MANUEL D'ORTHOPEDIE DENTO-FACIALE

Francis BASSIGNY
Professeur à la Faculté de Chirurgie dentaire de l'Université Paris VII

avec la collaboration de PIERRE CANAL
Assistant à la Faculté de Chirurgie dentaire de l'Université Paris VII

MASSON
Paris New York Barcelone Milan Mexico Sao Paulo 1983

TABLE DES MATIERES
AVANT-PROPOS LISTE DES ABRÉVIATIONS -j iv x

Chapitre T. — Généralités Chapitre 2. — Notions de base Notions de biométrie Considérations génétiques en orthopédie dento-faciale Phénomènes de dentition. Morphogenèse des arcades dentaires. Établissement de l'occlusion. . . Phénomènes de dentition La dentition temporaire (7). La dentition permanente (7). Morphogenèse des arcades dentaires Agencements intra-arcades. Relations inter-arcades statiques et cinétiques en denture temporaire et adulte - Denture temporaire (12). Denture adulte (12). La croissance normale du massif cranio-facial Croissance générale et maturation Rythme de croissance (16). Maturation et croissance (17). Croissance cranio-faciale Moyens d'étude (18). Facteurs influençant la croissance normale de la face (19). Les différents types d'os au niveau cranio-facial (20). Croissance des éléments cranio-faciaux ' Le facteur neuro-musculaire . Les fonctions de la sphère oro-faciale ' L'harmonie du visage et de la denture Chapitre 3. — Le bilan orthodontique La terminologie : un langage orthodontique Objectifs (31). Conventions adoptées (31). Terminologie orthodontique (32). Les classifications d'Angle et de Ballard S La classification d'Angle y.La classification de Ballard L'établissement du dossier orthodontique La consultation orthodontique. Modalités pratiques L'examen clinique sans documents : première consultation (38). La prescription des examens complémentaires (43), La deuxième consultation et la.prise d'empreinte (43). La troisième consultation (44). Photographies (44). Radiographies panoramiques (44). Téléradiographies (46). Les moulages (48). L'interprétation du dossier orthodontique L'examen des moulages L'examen des photographies L'analyse des téléradiographies de profil L'anatomie céphalométrique (49). La typologie faciale et mandibulaire (51). Les analyses '>! céphalométriques (56). Les superpositions (62). Aperçu des procédés de simulation Le bilan orthodontique Méthodologie Récapitulation Chapitre 4. — Les anomalies orthodontiques Étio-pathogénie des anomalies orthodontiques Les anomalies dentaires

1 3 3 5 7 7 8 '12 16 16 18 20 24 25 27 31 31 35 35 36 38 38

49 49 49 49 64 65 65 65 67 67 68

vin

Table des inaltérés. Les agénésies Les dents incluses La dysharmonie dento-maxillaire (D. D. M.) La dysharmonie dento-dentaire (D. D. D.). Analyse de Bolton Les anomalies alvéolaires Les anomalies alvéolaires antérieures du sens sagittal La proalvéolie (80). La rétroalvéolie (82). Les anomalies alvéolaires antérieures du sens vertical Supraclusion (83). Infraclusion antérieure (ou béance antérieure) (84). Les anomalies alvéolaires latérales L'infraclusion ou béance latérale Les dysfonctions. Les parafonctions Les anomalies du sens transversal Les anomalies du sens antéro-postérieur Les malocclusions de la classe II, division 2 Les mésio-positions Les malocclusions de la classe 111 Les anomalies basales du sens vertical Les excès verticaux des maxillaires (109). Les insuffisances verticales des maxillaires (111). Tableau comparatif entre E. V. M. et I. V. M. (113). Les fentes et les fissures labiales et palatines Chapitre 5. — Le traitement des anomalies orthodontiques Notions de base Les principes biomécaniques des dispositifs orthodontiques. Le déplacement des dents et les réactions des tissus en orthodontie Notions de mécanique appliquée aux déplacements orthodontiques (117). La réponse biologique à une force orthodontique (120). Facteurs influençant le déplacement (123). Les objectifs de traitement Les différents objectifs du traitement (123). Objectifs occlusaux (124). Objectifs esthétiques (125). Innocuité (127). Pérennité à long terme (127). Objectifs particuliers (128). L'établissement du plan de traitement Que traiter ? (129). Quand traiter ? (130). Comment traiter ? (131). Les extractions de dents adultes en orthodontie Les appareils de traitement actif Les appareils amovibles mécaniques (136). Les appareils orthopédiques (140). Les techniques multibagues ou mufti-attaches (148). Les thérapeutiques non mécaniques La chirurgie Les principes de traitement des anomalies orthodontiques Le traitement des agénésies Traitement des agénésies d'incisives latérales supérieures (171). Le traitement des dents incluses Le traitement de la dysharmonie dento-maxillaire Les objectifs de traitement d'une dysharmonie dento-maxillaire (176). Les données du problème (176). L'évaluation du déficit d'espace global : D. D. M. prévisible (177). Les alternatives thérapeutiques (178). Le traitement des anomalies alvéolaires antérieures Traitement des proalvèolies (182). Traitement des rétro-alvéolies (182). Traitement de la supraclusion (183). Traitement des béances antérieures d'origine fonctionnelle (183). Le traitement des anomalies du sens transversal Le problème de l'expansion (185). Le traitement des anomalies du sens antéro-postérieur Le traitement des malocclusions de la classe II, division 1 (186). Le traitement des malocclusions de la classe II, division 2 (192). Le traitement des malocclusions de la classe III (193). Le traitement des anomalies basales du sens vertical Les lésions iatrogènes post-thérapeutiques La contention La récidive L'équilibration occlusale post-orthodontique Aperçu du traitement des fentes et fissures labiales ou palatines
BIBLIOGRAPHIE INDEX ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES

71 72 75 80 80 80 83 85 85 85 88 92 98 102 102 109 113 117 117 117 123

129 132 136 163 165 171 171 173 176

182 184 186 196 197 198 200 201 202
203 205

CONTENTS
Chapter 1. — Introduction Chapter 2. — Basic Principles Essentials of biométries Genetic considérations in orthodontics Dentition. Morphogenesis of dental arches. Development of occlusion Idéal construction. Static and kinetic arches relationships in deciduous and adult dentition. Growth and maturation of the craniofacial skeleton The neuromuscular factor Functions of the orofacial area Chapter 3. — Orthodontie évaluation Terminology: an orthodontie language The Angle's and Ballard's classification Establishing orthodontie records Interprétation of orthodontie records Orthodontie évaluation (or diagnosis) Chapter 4. — Orthodontie abnormalities and malocclusions Pathogenesis of malocclusions Dental abnormalities Missing teeth Impacted teeth Dento-skeletal discrepancy Tooth-size relationships'discrepancy Alveolar processes malocclusions Dysfunctions. Parafunctions Transverse malocclusions Antero-posterior malocclusions Vertical skeletal malocclusions Cleft lip and cleft palate Chapter 5. — Treatment of orthodontie malocclusions Basic principles Treatment objectives Planning the treatment Principles of treatment of malocclusions and dental abnormalities Rétention Relapse Post-orthodontie équilibration Essentials of cleft palate and cleft lip treatment
ALPHABETICAL INDEX

1 3 3 5 . 12 16 24 25 31 31 35 38 49 65 67 67 68 71 72 75 80 80 85 88 92 109 113 117 117 123 129 171 198 200 201 202
205

'.

-

V.C.M.M.A. .M. A. : fronde occipito-mentonnière.D.B.C. : insuffisance verticale des maxillaires. : dysharmonie dento-maxillaire.M. : syndrome algo-dysfonctionnel de l'appareil manducateur.F. I.I.M. P. M. D.E.S. : étage inférieur de la face. : appellation américaine du terme français. : antéro-postérieur. R.D. E. R. : croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation postérieure.V. : dysharmonie dento-dentaire.D.P. U.V.I. : mésio-distal. : excès vertical des maxillaires.V. F. : hauteur de l'étage inférieur de la face. : vestibulo-lingual. R. : dimension verticale. : gouttière de positionnement (« tooth-positioner » ou « T.P. D.LISTE DES ABREVIATIONS A.M.T.O. F. E.M. : moyenne. H. D. : déviation standard. : articulation temporo-maxillaire. M. : forces extra-buccales. : étage moyen de la face. G.S.D. : relation centrée.I. »). : intercuspidie maximale.M.L. T.F.D. : tractions inter-maxillaires. E. S.A.E.P.A. : croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation antérieure. E. D.I.

— anomalies des relations d'arcades. des formes des arcades dentaires et de leurs rapports. T. dans les trois sens de l'espace. c'est-à-dire des modifications alvéolo-dentaires. au sens statistique du terme . ou encore des lèvres trop proéminentes. — l'analyse des anomalies de ce développement. en fonction de la situation de la denture. Toutefois. ces deux termes prennent le plus souvent deux significations différentes L'Orthopédie dento-faciale a pour objet la modification de la forme ou des rapports relatifs des structures maxillo-faciales. afin d'améliorer l'harmonie du visage et de la denture et de permettre un déroulement satisfaisant des fonctions. aux adolescents en cours ou en fin de croissance et aux adultes. comme une perturbation esthétique immédiatement perceptible. L'ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE est une discipline ANOMALIE ORTHODONTIQUE : une anomalie ortho- de l'art dentaire qui a pour objet : — l'étude du développement de la face. dontique affecte par définition la sphère oro-faciale. sur la denture. Elle s'adresse plus particulièrement aux enfants en période de constitution de la denture adolescente. ces anomalies. Elle s'adresse plus particulièrement à de jeunes enfants en denture temporaire ou en denture mixte. L'Association américaine des orthodontistes a décidé. la notion de normalité débordant le cadre strictement orthodontique pour rejoindre les concepts philosophiques. c'est-à-dire des modifications des bases osseuses. le parodonte ou l'A. dans les trois sens de l'espace. — dysharmonie entre la taille des dents et la taille des maxillaires. La définition suivante peut être proposée : les anomalies orthodontiques constituent un ensemble de variations dans la morphologie et les fonctions de la sphère oro-faciale. en 1978. par le profane. M. Elle est perçue. l'amélioration esthétique de la denture et du visage n'étant pas négligée. jusqu'à 35-40 ans. à plus ou moins long terme. et vice versa. dans certaines conditions. — la correction de. un mauvais alignement de la denture. Cette anomalie peut être également définie comme un écart par rapport à une normalité (p. . chez un individu en cours de croissance des modifications orthodontiques peuvent entraîner des modifications orthopédiques. 3). Dans une optique préventive. des dents trop en avant ou trop en arrière. Cette dernière conception constitue probablement l'orientation future de l'orthodontie. on peut également définir une anomalie comme ce qui risque de provoquer des conséquences défavorables. . que le terme « Orthopédie dentofaciale » est un synonyme acceptable pour « Orthodontie ». — anomalies des structures osseuses : réduction ou augmentation de volume de l'un des deux maxillaires.GÉNÉRALITÉS • Définitions. Par exemple. des maxillaires et des dents. entraînant un préjudice esthétique et/ou fonctionnel. ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE ET ORTHODONTIE : en Europe. On distingue des anomalies morphologiques : — anomalies dentaires : absence ou inclusion d'un germe. L'orthodontie a pour objet l'amélioration des positions des dents.

tendent à donner une base plus sûre pour la justification des interventions en O.2 Généralités ture. ventilation. L'approfondissement des connaissances en occlusodontie. vêtements. les séquelles orthodontiques des grands syndromes cranio-faciaux et les séquelles des traumatismes faciaux. permet d'améliorer l'image de soi.la suppression de certaines parafonctions sont autant d'objectifs fonctionnels poursuivis en orthopédie dento-faciale : ces améliorations devant favoriser l'absence de troubles et la pérennité du système manducateur. éventuellement. que ce soit au niveau du corps ou de ce qui le recouvre. etc. Elle peut encore retarder le vieillissement si l'enveloppe musculaire et cutanée est bien répartie.. le rétablissement normal de certaines fonctions de la sphère oro-faciale — déglutition. Le rétablissement d'une fonction occlusale proche des conditions habituelles. phonation. A l'étude de ces anomalies orthodontiques. Le maquillage féminin. une implantation des dents dans de bonnes conditions parodontales. Toutefois. en prothèse. il ne fait aucun doute qu'un pourcentage important d'individus ayant une occlusion s'écartant de la moyenne et que le spécialiste considère comme devant être traités ne constitue pas un problème du point de vue de la santé publique. anomalies d'insertion des freins. — anomalies des tissus mous : brièveté de la lèvre supérieure. D.. La primauté accordée à l'individu a comme corollaire une grande attention apportée aux soins et à l'entretien de son propre corps et. — anomalies des rapports entre la base du crâne et les maxillaires : grands syndromes cranio-faciaux. en parodontologie. L'amélioration des fonctions de la sphère oro-faciale. s'ajoutent les malformations congénitales (fissures et fentes labiales et palatines). ce qui entraîne. en dehors de sa fonction erotique n'étant qu'un des moyens d'atténuer certains éléments disgracieux du visage. maquillage. recherchée en orthodontie. L'amélioration esthétique du visage et de la den- . etc. etc. défauts parodontaux. par un effet d'interaction une accentuation des exigences concernant les critères de réussite d'un traitement. • Pourquoi corriger les anomalies orthodontiques ? L'amélioration de Vaspect du visage et de la denture. L'une des caractéristiques des sociétés occidentales. ventilation. parures. d'augmenter les chances de rencontre et de promotion sociale. des anomalies fonctionnelles : — anomalies cinétiques des relations d'arcades. de favoriser une meilleure insertion sociale. langue trop volumineuse. — anomalie d'une fonction oro-faciale : déglutition. à la correction de ses défauts. c'est la recherche d'une apparence esthétique plaisante. . le développement de mesures préventives. F.

bien heureusement. « une simple affaire d'appareils ».). être défini comme un grand échantillon si l'effectif des individus n ^ 30. Cette démarche implique la connaissance de notions de méthodologie statistique. ou un petit échantillon si l'effectif est < 30. normalité. Les caractères qualitatifs ne permettent que l'étude de pourcentages. l'orthodontie n'étant plus. Population. représentative de la normalité de la population étudiée. Comme il n'est matériellement pas possible d'étudier un caractère particulier sur l'ensemble d'une population. Cet échantillon peut. pour un échantillon pris au hasard (population normale) et des individus présentant un ou des caractères normaux ou anormaux pour un échantillon sélectionné. échantillon. etc. F.NOTIONS DE BASE L'O. fait appel à des notions de base pour s'édifier en tant que discipline autonome. Les caractères étudiés sur les différents échantillons peuvent être qualitatifs ou quantitatifs. L'intégration de ces données fondamentales dans le champ des connaissances d'un praticien compétent en orthodontie est une nécessité. Définition : la biométrie est la science qui a pour objet d'appliquer les méthodes statistiques aux phénomènes biologiques ayant des caractéristiques mesurables. au sens statistique du terme. d'autre part. Les méthodes de calcul et l'interprétation des résultats seront différentes suivant la dimension de l'échantillon : les petits échantillons ont moins de chance de déceler une faible différence. afin d'en déduire des conséquences thérapeutiques. il s'avère nécessaire de sélectionner un échantillon. A partir d'un échantillon pris au hasard. . population d'enfants de telle tranche d'âge. D. • Les différentes catégories de caractères. Il tient compte également des résultats des études selon lesquelles l'effet de telle thérapeutique est significatif à tel ou tel niveau. L'ensemble de ces connaissances doit faire partie intégrante du bagage intellectuel du praticien ou du spécialiste. soit par tirage au sort — il s'agit d'un « échantillon pris au • hasard » — ou bien constitué à partir de certains critères — il s'agit d'un « échantillon sélectionné » — par exemple : enfants présentant des agénésies d'incisives latérales supérieures. il reste à préciser une marge de variabilité. La normalité d'un caractère est définie à partir d'un échantillon représentatif d'une population constituée par un groupe de référence (groupe humain de telle ou telle race. Cette sélection prend en compte des individus « normaux » et « anormaux ». le praticien est appelé à comparer la variabilité d'un caractère par rapport à ce qui est considéré comme normal. NOTIONS DE BIOMÉTRIE En orthodontie.

Si cette corrélation négative n'est pas exactement proportionnelle r sera situé entre 0 et — 1. Elle présente une orientation privilégiée. la corrélation est négative. cartésiennes (fig. 56). Si l'augmentation n'est pas exactement proportionnelle. r = pente de la droite. on parle d'une corrélation nulle. Dans ce cas. L'ellipse représente le nuage de points. l'utilisation de la méthode statistique revient à constituer un échantillon sélectionné d'individus dits « normaux » présentant. Si l'une des mesures augmente quand l'autre diminue. La notion de normalité. proches de l'idéal. \b). en orthodontie. ce qui rend l'interprétation et l'utilisation des méthodes statistiques beaucoup plus complexes sinon aléatoires en orthodontie. Plus le coefficient r est proche de J. à comparer les moyennes et les écarts-types des différentes mesures céphalométriques obtenues à celles d'individus présentant des anomalies orthodontiques. le coefficient de corrélation r = + 1. F. Toutefois. Elle fournit la probabilité d'une liaison. « ne fluctuent » pas. 1. ce qui signifie que 100 % de la variation observée est fonction de la liaison entre les deux variables étudiées. Ricketts définit la normalité au niveau de la denture comme une position que les dents doivent occuper pour être stables et en harmonie les unes avec les autres et avec toutes les structures anatomiques. CONSIDERATIONS GENETIQUES EN ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE Ce chapitre ne constitue qu'un bref survol des connaissances actuelles sur la génétique et ses relations avec l'O.7 est habituellement considéré comme un minimum pour faire la démonstration d'une signification clinique. Ce coefficient mesure donc l'intensité ou l'indépendance de la liaison entre deux variables. p. Il faut se garder de tout fétichisme mathématique. Les indications données par les méthodes statistiques en orthodontie ne sont qu'un des éléments de la décision thérapeutique. r sera situé entre 0 et + 1 . plus l'on pourra parler d'une corrélation hautement significative entre les deux variables. Par exemple. Il n'existe pas « d'individu normal moyen » comme a pu le penser Quetelet en 1835 mais plutôt toute une série de types normaux d'individus. La représentation graphique d'une corrélation est donnée par un nuage de points sur des coordonnées 5 FIG. — b) La droite de régression. d'une façon relativement identique. Les mesures biométriques permettent d'attirer l'attention sur un caractère présentant une variabilité marquée par rapport à la moyenne. Cette information statistique nécessite d'être confrontée aux données empiriques. Un coefficient de corrélation r de 0. recèle une multiplicité de facteurs qu'il est parfois tout à fait impossible de n'envisager qu'à l'aide de méthodes statistiques. D. à l'intuition et à l'esprit d'observation du clinicien et du chercheur. — méthode des jumeaux : l'influence des facteurs génétiques a été analysée sur des jumeaux univitellins soumis à des facteurs d'environnement différents: — méthode des familles : la transmission des 1.Considérations génétiques mesures peut être rigoureusement proportionnelle. selon le promoteur de telle méthode. Cela signifie que 51 % de la variabilité des caractères n'est pas liée par la corrélation. logique de la transmission d'un caractère particulier dans une population (isolât protégé constitué par une population primitive ou sédentaire). l'expression « statistiquement significatif » ne doit pas être prise comme une relation de cause à effet ni comme une vérité indiscutable. en céphalométrie (v. Si les deux mesures ne coïncident pas. Recherches sur l'homme : — la génétique des populations : étude épidémio- . Les moyens d'étude. A titre d'exemple. il s'agit d'une corrélation positive. sensiblement égale àO. un visage et une occlusion satisfaisante. mais le sens clinique intuitif ne doit pas être supplanté par des considérations non déterminantes.

— après la naissance. — au cours de la morphogénèse des différents organes (organogénèse). la dotation génétique des os est l'élément essentiel de leur formation et de leur croissance. Un trouble fonctionnel peut être en relation avec des facteurs secondaires mais l'hérédité des comportements fonctionnels peut se concevoir « dans le cadre d'un ensemble structural génétiquement déterminé » (Pellerin). sur un mode dominant. brachygnathie de la race vietnamienne. 22). par exemple. La malocclusions orthodontiques a été étudiée par la méthode des familles. D'après Hunter. Les stades de « l'expression génétique ». de même pour les lèvres (fig. il ne paraît pas justifié de tracer une frontière trop précise entre base osseuse et zone alvéolaire en fonction de leur modalité de développement. tout au long de la croissance. Expérimentations sur des mammifères inférieurs : des manipulations génétiques sur des animaux à reproduction rapide (souris) ont permis d'analyser le mode de transmission de différentes structures osseuses. Cela conduit certains auteurs à ne pas chercher à corriger certaines anomalies orthodontiques en estimant que le comportement neuro-musculaire est héréditaire et ne pourra se modifier (position très controversée). — Les principaux caractères étudiés en génétique cranio-faciale concernent : — les caractères dentaires : les agénésies se transmettent suivant un mode strictement héréditaire. Certains caractères génétiques s'expriment à des moments spécifiques : la taille et la forme du nez. — méthode des fratries : étude de la carte génétique des frères et des sœurs. grâce à des souches isogéniques (tous les animaux de l'échantillon sont génétiquement identiques). telle la forme mandibulaire. étudiée paire par paire. Critères de variation : les corrélations les plus significatives s'observent au sein d'une même fratrie sans différentiation selon le sexe. — les caractères cranio-faciaux : les os d'origine cartilagineuse (base du crâne) paraissent essentiellement sous la dépendance de facteurs génétiques. telle la prognathie mandibulaire vraie (transmission.) et ceux en rapport avec les traits de la lignée familiale. En conséquence. du caractère « prognathe inférieur » dans la famille des Habsbourg. <\ . à l'aide d'anomalies particulièrement caractérisées. déterminé par la combinaison des allèles ou gènes. Circonstances d'apparition des traits génétiques : les traits génétiques dans la région cranio-faciale sont sujets à modification : un enfant peut ressembler fortement à l'un des parents dans le jeune âge et ne plus montrer une telle ressemblance à la fin de la croissance. Modalités de transmission des malocclusions : la transmission se ferait selon un mode polygénique. Au niveau alvéolaire : il est difficile de déterminer l'influence respective des facteurs héréditaires et des facteurs d'environnement. Le génotype : c'est l'ensemble des potentialités d'un individu. par exemple) .. Il faut différencier les caractères correspondant à à l'origine ethnique (prognathisme facial de la race noire. de même que certaines dimensions ou formes dentaires . l'hérédité des dimensions verticales serait beaucoup plus constante que celle des dimensions antéro-postérieures. Toutefois. Spcnce) une malocclusion puisse résulter d'une mutation au niveau d'un simple locus.. Le phénotype est défini comme l'ensemble des caractères morphologiques et physiologiques visibles d'un organisme vivant. Cette base génétique est retrouvée dans la lignée familiale. bien que pour certains (R. Quelques définitions. Les anomalies peuvent être transmises suivant les lois de l'hérédité et résulter de la combinaison non harmonieuse des gènes parentaux. ne deviennent comparables à celles de l'un des ascendants qu'au moment de l'adolescence. Seuls certains caractères héréditaires s'exprimeront dans les apparences du phénotype.6 Notions de hase L'hérédité des comportements neuro-musculaires : la mise en évidence d'une influence héréditaire est particulièrement délicate et la réalité en est discutée. non limitée aux ascendants directs. 2. Toutefois. — La transmission des informations données par les gènes se fera à trois stades successifs de la formation de l'être vivant : — au moment de la différenciation cellulaire (embryogenèse). Le modèle de la lignée familiale permet de reconnaître dans un individu les traits de chaque ascendant. Stewart et M. au moment de la fécondation. les altérations de la fonction pourraient avoir un retentissement plus important au niveau antéro-postérieur que vertical. L'influence des facteurs génétiques sur le développement dento-cranio-facial. Conclusion : le mode individuel de développement dento-cranio-facial a une base génétique.

Phénomènes de dentition. Morphogénèse des arcades dentaires. Etablissement de l'occlusion combinaison des traits du modèle familial peut conduire à une harmonie ou une dysharmonie des structures faciales, dentaires et dento-faciales. Dans

7

tous les cas, le modèle cranio-facial hérité (génotype) est sujet à des modifications en fonction des facteurs d'environnement, ce qui détermine le phénotype.

PHÉNOMÈNES DE DENTITION. MORPHOGÉNÈSE DES ARCADES DENTAIRES. ÉTABLISSEMENT DE L'OCCLUSION
PHÉNOMÈNES DE DENTITION
LA DENTITION TEMPORAIRE

• Le développement de la dent : l'éruption. La formation et l'éruption d'une dent comportent plusieurs stades : 1. Phase d'éruption passive : début de calcification de la couronne, puis achèvement de la couronne. L'apposition osseuse, au niveau des corticales, augmente la distance entre le germe et le bord basilaire, mais le germe ne s'élève pas. 2. Phase d'éruption active pré-fonctionnelle : au moment de la formation de la racine, la migration en direction de la crête d'arcade est plus rapide que l'apposition osseuse. L'apparition de la couronne dans la cavité buccale se produit après fusion de l'épithélium adamantin réduit et de l'épithélium buccal, dans la gencive attachée. 3. Mise en place fonctionnelle (en moyenne 3/4 de la hauteur radiculaire) : 1er stade : la racine n'est pas encore totalement édifiée, l'apex est largement ouvert. 2e stade : édification apicale complète. 4. Adaptation occlusale : en fonction des rapports établis avec les dents antagonistes. • Processus d''exfoliation des dents temporaires : la rhizalyse : 1er stade : résorption radiculaire de la dent temporaire, correspondant au début de la formation de la racine de la dent permanente sous-jacente. 2e stade : chute de la couronne résiduelle. • Position respective des germes et des dents temporaires: monoradiculées. — Le germe est situé en position apicale et linguale par rapport à la racine de la dent temporaire/la zone linguale de la racine est résorbée en premier, ensuite le germe se situe immédiatement en-dessous de la racine de la dent temporaire qui se rhizalyse sur toute sa longueur.

Cette période s'étend sur 5 à 6 ans à partir de la naissance. A la naissance, sauf exception rarissime (Louis XIV). aucune dent n'a fait son éruption. Jusqu'à 6 ans, les phénomènes de dentition sont intimement liés aux phénomènes de croissance des maxillaires qui vont modifier les arcades dans leur dimension et dans leur rapport. • Chronologie de Véruption des dents temporaires : apparition d'une incisive centrale inférieure vers 6 mois 1/2, en moyenne. Tout retard (ou toute avance, mais moins significativement) entraîne la plupart du temps, une évolution retardée de la denture permanente ; la lame dentaire de remplacement des dents permanentes étant histologiquement liée à l'évolution de la lame dentaire primitive, génératrice des germes temporaires, sauf pour les molaires. Vers 2 ans 1/2, l'ensemble des dents temporaires a fait son éruption. Cette denture de 20 dents sera fonctionnelle pendant 4 ans, jusqu'à l'apparition de la première dent permanente. • Développement poraires : des arcades dentaires tem-

Entre 2 ans 1/2 et 3 ans. les arcades temporaires sont entièrement constituées. Les dents présentent des points de contact par leur face proximale. Entre 4 et 5 ans, le développement rapide des maxillaires, en fonction de la croissance, entraîne l'apparition de diastèmes entre certaines dents.

LA

DENTITION

PERMANENTE

Cette période s'étend de 6 ans à 18-20 ans. Chronologie de l'éruption des dents permanentes

8

Notions de base

FILLES

GARÇONS

FILLES

GARÇONS

Ages moyens d'éruption dentaire avec un intervalle de variation d'un écart-type et d'autre de chaque moyenne (Hurme, 1949). In : LAUTROU A., Abrégé d'anatomie dentaire, Masson, Paris, 1980. bords libres des incisives centrales inférieures ou supérieures et les points les plus distaux des deuxièmes molaires de lait, en denture mixte (ou les points les plus mésiaux des premières molaires permanentes, en denture permanente). Cette mesure représente la flèche de l'arcade dentaire. Elle peut être faussée par une mésio-position unilatérale d'origine iatrogène. Le périmètre d'arcade dentaire : mesure de la courbe passant par les points les plus mésiaux des premières molaires permanentes, le milieu de la ligne d'arcade, latéralement, les pointes des canines et les bords libres des incisives (sans tenir compte des malpositions localisées).

MORPHOGÉNESE DES A R C A D E S D E N T A I R E S La morphogénèse des arcades dentaires s'étale sur une vingtaine d'années. Elle comporte des phases d'activité, au cours desquelles apparaissent des groupes de dents et des phases de stabilité sans modifications apparentes de la denture. Définitions. La longueur d'arcade : distance mesurée à un moment donné, entre un point médian, tangent aux

Phénomènes de dentition.

Morphogenese des areades dentaires.

Etablissement de l'occlusion

9

• Phase de denture temporaire stable : cette période dure environ 4 ans, j u s q u ' à l'apparition des premières molaires permanentes ou l'expulsion d'une incisive centrale temporaire. A ce stade, on note habituellement des diastèmes interincisifs (diastèmes de Bogue). L'absence de ces diastèmes est une présomption de dysharmonie dento-maxillaire. • Phase de constitution stable (fie. 3).
FIG. 2. L = longueur d'arcade. l.m. = largeur molaire. Le. = largeur canine. Courbe p à p' (en pointillés) = périmètre d'arcade.

de

la

denture

mixte

La largeur d'arcade 1. Au niveau des canines (1. c.) : distance mesurée entre les pointes cuspidiennes. 2. Au niveau des premières molaires (1. m.) : distance mesurée entre les cuspides centro-vestibulaires des dents de 6 ans.

Les

différentes

phases.

m Phase de constitution de la denture temporaire : cette période d u r e environ 2 a n s ; l'apparition de la première dent temporaire se faisant en moyenne entre 4 et 6 mois. Séquence habituelle : incisives centrales, latérales, l r e molaire, canines, 2 L molaire. Baume distingue deux types d'arcades temporaires : -- arcades de type 1 : elles présentent des diastèmes simiens entre incisives latérales et canines maxillaires et entre canines et premières molaires mandibulaires ; — arcade de type 2 : sans diastèmes simiens.

FIG. 3. — Phase de constitution de la denture mixte. Éruption des incisives permanentes (d'après SCHOUR et MASSI.ER, 1941). In: LAUTROU A.. Abrégé d'anatomie dentaire. Masson, Paris, 1980. a) Apparition de la première molaire permanente, remplacement des incisives temporaires par les incisives permanentes. Cette phase se situe en moyenne entre 6 et 8 ans. Le déficit d'espace pour la mise en place des inci-

Les étapes de la morphogenese des arcades dentaires (Demogé) :

Denture

Phases d'activité et d'inactivité Phase de constitution de la denture temporaire Phase de denture temporaire stable Phase de constitution de la denture mixte Phase de denture mixte stable Phase de constitution de la denture adolescente Phase Phase Phase Phase Phase de denture adolescente stable de constitution de la denture adulte jeune de denture adulte jeune stable - 2 e molaires évoluées de constitution de la denture adulte complète de denture adulte complète - 3e molaires évoluées

Denture temporaire

Denture mixte

Denture permanente

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Notions de hase • Phase de constitution de la denture adolescente : au cours de cette période, les canines et prémolaires permanentes évoluent. Cette phase dure en moyenne 2 à 3 ans. Elle se caractérise par : des séquences d'éruption très variées, des rythmes d'apparition parfois différents entre les deux maxillaires et entre deux hémi-maxillaires, des phénomènes de compensation qui peuvent se trouver modifiés par la séquence d'éruption. Parfois, la dent de 12 ans fait son éruption avant le remplacement des dents intermédiaires. Dans ce cas, les phases 5. 6 et 7 se trouvent réunies en une seule. Phénomènes de compensation dus à la croissance (fig. 4) : — sens sagittal : il existe une deuxième avancée des incisives, comparable à celle observable au cours de la phase de constitution de la denture mixte: — sens transversal (d'après Moorees) : . à la mandibule : la distance intercanine est fixée après l'éruption des incisives permanentes (D. S. ± 3 mm): . au maxillaire : augmentation de la distance intercanine. Compensation dentaire :

FIG. 4. — Phase de constitution de la denture adolescente. (In : LAUTROU. Abrégé d'anatomie 'dentaire. Paris. Masson, 1980).

sives permanentes sur une arcade dentaire trop petite sera compensée par trois mécanismes : — un mécanisme dentaire : utilisation des diastèmes interincisifs et des diastèmes simiens: • — une augmentation de la largeur d'arcade par une vestibulo-version accentuée des incisives permanentes par rapport aux incisives temporaires: — un élargissement dû à la croissance : augmentation de la largeur intercanine (3 mm) au cours du remplacement des incisives. b) Éruption de la dent de 6 ans : fermeture des espaces simiens : — arcades de type 1 : la dent de 6 ans inférieure se retrouve en mésioclusion (diastème simien inférieur plus important que le supérieur) ; — arcades de type 2 : rapport cuspide à cuspide des dents de 6 ans. Cette phase est particulièrement importante dans la constitution des arcades dentaires. Si un seul mécanisme de compensation ne donne pas le supplément de place nécessaire, les incisives permanentes présentent des malpositions et des malocclusions diverses. Séquence d'éruption : 1, 6, 2 à la mandibule; 6, 1, 2 au maxillaire. s Phase de denture mixte stable : cette phase dure de 2 à 3 ans, de la mise en place fonctionnelle des incisives permanentes au début de la mobilité des premières molaires temporaires ou des canines temporaires. Elle se caractérise par une stabilité dimensionnelle des arcades dentaires (période privilégiée pour les traitements précoces orthopédiques).

M = 0,9 mm par hémi-arcade, au maxillaire M = 1,7 mm par hémi-arcade, à la mandibule. Ce « crédit d'espace » constitue l'espace de dérive mésiale (lce-\vay-\J. S.). Cette différence est proportionnellement plus importante chez les filles. Utilisation du crédit d'espace : En moyenne, les premières molaires permanentes présentent, en denture mixte, des rapports de cuspide à cuspide ou une légère mésioclusion de la première molaire inférieure — ce qui correspond soit à un plan terminal rectiligne, soit à un plan terminal à marche mésial (fig. 5b). Après la chute des deuxièmes molaires temporaires, les premières molaires se déplacent mésialement. Cette « dérive mésiale » physiologique, plus importante à la mandibule, sera utilisée pour rétablissement d'une occlusion molaire de classe 1. Le périmètre d'arcade en sera raccourci d'autant, c'est-à-dire de 1,7 mm x 2, à la mandibule, en moyenne. Des malpositions mineures du secteur incisif pourront.

,

Le mode correspond à la partie la plus haute de la courbe. — la médiane : c'est la valeur à partir de laquelle il existe autant de valeurs plus grandes que de valeurs plus petites. — a) La courbe de Gauss (loi normale). on différencie des caractères contrôlés. les plus élevées et les plus faibles. dans le cadre d'une loi normale. Il se trouve qu'en biologie. L'augmentation des . n La moyenne est tout à fait insuffisante comme élément d'information. La nature éventuelle d'une liaison entre 2 caractères quantitatifs découle dû calcul d'un coefficient de corrélation entre deux variables entièrement aléatoires. n 3. Par ailleurs. Il s'agit d'une moyenne arithmétique : x m——. L'intervalle de dispersion ou étendue : il correspond aux valeurs extrêmes. • Les corrélations statistiques. la notation + 3 correspond à un « écart-type » ou une « déviation standard ». La variance : elle est destinée à mesurer la variabilité des valeurs autour de la moyenne. il s'agit d'une variable continue et d'une distribution normale.m) variance = a = . + 2<j = 95 % de l'échantillon. Vétendue est représentée par les extrémités de la courbe. Elle correspond aux individus dits « normaux ». Dans le cas d'une loi normale. soit : 2 . si toutefois l'échantillon est ^ 30. les grandeurs mesurables sont généralement réparties selon des lois guère éloignées de la loi normale. le mode et la moyenne sont confondus. S. Cette distribution peut obéir à une loi de probabilité dite « loi normale » représentée par une courbe en cloche ou courbe de Gauss. m = moyenne. par leur nature et leur distribution . par exemple : la hauteur de l'étage inférieur de la face et la mesure de la direction de croissance (axe Y). Le pourcentage des valeurs situé entre deux écartstypes correspond à 68 % de l'échantillon. L'écart-type : la racine carrée de la variance est appelée l'écart-type ou déviation standard (D.4 Notions de base admis comme limite de la variabilité de la normalité. Ces caractères mesurés sur l'échantillon seront définis par des paramètres de position et des paramètres de dispersion. la). si elle est citée isolément: — le mode : c'est la valeur présentée par le plus grand nombre de sujets. en anglais). Il s'agit de représenter par un indice l'ensemble des écarts à la moyenne. les caractères quantitatifs permettent l'étude de moyennes. L'écart-type (ou parfois deux écarts-types) peut être vf -2<r «= -1er m +i<r +2<r étendue > x FIG. Exemple : Angle mandibulaire/plan de Francfort = 25" + 3. ou S. 1. en biométrie. On peut représenter graphiquement la variabilité des deux mesures pour chaque individu en reportant en abscisse el en ordonnée ces deux mesures pour tous les individus de l'échantillon. La variance est donc définie comme la moyenne des carrés des écarts à la moyenne. + la = 68 % de l'échantillon. n. Les paramètres de dispersion : ils permettent de préciser dans quelle mesure les valeurs ou les caractères étudiés s'écartent de la moyenne. effectués à partir d'expérimentations et des caractères aléatoires effectués à partir d'observations. Les paramètres de position : — la moyenne : elle est obtenue en divisant la somme de toutes les mesures x effectuées par le nombre de mesures à effectuer. a = écart-type : distance entre les points d'inflexion et l'axe de symétrie. par exemple pour une mesure céphalométrique. D. ± 1 écart-type -> environ 68 % de l'échantillon ± 2 écarts-types -> environ 95 % de l'échantillon ± 3 écarts-types -> environ 99 % de l'échantillon La distribution des valeurs peut être reportée graphiquement sur des axes de coordonnées cartésiens. 2. E(JC . On pourra retrouver fréquemment cette indication. centrée autour de la moyenne et d'équation parfaitement déterminée (fig. L'écart-type correspond graphiquement à la distance entre les points d'inflexion de la courbe et l'axe de symétrie. au sens statistique du terme. Chaque variable présente un écart par rapport à la moyenne : e = x — m. On ne s'intéresse ici qu'aux corrélations linéaires. 1.

Le processus de remplacement des dents postérieures dure en moyenne une année avec des variations très importantes. 4) 5 : la canine et la première prémolaire évoluent simultanément. — accroissement au moment de l'évolution des incisives (M = 2.5 mm pour les filles. 5. Au total. denture temporaire — den- . Les modifications accompagnant ce remplacement sont fréquemment asymétriques. 7 : séquence la plus favorable. dans sa totalité (Moorees). Par ailleurs. encore plus marquée chez les garçons : a) A la mandibule : — séquence (3. — Au niveau des prémolaires et molaires mandibulaires : on constate une augmentation après 6 ans. 4. 5) : les dents évoluent simultanément: — 4 (5. — A la mandibule : en moyenne. à la fin de la croissance. Les variations individuelles sont très importantes en fonction des rapports. 5) : canine puis première et deuxième prémolaire simultanément. Exemple : après 15 ans. a encore tendance à réduire tardivement cette dimension. 3) : les deuxièmes prémolaires et canines évoluent simultanément. de 6 à 18 ans : — entre les canines supérieures : + 5 mm — entre les premières molaires supérieures : + 4 mm — entre les canines mandibulaires : — entre les premières molaires inférieures : —ricures D S r 3 L'évolution des arcades dentaires (récapitulation).diminution beaucoup plus importante au moment du remplacement des molaires temporaires (dérive mésiale): — diminution tardive. C'est entre 4 et 6 ans. 3.5 mm pour les filles. b) Évolution de la longueur d'arcade : — mesure relativement stable en denture temporaire. que ces variations se produisent. • Phase de denture adulte jeune : deuxièmes molaires évoluées (traitement orthodontique). avant la deuxième prémolaire permanente. 5 : les dents postérieures évoluent l'une après l'autre. En conclusion : le périmètre d'arcade se modifie surtout en fonction de la dérive mésiale. le redressement lingual des incisives. c) Variations de la largeur d'arcade : Il se produit une apposition osseuse constante au niveau des corticales externes : Au maxillaire : . Par ailleurs. 4. 11 ture permanente. due au redressement des incisives inférieures qui deviennent plus droites sur leurs bases osseuses. — séquence 3. et entre 10 et 14 ans. particulièrement en cas de croissance de type rotation antérieure.2 mm au maxillaire. particulièrement si les points de contact interincisifs et incisivo-canins sont favorables. diminution. b) Au maxillaire : — (3.5. Augmentation de largeur moyenne. Établissement de l'occlusion parfois. 1. séquence la plus favorable. l'organisation des arcades est conditionnée également par la séquence d'éruption des dents postérieures. avant l'éruption des canines vers 10 ans. pour une arcade. Morphogénèse des arcades dentaires. diminution de 0 à 2. accroissement de 5 à 8 ans 1/2 : . 4. Cette augmentation est en moyenne de 1. — A la mandibule : diminution entre 6 et 18 ans : 3. • Phase de denture adoleseente stable : canines et prémolaires évoluées (traitement orthodontique).Phénomènes de dentition. — séquence 4. Elle est suivie par une légère diminution. la dislance entre les canines est stable après leur mise en place fonctionnelle.3 mm pour les garçons 0. être améliorées ou supprimées lors du remplacement des molaires temporaires. — 4. Les différentes séquences d'éruption des prémolaires et canines (Van der Linden) : on constate une grande variabilité. a) Évolution du périmètre d'arcade : — Au maxillaire : légère augmentation entre 5 et 18 ans : 1.3 : les dents postérieures évoluent l'une après l'autre. — séquence 3 (4.4 mm pour les garçons.3 mm à la mandibule).3 mm. . les variations de la longueur d'arcade sont comparables à celles du périmètre d'arcade. de la séquence d'éruption et des proportions relatives entre les deux dentures.9 mm jusqu'à 13 ans.

A marche distale. L'agencement qui sera décrit relève d'une disposition idéale qu'il ne saurait être question de considérer comme un objectif thérapeutique standard. 3.12 Notions de base AGENCEMENTS INTRA-ARCADES RELATIONS INTERARCADES STATIQUES ET CINÉTIQUES EN DENTURE TEMPORAIRE ET ADULTE DENTURE TEMPORAIRE • Agencements intra-arcades. 5 a. • Agencements intra-arcades.). Présence de diastèmes simiens entre l'incisive latérale et la canine au maxillaire et entre la canine et la première molaire à la mandibule. • Relations interarcades (normalité) (fig. le recouvrement incisif est faible. 5c. les canines sont mésialées d'une 12 dent par rapport aux supérieures : Le plan terminal : il correspond aux rapports des faces distales des deuxièmes molaires temporaires maxillaires et mandibulaires. plan terminal à marche mésiale (disposition la plus classique) : face distale de la deuxième molaire temporaire mandibulaire mésialée: . Rectiligne. In: LAUTROU A. en denture adulte. 5/)) : . dans le sens antéro-postérieur (fig. — Vue restihuluire des hémi-arcades temporaires droites en intereuspide maximale. plan terminal à marche distale : face distale de la deuxième molaire temporaire mandibulaire distalée. sauf les incisives centrales mandibulaires et les deuxièmes molaires maxillaires.. 5 h. — Le plan terminal des arcades dentaires temporaires : 1. Les différentes solutions thérapeutiques adoptées comporteront également des variations par rapport à ces agencements idéaux. a) Dans le plan horizontal : — Au niveau des dents cuspidées : les cables occlu- . cette règle admettant quelques exceptions au niveau des dents latérales. Le plan d'occlusion est plat (pas de courbe de Spcc). en fonction des variations considérable. L'occlusion est du type occlusion engrenante : une dent est en rapport d'occlusion avec deux dents antagonistes. la disposition à marche mésiale étant la plus favorable à des relations ultérieures de cas de classe I d'Angle. les volumes cl les proportions des arcade> dentaires. Abrégé d'anatoinie dentaire. 1980. On observe fréquemment des diastèmes simiens et des diastèmes interincisifs. 2. Elles sont implantées verticalement. Il est toutefois indispensable de définir des critères occlusaux : c . Paris. A marche mésiale. A ce stade. Ces différents types de rapports préfigurent les relations qui s'établiront entre les premières molaires permanentes. Masson. DENTURE ADULTE FIG. 3 FIG. plan terminal droit : rapport cuspides à cuspides : .dans les formes. — La forme des arcades temporaires est pratiquement assimilable à un demi-cercle. Les dents temporaires n'ont pas d'axe particulier. L'engrénemcnt est peu marqué.

Au maxillaire. les agencements intra-arcades et les relations interarcades sont satisfaisants. 33) dépend d'une interaction de facteurs anatomiques et fonctionnels qui FIG. c'est la zone de contact proximal qui assure la continuité de cette arcade. les tables occlusales sont orientées lingualement. la courbe de Spee qui naît au sommet de la canine et suit la ligne des cuspides vestibulaires (fig. 7). Relations interarcades en denture temporaire et adulte sales d'une même arcade présentent des dimensions vestibulo-linguales sensiblement égales. Il existe un surplomb vestibulaire des dents maxillaires par rapport aux dents mandibulaires. à la mandibule (tiré de l'ouvrage : Abrégé d'anatomie dentaire DE LAUTRÔU). et à l'inverse à la mandibule. l'existence de diastèmes ne constituant pas en soi un facteur pathogène. — Au maxillaire : les cuspides vestibulaires des dents cuspidées sont disposées selon une courbe à convexité inférieure. — A la mandibule : à l'inverse. — Dans le sens vestibulo-lingual : l'arcade maxillaire est plus large et plus longue que l'arcade mandibulaire. • Relations interarcades idéales. — a) La courbe de Spee. c'est-à-dire d'espaces en forme de pyramide entre deux dents voisines. — Au niveau incisivo-canin : l'arc incisivo-canin se situe dans le prolongement de la courbe des cuspides d'appui. 13 — Les espaces interproximaux : cette zone de contact détermine la création d'embrasures. qui montre une diminution progressive dans le sens mésio-distal. e) Courbe d'arcade : les bords libres et les cuspides vestibulaires dessinent la courbe de l'arcade dentaire qui sera déterminée par la morphologie des bases osseuses et l'équilibre neuro-musculaire. c) Dans le plan transversal : l'orientation vestibulolinguale des unités dentaires détermine la courbe de Wilson ou courbe de compensation (fig. — Elles seront définies en fonction de critères occlusaux et en tenant compte des objectifs orthodontiques. Le recouvrement incisif(p. si d'autre part. 6. a) Relations statiques : Uocclusion engrenante (fig. — Elle est caractéristique des mammifères et peut être assimilée à un engrenage de mécanique hautement spécialisée dont les déplacements peuvent s'effectuer dans les trois sens de l'espace. 6b). — Au maxillaire : les tables occlusales sont orientées du côté vestibulaire. d'une valeur moyenne de 2 mm au niveau des incisives. reliant les sommets des cuspides vestibulaires. d) La zone de contact : L'élément essentiel de l'agencement d'une arcade dentaire idéale. détermine des courbes traduisant la continuité des arcades dentaires. de la canine à la dernière molaire. les tables occlusales sont d'autant plus orientées vestibulairement que les dents sont plus postérieures (disposition hélicoïdale). . — Les crêtes proximales : en fonction des éléments précédents. Il en résulte que les cuspides d'appui (primaires) sont disposées selon la même courbe tant au maxillaire (cuspides linguales) qu'à la mandibule (cuspides vestibulaires). b) Dans le plan antéro-postérieur : l'orientation axiale des unités dentaires. les axes des dents étant progressivement basculés vestibulairement et les apex linguales. A la courbe des cuspides d'appui. une courbe des fosses et des fossettes. sur l'arcade antagoniste.Agencements intra-arcades. les axes des dents étant progressivement basculés lingualement. Ces relations interarcades doivent s'analyser au moment des contacts dentaires maximum (intercuspidie maximale) et au cours des différentes excursions de la mandibule. correspond. les crêtes marginales de deux dents collatérales doivent se situer au même niveau et présenter des versants externes avec une même inclinaison (règle de symétrie des embrasures). Cependant. 6a). — A la mandibule : les cuspides vestibulaires des dents cuspidées déterminent une courbe à concavité supérieure. l'existence ou non de contacts dentaires sera fonction de la dimension des dents et de la proportion relative arcade alvéolaire et denture.

C. Masson. Du côté lingual. Ces rapports conduisent les dents à s'articuler dans le sens vestibulo-lingual de la façon suivante : cuspides vestibulaires mandibulaires en relation avec le sillon mésio-distal maxillaire et cuspides linguales maxillaires en relation avec le sillon mésio-distal mandibulaire. b) Relations cinétiques. 7. les cuspides linguales présentent également un surplomb par rapport aux cuspides linguales maxillaires. (In : LAUTROU A. M. les points de contacts sont punctiformes.) : L'intercuspidie maximale est une situation dans laquelle les dents des deux arcades présentent un maximum de points de contacts. doivent concourir à la stabilité des unités dentaires et à la liberté des différentes excursions fonctionnelles. Cette disposition est nécessaire pour permettre des conditions de simultanéité des contacts dentaires au cours de la fermeture. c'est la rela- . concourent à l'équilibre interincisif. Il se réduit progressivement dans le sens mésio-distal (fig. M. En I. En vue vestibulaire : toutes les dents s'articulent avec deux dents antagonistes. C. au niveau lingual. ce qui correspond à la définition des cas de la classe I d'Angle. La relation centrée : les rapports d'occlusion en I. — Au niveau lingual : les dents mandibulaires recouvrent les dents maxillaires. Un tel agencement des rapports d'occlusion correspond à des relations de la classe I d'Angle.. Le recouvrement des dents mandibulaires par les dents maxillaires. en 1. concourent à la stabilité des unités dentaires (fig. M. Paris. M. 9. aussitôt après la phase de constitution de la denture adulte jeune. 1980). Ils ne peuvent être cependant considérés comme une position de référence. Abrégé ci'Anatomie dentaire.14 Sot ions de base FIG.. le surplomb et le recouvrement incisif étant liés l'un à l'autre. M. les contacts bilatéraux étant également répartis. Ainsi. les forces occlusales transmises par les cuspides d'appui doivent être axiales et passer par une zone proche du centre de résistance de la dent. 10). sauf les incisives centrales mandibulaires et les troisièmes molaires maxillaires. — L'occlusion engrenante. C. Rapport d'occlusion en intercuspidie maximale (I. 8. C. puis deviennent progressivement des surfaces d'appui avec l'âge. — Au niveau vestibulaire : les dents maxillaires recouvrent les dents mandibulaires. 286). Le nombre et la disposition des points de contact en I. dépend de la hauteur des cuspides et de la profondeur des fosses. excepté l'incisive centrale mandibulaire et la troisième molaire maxillaire. C. et des rapports cuspides-embrasures des faces vestibulaires des dents cuspidées et cuspidesfosses centrales ou marginales. une dent s'articulera avec deux dents antagonistes. — Dans le sens mésio-distal : les dents mandibulaires sont en mésioclusion d'une demi-cuspide par rapport aux dents maxillaires. Les surfaces occlusales étant convexes. dans les secteurs latéraux.

Cet ensemble de dispositions statiques et dynamiques : — concourent au fonctionnement harmonieux de l'appareil manducateur — les dents ne constituant qu'un des éléments de l'ensemble maxillaire. Relations interarcades en denture temporaire et adulte 15 FIG. par leur importance. dents. en raison de sa précision de détermination et de sa fiabilité. Masson. déterminent la pente incisive. M. 1980.. articulation. et I. 8. (pas plus de 1 mm de décalage entre R. Paris.. Masson. Ceci étant fonction de la pente incisive et de la pente condyliennc (rappel : la pente condylienne correspond à l'inclinaison du versant distal du condyle temporal). C. dans le sens sagittal). par leur inclinaison. — Surfaces d'appui du premier groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). Paris. en bout à bout incisif. 1980. In: LAUTROU A. — Surfaces d'appui du 3e groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). Abrégé d'anatomie dentaire. p. enveloppe cutanée: . le surplomb et le recouvrement incisif. 10. Abrégé d'anatomie dentaire. la position de référence la plus satisfaisante. In: LAUTROU A. ces dents assurant seules la désocclusion (v. Masson. tion centrée qui constitue. — Désocclusion postérieure. muscles.. 1980. M. en rapport avec un minimum d'ouverture buccale et un espace de 1 à 2 mm entre les molaires.assurent la pérennité des organes dentaires et du parodonte. FIG. 9. In: LAUTROU A. FIG. pour l'orthodontiste. C. — Surfaces d'appui du 2e groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). . Cette relation centrée articulaire doit coïncider à peu près avec l'I. C. Paris.Agencements intra-arcades. — Mouvement de latéralité : pas de contact du côté non travaillant et protection canine du côté travaillant. Les critères de fonctionnement idéal au cours des différentes excursions : — Guidage antérieur satisfaisant : les crêtes marginales concaves des incisives maxillaires. Abrégé d'anatomie dentaire. 124).

11 diminue ensuite progressivement jusqu'à s'annuler totalement vers 15 à 16 ans chez les filles et 18 ans chez les garçons. Chapitre rédigé par Pierre Canal. Il est nécessaire en effet pour l'établissement d'un plan de traitement. à l'apparition des caractères sexuels secondaires. Au cours de la période juvénile. fig.16 Notions de base LA CROISSANCE NORMALE DU MASSIF CRANIO-FACIAL l La plupart des traitements orthodontiques s'adressa-nt à des sujets en période de croissance présentant une certaine dysharmonie entre les différents éléments de la face. qui ne'permettent pas de situer un sujet en particulier sur cette courbe. En outre. correspondant à un stade de développement osseux précis. Puis le taux de croissance augmente de façon considérable jusqu'au pic pubertaire (en moyenne 12 ans chez les filles et 14 ans chez les garçons). la croissance est terminée. chez les filles et 12-13 ans. grâce auquel un organe devient pleinement apte à remplir sa fonction. Le taux de croissance. la quantité de croissance résiduelle. en orthodontie. la croissance descriptive des os de la face et des maxillaires permet d'appréhender les ajustements progressifs qui conduisent à une architecture faciale équilibrée. Après cessation de ces phénomènes. La maturation : c'est le processus de différenciation des tissus. suivant les individus. des variations très importantes existent. ce que montre la courbe du taux de croissance staturale. la direction de croissance propre à chaque individu. Il faudra donc déterminer l'âge osseux d'un sujet. CROISSANCE G É N É R A L E ET M A T U R A T I O N Définitions La croissance : c'est le développement progressif d'un organisme ou d'un organe. sauf en lin de croissance (fig. Il diminue de façon importante au cours de la période infantile (6 mois à 2 ans). L'étude de la croissance staturale permet de suivre la croissance faciale. 11. Toutefois. de 2 ans jusqu'à l'époque prépubertaire (10-11 ans. à la croissance en longueur et à la maturation musculaire. — Courbe moyenne du taux de croissance statural. la pente de la courbe est très faible. par unité de temps (v. c'est le début de la période adulte. de façon fiable. Or. de la naissance jusqu'à la taille adulte. de préciser le stade de maturation du sujet. cette courbe ne tient compte que de l'âge civil. 11). uniquement en fonction de l'âge civil. . Ceci afin de pouvoir profiter d'une forte poussée de croissance* ou bien de débuter le traitement bien avant le taux maximum RYTHME DE CROISSANCE La croissance passe par des phases d'accélération et de décélération. Infantile ' Juvénile Adolescent Adulte FIG. chez les garçons). 12). Cette dernière phase adolescente correspond 1. Le taux de croissance est très élevé de la naissance jusqu'à 6 mois. Les variations de la taille de l'individu et des maxillaires sont à peu près synchrones. sont des éléments indispensables à l'établissement d'un diagnostic précis et à l'élaboration d'un plan de traitement individualisé. visualisant l'augmentation de taille.

Ceci permet d'estimer ce qu'il reste de croissance à venir. Lorsque l'épiphyse de la première phalange du pouce (PP) déborde sa diaphyse et présente du côté interne. de la taille. de croissance ou encore de pouvoir apprécier si la croissance est virtuellement terminée. en fonction du pic pubertaire. 13) : les stades de maturation des épiphyses phalangiennes montrent de très fortes corrélations avec la croissance staturale et faciale. Fin de la croissance staturale : la soudure des épiphyses radiales et cubitales marque la fin de la croissance staturale.Croissance normale du massif cranio-facial CM/MM PAR ANNEE 17 20 22 24 AGE EN ANNEE Fie. Aucune corrélation statistiquement significative entre croissance faciale et âge dentaire. Les règles surviennent 17 mois + 2. par rapport au stade d'ossification — et ceci quelle que soit la population — constitue des critères sûrs pour situer un enfant sur sa courbe de croissance. ce qui rend ce procédé assez imprécis. — Comparaison des rythmes d''accroissement en fonction du temps. 12. 14). le stade de maturation qu'il a atteint et le reporter sur la courbe du taux de croissance. 13). des condyles. l'utilisation de certains indicateurs de la maturation est difficile. On peut donc à partir de l'analyse de la radio de la main. Certains stades coïncident avec le taux maximum de croissance staturale. En conclusion. Moyens d'étude de l'âge osseux : — la lecture de l'âge osseux se fait classiquement à partir de radiographies du poignet. entre âge dentaire et âge osseux. à la puberté. ceci correspond au stade PP t cap. L'apparition d'un petit os. plus précisément 9 mois avant chez les filles et 12 mois avant chez les garçons (fig. — la lecture de l'âge osseux à partir d'une radiographie de la main (fig. Cependant la variabilité de cette estimation est importante. MATURATION Définitions ET CROISSANCE Age dentaire : stade de dentition atteint par un sujet à un moment donné de son développement. Croissance de la taille évaluée en centimètres. un prolongement comparable à la visière d'une casquette vue à l'envers. Age osseux : stade de maturation des os d'un sujet. Cet os est visible. Cette région comporte de nombreux petits os. . en moyenne. La grande stabilité des stades de maturation phalangiennes S et PPj cap. Caractères sexuels et stades de croissance : de très fortes corrélations ont été trouvées entre l'apparition des caractères sexuels et la date du pic de croissance. à un moment donné. afin d'en éviter les effets. Croissance de la mandibulaire et du maxillaire en millimètres. c'est-à-dire quelque temps avant la fin de la croissance. Chaque stade est situé avec une certaine marge de variation par rapport au pic pubertaire. de même pour la pilosité chez les garçons. en fonction de leur importante variabilité. le sésamoïde (s) situé sur la face interne de l'articulation métacarpo-pha- langienne.5 mois après le pic de croissance. L'âge moyen de calcification suit une progression dont la moyenne est connue. dont l'apparition est progressive. signe la survenue de la grande poussée de croissance pubertaire. des sutures chez les garçons. un an avant le pic de croissance pubertaire. correspondant à l'activité des cartilages de conjugaison. déterminer pour chaque individu. c'est-à-dire au pic de croissance pubertaire (fig.

Fin de la croissance. côté interne. 13. 62). Stade Rad„ : soudure de l'épiphyse du radius à sa diaphyse. Stade M P . F I G . C M / M M PAR ANNEE FIG. le déplacement d'une structure osseuse par rapport au reste du cranio-face et la variation de la forme de la structure considérée.„' : soudure de Pëpiphyse de la phalange médiane du majeur à sa diaphyse. . 14. De plus. Stade PP. — par la méthode des implants en Tantale. HA CROISSANCE CRANIO-FACIALE MOYENS D'ÉTUDE Les téléradiographies : elles permettent d'évaluer les modifications dues à la croissance : — par des procédés de superposition (v. 13. — Schéma d'une radiographie de la main. chez le vivant. Ce procédé permet de suivre à l'aide de clichés radiographiques. Stade PP. Stade DP J ( M p : soudure dei'épiphyse de la première phalange du majeur à sa diaphyse. p.FiG. : apparition du sésamoïde en regard de la Stade S face interne de la diaphyse de la première phalange du pouce. Les stades d'ossification : Stade P P . c a p : lorsque l'épiphyse de la phalange médiane du majeur déborde sa diaphyse. : lorsque l'épiphyse de la première phalange du pouce déborde sa diaphyse. : lorsque l'épiphyse de la première phalange de l'index est aussi large que sa diaphyse. : taux maximum de croissance. au maxillaire ou à la mandibule. : lorsque l'épiphyse de la phalange médiane du majeur est aussi large que sa diaphyse. Stade MP. problème de la stabilité du plan de référence. elle présente un prolongement comparable à la visière d'une casquette (que l'on verrait à l'envers).

associées à la S T H . Cette carence peut entraîner des arrêts de croissance p a r diminution du taux de sécrétion des hormones somatotropes et somatornédines. — les facteurs affectifs : une carence maternelle peut entraîner des répercussions sur la qualité de la conduite alimentaire et également sur le développement intellectuel. la fonction musculaire j o u a n t un rôle de premier plan dans la croissance faciale. b) Rapport périoste-muscle : il faut souligner l'importance des rapports périoste-muscle. Ces carences affectent également la maturation normale des fonctions de la sphère buccale. une sous-alimentation peut retarder la croissance. Ce type d'analyse a permis de détecter des caractères et des relations stables. 3) . traitement). — soit indirectement : étude à l'échelle cellulaire des phénomènes de croissance et des effets des processus de contrôle. les vitamines A. Par exemple. le facteur protéique est déterminant. Le périoste est une enveloppe recouvrant la surface des os. — Les facteurs endocriniens : l'hypophyse. du fait même de ces inter-relations. : études sur Ie) en hâtant la soudure des épiphyses. sur la croissance. — Maximum 'accroissement de taille. où le risque doit être connu (diagnostic. la thyroïde et les glandes sexuelles sécrètent des hormones agissant directement ou indirectement sur la croissance. c'est-à-dire en activant la maturation. « D a n s l'état actuel.. a) Les facteurs intrinsèques : — Les facteurs génétiques (v. dont la perturbation provoque un trouble de la croissance. c'est pourquoi il s'agit de méthodes non pas décisionnelles. L'utilisation de méthodes statistiques : — méthodes statistiques classiques : études longitudinales. psychique et culturel. ou transversales (v. — analyses multivariates : elles permettent la description d'inter-relations multiples. pour les garçons: H v : maximum d'accroissement de taille (d'après HELM. 6). 14. augmentent l'action de celle-ci. La s o m a t h o r m o n e S T H . p. Jouent également un rôle.).Les hormones sexuelles mâles et femelles jouent un rôle modérateur. FACTEURS LA CROISSANCE INFLUENÇANT DE LA FACE NORMALE • Facteurs généraux. une sur-alimentation peut l'accélérer. Ceci confirme qu'il existe un véritable mécanisme psycho-neuro-endocrinien. 67). L'interaction des facteurs généraux et locaux influence de façon complexe la croissance faciale de l'enfant. la couche profonde est ostéogénique et la couche interne fibreuse. retrouvent une croissance h a r m o nieuse. mais descriptives » (Charron). et surtout de placer l'enfant dans une classe définie . FIG. les glucides. Ce tissu possède également un pouvoir résorptif. agit p a r voie indirecte en activant la croissance. BJÔRK et coll. — modélisation : il s'agit de créer un modèle qui rende compte des phénomènes de croissance par approximations successives. . les risques statistiques sont mal déterminées. . Sur le plan qualitatif. b) Les facteurs extrinsèques : — les facteurs nutritionnels : la notion d'équilibre alimentaire est essentielle en pédiatrie. Les hormones thyroïdiennes. décélérateur. Les techniques avec expérimentation animale : — sôit directement : condylectomie sur singe par exemple . sécrétée p a r l'hypophyse.Croissance normale du massif cranio-facial Des techniques histo-anatomiques cadavres. Elle est liée à la notion de rations quantitatives et qualitatives optimales selon le stade de la croissance. • Facteurs locaux. on a pu noter que les enfants des classes sociales les plus favorisées présentaient un développement plus rapide et plus régulier que les autres. d'âges variés. Les enfants replacés dans un climat affectif équilibré. a) Influence des différentes fonctions : elle sera développée dans le chapitre « Étio-pathogénie » (v. Étude de cas pathologiques observés en clinique humaine (Delaire). à l'aide de procédés histologiques (Petrovic). Situation des stades d'ossification de la main sur la cou je du taux de croissance. p. B 2 et D: — les facteurs socio-économiques : leur influence dans les sociétés occidentales s'estompe. Avant le 20 e siècle. p.

Elles doivent être sollicitées. 15). Il présente toutefois une caractéristique particulière. en fait. Entre deux os d'origine enchondrale persiste une bande de cartilage ou synchondrose ou suture cartilagineuse qui peut accroître son épaisseur de façon interstitielle. présentant le même aspect macroscopique que l'os dense des corticales maxillaires. de l'occipital et d'une partie du frontal et du temporal. soit dans les 5 ou 6 premières années de la vie. coronoïdiens et symphysaires apparaissent à la 16e semaine de la vie I. Elles ne sont donc pas dotées d'un potentiel de croissance propre. par le jeu des synchondroses et des phénomènes d'apposition-résorption. 140) utilisent cette propriété. Cette action des synchondroses est complétée par des phénomènes d'apposition-résorption mineurs qui entraînent la formation des arcades sourcillières. si bien que les bords des pièces squelettiques se rapprochent de plus en plus. des synch'ondroses de la base du crâne. LES DIFFÉRENTS TYPES D'OS AU NIVEAU CRANIO-FACIAL a) L'os alvéolaire : les faisceaux du desmodonte s'insèrent sur un tissu osseux. le cartilage condylien serait essentiellement un centre de croissance secondaire adaptative comparable aux sites de croissance membraneuse. est d'origine essentiellement cartilagineuse. de part et d'autre d'une zone médiane lâche. des membres. Ces sutures se ferment très tôt. 11 forme une coque mince en relation avec l'os spongieux environnant et sert de soutien aux dents. b) L'os de membrane : c'est un os d'origine conjonctive. Les appareils orthopédiques (p. dense. U. les couches ostéogènes étant le siège d'une croissance osseuse active». Dans les régions où le maxillaire est très étroit. c) Os enchondral (os du squelette axial. c'est sa double striation fibrillaire. mandibule) : les cartilages condyliens. ce sont des sites de « croissance secondaire adapta- DES CROISSANCE ÉLÉMENTS CRANIO-FACIAUX La face est appendue à la base du crâne. Les premiers points d'ossification préfigurant les futures.*)C L'os spongieux qui entoure et soutient la coque alvéolaire. lamellaire. — Les sutures membraneuses ou syndesmoses : elles constituent un lien entre les pièces osseuses et sont composées d'une couche ostéogène externe et d'une couche fibreuse. Pour Delaire « cette notion de prolifération active.' pièces squelettiques s'étendent en taches d'huile. Cet os présente une structure intermédiaire entre os compact et os spongieux. a) Accroissement en longueur : elle se fait par un certain nombre de synchondroses orientées transversalement. Elles ne sont pas modifiables par un traitement. leur direction. ces sutures sont. Chez l'enfant. par la nature des travées osseuses qui le constituent. il s'agit de l'os alvéolaire. Les synchondroses sphéno-occipitales et septoethmoïdales sont actives très longtemps. — Os de membrane avec apparition ultérieure de cartilage secondaire (clavicule. — Os de membrane avec ossification directe z^bs de la voûte du crâne et de la face par exemple. La croissance. Pour cet auteur. est fondamental pour comprendre la céphalogénèse normale ». et ceci pendant des années. est comparable à l'os compact. capable d'adaptation aux conditions mécaniques impliquées par la fonction occlusale. mais la proportion entre travées osseuses et espaces médullaires est différente : les travées sont plus grêles et les lacunes conjonctivo-vasculaires plus importantes. . soit à la naissance.20 Notions de base tive ». « de merveilleux joints de dilatation à rattrapage automatique par prolifération conjonctive et ossification marginale ». leur siège. l'os alvéolaire se confond avec les corticales internes et externes. jusqu'à l'âge adulte (fig. l'aspect des sutures. Elles laissent entre elles une bande conjonctive étroite appelée « suture membraneuse ». à ce niveau. Cette structure est composée de l'ethmoïde. rupteurs de force ». L'ossification enchondrale ultérieure augmente la dimension des os voisins. primaire. leur nombre. • La croissance de la base du crâne. du sphénoïde. sont directement soumis aux forces qui s'exercent sur elles et sur les os qu'elles unissent. Pour Delaire. Seules les synchondroses sphéno-occipitales et septo-ethmoïdales sont actives jusqu'à Page adulte (Baume). L'activité de la synchondrose sphéno-occipitale a pour effet de déplacer en bas et en arrière le conduit auditif externe et surtout la cavité glénoïde. Ce type d'os est très sensible à une pression fonctionnelle. Ce sont également des « joints amortisseurs. de la base du crâne) : ces os sont précédés d'une maquette cartilagineuse. Son développement en est dépendant en partie. orbitaires et des sinus frontaux.

Croissance normale du massif cranio-facial b) Accroissement en largeur : le rôle des sutures longitudinales — en particulier de la suture métopique — est de courte durée. — 11 comprend cinq os pairs : le maxillaire supérieur. — Les sutures au niveau de la voûte palatine. 15. le maxillaire supérieur sera étudié. les os propres du nez et un os impair : le vomer.palatine ou palatine transverse) Suture inter-palaiine FIG. 16). 16. 21 le palatin. !• La croissance du complexe naso-maxillaire. à 5 ans (d'après COUSIN).canine (ou prémaxillo• maxillaire) Suture inter . — Les synchondroses transverses de la base du crâne (d'après COUSIN). Suture inter.incisive Suture incisivo. a) Accroissement en largeur : cet accroissement se produit par le jeu des sutures sagittales internasales. puisqu'elles sont pratiquement toutes disparues à trois ans.ma x i I la i re Suture maxillo . inter-maxillaires. Lame criblée de l'ethmoïde (cartilagineuse | Synchondrose inter-sphénoïdale Synchondrose ethmoïdo-sphénoïdale Synchondrose sphéno -occipitale Synchondrose i ntra -occipitale postérieure FIG. le malaire. . Seul. inter-palatines et par remodelage (fig. Très tôt interviendront seuls les phénomènes de remodelage.

en moyenne. b) Accroissement en longueur (fig. Il aurait une action modelante sur le maxillaire. se produit une activité appositionnelle permettant la mise en place des deuxièmes et troisièmes molaires jusqu'à 20 ans. ces sutures sont pratiquement inactives. de la naissance jusqu'à l'âge adulte. à un rythme de plus en plus réduit.22 Notions de base • La croissance de la mandibule. a) Accroissement en largeur : la synchondrose symphysairc se ferme dès les premiers mois de la vie. FIG. Cet accroissement en largeur sera plus sensible. de ce fait. b) Accroissement en hauteur et en longueur : au niveau des sutures fronto-maxillaires. par sa faible pression positive (Delaire). une action orthopédique (disjonction. tant par son ossification (os de membrane et cartilages secondaires) que par ses modifications morphologiques). — La voûte palatine : sa forme est plate à la naissance. par apposition. — Les procès-alvéolaires : ils servent de support aux arcades dentaires et n'existent qu'en fonction de la présence des dents. Certaines sutures. la concavité du palais se constitue lors de l'édification des procès-alvéolaires par résorption du côté nasal et apposition du côté buccal. L'apposition étant plus importante que la résorption. maxillo-malaires. et permettent donc.t La prolifération de la suture maxillo-malaire et les remodelages augmentent la largeur bizygomatique d'une façon continue. zygomatico-malaires. ce qui rend plus saillante la région naso-maxillaire (Enlow). prémaxillo-malaires et palatines transverses. L'accroissement en hauteur et en longueur serait dû à la faculté d'adaptation de ces sutures. — La tubérosité : à ce niveau. le ramus recule et Après cinq ans. 140). au fur et à mesure de l'apparition des dents monophysaires. La croissance en hauteur des branches montantes éloigne le corps de la mandibule du maxillaire. postérieurement. Ils se développent par une apposition osseuse considérable. sous l'influence active du septum nasahet de remodelages fonctionnelles. les procès alvéolaires. est maintenant assez discuté : — Au niveau de la branche montante : l'apposition en arrière et la résorption en avant de la branche montante créent progressivement la place pour l'évolution de toutes les dents. La mandibule est relice à la base du crâne à sa partie postérieure par l'intermédiaire des cavités glénoïdes qui se déplacent en bas et en arrière. Une apposition osseuse plus faible se produit dans la zone inférieure de la mandibule. De plus. — C'est le seul os mobile de la face. cet abaissement étant concomitant à l'abaissement de la langue. — Le sinus : il se forme au moment de l'éruption des dents temporaires. ptérygo-palatines. Ils jouent un rôle de « rattrapage de jeu » entre la croissance de la mandibule et du maxillaire. Elle s'éloigne du plancher de l'orbite au cours de la croissance. . Dans l'espace ainsi libéré. afin de conserver une articulation dento-dentaire normale entre le maxillaire et la mandibule. p. 17. en particulier au niveau des condyles. — Le nez : sa croissance dépend tout particulièrement de l'ensemble septo-ethmoïdal (lame perpendiculaire de l'ethmoïde + cartilage de la cloison). — Croissance horizontale de la mandibule (d'après ENLOW). notamment la suture palatine médiane. cette dernière restant en activité pendant toute la vie. laissant le sinus maxillaire derrière elle. L'augmentation de largeur de la mandibule résulte essentiellement de son allongement. éloignant le canal dentaire de la surface de l'os. associé à la divergence progressive des deux hémi-mandibules. se développent. C'est un os complexe. 17) : le rôle du cartilage condylien. ne sont pas synostosôes avant l'âge adulte (jusquà 25 ans). La zone antéro-inférieure du maxillaire supérieur se résorbe au fur et à mesure de la poussée sagittale. longtemps considéré comme déterminant. conjointement aux phénomènes de dentition. — Les orbites : les globes oculaires atteignent leur taille définitive à trois ans. Le palais s'élargit en arrière par l'allongement divergent de l'arcade. La croissance sagittale de la mandibule doit donc être quantitativement plus importante que celle du maxillaire. conjointement aux phénomènes de dentition.

relativement réduite. la hauteur. Cette marge de 20 % est appréciable. d) Étude de quelques structures particulières de la mandibule : — le coroné ou apophyse coronoïde : il s'édifie à la suite des tractions du muscle temporal. 19) : le cartilage condylien est Les proportions cranio-faciales. pour 80 % leur taille définitive. ' Croissance et traitement. alors que la face l'est deux fois plus. — Au niveau du corps : ce phénomène de remodelage entraîne un allongement du corps (fig. FIG.épaisseur. selon le type de croissance (Bjôrk). Si la croissance est défavorable (croissance verticale). alors que persiste une possibilité d'ajustement sutural important. V. Par son remodelage. 19. 23 le seul cartilage secondaire persistant après la naissance. Il en est de même pour la face : — à la naissance. BASSIGNY . dans la mesure où elle diminue au fur et à mesure de l'âge. — Les dimensions du crâne s'accroissent rapidement dans les premières années de la vie : — à 7 ans. — rangle mandibulaire : il tend à se fermer avec l'âge. — Croissance du condyle (d'après ENLOW). dans les trois sens de l'espace. il ralentit l'effet d'élargissement de la mandibule en arrière. Elle s'accroît grâce à l'activité du cartilage condylien. non seulement par croissance interstitielle mais également par croissance appositionnelle. — Selon le type de dysmorphose. il est essentiel de préciser l'âge osseux du sujet et son potentiel de croissance restante. Bjôrk assigne au condyle une fonction de guide de la croissance mandibulaire. elle en représentera la moitié. Un décalage antéro-postérieur dans le sens de la classe II pourra être traité au moment de la poussée de croissance pubertaire. des résorptions compensatrices très complexes. Un appareillage orthopédique sera d'autant plus efficace s'il est porté jeune. la face représente le 7e du crâne. le crâne est 50 % plus volumineux que celui du nouveau-né. se produisent au niveau du col du condyle. la profondeur et la largeur de la face ont atteint. plus des 3/4 du volume définitif est atteint. ce qui est essentiel. — le condyle (fig. La surface cartilagineuse proliférant. ce que nie Delaire. en même temps que la longueur totale de la mandibule. — chez l'adulte. A 20 ans. Ce processus continue jusqu'à l'évolution des dents de sagesse. — à 5 ans. Il peut changer de morphologie. Cet accroissement détermine la D. et pourtant. le plus souvent. Il est recouvert d'une épaisse couche de tissu conjonctif (chondroblastes et préchondroblastes). Un traitement dont l'action va dans le sens de la croissance sera plus efficace. •/ Conclusion. 18) le menton se modelant autant par résorption sus-symphysaire que par apposition symphysaire. donc de le situer sur sa courbe de croissance. Le condyle joue un rôle de « différentiel » entre l'activité de la suture sphéno-occipitale qui entraîne l'occipital et la cavité glénoïde en bas et en arrière et la mandibule qui se dirige avec la face en bas et en avant (Charron). c) Accroissement en hauteur : la branche montante est très courte à la naissance. C'est un cartilage unique dans l'organisme : il peut s'accroître en. pour qui la croissance du condyle est uniquement adaptative.Croissance normale du massif cranio-facial s'épaissit. Un remodelage osseux donne sa forme définitive à la tête et au col du condyle. le traitement sera FIG. — Répartition des zones d'apposition ( + ) et de résorption ( —) au niveau de la mandibule (d'après ENLOW). au cours du développement de la fonction masticatoire. car la plupart des traitements orthodontiques sont réalisés entre 5 et 20 ans. 18.

de l'étiologie. par l'intermédiaire d'un nerf moteur. a) Les muscles lisses : ils sont sous la dépendance d'un contrôle uniquement réflexe. l'un inhibe l'autre. Les muscles striés sont toujours placés en situation antagoniste pour permettre le mouvement des éléments squelettiques mobiles (la mandibule par exemple) et des surfaces cutanées. dont le corps cellulaire est situé : . Seul un petit nombre de fibres musculaires sont contractées à un instant donné. Le muscle strié est sous la dépendance des informations du système nerveux central.24 Notions de base Que ce soit au niveau du diagnostic. La contraction des élévateurs déclenche à son tour le réflexe myotatique inverse qui correspond à une abolition du tonus des muscles élévateurs. répond en outre un muscle synergique. viscérale. leur localisation est. il est destiné à lutter contre la pesanteur (fonc- a) État de repos. Cette activité est réflexe et volontaire. Cette activité musculaire permanente ne correspond à aucun mouvement et n'entraîne pas de fatigue. Etat de fonction. Cette unité motrice se compose : — d'un motoneurone. C'est une activité réflexe. — de fibres musculaires. 11 est déterminé par les propriétés élastiques des fibres musculaires et des tissus environnants et les réflexes myotatiques. pendant une durée limitée à quelques millisecondes (période dite « silencieuse »). en majeure partie. — la contraction isotonique : le muscle se raccourcit au cours de la contraction des fibres musculaires. au niveau des noyaux des nerfs crâniens: — d'un axone. 18). Le tonus posfural correspond à ce mode de contraction. . Ces deux réflexes sont basés sur la notion d'innervation réciproque : ils sont opposés. • Les deux types de muscles. dans tous les cas. A chaque muscle. Ce tonus présente des variations au cours de la vie. du pronostic ou du traitement. Exemple : l'abaissement provoqué vers le bas du menton et son relâchement entraînent une réponse réflexe qui tend à ramener la mandibule vers le haut : c'est le réflexe myotatique trigéminal « il consiste en une contraction des muscles élévateurs en réponse à leur propre étirement ». On note à la puberté. — La posture musculaire habituelle est conditionnée par le tonus musculaire. . LE FACTEUR NEURO-MUSCULAIRE On ne reviendra pas sur la description des structures des fibres musculaires ni sur leurs propriétés qui sont supposées connues. une bonne connaissance de la croissance permet. Il sera donc préférable de commencer le traitement après que le maximum de croissance soit passé (p. tion antigravidique) et à maintenir les postures habituelles. relativement impuissant contre les effets de ce type de croissance. LE TONUS : le tonus musculaire correspond à l'impression d'une certaine fermeté des muscles striés à la palpation et à la résistance passive de ces muscles à l'étirement. de cerner plus précisément les problèmes thérapeutiques. Ses variations sont dues à des informations proprioceptives (sensibilité nerveuse adaptée aux organes qui permettent le mouvement) et à des informations visuelles ou auriculaires (canaux semi-circulaires). ils n'intéressent pas la cavité buccale. • État de repos. adapté à la réalisation d'un même mouvement. par exemple. l'ensemble de la voie nerveuse et des fibres musculaires constituent « l'unité motrice ». Le raccourcissement ou l'allongement d'une fibre musculaire est le résultat de sa contraction. • Les deux modes de contraction. Les muscles lisses ne présentent pas de striation transversale. La contraction isotonique permanente est assurée par le réflexe myotatique ou réflexe d'étirement. mais le muscle ne montre aucun changement dimensionnel. dans la corne antérieure de la moelle. b) Les muscles striés : ils présentent une striation transversale caractéristique due à l'assemblage des myofibrilles. une légère augmentation du tonus labial. On distingue deux types de contraction : — la contraction isométrique : les fibres musculaires sont sous tension à la suite d'une modification interne. Ce réflexe peut être défini « comme la contraction d'un muscle provoquée par son propre étirement ».

tout au moins au niveau des points d'appui linguaux. Fréquence : 500 à 2 000 fois par 24 heures (Lehr). cet acte nécessite l'arrêt de la respiration et la fermeture des cavités naturelles postérieures par lesquelles transite le flux ventilatoire. Le renforcement et la fixation de l'engramme est lié à la répétition du mouvement. mouvements que l'on retrouve chez tous les omnivores. A cette époque. dès la naissance. associé à des mouvements avant-arrière et des mouvements transversaux. on peut donc noter des relations physiologiques entre les muscles masticateurs. dont la maturation est habituelle. les joues et les lèvres agissent. chez un enfant de 10 ans. Cette engr-animation des différentes activités fonctionnelles n'est réellement terminée que vers 10 ans. de la fonction ou du geste. — La mastication du bol : elle consiste en un mouvement alternatif d'ouverture-fermeture de la mandibule. • Les fonctions vitales — Linsalivation : le bol alimentaire est imbibé et modifié chimiquement par la salive. — La déglutition du nourrisson : des mouvements de déglutition sont déjà décelables dès la 13e semaine I. déclen- a) La fonction ventilatoire (au niveau des voies aériennes supérieures et moyennes). On peut l'apparenter à l'action d'une paire de ciseaux (action sécante): . aucune ventilation buccale suppléante n'apparaît. l'humidification et le réchauffement de l'air ambiant. — La déglutition : c'est l'acte par lequel le contenu buccal — salive. l'ensemble des circuits nécessaires à l'accomplissement des fonctions de la sphère oro-faciale. la fonction ventilatoire est la fonction vitale la plus importante. sont de type adulte. au cours de la petite enfance (apprentissage des relations avec le milieu extérieur. (déglutition du liquide amniotique). Cette répétition permet d'acquérir progressivement un automatisme. Il succède à la mastication.Fonctions de la sphère oro-faciale b) État de fonction. liquide ou bol alimentaire — est propulsé de la bouche dans l'estomac. de manière coordonnée pour guider le bol entre les dents et éviter les morsures des tissus mous. U. s'exercent de nombreuses fonctions dont le fonctionnement et l'interaction peuvent avoir une incidence sur le développement cranio-facial (théorie de Moss). Définition : c'est une fonction adaptée à l'échange d'oxygène et de gaz carbonique entre l'organisme et le milieu ambiant et à la protection des variations climatiques et microbiologiques de l'atmosphère. b) La fonction alimentaire — L'incision : elle est liée à la présence de contacts incisifs ou tout au moins d'une distance horizontale minimum entre les bords libres des incisives supérieures et inférieures. La langue. la ventilation buccale d'effort est physiologique. Durée : environ 1 seconde. par exemple. La déglutition et la phonation. Chez le nouveau-né. est mis en place. LES FONCTIONS DE LA SPHÈRE ORO-FACIALE Dans le cadre de la sphère oro-faciale. Seule. les réflexes parodontaux et la fonction occlusale. maturation des fonctions végétatives). • Maturation : l'ensemble des conduites motrices reproduisant les comportements d'un individu est le résultat de son expérience propre. à cet âge. La déglutition est un acte réflexe. en outre. Rôle de la ventilation nasale : elle est destinée à assurer le filtrage et la désinfection. il existe un réflexe inné de ventilation nasale : si l'on obture les narines d'un nourrisson. Pour éviter le passage du bol alimentaire dans les voies aériennes supérieures hautes ou inférieures. sans dents. fosses nasales et sinus. Chez le nouveau-né. Les influx nerveux issus des récepteurs proprioceptifs servent à réaliser « le câblage » cérébral néces- 25 saire à l'exécution des fonctions : c'est ce que l'on nomme les engrammes cérébraux. Il existe des contacts occlusaux au cours des différents cycles masticatoires. — Le comportement neuromusculaire individuel est l'expression de la variabilité que prend la réponse à un besoin donné. Le déroulement d'une fonction nécessite la mise en place d'une ou plusieurs conduites motrices. la langue s'étale largement entre les arcades. les arcades sont plates. c'est-à-dire une fonction. Le flux ventilatoire subit ces différentes modifications au niveau de la partie haute de l'arbre respiratoire : pyramide nasale. Il existe une véritable macroglossie naturelle. Si la déglutition est la fonction vitale du fœtus.

Il est important de noter qu'il existe un déficit en anticorps sériques et surtout sécrétoires pendant les six premiers mois de la vie. . : déglutition d'un nutriment consistant) : — la respiration s'arrête par élévation du voile du palais. C. les amygdales palatines constituent. Woda) peut atteindre 100 g par cm2 (Proffit). La persistance de la propulsion linguale antérieure ne doit être considérée comme anormale qu'à partir de la dixième année.26 Notions de base . — La maturation de la déglutition : elle est fonction: — des modifications de l'environnement buccal: apparition des dents et augmentation de hauteur relative des procès alvéolaires. 86). Cette phase est sous contrôle volontaire. une phase buccale sous contrôle volontaire. une stabilisation de la mandibule par l'action de la musculature faciale et une forte contraction labiale. 3. 20. grâce aux lymphocytes. (ex. La déglutition chez le nouveau-né est caractérisée par un étalement de langue entre les arcades. (ex. par la langue qui ne se déplace pas mais présente simplement une onde de déformation. ché par le contact des lèvres avec un objet quelconque (stimulation au contact labial). de par leur situation au carrefour pharyngé et buccal « la deuxième ligne de défense » de l'arbre ventilatoire.0 et 31). avec l'établissement d'une déglutition de type adulte. (Fontenelle. 29 et 31) sont le siège d'une forte réponse immunitaire. p. — le masséter se contracte et les dents entrent en contact en position d'I. Une onde péristaltique se produit. une phase pharyngée sous contrôle réflexe et une phase œsophagienne. Les muscles péri-buccaux et les buccinateurs participent activement aux mouvements de la déglutition. d) La fonction antigravitaire : elle détermine l'équilibre du tronc céphalique. ce qui entraîne une diminution relative du volume lingual. Elles réalisent l'élimination des germes et des virus. M. : au cours de la déglutition de la salive) ou de manière visible. — La phase buccale : tous les mouvements décrits se déroulent pratiquement en même temps : — l'orbiculaire des lèvres se contracte de manière invisible. elle peut être arrêtée à n'importe quel moment. contraction isotonique. La musculature orofaciale joue le rôle d'un joint périphérique. — La phase buccale de la déglutition. et permettent dès lors une protection immunitaire (fig. Rôle dans les anomalies antérieures. Les amygdales pharyngées (végétations adénoïdes) (fig. à la suite d'une contraction du mylo-hyoïdien. suivie par l'obturation du larynx par abaissement de Fépiglottc . une bascule pharyngée de la langue et une modification des rapports des articulations temporo-mandibulaires : — de la maturation des circuits nerveux et de la modification des zones de stimulation . elles assurent une barrière inflammatoire locale grâce aux histiocytes et une fonction immuno-sécrétoire (production d'Ig A 11 S et d'Ig A 7 S). coïncide en moyenne. au niveau antérieur. grâce aux lymphocytes T. Il existe une phase de transition plus ou moins longue à partir de 18 mois entre la déglutition de type infantile et celle de type adulte. ce déficit va en décroissant jusqu'à 6 ans. — la pointe de la langue prend appui approximativement au niveau du raphé médian. qui entraîne le bol vers le pharynx grâce aux muscles linguaux. contraction isométrique. — La déglutition de type adulte : on reconnaît quatre phases à la déglutition dont trois mettent enjeu des structures oro-pharyngées : la préparation à la déglutition. La pression exercée. Voile du palais Epiglotte Cfesophage FIG. — des changements du mode de nutrition : liquide -> semi-liquide -> solide. Cette période correspond à la survenue des maladies infectieuses chez l'enfant et à une pathologie des organes lymphoïdes se manifestant par une hypertrophie plus ou moins importante et une infection surajoutée. La mise en occlusion fonctionnelle des dents de 6 ans et des incisives. dans certains cas (v. c) La fonction immunitaire : au niveau pharyngé.

et sa largeur mesurée au niveau des pommettes. de dépressions et de proéminences. L'orthodontie ne se donne pas pour but de rendre beau tous les individus traités. D. c'est le troisième élément qui constitue probablement le facteur essentiel du développement dento-facial. la lèvre supérieure et la lèvre inférieure. en fonction de leurs propres besoins. J. la multiplicité des mélanges raciaux. comme le pensaient les artistes de la Renaissance. Le profil d'un visage est caractérisé par sa convexité: la convexité cutanée est déterminée par le nez. Les dimensions du visage ne sont guère quantifiables. Lors de l'articulation des phonèmes consonantiques occlusaux T. 2lu). Toutefois. Les proportions du visage devraient s'apprécier comme on peut le faire pour une sculpture. Les différents éléments de la face sont constitués d'unités anatomiques relativement autonomes : le front. On différencie des profils concave (fig. courte et large ou intermédiaire entre ces deux tendances. dans les sociétés occidentales. en tournant autour de l'œuvre d'art. des différents étages de la face et éventuellement du nez. le menton. du menton. ou tout au moins d'harmonie. C'est à ce stade que les effecteurs buccaux entrent en jeu. les deux autres n'étant que des « témoins associés ». Ses objectifs esthétiques se limitent à retrouver des proportions faciales harmonieuses. Le nez constitue l'élément central du profil. l'ensellure nasale et le nez. On notera la similitude des appuis linguaux au cours de la déglutition de type adulte et au cours de l'articulation des palatales antérieures T. Ces volumes s'apprécient sur un visage détendu et au repos. la phonation normale est caractérisée par une absence d'appui de la langue sur les secteurs incisifs supérieur et inférieur et une absence d'interposition de 27 la langue entre les arcades dentaires. b) La mimique : elle fait participer l'ensemble des muscles peauciers et labiaux à l'expression d'une pensée ou d'un sentiment. grâce à des modifications des formes et des proportions relatives des lèvres. C. des normes esthétiques.Harmonie du visage et de la denture • Les fonctions sociales : a) La phonation : Définition : c'est la production de sons à l'aide de phonèmes. F. la face peut être longue et étroite. 11 est transformé au cours de son passage dans les cavités pharyngées et buccales. Cette notion est si essentielle qu'elle sert de base à une classification des types de face (p. eux-mêmes induits par le système nerveux central. seule la phase sus-glottique se situe dans le cadre des préoccupations orthodontiques. La face est caractérisée par sa longueur. I. H. dont la disposition équilibrée. N. Un prognathisme facial accentué — les lèvres paraissant situées très en avant dans le profil — chez un individu leucoderme. les pommettes et les joues. Comme l'écrit Château. Un profil peut être . pour devenir un langage articulé. L'usage s'est établi de différencier la face et le profil. Les peintres et les sculpteurs ont de tout temps cherché à préciser et à définir. et l'étage supérieur incorporant le front. des « canons de la beauté » qui leur soient un guide pour la reproduction du visage humain. de la face et sur la position des dents. L'HARMONIE DU VISAGE ET DE LA DENTURE Le visage comporte une série de modelés et d'aplats. dans la triade « déglutition-phonation-comportement habituel » (ou posture habituelle). les lèvres et le menton. peut constituer un handicap. c'est-à-dire d'éléments sonores d'un langage donné possédant des caractéristiques distinctives par rapport aux autres sons du langage. 51). Il faut chercher à replacer l'individu dans son milieu culturel donné : il est probablement difficile d'être albinos pour un individu mélanoderme. les proportions et la symétrie engendrent l'impression de beauté. V. Le son est émis par la glotte au niveau du larynx. • Conclusion : des perturbations dans le déroulement normal de ces différentes fonctions pourront avoir un effet plus ou moins marqué sur le développement des maxillaires. formé de phonèmes. N et constrictifs S. reflet des différentes tractions ou étirements musculaires. 2\b) et rectiligne. mesurée entre la racine des cheveux et la base inférieure du menton. doit faire envisager chaque cas sans a priori et surtout en tenant compte de la propre image de soi que perçoit le sujet. La phonation est un phénomène complexe. Le caractère d'un visage est également déterminé par les mimiques et les expressions mises en jeu au cours des relations sociales. Dans un visage équilibré. autour de cette structure s'ordonnent l'étage inférieur du visage avec lèvres et menton. D. Z. convexe (fig.

La convexité cutanée présente des modifications importantes au cours de la maturation. la majorité des patients recevant un traitement d'orthodontie sont encore en période de croissance.m. chez un jeune enfant présentant des lèvres proéminentes et un nez court. participent à l'harmonie du visage. comporte également une connotation sensuelle. détermine des types de profil très variés (cisfrontal : front en avant. 58). a tendance à diminuer avec l'âge. • Les éléments modifiables par un traitement d'orthodontie : quelques points de repère : Les lèvres : la bouche. 21.l. nez inclus. 21. une denture de belle apparence. après la puberté.c): épaisseur du vermillon (e. et la position relative par rapport au reste de la face.l. b. premier maillon d'une fonction vitale. bien alignée. — c et d) Les lèvres. une symphyse plus épaisse et des lèvres plus tendues.c): sillon labio-mentonnier (s. c) De profil : épaisseur totale de la lèvre supérieure (e. d'où s'échappent des sons indispensables aux fonctions de relation. En outre.b. Cette caractéristique convient plus particulièrement aux hommes. b) Profil concave (fille de 12 ans). Or. p. ce qui correspond à des lèvres fines et un nez et un menton importants.). tant par la séduction du sourire que par la forme des lèvres.) (fig. grâce à un nez de longueur importante.): sillon labio-nasal (s. de leur longueur (largeur bicommissurale : 1. — a) Profil convexe (garçon de 12 ans).). c'est le front dont l'orientation. certains éléments caractéristiques de la face ne présentent leur dimension définitive qu'après la puberté. . A contrario. La s. s. un profil convexe. (ou partie rose des harmonieux si la concavité n'est pas trop marquée.l. par le jeu des volumes et des courbes et de leur prolongation. Cette évolution peut transformer un profil très convexe. surmontée par une gencive de coloration plaisante et d'aspect discret. transfrontal : front en arrière). peut convenir à un visage féminin.m FIG. FIG. comme le fait la convexité squelettiquc (v.t. Un dernier élément qu'on ne peut modifier par le traitement d'orthodontie concoure au modelé d'un profil. Une estimation esthétique conduite en période de croissance est donc sujette à révision.). 11 faut différencier l'épaisseur du vermillon : e. en un profil plutôt concave. d) De face : largeur bi-commissurale (l. où pénètrent les aliments. C'est dire combien les lèvres. dévoilant au moment du sourire. épaisseur de la lèvre au niveau de la concavité (e.n. droite ou inclinée. sous-tendues par la denture et mises en mouvement par les muscles oro-faciaux. v. premier médiateur de la possession ou de la tendresse.v. d'aspect enfantin. 21 c) et de leur concavité cutanée. déterminé par un nez de dimension relativement moyenne et des lèvres bien ourlées dont le vermillon est assez épais. La forme des lèvres s'apprécie en tenant compte de leur épaisseur. sans carie.28 Notions de base convexité cutanée.m.l.

Par ailleurs.) (fig. la lèvre inférieure ne recouvrant pas les incisives supérieures. La fonction occlusale déterminera. 216). En position de repos — obtenue en passant avec douceur les doigts sur les lèvres — les lèvres sont : soit en contact.) pour l'inférieur. le sillon labiomentonnier (s. d'un sourire gingival. du menton et du nez. aux proportions très variables. lèvres) et l'épaisseur totale de la lèvre entre les faces vestibulaires des incisives et la zone la plus antérieure du vermillon (fig. La ligne esthétique de Steiner donne une indication intéressante pour la position relative des lèvres. 61 ligne de Ricketts). 22. et labio-nasal : pour le supérieur : (s. — Les canines : selon leur forme. . 1.Harmonie du visage et de la denture 29 Le sourire : au cours du sourire. leur position. En cas d'excès. est particulièrement complexe et ne peut se réduire à quelques règles chiffrées. soit séparées par un espace interlabial minime entre 2 et 3 mm. la disposition la plus harmonieuse semble être une symétrie entre la courbe des bords incisifs supérieurs et la courbe de la partie supérieure de la lèvre inférieure. Les lèvres sont sous-tendues par les dents. • Conclusion : on voit que l'articulation de ces différents éléments. Cette épaisseur a tendance parfois à augmenter si la croissance du nez est importante. dans ce cas. 1. Cette caractéristique s'harmonise avec un nez plutôt important et des lèvres de dimension moyenne. quand elle est prononcée. n. FIG. Leur position relative par rapport au secteur dentaire antérieur détermine ou non un sourire harmonieux. Le sourire le plus plaisant ne découvre que la gencive libre des incisives supérieures. elle peut être aggravée. 32è et p. Le menton peut être plus en avant et plus marqué chez les hommes. — Garçon. 37A). caractéristique assez inesthétique. une légère concavité. ou bien la symphyse mentonnière peut être prononcée (fig. pour être de forme agréable. — Il peut être plat. ce qui peut masquer les effets d'un recul des dents antérieures (fig. selon le sexe.croissance du nez (superposition de Steiner). Profils à 12 et 14 ans (pointillés) : épaississement des lèvres. on parle. est un facteur déterminant dans l'harmonie de la denture (v. en dernier ressort. La houppe du menton ne doit présenter aucune contraction forcée — aspect en peau d'orange — pour obtenir une occlusion labiale. rarement diminuée par un traitement. Un praticien compétent en orthodontie doit posséder ou cultiver un certain sens esthétique qui tienne compte des critères esthétiques contemporains. Si la lèvre supérieure découvre trop la gencive. La position des dents antérieures — Les incisives : l'impression de dents « bien droites » ou trop inclinées vers l'avant ou vers l'arrière. elles peuvent être relativement visibles ou placées à un niveau tel que leur pointe ne soit guère plus basse que les bords libres des incisives. 21 c et d). m. pointues ou arrondies. 326). Le menton. 22). la zone cutanée au-dessus du vermillon doit posséder. 32a) : cette dimension est très sensible à l'influence du traitement orthodontique. malgré le recul incisif. La hauteur de l'étage inférieur de la face (fig. fig. Règle donnée par Steiner : la ligne joignant le milieu de la base du nez et la partie la plus antérieure de la symphyse doit être tangente aux deux lèvres (fig.

23. de pathogénie ou de traitement. OBJECTIFS CONVENTIONS ADOPTÉES On différencie — des anomalies des bases maxillaires : — des anomalies alvéolaires: — des anomalies des relations d'arcades. 23) : — un plan sagittal médian vertical . en principe. — des anomalies de position des dents. — un plan frontal perpendiculaire au premier. les différentes anomalies orthodontiques. de façon précise. à l'aide de trois plans de référence (fig. Elle sera limitée aux termes les plus usuels. La terminologie. statiques et cinétiques. a) La description des anomalies maxillaires et alvéolaires se fait dans les trois sens de l'espace. . ^Z^"^ ^ < ^ \ 1 PLAN SAGITTAL PLAN SAGITTAt MEDIAN La terminologie permet de décrire. PLAN FRONTAL PLAN HORIZONTAL FiG. correspond à la nomenclature adoptée conjointement par la Fédération dentaire internationale et la Société française d'Orthopédie dento-faciale. telle qu'elle est proposée.LE BILAN ORTHODONTIQUE LA TERMINOLOGIE : UN LANGAGE ORTHODONTIQUE La description des anomalies orthodontiques requère l'utilisation d'un langage particulier dont la signification doit être connue. aucune idée d'étiologie. Elle est uniquement descriptive et n'évoque. — Les trois plans d'orientation. Orientation dans l'espace.

Au niveau des lèvres : — prochéilie : lèvres trop en avant . Qualificatifs : inférieur/supérieur total/partiel symétrique/asymétrique unilatéral/bilatéral unimaxillaire/bimaxillaire. (Bases osseuses et procès alvéolaires) : — le terme maxillaire désigne le maxillaire supérieur. — rétro-alvéolie : désigne une linguo-version. • Anomalies des bases osseuses : radical GNATHIE : prononcer ti: on utilise le — un plan horizontal. Ensellure nasale : concavité située à la jonction du front et du nez. — rétrochéilie : lèvres trop en arrière . Anomalies de volume — Latérognathie : ce terme est utilisé plus particulièrement pour la mandibule (anomalie anatomique). Termes proposés par Château. Ces termes ne sont plus guère utilisés. Exemple : PRO GNATHIE INFÉRIEURE préfixe Préfixes : radical niveau — dans le sens antéro-postérieur : PRO : trop en avant. . La structure que l'on veut définir est désignée par un radical d'origine grecque. — sens transversal. — Dolichognathie : longueur antéro-postérieure augmentée 2. — rétrogénie : menton effacé. Différencier « prognathie » (anomalie orthodontique) et « prognathisme facial » de la race noire. — Brachygnathie : longueur antéro-postérieurc diminuée 2. Anomalies topographiques : — sens antéro-postérieur . le plan horizontal étant matérialisé par le plan d'occlusion. — le terme mandibule désigne le maxillaire inférieur. 1. et un qualificatif qui indique le niveau. Ces termes sont surtout utilisés dans la description des grands syndromes cranio-faciaux. TERMINOLOGIE ORTHODONTIQUE Terminologie des tissus mous. — dans le sens transversal : ENDO : en dedans de la situation « normale ». RÉTRO : trop en arrière . — dans le sens vertical : INFRA : trop en haut par rapport au plan d'occlusion. perpendiculaire au plan sagittal. 2. Sens antéro-postérieur (uniquement pour le secteur antérieur) : — pro-alvéolie : désigne une vestibulo-version d'un groupe de dents et de l'os alvéolaire qui les supporte. EXO : en dehors de la situation « normale ». Ces caractéristiques modifient également les relations sagittales. Sens vertical (secteur antérieur) : — supra-alvéolie : arcade alvéolaire antérieure trop basse par rapport au plan d'occlusion . — Micrognathiejmacrognathie : indique une réduction ou une augmentation d'ensemble du volume de l'un des maxillaires. • Anomalies alvéolaires. Si les deux lèvres donnent l'impression d'être trop en avant dans le profil : biprochéilie — terme similaire : biprotrusion. caractère ethnique. Au niveau du menton : — progénie : menton très proéminent. b) La description des anomalies de position des dents se fait en prenant comme base de référence la courbe de l'arcade. au niveau du plan d'occlusion. SUPRA : trop en bas. Ce radical est précédé par un préfixe qui précise la situation dans l'espace. Construction linguistique. — Éversion de la lèvre : concavité exagérée de l'une des lèvres.32 Bilan orthodontique Terminologie des anomalies des maxillaires. pro ou rétrognathie ' — sens vertical : infra ou supragnathie : affectent les secteurs antérieurs et postérieurs. concerne le maxillaire uniquement : endognathie : le maxillaire est trop étroit: exognathie : le maxillaire est trop large.

le plan horizontal est matérialisé par le plan d'occlusion. b) Surplomb et recouvrement au niveau des prémolaires et des molaires. 25c). • Relations statiques. c'est la distance entre les bords libres des incisives centrales supérieures et inférieures. — linguoelusion : recouvrement des dents supérieures par les inférieures (fig. 124) : — dans le sens antéro-postérieur : proglissement: — dans le sens latéral : latéro-glissement ou latérodéviation : ce dernier terme illustrant bien la déviation des milieux incisifs au cours du mouvement de fermeture. 256). Secteur transversal (secteurs antérieur et latéral) : linguoelusion et vestibuloclusion : a) Au secteur antérieur. sans précision particulière. 33 Sens vertical : recouvrement : a) Supraclusion (uniquement au secteur antérieur) : excès de recouvrement incisif (fig. .): FIG. Le radical . Sens transversal (uniquement pour les secteurs latéraux) : — endo-alvéolie : version linguale d'un groupe de dents latérales et de l'os alvéolaire qui les supporte . fig. exagéré. 25). qui sera décrite page 35. 25/'): linguo-version : localisée à 1 ou 2 dents (fig... Le radical CLUSION permet de décrire les rapports d'occlusion dans les trois sens de l'espace. p. — Secteur antérieur : surplomb normal ( ~ 2 mm). — a) Surplomb et recouvrement au niveau des incisives. Le terme BÉANCE tend à être de plus en plus utilisé. .. la description se fait dans les sens vestibulo-lingual.Terminologie : un langage orthodontique — infra-alvéolie : arcade alvéolaire antérieure trop haute. Elles correspondent à un décalage marqué entre la position de contacts maximum des dents et la position la plus haute et la plus reculée des condyles (relation centrée) (v.VERSION indique une inclinaison anormale du grand axe de la dent. 24. anomalie des procès alvéolaires. peu utilisé (en général. Sens antéro-postérieur : secteurs antérieur et latéraux. 24a et b). anomalie des relations d'arcades (fig. — secteur postérieur : absence de contacts occlusaux au niveau d'un groupe de dents cuspidées. fig. La courbe d'arcade sert de ligne de référence. d'origine iatrogène). 25c). b) Infraclusion : — secteur antérieur : absence ou insuffisance de recouvrement incisif (fig. parallèlement au plan occlusal (v. — exo-ahéolie : version vestibulaire. car plus concis. b) Au secteur latéral : — vestibuloclusion exagérée. inversé (v. Le surplomb (S). 25/.CLUSION. Terminologie des anomalies de position des dents. Terminologie des relations interarcades (rapports d'occlusion). une rétroalvéolie supérieure. 25a).. et deux secteurs latéraux. mésio-distal et vertical. 25a).dans le sens vestibulo-lingual : vestibulo-version : localisée à 1 ou 2 dents (fig. peut s'accompagner d'une linguoelusion. — Secteurs latéraux (canines comprises) : mésioclusion : trop en avant : distoclusion : trop en arrière. implique qu'il s'agit des dents inférieures. 25?): — dans le sens mésio-distal : mésioversion: distoversion (fig. — Les arcades sont divisées en trois secteurs : un secteur antérieur. Sa compréhension est universelle. seul os mobile de la face. • Relations cinétiques. La courbe d'arcade sert de référence. Cette description correspond à la classification d'Angle. L'utilisation du terme . en cas d'inclinaison vestibulaire des prémolaires ou/et des molaires supérieures (fig. Termes synonymes : béance antérieure = infraclusion antérieure: béance latérale = infraclusion latérale. — Ces anomalies apparaissent au cours du chemin de fermeture de la mandibule.

. 25.. 11 est préférable d'éviter le radical . 26b).Béante ou inocclusion labiale : les lèvres ne se joignent pas. FIG. Il est donc plus correct de parler de signes cliniques (découverts par le praticien) et d' « entité clinique » (au lieu de syndrome).anomalie morphologique.. b) Rotation axiale mésio-restibulaire.. — Malocclusion : engrènement anormal des dents.GRESSION. p. définie par rapport aux normes habituelles d'une population donnée.. Quelques termes couramment employés. . en position de repos (+ de 3 mm). — Dysmorphose . 26. — Engrènement : degré d'interpénétration des cuspides d'une arcade dans les embrasures antagonistes. Rappel : les anomalies orthodontiques ne sont pas des maladies. — Encombrement dentaire : caractérise un alignement incorrect des dents. (Ce terme n'implique pas d'idée diagnostic). rotation marginale : l'axe de rotation est mésial ou distal (fig. 25/'). en intercuspidie maximale. — a) Rotation mono-marginale mésio-restibulaire. autour de l'axe longitudinal de la dent (fig. 119). Rotation : rotation axiale. qui implique une idée de déplacement (v. — Ectopie : situation d'une dent éloignée de son emplacement habituel.. . — Schéma des malpositions et malocclusions dentaires. — dans le sens vertical : infraposition (ou .TOPIE) : dent trop basse (fig. 26a) . elles constituent rarement des syndromes.TOPIE) : dent trop haute par rapport au plan d'occlusion : supraposition (ou .34 Bilan orthodontique f g h i FIG.

en intercuspidie maximale. division 2 Classe III FIG. division 1 Classe II. LES CLASSIFICATIONS D'ANGLE ET DE BALLARD Elles facilitent la communication entre les praticiens pour la définition de certaines conditions morphologiques et de certaines entités cliniques. lorsqu'on parle de « rétrognathie inférieure ». ce qui est loin d'être toujours évident. sans implication diagnostic ou thérapeutique. dans le plan de cet ouvrage. Dire en effet qu'il existe une « prognathie supérieure » c'est être capable de faire la preuve que le maxillaire supérieur est en avant. sans précision quant aux rapports des cuspides linguales. Parler d' « endognathie » signifie que le maxillaire incriminé est trop étroit. par ailleurs. ou bien. Elles servent également de base pour l'établissement du bilan orthodontique. Elle définit uniquement des relations d'arcades au niveau vestibulaire. l'intérêt de décrire un décalage antéro-postérieur. Elle est basée sur les rapports d'occlusion des faces vestibulaires des molaires de 6 ans dans le sens antéro-postérieur. ce qui implique une idée thérapeutique d'élargissement qui peut être aléatoire ou impossible. à la mandibule. — a) Les classes d'Angle : rapports molaires. La classification d'Angle peut donner l'impression de faire double emploi avec la nomenclature précédente. 35 de prouver que la mandibule est en arrière. Elle doit être complétée par la description des rapports d'occlusion antéro-postérieurs au niveau des canines permanentes et au niveau des incisives centrales supérieures et inférieures. Classe I Classe II. Elle présente. elle a donc été utilisée pour le classement des différents types d'anomalies. 27. . canines et incisifs. Sa compréhension est universelle.Classifications d'Angle et de Ballard Remarque : la terminologie n'est pas aussi innocente qu'il n'y paraît. LA CLASSIFICATION D'ANGLE Elle permet de décrire les relations d'arcades dans le sens antéro-postérieur.

division 2. En conséquence. 27. 7. 27a). division 1 (fig. 27b) : présente une vestibulo-version des incisives centrales supérieures: — la classe II. La classe I. subdivision D. Au niveau molaire : distoclusion des dents de 6 ans inférieures. Remarques : — il est nécessaire de préciser le degré de décalage molaire (par exemple : 1/3 de cuspide.36 Bilan orthodontique Cette anomalie constitue. — Au niveau du secteur antérieur : occlusion inversée ou non. L'énoncé d'une classe II. une entité clinique spécifique. si par exemple. Définition : la dent de 6 ans inférieure est mésialée d'une demi-cuspide par rapport à la dent de 6 ans supérieure. suffit à énoncer un diagnostic orthodontique.) . division 1. par exception. une demicuspide ou une largeur de prémolaire. 21 d). — Au niveau molaire : mésioclusion des dents de 6 ans inférieures. La classe II. — s'il existe une classe II molaire unilatérale (ou une classe III). la canine inférieure est en avance d'une demi-dent par rapport à la canine supérieure. L'énoncé d'une classe d'Angle ne constitue pas en soi un diagnostic orthodontique. un cas de Classe II squelettique et de Classe 1 dentaire (A N B = — 7"). p. dans le sens antéropostérieur ne coïncident pas nécessairement avec les FIG. division 2 (fig. sauf une exception. La classe III (fig. — b) Les classes squelettiques de Ballard. LA CLASSIFICATION DE BALLARD Les relations des bases osseuses. La classe II comporte deux subdivisions qui se différencient suivant l'inclinaison des incisives supérieures : — la classe II. fig. 27c) : présente une linguo-version des incisives centrales supérieures. ceci constituant ce que l'on appelle une « occlusion engrenante » (v. la classe II se situe à droite. etc. 14 et fig. on parle de classe II. .

53): rotation postérieure. Classe squelettique III : position trop antérieure de la mandibule. statiques et cinétiques : classes II molaires et canines. infraclusion antérieure. fig. 27a). fig. — type facial (v. contacts incisifs (fig. — c) Les classes squelettiques de Ballard : un cas de Classe III squelettique et de Classe I dentaire (A N B = + 1°). Elle tient compte des rapports relatifs de la mandibule par rapport aux maxillaires et de l'inclinaison des incisives. ANB N. M. en cas de décalage des bases. inclusions. 58 Détermination et p. Ce décalage des bases est apprécié grâce à l'angle ANB (v. Classer le sujet : — classe d'Angle : malocclusion de la classe II. légère vestibulo-version des incisives supérieures. légère linguo-version des incisives inférieures. Préciser les anomalies morphologiques et fonctionnelles : — au niveau des dents et des arcades : a) anomalies dentaires (ex. 37 Utilisation pratique de la terminologie. ANB --* vestibulo-version des incisives supérieures et inférieures. l'exemple de la figure 65a et b) : 1. classification des relations d'arcades. C'est pourquoi Ballard a proposé une classification des relations des bases osseuses qui complète la classification d'Angle. Contacts incisifs (v. 61 Les critiques que l'on peut en faire). 21b). p. Elle permet de visualiser des compensations dentaires. incisives normalement placées.. . p. Classe squelettique II : position trop postérieure de la mandibule. D. vestibulo-version incisives supérieures (v. néant sur la figure 65) : b) dysharmonie dento-maxillaire (D. Classe squelettique I : rapport harmonieux entre les maxillaires. : agénésies. division 1 . : — type de croissance ( v. dysharmonie dento-dentaire: c) anomalies des relations d'arcades dans les 3 sens de l'espace et par secteur. 65): FlG. 27. 2. 51) : face longue.Classifications d'Angle et de Ballard relations occlusales..) sur la figure 65. p. La description d'un tableau clinique obéit à certaines règles (v.

. sont prescrits. La prescription d'examens complémentaires sera faite éventuellement à la fin de cet examen. dont trois consultations. Examen clinique sans documents 2. Élaboration du plan de traitement. 2. Ces modalités sont à peu près constantes. . 1. Constitution du dossier orthodontique. Les modalités pratiques de la consultation orthodontique.. 4. au cours de cette première consultation. cinq étapes. L'EXAMEN CLINIQUE SANS DOCUMENTS PREMIÈRE CONSULTATION Un examen complet. béance antérieure. Compte rendu du bilan orthodontique et du plan de traitement. Le bilan orthodontique 4. 3. La tendance actuelle est de simplifier à l'extrême l'énoncé des anomalies orthodontiques. Il doit permettre de décider de l'opportunité d'approfondir ou non le problème. Constitution du dossier orthodontique 3. d) anomalies de position des dents et malocclusions unitaires. 1. L'ÉTABLISSEMENT DU DOSSIER ORTHODONTIQUE LA CONSULTATION ORTHODONTIQUE MODALITÉS PRATIQUES Méthodologie. en moyenne. proalvéolie supérieure. Première consultation sans documents : à l'issue de cette consultation. . La mise au point et l'exposé d'un plan de traitement nécessitent. si nécessaire. — Au niveau des structures osseuses : a) anomalies alvéolaires antérieures : . sauf cas particulier. exo et endo-buccal est pratiqué. au cours de la troisième visite. Deuxième consultation et prise d'empreintes.38 Bilan orthodontique b) anomalies des bases maxillaires : prognathie maxillaire. Les différentes éventualités sont figurées dans le schéma ci-après. en ne retenant que ce qui fera l'objet d'un traitement et en faisant apparaître en premier les anomalies majeures. Synthèse thérapeutique réalisée à l'aide de l'observation clinique et du dossier orthodontique complet. des examens complémentaires. 5.

une bascule de cette courbe dans le sens transversal. patient et praticien sont assis l'un en face de Vautre. orientation de la base du nez: — l'examen des lèvres : épaisseur du vermillon . Technique d'examen. une ectopie. Après 12 ans (selon la taille). une supraclusion incisive. — l'examen du menton : largeur épaisseur de la symphyse . appréciation qualitative de l'étage inférieur de la face. maturation apparente. le praticien est situé en position de 9 h. de même que la lèvre inférieure (c'est « l'ourlée » de la lèvre) . Le parodonte. 9). Cet examen permet de mettre en évidence une courbe de Spee exagérée ou inversée. des rotations et des versions localisées. — Le patient est assis sur le fauteuil en position orthogonale. la position relative par rapport au profil : — l'examen du menton : importance de l'éminence mentonnière — situation dans le profil : (menton effacé. Technique d'examen. de face. frères et sœurs). On débutera l'examen par le maxillaire inférieur. appréciation qualitative de l'importance de l'étage inférieur de la face.fossette. Interrogatoire. âge civil précis. — Dans le sens sagittal : réglette rigide placée au niveau molaire et prémolaire. • Vexamen du visage. la hauteur de gencive attachée. position relative de la symphyse par rapport au plan sagittal médian. dans le sens transversal : au niveau canine et prémolaire. Noter : — F impression d'ensemble : harmonie générale de la face. pour en apprécier la tonicité. de profil.position habituelle. menton proéminent) — palpation.épaisseur et longueur) : . harmonie des proportions. Cet examen est pratiqué au cours d'une conversation détendue avec l'enfant. origine ethnique. l'état de la gencive. responsable légal de l'enfant. NOTER : l'âge dentaire (en denture mixte. ARCADES : technique d'examen. EXAMEN DE LA COURBE D'OCCLUSION AUX DEUX Examen du visage. nez d'adulte). hauteur du nez. le rapport des lèvres entre elles . p. maintenir la tête du patient pour obtenir une bonne orientation (à peu près selon le plan de Francfort cutané). un retard d'éruption localisé. orientation de la base inférieure. apprécier la mobilité de certaines dents temporaires). Les dents. de l'angle goniaque. Noter : — l'impression d'ensemble : convexité du profil.Etablissement du dossier orthodontique Renseignements généraux. largeur de la base. • Vexamen du visage. NOTER : l'hygiène bucco-dentaire. dimension et symétrie des orifices narinaires. les sites de . . les dents étant en contact: — Vexamen du nez : stade de maturation (nez infantile. Examen de la denture et de Vocclusion. 39 Sexe. le patient est debout en position de repos mandibulaire. — l'examen des lèvres : forme. état de santé. assis sur une chaise d'opérateur. — l'examen du front : inclinaison et position relative par rapport au profil: — l'examen du ne: : longueur. Examen des arcades séparées. Si nécessaire. forme. Technique d'examen : le dossier du fauteuil est incliné à 45°. effleurer les lèvres avec les doigts) : lèvres jointes ou inocclusion labiale — sillon labio-mentonnier — rapport des lèvres et des dents au repos et au cours du sourire.longueur bicommissurale . la lèvre supérieure doit présenter une légère concavité. le regard dirigé vers l'horizon. afin d'acquérir sa confiance et sa sympathie. un encombrement antérieur ou latéral. en face du praticien. cadre familial (père. têtage de la langue ? — Date d'évolution des premières dents temporaires (v. proportions du visage : face longue ou face courte. des malpositions. mère ou tuteur. au repos (pour obtenir une totale décontraction. — Jusqu'à 11-12 ans. . — Motif de la consultation : esthétique ? fonctionnelle ? ou les deux ? — L'enfant a-t-il déjà suivi un traitement orthodontique ? — Le patient et la famille sont-ils informés des contraintes d'un traitement d'orthodontie ? — Traits familiaux : l'un des membres de la famille (collatéraux compris) présente-t-il les mêmes anomalies dentaires ou squelettiques ? — Habitudes déformantes : suçage digital ou labial.

— Manipuler la mandibule jusqu'au contact avec la pulpe de l'index et du pouce gauche. A partir de la position de relation centrée. plusieurs fois de suite. Examen de l'occlusion en intercuspidie maximale (avec le maximum de contacts dentaires). le pouce prend appui par un contact très léger au niveau de la symphyse mentonnière. comme ta main ». c) Dans le sens vertical : la relation centrée n'est pas une position de référence pour l'étude de la dimension verticale. L'analyse s'effectue dans le sens transversal et dans le sens antéro-postérieur (c'est le praticien qui modifie sa position d'examen). 28<s. M. les bras reposant sur les accoudoirs du fauteuil. ou les deux). Par rapport au plan sagittal médian : repères au crayon dermographiquc dépôts tartriques (présomption d'une mastication unilatérale). L'état des dents : susceptibilité particulière à la carie ? Recherche de la relation centrée. les jambes non croisées. — Prendre le poignet du patient et lui demander de laisser sa main inerte. l'agiter plusieurs fois et lui dire « maintenant je vais faire pareil avec ta mâchoire du bas. — Montrer au patient. l'index et le pouce de la main gauche au niveau des prémolaires. — Sens antéro-postérieur (praticien situé latéralement par rapport au patient) : mise en évidence d'un proglissement mandibulaire (v.Noter. Elle se fera avant l'examen de l'occlusion en intercuspidie maximale. Recommencer cette manœuvre plusieurs fois. entre relation centrée et intercuspidie maximale et le sens du décalage (antéro-postérieur ou transversal. examinée en intercuspidie maximale. 25d) au niveau des secteurs latéraux (fig. il faut laisser ta mâchoire toute molle. et fait apparaître des rapports exagérés dans le sens vestibulo-lingual (fig. p. — 11 peut être commode d'utiliser l'ongle du pouce droit pour permettre un guidage antérieur. ça ne fait pas mal du tout. prier le patient de serrer ses dents au maximum. .Au niveau des canines de lait : toute canine temporaire n'ayant pas subi une abrasion physiologique. les freins médians et latéraux. s'il existe un fort décalage avec l'I. . M. L'index de la main droite est recourbé sous le menton. Technique d'examen. Position : le patient est en position allongée. 89). le décalage entre relation centrée et I. Manipulations. en millimètres. — Demander au patient de « laisser la bouche à demi-ouverte » et de « lâcher » le menton. puis maintenir la mandibule en position de relation centrée. sans forcer vers l'arrière. la première phalange de ses doigts dépassant légèrement la ligne des cuspides.Incisive centrale ou latérale en linguocclusion : ces malpositions localisées entraînent très fréquemment un proglissement. — Un fort décalage entre relation centrée et intercuspidie maximale : a) Dans le sens sagittal : — transforme une classe I. l'importance du décalage. — Effectuer des mouvements de « tap-tap » rapides. pour éviter tout contact dentaire. en classe II en relation centrée. C. . b) Dans le sens transversal : met en évidence une latéro-déviation provoquée par une endo-alvéolie symétrique (v. Examen des milieux incisifs : 1.40 Bilan orthodontique — Sens transversal (praticien face au patient) : mise en évidence d'une déviation des milieux incisifs. — Impossibilité de retrouver la relation centrée : prescrire un myorelaxant ou préparer une « Jig » de Lucia. Recherche d'un éventuel décalage entre la relation centrée et l'intercuspidie maximale. p. et renouveler cette mise en évidence pour la personne accompagnante. de la relation centrée jusqu'à fintercuspidie maximale (signe de latérodéviation mandibulaire) (v. Le praticien se situe en position de 10 h. — Effacer progressivement les doigts pour rechercher le premier contact dentaire. Incidents. le plus détendu possible. — Expliquer le « pourquoi » de cette recherche (analogie avec une charnière de porte et un casse-noix). — diminue l'importance du décalage antéro-postérieur d'une malocclusion de la classe III. 4) : — aggrave l'importance du décalage antéro-postérieur d'une malocclusion de la classe II. b) En denture adulte : prématurité au niveau des dents de 12 ans ou à d'autres niveaux. Mise en évidence des prématurités : a) En denture mixte : . p. C. 104). constitue l'un des signes d'une latéro-déviation ou d'un proglissement mandibulaire. 89). Rappel. à l'aide d'un miroir.

technique d'examen : — secteur gauche : le patient est prié de tourner fortement la tête vers la droite. se fait dans le même temps que l'examen du sens sagittal. en cas de faible ouverture labiale: — secteur droit : le patient est prié de tourner la tête fortement à gauche. Étude des relations d'arcades en intercuspidie maximale. du signe — en cas de recouvrement incisif insuffisant ou inexistant (béance ou infraclusion incisive) (v. La coïncidence des milieux incisifs entre eux est nécessaire pour l'obtention d'une occlusion antérieure correcte. En denture mixte : — deuxièmes molaires temporaires: plan terminal à marche mésiale. 24a) : technique d'examen : il se fera dans le même temps que la mesure du surplomb. division 1 ou 2).Etablissement du dossier orthodontique 2. placer une réglette métallique. molaires. U. Position relative du frein de la lèvre supérieure par rapport au milieu supérieur. en s'aidant au besoin. C. En denture permanente : premières molaires et canines : préciser le type de classe d'Angle. — examiner au papier à articulé fin les contacts occlusaux en I. Noter : — les relations vestibulo-linguales au niveau des secteurs latéraux droit et gauche. molaires et canines droits et gauches. d'un miroir. SENS VERTICAL. prémolaires et canines : linguoeelusion ou vestibulocclusion exagérées . Il est affecté du signe + si les incisives supérieures sont en avant des inférieures et du signe — en cas d'occlusion antérieure inversée. Préciser le niveau de la supraclusion ou de l'infraclusion (incisive ou incisivo-canine). — Mesure du recouvrement incisif (orerbite.) (fig. classe II. Résultats : noter la valeur du recouvrement incisif en demi-millimètres.) (fig. — Rechercher une protection canine ou une protection de groupe. Coïncidence ou non des deux milieux incisifs. P. On le mesure au niveau de l'incisive la plus vestibulée en cas d'asymétrie légère. le surplomb est estimé avec la réglette placée verticalement. 35. tangente au bord libre des incisives centrales supérieures et en contact avec les incisives centrales inférieures. Il est affecté du signe + en cas de recouvrement incisif normal ou excessif. 24a) . SENS TRANSVERSAL. fig. fig. Examen cinétique de la fonction occlusale. la réglette est située au même niveau que précédemment. le praticien s'incline à droite pour examiner le secteur latéral le plus possible de face. Résultats : noter le surplomb en demi-millimètres. Palpations. en cas d'asymétrie. perpendiculairement à la première. — Cet examen se fera. — Rechercher des contacts prématurés du côté non travaillant . utiliser l'expression « faites basculer votre mâchoire du côté droit ». Il est mesuré au niveau des incisives centrales droites et gauches. sauf cas particuliers. 2. distale ou droit (v. U. même position pour le praticien. à droite et à gauche. surplomb incisif. 5b). orientée selon le plan d'occlusion. — canines temporaires : présomption des relations ultérieures au niveau des canines permanentes. et disposer une deuxième réglette en plastique. pour mesurer le recouvrement incisif. En cas de béance. Conclusion : malocclusion de la classe x d'Anale. S. — Palpation exobuccale prétraguienne et intraauriculaire —> symétrie du déplacement condylien ou . au niveau des secteurs latéraux. 3. SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR. Demander au patient d'ouvrir légèrement. 25b). 4. Noter : une linguoeelusion ou une vestibulocclusion localisée à une dent. ce qui fait apparaître le bord libre des incisives inférieures. dans les trois sens de l'espace . — mesure du surplomb incisif (overjet. — Technique d'examen : il a) Les relations sagittales au niveau des premières molaires permanentes et des canines : 1. ou bien au niveau des incisives supérieures droites et gauches en cas d'asymétrie prononcée. S. : le recouvrement incisif et le surplomb seront plus commodément mesurés sur les moulages et les téléradiographies. B. Noter le ou les milieux déviés et le sens de la déviation. — Noter : 41 rapports A. par commodité. M. Étude des malocclusions localisées. p. b) Au niveau des incisives : — orientation des incisives supérieures (vestibulo ou linguoversion apparente (v. technique d'examen : Le patient étant en intercuspidie maximale. N.

Sauf cas très exceptionnels. Ja motivation du patient ou de l'entourage est insuffisante pour envisager de débuter un traitement. certains éléments restent à préciser : — le praticien prescrit des examens complémentaires pour la constitution d'un dossier orthodontique complet. les différentes anomalies observées. 1. dans l'immédiat. certains praticiens demandent une téléradiographie de profil. pour apprécier la répartition du flux ventilatoire: — apprécier le volume des amygdales palatines et pharyngées (végétations adénoïdes). Revoir l'enfant avant 12 ans. douleurs. En fin d'examen.42 Bilan orthodontique Noter : l'interposition linguale antérieure ou/et latérale : préciser le type de déglutition. mise en évidence d'une asymétrie dans la fonction. ou interposée en permanence entre les arcades (fig. L'examen clinique a permis de noter l'existence d'anomalies orthodontiques : / re éventualité : après un exposé des contraintes imposées par un traitement d'orthodontie. pour juger du mode de croissance. à l'aide d'un miroir. Montrer au patient. puis des orifices narinaires. — Demander au patient de faire des mouvements d'élévation. pour la motivation à l'hygiène. — des indentations éventuelles sur les bords latéraux. 2. par comparaison avec un cliché ultérieur. au niveau des canines. la présence de mucosités. Examen endobuccal : écarter légèrement les lèvres. Examen exobuccal : noter une éventuelle contraction isotonique exagérée des muscles labiaux et de la houppe du menton. sur les faces occlusales des dents inférieures. Interrogatoire : rhinites fréquentes. soit avec l'index et le pouce. Examen des fonctions. — l'étalement latéral. — disposer un miroir au niveau de la cavité buccale entrouverte. crépitements. Test : tester les réflexes nauséeux (miroir appliqué au niveau du palais mou). — son volume. Rassurer la famille et convoquer l'enfant avant douze ans. Visites de contrôle tous les trimestres. et présenter un modèle de démonstration. Examen de la musculature labio-linguale. soit avec un instrument. . des mouvements de latéralité . 3e éventualité : un traitement d'orthodontie semble nécessaire. Noter : — la situation habituelle de la langue. Examen parodontal. au cours du temps buccal. dont l'occlusion est idéale. Au repos : cet examen se fera dans le même temps que l'examen des arcades séparées en position de repos mandibulaire et en bouche ouverte. ronflements nocturnes. 2e éventualité : l'âge dentaire du patient ne permet pas d'entreprendre le traitement immédiatement : convoquer l'enfant en fonction de l'évolution de certaines dents permanentes. en bouche ouverte : mise en évidence d'un frein de la langue trop court. il n'existe pas d' « urgence » en orthodontie. — placer un index au niveau du sillon gingivolabial inférieur et demander au patient d'essayer de chasser le doigt. • Examen de la musculature labiale : — apprécier la tonicité labiale en insérant un index au niveau de chaque commissure et en demandant au patient de bien vouloir serrer ses lèvres. 34) . A ce stade. arcades serrées ou non serrées. Noter les lésions préexistantes au traitement. Les conclusions du premier examen faut-il traiter ? Quand traiter ? : m La déglutition. L'examen du visage et de la denture ne semblent pas justifier un traitement ontiodontique. — Demander au patient d'avaler sa salive. • Examen de la ventilation : — noter le diamètre des orifices narinaires et leur orientation. • Examen de la langue. angines. Mouvements volontaires. à l'intérieur des arcades dentaires. allergies. — Palpation endobuccale des ptérygoïdiens. Éventuelle auscultation au stéthoscope. • Examen de la phonation : noter un zézaiement ou un chuintement. craquements.

comitiaux. avis médical (rhumatismes articulaires aigus. pour éviter une augmentation de la résistance à l'acide. sauf cas particulier. lésions apicales. lisibilité du profil cutané. • Le dossier radiographique. on n'effectuera pas de fluoration à ce stade. 43 • La prescription d'examens médicaux ou paramédicaux. éventuellement. Palpation pour localiser des dents incluses palatines ou vestibulaires. en évitant de provoquer des réflexes nauséeux prononcés. pour obtenir l'image du condyle. etc. si nécessaire. consultation psychologique. de la radiographie panoramique : contrôle des caries. — Au stade prépubertaire et pubertaire : radiographie des mains (fig.). Contrôle de la plaque dentaire. LA ET DEUXIÈME LA PRISE CONSULTATION D'EMPREINTES 1. 2. Prescription minimum : une radiopanoramique (v. examens particuliers. — Téléradiographie : superposition des olives auriculaires. Lecture. gar- . Ce cliché est inutile si le film réalisé en occlusion est de bonne qualité. de photographies intrabuccales. le stade de dentition. ce qui augmente d'autre part le coût des examens. 11 est inutile d'irradier l'enfant sans nécessité en prescrivant de multiples radiographies.. la présence de dents incluses. 45) des radiographies rétro-alvéolaires « long cône ». en consultation orthodontique. — Radiographie panoramique : contrôler la qualité et la lisibilité du cliché. dossier radiographique. dans un climat non agressif. de l'état de formation des germes et de leur position. 46). — En cas d'encombrement dentaire apparent : radiographie « long cône » des prémolaires et des canines inférieures droites et gauches. 74). il doit être conduit comme un acte majeur. des obturations. p. ou bien téléradiographies à 45° droite et gauche (irradiation plus importante). absence de proglissement constaté: — Radiographie de la main : contrôle de la lisibilité des phalanges. — En cas de linguoeelusion unilatérale ou d'asymétrie apparente de la mandibule : radiographie en incidence axiale. — Consultation O. p. des vomissements. de l'émail (collage des attaches). empreintes des maxillaires. au niveau des incisives supérieures et inférieures. — Prescription de photographies anthropométriques du visage. Prescription. ou pire. de découverte fortuite : — pour l'évaluation d'une dent dépulpée. — La prescription de radiographies doit tenir compte de ce que l'on recherche. consultation orthophonique. — En cas de présomption de dents incluses : examens particuliers (p. L. La prise d'empreintes : c'est le premier acte réellement effectué ' sur l'enfant. des dents incluses ou absentes. d'agénésies et la morphologie des septa. a) Instrumentation . DES LA PRESCRIPTION EXAMENS COMPLEMENTAIRES (En vue de la constitution du dossier orthodontique complet. Malgré son apparente facilité. pour la mesure des germes des dents de sagesse. réalisation par le praticien. l'état des dents (caries. • Le dossier photographique. noter les dents présentes ou absentes. p. de face et de profil. Ces différents documents doivent parvenir au praticien avant le deuxième rendez-vous. — Radiographies « long cône » : contrôler l'état parodontal. • Le contrôle des documents. Cas particuliers. de radiographies complémentaires : — pour la localisation d'une dent incluse ou d'une dent surnuméraire. des dents surnuméraires. la forme des apex.Etablissement du dossier orthodontique — il précise en quoi consiste ce dossier (photographies du visage. — Éventuellement. R. — A la fin de l'examen clinique.) et quelle est son utilité : établissement du bilan orthodontique et élaboration d"un plan de traitement. en bouche ouverte. — Par coloration à la fluorescéine. 5. — Téléradiographie.matériaux : — porte-empreintes standards multiperforés. l'existence d'éventuelles résorptions. 13). une téléradiographie de profil avec le profil cutané visible (v. etc. après réception. 45). handicapés mentaux légers). au fauteuil. Contrôle de la mobilité de certaines dents temporaires. 3. 4.

des tubérosités et des trigones. \\ e x p o r t a et jwstàfteîa son choix thérapeutique (avec ou sans extraction. au moment de la prise d'empreinte. Enfin. si la coopération est bonne. au cours du premier rendez-vous. LA RÉALISATION D ' U N DOSSIER O R T H O D O N T I Q U E COMPLET PHOTOGRAPHIES Orientation : le visage est orienté suivant le plan de Francfort cutané (v. Le temps prévu pour cette consultation doit être suffisamment long pour répondre à toutes les questions que les parents se posent. le dossier de fin de traitement d'un cas similaire sera présenté. prescrire : soit du Primpéran. sa présence n'est pas nécessaire. Le praticien montrera les différents appareillages prévus. p. . Présentation rapide des principaux dispositifs envisagés. les anomalies qu'il présente et les dispositifs prévus pour les corriger. selon son âge. Le praticien s'efforcera de répondre à toutes les questions. 129). nis à l'aide de cire « Peripherie » ou porte-empreintes anatomiques type « COE » . ce qui permettra de l'incliner au maximum vers l'avant. le bras gauche maintenant sa tête. LA TROISIÈME LE CONSULTATION RENDU : COMPTE L'exposé du bilan orthodontique et du plan de traitement est effectué au cours de la troisième visite. en une étape ou deux étapes). Jusqu'à 10-11 ans. ou deux dragées pour un adolescent âgé) .44 Bilan orthodontique Si la nécessité d'extraire n'est pas évidente. Photographies de face. Le praticien utilisera le dossier orthodontique complet pour expliquer. Prise de cires en relation centrée et en intercuspidie maximale. Tous les éléments sont réunis à ce stade pour l'élaboration de la synthèse thérapeutique. soit un barbiturique léger du type Belladénal (une dragée 1 heure avant le rendez-vous. dans une autre séance. en termes simples. c) Prémédication : si l'on a décelé. Le patient assistera ou non au compte rendu. M. Les différentes séquences du traitement seront précisées en détail. RADIOGRAPHIES PANORAMIQUES La radiographie panoramique constitue un des éléments essentiels du dossier radiographique. 28a). pour les organismes sociaux. enfant accompagné. sont conviés le père et la mère. Nouveau contrôle de la plaque dentaire. empreinte inférieure : patient et dossier du fauteuil à 45°. le double en sera envoyé au praticien transférant. de même que les démarches administratives. Pour réaliser un cliché de face. sans chercher à minimiser les contraintes d'un traitement d'orthodontie et en insistant sur l'efficacité des thérapeutiques. — Positions du patient et du praticien : . si possible. — Un cliché pris en position d'I. empreinte supérieure : le praticien se place debout. Un compte rendu synthétique écrit peut être également transmis par courrier . une tendance aux réflexes nauséeux. peut se charger de cette information. p. Au cours de cet entretien. On cherchera à obtenir les empreintes des sillons gingivo-jugaux. faire prononcer le mot « tchiiise ». en ne dissimulant pas les inconvénients qu'ils comportent. il est préférable de présenter cette éventualité comme certaine. 89). Si l'enfant n'était pas présent à cet entretien. 7. — alginate à prise rapide. C. 8. le praticien étant situé de face. information générale sur le traitement d'orthodontie. 6. et de répondre à ses interrogations. pris au cours du sourire. : cette incidence permet de faire apparaître une asymétrie fonctionnelle (v. ou le responsable légal du patient. c'est-àdire l'établissement du bilan orthodontique (p. Certains radiologues réalisent une photographie sur film radiographique. selon les habitudes de chacun. il est souhaitable de lui montrer. 63) et du plan de traitement (p. éventuellement. ainsi que le temps prévu au fauteuil et l'aménagement des horaires. Photographies de profil. visualisation d'un programme audiovisuel. b) Technique opératoire : — Principe : les empreintes orthodontiques sont réalisées en compression. Elle . précoce ou tardif. les anomalies qvr'n a constatées. Un personnel auxiliaire bien formé et moins intimidant pour l'enfant. superposable à la téléradiographie de profil. parallèlement au patient. assis sur la chaise d'opérateur . Les problèmes d'honoraires seront éclaircis à ce stade ou dès la première consultation. 47). — Un cliché du profil droit (profil pur) sur papier noir et blanc mat et fond noir (fig.

En relation centrée : classe II molaire et canine. M. lèvres au repos. vestibuloclusion exagérée des secteurs latéraux : cas difficile (en bas). posture cervicale habituelle. 2. sourire. . en intercuspidie maximale : classe 1 molaire et canine : cas simple (en haut). profil droit. 1. C. — a) Photographies orthodontiques du visage.Etablissement du dossier orthodontique 45 FIG. 3 : les trois incidences : face. et I. C. 28. 4 : décalage entre R.

• Caractéristiques âe l'installation radiologique. Il est donc nécessaire de faire un réglage particulier pour les enfants. Le générateur : puissance de 90 à 120 KV. sur un film unique. les techniques de radiographies panoramiques sont adaptées à cette particularité. sur un film radiographique. La qualité des clichés est particulièrement variable. Conclusion. de la structure examinée. Plus la distance augmente et plus la puissance doit augmenter. est susceptible de ne pas être décelée en raison du flou antérieur. de donner une vue complète des maxillaires et des dents. deux clichés pris à un très court intervalle de temps étant strictement superposables. La qualité de ce cliché est toutefois inférieure aux qualités du cliché rétro-alvéolaire conventionnel: elle est suffisante pour les besoins de l'examen orthodontique. une source d'émission de rayons X et un fixateur d'ampoule. la vitesse de rotation peut varier. — La radiographie panoramique est une tomographie (zonographie). Caractéristiques d'une installation de radiographie panoramique. Une distance constante entre source d'émission et sujet permet la reproductibilité de clichés successifs. La source d'émission et le film tournent autour du patient. en grande partie. T. Pour les maxillaires. T. lisibilité des A. La tête du sujet est placée à une distance fixe de la source d'émission (de 1. — Le Panellipse : axe constamment mobile. 2. TÉLÈRADIOGRAPHIES permet. Ce dernier est placé sur un mur ou relié à un support scellé au sol. moins le temps de pose est long et plus l'irradiation est diminuée. il faut s'ajuster aux variations de la courbe pour obtenir une lisibilité suffisante. M. Principes 1. 2. pour la prise de téléradiographies. et éventuellement des A. c'est-à-dire un procédé radiologique permettant d'obtenir. Selon les appareils. — La téléradiographie est une technique radiologique particulière basée sur la standardisation et la reproductibilité des clichés. épaisseur de la tranche de coupe inférieure au Panorex. elle tient au mode d'utilisation et à la vitesse du film. le niveau exact de la tranche de coupe et son épaisseur. film plat. tout en supprimant les superpositions gênantes. un céphalostat avec un porte-cassette. Le film peut être plat ou courbe. peut ne pas apparaître. L'irradiation qu'elle entraîne est plus faible que celle d'un bilan complet effectué avec des radiographies dentaires classiques. . une image floue médiane. Cette distance est une des caractéristiques de l'appareil. En raison du principe même de la tomographie. Plus la puissance augmente. film courbe. très à distance du plan de coupe. L'augmentation de la distance sujet-source d'émission (fixe) diminue fortement l'agrandissement des structures latérales. — Les maxillaires étant des surfaces courbes.46 Bilan orthodontique courbe des arcades du patient. de la concordance entre la courbe de l'appareil (qui pour certains est une courbe moyenne) et la • Généralités. Le tube à rayons X : il est maintenu dans une position déterminée à l'aide du fixateur d'ampoule. la source d'émission comporte 1.50 à 4 m) et selon une orientation déterminée . au maxillaire. — En fonction de la multiplicité des appareils. secteur antérieur sans déformations. on obtient à partir d'une tranche de section courbe. Principes. Malgré ses imperfections. M. il est important de connaître le modèle utilisé pour la prise du cliché. courbure de l'appareil réglable. — Le rotograph : le patient pivote sur lui-même. Trois techniques sont possibles : 1. 29). 3. comprend : un générateur. la cassette effectue une rotation en sens inverse. donc la comparaison de ces clichés standardisés. Une petite dent supplémentaire médiane. propre à certains appareils. Définition. une dent incluse. cette structure pouvant être plate ou courbe. la radiographie panoramique représente un examen irremplaçable en orthodontie. 28/?). qui devient négligeable (fig. La source d'émission est placée dans la cavité buccale du patient et le film est maintenu le long des joues (Status X) : il ne s'agit plus d'une tomographie. La qualité des clichés dépend. Le rayon central passe par le centre des olives auriculaires du céphalostat (fig. une image nette d'une seule tranche de coupe. 2 ou 3 centres de rotation. En principe. — L'orthopantomogramme : trois centres de rotation. plus ou moins épaisse. Un apex présentant une coudure peut sembler résorbé. — Une installation radiologique. film courbe. Les appareils disponibles sur le marché — Le Panorex : deux centres de rotation. une image développée sur la surface plane d'un film radiographique. 3. Le patient pivote entre la source d'émission et le film.

a) Incidence de face (image en norma frontalis). b) Incidence de profil (image en norma lateralis). FIG. Les trois incidences. déterminé par trois points : le point le plus élevé de la surface . Le céphalostat (fig. 29.Etablissement du dossier orthodontique 47 SOURCE A SOURCE B SUJET FIG. — b) Vaugmentation de la distance sujet-source d'émission diminue fortement l'agrandissement des structures latérales. Deux olives auriculaires radio-claires sont introduites au fond des canaux auditifs externes. La zone infé- rieure du rebord orbitaire externe est repérée par une pointe orbitaire. en pression douce. Ces trois repères permettent d'orienter la tête du sujet suivant le plan de Francfort cutané. 28. avec le sujet dans le céphalostat. c) Incidence axiale (image en norma axialis). 29) : cet appareil est destiné à immobiliser la tête du patient et à Yorienter selon les différences incidences. pour la prise d'une téléradiographie.

• Les différentes incidences. 30. c) Incidence axiale (ou basale). Le film de profil peut être pris selon les 4 positions mandibulaires suivantes : — en intercuspidie maximale (définition p. des écrans renforçateurs et des procédés particuliers pour la mise en évidence des tissus mous. ORTIAL. — La tête du sujet est Les moulages orthodontiques coulés en plâtre blanc orthodontique doivent être taillés suivant des critères de présentation déterminés. C'est l'incidence la plus utilisée en orthodontie. — plâtre blanc orthodontique . C. si le décalage entre I. en intercuspide maximale. Le film : il est habituellement de format 24 x 30. 14) . qui est habituellement la plus utilisée. la ligne joignant les deux olives auriculaires est perpendiculaire au rayon principal. (fig. — en ouverture buccale maximum : pour la détermination du condyle mandibulaire (difficulté de superposition avec l'image en I. — Le sujet est placé dans le céphalostat. 29a). pour l'estimation de l'espace libre (méthode très aléatoire) . M. D. dite « image en norma frontalis » (fig. O. Le porte-cassette : il est fixé au céphalostat. • Matériel. b) Incidence de face ou frontale. Cette incidence permet d'apprécier la forme crânienne. Le rayon incident passe par le plan sagittal médian. dans un plan horizontal. U. Elle peut être utile pour déceler ou confirmer des anomalies du sens transversal (asymétrie). — taille-plâtre avec angulatcur (Wehmer) : 7cm FIG. Ne seront décrits brièvement dans ce paragraphe. a) Incidence de profil ou antéro-postériewe. d) Incidence oblique. — La taille des moulages. E. le rayon central est perpendiculaire au plan de Francfort cutané. B : face inférieure du moulage inférieur. S. — le contrôle des effets d'un traitement : — les travaux de recherche . La cassette : elle contient le film radiographique. Intérêt : permet d'apprécier la symétrie des structures et les rapports transversaux des maxillaires. Incidence à 45° : le plan sagittal médian est angulé à 45° par rapport au rayon principal et à la plaque. — les prévisions de croissance. Cette incidence permet de visualiser avec une précision suffisante les germes des prémolaires et canines inférieures. C'est la position en I. Incidence à 60" : cette incidence permet de mesurer la largeur M. dite « image en norma lateralis » (fig. A : face inférieure du moulage supérieur. b) Critères du Collège européen d'Orthodontie (d'après J. 29/?). M. que les critères de réalisation de la fondation Tweed (Tucson. Le rayon central passe par le centre des olives auriculaires — c'est-à-dire au niveau des conduits auditifs externes — il est perpendiculaire au plan sagittal médian. Les téléradiographies prises en incidence antéropostérieure ou en « norma lateralis » présentent un grand intérêt pour : — l'élaboration du diagnostic et du plan de traitement . est important .). sauf en cas de rotation. — en position de repos physiologique. — en relation centrée. A. dite « image en norma axialis » (fig. . des germes des dents de sagesse (cas d'extraction de première ou deuxième molaire). la joue gauche au contact de la cassette. C : vue antéro-postérieure des moulages. LES MOULAGES supérieure des deux conduits auditifs externes (porion céphalométrique) et l'un des rebords sous-orbitaires externes.-P. la symétrie de la mandibule et son implantation dans les cavités glénoïdes. 29c). 30).48 Bilan orthodontique placée en hyperextension. — Le sujet est disposé face à la cassette. C. M.) et du C. Orthodontie française. Elle est d'un usage beaucoup moins habituel et sa lecture est quelquefois difficile. a) Critères de la Fondation Tweed. 1974). C. à développement rapide. C. et R. — La ligne joignant les olives auriculaires est orientée selon une angulation déterminée par rapport au rayon central.

D. les relations d'arcades en I. actuelle (v. 49). — papier abrasif à l'eau n° 00 . (v. réf. C. — la zone postérieure verticale du modèle supérieur est taillée perpendiculairement au raphé médian. Estimation qualitative (v. M.. pour le maxillaire . Le parallélisme de la base inférieure du modèle inférieur avec le plan d'occlusion ou avec les dents cuspidées inférieures. M.Interprétation du dossier orthodontique — pierre d'Arkansas . — finition des angles à la pierre d'Arkansas et finition des bases et des bords au papier abrasif à l'eau : — polissage. C. M. après séjour dans l'eau savonneuse pendant 24 heures et séchage. — moule caoutchouc Rocky Mountain. 11 n'est pas nécessaire d'être aussi rigoureux pour des modèles de travail. 78). C. Le parallélisme des bords verticaux postérieurs. — Relations dans les trois sens de l'espace en I. — facettes d'abrasions . examen complété par l'étude de la radiographie panoramique. 27). L'EXAMEN DES PHOTOGRAPHIES Ces documents sont très utiles pour l'estimation esthétique. C. M. p.. p. Taille des angles et du secteur antérieur La finition : — obturation des porosités et nettoyage des collets . en dehors de la présence du patient. dans les trois sens de l'espace. L'INTERPRETATION DU DOSSIER ORTHODONTIQUE L'EXAMEN DES M O U L A G E S L'examen des moulages permet d'analyser. — rapports cuspides-fosses en I. le plan horizontal du modèle supérieur est tracé. en l'absence du patient. qui permettent d'éviter cette manipulation tout en assurant une présentation standardisée (occluseur de Bordet). Examen des moulages à l'envers : — situation du bord libre des incisives inférieures . C. • Technique de laboratoire. Examen des arcades en I.. squelettiqucs. Les seuls critères essentiels sont : 1. les deux moulages étant en I. 2. ectopies . Estimation semi-quantitative : les lignes esthétiques (p. — malpositions. les deux moulages étant en occlusion. M. 58). Cette étude précise et complète l'examen cndo-buccal. M. Taille des moulages : — le plan inférieur du moulage mandibulaire est taillé parallèlement au plan d'occlusion des molaires et prémolaires . L'ANALYSE DES TÉLÉRADIOGRAPHIES DE PROFIL L'ANATOMIE CÉPHALOMÉTRIQUE Définition : reconnaissance sur une téléradiographie en incidence latérale (ou axiale ou frontale) de l'image des structures cutanées. On réalise à ce stade les angulations : — la base verticale inférieure du modèle inférieur est taillée parallèlement à la base verticale du modèle supérieur. en plaçant les modèles sur la tranche verticale. — le degré de supraclusion et l'importance de la courbe d'occlusion : placer la base supérieure sur les dents inférieures les plus antérieures et les plus postérieures et vice-versa . de retrouver l'occlusion en I. cuspides primaires supérieures et fosses inférieures. — à l'aide d'un crayon monté horizontalement (trusquin) à 72 mm. M. — forme des arcades : comparaison des formes d'arcades maxillaire et mandibulaire : — symétrie des arcades : le raphé médian et l'emplacement de la suture inter-maxillaire constituent de bons repères. — mesure de la D. ce qui permet de retrouver l'occlusion en intercuspidie maximale. C. 11 existe des occluseurs en plastique préfabriqués comportant une charnière postérieure. dentaires et . ce qui permet. Examen des arcades séparées : — formule dentaire . p. — eau savonneuse .

dentaires. la droite et la gauche sont dessinées. Il permet de déterminer les différents points et plans nécessaires à une analyse céphalométrique. Le tracé des dents : — les premières molaires : les rapports sagittaux au niveau des premières molaires gauches et le tracé correspondant sont exécutés en comparant l'image radiologique et les moulages placés en I.. 31). Principe du tracé : les structures gauches les plus proches du rayon principal sont repérées. . — les incisives : l'incisive centrale supérieure la plus vestibulée est tracée aux deux maxillaires. M. C. cutanées et muqueuses. à l'aide d'un crayon graphite à mine dure. — 3e cas : décalage et absence de croisement : prendre la moyenne des 2 hémi-mandibules. — 2e cas : décalage dans les sens vertical et horizontal avec croisement au niveau de l'angle : prendre FIG. — Le repérage des structures osseuses.50 Bilan orthodontique le bord le plus postérieur (branche montante) et le plus supérieur (branche horizontal) (fig. Technique de tracé : le film est placé sur un négatoscope. 74). le profil cutané à droite. Le tracé ou céphalogramme est exécuté sur un papier acétate. Le repérage des structures : (fig. S'il existe une importante différence d'inclinaison entre les deux incisives. les structures les plus radio-opaques étant les plus calcifiées. 65 c). Les structures squelettiques : le tracé de la mandibule : — 1er cas : les deux hémi-mandibules coïncident : tracé unique. Cette image signe une asymétrie de la mandibule (fig. 31. muqueuses .

le visage est divisé. le sens vertical. le frontal (4) avec ses corticales interne et externe . palais secondaire (13). l'étage moyen et l'étage inférieur. T. . Les structures muqueuses : la langue (28). F. et le point Menton-Me. LA TYPOLOGIE FACIALE ET MANDIBULAIRE 51 4. A. projection orthogonale de l'épine nasale antérieure ENA.Interprétation du dossier orthodontique Les structures squelettiques : — la base du crâne : le basi-occipital (1). Ligne tangente au bord supérieur des sourcils. La classification proposée (établie aux U. — hauteur mandibulaire postérieure OP-MP : distance entre la cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire inférieure et le plan mandibulaire Go-Me. — De nombreuses classifications des types de face ont été proposées. selon les proportions entre hauteurs verticales maxillaires postérieures et antérieures : La mesure des proportions faciales antérieure et postérieure (fig. — hauteur dento-alvéolaire postérieure au maxillaire OP-PP : distance entre la cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire supérieure et la zone inférieure de la voûte palatine. Cette étude peut se faire au cours de l'examen clinique. plancher du sinus (15). soit Go-CS . par quatre lignes horizontales. — hauteur de l'étage moyen (E. I. la suture sphéno-ethmoïdale (6). le pharynx (31). — Pour les besoins de la description.Cette classification différencie trois types de face : face longue. — les orbites droite et gauche (8) : rebord inférieur et latéral . la suture naso-frontale (7) . Les trois types de face. en projection orthogonale . 2. 32) : — hauteur totale de la face (H. La typologie faciale. M. — les sutures : la suture sphéno-occipitale (5). Il est nécessaire d'analyser la longueur et la largeur de la face. — l'os hyoïde (25).) = distance Nasion-Na/Menton-Me . Ces proportions sont déterminées sur des photos de face. S. P. branche montante (20). et les amygdales (30). échancrure sigmoïde (17). la mandibule : condyle (16). le sphénoïde (2). Ligne passant par le point sous-nasal cutané. En moyenne. — La mesure des proportions entre les deux étages de la face peut être effectuée sur une téléradiographie de profil. le voile du palais (32). en trois étages. . projection orthogonale de l'épine nasale antérieure sur la ligne Na/Me soit ENA . face moyenne. • Le visage. les incisives (27). l'ethmoïde (3). la différence de pourcentage entre E.) = distance Nasion-Na. F. les végétations adénoïdes (29). coroné (18). est de 10 % en faveur de l'E. et E. branche horizontale (19). L'indice de proportion faciale (I.). Ligne tangente à la racine des cheveux. dans. F. grâce aux mesures suivantes (fig. La face est divisée en deux étages. face interne et face externe (33). 1. — les vertèbres cervicales (23) (particulièrement l'apophyse odontoïde de l'axis) (24) . La longueur de la face. . les lèvres.) n'est pas idéale . La denture : les premières molaires (26). parallèles à la ligne bipupillaire. sur les photographies de face et de profil et sur les téléradiographies de profil. voûte palatine (11). L'estimation des proportions faciales et crâniennes est un des éléments essentiels du bilan orthodontique. Ligne tangente au bord inférieur de la symphyse mentonnière. le long du grand axe de la dent . — les os propres du nez (9) . — l'écaillé de l'occipital (22) . 3. Les structures cutanées : le profil cutané avec le nez (34) et les orifices narinaires (35).) = distance entre la. le cou (36). Elle comporte des sousclasses. I. sinus maxillaire (14). F. F. — hauteur du ramus : distance Go -> sommet du condyle . le maxillaire : fente ptérygo-maxillaire (10). I. palais primaire (12). • La face. 32) : — hauteur faciale postérieure = distance entre Gonion-(Go) et le point déterminé par le sommet du condyle en projection orthogonale sur la ligne SN prolongée. — les maxillaires : . si toutefois l'inclinaison vers le haut ou vers le bas de l'épine nasale antérieure ne vient pas fausser totalement l'interprétation de ces proportions.. F. — hauteur de l'étage inférieur (E. elle a le mérite de la simplicité et son utilisation semble se répandre dans la littérature orthodontique. le menton. F. face courte. Noter les rapports du sinus maxillaire avec la denture. symphyse mentonnière (21) . M. de haut en bas.

une béance ou une supraclusion. avec béance antérieure : l'angle-plan mandibulaire/SN est très fortement augmenté. Le type de face longue. des relations de classe II fréquentes et. les lèvres sont de longueur normale. l'inocclusion labiale est très fréquente. la face paraît allongée et étroite. L'examen des arcades montre souvent une voûte palatine haute. il existe un sourire gingival. Les faces longues comportent deux sous-classes qui se différencient selon la longueur de la branche montante (ou ramus). b) Face longue avec branche montante courte ou normale. L'augmentation de hauteur verticale est associée à un excès de développement du maxillaire. sans béance antérieure : la face est très fortement allongée. — hauteur alvéolaire antérieure et inférieure : distance du bord libre de l'incisive inférieure au plan mandibulaire. le profil est convexe. 32. P. Les orifices narinaires ont un diamètre réduit (fig. L'examen des téléradiographies montre que la hauteur totale de la face est augmentée et spécialement l'étage inférieur de la face. — A l'examen clinique.). l'angle entre le plan d'occlusion et le plan palatin est augmenté au niveau des premières molaires. l'étage inférieur de la face est très fortement augmenté. Il existe un excès maxillaire vertical (H. V. — hauteur alvéolaire antérieure et supérieure : distance verticale de l'épine nasale antérieure au bord libre de l'incisive centrale . 33/)). La branche horizontale est fortement inclinée vers le haut et vers l'avant. le menton semble peu marqué. — La mesure des proportions faciales antérieures et postérieures. l'angle-plan mandibulaire/SN est augmenté.52 Bilan orthodontique Fie. dans le sens vertical. la forme mandibulaire est de type . la largeur faciale au niveau des pommettes paraît souvent diminuée. a) Face longue avec branche montante longue. au niveau alvéolaire antérieur. l'étage inférieur de la face est augmenté.

l'étage inférieur de la face est fortement diminué. des faces étroites (leptoprosope) et des faces moyennes (mésoprosope). Par ailleurs. 33. — un type de rotation postérieure. les pommettes saillantes la symphyse quelquefois prononcée. liée à sa hauteur. 53 La largeur de la face. On différencie des faces larges (euryprosope). la face est plutôt courte et large. a FIG. — Il est plus éloigné des caractéristiques du type de face longue. le problème se situe au niveau du maxillaire postérieur. — 2e sous-classe : la hauteur de la branche montante est diminuée. L'estimation des différentes formes mandibulaires est étroitement complémentaire des notions de face longue et de face courte. La typologie mandibulaire Elle permet de préciser les différentes formes mandibulaires et de prévoir le mode de croissance à ce niveau. Les faces courtes comportent deux sous-classes : — Pc sous-classe : la hauteur de la branche montante est augmentée. Ce type de face comporte. Le type de face moyenne. l'étage inférieur de la face est légèrement augmenté. b) Un type harmonieux de face longue. Dans cette sous-classe. mesurée au niveau des pommettes. l'angle S N/plan mandibulaire est fortement diminué. le profil est souvent concave. selon les formes mandibulaires observables sur téléradiographie de profil : — un type de rotation mandibulaire antérieure. la direction de croissance étant plutôt dirigée verticalement. la hauteur maxillaire postérieure est fortement réduite. 33b). — La largeur de la face. — A l'examen clinique. la hauteur maxillaire postérieure est légèrement réduite.Interprétation du dossier orthodontique rotation postérieure + + +. la direction de croissance étant plutôt horizontale . . l'angle S N/plan mandibulaire est légèrement réduit. Il existe fréquemment une béance antérieure. — un type de rotation mandibulaire moyen (rotation antérieure moyenne) . Bjôrk différencie trois types de direction de croissance mandibulaire. b a) Un type harmonieux de face courte. la plupart du temps. l'étage inférieur de la face est légèrement diminué . Le type de face courte. une réduction de hauteur de l'étage inférieur de la face (fig. le plus souvent. est. l'angle entre le plan d'occlusion et le plan palatin est sensiblement normal. mais la corrélation face longue — rotation postérieur — et face courte — rotation antérieure — n'est pas toujours évidente.

34 a) Signes de rotation postérieure (fig. Tableau comparatif Signes de rotation antérieure (fig. 34. 34 /)) Plutôt dirigé en arrière Fin Étroite et courte Forte courbure anté-goniaque f orientation du condyle Plutôt dirige verticalement Au niveau du condyle < (_ col du condyle Épais Branche montante — longueur Longue et large Courbure anté-goniaque légère ou absence de courbure (mandibule en forme de rockingchair) Grand axe dirigé vers l'arrière Épaisse et en « bulbe d'oignon » Axe fortement divergent (vestibulo-versée) Plutôt diminuée Bord inférieur de la branche horizontale : — forme ( orientation Symphyse mentonnière < (^ forme Inclinaison des incisives inférieures : par rapport à l'axe de la symphyse Hauteur de l'étage inférieur de la face Grand axe dirigé vers l'avant Fine et « en goutte d'eau » Axe incisif sensiblement dans Taxe de la symphyse Plutôt augmentée . — a) Un type de rotation mandibulaire antérieure caractéristique (adulte).54 Bilan orthodontique FiG.

Tableau comparatif (p. 34. constater une croissance dans le sens d'une rotation antérieure (et vice-versa). — longueur et forme de la branche montante. chez un sujet présentant une mandibule dont la morphologie est de type « rotation postérieure » (ou antérieure). Tableau comparatif des deux types extrêmes de forme inandibulaire induits par une direction de croissance à rotation postérieure ou antérieure. . Ces notions permettent de classer un individu dans une catégorie. b) Un type de rotation inandibulaire postérieure caractéristique. après avoir défini les relations d'arcades antéro-postérieures — c'està-dire la classe d'Angle — qu'il présente (v. p. 54). 35). pendant un temps transitoire. soit au cours de la croissance.Interprétation du dossier orthodontique 55 FIG. Faut-il privilégier certains signes ? Les éléments suivants semblent constituer les signes les plus déterminants : — orientation et forme du condyle . soit en fonction des modifications provoquées par le traitement. L'énoncé du type facial et du type de croissance mandibulaire est un élément essentiel du bilan orthodontique. on pourra. proportion par rapport à la branche horizontale : — forme du bord inférieur de la mandibule : — implantation des incisives inférieures dans la symphyse et volume symphysaire. BASSIGNY Toutefois.

— les analyses typologiques (ou structurales). les plans et les lignes. LES ANALYSES CEPHALOMETRIQUES Définition. destinée à servir de guide pour l'élaboration du diagnostic et du plan de traitement. représentant des individus dont le visage est harmonieux et l'occlusion idéale . La lettre « o ». Ba (m. 50). PtAN MANDIBULAIRE DE DOWNS FIG. 3). ou bien. 5). l'échantillon est représenté par un nombre beaucoup plus important d'individus tirés au hasard (v. des points médians (m) et des points latéraux (1) (droit et gauche) . 31. des points osseux (o) et des points construits (c). — Principe des analyses dimensionnelles : les mesures linéaires et angulaires d'un individu sont comparées à des moyennes obtenues à partir d'un échantillon standard sélectionné (v.-: plus antérieur du trou occipital (foramen magnum En cas de difficulté de repérage. il est possible de repérer différents points. les relations dento-alvéolaires et dento-dentaires. . — a) Les points. Les points. 35a) Base du crâne : — Basion. 35. o) : point le plus inférieur et '. n" 24). • Les points osseux (fig. p. p.56 Bilan orthodontique différentes structures du massif craniofacial d'un individu sont comparées les unes aux autres et situées dans le cadre d'une typologie faciale et mandibulaire (analyse de Delaire). Technique d'interprétation d'un céphalogramme. On différencie des points osseux et des points cutanés . indique un point osseux. On différencie deux types d'analyse céphalométrique : — les analyses dimensionnelles basées sur des données statistiques . — Les proportions des A partir des structures précédemment reconnues (v. Ils permettront la détermination des lignes et des plans nécessaires aux différentes analyses céphalométriques. repérable sur crâne sec. p. dans le sens antéro-postérieure essentiellement. Elles servent à préciser les relations des structures osseuses. ce point peut être situé approximativement à l'aplomb de l'apophyse odontoïde de l'axis (fig. Analyses typologiques. Analyses basées sur des comparaisons avec des standards.

— Sillon labial inférieur (m) : point le plus postérieur de la concavité. c'est-à-dire 4 mm au-dessus du centre de l'olive. au niveau de l'apex de l'incisive inférieure. Po-Or. au niveau incisif. au niveau incisif. — Porion céphalométrique. . Importance de ce point dans l'estimation de la convexité cutanée. : c'est un point parfois difficile à repérer car il est souvent masqué par les muscles releveurs des lèvres. fig. — Point A : point le plus postérieur de la concavité formée par la corticale alvéolaire externe. à l'intersection de la bissectrice de l'angle formé par le bord postérieur de la branche montante et le plan mandibulaire. (m. o) : point le plus antérieur de l'épine nasale antérieure. o) : également appelé point sous-orbitaire. 31) qui se confond rarement avec l'image des olives. Remarque : un plan d'orientation peut être également un plan de référence (plan de Francfort). — plan de superposition : plan utilisé pour apprécier les modifications dues à la croissance et au traitement (v. Me (m. prendre le point le plus supérieur. dans le cadre de l'estimation esthétique. Au niveau de la mandibule : — Articulaire. 35a) a) Plan d'orientation : — plan sagittal médian . à partir du point Nasion. Op (m. • Les points cutanés (fig. ce point est déterminé à égale distance des deux rebords inférieurs droit et gauche. Ar (c. déterminé par inspection. Po (m. — Pogonion cutané (m) : point le plus antérieur de la symphyse cutanée. N. à l'extrémité du palais secondaire. Sto (m) : point à la jonction des lèvres supérieures et inférieures ou point le plus inférieur de la lèvre supérieure. en cas d'inocclusion labiale. E. — Opisthion. B. 57 — Gnathion : point construit à l'intersection de la bissectrice de l'angle formé par le plan facial (Na-Pog) et le plan mandibulaire de Downs (v. 56) avec la symphyse. C'est le point le plus inférieur de l'image du rebord orbitaire.Stomion.Interprétation du dossier orthodontique — Sellion. en regard du Nasion osseux (idem). • Définitions. S'il existe deux images visibles des orbites droite et gauche. Go (c. o) (pour mémoire) : point le plus postérieur du trou occipital — difficile à repérer. Ce . B. Si la suture est encore ouverte. en moyenne. S (m. Il se situe. • Les différents plans et lignes (fig. — Sillon labial supérieur (m) : point le plus postérieur de la lèvre supérieure (au milieu de la ligne unissant le point sous-nasal et le point le plus antérieur de la lèvre supérieure). — Point B (m. o) : point le plus postérieur de l'épine nasale postérieure. — Nasion cutané (m) : point le plus postérieur de l'ensellure nasale. Au niveau du maxillaire supérieur : — Épine nasale antérieure. c) : centre de l'image de la selle turcique. o) : point le plus inférieur de la corticale symphysaire. 35c/) : — Point sous-nasal (m) : point de jonction entre la lèvre et le nez. o) : point le plus postérieur de la concavité formée par la corticale alvéolaire externe. situé entre lèvre inférieure et symphyse. — Gonion. N. sans tenir compte des apophyses clinoïdes. o) : point le plus antérieur de la corticale symphysaire antérieure. c) : sommet de l'olive auriculaire. E. Dans cette éventualité. il est possible. P. N. (m. — Menton. Or (1. N. Po (1. p. o) : point le plus antérieur de la suture naso-frontale. de le situer très près de l'aile du nez. — Pogonion. à l'extrémité du palais secondaire. — Épine nasale postérieure. 1) : point construit. Les lignes et les plans. A. Na (m. A. E.) (36) (v. avec l'angle mandibulaire. : importance de ce point pour la situation des bords libres des incisives supérieures par rapport aux lèvres. — Porion osseux : point correspondant au point le plus supérieur du canal auditif externe (C. — Nasion. Ils sont déterminés par les points précédemment décrits et parallèles au plan sagittal médian. en première approximation. au niveau du frontal. — plan d'orientation : la tête du sujet est orientée dans le céphalostat selon ce plan : — plan de référence : plan choisi comme origine des mesures linéaires ou angulaires . 62). p. Il est déterminé par balayage. — plan de Francfort céphalométrique. Points déterminant le plan de Francfort : — Orbital. m) : point construit à l'intersection de la face exocrânienne du basi-occipital et du bord postérieur du condyle mandibulaire.

et concave. — plan mandibulaire de Downs . — plan d'occlusion de Ricketts : déterminé par le plan de recouvrement des cuspides vestibulaires des molaires et prémolaires. S. Angle de divergence des maxillaires : angle formé par le plan mandibulaire et le plan bispinal. — ligne esthétique de Ricketts (p. en projection orthogonale. c) Autres plans : — plan facial : Na-Pog . sans tenir compte des rapports incisifs. — plan de Francfort anthropologique : Porion osseux-Or (Ricketts) (fig. Analyse de la denture : a) Angle inter-incisif : angle des axes incisifs supérieurs et inférieurs (125 à 130°). 36) Elle est utilisée par les tenants de la méthode Edgewise. soit 60° pour l'incisive supérieure. les cas moyens se situant entre 0 et 2°. avec des compléments par rapport à la méthode originale. On utilise. . Cet angle précise la position relative de la mandibule et donne une indication sur le degré de pro ou de rétrusion mandibulaire. 4) : c) par rapport au plan d'occlusion de Ricketts : 70 à 75°. Quelques mesures et leur signification. Angle de l'axe Y : 60° ± 6 : angle inféro-antérieur de la ligne S-Gn par rapport au plan de Francfort. 60). b) Position des incisives inférieures par rapport au plan dentaire A-Pog (Ricketts) : — mesure linéaire : distance du bord libre de l'incisive inférieure. cas hyperdivergents : + 30" . du signe —. l'angle couronne-racine (v. l'augmentation de SNA et SNB est concomitante. + 3). fig. M = 0. — plan dentaire A-Pog . Analyse du squelette (v. 68) . en général. Il peut être utile de noter au niveau des incisives supérieures. Downs) .1.5 (par rapport au plan de Francfort céphalométrique). Cette mesure peut être comparée avec la précédente. il tient compte de la position relative des deux maxillaires. — Type de croissance : .5 mm. S. L'analyse de Tweed (fig. Cette mesure est affectée du signe négatif quand A est en avant de B (Riedel). 37). Na A. Angle "S~N~A et S~~N~B : "S~N~Â augmente légèrement avec l'âge. — plan bispinal (ENA-ENP) : correspond à la surface nasale du palais osseux . à la ligne A-Pog. déterminé par le point Menton et une tangente à la convexité antérieure au Gonion . — axe Y (S-Gn) : donne la direction générale de la croissance . correspondant au grand axe des incisives centrales. 35/. Il permet de préciser où se situe la supraclusion (ou l'infraclusion) au niveau incisif. Na B . En moyenne. pour l'incisive inférieure. Un profil facial convexe est affecté du signe +. Angle F M A : 25° : angle déterminé par le plan de Francfort et le plan mandibulaire de Downs (Tweed). Une vingtaine de mesures sont vraiment d'un usage courant et universel. — plan mandibulaire de Downs.58 Bilan orthodontique . b) Lignes ou plans de référence : S N/Francfort céphalométrique-Francfort anthropologique. — Convexité squetêttique : mesure de l'angle formé par le plan dentaire A-Pogonion et la ligne Napoint A.) . A N B signe le décalage des bases maxillaires. — ligne Na-Ba (plan de superposition). . cas hypodivergents : — de 20°. l'incisive se situe à + 1 mm et 22° par rapport à A-Pog (D. — Mesure du décalage des bases osseuses : . la dent la plus vestibulée. — mesure angulaire : angle formé par le grand axe de l'incisive inférieure et la ligne A-Pog : complète l'information précédente. + 3. Axes incisifs supérieur et inférieur. Cette mesure est affectée du signe + si le bord libre est en avant de A-Pog. . p. Un échantillon clinique sélectionné par Ricketts donne des écarts de 0 à 4 mm pour 70 % des cas >vec une D. p. Moyenne : 20 à 30° . surtout chez les garçons. S. Analyse esthétique : — ligne esthétique de Steiner (fig. Moyenne : 88° D. de + 2 (v. . A N B : différence arithmétique entre S N B et S N A. 35a). et du signe — s'il est en arrière. plan est également utilisé par certains auteurs comme plan de référence (Tweed. — Angle facial : angle formé par la ligne Na-Pog et le plan de Francfort. Ces deux angles mesurent la position relative des maxillaires par rapport à la base du crâne. Il exprime la direction générale de la croissance. Plans et lignes utilisés : — plan de Francfort céphalométrique . — lignes SNa.

Interprétation du dossier orthodontique 59 FlG. Ligne esthétique de Steiner (milieu de la base du nez-Pog cutané) : en moyenne. — Tracé des points. Plan facial cutané (Na cutané-Pog cutané) : en moyenne. Le point A est sur la ligne : — si Pog-Na vertical > 8 mm -» rétrognathie inférieure . LIGNE ESTHETIQUE DE STEINER — axe de l'incisive inférieure prolongé j u s q u ' a u plan de Francfort et au plan mandibulaire de Downs . . plans et lignes pour l'analyse de Tweed. 35 b. 36. Les angles : — Angle F M A. distance Pog . la face vestibulaire de l'incisive supérieure est parallèle à ce plan (a ± 3°). — Angle  J B (ir^B-STTÀ) : FIG. les lèvres affleurent la ligne. intersection du plan mandibulaire et du plan de Francfort : FlG.Na vertical = -6 à — 8 mm). 35 b. — plan d'occlusion de D o w n s : point médian entre les deux bords libres incisifs supérieurs et inférieurs et l'intercuspidation molaire. Nasion vertical. perpendiculaire au plan de Francfort (en moyenne. — si le point A est en avant de Na vertical -• prognathie supérieure.

c) La correction céphalométrique: l'orientation de l'incisive inférieure en fin de traitement est décidée en fonction des données précédentes. par rapport au plan mandibulaire. l'axe ideal déterminé par la formule de Tweed est tracé sur le céphalogramme. pour obtenir l'équivalent en mm. — entre 28 et 35" la croissance est dirigée plus verticalement . 37. F M I A doit être égal à 68° . en fonction de ces mesures : — si F M A est compris entre 22 et 28°.5. N.2. Ajouter la valeur obtenue au calcul de la D. : La corrélation entre l'axe de l'incisive inférieure et la base osseuse semble très contestable et en contradiction avec les données de la physiologie. L'analyse statique de Ricketts (fig. type normal . On multiplie par 2. I M P A est inférieur à 92°. cette mesure étant valable pour une hémi-arcade. F M I A doit être égal à 65°: Elle ne constitue que le premier élément d'une analyse prévisionnelle des modifications provoquées PLAN DE FRANCFORT ANTHROPOLOGIQUE Fie. — Angle I M P A : angle formé par l'incisive inférieure et le plan mandibulaire. est reporté : on divise ce nombre par 2. D. le pronostic est défavorable. — au-dessus de 35° la croissance est très verticale. à partir de l'apex de l'incisive inférieure. B. — Angle Z : permet d'apprécier le profil cutané : ligne tangente au Pog cutané et à la lèvre la plus antérieure . — si F M A > que 28°. Le nouvel angle de l'incisive inférieure. 37). — Angle F M I A: intersection de l'axe de l'incisive inférieure et du plan de Francfort . La différence entre l'angulation initiale et l'angulation finale constitue la correction céphalométrique Pour obtenir cette correction. Le triangle de Tweed : a) La détermination du type de croissance : Tweed analyse le type de croissance. plans et lignes pour l'analyse de Ricketts. . b) La position de l'incisive inférieure : Tweed propose de situer la position de l'incisive inférieure en fin de traitement. M.60 Bilan orthodontique — si F M A < que 22e. en la multipliant par . — Tracé des points. à partir de l'angle F M A : — entre 16 et 28° la croissance est dirigée en bas et en avant.

Arc mandibulaire 6. Angle facial 3. T. Profil cutané : lèvre inférieure par rapport au plan esthétique 90° 86° 26° 68° 47° 26° 2 mm + + + + + + + 3 3 4 3. Première molaire supérieure par rapport à P T V 9. mesurée en millimètres 7. b) Les plans : — D. V. 58). l'analyse de Ricketts prend là son plein intérêt. — P. — C. C. S. : plan ptérygoïdien vertical perpendiculaire au plan de Francfort et tangent au bord postérieur de la fente ptérygo-maxillaire. : intersection du plan Ba-Na avec l'axe facial PT-Gn. Les analyses . face longue face courte : SNB est augmenté en cas de face longue (v. les analyses tridimensionnelles étant d'un usage trop complexe pour la pratique quotidienne. La sécurité apparente donnée par ces mesures chiffrées ne doit pas masquer les limites et les insuffisances de ce procédé d'évaluation. 28) avec un point Na plus ou moins en avant . 51 : Mesure de l'étage inférieure de la face). b) Le problème du référentiel. m. M D. tant au niveau de la recherche que des objectifs thérapeutiques. elles sont parfois lourdes de conséquences pour un plan de traitement. Na. p. corticale externe au niveau incisif supérieur. Axe facial 2. les quelques valeurs proposées (p. Elle utilise des points et des plans spécifiques : à) Les points : — P. : point situé au niveau de la corticale externe symphysaire là où la convexité devient une concavité. même par des lecteurs entraînés (exemple : Or.2 mm + 2 + 4 + 2 j ^ i Aucune Aucune 1 mm par an Moins protrusif avec l'âge Conclusion.Interprétation du dossier orthodontique par la croissance et le traitement.). etc. Elle ne constitue que la première étape d'une méthode qui représente un tout en soi. Une marge d'erreur considérable peut en résulter. Convexité : mesure linéaire du point A au plan facial Les dents : incisives inférieures Distance de l'incisive inférieure par rapport au point Pogonion. certaines structures sont parfois très difficiles à préciser. : point situé à l'intersection du point le plus supérieur et du point le plus postérieur de la fente ptérygo-maxillaire. c) La charte d'analyse : LA CHARTE D'ANALYSE 61 La validité des analyses céphalométriques. — En denture mixte. . A PARTIR DE 9 AXS Les maxillaires : 1. T. Angle mandibulaire Axe de croissance 4. fente ptérygomaxillaire. 58) apportent au débutant des indications intéressantes. Certains points. épine nasale antérieure. Ba.Plan de référence : plan de Francfort anthropologique (v. — Xi : centre de la branche montante déterminé par une construction géométrique correspondant à l'orifice du canal dentaire inférieur. — P. ou bien situé à égale distance entre le point B et le point Pogonion. un même décalage des bases peut correspondre à des valeurs différentes de ANB. Les erreurs de tracé ne sont pas inhabituelles.5 4 4 2 Modifications Aucune + 1° tous les 3 ans — 1" tous les 3 ans Aucune Aucune Augmentation d'l/2° par an . Angulation par rapport à Pogonion-Na 8. En fonction des typologies variées et de considérations purement géométriques. également p. p. Hauteur de l'étage inférieur de la face 5. — Il s'agit tout d'abord d'une image en 2 dimensions. 64). Son aboutissement logique ce sont les procédés de simulation de la croissance et du traitement (v.C. Exemples : profil cisfrontal ou transfrontal (p. Pour une étude plus approfondie. malgré les critiques émises au paragraphe suivant. Historiquement l'apport de la céphalométrie a fait considérablement progresser l'orthodontie. Les critiques que l'on peut en faire sont de plusieurs ordre : a) Critiques liées au procédé radiologique et à l'évaluation des mesures. : projection du centre du condyle sur la ligne Ba-Na. si la corticale est plate.1 mm tous les 3 ans + 1 mm 22° Age + 3 mm .

du type prognathie inférieure. D'autre part il n'existe pas un type normal mais une multiplicité de types normaux. l'inclinaison du plan bispinal. Information : modification du profil cutané. . physiologiquement. Analyse des résultats d"un traitement. Pour effectuer une superposition. La position de référence de l'incisive inférieure est appréciée. Il est donc indispensable de ne superposer que des tracés de films exécutés sur une même installation (distance « source du rayonnement-sujet » constante). permettant de mettre en évidence les différents déplacements dentaires spontanés ou provoqués. ce qui est arbitraire. Superposition sur S enregistré. aux stades successifs du traitement : — en cours de traitement : bleu . Superposition sur la ligne S N : — avantages : cette ligne est très utilisée car elle est facile à repérer et stable après 8 ans . — des superpositions locales. T. Les standards céphalométriques ne tiennent compte ni de l'âge. — inconvénients : elle est courte. — après la contention : marron. Travaux de recherche : — étude de la croissance : — étude des facteurs héréditaires. 38). 3. Superpositions d'ensemble LES SUPERPOSITIONS dimensionnelles postulent que le plan de référence est comparable pour tous les individus. Proche de la zone à étudier. à partir des structures maxillaires. ni du sexe. cette procédure étant possible. pour certaines analyses. — Elle dépend pour une part de la subjectivité de l'auteur estimant tel ou tel profil plus satisfaisant que d'autres. Permet d'apprécier les modifications de l'angle de la base du crâne Ba-S-Na. à partir de plans crâniens . — Un plan de superposition oblique met en évidence les déplacements dans les deux sens. — Comme l'écrit un auteur américain Salzmann : « L'utilisation de standards céphalométriques tirés d'individus avec d'excellentes occlusions comme un moyen de décider des objectifs de traitement n'a aucune justification scientifique. par rapport à un plan mandibulaire qui. ou du mode de croissance. Simulations de croissance. par rapport à la base du crâne. — Un plan de superposition horizontal met en évidence les déplacements antéro-postérieurs . Procédé qui consiste à superposer deux tracés de téléradiographies d'un même sujet. avant traitement. Stable : indépendant des zones de croissance. ne présente pas la moindre relation avec l'inclinaison de ces dents. Superposition sur Na enregistré : toute la croissance est rejetée vers l'arrière. Elle constitue enfin un guide appréciable pour les débutants. grâce à la standardisation des clichés téléradiographiques. la fente ptérygo-maxillaire. ni de la race. Conclusion. il est nécessaire de définir un point d'enregistrement et un plan (ou une ligne) de superposition : — le point d'enregistrement : les deux tracés sont superposés sur ce point qui est supposé fixe .62 Bilan orthodontique b) Technique. Les superpositions permettent d'apprécier les modifications dans l'espace et dans le temps. On distinguera : — des superpositions d'ensemble.Des couleurs différentes sont utilisées pour les différents tracés. a) Intérêt du procédé : 1. (fig. » Toutefois l'intérêt actuel de la céphalométrie — et ce malgré ses défauts — est de pouvoir grouper les cas par catégories et de permettre un langage commun et universel.. Contrôle des modifications observées au cours d'un traitement. l'A. — fin de traitement actif : rouge . 2. 3.Information : donne une estimation de la croissance faciale dans son ensemble. 4. dentaires et cutanées d'un même individu. 2. ni du volume des tissus mous. elle assigne au point Nasion un déplacement horizontal. — fin de contention : vert . du plan facjal et du plan bispinal. Superposition sur la ligne Ba-Na (Ricketts) avec Ba enregistré : — avantage : c'est une ligne très longue : . Exemple : S-Na n'est plus valable dans les malocclusions de la classe III. Choix d'un plan de superposition Qualités : 1. . effectués à un certain intervalle de temps. c) La constitution de l'échantillon. des structures squelettiques. Or la base du crâne est liée à la forme faciale ce qui crée un biais pour la fiabilité des mesures. Il n'existe pas de plan de superposition idéal. — le plan de superposition : déterminé à partir du point d'enregistrement. Précis : repères faciles à localiser. M.

— le plan palatin descend parallèlement à lui-même. en superposant sur le bord inférieur de la branche montante. — Superposition sur la partie antérieure de la fente ptérygo-maxillaire et sur le plancher du sinus. Le Basion est un point quelquefois difficile à repérer . Information : modification du point A. Information : résultat des effets de la croissance ou de la croissance et du traitement conjugués. croissance mandibulaire de type « rotation antérieure ». — T~NTA 44" 40" — inconvénient : stabilité douteuse. — Superposition d'ensemble sur S. 39A). avant et après traitement (pointillés) : — forte amélioration du type de croissance. elle assigne au point Na un déplacement vers le haut. — la symphyse avance fortement et s'abaisse légèrement. — sur le centre du condyle enregistré avec superposition sur le bord postérieur de la branche montante. position de l'incisive supérieure. augmentation de longueur de la mandibule (fig. — information : étude du comportement de la face. 38. 39 b) . Au cours du traitement. N. Information : déplacement de l'incisive dans le sens antéro-postérieur et vertical. selon Bjôrk : — superposition antérieure : l'enregistrement se . au niveau de la symphyse.Interprétation du dossier orthodontique 63 FIG. effet de la croissance au niveau antérieure. Superpositions locales a) Au maxillaire supérieur : — Superposition sur le plan palatin avec E N A enregistré. Superpositions mandibulaires.. position de la première molaire dans le sens antéro-postérieur et vertical. sur un type initial de rotation postérieur très marqué. Information : déplacement antérieur de la première molaire. b) A la mandibule : — sur le point Menton Me enregistré. étude du plan d'occlusion (fig. croissance et rotation de la mandibule. avec S enregistré.

APERÇU DES PROCÉDÉS DE SIMULATION A l'aide de téléradiographies Les simulations de croissance. Il est probable que l'utilisation de l'ordinateur comme aide au diagnostic permettra de donner à ces méthodes une place privilégiée. Intérêt : zones éloignées des sites de croissance. du tracé initial et à modifier leur orientation. type de rotation mandibulaire . — la première molaire avance et s'abaisse: — le plan d'occlusion bascule en bas et en arrière. 160). — superposition postérieure : superposition sur le canal dentaire inférieur et l'image du germe de la dernière dent non évoluée en phase éruptive passive. Les simulations de traitement. Cette méthode est basée sur une série d'hypothèses sur la croissance qui prend en compte : — le taux de croissance. p. — a) Superposition locale. méthode de Ricketts. T. Ces effets s'ajoutent ou se retranchent aux changements dus à la croissance (V. — Maquette exécutée à partir du tracé céphalométrique initial. Les dents sont séparées à l'aide d'une scie à or et les dents à extraire supprimées. P. — b) Superposition locale. En pratique. O. Les arcades sont reconstruites à l'aide des dents restantes et suivant des repères déterminés. dans l'élaboration des objectifs de traitement — ce qui rendra obsolète les analyses céphalométriques classiques. en fonction des informations précédentes. à la mandibule : bord inférieur de la mandibule. cela revient à augmenter les lignes A l'aide des moulages en plâtre Les simulations occlusales : le « set-up » ou reconstitution sur moulages. Effets du traitement d'une classe II. Ces méthodes tiennent compte du mode d'action de telle ou telle thérapeutique. fait sur la corticale interne de la symphyse avec une superposition sur le bord inférieur de la branche montante . en fonction du stade de maturation . — forte version radiculaire palatine.64 Bilan orthodontique FIG. au cours d'une durée déterminée — en général 2 ans. grâce à des procédés issus des techniques de superposition. — Évaluation des modifications dues à la croissance et aux effets conjugués du traitement. les moulages sont montés en occluseur — ou mieux en articulateur semi-adaptable. — des données statistiques indiquant le taux d'accroissement moyen au niveau de telle ou telle structure. — légère version coronaire vestibulaire de l'incisive centrale. . division 2 : — égression de la molaire. 39. — le mode de croissance : type de face. enregistré : — accroissement de la mandibule en longueur : — version radiculaire en direction linguale de l'incisive . et numéroter les dents. avec le point Menton Me. 39. Après avoir indiqué les repères d'occlusion A. Elle permet de faire une évaluation des modifications dues à la croissance seule. ceci en vue d'une simulation des relations occlusales en fin de traitement : à la façon d'un montage de prothèse complète. FIG. au maxillaire : zone antérieure de la fente ptérygo-maxillaire enregistrée: plan de superposition : plancher du sinus.

D. éventuellement. — à partir des radiographies de la main : détermination de Fâge osseux. caries. — type facial . D. L'estimation du stade de croissance : elle est pratiquée : — à partir de l'anamnèse. M. . : au cours de l'examen clinique. parodonte.-D. statiques. sans traitement. Bilan fonctionnel : — musculature labio-linguale . 2. stade de maturation : puberté. . . sur les photos de face et de profil et à partir des téléradiographies (lignes esthétiques). Stade de croissance. de la ventilation . — type de croissance. — relations inter-arcades statiques. à l'aide des moulages. C. D. bilan : Au niveau des dents : — formule dentaire. Au niveau des structures osseuses : — anomalies alvéolaires antérieures . freins compris : au cours des examens clinique et radiologique . M. . en l'absence de traitement orthodontique. cinétiques . — relations des bases osseuses et relations dentosquelettiques : à partir des téléradiographies de profil . malocclusions unitaires. Le bilan morphologique et fonctionnel : — agencements intra-arcades : au cours de l'examen clinique. L'estimation esthétique : elle est effectuée au cours de l'examen clinique. esthétique. M. C. de la mastication. des reconstitutions sur moulages (set-up). Profil psychologique du patient. — estimation quantitative de la dysharmonie dento-maxillaire. de la phonation. Estimation de la motivation au traitement du patient et de son entourage : tout au long de la consultation orthodontique. règles. — relations des bases osseuses. 4. — relations d'arcades : . — anomalies de position des dents. Au niveau des tissus mous : freins. de la dysharmonie dento-dentaire : au cours de l'examen clinique.Bilan orthodontique 65 LE BILAN ORTHODONTIQUE MÉTHODOLOGIE La confrontation des informations données par les différents éléments du dossier orthodontique conduit à une synthèse des observations pour chaque point étudié. sur les moulages. Estimation 3.— Environnement familial et social. Pronostic. extractions : — anomalies dentaires : — D. après montage sur articulateur . etc. sur les moulages et les radiographies panoramiques . RÉCAPITULATION 1. Conclusion : le préjudice esthétique. . en I. Pronostic à long terme. Bilan morphologique et fonctionnel : Classement du sujet : — classe d'Angle. cinétiques : au cours de l'analyse occlusale fonctionnelle et. en vue vestibulaire et examinés à l'envers (rapports cuspides-fosses) et également sur des radios panoramiques exécutées en I. — bilan fonctionnel : à partir de l'anamnèse et au cours de l'examen clinique. des radiographies « long cône » et des téléradiographies : — estimation de l'état des dents et du parodonte. sans traitement : conséquences à moyen et long terme. — troubles de la déglutition. 5.

. parafonctions (étiologie endo. 6). cicatrice ou brûlures labiales. p. La recherche de leurs causes peut classiquement s'orienter suivant deux directions : 1. b) Facteurs exogènes : d'origine pathologique ou iatrogène. . sans conservation de l'espace. l'étio-pathogénie est définie comme la recherche des mécanismes causales des maladies. 85). Les causes secondaires : a) Facteurs endogènes : facteurs fonctionnels. 86). Les causes primaires. Ces différents éléments peuvent influencer les tissus durs (denture et squelette) les tissus mous (cutanés et muqueux). — Facteurs héréditaires. — facteurs musculaires : . . traitement d'orthodontie inadapté. — origine iatrogène : . s'exprimant au cours de l'embryogenèse ou de la morphogénèse (v. Il est bon de rappeler que les anomalies orthodontiques ne sont pas des maladies. langue en_situation antérieure habituelle: — facteurs fonctionnels : . en partie influençables par le traitement. traumatismes cranio-faciaux . — traumatismes : avulsion traumatique d'une incisive. entraînant une absence d'élévation du muscle lingual . . etc. b) Facteurs exogènes : — d'origine pathologique : caries proximales diminuant le périmètre d'arcade . l'effet de ce dysfonctionnement n'étant que l'expression d'une situation linguale. .et exogène) : succion digitale ou labiale. L'adaptation physiologique entraîne un abaissement et un avancement de la langue (v. troubles ventilatoires dus à une obstruction haute ou moyenne des voies aériennes supérieures. en partie évitables. Elles ne constituent que des variations par rapport à la moyenne des individus. Ces différents facteurs seront analysés au cours de l'étude des anomalies orthodontiques et des malformations faciales. a) Facteurs endogènes : — facteurs dentaires : inclusion provoquée par une dent surnuméraire . forte tonicité labiale inférieure exerçant une pression excessive sur les incisives. musculaires et muqueux. p. l'attitude posturale : le tonus de l'ensemble de la musculature et celui des muscles de l'appareil manducateur varient avec la position de la tête par rapport à la verticale.LES ANOMALIES ORTHODONTIQUES ÉTIO-PATHOGÉNIE DES ANOMALIES ORLHODONTIQUES En médecine. Exemple : la tête déportée vers l'avant entraîne une face longue et diminuée dans sa partie postérieure. déglutition primaire (v. en fonction de l'étiologie. extraction de dents temporaires ou permanentes. EXEMPLES : . ce qui permettra de pouvoir en traiter les effets. — facteurs muqueux : frein hypertrophique de la lèvre s'opposant au rapprochement des incisives : brièveté du frein de la langue. 2. p.

Il n'existe pas de corrélation entre les deux dentures. Anomalies de forme : — variations morphologiques . Ces différentes anomalies peuvent être localisées ou généralisées. extraction prématurée de dents temporaires. — Fusion : incisives latérales et centrales supérieures ou inférieures et canines inférieures. Classification des anomalies. Anomalies d'éruption : retard ou avance d'éruption. division 2 apparente. angulation. 40a). — Altérations des structures coronaires ou radiculaires et variations dans le nombre. 40. couronne/racine (fig. m Variations morphologiques. dilacération (secondaire à un traumatisme sur les incisives temporaires). prise de médicaments perturbant la minéralisation des tissus durs de la dent. . d'origine exogène ou endogène. Anomalies de forme. inclusions. Ces troubles de formation se répercutent au niveau des structures coronaires ou radiculaires. anodontie. Étiologie. Anomalies de nombre : — par excès : dents supplémentaires. Atteintes secondaires : — au niveau de la couronne : hypoplasie de l'émail. b) Coudures radiculaires accentuées sur une deuxième molaire après extraction précoce d'une première molaire. — anomalies de formation de la dent : primitives ou secondaires . L'apparition des anomalies dentaires est liée à des causes multiples : — endogène : anomalies héréditaires au cours de l'organogénèse ou de la morphogénèse de la denture . il existe une corrélation entre les deux dentures. isolées ou associées à d'autres anomalies orthodontiques qu'elles compliquent. b) Gémination : surtout canines supérieures. la situation et l'éruption d'une ou plusieurs dents. — au niveau des racines : coudures radiculaires excessives après extraction très précoce d'une dent (fig. — La microdontie : elle traduit une réduction harmonieuse du volume des dents . — Variations coronaires ou radiculaires : incisives centrales supérieures par exemple. hétérotypie. Atteintes primitives : a) Phénomènes de coalescence. défauts d'émail dus à un traumatisme au niveau des incisives lactéales . • Anomalies de formation de la dent. FIG. Anomalies de situation : transposition. — a) Angle couronne-racine augmenté au niveau des incisives supérieures. — exogène : traumatismes. oligodontie. Elle est liée au génotype. • Anomalies de volume. L'anomalie est plutôt unilatérale.68 Anomalies orthodontiques LES ANOMALIES DENTAIRES Définition.). en forme de pelle linguale (forme mongoloïde) ou vestibulaire et linguale. Ces anomalies résultent d'un trouble survenant au cours de la formation de la denture. dents surnuméraires. elle peut être localisée à une dent (exemple : incisive latérale supérieure). excès multiples . — par défauts : agénésie. — anomalies de volume : microdontie ou macrodontie. quelquefois latérales supérieures et inférieures. Conséquence : classe II. 40/. à un groupe de dents. ou affecter l'ensemble de la denture.

b) Dent surnuméraire évoluée (mésiodens). Anomalies de nombre. la macrodontie peut entraîner une dysharmonie dento-maxillaire. le plus souvent conoïde et de volume très réduit. Dents surnuméraires (mésiodens et odontoïdes). — Définition : dents de forme atypique. le terme de macrodontie relative (Château). incisives inférieures. 42a). m Par excès. . a) Incisive inférieure supplémentaire (5 incisives). — Dents supplémentaires et surnuméraires. — La macrodontie : elle peut être localisée à une dent (fig. — Macrodontie localisée sur 11. région inter-incisive centrale supérieure (mésiodens + + + ) (fig. — Localisation : . en position tête-bêche. 41) ou à un groupe de dents. c) Mésiodens inclus.Anomalies dentaires 69 Diagnostic différentiel avec la D. Si les maxillaires présentent des dimensions habituelles. 42/) et c) : FIG. Dents supplémentaires Caractéristiques : ces dents présentent une forme harmonieuse et un volume à peu près identique à la dent habituelle. : dents de taille habituelle sur des maxillaires de dimension réduite ou légèrement inférieure à la moyenne : certains auteurs utilisent. D. dans ce cas. Dans ces conditions l'augmentation de volume est harmonieuse. quatrième molaire. Dents affectées : incisives latérales supérieures. Elle peut affecter l'ensemble de la denture. Localisation : beaucoup plus fréquente au maxillaire : — soit en position linguale ou vestibulaire par rapport à la dent normale . Ne touche qu'une dent à la fois. 42. — soit sur la ligne d'arcade (fig. FIG. le plus souvent les incisives supérieures et particulièrement les incisives centrales qui sont anormalement larges. prémolaires. M. 41.

région molaire. anodontie : ces anomalies multiples par défaut sont associées : . — Transposition des deux canines supérieures (attache collée sur la 13). dent de sagesse dans la branche montante. p. 24. . 44. Etiologie : — agénésies : héréditaires . 44). 15. — La précocité ou le retard d'âge dentaire conditionnent le moment du début d'un traitement orthodontique. — Agénésies multiples. • Par défauts : agénésies. — Canine près de l'orbite. .. 25.70 Anomalies orthodontiques FIG. • Hétérotypie. . irradiations. Anomalies de situation. 43). anodontie : absence des dents. 72). — Constituent l'un des signes des grands syndromes faciaux. Cette transposition peut être complète ou partielle : incisive latérale par exemple.. ces variations peuvent être tout à fait normales. FIG. 12. à des grands syndromes pathologiques. — Définition : la transposition correspond à une inversion dans la position habituelle de deux dents. 22. agénésies multiples ou oligodontie (fig. • Inclusions (v. en situation de canine (fig. Retard d'éruption généralisée. à des causes exogènes : atteintes placentaires : rubéole. 43. au maxillaire : 18. — oligodontie. Définition : il s'agit d'une avance ou d'un retard d'éruption localisée à une dent ou affectant l'ensemble de la denture. prémolaire inférieure et quelquefois Anomalies de nombre par excès multiples. Anomalies d'éruption. 28. • Transposition. Jusqu'à un certain point.

Elle est très fréquemment associée à un retard de formation du germe symétrique. 45) . en tenant compte de l'âge dentaire du sujet. la dent homologue étant présente sur l'arcade (fig. LES AGÉNÉSIES • Définition. Signes associés : réduction des diamètres mésio-distaux de toutes les dents présentes et retard d'éruption généralisé. le plus souvent. en relation avec l'absence du germe correspondant. • Fréquence. — Radios « long cône » : confirment l'absence du germe et précisent le degré de rhizalyse de la dent temporaire. du germe de la deuxième prémolaire inférieure. d'une dent d'adulte. 8 exclues. — Une agénésic dentaire est une anomalie de nombre correspondant à l'absence d'une unité dentaire. — Il confirme la présomption d'agénésie et fait apparaître éventuellement d'autres agénésies. Examen radiologique. A'.Agénésies En outre. — Agénésies unilatérales/agénésies bilatérales. — Retard de formation par exemple. — persistance des deux dents temporaires. 71 Retard d'éruption localisée. Cette anomalie peut affecter une ou plusieurs dents. 43 évolue. — Agénésie de la 12. après sa date normale d'apparition et d'apprécier l'état des racines des dents temporaires correspondantes : élimination progressive ou non des incisives latérales supérieures temporaires par les germes des canines adultes. persistance de la 52. Le germe de la deuxième prémolaire inférieure commence sa minéralisation entre 4 et 8 ans. sans malpositions des dents voisines. après la date normale d'éruption des dents permanentes correspondantes. — Agénésies multiples. Il s'agit. FIG. -. Examen clinique : — persistance de la dent temporaire. une précocité marquée associée à un âge osseux habituel peut provoquer une dysharmonie dento-maxillaire transitoire. • Mise en évidence. 45. — Selon la race : plus fréquente chez des individus de race noire ou jaune. 15 à 20 % 3 agénésies et plus. : ne pas confondre agénésie et retard d'éruption ou de formation du germe (pour les deuxièmes prémolaires inférieures et les dents de sagesse). — permet d'éliminer l'éventualité d'une extraction préalable.4 %. être unilatérale ou bilatérale. • . Ce germe peut ne devenir radiologiquement visible que bien après 8 ans. — infraposition de la dent temporaire (deuxième molaire temporaire inférieure) . — absence de la dent d'adulte après élimination provoquée de la dent temporaire (geste iatrogène) . B. Anamnèse : — permet de constater une prédisposition familiale . Un retard d'âge dentaire important entraînera le report d'un traitement orthodontique impliquant des extractions. — Radiographie panoramique : elle permet de constater l'absence du germe. — Affecte environ 6 à 7 % d'une population de race caucasienne (dents de sagesse comprises) et 3. — L'agénésie est unilatérale dans les 3/4 des cas. à une microdontie ou à une anomalie de forme de la dent symétrique. — Selon le type facial : agénésies plus fréquentes chez les faces courtes. 30 à 35 % 2 agénésies. en cas d'agenésies bilatérales. Facteurs de variations — Selon le sexe : cette anomalie s'observe plus souvent chez les sujets de sexe féminin (3 pour 2).Pour une population présentant des agénésies : 45 % présentent 1 agénésie.

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Anomalies orthodontiques des cas. Cette caractéristique ne doit pas être négligée lors de tout traitement comportant des extractions, et particulièrement des extractions de molaires. — Récapitulation : 8 5 2 5 1 et exceptionnellement, incisive supérieure, canine, première prémolaire, première et deuxième molaires. • Étiologie. — Les agénésies touchent particulièrement les dents dites « de fin de série » (dents de sagesse, deuxièmes prémolaires, incisives latérales). L'agénésie, la microdontie, les variations de forme ou les retards de formation des germes des incisives latérales et des deuxièmes prémolaires « semblent être la traduction plus ou moins marquée d'une tendance phylogénétique (évolution des êtres vivants) à la réduction du matériel dentaire ». Cette hypothèse est contestée par les paléontologistes modernes. L'agénésie est une anomalie strictement héréditaire, qui se retrouve dans une lignée familiale. Elle constitue un matériel classique d'étude de la transmission d'un gène à caractère dominant.

— Selon les relations d'arcades. — Les classes III présentent un pourcentage d'agénésies plus important que les autres cas de la classification d'Angle, l'agénésie des incisives latérales entraînant bien souvent une réduction de la flèche du prémaxillaire. Ordre de fréquence. — Selon les auteurs, l'incisive latérale supérieure ou la deuxième prémolaire sont les dents les plus souvent absentes. Une majorité s'accorde pour noter l'absence un peu plus fréquente des deuxièmes prémolaires (40 % des cas d'agénésie). L'agénésie des incisives latérales affecte environ 1,5 à 2 % d'une population. — Classement par ordre de fréquence (8 exclues) : deuxième prémolaire inférieure, incisive latérale supérieure, deuxième prémolaire inférieure, incisive latérale inférieure, canines supérieures, incisive centrale supérieure, premières molaires inférieures, premières molaires supérieures, deuxième molaire (l'agénésie des molaires étant très exceptionnelle). Les dents de sagesse sont absentes pour 12 %

LES DENTS INCLUSES
Définition. — Une dent est « incluse » lorsqu'elle est absente sur l'arcade après sa date normale d'éruption, en tenant compte de l'âge dentaire du sujet, la dent symétrique étant en occlusion fonctionnelle. Fréquence Les dents d'adulte présentant des risques d'inclusion sont, par ordre de fréquence : les canines supérieures, les incisives centrales supérieures, les deuxièmes prémolaires inférieures, les canines inférieures et les premières molaires. Ces défauts d'éruption se retrouvent un peu plus chez les sujets de sexe féminin. L'inclusion peut être unilatérale ou bilatérale. Les canines supérieures sont plus souvent incluses que toute autre dent ; l'inclusion palatine étant trois fois plus fréquente que l'inclusion vestibulaire. Étiologie • Causes primaires : Anomalie de développement du germe dentaire : au cours de la formation de la canine, le germe doit normalement effectuer un redressement distal ; ce redressement peut être quelquefois insuffisant ou inexistant, ce qui entraîne l'inclusion (fig. 46« et b).

FIG. 46. — Redressement intra-osseux (a) insuffisant d'une canine initialement horizontale (b). La distance à parcourir entre le site de développement du germe et le niveau de l'éruption des canines supérieures est la plus longue de toutes les dents permanentes ; — Dents surnuméraires, bloquant l'éruption de la dent d'adulte (particulièrement pour les incisives centrales supérieures).

Au stade de la morphogénèse, sur une denture exempte d'anomalies orthodontiques.

Denis incluses — Retard ou absence de formation de la racine de la dent incluse (rare). Au cours de l'établissement de l'occlusion, en rapport avec des anomalies orthodontiques : dysharmonie dento-maxillaire, classe II, division 2, brachygnathie maxillaire. • Causes secondaires. •

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— ankylose : destruction du desmodonte à certains niveaux et résorption cémentaire avec envahissement osseux dans les zones résorbés ; — hypercémentose apicale ; — coudure radiculaire accentuée : deuxième prémolaire inférieure incluse... Mise en évidence Examen clinique. a) Inspection : — persistance d'une dent temporaire après sa

Traumatismes, particulièrement au niveau des incisives temporaires supérieures (15 % des cas d'inclusion d'incisive centrale supérieure) (fig. 47).

FIG. 48. — Distovcrsion des incisives latérales ou signe de Quintero : signe d'inclusion des canines supérieures, sur une radio panoramique, après 12 ans. s.p. : sac péricoronaire. FIG. 47. — Incisive centrale supérieure incluse, à la suite d'un traumatisme sur les dents temporaires -» bascule du germe vers le haut.

Extractions prématurées, provoquant une diminution du périmètre d'arcade par mésialage des secteurs latéraux : deuxièmes prémolaires inférieures incluses par exemple, après l'extraction de la deuxième molaire temporaire. . Inclusion secondaire d'une deuxième molaire temporaire, due à la poussée mésiale. Complications à incidences orthodontiques. • Au niveau des dents voisines. Résorption radiculaire d'une dent d'adulte en contact avec le sac péricoronaire de la dent incluse, particulièrement l'incisive latérale supérieure et parfois la racine palatine de la première prémolaire : • Au niveau des dents incluses : résorption coronaire et ossification secondaire ;

date normale d'élimination, la dent d'adulte symétrique étant présente sur l'arcade ; — réduction marquée du diastème au niveau de la dent incluse ; — version et rotation des dents voisines de l'inclusion : . disto-version de 12 ou 22 : canine incluse palatine sur la ligne d'arcade (fig. 48). . vestibulo-version de 12 ou 22 : canine vestibulaire, . rotation de la l rc prémolaire : canine palatine distale : b) Palpation : — voussure palatine ou vestibulaire pour une inclusion sous-gingivale ou sous-muqueuse : — absence de voussure ou de bosse canine pour une dent en inclusion haute palatine. Cet examen clinique orientera les investigations radiographiques. • Examen radiographique. — Cette recherche est sensiblement identique pour les différentes catégories

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Anomalies orthodontiques — Au maxillaire supérieur, il existe trois incidences classiques (fig. 49) : . incidence de Tridon : au niveau du rebord orbitaire externe ; le rayon principal fait un angle de 45° par rapport au plan du film et passe par l'apex des incisives, . incidence de Simpson (au niveau du frontal) : le rayon principal fait un angle de 90° par rapport au plan du film, . incidence transcrânienne (dite de sommet) : le rayon principal est dirigé suivant le grand axe des dents voisines de l'inclusion. Cette incidence peut être précisée sur téléradiographie (environ 120°). — A la mandibule : rayon incident perpendiculaire à la situation présumée de l'inclusion (incidence dite « axiale »). b) Radiographies rétro-alvéolaires, selon trois incidences (technique de Clark) : — rayon incident perpendiculaire à la position idéale de la dent incluse ; — disto-excentrique : rayon incident dirigé à 45° mésial par rapport à l'axe présumé ; — mésioexcentrique : rayon incident dirigé à 45° distal par rapport à l'axe présumé. En principe, la dent sera située en position palatine si elle se déplace dans le même sens que le cône, sur les trois clichés successifs. c) Téléradiographie de profil : elle permet de préciser l'orientation antéro-postérieure de la racine et la situation de la dent incluse par rapport au plancher du sinus maxillaire. d) Tomographie, éventuellement. En pratique, une radiographie panoramique, deux radiographies « long cône », une téléradiographie, et deux radiographies occlusales à 45° et 120" permettent de préciser la situation d'une dent incluse, sauf cas particulier. Un repérage radiographique précoce est indispensable, si l'on suspecte une inclusion. Remarque : Mise en évidence d'une ankylose (diminution ou suppression de l'interligne). Elle est très aléatoire au vu d'une radiographie, sauf à un âge tardif chez l'adulte. Au cours de l'intervention, à la percussion, la dent ankylosée donne un son clair.

de dents incluses. Elle comporte des procédés spécifiques : Dépistage : radiographie panoramique : elle permet de déceler l'inclusion et d'estimer le stade de rhizalyse de la dent temporaire. Localisation : a) Radiographies occlusales : ces clichés sont difficiles à réaliser correctement. Ils donnent des renseignements précieux sur la situation vestibulolinguale de la dent incluse et ses rapports avec les dents voisines.

Fie. 49.

FIG. 49. — Les différentes incidences d'une radiographie occiusale pour la localisation d'une canine incluse. 1. Incidence de Tridon. 2. Incidence de Simpson. 3. Incidence transcrânienne.

Dysharmonie dento-maxillaire

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LA DYSHARMONIE DENTO-MAXILLAIRE (OU D. D. M.)
Définition. — Une dysharmonie dento-maxillaire correspond à une disproportion entre les dimensions mésio-distales des dents permanentes et le périmètre des arcades alvéolaires correspondantes ; la continuité des arcades dentaires au niveau des faces proximales n'étant plus assurée. Le signe le plus manifeste est un encombrement des arcades dentaires. Il est classique de différencier D. D. M. par excès et D. D. M. par défaut. Une D. D. M. par défaut est en rapport avec des dents plus petites que la moyenne, sur un maxillaire de volume habituel ; il s'agit, le plus souvent, d'une microdontie. Localisation : — D. D. M. à localisation antérieure (incisives et canines). — D. D. M. à localisation latérale (prémolaires et premières molaires). — D. D. M. à localisation postérieure (deuxièmes et troisièmes molaires). Étio-pathogénie Certains auteurs mettent en cause l'indépendance phylogénétique et embryologique entre la denture et les maxillaires, qui permettrait de comprendre les incoordinations entre dimensions des mâchoires et dimensions des dents. La D. D. M. s'expliquerait également par un mécanisme d'hérédité croisée (petits maxillaires de la mère, grandes dents du père...), c'est-à-dire de maldonne génétique. Il semble que de très nombreuses D. D. M. soient tout simplement liées à un type familial ou ethnique. Les trois types d''encombrement. — On distingue chronologiquement trois types d'encombrement, en fonction de l'étiologie : 1. L'encombrement primaire est la conséquence d'un manque d'harmonie entre les proportions relatives des maxillaires et des dents, d'origine génétique. Cette anomalie est décelable dès la denture temporaire (absence des diastèmes de Bogue, v. p. 9). 2. L'encombrement secondaire coïncide avec l'évolution des canines et, plus tardivement, des deuxièmes molaires permanentes. Il peut être dû à la poussée mésialante ou provoqué par la perte prématurée de dents temporaires (d'origine pathologique ou iatrogène). 3. L'encombrement tertiaire est plus fréquemment observable chez les individus du sexe masculin (adolescents et jeunes adultes). Il correspond à la phase d'éruption active des troisièmes molaires et à la croissance terminale de la mandibule. Le redressement lingual des axes des incisives, en fin de maturation, constitue le troisième facteur à prendre en compte. Dans l'apparition d'un encombrement tertiaire, il semble qu'il ne faille pas négliger la poussée éruptive des dents de sagesse, même si elles ne sont pas seules en cause. Ces encombrements peuvent se cumuler les uns les autres, au cours de l'établissement de l'occlusion. Les signes d'une D. D. M. La D. D. M. peut être décelée et appréciée, au cours de l'examen clinique, sur les moulages, à la lecture des radios panoramiques et sur les téléradiographies de profil. • Signes faciaux. — Le préjudice esthétique peut être purement dentaire, c'est la conséquence de l'encombrement : malpositions incisives, canines ectopiques, rotations, linguocclusions localisées, etc., sans retentissement cutané. Il peut être dentaire et facial : la D. D. M. est associée à une biprotrusion faciale ou biproalvéolie. • Signes occlusaux :

En denture temporaire : l'absence des diastèmes de Bogue, à 5 ans, apporte de fortes présomptions en faveur de l'apparition d'un encombrement ultérieur, en denture permanente. En phase de constitution de la denture mixte : A la mandibule : a) Au niveau des incisives : — rhizalyse prématurée des incisives latérales temporaires par les incisives centrales adultes: — évolution des incisives latérales en linguo-position. C'est le premier signe annonciateur d'un encombrement incisif;

ou bien retenues entre canines permanentes et deuxièmes molaires temporaires . M. b) Au niveau des canines temporaires : les trois modalités : — type 1 : les canines temporaires persistent : encombrement incisif + + et dénudation fréquente de l'incisive centrale inférieure la plus vestibulée (fig. d) Mobilité et dénudation de la 41. b) Manifestations latérales : — vestibulocclusion localisée à une incisive centrale inférieure. 50. D. Le repère correspond au milieu interincisif supérieur. — a) D. correctement situé. si le site d'éruption était situé dans la muqueuse. FIG. — type 2 : expulsion unilatérale d'une canine temporaire : déviation du milieu. M. linguocclusion d'une ou deux incisives latérales. 50d) . 50b) . — premières prémolaires évoluant en vestibulo ou en linguoeelusion. du côté de l'élimination et encombrement incisif plus réduit (fig. avec expulsion des deux canines temporaires-pas d'encombrement incisif-diastème très fortement réduit pour les canines permanentes. avec expulsion spontanée d'une canine temporaire et déviation du milieu incisif. en infraposition ou en infra-mésio-vestibulo-position (fig. . évolution vestibulaire. M. Au maxillaire : malpositions incisives. en fonction d'un trauma provoqué par la vestibulocclusion. facettes d'abrasion sur les dents. b) D. . — type 3 : expulsion spontanée des deux canines temporaires : pas d'encombrement incisif. mobilité d'une dent inférieure en vestibuloclusion (fig. 50c). 51) avec un défaut ou un m a n q u e de gencive attachée. avec persistance des canines temporaires-encombrement incisif dénudation de la 31. 50« et d) : . inclusion vestibulaire ou palatine. 50a). — au niveau des canines permanentes : .76 Anomalies orthodontiques En denture mixte stable et en phase de constitution de la denture adolescente a) Manifestations antérieures : — au niveau des incisives : encombrement incisif. D. diastèmes réduits + + ou même supprimés p o u r les canines permanentes (fig. D. en occlusion inversée. c) D. élimination d'une ou deux canines temporaires (processus identique à celui précédemment décrit à la mandibule). dénudation accentuée d'une incisive et parfois absence de gencive attachée à ce niveau (fig. .

M. 5 3 a ) . p. FIG. encombrement incisif. rotation mésio-vestibulaire de la première molaire. FIG. — rotation des prémolaires. ce qui accentue le déficit d'espace. à la suite de l'éruption de la dent de 6 ans (fig. 52 FIG. 52) ou bien inclusion des deuxièmes prémolaires d'origine secondaire (fig. Fie. 54) : .vestibulo-topie . postérieure : entassement des germes non évolués. — a) Signes de D. extractions prématurées de 65 et 75 et mésiafisation 26 et 36. ce qui diminue l'espace disponible. .Dysharmonie dento-maxillaire 11 FIG. c) Manifestations postérieures : — Première molaire : . 61 ). M. . : — antérieure : 23 en infra-mésio. première molaire supérieure enclavée sous la deuxième molaire temporaire (ce signe n'étant pas toujours symptomatique d'une D. latérale : tracé de l'image radiologique de 25 et 35 incluses. 51.). M. 51 et 52. rhizalysè de la racine distale de la deuxième molaire temporaire ou même élimination trop précoce de cette dent. 53. — linguo ou vestibuloclusion des deuxièmes prémolaires (fig. D. 53. — b) Signes de D. distance 26 D -> FPTM réduite (v. D. D. D. M. — Signes de D. — antérieure et latérale : 34 en vestibulocclusion (le diastème est insuffisant) : 35 en linguoclusion .

par suite de l'éruption mésiale de la 26. — versions distales importantes des germes des deuxièmes et troisièmes molaires : germes des dents de sagesse + parallèles au plan d'occlusion. . — élimination tardive de certaines dents temporaires (deuxièmes molaires temporaires inférieures) provoquant un encombrement transitoire (séquence 7. téléradiographie de profil. 53b): — hauteur maxillaire postérieure fortement diminuée (racines des molaires procidentes dans le sinus). plus tardivement. associée à l'encombrement . vestibulo-position des deuxièmes molaires inférieures. peut être associée à toutes les malocclusions de la classification d'Angle. importante) . a) Evolution favorable (éventualité d'autant plus rare que l'encombrement est important) — léger encombrement transitoire qui se produit au moment de l'évolution des incisives permanentes . empreintes des dents maxillaires avec tubérosités et trigones. b) Manifestations latérales — prémolaires enclavées ou incluses. qu'elle complique. postérieure : rhizalyse précoce de la racine distale de la 65. D. D. . a) Manifestations antérieures : — sur la téléradiographie : en denture mixte précoce : image du germe de la canine situé près de la corticale symphysaire externe (D. b) Évolution défavorable : encombrement secondaire. 48a). M. Ils constituent les signes qualitatifs d'un encombrement postérieur : — espace réduit pour l'évolution des deuxièmes . grâce à l'étude des signes cliniques et radiographiques (v. — Signe de D. puis tertiaire. la recherche de Pédologie primaire. — La D. comporte plusieurs étapes : a) L'estimation qualitative. p. D. 75). distoversion des incisives latérales supérieures (fig. c) Manifestations postérieures. 54.78 Anomalies orthodontiques et troisièmes molaires. secondaire. M. . — disto ou mésioversion des germes des deuxièmes prémolaires inférieures. — sur la radio panoramique : axe des germes des canines permanentes fortement mésioversés. — âge dentaire normal et âge osseux retardé . b) L'estimation quantitative s'effectue classiquement à la mandibule. M. deuxième molaire inférieure enclavée sous le bombé distal de la première molaire . D. C'est la mesure du déficit d'espace ou indice de Nance. • Documents nécessaires : examen clinique complet. • Signes téléradiographiques. • Anomalies associées. — superposition des images des germes des molaires non évoluées et des premières molaires permanentes (entassement des germes) (fig. vestibulo-version de la deuxième molaire supérieure. sur les téléradiographies. Cette estimation ne prend en compte que les secteurs antérieurs et latéraux : — Deuxième molaire : . Évolution. radiographies long cône des prémolaires et canines inférieures ou téléradiographies à 45". Analyse d'une dysharmonie dento-maxillaire actuelle (ou « apparente ») Définition : La dysharmonie dento-maxillaire actuelle (ou « apparente ») correspond à l'encombrement antérieur et latéral visible et mesurable au moment de l'examen clinique. en tenant compte de l'âge osseux . — Ces signes sont particulièrement importants et simples à observer. — Troisième molaire : inclusion des dents de sagesse. vestibulo-version des incisives. • Méthodologie : l'analyse d'une D. M. FIG. ce qui détermine des contacts entre les cuspides primaires des deuxièmes molaires supérieures et inférieures. tertiaire. 5). etc. avec diastèmes réduits .

) : (Tngervall et coll. D. à l'arcade inférieure.MESURE DE L'ESPACE DISPONIBLE (E. = Z/diamètres mésio-distaux C + PM mandibulaires adultes — Z/diamètres mésio-distaux C + Molaires temporaires. Ce fil est rendu rectiligne et mesuré. disposé au niveau des points définissant le périmètre d'arcade (fig. apparente») .) doit être soustrait de l'espace disponible.1 8.7 21. c) Occ/usales : Sadam dû à des prematurités. une faible D. B. Si aucune précaution particulière n'est prise (par exemple. M.1 19.3 8.2 6. même pour un opérateur entraîné. M. elle correspond à l'encombrement antérieur et latéral mesuré au moment de l'examen. M.1 20.3 20. M.9 20. N. Cette mesure doit être répétée au maxillaire. sans traitement). 4] 21. : Ces mesures comportent un pourcentage d'erreur important.). D. . mesure des largeurs M. D.3 21. 4~] 7. mesure des largeurs mésio-distales des germes des prémolaires et canines droites et gauches.1 23.).7 23. à l'aide de radiographies long cône ou d'une radiographie occlusale à 90° par rapport au plan d'occlusion en cas de rotation : . b) Parodontales : — difficulté d'élimination de la plaque dentaire .MESURE DE L'ESPACE NÉCESSAIRE (E.7 6..6 6. n'a guère de conséquences sur la pérennité à long terme.5 3~| + 4/ + 5~] • 23.3 22. abrasions prématurées. Espace de dérive mésiale : aux deux hémi-arcades : E. b) En denture adulte : somme des diamètres mésiodistaux des 10 dents antérieures aux premières molaires.9 M.0 6. caries à certains niveaux (dents enclavées).5 19.L a largeur de la première prémolaire inférieure est mesurée sur radiographie « long cône » ou sur moulage.5 21. pied à coulisse orthodontique. D.9 .6 7. Comparer avec la distance 6~| M -> 2~| D (courbe d'arcade): (déduire l'espace de dérive mésiale).9 3~] + 4~] + 5] M. si le parodonte est sain. a) En denture mixte : à la mandibule : . D.3 23.9 22. l'espace de dérive mésiale (E. PRÉDICTION DE L'ESPACE NÉCESSAIRE pour 3. des facettes d'abrasion se produisant sur les dents en malposition. D.2 8.4 8. sans discrimination.8 7.9 8. des incisives et des premières molaires : la différence entre Yespace nécessaire et Yespace disponible constitue la D.1 22. Loutefois. 4~| 3] + 4 ] + 5~| 6. 5 laiton.4 6.5 22.1 19. si l'on attend l'évolution des dents permanentes.9 24. D.0 7.! 7.7 20. 4. D.) : fil de 79 évaluation est trop peu fiable pour servir de base à une prédiction. D.5 20. — dent ectopique vestibulaire : manque ou absence de gencive attachée .3 6. N. on en déduit la largeur totale des prémolaires et canines.3 19.5 23.7 22.Dysharmonie dento-maxillaire — instrumentation : fil de laiton au 5/10. D.7 19. Conséquences à long ternie d'une D. M.7 7. pour des sujets prédisposés. — toute dent trop vestibulée par rapport à la ligne d'arcade risque de présenter une dénudation ou une déhiscence ultérieure . de la denture.1 6. en denture mixte. grâce à la table ci-apres. premières prémolaires en linguocclusion totale.1 21.3 7.5 6.5 7. 2) à partir des faces mésiales des premières molaires permanentes. . M.0 8. D.4 7.2 7. M. à tel point que certains auteurs estiment que cette Largeur Largeur _ M. papier millimétré : — méthodologie : comparer la mesure du périmètre d'arcade actuel (espace disponible : E.. N. — proximités radiculaires au niveau des incisives inférieures ou à' d'autres niveaux. actuelle (dite «D.) et la somme des diamètres mésio-distaux des dents permanentes correspondantes (évoluées et non évoluées) : (espace nécessaire : E.8 6. d) Psychologiques : un encombrement antérieur et supérieur important peut inciter le sujet à ne pas découvrir sa denture au cours du sourire. . D. a) Dentaires : inclusion. D. Peut-être faut-il réévaluer le traitement systématique de toutes les D.

• Rapport des dents antérieures (6 dents) : diamètre M.80 Anomalies orthodontiques LA DYSHARMONIE DENTO-DENTAIRE (D.5 h) Si le rapport est < à 77. mancl.0 40. correspond à un excès relative largeur du périmètre antérieur mandibulaire. des 6 dents maxillaires (mm) = en moyenne : 77. D. • Rapport dés dents postérieures moyenne = 91. 55f).5 55. mancl 40.9 36. la D. D. des dents supérieures et inférieures permet d'évaluer l'harmonie ou la dysharmonie dimensionnelle entre les 2 arcades dentaires. 6 DENTS 6 DENTS 6 DFNTS 6 DENTS inox.0 41.2 ina. D.0 30.3 mm + 0.8 33.0 40. D. associée ou de face courte. M = 60" .7 35.1 42.2 %. Ce rapport s'analyse au niveau de l'ensemble des arcades et aux secteurs antérieurs incisivo-canins.5 41.0 32. c) Signes téléradiographiques (fig. (12 dents) LES ANOMALIES ALVEOLAIRES LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES DU SENS SAGITTAL LA PROALVÉOLIE sans exagération du sillon labiomentonnier. D. S.4 max.2 + 0. — l'angle déterminé par le grand axe des incisives supérieures avec le plan d'occlusion est augmenté. 52. D. par appui des incisives supérieures sur la lèvre inférieure.5 46.0 34.0 39. correspond à un excès relatif de largeur du périmètre antérieur maxillaire. Cette dernière estimation est la plus utilisée. D. Cette anomalie se manifeste par un recouvrement incisif et un surplomb augmentés. uni ou bimaxillaire (biproalvéolie avec biprochéilie) (fig.1 37. en cas de D.6 47. — angle interincisif diminué.3 max.) (Analyse de BOLTON) La mesure du rapport entre les dimensions M. soit par un encombrement incisif inférieur.5 49.0 54.0 46. mancl. l'angle positif entre la face vestibulaire des incisives supérieures et le plan facial cutané est augmenté (M = parallèle au plan). Mesure réelle 6 dents mandibulaires .5 50.5 35. Formes cliniques : symétrique ou asymétrique. D. Anomalies associées : cette anomalie peut être isolée (d'origine fonctionnelle) ou associée à d'autres ano- Définition : anomalie alvéolaire du sens antéropostérieur.2 38.5 51. absence de diastème incisif. ± 1.1 35. localisée aux incisives.0 44.22 (D.5 40.x.26.0 48. soit par des diastèmes interincisifs supérieurs.0 52.4 37. D. 48.4 34.0 45.3 31. b) Signes oeclusaux : diastèmes interincisifs plus ou moins prononcés.2 % : la D. La proalvéolie supérieure. si les incisives inférieures sont en position normale. Mesure réelle 6 dents maxillaires — Mesure « idéale » 6 dents maxillaires = excès de longueur de l'arcade maxillaire. M. mancl. 55«) : — la convexité est augmentée (le point A est déplacé vers l'avant) .3 41.4 32.0 37.8 38. et caractérisée par une inclinaison vestibulaire exagérée des incisives supérieures ou inférieures.5 54. Mise en évidence : a) Signes faciaux : prochéilie supérieure avec ou .5 53.7 32.7 42. des 6 dents mandibulaires (mm) x 100 diamètre M.0 42.6 39.9 31.9 41. D.0 50. Cette anomalie se manifeste.5 43. 44.5 45.0 53.Mesure « idéale » 6 dents mandibulaires = excès de longueur de l'arcade mandibulaire (en fonction de l'arcade supérieure).0 49.1 40.5 42.0 34.65) a) Si le rapport est > à 77.

. — a) Proaliéolie supérieure arec retroalvéolie inférieure : 1 -> A . 55. 55.Anomalies alvéolaires 81 F[G.Pog = + 8 mm 1 -> A — Pog = — 3 mm Axe T A . — b) Proaliéolie inférieure. relations de classe I molaire et occlusion antérieure inversée.Pos = 13° Fie.

v. La rétroalvéolie supérieure. lèvres inférieures atoniques. — anomalie associée : brachygnathie maxillaire (v. Mise en évidence : — signes faciaux : rétrochéilie supérieure : — signes occlusaux : encombrement incisif supérieur et occlusion inversée au niveau antérieur. amygdales hypertrophiques. Étiologie : fonctionnelle (parafonctions p.Pog = 36". Étiologie : — la rétroalvéolie inférieure est souvent la conséquence d'une proalvéolie supérieure. Les incisives sont situées très en avant par rapport à la ligne A — Pog et versées en direction vestibulaire : 1 -» A . classe II. division 2). malies alvéolaires (béance antérieure ou supraclusion) ou basales. La rétroalvéolie inférieure (fig.Pog = + 4. — signes téléradiographiques : linguo-version des incisives inférieures.5 mm. 55a). l'appui labial inférieur étant excessif. systématiquement associée à une supraclusion) (v. . Axe 1 A . 55b). p. malocclusion de la classe III. p. Elle se retrouve dans les cas de classe I et II. Définition : anomalie alvéolaire du sens antéropostérieur. 55.Pog = + 8 mm. Étiologie : langue basse et protrusive. — c) Biproalvéolie avec biprochéilie. classe I molaire et canine .82 Anomalies orthodontiques Anomalies associées : supraclusion incisive. classe II. FIG. T -^_A . Étiologie : — tonicité labiale supérieure augmentée avec lèvre supérieure fine . Formes cliniques : uni ou bimaxillaire (birétroalvéolie. — cicatrices ou brûlures labiales. Mise en évidence : — signes faciaux : rétrochéilie inférieure . 85) ou basale (croissance horizontale). Anomalie associée : proalvéolie supérieure. division 1. — signes occlusaux : encombrement incisif inférieur . 98. C'est une anomalie très rarement isolée. 97. — signes téléradiographiques : angle facial normal et vestibulo-version des incisives inférieures. 107). axe incisif supérieur linguo-versé . — signes occlusaux : diastèmes interincisifs avec occlusion inversée au niveau antérieur et classe I molaire . — signes téléradiographiques : convexité diminuée. Conséquences à long terme . localisée aux incisives et caractérisée par une linguo-version des incisives supérieures ou inférieures. division 1 d'Angle. p. — succion de la lèvre inférieure ou frein lingual court. Mise en évidence : — signes faciaux : prochéilie inférieure . LA RÉTROALVÉOLIE La proalvéolie inférieure (fig.

75) . division 2 d'une façon systématique..Anomalies alvéolaires 83 LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES DU SENS VERTICAL SUPRACLUSION — si l'anomalie est d'origine basale. . a) Contacts cingulaires. avec un sillon labio-mentonnier accentué dû à l'appui des incisives supérieures (fig. 35). dès la denture temporaire. sans habitudes déformantes. au niveau des quatre incisives ou du secteur incisivo-canin. SIGNES FACIAUX : — recouvrement incisif excessif (+ de 3 mm): — les bords libres des incisives inférieures. 76b). si Fio. Cette anomalie peut être isolée (alvéolaire) ou associée à une croissance horizontale (face courte. Étiologie : c'est une anomalie d'origine primaire (héréditaire). plus basses que le plan d'occlusion maxillaire. 56c/) . 111). contact avec la gencive vestibulaire des incisives inférieures (classe II. En denture adulte.5 mm) . à un type de croissance plutôt horizontal . diminuée (p. bien que cette constatation ne soit pas la règle (fig. en I. 56a) ou birétroalvéolie associées (fig. division 2). même potentiel. — l'occlusion labiale est habituelle . avec ou sans inversion de la courbe de Spee au maxillaire. FMA diminué. dans les classes II. b) Cause basale : développement vertical inférieur à la moyenne de l'os alvéolaire postérieur. le bord libre des incisives supérieures est parfois trop bas par rapport au stomion (M = 2. SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : — forme alvéolaire : biproalvéolie (fig. circulaires. 56. il n'existe pas de courbe de Spee (fig. — on constate parfois une éversion de la lèvre inférieure vers le bas. — A la mandibule : localisation au niveau des quatre incisives ou du secteur incisivo-canin. division 2. par excès maxillaire (v. 56. — Les différentes formes de supruclusion. ___z=^forme basale : H. — en cas de linguo-version associée des incisives supérieures. — La supraclusion est observable dans toutes les classes d'Angle. et dans certaines classes III. division 2) (fig. particulièrement dans les classes IL division 1. p. 56/?) . 5a). — peu ou pas de retentissement esthétique . comme on l'a vu. b) Conséquences défavorables : — abrasion prématurée des incisives inférieures (lors des mouvements d'ouverture) : — vcstibulo-version des incisives supérieures. SIGNES OCCLUSAUX : Définition : anomalie alvéolo-dentaire du sens vertical. 56d et 67c et d). C. on peut constater une supraclusion avec ou sans exagération de la courbe de Spee à la mandibule. de type « face courte ». a) Cause dentaire : — dysharmonie dento-dentaire. E. anomalie basale). — Au maxillaire : localisation au niveau des deux incisives centrales. division 2) (fig. 56a et c) ou avec la muqueuse palatine (cas sévères) (fig. M. en cas de supraclusion accentuée. à condition que les rapports dento-dentaires soient stables » (Dawson). — En denture mixte. Formes cliniques : anomalie le plus souvent symétrique. peuvent rentrer en contact avec les cingulums des incisives supérieures (fig. l'étage inférieur de la face paraît diminué (fig. axe Y diminué. Anomalies associées. uni ou bimaxillaire. — Les différentes formes de supraclusion. — si la supraclusion est d'origine maxillaire. a b c d Conséquences à long terme : a) « Une supraclusion profonde n'est pas un facteur de trouble. b) Contacts des incisives inférieures avec la muqueuse palatine. — augmentation anormale de l'angulation coronoradiculaire des incisives supérieures (classe II. 40a). 1. d) Lésions vestibulaires. localisée au secteur alvéolaire antérieur et caractérisée par un recouvrement incisif excessif (plus de 3 mm). Mise en évidence : la supraclusion peut être décelée. Supraclusion et courbe de Spee. 35) . associé. c) Supraclusion provoquée par la linguoversion des incisives supérieures (cas de classe II. dans un cas de classe II.

— cas extrêmes : lésions palatines . 56b) . Le suçage du pouce est constamment associé à une déglutition atypique. avec succion. La béance fonctionnelle (étiologie secondaire) : l'infraclusion antérieure n'est pas associée à une anomalie majeure des bases squelettiques dans le sens vertical (fig. : une proalvéolie supérieure provoquée par le suçage du pouce peut masquer une supraclusion constitutionnelle qui apparaîtra après abandon de l'habitude déformante ou après correction de la vestibulo-version supérieure (fig. guide incisif perturbé. FlG. accompagnée. — déplacement distal du condyle (Bench). — dans les cas de classe U. caractérisée par un type de face excessivement longue et une béance labiale (fig. Formes cliniques : l'infraclusion affecte la zone alvéolo-dentaire antérieure. INFRACLUSION (OU BÉANCE ANTÉRIEURE ANTÉRIEURE) Définition : l'infraclusion antérieure est une anomalie du sens vertical. Cette habitude peut persister après abandon de la succion digitale. le sourire paraît édenté. 75). b) Signes occlusaux : — en intercuspidie maximale : on constate une absence de recouvrement incisif plus ou moins marquée. un proglissement plus ou moins marqué . d) Troubles de la phonation : très inconstants. La béance peut être symétrique ou asymétrique et incorporer ou non les canines. au niveau des incisives inférieures . 57). proalvéolie secondaire chez l'adulte . présentent en outre. division 2 sévères : lésions palatines et vestibulaires. volume important ( + héréditaire) : — déglutition primaire avec interposition linguale. localisée au secteur alvéolodentaire antérieur. — fonction occlusale : de nombreux cas d'infraclusion. ne rentrent pas dans le cadre de ce chapitre (fig. la béance est antérieure et latérale. défauts d'articulation des consonnes. 58). Les dysfonctions et les parafonctions en constituent l'étiologie la plus fréquente : a) Habitudes déformantes : succion digitale. Dans les cas extrêmes. B. Ces anomalies basales gravissimes. selon l'importance de l'anomalie. et caractérisée par une insuffisance ou une absence de recouvrement incisif. au niveau des prémolaires et même des premières molaires. — reconstitution prothétique d'incisive supérieure fracturée plus difficile . L'étiologie permet. 123a). b) Forme ou fonction linguale atypique : — situation habituelle antérieure. 57. au maxillaire. Mise en évidence : a) Signes faciaux : il existe assez fréquemment une béance labiale associée ou quelquefois une absence de signes faciaux. Le préjudice esthétique est important au niveau dentaire : si la longueur de la lèvre supérieure est normale. par ailleurs. N. c) Signes téléradiographiques : si l'anomalie est . le plus souvent. 55a). le contact du bord libre des incisives inférieures est juxta-cingulaire-lésions parodontales ultérieures au niveau des incisives supérieures (fig. liés à des problèmes de situation et de fonction linguale atypique. à la mandibule ou aux deux maxillaires à la fois. d'une proalvéolie uni ou bimaxillaire (fig. aspiration de la lèvre inférieure. de différencier deux types très distincts de béance antérieure. liée à une faible tonicité labiale. tic de mordillement d'un linge. La béance squelettique (étiologie primaire) : l'infraclusion antérieure est associée à une anomalie sévère des bases squelettiques dans le sens vertical. ce trouble de l'occlusion étant souvent associé à des formes cuspidiennes assez plates.84 Anomalies orthodontiques c) Troubles de la ventilation nasale : abaissement et situation avancée de la langue nécessites par une ventilation buccale (fig. La tonicité labiale est plus faible que la moyenne. 60/?). — Béance antérieure et latérale. On peut également utiliser le terme de « béance antérieure ». mais plutôt rares.

l'infraclusio'n s'accompagne d'un tableau sévère. d) Anomalies associées : l'infraclusion antérieure peut être associée à toutes les malocclusions de la classification d'Angle {sauf la classe II. Si l'anomalie est d'origine primaire. 59. — Béance latérale . contacts occlusaux au niveau des deuxièmes molaires. LES PARAFONCTIONS Leur rôle. + + ) . au niveau des dents cuspidées. •b) Infraclusion ou béance antérieure. dans l'apparition des anomalies alvéolaires antérieures et des anomalies du sens transversal est essentiel. • La déglutition primaire. — a) Bout à bout incisif (insuffisance de recouvrement incisif). en raison de l'absence de guide antérieur Définition : absence de contacts dentaires en I.3 % des enfants présentent une déglutition pri- . C. ou infantile. division 2) qu'elle aggrave considérablement. 58. 59) . FIG. arec proalvéolie supérieure (absence de recouvrement incisif). — interposition linguale latérale au repos et au cours des fonctions. Fréquence (d'après Bouvet) : entre 4 et 6 ans. C. la transition au stade adulte ne s'efTectuant pas. d'excès de croissance verticale avec un étage inférieur très augmenté et des signes de rotation postérieure très marqués (fig.Dysfonctions. FIG. M. premières ou deuxièmes molaires exclues et contacts incisifs.— Synonymes : déglutition atypique. C. ou de type intermédiaire. au niveau des molaires temporaires cuspidées (« réinclusion » de ces dents) . Fréquence : anomalie de très faible fréquence. LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES LATÉRALES OU BÉANCE LATÉRALE L'INFRACLUSION (fig. Définition : la déglutition primaire ou atypique correspond à une interruption dans la maturation de la déglutition du nourrisson. purement fonctionnelle. et I. la croissance est de type habituel : c'est une anomalie purement alvéolaire caractérisée par une béance antérieure et une version vestibulaire des incisives. Conséquences à long terme : a) La stabilité peut être acceptable si la protection canine est assurée. 51. aucune augmentation de l'étage inférieur de la face n'est perceptible. ou archaïque. M. — Sadam plus fréquemment observable que la moyenne. Étiologie : —^ absence de formation d'os alvéolaire. b) Conséquences défavorables : — lésions parodontales au niveau des dents non fonctionnelles . — reconstitutions prothétiques très difficiles. LES DYSFONCTIONS. Para)'onctions 85 et de protection canine. 15b).0 û. la langue est volumineuse et large. — mobilités dentaires dues à une pression linguale excessive . et d'un proglissement habituel (décalage entre R.

Millier). Ventilation buccale (orifices narinaires réduits. c) Signes radiologiques : — image d'encombrement pharyngé. 60.86 Anomalies orthodontiques des masséters et des faisceaux antérieurs des temporaux révèle une absence de contraction. — l'oreiller est humide. Signes cliniques de la déglutition primaire : — au cours de la phonation. le matin. face longue. 60(7). présentent encore une déglutition atypique. petit nez avec orifices narinaires de dimension réduite et orientes vers le haut et vers l'avant. — examen de la déglutition proprement dite : faire prendre à l'enfant un nutriment liquide. un appui sur les incisives supérieures et inférieures (biproalvéolie). — suçage de deux doigts : la paume de la main est dirigée vers l'extérieur. Interrogatoire : — suçage digital (ou labial) associé : — têtage de la langue. un appui incisif supérieur (parfois arcades serrées). au cours du sommeil. d) Attitude posturale : la tète est située en avant par rapport à la colonne vertébrale. en cas d'obstruction moyenne : — signes de rotation postérieure et béance antérieure (fig. 30 "„ des individus. Les arcades n'entrent pas en contact au cours du premier temps de la déglutition. d'après Cauhépc. en cas de déglutition primaire. ce mode de succion exerçant des pressions importantes . Au cours du premier temps de la déglutition. entre 7 et 12 ans : 40 °0 . a) Signes cliniques : face étroite. Palpation des muscles masticateurs : la palpation suçage de deux doigts : index et médius. associé au têtage et à la macération d'un linge. pommettes effacées. b) Examen endo-buccal : placer les deux index au niveau des commissures labiales : les doigts sont fréquemment chassés par une forte contraction labiale. la langue s'interpose entre les arcades. ou en période de repos. entre 12 et 14 ans : 38. les tics de mordillcment de la lèvre inférieure et de la lèvre supérieure. b) Interrogatoire : ronflements nocturnes et rhinopharyngites fréquentes. Ses conséquences. forte contraction apparente des lèvres et parfois contraction de la houppe du menton (aspect « en peau d'orange »). FlG. Le muscle lingual peut prendre différents appuis : un étalement total antérieur et latéral. Le suçage digital : le suçage des doigts chez l'enfant présente plusieurs variantes. la langue s'interpose entre les arcades . • La ventilation buccale pathologique. • Les parafonctions. — suçage de plusieurs doigts . — suçage du pouce ou d'autres doigts. dont le suçage du pouce est l'aspect le plus habituel. Dépression linguale médiane avec langue en situation basse et antérieure habituelle. soit antérieurement et latéralement. mucosités abondantes (fig. habitude qui paraît également très déformante (H. a) Examen exo-buccal : examen du visage au cours de la fonction : forte grimace de succion due au muscle buccinateur. la main à l'endroit . Chez l'adulte. allergies. lèvres non jointes): endognathie maxillaire.8 %. 60/) ) : — déviation de la cloison (incidence de face). — Les parafonctions comportent : le suçage digital (pouce ou autre doigt) : le têtage d'un linge. le bruxisme. LES VARIANTES : maire . perceptible à l'audition . — a) Insuffisance de développement des voies aériennes supérieures. soit antérieurement. un appui incisif inférieur (tendance de la classe III). .

Il serait toutefois plus logique de dire. c) De 6 à 12 ans : au cours de cette période.Dysfonctions. a) Petite enfance : le suçage du pouce pendant les deux premières années de la vie représente un modèle de comportement normal. au coucher ou en cas de fatigue. — b) Obstruction des raies aériennes moyennes. il est le plus souvent d'origine émotionnelle et les causes de son apparition doivent être analysées. le suçage du pouce. Il sert surtout cY inducteur à la tétée (de la langue) » (Gudin). cependant il n'existe pas de corrélation significative entre l'alimentation au biberon et le suçage des doigts. . Il faut en informer la famille et la déculpabiliser. avant 4 mois. En revanche. est une habitude normale de la petite enfance. que « si le doigt intervient. Si tout se passe bien la succion disparaît progressivement vers 1 an 1/22 ans. déclenche le suçage du pouce. la persistance de la succion est un signe d'immaturité et/ou d'un comportement émotif. On constate un pic de succion vers 4 mois. — Le suçage du pouce ou des doigts est pratiquement inexistant chez les populations primitives. Para/onctions 87 FIG. b) Age pré-scolaire : 2 à 5 ans : faisant suite à la succion digitale du très jeune enfant. Il correspond au réflexe de préhension labiale déclenché par le passage de n'importe quel objet au voisinage des lèvres du nourrisson et au plaisir oral déclenché par la succion. PATHOGÉNIE. si le suçage du pouce apparaît à cet âge. un sevrage brutal qui fait passer l'enfant d'une alimentation liquide à une alimentation solide. STADES DE DÉVELOPPEMENT ET SUÇAGE DU POUCE : Le suçage du pouce dure environ 2 h par 24 h avec des séquences de quelques minutes. il favorise la succion. 60. L'enfant a besoin d'être protégé et de ressentir une impression de sécu- c'est en fonction des stades de développement affectif et de l'âge auquel se pose le problème que doit être situé le suçage du pouce ou d'autres doigts. Son rôle est mineur dans le mécanisme lésionnel. Amygdales (a) et végétations (v) hypertrophiques -» béance antérieure fonctionnelle. En revanche.

N. — Tous les suceurs de rite. 6b). Le suçage du pouce n'a. A ces anomalies morphologiques. en fait. associée à un encombrement incisif maxillaire. il est essentiel de découvrir si l'habitude « tourne à vide ». d'une confusion avec la dysharmonie dentomaxillaire. 11 s'agit donc d'une dysharmonie maxillo-mandibulaire dans le sens transversal. par exemple.pas ou peu d'effet sur les relations d'arcades des secteurs latéraux. Si l'habitude déformante disparaît avant 6 ans. de la fréquence et de l'intensité de la succion. alvéolaire ou basale. Rappel morphologique : les cuspides V et L des dents maxillaires sont alignées selon une courbe à concavité supérieure dite courbe de compensation ou courbe de Wilson (fig. 55a). il existe des signes associés : énurésie.88 Anomalies orthodontiques EFFETS SUR LA DENTURE. au cours de l'anamnèse. etc. — L'endognathie maxillaire correspond à une insuffisance de développement transversal du maxillaire caractérisée par une inclinaison normale des molaires et prémolaires. Toutefois. sommeil agité. l'expansion bimaxillaire. sauf succion de fréquence très anormale. dans les cas à prédominance alvéolaire. la latérodéviation. Quelles sont les anomalies orthodontiques causées par la succion du pouce ? — Au maxillaire : béance antérieure ou/et proalvéolie. Les interdictions ou les remontrances parentales renforcent l'habitude déformante et la valorisent. 60 % des cas montrent une correction spontanée des anomalies provoquées par le pouce. : l'endognathie bimaxillaire est une entité clinique créée de toutes pièces pour les besoins d'une thérapeutique. La profondeur de la voûte palatine ne présente pas de corrélation avec la succion du pouce. sans signification particulière. au maxillaire : Vendoahéolie et Vendognathie maxillaire. 11 s'agit. on peut retrouver une « base constitutionnelle héréditaire » à un comportement oral de ce type. Endoalvéolie et endognathie maxillaire ont comme conséquence une linguocclusion de l'un ou des deux secteurs latéraux. qui n'évoquerait pas de troubles particuliers de comportement. fait apparaître. B. La malocclusion peut être symétrique ou asymétrique. Une hospitalisation prolongée ou certaines privations affectives graves déclenchent également le suçage du pouce avec une intensité telle. anomalie cinétique. béance asymétrique. Dès lors. ou si elle est le signe d'un comportement psychologique perturbé. Le désir inconscient de rester au stade de la petite enfance déclenché. Définitions : — L'endoalvéolie maxillaire est une anomalie morphologique du sens transversal caractérisée par une inclinaison linguale de l'un ou des deux secteurs latéraux maxillaires. la linguocclusion bilatérale avec encombrement incisif maxillaire est le signe le plus généralement en faveur d'une endognathie maxillaire. difficultés scolaires. dans les cas à prédominance basale. . il n'existe aucune norme d'usage courant permettant d'affirmer avec certitude l'un ou l'autre diagnostic (sauf peutêtre l'incidence radiographique de Bouvet). Tout dépend de la durée. accentue ou réactive la succion. pouce ou de doigts ne développent pas de malocclusion. par la naissance d'un petit frère. peut s'adjoindre une anomalie cinétique. Dans d'autres cas. — A la mandibule : rétroalvéolie inférieure due à l'appui sur les incisives inférieures (fig. Il est difficile de différencier une endoalvéolie ou une endognathie maxillaire symétrique . l'inclinaison linguale des dents postérieures étant plus accentuée. qu'elle peut être le signe d'une grave perturbation psychologique. Ces anomalies morphologiques sont fréquemment associées à une latérodéviation. LES ANOMALIES DU SENS TRANSVERSAL Définition : ces anomalies correspondent à des troubles de l'occlusion dans le sens vestibulolingual au niveau des secteurs latéraux. Elles n'affectent que le maxillaire ou la mandibule. Une telle disposition est due à l'inclinaison axiale des dents. Les anomalies du sens transversal. En conclusion.

de la relation centrée jusqu'à Vintercuspidie maximale. Non-coïncidence des milieux en I. b) En denture mixte : — Arcades séparées : défaut d'abrasion des canines de lait et des cuspides linguales supérieures et vestibulaires inférieures des dents temporaires. : — non-concordance des milieux incisifs (fig. C. déviation du menton d'un côté. — avec linguocclusion bilatérale. 616) (s'il n'existe pas d'autres anomalies). b) Endoalveolie asymétrique avec linguocclusion unilatérale. M. C. de face. . M. M. sans latérodéviation. 61. — Examen de l'occlusion : signe pathognomonique : en position de repos. pour certains. Cette anomalie est très fréquente. la latérodéviation est de règle . les milieux incisifs supérieur et inférieur coïncident (fig. On observe une déviation du milieu inférieur au cours du chemin de fermeture. entre 1 et 5 ans. et latérodéviation. Mise en évidence : 1° SIGNES FACIAUX : à l'examen de face. . b) Coïncidence des milieux en relation centrée. a) En denture temporaire : l'occlusion croisée FIG. déviation du milieu inférieur vers la gauche. — Examen endo-buccal. • Formes cliniques : a) Endoalveolie symétrique : — avec linguocclusion unilatérale. au niveau du secteur inversé. par une asymétrie de la base du crâne influençant la croissance du maxillaire. M. en /. a) Endoalveolie maxillaire symétrique avec latérodéviation : déviation du menton à gauche. si l'on demande à l'enfant de serrer ses dents (fig. sans latérodéviation. • Endoalveolie symétrique avec linguocclusion unilatérale en I. qui s'expliquerait. 2° SIGNES OCCLUSAUX : 89 unilatérale peut s'observer après le suçage du pouce. — on peut également observer une occlusion de classe II d'un côté. sauf cas exceptionnel. C. 61c) .Anomalies du sens transversal L'endoalvéolie maxillaire. 61a). L'arcade mandibulaire est normale. Elle est parfois transitoire. C. Examen de l'occlusion en I. dont l'étendue doit être précisée . — linguocclusion unilatérale du côté dévié.

C. Dans d'autres cas plus rares. • Anomalies associées : l'endoalveolie peut être isolée. Examen des fonctions : déglutition atypique. 63. 62. l'anomalie cinétique peut se transformer. ou associée à d'autres anomalies. FIG. encombrement pharyngé. • Endoalvéolie asymétrique avec linguocclusion unilatérale : il s'agit d'un développement asymé- En denture temporaire : l'occlusion croisée bilatérale est un signe d'endognathie maxillaire. à un Sadam. En denture mixte : a) Arcades séparées : encombrement incisif maxillaire important . et en I. après la croissance. les deux arcades étant coordonnées dans le sens transversal. M. . 21 en I. en une anomalie morphologique asymétrique et devenir. milieu supérieur dévié à droite (11 incluse). 11. .). Cette anomalie est beaucoup plus raie. Il est difficile de différencier cette anomalie d'une endognathie maxillaire vraie. et situation basse de la langue en posture habituelle . — arcade maxillaire : la voûte palatine est symé- FIG.90 Anomalies orthodontiques trique du maxillaire supérieur sans troubles cinétiques de l'occlusion. arcades non serrées. avec ou sans latérodéviation. La mandibule est normale (fig. 62) . C. linguoelusion unilatérale droite. Mise en évidence : — examen des arcades séparées : asymétrie de la forme de l'arcade maxillaire objectivée par l'étude du moulage supérieur et de la voûte palatine. pas de latérodéviation. de ce fait. Il n'existe pas de latérodéviation. C. Diagnostic différentiel : latéroglissement dû à des prématurités occlusales. On la retrou\c dans toutes malocclusions de la classification d'Angle. dans les cas d'agénésie unilatérale d'incisives latérales supérieures et les fentes labio-maxillaires unilatérales. une latérognathie (v. p. Étiologie : situation basse de la langue et déglutition atypique. 92). — absence d'abrasion des canines de lait et des cuspides d'appui droites et gauches des dents temporaires . M. — examen de l'occlusion : les milieux coïncident en R. avec linguoelusion 12. cliché axial : cette incidence permet d'objectiver la symétrie de la mandibule et quelquefois l'asymétrie de la forme crânienne (plagiocéphalie). • Endoalvéolie maxillaire avec linguocclusion bilatérale : l'encombrement incisif maxillaire est minime. L'endognathie maxillaire symétrique avec linguocclusion bilatérale Mise en évidence : 1° SIGNES OCCLUSAUX 3° SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : de profil : aucun trouble décelable . — Endoalvéolie maxillaire asymétrique : la voûte palatine droite est réduite en largeur . Conséquences à long ternie : la latérodéviation par endoalvéolie maxillaire provoque des facettes d'abrasion atypiques au niveau des dents permanentes et conduit souvent à des contacts non travaillants ou sur-un terrain prédisposé. Elle nécessite donc un traitement précoce.Endognathie maxillaire avec linguoelusion bilatérale (proglissement associé.

C. « à condition que les mouvements de propulsion et de latéralité puissent s'accomplir normalement » (J. associée. a) Vue antéro-postérieure. C'est une éventualité beaucoup plus rare. Philippe). 86). Le signe majeur est une vestibuloclusion exagérée des secteurs latéraux maxillaires ou même une inocclusion totale dans les cas graves (fig. Forme clinique. on n'observe pas de modifications. p. 2° EXAMEN DES EONCTIONS : 91 ment équilibrée du point de vue occlusal et ne pas nécessiter de traitement orthodontique. Conséquences à long terme : une endognathie maxillaire bilatérale chez l'adulte peut être relative- FlG. Occlusion en couvercle de boîte avec forte supraclusion antérieure . M. — le préjudice fonctionnel est très important. caractérisée par une linguo-version des secteurs latéraux inférieurs. — de face : il existe des normes particulières qui sont analysables uniquement sur ordinateur (Ricketts) : — incidence axiale (v. D. — la langue s'étale entre les arcades au cours de la phase buccale de la déglutition : — la ventilation est fréquemment buccale ou semibuccale. C. sans encombrement incisif notable.Anomalies du sens transversal trique et parfois relativement profonde (ogivale) mais ce signe est très inconstant : — arcade mandibulaire de forme habituelle. . 63). — Cette anomalie peut être également asymétrique. les milieux coïncident. les bords libres des incisives inférieures étant en contact avec la muqueuse palatine : — cuspides primaires supérieures plus ou moins en rapport avec les cuspides primaires inférieures .. sauf parfois une augmentation de la D. — en I. 64. La latérodéviation est très inconstante : elle peut être provoquée par une incisive latérale supérieure en linguocclusion dans des cas sévères . b) Vue horizontale. qui s'observe dans les fentes labio-maxillaires (v. — Endoalvéolie mandibulaire. et en I. p. 3° SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : — de profil : si l'endognathie maxillaire est isolée. à la mandibule. b) Examen de l'occlusion : — en R. Habituellement on constate une version vestibulaire des incisives supérieures : — incidence axiale : la mandibule est inscrite dans le maxillaire et l'image des molaires et des prémolaires se projette lingualement par rapport à la ligne d'arcade (incidence radiologique de Bouvet). Les anomalies du sens transversal. sauf D. Ces deux dysfonctions constituent des facteurs étiologiques déterminants. Signes téléradiographiques : — de profil : l'étage inférieur de la face est très fortement diminué. on observe une linguocclusion bilatérale (fig. Conséquences occlusales : — supraclusion incisive sévère correspondant à l'occlusion en « couvercle de boîte ». ! 15). due à une obstruction respiratoire haute ou moyenne (v. C. en classe II. Définition : c'est une anomalie de très faible fréquence. 64a et b). . M. vestibuloclusion latérale exagérée. L'endoalvéolie mandibulaire. Endoalvéolie). M. V.

Définition : anomalie basale caractérisée par une asymétrie de forme de la mandibule. face longue : le type de croissance mandibulaire est. avec occlusion inversée unilatérale . 21a). division 1. division 1 : dans cette catégorie. le type de croissance mandibulaire et les anomalies alvéolaires antérieures peuvent différer considérablement. et en R. division 1 ou de la classe II. Parler de classe II. C'est une anomalie grave de très faible fréquence. dans certains cas. signes d'un décalage antéro-postérieur de classe II : surplomb incisif supérieur à 6 mm et marche mésiale au niveau des deuxièmes molaires temporaires. dans lesquelles le type facial. face longue. Signes téléradiographiques : — incidence de profil : non-coïncidence des hémimandibules droites et gauches . C.92 Anomalies orthodontiques déviés en I. DIVISION 1 Généralités. en général. C. arcade maxillaire en forme de U). Le décalage des arcades peut être isolé ou associé à un décalage des bases osseuses. face courte : le type de croissance mandibulaire est. de poser un diagnostic de prognathie supérieure ou de rétrognathie inférieure. ne constitue pas en soi un diagnostic. division 2 (arcade mandibulaire en forme de V. Étiopathogénie : la situation haute de la langue et son action morphogéhétique semblent un des facteurs permettant d'expliquer la non-coordination des arcades dans le sens transversal. en général. Malocclusions de la classe II. sont des anomalies caractérisées par une vestibulo-version des incisives supérieures. M. Conséquences à long terme : perturbations occlusales et fonctionnelles à peu près certaines. Conséquences occlusales : linguocclusion unilatérale. Une morphologie particulière des prémolaires présentant des faces vestibulaires très inclinées aggrave la version linguale. division 1. division 1.les milieux incisifs sont LES ANOMALIES DU SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR LES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE II. Signes faciaux : retentissement esthétique important . Circonstances d'apparition : cette malocclusion peut être décelable en denture temporaire et s'aggraver à la suite d'habitudes déformantes. etc. 3. Il n'existe pas de proglissement. Faut-il corriger un maxillaire « en avant » ou une mandibule « en arrière » ou les deux à la fois ? d'où la nécessité. La latérognathie. 65a) : le retentissement esthétique facial peut être assez sévère. asymétrie faciale perceptible. Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE (fig. Étiopathogénie : — traumatisme obstrétrical : — traumatisme néonatal . Les trois formes de malocclusion de la classe II. après évolution des incisives permanentes. L'analyse du type facial permet de différencier trois sous-classes. ce qui amène à consulter. Pour les deux dernières catégories. Malocclusions de la classe II. Fréquence : les 3/4 des cas d'une population orthodontique sont constitués par des malocclusions de la classe II. En denture temporaire. division 1. Définition : les malocclusions de la classe II. en général. . La classe II. se retrouvent des malocclusions du sens antéro-postérieur très diverses. plus ou moins marquée . de tendance rotation antérieure . division 1. de tendance rotation postérieure. on peut être amené à préciser le niveau de l'anomalie pour décider d'un certain choix thérapeutique. 2. de tendance rotation antérieure moyenne. division 1. Malocclusions de la classe II. face moyenne : le type de croissance mandibulaire est. les critères qualitatifs étant prédominants. division 1. — incidence axiale : asymétrie de la forme mandibulaire ou asymétrie de situation des cavités glénoïdes. — fracture d'un condyle. dont les caractéristiques sont parfois très éloignées : 1. Cette anomalie se retrouve dans les cas de la classe II. un surplomb exagéré et des relations molaires de classe II (fig.

donnant l'impression de menton effacé (rétrogénie) . Les dents sont plus ou moins visibles selon la longueur de la lèvre supérieure et l'épaisseur des tissus mous. béance antérieure. la forme. plus ou moins marquée . a) Statiques : — sens antéro-postérieur : rapport de classe II molaire.Anomalies du sens antéro-postérieur 93 FIG. la symphyse mentonnière est peu prononcée. face longue : rotation mandibulaire postérieure. S'il n'existe pas d'interposition digitale ou de parafonction. — vestibulo-version des 4 incisives supérieures. en rapport avec des habitudes déformantes ou des parafonctions. — sens transversal : rapports normaux ou occlusion latérale inversée uni ou bilatérale (endoalvéolie maxillaire). qui entraîne une prochéilie inférieure . associée. division 1. — voûte palatine plutôt profonde (signe inconstant + + + ) . D. 65b). a) Maxillaire : — arcade de forme plus ou moins triangulaire . a) L'examen de la face de type : « face longue et étroite ». dans ce type d'anomalie. L'étage supérieur paraît augmenté. — sens vertical : béance antérieure fréquente. L'inocclusion labiale est fréquente. b) Mandibule : — arcade de forme habituelle. b) L'examen de profil : la convexité cutanée est importante . D. — parfois. — courbe d'occlusion inférieure normale ou subnormale. vestibulo-version des incisives inférieures. c) Les lèvres : l'espace interlabial au repos est plus ou moins augmenté . une supraclusion incisive peut apparaître . 65. la largeur et l'épaisseur des lèvres constituent un facteur pronostic essentiel dans la mesure où ces différents éléments ne sont pas modifiables par le traitement orthodontique et peuvent conditionner l'amélioration esthétique recherchée. b) Cinétiques : la recherche de la relation centrée met fréquemment en évidence. Signes occlusaux : AGENCEMENT INTRA-ARCADES : — courbe d'occlusion supérieure exagérée. en denture permanente. M. un proghssement mandibulaire dont la corré- . RELATIONS INTER-ARCADES (fig. peu ou pas d'encombrement incisif. rapport de classe II canine. le nez est plutôt de taille moyenne ou inférieure à la moyenne . surplomb incisif augmenté. l'angle goniaque paraît ouvert. — a) Cas de classe II.

65. En outre. LES FONCTIONS : FIG. FIG. . 65. volume quelquefois augmenté. — déglutition : la déglutition atypique est très fréquente. béance antérieure. rus du secteur gauche. 55fc) . ce qui peut favoriser régression des secteurs latéraux .. — ventilation : on retrouve souvent dans cette anomalie des « respirateurs buccaux » qui présentent des obstructions hautes (fosses nasales) ou moyennes (végétations adénoïdes et amygdales) des voies aériennes supérieures (fig. objectivée par une forte poussée linguale antérieure et latérale et une contraction importante des lèvres et de la houppe du menton. on peut également constater une latéro-déviation mandibulaire. lation avec une déglutition primaire est habituelle. — insalivation : flot salivaire important . appui dentaire fréquent . — les muscles masticateurs : prédominance des muscles abaisseurs. s'il existe une occlusion unilatérale inversée. — b) Moulages. — c) Le tracé de la téléradiographie : face longue. Le muscle de la houppe du menton se contracte pour assurer une fermeture labiale volontaire . — les lèvres : tonicité labiale faible et espace interlabial augmenté. Le premier temps de la déglutition se fait arcades non serrées.94 Anomalies orthodontiques L'environnement musculaire et les fonctions : — la langue : situation habituelle antérieure. encombrement du carrefour pharyngé.

étage E. RELATIONS INTER-ARCADES (fig. mais paraît trop en arrière dans le profil. D. La supraclusion peut être masquée par une parafonction ou l'interposition de la langue . convexité cutanée accentuée. Lèvre inférieure : éversée vers le bas. 65c) avec augmentation de l'étage inférieur de la face. F. sans D. Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE. d'autres doigts ou d'un linge est fréquent. réduction de la hauteur verticale postérieure maxillaire.Anomalies du sens antéro-postérieur — fonction immunitaire : tempérament allergique développant une réaction hypertrophique des organes lymphoïdes et ses conséquences sur la situation de la langue . . angle facial \ : décalage des bases : A N B y . en liaison avec le type de face longue . en denture adulte. forme mandibulaire présentant des signes de rotation postérieure. I. recouvrement incisif plutôt diminué. donc un abaissement et une avancée de la langue . carrée. cas moyen : contacts incisifs. une linguoeelusion des secteurs latéraux peut apparaître (endoalvéolie maxillaire en position corrigée). — angle goniaque : obtus. . en raison de l'importance de la symphyse. Étiologie a) Héréditaire : l'un des ascendants directs ou l'un des membres de la deuxième génération. qui persiste après abandon du suçage du pouce. Le retentissement esthétique est moins marqué que pour les 95 cas de classe II. division 1. comme le pense souvent l'entourage du patient.Vestibuloversion des incisives avec ou sans diastème inter-incisif . Il détermine des béances antérieures symétriques ou asymétriques. — la symphyse : volume supérieur à la moyenne . cas sévère : les bords libres des incisives inférieures sont en contact avec la muqueuse palatine. si l'on replace artificiellement les moulages initiaux en classe I. en moyenne. Il est systématiquement associé à une déglutition atypique. racines des molaires procidentes dans le sinus. en fonction de la situation du bord libre des incisives supérieures : sillon labiomentonnier marqué (fig. face longue. qui entraîne une ventilation buccale. /" . Signes occlusaux. de type face courte plutôt large. : AGENCEMENT INTRA-ARCADES : a) Maxillaire : . — l'attitude céphalique paraît également favoriser un décalage antéro-postérieur accentué. division 1. b) Mandibule : — pas d'encombrement incisif ou bien encombrement dû à une version linguale des incisives (rétroalvéolie inférieure) . mais de façon moindre que pour les malocclusions de la classe II. 66a) ou rétrochéilie prononcée : apparence de lèvre « avalée » . — sens vertical : supraclusion incisive : . face longue (fig. Signes téléradiographiques — signes qualitatifs : signe de face longue (fig. en rapport avec la longueur des lèvres et le degré de version des incisives supérieures. 66c/). — sens transversal : normal. présente un type facial comparable. la mandibule n'est pas réduite en dimension A. — supraclusion accentuée du secteur incisivocanin avec ou sans courbe de Spee exagérée. 66b) : a) Statiques : sens antéro-postérieur : rapports molaire et canine de classe II .rapport des lèvres entre elles : inocclusion labiale ou contacts labiaux en fonction de l'importance de la version vestibulaire des incisives . P. face courte. Cependant. en fonction de la rotation mandibulaire . plans horizontaux convergents. — signes quantitatifs : F M A / + + . b) L'examen de profil : la convexité du profil est augmentée. — rapport lèvres-denture : les dents sont plus ou moins apparentes. division 1. — signes dentaires : vestibuloversion plus ou moins accentuée des incisives supérieures. normoposition ou vestibuloversion des incisives inférieures par rapport au plan dentaire . c) Les lèvres : . Malocclusions de la classe II. surplomb incisif plus ou moins marqué . a) L'examen de face. — les muscles de la face présentent une tonicité inférieure à la moyenne. b) Fonctionnelle : — le muscle lingual : mécanisme d'action directe : volume et situation de la langue : mécanisme d'action indirecte : obstruction des voies aériennes supérieures hautes ou moyennes. — courbe de Spee normale. Lèvre supérieure : prochéilie supérieure. M. L'étage inférieur paraît assez fréquemment diminuée. Le suçage digital ne constitue pas le facteur étiologique essentiel. convexité squelettique / . — parafonctions : le suçage (et le têtage) du pouce.

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Anomalies orthodontiques

FiG. 66. — a) Cas de classe II, division h face courte : rotation mandibulaire antérieure, supraclusion incisive, proalvéolie supérieure.

Signes téléradiographiques (fig. 66c et 35) : — signes qualitatifs : signes de face courte avec étage inférieur de la face \ ; hauteur verticale postérieure maxillaire s ou non ; plans horizontaux relativement parallèles ; forme mandibulaire présentant des signes de rotation antérieure : la mandibule a un aspect carré avec une branche horizontale plutôt courte et un angle goniaque fermé : — signes quantitatifs : a) Signes squelettiques : A N B qui représente le décalage des bases est plus diminué que l'angle de convexité, en raison de l'importance de la symphyse; F M A est N. E. I. F. est \ ; l'angle facial, quand il est significativement \ permet de conclure à une position en arrière de la mandibule par rapport au profil facial. Cette mesure n'a de valeur que si la symphyse est d'importance moyenne. Elle peut être complétée par la mesure par rapport à Na vertical, qui donne une indication de rétrognathie mandibulaire ou de prognathie mandibulaire (fig. 35b, p. 59) ; b) Signes dentaires : incisives inférieures en avant ou en arrière par rapport à A-Pog. Incisives supérieures : vestibuloversion. Supraclusion incisive appré-

FiG. 66. — b) Moulages, vus du secteur gauche. b) Cinétiques : en moyenne, la relation centrée coïncide avec l'intercuspidie maximale. La latérodéviation est beaucoup moins fréquente que pour les cas de classe II, division 1, face longue.

Anomalies du sens antéro-postérieur

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FIG. 66. — c) Le tracé de la téléradiographie : face courte; supraclusion incisive, proalvéolie supérieure.

ciée par rapport au plan d'occlusion de Ricketts (v. p. 58). Étiologie : — typologie héréditaire. L'étiologie fonctionnelle semble beaucoup moins déterminante, pour les cas de classe II, division 1, face courte ; — tonicité de la lèvre inférieure augmentée ; — parfois, action « en fronde » de la lèvre inférieure, sur les incisives supérieures, ce qui accentue leur vestibuloversion ; — la pression de la langue, si elle existe, se situe au niveau médian, provoquant une biproalvéolie avec supraclusion. Formes cliniques : selon les anomalies associées : — forme 1 : décalage pur, pas d'anomalie alvéolaire antérieure, légère endoalvéolie maxillaire supérieure : — forme 2 : cas de classe II molaire avec proalvéolie supérieure. La supraclusion incisive est constante, sauf inter-position linguale ou parafonction ; — forme 3 : cas de classe II molaire avec béance

antérieure, parafonctions ou interposition linguale (plus rare) ; — forme 4 : cas de classe II, division 1, associée à une D. D. M. ; — cas particulier : cas de classe II canine et classe I molaire, dues à l'extraction prématurée de molaires temporaires inférieures et au mésialagc spontané des secteurs latéraux inférieurs. La classe II, division I, face moyenne. Ces anomalies présentent un type de face moyen avec une rotation mandibulaire antérieure légère. Elles s'apparentent à des classes II, division 1, face courte, de moindre intensité. Ce sont les cas les plus fréquents. Conséquences à long terme des classes II, division I. — Esthétiques : rides labio-jugales précoces. — Traumatiques : si les dents sont apparentes, le

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Anomalies orthodontiques

risque de fracture est très fortement augmenté, en cas de traumatisme facial. — Parodontales : l'élimination des produits bactériens et le rôle immunologique de la salive seraient beaucoup moins efficaces, pour les classes II, division 1 avec inocclusion labiale, en fonction de la mauvaise irrigation salivaire et de la sécheresse relative de la gencive. A long terme, des parodonpathies, plus fréquentes qu'il n'est habituel en moyenne, peuvent apparaître. — Occlusales : Sadam chez les sujets prédisposés.

LES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE II, DIVISION 2 Généralités. Définition : malocclusions de la classification d'Angle, caractérisées par une linguoversion des deux incisives centrales supérieures, de trois incisives supérieures ou des quatre incisives avec un surplomb diminué et des relations molaires de classe II. Le dépistage de cette malocclusion se fait au cours de l'examen des arcades et sur les téléradiographies, en fonction de la situation des faces vestibulaires des •

d FIG. 67. — c) Classe II, division 2, forme 3 : supraclusion des incisives et des canines supérieures. d) Lésions de la gencive vestibulaire inférieure. incisives centrales supérieures par rapport au plan facial cutané (Na cutané-Pog cutané). L'énoncé d'une classe II, division 2, constitue en soi un diagnostic. Cette anomalie représente une véritable entité clinique, bien que non stéréotypée. Fréquence : 2 à 3 % de la population, moins fréquente chez les filles. Circonstances d'apparition. Cette anomalie est déjà décelable dès la denture temporaire et se précise après évolution des incisives supérieures permanentes. • Formes cliniques. Les trois formes cliniques : — forme 1 : (la plus fréquente) : linguoversion des deux incisives centrales supérieures et vestibuloversion apparente des incisives latérales supérieures (fig. 61a) ; — forme 2 : linguoversion des 3 ou des 4 incisives supérieures, les canines sont ectopiques, en position vestibulaire ou incluses palatines (fig. 67b) ; — forme 3 : occlusion « en couvercle de boîte » (cas les plus sévères) avec linguoversion du groupe incisivo-canin et supraposition des canines (le plan d'occlusion présente un décalage vertical important, au niveau canin). La courbe de Spee maxillaire est inversée. On observe une vestibulocclusion exagérée ou une inocclusion vestibulaire des prémolaires.

FIG. 67. — a) Classe II, division 2, forme 1 : linguoversion des 11 et 21 et supraclusion incisive. b) Classe II, division 2, forme 2 : linguoversion des 4 incisives, canine ectopique.

Anomalies du sens antéro-postérieur

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FIG. 67. — (?) Classe II, division 2, forme 3 (cas de la figure 67 e et d). Le céphalogramme de profil. P. O. F. (plan d'occlusion fonctionnel) -> la supraclusion est bimaxillaire.

La supraclusion — bi-maxillaire — est très prononcée. Il n'est pas rare de constater, dans cette forme, des lésions de la muqueuse palatine rétrocingulaire et des récessions au niveau de la gencive vestibulaire des incisives inférieures (fig. 67 c et d). La dimension verticale est très fortement diminuée. Cette occlusion particulièrement pathogène, peut être aggravée par une dysharmonie de forme d'arcades entre deux maxillaires (en U au maxillaire, en V à la mandibule), par une microdontie localisée aux prémolaires (D. D. D. entre secteurs antérieurs et latéraux), par une linguoversion des prémolaires inférieures et une vestibulocclusion exagérée des prémolaires supérieures. Localisation de la supraclusion : — uniquement aux incisives centrales supérieures (forme 1) (fig. 67a) ;

— aux incisives courbe de Spee est — aux incisives accentuation de la

supérieures subnormale supérieures courbe de

et inférieures. La ; et inférieures avec Spee mandibulaire.

Dans ces conditions, le recouvrement incisif est très augmenté (fig. 67e). Encombrement incisif inférieur associé : — pas d'encombrement incisif, le plus souvent ; — encombrement incisif plus ou moins marqué, donnant l'apparence d'une D. D. M. et en rapport avec une linguoversion des incisives inférieures (birétroalvéolie) ; — D. D. M., associée à la classe II, division 2. ce qui pose des difficultés particulières de traitement. • Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE (fig. 68a) : aucun retentissement esthétique facial, en général.

— supraclusion incisive associée ou non à une courbe de Spee accentuée . il existe parfois une légère propulsion mandibulaire.100 Anomalies orthodontiques — linguoversion des deux incisives centrales et vestibuloversion apparente des incisives latérales . symphyse mentonnière assez marquée . les condyles n'étant pas centrés dans la cavité glénoïde . pour des raisons géométriques. — sens vertical . d'amplitude moyenne I . b) Mandibule : — peu ou pas d'encombrement incisif. — a) Profil d'un cas de classe II. — sens transversal : normoclusion. Le visage est parfois carré avec des traits accusés. division 2 : 84" (Château). sera choisie pour la description des différents signes. de la supraclusion incisive inférieure : la linguoversion des incisives supérieures entraînant. signes squelettiques : F M A \. I. la cavité glénoïde est profonde. . forme mandibulaire présentant des signes de rotation antérieure . — le bord libre des incisives centrales supérieures est situé plus bas que le plan d'occlusion. RELATIONS INTER-ARCADES (fig. en fonction d'une symphyse mentonnière et d'un nez de dimension plus importante que la moyenne : — l'angle goniaque paraît fermé : — les lèvres présentent. surplomb incisif réduit (environ 1 mm) . sauf dans certains cas sévères qui présentent une forte diminution de l'étage inférieur de la face et une concavité du profil accentuée. b) L'examen de profil : le profil est fréquemment concave. F. AGENCEMENT INTRA-ARCADES : a) Maxillaire : — voûte palatine profonde au niveau antérieur : . Dans les cas marqués. convexité cutanée + diminuée . — facettes d'abrasion parfois visibles au niveau des bords libres des incisives. en rapport avec la supraclusion (pente incisive) et la pente condylienne. • Signes téléradiographiques (fig. b) Cinétiques : — position de repos mandibulaire : l'espace libre est assez fréquemment augmenté (jusqu'à 6 à 8 mm). forme I aucun retentissement esthétique. 68. angle A B/ plan d'occlusion fortement \ (en moyenne 90°) : classe II. — Signes quantitatifs : . a) L'examen de face : la face est habituellement de type « face courte ». l'augmentation du recouvrement . parallélisme des plans horizontaux . recouvrement incisif excessif en fonction de la supraclusion localisée aux incisives centrales supérieures. une épaisseur diminuée. Les apex des FIG.1 — rapport de classe II canine. en moyenne. \ en moyenne . à partir des canines ou vestibulocclusion exagérée des prémolaires supérieures. 68/)) : — Signes qualitatifs : type de face courte avec diminution inconstante de l'étage inférieur de la face . . E. 67a) : a) Statiques : — sens antéro-postérieur : rapport de classe II molaire. c'est-à-dire la linguoversion des deux incisives centrales supérieures. En position de repos physiologique. • Signes occlusaux. C'est le retentissement esthétique intra-buccal qui amène à consulter. — La forme clinique la plus fréquente. signes dentaires : linguoversion des incisives centrales supérieures et supraclusion. division 2. — la position d'intercuspidie maximale ne correspond pas à une position limite forcée (ce qui n'est pas l'avis de tous les auteurs). il existe une prochéilie relative de la lèvre supérieure par rapport à la lèvre inférieure (décalage des bases osseuses).

posture haute et postérieure . . F. dans tous les cas. M. incisives centrales supérieures sont situés très près de la corticale alvéolaire externe (fig.Anomalies du sens antéro-postèrieur 101 FIG. dysharmonie d'éruption : la deuxième molaire supérieure présente une éruption précoce. O. si la lèvre supérieure est courte. Le tracé du plan d'occlusion fonctionnel (P. au repos — sourire gingival assez disgracieux. dans les cas prononcés — occlusion labiale constante. — Les fonctions : déglutition normale et respiration normale. — Anomalies à mode de transmission héréditaire. les germes des canines étant situés très antérieurement en position primitive. — La langue : dimension normale . situation mésiale des secteurs latéraux. D. . — Les lèvres : tonicité labiale importante — parfois effet de sangle de la lèvre inférieure déterminant une linguoversion des incisives supérieures — l'orbiculaire des lèvres est très tonique et également le muscle mentalis. Diagnostic différentiel:D.) met en évidence le niveau de la supraclusion. parfois étalement latéral sur les faces triturantes . • L'environnement musculaire et les fonctions fibres postérieures des muscles temporaux et masséter. — Facteurs morphologiques et éruptifs favorisants : .: linguoversion iatrogène provoquée par un appareil amovible destiné à corriger une proalvéolie supérieure. — Les muscles masticateurs : prédominance des • Étiologie. seule la linguoversion des incisives supérieures montre une différence statistiquement significative. pas d'appui dentaire. 68 b). 37a). Parmi les différentes mesures céphalométriques.

à plus ou moins longue échéance (fig. au niveau des secteurs latéraux. une occlusion inversée au secteur incisif. division 2. sa forme et sa fonction : la langue est basse. prémolaires incluses ou ectopiques. des rapports pseudo-rétrognathiques. faible hauteur coronaire au niveau des secteurs latéraux. les conséquences à long terme d'une classe II. mais l'inclinaison des incisives centrales supérieures est normale. par rapport au plan facial cutané. seront nulles. LES M A L O C C L U S I O N S DE LA CLASSE III Définition : les malocclusions de la classe III correspondent à un ensemble hétérogène dont les caractéristiques communes sont une mésioclusion plus ou moins accentuée des premières molaires inférieures. Donc. ou plus rarement latérodéviation. hypothéquant l'avenir des incisives supérieures et inférieures. b) Deuxième éventualité. 69). Elle semble en rapport avec un maxillaire de longueur diminuée (brachygnathie). sur un mode dominant (prognathie inférieure dans la lignée des Habsbourg. au repos . qui favorise un recouvrement incisif accentué. . les rapports incisifs étant normaux ou subnormaux. par exemple). un profil concave et. — Facteurs fonctionnels : forte tonicité labiale et prédominance des muscles élévateurs. — Signes radiologiques : les faces vestibuiaires des incisives supérieures sont bien orientées par rapport au plan facial cutané. dans certains cas sévères. . A ces anomalies. Les dysmorphoses squelettiques associées affectent soit la mandibule. Elles sont caractérisées uniquement par un décalage des arcades. division 2. dans certains cas. diminution de hauteur des procès alvéolaires. sauf cas particuliers. des lésions palatines rétro-incisives et des dénudations vestibuiaires au niveau des incisives inférieures. le mésialage spontané. d'origine héréditaire. Le facteur anatomique transmis. — Les contacts incisifs dans les cas de classe II. a) Causes primaires : les anomalies de là classe III sont. . c'est la langue. volumineuse et protrusive. pour les 2/3 des cas. Étiologie. soit les deux maxillaires à la fois. de par sa situation. c) L'amélioration prothétique de ces cas est souvent particulièrement difficile. d'après Ricketts. — Facteurs dentaires : . — Apparition de lésions : — abrasion progressive des incisives inférieures en cas de position avancée et non centrée des condyles.morphologiques. proglissement. étant d'autant plus important que la croissance est de type rotation postérieure et la hauteur verticale maxillaire diminuée. sans précaution particulière. • Conséquences à long terme. soit le maxillaire. division 2. — la supraclusion provoque. Mésio-position secondaire : cette anomalie est provoquée par l'extraction prématurée de molaires temporaires supérieures. l'os hyoïde est situé plus bas que la moyenne (entre C 3 et C 4). — Signes dentaires : malpositions des incisives latérales supérieures ou/et des canines . 40a). Il n'existe pas de retentissement esthétique ou squelettique. peuvent s'adjoindre des anomalies cinétiques. Ces manifestations secondaires entraînent des linguocclusions ou des inclusions secondaires de prémolaires. Il s'agit d'un syndrome complexe relevant d'étiologies variées. peuvent provoquer. les incisives évoluent en occlusion inversée. Par voie de conséquence. sans traitement a) Première éventualité : aucune conséquence particulière : le parodonte de ces patients est habituellement très résistant aux agressions. en général. s'il existe des contacts incisifs stables et si l'hygiène est correcte. la plupart du temps. LES MÉSIO-POSITIONS Elles peuvent être primitives ou secondaires. 67d). fig. sinon impossible. on constate une angulation négative entre les couronnes et les racines des incisives centrales supérieures. b) Causes secondaires : — Causes locales : au cours du passage de la dentition mixte à la dentition permanente.102 Anomalies orthodontiques Cette anomalie est très comparable aux classes II. qui entraîne ou accentue l'effet de linguoversion (v. pression très haute de la langue sur la voûte palatine et appui de la lèvre inférieure sur les incisives supérieures et inférieures. Mésio-position primitive (fig.

c) Causes mixtes : — fissures palatines ou labiales. a) Proglissement mandibulaire (ou antémandibulie) associé à des anomalies alvéolaires antérieures : — rétroalvéolie supérieure. — profil normal. la différence des taux de croissance ne sera pas compensée par un mécanisme d'ajustement. la croissance mandibulaire se produit dans le sens d'une rotation antérieure. . — causes psychologiques (controversée) : attitude comportementale (faciès de boudeur). ce qui entraîne une supraclusion incisive. — brièveté du frein lingual entraînant une position basse de la langue. — brièveté du voile du palais ou hypertrophie amygdalienne. — proalvéolie inférieure. — Mésio-position primitive : brachygnathie maxillaire : — ectopie vestibulaire des canines. — Premier type : si la croissance de la mandibule est plus importante que celle du maxillaire. Il sera fonction du mode de coordination entre la croissance du maxillaire et de la mandibule et du type de croissance mandibulaire. — prématurités dues à des canines temporaires non abrasées. — agénésies des incisives latérales supérieures avec diminution de volume du pré-maxillaire : brachygnathie maxillaire. Dans ces conditions. Formes cliniques. Les anomalies les plus graves sont le résultat d'une prédisposition héréditaire aggravée par des dysfonctions. 69. — Deuxième type : la croissance des deux maxillaires est bien coordonnée mais un excès de croissance dans le sens vertical augmente la longueur mandibulaire et provoque une béance antérieure. Diagnostic étiologique.Anomalies du sens antéro-postérieur 103 FIG. — causes pathologiques : acromégalie ou achondroplasie. Ces cas étant les plus sévères.

104

Anomalies orthodontiques — amygdales hypertrophiques provoquant une avancée de la langue. Le proglissement détermine une malocclusion de la classe III en I. C. M. b) Prognathie inférieure vraie (excès de croissance mandibulaire), sans proglissement : — prognathie avec excès de croissance verticale. — prognathie avec excès de croissance horizontale. c) Brachygnathie supérieure (insuffisance de croissance maxillaire) : — forme 1 : brachygnathie et proglissement mandibulaire (fig. 70fl et b), relations de classe III en I. C. M. En relation centrée, les molaires ont des rapports de classe I : facettes d'abrasion sur les faces vestibulaires des incisives inférieures; — forme 2 : brachygnathie sans proglissement (fig. 71) : relations de classe I molaire. La relation centrée correspond à l'I. C. M. : diastèmes entre 3 et 2, occlusion inversée antérieure. d) Formes mixtes : dysmorphoses associées du maxillaire et de la mandibule. Ce sont les formes les

FIG. 70. — a) Rapports incisifs en I. C. M. b) Rapports incisifs en R. C. (bout à bout incisif) > mise en évidence d'un proglissement.

FIG. 71. — Brachygnathie maxillaire sans proglissement (agcnésies multiples). Classe I molaire, diastèmes entre 3 et 2.

Anomalies du sens antéro-postérieur plus graves. Sauf pour le proglissement mandibulaire dû à des anomalies alvéolaires, c'est l'ensemble de la face — base du crâne comprise — qui est affecté, pour toutes ces anomalies. Donc la ligne de référence S-Na n'est plus valable. Anomalies alvéolaires antérieures et proglissement mandibulaire. Proalvéolie inférieure (v. p. 82). Rétroalvéolie supérieure (v. p. 82). Le proglissement mandibulaire est la conséquence habituelle de ces anomalies : en relation centrée les molaires se retrouvent en relations de classe I et les incisives en bout à bout (fig. 70b). Prognathie inférieure vraie.

105

— prochéilie inférieure ; — progénie; — la mandibule paraît très longue et l'angle goniaque très obtus; — la face est exagérément longue. b) Signes oeclusaux : — statiques : en intercuspidie maximale : . rapports molaires et canines de classe III prononcés ; . occlusion inversée antérieure avec un surplomb négatif important, avec ou sans contact incisif: . diastèmes entre canines et premières prémolaires, canines et incisives latérales dans certains cas. — cinétiques : la relation centrée coïncide avec l'I. C. M. c) Signes dentaires : fréquence d'une D. D. D. en faveur des dents mandibulaires. d) Signes téléradiographiques : ils sont caractéristiques d'un véritable syndrome prognathique qui intéresse l'ensemble de la face (fig. 72a).

Prognathie inférieure et face longue (excès de croissance verticale) : c'est la forme la plus fréquente et la plus caractéristique. a) Signes faciaux : retentissement esthétique il est très important : — concavité du profil + + ;

FIG.

72.

a) Prognathie inférieure sans béance ni supraclusion.

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Anomalies orthodontiques

FIG.

72.

b) Prognalhie inférieure avec supraclusion (branche horizontale augmentée). — un taux de croissance beaucoup plus élevé à la mandibule et beaucoup moins élevé au niveau de la base du crâne. Ce qui détermine les vraies prognathies inférieures ce sont : les rapports molaires, la déflexion de la base du crâne, la localisation du porion osseux, l'étiologie de ces prognathies étant systématiquement héréditaire. f) Troubles fonctionnels associés : — trouble de la mastication : le mouvement d'incision est impossible; — langue basse en posture habituelle; — déglutition de type primaire, arcades non serrées; — élocution avec mobilité glosso-mandibulaire anormale; — corrélations avec la statique vertébrale et céphalique. g) Tonnes cliniques (fig. llahc) : — prognathie sans béance ni supraclusion; — prognathie avec béance antérieure; — prognathie avec supraclusion incisive.

— Base du crâne : la position du point S est plus basse, la position du nasion plus haute que la moyenne, ce qui provoque une déflexion vers le bas et vers l'avant de la base du crâne, et un angle de la base du crâne ouvert (Ba-S-Na). La base du crâne antérieure S-Na est courte. — Mandibule : branche montante courte et étroite dont le centre géométrique (Xi) est situé plus en avant qu'habituellement, branche horizontale exagérément longue, angle goniaque très ouvert (angle F M A augmenté). — Maxillaire : forme et volume du maxillaire subnormaux, distance réduite entre la face postérieure de la fente ptérygo-maxillaire et le porion osseux : la cavité glénoïde est située plus antérieurement par rapport à la base du crâne postérieure (Ba-S). e) Type de croissance : la prognathie mandibulaire est très rarement associée à une croissance de type rotation antérieure, malgré la forme mandibulaire. On peut différencier deux types de croissance : — un taux de croissance approximativement égal entre la base du crâne et la mandibule ;

Anomalies du sens antéro-postérieur

107

Fie. 72. — c) Prognathie inférieure, hrachygnathie maxillaire et béance antérieure (angle goniaque très obtus), hauteur verticale postérieure réduite.

Syndrome d'hypercondylie bilatérale (excès de croissance horizontale). — Hypercroissance mandibulaire avec une mandibule d'aspect massif et un allongement des condyles. Signes téléradiographiques : la branche montante est longue, Vangle goniaque est fermé, la symphyse est prononcée. Cette anomalie est caractérisée par l'importance de l'avancée mandibulaire. La supraclusion incisive est de règle. La hauteur verticale postérieure mandibulaire est augmentée. L'épaisseur de la mandibule est également augmentée. Le prémaxillaire est basculé vers le bas (fig. 73). Uétiologie de cette anomalie est, la plupart du temps, d'origine musculaire. Cette forme clinique est beaucoup plus rare que la prognathie inférieure avec angle goniaque ouvert. Formes mixtes : elles associent une hrachygnathie

maxillaire avec parfois une endognathie maxillaire et une prognathie inférieure (fig. 72c). Ce sont les cas les plus graves. Brachygnathie maxillaire.

a) Signes faciaux : retentissement esthétique : examen de face : hauteur moyenne; examen de profil : rétrochéilie supérieure; la lèvre supérieure est plate, fine et sans concavité; impression de prochéilie inférieure (fig. 74). b) Signes occlusaux : occlusion antérieure inversée. c) Formes cliniques : — forme 1 : . rétroalvéolie supérieure avec encombrement inci-

C. rarement isolée. C'est une forme beaucoup plus grave. . par endognathie maxillaire associée. 72c). La longueur du nez est réduite. C. De même. Pour Dawson. — forme 2 : rétrognathie maxillaire vraie. La base du crâne antérieure est courte. au niveau des dents inférieures. 73. l'ensellure nasale est profonde. sif au maxillaire et classe III molaires en I. Il n'existe pas de proglissement décelable. Canines ectopiques (inclusions fréquentes). : . — Conséquences occlusales : Le guide incisif ne peut jouer son rôle ni en propulsion ni en diduction dans les anomalies de la classe III. La longueur d'arcade maxillaire est fortement diminuée. — Hypercondylie bilatérale avec hauteur verticale postérieure très augmentée. angle facial subnormal en R. fig. ce qui risque d'entraîner un SADAM. angle goniaque fermé. La totalité du maxillaire paraît en retrait par rapport au profil. orbites et pommettes paraissent reculés. d'après Dawson « des patients présentant une occlusion antérieure inversée peuvent .108 Anomalies orthodontiques FIG. T. M. Le proglissement mandibulaire peut favoriser des troubles de l'A. ceci n'est pas préjudiciable car les prognathes n'utilisent pas la propulsion. en provoquant des interférences en relation centrée. Un proglissement mandibulaire est souvent associé à cette anomalie (fig. dans le sens antéro-postérieur : mandibule de forme normale. Mais. la protection canine est fréquemment inexistante. Il s'agit d'une véritable hypoplasie maxillaire. M. Conséquences à long terme des malocclusions de la classe III. 70). Retentissement esthétique : l'ensemble de l'étage moyen paraît trop en arrière dans le profil (v. Signes dentaires : linguocclusions bilatérales fréquentes. dans le sens vertical : supraclusion incisive ou non. chez certains sujets prédisposés.

) MAXILLAIRES Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE Définition : ces anomalies correspondent à un excès de développement vertical des maxillaires. M. V. Donc. Il l'est d'autant plus que cette apparence est très mal perçue par le regard des autres. — Conséquencesparodontales : la pression linguale continue d'une langue protrusive et basse sur les faces linguales des incisives inférieures ou un trauma occlusal dû à l'occlusion inversée. En conclusion. une posture habituelle des lèvres en inocclusion pro- . mobilités et des dénudations au niveau des faces vestibulaires du secteur incisif inférieur. séquelle d'une fente labiale opérée. C.) (cas de la figure 70 a et b). M. c'est au niveau des motivations esthétiques et des troubles parodontaux éventuels que doit être envisagé le traitement des classes III. les conséquences comportementales à long terme ne doivent pas être négligées. — Conséquences psychologiques : le retentissement esthétique des anomalies de la classe III est particulièrement important. peuvent conduire à des-.Anomalies basâtes du sens vertical 109 FIG. proglissement associé (céphalogramme de profil en I. L'abrasion des faces vestibulaires des incisives supérieures peut être considérable. Un visage présentant un étage inférieur excessivement augmenté. 15a) : le retentissement esthétique est très important. — Brachygnathie maxillaire. a) L'examen de face (fig. LES ANOMALIES BASALES DU SENS VERTICAL LES EXCÈS VERTICAUX DES (E. souvent développer des moyens de remplacement' pour répondre aux critères occlusaux non satisfaits ou échapper à la nécessité d'obéir aux impératifs habituels de stabilité ». le retentissement esthétique est important. 74. les conséquences occlusales à long terme étant habituellement minimes.

en outre. l'impression très subjective d'un certain retard intellectuel dont les parents sont très conscients. constitue mieux que toute mesure chiffrée l'aspect caractéristique et immédiatement perceptible à l'examen. 75. . en position de repos.10 Anomalies orthodontiques noncée et des dents très apparentes. avec excès de croissance vertical des maxillaires. d'une face exagérément longue. b) Céphalogramme : béance antérieure squelettique et inocclusion labiale. le plancher du sinus et le bord basilaire. — a) Face exagérément longue. Cette apparence donne. FiG. Noter la distance entre les apex des dents cuspidées. C'est le préjudice esthétique qui amène à consulter.

35) : — de la hauteur maxillaire postérieure (3) ou/et de la hauteur maxillaire antérieure (5). V. sens vertical : béance antérieure ou non. LES INSUFFISANCES VERTICALES DES MAXILLAIRES ( I . 75b) : la localisation de l'excès de croissance peut se situer au niveau (fig. — Parafonctions : habitudes déformantes. En fonction de l'augmentation de l'étage inférieur. M. C. — la mandibule est normale et présente parfois un léger encombrement antérieur. — Phonation : parfois rhinolalie (le patient parle par le nez).Anomalies nasales du sens vertical La lèvre supérieure est habituellement de longueur normale mais peut apparaître courte en fonction de la position des dents. lèvres épaisses et molles: seuil d'activité très bas pour le muscle génioglosse.) Ces anomalies correspondent à une accentuation d'un type de face courte et sont révélées par l'examen clinique qui décrit mieux que toute mesure. b) Relations interarcades : — Statiques : . . Dans les cas sans béance. La lèvre inférieure présente un sillon labio-mentonnier très accentué. Au contraire. Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE a) L'examen de face (fig. sens antéro-postérieur : un excès vertical peut être associé à toutes les anomalies de la classe d'Angle sauf les classes II. chez le jeune enfant. cette impression de dysharmonie dans les proportions verticales. b) Relations interarcades : — sens antéro-postérieur : les relations de classe II sont fréquentes: . l'endognathie maxillaire est fréquente et signée par une linguoeelusion bilatérale sans latérodéviation ou unilatérale avec latérodéviation associée. La distance entre les ailes du nez est réduite. M. Examen des fonctions : la langue est volumineuse et souvent interposée entre les arcades. La lèvre inférieure présente parfois une éversion marquée vers le bas. 57): . sens transversal : pour les cas avec béance. Signes occlusaux : a) Agencements intraracades : — à la mandibule : courbe d'occlusion accentuée: — au maxillaire : courbe d'occlusion normale. si les lèvres sont longues. les orifices narinaires sont augmentés. ce qui donne parfois un aspect « édenté ». 111 — de la hauteur mandibulaire postérieure (4) ou/et de la hauteur mandibulaire antérieure (6). le nez paraît plus long. Les lèvres sont longues ou fines et systématiquement en contact. — Déglutition : déglutition de type primaire. Tonicité : tonicité labiale faible . les dents supérieures sont parfois masquées par la lèvre supérieure. La symphyse mentonnière est proéminente. au repos. l'étage inférieur est très augmenté. les étages supérieur et moyen sont normaux. Des relations de classe II ou de classe III aggravent particulièrement cette tendance . particulièrement dans les cas avec béance. On retrouve à l'examen du profil un espace interlabial augmenté et des dents très apparentes ou non. cette impression peut être accentuée par un front incliné en arrière et une ensellure nasale prononcée. Signes téléradiographiques (fig. — Ventilation : fréquence signilîcativement augmentée d'obstructions respiratoires hautes ou moyennes. V. Dans les cas avec béance. arcades non serrées. d'aspect disgracieux. conséquence de la supra-alvéolie supérieure. — Cinétique : il existe souvent un décalage entre R. présentent un sourire gingival prononcé. 76a) : l'étage inférieur de la face paraît très réduit sur une face de largeur normale ou plus large que la moyenne. certains cas de classe II. et I. b) L'examen de profil : il existe une forte convexité cutanée. béance antérieure et latérale (fig. La distance entre les ailes du nez paraît plus longue que la moyenne. à l'examen électromyographique. b) L'examen de profil : le profil est concave si les lèvres sont fines et convexe. division 2. La lèvre supérieure recouvre sur toutes leurs hauteurs les faces vestibulaires des dents supérieures.. C. Le menton paraît effacé. Dans les cas sévères. division 2. les dents supérieures paraissent plus visibles que dans les cas avec béance. très visibles en position de repos. signe d'une insuffisance de développement vertical du prémaxillaire. ce qui entraîne un sourire gingival. M. au moment du sourire. I. Signes occlusaux : a) Agencement intra-arcades : — l'arcade maxillaire paraît réduite dans ses dimensions transversales — forme en V — la courbe d'occlusion est très exagérée pour les cas avec béance .

occlusal et mandibulaire et à une situation des racines des molaires maxillaires proches du plancher du sinus ou procidentes dans le sinus. b) Céphalogramme. On observe parfois une morsure palatine dans les cas sévères. SIGNES QUALITATIFS : ils correspondent à un paral- lélisme des plans horizontaux bispinal.a) Face exagérément courte avec insuffisance de développement vertivul des maxillaires. FIG. Classe II. le bord basilaire et le plancher du sinus.112 Anomalies orthodontiques — sens vertical : la supraclusion est constante. Noter les rapports entre les apex des dents cuspidées. 76. supraclusion et incoordination transversal des arcades. 32) ou aux deux niveaux à la fois. fig. . Signes téléradiographiques (fig. elle est d'origine mandibulaire. 16b) : la diminution de hauteur pourra se situer : au niveau du maxillaire postérieur (3) au niveau de la hauteur mandibulaire postérieure (4) (v. division 1. ce qui aggrave la supraclusion. . — sens transversal : normal ou linguocclusion inférieure excessive.

23 3. 4. avec beance M 49 20 73 54.90 5. V. Fréquence : un enfant sur 800 présente une fente labiale ou palatine plus ou moins prononcée. V. . Cette malformation peut être unilatérale ou bilatérale (fig. N.26 4. mandibulaire antérieure . M. V. Étiologie : ces anomalies ont une origine embryologique différentes : — les fentes labiales ou labio-maxillaires sont provoquées par une absence de fermeture totale ou partielle du palais primaire (structure correspondant au prémaxillaire) . soit au niveau du voile du palais.5 24 33 36 46 D.63 28. M 24.19 9.33 8. à la naissance.5 8.73 1. Hauteur totale de la face Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur faciale postérieure .14 2. M Angle plan mandibulaire/S. N. assez fortement diminuée. Il ne s'agit pas d'anomalie orthodontique.78 4.17 19. mandibulaire postérieure .53 4. ENTRE E.24 25. M. FACE MOYENNE E V M " . S.7 D. LES FENTES ET LES FISSURES LABIALES ET PALATINES Définition : les fentes labiales et palatines sont des anomalies de développement de la région maxillaire supérieure apparaissant au cours de l'embryogenèse. S. Dans les cas les plus graves. . soit au niveau du maxillaire. — pas de perturbations fonctionnelles.64 3.Fentes et fissures labiales et palatines La hauteur des procès alvéolaires est.19 39. la fente s'étend de la narine au pharynx. .33 augmentée 3.58 3.5 33 34 46 IX S. . Ce type d'anomalie du sens vertical n'est pas aussi socialement mal perçu qu'un excès vertical.'.09 (1) Mesures en millimètres.correspondent à une solution de continuité.05 4.03 47'. Définition : les fentes labiales sont provoquées par une absence de soudure du bourgeon médian et du bourgeon latéral.1 5.88 29.87 augmentée 5. S. 7.16 1. C'est parfois le retentissement fonctionnel des relations interarcades (supraclusion exagérée) qui amène à consulter. .78 E.05 3.4 80 61 25.93 5. tonicité labiale très importante.28 3. soit au niveau de toutes ces structures à la fois.65 3. de la branche montante alvéolaire postérieure max.7 32 39. soit au niveau de la lèvre supérieure. ET I. Elles apparaissent donc plus tardivement. Angle plan d'occlusion/S. en général. observables à la naissance. 46 56.7 C) 15. 77). alvéolaire antérieure max. La connotation déplaisante du terme « bec de lièvre ».35 2. sans beance M 40 14.92 1.9 6.3' 19. M. V. les masséters sont saillants. La localisation des malformations correspond à une perturbation au niveau de l'une des deux structures ou au niveau des deux structures à la fois.8 diminuée 4. Les fentes labiales. Ces malformations.3 D. 4.33 11. mais de malformations pathologiques. M. TABLEAU COMPARATIF 113 Examen des fonctions : — les muscles élévateurs sont très développés. doit faire préférer les expressions « fentes ou fissures labiales ou labio-maxillaires ».2 2. — les fentes palatines sont en rapport avec l'absence de fermeture totale ou partielle du palais secondaire (structure correspondant à la voûte palatine).

la lèvre supérieure paraissant sectionnée au niveau des incisives latérales. il existe. une fente maxillaire jusqu'au canal naso-palatin. FENTE LABIALE BILATÉRALE : Elle peut être : — symétrique ou asymétrique . FIG. « Définition : il s'agit d'une absence de mésodermisation par atrophie des bourgeons palatins secondaires (fig. une brèche palatine médiane qui fait correspondre le sinus maxillaire et la cavité buccale. par ailleurs. queuses précédemment décrites et fente palatine sans communication avec la cavité buccale ou bien fente palatine communiquant avec la cavité buccale et qui peut s'étendre. à la naissance. 79). . — Vue inférieure de la lèvre supérieure. — a) Fissure labiale simple. à droite. les lésions les plus postérieures étant les moins marquées. lésions mu- — simple (fig. — totale (fig. 80«). le bourgeon incisif médian est protubérant en cas de fente totale bilatérale (fig. Formes cliniques : FENTE LABIALE UNILATÉRALE : Les fentes palatines. dans les cas sévères. 786) : intéresse la lèvre et la narine. b) Fente labiale unilatérale (atteinte du palais primaire). le nez aplati et écrasé. Les lésions : l'atteinte peut être cutanéo-muqueuse : cutanéo-muqueuse et maxillaire : atteinte de la lèvre et de la zone correspondante du prémaxillaire jusqu'au canal naso-palatin. des fosses nasales primitives et du palais primaire. 78. 78c).). peu ou pas d'atteinte osseuse. Formes cliniques : — LÉSIONS MUQUEUSES : lésions simples : luette bifide ou séparation de tous les muscles du voile du palais: — LÉSIONS MUQUEUSES ET OSSEUSES . M. dentaire : dédoublement de l'incisive latérale dans la fissure ou agénésie de cette dent.114 Anomalies orthodontiques a b c FlG. 11 existe. dans les cas les plus graves. Les lésions : la gravité des lésions est en relation avec le mode de fermeture du palais secondaire. jusqu'à proximité du raphé médian (fig. ectopie palatine de la canine. de ce fait. — simple ou totale. 78a) : atteinte uniquement labiale. d) Fente labiale bilatérale : protrusion du bourgeon incisif médian (B. — simple d'un côté et totale de l'autre (fig. ISd). I. totale à gauche. c) Fente labiale simple. 77.

. En association avec ces malformations maxillaires. Elles associent des anomalies de développement du prémaxillaire et du palais secondaire au cours de l'embryogenèse.a) Fente palatine totale (absence de fermeture du palais secondaire) (v. La langue s'est déplacée vers le bas et les processus palatins ont pris une direction horizontale. FlG.Fentes et fissures labiales et palatines fosse nasale septum nasal cavité juccale œil palais primaire 115 processus palatin langue FlG. Il existe de multiples variétés cliniques qui masquent l'importance de certaines fentes osseuses. fig. a) Coupe frontale de la région eéphalique d'un embryon de 7 semaines. Perturbations provoquées dans le développement du maxillaire : déplacement des fragments et déformation des fragments latéraux de part et d'autre des berges des fentes ou des fissures. Ces déplacements s'observent particulièrement dans les cas les plus sévères (fentes labio-maxillaires totales avec division palatine). — b) Fente labiale et palatine (ou labio-maxillaire) unilatérale avec déplacement des fragments latéraux (endognathie unilatérale gauche). 80. Ces linguoversions des fragments latéraux peuvent être unilatérales ou bilatérales avec quelquefois une occlusion normale au niveau des molaires. — Morphogenèse normale. 806). Elles peuvent être unilatérales ou bilatérales. FlG. atrophie de la lèvre: affaissement des os propres Les avec fentes division labio-maxillaires palatine totale. 79. . b) Vue ventrale des processus palatins après ablation de la mandibule et de la langue. d'autres atteintes faciales peuvent s'observer. Ils entraînent : — une version antérieure du prémaxillairc (os incisif) et une absence de continuité de la lèvre supérieure : — une linguoversion des fragments latéraux provoquant une endognathie localisée au secteur latéral antérieur ou plus rarement une vestibuloversion (fig. 79). Perturbations dentaires : dans les cas avec linguoversion unilatérale : déviation importante du milieu incisif supérieur vers la berge. 80. — au niveau cutané — au niveau osseux du nez.

146). Ce paragraphe englobe tous les appareils dits « fonctionnels » (v. Il n'y a pas création mais transfert d'os. — Les forces extrinsèques : l'appareil permet d'appliquer un certain type de force. d'arc. puis d'étudier les effets produits : c'est-à-dire la réponse biologique. L'adaptation progressive et le retour à une situation d'équilibre s'effectuent grâce à des remaniements. Il n'existe pas de bon ou mauvais dispositif en orthodontie. dans un premier temps. dent réimplantée par exemple). L'utilisation de ces dispositifs implique la compréhension de leur mode d'action. Un stimulus d'origine extrinsèque. soit intrinsèques. Aucun déplacement n est possible. c'est-à-dire une force orthodontique. A contrario. c'est-à-dire de leurs caractéristiques biomécaniques. Il est logique d'analyser. tout ceci sans dommage pour la dent et les tissus de soutien. Biomécanique déplacement appliquée orthodontique. Les modifications initiales se situent au niveau ligamentaire. les forces délivrées par un appareillage. p. — Si l'on considère une dent in situ. il n'existe que des appareils qui libèrent des forces. au niveau osseux. plus ou moins contrôlée. il ne s'agit pas d'un . Ce paragraphe englobe tous les systèmes mécaniques fixes ou amovibles. transmet des pressions au niveau du desmodonte qui induisent une réponse biologique. aucun déplacement n'est possible sans desmodonte (dent ankylosée. au u Caractéristiques de la dent dans son alvéole. les systèmes les plus sophistiqués permettant de déplacer les apex. au niveau du périodonte. en F absence d'os. NOTIONS AUX DE MÉCANIQUE APPLIQUÉE DÉPLACEMENTS ORTHODONTIQUES Généralités. Les dispositifs orthodontiques développent des systèmes de forces. soit extrinsèques et dont les indications d'utilisation découlent de leurs caractéristiques d'action. etc . à l'aide de dispositifs mécaniques. à l'aide de ressort.LE TRAITEMENT DES ANOMALIES ORTHODONTIQUES NOTIONS DE BASE LES P R I N C I P E S B I O M É C A N I Q U E S DES DISPOSITIFS O R T H O D O N T I Q U E S LE DÉPLACEMENT DES DENTS E T LES R É A C T I O N S D E S TISSUS EN ORTHODONTIE Introduction. L'hypothèse de départ d'un traitement orthodontique est qu'il est possible de déplacer à travers l'os alvéolaire une dent ou un groupe de dents sur une certaine distance. La dent se déplace avec son parodonte. d'élastique. — Les forces intrinsèques : l'appareil ne délivre pas de force en lui-même. sur une dent ou un groupe de dents.

f) Torsion sur chant de l'arc rectangulaire. Le déplacement obtenu sera le produit d'une translation et d'une rotation autour d'un centre de rotation (ou hypomochlion). p. • Caractéristiques des forces appliquées.118 Traitement des anomalies orthodontiques de la situation du centre de résistance. le centre de résistance s'abaisse simultanément en direction apicale. le centre de résistance (ou centroïde) d'une dent dans son alvéole est le point à partir duquel un système de forces appliquées produit un déplacement en translation pure. grâce à « l'effet de torque ». 81c). mais d'un solide hétérogène. Le point d'application des forces est quelconque. . au cours <Tun déplacement orthodontique. anisotrope. 81. a) Force simple = translation + rotation -> version coronaire. Couple. dits « multibagues » ou « multi-attaches » autorisent cette possibilité. — Le raisonnement sera conduit à partir de forces à direction horizontale.028 inches).018 x . détermine un centre de rotation. — Une force simple. En technique Edgewise (v. à peu près à la furcation des racines. Le centre de résistance et le centre de rotation sont confondus dans ce type de déplacement. dans le sens opposé à la rotation -> translation (les 2 moments s'annulent). constitué par la dent. La caractéristique mécanique de cet ensemble biologique. il est nécessaire d'appliquer un couple. b) Force + moment -> version radiculaire. comme on l'a vu : un déplacement en translation et une rotation (fig. — Les forces horizontales. ce point étant situé plus ou moins apical par rapport au centre de résistance. le fil utilisé pour déplacer les apex est rectangulaire corps libre. autour duquel tourne la dent. Systèmes de forces. par exemple. 81a). le desmodonte et l'os alvéolaire environnant. à un instant donné. déterminant l'effet de torque (courbure de 3e ordre). c'est le centre de résistance. »-. Seuls. e) Bracket Edgewise et arc rectangulaire. 81A). c) Couple = rotation autour du centre de résistance (moment pur M). Par définition. au niveau de la couronne dentaire. Pour annuler cet effet de rotation.025 inches ou . Détermination du centre de rotation du déplacement : une force simple appliquée à distance du centre de résistance de la dent. par définition. d'intensité égale et de sens opposé. en fonction du point d'application de la force. à partir du collet : au niveau de la 16 . Force simple. les dispositifs fixes. — Une rotation verticale pure autour du centre de résistance sera produit par un couple de force (fig. La situation du centre de résistance est fonction de la longueur et de la forme des racines dentaires de la hauteur de l'os alvéolaire et de sa densité. d) Force simple + couple. EXEMPLE : à 12 ans d'âge dentaire il se situe au niveau de l'incisive centrale supérieure : au tiers de la racine. il est donc impossible d'obtenir une translation parallèle. en fonction FlG. diminuant progressivement avec l'âge. déterminant une rotation. dans la lumière du bracket (section . détermine. non contrôlée. appliquée sur la couronne (fig. Variations avec Page : la hauteur de l'os alvéolaire.022 < . appliquée sur la couronne. 158). — Si l'on applique une force simple.

le centre de rotation du déplacement étant plus près de l'apex que le centre de résistance (fig. sera. 83b). Le système de forces appliquées permet. mais les dents postérieures se mésialent plus ou moins. Dans la cavité buccale. Si l'ancrage est suffisant. si les deux rotations sont équilibrées (fig. l'insertion de cet arc. produira un couple de forces déterminant une rotation pure autour du centre de résistance (fig. 39a). déterminée par cette force simple. • Force horizontale. Cette pression étant très inégalement répartie selon le type de force exercée et selon les caractéristiques du milieu. dans la lumière également rectangulaire des brackets. — version coronaire : déplacement induit par une force simple appliquée au niveau de la couronne d'une dent. dispositifs fixes). de déplacer la dent en translation pure. le point d'application étant indifférent. qui a tendance à entraîner ce solide en direction de la traction (piquet de tente et tendeur). linguale ou vestibulaire: — ingression : déplacement induit par un système de forces agissant dans le sens opposé à l'éruption (fig. — le rapport « moment-force ». Il s'agit de l'effet de torque. L'ingression peut être « pure ». l'un des problèmes majeurs de l'orthodontiste : comment « contrôler l'ancrage » (v. 118) le centre de rotation étant indéterminé (fig. p. Les différents types de déplacement en orthodontie. Une force est définie par quatre paramètres : — l'intensité. Les forces utilisées en orthodontie sont dites « bio- . L'intensité. — translation (ou gression parallèle) : déplacement induit par un système de forces dont la résultante se situe au niveau du centre de résistance (v. déterminé par le point d'application du système de forces par rapport au centre de résistance (moment M = F x d) (d est la distance du point d'application de la force au centre de résistance). à frottement doux. en prenant appui sur la deuxième prémolaire et la première molaire sans précautions particulières. • Force verticale : — agression : déplacement induit par une force verticale agissant dans le sens de l'éruption (fig. Caractéristiques d'une force orthodontique. dès lors. Sic/. Si l'on associe à cette rotation. en principe. Le déplacement induit est une rotation de la couronne autour de son grand axe. le plus souvent. Ce déplacement n'est possible qu'avec des dispositifs fixes complexes permettant de déplacer les apex (fig. associée à une version vestibulaire ou linguale. Elle peut être délibérée : on cherche à mésialer volontairement les secteurs latéraux. A partir d'un certain seuil. Si l'on incorpore une torsion sur chant de l'arc rectangulaire (fig. la rotation en direction linguale de la couronne. 83/)). Elle peut être « non contrôlée » et constitue. 81e). p. est entraîné en direction du corps libre à déplacer. — Une force appliquée sur la couronne d'une dent se transforme en pression (force par unité de surface) au niveau du desmodonte. après extraction d'une première prémolaire. 81/). 82/)).Notions de base et s'ajuste. la tranche la plus large de l'arc étant horizontale (fig. en raison de Y impossibilité d'exercer une force simple dans le prolongement du grand axe de la dent. une force simple en direction linguale (boucle de fermeture d'un dispositif fixe) (fig. Elle est. à force. BASSIGNY 119 • Rotation : couple à résultante horizontale. A chaque type de force exercée correspond un mode de déplacement dentaire. 82a). Loi de Faction-réaction : le contrôle de Pancrage. — le rythme d'application. dans ces conditions. la canine se distale. — la direction dans les trois sens de l'espace. Tout solide qui sert d'ancrage à une force destinée à déplacer un corps libre subit également une force égale et de sens opposé. Application en orthodontie. c'est ce que l'on appelle « la perte d'ancrage » (fig. les lois de la mécanique s'appliquent aussi rigoureusement. si l'on utilise un dispositif délivrant une force et prenant appui sur « des dents d'ancrage ». selon le type de force exercée. l'ancrage est insuffisant. 81c/). 81/) et fig. L'égression peut être « pure » (plus ou moins parallèle au grand axe de la dent) ou associée à un certain degré de version coronaire. 81c) (déplacement radiculo-lingual et corono-vestibulaire). ce solide reste stable. Le solide constituant l'ancrage. dans la lumière du bracket. EXEMPLE : si l'on tracte distalement une canine. seul le corps libre se déplace en direction de l'ancrage. 81 a) : — version radiculaire (ou effet de torque) : le centre de rotation se situe quelque part au niveau de la couronne. 159). compensée par l'effet de torque produit dans le bracket.

A LA RÉPONSE BIOLOGIQUE UNE FORCE ORTHODONTIQUE Les pressions transmises au cours d'un déplacement orthodontique. : 500 g à 1 kg. FIG. La direction de la force. s'appliquent au niveau du desmodonte. — a) Ressort à boucles multiples délivrant une énergie très progressivement décroissante (technique de Ricketts) -> force continue. — Situation des zones d'apposition et de résorption au cours d'une version coronaire distale d'une canine supérieure (d'après REITAN). c'est-à-dire comprises entre un seuil minimum. 81 a. — force intermittente : des périodes sans aucun dispositif actif alternent avec des phases d'activité (forces extra-buccales portées 14 heures par jour). 83. b et c). 82. La notion de force optimum est encore assez discutée. En technique fixe par exemple : ressort comportant de nombreuses boucles (fig. au niveau des incisives inférieures. E. délivrant une énergie rapidement décroissante (technique Edgewise) -» force discontinue. b) Ressort à boucle simple (« Bull-loop »). fonction du seuil de sensibilité du patient et de l'apparition éventuelle de lésions irréversibles de la dent. dans le sens mésio-distal ou vestibulo-lingual (fig. . et un maximum. A = apposition. gression (pluriradiculee) : 150 à 300 g. —force discontinue : l'énergie libérée par le système mécanique diminue très rapidement. — Forces verticales. de l'os alvéolaire et du cément. suffisant pour induire l'apparition de cellules résorptrices du tissu osseux. — La résultante d'un système de force peut avoir : — une direction verticale dans le sens de l'éruption ou dans le sens opposé à l'éruption (fig. la réponse biologique induite s'interrompt progressivement (fig.120 Traitement des anomalies orthodontiques logiques ». gression (monoradiculée) : 70 à 90 g . Le rapport moment-force (M/F) : correspondant aux caractéristiques mécaniques du système de forces. B. 83c/). dès que la dent commence à se déplacer (boucle simple. R = résorption: H = hyalinisalion. 84. EXEMPLE : si M tend vers 0 -> translation. F. au niveau des incisives supérieures. Le rythme d'application : — force continue : l'énergie délivrée par le dispositif orthodontique est très progressivement décroissante. la force est dite « lourde ». A titre d'exemple : version sur une incisive : 50 à 70 g . 836). a) Égression pure. Elle sera différente pour chaque type de déplacement et chaque catégorie de dent. version radiculaire (par effet de torque) : 150g. FIG. ingression : 15 à 25 g. 82) : — une direction horizontale ou oblique. FIG. b) Ingression avec composante linguale. la force est dite « légère » . en technique fixe sur un arc rectangulaire. de l'os et du desmodonte.

— apparition de cellules ostéogéniques (ostéoblastes) . FIG.espaces vasculaires élargis (1): . dans le sens de la traction (3). — apposition osseuse : l'os fibreux immature se forme 10 à 15 jours plus tard sur cette trame. en fonction des réactions histologiques. — a) Zone en tension : élargissement du ligament (1). . Après 3 à 4 semaines. 85. étirement des fibres desmodontales. les cristaux d'apatite. après réorganisation : .m. cet os est remplacé par de l'os lamellaire: — zones d'ostéoclasie : à certains niveaux. plus tard.).espaces médullaires (e.122 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. b) Zone en tension. ou bien dans les espaces médullaires à distance. dilatation des espaces vasculaires (2).apposition d'os néoformé (bande blanche) (2) . — le tissu ostéoïde : il est constitué par une matrice organique sur laquelle se déposeront. . — b) Taux du déplacement selon le temps. 86.

— La compression du ligament et la flexion alvéolaire induisent. puis la lame criblée. C. et à d'autres niveaux. Le ligament est progressivement comprimé le long de la lame criblée. Durée : la hyalinisation débute au bout de 36 heures et dure en moyenne 12 à 15 jours. se produit schématiquement un arrêt de la circulation sanguine et une disparition des éléments cellulaires. Effets mécaniques : — élargissement du ligament et des espaces vasculaires (fig. résorbent la lame criblée par voie directe et latéralement à la zone de pression maximale (fig. se produit. au niveau comprimé. 85a). l'apparition de cellules ostéogéniques. 84). = émail. — orientation générale des structures dans le sens de la traction. 85a). L. à certains niveaux. R. riches en cellules. Ost. La situation de ces zones et leur répartition permettront de caractériser la réponse histologique aux différents types de forces exercées. LA RÉSORPTION OSSEUSE DIRECTE : FlG. D. une suite de réactions en chaîne : réaction hydraulique -> réaction mécanique -> mitoses des cellules précurseurs des cellules ostéogéniques -> apparition des ostéoclastes -* résorption osseuse -> nouvel équilibre. dans lesquelles sont apparues les cellules ostéogéniques. sur la face desmodontale de la lame criblée (fig. LA RÉSORPTION INDIRECTE OU A DISTANCE : en regard de la zone hyaline. 856).b. Résumé : A la suite de l'application d'une force orthodontique sur une dent. pète. A. elle peut persister 40 jours et plus. = résorption indirecte. • Les modifications histologiques au niveau dyune zone de tension. Cette variation dans la réponse sera fonction du degré de pression exercée.c. La réponse biologique : — réorganisation ligamentaire: — résorption latérale directe : les ostéoclastes autour de la zone hyaline. Chez l'adulte. des zones comprimées dites « en pression » et des zones relativement étirées dites « en tension ». H = hyalinisation.Notions de base A la suite de ces pressions. — a) Modifications histologiques au niveau d'une zone comprimée (d'après BARON). 121 — Au niveau des zones soumises à de fortes pressions. Ost. il se manifeste au niveau desmodontal par une compression des espaces vasculaires avec ischémie. I. — résorption frontale directe : elle se produit à distance de la zone hyaline et dans les zones de moindre pression. = ostéoblastes. on peut observer. au niveau ligamentaire. ce qui explique la sensation de douleur après activation. — au niveau de la lame criblée : se produit une déformation secondaire de l'os alvéolaire (flexion alvéolaire) faisant suite à cette compression du desmodonte. Elles dépendent du type de force exercé (fig. par voie centri- . pendant lesquels aucun mouvement n'est perceptible (fig. 85. e. F = direction de la force. La réponse biologique (fig. = résorption latérale directe. R. = ostéoclastes. Effets mécaniques : — au niveau du desmodonte : le déplacement initial est surtout d'origine hydraulique. le ligament est considérablement élargi. 85a). LA ZONE ACELLULAIRE OU ZONE HYALINE (fig. 85a). ou lors de l'utilisation de force excessive. A ce stade. la disparition progressive des éléments cellulaires. — Cette zone se situe du côté opposé à la force appliquée. Les ostéoclastes résorbent le mur alvéolaire. 86a et b). • Les modifications histologiques au niveau a"une zone comprimée. = apposition compensatrice. l'activité ostéoclasique est reportée à distance du desmodonte dans les espaces médullaires voisins.

• Les objectifs particuliers : — améliorer la ventilation nasale. Facteurs extrinsèques. du type de déplacement effectué. e) Le tissu ostéoïde : il semble que ce tissu ne soit pas résorbable. ce qui influence le choix de l'intensité de la force et la détermination de la valeur de l'ancrage. conférer une assurance de durée au système manducateur. Avec des appareils amovibles. pendant un premier temps. Les déplacements en gression sont particulièrement indiqués. Rythme d'application : il semble que le rythme d'application soit plus important que l'intensité de la force. si le canal est correctement traité et s'il n'existe pas de lésion apicale. — facteurs endocriniens (v. Il peut donc bloquer ou retarder le déplacement lorsqu'on inverse le sens de la force. il est indispensable de la traiter car l'inflammation gingivale s'aggrave avec le déplacement. le phénomène ostéoclasique se poursuit pendant la phase d'interruption. Facteurs généraux : — l'âge : chez un adulte. à la visco-élasticité du ligament. d) Le site du déplacement : il sera plus difficile de déplacer les dents à la mandibule qu'au maxillaire (densité osseuse différente) et plus facile de vestibuler des incisives supérieures que des incisives inférieures (épaisseur de la corticale et proximité lame criblée. En conséquence. — faciliter la phonation par un placement correct de la denture et de la langue: . — longévité à très long terme : par le jeu des différentes fonctions et la situation des arcades dentaires par rapport à la morphologie osseuse et gingivale. et d'utiliser des systèmes mécaniques délivrant des forces contrôlées.Objectifs de traitement 123 FACTEURS INFLUENÇANT LE DÉPLACEMENT Facteurs biologiques intrinsèques. d) Eviter les lésions iatrogènes. au début du déplacement. — dépulpation : une dent dépulpée se déplace aussi aisément qu'une dent saine. seules les versions sont possibles. c) Pérennité à court et à long terme : — stabilité : stabilité du résultat obtenu. un alignement plaisant de la denture et des proportions satisfaisantes entre les tissus de recouvrement et les dents. — facteurs nutritionnels : éviter les traitements orthodontiques sur des sujets de santé déficiente. Intensité : l'intensité des pressions exercées dépend. f) L'état gingival : si le patient présente une gingivite avant traitement. Facteurs liés aux dispositifs : en méthode Edgewise l'objectif biomécanique c'est de déplacer les dents en translation. b) Objectifs esthétiques : rechercher une harmonie du visage. Il est préférable d'appliquer des forces très légères. c) L'os alvéolaire : sa densité est variable . la hyalinisation est de règle. 19). on peut pratiquer des traitements orthodontiques. sans récidive. LES OBJECTIFS DE TRAITEMENT LES DIFFÉRENTS OBJECTIFS DU TRAITEMENT m Les objectifs principaux : a) Objectifs occ/usaux : assurer une fonction occlusale optimale. le réglage de l'intensité délivrée est encore très discuté à ce jour : 100 g/cm2 et 1 mm de déplacement par mois constituent des indications moyennes. Facteurs locaux : a) La dent : — caractères morphologiques : les pressions se répartissent sur des racines dont la longueur et la surface sont différentes. dans une zone comprimée. Certains auteurs conseillent d'utiliser des forces continues très progressivement décroissantes. à court et moyen terme . Ils sont encore mal connus. b) Le desmodonte : facteurs individuels propres à la cellularité. ce qui est confirmé biologiquement par la nécessité d'entretenir un certain « pool » d'ostéoclastes (Baron). Les procédés utilisant des forces intermittentes permettent d'exercer des pressions très importantes. à la substance fondamentale.selon les individus et selon le site. corticale externe). la zone pressée est reportée sur l'ensemble de la surface desmodontale. p. même tardivement jusqu'à 35-40 ans environ.

— au cours du mouvement de propulsion. — 90 % des dentures naturelles peuvent avoir une position d'intercuspidie maximale antérieure à la relation centrée. soit par la canine — il s'agit d'une « protection canine » (fig. a) Statiques : — les relations de classe I (v.124 Traitement des anomalies orthodontiques — le nivellement de la courbe d'occlusion est une nécessité technique pour la plupart des méthodes multibagues. doivent présenter un certain degré de parallélisme. C. La recherche de cette concordance est un objectif primordial en orthodontie. d'une « protection de groupe ». en principe. telle qu'elle est définie page 13. ne satisfont pas à tous ces critères. pour préserver l'harmonie de la denture. p. autant que faire se peut. au stade terminal du traitement actif en technique fixe . — La poursuite de ces objectifs constitue l'idéal à atteindre. Cette désocclusion est également fonction de la pente incisive et de la pente condylienne. ce qui ne veut pas dire que toutes les arcades doivent être nivelées de la même façon. b) Cinétiques : — faire un « set-up » (v. — les axes dentaires. 64) . L'importance de cette courbe. 14) : cette occlusion idéale ne correspond pas toujours à l'occlusion obtenue en fin de traitement . la désocclusion immédiate des molaires doit être assurée. ce qui ne signifie pas que des rapports occlusaux non en classe I soient nécessairement traumatogènes. Bien que le concept de protection canine ne soit pas universellement accepté par les occluso-dontistes. Les contacts travaillant permettant le guidage de la mandibule au cours du déplacement sont assurés. des lésions du parodonte ou des douleurs articulaires. De nombreux traitements d'orthodontie. • Relation centrée et intercuspidie maximale. • Relations interarcades : — faciliter une reconstruction prothétique ou éliminer la nécessité d'un artifice prothétique . même conduits par des mains expertes. Ce contrôle des axes dentaires doit être effectué à l'aide d'une radio panoramique. M. La cuspide mésio-palatine de la dent de 6 ans supérieure doit être située dans l'embrasure entre deuxième prémolaire et première molaire inférieure. c'est-à-dire des modifications des données occlusales initiales. — créer des conditions favorables au traitement des parodontopathies. mais pas trop. à rejeter. 88) soit par les cuspides vestibulaires des dents supérieures (cuspides de soutien ou primaires) — il s'agit. — les relations de classe II thérapeutique (extraction des 14 et 24) (fig. En dehors de cette cuspide. sera fonction des objectifs occlusaux. en fin de traitement. 87c). p. sans traitement orthodontique. • Agencements intra-arcades : trois critères essentiels sont à respecter : — les crêtes proximales doivent se trouver au même niveau . Le praticien est constamment balancé entre la réalité du facteur humain et l'objectif théorique à atteindre. en fin de traitement. — les relations de classe III thérapeutique (extraction des 34 et 44) (fig. — constitue la relation maxillo-mandibulaire la plus favorable à l'établissement d'une bonne occlusion (pas plus de 1 mm de décalage). et R. que des choix thérapeutiques ou de la motivation du patient. cette disposition assure une occlusion facile à réaliser au cours d'un traitement orthodontique et fonctionnellement satisfaisante. de la longueur des lèvres. . C. la concordance entre les deux positions — I. — au cours des mouvements d'excursion latérale. Les relations des arcades étant celles de la classe I d'Angle. ou dans la fosse distale de la deuxième prémolaire inférieure. de la largeur des dents maxillaires et de la pente incisive. La rotation linguo-distale de la dent de 6 ans doit être légèrement accentuée pour obtenir ces relations occlusales . La cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire inférieure est en rapport avec l'embrasure 14 et 15. on ne doit pas constater de contacts cuspidiens du côté non travaillant. La canine doit être assez longue pour effectuer ce travail. OBJECTIFS OCCLUSAUX L'objectif le plus satisfaisant d'un traitement d'orthodontie est constitué par une occlusion statique et dynamique. Cette relation thérapeutique est. 87a et h). toutes les cuspides primaires inférieures ont des rapports avec les crêtes. • La recherche des objectifs idéaux. cet idéal constitue véritablement un « combat douteux » dont le patient n'est pas toujours conscient et qui doit être mené avec conviction. Lorsqu'un traitement d'orthodontie est indiqué. dans ce cas. sous peine de voir apparaître des abrasions excessives. aussi bien en fonction des données morphologiques initiales.

A titre indicatif. il n'est pas possible d'obtenir une protection canine. pour les types accentués de face longue ou de face courte. . avec de grandes variations individuelles. au cours des excursions latérales. Le type de face : en règle générale. en protection de groupe. C'est dire combien l'amélioration de l'aspect de la denture et du visage doit être recherché conjointement avec un fonctionnement occlusal optimal. (fig. Les rapports entre la denture et les lèvres. a) Vue vestibulaire. — Relations thérapeutiques de classe II molaire et classe I canine. 32). ce qui est plus difficile (mise en place de la canine supérieure en position d'incisive latérale. il faut donc régler l'occlusion. à consulter.Objectifs de traitement 125 FiG. — Ils sont FIG. le plus souvent. Dans certains cas. la position des lèvres dans le profil et les rapports qu'elles entretiennent entre elles et avec la denture. 87. dans le cas d'une agénésie). OBJECTIFS ESTHÉTIQUES C'est la motivation esthétique qui amène. Les lèvres : la forme. F. on doit envisager un traitement destiné à augmenter ou à diminuer l'E. b) Vue linguale. la lèvre recule de 1 mm quand les incisives reculent de 2 mm. — Protection canine au cours d'une excursion latérale gauche. On recherchera des relations labiales harmonieuses et la fermeture des lèvres en position de repos. 88. c) Relations thérapeutiques de classe III molaire et classe I canine (amalgame mésial 36). sont des facteurs déterminants dans les objectifs thérapeutiques et en grande partie sous le contrôle du traitement. I.

on pourra se contenter de rechercher une fermeture labiale et des rapports labiaux équilibrés redonnant au patient un type familial auquel l'entourage tient. peut être un autre motif de consultation. . Toutefois. 90. p. en fonction du stomion -> distance mesurée par rapport au plan d'occlusion. Les lignes esthétiques (v. liés à l'apparence des dents. comme le pensent parfois les orthodontistes. division 1). couleur. — dans le sens antéro-postérieur : une denture de belle apparence peut être placée assez en avant dans le profil mais des dents hypoplasiés. — dans le sens vertical : le sourire gingival est la conséquence disgracieuse d'une lèvre courte ou d'un maxillaire basculé vers le bas.126 Traitement des anomalies orthodontiques F i e 89. le bord libre de l'incisive supérieure doit être située à environ 2. — Brièveté de la lèvre supérieure (malocclusion de la classe II. Pour des patients présentant une lèvre de longueur habituelle.5 mm plus bas que le stomion. La convexité : l'exagération de la convexité ou de la concavité du profil. forme. distance mesurée par rapport au plan d'occlusion fonctionnelle (fig. corollaire des facteurs précédents. FIG. ou au contraire. état de l'émail et à la longueur des lèvres. le caractère harmonieux et plaisant d'un visage n'est pas toujours fonction de la diminution de ses saillies. Selon les motivations particulières de chacun. une gencive d'aspect peu engageant. — Position idéale du bord libre des incisives supérieures. 58). 89) . rechercher des procédures destinées à modifier considérablement le profil par un recul accentué des lèvres. doivent plutôt conduire à un recul marqué des"incisives. Le traitement doit s'efforcer d'y remédier (fig. 90).

Objectifs de traitement INOCUITÉ 127 Les lésions iatrogènes dues à un traitement d'orthodontie et les moyens de les éviter (v. PÉRENNITÉ A LONG TERME • La stabilité. 91. . La définition de cette position d'équilibre fait encore l'objet de telles discussions qu'il n'est pas possible de donner des règles simples. p. Début de traitement : 9/76. 38 et 48 en évolution. Le problème n'est plus de savoir comment déplacer les dents. fin de contention : 10/79. pour éviter la récidive des anomalies c'est de placer les dents dans une position équilibrée. — a et b) Fermeture d'espaces. mais où les mettre pour assurer leur stabilité et préserver leur intégrité. La forme des arcades et FIG. — Le seul procédé théoriquement correct. vers l'avant. comme placer la cuspide mésio-palatine de la première molaire dans la fosse médiane de la première molaire inférieure. 197). après extraction des 36 et 46 et mise en place fonctionnelle des 37 et 47 .

de même une vestibulo-version exagérée des incisives inférieures.128 Traitement des anomalies orthodontiques minant dans l'apparition de ces dysfonctions. etc. — Améliorer la phonation par un placement correct de la denture et le rétablissement d'une situation linguale habituelle. . mais plutôt un élément favorisant dont le poids n'est pas encore clairement défini à ce jour. Il est évident qu'un bon alignement permet une meilleure élimination de la plaque. — de la poussée mésiale des dents de sagesse. Les malpositions ne jouent qu'un rôle secondaire dans le processus carieux. et un échantillon d'individus présentant des arcades bien alignées et dont le niveau d'hygiène est similaire (Ingervall). Toutefois. éléments anatomiques : lèvre courte. il n'existe pas de différence significative entre un échantillon d'individus présentant une excellente hygiène et des malocclusions. — Éliminer la nécessité d'une restauration prothétique : si les premières ou deuxièmes molaires sont délabrées et irrécupérables. une D. le facteur comportemental serait déter- — Améliorer la ventilation nasale (v. — de la morphologie parodontale. — de l'agencement de l'intercuspidation . • La longévité. le bruxisme ou les abrasions? Pour certains. En résumé on peut dire que la stabilité dépend : — des pressions musculaires. — d'une croissance résiduelle. par ailleurs. Une disposition occlusale satisfaisante évite-t-elle les troubles articulaires. sangle labiale tonique + +. Un recul molaire intempestif par une force extra-buccale a tendance à récidiver s'il existe. aux connaissances actuelles en orthodontie. Cela ne constitue pas une garantie quant à la conservation à long terme. l'introduction des techniques fixes et des principes thérapeutiques qui les gouvernent n'a guère débuté avant les années 60. Les recherches récentes sur l'étiologie de la carie permettent de mettre en évidence avec quelques certitudes un défaut dans les mécanismes de défense immunitaire. du système manducateur. — Redressement des axes dentaires avant prothèse fixée. C'est plutôt la qualité initiale de la « gencive attachée » et l'épaisseur de la corticale externe qui détermineront l'apparition ou non de lésions parodontales. prescription de l'ablation des amygdales pharyngées ou/et palatines. l'hygiène buccale est satisfaisante. . 86) : disjonction du maxillaire. a) Avant traitement. b) Après traitement. — L'orthodontie moderne est encore dans les premiers temps de son âge. p. pour une part. D. Il est toutefois possible de préciser ce qu'il ne faut pas faire pour le maintien de cette stabilité : l'expansion bimaxillaire récidive dans 90 % des cas. OBJECTIFS PARTICULIERS la position des dents est sous la dépendance de facteurs multi-variés dont la définition et le contrôle échappent encore. si en outre. sans négliger toutefois les conditions locales. dans son intégrité. . M. Terminer un traitement d'orthodontie dans de bonnes conditions permet très probablement un fonctionnement meilleur du système stomatognathique. éléments fonctionnels : persistance de dysfonctions. les techniques ortho- FIG. à localisation postérieure. . n'est pas stable. Il est parfois troublant de constater l'absence de symptomatologie chez des patients présentant des malocclusions marquées. En Europe. — de facteurs histologiques spécifiques (étirement des fibres supracrestales. Le recul n'est pas encore suffisant pour faire une estimation des effets d'un traitement d'orthodontie sur la conservation d'un état de santé bucco-dentaire significativement meilleur que pour une population non traitée et présentant des anomalies orthodontiques. 92. après correction d'une rotation).

96a). Il faudra en tenir compte pour éviter de graves déboires au cours du' nouveau traitement. ce qui constitue l'objectif occlusal idéal. — de l'évaluation des risques de récidive. — de fixer la durée approximative du traitement actif et de la contention . L'orthodontie trouve là sa pleine justification (fig. Un enfant ayant déjà subi un traitement inadapté pendant une période assez longue. — de la limitation des possibilités orthodontiques et de l'âge du patient. — L'évaluation de la motivation au traitement peut faire décider. Si le patient et son entourage estiment par exemple qu'une biproalvéolie accompagnée d'une biprochéilie en classe 1 ne justifie pas de grandes modifications cutanées. Ceci constitue une des orientations d'avenir de l'orthodontie. Les moyens thérapeutiques variés offrent des procédés adaptés au traitement de ces anomalies.ou disto-versées (fig. certains éléments morphologiques ou fonctionnels étant prédominant. évitant de ce fait un remplacement prothétique chez l'adolescent ou le jeune adulte. c'est l'extraction de 14 et 24 et des relations de classe II molaire thérapeutiques. L'ÉTABLISSEMENT DU PLAN DE TRAITEMENT La conclusion du bilan orthodontique constitue un catalogue des anomalies observées. réaligner des incisives en malposition après extraction de la plus dénudée (fig. La lassitude de certains patients. une dent présentant une poche infra-osseuse. par exemple. La solution la plus satisfaisante pour le traitement de certains cas de classe II. du choix thérapeutique. Cette limitation peut être fonction : — des désirs du patient et de son entourage et des particularités de son caractère: — de considérations occlusales. . il faut éviter le traitement avec quatre extractions pour l'obtention d'un recul labial important et ne traiter que la biproalvéolie.Etablissement du plan de traitement dontiques fixes sont à même de fermer les espaces d'extraction soit vers l'avant. en dernier ressort. redresser une molaire mésio-versée montrant une poche mésiale. — Le plan de traitement le plus satisfaisant au niveau occlusal et esthétique doit être proposé par le praticien. a déjà fortement entamé son « capital de coopération ». Considérations occlusales. Le degré de coopération. à la fin du traitement actif. division 1. QUE TRAITER ? Le facteur humain. L'orthodontiste peut également concourir à une réhabilitation prothétique équilibrée par la correction de dents supports de bridge mésio. — de poser un pronostic de réussite et de stabilité. c'est l'extraction des deuxièmes molaires supérieures et le recul des dents de 6 ans. afin d'obtenir des relations de classe 1 au niveau des canines et des dents de 6 ans. 92c/ et b) ou encore par une meilleure répartition 129 des piliers d'un bridge (distalage d'une 2e prémolaire dans un secteur édenté). soit vers l'arrière. — Créer des conditions favorables au traitement des parodontopathies : égresser. ce qui peut constituer un risque potentiel. — d'évaluer les risques de révision de la procédure définie initialement. Cette solution implique le port très régulier et très intense d'une force extrabuccale. A l'aide des données précédentes le plan de traitement doit répondre à trois questions : Que traiter? Faut-il traiter l'ensemble des malocclusions observées? Quels sont les objectifs du traitement? Quand traiter? Traitement précoce. La motivation esthétique. peut amener le praticien à négliger la mise en place correcte des dents de douze ans. 91a et b). — Ce plan sera modulé en tenant compte de la personnalité du patient et de la motivation de ses proches. etc. semi-tardif ou tardif? En une ou plusieurs étapes? Comment traiter ? Quels sont les dispositifs utilisables. — On pourra laisser un La limitation des objectifs : il semble paradoxal de limiter les objectifs thérapeutiques à la correction d'une partie des anomalies. — d'établir les séquences détaillées du plan de traitement. en fonction des réponses aux questions précédentes? Faut-il extraire ou non? Répondre à ces interrogations permettra: — de préciser le choix des moyens thérapeutiques. Si la coopération est incertaine. une solution de compromis est préférable. en fonction de ses propres convictions.

197). D. dont il faut tenir compte avant. Le traitement d'orthodontie risque de provoquer une recrudescence de cet état carieux. mais une illustration de ce que l'on dénomme des « solutions de compromis ». division 2. en denture mixte. soit pour profiter du taux maximum de croissance prépubertaire. A chaque période de la morphogenèse des arcades. surveillance. traitement tardif (denture adulte) . — traitement en deux étapes qui se suivent : traitement précoce en fin de denture mixte. Les différentes procédures. D. 87). M. ne peuvent être mises en place sans risque. — le stade de croissance: — la gravité des anomalies . p. c'est le facteur humain. pour les cas de classe II. — impossibilité thérapeutique : certaines anomalies ne peuvent être traitées uniquement par des moyens orthodontiques (prognathie inférieure sévère). en denture adulte (pour un cas de classe IL division 1. le plan de traitement doit tenir compte du stade de croissance du patient (v. s'installer en denture permanente fait courir le risque de voir apparaître des lésions ou des problèmes plus complexes. p. quand il se justifie. M. sauf retard ou avance cliniquement visible. des défauts de gencive attachée: — proglissement en classe III entraînant des abrasions des faces vestibulaires des incisives supérieures et une mobilité des incisives inférieures. Conclusion : cette énumération ne constitue pas un catalogue limitatif. plus il sera difficile de tout corriger. p. surveillance. la .130 Traitement des anomalies orthodontiques tement précoce (denture mixte). aggravé par une hygiène médiocre. — En fonction de l'âge dentaire. — traitement en trois étapes : traitement très précoce (denture temporaire). — La seule limitation à un traitement précoce. Limitation des possibilités orthodontiques : — impossibilité technique : certaines canines incluses en position horizontale haute. Les éléments déterminant : 1" LE STADE DE CROISSANCE est un facteur important certain degré de recouvrement incisif si l'on estime que la position des incisives est nécessaire à l'obtention d'un guide incisif satisfaisant. canines et deuxièmes molaires sont évoluées. peut se situer une étape du traitement orthodontique. 14). 187 —. EXEMPLE : — D. 200) : — La correction de certaines rotations chez un adulte peut faire apparaître des lésions du parodonte vestibulaire (déhiscence) . traitement précoce (denture mixte). mais la règle c'est de ne considérer le traitement actif comme réellement terminé qu'après évolution et mise en place correcte des deuxièmes molaires. — v. et non des relations de classe II. l'extraction de dents permanentes ne permettra que le traitement de la D. et idéalement des dents de sagesse. — le facteur humain. que ce soit pour les cas de classes II. pendant et après le pic de croissance. — toute position très antérieure des incisives supérieures comporte également un danger de fracture. associée à une D. . division 1 (fig. Elles comprendront deux ou trois étapes discontinues. source de résorptions apicales ultérieures (v. 3° LE FACTEUR HUMAIN. 2° LA GRAVITÉ DES ANOMALIES : QUAND TRAITER ? La réponse à cette question doit tenir compte de plusieurs paramètres : — l'âge dentaire . provoquant des inclusions. ou une seule étape. Son évaluation présente assez peu d'intérêt au cours des séquences précoces. les prémolaires et les canines sont évoluées. 165). A partir de la phase de constitution de la denture adulte. suivi d'un traitement tardif en denture adulte. 17). p. ou suivies dans le temps. les prémolaires. — traitement en denture adulte complète : traitement d'adulte. — traitement en deux étapes discontinues : trai- — plus la sévérité de la malocclusion est marquée. — la susceptibilité à la carie : il faudra envisager avec beaucoup de réserve un traitement complexe sur une denture présentant déjà de multiples obturations et des caries en cours de développement. en général tardive (v. La chirurgie oro-faciale trouve là toute son indication (v. — traitement tardif en une seule étape : traitement tardif en denture adulte jeune : . 50d). traitement tardif en denture adulte. plusieurs solutions sont possibles. par exemple. des dénudations (fig. 38) . D. la plupart du temps. Les risques de récidive et de lésions (v. si l'on attend l'évolution de toutes les dents: — laisser une anomalie importante. M. En effet. soit au contraire pour éviter cette période très active (fig. p. p. au niveau des incisives latérales ou pour les biprotrusions et également un risque de microtraumatisme apical.

p. COMMENT TRAITER ? Le propre d'une orthodontie de qualité c'est d'utiliser des moyens thérapeutiques adaptés aux anomalies que l'on se propose de traiter et aux impératifs biomécaniques. : dents hypoplasiées. 11 y a donc antagonisme entre les impératifs techniques et le développement psycho-affectif de l'enfant. p. p. au cours de la phase terminale du traitement. il s'agit d'une période psychologiquement favorable : l'enfant est très ouvert aux conseils et à l'autorité des adultes. Le traitement ultérieur en denture adulte est facilité et écourté. qui deviendraient nécessaires en denture adulte. — traitement précoce de certains cas de classe squelettique II: — traitement d'un proglissement mandibulaire associé à certains cas de classe III. Inconvénient majeur : la durée globale du traite- Des relations interarcades statiques et dynamiques précises ne pourront être construites qu'après la mise en place des dents adultes. le pourcentage de traitements précoces ou tardifs sera très important ou très faible. D. p. Enfin la période pubertaire est souvent une époque délicate pour faire accepter des dispositifs visibles et toutes les contraintes d'un traitement d'orthodontie. 55a et 93): FIG. p. 93. — D. Philippe : « Dans le cadre des traitements en denture mixte. 148) : ces dispositifs autorisent le déplacement . ce qui n'est plus réalisable tardivement en fonction des engrammes cérébraux (v. INDICATIONS DE TRAITEMENT PRÉCOCE : — incisives apparentes. D. en technique fixe. INDICATIONS DE TRAITEMENT TARDII : — traitements avec extraction. Traitement précoce ? Traitement tardif ? Selon le profil du praticien et ses convictions thérapeutiques. TRAITEMENT TARDIF Avantages. selon les techniques utilisées. dans certains cas. période essentielle pour l'obtention d'une bonne fonction occlusale. Inconvénients. TRAITEMENT PRÉCOCE ment est augmentée et il faut prévoir le plus souvent 2 étapes successives de traitement. Cette normalisation des rapports entre les arcades dentaires constitue un facteur favorisant pour un déroulement meilleur des fonctions et l'établissement d'une fonction occlusale satisfaisante. les dispositifs orthopédiques entraînent des modifications considérables des formes maxillaires et des relations entre les arcades. 25). M. si l'on attend la mise en place des dents adultes. ceci implique une prédiction de l'évolution des germes et de leur taille et une simulation de la croissance à venir. Un traitement précoce avec extractions pilotées se justifie également pour des raisons parodontales (formation d'une gencive attachée de bonne qualité (v. Par ailleurs entre 8 et 11 ans. sévère. de faible ou moyenne amplitude. agénésies. retard d'âge dentaire et D. éviter des extractions. certains cas de classe II ou de classe III. en posture labiale habituelle de repos (fig. il faut frapper fort pendant un temps bref ». — Si l'on décide d'instituer un traitement précoce. D. La récupération d'une fonction normale est également possible précocement grâce à certaines rééducations. — D. — traitement d'une latérodcviation par endoalvéolie maxillaire (v. Or les modifications dues à la croissance sont souvent aléatoires. 184) . 181) ou pour éviter des inclusions. C'est l'évaluation subjective par le patient de cette durée globale qui peut amener une rupture de la coopération.Etablissement du plan de traitement durée globale du traitement est augmentée si le traitement est débuté précocement. — Une indication de traitement précoce : les incisives présentent une chance sur 3 de se fracturer. Comme l'écrit J. — extraction précoce de dents temporaires avec mésialage secondaire iatrogène. M. M. en technique fixe. Appliqués tôt. — Le traitement précoce offre des possibilités d'action très étendues et peut. 183). ceci correspondant à la phase orthodontique du traitement. Le choix des moyens thérapeutiques : — les dispositifs multi-bagues ou multi-attaches (v. — certaines supraclusions (v. La stabilité est meilleure.

— la coopération de l'enfant. . Les séquences du traitement. — la chirurgie orthodontique : dégagement chirurgical de dents incluses. LES CONSÉQUENCES : des apex et le placement précis des cuspides et des fosses antagonistes. . etc. (p. M. donc un recul labial et un recul du point A. en denture adolescente ou adulte: — les appareils orthopédiques : ils permettent la correction d'un décalage antéro-postérieur dans le sens de la classe II ou de la classe III (activateur.. ce qui peut être un avantage si la D. ce qui peut faciliter l'obtention de relations de classe I molaire et le placement des dernières molaires. — Elles correspondent aux phases détaillés du traitement. 165). etc. Les prémolaires : POSSIBILITÉS DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES PRE- — LES EXTRACTIONS DE DENTS ADULTES EN ORTHODONTIE Les extractions de dents adultes tiennent une place plus ou moins importante dans les moyens thérapeutiques actuels. (p.) : — les appareils amovibles mécaniques : ils permettent de corriger des versions et de réaliser des déplacements unitaires dans le sens vertical (v. germectomies. soit une occlusion et un profil habituel. grâce au mésialage des secteurs latéraux. révisable. soit des anomalies orthodontiques). 146). Elles seront analysées pour chaque malocclusion. Cet ensemble de moyens constitue un arsenal thérapeutique dont les différents éléments peuvent être utilisés conjointement ou au cours de séquences successives de traitement. D. pour l'ensemble du traitement actif et de la contention. Ils présentent. p. pour obtenir des résultats occlusaux satisfaisants. Leur maniement est complexe et exige une formation particulière. la modification de la forme maxillaire (disjonction). ventilation (p.E. p. sur gouttière. — Pour modifier un type de croissance très postérieur ou tout au moins ne pas l'aggraver (face longue — rotation postérieure). — Pour des problèmes de symétrie. Elles autorisent un déplacement mésial plus important des molaires (perte d'ancrage délibérée). — Pour corriger un décalage antéro-postérieur (de classe II ou de classe III). dans l'éventail des thérapeutiques orthodontiques. — Pour des motifs endodontiques (dents irrécupérables chez un enfant présentant. des forces lourdes ( + de 1 kilo) (disjoncteur. p. 165) . résection de frein. labioplastie. — une technique fixe multi-bagues ou multi-attaches est indispensable. — Elles permettent le maximum de rétraction du secteur antérieur incisivo-canin. — Elles permettent un recul moins important du secteur antérieur et des lèvres. une place très privilégiée. 165) : — la chirurgie oro-faciale : ostéotomie totale ou segmentaire des maxillaires. — Pour obtenir un recul des lèvres (corriger une convexité cutanée exagérée). en outre. D. l'avulsion de ces dents offre la possibilité d'utiliser la presque totalité de leur largeur M. donc elles modifient moins le profil. selon les principes de traitements auxquels on se réfère. est tout aussi indispensable. l'intérêt de pouvoir exercer. en fonction de l'aspect irréversible des extractions et de l'utilisation de dispositifs fixes complexes: — la durée d'un traitement avec extraction est plus facilement programmable. • Dans quel but extraire des dents permanentes ? — Pour permettre le traitement d'une dysharmonie dento-maxillaire.. Mais le traitement des supraclusions en est parfois compliqué. différence qui se ressent au niveau de MIÈRES PRÉMOLAIRES. Si l'ancrage postérieur est bien conservé. Ils impliquent une bonne connaissance des nécessités de l'occlusion. P O S S I B I L I T É S DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES DEUXIÈMES PRÉMOLAIRES. est modérée et le profil normal. p. 140. contrairement aux idées reçues. chirurgie des tissus mous : glossotomie. 141. à des fins thérapeutiques.A peu près toutes les dents adultes peuvent être extraites. 136): — les extractions : dents temporaires et dents adultes . — la myothérapie (p. • Le choix des dents à extraire. C'est la solution la plus habituelle. important. Ils nécessitent plus qu'aucun autre la coopération du patient. F.132 Traitement des anomalies orthodontiques la pratique quotidienne et peut troubler le praticien non spécialisé.. étape par étape et constituent un guide. sauf cas particulier. 163). dans certains cas. Ils occupent actuellement. Entre le pourcentage relevé par Tweed dans sa pratique — 60 % de cas avec extraction — et celui proposé par Ricketts — environ 30 % des cas — réside toute la différence entre deux conceptions très éloignées.B. — les rééducations diverses : déglutition.

— D. POSSIBILITÉS DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES : — diminution de la D. 94. . par un déplacement mésial des deuxièmes molaires (controversé). LES COMBINAISONS D'EXTRACTION ENTRE PREMIÈRES ET DEUXIÈMES PRÉMOLAIRES : 133 a) Avulsion des 14 et 24 et des 35 et 45 : indications : — D. — type de croissance « face courte » accentuée. — mise en occlusion fonctionnelle des dents de sagesse. 95^. — une technique fixe multi-attachcs est indispensable. — cas de classe II. et b): c) Indications orthodontiques pures : extraction de dents de 6 ans saines ou porteuses d'obturations mineures sur une seule face. LE MOMENT DE L'EXTRACTION : a) Extraction précoce : FlO. face longue : l'extraction des deuxièmes prémolaires sera destinée à entraîner un mésialage des dents de 6 ans : la correction des relations de classe II s'effectuant plutôt par un déplacement mésial de la dent de 6 ans inférieure que par le recul de la dent de 6 ans supérieure. CONTRE-INDICATIONS : — agénésie ou microdontie des germes de dents de sagesse ou des deuxièmes prémolaires. leur mise en place spontanée est relativement satisfaisante. — bèance antérieure et latérale (anomalies maxillaires du sens vertical) . — cas de classe III : extraction des premières molaires inférieures. M. dans le cadre d'un traitement d'orthodontie. deuxièmes molaires supérieures : j u s q u ' à 12 ans. LES CONDITIONS D'EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES : — présence des germes des dents de sagesse et des deuxièmes prémolaires. division 1. — indications endodontiques pures : . V. donc doit être acceptée sauf à la rigueur pour l'extraction précoce des 16 et 26 (p. Les premières molaires : LES TROIS INDICATIONS D'EXTRACTION : a) Indications endodontiques pures. modérée avec symphyse prononcée. pour les 2/3 des cas. — recul des prémolaires et des canines. — cas de classe II. M. . et blocage des deuxièmes molaires. 188). deuxièmes molaires inférieures : après 9 ans d'âge dentaire. à localisation antérieure et postérieure: extraction des 4 premières molaires. b) Avulsion des 15 et 25 et des 34 et 44 : indications : — motif esthétique : la face vestibulaire des deuxièmes prémolaires supérieures est plus courte que celle des premières (fig. 94a et h) .Etablissement du plan de traitement La conservation des premières prémolaires maintient mieux la dimension verticale s'il existe une supraclusion. — a et b) Comparaison du résultat esthétique de l'extraction de la 14 (a) et de la 25 (b). D. division 1 (extraction des premières molaires supérieures) . division 1 et dysharmonie dentomaxillaire : extraction des 4 premières molaires: — traitement précoce d'un cas de classe II. b) Indications orthodontiques et endodontiques : traitement avec indication d'extraction et dents de 6 ans délabrées (fig. D. sans traitement immédiat: après extraction très précoce. On peut également observer un distalage spontané considérable des 35 et 45. Ces indications sont exceptionnelles : — face longue et convexité très importante (extraction des 4 premières molaires). sans a n o m a lies orthodontiques associées. — malocclusions de la classe III (mésialage des dents de 6 ans supérieures). la plupart des cas présentent des mésioversions importantes et des rotations mésiolinguales.

D. division 1 (sauf pour la solution précédente) et-de D. 356). l'extraction . b) Extraction tardive : en fonction du mésialage spontané intra-osseux des germes des deuxièmes molaires supérieures. MONNIER).134 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. pour le traitement d'un cas de classe II. b) après (Clichés dus à l'obligeance de Y. l'extraction tardive est indispensable dans les cas de classe II. division 1. — indications orthodontiques : extraction précoce des 16 et 26. — a et b) Cas avec extraction des 4 premières molaires (indication endodontique et orthodontique). avec forte convexité (point A en avant de Na vertical (fig. Pour le traitement des cas de classe III. 95. a) avant. en classe 1. M.

par excès mandibulaire (extraction d'une incisive centrale ou latérale): — solution de compromis. Les canines inférieures se retrouvent en occlusion de classe III avec les latérales supérieures. . b) Selon les anomalies orthodontic/ues. subdivision (c'est-à-dire classe II à droite et classe I à gauche ou vice-versa). — On cherchera à les conserver en cas d'extraction de prémolaires. en classe IL Canines supérieures : ce sont des dents dont on doit prescrire le plus rarement possible l'extraction. postérieure). Incisives latérales supérieures : possibilités données par l'extraction des incisives latérales supérieures : — retrouver la symétrie de l'arcade. si l'espace prévisible pour leur évolution est insuffisant. — 2 molaires délabrées sur un même secteur : si possible conservation des dents de l'autre secteur. la plupart du temps. le plus souvent. 188) . 6 — extraction de 36. une dysharmonie dento-maxillaire postérieure. 44. Une récidive totale ou partielle de l'encombrement initial se produit fréquemment. 26 et 34. rapports molaires 7 de classe III . : patient adulte. p. en cas d'agénésie unilatérale. QUELLES DENTS EXTRAIRE? 135 leur orientation est défavorable. cette solution peut être préférée à l'extraction des premières prémolaires. Le recouvrement incisif est augmenté. sauf en cas de fort délabrement. B. — a) Extraction de la 42. : — extraction de 16. L'extraction d'une deuxième mplaire supérieure sur un seul secteur permet également de corriger une classe II.. — en cas de nanisme si les canines ne sont pas trop longues. Incisives centrales supérieures : (exceptionnelles). Dans tous les cas dans lesquels on désire profiter de l'espace d'extraction pour distaler les prémolaires. pour le traitement d'un cas de classe II. greffe de gencive attachée (M. rapports molaires 6 de classe II . Indications : — cas de forte D. — En classe I. 46 et 14. N. qui présentait une forte récession gingivale. D. Les troisièmes molaires. D. ou coronaires et sous-gingivales. si leur possibilité de mise en place semble possible (analyse de la D. si FIG. Dans les cas limites. — L'avulsion de la deuxième molaire supérieure nécessite le maintien de la deuxième molaire inférieure antagoniste. 7 Les deuxièmes molaires : a) Extraction des deuxièmes molaires supérieures : indications : — c'est une solution très intéressante pour le distalage des premières molaires supérieures. En effet. Incisives inférieures : possibilités données par l'extraction des incisives inférieures : c'est.Etablissement du plan de traitement des dents de 6 ans inférieures doit se faire également tardivement. provoque des prématurités ou se couche horizontalement. alignement à l'aide de brackets et de fils orthodontiques.. — 2 dents délabrées sur des secteurs opposés : il est bien souvent nécessaire d'envisager l'extraction des quatre dents de 6 ans. division 1. une très mauvaise solution chez l'enfant d'âge orthodontique. dans les cas de classe II. l'extraction tardive est préférable. D. — en cas d'encombrement tertiaire après un traitement d'orthodontie : extraction de 31 ou 4L deux ans après l'ossification du radius. b) Extraction des deuxièmes molaires inférieures : cette solution n'est guère recommandable. division 1. traités sans extraction. M. 24. M. La condition nécessaire étant la présence des germes des dents de sagesse supérieures et une forte coopération (v. en l'attente de la dent de sagesse supérieure. Indications : fractures radiculaires. la dent de sagesse inférieure se mésioverse. chez l'adulte présentant un encombrement incisif inférieur et une déhiscence sur une incisive inférieure (fig. s'il existe par ailleurs. D. 96<v): a) Selon le nombre de dents de 6 ans délabrées : — 3 molaires délabrées : extraction de la 4 e . l'indication de germectomie des 4 dents de sagesse doit se poser. COHEN). D. 96.

. — après la contention : extraction des dents de sagesse — extraction d'une incisive inférieure en cas de récidive.. Ils gardent encore tout leur intérêt comme dispositifs de contention. 12 et 14 en contact. contrairement aux brackets pour lesquels il s'agit d'une surface d'appui. si un traitement sans extraction n'a pas abouti aux objectifs recherchés: — à la fin du traitement : extraction ou germectomie des dents de sagesse. M. — en cours de traitement.136 Traitement des anomalies orthodontiques Indications : — canines incluses horizontales. prenant appui sur une attache collable (composante de linguo-version ou de vestibulo-version associée) : mise en place d'une dent en ectopie vestibulaire ou d'une dent incluse simple. extraction de dents de 6 ans délabrées sur des arcades sans anomalie orthodontique (v. Indications d'utilisation • Le moment de l'extraction : il pourra se situer: — bien avant le début du traitement actif (extractions pilotées (germectomies). B. si l'on prend conscience des limitations de leur emploi dues à leur principe mécanique d'action. jusqu'aux prémolaires. la correction de certaines malocclusions ou malpositions dentaires. Cependant. en Europe. — Le point d'application de la force est virtuellement ponctuel. 96. — du degré de conservation de l'ancrage et de la technique utilisée. Correction d'une version coronaire : a) Dans le sens V ou L : — groupe incisif supérieur ou inférieur: — déplacement localisé à une dent : incisive. particulièrement en denture mixte ou pour certains déplacements localisés chez l'adulte. La force est donc mal contrôlée. DE LES LES A P P A R E I L S TRAITEMENT ACTIF AMOVIBLES MÉCANIQUES APPAREILS Ces dispositifs ont été utilisés avec prédilection. 96b). E. l'autogreffe est-elle possible? — patient adulte avec des incisives latérales en contact avec les 14 et 24 (fig. (Avant traitement : 13 ectopie vestibulaire. longtemps après la contention. dont la mise en place risque de léser les dents voisines. Fie. . jusqu'aux années 1960..Lype de force : forces légères progressivement décroissantes. (fig. Les principes mécaniques des appareils amovibles. 134a). moyenne) . D. 148) ont considérablement diminué leur usage. Les extraordinaires possibilités thérapeutiques offertes par les méthodes multi-bagues (p. après un traitement en technique fixe. Correction d'une rotation : sur des dents plates (incisives centrales supérieures. — Une force exercée par un ressort placé sur un appareil amovible s'applique à distance du centre de résistance de la dent. • L'ordre des extractions : il sera fonction : — des anomalies initiales.). b) Dans le sens mésial ou distal : déplacement localisé à une dent. incisives latérales supérieures et incisives inférieures larges. Mouvement d'égression : à l'aide d'un ressort sur appareil amovible. Patient adulte. 23 incluse horizontalement). pour tester la coopération du patient. — aussitôt avant la pose des dispositifs (D.. Le déplacement induit ne peut qu'être qu'une version coronaire. et d'un dispositif fixe multi-attaches. — quelque temps après la pose de la F. — b) Cas traité avec extraction des 13 et 23 (solution très exceptionnelle) : 34 et 44. . avant d'entreprendre un traitement complexe comportant 4 extractions ou pour éviter une perte d'ancrage. p. 133) . les appareils amovibles permettent. canine ou dent cuspidée.

c) Le crochet d'Adams. 97c). — Crochets-clips : il est adapté sur une bague scellée sur la première molaire supérieure et comportant un tube (fig. cette technique devenant exceptionnelle. m Moyens d'ancrage et de stabilisation. Leur extrémité est arrondie. sur gouttière ou p o u r les plaques amovibles inférieures.5 à 2 m m : oblique en direction vestibulaire: sans interférence occlusale (fig. — Pointes interdentaires linguales : elles sont très utiles en denture mixte pour la rétention des F. 91c). 102. — Bandeau vestibulaire (fig. d) Pointe interdentaire en denture mixte. soit en résine autopolymérisable. b) Cavalier. 97c). . bague sur la 26). en diamètre 7/10 dur. au cours de la phonation.Etablissement du plan de traitement Description. m La plaque-base : 137 — matériau : la plaque est réalisée. — Les crochets d'ancrage d'une plaque amovible sont réalisés en fil d'acier dur de 7/10 e de m m . FIG. a) Cavalier. dur (fig. 9 7 / ) : — bandeaux vestibulaires : en 7/10 e dur (ou 8/10 e mou) entre 2 et 3 ou 2 et 2 (fig.n fil demi-jonc 8/10 e . au niveau des appuis linguaux. — Crochets d'Adams (fig. Conception de l'ancrage à l'aide de ces deux crochets : crochet mésial sur une dent. Il faudra contrôler tout particulièrement l'épaisseur antérieure. 97. — Crochets cavaliers (fig. é) Bandeau vestibulaire de contention de 12 à 22 (d'après RICKETTS). polymérisée sous pression. 97a et b) : préfabriqués ou façonnés (adjonction d'une boule de soudure). crochet distal sur la dent voisine et cavalier médian. à la mandibule. . B. elles suivent le contour des collets et les recouvrent sur 1 ou 2 m m . au maxillaire. — contours de la plaque : les plaques d'orthodontie ne sont pas décolletées.. — épaisseur moyenne de la plaque : 2 m m . E.. Moyens d'ancrage. Moyens de stabilisation : — les éperons triturants : évitent l'enfoncement de la plaque inférieure.*97c/). La zone postérieure est largement dégagée. f) Éperon triturant en 1/2 jonc sur la 36 (diamètre 8/10 mm). soit en résine cuite en moufle. Longueur : 1. — Crochets simples : ajustés sous le plus grand contour de la dent.

m Moyens (Faction.138 Traitement des anomalies orthodontiques FiG. 11S b) La plaque amovible avec élastique. — a) Ressort de rotation avec enroulement sur 21 (diamètre 5/10) et bandeau vestibulaire passif. • Moyens de conservation de l'ancrage : — F. B. B. qui permettent un dégagement maximum de la plaque (fig. — ressorts de linguo-version . 98a) . B. 102). N. a) Les ressorts : — ressorts palatins antérieurs (type ressort de Schwartz) (fig. 98. 100) . b) Les vérins : médians. sur des gouttières latérales (v. -courbures de premier ordre incorporées (v. — ressorts unitaires linguaux (fig. fig. — bandeaux vestibulaires actifs : le dispositif de Vienne (fig. asymétriques. (dispositif de Château) (fig. . 99. fil plat . réalisée en fin d'acier dur de 10/10e de mm. Dispositif mixte : F. Vienne : — ressorts actifs latéraux de « Twin-Arch ». 142). 98/)) : — ressorts vestibulaires : ressorts d'égression canines et incisives.010 x . latéraux. sur plaque . E. — F. E. tubes soudés sur les crochets d'Adams ou plaque de Stephenson (fig. B. les élastiques tendus (fig. b) Ressort de Schwartz rétro-incisif avec bandeau vestibulaire. m Variantes : — la « cage à langue » . p. 99a). FiG. 136) . insérée au niveau de la plaque-base palatine avec un « équiplan » sur la F.020 inches et boules de soudure distales. E. 101a et b). : ce ressort permet également la correction d'une linguoclusion. B. E. 99b). — la perle de Tucat : dispositif ludique favorisant le repositionnement postérieur de la langue (fig. Elle suit la forme de la béance juste en arrière des incisives. grille empêchant le passage antérieur de la langue. — a) Potence de G. — entretoises palatines en demi-jonc 10 ou 12/10e.

sourire gingival. situés mésialement ou distalement aux canines et comportant un enroulement autour du fil continu. B. . Il a pour intérêt de ne pas provoquer d'interférence occlusale. solidarisés par un fil de diamètre 9/10 : — tubes soudés sur le fil 9/10. La plaque-base est ajustée tout au long des collets. avec insertion palatine . Ce dispositif est assez fragile. — Lu plaque de Stephenson : — crochets d'Adams sur ^6 et 26. • La plaque avec élastique (fig. 100. — indications : supraclusion à prédominance supérieure. 14 et 24. b — plaque amovible supérieure . — plan plat rétro-incisif : permet d'éviter les interférences occlusales. — F. — deux crochets au 5/10e. Château. Principe : maintenir la position des incisives et des canines et conserver les rapports vestibulolinguaux obtenus en fin de traitement. E. 101. et ressort rétro-incisif.): — prolongation verticale sur l'equiplan prenant appui sur une plaque amovible inférieure et favorisant la propulsion . — ailerons latéraux après correction d'une latérodéviation (fig. ce qui permet d'éviter le déplacement vertical du bandeau vestibulaire. Il est passif. — équiplan de Planas (galette de résine fixée sur la F. coulissant dans les tubes. — a et b) Le « 3 pièces » de M. Les dispositifs de contention amovibles. 99b) : — crochet distal à la dernière molaire: — crochet mésial au niveau des canines et des premières ou deuxièmes prémolaires: — crochet pour élastique. E. 137a). • La plaque de Hawley classique : — fil au 7/10e dur ou au 8/10e mou. — élastiques de type 5/8" ou 3/8" d'inch. E. a FlG. mésial à la deuxième prémolaire. — F. ajusté sur les faces vestibulaires de toutes les dents et passant par les faces distales des dernières molaires. B.Etablissement du plan de traitement 139 FlG. B.

— La plaque allégée : entretoises palatines en 1/2 jonc (diamètre 10 ou 12/10) crochet-clip sur 26. — des appareils délivrant des forces mesurables (extrinsèques). Elocution : conseiller. Le port de f appareil amovible. Un appareil correctement porté doit se mettre en place naturellement et sans efforts. — des appareils fonctionnels (forces intrinsèques c'est-à-dire pressions ou tractions musculaires). LES APPAREILS ORTHOPÉDIQUES Ces dispositifs variés permettent de modifier les relations des bases osseuses dans le sens transversal ou dans le sens sagittal. des exercices d'élocution à haute voix. — réajustage des éléments de rétention déréglés (réparation). Définition : dispositif orthopédique fixe — utilisable au maxillaire — comportant 4 bagues ajustées sur les premières molaires et les premières prémolaires (ou les premières molaires temporaires) et solidarisées par un vérin de fort diamètre (Hirax). en insistant sur les CH. Nettoyage : nettoyage triquotidien avec une brosse à ongles et du savon de Marseille. Les plaques amovibles doivent être portées jour et nuit. E. en dehors des repas. faire séjourner l'appareil dans un produit détersif au cours du repas du soir. Contrôle : — activation toutes les trois semaines. donc l'expansion rapide du maxillaire. En dehors de cet aspect particulier. — Ouverture d'un diastème à l'aide d'un vérin latéral (inclusion secondaire d'une 5). le port des appareils en dehors des repas est justifié pour favoriser les contacts dentaires et également pour le confort et l'agrément du patient. — Correction d'une proalvéolie supérieure. — Mise en place de dents incluses simples. avec F. 102.140 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. — Correction précoce des rotations en denture mixte sur incisives supérieures. Cet appareil permet la disjonction de la suture intermaxillaire et interpalatine. — Correction d'une linguocclusion ou d'une vestibuloclusion exagérée unitaire. . On différenciera . au cours des repas. Quelques exemples d'application. La plupart des problèmes d'hypertrophie gingivale ou de réaction congestive de la gencive tiennent à l'absence du massage naturel. effectué par les aliments. B. associée sur la plaque. Le disjoncteur. les S et les F. adapté à un tube de bague molaire. — un ressort ne doit pas être réactivé tant qu'il est encore actif. Appareils délivrant orthopédiques des forces. — dégagement très large des dents en cours d'évolution . pendant les premières 48 heures.

b) Mode d'action probable du disjoncteur (d'après BIEDERMAN). pour éviter une latéro-déviation résiduelle. — brachygnathie maxillaire en classe III. — pour un patient plus âgé (après 18 ans). qui récidive à 50 % -> augmentation de la D. 103. avec endognathie. — quelques jours après la dépose : prise d'une empreinte au maxillaire. 103a) : sens de la rotation du vérin. d'avant en arrière. pose d'une plaque de maintien comportant un vérin médian et éventuellement un volet latéral lingual (fig. en cas de laterodéviation initiale. Le plus rapidement possible. Mode d'action : — ouverture de la suture intermaxillaire plus en avant qu'en arrière. . Activation : — 1/4 de tour toutes les 12 heures (vers l'arrière) et contrôle tous les 3 jours. V. qui récidive de 30 à 50 %. jusqu'à 25 ans environ et face courte ou moyenne. L'arc interne de l'arc . — prescrire à l'enfant de bien serrer ses dents au cours de la mastication et de mastiquer plutôt du côté en normoclusion. Indications : — endognathie maxillaire avec linguoeelusion bilatérale et troubles respiratoires. et en bas qu'en haut. la suture s'ouvre deux fois moins que la distance intermolaires. Contention : — le vérin est bloqué par un fil de laiton et laissé en place 45 jours après la fin de l'activation. — le diastème interincisif se ferme spontanément. Apophyses palatines des os palatins et apophyses pterygoïdes. la récidive est plus importante (75 %): — expansion d'environ 6 mm au niveau molaire. plusieurs jours plus tard. à l'aide d'une gouttière en résine recouvrant toutes les dents. — en moyenne. 103/)) bascule vers le bas et vers l'avant du plan palatin. division 1). Résultats : — correction des linguocclusions latérales et parfois antérieures (en classe III). Apophyses palatines des hémi-maxillaires.5 mm) et augmentation de la largeur du maxillaire. — apparition d'un diastème interincisif. 1 et 2. — légère rotation postérieure de 1" à 2°. — augmentation de la distance entre les fosses nasales (1. — vestibulo-version des molaires. à l'aide d'une clef reliée à un fil. —a) Un disjoncteur « Hirax » en bouche. sans récidive jusqu'à 18 ans et légère avancée du point A (fig. 137a). (Traitement précoce des malocclusions de la classe II. Définition : appareillage utilisant des forces extrabuccales dont l'action est répartie sur l'ensemble de la denture.Etablissement du plan de traitement 141 FlG. prémolaires et canines. Les forces extrabuccales sur gouttière. Description (fig. 3. ce qui demandera entre 2 et 3 semaines. — stopper l'activation dès que les cuspides primaires supérieures sont en contact avec les cuspides primaires inférieures (hypercorrection).

c) F.142 Traitement des anomalies orthodontiques b) Are facial amovible : cet arc s'insère dans deux tubes vestibulaires incorporés dans la résine au niveau des faces vestibulaires ou au niveau de la surélévation (application à la mandibule en cas d'occlusion inversée). • Description de la gouttière de j. 113) . le crochet d'ancrage est placé entre premières et deuxièmes prémolaires. a) Action orthopédique : — recul de la partie basse du maxillaire (os alvéolaire) et recul du point A. sur gouttière). d) Gouttière pour recul précoce des secteurs maxillaires antérieur et latéraux. en denture adolescente stable. division 1. Il s'agit d'un dispositif à mode d'action orthopédique. Ce dispositif permet de favoriser la propulsion de la mandibule (effet « activateur ») et de reculer en même temps la partie basse du maxillaire (action de la F. après correction de la proalvéolie. E. Il peut être utilisé en denture mixte stable et. à direction antéropostérieure. le bord antérieur de la plaque palatine est situé à distance de ces dents. Philippe (fig. permettant d'appliquer des forces lourdes intermittentes. selon le réglage des branches et selon le type de croissance. — casque de traction haute (v. 105). 102a) est ajusté au niveau des faces vestibulaires. portée avec le casque de traction haute. un bandeau vestibulaire ou un fil de Vienne (fig.action (fig. facial est inclus dans la résine ou amovible et coulissant dans 2 tubes latéraux. B. après extraction des dents de 6 ans supérieures. la gouttière partielle est transformée en gouttière totale. 11 donne parfois des résultats remarquables et rapides (v. — léger déplacement postérieur de la fente ptérygomaxillaire. FIG. E. le palais est recouvert par la résine: — en cas de vestibulo-version accentuée des incisives. particulièrement au niveau incisif. à forte convexité (ne pas utiliser ce dispositif après évolution des deuxièmes molaires). le fil prend appui sur des cales de composite. ou bien en regard des prémolaires. En cas de supraclusion prévisible. Dans ces conditions. le palais est dégagé. situées au niveau des faces vestibulaires. à mi-hauteur des racines (v. 149). placée en propulsion forcée. sur gouttière et activateur : la face inférieure de la gouttière peut être adaptée à la mandibule. Variantes : a) La gouttière partielle : — en cas d'infraclusion antérieure. Les branches externes sont courtes. • Mode d. il est possible d'adjoindre au maxillaire un vérin médian large et un guide postérieur. Activateur. les incisives ne sont pas incorporées dans le dispositif. 104): — gouttière en résine recouvrant les faces linguales triturantes et vestibulaires de toutes les dents. b) Action sur la denture : — correction des relations d'arcades dans le sens antéro-postérieur . 146). p. parfois. pour pratiquer de l'expansion au fur et à mesure du déplacement distal (endoalvéolie maxillaire). apparition de malocclusions transversales -> linguocclusion latérale ou latérodéviation — ce qui est le signe du succès de la thérapeutique. 104. dans des volets vestibulaires latéraux. . Philippe. l'arc facial est incorporé antérieurement dans la résine. Ce recul est plus ou moins associé à une bascule vers le bas et vers l'arrière. B. Il s'agit d'un dispositif à action orthopédique qui tend à distaler la zone alvéolaire maxillaire sans contrôle précis des axes dentaires. — La gouttière de J. c) Effets sur le profil : — amélioration des rapports interlabiaux (correction de la béance labiale). — réduction du surplomb incisif avec linguo-version des incisives supérieures plus ou moins constante (protection d'incisives apparentes): — légère disto-version de l'ensemble des dents des secteurs latéraux. Après correction de cette vestibulo-version. mais le dispositif est moins rigide. dans un cas de classe II. p. p. — arc facial : l'arc interne est situé au niveau incisif. — en cas d'endoalvéolie maxillaire initiale.

profil convexe et recouvrement incisif moyen ou diminué. — soit en denture mixte stable : traitement en deux étapes. « frapper fort pendant un temps bref ». avec type de croissance moyen ou horizontal. • Port du dispositif : — les forces exercées peuvent atteindre 1 kg. Applications. — Effets d'une F. E. Recul des molaires supérieures. Gouttière + activateur = profil rectiligne ou . • Indications. au minimum 13 à 14 heures par 24 heures: — faire un test de six mois pour apprécier la coopération de l'enfant et la malléabilité osseuse. M. Si le test est positif. sans D.Établissement du plan de traitement 143 FlG. sauf en cas de coopération insuffisante. Philippe) . (J. l'action doit se poursuivre au plus 12 à 15 mois. D. division 1. — contrôler toutes les six semaines. afin que la deuxième étape orthodontique succède sans hiatus à la première phase orthopédique. incident plutôt rare. leur augmentation doit être très progressive. — le port doit être le plus fréquent possible. Au maxillaire : cas de classe II. — amélioration de la protection des incisives par les lèvres. sur gouttière portée 8 mois (forte croissance mandibulaire). pour éviter la lassitude de Venfant . Linguo-version des incisives supérieures. — soit en denture mixte avancée. B. 105. Les dents-supports doivent être stables donc au stade de la denture mixte stable. Incidents : alopécie (perte des cheveux). qui constitue une contre-indication au port de la traction moyenne haute avec des forces lourdes.

m Avantages. augmente la durée globale du traitement. soit sur le sommet du crâne (traction verticale). pour la correction des relations de classe II. D. B. sans brachygnathie maxillaire et sans D. postérieure et inférieure. M. En cas de proalvéolie inférieure prévoir sur la gouttière un (il de Vienne + une plaque maxillaire pour la correction de la linguoclusion des incisives à l'aide de ressorts linguaux (fig. le port de la F. est ensuite utilisée comme contention la nuit. Résultats : obtention de relations de classe I molaire en I. M. E. p. peut précéder la procédure des extractions pilotées (p. et un dispositif multi-attaches simplifié prenant appui sur les deuxièmes molaires temporaires et incisives. postérieure (v. I01/>). B. Définition : dispositif extra-oral destiné à exercer une pression antéro-postérieure ou verticale sur le menton. Mode d'action : — la mandibule effectue une rotation postérieure: — la croissance verticale du condyle est freinée. • Inconvénients : nécessite. Traitement actif : la force exercée est initialement de 150 à 300 g. si les effets recherchés sont obtenus. on peut adjoindre à la F. — Modifications orthopédiques. 106) : cet appareil comporte un casque de traction qui peut être placé. Si au bout de 6 mois aucune modification importante ne s'est produite. — disto-version initiale des premières molaires. un pare-choc à la mandibule (p. O. interrompre le port. — si le plan de traitement prévoit des extractions. . en classe II. 179). A la mandibule : cas de classe III avec proglissement. E. 148). C. Il est souhaitable de faire porter une gouttière maxillaire pour désengréner les dents. Indications : de 3 à 6 ans maximum. les forces exercées peuvent être très importantes (jusqu'à 1 kg). Il est. B. peut provoquer un encombrement postérieur et une bascule en bas et en avant du plan bispinal. permet d'éviter les extractions. — D. contrôles espacés. contention du traitement de ces anomalies. Elle est progressivement augmentée jusqu'à 500 g. p. Une exception : en cas de D. — supraclusion incisive inférieure accentuée (v. Ce dispositif doit être porté 12 à 15 heures par jour et au cours d'un repas — entre 6 mois et deux ans maximum. • Contre-indications : — face longue + + . pour la correction d'un recouvrement incisif excessif. M. entame le « capital de coopération » de l'enfant (v. Contention : la F. D. sur gouttière. 106. M. M. • Dispositifs associés : — en cas de linguoversion des incisives inférieures d'origine fonctionnelle. une deuxième étape en technique fixe. Le contrôle s'effectue toutes les six semaines à deux mois. en général. E. M. maxillaire sur gouttière. réalisation facile. et même plus fortement si l'enfant le supporte. FIG. p. il est possible d'associer une F. 153 : Impact psychologiqu La fronde occipito-mentonnière (F. le plus souvent.) (traitement précoce des proglissements mandibulaires). sur gouttière. une mentonnière et des bandes élastiques reliant le tout. — La fronde occipito-mentonnière. aspect de rétrochéilie inférieure avec type de croissance horizontale. soit au niveau pariétal (traction oblique). concave et nez familial important. 83). et correction d'une occlusion inversée. en denture temporaire : proglissement mandibulaire en classe III sans brachygnathie maxillaire prononcée en denture temporaire ou prognathie légère. d'application très précoce. O. — en cas de supraclusion initiale. 77) . préfabriqué.144 Traitement des anomalies orthodontiques Description (fig. D. au maxillaire.

dirigée au maximum vers le bas. . Impact psychologique : le masque constitue probablement l'un des dispositifs les plus difficiles à faire accepter par les patients. d) La surélévation mandibulaire : en principe. Indications : — traitement des brachygnathies maxillaires (ou des rétrognathies maxillaires) sans anomalie majeure au niveau de la mandibule : — traitement des séquelles des fentes labio-maxillaires. élastiques de traction antérieure fixés sur un arc interne double (vestibulaire et lingual).Etablissement du plan de traitement Critères de réussite : stabilité en denture permanente. b) Effets orthopédiques : — effet de « tiroir ». au maxillaire.5 à 2 kg). la base alvéolaire glisse antérieurement sur sa base osseuse: — disjonction de la suture maxillo-palatine transverse : elle se produit avec des forces lourdes (1. son intensité doit se situer entre 1 et 2 kg. à l'arcade maxillaire. sauf en cas de fente labiale ou de supraclusion importante et si la traction est faible. Le moment d'application : l'auteur l'utilise chez de très jeunes enfants. Récidives : dues à la posture de la langue (déglutition primaire). c) La traction élastique : la force est produite par des élastiques tendus entre les crochets de l'arc vestibulaire et l'entretoise du masque. Description (fig. Durée du traitement : la correction de l'anomalie maxillaire est obtenue entre trois mois et un an. anesthésie générale). ou réalisé au fauteuil et au laboratoire. Conduite du traitement : Port : exercer très rapidement une traction très forte. déconseillée et inutile. 107). 107) : a) Le masque : préfabriqué. et un arc double. Effets du masque facial : a) Effets orthodontiques : vestibulo-version des incisives supérieures. qui constituent l'ancrage. gouttière scellée en denture mixte ou temporaire avec 2 crochets de traction antérieurs. Définition : le masque de Delaire est un dispositif orthopédique comportant deux points d'appui sur le front et sur le menton. 107. Il permet d'appliquer 145 des forces orthopédiques lourdes et intermittentes à direction postéro-antérieure (fig. l'ensemble de l'arcade dentaire se déplace vers l'avant. en denture temporaire (pose sous . relié au masque par des tractions élastiques. les utilisateurs habituels ne relèvent guère plus de problèmes avec ce type d'appareil qu'avec d'autres forces extrabuccales à traction antéro-postérieure. — a et b) Le masque de Delaire : appuis frontal et mentonnier. FlG. L'arc est ligaturé à toutes les dents: éventuellement. Le masque de Delaire (traitement des brachygnathies maxillaires). Toutefois. en denture mixte stable (période la plus favorable) et en denture adulte jeune. après évolution des incisives. b) L'arc double intrabuccal : arcs palatin et vestibulaire au 10/10e de millimètres soudés sur 16 et 26 et comportant deux crochets pour traction élastique antérieure. à une obstruction pharyngée associée à une ventilation buccale (contre-indication).

La surélévation et l'hyperpropulsion mandibulaire constituent les éléments inducteurs des modifications observées. — une croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation postérieure. l'activateur déclenche le réflexe myotatique (v. 37) et analyse de Ricketts). 108. b) Le propulseur de Muller-Brunner : les barres rigides. Conclusion : si ce dispositif est bien porté et bien réglé. Description de l'activateur (ou monobloc) (fig. Appareils fonctionnels. particulièrement des malocclusions de la classe II. — éventuellement « pelotes » au niveau de la gencive inférieure (v. — a) L'activateur d'Andresen. Mode d'action : tout se passe au niveau occlusal : d'après Fontenelle. division 1. 148). en nickel-chrome. — égression différentielle des molaires. 24) et un réflexe de fermeture à point de départ occlusal. La récidive peut s'observer en fonction d'une forte tonicité labiale supérieure. — bandeau vestibulaire supérieur de canine à canine (faces distales). L'activateur. ce qui l'oblige à propulser la mandibule.146 Traitement des anomalies orthodontiques prolongé sur le secteur incisivo-canin inférieur. p. d'un recouvrement incisif insuffisant ou de la visco-élasticité de l'os. les incisives étant bout à bout. pare-choc). propulseur. (activateur. . — une augmentation de l'angle goniaque. — selon le réglage. b) Une augmentation de la dimension verticale. linguoversion des incisives supérieures et vestibulo-version des incisives inférieures. ou tout au moins en contact. La résine est en contact avec l'ensemble des faces triturantes et recouvre les faces vestibulaires des dents cuspidées sur 2 mm. La cire d'occlusion permettant de déterminer cette propulsion mandibulaire forcée est réglée pour obtenir également une forte surélévation (2 à 3 mm au-delà de la position de repos). Les effets de l'activateur : les superpositions des téléradiographies avant et après application de l'activateur montrent : AU NIVEAU SQUELETTIQUE (EFFET ORTHOPÉDIQUE) : — si le réglage est défectueux (direction de traction trop haute) -> bascule du maxillaire vers le bas qui entraîne une rotation postérieure de la mandibule. Définition : dispositif amovible utilisant des forces intrinsèques (les muscles oro-faciaux) pour la correction des décalages sagittaux. Pare-choc. p. en cas de légère proalvéolie inférieure. lorsque l'enfant rapproche ses deux arcades. il permet des corrections orthopédiques spectaculaires. Ce recouvrement est a) Mandibule : — une augmentation de la croissance au niveau des axes condyl'iens DC-Xi et Xi-Pm (branche horizontale) (fig. Ensuite se produit un FIG. AU NIVEAU DENTAIRE : — ralentissement de régression incisive. situées sur la plaque-base maxillaire s'insèrent dans des décrochements en baïonnette sur la plaque inférieure. 108<v) : Gouttière en résine réalisée sur des modèles placés en hyperpropulsion. c) Maxillaire : — un ralentissement de la croissance maxillaire.

— meulage des régions postérieures et inférieures. 109*:/ et 10%). division 1). Par analogie avec les sources d'énergie. division 1. — a et b) Effets d'un activateur d'Andresen. après plusieurs séances. dans un cas favorable (malocclusion de classe II. après correction orthodontique des versions linguales des incisives supérieures (cas de classe II. — denture adolescente en cours de constitution. a) Moulages. — recouvrement incisif augmenté ou béance fonctionnelle légère. d) Age d'application : — denture mixte stable : période psychologiquement très favorable. 109. sans encombrement inférieur. dans le sens d'une rétrognathie inférieure (p. D. — avec une tendance à la proalvéolie supérieure et à la rétroalvéolie inférieure. Dans certains cas exceptionnels. L'appareil fonctionnel permet une l re étape de correction orthopédique précédant une seconde phase de correction orthodontique et de finition. Contre-indications : — face longue. M. AU NIVEAU SQUELETTIQUE : 147 — effet « activateur » : croissance mandibulaire accélérée (v. le pic de sécrétion de l'hormone de croissance se situant pendant cette période. — D. ou avec un encombrement mandibulaire modéré (forme 1). avant traitement. contrôle toutes les 4 à 5 semaines. h) Malocclusions de la classe II.Etablissement du plan de traitement réflexe d'ouverture. FIG. Au NIVEAU DENTAIRE l'activateur agit à la façon des élastiques de classe II (v. 22) . division 2. Indications : a) Malocclusions de la classe II. Port-réglage : — port : 12 heures par 24 heures (la nuit). 59) avec face courte ou moyenne et rotation antérieure : — sans D.. le moment de choix se situant avant que le patient n'atteigne son pic de croissance c'est-à-dire en moyenne 12 ans chez les filles et 14 ans pour les garçons (période psychologiquement défavorable). M. le muscle ptérygoïdien externe a tendance à propulser la mandibule. il peut constituer à lui seul le traitement de la malocclusion (fig. c) La symétrie des arcades avant traitement est nécessaire. les muscles jouant le rôle des tractions élastiques. p. division 2. A partir des signaux occlusaux. — temps de correction : entre 1 et 2 ans. division 1). transformé en cas de classe II. 154). p. D. ce qui permettra régression des molaires et des prémolaires . Ce dispositif ne doit être porté que la nuit. — remodelage fonctionnel: — effet « d'ancrage » : ralentissement de la croissance maxillaire. Dès lors le monobloc crée un nouvel équilibre. rotation postérieure. l'activateur est un appareil à énergie douce et naturelle qui peut être utilisé par le multipraticien. b) Vue intrabuccale. .

en dehors des repas et du brossage. Cette disposition oblige l'enfant à propulser la mandibule. en regard des premières molaires. 120a) — sur lesquelles sont soudées des brackets et des tubes. . la pression de FIG. Définition : dispositifs orthodontiques fixes développant des forces extrinsèques à l'aide d'arcs ou de ressorts adaptés sur des bagues ou des attaches fixées sur chaque dent. Le port peut être continu. 110. hypotonie musculaire. 108/?). ajustable sur deux bagues molaires -> supprime la pression labiale sur les incisives inférieures. 117). Description (fig. 120c) — soit segmentés (fig. — a) Pare-choc (ou « Bumper ») de Denholtz.148 — — — — Traitement des anomalies orthodontiques proalvéolie inférieure (biproalvéolie) . ou rectangulaire. seule la pression linguale persiste. d'origine fonctionnelle (forte tonicité ou succion de la lèvre inférieure) . maintient les molaires. Description : ce dispositif comporte une plaque supérieure avec deux barres en chrome-cobalt dirigées obliquement vers l'avant. soit d'alliages spéciaux. la lèvre inférieure ne s'exerçant plus . donc de déplacer les apex. — b) Pare-choc sur appareil amovible (action uniquement antérieure —> évite la pression labiale inférieure). LES TECHNIQUES MULTIBAGUES OU MULTI-ATTACHES Introduction. Ces fils sont fabriqués à l'aide soit d'un alliage à base d'acier inoxydable. a FIG. — moyen d'ancrage inférieur (ou supérieure) en méthode multibagues. Indications : en denture mixte ou adolescente : — conservation de l'espace de dérive mésiale: — correction d'une linguo-version du secteur incisif inférieur. 122c/). Il est préfabriqué ou façonné (gaine en plastique coulissant sur l'arc). Variante : le propulseur de Miiller-Brunner. soit continus — de molaire à molaire (fig. par transmission de la pression labiale au niveau molaire (pare-choc sur bagues). Dans ces brackets s'ajustent des arcs. Les dispositifs : ces appareils comportent des moyens de fixation unitaire sur chaque dent — les bagues scellées ou les attaches collées à l'aide de composite (fig. Le pare-choc ou Bumper. carrée. 1106). sauf cas particulier (barres de Millier : firme « Dentaurum ») (fig. 110. — blocage ou léger distalage des premières molaires. Application : en denture mixte. Effets dentaires : — vestibulo-version des incisives. Ces dispositifs permettent d'effectuer des déplacements contrôlés dans les trois sens de l'espace. p. grâce à la pression exercée par la lèvre inférieure (ou parfois supérieure). Il s'agit donc d'un dispositif à forces intrinsèques (v. 110a) : — arc vestibulaire au 10/10e de millimètres ajusté sur 2 bagues au niveau des 36 et 46 (ou des 85 et 75) et comportant au niveau incisivo-canin une bande de résine molle située à 3 ou 4 mm des faces vestibulaires des incisives. Définition : dispositif auxiliaire amovible destiné à augmenter le périmètre d'arcade. Port : continu. Leur section peut être ronde. qui pénètrent dans des décrochements en baïonnette situés au niveau de la plaque inférieure. l'élocution étant possible avec ce type de dispositif. asthme . — variante : pare-choc sur appareil amovible (fig. Il n'est pas prévu de surélévation postérieur. béance squelettique.

Etablissement du plan de traitement Ces arcs sont solidarisés aux brackets à l'aide de ligatures ou d'anneaux d'élastomère. — tractions intermaxillaires (p. E. : forces extra-orales ou tractions péricrâniennes) . 111. maîtrisent le maniement de ces techniques difficiles. B. E. un point d'appui interne. B. E. E. .) et les tractions intermaxillaires peuvent être utilisées isolément en dehors des techniques multiattaches classiques. l'appui pericrânien. des praticiens spécialisés en orthodontie. des bagues placées le plus souvent au niveau des premières molaires maxillaires. Définition : dispositif mécanique amovible comportant un ancrage. c) F. 158). à l'aide d'élastiques intrabuccaux . B. — appareils linguaux ou palatins. traction basse (appui cervical) avec élastique de traction et coussinet de protection (neck-strapj. un système de traction élastique externe. 154). A. dont les possibilités thérapeutiques ont révolutionné l'orthodontie (v. La surface d'ancrage FIG. S. traction haute (hi-pull). Stops : baïonnettes horizontales ou tubes soudés. actifs ou passifs. — a) F. toutes mises au point aux U. Toutefois les forces extra-buccales sur bagues (F. E. traction haute avec élastiques de traction en latex et arc facial avec branches externes courtes. Les forces extrabuccales sur bagues (F. Elles reposent sur des concepts théoriques parfois fort divergents et sur l'usage de dispositifs mécaniques de conception variée. d) F. fixes ou amovibles et réglés par le praticien. B). de 2 mm de long. Les différentes techniques : il existe plusieurs techniques. B. h) Arc facial standard. Les techniques multi-attaches impliquent également le port par le patient de dispositifs ou d'appareils auxiliaires : — forces extra-buccales sur bagues (syn. et sans cesse perfectionnées en raison des améliorations de la technologie. p. Seuls. Leur uti- 149 lisation relève d'un apprentissage particulier.

B. ou parfois sur les premières molaires inférieures). avec coussinet protecteur (appui sur la nuque) — casque de traction (appui sur le crâne) (fig. 161). avec des variantes. ou bien des rondelles soudables ou des baïonnettes. appui pariétal (fig. afin de pouvoir en régler la longueur et de bloquer l'arc. S. sur bagues appliquée sur les premières molaires supérieures : Effets orthodontiques. — traction moyenne : la direction de la force est sensiblement parallèle au plan d'occlusion. 111): : le dispositif complet comprend a) deux bagues sur les premières molaires supérieures (ou sur les deuxièmes molaires. E. casque de traction h a u t e . branche longue ou m o y e n n e . 112) : e a) b) c) d) e) /') f FIG. — Les différents types de déplacement. La F. de déplacement sont possibles (fig. (hi-pull) . L'arc est ajusté à distance des incisives et s'insère dans des tubes soudés sur les bagues. 11 le/).U. ou ressort comprimé. c) Un élément moteur : élastique en latex pur (fig. à direction antéro-postérieure. • Les effets (Tune F. d) Un ancrage externe : b a n d e élastique cervicale. Les branches internes comportent des U d'expansion dirigés vers le bas. \\\d). sur les premières molaires supérieures. Version coronaire distale : la force F passe par le bord inférieur de la couronne. casque de traction de type « Interlandi ».150 Traitement des anomalies orthodontiques e) Les différents types de F. b) Un arc facial (fig. seules les molaires se déplacent en direction distale. Au NIVEAU DES PREMIÈRES MOLAIRES : t r o i s t y p e s n'étant pas déformable. E. ou bande élastique. Égression. B. Ingression. le crochet d'ancrage étant situé au niveau des canines — moyennes . Rotation pure : version coronaire mésiale + version radiculaire distale : 4-1 : la force F passe à distance des apex -> rotation dans le sens distal ta . — variante : F. 111c/). au niveau des premières molaires en fonction du niveau de la force par rapport au centre de résistance : Translation distale : la force F passe par le centre de résistance. branche courte ou moyenne. E. 111) : les branches externes peuvent être courtes. branche courte. — traction haute : la direction de la force est plus haute que le plan d'occlusion. p o u r forces directionnelles (v. 4-2 : la force F passe à distance de la couronne -> rotation dans le sens mésial c» . sans prendre appui sur les dents antérieures. • Description (fig. Version radiculaire distale : la forcer F passe au niveau des apex des molaires. B. crochet au niveau des premières molaires — ou longues. . ou bien association des deux types d'ancrage : bande cervicale et casque de traction haute (straight-pull) . E.) (fig. traction au-dessus des oreilles. p. : ils se différencieront selon le type d'ancrage externe utilisé : — traction basse : la direction de la force est plus basse que le plan d'occlusion — bande élastique à point d'appui cervical (« cervical head-gear » . 112. B. 111). Appui occipital. peut être utilisée seule ou en association avec un dispositif fixe multi-attaches. Cet appareillage permet d'exercer une force intermittente.

donc des précautions particulières s'imposent avec ce type de traction. le maximum observé étant de 1 cm en trois ans (Ricketts). Contrôle du déplacement : sur un individu sans anomalie orthodontique. Le pourcentage respectif des trois types de déplacement observable au niveau des molaires dépend de la direction de la force et de la distance de la force par rapport au centre de résistance de la molaire (au niveau de la furcation). Si. 113c) : pour obtenir des déplacements contrôlés sur les molaires. du maxillaire. c) Un mouvement vertical : égression (5) ou ingression (6). B. p. — version radiculaire distale (3). de différence significative selon les types de traction. Ce distalage permet d'obtenir une augmentation du périmètre d'arcade de 1 à 6 mm par hémi-arcade. B. dus à l'étirement des fibres supra-alvéolaires et parfois même des diastèmes au niveau des incisives (fig. . la première molaire est déplacée dans une position plus distale que celle du début du traitement (contrôlée à l'aide de superposition) dans 40 °„ des cas. au bout de deux ans. elle parait stable. la dent de 6 ans supérieure se déplace vers l'avant de 1 mm par an par rapport à l'axe facial de Ricketts.AIRE : on n'observe pas. est au plus de 1 mm avec un écart de 3. Au NIVEAU DU PLAN MANDIBUI. Analyse biomécanique simplifiée (fig. on peut observer des diastèmes entre les prémolaires et les canines. hauteur des crochets). En moyenne. est donnée par l'analyse des principes biomécaniques qui s'y rapportent. Utilisation : — recul des molaires pour la correction d'un décalage de classe II.5 à 0 mm. 151 EFFETS AU NIVEAU DES DENTS ANTÉRIEURES ET LATÉRALES : si le déplacement distal des molaires est suffisamment important. E. b) Un mouvement de version : — version coronaire mésiale ou distale (2). du type de traction par rapport au plan d'occlusion. — rotation pure autour du centre de résistance (4) c'est-à-dire versions coronaire et radiculaire associées. — conservation de l'ancrage molaire (lutter contre la perte d'ancrage (v. Toutefois. E. FMA présente une légère augmentation avec les différentes F. p. Prévision du sens de la version : le sens de la version sera fonction de la position du crochet externe par rapport à la ligne furcation. fig 113. 119). On doit raisonner en tenant compte de la situation du crochet d'ancrage de l'arc externe. D. Le recul est de 2 à 4 mm en moyenne. postérieure (v. C'est le déplacement distal qui est souvent le plus recherché. d'après Baumrind.a et b) Effets d'une F. M. traction basse correction spontanée des relations de classe II molaire et prémolaires. point d'ancrage (nuque ou crâne). apparition de diastèmes entre molaire etp remolaircs. contre-indication : D. effets des différents types de F. les tractions cervicales ou moyennes • montrent de plus grandes variabilités. La détermination des.. 113</ et b). elle se sera donc distalée de 2 mm. — le niveau de l'ancrage (appui crânien ou cervical).Etablissement du plan de traitement a) Un mouvement de translation : déplacement distal en translation (1). Le déplacement distal. on pourra faire varier : — le point d'application de la force: — la position du crochet d'ancrage externe (longueur des branches. Si le crochet est au-dessus de cette ligne. le maxillaire subit une rotation en bas et en arrière. dans son entier. B. Effets orthopédiques : Au NIVEAU DU MAXILLAIRE : avec un réglage approprié. 53) : — conservation d'un espace de dérive mésiale. E.

Si ce vecteur est orienté vers le bas. : pariétal : traction haute . E. B. s'il est situé au-dessous. Prévision du sens du déplacement vertical : si le vecteur crochet externe-point d'ancrage est orienté vers le haut. dans le sens vertical et A. — position plus postérieure de la fente ptérygomaxillaire .152 Traitement des anomalies orthodontiques appui cervica FIG. angle a au-dessus de la ligne 9-3 -» ingression. • Effets des différents buccales : types de forées extra- a) Traction basse : — forte réduction du décalage des bases osseuses . on observera une ingression. cervical : traction basse. point d'ancrage. — correction du décalage antéro-postérieur (ré ponse dento-alvéolaire) . parallèle au diamètre XX' du cercle. Translation distale : le mouvement de translation est obtenu en alignant le point d'ancrage. . — c) Les différents types de F. recul du point A. 113. : XX' = plan d'occlusion. Cr = centre de résistance. Exemples : si l'angle a = 0 —> translation distale. une égression. Angle a = angle plan d'occlusion/crochet sous tension. angle a sous l'axe 9-3 ~> égression des molaires. P. Analyse biomécanique du déplacement. une version distale. la résultante des forces produira une version mésiale. occipital : traction moyenne . Le centre du cercle correspond au crochet sous tension. le crochet externe et le centre de résistance.

: déscellement des bagues. 90 heures par semaine. du côté branche longue . — face longue : traction haute + arc transpalatin: — déplacement distalparallèle au plan d'occlusion : traction moyenne (haute et basse) ou casque « Interlandi ». — blocage de l'éruption verticale du maxillaire: — vestibulo-version des premières molaires. E. dans un traitement d'orthodontie. Impact psychologique : la F. B. B. Son port est assez contraignant. enfant pensionnaire. s'il remonte -> version mésiale. Si toutefois la séquence est inversée (7 puis 5). Le port du dispositif. B. E. L'effet de version est obtenu avec des branches longues. « téra-bite »). gêne labiale. 153 24 h selon que l'on souhaite obtenir un simple blocage des molaires ou un distalage de ces dents. — le caractère du patient : enfant timide. si l'arc s'abaisse -> version distale des molaires. un dispositif externe très visible. B. E. lorsque les germes des dents de 12 ans sont encore haut placés. — le sommeil : sommeil agité. perte nocturne. famille nombreuse et agitée. — le mode de vie : patient aux multiples activités ou très fréquemment à l'extérieur.Etablissement du plan de traitement — légère bascule du plan palatin vers le bas . composante lingualante associée. Comment éviter les manifestations douloureuses ? — diminuer l'intensité de la force. donner de l'expansion à l'arc interne (de 2 à 10 mm). — après accrochage des élastiques. et type de croissance : — face courte ou moyenne : traction cervicale. E. B. en conservant la F. Il faut rappeler l'importance de la F. Cette influence sur le mode de croissance est réversible. tendance à la rotation postérieure mandibulaire et augmentation de l'étage inférieur de la face. ce qui implique une forte coopération du patient. endormissement sur le ventre. Réglage : — après accoutumance. — conseiller à l'enfant de mastiquer sur les dernières molaires. douleur de type « arthrite dentaire » sur les molaires d'ancrage. — enquêter auprès de la famille pour vérifier la régularité du port et déceler certaines difficultés. b) Comment éviter ou atténuer ces problèmes : — prévenir toujours des incidents possibles: Le moment d'application : la période la plus favorable se situe au moment de l'évolution des prémolaires supérieures. Incidents : leur éventualité doit être signalée au moment de la pose de la F. en moyenne. • F. b) Traction haute : — pas de changement au niveau du plan d'occlusion. — légère rotation postérieure. enfant insomniaque. B. de 10 h à 14 h ou plus par . résultante parasite qui peut être évité par l'adjonction d'un arc transpalatin (p. • Les modalités pratiques. Contrôle du port : — remettre au patient une carte lui permettant d'indiquer les heures de port. dû à une impossibilité matérielle. est. introverti ou bien. B. B. à l'opposé. traction basse: — tendance à la linguoclusion des premières molaires. alopécie. Il est possible de compenser un port diurne insuffisant. il faut appliquer la force extrabuccale plus précocement. — possibilité d'utilisation d'un dispositif sophistiqué d'enregistrement des heures de port (Aledyne Corporation). E. nécessitant deux fois sur trois le port d'une F. — diminuer l'expansion ou un effet de version trop important. plus longuement le lendemain. On obtiendra donc la correction d'une version distale. très autonome et de personnalité forte . pendant la journée. en remontant les branches ou d'une version mésiale en abaissant les branches. pour atténuer l'ischémie (gouttière en plastique mou. Ce problème doit donc être replacé dans un cadre non technique : a) Les facteurs prédisposant aux difficultés de port : — l'environnement : opposition de l'un des parents. éviter de donner l'image d'une coalition des adultes contre l'enfant. 156). quand on sait que les 3/4 des patients d'un orthodontiste sont composés de cas de classe II. BRANCHES ASYMÉTRIQUES : la force exercée du côté de la branche la plus longue est plus importante. E. — légère ingression molaire. — changer fréquemment la bande de nuque ou le casque. Ce dispositif doit être porté. c) Traction moyenne : — correction du décalage d'arcades. Une rotation antérieure importante se produit après le port d'une F. E. par définition. E. écarter la branche longue de la joue : rapprocher la branche courte. — Durée : il est recommandé de faire agir la F.

Donc. . N. en cas de difficulté particulière. • — renforcer constamment la motivation à chaque séance . • Élastiques obliques. est indiqué. 110c). Begg. — tester l'enfant si des extractions s'avèrent nécessaires et si le port de la F. arc de Nance (fig. V. tractions intermaxillaires. avant de s'engager dans un choix irréversible. — perte d'ancrage inférieure. I. Il peut être prudent. a) Caractéristiques biomécaniques : composantes horizontale et verticale. Exemple d'utilisation : distalage de 45 avec élas- . Conséquences . M. qui sont beaucoup moins efficaces pour le maintien de l'ancrage. M. 1106). associées ou non à une F.032 inches) coulissant sur un arc tique de classe 111. I. B. c) Action sur le plan d'occlusion : bascule en bas et en arrière. Définition : traction exercée par des élastiques tendus entre les deux arcades.). Les différents types de T. — conseiller la suppression totale du port pendant 2 à 3 jours. etc. Ricketts. E. a 114. L'effet de cet élément essentiel de certains traitements d'orthodontie dépend avant tout du degré de motivation du patient. ingulaire. rotation postérieure. et leur mode d'action. B. — prescrire des sédatifs légers pour les premières nuits. FIG. e) Contre-indications : face longue. — les couleurs vives des bandes et des casques n'ont guère d'effet motivant plus d'une semaine. — a) T. sans trop tenir compte des caractéristiques mécaniques. et placés par le patient sur un dispositif fixe (en technique Edgewise. b) Action sur la denture : — égression et mésioversion 36 et 46 . — vestibulo-version des incisives inférieures . B.). La force de traction peut être reportée sur l'ensemble de l'arcade dentaire ou n'agir que sur les incisives ou les molaires ou les canines (crochets coulissants). si l'on craint quelques difficultés à ce sujet. — changer le type de traction. les élastiques de classe II augmentent la D. etc. E. c) Conclusion Ne pas accorder une confiance aveugle au port de la F. de prévoir d'autres dispositifs auxiliaires tels : arc palatin (fig. Élastiques de classe II (fig. E. Il (en technique de Ricketts). d) Indications : — traitement des anomalies de la classe II. Les tractions intermaxillaires (T. Les points d'accrochage sont antérieurs ou latéraux et vestibulaires ou linguaux. B.154 Traitement des anomalies orthodontiques La force est modulable en fonction du diamètre de l'élastique et du mode de port (port continu ou discontinu). — légère égression des incisives supérieures. 114a) : points d'accrochage : 36 et 46 (ou 37 et 47) V ou L et 13 et 23 ou mésial aux canines V. en cas de douleurs . : la coopération du patient est déterminante dans l'efficacité de ce dispositif. le menton s'abaisse et recule. La résultante des forces est oblique ou verticale. — léger recul molaire supérieur. I. de cl b) La jig (diamètre : . M.

É>astiques de classe III : points d'ancrage : 16 et 26. f) Incidents : — proglissement provoqué par l'étirement des ligaments articulaires. — Mode d'action : résultante des forces : . si le port d'une F. M. — linguo-version et égression. La récidive se produit après suppression de la traction. — Contre-indication : lèvre supérieure courte. — disto-version des 46 et 36. — ingression ou non. 1 Ub) : a) Caractéristiques biomécaniques : identiques aux T. — Utilisation : correction d'une déviation des milieux. Exemple : 16 L -> 46 V. e) Contre-indications : face longue . en méthode Edgewise (disto-version des dents postérieures + F. Remarque : ces élastiques sont assez gênants à porter et difficiles à accepter par le patient. les T. d) Elastiques verticaux postérieurs dits de « criss-cross » pour la correction d'une linguoclusion. • Élastiques verticaux : c a) Élastiques verticaux antérieurs : points d'accrochage (fig. 159) . — Indication : correction des béances antérieures avec sourire édenté. 1I4d).Etablissement du plan de traitement 155 d FiG. ce qui a tendance à corriger des rapports de classe II ou de classe III. Exemple : 46 -> 43 et 13 -> 46. verticales entraînant une aggravation du sourire gingival. Variantes : a) Élastiques obliques antérieures : points d'accrochage 12 -> 32 ou 22 -^ 42. de classe II. V ou L et 43 et 33 V ou jig (fig. M. et à augmenter la dimension verticale. — douleurs au niveau des molaires d'ancrage ou mobilité exagérée de ces dents.d'un sourire gingival due à régression des incisives supérieures. molaires supérieures : vestibulo-version et égression. M. rotation postérieure. 114. I. Résultantes horizontale (RH) et verticale (RV). — traitement de certaines anomalies de la classe III d'Angle. est prévue . au maxillaire) (p. . B. E. — Conséquence : bascule du plan d'occlusion dans le plan transversal. — aggravation. E. verticaux antérieurs (correction d'une béance antérieure avec proalvéolie). b) Élastiques de traction de classe II ou de classe III avec accrochage en triangle. b) Action sur la denture : — égression et mésioversion des 16 et 26. Conclusion : les tractions élastiques obliques agissent en basculant le plan d'occlusion vers le haut ou vers le bas. b) Elastiques verticaux postérieurs : points d'accrochage : vestibulaire sur une dent (dents cuspidées) et lingual sur l'antagoniste (élastiques de « crisscross ») (fig. B. I. I. — c) T. 114c) : élastiques « en carré » sur 2 ou 4 incisives supérieures et inférieures V ou L. d) Indications : — préparation d'ancrage. c) Action sur le plan d'occlusion : bascule en haut et en arrière.

156 Traitement des anomalies orthodontiques Ce type d'arc peut être soudé ou démontable par le praticien. molaires inférieures : linguo-version et égression. Définition : dispositif fixe ajusté au contact des collets linguaux des dents et constitué par un arc rond de fort diamètre relié à deux bagues molaires. — a) Arc lingual (en vue linguale) . — Élastiques transversaux unimaxillaires. .2). 115a) : Description : arc passif au 8/10e dur. Variante : arc de Nance. • Arc transpalatin (T-Pal) (fig. l'extrémité distale est légèrement à distance de la bague. . FIG. et constitué par un fil rond. Utilisation : — conservation de l'espace de dérive mésiale (passif). Il comporte une pastille de résine sous le raphé médian (fig. • Arc palatin (fig. 2) : Définition : dispositif fixé passif ou actif reliant transversalement les faces linguales des dents de 6 ans. • Arc lingual (fig. 115b. sa fermeture entraîne une rotation disto-vestibulaire des premières molaires et une contraction de la distance intermolaire (2). Arcs linguaux et palatins. • Elastiques horizontaux. pour la correction d'une vestibuloclusion exagérée antérieure (canine ou première prémolaire). Utilisation : — conservation de l'ancrage (v. 115è. — contention d'une expansion maxillaire. — Indications : . Exemple : 13 L -> 23 L. placé au maxillaire. 115. 115c). L'arc transpalatin peut être soudé. vestibuloclusion exagérée des prémolaires et molaires maxillaires (16 V -> 46 L). 119): — point d'ancrage pour des tractions élastiques sur canine en ectopie vestibulaire. Arc transpalatin : le U d'expansion est dirigé distalement . 115è.036 inch) ajusté à quelque distance de la voûte palatine. Utilisation : cet arc permet d'effectuer des déplacements des molaires dans les trois sens de l'espace. — correction d'une linguo-version des molaires (actif). p. fixé sur les premières molaires inférieures et comprenant deux V d'expansion. Variantes : boucle d'expansion médiane de contraction ou d'expansion (fig. 115. — moyen d'ancrage (provoque une vestibulo-version des incisives inférieures) : intra-arcades ou interarcades (pour des élastiques de classe II). démontable et placé dans des fourreaux linguaux (sheath). . ou de préférence. de fort diamètre (. linguoclusion des prémolaires et molaires. Ces arcs peuvent être réalisés au maxillaire (arc lingual) ou à la mandibule (arc palatin). FIG. — b) Arc palatin et arc transpalatin (1). ou bien au 9/10e mou. 1) : Description : arc passif au 8/10e dur avec deux V d'expansion.

— Correction des rotations molaires symétriques ou asymétriques avec un dispositif multi-attaches. prémolaires et canines. 115. 116a). B. B. c) Variante : action antérieure associée. Définition : appareil fixe d'expansion soudé sur deux bagues molaires et utilisable au maxillaire.). en modifiant leur inclinaison axiale. — Moyens d'ancrage pour la correction d'une ectopie canine. Le Quad'hélix. Il existe une variante à la mandibule dénommée « Bihelix ».Etablissement du plan de traitement 157 — Association d'une F. traction haute. h) Le quad'hélix activation. FIG. FIG. Cet arc est soudé sur 2 bagues ajustées sur les premières molaires supérieures. et d'un arc transpalatin. E. activation immédiate d'environ 8 mm ( + ) des bras latéraux (forme en W) (fig. — c) Arc de Nance : pastille de résine prenant appui sur la muqueuse palatine et arc de diamètre 9/10 soudé sur deux bagues molaires. pour éviter une vestibuloversion des molaires. 116/. Description : arc palatin en fil rond de fort diamètre (.036 inch). comportant 4 boucles hélicoïdales (d'où le nom de Quad'hélix). linguocclusion ou inclusion palatine. Pose : avant scellement. 116. . (fig. — Solidarisation des secteurs latéraux (molaires et prémolaires). — a) Le quad'hélix en bouche. En conséquence. : l'arc transpalatin ne permet pas d'éviter la perte d'ancrage. Mode d'action : il provoque une rotation distolinguale des molaires et une expansion au niveau des molaires. N. le périmètre d'arcade est augmenté au niveau antérieur. avant pose (forme de W) (d'après GUGINO).

Activation : toutes les 6 semaines. dans les cas traités par la méthode Edgewise. — Pour l'obtention de ces différents critères. console. I. Strang.. Les analyses céphalométriques les plus utilisées actuellement pour l'élaboration du plan de traitement sont l'analyse de Tweed (v. Aperçu de la technique Edgewise. avec un jeu minimum. Thurow) ont contribué à l'amélioration et à la diffusion de cette méthode aux États-Unis et. Le pourcentage important d'extractions. — préparation d'ancrage (rotation disto-linguale des premières molaires) ou moyen d'ancrage (méthode de Ricketts). M. dans la direction souhaitée et sur une distance déterminée. E. à l'aide d'une pince à trois mors courbée (pince « 3 becs ») : — l'activation au niveau antérieur (emplacement n° 1) provoquera une rotation mésio-vestibulaire des premières molaires et une expansion à ce niveau: — l'activation au niveau latéral (emplacement n° 2) permet l'expansion transversale des secteurs latéraux et la rotation disto-vestibulaire des deuxièmes molaires (compense le premier mouvement). Enfin les appareils orthopédiques ne sont jamais utilisés. On recherchera une hypercorrection : cuspides primaires supérieures en contact avec les cuspides primaires inférieures . B.158 Traitement des anomalies orthodontiques Dernier critère : invariabilité des diamètres transversaux de l'arcade. Un des principes essentiels de la technique Edgewise. O'Meyer. M. Des praticiens américains de la génération suivante (Tweed. en fin de traitement (fig. N. Conséquence : il est possible de déplacer les apex. 1 19). — Il est fait un large usage des dispositifs précédents surtout F. Les dispositifs auxiliaires : F.025 ou .022 x . p. par l'intermédiaire de quelques pionniers (R. on divise par 4 en première approximation. ce qui implique le contrôle continu du sens transversal tout au long du traitement sur des chartes représentant une arcade idéale. et L. 118). grâce à l'effet de torque (fig. et T. Durée de port : la durée totale de l'expansion ne doit pas dépasser trois mois. 58) et l'analyse de Steiner. E. et recherche de mouvements dentaires en translation parallèle. cette méthode étant mieux adaptée au recul du secteur antérieur. La précision de la technique est telle que les résultats peuvent correspondre aux objectifs. — Contrôle du déplacement des dents. • Principes thérapeutiques. de classe II et de classe III. — Contrôle du déplacement des dents postérieures dites « dents d'ancrage » (v. cette hypercorrection récidivant après dépose. grâce à la « préparation d'ancrage ». 118). — Coordination des deux arcades à l'aide d'arcs idéaux (fig. Ce dernier fil s'adapte. Remarque : ce dispositif est d'un maniement très délicat. La lumière de ces brackets est rectangulaire et perpendiculaire à la base du support (fig.018 x . après la guerre.028 inches. adaptée au type de croissance et T. — Les objectifs de traitement sont déterminés en fonction d'un bilan orthodontique complet. 81e). — Séquences de traitement standardisées. Ces méthodes proposent des objectifs chiffrés pour le recul du secteur incisivo-canin. H. s'en ressent. B. — Edward Angle a été l'inventeur et l'initiateur de la technique de 1' « Edgewise-Arch » dans les débuts du siècle. Cette technique a révolutionné les méthodes de traitement au cours des années 60. • Principes mécaniques. Entre des mains peu averties. m Historique. • Les dispositifs. verrou). X. 1. 8 1 / p. — Solidarisation des dents d'une arcade. B. en Europe. Indications : — endoalvéolie maxillaire avec latéro-déviation. Définition : l'ancrage est le secteur sur lequel prend appui un dispositif actif pour le recul d'une dent ou d'un groupe de dents. en France). : pour obtenir l'équivalent en millimètres. et éventuellement arcs linguaux ou palatins. . aux dimensions des brackets. b) Les arcs : en fil d'acier rond dans le premier stade du traitement et rectangulaire ultérieurement. 118). • Le contrôle de Vancrage. L'arc solidarise toutes les dents d'une arcade (fig. dans les trois sens de l'espace. p. Muller. il peut provoquer des catastrophes. c'est le « contrôle de l'ancrage ». dans les pays européens. 119). les promoteurs de la technique Edgewise ont mis au point des dispositifs adaptés et des systèmes mécaniques particuliers : Les dispositifs fixes : a) Les éléments de fixation : brackets soudés sur des bagues ou des attaches collables (synonymes : boîtier. D i m e n s i o n s du fil r e c t a n g u l a i r e utilisé : . aux États-Unis.

I. 117). C'est. d'une « Jig » (dispositif auxiliaire coulissant sur un arc principal et permettant de reporter la pression distalement) (fig.. On cherche à éviter tout déplacement mésial des secteurs latéraux. — Des arcs continus. • Solidarisation des dents Wune arcade. dont la section est pratiquement identique à celle des brackets. I. Les canines inférieures doivent être distalées de 4 mm et le reste de l'espace disponible peut être perdu par le mésialage des secteurs latéraux (perte d'ancrage provoquée).. .Établissement du plan de traitement Les différents types d'ancrage — Ancrage maximum : les objectifs de traitement prévoient un recul maximum des canines et des incisives : cas de forte biproalvéolie avec 4 extractions. Ces arcs rectangulaires de finition. FIG. (6 à 6 ou 7 à 7) sont placés le plus rapidement possible. Ils sont façonnés FIG 117. — Exemple de coordination des arcs idéaux arec les courbures de premier ordre en technique Edgewise (redessiné d'après D. 118.Elle se fera à l'aide d'arcs idéaux qui sont caractéristiques de la méthode Edgewise. — Préparation d'ancrage selon Tweed : les « tipback-bends » (courbures de version distale) (fig. M. le principe d'un piquet de tente enfonce obliquement pour résister à la traction des sandows. Les moyens de contrôle de l'ancrage : la préparation d'ancrage est une des caractéristiques de la technique. — Principe : disto-version des dents postérieures (molaires et prémolaires) pour résister aux tractions des T. de classe II ou de classe III. de classe III. — Les courbures de préparation d'ancrage. Elles sont effectuées à l'aide d'un arc en fil d'acier rond . afin de rendre solidaires les dents d'une arcade et de pouvoir incorporer les courbures adéquates : « tipback-bends » ou/et courbe d'occlusion inversée sur l'arc. par analogie. on pourra utiliser l'une des arcades comme ancrage pour des T. de T. de molaire à molaire. D. M. 1146).. techniques : — cette séquence du traitement peut être effectuée à l'aide d'une F. En noir : arc mandibulairc: en blanc : arc maxillaire. . M.. M. De plus. en Edgewise (« tip-backs bends »).018 inch ou d'un fil rectangulaire de plus petit diamètre que la lumière du bracket. — Ancrage modéré : cas de D. I. Ces courbures peuvent être d'intensité modérée ou maximum. sont destinés à la réalisation des objectifs occlusaux idéaux. de classe II ou de classe III. 88e). — Ancrage nul : aucune précaution particulière n'est prise pour éviter le mésialage provoqué des secteurs postérieurs (perte d'ancrage maximum).. E. — Il sera effectué grâce à l'effet de torque (fig. prévisible de 8 mm. • La coordination des deux arcades. 159 — Modalités. B. LAMORLETTE). • Le contrôle du déplacement des apex : le torque.

La technique Edgewise comporte des séquences de traitement très codifiées. • Les séquences de traitement. dans un même temps (vue intrabuccale). c) Bistalage des 4 canines.. les barrettes de Whitman et les ressorts de traction. que l'on retrouve avec qodq . tip-forward) (fig. 115): — les courbures du troisième ordre : c'est l'effet de torque (fig. — Les forces directionnelles. 119. 88e). mésialement aux 13 et 23). en translation (zone d'apposition radio-claire d'épaisseur égale. dans le sens vertical (tip-back.160 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. stade de recul en masse des incisives inférieures. soit réalisées à la demande sur des chartes standards. sur des formes d'arcades. 118). . Ils sont coordonnés l'un à l'autre afin d'assurer des relations vestibulo-linguales harmonieuses (fig. 116): — les courbures du deuxième ordre. la distance intercanine initiale étant respectée. b) Radio panoramique : distalage des canines. dans le sens horizontal (fia. a) Le casque. soit préfabriquées. Ces arcs comportent trois types de courbures : — les courbures du premier ordre.

Établissement du plan de traitement pour toutes les solutions thérapeutiques adoptées : — alignement. tout au long du traitement. 6. La méthode de Ricketts constitue un tout cohérent. Pour le recul en masse des incisives. 114/)). — dépose des bagues ou des attaches collées. (fig. 9. • La simulation ou « set-up » céphalométrique. Le déplacement des canines en translation est contrôlé. sans ancrage postérieur.— Quatre situations peuvent se présenter. 120) . 4. Ces barrettes sont reliées au casque de traction par des dispositifs actifs : élastiques ou ressorts comprimés. est reportée sur le tracé de début : ce qui revient à allonger certains axes et à faire varier leur orientation sur le céphalogramme ( v. . à traction moyenne comportant des « barrettes de Whitman » qui coulissent mésialement aux canines. Modifications orthopédiques. Toutes les dents sont baguées (y compris les deuxièmes molaires). Elle conditionne la réussite du traitement. — préparation d'ancrage. p. sur une période de 1 à 3 ans. — Cette représentation graphique est effectuée à l'aide de la téléradiographie de profil initiale. 2. dans la direction souhaitée. 8. — utilisation de la « Jig » (fig. La coopération pour le port de ce type d'appareillage doit être excellente. puis maxillaires. cumulée avec les effets prévisibles du traitement. B. — recul des secteurs antérieurs mandibulaires. est nécessaire : — placer les racines dans l'os spongieux. etc.0215 x . La méthode « bioprogressive » est fondée sur dix principes diagnostic et thérapeutiques : 1. — contention. 161 FIG. pour le planning thérapeutique. dans lequel le plan de traitement comporte un recul maximum des secteurs incisivo-canins après extraction de 4 premières prémolaires. 5. Déplacement des dents. L'estimation des transformations dues à la croissance. Aperçu de la technique de Ricketts. sur des crochets soudés. tout en maintenant des résultats de qualité. ce qui accentue l'effet de torque. • Le contrôle du torque pendant le cours du traitement. Concept de l'hypercorrection. Contrôle du torque. 119). Ancrage musculaire et cortical. m Les forces directionnelles (variante récente de la méthode) : — dispositif actif : F. richement vascularisé. 10. ce qui permet une plus grande efficacité au cours du traitement. Aperçu des méthodes de simulation p. dans lesquelles le contrôle du torque. Indication : cas de classe I (ou de classe II) avec biproalvéolie importante. Utilisation de dispositifs préfabriqués. Débloquer la malocclusion au cours de séquences progressives de traitement. une « philosophie orthodontique ». E. l'évaluation de l'ancrage et le contrôle des résultats (v. après extraction des premières prémolaires. — intercuspidation. c) Renforcement de l'ancrage par un phénomène d'entraînement sur l'arc. 119) . en appliquant un taux de pression approprié et des forces légères. Utilisation d'une méthode systématisée d'approche du diagnostic et du traitement. 56). p. — finition à l'aide des arcs idéaux. au cours des déplacements radiculaires.028 d'inch). 7. sur un arc lourd (. pour une plus grande efficacité des mouvements dentaires : ingression des incisives inférieures : — placer les racines contre la corticale externe. à l'aide d'objectifs visualisés. pour le recul des molaires. Intérêt de la technique : a) Pas de perte d'ancrage et aucune incidence sur l'angle FM A. Corriger le sens vertical avant le sens antéropostérieur. 64). les barrettes sont placées entre incisives centrales et latérales. b) Recul bimaxillaire en translation des 4 canines dans un même temps. L'intérêt de cette procédure c'est de représenter des « objectifs de traitement visualisés » c'est-à-dire une sorte de maquette d'évaluation. dans le but d'établir ou de retrouver une fonction meilleure. de la démarche diagnostic au plan de traitement et à sa réalisation pratique. Utilisation de dispositifs sectionnels (arcs segmentés). 3. utilisée comme moyen d'ancrage (v. — Le nivellement de la courbe d'occlusion. nivellement (fig. support de la force directionnelle. 120.

ce qui paraît d'ailleurs contestable. p. Le traitement doit être entrepris précocement en vue de débloquer la malocclusion. donnent les mêmes effets d'après l'auteur. recul du point A. Lutter contre la récidive des modifications orthopédiques. ingression des 4 incisives inférieures : 60 à 80 g. — dans le sens transversal : expansion lente de la suture médio-palatine. Ceci rétablira un environnement — mouvements de torque pour remodeler l'os cortical. — mouvements de torque nécessaires au placement des dents dans des conditions occlusales idéales : parallélisme des racines en fin de traitement. • Concept du traitement précoce. b) L'ancrage cortical : le placement des racines des molaires dans la corticale vestibulaire externe offre un moyen biologique de résistance au déplacement mésial : à ce niveau. au niveau radiculaire. pour Ricketts : déplacement d'une canine : 75 à 100 g .. B. Exemples de types de forces optima. Ce dispositif peut également affecter l'inclinaison du nez et même les tissus mous. L'hypercorrection des anomalies orthodontiques sera recherchée en fonction des ajustements fonctionnels futurs qui contribueront à l'équilibration terminale du traitement. Ceci peut être effectué selon deux types de procédure (v. au maxillaire supérieur à l'aide du Quad hélix qui permet à la langue de s'élever et de maintenir les arcades dentaires dans leur nouvelle position. Elles entraînent des modifications : — dans le sens antéro-postérieur : changements . : le déplacement s'effectue pendant une certaine période de temps à travers l'os cortical : dents en cours de désinclusion. donc à provoquer une rotation postérieure . dans l'optique d'une modification orthopédique. le fil Elgiloy et à des formes d'arcs adaptées. — ingression des incisives supérieures ou inférieures. 119). L'occlusion. Ce type de déplacement nécessite plus de temps et de précautions . sur bagues. le traitement est plus efficace en fonction des possibilités de modifications orthopédiques. p. doué de propriétés métallurgiques particulières. pour les 4 incisives supérieures : 160 à 200 g. 4. Au maxillaire l'expansion de l'arc facial (5 à 10 mm avant insertion) et l'utilisation de la corticale sinusale. en fonction de la segmentation des arcs : — égression des dents postérieures. soit 15 g par dent . l'os cortical est moins vascularisé que l'os spongieux et moins facilement résorbable . au cours de la contention : hypercorrection d'un cas de classe II. si les incisives ne sont pas baguées. division 1. pour Ricketts.162 Traitement des anomalies orthodontiques dans la direction de croissance. Permettre la stabilisation. c'est-à-dire de changements au niveau des bases osseuses et le port d'une force extrabuccale destinée à déplacer les dents ou à maintenir les molaires maxillaires au cours d'un traitement d'orthodontie. d'après Ricketts. • Corriger un recouvrement incisif excessif avant de traiter un surplomb excessif. E. A la mandibule. — Pour la stabilité de la fonction. • Concept de P hypercorrection. Par exemple. 3.. ce qui n'entraîne que peu ou pas de retentissement sur la croissance mandibulaire. des forces lourdes. Ceci permet de stabiliser les molaires d'ancrage afin d'en limiter leur déplacement. Contrôle des forces musculaires s'exerçant au niveau des dents : hypercorrection d'une expansion. L'hypercorrection est destinée à compenser les ajustements biologiques post-thérapeutiques. bascule du plan palatin . • Les modifications orthopédiques.. pour une stabilité ultérieure : hypercorrection d'une rotation. On doit donc différencier le port d'une force extrabuccale. • Taux de force optimum (v. Cette force optimum est délivrée grâce à un fil de diamètre minimum. il est tout à fait indispensable que la supraclusion soit corrigée. 2. — La pression optimum est d'environ 100 g par cm 2 . Déplacement radiculaire au-delà de l'idéal. • L'ancrage musculaire et cortical : a) L'ancrage musculaire : les procédés de traitement doivent tenir compte de la force relative des muscles en fonction de la typologie faciale. est effectué à l'aide d'un torque corono-lingual et d'un certain degré d'expansion molaire.. de l'ordre de 450 g peuvent être appliquées à l'aide d'une F. Ces différentes caractéristiques permettent d'obtenir des forces dites « biologiques ». ce qui a tendance à augmenter l'étage inférieur de la face. dans un type de face longue peut s'ouvrir plus facilement et provoquer une rotation postérieure de la mandibule. Cette procédure sera indiquée dans quatre cas : 1. 183). ce placement des racines des premières molaires. ce qui conduit à rechercher une relation de légère classe III molaire à la fin du traitement actif. dans la corticale.Chez le jeune enfant. .

122. Le passage aux arcs continus ne se fait que dans les derniers stades du traitement (fil de diamètre . des canines supérieures et inférieures. J. soit tout . etc. Prélat. des angulations mésio-distales. etc. p. vol. 309-340. ce qui permet de ne pas exercer des forces excessives. Quad'hélix (fig.. consulter les ouvrages ou articles en français. soit par un orthophoniste. FIG. Cette angulation est différente selon les dents. Cette rééducation sera conduite. 1973. Méthode de Bcgg : théorie et technique orthodontique de Begg : BEGG P. etc.. (fig. Au niveau des incisives supérieures. S. Différentes modalités de réglage permettent d'en varier les effets — expansion antérieure — rétraction. 122a).030 inch) à celle du fil utilisé (.Olôinch. afin de placer les apex en bonne position sans incorporer de courbures du deuxième ordre sur les arcs. Les tubes molaires et les attaches des incisives supérieures et des canines. — ressorts pour distalage des canines : force légère et continue (fig. — L'arc segmenté de Burstone : BOURGOIN G. ce qui permet un taux de flexion en charge faible. soit par un kinésithérapeute. et GAUMONT G. 1 \6a). édit. 1968. et en Europe. A. pour l'obtention d'une occlusion équilibrée. ce qui augmente l'efficacité du traitement et offre la possibilité de se consacrer plus longuement au planning et au contrôle de ce traitement. ou de molaire à première prémolaire . : L'Orthodontie française. 110c/). Il présente des caractéristiques métallurgiques particulières : il s'agit d'un fil semi-précieux et semi-mou (Elgiloy bleu). I. pare-choc (fig. Le fil : le fil utilisé est de diamètre .Établissement du plan de traitement musculaire et morphologique satisfaisant. 114<r/). F. traction intermaxillaire (fig.016 inch) ce qui permet d'éviter. : Revue d'O. • Les dispositifs : 163 Les brackets : l'effet de torque au niveau des brackets est donné par une angulation de la lumière par rapport à la base. des dispositifs auxiliaires : arc de Nance (fig. suivants : • Méthode de Burstone : — les étapes du traitement dans la méthode de l'arc segmenté. permettant le déroulement normal des fonctions. arcs de base de types variés. n" 3. 745-758. R. 121). 1972. Pour plus de précisions. A. Les dispositifs auxiliaires : il est également fait un large usage dans la méthode de Ricketts. Cette préangulation est également très utile au cours de la phase finale du traitement. les brackets sont prétorqués et pré-angulés et de lumière supérieure (. L'arc de base de Ricketts est un dispositif particulièrement efficace pour le traitement des supraclusions. DE COSTER. p. d'après l'initiateur de la méthode. pour 60 à 90 % des cas. de classe II.018 x . LES THÉRAPEUTIQUES NON MÉCANIQUES La rééducation de la déglutition primaire. — a) L'arc de base à la mandibule. C. et coll. les courbures du deuxième et troisième ordre (fig.016 x .016 x . en arcs segmentés. h) Rétracteur de canine inférieure (diamètre . tome VII. Les arcs : la technique se caractérise également par l'utilisation d'arcs segmentés : — arcs segmentés latéraux : de molaire à canine.016) (d'après GUGINO) et T. MONTEIL R. — Pare de base et ses variantes : il solidarise les premières molaires et les incisives.022 inch). Tous les dispositifs utilisés sont préfabriqués ou préparés à l'avance : ressorts de rétraction de canines. D. traduction G.016) (d'après GUGINO). 39. force extrabuccale. entre premières molaires et incisives (diamètre . 115r). présentent. de plus. Deux autres techniques multibagues ou multiattaches sont également très utilisées aux U. au cours du stade actif du traitement.. et KESLING P. 83a). M.

— après correction d'une endoalvéolie maxillaire avec latérodéviation . 123a et b) : b) Pendant le traitement d'orthodontie — à éviter si possible — pour dispenser le patient d'une contrainte supplémentaire s'ajoutant au traitement d'orthodontie .164 Traitement des anomalies orthodontiques P'IG. M. elle doit être absolument tentée avec conviction. qui constitue l'indication la plus favorable . — Inconvénient : les engrammes (v. c'est l'âge idéal : a) Avant tout traitement orthodontique : si les seules anomalies constatées proviennent apparemment du suçage du pouce et de la langue. simplement par le praticien traitant (actes remboursables). Indications de la rééducation : — proalvéolie avec béance antérieure légère. Succès . c) Rééducation après le traitement mécanique : — Avantages : les conditions morphologiques sont améliorées. — recherche de contacts dentaires. une rééducation peut être tentée sans traitement orthodontique immédiat (fig. en se souvenant des risques que la persistance de la déglutition primaire fait courir chez l'adulte. — avant traitement d'une biproalvéolie. en relations de classe I..échec : la rééducation de la déglutition est assez aléatoire. . à partir de 11-12 ans. — Effets d'une rééducation de la déglutition primaire (béance antérieure avec proalvéolie initiale). au cours du développement de la pensée logique. la langue peut s'adapter spontanément à ces nouvelles conditions . pour des patients prédisposés. lors du premier temps buccal de la déglutition . p. au niveau du parodonte et de l'A. et des difficultés qu'elle provoque au cours du traitement absence de contacts dentaires). 123. 25) sont beaucoup plus difficiles à modifier. Le moment de la rééducation : entre 8 et 10 ans. T.

D. résection du frein de la langue . LA La CHIRURGIE orthodontique. Revue cFO. le haut-bois : malocclusions de la classe III. Définition : diminution de l'épaisseur des faces proximales des dents du secteur antérieur. élimination d'odontome ou de dents surnuméraires et également transplantation . — intervention sur les tissus mous : résection des freins labiaux. elle est contre-indiquée si la lèvre supérieure est courte. Son utilité est contestée par certains. on ajoute des jetons de couleur différente. Progressivement. il doit remonter le jeton jusqu'aux lèvres sans utiliser les dents.). — deuxième exercice : le cordonnet est attaché sur un support fixe ou tenu par la maman. destinée à corriger un encombrement mineur. — La clarinette. chirurgie Sous ce vocable. plusieurs fois par jour. Les deux préoccupations majeures qui doivent guider toutes ces interventions sont d'éviter tout traumatisme psychologique malgré la bénignité apparente des actes opératoires et d'avoir toujours à l'esprit le respect du parodonte au cours du temps chirurgical. Indication : hypotonicité labiale . par excès mandibulaire. après traitement (encombrement tertiaire) . ou enclavée. p. et bloquée par un diastème légèrement insuffisant . la flûte augmente la tonicité de la lèvre supérieure. — La flûte : malocclusions de la classe II . au fur et à mesure des progrès. Indication : lèvre supérieure courte . — dégagement chirurgical des dents incluses. Indications : — traitement avec extraction de deux prémolaires supérieures en classe II thérapeutique. — dysharmonie dento-dentaire. Vusure des faces proximales (stripping). d'une dent en cours de désinclusion. — récidive de l'encombrement incisif. 243-258 et indice de Le Huche (« Le Huche ». — La trompette : béance antérieure et hypotonicité labiale. — intervention sur des unités dentaires : extraction. pour augmenter l'effort musculaire. Prélat. peuvent également constituer un moyen complémentaire — et agréable — de traitement. Conditions d'utilisation : trois paramètres doivent être envisagés : — l'état des dents et le degré d'hygiène buccale : — les proximités radiculaires et la forme des septa . mesurée) . Gain de place escompté : au maximum 1. selon le mode de préhension de l'embouchure. firme « Lancer Pacific »). — la morphologie coronaire : couronnes triangulaires : condition favorable. b) Gymnastique des muscles labiaux (la méthode de Garliner) : — premier excercice : l'enfant tient entre ses lèvres un cordonnet de 20 cm dans lequel est passé un jeton perforé. Indice de Peck et Peck. d'un encombrement léger à la mandibule (pas plus de 2 à 3 mm de D. Instruments de musique et exercices labiaux : les instruments à vent. — mise en place sur l'arcade. destinés à améliorer la fonction de certains faisceaux musculaires déficients. Rappel : épaisseur d'émail à ce niveau : 5 à 8/10e de mm (v.Établissement du plan de traitement La myothérapie. pour les six dents antérieures. germectomie. édit. Gymnastique des muscles : a) Gymnastique des muscles masticateurs : mastication de chcwing-gum fluoré ou de plaquettes plastiques (Térabite. La flûte est également indiquée pour les malocclusions de la classe III présentant des lèvres supérieures courtes. J. persistance L'amélioration constante des-techniqnes chirurgicales conduit à leur accorder une place de plus en plus importante dans le traitement des anomalies . D. : avril 1975.5 à 2 mm. M. sont regroupées des interventions de nature très diverses qui rentrent dans le cadre des moyens thérapeutiques d'un traitement d'orthodontie mais ne sont généralement pas pratiquées par le spécialiste en orthodontie. particulièrement à la mandibule. 165 Définition : exercices volontaires de la musculature faciale. La chirurgie oro-faciale. le patient exécute des exercices de traction à l'aide d'un bouton fixé au cordonnet et maintenu par les lèvres. F.

de la région sus-angulaire au trigone. micrognathies. 124). qui évitent le blocage intermaxillaire. Indications : prognathies inférieures vraies. Les différents types d'interventions : a) Ostéotomie intéressant la totalité du corps de l'os : — les procédés : ostéotomie de glissement (fig. Les traitements chirurgicaux des maxillaires ou « ostéotomies ». FIG. — Ostéotomie portant sur la branche montante : Technique : ostéotomie de glissement ou ostéotomie de glissement et de rotation . que ce soit par des interventions précoces ou tardives portant sur les tissus durs ou sur les tissus mous. soit à augmenter les dimensions des structures osseuses. en cas d'insuffisance du volume osseux : ostéotomie + interposition d'un greffon. LE TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA PROGNATHIE INFÉRIEURE : orthodontiques majeures. pour certains auteurs. 125a. — patients motivés. 125c.. avec extraction de 35 et 45. la dent de sagesse inférieure étant extraite (fig. — temps chirurgical complétant ou précédant le temps orthodontique. .. Généralités. Définition : interventions chirurgicales portant sur les maxillaires et destinées. Technique : ostéotomie de glissement : le nerf dentaire est placé dans une logette prévue à cet effet. chez lesquels il est impossible d'obtenir des modifications des bases osseuses . ' b) Age d'intervention : à la fin de la croissance ou parfois plus tôt (12 à 13 ans. dans les cas sévères : prognathie inférieure avec béance antérieure et dimension verticale augmentée (fig. procédé de Obwegeser n° 2 : section antéro-postérieure entre les deux corticales de la branche montante et tranchée horizontale. — Ostéotomie rétromolaire de Converse. 124 et 126). dite « ostéotomie segmentaire ». soit à diminuer. ostéotomie de rotation (fig. — les deux alternatives : . par attelles de contention bimaxillaires ou par tractions élastiques sur arcs lourds Edgewise ou encore par des plaques vissées. Les deux types d'ostéotomie portant sur les branches montantes et horizontales peuvent être associées. — Ostéotomie portant sur la branche horizontale : ostéotomie rétromolaire de Converse. c) Immobilisation : 6 semaines. en cas d'excès de structure osseuse : résection d'un fragment osseux (ostectomie) : . Intervention sur les tissus durs. b) Ostéotomie limitée à la région dento-alvéolaire. latérognathies. — patients adolescents ou adultes. Les indications : — anomalies des bases osseuses dont la correction est impossible ou aléatoire par des moyens orthodontiques chez le jeune patient . 124. 125c). b). la consolidation s'effectuant mieux). L'extraction des deuxièmes prémolaires est pratiquée en fonction du trait de section qui passe à ce niveau (fig.166 Traitement des anomalies orthodontiques Interventions portant sur la mandibule. anomalies mandibulaires du sens vertical (excès vertical postérieur ou/et antérieur). Ostéotomies totales : elles portent sur la branche montante ou sur la branche horizontale. • • a) Les techniques : la voie d'abord endobuccale sera toujours recherchée. mais réticents devant la durée et les contraintes d'un traitement d'orthodontie classique . en or blanc. 126a) (technique d'Obwegeser et Dalpont).

b) Le trait de section de la technique Obwegeser-Dalpant. pour éviter la récidive (fig. c) Technique d'Obwegeser et Dalpont pour un excès lertical arec béance antérieure et latérale. Génioplastie : a) Diminution de l'éminence mentonnière. LE TRAITEMENT DE LA MICROGNATHIE OU DE LA RÉTROGNATHIE INFÉRIEURE : supra-alvéolie inférieure : résection osseuse sous les racines des dents du secteur antérieur et rotation vers le bas. Ostéotomie de rotation. — Correction d'une supraclusion incisive avec . 125. Procédé de Obwegeser : le plus grand fragment est avancé au lieu d'être reculé. b) Avancement : — section du bord basilaire et avancement simple (corticotomie (fig. avec désinsertion des muscles masticateurs. par voie endobuccale : il s'agit d'une intervention isolée. perte de sensibilité des incisives inférieures. risques : retard de consolidation. — a) Technique de Obwegeser n° 2. 127). Ostéotomie segmentaire : elle intéresse le secteur alvéolaire antérieur. — section du bord basilaire ce qui diminue la dimension verticale et utilisation d'une partie du fragment comme greffon au niveau d'une symphyse trop plate (bons résultats). 126a).Etablissement du plan de traitement 167 FIG. ou complémentaire d'une ostéotomie de la mandibule (résultats esthétiques inconstants). — Correction d'une malocclusion de la classe II : déplacement distal en bloc du secteur antérieur incisivo-canin et de la première prémolaire. récidives dues aux tractions musculaires et à la langue. d) Incidents.

. extraction des 18 et 28. — a et b) Ostéotomie de recul en masse du maxillaire. Ostéotomie totale : elle reproduit les traits de fracture du type Lefort III : avancement des hémimaxillaires. des os propres et des molaires : intervention gravissime réservée à des cas tératologiques (Crouzon. Apert). 128. 127. FIG. FIG.168 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. — Génioplastie : section du bord basilaire et avancement. division 1). Problèmes spécifiques : le maxillaire est un os fortement pneumatisé. — a) Ostéotomie d'avancement (micrognathie ou classe IIJ. du type Lefort I (cas de classe II. richement vascularisé et relié à la base du crâne par la suture ptérygo-maxillaire et les branches montantes. b) Ostéotomie de recul (prognathie inférieure). • Interventions portant sur le maxillaire. 126.

séquelles de fente labiale ou de fissure palatine. a) Vue latérale après extraction des premières prémolaires. . UM). pour certains). 128c). — Correction d'une béance : intervention de FIG. 129a. excès de hauteur verticale avec sourire gingival. division 1. Indications : hypoplasie maxillaire. brachygnathie (fig. classe II. En cas de béance. — Correction des cas avec supraclusion : intervention de Wassmund : bascule postérieure et élévation du bloc réséqué. 129. Ostéotomie basse (dite de Guérin) : le tracé de l'ostéotomie reproduit les traits de fracture du type Lefort I (fig. cette intervention est associée à un abaissement du maxillaire et à la pose d'un greffon (fig. ce qui permet la correction de la supraclusion (fig. 128.Établissement du plan de traitement 109 FIG. 128a et b) avec avancement ou recul. d) Abaissement et pose d'un greffon. Ostéotomie segmentaire : l'intervention est limitée au secteur alvéolaire antérieur ou au secteur alvéolaire dans son entier. b) Vue de 3/4 avant. Indications : correction d'une malocclusion de la classe II sévère (À N B > à 10°. b). On différenciera les cas avec et sans béance. — Ostéotomie segmentaire de Wassmund. Cette intervention nécessite l'extraction des premières prémolaires supérieures. — c) Ostéotomie a"avancement arec pose de greffons (cas de brachygnathie maxillaire).

Interventions sur les tissus mous. ce qui évite la récession gingivale et réduit la pression de la lèvre inférieure sur les incisives. technique de Dautrey : extraction de la première prémolaire et ostéotomie segmentaire. b) Technique de Dautrey. Schuchart : extraction des dents de sagesse. — a) Technique de Schuchart. Le trait de section passe au-dessus des molaires et prémolaires. Chéiloplastie : réduction de l'épaisseur des lèvres. du type prognathie inférieure. 131). Une résection osseuse au-dessus de ce plan de coupe permet de diminuer la dimension verticale d'occlusion (fig. béance incisive. Indications : cas de classe III. 130.170 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. le plus souvent. d'une résection losangique médiane au niveau de la pointe (fig. . Traitement de Vendognathie maxillaire : expansion chirurgicale à l'aide d'un trait de section uni ou bilatéral. 130è). Technique d'intervention : il s'agit. 131. qui permet l'avancement et l'élévation du fragment (fig. 130a). avec ou sans ostéotomie associée. béance antérieure et latérale. parfois pose d'un greffon dans la berge. Expansion chirurgicale. Approfondissement du sillon gingivo-labial antérieur. FIG. — Une glossotomie : exemple de tracé de la résection (selon DEPLAGNEJ. Rhinoplastie. parasagittal jusqu'à « l'articulation ptérygomaxillaire ». Glossotomie : diminution du volume lingual. biproalvéolie.

en latéralité (fig. dans le traitement des agénésies d'incisive latérale supérieure. après intervention. — Deux choix thérapeutiques sont possibles avec des variantes. — Les alternatives thérapeutiques et leurs conséquences occlusales. e) Solution 5. Conséquences : relations de classe I molaires et de classe I canines et protection canine. — prothèse : bridge fixé ou collé — prothèse adjointe squelettée . Ceci peut transitoirement aggraver les anomalies. Le traitement chirurgical peut être précédé d'un traitement d'orthodontie. m Les alternatives thérapeutiques. b) Solution 2. .implants ou conservation des LATÉRALES Traitement des agénésies bilatérales. avant ostéotomie. dont l'objectif est d'établir de bonnes conditions de coordination des arcades dentaires. d) Solution 4.' lrc option : solution 1 : diastèmes pour les incisives latérales conservés ou augmentés.Principes de traitement des anomalies orthodontiques L'orthodontie préchirurgicale. FIG a) Solution 1. LES PRINCIPES DE TRAITEMENT DES ANOMALIES ORTHODONTIQUES LE T R A I T E M E N T DES AGÉNÉSIES TRAITEMENT D'INCISIVES DES AGËNÉSIES SUPÉRIEURES La concertation entre l'orthodontiste et le dentisteprothésiste est indispensable. Les techniques chirurgicales modernes s'orientent vers une association étroite entre l'orthodontie et la chirurgie. 132. 132a). et d'éliminer les com- 171 pensations dentaires avant chirurgie. c) Solution 3.

— la teinte des canines : canine très jaune -> solution n° 1 . sur bagues). classe II : solution 2 + + ou 4: — convexité : profil concave : solution 1 + + ou 5 . b) Si l'incisive latérale est présente sur l'arcade et . après évolution des 14 et 24. Pour les solutions 2 à 5 : protection de groupe. T. en cas de défauts : solution 1 : — considérations socio-économiques : bridge anté- FIG. de spasmes des muscles masticateurs ou d'une prédisposition aux troubles rhumatoïdes. — microdontie généralisée : solution 1 ou 5 : — fonction occlusale : en cas de craquements. • Les éléments du choix thérapeutique : Conservation ou augmentation des espaces : a) Traitement précoce : rechercher des relations de classe I molaire nettes (F. — décalage des bases osseuses : rétroalvéolie supérieure en classe 1 ou brachygnathie en classe III : solutions 1 ou 5. a) En cas de microdontie de l'incisive latérale présente. face longue : contre-indication au distalage des molaires. finition esthétique : reconstitution des angles à l'aide d'un composite chargé (fig. Le traitement des agénésies unilatérales d'incisives latérales supérieures. extraire précocement la dent naine. — conditions parodontales initiales : hauteur de la gencive attachée. b) Traitement tardif : remise en place des canines en classe I et fermeture du diastème interincisif (dispositif multi-attaches). — typologie faciale : . b) Traitement tardif : coronoplastie (fig. — la situation initiale des germes de canines : mésiale ou en position habituelle . Plusieurs solutions sont possibles. On se retrouvera dans la situation précédente. sans extractions (fig. 132è). 132c). face courte : contre-indication au mésialage des molaires . solution 4 : relations de classe I canines et de classe I molaires (extraction des 42 et 32) (fig. épaisseur de la corticale externe. intérêt du bridge collé. 133c). 133. en latéralité. solution 5 : relations de classe II canines et de classe I molaires : espaces antérieurs reportés postérieurement et bridge entre 3 et 4 ou 4 et 5 ou 5 et 6 (fig. M. . solution 3 : relations de classe II canines et de classe I molaires (extraction de 2 prémolaires inférieures (fig. b et c) Coronoplaslie de la canine supérieure et reconstitution des angles à l'aide d'un composite. 132a7). 2e option : canines en situation d'incisive latérale et diastèmes antérieurs fermés. 132c) . rééquilibration occlusale : meulage de la cuspide palatine de la première prémolaire supérieure ou onlay palatin. Pour ces trois solutions : pas de prothèse . 133a et b) (en une ou plusieurs séances) avant le traitement orthodontique : — traitement orthodontique : dispositif multiattaches collées indispensable (pas de bagues). convexe : solution 1 à 5 . selon les conditions initiales : solution 2 : relations de classe II canines et de classe II molaires. si nécessaire. — a. — relations molaires initiales : maintenir des rapports de classe II ou de classe I initiaux . • Le traitement ovthodontique : incisives latérales temporaires (compromis transitoire).. — supraclusion incisive initiale : difficulté de réalisation prothétique . . B. placer les canines impérativement en classe I . Fermeture des espaces : a) Traitement précoce : favoriser l'évolution mésiale des canines et des premières molaires permanentes -» extraction précoce des incisives temporaires et des canines temporaires — extraction. masque de Delaire éventuellement (tendance à la classe III). — après traitement : . des deuxièmes molaires temporaires ou meulage des faces proximales distales et mésiales de ces dents. E.172 Traitement des anomalies orthodontiques rieur de réalisation difficile et de coût élevé : fiabilité incertaine . de douleurs au niveau de l'A. — la morphologie coronaire des canines et incisives supérieures .

Conséquences : légères relations de classe II molaire (la 85 est plus large que la 45). conservation : — cas de classe III : . 73). 96) : — deuxième prémolaire inférieure : rarement . b) Extraction des deuxièmes molaires temporaires inférieures : — précocement : face longue. Solutions orthodontiques : le traitement des dents incluses implique une collaboration étroite entre le chirurgien et l'orthodontiste. — Cas de classe III : . : extraire la deuxième prémolaire supérieure du même côté. conservation : si la deuxième molaire temporaire est saine et qu'il s'agit d'une anomalie alvéolaire antérieure. . — incisives supérieures : rarissime (coudure radiculaire extrême) : — patient non motivé. — Cas de classe 1 : conserver l'espace pour la dent absente (solution 1. A long terme. sans anomalie orthodontique : . D. Solutions non orthodontiques : a) Abstention : les techniques actuelles rendent cette solution plutôt rarissime. M. de la première molaire. Le choix thérapeutique sera orienté par les résultats de l'examen clinique et radiographique (p. réaliser un bridge. D.D. . pour la correction des axes et la fermeture des espaces . et parfois une longue patience du patient. Le traitement d'une agénésie bilatérale de deuxièmes prémolaires inférieures. la solution thérapeutique dépendra des relations molaires initiales et des problèmes de symétrie. . ces dents persistant assez longuement. . extraction de l'incisive restante (solution 3. après extraction. tardive : dispositif fixe complet . M. bilatérale). M. D. germectomie des deuxièmes prémolaires supérieures. 173 — cas de classe II : de préférence. — tardivement : face courte : . la motivation du patient et les possibilités techniques du praticien. conservation (solution 1 ou solution 5. c) Réimplantation après extraction : solution aléatoire. unilatérale). Il se produit très souvent un isthme alvéolaire entre premières molaires et premières prémolaires qui peut être préjudiciable au déplacement mésial dans de bonnes conditions. 25 et 85. 75 . si les germes des dents de sagesse sont visibles. LE T R A I T E M E N T DES D E N T S INCLUSES • Les alternatives thérapeutiques. — Cas de classe I. unilatérale) ou placer la canine en position d'incisive latérale (solution 2 unilatérale ou solution 4 unilatérale). D. après rhizalyse des racines des dents temporaires. — Cas de classe II : extraction de l'incisive latérale : solution 2 bilatérale. Choix thérapeutiques selon les anomalies orthodontiques : . l'extraction de la dent temporaire et le traitement doivent être tardifs. d) Redressement chirurgical : risque de fracture ou d'ankylose. Exemples : — canine supérieure en inclusion horizontale haute et première prémolaire en contact avec l'incisive latérale (fig. sur gouttière. B. mésialage spontané des premières molaires inférieures. D.Principes de traitement des anomalies orthodontiques de taille habituelle. b) Extraction à la suite d'une contre-indication orthodontique de désinclusion. Le traitement d'une agénésie unilatérale de deuxième prémolaire inférieure. . : extraction de l'incisive latérale présente et des premières prémolaires inférieures : solution 3 ou 4 bilatérale. Les alternatives thérapeutiques : a) Conservation des deuxièmes molaires temporaires saines et non ré-ingressées. E. : extraction des 15. . en classe I : extraction de la deuxième prémolaire symétrique et des 15 et 25. extraction précoce : appliquer une F. en denture adulte. M. La mise en place d'une dent incluse est toujours possible chez l'adulte. — Solution bilatérale : D. — Solution unilatérale : cas de classe I sans D. traitement en technique fixe multi-attaches. l'extraction des deuxièmes molaires temporaires ne permet pas le mésialage spontané.

la traction s'effectuant à l'aide d'un fil élastique ou d'un ressort tendu à partir d'un arc rectangulaire solidarisant toutes les dents utilisables. 3. le lambeau sera à nouveau suturé. — fixation d'un moyen d'ancrage. et des inconvénients évidents d'ordre psychologique. FIXATION D'UN MOYEN D'ANCRAGE : rejeter absolu- ment la transfixion. ne pas attendre pour intervenir . inclusion vestibulaire : simple dégagement coronaire ou lambeau vestibulaire . — éviter tout grattage ou meulage cémentaire . Les échecs. Temps orthodontique pré-chirurgical : création d'un diastème suffisant. mais le risque de coudure radiculaire en est augmenté . Si rien n'est fait. le déplacement en est facilité. • Deuxième exemple : le traitement des canines supérieures incluses.174 Traitement des anomalies orthodontiques Temps orthodontique : — appareil amovible comportant un ressort d'égression au 5/10 (v. doit être absolument abandonné. 134c. . EXTRACTION DE LA CANINE TEMPORAIRE. Donc tout dégagement large est absolument inutile et même plutôt néfaste . Une incisive incluse doit toujours être mise en place précocement sur l'arcade. • Premier exemple : le traitement Wune incisive centrale supérieure incluse : Temps orthodontique pré-chirurgical : augmentation du diastème à l'aide du meulage ou de l'extraction des canines temporaires. Temps chirurgical : élimination d'un mésiodens et très léger dégagement coronaire. b) Canines palatines : le décollement d'un lambeau palatin est très souvent indispensable. — les dents incluses. — ou dispositif multi-attaches complet. au cours ou après l'intervention. en général. 4. — dégagement osseux à minima : jamais d'alvéolectomie conductrice . • Les séquences du traitement : 1. il faut que l'espace soit suffisant . avec économie de tissu osseux . les pitons scellés et les ligatures au collet ou lasso : elles provoquent des lésions cémentaires. Temps orthodontique de mise en place sur l'arcade. soit à l'aide de dispositifs orthodontiques. Bilan parodontal. 2.). une greffe de gencive attachée ou un lambeau de rotation sont indiquées. présentent toujours. Résultats : ils sont. au cours du temps chirurgical (ou dans un deuxième temps). greffe ou lambeau de déplacement. au moment de l'intervention (uniquement une attache collable). très rares. — si le diagnostic d'inclusion est confirmé. après fixation de l'attache. Temps chirurgical : IMPÉRATIFS : Quelques évidences : — pour mettre une dent incluse sur l'arcade. scellé sur la couronne. pour toutes les canines incluses en situation vestibulaire. mieux vaut tracter la dent sans retard. il existe de gros risques de version et de translation des autres dents. inclusion palatine : décollement d'un lambeau palatin ou réalisation d'un simple opercule (dent sous-muqueuse) . spectaculaires et rapides (six mois au maximum). après leur mise en place. — il est plus facile de tracter une dent dont l'apex n'est pas encore fermé . . — dégagement osseux à minima : un des principes de l'orthodontie c'est de pouvoir déplacer les dents « à travers l'os » en appliquant des forces contrôlées. éventuellement : — première éventualité : attente de l'évolution spontanée de l'incisive pendant six mois au maximum après intervention : — deuxième éventualité : fixation d'un moyen d'ancrage. des lésions de l'attache épithéliale. mésialement. Traitement orthodontique pré-chirurgical : ouverture du diastème par des moyens orthodontiques ou par des extractions. Si l'on désinclut chirurgicalement. un manque ou une absence de gencive attachée. en situation vestibulaire haute. — pas de dessication osseuse par meulage excessif ou irrigation insuffisante du champ opératoire . — le guide d'éruption passif du type « moule Odus ». ou par des moyens purement orthodontiques. fig. Temps chirurgical : — dégagement chirurgical (en un ou deux temps) : . sont en relation avec des germes atypiques (coudure radiculaire + +). DÉGAGEMENT CHIRURGICAL : a) Canines vestibulaires : au cours d'une seule intervention. — ne pas mobiliser la dent (risque d'ankylose) . finition à l'aide d'un dispositif fixe multi-attaches . si celle-ci est en place sur l'arcade. soit à l'aide d'extraction. Il n'est pas nécessaire de l'étendre jusqu'à la canine opposée. Dans certains cas.

permettra ultérieurement le passage de la couronne en situation vestibulaire. M. b) Appareil fixe : — dispositif multibagues ou multi-attaches et arc rectangulaire : la traction sera effectuée à l'aide d'un élastique ou d'un ressort. M. l'adjonction d'un ressort. avantages : dégagement a minima. cleat (fig. sur la face palatine.018 x . Elles peuvent migrer en direction apicale. h . inconvénient propre à toute cavité. La finition. seront effectués à ce stade. inconvénients : risque d'effraction pulpaire.025 de 17 à 14.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Elles nécessitent un dégagement osseux important. sur la face M.pour une canine incluse. 134. lorsque la couronne est visible. 134. si possible à l'aide d'un arc palatin). — b) Le « Ballista » modifié : ressort d'égression pour canine incluse palatine (diamètre . l'extrémité du ressort pénètre dans le chas du T.016 trempé) triple tube sur les bagues des 16 et 26 arc transpalatin (diamètre . 175 . M. M. b) Inclusion vestibulaire : exercer une traction douce pour éviter la formation d'une attache épithéliale de mauvaise qualité . dès que possible. DISPOSITIFS UTILISÉS : a) Appareil amovible (s'il n'existe pas d'autres anomalies) : par exemple canines incluses palatines basses présentant des axes radiculaires acceptables. -* traction sur la face vestibulaire. si elle s'avère nécessaire. tracter en direction palatine. 134a). S. sera effectuée en technique fixe. S. prolonge la longueur de la dent .036) arc rectangulaire . FIG. prévoir des crochets soudés V et L) . la correction d'une rotation résiduelle et la version radiculaire vestibulaire. la déplacer rapidement en direction vestibulaire : éviter les rotations D. Dispositif: attaches collables sur les faces V et L et deux ressorts V et L sur la plaque ou bien ressort placé par le patient dans un T. L'égression finale. Ligatures : enroulement/tube et segment antérieur du Ballista/arc. Traitement orthodontique : IMPÉRATIFS : a) Inclusion palatine : dégager la couronne de la dent incluse des racines des incisives. D. — a) Ressort d'égression (diamètre 5/10 « résilient ») . impossibilité de coller sur la face vestibulaire) . V. cleat. — collage d'une attache : (champ opératoire sans suintement . (uniquement pour des inclusions très profondes) : . le sens de la traction étant déterminé par la position de la couronne par FIG. Les moyens usuels : — bagues (on prendra la taille de la bague sur la dent symétrique évoluée sur l'arcade . egresser la dent en la basculant distalement et aussitôt que possible. S. cleat. S. — tenon dentinaire T. sur laquelle est fixé un T.

entre six mois à dix huit mois et deux ans. longueur clinique de la couronne augmentée par rapport à la dent homologue. Le résultat de cette analyse. collée à F envers. chez l'adulte (ressort « Ballista ») . dû à une ankylose : chez l'adulte ou chez l'adolescent âgé. prévisible. • La position des incisives inférieures. c'est la mesure chiffrée d'un déficit d'espace en fonction des possibilités thérapeutiques et de l'environnement musculaire et parodontal. Résultats : le temps de mise en place d'une canine incluse est très variable. pour Ricketts. il faudra tester l'effet de la traction orthodontique. D. selon leur épaisseur. fondés sur des données statistiques. la durée globale du traitement en sera probablement augmentée. 1" de recul incisif correspond à un déficit d'espace de 2 mm pour l'ensemble de l'arcade. — version radiculaire vestibulaire : attache à 22° de torque. D. les bagues molaires comportant des tubes triples (fig. Cette procédure doit incorporer des données quantitatives pondérées par des données qualitatives. Par exemple. facteur de dénudation ultérieure. poches au niveau des dents voisines . corticale externe. la plupart du temps. • Conclusion : la plupart des dents incluses doivent être mises en place sur l'arcade. On placera l'incisive dans l'axe de la symphyse. . ce qui évite de placer des attaches antérieures. — facteurs neuro-musculaires : la position de l'incisive inférieure dépend de la musculature labiale et mentonnière et de la position habituelle de la langue : — le type de croissance : il est possible de vestibuloverser les incisives. on décidera d'un traitement sans extraction ou le plus souvent avec extraction et d'un traitement précoce ou tardif. en cas de forme symphysaire plate et de rotation postérieure . c'est-à-dire où placer les incisives en fin de traitement actif ? En moyenne. profil concave . Échec partiel : — parodontal : manque ou absence de gencive attachée. 1 mm de recul dentaire correspond à 1/3 ou 1/2 mm de recul des lèvres. Ces interventions. Cette évaluation doit être faite à la mandibule. En cas de doute. de difficultés insurmontables. — Évaluation du déficit global d'espace. en denture mixte. — dentaire : résorption radiculaire des dents voisines. Évaluation qualitative : — facteurs esthétiques : contre-indication à un recul prononcé des incisives : lèvres fines. permettent d'estimer. Certains indices. — Peut-on avancer ou reculer les incisives inférieures. en tenant compte du profil facial et des conditions parodontales initiales. rapport aux dents voisines et son orientation M. — le niveau d'hygiène buccale est-il suffisant pour un traitement multi-attaches ? Évaluation quantitative : critères céphalométriques. Une technique fixe multi-attaches ou multibagues est indispensable en denture adulte. Paradoxalement. S'il existe d'autres anomalies orthodontiques à traiter. Il est indispensable de prévenir le patient de cette éventualité (peu fréquente). M. dénudation initiale .176 Traitement des anomalies orthodontiques les relations antéro-postérieures initiales. 134i>). par la pente incisive . apex trop palatin. LES DONNÉES DU PROBLÈME A la mandibule. aux secteurs latéraux En fonction de cette évaluation. le degré de D. la croissance mandibulaire de type rotation antérieure et la tonicité habituelle. si la symphyse est épaisse. Principe. — Reconstruire une occlusion équilibrée. ne présentent pas. à celle de l'incisive supérieure. on observe très peu de résorption radiculaire (fig. pour spectaculaires qu'elles soient. malgré l'importance du déplacement. avant d'extraire une prémolaire ou une canine temporaire. 1346). Échec total. mais également au maxillaire en notant . — utilisation d'un ressort auxiliaire prenant appui sur un secteur postérieur rigide comprenant 6 ou 8 bagues molaires et prémolaires et un arc transpalatin. — la qualité du parodonte : gencive attachée. — facteurs occlusaux : la position de l'incisive inférieure est étroitement liée au cours de la fonction. déhiscence osseuse. l'incisive inférieure doit être placée en moyenne 1 mm en avant du plan LE T R A I T E M E N T DE LA DYSHARMONIE DENTO-MAXILLAIRE LES D'UNE OBJECTIFS DYSHARMONIE DE TRAITEMENT DENTO-MAXILLAIRE — Retrouver des contacts proximaux satisfaisants. arcade de référence.

permet d'obtenir 3 à 4 mm d'augmentation du périmètre d'arcade. Cette mesure doit être égale à l'âge plus 3 mm (D. l'espace existant pour l'évolution des deuxièmes et troisièmes molaires et l'augmentation prévisible du périmètre d'arcade. ce qui donnera un crédit d'espace de 3 à 4 mm. 37) modulée selon le type de croissance. p. • Gain dans le sens transversal : en cas d'endoalvéolie maxillaire. • L'estimation de Vencombrement postérieur (en denture adolescente jeune) : la D. m Le crédit d'espace donné par l'extraction des premières prémolaires : l'extraction des premières prémolaires donne. projetée sur le plan de Francfort. : Toujours avoir à l'esprit les relations sagittales prévisibles. 37). à la mandibule (procédé de l'École de Tweed) : — espace nécessaire : somme des diamètres mésiodistaux des 37. • La position des incisives supérieures : a) Critères esthétiques (rappel) : la face vestibulaire des incisives centrales supérieures doit être plus ou moins parallèle au plan facial cutané (fig. — espace disponible : distance mesurée entre la face distale des premières molaires inférieures et le bord antérieur de la branche montante. 15 mm et en négatif 5 mm (en fonction de la perte d'ancrage). à un instant donné. p. observée doit s'analyser en tenant compte des 32 dents présentes ou à venir sur les arcades dentaires. Concavité légère : — 1. Au maxillaire. 78) : sans tenir compte de la courbe d'occlusion (mesure à plat de l'espace disponible (v. jusqu'à 15 ans pour les filles (estimation moyenne). Un ancrage maximum sera destiné à conserver la totalité de l'espace donné par les extractions de premières prémolaires (v. avec un écart-type de + 2. S. 35b) (D. 178 et fig. M. L'ÉVALUATION DU DÉFICIT D'ESPACE GLOBAL : D. — tenir compte de l'amplitude du surplomb. afin de terminer tous les cas avec un profil très rectiligne. c) Les facteurs qualitatifs décrits à la mandibule. en moyenne en positif. 135) et les rotations des molaires. p. ce qui ne paraît guère souhaitable. V. 159). pour les incisives inférieures. Dans ces conditions. • Vespace de dérive mésiale (en denture mixte) : on peut décider de bloquer la dérive mésiale. Cliniquement. l'expansion. jusqu'à 17 ans pour les garçons. pour l'ensemble de l'arcade inférieure. b) Critères occlusaux : — tenir compte de la pente incisive et de la pente condylienne . + 3). 47 et 48 (mesurée sur des téléradiographies à 60°) . actuelle (v. cet auteur estime que 70 % des cas présentent une position satisfaisante. D. 176). PRÉVISIBLE a) Évaluation de la D. D. 38. M. concavité sévère : — 5 mm. 64). au maxillaire. + 3) et le bord libre des incisives sensiblement situé à 2. M. Pour simplifier. en fin de traitement. en tenant compte des relations molaires initiales (marche rectiligne). il est nécessaire de distaler légèrement les l re molaires supérieures pour conserver des rapports de classe I molaires.) et la face distale de la première molaire. Il faut donc mesurer. p. L'estimation de Tweed (correction céphalométrique (fig. • L'estimation de l'encombrement postérieur : Évaluation de Ricketts : mesure de la distance comprise entre la limite postérieure de la fente ptérygo-maxillaire (P.5 mm par année de croissance. conduit à placer les incisives beaucoup plus droites. fig. D.5 mm . .Principes de traitement des anomalies orthodontiques dentaire A-Pogonion et à 22° par rapport à ce plan. Une distance inférieure à cette norme moyenne contre-indique le distalage des molaires (fig. et de — 1 à + 3° pour la mesure angulaire. le long du plan d'occlusion (cette distance peut être différente à droite et à gauche). sont également valables. après recul de l'incisive inférieure. on peut mesurer à plat l'espace disponible à partir de la face distale des dents de six ans. p. en fonction de la croissance (v. T. B. cette procédure doit être notée en négatif si la courbe est trop accentuée.5 mm en mesure linéaire. 13?). ce qui incorpore le déficit d'espace dû au nivellement (v. S. \11 b) Prévisions : évaluation de l'augmentation de longueur due à la croissance : ajouter 1. N. • Le nivellement de la courbe d'occlusion (correction de la supraclusion) : l'arc étant plus long que la corde.5 mm au-dessous du stomion. a) Mesure du déficit actuel. en prenant comme moyenne : + 2 mm par rapport à A-Pogonion (er + 2) et en tenant compte du type de croissance (v. concavité moyenne : — 3 mm . d'une façon systématique.

M. l'espace de dérive noté en négatif si l'on attend l'évoadultes sans chercher à conserver c) Évaluation de la D. tonicité labiale moyenne . jusqu'aux faces distales des premières molaires (procédé d'Altounian). Elle sera ajoutée ou retranchée au déficit d'espace mesuré sur les moulages initiaux ( D . p. prévisible). 7. — Au niveau latéral (prémolaires et premières molaires) : conservation ou perte de l'espace de dérive mésiale. p o u r deux praticiens de même compétence. postérieure (v. M. à partir de données qualitatives et quantitatives (v. D. lèvres fines ou longues. D.178 Traitement des anomalies orthodontiques — Au niveau postérieur : mesure de la place prévisible pour l'évolution des dernières molaires. Déficit d'espace 1. correction de la rotation des premières molaires adultes. Indications : M. M. par hémi-arcade. Espace nécessaire (y mm) : (correspond à la somme des diamètres mésiodistaux des dents adultes évoluées et > r mm non évoluées. deux choix thérapeutiques sont possibles : extraire ou ne pas extraire. prévisible sans denture mixte. — type de croissance mandibulaire plutôt antérieur . D. D. peut varier selon les conceptions thérapeutiques de 50 à 90 %. b) Évaluation traitement :• en mésiale doit être lution des dents cet espace. D. 135) (x mm) : correspond à la mesure de l'espace disponible (dents de six inclus dans l'estimation) et au déficit d'espace provoqué par le nivellement de la courbe d'occlusion. M. Évaluation du déficit d'espace global. — peu ou pas de supraclusion. M. actuelle = y — x = z mm 4. expansion éventuelle au niveau prémolaire et molaire. incorporant le déficit d'espace dû au nivellement : le fil de laiton est placé à plat. Repositionnement de l'incisive inférieure : (un degré de version vestibulairc correspond à 2 mm d'augmentation du périmètre d'arcade) 5. D. p a r o d o n t e de b o n n e qualité. D. M. Total : D. possibilité de distalage des premières molaires inférieures : + 2 m m . Tableau récapitulatif. M. au lieu d'aplatir le profil par un recul incisif excessif après extraction. prévisible. Espace de dérive mésial 6. D. — Mesure de F espace disponible. actuelle). sans extraction. Estimation de la D. en fonction du choix de la position des incisives. D. D. A partir de cette évaluation. contrairement au choix extractionniste. prévisible sensiblement égale à 0 : — profil rectiligne ou concave. D. le choix conservateur étant révisable. fig. en cas de D. - LES ALTERNATIVES THÉRAPEUTIQUES FIG. au maximum.. prévisible avec traitement (cette procédure tient compte des données du bilan orthodontique et des possibilités thérapeutiques). La décision de pratiquer des extractions de dents adultes. correction d'une mésio-position secondaire. 2. Périmètre d'arcade mis à plat (v. en fin de traitement. à la mandibule + + mm Crédit d'espace 1 reculée non conservé 1 avancée conservé + + mm - + . § 176). — Au niveau antérieur : évaluation de la position des incisives inférieures. de la D. 135. pas de dents délabrées. 177) 8. M. Traitement d'une D. Correction d'une mésioversion secondaire au niveau d'une première molaire. M. à la mandibule (D. y compris les dents de six ans) 3. — D. 11 peut être préférable de laisser persister un léger encombrement incisif qui n ' a aucune conséquence en soi.

Principes de traitement des anomalies orthodontiques Le moment du traitement Le traitement sans extraction d'une D.. M. — correction spontanée de l'encombrement incisif. en denture adulte. Traitement d'une D. COMMENT AUGMENTER LE PÉRIMÈTRE D'ARCADE ? 179 — supraclusion incisive associée . arcs linguaux et palatins (conservation de l'espace de dérive mésiale) . pare-choc (Bumper) à la mandibule . D. D. . doit être entrepris en denture mixte et s'achever en denture adulte. Indications : — D. — un encombrement transitoire mineur observable au moment de l'éruption des incisives adultes se réduit souvent spontanément. LES DISPOSITIFS UTILISABLES pour l'augmentation du périmètre d'arcade : — dispositif fixe multibagues ou multi-attaches placé sur les premières molaires adultes. suivie ou non d'un traitement orthodontique simple. sur bague. Quad hélix au maxillaire. — profil convexe . s'il s'agit d'un cas-limite ou si la motivation au traitement est insuffisante. L'indication d'avulsion des dents de sagesse peut se poser en fin de contention. — extractions pilotées. pour obtenir des rapports de classe 1 ? (v. au niveau des incisives inférieures . dans le but de favoriser la mise en place de dents permanentes. Les séquences de traitement. une importante supraclusion (nécessité d'attendre les deuxièmes molaires). conserver l'espace de dérive mésiale. E. .. — dénudations initiales. de toute façon. le périmètre d'arcade n'est pas augmenté. a) Définition : la méthode des extractions pilotées consiste à pratiquer l'avulsion de certaines dents temporaires (canines et premières molaires temporaires) avant leur date normale d'élimination — en une ou deux séquences — suivie de la germectomie ou de l'extraction des premières prémolaires adultes. GUIDAGE DE L'ÉRUPTION (encombrement mineur) : usure des faces proximales de certaines dents temporaires. b) Objectifs de cette méthode . sans traitement immédiat . 1° GÉNÉRALITÉS : — Dans le sens antéro-postérieur : vestibuloverser les incisives inférieures. — première prémolaire enclavée. les deuxièmes molaires temporaires et les incisives (vestibuloversion) . M. Peut-on distaler les molaires supérieures. — prémolaires ou molaires hypoplasiées ou délabrées. selon l'âge. Elle pose quelquefois des problèmes parodontaux (évolution des canines dans la muqueuse vestibulaire. Cette attitude est tout à fait justifiée s'il existe des agénésies. D. — extractions pilotées. Indications : — cas-limite avec encombrement incisif léger . . • En denture mixte : trois attitudes thérapeutiques sont possibles. 151). Les moyens thérapeutiques. p. est manifeste (+ de 5 à 6 mm de déficit global) : — abstention en l'attente de toutes les dents adultes . Pilotage ou méthode des extractions pilotées : synonymes : extractions sériées. D. des problèmes orthodontiques (inclusion des canines supérieures ou des deuxièmes prémolaires inférieures. F. prévisible > à 4 ou 5 mm . M. — dispositifs auxiliaires : .. extractions planifiées ou dirigées. — utilisation de l'espace de dérive mésiale pour l'alignement incisif. distaler les premières molaires (v.. p. suivies d'un traitement orthodontique simplifié. au maxillaire . 177). accessoirement. — Dans le sens transversal : augmenter éventuellement la largeur d'arcade. extractions systématiques en série. indispensable. avec extractions.. M. au niveau molaire et prémolaire (Ricketts).). L'abstention : elle est souvent préférable : en fonction de la difficulté de prédire à long terme l'évolution des arcades dentaires. . Les objectifs thérapeutiques. • En denture temporaire : — ne pas intervenir . dès leur apparition sur l'arcade. si la D. dans certaines conditions.) et des problèmes psychologiques (la dysharmonie peut entraîner un préjudice esthétique important au niveau des arcades dentaires). Un traitement orthodontique en technique fixe est. B.

— en fin de pilotage. selon les indications. expulsion spontanée de 3 ou de 4 canines temporaires avec encombrement incisif mineur ou nul (v.. pour accélérer l'évolution des premières prémolaires (pas avant la formation de la moitié de la longueur radiculaire) . la seule limitation. sévère. V.180 Traitement des anomalies orthodontiques de la largeur des deuxièmes prémolaires et de la présence ou non des germes des dents de sagesse . encombrement incisif sévère avec persistance des canines temporaires. Indications : — signes dentaires : encombrement antérieur très prononcé . sauf cas particuliers . c'est l'abord chirurgical : — germe des canines adultes au stade 1/2 d'édification radiculaire. dès leur apparition sur l'arcade. . pas de dénudation incisive : légère tendance à la supraclusion . 57c) et réduction + ou — totale des diastèmes pour les canines adultes . Inconvénients : — difficulté d'estimation de la morphologie et Tweed). le diastème peut être encore insuffisant pour les canines. 11 n'est plus nécessaire de tenir compte du stade de formation radiculaire de la première prémolaire adulte. — signes faciaux : profil convexe . canines présentes et stables . si la séquence d'éruption est de type 3-4. soit d'un traitement d'orthodontie simple pendant cette même période. soit d'une simple surveillance. — évolution distale des canines adultes dans l'espace d'extraction des prémolaires . — extraction des premières prémolaires adultes. AVEC EXTRACTION DES CANINES TEM- PORAIRES EN PREMIER (méthode de Hotz). profil rectiligne. Les variantes portent sur les séquences d'extraction et sur la nécessité ou non. — ou encore plus tôt. 3° PILOTAGE AVEC EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES TEMPORAIRES EN PREMIER (méthode de — accélération de l'éruption des premières prémolaires . M. Le moment de Vintervention : — au tout début de la mobilité des premières molaires temporaires . dans la lignée familiale : — occlusale : supraclusion incisive . ce qui accentue le recouvrement incisif par une linguoversion des incisives inférieures (environ 4°) . particulièrement au maxillaire . malgré les extractions. si possible. D. — prévention de l'inclusion palatine des canines . — faciale : face courte : profil concave. peu ou pas de supraclusion. 2° PILOTAGE. Définition : avulsion des germes des prémolaires adultes non évoluées (germectomie atraumatique. fig. germes des dents de sagesse visibles au moment de l'examen. 4° LA GERMECTOMIE DES PRÉMOLAIRES. déviation des milieux incisifs . Indications : signes dentaires : D. — diminution du temps de traitement orthodontique ultérieure (entre 6 mois et 1 an) . sans aucune résection osseuse). — diminution de la convexité. environ 6 mois plus tard. Contre-indications : — dentaire : âge dentaire retardé : germe des deuxièmes prémolaires atypiques ou présentant un retard de formation . pas de déséquilibre squelettique important. — signes occlusaux : classe I ou évolution vers des rapports de classe 1 des prémolaires (marche terminale mésiale) . objectif : favoriser l'éruption précoce des premières prémolaires adultes et inverser certaines séquences d'extraction 3-4 : — extraction des 4 premières prémolaires adultes dès leur apparition sur l'arcade. — inconvénient d'ordre psychologique : trois séquences successives d'extraction. — l'extraction des canines temporaires élimine le support de la D. expulsion précoce d'une ou plusieurs canines temporaires . — extraction des premières molaires temporaires. Inconvénients : cette méthode a peu d'effets sur l'encombrement incisif et favorise le déplacement mésial des molaires. soit d'une contention pendant la période d'évolution des dents adultes. signes d'inclusion de dents adultes (canines) . en fonction d'une migration mésiale excessive des secteurs latéraux. Indications : encombrement modéré en classe I . Séquences : — extraction des 4 premières molaires temporaires vers 8 ans d'âge dentaire et conservation des canines temporaires (la moitié des racines des premières prémolaires est édifiée) . — évolution des canines adultes dans la gencive attachée . vers 8 ans d'âge dentaire . et extraction simultanée des canines temporaires ou 4 à 10 mois plus tard. dénudation antérieure au niveau d'une incisive centrale inférieure . c) Modalités thérapeutiques : plusieurs éventualités sont possibles. agénésie des dents de sagesse. dysharmonie dento-maxillaire actuelle très importante . Séquences : — extraction des canines temporaires. recouvrement incisif normal ou diminué .

47 avant 35 et 45 . l'extraction précoce — ou mieux encore la germectomie des premières prémolaires permettant aux canines de faire leur éruption dans la gencive kératinisée à l'emplacement du site d'extraction : la germectomie évitant. Inconvénients : pour le profane et pour les parents. corrige la déviation des milieux. D. a) Au cours du pilotage : — indications : alignement des incisives (correction des rotations. F. La justification plus récente de cette méthode tient encore dans le mécanisme de formation de la gencive attachée. CONCLUSION Un programme d'extraction pilotée entraîne. la technique des extractions pilotées se justifie particulièrement si elle permet de débuter plus précocement la phase orthodontique et d'en diminuer sa durée. sauf en ce qui concerne les axes des dents inférieures. Tombée quelque peu en disgrâce après les constatations de Bjôrk sur les modifications du type facial. arcs linguaux et palatins fixes. éventuellement. le . 148). par ailleurs. est sévère. la qualité apparente des résultats ne justifie pas le traitement orthodontique en technique fixe. E. de corriger précocement des malpositions incisives importantes ou une déviation d'un milieu incisif. de fermer les espaces résiduels. Inconvénient : durée globale du traitement augmentée. b) Avec contention provisoire : — indications : D. car il est illusoire de compter sur une correction spontanée de l'encombrement incisif si la D. — dispositifs utilisables : appareillages amovibles mécaniques ou dispositifs fixes simplifiés. M. il est nécessaire de prévoir un dispositif multibagues ou multi-attaches dont les objectifs seront de paralléliser les axes des canines et des prémolaires. la période pubertaire étant psychologiquement défavorable à la bonne marche d'un traitement d'orthodontie. M. en denture adulte : environ 5 % seulement des cas de pilotage présentent des résultats occlusaux satisfaisants qui ne justifient pas nécessairement un traitement d'orthodontie ultérieur. Contrôle post-thérapeutique Un traitement d'orthodontie ne peut être considéré comme terminé. M. c'est dire l'importance d'une bonne analyse du bilan orthodontique complet pour décider d'un tel procédé. la triple séquence classique d'extraction. sans omettre la nécessité d'une triple séquence d'extraction dans la méthode la plus classiquement utilisée (Hotz). D. • Le traitement orthodontique en denture adulte (traitement débuté à ce stade) : — le moment du traitement : après évolution des deuxièmes prémolaires ou après évolution des deuxièmes molaires adultes : — indications : D. Cette étape précoce est enfin histologiquement justifiée car elle permet de prévenir la récidive de la correction tardive d'une rotation importante. des milieux déviés). en cas de rotations sévères . LAIRES : APRÈS SUPPRESSION DES PRÉMO- 181 a) Sans traitement immédiat : D. séquence inversée 37. SURVEILLANCE. — dispositif utilisable : technique fixe multiattaches ou multibagues indispensable (p. La plupart du temps. quel que soit le degré de dysharmonie. dès la suppression des canines temporaires. provoquées par le pilotage. D. en denture adulte. B. De nombreux praticiens préfèrent entreprendre le traitement de la D. — pratiquer éventuellement un meulage des faces distales des deuxièmes molaires temporaires pour favoriser la migration mésiale des premières molaires adultes. des linguocclusions localisées et des linguopositions. ce qui présente les inconvénients décrits ci-dessus . supprime les traumas localisés . Le patient ne revient plus consulter. b) Après pilotage.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Avantages : les germectomies précoces permettent une mise en place spontanée réellement satisfaisante des canines supérieures et inférieures. D. avec supraclusion incisive. sur bagues. D. importante. moyenne (8 à 10 mm de déficit d'espace) : — visite tous les trois mois et mesure de l'espace d'extraction . d'obtenir une fonction occlusale satisfaisante et un profil cutané harmonieux. Elles favorisent également une évolution de ces dents dans la gencive kératinisée. LE TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : plus souvent. qu'après mise en place fonctionnelle de toutes les dents adultes. Il peut être souhaitable pendant un temps limité. l'extraction de dents adultes . — avantages : permet la correction précoce d'anomalies dentaires fortement récidivantes (rotations) . M. M. D. d'importance moyenne ou D. — dispositifs utilisables : appareils amovibles. M. Une appréciation réaliste du problème limite cet objectif aux dents de 12 ans. chute prématurée de la deuxième molaire temporaire maxillaire.

dans un but de protection d'incisives supérieures apparentes. adaptée à la plaque. a) Les moyens d'action : — dispositif de Vienne (fig. si le patient l'accepte. Conditions initiales : différencier une proalvéolie avec ou sans béance : — sans béance : la correction de la proalvéolie fera apparaître un certain degré de supraclusion incisive. • Rétroalvéolie inférieure DISPOSITIFS : : a) Amovible : pare-choc (Bumper) (p. au repos. 2° F. donc un traitement fixe est nécessaire . E. E. la plaque base comporte des crochets mésiaux au niveau des canines. 135). p. cales qui éviteront ce désagrément. sur gouttière partielle. B. il est très souhaitable de contrôler l'évolution des dents de sagesse. F. E. En cas de traitement conservateur. car il est encore possible. E.182 Traitement des anomalies orthodontiques 1° F. persistant après abandon du suçage du pouce et du têtage de la langue. en fonction de la règle « action-réaction ». à insertion palatine + équiplan (Château) (stomion en situation haute) (fig. Cependant. 99a). B. à l'aide de dispositifs orthodontiques simples. 100). B. B. on peut adjoindre un ressort de Schwartz disposé légèrement à distance des faces linguales des incisives sur lequel les dents pourront tourner (fig. sur gouttière partielle (incisives non incorporées) avec dispositif de Vienne à la mandibule (fig. b) Fixe : arc d'expansion antérieur comportant un torque corono-vestibulaire (Ricketts). à environ 3 mm du bord libre. — Durée d'action : entre 3 et 6 mois. la conservation de ces molaires compensant la perte des premières prémolaires pour le long terme (v. En fin de traitement. : TRAITEMENT DES RÉTROALVÉOLIES Principe : — rechercher l'étiologie fonctionnelle et estimer la position des incisives sur le plan de référence adopté : — différencier D. s'adaptant sur des tubes soudés au niveau des crochets d'Adams (fig. • Rétroalvéolie supérieure : cette anomalie est assez fréquemment associée à une endognathie ou endoalvéolie des secteurs latéraux : — « Quad' hélix » avec prolongements antérieurs (fig. la nécessité d'extraire des dents de sagesse doit être soigneusement évaluée. à condition de retrouver des contacts incisifs normaux et un appui labial inférieur sur les bords libres supérieurs. : il existe plusieurs variantes pour l'adaptation de la F. de favoriser l'évolution d'une dent de sagesse mésio-versée ou enclavée. — élastique tendu entre des crochets situés entre fV et H_l ou 3 et 4. B. 98). . 145). E. B. Contention de longue durée : environ un an. 3° F. tardivement. b) La F. B. sauf aux repas . S'il existe des malpositions incisives légères. E. • Proalvéolie inférieure en classe 1 molaire : F. la germectomie précoce est indiquée. 148) la correction sera stable. — dispositif fixe : attaches non torquées : — masque de Delaire (v. 101 « et b). 102a). E. ou d'une proalvéolie associée à une malocclusion de la classe II. Traitement des fonctions (particulièrement pour les cas avec béance) : — suppression des habitudes déformantes : — rééducation de la déglutition primaire : — myothérapie des lèvres (à l'aide d'un instrument à bec): — amélioration de la ventilation nasale. — avec béance légère : le traitement à l'aide d'une plaque amovible est possible. — Port : port de la plaque : jour et nuit. : 12 h par 24 h. M. D. B. Traitement mécanique : DISPOSITIFS : appareil amovible + F. entraînant un glissement du fil ou de l'élastique vers la gencive. Si la version vestibulaire est importante. 98). 116c): — appareil amovible avec ressorts unitaires et surélévation (fig. ÉLIMINATION DES FACTEURS LOCAUX : résection d'un frein de la langue court. coller de fines cales de composite. LE TRAITEMENT DES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES TRAITEMENT DES PROALVËOLIES • Proalvéolie supérieure : traitement d'une proalvéolie supérieure en classe I. p. et rétroalvéolie. E.

122a) : — segments d'arcs latéraux de molaires à prémolires. — rééducation de la ventilation nasale . v.re de faible intensité. plaque de Sved (fig. — arc de base reliant les molaires aux incisives. soit linguale supérieure et vestibulaire inférieure (fig. Dispositifs utilisables : a) Dispositifs amovibles : les activateurs (cas de :lasse II avec supraclusion) : égression molaire. p. soit par égression molaire. Cependant.). p. provoquée par :es dispositifs. ce qui constitue e procédé le plus stable. 126. Toutefois si l'enfant. c'est i principe de la technique de Ricketts qui semble lus efficace (fig.Principes de traitement des anomalies orthodontiques TRAITEMENT DES FONCTIONS : 183 — rééducation. Les molaires et prémolaires s'égressent irogressivement pour retrouver des contacts fonctionlels. b) Dispositifs fixes : seuls. et améliore la supralusion. rétrocèdent sans traitement. Principe : un recouvrement incisif exagéré peut . cette correction reste stable. myothérapie labiale. 87). La rééducation doit être préférée à ces dispositifs mécaniques passifs. les dispositifs multi)agues ou multi-attaches donnent la possibilité Vingresser les incisives et les canines et de niveler la :ourbe d'occlusion. et des béances antérieures qui constituent le signe d'accompagnement d'une anomalie basale sévère du sens vertical (fig. la correction de la supraclusion oit tenir compte du niveau du stomion par rapport ux bords libres des incisives (v. ce peut être un dispositif-rappel . plan plat rétroincisif en résine avec bandeau vestibulaire près du bord libre. 139). — psychothérapie douce anti-suce-pouce (v. 7 . masticothérapie . 136) sur plaque amovible : exerciseur de la langue. soit vestibulaire-vestibulaire. Au cours de la propulsion forcée. soit linguale-linguale. Au maxillaire. en denture mixte . la quantité 'ingression ne doit pas dépasser 1 mm par mois. ce qui augmente la D. si l'on attend la suppression de l'habitude déformante et la maturation . — suppression des habitudes déformantes [deuxième phalange du pouce . Contention : gouttière de positionnement (G. — perle de Tucat (fig. Les conditions musculaires étant modifiées n fonction des changements dans les rapports agittaux des maxillaires. d'origine fonctionnelle. Dispositifs mécaniques actifs : — dispositif multi-attaches complet et traction intermaxillaire verticale antérieure. au niveau des incisives supérieures : dispositif formellement déconseillé par les pédo-psychiatres. d'origine fonctionnelle. • Traitement fonctionnel : — amélioration des parafonctions et suppression des habitudes déformantes. Toutes les dents comportent des attaches. soit par /estibulo-version des incisives. Remarque : en denture mixte stable. 'est le principe du nivellement en technique Edge/ise (fig. 75) que l'on dénomme béances squelettiques. — rééducation de la déglutition. 199). 114c). soit à l'aide d'arcs segmentés. • Traitement mécanique : Appareillages passifs : — grille anti-langue : ce dispositif gêne l'élocution et n'empêche pas toujours le passage de la langue. Il faut différencier des béances antérieures isolées. Les forces appliquées doivent . souhaite lui-même abandonner ses habitudes. 119). succion labiale inférieure). instrument à une hanche (exemple : clarinette) . apparaît une béance au niveau des ecteurs latéraux et une correction artificielle de la upraclusion. La orrection peut se faire soit à l'aide d'arcs continus. Nivellement t sourire gingival). V. régression molaire est istable. les deuxièmes olaires temporaires peuvent être utilisées comme BASSIGNY T R A I T E M E N T DES D'ORIGINE BÉANCES ANTÉRIEURES FONCTIONNELLE Principe : la recherche de l'étiologie est essentielle dans l'établissement du plan de traitement d'une béance antérieure. TRAITEMENT DE LA SUPRACLUSION point d'appui pour le dispositif fixe d'ingression incisive. certaines béances antérieures légères. En moyenne. après interrogatoire. P. soit par ingression incisive. 'ar tout autre dispositif. Durée de la correction : c'est un déplacement ifficile et dangereux à effectuer pour les apex ésorption radiculaire).tre corrigé. — pour mémoire : pique-langue fixé sur des bagues. p. si le guide incisif e permet.

b) Contention : par appareillage amovible : de 6 mois à un an. — disjonction (p. 136. des cuspides vestibulaires des molaires temporaires inférieures et des cuspides linguaux des molaires temporaires supérieures. et masticothérapie . Séquences : — meulage préalable des sommets cuspidiens des canines temporaires . à l'aide d'une rééducation. en insistant sur la déglutition « arcades serrées ». — traitement des obstructions des voies aériennes supérieures. p. 140) : — meulage des prématurités au niveau des dents temporaires. c) Amélioration des fonctions : — rééducation de la déglutition primaire. — La perle de Tucat : l'enfant fait tourner la perle d'avant en arrière. 103a). après disjonction. au niveau du secteur en linguocclusion. • Traitement de iendoalvéolie symétrique. 86). Objectifs du traitement : la correction de l'endoalvéolie et l'élimination des interférences occlusales suppriment la latéro-déviation. et à l'aide d'un dispositif mécanique destiné à éviter la réingression des incisives. en denture mixte stable ou en denture adolescente stable. La conduite du traitement : a) Elimination des interférences occlusales : meulage des canines temporaires non abrasées. La disjonction rapide sera préférée à tout autre dispositif. • Traitement de Vendognathie symétrique. Les deux arcades doivent être entièrement baguées. b) Traitement actif : dispositif mécanique : Quad' hélix (éventuellement. rééducation de la ventilation nasale. sans latéro-déviation : Objectifs du traitement : — augmentation du diamètre transversal du maxillaire . après l'évolution des dents de 6 ans. en I. enfin s'il existe des signes de ventilation buccale (v. — correction d'une linguoeelusion bilatérale . Ce dispositif très efficace est parfois assez mal accepté par le patient. — amélioration de la ventilation nasale. • Contention : elle se fera. LE TRAITEMENT DES ANOMALIES DU SENS TRANSVERSAL Au maxillaire. M. C. La conduite du traitement : a) Le traitement actif : dispositif : le disjoncteur (fig. disjoncteur) (fig. 109a.184 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. si la linguoeelusion est bilatérale. le palais très étroit et les plans VL molaires subnormaux. arcades serrées. . avec latéro-déviation : ce traitement doit être effectué le plus tôt possible.

S.Principes de traitement des anomalies orthodontiques v. I.) ont montré que la distance intercanine mandibulaire n'augmentait plus après 9 ou 10 ans (D. R. LE PROBLÈME DE L'EXPANSION a b FIG. M. • Traitement de Vendoalvéolie mandihulaire avec incoordination d'arcades. c) Amélioration des fonctions : — rééducation de la déglutition primaire (signe de Cauhépé-Fieux) après le traitement actif ou après la contention (celle-ci est particulièrement conseillée dans le traitement d'une telle anomalie. en propulsant la mandibule. T. sauf cas exceptionnels. en denture adulte. . E. les relations de classe II et la supraclusion (v. (fig. 137. 64a et b). 114rf). B. particulièrement pour les faces courtes. b) Trait de section asymétrique. ou plaque amovible avec vérin médian et volet lingual du côté normal en I. Traitement de Vendoalvéolie asymétrique : Objectifs : corriger la linguocclusion unilatérale sans modifier les rapports transversaux du côté opposé. pour déviation de la cloison nasale. Il permet. Insister sur l'importance d'une déglutition arcades serrées) . T. I. En denture adulte : dispositif : multi-attaches et T. • 185 b) Amélioration des fonctions : intervention O. Une technique fixe est indispensable. Contention : plaque amovible inférieure et plaque maxillaire avec rampes de Schwartz. p. à l'aide d'une technique fixe . Contention : dispositif : plaque amovible avec vérin médian et volet latéral du côté en normoclusion initialement : — durée : 6 mois à un an . Il est nécessaire de rebaser fréquemment le volet latéral lingual que l'enfant a tendance à user. fig. effectuer un nouveau contrôle des prématurités sur les dents temporaires. M. M. C. un volet latéral vestibulaire et lingual du côté en normoclusion et un vérin asymétrique (fig.5 mm. Il existerait « une aire de tolérance ». 183 et fig. I. il faut admettre que certains auteurs américains ont montré qu'un certain degré d'expansion molaire et prémolaire peut rester stable (de l'ordre de 4 à 5 mm) (Riedel. — mastiquer préférentiellement du côté en normoclusion initiale (en I. pour la correction d'une endoalvéolie maxillaire asymétrique : surélévation et volets lingual et vestibulaire. a été proposée par Schulhof. p. CONTENTION : la plaque amovible sert également de plaque de contention après suppression de la surélévation et du volet vestibulaire. les traitements par expansion bimaxillaire ont fait office de traitement standard pour toutes les anomalies. Une norme idéale. . Pendant fort longtemps. l'expansion au niveau des canines inférieures se solde par une récidive.) (v. après étude sur ordinateur. Le débat est ouvert. que la supraclusion. L. de supprimer les malocclusions latérales. entre 6 mois et un an. 137). Château. : . sur bagues. a) Dispositif mécanique : plaque amovible comportant une surélévation de faible hauteur. Schulhofi. Theuveny). M. Les travaux de Moorrees (U. + 3 mm). — incidents : un certain degré de latéro-déviation persiste après correction des rapports transversaux en R. Objectifs du traitement : corriger la linguocclusion des secteurs latéraux. latérales croisées (accrochage vestibulaire inférieure et linguale supérieure) (v. au niveau des canines inférieures : la largeur idéale intercanines mandibulaires serait de 26. Il ne restera à traiter. M. 184). P. — en denture adulte : F. S. —a) Appareil amovible avec vérin médian. Les cas stables après expansion se seraient probablement élargis spontanément en fonction de la croissance. p. Par souci d'objectivité. C. Traitement actif : — en denture mixte : l'activateur est le dispositif de choix. transversaux (dits de « crisscross inverse ») et torque latéral. 157).). vérin ouvert et plan plat ou gouttière de positionnement (G. de classe II. recharger en résine le volet latéral. C'est pourquoi. Certains résultats de traitement bien conduit restent troublants (v. 199). En denture mixte : TRAITEMENT ACTIF : meulage des cuspides des dents temporaires du côté inversé (v. Durée du traitement : correction très lente. 137o et b). C. suppression du volet latéral au bout de 6 mois . p. A. au niveau du secteur en normoclusion.

un sinus maxillaire procident constitue un obstacle pour une translation distale des molaires. important. : Toute modification du sens antéro-postérieur entraînera des conséquences sur le sens vertical. D. il peut être nécessaire de situer le patient sur sa courbe de croissance (fig. on observera 40 % de récidive au niveau des canines et des prémolaires. E. forces extrabuccales cervicales et tractions intermaxillaires. par ailleurs. DU LE LE T R A I T E M E N T DES A N O M A L I E S SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR TRAITEMENT DE LA DES II. M. Ces constatations seront primordiales dans les différentes alternatives de traitement et orienteront. D. 177. dans l'état actuel des connaissances. la corticale sinusale jouant le rôle d'un centre de rotation : — longueur postérieure maxillaire : . en fin de traitement. tout au plus. une distance intercanine inférieure à 26. 18) : traitement avec extractions unimaxillaires par exemple. il est indispensable d'attendre la mise en place fonctionnelle des deuxièmes molaires supérieures avant de pratiquer des extractions. b) Au maxillaire : — hauteur postérieure : . — d'autres appareillages doivent être appliqués au moment de l'évolution des prémolaires supérieures (F. signes qualitatifs : un encombrement postérieur. En conclusion. p. N. mais surtout pas au niveau antérieur. à l'aide de forces extrabuccales. . d'où un pronostic favorable. B. Le degré de gravité de l'anomalie (apprécié l'aide du bilan orthodontique complet). Le type de croissance (estimation sur les téléradiographies de profil) : une direction générale de croissance plutôt horizontale (face courte et rotation antérieure mandibulaire) s'accorde avec l'objectif du traitement. permettre de gagner quelques millimètres au niveau des prémolaires et des molaires. B. type 2) peut représenter une contre-indication au recul molaire. d'après cet auteur. P. de prendre en compte cette possibilité. tant de traitements inadaptés ont été commis et sont encore commis au nom de l'élargissement des arcades qu'il ne semble pas souhaitable. MALOCCLUSIONS DIVISION 1 CLASSE Les facteurs influant le choix thérapeutique. . le choix des dispositifs. évoqué par une superposition des germes molaires non évolués et une disto-version importante de ces germes (v. En fonction des éléments liés à l'anomalie proprement dite (examen clinique et téléradiographies) : a) Informations données par l'examen clinique : — préjudice esthétique . 53b) contre-indique le recul molaire. v. — position relative des incisives supérieures par rapport aux lèvres (risque ou non de fracture à la suite d'un traumatisme) . une hauteur très réduite (face courte. fig. Une direction de croissance verticale (face longue + + et rotation postérieure) provoque des effets opposés aux objectifs du traitement (le menton s'abaisse et recule par rapport au profil. 34b) constitue une contre-indication pour tous les dispositifs augmentant la dimension verticale : activateurs. sur gouttière) . • L'âge dentaire (estimation sur les radios panoramiques) : — certains dispositifs doivent être placés en période de denture mixte stable (exemple : F. — importance de la convexité cutanée . E. au cours de la croissance). . à Tous les cas montrant. Schulhof note que la récidive de l'encombrement incisif est aussi importante avec ou sans extraction. Elle peut.•<>r 186 Traitement des anomalies\orthodontiques Les formes maxillaires : a) A la mandibule : une forme mandibulaire présentant des signes de croissance à rotation postérieure (fig. sur bague) . 13) : — soit pour profiter du taux maximum de croissance précédant le pic pubertaire (stade MP3) . Si la distance intercanine est supérieure à 28 mm. B. • La croissance : Le stade de croissance (estimation sur une radiographie des deux mains) : au stade pré-pubertaire. p.5 mm ne présenteront pas de récidive après expansion. — soit pour reporter le traitement après le pic de croissance (stades MP3U ou Rad U . signes quantitatifs : estimation de Ricketts (v. — lorsque l'extraction des premières prémolaires supérieures est prévue et qu'il existe un décalage A. postérieur).

En fonction des anomalies associées : a) Cas de classe II. D. — une coopération excessive et mal contrôlée. qui implique. c) D.. 80 % du succès du traitement des cas de la classe II. E. — estimer si la malocclusion de classe II est due à un maxillaire trop en avant. d'un décalage des bases osseuses. on peut s'attendre. pendant un temps transitoire. on peut voir apparaître une linguocclusion des secteurs latéraux (ou une latéro-déviation). rééducations diverses. 188). D. l'extraction de 4 prémolaires ne pourra permettre que la correction de la D. D. la plupart du temps. par des procédés orthopédiques . division 1. le choix du moment et des moyens du traitement sera fonction de la motivation : — la participation au traitement peut se révéler fréquemment excellente chez de jeunes enfants (de 8 à 11 ans). etc. tient au port de la F. peut conduire à une correction exagérée des rapports molaires et aux conséquences iatrogènes qu'elle entraîne (encombrement postérieur. en denture adulte. Il s'accompagne d'anomalies alvéolaires antérieures : proalvéolie supérieure et/ou rétroalvéolie inférieure dues aux parafonctions. Cette endoalvéolie peut être facilement corrigée. sous peine de graves déséquilibres occlusaux . En dernier ressort. division 1 + endoalvéolie maxillaire : un décalage important des bases osseuses peut être associé à une endoalvéolie maxillaire (forme en V de l'arcade supérieure) sans perturbation de l'occlusion transversale. pour obtenir le résultat attendu (port régulier de la F. convexité squelettique . à une bonne participation au traitement. — si le plan de traitement prévoit des extractions. p. Cette attitude favorable disparaîtra dès que le préjudice facial aura été amélioré (sujet sensible aux agressions extérieures et incapable de poursuivre un effort de longue durée) . etc. E. une correction précoce. prévisible. M. tout ceci en fonction du choix des dispositifs. un traitement ultérieur complémentaire. Après correction précoce des relations de classe II. B. et d'anomalies alvéolaires du sens vertical — supra ou infraclusion — qui compliquent le traitement (la supraclusion fait obstacle au recul incisif par exemple). importance du décalage des arcades. M. à une mandibule trop en arrière ou à une combinaison des deux (angle facial et mesure Pog -* Na vertical). m L'état des dents : des dents délabrées ou hypoplasiées au maxillaire incitent aux extractions. division 1. fig. I. M. — le degré de coopération peut enfin déterminer le choix des dents à extraire (premières prémolaires ou deuxièmes molaires maxillaires par exemple (\. division 1 + D. une bonne coopération dans le port des dispositifs. permettant.). d'un activateur. — position des incisives inférieures par rapport au plan dentaire A-Pogonion . D. épaisses. son volume et sa fonction . Ce facteur aggravant peut nécessiter des procédures particulières d'extraction et de traitement (traitement précoce ou extractions multiples).. — la ventilation (cas de classe II. division 1 + béance antérieure) : recherche des signes de ventilation buccale ou semi-buccale (v. • : dans un cas de forte classe II. 60a et b). B.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — forme des lèvres : fines. inclusion des deuxièmes molaires et des troisièmes molaires) . division 1. M. Au cours de l'examen clinique. c) Anomalies alvéolaires antérieures : un décalage sagittal des maxillaires se présente rarement isolément. des T. M. division 1. rapide et stable. b) Cas de classe II. Mais le report tardif du traitement comporte l'inconvénient d'attendre un âge proche de la puberté et de ses incertitudes et fait courir le risque de fractures incisives. . — si l'insertion sociale est perturbée par le retentissement esthétique de l'anomalie. de ce fait. • La motivation au traitement : le traitement d'un cas de classe II. soit en même temps que le recul de la partie basse du maxillaire. • Les facteurs fonctionnels et les parafonctions (appréciés au cours de l'examen clinique et sur les téléradiographies) : — les habitudes déformantes : faut-il différer le traitement ? 187 — la situation de la langue. — importance du décalage des bases osseuses . nécessite plus qu'aucun autre. après correction du décalage antéropostérieur. associée à une D. cette décision implique qu'il faudra mener le traitement jusqu'à son terme. il est indispensable d'estimer le degré de coopération escompté et de mettre en balance la nécessité d'un traitement précoce. — position des incisives supérieures par rapport au plan facial cutané . b) Informations données par les téléradiographies : — type facial et type de croissance mandibulaire . ou bien plus commodément. . importante.

de classe 11). sur bagues et T. E. convexité importante. tendance concave. B. Les résultats d'une première séquence thérapeutique précoce doivent être fréquemment complétés par les effets d'une autre technique. — activateur ou propulseur (application précoce ou au moment du pic de croissance) . D. Classe I Molaires Classe II 6|6 Classe I —:— 6 16 et { ' 8|8 1 Classe 1 —r7|7 Classe I 7|7 6|6 Solution 2 : extraction des deuxièmes molaires supérieures (germes des 18 et 28 haut situés) (forte coopération indispensable). pas de supraclusion. M. Indications : décalage antéro-postérieur + +. pas d'encombrement mandibulaire. — association des deux méthodes : activateur avec dispositif pour le port d'une F. Solution 4 : extraction tardive des premières molaires supérieures (extraction après mise en place des 17 et 27). B. E. patient peu motivé au port de la F. division 1. M. dans un premier temps. de préférence après le pic de croissance. La plupart des cas de classe II../ou cas de classe II. en fonction des risques de fractures incisives. sur gouttière suivie par le port d'une F. Les techniques et les dispositifs utilisables : a) Dispositifs orthopédiques (correction du décalage des bases osseuses) : — F. M. dans un troisième temps. Aspect de prognathie supérieure (point A en avant de Na vertical + +).). Classe I Solution 3 : extraction de 4 prémolaires (D. divivision 1 biproalvéolie). V. B. le décalage des arcades. P. b) Correction orthodontique du décalage des arcades (F. Solution 5 : extraction de 12 et 22 (microdontie/ou agénésie). E. B. face courte. 124). D. a) Traitement précoce : extraction précoce des premières molaires supérieures (au tout premier stade de l'apparition des germes de dents de sagesse supérieures) suivie d'un recul en masse de la partie RELATIONS A. d'une finition en technique fixe complète. puis de pratiquer des extractions pilotées (en maintenant les secteurs postérieurs maxillaires en relations de classe I) en débutant par la mandibule. O.). c) Finition en technique fixe. E. sur bagues et. B. il est quelquefois possible. M. a) Correction orthopédique précoce du décalage des bases osseuses. — Un traitement précoce sans extraction peut devenir un traitement tardif avec extraction. E. Les traitements avec extractions : objectifs occlusaux : canines en classe I et molaires en classe I ou en classe II thérapeutique (p. sur gouttière antérieure et latérale. Une enquête dans la lignée familiale permettra d'éliminer les risques d'agénésie de dents de sagesse supérieures si le germe n'est pas visible. E. b) Traitement tardif : les différentes solutions et leurs conséquences occlusales (voir tableau) : Cas particuliers : — Si la malocclusion de la classe II est associée à une D. I.188 Traitement des anomalies orthodontiques Les alternatives thérapeutiques basse antérieure et moyenne du maxillaire. la première séquence n'étant destinée qu'à protéger les incisives supérieures. D. L'appréciation du poids respectif des facteurs précités impliquera des choix thérapeutiques divergents dans le temps et dans les méthodes. E. P. EN FIN DE TRAITEMENT CHOIX DES DENTS A EXTRAIRE Canines Solution 1 : extraction de 2 prémolaires supérieures (cas sans D. Classe I Classe I Classe II Classe I Classe II . à l'aide d'une F. B. sur gouttière (ou sur plaque) . corrigées sans extraction. B. ou R. • Comment traiter ? Les traitements sans extractions : objectifs occlusaux : rapports de classe I molaire et classe I canine. . se caractérisent par un développement vertical dento-alvéolaire mandibulaire postérieur (augmentation de la D. de corriger.. Exemples : F.

— avantages psychologiques : . b) Avantages : — supprime le risque de fractures incisives . etc. la nuit (photo et réalisation CL. dispositif amovible porté le soir et la nuit (F. Philippe (fig. B.D. I. la coordination des arcades étant réalisée dans un dernier temps à l'aide d'un dispositif fixe . 138).Principes de traitement des anomalies orthodontiques 189 Fie.045 et T. D. — réduire la gravité des relations de classe II avant de pratiquer des extractions en denture adulte. 122 a) . sur bague . pas de D. — Facteurs qui incitent à traiter précocement : — face courte. E. . par exemple F. — arc facial + F. 149) . division 1. une deuxième étape en denture adulte . — il n'est pas toujours possible d'obtenir une correction totale du décalage antéro-postérieur précocement. M. CHABRE). b) Dispositifs orthodontiques (correction du décalage des arcades) : — F. a) Objectifs : — corriger totalement le décalage antéro-postérieur. peu de supraclusion (traitement sans extraction) . . M. D. M. biprotrusion. — protéger des incisives supérieures apparentes qui risquent de se fracturer.. I. la correction précoce d'un cas de classe II. sur bague appliquée sur les premières molaires supérieures (p. B. agénésies. de classe II (fig. . 114a) . D.. à localisation postérieure. branches hautes.. E. fig. : supraclusion importante. — « Système 3 arcs » de J. Traitement tardif en denture adulte (la plupart du temps avec extraction. suivi ultérieurement d'un dispositif orthodontique. le plus souvent. de classe II le jour. — Le « système 3 Arcs » de J. — débuter précocement le traitement à l'aide d'un dispositif orthopédique. B. efface le retentissement comportemental d'avoir les « dents en avant » avec le sentiment de fragilité qu'il entraîne . avant ou après le pici facteurs qui incitent à un traitement tardif : — cas de classe II. • Quand traiter ? Traitement précoce ? Traitement tardif ? Traitement en une ou deux séquences ? Traitement précoce. Philippe : — arc de base de Ricketts (v. . — procédure thérapeutique permettant un pourcentage d'extractions bien moindre. c) Inconvénients : — augmentation de la durée globale du traitement . — T. tend à être relativement stable . — pare-choc : pour la correction d'une rétroalvéolie inférieure ou la conservation de l'espace de dérive mésiale. M. c) Dispositif multi-attaches ou multibagues : indispensable pour une bonne finition occlusale et dans tous les cas comportant des extractions. E. E. — dans tous les cas. 138. rotation postérieure : — anomalies associées : D. coopération maximum entre 9 et 12 ans . M. 93). activateur. B.) . dans le tiers des cas (fig. division 1. — arc maxillaire rond diamètre . — implique.

implique le plus souvent des extractions . sur activateur ou 3 pièces de Château . b) Traitement orthodontique : au cours de la phase de constitution de la denture adolescente : — F. division 1. TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : Un traitement tardif pourra faire suite à un traitement précoce. B. . Ces deux dispositifs provoquent une vestibuloversion des incisives inférieures. en fonction : — d'une coopération insuffisante pour le port d'une F. instituée d'emblée . B. Philippe. rétrognathie inférieure . I. M. se situe au moment de l'adolescence avec tous les inconvénients que cette période comporte . I. dans l'état actuel des techniques. : Nécessité d'un traitement de finition en denture adulte. E. . cervicale. TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : — diminuer la convexité cutanée et éviter de rendre le profil trop plat. — éviter autant que possible les extractions : objectifs occlusaux classe 1 molaire et canine. b) Dispositifs auxiliaires : T. Philippe (avec T. a) Traitement orthopédique (différencier prognathie et rétrognathie) : — l'activateur ou le propulseur sont encore possibles et souhaitables à ce stade. sauf cas exceptionnel. — après recul molaire. Ils sont donc contreindiqués en cas d'incisives versées avant traitement. postérieure). E. — activateur (ou propulseur) : indications : pas de D. . B. E. il s'agit de l'époque de choix . dispositif multi-attaches complet. On peut adjoindre au dispositif les deuxièmes molaires temporaires (bagues) (T. En denture mixte stable (période de choix). au niveau des premières molaires maxillaires (pas de D. 138). a) Avantages : la durée globale du traitement est réduite et il est plus facile de faire une prévision de durée si le plan de traitement comporte des extractions. sur gouttière pour corriger le décalage antéro-postérieur et linguo-verser des incisives supérieures apparentes. destinée à éviter la disto-version des premières molaires. B. sur bague . — F. b) Inconvénients : risque de fractures incisives . 1. E. face courte. M. E. — « système 3 arcs » de J. OBJECTIF : reculer les premières molaires plus distalement que la classe I occlusale (tendance à la classe III). E. sans D. — protéger des incisives supérieures apparentes. Intérêt : recul des secteurs latéraux dans leur ensemble. D. D. de classe II). de classe II (profil concave) . Le traitement d'un cas de classe II. — d'une correction du décalage n'ayant pas donné les résultats escomptés. après correction du décalage. : direction de croissance dans le sens du traitement. occulte les possibilités de correction orthopédiques. Les séquences de traitement selon l'âge. Ce dispositif doit être appliqué de 6 à 12 mois au maximum . si le traitement orthopédique est insuffisant. TRAITEMENT ORTHOPÉDIQUE (profil convexe) : — F. M. B. B. En denture temporaire : aucun traitement d'orthodontie n'est possible à ce stade. — multibague simplifié. En denture adulte AVANT LE PIC DE CROISSANCE : — corriger ou améliorer le décalage des bases osseuses . sur gouttière ou sur plaque (bien avant l'évolution des deuxièmes molaires). on achèvera la correction des rapports de classe II. M. N. — tenter d'augmenter autant que faire se peut la D. E. — T. et se soldant par un échec du déplacement distal des molaires ou un échec de la propulsion mandibulaire. E. B. Au moment de l'évolution des prémolaires maxillaires. I. comportant bagues ou attaches sur les incisives et 4 bagues molaires. D. B. Philippe. à ce stade ou F. le déplacement distal des secteurs latéraux ayant tendance à accentuer plus ou moins la D. V. M. de classe II) si le profil est plutôt concave (fig. sur bague. OBJECTIFS : a) Dispositifs fixes : — « système 3 arcs » de J. M. Pour certains..190 Traitement des anomalies orthodontiques — pare-choc (Bumper) : s'il existe une linguoversion des incisives inférieures. V . avec branches hautes. B. OBJECTIFS : — F. — « système 3 arcs » de J. — association des deux dispositifs : F. relations de classe II symétrique. si les lèvres sont fines et le menton marqués dans la lignée familiale . M. Le traitement fixe est indispensable. de classe II et F.

cervicale : — éviter T. qui aurait pu faire conseiller une ostéotomie du maxillaire . alimentation solide . I. M. p. Solutions 1 . longtemps après le pic de croissance. à ce stade. 141). cervicale . • La contention. M. le plan de traitement comportera des extractions. en cas de béance antérieure fonctionnelle ou de proalvéolie supérieure : — proscrire absolument activateur. D'une façon pratiquement systématique. division 1. amélioration de la ventilation nasale. SOLUTION 3 : extraction de 4 prémolaires : soit les premières prémolaires supérieures et inférieures. traction moyenne-haute couplée avec un arc transpalatin (ce dispositif auxiliaire permettant d'éviter 34 et 44. Au moment de l'évolution des prémolaires : F. B. le traitement fixe est indispensable. sans D. 2. associée) ou 4 (v. très exceptionnel. il faut redouter les difficultés psychologiques. CAS D'EXTRACTIONS MULTIPLES : 16 et 26 . face longue : direction de croissance dans le sens opposé au traitement.D. : 18 et 28 présentes. pour favoriser le mésialage des molaires inférieures (v. face longue. mais contre-indication chirurgicale ou refus de l'intervention . p. que l'on peut compenser dès cet âge. 165). p. Indications : — décalage de classe II de plus d'une largeur de P.l : — plaque amovible avec F. Conclusion : le traitement des cas de classe II. B. b) Passive : arc lingual collé à la mandibule. pratiquer une usure des faces proximales des incisives inférieures (v. Elles seront prévues. E. rééducation de la fonction linguale (déglutition arcades serrées). une place importante accordée au traitement des troubles fonctionnels et des procédures comportant des extractions de dents permanentes. propulseur. E. E. a) Active : — gouttière de positionnement (G. sur gouttière (v. B. F. — cas de classe II sévère et forte D. génératrices d'obstruction pharyngée . . 188 : tableau). mieux vaut interrompre toute thérapeutique et ne débuter la séquence avec extraction qu'après mise en place fonctionnelle des dents permanentes. sur gouttière : si la rotation postérieure est moyenne et 'les incisives apparentes : gouttière totale ou gouttière partielle. B. D. — utilisation des petits moyens pour atténuer les effets du suçage du pouce. ment envisager des extractions. 14 et 24 . p. Ces traitements posent des difficultés thérapeutiques particulières en fonction d'un type de croissance défavorable et de fonctions fréquemment atypiques. 3 (D. d'obtenir des rapports molaires satisfaisant en classe I. F. si nécessaire. : Il n'est pas toujours possible. D. E. Par ailleurs. p.M. PRÉVENTION : EXTRACTION DE 4 DENTS DE SIX ANS (cas très diver- gent et face longue) exceptionnel. après la fin du taux maximum de croissance . division 1. B. En cas d'échec. Il faut donc éviter l'acharnement thérapeutique et admettre qu'il peut être nécessaire d'extraire des dents pour mener à bien le traitement. l'avulsion étant pratiquée. P.Principes de traitement des anomalies orthodontiques A peu près tous les dispositifs sont efficaces en fonction de la direction de croissance. En cas d'extractions au seul maxillaire — en fonction d'un profil plutôt rectiligne — et s'il existe un léger encombrement à la mandibule (pas + de 2 mm) on pourra. sauf s'il existe une latérodéviation associée. masticothérapie. si possible. liées à une durée de traitement excessive. M. si possible. 153). E. SOLUTION 4 : pas de D. d'une façon habituelle. de classe II. Amélioration des fonctions : motivation à l'abandon des habitudes déformantes. — extraction précoce des premières molaires supérieures (germes des deuxièmes molaires haut situés) et recul par F. B. propulseur. 188 pour les conséquences occlusales). qui peut s'observer avec des tractions hautes: v. une technique multiattaches est indispensable. B. E. APRÈS LE PIC DE CROISSANCE : on doit systématique- 191 la vestibulo-version des premières molaires. D. — alimentation au sein et sevrage progressif. Choix des dents à extraire (v. — traitement des manifestations allergiques. • Le traitement d'un cas de classe II. M. M. En denture adulte : — proscrire absolument activateur. 133). soit les premières prémolaires supérieures et les deuxièmes prémolaires inférieures. En denture mixte stable : — F. SOLUTION 1 : cas de rotation postérieure peu marquée. En denture temporaire : aucun traitement à ce stade. N. comporte des séquences précoces moins fréquentes. p.

— Traitement de la supraclusion (v. associée. 146). — Extraction pour la correction de l'encombrement incisif associé. les extractions. traitement avec extraction. ce qui entraîne un profil trop concave et disgracieux. associée . Pendant un temps transitoire. si cela s'avère possible. D. si l'on souhaite ne pas reculer le point A + T. M. M. une récidive de la supraclusion . M. p. LES TRAITEMENTS AVEC EXTRACTION : LE T R A I T E M E N T DES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE I I . B. lorsque les interférences incisives sont corrigées. Remarque : pour les tenants de la technique Edgewise. E. sans D. par la correction de la supraclusion supérieure. v.ou . E. c) Ocdusaux : — placer les apex des incisives supérieures en position linguale et fermer Taxe interincisif. . 183) et denture mixte stable ou au stade de la denture adulte jeune : ingresser les incisives supérieures en premier. traction basse. pendant la croissance (v. D. — forme 3 : éviter. M. D. améliorer un sourire gingival. postérieure.192 Traitement des anomalies orthodontiques coller des attaches ou de placer des bagues sur les incisives inférieures. B. arc palatin à distance des faces linguales des prémolaires et traction élastique sur les faces linguales. 114c/) : . 1. Il faudra éviter l'acharnement thérapeutique qui.selon le degré de coopération du patient 8 8 8 (forme 1) et la D. de classe IL En cas de profil très concave : T. ou tout au moins ne pas diminuer la D. D. augmenter. . seule . si possible. p. — forme 2 : traitement sans extraction. en principe. — Correction du décalage antéro-postérieur : . activateur (classe II marquée) (v. les 3/4 de ces cas nécessitent des extractions. — Traitement du sourire gingival : on pourra être amené à conserver la courbe d'occlusion inférieure. ce qui évitera. division 2 = ne pas extraire » entraîne une durée de traitement excessive ou un échec du recul molaire. 18). p. après correction de la linguoversion des incisives . I. avec appui antérieur (avec barrettes de Whitman et traction haute. sur lesquelles l'arc d'ingression sera ligaturé (exemple : arc de base de Ricketts) ou coller sur les faces linguales. 161). en utilisant une F. p. — éviter une vestibulo-version des incisives inférieures si la tonicité labiale est augmentée . — Extraction pour la correction des anomalies maxillaires : 4 5 7 — ou . donc de déplacer les apex. p. s'il n'existe pas de signe d'encombrement postérieur. à la mandibule : . — placer correctement le bord libre des incisives supérieures par rapport aux lèvres . traitement de la rétroalvéolie inférieure : parechoc. si la pente incisive le permet et à n'ingresser que le secteur incisif supérieur. peu portée. à partir de cet arc (versions linguales) : . F. La supraclusion est fréquemment si accentuée qu'il n'est pas possible. b) Squelettiques : ne pas reculer le point A. traction intermaxillaire de type « criss-cross » inverse (fig. ce qui est loin d'être toujours vérifié . D. la technique fixe est indispensable (traitement du ressort du spécialiste). en cas de D. activateur. on pourra également placer de très fines cales de composite au niveau des incisives inférieures. dans un premier temps. en fonction du critère précédent « classe II. Comment traiter ? Selon les formes cliniques : — forme 1 : traitement sans extraction. On débutera le traitement. M. TRAITEMENT SANS EXTRACTION : Les dispositifs utilisables : en fonction de la nécessité de corriger les axes incisifs et la supraclusion. .Traitement d'une vestibulocclusion exagérée des secteurs latéraux maxillaires : . D I V I S I O N 2 • Objectifs de traitement : a) Esthétiques : ne pas modifier un profil rectiligne ou concave. ce dispositif permettant également le rattrapage du décalage transversal (v. • Les alternatives thérapeutiques : elles dépendront des formes cliniques et des anomalies associées. on observe bien souvent un repositionnement de la mandibule en avant. de Le choix des extractions : si la correction du décalage antéro-postérieur reste insuffisante ou bien en cas de D. traitement avec extraction unimaxillaire après ou en fin de croissance . dans les cas en cours de croissance. Pour Ricketts. les extractions seront prévues longtemps après le pic de croissance. ces dents étant initialement plus basses que le plan d'occlusion. 185). — assurer un guide incisif satisfaisant en fonction de la pente incisive. Principe : on cherchera à éviter les extractions. V.

distal de la partie haute dentoalvéolaire de la mandibule. — pare-choc inférieur -> vestibulo-version des incisives inférieures. — Traitement avec extraction : denture adulte jeune en cours de constitution. b) Plaque de Sved (fig. soit dans le sens d'un blocage de la croissance condylienne ou d'un léger recul. à l'aide d'une plaque amovible au maxillaire. il sera absolument nécessaire. soit dans le sens d'une avancée de la partie basse du maxillaire. M. 169). Ultérieurement. et à prévoir une ostéotomie segmentaire au maxillaire ou/et à la mandibule (v. de baguer ou de coller des tubes sur les 37 et 47. destinés à maintenir l'ingression à l'aide d'un élastique situé au niveau du bord libre. p. • Lu contention : la contention idéale est constituée par la gouttière de positionnement (« toothpositioner »). — La plaque de Sved. l'ostéotomie segmentaire à la mandibule peut s'avérer suffisante. pour permettre un guide antérieur satisfaisant et supprimer le proglissement . des rapports incisifs satisfaisants. B. la supraclusion peut être corrigée à ce stade : — F. pour permettre une liberté de l'occlusion dans les mouvements de latéralité. Les alternatives thérapeutiques. I. postérieure . 139. Philippe propose de prévenir l'apparition de la supraclusion incisive visible dès 4 à 5 ans. 122a) -> (ingression des incisives) . J. b) Tardivement : retrouver des rapports de classe I canine et de classe I ou de classe III molaire thérapeutique. d) Chez l'adulte : la solution orthodontico-chirurgicale est parfois nécessaire. Dans certains cas. les rapports des maxillaires. b) En denture mixte. Quand traiter ? — Traitement sans extraction : denture mixte ou denture adolescente. en denture temporaire . 139). • Séquences de traitement. Ce dispositif évite régression exagérée des incisives supérieures.(forme 1). Pour la correction de la supraclusion. — après le pic : extraction uni ou bimaxillaire.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — (forme 3) : profil très concave et supraclusion 5 4 accentuée ou . et de pratiquer un meulage des canines temporaires. traction basse ou/et T. LE T R A I T E M E N T DES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE I I I 193 Autres dispositifs : a) Plaque avec élastique comportant de fines cales sur les incisives supérieures. E. division 1. . FIG. D. en denture permanente. attaches collées sur les incisives + arc de base (fig. améliorer le profil facial. comportant un prolongement situé sur la crête antérieure. M. il sera nécessaire d'avancer les incisives inférieures et/ou la mandibule. — modifier. c) En denture adulte : — avant le pic : idem . • Le choix thérapeutique : a) Traitement orthopédique : — traitement orthopédique très précoce. division 2 caractéristique. Elle consistera à transformer par des moyens orthodontiques une classe II. Les objectifs de traitement des cas de classe III a) Précocement : — obtenir un surplomb positif et un recouvrement incisif suffisant. selon Vâge de lu première visite : a) En denture temporaire : si l'un des ascendants présente une classe II. par des moyens orthopédiques. division 2 en classe II. — multibague simplifiée : bagues sur les deuxièmes molaires temporaires stables et tubes collés sur les premières molaires. dès la chute des incisives centrales temporaires. -+ recul molaire -> pas de D.

augmentée . à tout âge. c'est-à-dire deux ans en moyenne après la cessation de toute croissance maxillaire. sur téléradiographies de profil. C. en denture b) Traitement orthodontique de compensation. — masque de Delaire. avec les incisives en bout à bout en R. soit 19 ans p o u r les garçons. prognathie et brachygnathie associées . de 3 à 6 ans. particulièrement à la période pubertaire. • Facteurs influant la décision dans le sens d'une intervention ou chirurgicale : a) Facteurs favorables ou orthodontique) : (indication thérapeutique. b) Facteurs défavorables orthodontique) : (indication chirurgico- Les traitements sans extraction : 1" LES DISPOSITIFS ORTHOPÉDIQUES : — fronde occipito-mentonnière. 112 et p. Angle A N B 2. — facteurs héréditaires : hérédité familiale très prononcée. 106. — facteurs squelettiques : face longue — prognathie vraie de type 1 ou 2 . En effet. c) Traitement chirurgical avec ou sans traitement orthodontique préalable. V. plan mandibulaire 3. — facteurs dentaires : surplomb négatif avec contacts incisifs — diastèmes entre les incisives et les canines inférieures — linguo-version des incisives supérieures (rétroalvéolie supérieure) et/ou vestibuloversion des incisives inférieures . c) Comparaison des mesures favorables ou défavorables. plan Francfort • Comment traiter ? Défavorable > 0° — traitement orthopédique. La difficulté du choix thérapeutique tient à la difficulté de prédire la quantité de croissance mandibulaire. à titre indicatif : Favorable 1. fig. et 17 ans pour les filles. Les traitements avec extraction . — recouvrement incisif moyen. 70) . brachygnathie associée à une endognathie maxillaire et D. Angle plan bispinal. Angle plan bispinal. et au risque de récidive propre à cette anomalie. (fig. au cours de la croissance . orthodontique orthopédique ± 0" < 20° + parallèle > 30° divergent — facteurs occlusaux : proglissement accentué.194 Traitement des anomalies orthodontiques mixte. avec extraction de dents permanentes. — facteurs occlusaux : coïncidence entre relation centrée et intercuspidie maximale et surplomb négatif sans contacts incisifs — supraclusion incisive accentuée ou béance accentuée . — facteurs fonctionnels : macroglossie importante . la croissance mandibulaire s'arrête en même temps que la croissance staturale.

de classe III. de classe III appliquée à l'aide de dispositifs multibagues ou multi-attaches simplifiés (bagues sur les 4 premières molaires permanentes et sur les 4 incisives) . M. . associée ou non à une plaque amovible de surélévation. sur bague 36 et 46. tétine à plan incliné (Nuk) . B. meulage des canines temporaires. Brachygnathie : masque de Delaire. voir pour le mode d'action fig. — cas sévère : masque de Delaire. édit. — brachygnathie maxillaire. au maximum. Indications : conservation de l'espace de dérive mésiale. maintenir le port de la F. — ablation d'amygdales hypertrophiques (rôle dans la protrusion linguale) . sur gouttière mandibulaire totale ou partielle. Proglissement mandibulaire — prognathie légère : F. type 3). à cet âge. au maxillaire. orthodontico-chirurgical. Brachygnathie maxillaire : masque de Delaire. en cas de proglissement. de forme moyenne . I. en denture adulte jeune : — proglissement mandibulaire . m Traitement des causes fonctionnelles.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — F. après suppression de la surélévation. • Au cours de la phase de constitution de la denture adolescente : Prognathie mandibulaire moyenne avec normoou vestibulo-version des incisives inférieures et arcade maxillaire subnormale : — F. Proglissement mandibulaire — prognathie légère : fronde occipito-mentonnière. ce qui permet également de remonter la langue . — disjoncteur pour endognathie maxillaire associée (fig. la correction de l'occlusion inversée n'est pas achevée. sur bagues 36 et 46 . • En denture temporaire.B. précédé ou non d'une disjonction. Il peut se passer plusieurs mois. I. E. Célestin : La méthode Bionator de W. équilibration précoce de l'occlusion.T. 3 Brachygnathie : — cas simple : plaque amovible maxillaire avec surélévation. mimétisme de rétraction mandibulaire. vérin médian et ressort rétro-incisif avec F. Après correction. 196) . — F. I. (contre-indication : face longue). B. TRAITEMENT TARDIF. Prélat. comportant une surélévation plus importante que l'espace libre et des ressorts palatins rétro-incisifs (fig. p. — prognathie légère.. mais plutôt constitutionnelle) . au maxillaire. E. de 3 à 6 ans : traitement orthopédique précoce. • Quand traiter. selon les anomalies ? TRAITEMENT PRÉCOCE : a) En denture temporaire : — proglissement mandibulaire . 103). type 3 de Balters (v. Les élastiques de de classe III seront associés ou non à la F. O. comportant un bandeau vestibulaire actif en cas de proalvéolie inférieure . . Indications : proglissement mandibulaire et prognathie très légère. M. O. éventuellement : — appareil fonctionnel destiné à redonner une position plus haute à la langue (exemple : Bionator de Balters. mandibulaire. 103/) . • Prévention : chez le nourrisson : position de sommeil sur le dos . mandibulaire. M. E. La surélévation peut être placée à la mandibule. avec des forces plus faibles. B. B. diastèmes interincisifs supérieurs. Ce dispositif peut être couplé avec un arc palatin maxillaire et des T. il est inutile de persévérer. 98o). la situation de la langue n'étant pas liée à un défaut de maturation. E. brachygnathie. ou F.). sur un dispositif multi-attaches. sur gouttière mandibulaire. B. et 10 ans) : (entre 8 — appareil amovible. de 6 classe III -.Bionator. — T. M. M. — prognathie inférieure. b) En denture mixte : brachygnathie maxillaire. — résection éventuelle d'un frein de la langue trop court . sous anesthésie générale ou sur gouttière scellée. — rééducation de la posture linguale (très difficile avec ces anomalies. 2° LES DISPOSITIFS ORTHODONTIQUES : 195 • En denture mixte stable : traitement orthopédique. Si au bout de 6 mois. placé. TRAITEMENT CHEZ L'ADULTE : orthodontique (v. en denture mixte . E. — chirurgie du voile du palais. E. Balters. avant que la dimension verticale primitive ne soit rétablie. Indication : existence d'un léger espace entre le germe de la deuxième molaire et l'image de la première molaire évoluée. Les séquences de traitement selon l'âge. comme contention environ 1 an.

p. La contention. • Après le pic de croissance — traitement orthodontique avec extractions : proglissement mandibulaire. • Les alternatives thérapeutiques : — traitement orthodontique : il doit être conduit dans un esprit chirurgical . sans mouvements parasites au niveau des molaires. R. p.196 Traitement des anomalies orthodontiques traitement mécanique. — rééducation de la ventilation nasale . Récidives : dues à la croissance tardive de la mandibule. si par ailleurs la déglutition est de type primaire. — solution 2 : en cas de proalvéolie associée. — traitement des obstructions respiratoires (O. A la mandibule : génioplastie par corticotomie de la symphyse. 18) ce qui n'est guère possible chez les garçons. B. b) Glossotomie : en cas de langue volumineuse et protrusive s'étalant largement entre les arcades (fig. p. Indications : prognathie inférieure sévère . c) Le traitement fonctionnel : — rééducation de la déglutition atypique. v. améliorer l'impression de menton effacé. Dans tous les cas. 127). a) Les extractions : — solution 1 : en cas de béance. — solution 3 : des extractions multiples permettront une diminution appréciable de la dimension verticale. des extractions -. donc prognathie légère et brachygnathie . E. longueur mandibulaire et décalage des bases moyens . Exemples : ostéotomie mandibulaire et/ou glossotomie (p. p. en insistant sur la nécessité de déglutir arcades serrées . avec extractions : — indications : surplomb négatif avec contacts incisifs . 130è et 129 b). 166).) : . dans le sens horizontal et repositionnement antérieur (fig. L. gymnastique des lèvres. l'extraction des molaires postérieures sera indiquée . • De 12 à 15 ans : traitement orthodontique de compensation. doit être conduit avec des précautions particulières (composante Régression). — le moment des extractions : de préférence après le pic de croissance (stade DP 3 U. Le redressement des axes molaires. ce qui revient au traitement d'un cas d'agénésie avec obtention de relations de classe II thérapeutiques. Elle doit durer au moins 2 ans après le stade R a d U ( v . Le traitement orthodontique : il s'agit d'un traitement particulièrement difficile et du ressort du spécialiste. LE TRAITEMENT D E S A N O M A L I E S BASALES D U SENS V E R T I C A L Par excès (E. proglissement associé . Le traitement chirurgical : a) Intervention sur les tissus durs : ostéotomie segmentaire du maxillaire : technique de Dautrey ou de Wassmund (fig. la solution chirurgicale s'impose. 108). traction haute avec arc transpalatin . 170). Les moyens thérapeutiques doivent associer un . une technique multibagues ou multi-attaches est indispensable. — dispositif multibagues ou multi-attaches : les déplacements dentaires doivent être effectuées en évitant tout mouvement de version. . 131). brachygnathie maxillaire: — traitement chirurgical ou chirurgico-orthodontique : (v. obstruction haute : déviation de la cloison . 18). corriger la béance dentaire et l'inocclusion labiale. — traitement chirurgical : il est bien souvent nécessaire d'effectuer un traitement orthodontique préalable. M.souvent multiples — et l'amélioration des fonctions. incisives inférieures sans linguoversion excessive . l'extraction des premières prémolaires sera préférée . ce qui permet un étalement latéral de la langue . ou bien encore les premières molaires supérieures et les deuxièmes molaires inférieures. b) Le traitement mécanique : — F. — solution 4 : extraction des incisives latérales supérieures dans certains cas. hypoplasie maxillaire (v. obstruction moyenne : ablation des amygdales palatines et ablation partielle des amygdales pharyngées. V. — myothérapie : masticothérapie intense. Exemple : 16-26-14-24 et 34-44 ou bien les 4 premières molaires et les 4 premières prémolaires.) • Les objectifs de traitements : diminuer la dimension verticale.

réparée par une apposition de cément secondaire. sinon plus. LES L É S I O N S I A T R O G È N E S POST-THÉRAPEUTIQUES Un traitement orthodontique peut provoquer des lésions variées des tissus durs ou des tissus mous. FlG. autant que faire se peut. Toutefois le réattachement est médiocre. donc les moyens de les éviter. rayures de l'émail provoquées par les instruments de dépose des attaches collées à l'aide de composites chargés. 140a). — gingivite. elle sera. 140. Secondairement. et dans un troisième temps. après dépose des bagues ou des attaches collables (exceptionnel) .) : cette lésion est définitive. on peut observer une perte d'émail. au niveau gingival. Fig. seront décrites les différentes lésions et leurs causes d'apparition. tempérament allergique. Causes proposées pour l'apparition de ces lésions radiculaires dont l'origine n'est pas encore résolue à ce jour : — prédisposition individuelle (10 % des individus. Causes : mauvaise élimination de la plaque (cause principale).Principes de traitement des anomalies orthodontiques Par défaut (I. ce qui entraîne de lourdes conséquences. Un traitement bien conduit et un patient coopérant évitent la plupart de ces problèmes. en demi-lune. — type de force orthodontique (ingression) : — trauma sur une dent. — mouvement d'aller et retour . 197 faces vestibulaires des molaires et des prémolaires et parfois des incisives (dispositif fixe) ou sur les faces linguales (dispositif amovible) . à long terme. V. Elle frappe surtout les incisives supérieures. en principe. M. elle peut diminuer la longueur de la racine de quelques dixièmes de millimètres jusqu'à la moitié. b) Leucomes au niveau du collet : zone blanchâtre de décalcification. une carie du collet (fig. au cours du traitement : ~ déséquilibre hormonal. excès de glucides et prédisposition particulière. c) Caries : — situation : sous les bagues — au niveau des b) Au niveau latéral : si cette résorption latérale est légère. Lésions radiculaires : Les résorptions radiculaires. — Finition en denture adulte à l'aide d'une technique fixe multi-attaches. avant baguage — reconstitution défectueuse sous les bagues — habitudes alimentaires défavorables (aliments collants). • Au niveau des dents : Lésions coronaires : a) Lésions traumatiques de Vémail : exemples : fracture d'un fragment du bord libre.) — Tenter l'application d'un activateur en denture mixte. au niveau des incisives supérieures. . — b) Résorptions apicoles sévères. pulpe large avec apex émoussé (fig. dans certains cas extrêmes. après traitement orthodontique. — a) Conséquence d'une hygiène déficiente. 140. Dans ce chapitre. 140/. cémentaires ou cémento-dentinaires : a) Au niveau apical (fig. et particulièrement le sexe féminin) . après traitement multibagues : leucomes (1) et caries du collet (2). retard de croissance. dites « lésions iatrogènes ». — causes : fonte du ciment à certains niveaux —déscellement non signalé — caries non traitées. 140c) .

198 Traitement des anomalies orthodontiques niement gingival ne suit pas toujours le remaniement osseux. au niveau des sites d'extraction et dans la région antérieure du maxillaire supérieur . suivie d'une période de maintien avant une deuxième phase de traitement actif. dans la chronologie du traitement. c) Contention passive. en denture adulte. Définition : la période de « contention » correspond à la phase thérapeutique finale d'un traitement d'orthodontie. . à la plaque dentaire . sans appareillage . Causes : plaque. les dispositifs utilisés. On l'observe particulièrement dans la zone gingivale distale aux dents déplacées dans un site d'extraction ou au niveau incisif : — inflammation gingivale : elle est due. Les stades successifs de la contention se caractérisent par leurs objectifs. soit après une première étape précoce de traitement. L'hyperplasie est aggravée par l'élimination défectueuse de la plaque dentaire. La plupart du temps. Causes : dent placée en position trop vestibulaire sur la base osseuse : — trauma . — déhiscence : diminution de la hauteur de la corticale externe. 140. lorsque le praticien considère qu'il a atteint les objectifs recherchés . Elle est destinée à maintenir ou parfaire les résultats obtenus et à éviter la récidive des anomalies. Le rema- LA CONTENTION • Généralités. C'est dire combien cette étape ne doit pas être négligée. En moyenne avec un port continu. — c) Facteurs favorisant les résorptions apicales : pulpe volumineuse et résorption initiale avant traitement. Lésions pulpaires : — une mortification à la suite d'un traitement orthodontique est une éventualité rarissime. le seul critère de réussite à long terme d'un traitement orthodontique étant la stabilité dans le temps. Elle se situe à la fin du traitement actif. Ces différentes éventualités se situent : soit à la fin du traitement actif. dent incluse vestibulaire après désinclusion orthodontique. puis discontinu des dispositifs amovibles : — pour une classe I avec dysharmonie : un an . • Au niveau osseux : — diminution de la hauteur des septa. avec déhiscence vestibulaire initiale . — diminution de hauteur de l'attache épithéliale. la durée et le rythme de port de ces dispositifs. . des réactions pulpaires sont histologiquement décelables mais sans signification clinique . aggravée après traitement. — formation de dentine tertiaire qui diminue la lumière des canaux. FIG. irritation mécanique. le plus souvent. leur situation. b) Contention active . — manque ou absence de gencive attachée : . avec des dispositifs amovibles ou fixes. dénudation vestibulaire des incisives inférieures. — rotation. sauf cas extrêmes) . Les trois modes de contention : a) Contention naturelle. surtout au niveau vestibulaire antérieur. — traitement chez un adulte présentant une parodontopathie initiale importante. avant traitement. des corrections effectuées. Durée de la contention : elle sera fonction des anomalies traitées. déplacement orthodontique (rotation) . • Au niveau du parodonte et de la muqueuse : — lésions des tissus mous : provoquées par les dispositifs orthodontiques fixes ou amovibles (ces lésions sont toujours réversibles. — hyperplasie gingivale : elle est souvent la conséquence d'un déplacement orthodontique.

p. — maintien de la correction d'un décalage antéropostérieur de classe II ou de classe III . placées en occlusion idéale (ou « set-up ». — gouttière de positionnement sur mesure. dans quelques cas particuliers : exemples : — correction d'une linguocclusion localisée. s'ils sont correctement réalisés — le port continu est possible . Inconvénients : dispositif difficile à accepter. beaucoup plus actif que le précédent. pendant un certain temps. Inconvénients : — n'incorporent pas l'ensemble des couronnes dentaires . — mise en place d'une dent incluse sur l'arcade. au niveau antérieur : — s'il existe très peu de diastèmes antérieurs à fermer. »). en tenant compte de l'axe charnière approximatif repéré sur une téléradiographie de profil (laboratoires « T. — pour une classe III : jusqu'à la fin de la croissance. fréquente avec ce dispositif. E. avant la dépose du dispositif fixe. si l'on craint une perte d'ancrage. Avantage : c'est la contention active idéale. 64). Ce dispositif peut être suivi d'une contention passive. B. correction d'anomalies mineures qui n'ont pu être traitées au cours du traitement actif. — risque de perte d'ancrage . — réouverture des espaces d'extraction. . Objectifs : . Cette plaque doit être associée à une F. son efficacité étant fonction d'un port diurne actif de 4 h pendant 3 mois. après recul des premières molaires par F. Elle permet d'incorporer les courbures du 1er ordre.La contention — pour une classe II : deux ans . c) La plaque de Hawley (v. • La contention naturelle : elle se justifie. S. La G. U.. A. — si l'on veut exercer des forces très douces. qui permettent d'obtenir des contacts proximaux. — ils permettent de placer des ressorts pour la correction de malpositions ou de récidives mineures. — correction de la malocclusion d'une unité dentaire non incorporée dans le dispositif actif : deuxième molaire supérieure vestibulo-versée. Contre-indications : patient peu coopérant ou qui ne peut disposer de 4 heures par jour pour ^e* exercices. /. La gouttière de Avantages : — ils sont facilement acceptés et ne gênent pas l'élocution. ou présentant des difficultés de ventilation nasale . • La contention active : elle doit être considérée comme une continuation de la thérapeutique mécanique. fig. Les dispositifs : a) La plaque avec élastique (v. puis 6 mois la nuit . fig. ». Durée du port des appareils amovibles de contention : en moyenne 6 mois jour et nuit. il s'agit plutôt d'une contention semi-passive. — éventuellement. maintient mal les corrections des rotations et ne peut corriger un décalage antéro-postérieur persistant. contention de plus longue durée s'il existe des rotations initiales importantes : une dysharmonie dento-maxillaire-limite. en fin de traitement. adaptée à des dents de forme et de proportion habituelles et à des solutions orthodontiques classiques : l'axe charnière correspond à un axe charnière moyen . p. au secteur antérieur . P. P. 99a) : elle est indiquée. P.fermeture des espaces résiduels dus aux bagues : c'est l'un des avantages des attaches collables. E. 139). précédée ou suivie d'une rééducation de la fonction et de la posture linguale . P. placée sur des tubes soudés sur les crochets d'Adams. en dehors des repas. sans aucune interférence. d'éviter ce stade. — interférence des crochets . Dispositifs utilisés : LA GOUTTIÈRE DE POSITIONNEMENT (G. béance antérieure -> recouvrement incisif minimum. car les indentations englobent l'ensemble du volume dentaire.) (« tooth- 199 positionnement permet les finitions de traitement les plus satisfaisantes. — correction d'une proalvéolie inférieure avec occlusion inversée. en plastique mou et transparent. 99c/). Elle se situe immédiatement après la dépose des bagues ou des attaches. traitée sans . C'est la solution de choix : — si le patient refuse la gouttière et souhaite un dispositif peu visible . Hollande). Elle est réalisé sur un moulage des dents du patient. en raison des grosses difficultés d'élocution qu'il provoque.) La plaque avec potences de Vienne (v. LES APPAREILS AMOVIBLES DE CONTENTION ACTIVE : positioner ») : — gouttière préfabriquée (marque « Orthotain » ou « T. v. en fonction des exigences du patient. en cas de persistance de diastèmes interincisifs plus importants. B. — amélioration de l'intercuspidation .

141. jusqu'à la fin de la croissance. — squelettique (exemple : récidive du traitement d'une prognathie inférieure). — en cas de supraclusion initiale : la plaque de Sved (fig. si le patient l'accepte. au cours de la contention. Récidive des relations d'arcades : cas de classe II . encombrement réduit . à la mandibule : dispositif vestibulaire et lingual amovible avec ou non prolongements latéraux au niveau des prémolaires et molaires inférieures. risque d'ingestion. Durée : en principe. 135) à corriger l'apparition éventuelle d'une récidive d'encombrement incisif. incite le patient à consulter jusqu'à l'évolution des dents de sagesse . et après l'évolution des dents de sagesse. un surplomb exagéré apparaît à nouveau. pendant laquelle le patient consent encore un certain effort. destinée à maintenir la correction d'une supraclusion incisive . ou parfois même. ou d'éviter une récidive de supraclusion oud'infraclusion. Remarque : la période de contention. Objectif : elle est destinée à estimer la stabilité à long terme du traitement. — contention antérieure. de canine à canine. les anomalies initiales ou n'ayant pas de rapport avec celles-ci. 75). la plupart du temps. si les deuxièmes molaires ne sont pas évoluées. — L'arc lingual collé « T. infraclusion antérieure : en fonction de l'importance des facteurs fonctionnels. Elle s'observe plus ou moins longtemps après la contention. — inconvénients : rétention de plaque dentaire et de tartre. au début de la contention (v. p. • La surveillance post-contention : FIG. à surveiller l'évolution des dents de sagesse. à la mandibule.200 Traitement des anomalies orthodontiques — avantages : installé d'emblée. • Quelles sont les anomalies les plus récidivantes ? D. doit être mise à profit pour renforcer des habitudes régulières d'hygiène. LA RECIDIVE • Définition : la récidive post-thérapeutique correspond à l'apparition de malpositions ou de malocclusions reproduisant à un degré plus ou moins marqué. • La contention passive : elle fait suite. : apparition d'un encombrement incisif après contention. Objectifs : il s'agit de maintenir la position du secteur incisivo-canin inférieur en l'attente de la fin de la croissance et de l'évolution des dents de sagesse . Dispositifs : DISPOSITIFS FIXES : — arc lingual collé sur les faces L des 33 et 43 ou 34 et 44 (fig. APPAREILS AMOVIBLES PASSIFS DE CONTENTION : extraction . M. après dépose des attaches collées . à la contention active. 139) . . à prescrire éventuellement leur germectomie (v. — proalvéolie supérieure. — fil torsadé collé de 33 à 43 et sur chaque incisive (rotations initiales) . 141). entreprendre ou poursuivre des mesures préventives contre l'apparition de caries et enfin pour donner des conseils écologiques et génétiques en fonction de l'anomalie traitée. Cas de classe III : après la poussée de croissance pubertaire. P. — alvéolaire (exemple : récidive d'une supraclusion) . D. Anomalies alvéolaires antérieures : — supraclusion : 20 à 30 % de la correction du recouvrement incisif peut récidiver . La récidive peut être totale ou partielle : — dentaire (exemple : récidive d'une rotation) . p. améliorer ou corriger des défauts parodontaux.

D'autres prescrivent . e) facteurs thérapeutiques : — traitement inadapté : exemple : l'expansion à la mandibule récidive dans 90 % des cas. même après extraction et distalage (rappel : aucune augmentation de la distance intercanine après 10 ou 11 ans) . la distance intercanine demeure stable. si les germes des dents de sagesse sont présents. f) facteurs comportementaux : patient pour lequel le traitement d'orthodontie n'a jamais occupé la première place. E. c) facteurs occlusaux : — force mésialante. D. puis contention par collage au niveau de toutes les faces linguales. dans la plupart des cas. p. des conséquences néfastes prévisibles à long terme (esthétique et occlusale) et des exigences du patient. Il faut considérer la récidive comme « un phénomène biologique » par nature. a) Récidive du traitement d'un cas de classe II : — extraction des deuxièmes molaires. importante et une rotation postérieure . Certains préfèrent « faire confiance à la nature ». une récidive peut apparaître. L'EQUILIBRATION OCCLUSALE POST-ORTHODONTIQUE Faut-il procéder à une équilibration occlusale. la pente incisive concourt au maintien ou non de la correction d'une supraclusion. 96«) -> occlusion de classe III canine. ou reprise du traitement si le patient l'accepte. M. langue. de préférence les premières molaires inférieures . b) Récidive de supraclusion : selon le degré de récidive. d'émettre un pronostic favorable de stabilité. — récidive majeure (adultes) : extraction d'une incisive et réalignement (v. — la mobilité dentaire à la fin du traitement actif. 186). qui se réorganisent lentement après correction d'une rotation. Ce sont les 10 % restant qui posent problème. • Les causes des récidives : de nombreux facteurs peuvent être incriminés : a) facteurs fonctionnels et posturaux : lèvres. B. — récidive moyenne : usure des faces proximales et pose d'attaches collables pour parfaire l'alignement (v. sans signification particulière.Equilibration occlusale post-orthodontique Rotation d'unité dentaire. au début du traitement. après un traitement orthodontique ? le débat n'est pas clos. L'environnement musculaire montre une bonne adaptation aux nouvelles formes maxillaires. p. — les forces mésialantes. • Pathogénie : plusieurs éléments biologiques sont à prendre en considération : — l'adaptation ou non des structures aux nouvelles conditions anatomiques . c) Récidive d'infraclusion antérieure : -^ renouvellement d'une rééducation des fonctions . sur bague (ou sur gouttière) . a) Récidive d'un encombrement incisif inférieur : — récidive mineure : sans signification particulière . — récidive du traitement d'une prognathie inférieure. • Attitude thérapeutique en face d'une récidive : elle dépendra du degré de récidive. • Pronostic : il est difficile de mettre en évidence des facteurs permettant. dans 90 % des cas (J. myothérapie . — les modifications de l'angle plan mandibulaire/ plan bispinal sont instables. Il semble bien qu'il n'existe pas de rapport entre récidive et traitement avec ou sans extraction (v. b) facteurs liés à la croissance : rythmes de croissance différents entre certains éléments de la face : — encombrement tertiaire (p. 75) . — glossotomie éventuelle . 22) . 165). — chirurgie orofaciale. de canine à canine inférieures . de taille normale et haut situés et port intense d'une F. b) Récidive du traitement d'un cas de classe III : — extraction de dents inférieures. — chirurgie oro-faciale. p. entraîne la récidive. au niveau de certaines structures craniofaciales (v. — traitement mécanique. due à l'élargissement de l'espace desmodontal . fig. — la modification continuelle de la denture au cours de la vie . en rapport avec une D. joues. Philippe). — supraclusion incisive . d) facteurs tissulaires : l'étirement des fibres 201 supracrestales. au moment de la puberté. Exemple : récidive d'une proalvéolie ou d'une béance antérieure due à une pression linguale importante. Même si le résultat obtenu en fin de traitement actif est proche de l'idéal. — les rythmes de croissance différents.

très fréquemment décelables. en denture mixte ou adolescente. orthodontistes. Prématurités localisées à certaines dents : l'orthodontiste doit équilibrer ou faire équilibrer l'occlusion de ces cas. etc. . La première phase orthopédique très précoce. permet l'amélioration de Fhypoplasie du pré-maxillaire (enfoncement canin) et de l'occlusion inversée unilatérale. O. prothésistes. il persiste un décalage de + de 1 mm entre la relation centrée et l'I. pour éliminer des interférences occlusales mineures.202 Traitement des anomalies orthodontiques c) après traitement orthodontique. entre R. L. orthopédiques et orthodontiques. et I. R. Une disjonction peut être également effectuée. orthophonistes. M. C. systématiquement une équilibration occlusale postthérapeutique.. trois à quatre mois après la dépose des dispositifs de contention. Une chirurgie esthétique des lèvres pourra également être prévue ainsi que la pose de greffons au niveau de la fente maxillaire — greffons dans lesquels pourront être déplacées les dents — et qui permettront une réhabilitation prothétique meilleure. agénésie. si nécessaire. M. APERÇU DU TRAITEMENT DES FENTES ET FISSURES LABIALES OU PALATINES Le traitement des fentes et fissures labiales ou palatines relève d'équipes spécialisées et pluri-disciplinaires — chirurgiens. : b) lorsque les dernières molaires n'ont pu être incorporées dans le dispositif multi-attaches (dents de 12 ans et dents de sagesse) et qu'elles présentent des prématurités importantes. chez le nourrisson est destinée à agir sur les fragments maxillaires déplacés vers le plan sagittal médian (fissures ou fentes maxillaires) (v. pourront être équilibrés sans passer par un articulateur. Au cours de la phase orthopédique tardive. Les cas présentant une concordance en fin de contention. p. Cette rééquilibration sera exécutée. programmées suivant un véritable calendrier. Entre ces deux extrêmes. C. à l'aide du masque de Delaire. Les problèmes dentaires — ectopie. le déplacement vers l'avant de l'arcade maxillaire. pour la correction de l'endognathie bilatérale. jusqu'à la fin de la croissance. a) lorsqu'en fin de traitement. chez l'adulte : et cela systématiquement. C. on peut tenter de définir les situations dans lesquelles il est préférable de pratiquer des meulages sélectifs. . particulièrement du côté non travaillant . malpositions et malocclusions résiduelles — seront traités dans un dernier temps à l'aide de dispositifs fixes multi-attaches ou multi-bagues. 115). Il comporte des séquences chirurgicales. à condition de pouvoir suivre le patient.

J. L. : Current orlhodontics. F. American Journal of Orthodontics. 1977. Consulter également : La Revue d'O. Saunders. Prélat. E. CHÂTEAU. Maloine. P. : Clinical Orthodontics. Prélat. et coll. M. Ricketts (En cours de parution). M. en 2 volumes (bases fondamentales et clinique) en collaboration avec de nombreux auteurs. D. : Orthopédie dento-faciale. PHILIPPE. 1978. 1975. soc. H. and NEUMANN. Concepts and techniques. J. 1974. GRABER. : The activator in intercepthe orthodontics. . Prélat. diagnostic et thérapeutique orthodontique. : Abrégé d'anatomie dentaire (comporte deux chapitres sur les phénomènes de dentition et sur l'agencement des arcades dentaires). : traduction de NODIOT. P. Hoeber. GRABER. : Céphalométrie. VOrthodontie française. Revues : The Angle Orthodontist. : Removable orthodontie appliances (nombreuses figures).. En 2 volumes. TWEED. VOrthodontie française. R. Masson. 1980. Ouvrages à consulter en anglais : ENLOW. A. T. : Céphalométrie et orthodontie. Parution trimestrielle. C. Mosby. D. parution annuelle de la Société française d'Orthodontie. et HILGERS. GUGINO. Rapport d'Olivier MAUCHAMP et coll.. M. Saunders. LAUTROU. J. J. 1972. B. : Des principes et une technique (la technique du Dr RICKETTS. A. 1966. J. 1973. une présentation originale).BIBLIOGRAPHIE Ouvrages à consulter en français : ADAMS. Bull. MULLER. Mosby. en 3 volumes. LANGLADE. 1966. C. 1981 : L'orthodontiste face à la chirurgie. Les appareils orthodontiques amovibles (étude et construction).. Plans de traitement en Orthopédie dento-faciale (Cet ouvrage présente une synthèse des conceptions de l'auteur). H. 1980. R. : Edgewise orthodontics. Prélat. BENCH.D. M. : Handbook of facial growth (nombreuses illustrations). 1975. THUROW. C. C. J. : Traduction d'une série d'articles sur « la thérapeutique bioprogressive » de Ricketts. HARVOI. 1975. 1980. J. Mosby. T. Prélat. depuis 1967.

157. 87. 73. Bumper. 169. 196. T. Apposition. 163. Angle AB. APERT. BAUMRIND. Antémandibulie. Arcs. 59. 12. 158. 174. Base du crâne. 149. 148. 202. — HvTÏÀ. BENCH. 2. 95. — de prémolaire inférieure. 75. Arcs linguaux. B Amygdales. 146. 187. 32. 128. — fonctionnels. BJÔRK. 163. 36. 106. 175.. . BOUVET. 83. — labiale. — fonctionnelle. 158. Bionator. 176. 23. Biomécanique. 175. 91. 142. 80. Brachygnathie maxillaire. 102. 148. Axe facial. Belladénal. 125. Arc lingual collé. 58. 6. 151. Bracket. 158. 145. 183. BOGUE. 71. 195.. 63. 53. 102. 37. 200. 169. 96. 87.maximum. — orthopédiques. 176. 154. 46. 148. 184. 136. 103. 83. — morphologiques. Aeencement intra-arcades. 74. Bilan orthodonlique. 56. — céphalométriques. 148. 146. Bihélix. 20. — ÎMPÂ. 182. 157. — mandibulaire. 34. A. 26. 182. 163. 107. BlEDERMAN. 124. — fonctionnelles. 61. 176. 174. 85. 103. 1. 163. — montante (ou ramus). Arcs idéaux. 151. — palatins. 200. 17. Activateur. 48. Anatomie céphalométrique.. 12. 61. Articulation. BRUNNER. M. 168. Ankylose. 120. 106. — squelettique. 105. G. 179. 113. Agénésie. 173. 108. 54. ANGLE. 103. — du sens antéro-postérieur. 60. 141. 100. 104. — antérieure. 118.). Branche horizontale (ou corps). 156. 123. 158. 151. Age dentaire. 104. Biprotrusion. Axe de croissance. 8. 156. 186. 162. 156. 58. 62. 57. 84. 146. 150.. Biométrie. — transpalatins. 164. 179. — du sens vertical. 63. 148. Ancrage. 61. 133. 67. 23. 185. 85. 117.. Appareils amovibles mécaniques. 85. 117. Biproalvéolie. 49. 190. 121. 103. 84. 159. 171. 83. 88. Attaches collées. 47. 113. 114. 3. Bagues. 117. 178. 155. ALTOUNIAN. Ballista. — typologiques. Béance. 52. 65. 120. 17. 163. — d'incisive latérale supérieure. 84. 53. 92. BAIXARD. 177. 96. Arcades dentaires. 1. 170. 181. . 75. 175. BARON. 22. 183. 164. 95. 34. Approfondissement. 191. 62. 97. — facial. 146. — osseux. 56. — couronne-racine. 108. 169. 110. 192. 196. — médian. BEGG (méthode de . 56. 119. 100. 59. 119. — externe. 100 — ÂlvB. 103. 70. ANDRESEN. Anomalies alvéolaires antérieures. 175. 109. 124. 130. Arc de base. — de divergence. 148. — du sens transversal. — FMA. Axiale. 119. 35. 71. 140. 85. 189. 170. 121. Bull-loop. 83. Basion. Bourgeon latéral.). 82. 23. 84. — torque. 143. — facial. 68. — dentaires. 188. 44. Analyses dimensionnelles. 68. 71.. 58. BURSTONE (méthode de .INDEX ALPHABETIQUE A Abrasion. 33. 18. — latérale. 109. — orthodontiques.

80. 154. SLARK (technique de. CHABRE. 148. 137. 88. Dossier orthodontique. Dénudation. 198. M. Célestin. — apparente. Désocclusion postérieure. . 88. 89. 58. 170. 123. 190. Contention. 177. — postérieur. 182. C. 88. 177. Convexe. 32. . 16. 183. 108. 195. et I. 194. 179. 38. 36.. 185.. Crochets. Céphalogramme. 4. Empreintes. 163. 178. 98. 44. 185. 36. 200. 32. 43. 131. 124. 35. Disjoncteur. 36. 111. 23. Coudures radiculaires. CAUHÉPÉ-FIEUX. 137. actuelle. EDGEWISE. 124. 89. D. Criss-cross. 69. D. 32. 75. 33. 10. 86. 118. 196. 119. 125. 191. 9. M. D. 188. 118. — incisif.II. 184. D. — maxillaire. 105. 160. 90. 144. 120. 100. 108. — isotonique. DAWSON. 95. 54. 16. 95.. — de WILSON. 92. 185.. — incluses. 95. — III squelettique. Endoalvéolie. 145. 135. 72. 75. 128.I I . 183. 192. 123. E Écart-type. 79. 160. — mixte. Caries. Dysmorphose. 78. 82. 145. Centre de résistance. Courbe d'arcade. 200.). Courbures. 90. Concave. 173. 160. — du troisième ordre. 91.206 Index alphabétique des matières Criss-cross. Enclavée. — d'occlusion. — mandibulaire. 199. 28. division 1. 69. 199. 83. 173. ELGILOY. Convexité cutanée. — temporaire. 36. Craquements. 13. 45. 10. Dents de sagesse. -prévisible. 7. Endoanathie bimaxillaire. 14. 158. . Corrélation statistique. 83. 40. 76.. 92. 103. DENHOLTZ. 42. 185. 184. 130. Coalescence. 23. 140. — latérale. Coopération. — surnuméraires. Céphalostat. 62. 34. 56. 7. — passive. Dérive mésiale. 124. 36. — naturelle. CHÂTEAU. — maxillaire. 100. Condyle. 28. 136.). Cavité glénoïde. Dysfonctions. 17. 195. Dimension verticale. Égression. 189. 97. Centroïde. 190 — II. . 38. 170. 170. 80. 83. 20. 118. 35. — molaire. Cisfrontal. 37. — de SPEE.. • Chirurgie oro-faciale. 124. 78. 57. 155. 84. — primaire. 82. 125. Correction céphalométrique. — squelettique. 28. 76. 36. — asymétrique. 99. 77. 176. Ectopie. 39. 83. 28. 192. 34. 84.I I . Dépulpation. 120. 72. 13. 178. 168. 147. — orthodontique.). 12. 25. Cavalier. — adulte. C. 74. 26. 76. — III. DELAIRE. Canines (extraction de . 7. — incluses. 45. 111. Consultation orthodontique. Couple. D DAUTREY. — adulte. 37. 24. 115. 184. — postérieure. 24. 118. 181. Déficit d'espace. 99. 99. — mandibulaire. — d'ADAMS. 180. — II. 11. 174. 177. 4. Crêtes proximales. — de rotation. Denture adolescente. Encombrement. 34. 135. 60. 183. Échantillon.. 111. 174. 77. 200. 172. 202. 69. 67. 71. 150. 165. Diastèmes de BOGUE. D. 166. 147. Classe I. 62. 178. 191 — II squelettique. Compte rendu. 118. 197. inverse. 187. Dentition. Crédit d'espace. division 1. 160. — du deuxième ordre. Contraction isométrique. 199. 163. 192. CROUZON.. . Classification de BALLARD. Corticotomie. — supplémentaires. 158. 141. — du premier ordre. 196. 182. 68. division 2. 13. 159. 108. — II thérapeutique. 107. 182. Diastème. Chéiloplastie. 7. 103. 163. 75. Classification d'ANGLE. DE COSTER G. 27. 61. Croissance. 137. Coroné. Dysharmonie dento-maxillaire. 195. 27. — III thérapeutique. 118. Déglutition. 9. 105. face courte. division 2. face longue 92. — radiographique. 161. Décalage entre R. 43. 126. 3. 72. 15. 129. Dolichognathie. — staturale. — active. 195. Déviation des milieux. 68. 167. 201. Deuxièmes molaires (extraction de . 27. 159.. 146. 69. 124. 78. 107. 76.

68. 183. 195.. 114. 128. Équilibration. 40. 67. G •*RLINER. 97. 165. 177. Husion. 123. 153. 167. — pilotées. Hypercorrection. 157. — courte. 48. 185. 201. Hi-pull. 79. 169. 162. 142. 53. Hyalinisation. 84. 111. 188. 202. HAWLEY. — antérieure. 52. 103. 183. Espace de dérive mésiale. I— immunitaire. 180. — partielle. Extractions. 48. 103. 44. Incidence axiale. — kératinisée. 139. 79.lingual. 196. — latérale. 169. Hirax. 114. 54. 67. D. 149. 118. 128. 29. 160. V. Interlandi.. 169. 34. 51. 122. | — extra-buccales sur gouttière. Guidage antérieur. Éruption. 181. 178. 113. 25. Hypoplasie de l'émail.). 25. 57. 196. 85. 196. 96. Head-gear. 119. •— extra-buccales sur bagues. — libre. 26. 179. 191. 47. •ront. 170. 109. — verticale postérieure. 149. 199. 196. 140. 79. 178. 121. M. Génioplastie. Hormones. 165. Insuffisances verticales des maxillaires. 100. 151. — multiples. 75. •smination. 133. 189. 112. 51. •FONTENELLE. B. — ventilatoire. Inclusions. 182. E. Fonction anti-gravitaire. 107. — inférieures. Instruments de musique. Génétique. Éversion de la lèvre. 25. Hyperpropulsion mandibulaire. 125. [Force optimum. 181. 117. 195. 53. 135. 190. Ingression. 32. Excès verticaux des maxillaires. 72. H Hauteur mandibulaire. 183. 41. INGERVALL. 94. M. 140. 122. — palatines. 108. 129. Etio-pathogénie. 145. Fissures labiales. Hypoplasie maxillaire. Immunologie. 96. Hypomochlion. 199. 114. 111. 156. 177. 1 — longue.. 147. 197. 181. IFonctions. 79. 51. Gouttière de positionnement. 48. — chirurgicale. 46. — dirigées. — de dents adultes. Hétérotypie. (INGERVALL). — bimaxillaire. 148. 190. 177. — moyenne. 165. GUDIN. 201. 101. 41. — nécessaire. 54. 195. 61. 150. 193. 140. 111. GUGINO. 67. — mandibulaire postérieure. Incidences. 51. 113. 123. 43. 44. 39. 182. 92. 141. 120. 14. — de l'éruption. M. 129. Examens complémentaires. — de profil. 113. 123. 202. 84. 166. 100. 146. 120. 61. 95. 15. 125. Hypercondylie. • . . Harcation. 176. Expansion. E. — disponible. 185. 109. 121. 117. 27. I. Facteurs fonctionnels. 202. 105. 32. ! — labiomaxillaires. Incision. 132... 26. 13. Exognathie.Index alphabétique des matières Engramme. 177. 113. 186. 196. 27. 109. 42. 70. 202. 170. Hérédité. (Forces directionnelles. — occlusale. — totale de la face. Ensellure nasale. • o r m e s maxillaires. 33. 107. • r o n d e occipito-mentonnière. 48. 146. 39. 92. Incisives (extraction d' . 7. Expansion. 85. 43. 196. Intercuspidie maximale. 122. 1 Iatrogène. 48. 123. 62. 82. V. 151. — de face. 113. 53. • ourreaux linguaux. 68.. 111. F Face. Hypotonicité. — (incidence de . Grille anti-langue. 83. 60. 6. HOTZ. Glossotomie. 67. 178. 95. 201. — maxillaire postérieure.). 156. 5. Étage inférieur. Euryprosope. 150. 179. GUÉRIN. 87. F. 61. — sériées. 174. 103.. I. Gression. 51. Infraclusion. 177. — vasculaires. — de D. 113. 179. — supérieures incluses. — maxillaire. 150. 15. 194. • r e i n de la lèvre. 169. 202. 202. 201. 144. 178. 178. 191. 48.i n t r i n s è q u e s . •—extrinsèques. 120. 65. 195. — de croissance. 51. 98. 45. 119. Esthétique. 51. 144. Irradiation. 188. Indice de proportion facial. — moyen. 207 Gencive attachée. Engrènement. 108. 115. 150. 95. 125. 189. Germectomie. Génotype. Greffon. 19. 123. Fentes labiales. 84. Estimation esthétique. 183. 128. Excursions. 112.

42. Mimique. 13. 106. 47. 57. 123. Microdontie. 58. X. 22. 14. 64. 48. Parodonte. — primitive. 191. Mandibule. M.. 60. Pic décroissance. . Phonation. N NANCE. Ostéoblastes. Lignes esthétiques. 19. Moment. 86. Menton. Musculature labiale. 61. 83-85. 124. 177. 3. 124. 51. — primaire. 123. Latéro-glissement. 69. Panellipse.. 9. 27. 187. 114. Parafonctions. 176. 121. Photographies orthodontiques. MONTEIL. 196. 93. 106. Pique-langue. 199. 167. 34. LEFORT. 39. Ostéotomie. 41.. Myothérapie. 142. OBWEGESER et DALPONT. 94. 39. 123. — statistique. 102. Palpations. 154. 167. Linguoclusion. Périmètre d'arcade. — inversée. 62. — de FRANCFORT céphalométrique. 160. 45. . 8. MULLER. Perte d'ancrage. 166. 117. 97. 64. — engrenante. Lame criblée. — antérieure inversée. 49. 115. H et L. 201. 89. 168. 65. Na vertical. 179. 42. — des arcades dentaires. 182. 92. 15. 184. 58. Milieux incisifs. 39. 174. 48.. 46. Malocclusions. Moyenne. 123. 104. 7. 47. 179. A. 65. 59. 122. Orthodontie. 9. Olives auriculaires. 109. 25. 163. 193. 47. Micrognathie. Mode de croissance. 174. 16. 69. 92. Méthode bioprogressive. J Jig. — incisive. 56. 102. Ostéoclastes.. Neuro-musculaire. 10. Latéro-déviation. — dentaire. 57. 145. 99. Mésiodens. — facial. Latéro-gnathie. division 1. Ossification. 19. 62. 40. 48. — de superposition.. Panorex. Motivation. — condylienne. 65.. 56. 20. 158. Lésions iatrogènes. Overjet. 44. Pérennité. 106. 82. 16. — secondaire. 119. 97.208 Index alphabétique des matières Nivellement. Orthopédie dento-faciale.). 20. PECK et PECK (indice de. Marche mésiale. 41. 165. 174.. 41. 94. Pathogénie. R. Longueur d'arcade. 186. division 1 + D. 188. Phénotype. 58. 18. 4. 187. 45. NASION. 9. 20. Moyens thérapeutiques. Pente (sens statistique). 59. 167. — de la classe II. 29. 123. 33. Occlusion. MULLER. 148. 196.. Orbites. 11. 45. 40. Maturation. 58. 95. Ostectomie. 99. — enchondral. 198. 24. 22. 131. 189. 17. 102. 28. 12. 85. Lee-way. — facial cutané. Périoste. J. 159. 125. Plan bispinal. Pare-choc. O'MEYER. Orthotain. — du visage. R. Morphogénèse. D. 115. 79. 157. Plagiocéphalie. 169. 102. 9. Orthopantogramme. Ostéoïde (tissu. Largeur d'arcade. 22. 165. 64. division 2. 102. Mésioposition. 128. 42. 8. 159. 124. 46. Lasso.). M Macrodontie. 129. 187. — hyoïde. 8. 201. 158. Norma frontalis. 95. 197. LAMORLETTE. 42. — de membrane. 47. 57. 33. 44. 69. 102. 62. Nez. 47. 46. 11. 166. O OBWEGESER. 98. Leucomes. 13. 58. Odontoïde. 11. 197. Moulages. — de la classe III. 8. 8. 6. 167. PHILIPPE. 97. 124. 29. 68. 1. 178. — de la classe II. 187. — de la classe II. Os alvéolaire. 141. 5. 198. — de FRANCFORT anthropologique. 92. P Palais secondaire. 90. 102. 56. 164. 33. Masque de DELAIRE. 121. 121. 102. Lèvres. H. Norma lateralis. 123. 61. Langue. 192. 181. 56. 160. 5. 39. Norma axialis. — segmentaire. 108. Normalité. 39. 193. 119.. 90. L Lambeau. 1. 53. 131. Overbite. 27. 15. 178. 183. 96. Mortification. — de FRANCFORT cutané. 188. Ligne SN. 48. Leptoprosope. 58.

57. S Sadam. 15. 60. 65. — d'occlusion de DOWNS. 74. Pogonion. Prognathie inférieure. RICKETTS. 33. Pronostic. Prochéilie. 124. 44. 32. Profil. 65. 183. 40. 130. 130. Réflexe myotatique. 14. — inter-arcades statiques. — molaire et prémolaire. Réimplantation. 82. 10. 56. 115. 32. 59. Plaque-base. — (3 pièces). Résorption. 108. 42. 13. Préjudice esthétique. 195. 82. Porion osseux. 17. Recouvrement. 166.. Propulsion forcée. 75. 12. 195. 61. 58. Standards. 48. 186. 187. Relations d'arcades. 158. 31. Posture cervicale. 184.. 33. 209 — ptérygoïdien vertical. 182. Set-up. 110. SCHULHOF. 98. 170. 32. 177. 17. Point d'enregistrement. V. 65. Prémolaires (extraction de .. 80. 52. 95. Relation centrée. Retard d'éruption. 202. 62. 33.. 110. 59. 187. 124. 84. 112. 128. Sésamoïde. Protection canine. 128. 133. 160. 83. 79. 82. Rythme de croissance. 45. 29. 18. 202. 64. 33. Rééducation. 120. Réinclusion. 107. 170. 120. Points cutanés. 16. 121. — de superposition. 120. 73. 57. 44. 130. 61. 121. 200. Prématurités. — inférieure. 57. 65. 170. Prothè'se. 47. 90. T. 32. 64. 106. 32. Rétrognathie. 92. 185. Solutions de compromis. 179. 201 Ptérygoïdien externe. 138. P.Index alphabétique des matières Plan mandibulaire.remières molaires (extraction de . Q QlIINTERO. 138. 40. — d'occlusion. 41. — inter-arcades cinétiques. 163. — inférieure. 132. 82. STEPHENSON. 93. 189. Récidive. — mandibulaire antérieure. 129. 64. . 51. 177. Sillon labio-mentonnier. STEINER. 185. — de groupe. 65. 29. SCHUCHART. 70. 45 (voir concave et convexe). Rétro-alvéolie. 115. 102. 148. 43. 112. 48. Ressorts. Proglissement. 32. — directe. 7. Repos physiologique. 186. 22. 53-55. 80. 51.. 182.g i n g i v a l . 139.. 155. 64. Proalvéolie. 64. 73. 97. 43. Simulation. Rhinolalic. 35.terminal. — occlusales. — panoramiques. — occlusale. 24. 83. I 24. RlEDEL. . 44. 185. 144. 109. Sinus. 92. 182. Sourire. 85. 182. — cutané. 80. 195. Prévisions de croissance. SCHWARTZ. Recouvrement incisif. — sagittal médian. 82. 138. 64. 43. Procidence du sinus. 182. 153. 159. — indirecte. 137. 85. 183. 32. Règles et croissance. 48. 78. 7. 119. 32. Stade de croissance. 104. 158. 17. 58. 79. 182. 103. 77. 59. — supérieure. — osseux. — supérieure. 81. 183. 14. 130. P. Quad'hélix. 67. 136. Prognathisme facial. Rampes de SCHWARTZ. 62. 105. 124. 197. 189. 33. Prédiction. 182. 77. Rhinoplastic. 58.). 53-55. — supérieure. Rhizalyse. 65. Proportions faciales. 74. 82. 44. 34. Préparation d'ancrage. 102. 81. 157. 62. 32. 61. — coronaire. 14. Processus palatins. 127. 93. . 40. Radiographies « long cône ». — édenté. Rétrogénie. 137. SIMPSON.. 62. 192. — inférieure. Psychologie. 145. 128. 80. 167. 46.). 111. 41. 160. 99. 126. REITAN. 176. — céphalométrique. 65. 183. 139. — dentaire. 61. 33. 172. 117. — transfrontal.. 121. 56. 108. 147. R Radiographie de la main. 105. 13. 105. 57.). Stabilité. 32. Rotation. — supérieure. 176. Prémaxillaire. Plans horizontaux. Ramus. 61. 121. Rétrochéilie.). 106. 173. — inter-arcades. Pression (zone en . 58. 193. 129. 107. — inférieure. — d'occlusion fonctionnel. — d'occlusion de RICKETTS. Réflexes nauséeux. 182. — (incidence de .. 130. 95. 43. 112. 64. 35. 111. 59. 182. Résorptions radiculaires. Simulations de croissance. Progénie. Propulseur. 200. 151. 87. — supérieure. 146. 147. 60-62. 130. 58. 32. — mandibulaire postérieure. 1. 97. — céphalométriques. — cisfrontal. 108.

21. Voile du palais. 153. 97. 195. 201... 68. 49. 99. Voûte palatine. 87. 84. Synchondroses. — inter-maxillaires. Tip-back-bends. 84. 136. 39 à 42. 165. 126. V Végétations adénoïdes. 106 . 82. 92. VIENNE. 102. Tractions inter-maxillaires. 151. 165. 165. 13. Trois pièces de CHÂTEAU. 183. 159. SVED. 39. 183. 33. Torque. 95. 107. 150. Straight-pull. 94. cleat. 16.h a u t e . Troisièmes molaires (extraction des. 63. 21.. 140. 118. 26. T. 39. T Taux de croissance. 199.). 185. . 46. 86. 193. 113. 92. 186. 145. 53.210 Index alphabétique des matières Traitement tardif. Volet lingual. 192. 190. Visage. 180. 58-60. 70. 15. 28. 64. 148. S. 74. W WASSMUND. 161. Vérin latéral.. 22. 148. 154.. 60. 20. 184. 62. 169.n a s a l e . 88. 151. Sutures. 43. 140. Tonicité. 200.. 33. 106. . 22.. 135. 121. 54. 159. Techniques d'examen. 99. 130. 150. TRIDON.). Symphyse. 64. Theuveny. 60. 42. — radiculaire. T. — locales. 153. 51. P. 123. — maxillo-palatines.). 97. Traitement précoce. X Xi (point. — moyennes. 82. — coronaire. Transposition. 162. 62. TWEED. M. 51. WILSON. Version. 193. 150. 150. Superpositions. 196. — buccale. 183. Ventilation. Transfrontal. 100. 76.. 182. — mandibulaire. — de profil. 119. 177. Typologie faciale. Stomion. V. 63. Térabite. 175. 2. O. 86. 118. 154. — d'ensemble. 57. TUCAT. 47. Surfaces d'appui. M. I. 67. 162. Tonus musculaire. 72.). 152. Syndesmoses.. 151. 131. . 67. 138. 83. 119. 20. 74.. T. 21. 21. 33. Type de croissance. 13. Translation. 118. 193. 189. 153. Surplomb.. 132. Syndromes cranio-faciaux. — multi-bagues. 27. T. 41. Tension (zone en . 20-23. 103. 64. U Usure des faces proximales. 139. Trois arcs (système. 138. 103. 119. Traumatisme. 111. 25. 199. Vestibuloclusion. 145. Succion. 24. 119. 201. Supraclusion. Traction basse. 63. 185. 150. Stripping. — multi-attaches. 185. 92. 106. Transcrânienne.Téléradiographies. Tooth-positioner. 61. 70. 111.

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