MANUEL D'ORTHOPEDIE DENTO-FACIALE

Francis BASSIGNY
Professeur à la Faculté de Chirurgie dentaire de l'Université Paris VII

avec la collaboration de PIERRE CANAL
Assistant à la Faculté de Chirurgie dentaire de l'Université Paris VII

MASSON
Paris New York Barcelone Milan Mexico Sao Paulo 1983

TABLE DES MATIERES
AVANT-PROPOS LISTE DES ABRÉVIATIONS -j iv x

Chapitre T. — Généralités Chapitre 2. — Notions de base Notions de biométrie Considérations génétiques en orthopédie dento-faciale Phénomènes de dentition. Morphogenèse des arcades dentaires. Établissement de l'occlusion. . . Phénomènes de dentition La dentition temporaire (7). La dentition permanente (7). Morphogenèse des arcades dentaires Agencements intra-arcades. Relations inter-arcades statiques et cinétiques en denture temporaire et adulte - Denture temporaire (12). Denture adulte (12). La croissance normale du massif cranio-facial Croissance générale et maturation Rythme de croissance (16). Maturation et croissance (17). Croissance cranio-faciale Moyens d'étude (18). Facteurs influençant la croissance normale de la face (19). Les différents types d'os au niveau cranio-facial (20). Croissance des éléments cranio-faciaux ' Le facteur neuro-musculaire . Les fonctions de la sphère oro-faciale ' L'harmonie du visage et de la denture Chapitre 3. — Le bilan orthodontique La terminologie : un langage orthodontique Objectifs (31). Conventions adoptées (31). Terminologie orthodontique (32). Les classifications d'Angle et de Ballard S La classification d'Angle y.La classification de Ballard L'établissement du dossier orthodontique La consultation orthodontique. Modalités pratiques L'examen clinique sans documents : première consultation (38). La prescription des examens complémentaires (43), La deuxième consultation et la.prise d'empreinte (43). La troisième consultation (44). Photographies (44). Radiographies panoramiques (44). Téléradiographies (46). Les moulages (48). L'interprétation du dossier orthodontique L'examen des moulages L'examen des photographies L'analyse des téléradiographies de profil L'anatomie céphalométrique (49). La typologie faciale et mandibulaire (51). Les analyses '>! céphalométriques (56). Les superpositions (62). Aperçu des procédés de simulation Le bilan orthodontique Méthodologie Récapitulation Chapitre 4. — Les anomalies orthodontiques Étio-pathogénie des anomalies orthodontiques Les anomalies dentaires

1 3 3 5 7 7 8 '12 16 16 18 20 24 25 27 31 31 35 35 36 38 38

49 49 49 49 64 65 65 65 67 67 68

vin

Table des inaltérés. Les agénésies Les dents incluses La dysharmonie dento-maxillaire (D. D. M.) La dysharmonie dento-dentaire (D. D. D.). Analyse de Bolton Les anomalies alvéolaires Les anomalies alvéolaires antérieures du sens sagittal La proalvéolie (80). La rétroalvéolie (82). Les anomalies alvéolaires antérieures du sens vertical Supraclusion (83). Infraclusion antérieure (ou béance antérieure) (84). Les anomalies alvéolaires latérales L'infraclusion ou béance latérale Les dysfonctions. Les parafonctions Les anomalies du sens transversal Les anomalies du sens antéro-postérieur Les malocclusions de la classe II, division 2 Les mésio-positions Les malocclusions de la classe 111 Les anomalies basales du sens vertical Les excès verticaux des maxillaires (109). Les insuffisances verticales des maxillaires (111). Tableau comparatif entre E. V. M. et I. V. M. (113). Les fentes et les fissures labiales et palatines Chapitre 5. — Le traitement des anomalies orthodontiques Notions de base Les principes biomécaniques des dispositifs orthodontiques. Le déplacement des dents et les réactions des tissus en orthodontie Notions de mécanique appliquée aux déplacements orthodontiques (117). La réponse biologique à une force orthodontique (120). Facteurs influençant le déplacement (123). Les objectifs de traitement Les différents objectifs du traitement (123). Objectifs occlusaux (124). Objectifs esthétiques (125). Innocuité (127). Pérennité à long terme (127). Objectifs particuliers (128). L'établissement du plan de traitement Que traiter ? (129). Quand traiter ? (130). Comment traiter ? (131). Les extractions de dents adultes en orthodontie Les appareils de traitement actif Les appareils amovibles mécaniques (136). Les appareils orthopédiques (140). Les techniques multibagues ou mufti-attaches (148). Les thérapeutiques non mécaniques La chirurgie Les principes de traitement des anomalies orthodontiques Le traitement des agénésies Traitement des agénésies d'incisives latérales supérieures (171). Le traitement des dents incluses Le traitement de la dysharmonie dento-maxillaire Les objectifs de traitement d'une dysharmonie dento-maxillaire (176). Les données du problème (176). L'évaluation du déficit d'espace global : D. D. M. prévisible (177). Les alternatives thérapeutiques (178). Le traitement des anomalies alvéolaires antérieures Traitement des proalvèolies (182). Traitement des rétro-alvéolies (182). Traitement de la supraclusion (183). Traitement des béances antérieures d'origine fonctionnelle (183). Le traitement des anomalies du sens transversal Le problème de l'expansion (185). Le traitement des anomalies du sens antéro-postérieur Le traitement des malocclusions de la classe II, division 1 (186). Le traitement des malocclusions de la classe II, division 2 (192). Le traitement des malocclusions de la classe III (193). Le traitement des anomalies basales du sens vertical Les lésions iatrogènes post-thérapeutiques La contention La récidive L'équilibration occlusale post-orthodontique Aperçu du traitement des fentes et fissures labiales ou palatines
BIBLIOGRAPHIE INDEX ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES

71 72 75 80 80 80 83 85 85 85 88 92 98 102 102 109 113 117 117 117 123

129 132 136 163 165 171 171 173 176

182 184 186 196 197 198 200 201 202
203 205

CONTENTS
Chapter 1. — Introduction Chapter 2. — Basic Principles Essentials of biométries Genetic considérations in orthodontics Dentition. Morphogenesis of dental arches. Development of occlusion Idéal construction. Static and kinetic arches relationships in deciduous and adult dentition. Growth and maturation of the craniofacial skeleton The neuromuscular factor Functions of the orofacial area Chapter 3. — Orthodontie évaluation Terminology: an orthodontie language The Angle's and Ballard's classification Establishing orthodontie records Interprétation of orthodontie records Orthodontie évaluation (or diagnosis) Chapter 4. — Orthodontie abnormalities and malocclusions Pathogenesis of malocclusions Dental abnormalities Missing teeth Impacted teeth Dento-skeletal discrepancy Tooth-size relationships'discrepancy Alveolar processes malocclusions Dysfunctions. Parafunctions Transverse malocclusions Antero-posterior malocclusions Vertical skeletal malocclusions Cleft lip and cleft palate Chapter 5. — Treatment of orthodontie malocclusions Basic principles Treatment objectives Planning the treatment Principles of treatment of malocclusions and dental abnormalities Rétention Relapse Post-orthodontie équilibration Essentials of cleft palate and cleft lip treatment
ALPHABETICAL INDEX

1 3 3 5 . 12 16 24 25 31 31 35 38 49 65 67 67 68 71 72 75 80 80 85 88 92 109 113 117 117 123 129 171 198 200 201 202
205

'.

-

S. : étage moyen de la face. : gouttière de positionnement (« tooth-positioner » ou « T. M. : dimension verticale.C. : vestibulo-lingual. A.I. : excès vertical des maxillaires.P.O.V. D.T.A. . P. F. I.D.F.M. : forces extra-buccales.D.P. : appellation américaine du terme français. D. H.F. : déviation standard. : antéro-postérieur. : dysharmonie dento-dentaire. G.I. : syndrome algo-dysfonctionnel de l'appareil manducateur.M. : intercuspidie maximale.L. R.M. : articulation temporo-maxillaire. : relation centrée. : croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation postérieure.D.LISTE DES ABREVIATIONS A. : croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation antérieure.M.D.P. T.A.S.D. »). U. : dysharmonie dento-maxillaire. E. E.M. D.V.V. : mésio-distal. : moyenne. F.M. R. : fronde occipito-mentonnière. D.I. E. : étage inférieur de la face.E.I. V. : hauteur de l'étage inférieur de la face.M.S. E.E. M. : tractions inter-maxillaires.C. : insuffisance verticale des maxillaires.A.B. R.M.

L'orthodontie a pour objet l'amélioration des positions des dents. L'ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE est une discipline ANOMALIE ORTHODONTIQUE : une anomalie ortho- de l'art dentaire qui a pour objet : — l'étude du développement de la face. en 1978. c'est-à-dire des modifications des bases osseuses. aux adolescents en cours ou en fin de croissance et aux adultes. que le terme « Orthopédie dentofaciale » est un synonyme acceptable pour « Orthodontie ». à plus ou moins long terme. comme une perturbation esthétique immédiatement perceptible. La définition suivante peut être proposée : les anomalies orthodontiques constituent un ensemble de variations dans la morphologie et les fonctions de la sphère oro-faciale. afin d'améliorer l'harmonie du visage et de la denture et de permettre un déroulement satisfaisant des fonctions. l'amélioration esthétique de la denture et du visage n'étant pas négligée. — l'analyse des anomalies de ce développement. des formes des arcades dentaires et de leurs rapports. On distingue des anomalies morphologiques : — anomalies dentaires : absence ou inclusion d'un germe. L'Association américaine des orthodontistes a décidé. Elle est perçue. un mauvais alignement de la denture. des dents trop en avant ou trop en arrière. — la correction de.GÉNÉRALITÉS • Définitions. des maxillaires et des dents. Elle s'adresse plus particulièrement aux enfants en période de constitution de la denture adolescente. Dans une optique préventive. et vice versa. par le profane. Toutefois. au sens statistique du terme . T. en fonction de la situation de la denture. ces anomalies. ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE ET ORTHODONTIE : en Europe. Elle s'adresse plus particulièrement à de jeunes enfants en denture temporaire ou en denture mixte. Cette dernière conception constitue probablement l'orientation future de l'orthodontie. Par exemple. la notion de normalité débordant le cadre strictement orthodontique pour rejoindre les concepts philosophiques. entraînant un préjudice esthétique et/ou fonctionnel. on peut également définir une anomalie comme ce qui risque de provoquer des conséquences défavorables. dontique affecte par définition la sphère oro-faciale. sur la denture. — dysharmonie entre la taille des dents et la taille des maxillaires. — anomalies des relations d'arcades. c'est-à-dire des modifications alvéolo-dentaires. M. — anomalies des structures osseuses : réduction ou augmentation de volume de l'un des deux maxillaires. ces deux termes prennent le plus souvent deux significations différentes L'Orthopédie dento-faciale a pour objet la modification de la forme ou des rapports relatifs des structures maxillo-faciales. dans les trois sens de l'espace. dans certaines conditions. le parodonte ou l'A. 3). ou encore des lèvres trop proéminentes. . Cette anomalie peut être également définie comme un écart par rapport à une normalité (p. chez un individu en cours de croissance des modifications orthodontiques peuvent entraîner des modifications orthopédiques. . jusqu'à 35-40 ans. dans les trois sens de l'espace.

langue trop volumineuse. par un effet d'interaction une accentuation des exigences concernant les critères de réussite d'un traitement. tendent à donner une base plus sûre pour la justification des interventions en O. A l'étude de ces anomalies orthodontiques. s'ajoutent les malformations congénitales (fissures et fentes labiales et palatines). d'augmenter les chances de rencontre et de promotion sociale. etc. en prothèse. D. recherchée en orthodontie. Elle peut encore retarder le vieillissement si l'enveloppe musculaire et cutanée est bien répartie. le rétablissement normal de certaines fonctions de la sphère oro-faciale — déglutition. F. en parodontologie. des anomalies fonctionnelles : — anomalies cinétiques des relations d'arcades.. L'une des caractéristiques des sociétés occidentales. le développement de mesures préventives. etc. à la correction de ses défauts. L'amélioration des fonctions de la sphère oro-faciale. La primauté accordée à l'individu a comme corollaire une grande attention apportée aux soins et à l'entretien de son propre corps et. de favoriser une meilleure insertion sociale. • Pourquoi corriger les anomalies orthodontiques ? L'amélioration de Vaspect du visage et de la denture. L'approfondissement des connaissances en occlusodontie. Le maquillage féminin. — anomalies des tissus mous : brièveté de la lèvre supérieure. Le rétablissement d'une fonction occlusale proche des conditions habituelles. vêtements. c'est la recherche d'une apparence esthétique plaisante. ce qui entraîne. anomalies d'insertion des freins. — anomalie d'une fonction oro-faciale : déglutition. ventilation. . L'amélioration esthétique du visage et de la den- . une implantation des dents dans de bonnes conditions parodontales.la suppression de certaines parafonctions sont autant d'objectifs fonctionnels poursuivis en orthopédie dento-faciale : ces améliorations devant favoriser l'absence de troubles et la pérennité du système manducateur. Toutefois. en dehors de sa fonction erotique n'étant qu'un des moyens d'atténuer certains éléments disgracieux du visage. — anomalies des rapports entre la base du crâne et les maxillaires : grands syndromes cranio-faciaux. parures. maquillage. que ce soit au niveau du corps ou de ce qui le recouvre. les séquelles orthodontiques des grands syndromes cranio-faciaux et les séquelles des traumatismes faciaux.2 Généralités ture. ventilation. etc. il ne fait aucun doute qu'un pourcentage important d'individus ayant une occlusion s'écartant de la moyenne et que le spécialiste considère comme devant être traités ne constitue pas un problème du point de vue de la santé publique. permet d'améliorer l'image de soi. éventuellement.. phonation. défauts parodontaux.

A partir d'un échantillon pris au hasard. population d'enfants de telle tranche d'âge. F. Les caractères étudiés sur les différents échantillons peuvent être qualitatifs ou quantitatifs. normalité. Les méthodes de calcul et l'interprétation des résultats seront différentes suivant la dimension de l'échantillon : les petits échantillons ont moins de chance de déceler une faible différence. La normalité d'un caractère est définie à partir d'un échantillon représentatif d'une population constituée par un groupe de référence (groupe humain de telle ou telle race. L'intégration de ces données fondamentales dans le champ des connaissances d'un praticien compétent en orthodontie est une nécessité. d'autre part. il reste à préciser une marge de variabilité. etc.). le praticien est appelé à comparer la variabilité d'un caractère par rapport à ce qui est considéré comme normal. afin d'en déduire des conséquences thérapeutiques. « une simple affaire d'appareils ». Population. Cet échantillon peut. Les caractères qualitatifs ne permettent que l'étude de pourcentages. échantillon. ou un petit échantillon si l'effectif est < 30. Cette démarche implique la connaissance de notions de méthodologie statistique. pour un échantillon pris au hasard (population normale) et des individus présentant un ou des caractères normaux ou anormaux pour un échantillon sélectionné. représentative de la normalité de la population étudiée. il s'avère nécessaire de sélectionner un échantillon. Cette sélection prend en compte des individus « normaux » et « anormaux ». Comme il n'est matériellement pas possible d'étudier un caractère particulier sur l'ensemble d'une population. . fait appel à des notions de base pour s'édifier en tant que discipline autonome. être défini comme un grand échantillon si l'effectif des individus n ^ 30. l'orthodontie n'étant plus. D. Il tient compte également des résultats des études selon lesquelles l'effet de telle thérapeutique est significatif à tel ou tel niveau. • Les différentes catégories de caractères. NOTIONS DE BIOMÉTRIE En orthodontie. soit par tirage au sort — il s'agit d'un « échantillon pris au • hasard » — ou bien constitué à partir de certains critères — il s'agit d'un « échantillon sélectionné » — par exemple : enfants présentant des agénésies d'incisives latérales supérieures. bien heureusement. au sens statistique du terme.NOTIONS DE BASE L'O. Définition : la biométrie est la science qui a pour objet d'appliquer les méthodes statistiques aux phénomènes biologiques ayant des caractéristiques mesurables. L'ensemble de ces connaissances doit faire partie intégrante du bagage intellectuel du praticien ou du spécialiste.

Elle présente une orientation privilégiée. Cela signifie que 51 % de la variabilité des caractères n'est pas liée par la corrélation. à l'intuition et à l'esprit d'observation du clinicien et du chercheur. Elle fournit la probabilité d'une liaison. à comparer les moyennes et les écarts-types des différentes mesures céphalométriques obtenues à celles d'individus présentant des anomalies orthodontiques. ce qui rend l'interprétation et l'utilisation des méthodes statistiques beaucoup plus complexes sinon aléatoires en orthodontie. r sera situé entre 0 et + 1 . il s'agit d'une corrélation positive. \b). — b) La droite de régression. Les indications données par les méthodes statistiques en orthodontie ne sont qu'un des éléments de la décision thérapeutique. Si cette corrélation négative n'est pas exactement proportionnelle r sera situé entre 0 et — 1. Toutefois. d'une façon relativement identique. CONSIDERATIONS GENETIQUES EN ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE Ce chapitre ne constitue qu'un bref survol des connaissances actuelles sur la génétique et ses relations avec l'O. Les moyens d'étude. la corrélation est négative. en céphalométrie (v. F. Il faut se garder de tout fétichisme mathématique. plus l'on pourra parler d'une corrélation hautement significative entre les deux variables. p. selon le promoteur de telle méthode. A titre d'exemple. — méthode des jumeaux : l'influence des facteurs génétiques a été analysée sur des jumeaux univitellins soumis à des facteurs d'environnement différents: — méthode des familles : la transmission des 1. « ne fluctuent » pas. un visage et une occlusion satisfaisante. r = pente de la droite. Les mesures biométriques permettent d'attirer l'attention sur un caractère présentant une variabilité marquée par rapport à la moyenne. Si les deux mesures ne coïncident pas. Ricketts définit la normalité au niveau de la denture comme une position que les dents doivent occuper pour être stables et en harmonie les unes avec les autres et avec toutes les structures anatomiques. le coefficient de corrélation r = + 1. logique de la transmission d'un caractère particulier dans une population (isolât protégé constitué par une population primitive ou sédentaire). Un coefficient de corrélation r de 0. La représentation graphique d'une corrélation est donnée par un nuage de points sur des coordonnées 5 FIG. 1. cartésiennes (fig. Cette information statistique nécessite d'être confrontée aux données empiriques.7 est habituellement considéré comme un minimum pour faire la démonstration d'une signification clinique. Par exemple. proches de l'idéal. D. Dans ce cas. l'expression « statistiquement significatif » ne doit pas être prise comme une relation de cause à effet ni comme une vérité indiscutable. Il n'existe pas « d'individu normal moyen » comme a pu le penser Quetelet en 1835 mais plutôt toute une série de types normaux d'individus. 56). l'utilisation de la méthode statistique revient à constituer un échantillon sélectionné d'individus dits « normaux » présentant. recèle une multiplicité de facteurs qu'il est parfois tout à fait impossible de n'envisager qu'à l'aide de méthodes statistiques. ce qui signifie que 100 % de la variation observée est fonction de la liaison entre les deux variables étudiées. Plus le coefficient r est proche de J.Considérations génétiques mesures peut être rigoureusement proportionnelle. mais le sens clinique intuitif ne doit pas être supplanté par des considérations non déterminantes. en orthodontie. Recherches sur l'homme : — la génétique des populations : étude épidémio- . L'ellipse représente le nuage de points. Si l'augmentation n'est pas exactement proportionnelle. La notion de normalité. sensiblement égale àO. Ce coefficient mesure donc l'intensité ou l'indépendance de la liaison entre deux variables. Si l'une des mesures augmente quand l'autre diminue. on parle d'une corrélation nulle.

déterminé par la combinaison des allèles ou gènes. au moment de la fécondation. brachygnathie de la race vietnamienne. Modalités de transmission des malocclusions : la transmission se ferait selon un mode polygénique.) et ceux en rapport avec les traits de la lignée familiale. 22). du caractère « prognathe inférieur » dans la famille des Habsbourg. la dotation génétique des os est l'élément essentiel de leur formation et de leur croissance.6 Notions de hase L'hérédité des comportements neuro-musculaires : la mise en évidence d'une influence héréditaire est particulièrement délicate et la réalité en est discutée. — La transmission des informations données par les gènes se fera à trois stades successifs de la formation de l'être vivant : — au moment de la différenciation cellulaire (embryogenèse). 2. étudiée paire par paire. Au niveau alvéolaire : il est difficile de déterminer l'influence respective des facteurs héréditaires et des facteurs d'environnement. Expérimentations sur des mammifères inférieurs : des manipulations génétiques sur des animaux à reproduction rapide (souris) ont permis d'analyser le mode de transmission de différentes structures osseuses. Le modèle de la lignée familiale permet de reconnaître dans un individu les traits de chaque ascendant. par exemple) . Conclusion : le mode individuel de développement dento-cranio-facial a une base génétique. tout au long de la croissance. D'après Hunter. Il faut différencier les caractères correspondant à à l'origine ethnique (prognathisme facial de la race noire. — Les principaux caractères étudiés en génétique cranio-faciale concernent : — les caractères dentaires : les agénésies se transmettent suivant un mode strictement héréditaire.. telle la forme mandibulaire. — méthode des fratries : étude de la carte génétique des frères et des sœurs. les altérations de la fonction pourraient avoir un retentissement plus important au niveau antéro-postérieur que vertical. Circonstances d'apparition des traits génétiques : les traits génétiques dans la région cranio-faciale sont sujets à modification : un enfant peut ressembler fortement à l'un des parents dans le jeune âge et ne plus montrer une telle ressemblance à la fin de la croissance. — au cours de la morphogénèse des différents organes (organogénèse). — après la naissance. ne deviennent comparables à celles de l'un des ascendants qu'au moment de l'adolescence. Les stades de « l'expression génétique ». telle la prognathie mandibulaire vraie (transmission. Quelques définitions. par exemple. — les caractères cranio-faciaux : les os d'origine cartilagineuse (base du crâne) paraissent essentiellement sous la dépendance de facteurs génétiques. L'influence des facteurs génétiques sur le développement dento-cranio-facial. Cela conduit certains auteurs à ne pas chercher à corriger certaines anomalies orthodontiques en estimant que le comportement neuro-musculaire est héréditaire et ne pourra se modifier (position très controversée). Critères de variation : les corrélations les plus significatives s'observent au sein d'une même fratrie sans différentiation selon le sexe. Stewart et M. non limitée aux ascendants directs. Un trouble fonctionnel peut être en relation avec des facteurs secondaires mais l'hérédité des comportements fonctionnels peut se concevoir « dans le cadre d'un ensemble structural génétiquement déterminé » (Pellerin). il ne paraît pas justifié de tracer une frontière trop précise entre base osseuse et zone alvéolaire en fonction de leur modalité de développement. Le phénotype est défini comme l'ensemble des caractères morphologiques et physiologiques visibles d'un organisme vivant. grâce à des souches isogéniques (tous les animaux de l'échantillon sont génétiquement identiques). Le génotype : c'est l'ensemble des potentialités d'un individu. Les anomalies peuvent être transmises suivant les lois de l'hérédité et résulter de la combinaison non harmonieuse des gènes parentaux. sur un mode dominant. Toutefois. à l'aide d'anomalies particulièrement caractérisées.. Spcnce) une malocclusion puisse résulter d'une mutation au niveau d'un simple locus. La malocclusions orthodontiques a été étudiée par la méthode des familles. Toutefois. En conséquence. Seuls certains caractères héréditaires s'exprimeront dans les apparences du phénotype. bien que pour certains (R. Certains caractères génétiques s'expriment à des moments spécifiques : la taille et la forme du nez. <\ . de même que certaines dimensions ou formes dentaires . l'hérédité des dimensions verticales serait beaucoup plus constante que celle des dimensions antéro-postérieures. de même pour les lèvres (fig. Cette base génétique est retrouvée dans la lignée familiale.

Phénomènes de dentition. Morphogénèse des arcades dentaires. Etablissement de l'occlusion combinaison des traits du modèle familial peut conduire à une harmonie ou une dysharmonie des structures faciales, dentaires et dento-faciales. Dans

7

tous les cas, le modèle cranio-facial hérité (génotype) est sujet à des modifications en fonction des facteurs d'environnement, ce qui détermine le phénotype.

PHÉNOMÈNES DE DENTITION. MORPHOGÉNÈSE DES ARCADES DENTAIRES. ÉTABLISSEMENT DE L'OCCLUSION
PHÉNOMÈNES DE DENTITION
LA DENTITION TEMPORAIRE

• Le développement de la dent : l'éruption. La formation et l'éruption d'une dent comportent plusieurs stades : 1. Phase d'éruption passive : début de calcification de la couronne, puis achèvement de la couronne. L'apposition osseuse, au niveau des corticales, augmente la distance entre le germe et le bord basilaire, mais le germe ne s'élève pas. 2. Phase d'éruption active pré-fonctionnelle : au moment de la formation de la racine, la migration en direction de la crête d'arcade est plus rapide que l'apposition osseuse. L'apparition de la couronne dans la cavité buccale se produit après fusion de l'épithélium adamantin réduit et de l'épithélium buccal, dans la gencive attachée. 3. Mise en place fonctionnelle (en moyenne 3/4 de la hauteur radiculaire) : 1er stade : la racine n'est pas encore totalement édifiée, l'apex est largement ouvert. 2e stade : édification apicale complète. 4. Adaptation occlusale : en fonction des rapports établis avec les dents antagonistes. • Processus d''exfoliation des dents temporaires : la rhizalyse : 1er stade : résorption radiculaire de la dent temporaire, correspondant au début de la formation de la racine de la dent permanente sous-jacente. 2e stade : chute de la couronne résiduelle. • Position respective des germes et des dents temporaires: monoradiculées. — Le germe est situé en position apicale et linguale par rapport à la racine de la dent temporaire/la zone linguale de la racine est résorbée en premier, ensuite le germe se situe immédiatement en-dessous de la racine de la dent temporaire qui se rhizalyse sur toute sa longueur.

Cette période s'étend sur 5 à 6 ans à partir de la naissance. A la naissance, sauf exception rarissime (Louis XIV). aucune dent n'a fait son éruption. Jusqu'à 6 ans, les phénomènes de dentition sont intimement liés aux phénomènes de croissance des maxillaires qui vont modifier les arcades dans leur dimension et dans leur rapport. • Chronologie de Véruption des dents temporaires : apparition d'une incisive centrale inférieure vers 6 mois 1/2, en moyenne. Tout retard (ou toute avance, mais moins significativement) entraîne la plupart du temps, une évolution retardée de la denture permanente ; la lame dentaire de remplacement des dents permanentes étant histologiquement liée à l'évolution de la lame dentaire primitive, génératrice des germes temporaires, sauf pour les molaires. Vers 2 ans 1/2, l'ensemble des dents temporaires a fait son éruption. Cette denture de 20 dents sera fonctionnelle pendant 4 ans, jusqu'à l'apparition de la première dent permanente. • Développement poraires : des arcades dentaires tem-

Entre 2 ans 1/2 et 3 ans. les arcades temporaires sont entièrement constituées. Les dents présentent des points de contact par leur face proximale. Entre 4 et 5 ans, le développement rapide des maxillaires, en fonction de la croissance, entraîne l'apparition de diastèmes entre certaines dents.

LA

DENTITION

PERMANENTE

Cette période s'étend de 6 ans à 18-20 ans. Chronologie de l'éruption des dents permanentes

8

Notions de base

FILLES

GARÇONS

FILLES

GARÇONS

Ages moyens d'éruption dentaire avec un intervalle de variation d'un écart-type et d'autre de chaque moyenne (Hurme, 1949). In : LAUTROU A., Abrégé d'anatomie dentaire, Masson, Paris, 1980. bords libres des incisives centrales inférieures ou supérieures et les points les plus distaux des deuxièmes molaires de lait, en denture mixte (ou les points les plus mésiaux des premières molaires permanentes, en denture permanente). Cette mesure représente la flèche de l'arcade dentaire. Elle peut être faussée par une mésio-position unilatérale d'origine iatrogène. Le périmètre d'arcade dentaire : mesure de la courbe passant par les points les plus mésiaux des premières molaires permanentes, le milieu de la ligne d'arcade, latéralement, les pointes des canines et les bords libres des incisives (sans tenir compte des malpositions localisées).

MORPHOGÉNESE DES A R C A D E S D E N T A I R E S La morphogénèse des arcades dentaires s'étale sur une vingtaine d'années. Elle comporte des phases d'activité, au cours desquelles apparaissent des groupes de dents et des phases de stabilité sans modifications apparentes de la denture. Définitions. La longueur d'arcade : distance mesurée à un moment donné, entre un point médian, tangent aux

Phénomènes de dentition.

Morphogenese des areades dentaires.

Etablissement de l'occlusion

9

• Phase de denture temporaire stable : cette période dure environ 4 ans, j u s q u ' à l'apparition des premières molaires permanentes ou l'expulsion d'une incisive centrale temporaire. A ce stade, on note habituellement des diastèmes interincisifs (diastèmes de Bogue). L'absence de ces diastèmes est une présomption de dysharmonie dento-maxillaire. • Phase de constitution stable (fie. 3).
FIG. 2. L = longueur d'arcade. l.m. = largeur molaire. Le. = largeur canine. Courbe p à p' (en pointillés) = périmètre d'arcade.

de

la

denture

mixte

La largeur d'arcade 1. Au niveau des canines (1. c.) : distance mesurée entre les pointes cuspidiennes. 2. Au niveau des premières molaires (1. m.) : distance mesurée entre les cuspides centro-vestibulaires des dents de 6 ans.

Les

différentes

phases.

m Phase de constitution de la denture temporaire : cette période d u r e environ 2 a n s ; l'apparition de la première dent temporaire se faisant en moyenne entre 4 et 6 mois. Séquence habituelle : incisives centrales, latérales, l r e molaire, canines, 2 L molaire. Baume distingue deux types d'arcades temporaires : -- arcades de type 1 : elles présentent des diastèmes simiens entre incisives latérales et canines maxillaires et entre canines et premières molaires mandibulaires ; — arcade de type 2 : sans diastèmes simiens.

FIG. 3. — Phase de constitution de la denture mixte. Éruption des incisives permanentes (d'après SCHOUR et MASSI.ER, 1941). In: LAUTROU A.. Abrégé d'anatomie dentaire. Masson, Paris, 1980. a) Apparition de la première molaire permanente, remplacement des incisives temporaires par les incisives permanentes. Cette phase se situe en moyenne entre 6 et 8 ans. Le déficit d'espace pour la mise en place des inci-

Les étapes de la morphogenese des arcades dentaires (Demogé) :

Denture

Phases d'activité et d'inactivité Phase de constitution de la denture temporaire Phase de denture temporaire stable Phase de constitution de la denture mixte Phase de denture mixte stable Phase de constitution de la denture adolescente Phase Phase Phase Phase Phase de denture adolescente stable de constitution de la denture adulte jeune de denture adulte jeune stable - 2 e molaires évoluées de constitution de la denture adulte complète de denture adulte complète - 3e molaires évoluées

Denture temporaire

Denture mixte

Denture permanente

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Notions de hase • Phase de constitution de la denture adolescente : au cours de cette période, les canines et prémolaires permanentes évoluent. Cette phase dure en moyenne 2 à 3 ans. Elle se caractérise par : des séquences d'éruption très variées, des rythmes d'apparition parfois différents entre les deux maxillaires et entre deux hémi-maxillaires, des phénomènes de compensation qui peuvent se trouver modifiés par la séquence d'éruption. Parfois, la dent de 12 ans fait son éruption avant le remplacement des dents intermédiaires. Dans ce cas, les phases 5. 6 et 7 se trouvent réunies en une seule. Phénomènes de compensation dus à la croissance (fig. 4) : — sens sagittal : il existe une deuxième avancée des incisives, comparable à celle observable au cours de la phase de constitution de la denture mixte: — sens transversal (d'après Moorees) : . à la mandibule : la distance intercanine est fixée après l'éruption des incisives permanentes (D. S. ± 3 mm): . au maxillaire : augmentation de la distance intercanine. Compensation dentaire :

FIG. 4. — Phase de constitution de la denture adolescente. (In : LAUTROU. Abrégé d'anatomie 'dentaire. Paris. Masson, 1980).

sives permanentes sur une arcade dentaire trop petite sera compensée par trois mécanismes : — un mécanisme dentaire : utilisation des diastèmes interincisifs et des diastèmes simiens: • — une augmentation de la largeur d'arcade par une vestibulo-version accentuée des incisives permanentes par rapport aux incisives temporaires: — un élargissement dû à la croissance : augmentation de la largeur intercanine (3 mm) au cours du remplacement des incisives. b) Éruption de la dent de 6 ans : fermeture des espaces simiens : — arcades de type 1 : la dent de 6 ans inférieure se retrouve en mésioclusion (diastème simien inférieur plus important que le supérieur) ; — arcades de type 2 : rapport cuspide à cuspide des dents de 6 ans. Cette phase est particulièrement importante dans la constitution des arcades dentaires. Si un seul mécanisme de compensation ne donne pas le supplément de place nécessaire, les incisives permanentes présentent des malpositions et des malocclusions diverses. Séquence d'éruption : 1, 6, 2 à la mandibule; 6, 1, 2 au maxillaire. s Phase de denture mixte stable : cette phase dure de 2 à 3 ans, de la mise en place fonctionnelle des incisives permanentes au début de la mobilité des premières molaires temporaires ou des canines temporaires. Elle se caractérise par une stabilité dimensionnelle des arcades dentaires (période privilégiée pour les traitements précoces orthopédiques).

M = 0,9 mm par hémi-arcade, au maxillaire M = 1,7 mm par hémi-arcade, à la mandibule. Ce « crédit d'espace » constitue l'espace de dérive mésiale (lce-\vay-\J. S.). Cette différence est proportionnellement plus importante chez les filles. Utilisation du crédit d'espace : En moyenne, les premières molaires permanentes présentent, en denture mixte, des rapports de cuspide à cuspide ou une légère mésioclusion de la première molaire inférieure — ce qui correspond soit à un plan terminal rectiligne, soit à un plan terminal à marche mésial (fig. 5b). Après la chute des deuxièmes molaires temporaires, les premières molaires se déplacent mésialement. Cette « dérive mésiale » physiologique, plus importante à la mandibule, sera utilisée pour rétablissement d'une occlusion molaire de classe 1. Le périmètre d'arcade en sera raccourci d'autant, c'est-à-dire de 1,7 mm x 2, à la mandibule, en moyenne. Des malpositions mineures du secteur incisif pourront.

,

m) variance = a = . m = moyenne. On pourra retrouver fréquemment cette indication. E(JC . centrée autour de la moyenne et d'équation parfaitement déterminée (fig. on différencie des caractères contrôlés. D. + la = 68 % de l'échantillon. Il s'agit de représenter par un indice l'ensemble des écarts à la moyenne.4 Notions de base admis comme limite de la variabilité de la normalité. Elle correspond aux individus dits « normaux ». L'augmentation des . par exemple pour une mesure céphalométrique. • Les corrélations statistiques. Le mode correspond à la partie la plus haute de la courbe. effectués à partir d'expérimentations et des caractères aléatoires effectués à partir d'observations. Cette distribution peut obéir à une loi de probabilité dite « loi normale » représentée par une courbe en cloche ou courbe de Gauss. Dans le cas d'une loi normale. n 3. n La moyenne est tout à fait insuffisante comme élément d'information. dans le cadre d'une loi normale. Il s'agit d'une moyenne arithmétique : x m——. S. en anglais). ou S. L'écart-type : la racine carrée de la variance est appelée l'écart-type ou déviation standard (D. La nature éventuelle d'une liaison entre 2 caractères quantitatifs découle dû calcul d'un coefficient de corrélation entre deux variables entièrement aléatoires. L'écart-type correspond graphiquement à la distance entre les points d'inflexion de la courbe et l'axe de symétrie. les grandeurs mesurables sont généralement réparties selon des lois guère éloignées de la loi normale. — a) La courbe de Gauss (loi normale). + 2<j = 95 % de l'échantillon. Le pourcentage des valeurs situé entre deux écartstypes correspond à 68 % de l'échantillon. Les paramètres de dispersion : ils permettent de préciser dans quelle mesure les valeurs ou les caractères étudiés s'écartent de la moyenne. 1. L'intervalle de dispersion ou étendue : il correspond aux valeurs extrêmes. les caractères quantitatifs permettent l'étude de moyennes. les plus élevées et les plus faibles. par exemple : la hauteur de l'étage inférieur de la face et la mesure de la direction de croissance (axe Y). a = écart-type : distance entre les points d'inflexion et l'axe de symétrie. La variance est donc définie comme la moyenne des carrés des écarts à la moyenne. Les paramètres de position : — la moyenne : elle est obtenue en divisant la somme de toutes les mesures x effectuées par le nombre de mesures à effectuer. au sens statistique du terme. si toutefois l'échantillon est ^ 30. Il se trouve qu'en biologie. n. L'écart-type (ou parfois deux écarts-types) peut être vf -2<r «= -1er m +i<r +2<r étendue > x FIG. Exemple : Angle mandibulaire/plan de Francfort = 25" + 3. Ces caractères mesurés sur l'échantillon seront définis par des paramètres de position et des paramètres de dispersion. la notation + 3 correspond à un « écart-type » ou une « déviation standard ». si elle est citée isolément: — le mode : c'est la valeur présentée par le plus grand nombre de sujets. On ne s'intéresse ici qu'aux corrélations linéaires. — la médiane : c'est la valeur à partir de laquelle il existe autant de valeurs plus grandes que de valeurs plus petites. ± 1 écart-type -> environ 68 % de l'échantillon ± 2 écarts-types -> environ 95 % de l'échantillon ± 3 écarts-types -> environ 99 % de l'échantillon La distribution des valeurs peut être reportée graphiquement sur des axes de coordonnées cartésiens. le mode et la moyenne sont confondus. 1. 2. la). La variance : elle est destinée à mesurer la variabilité des valeurs autour de la moyenne. Vétendue est représentée par les extrémités de la courbe. Par ailleurs. On peut représenter graphiquement la variabilité des deux mesures pour chaque individu en reportant en abscisse el en ordonnée ces deux mesures pour tous les individus de l'échantillon. il s'agit d'une variable continue et d'une distribution normale. Chaque variable présente un écart par rapport à la moyenne : e = x — m. par leur nature et leur distribution . soit : 2 . en biométrie.

5) : les dents évoluent simultanément: — 4 (5. diminution de 0 à 2. • Phase de denture adulte jeune : deuxièmes molaires évoluées (traitement orthodontique). — 4. de 6 à 18 ans : — entre les canines supérieures : + 5 mm — entre les premières molaires supérieures : + 4 mm — entre les canines mandibulaires : — entre les premières molaires inférieures : —ricures D S r 3 L'évolution des arcades dentaires (récapitulation).5. particulièrement en cas de croissance de type rotation antérieure. due au redressement des incisives inférieures qui deviennent plus droites sur leurs bases osseuses.3 : les dents postérieures évoluent l'une après l'autre. 4. 4) 5 : la canine et la première prémolaire évoluent simultanément. Les modifications accompagnant ce remplacement sont fréquemment asymétriques. le redressement lingual des incisives. être améliorées ou supprimées lors du remplacement des molaires temporaires. la dislance entre les canines est stable après leur mise en place fonctionnelle. Exemple : après 15 ans. Établissement de l'occlusion parfois. — séquence 3 (4. C'est entre 4 et 6 ans. Morphogénèse des arcades dentaires.4 mm pour les garçons. séquence la plus favorable. a) Évolution du périmètre d'arcade : — Au maxillaire : légère augmentation entre 5 et 18 ans : 1. b) Évolution de la longueur d'arcade : — mesure relativement stable en denture temporaire. denture temporaire — den- . — séquence 3. les variations de la longueur d'arcade sont comparables à celles du périmètre d'arcade. c) Variations de la largeur d'arcade : Il se produit une apposition osseuse constante au niveau des corticales externes : Au maxillaire : .9 mm jusqu'à 13 ans. — A la mandibule : diminution entre 6 et 18 ans : 3.3 mm à la mandibule).3 mm.5 mm pour les filles. 11 ture permanente. — séquence 4. Elle est suivie par une légère diminution. l'organisation des arcades est conditionnée également par la séquence d'éruption des dents postérieures. avant l'éruption des canines vers 10 ans. .diminution beaucoup plus importante au moment du remplacement des molaires temporaires (dérive mésiale): — diminution tardive. • Phase de denture adoleseente stable : canines et prémolaires évoluées (traitement orthodontique). dans sa totalité (Moorees). Les différentes séquences d'éruption des prémolaires et canines (Van der Linden) : on constate une grande variabilité. de la séquence d'éruption et des proportions relatives entre les deux dentures. 1. 3) : les deuxièmes prémolaires et canines évoluent simultanément. Par ailleurs. 4. — A la mandibule : en moyenne. particulièrement si les points de contact interincisifs et incisivo-canins sont favorables.3 mm pour les garçons 0. diminution.5 mm pour les filles. avant la deuxième prémolaire permanente. 5 : les dents postérieures évoluent l'une après l'autre. encore plus marquée chez les garçons : a) A la mandibule : — séquence (3. 5) : canine puis première et deuxième prémolaire simultanément. 5.2 mm au maxillaire. Augmentation de largeur moyenne. à la fin de la croissance. Cette augmentation est en moyenne de 1. b) Au maxillaire : — (3. accroissement de 5 à 8 ans 1/2 : . pour une arcade. 4. et entre 10 et 14 ans. Les variations individuelles sont très importantes en fonction des rapports. Le processus de remplacement des dents postérieures dure en moyenne une année avec des variations très importantes. Au total. 7 : séquence la plus favorable. 3. — accroissement au moment de l'évolution des incisives (M = 2.Phénomènes de dentition. que ces variations se produisent. En conclusion : le périmètre d'arcade se modifie surtout en fonction de la dérive mésiale. Par ailleurs. a encore tendance à réduire tardivement cette dimension. — Au niveau des prémolaires et molaires mandibulaires : on constate une augmentation après 6 ans.

12 Notions de base AGENCEMENTS INTRA-ARCADES RELATIONS INTERARCADES STATIQUES ET CINÉTIQUES EN DENTURE TEMPORAIRE ET ADULTE DENTURE TEMPORAIRE • Agencements intra-arcades. en denture adulte. — Vue restihuluire des hémi-arcades temporaires droites en intereuspide maximale. 2. Abrégé d'anatoinie dentaire. plan terminal à marche mésiale (disposition la plus classique) : face distale de la deuxième molaire temporaire mandibulaire mésialée: . plan terminal droit : rapport cuspides à cuspides : . • Agencements intra-arcades. 3 FIG. Masson. sauf les incisives centrales mandibulaires et les deuxièmes molaires maxillaires. 5 a. la disposition à marche mésiale étant la plus favorable à des relations ultérieures de cas de classe I d'Angle. A marche mésiale. DENTURE ADULTE FIG. Les différentes solutions thérapeutiques adoptées comporteront également des variations par rapport à ces agencements idéaux. Ces différents types de rapports préfigurent les relations qui s'établiront entre les premières molaires permanentes. Rectiligne. 5/)) : . cette règle admettant quelques exceptions au niveau des dents latérales. dans le sens antéro-postérieur (fig. L'agencement qui sera décrit relève d'une disposition idéale qu'il ne saurait être question de considérer comme un objectif thérapeutique standard. en fonction des variations considérable. — La forme des arcades temporaires est pratiquement assimilable à un demi-cercle. a) Dans le plan horizontal : — Au niveau des dents cuspidées : les cables occlu- . Présence de diastèmes simiens entre l'incisive latérale et la canine au maxillaire et entre la canine et la première molaire à la mandibule.dans les formes. A marche distale. On observe fréquemment des diastèmes simiens et des diastèmes interincisifs. plan terminal à marche distale : face distale de la deuxième molaire temporaire mandibulaire distalée. Les dents temporaires n'ont pas d'axe particulier. Elles sont implantées verticalement. 3. 5c. le recouvrement incisif est faible. Paris. les canines sont mésialées d'une 12 dent par rapport aux supérieures : Le plan terminal : il correspond aux rapports des faces distales des deuxièmes molaires temporaires maxillaires et mandibulaires. In: LAUTROU A. 5 h. les volumes cl les proportions des arcade> dentaires. Le plan d'occlusion est plat (pas de courbe de Spcc). L'engrénemcnt est peu marqué. 1980. • Relations interarcades (normalité) (fig. Il est toutefois indispensable de définir des critères occlusaux : c .). — Le plan terminal des arcades dentaires temporaires : 1. L'occlusion est du type occlusion engrenante : une dent est en rapport d'occlusion avec deux dents antagonistes.. A ce stade.

les axes des dents étant progressivement basculés lingualement. — Elle est caractéristique des mammifères et peut être assimilée à un engrenage de mécanique hautement spécialisée dont les déplacements peuvent s'effectuer dans les trois sens de l'espace. et à l'inverse à la mandibule. — Au niveau incisivo-canin : l'arc incisivo-canin se situe dans le prolongement de la courbe des cuspides d'appui. — A la mandibule : les cuspides vestibulaires des dents cuspidées déterminent une courbe à concavité supérieure. a) Relations statiques : Uocclusion engrenante (fig. c'est la zone de contact proximal qui assure la continuité de cette arcade. — Elles seront définies en fonction de critères occlusaux et en tenant compte des objectifs orthodontiques. sur l'arcade antagoniste. les crêtes marginales de deux dents collatérales doivent se situer au même niveau et présenter des versants externes avec une même inclinaison (règle de symétrie des embrasures). correspond. si d'autre part. 13 — Les espaces interproximaux : cette zone de contact détermine la création d'embrasures. e) Courbe d'arcade : les bords libres et les cuspides vestibulaires dessinent la courbe de l'arcade dentaire qui sera déterminée par la morphologie des bases osseuses et l'équilibre neuro-musculaire. à la mandibule (tiré de l'ouvrage : Abrégé d'anatomie dentaire DE LAUTRÔU). — A la mandibule : à l'inverse. Il existe un surplomb vestibulaire des dents maxillaires par rapport aux dents mandibulaires. c) Dans le plan transversal : l'orientation vestibulolinguale des unités dentaires détermine la courbe de Wilson ou courbe de compensation (fig. 6. Cependant. c'est-à-dire d'espaces en forme de pyramide entre deux dents voisines. les agencements intra-arcades et les relations interarcades sont satisfaisants. Relations interarcades en denture temporaire et adulte sales d'une même arcade présentent des dimensions vestibulo-linguales sensiblement égales. 33) dépend d'une interaction de facteurs anatomiques et fonctionnels qui FIG. Au maxillaire. détermine des courbes traduisant la continuité des arcades dentaires. d) La zone de contact : L'élément essentiel de l'agencement d'une arcade dentaire idéale. — Au maxillaire : les tables occlusales sont orientées du côté vestibulaire. 7). . — a) La courbe de Spee. Le recouvrement incisif(p. l'existence ou non de contacts dentaires sera fonction de la dimension des dents et de la proportion relative arcade alvéolaire et denture. les tables occlusales sont d'autant plus orientées vestibulairement que les dents sont plus postérieures (disposition hélicoïdale). A la courbe des cuspides d'appui. — Dans le sens vestibulo-lingual : l'arcade maxillaire est plus large et plus longue que l'arcade mandibulaire. qui montre une diminution progressive dans le sens mésio-distal. l'existence de diastèmes ne constituant pas en soi un facteur pathogène. b) Dans le plan antéro-postérieur : l'orientation axiale des unités dentaires. — Au maxillaire : les cuspides vestibulaires des dents cuspidées sont disposées selon une courbe à convexité inférieure. les axes des dents étant progressivement basculés vestibulairement et les apex linguales. • Relations interarcades idéales. d'une valeur moyenne de 2 mm au niveau des incisives. Il en résulte que les cuspides d'appui (primaires) sont disposées selon la même courbe tant au maxillaire (cuspides linguales) qu'à la mandibule (cuspides vestibulaires). Ces relations interarcades doivent s'analyser au moment des contacts dentaires maximum (intercuspidie maximale) et au cours des différentes excursions de la mandibule. une courbe des fosses et des fossettes. la courbe de Spee qui naît au sommet de la canine et suit la ligne des cuspides vestibulaires (fig. 6b). de la canine à la dernière molaire. reliant les sommets des cuspides vestibulaires.Agencements intra-arcades. les tables occlusales sont orientées lingualement. 6a). — Les crêtes proximales : en fonction des éléments précédents.

puis deviennent progressivement des surfaces d'appui avec l'âge. C. C. les cuspides linguales présentent également un surplomb par rapport aux cuspides linguales maxillaires. 7. C. doivent concourir à la stabilité des unités dentaires et à la liberté des différentes excursions fonctionnelles. concourent à la stabilité des unités dentaires (fig. Du côté lingual. La relation centrée : les rapports d'occlusion en I. concourent à l'équilibre interincisif. Rapport d'occlusion en intercuspidie maximale (I. M. et des rapports cuspides-embrasures des faces vestibulaires des dents cuspidées et cuspidesfosses centrales ou marginales. ce qui correspond à la définition des cas de la classe I d'Angle. Le nombre et la disposition des points de contact en I. Il se réduit progressivement dans le sens mésio-distal (fig. Masson. — Au niveau vestibulaire : les dents maxillaires recouvrent les dents mandibulaires. C. dans les secteurs latéraux. Les surfaces occlusales étant convexes. M. Abrégé ci'Anatomie dentaire. b) Relations cinétiques. Ainsi. Ces rapports conduisent les dents à s'articuler dans le sens vestibulo-lingual de la façon suivante : cuspides vestibulaires mandibulaires en relation avec le sillon mésio-distal maxillaire et cuspides linguales maxillaires en relation avec le sillon mésio-distal mandibulaire. aussitôt après la phase de constitution de la denture adulte jeune. en 1. — Au niveau lingual : les dents mandibulaires recouvrent les dents maxillaires. En vue vestibulaire : toutes les dents s'articulent avec deux dents antagonistes. au niveau lingual. 9.. dépend de la hauteur des cuspides et de la profondeur des fosses.. M. le surplomb et le recouvrement incisif étant liés l'un à l'autre. M. 10). sauf les incisives centrales mandibulaires et les troisièmes molaires maxillaires. (In : LAUTROU A. 286). une dent s'articulera avec deux dents antagonistes. les forces occlusales transmises par les cuspides d'appui doivent être axiales et passer par une zone proche du centre de résistance de la dent. Un tel agencement des rapports d'occlusion correspond à des relations de la classe I d'Angle. les contacts bilatéraux étant également répartis. — L'occlusion engrenante. C. M.) : L'intercuspidie maximale est une situation dans laquelle les dents des deux arcades présentent un maximum de points de contacts. Cette disposition est nécessaire pour permettre des conditions de simultanéité des contacts dentaires au cours de la fermeture. les points de contacts sont punctiformes. Le recouvrement des dents mandibulaires par les dents maxillaires. excepté l'incisive centrale mandibulaire et la troisième molaire maxillaire. 1980). — Dans le sens mésio-distal : les dents mandibulaires sont en mésioclusion d'une demi-cuspide par rapport aux dents maxillaires. 8. Paris. Ils ne peuvent être cependant considérés comme une position de référence.14 Sot ions de base FIG. c'est la rela- . En I.

1980. — Surfaces d'appui du premier groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). par leur importance. le surplomb et le recouvrement incisif. ces dents assurant seules la désocclusion (v. Paris. 8. Abrégé d'anatomie dentaire. Ceci étant fonction de la pente incisive et de la pente condyliennc (rappel : la pente condylienne correspond à l'inclinaison du versant distal du condyle temporal). FIG.. 1980. muscles.assurent la pérennité des organes dentaires et du parodonte. et I.Agencements intra-arcades. Masson. In: LAUTROU A. en bout à bout incisif. (pas plus de 1 mm de décalage entre R. Les critères de fonctionnement idéal au cours des différentes excursions : — Guidage antérieur satisfaisant : les crêtes marginales concaves des incisives maxillaires. en raison de sa précision de détermination et de sa fiabilité.. Cet ensemble de dispositions statiques et dynamiques : — concourent au fonctionnement harmonieux de l'appareil manducateur — les dents ne constituant qu'un des éléments de l'ensemble maxillaire. M. Cette relation centrée articulaire doit coïncider à peu près avec l'I. FIG. . dans le sens sagittal). par leur inclinaison. 124). pour l'orthodontiste. In: LAUTROU A. tion centrée qui constitue. dents. C. — Mouvement de latéralité : pas de contact du côté non travaillant et protection canine du côté travaillant. M. — Désocclusion postérieure. déterminent la pente incisive. 9. Paris.. In: LAUTROU A. la position de référence la plus satisfaisante. enveloppe cutanée: . C. Masson. 10. Paris. Abrégé d'anatomie dentaire. Abrégé d'anatomie dentaire. — Surfaces d'appui du 2e groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). en rapport avec un minimum d'ouverture buccale et un espace de 1 à 2 mm entre les molaires. articulation. — Surfaces d'appui du 3e groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). C. p. Masson. 1980. Relations interarcades en denture temporaire et adulte 15 FIG.

Infantile ' Juvénile Adolescent Adulte FIG.16 Notions de base LA CROISSANCE NORMALE DU MASSIF CRANIO-FACIAL l La plupart des traitements orthodontiques s'adressa-nt à des sujets en période de croissance présentant une certaine dysharmonie entre les différents éléments de la face. Chapitre rédigé par Pierre Canal. Après cessation de ces phénomènes. — Courbe moyenne du taux de croissance statural. 11). Puis le taux de croissance augmente de façon considérable jusqu'au pic pubertaire (en moyenne 12 ans chez les filles et 14 ans chez les garçons). sont des éléments indispensables à l'établissement d'un diagnostic précis et à l'élaboration d'un plan de traitement individualisé. de façon fiable. des variations très importantes existent. de 2 ans jusqu'à l'époque prépubertaire (10-11 ans. grâce auquel un organe devient pleinement apte à remplir sa fonction. correspondant à un stade de développement osseux précis. uniquement en fonction de l'âge civil. la croissance descriptive des os de la face et des maxillaires permet d'appréhender les ajustements progressifs qui conduisent à une architecture faciale équilibrée. fig. de préciser le stade de maturation du sujet. la pente de la courbe est très faible. la croissance est terminée. sauf en lin de croissance (fig. Il faudra donc déterminer l'âge osseux d'un sujet. chez les filles et 12-13 ans. CROISSANCE G É N É R A L E ET M A T U R A T I O N Définitions La croissance : c'est le développement progressif d'un organisme ou d'un organe. qui ne'permettent pas de situer un sujet en particulier sur cette courbe. par unité de temps (v. c'est le début de la période adulte. visualisant l'augmentation de taille. de la naissance jusqu'à la taille adulte. en orthodontie. Les variations de la taille de l'individu et des maxillaires sont à peu près synchrones. Il diminue de façon importante au cours de la période infantile (6 mois à 2 ans). à l'apparition des caractères sexuels secondaires. ce que montre la courbe du taux de croissance staturale. 11 diminue ensuite progressivement jusqu'à s'annuler totalement vers 15 à 16 ans chez les filles et 18 ans chez les garçons. . la direction de croissance propre à chaque individu. Or. L'étude de la croissance staturale permet de suivre la croissance faciale. la quantité de croissance résiduelle. Il est nécessaire en effet pour l'établissement d'un plan de traitement. Cette dernière phase adolescente correspond 1. 12). suivant les individus. Le taux de croissance. La maturation : c'est le processus de différenciation des tissus. cette courbe ne tient compte que de l'âge civil. Au cours de la période juvénile. chez les garçons). Toutefois. à la croissance en longueur et à la maturation musculaire. 11. Le taux de croissance est très élevé de la naissance jusqu'à 6 mois. En outre. Ceci afin de pouvoir profiter d'une forte poussée de croissance* ou bien de débuter le traitement bien avant le taux maximum RYTHME DE CROISSANCE La croissance passe par des phases d'accélération et de décélération.

Fin de la croissance staturale : la soudure des épiphyses radiales et cubitales marque la fin de la croissance staturale. des condyles. Croissance de la taille évaluée en centimètres. Moyens d'étude de l'âge osseux : — la lecture de l'âge osseux se fait classiquement à partir de radiographies du poignet.5 mois après le pic de croissance. ce qui rend ce procédé assez imprécis. à la puberté. en fonction de leur importante variabilité. un prolongement comparable à la visière d'une casquette vue à l'envers. correspondant à l'activité des cartilages de conjugaison. un an avant le pic de croissance pubertaire. Lorsque l'épiphyse de la première phalange du pouce (PP) déborde sa diaphyse et présente du côté interne. Cette région comporte de nombreux petits os. plus précisément 9 mois avant chez les filles et 12 mois avant chez les garçons (fig. Croissance de la mandibulaire et du maxillaire en millimètres. en moyenne. par rapport au stade d'ossification — et ceci quelle que soit la population — constitue des critères sûrs pour situer un enfant sur sa courbe de croissance. des sutures chez les garçons. MATURATION Définitions ET CROISSANCE Age dentaire : stade de dentition atteint par un sujet à un moment donné de son développement. de croissance ou encore de pouvoir apprécier si la croissance est virtuellement terminée. c'est-à-dire au pic de croissance pubertaire (fig. c'est-à-dire quelque temps avant la fin de la croissance. ceci correspond au stade PP t cap. Caractères sexuels et stades de croissance : de très fortes corrélations ont été trouvées entre l'apparition des caractères sexuels et la date du pic de croissance. afin d'en éviter les effets. entre âge dentaire et âge osseux. déterminer pour chaque individu. Ceci permet d'estimer ce qu'il reste de croissance à venir. . — Comparaison des rythmes d''accroissement en fonction du temps. Cet os est visible. Chaque stade est situé avec une certaine marge de variation par rapport au pic pubertaire. Age osseux : stade de maturation des os d'un sujet. le stade de maturation qu'il a atteint et le reporter sur la courbe du taux de croissance. Certains stades coïncident avec le taux maximum de croissance staturale. 12. La grande stabilité des stades de maturation phalangiennes S et PPj cap. de la taille. l'utilisation de certains indicateurs de la maturation est difficile. de même pour la pilosité chez les garçons. L'apparition d'un petit os. signe la survenue de la grande poussée de croissance pubertaire. 13) : les stades de maturation des épiphyses phalangiennes montrent de très fortes corrélations avec la croissance staturale et faciale. en fonction du pic pubertaire. 13). L'âge moyen de calcification suit une progression dont la moyenne est connue. le sésamoïde (s) situé sur la face interne de l'articulation métacarpo-pha- langienne. En conclusion. Les règles surviennent 17 mois + 2. dont l'apparition est progressive.Croissance normale du massif cranio-facial CM/MM PAR ANNEE 17 20 22 24 AGE EN ANNEE Fie. Cependant la variabilité de cette estimation est importante. On peut donc à partir de l'analyse de la radio de la main. 14). — la lecture de l'âge osseux à partir d'une radiographie de la main (fig. Aucune corrélation statistiquement significative entre croissance faciale et âge dentaire. à un moment donné.

: lorsque l'épiphyse de la première phalange du pouce déborde sa diaphyse. HA CROISSANCE CRANIO-FACIALE MOYENS D'ÉTUDE Les téléradiographies : elles permettent d'évaluer les modifications dues à la croissance : — par des procédés de superposition (v.FiG. Stade M P . — par la méthode des implants en Tantale. 13. De plus. : lorsque l'épiphyse de la phalange médiane du majeur est aussi large que sa diaphyse. — Schéma d'une radiographie de la main. F I G . au maxillaire ou à la mandibule. Stade DP J ( M p : soudure dei'épiphyse de la première phalange du majeur à sa diaphyse.„' : soudure de Pëpiphyse de la phalange médiane du majeur à sa diaphyse. c a p : lorsque l'épiphyse de la phalange médiane du majeur déborde sa diaphyse. Stade MP. chez le vivant. C M / M M PAR ANNEE FIG. . Les stades d'ossification : Stade P P . elle présente un prolongement comparable à la visière d'une casquette (que l'on verrait à l'envers). : taux maximum de croissance. le déplacement d'une structure osseuse par rapport au reste du cranio-face et la variation de la forme de la structure considérée. p. Ce procédé permet de suivre à l'aide de clichés radiographiques. : apparition du sésamoïde en regard de la Stade S face interne de la diaphyse de la première phalange du pouce. Stade Rad„ : soudure de l'épiphyse du radius à sa diaphyse. 62). Stade PP. côté interne. Stade PP. 14. 13. : lorsque l'épiphyse de la première phalange de l'index est aussi large que sa diaphyse. problème de la stabilité du plan de référence. Fin de la croissance.

FIG. a) Influence des différentes fonctions : elle sera développée dans le chapitre « Étio-pathogénie » (v. la fonction musculaire j o u a n t un rôle de premier plan dans la croissance faciale.. — les facteurs affectifs : une carence maternelle peut entraîner des répercussions sur la qualité de la conduite alimentaire et également sur le développement intellectuel. B 2 et D: — les facteurs socio-économiques : leur influence dans les sociétés occidentales s'estompe.Les hormones sexuelles mâles et femelles jouent un rôle modérateur. une sous-alimentation peut retarder la croissance. où le risque doit être connu (diagnostic. . pour les garçons: H v : maximum d'accroissement de taille (d'après HELM. traitement). retrouvent une croissance h a r m o nieuse. associées à la S T H . la thyroïde et les glandes sexuelles sécrètent des hormones agissant directement ou indirectement sur la croissance. c'est-à-dire en activant la maturation. Les hormones thyroïdiennes.Croissance normale du massif cranio-facial Des techniques histo-anatomiques cadavres. Le périoste est une enveloppe recouvrant la surface des os. L'utilisation de méthodes statistiques : — méthodes statistiques classiques : études longitudinales. Ceci confirme qu'il existe un véritable mécanisme psycho-neuro-endocrinien. p. sécrétée p a r l'hypophyse. sur la croissance. on a pu noter que les enfants des classes sociales les plus favorisées présentaient un développement plus rapide et plus régulier que les autres. Elle est liée à la notion de rations quantitatives et qualitatives optimales selon le stade de la croissance. « D a n s l'état actuel. une sur-alimentation peut l'accélérer. Ce tissu possède également un pouvoir résorptif. psychique et culturel. • Facteurs locaux. BJÔRK et coll. agit p a r voie indirecte en activant la croissance. mais descriptives » (Charron). Les enfants replacés dans un climat affectif équilibré.). d'âges variés. — modélisation : il s'agit de créer un modèle qui rende compte des phénomènes de croissance par approximations successives. 67). — analyses multivariates : elles permettent la description d'inter-relations multiples. les risques statistiques sont mal déterminées. dont la perturbation provoque un trouble de la croissance. a) Les facteurs intrinsèques : — Les facteurs génétiques (v. : études sur Ie) en hâtant la soudure des épiphyses. 14. Ces carences affectent également la maturation normale des fonctions de la sphère buccale. p. c'est pourquoi il s'agit de méthodes non pas décisionnelles. Jouent également un rôle. — soit indirectement : étude à l'échelle cellulaire des phénomènes de croissance et des effets des processus de contrôle. les vitamines A. b) Les facteurs extrinsèques : — les facteurs nutritionnels : la notion d'équilibre alimentaire est essentielle en pédiatrie. Avant le 20 e siècle. 6). décélérateur. Par exemple. les glucides. La s o m a t h o r m o n e S T H . FACTEURS LA CROISSANCE INFLUENÇANT DE LA FACE NORMALE • Facteurs généraux. . à l'aide de procédés histologiques (Petrovic). — Les facteurs endocriniens : l'hypophyse. Sur le plan qualitatif. la couche profonde est ostéogénique et la couche interne fibreuse. du fait même de ces inter-relations. augmentent l'action de celle-ci. le facteur protéique est déterminant. Ce type d'analyse a permis de détecter des caractères et des relations stables. b) Rapport périoste-muscle : il faut souligner l'importance des rapports périoste-muscle. p. 3) . L'interaction des facteurs généraux et locaux influence de façon complexe la croissance faciale de l'enfant. ou transversales (v. Cette carence peut entraîner des arrêts de croissance p a r diminution du taux de sécrétion des hormones somatotropes et somatornédines. Les techniques avec expérimentation animale : — sôit directement : condylectomie sur singe par exemple . Étude de cas pathologiques observés en clinique humaine (Delaire). — Maximum 'accroissement de taille. et surtout de placer l'enfant dans une classe définie . Situation des stades d'ossification de la main sur la cou je du taux de croissance.

l'os alvéolaire se confond avec les corticales internes et externes. primaire. de part et d'autre d'une zone médiane lâche. a) Accroissement en longueur : elle se fait par un certain nombre de synchondroses orientées transversalement. Ces sutures se ferment très tôt. les couches ostéogènes étant le siège d'une croissance osseuse active». — Les sutures membraneuses ou syndesmoses : elles constituent un lien entre les pièces osseuses et sont composées d'une couche ostéogène externe et d'une couche fibreuse. des membres. ce sont des sites de « croissance secondaire adapta- DES CROISSANCE ÉLÉMENTS CRANIO-FACIAUX La face est appendue à la base du crâne. Chez l'enfant. Les synchondroses sphéno-occipitales et septoethmoïdales sont actives très longtemps. si bien que les bords des pièces squelettiques se rapprochent de plus en plus. Seules les synchondroses sphéno-occipitales et septo-ethmoïdales sont actives jusqu'à Page adulte (Baume). L'activité de la synchondrose sphéno-occipitale a pour effet de déplacer en bas et en arrière le conduit auditif externe et surtout la cavité glénoïde. Dans les régions où le maxillaire est très étroit. orbitaires et des sinus frontaux. du sphénoïde. — Os de membrane avec apparition ultérieure de cartilage secondaire (clavicule. Pour Delaire. leur direction. leur siège. c'est sa double striation fibrillaire. Entre deux os d'origine enchondrale persiste une bande de cartilage ou synchondrose ou suture cartilagineuse qui peut accroître son épaisseur de façon interstitielle.' pièces squelettiques s'étendent en taches d'huile. est comparable à l'os compact. capable d'adaptation aux conditions mécaniques impliquées par la fonction occlusale. • La croissance de la base du crâne. est d'origine essentiellement cartilagineuse. il s'agit de l'os alvéolaire. — Os de membrane avec ossification directe z^bs de la voûte du crâne et de la face par exemple. est fondamental pour comprendre la céphalogénèse normale ». b) L'os de membrane : c'est un os d'origine conjonctive. ces sutures sont. Il présente toutefois une caractéristique particulière. en fait. Pour cet auteur. Pour Delaire « cette notion de prolifération active. Cette action des synchondroses est complétée par des phénomènes d'apposition-résorption mineurs qui entraînent la formation des arcades sourcillières. Elles doivent être sollicitées. 15). . de l'occipital et d'une partie du frontal et du temporal. Son développement en est dépendant en partie. dense. LES DIFFÉRENTS TYPES D'OS AU NIVEAU CRANIO-FACIAL a) L'os alvéolaire : les faisceaux du desmodonte s'insèrent sur un tissu osseux. Elles laissent entre elles une bande conjonctive étroite appelée « suture membraneuse ». sont directement soumis aux forces qui s'exercent sur elles et sur les os qu'elles unissent.20 Notions de base tive ». Elles ne sont pas modifiables par un traitement. présentant le même aspect macroscopique que l'os dense des corticales maxillaires. le cartilage condylien serait essentiellement un centre de croissance secondaire adaptative comparable aux sites de croissance membraneuse. l'aspect des sutures. de la base du crâne) : ces os sont précédés d'une maquette cartilagineuse. rupteurs de force ». soit dans les 5 ou 6 premières années de la vie. mandibule) : les cartilages condyliens. et ceci pendant des années. La croissance. Ce type d'os est très sensible à une pression fonctionnelle. c) Os enchondral (os du squelette axial. à ce niveau. des synch'ondroses de la base du crâne. L'ossification enchondrale ultérieure augmente la dimension des os voisins. U. soit à la naissance. jusqu'à l'âge adulte (fig. Les premiers points d'ossification préfigurant les futures.*)C L'os spongieux qui entoure et soutient la coque alvéolaire. Cet os présente une structure intermédiaire entre os compact et os spongieux. leur nombre. « de merveilleux joints de dilatation à rattrapage automatique par prolifération conjonctive et ossification marginale ». 11 forme une coque mince en relation avec l'os spongieux environnant et sert de soutien aux dents. Cette structure est composée de l'ethmoïde. coronoïdiens et symphysaires apparaissent à la 16e semaine de la vie I. mais la proportion entre travées osseuses et espaces médullaires est différente : les travées sont plus grêles et les lacunes conjonctivo-vasculaires plus importantes. Les appareils orthopédiques (p. lamellaire. Elles ne sont donc pas dotées d'un potentiel de croissance propre. par le jeu des synchondroses et des phénomènes d'apposition-résorption. par la nature des travées osseuses qui le constituent. 140) utilisent cette propriété. Ce sont également des « joints amortisseurs.

16. . à 5 ans (d'après COUSIN).Croissance normale du massif cranio-facial b) Accroissement en largeur : le rôle des sutures longitudinales — en particulier de la suture métopique — est de courte durée. — Les synchondroses transverses de la base du crâne (d'après COUSIN).canine (ou prémaxillo• maxillaire) Suture inter . les os propres du nez et un os impair : le vomer. 21 le palatin.palatine ou palatine transverse) Suture inter-palaiine FIG. inter-palatines et par remodelage (fig. 16). Suture inter. — Les sutures au niveau de la voûte palatine. puisqu'elles sont pratiquement toutes disparues à trois ans. !• La croissance du complexe naso-maxillaire. inter-maxillaires. a) Accroissement en largeur : cet accroissement se produit par le jeu des sutures sagittales internasales. 15. Seul.ma x i I la i re Suture maxillo .incisive Suture incisivo. — 11 comprend cinq os pairs : le maxillaire supérieur. le maxillaire supérieur sera étudié. Très tôt interviendront seuls les phénomènes de remodelage. le malaire. Lame criblée de l'ethmoïde (cartilagineuse | Synchondrose inter-sphénoïdale Synchondrose ethmoïdo-sphénoïdale Synchondrose sphéno -occipitale Synchondrose i ntra -occipitale postérieure FIG.

. Cet accroissement en largeur sera plus sensible. — Le sinus : il se forme au moment de l'éruption des dents temporaires. Il aurait une action modelante sur le maxillaire. — Le nez : sa croissance dépend tout particulièrement de l'ensemble septo-ethmoïdal (lame perpendiculaire de l'ethmoïde + cartilage de la cloison). et permettent donc. Le palais s'élargit en arrière par l'allongement divergent de l'arcade. 140). FIG. notamment la suture palatine médiane. ces sutures sont pratiquement inactives. 17) : le rôle du cartilage condylien. laissant le sinus maxillaire derrière elle. ce qui rend plus saillante la région naso-maxillaire (Enlow). b) Accroissement en hauteur et en longueur : au niveau des sutures fronto-maxillaires. longtemps considéré comme déterminant. Elle s'éloigne du plancher de l'orbite au cours de la croissance. au fur et à mesure de l'apparition des dents monophysaires. a) Accroissement en largeur : la synchondrose symphysairc se ferme dès les premiers mois de la vie. en moyenne. p. La croissance sagittale de la mandibule doit donc être quantitativement plus importante que celle du maxillaire. postérieurement.t La prolifération de la suture maxillo-malaire et les remodelages augmentent la largeur bizygomatique d'une façon continue.22 Notions de base • La croissance de la mandibule. associé à la divergence progressive des deux hémi-mandibules. conjointement aux phénomènes de dentition. ne sont pas synostosôes avant l'âge adulte (jusquà 25 ans). cette dernière restant en activité pendant toute la vie. se produit une activité appositionnelle permettant la mise en place des deuxièmes et troisièmes molaires jusqu'à 20 ans. conjointement aux phénomènes de dentition. L'augmentation de largeur de la mandibule résulte essentiellement de son allongement. par apposition. La zone antéro-inférieure du maxillaire supérieur se résorbe au fur et à mesure de la poussée sagittale. L'apposition étant plus importante que la résorption. de la naissance jusqu'à l'âge adulte. sous l'influence active du septum nasahet de remodelages fonctionnelles. afin de conserver une articulation dento-dentaire normale entre le maxillaire et la mandibule. éloignant le canal dentaire de la surface de l'os. — Les procès-alvéolaires : ils servent de support aux arcades dentaires et n'existent qu'en fonction de la présence des dents. la concavité du palais se constitue lors de l'édification des procès-alvéolaires par résorption du côté nasal et apposition du côté buccal. prémaxillo-malaires et palatines transverses. — Croissance horizontale de la mandibule (d'après ENLOW). Ils se développent par une apposition osseuse considérable. L'accroissement en hauteur et en longueur serait dû à la faculté d'adaptation de ces sutures. Ils jouent un rôle de « rattrapage de jeu » entre la croissance de la mandibule et du maxillaire. — La voûte palatine : sa forme est plate à la naissance. — C'est le seul os mobile de la face. par sa faible pression positive (Delaire). C'est un os complexe. zygomatico-malaires. — Les orbites : les globes oculaires atteignent leur taille définitive à trois ans. une action orthopédique (disjonction. b) Accroissement en longueur (fig. se développent. à un rythme de plus en plus réduit. en particulier au niveau des condyles. maxillo-malaires. le ramus recule et Après cinq ans. Certaines sutures. La mandibule est relice à la base du crâne à sa partie postérieure par l'intermédiaire des cavités glénoïdes qui se déplacent en bas et en arrière. La croissance en hauteur des branches montantes éloigne le corps de la mandibule du maxillaire. de ce fait. cet abaissement étant concomitant à l'abaissement de la langue. les procès alvéolaires. De plus. Une apposition osseuse plus faible se produit dans la zone inférieure de la mandibule. — La tubérosité : à ce niveau. 17. tant par son ossification (os de membrane et cartilages secondaires) que par ses modifications morphologiques). est maintenant assez discuté : — Au niveau de la branche montante : l'apposition en arrière et la résorption en avant de la branche montante créent progressivement la place pour l'évolution de toutes les dents. ptérygo-palatines. Dans l'espace ainsi libéré.

— Au niveau du corps : ce phénomène de remodelage entraîne un allongement du corps (fig. Cette marge de 20 % est appréciable. la hauteur. ce qui est essentiel. V. dans les trois sens de l'espace. Un traitement dont l'action va dans le sens de la croissance sera plus efficace. relativement réduite. — Les dimensions du crâne s'accroissent rapidement dans les premières années de la vie : — à 7 ans. la face représente le 7e du crâne. pour 80 % leur taille définitive. le traitement sera FIG. BASSIGNY . il est essentiel de préciser l'âge osseux du sujet et son potentiel de croissance restante. selon le type de croissance (Bjôrk). plus des 3/4 du volume définitif est atteint. 23 le seul cartilage secondaire persistant après la naissance.Croissance normale du massif cranio-facial s'épaissit. il ralentit l'effet d'élargissement de la mandibule en arrière. La surface cartilagineuse proliférant. — Croissance du condyle (d'après ENLOW). Un décalage antéro-postérieur dans le sens de la classe II pourra être traité au moment de la poussée de croissance pubertaire. elle en représentera la moitié. Il est recouvert d'une épaisse couche de tissu conjonctif (chondroblastes et préchondroblastes). Un remodelage osseux donne sa forme définitive à la tête et au col du condyle. c) Accroissement en hauteur : la branche montante est très courte à la naissance. Un appareillage orthopédique sera d'autant plus efficace s'il est porté jeune. la profondeur et la largeur de la face ont atteint. 19) : le cartilage condylien est Les proportions cranio-faciales. Il en est de même pour la face : — à la naissance. Bjôrk assigne au condyle une fonction de guide de la croissance mandibulaire. en même temps que la longueur totale de la mandibule. au cours du développement de la fonction masticatoire. A 20 ans. ce que nie Delaire. — Répartition des zones d'apposition ( + ) et de résorption ( —) au niveau de la mandibule (d'après ENLOW). Cet accroissement détermine la D. Si la croissance est défavorable (croissance verticale). et pourtant. d) Étude de quelques structures particulières de la mandibule : — le coroné ou apophyse coronoïde : il s'édifie à la suite des tractions du muscle temporal. Elle s'accroît grâce à l'activité du cartilage condylien. — le condyle (fig. car la plupart des traitements orthodontiques sont réalisés entre 5 et 20 ans. pour qui la croissance du condyle est uniquement adaptative. non seulement par croissance interstitielle mais également par croissance appositionnelle. Il peut changer de morphologie. Ce processus continue jusqu'à l'évolution des dents de sagesse. Par son remodelage. dans la mesure où elle diminue au fur et à mesure de l'âge. alors que la face l'est deux fois plus. — à 5 ans. ' Croissance et traitement. donc de le situer sur sa courbe de croissance. alors que persiste une possibilité d'ajustement sutural important. — Selon le type de dysmorphose. Le condyle joue un rôle de « différentiel » entre l'activité de la suture sphéno-occipitale qui entraîne l'occipital et la cavité glénoïde en bas et en arrière et la mandibule qui se dirige avec la face en bas et en avant (Charron). — chez l'adulte.épaisseur. le crâne est 50 % plus volumineux que celui du nouveau-né. 18. — rangle mandibulaire : il tend à se fermer avec l'âge. FIG. se produisent au niveau du col du condyle. des résorptions compensatrices très complexes. 18) le menton se modelant autant par résorption sus-symphysaire que par apposition symphysaire. 19. le plus souvent. C'est un cartilage unique dans l'organisme : il peut s'accroître en. •/ Conclusion.

11 est déterminé par les propriétés élastiques des fibres musculaires et des tissus environnants et les réflexes myotatiques. On note à la puberté. il est destiné à lutter contre la pesanteur (fonc- a) État de repos. . Etat de fonction. — la contraction isotonique : le muscle se raccourcit au cours de la contraction des fibres musculaires. Les muscles lisses ne présentent pas de striation transversale. pendant une durée limitée à quelques millisecondes (période dite « silencieuse »). adapté à la réalisation d'un même mouvement. dans tous les cas. — de fibres musculaires. Cette unité motrice se compose : — d'un motoneurone. par exemple. répond en outre un muscle synergique. 18). a) Les muscles lisses : ils sont sous la dépendance d'un contrôle uniquement réflexe. Seul un petit nombre de fibres musculaires sont contractées à un instant donné. LE FACTEUR NEURO-MUSCULAIRE On ne reviendra pas sur la description des structures des fibres musculaires ni sur leurs propriétés qui sont supposées connues. dans la corne antérieure de la moelle. On distingue deux types de contraction : — la contraction isométrique : les fibres musculaires sont sous tension à la suite d'une modification interne.24 Notions de base Que ce soit au niveau du diagnostic. Ces deux réflexes sont basés sur la notion d'innervation réciproque : ils sont opposés. • État de repos. du pronostic ou du traitement. en majeure partie. relativement impuissant contre les effets de ce type de croissance. Cette activité musculaire permanente ne correspond à aucun mouvement et n'entraîne pas de fatigue. Exemple : l'abaissement provoqué vers le bas du menton et son relâchement entraînent une réponse réflexe qui tend à ramener la mandibule vers le haut : c'est le réflexe myotatique trigéminal « il consiste en une contraction des muscles élévateurs en réponse à leur propre étirement ». une légère augmentation du tonus labial. dont le corps cellulaire est situé : . ils n'intéressent pas la cavité buccale. b) Les muscles striés : ils présentent une striation transversale caractéristique due à l'assemblage des myofibrilles. l'un inhibe l'autre. — La posture musculaire habituelle est conditionnée par le tonus musculaire. mais le muscle ne montre aucun changement dimensionnel. Le tonus posfural correspond à ce mode de contraction. Ses variations sont dues à des informations proprioceptives (sensibilité nerveuse adaptée aux organes qui permettent le mouvement) et à des informations visuelles ou auriculaires (canaux semi-circulaires). Il sera donc préférable de commencer le traitement après que le maximum de croissance soit passé (p. de cerner plus précisément les problèmes thérapeutiques. La contraction isotonique permanente est assurée par le réflexe myotatique ou réflexe d'étirement. Le raccourcissement ou l'allongement d'une fibre musculaire est le résultat de sa contraction. Le muscle strié est sous la dépendance des informations du système nerveux central. LE TONUS : le tonus musculaire correspond à l'impression d'une certaine fermeté des muscles striés à la palpation et à la résistance passive de ces muscles à l'étirement. de l'étiologie. • Les deux types de muscles. • Les deux modes de contraction. tion antigravidique) et à maintenir les postures habituelles. l'ensemble de la voie nerveuse et des fibres musculaires constituent « l'unité motrice ». au niveau des noyaux des nerfs crâniens: — d'un axone. La contraction des élévateurs déclenche à son tour le réflexe myotatique inverse qui correspond à une abolition du tonus des muscles élévateurs. par l'intermédiaire d'un nerf moteur. . leur localisation est. Cette activité est réflexe et volontaire. une bonne connaissance de la croissance permet. C'est une activité réflexe. Les muscles striés sont toujours placés en situation antagoniste pour permettre le mouvement des éléments squelettiques mobiles (la mandibule par exemple) et des surfaces cutanées. A chaque muscle. viscérale. Ce tonus présente des variations au cours de la vie. Ce réflexe peut être défini « comme la contraction d'un muscle provoquée par son propre étirement ».

Les influx nerveux issus des récepteurs proprioceptifs servent à réaliser « le câblage » cérébral néces- 25 saire à l'exécution des fonctions : c'est ce que l'on nomme les engrammes cérébraux. l'ensemble des circuits nécessaires à l'accomplissement des fonctions de la sphère oro-faciale. Chez le nouveau-né. la langue s'étale largement entre les arcades. Le déroulement d'une fonction nécessite la mise en place d'une ou plusieurs conduites motrices. La langue. les réflexes parodontaux et la fonction occlusale. Définition : c'est une fonction adaptée à l'échange d'oxygène et de gaz carbonique entre l'organisme et le milieu ambiant et à la protection des variations climatiques et microbiologiques de l'atmosphère. l'humidification et le réchauffement de l'air ambiant. Il existe une véritable macroglossie naturelle. à cet âge. Il existe des contacts occlusaux au cours des différents cycles masticatoires. Il succède à la mastication. b) La fonction alimentaire — L'incision : elle est liée à la présence de contacts incisifs ou tout au moins d'une distance horizontale minimum entre les bords libres des incisives supérieures et inférieures. mouvements que l'on retrouve chez tous les omnivores. maturation des fonctions végétatives). — La déglutition : c'est l'acte par lequel le contenu buccal — salive. Chez le nouveau-né. les arcades sont plates. est mis en place. liquide ou bol alimentaire — est propulsé de la bouche dans l'estomac. Cette répétition permet d'acquérir progressivement un automatisme. U. A cette époque. — La mastication du bol : elle consiste en un mouvement alternatif d'ouverture-fermeture de la mandibule. LES FONCTIONS DE LA SPHÈRE ORO-FACIALE Dans le cadre de la sphère oro-faciale. de manière coordonnée pour guider le bol entre les dents et éviter les morsures des tissus mous. il existe un réflexe inné de ventilation nasale : si l'on obture les narines d'un nourrisson. par exemple. on peut donc noter des relations physiologiques entre les muscles masticateurs. la ventilation buccale d'effort est physiologique. • Les fonctions vitales — Linsalivation : le bol alimentaire est imbibé et modifié chimiquement par la salive. au cours de la petite enfance (apprentissage des relations avec le milieu extérieur. déclen- a) La fonction ventilatoire (au niveau des voies aériennes supérieures et moyennes). en outre. Le flux ventilatoire subit ces différentes modifications au niveau de la partie haute de l'arbre respiratoire : pyramide nasale. de la fonction ou du geste. Pour éviter le passage du bol alimentaire dans les voies aériennes supérieures hautes ou inférieures. c'est-à-dire une fonction. • Maturation : l'ensemble des conduites motrices reproduisant les comportements d'un individu est le résultat de son expérience propre. dont la maturation est habituelle. associé à des mouvements avant-arrière et des mouvements transversaux. dès la naissance. Si la déglutition est la fonction vitale du fœtus. On peut l'apparenter à l'action d'une paire de ciseaux (action sécante): . Fréquence : 500 à 2 000 fois par 24 heures (Lehr). Le renforcement et la fixation de l'engramme est lié à la répétition du mouvement. — La déglutition du nourrisson : des mouvements de déglutition sont déjà décelables dès la 13e semaine I. chez un enfant de 10 ans. s'exercent de nombreuses fonctions dont le fonctionnement et l'interaction peuvent avoir une incidence sur le développement cranio-facial (théorie de Moss). (déglutition du liquide amniotique). les joues et les lèvres agissent. Durée : environ 1 seconde.Fonctions de la sphère oro-faciale b) État de fonction. sans dents. fosses nasales et sinus. Rôle de la ventilation nasale : elle est destinée à assurer le filtrage et la désinfection. cet acte nécessite l'arrêt de la respiration et la fermeture des cavités naturelles postérieures par lesquelles transite le flux ventilatoire. La déglutition et la phonation. la fonction ventilatoire est la fonction vitale la plus importante. Seule. La déglutition est un acte réflexe. Cette engr-animation des différentes activités fonctionnelles n'est réellement terminée que vers 10 ans. tout au moins au niveau des points d'appui linguaux. aucune ventilation buccale suppléante n'apparaît. — Le comportement neuromusculaire individuel est l'expression de la variabilité que prend la réponse à un besoin donné. sont de type adulte.

— La maturation de la déglutition : elle est fonction: — des modifications de l'environnement buccal: apparition des dents et augmentation de hauteur relative des procès alvéolaires. C. dans certains cas (v. 86). — le masséter se contracte et les dents entrent en contact en position d'I. Il est important de noter qu'il existe un déficit en anticorps sériques et surtout sécrétoires pendant les six premiers mois de la vie. une bascule pharyngée de la langue et une modification des rapports des articulations temporo-mandibulaires : — de la maturation des circuits nerveux et de la modification des zones de stimulation . La mise en occlusion fonctionnelle des dents de 6 ans et des incisives. elle peut être arrêtée à n'importe quel moment. Voile du palais Epiglotte Cfesophage FIG. coïncide en moyenne. — des changements du mode de nutrition : liquide -> semi-liquide -> solide. une phase buccale sous contrôle volontaire. Une onde péristaltique se produit. par la langue qui ne se déplace pas mais présente simplement une onde de déformation. La persistance de la propulsion linguale antérieure ne doit être considérée comme anormale qu'à partir de la dixième année. La déglutition chez le nouveau-né est caractérisée par un étalement de langue entre les arcades. La musculature orofaciale joue le rôle d'un joint périphérique. ce déficit va en décroissant jusqu'à 6 ans. p. M. Il existe une phase de transition plus ou moins longue à partir de 18 mois entre la déglutition de type infantile et celle de type adulte. Cette période correspond à la survenue des maladies infectieuses chez l'enfant et à une pathologie des organes lymphoïdes se manifestant par une hypertrophie plus ou moins importante et une infection surajoutée. Rôle dans les anomalies antérieures. Les muscles péri-buccaux et les buccinateurs participent activement aux mouvements de la déglutition.0 et 31). les amygdales palatines constituent. . (ex. suivie par l'obturation du larynx par abaissement de Fépiglottc . à la suite d'une contraction du mylo-hyoïdien. 3. avec l'établissement d'une déglutition de type adulte. ce qui entraîne une diminution relative du volume lingual. : au cours de la déglutition de la salive) ou de manière visible. La pression exercée. — La phase buccale : tous les mouvements décrits se déroulent pratiquement en même temps : — l'orbiculaire des lèvres se contracte de manière invisible. (ex. de par leur situation au carrefour pharyngé et buccal « la deuxième ligne de défense » de l'arbre ventilatoire. une stabilisation de la mandibule par l'action de la musculature faciale et une forte contraction labiale. ché par le contact des lèvres avec un objet quelconque (stimulation au contact labial). Les amygdales pharyngées (végétations adénoïdes) (fig. Elles réalisent l'élimination des germes et des virus. — la pointe de la langue prend appui approximativement au niveau du raphé médian.26 Notions de base . — La déglutition de type adulte : on reconnaît quatre phases à la déglutition dont trois mettent enjeu des structures oro-pharyngées : la préparation à la déglutition. qui entraîne le bol vers le pharynx grâce aux muscles linguaux. 29 et 31) sont le siège d'une forte réponse immunitaire. grâce aux lymphocytes T. et permettent dès lors une protection immunitaire (fig. au niveau antérieur. d) La fonction antigravitaire : elle détermine l'équilibre du tronc céphalique. Cette phase est sous contrôle volontaire. grâce aux lymphocytes. c) La fonction immunitaire : au niveau pharyngé. contraction isotonique. une phase pharyngée sous contrôle réflexe et une phase œsophagienne. Woda) peut atteindre 100 g par cm2 (Proffit). — La phase buccale de la déglutition. contraction isométrique. (Fontenelle. elles assurent une barrière inflammatoire locale grâce aux histiocytes et une fonction immuno-sécrétoire (production d'Ig A 11 S et d'Ig A 7 S). : déglutition d'un nutriment consistant) : — la respiration s'arrête par élévation du voile du palais. 20.

l'ensellure nasale et le nez. Toutefois. F. des « canons de la beauté » qui leur soient un guide pour la reproduction du visage humain. Un profil peut être . les proportions et la symétrie engendrent l'impression de beauté. Ces volumes s'apprécient sur un visage détendu et au repos. mesurée entre la racine des cheveux et la base inférieure du menton.Harmonie du visage et de la denture • Les fonctions sociales : a) La phonation : Définition : c'est la production de sons à l'aide de phonèmes. du menton. formé de phonèmes. courte et large ou intermédiaire entre ces deux tendances. dont la disposition équilibrée. L'usage s'est établi de différencier la face et le profil. autour de cette structure s'ordonnent l'étage inférieur du visage avec lèvres et menton. b) La mimique : elle fait participer l'ensemble des muscles peauciers et labiaux à l'expression d'une pensée ou d'un sentiment. et l'étage supérieur incorporant le front. On différencie des profils concave (fig. L'orthodontie ne se donne pas pour but de rendre beau tous les individus traités. Le caractère d'un visage est également déterminé par les mimiques et les expressions mises en jeu au cours des relations sociales. et sa largeur mesurée au niveau des pommettes. C'est à ce stade que les effecteurs buccaux entrent en jeu. des différents étages de la face et éventuellement du nez. convexe (fig. C. les deux autres n'étant que des « témoins associés ». H. Les peintres et les sculpteurs ont de tout temps cherché à préciser et à définir. c'est-à-dire d'éléments sonores d'un langage donné possédant des caractéristiques distinctives par rapport aux autres sons du langage. On notera la similitude des appuis linguaux au cours de la déglutition de type adulte et au cours de l'articulation des palatales antérieures T. des normes esthétiques. 11 est transformé au cours de son passage dans les cavités pharyngées et buccales. La phonation est un phénomène complexe. Le son est émis par la glotte au niveau du larynx. 2lu). c'est le troisième élément qui constitue probablement le facteur essentiel du développement dento-facial. Un prognathisme facial accentué — les lèvres paraissant situées très en avant dans le profil — chez un individu leucoderme. ou tout au moins d'harmonie. Il faut chercher à replacer l'individu dans son milieu culturel donné : il est probablement difficile d'être albinos pour un individu mélanoderme. L'HARMONIE DU VISAGE ET DE LA DENTURE Le visage comporte une série de modelés et d'aplats. de la face et sur la position des dents. D. D. la phonation normale est caractérisée par une absence d'appui de la langue sur les secteurs incisifs supérieur et inférieur et une absence d'interposition de 27 la langue entre les arcades dentaires. Lors de l'articulation des phonèmes consonantiques occlusaux T. les lèvres et le menton. peut constituer un handicap. de dépressions et de proéminences. comme le pensaient les artistes de la Renaissance. en fonction de leurs propres besoins. eux-mêmes induits par le système nerveux central. V. Cette notion est si essentielle qu'elle sert de base à une classification des types de face (p. 51). N et constrictifs S. 2\b) et rectiligne. Ses objectifs esthétiques se limitent à retrouver des proportions faciales harmonieuses. reflet des différentes tractions ou étirements musculaires. N. Z. la multiplicité des mélanges raciaux. Comme l'écrit Château. les pommettes et les joues. Le profil d'un visage est caractérisé par sa convexité: la convexité cutanée est déterminée par le nez. en tournant autour de l'œuvre d'art. I. doit faire envisager chaque cas sans a priori et surtout en tenant compte de la propre image de soi que perçoit le sujet. la face peut être longue et étroite. pour devenir un langage articulé. Dans un visage équilibré. La face est caractérisée par sa longueur. la lèvre supérieure et la lèvre inférieure. Les dimensions du visage ne sont guère quantifiables. • Conclusion : des perturbations dans le déroulement normal de ces différentes fonctions pourront avoir un effet plus ou moins marqué sur le développement des maxillaires. Le nez constitue l'élément central du profil. le menton. seule la phase sus-glottique se situe dans le cadre des préoccupations orthodontiques. J. Les différents éléments de la face sont constitués d'unités anatomiques relativement autonomes : le front. Les proportions du visage devraient s'apprécier comme on peut le faire pour une sculpture. dans la triade « déglutition-phonation-comportement habituel » (ou posture habituelle). grâce à des modifications des formes et des proportions relatives des lèvres. dans les sociétés occidentales.

A contrario.m.). nez inclus.t. s. un profil convexe. Cette caractéristique convient plus particulièrement aux hommes.n.c): épaisseur du vermillon (e. où pénètrent les aliments. dévoilant au moment du sourire.b. comporte également une connotation sensuelle. la majorité des patients recevant un traitement d'orthodontie sont encore en période de croissance. 11 faut différencier l'épaisseur du vermillon : e. a tendance à diminuer avec l'âge.v.): sillon labio-nasal (s. . b) Profil concave (fille de 12 ans). p.l.l.). c'est le front dont l'orientation. La s. C'est dire combien les lèvres. comme le fait la convexité squelettiquc (v. En outre. Or. grâce à un nez de longueur importante.l. 21 c) et de leur concavité cutanée. transfrontal : front en arrière). sans carie. Cette évolution peut transformer un profil très convexe. La forme des lèvres s'apprécie en tenant compte de leur épaisseur. — a) Profil convexe (garçon de 12 ans). d'aspect enfantin. après la puberté. FIG. détermine des types de profil très variés (cisfrontal : front en avant. Un dernier élément qu'on ne peut modifier par le traitement d'orthodontie concoure au modelé d'un profil. participent à l'harmonie du visage. bien alignée.m.). ce qui correspond à des lèvres fines et un nez et un menton importants. tant par la séduction du sourire que par la forme des lèvres. chez un jeune enfant présentant des lèvres proéminentes et un nez court. d'où s'échappent des sons indispensables aux fonctions de relation. surmontée par une gencive de coloration plaisante et d'aspect discret. de leur longueur (largeur bicommissurale : 1. par le jeu des volumes et des courbes et de leur prolongation. et la position relative par rapport au reste de la face. 58). sous-tendues par la denture et mises en mouvement par les muscles oro-faciaux. une denture de belle apparence.m FIG. une symphyse plus épaisse et des lèvres plus tendues. droite ou inclinée. La convexité cutanée présente des modifications importantes au cours de la maturation. (ou partie rose des harmonieux si la concavité n'est pas trop marquée. c) De profil : épaisseur totale de la lèvre supérieure (e.28 Notions de base convexité cutanée. peut convenir à un visage féminin. d) De face : largeur bi-commissurale (l. en un profil plutôt concave. déterminé par un nez de dimension relativement moyenne et des lèvres bien ourlées dont le vermillon est assez épais. 21. b.c): sillon labio-mentonnier (s. v. épaisseur de la lèvre au niveau de la concavité (e.l. • Les éléments modifiables par un traitement d'orthodontie : quelques points de repère : Les lèvres : la bouche. — c et d) Les lèvres. 21.) (fig. certains éléments caractéristiques de la face ne présentent leur dimension définitive qu'après la puberté. Une estimation esthétique conduite en période de croissance est donc sujette à révision. premier maillon d'une fonction vitale. premier médiateur de la possession ou de la tendresse.

selon le sexe. En cas d'excès. pointues ou arrondies. 22. la zone cutanée au-dessus du vermillon doit posséder. m. caractéristique assez inesthétique. 32a) : cette dimension est très sensible à l'influence du traitement orthodontique. aux proportions très variables. elles peuvent être relativement visibles ou placées à un niveau tel que leur pointe ne soit guère plus basse que les bords libres des incisives.) pour l'inférieur. Le menton. la disposition la plus harmonieuse semble être une symétrie entre la courbe des bords incisifs supérieurs et la courbe de la partie supérieure de la lèvre inférieure. dans ce cas. du menton et du nez.croissance du nez (superposition de Steiner). 216). Leur position relative par rapport au secteur dentaire antérieur détermine ou non un sourire harmonieux. 21 c et d). La fonction occlusale déterminera. leur position. Le sourire le plus plaisant ne découvre que la gencive libre des incisives supérieures. est un facteur déterminant dans l'harmonie de la denture (v. 61 ligne de Ricketts). n. 22). 326). . 32è et p. 1. une légère concavité. Par ailleurs.Harmonie du visage et de la denture 29 Le sourire : au cours du sourire. En position de repos — obtenue en passant avec douceur les doigts sur les lèvres — les lèvres sont : soit en contact. malgré le recul incisif. 1. rarement diminuée par un traitement. — Les canines : selon leur forme. le sillon labiomentonnier (s. quand elle est prononcée. — Garçon. ou bien la symphyse mentonnière peut être prononcée (fig. et labio-nasal : pour le supérieur : (s. Si la lèvre supérieure découvre trop la gencive. • Conclusion : on voit que l'articulation de ces différents éléments. Cette épaisseur a tendance parfois à augmenter si la croissance du nez est importante. FIG.) (fig. — Il peut être plat. Le menton peut être plus en avant et plus marqué chez les hommes. La houppe du menton ne doit présenter aucune contraction forcée — aspect en peau d'orange — pour obtenir une occlusion labiale. Profils à 12 et 14 ans (pointillés) : épaississement des lèvres. on parle. Un praticien compétent en orthodontie doit posséder ou cultiver un certain sens esthétique qui tienne compte des critères esthétiques contemporains. soit séparées par un espace interlabial minime entre 2 et 3 mm. Les lèvres sont sous-tendues par les dents. Règle donnée par Steiner : la ligne joignant le milieu de la base du nez et la partie la plus antérieure de la symphyse doit être tangente aux deux lèvres (fig. fig. 37A). la lèvre inférieure ne recouvrant pas les incisives supérieures. La position des dents antérieures — Les incisives : l'impression de dents « bien droites » ou trop inclinées vers l'avant ou vers l'arrière. elle peut être aggravée. est particulièrement complexe et ne peut se réduire à quelques règles chiffrées. La ligne esthétique de Steiner donne une indication intéressante pour la position relative des lèvres. d'un sourire gingival. pour être de forme agréable. Cette caractéristique s'harmonise avec un nez plutôt important et des lèvres de dimension moyenne. La hauteur de l'étage inférieur de la face (fig. ce qui peut masquer les effets d'un recul des dents antérieures (fig. en dernier ressort. lèvres) et l'épaisseur totale de la lèvre entre les faces vestibulaires des incisives et la zone la plus antérieure du vermillon (fig.

Elle est uniquement descriptive et n'évoque. — des anomalies de position des dents. PLAN FRONTAL PLAN HORIZONTAL FiG.LE BILAN ORTHODONTIQUE LA TERMINOLOGIE : UN LANGAGE ORTHODONTIQUE La description des anomalies orthodontiques requère l'utilisation d'un langage particulier dont la signification doit être connue. à l'aide de trois plans de référence (fig. telle qu'elle est proposée. 23. La terminologie. — un plan frontal perpendiculaire au premier. de pathogénie ou de traitement. a) La description des anomalies maxillaires et alvéolaires se fait dans les trois sens de l'espace. 23) : — un plan sagittal médian vertical . . les différentes anomalies orthodontiques. correspond à la nomenclature adoptée conjointement par la Fédération dentaire internationale et la Société française d'Orthopédie dento-faciale. aucune idée d'étiologie. en principe. statiques et cinétiques. de façon précise. Elle sera limitée aux termes les plus usuels. OBJECTIFS CONVENTIONS ADOPTÉES On différencie — des anomalies des bases maxillaires : — des anomalies alvéolaires: — des anomalies des relations d'arcades. Orientation dans l'espace. ^Z^"^ ^ < ^ \ 1 PLAN SAGITTAL PLAN SAGITTAt MEDIAN La terminologie permet de décrire. — Les trois plans d'orientation.

— Éversion de la lèvre : concavité exagérée de l'une des lèvres. — Micrognathiejmacrognathie : indique une réduction ou une augmentation d'ensemble du volume de l'un des maxillaires. Si les deux lèvres donnent l'impression d'être trop en avant dans le profil : biprochéilie — terme similaire : biprotrusion. RÉTRO : trop en arrière . (Bases osseuses et procès alvéolaires) : — le terme maxillaire désigne le maxillaire supérieur. — rétrochéilie : lèvres trop en arrière . 2. Sens antéro-postérieur (uniquement pour le secteur antérieur) : — pro-alvéolie : désigne une vestibulo-version d'un groupe de dents et de l'os alvéolaire qui les supporte. Ces caractéristiques modifient également les relations sagittales. • Anomalies alvéolaires. pro ou rétrognathie ' — sens vertical : infra ou supragnathie : affectent les secteurs antérieurs et postérieurs. La structure que l'on veut définir est désignée par un radical d'origine grecque. SUPRA : trop en bas. concerne le maxillaire uniquement : endognathie : le maxillaire est trop étroit: exognathie : le maxillaire est trop large. Au niveau du menton : — progénie : menton très proéminent. — sens transversal. 1. Ces termes ne sont plus guère utilisés. b) La description des anomalies de position des dents se fait en prenant comme base de référence la courbe de l'arcade. Exemple : PRO GNATHIE INFÉRIEURE préfixe Préfixes : radical niveau — dans le sens antéro-postérieur : PRO : trop en avant. EXO : en dehors de la situation « normale ». — Brachygnathie : longueur antéro-postérieurc diminuée 2. — rétro-alvéolie : désigne une linguo-version. Sens vertical (secteur antérieur) : — supra-alvéolie : arcade alvéolaire antérieure trop basse par rapport au plan d'occlusion . — rétrogénie : menton effacé.32 Bilan orthodontique Terminologie des anomalies des maxillaires. Qualificatifs : inférieur/supérieur total/partiel symétrique/asymétrique unilatéral/bilatéral unimaxillaire/bimaxillaire. Construction linguistique. — le terme mandibule désigne le maxillaire inférieur. Anomalies de volume — Latérognathie : ce terme est utilisé plus particulièrement pour la mandibule (anomalie anatomique). Ce radical est précédé par un préfixe qui précise la situation dans l'espace. Termes proposés par Château. Ensellure nasale : concavité située à la jonction du front et du nez. TERMINOLOGIE ORTHODONTIQUE Terminologie des tissus mous. — dans le sens transversal : ENDO : en dedans de la situation « normale ». . caractère ethnique. Au niveau des lèvres : — prochéilie : lèvres trop en avant . — Dolichognathie : longueur antéro-postérieure augmentée 2. le plan horizontal étant matérialisé par le plan d'occlusion. • Anomalies des bases osseuses : radical GNATHIE : prononcer ti: on utilise le — un plan horizontal. perpendiculaire au plan sagittal. et un qualificatif qui indique le niveau. Anomalies topographiques : — sens antéro-postérieur . Ces termes sont surtout utilisés dans la description des grands syndromes cranio-faciaux. Différencier « prognathie » (anomalie orthodontique) et « prognathisme facial » de la race noire. — dans le sens vertical : INFRA : trop en haut par rapport au plan d'occlusion. au niveau du plan d'occlusion.

. inversé (v.dans le sens vestibulo-lingual : vestibulo-version : localisée à 1 ou 2 dents (fig. sans précision particulière. Sens antéro-postérieur : secteurs antérieur et latéraux. 25a). 25?): — dans le sens mésio-distal : mésioversion: distoversion (fig. — exo-ahéolie : version vestibulaire. p. Le radical . peu utilisé (en général. • Relations statiques. Le surplomb (S). 25/'): linguo-version : localisée à 1 ou 2 dents (fig. — linguoelusion : recouvrement des dents supérieures par les inférieures (fig. peut s'accompagner d'une linguoelusion. une rétroalvéolie supérieure. 24a et b). 256).. fig. Sa compréhension est universelle. b) Infraclusion : — secteur antérieur : absence ou insuffisance de recouvrement incisif (fig. 25a). exagéré. seul os mobile de la face. — Les arcades sont divisées en trois secteurs : un secteur antérieur. 24. — Secteurs latéraux (canines comprises) : mésioclusion : trop en avant : distoclusion : trop en arrière. Terminologie des relations interarcades (rapports d'occlusion). la description se fait dans les sens vestibulo-lingual. Sens transversal (uniquement pour les secteurs latéraux) : — endo-alvéolie : version linguale d'un groupe de dents latérales et de l'os alvéolaire qui les supporte . Terminologie des anomalies de position des dents. Termes synonymes : béance antérieure = infraclusion antérieure: béance latérale = infraclusion latérale.. anomalie des relations d'arcades (fig. La courbe d'arcade sert de ligne de référence.VERSION indique une inclinaison anormale du grand axe de la dent.): FIG. implique qu'il s'agit des dents inférieures. 124) : — dans le sens antéro-postérieur : proglissement: — dans le sens latéral : latéro-glissement ou latérodéviation : ce dernier terme illustrant bien la déviation des milieux incisifs au cours du mouvement de fermeture. et deux secteurs latéraux. Secteur transversal (secteurs antérieur et latéral) : linguoelusion et vestibuloclusion : a) Au secteur antérieur. d'origine iatrogène). — a) Surplomb et recouvrement au niveau des incisives. 25c). — Secteur antérieur : surplomb normal ( ~ 2 mm). b) Surplomb et recouvrement au niveau des prémolaires et des molaires.. parallèlement au plan occlusal (v. — secteur postérieur : absence de contacts occlusaux au niveau d'un groupe de dents cuspidées. 33 Sens vertical : recouvrement : a) Supraclusion (uniquement au secteur antérieur) : excès de recouvrement incisif (fig. Le terme BÉANCE tend à être de plus en plus utilisé. c'est la distance entre les bords libres des incisives centrales supérieures et inférieures.. — Ces anomalies apparaissent au cours du chemin de fermeture de la mandibule. Elles correspondent à un décalage marqué entre la position de contacts maximum des dents et la position la plus haute et la plus reculée des condyles (relation centrée) (v. mésio-distal et vertical. L'utilisation du terme . La courbe d'arcade sert de référence. b) Au secteur latéral : — vestibuloclusion exagérée. car plus concis. Le radical CLUSION permet de décrire les rapports d'occlusion dans les trois sens de l'espace.CLUSION. fig. qui sera décrite page 35. le plan horizontal est matérialisé par le plan d'occlusion. en cas d'inclinaison vestibulaire des prémolaires ou/et des molaires supérieures (fig. Cette description correspond à la classification d'Angle. anomalie des procès alvéolaires. • Relations cinétiques.Terminologie : un langage orthodontique — infra-alvéolie : arcade alvéolaire antérieure trop haute. 25c). 25). 25/. .

. b) Rotation axiale mésio-restibulaire. rotation marginale : l'axe de rotation est mésial ou distal (fig. autour de l'axe longitudinal de la dent (fig.TOPIE) : dent trop basse (fig. p.Béante ou inocclusion labiale : les lèvres ne se joignent pas. — Ectopie : situation d'une dent éloignée de son emplacement habituel.. . Il est donc plus correct de parler de signes cliniques (découverts par le praticien) et d' « entité clinique » (au lieu de syndrome).. en intercuspidie maximale. — Dysmorphose . (Ce terme n'implique pas d'idée diagnostic). — a) Rotation mono-marginale mésio-restibulaire. Rappel : les anomalies orthodontiques ne sont pas des maladies. FIG. qui implique une idée de déplacement (v. — Encombrement dentaire : caractérise un alignement incorrect des dents. — Schéma des malpositions et malocclusions dentaires. 26... — dans le sens vertical : infraposition (ou .TOPIE) : dent trop haute par rapport au plan d'occlusion : supraposition (ou . Quelques termes couramment employés. 11 est préférable d'éviter le radical . Rotation : rotation axiale. — Engrènement : degré d'interpénétration des cuspides d'une arcade dans les embrasures antagonistes. 25/'). . elles constituent rarement des syndromes. 25. — Malocclusion : engrènement anormal des dents. 26b). 119).anomalie morphologique..34 Bilan orthodontique f g h i FIG. 26a) . définie par rapport aux normes habituelles d'une population donnée.GRESSION. en position de repos (+ de 3 mm).

Dire en effet qu'il existe une « prognathie supérieure » c'est être capable de faire la preuve que le maxillaire supérieur est en avant. . ou bien. LES CLASSIFICATIONS D'ANGLE ET DE BALLARD Elles facilitent la communication entre les praticiens pour la définition de certaines conditions morphologiques et de certaines entités cliniques. 35 de prouver que la mandibule est en arrière. l'intérêt de décrire un décalage antéro-postérieur. elle a donc été utilisée pour le classement des différents types d'anomalies. Elle définit uniquement des relations d'arcades au niveau vestibulaire. canines et incisifs. — a) Les classes d'Angle : rapports molaires. en intercuspidie maximale. sans précision quant aux rapports des cuspides linguales. LA CLASSIFICATION D'ANGLE Elle permet de décrire les relations d'arcades dans le sens antéro-postérieur.Classifications d'Angle et de Ballard Remarque : la terminologie n'est pas aussi innocente qu'il n'y paraît. Elle présente. La classification d'Angle peut donner l'impression de faire double emploi avec la nomenclature précédente. Parler d' « endognathie » signifie que le maxillaire incriminé est trop étroit. à la mandibule. division 2 Classe III FIG. Elle doit être complétée par la description des rapports d'occlusion antéro-postérieurs au niveau des canines permanentes et au niveau des incisives centrales supérieures et inférieures. par ailleurs. ce qui implique une idée thérapeutique d'élargissement qui peut être aléatoire ou impossible. Classe I Classe II. 27. sans implication diagnostic ou thérapeutique. division 1 Classe II. Elles servent également de base pour l'établissement du bilan orthodontique. Sa compréhension est universelle. lorsqu'on parle de « rétrognathie inférieure ». Elle est basée sur les rapports d'occlusion des faces vestibulaires des molaires de 6 ans dans le sens antéro-postérieur. dans le plan de cet ouvrage. ce qui est loin d'être toujours évident.

division 1 (fig.36 Bilan orthodontique Cette anomalie constitue. etc. par exception. fig. on parle de classe II. division 2. une demicuspide ou une largeur de prémolaire. 7. un cas de Classe II squelettique et de Classe 1 dentaire (A N B = — 7"). division 2 (fig. 27b) : présente une vestibulo-version des incisives centrales supérieures: — la classe II. LA CLASSIFICATION DE BALLARD Les relations des bases osseuses. La classe II comporte deux subdivisions qui se différencient suivant l'inclinaison des incisives supérieures : — la classe II. division 1. 27. Au niveau molaire : distoclusion des dents de 6 ans inférieures. — s'il existe une classe II molaire unilatérale (ou une classe III). 14 et fig. Définition : la dent de 6 ans inférieure est mésialée d'une demi-cuspide par rapport à la dent de 6 ans supérieure. la canine inférieure est en avance d'une demi-dent par rapport à la canine supérieure. subdivision D. . la classe II se situe à droite. La classe I. Remarques : — il est nécessaire de préciser le degré de décalage molaire (par exemple : 1/3 de cuspide. si par exemple. La classe III (fig. une entité clinique spécifique. dans le sens antéropostérieur ne coïncident pas nécessairement avec les FIG. — Au niveau molaire : mésioclusion des dents de 6 ans inférieures. — Au niveau du secteur antérieur : occlusion inversée ou non. 27c) : présente une linguo-version des incisives centrales supérieures. p. — b) Les classes squelettiques de Ballard.) . suffit à énoncer un diagnostic orthodontique. ceci constituant ce que l'on appelle une « occlusion engrenante » (v. L'énoncé d'une classe II. 21 d). En conséquence. 27a). L'énoncé d'une classe d'Angle ne constitue pas en soi un diagnostic orthodontique. sauf une exception. La classe II.

p. Classe squelettique III : position trop antérieure de la mandibule. l'exemple de la figure 65a et b) : 1. p. Classe squelettique I : rapport harmonieux entre les maxillaires. statiques et cinétiques : classes II molaires et canines. néant sur la figure 65) : b) dysharmonie dento-maxillaire (D. Préciser les anomalies morphologiques et fonctionnelles : — au niveau des dents et des arcades : a) anomalies dentaires (ex. ANB N. — c) Les classes squelettiques de Ballard : un cas de Classe III squelettique et de Classe I dentaire (A N B = + 1°). — type facial (v. contacts incisifs (fig. fig. 27a).. incisives normalement placées. Classe squelettique II : position trop postérieure de la mandibule. dysharmonie dento-dentaire: c) anomalies des relations d'arcades dans les 3 sens de l'espace et par secteur. La description d'un tableau clinique obéit à certaines règles (v. 65): FlG. : agénésies.Classifications d'Angle et de Ballard relations occlusales. ANB --* vestibulo-version des incisives supérieures et inférieures. Classer le sujet : — classe d'Angle : malocclusion de la classe II. division 1 . légère linguo-version des incisives inférieures. légère vestibulo-version des incisives supérieures. Elle permet de visualiser des compensations dentaires. Elle tient compte des rapports relatifs de la mandibule par rapport aux maxillaires et de l'inclinaison des incisives. M. Contacts incisifs (v. vestibulo-version incisives supérieures (v. 53): rotation postérieure. en cas de décalage des bases. 37 Utilisation pratique de la terminologie. Ce décalage des bases est apprécié grâce à l'angle ANB (v. 61 Les critiques que l'on peut en faire). fig. C'est pourquoi Ballard a proposé une classification des relations des bases osseuses qui complète la classification d'Angle. inclusions. 27. classification des relations d'arcades. 58 Détermination et p.) sur la figure 65. infraclusion antérieure. 51) : face longue. 21b). . 2.. D. p. : — type de croissance ( v.

Il doit permettre de décider de l'opportunité d'approfondir ou non le problème. sont prescrits. Première consultation sans documents : à l'issue de cette consultation. Constitution du dossier orthodontique 3. en moyenne. si nécessaire. 1.. Constitution du dossier orthodontique. . exo et endo-buccal est pratiqué. — Au niveau des structures osseuses : a) anomalies alvéolaires antérieures : . Ces modalités sont à peu près constantes. 3. Le bilan orthodontique 4. au cours de la troisième visite. La tendance actuelle est de simplifier à l'extrême l'énoncé des anomalies orthodontiques. béance antérieure. d) anomalies de position des dents et malocclusions unitaires. dont trois consultations. 4. Les modalités pratiques de la consultation orthodontique. Compte rendu du bilan orthodontique et du plan de traitement. au cours de cette première consultation. La mise au point et l'exposé d'un plan de traitement nécessitent. Deuxième consultation et prise d'empreintes. 1. en ne retenant que ce qui fera l'objet d'un traitement et en faisant apparaître en premier les anomalies majeures. sauf cas particulier. . cinq étapes. Examen clinique sans documents 2. proalvéolie supérieure. des examens complémentaires. L'ÉTABLISSEMENT DU DOSSIER ORTHODONTIQUE LA CONSULTATION ORTHODONTIQUE MODALITÉS PRATIQUES Méthodologie. Synthèse thérapeutique réalisée à l'aide de l'observation clinique et du dossier orthodontique complet. Élaboration du plan de traitement. Les différentes éventualités sont figurées dans le schéma ci-après. L'EXAMEN CLINIQUE SANS DOCUMENTS PREMIÈRE CONSULTATION Un examen complet.38 Bilan orthodontique b) anomalies des bases maxillaires : prognathie maxillaire.. La prescription d'examens complémentaires sera faite éventuellement à la fin de cet examen. 5. 2.

cadre familial (père. — Dans le sens sagittal : réglette rigide placée au niveau molaire et prémolaire.position habituelle. de face. responsable légal de l'enfant. NOTER : l'hygiène bucco-dentaire. appréciation qualitative de l'étage inférieur de la face. origine ethnique. nez d'adulte). Cet examen est pratiqué au cours d'une conversation détendue avec l'enfant. . patient et praticien sont assis l'un en face de Vautre. EXAMEN DE LA COURBE D'OCCLUSION AUX DEUX Examen du visage. un retard d'éruption localisé. de l'angle goniaque. Noter : — l'impression d'ensemble : convexité du profil. âge civil précis. têtage de la langue ? — Date d'évolution des premières dents temporaires (v. Après 12 ans (selon la taille). forme. de même que la lèvre inférieure (c'est « l'ourlée » de la lèvre) . effleurer les lèvres avec les doigts) : lèvres jointes ou inocclusion labiale — sillon labio-mentonnier — rapport des lèvres et des dents au repos et au cours du sourire. Technique d'examen. largeur de la base. — Le patient est assis sur le fauteuil en position orthogonale. dimension et symétrie des orifices narinaires. les dents étant en contact: — Vexamen du nez : stade de maturation (nez infantile. Technique d'examen. afin d'acquérir sa confiance et sa sympathie.fossette. frères et sœurs). Si nécessaire. des malpositions. apprécier la mobilité de certaines dents temporaires). — Motif de la consultation : esthétique ? fonctionnelle ? ou les deux ? — L'enfant a-t-il déjà suivi un traitement orthodontique ? — Le patient et la famille sont-ils informés des contraintes d'un traitement d'orthodontie ? — Traits familiaux : l'un des membres de la famille (collatéraux compris) présente-t-il les mêmes anomalies dentaires ou squelettiques ? — Habitudes déformantes : suçage digital ou labial. Interrogatoire. état de santé. orientation de la base inférieure. la hauteur de gencive attachée. mère ou tuteur.longueur bicommissurale . menton proéminent) — palpation. un encombrement antérieur ou latéral. 9). dans le sens transversal : au niveau canine et prémolaire. Noter : — F impression d'ensemble : harmonie générale de la face. p.épaisseur et longueur) : . une bascule de cette courbe dans le sens transversal. maturation apparente. le patient est debout en position de repos mandibulaire. une supraclusion incisive. l'état de la gencive. la lèvre supérieure doit présenter une légère concavité. Technique d'examen : le dossier du fauteuil est incliné à 45°. . — l'examen du front : inclinaison et position relative par rapport au profil: — l'examen du ne: : longueur. orientation de la base du nez: — l'examen des lèvres : épaisseur du vermillon . le regard dirigé vers l'horizon. On débutera l'examen par le maxillaire inférieur. maintenir la tête du patient pour obtenir une bonne orientation (à peu près selon le plan de Francfort cutané). le rapport des lèvres entre elles . pour en apprécier la tonicité. au repos (pour obtenir une totale décontraction. ARCADES : technique d'examen. hauteur du nez. de profil. — l'examen des lèvres : forme. Le parodonte. en face du praticien. Les dents. — l'examen du menton : largeur épaisseur de la symphyse .Etablissement du dossier orthodontique Renseignements généraux. la position relative par rapport au profil : — l'examen du menton : importance de l'éminence mentonnière — situation dans le profil : (menton effacé. Examen des arcades séparées. assis sur une chaise d'opérateur. appréciation qualitative de l'importance de l'étage inférieur de la face. les sites de . une ectopie. 39 Sexe. position relative de la symphyse par rapport au plan sagittal médian. • Vexamen du visage. Cet examen permet de mettre en évidence une courbe de Spee exagérée ou inversée. des rotations et des versions localisées. proportions du visage : face longue ou face courte. — Jusqu'à 11-12 ans. NOTER : l'âge dentaire (en denture mixte. le praticien est situé en position de 9 h. • Vexamen du visage. Examen de la denture et de Vocclusion. harmonie des proportions.

A partir de la position de relation centrée. les jambes non croisées. puis maintenir la mandibule en position de relation centrée. — Un fort décalage entre relation centrée et intercuspidie maximale : a) Dans le sens sagittal : — transforme une classe I. Recherche d'un éventuel décalage entre la relation centrée et l'intercuspidie maximale. sans forcer vers l'arrière. la première phalange de ses doigts dépassant légèrement la ligne des cuspides. 28<s. — Demander au patient de « laisser la bouche à demi-ouverte » et de « lâcher » le menton. — diminue l'importance du décalage antéro-postérieur d'une malocclusion de la classe III. Recommencer cette manœuvre plusieurs fois. prier le patient de serrer ses dents au maximum. L'analyse s'effectue dans le sens transversal et dans le sens antéro-postérieur (c'est le praticien qui modifie sa position d'examen). Par rapport au plan sagittal médian : repères au crayon dermographiquc dépôts tartriques (présomption d'une mastication unilatérale).Noter. Elle se fera avant l'examen de l'occlusion en intercuspidie maximale. de la relation centrée jusqu'à fintercuspidie maximale (signe de latérodéviation mandibulaire) (v. l'agiter plusieurs fois et lui dire « maintenant je vais faire pareil avec ta mâchoire du bas.Incisive centrale ou latérale en linguocclusion : ces malpositions localisées entraînent très fréquemment un proglissement. — Impossibilité de retrouver la relation centrée : prescrire un myorelaxant ou préparer une « Jig » de Lucia. l'importance du décalage. 89). à l'aide d'un miroir. M. — Prendre le poignet du patient et lui demander de laisser sa main inerte. les bras reposant sur les accoudoirs du fauteuil. p. il faut laisser ta mâchoire toute molle. b) Dans le sens transversal : met en évidence une latéro-déviation provoquée par une endo-alvéolie symétrique (v. Rappel. Examen de l'occlusion en intercuspidie maximale (avec le maximum de contacts dentaires). et fait apparaître des rapports exagérés dans le sens vestibulo-lingual (fig. Position : le patient est en position allongée. C. L'état des dents : susceptibilité particulière à la carie ? Recherche de la relation centrée.Au niveau des canines de lait : toute canine temporaire n'ayant pas subi une abrasion physiologique. . 25d) au niveau des secteurs latéraux (fig. — Sens antéro-postérieur (praticien situé latéralement par rapport au patient) : mise en évidence d'un proglissement mandibulaire (v. M. 104). les freins médians et latéraux. Examen des milieux incisifs : 1. constitue l'un des signes d'une latéro-déviation ou d'un proglissement mandibulaire. ça ne fait pas mal du tout. examinée en intercuspidie maximale. . Mise en évidence des prématurités : a) En denture mixte : . C.40 Bilan orthodontique — Sens transversal (praticien face au patient) : mise en évidence d'une déviation des milieux incisifs. — Effacer progressivement les doigts pour rechercher le premier contact dentaire. b) En denture adulte : prématurité au niveau des dents de 12 ans ou à d'autres niveaux. p. Le praticien se situe en position de 10 h. en classe II en relation centrée. — Manipuler la mandibule jusqu'au contact avec la pulpe de l'index et du pouce gauche. L'index de la main droite est recourbé sous le menton. Incidents. c) Dans le sens vertical : la relation centrée n'est pas une position de référence pour l'étude de la dimension verticale. Technique d'examen. — Montrer au patient. Manipulations. ou les deux). entre relation centrée et intercuspidie maximale et le sens du décalage (antéro-postérieur ou transversal. le décalage entre relation centrée et I. pour éviter tout contact dentaire. 89). le pouce prend appui par un contact très léger au niveau de la symphyse mentonnière. et renouveler cette mise en évidence pour la personne accompagnante. — 11 peut être commode d'utiliser l'ongle du pouce droit pour permettre un guidage antérieur. s'il existe un fort décalage avec l'I. comme ta main ». l'index et le pouce de la main gauche au niveau des prémolaires. p. en millimètres. plusieurs fois de suite. . — Effectuer des mouvements de « tap-tap » rapides. — Expliquer le « pourquoi » de cette recherche (analogie avec une charnière de porte et un casse-noix). le plus détendu possible. 4) : — aggrave l'importance du décalage antéro-postérieur d'une malocclusion de la classe II.

Il est affecté du signe + en cas de recouvrement incisif normal ou excessif. — canines temporaires : présomption des relations ultérieures au niveau des canines permanentes. molaires et canines droits et gauches. — Palpation exobuccale prétraguienne et intraauriculaire —> symétrie du déplacement condylien ou . Préciser le niveau de la supraclusion ou de l'infraclusion (incisive ou incisivo-canine). 2. Il est affecté du signe + si les incisives supérieures sont en avant des inférieures et du signe — en cas d'occlusion antérieure inversée. Résultats : noter la valeur du recouvrement incisif en demi-millimètres. Position relative du frein de la lèvre supérieure par rapport au milieu supérieur. — Rechercher des contacts prématurés du côté non travaillant . P. La coïncidence des milieux incisifs entre eux est nécessaire pour l'obtention d'une occlusion antérieure correcte. technique d'examen : — secteur gauche : le patient est prié de tourner fortement la tête vers la droite. en cas d'asymétrie. — mesure du surplomb incisif (overjet. le praticien s'incline à droite pour examiner le secteur latéral le plus possible de face. Étude des relations d'arcades en intercuspidie maximale. En denture mixte : — deuxièmes molaires temporaires: plan terminal à marche mésiale. technique d'examen : Le patient étant en intercuspidie maximale. division 1 ou 2). pour mesurer le recouvrement incisif. 24a) : technique d'examen : il se fera dans le même temps que la mesure du surplomb. — Noter : 41 rapports A. Palpations. En cas de béance. placer une réglette métallique. 3. Il est mesuré au niveau des incisives centrales droites et gauches. 24a) . Noter : — les relations vestibulo-linguales au niveau des secteurs latéraux droit et gauche. même position pour le praticien. Examen cinétique de la fonction occlusale. p. par commodité. utiliser l'expression « faites basculer votre mâchoire du côté droit ». à droite et à gauche. ce qui fait apparaître le bord libre des incisives inférieures. 25b). ou bien au niveau des incisives supérieures droites et gauches en cas d'asymétrie prononcée. fig. — Cet examen se fera. en s'aidant au besoin. Coïncidence ou non des deux milieux incisifs. 35. B. 5b). S. Étude des malocclusions localisées. le surplomb est estimé avec la réglette placée verticalement. Demander au patient d'ouvrir légèrement.Etablissement du dossier orthodontique 2. distale ou droit (v. — Technique d'examen : il a) Les relations sagittales au niveau des premières molaires permanentes et des canines : 1. U. — Mesure du recouvrement incisif (orerbite. Conclusion : malocclusion de la classe x d'Anale. sauf cas particuliers. se fait dans le même temps que l'examen du sens sagittal. N. U. C. 4. d'un miroir. en cas de faible ouverture labiale: — secteur droit : le patient est prié de tourner la tête fortement à gauche. Résultats : noter le surplomb en demi-millimètres. S. En denture permanente : premières molaires et canines : préciser le type de classe d'Angle. au niveau des secteurs latéraux. fig. SENS TRANSVERSAL. la réglette est située au même niveau que précédemment. tangente au bord libre des incisives centrales supérieures et en contact avec les incisives centrales inférieures. Noter : une linguoeelusion ou une vestibulocclusion localisée à une dent. prémolaires et canines : linguoeelusion ou vestibulocclusion exagérées .) (fig. du signe — en cas de recouvrement incisif insuffisant ou inexistant (béance ou infraclusion incisive) (v. SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR. b) Au niveau des incisives : — orientation des incisives supérieures (vestibulo ou linguoversion apparente (v. Noter le ou les milieux déviés et le sens de la déviation. — examiner au papier à articulé fin les contacts occlusaux en I. orientée selon le plan d'occlusion. classe II. dans les trois sens de l'espace .) (fig. molaires. surplomb incisif. : le recouvrement incisif et le surplomb seront plus commodément mesurés sur les moulages et les téléradiographies. SENS VERTICAL. et disposer une deuxième réglette en plastique. On le mesure au niveau de l'incisive la plus vestibulée en cas d'asymétrie légère. M. — Rechercher une protection canine ou une protection de groupe. perpendiculairement à la première.

En fin d'examen. pour la motivation à l'hygiène. dans l'immédiat. 2. arcades serrées ou non serrées. au niveau des canines. Interrogatoire : rhinites fréquentes. — son volume. — placer un index au niveau du sillon gingivolabial inférieur et demander au patient d'essayer de chasser le doigt. Test : tester les réflexes nauséeux (miroir appliqué au niveau du palais mou). et présenter un modèle de démonstration. par comparaison avec un cliché ultérieur. • Examen de la langue. • Examen de la musculature labiale : — apprécier la tonicité labiale en insérant un index au niveau de chaque commissure et en demandant au patient de bien vouloir serrer ses lèvres. ou interposée en permanence entre les arcades (fig. en bouche ouverte : mise en évidence d'un frein de la langue trop court. certains praticiens demandent une téléradiographie de profil. allergies. Noter : — la situation habituelle de la langue. L'examen du visage et de la denture ne semblent pas justifier un traitement ontiodontique. il n'existe pas d' « urgence » en orthodontie. Examen endobuccal : écarter légèrement les lèvres. soit avec un instrument. Les conclusions du premier examen faut-il traiter ? Quand traiter ? : m La déglutition. — disposer un miroir au niveau de la cavité buccale entrouverte. — Demander au patient de faire des mouvements d'élévation. Sauf cas très exceptionnels. crépitements. 34) . Revoir l'enfant avant 12 ans. à l'intérieur des arcades dentaires. Éventuelle auscultation au stéthoscope. Noter les lésions préexistantes au traitement. — Palpation endobuccale des ptérygoïdiens. Montrer au patient. — des indentations éventuelles sur les bords latéraux. • Examen de la phonation : noter un zézaiement ou un chuintement. pour juger du mode de croissance. — l'étalement latéral. des mouvements de latéralité . A ce stade. — Demander au patient d'avaler sa salive. angines. la présence de mucosités. ronflements nocturnes. soit avec l'index et le pouce. Mouvements volontaires. craquements. Visites de contrôle tous les trimestres. les différentes anomalies observées. Ja motivation du patient ou de l'entourage est insuffisante pour envisager de débuter un traitement. au cours du temps buccal. Examen des fonctions. • Examen de la ventilation : — noter le diamètre des orifices narinaires et leur orientation. douleurs. sur les faces occlusales des dents inférieures. Examen de la musculature labio-linguale. Examen parodontal. dont l'occlusion est idéale. pour apprécier la répartition du flux ventilatoire: — apprécier le volume des amygdales palatines et pharyngées (végétations adénoïdes). Au repos : cet examen se fera dans le même temps que l'examen des arcades séparées en position de repos mandibulaire et en bouche ouverte. certains éléments restent à préciser : — le praticien prescrit des examens complémentaires pour la constitution d'un dossier orthodontique complet. . Examen exobuccal : noter une éventuelle contraction isotonique exagérée des muscles labiaux et de la houppe du menton. à l'aide d'un miroir. puis des orifices narinaires.42 Bilan orthodontique Noter : l'interposition linguale antérieure ou/et latérale : préciser le type de déglutition. Rassurer la famille et convoquer l'enfant avant douze ans. 1. 2e éventualité : l'âge dentaire du patient ne permet pas d'entreprendre le traitement immédiatement : convoquer l'enfant en fonction de l'évolution de certaines dents permanentes. 3e éventualité : un traitement d'orthodontie semble nécessaire. L'examen clinique a permis de noter l'existence d'anomalies orthodontiques : / re éventualité : après un exposé des contraintes imposées par un traitement d'orthodontie. mise en évidence d'une asymétrie dans la fonction.

en consultation orthodontique. l'état des dents (caries. p. etc. comitiaux. LA ET DEUXIÈME LA PRISE CONSULTATION D'EMPREINTES 1. — En cas de présomption de dents incluses : examens particuliers (p. Prescription. réalisation par le praticien. — En cas de linguoeelusion unilatérale ou d'asymétrie apparente de la mandibule : radiographie en incidence axiale. 13). des dents surnuméraires. éventuellement. Prescription minimum : une radiopanoramique (v. — A la fin de l'examen clinique. 5. pour obtenir l'image du condyle. — Prescription de photographies anthropométriques du visage. de l'émail (collage des attaches). des dents incluses ou absentes. pour éviter une augmentation de la résistance à l'acide. après réception. — Par coloration à la fluorescéine. 74). sauf cas particulier. Malgré son apparente facilité. ou pire. examens particuliers. de face et de profil. — La prescription de radiographies doit tenir compte de ce que l'on recherche. de radiographies complémentaires : — pour la localisation d'une dent incluse ou d'une dent surnuméraire. une téléradiographie de profil avec le profil cutané visible (v. le stade de dentition. 4. Ces différents documents doivent parvenir au praticien avant le deuxième rendez-vous. dossier radiographique. lisibilité du profil cutané. — Consultation O. ou bien téléradiographies à 45° droite et gauche (irradiation plus importante). on n'effectuera pas de fluoration à ce stade. • Le dossier radiographique. lésions apicales.) et quelle est son utilité : établissement du bilan orthodontique et élaboration d"un plan de traitement. DES LA PRESCRIPTION EXAMENS COMPLEMENTAIRES (En vue de la constitution du dossier orthodontique complet.). — Téléradiographie. Lecture. de photographies intrabuccales. Cas particuliers. dans un climat non agressif. Ce cliché est inutile si le film réalisé en occlusion est de bonne qualité. avis médical (rhumatismes articulaires aigus. en bouche ouverte. noter les dents présentes ou absentes.Etablissement du dossier orthodontique — il précise en quoi consiste ce dossier (photographies du visage. des obturations. p. la présence de dents incluses. — Radiographies « long cône » : contrôler l'état parodontal. gar- . — Radiographie panoramique : contrôler la qualité et la lisibilité du cliché. des vomissements. Contrôle de la mobilité de certaines dents temporaires. 3. a) Instrumentation . si nécessaire. ce qui augmente d'autre part le coût des examens. Contrôle de la plaque dentaire. de la radiographie panoramique : contrôle des caries. La prise d'empreintes : c'est le premier acte réellement effectué ' sur l'enfant. 43 • La prescription d'examens médicaux ou paramédicaux. 45) des radiographies rétro-alvéolaires « long cône ». au niveau des incisives supérieures et inférieures. consultation psychologique. • Le dossier photographique. au fauteuil. d'agénésies et la morphologie des septa. — Éventuellement. p. R. — Au stade prépubertaire et pubertaire : radiographie des mains (fig. • Le contrôle des documents. 45). 46). Palpation pour localiser des dents incluses palatines ou vestibulaires. — En cas d'encombrement dentaire apparent : radiographie « long cône » des prémolaires et des canines inférieures droites et gauches. en évitant de provoquer des réflexes nauséeux prononcés. — Téléradiographie : superposition des olives auriculaires. 11 est inutile d'irradier l'enfant sans nécessité en prescrivant de multiples radiographies. empreintes des maxillaires. de découverte fortuite : — pour l'évaluation d'une dent dépulpée.. handicapés mentaux légers). absence de proglissement constaté: — Radiographie de la main : contrôle de la lisibilité des phalanges. 2. etc. de l'état de formation des germes et de leur position. la forme des apex. L. consultation orthophonique.matériaux : — porte-empreintes standards multiperforés. pour la mesure des germes des dents de sagesse. l'existence d'éventuelles résorptions. il doit être conduit comme un acte majeur.

ou deux dragées pour un adolescent âgé) . 28a). . p. 7. Enfin. ainsi que le temps prévu au fauteuil et l'aménagement des horaires. nis à l'aide de cire « Peripherie » ou porte-empreintes anatomiques type « COE » . dans une autre séance. assis sur la chaise d'opérateur . \\ e x p o r t a et jwstàfteîa son choix thérapeutique (avec ou sans extraction. empreinte supérieure : le praticien se place debout. Les problèmes d'honoraires seront éclaircis à ce stade ou dès la première consultation. si possible. Photographies de face. pour les organismes sociaux. 129). Certains radiologues réalisent une photographie sur film radiographique. — Positions du patient et du praticien : . Le praticien utilisera le dossier orthodontique complet pour expliquer. Un compte rendu synthétique écrit peut être également transmis par courrier . 63) et du plan de traitement (p. il est préférable de présenter cette éventualité comme certaine. au moment de la prise d'empreinte. LA TROISIÈME LE CONSULTATION RENDU : COMPTE L'exposé du bilan orthodontique et du plan de traitement est effectué au cours de la troisième visite. enfant accompagné. Un personnel auxiliaire bien formé et moins intimidant pour l'enfant. Le temps prévu pour cette consultation doit être suffisamment long pour répondre à toutes les questions que les parents se posent. C. selon son âge. Le praticien s'efforcera de répondre à toutes les questions. prescrire : soit du Primpéran. — Un cliché du profil droit (profil pur) sur papier noir et blanc mat et fond noir (fig. peut se charger de cette information. de même que les démarches administratives. empreinte inférieure : patient et dossier du fauteuil à 45°. en une étape ou deux étapes). sont conviés le père et la mère. parallèlement au patient. Le patient assistera ou non au compte rendu. visualisation d'un programme audiovisuel. en ne dissimulant pas les inconvénients qu'ils comportent. RADIOGRAPHIES PANORAMIQUES La radiographie panoramique constitue un des éléments essentiels du dossier radiographique. c'est-àdire l'établissement du bilan orthodontique (p. selon les habitudes de chacun. faire prononcer le mot « tchiiise ». pris au cours du sourire. au cours du premier rendez-vous. On cherchera à obtenir les empreintes des sillons gingivo-jugaux. des tubérosités et des trigones. le praticien étant situé de face. Tous les éléments sont réunis à ce stade pour l'élaboration de la synthèse thérapeutique. Si l'enfant n'était pas présent à cet entretien. Présentation rapide des principaux dispositifs envisagés. ce qui permettra de l'incliner au maximum vers l'avant. Jusqu'à 10-11 ans. ou le responsable légal du patient. LA RÉALISATION D ' U N DOSSIER O R T H O D O N T I Q U E COMPLET PHOTOGRAPHIES Orientation : le visage est orienté suivant le plan de Francfort cutané (v. et de répondre à ses interrogations. p. — Un cliché pris en position d'I. une tendance aux réflexes nauséeux. il est souhaitable de lui montrer. 47). — alginate à prise rapide. en termes simples. le double en sera envoyé au praticien transférant. le dossier de fin de traitement d'un cas similaire sera présenté. soit un barbiturique léger du type Belladénal (une dragée 1 heure avant le rendez-vous. 6. Nouveau contrôle de la plaque dentaire. b) Technique opératoire : — Principe : les empreintes orthodontiques sont réalisées en compression. éventuellement. précoce ou tardif. M. les anomalies qvr'n a constatées.44 Bilan orthodontique Si la nécessité d'extraire n'est pas évidente. Au cours de cet entretien. sa présence n'est pas nécessaire. Les différentes séquences du traitement seront précisées en détail. Elle . : cette incidence permet de faire apparaître une asymétrie fonctionnelle (v. Pour réaliser un cliché de face. 8. c) Prémédication : si l'on a décelé. Prise de cires en relation centrée et en intercuspidie maximale. superposable à la téléradiographie de profil. si la coopération est bonne. 89). Le praticien montrera les différents appareillages prévus. information générale sur le traitement d'orthodontie. sans chercher à minimiser les contraintes d'un traitement d'orthodontie et en insistant sur l'efficacité des thérapeutiques. les anomalies qu'il présente et les dispositifs prévus pour les corriger. Photographies de profil. le bras gauche maintenant sa tête.

4 : décalage entre R. C. lèvres au repos. 28. . et I. vestibuloclusion exagérée des secteurs latéraux : cas difficile (en bas). profil droit. 1. posture cervicale habituelle. M. C. 2. En relation centrée : classe II molaire et canine. — a) Photographies orthodontiques du visage. sourire. 3 : les trois incidences : face. en intercuspidie maximale : classe 1 molaire et canine : cas simple (en haut).Etablissement du dossier orthodontique 45 FIG.

— Le rotograph : le patient pivote sur lui-même. très à distance du plan de coupe. Une petite dent supplémentaire médiane. Le rayon central passe par le centre des olives auriculaires du céphalostat (fig. Le tube à rayons X : il est maintenu dans une position déterminée à l'aide du fixateur d'ampoule. Cette distance est une des caractéristiques de l'appareil. film courbe. . et éventuellement des A. deux clichés pris à un très court intervalle de temps étant strictement superposables. Principes. L'augmentation de la distance sujet-source d'émission (fixe) diminue fortement l'agrandissement des structures latérales. • Caractéristiques âe l'installation radiologique. il faut s'ajuster aux variations de la courbe pour obtenir une lisibilité suffisante. sur un film unique. Définition. cette structure pouvant être plate ou courbe. une image nette d'une seule tranche de coupe. — Les maxillaires étant des surfaces courbes. En principe. la cassette effectue une rotation en sens inverse. La qualité des clichés dépend. elle tient au mode d'utilisation et à la vitesse du film. Caractéristiques d'une installation de radiographie panoramique. Conclusion. épaisseur de la tranche de coupe inférieure au Panorex. au maxillaire. M. La source d'émission et le film tournent autour du patient. tout en supprimant les superpositions gênantes. 3. — L'orthopantomogramme : trois centres de rotation. Une distance constante entre source d'émission et sujet permet la reproductibilité de clichés successifs. La qualité de ce cliché est toutefois inférieure aux qualités du cliché rétro-alvéolaire conventionnel: elle est suffisante pour les besoins de l'examen orthodontique. TÉLÈRADIOGRAPHIES permet. peut ne pas apparaître. la source d'émission comporte 1. Selon les appareils. 3. une image développée sur la surface plane d'un film radiographique. secteur antérieur sans déformations. La qualité des clichés est particulièrement variable. 2. Trois techniques sont possibles : 1. de la structure examinée. Malgré ses imperfections. Plus la puissance augmente. Un apex présentant une coudure peut sembler résorbé. un céphalostat avec un porte-cassette. donc la comparaison de ces clichés standardisés. Il est donc nécessaire de faire un réglage particulier pour les enfants. Ce dernier est placé sur un mur ou relié à un support scellé au sol. une image floue médiane. courbure de l'appareil réglable.50 à 4 m) et selon une orientation déterminée . Plus la distance augmente et plus la puissance doit augmenter. en grande partie. est susceptible de ne pas être décelée en raison du flou antérieur. Le film peut être plat ou courbe. qui devient négligeable (fig. — Une installation radiologique. 29). La tête du sujet est placée à une distance fixe de la source d'émission (de 1. une source d'émission de rayons X et un fixateur d'ampoule. c'est-à-dire un procédé radiologique permettant d'obtenir. lisibilité des A. Pour les maxillaires. T. L'irradiation qu'elle entraîne est plus faible que celle d'un bilan complet effectué avec des radiographies dentaires classiques. la vitesse de rotation peut varier. on obtient à partir d'une tranche de section courbe.46 Bilan orthodontique courbe des arcades du patient. film courbe. une dent incluse. le niveau exact de la tranche de coupe et son épaisseur. pour la prise de téléradiographies. de donner une vue complète des maxillaires et des dents. sur un film radiographique. comprend : un générateur. 2 ou 3 centres de rotation. T. — La téléradiographie est une technique radiologique particulière basée sur la standardisation et la reproductibilité des clichés. En raison du principe même de la tomographie. plus ou moins épaisse. Le patient pivote entre la source d'émission et le film. Principes 1. film plat. Le générateur : puissance de 90 à 120 KV. — En fonction de la multiplicité des appareils. — Le Panellipse : axe constamment mobile. 28/?). de la concordance entre la courbe de l'appareil (qui pour certains est une courbe moyenne) et la • Généralités. 2. — La radiographie panoramique est une tomographie (zonographie). il est important de connaître le modèle utilisé pour la prise du cliché. M. La source d'émission est placée dans la cavité buccale du patient et le film est maintenu le long des joues (Status X) : il ne s'agit plus d'une tomographie. propre à certains appareils. la radiographie panoramique représente un examen irremplaçable en orthodontie. moins le temps de pose est long et plus l'irradiation est diminuée. les techniques de radiographies panoramiques sont adaptées à cette particularité. Les appareils disponibles sur le marché — Le Panorex : deux centres de rotation.

29. c) Incidence axiale (image en norma axialis). pour la prise d'une téléradiographie. FIG. Les trois incidences. déterminé par trois points : le point le plus élevé de la surface .Etablissement du dossier orthodontique 47 SOURCE A SOURCE B SUJET FIG. Ces trois repères permettent d'orienter la tête du sujet suivant le plan de Francfort cutané. en pression douce. — b) Vaugmentation de la distance sujet-source d'émission diminue fortement l'agrandissement des structures latérales. 29) : cet appareil est destiné à immobiliser la tête du patient et à Yorienter selon les différences incidences. a) Incidence de face (image en norma frontalis). b) Incidence de profil (image en norma lateralis). Deux olives auriculaires radio-claires sont introduites au fond des canaux auditifs externes. 28. La zone infé- rieure du rebord orbitaire externe est repérée par une pointe orbitaire. avec le sujet dans le céphalostat. Le céphalostat (fig.

si le décalage entre I. b) Incidence de face ou frontale. E. dite « image en norma axialis » (fig. des germes des dents de sagesse (cas d'extraction de première ou deuxième molaire). — plâtre blanc orthodontique . c) Incidence axiale (ou basale). que les critères de réalisation de la fondation Tweed (Tucson. C : vue antéro-postérieure des moulages. M. (fig. A. Les téléradiographies prises en incidence antéropostérieure ou en « norma lateralis » présentent un grand intérêt pour : — l'élaboration du diagnostic et du plan de traitement . 30). D. le rayon central est perpendiculaire au plan de Francfort cutané. b) Critères du Collège européen d'Orthodontie (d'après J. C. dite « image en norma frontalis » (fig. • Les différentes incidences. Incidence à 45° : le plan sagittal médian est angulé à 45° par rapport au rayon principal et à la plaque. Cette incidence permet d'apprécier la forme crânienne. d) Incidence oblique. Cette incidence permet de visualiser avec une précision suffisante les germes des prémolaires et canines inférieures. Ne seront décrits brièvement dans ce paragraphe.). des écrans renforçateurs et des procédés particuliers pour la mise en évidence des tissus mous. Le rayon incident passe par le plan sagittal médian. dans un plan horizontal. — Le sujet est placé dans le céphalostat. Incidence à 60" : cette incidence permet de mesurer la largeur M. La cassette : elle contient le film radiographique. a) Incidence de profil ou antéro-postériewe. la ligne joignant les deux olives auriculaires est perpendiculaire au rayon principal. 14) . M. U. • Matériel. ORTIAL. — en position de repos physiologique. B : face inférieure du moulage inférieur. C'est la position en I. a) Critères de la Fondation Tweed. Intérêt : permet d'apprécier la symétrie des structures et les rapports transversaux des maxillaires. dite « image en norma lateralis » (fig. 29/?). C.48 Bilan orthodontique placée en hyperextension. — Le sujet est disposé face à la cassette. 30.) et du C. O. pour l'estimation de l'espace libre (méthode très aléatoire) . LES MOULAGES supérieure des deux conduits auditifs externes (porion céphalométrique) et l'un des rebords sous-orbitaires externes. 1974). sauf en cas de rotation. — La taille des moulages. qui est habituellement la plus utilisée. 29c). Le film de profil peut être pris selon les 4 positions mandibulaires suivantes : — en intercuspidie maximale (définition p. 29a). C'est l'incidence la plus utilisée en orthodontie. Elle est d'un usage beaucoup moins habituel et sa lecture est quelquefois difficile. C. M. et R. Le porte-cassette : il est fixé au céphalostat. . — en ouverture buccale maximum : pour la détermination du condyle mandibulaire (difficulté de superposition avec l'image en I. — La ligne joignant les olives auriculaires est orientée selon une angulation déterminée par rapport au rayon central.-P. — La tête du sujet est Les moulages orthodontiques coulés en plâtre blanc orthodontique doivent être taillés suivant des critères de présentation déterminés. — le contrôle des effets d'un traitement : — les travaux de recherche . à développement rapide. Le film : il est habituellement de format 24 x 30. la joue gauche au contact de la cassette. en intercuspide maximale. S. la symétrie de la mandibule et son implantation dans les cavités glénoïdes. C. Orthodontie française. — en relation centrée. — taille-plâtre avec angulatcur (Wehmer) : 7cm FIG. est important . Le rayon central passe par le centre des olives auriculaires — c'est-à-dire au niveau des conduits auditifs externes — il est perpendiculaire au plan sagittal médian. Elle peut être utile pour déceler ou confirmer des anomalies du sens transversal (asymétrie). A : face inférieure du moulage supérieur. — les prévisions de croissance.

— papier abrasif à l'eau n° 00 . D. le plan horizontal du modèle supérieur est tracé.Interprétation du dossier orthodontique — pierre d'Arkansas . Estimation semi-quantitative : les lignes esthétiques (p. Taille des angles et du secteur antérieur La finition : — obturation des porosités et nettoyage des collets . dentaires et . les deux moulages étant en occlusion. Examen des arcades en I. M. — à l'aide d'un crayon monté horizontalement (trusquin) à 72 mm. 27). M. ce qui permet de retrouver l'occlusion en intercuspidie maximale. Examen des moulages à l'envers : — situation du bord libre des incisives inférieures . — le degré de supraclusion et l'importance de la courbe d'occlusion : placer la base supérieure sur les dents inférieures les plus antérieures et les plus postérieures et vice-versa . examen complété par l'étude de la radiographie panoramique. ce qui permet. M. M. Cette étude précise et complète l'examen cndo-buccal. 49).. les relations d'arcades en I. dans les trois sens de l'espace. L'EXAMEN DES PHOTOGRAPHIES Ces documents sont très utiles pour l'estimation esthétique. en plaçant les modèles sur la tranche verticale. — la zone postérieure verticale du modèle supérieur est taillée perpendiculairement au raphé médian. Examen des arcades séparées : — formule dentaire . C. — finition des angles à la pierre d'Arkansas et finition des bases et des bords au papier abrasif à l'eau : — polissage. C. C. 11 existe des occluseurs en plastique préfabriqués comportant une charnière postérieure. après séjour dans l'eau savonneuse pendant 24 heures et séchage. Les seuls critères essentiels sont : 1. • Technique de laboratoire. C. cuspides primaires supérieures et fosses inférieures. en dehors de la présence du patient. Le parallélisme des bords verticaux postérieurs. en l'absence du patient. ectopies . — facettes d'abrasions . — forme des arcades : comparaison des formes d'arcades maxillaire et mandibulaire : — symétrie des arcades : le raphé médian et l'emplacement de la suture inter-maxillaire constituent de bons repères. réf. — rapports cuspides-fosses en I. — mesure de la D. p. (v. qui permettent d'éviter cette manipulation tout en assurant une présentation standardisée (occluseur de Bordet). L'INTERPRETATION DU DOSSIER ORTHODONTIQUE L'EXAMEN DES M O U L A G E S L'examen des moulages permet d'analyser. L'ANALYSE DES TÉLÉRADIOGRAPHIES DE PROFIL L'ANATOMIE CÉPHALOMÉTRIQUE Définition : reconnaissance sur une téléradiographie en incidence latérale (ou axiale ou frontale) de l'image des structures cutanées. pour le maxillaire .. — malpositions. de retrouver l'occlusion en I. p.. 11 n'est pas nécessaire d'être aussi rigoureux pour des modèles de travail. 2. Taille des moulages : — le plan inférieur du moulage mandibulaire est taillé parallèlement au plan d'occlusion des molaires et prémolaires . — eau savonneuse . 58). squelettiqucs. Le parallélisme de la base inférieure du modèle inférieur avec le plan d'occlusion ou avec les dents cuspidées inférieures. On réalise à ce stade les angulations : — la base verticale inférieure du modèle inférieur est taillée parallèlement à la base verticale du modèle supérieur. 78). — moule caoutchouc Rocky Mountain. actuelle (v. C. — Relations dans les trois sens de l'espace en I. M. p. Estimation qualitative (v. les deux moulages étant en I. C. M. M.

. Le tracé des dents : — les premières molaires : les rapports sagittaux au niveau des premières molaires gauches et le tracé correspondant sont exécutés en comparant l'image radiologique et les moulages placés en I. C. Technique de tracé : le film est placé sur un négatoscope. — 3e cas : décalage et absence de croisement : prendre la moyenne des 2 hémi-mandibules. 31). — 2e cas : décalage dans les sens vertical et horizontal avec croisement au niveau de l'angle : prendre FIG. le profil cutané à droite. S'il existe une importante différence d'inclinaison entre les deux incisives. Le tracé ou céphalogramme est exécuté sur un papier acétate. dentaires. Le repérage des structures : (fig. 74). la droite et la gauche sont dessinées. Les structures squelettiques : le tracé de la mandibule : — 1er cas : les deux hémi-mandibules coïncident : tracé unique. muqueuses . . Principe du tracé : les structures gauches les plus proches du rayon principal sont repérées. les structures les plus radio-opaques étant les plus calcifiées. M. 65 c).50 Bilan orthodontique le bord le plus postérieur (branche montante) et le plus supérieur (branche horizontal) (fig. Cette image signe une asymétrie de la mandibule (fig. — les incisives : l'incisive centrale supérieure la plus vestibulée est tracée aux deux maxillaires. 31. à l'aide d'un crayon graphite à mine dure. cutanées et muqueuses. Il permet de déterminer les différents points et plans nécessaires à une analyse céphalométrique. — Le repérage des structures osseuses.

l'ethmoïde (3). M. En moyenne. 2. — l'écaillé de l'occipital (22) . L'indice de proportion faciale (I. la mandibule : condyle (16). Noter les rapports du sinus maxillaire avec la denture. branche montante (20). dans. Les structures cutanées : le profil cutané avec le nez (34) et les orifices narinaires (35). le cou (36). • La face.) = distance Nasion-Na. Ligne tangente à la racine des cheveux. et les amygdales (30). projection orthogonale de l'épine nasale antérieure sur la ligne Na/Me soit ENA . — hauteur de l'étage moyen (E. les lèvres.Interprétation du dossier orthodontique Les structures squelettiques : — la base du crâne : le basi-occipital (1). la suture sphéno-ethmoïdale (6). — La mesure des proportions entre les deux étages de la face peut être effectuée sur une téléradiographie de profil. le pharynx (31). le long du grand axe de la dent . les incisives (27). la différence de pourcentage entre E. Les structures muqueuses : la langue (28). si toutefois l'inclinaison vers le haut ou vers le bas de l'épine nasale antérieure ne vient pas fausser totalement l'interprétation de ces proportions. et le point Menton-Me. F. Ces proportions sont déterminées sur des photos de face. le visage est divisé. . palais secondaire (13). LA TYPOLOGIE FACIALE ET MANDIBULAIRE 51 4. Ligne passant par le point sous-nasal cutané. . — hauteur de l'étage inférieur (E. la suture naso-frontale (7) . — les orbites droite et gauche (8) : rebord inférieur et latéral . 32) : — hauteur faciale postérieure = distance entre Gonion-(Go) et le point déterminé par le sommet du condyle en projection orthogonale sur la ligne SN prolongée. — les maxillaires : . La classification proposée (établie aux U. face moyenne. soit Go-CS . — hauteur du ramus : distance Go -> sommet du condyle . M. elle a le mérite de la simplicité et son utilisation semble se répandre dans la littérature orthodontique. grâce aux mesures suivantes (fig. selon les proportions entre hauteurs verticales maxillaires postérieures et antérieures : La mesure des proportions faciales antérieure et postérieure (fig. — Pour les besoins de la description. A. Cette étude peut se faire au cours de l'examen clinique. — hauteur dento-alvéolaire postérieure au maxillaire OP-PP : distance entre la cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire supérieure et la zone inférieure de la voûte palatine. L'estimation des proportions faciales et crâniennes est un des éléments essentiels du bilan orthodontique. le menton. symphyse mentonnière (21) . projection orthogonale de l'épine nasale antérieure ENA.) = distance entre la. F. de haut en bas. I. 32) : — hauteur totale de la face (H. Les trois types de face. est de 10 % en faveur de l'E. P.. — les vertèbres cervicales (23) (particulièrement l'apophyse odontoïde de l'axis) (24) . La face est divisée en deux étages. le maxillaire : fente ptérygo-maxillaire (10). F.). le voile du palais (32). face interne et face externe (33). F. I. Ligne tangente au bord supérieur des sourcils. et E. Elle comporte des sousclasses. I. l'étage moyen et l'étage inférieur. le sens vertical. Il est nécessaire d'analyser la longueur et la largeur de la face. plancher du sinus (15). F. T. voûte palatine (11). S. échancrure sigmoïde (17). .Cette classification différencie trois types de face : face longue. F. en projection orthogonale . le frontal (4) avec ses corticales interne et externe . — les os propres du nez (9) . • Le visage. Ligne tangente au bord inférieur de la symphyse mentonnière. le sphénoïde (2). La typologie faciale. palais primaire (12). 1. branche horizontale (19). sinus maxillaire (14). — les sutures : la suture sphéno-occipitale (5). La denture : les premières molaires (26). — De nombreuses classifications des types de face ont été proposées. en trois étages. sur les photographies de face et de profil et sur les téléradiographies de profil. par quatre lignes horizontales. La longueur de la face.) n'est pas idéale . — l'os hyoïde (25). coroné (18). parallèles à la ligne bipupillaire. — hauteur mandibulaire postérieure OP-MP : distance entre la cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire inférieure et le plan mandibulaire Go-Me. les végétations adénoïdes (29).) = distance Nasion-Na/Menton-Me . 3. face courte. F.

l'étage inférieur de la face est très fortement augmenté. 33/)). l'étage inférieur de la face est augmenté. L'augmentation de hauteur verticale est associée à un excès de développement du maxillaire.). Les orifices narinaires ont un diamètre réduit (fig. a) Face longue avec branche montante longue. l'angle-plan mandibulaire/SN est augmenté.52 Bilan orthodontique Fie. au niveau alvéolaire antérieur. V. — hauteur alvéolaire antérieure et supérieure : distance verticale de l'épine nasale antérieure au bord libre de l'incisive centrale . le profil est convexe. P. 32. — La mesure des proportions faciales antérieures et postérieures. l'inocclusion labiale est très fréquente. l'angle entre le plan d'occlusion et le plan palatin est augmenté au niveau des premières molaires. L'examen des téléradiographies montre que la hauteur totale de la face est augmentée et spécialement l'étage inférieur de la face. la face paraît allongée et étroite. le menton semble peu marqué. une béance ou une supraclusion. la largeur faciale au niveau des pommettes paraît souvent diminuée. sans béance antérieure : la face est très fortement allongée. la forme mandibulaire est de type . des relations de classe II fréquentes et. L'examen des arcades montre souvent une voûte palatine haute. — hauteur alvéolaire antérieure et inférieure : distance du bord libre de l'incisive inférieure au plan mandibulaire. les lèvres sont de longueur normale. Le type de face longue. La branche horizontale est fortement inclinée vers le haut et vers l'avant. b) Face longue avec branche montante courte ou normale. — A l'examen clinique. Les faces longues comportent deux sous-classes qui se différencient selon la longueur de la branche montante (ou ramus). dans le sens vertical. il existe un sourire gingival. Il existe un excès maxillaire vertical (H. avec béance antérieure : l'angle-plan mandibulaire/SN est très fortement augmenté.

selon les formes mandibulaires observables sur téléradiographie de profil : — un type de rotation mandibulaire antérieure. 33. la direction de croissance étant plutôt dirigée verticalement. le problème se situe au niveau du maxillaire postérieur. — 2e sous-classe : la hauteur de la branche montante est diminuée. Dans cette sous-classe. la hauteur maxillaire postérieure est légèrement réduite. la direction de croissance étant plutôt horizontale . l'étage inférieur de la face est fortement diminué. l'étage inférieur de la face est légèrement diminué . — Il est plus éloigné des caractéristiques du type de face longue. des faces étroites (leptoprosope) et des faces moyennes (mésoprosope). la plupart du temps. l'étage inférieur de la face est légèrement augmenté. l'angle S N/plan mandibulaire est légèrement réduit. On différencie des faces larges (euryprosope). — un type de rotation mandibulaire moyen (rotation antérieure moyenne) . — A l'examen clinique. mesurée au niveau des pommettes. b a) Un type harmonieux de face courte. Par ailleurs. — un type de rotation postérieure. — La largeur de la face. Le type de face moyenne. Le type de face courte. le profil est souvent concave. La typologie mandibulaire Elle permet de préciser les différentes formes mandibulaires et de prévoir le mode de croissance à ce niveau. est. Il existe fréquemment une béance antérieure. la face est plutôt courte et large. 53 La largeur de la face. la hauteur maxillaire postérieure est fortement réduite. mais la corrélation face longue — rotation postérieur — et face courte — rotation antérieure — n'est pas toujours évidente. 33b). le plus souvent. Bjôrk différencie trois types de direction de croissance mandibulaire. l'angle entre le plan d'occlusion et le plan palatin est sensiblement normal. . a FIG. b) Un type harmonieux de face longue. liée à sa hauteur. l'angle S N/plan mandibulaire est fortement diminué.Interprétation du dossier orthodontique rotation postérieure + + +. une réduction de hauteur de l'étage inférieur de la face (fig. L'estimation des différentes formes mandibulaires est étroitement complémentaire des notions de face longue et de face courte. Ce type de face comporte. les pommettes saillantes la symphyse quelquefois prononcée. Les faces courtes comportent deux sous-classes : — Pc sous-classe : la hauteur de la branche montante est augmentée.

34 a) Signes de rotation postérieure (fig. Tableau comparatif Signes de rotation antérieure (fig. 34 /)) Plutôt dirigé en arrière Fin Étroite et courte Forte courbure anté-goniaque f orientation du condyle Plutôt dirige verticalement Au niveau du condyle < (_ col du condyle Épais Branche montante — longueur Longue et large Courbure anté-goniaque légère ou absence de courbure (mandibule en forme de rockingchair) Grand axe dirigé vers l'arrière Épaisse et en « bulbe d'oignon » Axe fortement divergent (vestibulo-versée) Plutôt diminuée Bord inférieur de la branche horizontale : — forme ( orientation Symphyse mentonnière < (^ forme Inclinaison des incisives inférieures : par rapport à l'axe de la symphyse Hauteur de l'étage inférieur de la face Grand axe dirigé vers l'avant Fine et « en goutte d'eau » Axe incisif sensiblement dans Taxe de la symphyse Plutôt augmentée . 34. — a) Un type de rotation mandibulaire antérieure caractéristique (adulte).54 Bilan orthodontique FiG.

Tableau comparatif (p. soit au cours de la croissance. pendant un temps transitoire. soit en fonction des modifications provoquées par le traitement. 34.Interprétation du dossier orthodontique 55 FIG. p. . L'énoncé du type facial et du type de croissance mandibulaire est un élément essentiel du bilan orthodontique. Faut-il privilégier certains signes ? Les éléments suivants semblent constituer les signes les plus déterminants : — orientation et forme du condyle . BASSIGNY Toutefois. — longueur et forme de la branche montante. constater une croissance dans le sens d'une rotation antérieure (et vice-versa). après avoir défini les relations d'arcades antéro-postérieures — c'està-dire la classe d'Angle — qu'il présente (v. 35). Ces notions permettent de classer un individu dans une catégorie. 54). on pourra. proportion par rapport à la branche horizontale : — forme du bord inférieur de la mandibule : — implantation des incisives inférieures dans la symphyse et volume symphysaire. Tableau comparatif des deux types extrêmes de forme inandibulaire induits par une direction de croissance à rotation postérieure ou antérieure. chez un sujet présentant une mandibule dont la morphologie est de type « rotation postérieure » (ou antérieure). b) Un type de rotation inandibulaire postérieure caractéristique.

On différencie deux types d'analyse céphalométrique : — les analyses dimensionnelles basées sur des données statistiques . La lettre « o ». Analyses basées sur des comparaisons avec des standards. 3). dans le sens antéro-postérieure essentiellement. — Principe des analyses dimensionnelles : les mesures linéaires et angulaires d'un individu sont comparées à des moyennes obtenues à partir d'un échantillon standard sélectionné (v. o) : point le plus inférieur et '. p. l'échantillon est représenté par un nombre beaucoup plus important d'individus tirés au hasard (v. p. Technique d'interprétation d'un céphalogramme. On différencie des points osseux et des points cutanés . LES ANALYSES CEPHALOMETRIQUES Définition. destinée à servir de guide pour l'élaboration du diagnostic et du plan de traitement. 35a) Base du crâne : — Basion. 35. — a) Les points. les relations dento-alvéolaires et dento-dentaires. n" 24). repérable sur crâne sec. Elles servent à préciser les relations des structures osseuses. 50). il est possible de repérer différents points. Les points. . indique un point osseux.-: plus antérieur du trou occipital (foramen magnum En cas de difficulté de repérage. • Les points osseux (fig. p. représentant des individus dont le visage est harmonieux et l'occlusion idéale . 31. — les analyses typologiques (ou structurales). des points médians (m) et des points latéraux (1) (droit et gauche) . les plans et les lignes. Ils permettront la détermination des lignes et des plans nécessaires aux différentes analyses céphalométriques. ce point peut être situé approximativement à l'aplomb de l'apophyse odontoïde de l'axis (fig. Analyses typologiques. des points osseux (o) et des points construits (c). ou bien. PtAN MANDIBULAIRE DE DOWNS FIG.56 Bilan orthodontique différentes structures du massif craniofacial d'un individu sont comparées les unes aux autres et situées dans le cadre d'une typologie faciale et mandibulaire (analyse de Delaire). 5). Ba (m. — Les proportions des A partir des structures précédemment reconnues (v.

— Sillon labial supérieur (m) : point le plus postérieur de la lèvre supérieure (au milieu de la ligne unissant le point sous-nasal et le point le plus antérieur de la lèvre supérieure). — Point A : point le plus postérieur de la concavité formée par la corticale alvéolaire externe. 56) avec la symphyse. — Menton. — Porion osseux : point correspondant au point le plus supérieur du canal auditif externe (C. — plan de superposition : plan utilisé pour apprécier les modifications dues à la croissance et au traitement (v. sans tenir compte des apophyses clinoïdes. (m. 35a) a) Plan d'orientation : — plan sagittal médian . Il se situe. Op (m. Dans cette éventualité. o) : également appelé point sous-orbitaire. m) : point construit à l'intersection de la face exocrânienne du basi-occipital et du bord postérieur du condyle mandibulaire. 31) qui se confond rarement avec l'image des olives. 62). situé entre lèvre inférieure et symphyse. — Pogonion cutané (m) : point le plus antérieur de la symphyse cutanée. Po (1. Po (m. de le situer très près de l'aile du nez. Po-Or. — Opisthion. il est possible. (m. • Définitions. o) : point le plus antérieur de la suture naso-frontale. Il est déterminé par balayage. prendre le point le plus supérieur. Ce . au niveau incisif. B. 35c/) : — Point sous-nasal (m) : point de jonction entre la lèvre et le nez. c'est-à-dire 4 mm au-dessus du centre de l'olive. A. E. c) : sommet de l'olive auriculaire. : importance de ce point pour la situation des bords libres des incisives supérieures par rapport aux lèvres. au niveau de l'apex de l'incisive inférieure. — Gonion. . Les lignes et les plans. Remarque : un plan d'orientation peut être également un plan de référence (plan de Francfort). A. 57 — Gnathion : point construit à l'intersection de la bissectrice de l'angle formé par le plan facial (Na-Pog) et le plan mandibulaire de Downs (v. P. Au niveau de la mandibule : — Articulaire. c) : centre de l'image de la selle turcique. o) : point le plus postérieur de l'épine nasale postérieure. B. • Les différents plans et lignes (fig. au niveau du frontal. en regard du Nasion osseux (idem). — Nasion. p. à l'extrémité du palais secondaire. — plan de Francfort céphalométrique. Ar (c. Au niveau du maxillaire supérieur : — Épine nasale antérieure. ce point est déterminé à égale distance des deux rebords inférieurs droit et gauche. p. o) : point le plus postérieur de la concavité formée par la corticale alvéolaire externe. déterminé par inspection. au niveau incisif. N. C'est le point le plus inférieur de l'image du rebord orbitaire. E. en cas d'inocclusion labiale. Or (1. en moyenne. — Porion céphalométrique. — Nasion cutané (m) : point le plus postérieur de l'ensellure nasale.Interprétation du dossier orthodontique — Sellion. o) : point le plus antérieur de l'épine nasale antérieure. N. Sto (m) : point à la jonction des lèvres supérieures et inférieures ou point le plus inférieur de la lèvre supérieure.) (36) (v. à l'extrémité du palais secondaire. o) (pour mémoire) : point le plus postérieur du trou occipital — difficile à repérer. 1) : point construit. — Pogonion. • Les points cutanés (fig. — Point B (m. E. à l'intersection de la bissectrice de l'angle formé par le bord postérieur de la branche montante et le plan mandibulaire. o) : point le plus antérieur de la corticale symphysaire antérieure. dans le cadre de l'estimation esthétique. — Sillon labial inférieur (m) : point le plus postérieur de la concavité. Importance de ce point dans l'estimation de la convexité cutanée. S (m. à partir du point Nasion. en première approximation. Ils sont déterminés par les points précédemment décrits et parallèles au plan sagittal médian. — plan d'orientation : la tête du sujet est orientée dans le céphalostat selon ce plan : — plan de référence : plan choisi comme origine des mesures linéaires ou angulaires . Me (m. Go (c. — Épine nasale postérieure. avec l'angle mandibulaire. Na (m. S'il existe deux images visibles des orbites droite et gauche. o) : point le plus inférieur de la corticale symphysaire.Stomion. N. Points déterminant le plan de Francfort : — Orbital. fig. N. Si la suture est encore ouverte. : c'est un point parfois difficile à repérer car il est souvent masqué par les muscles releveurs des lèvres.

l'incisive se situe à + 1 mm et 22° par rapport à A-Pog (D. Un profil facial convexe est affecté du signe +. — Type de croissance : . — plan bispinal (ENA-ENP) : correspond à la surface nasale du palais osseux . Angle de divergence des maxillaires : angle formé par le plan mandibulaire et le plan bispinal. les cas moyens se situant entre 0 et 2°. 60). — mesure angulaire : angle formé par le grand axe de l'incisive inférieure et la ligne A-Pog : complète l'information précédente. b) Position des incisives inférieures par rapport au plan dentaire A-Pog (Ricketts) : — mesure linéaire : distance du bord libre de l'incisive inférieure. 68) . de + 2 (v. et du signe — s'il est en arrière. + 3. S. fig. 35a). — plan mandibulaire de Downs . 37). sans tenir compte des rapports incisifs. . Plans et lignes utilisés : — plan de Francfort céphalométrique . plan est également utilisé par certains auteurs comme plan de référence (Tweed.) . en projection orthogonale. En moyenne. Downs) . l'angle couronne-racine (v. avec des compléments par rapport à la méthode originale. Angle F M A : 25° : angle déterminé par le plan de Francfort et le plan mandibulaire de Downs (Tweed). Na B . 36) Elle est utilisée par les tenants de la méthode Edgewise. S. Moyenne : 88° D. Une vingtaine de mesures sont vraiment d'un usage courant et universel. Cette mesure est affectée du signe + si le bord libre est en avant de A-Pog. — plan d'occlusion de Ricketts : déterminé par le plan de recouvrement des cuspides vestibulaires des molaires et prémolaires. — Convexité squetêttique : mesure de l'angle formé par le plan dentaire A-Pogonion et la ligne Napoint A. c) Autres plans : — plan facial : Na-Pog . — ligne esthétique de Ricketts (p. Cette mesure peut être comparée avec la précédente. Quelques mesures et leur signification. p. soit 60° pour l'incisive supérieure. — Angle facial : angle formé par la ligne Na-Pog et le plan de Francfort. Na A. cas hypodivergents : — de 20°. cas hyperdivergents : + 30" . b) Lignes ou plans de référence : S N/Francfort céphalométrique-Francfort anthropologique. l'augmentation de SNA et SNB est concomitante. Cet angle précise la position relative de la mandibule et donne une indication sur le degré de pro ou de rétrusion mandibulaire. — lignes SNa. et concave.1. — plan de Francfort anthropologique : Porion osseux-Or (Ricketts) (fig. en général. pour l'incisive inférieure. Cette mesure est affectée du signe négatif quand A est en avant de B (Riedel).58 Bilan orthodontique . Un échantillon clinique sélectionné par Ricketts donne des écarts de 0 à 4 mm pour 70 % des cas >vec une D. Ces deux angles mesurent la position relative des maxillaires par rapport à la base du crâne. On utilise.5 mm. Analyse esthétique : — ligne esthétique de Steiner (fig. + 3). — plan mandibulaire de Downs. — ligne Na-Ba (plan de superposition). S. la dent la plus vestibulée. — axe Y (S-Gn) : donne la direction générale de la croissance . Angle de l'axe Y : 60° ± 6 : angle inféro-antérieur de la ligne S-Gn par rapport au plan de Francfort. A N B signe le décalage des bases maxillaires. 35/. surtout chez les garçons. M = 0. du signe —. . Il permet de préciser où se situe la supraclusion (ou l'infraclusion) au niveau incisif. Analyse de la denture : a) Angle inter-incisif : angle des axes incisifs supérieurs et inférieurs (125 à 130°). il tient compte de la position relative des deux maxillaires.5 (par rapport au plan de Francfort céphalométrique). 4) : c) par rapport au plan d'occlusion de Ricketts : 70 à 75°. Il exprime la direction générale de la croissance. correspondant au grand axe des incisives centrales. déterminé par le point Menton et une tangente à la convexité antérieure au Gonion . — Mesure du décalage des bases osseuses : . Il peut être utile de noter au niveau des incisives supérieures. A N B : différence arithmétique entre S N B et S N A. p. . — plan dentaire A-Pog . Axes incisifs supérieur et inférieur. . L'analyse de Tweed (fig. à la ligne A-Pog. Analyse du squelette (v. Moyenne : 20 à 30° . Angle "S~N~A et S~~N~B : "S~N~Â augmente légèrement avec l'âge.

perpendiculaire au plan de Francfort (en moyenne. Ligne esthétique de Steiner (milieu de la base du nez-Pog cutané) : en moyenne. — Angle  J B (ir^B-STTÀ) : FIG. 35 b. Le point A est sur la ligne : — si Pog-Na vertical > 8 mm -» rétrognathie inférieure . intersection du plan mandibulaire et du plan de Francfort : FlG. Les angles : — Angle F M A. les lèvres affleurent la ligne. la face vestibulaire de l'incisive supérieure est parallèle à ce plan (a ± 3°).Na vertical = -6 à — 8 mm). . plans et lignes pour l'analyse de Tweed.Interprétation du dossier orthodontique 59 FlG. LIGNE ESTHETIQUE DE STEINER — axe de l'incisive inférieure prolongé j u s q u ' a u plan de Francfort et au plan mandibulaire de Downs . 36. — si le point A est en avant de Na vertical -• prognathie supérieure. — plan d'occlusion de D o w n s : point médian entre les deux bords libres incisifs supérieurs et inférieurs et l'intercuspidation molaire. 35 b. distance Pog . — Tracé des points. Plan facial cutané (Na cutané-Pog cutané) : en moyenne. Nasion vertical.

M. Le triangle de Tweed : a) La détermination du type de croissance : Tweed analyse le type de croissance. I M P A est inférieur à 92°. type normal . D. — Angle F M I A: intersection de l'axe de l'incisive inférieure et du plan de Francfort .2.5. à partir de l'angle F M A : — entre 16 et 28° la croissance est dirigée en bas et en avant. — Angle I M P A : angle formé par l'incisive inférieure et le plan mandibulaire. par rapport au plan mandibulaire. en la multipliant par . — Tracé des points. N. Ajouter la valeur obtenue au calcul de la D. Le nouvel angle de l'incisive inférieure. F M I A doit être égal à 65°: Elle ne constitue que le premier élément d'une analyse prévisionnelle des modifications provoquées PLAN DE FRANCFORT ANTHROPOLOGIQUE Fie. en fonction de ces mesures : — si F M A est compris entre 22 et 28°. plans et lignes pour l'analyse de Ricketts. le pronostic est défavorable. b) La position de l'incisive inférieure : Tweed propose de situer la position de l'incisive inférieure en fin de traitement. La différence entre l'angulation initiale et l'angulation finale constitue la correction céphalométrique Pour obtenir cette correction. — entre 28 et 35" la croissance est dirigée plus verticalement . L'analyse statique de Ricketts (fig. F M I A doit être égal à 68° . — au-dessus de 35° la croissance est très verticale. On multiplie par 2.60 Bilan orthodontique — si F M A < que 22e. l'axe ideal déterminé par la formule de Tweed est tracé sur le céphalogramme. : La corrélation entre l'axe de l'incisive inférieure et la base osseuse semble très contestable et en contradiction avec les données de la physiologie. 37). — si F M A > que 28°. 37. — Angle Z : permet d'apprécier le profil cutané : ligne tangente au Pog cutané et à la lèvre la plus antérieure . à partir de l'apex de l'incisive inférieure. . est reporté : on divise ce nombre par 2. cette mesure étant valable pour une hémi-arcade. c) La correction céphalométrique: l'orientation de l'incisive inférieure en fin de traitement est décidée en fonction des données précédentes. B. pour obtenir l'équivalent en mm.

Les analyses . Une marge d'erreur considérable peut en résulter. fente ptérygomaxillaire. : projection du centre du condyle sur la ligne Ba-Na. T. T.Plan de référence : plan de Francfort anthropologique (v. En fonction des typologies variées et de considérations purement géométriques. : intersection du plan Ba-Na avec l'axe facial PT-Gn. c) La charte d'analyse : LA CHARTE D'ANALYSE 61 La validité des analyses céphalométriques. tant au niveau de la recherche que des objectifs thérapeutiques. — C. 58) apportent au débutant des indications intéressantes. Les erreurs de tracé ne sont pas inhabituelles. ou bien situé à égale distance entre le point B et le point Pogonion. Angle mandibulaire Axe de croissance 4. également p. malgré les critiques émises au paragraphe suivant.). 28) avec un point Na plus ou moins en avant . : point situé au niveau de la corticale externe symphysaire là où la convexité devient une concavité. La sécurité apparente donnée par ces mesures chiffrées ne doit pas masquer les limites et les insuffisances de ce procédé d'évaluation. épine nasale antérieure. les analyses tridimensionnelles étant d'un usage trop complexe pour la pratique quotidienne. — Il s'agit tout d'abord d'une image en 2 dimensions. S. b) Le problème du référentiel. Na. : point situé à l'intersection du point le plus supérieur et du point le plus postérieur de la fente ptérygo-maxillaire. Angulation par rapport à Pogonion-Na 8. . les quelques valeurs proposées (p. Son aboutissement logique ce sont les procédés de simulation de la croissance et du traitement (v. Convexité : mesure linéaire du point A au plan facial Les dents : incisives inférieures Distance de l'incisive inférieure par rapport au point Pogonion. p. Elle utilise des points et des plans spécifiques : à) Les points : — P. m. — P. Elle ne constitue que la première étape d'une méthode qui représente un tout en soi. corticale externe au niveau incisif supérieur. Historiquement l'apport de la céphalométrie a fait considérablement progresser l'orthodontie. 58). — Xi : centre de la branche montante déterminé par une construction géométrique correspondant à l'orifice du canal dentaire inférieur. 51 : Mesure de l'étage inférieure de la face). Exemples : profil cisfrontal ou transfrontal (p. Pour une étude plus approfondie.Interprétation du dossier orthodontique par la croissance et le traitement. Certains points. Axe facial 2. 64). — En denture mixte. face longue face courte : SNB est augmenté en cas de face longue (v. etc. elles sont parfois lourdes de conséquences pour un plan de traitement. C. Ba. Arc mandibulaire 6. Première molaire supérieure par rapport à P T V 9. — P. V. : plan ptérygoïdien vertical perpendiculaire au plan de Francfort et tangent au bord postérieur de la fente ptérygo-maxillaire. Hauteur de l'étage inférieur de la face 5. p. b) Les plans : — D. même par des lecteurs entraînés (exemple : Or. l'analyse de Ricketts prend là son plein intérêt. mesurée en millimètres 7. si la corticale est plate. un même décalage des bases peut correspondre à des valeurs différentes de ANB. Profil cutané : lèvre inférieure par rapport au plan esthétique 90° 86° 26° 68° 47° 26° 2 mm + + + + + + + 3 3 4 3. A PARTIR DE 9 AXS Les maxillaires : 1.2 mm + 2 + 4 + 2 j ^ i Aucune Aucune 1 mm par an Moins protrusif avec l'âge Conclusion. Angle facial 3.5 4 4 2 Modifications Aucune + 1° tous les 3 ans — 1" tous les 3 ans Aucune Aucune Augmentation d'l/2° par an .1 mm tous les 3 ans + 1 mm 22° Age + 3 mm . certaines structures sont parfois très difficiles à préciser. M D.C. Les critiques que l'on peut en faire sont de plusieurs ordre : a) Critiques liées au procédé radiologique et à l'évaluation des mesures.

. — après la contention : marron. cette procédure étant possible. — des superpositions locales. 3. elle assigne au point Nasion un déplacement horizontal. Précis : repères faciles à localiser. Proche de la zone à étudier. Exemple : S-Na n'est plus valable dans les malocclusions de la classe III. Pour effectuer une superposition. — inconvénients : elle est courte. par rapport à un plan mandibulaire qui. Les superpositions permettent d'apprécier les modifications dans l'espace et dans le temps. — Comme l'écrit un auteur américain Salzmann : « L'utilisation de standards céphalométriques tirés d'individus avec d'excellentes occlusions comme un moyen de décider des objectifs de traitement n'a aucune justification scientifique. Or la base du crâne est liée à la forme faciale ce qui crée un biais pour la fiabilité des mesures.Information : donne une estimation de la croissance faciale dans son ensemble. a) Intérêt du procédé : 1. grâce à la standardisation des clichés téléradiographiques. Superposition sur la ligne S N : — avantages : cette ligne est très utilisée car elle est facile à repérer et stable après 8 ans . 3. à partir de plans crâniens . des structures squelettiques. 4. c) La constitution de l'échantillon. Contrôle des modifications observées au cours d'un traitement. dentaires et cutanées d'un même individu. 38). 2. la fente ptérygo-maxillaire. du type prognathie inférieure. Les standards céphalométriques ne tiennent compte ni de l'âge. — Un plan de superposition horizontal met en évidence les déplacements antéro-postérieurs . 2. Permet d'apprécier les modifications de l'angle de la base du crâne Ba-S-Na. Il est donc indispensable de ne superposer que des tracés de films exécutés sur une même installation (distance « source du rayonnement-sujet » constante). physiologiquement. l'A. Superposition sur Na enregistré : toute la croissance est rejetée vers l'arrière. il est nécessaire de définir un point d'enregistrement et un plan (ou une ligne) de superposition : — le point d'enregistrement : les deux tracés sont superposés sur ce point qui est supposé fixe . aux stades successifs du traitement : — en cours de traitement : bleu . M. Conclusion.. — Elle dépend pour une part de la subjectivité de l'auteur estimant tel ou tel profil plus satisfaisant que d'autres. Analyse des résultats d"un traitement. T.Des couleurs différentes sont utilisées pour les différents tracés. Elle constitue enfin un guide appréciable pour les débutants. ni du volume des tissus mous. Simulations de croissance. (fig. Superposition sur la ligne Ba-Na (Ricketts) avec Ba enregistré : — avantage : c'est une ligne très longue : . On distinguera : — des superpositions d'ensemble. — le plan de superposition : déterminé à partir du point d'enregistrement. — fin de traitement actif : rouge . pour certaines analyses. » Toutefois l'intérêt actuel de la céphalométrie — et ce malgré ses défauts — est de pouvoir grouper les cas par catégories et de permettre un langage commun et universel. à partir des structures maxillaires. Il n'existe pas de plan de superposition idéal. Procédé qui consiste à superposer deux tracés de téléradiographies d'un même sujet. ni du sexe. effectués à un certain intervalle de temps. Travaux de recherche : — étude de la croissance : — étude des facteurs héréditaires. Superposition sur S enregistré. du plan facjal et du plan bispinal.62 Bilan orthodontique b) Technique. permettant de mettre en évidence les différents déplacements dentaires spontanés ou provoqués. — fin de contention : vert . ou du mode de croissance. D'autre part il n'existe pas un type normal mais une multiplicité de types normaux. . Superpositions d'ensemble LES SUPERPOSITIONS dimensionnelles postulent que le plan de référence est comparable pour tous les individus. l'inclinaison du plan bispinal. Choix d'un plan de superposition Qualités : 1. ce qui est arbitraire. — Un plan de superposition oblique met en évidence les déplacements dans les deux sens. avant traitement. Stable : indépendant des zones de croissance. ni de la race. La position de référence de l'incisive inférieure est appréciée. par rapport à la base du crâne. ne présente pas la moindre relation avec l'inclinaison de ces dents. Information : modification du profil cutané.

N. Information : modification du point A. 38.Interprétation du dossier orthodontique 63 FIG. avec S enregistré. au niveau de la symphyse. — le plan palatin descend parallèlement à lui-même. — sur le centre du condyle enregistré avec superposition sur le bord postérieur de la branche montante. Superpositions mandibulaires. position de la première molaire dans le sens antéro-postérieur et vertical. avant et après traitement (pointillés) : — forte amélioration du type de croissance. Information : résultat des effets de la croissance ou de la croissance et du traitement conjugués. selon Bjôrk : — superposition antérieure : l'enregistrement se . Information : déplacement antérieur de la première molaire. Information : déplacement de l'incisive dans le sens antéro-postérieur et vertical. Au cours du traitement. — la symphyse avance fortement et s'abaisse légèrement. — information : étude du comportement de la face. b) A la mandibule : — sur le point Menton Me enregistré. — T~NTA 44" 40" — inconvénient : stabilité douteuse. position de l'incisive supérieure. étude du plan d'occlusion (fig. en superposant sur le bord inférieur de la branche montante. elle assigne au point Na un déplacement vers le haut. Le Basion est un point quelquefois difficile à repérer . 39A). croissance et rotation de la mandibule. — Superposition d'ensemble sur S. croissance mandibulaire de type « rotation antérieure ». effet de la croissance au niveau antérieure. — Superposition sur la partie antérieure de la fente ptérygo-maxillaire et sur le plancher du sinus.. augmentation de longueur de la mandibule (fig. sur un type initial de rotation postérieur très marqué. Superpositions locales a) Au maxillaire supérieur : — Superposition sur le plan palatin avec E N A enregistré. 39 b) .

. — légère version coronaire vestibulaire de l'incisive centrale. — superposition postérieure : superposition sur le canal dentaire inférieur et l'image du germe de la dernière dent non évoluée en phase éruptive passive. en fonction des informations précédentes. avec le point Menton Me. O. du tracé initial et à modifier leur orientation. — Évaluation des modifications dues à la croissance et aux effets conjugués du traitement. p. APERÇU DES PROCÉDÉS DE SIMULATION A l'aide de téléradiographies Les simulations de croissance. 39. à la mandibule : bord inférieur de la mandibule. Après avoir indiqué les repères d'occlusion A. — des données statistiques indiquant le taux d'accroissement moyen au niveau de telle ou telle structure. fait sur la corticale interne de la symphyse avec une superposition sur le bord inférieur de la branche montante . Effets du traitement d'une classe II. T. méthode de Ricketts. Il est probable que l'utilisation de l'ordinateur comme aide au diagnostic permettra de donner à ces méthodes une place privilégiée. et numéroter les dents. les moulages sont montés en occluseur — ou mieux en articulateur semi-adaptable. — b) Superposition locale. Elle permet de faire une évaluation des modifications dues à la croissance seule. au maxillaire : zone antérieure de la fente ptérygo-maxillaire enregistrée: plan de superposition : plancher du sinus. type de rotation mandibulaire . FIG. — la première molaire avance et s'abaisse: — le plan d'occlusion bascule en bas et en arrière. 160). Ces méthodes tiennent compte du mode d'action de telle ou telle thérapeutique. grâce à des procédés issus des techniques de superposition. Ces effets s'ajoutent ou se retranchent aux changements dus à la croissance (V. Intérêt : zones éloignées des sites de croissance. — a) Superposition locale. Les arcades sont reconstruites à l'aide des dents restantes et suivant des repères déterminés. — Maquette exécutée à partir du tracé céphalométrique initial. P. — le mode de croissance : type de face. cela revient à augmenter les lignes A l'aide des moulages en plâtre Les simulations occlusales : le « set-up » ou reconstitution sur moulages. ceci en vue d'une simulation des relations occlusales en fin de traitement : à la façon d'un montage de prothèse complète. — forte version radiculaire palatine. au cours d'une durée déterminée — en général 2 ans.64 Bilan orthodontique FIG. enregistré : — accroissement de la mandibule en longueur : — version radiculaire en direction linguale de l'incisive . Les dents sont séparées à l'aide d'une scie à or et les dents à extraire supprimées. En pratique. Les simulations de traitement. 39. en fonction du stade de maturation . Cette méthode est basée sur une série d'hypothèses sur la croissance qui prend en compte : — le taux de croissance. division 2 : — égression de la molaire. dans l'élaboration des objectifs de traitement — ce qui rendra obsolète les analyses céphalométriques classiques.

C.— Environnement familial et social. — type facial . de la phonation. — estimation quantitative de la dysharmonie dento-maxillaire. D. 4. bilan : Au niveau des dents : — formule dentaire. — anomalies de position des dents. Bilan fonctionnel : — musculature labio-linguale . en l'absence de traitement orthodontique. — relations des bases osseuses et relations dentosquelettiques : à partir des téléradiographies de profil . : au cours de l'examen clinique. Au niveau des structures osseuses : — anomalies alvéolaires antérieures . Pronostic à long terme. de la dysharmonie dento-dentaire : au cours de l'examen clinique. Profil psychologique du patient. esthétique. après montage sur articulateur . en I. Estimation de la motivation au traitement du patient et de son entourage : tout au long de la consultation orthodontique. — relations inter-arcades statiques. RÉCAPITULATION 1. de la ventilation . des reconstitutions sur moulages (set-up). sans traitement : conséquences à moyen et long terme. de la mastication. D. — troubles de la déglutition. stade de maturation : puberté. parodonte. 5. . etc. cinétiques : au cours de l'analyse occlusale fonctionnelle et. à l'aide des moulages.Bilan orthodontique 65 LE BILAN ORTHODONTIQUE MÉTHODOLOGIE La confrontation des informations données par les différents éléments du dossier orthodontique conduit à une synthèse des observations pour chaque point étudié. cinétiques . freins compris : au cours des examens clinique et radiologique . règles. — type de croissance. statiques. — relations des bases osseuses. . malocclusions unitaires. D. sur les moulages. extractions : — anomalies dentaires : — D. M. sur les moulages et les radiographies panoramiques . éventuellement. . L'estimation du stade de croissance : elle est pratiquée : — à partir de l'anamnèse. sans traitement. — à partir des radiographies de la main : détermination de Fâge osseux. Stade de croissance. Pronostic. des radiographies « long cône » et des téléradiographies : — estimation de l'état des dents et du parodonte. Bilan morphologique et fonctionnel : Classement du sujet : — classe d'Angle. Estimation 3. M. . . — bilan fonctionnel : à partir de l'anamnèse et au cours de l'examen clinique. caries. en vue vestibulaire et examinés à l'envers (rapports cuspides-fosses) et également sur des radios panoramiques exécutées en I. — relations d'arcades : . sur les photos de face et de profil et à partir des téléradiographies (lignes esthétiques). C.-D. 2. Le bilan morphologique et fonctionnel : — agencements intra-arcades : au cours de l'examen clinique. L'estimation esthétique : elle est effectuée au cours de l'examen clinique. Au niveau des tissus mous : freins. M. Conclusion : le préjudice esthétique.

déglutition primaire (v. troubles ventilatoires dus à une obstruction haute ou moyenne des voies aériennes supérieures. — Facteurs héréditaires. . b) Facteurs exogènes : — d'origine pathologique : caries proximales diminuant le périmètre d'arcade . en partie évitables. — traumatismes : avulsion traumatique d'une incisive. 85). 86). La recherche de leurs causes peut classiquement s'orienter suivant deux directions : 1. parafonctions (étiologie endo. extraction de dents temporaires ou permanentes. EXEMPLES : . ce qui permettra de pouvoir en traiter les effets.LES ANOMALIES ORTHODONTIQUES ÉTIO-PATHOGÉNIE DES ANOMALIES ORLHODONTIQUES En médecine. Il est bon de rappeler que les anomalies orthodontiques ne sont pas des maladies. en partie influençables par le traitement. l'attitude posturale : le tonus de l'ensemble de la musculature et celui des muscles de l'appareil manducateur varient avec la position de la tête par rapport à la verticale. b) Facteurs exogènes : d'origine pathologique ou iatrogène. — facteurs muqueux : frein hypertrophique de la lèvre s'opposant au rapprochement des incisives : brièveté du frein de la langue. a) Facteurs endogènes : — facteurs dentaires : inclusion provoquée par une dent surnuméraire . 6). Exemple : la tête déportée vers l'avant entraîne une face longue et diminuée dans sa partie postérieure. sans conservation de l'espace. . Ces différents facteurs seront analysés au cours de l'étude des anomalies orthodontiques et des malformations faciales.et exogène) : succion digitale ou labiale. forte tonicité labiale inférieure exerçant une pression excessive sur les incisives. Les causes secondaires : a) Facteurs endogènes : facteurs fonctionnels. l'effet de ce dysfonctionnement n'étant que l'expression d'une situation linguale. traitement d'orthodontie inadapté. — origine iatrogène : . entraînant une absence d'élévation du muscle lingual . p. Elles ne constituent que des variations par rapport à la moyenne des individus. l'étio-pathogénie est définie comme la recherche des mécanismes causales des maladies. musculaires et muqueux. langue en_situation antérieure habituelle: — facteurs fonctionnels : . cicatrice ou brûlures labiales. Les causes primaires. en fonction de l'étiologie. — facteurs musculaires : . . L'adaptation physiologique entraîne un abaissement et un avancement de la langue (v. . p. . etc. s'exprimant au cours de l'embryogenèse ou de la morphogénèse (v. p. Ces différents éléments peuvent influencer les tissus durs (denture et squelette) les tissus mous (cutanés et muqueux). 2. traumatismes cranio-faciaux .

— Fusion : incisives latérales et centrales supérieures ou inférieures et canines inférieures. FIG. — a) Angle couronne-racine augmenté au niveau des incisives supérieures. Ces anomalies résultent d'un trouble survenant au cours de la formation de la denture. à un groupe de dents. Anomalies de nombre : — par excès : dents supplémentaires. Anomalies de forme. anodontie. Classification des anomalies. Atteintes secondaires : — au niveau de la couronne : hypoplasie de l'émail.). Ces différentes anomalies peuvent être localisées ou généralisées. • Anomalies de formation de la dent. m Variations morphologiques. . Conséquence : classe II. quelquefois latérales supérieures et inférieures. excès multiples . défauts d'émail dus à un traumatisme au niveau des incisives lactéales .68 Anomalies orthodontiques LES ANOMALIES DENTAIRES Définition. Étiologie. Anomalies de forme : — variations morphologiques . 40a). L'anomalie est plutôt unilatérale. il existe une corrélation entre les deux dentures. en forme de pelle linguale (forme mongoloïde) ou vestibulaire et linguale. division 2 apparente. — Variations coronaires ou radiculaires : incisives centrales supérieures par exemple. b) Coudures radiculaires accentuées sur une deuxième molaire après extraction précoce d'une première molaire. — Altérations des structures coronaires ou radiculaires et variations dans le nombre. — exogène : traumatismes. — au niveau des racines : coudures radiculaires excessives après extraction très précoce d'une dent (fig. prise de médicaments perturbant la minéralisation des tissus durs de la dent. — La microdontie : elle traduit une réduction harmonieuse du volume des dents . isolées ou associées à d'autres anomalies orthodontiques qu'elles compliquent. 40/. Ces troubles de formation se répercutent au niveau des structures coronaires ou radiculaires. extraction prématurée de dents temporaires. oligodontie. dents surnuméraires. — anomalies de volume : microdontie ou macrodontie. Elle est liée au génotype. inclusions. b) Gémination : surtout canines supérieures. couronne/racine (fig. Atteintes primitives : a) Phénomènes de coalescence. — par défauts : agénésie. Anomalies de situation : transposition. d'origine exogène ou endogène. elle peut être localisée à une dent (exemple : incisive latérale supérieure). L'apparition des anomalies dentaires est liée à des causes multiples : — endogène : anomalies héréditaires au cours de l'organogénèse ou de la morphogénèse de la denture . angulation. Il n'existe pas de corrélation entre les deux dentures. hétérotypie. dilacération (secondaire à un traumatisme sur les incisives temporaires). Anomalies d'éruption : retard ou avance d'éruption. la situation et l'éruption d'une ou plusieurs dents. • Anomalies de volume. — anomalies de formation de la dent : primitives ou secondaires . 40. ou affecter l'ensemble de la denture.

— Définition : dents de forme atypique. m Par excès. dans ce cas. 41. la macrodontie peut entraîner une dysharmonie dento-maxillaire. Elle peut affecter l'ensemble de la denture. Dans ces conditions l'augmentation de volume est harmonieuse. Dents supplémentaires Caractéristiques : ces dents présentent une forme harmonieuse et un volume à peu près identique à la dent habituelle. — soit sur la ligne d'arcade (fig. FIG. Ne touche qu'une dent à la fois. 41) ou à un groupe de dents. — Localisation : . prémolaires. — Dents supplémentaires et surnuméraires. D. 42. quatrième molaire. M. le plus souvent les incisives supérieures et particulièrement les incisives centrales qui sont anormalement larges. 42/) et c) : FIG. le plus souvent conoïde et de volume très réduit. 42a). a) Incisive inférieure supplémentaire (5 incisives).Anomalies dentaires 69 Diagnostic différentiel avec la D. le terme de macrodontie relative (Château). — La macrodontie : elle peut être localisée à une dent (fig. c) Mésiodens inclus. — Macrodontie localisée sur 11. Si les maxillaires présentent des dimensions habituelles. b) Dent surnuméraire évoluée (mésiodens). Localisation : beaucoup plus fréquente au maxillaire : — soit en position linguale ou vestibulaire par rapport à la dent normale . Anomalies de nombre. . Dents surnuméraires (mésiodens et odontoïdes). en position tête-bêche. incisives inférieures. : dents de taille habituelle sur des maxillaires de dimension réduite ou légèrement inférieure à la moyenne : certains auteurs utilisent. Dents affectées : incisives latérales supérieures. région inter-incisive centrale supérieure (mésiodens + + + ) (fig.

à des causes exogènes : atteintes placentaires : rubéole. 22. — Agénésies multiples. 72). — oligodontie. • Par défauts : agénésies. Retard d'éruption généralisée. — Canine près de l'orbite. • Transposition. 25. . p. 24. région molaire. Anomalies de situation. au maxillaire : 18. ces variations peuvent être tout à fait normales. Cette transposition peut être complète ou partielle : incisive latérale par exemple. .70 Anomalies orthodontiques FIG. en situation de canine (fig. 12. . dent de sagesse dans la branche montante. 44). — La précocité ou le retard d'âge dentaire conditionnent le moment du début d'un traitement orthodontique. 28. Jusqu'à un certain point. 15. • Inclusions (v. irradiations. 44. — Définition : la transposition correspond à une inversion dans la position habituelle de deux dents.. prémolaire inférieure et quelquefois Anomalies de nombre par excès multiples. FIG. — Transposition des deux canines supérieures (attache collée sur la 13). anodontie : ces anomalies multiples par défaut sont associées : . anodontie : absence des dents. 43.. • Hétérotypie. 43). — Constituent l'un des signes des grands syndromes faciaux. à des grands syndromes pathologiques. Définition : il s'agit d'une avance ou d'un retard d'éruption localisée à une dent ou affectant l'ensemble de la denture. agénésies multiples ou oligodontie (fig. Anomalies d'éruption. Etiologie : — agénésies : héréditaires .

être unilatérale ou bilatérale. la dent homologue étant présente sur l'arcade (fig.Agénésies En outre. — Agénésies unilatérales/agénésies bilatérales. après la date normale d'éruption des dents permanentes correspondantes. — persistance des deux dents temporaires. une précocité marquée associée à un âge osseux habituel peut provoquer une dysharmonie dento-maxillaire transitoire. A'. 30 à 35 % 2 agénésies. en relation avec l'absence du germe correspondant. après sa date normale d'apparition et d'apprécier l'état des racines des dents temporaires correspondantes : élimination progressive ou non des incisives latérales supérieures temporaires par les germes des canines adultes. — Agénésie de la 12. — Affecte environ 6 à 7 % d'une population de race caucasienne (dents de sagesse comprises) et 3.4 %. — absence de la dent d'adulte après élimination provoquée de la dent temporaire (geste iatrogène) . B. Ce germe peut ne devenir radiologiquement visible que bien après 8 ans. — L'agénésie est unilatérale dans les 3/4 des cas. FIG. Examen radiologique. — infraposition de la dent temporaire (deuxième molaire temporaire inférieure) . — Agénésies multiples. Elle est très fréquemment associée à un retard de formation du germe symétrique. Anamnèse : — permet de constater une prédisposition familiale . persistance de la 52. — Radios « long cône » : confirment l'absence du germe et précisent le degré de rhizalyse de la dent temporaire.Pour une population présentant des agénésies : 45 % présentent 1 agénésie. Un retard d'âge dentaire important entraînera le report d'un traitement orthodontique impliquant des extractions. LES AGÉNÉSIES • Définition. Cette anomalie peut affecter une ou plusieurs dents. — Retard de formation par exemple. • . Le germe de la deuxième prémolaire inférieure commence sa minéralisation entre 4 et 8 ans. -. — Une agénésic dentaire est une anomalie de nombre correspondant à l'absence d'une unité dentaire. du germe de la deuxième prémolaire inférieure. 71 Retard d'éruption localisée. Signes associés : réduction des diamètres mésio-distaux de toutes les dents présentes et retard d'éruption généralisé. en cas d'agenésies bilatérales. sans malpositions des dents voisines. — Selon le type facial : agénésies plus fréquentes chez les faces courtes. le plus souvent. — Selon la race : plus fréquente chez des individus de race noire ou jaune. 45. 45) . en tenant compte de l'âge dentaire du sujet. Examen clinique : — persistance de la dent temporaire. — permet d'éliminer l'éventualité d'une extraction préalable. : ne pas confondre agénésie et retard d'éruption ou de formation du germe (pour les deuxièmes prémolaires inférieures et les dents de sagesse). — Radiographie panoramique : elle permet de constater l'absence du germe. Il s'agit. Facteurs de variations — Selon le sexe : cette anomalie s'observe plus souvent chez les sujets de sexe féminin (3 pour 2). • Fréquence. 15 à 20 % 3 agénésies et plus. 8 exclues. 43 évolue. à une microdontie ou à une anomalie de forme de la dent symétrique. — Il confirme la présomption d'agénésie et fait apparaître éventuellement d'autres agénésies. d'une dent d'adulte. • Mise en évidence.

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Anomalies orthodontiques des cas. Cette caractéristique ne doit pas être négligée lors de tout traitement comportant des extractions, et particulièrement des extractions de molaires. — Récapitulation : 8 5 2 5 1 et exceptionnellement, incisive supérieure, canine, première prémolaire, première et deuxième molaires. • Étiologie. — Les agénésies touchent particulièrement les dents dites « de fin de série » (dents de sagesse, deuxièmes prémolaires, incisives latérales). L'agénésie, la microdontie, les variations de forme ou les retards de formation des germes des incisives latérales et des deuxièmes prémolaires « semblent être la traduction plus ou moins marquée d'une tendance phylogénétique (évolution des êtres vivants) à la réduction du matériel dentaire ». Cette hypothèse est contestée par les paléontologistes modernes. L'agénésie est une anomalie strictement héréditaire, qui se retrouve dans une lignée familiale. Elle constitue un matériel classique d'étude de la transmission d'un gène à caractère dominant.

— Selon les relations d'arcades. — Les classes III présentent un pourcentage d'agénésies plus important que les autres cas de la classification d'Angle, l'agénésie des incisives latérales entraînant bien souvent une réduction de la flèche du prémaxillaire. Ordre de fréquence. — Selon les auteurs, l'incisive latérale supérieure ou la deuxième prémolaire sont les dents les plus souvent absentes. Une majorité s'accorde pour noter l'absence un peu plus fréquente des deuxièmes prémolaires (40 % des cas d'agénésie). L'agénésie des incisives latérales affecte environ 1,5 à 2 % d'une population. — Classement par ordre de fréquence (8 exclues) : deuxième prémolaire inférieure, incisive latérale supérieure, deuxième prémolaire inférieure, incisive latérale inférieure, canines supérieures, incisive centrale supérieure, premières molaires inférieures, premières molaires supérieures, deuxième molaire (l'agénésie des molaires étant très exceptionnelle). Les dents de sagesse sont absentes pour 12 %

LES DENTS INCLUSES
Définition. — Une dent est « incluse » lorsqu'elle est absente sur l'arcade après sa date normale d'éruption, en tenant compte de l'âge dentaire du sujet, la dent symétrique étant en occlusion fonctionnelle. Fréquence Les dents d'adulte présentant des risques d'inclusion sont, par ordre de fréquence : les canines supérieures, les incisives centrales supérieures, les deuxièmes prémolaires inférieures, les canines inférieures et les premières molaires. Ces défauts d'éruption se retrouvent un peu plus chez les sujets de sexe féminin. L'inclusion peut être unilatérale ou bilatérale. Les canines supérieures sont plus souvent incluses que toute autre dent ; l'inclusion palatine étant trois fois plus fréquente que l'inclusion vestibulaire. Étiologie • Causes primaires : Anomalie de développement du germe dentaire : au cours de la formation de la canine, le germe doit normalement effectuer un redressement distal ; ce redressement peut être quelquefois insuffisant ou inexistant, ce qui entraîne l'inclusion (fig. 46« et b).

FIG. 46. — Redressement intra-osseux (a) insuffisant d'une canine initialement horizontale (b). La distance à parcourir entre le site de développement du germe et le niveau de l'éruption des canines supérieures est la plus longue de toutes les dents permanentes ; — Dents surnuméraires, bloquant l'éruption de la dent d'adulte (particulièrement pour les incisives centrales supérieures).

Au stade de la morphogénèse, sur une denture exempte d'anomalies orthodontiques.

Denis incluses — Retard ou absence de formation de la racine de la dent incluse (rare). Au cours de l'établissement de l'occlusion, en rapport avec des anomalies orthodontiques : dysharmonie dento-maxillaire, classe II, division 2, brachygnathie maxillaire. • Causes secondaires. •

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— ankylose : destruction du desmodonte à certains niveaux et résorption cémentaire avec envahissement osseux dans les zones résorbés ; — hypercémentose apicale ; — coudure radiculaire accentuée : deuxième prémolaire inférieure incluse... Mise en évidence Examen clinique. a) Inspection : — persistance d'une dent temporaire après sa

Traumatismes, particulièrement au niveau des incisives temporaires supérieures (15 % des cas d'inclusion d'incisive centrale supérieure) (fig. 47).

FIG. 48. — Distovcrsion des incisives latérales ou signe de Quintero : signe d'inclusion des canines supérieures, sur une radio panoramique, après 12 ans. s.p. : sac péricoronaire. FIG. 47. — Incisive centrale supérieure incluse, à la suite d'un traumatisme sur les dents temporaires -» bascule du germe vers le haut.

Extractions prématurées, provoquant une diminution du périmètre d'arcade par mésialage des secteurs latéraux : deuxièmes prémolaires inférieures incluses par exemple, après l'extraction de la deuxième molaire temporaire. . Inclusion secondaire d'une deuxième molaire temporaire, due à la poussée mésiale. Complications à incidences orthodontiques. • Au niveau des dents voisines. Résorption radiculaire d'une dent d'adulte en contact avec le sac péricoronaire de la dent incluse, particulièrement l'incisive latérale supérieure et parfois la racine palatine de la première prémolaire : • Au niveau des dents incluses : résorption coronaire et ossification secondaire ;

date normale d'élimination, la dent d'adulte symétrique étant présente sur l'arcade ; — réduction marquée du diastème au niveau de la dent incluse ; — version et rotation des dents voisines de l'inclusion : . disto-version de 12 ou 22 : canine incluse palatine sur la ligne d'arcade (fig. 48). . vestibulo-version de 12 ou 22 : canine vestibulaire, . rotation de la l rc prémolaire : canine palatine distale : b) Palpation : — voussure palatine ou vestibulaire pour une inclusion sous-gingivale ou sous-muqueuse : — absence de voussure ou de bosse canine pour une dent en inclusion haute palatine. Cet examen clinique orientera les investigations radiographiques. • Examen radiographique. — Cette recherche est sensiblement identique pour les différentes catégories

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Anomalies orthodontiques — Au maxillaire supérieur, il existe trois incidences classiques (fig. 49) : . incidence de Tridon : au niveau du rebord orbitaire externe ; le rayon principal fait un angle de 45° par rapport au plan du film et passe par l'apex des incisives, . incidence de Simpson (au niveau du frontal) : le rayon principal fait un angle de 90° par rapport au plan du film, . incidence transcrânienne (dite de sommet) : le rayon principal est dirigé suivant le grand axe des dents voisines de l'inclusion. Cette incidence peut être précisée sur téléradiographie (environ 120°). — A la mandibule : rayon incident perpendiculaire à la situation présumée de l'inclusion (incidence dite « axiale »). b) Radiographies rétro-alvéolaires, selon trois incidences (technique de Clark) : — rayon incident perpendiculaire à la position idéale de la dent incluse ; — disto-excentrique : rayon incident dirigé à 45° mésial par rapport à l'axe présumé ; — mésioexcentrique : rayon incident dirigé à 45° distal par rapport à l'axe présumé. En principe, la dent sera située en position palatine si elle se déplace dans le même sens que le cône, sur les trois clichés successifs. c) Téléradiographie de profil : elle permet de préciser l'orientation antéro-postérieure de la racine et la situation de la dent incluse par rapport au plancher du sinus maxillaire. d) Tomographie, éventuellement. En pratique, une radiographie panoramique, deux radiographies « long cône », une téléradiographie, et deux radiographies occlusales à 45° et 120" permettent de préciser la situation d'une dent incluse, sauf cas particulier. Un repérage radiographique précoce est indispensable, si l'on suspecte une inclusion. Remarque : Mise en évidence d'une ankylose (diminution ou suppression de l'interligne). Elle est très aléatoire au vu d'une radiographie, sauf à un âge tardif chez l'adulte. Au cours de l'intervention, à la percussion, la dent ankylosée donne un son clair.

de dents incluses. Elle comporte des procédés spécifiques : Dépistage : radiographie panoramique : elle permet de déceler l'inclusion et d'estimer le stade de rhizalyse de la dent temporaire. Localisation : a) Radiographies occlusales : ces clichés sont difficiles à réaliser correctement. Ils donnent des renseignements précieux sur la situation vestibulolinguale de la dent incluse et ses rapports avec les dents voisines.

Fie. 49.

FIG. 49. — Les différentes incidences d'une radiographie occiusale pour la localisation d'une canine incluse. 1. Incidence de Tridon. 2. Incidence de Simpson. 3. Incidence transcrânienne.

Dysharmonie dento-maxillaire

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LA DYSHARMONIE DENTO-MAXILLAIRE (OU D. D. M.)
Définition. — Une dysharmonie dento-maxillaire correspond à une disproportion entre les dimensions mésio-distales des dents permanentes et le périmètre des arcades alvéolaires correspondantes ; la continuité des arcades dentaires au niveau des faces proximales n'étant plus assurée. Le signe le plus manifeste est un encombrement des arcades dentaires. Il est classique de différencier D. D. M. par excès et D. D. M. par défaut. Une D. D. M. par défaut est en rapport avec des dents plus petites que la moyenne, sur un maxillaire de volume habituel ; il s'agit, le plus souvent, d'une microdontie. Localisation : — D. D. M. à localisation antérieure (incisives et canines). — D. D. M. à localisation latérale (prémolaires et premières molaires). — D. D. M. à localisation postérieure (deuxièmes et troisièmes molaires). Étio-pathogénie Certains auteurs mettent en cause l'indépendance phylogénétique et embryologique entre la denture et les maxillaires, qui permettrait de comprendre les incoordinations entre dimensions des mâchoires et dimensions des dents. La D. D. M. s'expliquerait également par un mécanisme d'hérédité croisée (petits maxillaires de la mère, grandes dents du père...), c'est-à-dire de maldonne génétique. Il semble que de très nombreuses D. D. M. soient tout simplement liées à un type familial ou ethnique. Les trois types d''encombrement. — On distingue chronologiquement trois types d'encombrement, en fonction de l'étiologie : 1. L'encombrement primaire est la conséquence d'un manque d'harmonie entre les proportions relatives des maxillaires et des dents, d'origine génétique. Cette anomalie est décelable dès la denture temporaire (absence des diastèmes de Bogue, v. p. 9). 2. L'encombrement secondaire coïncide avec l'évolution des canines et, plus tardivement, des deuxièmes molaires permanentes. Il peut être dû à la poussée mésialante ou provoqué par la perte prématurée de dents temporaires (d'origine pathologique ou iatrogène). 3. L'encombrement tertiaire est plus fréquemment observable chez les individus du sexe masculin (adolescents et jeunes adultes). Il correspond à la phase d'éruption active des troisièmes molaires et à la croissance terminale de la mandibule. Le redressement lingual des axes des incisives, en fin de maturation, constitue le troisième facteur à prendre en compte. Dans l'apparition d'un encombrement tertiaire, il semble qu'il ne faille pas négliger la poussée éruptive des dents de sagesse, même si elles ne sont pas seules en cause. Ces encombrements peuvent se cumuler les uns les autres, au cours de l'établissement de l'occlusion. Les signes d'une D. D. M. La D. D. M. peut être décelée et appréciée, au cours de l'examen clinique, sur les moulages, à la lecture des radios panoramiques et sur les téléradiographies de profil. • Signes faciaux. — Le préjudice esthétique peut être purement dentaire, c'est la conséquence de l'encombrement : malpositions incisives, canines ectopiques, rotations, linguocclusions localisées, etc., sans retentissement cutané. Il peut être dentaire et facial : la D. D. M. est associée à une biprotrusion faciale ou biproalvéolie. • Signes occlusaux :

En denture temporaire : l'absence des diastèmes de Bogue, à 5 ans, apporte de fortes présomptions en faveur de l'apparition d'un encombrement ultérieur, en denture permanente. En phase de constitution de la denture mixte : A la mandibule : a) Au niveau des incisives : — rhizalyse prématurée des incisives latérales temporaires par les incisives centrales adultes: — évolution des incisives latérales en linguo-position. C'est le premier signe annonciateur d'un encombrement incisif;

50a). FIG. — premières prémolaires évoluant en vestibulo ou en linguoeelusion. 50c). 51) avec un défaut ou un m a n q u e de gencive attachée. diastèmes réduits + + ou même supprimés p o u r les canines permanentes (fig. Au maxillaire : malpositions incisives. en fonction d'un trauma provoqué par la vestibulocclusion. D. . D. — au niveau des canines permanentes : . 50. b) D. en infraposition ou en infra-mésio-vestibulo-position (fig. Le repère correspond au milieu interincisif supérieur. correctement situé. — type 3 : expulsion spontanée des deux canines temporaires : pas d'encombrement incisif. avec expulsion spontanée d'une canine temporaire et déviation du milieu incisif. M. 50« et d) : . c) D. b) Au niveau des canines temporaires : les trois modalités : — type 1 : les canines temporaires persistent : encombrement incisif + + et dénudation fréquente de l'incisive centrale inférieure la plus vestibulée (fig. D. du côté de l'élimination et encombrement incisif plus réduit (fig. M. d) Mobilité et dénudation de la 41. évolution vestibulaire. — a) D. mobilité d'une dent inférieure en vestibuloclusion (fig. inclusion vestibulaire ou palatine. 50b) . ou bien retenues entre canines permanentes et deuxièmes molaires temporaires .76 Anomalies orthodontiques En denture mixte stable et en phase de constitution de la denture adolescente a) Manifestations antérieures : — au niveau des incisives : encombrement incisif. M. élimination d'une ou deux canines temporaires (processus identique à celui précédemment décrit à la mandibule). avec expulsion des deux canines temporaires-pas d'encombrement incisif-diastème très fortement réduit pour les canines permanentes. facettes d'abrasion sur les dents. si le site d'éruption était situé dans la muqueuse. . b) Manifestations latérales : — vestibulocclusion localisée à une incisive centrale inférieure. linguocclusion d'une ou deux incisives latérales. 50d) . dénudation accentuée d'une incisive et parfois absence de gencive attachée à ce niveau (fig. avec persistance des canines temporaires-encombrement incisif dénudation de la 31. en occlusion inversée. . — type 2 : expulsion unilatérale d'une canine temporaire : déviation du milieu.

vestibulo-topie . distance 26 D -> FPTM réduite (v. . — Signes de D. . 51. — b) Signes de D. D. rotation mésio-vestibulaire de la première molaire. M. 61 ). M. — linguo ou vestibuloclusion des deuxièmes prémolaires (fig. à la suite de l'éruption de la dent de 6 ans (fig. 52 FIG. M. D. 5 3 a ) . Fie. 53. ce qui accentue le déficit d'espace. D. c) Manifestations postérieures : — Première molaire : . — a) Signes de D.). — antérieure et latérale : 34 en vestibulocclusion (le diastème est insuffisant) : 35 en linguoclusion . 51 et 52.Dysharmonie dento-maxillaire 11 FIG. FIG. latérale : tracé de l'image radiologique de 25 et 35 incluses. ce qui diminue l'espace disponible. FIG. 52) ou bien inclusion des deuxièmes prémolaires d'origine secondaire (fig. rhizalysè de la racine distale de la deuxième molaire temporaire ou même élimination trop précoce de cette dent. première molaire supérieure enclavée sous la deuxième molaire temporaire (ce signe n'étant pas toujours symptomatique d'une D. p. M. D. — rotation des prémolaires. 53. extractions prématurées de 65 et 75 et mésiafisation 26 et 36. : — antérieure : 23 en infra-mésio. encombrement incisif. 54) : . postérieure : entassement des germes non évolués.

— Signe de D. qu'elle complique.78 Anomalies orthodontiques et troisièmes molaires. sur les téléradiographies. — sur la radio panoramique : axe des germes des canines permanentes fortement mésioversés. . • Documents nécessaires : examen clinique complet. D. distoversion des incisives latérales supérieures (fig. — élimination tardive de certaines dents temporaires (deuxièmes molaires temporaires inférieures) provoquant un encombrement transitoire (séquence 7. M. etc. 54. plus tardivement. 48a). — La D. C'est la mesure du déficit d'espace ou indice de Nance. — superposition des images des germes des molaires non évoluées et des premières molaires permanentes (entassement des germes) (fig. la recherche de Pédologie primaire. par suite de l'éruption mésiale de la 26. Cette estimation ne prend en compte que les secteurs antérieurs et latéraux : — Deuxième molaire : . — versions distales importantes des germes des deuxièmes et troisièmes molaires : germes des dents de sagesse + parallèles au plan d'occlusion. FIG. Ils constituent les signes qualitatifs d'un encombrement postérieur : — espace réduit pour l'évolution des deuxièmes . — Ces signes sont particulièrement importants et simples à observer. M. téléradiographie de profil. a) Manifestations antérieures : — sur la téléradiographie : en denture mixte précoce : image du germe de la canine situé près de la corticale symphysaire externe (D. p. b) Évolution défavorable : encombrement secondaire. . associée à l'encombrement . comporte plusieurs étapes : a) L'estimation qualitative. Analyse d'une dysharmonie dento-maxillaire actuelle (ou « apparente ») Définition : La dysharmonie dento-maxillaire actuelle (ou « apparente ») correspond à l'encombrement antérieur et latéral visible et mesurable au moment de l'examen clinique. tertiaire. deuxième molaire inférieure enclavée sous le bombé distal de la première molaire . 53b): — hauteur maxillaire postérieure fortement diminuée (racines des molaires procidentes dans le sinus). • Méthodologie : l'analyse d'une D. radiographies long cône des prémolaires et canines inférieures ou téléradiographies à 45". • Signes téléradiographiques. M. ce qui détermine des contacts entre les cuspides primaires des deuxièmes molaires supérieures et inférieures. peut être associée à toutes les malocclusions de la classification d'Angle. 75). avec diastèmes réduits . postérieure : rhizalyse précoce de la racine distale de la 65. vestibulo-position des deuxièmes molaires inférieures. Évolution. D. — Troisième molaire : inclusion des dents de sagesse. c) Manifestations postérieures. a) Evolution favorable (éventualité d'autant plus rare que l'encombrement est important) — léger encombrement transitoire qui se produit au moment de l'évolution des incisives permanentes . secondaire. grâce à l'étude des signes cliniques et radiographiques (v. D. M. b) L'estimation quantitative s'effectue classiquement à la mandibule. puis tertiaire. en tenant compte de l'âge osseux . vestibulo-version des incisives. vestibulo-version de la deuxième molaire supérieure. 5). — âge dentaire normal et âge osseux retardé . b) Manifestations latérales — prémolaires enclavées ou incluses. D. — disto ou mésioversion des germes des deuxièmes prémolaires inférieures. . importante) . empreintes des dents maxillaires avec tubérosités et trigones. • Anomalies associées.

c) Occ/usales : Sadam dû à des prematurités.7 20. apparente») . 4~| 3] + 4 ] + 5~| 6.5 20. D. Cette mesure doit être répétée au maxillaire.5 7.7 6. b) En denture adulte : somme des diamètres mésiodistaux des 10 dents antérieures aux premières molaires. grâce à la table ci-apres.9 8.0 6.1 19.2 7. pour des sujets prédisposés.9 M. D. M.7 19. si l'on attend l'évolution des dents permanentes.! 7. D. Espace de dérive mésiale : aux deux hémi-arcades : E. — proximités radiculaires au niveau des incisives inférieures ou à' d'autres niveaux.) et la somme des diamètres mésio-distaux des dents permanentes correspondantes (évoluées et non évoluées) : (espace nécessaire : E. abrasions prématurées. 4. 5 laiton. D. Si aucune précaution particulière n'est prise (par exemple. des facettes d'abrasion se produisant sur les dents en malposition. sans traitement). de la denture. l'espace de dérive mésiale (E.. Ce fil est rendu rectiligne et mesuré.8 7.1 19. M.9 3~] + 4~] + 5] M. a) Dentaires : inclusion.3 8.MESURE DE L'ESPACE DISPONIBLE (E. n'a guère de conséquences sur la pérennité à long terme. mesure des largeurs mésio-distales des germes des prémolaires et canines droites et gauches.1 22. D.9 20. M.2 8. : Ces mesures comportent un pourcentage d'erreur important.3 7.2 6.. d) Psychologiques : un encombrement antérieur et supérieur important peut inciter le sujet à ne pas découvrir sa denture au cours du sourire. D.1 20.L a largeur de la première prémolaire inférieure est mesurée sur radiographie « long cône » ou sur moulage. caries à certains niveaux (dents enclavées). Peut-être faut-il réévaluer le traitement systématique de toutes les D. premières prémolaires en linguocclusion totale. disposé au niveau des points définissant le périmètre d'arcade (fig.6 7.7 23.5 22.3 21. . actuelle (dite «D. D.1 21.) : (Tngervall et coll. à l'arcade inférieure. M. N.5 23.5 6.9 24. D. D.). a) En denture mixte : à la mandibule : .5 21. M. 4~] 7.3 6. à tel point que certains auteurs estiment que cette Largeur Largeur _ M. on en déduit la largeur totale des prémolaires et canines. .5 3~| + 4/ + 5~] • 23.1 6.1 8.3 23. — dent ectopique vestibulaire : manque ou absence de gencive attachée . N. papier millimétré : — méthodologie : comparer la mesure du périmètre d'arcade actuel (espace disponible : E. D. N.4 7. à l'aide de radiographies long cône ou d'une radiographie occlusale à 90° par rapport au plan d'occlusion en cas de rotation : .7 22. D.9 22. des incisives et des premières molaires : la différence entre Yespace nécessaire et Yespace disponible constitue la D. 4] 21.6 6.9 .0 8. Loutefois. — toute dent trop vestibulée par rapport à la ligne d'arcade risque de présenter une dénudation ou une déhiscence ultérieure . sans discrimination. .7 21.4 6.MESURE DE L'ESPACE NÉCESSAIRE (E.3 20. PRÉDICTION DE L'ESPACE NÉCESSAIRE pour 3.0 7. D. elle correspond à l'encombrement antérieur et latéral mesuré au moment de l'examen. si le parodonte est sain.3 22. en denture mixte. M.8 6. = Z/diamètres mésio-distaux C + PM mandibulaires adultes — Z/diamètres mésio-distaux C + Molaires temporaires. mesure des largeurs M. M. b) Parodontales : — difficulté d'élimination de la plaque dentaire .) : fil de 79 évaluation est trop peu fiable pour servir de base à une prédiction. une faible D.). Comparer avec la distance 6~| M -> 2~| D (courbe d'arcade): (déduire l'espace de dérive mésiale).3 19.Dysharmonie dento-maxillaire — instrumentation : fil de laiton au 5/10. Conséquences à long ternie d'une D. B.4 8. D. pied à coulisse orthodontique.7 7. même pour un opérateur entraîné.) doit être soustrait de l'espace disponible.5 19.1 23. 2) à partir des faces mésiales des premières molaires permanentes.

Cette dernière estimation est la plus utilisée. D.0 40. 55f). D.0 34. mancl 40.5 42. La proalvéolie supérieure.3 31.) (Analyse de BOLTON) La mesure du rapport entre les dimensions M.0 41. D.0 34.2 + 0.0 52.1 42.7 35.0 49.0 50. S. si les incisives inférieures sont en position normale. D. D. des dents supérieures et inférieures permet d'évaluer l'harmonie ou la dysharmonie dimensionnelle entre les 2 arcades dentaires.5 35. Formes cliniques : symétrique ou asymétrique. absence de diastème incisif.0 37.5 53.7 42.0 44. — angle interincisif diminué. b) Signes oeclusaux : diastèmes interincisifs plus ou moins prononcés. 55«) : — la convexité est augmentée (le point A est déplacé vers l'avant) . l'angle positif entre la face vestibulaire des incisives supérieures et le plan facial cutané est augmenté (M = parallèle au plan). c) Signes téléradiographiques (fig.Mesure « idéale » 6 dents mandibulaires = excès de longueur de l'arcade mandibulaire (en fonction de l'arcade supérieure).5 50. 6 DENTS 6 DENTS 6 DFNTS 6 DENTS inox.2 38.2 % : la D.8 38.6 47.5 40. ± 1. M. D. localisée aux incisives.5 45.1 40.5 51. Mise en évidence : a) Signes faciaux : prochéilie supérieure avec ou .0 42. soit par un encombrement incisif inférieur.80 Anomalies orthodontiques LA DYSHARMONIE DENTO-DENTAIRE (D. — l'angle déterminé par le grand axe des incisives supérieures avec le plan d'occlusion est augmenté.x.9 31. soit par des diastèmes interincisifs supérieurs. Mesure réelle 6 dents maxillaires — Mesure « idéale » 6 dents maxillaires = excès de longueur de l'arcade maxillaire.2 ina.6 39. la D. mancl. correspond à un excès relative largeur du périmètre antérieur mandibulaire. Anomalies associées : cette anomalie peut être isolée (d'origine fonctionnelle) ou associée à d'autres ano- Définition : anomalie alvéolaire du sens antéropostérieur. 52. (12 dents) LES ANOMALIES ALVEOLAIRES LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES DU SENS SAGITTAL LA PROALVÉOLIE sans exagération du sillon labiomentonnier. Mesure réelle 6 dents mandibulaires .0 45.22 (D. associée ou de face courte.3 41. en cas de D.1 35.0 40. 48. D.65) a) Si le rapport est > à 77.5 43.5 55.5 41.4 max. Cette anomalie se manifeste par un recouvrement incisif et un surplomb augmentés. Ce rapport s'analyse au niveau de l'ensemble des arcades et aux secteurs antérieurs incisivo-canins.1 37. uni ou bimaxillaire (biproalvéolie avec biprochéilie) (fig.2 %.9 36.5 46. D. M = 60" .5 49. correspond à un excès relatif de largeur du périmètre antérieur maxillaire.4 37. • Rapport dés dents postérieures moyenne = 91.0 46. 44.26. des 6 dents maxillaires (mm) = en moyenne : 77. mancl.0 39.0 32.4 32. par appui des incisives supérieures sur la lèvre inférieure.3 max. • Rapport des dents antérieures (6 dents) : diamètre M.7 32.5 h) Si le rapport est < à 77.3 mm + 0.8 33. mancl. Cette anomalie se manifeste. D. et caractérisée par une inclinaison vestibulaire exagérée des incisives supérieures ou inférieures.9 41.4 34.0 30.5 54. D.0 48. des 6 dents mandibulaires (mm) x 100 diamètre M.0 54.0 53.

Pog = + 8 mm 1 -> A — Pog = — 3 mm Axe T A . 55. — a) Proaliéolie supérieure arec retroalvéolie inférieure : 1 -> A . — b) Proaliéolie inférieure.Pos = 13° Fie. . 55. relations de classe I molaire et occlusion antérieure inversée.Anomalies alvéolaires 81 F[G.

v. systématiquement associée à une supraclusion) (v. — signes téléradiographiques : angle facial normal et vestibulo-version des incisives inférieures. T -^_A . — signes occlusaux : diastèmes interincisifs avec occlusion inversée au niveau antérieur et classe I molaire .5 mm. Formes cliniques : uni ou bimaxillaire (birétroalvéolie. classe I molaire et canine . Anomalie associée : proalvéolie supérieure. Étiologie : — la rétroalvéolie inférieure est souvent la conséquence d'une proalvéolie supérieure. p. malies alvéolaires (béance antérieure ou supraclusion) ou basales. lèvres inférieures atoniques.Pog = + 4. — signes téléradiographiques : convexité diminuée. classe II. FIG. La rétroalvéolie supérieure. LA RÉTROALVÉOLIE La proalvéolie inférieure (fig. Mise en évidence : — signes faciaux : prochéilie inférieure . division 1. — anomalie associée : brachygnathie maxillaire (v. — cicatrices ou brûlures labiales. p. division 2). — signes téléradiographiques : linguo-version des incisives inférieures. — c) Biproalvéolie avec biprochéilie. amygdales hypertrophiques. . 98. C'est une anomalie très rarement isolée.82 Anomalies orthodontiques Anomalies associées : supraclusion incisive. 55b). Mise en évidence : — signes faciaux : rétrochéilie inférieure . Étiologie : langue basse et protrusive. localisée aux incisives et caractérisée par une linguo-version des incisives supérieures ou inférieures. — signes occlusaux : encombrement incisif inférieur . division 1 d'Angle. 55a). classe II. p. Axe 1 A . l'appui labial inférieur étant excessif.Pog = + 8 mm. Étiologie : — tonicité labiale supérieure augmentée avec lèvre supérieure fine .Pog = 36". axe incisif supérieur linguo-versé . 107). 55. Elle se retrouve dans les cas de classe I et II. 85) ou basale (croissance horizontale). malocclusion de la classe III. Mise en évidence : — signes faciaux : rétrochéilie supérieure : — signes occlusaux : encombrement incisif supérieur et occlusion inversée au niveau antérieur. Définition : anomalie alvéolaire du sens antéropostérieur. Étiologie : fonctionnelle (parafonctions p. — succion de la lèvre inférieure ou frein lingual court. 97. La rétroalvéolie inférieure (fig. Les incisives sont situées très en avant par rapport à la ligne A — Pog et versées en direction vestibulaire : 1 -» A . Conséquences à long terme .

si Fio.Anomalies alvéolaires 83 LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES DU SENS VERTICAL SUPRACLUSION — si l'anomalie est d'origine basale.5 mm) . b) Contacts des incisives inférieures avec la muqueuse palatine. d) Lésions vestibulaires. — peu ou pas de retentissement esthétique . et dans certaines classes III. de type « face courte ». — l'occlusion labiale est habituelle . particulièrement dans les classes IL division 1. Cette anomalie peut être isolée (alvéolaire) ou associée à une croissance horizontale (face courte. Mise en évidence : la supraclusion peut être décelée. 56/?) . SIGNES FACIAUX : — recouvrement incisif excessif (+ de 3 mm): — les bords libres des incisives inférieures. localisée au secteur alvéolaire antérieur et caractérisée par un recouvrement incisif excessif (plus de 3 mm). 35) . En denture adulte. 56. l'étage inférieur de la face paraît diminué (fig. b) Cause basale : développement vertical inférieur à la moyenne de l'os alvéolaire postérieur. — si la supraclusion est d'origine maxillaire.. avec ou sans inversion de la courbe de Spee au maxillaire. 111). 35). p. au niveau des quatre incisives ou du secteur incisivo-canin. 56a) ou birétroalvéolie associées (fig. à un type de croissance plutôt horizontal . 56c/) . contact avec la gencive vestibulaire des incisives inférieures (classe II. associé. — La supraclusion est observable dans toutes les classes d'Angle. Anomalies associées. il n'existe pas de courbe de Spee (fig. ___z=^forme basale : H. a) Contacts cingulaires. 1. dès la denture temporaire. dans les classes II. 56a et c) ou avec la muqueuse palatine (cas sévères) (fig. — En denture mixte. on peut constater une supraclusion avec ou sans exagération de la courbe de Spee à la mandibule. avec un sillon labio-mentonnier accentué dû à l'appui des incisives supérieures (fig. circulaires. SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : — forme alvéolaire : biproalvéolie (fig. Supraclusion et courbe de Spee. 56d et 67c et d). — en cas de linguo-version associée des incisives supérieures. en cas de supraclusion accentuée. — on constate parfois une éversion de la lèvre inférieure vers le bas. en I. par excès maxillaire (v. comme on l'a vu. a b c d Conséquences à long terme : a) « Une supraclusion profonde n'est pas un facteur de trouble. 76b). Formes cliniques : anomalie le plus souvent symétrique. division 2 d'une façon systématique. FMA diminué. axe Y diminué. E. division 2) (fig. C. Étiologie : c'est une anomalie d'origine primaire (héréditaire). dans un cas de classe II. à condition que les rapports dento-dentaires soient stables » (Dawson). sans habitudes déformantes. c) Supraclusion provoquée par la linguoversion des incisives supérieures (cas de classe II. division 2). — Les différentes formes de supraclusion. diminuée (p. SIGNES OCCLUSAUX : Définition : anomalie alvéolo-dentaire du sens vertical. 75) . b) Conséquences défavorables : — abrasion prématurée des incisives inférieures (lors des mouvements d'ouverture) : — vcstibulo-version des incisives supérieures. plus basses que le plan d'occlusion maxillaire. division 2. le bord libre des incisives supérieures est parfois trop bas par rapport au stomion (M = 2. M. anomalie basale). — A la mandibule : localisation au niveau des quatre incisives ou du secteur incisivo-canin. uni ou bimaxillaire. 56. — Les différentes formes de supruclusion. 40a). — augmentation anormale de l'angulation coronoradiculaire des incisives supérieures (classe II. — Au maxillaire : localisation au niveau des deux incisives centrales. même potentiel. . bien que cette constatation ne soit pas la règle (fig. 5a). peuvent rentrer en contact avec les cingulums des incisives supérieures (fig. division 2) (fig. a) Cause dentaire : — dysharmonie dento-dentaire.

la béance est antérieure et latérale. 57). défauts d'articulation des consonnes. présentent en outre. et caractérisée par une insuffisance ou une absence de recouvrement incisif. 60/?).84 Anomalies orthodontiques c) Troubles de la ventilation nasale : abaissement et situation avancée de la langue nécessites par une ventilation buccale (fig. 75). ne rentrent pas dans le cadre de ce chapitre (fig. selon l'importance de l'anomalie. mais plutôt rares. localisée au secteur alvéolodentaire antérieur. d) Troubles de la phonation : très inconstants. FlG. aspiration de la lèvre inférieure. d'une proalvéolie uni ou bimaxillaire (fig. Formes cliniques : l'infraclusion affecte la zone alvéolo-dentaire antérieure. : une proalvéolie supérieure provoquée par le suçage du pouce peut masquer une supraclusion constitutionnelle qui apparaîtra après abandon de l'habitude déformante ou après correction de la vestibulo-version supérieure (fig. accompagnée. Le préjudice esthétique est important au niveau dentaire : si la longueur de la lèvre supérieure est normale. B. La béance peut être symétrique ou asymétrique et incorporer ou non les canines. L'étiologie permet. Ces anomalies basales gravissimes. 58). Mise en évidence : a) Signes faciaux : il existe assez fréquemment une béance labiale associée ou quelquefois une absence de signes faciaux. liée à une faible tonicité labiale. Cette habitude peut persister après abandon de la succion digitale. le contact du bord libre des incisives inférieures est juxta-cingulaire-lésions parodontales ultérieures au niveau des incisives supérieures (fig. Les dysfonctions et les parafonctions en constituent l'étiologie la plus fréquente : a) Habitudes déformantes : succion digitale. On peut également utiliser le terme de « béance antérieure ». 55a). par ailleurs. 123a). Dans les cas extrêmes. guide incisif perturbé. La béance squelettique (étiologie primaire) : l'infraclusion antérieure est associée à une anomalie sévère des bases squelettiques dans le sens vertical. N. Le suçage du pouce est constamment associé à une déglutition atypique. — Béance antérieure et latérale. b) Signes occlusaux : — en intercuspidie maximale : on constate une absence de recouvrement incisif plus ou moins marquée. ce trouble de l'occlusion étant souvent associé à des formes cuspidiennes assez plates. le sourire paraît édenté. au niveau des incisives inférieures . le plus souvent. 56b) . — cas extrêmes : lésions palatines . — dans les cas de classe U. au maxillaire. — reconstitution prothétique d'incisive supérieure fracturée plus difficile . tic de mordillement d'un linge. La béance fonctionnelle (étiologie secondaire) : l'infraclusion antérieure n'est pas associée à une anomalie majeure des bases squelettiques dans le sens vertical (fig. INFRACLUSION (OU BÉANCE ANTÉRIEURE ANTÉRIEURE) Définition : l'infraclusion antérieure est une anomalie du sens vertical. au niveau des prémolaires et même des premières molaires. proalvéolie secondaire chez l'adulte . b) Forme ou fonction linguale atypique : — situation habituelle antérieure. un proglissement plus ou moins marqué . avec succion. de différencier deux types très distincts de béance antérieure. volume important ( + héréditaire) : — déglutition primaire avec interposition linguale. c) Signes téléradiographiques : si l'anomalie est . division 2 sévères : lésions palatines et vestibulaires. — fonction occlusale : de nombreux cas d'infraclusion. 57. liés à des problèmes de situation et de fonction linguale atypique. à la mandibule ou aux deux maxillaires à la fois. — déplacement distal du condyle (Bench). caractérisée par un type de face excessivement longue et une béance labiale (fig. La tonicité labiale est plus faible que la moyenne.

LES PARAFONCTIONS Leur rôle.Dysfonctions. au niveau des dents cuspidées. purement fonctionnelle. FIG. Para)'onctions 85 et de protection canine. — a) Bout à bout incisif (insuffisance de recouvrement incisif). M. la croissance est de type habituel : c'est une anomalie purement alvéolaire caractérisée par une béance antérieure et une version vestibulaire des incisives. en raison de l'absence de guide antérieur Définition : absence de contacts dentaires en I. arec proalvéolie supérieure (absence de recouvrement incisif). Fréquence (d'après Bouvet) : entre 4 et 6 ans. — interposition linguale latérale au repos et au cours des fonctions. division 2) qu'elle aggrave considérablement. 59. et d'un proglissement habituel (décalage entre R. aucune augmentation de l'étage inférieur de la face n'est perceptible. 15b). ou archaïque. — Sadam plus fréquemment observable que la moyenne. LES DYSFONCTIONS. Conséquences à long terme : a) La stabilité peut être acceptable si la protection canine est assurée. 59) . — Béance latérale . Fréquence : anomalie de très faible fréquence.3 % des enfants présentent une déglutition pri- . C. ou de type intermédiaire. premières ou deuxièmes molaires exclues et contacts incisifs. ou infantile. •b) Infraclusion ou béance antérieure. — mobilités dentaires dues à une pression linguale excessive . LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES LATÉRALES OU BÉANCE LATÉRALE L'INFRACLUSION (fig. l'infraclusio'n s'accompagne d'un tableau sévère. la langue est volumineuse et large. • La déglutition primaire. + + ) .— Synonymes : déglutition atypique. Définition : la déglutition primaire ou atypique correspond à une interruption dans la maturation de la déglutition du nourrisson. M. — reconstitutions prothétiques très difficiles. b) Conséquences défavorables : — lésions parodontales au niveau des dents non fonctionnelles . C. et I. dans l'apparition des anomalies alvéolaires antérieures et des anomalies du sens transversal est essentiel. d) Anomalies associées : l'infraclusion antérieure peut être associée à toutes les malocclusions de la classification d'Angle {sauf la classe II. 58. au niveau des molaires temporaires cuspidées (« réinclusion » de ces dents) . Étiologie : —^ absence de formation d'os alvéolaire. FIG. la transition au stade adulte ne s'efTectuant pas. Si l'anomalie est d'origine primaire. contacts occlusaux au niveau des deuxièmes molaires. C. d'excès de croissance verticale avec un étage inférieur très augmenté et des signes de rotation postérieure très marqués (fig.0 û. 51.

• Les parafonctions. Au cours du premier temps de la déglutition. Le muscle lingual peut prendre différents appuis : un étalement total antérieur et latéral. Le suçage digital : le suçage des doigts chez l'enfant présente plusieurs variantes. petit nez avec orifices narinaires de dimension réduite et orientes vers le haut et vers l'avant. la langue s'interpose entre les arcades . entre 12 et 14 ans : 38. associé au têtage et à la macération d'un linge. le matin. — Les parafonctions comportent : le suçage digital (pouce ou autre doigt) : le têtage d'un linge. un appui incisif inférieur (tendance de la classe III). 60(7). Ventilation buccale (orifices narinaires réduits. Palpation des muscles masticateurs : la palpation suçage de deux doigts : index et médius. allergies. Dépression linguale médiane avec langue en situation basse et antérieure habituelle. a) Examen exo-buccal : examen du visage au cours de la fonction : forte grimace de succion due au muscle buccinateur. la main à l'endroit . 30 "„ des individus. 60/) ) : — déviation de la cloison (incidence de face). les tics de mordillcment de la lèvre inférieure et de la lèvre supérieure. le bruxisme. • La ventilation buccale pathologique. d) Attitude posturale : la tète est située en avant par rapport à la colonne vertébrale. soit antérieurement et latéralement. mucosités abondantes (fig. Les arcades n'entrent pas en contact au cours du premier temps de la déglutition. — suçage de plusieurs doigts . b) Interrogatoire : ronflements nocturnes et rhinopharyngites fréquentes. perceptible à l'audition . pommettes effacées.8 %. — examen de la déglutition proprement dite : faire prendre à l'enfant un nutriment liquide. ce mode de succion exerçant des pressions importantes . a) Signes cliniques : face étroite. la langue s'interpose entre les arcades. dont le suçage du pouce est l'aspect le plus habituel. Millier). FlG. en cas de déglutition primaire. Interrogatoire : — suçage digital (ou labial) associé : — têtage de la langue. — suçage du pouce ou d'autres doigts. c) Signes radiologiques : — image d'encombrement pharyngé. face longue. un appui incisif supérieur (parfois arcades serrées). — a) Insuffisance de développement des voies aériennes supérieures.86 Anomalies orthodontiques des masséters et des faisceaux antérieurs des temporaux révèle une absence de contraction. . Chez l'adulte. au cours du sommeil. entre 7 et 12 ans : 40 °0 . — l'oreiller est humide. lèvres non jointes): endognathie maxillaire. présentent encore une déglutition atypique. 60. b) Examen endo-buccal : placer les deux index au niveau des commissures labiales : les doigts sont fréquemment chassés par une forte contraction labiale. ou en période de repos. Ses conséquences. un appui sur les incisives supérieures et inférieures (biproalvéolie). d'après Cauhépc. forte contraction apparente des lèvres et parfois contraction de la houppe du menton (aspect « en peau d'orange »). habitude qui paraît également très déformante (H. LES VARIANTES : maire . en cas d'obstruction moyenne : — signes de rotation postérieure et béance antérieure (fig. Signes cliniques de la déglutition primaire : — au cours de la phonation. — suçage de deux doigts : la paume de la main est dirigée vers l'extérieur. soit antérieurement.

Para/onctions 87 FIG. c) De 6 à 12 ans : au cours de cette période. Son rôle est mineur dans le mécanisme lésionnel. — Le suçage du pouce ou des doigts est pratiquement inexistant chez les populations primitives. On constate un pic de succion vers 4 mois. il est le plus souvent d'origine émotionnelle et les causes de son apparition doivent être analysées. PATHOGÉNIE. Il sert surtout cY inducteur à la tétée (de la langue) » (Gudin). il favorise la succion. la persistance de la succion est un signe d'immaturité et/ou d'un comportement émotif.Dysfonctions. — b) Obstruction des raies aériennes moyennes. cependant il n'existe pas de corrélation significative entre l'alimentation au biberon et le suçage des doigts. STADES DE DÉVELOPPEMENT ET SUÇAGE DU POUCE : Le suçage du pouce dure environ 2 h par 24 h avec des séquences de quelques minutes. au coucher ou en cas de fatigue. déclenche le suçage du pouce. un sevrage brutal qui fait passer l'enfant d'une alimentation liquide à une alimentation solide. si le suçage du pouce apparaît à cet âge. a) Petite enfance : le suçage du pouce pendant les deux premières années de la vie représente un modèle de comportement normal. En revanche. Il correspond au réflexe de préhension labiale déclenché par le passage de n'importe quel objet au voisinage des lèvres du nourrisson et au plaisir oral déclenché par la succion. Si tout se passe bien la succion disparaît progressivement vers 1 an 1/22 ans. 60. que « si le doigt intervient. le suçage du pouce. Il faut en informer la famille et la déculpabiliser. En revanche. b) Age pré-scolaire : 2 à 5 ans : faisant suite à la succion digitale du très jeune enfant. est une habitude normale de la petite enfance. Il serait toutefois plus logique de dire. . L'enfant a besoin d'être protégé et de ressentir une impression de sécu- c'est en fonction des stades de développement affectif et de l'âge auquel se pose le problème que doit être situé le suçage du pouce ou d'autres doigts. avant 4 mois. Amygdales (a) et végétations (v) hypertrophiques -» béance antérieure fonctionnelle.

on peut retrouver une « base constitutionnelle héréditaire » à un comportement oral de ce type. peut s'adjoindre une anomalie cinétique. Définitions : — L'endoalvéolie maxillaire est une anomalie morphologique du sens transversal caractérisée par une inclinaison linguale de l'un ou des deux secteurs latéraux maxillaires. qui n'évoquerait pas de troubles particuliers de comportement. Tout dépend de la durée. etc. — L'endognathie maxillaire correspond à une insuffisance de développement transversal du maxillaire caractérisée par une inclinaison normale des molaires et prémolaires. la latérodéviation.pas ou peu d'effet sur les relations d'arcades des secteurs latéraux. l'expansion bimaxillaire. — Tous les suceurs de rite. sans signification particulière. B. Dans d'autres cas. Si l'habitude déformante disparaît avant 6 ans. Quelles sont les anomalies orthodontiques causées par la succion du pouce ? — Au maxillaire : béance antérieure ou/et proalvéolie. A ces anomalies morphologiques. Ces anomalies morphologiques sont fréquemment associées à une latérodéviation. associée à un encombrement incisif maxillaire. qu'elle peut être le signe d'une grave perturbation psychologique. l'inclinaison linguale des dents postérieures étant plus accentuée. Toutefois. la linguocclusion bilatérale avec encombrement incisif maxillaire est le signe le plus généralement en faveur d'une endognathie maxillaire. Rappel morphologique : les cuspides V et L des dents maxillaires sont alignées selon une courbe à concavité supérieure dite courbe de compensation ou courbe de Wilson (fig. par exemple. d'une confusion avec la dysharmonie dentomaxillaire. de la fréquence et de l'intensité de la succion. sommeil agité. En conclusion.88 Anomalies orthodontiques EFFETS SUR LA DENTURE. fait apparaître. La malocclusion peut être symétrique ou asymétrique. Endoalvéolie et endognathie maxillaire ont comme conséquence une linguocclusion de l'un ou des deux secteurs latéraux. au cours de l'anamnèse. Le désir inconscient de rester au stade de la petite enfance déclenché. 6b). 11 s'agit donc d'une dysharmonie maxillo-mandibulaire dans le sens transversal. par la naissance d'un petit frère. Le suçage du pouce n'a. 60 % des cas montrent une correction spontanée des anomalies provoquées par le pouce. au maxillaire : Vendoahéolie et Vendognathie maxillaire. N. Elles n'affectent que le maxillaire ou la mandibule. LES ANOMALIES DU SENS TRANSVERSAL Définition : ces anomalies correspondent à des troubles de l'occlusion dans le sens vestibulolingual au niveau des secteurs latéraux. Une telle disposition est due à l'inclinaison axiale des dents. Il est difficile de différencier une endoalvéolie ou une endognathie maxillaire symétrique . 11 s'agit. Une hospitalisation prolongée ou certaines privations affectives graves déclenchent également le suçage du pouce avec une intensité telle. accentue ou réactive la succion. béance asymétrique. alvéolaire ou basale. Les anomalies du sens transversal. Les interdictions ou les remontrances parentales renforcent l'habitude déformante et la valorisent. dans les cas à prédominance alvéolaire. sauf succion de fréquence très anormale. difficultés scolaires. anomalie cinétique. ou si elle est le signe d'un comportement psychologique perturbé. — A la mandibule : rétroalvéolie inférieure due à l'appui sur les incisives inférieures (fig. il existe des signes associés : énurésie. : l'endognathie bimaxillaire est une entité clinique créée de toutes pièces pour les besoins d'une thérapeutique. . 55a). dans les cas à prédominance basale. il est essentiel de découvrir si l'habitude « tourne à vide ». en fait. La profondeur de la voûte palatine ne présente pas de corrélation avec la succion du pouce. il n'existe aucune norme d'usage courant permettant d'affirmer avec certitude l'un ou l'autre diagnostic (sauf peutêtre l'incidence radiographique de Bouvet). pouce ou de doigts ne développent pas de malocclusion. Dès lors.

— on peut également observer une occlusion de classe II d'un côté. si l'on demande à l'enfant de serrer ses dents (fig. 61. la latérodéviation est de règle . dont l'étendue doit être précisée . b) Coïncidence des milieux en relation centrée. 61a). au niveau du secteur inversé. — Examen de l'occlusion : signe pathognomonique : en position de repos. : — non-concordance des milieux incisifs (fig. M. C. déviation du milieu inférieur vers la gauche. b) Endoalveolie asymétrique avec linguocclusion unilatérale. a) En denture temporaire : l'occlusion croisée FIG. Mise en évidence : 1° SIGNES FACIAUX : à l'examen de face. M. les milieux incisifs supérieur et inférieur coïncident (fig. a) Endoalveolie maxillaire symétrique avec latérodéviation : déviation du menton à gauche. pour certains. — linguocclusion unilatérale du côté dévié. M. qui s'expliquerait. Non-coïncidence des milieux en I. Cette anomalie est très fréquente. . M. Elle est parfois transitoire. 61c) . par une asymétrie de la base du crâne influençant la croissance du maxillaire. 616) (s'il n'existe pas d'autres anomalies). sans latérodéviation.Anomalies du sens transversal L'endoalvéolie maxillaire. • Endoalveolie symétrique avec linguocclusion unilatérale en I. C. . de la relation centrée jusqu'à Vintercuspidie maximale. — avec linguocclusion bilatérale. et latérodéviation. C. C. sans latérodéviation. b) En denture mixte : — Arcades séparées : défaut d'abrasion des canines de lait et des cuspides linguales supérieures et vestibulaires inférieures des dents temporaires. Examen de l'occlusion en I. de face. — Examen endo-buccal. entre 1 et 5 ans. L'arcade mandibulaire est normale. 2° SIGNES OCCLUSAUX : 89 unilatérale peut s'observer après le suçage du pouce. déviation du menton d'un côté. On observe une déviation du milieu inférieur au cours du chemin de fermeture. • Formes cliniques : a) Endoalveolie symétrique : — avec linguocclusion unilatérale. en /. sauf cas exceptionnel.

les deux arcades étant coordonnées dans le sens transversal. 11. Il n'existe pas de latérodéviation. et situation basse de la langue en posture habituelle . Il est difficile de différencier cette anomalie d'une endognathie maxillaire vraie. à un Sadam. .Endognathie maxillaire avec linguoelusion bilatérale (proglissement associé. 92). Cette anomalie est beaucoup plus raie. En denture mixte : a) Arcades séparées : encombrement incisif maxillaire important . dans les cas d'agénésie unilatérale d'incisives latérales supérieures et les fentes labio-maxillaires unilatérales. avec ou sans latérodéviation. pas de latérodéviation. — absence d'abrasion des canines de lait et des cuspides d'appui droites et gauches des dents temporaires . Dans d'autres cas plus rares. Diagnostic différentiel : latéroglissement dû à des prématurités occlusales. en une anomalie morphologique asymétrique et devenir. • Endoalvéolie maxillaire avec linguocclusion bilatérale : l'encombrement incisif maxillaire est minime. p. encombrement pharyngé. M. ou associée à d'autres anomalies. milieu supérieur dévié à droite (11 incluse). 21 en I. • Anomalies associées : l'endoalveolie peut être isolée. La mandibule est normale (fig. Conséquences à long ternie : la latérodéviation par endoalvéolie maxillaire provoque des facettes d'abrasion atypiques au niveau des dents permanentes et conduit souvent à des contacts non travaillants ou sur-un terrain prédisposé. C. cliché axial : cette incidence permet d'objectiver la symétrie de la mandibule et quelquefois l'asymétrie de la forme crânienne (plagiocéphalie). Mise en évidence : — examen des arcades séparées : asymétrie de la forme de l'arcade maxillaire objectivée par l'étude du moulage supérieur et de la voûte palatine.). de ce fait. M.90 Anomalies orthodontiques trique du maxillaire supérieur sans troubles cinétiques de l'occlusion. 62. Examen des fonctions : déglutition atypique. l'anomalie cinétique peut se transformer. • Endoalvéolie asymétrique avec linguocclusion unilatérale : il s'agit d'un développement asymé- En denture temporaire : l'occlusion croisée bilatérale est un signe d'endognathie maxillaire. arcades non serrées. et en I. Elle nécessite donc un traitement précoce. après la croissance. avec linguoelusion 12. C. — Endoalvéolie maxillaire asymétrique : la voûte palatine droite est réduite en largeur . L'endognathie maxillaire symétrique avec linguocclusion bilatérale Mise en évidence : 1° SIGNES OCCLUSAUX 3° SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : de profil : aucun trouble décelable . 63. On la retrou\c dans toutes malocclusions de la classification d'Angle. FIG. linguoelusion unilatérale droite. — examen de l'occlusion : les milieux coïncident en R. 62) . . Étiologie : situation basse de la langue et déglutition atypique. C. une latérognathie (v. — arcade maxillaire : la voûte palatine est symé- FIG.

86).. — le préjudice fonctionnel est très important. associée. M. — en I. C. 64a et b). sauf D. due à une obstruction respiratoire haute ou moyenne (v. les milieux coïncident. vestibuloclusion latérale exagérée. caractérisée par une linguo-version des secteurs latéraux inférieurs. en classe II. on observe une linguocclusion bilatérale (fig. V. Conséquences à long terme : une endognathie maxillaire bilatérale chez l'adulte peut être relative- FlG. 64. à la mandibule. La latérodéviation est très inconstante : elle peut être provoquée par une incisive latérale supérieure en linguocclusion dans des cas sévères . Occlusion en couvercle de boîte avec forte supraclusion antérieure . Forme clinique. Définition : c'est une anomalie de très faible fréquence. — Endoalvéolie mandibulaire. qui s'observe dans les fentes labio-maxillaires (v. — la langue s'étale entre les arcades au cours de la phase buccale de la déglutition : — la ventilation est fréquemment buccale ou semibuccale. sans encombrement incisif notable. on n'observe pas de modifications. M. . a) Vue antéro-postérieure. Philippe). 63). Le signe majeur est une vestibuloclusion exagérée des secteurs latéraux maxillaires ou même une inocclusion totale dans les cas graves (fig. Conséquences occlusales : — supraclusion incisive sévère correspondant à l'occlusion en « couvercle de boîte ». p. C. sauf parfois une augmentation de la D. et en I. Ces deux dysfonctions constituent des facteurs étiologiques déterminants. Habituellement on constate une version vestibulaire des incisives supérieures : — incidence axiale : la mandibule est inscrite dans le maxillaire et l'image des molaires et des prémolaires se projette lingualement par rapport à la ligne d'arcade (incidence radiologique de Bouvet). Endoalvéolie). C. Signes téléradiographiques : — de profil : l'étage inférieur de la face est très fortement diminué. C'est une éventualité beaucoup plus rare. 3° SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : — de profil : si l'endognathie maxillaire est isolée. L'endoalvéolie mandibulaire.Anomalies du sens transversal trique et parfois relativement profonde (ogivale) mais ce signe est très inconstant : — arcade mandibulaire de forme habituelle. — de face : il existe des normes particulières qui sont analysables uniquement sur ordinateur (Ricketts) : — incidence axiale (v. . p. les bords libres des incisives inférieures étant en contact avec la muqueuse palatine : — cuspides primaires supérieures plus ou moins en rapport avec les cuspides primaires inférieures . — Cette anomalie peut être également asymétrique. « à condition que les mouvements de propulsion et de latéralité puissent s'accomplir normalement » (J. b) Vue horizontale. Les anomalies du sens transversal. 2° EXAMEN DES EONCTIONS : 91 ment équilibrée du point de vue occlusal et ne pas nécessiter de traitement orthodontique. M. b) Examen de l'occlusion : — en R. ! 15). D.

Conséquences à long terme : perturbations occlusales et fonctionnelles à peu près certaines. Le décalage des arcades peut être isolé ou associé à un décalage des bases osseuses. Les trois formes de malocclusion de la classe II. . de poser un diagnostic de prognathie supérieure ou de rétrognathie inférieure. Une morphologie particulière des prémolaires présentant des faces vestibulaires très inclinées aggrave la version linguale. C. dont les caractéristiques sont parfois très éloignées : 1. L'analyse du type facial permet de différencier trois sous-classes. Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE (fig. division 1. les critères qualitatifs étant prédominants. avec occlusion inversée unilatérale . se retrouvent des malocclusions du sens antéro-postérieur très diverses. — fracture d'un condyle. division 1 ou de la classe II. face courte : le type de croissance mandibulaire est. ne constitue pas en soi un diagnostic. Faut-il corriger un maxillaire « en avant » ou une mandibule « en arrière » ou les deux à la fois ? d'où la nécessité. division 1. Pour les deux dernières catégories. 3. après évolution des incisives permanentes. dans lesquelles le type facial. Définition : les malocclusions de la classe II. de tendance rotation antérieure moyenne. Cette anomalie se retrouve dans les cas de la classe II. division 1. plus ou moins marquée . C. on peut être amené à préciser le niveau de l'anomalie pour décider d'un certain choix thérapeutique. Signes faciaux : retentissement esthétique important . Malocclusions de la classe II. dans certains cas. en général. Conséquences occlusales : linguocclusion unilatérale. Circonstances d'apparition : cette malocclusion peut être décelable en denture temporaire et s'aggraver à la suite d'habitudes déformantes. Malocclusions de la classe II. et en R. — incidence axiale : asymétrie de la forme mandibulaire ou asymétrie de situation des cavités glénoïdes. division 2 (arcade mandibulaire en forme de V. Signes téléradiographiques : — incidence de profil : non-coïncidence des hémimandibules droites et gauches . de tendance rotation postérieure. face moyenne : le type de croissance mandibulaire est. etc. division 1. Définition : anomalie basale caractérisée par une asymétrie de forme de la mandibule. face longue. un surplomb exagéré et des relations molaires de classe II (fig. sont des anomalies caractérisées par une vestibulo-version des incisives supérieures. Fréquence : les 3/4 des cas d'une population orthodontique sont constitués par des malocclusions de la classe II. La latérognathie. division 1. en général. division 1. 21a). Étiopathogénie : la situation haute de la langue et son action morphogéhétique semblent un des facteurs permettant d'expliquer la non-coordination des arcades dans le sens transversal. en général. arcade maxillaire en forme de U). asymétrie faciale perceptible. En denture temporaire. 2. La classe II. Parler de classe II. 65a) : le retentissement esthétique facial peut être assez sévère. M. Il n'existe pas de proglissement. Malocclusions de la classe II. C'est une anomalie grave de très faible fréquence.92 Anomalies orthodontiques déviés en I. face longue : le type de croissance mandibulaire est. DIVISION 1 Généralités. ce qui amène à consulter. de tendance rotation antérieure . division 1. division 1 : dans cette catégorie.les milieux incisifs sont LES ANOMALIES DU SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR LES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE II. le type de croissance mandibulaire et les anomalies alvéolaires antérieures peuvent différer considérablement. signes d'un décalage antéro-postérieur de classe II : surplomb incisif supérieur à 6 mm et marche mésiale au niveau des deuxièmes molaires temporaires. Étiopathogénie : — traumatisme obstrétrical : — traumatisme néonatal .

— voûte palatine plutôt profonde (signe inconstant + + + ) .Anomalies du sens antéro-postérieur 93 FIG. — courbe d'occlusion inférieure normale ou subnormale. la symphyse mentonnière est peu prononcée. en denture permanente. a) Maxillaire : — arcade de forme plus ou moins triangulaire . b) Cinétiques : la recherche de la relation centrée met fréquemment en évidence. dans ce type d'anomalie. D. — sens vertical : béance antérieure fréquente. le nez est plutôt de taille moyenne ou inférieure à la moyenne . D. c) Les lèvres : l'espace interlabial au repos est plus ou moins augmenté . plus ou moins marquée . en rapport avec des habitudes déformantes ou des parafonctions. L'étage supérieur paraît augmenté. a) L'examen de la face de type : « face longue et étroite ». béance antérieure. donnant l'impression de menton effacé (rétrogénie) . L'inocclusion labiale est fréquente. — a) Cas de classe II. vestibulo-version des incisives inférieures. surplomb incisif augmenté. rapport de classe II canine. M. 65b). un proghssement mandibulaire dont la corré- . la forme. Les dents sont plus ou moins visibles selon la longueur de la lèvre supérieure et l'épaisseur des tissus mous. peu ou pas d'encombrement incisif. — vestibulo-version des 4 incisives supérieures. la largeur et l'épaisseur des lèvres constituent un facteur pronostic essentiel dans la mesure où ces différents éléments ne sont pas modifiables par le traitement orthodontique et peuvent conditionner l'amélioration esthétique recherchée. une supraclusion incisive peut apparaître . b) L'examen de profil : la convexité cutanée est importante . 65. associée. S'il n'existe pas d'interposition digitale ou de parafonction. — sens transversal : rapports normaux ou occlusion latérale inversée uni ou bilatérale (endoalvéolie maxillaire). qui entraîne une prochéilie inférieure . b) Mandibule : — arcade de forme habituelle. RELATIONS INTER-ARCADES (fig. division 1. face longue : rotation mandibulaire postérieure. l'angle goniaque paraît ouvert. Signes occlusaux : AGENCEMENT INTRA-ARCADES : — courbe d'occlusion supérieure exagérée. — parfois. a) Statiques : — sens antéro-postérieur : rapport de classe II molaire.

béance antérieure. on peut également constater une latéro-déviation mandibulaire. — c) Le tracé de la téléradiographie : face longue. — insalivation : flot salivaire important . Le premier temps de la déglutition se fait arcades non serrées. — déglutition : la déglutition atypique est très fréquente. ce qui peut favoriser régression des secteurs latéraux . — les lèvres : tonicité labiale faible et espace interlabial augmenté.. . 65. En outre. lation avec une déglutition primaire est habituelle. 55fc) . FIG. appui dentaire fréquent . rus du secteur gauche. — les muscles masticateurs : prédominance des muscles abaisseurs. s'il existe une occlusion unilatérale inversée. Le muscle de la houppe du menton se contracte pour assurer une fermeture labiale volontaire . volume quelquefois augmenté. — ventilation : on retrouve souvent dans cette anomalie des « respirateurs buccaux » qui présentent des obstructions hautes (fosses nasales) ou moyennes (végétations adénoïdes et amygdales) des voies aériennes supérieures (fig.94 Anomalies orthodontiques L'environnement musculaire et les fonctions : — la langue : situation habituelle antérieure. 65. objectivée par une forte poussée linguale antérieure et latérale et une contraction importante des lèvres et de la houppe du menton. — b) Moulages. LES FONCTIONS : FIG. encombrement du carrefour pharyngé.

— supraclusion accentuée du secteur incisivocanin avec ou sans courbe de Spee exagérée. RELATIONS INTER-ARCADES (fig. en raison de l'importance de la symphyse. La supraclusion peut être masquée par une parafonction ou l'interposition de la langue . présente un type facial comparable.rapport des lèvres entre elles : inocclusion labiale ou contacts labiaux en fonction de l'importance de la version vestibulaire des incisives . sans D. face courte. en liaison avec le type de face longue . comme le pense souvent l'entourage du patient. F. racines des molaires procidentes dans le sinus. face longue (fig. b) L'examen de profil : la convexité du profil est augmentée. Signes occlusaux.Anomalies du sens antéro-postérieur — fonction immunitaire : tempérament allergique développant une réaction hypertrophique des organes lymphoïdes et ses conséquences sur la situation de la langue . D. en fonction de la situation du bord libre des incisives supérieures : sillon labiomentonnier marqué (fig. — sens transversal : normal. division 1. — la symphyse : volume supérieur à la moyenne . la mandibule n'est pas réduite en dimension A. — courbe de Spee normale. I. Lèvre inférieure : éversée vers le bas. carrée. division 1. mais paraît trop en arrière dans le profil. — l'attitude céphalique paraît également favoriser un décalage antéro-postérieur accentué. 66a) ou rétrochéilie prononcée : apparence de lèvre « avalée » . d'autres doigts ou d'un linge est fréquent. qui persiste après abandon du suçage du pouce. Cependant. . — angle goniaque : obtus. 65c) avec augmentation de l'étage inférieur de la face. — rapport lèvres-denture : les dents sont plus ou moins apparentes. : AGENCEMENT INTRA-ARCADES : a) Maxillaire : . /" . forme mandibulaire présentant des signes de rotation postérieure. angle facial \ : décalage des bases : A N B y . — sens vertical : supraclusion incisive : . réduction de la hauteur verticale postérieure maxillaire. Le retentissement esthétique est moins marqué que pour les 95 cas de classe II. b) Mandibule : — pas d'encombrement incisif ou bien encombrement dû à une version linguale des incisives (rétroalvéolie inférieure) . M. division 1.Vestibuloversion des incisives avec ou sans diastème inter-incisif . face longue. convexité cutanée accentuée. — signes dentaires : vestibuloversion plus ou moins accentuée des incisives supérieures. Lèvre supérieure : prochéilie supérieure. en rapport avec la longueur des lèvres et le degré de version des incisives supérieures. normoposition ou vestibuloversion des incisives inférieures par rapport au plan dentaire . 66c/). Étiologie a) Héréditaire : l'un des ascendants directs ou l'un des membres de la deuxième génération. Signes téléradiographiques — signes qualitatifs : signe de face longue (fig. en moyenne. P. c) Les lèvres : . qui entraîne une ventilation buccale. surplomb incisif plus ou moins marqué . Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE. Il détermine des béances antérieures symétriques ou asymétriques. convexité squelettique / . b) Fonctionnelle : — le muscle lingual : mécanisme d'action directe : volume et situation de la langue : mécanisme d'action indirecte : obstruction des voies aériennes supérieures hautes ou moyennes. étage E. . cas sévère : les bords libres des incisives inférieures sont en contact avec la muqueuse palatine. si l'on replace artificiellement les moulages initiaux en classe I. — parafonctions : le suçage (et le têtage) du pouce. — les muscles de la face présentent une tonicité inférieure à la moyenne. en denture adulte. Il est systématiquement associé à une déglutition atypique. cas moyen : contacts incisifs. de type face courte plutôt large. donc un abaissement et une avancée de la langue . Malocclusions de la classe II. — signes quantitatifs : F M A / + + . 66b) : a) Statiques : sens antéro-postérieur : rapports molaire et canine de classe II . L'étage inférieur paraît assez fréquemment diminuée. mais de façon moindre que pour les malocclusions de la classe II. recouvrement incisif plutôt diminué. une linguoeelusion des secteurs latéraux peut apparaître (endoalvéolie maxillaire en position corrigée). en fonction de la rotation mandibulaire . plans horizontaux convergents. Le suçage digital ne constitue pas le facteur étiologique essentiel. a) L'examen de face.

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Anomalies orthodontiques

FiG. 66. — a) Cas de classe II, division h face courte : rotation mandibulaire antérieure, supraclusion incisive, proalvéolie supérieure.

Signes téléradiographiques (fig. 66c et 35) : — signes qualitatifs : signes de face courte avec étage inférieur de la face \ ; hauteur verticale postérieure maxillaire s ou non ; plans horizontaux relativement parallèles ; forme mandibulaire présentant des signes de rotation antérieure : la mandibule a un aspect carré avec une branche horizontale plutôt courte et un angle goniaque fermé : — signes quantitatifs : a) Signes squelettiques : A N B qui représente le décalage des bases est plus diminué que l'angle de convexité, en raison de l'importance de la symphyse; F M A est N. E. I. F. est \ ; l'angle facial, quand il est significativement \ permet de conclure à une position en arrière de la mandibule par rapport au profil facial. Cette mesure n'a de valeur que si la symphyse est d'importance moyenne. Elle peut être complétée par la mesure par rapport à Na vertical, qui donne une indication de rétrognathie mandibulaire ou de prognathie mandibulaire (fig. 35b, p. 59) ; b) Signes dentaires : incisives inférieures en avant ou en arrière par rapport à A-Pog. Incisives supérieures : vestibuloversion. Supraclusion incisive appré-

FiG. 66. — b) Moulages, vus du secteur gauche. b) Cinétiques : en moyenne, la relation centrée coïncide avec l'intercuspidie maximale. La latérodéviation est beaucoup moins fréquente que pour les cas de classe II, division 1, face longue.

Anomalies du sens antéro-postérieur

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FIG. 66. — c) Le tracé de la téléradiographie : face courte; supraclusion incisive, proalvéolie supérieure.

ciée par rapport au plan d'occlusion de Ricketts (v. p. 58). Étiologie : — typologie héréditaire. L'étiologie fonctionnelle semble beaucoup moins déterminante, pour les cas de classe II, division 1, face courte ; — tonicité de la lèvre inférieure augmentée ; — parfois, action « en fronde » de la lèvre inférieure, sur les incisives supérieures, ce qui accentue leur vestibuloversion ; — la pression de la langue, si elle existe, se situe au niveau médian, provoquant une biproalvéolie avec supraclusion. Formes cliniques : selon les anomalies associées : — forme 1 : décalage pur, pas d'anomalie alvéolaire antérieure, légère endoalvéolie maxillaire supérieure : — forme 2 : cas de classe II molaire avec proalvéolie supérieure. La supraclusion incisive est constante, sauf inter-position linguale ou parafonction ; — forme 3 : cas de classe II molaire avec béance

antérieure, parafonctions ou interposition linguale (plus rare) ; — forme 4 : cas de classe II, division 1, associée à une D. D. M. ; — cas particulier : cas de classe II canine et classe I molaire, dues à l'extraction prématurée de molaires temporaires inférieures et au mésialagc spontané des secteurs latéraux inférieurs. La classe II, division I, face moyenne. Ces anomalies présentent un type de face moyen avec une rotation mandibulaire antérieure légère. Elles s'apparentent à des classes II, division 1, face courte, de moindre intensité. Ce sont les cas les plus fréquents. Conséquences à long terme des classes II, division I. — Esthétiques : rides labio-jugales précoces. — Traumatiques : si les dents sont apparentes, le

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Anomalies orthodontiques

risque de fracture est très fortement augmenté, en cas de traumatisme facial. — Parodontales : l'élimination des produits bactériens et le rôle immunologique de la salive seraient beaucoup moins efficaces, pour les classes II, division 1 avec inocclusion labiale, en fonction de la mauvaise irrigation salivaire et de la sécheresse relative de la gencive. A long terme, des parodonpathies, plus fréquentes qu'il n'est habituel en moyenne, peuvent apparaître. — Occlusales : Sadam chez les sujets prédisposés.

LES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE II, DIVISION 2 Généralités. Définition : malocclusions de la classification d'Angle, caractérisées par une linguoversion des deux incisives centrales supérieures, de trois incisives supérieures ou des quatre incisives avec un surplomb diminué et des relations molaires de classe II. Le dépistage de cette malocclusion se fait au cours de l'examen des arcades et sur les téléradiographies, en fonction de la situation des faces vestibulaires des •

d FIG. 67. — c) Classe II, division 2, forme 3 : supraclusion des incisives et des canines supérieures. d) Lésions de la gencive vestibulaire inférieure. incisives centrales supérieures par rapport au plan facial cutané (Na cutané-Pog cutané). L'énoncé d'une classe II, division 2, constitue en soi un diagnostic. Cette anomalie représente une véritable entité clinique, bien que non stéréotypée. Fréquence : 2 à 3 % de la population, moins fréquente chez les filles. Circonstances d'apparition. Cette anomalie est déjà décelable dès la denture temporaire et se précise après évolution des incisives supérieures permanentes. • Formes cliniques. Les trois formes cliniques : — forme 1 : (la plus fréquente) : linguoversion des deux incisives centrales supérieures et vestibuloversion apparente des incisives latérales supérieures (fig. 61a) ; — forme 2 : linguoversion des 3 ou des 4 incisives supérieures, les canines sont ectopiques, en position vestibulaire ou incluses palatines (fig. 67b) ; — forme 3 : occlusion « en couvercle de boîte » (cas les plus sévères) avec linguoversion du groupe incisivo-canin et supraposition des canines (le plan d'occlusion présente un décalage vertical important, au niveau canin). La courbe de Spee maxillaire est inversée. On observe une vestibulocclusion exagérée ou une inocclusion vestibulaire des prémolaires.

FIG. 67. — a) Classe II, division 2, forme 1 : linguoversion des 11 et 21 et supraclusion incisive. b) Classe II, division 2, forme 2 : linguoversion des 4 incisives, canine ectopique.

Anomalies du sens antéro-postérieur

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FIG. 67. — (?) Classe II, division 2, forme 3 (cas de la figure 67 e et d). Le céphalogramme de profil. P. O. F. (plan d'occlusion fonctionnel) -> la supraclusion est bimaxillaire.

La supraclusion — bi-maxillaire — est très prononcée. Il n'est pas rare de constater, dans cette forme, des lésions de la muqueuse palatine rétrocingulaire et des récessions au niveau de la gencive vestibulaire des incisives inférieures (fig. 67 c et d). La dimension verticale est très fortement diminuée. Cette occlusion particulièrement pathogène, peut être aggravée par une dysharmonie de forme d'arcades entre deux maxillaires (en U au maxillaire, en V à la mandibule), par une microdontie localisée aux prémolaires (D. D. D. entre secteurs antérieurs et latéraux), par une linguoversion des prémolaires inférieures et une vestibulocclusion exagérée des prémolaires supérieures. Localisation de la supraclusion : — uniquement aux incisives centrales supérieures (forme 1) (fig. 67a) ;

— aux incisives courbe de Spee est — aux incisives accentuation de la

supérieures subnormale supérieures courbe de

et inférieures. La ; et inférieures avec Spee mandibulaire.

Dans ces conditions, le recouvrement incisif est très augmenté (fig. 67e). Encombrement incisif inférieur associé : — pas d'encombrement incisif, le plus souvent ; — encombrement incisif plus ou moins marqué, donnant l'apparence d'une D. D. M. et en rapport avec une linguoversion des incisives inférieures (birétroalvéolie) ; — D. D. M., associée à la classe II, division 2. ce qui pose des difficultés particulières de traitement. • Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE (fig. 68a) : aucun retentissement esthétique facial, en général.

100 Anomalies orthodontiques — linguoversion des deux incisives centrales et vestibuloversion apparente des incisives latérales . signes squelettiques : F M A \. Les apex des FIG. • Signes téléradiographiques (fig.1 — rapport de classe II canine. il existe une prochéilie relative de la lèvre supérieure par rapport à la lèvre inférieure (décalage des bases osseuses). \ en moyenne . I. forme mandibulaire présentant des signes de rotation antérieure . — supraclusion incisive associée ou non à une courbe de Spee accentuée . — sens transversal : normoclusion. surplomb incisif réduit (environ 1 mm) . En position de repos physiologique. les condyles n'étant pas centrés dans la cavité glénoïde . division 2 : 84" (Château). 68. RELATIONS INTER-ARCADES (fig. — le bord libre des incisives centrales supérieures est situé plus bas que le plan d'occlusion. b) L'examen de profil : le profil est fréquemment concave. — facettes d'abrasion parfois visibles au niveau des bords libres des incisives. Le visage est parfois carré avec des traits accusés. d'amplitude moyenne I . sauf dans certains cas sévères qui présentent une forte diminution de l'étage inférieur de la face et une concavité du profil accentuée. division 2. — La forme clinique la plus fréquente. parallélisme des plans horizontaux . C'est le retentissement esthétique intra-buccal qui amène à consulter. b) Cinétiques : — position de repos mandibulaire : l'espace libre est assez fréquemment augmenté (jusqu'à 6 à 8 mm). F. pour des raisons géométriques. a) L'examen de face : la face est habituellement de type « face courte ». • Signes occlusaux. en rapport avec la supraclusion (pente incisive) et la pente condylienne. . . angle A B/ plan d'occlusion fortement \ (en moyenne 90°) : classe II. de la supraclusion incisive inférieure : la linguoversion des incisives supérieures entraînant. convexité cutanée + diminuée . une épaisseur diminuée. en fonction d'une symphyse mentonnière et d'un nez de dimension plus importante que la moyenne : — l'angle goniaque paraît fermé : — les lèvres présentent. il existe parfois une légère propulsion mandibulaire. en moyenne. — Signes quantitatifs : . — sens vertical . 67a) : a) Statiques : — sens antéro-postérieur : rapport de classe II molaire. Dans les cas marqués. sera choisie pour la description des différents signes. l'augmentation du recouvrement . signes dentaires : linguoversion des incisives centrales supérieures et supraclusion. — a) Profil d'un cas de classe II. E. — la position d'intercuspidie maximale ne correspond pas à une position limite forcée (ce qui n'est pas l'avis de tous les auteurs). AGENCEMENT INTRA-ARCADES : a) Maxillaire : — voûte palatine profonde au niveau antérieur : . symphyse mentonnière assez marquée . à partir des canines ou vestibulocclusion exagérée des prémolaires supérieures. c'est-à-dire la linguoversion des deux incisives centrales supérieures. 68/)) : — Signes qualitatifs : type de face courte avec diminution inconstante de l'étage inférieur de la face . forme I aucun retentissement esthétique. b) Mandibule : — peu ou pas d'encombrement incisif. la cavité glénoïde est profonde. recouvrement incisif excessif en fonction de la supraclusion localisée aux incisives centrales supérieures.

• L'environnement musculaire et les fonctions fibres postérieures des muscles temporaux et masséter. — Anomalies à mode de transmission héréditaire. . dans tous les cas. Le tracé du plan d'occlusion fonctionnel (P. — La langue : dimension normale . — Les lèvres : tonicité labiale importante — parfois effet de sangle de la lèvre inférieure déterminant une linguoversion des incisives supérieures — l'orbiculaire des lèvres est très tonique et également le muscle mentalis. posture haute et postérieure . pas d'appui dentaire. les germes des canines étant situés très antérieurement en position primitive.Anomalies du sens antéro-postèrieur 101 FIG.: linguoversion iatrogène provoquée par un appareil amovible destiné à corriger une proalvéolie supérieure. seule la linguoversion des incisives supérieures montre une différence statistiquement significative. 68 b). incisives centrales supérieures sont situés très près de la corticale alvéolaire externe (fig. — Les muscles masticateurs : prédominance des • Étiologie. dysharmonie d'éruption : la deuxième molaire supérieure présente une éruption précoce. — Les fonctions : déglutition normale et respiration normale. parfois étalement latéral sur les faces triturantes .) met en évidence le niveau de la supraclusion. au repos — sourire gingival assez disgracieux. Parmi les différentes mesures céphalométriques. 37a). dans les cas prononcés — occlusion labiale constante. si la lèvre supérieure est courte. O. — Facteurs morphologiques et éruptifs favorisants : . D. . F. situation mésiale des secteurs latéraux. Diagnostic différentiel:D. M.

— Apparition de lésions : — abrasion progressive des incisives inférieures en cas de position avancée et non centrée des condyles. c'est la langue. Par voie de conséquence. au niveau des secteurs latéraux. qui favorise un recouvrement incisif accentué. a) Causes primaires : les anomalies de là classe III sont. Le facteur anatomique transmis. sans traitement a) Première éventualité : aucune conséquence particulière : le parodonte de ces patients est habituellement très résistant aux agressions. mais l'inclinaison des incisives centrales supérieures est normale. A ces anomalies. division 2. d'origine héréditaire.102 Anomalies orthodontiques Cette anomalie est très comparable aux classes II. par rapport au plan facial cutané. fig. volumineuse et protrusive. Il s'agit d'un syndrome complexe relevant d'étiologies variées. sur un mode dominant (prognathie inférieure dans la lignée des Habsbourg. dans certains cas sévères. Mésio-position secondaire : cette anomalie est provoquée par l'extraction prématurée de molaires temporaires supérieures. Elle semble en rapport avec un maxillaire de longueur diminuée (brachygnathie). . 67d). Elles sont caractérisées uniquement par un décalage des arcades. sa forme et sa fonction : la langue est basse. 69). — la supraclusion provoque. les rapports incisifs étant normaux ou subnormaux. à plus ou moins longue échéance (fig. — Signes dentaires : malpositions des incisives latérales supérieures ou/et des canines . Les dysmorphoses squelettiques associées affectent soit la mandibule. sinon impossible. Ces manifestations secondaires entraînent des linguocclusions ou des inclusions secondaires de prémolaires. de par sa situation. — Facteurs dentaires : . une occlusion inversée au secteur incisif. division 2. hypothéquant l'avenir des incisives supérieures et inférieures. LES M A L O C C L U S I O N S DE LA CLASSE III Définition : les malocclusions de la classe III correspondent à un ensemble hétérogène dont les caractéristiques communes sont une mésioclusion plus ou moins accentuée des premières molaires inférieures. sauf cas particuliers. qui entraîne ou accentue l'effet de linguoversion (v. les incisives évoluent en occlusion inversée. peuvent s'adjoindre des anomalies cinétiques. soit les deux maxillaires à la fois. prémolaires incluses ou ectopiques. Il n'existe pas de retentissement esthétique ou squelettique. par exemple). le mésialage spontané. étant d'autant plus important que la croissance est de type rotation postérieure et la hauteur verticale maxillaire diminuée. on constate une angulation négative entre les couronnes et les racines des incisives centrales supérieures. division 2. sans précaution particulière. d'après Ricketts. — Facteurs fonctionnels : forte tonicité labiale et prédominance des muscles élévateurs. Étiologie. Mésio-position primitive (fig. seront nulles. au repos . un profil concave et. pour les 2/3 des cas. la plupart du temps. — Signes radiologiques : les faces vestibuiaires des incisives supérieures sont bien orientées par rapport au plan facial cutané. LES MÉSIO-POSITIONS Elles peuvent être primitives ou secondaires. des lésions palatines rétro-incisives et des dénudations vestibuiaires au niveau des incisives inférieures. proglissement. • Conséquences à long terme. b) Deuxième éventualité. en général. dans certains cas. faible hauteur coronaire au niveau des secteurs latéraux. des rapports pseudo-rétrognathiques. — Les contacts incisifs dans les cas de classe II. b) Causes secondaires : — Causes locales : au cours du passage de la dentition mixte à la dentition permanente. 40a). c) L'amélioration prothétique de ces cas est souvent particulièrement difficile.morphologiques. les conséquences à long terme d'une classe II. . Donc. ou plus rarement latérodéviation. pression très haute de la langue sur la voûte palatine et appui de la lèvre inférieure sur les incisives supérieures et inférieures. soit le maxillaire. peuvent provoquer. l'os hyoïde est situé plus bas que la moyenne (entre C 3 et C 4). diminution de hauteur des procès alvéolaires. s'il existe des contacts incisifs stables et si l'hygiène est correcte. .

— profil normal. Formes cliniques. . — causes pathologiques : acromégalie ou achondroplasie. c) Causes mixtes : — fissures palatines ou labiales. — agénésies des incisives latérales supérieures avec diminution de volume du pré-maxillaire : brachygnathie maxillaire. — prématurités dues à des canines temporaires non abrasées. Diagnostic étiologique. a) Proglissement mandibulaire (ou antémandibulie) associé à des anomalies alvéolaires antérieures : — rétroalvéolie supérieure. — brièveté du frein lingual entraînant une position basse de la langue. — Premier type : si la croissance de la mandibule est plus importante que celle du maxillaire. ce qui entraîne une supraclusion incisive. Ces cas étant les plus sévères. 69. Les anomalies les plus graves sont le résultat d'une prédisposition héréditaire aggravée par des dysfonctions. — brièveté du voile du palais ou hypertrophie amygdalienne. — Deuxième type : la croissance des deux maxillaires est bien coordonnée mais un excès de croissance dans le sens vertical augmente la longueur mandibulaire et provoque une béance antérieure. — causes psychologiques (controversée) : attitude comportementale (faciès de boudeur). la différence des taux de croissance ne sera pas compensée par un mécanisme d'ajustement. Dans ces conditions. Il sera fonction du mode de coordination entre la croissance du maxillaire et de la mandibule et du type de croissance mandibulaire. la croissance mandibulaire se produit dans le sens d'une rotation antérieure. — Mésio-position primitive : brachygnathie maxillaire : — ectopie vestibulaire des canines.Anomalies du sens antéro-postérieur 103 FIG. — proalvéolie inférieure.

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Anomalies orthodontiques — amygdales hypertrophiques provoquant une avancée de la langue. Le proglissement détermine une malocclusion de la classe III en I. C. M. b) Prognathie inférieure vraie (excès de croissance mandibulaire), sans proglissement : — prognathie avec excès de croissance verticale. — prognathie avec excès de croissance horizontale. c) Brachygnathie supérieure (insuffisance de croissance maxillaire) : — forme 1 : brachygnathie et proglissement mandibulaire (fig. 70fl et b), relations de classe III en I. C. M. En relation centrée, les molaires ont des rapports de classe I : facettes d'abrasion sur les faces vestibulaires des incisives inférieures; — forme 2 : brachygnathie sans proglissement (fig. 71) : relations de classe I molaire. La relation centrée correspond à l'I. C. M. : diastèmes entre 3 et 2, occlusion inversée antérieure. d) Formes mixtes : dysmorphoses associées du maxillaire et de la mandibule. Ce sont les formes les

FIG. 70. — a) Rapports incisifs en I. C. M. b) Rapports incisifs en R. C. (bout à bout incisif) > mise en évidence d'un proglissement.

FIG. 71. — Brachygnathie maxillaire sans proglissement (agcnésies multiples). Classe I molaire, diastèmes entre 3 et 2.

Anomalies du sens antéro-postérieur plus graves. Sauf pour le proglissement mandibulaire dû à des anomalies alvéolaires, c'est l'ensemble de la face — base du crâne comprise — qui est affecté, pour toutes ces anomalies. Donc la ligne de référence S-Na n'est plus valable. Anomalies alvéolaires antérieures et proglissement mandibulaire. Proalvéolie inférieure (v. p. 82). Rétroalvéolie supérieure (v. p. 82). Le proglissement mandibulaire est la conséquence habituelle de ces anomalies : en relation centrée les molaires se retrouvent en relations de classe I et les incisives en bout à bout (fig. 70b). Prognathie inférieure vraie.

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— prochéilie inférieure ; — progénie; — la mandibule paraît très longue et l'angle goniaque très obtus; — la face est exagérément longue. b) Signes oeclusaux : — statiques : en intercuspidie maximale : . rapports molaires et canines de classe III prononcés ; . occlusion inversée antérieure avec un surplomb négatif important, avec ou sans contact incisif: . diastèmes entre canines et premières prémolaires, canines et incisives latérales dans certains cas. — cinétiques : la relation centrée coïncide avec l'I. C. M. c) Signes dentaires : fréquence d'une D. D. D. en faveur des dents mandibulaires. d) Signes téléradiographiques : ils sont caractéristiques d'un véritable syndrome prognathique qui intéresse l'ensemble de la face (fig. 72a).

Prognathie inférieure et face longue (excès de croissance verticale) : c'est la forme la plus fréquente et la plus caractéristique. a) Signes faciaux : retentissement esthétique il est très important : — concavité du profil + + ;

FIG.

72.

a) Prognathie inférieure sans béance ni supraclusion.

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Anomalies orthodontiques

FIG.

72.

b) Prognalhie inférieure avec supraclusion (branche horizontale augmentée). — un taux de croissance beaucoup plus élevé à la mandibule et beaucoup moins élevé au niveau de la base du crâne. Ce qui détermine les vraies prognathies inférieures ce sont : les rapports molaires, la déflexion de la base du crâne, la localisation du porion osseux, l'étiologie de ces prognathies étant systématiquement héréditaire. f) Troubles fonctionnels associés : — trouble de la mastication : le mouvement d'incision est impossible; — langue basse en posture habituelle; — déglutition de type primaire, arcades non serrées; — élocution avec mobilité glosso-mandibulaire anormale; — corrélations avec la statique vertébrale et céphalique. g) Tonnes cliniques (fig. llahc) : — prognathie sans béance ni supraclusion; — prognathie avec béance antérieure; — prognathie avec supraclusion incisive.

— Base du crâne : la position du point S est plus basse, la position du nasion plus haute que la moyenne, ce qui provoque une déflexion vers le bas et vers l'avant de la base du crâne, et un angle de la base du crâne ouvert (Ba-S-Na). La base du crâne antérieure S-Na est courte. — Mandibule : branche montante courte et étroite dont le centre géométrique (Xi) est situé plus en avant qu'habituellement, branche horizontale exagérément longue, angle goniaque très ouvert (angle F M A augmenté). — Maxillaire : forme et volume du maxillaire subnormaux, distance réduite entre la face postérieure de la fente ptérygo-maxillaire et le porion osseux : la cavité glénoïde est située plus antérieurement par rapport à la base du crâne postérieure (Ba-S). e) Type de croissance : la prognathie mandibulaire est très rarement associée à une croissance de type rotation antérieure, malgré la forme mandibulaire. On peut différencier deux types de croissance : — un taux de croissance approximativement égal entre la base du crâne et la mandibule ;

Anomalies du sens antéro-postérieur

107

Fie. 72. — c) Prognathie inférieure, hrachygnathie maxillaire et béance antérieure (angle goniaque très obtus), hauteur verticale postérieure réduite.

Syndrome d'hypercondylie bilatérale (excès de croissance horizontale). — Hypercroissance mandibulaire avec une mandibule d'aspect massif et un allongement des condyles. Signes téléradiographiques : la branche montante est longue, Vangle goniaque est fermé, la symphyse est prononcée. Cette anomalie est caractérisée par l'importance de l'avancée mandibulaire. La supraclusion incisive est de règle. La hauteur verticale postérieure mandibulaire est augmentée. L'épaisseur de la mandibule est également augmentée. Le prémaxillaire est basculé vers le bas (fig. 73). Uétiologie de cette anomalie est, la plupart du temps, d'origine musculaire. Cette forme clinique est beaucoup plus rare que la prognathie inférieure avec angle goniaque ouvert. Formes mixtes : elles associent une hrachygnathie

maxillaire avec parfois une endognathie maxillaire et une prognathie inférieure (fig. 72c). Ce sont les cas les plus graves. Brachygnathie maxillaire.

a) Signes faciaux : retentissement esthétique : examen de face : hauteur moyenne; examen de profil : rétrochéilie supérieure; la lèvre supérieure est plate, fine et sans concavité; impression de prochéilie inférieure (fig. 74). b) Signes occlusaux : occlusion antérieure inversée. c) Formes cliniques : — forme 1 : . rétroalvéolie supérieure avec encombrement inci-

angle facial subnormal en R.108 Anomalies orthodontiques FIG. M. ceci n'est pas préjudiciable car les prognathes n'utilisent pas la propulsion. dans le sens antéro-postérieur : mandibule de forme normale. au niveau des dents inférieures. Le proglissement mandibulaire peut favoriser des troubles de l'A. De même. Mais. La base du crâne antérieure est courte. chez certains sujets prédisposés. — forme 2 : rétrognathie maxillaire vraie. Conséquences à long terme des malocclusions de la classe III. 70). Retentissement esthétique : l'ensemble de l'étage moyen paraît trop en arrière dans le profil (v. Canines ectopiques (inclusions fréquentes). en provoquant des interférences en relation centrée. C. — Conséquences occlusales : Le guide incisif ne peut jouer son rôle ni en propulsion ni en diduction dans les anomalies de la classe III. C. La longueur d'arcade maxillaire est fortement diminuée. angle goniaque fermé. : . orbites et pommettes paraissent reculés. la protection canine est fréquemment inexistante. sif au maxillaire et classe III molaires en I. 73. La totalité du maxillaire paraît en retrait par rapport au profil. Pour Dawson. dans le sens vertical : supraclusion incisive ou non. Il n'existe pas de proglissement décelable. rarement isolée. par endognathie maxillaire associée. 72c). — Hypercondylie bilatérale avec hauteur verticale postérieure très augmentée. Un proglissement mandibulaire est souvent associé à cette anomalie (fig. fig. Il s'agit d'une véritable hypoplasie maxillaire. l'ensellure nasale est profonde. ce qui risque d'entraîner un SADAM. C'est une forme beaucoup plus grave. La longueur du nez est réduite. Signes dentaires : linguocclusions bilatérales fréquentes. T. d'après Dawson « des patients présentant une occlusion antérieure inversée peuvent . . M.

LES ANOMALIES BASALES DU SENS VERTICAL LES EXCÈS VERTICAUX DES (E. Un visage présentant un étage inférieur excessivement augmenté. M. souvent développer des moyens de remplacement' pour répondre aux critères occlusaux non satisfaits ou échapper à la nécessité d'obéir aux impératifs habituels de stabilité ». c'est au niveau des motivations esthétiques et des troubles parodontaux éventuels que doit être envisagé le traitement des classes III. V.) MAXILLAIRES Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE Définition : ces anomalies correspondent à un excès de développement vertical des maxillaires.) (cas de la figure 70 a et b). En conclusion. séquelle d'une fente labiale opérée. mobilités et des dénudations au niveau des faces vestibulaires du secteur incisif inférieur. une posture habituelle des lèvres en inocclusion pro- . peuvent conduire à des-. — Brachygnathie maxillaire. les conséquences occlusales à long terme étant habituellement minimes. 15a) : le retentissement esthétique est très important. L'abrasion des faces vestibulaires des incisives supérieures peut être considérable. proglissement associé (céphalogramme de profil en I. — Conséquences psychologiques : le retentissement esthétique des anomalies de la classe III est particulièrement important. les conséquences comportementales à long terme ne doivent pas être négligées. 74. C. le retentissement esthétique est important. a) L'examen de face (fig.Anomalies basâtes du sens vertical 109 FIG. Il l'est d'autant plus que cette apparence est très mal perçue par le regard des autres. Donc. M. — Conséquencesparodontales : la pression linguale continue d'une langue protrusive et basse sur les faces linguales des incisives inférieures ou un trauma occlusal dû à l'occlusion inversée.

constitue mieux que toute mesure chiffrée l'aspect caractéristique et immédiatement perceptible à l'examen. — a) Face exagérément longue. C'est le préjudice esthétique qui amène à consulter. .10 Anomalies orthodontiques noncée et des dents très apparentes. en position de repos. en outre. avec excès de croissance vertical des maxillaires. FiG. Noter la distance entre les apex des dents cuspidées. d'une face exagérément longue. b) Céphalogramme : béance antérieure squelettique et inocclusion labiale. l'impression très subjective d'un certain retard intellectuel dont les parents sont très conscients. Cette apparence donne. 75. le plancher du sinus et le bord basilaire.

cette impression peut être accentuée par un front incliné en arrière et une ensellure nasale prononcée. On retrouve à l'examen du profil un espace interlabial augmenté et des dents très apparentes ou non. — Parafonctions : habitudes déformantes. Tonicité : tonicité labiale faible . certains cas de classe II. Signes occlusaux : a) Agencements intraracades : — à la mandibule : courbe d'occlusion accentuée: — au maxillaire : courbe d'occlusion normale. Le menton paraît effacé.Anomalies nasales du sens vertical La lèvre supérieure est habituellement de longueur normale mais peut apparaître courte en fonction de la position des dents. Les lèvres sont longues ou fines et systématiquement en contact. lèvres épaisses et molles: seuil d'activité très bas pour le muscle génioglosse. les dents supérieures sont parfois masquées par la lèvre supérieure. l'endognathie maxillaire est fréquente et signée par une linguoeelusion bilatérale sans latérodéviation ou unilatérale avec latérodéviation associée. division 2. les dents supérieures paraissent plus visibles que dans les cas avec béance.) Ces anomalies correspondent à une accentuation d'un type de face courte et sont révélées par l'examen clinique qui décrit mieux que toute mesure. 76a) : l'étage inférieur de la face paraît très réduit sur une face de largeur normale ou plus large que la moyenne. . l'étage inférieur est très augmenté. Au contraire. Signes occlusaux : a) Agencement intra-arcades : — l'arcade maxillaire paraît réduite dans ses dimensions transversales — forme en V — la courbe d'occlusion est très exagérée pour les cas avec béance . Des relations de classe II ou de classe III aggravent particulièrement cette tendance . Dans les cas avec béance. En fonction de l'augmentation de l'étage inférieur.. le nez paraît plus long. les étages supérieur et moyen sont normaux. — Phonation : parfois rhinolalie (le patient parle par le nez). Dans les cas sévères. ce qui entraîne un sourire gingival. conséquence de la supra-alvéolie supérieure. arcades non serrées. Dans les cas sans béance. particulièrement dans les cas avec béance. La distance entre les ailes du nez est réduite. chez le jeune enfant. La lèvre supérieure recouvre sur toutes leurs hauteurs les faces vestibulaires des dents supérieures. — Déglutition : déglutition de type primaire. signe d'une insuffisance de développement vertical du prémaxillaire. les orifices narinaires sont augmentés. d'aspect disgracieux. La lèvre inférieure présente un sillon labio-mentonnier très accentué. b) Relations interarcades : — Statiques : . I. M. V. M. b) L'examen de profil : le profil est concave si les lèvres sont fines et convexe. cette impression de dysharmonie dans les proportions verticales. Examen des fonctions : la langue est volumineuse et souvent interposée entre les arcades. si les lèvres sont longues. — Ventilation : fréquence signilîcativement augmentée d'obstructions respiratoires hautes ou moyennes. à l'examen électromyographique. La distance entre les ailes du nez paraît plus longue que la moyenne. 57): . sens transversal : pour les cas avec béance. C. 35) : — de la hauteur maxillaire postérieure (3) ou/et de la hauteur maxillaire antérieure (5). Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE a) L'examen de face (fig. ce qui donne parfois un aspect « édenté ». b) L'examen de profil : il existe une forte convexité cutanée. La lèvre inférieure présente parfois une éversion marquée vers le bas. très visibles en position de repos. sens antéro-postérieur : un excès vertical peut être associé à toutes les anomalies de la classe d'Angle sauf les classes II. au repos. M. La symphyse mentonnière est proéminente. présentent un sourire gingival prononcé. au moment du sourire. — la mandibule est normale et présente parfois un léger encombrement antérieur. V. sens vertical : béance antérieure ou non. b) Relations interarcades : — sens antéro-postérieur : les relations de classe II sont fréquentes: . — Cinétique : il existe souvent un décalage entre R. Signes téléradiographiques (fig. LES INSUFFISANCES VERTICALES DES MAXILLAIRES ( I . C. division 2. 111 — de la hauteur mandibulaire postérieure (4) ou/et de la hauteur mandibulaire antérieure (6). béance antérieure et latérale (fig. 75b) : la localisation de l'excès de croissance peut se situer au niveau (fig. et I.

32) ou aux deux niveaux à la fois. 16b) : la diminution de hauteur pourra se situer : au niveau du maxillaire postérieur (3) au niveau de la hauteur mandibulaire postérieure (4) (v. Noter les rapports entre les apex des dents cuspidées. . FIG. Signes téléradiographiques (fig. le bord basilaire et le plancher du sinus.112 Anomalies orthodontiques — sens vertical : la supraclusion est constante. — sens transversal : normal ou linguocclusion inférieure excessive. occlusal et mandibulaire et à une situation des racines des molaires maxillaires proches du plancher du sinus ou procidentes dans le sinus. Classe II.a) Face exagérément courte avec insuffisance de développement vertivul des maxillaires. division 1. elle est d'origine mandibulaire. SIGNES QUALITATIFS : ils correspondent à un paral- lélisme des plans horizontaux bispinal. ce qui aggrave la supraclusion. supraclusion et incoordination transversal des arcades. . 76. b) Céphalogramme. fig. On observe parfois une morsure palatine dans les cas sévères.

35 2.correspondent à une solution de continuité.05 4. M.65 3.24 25. 4. — les fentes palatines sont en rapport avec l'absence de fermeture totale ou partielle du palais secondaire (structure correspondant à la voûte palatine). — pas de perturbations fonctionnelles.33 8.3' 19. mandibulaire antérieure . .87 augmentée 5. V. S. TABLEAU COMPARATIF 113 Examen des fonctions : — les muscles élévateurs sont très développés. mandibulaire postérieure .2 2. N.90 5.5 8. V. Dans les cas les plus graves. soit au niveau de toutes ces structures à la fois. Définition : les fentes labiales sont provoquées par une absence de soudure du bourgeon médian et du bourgeon latéral.9 6.09 (1) Mesures en millimètres. Hauteur totale de la face Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur faciale postérieure .05 3. M. .1 5. Il ne s'agit pas d'anomalie orthodontique.5 24 33 36 46 D.17 19. avec beance M 49 20 73 54. M 24. Ce type d'anomalie du sens vertical n'est pas aussi socialement mal perçu qu'un excès vertical.92 1.19 9. V. ET I.03 47'. La connotation déplaisante du terme « bec de lièvre ». observables à la naissance. doit faire préférer les expressions « fentes ou fissures labiales ou labio-maxillaires ». 7.58 3. S. .93 5.7 D.8 diminuée 4. Elles apparaissent donc plus tardivement. .14 2.33 augmentée 3.78 E.23 3. V.7 C) 15. Fréquence : un enfant sur 800 présente une fente labiale ou palatine plus ou moins prononcée.16 1. les masséters sont saillants. C'est parfois le retentissement fonctionnel des relations interarcades (supraclusion exagérée) qui amène à consulter.28 3. Cette malformation peut être unilatérale ou bilatérale (fig.Fentes et fissures labiales et palatines La hauteur des procès alvéolaires est. N. 77). à la naissance. mais de malformations pathologiques.19 39. 4. de la branche montante alvéolaire postérieure max. S.5 33 34 46 IX S.88 29. Étiologie : ces anomalies ont une origine embryologique différentes : — les fentes labiales ou labio-maxillaires sont provoquées par une absence de fermeture totale ou partielle du palais primaire (structure correspondant au prémaxillaire) .26 4. en général. La localisation des malformations correspond à une perturbation au niveau de l'une des deux structures ou au niveau des deux structures à la fois.63 28.4 80 61 25. 46 56. M. . soit au niveau du voile du palais. tonicité labiale très importante. sans beance M 40 14. Ces malformations. Les fentes labiales. M Angle plan mandibulaire/S. la fente s'étend de la narine au pharynx.'. soit au niveau du maxillaire.53 4.78 4.33 11. assez fortement diminuée. alvéolaire antérieure max.7 32 39. LES FENTES ET LES FISSURES LABIALES ET PALATINES Définition : les fentes labiales et palatines sont des anomalies de développement de la région maxillaire supérieure apparaissant au cours de l'embryogenèse. M. ENTRE E. FACE MOYENNE E V M " .73 1.3 D. soit au niveau de la lèvre supérieure.64 3. Angle plan d'occlusion/S.

— simple ou totale. par ailleurs. c) Fente labiale simple. I. ISd). 11 existe. — Vue inférieure de la lèvre supérieure. — totale (fig. Formes cliniques : FENTE LABIALE UNILATÉRALE : Les fentes palatines. ectopie palatine de la canine. totale à gauche. b) Fente labiale unilatérale (atteinte du palais primaire). jusqu'à proximité du raphé médian (fig. il existe. de ce fait. — a) Fissure labiale simple. lésions mu- — simple (fig. une brèche palatine médiane qui fait correspondre le sinus maxillaire et la cavité buccale. Formes cliniques : — LÉSIONS MUQUEUSES : lésions simples : luette bifide ou séparation de tous les muscles du voile du palais: — LÉSIONS MUQUEUSES ET OSSEUSES . d) Fente labiale bilatérale : protrusion du bourgeon incisif médian (B. — simple d'un côté et totale de l'autre (fig. Les lésions : l'atteinte peut être cutanéo-muqueuse : cutanéo-muqueuse et maxillaire : atteinte de la lèvre et de la zone correspondante du prémaxillaire jusqu'au canal naso-palatin. queuses précédemment décrites et fente palatine sans communication avec la cavité buccale ou bien fente palatine communiquant avec la cavité buccale et qui peut s'étendre. FIG. une fente maxillaire jusqu'au canal naso-palatin. M. 79). 77. des fosses nasales primitives et du palais primaire. 78c). les lésions les plus postérieures étant les moins marquées.). peu ou pas d'atteinte osseuse.114 Anomalies orthodontiques a b c FlG. FENTE LABIALE BILATÉRALE : Elle peut être : — symétrique ou asymétrique . dans les cas sévères. 78a) : atteinte uniquement labiale. dans les cas les plus graves. 786) : intéresse la lèvre et la narine. à la naissance. « Définition : il s'agit d'une absence de mésodermisation par atrophie des bourgeons palatins secondaires (fig. le bourgeon incisif médian est protubérant en cas de fente totale bilatérale (fig. 78. Les lésions : la gravité des lésions est en relation avec le mode de fermeture du palais secondaire. la lèvre supérieure paraissant sectionnée au niveau des incisives latérales. dentaire : dédoublement de l'incisive latérale dans la fissure ou agénésie de cette dent. à droite. . 80«). le nez aplati et écrasé.

Ces déplacements s'observent particulièrement dans les cas les plus sévères (fentes labio-maxillaires totales avec division palatine). . 80. La langue s'est déplacée vers le bas et les processus palatins ont pris une direction horizontale.Fentes et fissures labiales et palatines fosse nasale septum nasal cavité juccale œil palais primaire 115 processus palatin langue FlG. FlG. Elles peuvent être unilatérales ou bilatérales. FlG. Ces linguoversions des fragments latéraux peuvent être unilatérales ou bilatérales avec quelquefois une occlusion normale au niveau des molaires. 80. En association avec ces malformations maxillaires. 79. — au niveau cutané — au niveau osseux du nez. . — Morphogenèse normale. atrophie de la lèvre: affaissement des os propres Les avec fentes division labio-maxillaires palatine totale. 806). a) Coupe frontale de la région eéphalique d'un embryon de 7 semaines. Perturbations dentaires : dans les cas avec linguoversion unilatérale : déviation importante du milieu incisif supérieur vers la berge. 79). d'autres atteintes faciales peuvent s'observer. fig. b) Vue ventrale des processus palatins après ablation de la mandibule et de la langue. — b) Fente labiale et palatine (ou labio-maxillaire) unilatérale avec déplacement des fragments latéraux (endognathie unilatérale gauche).a) Fente palatine totale (absence de fermeture du palais secondaire) (v. Perturbations provoquées dans le développement du maxillaire : déplacement des fragments et déformation des fragments latéraux de part et d'autre des berges des fentes ou des fissures. Ils entraînent : — une version antérieure du prémaxillairc (os incisif) et une absence de continuité de la lèvre supérieure : — une linguoversion des fragments latéraux provoquant une endognathie localisée au secteur latéral antérieur ou plus rarement une vestibuloversion (fig. Il existe de multiples variétés cliniques qui masquent l'importance de certaines fentes osseuses. Elles associent des anomalies de développement du prémaxillaire et du palais secondaire au cours de l'embryogenèse.

Il est logique d'analyser. en F absence d'os. transmet des pressions au niveau du desmodonte qui induisent une réponse biologique. il n'existe que des appareils qui libèrent des forces. Un stimulus d'origine extrinsèque. etc . p. au niveau du périodonte. — Les forces intrinsèques : l'appareil ne délivre pas de force en lui-même. A contrario. soit intrinsèques. tout ceci sans dommage pour la dent et les tissus de soutien. au u Caractéristiques de la dent dans son alvéole. Il n'existe pas de bon ou mauvais dispositif en orthodontie. les systèmes les plus sophistiqués permettant de déplacer les apex. dans un premier temps. Ce paragraphe englobe tous les appareils dits « fonctionnels » (v. L'adaptation progressive et le retour à une situation d'équilibre s'effectuent grâce à des remaniements. à l'aide de ressort. c'est-à-dire une force orthodontique. plus ou moins contrôlée. il ne s'agit pas d'un . L'utilisation de ces dispositifs implique la compréhension de leur mode d'action. Ce paragraphe englobe tous les systèmes mécaniques fixes ou amovibles. — Si l'on considère une dent in situ. Les dispositifs orthodontiques développent des systèmes de forces. d'arc. au niveau osseux. c'est-à-dire de leurs caractéristiques biomécaniques. à l'aide de dispositifs mécaniques. soit extrinsèques et dont les indications d'utilisation découlent de leurs caractéristiques d'action. L'hypothèse de départ d'un traitement orthodontique est qu'il est possible de déplacer à travers l'os alvéolaire une dent ou un groupe de dents sur une certaine distance. d'élastique.LE TRAITEMENT DES ANOMALIES ORTHODONTIQUES NOTIONS DE BASE LES P R I N C I P E S B I O M É C A N I Q U E S DES DISPOSITIFS O R T H O D O N T I Q U E S LE DÉPLACEMENT DES DENTS E T LES R É A C T I O N S D E S TISSUS EN ORTHODONTIE Introduction. — Les forces extrinsèques : l'appareil permet d'appliquer un certain type de force. Il n'y a pas création mais transfert d'os. Biomécanique déplacement appliquée orthodontique. NOTIONS AUX DE MÉCANIQUE APPLIQUÉE DÉPLACEMENTS ORTHODONTIQUES Généralités. Les modifications initiales se situent au niveau ligamentaire. Aucun déplacement n est possible. les forces délivrées par un appareillage. La dent se déplace avec son parodonte. sur une dent ou un groupe de dents. dent réimplantée par exemple). 146). puis d'étudier les effets produits : c'est-à-dire la réponse biologique. aucun déplacement n'est possible sans desmodonte (dent ankylosée.

non contrôlée. à un instant donné. mais d'un solide hétérogène. La caractéristique mécanique de cet ensemble biologique. c'est le centre de résistance. dans le sens opposé à la rotation -> translation (les 2 moments s'annulent). le centre de résistance s'abaisse simultanément en direction apicale. b) Force + moment -> version radiculaire. détermine. Le point d'application des forces est quelconque. Le centre de résistance et le centre de rotation sont confondus dans ce type de déplacement. détermine un centre de rotation. en fonction FlG. le desmodonte et l'os alvéolaire environnant. diminuant progressivement avec l'âge. En technique Edgewise (v. — Le raisonnement sera conduit à partir de forces à direction horizontale. p. constitué par la dent. déterminant une rotation. Pour annuler cet effet de rotation. 158). 81a). La situation du centre de résistance est fonction de la longueur et de la forme des racines dentaires de la hauteur de l'os alvéolaire et de sa densité. • Caractéristiques des forces appliquées. les dispositifs fixes. au niveau de la couronne dentaire. — Si l'on applique une force simple. le centre de résistance (ou centroïde) d'une dent dans son alvéole est le point à partir duquel un système de forces appliquées produit un déplacement en translation pure. au cours <Tun déplacement orthodontique. le fil utilisé pour déplacer les apex est rectangulaire corps libre. ce point étant situé plus ou moins apical par rapport au centre de résistance. Couple. par définition. comme on l'a vu : un déplacement en translation et une rotation (fig. Par définition.022 < . grâce à « l'effet de torque ». EXEMPLE : à 12 ans d'âge dentaire il se situe au niveau de l'incisive centrale supérieure : au tiers de la racine. à peu près à la furcation des racines. d'intensité égale et de sens opposé. 81.025 inches ou . anisotrope. il est nécessaire d'appliquer un couple. il est donc impossible d'obtenir une translation parallèle. c) Couple = rotation autour du centre de résistance (moment pur M). f) Torsion sur chant de l'arc rectangulaire. e) Bracket Edgewise et arc rectangulaire. appliquée sur la couronne (fig. Détermination du centre de rotation du déplacement : une force simple appliquée à distance du centre de résistance de la dent. 81A). dits « multibagues » ou « multi-attaches » autorisent cette possibilité.018 x . Force simple. Systèmes de forces. appliquée sur la couronne. Le déplacement obtenu sera le produit d'une translation et d'une rotation autour d'un centre de rotation (ou hypomochlion). . — Les forces horizontales. déterminant l'effet de torque (courbure de 3e ordre). — Une force simple. en fonction du point d'application de la force.028 inches). d) Force simple + couple. Variations avec Page : la hauteur de l'os alvéolaire.118 Traitement des anomalies orthodontiques de la situation du centre de résistance. a) Force simple = translation + rotation -> version coronaire. 81c). — Une rotation verticale pure autour du centre de résistance sera produit par un couple de force (fig. par exemple. autour duquel tourne la dent. »-. à partir du collet : au niveau de la 16 . dans la lumière du bracket (section . Seuls.

le point d'application étant indifférent. — Une force appliquée sur la couronne d'une dent se transforme en pression (force par unité de surface) au niveau du desmodonte. en raison de Y impossibilité d'exercer une force simple dans le prolongement du grand axe de la dent. le plus souvent. à force. la tranche la plus large de l'arc étant horizontale (fig. Si l'on associe à cette rotation. mais les dents postérieures se mésialent plus ou moins. Elle peut être « non contrôlée » et constitue. Le déplacement induit est une rotation de la couronne autour de son grand axe. si l'on utilise un dispositif délivrant une force et prenant appui sur « des dents d'ancrage ». L'égression peut être « pure » (plus ou moins parallèle au grand axe de la dent) ou associée à un certain degré de version coronaire. — le rythme d'application. après extraction d'une première prémolaire. déterminée par cette force simple. Les différents types de déplacement en orthodontie. L'ingression peut être « pure ». 81c/). Loi de Faction-réaction : le contrôle de Pancrage. Application en orthodontie. Les forces utilisées en orthodontie sont dites « bio- . Si l'ancrage est suffisant. c'est ce que l'on appelle « la perte d'ancrage » (fig. Tout solide qui sert d'ancrage à une force destinée à déplacer un corps libre subit également une force égale et de sens opposé. — la direction dans les trois sens de l'espace. est entraîné en direction du corps libre à déplacer. 159). A chaque type de force exercée correspond un mode de déplacement dentaire. 82a). dispositifs fixes). 83/)). 81/) et fig. l'ancrage est insuffisant. seul le corps libre se déplace en direction de l'ancrage. Dans la cavité buccale. la rotation en direction linguale de la couronne. le centre de rotation du déplacement étant plus près de l'apex que le centre de résistance (fig. de déplacer la dent en translation pure. à frottement doux. Elle est. EXEMPLE : si l'on tracte distalement une canine. — version coronaire : déplacement induit par une force simple appliquée au niveau de la couronne d'une dent. 81/). dans la lumière du bracket. si les deux rotations sont équilibrées (fig. selon le type de force exercée. sera. 82/)). dès lors. déterminé par le point d'application du système de forces par rapport au centre de résistance (moment M = F x d) (d est la distance du point d'application de la force au centre de résistance). A partir d'un certain seuil. la canine se distale. 83b). Ce déplacement n'est possible qu'avec des dispositifs fixes complexes permettant de déplacer les apex (fig. 81c) (déplacement radiculo-lingual et corono-vestibulaire). linguale ou vestibulaire: — ingression : déplacement induit par un système de forces agissant dans le sens opposé à l'éruption (fig. en principe. Le solide constituant l'ancrage. Si l'on incorpore une torsion sur chant de l'arc rectangulaire (fig. les lois de la mécanique s'appliquent aussi rigoureusement. Elle peut être délibérée : on cherche à mésialer volontairement les secteurs latéraux. p. associée à une version vestibulaire ou linguale. 39a). 81 a) : — version radiculaire (ou effet de torque) : le centre de rotation se situe quelque part au niveau de la couronne. Cette pression étant très inégalement répartie selon le type de force exercée et selon les caractéristiques du milieu. Caractéristiques d'une force orthodontique. ce solide reste stable. en prenant appui sur la deuxième prémolaire et la première molaire sans précautions particulières. • Force verticale : — agression : déplacement induit par une force verticale agissant dans le sens de l'éruption (fig. — le rapport « moment-force ». Sic/. qui a tendance à entraîner ce solide en direction de la traction (piquet de tente et tendeur). une force simple en direction linguale (boucle de fermeture d'un dispositif fixe) (fig. compensée par l'effet de torque produit dans le bracket. produira un couple de forces déterminant une rotation pure autour du centre de résistance (fig. l'insertion de cet arc. 81e). p. dans ces conditions. Il s'agit de l'effet de torque. Une force est définie par quatre paramètres : — l'intensité. Le système de forces appliquées permet. — translation (ou gression parallèle) : déplacement induit par un système de forces dont la résultante se situe au niveau du centre de résistance (v. • Force horizontale. 118) le centre de rotation étant indéterminé (fig. l'un des problèmes majeurs de l'orthodontiste : comment « contrôler l'ancrage » (v.Notions de base et s'ajuste. BASSIGNY 119 • Rotation : couple à résultante horizontale. L'intensité. dans la lumière également rectangulaire des brackets.

F. E. La notion de force optimum est encore assez discutée. et un maximum. ingression : 15 à 25 g. la réponse biologique induite s'interrompt progressivement (fig. version radiculaire (par effet de torque) : 150g. R = résorption: H = hyalinisalion. gression (monoradiculée) : 70 à 90 g . . la force est dite « lourde ». 836). b) Ressort à boucle simple (« Bull-loop »). b et c). FIG. délivrant une énergie rapidement décroissante (technique Edgewise) -» force discontinue. A = apposition. La direction de la force. — La résultante d'un système de force peut avoir : — une direction verticale dans le sens de l'éruption ou dans le sens opposé à l'éruption (fig. 83c/). B. c'est-à-dire comprises entre un seuil minimum. b) Ingression avec composante linguale. 82) : — une direction horizontale ou oblique. s'appliquent au niveau du desmodonte. — a) Ressort à boucles multiples délivrant une énergie très progressivement décroissante (technique de Ricketts) -> force continue. Le rapport moment-force (M/F) : correspondant aux caractéristiques mécaniques du système de forces. gression (pluriradiculee) : 150 à 300 g. — Situation des zones d'apposition et de résorption au cours d'une version coronaire distale d'une canine supérieure (d'après REITAN). FIG. Le rythme d'application : — force continue : l'énergie délivrée par le dispositif orthodontique est très progressivement décroissante. suffisant pour induire l'apparition de cellules résorptrices du tissu osseux. a) Égression pure. la force est dite « légère » . au niveau des incisives inférieures. —force discontinue : l'énergie libérée par le système mécanique diminue très rapidement. 82. en technique fixe sur un arc rectangulaire. En technique fixe par exemple : ressort comportant de nombreuses boucles (fig. : 500 g à 1 kg. dans le sens mésio-distal ou vestibulo-lingual (fig. EXEMPLE : si M tend vers 0 -> translation. 84. Elle sera différente pour chaque type de déplacement et chaque catégorie de dent. FIG. A titre d'exemple : version sur une incisive : 50 à 70 g . A LA RÉPONSE BIOLOGIQUE UNE FORCE ORTHODONTIQUE Les pressions transmises au cours d'un déplacement orthodontique. de l'os alvéolaire et du cément. dès que la dent commence à se déplacer (boucle simple.120 Traitement des anomalies orthodontiques logiques ». au niveau des incisives supérieures. fonction du seuil de sensibilité du patient et de l'apparition éventuelle de lésions irréversibles de la dent. — Forces verticales. 83. — force intermittente : des périodes sans aucun dispositif actif alternent avec des phases d'activité (forces extra-buccales portées 14 heures par jour). 81 a. de l'os et du desmodonte.

— le tissu ostéoïde : il est constitué par une matrice organique sur laquelle se déposeront. — apparition de cellules ostéogéniques (ostéoblastes) .apposition d'os néoformé (bande blanche) (2) .m. Après 3 à 4 semaines. les cristaux d'apatite.espaces vasculaires élargis (1): . étirement des fibres desmodontales. — a) Zone en tension : élargissement du ligament (1). cet os est remplacé par de l'os lamellaire: — zones d'ostéoclasie : à certains niveaux. 86. . après réorganisation : . dilatation des espaces vasculaires (2).).122 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. . FIG. b) Zone en tension. dans le sens de la traction (3). 85.espaces médullaires (e. en fonction des réactions histologiques. ou bien dans les espaces médullaires à distance. plus tard. — apposition osseuse : l'os fibreux immature se forme 10 à 15 jours plus tard sur cette trame. — b) Taux du déplacement selon le temps.

= ostéoblastes. D. Effets mécaniques : — au niveau du desmodonte : le déplacement initial est surtout d'origine hydraulique. = émail. R. Le ligament est progressivement comprimé le long de la lame criblée. à certains niveaux. le ligament est considérablement élargi. pète. • Les modifications histologiques au niveau a"une zone comprimée. se produit schématiquement un arrêt de la circulation sanguine et une disparition des éléments cellulaires. A ce stade. 85a). LA RÉSORPTION INDIRECTE OU A DISTANCE : en regard de la zone hyaline. LA ZONE ACELLULAIRE OU ZONE HYALINE (fig. Ost. — résorption frontale directe : elle se produit à distance de la zone hyaline et dans les zones de moindre pression. on peut observer. La réponse biologique (fig. R. = ostéoclastes. e. • Les modifications histologiques au niveau dyune zone de tension. 84). l'activité ostéoclasique est reportée à distance du desmodonte dans les espaces médullaires voisins.c. pendant lesquels aucun mouvement n'est perceptible (fig. Ost. Cette variation dans la réponse sera fonction du degré de pression exercée. A. — a) Modifications histologiques au niveau d'une zone comprimée (d'après BARON).Notions de base A la suite de ces pressions. elle peut persister 40 jours et plus. résorbent la lame criblée par voie directe et latéralement à la zone de pression maximale (fig. dans lesquelles sont apparues les cellules ostéogéniques. Durée : la hyalinisation débute au bout de 36 heures et dure en moyenne 12 à 15 jours. 85a).b. Résumé : A la suite de l'application d'une force orthodontique sur une dent. il se manifeste au niveau desmodontal par une compression des espaces vasculaires avec ischémie. = apposition compensatrice. la disparition progressive des éléments cellulaires. 86a et b). par voie centri- . des zones comprimées dites « en pression » et des zones relativement étirées dites « en tension ». se produit. Elles dépendent du type de force exercé (fig. ou lors de l'utilisation de force excessive. L. Les ostéoclastes résorbent le mur alvéolaire. et à d'autres niveaux. puis la lame criblée. ce qui explique la sensation de douleur après activation. La réponse biologique : — réorganisation ligamentaire: — résorption latérale directe : les ostéoclastes autour de la zone hyaline. sur la face desmodontale de la lame criblée (fig. riches en cellules. l'apparition de cellules ostéogéniques. = résorption latérale directe. Chez l'adulte. H = hyalinisation. 121 — Au niveau des zones soumises à de fortes pressions. au niveau comprimé. F = direction de la force. 856). au niveau ligamentaire. La situation de ces zones et leur répartition permettront de caractériser la réponse histologique aux différents types de forces exercées. Effets mécaniques : — élargissement du ligament et des espaces vasculaires (fig. LA RÉSORPTION OSSEUSE DIRECTE : FlG. — orientation générale des structures dans le sens de la traction. C. = résorption indirecte. une suite de réactions en chaîne : réaction hydraulique -> réaction mécanique -> mitoses des cellules précurseurs des cellules ostéogéniques -> apparition des ostéoclastes -* résorption osseuse -> nouvel équilibre. — au niveau de la lame criblée : se produit une déformation secondaire de l'os alvéolaire (flexion alvéolaire) faisant suite à cette compression du desmodonte. 85a). — La compression du ligament et la flexion alvéolaire induisent. I. 85a). 85. — Cette zone se situe du côté opposé à la force appliquée.

seules les versions sont possibles. corticale externe). Facteurs généraux : — l'âge : chez un adulte. conférer une assurance de durée au système manducateur. pendant un premier temps. ce qui est confirmé biologiquement par la nécessité d'entretenir un certain « pool » d'ostéoclastes (Baron). sans récidive. — longévité à très long terme : par le jeu des différentes fonctions et la situation des arcades dentaires par rapport à la morphologie osseuse et gingivale. e) Le tissu ostéoïde : il semble que ce tissu ne soit pas résorbable. la hyalinisation est de règle. c) Pérennité à court et à long terme : — stabilité : stabilité du résultat obtenu. c) L'os alvéolaire : sa densité est variable . à court et moyen terme . la zone pressée est reportée sur l'ensemble de la surface desmodontale. même tardivement jusqu'à 35-40 ans environ. LES OBJECTIFS DE TRAITEMENT LES DIFFÉRENTS OBJECTIFS DU TRAITEMENT m Les objectifs principaux : a) Objectifs occ/usaux : assurer une fonction occlusale optimale. Facteurs extrinsèques. Les déplacements en gression sont particulièrement indiqués. Facteurs locaux : a) La dent : — caractères morphologiques : les pressions se répartissent sur des racines dont la longueur et la surface sont différentes. Facteurs liés aux dispositifs : en méthode Edgewise l'objectif biomécanique c'est de déplacer les dents en translation. d) Eviter les lésions iatrogènes. un alignement plaisant de la denture et des proportions satisfaisantes entre les tissus de recouvrement et les dents. le réglage de l'intensité délivrée est encore très discuté à ce jour : 100 g/cm2 et 1 mm de déplacement par mois constituent des indications moyennes. 19). — facteurs nutritionnels : éviter les traitements orthodontiques sur des sujets de santé déficiente. f) L'état gingival : si le patient présente une gingivite avant traitement. d) Le site du déplacement : il sera plus difficile de déplacer les dents à la mandibule qu'au maxillaire (densité osseuse différente) et plus facile de vestibuler des incisives supérieures que des incisives inférieures (épaisseur de la corticale et proximité lame criblée. — faciliter la phonation par un placement correct de la denture et de la langue: . au début du déplacement. si le canal est correctement traité et s'il n'existe pas de lésion apicale.Objectifs de traitement 123 FACTEURS INFLUENÇANT LE DÉPLACEMENT Facteurs biologiques intrinsèques. Il est préférable d'appliquer des forces très légères. Il peut donc bloquer ou retarder le déplacement lorsqu'on inverse le sens de la force. on peut pratiquer des traitements orthodontiques. ce qui influence le choix de l'intensité de la force et la détermination de la valeur de l'ancrage. • Les objectifs particuliers : — améliorer la ventilation nasale. il est indispensable de la traiter car l'inflammation gingivale s'aggrave avec le déplacement. du type de déplacement effectué. Avec des appareils amovibles. p. — dépulpation : une dent dépulpée se déplace aussi aisément qu'une dent saine. le phénomène ostéoclasique se poursuit pendant la phase d'interruption. Ils sont encore mal connus. b) Objectifs esthétiques : rechercher une harmonie du visage. Intensité : l'intensité des pressions exercées dépend. — facteurs endocriniens (v. à la visco-élasticité du ligament. En conséquence. Rythme d'application : il semble que le rythme d'application soit plus important que l'intensité de la force.selon les individus et selon le site. Certains auteurs conseillent d'utiliser des forces continues très progressivement décroissantes. b) Le desmodonte : facteurs individuels propres à la cellularité. Les procédés utilisant des forces intermittentes permettent d'exercer des pressions très importantes. et d'utiliser des systèmes mécaniques délivrant des forces contrôlées. dans une zone comprimée. à la substance fondamentale.

M. p. des lésions du parodonte ou des douleurs articulaires. L'importance de cette courbe. sera fonction des objectifs occlusaux. De nombreux traitements d'orthodontie. telle qu'elle est définie page 13.124 Traitement des anomalies orthodontiques — le nivellement de la courbe d'occlusion est une nécessité technique pour la plupart des méthodes multibagues. pour préserver l'harmonie de la denture. Le praticien est constamment balancé entre la réalité du facteur humain et l'objectif théorique à atteindre. La rotation linguo-distale de la dent de 6 ans doit être légèrement accentuée pour obtenir ces relations occlusales . la désocclusion immédiate des molaires doit être assurée. — créer des conditions favorables au traitement des parodontopathies. c'est-à-dire des modifications des données occlusales initiales. ou dans la fosse distale de la deuxième prémolaire inférieure. en principe. à rejeter. La canine doit être assez longue pour effectuer ce travail. même conduits par des mains expertes. 88) soit par les cuspides vestibulaires des dents supérieures (cuspides de soutien ou primaires) — il s'agit. OBJECTIFS OCCLUSAUX L'objectif le plus satisfaisant d'un traitement d'orthodontie est constitué par une occlusion statique et dynamique. • Relations interarcades : — faciliter une reconstruction prothétique ou éliminer la nécessité d'un artifice prothétique . — au cours du mouvement de propulsion. toutes les cuspides primaires inférieures ont des rapports avec les crêtes. — 90 % des dentures naturelles peuvent avoir une position d'intercuspidie maximale antérieure à la relation centrée. d'une « protection de groupe ». — au cours des mouvements d'excursion latérale. Cette désocclusion est également fonction de la pente incisive et de la pente condylienne. b) Cinétiques : — faire un « set-up » (v. la concordance entre les deux positions — I. — les relations de classe II thérapeutique (extraction des 14 et 24) (fig. en fin de traitement. — les relations de classe III thérapeutique (extraction des 34 et 44) (fig. mais pas trop. au stade terminal du traitement actif en technique fixe . La cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire inférieure est en rapport avec l'embrasure 14 et 15. Bien que le concept de protection canine ne soit pas universellement accepté par les occluso-dontistes. sous peine de voir apparaître des abrasions excessives. que des choix thérapeutiques ou de la motivation du patient. — les axes dentaires. • La recherche des objectifs idéaux. La cuspide mésio-palatine de la dent de 6 ans supérieure doit être située dans l'embrasure entre deuxième prémolaire et première molaire inférieure. cette disposition assure une occlusion facile à réaliser au cours d'un traitement orthodontique et fonctionnellement satisfaisante. 87a et h). et R. C. a) Statiques : — les relations de classe I (v. sans traitement orthodontique. Ce contrôle des axes dentaires doit être effectué à l'aide d'une radio panoramique. — constitue la relation maxillo-mandibulaire la plus favorable à l'établissement d'une bonne occlusion (pas plus de 1 mm de décalage). doivent présenter un certain degré de parallélisme. 87c). La recherche de cette concordance est un objectif primordial en orthodontie. on ne doit pas constater de contacts cuspidiens du côté non travaillant. ce qui ne signifie pas que des rapports occlusaux non en classe I soient nécessairement traumatogènes. dans ce cas. Lorsqu'un traitement d'orthodontie est indiqué. En dehors de cette cuspide. de la largeur des dents maxillaires et de la pente incisive. ce qui ne veut pas dire que toutes les arcades doivent être nivelées de la même façon. Cette relation thérapeutique est. Les contacts travaillant permettant le guidage de la mandibule au cours du déplacement sont assurés. Les relations des arcades étant celles de la classe I d'Angle. soit par la canine — il s'agit d'une « protection canine » (fig. 64) . p. cet idéal constitue véritablement un « combat douteux » dont le patient n'est pas toujours conscient et qui doit être mené avec conviction. de la longueur des lèvres. C. en fin de traitement. • Relation centrée et intercuspidie maximale. 14) : cette occlusion idéale ne correspond pas toujours à l'occlusion obtenue en fin de traitement . autant que faire se peut. — La poursuite de ces objectifs constitue l'idéal à atteindre. aussi bien en fonction des données morphologiques initiales. ne satisfont pas à tous ces critères. . • Agencements intra-arcades : trois critères essentiels sont à respecter : — les crêtes proximales doivent se trouver au même niveau .

à consulter. On recherchera des relations labiales harmonieuses et la fermeture des lèvres en position de repos. . la position des lèvres dans le profil et les rapports qu'elles entretiennent entre elles et avec la denture. Les rapports entre la denture et les lèvres. il faut donc régler l'occlusion. — Relations thérapeutiques de classe II molaire et classe I canine. le plus souvent. — Protection canine au cours d'une excursion latérale gauche. ce qui est plus difficile (mise en place de la canine supérieure en position d'incisive latérale. (fig. I. pour les types accentués de face longue ou de face courte. dans le cas d'une agénésie).Objectifs de traitement 125 FiG. Dans certains cas. OBJECTIFS ESTHÉTIQUES C'est la motivation esthétique qui amène. 87. — Ils sont FIG. a) Vue vestibulaire. en protection de groupe. il n'est pas possible d'obtenir une protection canine. b) Vue linguale. sont des facteurs déterminants dans les objectifs thérapeutiques et en grande partie sous le contrôle du traitement. 88. F. avec de grandes variations individuelles. c) Relations thérapeutiques de classe III molaire et classe I canine (amalgame mésial 36). on doit envisager un traitement destiné à augmenter ou à diminuer l'E. C'est dire combien l'amélioration de l'aspect de la denture et du visage doit être recherché conjointement avec un fonctionnement occlusal optimal. Les lèvres : la forme. la lèvre recule de 1 mm quand les incisives reculent de 2 mm. A titre indicatif. au cours des excursions latérales. Le type de face : en règle générale. 32).

comme le pensent parfois les orthodontistes. le bord libre de l'incisive supérieure doit être située à environ 2. Les lignes esthétiques (v. — dans le sens antéro-postérieur : une denture de belle apparence peut être placée assez en avant dans le profil mais des dents hypoplasiés. en fonction du stomion -> distance mesurée par rapport au plan d'occlusion. Toutefois. corollaire des facteurs précédents. La convexité : l'exagération de la convexité ou de la concavité du profil. — dans le sens vertical : le sourire gingival est la conséquence disgracieuse d'une lèvre courte ou d'un maxillaire basculé vers le bas.126 Traitement des anomalies orthodontiques F i e 89. peut être un autre motif de consultation. Selon les motivations particulières de chacun. distance mesurée par rapport au plan d'occlusion fonctionnelle (fig. 89) . division 1).5 mm plus bas que le stomion. . — Position idéale du bord libre des incisives supérieures. on pourra se contenter de rechercher une fermeture labiale et des rapports labiaux équilibrés redonnant au patient un type familial auquel l'entourage tient. — Brièveté de la lèvre supérieure (malocclusion de la classe II. Le traitement doit s'efforcer d'y remédier (fig. Pour des patients présentant une lèvre de longueur habituelle. FIG. liés à l'apparence des dents. une gencive d'aspect peu engageant. 90. état de l'émail et à la longueur des lèvres. forme. rechercher des procédures destinées à modifier considérablement le profil par un recul accentué des lèvres. le caractère harmonieux et plaisant d'un visage n'est pas toujours fonction de la diminution de ses saillies. doivent plutôt conduire à un recul marqué des"incisives. couleur. 90). 58). ou au contraire. p.

PÉRENNITÉ A LONG TERME • La stabilité. pour éviter la récidive des anomalies c'est de placer les dents dans une position équilibrée. 91. — a et b) Fermeture d'espaces. — Le seul procédé théoriquement correct.Objectifs de traitement INOCUITÉ 127 Les lésions iatrogènes dues à un traitement d'orthodontie et les moyens de les éviter (v. Le problème n'est plus de savoir comment déplacer les dents. 197). vers l'avant. comme placer la cuspide mésio-palatine de la première molaire dans la fosse médiane de la première molaire inférieure. 38 et 48 en évolution. après extraction des 36 et 46 et mise en place fonctionnelle des 37 et 47 . La forme des arcades et FIG. Début de traitement : 9/76. La définition de cette position d'équilibre fait encore l'objet de telles discussions qu'il n'est pas possible de donner des règles simples. . p. mais où les mettre pour assurer leur stabilité et préserver leur intégrité. fin de contention : 10/79.

dans son intégrité. — de l'agencement de l'intercuspidation . — Redressement des axes dentaires avant prothèse fixée. etc. à localisation postérieure. Une disposition occlusale satisfaisante évite-t-elle les troubles articulaires. OBJECTIFS PARTICULIERS la position des dents est sous la dépendance de facteurs multi-variés dont la définition et le contrôle échappent encore. — Éliminer la nécessité d'une restauration prothétique : si les premières ou deuxièmes molaires sont délabrées et irrécupérables. prescription de l'ablation des amygdales pharyngées ou/et palatines. — L'orthodontie moderne est encore dans les premiers temps de son âge. après correction d'une rotation). — de la morphologie parodontale. du système manducateur.128 Traitement des anomalies orthodontiques minant dans l'apparition de ces dysfonctions. le bruxisme ou les abrasions? Pour certains. 92. le facteur comportemental serait déter- — Améliorer la ventilation nasale (v. et un échantillon d'individus présentant des arcades bien alignées et dont le niveau d'hygiène est similaire (Ingervall). sangle labiale tonique + +. de même une vestibulo-version exagérée des incisives inférieures. . Les recherches récentes sur l'étiologie de la carie permettent de mettre en évidence avec quelques certitudes un défaut dans les mécanismes de défense immunitaire. b) Après traitement. — de la poussée mésiale des dents de sagesse. p. . C'est plutôt la qualité initiale de la « gencive attachée » et l'épaisseur de la corticale externe qui détermineront l'apparition ou non de lésions parodontales. il n'existe pas de différence significative entre un échantillon d'individus présentant une excellente hygiène et des malocclusions. sans négliger toutefois les conditions locales. si en outre. M. les techniques ortho- FIG. Il est évident qu'un bon alignement permet une meilleure élimination de la plaque. Les malpositions ne jouent qu'un rôle secondaire dans le processus carieux. l'hygiène buccale est satisfaisante. éléments anatomiques : lèvre courte. Il est parfois troublant de constater l'absence de symptomatologie chez des patients présentant des malocclusions marquées. . aux connaissances actuelles en orthodontie. a) Avant traitement. Le recul n'est pas encore suffisant pour faire une estimation des effets d'un traitement d'orthodontie sur la conservation d'un état de santé bucco-dentaire significativement meilleur que pour une population non traitée et présentant des anomalies orthodontiques. Toutefois. éléments fonctionnels : persistance de dysfonctions. — d'une croissance résiduelle. D. pour une part. Il est toutefois possible de préciser ce qu'il ne faut pas faire pour le maintien de cette stabilité : l'expansion bimaxillaire récidive dans 90 % des cas. 86) : disjonction du maxillaire. En Europe. par ailleurs. Un recul molaire intempestif par une force extra-buccale a tendance à récidiver s'il existe. . une D. — Améliorer la phonation par un placement correct de la denture et le rétablissement d'une situation linguale habituelle. Cela ne constitue pas une garantie quant à la conservation à long terme. Terminer un traitement d'orthodontie dans de bonnes conditions permet très probablement un fonctionnement meilleur du système stomatognathique. • La longévité. En résumé on peut dire que la stabilité dépend : — des pressions musculaires. — de facteurs histologiques spécifiques (étirement des fibres supracrestales. l'introduction des techniques fixes et des principes thérapeutiques qui les gouvernent n'a guère débuté avant les années 60. mais plutôt un élément favorisant dont le poids n'est pas encore clairement défini à ce jour. n'est pas stable.

semi-tardif ou tardif? En une ou plusieurs étapes? Comment traiter ? Quels sont les dispositifs utilisables.Etablissement du plan de traitement dontiques fixes sont à même de fermer les espaces d'extraction soit vers l'avant. — Le plan de traitement le plus satisfaisant au niveau occlusal et esthétique doit être proposé par le praticien. 96a). Le degré de coopération. La solution la plus satisfaisante pour le traitement de certains cas de classe II. ce qui constitue l'objectif occlusal idéal. A l'aide des données précédentes le plan de traitement doit répondre à trois questions : Que traiter? Faut-il traiter l'ensemble des malocclusions observées? Quels sont les objectifs du traitement? Quand traiter? Traitement précoce. Un enfant ayant déjà subi un traitement inadapté pendant une période assez longue. La lassitude de certains patients. Si la coopération est incertaine. ce qui peut constituer un risque potentiel. La motivation esthétique. — de fixer la durée approximative du traitement actif et de la contention . Il faudra en tenir compte pour éviter de graves déboires au cours du' nouveau traitement. — Créer des conditions favorables au traitement des parodontopathies : égresser. — On pourra laisser un La limitation des objectifs : il semble paradoxal de limiter les objectifs thérapeutiques à la correction d'une partie des anomalies. Considérations occlusales. — de poser un pronostic de réussite et de stabilité. L'orthodontiste peut également concourir à une réhabilitation prothétique équilibrée par la correction de dents supports de bridge mésio. L'ÉTABLISSEMENT DU PLAN DE TRAITEMENT La conclusion du bilan orthodontique constitue un catalogue des anomalies observées. en fonction des réponses aux questions précédentes? Faut-il extraire ou non? Répondre à ces interrogations permettra: — de préciser le choix des moyens thérapeutiques. — L'évaluation de la motivation au traitement peut faire décider. c'est l'extraction des deuxièmes molaires supérieures et le recul des dents de 6 ans. — Ce plan sera modulé en tenant compte de la personnalité du patient et de la motivation de ses proches. — de la limitation des possibilités orthodontiques et de l'âge du patient. il faut éviter le traitement avec quatre extractions pour l'obtention d'un recul labial important et ne traiter que la biproalvéolie. afin d'obtenir des relations de classe 1 au niveau des canines et des dents de 6 ans. — d'établir les séquences détaillées du plan de traitement. — de l'évaluation des risques de récidive. en fonction de ses propres convictions. Si le patient et son entourage estiment par exemple qu'une biproalvéolie accompagnée d'une biprochéilie en classe 1 ne justifie pas de grandes modifications cutanées. par exemple. Les moyens thérapeutiques variés offrent des procédés adaptés au traitement de ces anomalies. . du choix thérapeutique. une dent présentant une poche infra-osseuse. 91a et b). Cette limitation peut être fonction : — des désirs du patient et de son entourage et des particularités de son caractère: — de considérations occlusales. a déjà fortement entamé son « capital de coopération ». Ceci constitue une des orientations d'avenir de l'orthodontie. une solution de compromis est préférable. Cette solution implique le port très régulier et très intense d'une force extrabuccale. L'orthodontie trouve là sa pleine justification (fig. à la fin du traitement actif. redresser une molaire mésio-versée montrant une poche mésiale. QUE TRAITER ? Le facteur humain. — d'évaluer les risques de révision de la procédure définie initialement. certains éléments morphologiques ou fonctionnels étant prédominant. peut amener le praticien à négliger la mise en place correcte des dents de douze ans. etc. évitant de ce fait un remplacement prothétique chez l'adolescent ou le jeune adulte. c'est l'extraction de 14 et 24 et des relations de classe II molaire thérapeutiques.ou disto-versées (fig. en dernier ressort. division 1. réaligner des incisives en malposition après extraction de la plus dénudée (fig. 92c/ et b) ou encore par une meilleure répartition 129 des piliers d'un bridge (distalage d'une 2e prémolaire dans un secteur édenté). soit vers l'arrière.

D. Son évaluation présente assez peu d'intérêt au cours des séquences précoces. — la susceptibilité à la carie : il faudra envisager avec beaucoup de réserve un traitement complexe sur une denture présentant déjà de multiples obturations et des caries en cours de développement. . le plan de traitement doit tenir compte du stade de croissance du patient (v. surveillance. aggravé par une hygiène médiocre. 38) . s'installer en denture permanente fait courir le risque de voir apparaître des lésions ou des problèmes plus complexes. pour les cas de classe II. M. division 1 (fig. — le stade de croissance: — la gravité des anomalies . 187 —. associée à une D. par exemple. traitement précoce (denture mixte). A chaque période de la morphogenèse des arcades. — le facteur humain. M. p. la plupart du temps. 87). 2° LA GRAVITÉ DES ANOMALIES : QUAND TRAITER ? La réponse à cette question doit tenir compte de plusieurs paramètres : — l'âge dentaire . — impossibilité thérapeutique : certaines anomalies ne peuvent être traitées uniquement par des moyens orthodontiques (prognathie inférieure sévère). La chirurgie oro-faciale trouve là toute son indication (v. des défauts de gencive attachée: — proglissement en classe III entraînant des abrasions des faces vestibulaires des incisives supérieures et une mobilité des incisives inférieures. ou une seule étape. A partir de la phase de constitution de la denture adulte. — traitement en trois étapes : traitement très précoce (denture temporaire). — traitement en deux étapes qui se suivent : traitement précoce en fin de denture mixte. surveillance. M. traitement tardif (denture adulte) . p. EXEMPLE : — D. 17). pendant et après le pic de croissance. les prémolaires et les canines sont évoluées. suivi d'un traitement tardif en denture adulte. Les risques de récidive et de lésions (v. la . 50d). Le traitement d'orthodontie risque de provoquer une recrudescence de cet état carieux. en denture adulte (pour un cas de classe IL division 1. — En fonction de l'âge dentaire. traitement tardif en denture adulte. ou suivies dans le temps. en général tardive (v. Conclusion : cette énumération ne constitue pas un catalogue limitatif. 197). les prémolaires. D. sauf retard ou avance cliniquement visible. — traitement en denture adulte complète : traitement d'adulte. provoquant des inclusions. D. soit au contraire pour éviter cette période très active (fig. plus il sera difficile de tout corriger. division 2. en denture mixte. canines et deuxièmes molaires sont évoluées. Limitation des possibilités orthodontiques : — impossibilité technique : certaines canines incluses en position horizontale haute. source de résorptions apicales ultérieures (v. l'extraction de dents permanentes ne permettra que le traitement de la D. 165). p. 200) : — La correction de certaines rotations chez un adulte peut faire apparaître des lésions du parodonte vestibulaire (déhiscence) . peut se situer une étape du traitement orthodontique. — traitement en deux étapes discontinues : trai- — plus la sévérité de la malocclusion est marquée. — La seule limitation à un traitement précoce. — toute position très antérieure des incisives supérieures comporte également un danger de fracture. soit pour profiter du taux maximum de croissance prépubertaire. mais une illustration de ce que l'on dénomme des « solutions de compromis ». au niveau des incisives latérales ou pour les biprotrusions et également un risque de microtraumatisme apical. si l'on attend l'évolution de toutes les dents: — laisser une anomalie importante. — traitement tardif en une seule étape : traitement tardif en denture adulte jeune : . En effet. p. dont il faut tenir compte avant.130 Traitement des anomalies orthodontiques tement précoce (denture mixte). mais la règle c'est de ne considérer le traitement actif comme réellement terminé qu'après évolution et mise en place correcte des deuxièmes molaires. p. Les différentes procédures. p. 14). ne peuvent être mises en place sans risque. — v. et idéalement des dents de sagesse. c'est le facteur humain. des dénudations (fig. plusieurs solutions sont possibles. Elles comprendront deux ou trois étapes discontinues. 3° LE FACTEUR HUMAIN. Les éléments déterminant : 1" LE STADE DE CROISSANCE est un facteur important certain degré de recouvrement incisif si l'on estime que la position des incisives est nécessaire à l'obtention d'un guide incisif satisfaisant. que ce soit pour les cas de classes II. quand il se justifie. et non des relations de classe II.

agénésies. La récupération d'une fonction normale est également possible précocement grâce à certaines rééducations. qui deviendraient nécessaires en denture adulte. La stabilité est meilleure. 148) : ces dispositifs autorisent le déplacement . période essentielle pour l'obtention d'une bonne fonction occlusale. en technique fixe. 184) . D. — extraction précoce de dents temporaires avec mésialage secondaire iatrogène. certains cas de classe II ou de classe III. Par ailleurs entre 8 et 11 ans. 183). dans certains cas. — traitement d'une latérodcviation par endoalvéolie maxillaire (v. Cette normalisation des rapports entre les arcades dentaires constitue un facteur favorisant pour un déroulement meilleur des fonctions et l'établissement d'une fonction occlusale satisfaisante. éviter des extractions. Appliqués tôt. Philippe : « Dans le cadre des traitements en denture mixte. p. — D. — Le traitement précoce offre des possibilités d'action très étendues et peut. Inconvénient majeur : la durée globale du traite- Des relations interarcades statiques et dynamiques précises ne pourront être construites qu'après la mise en place des dents adultes. retard d'âge dentaire et D. D. p. Un traitement précoce avec extractions pilotées se justifie également pour des raisons parodontales (formation d'une gencive attachée de bonne qualité (v. — Si l'on décide d'instituer un traitement précoce. Enfin la période pubertaire est souvent une époque délicate pour faire accepter des dispositifs visibles et toutes les contraintes d'un traitement d'orthodontie. 55a et 93): FIG. TRAITEMENT PRÉCOCE ment est augmentée et il faut prévoir le plus souvent 2 étapes successives de traitement. selon les techniques utilisées. Comme l'écrit J. sévère. C'est l'évaluation subjective par le patient de cette durée globale qui peut amener une rupture de la coopération. Or les modifications dues à la croissance sont souvent aléatoires. — D. TRAITEMENT TARDIF Avantages. Le traitement ultérieur en denture adulte est facilité et écourté. en technique fixe. p. INDICATIONS DE TRAITEMENT PRÉCOCE : — incisives apparentes. p. Traitement précoce ? Traitement tardif ? Selon le profil du praticien et ses convictions thérapeutiques. Le choix des moyens thérapeutiques : — les dispositifs multi-bagues ou multi-attaches (v. le pourcentage de traitements précoces ou tardifs sera très important ou très faible. les dispositifs orthopédiques entraînent des modifications considérables des formes maxillaires et des relations entre les arcades. en posture labiale habituelle de repos (fig. si l'on attend la mise en place des dents adultes. ceci correspondant à la phase orthodontique du traitement. — Une indication de traitement précoce : les incisives présentent une chance sur 3 de se fracturer. de faible ou moyenne amplitude. ceci implique une prédiction de l'évolution des germes et de leur taille et une simulation de la croissance à venir. au cours de la phase terminale du traitement. 181) ou pour éviter des inclusions. p. M. Inconvénients.Etablissement du plan de traitement durée globale du traitement est augmentée si le traitement est débuté précocement. COMMENT TRAITER ? Le propre d'une orthodontie de qualité c'est d'utiliser des moyens thérapeutiques adaptés aux anomalies que l'on se propose de traiter et aux impératifs biomécaniques. D. ce qui n'est plus réalisable tardivement en fonction des engrammes cérébraux (v. il faut frapper fort pendant un temps bref ». M. — certaines supraclusions (v. 93. 25). : dents hypoplasiées. — traitement précoce de certains cas de classe squelettique II: — traitement d'un proglissement mandibulaire associé à certains cas de classe III. 11 y a donc antagonisme entre les impératifs techniques et le développement psycho-affectif de l'enfant. M. INDICATIONS DE TRAITEMENT TARDII : — traitements avec extraction. il s'agit d'une période psychologiquement favorable : l'enfant est très ouvert aux conseils et à l'autorité des adultes.

C'est la solution la plus habituelle. etc. donc elles modifient moins le profil. . ventilation (p. pour l'ensemble du traitement actif et de la contention. 165) : — la chirurgie oro-faciale : ostéotomie totale ou segmentaire des maxillaires. est modérée et le profil normal. important. l'avulsion de ces dents offre la possibilité d'utiliser la presque totalité de leur largeur M. 146). Ils occupent actuellement. soit une occlusion et un profil habituel. — Pour des motifs endodontiques (dents irrécupérables chez un enfant présentant. — Pour des problèmes de symétrie. donc un recul labial et un recul du point A. Si l'ancrage postérieur est bien conservé. • Dans quel but extraire des dents permanentes ? — Pour permettre le traitement d'une dysharmonie dento-maxillaire. sauf cas particulier. 165). dans l'éventail des thérapeutiques orthodontiques. LES CONSÉQUENCES : des apex et le placement précis des cuspides et des fosses antagonistes. différence qui se ressent au niveau de MIÈRES PRÉMOLAIRES. P O S S I B I L I T É S DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES DEUXIÈMES PRÉMOLAIRES. — Elles permettent le maximum de rétraction du secteur antérieur incisivo-canin. en outre. Les séquences du traitement. • Le choix des dents à extraire. . l'intérêt de pouvoir exercer. D. sur gouttière. résection de frein. Ils nécessitent plus qu'aucun autre la coopération du patient. — Pour corriger un décalage antéro-postérieur (de classe II ou de classe III). en denture adolescente ou adulte: — les appareils orthopédiques : ils permettent la correction d'un décalage antéro-postérieur dans le sens de la classe II ou de la classe III (activateur. — la myothérapie (p. F. — Elles correspondent aux phases détaillés du traitement. en fonction de l'aspect irréversible des extractions et de l'utilisation de dispositifs fixes complexes: — la durée d'un traitement avec extraction est plus facilement programmable. p. p. étape par étape et constituent un guide. p. selon les principes de traitements auxquels on se réfère. Elles seront analysées pour chaque malocclusion.) : — les appareils amovibles mécaniques : ils permettent de corriger des versions et de réaliser des déplacements unitaires dans le sens vertical (v. — une technique fixe multi-bagues ou multi-attaches est indispensable.. soit des anomalies orthodontiques). chirurgie des tissus mous : glossotomie.. la modification de la forme maxillaire (disjonction). ce qui peut être un avantage si la D. etc. une place très privilégiée.E. — la coopération de l'enfant. 140. pour obtenir des résultats occlusaux satisfaisants.A peu près toutes les dents adultes peuvent être extraites.132 Traitement des anomalies orthodontiques la pratique quotidienne et peut troubler le praticien non spécialisé.. dans certains cas. Elles autorisent un déplacement mésial plus important des molaires (perte d'ancrage délibérée). 165) . 136): — les extractions : dents temporaires et dents adultes . labioplastie. ce qui peut faciliter l'obtention de relations de classe I molaire et le placement des dernières molaires. révisable.B. à des fins thérapeutiques. — les rééducations diverses : déglutition. — Pour modifier un type de croissance très postérieur ou tout au moins ne pas l'aggraver (face longue — rotation postérieure). Ils présentent. 141. (p. est tout aussi indispensable. M. (p. — Pour obtenir un recul des lèvres (corriger une convexité cutanée exagérée). — la chirurgie orthodontique : dégagement chirurgical de dents incluses. des forces lourdes ( + de 1 kilo) (disjoncteur. germectomies. Entre le pourcentage relevé par Tweed dans sa pratique — 60 % de cas avec extraction — et celui proposé par Ricketts — environ 30 % des cas — réside toute la différence entre deux conceptions très éloignées. 163). Ils impliquent une bonne connaissance des nécessités de l'occlusion. grâce au mésialage des secteurs latéraux. Les prémolaires : POSSIBILITÉS DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES PRE- — LES EXTRACTIONS DE DENTS ADULTES EN ORTHODONTIE Les extractions de dents adultes tiennent une place plus ou moins importante dans les moyens thérapeutiques actuels. Cet ensemble de moyens constitue un arsenal thérapeutique dont les différents éléments peuvent être utilisés conjointement ou au cours de séquences successives de traitement. Leur maniement est complexe et exige une formation particulière. D. p. contrairement aux idées reçues. Mais le traitement des supraclusions en est parfois compliqué. — Elles permettent un recul moins important du secteur antérieur et des lèvres.

M. Ces indications sont exceptionnelles : — face longue et convexité très importante (extraction des 4 premières molaires). — cas de classe II. — indications endodontiques pures : . b) Indications orthodontiques et endodontiques : traitement avec indication d'extraction et dents de 6 ans délabrées (fig. division 1. POSSIBILITÉS DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES : — diminution de la D. donc doit être acceptée sauf à la rigueur pour l'extraction précoce des 16 et 26 (p. sans a n o m a lies orthodontiques associées. division 1 et dysharmonie dentomaxillaire : extraction des 4 premières molaires: — traitement précoce d'un cas de classe II. LES CONDITIONS D'EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES : — présence des germes des dents de sagesse et des deuxièmes prémolaires. 95^. à localisation antérieure et postérieure: extraction des 4 premières molaires. LES COMBINAISONS D'EXTRACTION ENTRE PREMIÈRES ET DEUXIÈMES PRÉMOLAIRES : 133 a) Avulsion des 14 et 24 et des 35 et 45 : indications : — D. LE MOMENT DE L'EXTRACTION : a) Extraction précoce : FlO. — mise en occlusion fonctionnelle des dents de sagesse. — malocclusions de la classe III (mésialage des dents de 6 ans supérieures). — cas de classe II. M. V. et b): c) Indications orthodontiques pures : extraction de dents de 6 ans saines ou porteuses d'obturations mineures sur une seule face. CONTRE-INDICATIONS : — agénésie ou microdontie des germes de dents de sagesse ou des deuxièmes prémolaires. et blocage des deuxièmes molaires. division 1 (extraction des premières molaires supérieures) . . leur mise en place spontanée est relativement satisfaisante. — une technique fixe multi-attachcs est indispensable. deuxièmes molaires inférieures : après 9 ans d'âge dentaire. On peut également observer un distalage spontané considérable des 35 et 45. 94. — recul des prémolaires et des canines. par un déplacement mésial des deuxièmes molaires (controversé). 94a et h) . sans traitement immédiat: après extraction très précoce.Etablissement du plan de traitement La conservation des premières prémolaires maintient mieux la dimension verticale s'il existe une supraclusion. 188). . D. deuxièmes molaires supérieures : j u s q u ' à 12 ans. Les premières molaires : LES TROIS INDICATIONS D'EXTRACTION : a) Indications endodontiques pures. — type de croissance « face courte » accentuée. la plupart des cas présentent des mésioversions importantes et des rotations mésiolinguales. modérée avec symphyse prononcée. pour les 2/3 des cas. — a et b) Comparaison du résultat esthétique de l'extraction de la 14 (a) et de la 25 (b). — D. — cas de classe III : extraction des premières molaires inférieures. b) Avulsion des 15 et 25 et des 34 et 44 : indications : — motif esthétique : la face vestibulaire des deuxièmes prémolaires supérieures est plus courte que celle des premières (fig. face longue : l'extraction des deuxièmes prémolaires sera destinée à entraîner un mésialage des dents de 6 ans : la correction des relations de classe II s'effectuant plutôt par un déplacement mésial de la dent de 6 ans inférieure que par le recul de la dent de 6 ans supérieure. D. — bèance antérieure et latérale (anomalies maxillaires du sens vertical) . dans le cadre d'un traitement d'orthodontie.

95. b) après (Clichés dus à l'obligeance de Y. avec forte convexité (point A en avant de Na vertical (fig. — indications orthodontiques : extraction précoce des 16 et 26. MONNIER). M. a) avant. D. division 1 (sauf pour la solution précédente) et-de D. 356). l'extraction tardive est indispensable dans les cas de classe II.134 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. l'extraction . division 1. b) Extraction tardive : en fonction du mésialage spontané intra-osseux des germes des deuxièmes molaires supérieures. Pour le traitement des cas de classe III. pour le traitement d'un cas de classe II. — a et b) Cas avec extraction des 4 premières molaires (indication endodontique et orthodontique). en classe 1.

le plus souvent. une très mauvaise solution chez l'enfant d'âge orthodontique. B. rapports molaires 6 de classe II . — 2 dents délabrées sur des secteurs opposés : il est bien souvent nécessaire d'envisager l'extraction des quatre dents de 6 ans. La condition nécessaire étant la présence des germes des dents de sagesse supérieures et une forte coopération (v. D.. D. L'extraction d'une deuxième mplaire supérieure sur un seul secteur permet également de corriger une classe II. l'extraction tardive est préférable. si l'espace prévisible pour leur évolution est insuffisant. — En classe I. N. l'indication de germectomie des 4 dents de sagesse doit se poser. 7 Les deuxièmes molaires : a) Extraction des deuxièmes molaires supérieures : indications : — c'est une solution très intéressante pour le distalage des premières molaires supérieures. — en cas d'encombrement tertiaire après un traitement d'orthodontie : extraction de 31 ou 4L deux ans après l'ossification du radius. chez l'adulte présentant un encombrement incisif inférieur et une déhiscence sur une incisive inférieure (fig. D. rapports molaires 7 de classe III .Etablissement du plan de traitement des dents de 6 ans inférieures doit se faire également tardivement. si FIG. D. la dent de sagesse inférieure se mésioverse. Incisives latérales supérieures : possibilités données par l'extraction des incisives latérales supérieures : — retrouver la symétrie de l'arcade. par excès mandibulaire (extraction d'une incisive centrale ou latérale): — solution de compromis. en classe IL Canines supérieures : ce sont des dents dont on doit prescrire le plus rarement possible l'extraction. Incisives centrales supérieures : (exceptionnelles). Incisives inférieures : possibilités données par l'extraction des incisives inférieures : c'est. sauf en cas de fort délabrement. — 2 molaires délabrées sur un même secteur : si possible conservation des dents de l'autre secteur. QUELLES DENTS EXTRAIRE? 135 leur orientation est défavorable. 44. : — extraction de 16. 6 — extraction de 36. — On cherchera à les conserver en cas d'extraction de prémolaires. division 1. division 1. postérieure). qui présentait une forte récession gingivale. dans les cas de classe II. greffe de gencive attachée (M. p. — a) Extraction de la 42. 96. 96<v): a) Selon le nombre de dents de 6 ans délabrées : — 3 molaires délabrées : extraction de la 4 e . la plupart du temps. subdivision (c'est-à-dire classe II à droite et classe I à gauche ou vice-versa). s'il existe par ailleurs. Indications : fractures radiculaires. Le recouvrement incisif est augmenté. 24. Dans les cas limites. COHEN). provoque des prématurités ou se couche horizontalement. Les troisièmes molaires. : patient adulte. traités sans extraction. M. b) Selon les anomalies orthodontic/ues. M. — en cas de nanisme si les canines ne sont pas trop longues. En effet. D. Dans tous les cas dans lesquels on désire profiter de l'espace d'extraction pour distaler les prémolaires. — L'avulsion de la deuxième molaire supérieure nécessite le maintien de la deuxième molaire inférieure antagoniste. alignement à l'aide de brackets et de fils orthodontiques. 188) . Les canines inférieures se retrouvent en occlusion de classe III avec les latérales supérieures. en l'attente de la dent de sagesse supérieure. 26 et 34. ou coronaires et sous-gingivales.. une dysharmonie dento-maxillaire postérieure. 46 et 14. cette solution peut être préférée à l'extraction des premières prémolaires. . si leur possibilité de mise en place semble possible (analyse de la D. Indications : — cas de forte D. pour le traitement d'un cas de classe II. en cas d'agénésie unilatérale. b) Extraction des deuxièmes molaires inférieures : cette solution n'est guère recommandable. Une récidive totale ou partielle de l'encombrement initial se produit fréquemment.

l'autogreffe est-elle possible? — patient adulte avec des incisives latérales en contact avec les 14 et 24 (fig.. les appareils amovibles permettent.. b) Dans le sens mésial ou distal : déplacement localisé à une dent. avant d'entreprendre un traitement complexe comportant 4 extractions ou pour éviter une perte d'ancrage. si l'on prend conscience des limitations de leur emploi dues à leur principe mécanique d'action. La force est donc mal contrôlée. Correction d'une rotation : sur des dents plates (incisives centrales supérieures. 133) . DE LES LES A P P A R E I L S TRAITEMENT ACTIF AMOVIBLES MÉCANIQUES APPAREILS Ces dispositifs ont été utilisés avec prédilection. Correction d'une version coronaire : a) Dans le sens V ou L : — groupe incisif supérieur ou inférieur: — déplacement localisé à une dent : incisive.). Mouvement d'égression : à l'aide d'un ressort sur appareil amovible. • L'ordre des extractions : il sera fonction : — des anomalies initiales. canine ou dent cuspidée. pour tester la coopération du patient.Lype de force : forces légères progressivement décroissantes. longtemps après la contention. particulièrement en denture mixte ou pour certains déplacements localisés chez l'adulte. 12 et 14 en contact. — Une force exercée par un ressort placé sur un appareil amovible s'applique à distance du centre de résistance de la dent. D. — du degré de conservation de l'ancrage et de la technique utilisée. Ils gardent encore tout leur intérêt comme dispositifs de contention. moyenne) .136 Traitement des anomalies orthodontiques Indications : — canines incluses horizontales. contrairement aux brackets pour lesquels il s'agit d'une surface d'appui. — aussitôt avant la pose des dispositifs (D. — b) Cas traité avec extraction des 13 et 23 (solution très exceptionnelle) : 34 et 44. . jusqu'aux années 1960. — après la contention : extraction des dents de sagesse — extraction d'une incisive inférieure en cas de récidive. Patient adulte. — en cours de traitement. (Avant traitement : 13 ectopie vestibulaire. et d'un dispositif fixe multi-attaches. Les extraordinaires possibilités thérapeutiques offertes par les méthodes multi-bagues (p. prenant appui sur une attache collable (composante de linguo-version ou de vestibulo-version associée) : mise en place d'une dent en ectopie vestibulaire ou d'une dent incluse simple. — Le point d'application de la force est virtuellement ponctuel. 96b). incisives latérales supérieures et incisives inférieures larges. — quelque temps après la pose de la F. p. Les principes mécaniques des appareils amovibles. 23 incluse horizontalement). (fig. 148) ont considérablement diminué leur usage. . 96.. après un traitement en technique fixe. Le déplacement induit ne peut qu'être qu'une version coronaire. jusqu'aux prémolaires. si un traitement sans extraction n'a pas abouti aux objectifs recherchés: — à la fin du traitement : extraction ou germectomie des dents de sagesse. la correction de certaines malocclusions ou malpositions dentaires. dont la mise en place risque de léser les dents voisines. E.. Indications d'utilisation • Le moment de l'extraction : il pourra se situer: — bien avant le début du traitement actif (extractions pilotées (germectomies). en Europe. Fie. extraction de dents de 6 ans délabrées sur des arcades sans anomalie orthodontique (v. M. 134a). Cependant. B.

à la mandibule. bague sur la 26). 97. 9 7 / ) : — bandeaux vestibulaires : en 7/10 e dur (ou 8/10 e mou) entre 2 et 3 ou 2 et 2 (fig.5 à 2 m m : oblique en direction vestibulaire: sans interférence occlusale (fig. 97a et b) : préfabriqués ou façonnés (adjonction d'une boule de soudure). polymérisée sous pression. 97c). au niveau des appuis linguaux. au maxillaire. 91c). — Les crochets d'ancrage d'une plaque amovible sont réalisés en fil d'acier dur de 7/10 e de m m . FIG. elles suivent le contour des collets et les recouvrent sur 1 ou 2 m m . E.Etablissement du plan de traitement Description. — Bandeau vestibulaire (fig. Moyens d'ancrage.. en diamètre 7/10 dur. Longueur : 1. é) Bandeau vestibulaire de contention de 12 à 22 (d'après RICKETTS).. d) Pointe interdentaire en denture mixte. — Crochets cavaliers (fig. dur (fig.n fil demi-jonc 8/10 e . — Crochets d'Adams (fig. Moyens de stabilisation : — les éperons triturants : évitent l'enfoncement de la plaque inférieure. m La plaque-base : 137 — matériau : la plaque est réalisée. La zone postérieure est largement dégagée. — contours de la plaque : les plaques d'orthodontie ne sont pas décolletées. 102. — épaisseur moyenne de la plaque : 2 m m . f) Éperon triturant en 1/2 jonc sur la 36 (diamètre 8/10 mm). soit en résine autopolymérisable. . soit en résine cuite en moufle. Il faudra contrôler tout particulièrement l'épaisseur antérieure. — Crochets simples : ajustés sous le plus grand contour de la dent. . — Crochets-clips : il est adapté sur une bague scellée sur la première molaire supérieure et comportant un tube (fig. sur gouttière ou p o u r les plaques amovibles inférieures. B. crochet distal sur la dent voisine et cavalier médian. cette technique devenant exceptionnelle. au cours de la phonation. Conception de l'ancrage à l'aide de ces deux crochets : crochet mésial sur une dent. — Pointes interdentaires linguales : elles sont très utiles en denture mixte pour la rétention des F. c) Le crochet d'Adams.*97c/). a) Cavalier. m Moyens d'ancrage et de stabilisation. 97c). Leur extrémité est arrondie. b) Cavalier.

— entretoises palatines en demi-jonc 10 ou 12/10e. — la perle de Tucat : dispositif ludique favorisant le repositionnement postérieur de la langue (fig.020 inches et boules de soudure distales. : ce ressort permet également la correction d'une linguoclusion. tubes soudés sur les crochets d'Adams ou plaque de Stephenson (fig. — F. insérée au niveau de la plaque-base palatine avec un « équiplan » sur la F. 142). asymétriques. B. 98/)) : — ressorts vestibulaires : ressorts d'égression canines et incisives. 98. 100) . Dispositif mixte : F. 99a). sur plaque . b) Les vérins : médians. — a) Potence de G. 101a et b). 136) . — a) Ressort de rotation avec enroulement sur 21 (diamètre 5/10) et bandeau vestibulaire passif. E. (dispositif de Château) (fig. sur des gouttières latérales (v. latéraux. fil plat . E. Vienne : — ressorts actifs latéraux de « Twin-Arch ».138 Traitement des anomalies orthodontiques FiG. FiG. B. E. grille empêchant le passage antérieur de la langue. a) Les ressorts : — ressorts palatins antérieurs (type ressort de Schwartz) (fig. • Moyens de conservation de l'ancrage : — F. p. E. N. m Variantes : — la « cage à langue » . — ressorts unitaires linguaux (fig. b) Ressort de Schwartz rétro-incisif avec bandeau vestibulaire. — ressorts de linguo-version . fig. -courbures de premier ordre incorporées (v. B. 98a) . m Moyens (Faction. 99b). B. 102). qui permettent un dégagement maximum de la plaque (fig. 11S b) La plaque amovible avec élastique. Elle suit la forme de la béance juste en arrière des incisives. . réalisée en fin d'acier dur de 10/10e de mm. les élastiques tendus (fig. — bandeaux vestibulaires actifs : le dispositif de Vienne (fig.010 x . 99. B.

E. mésial à la deuxième prémolaire. sourire gingival. 137a). — ailerons latéraux après correction d'une latérodéviation (fig. coulissant dans les tubes. — indications : supraclusion à prédominance supérieure. 99b) : — crochet distal à la dernière molaire: — crochet mésial au niveau des canines et des premières ou deuxièmes prémolaires: — crochet pour élastique. B. Château. • La plaque de Hawley classique : — fil au 7/10e dur ou au 8/10e mou. • La plaque avec élastique (fig. 14 et 24. — F. Il est passif. 100. — équiplan de Planas (galette de résine fixée sur la F.Etablissement du plan de traitement 139 FlG. situés mésialement ou distalement aux canines et comportant un enroulement autour du fil continu. avec insertion palatine . 101. . a FlG. et ressort rétro-incisif. solidarisés par un fil de diamètre 9/10 : — tubes soudés sur le fil 9/10. ce qui permet d'éviter le déplacement vertical du bandeau vestibulaire. E. La plaque-base est ajustée tout au long des collets. E. Il a pour intérêt de ne pas provoquer d'interférence occlusale. ajusté sur les faces vestibulaires de toutes les dents et passant par les faces distales des dernières molaires. Principe : maintenir la position des incisives et des canines et conserver les rapports vestibulolinguaux obtenus en fin de traitement. — plan plat rétro-incisif : permet d'éviter les interférences occlusales. — F. — élastiques de type 5/8" ou 3/8" d'inch. — a et b) Le « 3 pièces » de M. — deux crochets au 5/10e. — Lu plaque de Stephenson : — crochets d'Adams sur ^6 et 26. B. B. Les dispositifs de contention amovibles.): — prolongation verticale sur l'equiplan prenant appui sur une plaque amovible inférieure et favorisant la propulsion . Ce dispositif est assez fragile. b — plaque amovible supérieure .

— des appareils délivrant des forces mesurables (extrinsèques). faire séjourner l'appareil dans un produit détersif au cours du repas du soir. Un appareil correctement porté doit se mettre en place naturellement et sans efforts. les S et les F. — La plaque allégée : entretoises palatines en 1/2 jonc (diamètre 10 ou 12/10) crochet-clip sur 26. Appareils délivrant orthopédiques des forces. au cours des repas. associée sur la plaque. effectué par les aliments. E. — un ressort ne doit pas être réactivé tant qu'il est encore actif.140 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. En dehors de cet aspect particulier. — Mise en place de dents incluses simples. 102. Quelques exemples d'application. LES APPAREILS ORTHOPÉDIQUES Ces dispositifs variés permettent de modifier les relations des bases osseuses dans le sens transversal ou dans le sens sagittal. en insistant sur les CH. — Correction d'une linguocclusion ou d'une vestibuloclusion exagérée unitaire. Définition : dispositif orthopédique fixe — utilisable au maxillaire — comportant 4 bagues ajustées sur les premières molaires et les premières prémolaires (ou les premières molaires temporaires) et solidarisées par un vérin de fort diamètre (Hirax). Elocution : conseiller. Le port de f appareil amovible. donc l'expansion rapide du maxillaire. des exercices d'élocution à haute voix. — dégagement très large des dents en cours d'évolution . Les plaques amovibles doivent être portées jour et nuit. en dehors des repas. — des appareils fonctionnels (forces intrinsèques c'est-à-dire pressions ou tractions musculaires). Le disjoncteur. — Ouverture d'un diastème à l'aide d'un vérin latéral (inclusion secondaire d'une 5). le port des appareils en dehors des repas est justifié pour favoriser les contacts dentaires et également pour le confort et l'agrément du patient. — Correction précoce des rotations en denture mixte sur incisives supérieures. On différenciera . Nettoyage : nettoyage triquotidien avec une brosse à ongles et du savon de Marseille. avec F. adapté à un tube de bague molaire. B. pendant les premières 48 heures. Contrôle : — activation toutes les trois semaines. — réajustage des éléments de rétention déréglés (réparation). — Correction d'une proalvéolie supérieure. Cet appareil permet la disjonction de la suture intermaxillaire et interpalatine. . La plupart des problèmes d'hypertrophie gingivale ou de réaction congestive de la gencive tiennent à l'absence du massage naturel.

103/)) bascule vers le bas et vers l'avant du plan palatin. —a) Un disjoncteur « Hirax » en bouche. qui récidive de 30 à 50 %. division 1). Apophyses palatines des hémi-maxillaires. pour éviter une latéro-déviation résiduelle. sans récidive jusqu'à 18 ans et légère avancée du point A (fig.5 mm) et augmentation de la largeur du maxillaire. plusieurs jours plus tard. et en bas qu'en haut. V. — brachygnathie maxillaire en classe III. — en moyenne. la récidive est plus importante (75 %): — expansion d'environ 6 mm au niveau molaire. Indications : — endognathie maxillaire avec linguoeelusion bilatérale et troubles respiratoires. Description (fig. 137a). à l'aide d'une gouttière en résine recouvrant toutes les dents. . pose d'une plaque de maintien comportant un vérin médian et éventuellement un volet latéral lingual (fig. à l'aide d'une clef reliée à un fil. Activation : — 1/4 de tour toutes les 12 heures (vers l'arrière) et contrôle tous les 3 jours. Apophyses palatines des os palatins et apophyses pterygoïdes. L'arc interne de l'arc . — légère rotation postérieure de 1" à 2°. Mode d'action : — ouverture de la suture intermaxillaire plus en avant qu'en arrière. Les forces extrabuccales sur gouttière. la suture s'ouvre deux fois moins que la distance intermolaires. b) Mode d'action probable du disjoncteur (d'après BIEDERMAN). — pour un patient plus âgé (après 18 ans). — apparition d'un diastème interincisif. Résultats : — correction des linguocclusions latérales et parfois antérieures (en classe III). ce qui demandera entre 2 et 3 semaines. Définition : appareillage utilisant des forces extrabuccales dont l'action est répartie sur l'ensemble de la denture. 103a) : sens de la rotation du vérin. 103. avec endognathie. jusqu'à 25 ans environ et face courte ou moyenne. Contention : — le vérin est bloqué par un fil de laiton et laissé en place 45 jours après la fin de l'activation.Etablissement du plan de traitement 141 FlG. — vestibulo-version des molaires. 1 et 2. qui récidive à 50 % -> augmentation de la D. — le diastème interincisif se ferme spontanément. — augmentation de la distance entre les fosses nasales (1. d'avant en arrière. — quelques jours après la dépose : prise d'une empreinte au maxillaire. prémolaires et canines. 3. en cas de laterodéviation initiale. — prescrire à l'enfant de bien serrer ses dents au cours de la mastication et de mastiquer plutôt du côté en normoclusion. — stopper l'activation dès que les cuspides primaires supérieures sont en contact avec les cuspides primaires inférieures (hypercorrection). (Traitement précoce des malocclusions de la classe II. Le plus rapidement possible.

Ce recul est plus ou moins associé à une bascule vers le bas et vers l'arrière. — léger déplacement postérieur de la fente ptérygomaxillaire. la gouttière partielle est transformée en gouttière totale. — arc facial : l'arc interne est situé au niveau incisif. 113) . . — casque de traction haute (v. Après correction de cette vestibulo-version. facial est inclus dans la résine ou amovible et coulissant dans 2 tubes latéraux. sur gouttière). Ce dispositif permet de favoriser la propulsion de la mandibule (effet « activateur ») et de reculer en même temps la partie basse du maxillaire (action de la F. le palais est dégagé. dans un cas de classe II.action (fig. permettant d'appliquer des forces lourdes intermittentes. 149). particulièrement au niveau incisif. à forte convexité (ne pas utiliser ce dispositif après évolution des deuxièmes molaires). situées au niveau des faces vestibulaires. un bandeau vestibulaire ou un fil de Vienne (fig. Variantes : a) La gouttière partielle : — en cas d'infraclusion antérieure. placée en propulsion forcée. parfois. Dans ces conditions. le crochet d'ancrage est placé entre premières et deuxièmes prémolaires. — réduction du surplomb incisif avec linguo-version des incisives supérieures plus ou moins constante (protection d'incisives apparentes): — légère disto-version de l'ensemble des dents des secteurs latéraux. Il peut être utilisé en denture mixte stable et. à direction antéropostérieure. — en cas d'endoalvéolie maxillaire initiale. Activateur. en denture adolescente stable. E. c) Effets sur le profil : — amélioration des rapports interlabiaux (correction de la béance labiale). • Description de la gouttière de j. sur gouttière et activateur : la face inférieure de la gouttière peut être adaptée à la mandibule. 105). Il s'agit d'un dispositif à action orthopédique qui tend à distaler la zone alvéolaire maxillaire sans contrôle précis des axes dentaires. après extraction des dents de 6 ans supérieures. les incisives ne sont pas incorporées dans le dispositif. division 1. le bord antérieur de la plaque palatine est situé à distance de ces dents. B. c) F. 104): — gouttière en résine recouvrant les faces linguales triturantes et vestibulaires de toutes les dents. p. B. après correction de la proalvéolie. FIG. 11 donne parfois des résultats remarquables et rapides (v. le palais est recouvert par la résine: — en cas de vestibulo-version accentuée des incisives. dans des volets vestibulaires latéraux. 146). 104. Philippe. Philippe (fig. 102a) est ajusté au niveau des faces vestibulaires. à mi-hauteur des racines (v. ou bien en regard des prémolaires. apparition de malocclusions transversales -> linguocclusion latérale ou latérodéviation — ce qui est le signe du succès de la thérapeutique. Il s'agit d'un dispositif à mode d'action orthopédique. Les branches externes sont courtes. b) Action sur la denture : — correction des relations d'arcades dans le sens antéro-postérieur .142 Traitement des anomalies orthodontiques b) Are facial amovible : cet arc s'insère dans deux tubes vestibulaires incorporés dans la résine au niveau des faces vestibulaires ou au niveau de la surélévation (application à la mandibule en cas d'occlusion inversée). — La gouttière de J. d) Gouttière pour recul précoce des secteurs maxillaires antérieur et latéraux. pour pratiquer de l'expansion au fur et à mesure du déplacement distal (endoalvéolie maxillaire). il est possible d'adjoindre au maxillaire un vérin médian large et un guide postérieur. l'arc facial est incorporé antérieurement dans la résine. p. a) Action orthopédique : — recul de la partie basse du maxillaire (os alvéolaire) et recul du point A. selon le réglage des branches et selon le type de croissance. le fil prend appui sur des cales de composite. • Mode d. mais le dispositif est moins rigide. portée avec le casque de traction haute. p. E. En cas de supraclusion prévisible.

Incidents : alopécie (perte des cheveux). — contrôler toutes les six semaines. — le port doit être le plus fréquent possible. incident plutôt rare. « frapper fort pendant un temps bref ». — soit en denture mixte stable : traitement en deux étapes. pour éviter la lassitude de Venfant . — amélioration de la protection des incisives par les lèvres. qui constitue une contre-indication au port de la traction moyenne haute avec des forces lourdes. avec type de croissance moyen ou horizontal.Établissement du plan de traitement 143 FlG. Si le test est positif. afin que la deuxième étape orthodontique succède sans hiatus à la première phase orthopédique. E. division 1. sur gouttière portée 8 mois (forte croissance mandibulaire). l'action doit se poursuivre au plus 12 à 15 mois. sans D. Philippe) . Gouttière + activateur = profil rectiligne ou . Au maxillaire : cas de classe II. 105. — soit en denture mixte avancée. (J. D. Applications. — Effets d'une F. profil convexe et recouvrement incisif moyen ou diminué. M. sauf en cas de coopération insuffisante. leur augmentation doit être très progressive. Linguo-version des incisives supérieures. au minimum 13 à 14 heures par 24 heures: — faire un test de six mois pour apprécier la coopération de l'enfant et la malléabilité osseuse. • Indications. B. Recul des molaires supérieures. Les dents-supports doivent être stables donc au stade de la denture mixte stable. • Port du dispositif : — les forces exercées peuvent atteindre 1 kg.

D. Il est souhaitable de faire porter une gouttière maxillaire pour désengréner les dents. si les effets recherchés sont obtenus. préfabriqué. — si le plan de traitement prévoit des extractions. 153 : Impact psychologiqu La fronde occipito-mentonnière (F. M. pour la correction des relations de classe II. m Avantages. M. FIG. interrompre le port. M. il est possible d'associer une F. peut précéder la procédure des extractions pilotées (p. permet d'éviter les extractions. M. sur gouttière. et un dispositif multi-attaches simplifié prenant appui sur les deuxièmes molaires temporaires et incisives. Il est. en denture temporaire : proglissement mandibulaire en classe III sans brachygnathie maxillaire prononcée en denture temporaire ou prognathie légère. une deuxième étape en technique fixe. pour la correction d'un recouvrement incisif excessif. p. aspect de rétrochéilie inférieure avec type de croissance horizontale. D. • Dispositifs associés : — en cas de linguoversion des incisives inférieures d'origine fonctionnelle. est ensuite utilisée comme contention la nuit. Contention : la F. 77) . Ce dispositif doit être porté 12 à 15 heures par jour et au cours d'un repas — entre 6 mois et deux ans maximum. 179). soit sur le sommet du crâne (traction verticale). O. — La fronde occipito-mentonnière. 106) : cet appareil comporte un casque de traction qui peut être placé. concave et nez familial important. contention du traitement de ces anomalies. Définition : dispositif extra-oral destiné à exercer une pression antéro-postérieure ou verticale sur le menton. Traitement actif : la force exercée est initialement de 150 à 300 g. — D. une mentonnière et des bandes élastiques reliant le tout. réalisation facile. contrôles espacés. E. E. entame le « capital de coopération » de l'enfant (v. p. un pare-choc à la mandibule (p. B. M. . postérieure (v. C. O. Une exception : en cas de D. 106. Résultats : obtention de relations de classe I molaire en I. maxillaire sur gouttière. Mode d'action : — la mandibule effectue une rotation postérieure: — la croissance verticale du condyle est freinée. Indications : de 3 à 6 ans maximum. En cas de proalvéolie inférieure prévoir sur la gouttière un (il de Vienne + une plaque maxillaire pour la correction de la linguoclusion des incisives à l'aide de ressorts linguaux (fig. • Inconvénients : nécessite. — supraclusion incisive inférieure accentuée (v. A la mandibule : cas de classe III avec proglissement. au maxillaire. — disto-version initiale des premières molaires. B. sans brachygnathie maxillaire et sans D. Si au bout de 6 mois aucune modification importante ne s'est produite. 83).144 Traitement des anomalies orthodontiques Description (fig. M. peut provoquer un encombrement postérieur et une bascule en bas et en avant du plan bispinal. E. — en cas de supraclusion initiale. en classe II. D. d'application très précoce. — Modifications orthopédiques. Le contrôle s'effectue toutes les six semaines à deux mois.) (traitement précoce des proglissements mandibulaires). et même plus fortement si l'enfant le supporte. on peut adjoindre à la F. le plus souvent. p. I01/>). Elle est progressivement augmentée jusqu'à 500 g. sur gouttière. le port de la F. • Contre-indications : — face longue + + . et correction d'une occlusion inversée. en général. soit au niveau pariétal (traction oblique). B. 148). postérieure et inférieure. augmente la durée globale du traitement. les forces exercées peuvent être très importantes (jusqu'à 1 kg).

l'ensemble de l'arcade dentaire se déplace vers l'avant. élastiques de traction antérieure fixés sur un arc interne double (vestibulaire et lingual). et un arc double. sauf en cas de fente labiale ou de supraclusion importante et si la traction est faible. Il permet d'appliquer 145 des forces orthopédiques lourdes et intermittentes à direction postéro-antérieure (fig. Impact psychologique : le masque constitue probablement l'un des dispositifs les plus difficiles à faire accepter par les patients. à une obstruction pharyngée associée à une ventilation buccale (contre-indication). Durée du traitement : la correction de l'anomalie maxillaire est obtenue entre trois mois et un an. à l'arcade maxillaire. après évolution des incisives. L'arc est ligaturé à toutes les dents: éventuellement. anesthésie générale). c) La traction élastique : la force est produite par des élastiques tendus entre les crochets de l'arc vestibulaire et l'entretoise du masque. Le masque de Delaire (traitement des brachygnathies maxillaires). en denture temporaire (pose sous . Description (fig. Le moment d'application : l'auteur l'utilise chez de très jeunes enfants. Effets du masque facial : a) Effets orthodontiques : vestibulo-version des incisives supérieures. d) La surélévation mandibulaire : en principe. Indications : — traitement des brachygnathies maxillaires (ou des rétrognathies maxillaires) sans anomalie majeure au niveau de la mandibule : — traitement des séquelles des fentes labio-maxillaires. gouttière scellée en denture mixte ou temporaire avec 2 crochets de traction antérieurs. Toutefois. b) Effets orthopédiques : — effet de « tiroir ». relié au masque par des tractions élastiques. — a et b) Le masque de Delaire : appuis frontal et mentonnier. la base alvéolaire glisse antérieurement sur sa base osseuse: — disjonction de la suture maxillo-palatine transverse : elle se produit avec des forces lourdes (1.Etablissement du plan de traitement Critères de réussite : stabilité en denture permanente. 107). Définition : le masque de Delaire est un dispositif orthopédique comportant deux points d'appui sur le front et sur le menton. ou réalisé au fauteuil et au laboratoire. 107) : a) Le masque : préfabriqué. . Récidives : dues à la posture de la langue (déglutition primaire). au maxillaire. 107. Conduite du traitement : Port : exercer très rapidement une traction très forte. qui constituent l'ancrage. b) L'arc double intrabuccal : arcs palatin et vestibulaire au 10/10e de millimètres soudés sur 16 et 26 et comportant deux crochets pour traction élastique antérieure.5 à 2 kg). son intensité doit se situer entre 1 et 2 kg. dirigée au maximum vers le bas. FlG. les utilisateurs habituels ne relèvent guère plus de problèmes avec ce type d'appareil qu'avec d'autres forces extrabuccales à traction antéro-postérieure. déconseillée et inutile. en denture mixte stable (période la plus favorable) et en denture adulte jeune.

en cas de légère proalvéolie inférieure. il permet des corrections orthopédiques spectaculaires. pare-choc). Pare-choc. Description de l'activateur (ou monobloc) (fig. l'activateur déclenche le réflexe myotatique (v. Appareils fonctionnels. 148). Ce recouvrement est a) Mandibule : — une augmentation de la croissance au niveau des axes condyl'iens DC-Xi et Xi-Pm (branche horizontale) (fig. propulseur. La cire d'occlusion permettant de déterminer cette propulsion mandibulaire forcée est réglée pour obtenir également une forte surélévation (2 à 3 mm au-delà de la position de repos). c) Maxillaire : — un ralentissement de la croissance maxillaire. situées sur la plaque-base maxillaire s'insèrent dans des décrochements en baïonnette sur la plaque inférieure. (activateur. — bandeau vestibulaire supérieur de canine à canine (faces distales). p. — égression différentielle des molaires. — selon le réglage. AU NIVEAU DENTAIRE : — ralentissement de régression incisive. linguoversion des incisives supérieures et vestibulo-version des incisives inférieures. 108<v) : Gouttière en résine réalisée sur des modèles placés en hyperpropulsion. ou tout au moins en contact. — éventuellement « pelotes » au niveau de la gencive inférieure (v. La résine est en contact avec l'ensemble des faces triturantes et recouvre les faces vestibulaires des dents cuspidées sur 2 mm. d'un recouvrement incisif insuffisant ou de la visco-élasticité de l'os. division 1. 37) et analyse de Ricketts). b) Le propulseur de Muller-Brunner : les barres rigides. Conclusion : si ce dispositif est bien porté et bien réglé. en nickel-chrome. L'activateur. b) Une augmentation de la dimension verticale. 108. — une augmentation de l'angle goniaque. les incisives étant bout à bout. lorsque l'enfant rapproche ses deux arcades. — une croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation postérieure. La récidive peut s'observer en fonction d'une forte tonicité labiale supérieure.146 Traitement des anomalies orthodontiques prolongé sur le secteur incisivo-canin inférieur. ce qui l'oblige à propulser la mandibule. Définition : dispositif amovible utilisant des forces intrinsèques (les muscles oro-faciaux) pour la correction des décalages sagittaux. Les effets de l'activateur : les superpositions des téléradiographies avant et après application de l'activateur montrent : AU NIVEAU SQUELETTIQUE (EFFET ORTHOPÉDIQUE) : — si le réglage est défectueux (direction de traction trop haute) -> bascule du maxillaire vers le bas qui entraîne une rotation postérieure de la mandibule. p. particulièrement des malocclusions de la classe II. La surélévation et l'hyperpropulsion mandibulaire constituent les éléments inducteurs des modifications observées. 24) et un réflexe de fermeture à point de départ occlusal. Mode d'action : tout se passe au niveau occlusal : d'après Fontenelle. . — a) L'activateur d'Andresen. Ensuite se produit un FIG.

154). — meulage des régions postérieures et inférieures. M. division 1). — denture adolescente en cours de constitution. le moment de choix se situant avant que le patient n'atteigne son pic de croissance c'est-à-dire en moyenne 12 ans chez les filles et 14 ans pour les garçons (période psychologiquement défavorable). D. l'activateur est un appareil à énergie douce et naturelle qui peut être utilisé par le multipraticien. p. avant traitement. FIG. ce qui permettra régression des molaires et des prémolaires . Par analogie avec les sources d'énergie. dans le sens d'une rétrognathie inférieure (p. les muscles jouant le rôle des tractions élastiques. division 2. 22) . D. Port-réglage : — port : 12 heures par 24 heures (la nuit). A partir des signaux occlusaux. division 1. Ce dispositif ne doit être porté que la nuit. — a et b) Effets d'un activateur d'Andresen. division 1). le muscle ptérygoïdien externe a tendance à propulser la mandibule.. 59) avec face courte ou moyenne et rotation antérieure : — sans D. après correction orthodontique des versions linguales des incisives supérieures (cas de classe II. — avec une tendance à la proalvéolie supérieure et à la rétroalvéolie inférieure. AU NIVEAU SQUELETTIQUE : 147 — effet « activateur » : croissance mandibulaire accélérée (v. b) Vue intrabuccale. Dès lors le monobloc crée un nouvel équilibre. dans un cas favorable (malocclusion de classe II. sans encombrement inférieur.Etablissement du plan de traitement réflexe d'ouverture. contrôle toutes les 4 à 5 semaines. 109. . Contre-indications : — face longue. L'appareil fonctionnel permet une l re étape de correction orthopédique précédant une seconde phase de correction orthodontique et de finition. Au NIVEAU DENTAIRE l'activateur agit à la façon des élastiques de classe II (v. — remodelage fonctionnel: — effet « d'ancrage » : ralentissement de la croissance maxillaire. h) Malocclusions de la classe II. M. après plusieurs séances. Indications : a) Malocclusions de la classe II. — temps de correction : entre 1 et 2 ans. transformé en cas de classe II. — D. a) Moulages. ou avec un encombrement mandibulaire modéré (forme 1). il peut constituer à lui seul le traitement de la malocclusion (fig. Dans certains cas exceptionnels. rotation postérieure. division 2. 109*:/ et 10%). c) La symétrie des arcades avant traitement est nécessaire. p. le pic de sécrétion de l'hormone de croissance se situant pendant cette période. — recouvrement incisif augmenté ou béance fonctionnelle légère. d) Age d'application : — denture mixte stable : période psychologiquement très favorable.

par transmission de la pression labiale au niveau molaire (pare-choc sur bagues). sauf cas particulier (barres de Millier : firme « Dentaurum ») (fig. Ces dispositifs permettent d'effectuer des déplacements contrôlés dans les trois sens de l'espace. Description : ce dispositif comporte une plaque supérieure avec deux barres en chrome-cobalt dirigées obliquement vers l'avant. Les dispositifs : ces appareils comportent des moyens de fixation unitaire sur chaque dent — les bagues scellées ou les attaches collées à l'aide de composite (fig. 122c/). Port : continu. 108/?). béance squelettique. en dehors des repas et du brossage. Variante : le propulseur de Miiller-Brunner. Il s'agit donc d'un dispositif à forces intrinsèques (v. 110. Dans ces brackets s'ajustent des arcs. Il n'est pas prévu de surélévation postérieur. Ces fils sont fabriqués à l'aide soit d'un alliage à base d'acier inoxydable. Définition : dispositif auxiliaire amovible destiné à augmenter le périmètre d'arcade. Effets dentaires : — vestibulo-version des incisives. maintient les molaires. la pression de FIG. Leur section peut être ronde. asthme . Le pare-choc ou Bumper. grâce à la pression exercée par la lèvre inférieure (ou parfois supérieure). a FIG. p. Application : en denture mixte. — moyen d'ancrage inférieur (ou supérieure) en méthode multibagues. la lèvre inférieure ne s'exerçant plus . 120a) — sur lesquelles sont soudées des brackets et des tubes. seule la pression linguale persiste. ou rectangulaire. 1106). d'origine fonctionnelle (forte tonicité ou succion de la lèvre inférieure) . en regard des premières molaires. LES TECHNIQUES MULTIBAGUES OU MULTI-ATTACHES Introduction. — a) Pare-choc (ou « Bumper ») de Denholtz. carrée. Il est préfabriqué ou façonné (gaine en plastique coulissant sur l'arc). Cette disposition oblige l'enfant à propulser la mandibule. l'élocution étant possible avec ce type de dispositif.148 — — — — Traitement des anomalies orthodontiques proalvéolie inférieure (biproalvéolie) . — b) Pare-choc sur appareil amovible (action uniquement antérieure —> évite la pression labiale inférieure). ajustable sur deux bagues molaires -> supprime la pression labiale sur les incisives inférieures. hypotonie musculaire. — blocage ou léger distalage des premières molaires. 110a) : — arc vestibulaire au 10/10e de millimètres ajusté sur 2 bagues au niveau des 36 et 46 (ou des 85 et 75) et comportant au niveau incisivo-canin une bande de résine molle située à 3 ou 4 mm des faces vestibulaires des incisives. soit continus — de molaire à molaire (fig. soit d'alliages spéciaux. 117). Définition : dispositifs orthodontiques fixes développant des forces extrinsèques à l'aide d'arcs ou de ressorts adaptés sur des bagues ou des attaches fixées sur chaque dent. qui pénètrent dans des décrochements en baïonnette situés au niveau de la plaque inférieure. Le port peut être continu. donc de déplacer les apex. Description (fig. — variante : pare-choc sur appareil amovible (fig. Indications : en denture mixte ou adolescente : — conservation de l'espace de dérive mésiale: — correction d'une linguo-version du secteur incisif inférieur. 110. . 120c) — soit segmentés (fig.

Seuls. E. Les techniques multi-attaches impliquent également le port par le patient de dispositifs ou d'appareils auxiliaires : — forces extra-buccales sur bagues (syn. fixes ou amovibles et réglés par le praticien. E. Toutefois les forces extra-buccales sur bagues (F. B. traction haute (hi-pull). dont les possibilités thérapeutiques ont révolutionné l'orthodontie (v. : forces extra-orales ou tractions péricrâniennes) . de 2 mm de long. A. et sans cesse perfectionnées en raison des améliorations de la technologie. E. d) F. — a) F. Définition : dispositif mécanique amovible comportant un ancrage. 158). un système de traction élastique externe. E. Les différentes techniques : il existe plusieurs techniques. à l'aide d'élastiques intrabuccaux . des bagues placées le plus souvent au niveau des premières molaires maxillaires. — tractions intermaxillaires (p. — appareils linguaux ou palatins. actifs ou passifs. . B. Les forces extrabuccales sur bagues (F. La surface d'ancrage FIG. Leur uti- 149 lisation relève d'un apprentissage particulier. des praticiens spécialisés en orthodontie. p.Etablissement du plan de traitement Ces arcs sont solidarisés aux brackets à l'aide de ligatures ou d'anneaux d'élastomère. 111. B). maîtrisent le maniement de ces techniques difficiles. 154). toutes mises au point aux U. Elles reposent sur des concepts théoriques parfois fort divergents et sur l'usage de dispositifs mécaniques de conception variée. traction haute avec élastiques de traction en latex et arc facial avec branches externes courtes. S. un point d'appui interne. B. traction basse (appui cervical) avec élastique de traction et coussinet de protection (neck-strapj. B. h) Arc facial standard. l'appui pericrânien.) et les tractions intermaxillaires peuvent être utilisées isolément en dehors des techniques multiattaches classiques. c) F. Stops : baïonnettes horizontales ou tubes soudés. E.

d) Un ancrage externe : b a n d e élastique cervicale. branche courte ou moyenne. — Les différents types de déplacement. avec des variantes. appui pariétal (fig. seules les molaires se déplacent en direction distale. p. Cet appareillage permet d'exercer une force intermittente. casque de traction de type « Interlandi ». 111c/). branche longue ou m o y e n n e . 112. La F. Version radiculaire distale : la forcer F passe au niveau des apex des molaires. — traction haute : la direction de la force est plus haute que le plan d'occlusion. casque de traction h a u t e . à direction antéro-postérieure. • Les effets (Tune F. 111): : le dispositif complet comprend a) deux bagues sur les premières molaires supérieures (ou sur les deuxièmes molaires. Rotation pure : version coronaire mésiale + version radiculaire distale : 4-1 : la force F passe à distance des apex -> rotation dans le sens distal ta . peut être utilisée seule ou en association avec un dispositif fixe multi-attaches. B. • Description (fig. E. — variante : F. 161). S. 112) : e a) b) c) d) e) /') f FIG. c) Un élément moteur : élastique en latex pur (fig. Ingression. afin de pouvoir en régler la longueur et de bloquer l'arc. avec coussinet protecteur (appui sur la nuque) — casque de traction (appui sur le crâne) (fig. L'arc est ajusté à distance des incisives et s'insère dans des tubes soudés sur les bagues. 11 le/). B. ou bien association des deux types d'ancrage : bande cervicale et casque de traction haute (straight-pull) . B. ou bien des rondelles soudables ou des baïonnettes. ou parfois sur les premières molaires inférieures). E. 111). E. crochet au niveau des premières molaires — ou longues. sans prendre appui sur les dents antérieures. Les branches internes comportent des U d'expansion dirigés vers le bas. : ils se différencieront selon le type d'ancrage externe utilisé : — traction basse : la direction de la force est plus basse que le plan d'occlusion — bande élastique à point d'appui cervical (« cervical head-gear » . Appui occipital. ou ressort comprimé. ou bande élastique. E. p o u r forces directionnelles (v. branche courte. b) Un arc facial (fig.U. sur bagues appliquée sur les premières molaires supérieures : Effets orthodontiques. . — traction moyenne : la direction de la force est sensiblement parallèle au plan d'occlusion. 4-2 : la force F passe à distance de la couronne -> rotation dans le sens mésial c» . B. 111) : les branches externes peuvent être courtes. Version coronaire distale : la force F passe par le bord inférieur de la couronne.150 Traitement des anomalies orthodontiques e) Les différents types de F. Au NIVEAU DES PREMIÈRES MOLAIRES : t r o i s t y p e s n'étant pas déformable. (hi-pull) . sur les premières molaires supérieures. au niveau des premières molaires en fonction du niveau de la force par rapport au centre de résistance : Translation distale : la force F passe par le centre de résistance. de déplacement sont possibles (fig. traction au-dessus des oreilles. le crochet d'ancrage étant situé au niveau des canines — moyennes .) (fig. \\\d). Égression.

113c) : pour obtenir des déplacements contrôlés sur les molaires. la première molaire est déplacée dans une position plus distale que celle du début du traitement (contrôlée à l'aide de superposition) dans 40 °„ des cas. 113</ et b).a et b) Effets d'une F. donc des précautions particulières s'imposent avec ce type de traction. le maxillaire subit une rotation en bas et en arrière. .Etablissement du plan de traitement a) Un mouvement de translation : déplacement distal en translation (1). est donnée par l'analyse des principes biomécaniques qui s'y rapportent. Au NIVEAU DU PLAN MANDIBUI. les tractions cervicales ou moyennes • montrent de plus grandes variabilités. p. E. Contrôle du déplacement : sur un individu sans anomalie orthodontique. est au plus de 1 mm avec un écart de 3. 53) : — conservation d'un espace de dérive mésiale. — conservation de l'ancrage molaire (lutter contre la perte d'ancrage (v. FMA présente une légère augmentation avec les différentes F. postérieure (v. La détermination des.AIRE : on n'observe pas.. Le recul est de 2 à 4 mm en moyenne. Analyse biomécanique simplifiée (fig. — version radiculaire distale (3). E. elle se sera donc distalée de 2 mm. M. Si.5 à 0 mm. Le pourcentage respectif des trois types de déplacement observable au niveau des molaires dépend de la direction de la force et de la distance de la force par rapport au centre de résistance de la molaire (au niveau de la furcation). Effets orthopédiques : Au NIVEAU DU MAXILLAIRE : avec un réglage approprié. On doit raisonner en tenant compte de la situation du crochet d'ancrage de l'arc externe. hauteur des crochets). B. Si le crochet est au-dessus de cette ligne. 119). contre-indication : D. Toutefois. effets des différents types de F. c) Un mouvement vertical : égression (5) ou ingression (6). Ce distalage permet d'obtenir une augmentation du périmètre d'arcade de 1 à 6 mm par hémi-arcade. on pourra faire varier : — le point d'application de la force: — la position du crochet d'ancrage externe (longueur des branches. Le déplacement distal. D. du maxillaire. le maximum observé étant de 1 cm en trois ans (Ricketts). p. au bout de deux ans. la dent de 6 ans supérieure se déplace vers l'avant de 1 mm par an par rapport à l'axe facial de Ricketts. dus à l'étirement des fibres supra-alvéolaires et parfois même des diastèmes au niveau des incisives (fig. fig 113. de différence significative selon les types de traction. — rotation pure autour du centre de résistance (4) c'est-à-dire versions coronaire et radiculaire associées. point d'ancrage (nuque ou crâne). b) Un mouvement de version : — version coronaire mésiale ou distale (2). — le niveau de l'ancrage (appui crânien ou cervical). Prévision du sens de la version : le sens de la version sera fonction de la position du crochet externe par rapport à la ligne furcation. du type de traction par rapport au plan d'occlusion. dans son entier. 151 EFFETS AU NIVEAU DES DENTS ANTÉRIEURES ET LATÉRALES : si le déplacement distal des molaires est suffisamment important. Utilisation : — recul des molaires pour la correction d'un décalage de classe II. C'est le déplacement distal qui est souvent le plus recherché. En moyenne. apparition de diastèmes entre molaire etp remolaircs. on peut observer des diastèmes entre les prémolaires et les canines. traction basse correction spontanée des relations de classe II molaire et prémolaires. d'après Baumrind. elle parait stable. B. B. E.

cervical : traction basse. . angle a sous l'axe 9-3 ~> égression des molaires. point d'ancrage. la résultante des forces produira une version mésiale. occipital : traction moyenne . s'il est situé au-dessous. Si ce vecteur est orienté vers le bas. dans le sens vertical et A. une version distale. — correction du décalage antéro-postérieur (ré ponse dento-alvéolaire) . une égression.152 Traitement des anomalies orthodontiques appui cervica FIG. P. B. on observera une ingression. — c) Les différents types de F. parallèle au diamètre XX' du cercle. — position plus postérieure de la fente ptérygomaxillaire . Exemples : si l'angle a = 0 —> translation distale. Analyse biomécanique du déplacement. E. angle a au-dessus de la ligne 9-3 -» ingression. recul du point A. • Effets des différents buccales : types de forées extra- a) Traction basse : — forte réduction du décalage des bases osseuses . Translation distale : le mouvement de translation est obtenu en alignant le point d'ancrage. Cr = centre de résistance. : XX' = plan d'occlusion. 113. le crochet externe et le centre de résistance. Angle a = angle plan d'occlusion/crochet sous tension. : pariétal : traction haute . Prévision du sens du déplacement vertical : si le vecteur crochet externe-point d'ancrage est orienté vers le haut. Le centre du cercle correspond au crochet sous tension.

il faut appliquer la force extrabuccale plus précocement. — Durée : il est recommandé de faire agir la F. Impact psychologique : la F. Une rotation antérieure importante se produit après le port d'une F. un dispositif externe très visible. traction basse: — tendance à la linguoclusion des premières molaires. Ce problème doit donc être replacé dans un cadre non technique : a) Les facteurs prédisposant aux difficultés de port : — l'environnement : opposition de l'un des parents. s'il remonte -> version mésiale. Contrôle du port : — remettre au patient une carte lui permettant d'indiquer les heures de port. — face longue : traction haute + arc transpalatin: — déplacement distalparallèle au plan d'occlusion : traction moyenne (haute et basse) ou casque « Interlandi ». B. pendant la journée. — le sommeil : sommeil agité. On obtiendra donc la correction d'une version distale. famille nombreuse et agitée. E. ce qui implique une forte coopération du patient. b) Traction haute : — pas de changement au niveau du plan d'occlusion. endormissement sur le ventre. perte nocturne. plus longuement le lendemain. si l'arc s'abaisse -> version distale des molaires. 90 heures par semaine. à l'opposé. Réglage : — après accoutumance. E. b) Comment éviter ou atténuer ces problèmes : — prévenir toujours des incidents possibles: Le moment d'application : la période la plus favorable se situe au moment de l'évolution des prémolaires supérieures. L'effet de version est obtenu avec des branches longues. résultante parasite qui peut être évité par l'adjonction d'un arc transpalatin (p. Ce dispositif doit être porté. — conseiller à l'enfant de mastiquer sur les dernières molaires. Cette influence sur le mode de croissance est réversible. B. — diminuer l'expansion ou un effet de version trop important. enfant insomniaque. — le mode de vie : patient aux multiples activités ou très fréquemment à l'extérieur. Le port du dispositif. B. — changer fréquemment la bande de nuque ou le casque. Incidents : leur éventualité doit être signalée au moment de la pose de la F. E. — possibilité d'utilisation d'un dispositif sophistiqué d'enregistrement des heures de port (Aledyne Corporation). — le caractère du patient : enfant timide. Il est possible de compenser un port diurne insuffisant. Comment éviter les manifestations douloureuses ? — diminuer l'intensité de la force. dans un traitement d'orthodontie. du côté branche longue . quand on sait que les 3/4 des patients d'un orthodontiste sont composés de cas de classe II. éviter de donner l'image d'une coalition des adultes contre l'enfant. B. nécessitant deux fois sur trois le port d'une F. et type de croissance : — face courte ou moyenne : traction cervicale. par définition. introverti ou bien. est. : déscellement des bagues. Il faut rappeler l'importance de la F. tendance à la rotation postérieure mandibulaire et augmentation de l'étage inférieur de la face. 156). donner de l'expansion à l'arc interne (de 2 à 10 mm). • Les modalités pratiques. dû à une impossibilité matérielle. écarter la branche longue de la joue : rapprocher la branche courte. lorsque les germes des dents de 12 ans sont encore haut placés. Si toutefois la séquence est inversée (7 puis 5). enfant pensionnaire. B. alopécie.Etablissement du plan de traitement — légère bascule du plan palatin vers le bas . douleur de type « arthrite dentaire » sur les molaires d'ancrage. gêne labiale. de 10 h à 14 h ou plus par . — blocage de l'éruption verticale du maxillaire: — vestibulo-version des premières molaires. E. — légère ingression molaire. B. — enquêter auprès de la famille pour vérifier la régularité du port et déceler certaines difficultés. B. en conservant la F. pour atténuer l'ischémie (gouttière en plastique mou. en moyenne. — après accrochage des élastiques. E. 153 24 h selon que l'on souhaite obtenir un simple blocage des molaires ou un distalage de ces dents. B. — légère rotation postérieure. E. E. composante lingualante associée. E. Son port est assez contraignant. c) Traction moyenne : — correction du décalage d'arcades. • F. « téra-bite »). en remontant les branches ou d'une version mésiale en abaissant les branches. BRANCHES ASYMÉTRIQUES : la force exercée du côté de la branche la plus longue est plus importante. très autonome et de personnalité forte .

N. M. etc.032 inches) coulissant sur un arc tique de classe 111. E. Exemple d'utilisation : distalage de 45 avec élas- . — les couleurs vives des bandes et des casques n'ont guère d'effet motivant plus d'une semaine. d) Indications : — traitement des anomalies de la classe II. E. 114a) : points d'accrochage : 36 et 46 (ou 37 et 47) V ou L et 13 et 23 ou mésial aux canines V. 110c). c) Conclusion Ne pas accorder une confiance aveugle au port de la F. avant de s'engager dans un choix irréversible. : la coopération du patient est déterminante dans l'efficacité de ce dispositif. B. La force de traction peut être reportée sur l'ensemble de l'arcade dentaire ou n'agir que sur les incisives ou les molaires ou les canines (crochets coulissants).154 Traitement des anomalies orthodontiques La force est modulable en fonction du diamètre de l'élastique et du mode de port (port continu ou discontinu). tractions intermaxillaires. en cas de douleurs . B. — a) T. — léger recul molaire supérieur. et placés par le patient sur un dispositif fixe (en technique Edgewise. associées ou non à une F.). M. Conséquences . La résultante des forces est oblique ou verticale. Begg. arc de Nance (fig. — perte d'ancrage inférieure. les élastiques de classe II augmentent la D. de prévoir d'autres dispositifs auxiliaires tels : arc palatin (fig. B. le menton s'abaisse et recule. — tester l'enfant si des extractions s'avèrent nécessaires et si le port de la F. Donc. — vestibulo-version des incisives inférieures . 1106). c) Action sur le plan d'occlusion : bascule en bas et en arrière. a 114. — prescrire des sédatifs légers pour les premières nuits. b) Action sur la denture : — égression et mésioversion 36 et 46 . V. I. • Élastiques obliques. e) Contre-indications : face longue. I. B. Les points d'accrochage sont antérieurs ou latéraux et vestibulaires ou linguaux. — changer le type de traction. L'effet de cet élément essentiel de certains traitements d'orthodontie dépend avant tout du degré de motivation du patient. rotation postérieure. Il (en technique de Ricketts). si l'on craint quelques difficultés à ce sujet. Les tractions intermaxillaires (T. et leur mode d'action. • — renforcer constamment la motivation à chaque séance . E. etc. . de cl b) La jig (diamètre : . en cas de difficulté particulière.). M. est indiqué. qui sont beaucoup moins efficaces pour le maintien de l'ancrage. I. Ricketts. ingulaire. — légère égression des incisives supérieures. FIG. Élastiques de classe II (fig. Il peut être prudent. — conseiller la suppression totale du port pendant 2 à 3 jours. sans trop tenir compte des caractéristiques mécaniques. a) Caractéristiques biomécaniques : composantes horizontale et verticale. Les différents types de T. Définition : traction exercée par des élastiques tendus entre les deux arcades.

Variantes : a) Élastiques obliques antérieures : points d'accrochage 12 -> 32 ou 22 -^ 42. M. — aggravation. f) Incidents : — proglissement provoqué par l'étirement des ligaments articulaires. M. E. au maxillaire) (p. verticaux antérieurs (correction d'une béance antérieure avec proalvéolie). B. 1 Ub) : a) Caractéristiques biomécaniques : identiques aux T. — c) T. b) Action sur la denture : — égression et mésioversion des 16 et 26. — Utilisation : correction d'une déviation des milieux. — Contre-indication : lèvre supérieure courte. de classe II. — ingression ou non. 159) . • Élastiques verticaux : c a) Élastiques verticaux antérieurs : points d'accrochage (fig. et à augmenter la dimension verticale. Exemple : 46 -> 43 et 13 -> 46. est prévue . d) Indications : — préparation d'ancrage. ce qui a tendance à corriger des rapports de classe II ou de classe III. molaires supérieures : vestibulo-version et égression. I. rotation postérieure. en méthode Edgewise (disto-version des dents postérieures + F.Etablissement du plan de traitement 155 d FiG. e) Contre-indications : face longue . verticales entraînant une aggravation du sourire gingival. B. Résultantes horizontale (RH) et verticale (RV). É>astiques de classe III : points d'ancrage : 16 et 26. Remarque : ces élastiques sont assez gênants à porter et difficiles à accepter par le patient. 1I4d). — disto-version des 46 et 36. — linguo-version et égression.d'un sourire gingival due à régression des incisives supérieures. — Mode d'action : résultante des forces : . d) Elastiques verticaux postérieurs dits de « criss-cross » pour la correction d'une linguoclusion. 114. E. — douleurs au niveau des molaires d'ancrage ou mobilité exagérée de ces dents. . Conclusion : les tractions élastiques obliques agissent en basculant le plan d'occlusion vers le haut ou vers le bas. I. c) Action sur le plan d'occlusion : bascule en haut et en arrière. — Conséquence : bascule du plan d'occlusion dans le plan transversal. Exemple : 16 L -> 46 V. La récidive se produit après suppression de la traction. I. b) Elastiques verticaux postérieurs : points d'accrochage : vestibulaire sur une dent (dents cuspidées) et lingual sur l'antagoniste (élastiques de « crisscross ») (fig. b) Élastiques de traction de classe II ou de classe III avec accrochage en triangle. si le port d'une F. 114c) : élastiques « en carré » sur 2 ou 4 incisives supérieures et inférieures V ou L. M. — traitement de certaines anomalies de la classe III d'Angle. V ou L et 43 et 33 V ou jig (fig. — Indication : correction des béances antérieures avec sourire édenté. les T.

036 inch) ajusté à quelque distance de la voûte palatine. — moyen d'ancrage (provoque une vestibulo-version des incisives inférieures) : intra-arcades ou interarcades (pour des élastiques de classe II). Utilisation : cet arc permet d'effectuer des déplacements des molaires dans les trois sens de l'espace. . . 115c). — contention d'une expansion maxillaire. L'arc transpalatin peut être soudé. ou de préférence. 115. Arc transpalatin : le U d'expansion est dirigé distalement . Exemple : 13 L -> 23 L. • Elastiques horizontaux. 115è. — b) Arc palatin et arc transpalatin (1). démontable et placé dans des fourreaux linguaux (sheath). 115. FIG. Variante : arc de Nance. Arcs linguaux et palatins. linguoclusion des prémolaires et molaires. et constitué par un fil rond.2). 119): — point d'ancrage pour des tractions élastiques sur canine en ectopie vestibulaire. Utilisation : — conservation de l'ancrage (v. de fort diamètre (. placé au maxillaire. — Élastiques transversaux unimaxillaires. 115è. fixé sur les premières molaires inférieures et comprenant deux V d'expansion. l'extrémité distale est légèrement à distance de la bague. ou bien au 9/10e mou. . vestibuloclusion exagérée des prémolaires et molaires maxillaires (16 V -> 46 L). Il comporte une pastille de résine sous le raphé médian (fig.156 Traitement des anomalies orthodontiques Ce type d'arc peut être soudé ou démontable par le praticien. Utilisation : — conservation de l'espace de dérive mésiale (passif). — correction d'une linguo-version des molaires (actif). Définition : dispositif fixe ajusté au contact des collets linguaux des dents et constitué par un arc rond de fort diamètre relié à deux bagues molaires. 2) : Définition : dispositif fixé passif ou actif reliant transversalement les faces linguales des dents de 6 ans. — Indications : . 1) : Description : arc passif au 8/10e dur avec deux V d'expansion. Variantes : boucle d'expansion médiane de contraction ou d'expansion (fig. molaires inférieures : linguo-version et égression. Ces arcs peuvent être réalisés au maxillaire (arc lingual) ou à la mandibule (arc palatin). • Arc lingual (fig. • Arc palatin (fig. pour la correction d'une vestibuloclusion exagérée antérieure (canine ou première prémolaire). 115b. • Arc transpalatin (T-Pal) (fig. p. FIG. 115a) : Description : arc passif au 8/10e dur. sa fermeture entraîne une rotation disto-vestibulaire des premières molaires et une contraction de la distance intermolaire (2). — a) Arc lingual (en vue linguale) .

(fig. Le Quad'hélix. pour éviter une vestibuloversion des molaires. prémolaires et canines. 116/. le périmètre d'arcade est augmenté au niveau antérieur. — a) Le quad'hélix en bouche. Pose : avant scellement. . activation immédiate d'environ 8 mm ( + ) des bras latéraux (forme en W) (fig. en modifiant leur inclinaison axiale. linguocclusion ou inclusion palatine. B.Etablissement du plan de traitement 157 — Association d'une F. Mode d'action : il provoque une rotation distolinguale des molaires et une expansion au niveau des molaires. FIG. et d'un arc transpalatin.). B. — Solidarisation des secteurs latéraux (molaires et prémolaires). N. comportant 4 boucles hélicoïdales (d'où le nom de Quad'hélix). Définition : appareil fixe d'expansion soudé sur deux bagues molaires et utilisable au maxillaire. Cet arc est soudé sur 2 bagues ajustées sur les premières molaires supérieures. Description : arc palatin en fil rond de fort diamètre (. — Moyens d'ancrage pour la correction d'une ectopie canine. avant pose (forme de W) (d'après GUGINO). En conséquence. — Correction des rotations molaires symétriques ou asymétriques avec un dispositif multi-attaches. — c) Arc de Nance : pastille de résine prenant appui sur la muqueuse palatine et arc de diamètre 9/10 soudé sur deux bagues molaires. 115. Il existe une variante à la mandibule dénommée « Bihelix ». : l'arc transpalatin ne permet pas d'éviter la perte d'ancrage.036 inch). E. c) Variante : action antérieure associée. h) Le quad'hélix activation. 116a). 116. FIG. traction haute.

018 x . dans la direction souhaitée et sur une distance déterminée. Durée de port : la durée totale de l'expansion ne doit pas dépasser trois mois. et L. grâce à l'effet de torque (fig. les promoteurs de la technique Edgewise ont mis au point des dispositifs adaptés et des systèmes mécaniques particuliers : Les dispositifs fixes : a) Les éléments de fixation : brackets soudés sur des bagues ou des attaches collables (synonymes : boîtier. Remarque : ce dispositif est d'un maniement très délicat.. B. E. Ces méthodes proposent des objectifs chiffrés pour le recul du secteur incisivo-canin. p. B. en France). Muller.025 ou . m Historique. grâce à la « préparation d'ancrage ».158 Traitement des anomalies orthodontiques Dernier critère : invariabilité des diamètres transversaux de l'arcade. Thurow) ont contribué à l'amélioration et à la diffusion de cette méthode aux États-Unis et. • Principes thérapeutiques. cette hypercorrection récidivant après dépose. de classe II et de classe III. Strang. 118). • Principes mécaniques. L'arc solidarise toutes les dents d'une arcade (fig. p. dans les cas traités par la méthode Edgewise. N. 1. — Séquences de traitement standardisées. dans les pays européens. cette méthode étant mieux adaptée au recul du secteur antérieur. Conséquence : il est possible de déplacer les apex. Indications : — endoalvéolie maxillaire avec latéro-déviation. Entre des mains peu averties. 118). — Il est fait un large usage des dispositifs précédents surtout F. Cette technique a révolutionné les méthodes de traitement au cours des années 60. en fin de traitement (fig. Des praticiens américains de la génération suivante (Tweed. dans les trois sens de l'espace. Aperçu de la technique Edgewise. : pour obtenir l'équivalent en millimètres. — Solidarisation des dents d'une arcade. . et éventuellement arcs linguaux ou palatins. en Europe. — Les objectifs de traitement sont déterminés en fonction d'un bilan orthodontique complet. La précision de la technique est telle que les résultats peuvent correspondre aux objectifs. I. et T. 118). c'est le « contrôle de l'ancrage ». s'en ressent. Définition : l'ancrage est le secteur sur lequel prend appui un dispositif actif pour le recul d'une dent ou d'un groupe de dents. b) Les arcs : en fil d'acier rond dans le premier stade du traitement et rectangulaire ultérieurement. — Pour l'obtention de ces différents critères. — préparation d'ancrage (rotation disto-linguale des premières molaires) ou moyen d'ancrage (méthode de Ricketts). On recherchera une hypercorrection : cuspides primaires supérieures en contact avec les cuspides primaires inférieures . ce qui implique le contrôle continu du sens transversal tout au long du traitement sur des chartes représentant une arcade idéale.022 x . — Edward Angle a été l'inventeur et l'initiateur de la technique de 1' « Edgewise-Arch » dans les débuts du siècle. après la guerre. Les dispositifs auxiliaires : F. • Les dispositifs. • Le contrôle de Vancrage. Activation : toutes les 6 semaines. Un des principes essentiels de la technique Edgewise. console. 1 19). — Contrôle du déplacement des dents postérieures dites « dents d'ancrage » (v. aux États-Unis. et recherche de mouvements dentaires en translation parallèle. O'Meyer. D i m e n s i o n s du fil r e c t a n g u l a i r e utilisé : . à l'aide d'une pince à trois mors courbée (pince « 3 becs ») : — l'activation au niveau antérieur (emplacement n° 1) provoquera une rotation mésio-vestibulaire des premières molaires et une expansion à ce niveau: — l'activation au niveau latéral (emplacement n° 2) permet l'expansion transversale des secteurs latéraux et la rotation disto-vestibulaire des deuxièmes molaires (compense le premier mouvement). verrou). La lumière de ces brackets est rectangulaire et perpendiculaire à la base du support (fig. M. X.028 inches. M. Le pourcentage important d'extractions. aux dimensions des brackets. 8 1 / p. 81e). H. — Coordination des deux arcades à l'aide d'arcs idéaux (fig. Enfin les appareils orthopédiques ne sont jamais utilisés. E. Ce dernier fil s'adapte. 119). par l'intermédiaire de quelques pionniers (R. Les analyses céphalométriques les plus utilisées actuellement pour l'élaboration du plan de traitement sont l'analyse de Tweed (v. on divise par 4 en première approximation. B. avec un jeu minimum. 58) et l'analyse de Steiner. — Contrôle du déplacement des dents. il peut provoquer des catastrophes. adaptée au type de croissance et T.

159 — Modalités. de classe III. Ces arcs rectangulaires de finition.Elle se fera à l'aide d'arcs idéaux qui sont caractéristiques de la méthode Edgewise..Établissement du plan de traitement Les différents types d'ancrage — Ancrage maximum : les objectifs de traitement prévoient un recul maximum des canines et des incisives : cas de forte biproalvéolie avec 4 extractions.. (6 à 6 ou 7 à 7) sont placés le plus rapidement possible. dont la section est pratiquement identique à celle des brackets. Elles sont effectuées à l'aide d'un arc en fil d'acier rond . M. E. . de molaire à molaire. afin de rendre solidaires les dents d'une arcade et de pouvoir incorporer les courbures adéquates : « tipback-bends » ou/et courbe d'occlusion inversée sur l'arc. par analogie. — Ancrage nul : aucune précaution particulière n'est prise pour éviter le mésialage provoqué des secteurs postérieurs (perte d'ancrage maximum). I. d'une « Jig » (dispositif auxiliaire coulissant sur un arc principal et permettant de reporter la pression distalement) (fig. en Edgewise (« tip-backs bends »). M. B.018 inch ou d'un fil rectangulaire de plus petit diamètre que la lumière du bracket. — Des arcs continus. Ces courbures peuvent être d'intensité modérée ou maximum. D. De plus. — Préparation d'ancrage selon Tweed : les « tipback-bends » (courbures de version distale) (fig. on pourra utiliser l'une des arcades comme ancrage pour des T. — Ancrage modéré : cas de D. 1146). Les canines inférieures doivent être distalées de 4 mm et le reste de l'espace disponible peut être perdu par le mésialage des secteurs latéraux (perte d'ancrage provoquée).. techniques : — cette séquence du traitement peut être effectuée à l'aide d'une F. de classe II ou de classe III.. sont destinés à la réalisation des objectifs occlusaux idéaux. — Principe : disto-version des dents postérieures (molaires et prémolaires) pour résister aux tractions des T. le principe d'un piquet de tente enfonce obliquement pour résister à la traction des sandows. M. • Solidarisation des dents Wune arcade. C'est. I. M. de T. On cherche à éviter tout déplacement mésial des secteurs latéraux. 88e). FIG. — Les courbures de préparation d'ancrage. — Il sera effectué grâce à l'effet de torque (fig.. de classe II ou de classe III. prévisible de 8 mm. Les moyens de contrôle de l'ancrage : la préparation d'ancrage est une des caractéristiques de la technique. • La coordination des deux arcades. 117). LAMORLETTE). . • Le contrôle du déplacement des apex : le torque. 118. — Exemple de coordination des arcs idéaux arec les courbures de premier ordre en technique Edgewise (redessiné d'après D. I. Ils sont façonnés FIG 117. En noir : arc mandibulairc: en blanc : arc maxillaire.

• Les séquences de traitement. dans le sens horizontal (fia. 118). mésialement aux 13 et 23). soit réalisées à la demande sur des chartes standards. les barrettes de Whitman et les ressorts de traction. b) Radio panoramique : distalage des canines. a) Le casque. — Les forces directionnelles.La technique Edgewise comporte des séquences de traitement très codifiées. dans un même temps (vue intrabuccale). 88e). . sur des formes d'arcades. que l'on retrouve avec qodq . c) Bistalage des 4 canines. Ces arcs comportent trois types de courbures : — les courbures du premier ordre. 115): — les courbures du troisième ordre : c'est l'effet de torque (fig. 119.. soit préfabriquées. dans le sens vertical (tip-back. 116): — les courbures du deuxième ordre. Ils sont coordonnés l'un à l'autre afin d'assurer des relations vestibulo-linguales harmonieuses (fig. en translation (zone d'apposition radio-claire d'épaisseur égale. tip-forward) (fig. stade de recul en masse des incisives inférieures.160 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. la distance intercanine initiale étant respectée.

— préparation d'ancrage. l'évaluation de l'ancrage et le contrôle des résultats (v. Indication : cas de classe I (ou de classe II) avec biproalvéolie importante. La méthode de Ricketts constitue un tout cohérent. dans la direction souhaitée. b) Recul bimaxillaire en translation des 4 canines dans un même temps. Ancrage musculaire et cortical. sur des crochets soudés. m Les forces directionnelles (variante récente de la méthode) : — dispositif actif : F. B. • La simulation ou « set-up » céphalométrique. 119) . (fig.0215 x . Déplacement des dents. Aperçu de la technique de Ricketts. — dépose des bagues ou des attaches collées.— Quatre situations peuvent se présenter. 161 FIG. 7. etc. pour une plus grande efficacité des mouvements dentaires : ingression des incisives inférieures : — placer les racines contre la corticale externe. tout au long du traitement. 5. — contention. Toutes les dents sont baguées (y compris les deuxièmes molaires). Concept de l'hypercorrection. une « philosophie orthodontique ». p. — recul des secteurs antérieurs mandibulaires. E. — intercuspidation. 4. Utilisation d'une méthode systématisée d'approche du diagnostic et du traitement. 64). richement vascularisé. — Cette représentation graphique est effectuée à l'aide de la téléradiographie de profil initiale. 6. Intérêt de la technique : a) Pas de perte d'ancrage et aucune incidence sur l'angle FM A. sur une période de 1 à 3 ans. • Le contrôle du torque pendant le cours du traitement. — Le nivellement de la courbe d'occlusion.Établissement du plan de traitement pour toutes les solutions thérapeutiques adoptées : — alignement. p. est reportée sur le tracé de début : ce qui revient à allonger certains axes et à faire varier leur orientation sur le céphalogramme ( v. Utilisation de dispositifs sectionnels (arcs segmentés). La coopération pour le port de ce type d'appareillage doit être excellente. cumulée avec les effets prévisibles du traitement. Aperçu des méthodes de simulation p. — utilisation de la « Jig » (fig. 8. dans lequel le plan de traitement comporte un recul maximum des secteurs incisivo-canins après extraction de 4 premières prémolaires. Le déplacement des canines en translation est contrôlé. 119). 3. après extraction des premières prémolaires. tout en maintenant des résultats de qualité. nivellement (fig. 114/)). de la démarche diagnostic au plan de traitement et à sa réalisation pratique. 9. pour le planning thérapeutique. Elle conditionne la réussite du traitement. les barrettes sont placées entre incisives centrales et latérales. est nécessaire : — placer les racines dans l'os spongieux. L'intérêt de cette procédure c'est de représenter des « objectifs de traitement visualisés » c'est-à-dire une sorte de maquette d'évaluation. Corriger le sens vertical avant le sens antéropostérieur. — finition à l'aide des arcs idéaux. sans ancrage postérieur. 10. puis maxillaires. à l'aide d'objectifs visualisés. Utilisation de dispositifs préfabriqués. support de la force directionnelle. pour le recul des molaires. utilisée comme moyen d'ancrage (v. 2. dans le but d'établir ou de retrouver une fonction meilleure. Débloquer la malocclusion au cours de séquences progressives de traitement. 56). La méthode « bioprogressive » est fondée sur dix principes diagnostic et thérapeutiques : 1. en appliquant un taux de pression approprié et des forces légères. Ces barrettes sont reliées au casque de traction par des dispositifs actifs : élastiques ou ressorts comprimés. Modifications orthopédiques.028 d'inch). à traction moyenne comportant des « barrettes de Whitman » qui coulissent mésialement aux canines. 120. ce qui permet une plus grande efficacité au cours du traitement. Pour le recul en masse des incisives. ce qui accentue l'effet de torque. sur un arc lourd (. L'estimation des transformations dues à la croissance. au cours des déplacements radiculaires. dans lesquelles le contrôle du torque. c) Renforcement de l'ancrage par un phénomène d'entraînement sur l'arc. . Contrôle du torque. 120) .

. • L'ancrage musculaire et cortical : a) L'ancrage musculaire : les procédés de traitement doivent tenir compte de la force relative des muscles en fonction de la typologie faciale. : le déplacement s'effectue pendant une certaine période de temps à travers l'os cortical : dents en cours de désinclusion. Permettre la stabilisation. Au maxillaire l'expansion de l'arc facial (5 à 10 mm avant insertion) et l'utilisation de la corticale sinusale. recul du point A. donnent les mêmes effets d'après l'auteur. pour Ricketts : déplacement d'une canine : 75 à 100 g . doué de propriétés métallurgiques particulières. Contrôle des forces musculaires s'exerçant au niveau des dents : hypercorrection d'une expansion. A la mandibule. ce qui n'entraîne que peu ou pas de retentissement sur la croissance mandibulaire. Déplacement radiculaire au-delà de l'idéal. L'hypercorrection est destinée à compenser les ajustements biologiques post-thérapeutiques. au niveau radiculaire. Lutter contre la récidive des modifications orthopédiques. • Les modifications orthopédiques. On doit donc différencier le port d'une force extrabuccale. le traitement est plus efficace en fonction des possibilités de modifications orthopédiques.. pour une stabilité ultérieure : hypercorrection d'une rotation. bascule du plan palatin . ce placement des racines des premières molaires. donc à provoquer une rotation postérieure . Ce dispositif peut également affecter l'inclinaison du nez et même les tissus mous.162 Traitement des anomalies orthodontiques dans la direction de croissance. • Concept de P hypercorrection.Chez le jeune enfant. p. si les incisives ne sont pas baguées.. • Corriger un recouvrement incisif excessif avant de traiter un surplomb excessif. de l'ordre de 450 g peuvent être appliquées à l'aide d'une F. Cette procédure sera indiquée dans quatre cas : 1. Ceci peut être effectué selon deux types de procédure (v. E. au maxillaire supérieur à l'aide du Quad hélix qui permet à la langue de s'élever et de maintenir les arcades dentaires dans leur nouvelle position. en fonction de la segmentation des arcs : — égression des dents postérieures. dans l'optique d'une modification orthopédique. Par exemple. L'occlusion. Ce type de déplacement nécessite plus de temps et de précautions . Ces différentes caractéristiques permettent d'obtenir des forces dites « biologiques ». • Concept du traitement précoce. B. — dans le sens transversal : expansion lente de la suture médio-palatine. b) L'ancrage cortical : le placement des racines des molaires dans la corticale vestibulaire externe offre un moyen biologique de résistance au déplacement mésial : à ce niveau. le fil Elgiloy et à des formes d'arcs adaptées. ce qui paraît d'ailleurs contestable. ingression des 4 incisives inférieures : 60 à 80 g.. c'est-à-dire de changements au niveau des bases osseuses et le port d'une force extrabuccale destinée à déplacer les dents ou à maintenir les molaires maxillaires au cours d'un traitement d'orthodontie. soit 15 g par dent . 183). Ceci permet de stabiliser les molaires d'ancrage afin d'en limiter leur déplacement. 3. Ceci rétablira un environnement — mouvements de torque pour remodeler l'os cortical. — ingression des incisives supérieures ou inférieures. — mouvements de torque nécessaires au placement des dents dans des conditions occlusales idéales : parallélisme des racines en fin de traitement. 4. l'os cortical est moins vascularisé que l'os spongieux et moins facilement résorbable . Exemples de types de forces optima. pour Ricketts. pour les 4 incisives supérieures : 160 à 200 g. est effectué à l'aide d'un torque corono-lingual et d'un certain degré d'expansion molaire. ce qui a tendance à augmenter l'étage inférieur de la face. • Taux de force optimum (v. d'après Ricketts. Elles entraînent des modifications : — dans le sens antéro-postérieur : changements . ce qui conduit à rechercher une relation de légère classe III molaire à la fin du traitement actif. p. . division 1. Le traitement doit être entrepris précocement en vue de débloquer la malocclusion. il est tout à fait indispensable que la supraclusion soit corrigée. 119). sur bagues. au cours de la contention : hypercorrection d'un cas de classe II. dans un type de face longue peut s'ouvrir plus facilement et provoquer une rotation postérieure de la mandibule. Cette force optimum est délivrée grâce à un fil de diamètre minimum. — La pression optimum est d'environ 100 g par cm 2 . des forces lourdes. dans la corticale. 2. — Pour la stabilité de la fonction. L'hypercorrection des anomalies orthodontiques sera recherchée en fonction des ajustements fonctionnels futurs qui contribueront à l'équilibration terminale du traitement.

p. 83a). et KESLING P. suivants : • Méthode de Burstone : — les étapes du traitement dans la méthode de l'arc segmenté.030 inch) à celle du fil utilisé (. Tous les dispositifs utilisés sont préfabriqués ou préparés à l'avance : ressorts de rétraction de canines. 115r). traction intermaxillaire (fig. et GAUMONT G.016 x . en arcs segmentés. etc. L'arc de base de Ricketts est un dispositif particulièrement efficace pour le traitement des supraclusions. permettant le déroulement normal des fonctions. I. ou de molaire à première prémolaire . h) Rétracteur de canine inférieure (diamètre . 1973. des angulations mésio-distales. pour l'obtention d'une occlusion équilibrée. Quad'hélix (fig. D. (fig. force extrabuccale.016 inch) ce qui permet d'éviter. p. soit par un orthophoniste. Le fil : le fil utilisé est de diamètre . vol. Les tubes molaires et les attaches des incisives supérieures et des canines. F. d'après l'initiateur de la méthode. afin de placer les apex en bonne position sans incorporer de courbures du deuxième ordre sur les arcs. 39. 1972. Méthode de Bcgg : théorie et technique orthodontique de Begg : BEGG P. consulter les ouvrages ou articles en français. FIG. entre premières molaires et incisives (diamètre .016) (d'après GUGINO). présentent. 745-758. des dispositifs auxiliaires : arc de Nance (fig. Il présente des caractéristiques métallurgiques particulières : il s'agit d'un fil semi-précieux et semi-mou (Elgiloy bleu). traduction G. 309-340.018 x . — L'arc segmenté de Burstone : BOURGOIN G.Établissement du plan de traitement musculaire et morphologique satisfaisant. etc. C. soit par un kinésithérapeute.. ce qui permet un taux de flexion en charge faible. des canines supérieures et inférieures. et en Europe. ce qui augmente l'efficacité du traitement et offre la possibilité de se consacrer plus longuement au planning et au contrôle de ce traitement. 1968. Différentes modalités de réglage permettent d'en varier les effets — expansion antérieure — rétraction. les courbures du deuxième et troisième ordre (fig. Au niveau des incisives supérieures. A.016) (d'après GUGINO) et T. : L'Orthodontie française. 1 \6a). Les dispositifs auxiliaires : il est également fait un large usage dans la méthode de Ricketts. LES THÉRAPEUTIQUES NON MÉCANIQUES La rééducation de la déglutition primaire. Le passage aux arcs continus ne se fait que dans les derniers stades du traitement (fil de diamètre . pare-choc (fig.016 x . S. J. au cours du stade actif du traitement. • Les dispositifs : 163 Les brackets : l'effet de torque au niveau des brackets est donné par une angulation de la lumière par rapport à la base. M. ce qui permet de ne pas exercer des forces excessives. Prélat. et coll. 121). 122. Cette rééducation sera conduite. les brackets sont prétorqués et pré-angulés et de lumière supérieure (. MONTEIL R. de plus. — a) L'arc de base à la mandibule. 110c/). — Pare de base et ses variantes : il solidarise les premières molaires et les incisives. : Revue d'O. etc. Deux autres techniques multibagues ou multiattaches sont également très utilisées aux U. DE COSTER. — ressorts pour distalage des canines : force légère et continue (fig.Olôinch. Cette angulation est différente selon les dents. 114<r/). soit tout . Les arcs : la technique se caractérise également par l'utilisation d'arcs segmentés : — arcs segmentés latéraux : de molaire à canine.. Pour plus de précisions. de classe II. tome VII. pour 60 à 90 % des cas.. 122a). A. édit. arcs de base de types variés. Cette préangulation est également très utile au cours de la phase finale du traitement. R.022 inch). n" 3.

échec : la rééducation de la déglutition est assez aléatoire. simplement par le praticien traitant (actes remboursables). — recherche de contacts dentaires. au niveau du parodonte et de l'A. 123a et b) : b) Pendant le traitement d'orthodontie — à éviter si possible — pour dispenser le patient d'une contrainte supplémentaire s'ajoutant au traitement d'orthodontie . T. et des difficultés qu'elle provoque au cours du traitement absence de contacts dentaires). — après correction d'une endoalvéolie maxillaire avec latérodéviation . c'est l'âge idéal : a) Avant tout traitement orthodontique : si les seules anomalies constatées proviennent apparemment du suçage du pouce et de la langue. pour des patients prédisposés. Indications de la rééducation : — proalvéolie avec béance antérieure légère. — Inconvénient : les engrammes (v. en se souvenant des risques que la persistance de la déglutition primaire fait courir chez l'adulte. lors du premier temps buccal de la déglutition . une rééducation peut être tentée sans traitement orthodontique immédiat (fig. . la langue peut s'adapter spontanément à ces nouvelles conditions . — avant traitement d'une biproalvéolie.. Le moment de la rééducation : entre 8 et 10 ans. p. qui constitue l'indication la plus favorable . 25) sont beaucoup plus difficiles à modifier. — Effets d'une rééducation de la déglutition primaire (béance antérieure avec proalvéolie initiale). Succès . c) Rééducation après le traitement mécanique : — Avantages : les conditions morphologiques sont améliorées. au cours du développement de la pensée logique.164 Traitement des anomalies orthodontiques P'IG. M. à partir de 11-12 ans. en relations de classe I. 123. elle doit être absolument tentée avec conviction.

Vusure des faces proximales (stripping). M. destinée à corriger un encombrement mineur. pour les six dents antérieures. 243-258 et indice de Le Huche (« Le Huche ». Indice de Peck et Peck. Indication : lèvre supérieure courte . le haut-bois : malocclusions de la classe III. Instruments de musique et exercices labiaux : les instruments à vent. p. La chirurgie oro-faciale. elle est contre-indiquée si la lèvre supérieure est courte. J. — mise en place sur l'arcade. D. — la morphologie coronaire : couronnes triangulaires : condition favorable. — La trompette : béance antérieure et hypotonicité labiale. édit. Définition : diminution de l'épaisseur des faces proximales des dents du secteur antérieur.Établissement du plan de traitement La myothérapie. — intervention sur les tissus mous : résection des freins labiaux. Rappel : épaisseur d'émail à ce niveau : 5 à 8/10e de mm (v. — dégagement chirurgical des dents incluses. — La flûte : malocclusions de la classe II . persistance L'amélioration constante des-techniqnes chirurgicales conduit à leur accorder une place de plus en plus importante dans le traitement des anomalies . Les deux préoccupations majeures qui doivent guider toutes ces interventions sont d'éviter tout traumatisme psychologique malgré la bénignité apparente des actes opératoires et d'avoir toujours à l'esprit le respect du parodonte au cours du temps chirurgical. mesurée) . — La clarinette. il doit remonter le jeton jusqu'aux lèvres sans utiliser les dents. par excès mandibulaire. pour augmenter l'effort musculaire. ou enclavée. au fur et à mesure des progrès. Conditions d'utilisation : trois paramètres doivent être envisagés : — l'état des dents et le degré d'hygiène buccale : — les proximités radiculaires et la forme des septa . — intervention sur des unités dentaires : extraction. — deuxième exercice : le cordonnet est attaché sur un support fixe ou tenu par la maman. Prélat. firme « Lancer Pacific »). Gain de place escompté : au maximum 1. d'une dent en cours de désinclusion. germectomie. Revue cFO. : avril 1975. — dysharmonie dento-dentaire. F. plusieurs fois par jour.). Progressivement. la flûte augmente la tonicité de la lèvre supérieure. Indication : hypotonicité labiale . Gymnastique des muscles : a) Gymnastique des muscles masticateurs : mastication de chcwing-gum fluoré ou de plaquettes plastiques (Térabite. D. chirurgie Sous ce vocable. Son utilité est contestée par certains. Indications : — traitement avec extraction de deux prémolaires supérieures en classe II thérapeutique. La flûte est également indiquée pour les malocclusions de la classe III présentant des lèvres supérieures courtes. après traitement (encombrement tertiaire) . on ajoute des jetons de couleur différente. destinés à améliorer la fonction de certains faisceaux musculaires déficients. résection du frein de la langue .5 à 2 mm. LA La CHIRURGIE orthodontique. peuvent également constituer un moyen complémentaire — et agréable — de traitement. élimination d'odontome ou de dents surnuméraires et également transplantation . particulièrement à la mandibule. — récidive de l'encombrement incisif. et bloquée par un diastème légèrement insuffisant . d'un encombrement léger à la mandibule (pas plus de 2 à 3 mm de D. le patient exécute des exercices de traction à l'aide d'un bouton fixé au cordonnet et maintenu par les lèvres. sont regroupées des interventions de nature très diverses qui rentrent dans le cadre des moyens thérapeutiques d'un traitement d'orthodontie mais ne sont généralement pas pratiquées par le spécialiste en orthodontie. selon le mode de préhension de l'embouchure. b) Gymnastique des muscles labiaux (la méthode de Garliner) : — premier excercice : l'enfant tient entre ses lèvres un cordonnet de 20 cm dans lequel est passé un jeton perforé. 165 Définition : exercices volontaires de la musculature faciale.

125a. dans les cas sévères : prognathie inférieure avec béance antérieure et dimension verticale augmentée (fig. latérognathies. — les deux alternatives : . avec extraction de 35 et 45. soit à diminuer. qui évitent le blocage intermaxillaire. ostéotomie de rotation (fig. la consolidation s'effectuant mieux). 125c). pour certains auteurs. Définition : interventions chirurgicales portant sur les maxillaires et destinées.. b). LE TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA PROGNATHIE INFÉRIEURE : orthodontiques majeures. 124 et 126). en cas d'excès de structure osseuse : résection d'un fragment osseux (ostectomie) : . ' b) Age d'intervention : à la fin de la croissance ou parfois plus tôt (12 à 13 ans. — temps chirurgical complétant ou précédant le temps orthodontique. L'extraction des deuxièmes prémolaires est pratiquée en fonction du trait de section qui passe à ce niveau (fig. micrognathies. 124. de la région sus-angulaire au trigone. Indications : prognathies inférieures vraies. Les indications : — anomalies des bases osseuses dont la correction est impossible ou aléatoire par des moyens orthodontiques chez le jeune patient . Les différents types d'interventions : a) Ostéotomie intéressant la totalité du corps de l'os : — les procédés : ostéotomie de glissement (fig. par attelles de contention bimaxillaires ou par tractions élastiques sur arcs lourds Edgewise ou encore par des plaques vissées. • • a) Les techniques : la voie d'abord endobuccale sera toujours recherchée. mais réticents devant la durée et les contraintes d'un traitement d'orthodontie classique . Les traitements chirurgicaux des maxillaires ou « ostéotomies ». Ostéotomies totales : elles portent sur la branche montante ou sur la branche horizontale. — patients adolescents ou adultes. dite « ostéotomie segmentaire ». — Ostéotomie rétromolaire de Converse. 124). Les deux types d'ostéotomie portant sur les branches montantes et horizontales peuvent être associées.. la dent de sagesse inférieure étant extraite (fig. c) Immobilisation : 6 semaines. Généralités. que ce soit par des interventions précoces ou tardives portant sur les tissus durs ou sur les tissus mous. FIG. . 126a) (technique d'Obwegeser et Dalpont). Technique : ostéotomie de glissement : le nerf dentaire est placé dans une logette prévue à cet effet. b) Ostéotomie limitée à la région dento-alvéolaire. — patients motivés. 125c. soit à augmenter les dimensions des structures osseuses.166 Traitement des anomalies orthodontiques Interventions portant sur la mandibule. Intervention sur les tissus durs. en or blanc. anomalies mandibulaires du sens vertical (excès vertical postérieur ou/et antérieur). chez lesquels il est impossible d'obtenir des modifications des bases osseuses . procédé de Obwegeser n° 2 : section antéro-postérieure entre les deux corticales de la branche montante et tranchée horizontale. — Ostéotomie portant sur la branche horizontale : ostéotomie rétromolaire de Converse. — Ostéotomie portant sur la branche montante : Technique : ostéotomie de glissement ou ostéotomie de glissement et de rotation . en cas d'insuffisance du volume osseux : ostéotomie + interposition d'un greffon.

b) Avancement : — section du bord basilaire et avancement simple (corticotomie (fig. 125. ou complémentaire d'une ostéotomie de la mandibule (résultats esthétiques inconstants). Procédé de Obwegeser : le plus grand fragment est avancé au lieu d'être reculé.Etablissement du plan de traitement 167 FIG. récidives dues aux tractions musculaires et à la langue. Ostéotomie de rotation. c) Technique d'Obwegeser et Dalpont pour un excès lertical arec béance antérieure et latérale. — Correction d'une malocclusion de la classe II : déplacement distal en bloc du secteur antérieur incisivo-canin et de la première prémolaire. — Correction d'une supraclusion incisive avec . avec désinsertion des muscles masticateurs. risques : retard de consolidation. LE TRAITEMENT DE LA MICROGNATHIE OU DE LA RÉTROGNATHIE INFÉRIEURE : supra-alvéolie inférieure : résection osseuse sous les racines des dents du secteur antérieur et rotation vers le bas. Génioplastie : a) Diminution de l'éminence mentonnière. — section du bord basilaire ce qui diminue la dimension verticale et utilisation d'une partie du fragment comme greffon au niveau d'une symphyse trop plate (bons résultats). — a) Technique de Obwegeser n° 2. b) Le trait de section de la technique Obwegeser-Dalpant. 127). perte de sensibilité des incisives inférieures. 126a). par voie endobuccale : il s'agit d'une intervention isolée. pour éviter la récidive (fig. Ostéotomie segmentaire : elle intéresse le secteur alvéolaire antérieur. d) Incidents.

FIG.168 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. b) Ostéotomie de recul (prognathie inférieure). richement vascularisé et relié à la base du crâne par la suture ptérygo-maxillaire et les branches montantes. 128. — Génioplastie : section du bord basilaire et avancement. — a et b) Ostéotomie de recul en masse du maxillaire. • Interventions portant sur le maxillaire. des os propres et des molaires : intervention gravissime réservée à des cas tératologiques (Crouzon. Apert). Problèmes spécifiques : le maxillaire est un os fortement pneumatisé. 127. FIG. du type Lefort I (cas de classe II. . division 1). 126. extraction des 18 et 28. Ostéotomie totale : elle reproduit les traits de fracture du type Lefort III : avancement des hémimaxillaires. — a) Ostéotomie d'avancement (micrognathie ou classe IIJ.

b). séquelles de fente labiale ou de fissure palatine. 129a. UM). 128. a) Vue latérale après extraction des premières prémolaires. En cas de béance. — Correction d'une béance : intervention de FIG. — c) Ostéotomie a"avancement arec pose de greffons (cas de brachygnathie maxillaire). 129. Cette intervention nécessite l'extraction des premières prémolaires supérieures. Ostéotomie basse (dite de Guérin) : le tracé de l'ostéotomie reproduit les traits de fracture du type Lefort I (fig. b) Vue de 3/4 avant. ce qui permet la correction de la supraclusion (fig. — Correction des cas avec supraclusion : intervention de Wassmund : bascule postérieure et élévation du bloc réséqué. 128a et b) avec avancement ou recul. 128c). cette intervention est associée à un abaissement du maxillaire et à la pose d'un greffon (fig.Établissement du plan de traitement 109 FIG. . On différenciera les cas avec et sans béance. classe II. — Ostéotomie segmentaire de Wassmund. Indications : correction d'une malocclusion de la classe II sévère (À N B > à 10°. pour certains). brachygnathie (fig. division 1. Indications : hypoplasie maxillaire. d) Abaissement et pose d'un greffon. excès de hauteur verticale avec sourire gingival. Ostéotomie segmentaire : l'intervention est limitée au secteur alvéolaire antérieur ou au secteur alvéolaire dans son entier.

Le trait de section passe au-dessus des molaires et prémolaires. Une résection osseuse au-dessus de ce plan de coupe permet de diminuer la dimension verticale d'occlusion (fig. technique de Dautrey : extraction de la première prémolaire et ostéotomie segmentaire. Glossotomie : diminution du volume lingual. ce qui évite la récession gingivale et réduit la pression de la lèvre inférieure sur les incisives. — a) Technique de Schuchart. biproalvéolie. Schuchart : extraction des dents de sagesse. parfois pose d'un greffon dans la berge. Indications : cas de classe III. Traitement de Vendognathie maxillaire : expansion chirurgicale à l'aide d'un trait de section uni ou bilatéral. Technique d'intervention : il s'agit. parasagittal jusqu'à « l'articulation ptérygomaxillaire ». qui permet l'avancement et l'élévation du fragment (fig. le plus souvent. d'une résection losangique médiane au niveau de la pointe (fig. .170 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. FIG. béance antérieure et latérale. Expansion chirurgicale. Rhinoplastie. Chéiloplastie : réduction de l'épaisseur des lèvres. 130è). 131). avec ou sans ostéotomie associée. 130. 131. béance incisive. 130a). — Une glossotomie : exemple de tracé de la résection (selon DEPLAGNEJ. du type prognathie inférieure. Interventions sur les tissus mous. Approfondissement du sillon gingivo-labial antérieur. b) Technique de Dautrey.

Les techniques chirurgicales modernes s'orientent vers une association étroite entre l'orthodontie et la chirurgie. — Deux choix thérapeutiques sont possibles avec des variantes. e) Solution 5. Ceci peut transitoirement aggraver les anomalies.Principes de traitement des anomalies orthodontiques L'orthodontie préchirurgicale. FIG a) Solution 1. en latéralité (fig. — Les alternatives thérapeutiques et leurs conséquences occlusales. d) Solution 4. Le traitement chirurgical peut être précédé d'un traitement d'orthodontie. et d'éliminer les com- 171 pensations dentaires avant chirurgie.' lrc option : solution 1 : diastèmes pour les incisives latérales conservés ou augmentés. m Les alternatives thérapeutiques. b) Solution 2. .implants ou conservation des LATÉRALES Traitement des agénésies bilatérales. c) Solution 3. — prothèse : bridge fixé ou collé — prothèse adjointe squelettée . 132. dont l'objectif est d'établir de bonnes conditions de coordination des arcades dentaires. après intervention. LES PRINCIPES DE TRAITEMENT DES ANOMALIES ORTHODONTIQUES LE T R A I T E M E N T DES AGÉNÉSIES TRAITEMENT D'INCISIVES DES AGËNÉSIES SUPÉRIEURES La concertation entre l'orthodontiste et le dentisteprothésiste est indispensable. Conséquences : relations de classe I molaires et de classe I canines et protection canine. 132a). dans le traitement des agénésies d'incisive latérale supérieure. avant ostéotomie.

b) Si l'incisive latérale est présente sur l'arcade et . On se retrouvera dans la situation précédente. — la situation initiale des germes de canines : mésiale ou en position habituelle . sur bagues). 2e option : canines en situation d'incisive latérale et diastèmes antérieurs fermés. Plusieurs solutions sont possibles. solution 3 : relations de classe II canines et de classe I molaires (extraction de 2 prémolaires inférieures (fig. placer les canines impérativement en classe I . — conditions parodontales initiales : hauteur de la gencive attachée. intérêt du bridge collé. Fermeture des espaces : a) Traitement précoce : favoriser l'évolution mésiale des canines et des premières molaires permanentes -» extraction précoce des incisives temporaires et des canines temporaires — extraction. selon les conditions initiales : solution 2 : relations de classe II canines et de classe II molaires. E. 132c). B. • Le traitement ovthodontique : incisives latérales temporaires (compromis transitoire). rééquilibration occlusale : meulage de la cuspide palatine de la première prémolaire supérieure ou onlay palatin. — après traitement : .. après évolution des 14 et 24. de spasmes des muscles masticateurs ou d'une prédisposition aux troubles rhumatoïdes. b et c) Coronoplaslie de la canine supérieure et reconstitution des angles à l'aide d'un composite. 133. Le traitement des agénésies unilatérales d'incisives latérales supérieures. sans extractions (fig. extraire précocement la dent naine. — supraclusion incisive initiale : difficulté de réalisation prothétique . b) Traitement tardif : coronoplastie (fig. en latéralité. . convexe : solution 1 à 5 . finition esthétique : reconstitution des angles à l'aide d'un composite chargé (fig. solution 4 : relations de classe I canines et de classe I molaires (extraction des 42 et 32) (fig. masque de Delaire éventuellement (tendance à la classe III). — a. — la teinte des canines : canine très jaune -> solution n° 1 . — décalage des bases osseuses : rétroalvéolie supérieure en classe 1 ou brachygnathie en classe III : solutions 1 ou 5. — typologie faciale : .172 Traitement des anomalies orthodontiques rieur de réalisation difficile et de coût élevé : fiabilité incertaine . 132a7). de douleurs au niveau de l'A. . — microdontie généralisée : solution 1 ou 5 : — fonction occlusale : en cas de craquements. classe II : solution 2 + + ou 4: — convexité : profil concave : solution 1 + + ou 5 . en cas de défauts : solution 1 : — considérations socio-économiques : bridge anté- FIG. Pour les solutions 2 à 5 : protection de groupe. — la morphologie coronaire des canines et incisives supérieures . — relations molaires initiales : maintenir des rapports de classe II ou de classe I initiaux . si nécessaire. épaisseur de la corticale externe. face courte : contre-indication au mésialage des molaires . Pour ces trois solutions : pas de prothèse . T. face longue : contre-indication au distalage des molaires. des deuxièmes molaires temporaires ou meulage des faces proximales distales et mésiales de ces dents. a) En cas de microdontie de l'incisive latérale présente. 133a et b) (en une ou plusieurs séances) avant le traitement orthodontique : — traitement orthodontique : dispositif multiattaches collées indispensable (pas de bagues). M. solution 5 : relations de classe II canines et de classe I molaires : espaces antérieurs reportés postérieurement et bridge entre 3 et 4 ou 4 et 5 ou 5 et 6 (fig. 132c) . 132è). • Les éléments du choix thérapeutique : Conservation ou augmentation des espaces : a) Traitement précoce : rechercher des relations de classe I molaire nettes (F. b) Traitement tardif : remise en place des canines en classe I et fermeture du diastème interincisif (dispositif multi-attaches). 133c).

unilatérale) ou placer la canine en position d'incisive latérale (solution 2 unilatérale ou solution 4 unilatérale). unilatérale). l'extraction de la dent temporaire et le traitement doivent être tardifs. conservation : — cas de classe III : . 96) : — deuxième prémolaire inférieure : rarement . D. Le choix thérapeutique sera orienté par les résultats de l'examen clinique et radiographique (p. Choix thérapeutiques selon les anomalies orthodontiques : . mésialage spontané des premières molaires inférieures. Il se produit très souvent un isthme alvéolaire entre premières molaires et premières prémolaires qui peut être préjudiciable au déplacement mésial dans de bonnes conditions. M. b) Extraction des deuxièmes molaires temporaires inférieures : — précocement : face longue. germectomie des deuxièmes prémolaires supérieures. bilatérale). — Cas de classe 1 : conserver l'espace pour la dent absente (solution 1. 73). . M. extraction de l'incisive restante (solution 3. A long terme.D. E. — Solution unilatérale : cas de classe I sans D. . — Cas de classe II : extraction de l'incisive latérale : solution 2 bilatérale. : extraire la deuxième prémolaire supérieure du même côté. 173 — cas de classe II : de préférence. Le traitement d'une agénésie unilatérale de deuxième prémolaire inférieure. 75 . Solutions orthodontiques : le traitement des dents incluses implique une collaboration étroite entre le chirurgien et l'orthodontiste. en classe I : extraction de la deuxième prémolaire symétrique et des 15 et 25. traitement en technique fixe multi-attaches. D. en denture adulte. : extraction des 15. Les alternatives thérapeutiques : a) Conservation des deuxièmes molaires temporaires saines et non ré-ingressées. M. Le traitement d'une agénésie bilatérale de deuxièmes prémolaires inférieures. — Cas de classe III : . : extraction de l'incisive latérale présente et des premières prémolaires inférieures : solution 3 ou 4 bilatérale. sans anomalie orthodontique : . LE T R A I T E M E N T DES D E N T S INCLUSES • Les alternatives thérapeutiques. D. sur gouttière. M. pour la correction des axes et la fermeture des espaces . D. après rhizalyse des racines des dents temporaires.Principes de traitement des anomalies orthodontiques de taille habituelle. . . . la solution thérapeutique dépendra des relations molaires initiales et des problèmes de symétrie. extraction précoce : appliquer une F. Solutions non orthodontiques : a) Abstention : les techniques actuelles rendent cette solution plutôt rarissime. b) Extraction à la suite d'une contre-indication orthodontique de désinclusion. . tardive : dispositif fixe complet . 25 et 85. Conséquences : légères relations de classe II molaire (la 85 est plus large que la 45). c) Réimplantation après extraction : solution aléatoire. B. — Cas de classe I. — incisives supérieures : rarissime (coudure radiculaire extrême) : — patient non motivé. et parfois une longue patience du patient. après extraction. si les germes des dents de sagesse sont visibles. d) Redressement chirurgical : risque de fracture ou d'ankylose. La mise en place d'une dent incluse est toujours possible chez l'adulte. la motivation du patient et les possibilités techniques du praticien. D. de la première molaire. réaliser un bridge. Exemples : — canine supérieure en inclusion horizontale haute et première prémolaire en contact avec l'incisive latérale (fig. — tardivement : face courte : . conservation (solution 1 ou solution 5. — Solution bilatérale : D. l'extraction des deuxièmes molaires temporaires ne permet pas le mésialage spontané. ces dents persistant assez longuement. conservation : si la deuxième molaire temporaire est saine et qu'il s'agit d'une anomalie alvéolaire antérieure.

• Premier exemple : le traitement Wune incisive centrale supérieure incluse : Temps orthodontique pré-chirurgical : augmentation du diastème à l'aide du meulage ou de l'extraction des canines temporaires. spectaculaires et rapides (six mois au maximum). — éviter tout grattage ou meulage cémentaire . EXTRACTION DE LA CANINE TEMPORAIRE. ou par des moyens purement orthodontiques.). en situation vestibulaire haute. 4. les pitons scellés et les ligatures au collet ou lasso : elles provoquent des lésions cémentaires. Une incisive incluse doit toujours être mise en place précocement sur l'arcade. — fixation d'un moyen d'ancrage. très rares. ne pas attendre pour intervenir . 134c. Temps orthodontique de mise en place sur l'arcade. le déplacement en est facilité. en général. présentent toujours. soit à l'aide de dispositifs orthodontiques. • Deuxième exemple : le traitement des canines supérieures incluses. des lésions de l'attache épithéliale. au cours ou après l'intervention. inclusion vestibulaire : simple dégagement coronaire ou lambeau vestibulaire . Si rien n'est fait. . Temps chirurgical : IMPÉRATIFS : Quelques évidences : — pour mettre une dent incluse sur l'arcade. scellé sur la couronne. — il est plus facile de tracter une dent dont l'apex n'est pas encore fermé . Résultats : ils sont. DÉGAGEMENT CHIRURGICAL : a) Canines vestibulaires : au cours d'une seule intervention. Traitement orthodontique pré-chirurgical : ouverture du diastème par des moyens orthodontiques ou par des extractions. fig. Donc tout dégagement large est absolument inutile et même plutôt néfaste . il faut que l'espace soit suffisant . — ne pas mobiliser la dent (risque d'ankylose) . Temps chirurgical : — dégagement chirurgical (en un ou deux temps) : . 2. une greffe de gencive attachée ou un lambeau de rotation sont indiquées. • Les séquences du traitement : 1.174 Traitement des anomalies orthodontiques Temps orthodontique : — appareil amovible comportant un ressort d'égression au 5/10 (v. avec économie de tissu osseux . 3. greffe ou lambeau de déplacement. — dégagement osseux à minima : un des principes de l'orthodontie c'est de pouvoir déplacer les dents « à travers l'os » en appliquant des forces contrôlées. — le guide d'éruption passif du type « moule Odus ». — pas de dessication osseuse par meulage excessif ou irrigation insuffisante du champ opératoire . Il n'est pas nécessaire de l'étendre jusqu'à la canine opposée. — dégagement osseux à minima : jamais d'alvéolectomie conductrice . soit à l'aide d'extraction. éventuellement : — première éventualité : attente de l'évolution spontanée de l'incisive pendant six mois au maximum après intervention : — deuxième éventualité : fixation d'un moyen d'ancrage. la traction s'effectuant à l'aide d'un fil élastique ou d'un ressort tendu à partir d'un arc rectangulaire solidarisant toutes les dents utilisables. — les dents incluses. mieux vaut tracter la dent sans retard. . — ou dispositif multi-attaches complet. au moment de l'intervention (uniquement une attache collable). un manque ou une absence de gencive attachée. pour toutes les canines incluses en situation vestibulaire. Temps orthodontique pré-chirurgical : création d'un diastème suffisant. il existe de gros risques de version et de translation des autres dents. après fixation de l'attache. Bilan parodontal. Si l'on désinclut chirurgicalement. au cours du temps chirurgical (ou dans un deuxième temps). FIXATION D'UN MOYEN D'ANCRAGE : rejeter absolu- ment la transfixion. — si le diagnostic d'inclusion est confirmé. et des inconvénients évidents d'ordre psychologique. le lambeau sera à nouveau suturé. si celle-ci est en place sur l'arcade. inclusion palatine : décollement d'un lambeau palatin ou réalisation d'un simple opercule (dent sous-muqueuse) . sont en relation avec des germes atypiques (coudure radiculaire + +). Temps chirurgical : élimination d'un mésiodens et très léger dégagement coronaire. après leur mise en place. Les échecs. b) Canines palatines : le décollement d'un lambeau palatin est très souvent indispensable. finition à l'aide d'un dispositif fixe multi-attaches . mésialement. doit être absolument abandonné. Dans certains cas. mais le risque de coudure radiculaire en est augmenté .

— tenon dentinaire T. V. sur laquelle est fixé un T. Ligatures : enroulement/tube et segment antérieur du Ballista/arc. 134a). L'égression finale. — collage d'une attache : (champ opératoire sans suintement . le sens de la traction étant déterminé par la position de la couronne par FIG. sur la face palatine. prévoir des crochets soudés V et L) . M. — b) Le « Ballista » modifié : ressort d'égression pour canine incluse palatine (diamètre . 175 .Principes de traitement des anomalies orthodontiques Elles nécessitent un dégagement osseux important. l'adjonction d'un ressort. b) Inclusion vestibulaire : exercer une traction douce pour éviter la formation d'une attache épithéliale de mauvaise qualité . — a) Ressort d'égression (diamètre 5/10 « résilient ») . tracter en direction palatine. la déplacer rapidement en direction vestibulaire : éviter les rotations D. Les moyens usuels : — bagues (on prendra la taille de la bague sur la dent symétrique évoluée sur l'arcade . impossibilité de coller sur la face vestibulaire) . M. Dispositif: attaches collables sur les faces V et L et deux ressorts V et L sur la plaque ou bien ressort placé par le patient dans un T. seront effectués à ce stade. 134. h . dès que possible.016 trempé) triple tube sur les bagues des 16 et 26 arc transpalatin (diamètre . cleat (fig. si possible à l'aide d'un arc palatin). Traitement orthodontique : IMPÉRATIFS : a) Inclusion palatine : dégager la couronne de la dent incluse des racines des incisives. (uniquement pour des inclusions très profondes) : . M. l'extrémité du ressort pénètre dans le chas du T. S. S. inconvénient propre à toute cavité. sera effectuée en technique fixe. egresser la dent en la basculant distalement et aussitôt que possible. prolonge la longueur de la dent . la correction d'une rotation résiduelle et la version radiculaire vestibulaire. 134.025 de 17 à 14. S. cleat. -* traction sur la face vestibulaire. FIG. si elle s'avère nécessaire. lorsque la couronne est visible. sur la face M.018 x . Elles peuvent migrer en direction apicale. La finition. DISPOSITIFS UTILISÉS : a) Appareil amovible (s'il n'existe pas d'autres anomalies) : par exemple canines incluses palatines basses présentant des axes radiculaires acceptables.pour une canine incluse. D. S. inconvénients : risque d'effraction pulpaire. cleat. b) Appareil fixe : — dispositif multibagues ou multi-attaches et arc rectangulaire : la traction sera effectuée à l'aide d'un élastique ou d'un ressort.036) arc rectangulaire . avantages : dégagement a minima. M. permettra ultérieurement le passage de la couronne en situation vestibulaire.

c'est la mesure chiffrée d'un déficit d'espace en fonction des possibilités thérapeutiques et de l'environnement musculaire et parodontal. dénudation initiale . Échec total. collée à F envers. . — Peut-on avancer ou reculer les incisives inférieures. On placera l'incisive dans l'axe de la symphyse. si la symphyse est épaisse. en denture mixte. pour Ricketts. on décidera d'un traitement sans extraction ou le plus souvent avec extraction et d'un traitement précoce ou tardif. le degré de D. Le résultat de cette analyse. la croissance mandibulaire de type rotation antérieure et la tonicité habituelle. chez l'adulte (ressort « Ballista ») . Par exemple. Paradoxalement. Évaluation qualitative : — facteurs esthétiques : contre-indication à un recul prononcé des incisives : lèvres fines. mais également au maxillaire en notant . 1346). M. 134i>). à celle de l'incisive supérieure. D. prévisible. — la qualité du parodonte : gencive attachée. entre six mois à dix huit mois et deux ans. ne présentent pas. permettent d'estimer. aux secteurs latéraux En fonction de cette évaluation. D. Une technique fixe multi-attaches ou multibagues est indispensable en denture adulte. LES DONNÉES DU PROBLÈME A la mandibule. ce qui évite de placer des attaches antérieures. — utilisation d'un ressort auxiliaire prenant appui sur un secteur postérieur rigide comprenant 6 ou 8 bagues molaires et prémolaires et un arc transpalatin. • Conclusion : la plupart des dents incluses doivent être mises en place sur l'arcade. — le niveau d'hygiène buccale est-il suffisant pour un traitement multi-attaches ? Évaluation quantitative : critères céphalométriques. — version radiculaire vestibulaire : attache à 22° de torque. — Évaluation du déficit global d'espace. fondés sur des données statistiques.176 Traitement des anomalies orthodontiques les relations antéro-postérieures initiales. S'il existe d'autres anomalies orthodontiques à traiter. par la pente incisive . arcade de référence. avant d'extraire une prémolaire ou une canine temporaire. Cette évaluation doit être faite à la mandibule. c'est-à-dire où placer les incisives en fin de traitement actif ? En moyenne. les bagues molaires comportant des tubes triples (fig. profil concave . En cas de doute. selon leur épaisseur. l'incisive inférieure doit être placée en moyenne 1 mm en avant du plan LE T R A I T E M E N T DE LA DYSHARMONIE DENTO-MAXILLAIRE LES D'UNE OBJECTIFS DYSHARMONIE DE TRAITEMENT DENTO-MAXILLAIRE — Retrouver des contacts proximaux satisfaisants. — facteurs occlusaux : la position de l'incisive inférieure est étroitement liée au cours de la fonction. • La position des incisives inférieures. corticale externe. Il est indispensable de prévenir le patient de cette éventualité (peu fréquente). Résultats : le temps de mise en place d'une canine incluse est très variable. en tenant compte du profil facial et des conditions parodontales initiales. — facteurs neuro-musculaires : la position de l'incisive inférieure dépend de la musculature labiale et mentonnière et de la position habituelle de la langue : — le type de croissance : il est possible de vestibuloverser les incisives. — Reconstruire une occlusion équilibrée. la plupart du temps. la durée globale du traitement en sera probablement augmentée. Ces interventions. apex trop palatin. malgré l'importance du déplacement. Cette procédure doit incorporer des données quantitatives pondérées par des données qualitatives. facteur de dénudation ultérieure. dû à une ankylose : chez l'adulte ou chez l'adolescent âgé. déhiscence osseuse. on observe très peu de résorption radiculaire (fig. il faudra tester l'effet de la traction orthodontique. Échec partiel : — parodontal : manque ou absence de gencive attachée. de difficultés insurmontables. 1" de recul incisif correspond à un déficit d'espace de 2 mm pour l'ensemble de l'arcade. — dentaire : résorption radiculaire des dents voisines. Principe. rapport aux dents voisines et son orientation M. poches au niveau des dents voisines . Certains indices. pour spectaculaires qu'elles soient. 1 mm de recul dentaire correspond à 1/3 ou 1/2 mm de recul des lèvres. en cas de forme symphysaire plate et de rotation postérieure . longueur clinique de la couronne augmentée par rapport à la dent homologue.

159). jusqu'à 17 ans pour les garçons. et de — 1 à + 3° pour la mesure angulaire. p. m Le crédit d'espace donné par l'extraction des premières prémolaires : l'extraction des premières prémolaires donne. p. observée doit s'analyser en tenant compte des 32 dents présentes ou à venir sur les arcades dentaires. 37) modulée selon le type de croissance. Concavité légère : — 1. S. + 3) et le bord libre des incisives sensiblement situé à 2. afin de terminer tous les cas avec un profil très rectiligne. à un instant donné. M. le long du plan d'occlusion (cette distance peut être différente à droite et à gauche). d'une façon systématique. b) Critères occlusaux : — tenir compte de la pente incisive et de la pente condylienne . l'espace existant pour l'évolution des deuxièmes et troisièmes molaires et l'augmentation prévisible du périmètre d'arcade. • Le nivellement de la courbe d'occlusion (correction de la supraclusion) : l'arc étant plus long que la corde. • Vespace de dérive mésiale (en denture mixte) : on peut décider de bloquer la dérive mésiale. ce qui incorpore le déficit d'espace dû au nivellement (v. jusqu'à 15 ans pour les filles (estimation moyenne). en moyenne en positif.5 mm en mesure linéaire. 13?). Dans ces conditions. Cette mesure doit être égale à l'âge plus 3 mm (D. — tenir compte de l'amplitude du surplomb. L'estimation de Tweed (correction céphalométrique (fig. il est nécessaire de distaler légèrement les l re molaires supérieures pour conserver des rapports de classe I molaires.5 mm au-dessous du stomion. pour l'ensemble de l'arcade inférieure. V. • L'estimation de Vencombrement postérieur (en denture adolescente jeune) : la D. en fonction de la croissance (v. ce qui donnera un crédit d'espace de 3 à 4 mm. B. Un ancrage maximum sera destiné à conserver la totalité de l'espace donné par les extractions de premières prémolaires (v. M. : Toujours avoir à l'esprit les relations sagittales prévisibles. c) Les facteurs qualitatifs décrits à la mandibule.) et la face distale de la première molaire. • Gain dans le sens transversal : en cas d'endoalvéolie maxillaire. sont également valables. au maxillaire. à la mandibule (procédé de l'École de Tweed) : — espace nécessaire : somme des diamètres mésiodistaux des 37. N. \11 b) Prévisions : évaluation de l'augmentation de longueur due à la croissance : ajouter 1. projetée sur le plan de Francfort. 178 et fig. PRÉVISIBLE a) Évaluation de la D. — espace disponible : distance mesurée entre la face distale des premières molaires inférieures et le bord antérieur de la branche montante. cette procédure doit être notée en négatif si la courbe est trop accentuée. l'expansion. après recul de l'incisive inférieure. 37). Pour simplifier. permet d'obtenir 3 à 4 mm d'augmentation du périmètre d'arcade. D. 38. en fin de traitement. . 15 mm et en négatif 5 mm (en fonction de la perte d'ancrage). 78) : sans tenir compte de la courbe d'occlusion (mesure à plat de l'espace disponible (v. ce qui ne paraît guère souhaitable. pour les incisives inférieures. on peut mesurer à plat l'espace disponible à partir de la face distale des dents de six ans.Principes de traitement des anomalies orthodontiques dentaire A-Pogonion et à 22° par rapport à ce plan. a) Mesure du déficit actuel. 135) et les rotations des molaires. • La position des incisives supérieures : a) Critères esthétiques (rappel) : la face vestibulaire des incisives centrales supérieures doit être plus ou moins parallèle au plan facial cutané (fig. D. p. Au maxillaire. conduit à placer les incisives beaucoup plus droites. + 3). avec un écart-type de + 2. Une distance inférieure à cette norme moyenne contre-indique le distalage des molaires (fig. Il faut donc mesurer. concavité moyenne : — 3 mm . • L'estimation de l'encombrement postérieur : Évaluation de Ricketts : mesure de la distance comprise entre la limite postérieure de la fente ptérygo-maxillaire (P. 176). concavité sévère : — 5 mm. 47 et 48 (mesurée sur des téléradiographies à 60°) . cet auteur estime que 70 % des cas présentent une position satisfaisante. Cliniquement. en tenant compte des relations molaires initiales (marche rectiligne). en prenant comme moyenne : + 2 mm par rapport à A-Pogonion (er + 2) et en tenant compte du type de croissance (v. p. 64). actuelle (v. p. fig. M.5 mm par année de croissance. T. L'ÉVALUATION DU DÉFICIT D'ESPACE GLOBAL : D. 35b) (D.5 mm . D. S.

peut varier selon les conceptions thérapeutiques de 50 à 90 %. postérieure (v. La décision de pratiquer des extractions de dents adultes. en fonction du choix de la position des incisives. 177) 8. correction d'une mésio-position secondaire. Total : D. tonicité labiale moyenne . D. Correction d'une mésioversion secondaire au niveau d'une première molaire. M. prévisible avec traitement (cette procédure tient compte des données du bilan orthodontique et des possibilités thérapeutiques). D. 135. § 176). Déficit d'espace 1. D. 11 peut être préférable de laisser persister un léger encombrement incisif qui n ' a aucune conséquence en soi. D. à la mandibule (D. prévisible sensiblement égale à 0 : — profil rectiligne ou concave. M. M. D. Estimation de la D. sans extraction. contrairement au choix extractionniste. - LES ALTERNATIVES THÉRAPEUTIQUES FIG. lèvres fines ou longues. pas de dents délabrées. jusqu'aux faces distales des premières molaires (procédé d'Altounian). 135) (x mm) : correspond à la mesure de l'espace disponible (dents de six inclus dans l'estimation) et au déficit d'espace provoqué par le nivellement de la courbe d'occlusion. — type de croissance mandibulaire plutôt antérieur . Évaluation du déficit d'espace global. — Mesure de F espace disponible. à la mandibule + + mm Crédit d'espace 1 reculée non conservé 1 avancée conservé + + mm - + . à partir de données qualitatives et quantitatives (v. possibilité de distalage des premières molaires inférieures : + 2 m m . au lieu d'aplatir le profil par un recul incisif excessif après extraction. prévisible). actuelle). M. Repositionnement de l'incisive inférieure : (un degré de version vestibulairc correspond à 2 mm d'augmentation du périmètre d'arcade) 5. prévisible. M. M. Espace nécessaire (y mm) : (correspond à la somme des diamètres mésiodistaux des dents adultes évoluées et > r mm non évoluées. l'espace de dérive noté en négatif si l'on attend l'évoadultes sans chercher à conserver c) Évaluation de la D. D. 7. p a r o d o n t e de b o n n e qualité.178 Traitement des anomalies orthodontiques — Au niveau postérieur : mesure de la place prévisible pour l'évolution des dernières molaires. Traitement d'une D. Elle sera ajoutée ou retranchée au déficit d'espace mesuré sur les moulages initiaux ( D . expansion éventuelle au niveau prémolaire et molaire. 2. au maximum. D. prévisible sans denture mixte. — peu ou pas de supraclusion. M. en cas de D. b) Évaluation traitement :• en mésiale doit être lution des dents cet espace. D. en fin de traitement. — Au niveau latéral (prémolaires et premières molaires) : conservation ou perte de l'espace de dérive mésiale. deux choix thérapeutiques sont possibles : extraire ou ne pas extraire. incorporant le déficit d'espace dû au nivellement : le fil de laiton est placé à plat. D. le choix conservateur étant révisable. Tableau récapitulatif. A partir de cette évaluation. Indications : M. M.. de la D. p o u r deux praticiens de même compétence. p. actuelle = y — x = z mm 4. — D. Espace de dérive mésial 6. correction de la rotation des premières molaires adultes. D. par hémi-arcade. — Au niveau antérieur : évaluation de la position des incisives inférieures. Périmètre d'arcade mis à plat (v. D. M. y compris les dents de six ans) 3. fig.

s'il s'agit d'un cas-limite ou si la motivation au traitement est insuffisante. M. si la D. dans certaines conditions. distaler les premières molaires (v. F. Les objectifs thérapeutiques. — un encombrement transitoire mineur observable au moment de l'éruption des incisives adultes se réduit souvent spontanément. — profil convexe . Indications : — D. en denture adulte. au niveau molaire et prémolaire (Ricketts). au maxillaire . — extractions pilotées. LES DISPOSITIFS UTILISABLES pour l'augmentation du périmètre d'arcade : — dispositif fixe multibagues ou multi-attaches placé sur les premières molaires adultes. Elle pose quelquefois des problèmes parodontaux (évolution des canines dans la muqueuse vestibulaire. a) Définition : la méthode des extractions pilotées consiste à pratiquer l'avulsion de certaines dents temporaires (canines et premières molaires temporaires) avant leur date normale d'élimination — en une ou deux séquences — suivie de la germectomie ou de l'extraction des premières prémolaires adultes. p. B. conserver l'espace de dérive mésiale. D. . pour obtenir des rapports de classe 1 ? (v. M. 177). L'indication d'avulsion des dents de sagesse peut se poser en fin de contention. — dispositifs auxiliaires : . extractions systématiques en série. selon l'âge. le périmètre d'arcade n'est pas augmenté. — utilisation de l'espace de dérive mésiale pour l'alignement incisif. Les moyens thérapeutiques..) et des problèmes psychologiques (la dysharmonie peut entraîner un préjudice esthétique important au niveau des arcades dentaires).. 151). COMMENT AUGMENTER LE PÉRIMÈTRE D'ARCADE ? 179 — supraclusion incisive associée . des problèmes orthodontiques (inclusion des canines supérieures ou des deuxièmes prémolaires inférieures. dès leur apparition sur l'arcade. les deuxièmes molaires temporaires et les incisives (vestibuloversion) . est manifeste (+ de 5 à 6 mm de déficit global) : — abstention en l'attente de toutes les dents adultes . Indications : — cas-limite avec encombrement incisif léger . — première prémolaire enclavée. sans traitement immédiat . . Pilotage ou méthode des extractions pilotées : synonymes : extractions sériées. . Les séquences de traitement. prévisible > à 4 ou 5 mm . — prémolaires ou molaires hypoplasiées ou délabrées. p. suivies d'un traitement orthodontique simplifié. D. L'abstention : elle est souvent préférable : en fonction de la difficulté de prédire à long terme l'évolution des arcades dentaires. une importante supraclusion (nécessité d'attendre les deuxièmes molaires). Peut-on distaler les molaires supérieures. de toute façon.. — Dans le sens transversal : augmenter éventuellement la largeur d'arcade. — dénudations initiales. M. avec extractions. Cette attitude est tout à fait justifiée s'il existe des agénésies. au niveau des incisives inférieures . D. arcs linguaux et palatins (conservation de l'espace de dérive mésiale) . pare-choc (Bumper) à la mandibule . suivie ou non d'un traitement orthodontique simple. dans le but de favoriser la mise en place de dents permanentes. sur bague. indispensable.. — extractions pilotées. • En denture temporaire : — ne pas intervenir . Traitement d'une D.). — correction spontanée de l'encombrement incisif. M. Un traitement orthodontique en technique fixe est. b) Objectifs de cette méthode . E.. Quad hélix au maxillaire.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Le moment du traitement Le traitement sans extraction d'une D. D. GUIDAGE DE L'ÉRUPTION (encombrement mineur) : usure des faces proximales de certaines dents temporaires. doit être entrepris en denture mixte et s'achever en denture adulte. . • En denture mixte : trois attitudes thérapeutiques sont possibles. accessoirement. extractions planifiées ou dirigées. 1° GÉNÉRALITÉS : — Dans le sens antéro-postérieur : vestibuloverser les incisives inférieures.

V. — prévention de l'inclusion palatine des canines . — évolution des canines adultes dans la gencive attachée . expulsion précoce d'une ou plusieurs canines temporaires . Indications : signes dentaires : D. et extraction simultanée des canines temporaires ou 4 à 10 mois plus tard. expulsion spontanée de 3 ou de 4 canines temporaires avec encombrement incisif mineur ou nul (v. — faciale : face courte : profil concave. signes d'inclusion de dents adultes (canines) . ce qui accentue le recouvrement incisif par une linguoversion des incisives inférieures (environ 4°) . malgré les extractions. germes des dents de sagesse visibles au moment de l'examen. pas de dénudation incisive : légère tendance à la supraclusion . sévère. canines présentes et stables . Séquences : — extraction des canines temporaires. 57c) et réduction + ou — totale des diastèmes pour les canines adultes . en fonction d'une migration mésiale excessive des secteurs latéraux. — ou encore plus tôt. — inconvénient d'ordre psychologique : trois séquences successives d'extraction. — l'extraction des canines temporaires élimine le support de la D. Indications : encombrement modéré en classe I . Les variantes portent sur les séquences d'extraction et sur la nécessité ou non. — diminution de la convexité. particulièrement au maxillaire . vers 8 ans d'âge dentaire . peu ou pas de supraclusion. si possible. environ 6 mois plus tard.180 Traitement des anomalies orthodontiques de la largeur des deuxièmes prémolaires et de la présence ou non des germes des dents de sagesse . déviation des milieux incisifs . M. 3° PILOTAGE AVEC EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES TEMPORAIRES EN PREMIER (méthode de — accélération de l'éruption des premières prémolaires . si la séquence d'éruption est de type 3-4. 11 n'est plus nécessaire de tenir compte du stade de formation radiculaire de la première prémolaire adulte. la seule limitation. 2° PILOTAGE.. Définition : avulsion des germes des prémolaires adultes non évoluées (germectomie atraumatique. c) Modalités thérapeutiques : plusieurs éventualités sont possibles. encombrement incisif sévère avec persistance des canines temporaires. agénésie des dents de sagesse. . sans aucune résection osseuse). le diastème peut être encore insuffisant pour les canines. Le moment de Vintervention : — au tout début de la mobilité des premières molaires temporaires . AVEC EXTRACTION DES CANINES TEM- PORAIRES EN PREMIER (méthode de Hotz). — signes faciaux : profil convexe . Inconvénients : cette méthode a peu d'effets sur l'encombrement incisif et favorise le déplacement mésial des molaires. D. c'est l'abord chirurgical : — germe des canines adultes au stade 1/2 d'édification radiculaire. sauf cas particuliers . — en fin de pilotage. — diminution du temps de traitement orthodontique ultérieure (entre 6 mois et 1 an) . Séquences : — extraction des 4 premières molaires temporaires vers 8 ans d'âge dentaire et conservation des canines temporaires (la moitié des racines des premières prémolaires est édifiée) . selon les indications. dénudation antérieure au niveau d'une incisive centrale inférieure . dysharmonie dento-maxillaire actuelle très importante . Contre-indications : — dentaire : âge dentaire retardé : germe des deuxièmes prémolaires atypiques ou présentant un retard de formation . dès leur apparition sur l'arcade. — signes occlusaux : classe I ou évolution vers des rapports de classe 1 des prémolaires (marche terminale mésiale) . — extraction des premières prémolaires adultes. recouvrement incisif normal ou diminué . pour accélérer l'évolution des premières prémolaires (pas avant la formation de la moitié de la longueur radiculaire) . profil rectiligne. soit d'un traitement d'orthodontie simple pendant cette même période. 4° LA GERMECTOMIE DES PRÉMOLAIRES. — extraction des premières molaires temporaires. fig. soit d'une simple surveillance. pas de déséquilibre squelettique important. — évolution distale des canines adultes dans l'espace d'extraction des prémolaires . soit d'une contention pendant la période d'évolution des dents adultes. Inconvénients : — difficulté d'estimation de la morphologie et Tweed). objectif : favoriser l'éruption précoce des premières prémolaires adultes et inverser certaines séquences d'extraction 3-4 : — extraction des 4 premières prémolaires adultes dès leur apparition sur l'arcade. dans la lignée familiale : — occlusale : supraclusion incisive . Indications : — signes dentaires : encombrement antérieur très prononcé .

l'extraction de dents adultes . Inconvénient : durée globale du traitement augmentée. LE TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : plus souvent. éventuellement. moyenne (8 à 10 mm de déficit d'espace) : — visite tous les trois mois et mesure de l'espace d'extraction . La justification plus récente de cette méthode tient encore dans le mécanisme de formation de la gencive attachée. D. De nombreux praticiens préfèrent entreprendre le traitement de la D. M. F. qu'après mise en place fonctionnelle de toutes les dents adultes. car il est illusoire de compter sur une correction spontanée de l'encombrement incisif si la D. arcs linguaux et palatins fixes. Inconvénients : pour le profane et pour les parents. il est nécessaire de prévoir un dispositif multibagues ou multi-attaches dont les objectifs seront de paralléliser les axes des canines et des prémolaires. des milieux déviés). la technique des extractions pilotées se justifie particulièrement si elle permet de débuter plus précocement la phase orthodontique et d'en diminuer sa durée. d'importance moyenne ou D. M. D. la période pubertaire étant psychologiquement défavorable à la bonne marche d'un traitement d'orthodontie. la qualité apparente des résultats ne justifie pas le traitement orthodontique en technique fixe. — dispositif utilisable : technique fixe multiattaches ou multibagues indispensable (p. LAIRES : APRÈS SUPPRESSION DES PRÉMO- 181 a) Sans traitement immédiat : D. par ailleurs. le . Le patient ne revient plus consulter. SURVEILLANCE. en denture adulte : environ 5 % seulement des cas de pilotage présentent des résultats occlusaux satisfaisants qui ne justifient pas nécessairement un traitement d'orthodontie ultérieur. b) Après pilotage. D. provoquées par le pilotage. M. M. Une appréciation réaliste du problème limite cet objectif aux dents de 12 ans. des linguocclusions localisées et des linguopositions. a) Au cours du pilotage : — indications : alignement des incisives (correction des rotations. chute prématurée de la deuxième molaire temporaire maxillaire. La plupart du temps. E. D. importante. ce qui présente les inconvénients décrits ci-dessus . — pratiquer éventuellement un meulage des faces distales des deuxièmes molaires temporaires pour favoriser la migration mésiale des premières molaires adultes. en denture adulte. corrige la déviation des milieux. B. sauf en ce qui concerne les axes des dents inférieures. Tombée quelque peu en disgrâce après les constatations de Bjôrk sur les modifications du type facial. sans omettre la nécessité d'une triple séquence d'extraction dans la méthode la plus classiquement utilisée (Hotz). • Le traitement orthodontique en denture adulte (traitement débuté à ce stade) : — le moment du traitement : après évolution des deuxièmes prémolaires ou après évolution des deuxièmes molaires adultes : — indications : D. D. 47 avant 35 et 45 . en cas de rotations sévères . D. Cette étape précoce est enfin histologiquement justifiée car elle permet de prévenir la récidive de la correction tardive d'une rotation importante. dès la suppression des canines temporaires. — dispositifs utilisables : appareillages amovibles mécaniques ou dispositifs fixes simplifiés. Contrôle post-thérapeutique Un traitement d'orthodontie ne peut être considéré comme terminé. supprime les traumas localisés . b) Avec contention provisoire : — indications : D. 148). l'extraction précoce — ou mieux encore la germectomie des premières prémolaires permettant aux canines de faire leur éruption dans la gencive kératinisée à l'emplacement du site d'extraction : la germectomie évitant. sur bagues. — dispositifs utilisables : appareils amovibles. la triple séquence classique d'extraction. de fermer les espaces résiduels. avec supraclusion incisive. c'est dire l'importance d'une bonne analyse du bilan orthodontique complet pour décider d'un tel procédé. M. quel que soit le degré de dysharmonie. — avantages : permet la correction précoce d'anomalies dentaires fortement récidivantes (rotations) . de corriger précocement des malpositions incisives importantes ou une déviation d'un milieu incisif. Il peut être souhaitable pendant un temps limité. CONCLUSION Un programme d'extraction pilotée entraîne. séquence inversée 37. Elles favorisent également une évolution de ces dents dans la gencive kératinisée. d'obtenir une fonction occlusale satisfaisante et un profil cutané harmonieux.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Avantages : les germectomies précoces permettent une mise en place spontanée réellement satisfaisante des canines supérieures et inférieures. est sévère. M.

on peut adjoindre un ressort de Schwartz disposé légèrement à distance des faces linguales des incisives sur lequel les dents pourront tourner (fig. et rétroalvéolie. a) Les moyens d'action : — dispositif de Vienne (fig. s'adaptant sur des tubes soudés au niveau des crochets d'Adams (fig. il est très souhaitable de contrôler l'évolution des dents de sagesse. B. : 12 h par 24 h. E. donc un traitement fixe est nécessaire . • Rétroalvéolie inférieure DISPOSITIFS : : a) Amovible : pare-choc (Bumper) (p. E. 116c): — appareil amovible avec ressorts unitaires et surélévation (fig. la conservation de ces molaires compensant la perte des premières prémolaires pour le long terme (v. Contention de longue durée : environ un an. la nécessité d'extraire des dents de sagesse doit être soigneusement évaluée. 2° F. E. B. à environ 3 mm du bord libre. au repos. B. 98). E. ÉLIMINATION DES FACTEURS LOCAUX : résection d'un frein de la langue court. Si la version vestibulaire est importante. la plaque base comporte des crochets mésiaux au niveau des canines. B. 145). Cependant. à insertion palatine + équiplan (Château) (stomion en situation haute) (fig. B. 101 « et b). 100). ou d'une proalvéolie associée à une malocclusion de la classe II. • Rétroalvéolie supérieure : cette anomalie est assez fréquemment associée à une endognathie ou endoalvéolie des secteurs latéraux : — « Quad' hélix » avec prolongements antérieurs (fig. D. Traitement des fonctions (particulièrement pour les cas avec béance) : — suppression des habitudes déformantes : — rééducation de la déglutition primaire : — myothérapie des lèvres (à l'aide d'un instrument à bec): — amélioration de la ventilation nasale. b) La F. 135). M.182 Traitement des anomalies orthodontiques 1° F. En fin de traitement. E. 3° F. E. : il existe plusieurs variantes pour l'adaptation de la F. p. p. sauf aux repas . 99a). de favoriser l'évolution d'une dent de sagesse mésio-versée ou enclavée. cales qui éviteront ce désagrément. 148) la correction sera stable. En cas de traitement conservateur. 98). — élastique tendu entre des crochets situés entre fV et H_l ou 3 et 4. Conditions initiales : différencier une proalvéolie avec ou sans béance : — sans béance : la correction de la proalvéolie fera apparaître un certain degré de supraclusion incisive. LE TRAITEMENT DES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES TRAITEMENT DES PROALVËOLIES • Proalvéolie supérieure : traitement d'une proalvéolie supérieure en classe I. la germectomie précoce est indiquée. sur gouttière partielle (incisives non incorporées) avec dispositif de Vienne à la mandibule (fig. • Proalvéolie inférieure en classe 1 molaire : F. B. tardivement. coller de fines cales de composite. Traitement mécanique : DISPOSITIFS : appareil amovible + F. — Port : port de la plaque : jour et nuit. à condition de retrouver des contacts incisifs normaux et un appui labial inférieur sur les bords libres supérieurs. S'il existe des malpositions incisives légères. F. — avec béance légère : le traitement à l'aide d'une plaque amovible est possible. . car il est encore possible. B. — Durée d'action : entre 3 et 6 mois. sur gouttière partielle. adaptée à la plaque. entraînant un glissement du fil ou de l'élastique vers la gencive. dans un but de protection d'incisives supérieures apparentes. 102a). en fonction de la règle « action-réaction ». persistant après abandon du suçage du pouce et du têtage de la langue. — dispositif fixe : attaches non torquées : — masque de Delaire (v. : TRAITEMENT DES RÉTROALVÉOLIES Principe : — rechercher l'étiologie fonctionnelle et estimer la position des incisives sur le plan de référence adopté : — différencier D. si le patient l'accepte. à l'aide de dispositifs orthodontiques simples. E. b) Fixe : arc d'expansion antérieur comportant un torque corono-vestibulaire (Ricketts). E. B.

— psychothérapie douce anti-suce-pouce (v. souhaite lui-même abandonner ses habitudes. TRAITEMENT DE LA SUPRACLUSION point d'appui pour le dispositif fixe d'ingression incisive. 'ar tout autre dispositif. masticothérapie . cette correction reste stable. myothérapie labiale.re de faible intensité. Au cours de la propulsion forcée. — perle de Tucat (fig. 199). d'origine fonctionnelle. 114c). Dispositifs utilisables : a) Dispositifs amovibles : les activateurs (cas de :lasse II avec supraclusion) : égression molaire. ce qui constitue e procédé le plus stable. après interrogatoire. Remarque : en denture mixte stable. V.Principes de traitement des anomalies orthodontiques TRAITEMENT DES FONCTIONS : 183 — rééducation. Les forces appliquées doivent . — rééducation de la ventilation nasale . certaines béances antérieures légères. Toutes les dents comportent des attaches. Durée de la correction : c'est un déplacement ifficile et dangereux à effectuer pour les apex ésorption radiculaire). en denture mixte . 136) sur plaque amovible : exerciseur de la langue. p. apparaît une béance au niveau des ecteurs latéraux et une correction artificielle de la upraclusion. et des béances antérieures qui constituent le signe d'accompagnement d'une anomalie basale sévère du sens vertical (fig. soit par égression molaire. succion labiale inférieure). soit vestibulaire-vestibulaire. • Traitement mécanique : Appareillages passifs : — grille anti-langue : ce dispositif gêne l'élocution et n'empêche pas toujours le passage de la langue. ce qui augmente la D. — arc de base reliant les molaires aux incisives. si l'on attend la suppression de l'habitude déformante et la maturation . b) Dispositifs fixes : seuls. 122a) : — segments d'arcs latéraux de molaires à prémolires. Dispositifs mécaniques actifs : — dispositif multi-attaches complet et traction intermaxillaire verticale antérieure.). La rééducation doit être préférée à ces dispositifs mécaniques passifs. — pour mémoire : pique-langue fixé sur des bagues. ce peut être un dispositif-rappel . 7 . v. 126. Cependant. En moyenne. instrument à une hanche (exemple : clarinette) . p. d'origine fonctionnelle. 139). Les molaires et prémolaires s'égressent irogressivement pour retrouver des contacts fonctionlels. provoquée par :es dispositifs. Au maxillaire. soit par ingression incisive. Il faut différencier des béances antérieures isolées. • Traitement fonctionnel : — amélioration des parafonctions et suppression des habitudes déformantes. la quantité 'ingression ne doit pas dépasser 1 mm par mois. Les conditions musculaires étant modifiées n fonction des changements dans les rapports agittaux des maxillaires. plan plat rétroincisif en résine avec bandeau vestibulaire près du bord libre. si le guide incisif e permet. plaque de Sved (fig. c'est i principe de la technique de Ricketts qui semble lus efficace (fig. soit par /estibulo-version des incisives. soit linguale-linguale. Principe : un recouvrement incisif exagéré peut . 119). et améliore la supralusion. soit à l'aide d'arcs segmentés. soit linguale supérieure et vestibulaire inférieure (fig. Toutefois si l'enfant. 'est le principe du nivellement en technique Edge/ise (fig.tre corrigé. la correction de la supraclusion oit tenir compte du niveau du stomion par rapport ux bords libres des incisives (v. Nivellement t sourire gingival). au niveau des incisives supérieures : dispositif formellement déconseillé par les pédo-psychiatres. — suppression des habitudes déformantes [deuxième phalange du pouce . P. les dispositifs multi)agues ou multi-attaches donnent la possibilité Vingresser les incisives et les canines et de niveler la :ourbe d'occlusion. les deuxièmes olaires temporaires peuvent être utilisées comme BASSIGNY T R A I T E M E N T DES D'ORIGINE BÉANCES ANTÉRIEURES FONCTIONNELLE Principe : la recherche de l'étiologie est essentielle dans l'établissement du plan de traitement d'une béance antérieure. Contention : gouttière de positionnement (G. p. rétrocèdent sans traitement. régression molaire est istable. 87). 75) que l'on dénomme béances squelettiques. La orrection peut se faire soit à l'aide d'arcs continus. — rééducation de la déglutition.

.184 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. avec latéro-déviation : ce traitement doit être effectué le plus tôt possible. des cuspides vestibulaires des molaires temporaires inférieures et des cuspides linguaux des molaires temporaires supérieures. La conduite du traitement : a) Elimination des interférences occlusales : meulage des canines temporaires non abrasées. Séquences : — meulage préalable des sommets cuspidiens des canines temporaires . Ce dispositif très efficace est parfois assez mal accepté par le patient. si la linguoeelusion est bilatérale. et à l'aide d'un dispositif mécanique destiné à éviter la réingression des incisives. — traitement des obstructions des voies aériennes supérieures. b) Contention : par appareillage amovible : de 6 mois à un an. et masticothérapie . le palais très étroit et les plans VL molaires subnormaux. M. • Traitement de iendoalvéolie symétrique. rééducation de la ventilation nasale. • Traitement de Vendognathie symétrique. La disjonction rapide sera préférée à tout autre dispositif. enfin s'il existe des signes de ventilation buccale (v. arcades serrées. en denture mixte stable ou en denture adolescente stable. LE TRAITEMENT DES ANOMALIES DU SENS TRANSVERSAL Au maxillaire. — disjonction (p. disjoncteur) (fig. 103a). b) Traitement actif : dispositif mécanique : Quad' hélix (éventuellement. — correction d'une linguoeelusion bilatérale . à l'aide d'une rééducation. La conduite du traitement : a) Le traitement actif : dispositif : le disjoncteur (fig. p. — La perle de Tucat : l'enfant fait tourner la perle d'avant en arrière. après disjonction. en I. 86). au niveau du secteur en linguocclusion. 136. — amélioration de la ventilation nasale. Objectifs du traitement : la correction de l'endoalvéolie et l'élimination des interférences occlusales suppriment la latéro-déviation. en insistant sur la déglutition « arcades serrées ». 140) : — meulage des prématurités au niveau des dents temporaires. 109a. après l'évolution des dents de 6 ans. Les deux arcades doivent être entièrement baguées. • Contention : elle se fera. C. c) Amélioration des fonctions : — rééducation de la déglutition primaire. sans latéro-déviation : Objectifs du traitement : — augmentation du diamètre transversal du maxillaire .

Durée du traitement : correction très lente. M. les traitements par expansion bimaxillaire ont fait office de traitement standard pour toutes les anomalies. P. Une technique fixe est indispensable. en denture adulte. C. p. En denture adulte : dispositif : multi-attaches et T. Il ne restera à traiter. il faut admettre que certains auteurs américains ont montré qu'un certain degré d'expansion molaire et prémolaire peut rester stable (de l'ordre de 4 à 5 mm) (Riedel. ou plaque amovible avec vérin médian et volet lingual du côté normal en I. les relations de classe II et la supraclusion (v. vérin ouvert et plan plat ou gouttière de positionnement (G. à l'aide d'une technique fixe . effectuer un nouveau contrôle des prématurités sur les dents temporaires. en propulsant la mandibule. Traitement de Vendoalvéolie asymétrique : Objectifs : corriger la linguocclusion unilatérale sans modifier les rapports transversaux du côté opposé. Il existerait « une aire de tolérance ». S. En denture mixte : TRAITEMENT ACTIF : meulage des cuspides des dents temporaires du côté inversé (v. — mastiquer préférentiellement du côté en normoclusion initiale (en I.). 137. L. M. après étude sur ordinateur. . — incidents : un certain degré de latéro-déviation persiste après correction des rapports transversaux en R. : . Certains résultats de traitement bien conduit restent troublants (v. 64a et b). T. Traitement actif : — en denture mixte : l'activateur est le dispositif de choix. B. b) Trait de section asymétrique. 183 et fig. suppression du volet latéral au bout de 6 mois . sauf cas exceptionnels. latérales croisées (accrochage vestibulaire inférieure et linguale supérieure) (v. M. p. 114rf). 184). Les cas stables après expansion se seraient probablement élargis spontanément en fonction de la croissance. • Traitement de Vendoalvéolie mandihulaire avec incoordination d'arcades. Les travaux de Moorrees (U. sur bagues. Contention : dispositif : plaque amovible avec vérin médian et volet latéral du côté en normoclusion initialement : — durée : 6 mois à un an . Il est nécessaire de rebaser fréquemment le volet latéral lingual que l'enfant a tendance à user. C. Il permet. c) Amélioration des fonctions : — rééducation de la déglutition primaire (signe de Cauhépé-Fieux) après le traitement actif ou après la contention (celle-ci est particulièrement conseillée dans le traitement d'une telle anomalie.) (v. fig. Pendant fort longtemps. que la supraclusion. T.5 mm. recharger en résine le volet latéral. entre 6 mois et un an. CONTENTION : la plaque amovible sert également de plaque de contention après suppression de la surélévation et du volet vestibulaire. au niveau des canines inférieures : la largeur idéale intercanines mandibulaires serait de 26. de supprimer les malocclusions latérales. 137o et b). A. Château. Theuveny). particulièrement pour les faces courtes. transversaux (dits de « crisscross inverse ») et torque latéral. . un volet latéral vestibulaire et lingual du côté en normoclusion et un vérin asymétrique (fig.Principes de traitement des anomalies orthodontiques v. Une norme idéale. • 185 b) Amélioration des fonctions : intervention O. a) Dispositif mécanique : plaque amovible comportant une surélévation de faible hauteur. M. S. LE PROBLÈME DE L'EXPANSION a b FIG. I. — en denture adulte : F. 137). Insister sur l'importance d'une déglutition arcades serrées) . I. au niveau du secteur en normoclusion. M. Contention : plaque amovible inférieure et plaque maxillaire avec rampes de Schwartz. (fig. I. 157). E. p. a été proposée par Schulhof. l'expansion au niveau des canines inférieures se solde par une récidive. R. Schulhofi. 199). Par souci d'objectivité. C'est pourquoi. pour la correction d'une endoalvéolie maxillaire asymétrique : surélévation et volets lingual et vestibulaire. —a) Appareil amovible avec vérin médian. C.) ont montré que la distance intercanine mandibulaire n'augmentait plus après 9 ou 10 ans (D. Objectifs du traitement : corriger la linguocclusion des secteurs latéraux. de classe II. p. pour déviation de la cloison nasale. + 3 mm). Le débat est ouvert.

à l'aide de forces extrabuccales. D. au cours de la croissance).5 mm ne présenteront pas de récidive après expansion. Le degré de gravité de l'anomalie (apprécié l'aide du bilan orthodontique complet). . important. dans l'état actuel des connaissances. E. Schulhof note que la récidive de l'encombrement incisif est aussi importante avec ou sans extraction. — importance de la convexité cutanée . type 2) peut représenter une contre-indication au recul molaire. mais surtout pas au niveau antérieur. Le type de croissance (estimation sur les téléradiographies de profil) : une direction générale de croissance plutôt horizontale (face courte et rotation antérieure mandibulaire) s'accorde avec l'objectif du traitement. 177. B. Une direction de croissance verticale (face longue + + et rotation postérieure) provoque des effets opposés aux objectifs du traitement (le menton s'abaisse et recule par rapport au profil. Si la distance intercanine est supérieure à 28 mm. B. — soit pour reporter le traitement après le pic de croissance (stades MP3U ou Rad U . la corticale sinusale jouant le rôle d'un centre de rotation : — longueur postérieure maxillaire : . D. — d'autres appareillages doivent être appliqués au moment de l'évolution des prémolaires supérieures (F. à Tous les cas montrant. sur gouttière) . DU LE LE T R A I T E M E N T DES A N O M A L I E S SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR TRAITEMENT DE LA DES II. on observera 40 % de récidive au niveau des canines et des prémolaires. signes quantitatifs : estimation de Ricketts (v. une distance intercanine inférieure à 26. le choix des dispositifs. Elle peut. d'où un pronostic favorable. tout au plus. par ailleurs. — lorsque l'extraction des premières prémolaires supérieures est prévue et qu'il existe un décalage A. . — position relative des incisives supérieures par rapport aux lèvres (risque ou non de fracture à la suite d'un traumatisme) . d'après cet auteur. fig. M. il peut être nécessaire de situer le patient sur sa courbe de croissance (fig. 13) : — soit pour profiter du taux maximum de croissance précédant le pic pubertaire (stade MP3) . postérieur). évoqué par une superposition des germes molaires non évolués et une disto-version importante de ces germes (v. E. v. 53b) contre-indique le recul molaire. en fin de traitement. p. B. • La croissance : Le stade de croissance (estimation sur une radiographie des deux mains) : au stade pré-pubertaire. sur bague) . une hauteur très réduite (face courte. 34b) constitue une contre-indication pour tous les dispositifs augmentant la dimension verticale : activateurs. forces extrabuccales cervicales et tractions intermaxillaires. un sinus maxillaire procident constitue un obstacle pour une translation distale des molaires. . permettre de gagner quelques millimètres au niveau des prémolaires et des molaires. il est indispensable d'attendre la mise en place fonctionnelle des deuxièmes molaires supérieures avant de pratiquer des extractions. 18) : traitement avec extractions unimaxillaires par exemple. : Toute modification du sens antéro-postérieur entraînera des conséquences sur le sens vertical. de prendre en compte cette possibilité.•<>r 186 Traitement des anomalies\orthodontiques Les formes maxillaires : a) A la mandibule : une forme mandibulaire présentant des signes de croissance à rotation postérieure (fig. En fonction des éléments liés à l'anomalie proprement dite (examen clinique et téléradiographies) : a) Informations données par l'examen clinique : — préjudice esthétique . b) Au maxillaire : — hauteur postérieure : . P. signes qualitatifs : un encombrement postérieur. • L'âge dentaire (estimation sur les radios panoramiques) : — certains dispositifs doivent être placés en période de denture mixte stable (exemple : F. MALOCCLUSIONS DIVISION 1 CLASSE Les facteurs influant le choix thérapeutique. p. tant de traitements inadaptés ont été commis et sont encore commis au nom de l'élargissement des arcades qu'il ne semble pas souhaitable. En conclusion. Ces constatations seront primordiales dans les différentes alternatives de traitement et orienteront. N.

importance du décalage des arcades. c) Anomalies alvéolaires antérieures : un décalage sagittal des maxillaires se présente rarement isolément. b) Informations données par les téléradiographies : — type facial et type de croissance mandibulaire . M. E. ou bien plus commodément. pour obtenir le résultat attendu (port régulier de la F. 80 % du succès du traitement des cas de la classe II. Ce facteur aggravant peut nécessiter des procédures particulières d'extraction et de traitement (traitement précoce ou extractions multiples). D. — position des incisives inférieures par rapport au plan dentaire A-Pogonion . Après correction précoce des relations de classe II. En dernier ressort. associée à une D. • La motivation au traitement : le traitement d'un cas de classe II. — importance du décalage des bases osseuses . pendant un temps transitoire. d'un activateur. D. M. division 1. etc. la plupart du temps. nécessite plus qu'aucun autre. une correction précoce. Il s'accompagne d'anomalies alvéolaires antérieures : proalvéolie supérieure et/ou rétroalvéolie inférieure dues aux parafonctions. E. il est indispensable d'estimer le degré de coopération escompté et de mettre en balance la nécessité d'un traitement précoce. soit en même temps que le recul de la partie basse du maxillaire.. m L'état des dents : des dents délabrées ou hypoplasiées au maxillaire incitent aux extractions. prévisible. de ce fait. D. à une mandibule trop en arrière ou à une combinaison des deux (angle facial et mesure Pog -* Na vertical). le choix du moment et des moyens du traitement sera fonction de la motivation : — la participation au traitement peut se révéler fréquemment excellente chez de jeunes enfants (de 8 à 11 ans). 188). permettant. — si l'insertion sociale est perturbée par le retentissement esthétique de l'anomalie. par des procédés orthopédiques . après correction du décalage antéropostérieur. on peut s'attendre. importante. — le degré de coopération peut enfin déterminer le choix des dents à extraire (premières prémolaires ou deuxièmes molaires maxillaires par exemple (\. rapide et stable. qui implique. D. M. tout ceci en fonction du choix des dispositifs. son volume et sa fonction . des T. sous peine de graves déséquilibres occlusaux . Au cours de l'examen clinique. division 1 + béance antérieure) : recherche des signes de ventilation buccale ou semi-buccale (v. M. Cette attitude favorable disparaîtra dès que le préjudice facial aura été amélioré (sujet sensible aux agressions extérieures et incapable de poursuivre un effort de longue durée) . on peut voir apparaître une linguocclusion des secteurs latéraux (ou une latéro-déviation). cette décision implique qu'il faudra mener le traitement jusqu'à son terme. — position des incisives supérieures par rapport au plan facial cutané . b) Cas de classe II. Mais le report tardif du traitement comporte l'inconvénient d'attendre un âge proche de la puberté et de ses incertitudes et fait courir le risque de fractures incisives.. et d'anomalies alvéolaires du sens vertical — supra ou infraclusion — qui compliquent le traitement (la supraclusion fait obstacle au recul incisif par exemple). I. — la ventilation (cas de classe II. d'un décalage des bases osseuses. — si le plan de traitement prévoit des extractions. B. division 1 + D. B. division 1 + endoalvéolie maxillaire : un décalage important des bases osseuses peut être associé à une endoalvéolie maxillaire (forme en V de l'arcade supérieure) sans perturbation de l'occlusion transversale. tient au port de la F. division 1. c) D. — une coopération excessive et mal contrôlée. division 1. . En fonction des anomalies associées : a) Cas de classe II. . à une bonne participation au traitement.). • Les facteurs fonctionnels et les parafonctions (appréciés au cours de l'examen clinique et sur les téléradiographies) : — les habitudes déformantes : faut-il différer le traitement ? 187 — la situation de la langue. fig. épaisses. peut conduire à une correction exagérée des rapports molaires et aux conséquences iatrogènes qu'elle entraîne (encombrement postérieur.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — forme des lèvres : fines. • : dans un cas de forte classe II. convexité squelettique . p. une bonne coopération dans le port des dispositifs. M. l'extraction de 4 prémolaires ne pourra permettre que la correction de la D. etc. 60a et b). — estimer si la malocclusion de classe II est due à un maxillaire trop en avant. rééducations diverses. Cette endoalvéolie peut être facilement corrigée. un traitement ultérieur complémentaire. en denture adulte. inclusion des deuxièmes molaires et des troisièmes molaires) . division 1.

. Les techniques et les dispositifs utilisables : a) Dispositifs orthopédiques (correction du décalage des bases osseuses) : — F. B. Indications : décalage antéro-postérieur + +. sur gouttière suivie par le port d'une F. se caractérisent par un développement vertical dento-alvéolaire mandibulaire postérieur (augmentation de la D. a) Correction orthopédique précoce du décalage des bases osseuses. il est quelquefois possible.). division 1. E. E. P. patient peu motivé au port de la F.. E. Solution 5 : extraction de 12 et 22 (microdontie/ou agénésie). Classe I Solution 3 : extraction de 4 prémolaires (D. EN FIN DE TRAITEMENT CHOIX DES DENTS A EXTRAIRE Canines Solution 1 : extraction de 2 prémolaires supérieures (cas sans D. d'une finition en technique fixe complète. O. E. dans un troisième temps. sur bagues et T. M. B. b) Traitement tardif : les différentes solutions et leurs conséquences occlusales (voir tableau) : Cas particuliers : — Si la malocclusion de la classe II est associée à une D. • Comment traiter ? Les traitements sans extractions : objectifs occlusaux : rapports de classe I molaire et classe I canine. divivision 1 biproalvéolie). B. Classe I Molaires Classe II 6|6 Classe I —:— 6 16 et { ' 8|8 1 Classe 1 —r7|7 Classe I 7|7 6|6 Solution 2 : extraction des deuxièmes molaires supérieures (germes des 18 et 28 haut situés) (forte coopération indispensable). D. le décalage des arcades. Les traitements avec extractions : objectifs occlusaux : canines en classe I et molaires en classe I ou en classe II thérapeutique (p. E. E. Les résultats d'une première séquence thérapeutique précoce doivent être fréquemment complétés par les effets d'une autre technique. D. Aspect de prognathie supérieure (point A en avant de Na vertical + +). de préférence après le pic de croissance. ou R. Solution 4 : extraction tardive des premières molaires supérieures (extraction après mise en place des 17 et 27). Une enquête dans la lignée familiale permettra d'éliminer les risques d'agénésie de dents de sagesse supérieures si le germe n'est pas visible. la première séquence n'étant destinée qu'à protéger les incisives supérieures. pas d'encombrement mandibulaire. P. I. tendance concave. face courte. sur gouttière (ou sur plaque) . M. La plupart des cas de classe II. dans un premier temps. de classe 11). en fonction des risques de fractures incisives./ou cas de classe II. à l'aide d'une F. de corriger. . M. — association des deux méthodes : activateur avec dispositif pour le port d'une F.). — Un traitement précoce sans extraction peut devenir un traitement tardif avec extraction. pas de supraclusion. corrigées sans extraction. Exemples : F. b) Correction orthodontique du décalage des arcades (F. sur gouttière antérieure et latérale. B. B. — activateur ou propulseur (application précoce ou au moment du pic de croissance) . L'appréciation du poids respectif des facteurs précités impliquera des choix thérapeutiques divergents dans le temps et dans les méthodes. B. B. puis de pratiquer des extractions pilotées (en maintenant les secteurs postérieurs maxillaires en relations de classe I) en débutant par la mandibule. D. sur bagues et. convexité importante. E. V.188 Traitement des anomalies orthodontiques Les alternatives thérapeutiques basse antérieure et moyenne du maxillaire. M. c) Finition en technique fixe. 124). Classe I Classe I Classe II Classe I Classe II . a) Traitement précoce : extraction précoce des premières molaires supérieures (au tout premier stade de l'apparition des germes de dents de sagesse supérieures) suivie d'un recul en masse de la partie RELATIONS A.

B. dans le tiers des cas (fig. agénésies. — Facteurs qui incitent à traiter précocement : — face courte. c) Dispositif multi-attaches ou multibagues : indispensable pour une bonne finition occlusale et dans tous les cas comportant des extractions. 122 a) . coopération maximum entre 9 et 12 ans . fig. — avantages psychologiques : . 138. M. sur bague . I. D. 138). biprotrusion. a) Objectifs : — corriger totalement le décalage antéro-postérieur. une deuxième étape en denture adulte . suivi ultérieurement d'un dispositif orthodontique. • Quand traiter ? Traitement précoce ? Traitement tardif ? Traitement en une ou deux séquences ? Traitement précoce. — débuter précocement le traitement à l'aide d'un dispositif orthopédique. sur bague appliquée sur les premières molaires supérieures (p. la correction précoce d'un cas de classe II. E. D. b) Avantages : — supprime le risque de fractures incisives . E. Traitement tardif en denture adulte (la plupart du temps avec extraction.D. etc. — arc facial + F. B. M. M. . — dans tous les cas. E. b) Dispositifs orthodontiques (correction du décalage des arcades) : — F. la nuit (photo et réalisation CL. — il n'est pas toujours possible d'obtenir une correction totale du décalage antéro-postérieur précocement. — arc maxillaire rond diamètre . avant ou après le pici facteurs qui incitent à un traitement tardif : — cas de classe II. : supraclusion importante. branches hautes. division 1. B. . — réduire la gravité des relations de classe II avant de pratiquer des extractions en denture adulte. la coordination des arcades étant réalisée dans un dernier temps à l'aide d'un dispositif fixe . — protéger des incisives supérieures apparentes qui risquent de se fracturer. CHABRE). par exemple F. . de classe II (fig. M. . — pare-choc : pour la correction d'une rétroalvéolie inférieure ou la conservation de l'espace de dérive mésiale.. 114a) . D.) . pas de D. I. rotation postérieure : — anomalies associées : D. — T. — procédure thérapeutique permettant un pourcentage d'extractions bien moindre. à localisation postérieure. — implique. — « Système 3 arcs » de J. B. activateur. division 1. dispositif amovible porté le soir et la nuit (F. tend à être relativement stable .. — Le « système 3 Arcs » de J.045 et T.. Philippe (fig. 149) . peu de supraclusion (traitement sans extraction) .Principes de traitement des anomalies orthodontiques 189 Fie. M. Philippe : — arc de base de Ricketts (v. c) Inconvénients : — augmentation de la durée globale du traitement . E. efface le retentissement comportemental d'avoir les « dents en avant » avec le sentiment de fragilité qu'il entraîne . le plus souvent. 93). de classe II le jour.

et se soldant par un échec du déplacement distal des molaires ou un échec de la propulsion mandibulaire. sauf cas exceptionnel. — tenter d'augmenter autant que faire se peut la D. face courte.190 Traitement des anomalies orthodontiques — pare-choc (Bumper) : s'il existe une linguoversion des incisives inférieures. b) Traitement orthodontique : au cours de la phase de constitution de la denture adolescente : — F. I. — d'une correction du décalage n'ayant pas donné les résultats escomptés. sur gouttière ou sur plaque (bien avant l'évolution des deuxièmes molaires). B. E. M. Le traitement d'un cas de classe II. B. B. sur bague. — association des deux dispositifs : F. si les lèvres sont fines et le menton marqués dans la lignée familiale . D. dans l'état actuel des techniques. au niveau des premières molaires maxillaires (pas de D. M. B. il s'agit de l'époque de choix . B. B. E. OBJECTIFS : a) Dispositifs fixes : — « système 3 arcs » de J. I. Philippe (avec T. à ce stade ou F. : direction de croissance dans le sens du traitement. avec branches hautes. On peut adjoindre au dispositif les deuxièmes molaires temporaires (bagues) (T. I. N. comportant bagues ou attaches sur les incisives et 4 bagues molaires. sans D. E. on achèvera la correction des rapports de classe II. le déplacement distal des secteurs latéraux ayant tendance à accentuer plus ou moins la D. M. relations de classe II symétrique. E. rétrognathie inférieure . a) Avantages : la durée globale du traitement est réduite et il est plus facile de faire une prévision de durée si le plan de traitement comporte des extractions. — F. cervicale. sur activateur ou 3 pièces de Château . D.. 138). OBJECTIF : reculer les premières molaires plus distalement que la classe I occlusale (tendance à la classe III). B. de classe II). E. . Les séquences de traitement selon l'âge. Ces deux dispositifs provoquent une vestibuloversion des incisives inférieures. instituée d'emblée . de classe II) si le profil est plutôt concave (fig. dispositif multi-attaches complet. En denture mixte stable (période de choix). — après recul molaire. . division 1. Intérêt : recul des secteurs latéraux dans leur ensemble. de classe II (profil concave) . V. E. . M. — multibague simplifié. M. 1. — activateur (ou propulseur) : indications : pas de D. b) Inconvénients : risque de fractures incisives . B. b) Dispositifs auxiliaires : T. a) Traitement orthopédique (différencier prognathie et rétrognathie) : — l'activateur ou le propulseur sont encore possibles et souhaitables à ce stade. — « système 3 arcs » de J. D. V . en fonction : — d'une coopération insuffisante pour le port d'une F. B. — protéger des incisives supérieures apparentes. Au moment de l'évolution des prémolaires maxillaires. après correction du décalage. M. Ce dispositif doit être appliqué de 6 à 12 mois au maximum . — éviter autant que possible les extractions : objectifs occlusaux classe 1 molaire et canine. : Nécessité d'un traitement de finition en denture adulte. TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : Un traitement tardif pourra faire suite à un traitement précoce. TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : — diminuer la convexité cutanée et éviter de rendre le profil trop plat. M. Le traitement fixe est indispensable. TRAITEMENT ORTHOPÉDIQUE (profil convexe) : — F. Philippe. En denture adulte AVANT LE PIC DE CROISSANCE : — corriger ou améliorer le décalage des bases osseuses . OBJECTIFS : — F. de classe II et F. se situe au moment de l'adolescence avec tous les inconvénients que cette période comporte . occulte les possibilités de correction orthopédiques. implique le plus souvent des extractions . — T. En denture temporaire : aucun traitement d'orthodontie n'est possible à ce stade. E. postérieure). Ils sont donc contreindiqués en cas d'incisives versées avant traitement. Philippe. destinée à éviter la disto-version des premières molaires. sur bague . sur gouttière pour corriger le décalage antéro-postérieur et linguo-verser des incisives supérieures apparentes. E. si le traitement orthopédique est insuffisant. — « système 3 arcs » de J. Pour certains.

PRÉVENTION : EXTRACTION DE 4 DENTS DE SIX ANS (cas très diver- gent et face longue) exceptionnel. a) Active : — gouttière de positionnement (G. E. sur gouttière (v. : Il n'est pas toujours possible. E. mais contre-indication chirurgicale ou refus de l'intervention . B. E. D. soit les premières prémolaires supérieures et les deuxièmes prémolaires inférieures. p. : 18 et 28 présentes. p. . sauf s'il existe une latérodéviation associée. B. amélioration de la ventilation nasale. génératrices d'obstruction pharyngée . Elles seront prévues. très exceptionnel. pour favoriser le mésialage des molaires inférieures (v. cervicale . Solutions 1 . — cas de classe II sévère et forte D. propulseur. M. 133). face longue. D. p. 141). — traitement des manifestations allergiques. p. Il faut donc éviter l'acharnement thérapeutique et admettre qu'il peut être nécessaire d'extraire des dents pour mener à bien le traitement. de classe II. à ce stade. associée) ou 4 (v. E. sur gouttière : si la rotation postérieure est moyenne et 'les incisives apparentes : gouttière totale ou gouttière partielle. si possible. d'une façon habituelle. P. N. le plan de traitement comportera des extractions. M. 188 pour les conséquences occlusales). En cas d'échec. SOLUTION 1 : cas de rotation postérieure peu marquée. que l'on peut compenser dès cet âge. pratiquer une usure des faces proximales des incisives inférieures (v. I. p. Choix des dents à extraire (v. SOLUTION 4 : pas de D. B. division 1. M. 3 (D. F. p. ment envisager des extractions. sans D. 14 et 24 . Conclusion : le traitement des cas de classe II. M. division 1. — utilisation des petits moyens pour atténuer les effets du suçage du pouce. E. Amélioration des fonctions : motivation à l'abandon des habitudes déformantes. CAS D'EXTRACTIONS MULTIPLES : 16 et 26 . une place importante accordée au traitement des troubles fonctionnels et des procédures comportant des extractions de dents permanentes. — alimentation au sein et sevrage progressif. M. 153). une technique multiattaches est indispensable. E. Au moment de l'évolution des prémolaires : F. B.D. Par ailleurs. B. face longue : direction de croissance dans le sens opposé au traitement. il faut redouter les difficultés psychologiques.M. APRÈS LE PIC DE CROISSANCE : on doit systématique- 191 la vestibulo-version des premières molaires. D'une façon pratiquement systématique. alimentation solide . En denture mixte stable : — F. liées à une durée de traitement excessive. si possible.l : — plaque amovible avec F. • Le traitement d'un cas de classe II. Ces traitements posent des difficultés thérapeutiques particulières en fonction d'un type de croissance défavorable et de fonctions fréquemment atypiques. En cas d'extractions au seul maxillaire — en fonction d'un profil plutôt rectiligne — et s'il existe un léger encombrement à la mandibule (pas + de 2 mm) on pourra. SOLUTION 3 : extraction de 4 prémolaires : soit les premières prémolaires supérieures et inférieures. 2. longtemps après le pic de croissance. cervicale : — éviter T. Indications : — décalage de classe II de plus d'une largeur de P. B. l'avulsion étant pratiquée. si nécessaire. En denture adulte : — proscrire absolument activateur. qui peut s'observer avec des tractions hautes: v. 165). en cas de béance antérieure fonctionnelle ou de proalvéolie supérieure : — proscrire absolument activateur. B. propulseur. • La contention.Principes de traitement des anomalies orthodontiques A peu près tous les dispositifs sont efficaces en fonction de la direction de croissance. après la fin du taux maximum de croissance . mieux vaut interrompre toute thérapeutique et ne débuter la séquence avec extraction qu'après mise en place fonctionnelle des dents permanentes. d'obtenir des rapports molaires satisfaisant en classe I. traction moyenne-haute couplée avec un arc transpalatin (ce dispositif auxiliaire permettant d'éviter 34 et 44. rééducation de la fonction linguale (déglutition arcades serrées). En denture temporaire : aucun traitement à ce stade. D. F. masticothérapie. b) Passive : arc lingual collé à la mandibule. qui aurait pu faire conseiller une ostéotomie du maxillaire . 188 : tableau). — extraction précoce des premières molaires supérieures (germes des deuxièmes molaires haut situés) et recul par F. comporte des séquences précoces moins fréquentes. le traitement fixe est indispensable.

TRAITEMENT SANS EXTRACTION : Les dispositifs utilisables : en fonction de la nécessité de corriger les axes incisifs et la supraclusion. V. p. pendant la croissance (v. D. de Le choix des extractions : si la correction du décalage antéro-postérieur reste insuffisante ou bien en cas de D. — Traitement du sourire gingival : on pourra être amené à conserver la courbe d'occlusion inférieure. D I V I S I O N 2 • Objectifs de traitement : a) Esthétiques : ne pas modifier un profil rectiligne ou concave. F. 161). les extractions. p. si possible. M. sur lesquelles l'arc d'ingression sera ligaturé (exemple : arc de base de Ricketts) ou coller sur les faces linguales. LES TRAITEMENTS AVEC EXTRACTION : LE T R A I T E M E N T DES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE I I . ces dents étant initialement plus basses que le plan d'occlusion. on observe bien souvent un repositionnement de la mandibule en avant. activateur. 1. par la correction de la supraclusion supérieure. ce qui est loin d'être toujours vérifié . — éviter une vestibulo-version des incisives inférieures si la tonicité labiale est augmentée . M. dans un premier temps. dans les cas en cours de croissance. E. — Extraction pour la correction de l'encombrement incisif associé. lorsque les interférences incisives sont corrigées. — forme 3 : éviter. traitement avec extraction. augmenter.Traitement d'une vestibulocclusion exagérée des secteurs latéraux maxillaires : . peu portée. seule . — Traitement de la supraclusion (v. sans D. à la mandibule : . M. division 2 = ne pas extraire » entraîne une durée de traitement excessive ou un échec du recul molaire. M. améliorer un sourire gingival. en utilisant une F. avec appui antérieur (avec barrettes de Whitman et traction haute. M. s'il n'existe pas de signe d'encombrement postérieur. 183) et denture mixte stable ou au stade de la denture adulte jeune : ingresser les incisives supérieures en premier. — assurer un guide incisif satisfaisant en fonction de la pente incisive. associée . ce qui entraîne un profil trop concave et disgracieux. ce qui évitera. en principe. donc de déplacer les apex. — forme 2 : traitement sans extraction. p. 146). Principe : on cherchera à éviter les extractions. v. p. — placer correctement le bord libre des incisives supérieures par rapport aux lèvres . D. . si l'on souhaite ne pas reculer le point A + T. activateur (classe II marquée) (v. en cas de D. B. les 3/4 de ces cas nécessitent des extractions. — Correction du décalage antéro-postérieur : . . postérieure. associée. ce dispositif permettant également le rattrapage du décalage transversal (v. Pendant un temps transitoire. à partir de cet arc (versions linguales) : . si la pente incisive le permet et à n'ingresser que le secteur incisif supérieur. traitement avec extraction unimaxillaire après ou en fin de croissance . traction intermaxillaire de type « criss-cross » inverse (fig. en fonction du critère précédent « classe II. D.selon le degré de coopération du patient 8 8 8 (forme 1) et la D. traitement de la rétroalvéolie inférieure : parechoc. — Extraction pour la correction des anomalies maxillaires : 4 5 7 — ou . b) Squelettiques : ne pas reculer le point A.ou . après correction de la linguoversion des incisives . 114c/) : . • Les alternatives thérapeutiques : elles dépendront des formes cliniques et des anomalies associées. si cela s'avère possible. les extractions seront prévues longtemps après le pic de croissance. On débutera le traitement. 18). D.192 Traitement des anomalies orthodontiques coller des attaches ou de placer des bagues sur les incisives inférieures. Pour Ricketts. on pourra également placer de très fines cales de composite au niveau des incisives inférieures. I. de classe IL En cas de profil très concave : T. . D. Il faudra éviter l'acharnement thérapeutique qui. la technique fixe est indispensable (traitement du ressort du spécialiste). 185). La supraclusion est fréquemment si accentuée qu'il n'est pas possible. B. traction basse. p. Comment traiter ? Selon les formes cliniques : — forme 1 : traitement sans extraction. c) Ocdusaux : — placer les apex des incisives supérieures en position linguale et fermer Taxe interincisif. une récidive de la supraclusion . Remarque : pour les tenants de la technique Edgewise. E. ou tout au moins ne pas diminuer la D. arc palatin à distance des faces linguales des prémolaires et traction élastique sur les faces linguales.

d) Chez l'adulte : la solution orthodontico-chirurgicale est parfois nécessaire. comportant un prolongement situé sur la crête antérieure. — modifier. Ce dispositif évite régression exagérée des incisives supérieures. traction basse ou/et T. de baguer ou de coller des tubes sur les 37 et 47. • Lu contention : la contention idéale est constituée par la gouttière de positionnement (« toothpositioner »). — multibague simplifiée : bagues sur les deuxièmes molaires temporaires stables et tubes collés sur les premières molaires. soit dans le sens d'un blocage de la croissance condylienne ou d'un léger recul. division 2 caractéristique. Elle consistera à transformer par des moyens orthodontiques une classe II. en denture temporaire . pour permettre un guide antérieur satisfaisant et supprimer le proglissement . attaches collées sur les incisives + arc de base (fig. Dans certains cas. c) En denture adulte : — avant le pic : idem . par des moyens orthopédiques. pour permettre une liberté de l'occlusion dans les mouvements de latéralité. Quand traiter ? — Traitement sans extraction : denture mixte ou denture adolescente. — après le pic : extraction uni ou bimaxillaire. B. soit dans le sens d'une avancée de la partie basse du maxillaire. . b) Tardivement : retrouver des rapports de classe I canine et de classe I ou de classe III molaire thérapeutique. Les objectifs de traitement des cas de classe III a) Précocement : — obtenir un surplomb positif et un recouvrement incisif suffisant. améliorer le profil facial. Philippe propose de prévenir l'apparition de la supraclusion incisive visible dès 4 à 5 ans. • Séquences de traitement. 169). J. D. — La plaque de Sved. les rapports des maxillaires. la supraclusion peut être corrigée à ce stade : — F. I. et à prévoir une ostéotomie segmentaire au maxillaire ou/et à la mandibule (v. Pour la correction de la supraclusion. il sera absolument nécessaire. E. à l'aide d'une plaque amovible au maxillaire. et de pratiquer un meulage des canines temporaires. M. Ultérieurement.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — (forme 3) : profil très concave et supraclusion 5 4 accentuée ou . 139). b) Plaque de Sved (fig. • Le choix thérapeutique : a) Traitement orthopédique : — traitement orthopédique très précoce. destinés à maintenir l'ingression à l'aide d'un élastique situé au niveau du bord libre. en denture permanente. LE T R A I T E M E N T DES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE I I I 193 Autres dispositifs : a) Plaque avec élastique comportant de fines cales sur les incisives supérieures. postérieure . des rapports incisifs satisfaisants. — Traitement avec extraction : denture adulte jeune en cours de constitution. 139. l'ostéotomie segmentaire à la mandibule peut s'avérer suffisante. division 2 en classe II.(forme 1). Les alternatives thérapeutiques. division 1. b) En denture mixte. M. — pare-choc inférieur -> vestibulo-version des incisives inférieures. -+ recul molaire -> pas de D. selon Vâge de lu première visite : a) En denture temporaire : si l'un des ascendants présente une classe II. FIG. il sera nécessaire d'avancer les incisives inférieures et/ou la mandibule. 122a) -> (ingression des incisives) . p. dès la chute des incisives centrales temporaires. distal de la partie haute dentoalvéolaire de la mandibule.

106. — facteurs dentaires : surplomb négatif avec contacts incisifs — diastèmes entre les incisives et les canines inférieures — linguo-version des incisives supérieures (rétroalvéolie supérieure) et/ou vestibuloversion des incisives inférieures . orthodontique orthopédique ± 0" < 20° + parallèle > 30° divergent — facteurs occlusaux : proglissement accentué. — facteurs occlusaux : coïncidence entre relation centrée et intercuspidie maximale et surplomb négatif sans contacts incisifs — supraclusion incisive accentuée ou béance accentuée . C. la croissance mandibulaire s'arrête en même temps que la croissance staturale. plan Francfort • Comment traiter ? Défavorable > 0° — traitement orthopédique. 70) . — masque de Delaire. fig. Angle plan bispinal. en denture b) Traitement orthodontique de compensation. particulièrement à la période pubertaire. à tout âge. • Facteurs influant la décision dans le sens d'une intervention ou chirurgicale : a) Facteurs favorables ou orthodontique) : (indication thérapeutique. avec les incisives en bout à bout en R. — facteurs héréditaires : hérédité familiale très prononcée. Angle A N B 2.194 Traitement des anomalies orthodontiques mixte. prognathie et brachygnathie associées . (fig. b) Facteurs défavorables orthodontique) : (indication chirurgico- Les traitements sans extraction : 1" LES DISPOSITIFS ORTHOPÉDIQUES : — fronde occipito-mentonnière. sur téléradiographies de profil. brachygnathie associée à une endognathie maxillaire et D. augmentée . à titre indicatif : Favorable 1. V. — facteurs squelettiques : face longue — prognathie vraie de type 1 ou 2 . et au risque de récidive propre à cette anomalie. et 17 ans pour les filles. c) Traitement chirurgical avec ou sans traitement orthodontique préalable. soit 19 ans p o u r les garçons. au cours de la croissance . de 3 à 6 ans. Les traitements avec extraction . — facteurs fonctionnels : macroglossie importante . 112 et p. Angle plan bispinal. En effet. plan mandibulaire 3. c) Comparaison des mesures favorables ou défavorables. La difficulté du choix thérapeutique tient à la difficulté de prédire la quantité de croissance mandibulaire. c'est-à-dire deux ans en moyenne après la cessation de toute croissance maxillaire. — recouvrement incisif moyen. avec extraction de dents permanentes.

tétine à plan incliné (Nuk) . M. Les élastiques de de classe III seront associés ou non à la F. E. O. mandibulaire. — rééducation de la posture linguale (très difficile avec ces anomalies. E. I. de forme moyenne . B. — T. Ce dispositif peut être couplé avec un arc palatin maxillaire et des T. ou F. — chirurgie du voile du palais. Après correction. au maximum. TRAITEMENT CHEZ L'ADULTE : orthodontique (v.). comportant un bandeau vestibulaire actif en cas de proalvéolie inférieure . B. E. après suppression de la surélévation. sur un dispositif multi-attaches. M. 103). placé. de 6 classe III -. en denture adulte jeune : — proglissement mandibulaire . 3 Brachygnathie : — cas simple : plaque amovible maxillaire avec surélévation. Prélat. — disjoncteur pour endognathie maxillaire associée (fig. au maxillaire. précédé ou non d'une disjonction. équilibration précoce de l'occlusion. m Traitement des causes fonctionnelles. type 3 de Balters (v. en denture mixte . • Quand traiter. en cas de proglissement. avant que la dimension verticale primitive ne soit rétablie. • Au cours de la phase de constitution de la denture adolescente : Prognathie mandibulaire moyenne avec normoou vestibulo-version des incisives inférieures et arcade maxillaire subnormale : — F. ce qui permet également de remonter la langue . M. sur gouttière mandibulaire totale ou partielle. E.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — F. et 10 ans) : (entre 8 — appareil amovible. Brachygnathie maxillaire : masque de Delaire. la correction de l'occlusion inversée n'est pas achevée. type 3). maintenir le port de la F. sur bague 36 et 46. Proglissement mandibulaire — prognathie légère : fronde occipito-mentonnière. éventuellement : — appareil fonctionnel destiné à redonner une position plus haute à la langue (exemple : Bionator de Balters. 98o). la situation de la langue n'étant pas liée à un défaut de maturation. associée ou non à une plaque amovible de surélévation. I. 196) . I. TRAITEMENT TARDIF. Indications : proglissement mandibulaire et prognathie très légère. diastèmes interincisifs supérieurs. O. E. 103/) . de classe III. . M.B. mandibulaire. de classe III appliquée à l'aide de dispositifs multibagues ou multi-attaches simplifiés (bagues sur les 4 premières molaires permanentes et sur les 4 incisives) . B. • Prévention : chez le nourrisson : position de sommeil sur le dos . Brachygnathie : masque de Delaire. de 3 à 6 ans : traitement orthopédique précoce. B. il est inutile de persévérer. avec des forces plus faibles. — ablation d'amygdales hypertrophiques (rôle dans la protrusion linguale) . édit. comportant une surélévation plus importante que l'espace libre et des ressorts palatins rétro-incisifs (fig. Indications : conservation de l'espace de dérive mésiale. à cet âge. E. sous anesthésie générale ou sur gouttière scellée. brachygnathie. vérin médian et ressort rétro-incisif avec F. Proglissement mandibulaire — prognathie légère : F. (contre-indication : face longue). M. au maxillaire. comme contention environ 1 an. meulage des canines temporaires. — prognathie légère. — prognathie inférieure. 2° LES DISPOSITIFS ORTHODONTIQUES : 195 • En denture mixte stable : traitement orthopédique. voir pour le mode d'action fig. Balters. Si au bout de 6 mois. — cas sévère : masque de Delaire. Célestin : La méthode Bionator de W. orthodontico-chirurgical. — résection éventuelle d'un frein de la langue trop court . Il peut se passer plusieurs mois. selon les anomalies ? TRAITEMENT PRÉCOCE : a) En denture temporaire : — proglissement mandibulaire . Indication : existence d'un léger espace entre le germe de la deuxième molaire et l'image de la première molaire évoluée.Bionator.. • En denture temporaire. p. . b) En denture mixte : brachygnathie maxillaire. — brachygnathie maxillaire. sur bagues 36 et 46 .T. La surélévation peut être placée à la mandibule. mais plutôt constitutionnelle) . sur gouttière mandibulaire. Les séquences de traitement selon l'âge. B. mimétisme de rétraction mandibulaire. — F.

) • Les objectifs de traitements : diminuer la dimension verticale. 108). M. c) Le traitement fonctionnel : — rééducation de la déglutition atypique. Le traitement chirurgical : a) Intervention sur les tissus durs : ostéotomie segmentaire du maxillaire : technique de Dautrey ou de Wassmund (fig. 170). avec extractions : — indications : surplomb négatif avec contacts incisifs . 18). ce qui permet un étalement latéral de la langue . p. — traitement des obstructions respiratoires (O. Elle doit durer au moins 2 ans après le stade R a d U ( v . v. Dans tous les cas. p. — rééducation de la ventilation nasale . V. • Les alternatives thérapeutiques : — traitement orthodontique : il doit être conduit dans un esprit chirurgical . ou bien encore les premières molaires supérieures et les deuxièmes molaires inférieures. — traitement chirurgical : il est bien souvent nécessaire d'effectuer un traitement orthodontique préalable. — myothérapie : masticothérapie intense. . l'extraction des molaires postérieures sera indiquée . — solution 2 : en cas de proalvéolie associée. p. L. B.) : . Exemple : 16-26-14-24 et 34-44 ou bien les 4 premières molaires et les 4 premières prémolaires. améliorer l'impression de menton effacé. Récidives : dues à la croissance tardive de la mandibule. si par ailleurs la déglutition est de type primaire. 18) ce qui n'est guère possible chez les garçons. obstruction haute : déviation de la cloison . une technique multibagues ou multi-attaches est indispensable. longueur mandibulaire et décalage des bases moyens . donc prognathie légère et brachygnathie . La contention. gymnastique des lèvres. sans mouvements parasites au niveau des molaires. • De 12 à 15 ans : traitement orthodontique de compensation. • Après le pic de croissance — traitement orthodontique avec extractions : proglissement mandibulaire. Indications : prognathie inférieure sévère . A la mandibule : génioplastie par corticotomie de la symphyse. traction haute avec arc transpalatin . 166). hypoplasie maxillaire (v. b) Glossotomie : en cas de langue volumineuse et protrusive s'étalant largement entre les arcades (fig. E. l'extraction des premières prémolaires sera préférée . dans le sens horizontal et repositionnement antérieur (fig.souvent multiples — et l'amélioration des fonctions. — le moment des extractions : de préférence après le pic de croissance (stade DP 3 U. 127). — solution 3 : des extractions multiples permettront une diminution appréciable de la dimension verticale.196 Traitement des anomalies orthodontiques traitement mécanique. 130è et 129 b). R. la solution chirurgicale s'impose. b) Le traitement mécanique : — F. proglissement associé . Les moyens thérapeutiques doivent associer un . corriger la béance dentaire et l'inocclusion labiale. incisives inférieures sans linguoversion excessive . a) Les extractions : — solution 1 : en cas de béance. 131). — dispositif multibagues ou multi-attaches : les déplacements dentaires doivent être effectuées en évitant tout mouvement de version. des extractions -. Le traitement orthodontique : il s'agit d'un traitement particulièrement difficile et du ressort du spécialiste. brachygnathie maxillaire: — traitement chirurgical ou chirurgico-orthodontique : (v. en insistant sur la nécessité de déglutir arcades serrées . ce qui revient au traitement d'un cas d'agénésie avec obtention de relations de classe II thérapeutiques. p. doit être conduit avec des précautions particulières (composante Régression). Exemples : ostéotomie mandibulaire et/ou glossotomie (p. obstruction moyenne : ablation des amygdales palatines et ablation partielle des amygdales pharyngées. — solution 4 : extraction des incisives latérales supérieures dans certains cas. LE TRAITEMENT D E S A N O M A L I E S BASALES D U SENS V E R T I C A L Par excès (E. Le redressement des axes molaires.

) — Tenter l'application d'un activateur en denture mixte. seront décrites les différentes lésions et leurs causes d'apparition. FlG. Lésions radiculaires : Les résorptions radiculaires. b) Leucomes au niveau du collet : zone blanchâtre de décalcification. • Au niveau des dents : Lésions coronaires : a) Lésions traumatiques de Vémail : exemples : fracture d'un fragment du bord libre. 140c) . — a) Conséquence d'une hygiène déficiente. une carie du collet (fig. Elle frappe surtout les incisives supérieures. . tempérament allergique. pulpe large avec apex émoussé (fig. 140/. — b) Résorptions apicoles sévères. et particulièrement le sexe féminin) . elle sera. à long terme. 140. après dépose des bagues ou des attaches collables (exceptionnel) . — causes : fonte du ciment à certains niveaux —déscellement non signalé — caries non traitées. 140. ce qui entraîne de lourdes conséquences. donc les moyens de les éviter. — type de force orthodontique (ingression) : — trauma sur une dent. excès de glucides et prédisposition particulière. Causes : mauvaise élimination de la plaque (cause principale). V. rayures de l'émail provoquées par les instruments de dépose des attaches collées à l'aide de composites chargés. en principe. après traitement orthodontique. elle peut diminuer la longueur de la racine de quelques dixièmes de millimètres jusqu'à la moitié. au niveau gingival. avant baguage — reconstitution défectueuse sous les bagues — habitudes alimentaires défavorables (aliments collants). 197 faces vestibulaires des molaires et des prémolaires et parfois des incisives (dispositif fixe) ou sur les faces linguales (dispositif amovible) .) : cette lésion est définitive. en demi-lune. au cours du traitement : ~ déséquilibre hormonal. sinon plus. cémentaires ou cémento-dentinaires : a) Au niveau apical (fig. Secondairement. dans certains cas extrêmes. 140a). autant que faire se peut.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Par défaut (I. réparée par une apposition de cément secondaire. LES L É S I O N S I A T R O G È N E S POST-THÉRAPEUTIQUES Un traitement orthodontique peut provoquer des lésions variées des tissus durs ou des tissus mous. Un traitement bien conduit et un patient coopérant évitent la plupart de ces problèmes. — gingivite. retard de croissance. dites « lésions iatrogènes ». c) Caries : — situation : sous les bagues — au niveau des b) Au niveau latéral : si cette résorption latérale est légère. Fig. — Finition en denture adulte à l'aide d'une technique fixe multi-attaches. après traitement multibagues : leucomes (1) et caries du collet (2). Causes proposées pour l'apparition de ces lésions radiculaires dont l'origine n'est pas encore résolue à ce jour : — prédisposition individuelle (10 % des individus. au niveau des incisives supérieures. et dans un troisième temps. on peut observer une perte d'émail. — mouvement d'aller et retour . M. Dans ce chapitre. Toutefois le réattachement est médiocre.

dénudation vestibulaire des incisives inférieures.198 Traitement des anomalies orthodontiques niement gingival ne suit pas toujours le remaniement osseux. suivie d'une période de maintien avant une deuxième phase de traitement actif. On l'observe particulièrement dans la zone gingivale distale aux dents déplacées dans un site d'extraction ou au niveau incisif : — inflammation gingivale : elle est due. Causes : plaque. — formation de dentine tertiaire qui diminue la lumière des canaux. irritation mécanique. Durée de la contention : elle sera fonction des anomalies traitées. FIG. En moyenne avec un port continu. les dispositifs utilisés. soit après une première étape précoce de traitement. Lésions pulpaires : — une mortification à la suite d'un traitement orthodontique est une éventualité rarissime. avec déhiscence vestibulaire initiale . Causes : dent placée en position trop vestibulaire sur la base osseuse : — trauma . — traitement chez un adulte présentant une parodontopathie initiale importante. au niveau des sites d'extraction et dans la région antérieure du maxillaire supérieur . le plus souvent. • Au niveau osseux : — diminution de la hauteur des septa. Elle se situe à la fin du traitement actif. à la plaque dentaire . puis discontinu des dispositifs amovibles : — pour une classe I avec dysharmonie : un an . 140. — déhiscence : diminution de la hauteur de la corticale externe. le seul critère de réussite à long terme d'un traitement orthodontique étant la stabilité dans le temps. Définition : la période de « contention » correspond à la phase thérapeutique finale d'un traitement d'orthodontie. Ces différentes éventualités se situent : soit à la fin du traitement actif. avec des dispositifs amovibles ou fixes. b) Contention active . — manque ou absence de gencive attachée : . dans la chronologie du traitement. — hyperplasie gingivale : elle est souvent la conséquence d'un déplacement orthodontique. lorsque le praticien considère qu'il a atteint les objectifs recherchés . déplacement orthodontique (rotation) . Le rema- LA CONTENTION • Généralités. — rotation. L'hyperplasie est aggravée par l'élimination défectueuse de la plaque dentaire. en denture adulte. sauf cas extrêmes) . . leur situation. . aggravée après traitement. Elle est destinée à maintenir ou parfaire les résultats obtenus et à éviter la récidive des anomalies. dent incluse vestibulaire après désinclusion orthodontique. • Au niveau du parodonte et de la muqueuse : — lésions des tissus mous : provoquées par les dispositifs orthodontiques fixes ou amovibles (ces lésions sont toujours réversibles. C'est dire combien cette étape ne doit pas être négligée. — c) Facteurs favorisant les résorptions apicales : pulpe volumineuse et résorption initiale avant traitement. c) Contention passive. sans appareillage . — diminution de hauteur de l'attache épithéliale. des corrections effectuées. la durée et le rythme de port de ces dispositifs. Les trois modes de contention : a) Contention naturelle. Les stades successifs de la contention se caractérisent par leurs objectifs. surtout au niveau vestibulaire antérieur. avant traitement. La plupart du temps. des réactions pulpaires sont histologiquement décelables mais sans signification clinique .

Les dispositifs : a) La plaque avec élastique (v.La contention — pour une classe II : deux ans . E. P. • La contention naturelle : elle se justifie. ». en raison des grosses difficultés d'élocution qu'il provoque. contention de plus longue durée s'il existe des rotations initiales importantes : une dysharmonie dento-maxillaire-limite. 99a) : elle est indiquée. correction d'anomalies mineures qui n'ont pu être traitées au cours du traitement actif. au niveau antérieur : — s'il existe très peu de diastèmes antérieurs à fermer. d'éviter ce stade. — réouverture des espaces d'extraction. — pour une classe III : jusqu'à la fin de la croissance. Hollande). en cas de persistance de diastèmes interincisifs plus importants. Inconvénients : dispositif difficile à accepter. — correction de la malocclusion d'une unité dentaire non incorporée dans le dispositif actif : deuxième molaire supérieure vestibulo-versée. Inconvénients : — n'incorporent pas l'ensemble des couronnes dentaires . traitée sans . qui permettent d'obtenir des contacts proximaux. ou présentant des difficultés de ventilation nasale . P. — amélioration de l'intercuspidation . LES APPAREILS AMOVIBLES DE CONTENTION ACTIVE : positioner ») : — gouttière préfabriquée (marque « Orthotain » ou « T. B. fig. en tenant compte de l'axe charnière approximatif repéré sur une téléradiographie de profil (laboratoires « T. Avantage : c'est la contention active idéale. précédée ou suivie d'une rééducation de la fonction et de la posture linguale . A. p. 64). v. pendant un certain temps. adaptée à des dents de forme et de proportion habituelles et à des solutions orthodontiques classiques : l'axe charnière correspond à un axe charnière moyen . maintient mal les corrections des rotations et ne peut corriger un décalage antéro-postérieur persistant. — risque de perte d'ancrage . . puis 6 mois la nuit . placées en occlusion idéale (ou « set-up ». en plastique mou et transparent. — gouttière de positionnement sur mesure. — mise en place d'une dent incluse sur l'arcade. P. P. Durée du port des appareils amovibles de contention : en moyenne 6 mois jour et nuit. p. — si l'on veut exercer des forces très douces. fréquente avec ce dispositif. Ce dispositif peut être suivi d'une contention passive. béance antérieure -> recouvrement incisif minimum. La gouttière de Avantages : — ils sont facilement acceptés et ne gênent pas l'élocution. 99c/).. — maintien de la correction d'un décalage antéropostérieur de classe II ou de classe III . E. — correction d'une proalvéolie inférieure avec occlusion inversée. 139). B. — interférence des crochets . il s'agit plutôt d'une contention semi-passive. c) La plaque de Hawley (v. si l'on craint une perte d'ancrage.) La plaque avec potences de Vienne (v. après recul des premières molaires par F. beaucoup plus actif que le précédent. U. placée sur des tubes soudés sur les crochets d'Adams. s'ils sont correctement réalisés — le port continu est possible . Elle est réalisé sur un moulage des dents du patient. — ils permettent de placer des ressorts pour la correction de malpositions ou de récidives mineures. La G. Cette plaque doit être associée à une F. C'est la solution de choix : — si le patient refuse la gouttière et souhaite un dispositif peu visible . S. Elle se situe immédiatement après la dépose des bagues ou des attaches. car les indentations englobent l'ensemble du volume dentaire. son efficacité étant fonction d'un port diurne actif de 4 h pendant 3 mois. — éventuellement. avant la dépose du dispositif fixe. /. Elle permet d'incorporer les courbures du 1er ordre. en fin de traitement. dans quelques cas particuliers : exemples : — correction d'une linguocclusion localisée. • La contention active : elle doit être considérée comme une continuation de la thérapeutique mécanique. fig. Objectifs : . »). Contre-indications : patient peu coopérant ou qui ne peut disposer de 4 heures par jour pour ^e* exercices.fermeture des espaces résiduels dus aux bagues : c'est l'un des avantages des attaches collables. Dispositifs utilisés : LA GOUTTIÈRE DE POSITIONNEMENT (G. au secteur antérieur . en dehors des repas. sans aucune interférence.) (« tooth- 199 positionnement permet les finitions de traitement les plus satisfaisantes. en fonction des exigences du patient.

Objectif : elle est destinée à estimer la stabilité à long terme du traitement. 139) . destinée à maintenir la correction d'une supraclusion incisive . p. ou d'éviter une récidive de supraclusion oud'infraclusion. Elle s'observe plus ou moins longtemps après la contention. Récidive des relations d'arcades : cas de classe II . Anomalies alvéolaires antérieures : — supraclusion : 20 à 30 % de la correction du recouvrement incisif peut récidiver . après dépose des attaches collées . 141). p. incite le patient à consulter jusqu'à l'évolution des dents de sagesse . • La contention passive : elle fait suite. 141. infraclusion antérieure : en fonction de l'importance des facteurs fonctionnels. les anomalies initiales ou n'ayant pas de rapport avec celles-ci. — L'arc lingual collé « T. un surplomb exagéré apparaît à nouveau. M. doit être mise à profit pour renforcer des habitudes régulières d'hygiène. Objectifs : il s'agit de maintenir la position du secteur incisivo-canin inférieur en l'attente de la fin de la croissance et de l'évolution des dents de sagesse . — en cas de supraclusion initiale : la plaque de Sved (fig. • La surveillance post-contention : FIG. pendant laquelle le patient consent encore un certain effort. — proalvéolie supérieure. à surveiller l'évolution des dents de sagesse. — alvéolaire (exemple : récidive d'une supraclusion) . encombrement réduit . Remarque : la période de contention. . Dispositifs : DISPOSITIFS FIXES : — arc lingual collé sur les faces L des 33 et 43 ou 34 et 44 (fig. Cas de classe III : après la poussée de croissance pubertaire. risque d'ingestion. D. : apparition d'un encombrement incisif après contention. à la contention active. et après l'évolution des dents de sagesse. ou parfois même. à prescrire éventuellement leur germectomie (v. — contention antérieure. APPAREILS AMOVIBLES PASSIFS DE CONTENTION : extraction . P. 75). 135) à corriger l'apparition éventuelle d'une récidive d'encombrement incisif. jusqu'à la fin de la croissance. à la mandibule. au début de la contention (v. — fil torsadé collé de 33 à 43 et sur chaque incisive (rotations initiales) . — inconvénients : rétention de plaque dentaire et de tartre. si le patient l'accepte. améliorer ou corriger des défauts parodontaux. si les deuxièmes molaires ne sont pas évoluées.200 Traitement des anomalies orthodontiques — avantages : installé d'emblée. La récidive peut être totale ou partielle : — dentaire (exemple : récidive d'une rotation) . entreprendre ou poursuivre des mesures préventives contre l'apparition de caries et enfin pour donner des conseils écologiques et génétiques en fonction de l'anomalie traitée. au cours de la contention. • Quelles sont les anomalies les plus récidivantes ? D. de canine à canine. la plupart du temps. LA RECIDIVE • Définition : la récidive post-thérapeutique correspond à l'apparition de malpositions ou de malocclusions reproduisant à un degré plus ou moins marqué. à la mandibule : dispositif vestibulaire et lingual amovible avec ou non prolongements latéraux au niveau des prémolaires et molaires inférieures. — squelettique (exemple : récidive du traitement d'une prognathie inférieure). Durée : en principe.

a) Récidive du traitement d'un cas de classe II : — extraction des deuxièmes molaires. la distance intercanine demeure stable. myothérapie . 186). Exemple : récidive d'une proalvéolie ou d'une béance antérieure due à une pression linguale importante. p. p. Ce sont les 10 % restant qui posent problème. • Les causes des récidives : de nombreux facteurs peuvent être incriminés : a) facteurs fonctionnels et posturaux : lèvres. • Pathogénie : plusieurs éléments biologiques sont à prendre en considération : — l'adaptation ou non des structures aux nouvelles conditions anatomiques . M. sur bague (ou sur gouttière) . e) facteurs thérapeutiques : — traitement inadapté : exemple : l'expansion à la mandibule récidive dans 90 % des cas. 22) . Philippe). — chirurgie orofaciale. b) Récidive du traitement d'un cas de classe III : — extraction de dents inférieures. — la modification continuelle de la denture au cours de la vie . si les germes des dents de sagesse sont présents. • Pronostic : il est difficile de mettre en évidence des facteurs permettant. en rapport avec une D. la pente incisive concourt au maintien ou non de la correction d'une supraclusion. au début du traitement. au niveau de certaines structures craniofaciales (v. d'émettre un pronostic favorable de stabilité. Il faut considérer la récidive comme « un phénomène biologique » par nature. — la mobilité dentaire à la fin du traitement actif. b) Récidive de supraclusion : selon le degré de récidive. 165). puis contention par collage au niveau de toutes les faces linguales. L'EQUILIBRATION OCCLUSALE POST-ORTHODONTIQUE Faut-il procéder à une équilibration occlusale. D. importante et une rotation postérieure . — les modifications de l'angle plan mandibulaire/ plan bispinal sont instables. due à l'élargissement de l'espace desmodontal . d) facteurs tissulaires : l'étirement des fibres 201 supracrestales. a) Récidive d'un encombrement incisif inférieur : — récidive mineure : sans signification particulière . Certains préfèrent « faire confiance à la nature ». de canine à canine inférieures . qui se réorganisent lentement après correction d'une rotation. dans la plupart des cas. joues. — traitement mécanique. B. 96«) -> occlusion de classe III canine. — récidive du traitement d'une prognathie inférieure. f) facteurs comportementaux : patient pour lequel le traitement d'orthodontie n'a jamais occupé la première place. • Attitude thérapeutique en face d'une récidive : elle dépendra du degré de récidive. après un traitement orthodontique ? le débat n'est pas clos. — supraclusion incisive . — récidive majeure (adultes) : extraction d'une incisive et réalignement (v. dans 90 % des cas (J. ou reprise du traitement si le patient l'accepte. de taille normale et haut situés et port intense d'une F. même après extraction et distalage (rappel : aucune augmentation de la distance intercanine après 10 ou 11 ans) . — récidive moyenne : usure des faces proximales et pose d'attaches collables pour parfaire l'alignement (v. des conséquences néfastes prévisibles à long terme (esthétique et occlusale) et des exigences du patient. L'environnement musculaire montre une bonne adaptation aux nouvelles formes maxillaires. au moment de la puberté. 75) . — les forces mésialantes. — chirurgie oro-faciale. D'autres prescrivent . Même si le résultat obtenu en fin de traitement actif est proche de l'idéal. b) facteurs liés à la croissance : rythmes de croissance différents entre certains éléments de la face : — encombrement tertiaire (p. p. langue. c) Récidive d'infraclusion antérieure : -^ renouvellement d'une rééducation des fonctions . sans signification particulière. une récidive peut apparaître. entraîne la récidive. de préférence les premières molaires inférieures . fig. E. — glossotomie éventuelle . — les rythmes de croissance différents. Il semble bien qu'il n'existe pas de rapport entre récidive et traitement avec ou sans extraction (v.Equilibration occlusale post-orthodontique Rotation d'unité dentaire. c) facteurs occlusaux : — force mésialante.

. Prématurités localisées à certaines dents : l'orthodontiste doit équilibrer ou faire équilibrer l'occlusion de ces cas. orthodontistes. à condition de pouvoir suivre le patient.202 Traitement des anomalies orthodontiques c) après traitement orthodontique. particulièrement du côté non travaillant . malpositions et malocclusions résiduelles — seront traités dans un dernier temps à l'aide de dispositifs fixes multi-attaches ou multi-bagues. systématiquement une équilibration occlusale postthérapeutique. C. : b) lorsque les dernières molaires n'ont pu être incorporées dans le dispositif multi-attaches (dents de 12 ans et dents de sagesse) et qu'elles présentent des prématurités importantes. Il comporte des séquences chirurgicales. pourront être équilibrés sans passer par un articulateur. on peut tenter de définir les situations dans lesquelles il est préférable de pratiquer des meulages sélectifs. il persiste un décalage de + de 1 mm entre la relation centrée et l'I. Les cas présentant une concordance en fin de contention. C. C. p. pour la correction de l'endognathie bilatérale. M. pour éliminer des interférences occlusales mineures. chez l'adulte : et cela systématiquement. Cette rééquilibration sera exécutée. programmées suivant un véritable calendrier. si nécessaire. à l'aide du masque de Delaire.. M. La première phase orthopédique très précoce. agénésie. APERÇU DU TRAITEMENT DES FENTES ET FISSURES LABIALES OU PALATINES Le traitement des fentes et fissures labiales ou palatines relève d'équipes spécialisées et pluri-disciplinaires — chirurgiens. orthopédiques et orthodontiques. 115). R. orthophonistes. Au cours de la phase orthopédique tardive. Une disjonction peut être également effectuée. Entre ces deux extrêmes. le déplacement vers l'avant de l'arcade maxillaire. très fréquemment décelables. chez le nourrisson est destinée à agir sur les fragments maxillaires déplacés vers le plan sagittal médian (fissures ou fentes maxillaires) (v. en denture mixte ou adolescente. prothésistes. permet l'amélioration de Fhypoplasie du pré-maxillaire (enfoncement canin) et de l'occlusion inversée unilatérale. L. entre R. Les problèmes dentaires — ectopie. Une chirurgie esthétique des lèvres pourra également être prévue ainsi que la pose de greffons au niveau de la fente maxillaire — greffons dans lesquels pourront être déplacées les dents — et qui permettront une réhabilitation prothétique meilleure. etc. O. a) lorsqu'en fin de traitement. jusqu'à la fin de la croissance. trois à quatre mois après la dépose des dispositifs de contention. et I. .

M. Prélat. A. Prélat. LAUTROU. A. Consulter également : La Revue d'O. M. une présentation originale). : Current orlhodontics. : Orthopédie dento-faciale. 1978. J. J. 1980. B. 1975. THUROW. 1980. M. 1966. P. VOrthodontie française. Revues : The Angle Orthodontist. Ricketts (En cours de parution). CHÂTEAU. 1975. Maloine. American Journal of Orthodontics. P. R. and NEUMANN. : Edgewise orthodontics. Prélat. 1981 : L'orthodontiste face à la chirurgie. depuis 1967. C. L. Prélat. LANGLADE. M. : Clinical Orthodontics..BIBLIOGRAPHIE Ouvrages à consulter en français : ADAMS. T. En 2 volumes. GRABER. soc. D. Mosby. Les appareils orthodontiques amovibles (étude et construction). Prélat. 1973. H. Hoeber. 1977. : The activator in intercepthe orthodontics. : traduction de NODIOT. : Traduction d'une série d'articles sur « la thérapeutique bioprogressive » de Ricketts. TWEED. GRABER. 1972. Mosby. Masson. et coll. en 2 volumes (bases fondamentales et clinique) en collaboration avec de nombreux auteurs. E. : Céphalométrie. diagnostic et thérapeutique orthodontique. BENCH. : Handbook of facial growth (nombreuses illustrations). 1980. en 3 volumes. C. T.. parution annuelle de la Société française d'Orthodontie. VOrthodontie française. J. F. : Céphalométrie et orthodontie. Rapport d'Olivier MAUCHAMP et coll. J. Saunders. . Plans de traitement en Orthopédie dento-faciale (Cet ouvrage présente une synthèse des conceptions de l'auteur). Concepts and techniques. 1966. C. 1974. : Abrégé d'anatomie dentaire (comporte deux chapitres sur les phénomènes de dentition et sur l'agencement des arcades dentaires). Bull. C.. : Removable orthodontie appliances (nombreuses figures). HARVOI. PHILIPPE. 1975. J. et HILGERS. MULLER.D. Mosby. : Des principes et une technique (la technique du Dr RICKETTS. R. H. J. Ouvrages à consulter en anglais : ENLOW. GUGINO. Parution trimestrielle. D. J. Saunders.

23. — HvTÏÀ. 84. Analyses dimensionnelles. 85. 146. — orthodontiques. Arcs linguaux. — fonctionnelle. Branche horizontale (ou corps). 56. — transpalatins. 175. 85. Approfondissement. 12. Basion. 56. 92. 23. Axiale. 47. 133. 169. . Arcs. 71. Arcades dentaires. 32. Age dentaire. 189. — labiale. BARON. 83. Bourgeon latéral. 141. 1. — mandibulaire.. 158. — fonctionnelles. 87. 183. 188. 61. 185. Bull-loop.). 125. 123. 63. — palatins. 34. Articulation. 84. 103. 108. 44. 200. 170. 82. 80. 3. 163. — facial. 85. 37. Anomalies alvéolaires antérieures. 156.INDEX ALPHABETIQUE A Abrasion. G. 148. 103. BEGG (méthode de . BlEDERMAN. Arcs idéaux. 140. 159. 158. 103. 67. 151. 23. 142. 119. 164. Bagues. 71. Biométrie. ANDRESEN. 146. Anatomie céphalométrique. — dentaires. 75. 121. Biprotrusion. 8. 177. 113. Apposition. 158. 22. 117. 143. Base du crâne. — osseux. 35. 183. 145. Axe de croissance.. 200. 59. Activateur. 58. 117. 53. 146. — médian. 96.. 174. 176. BENCH. 148. 57. 62. 151. 196. — torque. 61. 162. 58. Brachygnathie maxillaire. 61. — antérieure.. 87. Belladénal. Biomécanique. Aeencement intra-arcades. 68. Attaches collées. BRUNNER. 53. B Amygdales. 157. Arc de base. 1. 56. 95. 100 — ÂlvB. Biproalvéolie. 58. 171. 154. 73. 202. Antémandibulie. T. 110. 102. Bracket. 117. 108. 175. 195. 48. A. — fonctionnels. Arc lingual collé. 113. 173. 179. 84. Angle AB. Bihélix. M. 156. Ancrage. 54. 85. 149. 46. 124. 83. 175. — ÎMPÂ. 151. — céphalométriques. 119. 120. 124. 2. 176. — de divergence. Axe facial. 68. 71. 163. 178. 52. 63. Bilan orthodonlique. 100. ALTOUNIAN. Ankylose. 155. 130. 91. Bionator. 104. 150. 49. 163. Ballista. 103. 146. 158. 107. 175. 157. 109.. — typologiques. 170. — de prémolaire inférieure. 96. 168. 163. 136. — facial. 34. 174. — externe. 163. 17. 88.). 106. ANGLE. 60. 36. 181. — couronne-racine. 102. BOUVET. 176. 182. 148. 84. 192. Bumper. 18. 148. Agénésie. 103. 190. — d'incisive latérale supérieure. 186. BAUMRIND. APERT. 118. 120. 62. 100. BOGUE. BAIXARD. 59. — du sens transversal. 106. 17. . 105. 70. 6. 114. Appareils amovibles mécaniques. 121. 104. 196. 191. 169. — squelettique. — latérale. — morphologiques. 179. 169. 33. 128. 119. 75. 148. — orthopédiques. 97. — du sens vertical. 109. 148. 184. Béance. 74. 156. 95. 20. 187. 65.maximum. — FMA. 164. 83. 26. BURSTONE (méthode de . BJÔRK. 182. 12. 83. — montante (ou ramus). — du sens antéro-postérieur..

188. 76. 202. 199. 15. 69. 103. division 1.206 Index alphabétique des matières Criss-cross. 23. 83. 27. 185. 76. 88. — asymétrique. 128. 158. Coopération. 185. 119. — incluses. Condyle. 137. — incluses. Classe I. 95. Corticotomie. DENHOLTZ. inverse. 69. — naturelle. — de WILSON. 120. 170. — III. 183. 160. 88. — staturale. CHABRE. 195. 44. — apparente. 7. 69. 28.. 181. DE COSTER G. Courbures. Coroné. Chéiloplastie. 78. Déficit d'espace. Coudures radiculaires. 90. 196. 7. Couple. Contraction isométrique. division 2. EDGEWISE. Empreintes. 7. 23. 38. 189. 14. 97. 159. 200. 20. 72. Cavité glénoïde. 108. 125. 167. 178. et I. 147. E Écart-type. Encombrement. CROUZON. 75. 76. 201. Caries. Célestin. — mandibulaire. 75. Dérive mésiale. 124. 154. 144. 179. 9. — surnuméraires. Dysharmonie dento-maxillaire. 168. — mandibulaire. 173. 99.). Consultation orthodontique. face courte. 161. — passive. — squelettique. D. C. 57. 4. 111. 78. 183. — d'ADAMS. 72. CAUHÉPÉ-FIEUX. 118. 137. 24. — supplémentaires.. 190 — II. Criss-cross.. 173. 100. 163. — adulte. D. Désocclusion postérieure. 125. 12. 32. 82. 197. 17. ELGILOY. D DAUTREY. 62. Canines (extraction de . Compte rendu. Disjoncteur. Décalage entre R. 124. 196. — active. 99. 83. Dimension verticale. 195.. 13. 7. — mixte. 11. 129.. 118. 32. 123. face longue 92. D. . 111. SLARK (technique de. 74. Corrélation statistique. 111. — radiographique. 160. 34. Convexité cutanée. 135. Contention. 69. 83. 68. 145. 120. 39. 126. actuelle. 16. CHÂTEAU. D. Courbe d'arcade. 10. 184. 82. 105. 36. 86. Denture adolescente. 191. 192. 80. 32. — du premier ordre. 190. Dépulpation. . — postérieur. 60. Échantillon. Croissance. 77.. Crochets. division 2. Cisfrontal. 130. M. — de rotation. 98. 89. 89. 183. 28. — maxillaire. 165. 16. 79. 192. 71. 200. 58. Enclavée. 185. Dolichognathie. — postérieure. 160. 146. 13. 159. -prévisible. 155. 84. Endoanathie bimaxillaire. 95. 170. 13. . 40. 35. 180. 124. 103. 72. 28. 172. 115. 177. Diastème. 45. — adulte. 75.. 140. 90. 118. 124. 91. 137. 37. Correction céphalométrique.. 136. — du deuxième ordre. — du troisième ordre.I I . 177. 36. 24. 78. 182. 135. 28.. 108. 185. Céphalostat. Crêtes proximales. Dentition. — primaire. — latérale. 34. • Chirurgie oro-faciale. 36. 88. — orthodontique. 177. C. 118. 35. Ectopie. 124. Deuxièmes molaires (extraction de . Dents de sagesse. 77. 67. Céphalogramme. Classification de BALLARD. 83. Dysfonctions. Centre de résistance. 163. — isotonique. 33. 36.). — III squelettique. Égression. . 192. Déviation des milieux. Endoalvéolie. 62. 195. 187. 25. division 1. Dossier orthodontique. 178. Craquements. 42. 95. 145. 182. 10. 184. Diastèmes de BOGUE. 123. 34. 9. 184. 43. Déglutition. 141. 166. 174. 92. Coalescence. 37. 27. — molaire. Convexe. 147. 158. — temporaire. 45. 148. . 195. M. 36. 191 — II squelettique. 199. 199. 194. Cavalier. 54. 170. 38. 3. 26. — III thérapeutique. — d'occlusion. — de SPEE. Dénudation. 118.I I . 107. 107. 176. 68. 92. — II thérapeutique. Centroïde. 4. Classification d'ANGLE. 56. — maxillaire. 118. 178. 198. 108. 163. DELAIRE. 131. 84. 150. Concave.II. — II. 27. Crédit d'espace. 100. 36. — incisif. D. 43. 76. Dysmorphose. 99. 200. DAWSON.). 105. 80. 182. 160. 61. 174.

— palatines. Gression. 121. 149. Espace de dérive mésiale. Esthétique. — sériées. Examens complémentaires. 92. 32. 15. — maxillaire. I— immunitaire. 67. — ventilatoire. Génioplastie. 40. 166. — de croissance. 65. — libre. 84. M. 153. 201. 97. (INGERVALL). 43. • o r m e s maxillaires. 120. 26. 44. 196. Excès verticaux des maxillaires. 150. •— extra-buccales sur bagues. G •*RLINER. GUGINO. — supérieures incluses. 52. 123. 54. Hypoplasie maxillaire. Équilibration. HAWLEY. Hétérotypie. 47. 98. 122. 108. 113. 144. 141. 142. 202. 156. 67. 96. 48. I. 169. Hérédité. 39. 196. 183. 82. 48. — de l'éruption. 202. 202. 177. 48. 45. 162. • r o n d e occipito-mentonnière. Fonction anti-gravitaire. 25. 132. 195. 125. 179. 177. 105. — mandibulaire postérieure. 1 — longue. 150. 190. 128. Hyperpropulsion mandibulaire. 135. Hyalinisation. 146. 178. 157. 178. 25. E. 181. 140. Glossotomie.Index alphabétique des matières Engramme. Indice de proportion facial. 84. 68. Intercuspidie maximale. — de face. Head-gear. 112. 67. 123. 103. 128. 139.. — courte. 114. Husion. 148. 160. 178.. 29. 188. 13. Ingression. 178. Ensellure nasale. Engrènement. IFonctions. 57. 95. 165. 112. — kératinisée. 41. 107. Harcation. Hypotonicité. Éversion de la lèvre. 15. 196. — moyenne. E. Greffon. 183. Hypoplasie de l'émail. INGERVALL. 43. 183. 196. 79. GUDIN. 195. — de D. 79. 113. 103. V. 114. 39. 46. 111. 117. — antérieure. — vasculaires. Hormones. 117. HOTZ. 51. 193. — partielle. 182. 165. — dirigées. 79. Etio-pathogénie. 201. 113. 111. Extractions. 79. 133. F Face. 123. Irradiation. 195. 202. 196. 33. 51. 185. — de profil. Inclusions. 34. 151. 48. 174. 147. Excursions. 72. Incision. 111. Génétique. 101. 125. V. 32. H Hauteur mandibulaire. 95. 151. Gouttière de positionnement. Interlandi. 119. 122. 19. 144. Fentes labiales. 146. 165. Étage inférieur. 54. 1 Iatrogène. 85.. 149.i n t r i n s è q u e s . 27. 190. •FONTENELLE. — latérale. 201. 85. Incidence axiale. 107. Hypercondylie. 6. 61. 199. 176. Expansion. Germectomie. 60. • r e i n de la lèvre. 186. 108. 129. 121. — multiples. 53. 67. 109. 42. I. 178. 48. (Forces directionnelles. 181. 41. 100. 27. — occlusale. 120. 120. 113. 84. 51. Fissures labiales. 167. 113. 62.lingual. 111. Génotype. 109. 95. 191.. Hirax. 87. — inférieures. . Estimation esthétique. — maxillaire postérieure. 119. 122. 207 Gencive attachée. 177. 202. 179. • ourreaux linguaux. 25. 123. Facteurs fonctionnels. 7. Guidage antérieur. •—extrinsèques. — totale de la face. ! — labiomaxillaires. Hypercorrection. 196. 150. 44. 53. 145. 140. 170. 180. — bimaxillaire. Instruments de musique. 181. — verticale postérieure. 51.. D. 51. 114.). 169. Incisives (extraction d' . 191. 109. Hi-pull. 185. 83. 14. • . •ront. 170. 51. 26. Grille anti-langue. 61. 182. Incidences. Éruption. 100. Insuffisances verticales des maxillaires. — de dents adultes. 129. 92. 169.. 201. 197. 188. 51. — nécessaire. 61. 183. 128. 53. 125. 68. — pilotées. 103. 189. — disponible. 179. 48. — chirurgicale. 118. 123. 194.). Hypomochlion. Exognathie. 140. 75. 177. 115. GUÉRIN. — moyen. 150. Expansion. 156. 5. 189. 199. 177. 96. M. Infraclusion. | — extra-buccales sur gouttière. — (incidence de .. 70. Euryprosope. 94. •smination. 113. B. 202. M. F. 195. Immunologie. 169. [Force optimum.

158. 27. Mandibule. 29. 121. 46. Pathogénie. 56. 58. 9. MULLER. 42. 9. Ostéoïde (tissu. 102. 45. 166. Parodonte. 6. 124. Parafonctions. Norma axialis. 58. 102. — des arcades dentaires. Langue. 22. 114. 48. 24. Nez. 47. 131. 47. 68. Ostéoblastes. 187. 25. — de la classe II. Ostectomie. 188. 41. Ossification. 34. 123. 201. 186. 102. Leucomes. 104. 198. Lasso.. — de la classe II. — enchondral. 17. 56. — de superposition. 46. 178. 39. — facial cutané.. 51. LAMORLETTE. 47. 9. PECK et PECK (indice de. 20. — de FRANCFORT anthropologique. 47. — de la classe III. Pic décroissance. Moment. 99. Latéro-gnathie. — de FRANCFORT céphalométrique. 154. 119. 193. — statistique. J. 42. P Palais secondaire. — dentaire. 184. Photographies orthodontiques. 131. 58. 27. — inversée. 169. 85. 39. Pare-choc. 20. Panellipse. H. — de la classe II. 57. 65. Orthodontie. Occlusion. 57. 167. Os alvéolaire. 42. 86. 59.). 189. 48. 58. 47. Ostéoclastes. 121. Panorex. 58. Ligne SN. 198. 64. 178. 9. 197. 44. Marche mésiale. 106. Moyens thérapeutiques. 177. Mimique. 58. 42. 1.. 187. 14. 97. 41. 79. 15. 115. 13. 196. 48. 201. — de membrane. 102.. Longueur d'arcade. Malocclusions. 160. Phénotype. 182. 16. 8. 94. OBWEGESER et DALPONT. 124. 164. 8. 181. Orthopédie dento-faciale. 165. Myothérapie. Latéro-glissement. 69. 61. 39. Pente (sens statistique). 122. 46. 98. J Jig. Pérennité. Morphogénèse. 65. 129. 61. D. Orbites. L Lambeau. 16. 109. 102. — primaire. 123. 196. 69. 106. 179. 174. 11. 45. 4. 65. — secondaire. . 163. 167. Leptoprosope. 192. — condylienne. 19. R. Plagiocéphalie. Norma frontalis. 44. 39. 1. 187. 159. Phonation. R.208 Index alphabétique des matières Nivellement. Maturation. Lignes esthétiques. 90. 160. 69. 33. N NANCE. Norma lateralis. Mésiodens. 159. 94. 13. 8. 82. 40. 11. 57. 167. 49. 8. Palpations. division 2. 102. 5. 18. Lèvres.. Pique-langue. 117. — incisive. Milieux incisifs. — segmentaire. 97. Olives auriculaires. 33. division 1 + D. Neuro-musculaire. H et L. PHILIPPE. — antérieure inversée. 11. 141. 64. Overbite. NASION. 166.. Microdontie. 123. 22. 5. 179. 191. 92. Musculature labiale. 124.. — primitive. 123. Lee-way. 60. Linguoclusion. 102. Lésions iatrogènes. 106. Perte d'ancrage.. 28. division 1. Mode de croissance. MULLER. O OBWEGESER.. 174. 19. Ostéotomie. 108. Motivation. — facial. Latéro-déviation. 62. 40. 119. 92. 124. 121. 165. 45. Plan bispinal. — du visage. 48. 29. Normalité. 197. 187. 188. 12. Lame criblée. . 33. 142. Orthotain. 7. 115.. 167. A. 95. 95. Moulages. 10. 158. M Macrodontie. Périoste. Périmètre d'arcade. Moyenne. Menton. Overjet. 128. 83-85. Méthode bioprogressive. 123. 90. Orthopantogramme. 3. Mortification. 96. MONTEIL. LEFORT. Masque de DELAIRE. 176. 89. 15. 8. M. 102. Odontoïde. Na vertical. Micrognathie. 145. 148. 92. 183. — engrenante. O'MEYER. 56. 59. 123. 39. 53. Largeur d'arcade.). X. 20. 99. 22. Mésioposition. 97. 41. — de FRANCFORT cutané. 62. 199. 64. 168. 125. — hyoïde. 174. 157. 56. 193. 93. 62.

93. 74. I 24. 48. 35. 158. Rétrochéilie. 33. — inférieure. 33. 182. 48. 52. 22. — cisfrontal. 65. Ramus. — sagittal médian. 146. 202. Simulation. 186. 48. 7. REITAN. Retard d'éruption. Résorptions radiculaires. 182. RICKETTS. 83. Pression (zone en . 33. — supérieure. Rhinoplastic. 87. 139. 13. 167. 43. 34. Psychologie. 179.. 129. 108. 97. 82. 102. 33. 32. 10. Sourire. 185. 166. 97. 120. — transfrontal. 202. 64. Radiographies « long cône ». 109. 195. 176. 61. — de groupe. 130. Progénie. 187. 126. 80. 137. 61. 57. 130. Profil. Proportions faciales. 102. 132. 13. 153. 193. — supérieure. Protection canine. Préparation d'ancrage. Q QlIINTERO. Prémolaires (extraction de . 60. Rampes de SCHWARTZ. 177. 115. 115. 104. — indirecte. 32.Index alphabétique des matières Plan mandibulaire. 82. . SIMPSON. 93. — supérieure. 78.g i n g i v a l . 51. 110. 60-62.. — inter-arcades cinétiques. 58. — céphalométrique. 105. 182. 79.. 155. 85. Sillon labio-mentonnier. 182. 57. — panoramiques. 31.). Rétro-alvéolie. Stabilité. 59. 17. 151. — de superposition. 14. 145. 44. Prognathie inférieure. 195. 130. Proalvéolie. 65. 45 (voir concave et convexe).). Simulations de croissance. 110. Propulsion forcée. 32. 133. — inférieure. 112. — d'occlusion fonctionnel. 120. 74. 32. 130. 41. 58. 40. 32. 40. 177. 44. — édenté. 185. 124. 46. Préjudice esthétique. 24. 112. 200. 105. — supérieure. Quad'hélix. 170. Réinclusion. 82. — cutané. — d'occlusion de RICKETTS. 7. 32. 59. 85. 136. 158. Points cutanés. 84. 81. Propulseur. Sinus. 121. — inter-arcades. Pronostic. 183. 95. Posture cervicale. 108. 183. Rétrognathie. 160. Relations d'arcades. 127. 64.. 117. 65. 80. 61. 111. 147. Prédiction.. 59. 92. Solutions de compromis. — molaire et prémolaire.. — occlusale. 64. 67. Procidence du sinus. 41. 186. 138. 124. 170. 129. 64. 105. 157. . 82. 112. . 47. 81. SCHUCHART. Rétrogénie. 61. Rééducation. 62. 187. 159. Réflexe myotatique. 43. 70. Prématurités. Prochéilie. Prognathisme facial. 201 Ptérygoïdien externe. 184. 58. — inter-arcades statiques. Sésamoïde. 79. 195. — céphalométriques. P. Point d'enregistrement. 59.. SCHWARTZ. Rotation. 32. 58. T. Repos physiologique. 58. 80. 62. — inférieure. 1. 130.. — directe. 121. 44. 64.terminal. — d'occlusion de DOWNS. 32. Prévisions de croissance. 128. 73. 65. 111. Pogonion. 182. 90. — (incidence de . — (3 pièces). 44. 137. 121. — supérieure. 160. V. 103. 82. Plaque-base. 65. 128. 83.. 17. 98. Recouvrement. 120. 12. 189. 18. 95. 43. 144. 138. 197.remières molaires (extraction de . Stade de croissance. 40. 51. 62. P. 14. 124. 32. — mandibulaire postérieure. Porion osseux. 183. Rythme de croissance. 82. 32. 163. 56. — coronaire. 33. 92. 107. 139. 183. — osseux. 29. 182. 56. 106. 182. Plans horizontaux. Réimplantation. Set-up. 43. — inférieure. 200. 121. Prémaxillaire. STEINER. 77. 108. Règles et croissance. 65. 182.). 148. 17. — d'occlusion. 64. R Radiographie de la main. 14. 189. 172. 77. Réflexes nauséeux. 64. Standards. 29. Rhinolalic. 15. 62. S Sadam. Prothè'se. 61. 45. 42. — occlusales. Processus palatins. Ressorts. 32. 73. 57. Rhizalyse. 147. 57. 99. STEPHENSON. 170. SCHULHOF. 138. — dentaire. 106. Résorption. 185. Recouvrement incisif. 65. 75. 16. RlEDEL. 176. 209 — ptérygoïdien vertical. 53-55. 119. Proglissement.). Relation centrée. 128. 35. 192. 33. 130. 182. 53-55. 173. 107. — mandibulaire antérieure. 80. Récidive.

97. 148. 60. 139. 15. Trois pièces de CHÂTEAU. 2. 106 . 62. 148. 175. — de profil. 162. M. Superpositions. 28. 68. 186. 193. 82. 39. — mandibulaire. 200. Traitement précoce. 159. 111. Succion. 82. 103. 53. 119. 26. Typologie faciale. X Xi (point. 24. 94. 189. 145. Synchondroses. — radiculaire. 39. 54. 20. 154.. 126. VIENNE. 118. 118. M. 123. 51. 113. SVED. 150. Transfrontal. 63. 60. 64. T. Stomion. cleat. Ventilation. Transcrânienne. 165.. 183. Straight-pull. Trois arcs (système. 162. 111. WILSON.210 Index alphabétique des matières Traitement tardif. 154. Tonicité. 183. 140. Translation. W WASSMUND. — coronaire. 64. 103. Voile du palais. Stripping. 118. 33. — multi-attaches. 16. 185. 86. 151.. 27. Vestibuloclusion.n a s a l e . 64. Vérin latéral. 33. 63... 95. 153. 92.. T. 121. 165. Voûte palatine. 92. Surplomb. Troisièmes molaires (extraction des. S.. Visage. 152. 74. 70. V Végétations adénoïdes. Transposition. 74. 161. 177. — locales. 20-23.. 21. 140. 100. 41. 183. 46. 150. 102. — buccale. V. 190. 25. 86. 42. O. 47. 185. 92. 58-60. Tractions inter-maxillaires. 22. — maxillo-palatines. Tooth-positioner. 132. Theuveny. Techniques d'examen. Tonus musculaire. 196. 151.). 201. . 159. 195. 136. Térabite. P. 99. 67. TWEED. 99.. . 145. 22. 13. 151. 119. 192. — moyennes.. U Usure des faces proximales.. 13. 193. 84. 97. — d'ensemble.Téléradiographies. 70. 150. 153. 153.).). 135. 199. 33. T. Surfaces d'appui. 199.). 201. 43. TRIDON. 107. Volet lingual. 185. 182. 63. 51. 119. 21. Version. T Taux de croissance. 67. T. 76. 20. 150. 57. 49. I. 87. 84. 138.h a u t e . 39 à 42. Syndromes cranio-faciaux. Syndesmoses. 119. 131. Traction basse. 88. 83. Traumatisme. 184. Supraclusion. Torque. 21. TUCAT. 169. — multi-bagues. 62. 138. 106. 150. 106. 180. 21. Tip-back-bends. Type de croissance. Symphyse. 165. 61. . — inter-maxillaires. 193. 130. Tension (zone en . Sutures. 72.

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