATIONS INTER-ARCADES (fig. pour des raisons géométriques. Dans les cas marqués. F. \ en moyenne .100 Anomalies orthodontiques — linguoversion des deux incisives centrales et vestibuloversion apparente des incisives latérales . en rapport avec la supraclusion (pente incisive) et la pente condylienne. division 2.1 — rapport de classe II canine. — le bord libre des incisives centrales supérieures est situé plus bas que le plan d'occlusion. les condyles n'étant pas centrés dans la cavité glénoïde . E. division 2 : 84" (Château). de la supraclusion incisive inférieure : la linguoversion des incisives supérieures entraînant. sauf dans certains cas sévères qui présentent une forte diminution de l'étage inférieur de la face et une concavité du profil accentuée. I. c'est-à-dire la linguoversion des deux incisives centrales supérieures. 68/)) : — Signes qualitatifs : type de face courte avec diminution inconstante de l'étage inférieur de la face . — a) Profil d'un cas de classe II. . recouvrement incisif excessif en fonction de la supraclusion localisée aux incisives centrales supérieures. • Signes téléradiographiques (fig. b) Cinétiques : — position de repos mandibulaire : l'espace libre est assez fréquemment augmenté (jusqu'à 6 à 8 mm). il existe une prochéilie relative de la lèvre supérieure par rapport à la lèvre inférieure (décalage des bases osseuses). la cavité glénoïde est profonde. en moyenne. — Signes quantitatifs : . — sens transversal : normoclusion. 67a) : a) Statiques : — sens antéro-postérieur : rapport de classe II molaire. En position de repos physiologique. C'est le retentissement esthétique intra-buccal qui amène à consulter.

dans tous les cas. les germes des canines étant situés très antérieurement en position primitive. seule la linguoversion des incisives supérieures montre une différence statistiquement significative. au repos — sourire gingival assez disgracieux. F.: linguoversion iatrogène provoquée par un appareil amovible destiné à corriger une proalvéolie supérieure. — Anomalies à mode de transmission héréditaire. O. Diagnostic différentiel:D. Le tracé du plan d'occlusion fonctionnel (P.) met en évidence le niveau de la supraclusion. — Les fonctions : déglutition normale et respiration normale. posture haute et postérieure . D. — Facteurs morphologiques et éruptifs favorisants : . incisives centrales supérieures sont situés très près de la corticale alvéolaire externe (fig. 68 b). — Les muscles masticateurs : prédominance des • Étiologie. 37a). — La langue : dimension normale . situation mésiale des secteurs latéraux. si la lèvre supérieure est courte. parfois étalement latéral sur les faces triturantes . dysharmonie d'éruption : la deuxième molaire supérieure présente une éruption précoce. — Les lèvres : tonicité labiale importante — parfois effet de sangle de la lèvre inférieure déterminant une linguoversion des incisives supérieures — l'orbiculaire des lèvres est très tonique et également le muscle mentalis. • L'environnement musculaire et les fonctions fibres postérieures des muscles temporaux et masséter. pas d'appui dentaire.Anomalies du sens antéro-postèrieur 101 FIG. . Parmi les différentes mesures céphalométriques. . M. dans les cas prononcés — occlusion labiale constante.

division 2. dans certains cas. 40a). LES M A L O C C L U S I O N S DE LA CLASSE III Définition : les malocclusions de la classe III correspondent à un ensemble hétérogène dont les caractéristiques communes sont une mésioclusion plus ou moins accentuée des premières molaires inférieures. étant d'autant plus important que la croissance est de type rotation postérieure et la hauteur verticale maxillaire diminuée. soit le maxillaire. à plus ou moins longue échéance (fig. sauf cas particuliers. d'origine héréditaire. au niveau des secteurs latéraux. par rapport au plan facial cutané. des lésions palatines rétro-incisives et des dénudations vestibuiaires au niveau des incisives inférieures. 69).102 Anomalies orthodontiques Cette anomalie est très comparable aux classes II. Il n'existe pas de retentissement esthétique ou squelettique. des rapports pseudo-rétrognathiques. — la supraclusion provoque. faible hauteur coronaire au niveau des secteurs latéraux. dans certains cas sévères. volumineuse et protrusive. . sa forme et sa fonction : la langue est basse. 67d). l'os hyoïde est situé plus bas que la moyenne (entre C 3 et C 4). Ces manifestations secondaires entraînent des linguocclusions ou des inclusions secondaires de prémolaires. sinon impossible. — Apparition de lésions : — abrasion progressive des incisives inférieures en cas de position avancée et non centrée des condyles. hypothéquant l'avenir des incisives supérieures et inférieures. les conséquences à long terme d'une classe II. qui entraîne ou accentue l'effet de linguoversion (v. A ces anomalies. — Facteurs dentaires : . fig. de par sa situation. peuvent s'adjoindre des anomalies cinétiques. division 2. sur un mode dominant (prognathie inférieure dans la lignée des Habsbourg. . sans précaution particulière. proglissement. d'après Ricketts. diminution de hauteur des procès alvéolaires. en général. Étiologie. Par voie de conséquence. c) L'amélioration prothétique de ces cas est souvent particulièrement difficile. — Les contacts incisifs dans les cas de classe II. au repos . — Signes dentaires : malpositions des incisives latérales supérieures ou/et des canines . une occlusion inversée au secteur incisif. LES MÉSIO-POSITIONS Elles peuvent être primitives ou secondaires. Les dysmorphoses squelettiques associées affectent soit la mandibule. . on constate une angulation négative entre les couronnes et les racines des incisives centrales supérieures. division 2. b) Causes secondaires : — Causes locales : au cours du passage de la dentition mixte à la dentition permanente. un profil concave et. peuvent provoquer. ou plus rarement latérodéviation. mais l'inclinaison des incisives centrales supérieures est normale. Elles sont caractérisées uniquement par un décalage des arcades. seront nulles. sans traitement a) Première éventualité : aucune conséquence particulière : le parodonte de ces patients est habituellement très résistant aux agressions. le mésialage spontané. les incisives évoluent en occlusion inversée. Elle semble en rapport avec un maxillaire de longueur diminuée (brachygnathie). s'il existe des contacts incisifs stables et si l'hygiène est correcte. Donc. par exemple). Le facteur anatomique transmis. soit les deux maxillaires à la fois. — Facteurs fonctionnels : forte tonicité labiale et prédominance des muscles élévateurs. Mésio-position primitive (fig. pour les 2/3 des cas. Mésio-position secondaire : cette anomalie est provoquée par l'extraction prématurée de molaires temporaires supérieures. b) Deuxième éventualité. qui favorise un recouvrement incisif accentué. a) Causes primaires : les anomalies de là classe III sont. Il s'agit d'un syndrome complexe relevant d'étiologies variées. c'est la langue. — Signes radiologiques : les faces vestibuiaires des incisives supérieures sont bien orientées par rapport au plan facial cutané. les rapports incisifs étant normaux ou subnormaux.morphologiques. • Conséquences à long terme. pression très haute de la langue sur la voûte palatine et appui de la lèvre inférieure sur les incisives supérieures et inférieures. la plupart du temps. prémolaires incluses ou ectopiques.

. Dans ces conditions. — causes psychologiques (controversée) : attitude comportementale (faciès de boudeur). — proalvéolie inférieure. la différence des taux de croissance ne sera pas compensée par un mécanisme d'ajustement. Il sera fonction du mode de coordination entre la croissance du maxillaire et de la mandibule et du type de croissance mandibulaire. — profil normal. la croissance mandibulaire se produit dans le sens d'une rotation antérieure. Diagnostic étiologique. — prématurités dues à des canines temporaires non abrasées. 69. Ces cas étant les plus sévères.Anomalies du sens antéro-postérieur 103 FIG. a) Proglissement mandibulaire (ou antémandibulie) associé à des anomalies alvéolaires antérieures : — rétroalvéolie supérieure. ce qui entraîne une supraclusion incisive. — agénésies des incisives latérales supérieures avec diminution de volume du pré-maxillaire : brachygnathie maxillaire. — causes pathologiques : acromégalie ou achondroplasie. — Deuxième type : la croissance des deux maxillaires est bien coordonnée mais un excès de croissance dans le sens vertical augmente la longueur mandibulaire et provoque une béance antérieure. — brièveté du voile du palais ou hypertrophie amygdalienne. — Mésio-position primitive : brachygnathie maxillaire : — ectopie vestibulaire des canines. Formes cliniques. Les anomalies les plus graves sont le résultat d'une prédisposition héréditaire aggravée par des dysfonctions. — Premier type : si la croissance de la mandibule est plus importante que celle du maxillaire. c) Causes mixtes : — fissures palatines ou labiales. — brièveté du frein lingual entraînant une position basse de la langue.

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Anomalies orthodontiques — amygdales hypertrophiques provoquant une avancée de la langue. Le proglissement détermine une malocclusion de la classe III en I. C. M. b) Prognathie inférieure vraie (excès de croissance mandibulaire), sans proglissement : — prognathie avec excès de croissance verticale. — prognathie avec excès de croissance horizontale. c) Brachygnathie supérieure (insuffisance de croissance maxillaire) : — forme 1 : brachygnathie et proglissement mandibulaire (fig. 70fl et b), relations de classe III en I. C. M. En relation centrée, les molaires ont des rapports de classe I : facettes d'abrasion sur les faces vestibulaires des incisives inférieures; — forme 2 : brachygnathie sans proglissement (fig. 71) : relations de classe I molaire. La relation centrée correspond à l'I. C. M. : diastèmes entre 3 et 2, occlusion inversée antérieure. d) Formes mixtes : dysmorphoses associées du maxillaire et de la mandibule. Ce sont les formes les

FIG. 70. — a) Rapports incisifs en I. C. M. b) Rapports incisifs en R. C. (bout à bout incisif) > mise en évidence d'un proglissement.

FIG. 71. — Brachygnathie maxillaire sans proglissement (agcnésies multiples). Classe I molaire, diastèmes entre 3 et 2.

Anomalies du sens antéro-postérieur plus graves. Sauf pour le proglissement mandibulaire dû à des anomalies alvéolaires, c'est l'ensemble de la face — base du crâne comprise — qui est affecté, pour toutes ces anomalies. Donc la ligne de référence S-Na n'est plus valable. Anomalies alvéolaires antérieures et proglissement mandibulaire. Proalvéolie inférieure (v. p. 82). Rétroalvéolie supérieure (v. p. 82). Le proglissement mandibulaire est la conséquence habituelle de ces anomalies : en relation centrée les molaires se retrouvent en relations de classe I et les incisives en bout à bout (fig. 70b). Prognathie inférieure vraie.

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— prochéilie inférieure ; — progénie; — la mandibule paraît très longue et l'angle goniaque très obtus; — la face est exagérément longue. b) Signes oeclusaux : — statiques : en intercuspidie maximale : . rapports molaires et canines de classe III prononcés ; . occlusion inversée antérieure avec un surplomb négatif important, avec ou sans contact incisif: . diastèmes entre canines et premières prémolaires, canines et incisives latérales dans certains cas. — cinétiques : la relation centrée coïncide avec l'I. C. M. c) Signes dentaires : fréquence d'une D. D. D. en faveur des dents mandibulaires. d) Signes téléradiographiques : ils sont caractéristiques d'un véritable syndrome prognathique qui intéresse l'ensemble de la face (fig. 72a).

Prognathie inférieure et face longue (excès de croissance verticale) : c'est la forme la plus fréquente et la plus caractéristique. a) Signes faciaux : retentissement esthétique il est très important : — concavité du profil + + ;

FIG.

72.

a) Prognathie inférieure sans béance ni supraclusion.

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Anomalies orthodontiques

FIG.

72.

b) Prognalhie inférieure avec supraclusion (branche horizontale augmentée). — un taux de croissance beaucoup plus élevé à la mandibule et beaucoup moins élevé au niveau de la base du crâne. Ce qui détermine les vraies prognathies inférieures ce sont : les rapports molaires, la déflexion de la base du crâne, la localisation du porion osseux, l'étiologie de ces prognathies étant systématiquement héréditaire. f) Troubles fonctionnels associés : — trouble de la mastication : le mouvement d'incision est impossible; — langue basse en posture habituelle; — déglutition de type primaire, arcades non serrées; — élocution avec mobilité glosso-mandibulaire anormale; — corrélations avec la statique vertébrale et céphalique. g) Tonnes cliniques (fig. llahc) : — prognathie sans béance ni supraclusion; — prognathie avec béance antérieure; — prognathie avec supraclusion incisive.

— Base du crâne : la position du point S est plus basse, la position du nasion plus haute que la moyenne, ce qui provoque une déflexion vers le bas et vers l'avant de la base du crâne, et un angle de la base du crâne ouvert (Ba-S-Na). La base du crâne antérieure S-Na est courte. — Mandibule : branche montante courte et étroite dont le centre géométrique (Xi) est situé plus en avant qu'habituellement, branche horizontale exagérément longue, angle goniaque très ouvert (angle F M A augmenté). — Maxillaire : forme et volume du maxillaire subnormaux, distance réduite entre la face postérieure de la fente ptérygo-maxillaire et le porion osseux : la cavité glénoïde est située plus antérieurement par rapport à la base du crâne postérieure (Ba-S). e) Type de croissance : la prognathie mandibulaire est très rarement associée à une croissance de type rotation antérieure, malgré la forme mandibulaire. On peut différencier deux types de croissance : — un taux de croissance approximativement égal entre la base du crâne et la mandibule ;

Anomalies du sens antéro-postérieur

107

Fie. 72. — c) Prognathie inférieure, hrachygnathie maxillaire et béance antérieure (angle goniaque très obtus), hauteur verticale postérieure réduite.

Syndrome d'hypercondylie bilatérale (excès de croissance horizontale). — Hypercroissance mandibulaire avec une mandibule d'aspect massif et un allongement des condyles. Signes téléradiographiques : la branche montante est longue, Vangle goniaque est fermé, la symphyse est prononcée. Cette anomalie est caractérisée par l'importance de l'avancée mandibulaire. La supraclusion incisive est de règle. La hauteur verticale postérieure mandibulaire est augmentée. L'épaisseur de la mandibule est également augmentée. Le prémaxillaire est basculé vers le bas (fig. 73). Uétiologie de cette anomalie est, la plupart du temps, d'origine musculaire. Cette forme clinique est beaucoup plus rare que la prognathie inférieure avec angle goniaque ouvert. Formes mixtes : elles associent une hrachygnathie

maxillaire avec parfois une endognathie maxillaire et une prognathie inférieure (fig. 72c). Ce sont les cas les plus graves. Brachygnathie maxillaire.

a) Signes faciaux : retentissement esthétique : examen de face : hauteur moyenne; examen de profil : rétrochéilie supérieure; la lèvre supérieure est plate, fine et sans concavité; impression de prochéilie inférieure (fig. 74). b) Signes occlusaux : occlusion antérieure inversée. c) Formes cliniques : — forme 1 : . rétroalvéolie supérieure avec encombrement inci-

. angle goniaque fermé. C. Signes dentaires : linguocclusions bilatérales fréquentes. sif au maxillaire et classe III molaires en I. 72c). dans le sens antéro-postérieur : mandibule de forme normale. La base du crâne antérieure est courte. — forme 2 : rétrognathie maxillaire vraie. 70). Le proglissement mandibulaire peut favoriser des troubles de l'A. 73. au niveau des dents inférieures. M. Mais. Il s'agit d'une véritable hypoplasie maxillaire. Il n'existe pas de proglissement décelable. la protection canine est fréquemment inexistante. dans le sens vertical : supraclusion incisive ou non. La totalité du maxillaire paraît en retrait par rapport au profil. ceci n'est pas préjudiciable car les prognathes n'utilisent pas la propulsion. Retentissement esthétique : l'ensemble de l'étage moyen paraît trop en arrière dans le profil (v. ce qui risque d'entraîner un SADAM. C. La longueur du nez est réduite. C'est une forme beaucoup plus grave. par endognathie maxillaire associée. La longueur d'arcade maxillaire est fortement diminuée. angle facial subnormal en R. De même. T.108 Anomalies orthodontiques FIG. en provoquant des interférences en relation centrée. fig. Pour Dawson. : . Canines ectopiques (inclusions fréquentes). Un proglissement mandibulaire est souvent associé à cette anomalie (fig. Conséquences à long terme des malocclusions de la classe III. — Hypercondylie bilatérale avec hauteur verticale postérieure très augmentée. chez certains sujets prédisposés. M. — Conséquences occlusales : Le guide incisif ne peut jouer son rôle ni en propulsion ni en diduction dans les anomalies de la classe III. l'ensellure nasale est profonde. rarement isolée. orbites et pommettes paraissent reculés. d'après Dawson « des patients présentant une occlusion antérieure inversée peuvent .

les conséquences comportementales à long terme ne doivent pas être négligées. M. 74. 15a) : le retentissement esthétique est très important. L'abrasion des faces vestibulaires des incisives supérieures peut être considérable. peuvent conduire à des-. LES ANOMALIES BASALES DU SENS VERTICAL LES EXCÈS VERTICAUX DES (E. une posture habituelle des lèvres en inocclusion pro- . Un visage présentant un étage inférieur excessivement augmenté. souvent développer des moyens de remplacement' pour répondre aux critères occlusaux non satisfaits ou échapper à la nécessité d'obéir aux impératifs habituels de stabilité ». — Conséquencesparodontales : la pression linguale continue d'une langue protrusive et basse sur les faces linguales des incisives inférieures ou un trauma occlusal dû à l'occlusion inversée. proglissement associé (céphalogramme de profil en I. mobilités et des dénudations au niveau des faces vestibulaires du secteur incisif inférieur. les conséquences occlusales à long terme étant habituellement minimes. C. Il l'est d'autant plus que cette apparence est très mal perçue par le regard des autres. c'est au niveau des motivations esthétiques et des troubles parodontaux éventuels que doit être envisagé le traitement des classes III.) MAXILLAIRES Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE Définition : ces anomalies correspondent à un excès de développement vertical des maxillaires. En conclusion. séquelle d'une fente labiale opérée. Donc. V. a) L'examen de face (fig. M.) (cas de la figure 70 a et b). le retentissement esthétique est important. — Brachygnathie maxillaire. — Conséquences psychologiques : le retentissement esthétique des anomalies de la classe III est particulièrement important.Anomalies basâtes du sens vertical 109 FIG.

d'une face exagérément longue. Cette apparence donne. C'est le préjudice esthétique qui amène à consulter. . avec excès de croissance vertical des maxillaires. en position de repos. le plancher du sinus et le bord basilaire. b) Céphalogramme : béance antérieure squelettique et inocclusion labiale. Noter la distance entre les apex des dents cuspidées. en outre. l'impression très subjective d'un certain retard intellectuel dont les parents sont très conscients. 75. — a) Face exagérément longue.10 Anomalies orthodontiques noncée et des dents très apparentes. FiG. constitue mieux que toute mesure chiffrée l'aspect caractéristique et immédiatement perceptible à l'examen.

Au contraire. sens vertical : béance antérieure ou non. et I. b) Relations interarcades : — sens antéro-postérieur : les relations de classe II sont fréquentes: . ce qui entraîne un sourire gingival. Des relations de classe II ou de classe III aggravent particulièrement cette tendance . Dans les cas sans béance. les étages supérieur et moyen sont normaux. d'aspect disgracieux. b) L'examen de profil : le profil est concave si les lèvres sont fines et convexe. — Phonation : parfois rhinolalie (le patient parle par le nez). au repos. cette impression de dysharmonie dans les proportions verticales. arcades non serrées. — Parafonctions : habitudes déformantes. Signes occlusaux : a) Agencement intra-arcades : — l'arcade maxillaire paraît réduite dans ses dimensions transversales — forme en V — la courbe d'occlusion est très exagérée pour les cas avec béance . b) L'examen de profil : il existe une forte convexité cutanée. La lèvre supérieure recouvre sur toutes leurs hauteurs les faces vestibulaires des dents supérieures. Tonicité : tonicité labiale faible . — la mandibule est normale et présente parfois un léger encombrement antérieur. 76a) : l'étage inférieur de la face paraît très réduit sur une face de largeur normale ou plus large que la moyenne. 75b) : la localisation de l'excès de croissance peut se situer au niveau (fig. . En fonction de l'augmentation de l'étage inférieur. Dans les cas avec béance. M. Le menton paraît effacé. — Déglutition : déglutition de type primaire. particulièrement dans les cas avec béance. M. division 2. M. division 2. LES INSUFFISANCES VERTICALES DES MAXILLAIRES ( I . I. — Ventilation : fréquence signilîcativement augmentée d'obstructions respiratoires hautes ou moyennes. La distance entre les ailes du nez paraît plus longue que la moyenne. La distance entre les ailes du nez est réduite. si les lèvres sont longues. Les lèvres sont longues ou fines et systématiquement en contact. sens transversal : pour les cas avec béance. C. 35) : — de la hauteur maxillaire postérieure (3) ou/et de la hauteur maxillaire antérieure (5). les dents supérieures paraissent plus visibles que dans les cas avec béance. C. conséquence de la supra-alvéolie supérieure. signe d'une insuffisance de développement vertical du prémaxillaire. Dans les cas sévères. Examen des fonctions : la langue est volumineuse et souvent interposée entre les arcades. le nez paraît plus long. l'étage inférieur est très augmenté. La lèvre inférieure présente parfois une éversion marquée vers le bas. l'endognathie maxillaire est fréquente et signée par une linguoeelusion bilatérale sans latérodéviation ou unilatérale avec latérodéviation associée. très visibles en position de repos. Signes occlusaux : a) Agencements intraracades : — à la mandibule : courbe d'occlusion accentuée: — au maxillaire : courbe d'occlusion normale. sens antéro-postérieur : un excès vertical peut être associé à toutes les anomalies de la classe d'Angle sauf les classes II. V. au moment du sourire. lèvres épaisses et molles: seuil d'activité très bas pour le muscle génioglosse. — Cinétique : il existe souvent un décalage entre R. b) Relations interarcades : — Statiques : .) Ces anomalies correspondent à une accentuation d'un type de face courte et sont révélées par l'examen clinique qui décrit mieux que toute mesure. certains cas de classe II. La symphyse mentonnière est proéminente. les orifices narinaires sont augmentés. 111 — de la hauteur mandibulaire postérieure (4) ou/et de la hauteur mandibulaire antérieure (6). cette impression peut être accentuée par un front incliné en arrière et une ensellure nasale prononcée.Anomalies nasales du sens vertical La lèvre supérieure est habituellement de longueur normale mais peut apparaître courte en fonction de la position des dents. chez le jeune enfant. les dents supérieures sont parfois masquées par la lèvre supérieure. Signes téléradiographiques (fig. La lèvre inférieure présente un sillon labio-mentonnier très accentué. On retrouve à l'examen du profil un espace interlabial augmenté et des dents très apparentes ou non. ce qui donne parfois un aspect « édenté ». à l'examen électromyographique.. Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE a) L'examen de face (fig. présentent un sourire gingival prononcé. V. béance antérieure et latérale (fig. 57): .

FIG.a) Face exagérément courte avec insuffisance de développement vertivul des maxillaires. On observe parfois une morsure palatine dans les cas sévères. . Signes téléradiographiques (fig. elle est d'origine mandibulaire. ce qui aggrave la supraclusion. division 1. Noter les rapports entre les apex des dents cuspidées. . Classe II.112 Anomalies orthodontiques — sens vertical : la supraclusion est constante. occlusal et mandibulaire et à une situation des racines des molaires maxillaires proches du plancher du sinus ou procidentes dans le sinus. supraclusion et incoordination transversal des arcades. — sens transversal : normal ou linguocclusion inférieure excessive. fig. b) Céphalogramme. SIGNES QUALITATIFS : ils correspondent à un paral- lélisme des plans horizontaux bispinal. 32) ou aux deux niveaux à la fois. 76. le bord basilaire et le plancher du sinus. 16b) : la diminution de hauteur pourra se situer : au niveau du maxillaire postérieur (3) au niveau de la hauteur mandibulaire postérieure (4) (v.

Fentes et fissures labiales et palatines La hauteur des procès alvéolaires est.1 5.78 E.63 28.33 8.correspondent à une solution de continuité. soit au niveau de la lèvre supérieure.2 2. observables à la naissance. Étiologie : ces anomalies ont une origine embryologique différentes : — les fentes labiales ou labio-maxillaires sont provoquées par une absence de fermeture totale ou partielle du palais primaire (structure correspondant au prémaxillaire) . 46 56.93 5. — les fentes palatines sont en rapport avec l'absence de fermeture totale ou partielle du palais secondaire (structure correspondant à la voûte palatine). Angle plan d'occlusion/S.4 80 61 25. M Angle plan mandibulaire/S. les masséters sont saillants. . V.16 1.33 augmentée 3. V. Cette malformation peut être unilatérale ou bilatérale (fig. .7 C) 15.35 2.26 4.05 3. 4. Définition : les fentes labiales sont provoquées par une absence de soudure du bourgeon médian et du bourgeon latéral.5 33 34 46 IX S. mandibulaire postérieure .78 4. soit au niveau du maxillaire. M. ET I. V. La localisation des malformations correspond à une perturbation au niveau de l'une des deux structures ou au niveau des deux structures à la fois.87 augmentée 5. doit faire préférer les expressions « fentes ou fissures labiales ou labio-maxillaires ». avec beance M 49 20 73 54. C'est parfois le retentissement fonctionnel des relations interarcades (supraclusion exagérée) qui amène à consulter.92 1. sans beance M 40 14. de la branche montante alvéolaire postérieure max.24 25.64 3. mandibulaire antérieure . S. à la naissance. ENTRE E. soit au niveau de toutes ces structures à la fois. — pas de perturbations fonctionnelles.9 6.28 3. Dans les cas les plus graves.3 D. TABLEAU COMPARATIF 113 Examen des fonctions : — les muscles élévateurs sont très développés.03 47'. 7.5 8.3' 19. assez fortement diminuée. S. 77). en général.14 2. LES FENTES ET LES FISSURES LABIALES ET PALATINES Définition : les fentes labiales et palatines sont des anomalies de développement de la région maxillaire supérieure apparaissant au cours de l'embryogenèse. .73 1.5 24 33 36 46 D.7 D.19 39. M.65 3. Elles apparaissent donc plus tardivement. M 24. . Il ne s'agit pas d'anomalie orthodontique. Fréquence : un enfant sur 800 présente une fente labiale ou palatine plus ou moins prononcée. S. Les fentes labiales. V. Ces malformations.'. N. Hauteur totale de la face Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur faciale postérieure .23 3.33 11. FACE MOYENNE E V M " . soit au niveau du voile du palais. Ce type d'anomalie du sens vertical n'est pas aussi socialement mal perçu qu'un excès vertical. N.09 (1) Mesures en millimètres.53 4. 4.05 4.8 diminuée 4. mais de malformations pathologiques. tonicité labiale très importante.88 29.7 32 39. M.90 5.17 19. M.58 3. alvéolaire antérieure max.19 9. la fente s'étend de la narine au pharynx. . La connotation déplaisante du terme « bec de lièvre ».

lésions mu- — simple (fig. — totale (fig. 78. c) Fente labiale simple. à droite. dans les cas les plus graves. à la naissance.114 Anomalies orthodontiques a b c FlG. 11 existe. I. . une fente maxillaire jusqu'au canal naso-palatin. la lèvre supérieure paraissant sectionnée au niveau des incisives latérales. dans les cas sévères. b) Fente labiale unilatérale (atteinte du palais primaire). — simple ou totale. totale à gauche. jusqu'à proximité du raphé médian (fig. 78c). une brèche palatine médiane qui fait correspondre le sinus maxillaire et la cavité buccale. Formes cliniques : — LÉSIONS MUQUEUSES : lésions simples : luette bifide ou séparation de tous les muscles du voile du palais: — LÉSIONS MUQUEUSES ET OSSEUSES . le bourgeon incisif médian est protubérant en cas de fente totale bilatérale (fig. Formes cliniques : FENTE LABIALE UNILATÉRALE : Les fentes palatines. Les lésions : l'atteinte peut être cutanéo-muqueuse : cutanéo-muqueuse et maxillaire : atteinte de la lèvre et de la zone correspondante du prémaxillaire jusqu'au canal naso-palatin. ISd). le nez aplati et écrasé. queuses précédemment décrites et fente palatine sans communication avec la cavité buccale ou bien fente palatine communiquant avec la cavité buccale et qui peut s'étendre. FIG. peu ou pas d'atteinte osseuse. 78a) : atteinte uniquement labiale. il existe. d) Fente labiale bilatérale : protrusion du bourgeon incisif médian (B. — simple d'un côté et totale de l'autre (fig.). 786) : intéresse la lèvre et la narine. — Vue inférieure de la lèvre supérieure. M. dentaire : dédoublement de l'incisive latérale dans la fissure ou agénésie de cette dent. « Définition : il s'agit d'une absence de mésodermisation par atrophie des bourgeons palatins secondaires (fig. Les lésions : la gravité des lésions est en relation avec le mode de fermeture du palais secondaire. par ailleurs. — a) Fissure labiale simple. 79). les lésions les plus postérieures étant les moins marquées. de ce fait. 80«). FENTE LABIALE BILATÉRALE : Elle peut être : — symétrique ou asymétrique . 77. ectopie palatine de la canine. des fosses nasales primitives et du palais primaire.

— b) Fente labiale et palatine (ou labio-maxillaire) unilatérale avec déplacement des fragments latéraux (endognathie unilatérale gauche).Fentes et fissures labiales et palatines fosse nasale septum nasal cavité juccale œil palais primaire 115 processus palatin langue FlG. Elles peuvent être unilatérales ou bilatérales. . Elles associent des anomalies de développement du prémaxillaire et du palais secondaire au cours de l'embryogenèse. FlG. a) Coupe frontale de la région eéphalique d'un embryon de 7 semaines. 80. Ces linguoversions des fragments latéraux peuvent être unilatérales ou bilatérales avec quelquefois une occlusion normale au niveau des molaires. fig. d'autres atteintes faciales peuvent s'observer. La langue s'est déplacée vers le bas et les processus palatins ont pris une direction horizontale. En association avec ces malformations maxillaires. Ils entraînent : — une version antérieure du prémaxillairc (os incisif) et une absence de continuité de la lèvre supérieure : — une linguoversion des fragments latéraux provoquant une endognathie localisée au secteur latéral antérieur ou plus rarement une vestibuloversion (fig.a) Fente palatine totale (absence de fermeture du palais secondaire) (v. 80. 806). Perturbations provoquées dans le développement du maxillaire : déplacement des fragments et déformation des fragments latéraux de part et d'autre des berges des fentes ou des fissures. Ces déplacements s'observent particulièrement dans les cas les plus sévères (fentes labio-maxillaires totales avec division palatine). Perturbations dentaires : dans les cas avec linguoversion unilatérale : déviation importante du milieu incisif supérieur vers la berge. atrophie de la lèvre: affaissement des os propres Les avec fentes division labio-maxillaires palatine totale. FlG. 79. Il existe de multiples variétés cliniques qui masquent l'importance de certaines fentes osseuses. . — Morphogenèse normale. b) Vue ventrale des processus palatins après ablation de la mandibule et de la langue. 79). — au niveau cutané — au niveau osseux du nez.

Il n'existe pas de bon ou mauvais dispositif en orthodontie. c'est-à-dire de leurs caractéristiques biomécaniques. — Si l'on considère une dent in situ. Aucun déplacement n est possible. tout ceci sans dommage pour la dent et les tissus de soutien.LE TRAITEMENT DES ANOMALIES ORTHODONTIQUES NOTIONS DE BASE LES P R I N C I P E S B I O M É C A N I Q U E S DES DISPOSITIFS O R T H O D O N T I Q U E S LE DÉPLACEMENT DES DENTS E T LES R É A C T I O N S D E S TISSUS EN ORTHODONTIE Introduction. Les dispositifs orthodontiques développent des systèmes de forces. Les modifications initiales se situent au niveau ligamentaire. soit extrinsèques et dont les indications d'utilisation découlent de leurs caractéristiques d'action. A contrario. Ce paragraphe englobe tous les systèmes mécaniques fixes ou amovibles. à l'aide de ressort. Biomécanique déplacement appliquée orthodontique. en F absence d'os. c'est-à-dire une force orthodontique. les forces délivrées par un appareillage. p. soit intrinsèques. Un stimulus d'origine extrinsèque. — Les forces intrinsèques : l'appareil ne délivre pas de force en lui-même. Ce paragraphe englobe tous les appareils dits « fonctionnels » (v. transmet des pressions au niveau du desmodonte qui induisent une réponse biologique. etc . plus ou moins contrôlée. L'hypothèse de départ d'un traitement orthodontique est qu'il est possible de déplacer à travers l'os alvéolaire une dent ou un groupe de dents sur une certaine distance. il n'existe que des appareils qui libèrent des forces. 146). aucun déplacement n'est possible sans desmodonte (dent ankylosée. à l'aide de dispositifs mécaniques. au niveau du périodonte. au u Caractéristiques de la dent dans son alvéole. La dent se déplace avec son parodonte. les systèmes les plus sophistiqués permettant de déplacer les apex. d'arc. au niveau osseux. dent réimplantée par exemple). Il n'y a pas création mais transfert d'os. dans un premier temps. — Les forces extrinsèques : l'appareil permet d'appliquer un certain type de force. d'élastique. sur une dent ou un groupe de dents. Il est logique d'analyser. L'utilisation de ces dispositifs implique la compréhension de leur mode d'action. NOTIONS AUX DE MÉCANIQUE APPLIQUÉE DÉPLACEMENTS ORTHODONTIQUES Généralités. il ne s'agit pas d'un . puis d'étudier les effets produits : c'est-à-dire la réponse biologique. L'adaptation progressive et le retour à une situation d'équilibre s'effectuent grâce à des remaniements.

a) Force simple = translation + rotation -> version coronaire. 81. détermine un centre de rotation. Force simple. c'est le centre de résistance. Pour annuler cet effet de rotation. 81c). — Le raisonnement sera conduit à partir de forces à direction horizontale.022 < . 81a). Couple. La situation du centre de résistance est fonction de la longueur et de la forme des racines dentaires de la hauteur de l'os alvéolaire et de sa densité. grâce à « l'effet de torque ». il est nécessaire d'appliquer un couple. dans la lumière du bracket (section . en fonction FlG. diminuant progressivement avec l'âge. Seuls. par définition. autour duquel tourne la dent. le desmodonte et l'os alvéolaire environnant. il est donc impossible d'obtenir une translation parallèle.118 Traitement des anomalies orthodontiques de la situation du centre de résistance. les dispositifs fixes. Le point d'application des forces est quelconque. comme on l'a vu : un déplacement en translation et une rotation (fig. La caractéristique mécanique de cet ensemble biologique. e) Bracket Edgewise et arc rectangulaire. En technique Edgewise (v. mais d'un solide hétérogène. appliquée sur la couronne (fig. b) Force + moment -> version radiculaire.018 x . c) Couple = rotation autour du centre de résistance (moment pur M). anisotrope. le centre de résistance s'abaisse simultanément en direction apicale. détermine. déterminant l'effet de torque (courbure de 3e ordre). f) Torsion sur chant de l'arc rectangulaire. Par définition. à partir du collet : au niveau de la 16 . en fonction du point d'application de la force. Variations avec Page : la hauteur de l'os alvéolaire. appliquée sur la couronne. le fil utilisé pour déplacer les apex est rectangulaire corps libre. Systèmes de forces. »-. dans le sens opposé à la rotation -> translation (les 2 moments s'annulent). 158). au cours <Tun déplacement orthodontique. EXEMPLE : à 12 ans d'âge dentaire il se situe au niveau de l'incisive centrale supérieure : au tiers de la racine. au niveau de la couronne dentaire. — Les forces horizontales. — Si l'on applique une force simple. non contrôlée. dits « multibagues » ou « multi-attaches » autorisent cette possibilité. constitué par la dent.025 inches ou . — Une force simple. p. par exemple.028 inches). d'intensité égale et de sens opposé. le centre de résistance (ou centroïde) d'une dent dans son alvéole est le point à partir duquel un système de forces appliquées produit un déplacement en translation pure. Le centre de résistance et le centre de rotation sont confondus dans ce type de déplacement. déterminant une rotation. d) Force simple + couple. à un instant donné. • Caractéristiques des forces appliquées. 81A). à peu près à la furcation des racines. — Une rotation verticale pure autour du centre de résistance sera produit par un couple de force (fig. ce point étant situé plus ou moins apical par rapport au centre de résistance. . Détermination du centre de rotation du déplacement : une force simple appliquée à distance du centre de résistance de la dent. Le déplacement obtenu sera le produit d'une translation et d'une rotation autour d'un centre de rotation (ou hypomochlion).

L'égression peut être « pure » (plus ou moins parallèle au grand axe de la dent) ou associée à un certain degré de version coronaire. Les différents types de déplacement en orthodontie. Si l'on incorpore une torsion sur chant de l'arc rectangulaire (fig. 82/)). BASSIGNY 119 • Rotation : couple à résultante horizontale. dans la lumière du bracket. Elle est. — la direction dans les trois sens de l'espace. l'ancrage est insuffisant. si les deux rotations sont équilibrées (fig. A chaque type de force exercée correspond un mode de déplacement dentaire. de déplacer la dent en translation pure. les lois de la mécanique s'appliquent aussi rigoureusement. Sic/. Une force est définie par quatre paramètres : — l'intensité. — translation (ou gression parallèle) : déplacement induit par un système de forces dont la résultante se situe au niveau du centre de résistance (v. Les forces utilisées en orthodontie sont dites « bio- . Si l'ancrage est suffisant. 83/)). mais les dents postérieures se mésialent plus ou moins. la tranche la plus large de l'arc étant horizontale (fig. Caractéristiques d'une force orthodontique. linguale ou vestibulaire: — ingression : déplacement induit par un système de forces agissant dans le sens opposé à l'éruption (fig. Elle peut être délibérée : on cherche à mésialer volontairement les secteurs latéraux. L'intensité. p. 39a). 83b). L'ingression peut être « pure ». — Une force appliquée sur la couronne d'une dent se transforme en pression (force par unité de surface) au niveau du desmodonte. — le rythme d'application. — version coronaire : déplacement induit par une force simple appliquée au niveau de la couronne d'une dent. seul le corps libre se déplace en direction de l'ancrage. produira un couple de forces déterminant une rotation pure autour du centre de résistance (fig. déterminé par le point d'application du système de forces par rapport au centre de résistance (moment M = F x d) (d est la distance du point d'application de la force au centre de résistance). en raison de Y impossibilité d'exercer une force simple dans le prolongement du grand axe de la dent. Elle peut être « non contrôlée » et constitue. 81 a) : — version radiculaire (ou effet de torque) : le centre de rotation se situe quelque part au niveau de la couronne. 81c/). Si l'on associe à cette rotation. en principe. dès lors. p. sera. 118) le centre de rotation étant indéterminé (fig. une force simple en direction linguale (boucle de fermeture d'un dispositif fixe) (fig. l'un des problèmes majeurs de l'orthodontiste : comment « contrôler l'ancrage » (v. le point d'application étant indifférent. Tout solide qui sert d'ancrage à une force destinée à déplacer un corps libre subit également une force égale et de sens opposé. EXEMPLE : si l'on tracte distalement une canine. la rotation en direction linguale de la couronne. Application en orthodontie. Loi de Faction-réaction : le contrôle de Pancrage. Dans la cavité buccale. Cette pression étant très inégalement répartie selon le type de force exercée et selon les caractéristiques du milieu. l'insertion de cet arc. la canine se distale. qui a tendance à entraîner ce solide en direction de la traction (piquet de tente et tendeur). • Force verticale : — agression : déplacement induit par une force verticale agissant dans le sens de l'éruption (fig. 159). dans la lumière également rectangulaire des brackets. en prenant appui sur la deuxième prémolaire et la première molaire sans précautions particulières. • Force horizontale.Notions de base et s'ajuste. après extraction d'une première prémolaire. 81c) (déplacement radiculo-lingual et corono-vestibulaire). — le rapport « moment-force ». 81/) et fig. le centre de rotation du déplacement étant plus près de l'apex que le centre de résistance (fig. Ce déplacement n'est possible qu'avec des dispositifs fixes complexes permettant de déplacer les apex (fig. 81/). est entraîné en direction du corps libre à déplacer. associée à une version vestibulaire ou linguale. dans ces conditions. à force. c'est ce que l'on appelle « la perte d'ancrage » (fig. 82a). compensée par l'effet de torque produit dans le bracket. selon le type de force exercée. à frottement doux. ce solide reste stable. A partir d'un certain seuil. Le solide constituant l'ancrage. dispositifs fixes). si l'on utilise un dispositif délivrant une force et prenant appui sur « des dents d'ancrage ». Le système de forces appliquées permet. Il s'agit de l'effet de torque. le plus souvent. déterminée par cette force simple. Le déplacement induit est une rotation de la couronne autour de son grand axe. 81e).

EXEMPLE : si M tend vers 0 -> translation. et un maximum. 83. en technique fixe sur un arc rectangulaire. Le rythme d'application : — force continue : l'énergie délivrée par le dispositif orthodontique est très progressivement décroissante. A titre d'exemple : version sur une incisive : 50 à 70 g . ingression : 15 à 25 g. B. R = résorption: H = hyalinisalion. A LA RÉPONSE BIOLOGIQUE UNE FORCE ORTHODONTIQUE Les pressions transmises au cours d'un déplacement orthodontique. gression (monoradiculée) : 70 à 90 g . —force discontinue : l'énergie libérée par le système mécanique diminue très rapidement. — Situation des zones d'apposition et de résorption au cours d'une version coronaire distale d'une canine supérieure (d'après REITAN).120 Traitement des anomalies orthodontiques logiques ». FIG. a) Égression pure. : 500 g à 1 kg. Le rapport moment-force (M/F) : correspondant aux caractéristiques mécaniques du système de forces. A = apposition. b) Ressort à boucle simple (« Bull-loop »). . — Forces verticales. La direction de la force. la réponse biologique induite s'interrompt progressivement (fig. 836). Elle sera différente pour chaque type de déplacement et chaque catégorie de dent. — a) Ressort à boucles multiples délivrant une énergie très progressivement décroissante (technique de Ricketts) -> force continue. 83c/). FIG. gression (pluriradiculee) : 150 à 300 g. suffisant pour induire l'apparition de cellules résorptrices du tissu osseux. La notion de force optimum est encore assez discutée. 82) : — une direction horizontale ou oblique. b) Ingression avec composante linguale. FIG. fonction du seuil de sensibilité du patient et de l'apparition éventuelle de lésions irréversibles de la dent. de l'os alvéolaire et du cément. au niveau des incisives inférieures. c'est-à-dire comprises entre un seuil minimum. E. — La résultante d'un système de force peut avoir : — une direction verticale dans le sens de l'éruption ou dans le sens opposé à l'éruption (fig. s'appliquent au niveau du desmodonte. 84. F. version radiculaire (par effet de torque) : 150g. — force intermittente : des périodes sans aucun dispositif actif alternent avec des phases d'activité (forces extra-buccales portées 14 heures par jour). En technique fixe par exemple : ressort comportant de nombreuses boucles (fig. b et c). de l'os et du desmodonte. au niveau des incisives supérieures. délivrant une énergie rapidement décroissante (technique Edgewise) -» force discontinue. la force est dite « lourde ». 81 a. la force est dite « légère » . 82. dans le sens mésio-distal ou vestibulo-lingual (fig. dès que la dent commence à se déplacer (boucle simple.

.espaces médullaires (e. — le tissu ostéoïde : il est constitué par une matrice organique sur laquelle se déposeront. étirement des fibres desmodontales.espaces vasculaires élargis (1): .122 Traitement des anomalies orthodontiques FIG.m. en fonction des réactions histologiques. 86. plus tard. — apposition osseuse : l'os fibreux immature se forme 10 à 15 jours plus tard sur cette trame. dans le sens de la traction (3).). . — b) Taux du déplacement selon le temps. Après 3 à 4 semaines. 85. ou bien dans les espaces médullaires à distance. les cristaux d'apatite. dilatation des espaces vasculaires (2). cet os est remplacé par de l'os lamellaire: — zones d'ostéoclasie : à certains niveaux.apposition d'os néoformé (bande blanche) (2) . FIG. b) Zone en tension. après réorganisation : . — apparition de cellules ostéogéniques (ostéoblastes) . — a) Zone en tension : élargissement du ligament (1).

• Les modifications histologiques au niveau dyune zone de tension. Cette variation dans la réponse sera fonction du degré de pression exercée. l'apparition de cellules ostéogéniques. 856). — a) Modifications histologiques au niveau d'une zone comprimée (d'après BARON). H = hyalinisation. Effets mécaniques : — au niveau du desmodonte : le déplacement initial est surtout d'origine hydraulique. à certains niveaux. F = direction de la force. = résorption indirecte. on peut observer.c. au niveau comprimé. une suite de réactions en chaîne : réaction hydraulique -> réaction mécanique -> mitoses des cellules précurseurs des cellules ostéogéniques -> apparition des ostéoclastes -* résorption osseuse -> nouvel équilibre. A ce stade. LA RÉSORPTION INDIRECTE OU A DISTANCE : en regard de la zone hyaline. 85a). R. LA RÉSORPTION OSSEUSE DIRECTE : FlG. 121 — Au niveau des zones soumises à de fortes pressions. au niveau ligamentaire. Ost. — Cette zone se situe du côté opposé à la force appliquée. = ostéoclastes. 84). se produit. A. D. Ost. des zones comprimées dites « en pression » et des zones relativement étirées dites « en tension ». résorbent la lame criblée par voie directe et latéralement à la zone de pression maximale (fig. et à d'autres niveaux.Notions de base A la suite de ces pressions. 85. C. pendant lesquels aucun mouvement n'est perceptible (fig. Durée : la hyalinisation débute au bout de 36 heures et dure en moyenne 12 à 15 jours. La situation de ces zones et leur répartition permettront de caractériser la réponse histologique aux différents types de forces exercées. l'activité ostéoclasique est reportée à distance du desmodonte dans les espaces médullaires voisins. se produit schématiquement un arrêt de la circulation sanguine et une disparition des éléments cellulaires. Effets mécaniques : — élargissement du ligament et des espaces vasculaires (fig. Le ligament est progressivement comprimé le long de la lame criblée. 85a). — orientation générale des structures dans le sens de la traction. — résorption frontale directe : elle se produit à distance de la zone hyaline et dans les zones de moindre pression. — au niveau de la lame criblée : se produit une déformation secondaire de l'os alvéolaire (flexion alvéolaire) faisant suite à cette compression du desmodonte. 86a et b). ce qui explique la sensation de douleur après activation. L. Elles dépendent du type de force exercé (fig. puis la lame criblée. — La compression du ligament et la flexion alvéolaire induisent. Résumé : A la suite de l'application d'une force orthodontique sur une dent. sur la face desmodontale de la lame criblée (fig. par voie centri- . • Les modifications histologiques au niveau a"une zone comprimée. 85a). ou lors de l'utilisation de force excessive. 85a). le ligament est considérablement élargi. La réponse biologique : — réorganisation ligamentaire: — résorption latérale directe : les ostéoclastes autour de la zone hyaline. dans lesquelles sont apparues les cellules ostéogéniques. e. = résorption latérale directe. elle peut persister 40 jours et plus. Les ostéoclastes résorbent le mur alvéolaire. R. LA ZONE ACELLULAIRE OU ZONE HYALINE (fig. = émail. la disparition progressive des éléments cellulaires. riches en cellules. Chez l'adulte. = apposition compensatrice. La réponse biologique (fig. = ostéoblastes. il se manifeste au niveau desmodontal par une compression des espaces vasculaires avec ischémie. I.b. pète.

f) L'état gingival : si le patient présente une gingivite avant traitement. si le canal est correctement traité et s'il n'existe pas de lésion apicale. Facteurs locaux : a) La dent : — caractères morphologiques : les pressions se répartissent sur des racines dont la longueur et la surface sont différentes. • Les objectifs particuliers : — améliorer la ventilation nasale. Facteurs extrinsèques. seules les versions sont possibles. b) Objectifs esthétiques : rechercher une harmonie du visage. LES OBJECTIFS DE TRAITEMENT LES DIFFÉRENTS OBJECTIFS DU TRAITEMENT m Les objectifs principaux : a) Objectifs occ/usaux : assurer une fonction occlusale optimale. Ils sont encore mal connus. la zone pressée est reportée sur l'ensemble de la surface desmodontale. un alignement plaisant de la denture et des proportions satisfaisantes entre les tissus de recouvrement et les dents. dans une zone comprimée. b) Le desmodonte : facteurs individuels propres à la cellularité. En conséquence. Il est préférable d'appliquer des forces très légères. c) Pérennité à court et à long terme : — stabilité : stabilité du résultat obtenu. pendant un premier temps. Il peut donc bloquer ou retarder le déplacement lorsqu'on inverse le sens de la force. ce qui influence le choix de l'intensité de la force et la détermination de la valeur de l'ancrage. Les déplacements en gression sont particulièrement indiqués. Les procédés utilisant des forces intermittentes permettent d'exercer des pressions très importantes.selon les individus et selon le site. Facteurs généraux : — l'âge : chez un adulte. ce qui est confirmé biologiquement par la nécessité d'entretenir un certain « pool » d'ostéoclastes (Baron). — faciliter la phonation par un placement correct de la denture et de la langue: . et d'utiliser des systèmes mécaniques délivrant des forces contrôlées. Intensité : l'intensité des pressions exercées dépend. même tardivement jusqu'à 35-40 ans environ. — longévité à très long terme : par le jeu des différentes fonctions et la situation des arcades dentaires par rapport à la morphologie osseuse et gingivale. 19). Certains auteurs conseillent d'utiliser des forces continues très progressivement décroissantes. d) Eviter les lésions iatrogènes. au début du déplacement. Rythme d'application : il semble que le rythme d'application soit plus important que l'intensité de la force. Facteurs liés aux dispositifs : en méthode Edgewise l'objectif biomécanique c'est de déplacer les dents en translation. Avec des appareils amovibles.Objectifs de traitement 123 FACTEURS INFLUENÇANT LE DÉPLACEMENT Facteurs biologiques intrinsèques. la hyalinisation est de règle. du type de déplacement effectué. p. sans récidive. — dépulpation : une dent dépulpée se déplace aussi aisément qu'une dent saine. il est indispensable de la traiter car l'inflammation gingivale s'aggrave avec le déplacement. e) Le tissu ostéoïde : il semble que ce tissu ne soit pas résorbable. corticale externe). le réglage de l'intensité délivrée est encore très discuté à ce jour : 100 g/cm2 et 1 mm de déplacement par mois constituent des indications moyennes. à la visco-élasticité du ligament. c) L'os alvéolaire : sa densité est variable . — facteurs nutritionnels : éviter les traitements orthodontiques sur des sujets de santé déficiente. — facteurs endocriniens (v. le phénomène ostéoclasique se poursuit pendant la phase d'interruption. d) Le site du déplacement : il sera plus difficile de déplacer les dents à la mandibule qu'au maxillaire (densité osseuse différente) et plus facile de vestibuler des incisives supérieures que des incisives inférieures (épaisseur de la corticale et proximité lame criblée. on peut pratiquer des traitements orthodontiques. à court et moyen terme . conférer une assurance de durée au système manducateur. à la substance fondamentale.

La canine doit être assez longue pour effectuer ce travail. ou dans la fosse distale de la deuxième prémolaire inférieure. Cette désocclusion est également fonction de la pente incisive et de la pente condylienne. OBJECTIFS OCCLUSAUX L'objectif le plus satisfaisant d'un traitement d'orthodontie est constitué par une occlusion statique et dynamique. que des choix thérapeutiques ou de la motivation du patient. — La poursuite de ces objectifs constitue l'idéal à atteindre. ne satisfont pas à tous ces critères. • La recherche des objectifs idéaux. Bien que le concept de protection canine ne soit pas universellement accepté par les occluso-dontistes. d'une « protection de groupe ». La rotation linguo-distale de la dent de 6 ans doit être légèrement accentuée pour obtenir ces relations occlusales . Le praticien est constamment balancé entre la réalité du facteur humain et l'objectif théorique à atteindre. autant que faire se peut. dans ce cas. — les relations de classe III thérapeutique (extraction des 34 et 44) (fig. Ce contrôle des axes dentaires doit être effectué à l'aide d'une radio panoramique. M. p. mais pas trop. . 14) : cette occlusion idéale ne correspond pas toujours à l'occlusion obtenue en fin de traitement . 87a et h). 88) soit par les cuspides vestibulaires des dents supérieures (cuspides de soutien ou primaires) — il s'agit. C. De nombreux traitements d'orthodontie. même conduits par des mains expertes. en fin de traitement. de la largeur des dents maxillaires et de la pente incisive. au stade terminal du traitement actif en technique fixe . a) Statiques : — les relations de classe I (v. — constitue la relation maxillo-mandibulaire la plus favorable à l'établissement d'une bonne occlusion (pas plus de 1 mm de décalage). 87c). soit par la canine — il s'agit d'une « protection canine » (fig. toutes les cuspides primaires inférieures ont des rapports avec les crêtes.124 Traitement des anomalies orthodontiques — le nivellement de la courbe d'occlusion est une nécessité technique pour la plupart des méthodes multibagues. • Relation centrée et intercuspidie maximale. doivent présenter un certain degré de parallélisme. — créer des conditions favorables au traitement des parodontopathies. cet idéal constitue véritablement un « combat douteux » dont le patient n'est pas toujours conscient et qui doit être mené avec conviction. — les axes dentaires. Les relations des arcades étant celles de la classe I d'Angle. — les relations de classe II thérapeutique (extraction des 14 et 24) (fig. — 90 % des dentures naturelles peuvent avoir une position d'intercuspidie maximale antérieure à la relation centrée. La cuspide mésio-palatine de la dent de 6 ans supérieure doit être située dans l'embrasure entre deuxième prémolaire et première molaire inférieure. et R. la désocclusion immédiate des molaires doit être assurée. on ne doit pas constater de contacts cuspidiens du côté non travaillant. des lésions du parodonte ou des douleurs articulaires. Les contacts travaillant permettant le guidage de la mandibule au cours du déplacement sont assurés. de la longueur des lèvres. Cette relation thérapeutique est. • Agencements intra-arcades : trois critères essentiels sont à respecter : — les crêtes proximales doivent se trouver au même niveau . sans traitement orthodontique. telle qu'elle est définie page 13. b) Cinétiques : — faire un « set-up » (v. C. • Relations interarcades : — faciliter une reconstruction prothétique ou éliminer la nécessité d'un artifice prothétique . La cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire inférieure est en rapport avec l'embrasure 14 et 15. La recherche de cette concordance est un objectif primordial en orthodontie. ce qui ne veut pas dire que toutes les arcades doivent être nivelées de la même façon. ce qui ne signifie pas que des rapports occlusaux non en classe I soient nécessairement traumatogènes. — au cours des mouvements d'excursion latérale. Lorsqu'un traitement d'orthodontie est indiqué. à rejeter. en fin de traitement. — au cours du mouvement de propulsion. sera fonction des objectifs occlusaux. pour préserver l'harmonie de la denture. cette disposition assure une occlusion facile à réaliser au cours d'un traitement orthodontique et fonctionnellement satisfaisante. L'importance de cette courbe. sous peine de voir apparaître des abrasions excessives. la concordance entre les deux positions — I. En dehors de cette cuspide. p. c'est-à-dire des modifications des données occlusales initiales. aussi bien en fonction des données morphologiques initiales. en principe. 64) .

le plus souvent. à consulter. b) Vue linguale. la position des lèvres dans le profil et les rapports qu'elles entretiennent entre elles et avec la denture. 87. il n'est pas possible d'obtenir une protection canine. OBJECTIFS ESTHÉTIQUES C'est la motivation esthétique qui amène. la lèvre recule de 1 mm quand les incisives reculent de 2 mm. — Protection canine au cours d'une excursion latérale gauche. Les rapports entre la denture et les lèvres. c) Relations thérapeutiques de classe III molaire et classe I canine (amalgame mésial 36). sont des facteurs déterminants dans les objectifs thérapeutiques et en grande partie sous le contrôle du traitement. . — Ils sont FIG. C'est dire combien l'amélioration de l'aspect de la denture et du visage doit être recherché conjointement avec un fonctionnement occlusal optimal. pour les types accentués de face longue ou de face courte. au cours des excursions latérales. (fig. il faut donc régler l'occlusion.Objectifs de traitement 125 FiG. 88. en protection de groupe. on doit envisager un traitement destiné à augmenter ou à diminuer l'E. I. Les lèvres : la forme. dans le cas d'une agénésie). On recherchera des relations labiales harmonieuses et la fermeture des lèvres en position de repos. a) Vue vestibulaire. A titre indicatif. — Relations thérapeutiques de classe II molaire et classe I canine. 32). ce qui est plus difficile (mise en place de la canine supérieure en position d'incisive latérale. Dans certains cas. Le type de face : en règle générale. avec de grandes variations individuelles. F.

couleur. 89) . une gencive d'aspect peu engageant. FIG. doivent plutôt conduire à un recul marqué des"incisives. distance mesurée par rapport au plan d'occlusion fonctionnelle (fig. Pour des patients présentant une lèvre de longueur habituelle. — dans le sens antéro-postérieur : une denture de belle apparence peut être placée assez en avant dans le profil mais des dents hypoplasiés.5 mm plus bas que le stomion. . peut être un autre motif de consultation. Le traitement doit s'efforcer d'y remédier (fig. on pourra se contenter de rechercher une fermeture labiale et des rapports labiaux équilibrés redonnant au patient un type familial auquel l'entourage tient. Selon les motivations particulières de chacun. liés à l'apparence des dents. ou au contraire.126 Traitement des anomalies orthodontiques F i e 89. comme le pensent parfois les orthodontistes. 90). corollaire des facteurs précédents. le caractère harmonieux et plaisant d'un visage n'est pas toujours fonction de la diminution de ses saillies. le bord libre de l'incisive supérieure doit être située à environ 2. — Position idéale du bord libre des incisives supérieures. en fonction du stomion -> distance mesurée par rapport au plan d'occlusion. division 1). forme. Toutefois. état de l'émail et à la longueur des lèvres. La convexité : l'exagération de la convexité ou de la concavité du profil. — dans le sens vertical : le sourire gingival est la conséquence disgracieuse d'une lèvre courte ou d'un maxillaire basculé vers le bas. p. rechercher des procédures destinées à modifier considérablement le profil par un recul accentué des lèvres. 58). — Brièveté de la lèvre supérieure (malocclusion de la classe II. Les lignes esthétiques (v. 90.

Le problème n'est plus de savoir comment déplacer les dents.Objectifs de traitement INOCUITÉ 127 Les lésions iatrogènes dues à un traitement d'orthodontie et les moyens de les éviter (v. p. mais où les mettre pour assurer leur stabilité et préserver leur intégrité. 197). 38 et 48 en évolution. vers l'avant. PÉRENNITÉ A LONG TERME • La stabilité. fin de contention : 10/79. Début de traitement : 9/76. — Le seul procédé théoriquement correct. pour éviter la récidive des anomalies c'est de placer les dents dans une position équilibrée. . — a et b) Fermeture d'espaces. après extraction des 36 et 46 et mise en place fonctionnelle des 37 et 47 . 91. La forme des arcades et FIG. La définition de cette position d'équilibre fait encore l'objet de telles discussions qu'il n'est pas possible de donner des règles simples. comme placer la cuspide mésio-palatine de la première molaire dans la fosse médiane de la première molaire inférieure.

aux connaissances actuelles en orthodontie. éléments anatomiques : lèvre courte. Le recul n'est pas encore suffisant pour faire une estimation des effets d'un traitement d'orthodontie sur la conservation d'un état de santé bucco-dentaire significativement meilleur que pour une population non traitée et présentant des anomalies orthodontiques. — de facteurs histologiques spécifiques (étirement des fibres supracrestales. de même une vestibulo-version exagérée des incisives inférieures. prescription de l'ablation des amygdales pharyngées ou/et palatines. il n'existe pas de différence significative entre un échantillon d'individus présentant une excellente hygiène et des malocclusions. . par ailleurs. Il est évident qu'un bon alignement permet une meilleure élimination de la plaque. une D. a) Avant traitement. — Éliminer la nécessité d'une restauration prothétique : si les premières ou deuxièmes molaires sont délabrées et irrécupérables. 86) : disjonction du maxillaire. b) Après traitement. n'est pas stable. En résumé on peut dire que la stabilité dépend : — des pressions musculaires. Les recherches récentes sur l'étiologie de la carie permettent de mettre en évidence avec quelques certitudes un défaut dans les mécanismes de défense immunitaire. l'hygiène buccale est satisfaisante. M. le bruxisme ou les abrasions? Pour certains. si en outre. éléments fonctionnels : persistance de dysfonctions. les techniques ortho- FIG. — Améliorer la phonation par un placement correct de la denture et le rétablissement d'une situation linguale habituelle. . En Europe. après correction d'une rotation). Il est parfois troublant de constater l'absence de symptomatologie chez des patients présentant des malocclusions marquées. dans son intégrité.128 Traitement des anomalies orthodontiques minant dans l'apparition de ces dysfonctions. mais plutôt un élément favorisant dont le poids n'est pas encore clairement défini à ce jour. Toutefois. C'est plutôt la qualité initiale de la « gencive attachée » et l'épaisseur de la corticale externe qui détermineront l'apparition ou non de lésions parodontales. sangle labiale tonique + +. . — d'une croissance résiduelle. D. Il est toutefois possible de préciser ce qu'il ne faut pas faire pour le maintien de cette stabilité : l'expansion bimaxillaire récidive dans 90 % des cas. pour une part. — Redressement des axes dentaires avant prothèse fixée. l'introduction des techniques fixes et des principes thérapeutiques qui les gouvernent n'a guère débuté avant les années 60. — de l'agencement de l'intercuspidation . p. etc. Terminer un traitement d'orthodontie dans de bonnes conditions permet très probablement un fonctionnement meilleur du système stomatognathique. du système manducateur. . à localisation postérieure. Cela ne constitue pas une garantie quant à la conservation à long terme. et un échantillon d'individus présentant des arcades bien alignées et dont le niveau d'hygiène est similaire (Ingervall). le facteur comportemental serait déter- — Améliorer la ventilation nasale (v. — de la poussée mésiale des dents de sagesse. — de la morphologie parodontale. Les malpositions ne jouent qu'un rôle secondaire dans le processus carieux. • La longévité. 92. Un recul molaire intempestif par une force extra-buccale a tendance à récidiver s'il existe. — L'orthodontie moderne est encore dans les premiers temps de son âge. sans négliger toutefois les conditions locales. OBJECTIFS PARTICULIERS la position des dents est sous la dépendance de facteurs multi-variés dont la définition et le contrôle échappent encore. Une disposition occlusale satisfaisante évite-t-elle les troubles articulaires.

afin d'obtenir des relations de classe 1 au niveau des canines et des dents de 6 ans. 92c/ et b) ou encore par une meilleure répartition 129 des piliers d'un bridge (distalage d'une 2e prémolaire dans un secteur édenté). Si le patient et son entourage estiment par exemple qu'une biproalvéolie accompagnée d'une biprochéilie en classe 1 ne justifie pas de grandes modifications cutanées. a déjà fortement entamé son « capital de coopération ». Considérations occlusales. Cette limitation peut être fonction : — des désirs du patient et de son entourage et des particularités de son caractère: — de considérations occlusales. Ceci constitue une des orientations d'avenir de l'orthodontie. du choix thérapeutique. une dent présentant une poche infra-osseuse. soit vers l'arrière. — d'établir les séquences détaillées du plan de traitement. Si la coopération est incertaine. — d'évaluer les risques de révision de la procédure définie initialement.ou disto-versées (fig. en fonction des réponses aux questions précédentes? Faut-il extraire ou non? Répondre à ces interrogations permettra: — de préciser le choix des moyens thérapeutiques. à la fin du traitement actif. — de la limitation des possibilités orthodontiques et de l'âge du patient. redresser une molaire mésio-versée montrant une poche mésiale. en dernier ressort. 96a). réaligner des incisives en malposition après extraction de la plus dénudée (fig. division 1. Cette solution implique le port très régulier et très intense d'une force extrabuccale. une solution de compromis est préférable. c'est l'extraction de 14 et 24 et des relations de classe II molaire thérapeutiques. . certains éléments morphologiques ou fonctionnels étant prédominant. L'orthodontiste peut également concourir à une réhabilitation prothétique équilibrée par la correction de dents supports de bridge mésio. — Le plan de traitement le plus satisfaisant au niveau occlusal et esthétique doit être proposé par le praticien. La lassitude de certains patients. peut amener le praticien à négliger la mise en place correcte des dents de douze ans. — Ce plan sera modulé en tenant compte de la personnalité du patient et de la motivation de ses proches. en fonction de ses propres convictions. évitant de ce fait un remplacement prothétique chez l'adolescent ou le jeune adulte. — On pourra laisser un La limitation des objectifs : il semble paradoxal de limiter les objectifs thérapeutiques à la correction d'une partie des anomalies. par exemple. Un enfant ayant déjà subi un traitement inadapté pendant une période assez longue. semi-tardif ou tardif? En une ou plusieurs étapes? Comment traiter ? Quels sont les dispositifs utilisables. — de fixer la durée approximative du traitement actif et de la contention . etc. L'ÉTABLISSEMENT DU PLAN DE TRAITEMENT La conclusion du bilan orthodontique constitue un catalogue des anomalies observées. il faut éviter le traitement avec quatre extractions pour l'obtention d'un recul labial important et ne traiter que la biproalvéolie. Le degré de coopération. c'est l'extraction des deuxièmes molaires supérieures et le recul des dents de 6 ans.Etablissement du plan de traitement dontiques fixes sont à même de fermer les espaces d'extraction soit vers l'avant. A l'aide des données précédentes le plan de traitement doit répondre à trois questions : Que traiter? Faut-il traiter l'ensemble des malocclusions observées? Quels sont les objectifs du traitement? Quand traiter? Traitement précoce. La motivation esthétique. La solution la plus satisfaisante pour le traitement de certains cas de classe II. — L'évaluation de la motivation au traitement peut faire décider. ce qui constitue l'objectif occlusal idéal. QUE TRAITER ? Le facteur humain. 91a et b). ce qui peut constituer un risque potentiel. — Créer des conditions favorables au traitement des parodontopathies : égresser. — de poser un pronostic de réussite et de stabilité. Il faudra en tenir compte pour éviter de graves déboires au cours du' nouveau traitement. Les moyens thérapeutiques variés offrent des procédés adaptés au traitement de ces anomalies. L'orthodontie trouve là sa pleine justification (fig. — de l'évaluation des risques de récidive.

Le traitement d'orthodontie risque de provoquer une recrudescence de cet état carieux. EXEMPLE : — D. surveillance. division 1 (fig. pendant et après le pic de croissance. — La seule limitation à un traitement précoce. traitement tardif en denture adulte. 17). mais une illustration de ce que l'on dénomme des « solutions de compromis ». plus il sera difficile de tout corriger. que ce soit pour les cas de classes II. p. Les différentes procédures. traitement précoce (denture mixte). 14). l'extraction de dents permanentes ne permettra que le traitement de la D.130 Traitement des anomalies orthodontiques tement précoce (denture mixte). p. — impossibilité thérapeutique : certaines anomalies ne peuvent être traitées uniquement par des moyens orthodontiques (prognathie inférieure sévère). — traitement en deux étapes qui se suivent : traitement précoce en fin de denture mixte. s'installer en denture permanente fait courir le risque de voir apparaître des lésions ou des problèmes plus complexes. au niveau des incisives latérales ou pour les biprotrusions et également un risque de microtraumatisme apical. Elles comprendront deux ou trois étapes discontinues. 87). — En fonction de l'âge dentaire. plusieurs solutions sont possibles. p. pour les cas de classe II. D. 165). mais la règle c'est de ne considérer le traitement actif comme réellement terminé qu'après évolution et mise en place correcte des deuxièmes molaires. En effet. ne peuvent être mises en place sans risque. quand il se justifie. Les éléments déterminant : 1" LE STADE DE CROISSANCE est un facteur important certain degré de recouvrement incisif si l'on estime que la position des incisives est nécessaire à l'obtention d'un guide incisif satisfaisant. M. les prémolaires. 3° LE FACTEUR HUMAIN. en denture mixte. des défauts de gencive attachée: — proglissement en classe III entraînant des abrasions des faces vestibulaires des incisives supérieures et une mobilité des incisives inférieures. ou suivies dans le temps. Conclusion : cette énumération ne constitue pas un catalogue limitatif. dont il faut tenir compte avant. 197). La chirurgie oro-faciale trouve là toute son indication (v. Son évaluation présente assez peu d'intérêt au cours des séquences précoces. la . M. A partir de la phase de constitution de la denture adulte. en général tardive (v. associée à une D. si l'on attend l'évolution de toutes les dents: — laisser une anomalie importante. — le facteur humain. sauf retard ou avance cliniquement visible. 38) . et idéalement des dents de sagesse. canines et deuxièmes molaires sont évoluées. les prémolaires et les canines sont évoluées. — v. — toute position très antérieure des incisives supérieures comporte également un danger de fracture. la plupart du temps. — traitement en deux étapes discontinues : trai- — plus la sévérité de la malocclusion est marquée. — traitement en trois étapes : traitement très précoce (denture temporaire). suivi d'un traitement tardif en denture adulte. source de résorptions apicales ultérieures (v. p. 200) : — La correction de certaines rotations chez un adulte peut faire apparaître des lésions du parodonte vestibulaire (déhiscence) . surveillance. — le stade de croissance: — la gravité des anomalies . — la susceptibilité à la carie : il faudra envisager avec beaucoup de réserve un traitement complexe sur une denture présentant déjà de multiples obturations et des caries en cours de développement. provoquant des inclusions. le plan de traitement doit tenir compte du stade de croissance du patient (v. traitement tardif (denture adulte) . c'est le facteur humain. p. 50d). ou une seule étape. soit pour profiter du taux maximum de croissance prépubertaire. aggravé par une hygiène médiocre. — traitement tardif en une seule étape : traitement tardif en denture adulte jeune : . A chaque période de la morphogenèse des arcades. 187 —. peut se situer une étape du traitement orthodontique. division 2. et non des relations de classe II. D. . 2° LA GRAVITÉ DES ANOMALIES : QUAND TRAITER ? La réponse à cette question doit tenir compte de plusieurs paramètres : — l'âge dentaire . — traitement en denture adulte complète : traitement d'adulte. p. D. Les risques de récidive et de lésions (v. Limitation des possibilités orthodontiques : — impossibilité technique : certaines canines incluses en position horizontale haute. en denture adulte (pour un cas de classe IL division 1. des dénudations (fig. soit au contraire pour éviter cette période très active (fig. par exemple. M.

: dents hypoplasiées. en technique fixe. p. il faut frapper fort pendant un temps bref ». ce qui n'est plus réalisable tardivement en fonction des engrammes cérébraux (v. 181) ou pour éviter des inclusions. Enfin la période pubertaire est souvent une époque délicate pour faire accepter des dispositifs visibles et toutes les contraintes d'un traitement d'orthodontie. C'est l'évaluation subjective par le patient de cette durée globale qui peut amener une rupture de la coopération. D. les dispositifs orthopédiques entraînent des modifications considérables des formes maxillaires et des relations entre les arcades. il s'agit d'une période psychologiquement favorable : l'enfant est très ouvert aux conseils et à l'autorité des adultes. sévère. de faible ou moyenne amplitude. — Le traitement précoce offre des possibilités d'action très étendues et peut. Traitement précoce ? Traitement tardif ? Selon le profil du praticien et ses convictions thérapeutiques. Philippe : « Dans le cadre des traitements en denture mixte. La récupération d'une fonction normale est également possible précocement grâce à certaines rééducations. Par ailleurs entre 8 et 11 ans. éviter des extractions. en technique fixe. INDICATIONS DE TRAITEMENT TARDII : — traitements avec extraction. période essentielle pour l'obtention d'une bonne fonction occlusale. agénésies. M. si l'on attend la mise en place des dents adultes. — traitement précoce de certains cas de classe squelettique II: — traitement d'un proglissement mandibulaire associé à certains cas de classe III. D. M. retard d'âge dentaire et D. — Si l'on décide d'instituer un traitement précoce. p. TRAITEMENT TARDIF Avantages. D. 183). 148) : ces dispositifs autorisent le déplacement . au cours de la phase terminale du traitement. Un traitement précoce avec extractions pilotées se justifie également pour des raisons parodontales (formation d'une gencive attachée de bonne qualité (v. certains cas de classe II ou de classe III. 11 y a donc antagonisme entre les impératifs techniques et le développement psycho-affectif de l'enfant. Inconvénient majeur : la durée globale du traite- Des relations interarcades statiques et dynamiques précises ne pourront être construites qu'après la mise en place des dents adultes. Le choix des moyens thérapeutiques : — les dispositifs multi-bagues ou multi-attaches (v. La stabilité est meilleure. 93. — extraction précoce de dents temporaires avec mésialage secondaire iatrogène. — certaines supraclusions (v. le pourcentage de traitements précoces ou tardifs sera très important ou très faible. TRAITEMENT PRÉCOCE ment est augmentée et il faut prévoir le plus souvent 2 étapes successives de traitement. Inconvénients. Appliqués tôt. M. dans certains cas. 55a et 93): FIG. p. Comme l'écrit J.Etablissement du plan de traitement durée globale du traitement est augmentée si le traitement est débuté précocement. INDICATIONS DE TRAITEMENT PRÉCOCE : — incisives apparentes. selon les techniques utilisées. ceci correspondant à la phase orthodontique du traitement. ceci implique une prédiction de l'évolution des germes et de leur taille et une simulation de la croissance à venir. Le traitement ultérieur en denture adulte est facilité et écourté. p. — Une indication de traitement précoce : les incisives présentent une chance sur 3 de se fracturer. COMMENT TRAITER ? Le propre d'une orthodontie de qualité c'est d'utiliser des moyens thérapeutiques adaptés aux anomalies que l'on se propose de traiter et aux impératifs biomécaniques. en posture labiale habituelle de repos (fig. — D. Or les modifications dues à la croissance sont souvent aléatoires. 184) . 25). — D. p. — traitement d'une latérodcviation par endoalvéolie maxillaire (v. Cette normalisation des rapports entre les arcades dentaires constitue un facteur favorisant pour un déroulement meilleur des fonctions et l'établissement d'une fonction occlusale satisfaisante. qui deviendraient nécessaires en denture adulte.

B. — Elles permettent un recul moins important du secteur antérieur et des lèvres. Leur maniement est complexe et exige une formation particulière. pour obtenir des résultats occlusaux satisfaisants. Ils présentent. — une technique fixe multi-bagues ou multi-attaches est indispensable. (p.132 Traitement des anomalies orthodontiques la pratique quotidienne et peut troubler le praticien non spécialisé. grâce au mésialage des secteurs latéraux. p. p. D. dans certains cas. 165) . sur gouttière. ce qui peut être un avantage si la D. labioplastie. Mais le traitement des supraclusions en est parfois compliqué. 141. 165) : — la chirurgie oro-faciale : ostéotomie totale ou segmentaire des maxillaires. P O S S I B I L I T É S DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES DEUXIÈMES PRÉMOLAIRES. ventilation (p. l'avulsion de ces dents offre la possibilité d'utiliser la presque totalité de leur largeur M. la modification de la forme maxillaire (disjonction). donc elles modifient moins le profil. est modérée et le profil normal. des forces lourdes ( + de 1 kilo) (disjoncteur. p. — Pour corriger un décalage antéro-postérieur (de classe II ou de classe III). Ils occupent actuellement. . donc un recul labial et un recul du point A. — Elles correspondent aux phases détaillés du traitement. 136): — les extractions : dents temporaires et dents adultes . etc. chirurgie des tissus mous : glossotomie. germectomies. — la coopération de l'enfant. Les séquences du traitement. Elles seront analysées pour chaque malocclusion. — Pour des motifs endodontiques (dents irrécupérables chez un enfant présentant. — Pour obtenir un recul des lèvres (corriger une convexité cutanée exagérée). contrairement aux idées reçues. Ils impliquent une bonne connaissance des nécessités de l'occlusion. p. M. F. étape par étape et constituent un guide. ce qui peut faciliter l'obtention de relations de classe I molaire et le placement des dernières molaires. est tout aussi indispensable.. (p. selon les principes de traitements auxquels on se réfère. . — Elles permettent le maximum de rétraction du secteur antérieur incisivo-canin. — la myothérapie (p. l'intérêt de pouvoir exercer. 140.. résection de frein. — la chirurgie orthodontique : dégagement chirurgical de dents incluses. • Dans quel but extraire des dents permanentes ? — Pour permettre le traitement d'une dysharmonie dento-maxillaire. Les prémolaires : POSSIBILITÉS DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES PRE- — LES EXTRACTIONS DE DENTS ADULTES EN ORTHODONTIE Les extractions de dents adultes tiennent une place plus ou moins importante dans les moyens thérapeutiques actuels. C'est la solution la plus habituelle. 163). 146). — les rééducations diverses : déglutition.E. dans l'éventail des thérapeutiques orthodontiques. en outre. soit une occlusion et un profil habituel. D. différence qui se ressent au niveau de MIÈRES PRÉMOLAIRES. en fonction de l'aspect irréversible des extractions et de l'utilisation de dispositifs fixes complexes: — la durée d'un traitement avec extraction est plus facilement programmable. 165). à des fins thérapeutiques. Entre le pourcentage relevé par Tweed dans sa pratique — 60 % de cas avec extraction — et celui proposé par Ricketts — environ 30 % des cas — réside toute la différence entre deux conceptions très éloignées. en denture adolescente ou adulte: — les appareils orthopédiques : ils permettent la correction d'un décalage antéro-postérieur dans le sens de la classe II ou de la classe III (activateur. une place très privilégiée. révisable.. Ils nécessitent plus qu'aucun autre la coopération du patient. pour l'ensemble du traitement actif et de la contention. Cet ensemble de moyens constitue un arsenal thérapeutique dont les différents éléments peuvent être utilisés conjointement ou au cours de séquences successives de traitement.) : — les appareils amovibles mécaniques : ils permettent de corriger des versions et de réaliser des déplacements unitaires dans le sens vertical (v. — Pour des problèmes de symétrie. sauf cas particulier. • Le choix des dents à extraire. soit des anomalies orthodontiques). LES CONSÉQUENCES : des apex et le placement précis des cuspides et des fosses antagonistes. etc. Si l'ancrage postérieur est bien conservé.A peu près toutes les dents adultes peuvent être extraites. Elles autorisent un déplacement mésial plus important des molaires (perte d'ancrage délibérée). — Pour modifier un type de croissance très postérieur ou tout au moins ne pas l'aggraver (face longue — rotation postérieure). important.

V. 188). par un déplacement mésial des deuxièmes molaires (controversé). et b): c) Indications orthodontiques pures : extraction de dents de 6 ans saines ou porteuses d'obturations mineures sur une seule face. division 1 et dysharmonie dentomaxillaire : extraction des 4 premières molaires: — traitement précoce d'un cas de classe II. . pour les 2/3 des cas. D. — recul des prémolaires et des canines. donc doit être acceptée sauf à la rigueur pour l'extraction précoce des 16 et 26 (p. CONTRE-INDICATIONS : — agénésie ou microdontie des germes de dents de sagesse ou des deuxièmes prémolaires. deuxièmes molaires supérieures : j u s q u ' à 12 ans. LES COMBINAISONS D'EXTRACTION ENTRE PREMIÈRES ET DEUXIÈMES PRÉMOLAIRES : 133 a) Avulsion des 14 et 24 et des 35 et 45 : indications : — D. — cas de classe II. Ces indications sont exceptionnelles : — face longue et convexité très importante (extraction des 4 premières molaires). 94a et h) . M. face longue : l'extraction des deuxièmes prémolaires sera destinée à entraîner un mésialage des dents de 6 ans : la correction des relations de classe II s'effectuant plutôt par un déplacement mésial de la dent de 6 ans inférieure que par le recul de la dent de 6 ans supérieure. — indications endodontiques pures : . M. dans le cadre d'un traitement d'orthodontie. b) Avulsion des 15 et 25 et des 34 et 44 : indications : — motif esthétique : la face vestibulaire des deuxièmes prémolaires supérieures est plus courte que celle des premières (fig. division 1. la plupart des cas présentent des mésioversions importantes et des rotations mésiolinguales. b) Indications orthodontiques et endodontiques : traitement avec indication d'extraction et dents de 6 ans délabrées (fig. LE MOMENT DE L'EXTRACTION : a) Extraction précoce : FlO. POSSIBILITÉS DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES : — diminution de la D. — D. à localisation antérieure et postérieure: extraction des 4 premières molaires. On peut également observer un distalage spontané considérable des 35 et 45. Les premières molaires : LES TROIS INDICATIONS D'EXTRACTION : a) Indications endodontiques pures. deuxièmes molaires inférieures : après 9 ans d'âge dentaire. leur mise en place spontanée est relativement satisfaisante.Etablissement du plan de traitement La conservation des premières prémolaires maintient mieux la dimension verticale s'il existe une supraclusion. — bèance antérieure et latérale (anomalies maxillaires du sens vertical) . modérée avec symphyse prononcée. . LES CONDITIONS D'EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES : — présence des germes des dents de sagesse et des deuxièmes prémolaires. — cas de classe II. — a et b) Comparaison du résultat esthétique de l'extraction de la 14 (a) et de la 25 (b). 94. — type de croissance « face courte » accentuée. — mise en occlusion fonctionnelle des dents de sagesse. D. sans traitement immédiat: après extraction très précoce. — cas de classe III : extraction des premières molaires inférieures. — malocclusions de la classe III (mésialage des dents de 6 ans supérieures). sans a n o m a lies orthodontiques associées. — une technique fixe multi-attachcs est indispensable. division 1 (extraction des premières molaires supérieures) . et blocage des deuxièmes molaires. 95^.

95. a) avant. l'extraction tardive est indispensable dans les cas de classe II. 356). — indications orthodontiques : extraction précoce des 16 et 26. division 1 (sauf pour la solution précédente) et-de D.134 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. pour le traitement d'un cas de classe II. avec forte convexité (point A en avant de Na vertical (fig. — a et b) Cas avec extraction des 4 premières molaires (indication endodontique et orthodontique). MONNIER). M. Pour le traitement des cas de classe III. l'extraction . en classe 1. b) après (Clichés dus à l'obligeance de Y. b) Extraction tardive : en fonction du mésialage spontané intra-osseux des germes des deuxièmes molaires supérieures. D. division 1.

188) . s'il existe par ailleurs. Les troisièmes molaires. b) Selon les anomalies orthodontic/ues. : — extraction de 16. QUELLES DENTS EXTRAIRE? 135 leur orientation est défavorable. en classe IL Canines supérieures : ce sont des dents dont on doit prescrire le plus rarement possible l'extraction. D. par excès mandibulaire (extraction d'une incisive centrale ou latérale): — solution de compromis. — en cas de nanisme si les canines ne sont pas trop longues. rapports molaires 6 de classe II . L'extraction d'une deuxième mplaire supérieure sur un seul secteur permet également de corriger une classe II. — En classe I.Etablissement du plan de traitement des dents de 6 ans inférieures doit se faire également tardivement.. provoque des prématurités ou se couche horizontalement. Indications : — cas de forte D. ou coronaires et sous-gingivales. — a) Extraction de la 42. 96. D. une très mauvaise solution chez l'enfant d'âge orthodontique. si leur possibilité de mise en place semble possible (analyse de la D. Indications : fractures radiculaires. chez l'adulte présentant un encombrement incisif inférieur et une déhiscence sur une incisive inférieure (fig. sauf en cas de fort délabrement. la plupart du temps. rapports molaires 7 de classe III . N. cette solution peut être préférée à l'extraction des premières prémolaires. si l'espace prévisible pour leur évolution est insuffisant. : patient adulte. — en cas d'encombrement tertiaire après un traitement d'orthodontie : extraction de 31 ou 4L deux ans après l'ossification du radius. — 2 dents délabrées sur des secteurs opposés : il est bien souvent nécessaire d'envisager l'extraction des quatre dents de 6 ans. postérieure). 96<v): a) Selon le nombre de dents de 6 ans délabrées : — 3 molaires délabrées : extraction de la 4 e . M. dans les cas de classe II. B. Dans tous les cas dans lesquels on désire profiter de l'espace d'extraction pour distaler les prémolaires. — 2 molaires délabrées sur un même secteur : si possible conservation des dents de l'autre secteur. qui présentait une forte récession gingivale. 24. D. Dans les cas limites. Les canines inférieures se retrouvent en occlusion de classe III avec les latérales supérieures. En effet. b) Extraction des deuxièmes molaires inférieures : cette solution n'est guère recommandable. si FIG. division 1. — L'avulsion de la deuxième molaire supérieure nécessite le maintien de la deuxième molaire inférieure antagoniste. p. le plus souvent. Incisives centrales supérieures : (exceptionnelles). en l'attente de la dent de sagesse supérieure. Incisives inférieures : possibilités données par l'extraction des incisives inférieures : c'est. COHEN). subdivision (c'est-à-dire classe II à droite et classe I à gauche ou vice-versa). — On cherchera à les conserver en cas d'extraction de prémolaires. 7 Les deuxièmes molaires : a) Extraction des deuxièmes molaires supérieures : indications : — c'est une solution très intéressante pour le distalage des premières molaires supérieures. l'indication de germectomie des 4 dents de sagesse doit se poser. une dysharmonie dento-maxillaire postérieure. 6 — extraction de 36. La condition nécessaire étant la présence des germes des dents de sagesse supérieures et une forte coopération (v. en cas d'agénésie unilatérale. . 44. l'extraction tardive est préférable. traités sans extraction. division 1.. 46 et 14. Une récidive totale ou partielle de l'encombrement initial se produit fréquemment. pour le traitement d'un cas de classe II. D. Le recouvrement incisif est augmenté. la dent de sagesse inférieure se mésioverse. alignement à l'aide de brackets et de fils orthodontiques. Incisives latérales supérieures : possibilités données par l'extraction des incisives latérales supérieures : — retrouver la symétrie de l'arcade. greffe de gencive attachée (M. D. M. 26 et 34.

D. 96b). si l'on prend conscience des limitations de leur emploi dues à leur principe mécanique d'action. avant d'entreprendre un traitement complexe comportant 4 extractions ou pour éviter une perte d'ancrage. Correction d'une rotation : sur des dents plates (incisives centrales supérieures. — b) Cas traité avec extraction des 13 et 23 (solution très exceptionnelle) : 34 et 44.. pour tester la coopération du patient. contrairement aux brackets pour lesquels il s'agit d'une surface d'appui. 134a). Cependant. . longtemps après la contention. incisives latérales supérieures et incisives inférieures larges. DE LES LES A P P A R E I L S TRAITEMENT ACTIF AMOVIBLES MÉCANIQUES APPAREILS Ces dispositifs ont été utilisés avec prédilection. — en cours de traitement. M. (Avant traitement : 13 ectopie vestibulaire. 133) . dont la mise en place risque de léser les dents voisines. E.Lype de force : forces légères progressivement décroissantes. jusqu'aux années 1960. Indications d'utilisation • Le moment de l'extraction : il pourra se situer: — bien avant le début du traitement actif (extractions pilotées (germectomies). 148) ont considérablement diminué leur usage. 23 incluse horizontalement). Les extraordinaires possibilités thérapeutiques offertes par les méthodes multi-bagues (p. b) Dans le sens mésial ou distal : déplacement localisé à une dent. 12 et 14 en contact. — du degré de conservation de l'ancrage et de la technique utilisée. — Une force exercée par un ressort placé sur un appareil amovible s'applique à distance du centre de résistance de la dent.. B. prenant appui sur une attache collable (composante de linguo-version ou de vestibulo-version associée) : mise en place d'une dent en ectopie vestibulaire ou d'une dent incluse simple. et d'un dispositif fixe multi-attaches. particulièrement en denture mixte ou pour certains déplacements localisés chez l'adulte. Fie. Correction d'une version coronaire : a) Dans le sens V ou L : — groupe incisif supérieur ou inférieur: — déplacement localisé à une dent : incisive. — Le point d'application de la force est virtuellement ponctuel. les appareils amovibles permettent. Ils gardent encore tout leur intérêt comme dispositifs de contention.. l'autogreffe est-elle possible? — patient adulte avec des incisives latérales en contact avec les 14 et 24 (fig. La force est donc mal contrôlée. — aussitôt avant la pose des dispositifs (D. — après la contention : extraction des dents de sagesse — extraction d'une incisive inférieure en cas de récidive.136 Traitement des anomalies orthodontiques Indications : — canines incluses horizontales. • L'ordre des extractions : il sera fonction : — des anomalies initiales. (fig. la correction de certaines malocclusions ou malpositions dentaires. extraction de dents de 6 ans délabrées sur des arcades sans anomalie orthodontique (v.. moyenne) . Les principes mécaniques des appareils amovibles. si un traitement sans extraction n'a pas abouti aux objectifs recherchés: — à la fin du traitement : extraction ou germectomie des dents de sagesse. Le déplacement induit ne peut qu'être qu'une version coronaire. en Europe. Mouvement d'égression : à l'aide d'un ressort sur appareil amovible. jusqu'aux prémolaires. p.). après un traitement en technique fixe. Patient adulte. canine ou dent cuspidée. — quelque temps après la pose de la F. . 96.

bague sur la 26). — contours de la plaque : les plaques d'orthodontie ne sont pas décolletées. — Bandeau vestibulaire (fig. à la mandibule. — Les crochets d'ancrage d'une plaque amovible sont réalisés en fil d'acier dur de 7/10 e de m m . elles suivent le contour des collets et les recouvrent sur 1 ou 2 m m . a) Cavalier. Conception de l'ancrage à l'aide de ces deux crochets : crochet mésial sur une dent. — épaisseur moyenne de la plaque : 2 m m . — Crochets simples : ajustés sous le plus grand contour de la dent. — Pointes interdentaires linguales : elles sont très utiles en denture mixte pour la rétention des F. soit en résine cuite en moufle. . B. crochet distal sur la dent voisine et cavalier médian. soit en résine autopolymérisable..n fil demi-jonc 8/10 e . 102. au cours de la phonation. 91c). 97c). 97a et b) : préfabriqués ou façonnés (adjonction d'une boule de soudure). m La plaque-base : 137 — matériau : la plaque est réalisée. b) Cavalier. — Crochets cavaliers (fig. Moyens d'ancrage. — Crochets-clips : il est adapté sur une bague scellée sur la première molaire supérieure et comportant un tube (fig.Etablissement du plan de traitement Description. cette technique devenant exceptionnelle. Moyens de stabilisation : — les éperons triturants : évitent l'enfoncement de la plaque inférieure.*97c/). 97. en diamètre 7/10 dur. é) Bandeau vestibulaire de contention de 12 à 22 (d'après RICKETTS).5 à 2 m m : oblique en direction vestibulaire: sans interférence occlusale (fig. m Moyens d'ancrage et de stabilisation. au maxillaire. au niveau des appuis linguaux. 97c). E. Il faudra contrôler tout particulièrement l'épaisseur antérieure.. Leur extrémité est arrondie. polymérisée sous pression. f) Éperon triturant en 1/2 jonc sur la 36 (diamètre 8/10 mm). 9 7 / ) : — bandeaux vestibulaires : en 7/10 e dur (ou 8/10 e mou) entre 2 et 3 ou 2 et 2 (fig. — Crochets d'Adams (fig. FIG. d) Pointe interdentaire en denture mixte. dur (fig. sur gouttière ou p o u r les plaques amovibles inférieures. La zone postérieure est largement dégagée. Longueur : 1. . c) Le crochet d'Adams.

FiG. — a) Ressort de rotation avec enroulement sur 21 (diamètre 5/10) et bandeau vestibulaire passif. 99. — bandeaux vestibulaires actifs : le dispositif de Vienne (fig. 100) . — ressorts unitaires linguaux (fig. N.020 inches et boules de soudure distales. • Moyens de conservation de l'ancrage : — F. B. p. b) Ressort de Schwartz rétro-incisif avec bandeau vestibulaire. m Moyens (Faction. E. — entretoises palatines en demi-jonc 10 ou 12/10e. 11S b) La plaque amovible avec élastique. B.138 Traitement des anomalies orthodontiques FiG. — F. 99b). — ressorts de linguo-version . — a) Potence de G. insérée au niveau de la plaque-base palatine avec un « équiplan » sur la F. les élastiques tendus (fig. E. 101a et b). Elle suit la forme de la béance juste en arrière des incisives. 99a). b) Les vérins : médians. 98a) . B. qui permettent un dégagement maximum de la plaque (fig. a) Les ressorts : — ressorts palatins antérieurs (type ressort de Schwartz) (fig. Dispositif mixte : F. latéraux. (dispositif de Château) (fig. — la perle de Tucat : dispositif ludique favorisant le repositionnement postérieur de la langue (fig. 98. tubes soudés sur les crochets d'Adams ou plaque de Stephenson (fig. E. fig. 142). 98/)) : — ressorts vestibulaires : ressorts d'égression canines et incisives. Vienne : — ressorts actifs latéraux de « Twin-Arch ». 102). fil plat . m Variantes : — la « cage à langue » . asymétriques. 136) . -courbures de premier ordre incorporées (v. E. . grille empêchant le passage antérieur de la langue. sur plaque .010 x . sur des gouttières latérales (v. B. B. : ce ressort permet également la correction d'une linguoclusion. réalisée en fin d'acier dur de 10/10e de mm.

100. E. — équiplan de Planas (galette de résine fixée sur la F. Ce dispositif est assez fragile. E.Etablissement du plan de traitement 139 FlG. La plaque-base est ajustée tout au long des collets. • La plaque avec élastique (fig. Château. coulissant dans les tubes. Il a pour intérêt de ne pas provoquer d'interférence occlusale. ajusté sur les faces vestibulaires de toutes les dents et passant par les faces distales des dernières molaires. — deux crochets au 5/10e. 101. Les dispositifs de contention amovibles. — Lu plaque de Stephenson : — crochets d'Adams sur ^6 et 26. • La plaque de Hawley classique : — fil au 7/10e dur ou au 8/10e mou. E. — F. — plan plat rétro-incisif : permet d'éviter les interférences occlusales. sourire gingival. 137a). — élastiques de type 5/8" ou 3/8" d'inch. — ailerons latéraux après correction d'une latérodéviation (fig. b — plaque amovible supérieure . avec insertion palatine . B. situés mésialement ou distalement aux canines et comportant un enroulement autour du fil continu. mésial à la deuxième prémolaire. et ressort rétro-incisif. solidarisés par un fil de diamètre 9/10 : — tubes soudés sur le fil 9/10. a FlG. Il est passif. B. — a et b) Le « 3 pièces » de M. . — F. — indications : supraclusion à prédominance supérieure. ce qui permet d'éviter le déplacement vertical du bandeau vestibulaire.): — prolongation verticale sur l'equiplan prenant appui sur une plaque amovible inférieure et favorisant la propulsion . B. Principe : maintenir la position des incisives et des canines et conserver les rapports vestibulolinguaux obtenus en fin de traitement. 14 et 24. 99b) : — crochet distal à la dernière molaire: — crochet mésial au niveau des canines et des premières ou deuxièmes prémolaires: — crochet pour élastique.

— Correction d'une linguocclusion ou d'une vestibuloclusion exagérée unitaire. faire séjourner l'appareil dans un produit détersif au cours du repas du soir. Quelques exemples d'application. Le port de f appareil amovible. On différenciera . Un appareil correctement porté doit se mettre en place naturellement et sans efforts. 102. En dehors de cet aspect particulier. — dégagement très large des dents en cours d'évolution . Appareils délivrant orthopédiques des forces. au cours des repas. LES APPAREILS ORTHOPÉDIQUES Ces dispositifs variés permettent de modifier les relations des bases osseuses dans le sens transversal ou dans le sens sagittal. Contrôle : — activation toutes les trois semaines. — Correction précoce des rotations en denture mixte sur incisives supérieures.140 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. — réajustage des éléments de rétention déréglés (réparation). des exercices d'élocution à haute voix. — Mise en place de dents incluses simples. . E. les S et les F. en dehors des repas. avec F. adapté à un tube de bague molaire. Définition : dispositif orthopédique fixe — utilisable au maxillaire — comportant 4 bagues ajustées sur les premières molaires et les premières prémolaires (ou les premières molaires temporaires) et solidarisées par un vérin de fort diamètre (Hirax). Cet appareil permet la disjonction de la suture intermaxillaire et interpalatine. — des appareils fonctionnels (forces intrinsèques c'est-à-dire pressions ou tractions musculaires). Les plaques amovibles doivent être portées jour et nuit. Nettoyage : nettoyage triquotidien avec une brosse à ongles et du savon de Marseille. donc l'expansion rapide du maxillaire. — Correction d'une proalvéolie supérieure. Elocution : conseiller. associée sur la plaque. — des appareils délivrant des forces mesurables (extrinsèques). B. le port des appareils en dehors des repas est justifié pour favoriser les contacts dentaires et également pour le confort et l'agrément du patient. — un ressort ne doit pas être réactivé tant qu'il est encore actif. Le disjoncteur. pendant les premières 48 heures. — Ouverture d'un diastème à l'aide d'un vérin latéral (inclusion secondaire d'une 5). effectué par les aliments. — La plaque allégée : entretoises palatines en 1/2 jonc (diamètre 10 ou 12/10) crochet-clip sur 26. La plupart des problèmes d'hypertrophie gingivale ou de réaction congestive de la gencive tiennent à l'absence du massage naturel. en insistant sur les CH.

103/)) bascule vers le bas et vers l'avant du plan palatin. 137a). pose d'une plaque de maintien comportant un vérin médian et éventuellement un volet latéral lingual (fig. la suture s'ouvre deux fois moins que la distance intermolaires. — augmentation de la distance entre les fosses nasales (1. —a) Un disjoncteur « Hirax » en bouche. Apophyses palatines des hémi-maxillaires. qui récidive de 30 à 50 %. pour éviter une latéro-déviation résiduelle. — en moyenne. — légère rotation postérieure de 1" à 2°. Résultats : — correction des linguocclusions latérales et parfois antérieures (en classe III). b) Mode d'action probable du disjoncteur (d'après BIEDERMAN). avec endognathie. L'arc interne de l'arc . à l'aide d'une gouttière en résine recouvrant toutes les dents. jusqu'à 25 ans environ et face courte ou moyenne. plusieurs jours plus tard. division 1). — pour un patient plus âgé (après 18 ans). Définition : appareillage utilisant des forces extrabuccales dont l'action est répartie sur l'ensemble de la denture. et en bas qu'en haut. . — stopper l'activation dès que les cuspides primaires supérieures sont en contact avec les cuspides primaires inférieures (hypercorrection). — quelques jours après la dépose : prise d'une empreinte au maxillaire. ce qui demandera entre 2 et 3 semaines. Indications : — endognathie maxillaire avec linguoeelusion bilatérale et troubles respiratoires. 103a) : sens de la rotation du vérin.Etablissement du plan de traitement 141 FlG. d'avant en arrière. — vestibulo-version des molaires. (Traitement précoce des malocclusions de la classe II. 103. — le diastème interincisif se ferme spontanément. — brachygnathie maxillaire en classe III. Apophyses palatines des os palatins et apophyses pterygoïdes. 1 et 2. Contention : — le vérin est bloqué par un fil de laiton et laissé en place 45 jours après la fin de l'activation. Les forces extrabuccales sur gouttière. en cas de laterodéviation initiale.5 mm) et augmentation de la largeur du maxillaire. 3. sans récidive jusqu'à 18 ans et légère avancée du point A (fig. prémolaires et canines. — apparition d'un diastème interincisif. qui récidive à 50 % -> augmentation de la D. Le plus rapidement possible. Description (fig. Mode d'action : — ouverture de la suture intermaxillaire plus en avant qu'en arrière. — prescrire à l'enfant de bien serrer ses dents au cours de la mastication et de mastiquer plutôt du côté en normoclusion. V. la récidive est plus importante (75 %): — expansion d'environ 6 mm au niveau molaire. à l'aide d'une clef reliée à un fil. Activation : — 1/4 de tour toutes les 12 heures (vers l'arrière) et contrôle tous les 3 jours.

facial est inclus dans la résine ou amovible et coulissant dans 2 tubes latéraux. Dans ces conditions. après correction de la proalvéolie. apparition de malocclusions transversales -> linguocclusion latérale ou latérodéviation — ce qui est le signe du succès de la thérapeutique. En cas de supraclusion prévisible. pour pratiquer de l'expansion au fur et à mesure du déplacement distal (endoalvéolie maxillaire). le palais est recouvert par la résine: — en cas de vestibulo-version accentuée des incisives. particulièrement au niveau incisif. Variantes : a) La gouttière partielle : — en cas d'infraclusion antérieure. ou bien en regard des prémolaires. p. B. l'arc facial est incorporé antérieurement dans la résine. le bord antérieur de la plaque palatine est situé à distance de ces dents. la gouttière partielle est transformée en gouttière totale. à forte convexité (ne pas utiliser ce dispositif après évolution des deuxièmes molaires). il est possible d'adjoindre au maxillaire un vérin médian large et un guide postérieur. c) Effets sur le profil : — amélioration des rapports interlabiaux (correction de la béance labiale). d) Gouttière pour recul précoce des secteurs maxillaires antérieur et latéraux. Il peut être utilisé en denture mixte stable et. Ce recul est plus ou moins associé à une bascule vers le bas et vers l'arrière. 102a) est ajusté au niveau des faces vestibulaires. placée en propulsion forcée. à mi-hauteur des racines (v. c) F.142 Traitement des anomalies orthodontiques b) Are facial amovible : cet arc s'insère dans deux tubes vestibulaires incorporés dans la résine au niveau des faces vestibulaires ou au niveau de la surélévation (application à la mandibule en cas d'occlusion inversée). 104. selon le réglage des branches et selon le type de croissance. — casque de traction haute (v. portée avec le casque de traction haute. dans un cas de classe II. le crochet d'ancrage est placé entre premières et deuxièmes prémolaires. — arc facial : l'arc interne est situé au niveau incisif. FIG. Les branches externes sont courtes.action (fig. Il s'agit d'un dispositif à mode d'action orthopédique. 146). permettant d'appliquer des forces lourdes intermittentes. situées au niveau des faces vestibulaires. 113) . parfois. les incisives ne sont pas incorporées dans le dispositif. a) Action orthopédique : — recul de la partie basse du maxillaire (os alvéolaire) et recul du point A. le palais est dégagé. après extraction des dents de 6 ans supérieures. B. 105). division 1. sur gouttière). Philippe. — léger déplacement postérieur de la fente ptérygomaxillaire. p. 11 donne parfois des résultats remarquables et rapides (v. b) Action sur la denture : — correction des relations d'arcades dans le sens antéro-postérieur . 104): — gouttière en résine recouvrant les faces linguales triturantes et vestibulaires de toutes les dents. le fil prend appui sur des cales de composite. un bandeau vestibulaire ou un fil de Vienne (fig. — en cas d'endoalvéolie maxillaire initiale. 149). dans des volets vestibulaires latéraux. — réduction du surplomb incisif avec linguo-version des incisives supérieures plus ou moins constante (protection d'incisives apparentes): — légère disto-version de l'ensemble des dents des secteurs latéraux. E. en denture adolescente stable. Après correction de cette vestibulo-version. . E. mais le dispositif est moins rigide. Ce dispositif permet de favoriser la propulsion de la mandibule (effet « activateur ») et de reculer en même temps la partie basse du maxillaire (action de la F. • Mode d. à direction antéropostérieure. p. Philippe (fig. Activateur. • Description de la gouttière de j. Il s'agit d'un dispositif à action orthopédique qui tend à distaler la zone alvéolaire maxillaire sans contrôle précis des axes dentaires. sur gouttière et activateur : la face inférieure de la gouttière peut être adaptée à la mandibule. — La gouttière de J.

leur augmentation doit être très progressive. — amélioration de la protection des incisives par les lèvres. B. E. — contrôler toutes les six semaines. incident plutôt rare. sans D. Linguo-version des incisives supérieures. Applications. sauf en cas de coopération insuffisante. D. • Indications. — soit en denture mixte avancée. pour éviter la lassitude de Venfant . — Effets d'une F. • Port du dispositif : — les forces exercées peuvent atteindre 1 kg. l'action doit se poursuivre au plus 12 à 15 mois. avec type de croissance moyen ou horizontal. Au maxillaire : cas de classe II. qui constitue une contre-indication au port de la traction moyenne haute avec des forces lourdes. afin que la deuxième étape orthodontique succède sans hiatus à la première phase orthopédique. Recul des molaires supérieures. « frapper fort pendant un temps bref ». (J. Incidents : alopécie (perte des cheveux). M. Les dents-supports doivent être stables donc au stade de la denture mixte stable. Si le test est positif. — le port doit être le plus fréquent possible. sur gouttière portée 8 mois (forte croissance mandibulaire). Gouttière + activateur = profil rectiligne ou . — soit en denture mixte stable : traitement en deux étapes. Philippe) . 105. division 1.Établissement du plan de traitement 143 FlG. au minimum 13 à 14 heures par 24 heures: — faire un test de six mois pour apprécier la coopération de l'enfant et la malléabilité osseuse. profil convexe et recouvrement incisif moyen ou diminué.

est ensuite utilisée comme contention la nuit.144 Traitement des anomalies orthodontiques Description (fig. E. concave et nez familial important. entame le « capital de coopération » de l'enfant (v. O. en général. En cas de proalvéolie inférieure prévoir sur la gouttière un (il de Vienne + une plaque maxillaire pour la correction de la linguoclusion des incisives à l'aide de ressorts linguaux (fig. et un dispositif multi-attaches simplifié prenant appui sur les deuxièmes molaires temporaires et incisives. Traitement actif : la force exercée est initialement de 150 à 300 g. augmente la durée globale du traitement. et correction d'une occlusion inversée. • Inconvénients : nécessite. interrompre le port. Le contrôle s'effectue toutes les six semaines à deux mois. peut provoquer un encombrement postérieur et une bascule en bas et en avant du plan bispinal. 106. B. en classe II. 153 : Impact psychologiqu La fronde occipito-mentonnière (F. Contention : la F. — Modifications orthopédiques. d'application très précoce. m Avantages. Indications : de 3 à 6 ans maximum. I01/>). réalisation facile. 83). contention du traitement de ces anomalies. on peut adjoindre à la F. et même plus fortement si l'enfant le supporte. C. 148). B. — La fronde occipito-mentonnière. contrôles espacés. sur gouttière. 77) . les forces exercées peuvent être très importantes (jusqu'à 1 kg). si les effets recherchés sont obtenus. — supraclusion incisive inférieure accentuée (v. Si au bout de 6 mois aucune modification importante ne s'est produite. permet d'éviter les extractions. postérieure (v. il est possible d'associer une F. FIG.) (traitement précoce des proglissements mandibulaires). soit au niveau pariétal (traction oblique). O. aspect de rétrochéilie inférieure avec type de croissance horizontale. M. E. p. • Dispositifs associés : — en cas de linguoversion des incisives inférieures d'origine fonctionnelle. D. — disto-version initiale des premières molaires. Elle est progressivement augmentée jusqu'à 500 g. une deuxième étape en technique fixe. A la mandibule : cas de classe III avec proglissement. — si le plan de traitement prévoit des extractions. au maxillaire. — en cas de supraclusion initiale. une mentonnière et des bandes élastiques reliant le tout. le port de la F. . en denture temporaire : proglissement mandibulaire en classe III sans brachygnathie maxillaire prononcée en denture temporaire ou prognathie légère. peut précéder la procédure des extractions pilotées (p. E. • Contre-indications : — face longue + + . pour la correction des relations de classe II. 106) : cet appareil comporte un casque de traction qui peut être placé. préfabriqué. postérieure et inférieure. 179). M. M. soit sur le sommet du crâne (traction verticale). M. pour la correction d'un recouvrement incisif excessif. Une exception : en cas de D. Mode d'action : — la mandibule effectue une rotation postérieure: — la croissance verticale du condyle est freinée. un pare-choc à la mandibule (p. p. sans brachygnathie maxillaire et sans D. D. Il est souhaitable de faire porter une gouttière maxillaire pour désengréner les dents. maxillaire sur gouttière. — D. Définition : dispositif extra-oral destiné à exercer une pression antéro-postérieure ou verticale sur le menton. M. Il est. D. le plus souvent. p. Ce dispositif doit être porté 12 à 15 heures par jour et au cours d'un repas — entre 6 mois et deux ans maximum. M. B. Résultats : obtention de relations de classe I molaire en I. sur gouttière.

après évolution des incisives. b) L'arc double intrabuccal : arcs palatin et vestibulaire au 10/10e de millimètres soudés sur 16 et 26 et comportant deux crochets pour traction élastique antérieure. son intensité doit se situer entre 1 et 2 kg. au maxillaire. gouttière scellée en denture mixte ou temporaire avec 2 crochets de traction antérieurs. 107) : a) Le masque : préfabriqué. sauf en cas de fente labiale ou de supraclusion importante et si la traction est faible. qui constituent l'ancrage. l'ensemble de l'arcade dentaire se déplace vers l'avant. Durée du traitement : la correction de l'anomalie maxillaire est obtenue entre trois mois et un an. la base alvéolaire glisse antérieurement sur sa base osseuse: — disjonction de la suture maxillo-palatine transverse : elle se produit avec des forces lourdes (1. élastiques de traction antérieure fixés sur un arc interne double (vestibulaire et lingual). 107. Indications : — traitement des brachygnathies maxillaires (ou des rétrognathies maxillaires) sans anomalie majeure au niveau de la mandibule : — traitement des séquelles des fentes labio-maxillaires. Récidives : dues à la posture de la langue (déglutition primaire).5 à 2 kg). Le moment d'application : l'auteur l'utilise chez de très jeunes enfants. — a et b) Le masque de Delaire : appuis frontal et mentonnier. L'arc est ligaturé à toutes les dents: éventuellement. Toutefois. Il permet d'appliquer 145 des forces orthopédiques lourdes et intermittentes à direction postéro-antérieure (fig. à l'arcade maxillaire.Etablissement du plan de traitement Critères de réussite : stabilité en denture permanente. b) Effets orthopédiques : — effet de « tiroir ». c) La traction élastique : la force est produite par des élastiques tendus entre les crochets de l'arc vestibulaire et l'entretoise du masque. ou réalisé au fauteuil et au laboratoire. anesthésie générale). relié au masque par des tractions élastiques. 107). d) La surélévation mandibulaire : en principe. FlG. Impact psychologique : le masque constitue probablement l'un des dispositifs les plus difficiles à faire accepter par les patients. déconseillée et inutile. Le masque de Delaire (traitement des brachygnathies maxillaires). les utilisateurs habituels ne relèvent guère plus de problèmes avec ce type d'appareil qu'avec d'autres forces extrabuccales à traction antéro-postérieure. en denture mixte stable (période la plus favorable) et en denture adulte jeune. Effets du masque facial : a) Effets orthodontiques : vestibulo-version des incisives supérieures. et un arc double. Description (fig. à une obstruction pharyngée associée à une ventilation buccale (contre-indication). Conduite du traitement : Port : exercer très rapidement une traction très forte. Définition : le masque de Delaire est un dispositif orthopédique comportant deux points d'appui sur le front et sur le menton. dirigée au maximum vers le bas. en denture temporaire (pose sous . .

La surélévation et l'hyperpropulsion mandibulaire constituent les éléments inducteurs des modifications observées. La récidive peut s'observer en fonction d'une forte tonicité labiale supérieure. AU NIVEAU DENTAIRE : — ralentissement de régression incisive. Définition : dispositif amovible utilisant des forces intrinsèques (les muscles oro-faciaux) pour la correction des décalages sagittaux. Mode d'action : tout se passe au niveau occlusal : d'après Fontenelle. — éventuellement « pelotes » au niveau de la gencive inférieure (v. La résine est en contact avec l'ensemble des faces triturantes et recouvre les faces vestibulaires des dents cuspidées sur 2 mm. — une croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation postérieure. b) Le propulseur de Muller-Brunner : les barres rigides. les incisives étant bout à bout. — a) L'activateur d'Andresen. Les effets de l'activateur : les superpositions des téléradiographies avant et après application de l'activateur montrent : AU NIVEAU SQUELETTIQUE (EFFET ORTHOPÉDIQUE) : — si le réglage est défectueux (direction de traction trop haute) -> bascule du maxillaire vers le bas qui entraîne une rotation postérieure de la mandibule. c) Maxillaire : — un ralentissement de la croissance maxillaire. Description de l'activateur (ou monobloc) (fig. particulièrement des malocclusions de la classe II. en nickel-chrome. 108. ce qui l'oblige à propulser la mandibule. — bandeau vestibulaire supérieur de canine à canine (faces distales). ou tout au moins en contact. il permet des corrections orthopédiques spectaculaires. 108<v) : Gouttière en résine réalisée sur des modèles placés en hyperpropulsion. d'un recouvrement incisif insuffisant ou de la visco-élasticité de l'os. Conclusion : si ce dispositif est bien porté et bien réglé. propulseur. Pare-choc.146 Traitement des anomalies orthodontiques prolongé sur le secteur incisivo-canin inférieur. — égression différentielle des molaires. Appareils fonctionnels. situées sur la plaque-base maxillaire s'insèrent dans des décrochements en baïonnette sur la plaque inférieure. pare-choc). p. Ensuite se produit un FIG. division 1. 24) et un réflexe de fermeture à point de départ occlusal. lorsque l'enfant rapproche ses deux arcades. 37) et analyse de Ricketts). . en cas de légère proalvéolie inférieure. b) Une augmentation de la dimension verticale. L'activateur. Ce recouvrement est a) Mandibule : — une augmentation de la croissance au niveau des axes condyl'iens DC-Xi et Xi-Pm (branche horizontale) (fig. l'activateur déclenche le réflexe myotatique (v. — une augmentation de l'angle goniaque. 148). p. — selon le réglage. linguoversion des incisives supérieures et vestibulo-version des incisives inférieures. (activateur. La cire d'occlusion permettant de déterminer cette propulsion mandibulaire forcée est réglée pour obtenir également une forte surélévation (2 à 3 mm au-delà de la position de repos).

ce qui permettra régression des molaires et des prémolaires . p. A partir des signaux occlusaux. — D. Dans certains cas exceptionnels. sans encombrement inférieur. Port-réglage : — port : 12 heures par 24 heures (la nuit). les muscles jouant le rôle des tractions élastiques. 109. D. FIG. division 1. 109*:/ et 10%).. l'activateur est un appareil à énergie douce et naturelle qui peut être utilisé par le multipraticien. — denture adolescente en cours de constitution. 22) . après correction orthodontique des versions linguales des incisives supérieures (cas de classe II. — meulage des régions postérieures et inférieures. dans le sens d'une rétrognathie inférieure (p. le pic de sécrétion de l'hormone de croissance se situant pendant cette période. il peut constituer à lui seul le traitement de la malocclusion (fig. Dès lors le monobloc crée un nouvel équilibre. M. rotation postérieure. L'appareil fonctionnel permet une l re étape de correction orthopédique précédant une seconde phase de correction orthodontique et de finition. 154). h) Malocclusions de la classe II. division 2. D. Par analogie avec les sources d'énergie. b) Vue intrabuccale. — a et b) Effets d'un activateur d'Andresen. le muscle ptérygoïdien externe a tendance à propulser la mandibule. Contre-indications : — face longue. Ce dispositif ne doit être porté que la nuit. M. dans un cas favorable (malocclusion de classe II. contrôle toutes les 4 à 5 semaines. Au NIVEAU DENTAIRE l'activateur agit à la façon des élastiques de classe II (v.Etablissement du plan de traitement réflexe d'ouverture. 59) avec face courte ou moyenne et rotation antérieure : — sans D. — recouvrement incisif augmenté ou béance fonctionnelle légère. le moment de choix se situant avant que le patient n'atteigne son pic de croissance c'est-à-dire en moyenne 12 ans chez les filles et 14 ans pour les garçons (période psychologiquement défavorable). avant traitement. AU NIVEAU SQUELETTIQUE : 147 — effet « activateur » : croissance mandibulaire accélérée (v. Indications : a) Malocclusions de la classe II. division 1). p. — remodelage fonctionnel: — effet « d'ancrage » : ralentissement de la croissance maxillaire. division 1). — temps de correction : entre 1 et 2 ans. c) La symétrie des arcades avant traitement est nécessaire. division 2. a) Moulages. — avec une tendance à la proalvéolie supérieure et à la rétroalvéolie inférieure. transformé en cas de classe II. . d) Age d'application : — denture mixte stable : période psychologiquement très favorable. ou avec un encombrement mandibulaire modéré (forme 1). après plusieurs séances.

par transmission de la pression labiale au niveau molaire (pare-choc sur bagues). Définition : dispositif auxiliaire amovible destiné à augmenter le périmètre d'arcade. 110. 110. ajustable sur deux bagues molaires -> supprime la pression labiale sur les incisives inférieures. Variante : le propulseur de Miiller-Brunner. 108/?). — b) Pare-choc sur appareil amovible (action uniquement antérieure —> évite la pression labiale inférieure). Définition : dispositifs orthodontiques fixes développant des forces extrinsèques à l'aide d'arcs ou de ressorts adaptés sur des bagues ou des attaches fixées sur chaque dent. Description : ce dispositif comporte une plaque supérieure avec deux barres en chrome-cobalt dirigées obliquement vers l'avant. soit d'alliages spéciaux. p. en regard des premières molaires. Il n'est pas prévu de surélévation postérieur. LES TECHNIQUES MULTIBAGUES OU MULTI-ATTACHES Introduction. Effets dentaires : — vestibulo-version des incisives. 117). Application : en denture mixte. Le pare-choc ou Bumper. la lèvre inférieure ne s'exerçant plus . . 120a) — sur lesquelles sont soudées des brackets et des tubes. ou rectangulaire. 110a) : — arc vestibulaire au 10/10e de millimètres ajusté sur 2 bagues au niveau des 36 et 46 (ou des 85 et 75) et comportant au niveau incisivo-canin une bande de résine molle située à 3 ou 4 mm des faces vestibulaires des incisives. asthme . maintient les molaires. — blocage ou léger distalage des premières molaires. la pression de FIG. 122c/). a FIG. Description (fig. Leur section peut être ronde. béance squelettique. carrée. Indications : en denture mixte ou adolescente : — conservation de l'espace de dérive mésiale: — correction d'une linguo-version du secteur incisif inférieur. — variante : pare-choc sur appareil amovible (fig. seule la pression linguale persiste. soit continus — de molaire à molaire (fig. 120c) — soit segmentés (fig. Les dispositifs : ces appareils comportent des moyens de fixation unitaire sur chaque dent — les bagues scellées ou les attaches collées à l'aide de composite (fig. Port : continu. l'élocution étant possible avec ce type de dispositif. — a) Pare-choc (ou « Bumper ») de Denholtz. sauf cas particulier (barres de Millier : firme « Dentaurum ») (fig.148 — — — — Traitement des anomalies orthodontiques proalvéolie inférieure (biproalvéolie) . Il est préfabriqué ou façonné (gaine en plastique coulissant sur l'arc). hypotonie musculaire. Cette disposition oblige l'enfant à propulser la mandibule. qui pénètrent dans des décrochements en baïonnette situés au niveau de la plaque inférieure. Le port peut être continu. Ces fils sont fabriqués à l'aide soit d'un alliage à base d'acier inoxydable. Ces dispositifs permettent d'effectuer des déplacements contrôlés dans les trois sens de l'espace. — moyen d'ancrage inférieur (ou supérieure) en méthode multibagues. d'origine fonctionnelle (forte tonicité ou succion de la lèvre inférieure) . Dans ces brackets s'ajustent des arcs. 1106). en dehors des repas et du brossage. grâce à la pression exercée par la lèvre inférieure (ou parfois supérieure). Il s'agit donc d'un dispositif à forces intrinsèques (v. donc de déplacer les apex.

. Leur uti- 149 lisation relève d'un apprentissage particulier. B. traction haute avec élastiques de traction en latex et arc facial avec branches externes courtes. Les différentes techniques : il existe plusieurs techniques. des bagues placées le plus souvent au niveau des premières molaires maxillaires. d) F. Stops : baïonnettes horizontales ou tubes soudés. des praticiens spécialisés en orthodontie. A. et sans cesse perfectionnées en raison des améliorations de la technologie. h) Arc facial standard. — appareils linguaux ou palatins.) et les tractions intermaxillaires peuvent être utilisées isolément en dehors des techniques multiattaches classiques. traction basse (appui cervical) avec élastique de traction et coussinet de protection (neck-strapj. : forces extra-orales ou tractions péricrâniennes) . p. E. fixes ou amovibles et réglés par le praticien. Les forces extrabuccales sur bagues (F. c) F. 111. 158). B). actifs ou passifs. E. maîtrisent le maniement de ces techniques difficiles. Définition : dispositif mécanique amovible comportant un ancrage. — a) F. B. S. Seuls. La surface d'ancrage FIG. Les techniques multi-attaches impliquent également le port par le patient de dispositifs ou d'appareils auxiliaires : — forces extra-buccales sur bagues (syn. traction haute (hi-pull). — tractions intermaxillaires (p. dont les possibilités thérapeutiques ont révolutionné l'orthodontie (v. E. un système de traction élastique externe. Elles reposent sur des concepts théoriques parfois fort divergents et sur l'usage de dispositifs mécaniques de conception variée. l'appui pericrânien.Etablissement du plan de traitement Ces arcs sont solidarisés aux brackets à l'aide de ligatures ou d'anneaux d'élastomère. E. B. Toutefois les forces extra-buccales sur bagues (F. à l'aide d'élastiques intrabuccaux . un point d'appui interne. toutes mises au point aux U. 154). B. de 2 mm de long. E.

B. de déplacement sont possibles (fig. • Les effets (Tune F. d) Un ancrage externe : b a n d e élastique cervicale.150 Traitement des anomalies orthodontiques e) Les différents types de F. Ingression. afin de pouvoir en régler la longueur et de bloquer l'arc. ou bien des rondelles soudables ou des baïonnettes. crochet au niveau des premières molaires — ou longues. 112. 161). Version coronaire distale : la force F passe par le bord inférieur de la couronne.U. — traction haute : la direction de la force est plus haute que le plan d'occlusion. p. ou bien association des deux types d'ancrage : bande cervicale et casque de traction haute (straight-pull) . appui pariétal (fig. branche courte. — variante : F. sans prendre appui sur les dents antérieures. E. avec coussinet protecteur (appui sur la nuque) — casque de traction (appui sur le crâne) (fig. ou parfois sur les premières molaires inférieures). Cet appareillage permet d'exercer une force intermittente. — traction moyenne : la direction de la force est sensiblement parallèle au plan d'occlusion. : ils se différencieront selon le type d'ancrage externe utilisé : — traction basse : la direction de la force est plus basse que le plan d'occlusion — bande élastique à point d'appui cervical (« cervical head-gear » . E. au niveau des premières molaires en fonction du niveau de la force par rapport au centre de résistance : Translation distale : la force F passe par le centre de résistance. Version radiculaire distale : la forcer F passe au niveau des apex des molaires. E. • Description (fig. Appui occipital. casque de traction de type « Interlandi ». avec des variantes. Égression. seules les molaires se déplacent en direction distale. . peut être utilisée seule ou en association avec un dispositif fixe multi-attaches. Les branches internes comportent des U d'expansion dirigés vers le bas. L'arc est ajusté à distance des incisives et s'insère dans des tubes soudés sur les bagues. à direction antéro-postérieure.) (fig. \\\d). p o u r forces directionnelles (v. b) Un arc facial (fig. 11 le/). Au NIVEAU DES PREMIÈRES MOLAIRES : t r o i s t y p e s n'étant pas déformable. 111) : les branches externes peuvent être courtes. branche courte ou moyenne. Rotation pure : version coronaire mésiale + version radiculaire distale : 4-1 : la force F passe à distance des apex -> rotation dans le sens distal ta . (hi-pull) . B. c) Un élément moteur : élastique en latex pur (fig. 4-2 : la force F passe à distance de la couronne -> rotation dans le sens mésial c» . — Les différents types de déplacement. ou ressort comprimé. B. S. E. branche longue ou m o y e n n e . sur bagues appliquée sur les premières molaires supérieures : Effets orthodontiques. 111). traction au-dessus des oreilles. le crochet d'ancrage étant situé au niveau des canines — moyennes . B. La F. 111): : le dispositif complet comprend a) deux bagues sur les premières molaires supérieures (ou sur les deuxièmes molaires. sur les premières molaires supérieures. casque de traction h a u t e . 112) : e a) b) c) d) e) /') f FIG. ou bande élastique. 111c/).

effets des différents types de F. B. 113</ et b). 119). E. traction basse correction spontanée des relations de classe II molaire et prémolaires. dus à l'étirement des fibres supra-alvéolaires et parfois même des diastèmes au niveau des incisives (fig. on pourra faire varier : — le point d'application de la force: — la position du crochet d'ancrage externe (longueur des branches.AIRE : on n'observe pas. le maxillaire subit une rotation en bas et en arrière. On doit raisonner en tenant compte de la situation du crochet d'ancrage de l'arc externe. — le niveau de l'ancrage (appui crânien ou cervical). Si. est donnée par l'analyse des principes biomécaniques qui s'y rapportent. elle parait stable. contre-indication : D. Le pourcentage respectif des trois types de déplacement observable au niveau des molaires dépend de la direction de la force et de la distance de la force par rapport au centre de résistance de la molaire (au niveau de la furcation). on peut observer des diastèmes entre les prémolaires et les canines. p.. 113c) : pour obtenir des déplacements contrôlés sur les molaires. point d'ancrage (nuque ou crâne). est au plus de 1 mm avec un écart de 3. dans son entier. La détermination des. Le déplacement distal. — conservation de l'ancrage molaire (lutter contre la perte d'ancrage (v. elle se sera donc distalée de 2 mm. C'est le déplacement distal qui est souvent le plus recherché. FMA présente une légère augmentation avec les différentes F. Contrôle du déplacement : sur un individu sans anomalie orthodontique.5 à 0 mm. Effets orthopédiques : Au NIVEAU DU MAXILLAIRE : avec un réglage approprié. En moyenne. B. fig 113. Le recul est de 2 à 4 mm en moyenne. 53) : — conservation d'un espace de dérive mésiale. c) Un mouvement vertical : égression (5) ou ingression (6). Si le crochet est au-dessus de cette ligne. Au NIVEAU DU PLAN MANDIBUI. le maximum observé étant de 1 cm en trois ans (Ricketts). M. b) Un mouvement de version : — version coronaire mésiale ou distale (2). la première molaire est déplacée dans une position plus distale que celle du début du traitement (contrôlée à l'aide de superposition) dans 40 °„ des cas. — version radiculaire distale (3). la dent de 6 ans supérieure se déplace vers l'avant de 1 mm par an par rapport à l'axe facial de Ricketts. postérieure (v. Toutefois. au bout de deux ans. . Analyse biomécanique simplifiée (fig. les tractions cervicales ou moyennes • montrent de plus grandes variabilités. B. D. du type de traction par rapport au plan d'occlusion. — rotation pure autour du centre de résistance (4) c'est-à-dire versions coronaire et radiculaire associées. hauteur des crochets). Ce distalage permet d'obtenir une augmentation du périmètre d'arcade de 1 à 6 mm par hémi-arcade. p.a et b) Effets d'une F. Utilisation : — recul des molaires pour la correction d'un décalage de classe II. apparition de diastèmes entre molaire etp remolaircs. donc des précautions particulières s'imposent avec ce type de traction.Etablissement du plan de traitement a) Un mouvement de translation : déplacement distal en translation (1). E. de différence significative selon les types de traction. E. 151 EFFETS AU NIVEAU DES DENTS ANTÉRIEURES ET LATÉRALES : si le déplacement distal des molaires est suffisamment important. Prévision du sens de la version : le sens de la version sera fonction de la position du crochet externe par rapport à la ligne furcation. du maxillaire. d'après Baumrind.

: pariétal : traction haute . Cr = centre de résistance. Si ce vecteur est orienté vers le bas. Translation distale : le mouvement de translation est obtenu en alignant le point d'ancrage. • Effets des différents buccales : types de forées extra- a) Traction basse : — forte réduction du décalage des bases osseuses . Le centre du cercle correspond au crochet sous tension. une égression. B. recul du point A. Exemples : si l'angle a = 0 —> translation distale. le crochet externe et le centre de résistance. point d'ancrage. on observera une ingression. angle a sous l'axe 9-3 ~> égression des molaires. — correction du décalage antéro-postérieur (ré ponse dento-alvéolaire) . la résultante des forces produira une version mésiale. . — c) Les différents types de F. parallèle au diamètre XX' du cercle. 113. : XX' = plan d'occlusion. Angle a = angle plan d'occlusion/crochet sous tension. dans le sens vertical et A. occipital : traction moyenne . une version distale. E. cervical : traction basse. — position plus postérieure de la fente ptérygomaxillaire . P.152 Traitement des anomalies orthodontiques appui cervica FIG. s'il est situé au-dessous. Prévision du sens du déplacement vertical : si le vecteur crochet externe-point d'ancrage est orienté vers le haut. angle a au-dessus de la ligne 9-3 -» ingression. Analyse biomécanique du déplacement.

Une rotation antérieure importante se produit après le port d'une F. b) Comment éviter ou atténuer ces problèmes : — prévenir toujours des incidents possibles: Le moment d'application : la période la plus favorable se situe au moment de l'évolution des prémolaires supérieures. B. alopécie. famille nombreuse et agitée. à l'opposé. c) Traction moyenne : — correction du décalage d'arcades. Réglage : — après accoutumance. — le caractère du patient : enfant timide. Son port est assez contraignant. E. introverti ou bien. — légère ingression molaire. E. de 10 h à 14 h ou plus par . endormissement sur le ventre. — le sommeil : sommeil agité. dans un traitement d'orthodontie. b) Traction haute : — pas de changement au niveau du plan d'occlusion. B. — blocage de l'éruption verticale du maxillaire: — vestibulo-version des premières molaires. nécessitant deux fois sur trois le port d'une F. si l'arc s'abaisse -> version distale des molaires. : déscellement des bagues. — le mode de vie : patient aux multiples activités ou très fréquemment à l'extérieur. — possibilité d'utilisation d'un dispositif sophistiqué d'enregistrement des heures de port (Aledyne Corporation). L'effet de version est obtenu avec des branches longues. perte nocturne. éviter de donner l'image d'une coalition des adultes contre l'enfant. Il faut rappeler l'importance de la F. dû à une impossibilité matérielle. • F. par définition. — légère rotation postérieure. — face longue : traction haute + arc transpalatin: — déplacement distalparallèle au plan d'occlusion : traction moyenne (haute et basse) ou casque « Interlandi ». Incidents : leur éventualité doit être signalée au moment de la pose de la F. B. enfant insomniaque. est. en remontant les branches ou d'une version mésiale en abaissant les branches. Contrôle du port : — remettre au patient une carte lui permettant d'indiquer les heures de port. donner de l'expansion à l'arc interne (de 2 à 10 mm). ce qui implique une forte coopération du patient. et type de croissance : — face courte ou moyenne : traction cervicale. en moyenne. B. du côté branche longue . 156). 153 24 h selon que l'on souhaite obtenir un simple blocage des molaires ou un distalage de ces dents. tendance à la rotation postérieure mandibulaire et augmentation de l'étage inférieur de la face. Si toutefois la séquence est inversée (7 puis 5). Ce problème doit donc être replacé dans un cadre non technique : a) Les facteurs prédisposant aux difficultés de port : — l'environnement : opposition de l'un des parents. B. B. BRANCHES ASYMÉTRIQUES : la force exercée du côté de la branche la plus longue est plus importante. — changer fréquemment la bande de nuque ou le casque. — enquêter auprès de la famille pour vérifier la régularité du port et déceler certaines difficultés. Le port du dispositif. composante lingualante associée. en conservant la F. • Les modalités pratiques. E. écarter la branche longue de la joue : rapprocher la branche courte. quand on sait que les 3/4 des patients d'un orthodontiste sont composés de cas de classe II. Cette influence sur le mode de croissance est réversible. B. E. lorsque les germes des dents de 12 ans sont encore haut placés. s'il remonte -> version mésiale. B. un dispositif externe très visible. douleur de type « arthrite dentaire » sur les molaires d'ancrage. plus longuement le lendemain. — diminuer l'expansion ou un effet de version trop important. Impact psychologique : la F. — Durée : il est recommandé de faire agir la F. 90 heures par semaine. « téra-bite »). traction basse: — tendance à la linguoclusion des premières molaires. il faut appliquer la force extrabuccale plus précocement.Etablissement du plan de traitement — légère bascule du plan palatin vers le bas . — après accrochage des élastiques. E. Comment éviter les manifestations douloureuses ? — diminuer l'intensité de la force. Ce dispositif doit être porté. Il est possible de compenser un port diurne insuffisant. E. pendant la journée. — conseiller à l'enfant de mastiquer sur les dernières molaires. pour atténuer l'ischémie (gouttière en plastique mou. On obtiendra donc la correction d'une version distale. E. gêne labiale. très autonome et de personnalité forte . E. enfant pensionnaire. résultante parasite qui peut être évité par l'adjonction d'un arc transpalatin (p.

I. I. sans trop tenir compte des caractéristiques mécaniques. rotation postérieure. — légère égression des incisives supérieures. c) Action sur le plan d'occlusion : bascule en bas et en arrière. — perte d'ancrage inférieure. — les couleurs vives des bandes et des casques n'ont guère d'effet motivant plus d'une semaine. Les différents types de T. La force de traction peut être reportée sur l'ensemble de l'arcade dentaire ou n'agir que sur les incisives ou les molaires ou les canines (crochets coulissants). — vestibulo-version des incisives inférieures . B. E. Il (en technique de Ricketts). — a) T. Conséquences . Donc. N. Les points d'accrochage sont antérieurs ou latéraux et vestibulaires ou linguaux. a 114. B. FIG. L'effet de cet élément essentiel de certains traitements d'orthodontie dépend avant tout du degré de motivation du patient. M. qui sont beaucoup moins efficaces pour le maintien de l'ancrage. en cas de difficulté particulière. Exemple d'utilisation : distalage de 45 avec élas- . les élastiques de classe II augmentent la D. — prescrire des sédatifs légers pour les premières nuits. M. — tester l'enfant si des extractions s'avèrent nécessaires et si le port de la F.). de prévoir d'autres dispositifs auxiliaires tels : arc palatin (fig. 114a) : points d'accrochage : 36 et 46 (ou 37 et 47) V ou L et 13 et 23 ou mésial aux canines V. Élastiques de classe II (fig.154 Traitement des anomalies orthodontiques La force est modulable en fonction du diamètre de l'élastique et du mode de port (port continu ou discontinu). avant de s'engager dans un choix irréversible. Les tractions intermaxillaires (T. si l'on craint quelques difficultés à ce sujet. a) Caractéristiques biomécaniques : composantes horizontale et verticale. d) Indications : — traitement des anomalies de la classe II. La résultante des forces est oblique ou verticale. etc. B. M. b) Action sur la denture : — égression et mésioversion 36 et 46 . : la coopération du patient est déterminante dans l'efficacité de ce dispositif. . 1106). de cl b) La jig (diamètre : . B. E. V. • Élastiques obliques. • — renforcer constamment la motivation à chaque séance . en cas de douleurs . est indiqué.032 inches) coulissant sur un arc tique de classe 111. etc. — conseiller la suppression totale du port pendant 2 à 3 jours. E. — léger recul molaire supérieur. e) Contre-indications : face longue. — changer le type de traction. et placés par le patient sur un dispositif fixe (en technique Edgewise. Ricketts. le menton s'abaisse et recule. ingulaire. arc de Nance (fig.). associées ou non à une F. Begg. Il peut être prudent. tractions intermaxillaires. c) Conclusion Ne pas accorder une confiance aveugle au port de la F. et leur mode d'action. I. 110c). Définition : traction exercée par des élastiques tendus entre les deux arcades.

— douleurs au niveau des molaires d'ancrage ou mobilité exagérée de ces dents. si le port d'une F. B. — Contre-indication : lèvre supérieure courte.d'un sourire gingival due à régression des incisives supérieures. f) Incidents : — proglissement provoqué par l'étirement des ligaments articulaires. I. V ou L et 43 et 33 V ou jig (fig.Etablissement du plan de traitement 155 d FiG. I. M. b) Élastiques de traction de classe II ou de classe III avec accrochage en triangle. — traitement de certaines anomalies de la classe III d'Angle. b) Action sur la denture : — égression et mésioversion des 16 et 26. E. ce qui a tendance à corriger des rapports de classe II ou de classe III. et à augmenter la dimension verticale. 1 Ub) : a) Caractéristiques biomécaniques : identiques aux T. est prévue . — aggravation. d) Elastiques verticaux postérieurs dits de « criss-cross » pour la correction d'une linguoclusion. É>astiques de classe III : points d'ancrage : 16 et 26. rotation postérieure. — c) T. Exemple : 46 -> 43 et 13 -> 46. e) Contre-indications : face longue . Conclusion : les tractions élastiques obliques agissent en basculant le plan d'occlusion vers le haut ou vers le bas. Remarque : ces élastiques sont assez gênants à porter et difficiles à accepter par le patient. — Indication : correction des béances antérieures avec sourire édenté. M. au maxillaire) (p. M. verticales entraînant une aggravation du sourire gingival. • Élastiques verticaux : c a) Élastiques verticaux antérieurs : points d'accrochage (fig. Résultantes horizontale (RH) et verticale (RV). les T. B. — disto-version des 46 et 36. E. 159) . — ingression ou non. — Conséquence : bascule du plan d'occlusion dans le plan transversal. molaires supérieures : vestibulo-version et égression. b) Elastiques verticaux postérieurs : points d'accrochage : vestibulaire sur une dent (dents cuspidées) et lingual sur l'antagoniste (élastiques de « crisscross ») (fig. La récidive se produit après suppression de la traction. de classe II. d) Indications : — préparation d'ancrage. 1I4d). 114. — Mode d'action : résultante des forces : . — linguo-version et égression. — Utilisation : correction d'une déviation des milieux. Variantes : a) Élastiques obliques antérieures : points d'accrochage 12 -> 32 ou 22 -^ 42. 114c) : élastiques « en carré » sur 2 ou 4 incisives supérieures et inférieures V ou L. Exemple : 16 L -> 46 V. en méthode Edgewise (disto-version des dents postérieures + F. . c) Action sur le plan d'occlusion : bascule en haut et en arrière. verticaux antérieurs (correction d'une béance antérieure avec proalvéolie). I.

pour la correction d'une vestibuloclusion exagérée antérieure (canine ou première prémolaire). molaires inférieures : linguo-version et égression. • Elastiques horizontaux. fixé sur les premières molaires inférieures et comprenant deux V d'expansion. 115. vestibuloclusion exagérée des prémolaires et molaires maxillaires (16 V -> 46 L). 115è. p. Définition : dispositif fixe ajusté au contact des collets linguaux des dents et constitué par un arc rond de fort diamètre relié à deux bagues molaires. linguoclusion des prémolaires et molaires. — a) Arc lingual (en vue linguale) . ou de préférence. et constitué par un fil rond. ou bien au 9/10e mou. 115. Arc transpalatin : le U d'expansion est dirigé distalement . Arcs linguaux et palatins. . Variantes : boucle d'expansion médiane de contraction ou d'expansion (fig. 115b. 119): — point d'ancrage pour des tractions élastiques sur canine en ectopie vestibulaire. Variante : arc de Nance. de fort diamètre (. démontable et placé dans des fourreaux linguaux (sheath).2). • Arc lingual (fig. L'arc transpalatin peut être soudé.156 Traitement des anomalies orthodontiques Ce type d'arc peut être soudé ou démontable par le praticien. 2) : Définition : dispositif fixé passif ou actif reliant transversalement les faces linguales des dents de 6 ans. — Élastiques transversaux unimaxillaires. — contention d'une expansion maxillaire. . placé au maxillaire. 115c). FIG. — correction d'une linguo-version des molaires (actif). . — Indications : . Utilisation : cet arc permet d'effectuer des déplacements des molaires dans les trois sens de l'espace. Il comporte une pastille de résine sous le raphé médian (fig. Exemple : 13 L -> 23 L. • Arc palatin (fig. Utilisation : — conservation de l'ancrage (v. FIG. 115a) : Description : arc passif au 8/10e dur. — b) Arc palatin et arc transpalatin (1). — moyen d'ancrage (provoque une vestibulo-version des incisives inférieures) : intra-arcades ou interarcades (pour des élastiques de classe II). • Arc transpalatin (T-Pal) (fig. l'extrémité distale est légèrement à distance de la bague. 115è.036 inch) ajusté à quelque distance de la voûte palatine. sa fermeture entraîne une rotation disto-vestibulaire des premières molaires et une contraction de la distance intermolaire (2). Ces arcs peuvent être réalisés au maxillaire (arc lingual) ou à la mandibule (arc palatin). Utilisation : — conservation de l'espace de dérive mésiale (passif). 1) : Description : arc passif au 8/10e dur avec deux V d'expansion.

Cet arc est soudé sur 2 bagues ajustées sur les premières molaires supérieures. — a) Le quad'hélix en bouche. Mode d'action : il provoque une rotation distolinguale des molaires et une expansion au niveau des molaires. Il existe une variante à la mandibule dénommée « Bihelix ».). — Solidarisation des secteurs latéraux (molaires et prémolaires).Etablissement du plan de traitement 157 — Association d'une F. pour éviter une vestibuloversion des molaires. . Le Quad'hélix. — Correction des rotations molaires symétriques ou asymétriques avec un dispositif multi-attaches. traction haute. c) Variante : action antérieure associée. prémolaires et canines. En conséquence. le périmètre d'arcade est augmenté au niveau antérieur. FIG. h) Le quad'hélix activation. : l'arc transpalatin ne permet pas d'éviter la perte d'ancrage. FIG. Définition : appareil fixe d'expansion soudé sur deux bagues molaires et utilisable au maxillaire. — c) Arc de Nance : pastille de résine prenant appui sur la muqueuse palatine et arc de diamètre 9/10 soudé sur deux bagues molaires. comportant 4 boucles hélicoïdales (d'où le nom de Quad'hélix). linguocclusion ou inclusion palatine. 116a). activation immédiate d'environ 8 mm ( + ) des bras latéraux (forme en W) (fig. avant pose (forme de W) (d'après GUGINO). 115. (fig. B. Description : arc palatin en fil rond de fort diamètre (. E. Pose : avant scellement.036 inch). — Moyens d'ancrage pour la correction d'une ectopie canine. en modifiant leur inclinaison axiale. N. et d'un arc transpalatin. 116/. B. 116.

c'est le « contrôle de l'ancrage ». cette méthode étant mieux adaptée au recul du secteur antérieur. de classe II et de classe III. 1 19).018 x . dans les cas traités par la méthode Edgewise. — Edward Angle a été l'inventeur et l'initiateur de la technique de 1' « Edgewise-Arch » dans les débuts du siècle. — Les objectifs de traitement sont déterminés en fonction d'un bilan orthodontique complet. adaptée au type de croissance et T. O'Meyer. 81e). p. Les analyses céphalométriques les plus utilisées actuellement pour l'élaboration du plan de traitement sont l'analyse de Tweed (v. B. Les dispositifs auxiliaires : F. 8 1 / p. Thurow) ont contribué à l'amélioration et à la diffusion de cette méthode aux États-Unis et. B. D i m e n s i o n s du fil r e c t a n g u l a i r e utilisé : . par l'intermédiaire de quelques pionniers (R. en Europe. Indications : — endoalvéolie maxillaire avec latéro-déviation. dans les trois sens de l'espace. cette hypercorrection récidivant après dépose. Ces méthodes proposent des objectifs chiffrés pour le recul du secteur incisivo-canin. Enfin les appareils orthopédiques ne sont jamais utilisés.028 inches. Ce dernier fil s'adapte. • Principes mécaniques. N. E. Remarque : ce dispositif est d'un maniement très délicat. — préparation d'ancrage (rotation disto-linguale des premières molaires) ou moyen d'ancrage (méthode de Ricketts). I. en fin de traitement (fig. : pour obtenir l'équivalent en millimètres. avec un jeu minimum. 1. ce qui implique le contrôle continu du sens transversal tout au long du traitement sur des chartes représentant une arcade idéale. La lumière de ces brackets est rectangulaire et perpendiculaire à la base du support (fig. • Le contrôle de Vancrage. les promoteurs de la technique Edgewise ont mis au point des dispositifs adaptés et des systèmes mécaniques particuliers : Les dispositifs fixes : a) Les éléments de fixation : brackets soudés sur des bagues ou des attaches collables (synonymes : boîtier. Des praticiens américains de la génération suivante (Tweed. dans les pays européens. Un des principes essentiels de la technique Edgewise.. — Pour l'obtention de ces différents critères. Aperçu de la technique Edgewise. il peut provoquer des catastrophes. — Coordination des deux arcades à l'aide d'arcs idéaux (fig. verrou). M. 118). Activation : toutes les 6 semaines. — Contrôle du déplacement des dents postérieures dites « dents d'ancrage » (v. • Les dispositifs. en France). Muller. — Il est fait un large usage des dispositifs précédents surtout F. et recherche de mouvements dentaires en translation parallèle. • Principes thérapeutiques. On recherchera une hypercorrection : cuspides primaires supérieures en contact avec les cuspides primaires inférieures . — Solidarisation des dents d'une arcade.158 Traitement des anomalies orthodontiques Dernier critère : invariabilité des diamètres transversaux de l'arcade. s'en ressent. Cette technique a révolutionné les méthodes de traitement au cours des années 60. Strang. à l'aide d'une pince à trois mors courbée (pince « 3 becs ») : — l'activation au niveau antérieur (emplacement n° 1) provoquera une rotation mésio-vestibulaire des premières molaires et une expansion à ce niveau: — l'activation au niveau latéral (emplacement n° 2) permet l'expansion transversale des secteurs latéraux et la rotation disto-vestibulaire des deuxièmes molaires (compense le premier mouvement). — Contrôle du déplacement des dents. 118). H. Conséquence : il est possible de déplacer les apex. L'arc solidarise toutes les dents d'une arcade (fig. et éventuellement arcs linguaux ou palatins. Durée de port : la durée totale de l'expansion ne doit pas dépasser trois mois. Définition : l'ancrage est le secteur sur lequel prend appui un dispositif actif pour le recul d'une dent ou d'un groupe de dents. console. M. 118). grâce à l'effet de torque (fig. X. Le pourcentage important d'extractions. 58) et l'analyse de Steiner.025 ou .022 x . on divise par 4 en première approximation. — Séquences de traitement standardisées. Entre des mains peu averties. après la guerre. p. et L. aux États-Unis. dans la direction souhaitée et sur une distance déterminée. aux dimensions des brackets. et T. m Historique. 119). . grâce à la « préparation d'ancrage ». b) Les arcs : en fil d'acier rond dans le premier stade du traitement et rectangulaire ultérieurement. La précision de la technique est telle que les résultats peuvent correspondre aux objectifs. E. B.

techniques : — cette séquence du traitement peut être effectuée à l'aide d'une F. en Edgewise (« tip-backs bends »). — Les courbures de préparation d'ancrage. 117). — Des arcs continus.Elle se fera à l'aide d'arcs idéaux qui sont caractéristiques de la méthode Edgewise. 88e). de classe III. Les canines inférieures doivent être distalées de 4 mm et le reste de l'espace disponible peut être perdu par le mésialage des secteurs latéraux (perte d'ancrage provoquée). sont destinés à la réalisation des objectifs occlusaux idéaux. C'est. dont la section est pratiquement identique à celle des brackets. I.. — Ancrage nul : aucune précaution particulière n'est prise pour éviter le mésialage provoqué des secteurs postérieurs (perte d'ancrage maximum). d'une « Jig » (dispositif auxiliaire coulissant sur un arc principal et permettant de reporter la pression distalement) (fig. I. • La coordination des deux arcades. FIG. prévisible de 8 mm. Ils sont façonnés FIG 117.. On cherche à éviter tout déplacement mésial des secteurs latéraux. de molaire à molaire. le principe d'un piquet de tente enfonce obliquement pour résister à la traction des sandows. — Il sera effectué grâce à l'effet de torque (fig. (6 à 6 ou 7 à 7) sont placés le plus rapidement possible.018 inch ou d'un fil rectangulaire de plus petit diamètre que la lumière du bracket.. M. — Exemple de coordination des arcs idéaux arec les courbures de premier ordre en technique Edgewise (redessiné d'après D. M. M. par analogie. — Ancrage modéré : cas de D. de classe II ou de classe III. Les moyens de contrôle de l'ancrage : la préparation d'ancrage est une des caractéristiques de la technique. Ces courbures peuvent être d'intensité modérée ou maximum. — Principe : disto-version des dents postérieures (molaires et prémolaires) pour résister aux tractions des T. . En noir : arc mandibulairc: en blanc : arc maxillaire. M. de classe II ou de classe III. 1146). Elles sont effectuées à l'aide d'un arc en fil d'acier rond . 118..Établissement du plan de traitement Les différents types d'ancrage — Ancrage maximum : les objectifs de traitement prévoient un recul maximum des canines et des incisives : cas de forte biproalvéolie avec 4 extractions. — Préparation d'ancrage selon Tweed : les « tipback-bends » (courbures de version distale) (fig. I. D. • Le contrôle du déplacement des apex : le torque. on pourra utiliser l'une des arcades comme ancrage pour des T. 159 — Modalités.. • Solidarisation des dents Wune arcade. Ces arcs rectangulaires de finition. de T. . LAMORLETTE). De plus. B. E. afin de rendre solidaires les dents d'une arcade et de pouvoir incorporer les courbures adéquates : « tipback-bends » ou/et courbe d'occlusion inversée sur l'arc.

la distance intercanine initiale étant respectée. • Les séquences de traitement.. b) Radio panoramique : distalage des canines. soit réalisées à la demande sur des chartes standards. dans un même temps (vue intrabuccale). en translation (zone d'apposition radio-claire d'épaisseur égale. dans le sens horizontal (fia. mésialement aux 13 et 23). Ces arcs comportent trois types de courbures : — les courbures du premier ordre. 118). les barrettes de Whitman et les ressorts de traction. 119.La technique Edgewise comporte des séquences de traitement très codifiées.160 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. dans le sens vertical (tip-back. 115): — les courbures du troisième ordre : c'est l'effet de torque (fig. 88e). — Les forces directionnelles. c) Bistalage des 4 canines. soit préfabriquées. . a) Le casque. Ils sont coordonnés l'un à l'autre afin d'assurer des relations vestibulo-linguales harmonieuses (fig. sur des formes d'arcades. 116): — les courbures du deuxième ordre. stade de recul en masse des incisives inférieures. tip-forward) (fig. que l'on retrouve avec qodq .

Utilisation de dispositifs préfabriqués. après extraction des premières prémolaires. — recul des secteurs antérieurs mandibulaires. 6. b) Recul bimaxillaire en translation des 4 canines dans un même temps. 8. Intérêt de la technique : a) Pas de perte d'ancrage et aucune incidence sur l'angle FM A. ce qui permet une plus grande efficacité au cours du traitement. L'intérêt de cette procédure c'est de représenter des « objectifs de traitement visualisés » c'est-à-dire une sorte de maquette d'évaluation. m Les forces directionnelles (variante récente de la méthode) : — dispositif actif : F. — intercuspidation. 120. Modifications orthopédiques. Corriger le sens vertical avant le sens antéropostérieur. • Le contrôle du torque pendant le cours du traitement. 2. à l'aide d'objectifs visualisés. ce qui accentue l'effet de torque. Ancrage musculaire et cortical. 120) . — dépose des bagues ou des attaches collées. etc. Elle conditionne la réussite du traitement. tout au long du traitement. est nécessaire : — placer les racines dans l'os spongieux. dans lequel le plan de traitement comporte un recul maximum des secteurs incisivo-canins après extraction de 4 premières prémolaires.028 d'inch). 5. les barrettes sont placées entre incisives centrales et latérales.0215 x . (fig. cumulée avec les effets prévisibles du traitement. . — préparation d'ancrage. puis maxillaires. Concept de l'hypercorrection. Utilisation d'une méthode systématisée d'approche du diagnostic et du traitement. Pour le recul en masse des incisives. 161 FIG. dans la direction souhaitée. support de la force directionnelle. La méthode de Ricketts constitue un tout cohérent. Déplacement des dents. tout en maintenant des résultats de qualité. L'estimation des transformations dues à la croissance. 9. p. dans le but d'établir ou de retrouver une fonction meilleure. 119) . l'évaluation de l'ancrage et le contrôle des résultats (v. nivellement (fig. sans ancrage postérieur. 114/)). utilisée comme moyen d'ancrage (v. dans lesquelles le contrôle du torque. — Cette représentation graphique est effectuée à l'aide de la téléradiographie de profil initiale. Contrôle du torque. 10.— Quatre situations peuvent se présenter. p. à traction moyenne comportant des « barrettes de Whitman » qui coulissent mésialement aux canines. Indication : cas de classe I (ou de classe II) avec biproalvéolie importante. La méthode « bioprogressive » est fondée sur dix principes diagnostic et thérapeutiques : 1. — utilisation de la « Jig » (fig. 3. en appliquant un taux de pression approprié et des forces légères. Aperçu des méthodes de simulation p. 7. B. Le déplacement des canines en translation est contrôlé. est reportée sur le tracé de début : ce qui revient à allonger certains axes et à faire varier leur orientation sur le céphalogramme ( v. E. de la démarche diagnostic au plan de traitement et à sa réalisation pratique. Toutes les dents sont baguées (y compris les deuxièmes molaires). sur des crochets soudés. sur un arc lourd (. une « philosophie orthodontique ». au cours des déplacements radiculaires. La coopération pour le port de ce type d'appareillage doit être excellente. Débloquer la malocclusion au cours de séquences progressives de traitement. • La simulation ou « set-up » céphalométrique. pour le planning thérapeutique. pour le recul des molaires. Utilisation de dispositifs sectionnels (arcs segmentés). — finition à l'aide des arcs idéaux. 119). 56). — Le nivellement de la courbe d'occlusion. richement vascularisé.Établissement du plan de traitement pour toutes les solutions thérapeutiques adoptées : — alignement. 64). sur une période de 1 à 3 ans. Aperçu de la technique de Ricketts. — contention. Ces barrettes sont reliées au casque de traction par des dispositifs actifs : élastiques ou ressorts comprimés. c) Renforcement de l'ancrage par un phénomène d'entraînement sur l'arc. 4. pour une plus grande efficacité des mouvements dentaires : ingression des incisives inférieures : — placer les racines contre la corticale externe.

dans l'optique d'une modification orthopédique. Permettre la stabilisation.. • Les modifications orthopédiques. le fil Elgiloy et à des formes d'arcs adaptées. en fonction de la segmentation des arcs : — égression des dents postérieures.Chez le jeune enfant. 4. B. — Pour la stabilité de la fonction. Au maxillaire l'expansion de l'arc facial (5 à 10 mm avant insertion) et l'utilisation de la corticale sinusale. — La pression optimum est d'environ 100 g par cm 2 . E.162 Traitement des anomalies orthodontiques dans la direction de croissance. d'après Ricketts. pour Ricketts. au cours de la contention : hypercorrection d'un cas de classe II. au maxillaire supérieur à l'aide du Quad hélix qui permet à la langue de s'élever et de maintenir les arcades dentaires dans leur nouvelle position. Par exemple. Elles entraînent des modifications : — dans le sens antéro-postérieur : changements . L'occlusion. L'hypercorrection des anomalies orthodontiques sera recherchée en fonction des ajustements fonctionnels futurs qui contribueront à l'équilibration terminale du traitement. Ce type de déplacement nécessite plus de temps et de précautions . Le traitement doit être entrepris précocement en vue de débloquer la malocclusion. On doit donc différencier le port d'une force extrabuccale. l'os cortical est moins vascularisé que l'os spongieux et moins facilement résorbable . p. des forces lourdes. division 1. — mouvements de torque nécessaires au placement des dents dans des conditions occlusales idéales : parallélisme des racines en fin de traitement. Cette procédure sera indiquée dans quatre cas : 1. • Taux de force optimum (v. — dans le sens transversal : expansion lente de la suture médio-palatine. Exemples de types de forces optima. p. si les incisives ne sont pas baguées. Ces différentes caractéristiques permettent d'obtenir des forces dites « biologiques ». Ceci peut être effectué selon deux types de procédure (v. dans un type de face longue peut s'ouvrir plus facilement et provoquer une rotation postérieure de la mandibule. A la mandibule. • Corriger un recouvrement incisif excessif avant de traiter un surplomb excessif. soit 15 g par dent . : le déplacement s'effectue pendant une certaine période de temps à travers l'os cortical : dents en cours de désinclusion. Ceci rétablira un environnement — mouvements de torque pour remodeler l'os cortical. il est tout à fait indispensable que la supraclusion soit corrigée. au niveau radiculaire. sur bagues. • L'ancrage musculaire et cortical : a) L'ancrage musculaire : les procédés de traitement doivent tenir compte de la force relative des muscles en fonction de la typologie faciale. — ingression des incisives supérieures ou inférieures. • Concept du traitement précoce. ingression des 4 incisives inférieures : 60 à 80 g. dans la corticale. le traitement est plus efficace en fonction des possibilités de modifications orthopédiques. c'est-à-dire de changements au niveau des bases osseuses et le port d'une force extrabuccale destinée à déplacer les dents ou à maintenir les molaires maxillaires au cours d'un traitement d'orthodontie. doué de propriétés métallurgiques particulières. L'hypercorrection est destinée à compenser les ajustements biologiques post-thérapeutiques. Ceci permet de stabiliser les molaires d'ancrage afin d'en limiter leur déplacement. Cette force optimum est délivrée grâce à un fil de diamètre minimum. pour Ricketts : déplacement d'une canine : 75 à 100 g . 2. bascule du plan palatin . recul du point A. ce qui paraît d'ailleurs contestable. Ce dispositif peut également affecter l'inclinaison du nez et même les tissus mous. 119). ce qui n'entraîne que peu ou pas de retentissement sur la croissance mandibulaire. donc à provoquer une rotation postérieure . ce qui conduit à rechercher une relation de légère classe III molaire à la fin du traitement actif. . Déplacement radiculaire au-delà de l'idéal. 3. pour les 4 incisives supérieures : 160 à 200 g. • Concept de P hypercorrection. Lutter contre la récidive des modifications orthopédiques. Contrôle des forces musculaires s'exerçant au niveau des dents : hypercorrection d'une expansion. pour une stabilité ultérieure : hypercorrection d'une rotation. b) L'ancrage cortical : le placement des racines des molaires dans la corticale vestibulaire externe offre un moyen biologique de résistance au déplacement mésial : à ce niveau... ce placement des racines des premières molaires.. ce qui a tendance à augmenter l'étage inférieur de la face. est effectué à l'aide d'un torque corono-lingual et d'un certain degré d'expansion molaire. donnent les mêmes effets d'après l'auteur. de l'ordre de 450 g peuvent être appliquées à l'aide d'une F. 183).

018 x .016 x . Les dispositifs auxiliaires : il est également fait un large usage dans la méthode de Ricketts. en arcs segmentés. p. — ressorts pour distalage des canines : force légère et continue (fig. vol. pare-choc (fig. ou de molaire à première prémolaire . 1 \6a). les courbures du deuxième et troisième ordre (fig. Tous les dispositifs utilisés sont préfabriqués ou préparés à l'avance : ressorts de rétraction de canines. 122. d'après l'initiateur de la méthode. FIG. 745-758. etc. • Les dispositifs : 163 Les brackets : l'effet de torque au niveau des brackets est donné par une angulation de la lumière par rapport à la base. de classe II.016 x .Établissement du plan de traitement musculaire et morphologique satisfaisant. 1972. : L'Orthodontie française. Les tubes molaires et les attaches des incisives supérieures et des canines. ce qui permet de ne pas exercer des forces excessives. 121). afin de placer les apex en bonne position sans incorporer de courbures du deuxième ordre sur les arcs. 110c/). les brackets sont prétorqués et pré-angulés et de lumière supérieure (. Le fil : le fil utilisé est de diamètre . pour 60 à 90 % des cas. DE COSTER. n" 3. Différentes modalités de réglage permettent d'en varier les effets — expansion antérieure — rétraction. C. Cette préangulation est également très utile au cours de la phase finale du traitement. (fig. Les arcs : la technique se caractérise également par l'utilisation d'arcs segmentés : — arcs segmentés latéraux : de molaire à canine. L'arc de base de Ricketts est un dispositif particulièrement efficace pour le traitement des supraclusions. A. — L'arc segmenté de Burstone : BOURGOIN G. 115r). 122a). ce qui permet un taux de flexion en charge faible. Pour plus de précisions. des angulations mésio-distales. 309-340.030 inch) à celle du fil utilisé (. et GAUMONT G. LES THÉRAPEUTIQUES NON MÉCANIQUES La rééducation de la déglutition primaire.. tome VII. h) Rétracteur de canine inférieure (diamètre . S. Deux autres techniques multibagues ou multiattaches sont également très utilisées aux U. force extrabuccale. ce qui augmente l'efficacité du traitement et offre la possibilité de se consacrer plus longuement au planning et au contrôle de ce traitement. et coll. traduction G. Au niveau des incisives supérieures. D. consulter les ouvrages ou articles en français. Quad'hélix (fig. entre premières molaires et incisives (diamètre .022 inch). Prélat. soit par un orthophoniste.016 inch) ce qui permet d'éviter. des dispositifs auxiliaires : arc de Nance (fig. Cette angulation est différente selon les dents. etc.Olôinch. soit par un kinésithérapeute. édit.016) (d'après GUGINO) et T. — a) L'arc de base à la mandibule. : Revue d'O. 1973. F. arcs de base de types variés. au cours du stade actif du traitement. 39. traction intermaxillaire (fig. J. R. 114<r/). présentent. et en Europe. 83a). permettant le déroulement normal des fonctions. p. suivants : • Méthode de Burstone : — les étapes du traitement dans la méthode de l'arc segmenté. de plus. MONTEIL R. I. pour l'obtention d'une occlusion équilibrée. M.016) (d'après GUGINO). 1968. Le passage aux arcs continus ne se fait que dans les derniers stades du traitement (fil de diamètre . soit tout . des canines supérieures et inférieures.. Méthode de Bcgg : théorie et technique orthodontique de Begg : BEGG P. etc. Il présente des caractéristiques métallurgiques particulières : il s'agit d'un fil semi-précieux et semi-mou (Elgiloy bleu). Cette rééducation sera conduite.. — Pare de base et ses variantes : il solidarise les premières molaires et les incisives. A. et KESLING P.

et des difficultés qu'elle provoque au cours du traitement absence de contacts dentaires). — après correction d'une endoalvéolie maxillaire avec latérodéviation . 123. T. au cours du développement de la pensée logique. — Inconvénient : les engrammes (v. M.échec : la rééducation de la déglutition est assez aléatoire. au niveau du parodonte et de l'A. en relations de classe I. — avant traitement d'une biproalvéolie. Le moment de la rééducation : entre 8 et 10 ans. qui constitue l'indication la plus favorable . 123a et b) : b) Pendant le traitement d'orthodontie — à éviter si possible — pour dispenser le patient d'une contrainte supplémentaire s'ajoutant au traitement d'orthodontie . p. elle doit être absolument tentée avec conviction. — Effets d'une rééducation de la déglutition primaire (béance antérieure avec proalvéolie initiale). simplement par le praticien traitant (actes remboursables). lors du premier temps buccal de la déglutition . — recherche de contacts dentaires. Indications de la rééducation : — proalvéolie avec béance antérieure légère. à partir de 11-12 ans.. c) Rééducation après le traitement mécanique : — Avantages : les conditions morphologiques sont améliorées. Succès . 25) sont beaucoup plus difficiles à modifier. c'est l'âge idéal : a) Avant tout traitement orthodontique : si les seules anomalies constatées proviennent apparemment du suçage du pouce et de la langue. pour des patients prédisposés. une rééducation peut être tentée sans traitement orthodontique immédiat (fig. . la langue peut s'adapter spontanément à ces nouvelles conditions .164 Traitement des anomalies orthodontiques P'IG. en se souvenant des risques que la persistance de la déglutition primaire fait courir chez l'adulte.

Progressivement. Gymnastique des muscles : a) Gymnastique des muscles masticateurs : mastication de chcwing-gum fluoré ou de plaquettes plastiques (Térabite. Son utilité est contestée par certains. particulièrement à la mandibule. Indications : — traitement avec extraction de deux prémolaires supérieures en classe II thérapeutique. plusieurs fois par jour. selon le mode de préhension de l'embouchure. 243-258 et indice de Le Huche (« Le Huche ». — deuxième exercice : le cordonnet est attaché sur un support fixe ou tenu par la maman. elle est contre-indiquée si la lèvre supérieure est courte. élimination d'odontome ou de dents surnuméraires et également transplantation . Gain de place escompté : au maximum 1. après traitement (encombrement tertiaire) . on ajoute des jetons de couleur différente. d'un encombrement léger à la mandibule (pas plus de 2 à 3 mm de D. 165 Définition : exercices volontaires de la musculature faciale. D. le patient exécute des exercices de traction à l'aide d'un bouton fixé au cordonnet et maintenu par les lèvres. la flûte augmente la tonicité de la lèvre supérieure. F. Prélat.). Les deux préoccupations majeures qui doivent guider toutes ces interventions sont d'éviter tout traumatisme psychologique malgré la bénignité apparente des actes opératoires et d'avoir toujours à l'esprit le respect du parodonte au cours du temps chirurgical. — intervention sur les tissus mous : résection des freins labiaux. — La flûte : malocclusions de la classe II . — dysharmonie dento-dentaire. Définition : diminution de l'épaisseur des faces proximales des dents du secteur antérieur. d'une dent en cours de désinclusion. — dégagement chirurgical des dents incluses. — la morphologie coronaire : couronnes triangulaires : condition favorable. p. LA La CHIRURGIE orthodontique. au fur et à mesure des progrès. — mise en place sur l'arcade. Indice de Peck et Peck. — La clarinette. sont regroupées des interventions de nature très diverses qui rentrent dans le cadre des moyens thérapeutiques d'un traitement d'orthodontie mais ne sont généralement pas pratiquées par le spécialiste en orthodontie. le haut-bois : malocclusions de la classe III. persistance L'amélioration constante des-techniqnes chirurgicales conduit à leur accorder une place de plus en plus importante dans le traitement des anomalies . : avril 1975. par excès mandibulaire. destinés à améliorer la fonction de certains faisceaux musculaires déficients. — récidive de l'encombrement incisif. édit. D. Rappel : épaisseur d'émail à ce niveau : 5 à 8/10e de mm (v. ou enclavée. et bloquée par un diastème légèrement insuffisant . Vusure des faces proximales (stripping). Revue cFO. destinée à corriger un encombrement mineur. J. La flûte est également indiquée pour les malocclusions de la classe III présentant des lèvres supérieures courtes. mesurée) . — La trompette : béance antérieure et hypotonicité labiale. résection du frein de la langue . b) Gymnastique des muscles labiaux (la méthode de Garliner) : — premier excercice : l'enfant tient entre ses lèvres un cordonnet de 20 cm dans lequel est passé un jeton perforé. M. pour augmenter l'effort musculaire. il doit remonter le jeton jusqu'aux lèvres sans utiliser les dents. Indication : lèvre supérieure courte . firme « Lancer Pacific »). La chirurgie oro-faciale. germectomie. pour les six dents antérieures. chirurgie Sous ce vocable. Indication : hypotonicité labiale .Établissement du plan de traitement La myothérapie.5 à 2 mm. peuvent également constituer un moyen complémentaire — et agréable — de traitement. Instruments de musique et exercices labiaux : les instruments à vent. Conditions d'utilisation : trois paramètres doivent être envisagés : — l'état des dents et le degré d'hygiène buccale : — les proximités radiculaires et la forme des septa . — intervention sur des unités dentaires : extraction.

Les indications : — anomalies des bases osseuses dont la correction est impossible ou aléatoire par des moyens orthodontiques chez le jeune patient . en or blanc. — temps chirurgical complétant ou précédant le temps orthodontique. Indications : prognathies inférieures vraies. — Ostéotomie rétromolaire de Converse. c) Immobilisation : 6 semaines. Généralités. — Ostéotomie portant sur la branche montante : Technique : ostéotomie de glissement ou ostéotomie de glissement et de rotation . b) Ostéotomie limitée à la région dento-alvéolaire. 126a) (technique d'Obwegeser et Dalpont).. en cas d'insuffisance du volume osseux : ostéotomie + interposition d'un greffon. pour certains auteurs. — patients motivés. L'extraction des deuxièmes prémolaires est pratiquée en fonction du trait de section qui passe à ce niveau (fig. Ostéotomies totales : elles portent sur la branche montante ou sur la branche horizontale. micrognathies. ' b) Age d'intervention : à la fin de la croissance ou parfois plus tôt (12 à 13 ans. Intervention sur les tissus durs. Les différents types d'interventions : a) Ostéotomie intéressant la totalité du corps de l'os : — les procédés : ostéotomie de glissement (fig. soit à augmenter les dimensions des structures osseuses. chez lesquels il est impossible d'obtenir des modifications des bases osseuses . . de la région sus-angulaire au trigone. Technique : ostéotomie de glissement : le nerf dentaire est placé dans une logette prévue à cet effet. ostéotomie de rotation (fig. 125c). par attelles de contention bimaxillaires ou par tractions élastiques sur arcs lourds Edgewise ou encore par des plaques vissées. soit à diminuer. mais réticents devant la durée et les contraintes d'un traitement d'orthodontie classique . FIG. — patients adolescents ou adultes. qui évitent le blocage intermaxillaire. avec extraction de 35 et 45. procédé de Obwegeser n° 2 : section antéro-postérieure entre les deux corticales de la branche montante et tranchée horizontale. Les traitements chirurgicaux des maxillaires ou « ostéotomies ». la dent de sagesse inférieure étant extraite (fig. en cas d'excès de structure osseuse : résection d'un fragment osseux (ostectomie) : . anomalies mandibulaires du sens vertical (excès vertical postérieur ou/et antérieur). 125a. la consolidation s'effectuant mieux).166 Traitement des anomalies orthodontiques Interventions portant sur la mandibule. • • a) Les techniques : la voie d'abord endobuccale sera toujours recherchée. latérognathies. dans les cas sévères : prognathie inférieure avec béance antérieure et dimension verticale augmentée (fig. 124). que ce soit par des interventions précoces ou tardives portant sur les tissus durs ou sur les tissus mous.. Les deux types d'ostéotomie portant sur les branches montantes et horizontales peuvent être associées. — les deux alternatives : . 125c. dite « ostéotomie segmentaire ». b). LE TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA PROGNATHIE INFÉRIEURE : orthodontiques majeures. Définition : interventions chirurgicales portant sur les maxillaires et destinées. 124. — Ostéotomie portant sur la branche horizontale : ostéotomie rétromolaire de Converse. 124 et 126).

LE TRAITEMENT DE LA MICROGNATHIE OU DE LA RÉTROGNATHIE INFÉRIEURE : supra-alvéolie inférieure : résection osseuse sous les racines des dents du secteur antérieur et rotation vers le bas. Génioplastie : a) Diminution de l'éminence mentonnière. 125. risques : retard de consolidation. — section du bord basilaire ce qui diminue la dimension verticale et utilisation d'une partie du fragment comme greffon au niveau d'une symphyse trop plate (bons résultats). c) Technique d'Obwegeser et Dalpont pour un excès lertical arec béance antérieure et latérale. par voie endobuccale : il s'agit d'une intervention isolée. avec désinsertion des muscles masticateurs. ou complémentaire d'une ostéotomie de la mandibule (résultats esthétiques inconstants). 127). Procédé de Obwegeser : le plus grand fragment est avancé au lieu d'être reculé. b) Avancement : — section du bord basilaire et avancement simple (corticotomie (fig. Ostéotomie de rotation. perte de sensibilité des incisives inférieures. récidives dues aux tractions musculaires et à la langue. — Correction d'une supraclusion incisive avec . b) Le trait de section de la technique Obwegeser-Dalpant. pour éviter la récidive (fig. d) Incidents. 126a). Ostéotomie segmentaire : elle intéresse le secteur alvéolaire antérieur.Etablissement du plan de traitement 167 FIG. — Correction d'une malocclusion de la classe II : déplacement distal en bloc du secteur antérieur incisivo-canin et de la première prémolaire. — a) Technique de Obwegeser n° 2.

FIG. du type Lefort I (cas de classe II. des os propres et des molaires : intervention gravissime réservée à des cas tératologiques (Crouzon. Problèmes spécifiques : le maxillaire est un os fortement pneumatisé. FIG. 127. 126. . — a) Ostéotomie d'avancement (micrognathie ou classe IIJ. division 1). b) Ostéotomie de recul (prognathie inférieure). Ostéotomie totale : elle reproduit les traits de fracture du type Lefort III : avancement des hémimaxillaires.168 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. • Interventions portant sur le maxillaire. 128. — Génioplastie : section du bord basilaire et avancement. extraction des 18 et 28. Apert). richement vascularisé et relié à la base du crâne par la suture ptérygo-maxillaire et les branches montantes. — a et b) Ostéotomie de recul en masse du maxillaire.

129. Indications : hypoplasie maxillaire. — Correction d'une béance : intervention de FIG. cette intervention est associée à un abaissement du maxillaire et à la pose d'un greffon (fig. ce qui permet la correction de la supraclusion (fig. — c) Ostéotomie a"avancement arec pose de greffons (cas de brachygnathie maxillaire).Établissement du plan de traitement 109 FIG. b) Vue de 3/4 avant. — Ostéotomie segmentaire de Wassmund. Cette intervention nécessite l'extraction des premières prémolaires supérieures. — Correction des cas avec supraclusion : intervention de Wassmund : bascule postérieure et élévation du bloc réséqué. En cas de béance. 128c). Ostéotomie segmentaire : l'intervention est limitée au secteur alvéolaire antérieur ou au secteur alvéolaire dans son entier. 128a et b) avec avancement ou recul. On différenciera les cas avec et sans béance. classe II. b). séquelles de fente labiale ou de fissure palatine. a) Vue latérale après extraction des premières prémolaires. Ostéotomie basse (dite de Guérin) : le tracé de l'ostéotomie reproduit les traits de fracture du type Lefort I (fig. excès de hauteur verticale avec sourire gingival. . 129a. brachygnathie (fig. d) Abaissement et pose d'un greffon. UM). 128. pour certains). Indications : correction d'une malocclusion de la classe II sévère (À N B > à 10°. division 1.

béance incisive. — a) Technique de Schuchart. Indications : cas de classe III. 131. avec ou sans ostéotomie associée. b) Technique de Dautrey. 130a). Expansion chirurgicale. Traitement de Vendognathie maxillaire : expansion chirurgicale à l'aide d'un trait de section uni ou bilatéral. Glossotomie : diminution du volume lingual. d'une résection losangique médiane au niveau de la pointe (fig. béance antérieure et latérale. biproalvéolie. du type prognathie inférieure. parfois pose d'un greffon dans la berge. Schuchart : extraction des dents de sagesse. parasagittal jusqu'à « l'articulation ptérygomaxillaire ». ce qui évite la récession gingivale et réduit la pression de la lèvre inférieure sur les incisives. 130. Interventions sur les tissus mous. Chéiloplastie : réduction de l'épaisseur des lèvres.170 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. qui permet l'avancement et l'élévation du fragment (fig. FIG. le plus souvent. 130è). technique de Dautrey : extraction de la première prémolaire et ostéotomie segmentaire. Rhinoplastie. Le trait de section passe au-dessus des molaires et prémolaires. Approfondissement du sillon gingivo-labial antérieur. — Une glossotomie : exemple de tracé de la résection (selon DEPLAGNEJ. Technique d'intervention : il s'agit. 131). . Une résection osseuse au-dessus de ce plan de coupe permet de diminuer la dimension verticale d'occlusion (fig.

. — Deux choix thérapeutiques sont possibles avec des variantes. m Les alternatives thérapeutiques.' lrc option : solution 1 : diastèmes pour les incisives latérales conservés ou augmentés. LES PRINCIPES DE TRAITEMENT DES ANOMALIES ORTHODONTIQUES LE T R A I T E M E N T DES AGÉNÉSIES TRAITEMENT D'INCISIVES DES AGËNÉSIES SUPÉRIEURES La concertation entre l'orthodontiste et le dentisteprothésiste est indispensable. après intervention.Principes de traitement des anomalies orthodontiques L'orthodontie préchirurgicale. Les techniques chirurgicales modernes s'orientent vers une association étroite entre l'orthodontie et la chirurgie. c) Solution 3. — Les alternatives thérapeutiques et leurs conséquences occlusales. dans le traitement des agénésies d'incisive latérale supérieure. b) Solution 2. Le traitement chirurgical peut être précédé d'un traitement d'orthodontie. 132. Ceci peut transitoirement aggraver les anomalies. avant ostéotomie. dont l'objectif est d'établir de bonnes conditions de coordination des arcades dentaires. et d'éliminer les com- 171 pensations dentaires avant chirurgie. — prothèse : bridge fixé ou collé — prothèse adjointe squelettée . 132a).implants ou conservation des LATÉRALES Traitement des agénésies bilatérales. en latéralité (fig. Conséquences : relations de classe I molaires et de classe I canines et protection canine. d) Solution 4. e) Solution 5. FIG a) Solution 1.

convexe : solution 1 à 5 . des deuxièmes molaires temporaires ou meulage des faces proximales distales et mésiales de ces dents. b) Traitement tardif : coronoplastie (fig. si nécessaire. — décalage des bases osseuses : rétroalvéolie supérieure en classe 1 ou brachygnathie en classe III : solutions 1 ou 5. intérêt du bridge collé. 132c) . Le traitement des agénésies unilatérales d'incisives latérales supérieures. 133a et b) (en une ou plusieurs séances) avant le traitement orthodontique : — traitement orthodontique : dispositif multiattaches collées indispensable (pas de bagues). b et c) Coronoplaslie de la canine supérieure et reconstitution des angles à l'aide d'un composite. — la situation initiale des germes de canines : mésiale ou en position habituelle . placer les canines impérativement en classe I . finition esthétique : reconstitution des angles à l'aide d'un composite chargé (fig. M. de spasmes des muscles masticateurs ou d'une prédisposition aux troubles rhumatoïdes. . — la teinte des canines : canine très jaune -> solution n° 1 . — microdontie généralisée : solution 1 ou 5 : — fonction occlusale : en cas de craquements. sans extractions (fig. . b) Traitement tardif : remise en place des canines en classe I et fermeture du diastème interincisif (dispositif multi-attaches). Pour ces trois solutions : pas de prothèse . Pour les solutions 2 à 5 : protection de groupe. face courte : contre-indication au mésialage des molaires . — a. On se retrouvera dans la situation précédente. de douleurs au niveau de l'A. après évolution des 14 et 24. E. 132a7). solution 5 : relations de classe II canines et de classe I molaires : espaces antérieurs reportés postérieurement et bridge entre 3 et 4 ou 4 et 5 ou 5 et 6 (fig. — typologie faciale : . solution 3 : relations de classe II canines et de classe I molaires (extraction de 2 prémolaires inférieures (fig.172 Traitement des anomalies orthodontiques rieur de réalisation difficile et de coût élevé : fiabilité incertaine . B. b) Si l'incisive latérale est présente sur l'arcade et . Plusieurs solutions sont possibles. sur bagues). 132è). solution 4 : relations de classe I canines et de classe I molaires (extraction des 42 et 32) (fig. selon les conditions initiales : solution 2 : relations de classe II canines et de classe II molaires. classe II : solution 2 + + ou 4: — convexité : profil concave : solution 1 + + ou 5 . — supraclusion incisive initiale : difficulté de réalisation prothétique . a) En cas de microdontie de l'incisive latérale présente. — conditions parodontales initiales : hauteur de la gencive attachée. • Les éléments du choix thérapeutique : Conservation ou augmentation des espaces : a) Traitement précoce : rechercher des relations de classe I molaire nettes (F. en cas de défauts : solution 1 : — considérations socio-économiques : bridge anté- FIG. Fermeture des espaces : a) Traitement précoce : favoriser l'évolution mésiale des canines et des premières molaires permanentes -» extraction précoce des incisives temporaires et des canines temporaires — extraction. rééquilibration occlusale : meulage de la cuspide palatine de la première prémolaire supérieure ou onlay palatin. en latéralité. extraire précocement la dent naine. — la morphologie coronaire des canines et incisives supérieures . 2e option : canines en situation d'incisive latérale et diastèmes antérieurs fermés.. — relations molaires initiales : maintenir des rapports de classe II ou de classe I initiaux . • Le traitement ovthodontique : incisives latérales temporaires (compromis transitoire). masque de Delaire éventuellement (tendance à la classe III). 133. T. 133c). face longue : contre-indication au distalage des molaires. 132c). — après traitement : . épaisseur de la corticale externe.

. après extraction. — Cas de classe I. Il se produit très souvent un isthme alvéolaire entre premières molaires et premières prémolaires qui peut être préjudiciable au déplacement mésial dans de bonnes conditions. unilatérale) ou placer la canine en position d'incisive latérale (solution 2 unilatérale ou solution 4 unilatérale). D. M. après rhizalyse des racines des dents temporaires. c) Réimplantation après extraction : solution aléatoire. — tardivement : face courte : . . en classe I : extraction de la deuxième prémolaire symétrique et des 15 et 25. Choix thérapeutiques selon les anomalies orthodontiques : . bilatérale). pour la correction des axes et la fermeture des espaces . . — Solution unilatérale : cas de classe I sans D. M. Exemples : — canine supérieure en inclusion horizontale haute et première prémolaire en contact avec l'incisive latérale (fig. unilatérale). la motivation du patient et les possibilités techniques du praticien. 173 — cas de classe II : de préférence. extraction précoce : appliquer une F. 73). — Cas de classe 1 : conserver l'espace pour la dent absente (solution 1. LE T R A I T E M E N T DES D E N T S INCLUSES • Les alternatives thérapeutiques. si les germes des dents de sagesse sont visibles. Conséquences : légères relations de classe II molaire (la 85 est plus large que la 45). germectomie des deuxièmes prémolaires supérieures. d) Redressement chirurgical : risque de fracture ou d'ankylose. Le traitement d'une agénésie bilatérale de deuxièmes prémolaires inférieures. traitement en technique fixe multi-attaches. la solution thérapeutique dépendra des relations molaires initiales et des problèmes de symétrie. et parfois une longue patience du patient. de la première molaire. — Cas de classe II : extraction de l'incisive latérale : solution 2 bilatérale. ces dents persistant assez longuement.Principes de traitement des anomalies orthodontiques de taille habituelle. — Solution bilatérale : D. conservation : si la deuxième molaire temporaire est saine et qu'il s'agit d'une anomalie alvéolaire antérieure. l'extraction des deuxièmes molaires temporaires ne permet pas le mésialage spontané. . 25 et 85. l'extraction de la dent temporaire et le traitement doivent être tardifs. D. extraction de l'incisive restante (solution 3. b) Extraction des deuxièmes molaires temporaires inférieures : — précocement : face longue. Le choix thérapeutique sera orienté par les résultats de l'examen clinique et radiographique (p.D. E. 75 . — incisives supérieures : rarissime (coudure radiculaire extrême) : — patient non motivé. mésialage spontané des premières molaires inférieures. — Cas de classe III : . sur gouttière. : extraction de l'incisive latérale présente et des premières prémolaires inférieures : solution 3 ou 4 bilatérale. sans anomalie orthodontique : . tardive : dispositif fixe complet . conservation : — cas de classe III : . D. D. B. 96) : — deuxième prémolaire inférieure : rarement . Les alternatives thérapeutiques : a) Conservation des deuxièmes molaires temporaires saines et non ré-ingressées. : extraction des 15. M. en denture adulte. conservation (solution 1 ou solution 5. . Solutions non orthodontiques : a) Abstention : les techniques actuelles rendent cette solution plutôt rarissime. A long terme. . M. b) Extraction à la suite d'une contre-indication orthodontique de désinclusion. réaliser un bridge. : extraire la deuxième prémolaire supérieure du même côté. Le traitement d'une agénésie unilatérale de deuxième prémolaire inférieure. D. Solutions orthodontiques : le traitement des dents incluses implique une collaboration étroite entre le chirurgien et l'orthodontiste. La mise en place d'une dent incluse est toujours possible chez l'adulte.

et des inconvénients évidents d'ordre psychologique. Temps chirurgical : IMPÉRATIFS : Quelques évidences : — pour mettre une dent incluse sur l'arcade. Une incisive incluse doit toujours être mise en place précocement sur l'arcade. greffe ou lambeau de déplacement. Temps orthodontique pré-chirurgical : création d'un diastème suffisant. ne pas attendre pour intervenir . — le guide d'éruption passif du type « moule Odus ». — il est plus facile de tracter une dent dont l'apex n'est pas encore fermé . — les dents incluses. EXTRACTION DE LA CANINE TEMPORAIRE. le lambeau sera à nouveau suturé. inclusion palatine : décollement d'un lambeau palatin ou réalisation d'un simple opercule (dent sous-muqueuse) . les pitons scellés et les ligatures au collet ou lasso : elles provoquent des lésions cémentaires. Les échecs. Bilan parodontal. Il n'est pas nécessaire de l'étendre jusqu'à la canine opposée. présentent toujours. la traction s'effectuant à l'aide d'un fil élastique ou d'un ressort tendu à partir d'un arc rectangulaire solidarisant toutes les dents utilisables. finition à l'aide d'un dispositif fixe multi-attaches . — fixation d'un moyen d'ancrage. scellé sur la couronne. . • Deuxième exemple : le traitement des canines supérieures incluses. Traitement orthodontique pré-chirurgical : ouverture du diastème par des moyens orthodontiques ou par des extractions. des lésions de l'attache épithéliale. Donc tout dégagement large est absolument inutile et même plutôt néfaste . Temps orthodontique de mise en place sur l'arcade. 3. au moment de l'intervention (uniquement une attache collable). 4. Temps chirurgical : — dégagement chirurgical (en un ou deux temps) : . Résultats : ils sont. b) Canines palatines : le décollement d'un lambeau palatin est très souvent indispensable. le déplacement en est facilité. FIXATION D'UN MOYEN D'ANCRAGE : rejeter absolu- ment la transfixion. doit être absolument abandonné. . DÉGAGEMENT CHIRURGICAL : a) Canines vestibulaires : au cours d'une seule intervention. — si le diagnostic d'inclusion est confirmé. — pas de dessication osseuse par meulage excessif ou irrigation insuffisante du champ opératoire . mieux vaut tracter la dent sans retard. fig. — dégagement osseux à minima : un des principes de l'orthodontie c'est de pouvoir déplacer les dents « à travers l'os » en appliquant des forces contrôlées. Si rien n'est fait. après fixation de l'attache. — ou dispositif multi-attaches complet. Si l'on désinclut chirurgicalement. — éviter tout grattage ou meulage cémentaire . mais le risque de coudure radiculaire en est augmenté . mésialement. en situation vestibulaire haute. • Les séquences du traitement : 1. Temps chirurgical : élimination d'un mésiodens et très léger dégagement coronaire. si celle-ci est en place sur l'arcade. inclusion vestibulaire : simple dégagement coronaire ou lambeau vestibulaire . au cours ou après l'intervention. au cours du temps chirurgical (ou dans un deuxième temps). en général. un manque ou une absence de gencive attachée. — ne pas mobiliser la dent (risque d'ankylose) . une greffe de gencive attachée ou un lambeau de rotation sont indiquées.). spectaculaires et rapides (six mois au maximum). après leur mise en place. pour toutes les canines incluses en situation vestibulaire. ou par des moyens purement orthodontiques. éventuellement : — première éventualité : attente de l'évolution spontanée de l'incisive pendant six mois au maximum après intervention : — deuxième éventualité : fixation d'un moyen d'ancrage. avec économie de tissu osseux . il faut que l'espace soit suffisant . • Premier exemple : le traitement Wune incisive centrale supérieure incluse : Temps orthodontique pré-chirurgical : augmentation du diastème à l'aide du meulage ou de l'extraction des canines temporaires.174 Traitement des anomalies orthodontiques Temps orthodontique : — appareil amovible comportant un ressort d'égression au 5/10 (v. très rares. soit à l'aide de dispositifs orthodontiques. 134c. soit à l'aide d'extraction. il existe de gros risques de version et de translation des autres dents. sont en relation avec des germes atypiques (coudure radiculaire + +). — dégagement osseux à minima : jamais d'alvéolectomie conductrice . Dans certains cas. 2.

prolonge la longueur de la dent . M. 134. l'adjonction d'un ressort. le sens de la traction étant déterminé par la position de la couronne par FIG. sera effectuée en technique fixe.016 trempé) triple tube sur les bagues des 16 et 26 arc transpalatin (diamètre . prévoir des crochets soudés V et L) . — tenon dentinaire T. — collage d'une attache : (champ opératoire sans suintement . sur la face palatine. inconvénients : risque d'effraction pulpaire. sur laquelle est fixé un T. b) Appareil fixe : — dispositif multibagues ou multi-attaches et arc rectangulaire : la traction sera effectuée à l'aide d'un élastique ou d'un ressort.pour une canine incluse. — a) Ressort d'égression (diamètre 5/10 « résilient ») . Dispositif: attaches collables sur les faces V et L et deux ressorts V et L sur la plaque ou bien ressort placé par le patient dans un T. tracter en direction palatine. l'extrémité du ressort pénètre dans le chas du T. 134a).Principes de traitement des anomalies orthodontiques Elles nécessitent un dégagement osseux important. FIG. -* traction sur la face vestibulaire. M. Elles peuvent migrer en direction apicale. la déplacer rapidement en direction vestibulaire : éviter les rotations D. — b) Le « Ballista » modifié : ressort d'égression pour canine incluse palatine (diamètre .036) arc rectangulaire . seront effectués à ce stade. la correction d'une rotation résiduelle et la version radiculaire vestibulaire. S. b) Inclusion vestibulaire : exercer une traction douce pour éviter la formation d'une attache épithéliale de mauvaise qualité . cleat. S. 134. si elle s'avère nécessaire. L'égression finale. si possible à l'aide d'un arc palatin). S. sur la face M. M. dès que possible. S. D. egresser la dent en la basculant distalement et aussitôt que possible. impossibilité de coller sur la face vestibulaire) . inconvénient propre à toute cavité. V. M. La finition. Ligatures : enroulement/tube et segment antérieur du Ballista/arc. h . Les moyens usuels : — bagues (on prendra la taille de la bague sur la dent symétrique évoluée sur l'arcade . avantages : dégagement a minima. 175 . (uniquement pour des inclusions très profondes) : . permettra ultérieurement le passage de la couronne en situation vestibulaire. DISPOSITIFS UTILISÉS : a) Appareil amovible (s'il n'existe pas d'autres anomalies) : par exemple canines incluses palatines basses présentant des axes radiculaires acceptables.018 x .025 de 17 à 14. lorsque la couronne est visible. Traitement orthodontique : IMPÉRATIFS : a) Inclusion palatine : dégager la couronne de la dent incluse des racines des incisives. cleat (fig. cleat.

c'est-à-dire où placer les incisives en fin de traitement actif ? En moyenne. par la pente incisive . Le résultat de cette analyse. longueur clinique de la couronne augmentée par rapport à la dent homologue. Cette évaluation doit être faite à la mandibule. S'il existe d'autres anomalies orthodontiques à traiter. On placera l'incisive dans l'axe de la symphyse. 1" de recul incisif correspond à un déficit d'espace de 2 mm pour l'ensemble de l'arcade. selon leur épaisseur. de difficultés insurmontables. 1 mm de recul dentaire correspond à 1/3 ou 1/2 mm de recul des lèvres. — Évaluation du déficit global d'espace. M. le degré de D. permettent d'estimer. . En cas de doute. l'incisive inférieure doit être placée en moyenne 1 mm en avant du plan LE T R A I T E M E N T DE LA DYSHARMONIE DENTO-MAXILLAIRE LES D'UNE OBJECTIFS DYSHARMONIE DE TRAITEMENT DENTO-MAXILLAIRE — Retrouver des contacts proximaux satisfaisants. LES DONNÉES DU PROBLÈME A la mandibule. Principe. si la symphyse est épaisse. D. Cette procédure doit incorporer des données quantitatives pondérées par des données qualitatives. il faudra tester l'effet de la traction orthodontique. dû à une ankylose : chez l'adulte ou chez l'adolescent âgé. Ces interventions. Certains indices. — la qualité du parodonte : gencive attachée. la plupart du temps. D. en tenant compte du profil facial et des conditions parodontales initiales. Par exemple. Il est indispensable de prévenir le patient de cette éventualité (peu fréquente). — version radiculaire vestibulaire : attache à 22° de torque. 1346). prévisible. Échec total. rapport aux dents voisines et son orientation M. Échec partiel : — parodontal : manque ou absence de gencive attachée. Une technique fixe multi-attaches ou multibagues est indispensable en denture adulte. aux secteurs latéraux En fonction de cette évaluation. chez l'adulte (ressort « Ballista ») . on décidera d'un traitement sans extraction ou le plus souvent avec extraction et d'un traitement précoce ou tardif. la durée globale du traitement en sera probablement augmentée. pour spectaculaires qu'elles soient. 134i>). • La position des incisives inférieures. apex trop palatin. entre six mois à dix huit mois et deux ans. la croissance mandibulaire de type rotation antérieure et la tonicité habituelle. — Reconstruire une occlusion équilibrée. — facteurs neuro-musculaires : la position de l'incisive inférieure dépend de la musculature labiale et mentonnière et de la position habituelle de la langue : — le type de croissance : il est possible de vestibuloverser les incisives. avant d'extraire une prémolaire ou une canine temporaire. — le niveau d'hygiène buccale est-il suffisant pour un traitement multi-attaches ? Évaluation quantitative : critères céphalométriques. malgré l'importance du déplacement. poches au niveau des dents voisines . Résultats : le temps de mise en place d'une canine incluse est très variable. Évaluation qualitative : — facteurs esthétiques : contre-indication à un recul prononcé des incisives : lèvres fines. ce qui évite de placer des attaches antérieures. à celle de l'incisive supérieure. — utilisation d'un ressort auxiliaire prenant appui sur un secteur postérieur rigide comprenant 6 ou 8 bagues molaires et prémolaires et un arc transpalatin. profil concave . les bagues molaires comportant des tubes triples (fig. • Conclusion : la plupart des dents incluses doivent être mises en place sur l'arcade. ne présentent pas.176 Traitement des anomalies orthodontiques les relations antéro-postérieures initiales. arcade de référence. Paradoxalement. en cas de forme symphysaire plate et de rotation postérieure . en denture mixte. déhiscence osseuse. — facteurs occlusaux : la position de l'incisive inférieure est étroitement liée au cours de la fonction. dénudation initiale . on observe très peu de résorption radiculaire (fig. — Peut-on avancer ou reculer les incisives inférieures. — dentaire : résorption radiculaire des dents voisines. pour Ricketts. c'est la mesure chiffrée d'un déficit d'espace en fonction des possibilités thérapeutiques et de l'environnement musculaire et parodontal. fondés sur des données statistiques. collée à F envers. facteur de dénudation ultérieure. mais également au maxillaire en notant . corticale externe.

— tenir compte de l'amplitude du surplomb.5 mm en mesure linéaire. ce qui donnera un crédit d'espace de 3 à 4 mm. a) Mesure du déficit actuel. p.Principes de traitement des anomalies orthodontiques dentaire A-Pogonion et à 22° par rapport à ce plan. actuelle (v. ce qui incorpore le déficit d'espace dû au nivellement (v. projetée sur le plan de Francfort. . \11 b) Prévisions : évaluation de l'augmentation de longueur due à la croissance : ajouter 1. 13?). 47 et 48 (mesurée sur des téléradiographies à 60°) . c) Les facteurs qualitatifs décrits à la mandibule. en fonction de la croissance (v. le long du plan d'occlusion (cette distance peut être différente à droite et à gauche). 37) modulée selon le type de croissance. concavité moyenne : — 3 mm . D. Pour simplifier. • Le nivellement de la courbe d'occlusion (correction de la supraclusion) : l'arc étant plus long que la corde. + 3). L'estimation de Tweed (correction céphalométrique (fig.) et la face distale de la première molaire. 37). L'ÉVALUATION DU DÉFICIT D'ESPACE GLOBAL : D.5 mm par année de croissance. • L'estimation de l'encombrement postérieur : Évaluation de Ricketts : mesure de la distance comprise entre la limite postérieure de la fente ptérygo-maxillaire (P. jusqu'à 17 ans pour les garçons. après recul de l'incisive inférieure. Cliniquement. jusqu'à 15 ans pour les filles (estimation moyenne). PRÉVISIBLE a) Évaluation de la D. 159). 38. concavité sévère : — 5 mm. M. au maxillaire. en fin de traitement. p. + 3) et le bord libre des incisives sensiblement situé à 2. • La position des incisives supérieures : a) Critères esthétiques (rappel) : la face vestibulaire des incisives centrales supérieures doit être plus ou moins parallèle au plan facial cutané (fig. l'espace existant pour l'évolution des deuxièmes et troisièmes molaires et l'augmentation prévisible du périmètre d'arcade. avec un écart-type de + 2. on peut mesurer à plat l'espace disponible à partir de la face distale des dents de six ans. en prenant comme moyenne : + 2 mm par rapport à A-Pogonion (er + 2) et en tenant compte du type de croissance (v. 78) : sans tenir compte de la courbe d'occlusion (mesure à plat de l'espace disponible (v. • Vespace de dérive mésiale (en denture mixte) : on peut décider de bloquer la dérive mésiale. B. et de — 1 à + 3° pour la mesure angulaire.5 mm . Au maxillaire. en tenant compte des relations molaires initiales (marche rectiligne). 35b) (D. T. V. : Toujours avoir à l'esprit les relations sagittales prévisibles. D. N. p. 135) et les rotations des molaires. fig. M. Une distance inférieure à cette norme moyenne contre-indique le distalage des molaires (fig. ce qui ne paraît guère souhaitable. 178 et fig. à la mandibule (procédé de l'École de Tweed) : — espace nécessaire : somme des diamètres mésiodistaux des 37. • Gain dans le sens transversal : en cas d'endoalvéolie maxillaire. Concavité légère : — 1. 176). conduit à placer les incisives beaucoup plus droites. l'expansion. S. observée doit s'analyser en tenant compte des 32 dents présentes ou à venir sur les arcades dentaires. il est nécessaire de distaler légèrement les l re molaires supérieures pour conserver des rapports de classe I molaires. D. pour l'ensemble de l'arcade inférieure. d'une façon systématique. 15 mm et en négatif 5 mm (en fonction de la perte d'ancrage). Il faut donc mesurer. M. b) Critères occlusaux : — tenir compte de la pente incisive et de la pente condylienne .5 mm au-dessous du stomion. permet d'obtenir 3 à 4 mm d'augmentation du périmètre d'arcade. — espace disponible : distance mesurée entre la face distale des premières molaires inférieures et le bord antérieur de la branche montante. pour les incisives inférieures. • L'estimation de Vencombrement postérieur (en denture adolescente jeune) : la D. 64). Cette mesure doit être égale à l'âge plus 3 mm (D. p. à un instant donné. m Le crédit d'espace donné par l'extraction des premières prémolaires : l'extraction des premières prémolaires donne. Dans ces conditions. p. Un ancrage maximum sera destiné à conserver la totalité de l'espace donné par les extractions de premières prémolaires (v. sont également valables. afin de terminer tous les cas avec un profil très rectiligne. S. en moyenne en positif. cette procédure doit être notée en négatif si la courbe est trop accentuée. cet auteur estime que 70 % des cas présentent une position satisfaisante.

jusqu'aux faces distales des premières molaires (procédé d'Altounian). à partir de données qualitatives et quantitatives (v. 135. D. prévisible. M. M. prévisible sensiblement égale à 0 : — profil rectiligne ou concave. prévisible sans denture mixte. correction d'une mésio-position secondaire. D. fig. correction de la rotation des premières molaires adultes. - LES ALTERNATIVES THÉRAPEUTIQUES FIG. M. à la mandibule + + mm Crédit d'espace 1 reculée non conservé 1 avancée conservé + + mm - + . M. possibilité de distalage des premières molaires inférieures : + 2 m m . pas de dents délabrées. p a r o d o n t e de b o n n e qualité. expansion éventuelle au niveau prémolaire et molaire. en fin de traitement. — D. 135) (x mm) : correspond à la mesure de l'espace disponible (dents de six inclus dans l'estimation) et au déficit d'espace provoqué par le nivellement de la courbe d'occlusion. M. tonicité labiale moyenne .178 Traitement des anomalies orthodontiques — Au niveau postérieur : mesure de la place prévisible pour l'évolution des dernières molaires. au lieu d'aplatir le profil par un recul incisif excessif après extraction. par hémi-arcade. 2. — type de croissance mandibulaire plutôt antérieur . p o u r deux praticiens de même compétence. D. M. § 176). incorporant le déficit d'espace dû au nivellement : le fil de laiton est placé à plat. Déficit d'espace 1. Espace de dérive mésial 6. b) Évaluation traitement :• en mésiale doit être lution des dents cet espace. D. M. y compris les dents de six ans) 3. peut varier selon les conceptions thérapeutiques de 50 à 90 %. lèvres fines ou longues. Évaluation du déficit d'espace global. deux choix thérapeutiques sont possibles : extraire ou ne pas extraire. actuelle = y — x = z mm 4. 11 peut être préférable de laisser persister un léger encombrement incisif qui n ' a aucune conséquence en soi. p. actuelle). Traitement d'une D. à la mandibule (D. — peu ou pas de supraclusion. en fonction du choix de la position des incisives. A partir de cette évaluation. de la D. M. D. Tableau récapitulatif. D. 177) 8. La décision de pratiquer des extractions de dents adultes. — Au niveau latéral (prémolaires et premières molaires) : conservation ou perte de l'espace de dérive mésiale. l'espace de dérive noté en négatif si l'on attend l'évoadultes sans chercher à conserver c) Évaluation de la D. contrairement au choix extractionniste. prévisible avec traitement (cette procédure tient compte des données du bilan orthodontique et des possibilités thérapeutiques). Espace nécessaire (y mm) : (correspond à la somme des diamètres mésiodistaux des dents adultes évoluées et > r mm non évoluées. Estimation de la D. — Au niveau antérieur : évaluation de la position des incisives inférieures. au maximum. D. — Mesure de F espace disponible. postérieure (v. Repositionnement de l'incisive inférieure : (un degré de version vestibulairc correspond à 2 mm d'augmentation du périmètre d'arcade) 5. M. Périmètre d'arcade mis à plat (v. Correction d'une mésioversion secondaire au niveau d'une première molaire.. sans extraction. prévisible). D. Total : D. le choix conservateur étant révisable. Elle sera ajoutée ou retranchée au déficit d'espace mesuré sur les moulages initiaux ( D . en cas de D. 7. Indications : M. D. D. D.

— extractions pilotées. pare-choc (Bumper) à la mandibule . Peut-on distaler les molaires supérieures. suivies d'un traitement orthodontique simplifié. D. . 177). F. dans le but de favoriser la mise en place de dents permanentes. p. Indications : — D. • En denture temporaire : — ne pas intervenir . les deuxièmes molaires temporaires et les incisives (vestibuloversion) .. • En denture mixte : trois attitudes thérapeutiques sont possibles. M. sur bague. Quad hélix au maxillaire. Elle pose quelquefois des problèmes parodontaux (évolution des canines dans la muqueuse vestibulaire. b) Objectifs de cette méthode . si la D. dans certaines conditions. accessoirement. Indications : — cas-limite avec encombrement incisif léger . . L'indication d'avulsion des dents de sagesse peut se poser en fin de contention. Un traitement orthodontique en technique fixe est. le périmètre d'arcade n'est pas augmenté. au maxillaire . M. des problèmes orthodontiques (inclusion des canines supérieures ou des deuxièmes prémolaires inférieures. Pilotage ou méthode des extractions pilotées : synonymes : extractions sériées. M. B. — extractions pilotées. dès leur apparition sur l'arcade. Traitement d'une D. — première prémolaire enclavée. Les moyens thérapeutiques. 151). — correction spontanée de l'encombrement incisif. pour obtenir des rapports de classe 1 ? (v. GUIDAGE DE L'ÉRUPTION (encombrement mineur) : usure des faces proximales de certaines dents temporaires. extractions systématiques en série. a) Définition : la méthode des extractions pilotées consiste à pratiquer l'avulsion de certaines dents temporaires (canines et premières molaires temporaires) avant leur date normale d'élimination — en une ou deux séquences — suivie de la germectomie ou de l'extraction des premières prémolaires adultes. — un encombrement transitoire mineur observable au moment de l'éruption des incisives adultes se réduit souvent spontanément. . D...) et des problèmes psychologiques (la dysharmonie peut entraîner un préjudice esthétique important au niveau des arcades dentaires). une importante supraclusion (nécessité d'attendre les deuxièmes molaires). LES DISPOSITIFS UTILISABLES pour l'augmentation du périmètre d'arcade : — dispositif fixe multibagues ou multi-attaches placé sur les premières molaires adultes. Les séquences de traitement. — prémolaires ou molaires hypoplasiées ou délabrées. Cette attitude est tout à fait justifiée s'il existe des agénésies. D. — utilisation de l'espace de dérive mésiale pour l'alignement incisif. — profil convexe . au niveau des incisives inférieures . en denture adulte. COMMENT AUGMENTER LE PÉRIMÈTRE D'ARCADE ? 179 — supraclusion incisive associée . sans traitement immédiat . M. prévisible > à 4 ou 5 mm . extractions planifiées ou dirigées. s'il s'agit d'un cas-limite ou si la motivation au traitement est insuffisante. — dénudations initiales. .. avec extractions. de toute façon. 1° GÉNÉRALITÉS : — Dans le sens antéro-postérieur : vestibuloverser les incisives inférieures. est manifeste (+ de 5 à 6 mm de déficit global) : — abstention en l'attente de toutes les dents adultes . doit être entrepris en denture mixte et s'achever en denture adulte. arcs linguaux et palatins (conservation de l'espace de dérive mésiale) . au niveau molaire et prémolaire (Ricketts). Les objectifs thérapeutiques. D. — Dans le sens transversal : augmenter éventuellement la largeur d'arcade. L'abstention : elle est souvent préférable : en fonction de la difficulté de prédire à long terme l'évolution des arcades dentaires. E. suivie ou non d'un traitement orthodontique simple.. indispensable.).Principes de traitement des anomalies orthodontiques Le moment du traitement Le traitement sans extraction d'une D. — dispositifs auxiliaires : . conserver l'espace de dérive mésiale. p. distaler les premières molaires (v. selon l'âge.

vers 8 ans d'âge dentaire . si la séquence d'éruption est de type 3-4. pas de dénudation incisive : légère tendance à la supraclusion . ce qui accentue le recouvrement incisif par une linguoversion des incisives inférieures (environ 4°) . signes d'inclusion de dents adultes (canines) .. dénudation antérieure au niveau d'une incisive centrale inférieure . Indications : — signes dentaires : encombrement antérieur très prononcé . — en fin de pilotage. Les variantes portent sur les séquences d'extraction et sur la nécessité ou non. AVEC EXTRACTION DES CANINES TEM- PORAIRES EN PREMIER (méthode de Hotz). en fonction d'une migration mésiale excessive des secteurs latéraux. sans aucune résection osseuse). Séquences : — extraction des canines temporaires. Indications : encombrement modéré en classe I . soit d'un traitement d'orthodontie simple pendant cette même période. selon les indications. — prévention de l'inclusion palatine des canines . Inconvénients : cette méthode a peu d'effets sur l'encombrement incisif et favorise le déplacement mésial des molaires. environ 6 mois plus tard. — signes occlusaux : classe I ou évolution vers des rapports de classe 1 des prémolaires (marche terminale mésiale) . fig. dans la lignée familiale : — occlusale : supraclusion incisive . — diminution de la convexité. recouvrement incisif normal ou diminué . — extraction des premières prémolaires adultes. dysharmonie dento-maxillaire actuelle très importante .180 Traitement des anomalies orthodontiques de la largeur des deuxièmes prémolaires et de la présence ou non des germes des dents de sagesse . c'est l'abord chirurgical : — germe des canines adultes au stade 1/2 d'édification radiculaire. malgré les extractions. peu ou pas de supraclusion. si possible. soit d'une contention pendant la période d'évolution des dents adultes. objectif : favoriser l'éruption précoce des premières prémolaires adultes et inverser certaines séquences d'extraction 3-4 : — extraction des 4 premières prémolaires adultes dès leur apparition sur l'arcade. D. pas de déséquilibre squelettique important. sévère. 57c) et réduction + ou — totale des diastèmes pour les canines adultes . 4° LA GERMECTOMIE DES PRÉMOLAIRES. . 11 n'est plus nécessaire de tenir compte du stade de formation radiculaire de la première prémolaire adulte. — diminution du temps de traitement orthodontique ultérieure (entre 6 mois et 1 an) . sauf cas particuliers . particulièrement au maxillaire . encombrement incisif sévère avec persistance des canines temporaires. — inconvénient d'ordre psychologique : trois séquences successives d'extraction. Le moment de Vintervention : — au tout début de la mobilité des premières molaires temporaires . Définition : avulsion des germes des prémolaires adultes non évoluées (germectomie atraumatique. — évolution distale des canines adultes dans l'espace d'extraction des prémolaires . la seule limitation. — extraction des premières molaires temporaires. expulsion spontanée de 3 ou de 4 canines temporaires avec encombrement incisif mineur ou nul (v. le diastème peut être encore insuffisant pour les canines. M. c) Modalités thérapeutiques : plusieurs éventualités sont possibles. pour accélérer l'évolution des premières prémolaires (pas avant la formation de la moitié de la longueur radiculaire) . — ou encore plus tôt. dès leur apparition sur l'arcade. germes des dents de sagesse visibles au moment de l'examen. Inconvénients : — difficulté d'estimation de la morphologie et Tweed). — l'extraction des canines temporaires élimine le support de la D. expulsion précoce d'une ou plusieurs canines temporaires . Séquences : — extraction des 4 premières molaires temporaires vers 8 ans d'âge dentaire et conservation des canines temporaires (la moitié des racines des premières prémolaires est édifiée) . et extraction simultanée des canines temporaires ou 4 à 10 mois plus tard. déviation des milieux incisifs . agénésie des dents de sagesse. Contre-indications : — dentaire : âge dentaire retardé : germe des deuxièmes prémolaires atypiques ou présentant un retard de formation . profil rectiligne. Indications : signes dentaires : D. soit d'une simple surveillance. — faciale : face courte : profil concave. — signes faciaux : profil convexe . — évolution des canines adultes dans la gencive attachée . canines présentes et stables . V. 3° PILOTAGE AVEC EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES TEMPORAIRES EN PREMIER (méthode de — accélération de l'éruption des premières prémolaires . 2° PILOTAGE.

de fermer les espaces résiduels. De nombreux praticiens préfèrent entreprendre le traitement de la D. sans omettre la nécessité d'une triple séquence d'extraction dans la méthode la plus classiquement utilisée (Hotz). d'obtenir une fonction occlusale satisfaisante et un profil cutané harmonieux. b) Après pilotage. corrige la déviation des milieux. l'extraction de dents adultes . E. il est nécessaire de prévoir un dispositif multibagues ou multi-attaches dont les objectifs seront de paralléliser les axes des canines et des prémolaires. car il est illusoire de compter sur une correction spontanée de l'encombrement incisif si la D. Contrôle post-thérapeutique Un traitement d'orthodontie ne peut être considéré comme terminé. séquence inversée 37. Il peut être souhaitable pendant un temps limité. a) Au cours du pilotage : — indications : alignement des incisives (correction des rotations. Inconvénients : pour le profane et pour les parents. D. D. dès la suppression des canines temporaires. ce qui présente les inconvénients décrits ci-dessus . Tombée quelque peu en disgrâce après les constatations de Bjôrk sur les modifications du type facial. quel que soit le degré de dysharmonie. supprime les traumas localisés . M. 47 avant 35 et 45 . le . F. M. Une appréciation réaliste du problème limite cet objectif aux dents de 12 ans. c'est dire l'importance d'une bonne analyse du bilan orthodontique complet pour décider d'un tel procédé. D. M. M. SURVEILLANCE. chute prématurée de la deuxième molaire temporaire maxillaire. — dispositifs utilisables : appareils amovibles. D. sur bagues. moyenne (8 à 10 mm de déficit d'espace) : — visite tous les trois mois et mesure de l'espace d'extraction . M. par ailleurs.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Avantages : les germectomies précoces permettent une mise en place spontanée réellement satisfaisante des canines supérieures et inférieures. CONCLUSION Un programme d'extraction pilotée entraîne. importante. La justification plus récente de cette méthode tient encore dans le mécanisme de formation de la gencive attachée. sauf en ce qui concerne les axes des dents inférieures. LE TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : plus souvent. — avantages : permet la correction précoce d'anomalies dentaires fortement récidivantes (rotations) . d'importance moyenne ou D. LAIRES : APRÈS SUPPRESSION DES PRÉMO- 181 a) Sans traitement immédiat : D. M. Inconvénient : durée globale du traitement augmentée. est sévère. • Le traitement orthodontique en denture adulte (traitement débuté à ce stade) : — le moment du traitement : après évolution des deuxièmes prémolaires ou après évolution des deuxièmes molaires adultes : — indications : D. La plupart du temps. éventuellement. 148). Le patient ne revient plus consulter. en cas de rotations sévères . qu'après mise en place fonctionnelle de toutes les dents adultes. B. des milieux déviés). la qualité apparente des résultats ne justifie pas le traitement orthodontique en technique fixe. en denture adulte. b) Avec contention provisoire : — indications : D. provoquées par le pilotage. la technique des extractions pilotées se justifie particulièrement si elle permet de débuter plus précocement la phase orthodontique et d'en diminuer sa durée. D. des linguocclusions localisées et des linguopositions. avec supraclusion incisive. l'extraction précoce — ou mieux encore la germectomie des premières prémolaires permettant aux canines de faire leur éruption dans la gencive kératinisée à l'emplacement du site d'extraction : la germectomie évitant. — pratiquer éventuellement un meulage des faces distales des deuxièmes molaires temporaires pour favoriser la migration mésiale des premières molaires adultes. — dispositifs utilisables : appareillages amovibles mécaniques ou dispositifs fixes simplifiés. en denture adulte : environ 5 % seulement des cas de pilotage présentent des résultats occlusaux satisfaisants qui ne justifient pas nécessairement un traitement d'orthodontie ultérieur. la triple séquence classique d'extraction. Elles favorisent également une évolution de ces dents dans la gencive kératinisée. la période pubertaire étant psychologiquement défavorable à la bonne marche d'un traitement d'orthodontie. de corriger précocement des malpositions incisives importantes ou une déviation d'un milieu incisif. Cette étape précoce est enfin histologiquement justifiée car elle permet de prévenir la récidive de la correction tardive d'une rotation importante. arcs linguaux et palatins fixes. D. — dispositif utilisable : technique fixe multiattaches ou multibagues indispensable (p.

100). au repos. S'il existe des malpositions incisives légères. entraînant un glissement du fil ou de l'élastique vers la gencive. B.182 Traitement des anomalies orthodontiques 1° F. p. : TRAITEMENT DES RÉTROALVÉOLIES Principe : — rechercher l'étiologie fonctionnelle et estimer la position des incisives sur le plan de référence adopté : — différencier D. sur gouttière partielle (incisives non incorporées) avec dispositif de Vienne à la mandibule (fig. à insertion palatine + équiplan (Château) (stomion en situation haute) (fig. de favoriser l'évolution d'une dent de sagesse mésio-versée ou enclavée. coller de fines cales de composite. — Durée d'action : entre 3 et 6 mois. En cas de traitement conservateur. D. on peut adjoindre un ressort de Schwartz disposé légèrement à distance des faces linguales des incisives sur lequel les dents pourront tourner (fig. ÉLIMINATION DES FACTEURS LOCAUX : résection d'un frein de la langue court. donc un traitement fixe est nécessaire . p. la germectomie précoce est indiquée. Contention de longue durée : environ un an. E. B. a) Les moyens d'action : — dispositif de Vienne (fig. car il est encore possible. B. ou d'une proalvéolie associée à une malocclusion de la classe II. 116c): — appareil amovible avec ressorts unitaires et surélévation (fig. 135). s'adaptant sur des tubes soudés au niveau des crochets d'Adams (fig. E. 148) la correction sera stable. En fin de traitement. à condition de retrouver des contacts incisifs normaux et un appui labial inférieur sur les bords libres supérieurs. F. cales qui éviteront ce désagrément. et rétroalvéolie. 98). Cependant. E. en fonction de la règle « action-réaction ». M. : il existe plusieurs variantes pour l'adaptation de la F. 3° F. — élastique tendu entre des crochets situés entre fV et H_l ou 3 et 4. tardivement. 101 « et b). B. E. E. . E. E. B. à l'aide de dispositifs orthodontiques simples. B. persistant après abandon du suçage du pouce et du têtage de la langue. 102a). — avec béance légère : le traitement à l'aide d'une plaque amovible est possible. à environ 3 mm du bord libre. • Rétroalvéolie supérieure : cette anomalie est assez fréquemment associée à une endognathie ou endoalvéolie des secteurs latéraux : — « Quad' hélix » avec prolongements antérieurs (fig. Si la version vestibulaire est importante. la plaque base comporte des crochets mésiaux au niveau des canines. Traitement mécanique : DISPOSITIFS : appareil amovible + F. Traitement des fonctions (particulièrement pour les cas avec béance) : — suppression des habitudes déformantes : — rééducation de la déglutition primaire : — myothérapie des lèvres (à l'aide d'un instrument à bec): — amélioration de la ventilation nasale. dans un but de protection d'incisives supérieures apparentes. si le patient l'accepte. B. • Rétroalvéolie inférieure DISPOSITIFS : : a) Amovible : pare-choc (Bumper) (p. sauf aux repas . 99a). b) Fixe : arc d'expansion antérieur comportant un torque corono-vestibulaire (Ricketts). 2° F. Conditions initiales : différencier une proalvéolie avec ou sans béance : — sans béance : la correction de la proalvéolie fera apparaître un certain degré de supraclusion incisive. B. E. adaptée à la plaque. la nécessité d'extraire des dents de sagesse doit être soigneusement évaluée. — dispositif fixe : attaches non torquées : — masque de Delaire (v. b) La F. 98). 145). sur gouttière partielle. la conservation de ces molaires compensant la perte des premières prémolaires pour le long terme (v. — Port : port de la plaque : jour et nuit. • Proalvéolie inférieure en classe 1 molaire : F. : 12 h par 24 h. LE TRAITEMENT DES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES TRAITEMENT DES PROALVËOLIES • Proalvéolie supérieure : traitement d'une proalvéolie supérieure en classe I. il est très souhaitable de contrôler l'évolution des dents de sagesse.

cette correction reste stable. La orrection peut se faire soit à l'aide d'arcs continus. si l'on attend la suppression de l'habitude déformante et la maturation . 119). Durée de la correction : c'est un déplacement ifficile et dangereux à effectuer pour les apex ésorption radiculaire). masticothérapie . — arc de base reliant les molaires aux incisives. la quantité 'ingression ne doit pas dépasser 1 mm par mois. p. ce qui augmente la D. myothérapie labiale. rétrocèdent sans traitement. • Traitement fonctionnel : — amélioration des parafonctions et suppression des habitudes déformantes. soit vestibulaire-vestibulaire. et des béances antérieures qui constituent le signe d'accompagnement d'une anomalie basale sévère du sens vertical (fig. Au cours de la propulsion forcée. Toutefois si l'enfant. et améliore la supralusion. plaque de Sved (fig. instrument à une hanche (exemple : clarinette) . la correction de la supraclusion oit tenir compte du niveau du stomion par rapport ux bords libres des incisives (v. 'est le principe du nivellement en technique Edge/ise (fig. 7 . en denture mixte . V. au niveau des incisives supérieures : dispositif formellement déconseillé par les pédo-psychiatres. d'origine fonctionnelle. Il faut différencier des béances antérieures isolées. — pour mémoire : pique-langue fixé sur des bagues. Les molaires et prémolaires s'égressent irogressivement pour retrouver des contacts fonctionlels. En moyenne. 87). Toutes les dents comportent des attaches. ce peut être un dispositif-rappel . soit à l'aide d'arcs segmentés. — rééducation de la déglutition. p. 122a) : — segments d'arcs latéraux de molaires à prémolires. — suppression des habitudes déformantes [deuxième phalange du pouce . provoquée par :es dispositifs. souhaite lui-même abandonner ses habitudes. succion labiale inférieure). plan plat rétroincisif en résine avec bandeau vestibulaire près du bord libre. les deuxièmes olaires temporaires peuvent être utilisées comme BASSIGNY T R A I T E M E N T DES D'ORIGINE BÉANCES ANTÉRIEURES FONCTIONNELLE Principe : la recherche de l'étiologie est essentielle dans l'établissement du plan de traitement d'une béance antérieure. régression molaire est istable.Principes de traitement des anomalies orthodontiques TRAITEMENT DES FONCTIONS : 183 — rééducation. Nivellement t sourire gingival). Au maxillaire. soit linguale-linguale. si le guide incisif e permet. Les conditions musculaires étant modifiées n fonction des changements dans les rapports agittaux des maxillaires. soit par égression molaire. 75) que l'on dénomme béances squelettiques. — perle de Tucat (fig. Principe : un recouvrement incisif exagéré peut . — rééducation de la ventilation nasale . 139). p. b) Dispositifs fixes : seuls. d'origine fonctionnelle. ce qui constitue e procédé le plus stable. 199). Les forces appliquées doivent . Dispositifs utilisables : a) Dispositifs amovibles : les activateurs (cas de :lasse II avec supraclusion) : égression molaire. 136) sur plaque amovible : exerciseur de la langue. certaines béances antérieures légères. • Traitement mécanique : Appareillages passifs : — grille anti-langue : ce dispositif gêne l'élocution et n'empêche pas toujours le passage de la langue. soit par ingression incisive. c'est i principe de la technique de Ricketts qui semble lus efficace (fig.tre corrigé.).re de faible intensité. 126. La rééducation doit être préférée à ces dispositifs mécaniques passifs. TRAITEMENT DE LA SUPRACLUSION point d'appui pour le dispositif fixe d'ingression incisive. v. soit linguale supérieure et vestibulaire inférieure (fig. Dispositifs mécaniques actifs : — dispositif multi-attaches complet et traction intermaxillaire verticale antérieure. Contention : gouttière de positionnement (G. — psychothérapie douce anti-suce-pouce (v. apparaît une béance au niveau des ecteurs latéraux et une correction artificielle de la upraclusion. Remarque : en denture mixte stable. soit par /estibulo-version des incisives. P. après interrogatoire. 'ar tout autre dispositif. les dispositifs multi)agues ou multi-attaches donnent la possibilité Vingresser les incisives et les canines et de niveler la :ourbe d'occlusion. Cependant. 114c).

après l'évolution des dents de 6 ans. p. disjoncteur) (fig. La disjonction rapide sera préférée à tout autre dispositif. avec latéro-déviation : ce traitement doit être effectué le plus tôt possible. b) Traitement actif : dispositif mécanique : Quad' hélix (éventuellement. si la linguoeelusion est bilatérale. • Contention : elle se fera. La conduite du traitement : a) Le traitement actif : dispositif : le disjoncteur (fig. 86). rééducation de la ventilation nasale. • Traitement de Vendognathie symétrique. La conduite du traitement : a) Elimination des interférences occlusales : meulage des canines temporaires non abrasées. C. . c) Amélioration des fonctions : — rééducation de la déglutition primaire. à l'aide d'une rééducation. — correction d'une linguoeelusion bilatérale . 103a). 136. en insistant sur la déglutition « arcades serrées ». Ce dispositif très efficace est parfois assez mal accepté par le patient. au niveau du secteur en linguocclusion. sans latéro-déviation : Objectifs du traitement : — augmentation du diamètre transversal du maxillaire . après disjonction. — disjonction (p. Séquences : — meulage préalable des sommets cuspidiens des canines temporaires . Les deux arcades doivent être entièrement baguées. M.184 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. en denture mixte stable ou en denture adolescente stable. Objectifs du traitement : la correction de l'endoalvéolie et l'élimination des interférences occlusales suppriment la latéro-déviation. et masticothérapie . arcades serrées. — amélioration de la ventilation nasale. b) Contention : par appareillage amovible : de 6 mois à un an. le palais très étroit et les plans VL molaires subnormaux. enfin s'il existe des signes de ventilation buccale (v. — La perle de Tucat : l'enfant fait tourner la perle d'avant en arrière. en I. LE TRAITEMENT DES ANOMALIES DU SENS TRANSVERSAL Au maxillaire. — traitement des obstructions des voies aériennes supérieures. et à l'aide d'un dispositif mécanique destiné à éviter la réingression des incisives. des cuspides vestibulaires des molaires temporaires inférieures et des cuspides linguaux des molaires temporaires supérieures. 109a. 140) : — meulage des prématurités au niveau des dents temporaires. • Traitement de iendoalvéolie symétrique.

Les cas stables après expansion se seraient probablement élargis spontanément en fonction de la croissance. 183 et fig. c) Amélioration des fonctions : — rééducation de la déglutition primaire (signe de Cauhépé-Fieux) après le traitement actif ou après la contention (celle-ci est particulièrement conseillée dans le traitement d'une telle anomalie. vérin ouvert et plan plat ou gouttière de positionnement (G. CONTENTION : la plaque amovible sert également de plaque de contention après suppression de la surélévation et du volet vestibulaire. les traitements par expansion bimaxillaire ont fait office de traitement standard pour toutes les anomalies. Theuveny). entre 6 mois et un an. p. que la supraclusion. après étude sur ordinateur. M. C'est pourquoi. 114rf). En denture adulte : dispositif : multi-attaches et T. C. ou plaque amovible avec vérin médian et volet lingual du côté normal en I. un volet latéral vestibulaire et lingual du côté en normoclusion et un vérin asymétrique (fig. fig. . L. suppression du volet latéral au bout de 6 mois . (fig. pour déviation de la cloison nasale. M. 137). particulièrement pour les faces courtes. M. transversaux (dits de « crisscross inverse ») et torque latéral. latérales croisées (accrochage vestibulaire inférieure et linguale supérieure) (v. — en denture adulte : F. au niveau des canines inférieures : la largeur idéale intercanines mandibulaires serait de 26. I. B. Une norme idéale. • 185 b) Amélioration des fonctions : intervention O.). P. Traitement actif : — en denture mixte : l'activateur est le dispositif de choix. A. M. Il est nécessaire de rebaser fréquemment le volet latéral lingual que l'enfant a tendance à user. pour la correction d'une endoalvéolie maxillaire asymétrique : surélévation et volets lingual et vestibulaire. Le débat est ouvert. Contention : plaque amovible inférieure et plaque maxillaire avec rampes de Schwartz. 199). 184). en denture adulte. Pendant fort longtemps. Contention : dispositif : plaque amovible avec vérin médian et volet latéral du côté en normoclusion initialement : — durée : 6 mois à un an . C. effectuer un nouveau contrôle des prématurités sur les dents temporaires. Objectifs du traitement : corriger la linguocclusion des secteurs latéraux. M. —a) Appareil amovible avec vérin médian. a) Dispositif mécanique : plaque amovible comportant une surélévation de faible hauteur. I. Il ne restera à traiter. au niveau du secteur en normoclusion. Schulhofi. En denture mixte : TRAITEMENT ACTIF : meulage des cuspides des dents temporaires du côté inversé (v. p. Insister sur l'importance d'une déglutition arcades serrées) . Il permet. Les travaux de Moorrees (U.Principes de traitement des anomalies orthodontiques v. à l'aide d'une technique fixe . — incidents : un certain degré de latéro-déviation persiste après correction des rapports transversaux en R. de supprimer les malocclusions latérales. Durée du traitement : correction très lente. 137. LE PROBLÈME DE L'EXPANSION a b FIG. b) Trait de section asymétrique. — mastiquer préférentiellement du côté en normoclusion initiale (en I. R. E.) ont montré que la distance intercanine mandibulaire n'augmentait plus après 9 ou 10 ans (D. Certains résultats de traitement bien conduit restent troublants (v. T. les relations de classe II et la supraclusion (v. recharger en résine le volet latéral.) (v. • Traitement de Vendoalvéolie mandihulaire avec incoordination d'arcades. de classe II. S. a été proposée par Schulhof. Par souci d'objectivité. p. Traitement de Vendoalvéolie asymétrique : Objectifs : corriger la linguocclusion unilatérale sans modifier les rapports transversaux du côté opposé. sur bagues. il faut admettre que certains auteurs américains ont montré qu'un certain degré d'expansion molaire et prémolaire peut rester stable (de l'ordre de 4 à 5 mm) (Riedel. 137o et b). C. sauf cas exceptionnels. l'expansion au niveau des canines inférieures se solde par une récidive. Une technique fixe est indispensable. 157). Il existerait « une aire de tolérance ». Château. : . . en propulsant la mandibule. p.5 mm. T. 64a et b). I. S. + 3 mm).

53b) contre-indique le recul molaire. B. il est indispensable d'attendre la mise en place fonctionnelle des deuxièmes molaires supérieures avant de pratiquer des extractions. E. B. • L'âge dentaire (estimation sur les radios panoramiques) : — certains dispositifs doivent être placés en période de denture mixte stable (exemple : F. E. signes qualitatifs : un encombrement postérieur. : Toute modification du sens antéro-postérieur entraînera des conséquences sur le sens vertical. sur bague) . Elle peut. important. fig. on observera 40 % de récidive au niveau des canines et des prémolaires.5 mm ne présenteront pas de récidive après expansion. en fin de traitement. — lorsque l'extraction des premières prémolaires supérieures est prévue et qu'il existe un décalage A. Le type de croissance (estimation sur les téléradiographies de profil) : une direction générale de croissance plutôt horizontale (face courte et rotation antérieure mandibulaire) s'accorde avec l'objectif du traitement. — soit pour reporter le traitement après le pic de croissance (stades MP3U ou Rad U . Une direction de croissance verticale (face longue + + et rotation postérieure) provoque des effets opposés aux objectifs du traitement (le menton s'abaisse et recule par rapport au profil. Schulhof note que la récidive de l'encombrement incisif est aussi importante avec ou sans extraction. dans l'état actuel des connaissances. tout au plus. 18) : traitement avec extractions unimaxillaires par exemple. v. 177. D. En fonction des éléments liés à l'anomalie proprement dite (examen clinique et téléradiographies) : a) Informations données par l'examen clinique : — préjudice esthétique . M. forces extrabuccales cervicales et tractions intermaxillaires. b) Au maxillaire : — hauteur postérieure : . Le degré de gravité de l'anomalie (apprécié l'aide du bilan orthodontique complet). . p. 34b) constitue une contre-indication pour tous les dispositifs augmentant la dimension verticale : activateurs. D. permettre de gagner quelques millimètres au niveau des prémolaires et des molaires. N. évoqué par une superposition des germes molaires non évolués et une disto-version importante de ces germes (v. • La croissance : Le stade de croissance (estimation sur une radiographie des deux mains) : au stade pré-pubertaire. — position relative des incisives supérieures par rapport aux lèvres (risque ou non de fracture à la suite d'un traumatisme) . En conclusion. une distance intercanine inférieure à 26. type 2) peut représenter une contre-indication au recul molaire. une hauteur très réduite (face courte. DU LE LE T R A I T E M E N T DES A N O M A L I E S SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR TRAITEMENT DE LA DES II. — importance de la convexité cutanée . — d'autres appareillages doivent être appliqués au moment de l'évolution des prémolaires supérieures (F. la corticale sinusale jouant le rôle d'un centre de rotation : — longueur postérieure maxillaire : . à Tous les cas montrant. il peut être nécessaire de situer le patient sur sa courbe de croissance (fig. . à l'aide de forces extrabuccales. mais surtout pas au niveau antérieur. au cours de la croissance). le choix des dispositifs. tant de traitements inadaptés ont été commis et sont encore commis au nom de l'élargissement des arcades qu'il ne semble pas souhaitable. MALOCCLUSIONS DIVISION 1 CLASSE Les facteurs influant le choix thérapeutique. . p. un sinus maxillaire procident constitue un obstacle pour une translation distale des molaires. d'après cet auteur. signes quantitatifs : estimation de Ricketts (v. par ailleurs. de prendre en compte cette possibilité. postérieur). Si la distance intercanine est supérieure à 28 mm. d'où un pronostic favorable. 13) : — soit pour profiter du taux maximum de croissance précédant le pic pubertaire (stade MP3) .•<>r 186 Traitement des anomalies\orthodontiques Les formes maxillaires : a) A la mandibule : une forme mandibulaire présentant des signes de croissance à rotation postérieure (fig. Ces constatations seront primordiales dans les différentes alternatives de traitement et orienteront. P. sur gouttière) . B.

de ce fait. qui implique. — le degré de coopération peut enfin déterminer le choix des dents à extraire (premières prémolaires ou deuxièmes molaires maxillaires par exemple (\. d'un activateur. etc. M. Cette attitude favorable disparaîtra dès que le préjudice facial aura été amélioré (sujet sensible aux agressions extérieures et incapable de poursuivre un effort de longue durée) . . — estimer si la malocclusion de classe II est due à un maxillaire trop en avant. • La motivation au traitement : le traitement d'un cas de classe II.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — forme des lèvres : fines. — si le plan de traitement prévoit des extractions. permettant. l'extraction de 4 prémolaires ne pourra permettre que la correction de la D. M. inclusion des deuxièmes molaires et des troisièmes molaires) . un traitement ultérieur complémentaire. d'un décalage des bases osseuses. le choix du moment et des moyens du traitement sera fonction de la motivation : — la participation au traitement peut se révéler fréquemment excellente chez de jeunes enfants (de 8 à 11 ans). 60a et b). on peut voir apparaître une linguocclusion des secteurs latéraux (ou une latéro-déviation). son volume et sa fonction .. division 1. division 1. division 1 + béance antérieure) : recherche des signes de ventilation buccale ou semi-buccale (v. cette décision implique qu'il faudra mener le traitement jusqu'à son terme.. b) Informations données par les téléradiographies : — type facial et type de croissance mandibulaire . — importance du décalage des bases osseuses . par des procédés orthopédiques . division 1. M. Après correction précoce des relations de classe II. Ce facteur aggravant peut nécessiter des procédures particulières d'extraction et de traitement (traitement précoce ou extractions multiples). D. Cette endoalvéolie peut être facilement corrigée. B. En fonction des anomalies associées : a) Cas de classe II. en denture adulte. prévisible. etc. division 1 + endoalvéolie maxillaire : un décalage important des bases osseuses peut être associé à une endoalvéolie maxillaire (forme en V de l'arcade supérieure) sans perturbation de l'occlusion transversale. une correction précoce. tient au port de la F. Au cours de l'examen clinique. m L'état des dents : des dents délabrées ou hypoplasiées au maxillaire incitent aux extractions. associée à une D. on peut s'attendre. tout ceci en fonction du choix des dispositifs. convexité squelettique . 188). D. b) Cas de classe II. sous peine de graves déséquilibres occlusaux . une bonne coopération dans le port des dispositifs. — si l'insertion sociale est perturbée par le retentissement esthétique de l'anomalie. division 1. à une mandibule trop en arrière ou à une combinaison des deux (angle facial et mesure Pog -* Na vertical). épaisses. — position des incisives supérieures par rapport au plan facial cutané . — position des incisives inférieures par rapport au plan dentaire A-Pogonion . • Les facteurs fonctionnels et les parafonctions (appréciés au cours de l'examen clinique et sur les téléradiographies) : — les habitudes déformantes : faut-il différer le traitement ? 187 — la situation de la langue. D. soit en même temps que le recul de la partie basse du maxillaire.). 80 % du succès du traitement des cas de la classe II. D. pendant un temps transitoire. I. — la ventilation (cas de classe II. c) D. division 1 + D. il est indispensable d'estimer le degré de coopération escompté et de mettre en balance la nécessité d'un traitement précoce. E. rééducations diverses. la plupart du temps. — une coopération excessive et mal contrôlée. M. . c) Anomalies alvéolaires antérieures : un décalage sagittal des maxillaires se présente rarement isolément. fig. importante. p. Mais le report tardif du traitement comporte l'inconvénient d'attendre un âge proche de la puberté et de ses incertitudes et fait courir le risque de fractures incisives. En dernier ressort. peut conduire à une correction exagérée des rapports molaires et aux conséquences iatrogènes qu'elle entraîne (encombrement postérieur. E. pour obtenir le résultat attendu (port régulier de la F. et d'anomalies alvéolaires du sens vertical — supra ou infraclusion — qui compliquent le traitement (la supraclusion fait obstacle au recul incisif par exemple). après correction du décalage antéropostérieur. Il s'accompagne d'anomalies alvéolaires antérieures : proalvéolie supérieure et/ou rétroalvéolie inférieure dues aux parafonctions. nécessite plus qu'aucun autre. à une bonne participation au traitement. importance du décalage des arcades. ou bien plus commodément. des T. M. B. rapide et stable. • : dans un cas de forte classe II.

sur gouttière (ou sur plaque) . pas d'encombrement mandibulaire. M. — activateur ou propulseur (application précoce ou au moment du pic de croissance) . — Un traitement précoce sans extraction peut devenir un traitement tardif avec extraction.). de corriger. Aspect de prognathie supérieure (point A en avant de Na vertical + +). L'appréciation du poids respectif des facteurs précités impliquera des choix thérapeutiques divergents dans le temps et dans les méthodes. B. tendance concave. E. de préférence après le pic de croissance. dans un troisième temps. à l'aide d'une F. Une enquête dans la lignée familiale permettra d'éliminer les risques d'agénésie de dents de sagesse supérieures si le germe n'est pas visible. a) Correction orthopédique précoce du décalage des bases osseuses. corrigées sans extraction. E. il est quelquefois possible. B. Classe I Molaires Classe II 6|6 Classe I —:— 6 16 et { ' 8|8 1 Classe 1 —r7|7 Classe I 7|7 6|6 Solution 2 : extraction des deuxièmes molaires supérieures (germes des 18 et 28 haut situés) (forte coopération indispensable). sur bagues et T. E. V. en fonction des risques de fractures incisives. Solution 5 : extraction de 12 et 22 (microdontie/ou agénésie). Classe I Solution 3 : extraction de 4 prémolaires (D. M. convexité importante. E. B. puis de pratiquer des extractions pilotées (en maintenant les secteurs postérieurs maxillaires en relations de classe I) en débutant par la mandibule.188 Traitement des anomalies orthodontiques Les alternatives thérapeutiques basse antérieure et moyenne du maxillaire. Solution 4 : extraction tardive des premières molaires supérieures (extraction après mise en place des 17 et 27).). — association des deux méthodes : activateur avec dispositif pour le port d'une F. Les traitements avec extractions : objectifs occlusaux : canines en classe I et molaires en classe I ou en classe II thérapeutique (p. dans un premier temps. b) Traitement tardif : les différentes solutions et leurs conséquences occlusales (voir tableau) : Cas particuliers : — Si la malocclusion de la classe II est associée à une D. le décalage des arcades. d'une finition en technique fixe complète. Classe I Classe I Classe II Classe I Classe II . pas de supraclusion. sur gouttière antérieure et latérale. de classe 11). face courte. sur gouttière suivie par le port d'une F. D. Indications : décalage antéro-postérieur + +. la première séquence n'étant destinée qu'à protéger les incisives supérieures. E. Les techniques et les dispositifs utilisables : a) Dispositifs orthopédiques (correction du décalage des bases osseuses) : — F. D. sur bagues et. patient peu motivé au port de la F. Exemples : F. I.. P. c) Finition en technique fixe. M. • Comment traiter ? Les traitements sans extractions : objectifs occlusaux : rapports de classe I molaire et classe I canine.. ou R. Les résultats d'une première séquence thérapeutique précoce doivent être fréquemment complétés par les effets d'une autre technique. B. 124). B. se caractérisent par un développement vertical dento-alvéolaire mandibulaire postérieur (augmentation de la D. . E. divivision 1 biproalvéolie). P. B. B. EN FIN DE TRAITEMENT CHOIX DES DENTS A EXTRAIRE Canines Solution 1 : extraction de 2 prémolaires supérieures (cas sans D. La plupart des cas de classe II. division 1. b) Correction orthodontique du décalage des arcades (F. D./ou cas de classe II. E. O. a) Traitement précoce : extraction précoce des premières molaires supérieures (au tout premier stade de l'apparition des germes de dents de sagesse supérieures) suivie d'un recul en masse de la partie RELATIONS A. M.

b) Avantages : — supprime le risque de fractures incisives . E. b) Dispositifs orthodontiques (correction du décalage des arcades) : — F. M. biprotrusion. 122 a) . E. branches hautes. — arc maxillaire rond diamètre . . CHABRE).. M. 114a) . D. . division 1. . division 1. — arc facial + F. B.. Philippe (fig. sur bague . tend à être relativement stable . etc. c) Inconvénients : — augmentation de la durée globale du traitement . — procédure thérapeutique permettant un pourcentage d'extractions bien moindre. sur bague appliquée sur les premières molaires supérieures (p. — débuter précocement le traitement à l'aide d'un dispositif orthopédique. — dans tous les cas. 149) . la coordination des arcades étant réalisée dans un dernier temps à l'aide d'un dispositif fixe .D. par exemple F.) . B. dans le tiers des cas (fig. E. I. de classe II le jour.. M. — avantages psychologiques : . — Le « système 3 Arcs » de J. c) Dispositif multi-attaches ou multibagues : indispensable pour une bonne finition occlusale et dans tous les cas comportant des extractions.045 et T. I. la correction précoce d'un cas de classe II. — il n'est pas toujours possible d'obtenir une correction totale du décalage antéro-postérieur précocement. — pare-choc : pour la correction d'une rétroalvéolie inférieure ou la conservation de l'espace de dérive mésiale. avant ou après le pici facteurs qui incitent à un traitement tardif : — cas de classe II. suivi ultérieurement d'un dispositif orthodontique. : supraclusion importante. 138). efface le retentissement comportemental d'avoir les « dents en avant » avec le sentiment de fragilité qu'il entraîne . D. une deuxième étape en denture adulte . . Traitement tardif en denture adulte (la plupart du temps avec extraction. • Quand traiter ? Traitement précoce ? Traitement tardif ? Traitement en une ou deux séquences ? Traitement précoce. — Facteurs qui incitent à traiter précocement : — face courte. Philippe : — arc de base de Ricketts (v. — « Système 3 arcs » de J. la nuit (photo et réalisation CL. rotation postérieure : — anomalies associées : D. — réduire la gravité des relations de classe II avant de pratiquer des extractions en denture adulte. pas de D. M. fig. activateur. dispositif amovible porté le soir et la nuit (F.Principes de traitement des anomalies orthodontiques 189 Fie. 93). de classe II (fig. — protéger des incisives supérieures apparentes qui risquent de se fracturer. a) Objectifs : — corriger totalement le décalage antéro-postérieur. coopération maximum entre 9 et 12 ans . B. 138. — implique. B. agénésies. M. le plus souvent. — T. D. à localisation postérieure. peu de supraclusion (traitement sans extraction) . E.

sur gouttière ou sur plaque (bien avant l'évolution des deuxièmes molaires). Philippe. implique le plus souvent des extractions . E. de classe II et F. le déplacement distal des secteurs latéraux ayant tendance à accentuer plus ou moins la D. avec branches hautes. il s'agit de l'époque de choix . sauf cas exceptionnel. Le traitement fixe est indispensable. E. D. B.. relations de classe II symétrique. V . b) Inconvénients : risque de fractures incisives . postérieure). Au moment de l'évolution des prémolaires maxillaires. Intérêt : recul des secteurs latéraux dans leur ensemble. Le traitement d'un cas de classe II. B. M. . En denture temporaire : aucun traitement d'orthodontie n'est possible à ce stade. D. — après recul molaire. et se soldant par un échec du déplacement distal des molaires ou un échec de la propulsion mandibulaire. sur activateur ou 3 pièces de Château . OBJECTIF : reculer les premières molaires plus distalement que la classe I occlusale (tendance à la classe III). . dans l'état actuel des techniques. b) Traitement orthodontique : au cours de la phase de constitution de la denture adolescente : — F. M. de classe II (profil concave) . I. si le traitement orthopédique est insuffisant. TRAITEMENT ORTHOPÉDIQUE (profil convexe) : — F. face courte. TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : Un traitement tardif pourra faire suite à un traitement précoce. dispositif multi-attaches complet. rétrognathie inférieure . E. — T. sur gouttière pour corriger le décalage antéro-postérieur et linguo-verser des incisives supérieures apparentes. Philippe (avec T. Philippe. — « système 3 arcs » de J. Ces deux dispositifs provoquent une vestibuloversion des incisives inférieures. — F. Ils sont donc contreindiqués en cas d'incisives versées avant traitement. OBJECTIFS : — F. . : direction de croissance dans le sens du traitement. — association des deux dispositifs : F. En denture adulte AVANT LE PIC DE CROISSANCE : — corriger ou améliorer le décalage des bases osseuses . E. TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : — diminuer la convexité cutanée et éviter de rendre le profil trop plat. M. 1. — multibague simplifié. cervicale. si les lèvres sont fines et le menton marqués dans la lignée familiale . sans D. Pour certains. destinée à éviter la disto-version des premières molaires. B. après correction du décalage. occulte les possibilités de correction orthopédiques. a) Traitement orthopédique (différencier prognathie et rétrognathie) : — l'activateur ou le propulseur sont encore possibles et souhaitables à ce stade. OBJECTIFS : a) Dispositifs fixes : — « système 3 arcs » de J. en fonction : — d'une coopération insuffisante pour le port d'une F. — d'une correction du décalage n'ayant pas donné les résultats escomptés. B. on achèvera la correction des rapports de classe II. B. M. B. D. 138). instituée d'emblée . comportant bagues ou attaches sur les incisives et 4 bagues molaires. B. On peut adjoindre au dispositif les deuxièmes molaires temporaires (bagues) (T. à ce stade ou F. — tenter d'augmenter autant que faire se peut la D. I. E. sur bague . M. — « système 3 arcs » de J. — activateur (ou propulseur) : indications : pas de D. N. I. sur bague. En denture mixte stable (période de choix). Ce dispositif doit être appliqué de 6 à 12 mois au maximum . — protéger des incisives supérieures apparentes. Les séquences de traitement selon l'âge. B. se situe au moment de l'adolescence avec tous les inconvénients que cette période comporte . M.190 Traitement des anomalies orthodontiques — pare-choc (Bumper) : s'il existe une linguoversion des incisives inférieures. au niveau des premières molaires maxillaires (pas de D. E. E. M. a) Avantages : la durée globale du traitement est réduite et il est plus facile de faire une prévision de durée si le plan de traitement comporte des extractions. : Nécessité d'un traitement de finition en denture adulte. de classe II). b) Dispositifs auxiliaires : T. V. — éviter autant que possible les extractions : objectifs occlusaux classe 1 molaire et canine. division 1. E. B. de classe II) si le profil est plutôt concave (fig.

si nécessaire. p. D. cervicale . En denture adulte : — proscrire absolument activateur. — traitement des manifestations allergiques. le traitement fixe est indispensable. B. — utilisation des petits moyens pour atténuer les effets du suçage du pouce. masticothérapie. D. traction moyenne-haute couplée avec un arc transpalatin (ce dispositif auxiliaire permettant d'éviter 34 et 44. E. une place importante accordée au traitement des troubles fonctionnels et des procédures comportant des extractions de dents permanentes. 188 pour les conséquences occlusales). division 1. M. F. En cas d'échec. longtemps après le pic de croissance. rééducation de la fonction linguale (déglutition arcades serrées). amélioration de la ventilation nasale. il faut redouter les difficultés psychologiques. p. a) Active : — gouttière de positionnement (G. E. B. PRÉVENTION : EXTRACTION DE 4 DENTS DE SIX ANS (cas très diver- gent et face longue) exceptionnel. B. E. SOLUTION 4 : pas de D. — alimentation au sein et sevrage progressif. liées à une durée de traitement excessive. 141). pour favoriser le mésialage des molaires inférieures (v. E. En cas d'extractions au seul maxillaire — en fonction d'un profil plutôt rectiligne — et s'il existe un léger encombrement à la mandibule (pas + de 2 mm) on pourra. Par ailleurs. . propulseur. mieux vaut interrompre toute thérapeutique et ne débuter la séquence avec extraction qu'après mise en place fonctionnelle des dents permanentes.Principes de traitement des anomalies orthodontiques A peu près tous les dispositifs sont efficaces en fonction de la direction de croissance. très exceptionnel. D'une façon pratiquement systématique.l : — plaque amovible avec F. D. sans D. M. 188 : tableau). M. génératrices d'obstruction pharyngée . sauf s'il existe une latérodéviation associée. soit les premières prémolaires supérieures et les deuxièmes prémolaires inférieures. M. 3 (D. P. face longue : direction de croissance dans le sens opposé au traitement. une technique multiattaches est indispensable.D. après la fin du taux maximum de croissance . de classe II. Elles seront prévues. E. associée) ou 4 (v. qui peut s'observer avec des tractions hautes: v. : Il n'est pas toujours possible. pratiquer une usure des faces proximales des incisives inférieures (v. N. 165). I. en cas de béance antérieure fonctionnelle ou de proalvéolie supérieure : — proscrire absolument activateur.M. l'avulsion étant pratiquée. Il faut donc éviter l'acharnement thérapeutique et admettre qu'il peut être nécessaire d'extraire des dents pour mener à bien le traitement. Amélioration des fonctions : motivation à l'abandon des habitudes déformantes. : 18 et 28 présentes. 14 et 24 . Conclusion : le traitement des cas de classe II. cervicale : — éviter T. si possible. SOLUTION 1 : cas de rotation postérieure peu marquée. Solutions 1 . Au moment de l'évolution des prémolaires : F. d'obtenir des rapports molaires satisfaisant en classe I. propulseur. SOLUTION 3 : extraction de 4 prémolaires : soit les premières prémolaires supérieures et inférieures. le plan de traitement comportera des extractions. B. 133). à ce stade. M. APRÈS LE PIC DE CROISSANCE : on doit systématique- 191 la vestibulo-version des premières molaires. si possible. qui aurait pu faire conseiller une ostéotomie du maxillaire . B. — cas de classe II sévère et forte D. sur gouttière : si la rotation postérieure est moyenne et 'les incisives apparentes : gouttière totale ou gouttière partielle. Choix des dents à extraire (v. division 1. p. • La contention. p. que l'on peut compenser dès cet âge. • Le traitement d'un cas de classe II. d'une façon habituelle. alimentation solide . En denture temporaire : aucun traitement à ce stade. E. comporte des séquences précoces moins fréquentes. b) Passive : arc lingual collé à la mandibule. En denture mixte stable : — F. B. B. F. sur gouttière (v. — extraction précoce des premières molaires supérieures (germes des deuxièmes molaires haut situés) et recul par F. p. Indications : — décalage de classe II de plus d'une largeur de P. Ces traitements posent des difficultés thérapeutiques particulières en fonction d'un type de croissance défavorable et de fonctions fréquemment atypiques. ment envisager des extractions. mais contre-indication chirurgicale ou refus de l'intervention . 2. face longue. 153). CAS D'EXTRACTIONS MULTIPLES : 16 et 26 . p.

on observe bien souvent un repositionnement de la mandibule en avant. s'il n'existe pas de signe d'encombrement postérieur. Il faudra éviter l'acharnement thérapeutique qui. — Extraction pour la correction de l'encombrement incisif associé. I. 114c/) : . de Le choix des extractions : si la correction du décalage antéro-postérieur reste insuffisante ou bien en cas de D. ces dents étant initialement plus basses que le plan d'occlusion. — forme 2 : traitement sans extraction. si cela s'avère possible. La supraclusion est fréquemment si accentuée qu'il n'est pas possible. peu portée. E. traitement avec extraction. Pour Ricketts. ce dispositif permettant également le rattrapage du décalage transversal (v. si possible. avec appui antérieur (avec barrettes de Whitman et traction haute. une récidive de la supraclusion . M. en principe. division 2 = ne pas extraire » entraîne une durée de traitement excessive ou un échec du recul molaire. ce qui est loin d'être toujours vérifié . activateur. p. On débutera le traitement. Comment traiter ? Selon les formes cliniques : — forme 1 : traitement sans extraction.ou . en cas de D. par la correction de la supraclusion supérieure. — éviter une vestibulo-version des incisives inférieures si la tonicité labiale est augmentée . LES TRAITEMENTS AVEC EXTRACTION : LE T R A I T E M E N T DES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE I I . p. D. en utilisant une F. D. p. D. — assurer un guide incisif satisfaisant en fonction de la pente incisive. — Traitement de la supraclusion (v. lorsque les interférences incisives sont corrigées. de classe IL En cas de profil très concave : T. ce qui évitera. 183) et denture mixte stable ou au stade de la denture adulte jeune : ingresser les incisives supérieures en premier. les extractions seront prévues longtemps après le pic de croissance. si la pente incisive le permet et à n'ingresser que le secteur incisif supérieur.192 Traitement des anomalies orthodontiques coller des attaches ou de placer des bagues sur les incisives inférieures. V. dans un premier temps. la technique fixe est indispensable (traitement du ressort du spécialiste). B. pendant la croissance (v. M. TRAITEMENT SANS EXTRACTION : Les dispositifs utilisables : en fonction de la nécessité de corriger les axes incisifs et la supraclusion. Pendant un temps transitoire. D. • Les alternatives thérapeutiques : elles dépendront des formes cliniques et des anomalies associées.Traitement d'une vestibulocclusion exagérée des secteurs latéraux maxillaires : . à partir de cet arc (versions linguales) : . après correction de la linguoversion des incisives . les 3/4 de ces cas nécessitent des extractions. si l'on souhaite ne pas reculer le point A + T. M. associée. 185). p. p. Remarque : pour les tenants de la technique Edgewise. à la mandibule : . associée . traction basse. M. traitement avec extraction unimaxillaire après ou en fin de croissance . sur lesquelles l'arc d'ingression sera ligaturé (exemple : arc de base de Ricketts) ou coller sur les faces linguales. — forme 3 : éviter. donc de déplacer les apex. — Correction du décalage antéro-postérieur : . postérieure. ou tout au moins ne pas diminuer la D. . B. — Traitement du sourire gingival : on pourra être amené à conserver la courbe d'occlusion inférieure. Principe : on cherchera à éviter les extractions. . — placer correctement le bord libre des incisives supérieures par rapport aux lèvres . traction intermaxillaire de type « criss-cross » inverse (fig. augmenter. activateur (classe II marquée) (v. . D. traitement de la rétroalvéolie inférieure : parechoc. seule . E. v.selon le degré de coopération du patient 8 8 8 (forme 1) et la D. b) Squelettiques : ne pas reculer le point A. 1. — Extraction pour la correction des anomalies maxillaires : 4 5 7 — ou . 161). F. arc palatin à distance des faces linguales des prémolaires et traction élastique sur les faces linguales. M. en fonction du critère précédent « classe II. les extractions. dans les cas en cours de croissance. améliorer un sourire gingival. on pourra également placer de très fines cales de composite au niveau des incisives inférieures. sans D. D I V I S I O N 2 • Objectifs de traitement : a) Esthétiques : ne pas modifier un profil rectiligne ou concave. c) Ocdusaux : — placer les apex des incisives supérieures en position linguale et fermer Taxe interincisif. 18). 146). ce qui entraîne un profil trop concave et disgracieux.

M. Philippe propose de prévenir l'apparition de la supraclusion incisive visible dès 4 à 5 ans. Les alternatives thérapeutiques. p. D. améliorer le profil facial. I. . postérieure . dès la chute des incisives centrales temporaires. 122a) -> (ingression des incisives) . traction basse ou/et T. • Le choix thérapeutique : a) Traitement orthopédique : — traitement orthopédique très précoce. et de pratiquer un meulage des canines temporaires. b) Tardivement : retrouver des rapports de classe I canine et de classe I ou de classe III molaire thérapeutique. pour permettre une liberté de l'occlusion dans les mouvements de latéralité. — modifier. et à prévoir une ostéotomie segmentaire au maxillaire ou/et à la mandibule (v. E. division 2 caractéristique. B. d) Chez l'adulte : la solution orthodontico-chirurgicale est parfois nécessaire. à l'aide d'une plaque amovible au maxillaire. distal de la partie haute dentoalvéolaire de la mandibule. M. de baguer ou de coller des tubes sur les 37 et 47. pour permettre un guide antérieur satisfaisant et supprimer le proglissement . — pare-choc inférieur -> vestibulo-version des incisives inférieures. -+ recul molaire -> pas de D. en denture temporaire . • Lu contention : la contention idéale est constituée par la gouttière de positionnement (« toothpositioner »). c) En denture adulte : — avant le pic : idem . l'ostéotomie segmentaire à la mandibule peut s'avérer suffisante. — après le pic : extraction uni ou bimaxillaire. selon Vâge de lu première visite : a) En denture temporaire : si l'un des ascendants présente une classe II. Ce dispositif évite régression exagérée des incisives supérieures. • Séquences de traitement. Elle consistera à transformer par des moyens orthodontiques une classe II. la supraclusion peut être corrigée à ce stade : — F. — Traitement avec extraction : denture adulte jeune en cours de constitution. destinés à maintenir l'ingression à l'aide d'un élastique situé au niveau du bord libre. division 1. Les objectifs de traitement des cas de classe III a) Précocement : — obtenir un surplomb positif et un recouvrement incisif suffisant. Dans certains cas. b) Plaque de Sved (fig. par des moyens orthopédiques. division 2 en classe II. 139).(forme 1). comportant un prolongement situé sur la crête antérieure. — multibague simplifiée : bagues sur les deuxièmes molaires temporaires stables et tubes collés sur les premières molaires. b) En denture mixte. Ultérieurement. en denture permanente. 169). soit dans le sens d'un blocage de la croissance condylienne ou d'un léger recul. Pour la correction de la supraclusion. des rapports incisifs satisfaisants. attaches collées sur les incisives + arc de base (fig. les rapports des maxillaires. — La plaque de Sved. FIG. il sera absolument nécessaire. Quand traiter ? — Traitement sans extraction : denture mixte ou denture adolescente. LE T R A I T E M E N T DES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE I I I 193 Autres dispositifs : a) Plaque avec élastique comportant de fines cales sur les incisives supérieures. 139. soit dans le sens d'une avancée de la partie basse du maxillaire. il sera nécessaire d'avancer les incisives inférieures et/ou la mandibule.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — (forme 3) : profil très concave et supraclusion 5 4 accentuée ou . J.

plan Francfort • Comment traiter ? Défavorable > 0° — traitement orthopédique. 70) . de 3 à 6 ans. Angle A N B 2. C. c'est-à-dire deux ans en moyenne après la cessation de toute croissance maxillaire. — facteurs fonctionnels : macroglossie importante . — facteurs squelettiques : face longue — prognathie vraie de type 1 ou 2 . brachygnathie associée à une endognathie maxillaire et D. augmentée . avec extraction de dents permanentes. à titre indicatif : Favorable 1. — facteurs dentaires : surplomb négatif avec contacts incisifs — diastèmes entre les incisives et les canines inférieures — linguo-version des incisives supérieures (rétroalvéolie supérieure) et/ou vestibuloversion des incisives inférieures . b) Facteurs défavorables orthodontique) : (indication chirurgico- Les traitements sans extraction : 1" LES DISPOSITIFS ORTHOPÉDIQUES : — fronde occipito-mentonnière. prognathie et brachygnathie associées . Angle plan bispinal. et au risque de récidive propre à cette anomalie. et 17 ans pour les filles. c) Comparaison des mesures favorables ou défavorables. orthodontique orthopédique ± 0" < 20° + parallèle > 30° divergent — facteurs occlusaux : proglissement accentué. avec les incisives en bout à bout en R. fig. Angle plan bispinal. En effet. c) Traitement chirurgical avec ou sans traitement orthodontique préalable. à tout âge. • Facteurs influant la décision dans le sens d'une intervention ou chirurgicale : a) Facteurs favorables ou orthodontique) : (indication thérapeutique. — facteurs occlusaux : coïncidence entre relation centrée et intercuspidie maximale et surplomb négatif sans contacts incisifs — supraclusion incisive accentuée ou béance accentuée . La difficulté du choix thérapeutique tient à la difficulté de prédire la quantité de croissance mandibulaire. Les traitements avec extraction . en denture b) Traitement orthodontique de compensation. V. sur téléradiographies de profil. — masque de Delaire.194 Traitement des anomalies orthodontiques mixte. 106. — facteurs héréditaires : hérédité familiale très prononcée. particulièrement à la période pubertaire. au cours de la croissance . soit 19 ans p o u r les garçons. — recouvrement incisif moyen. la croissance mandibulaire s'arrête en même temps que la croissance staturale. 112 et p. plan mandibulaire 3. (fig.

type 3). brachygnathie. O. comportant une surélévation plus importante que l'espace libre et des ressorts palatins rétro-incisifs (fig. M. — cas sévère : masque de Delaire. TRAITEMENT TARDIF. Proglissement mandibulaire — prognathie légère : F. sur bague 36 et 46. La surélévation peut être placée à la mandibule.). Indications : proglissement mandibulaire et prognathie très légère. E. précédé ou non d'une disjonction. . sur gouttière mandibulaire. — brachygnathie maxillaire.. — prognathie inférieure. Il peut se passer plusieurs mois. — T. sur gouttière mandibulaire totale ou partielle. ou F. ce qui permet également de remonter la langue . Brachygnathie maxillaire : masque de Delaire. E. de forme moyenne . 103/) . en denture mixte . voir pour le mode d'action fig. Proglissement mandibulaire — prognathie légère : fronde occipito-mentonnière. M. TRAITEMENT CHEZ L'ADULTE : orthodontique (v. au maxillaire. comme contention environ 1 an. 98o). placé. et 10 ans) : (entre 8 — appareil amovible. m Traitement des causes fonctionnelles. Les séquences de traitement selon l'âge. de 3 à 6 ans : traitement orthopédique précoce. Indications : conservation de l'espace de dérive mésiale.Bionator. — disjoncteur pour endognathie maxillaire associée (fig. M. sur bagues 36 et 46 . au maxillaire. meulage des canines temporaires. M. selon les anomalies ? TRAITEMENT PRÉCOCE : a) En denture temporaire : — proglissement mandibulaire . au maximum. — ablation d'amygdales hypertrophiques (rôle dans la protrusion linguale) . — rééducation de la posture linguale (très difficile avec ces anomalies. avec des forces plus faibles. en denture adulte jeune : — proglissement mandibulaire . type 3 de Balters (v. Indication : existence d'un léger espace entre le germe de la deuxième molaire et l'image de la première molaire évoluée. mimétisme de rétraction mandibulaire. p. maintenir le port de la F. B. la situation de la langue n'étant pas liée à un défaut de maturation. B. B. Prélat. 103). B. E. 2° LES DISPOSITIFS ORTHODONTIQUES : 195 • En denture mixte stable : traitement orthopédique. associée ou non à une plaque amovible de surélévation. Les élastiques de de classe III seront associés ou non à la F. Après correction. Si au bout de 6 mois. Ce dispositif peut être couplé avec un arc palatin maxillaire et des T. tétine à plan incliné (Nuk) . 3 Brachygnathie : — cas simple : plaque amovible maxillaire avec surélévation. — chirurgie du voile du palais. (contre-indication : face longue). M. comportant un bandeau vestibulaire actif en cas de proalvéolie inférieure . E.T. — résection éventuelle d'un frein de la langue trop court . Célestin : La méthode Bionator de W. — F. après suppression de la surélévation. à cet âge. vérin médian et ressort rétro-incisif avec F. Brachygnathie : masque de Delaire. la correction de l'occlusion inversée n'est pas achevée. avant que la dimension verticale primitive ne soit rétablie. éventuellement : — appareil fonctionnel destiné à redonner une position plus haute à la langue (exemple : Bionator de Balters. I. I. O. E. orthodontico-chirurgical. mais plutôt constitutionnelle) . I. 196) . — prognathie légère. .B.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — F. mandibulaire. Balters. de classe III. de classe III appliquée à l'aide de dispositifs multibagues ou multi-attaches simplifiés (bagues sur les 4 premières molaires permanentes et sur les 4 incisives) . édit. B. il est inutile de persévérer. • En denture temporaire. sous anesthésie générale ou sur gouttière scellée. diastèmes interincisifs supérieurs. mandibulaire. • Prévention : chez le nourrisson : position de sommeil sur le dos . • Quand traiter. de 6 classe III -. équilibration précoce de l'occlusion. b) En denture mixte : brachygnathie maxillaire. E. • Au cours de la phase de constitution de la denture adolescente : Prognathie mandibulaire moyenne avec normoou vestibulo-version des incisives inférieures et arcade maxillaire subnormale : — F. en cas de proglissement. sur un dispositif multi-attaches.

obstruction moyenne : ablation des amygdales palatines et ablation partielle des amygdales pharyngées. obstruction haute : déviation de la cloison . l'extraction des premières prémolaires sera préférée . LE TRAITEMENT D E S A N O M A L I E S BASALES D U SENS V E R T I C A L Par excès (E. en insistant sur la nécessité de déglutir arcades serrées . — myothérapie : masticothérapie intense. si par ailleurs la déglutition est de type primaire. traction haute avec arc transpalatin . une technique multibagues ou multi-attaches est indispensable. a) Les extractions : — solution 1 : en cas de béance. M. Le redressement des axes molaires. gymnastique des lèvres. b) Glossotomie : en cas de langue volumineuse et protrusive s'étalant largement entre les arcades (fig. R.196 Traitement des anomalies orthodontiques traitement mécanique. Le traitement chirurgical : a) Intervention sur les tissus durs : ostéotomie segmentaire du maxillaire : technique de Dautrey ou de Wassmund (fig. avec extractions : — indications : surplomb négatif avec contacts incisifs . — le moment des extractions : de préférence après le pic de croissance (stade DP 3 U. 166). Récidives : dues à la croissance tardive de la mandibule. b) Le traitement mécanique : — F. — solution 2 : en cas de proalvéolie associée. des extractions -. — traitement chirurgical : il est bien souvent nécessaire d'effectuer un traitement orthodontique préalable. sans mouvements parasites au niveau des molaires. 127). la solution chirurgicale s'impose. p.souvent multiples — et l'amélioration des fonctions. 170). Exemple : 16-26-14-24 et 34-44 ou bien les 4 premières molaires et les 4 premières prémolaires. 130è et 129 b). corriger la béance dentaire et l'inocclusion labiale. donc prognathie légère et brachygnathie .) : . 18). — dispositif multibagues ou multi-attaches : les déplacements dentaires doivent être effectuées en évitant tout mouvement de version. améliorer l'impression de menton effacé. 18) ce qui n'est guère possible chez les garçons. 131). • Les alternatives thérapeutiques : — traitement orthodontique : il doit être conduit dans un esprit chirurgical . La contention. Exemples : ostéotomie mandibulaire et/ou glossotomie (p. Dans tous les cas. — solution 3 : des extractions multiples permettront une diminution appréciable de la dimension verticale. hypoplasie maxillaire (v. 108). V. E. — rééducation de la ventilation nasale . proglissement associé . . doit être conduit avec des précautions particulières (composante Régression). B. p. brachygnathie maxillaire: — traitement chirurgical ou chirurgico-orthodontique : (v. incisives inférieures sans linguoversion excessive . p. c) Le traitement fonctionnel : — rééducation de la déglutition atypique. • De 12 à 15 ans : traitement orthodontique de compensation. • Après le pic de croissance — traitement orthodontique avec extractions : proglissement mandibulaire. Les moyens thérapeutiques doivent associer un . — solution 4 : extraction des incisives latérales supérieures dans certains cas. v. ce qui permet un étalement latéral de la langue . longueur mandibulaire et décalage des bases moyens . L.) • Les objectifs de traitements : diminuer la dimension verticale. l'extraction des molaires postérieures sera indiquée . A la mandibule : génioplastie par corticotomie de la symphyse. Indications : prognathie inférieure sévère . ce qui revient au traitement d'un cas d'agénésie avec obtention de relations de classe II thérapeutiques. Elle doit durer au moins 2 ans après le stade R a d U ( v . Le traitement orthodontique : il s'agit d'un traitement particulièrement difficile et du ressort du spécialiste. p. dans le sens horizontal et repositionnement antérieur (fig. — traitement des obstructions respiratoires (O. ou bien encore les premières molaires supérieures et les deuxièmes molaires inférieures.

Secondairement. — Finition en denture adulte à l'aide d'une technique fixe multi-attaches. rayures de l'émail provoquées par les instruments de dépose des attaches collées à l'aide de composites chargés. une carie du collet (fig. 140c) . tempérament allergique. Un traitement bien conduit et un patient coopérant évitent la plupart de ces problèmes. b) Leucomes au niveau du collet : zone blanchâtre de décalcification. • Au niveau des dents : Lésions coronaires : a) Lésions traumatiques de Vémail : exemples : fracture d'un fragment du bord libre. excès de glucides et prédisposition particulière. Elle frappe surtout les incisives supérieures. avant baguage — reconstitution défectueuse sous les bagues — habitudes alimentaires défavorables (aliments collants). autant que faire se peut. 140. M. — causes : fonte du ciment à certains niveaux —déscellement non signalé — caries non traitées. retard de croissance. elle sera. elle peut diminuer la longueur de la racine de quelques dixièmes de millimètres jusqu'à la moitié. LES L É S I O N S I A T R O G È N E S POST-THÉRAPEUTIQUES Un traitement orthodontique peut provoquer des lésions variées des tissus durs ou des tissus mous. dans certains cas extrêmes. après traitement orthodontique. — mouvement d'aller et retour . . seront décrites les différentes lésions et leurs causes d'apparition. en principe. Causes : mauvaise élimination de la plaque (cause principale). Causes proposées pour l'apparition de ces lésions radiculaires dont l'origine n'est pas encore résolue à ce jour : — prédisposition individuelle (10 % des individus.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Par défaut (I. cémentaires ou cémento-dentinaires : a) Au niveau apical (fig. 197 faces vestibulaires des molaires et des prémolaires et parfois des incisives (dispositif fixe) ou sur les faces linguales (dispositif amovible) . — gingivite. Toutefois le réattachement est médiocre.) — Tenter l'application d'un activateur en denture mixte. ce qui entraîne de lourdes conséquences. Dans ce chapitre. et dans un troisième temps. après dépose des bagues ou des attaches collables (exceptionnel) . — b) Résorptions apicoles sévères. au niveau des incisives supérieures. après traitement multibagues : leucomes (1) et caries du collet (2). — a) Conséquence d'une hygiène déficiente. 140a). c) Caries : — situation : sous les bagues — au niveau des b) Au niveau latéral : si cette résorption latérale est légère. pulpe large avec apex émoussé (fig. réparée par une apposition de cément secondaire. V. Lésions radiculaires : Les résorptions radiculaires. on peut observer une perte d'émail.) : cette lésion est définitive. au cours du traitement : ~ déséquilibre hormonal. à long terme. en demi-lune. 140. — type de force orthodontique (ingression) : — trauma sur une dent. au niveau gingival. donc les moyens de les éviter. et particulièrement le sexe féminin) . sinon plus. FlG. Fig. 140/. dites « lésions iatrogènes ».

En moyenne avec un port continu. dénudation vestibulaire des incisives inférieures. avec déhiscence vestibulaire initiale . aggravée après traitement. Le rema- LA CONTENTION • Généralités. 140. suivie d'une période de maintien avant une deuxième phase de traitement actif. avant traitement. dent incluse vestibulaire après désinclusion orthodontique. • Au niveau osseux : — diminution de la hauteur des septa. les dispositifs utilisés. c) Contention passive. — hyperplasie gingivale : elle est souvent la conséquence d'un déplacement orthodontique. b) Contention active . La plupart du temps. • Au niveau du parodonte et de la muqueuse : — lésions des tissus mous : provoquées par les dispositifs orthodontiques fixes ou amovibles (ces lésions sont toujours réversibles. Elle est destinée à maintenir ou parfaire les résultats obtenus et à éviter la récidive des anomalies.198 Traitement des anomalies orthodontiques niement gingival ne suit pas toujours le remaniement osseux. au niveau des sites d'extraction et dans la région antérieure du maxillaire supérieur . — c) Facteurs favorisant les résorptions apicales : pulpe volumineuse et résorption initiale avant traitement. On l'observe particulièrement dans la zone gingivale distale aux dents déplacées dans un site d'extraction ou au niveau incisif : — inflammation gingivale : elle est due. le seul critère de réussite à long terme d'un traitement orthodontique étant la stabilité dans le temps. en denture adulte. des réactions pulpaires sont histologiquement décelables mais sans signification clinique . Causes : dent placée en position trop vestibulaire sur la base osseuse : — trauma . C'est dire combien cette étape ne doit pas être négligée. le plus souvent. — rotation. L'hyperplasie est aggravée par l'élimination défectueuse de la plaque dentaire. leur situation. soit après une première étape précoce de traitement. surtout au niveau vestibulaire antérieur. — déhiscence : diminution de la hauteur de la corticale externe. sans appareillage . déplacement orthodontique (rotation) . irritation mécanique. lorsque le praticien considère qu'il a atteint les objectifs recherchés . — traitement chez un adulte présentant une parodontopathie initiale importante. dans la chronologie du traitement. Causes : plaque. avec des dispositifs amovibles ou fixes. Les trois modes de contention : a) Contention naturelle. Elle se situe à la fin du traitement actif. à la plaque dentaire . Durée de la contention : elle sera fonction des anomalies traitées. . sauf cas extrêmes) . la durée et le rythme de port de ces dispositifs. puis discontinu des dispositifs amovibles : — pour une classe I avec dysharmonie : un an . Ces différentes éventualités se situent : soit à la fin du traitement actif. des corrections effectuées. Définition : la période de « contention » correspond à la phase thérapeutique finale d'un traitement d'orthodontie. Les stades successifs de la contention se caractérisent par leurs objectifs. . — manque ou absence de gencive attachée : . Lésions pulpaires : — une mortification à la suite d'un traitement orthodontique est une éventualité rarissime. — formation de dentine tertiaire qui diminue la lumière des canaux. — diminution de hauteur de l'attache épithéliale. FIG.

— ils permettent de placer des ressorts pour la correction de malpositions ou de récidives mineures. au secteur antérieur . Elle se situe immédiatement après la dépose des bagues ou des attaches. d'éviter ce stade. S. son efficacité étant fonction d'un port diurne actif de 4 h pendant 3 mois. — si l'on veut exercer des forces très douces. en fonction des exigences du patient. précédée ou suivie d'une rééducation de la fonction et de la posture linguale . en tenant compte de l'axe charnière approximatif repéré sur une téléradiographie de profil (laboratoires « T. »). car les indentations englobent l'ensemble du volume dentaire. Inconvénients : — n'incorporent pas l'ensemble des couronnes dentaires . v. avant la dépose du dispositif fixe. ».) La plaque avec potences de Vienne (v. — réouverture des espaces d'extraction. maintient mal les corrections des rotations et ne peut corriger un décalage antéro-postérieur persistant. il s'agit plutôt d'une contention semi-passive. P. placées en occlusion idéale (ou « set-up ». /.fermeture des espaces résiduels dus aux bagues : c'est l'un des avantages des attaches collables. p. contention de plus longue durée s'il existe des rotations initiales importantes : une dysharmonie dento-maxillaire-limite. beaucoup plus actif que le précédent. placée sur des tubes soudés sur les crochets d'Adams. fig. La G. en raison des grosses difficultés d'élocution qu'il provoque. Elle permet d'incorporer les courbures du 1er ordre. Dispositifs utilisés : LA GOUTTIÈRE DE POSITIONNEMENT (G. 99a) : elle est indiquée. en plastique mou et transparent. — correction de la malocclusion d'une unité dentaire non incorporée dans le dispositif actif : deuxième molaire supérieure vestibulo-versée. Avantage : c'est la contention active idéale. — mise en place d'une dent incluse sur l'arcade. B. si l'on craint une perte d'ancrage. Contre-indications : patient peu coopérant ou qui ne peut disposer de 4 heures par jour pour ^e* exercices. A. — amélioration de l'intercuspidation . Durée du port des appareils amovibles de contention : en moyenne 6 mois jour et nuit.La contention — pour une classe II : deux ans . en fin de traitement. Objectifs : . Elle est réalisé sur un moulage des dents du patient. en cas de persistance de diastèmes interincisifs plus importants. Les dispositifs : a) La plaque avec élastique (v. — maintien de la correction d'un décalage antéropostérieur de classe II ou de classe III . • La contention naturelle : elle se justifie. — gouttière de positionnement sur mesure. Hollande). fig.. traitée sans . fréquente avec ce dispositif. — interférence des crochets . P. puis 6 mois la nuit . • La contention active : elle doit être considérée comme une continuation de la thérapeutique mécanique. en dehors des repas. — pour une classe III : jusqu'à la fin de la croissance.) (« tooth- 199 positionnement permet les finitions de traitement les plus satisfaisantes. ou présentant des difficultés de ventilation nasale . au niveau antérieur : — s'il existe très peu de diastèmes antérieurs à fermer. Ce dispositif peut être suivi d'une contention passive. p. béance antérieure -> recouvrement incisif minimum. La gouttière de Avantages : — ils sont facilement acceptés et ne gênent pas l'élocution. 64). s'ils sont correctement réalisés — le port continu est possible . LES APPAREILS AMOVIBLES DE CONTENTION ACTIVE : positioner ») : — gouttière préfabriquée (marque « Orthotain » ou « T. B. . c) La plaque de Hawley (v. dans quelques cas particuliers : exemples : — correction d'une linguocclusion localisée. sans aucune interférence. adaptée à des dents de forme et de proportion habituelles et à des solutions orthodontiques classiques : l'axe charnière correspond à un axe charnière moyen . — correction d'une proalvéolie inférieure avec occlusion inversée. E. pendant un certain temps. U. correction d'anomalies mineures qui n'ont pu être traitées au cours du traitement actif. P. E. qui permettent d'obtenir des contacts proximaux. — risque de perte d'ancrage . P. — éventuellement. 139). C'est la solution de choix : — si le patient refuse la gouttière et souhaite un dispositif peu visible . 99c/). après recul des premières molaires par F. Cette plaque doit être associée à une F. Inconvénients : dispositif difficile à accepter.

— alvéolaire (exemple : récidive d'une supraclusion) . • La surveillance post-contention : FIG. doit être mise à profit pour renforcer des habitudes régulières d'hygiène. 141. Récidive des relations d'arcades : cas de classe II . les anomalies initiales ou n'ayant pas de rapport avec celles-ci. — contention antérieure. incite le patient à consulter jusqu'à l'évolution des dents de sagesse . Objectifs : il s'agit de maintenir la position du secteur incisivo-canin inférieur en l'attente de la fin de la croissance et de l'évolution des dents de sagesse . à la mandibule. 75). si les deuxièmes molaires ne sont pas évoluées. — squelettique (exemple : récidive du traitement d'une prognathie inférieure). de canine à canine. : apparition d'un encombrement incisif après contention. p. si le patient l'accepte. risque d'ingestion. 139) . Objectif : elle est destinée à estimer la stabilité à long terme du traitement. un surplomb exagéré apparaît à nouveau. Remarque : la période de contention. ou d'éviter une récidive de supraclusion oud'infraclusion. — proalvéolie supérieure. 141). — fil torsadé collé de 33 à 43 et sur chaque incisive (rotations initiales) . à la mandibule : dispositif vestibulaire et lingual amovible avec ou non prolongements latéraux au niveau des prémolaires et molaires inférieures. p. . ou parfois même. — en cas de supraclusion initiale : la plaque de Sved (fig. destinée à maintenir la correction d'une supraclusion incisive . Dispositifs : DISPOSITIFS FIXES : — arc lingual collé sur les faces L des 33 et 43 ou 34 et 44 (fig. Elle s'observe plus ou moins longtemps après la contention. APPAREILS AMOVIBLES PASSIFS DE CONTENTION : extraction . • Quelles sont les anomalies les plus récidivantes ? D. La récidive peut être totale ou partielle : — dentaire (exemple : récidive d'une rotation) . et après l'évolution des dents de sagesse. — inconvénients : rétention de plaque dentaire et de tartre.200 Traitement des anomalies orthodontiques — avantages : installé d'emblée. • La contention passive : elle fait suite. pendant laquelle le patient consent encore un certain effort. M. infraclusion antérieure : en fonction de l'importance des facteurs fonctionnels. — L'arc lingual collé « T. améliorer ou corriger des défauts parodontaux. Cas de classe III : après la poussée de croissance pubertaire. jusqu'à la fin de la croissance. à surveiller l'évolution des dents de sagesse. la plupart du temps. au cours de la contention. à la contention active. D. 135) à corriger l'apparition éventuelle d'une récidive d'encombrement incisif. LA RECIDIVE • Définition : la récidive post-thérapeutique correspond à l'apparition de malpositions ou de malocclusions reproduisant à un degré plus ou moins marqué. à prescrire éventuellement leur germectomie (v. entreprendre ou poursuivre des mesures préventives contre l'apparition de caries et enfin pour donner des conseils écologiques et génétiques en fonction de l'anomalie traitée. au début de la contention (v. P. après dépose des attaches collées . encombrement réduit . Anomalies alvéolaires antérieures : — supraclusion : 20 à 30 % de la correction du recouvrement incisif peut récidiver . Durée : en principe.

• Pathogénie : plusieurs éléments biologiques sont à prendre en considération : — l'adaptation ou non des structures aux nouvelles conditions anatomiques . qui se réorganisent lentement après correction d'une rotation. — les forces mésialantes. de préférence les premières molaires inférieures . due à l'élargissement de l'espace desmodontal . p. — supraclusion incisive . fig. Exemple : récidive d'une proalvéolie ou d'une béance antérieure due à une pression linguale importante. — traitement mécanique. même après extraction et distalage (rappel : aucune augmentation de la distance intercanine après 10 ou 11 ans) . joues. des conséquences néfastes prévisibles à long terme (esthétique et occlusale) et des exigences du patient. d'émettre un pronostic favorable de stabilité. p. M. p. de taille normale et haut situés et port intense d'une F. Certains préfèrent « faire confiance à la nature ».Equilibration occlusale post-orthodontique Rotation d'unité dentaire. — chirurgie orofaciale. — les rythmes de croissance différents. — les modifications de l'angle plan mandibulaire/ plan bispinal sont instables. après un traitement orthodontique ? le débat n'est pas clos. • Attitude thérapeutique en face d'une récidive : elle dépendra du degré de récidive. ou reprise du traitement si le patient l'accepte. — chirurgie oro-faciale. — la mobilité dentaire à la fin du traitement actif. d) facteurs tissulaires : l'étirement des fibres 201 supracrestales. L'environnement musculaire montre une bonne adaptation aux nouvelles formes maxillaires. sans signification particulière. Il faut considérer la récidive comme « un phénomène biologique » par nature. — récidive du traitement d'une prognathie inférieure. 165). au moment de la puberté. si les germes des dents de sagesse sont présents. dans 90 % des cas (J. 75) . c) Récidive d'infraclusion antérieure : -^ renouvellement d'une rééducation des fonctions . f) facteurs comportementaux : patient pour lequel le traitement d'orthodontie n'a jamais occupé la première place. D. b) Récidive du traitement d'un cas de classe III : — extraction de dents inférieures. e) facteurs thérapeutiques : — traitement inadapté : exemple : l'expansion à la mandibule récidive dans 90 % des cas. • Les causes des récidives : de nombreux facteurs peuvent être incriminés : a) facteurs fonctionnels et posturaux : lèvres. B. L'EQUILIBRATION OCCLUSALE POST-ORTHODONTIQUE Faut-il procéder à une équilibration occlusale. dans la plupart des cas. — récidive moyenne : usure des faces proximales et pose d'attaches collables pour parfaire l'alignement (v. • Pronostic : il est difficile de mettre en évidence des facteurs permettant. entraîne la récidive. a) Récidive d'un encombrement incisif inférieur : — récidive mineure : sans signification particulière . — récidive majeure (adultes) : extraction d'une incisive et réalignement (v. c) facteurs occlusaux : — force mésialante. langue. b) facteurs liés à la croissance : rythmes de croissance différents entre certains éléments de la face : — encombrement tertiaire (p. Philippe). sur bague (ou sur gouttière) . la distance intercanine demeure stable. Même si le résultat obtenu en fin de traitement actif est proche de l'idéal. b) Récidive de supraclusion : selon le degré de récidive. importante et une rotation postérieure . en rapport avec une D. myothérapie . de canine à canine inférieures . puis contention par collage au niveau de toutes les faces linguales. 186). au début du traitement. la pente incisive concourt au maintien ou non de la correction d'une supraclusion. une récidive peut apparaître. a) Récidive du traitement d'un cas de classe II : — extraction des deuxièmes molaires. Ce sont les 10 % restant qui posent problème. au niveau de certaines structures craniofaciales (v. Il semble bien qu'il n'existe pas de rapport entre récidive et traitement avec ou sans extraction (v. — glossotomie éventuelle . — la modification continuelle de la denture au cours de la vie . 96«) -> occlusion de classe III canine. D'autres prescrivent . E. 22) .

entre R. Les problèmes dentaires — ectopie. et I. M. O. agénésie. p. C. programmées suivant un véritable calendrier. M. trois à quatre mois après la dépose des dispositifs de contention. très fréquemment décelables. à l'aide du masque de Delaire. en denture mixte ou adolescente. orthophonistes. chez l'adulte : et cela systématiquement. Prématurités localisées à certaines dents : l'orthodontiste doit équilibrer ou faire équilibrer l'occlusion de ces cas. le déplacement vers l'avant de l'arcade maxillaire. a) lorsqu'en fin de traitement. permet l'amélioration de Fhypoplasie du pré-maxillaire (enfoncement canin) et de l'occlusion inversée unilatérale. . : b) lorsque les dernières molaires n'ont pu être incorporées dans le dispositif multi-attaches (dents de 12 ans et dents de sagesse) et qu'elles présentent des prématurités importantes. Entre ces deux extrêmes.. Cette rééquilibration sera exécutée. APERÇU DU TRAITEMENT DES FENTES ET FISSURES LABIALES OU PALATINES Le traitement des fentes et fissures labiales ou palatines relève d'équipes spécialisées et pluri-disciplinaires — chirurgiens. Une chirurgie esthétique des lèvres pourra également être prévue ainsi que la pose de greffons au niveau de la fente maxillaire — greffons dans lesquels pourront être déplacées les dents — et qui permettront une réhabilitation prothétique meilleure. 115). prothésistes. si nécessaire. Une disjonction peut être également effectuée. chez le nourrisson est destinée à agir sur les fragments maxillaires déplacés vers le plan sagittal médian (fissures ou fentes maxillaires) (v. Les cas présentant une concordance en fin de contention. . jusqu'à la fin de la croissance. particulièrement du côté non travaillant . C. L. R. La première phase orthopédique très précoce. il persiste un décalage de + de 1 mm entre la relation centrée et l'I. on peut tenter de définir les situations dans lesquelles il est préférable de pratiquer des meulages sélectifs. pour la correction de l'endognathie bilatérale. pourront être équilibrés sans passer par un articulateur. C. à condition de pouvoir suivre le patient. Au cours de la phase orthopédique tardive. orthodontistes. malpositions et malocclusions résiduelles — seront traités dans un dernier temps à l'aide de dispositifs fixes multi-attaches ou multi-bagues. systématiquement une équilibration occlusale postthérapeutique.202 Traitement des anomalies orthodontiques c) après traitement orthodontique. Il comporte des séquences chirurgicales. etc. pour éliminer des interférences occlusales mineures. orthopédiques et orthodontiques.

Masson. : Céphalométrie et orthodontie. Rapport d'Olivier MAUCHAMP et coll. GRABER. . en 2 volumes (bases fondamentales et clinique) en collaboration avec de nombreux auteurs.. H. J. Ricketts (En cours de parution). P. F. 1973. : Handbook of facial growth (nombreuses illustrations). LAUTROU. THUROW. D. Concepts and techniques. Saunders. and NEUMANN. BENCH. 1974. E. J. VOrthodontie française.BIBLIOGRAPHIE Ouvrages à consulter en français : ADAMS. depuis 1967. HARVOI. Mosby. C. M. 1980. B. 1975. Les appareils orthodontiques amovibles (étude et construction). TWEED. 1975. 1977. : Abrégé d'anatomie dentaire (comporte deux chapitres sur les phénomènes de dentition et sur l'agencement des arcades dentaires). M. GUGINO. 1980. : Des principes et une technique (la technique du Dr RICKETTS. C. C. GRABER. et HILGERS. A. Prélat. American Journal of Orthodontics. J. : Orthopédie dento-faciale. MULLER. Prélat. H. 1966. diagnostic et thérapeutique orthodontique. VOrthodontie française. LANGLADE.. M. 1981 : L'orthodontiste face à la chirurgie. A. 1972. R. J. P. : The activator in intercepthe orthodontics. une présentation originale). L. Hoeber. D. J. T. Bull. : Clinical Orthodontics. Maloine. : Current orlhodontics. PHILIPPE. T. 1978. 1980. en 3 volumes. : Edgewise orthodontics. Prélat. 1966. : traduction de NODIOT. En 2 volumes. Consulter également : La Revue d'O. J.D. Saunders. Mosby. C. Mosby. Plans de traitement en Orthopédie dento-faciale (Cet ouvrage présente une synthèse des conceptions de l'auteur). et coll. Parution trimestrielle. Prélat. parution annuelle de la Société française d'Orthodontie. Prélat. : Traduction d'une série d'articles sur « la thérapeutique bioprogressive » de Ricketts. Revues : The Angle Orthodontist. CHÂTEAU. : Céphalométrie.. J. R. soc. 1975. Ouvrages à consulter en anglais : ENLOW. : Removable orthodontie appliances (nombreuses figures). M.

Appareils amovibles mécaniques. 202. 80. 170. Arcs linguaux. — typologiques. 70. 175. Activateur. 58. 23. 83. 108. 182. 73. 119. 106. 119. 63. G.. 58. — palatins. 85. 113. 59. Arcades dentaires. 83. 32. 102. 168. 71. 87. 53. — du sens transversal. 157. 120. 118. 148. ANDRESEN. 183. 188. 48. 158. 123. — transpalatins. 121. Axe de croissance. — squelettique. 146. 67. 158. 87. — FMA. 109. Bumper. BAUMRIND. A. 100. 148. 174. Bihélix. 200. — orthodontiques. 85. — externe. 169. 179. 114. Arc de base. 177. Axiale. 57. 183. 88. 71. 156. Age dentaire.). 84. 117. 164. 33. 1. 163. 12. 75. Antémandibulie. 171. 54. 176. 156. 149. 190. Bracket. Ancrage. — fonctionnels. 148. BEGG (méthode de .maximum. . 175. Basion. 37. 85.. 196. 121. Bilan orthodonlique. 84. Anomalies alvéolaires antérieures. — mandibulaire. — ÎMPÂ. — couronne-racine. 102. 169. 20. Biproalvéolie. — de prémolaire inférieure. 56. BURSTONE (méthode de . 46. . 175. 84. 176. 110. Belladénal. 105. 104. 162. 97. 36. 103. Biométrie. 109. — du sens antéro-postérieur. 91. 125. 163. 117. 187. 103. — labiale. — fonctionnelles. 150. 175. 71. 34. Apposition. 151. 158. 35. 23. Ballista. 104. 124. 120. 155. APERT. 18. 156. 17. 124. 192.). Béance. — osseux. 96. 96. 61. — montante (ou ramus). 59. 174. ALTOUNIAN. 17. 145. Bionator. 148. 184. BOGUE. T. Base du crâne. 143. 182. 154. 56. Attaches collées. Bagues. 128. 95. 119. 146. Agénésie. 34. 75. Brachygnathie maxillaire. 12. 68. — céphalométriques. 151. 53. 200. 185.. B Amygdales.INDEX ALPHABETIQUE A Abrasion. 1. 6. — médian. 130. Bourgeon latéral. Anatomie céphalométrique. 136. 58. 117. Aeencement intra-arcades. Biprotrusion. 170. Biomécanique. Ankylose. 3. 85. 103. 158. 141. 169. 68. — latérale. 65. 61. — HvTÏÀ. Approfondissement. 100 — ÂlvB. 196. 47. 191. 23. 189. 176. Arcs idéaux. Branche horizontale (ou corps). 61. BENCH. ANGLE. 92. 84. 106. — d'incisive latérale supérieure. 186. — dentaires. 146. BRUNNER. — fonctionnelle. 95.. 179. 173. 22. Axe facial. 63. 163. 178. 52. — facial. 140. 49. 60. 148. 151. 103. 56. BJÔRK. BlEDERMAN. 82. 133. 108. BAIXARD. 83. Bull-loop. 142. 103. Angle AB. — morphologiques. 2. — facial. Arc lingual collé. 164. 100. 163. 181. 157. — du sens vertical. 8. BOUVET. — de divergence.. 107. 113. 159. — orthopédiques. Analyses dimensionnelles. 195. 26. 62. Articulation. 44. BARON. 62. 163. 146.. 74. — antérieure. 148. M. — torque. 83. Arcs.

Caries. 197. 159. Classe I. Condyle. 161. 126. D. 190 — II. 179. 27.).). ELGILOY. 131. 4. 147. — II thérapeutique. 78. — naturelle. 185. 170. Classification de BALLARD. 120. 75. 118.. SLARK (technique de. — molaire. 185. 13. Consultation orthodontique. C. — maxillaire. 173. Courbe d'arcade. — staturale. 56. 32. Dents de sagesse. actuelle. 119. • Chirurgie oro-faciale. 124. 199. 107. 111. 170. Dépulpation. 80. 178. Contention. Coroné. . Couple.I I . 58. 150. 158. 68. 202. Échantillon. 195. 74. — de SPEE. 9. 199. 145. 88. 97. 20. 88. 183.II. — III. 99. — d'ADAMS. 165. 194. 189. 4. 88. 196. 166. 32. Dysmorphose. 95. 40. 76. Courbures. 67. 184. 86. 33. face longue 92. — surnuméraires. — isotonique. D. 24. inverse. Célestin. 105. Denture adolescente. 7. 195. 78. 180. Cavité glénoïde. Ectopie. 99. 160. 195. — postérieur. 26. 182.). Dérive mésiale. D. 84. — radiographique. Dentition. CHÂTEAU. — incluses. 155. 144. Cavalier.. et I. 124. 84. 192. 178. 118. 160. Chéiloplastie. M. 108. division 1. Déviation des milieux. 72. 3. 160. Disjoncteur. — de WILSON.206 Index alphabétique des matières Criss-cross. 111.. 137. 82. 198. Correction céphalométrique. 200. . Coudures radiculaires. 124. 34. Coalescence. 184. Cisfrontal. 135. 200. 75. 163. 45. 68. Crédit d'espace. 10. CHABRE. 174. — du troisième ordre. 45. 27. CAUHÉPÉ-FIEUX. — du premier ordre. 177. division 1. 147. Centre de résistance. 174. — mandibulaire. Classification d'ANGLE. — de rotation. 10. 17. 184. 36.. 199. division 2. 82. — latérale. — temporaire. Compte rendu. 140. 192. Diastème. division 2. D. 105. 91. 118. Criss-cross. — incisif. Dossier orthodontique. 98. 183. D DAUTREY. M. 83. Dimension verticale. 137. DE COSTER G. 176. 191. 62. 163. 120. 191 — II squelettique. 35. 118. 188. Canines (extraction de . 62. 36. . 108. 7. 28. 125. Désocclusion postérieure. 136. 185. 69. 75. 39. 16.I I . D. 36. 76. Dolichognathie. Égression. 173. Craquements. 192. 108. 118. 100. 182. face courte. 7. Dysharmonie dento-maxillaire. 160. 178. Crochets. 111. — mixte. 172. C. 83. 44. 60. . — apparente. 14. 69. 28. 69. DAWSON. 11. 145. 90. 137. Contraction isométrique. DENHOLTZ. 95. 23. 107. Crêtes proximales. 77. 158. Convexité cutanée. — passive. 57. 89. 23. — supplémentaires. 170. . EDGEWISE. 76. 118. 123. Déglutition. 25. 141. 16. 130. Enclavée. 128. Coopération. — primaire. Convexe. CROUZON. 124.. 124. — maxillaire. Endoalvéolie. — III squelettique. 163. 200. 177. — postérieure. 196. — mandibulaire. 103. — III thérapeutique. 123. 15. Corrélation statistique. Dysfonctions.. 9. 99. — II. Corticotomie. 167. — asymétrique. 61. 35. 90. Déficit d'espace. DELAIRE. 43. 92. 37. -prévisible. 42. 103. 12. 79. — adulte. 72. 27.. — d'occlusion. Deuxièmes molaires (extraction de . 78. 201. Encombrement. 77. 154. 190. 181. Diastèmes de BOGUE. Centroïde. 71. — active. 83. 43. 177. Décalage entre R. 76. 24. 159. 83. 72. 69. 168. 80. — du deuxième ordre. Dénudation.. 13. 183. — adulte. 13. Concave. 148. 129. 7. Endoanathie bimaxillaire. 37. 195. 115. 135.. 95. 54. 28. 32. 187. 92. — squelettique. 34. 38. 100. 36. 89. 182. 28. Croissance. Empreintes. — incluses. 34. — orthodontique. E Écart-type. Céphalogramme. 38. 185. 36. 36. 125. 146. Céphalostat.

— disponible. 146. 48. | — extra-buccales sur gouttière.lingual. — maxillaire postérieure. •smination. 43. 6. 79. 165. 114. 51. 183. 109. 109. 26. Excursions. •—extrinsèques. Expansion. E. 174. 199. — de l'éruption. Incision. 27. 202. 196. 108. B. 100. 114. Hypoplasie de l'émail. 181. 7. 149. M. 34. 188. . — de croissance. 53. 87. 25. •— extra-buccales sur bagues. 149. 169. 5.. 85. 61. 43. 113. M. 177. 178. 27. 67. Éversion de la lèvre. Inclusions. — multiples. 160. Instruments de musique. 178. 105. Génioplastie. 48. • r e i n de la lèvre.. V. 183. (Forces directionnelles. 195. Expansion. 123. 67. 196. Infraclusion. 112. 177. 120. 113. GUÉRIN. Excès verticaux des maxillaires. GUGINO.. 84. Indice de proportion facial. — antérieure. 48. 85. 125. Hérédité. I. • ourreaux linguaux. 47.). 133. Hypotonicité. 202. G •*RLINER. 120. 15. 125. 169. 51. Hypercondylie. 107. Hyperpropulsion mandibulaire. 123. 44. — sériées. — de profil. 25. — (incidence de . 179.. 146. — chirurgicale. 122. — palatines. 42. 128. 201. 14. I— immunitaire. 111. 156. 176. 54. 166. 202. 82. — libre. Hétérotypie. 53. — supérieures incluses. 67. 144. 111. 75. 189. 128. Immunologie. • r o n d e occipito-mentonnière. 72. Éruption. Facteurs fonctionnels. 109. Hypoplasie maxillaire. — inférieures. 119. 83. Fonction anti-gravitaire. 170. 144. 202. — ventilatoire. 13. 40. 177. 123. HAWLEY. — vasculaires. 182. 111. 140. — maxillaire. 196. 32. Estimation esthétique. 195. — de dents adultes. 141. 68. 103. 150. — moyen. 196. 113. 92. 26. — pilotées. 139. Engrènement. 195. 135. 148. Génétique. 100. • . M. 179.).. 151. 103. 111. Exognathie. 177. 125. 140. F Face. 95. Greffon. — occlusale. Espace de dérive mésiale. 112. 48. IFonctions. 39. Germectomie. Équilibration. 178. 107. — nécessaire. 1 Iatrogène. Ingression. 201. 115. 113. 79. — dirigées. 183. 165. 194. 178. 51. HOTZ. 129. 178. 199. 41. 92. 79. 119. 60. 132. 181. 84. 98. 51. Hi-pull. Incidences. 140. — courte. 108. 95. Interlandi. 53. 97. Ensellure nasale. 61. Hypercorrection. Irradiation. 183. 181. — de face. 48. 25. 188. 45. 185. 32. 121. 67. Grille anti-langue. 95. 123. •FONTENELLE. 167. 103. Incidence axiale. 201. 41. 117. 29. 79. Intercuspidie maximale. Husion. 52. 122. Fissures labiales. 186. — totale de la face. 191. Etio-pathogénie. Hormones. 96. • o r m e s maxillaires. 121. 196. •ront. 150. F. 39. 170. V. GUDIN. — de D. 101. ! — labiomaxillaires. 96. 182. Hirax. — moyenne. H Hauteur mandibulaire. Génotype. Guidage antérieur. 117. 51. 151. 191. 65. Incisives (extraction d' . 202.. 180. 51. Euryprosope. 1 — longue. INGERVALL. Extractions. 195. Fentes labiales.i n t r i n s è q u e s . 142. 70. 201. 33. 156. — mandibulaire postérieure. Esthétique. 57. Insuffisances verticales des maxillaires. Gouttière de positionnement. 197. [Force optimum. 162. 177. 202. 48. 150. I. 157. Glossotomie. 15. E. Étage inférieur. 196. 189. Gression.Index alphabétique des matières Engramme. 190.. 165. 147. 129. (INGERVALL). Harcation. Head-gear. 169. 185. 61. 190. 54. 150. Examens complémentaires. 51. 123. 128. 94. 169. — bimaxillaire. 122. — kératinisée. 46. D. 44. 193. 179. 84. — verticale postérieure. 113. Hypomochlion. 145. 113. 68. 207 Gencive attachée. — partielle. 120. — latérale. 114. Hyalinisation. 118. 62. 153. 19.

198. 160.. Pare-choc. Leucomes. 102. 24. Perte d'ancrage. Plan bispinal. — de la classe II. 22. 58. 59. Phénotype. 8. Moulages. 79. 106. 12. Menton. Pente (sens statistique). 48. 47. Norma lateralis. 186. J Jig. Masque de DELAIRE. 123.. Ostectomie. 57. Orthopédie dento-faciale. 47. Marche mésiale. 102. 65. Norma frontalis. 6.. LAMORLETTE. 167. 97. 168. 128. 106. Ligne SN. R. L Lambeau. 11. 123. Ostéoblastes. 181. 47. 115. 39. NASION. X. 92. Orbites. Morphogénèse. 183. 39. 25. PECK et PECK (indice de. 96. 53. 60.). H et L. 123. 124.. 28. — inversée. Moyenne. Lésions iatrogènes. 62. OBWEGESER et DALPONT. 124. 8. — engrenante. Ostéoïde (tissu. 165. — primitive. 106. 5. Périmètre d'arcade. 17. Mésiodens. 4. 145. 189. 121. Odontoïde. Panorex. 199. 85. 86. 124. A. — facial cutané. Occlusion. 46. 179. Musculature labiale. 69. Parodonte. Micrognathie. 58. 89.. 201. 39. Nez. Orthodontie. 122.. 3. 40. 13. Milieux incisifs. 119. Lasso. 83-85. 44. division 1. — de FRANCFORT céphalométrique. 165. 109. 154. 57. Overjet. 191. 64.. 182. MULLER. 193. 65. 14. 9. — facial. 177. 44. 10. Ostéotomie. 102.. Mandibule. 160. 92. Motivation. Pérennité. P Palais secondaire. Mésioposition. — secondaire. — de la classe II.. 174. 58. Mortification. — de FRANCFORT anthropologique. 9. 59. Leptoprosope. — segmentaire. 121. 16. 51. Parafonctions. Méthode bioprogressive. Périoste. Myothérapie. 98. 198. 42. 19. Os alvéolaire. — de superposition. Pathogénie. 187. 167. division 2. O'MEYER. 158. — condylienne. 188. 187. 48.208 Index alphabétique des matières Nivellement. 102. 174. Lee-way. 197. 117. 16. 102. 131. 27.). 27. Neuro-musculaire. LEFORT. 121. . Largeur d'arcade. Microdontie. 129. 9. 142. 61. Norma axialis. 99. 8. 131. — de la classe II. 39. 123. 193. 48. — hyoïde. 178. 46. O OBWEGESER. 56. — de la classe III. 45. 102. 56. 197. 15. . 41. Longueur d'arcade. 8. 41. 163. 201. Linguoclusion. Phonation. Pic décroissance. 58. 115. 11. — statistique. 69. 62. 42. 157. Lèvres. 82. — dentaire. Ossification. Moment. 22. 33. 141. 90. 166. Ostéoclastes. Langue. 45. 46. 33. 45. — de FRANCFORT cutané. 8. — primaire. — antérieure inversée. 167. Malocclusions. R. 95. Latéro-gnathie. 56. 102. 125. 20. 40. 20. 188. 42. 119. 158. 68. Lame criblée. Orthotain. 33. 196. 178. Pique-langue. Olives auriculaires. PHILIPPE. 42.. 62. 41. 65. 104. 29. 95. 11. division 1 + D. 61. 123. MULLER. 7. 47. Na vertical. 69. — incisive. 114. 1. Panellipse. 184. Moyens thérapeutiques. 97. 97. 124. 174. 159. Normalité. D. 5. Latéro-glissement. Mode de croissance. — des arcades dentaires. 64. Latéro-déviation. 148. 99. 15. 58. 159. Mimique. 169. Orthopantogramme. N NANCE. Overbite. 34. 48. 102. 18. 187. MONTEIL. 47. 9. 93. 179. 39. 19. Maturation. M Macrodontie. 108. Plagiocéphalie. 90. H. 29. 92. 196. 49. Palpations. 123. — du visage. 94. Photographies orthodontiques. 13. 94. 187. — enchondral. 64. 58. 1. 164. 56. M. 20. 57. 176. — de membrane. Lignes esthétiques. 192. 167. 22. J. 166.

— supérieure. 61. 82. Réimplantation. 79. 148. 192. 32. 35. 138. I 24. — (incidence de . — d'occlusion de RICKETTS. 193. 87. 128. Rhizalyse. 167. 99. 82. Plaque-base. Rétrogénie. Réinclusion. 12. 182. 33. 133. 157. 57. — supérieure. 97. 16. 77. 59. Standards. 32. 112. Rééducation. 159. — supérieure. 48. 64. 121. 57. R Radiographie de la main. 44. 82. 84. 80. 65. 79. 61. Pronostic. Points cutanés.. 105. 62. 64. — inter-arcades cinétiques. 51. Quad'hélix. 183. 195. 120. 80. 130. 130.). 65. 58. 58. 144. Proglissement. Procidence du sinus. 129. Rétro-alvéolie. 117. Prognathisme facial. — directe. Set-up. Propulsion forcée. 103. 121. Rythme de croissance. Règles et croissance. Stade de croissance. 64. 95. — transfrontal. 163. 187. Rétrochéilie. 104. 59. — coronaire. 200. 108. Rhinoplastic. Q QlIINTERO. Prématurités. SIMPSON. Recouvrement. 170. 197. Relations d'arcades. 124. 1. 48. 17. 182. 74. 158. Ressorts. 92. 136. 17. 65. 74. Prognathie inférieure. 82. Prédiction. Ramus. 57. 80. 130. 47. — inférieure. Préjudice esthétique. — inter-arcades. 65. 170. — céphalométriques. 60-62. 18. 179. 82. 127. 182. 185. STEPHENSON. 41. — inférieure. 177. 32. 183. 202. 189. 107.. 83. 151. V. 107. 183. 83. 129. 145. — cisfrontal. 59. 185.remières molaires (extraction de . 44. Simulation. Plans horizontaux. 40. Rhinolalic. 138. 186. 128. 32. — (3 pièces). 80. Progénie. Profil. 173. 124. 85. 33. 200. 62... 53-55. 60. Posture cervicale. — inférieure. Sinus. 182. 32. 24. 65. Repos physiologique. — sagittal médian. Processus palatins.g i n g i v a l . Rotation. 105. 112. 77. 53-55. 120. 56. — panoramiques. Propulseur. Préparation d'ancrage. — d'occlusion. 111. 15. Rétrognathie. 146. 32. Sillon labio-mentonnier. SCHUCHART. Prochéilie. 85. 132. 32. 61. 48. — cutané. Pogonion. 61. 29. 106. 187. 170. Sésamoïde. 111. 10. 98. 40. 32. SCHWARTZ. 58. 147. 40. 65. — édenté. 64.). 67. Réflexe myotatique. 158. 7. . 64. P. 43. 139. P. 59. 14. Prémolaires (extraction de . — de groupe. 115. 32. 33. 64. 97. Prévisions de croissance.. 31. STEINER. 182. 57. 73. 29. Résorptions radiculaires.Index alphabétique des matières Plan mandibulaire. — mandibulaire antérieure. Porion osseux.. — indirecte. 17. Simulations de croissance. 14. 44. 56. 13. 43. 81. 65. 183. SCHULHOF. Rampes de SCHWARTZ. Prothè'se. 108. 121. 51. — inter-arcades statiques. 172. — d'occlusion fonctionnel. 137. 182. 13. 108. Proportions faciales. 73. 209 — ptérygoïdien vertical.. Pression (zone en . . 45. 130. 102. — de superposition. 75. 58. 92. 41. Retard d'éruption. 195. — mandibulaire postérieure. 115. T. — supérieure. — molaire et prémolaire. 43. Prémaxillaire.). RlEDEL. 64. 186. 62. 44. 42. 58. 153. REITAN. 33. 176. — occlusales. 62. 126. 45 (voir concave et convexe). 120. 195. Stabilité. Psychologie. 184. 160. 202. Résorption. 124. 93. Relation centrée. 32. Récidive. 95. Recouvrement incisif. 185. — d'occlusion de DOWNS. 147. 46. 138. — osseux. 160. 128. 32. Protection canine. 130. Solutions de compromis. — supérieure. 33. 166. . 201 Ptérygoïdien externe.. 7. 110. 182.). 110. 22. 130. 102. Proalvéolie. 61. RICKETTS. 82. 137. — occlusale. Sourire. 182. 139. 78. — dentaire.. 14. 176. 155. 121. — inférieure. Point d'enregistrement. 70. 182. — céphalométrique. 93.terminal. Réflexes nauséeux. 90. 81. 105. 52. S Sadam. Radiographies « long cône ». 119. 109. 34. 106. 112. 43. 35. 189. 33. 177.

175. 199. Trois pièces de CHÂTEAU. 24. 119. Surplomb. 43. 150. 92. 165. 185. 99.h a u t e . Visage. 97. . 199. 132. 150. Tooth-positioner.. 103. WILSON. Torque. 106. 148. — inter-maxillaires. 131. 82. 201. 39. Superpositions. TUCAT. V. 21. 138. 20-23. 136. 165. 22. 83. 20. 61. Sutures. 47.. 84. 70. Syndesmoses. 193. 200. 63. 33. . TWEED. 67. 54. 49. P. 2.. Transposition. 153. 42. Version. Térabite. 150. 153. 152. SVED. — maxillo-palatines.210 Index alphabétique des matières Traitement tardif. 16. — radiculaire. 82. 64. 119. Supraclusion.. Synchondroses. 53. T. 162. 72. 22. 185. Straight-pull. — multi-attaches. 70. 64. 13. T. 183. 28. — de profil. 151. 111. — coronaire. 118. 165. 21. 106 . 201. 130. 113. Stomion. 154. 151. 183. 153. 102. 138. Tip-back-bends. 118. 126. 100. Techniques d'examen. 162. Tension (zone en . 15. 151. 51. I. 87. Vestibuloclusion. T.). 74. — buccale.n a s a l e .). 25. 57. 111.. 97. 74. — multi-bagues. 182. 193. 118. 103. — d'ensemble. Vérin latéral. Tonicité. Tractions inter-maxillaires. — mandibulaire. 186. 107. Trois arcs (système. 119. M. — moyennes. 39. Transcrânienne. 58-60. 145. 190. 68. Typologie faciale. 21. 140. Voûte palatine. 92. 33. VIENNE. . 121. Traitement précoce.. Transfrontal. Voile du palais. 195. 135. 33. 86. 193. 67. 189. 150. T Taux de croissance. Syndromes cranio-faciaux. 145. O.Téléradiographies. 159. Stripping. TRIDON. Succion. 39 à 42. cleat. 154. 92. 177. 46. 196.. 86. 21. 20. M. 62. 64. 184. 148. 26. Traumatisme. Troisièmes molaires (extraction des. U Usure des faces proximales. S. W WASSMUND. X Xi (point. Type de croissance. Surfaces d'appui. 119. Theuveny. Traction basse. 60. Volet lingual. Ventilation. 161. T. 94. 99. 106. 139. 180. 140. 185. 123. Tonus musculaire. 63. 13. 192.).). 88. 84. V Végétations adénoïdes.. 150. 76. 183.. 27. 51... 95. Symphyse. — locales. 169. 159. 60. 63. 62. Translation. 41.