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Manuel d'Orthopedie Dento-faciale

Manuel d'Orthopedie Dento-faciale

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MANUEL D'ORTHOPEDIE DENTO-FACIALE

Francis BASSIGNY
Professeur à la Faculté de Chirurgie dentaire de l'Université Paris VII

avec la collaboration de PIERRE CANAL
Assistant à la Faculté de Chirurgie dentaire de l'Université Paris VII

MASSON
Paris New York Barcelone Milan Mexico Sao Paulo 1983

TABLE DES MATIERES
AVANT-PROPOS LISTE DES ABRÉVIATIONS -j iv x

Chapitre T. — Généralités Chapitre 2. — Notions de base Notions de biométrie Considérations génétiques en orthopédie dento-faciale Phénomènes de dentition. Morphogenèse des arcades dentaires. Établissement de l'occlusion. . . Phénomènes de dentition La dentition temporaire (7). La dentition permanente (7). Morphogenèse des arcades dentaires Agencements intra-arcades. Relations inter-arcades statiques et cinétiques en denture temporaire et adulte - Denture temporaire (12). Denture adulte (12). La croissance normale du massif cranio-facial Croissance générale et maturation Rythme de croissance (16). Maturation et croissance (17). Croissance cranio-faciale Moyens d'étude (18). Facteurs influençant la croissance normale de la face (19). Les différents types d'os au niveau cranio-facial (20). Croissance des éléments cranio-faciaux ' Le facteur neuro-musculaire . Les fonctions de la sphère oro-faciale ' L'harmonie du visage et de la denture Chapitre 3. — Le bilan orthodontique La terminologie : un langage orthodontique Objectifs (31). Conventions adoptées (31). Terminologie orthodontique (32). Les classifications d'Angle et de Ballard S La classification d'Angle y.La classification de Ballard L'établissement du dossier orthodontique La consultation orthodontique. Modalités pratiques L'examen clinique sans documents : première consultation (38). La prescription des examens complémentaires (43), La deuxième consultation et la.prise d'empreinte (43). La troisième consultation (44). Photographies (44). Radiographies panoramiques (44). Téléradiographies (46). Les moulages (48). L'interprétation du dossier orthodontique L'examen des moulages L'examen des photographies L'analyse des téléradiographies de profil L'anatomie céphalométrique (49). La typologie faciale et mandibulaire (51). Les analyses '>! céphalométriques (56). Les superpositions (62). Aperçu des procédés de simulation Le bilan orthodontique Méthodologie Récapitulation Chapitre 4. — Les anomalies orthodontiques Étio-pathogénie des anomalies orthodontiques Les anomalies dentaires

1 3 3 5 7 7 8 '12 16 16 18 20 24 25 27 31 31 35 35 36 38 38

49 49 49 49 64 65 65 65 67 67 68

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Table des inaltérés. Les agénésies Les dents incluses La dysharmonie dento-maxillaire (D. D. M.) La dysharmonie dento-dentaire (D. D. D.). Analyse de Bolton Les anomalies alvéolaires Les anomalies alvéolaires antérieures du sens sagittal La proalvéolie (80). La rétroalvéolie (82). Les anomalies alvéolaires antérieures du sens vertical Supraclusion (83). Infraclusion antérieure (ou béance antérieure) (84). Les anomalies alvéolaires latérales L'infraclusion ou béance latérale Les dysfonctions. Les parafonctions Les anomalies du sens transversal Les anomalies du sens antéro-postérieur Les malocclusions de la classe II, division 2 Les mésio-positions Les malocclusions de la classe 111 Les anomalies basales du sens vertical Les excès verticaux des maxillaires (109). Les insuffisances verticales des maxillaires (111). Tableau comparatif entre E. V. M. et I. V. M. (113). Les fentes et les fissures labiales et palatines Chapitre 5. — Le traitement des anomalies orthodontiques Notions de base Les principes biomécaniques des dispositifs orthodontiques. Le déplacement des dents et les réactions des tissus en orthodontie Notions de mécanique appliquée aux déplacements orthodontiques (117). La réponse biologique à une force orthodontique (120). Facteurs influençant le déplacement (123). Les objectifs de traitement Les différents objectifs du traitement (123). Objectifs occlusaux (124). Objectifs esthétiques (125). Innocuité (127). Pérennité à long terme (127). Objectifs particuliers (128). L'établissement du plan de traitement Que traiter ? (129). Quand traiter ? (130). Comment traiter ? (131). Les extractions de dents adultes en orthodontie Les appareils de traitement actif Les appareils amovibles mécaniques (136). Les appareils orthopédiques (140). Les techniques multibagues ou mufti-attaches (148). Les thérapeutiques non mécaniques La chirurgie Les principes de traitement des anomalies orthodontiques Le traitement des agénésies Traitement des agénésies d'incisives latérales supérieures (171). Le traitement des dents incluses Le traitement de la dysharmonie dento-maxillaire Les objectifs de traitement d'une dysharmonie dento-maxillaire (176). Les données du problème (176). L'évaluation du déficit d'espace global : D. D. M. prévisible (177). Les alternatives thérapeutiques (178). Le traitement des anomalies alvéolaires antérieures Traitement des proalvèolies (182). Traitement des rétro-alvéolies (182). Traitement de la supraclusion (183). Traitement des béances antérieures d'origine fonctionnelle (183). Le traitement des anomalies du sens transversal Le problème de l'expansion (185). Le traitement des anomalies du sens antéro-postérieur Le traitement des malocclusions de la classe II, division 1 (186). Le traitement des malocclusions de la classe II, division 2 (192). Le traitement des malocclusions de la classe III (193). Le traitement des anomalies basales du sens vertical Les lésions iatrogènes post-thérapeutiques La contention La récidive L'équilibration occlusale post-orthodontique Aperçu du traitement des fentes et fissures labiales ou palatines
BIBLIOGRAPHIE INDEX ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES

71 72 75 80 80 80 83 85 85 85 88 92 98 102 102 109 113 117 117 117 123

129 132 136 163 165 171 171 173 176

182 184 186 196 197 198 200 201 202
203 205

CONTENTS
Chapter 1. — Introduction Chapter 2. — Basic Principles Essentials of biométries Genetic considérations in orthodontics Dentition. Morphogenesis of dental arches. Development of occlusion Idéal construction. Static and kinetic arches relationships in deciduous and adult dentition. Growth and maturation of the craniofacial skeleton The neuromuscular factor Functions of the orofacial area Chapter 3. — Orthodontie évaluation Terminology: an orthodontie language The Angle's and Ballard's classification Establishing orthodontie records Interprétation of orthodontie records Orthodontie évaluation (or diagnosis) Chapter 4. — Orthodontie abnormalities and malocclusions Pathogenesis of malocclusions Dental abnormalities Missing teeth Impacted teeth Dento-skeletal discrepancy Tooth-size relationships'discrepancy Alveolar processes malocclusions Dysfunctions. Parafunctions Transverse malocclusions Antero-posterior malocclusions Vertical skeletal malocclusions Cleft lip and cleft palate Chapter 5. — Treatment of orthodontie malocclusions Basic principles Treatment objectives Planning the treatment Principles of treatment of malocclusions and dental abnormalities Rétention Relapse Post-orthodontie équilibration Essentials of cleft palate and cleft lip treatment
ALPHABETICAL INDEX

1 3 3 5 . 12 16 24 25 31 31 35 38 49 65 67 67 68 71 72 75 80 80 85 88 92 109 113 117 117 123 129 171 198 200 201 202
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L. V.A. : mésio-distal. E. R.I. F. U. : moyenne.C. : gouttière de positionnement (« tooth-positioner » ou « T. A.S. R. : dysharmonie dento-maxillaire. M.E. : déviation standard.P. T. F. : articulation temporo-maxillaire. : étage moyen de la face.E. E.I.O.B.D.M. : forces extra-buccales.M. : relation centrée.M. P. G.M. : syndrome algo-dysfonctionnel de l'appareil manducateur.D. R. D. .M. : appellation américaine du terme français.D. D. : intercuspidie maximale.C. D.LISTE DES ABREVIATIONS A.V.D. : étage inférieur de la face.V.P. : tractions inter-maxillaires. E. : excès vertical des maxillaires. : insuffisance verticale des maxillaires. I.I. : dimension verticale. : antéro-postérieur.A. : croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation postérieure. : vestibulo-lingual. H.I.D.F.M. M.V. : croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation antérieure.M. E.F. S. »). : dysharmonie dento-dentaire.P.S.A. : fronde occipito-mentonnière.T.M. : hauteur de l'étage inférieur de la face. D.

. dans les trois sens de l'espace. Elle est perçue. afin d'améliorer l'harmonie du visage et de la denture et de permettre un déroulement satisfaisant des fonctions. — anomalies des relations d'arcades. . M. L'Association américaine des orthodontistes a décidé. 3). et vice versa. Dans une optique préventive. ces deux termes prennent le plus souvent deux significations différentes L'Orthopédie dento-faciale a pour objet la modification de la forme ou des rapports relatifs des structures maxillo-faciales. dontique affecte par définition la sphère oro-faciale. Par exemple.GÉNÉRALITÉS • Définitions. ou encore des lèvres trop proéminentes. la notion de normalité débordant le cadre strictement orthodontique pour rejoindre les concepts philosophiques. ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE ET ORTHODONTIE : en Europe. c'est-à-dire des modifications des bases osseuses. — la correction de. Elle s'adresse plus particulièrement à de jeunes enfants en denture temporaire ou en denture mixte. l'amélioration esthétique de la denture et du visage n'étant pas négligée. Toutefois. — anomalies des structures osseuses : réduction ou augmentation de volume de l'un des deux maxillaires. dans les trois sens de l'espace. chez un individu en cours de croissance des modifications orthodontiques peuvent entraîner des modifications orthopédiques. dans certaines conditions. La définition suivante peut être proposée : les anomalies orthodontiques constituent un ensemble de variations dans la morphologie et les fonctions de la sphère oro-faciale. — dysharmonie entre la taille des dents et la taille des maxillaires. on peut également définir une anomalie comme ce qui risque de provoquer des conséquences défavorables. jusqu'à 35-40 ans. — l'analyse des anomalies de ce développement. à plus ou moins long terme. au sens statistique du terme . ces anomalies. Cette dernière conception constitue probablement l'orientation future de l'orthodontie. des dents trop en avant ou trop en arrière. L'orthodontie a pour objet l'amélioration des positions des dents. Elle s'adresse plus particulièrement aux enfants en période de constitution de la denture adolescente. L'ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE est une discipline ANOMALIE ORTHODONTIQUE : une anomalie ortho- de l'art dentaire qui a pour objet : — l'étude du développement de la face. On distingue des anomalies morphologiques : — anomalies dentaires : absence ou inclusion d'un germe. des formes des arcades dentaires et de leurs rapports. sur la denture. des maxillaires et des dents. le parodonte ou l'A. aux adolescents en cours ou en fin de croissance et aux adultes. T. entraînant un préjudice esthétique et/ou fonctionnel. c'est-à-dire des modifications alvéolo-dentaires. que le terme « Orthopédie dentofaciale » est un synonyme acceptable pour « Orthodontie ». en fonction de la situation de la denture. un mauvais alignement de la denture. Cette anomalie peut être également définie comme un écart par rapport à une normalité (p. comme une perturbation esthétique immédiatement perceptible. en 1978. par le profane.

— anomalies des tissus mous : brièveté de la lèvre supérieure. etc. de favoriser une meilleure insertion sociale. Elle peut encore retarder le vieillissement si l'enveloppe musculaire et cutanée est bien répartie. ce qui entraîne. D.la suppression de certaines parafonctions sont autant d'objectifs fonctionnels poursuivis en orthopédie dento-faciale : ces améliorations devant favoriser l'absence de troubles et la pérennité du système manducateur. ventilation. Le rétablissement d'une fonction occlusale proche des conditions habituelles. à la correction de ses défauts. les séquelles orthodontiques des grands syndromes cranio-faciaux et les séquelles des traumatismes faciaux. F. tendent à donner une base plus sûre pour la justification des interventions en O. L'une des caractéristiques des sociétés occidentales. etc. La primauté accordée à l'individu a comme corollaire une grande attention apportée aux soins et à l'entretien de son propre corps et. phonation. L'amélioration des fonctions de la sphère oro-faciale. — anomalie d'une fonction oro-faciale : déglutition. L'approfondissement des connaissances en occlusodontie. maquillage. parures. en dehors de sa fonction erotique n'étant qu'un des moyens d'atténuer certains éléments disgracieux du visage.2 Généralités ture. en prothèse. permet d'améliorer l'image de soi. en parodontologie.. le développement de mesures préventives. langue trop volumineuse. éventuellement. . par un effet d'interaction une accentuation des exigences concernant les critères de réussite d'un traitement. ventilation. que ce soit au niveau du corps ou de ce qui le recouvre. Le maquillage féminin. s'ajoutent les malformations congénitales (fissures et fentes labiales et palatines). d'augmenter les chances de rencontre et de promotion sociale. L'amélioration esthétique du visage et de la den- .. etc. • Pourquoi corriger les anomalies orthodontiques ? L'amélioration de Vaspect du visage et de la denture. c'est la recherche d'une apparence esthétique plaisante. une implantation des dents dans de bonnes conditions parodontales. recherchée en orthodontie. le rétablissement normal de certaines fonctions de la sphère oro-faciale — déglutition. défauts parodontaux. vêtements. il ne fait aucun doute qu'un pourcentage important d'individus ayant une occlusion s'écartant de la moyenne et que le spécialiste considère comme devant être traités ne constitue pas un problème du point de vue de la santé publique. des anomalies fonctionnelles : — anomalies cinétiques des relations d'arcades. Toutefois. A l'étude de ces anomalies orthodontiques. anomalies d'insertion des freins. — anomalies des rapports entre la base du crâne et les maxillaires : grands syndromes cranio-faciaux.

normalité. fait appel à des notions de base pour s'édifier en tant que discipline autonome. . Cette démarche implique la connaissance de notions de méthodologie statistique. Cette sélection prend en compte des individus « normaux » et « anormaux ». etc. pour un échantillon pris au hasard (population normale) et des individus présentant un ou des caractères normaux ou anormaux pour un échantillon sélectionné. représentative de la normalité de la population étudiée. L'intégration de ces données fondamentales dans le champ des connaissances d'un praticien compétent en orthodontie est une nécessité. Cet échantillon peut. « une simple affaire d'appareils ». NOTIONS DE BIOMÉTRIE En orthodontie. échantillon. Population. l'orthodontie n'étant plus. Les caractères qualitatifs ne permettent que l'étude de pourcentages.NOTIONS DE BASE L'O. Définition : la biométrie est la science qui a pour objet d'appliquer les méthodes statistiques aux phénomènes biologiques ayant des caractéristiques mesurables. Les caractères étudiés sur les différents échantillons peuvent être qualitatifs ou quantitatifs. La normalité d'un caractère est définie à partir d'un échantillon représentatif d'une population constituée par un groupe de référence (groupe humain de telle ou telle race. Il tient compte également des résultats des études selon lesquelles l'effet de telle thérapeutique est significatif à tel ou tel niveau. Les méthodes de calcul et l'interprétation des résultats seront différentes suivant la dimension de l'échantillon : les petits échantillons ont moins de chance de déceler une faible différence. afin d'en déduire des conséquences thérapeutiques. bien heureusement. D.). population d'enfants de telle tranche d'âge. au sens statistique du terme. L'ensemble de ces connaissances doit faire partie intégrante du bagage intellectuel du praticien ou du spécialiste. • Les différentes catégories de caractères. être défini comme un grand échantillon si l'effectif des individus n ^ 30. il s'avère nécessaire de sélectionner un échantillon. le praticien est appelé à comparer la variabilité d'un caractère par rapport à ce qui est considéré comme normal. ou un petit échantillon si l'effectif est < 30. soit par tirage au sort — il s'agit d'un « échantillon pris au • hasard » — ou bien constitué à partir de certains critères — il s'agit d'un « échantillon sélectionné » — par exemple : enfants présentant des agénésies d'incisives latérales supérieures. F. Comme il n'est matériellement pas possible d'étudier un caractère particulier sur l'ensemble d'une population. il reste à préciser une marge de variabilité. d'autre part. A partir d'un échantillon pris au hasard.

La notion de normalité. mais le sens clinique intuitif ne doit pas être supplanté par des considérations non déterminantes. Si cette corrélation négative n'est pas exactement proportionnelle r sera situé entre 0 et — 1. — méthode des jumeaux : l'influence des facteurs génétiques a été analysée sur des jumeaux univitellins soumis à des facteurs d'environnement différents: — méthode des familles : la transmission des 1. l'utilisation de la méthode statistique revient à constituer un échantillon sélectionné d'individus dits « normaux » présentant. ce qui signifie que 100 % de la variation observée est fonction de la liaison entre les deux variables étudiées. Les indications données par les méthodes statistiques en orthodontie ne sont qu'un des éléments de la décision thérapeutique. l'expression « statistiquement significatif » ne doit pas être prise comme une relation de cause à effet ni comme une vérité indiscutable. Elle présente une orientation privilégiée. d'une façon relativement identique. Dans ce cas. La représentation graphique d'une corrélation est donnée par un nuage de points sur des coordonnées 5 FIG. A titre d'exemple. Elle fournit la probabilité d'une liaison. « ne fluctuent » pas. logique de la transmission d'un caractère particulier dans une population (isolât protégé constitué par une population primitive ou sédentaire). Recherches sur l'homme : — la génétique des populations : étude épidémio- . Toutefois. plus l'on pourra parler d'une corrélation hautement significative entre les deux variables. en orthodontie. CONSIDERATIONS GENETIQUES EN ORTHOPÉDIE DENTO-FACIALE Ce chapitre ne constitue qu'un bref survol des connaissances actuelles sur la génétique et ses relations avec l'O. Si l'une des mesures augmente quand l'autre diminue. ce qui rend l'interprétation et l'utilisation des méthodes statistiques beaucoup plus complexes sinon aléatoires en orthodontie. p. proches de l'idéal. Ricketts définit la normalité au niveau de la denture comme une position que les dents doivent occuper pour être stables et en harmonie les unes avec les autres et avec toutes les structures anatomiques. Ce coefficient mesure donc l'intensité ou l'indépendance de la liaison entre deux variables. Il faut se garder de tout fétichisme mathématique. 56). selon le promoteur de telle méthode. 1. sensiblement égale àO. Plus le coefficient r est proche de J. F. r = pente de la droite. à l'intuition et à l'esprit d'observation du clinicien et du chercheur. Un coefficient de corrélation r de 0. Il n'existe pas « d'individu normal moyen » comme a pu le penser Quetelet en 1835 mais plutôt toute une série de types normaux d'individus. cartésiennes (fig. Si les deux mesures ne coïncident pas. Par exemple. Si l'augmentation n'est pas exactement proportionnelle. r sera situé entre 0 et + 1 . la corrélation est négative. il s'agit d'une corrélation positive. le coefficient de corrélation r = + 1. un visage et une occlusion satisfaisante. à comparer les moyennes et les écarts-types des différentes mesures céphalométriques obtenues à celles d'individus présentant des anomalies orthodontiques. — b) La droite de régression. Cette information statistique nécessite d'être confrontée aux données empiriques. L'ellipse représente le nuage de points. recèle une multiplicité de facteurs qu'il est parfois tout à fait impossible de n'envisager qu'à l'aide de méthodes statistiques. Les mesures biométriques permettent d'attirer l'attention sur un caractère présentant une variabilité marquée par rapport à la moyenne. Les moyens d'étude.Considérations génétiques mesures peut être rigoureusement proportionnelle. \b).7 est habituellement considéré comme un minimum pour faire la démonstration d'une signification clinique. on parle d'une corrélation nulle. Cela signifie que 51 % de la variabilité des caractères n'est pas liée par la corrélation. D. en céphalométrie (v.

Circonstances d'apparition des traits génétiques : les traits génétiques dans la région cranio-faciale sont sujets à modification : un enfant peut ressembler fortement à l'un des parents dans le jeune âge et ne plus montrer une telle ressemblance à la fin de la croissance. tout au long de la croissance. Critères de variation : les corrélations les plus significatives s'observent au sein d'une même fratrie sans différentiation selon le sexe. La malocclusions orthodontiques a été étudiée par la méthode des familles. par exemple) . Quelques définitions. brachygnathie de la race vietnamienne. — après la naissance.6 Notions de hase L'hérédité des comportements neuro-musculaires : la mise en évidence d'une influence héréditaire est particulièrement délicate et la réalité en est discutée. — méthode des fratries : étude de la carte génétique des frères et des sœurs. 22). de même que certaines dimensions ou formes dentaires . la dotation génétique des os est l'élément essentiel de leur formation et de leur croissance. Expérimentations sur des mammifères inférieurs : des manipulations génétiques sur des animaux à reproduction rapide (souris) ont permis d'analyser le mode de transmission de différentes structures osseuses. Le phénotype est défini comme l'ensemble des caractères morphologiques et physiologiques visibles d'un organisme vivant.. il ne paraît pas justifié de tracer une frontière trop précise entre base osseuse et zone alvéolaire en fonction de leur modalité de développement. telle la forme mandibulaire. grâce à des souches isogéniques (tous les animaux de l'échantillon sont génétiquement identiques). Toutefois. Modalités de transmission des malocclusions : la transmission se ferait selon un mode polygénique. Seuls certains caractères héréditaires s'exprimeront dans les apparences du phénotype. — au cours de la morphogénèse des différents organes (organogénèse). L'influence des facteurs génétiques sur le développement dento-cranio-facial. Conclusion : le mode individuel de développement dento-cranio-facial a une base génétique. Au niveau alvéolaire : il est difficile de déterminer l'influence respective des facteurs héréditaires et des facteurs d'environnement. Cette base génétique est retrouvée dans la lignée familiale. — les caractères cranio-faciaux : les os d'origine cartilagineuse (base du crâne) paraissent essentiellement sous la dépendance de facteurs génétiques. telle la prognathie mandibulaire vraie (transmission. les altérations de la fonction pourraient avoir un retentissement plus important au niveau antéro-postérieur que vertical. l'hérédité des dimensions verticales serait beaucoup plus constante que celle des dimensions antéro-postérieures. par exemple. Il faut différencier les caractères correspondant à à l'origine ethnique (prognathisme facial de la race noire. Les stades de « l'expression génétique ». Stewart et M. D'après Hunter. non limitée aux ascendants directs. du caractère « prognathe inférieur » dans la famille des Habsbourg. Le modèle de la lignée familiale permet de reconnaître dans un individu les traits de chaque ascendant. sur un mode dominant. au moment de la fécondation. Toutefois. <\ . Certains caractères génétiques s'expriment à des moments spécifiques : la taille et la forme du nez. ne deviennent comparables à celles de l'un des ascendants qu'au moment de l'adolescence. — Les principaux caractères étudiés en génétique cranio-faciale concernent : — les caractères dentaires : les agénésies se transmettent suivant un mode strictement héréditaire. Le génotype : c'est l'ensemble des potentialités d'un individu.) et ceux en rapport avec les traits de la lignée familiale. Les anomalies peuvent être transmises suivant les lois de l'hérédité et résulter de la combinaison non harmonieuse des gènes parentaux. En conséquence. Cela conduit certains auteurs à ne pas chercher à corriger certaines anomalies orthodontiques en estimant que le comportement neuro-musculaire est héréditaire et ne pourra se modifier (position très controversée). Spcnce) une malocclusion puisse résulter d'une mutation au niveau d'un simple locus. 2. Un trouble fonctionnel peut être en relation avec des facteurs secondaires mais l'hérédité des comportements fonctionnels peut se concevoir « dans le cadre d'un ensemble structural génétiquement déterminé » (Pellerin). bien que pour certains (R. à l'aide d'anomalies particulièrement caractérisées. étudiée paire par paire. déterminé par la combinaison des allèles ou gènes. — La transmission des informations données par les gènes se fera à trois stades successifs de la formation de l'être vivant : — au moment de la différenciation cellulaire (embryogenèse). de même pour les lèvres (fig..

Phénomènes de dentition. Morphogénèse des arcades dentaires. Etablissement de l'occlusion combinaison des traits du modèle familial peut conduire à une harmonie ou une dysharmonie des structures faciales, dentaires et dento-faciales. Dans

7

tous les cas, le modèle cranio-facial hérité (génotype) est sujet à des modifications en fonction des facteurs d'environnement, ce qui détermine le phénotype.

PHÉNOMÈNES DE DENTITION. MORPHOGÉNÈSE DES ARCADES DENTAIRES. ÉTABLISSEMENT DE L'OCCLUSION
PHÉNOMÈNES DE DENTITION
LA DENTITION TEMPORAIRE

• Le développement de la dent : l'éruption. La formation et l'éruption d'une dent comportent plusieurs stades : 1. Phase d'éruption passive : début de calcification de la couronne, puis achèvement de la couronne. L'apposition osseuse, au niveau des corticales, augmente la distance entre le germe et le bord basilaire, mais le germe ne s'élève pas. 2. Phase d'éruption active pré-fonctionnelle : au moment de la formation de la racine, la migration en direction de la crête d'arcade est plus rapide que l'apposition osseuse. L'apparition de la couronne dans la cavité buccale se produit après fusion de l'épithélium adamantin réduit et de l'épithélium buccal, dans la gencive attachée. 3. Mise en place fonctionnelle (en moyenne 3/4 de la hauteur radiculaire) : 1er stade : la racine n'est pas encore totalement édifiée, l'apex est largement ouvert. 2e stade : édification apicale complète. 4. Adaptation occlusale : en fonction des rapports établis avec les dents antagonistes. • Processus d''exfoliation des dents temporaires : la rhizalyse : 1er stade : résorption radiculaire de la dent temporaire, correspondant au début de la formation de la racine de la dent permanente sous-jacente. 2e stade : chute de la couronne résiduelle. • Position respective des germes et des dents temporaires: monoradiculées. — Le germe est situé en position apicale et linguale par rapport à la racine de la dent temporaire/la zone linguale de la racine est résorbée en premier, ensuite le germe se situe immédiatement en-dessous de la racine de la dent temporaire qui se rhizalyse sur toute sa longueur.

Cette période s'étend sur 5 à 6 ans à partir de la naissance. A la naissance, sauf exception rarissime (Louis XIV). aucune dent n'a fait son éruption. Jusqu'à 6 ans, les phénomènes de dentition sont intimement liés aux phénomènes de croissance des maxillaires qui vont modifier les arcades dans leur dimension et dans leur rapport. • Chronologie de Véruption des dents temporaires : apparition d'une incisive centrale inférieure vers 6 mois 1/2, en moyenne. Tout retard (ou toute avance, mais moins significativement) entraîne la plupart du temps, une évolution retardée de la denture permanente ; la lame dentaire de remplacement des dents permanentes étant histologiquement liée à l'évolution de la lame dentaire primitive, génératrice des germes temporaires, sauf pour les molaires. Vers 2 ans 1/2, l'ensemble des dents temporaires a fait son éruption. Cette denture de 20 dents sera fonctionnelle pendant 4 ans, jusqu'à l'apparition de la première dent permanente. • Développement poraires : des arcades dentaires tem-

Entre 2 ans 1/2 et 3 ans. les arcades temporaires sont entièrement constituées. Les dents présentent des points de contact par leur face proximale. Entre 4 et 5 ans, le développement rapide des maxillaires, en fonction de la croissance, entraîne l'apparition de diastèmes entre certaines dents.

LA

DENTITION

PERMANENTE

Cette période s'étend de 6 ans à 18-20 ans. Chronologie de l'éruption des dents permanentes

8

Notions de base

FILLES

GARÇONS

FILLES

GARÇONS

Ages moyens d'éruption dentaire avec un intervalle de variation d'un écart-type et d'autre de chaque moyenne (Hurme, 1949). In : LAUTROU A., Abrégé d'anatomie dentaire, Masson, Paris, 1980. bords libres des incisives centrales inférieures ou supérieures et les points les plus distaux des deuxièmes molaires de lait, en denture mixte (ou les points les plus mésiaux des premières molaires permanentes, en denture permanente). Cette mesure représente la flèche de l'arcade dentaire. Elle peut être faussée par une mésio-position unilatérale d'origine iatrogène. Le périmètre d'arcade dentaire : mesure de la courbe passant par les points les plus mésiaux des premières molaires permanentes, le milieu de la ligne d'arcade, latéralement, les pointes des canines et les bords libres des incisives (sans tenir compte des malpositions localisées).

MORPHOGÉNESE DES A R C A D E S D E N T A I R E S La morphogénèse des arcades dentaires s'étale sur une vingtaine d'années. Elle comporte des phases d'activité, au cours desquelles apparaissent des groupes de dents et des phases de stabilité sans modifications apparentes de la denture. Définitions. La longueur d'arcade : distance mesurée à un moment donné, entre un point médian, tangent aux

Phénomènes de dentition.

Morphogenese des areades dentaires.

Etablissement de l'occlusion

9

• Phase de denture temporaire stable : cette période dure environ 4 ans, j u s q u ' à l'apparition des premières molaires permanentes ou l'expulsion d'une incisive centrale temporaire. A ce stade, on note habituellement des diastèmes interincisifs (diastèmes de Bogue). L'absence de ces diastèmes est une présomption de dysharmonie dento-maxillaire. • Phase de constitution stable (fie. 3).
FIG. 2. L = longueur d'arcade. l.m. = largeur molaire. Le. = largeur canine. Courbe p à p' (en pointillés) = périmètre d'arcade.

de

la

denture

mixte

La largeur d'arcade 1. Au niveau des canines (1. c.) : distance mesurée entre les pointes cuspidiennes. 2. Au niveau des premières molaires (1. m.) : distance mesurée entre les cuspides centro-vestibulaires des dents de 6 ans.

Les

différentes

phases.

m Phase de constitution de la denture temporaire : cette période d u r e environ 2 a n s ; l'apparition de la première dent temporaire se faisant en moyenne entre 4 et 6 mois. Séquence habituelle : incisives centrales, latérales, l r e molaire, canines, 2 L molaire. Baume distingue deux types d'arcades temporaires : -- arcades de type 1 : elles présentent des diastèmes simiens entre incisives latérales et canines maxillaires et entre canines et premières molaires mandibulaires ; — arcade de type 2 : sans diastèmes simiens.

FIG. 3. — Phase de constitution de la denture mixte. Éruption des incisives permanentes (d'après SCHOUR et MASSI.ER, 1941). In: LAUTROU A.. Abrégé d'anatomie dentaire. Masson, Paris, 1980. a) Apparition de la première molaire permanente, remplacement des incisives temporaires par les incisives permanentes. Cette phase se situe en moyenne entre 6 et 8 ans. Le déficit d'espace pour la mise en place des inci-

Les étapes de la morphogenese des arcades dentaires (Demogé) :

Denture

Phases d'activité et d'inactivité Phase de constitution de la denture temporaire Phase de denture temporaire stable Phase de constitution de la denture mixte Phase de denture mixte stable Phase de constitution de la denture adolescente Phase Phase Phase Phase Phase de denture adolescente stable de constitution de la denture adulte jeune de denture adulte jeune stable - 2 e molaires évoluées de constitution de la denture adulte complète de denture adulte complète - 3e molaires évoluées

Denture temporaire

Denture mixte

Denture permanente

10

Notions de hase • Phase de constitution de la denture adolescente : au cours de cette période, les canines et prémolaires permanentes évoluent. Cette phase dure en moyenne 2 à 3 ans. Elle se caractérise par : des séquences d'éruption très variées, des rythmes d'apparition parfois différents entre les deux maxillaires et entre deux hémi-maxillaires, des phénomènes de compensation qui peuvent se trouver modifiés par la séquence d'éruption. Parfois, la dent de 12 ans fait son éruption avant le remplacement des dents intermédiaires. Dans ce cas, les phases 5. 6 et 7 se trouvent réunies en une seule. Phénomènes de compensation dus à la croissance (fig. 4) : — sens sagittal : il existe une deuxième avancée des incisives, comparable à celle observable au cours de la phase de constitution de la denture mixte: — sens transversal (d'après Moorees) : . à la mandibule : la distance intercanine est fixée après l'éruption des incisives permanentes (D. S. ± 3 mm): . au maxillaire : augmentation de la distance intercanine. Compensation dentaire :

FIG. 4. — Phase de constitution de la denture adolescente. (In : LAUTROU. Abrégé d'anatomie 'dentaire. Paris. Masson, 1980).

sives permanentes sur une arcade dentaire trop petite sera compensée par trois mécanismes : — un mécanisme dentaire : utilisation des diastèmes interincisifs et des diastèmes simiens: • — une augmentation de la largeur d'arcade par une vestibulo-version accentuée des incisives permanentes par rapport aux incisives temporaires: — un élargissement dû à la croissance : augmentation de la largeur intercanine (3 mm) au cours du remplacement des incisives. b) Éruption de la dent de 6 ans : fermeture des espaces simiens : — arcades de type 1 : la dent de 6 ans inférieure se retrouve en mésioclusion (diastème simien inférieur plus important que le supérieur) ; — arcades de type 2 : rapport cuspide à cuspide des dents de 6 ans. Cette phase est particulièrement importante dans la constitution des arcades dentaires. Si un seul mécanisme de compensation ne donne pas le supplément de place nécessaire, les incisives permanentes présentent des malpositions et des malocclusions diverses. Séquence d'éruption : 1, 6, 2 à la mandibule; 6, 1, 2 au maxillaire. s Phase de denture mixte stable : cette phase dure de 2 à 3 ans, de la mise en place fonctionnelle des incisives permanentes au début de la mobilité des premières molaires temporaires ou des canines temporaires. Elle se caractérise par une stabilité dimensionnelle des arcades dentaires (période privilégiée pour les traitements précoces orthopédiques).

M = 0,9 mm par hémi-arcade, au maxillaire M = 1,7 mm par hémi-arcade, à la mandibule. Ce « crédit d'espace » constitue l'espace de dérive mésiale (lce-\vay-\J. S.). Cette différence est proportionnellement plus importante chez les filles. Utilisation du crédit d'espace : En moyenne, les premières molaires permanentes présentent, en denture mixte, des rapports de cuspide à cuspide ou une légère mésioclusion de la première molaire inférieure — ce qui correspond soit à un plan terminal rectiligne, soit à un plan terminal à marche mésial (fig. 5b). Après la chute des deuxièmes molaires temporaires, les premières molaires se déplacent mésialement. Cette « dérive mésiale » physiologique, plus importante à la mandibule, sera utilisée pour rétablissement d'une occlusion molaire de classe 1. Le périmètre d'arcade en sera raccourci d'autant, c'est-à-dire de 1,7 mm x 2, à la mandibule, en moyenne. Des malpositions mineures du secteur incisif pourront.

,

1. — la médiane : c'est la valeur à partir de laquelle il existe autant de valeurs plus grandes que de valeurs plus petites. La variance : elle est destinée à mesurer la variabilité des valeurs autour de la moyenne. les caractères quantitatifs permettent l'étude de moyennes. en anglais). n La moyenne est tout à fait insuffisante comme élément d'information. ou S. centrée autour de la moyenne et d'équation parfaitement déterminée (fig. L'écart-type : la racine carrée de la variance est appelée l'écart-type ou déviation standard (D. Cette distribution peut obéir à une loi de probabilité dite « loi normale » représentée par une courbe en cloche ou courbe de Gauss. si toutefois l'échantillon est ^ 30. Il s'agit de représenter par un indice l'ensemble des écarts à la moyenne. L'augmentation des . au sens statistique du terme. ± 1 écart-type -> environ 68 % de l'échantillon ± 2 écarts-types -> environ 95 % de l'échantillon ± 3 écarts-types -> environ 99 % de l'échantillon La distribution des valeurs peut être reportée graphiquement sur des axes de coordonnées cartésiens. Exemple : Angle mandibulaire/plan de Francfort = 25" + 3. n 3. Le mode correspond à la partie la plus haute de la courbe. si elle est citée isolément: — le mode : c'est la valeur présentée par le plus grand nombre de sujets. + 2<j = 95 % de l'échantillon. L'écart-type correspond graphiquement à la distance entre les points d'inflexion de la courbe et l'axe de symétrie. Par ailleurs. Le pourcentage des valeurs situé entre deux écartstypes correspond à 68 % de l'échantillon. • Les corrélations statistiques. dans le cadre d'une loi normale. par leur nature et leur distribution . La nature éventuelle d'une liaison entre 2 caractères quantitatifs découle dû calcul d'un coefficient de corrélation entre deux variables entièrement aléatoires. les plus élevées et les plus faibles. le mode et la moyenne sont confondus. il s'agit d'une variable continue et d'une distribution normale. m = moyenne. par exemple pour une mesure céphalométrique. on différencie des caractères contrôlés. Elle correspond aux individus dits « normaux ». La variance est donc définie comme la moyenne des carrés des écarts à la moyenne. Vétendue est représentée par les extrémités de la courbe. On ne s'intéresse ici qu'aux corrélations linéaires. en biométrie. D. Les paramètres de dispersion : ils permettent de préciser dans quelle mesure les valeurs ou les caractères étudiés s'écartent de la moyenne. la).m) variance = a = .4 Notions de base admis comme limite de la variabilité de la normalité. L'écart-type (ou parfois deux écarts-types) peut être vf -2<r «= -1er m +i<r +2<r étendue > x FIG. Il s'agit d'une moyenne arithmétique : x m——. Les paramètres de position : — la moyenne : elle est obtenue en divisant la somme de toutes les mesures x effectuées par le nombre de mesures à effectuer. 1. la notation + 3 correspond à un « écart-type » ou une « déviation standard ». S. + la = 68 % de l'échantillon. n. Il se trouve qu'en biologie. E(JC . effectués à partir d'expérimentations et des caractères aléatoires effectués à partir d'observations. les grandeurs mesurables sont généralement réparties selon des lois guère éloignées de la loi normale. Ces caractères mesurés sur l'échantillon seront définis par des paramètres de position et des paramètres de dispersion. On pourra retrouver fréquemment cette indication. On peut représenter graphiquement la variabilité des deux mesures pour chaque individu en reportant en abscisse el en ordonnée ces deux mesures pour tous les individus de l'échantillon. Chaque variable présente un écart par rapport à la moyenne : e = x — m. a = écart-type : distance entre les points d'inflexion et l'axe de symétrie. soit : 2 . 2. L'intervalle de dispersion ou étendue : il correspond aux valeurs extrêmes. par exemple : la hauteur de l'étage inférieur de la face et la mesure de la direction de croissance (axe Y). Dans le cas d'une loi normale. — a) La courbe de Gauss (loi normale).

• Phase de denture adoleseente stable : canines et prémolaires évoluées (traitement orthodontique).5 mm pour les filles. de 6 à 18 ans : — entre les canines supérieures : + 5 mm — entre les premières molaires supérieures : + 4 mm — entre les canines mandibulaires : — entre les premières molaires inférieures : —ricures D S r 3 L'évolution des arcades dentaires (récapitulation).3 : les dents postérieures évoluent l'une après l'autre. Les modifications accompagnant ce remplacement sont fréquemment asymétriques. avant la deuxième prémolaire permanente. dans sa totalité (Moorees). et entre 10 et 14 ans. c) Variations de la largeur d'arcade : Il se produit une apposition osseuse constante au niveau des corticales externes : Au maxillaire : . Par ailleurs.5. C'est entre 4 et 6 ans. — séquence 3. b) Au maxillaire : — (3. — Au niveau des prémolaires et molaires mandibulaires : on constate une augmentation après 6 ans. — A la mandibule : en moyenne. b) Évolution de la longueur d'arcade : — mesure relativement stable en denture temporaire. diminution de 0 à 2. denture temporaire — den- . 1. encore plus marquée chez les garçons : a) A la mandibule : — séquence (3. 3. accroissement de 5 à 8 ans 1/2 : . être améliorées ou supprimées lors du remplacement des molaires temporaires. Exemple : après 15 ans. particulièrement si les points de contact interincisifs et incisivo-canins sont favorables. Au total. l'organisation des arcades est conditionnée également par la séquence d'éruption des dents postérieures. Elle est suivie par une légère diminution. avant l'éruption des canines vers 10 ans. 4. En conclusion : le périmètre d'arcade se modifie surtout en fonction de la dérive mésiale. — séquence 3 (4. Le processus de remplacement des dents postérieures dure en moyenne une année avec des variations très importantes. à la fin de la croissance. Par ailleurs.9 mm jusqu'à 13 ans. Les variations individuelles sont très importantes en fonction des rapports. de la séquence d'éruption et des proportions relatives entre les deux dentures. 7 : séquence la plus favorable.2 mm au maxillaire. particulièrement en cas de croissance de type rotation antérieure. 11 ture permanente.3 mm. séquence la plus favorable. diminution. 3) : les deuxièmes prémolaires et canines évoluent simultanément. Augmentation de largeur moyenne. — A la mandibule : diminution entre 6 et 18 ans : 3. la dislance entre les canines est stable après leur mise en place fonctionnelle. le redressement lingual des incisives. Les différentes séquences d'éruption des prémolaires et canines (Van der Linden) : on constate une grande variabilité. 5) : les dents évoluent simultanément: — 4 (5. 4. 5 : les dents postérieures évoluent l'une après l'autre. Établissement de l'occlusion parfois.3 mm à la mandibule). a encore tendance à réduire tardivement cette dimension.5 mm pour les filles. pour une arcade.4 mm pour les garçons. — accroissement au moment de l'évolution des incisives (M = 2. 5.diminution beaucoup plus importante au moment du remplacement des molaires temporaires (dérive mésiale): — diminution tardive. • Phase de denture adulte jeune : deuxièmes molaires évoluées (traitement orthodontique). due au redressement des incisives inférieures qui deviennent plus droites sur leurs bases osseuses. que ces variations se produisent. 5) : canine puis première et deuxième prémolaire simultanément. 4.Phénomènes de dentition. . — 4. Morphogénèse des arcades dentaires. Cette augmentation est en moyenne de 1. a) Évolution du périmètre d'arcade : — Au maxillaire : légère augmentation entre 5 et 18 ans : 1. les variations de la longueur d'arcade sont comparables à celles du périmètre d'arcade. 4) 5 : la canine et la première prémolaire évoluent simultanément.3 mm pour les garçons 0. — séquence 4.

— La forme des arcades temporaires est pratiquement assimilable à un demi-cercle. 1980.12 Notions de base AGENCEMENTS INTRA-ARCADES RELATIONS INTERARCADES STATIQUES ET CINÉTIQUES EN DENTURE TEMPORAIRE ET ADULTE DENTURE TEMPORAIRE • Agencements intra-arcades. plan terminal à marche distale : face distale de la deuxième molaire temporaire mandibulaire distalée. • Relations interarcades (normalité) (fig. les canines sont mésialées d'une 12 dent par rapport aux supérieures : Le plan terminal : il correspond aux rapports des faces distales des deuxièmes molaires temporaires maxillaires et mandibulaires. 5 h. les volumes cl les proportions des arcade> dentaires. — Vue restihuluire des hémi-arcades temporaires droites en intereuspide maximale. A ce stade. A marche distale. Paris.). DENTURE ADULTE FIG. 3 FIG. On observe fréquemment des diastèmes simiens et des diastèmes interincisifs.. Abrégé d'anatoinie dentaire. L'occlusion est du type occlusion engrenante : une dent est en rapport d'occlusion avec deux dents antagonistes. sauf les incisives centrales mandibulaires et les deuxièmes molaires maxillaires. plan terminal droit : rapport cuspides à cuspides : . la disposition à marche mésiale étant la plus favorable à des relations ultérieures de cas de classe I d'Angle. Les différentes solutions thérapeutiques adoptées comporteront également des variations par rapport à ces agencements idéaux. cette règle admettant quelques exceptions au niveau des dents latérales. Elles sont implantées verticalement. L'agencement qui sera décrit relève d'une disposition idéale qu'il ne saurait être question de considérer comme un objectif thérapeutique standard. Ces différents types de rapports préfigurent les relations qui s'établiront entre les premières molaires permanentes. 2. en denture adulte. In: LAUTROU A. — Le plan terminal des arcades dentaires temporaires : 1. Rectiligne. Présence de diastèmes simiens entre l'incisive latérale et la canine au maxillaire et entre la canine et la première molaire à la mandibule. le recouvrement incisif est faible. en fonction des variations considérable. 5/)) : . A marche mésiale. plan terminal à marche mésiale (disposition la plus classique) : face distale de la deuxième molaire temporaire mandibulaire mésialée: . 5c. Les dents temporaires n'ont pas d'axe particulier. • Agencements intra-arcades. 3.dans les formes. Masson. L'engrénemcnt est peu marqué. a) Dans le plan horizontal : — Au niveau des dents cuspidées : les cables occlu- . 5 a. Il est toutefois indispensable de définir des critères occlusaux : c . dans le sens antéro-postérieur (fig. Le plan d'occlusion est plat (pas de courbe de Spcc).

e) Courbe d'arcade : les bords libres et les cuspides vestibulaires dessinent la courbe de l'arcade dentaire qui sera déterminée par la morphologie des bases osseuses et l'équilibre neuro-musculaire. Cependant. 6a). 33) dépend d'une interaction de facteurs anatomiques et fonctionnels qui FIG. les axes des dents étant progressivement basculés vestibulairement et les apex linguales. — Les crêtes proximales : en fonction des éléments précédents. — Elle est caractéristique des mammifères et peut être assimilée à un engrenage de mécanique hautement spécialisée dont les déplacements peuvent s'effectuer dans les trois sens de l'espace. les agencements intra-arcades et les relations interarcades sont satisfaisants. détermine des courbes traduisant la continuité des arcades dentaires. c) Dans le plan transversal : l'orientation vestibulolinguale des unités dentaires détermine la courbe de Wilson ou courbe de compensation (fig. les axes des dents étant progressivement basculés lingualement. une courbe des fosses et des fossettes. — Elles seront définies en fonction de critères occlusaux et en tenant compte des objectifs orthodontiques. — Au maxillaire : les tables occlusales sont orientées du côté vestibulaire. les crêtes marginales de deux dents collatérales doivent se situer au même niveau et présenter des versants externes avec une même inclinaison (règle de symétrie des embrasures). Il existe un surplomb vestibulaire des dents maxillaires par rapport aux dents mandibulaires. Le recouvrement incisif(p. • Relations interarcades idéales. d) La zone de contact : L'élément essentiel de l'agencement d'une arcade dentaire idéale. — A la mandibule : les cuspides vestibulaires des dents cuspidées déterminent une courbe à concavité supérieure. l'existence ou non de contacts dentaires sera fonction de la dimension des dents et de la proportion relative arcade alvéolaire et denture. — a) La courbe de Spee. — Au maxillaire : les cuspides vestibulaires des dents cuspidées sont disposées selon une courbe à convexité inférieure. 6b). a) Relations statiques : Uocclusion engrenante (fig. les tables occlusales sont d'autant plus orientées vestibulairement que les dents sont plus postérieures (disposition hélicoïdale). Il en résulte que les cuspides d'appui (primaires) sont disposées selon la même courbe tant au maxillaire (cuspides linguales) qu'à la mandibule (cuspides vestibulaires). si d'autre part. qui montre une diminution progressive dans le sens mésio-distal. et à l'inverse à la mandibule. d'une valeur moyenne de 2 mm au niveau des incisives. l'existence de diastèmes ne constituant pas en soi un facteur pathogène. b) Dans le plan antéro-postérieur : l'orientation axiale des unités dentaires. Ces relations interarcades doivent s'analyser au moment des contacts dentaires maximum (intercuspidie maximale) et au cours des différentes excursions de la mandibule. — Au niveau incisivo-canin : l'arc incisivo-canin se situe dans le prolongement de la courbe des cuspides d'appui. — Dans le sens vestibulo-lingual : l'arcade maxillaire est plus large et plus longue que l'arcade mandibulaire. 13 — Les espaces interproximaux : cette zone de contact détermine la création d'embrasures. c'est la zone de contact proximal qui assure la continuité de cette arcade. 6. les tables occlusales sont orientées lingualement. reliant les sommets des cuspides vestibulaires. — A la mandibule : à l'inverse. Au maxillaire. A la courbe des cuspides d'appui. . de la canine à la dernière molaire.Agencements intra-arcades. à la mandibule (tiré de l'ouvrage : Abrégé d'anatomie dentaire DE LAUTRÔU). Relations interarcades en denture temporaire et adulte sales d'une même arcade présentent des dimensions vestibulo-linguales sensiblement égales. c'est-à-dire d'espaces en forme de pyramide entre deux dents voisines. 7). sur l'arcade antagoniste. correspond. la courbe de Spee qui naît au sommet de la canine et suit la ligne des cuspides vestibulaires (fig.

8. les cuspides linguales présentent également un surplomb par rapport aux cuspides linguales maxillaires. — L'occlusion engrenante. Le nombre et la disposition des points de contact en I. b) Relations cinétiques. Ces rapports conduisent les dents à s'articuler dans le sens vestibulo-lingual de la façon suivante : cuspides vestibulaires mandibulaires en relation avec le sillon mésio-distal maxillaire et cuspides linguales maxillaires en relation avec le sillon mésio-distal mandibulaire. En I. Ils ne peuvent être cependant considérés comme une position de référence. Paris. Rapport d'occlusion en intercuspidie maximale (I. — Dans le sens mésio-distal : les dents mandibulaires sont en mésioclusion d'une demi-cuspide par rapport aux dents maxillaires. 7. les contacts bilatéraux étant également répartis. — Au niveau lingual : les dents mandibulaires recouvrent les dents maxillaires. M. M. 10). (In : LAUTROU A. C. 1980). M. concourent à l'équilibre interincisif. dans les secteurs latéraux. Le recouvrement des dents mandibulaires par les dents maxillaires. Masson. les forces occlusales transmises par les cuspides d'appui doivent être axiales et passer par une zone proche du centre de résistance de la dent. C. Abrégé ci'Anatomie dentaire. Ainsi. au niveau lingual. dépend de la hauteur des cuspides et de la profondeur des fosses. puis deviennent progressivement des surfaces d'appui avec l'âge. Les surfaces occlusales étant convexes. Il se réduit progressivement dans le sens mésio-distal (fig. Un tel agencement des rapports d'occlusion correspond à des relations de la classe I d'Angle. aussitôt après la phase de constitution de la denture adulte jeune. La relation centrée : les rapports d'occlusion en I. C. doivent concourir à la stabilité des unités dentaires et à la liberté des différentes excursions fonctionnelles. En vue vestibulaire : toutes les dents s'articulent avec deux dents antagonistes.) : L'intercuspidie maximale est une situation dans laquelle les dents des deux arcades présentent un maximum de points de contacts. ce qui correspond à la définition des cas de la classe I d'Angle. C. et des rapports cuspides-embrasures des faces vestibulaires des dents cuspidées et cuspidesfosses centrales ou marginales. Cette disposition est nécessaire pour permettre des conditions de simultanéité des contacts dentaires au cours de la fermeture.14 Sot ions de base FIG. excepté l'incisive centrale mandibulaire et la troisième molaire maxillaire. Du côté lingual.. M. C. sauf les incisives centrales mandibulaires et les troisièmes molaires maxillaires. c'est la rela- . en 1. 9. le surplomb et le recouvrement incisif étant liés l'un à l'autre. concourent à la stabilité des unités dentaires (fig.. M. les points de contacts sont punctiformes. 286). — Au niveau vestibulaire : les dents maxillaires recouvrent les dents mandibulaires. une dent s'articulera avec deux dents antagonistes.

1980. 10. . C. déterminent la pente incisive. tion centrée qui constitue. 9. par leur importance.. Masson.. 1980. M. la position de référence la plus satisfaisante.. — Surfaces d'appui du 3e groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). Cet ensemble de dispositions statiques et dynamiques : — concourent au fonctionnement harmonieux de l'appareil manducateur — les dents ne constituant qu'un des éléments de l'ensemble maxillaire. et I. Paris. en bout à bout incisif. muscles. — Surfaces d'appui du 2e groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). dents. en rapport avec un minimum d'ouverture buccale et un espace de 1 à 2 mm entre les molaires. pour l'orthodontiste. Relations interarcades en denture temporaire et adulte 15 FIG. le surplomb et le recouvrement incisif.assurent la pérennité des organes dentaires et du parodonte. Ceci étant fonction de la pente incisive et de la pente condyliennc (rappel : la pente condylienne correspond à l'inclinaison du versant distal du condyle temporal). M. 8. — Mouvement de latéralité : pas de contact du côté non travaillant et protection canine du côté travaillant. Abrégé d'anatomie dentaire. In: LAUTROU A. In: LAUTROU A. — Désocclusion postérieure. en raison de sa précision de détermination et de sa fiabilité. Abrégé d'anatomie dentaire. 1980. 124).Agencements intra-arcades. Les critères de fonctionnement idéal au cours des différentes excursions : — Guidage antérieur satisfaisant : les crêtes marginales concaves des incisives maxillaires. articulation. Masson. ces dents assurant seules la désocclusion (v. FIG. (pas plus de 1 mm de décalage entre R. dans le sens sagittal). Paris. Abrégé d'anatomie dentaire. FIG. — Surfaces d'appui du premier groupe (rapports d'occlusion des surfaces d'appui). In: LAUTROU A. p. C. Masson. Cette relation centrée articulaire doit coïncider à peu près avec l'I. Paris. C. par leur inclinaison. enveloppe cutanée: .

L'étude de la croissance staturale permet de suivre la croissance faciale. 12). CROISSANCE G É N É R A L E ET M A T U R A T I O N Définitions La croissance : c'est le développement progressif d'un organisme ou d'un organe. ce que montre la courbe du taux de croissance staturale. Le taux de croissance est très élevé de la naissance jusqu'à 6 mois. Il faudra donc déterminer l'âge osseux d'un sujet. à l'apparition des caractères sexuels secondaires. cette courbe ne tient compte que de l'âge civil. la quantité de croissance résiduelle. Les variations de la taille de l'individu et des maxillaires sont à peu près synchrones. En outre. de préciser le stade de maturation du sujet. 11). Il est nécessaire en effet pour l'établissement d'un plan de traitement. La maturation : c'est le processus de différenciation des tissus. 11 diminue ensuite progressivement jusqu'à s'annuler totalement vers 15 à 16 ans chez les filles et 18 ans chez les garçons. la croissance est terminée. suivant les individus. de 2 ans jusqu'à l'époque prépubertaire (10-11 ans. . Puis le taux de croissance augmente de façon considérable jusqu'au pic pubertaire (en moyenne 12 ans chez les filles et 14 ans chez les garçons). à la croissance en longueur et à la maturation musculaire. de façon fiable. Au cours de la période juvénile. par unité de temps (v. de la naissance jusqu'à la taille adulte. uniquement en fonction de l'âge civil. Il diminue de façon importante au cours de la période infantile (6 mois à 2 ans). qui ne'permettent pas de situer un sujet en particulier sur cette courbe. fig. sauf en lin de croissance (fig. chez les garçons). — Courbe moyenne du taux de croissance statural. Infantile ' Juvénile Adolescent Adulte FIG. en orthodontie. Le taux de croissance. chez les filles et 12-13 ans. 11. la direction de croissance propre à chaque individu. correspondant à un stade de développement osseux précis.16 Notions de base LA CROISSANCE NORMALE DU MASSIF CRANIO-FACIAL l La plupart des traitements orthodontiques s'adressa-nt à des sujets en période de croissance présentant une certaine dysharmonie entre les différents éléments de la face. des variations très importantes existent. Ceci afin de pouvoir profiter d'une forte poussée de croissance* ou bien de débuter le traitement bien avant le taux maximum RYTHME DE CROISSANCE La croissance passe par des phases d'accélération et de décélération. la croissance descriptive des os de la face et des maxillaires permet d'appréhender les ajustements progressifs qui conduisent à une architecture faciale équilibrée. Chapitre rédigé par Pierre Canal. la pente de la courbe est très faible. Toutefois. c'est le début de la période adulte. grâce auquel un organe devient pleinement apte à remplir sa fonction. sont des éléments indispensables à l'établissement d'un diagnostic précis et à l'élaboration d'un plan de traitement individualisé. visualisant l'augmentation de taille. Après cessation de ces phénomènes. Or. Cette dernière phase adolescente correspond 1.

par rapport au stade d'ossification — et ceci quelle que soit la population — constitue des critères sûrs pour situer un enfant sur sa courbe de croissance. MATURATION Définitions ET CROISSANCE Age dentaire : stade de dentition atteint par un sujet à un moment donné de son développement. — la lecture de l'âge osseux à partir d'une radiographie de la main (fig. L'âge moyen de calcification suit une progression dont la moyenne est connue. 13). Cependant la variabilité de cette estimation est importante. un an avant le pic de croissance pubertaire. Les règles surviennent 17 mois + 2. Moyens d'étude de l'âge osseux : — la lecture de l'âge osseux se fait classiquement à partir de radiographies du poignet. l'utilisation de certains indicateurs de la maturation est difficile. ce qui rend ce procédé assez imprécis. en fonction de leur importante variabilité. dont l'apparition est progressive. des sutures chez les garçons. correspondant à l'activité des cartilages de conjugaison. de la taille. signe la survenue de la grande poussée de croissance pubertaire. le stade de maturation qu'il a atteint et le reporter sur la courbe du taux de croissance. ceci correspond au stade PP t cap. en moyenne. Fin de la croissance staturale : la soudure des épiphyses radiales et cubitales marque la fin de la croissance staturale. 14). en fonction du pic pubertaire. c'est-à-dire quelque temps avant la fin de la croissance. Certains stades coïncident avec le taux maximum de croissance staturale. En conclusion. On peut donc à partir de l'analyse de la radio de la main. Chaque stade est situé avec une certaine marge de variation par rapport au pic pubertaire. des condyles. — Comparaison des rythmes d''accroissement en fonction du temps.5 mois après le pic de croissance. à un moment donné. entre âge dentaire et âge osseux. L'apparition d'un petit os. Lorsque l'épiphyse de la première phalange du pouce (PP) déborde sa diaphyse et présente du côté interne. un prolongement comparable à la visière d'une casquette vue à l'envers. Croissance de la mandibulaire et du maxillaire en millimètres. Croissance de la taille évaluée en centimètres. Caractères sexuels et stades de croissance : de très fortes corrélations ont été trouvées entre l'apparition des caractères sexuels et la date du pic de croissance. Age osseux : stade de maturation des os d'un sujet. de croissance ou encore de pouvoir apprécier si la croissance est virtuellement terminée. 12.Croissance normale du massif cranio-facial CM/MM PAR ANNEE 17 20 22 24 AGE EN ANNEE Fie. La grande stabilité des stades de maturation phalangiennes S et PPj cap. à la puberté. Cet os est visible. 13) : les stades de maturation des épiphyses phalangiennes montrent de très fortes corrélations avec la croissance staturale et faciale. . c'est-à-dire au pic de croissance pubertaire (fig. afin d'en éviter les effets. le sésamoïde (s) situé sur la face interne de l'articulation métacarpo-pha- langienne. Ceci permet d'estimer ce qu'il reste de croissance à venir. plus précisément 9 mois avant chez les filles et 12 mois avant chez les garçons (fig. de même pour la pilosité chez les garçons. Aucune corrélation statistiquement significative entre croissance faciale et âge dentaire. Cette région comporte de nombreux petits os. déterminer pour chaque individu.

HA CROISSANCE CRANIO-FACIALE MOYENS D'ÉTUDE Les téléradiographies : elles permettent d'évaluer les modifications dues à la croissance : — par des procédés de superposition (v. Stade DP J ( M p : soudure dei'épiphyse de la première phalange du majeur à sa diaphyse. Stade M P . elle présente un prolongement comparable à la visière d'une casquette (que l'on verrait à l'envers). 13. . F I G . : apparition du sésamoïde en regard de la Stade S face interne de la diaphyse de la première phalange du pouce. : taux maximum de croissance. C M / M M PAR ANNEE FIG. le déplacement d'une structure osseuse par rapport au reste du cranio-face et la variation de la forme de la structure considérée. côté interne. — par la méthode des implants en Tantale. Stade Rad„ : soudure de l'épiphyse du radius à sa diaphyse. au maxillaire ou à la mandibule. : lorsque l'épiphyse de la phalange médiane du majeur est aussi large que sa diaphyse. Les stades d'ossification : Stade P P . Stade MP. problème de la stabilité du plan de référence. — Schéma d'une radiographie de la main. Ce procédé permet de suivre à l'aide de clichés radiographiques. p. chez le vivant. c a p : lorsque l'épiphyse de la phalange médiane du majeur déborde sa diaphyse. De plus. Stade PP. 62). : lorsque l'épiphyse de la première phalange du pouce déborde sa diaphyse. Stade PP.FiG. Fin de la croissance. : lorsque l'épiphyse de la première phalange de l'index est aussi large que sa diaphyse. 14. 13.„' : soudure de Pëpiphyse de la phalange médiane du majeur à sa diaphyse.

sur la croissance. 67). à l'aide de procédés histologiques (Petrovic). une sur-alimentation peut l'accélérer. Ceci confirme qu'il existe un véritable mécanisme psycho-neuro-endocrinien. La s o m a t h o r m o n e S T H . la couche profonde est ostéogénique et la couche interne fibreuse. . Elle est liée à la notion de rations quantitatives et qualitatives optimales selon le stade de la croissance. traitement). Les enfants replacés dans un climat affectif équilibré. où le risque doit être connu (diagnostic. et surtout de placer l'enfant dans une classe définie . 14. — Les facteurs endocriniens : l'hypophyse. B 2 et D: — les facteurs socio-économiques : leur influence dans les sociétés occidentales s'estompe. c'est-à-dire en activant la maturation.Croissance normale du massif cranio-facial Des techniques histo-anatomiques cadavres. Le périoste est une enveloppe recouvrant la surface des os. mais descriptives » (Charron). BJÔRK et coll. — modélisation : il s'agit de créer un modèle qui rende compte des phénomènes de croissance par approximations successives. psychique et culturel. Par exemple.Les hormones sexuelles mâles et femelles jouent un rôle modérateur. Ce tissu possède également un pouvoir résorptif. : études sur Ie) en hâtant la soudure des épiphyses. Les hormones thyroïdiennes..). — analyses multivariates : elles permettent la description d'inter-relations multiples. on a pu noter que les enfants des classes sociales les plus favorisées présentaient un développement plus rapide et plus régulier que les autres. retrouvent une croissance h a r m o nieuse. les glucides. L'interaction des facteurs généraux et locaux influence de façon complexe la croissance faciale de l'enfant. 6). 3) . pour les garçons: H v : maximum d'accroissement de taille (d'après HELM. a) Influence des différentes fonctions : elle sera développée dans le chapitre « Étio-pathogénie » (v. sécrétée p a r l'hypophyse. les vitamines A. augmentent l'action de celle-ci. une sous-alimentation peut retarder la croissance. les risques statistiques sont mal déterminées. — Maximum 'accroissement de taille. L'utilisation de méthodes statistiques : — méthodes statistiques classiques : études longitudinales. b) Rapport périoste-muscle : il faut souligner l'importance des rapports périoste-muscle. « D a n s l'état actuel. Sur le plan qualitatif. Les techniques avec expérimentation animale : — sôit directement : condylectomie sur singe par exemple . p. a) Les facteurs intrinsèques : — Les facteurs génétiques (v. Cette carence peut entraîner des arrêts de croissance p a r diminution du taux de sécrétion des hormones somatotropes et somatornédines. • Facteurs locaux. Étude de cas pathologiques observés en clinique humaine (Delaire). agit p a r voie indirecte en activant la croissance. d'âges variés. dont la perturbation provoque un trouble de la croissance. . b) Les facteurs extrinsèques : — les facteurs nutritionnels : la notion d'équilibre alimentaire est essentielle en pédiatrie. p. Ces carences affectent également la maturation normale des fonctions de la sphère buccale. décélérateur. la fonction musculaire j o u a n t un rôle de premier plan dans la croissance faciale. du fait même de ces inter-relations. FACTEURS LA CROISSANCE INFLUENÇANT DE LA FACE NORMALE • Facteurs généraux. ou transversales (v. — soit indirectement : étude à l'échelle cellulaire des phénomènes de croissance et des effets des processus de contrôle. p. Ce type d'analyse a permis de détecter des caractères et des relations stables. — les facteurs affectifs : une carence maternelle peut entraîner des répercussions sur la qualité de la conduite alimentaire et également sur le développement intellectuel. FIG. c'est pourquoi il s'agit de méthodes non pas décisionnelles. Jouent également un rôle. la thyroïde et les glandes sexuelles sécrètent des hormones agissant directement ou indirectement sur la croissance. associées à la S T H . le facteur protéique est déterminant. Avant le 20 e siècle. Situation des stades d'ossification de la main sur la cou je du taux de croissance.

orbitaires et des sinus frontaux. — Os de membrane avec apparition ultérieure de cartilage secondaire (clavicule. de la base du crâne) : ces os sont précédés d'une maquette cartilagineuse. si bien que les bords des pièces squelettiques se rapprochent de plus en plus. Elles ne sont donc pas dotées d'un potentiel de croissance propre.20 Notions de base tive ». L'activité de la synchondrose sphéno-occipitale a pour effet de déplacer en bas et en arrière le conduit auditif externe et surtout la cavité glénoïde. est d'origine essentiellement cartilagineuse. Ce type d'os est très sensible à une pression fonctionnelle. Les synchondroses sphéno-occipitales et septoethmoïdales sont actives très longtemps. Cette structure est composée de l'ethmoïde. • La croissance de la base du crâne. Elles doivent être sollicitées. Cette action des synchondroses est complétée par des phénomènes d'apposition-résorption mineurs qui entraînent la formation des arcades sourcillières. il s'agit de l'os alvéolaire. Il présente toutefois une caractéristique particulière. « de merveilleux joints de dilatation à rattrapage automatique par prolifération conjonctive et ossification marginale ». Cet os présente une structure intermédiaire entre os compact et os spongieux. Elles ne sont pas modifiables par un traitement. et ceci pendant des années. ces sutures sont. le cartilage condylien serait essentiellement un centre de croissance secondaire adaptative comparable aux sites de croissance membraneuse. présentant le même aspect macroscopique que l'os dense des corticales maxillaires. Pour Delaire « cette notion de prolifération active. en fait. 15). capable d'adaptation aux conditions mécaniques impliquées par la fonction occlusale. des membres. leur nombre. ce sont des sites de « croissance secondaire adapta- DES CROISSANCE ÉLÉMENTS CRANIO-FACIAUX La face est appendue à la base du crâne. leur direction. b) L'os de membrane : c'est un os d'origine conjonctive. du sphénoïde. coronoïdiens et symphysaires apparaissent à la 16e semaine de la vie I. des synch'ondroses de la base du crâne. de part et d'autre d'une zone médiane lâche. l'aspect des sutures. dense. par la nature des travées osseuses qui le constituent. Pour cet auteur. c'est sa double striation fibrillaire. . est fondamental pour comprendre la céphalogénèse normale ». Elles laissent entre elles une bande conjonctive étroite appelée « suture membraneuse ». Les premiers points d'ossification préfigurant les futures. soit dans les 5 ou 6 premières années de la vie. par le jeu des synchondroses et des phénomènes d'apposition-résorption.*)C L'os spongieux qui entoure et soutient la coque alvéolaire. Pour Delaire. primaire. est comparable à l'os compact. lamellaire. Ces sutures se ferment très tôt. Son développement en est dépendant en partie. — Les sutures membraneuses ou syndesmoses : elles constituent un lien entre les pièces osseuses et sont composées d'une couche ostéogène externe et d'une couche fibreuse. a) Accroissement en longueur : elle se fait par un certain nombre de synchondroses orientées transversalement. LES DIFFÉRENTS TYPES D'OS AU NIVEAU CRANIO-FACIAL a) L'os alvéolaire : les faisceaux du desmodonte s'insèrent sur un tissu osseux. La croissance. Chez l'enfant. l'os alvéolaire se confond avec les corticales internes et externes. U. mais la proportion entre travées osseuses et espaces médullaires est différente : les travées sont plus grêles et les lacunes conjonctivo-vasculaires plus importantes. 140) utilisent cette propriété. à ce niveau. jusqu'à l'âge adulte (fig. c) Os enchondral (os du squelette axial. L'ossification enchondrale ultérieure augmente la dimension des os voisins. soit à la naissance. rupteurs de force ». les couches ostéogènes étant le siège d'une croissance osseuse active». sont directement soumis aux forces qui s'exercent sur elles et sur les os qu'elles unissent. — Os de membrane avec ossification directe z^bs de la voûte du crâne et de la face par exemple. mandibule) : les cartilages condyliens. Dans les régions où le maxillaire est très étroit. de l'occipital et d'une partie du frontal et du temporal. leur siège. 11 forme une coque mince en relation avec l'os spongieux environnant et sert de soutien aux dents. Seules les synchondroses sphéno-occipitales et septo-ethmoïdales sont actives jusqu'à Page adulte (Baume). Les appareils orthopédiques (p. Ce sont également des « joints amortisseurs. Entre deux os d'origine enchondrale persiste une bande de cartilage ou synchondrose ou suture cartilagineuse qui peut accroître son épaisseur de façon interstitielle.' pièces squelettiques s'étendent en taches d'huile.

21 le palatin. le maxillaire supérieur sera étudié. le malaire.Croissance normale du massif cranio-facial b) Accroissement en largeur : le rôle des sutures longitudinales — en particulier de la suture métopique — est de courte durée.ma x i I la i re Suture maxillo .palatine ou palatine transverse) Suture inter-palaiine FIG.canine (ou prémaxillo• maxillaire) Suture inter . inter-maxillaires. Très tôt interviendront seuls les phénomènes de remodelage. !• La croissance du complexe naso-maxillaire. 16). — 11 comprend cinq os pairs : le maxillaire supérieur. Seul. Lame criblée de l'ethmoïde (cartilagineuse | Synchondrose inter-sphénoïdale Synchondrose ethmoïdo-sphénoïdale Synchondrose sphéno -occipitale Synchondrose i ntra -occipitale postérieure FIG. puisqu'elles sont pratiquement toutes disparues à trois ans. a) Accroissement en largeur : cet accroissement se produit par le jeu des sutures sagittales internasales.incisive Suture incisivo. les os propres du nez et un os impair : le vomer. . 16. — Les synchondroses transverses de la base du crâne (d'après COUSIN). à 5 ans (d'après COUSIN). 15. Suture inter. inter-palatines et par remodelage (fig. — Les sutures au niveau de la voûte palatine.

— La tubérosité : à ce niveau. 17) : le rôle du cartilage condylien. et permettent donc. De plus. — Les procès-alvéolaires : ils servent de support aux arcades dentaires et n'existent qu'en fonction de la présence des dents. cet abaissement étant concomitant à l'abaissement de la langue. L'augmentation de largeur de la mandibule résulte essentiellement de son allongement. ce qui rend plus saillante la région naso-maxillaire (Enlow). prémaxillo-malaires et palatines transverses. Cet accroissement en largeur sera plus sensible. cette dernière restant en activité pendant toute la vie. La mandibule est relice à la base du crâne à sa partie postérieure par l'intermédiaire des cavités glénoïdes qui se déplacent en bas et en arrière. se produit une activité appositionnelle permettant la mise en place des deuxièmes et troisièmes molaires jusqu'à 20 ans. les procès alvéolaires. par sa faible pression positive (Delaire). en moyenne. b) Accroissement en hauteur et en longueur : au niveau des sutures fronto-maxillaires. Une apposition osseuse plus faible se produit dans la zone inférieure de la mandibule. . — Le sinus : il se forme au moment de l'éruption des dents temporaires. Il aurait une action modelante sur le maxillaire. éloignant le canal dentaire de la surface de l'os. a) Accroissement en largeur : la synchondrose symphysairc se ferme dès les premiers mois de la vie. se développent. notamment la suture palatine médiane. — Le nez : sa croissance dépend tout particulièrement de l'ensemble septo-ethmoïdal (lame perpendiculaire de l'ethmoïde + cartilage de la cloison). longtemps considéré comme déterminant. maxillo-malaires. à un rythme de plus en plus réduit. le ramus recule et Après cinq ans. zygomatico-malaires. Ils jouent un rôle de « rattrapage de jeu » entre la croissance de la mandibule et du maxillaire. ptérygo-palatines.22 Notions de base • La croissance de la mandibule. La croissance sagittale de la mandibule doit donc être quantitativement plus importante que celle du maxillaire. sous l'influence active du septum nasahet de remodelages fonctionnelles. — Les orbites : les globes oculaires atteignent leur taille définitive à trois ans. par apposition. FIG. La croissance en hauteur des branches montantes éloigne le corps de la mandibule du maxillaire. Certaines sutures. Elle s'éloigne du plancher de l'orbite au cours de la croissance. — La voûte palatine : sa forme est plate à la naissance. conjointement aux phénomènes de dentition. b) Accroissement en longueur (fig. — C'est le seul os mobile de la face. postérieurement. Le palais s'élargit en arrière par l'allongement divergent de l'arcade. associé à la divergence progressive des deux hémi-mandibules. au fur et à mesure de l'apparition des dents monophysaires. afin de conserver une articulation dento-dentaire normale entre le maxillaire et la mandibule. en particulier au niveau des condyles. C'est un os complexe. conjointement aux phénomènes de dentition. la concavité du palais se constitue lors de l'édification des procès-alvéolaires par résorption du côté nasal et apposition du côté buccal. L'accroissement en hauteur et en longueur serait dû à la faculté d'adaptation de ces sutures.t La prolifération de la suture maxillo-malaire et les remodelages augmentent la largeur bizygomatique d'une façon continue. 17. laissant le sinus maxillaire derrière elle. est maintenant assez discuté : — Au niveau de la branche montante : l'apposition en arrière et la résorption en avant de la branche montante créent progressivement la place pour l'évolution de toutes les dents. p. de la naissance jusqu'à l'âge adulte. Ils se développent par une apposition osseuse considérable. ne sont pas synostosôes avant l'âge adulte (jusquà 25 ans). tant par son ossification (os de membrane et cartilages secondaires) que par ses modifications morphologiques). — Croissance horizontale de la mandibule (d'après ENLOW). L'apposition étant plus importante que la résorption. Dans l'espace ainsi libéré. La zone antéro-inférieure du maxillaire supérieur se résorbe au fur et à mesure de la poussée sagittale. 140). ces sutures sont pratiquement inactives. une action orthopédique (disjonction. de ce fait.

23 le seul cartilage secondaire persistant après la naissance. plus des 3/4 du volume définitif est atteint. Bjôrk assigne au condyle une fonction de guide de la croissance mandibulaire. La surface cartilagineuse proliférant. Ce processus continue jusqu'à l'évolution des dents de sagesse. relativement réduite. dans la mesure où elle diminue au fur et à mesure de l'âge. — à 5 ans. au cours du développement de la fonction masticatoire. Il en est de même pour la face : — à la naissance. C'est un cartilage unique dans l'organisme : il peut s'accroître en. A 20 ans. 19) : le cartilage condylien est Les proportions cranio-faciales. FIG. le crâne est 50 % plus volumineux que celui du nouveau-né. et pourtant. 18) le menton se modelant autant par résorption sus-symphysaire que par apposition symphysaire. Un appareillage orthopédique sera d'autant plus efficace s'il est porté jeune. Si la croissance est défavorable (croissance verticale).Croissance normale du massif cranio-facial s'épaissit. 18. des résorptions compensatrices très complexes. se produisent au niveau du col du condyle. alors que persiste une possibilité d'ajustement sutural important. — Au niveau du corps : ce phénomène de remodelage entraîne un allongement du corps (fig. — chez l'adulte. — rangle mandibulaire : il tend à se fermer avec l'âge. V. dans les trois sens de l'espace. Un remodelage osseux donne sa forme définitive à la tête et au col du condyle.épaisseur. selon le type de croissance (Bjôrk). c) Accroissement en hauteur : la branche montante est très courte à la naissance. Un décalage antéro-postérieur dans le sens de la classe II pourra être traité au moment de la poussée de croissance pubertaire. — Répartition des zones d'apposition ( + ) et de résorption ( —) au niveau de la mandibule (d'après ENLOW). — Les dimensions du crâne s'accroissent rapidement dans les premières années de la vie : — à 7 ans. ce que nie Delaire. Il peut changer de morphologie. pour 80 % leur taille définitive. BASSIGNY . la hauteur. il est essentiel de préciser l'âge osseux du sujet et son potentiel de croissance restante. Cette marge de 20 % est appréciable. — Croissance du condyle (d'après ENLOW). ' Croissance et traitement. Cet accroissement détermine la D. •/ Conclusion. Un traitement dont l'action va dans le sens de la croissance sera plus efficace. la profondeur et la largeur de la face ont atteint. non seulement par croissance interstitielle mais également par croissance appositionnelle. donc de le situer sur sa courbe de croissance. il ralentit l'effet d'élargissement de la mandibule en arrière. — le condyle (fig. — Selon le type de dysmorphose. la face représente le 7e du crâne. Par son remodelage. pour qui la croissance du condyle est uniquement adaptative. car la plupart des traitements orthodontiques sont réalisés entre 5 et 20 ans. Le condyle joue un rôle de « différentiel » entre l'activité de la suture sphéno-occipitale qui entraîne l'occipital et la cavité glénoïde en bas et en arrière et la mandibule qui se dirige avec la face en bas et en avant (Charron). le traitement sera FIG. elle en représentera la moitié. d) Étude de quelques structures particulières de la mandibule : — le coroné ou apophyse coronoïde : il s'édifie à la suite des tractions du muscle temporal. alors que la face l'est deux fois plus. le plus souvent. ce qui est essentiel. 19. en même temps que la longueur totale de la mandibule. Elle s'accroît grâce à l'activité du cartilage condylien. Il est recouvert d'une épaisse couche de tissu conjonctif (chondroblastes et préchondroblastes).

adapté à la réalisation d'un même mouvement. LE TONUS : le tonus musculaire correspond à l'impression d'une certaine fermeté des muscles striés à la palpation et à la résistance passive de ces muscles à l'étirement. ils n'intéressent pas la cavité buccale. . Le raccourcissement ou l'allongement d'une fibre musculaire est le résultat de sa contraction. dans tous les cas. l'ensemble de la voie nerveuse et des fibres musculaires constituent « l'unité motrice ». On note à la puberté. • Les deux types de muscles. La contraction isotonique permanente est assurée par le réflexe myotatique ou réflexe d'étirement. La contraction des élévateurs déclenche à son tour le réflexe myotatique inverse qui correspond à une abolition du tonus des muscles élévateurs. a) Les muscles lisses : ils sont sous la dépendance d'un contrôle uniquement réflexe. Cette activité est réflexe et volontaire. au niveau des noyaux des nerfs crâniens: — d'un axone. une bonne connaissance de la croissance permet. l'un inhibe l'autre. en majeure partie. tion antigravidique) et à maintenir les postures habituelles. mais le muscle ne montre aucun changement dimensionnel. pendant une durée limitée à quelques millisecondes (période dite « silencieuse »). . Ses variations sont dues à des informations proprioceptives (sensibilité nerveuse adaptée aux organes qui permettent le mouvement) et à des informations visuelles ou auriculaires (canaux semi-circulaires).24 Notions de base Que ce soit au niveau du diagnostic. Cette activité musculaire permanente ne correspond à aucun mouvement et n'entraîne pas de fatigue. Exemple : l'abaissement provoqué vers le bas du menton et son relâchement entraînent une réponse réflexe qui tend à ramener la mandibule vers le haut : c'est le réflexe myotatique trigéminal « il consiste en une contraction des muscles élévateurs en réponse à leur propre étirement ». une légère augmentation du tonus labial. C'est une activité réflexe. Seul un petit nombre de fibres musculaires sont contractées à un instant donné. Il sera donc préférable de commencer le traitement après que le maximum de croissance soit passé (p. — de fibres musculaires. — la contraction isotonique : le muscle se raccourcit au cours de la contraction des fibres musculaires. A chaque muscle. Le tonus posfural correspond à ce mode de contraction. Ce réflexe peut être défini « comme la contraction d'un muscle provoquée par son propre étirement ». de l'étiologie. Ce tonus présente des variations au cours de la vie. relativement impuissant contre les effets de ce type de croissance. • Les deux modes de contraction. Les muscles lisses ne présentent pas de striation transversale. • État de repos. par exemple. répond en outre un muscle synergique. de cerner plus précisément les problèmes thérapeutiques. Le muscle strié est sous la dépendance des informations du système nerveux central. Ces deux réflexes sont basés sur la notion d'innervation réciproque : ils sont opposés. LE FACTEUR NEURO-MUSCULAIRE On ne reviendra pas sur la description des structures des fibres musculaires ni sur leurs propriétés qui sont supposées connues. On distingue deux types de contraction : — la contraction isométrique : les fibres musculaires sont sous tension à la suite d'une modification interne. viscérale. — La posture musculaire habituelle est conditionnée par le tonus musculaire. Etat de fonction. b) Les muscles striés : ils présentent une striation transversale caractéristique due à l'assemblage des myofibrilles. leur localisation est. Les muscles striés sont toujours placés en situation antagoniste pour permettre le mouvement des éléments squelettiques mobiles (la mandibule par exemple) et des surfaces cutanées. du pronostic ou du traitement. Cette unité motrice se compose : — d'un motoneurone. par l'intermédiaire d'un nerf moteur. dans la corne antérieure de la moelle. il est destiné à lutter contre la pesanteur (fonc- a) État de repos. dont le corps cellulaire est situé : . 11 est déterminé par les propriétés élastiques des fibres musculaires et des tissus environnants et les réflexes myotatiques. 18).

sont de type adulte. fosses nasales et sinus. l'ensemble des circuits nécessaires à l'accomplissement des fonctions de la sphère oro-faciale. Pour éviter le passage du bol alimentaire dans les voies aériennes supérieures hautes ou inférieures. U. les réflexes parodontaux et la fonction occlusale. — La déglutition : c'est l'acte par lequel le contenu buccal — salive. Il existe des contacts occlusaux au cours des différents cycles masticatoires. au cours de la petite enfance (apprentissage des relations avec le milieu extérieur. LES FONCTIONS DE LA SPHÈRE ORO-FACIALE Dans le cadre de la sphère oro-faciale. Définition : c'est une fonction adaptée à l'échange d'oxygène et de gaz carbonique entre l'organisme et le milieu ambiant et à la protection des variations climatiques et microbiologiques de l'atmosphère. • Les fonctions vitales — Linsalivation : le bol alimentaire est imbibé et modifié chimiquement par la salive. Chez le nouveau-né. il existe un réflexe inné de ventilation nasale : si l'on obture les narines d'un nourrisson. La déglutition et la phonation. Cette répétition permet d'acquérir progressivement un automatisme. tout au moins au niveau des points d'appui linguaux. est mis en place. — La mastication du bol : elle consiste en un mouvement alternatif d'ouverture-fermeture de la mandibule. la ventilation buccale d'effort est physiologique. à cet âge. cet acte nécessite l'arrêt de la respiration et la fermeture des cavités naturelles postérieures par lesquelles transite le flux ventilatoire. Seule. aucune ventilation buccale suppléante n'apparaît. les joues et les lèvres agissent. sans dents. c'est-à-dire une fonction. — Le comportement neuromusculaire individuel est l'expression de la variabilité que prend la réponse à un besoin donné. Rôle de la ventilation nasale : elle est destinée à assurer le filtrage et la désinfection. — La déglutition du nourrisson : des mouvements de déglutition sont déjà décelables dès la 13e semaine I. dont la maturation est habituelle. de la fonction ou du geste. déclen- a) La fonction ventilatoire (au niveau des voies aériennes supérieures et moyennes). Les influx nerveux issus des récepteurs proprioceptifs servent à réaliser « le câblage » cérébral néces- 25 saire à l'exécution des fonctions : c'est ce que l'on nomme les engrammes cérébraux. (déglutition du liquide amniotique). les arcades sont plates.Fonctions de la sphère oro-faciale b) État de fonction. Chez le nouveau-né. mouvements que l'on retrouve chez tous les omnivores. en outre. La déglutition est un acte réflexe. Cette engr-animation des différentes activités fonctionnelles n'est réellement terminée que vers 10 ans. dès la naissance. s'exercent de nombreuses fonctions dont le fonctionnement et l'interaction peuvent avoir une incidence sur le développement cranio-facial (théorie de Moss). On peut l'apparenter à l'action d'une paire de ciseaux (action sécante): . la fonction ventilatoire est la fonction vitale la plus importante. liquide ou bol alimentaire — est propulsé de la bouche dans l'estomac. Fréquence : 500 à 2 000 fois par 24 heures (Lehr). Le flux ventilatoire subit ces différentes modifications au niveau de la partie haute de l'arbre respiratoire : pyramide nasale. chez un enfant de 10 ans. on peut donc noter des relations physiologiques entre les muscles masticateurs. A cette époque. par exemple. Si la déglutition est la fonction vitale du fœtus. de manière coordonnée pour guider le bol entre les dents et éviter les morsures des tissus mous. maturation des fonctions végétatives). Durée : environ 1 seconde. l'humidification et le réchauffement de l'air ambiant. Le renforcement et la fixation de l'engramme est lié à la répétition du mouvement. • Maturation : l'ensemble des conduites motrices reproduisant les comportements d'un individu est le résultat de son expérience propre. associé à des mouvements avant-arrière et des mouvements transversaux. Le déroulement d'une fonction nécessite la mise en place d'une ou plusieurs conduites motrices. Il succède à la mastication. La langue. b) La fonction alimentaire — L'incision : elle est liée à la présence de contacts incisifs ou tout au moins d'une distance horizontale minimum entre les bords libres des incisives supérieures et inférieures. la langue s'étale largement entre les arcades. Il existe une véritable macroglossie naturelle.

Elles réalisent l'élimination des germes et des virus. contraction isométrique. ce qui entraîne une diminution relative du volume lingual. — La déglutition de type adulte : on reconnaît quatre phases à la déglutition dont trois mettent enjeu des structures oro-pharyngées : la préparation à la déglutition. La persistance de la propulsion linguale antérieure ne doit être considérée comme anormale qu'à partir de la dixième année.0 et 31). contraction isotonique. . par la langue qui ne se déplace pas mais présente simplement une onde de déformation. suivie par l'obturation du larynx par abaissement de Fépiglottc . Une onde péristaltique se produit. Les muscles péri-buccaux et les buccinateurs participent activement aux mouvements de la déglutition. (Fontenelle. Cette période correspond à la survenue des maladies infectieuses chez l'enfant et à une pathologie des organes lymphoïdes se manifestant par une hypertrophie plus ou moins importante et une infection surajoutée. — La maturation de la déglutition : elle est fonction: — des modifications de l'environnement buccal: apparition des dents et augmentation de hauteur relative des procès alvéolaires. les amygdales palatines constituent. Cette phase est sous contrôle volontaire. Il existe une phase de transition plus ou moins longue à partir de 18 mois entre la déglutition de type infantile et celle de type adulte. grâce aux lymphocytes. (ex. dans certains cas (v. une stabilisation de la mandibule par l'action de la musculature faciale et une forte contraction labiale. coïncide en moyenne. La déglutition chez le nouveau-né est caractérisée par un étalement de langue entre les arcades. — des changements du mode de nutrition : liquide -> semi-liquide -> solide. Les amygdales pharyngées (végétations adénoïdes) (fig. au niveau antérieur. elle peut être arrêtée à n'importe quel moment. c) La fonction immunitaire : au niveau pharyngé. avec l'établissement d'une déglutition de type adulte. (ex. Voile du palais Epiglotte Cfesophage FIG. — La phase buccale : tous les mouvements décrits se déroulent pratiquement en même temps : — l'orbiculaire des lèvres se contracte de manière invisible. La pression exercée. ce déficit va en décroissant jusqu'à 6 ans. Il est important de noter qu'il existe un déficit en anticorps sériques et surtout sécrétoires pendant les six premiers mois de la vie. : déglutition d'un nutriment consistant) : — la respiration s'arrête par élévation du voile du palais. — la pointe de la langue prend appui approximativement au niveau du raphé médian. elles assurent une barrière inflammatoire locale grâce aux histiocytes et une fonction immuno-sécrétoire (production d'Ig A 11 S et d'Ig A 7 S). Rôle dans les anomalies antérieures. d) La fonction antigravitaire : elle détermine l'équilibre du tronc céphalique. 29 et 31) sont le siège d'une forte réponse immunitaire. La mise en occlusion fonctionnelle des dents de 6 ans et des incisives. 20. : au cours de la déglutition de la salive) ou de manière visible. grâce aux lymphocytes T. une bascule pharyngée de la langue et une modification des rapports des articulations temporo-mandibulaires : — de la maturation des circuits nerveux et de la modification des zones de stimulation . — La phase buccale de la déglutition. La musculature orofaciale joue le rôle d'un joint périphérique.26 Notions de base . M. C. de par leur situation au carrefour pharyngé et buccal « la deuxième ligne de défense » de l'arbre ventilatoire. 3. 86). à la suite d'une contraction du mylo-hyoïdien. ché par le contact des lèvres avec un objet quelconque (stimulation au contact labial). une phase pharyngée sous contrôle réflexe et une phase œsophagienne. et permettent dès lors une protection immunitaire (fig. une phase buccale sous contrôle volontaire. — le masséter se contracte et les dents entrent en contact en position d'I. Woda) peut atteindre 100 g par cm2 (Proffit). qui entraîne le bol vers le pharynx grâce aux muscles linguaux. p.

formé de phonèmes. Les différents éléments de la face sont constitués d'unités anatomiques relativement autonomes : le front. 2lu). ou tout au moins d'harmonie. Le son est émis par la glotte au niveau du larynx. la lèvre supérieure et la lèvre inférieure. V. 2\b) et rectiligne. les pommettes et les joues. dans la triade « déglutition-phonation-comportement habituel » (ou posture habituelle). L'HARMONIE DU VISAGE ET DE LA DENTURE Le visage comporte une série de modelés et d'aplats. Le caractère d'un visage est également déterminé par les mimiques et les expressions mises en jeu au cours des relations sociales. Les peintres et les sculpteurs ont de tout temps cherché à préciser et à définir. Le profil d'un visage est caractérisé par sa convexité: la convexité cutanée est déterminée par le nez. comme le pensaient les artistes de la Renaissance. c'est-à-dire d'éléments sonores d'un langage donné possédant des caractéristiques distinctives par rapport aux autres sons du langage. F. C. On différencie des profils concave (fig. J. les deux autres n'étant que des « témoins associés ». L'orthodontie ne se donne pas pour but de rendre beau tous les individus traités. en tournant autour de l'œuvre d'art. D. autour de cette structure s'ordonnent l'étage inférieur du visage avec lèvres et menton. l'ensellure nasale et le nez. Cette notion est si essentielle qu'elle sert de base à une classification des types de face (p. N et constrictifs S. Toutefois. de la face et sur la position des dents. eux-mêmes induits par le système nerveux central. b) La mimique : elle fait participer l'ensemble des muscles peauciers et labiaux à l'expression d'une pensée ou d'un sentiment. le menton. Lors de l'articulation des phonèmes consonantiques occlusaux T. 51). Un profil peut être . Il faut chercher à replacer l'individu dans son milieu culturel donné : il est probablement difficile d'être albinos pour un individu mélanoderme. dont la disposition équilibrée. et l'étage supérieur incorporant le front. du menton. Un prognathisme facial accentué — les lèvres paraissant situées très en avant dans le profil — chez un individu leucoderme. Ses objectifs esthétiques se limitent à retrouver des proportions faciales harmonieuses. doit faire envisager chaque cas sans a priori et surtout en tenant compte de la propre image de soi que perçoit le sujet. Z. L'usage s'est établi de différencier la face et le profil. peut constituer un handicap. La phonation est un phénomène complexe. de dépressions et de proéminences. les lèvres et le menton. des différents étages de la face et éventuellement du nez. Le nez constitue l'élément central du profil. en fonction de leurs propres besoins. dans les sociétés occidentales. des « canons de la beauté » qui leur soient un guide pour la reproduction du visage humain. 11 est transformé au cours de son passage dans les cavités pharyngées et buccales. la phonation normale est caractérisée par une absence d'appui de la langue sur les secteurs incisifs supérieur et inférieur et une absence d'interposition de 27 la langue entre les arcades dentaires. courte et large ou intermédiaire entre ces deux tendances. pour devenir un langage articulé. seule la phase sus-glottique se situe dans le cadre des préoccupations orthodontiques. La face est caractérisée par sa longueur.Harmonie du visage et de la denture • Les fonctions sociales : a) La phonation : Définition : c'est la production de sons à l'aide de phonèmes. • Conclusion : des perturbations dans le déroulement normal de ces différentes fonctions pourront avoir un effet plus ou moins marqué sur le développement des maxillaires. On notera la similitude des appuis linguaux au cours de la déglutition de type adulte et au cours de l'articulation des palatales antérieures T. mesurée entre la racine des cheveux et la base inférieure du menton. I. H. D. c'est le troisième élément qui constitue probablement le facteur essentiel du développement dento-facial. des normes esthétiques. convexe (fig. Comme l'écrit Château. C'est à ce stade que les effecteurs buccaux entrent en jeu. la face peut être longue et étroite. et sa largeur mesurée au niveau des pommettes. les proportions et la symétrie engendrent l'impression de beauté. Les proportions du visage devraient s'apprécier comme on peut le faire pour une sculpture. Les dimensions du visage ne sont guère quantifiables. grâce à des modifications des formes et des proportions relatives des lèvres. Dans un visage équilibré. reflet des différentes tractions ou étirements musculaires. Ces volumes s'apprécient sur un visage détendu et au repos. N. la multiplicité des mélanges raciaux.

grâce à un nez de longueur importante.m. c) De profil : épaisseur totale de la lèvre supérieure (e. C'est dire combien les lèvres. d'aspect enfantin. Une estimation esthétique conduite en période de croissance est donc sujette à révision.). épaisseur de la lèvre au niveau de la concavité (e. premier médiateur de la possession ou de la tendresse. Un dernier élément qu'on ne peut modifier par le traitement d'orthodontie concoure au modelé d'un profil.b.). par le jeu des volumes et des courbes et de leur prolongation. a tendance à diminuer avec l'âge. . participent à l'harmonie du visage. droite ou inclinée.m.c): sillon labio-mentonnier (s.l. où pénètrent les aliments. ce qui correspond à des lèvres fines et un nez et un menton importants. un profil convexe.m FIG. nez inclus. transfrontal : front en arrière). peut convenir à un visage féminin. en un profil plutôt concave.t. chez un jeune enfant présentant des lèvres proéminentes et un nez court. FIG. d'où s'échappent des sons indispensables aux fonctions de relation. premier maillon d'une fonction vitale. comme le fait la convexité squelettiquc (v.n.v. tant par la séduction du sourire que par la forme des lèvres.28 Notions de base convexité cutanée. 21.l. • Les éléments modifiables par un traitement d'orthodontie : quelques points de repère : Les lèvres : la bouche. une symphyse plus épaisse et des lèvres plus tendues. La forme des lèvres s'apprécie en tenant compte de leur épaisseur. c'est le front dont l'orientation. Cette caractéristique convient plus particulièrement aux hommes. surmontée par une gencive de coloration plaisante et d'aspect discret. p. La convexité cutanée présente des modifications importantes au cours de la maturation. détermine des types de profil très variés (cisfrontal : front en avant. En outre.): sillon labio-nasal (s.l. — a) Profil convexe (garçon de 12 ans).). La s.) (fig. comporte également une connotation sensuelle. bien alignée.c): épaisseur du vermillon (e. Cette évolution peut transformer un profil très convexe. la majorité des patients recevant un traitement d'orthodontie sont encore en période de croissance. 58). une denture de belle apparence. b) Profil concave (fille de 12 ans). — c et d) Les lèvres. certains éléments caractéristiques de la face ne présentent leur dimension définitive qu'après la puberté. d) De face : largeur bi-commissurale (l. 21. b. (ou partie rose des harmonieux si la concavité n'est pas trop marquée. sans carie. s. 11 faut différencier l'épaisseur du vermillon : e. après la puberté. A contrario.l. 21 c) et de leur concavité cutanée. v. Or. et la position relative par rapport au reste de la face. dévoilant au moment du sourire. déterminé par un nez de dimension relativement moyenne et des lèvres bien ourlées dont le vermillon est assez épais. de leur longueur (largeur bicommissurale : 1. sous-tendues par la denture et mises en mouvement par les muscles oro-faciaux.

En cas d'excès. ou bien la symphyse mentonnière peut être prononcée (fig. Règle donnée par Steiner : la ligne joignant le milieu de la base du nez et la partie la plus antérieure de la symphyse doit être tangente aux deux lèvres (fig. rarement diminuée par un traitement. La houppe du menton ne doit présenter aucune contraction forcée — aspect en peau d'orange — pour obtenir une occlusion labiale. est particulièrement complexe et ne peut se réduire à quelques règles chiffrées. Profils à 12 et 14 ans (pointillés) : épaississement des lèvres. La hauteur de l'étage inférieur de la face (fig. le sillon labiomentonnier (s. 32a) : cette dimension est très sensible à l'influence du traitement orthodontique. 1. 326). Le sourire le plus plaisant ne découvre que la gencive libre des incisives supérieures. aux proportions très variables. La fonction occlusale déterminera. et labio-nasal : pour le supérieur : (s. Par ailleurs. la zone cutanée au-dessus du vermillon doit posséder. Un praticien compétent en orthodontie doit posséder ou cultiver un certain sens esthétique qui tienne compte des critères esthétiques contemporains. Le menton. ce qui peut masquer les effets d'un recul des dents antérieures (fig. fig. n.) (fig. une légère concavité. — Il peut être plat. Cette caractéristique s'harmonise avec un nez plutôt important et des lèvres de dimension moyenne. pour être de forme agréable. elles peuvent être relativement visibles ou placées à un niveau tel que leur pointe ne soit guère plus basse que les bords libres des incisives. pointues ou arrondies. — Garçon.) pour l'inférieur.Harmonie du visage et de la denture 29 Le sourire : au cours du sourire. 216). malgré le recul incisif. 1. 22. quand elle est prononcée. 37A).croissance du nez (superposition de Steiner). du menton et du nez. . leur position. Le menton peut être plus en avant et plus marqué chez les hommes. lèvres) et l'épaisseur totale de la lèvre entre les faces vestibulaires des incisives et la zone la plus antérieure du vermillon (fig. 21 c et d). soit séparées par un espace interlabial minime entre 2 et 3 mm. d'un sourire gingival. en dernier ressort. m. Les lèvres sont sous-tendues par les dents. Si la lèvre supérieure découvre trop la gencive. Leur position relative par rapport au secteur dentaire antérieur détermine ou non un sourire harmonieux. la disposition la plus harmonieuse semble être une symétrie entre la courbe des bords incisifs supérieurs et la courbe de la partie supérieure de la lèvre inférieure. dans ce cas. 61 ligne de Ricketts). la lèvre inférieure ne recouvrant pas les incisives supérieures. selon le sexe. — Les canines : selon leur forme. on parle. Cette épaisseur a tendance parfois à augmenter si la croissance du nez est importante. En position de repos — obtenue en passant avec douceur les doigts sur les lèvres — les lèvres sont : soit en contact. La position des dents antérieures — Les incisives : l'impression de dents « bien droites » ou trop inclinées vers l'avant ou vers l'arrière. 32è et p. La ligne esthétique de Steiner donne une indication intéressante pour la position relative des lèvres. FIG. caractéristique assez inesthétique. elle peut être aggravée. 22). est un facteur déterminant dans l'harmonie de la denture (v. • Conclusion : on voit que l'articulation de ces différents éléments.

LE BILAN ORTHODONTIQUE LA TERMINOLOGIE : UN LANGAGE ORTHODONTIQUE La description des anomalies orthodontiques requère l'utilisation d'un langage particulier dont la signification doit être connue. — Les trois plans d'orientation. statiques et cinétiques. 23. à l'aide de trois plans de référence (fig. telle qu'elle est proposée. de façon précise. a) La description des anomalies maxillaires et alvéolaires se fait dans les trois sens de l'espace. ^Z^"^ ^ < ^ \ 1 PLAN SAGITTAL PLAN SAGITTAt MEDIAN La terminologie permet de décrire. Elle est uniquement descriptive et n'évoque. correspond à la nomenclature adoptée conjointement par la Fédération dentaire internationale et la Société française d'Orthopédie dento-faciale. — un plan frontal perpendiculaire au premier. 23) : — un plan sagittal médian vertical . de pathogénie ou de traitement. OBJECTIFS CONVENTIONS ADOPTÉES On différencie — des anomalies des bases maxillaires : — des anomalies alvéolaires: — des anomalies des relations d'arcades. aucune idée d'étiologie. en principe. — des anomalies de position des dents. Orientation dans l'espace. La terminologie. . les différentes anomalies orthodontiques. PLAN FRONTAL PLAN HORIZONTAL FiG. Elle sera limitée aux termes les plus usuels.

32 Bilan orthodontique Terminologie des anomalies des maxillaires. • Anomalies des bases osseuses : radical GNATHIE : prononcer ti: on utilise le — un plan horizontal. Exemple : PRO GNATHIE INFÉRIEURE préfixe Préfixes : radical niveau — dans le sens antéro-postérieur : PRO : trop en avant. (Bases osseuses et procès alvéolaires) : — le terme maxillaire désigne le maxillaire supérieur. — le terme mandibule désigne le maxillaire inférieur. perpendiculaire au plan sagittal. 1. Au niveau du menton : — progénie : menton très proéminent. Si les deux lèvres donnent l'impression d'être trop en avant dans le profil : biprochéilie — terme similaire : biprotrusion. Termes proposés par Château. Ces caractéristiques modifient également les relations sagittales. b) La description des anomalies de position des dents se fait en prenant comme base de référence la courbe de l'arcade. pro ou rétrognathie ' — sens vertical : infra ou supragnathie : affectent les secteurs antérieurs et postérieurs. Anomalies topographiques : — sens antéro-postérieur . concerne le maxillaire uniquement : endognathie : le maxillaire est trop étroit: exognathie : le maxillaire est trop large. — rétrogénie : menton effacé. TERMINOLOGIE ORTHODONTIQUE Terminologie des tissus mous. caractère ethnique. EXO : en dehors de la situation « normale ». Anomalies de volume — Latérognathie : ce terme est utilisé plus particulièrement pour la mandibule (anomalie anatomique). Sens vertical (secteur antérieur) : — supra-alvéolie : arcade alvéolaire antérieure trop basse par rapport au plan d'occlusion . SUPRA : trop en bas. Ces termes ne sont plus guère utilisés. — sens transversal. le plan horizontal étant matérialisé par le plan d'occlusion. — Brachygnathie : longueur antéro-postérieurc diminuée 2. Ces termes sont surtout utilisés dans la description des grands syndromes cranio-faciaux. — Dolichognathie : longueur antéro-postérieure augmentée 2. Différencier « prognathie » (anomalie orthodontique) et « prognathisme facial » de la race noire. — Micrognathiejmacrognathie : indique une réduction ou une augmentation d'ensemble du volume de l'un des maxillaires. Ce radical est précédé par un préfixe qui précise la situation dans l'espace. — rétro-alvéolie : désigne une linguo-version. — rétrochéilie : lèvres trop en arrière . 2. RÉTRO : trop en arrière . — dans le sens transversal : ENDO : en dedans de la situation « normale ». — Éversion de la lèvre : concavité exagérée de l'une des lèvres. et un qualificatif qui indique le niveau. Au niveau des lèvres : — prochéilie : lèvres trop en avant . Construction linguistique. au niveau du plan d'occlusion. Sens antéro-postérieur (uniquement pour le secteur antérieur) : — pro-alvéolie : désigne une vestibulo-version d'un groupe de dents et de l'os alvéolaire qui les supporte. Ensellure nasale : concavité située à la jonction du front et du nez. . — dans le sens vertical : INFRA : trop en haut par rapport au plan d'occlusion. La structure que l'on veut définir est désignée par un radical d'origine grecque. Qualificatifs : inférieur/supérieur total/partiel symétrique/asymétrique unilatéral/bilatéral unimaxillaire/bimaxillaire. • Anomalies alvéolaires.

anomalie des relations d'arcades (fig. 33 Sens vertical : recouvrement : a) Supraclusion (uniquement au secteur antérieur) : excès de recouvrement incisif (fig. Le radical CLUSION permet de décrire les rapports d'occlusion dans les trois sens de l'espace.CLUSION. • Relations cinétiques. le plan horizontal est matérialisé par le plan d'occlusion. Terminologie des relations interarcades (rapports d'occlusion)..dans le sens vestibulo-lingual : vestibulo-version : localisée à 1 ou 2 dents (fig. 25/. Le radical . Termes synonymes : béance antérieure = infraclusion antérieure: béance latérale = infraclusion latérale. c'est la distance entre les bords libres des incisives centrales supérieures et inférieures. inversé (v. b) Surplomb et recouvrement au niveau des prémolaires et des molaires. Sa compréhension est universelle. Le terme BÉANCE tend à être de plus en plus utilisé. 25c).VERSION indique une inclinaison anormale du grand axe de la dent. b) Au secteur latéral : — vestibuloclusion exagérée. en cas d'inclinaison vestibulaire des prémolaires ou/et des molaires supérieures (fig.. — Secteur antérieur : surplomb normal ( ~ 2 mm). Secteur transversal (secteurs antérieur et latéral) : linguoelusion et vestibuloclusion : a) Au secteur antérieur. Sens antéro-postérieur : secteurs antérieur et latéraux. La courbe d'arcade sert de référence. 25/'): linguo-version : localisée à 1 ou 2 dents (fig. — Les arcades sont divisées en trois secteurs : un secteur antérieur. Le surplomb (S). d'origine iatrogène). — Secteurs latéraux (canines comprises) : mésioclusion : trop en avant : distoclusion : trop en arrière. 124) : — dans le sens antéro-postérieur : proglissement: — dans le sens latéral : latéro-glissement ou latérodéviation : ce dernier terme illustrant bien la déviation des milieux incisifs au cours du mouvement de fermeture. fig.Terminologie : un langage orthodontique — infra-alvéolie : arcade alvéolaire antérieure trop haute. — a) Surplomb et recouvrement au niveau des incisives.): FIG. sans précision particulière. 25). seul os mobile de la face. peu utilisé (en général. peut s'accompagner d'une linguoelusion. p. . — Ces anomalies apparaissent au cours du chemin de fermeture de la mandibule. — exo-ahéolie : version vestibulaire.. Sens transversal (uniquement pour les secteurs latéraux) : — endo-alvéolie : version linguale d'un groupe de dents latérales et de l'os alvéolaire qui les supporte . exagéré. . qui sera décrite page 35. mésio-distal et vertical. 25c). — linguoelusion : recouvrement des dents supérieures par les inférieures (fig. Elles correspondent à un décalage marqué entre la position de contacts maximum des dents et la position la plus haute et la plus reculée des condyles (relation centrée) (v. 24. 25a). et deux secteurs latéraux. Terminologie des anomalies de position des dents. b) Infraclusion : — secteur antérieur : absence ou insuffisance de recouvrement incisif (fig.. fig. La courbe d'arcade sert de ligne de référence. car plus concis. implique qu'il s'agit des dents inférieures. 256). 24a et b). — secteur postérieur : absence de contacts occlusaux au niveau d'un groupe de dents cuspidées. • Relations statiques. la description se fait dans les sens vestibulo-lingual. une rétroalvéolie supérieure. L'utilisation du terme . 25?): — dans le sens mésio-distal : mésioversion: distoversion (fig. 25a). parallèlement au plan occlusal (v. anomalie des procès alvéolaires. Cette description correspond à la classification d'Angle.

— Engrènement : degré d'interpénétration des cuspides d'une arcade dans les embrasures antagonistes. qui implique une idée de déplacement (v. 119). Il est donc plus correct de parler de signes cliniques (découverts par le praticien) et d' « entité clinique » (au lieu de syndrome).TOPIE) : dent trop haute par rapport au plan d'occlusion : supraposition (ou . — Ectopie : situation d'une dent éloignée de son emplacement habituel.GRESSION. Quelques termes couramment employés. — Malocclusion : engrènement anormal des dents. 26a) . en intercuspidie maximale. — Schéma des malpositions et malocclusions dentaires. définie par rapport aux normes habituelles d'une population donnée. p. — Encombrement dentaire : caractérise un alignement incorrect des dents. . 26.anomalie morphologique. Rappel : les anomalies orthodontiques ne sont pas des maladies.. — a) Rotation mono-marginale mésio-restibulaire. — Dysmorphose . 11 est préférable d'éviter le radical .. — dans le sens vertical : infraposition (ou . rotation marginale : l'axe de rotation est mésial ou distal (fig. elles constituent rarement des syndromes. 26b).. FIG.34 Bilan orthodontique f g h i FIG. b) Rotation axiale mésio-restibulaire. en position de repos (+ de 3 mm).. autour de l'axe longitudinal de la dent (fig. . 25/'). 25.Béante ou inocclusion labiale : les lèvres ne se joignent pas. Rotation : rotation axiale. (Ce terme n'implique pas d'idée diagnostic)...TOPIE) : dent trop basse (fig.

. Elle est basée sur les rapports d'occlusion des faces vestibulaires des molaires de 6 ans dans le sens antéro-postérieur. dans le plan de cet ouvrage. division 2 Classe III FIG. par ailleurs.Classifications d'Angle et de Ballard Remarque : la terminologie n'est pas aussi innocente qu'il n'y paraît. Elles servent également de base pour l'établissement du bilan orthodontique. ce qui est loin d'être toujours évident. LES CLASSIFICATIONS D'ANGLE ET DE BALLARD Elles facilitent la communication entre les praticiens pour la définition de certaines conditions morphologiques et de certaines entités cliniques. Parler d' « endognathie » signifie que le maxillaire incriminé est trop étroit. division 1 Classe II. La classification d'Angle peut donner l'impression de faire double emploi avec la nomenclature précédente. Elle doit être complétée par la description des rapports d'occlusion antéro-postérieurs au niveau des canines permanentes et au niveau des incisives centrales supérieures et inférieures. Dire en effet qu'il existe une « prognathie supérieure » c'est être capable de faire la preuve que le maxillaire supérieur est en avant. sans implication diagnostic ou thérapeutique. 35 de prouver que la mandibule est en arrière. l'intérêt de décrire un décalage antéro-postérieur. Elle présente. elle a donc été utilisée pour le classement des différents types d'anomalies. Classe I Classe II. sans précision quant aux rapports des cuspides linguales. LA CLASSIFICATION D'ANGLE Elle permet de décrire les relations d'arcades dans le sens antéro-postérieur. lorsqu'on parle de « rétrognathie inférieure ». — a) Les classes d'Angle : rapports molaires. Sa compréhension est universelle. ou bien. Elle définit uniquement des relations d'arcades au niveau vestibulaire. en intercuspidie maximale. à la mandibule. canines et incisifs. ce qui implique une idée thérapeutique d'élargissement qui peut être aléatoire ou impossible. 27.

— s'il existe une classe II molaire unilatérale (ou une classe III). 27b) : présente une vestibulo-version des incisives centrales supérieures: — la classe II. La classe I. ceci constituant ce que l'on appelle une « occlusion engrenante » (v. on parle de classe II. La classe III (fig. p. par exception. . la canine inférieure est en avance d'une demi-dent par rapport à la canine supérieure. dans le sens antéropostérieur ne coïncident pas nécessairement avec les FIG.) . L'énoncé d'une classe d'Angle ne constitue pas en soi un diagnostic orthodontique. sauf une exception. La classe II. — Au niveau du secteur antérieur : occlusion inversée ou non.36 Bilan orthodontique Cette anomalie constitue. 27c) : présente une linguo-version des incisives centrales supérieures. Remarques : — il est nécessaire de préciser le degré de décalage molaire (par exemple : 1/3 de cuspide. subdivision D. En conséquence. 21 d). division 1. L'énoncé d'une classe II. la classe II se situe à droite. 14 et fig. etc. 27. 27a). Au niveau molaire : distoclusion des dents de 6 ans inférieures. 7. suffit à énoncer un diagnostic orthodontique. division 2. une entité clinique spécifique. Définition : la dent de 6 ans inférieure est mésialée d'une demi-cuspide par rapport à la dent de 6 ans supérieure. si par exemple. La classe II comporte deux subdivisions qui se différencient suivant l'inclinaison des incisives supérieures : — la classe II. — Au niveau molaire : mésioclusion des dents de 6 ans inférieures. une demicuspide ou une largeur de prémolaire. un cas de Classe II squelettique et de Classe 1 dentaire (A N B = — 7"). division 2 (fig. — b) Les classes squelettiques de Ballard. division 1 (fig. LA CLASSIFICATION DE BALLARD Les relations des bases osseuses. fig.

légère linguo-version des incisives inférieures. Classe squelettique I : rapport harmonieux entre les maxillaires. Elle tient compte des rapports relatifs de la mandibule par rapport aux maxillaires et de l'inclinaison des incisives. : — type de croissance ( v. Contacts incisifs (v. 27a). légère vestibulo-version des incisives supérieures. : agénésies. 27. inclusions. D. fig. Préciser les anomalies morphologiques et fonctionnelles : — au niveau des dents et des arcades : a) anomalies dentaires (ex. 51) : face longue. p. fig. La description d'un tableau clinique obéit à certaines règles (v. 58 Détermination et p. 65): FlG. Elle permet de visualiser des compensations dentaires. 2. M. vestibulo-version incisives supérieures (v. dysharmonie dento-dentaire: c) anomalies des relations d'arcades dans les 3 sens de l'espace et par secteur. néant sur la figure 65) : b) dysharmonie dento-maxillaire (D.. — c) Les classes squelettiques de Ballard : un cas de Classe III squelettique et de Classe I dentaire (A N B = + 1°).) sur la figure 65. statiques et cinétiques : classes II molaires et canines. C'est pourquoi Ballard a proposé une classification des relations des bases osseuses qui complète la classification d'Angle. division 1 . 61 Les critiques que l'on peut en faire). — type facial (v. contacts incisifs (fig. l'exemple de la figure 65a et b) : 1. en cas de décalage des bases. Ce décalage des bases est apprécié grâce à l'angle ANB (v.Classifications d'Angle et de Ballard relations occlusales. Classe squelettique II : position trop postérieure de la mandibule. ANB N. p. infraclusion antérieure. 21b). Classer le sujet : — classe d'Angle : malocclusion de la classe II. . 37 Utilisation pratique de la terminologie. incisives normalement placées.. Classe squelettique III : position trop antérieure de la mandibule. classification des relations d'arcades. 53): rotation postérieure. p. ANB --* vestibulo-version des incisives supérieures et inférieures.

dont trois consultations. Première consultation sans documents : à l'issue de cette consultation. 4. béance antérieure. Compte rendu du bilan orthodontique et du plan de traitement. 1. Les modalités pratiques de la consultation orthodontique. 5. Deuxième consultation et prise d'empreintes. Synthèse thérapeutique réalisée à l'aide de l'observation clinique et du dossier orthodontique complet. si nécessaire. au cours de cette première consultation. cinq étapes. Constitution du dossier orthodontique.38 Bilan orthodontique b) anomalies des bases maxillaires : prognathie maxillaire. en ne retenant que ce qui fera l'objet d'un traitement et en faisant apparaître en premier les anomalies majeures. L'ÉTABLISSEMENT DU DOSSIER ORTHODONTIQUE LA CONSULTATION ORTHODONTIQUE MODALITÉS PRATIQUES Méthodologie. exo et endo-buccal est pratiqué. Ces modalités sont à peu près constantes. d) anomalies de position des dents et malocclusions unitaires. Le bilan orthodontique 4. La mise au point et l'exposé d'un plan de traitement nécessitent. 3. en moyenne. La tendance actuelle est de simplifier à l'extrême l'énoncé des anomalies orthodontiques. des examens complémentaires. 2. Il doit permettre de décider de l'opportunité d'approfondir ou non le problème. sont prescrits.. Élaboration du plan de traitement. . au cours de la troisième visite. sauf cas particulier. — Au niveau des structures osseuses : a) anomalies alvéolaires antérieures : . . Examen clinique sans documents 2. proalvéolie supérieure. Constitution du dossier orthodontique 3. Les différentes éventualités sont figurées dans le schéma ci-après.. L'EXAMEN CLINIQUE SANS DOCUMENTS PREMIÈRE CONSULTATION Un examen complet. 1. La prescription d'examens complémentaires sera faite éventuellement à la fin de cet examen.

fossette. la hauteur de gencive attachée. Examen des arcades séparées. forme. orientation de la base inférieure. le praticien est situé en position de 9 h. origine ethnique. une ectopie. maintenir la tête du patient pour obtenir une bonne orientation (à peu près selon le plan de Francfort cutané). Les dents. EXAMEN DE LA COURBE D'OCCLUSION AUX DEUX Examen du visage. la position relative par rapport au profil : — l'examen du menton : importance de l'éminence mentonnière — situation dans le profil : (menton effacé. Technique d'examen. cadre familial (père. afin d'acquérir sa confiance et sa sympathie. les sites de . appréciation qualitative de l'étage inférieur de la face. Après 12 ans (selon la taille).position habituelle. mère ou tuteur. des malpositions. Examen de la denture et de Vocclusion. proportions du visage : face longue ou face courte. Noter : — l'impression d'ensemble : convexité du profil. — l'examen des lèvres : forme. apprécier la mobilité de certaines dents temporaires). de face. têtage de la langue ? — Date d'évolution des premières dents temporaires (v. une bascule de cette courbe dans le sens transversal. de l'angle goniaque. — Dans le sens sagittal : réglette rigide placée au niveau molaire et prémolaire. le regard dirigé vers l'horizon. dimension et symétrie des orifices narinaires.longueur bicommissurale . en face du praticien. nez d'adulte). NOTER : l'âge dentaire (en denture mixte. Technique d'examen. . maturation apparente. le rapport des lèvres entre elles . Noter : — F impression d'ensemble : harmonie générale de la face. hauteur du nez. . orientation de la base du nez: — l'examen des lèvres : épaisseur du vermillon . le patient est debout en position de repos mandibulaire. Interrogatoire.épaisseur et longueur) : . de profil. menton proéminent) — palpation. état de santé. une supraclusion incisive. la lèvre supérieure doit présenter une légère concavité. NOTER : l'hygiène bucco-dentaire. ARCADES : technique d'examen. Le parodonte. harmonie des proportions. Si nécessaire. appréciation qualitative de l'importance de l'étage inférieur de la face. les dents étant en contact: — Vexamen du nez : stade de maturation (nez infantile. frères et sœurs). un encombrement antérieur ou latéral. Cet examen permet de mettre en évidence une courbe de Spee exagérée ou inversée. • Vexamen du visage.Etablissement du dossier orthodontique Renseignements généraux. — Le patient est assis sur le fauteuil en position orthogonale. — l'examen du front : inclinaison et position relative par rapport au profil: — l'examen du ne: : longueur. l'état de la gencive. position relative de la symphyse par rapport au plan sagittal médian. responsable légal de l'enfant. dans le sens transversal : au niveau canine et prémolaire. de même que la lèvre inférieure (c'est « l'ourlée » de la lèvre) . — Motif de la consultation : esthétique ? fonctionnelle ? ou les deux ? — L'enfant a-t-il déjà suivi un traitement orthodontique ? — Le patient et la famille sont-ils informés des contraintes d'un traitement d'orthodontie ? — Traits familiaux : l'un des membres de la famille (collatéraux compris) présente-t-il les mêmes anomalies dentaires ou squelettiques ? — Habitudes déformantes : suçage digital ou labial. — l'examen du menton : largeur épaisseur de la symphyse . Cet examen est pratiqué au cours d'une conversation détendue avec l'enfant. des rotations et des versions localisées. largeur de la base. — Jusqu'à 11-12 ans. p. 9). un retard d'éruption localisé. 39 Sexe. âge civil précis. pour en apprécier la tonicité. assis sur une chaise d'opérateur. On débutera l'examen par le maxillaire inférieur. au repos (pour obtenir une totale décontraction. effleurer les lèvres avec les doigts) : lèvres jointes ou inocclusion labiale — sillon labio-mentonnier — rapport des lèvres et des dents au repos et au cours du sourire. patient et praticien sont assis l'un en face de Vautre. • Vexamen du visage. Technique d'examen : le dossier du fauteuil est incliné à 45°.

b) En denture adulte : prématurité au niveau des dents de 12 ans ou à d'autres niveaux. — Prendre le poignet du patient et lui demander de laisser sa main inerte. — Manipuler la mandibule jusqu'au contact avec la pulpe de l'index et du pouce gauche. le décalage entre relation centrée et I. p. Incidents. Examen de l'occlusion en intercuspidie maximale (avec le maximum de contacts dentaires). . et fait apparaître des rapports exagérés dans le sens vestibulo-lingual (fig. L'analyse s'effectue dans le sens transversal et dans le sens antéro-postérieur (c'est le praticien qui modifie sa position d'examen). et renouveler cette mise en évidence pour la personne accompagnante. . examinée en intercuspidie maximale. — Effectuer des mouvements de « tap-tap » rapides. Recommencer cette manœuvre plusieurs fois.Incisive centrale ou latérale en linguocclusion : ces malpositions localisées entraînent très fréquemment un proglissement. Position : le patient est en position allongée. M. entre relation centrée et intercuspidie maximale et le sens du décalage (antéro-postérieur ou transversal.40 Bilan orthodontique — Sens transversal (praticien face au patient) : mise en évidence d'une déviation des milieux incisifs. pour éviter tout contact dentaire. — Effacer progressivement les doigts pour rechercher le premier contact dentaire. — diminue l'importance du décalage antéro-postérieur d'une malocclusion de la classe III. C. l'agiter plusieurs fois et lui dire « maintenant je vais faire pareil avec ta mâchoire du bas. M. puis maintenir la mandibule en position de relation centrée. 25d) au niveau des secteurs latéraux (fig. comme ta main ». s'il existe un fort décalage avec l'I. Elle se fera avant l'examen de l'occlusion en intercuspidie maximale. Technique d'examen. plusieurs fois de suite. en millimètres. — Demander au patient de « laisser la bouche à demi-ouverte » et de « lâcher » le menton. les jambes non croisées. . L'index de la main droite est recourbé sous le menton. de la relation centrée jusqu'à fintercuspidie maximale (signe de latérodéviation mandibulaire) (v. Par rapport au plan sagittal médian : repères au crayon dermographiquc dépôts tartriques (présomption d'une mastication unilatérale). — Sens antéro-postérieur (praticien situé latéralement par rapport au patient) : mise en évidence d'un proglissement mandibulaire (v. prier le patient de serrer ses dents au maximum. b) Dans le sens transversal : met en évidence une latéro-déviation provoquée par une endo-alvéolie symétrique (v. l'importance du décalage. A partir de la position de relation centrée. à l'aide d'un miroir. 104). constitue l'un des signes d'une latéro-déviation ou d'un proglissement mandibulaire. les freins médians et latéraux. ou les deux). Manipulations. en classe II en relation centrée. 4) : — aggrave l'importance du décalage antéro-postérieur d'une malocclusion de la classe II. Recherche d'un éventuel décalage entre la relation centrée et l'intercuspidie maximale. p. — 11 peut être commode d'utiliser l'ongle du pouce droit pour permettre un guidage antérieur. c) Dans le sens vertical : la relation centrée n'est pas une position de référence pour l'étude de la dimension verticale. il faut laisser ta mâchoire toute molle. les bras reposant sur les accoudoirs du fauteuil. le pouce prend appui par un contact très léger au niveau de la symphyse mentonnière. L'état des dents : susceptibilité particulière à la carie ? Recherche de la relation centrée.Noter. — Expliquer le « pourquoi » de cette recherche (analogie avec une charnière de porte et un casse-noix).Au niveau des canines de lait : toute canine temporaire n'ayant pas subi une abrasion physiologique. sans forcer vers l'arrière. — Impossibilité de retrouver la relation centrée : prescrire un myorelaxant ou préparer une « Jig » de Lucia. Mise en évidence des prématurités : a) En denture mixte : . C. — Un fort décalage entre relation centrée et intercuspidie maximale : a) Dans le sens sagittal : — transforme une classe I. le plus détendu possible. 89). ça ne fait pas mal du tout. Le praticien se situe en position de 10 h. 89). la première phalange de ses doigts dépassant légèrement la ligne des cuspides. 28<s. — Montrer au patient. Examen des milieux incisifs : 1. p. l'index et le pouce de la main gauche au niveau des prémolaires. Rappel.

technique d'examen : Le patient étant en intercuspidie maximale. prémolaires et canines : linguoeelusion ou vestibulocclusion exagérées . se fait dans le même temps que l'examen du sens sagittal.Etablissement du dossier orthodontique 2.) (fig. Noter : — les relations vestibulo-linguales au niveau des secteurs latéraux droit et gauche.) (fig. La coïncidence des milieux incisifs entre eux est nécessaire pour l'obtention d'une occlusion antérieure correcte. P. placer une réglette métallique. Étude des malocclusions localisées. Palpations. du signe — en cas de recouvrement incisif insuffisant ou inexistant (béance ou infraclusion incisive) (v. pour mesurer le recouvrement incisif. — mesure du surplomb incisif (overjet. 3. : le recouvrement incisif et le surplomb seront plus commodément mesurés sur les moulages et les téléradiographies. fig. Examen cinétique de la fonction occlusale. SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR. Il est affecté du signe + si les incisives supérieures sont en avant des inférieures et du signe — en cas d'occlusion antérieure inversée. d'un miroir. 2. 35. surplomb incisif. Noter le ou les milieux déviés et le sens de la déviation. Résultats : noter la valeur du recouvrement incisif en demi-millimètres. p. ou bien au niveau des incisives supérieures droites et gauches en cas d'asymétrie prononcée. en cas d'asymétrie. tangente au bord libre des incisives centrales supérieures et en contact avec les incisives centrales inférieures. Coïncidence ou non des deux milieux incisifs. distale ou droit (v. — Noter : 41 rapports A. Noter : une linguoeelusion ou une vestibulocclusion localisée à une dent. SENS VERTICAL. En denture mixte : — deuxièmes molaires temporaires: plan terminal à marche mésiale. — canines temporaires : présomption des relations ultérieures au niveau des canines permanentes. U. Il est affecté du signe + en cas de recouvrement incisif normal ou excessif. 24a) . — examiner au papier à articulé fin les contacts occlusaux en I. S. S. molaires et canines droits et gauches. M. Position relative du frein de la lèvre supérieure par rapport au milieu supérieur. — Rechercher une protection canine ou une protection de groupe. SENS TRANSVERSAL. et disposer une deuxième réglette en plastique. Étude des relations d'arcades en intercuspidie maximale. 4. la réglette est située au même niveau que précédemment. molaires. — Rechercher des contacts prématurés du côté non travaillant . par commodité. en cas de faible ouverture labiale: — secteur droit : le patient est prié de tourner la tête fortement à gauche. — Cet examen se fera. En denture permanente : premières molaires et canines : préciser le type de classe d'Angle. le surplomb est estimé avec la réglette placée verticalement. Demander au patient d'ouvrir légèrement. C. On le mesure au niveau de l'incisive la plus vestibulée en cas d'asymétrie légère. division 1 ou 2). fig. 24a) : technique d'examen : il se fera dans le même temps que la mesure du surplomb. technique d'examen : — secteur gauche : le patient est prié de tourner fortement la tête vers la droite. ce qui fait apparaître le bord libre des incisives inférieures. perpendiculairement à la première. U. — Mesure du recouvrement incisif (orerbite. — Technique d'examen : il a) Les relations sagittales au niveau des premières molaires permanentes et des canines : 1. Conclusion : malocclusion de la classe x d'Anale. à droite et à gauche. Préciser le niveau de la supraclusion ou de l'infraclusion (incisive ou incisivo-canine). 25b). orientée selon le plan d'occlusion. au niveau des secteurs latéraux. 5b). N. Il est mesuré au niveau des incisives centrales droites et gauches. Résultats : noter le surplomb en demi-millimètres. En cas de béance. classe II. en s'aidant au besoin. b) Au niveau des incisives : — orientation des incisives supérieures (vestibulo ou linguoversion apparente (v. sauf cas particuliers. — Palpation exobuccale prétraguienne et intraauriculaire —> symétrie du déplacement condylien ou . le praticien s'incline à droite pour examiner le secteur latéral le plus possible de face. dans les trois sens de l'espace . B. utiliser l'expression « faites basculer votre mâchoire du côté droit ». même position pour le praticien.

Les conclusions du premier examen faut-il traiter ? Quand traiter ? : m La déglutition. 3e éventualité : un traitement d'orthodontie semble nécessaire. en bouche ouverte : mise en évidence d'un frein de la langue trop court. — disposer un miroir au niveau de la cavité buccale entrouverte. Revoir l'enfant avant 12 ans. par comparaison avec un cliché ultérieur. au cours du temps buccal. En fin d'examen. soit avec un instrument. — Demander au patient de faire des mouvements d'élévation. — placer un index au niveau du sillon gingivolabial inférieur et demander au patient d'essayer de chasser le doigt. certains praticiens demandent une téléradiographie de profil. Montrer au patient. — Palpation endobuccale des ptérygoïdiens. soit avec l'index et le pouce. à l'intérieur des arcades dentaires. 1. pour apprécier la répartition du flux ventilatoire: — apprécier le volume des amygdales palatines et pharyngées (végétations adénoïdes). — son volume. Examen de la musculature labio-linguale. Visites de contrôle tous les trimestres. Rassurer la famille et convoquer l'enfant avant douze ans. des mouvements de latéralité . A ce stade. ou interposée en permanence entre les arcades (fig. allergies. dont l'occlusion est idéale. Examen des fonctions. il n'existe pas d' « urgence » en orthodontie. Test : tester les réflexes nauséeux (miroir appliqué au niveau du palais mou). ronflements nocturnes. dans l'immédiat. craquements. Noter : — la situation habituelle de la langue. et présenter un modèle de démonstration. — Demander au patient d'avaler sa salive. les différentes anomalies observées. pour la motivation à l'hygiène. à l'aide d'un miroir. — l'étalement latéral. Interrogatoire : rhinites fréquentes. Mouvements volontaires. Sauf cas très exceptionnels. 2. 34) . L'examen du visage et de la denture ne semblent pas justifier un traitement ontiodontique. • Examen de la phonation : noter un zézaiement ou un chuintement. 2e éventualité : l'âge dentaire du patient ne permet pas d'entreprendre le traitement immédiatement : convoquer l'enfant en fonction de l'évolution de certaines dents permanentes. sur les faces occlusales des dents inférieures. crépitements. angines. Éventuelle auscultation au stéthoscope. L'examen clinique a permis de noter l'existence d'anomalies orthodontiques : / re éventualité : après un exposé des contraintes imposées par un traitement d'orthodontie.42 Bilan orthodontique Noter : l'interposition linguale antérieure ou/et latérale : préciser le type de déglutition. Noter les lésions préexistantes au traitement. — des indentations éventuelles sur les bords latéraux. • Examen de la ventilation : — noter le diamètre des orifices narinaires et leur orientation. douleurs. au niveau des canines. • Examen de la langue. mise en évidence d'une asymétrie dans la fonction. Examen endobuccal : écarter légèrement les lèvres. la présence de mucosités. • Examen de la musculature labiale : — apprécier la tonicité labiale en insérant un index au niveau de chaque commissure et en demandant au patient de bien vouloir serrer ses lèvres. Examen exobuccal : noter une éventuelle contraction isotonique exagérée des muscles labiaux et de la houppe du menton. arcades serrées ou non serrées. certains éléments restent à préciser : — le praticien prescrit des examens complémentaires pour la constitution d'un dossier orthodontique complet. puis des orifices narinaires. . Examen parodontal. pour juger du mode de croissance. Au repos : cet examen se fera dans le même temps que l'examen des arcades séparées en position de repos mandibulaire et en bouche ouverte. Ja motivation du patient ou de l'entourage est insuffisante pour envisager de débuter un traitement.

). p. — Téléradiographie : superposition des olives auriculaires. ou pire. DES LA PRESCRIPTION EXAMENS COMPLEMENTAIRES (En vue de la constitution du dossier orthodontique complet. le stade de dentition. on n'effectuera pas de fluoration à ce stade. • Le dossier radiographique. si nécessaire. 74). de l'émail (collage des attaches). 3. — Par coloration à la fluorescéine. ou bien téléradiographies à 45° droite et gauche (irradiation plus importante). handicapés mentaux légers). • Le contrôle des documents. consultation psychologique. Contrôle de la plaque dentaire. — A la fin de l'examen clinique. — En cas de linguoeelusion unilatérale ou d'asymétrie apparente de la mandibule : radiographie en incidence axiale. — Radiographie panoramique : contrôler la qualité et la lisibilité du cliché. avis médical (rhumatismes articulaires aigus. en évitant de provoquer des réflexes nauséeux prononcés. Prescription. empreintes des maxillaires. en consultation orthodontique.) et quelle est son utilité : établissement du bilan orthodontique et élaboration d"un plan de traitement. Ces différents documents doivent parvenir au praticien avant le deuxième rendez-vous. de l'état de formation des germes et de leur position. p. Malgré son apparente facilité. Contrôle de la mobilité de certaines dents temporaires. au fauteuil. p. comitiaux. en bouche ouverte. de face et de profil. Palpation pour localiser des dents incluses palatines ou vestibulaires. — Radiographies « long cône » : contrôler l'état parodontal. réalisation par le praticien. Cas particuliers. de radiographies complémentaires : — pour la localisation d'une dent incluse ou d'une dent surnuméraire. l'état des dents (caries. 2. dossier radiographique. Ce cliché est inutile si le film réalisé en occlusion est de bonne qualité. dans un climat non agressif. LA ET DEUXIÈME LA PRISE CONSULTATION D'EMPREINTES 1. lésions apicales. — Au stade prépubertaire et pubertaire : radiographie des mains (fig. 4. après réception. des obturations. a) Instrumentation . Prescription minimum : une radiopanoramique (v. — En cas de présomption de dents incluses : examens particuliers (p. il doit être conduit comme un acte majeur. 45) des radiographies rétro-alvéolaires « long cône ». • Le dossier photographique. 5. — La prescription de radiographies doit tenir compte de ce que l'on recherche. noter les dents présentes ou absentes. La prise d'empreintes : c'est le premier acte réellement effectué ' sur l'enfant.Etablissement du dossier orthodontique — il précise en quoi consiste ce dossier (photographies du visage. une téléradiographie de profil avec le profil cutané visible (v. éventuellement. des vomissements. — Consultation O. L. de découverte fortuite : — pour l'évaluation d'une dent dépulpée. la forme des apex.matériaux : — porte-empreintes standards multiperforés. lisibilité du profil cutané. au niveau des incisives supérieures et inférieures.. 11 est inutile d'irradier l'enfant sans nécessité en prescrivant de multiples radiographies. — Téléradiographie. 46). d'agénésies et la morphologie des septa. sauf cas particulier. la présence de dents incluses. 13). absence de proglissement constaté: — Radiographie de la main : contrôle de la lisibilité des phalanges. ce qui augmente d'autre part le coût des examens. pour éviter une augmentation de la résistance à l'acide. — En cas d'encombrement dentaire apparent : radiographie « long cône » des prémolaires et des canines inférieures droites et gauches. consultation orthophonique. pour obtenir l'image du condyle. 45). l'existence d'éventuelles résorptions. 43 • La prescription d'examens médicaux ou paramédicaux. — Prescription de photographies anthropométriques du visage. — Éventuellement. Lecture. examens particuliers. des dents incluses ou absentes. gar- . des dents surnuméraires. de photographies intrabuccales. etc. R. etc. de la radiographie panoramique : contrôle des caries. pour la mesure des germes des dents de sagesse.

prescrire : soit du Primpéran. le bras gauche maintenant sa tête. soit un barbiturique léger du type Belladénal (une dragée 1 heure avant le rendez-vous. Enfin. ou le responsable légal du patient. LA RÉALISATION D ' U N DOSSIER O R T H O D O N T I Q U E COMPLET PHOTOGRAPHIES Orientation : le visage est orienté suivant le plan de Francfort cutané (v. Les problèmes d'honoraires seront éclaircis à ce stade ou dès la première consultation. Le patient assistera ou non au compte rendu. Présentation rapide des principaux dispositifs envisagés. Pour réaliser un cliché de face. c) Prémédication : si l'on a décelé. Tous les éléments sont réunis à ce stade pour l'élaboration de la synthèse thérapeutique. : cette incidence permet de faire apparaître une asymétrie fonctionnelle (v. nis à l'aide de cire « Peripherie » ou porte-empreintes anatomiques type « COE » . 47). Un personnel auxiliaire bien formé et moins intimidant pour l'enfant. les anomalies qvr'n a constatées. 8. Le praticien utilisera le dossier orthodontique complet pour expliquer. sont conviés le père et la mère. 129). dans une autre séance. sans chercher à minimiser les contraintes d'un traitement d'orthodontie et en insistant sur l'efficacité des thérapeutiques. M. le double en sera envoyé au praticien transférant. 28a). le dossier de fin de traitement d'un cas similaire sera présenté. 89). sa présence n'est pas nécessaire. en termes simples. Certains radiologues réalisent une photographie sur film radiographique. si possible. Si l'enfant n'était pas présent à cet entretien. peut se charger de cette information. ce qui permettra de l'incliner au maximum vers l'avant. selon son âge. information générale sur le traitement d'orthodontie. des tubérosités et des trigones. Photographies de face. et de répondre à ses interrogations. pris au cours du sourire. 6. il est souhaitable de lui montrer. Nouveau contrôle de la plaque dentaire. une tendance aux réflexes nauséeux. en ne dissimulant pas les inconvénients qu'ils comportent. — Positions du patient et du praticien : . Au cours de cet entretien. le praticien étant situé de face. empreinte supérieure : le praticien se place debout. LA TROISIÈME LE CONSULTATION RENDU : COMPTE L'exposé du bilan orthodontique et du plan de traitement est effectué au cours de la troisième visite. enfant accompagné. Le praticien s'efforcera de répondre à toutes les questions. b) Technique opératoire : — Principe : les empreintes orthodontiques sont réalisées en compression. au cours du premier rendez-vous. — Un cliché du profil droit (profil pur) sur papier noir et blanc mat et fond noir (fig. RADIOGRAPHIES PANORAMIQUES La radiographie panoramique constitue un des éléments essentiels du dossier radiographique. si la coopération est bonne. ou deux dragées pour un adolescent âgé) . C. — Un cliché pris en position d'I. les anomalies qu'il présente et les dispositifs prévus pour les corriger. Les différentes séquences du traitement seront précisées en détail. On cherchera à obtenir les empreintes des sillons gingivo-jugaux.44 Bilan orthodontique Si la nécessité d'extraire n'est pas évidente. pour les organismes sociaux. Un compte rendu synthétique écrit peut être également transmis par courrier . 63) et du plan de traitement (p. faire prononcer le mot « tchiiise ». au moment de la prise d'empreinte. Jusqu'à 10-11 ans. superposable à la téléradiographie de profil. — alginate à prise rapide. ainsi que le temps prévu au fauteuil et l'aménagement des horaires. éventuellement. \\ e x p o r t a et jwstàfteîa son choix thérapeutique (avec ou sans extraction. de même que les démarches administratives. Photographies de profil. précoce ou tardif. Le praticien montrera les différents appareillages prévus. visualisation d'un programme audiovisuel. Elle . p. . c'est-àdire l'établissement du bilan orthodontique (p. empreinte inférieure : patient et dossier du fauteuil à 45°. p. Le temps prévu pour cette consultation doit être suffisamment long pour répondre à toutes les questions que les parents se posent. selon les habitudes de chacun. 7. Prise de cires en relation centrée et en intercuspidie maximale. parallèlement au patient. en une étape ou deux étapes). assis sur la chaise d'opérateur . il est préférable de présenter cette éventualité comme certaine.

28. vestibuloclusion exagérée des secteurs latéraux : cas difficile (en bas). posture cervicale habituelle. 4 : décalage entre R. C. 3 : les trois incidences : face. M. En relation centrée : classe II molaire et canine. en intercuspidie maximale : classe 1 molaire et canine : cas simple (en haut). et I. lèvres au repos. C. . 2. 1. sourire. profil droit.Etablissement du dossier orthodontique 45 FIG. — a) Photographies orthodontiques du visage.

film courbe. T. 2. c'est-à-dire un procédé radiologique permettant d'obtenir. il est important de connaître le modèle utilisé pour la prise du cliché. tout en supprimant les superpositions gênantes. — La téléradiographie est une technique radiologique particulière basée sur la standardisation et la reproductibilité des clichés. Le tube à rayons X : il est maintenu dans une position déterminée à l'aide du fixateur d'ampoule. très à distance du plan de coupe. Le générateur : puissance de 90 à 120 KV. 2 ou 3 centres de rotation. Principes 1. comprend : un générateur. deux clichés pris à un très court intervalle de temps étant strictement superposables. En principe. Une distance constante entre source d'émission et sujet permet la reproductibilité de clichés successifs. M. Conclusion. la cassette effectue une rotation en sens inverse. est susceptible de ne pas être décelée en raison du flou antérieur. . Caractéristiques d'une installation de radiographie panoramique. La source d'émission est placée dans la cavité buccale du patient et le film est maintenu le long des joues (Status X) : il ne s'agit plus d'une tomographie. 28/?). Plus la distance augmente et plus la puissance doit augmenter. T. donc la comparaison de ces clichés standardisés. M. — Les maxillaires étant des surfaces courbes. Cette distance est une des caractéristiques de l'appareil. un céphalostat avec un porte-cassette. au maxillaire. La qualité de ce cliché est toutefois inférieure aux qualités du cliché rétro-alvéolaire conventionnel: elle est suffisante pour les besoins de l'examen orthodontique. une dent incluse. • Caractéristiques âe l'installation radiologique. sur un film unique. propre à certains appareils. sur un film radiographique.46 Bilan orthodontique courbe des arcades du patient. courbure de l'appareil réglable. — L'orthopantomogramme : trois centres de rotation. secteur antérieur sans déformations. et éventuellement des A. moins le temps de pose est long et plus l'irradiation est diminuée. La qualité des clichés dépend.50 à 4 m) et selon une orientation déterminée . — Le Panellipse : axe constamment mobile. le niveau exact de la tranche de coupe et son épaisseur. une image nette d'une seule tranche de coupe. Ce dernier est placé sur un mur ou relié à un support scellé au sol. Il est donc nécessaire de faire un réglage particulier pour les enfants. de donner une vue complète des maxillaires et des dents. Trois techniques sont possibles : 1. — La radiographie panoramique est une tomographie (zonographie). film plat. Principes. de la concordance entre la courbe de l'appareil (qui pour certains est une courbe moyenne) et la • Généralités. Un apex présentant une coudure peut sembler résorbé. 29). les techniques de radiographies panoramiques sont adaptées à cette particularité. Malgré ses imperfections. lisibilité des A. film courbe. 3. Pour les maxillaires. — En fonction de la multiplicité des appareils. 2. pour la prise de téléradiographies. épaisseur de la tranche de coupe inférieure au Panorex. L'irradiation qu'elle entraîne est plus faible que celle d'un bilan complet effectué avec des radiographies dentaires classiques. plus ou moins épaisse. elle tient au mode d'utilisation et à la vitesse du film. 3. la vitesse de rotation peut varier. Le rayon central passe par le centre des olives auriculaires du céphalostat (fig. Une petite dent supplémentaire médiane. Selon les appareils. Plus la puissance augmente. Le patient pivote entre la source d'émission et le film. cette structure pouvant être plate ou courbe. TÉLÈRADIOGRAPHIES permet. une image floue médiane. on obtient à partir d'une tranche de section courbe. — Le rotograph : le patient pivote sur lui-même. la source d'émission comporte 1. de la structure examinée. une source d'émission de rayons X et un fixateur d'ampoule. L'augmentation de la distance sujet-source d'émission (fixe) diminue fortement l'agrandissement des structures latérales. en grande partie. La qualité des clichés est particulièrement variable. — Une installation radiologique. une image développée sur la surface plane d'un film radiographique. Les appareils disponibles sur le marché — Le Panorex : deux centres de rotation. peut ne pas apparaître. il faut s'ajuster aux variations de la courbe pour obtenir une lisibilité suffisante. Définition. la radiographie panoramique représente un examen irremplaçable en orthodontie. La tête du sujet est placée à une distance fixe de la source d'émission (de 1. Le film peut être plat ou courbe. qui devient négligeable (fig. En raison du principe même de la tomographie. La source d'émission et le film tournent autour du patient.

La zone infé- rieure du rebord orbitaire externe est repérée par une pointe orbitaire. — b) Vaugmentation de la distance sujet-source d'émission diminue fortement l'agrandissement des structures latérales. Deux olives auriculaires radio-claires sont introduites au fond des canaux auditifs externes. FIG. a) Incidence de face (image en norma frontalis). déterminé par trois points : le point le plus élevé de la surface . pour la prise d'une téléradiographie. Le céphalostat (fig. 28. Ces trois repères permettent d'orienter la tête du sujet suivant le plan de Francfort cutané. en pression douce.Etablissement du dossier orthodontique 47 SOURCE A SOURCE B SUJET FIG. avec le sujet dans le céphalostat. 29) : cet appareil est destiné à immobiliser la tête du patient et à Yorienter selon les différences incidences. c) Incidence axiale (image en norma axialis). 29. Les trois incidences. b) Incidence de profil (image en norma lateralis).

D. 1974). S. Le film : il est habituellement de format 24 x 30. M. 29/?). 30). la joue gauche au contact de la cassette. dite « image en norma lateralis » (fig. — La ligne joignant les olives auriculaires est orientée selon une angulation déterminée par rapport au rayon central. dite « image en norma frontalis » (fig. — en ouverture buccale maximum : pour la détermination du condyle mandibulaire (difficulté de superposition avec l'image en I. Elle peut être utile pour déceler ou confirmer des anomalies du sens transversal (asymétrie). C : vue antéro-postérieure des moulages. • Matériel. Le film de profil peut être pris selon les 4 positions mandibulaires suivantes : — en intercuspidie maximale (définition p. Les téléradiographies prises en incidence antéropostérieure ou en « norma lateralis » présentent un grand intérêt pour : — l'élaboration du diagnostic et du plan de traitement . à développement rapide. — Le sujet est placé dans le céphalostat. est important . a) Critères de la Fondation Tweed. dite « image en norma axialis » (fig. U. (fig. Intérêt : permet d'apprécier la symétrie des structures et les rapports transversaux des maxillaires. B : face inférieure du moulage inférieur. le rayon central est perpendiculaire au plan de Francfort cutané. Ne seront décrits brièvement dans ce paragraphe. C'est l'incidence la plus utilisée en orthodontie. — taille-plâtre avec angulatcur (Wehmer) : 7cm FIG. — les prévisions de croissance. pour l'estimation de l'espace libre (méthode très aléatoire) . — en position de repos physiologique. qui est habituellement la plus utilisée. b) Incidence de face ou frontale. d) Incidence oblique. — plâtre blanc orthodontique .). 30. des écrans renforçateurs et des procédés particuliers pour la mise en évidence des tissus mous. C. Orthodontie française. Incidence à 45° : le plan sagittal médian est angulé à 45° par rapport au rayon principal et à la plaque. — le contrôle des effets d'un traitement : — les travaux de recherche . C. A. La cassette : elle contient le film radiographique. a) Incidence de profil ou antéro-postériewe. 29c). dans un plan horizontal. que les critères de réalisation de la fondation Tweed (Tucson. C.) et du C. — Le sujet est disposé face à la cassette. en intercuspide maximale. Cette incidence permet de visualiser avec une précision suffisante les germes des prémolaires et canines inférieures. Cette incidence permet d'apprécier la forme crânienne. des germes des dents de sagesse (cas d'extraction de première ou deuxième molaire). c) Incidence axiale (ou basale). Elle est d'un usage beaucoup moins habituel et sa lecture est quelquefois difficile. M. C'est la position en I. Le rayon incident passe par le plan sagittal médian. LES MOULAGES supérieure des deux conduits auditifs externes (porion céphalométrique) et l'un des rebords sous-orbitaires externes. Incidence à 60" : cette incidence permet de mesurer la largeur M. ORTIAL. • Les différentes incidences. .48 Bilan orthodontique placée en hyperextension. C. et R. A : face inférieure du moulage supérieur. 14) . O. Le porte-cassette : il est fixé au céphalostat. — La tête du sujet est Les moulages orthodontiques coulés en plâtre blanc orthodontique doivent être taillés suivant des critères de présentation déterminés.-P. la ligne joignant les deux olives auriculaires est perpendiculaire au rayon principal. — en relation centrée. si le décalage entre I. — La taille des moulages. sauf en cas de rotation. Le rayon central passe par le centre des olives auriculaires — c'est-à-dire au niveau des conduits auditifs externes — il est perpendiculaire au plan sagittal médian. la symétrie de la mandibule et son implantation dans les cavités glénoïdes. E. M. 29a). b) Critères du Collège européen d'Orthodontie (d'après J.

de retrouver l'occlusion en I. les relations d'arcades en I. — la zone postérieure verticale du modèle supérieur est taillée perpendiculairement au raphé médian. C. 49). D. — finition des angles à la pierre d'Arkansas et finition des bases et des bords au papier abrasif à l'eau : — polissage. Examen des arcades séparées : — formule dentaire . C. examen complété par l'étude de la radiographie panoramique. le plan horizontal du modèle supérieur est tracé. Examen des moulages à l'envers : — situation du bord libre des incisives inférieures . — eau savonneuse . — rapports cuspides-fosses en I. On réalise à ce stade les angulations : — la base verticale inférieure du modèle inférieur est taillée parallèlement à la base verticale du modèle supérieur. — papier abrasif à l'eau n° 00 . — mesure de la D. C. • Technique de laboratoire. dans les trois sens de l'espace.. réf. Cette étude précise et complète l'examen cndo-buccal. 78). ectopies . L'EXAMEN DES PHOTOGRAPHIES Ces documents sont très utiles pour l'estimation esthétique. M. en dehors de la présence du patient. M. p. en l'absence du patient. ce qui permet de retrouver l'occlusion en intercuspidie maximale. C. 58). M. p. 11 existe des occluseurs en plastique préfabriqués comportant une charnière postérieure. qui permettent d'éviter cette manipulation tout en assurant une présentation standardisée (occluseur de Bordet). dentaires et . ce qui permet. cuspides primaires supérieures et fosses inférieures. Estimation qualitative (v. Estimation semi-quantitative : les lignes esthétiques (p. — forme des arcades : comparaison des formes d'arcades maxillaire et mandibulaire : — symétrie des arcades : le raphé médian et l'emplacement de la suture inter-maxillaire constituent de bons repères. M. Examen des arcades en I. les deux moulages étant en occlusion. Taille des angles et du secteur antérieur La finition : — obturation des porosités et nettoyage des collets . L'INTERPRETATION DU DOSSIER ORTHODONTIQUE L'EXAMEN DES M O U L A G E S L'examen des moulages permet d'analyser. les deux moulages étant en I. Les seuls critères essentiels sont : 1. M. (v. Taille des moulages : — le plan inférieur du moulage mandibulaire est taillé parallèlement au plan d'occlusion des molaires et prémolaires . actuelle (v. — le degré de supraclusion et l'importance de la courbe d'occlusion : placer la base supérieure sur les dents inférieures les plus antérieures et les plus postérieures et vice-versa . — à l'aide d'un crayon monté horizontalement (trusquin) à 72 mm... 27). Le parallélisme de la base inférieure du modèle inférieur avec le plan d'occlusion ou avec les dents cuspidées inférieures. en plaçant les modèles sur la tranche verticale. squelettiqucs.Interprétation du dossier orthodontique — pierre d'Arkansas . — malpositions. M. p. 2. M. — moule caoutchouc Rocky Mountain. — facettes d'abrasions . L'ANALYSE DES TÉLÉRADIOGRAPHIES DE PROFIL L'ANATOMIE CÉPHALOMÉTRIQUE Définition : reconnaissance sur une téléradiographie en incidence latérale (ou axiale ou frontale) de l'image des structures cutanées. C. après séjour dans l'eau savonneuse pendant 24 heures et séchage. — Relations dans les trois sens de l'espace en I. 11 n'est pas nécessaire d'être aussi rigoureux pour des modèles de travail. pour le maxillaire . C. Le parallélisme des bords verticaux postérieurs.

Les structures squelettiques : le tracé de la mandibule : — 1er cas : les deux hémi-mandibules coïncident : tracé unique. — les incisives : l'incisive centrale supérieure la plus vestibulée est tracée aux deux maxillaires. 74). M. cutanées et muqueuses. 65 c). 31). S'il existe une importante différence d'inclinaison entre les deux incisives. C. le profil cutané à droite. Technique de tracé : le film est placé sur un négatoscope.50 Bilan orthodontique le bord le plus postérieur (branche montante) et le plus supérieur (branche horizontal) (fig. à l'aide d'un crayon graphite à mine dure. Principe du tracé : les structures gauches les plus proches du rayon principal sont repérées. 31. Le tracé des dents : — les premières molaires : les rapports sagittaux au niveau des premières molaires gauches et le tracé correspondant sont exécutés en comparant l'image radiologique et les moulages placés en I. — Le repérage des structures osseuses. dentaires. muqueuses . . les structures les plus radio-opaques étant les plus calcifiées. Le repérage des structures : (fig. Cette image signe une asymétrie de la mandibule (fig. la droite et la gauche sont dessinées. — 2e cas : décalage dans les sens vertical et horizontal avec croisement au niveau de l'angle : prendre FIG.. Il permet de déterminer les différents points et plans nécessaires à une analyse céphalométrique. — 3e cas : décalage et absence de croisement : prendre la moyenne des 2 hémi-mandibules. Le tracé ou céphalogramme est exécuté sur un papier acétate.

face courte. — les maxillaires : . Cette étude peut se faire au cours de l'examen clinique. — les orbites droite et gauche (8) : rebord inférieur et latéral . 2. — hauteur de l'étage inférieur (E. la suture naso-frontale (7) . P. M. F. — hauteur du ramus : distance Go -> sommet du condyle . par quatre lignes horizontales. — les os propres du nez (9) . le menton.) = distance Nasion-Na. les végétations adénoïdes (29). Les structures muqueuses : la langue (28). L'estimation des proportions faciales et crâniennes est un des éléments essentiels du bilan orthodontique. I. 32) : — hauteur totale de la face (H. et E. plancher du sinus (15). le sens vertical. branche horizontale (19). sinus maxillaire (14). S. F. • La face. le frontal (4) avec ses corticales interne et externe . sur les photographies de face et de profil et sur les téléradiographies de profil. l'ethmoïde (3). — l'os hyoïde (25). face interne et face externe (33). La longueur de la face. coroné (18).Cette classification différencie trois types de face : face longue. La denture : les premières molaires (26). I. — hauteur dento-alvéolaire postérieure au maxillaire OP-PP : distance entre la cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire supérieure et la zone inférieure de la voûte palatine. si toutefois l'inclinaison vers le haut ou vers le bas de l'épine nasale antérieure ne vient pas fausser totalement l'interprétation de ces proportions. en projection orthogonale . palais primaire (12).). voûte palatine (11). . elle a le mérite de la simplicité et son utilisation semble se répandre dans la littérature orthodontique. Les structures cutanées : le profil cutané avec le nez (34) et les orifices narinaires (35). F. F. palais secondaire (13). le maxillaire : fente ptérygo-maxillaire (10). le visage est divisé. LA TYPOLOGIE FACIALE ET MANDIBULAIRE 51 4. 32) : — hauteur faciale postérieure = distance entre Gonion-(Go) et le point déterminé par le sommet du condyle en projection orthogonale sur la ligne SN prolongée. et le point Menton-Me.. La typologie faciale. les lèvres. et les amygdales (30). Ligne passant par le point sous-nasal cutané. est de 10 % en faveur de l'E.) = distance Nasion-Na/Menton-Me . le sphénoïde (2). Ligne tangente à la racine des cheveux. F.) = distance entre la. Elle comporte des sousclasses.Interprétation du dossier orthodontique Les structures squelettiques : — la base du crâne : le basi-occipital (1). le long du grand axe de la dent . L'indice de proportion faciale (I. — l'écaillé de l'occipital (22) . . face moyenne. Noter les rapports du sinus maxillaire avec la denture. en trois étages. dans. En moyenne. M. — hauteur de l'étage moyen (E. la suture sphéno-ethmoïdale (6). T. I. la différence de pourcentage entre E. soit Go-CS . de haut en bas. le voile du palais (32). selon les proportions entre hauteurs verticales maxillaires postérieures et antérieures : La mesure des proportions faciales antérieure et postérieure (fig. — hauteur mandibulaire postérieure OP-MP : distance entre la cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire inférieure et le plan mandibulaire Go-Me. projection orthogonale de l'épine nasale antérieure ENA. . Il est nécessaire d'analyser la longueur et la largeur de la face. 3. F. F. la mandibule : condyle (16). • Le visage. Ligne tangente au bord inférieur de la symphyse mentonnière. La classification proposée (établie aux U. Ligne tangente au bord supérieur des sourcils. le pharynx (31).) n'est pas idéale . Les trois types de face. — les vertèbres cervicales (23) (particulièrement l'apophyse odontoïde de l'axis) (24) . symphyse mentonnière (21) . branche montante (20). l'étage moyen et l'étage inférieur. A. La face est divisée en deux étages. 1. — Pour les besoins de la description. — La mesure des proportions entre les deux étages de la face peut être effectuée sur une téléradiographie de profil. le cou (36). — De nombreuses classifications des types de face ont été proposées. grâce aux mesures suivantes (fig. — les sutures : la suture sphéno-occipitale (5). Ces proportions sont déterminées sur des photos de face. les incisives (27). projection orthogonale de l'épine nasale antérieure sur la ligne Na/Me soit ENA . échancrure sigmoïde (17). parallèles à la ligne bipupillaire.

32. Il existe un excès maxillaire vertical (H. le menton semble peu marqué. L'augmentation de hauteur verticale est associée à un excès de développement du maxillaire. il existe un sourire gingival. dans le sens vertical. L'examen des arcades montre souvent une voûte palatine haute.). sans béance antérieure : la face est très fortement allongée. la largeur faciale au niveau des pommettes paraît souvent diminuée. — La mesure des proportions faciales antérieures et postérieures. — A l'examen clinique. P. l'angle entre le plan d'occlusion et le plan palatin est augmenté au niveau des premières molaires. b) Face longue avec branche montante courte ou normale. les lèvres sont de longueur normale. La branche horizontale est fortement inclinée vers le haut et vers l'avant. l'inocclusion labiale est très fréquente. des relations de classe II fréquentes et. l'angle-plan mandibulaire/SN est augmenté. L'examen des téléradiographies montre que la hauteur totale de la face est augmentée et spécialement l'étage inférieur de la face. Le type de face longue. au niveau alvéolaire antérieur. le profil est convexe. Les faces longues comportent deux sous-classes qui se différencient selon la longueur de la branche montante (ou ramus). la face paraît allongée et étroite. Les orifices narinaires ont un diamètre réduit (fig. 33/)). l'étage inférieur de la face est augmenté. une béance ou une supraclusion. a) Face longue avec branche montante longue. — hauteur alvéolaire antérieure et supérieure : distance verticale de l'épine nasale antérieure au bord libre de l'incisive centrale . l'étage inférieur de la face est très fortement augmenté. avec béance antérieure : l'angle-plan mandibulaire/SN est très fortement augmenté. la forme mandibulaire est de type . — hauteur alvéolaire antérieure et inférieure : distance du bord libre de l'incisive inférieure au plan mandibulaire. V.52 Bilan orthodontique Fie.

Le type de face courte. a FIG. des faces étroites (leptoprosope) et des faces moyennes (mésoprosope). Par ailleurs. mesurée au niveau des pommettes. l'angle S N/plan mandibulaire est fortement diminué. . Dans cette sous-classe. l'angle S N/plan mandibulaire est légèrement réduit. — Il est plus éloigné des caractéristiques du type de face longue. 33b). l'étage inférieur de la face est fortement diminué. — La largeur de la face. — un type de rotation postérieure. Il existe fréquemment une béance antérieure. Le type de face moyenne. selon les formes mandibulaires observables sur téléradiographie de profil : — un type de rotation mandibulaire antérieure. L'estimation des différentes formes mandibulaires est étroitement complémentaire des notions de face longue et de face courte. le problème se situe au niveau du maxillaire postérieur. Bjôrk différencie trois types de direction de croissance mandibulaire. une réduction de hauteur de l'étage inférieur de la face (fig. 33. b a) Un type harmonieux de face courte. On différencie des faces larges (euryprosope). — 2e sous-classe : la hauteur de la branche montante est diminuée. mais la corrélation face longue — rotation postérieur — et face courte — rotation antérieure — n'est pas toujours évidente. La typologie mandibulaire Elle permet de préciser les différentes formes mandibulaires et de prévoir le mode de croissance à ce niveau. la direction de croissance étant plutôt dirigée verticalement. — un type de rotation mandibulaire moyen (rotation antérieure moyenne) . le profil est souvent concave. b) Un type harmonieux de face longue. le plus souvent. la face est plutôt courte et large. la hauteur maxillaire postérieure est légèrement réduite. l'étage inférieur de la face est légèrement diminué . est. la direction de croissance étant plutôt horizontale . l'étage inférieur de la face est légèrement augmenté. 53 La largeur de la face. liée à sa hauteur.Interprétation du dossier orthodontique rotation postérieure + + +. Les faces courtes comportent deux sous-classes : — Pc sous-classe : la hauteur de la branche montante est augmentée. les pommettes saillantes la symphyse quelquefois prononcée. — A l'examen clinique. la plupart du temps. l'angle entre le plan d'occlusion et le plan palatin est sensiblement normal. Ce type de face comporte. la hauteur maxillaire postérieure est fortement réduite.

Tableau comparatif Signes de rotation antérieure (fig. 34 a) Signes de rotation postérieure (fig. 34 /)) Plutôt dirigé en arrière Fin Étroite et courte Forte courbure anté-goniaque f orientation du condyle Plutôt dirige verticalement Au niveau du condyle < (_ col du condyle Épais Branche montante — longueur Longue et large Courbure anté-goniaque légère ou absence de courbure (mandibule en forme de rockingchair) Grand axe dirigé vers l'arrière Épaisse et en « bulbe d'oignon » Axe fortement divergent (vestibulo-versée) Plutôt diminuée Bord inférieur de la branche horizontale : — forme ( orientation Symphyse mentonnière < (^ forme Inclinaison des incisives inférieures : par rapport à l'axe de la symphyse Hauteur de l'étage inférieur de la face Grand axe dirigé vers l'avant Fine et « en goutte d'eau » Axe incisif sensiblement dans Taxe de la symphyse Plutôt augmentée . — a) Un type de rotation mandibulaire antérieure caractéristique (adulte).54 Bilan orthodontique FiG. 34.

54). soit en fonction des modifications provoquées par le traitement. Faut-il privilégier certains signes ? Les éléments suivants semblent constituer les signes les plus déterminants : — orientation et forme du condyle . chez un sujet présentant une mandibule dont la morphologie est de type « rotation postérieure » (ou antérieure). on pourra. Tableau comparatif des deux types extrêmes de forme inandibulaire induits par une direction de croissance à rotation postérieure ou antérieure. après avoir défini les relations d'arcades antéro-postérieures — c'està-dire la classe d'Angle — qu'il présente (v. soit au cours de la croissance. p. L'énoncé du type facial et du type de croissance mandibulaire est un élément essentiel du bilan orthodontique. Tableau comparatif (p. proportion par rapport à la branche horizontale : — forme du bord inférieur de la mandibule : — implantation des incisives inférieures dans la symphyse et volume symphysaire. constater une croissance dans le sens d'une rotation antérieure (et vice-versa). b) Un type de rotation inandibulaire postérieure caractéristique. — longueur et forme de la branche montante.Interprétation du dossier orthodontique 55 FIG. 35). BASSIGNY Toutefois. . Ces notions permettent de classer un individu dans une catégorie. pendant un temps transitoire. 34.

56 Bilan orthodontique différentes structures du massif craniofacial d'un individu sont comparées les unes aux autres et situées dans le cadre d'une typologie faciale et mandibulaire (analyse de Delaire). destinée à servir de guide pour l'élaboration du diagnostic et du plan de traitement. n" 24). — Principe des analyses dimensionnelles : les mesures linéaires et angulaires d'un individu sont comparées à des moyennes obtenues à partir d'un échantillon standard sélectionné (v. 35. il est possible de repérer différents points. Technique d'interprétation d'un céphalogramme. — a) Les points. ce point peut être situé approximativement à l'aplomb de l'apophyse odontoïde de l'axis (fig. LES ANALYSES CEPHALOMETRIQUES Définition. • Les points osseux (fig. — Les proportions des A partir des structures précédemment reconnues (v. Les points. indique un point osseux. On différencie deux types d'analyse céphalométrique : — les analyses dimensionnelles basées sur des données statistiques . ou bien. 3). Analyses basées sur des comparaisons avec des standards. 35a) Base du crâne : — Basion. repérable sur crâne sec. 31. PtAN MANDIBULAIRE DE DOWNS FIG.-: plus antérieur du trou occipital (foramen magnum En cas de difficulté de repérage. — les analyses typologiques (ou structurales). l'échantillon est représenté par un nombre beaucoup plus important d'individus tirés au hasard (v. représentant des individus dont le visage est harmonieux et l'occlusion idéale . Elles servent à préciser les relations des structures osseuses. 5). . les plans et les lignes. dans le sens antéro-postérieure essentiellement. Analyses typologiques. p. 50). p. La lettre « o ». On différencie des points osseux et des points cutanés . des points médians (m) et des points latéraux (1) (droit et gauche) . p. Ils permettront la détermination des lignes et des plans nécessaires aux différentes analyses céphalométriques. les relations dento-alvéolaires et dento-dentaires. o) : point le plus inférieur et '. Ba (m. des points osseux (o) et des points construits (c).

B. Po-Or. Me (m. Or (1. Si la suture est encore ouverte. . Po (m. en cas d'inocclusion labiale. Na (m. Remarque : un plan d'orientation peut être également un plan de référence (plan de Francfort). Dans cette éventualité. Les lignes et les plans. au niveau du frontal. — Pogonion. c) : centre de l'image de la selle turcique. ce point est déterminé à égale distance des deux rebords inférieurs droit et gauche. o) (pour mémoire) : point le plus postérieur du trou occipital — difficile à repérer. o) : point le plus antérieur de la corticale symphysaire antérieure. de le situer très près de l'aile du nez. — Nasion. S (m. — Gonion. Points déterminant le plan de Francfort : — Orbital. — Menton. c'est-à-dire 4 mm au-dessus du centre de l'olive. — plan de Francfort céphalométrique. p. — Nasion cutané (m) : point le plus postérieur de l'ensellure nasale. Il se situe. Importance de ce point dans l'estimation de la convexité cutanée. — plan d'orientation : la tête du sujet est orientée dans le céphalostat selon ce plan : — plan de référence : plan choisi comme origine des mesures linéaires ou angulaires . o) : point le plus antérieur de la suture naso-frontale. au niveau incisif. E. : importance de ce point pour la situation des bords libres des incisives supérieures par rapport aux lèvres. à l'extrémité du palais secondaire. 56) avec la symphyse. en regard du Nasion osseux (idem). à l'intersection de la bissectrice de l'angle formé par le bord postérieur de la branche montante et le plan mandibulaire. au niveau incisif. o) : également appelé point sous-orbitaire. fig. (m. S'il existe deux images visibles des orbites droite et gauche. B. — Point A : point le plus postérieur de la concavité formée par la corticale alvéolaire externe. à partir du point Nasion. A. à l'extrémité du palais secondaire. p. sans tenir compte des apophyses clinoïdes. — Épine nasale postérieure. c) : sommet de l'olive auriculaire. Ce . o) : point le plus antérieur de l'épine nasale antérieure. — Porion osseux : point correspondant au point le plus supérieur du canal auditif externe (C. — Porion céphalométrique. au niveau de l'apex de l'incisive inférieure. 1) : point construit. déterminé par inspection. — Pogonion cutané (m) : point le plus antérieur de la symphyse cutanée. E. P. prendre le point le plus supérieur. m) : point construit à l'intersection de la face exocrânienne du basi-occipital et du bord postérieur du condyle mandibulaire. 62). E. — plan de superposition : plan utilisé pour apprécier les modifications dues à la croissance et au traitement (v. Au niveau du maxillaire supérieur : — Épine nasale antérieure. (m. Go (c. o) : point le plus postérieur de l'épine nasale postérieure. situé entre lèvre inférieure et symphyse. Po (1. Il est déterminé par balayage. o) : point le plus postérieur de la concavité formée par la corticale alvéolaire externe. 57 — Gnathion : point construit à l'intersection de la bissectrice de l'angle formé par le plan facial (Na-Pog) et le plan mandibulaire de Downs (v. Ar (c.Interprétation du dossier orthodontique — Sellion. N.) (36) (v. Op (m. dans le cadre de l'estimation esthétique. — Sillon labial supérieur (m) : point le plus postérieur de la lèvre supérieure (au milieu de la ligne unissant le point sous-nasal et le point le plus antérieur de la lèvre supérieure). 35a) a) Plan d'orientation : — plan sagittal médian . : c'est un point parfois difficile à repérer car il est souvent masqué par les muscles releveurs des lèvres. Sto (m) : point à la jonction des lèvres supérieures et inférieures ou point le plus inférieur de la lèvre supérieure. • Les différents plans et lignes (fig. — Point B (m. • Les points cutanés (fig. 31) qui se confond rarement avec l'image des olives. il est possible. 35c/) : — Point sous-nasal (m) : point de jonction entre la lèvre et le nez. N. Au niveau de la mandibule : — Articulaire. Ils sont déterminés par les points précédemment décrits et parallèles au plan sagittal médian.Stomion. — Opisthion. en moyenne. avec l'angle mandibulaire. N. • Définitions. N. — Sillon labial inférieur (m) : point le plus postérieur de la concavité. o) : point le plus inférieur de la corticale symphysaire. C'est le point le plus inférieur de l'image du rebord orbitaire. A. en première approximation.

On utilise. l'angle couronne-racine (v. . Downs) . p. Cette mesure peut être comparée avec la précédente. Un échantillon clinique sélectionné par Ricketts donne des écarts de 0 à 4 mm pour 70 % des cas >vec une D. S. 35a). la dent la plus vestibulée. S. A N B signe le décalage des bases maxillaires. — Angle facial : angle formé par la ligne Na-Pog et le plan de Francfort. Angle "S~N~A et S~~N~B : "S~N~Â augmente légèrement avec l'âge. L'analyse de Tweed (fig. Ces deux angles mesurent la position relative des maxillaires par rapport à la base du crâne. — plan de Francfort anthropologique : Porion osseux-Or (Ricketts) (fig. en général. — Convexité squetêttique : mesure de l'angle formé par le plan dentaire A-Pogonion et la ligne Napoint A. correspondant au grand axe des incisives centrales. Na A. — Type de croissance : . du signe —. — ligne Na-Ba (plan de superposition). Cette mesure est affectée du signe négatif quand A est en avant de B (Riedel). de + 2 (v. . — ligne esthétique de Ricketts (p. plan est également utilisé par certains auteurs comme plan de référence (Tweed. soit 60° pour l'incisive supérieure. Cette mesure est affectée du signe + si le bord libre est en avant de A-Pog. déterminé par le point Menton et une tangente à la convexité antérieure au Gonion . à la ligne A-Pog. Une vingtaine de mesures sont vraiment d'un usage courant et universel. — lignes SNa. — Mesure du décalage des bases osseuses : . et concave. pour l'incisive inférieure. . — axe Y (S-Gn) : donne la direction générale de la croissance . cas hypodivergents : — de 20°. l'incisive se situe à + 1 mm et 22° par rapport à A-Pog (D. Analyse du squelette (v. 36) Elle est utilisée par les tenants de la méthode Edgewise. et du signe — s'il est en arrière. Analyse de la denture : a) Angle inter-incisif : angle des axes incisifs supérieurs et inférieurs (125 à 130°).) . S. — plan mandibulaire de Downs. il tient compte de la position relative des deux maxillaires. A N B : différence arithmétique entre S N B et S N A. + 3. En moyenne. Angle F M A : 25° : angle déterminé par le plan de Francfort et le plan mandibulaire de Downs (Tweed). Cet angle précise la position relative de la mandibule et donne une indication sur le degré de pro ou de rétrusion mandibulaire. + 3). c) Autres plans : — plan facial : Na-Pog . Na B .58 Bilan orthodontique . cas hyperdivergents : + 30" . p. Angle de divergence des maxillaires : angle formé par le plan mandibulaire et le plan bispinal. Il permet de préciser où se situe la supraclusion (ou l'infraclusion) au niveau incisif. Plans et lignes utilisés : — plan de Francfort céphalométrique . Il exprime la direction générale de la croissance. Moyenne : 20 à 30° .5 mm. Analyse esthétique : — ligne esthétique de Steiner (fig. Axes incisifs supérieur et inférieur. fig. avec des compléments par rapport à la méthode originale. 4) : c) par rapport au plan d'occlusion de Ricketts : 70 à 75°. Quelques mesures et leur signification. les cas moyens se situant entre 0 et 2°. en projection orthogonale.5 (par rapport au plan de Francfort céphalométrique). — plan dentaire A-Pog . — plan d'occlusion de Ricketts : déterminé par le plan de recouvrement des cuspides vestibulaires des molaires et prémolaires. — plan mandibulaire de Downs . M = 0. b) Position des incisives inférieures par rapport au plan dentaire A-Pog (Ricketts) : — mesure linéaire : distance du bord libre de l'incisive inférieure. Angle de l'axe Y : 60° ± 6 : angle inféro-antérieur de la ligne S-Gn par rapport au plan de Francfort. . 37). surtout chez les garçons. b) Lignes ou plans de référence : S N/Francfort céphalométrique-Francfort anthropologique. — mesure angulaire : angle formé par le grand axe de l'incisive inférieure et la ligne A-Pog : complète l'information précédente. 60). 35/.1. sans tenir compte des rapports incisifs. — plan bispinal (ENA-ENP) : correspond à la surface nasale du palais osseux . Il peut être utile de noter au niveau des incisives supérieures. Un profil facial convexe est affecté du signe +. 68) . Moyenne : 88° D. l'augmentation de SNA et SNB est concomitante.

35 b. Les angles : — Angle F M A. intersection du plan mandibulaire et du plan de Francfort : FlG. — Tracé des points. Plan facial cutané (Na cutané-Pog cutané) : en moyenne. LIGNE ESTHETIQUE DE STEINER — axe de l'incisive inférieure prolongé j u s q u ' a u plan de Francfort et au plan mandibulaire de Downs . 35 b. plans et lignes pour l'analyse de Tweed. 36. — plan d'occlusion de D o w n s : point médian entre les deux bords libres incisifs supérieurs et inférieurs et l'intercuspidation molaire. Nasion vertical. — Angle  J B (ir^B-STTÀ) : FIG. Ligne esthétique de Steiner (milieu de la base du nez-Pog cutané) : en moyenne.Interprétation du dossier orthodontique 59 FlG. Le point A est sur la ligne : — si Pog-Na vertical > 8 mm -» rétrognathie inférieure . perpendiculaire au plan de Francfort (en moyenne. . — si le point A est en avant de Na vertical -• prognathie supérieure. distance Pog . la face vestibulaire de l'incisive supérieure est parallèle à ce plan (a ± 3°). les lèvres affleurent la ligne.Na vertical = -6 à — 8 mm).

5. en la multipliant par . — au-dessus de 35° la croissance est très verticale. par rapport au plan mandibulaire. — Angle F M I A: intersection de l'axe de l'incisive inférieure et du plan de Francfort . b) La position de l'incisive inférieure : Tweed propose de situer la position de l'incisive inférieure en fin de traitement. 37). c) La correction céphalométrique: l'orientation de l'incisive inférieure en fin de traitement est décidée en fonction des données précédentes. F M I A doit être égal à 65°: Elle ne constitue que le premier élément d'une analyse prévisionnelle des modifications provoquées PLAN DE FRANCFORT ANTHROPOLOGIQUE Fie. Ajouter la valeur obtenue au calcul de la D. F M I A doit être égal à 68° . l'axe ideal déterminé par la formule de Tweed est tracé sur le céphalogramme. B. type normal . 37. .60 Bilan orthodontique — si F M A < que 22e. pour obtenir l'équivalent en mm. en fonction de ces mesures : — si F M A est compris entre 22 et 28°. plans et lignes pour l'analyse de Ricketts.2. I M P A est inférieur à 92°. : La corrélation entre l'axe de l'incisive inférieure et la base osseuse semble très contestable et en contradiction avec les données de la physiologie. — entre 28 et 35" la croissance est dirigée plus verticalement . M. D. — Angle I M P A : angle formé par l'incisive inférieure et le plan mandibulaire. — si F M A > que 28°. à partir de l'apex de l'incisive inférieure. — Tracé des points. Le triangle de Tweed : a) La détermination du type de croissance : Tweed analyse le type de croissance. N. Le nouvel angle de l'incisive inférieure. On multiplie par 2. — Angle Z : permet d'apprécier le profil cutané : ligne tangente au Pog cutané et à la lèvre la plus antérieure . cette mesure étant valable pour une hémi-arcade. à partir de l'angle F M A : — entre 16 et 28° la croissance est dirigée en bas et en avant. L'analyse statique de Ricketts (fig. est reporté : on divise ce nombre par 2. le pronostic est défavorable. La différence entre l'angulation initiale et l'angulation finale constitue la correction céphalométrique Pour obtenir cette correction.

V. les quelques valeurs proposées (p. Convexité : mesure linéaire du point A au plan facial Les dents : incisives inférieures Distance de l'incisive inférieure par rapport au point Pogonion.). T. Première molaire supérieure par rapport à P T V 9. b) Le problème du référentiel. les analyses tridimensionnelles étant d'un usage trop complexe pour la pratique quotidienne. Angulation par rapport à Pogonion-Na 8. — Xi : centre de la branche montante déterminé par une construction géométrique correspondant à l'orifice du canal dentaire inférieur. elles sont parfois lourdes de conséquences pour un plan de traitement. En fonction des typologies variées et de considérations purement géométriques. ou bien situé à égale distance entre le point B et le point Pogonion. face longue face courte : SNB est augmenté en cas de face longue (v. Les analyses . p. Angle mandibulaire Axe de croissance 4. Exemples : profil cisfrontal ou transfrontal (p. . S. La sécurité apparente donnée par ces mesures chiffrées ne doit pas masquer les limites et les insuffisances de ce procédé d'évaluation. — P. tant au niveau de la recherche que des objectifs thérapeutiques. si la corticale est plate. Ba. M D. : projection du centre du condyle sur la ligne Ba-Na. fente ptérygomaxillaire. Angle facial 3. 58) apportent au débutant des indications intéressantes. etc. épine nasale antérieure. — En denture mixte. b) Les plans : — D.C. m. Arc mandibulaire 6. C. mesurée en millimètres 7. Les erreurs de tracé ne sont pas inhabituelles. : point situé à l'intersection du point le plus supérieur et du point le plus postérieur de la fente ptérygo-maxillaire. Historiquement l'apport de la céphalométrie a fait considérablement progresser l'orthodontie. Profil cutané : lèvre inférieure par rapport au plan esthétique 90° 86° 26° 68° 47° 26° 2 mm + + + + + + + 3 3 4 3.2 mm + 2 + 4 + 2 j ^ i Aucune Aucune 1 mm par an Moins protrusif avec l'âge Conclusion. : plan ptérygoïdien vertical perpendiculaire au plan de Francfort et tangent au bord postérieur de la fente ptérygo-maxillaire. Axe facial 2.5 4 4 2 Modifications Aucune + 1° tous les 3 ans — 1" tous les 3 ans Aucune Aucune Augmentation d'l/2° par an . Elle utilise des points et des plans spécifiques : à) Les points : — P. Hauteur de l'étage inférieur de la face 5. A PARTIR DE 9 AXS Les maxillaires : 1. 64). Na. l'analyse de Ricketts prend là son plein intérêt. — P. : intersection du plan Ba-Na avec l'axe facial PT-Gn.1 mm tous les 3 ans + 1 mm 22° Age + 3 mm . également p. p. c) La charte d'analyse : LA CHARTE D'ANALYSE 61 La validité des analyses céphalométriques. 28) avec un point Na plus ou moins en avant . Pour une étude plus approfondie. — Il s'agit tout d'abord d'une image en 2 dimensions. — C. un même décalage des bases peut correspondre à des valeurs différentes de ANB. Certains points. T. même par des lecteurs entraînés (exemple : Or. 51 : Mesure de l'étage inférieure de la face). Les critiques que l'on peut en faire sont de plusieurs ordre : a) Critiques liées au procédé radiologique et à l'évaluation des mesures. Son aboutissement logique ce sont les procédés de simulation de la croissance et du traitement (v. corticale externe au niveau incisif supérieur. : point situé au niveau de la corticale externe symphysaire là où la convexité devient une concavité. malgré les critiques émises au paragraphe suivant. 58). certaines structures sont parfois très difficiles à préciser. Elle ne constitue que la première étape d'une méthode qui représente un tout en soi.Plan de référence : plan de Francfort anthropologique (v. Une marge d'erreur considérable peut en résulter.Interprétation du dossier orthodontique par la croissance et le traitement.

— fin de traitement actif : rouge . T. Superposition sur la ligne Ba-Na (Ricketts) avec Ba enregistré : — avantage : c'est une ligne très longue : . Il n'existe pas de plan de superposition idéal. Les standards céphalométriques ne tiennent compte ni de l'âge. Conclusion. l'inclinaison du plan bispinal. La position de référence de l'incisive inférieure est appréciée. avant traitement. 4. — Un plan de superposition oblique met en évidence les déplacements dans les deux sens. par rapport à la base du crâne.62 Bilan orthodontique b) Technique. cette procédure étant possible. Proche de la zone à étudier. 3. l'A. Superposition sur la ligne S N : — avantages : cette ligne est très utilisée car elle est facile à repérer et stable après 8 ans . Superposition sur Na enregistré : toute la croissance est rejetée vers l'arrière.Des couleurs différentes sont utilisées pour les différents tracés. Travaux de recherche : — étude de la croissance : — étude des facteurs héréditaires. ne présente pas la moindre relation avec l'inclinaison de ces dents. c) La constitution de l'échantillon. ni du sexe. Pour effectuer une superposition. Simulations de croissance. permettant de mettre en évidence les différents déplacements dentaires spontanés ou provoqués. — Elle dépend pour une part de la subjectivité de l'auteur estimant tel ou tel profil plus satisfaisant que d'autres.Information : donne une estimation de la croissance faciale dans son ensemble. — inconvénients : elle est courte. M. ce qui est arbitraire. physiologiquement. Permet d'apprécier les modifications de l'angle de la base du crâne Ba-S-Na. ni de la race. ni du volume des tissus mous. Analyse des résultats d"un traitement. Précis : repères faciles à localiser. Elle constitue enfin un guide appréciable pour les débutants. ou du mode de croissance. dentaires et cutanées d'un même individu. 3. 38). aux stades successifs du traitement : — en cours de traitement : bleu . . Information : modification du profil cutané. grâce à la standardisation des clichés téléradiographiques. à partir des structures maxillaires. des structures squelettiques. Superpositions d'ensemble LES SUPERPOSITIONS dimensionnelles postulent que le plan de référence est comparable pour tous les individus. Exemple : S-Na n'est plus valable dans les malocclusions de la classe III. . pour certaines analyses. Il est donc indispensable de ne superposer que des tracés de films exécutés sur une même installation (distance « source du rayonnement-sujet » constante). Superposition sur S enregistré. — Comme l'écrit un auteur américain Salzmann : « L'utilisation de standards céphalométriques tirés d'individus avec d'excellentes occlusions comme un moyen de décider des objectifs de traitement n'a aucune justification scientifique. On distinguera : — des superpositions d'ensemble. — Un plan de superposition horizontal met en évidence les déplacements antéro-postérieurs . (fig. Stable : indépendant des zones de croissance. a) Intérêt du procédé : 1. — le plan de superposition : déterminé à partir du point d'enregistrement. il est nécessaire de définir un point d'enregistrement et un plan (ou une ligne) de superposition : — le point d'enregistrement : les deux tracés sont superposés sur ce point qui est supposé fixe . à partir de plans crâniens . la fente ptérygo-maxillaire. effectués à un certain intervalle de temps. Contrôle des modifications observées au cours d'un traitement.. elle assigne au point Nasion un déplacement horizontal. D'autre part il n'existe pas un type normal mais une multiplicité de types normaux. 2. — fin de contention : vert . 2. Procédé qui consiste à superposer deux tracés de téléradiographies d'un même sujet. Or la base du crâne est liée à la forme faciale ce qui crée un biais pour la fiabilité des mesures. Choix d'un plan de superposition Qualités : 1. — des superpositions locales. — après la contention : marron. par rapport à un plan mandibulaire qui. du type prognathie inférieure. Les superpositions permettent d'apprécier les modifications dans l'espace et dans le temps. du plan facjal et du plan bispinal. » Toutefois l'intérêt actuel de la céphalométrie — et ce malgré ses défauts — est de pouvoir grouper les cas par catégories et de permettre un langage commun et universel.

croissance mandibulaire de type « rotation antérieure ». N. — Superposition sur la partie antérieure de la fente ptérygo-maxillaire et sur le plancher du sinus. Superpositions mandibulaires. Information : modification du point A. b) A la mandibule : — sur le point Menton Me enregistré. en superposant sur le bord inférieur de la branche montante. — le plan palatin descend parallèlement à lui-même. 39 b) .Interprétation du dossier orthodontique 63 FIG. — sur le centre du condyle enregistré avec superposition sur le bord postérieur de la branche montante. sur un type initial de rotation postérieur très marqué. Information : déplacement de l'incisive dans le sens antéro-postérieur et vertical. position de l'incisive supérieure. — la symphyse avance fortement et s'abaisse légèrement. augmentation de longueur de la mandibule (fig. Information : déplacement antérieur de la première molaire. 38. avant et après traitement (pointillés) : — forte amélioration du type de croissance. Superpositions locales a) Au maxillaire supérieur : — Superposition sur le plan palatin avec E N A enregistré. Information : résultat des effets de la croissance ou de la croissance et du traitement conjugués. effet de la croissance au niveau antérieure. — T~NTA 44" 40" — inconvénient : stabilité douteuse. Le Basion est un point quelquefois difficile à repérer . Au cours du traitement. — information : étude du comportement de la face. elle assigne au point Na un déplacement vers le haut. position de la première molaire dans le sens antéro-postérieur et vertical. 39A). — Superposition d'ensemble sur S. au niveau de la symphyse. étude du plan d'occlusion (fig. selon Bjôrk : — superposition antérieure : l'enregistrement se . croissance et rotation de la mandibule.. avec S enregistré.

— des données statistiques indiquant le taux d'accroissement moyen au niveau de telle ou telle structure. O. Les simulations de traitement. du tracé initial et à modifier leur orientation. en fonction des informations précédentes. en fonction du stade de maturation . au maxillaire : zone antérieure de la fente ptérygo-maxillaire enregistrée: plan de superposition : plancher du sinus. et numéroter les dents. p. — superposition postérieure : superposition sur le canal dentaire inférieur et l'image du germe de la dernière dent non évoluée en phase éruptive passive. dans l'élaboration des objectifs de traitement — ce qui rendra obsolète les analyses céphalométriques classiques. 160).64 Bilan orthodontique FIG. méthode de Ricketts. Les dents sont séparées à l'aide d'une scie à or et les dents à extraire supprimées. au cours d'une durée déterminée — en général 2 ans. à la mandibule : bord inférieur de la mandibule. — b) Superposition locale. — le mode de croissance : type de face. — la première molaire avance et s'abaisse: — le plan d'occlusion bascule en bas et en arrière. 39. Cette méthode est basée sur une série d'hypothèses sur la croissance qui prend en compte : — le taux de croissance. ceci en vue d'une simulation des relations occlusales en fin de traitement : à la façon d'un montage de prothèse complète. . Après avoir indiqué les repères d'occlusion A. P. T. Elle permet de faire une évaluation des modifications dues à la croissance seule. En pratique. — a) Superposition locale. FIG. Il est probable que l'utilisation de l'ordinateur comme aide au diagnostic permettra de donner à ces méthodes une place privilégiée. Ces effets s'ajoutent ou se retranchent aux changements dus à la croissance (V. — forte version radiculaire palatine. les moulages sont montés en occluseur — ou mieux en articulateur semi-adaptable. Ces méthodes tiennent compte du mode d'action de telle ou telle thérapeutique. avec le point Menton Me. enregistré : — accroissement de la mandibule en longueur : — version radiculaire en direction linguale de l'incisive . — légère version coronaire vestibulaire de l'incisive centrale. fait sur la corticale interne de la symphyse avec une superposition sur le bord inférieur de la branche montante . Les arcades sont reconstruites à l'aide des dents restantes et suivant des repères déterminés. Effets du traitement d'une classe II. type de rotation mandibulaire . Intérêt : zones éloignées des sites de croissance. division 2 : — égression de la molaire. APERÇU DES PROCÉDÉS DE SIMULATION A l'aide de téléradiographies Les simulations de croissance. — Maquette exécutée à partir du tracé céphalométrique initial. grâce à des procédés issus des techniques de superposition. 39. cela revient à augmenter les lignes A l'aide des moulages en plâtre Les simulations occlusales : le « set-up » ou reconstitution sur moulages. — Évaluation des modifications dues à la croissance et aux effets conjugués du traitement.

de la phonation. Bilan fonctionnel : — musculature labio-linguale . : au cours de l'examen clinique. C. bilan : Au niveau des dents : — formule dentaire. — type de croissance. statiques. sur les photos de face et de profil et à partir des téléradiographies (lignes esthétiques). de la mastication.— Environnement familial et social. — troubles de la déglutition. C. 4. malocclusions unitaires. — type facial . .-D. freins compris : au cours des examens clinique et radiologique . parodonte. D. en vue vestibulaire et examinés à l'envers (rapports cuspides-fosses) et également sur des radios panoramiques exécutées en I. après montage sur articulateur . 2. de la dysharmonie dento-dentaire : au cours de l'examen clinique. Stade de croissance. Estimation 3. stade de maturation : puberté. M. Au niveau des structures osseuses : — anomalies alvéolaires antérieures . — relations inter-arcades statiques. — bilan fonctionnel : à partir de l'anamnèse et au cours de l'examen clinique. M. Pronostic à long terme. — à partir des radiographies de la main : détermination de Fâge osseux. en l'absence de traitement orthodontique. — estimation quantitative de la dysharmonie dento-maxillaire. M. . à l'aide des moulages. L'estimation du stade de croissance : elle est pratiquée : — à partir de l'anamnèse. éventuellement. . . L'estimation esthétique : elle est effectuée au cours de l'examen clinique. . cinétiques : au cours de l'analyse occlusale fonctionnelle et. D. esthétique. sans traitement : conséquences à moyen et long terme. extractions : — anomalies dentaires : — D. sur les moulages. D. etc. — anomalies de position des dents. en I. caries. Au niveau des tissus mous : freins. Conclusion : le préjudice esthétique. RÉCAPITULATION 1. de la ventilation . Le bilan morphologique et fonctionnel : — agencements intra-arcades : au cours de l'examen clinique. règles. — relations des bases osseuses. cinétiques . Estimation de la motivation au traitement du patient et de son entourage : tout au long de la consultation orthodontique. des radiographies « long cône » et des téléradiographies : — estimation de l'état des dents et du parodonte. — relations des bases osseuses et relations dentosquelettiques : à partir des téléradiographies de profil . — relations d'arcades : . sans traitement. 5. Bilan morphologique et fonctionnel : Classement du sujet : — classe d'Angle.Bilan orthodontique 65 LE BILAN ORTHODONTIQUE MÉTHODOLOGIE La confrontation des informations données par les différents éléments du dossier orthodontique conduit à une synthèse des observations pour chaque point étudié. Profil psychologique du patient. sur les moulages et les radiographies panoramiques . des reconstitutions sur moulages (set-up). Pronostic.

85). traumatismes cranio-faciaux . — facteurs musculaires : . l'étio-pathogénie est définie comme la recherche des mécanismes causales des maladies. . l'effet de ce dysfonctionnement n'étant que l'expression d'une situation linguale. p. en partie évitables. La recherche de leurs causes peut classiquement s'orienter suivant deux directions : 1. Exemple : la tête déportée vers l'avant entraîne une face longue et diminuée dans sa partie postérieure.et exogène) : succion digitale ou labiale. l'attitude posturale : le tonus de l'ensemble de la musculature et celui des muscles de l'appareil manducateur varient avec la position de la tête par rapport à la verticale. Les causes primaires. EXEMPLES : . — Facteurs héréditaires. parafonctions (étiologie endo. 6). — origine iatrogène : . Ces différents éléments peuvent influencer les tissus durs (denture et squelette) les tissus mous (cutanés et muqueux). p. b) Facteurs exogènes : d'origine pathologique ou iatrogène. — facteurs muqueux : frein hypertrophique de la lèvre s'opposant au rapprochement des incisives : brièveté du frein de la langue. cicatrice ou brûlures labiales. . Les causes secondaires : a) Facteurs endogènes : facteurs fonctionnels. traitement d'orthodontie inadapté. etc. Ces différents facteurs seront analysés au cours de l'étude des anomalies orthodontiques et des malformations faciales. p. musculaires et muqueux. forte tonicité labiale inférieure exerçant une pression excessive sur les incisives. ce qui permettra de pouvoir en traiter les effets. a) Facteurs endogènes : — facteurs dentaires : inclusion provoquée par une dent surnuméraire . en fonction de l'étiologie. — traumatismes : avulsion traumatique d'une incisive. 86). déglutition primaire (v. Il est bon de rappeler que les anomalies orthodontiques ne sont pas des maladies. s'exprimant au cours de l'embryogenèse ou de la morphogénèse (v. 2. . entraînant une absence d'élévation du muscle lingual . . en partie influençables par le traitement. Elles ne constituent que des variations par rapport à la moyenne des individus. extraction de dents temporaires ou permanentes. b) Facteurs exogènes : — d'origine pathologique : caries proximales diminuant le périmètre d'arcade .LES ANOMALIES ORTHODONTIQUES ÉTIO-PATHOGÉNIE DES ANOMALIES ORLHODONTIQUES En médecine. . L'adaptation physiologique entraîne un abaissement et un avancement de la langue (v. troubles ventilatoires dus à une obstruction haute ou moyenne des voies aériennes supérieures. sans conservation de l'espace. langue en_situation antérieure habituelle: — facteurs fonctionnels : .

— La microdontie : elle traduit une réduction harmonieuse du volume des dents . • Anomalies de formation de la dent. b) Coudures radiculaires accentuées sur une deuxième molaire après extraction précoce d'une première molaire. . Anomalies de forme. Ces troubles de formation se répercutent au niveau des structures coronaires ou radiculaires. dilacération (secondaire à un traumatisme sur les incisives temporaires). Conséquence : classe II. division 2 apparente. 40. défauts d'émail dus à un traumatisme au niveau des incisives lactéales . oligodontie. 40/. ou affecter l'ensemble de la denture. Anomalies d'éruption : retard ou avance d'éruption. Elle est liée au génotype. Atteintes primitives : a) Phénomènes de coalescence. — au niveau des racines : coudures radiculaires excessives après extraction très précoce d'une dent (fig. isolées ou associées à d'autres anomalies orthodontiques qu'elles compliquent. Anomalies de forme : — variations morphologiques . Étiologie. b) Gémination : surtout canines supérieures. il existe une corrélation entre les deux dentures. • Anomalies de volume. excès multiples . elle peut être localisée à une dent (exemple : incisive latérale supérieure). extraction prématurée de dents temporaires. — exogène : traumatismes.68 Anomalies orthodontiques LES ANOMALIES DENTAIRES Définition. Classification des anomalies. à un groupe de dents. L'anomalie est plutôt unilatérale. Anomalies de situation : transposition. angulation. FIG. Anomalies de nombre : — par excès : dents supplémentaires. L'apparition des anomalies dentaires est liée à des causes multiples : — endogène : anomalies héréditaires au cours de l'organogénèse ou de la morphogénèse de la denture . — Altérations des structures coronaires ou radiculaires et variations dans le nombre. Ces anomalies résultent d'un trouble survenant au cours de la formation de la denture. m Variations morphologiques. inclusions. Il n'existe pas de corrélation entre les deux dentures. hétérotypie.). Ces différentes anomalies peuvent être localisées ou généralisées. Atteintes secondaires : — au niveau de la couronne : hypoplasie de l'émail. — Variations coronaires ou radiculaires : incisives centrales supérieures par exemple. quelquefois latérales supérieures et inférieures. prise de médicaments perturbant la minéralisation des tissus durs de la dent. la situation et l'éruption d'une ou plusieurs dents. — a) Angle couronne-racine augmenté au niveau des incisives supérieures. — anomalies de formation de la dent : primitives ou secondaires . — par défauts : agénésie. en forme de pelle linguale (forme mongoloïde) ou vestibulaire et linguale. couronne/racine (fig. 40a). anodontie. — anomalies de volume : microdontie ou macrodontie. d'origine exogène ou endogène. — Fusion : incisives latérales et centrales supérieures ou inférieures et canines inférieures. dents surnuméraires.

D. FIG.Anomalies dentaires 69 Diagnostic différentiel avec la D. Dents supplémentaires Caractéristiques : ces dents présentent une forme harmonieuse et un volume à peu près identique à la dent habituelle. M. Si les maxillaires présentent des dimensions habituelles. le plus souvent conoïde et de volume très réduit. m Par excès. prémolaires. quatrième molaire. — Macrodontie localisée sur 11. Ne touche qu'une dent à la fois. — Dents supplémentaires et surnuméraires. — soit sur la ligne d'arcade (fig. Elle peut affecter l'ensemble de la denture. — Localisation : . le plus souvent les incisives supérieures et particulièrement les incisives centrales qui sont anormalement larges. Dans ces conditions l'augmentation de volume est harmonieuse. : dents de taille habituelle sur des maxillaires de dimension réduite ou légèrement inférieure à la moyenne : certains auteurs utilisent. Dents surnuméraires (mésiodens et odontoïdes). Anomalies de nombre. b) Dent surnuméraire évoluée (mésiodens). a) Incisive inférieure supplémentaire (5 incisives). incisives inférieures. la macrodontie peut entraîner une dysharmonie dento-maxillaire. — La macrodontie : elle peut être localisée à une dent (fig. . Dents affectées : incisives latérales supérieures. le terme de macrodontie relative (Château). c) Mésiodens inclus. 41) ou à un groupe de dents. en position tête-bêche. 42/) et c) : FIG. — Définition : dents de forme atypique. région inter-incisive centrale supérieure (mésiodens + + + ) (fig. 41. 42a). Localisation : beaucoup plus fréquente au maxillaire : — soit en position linguale ou vestibulaire par rapport à la dent normale . 42. dans ce cas.

44). — oligodontie. . région molaire. à des causes exogènes : atteintes placentaires : rubéole. 72). 12. 44. ces variations peuvent être tout à fait normales.. 22. Anomalies d'éruption. 28. • Hétérotypie. Définition : il s'agit d'une avance ou d'un retard d'éruption localisée à une dent ou affectant l'ensemble de la denture. agénésies multiples ou oligodontie (fig. à des grands syndromes pathologiques.70 Anomalies orthodontiques FIG. 43. irradiations. en situation de canine (fig. — La précocité ou le retard d'âge dentaire conditionnent le moment du début d'un traitement orthodontique. anodontie : absence des dents. FIG. Cette transposition peut être complète ou partielle : incisive latérale par exemple. 43). p. Retard d'éruption généralisée. — Transposition des deux canines supérieures (attache collée sur la 13). 15.. . anodontie : ces anomalies multiples par défaut sont associées : . 24. — Définition : la transposition correspond à une inversion dans la position habituelle de deux dents. dent de sagesse dans la branche montante. 25. • Par défauts : agénésies. Anomalies de situation. Etiologie : — agénésies : héréditaires . — Canine près de l'orbite. . • Transposition. Jusqu'à un certain point. au maxillaire : 18. • Inclusions (v. — Agénésies multiples. — Constituent l'un des signes des grands syndromes faciaux. prémolaire inférieure et quelquefois Anomalies de nombre par excès multiples.

— absence de la dent d'adulte après élimination provoquée de la dent temporaire (geste iatrogène) . Anamnèse : — permet de constater une prédisposition familiale . Cette anomalie peut affecter une ou plusieurs dents. du germe de la deuxième prémolaire inférieure. • Fréquence.Pour une population présentant des agénésies : 45 % présentent 1 agénésie. — Affecte environ 6 à 7 % d'une population de race caucasienne (dents de sagesse comprises) et 3. Un retard d'âge dentaire important entraînera le report d'un traitement orthodontique impliquant des extractions. 8 exclues. — Une agénésic dentaire est une anomalie de nombre correspondant à l'absence d'une unité dentaire. en relation avec l'absence du germe correspondant. — permet d'éliminer l'éventualité d'une extraction préalable. — Il confirme la présomption d'agénésie et fait apparaître éventuellement d'autres agénésies. LES AGÉNÉSIES • Définition. Facteurs de variations — Selon le sexe : cette anomalie s'observe plus souvent chez les sujets de sexe féminin (3 pour 2). A'. une précocité marquée associée à un âge osseux habituel peut provoquer une dysharmonie dento-maxillaire transitoire. — persistance des deux dents temporaires. 15 à 20 % 3 agénésies et plus. -. en tenant compte de l'âge dentaire du sujet. FIG. sans malpositions des dents voisines. à une microdontie ou à une anomalie de forme de la dent symétrique. persistance de la 52. — Radios « long cône » : confirment l'absence du germe et précisent le degré de rhizalyse de la dent temporaire. — L'agénésie est unilatérale dans les 3/4 des cas. — Radiographie panoramique : elle permet de constater l'absence du germe. — Selon la race : plus fréquente chez des individus de race noire ou jaune. Elle est très fréquemment associée à un retard de formation du germe symétrique. — Agénésies unilatérales/agénésies bilatérales. B. 30 à 35 % 2 agénésies. après sa date normale d'apparition et d'apprécier l'état des racines des dents temporaires correspondantes : élimination progressive ou non des incisives latérales supérieures temporaires par les germes des canines adultes. 45. Examen radiologique. Signes associés : réduction des diamètres mésio-distaux de toutes les dents présentes et retard d'éruption généralisé. être unilatérale ou bilatérale. — Retard de formation par exemple. 71 Retard d'éruption localisée. après la date normale d'éruption des dents permanentes correspondantes. — Agénésie de la 12. • . Le germe de la deuxième prémolaire inférieure commence sa minéralisation entre 4 et 8 ans. — Selon le type facial : agénésies plus fréquentes chez les faces courtes. : ne pas confondre agénésie et retard d'éruption ou de formation du germe (pour les deuxièmes prémolaires inférieures et les dents de sagesse).4 %. d'une dent d'adulte. Examen clinique : — persistance de la dent temporaire. la dent homologue étant présente sur l'arcade (fig. — infraposition de la dent temporaire (deuxième molaire temporaire inférieure) . Ce germe peut ne devenir radiologiquement visible que bien après 8 ans. — Agénésies multiples. en cas d'agenésies bilatérales. 45) . • Mise en évidence. Il s'agit. 43 évolue. le plus souvent.Agénésies En outre.

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Anomalies orthodontiques des cas. Cette caractéristique ne doit pas être négligée lors de tout traitement comportant des extractions, et particulièrement des extractions de molaires. — Récapitulation : 8 5 2 5 1 et exceptionnellement, incisive supérieure, canine, première prémolaire, première et deuxième molaires. • Étiologie. — Les agénésies touchent particulièrement les dents dites « de fin de série » (dents de sagesse, deuxièmes prémolaires, incisives latérales). L'agénésie, la microdontie, les variations de forme ou les retards de formation des germes des incisives latérales et des deuxièmes prémolaires « semblent être la traduction plus ou moins marquée d'une tendance phylogénétique (évolution des êtres vivants) à la réduction du matériel dentaire ». Cette hypothèse est contestée par les paléontologistes modernes. L'agénésie est une anomalie strictement héréditaire, qui se retrouve dans une lignée familiale. Elle constitue un matériel classique d'étude de la transmission d'un gène à caractère dominant.

— Selon les relations d'arcades. — Les classes III présentent un pourcentage d'agénésies plus important que les autres cas de la classification d'Angle, l'agénésie des incisives latérales entraînant bien souvent une réduction de la flèche du prémaxillaire. Ordre de fréquence. — Selon les auteurs, l'incisive latérale supérieure ou la deuxième prémolaire sont les dents les plus souvent absentes. Une majorité s'accorde pour noter l'absence un peu plus fréquente des deuxièmes prémolaires (40 % des cas d'agénésie). L'agénésie des incisives latérales affecte environ 1,5 à 2 % d'une population. — Classement par ordre de fréquence (8 exclues) : deuxième prémolaire inférieure, incisive latérale supérieure, deuxième prémolaire inférieure, incisive latérale inférieure, canines supérieures, incisive centrale supérieure, premières molaires inférieures, premières molaires supérieures, deuxième molaire (l'agénésie des molaires étant très exceptionnelle). Les dents de sagesse sont absentes pour 12 %

LES DENTS INCLUSES
Définition. — Une dent est « incluse » lorsqu'elle est absente sur l'arcade après sa date normale d'éruption, en tenant compte de l'âge dentaire du sujet, la dent symétrique étant en occlusion fonctionnelle. Fréquence Les dents d'adulte présentant des risques d'inclusion sont, par ordre de fréquence : les canines supérieures, les incisives centrales supérieures, les deuxièmes prémolaires inférieures, les canines inférieures et les premières molaires. Ces défauts d'éruption se retrouvent un peu plus chez les sujets de sexe féminin. L'inclusion peut être unilatérale ou bilatérale. Les canines supérieures sont plus souvent incluses que toute autre dent ; l'inclusion palatine étant trois fois plus fréquente que l'inclusion vestibulaire. Étiologie • Causes primaires : Anomalie de développement du germe dentaire : au cours de la formation de la canine, le germe doit normalement effectuer un redressement distal ; ce redressement peut être quelquefois insuffisant ou inexistant, ce qui entraîne l'inclusion (fig. 46« et b).

FIG. 46. — Redressement intra-osseux (a) insuffisant d'une canine initialement horizontale (b). La distance à parcourir entre le site de développement du germe et le niveau de l'éruption des canines supérieures est la plus longue de toutes les dents permanentes ; — Dents surnuméraires, bloquant l'éruption de la dent d'adulte (particulièrement pour les incisives centrales supérieures).

Au stade de la morphogénèse, sur une denture exempte d'anomalies orthodontiques.

Denis incluses — Retard ou absence de formation de la racine de la dent incluse (rare). Au cours de l'établissement de l'occlusion, en rapport avec des anomalies orthodontiques : dysharmonie dento-maxillaire, classe II, division 2, brachygnathie maxillaire. • Causes secondaires. •

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— ankylose : destruction du desmodonte à certains niveaux et résorption cémentaire avec envahissement osseux dans les zones résorbés ; — hypercémentose apicale ; — coudure radiculaire accentuée : deuxième prémolaire inférieure incluse... Mise en évidence Examen clinique. a) Inspection : — persistance d'une dent temporaire après sa

Traumatismes, particulièrement au niveau des incisives temporaires supérieures (15 % des cas d'inclusion d'incisive centrale supérieure) (fig. 47).

FIG. 48. — Distovcrsion des incisives latérales ou signe de Quintero : signe d'inclusion des canines supérieures, sur une radio panoramique, après 12 ans. s.p. : sac péricoronaire. FIG. 47. — Incisive centrale supérieure incluse, à la suite d'un traumatisme sur les dents temporaires -» bascule du germe vers le haut.

Extractions prématurées, provoquant une diminution du périmètre d'arcade par mésialage des secteurs latéraux : deuxièmes prémolaires inférieures incluses par exemple, après l'extraction de la deuxième molaire temporaire. . Inclusion secondaire d'une deuxième molaire temporaire, due à la poussée mésiale. Complications à incidences orthodontiques. • Au niveau des dents voisines. Résorption radiculaire d'une dent d'adulte en contact avec le sac péricoronaire de la dent incluse, particulièrement l'incisive latérale supérieure et parfois la racine palatine de la première prémolaire : • Au niveau des dents incluses : résorption coronaire et ossification secondaire ;

date normale d'élimination, la dent d'adulte symétrique étant présente sur l'arcade ; — réduction marquée du diastème au niveau de la dent incluse ; — version et rotation des dents voisines de l'inclusion : . disto-version de 12 ou 22 : canine incluse palatine sur la ligne d'arcade (fig. 48). . vestibulo-version de 12 ou 22 : canine vestibulaire, . rotation de la l rc prémolaire : canine palatine distale : b) Palpation : — voussure palatine ou vestibulaire pour une inclusion sous-gingivale ou sous-muqueuse : — absence de voussure ou de bosse canine pour une dent en inclusion haute palatine. Cet examen clinique orientera les investigations radiographiques. • Examen radiographique. — Cette recherche est sensiblement identique pour les différentes catégories

2

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Anomalies orthodontiques — Au maxillaire supérieur, il existe trois incidences classiques (fig. 49) : . incidence de Tridon : au niveau du rebord orbitaire externe ; le rayon principal fait un angle de 45° par rapport au plan du film et passe par l'apex des incisives, . incidence de Simpson (au niveau du frontal) : le rayon principal fait un angle de 90° par rapport au plan du film, . incidence transcrânienne (dite de sommet) : le rayon principal est dirigé suivant le grand axe des dents voisines de l'inclusion. Cette incidence peut être précisée sur téléradiographie (environ 120°). — A la mandibule : rayon incident perpendiculaire à la situation présumée de l'inclusion (incidence dite « axiale »). b) Radiographies rétro-alvéolaires, selon trois incidences (technique de Clark) : — rayon incident perpendiculaire à la position idéale de la dent incluse ; — disto-excentrique : rayon incident dirigé à 45° mésial par rapport à l'axe présumé ; — mésioexcentrique : rayon incident dirigé à 45° distal par rapport à l'axe présumé. En principe, la dent sera située en position palatine si elle se déplace dans le même sens que le cône, sur les trois clichés successifs. c) Téléradiographie de profil : elle permet de préciser l'orientation antéro-postérieure de la racine et la situation de la dent incluse par rapport au plancher du sinus maxillaire. d) Tomographie, éventuellement. En pratique, une radiographie panoramique, deux radiographies « long cône », une téléradiographie, et deux radiographies occlusales à 45° et 120" permettent de préciser la situation d'une dent incluse, sauf cas particulier. Un repérage radiographique précoce est indispensable, si l'on suspecte une inclusion. Remarque : Mise en évidence d'une ankylose (diminution ou suppression de l'interligne). Elle est très aléatoire au vu d'une radiographie, sauf à un âge tardif chez l'adulte. Au cours de l'intervention, à la percussion, la dent ankylosée donne un son clair.

de dents incluses. Elle comporte des procédés spécifiques : Dépistage : radiographie panoramique : elle permet de déceler l'inclusion et d'estimer le stade de rhizalyse de la dent temporaire. Localisation : a) Radiographies occlusales : ces clichés sont difficiles à réaliser correctement. Ils donnent des renseignements précieux sur la situation vestibulolinguale de la dent incluse et ses rapports avec les dents voisines.

Fie. 49.

FIG. 49. — Les différentes incidences d'une radiographie occiusale pour la localisation d'une canine incluse. 1. Incidence de Tridon. 2. Incidence de Simpson. 3. Incidence transcrânienne.

Dysharmonie dento-maxillaire

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LA DYSHARMONIE DENTO-MAXILLAIRE (OU D. D. M.)
Définition. — Une dysharmonie dento-maxillaire correspond à une disproportion entre les dimensions mésio-distales des dents permanentes et le périmètre des arcades alvéolaires correspondantes ; la continuité des arcades dentaires au niveau des faces proximales n'étant plus assurée. Le signe le plus manifeste est un encombrement des arcades dentaires. Il est classique de différencier D. D. M. par excès et D. D. M. par défaut. Une D. D. M. par défaut est en rapport avec des dents plus petites que la moyenne, sur un maxillaire de volume habituel ; il s'agit, le plus souvent, d'une microdontie. Localisation : — D. D. M. à localisation antérieure (incisives et canines). — D. D. M. à localisation latérale (prémolaires et premières molaires). — D. D. M. à localisation postérieure (deuxièmes et troisièmes molaires). Étio-pathogénie Certains auteurs mettent en cause l'indépendance phylogénétique et embryologique entre la denture et les maxillaires, qui permettrait de comprendre les incoordinations entre dimensions des mâchoires et dimensions des dents. La D. D. M. s'expliquerait également par un mécanisme d'hérédité croisée (petits maxillaires de la mère, grandes dents du père...), c'est-à-dire de maldonne génétique. Il semble que de très nombreuses D. D. M. soient tout simplement liées à un type familial ou ethnique. Les trois types d''encombrement. — On distingue chronologiquement trois types d'encombrement, en fonction de l'étiologie : 1. L'encombrement primaire est la conséquence d'un manque d'harmonie entre les proportions relatives des maxillaires et des dents, d'origine génétique. Cette anomalie est décelable dès la denture temporaire (absence des diastèmes de Bogue, v. p. 9). 2. L'encombrement secondaire coïncide avec l'évolution des canines et, plus tardivement, des deuxièmes molaires permanentes. Il peut être dû à la poussée mésialante ou provoqué par la perte prématurée de dents temporaires (d'origine pathologique ou iatrogène). 3. L'encombrement tertiaire est plus fréquemment observable chez les individus du sexe masculin (adolescents et jeunes adultes). Il correspond à la phase d'éruption active des troisièmes molaires et à la croissance terminale de la mandibule. Le redressement lingual des axes des incisives, en fin de maturation, constitue le troisième facteur à prendre en compte. Dans l'apparition d'un encombrement tertiaire, il semble qu'il ne faille pas négliger la poussée éruptive des dents de sagesse, même si elles ne sont pas seules en cause. Ces encombrements peuvent se cumuler les uns les autres, au cours de l'établissement de l'occlusion. Les signes d'une D. D. M. La D. D. M. peut être décelée et appréciée, au cours de l'examen clinique, sur les moulages, à la lecture des radios panoramiques et sur les téléradiographies de profil. • Signes faciaux. — Le préjudice esthétique peut être purement dentaire, c'est la conséquence de l'encombrement : malpositions incisives, canines ectopiques, rotations, linguocclusions localisées, etc., sans retentissement cutané. Il peut être dentaire et facial : la D. D. M. est associée à une biprotrusion faciale ou biproalvéolie. • Signes occlusaux :

En denture temporaire : l'absence des diastèmes de Bogue, à 5 ans, apporte de fortes présomptions en faveur de l'apparition d'un encombrement ultérieur, en denture permanente. En phase de constitution de la denture mixte : A la mandibule : a) Au niveau des incisives : — rhizalyse prématurée des incisives latérales temporaires par les incisives centrales adultes: — évolution des incisives latérales en linguo-position. C'est le premier signe annonciateur d'un encombrement incisif;

diastèmes réduits + + ou même supprimés p o u r les canines permanentes (fig. ou bien retenues entre canines permanentes et deuxièmes molaires temporaires . Au maxillaire : malpositions incisives. M. FIG. b) Manifestations latérales : — vestibulocclusion localisée à une incisive centrale inférieure. . b) D. — premières prémolaires évoluant en vestibulo ou en linguoeelusion. D. avec expulsion spontanée d'une canine temporaire et déviation du milieu incisif. D. en infraposition ou en infra-mésio-vestibulo-position (fig. b) Au niveau des canines temporaires : les trois modalités : — type 1 : les canines temporaires persistent : encombrement incisif + + et dénudation fréquente de l'incisive centrale inférieure la plus vestibulée (fig. — type 2 : expulsion unilatérale d'une canine temporaire : déviation du milieu. facettes d'abrasion sur les dents. — au niveau des canines permanentes : . c) D. 50« et d) : . M. avec expulsion des deux canines temporaires-pas d'encombrement incisif-diastème très fortement réduit pour les canines permanentes. dénudation accentuée d'une incisive et parfois absence de gencive attachée à ce niveau (fig. — a) D. 50c). D. Le repère correspond au milieu interincisif supérieur. . 50. en fonction d'un trauma provoqué par la vestibulocclusion. 50b) . 50d) . mobilité d'une dent inférieure en vestibuloclusion (fig.76 Anomalies orthodontiques En denture mixte stable et en phase de constitution de la denture adolescente a) Manifestations antérieures : — au niveau des incisives : encombrement incisif. du côté de l'élimination et encombrement incisif plus réduit (fig. 51) avec un défaut ou un m a n q u e de gencive attachée. évolution vestibulaire. M. élimination d'une ou deux canines temporaires (processus identique à celui précédemment décrit à la mandibule). — type 3 : expulsion spontanée des deux canines temporaires : pas d'encombrement incisif. correctement situé. . linguocclusion d'une ou deux incisives latérales. si le site d'éruption était situé dans la muqueuse. en occlusion inversée. 50a). d) Mobilité et dénudation de la 41. inclusion vestibulaire ou palatine. avec persistance des canines temporaires-encombrement incisif dénudation de la 31.

D. rotation mésio-vestibulaire de la première molaire. M. 61 ). D. 54) : . — linguo ou vestibuloclusion des deuxièmes prémolaires (fig. 51 et 52. c) Manifestations postérieures : — Première molaire : . ce qui diminue l'espace disponible. . latérale : tracé de l'image radiologique de 25 et 35 incluses. à la suite de l'éruption de la dent de 6 ans (fig. 52 FIG. D. FIG. p. .Dysharmonie dento-maxillaire 11 FIG. 51. Fie. FIG. distance 26 D -> FPTM réduite (v. — antérieure et latérale : 34 en vestibulocclusion (le diastème est insuffisant) : 35 en linguoclusion . — a) Signes de D. encombrement incisif. 53. ce qui accentue le déficit d'espace. M. 5 3 a ) . première molaire supérieure enclavée sous la deuxième molaire temporaire (ce signe n'étant pas toujours symptomatique d'une D.vestibulo-topie . — b) Signes de D. 53. postérieure : entassement des germes non évolués. M.). — rotation des prémolaires. rhizalysè de la racine distale de la deuxième molaire temporaire ou même élimination trop précoce de cette dent. — Signes de D. : — antérieure : 23 en infra-mésio. 52) ou bien inclusion des deuxièmes prémolaires d'origine secondaire (fig. extractions prématurées de 65 et 75 et mésiafisation 26 et 36. M. D.

D. qu'elle complique. téléradiographie de profil. M. . — superposition des images des germes des molaires non évoluées et des premières molaires permanentes (entassement des germes) (fig. — La D. postérieure : rhizalyse précoce de la racine distale de la 65. D. p. • Signes téléradiographiques. secondaire. peut être associée à toutes les malocclusions de la classification d'Angle. a) Evolution favorable (éventualité d'autant plus rare que l'encombrement est important) — léger encombrement transitoire qui se produit au moment de l'évolution des incisives permanentes . — disto ou mésioversion des germes des deuxièmes prémolaires inférieures. D. c) Manifestations postérieures. • Méthodologie : l'analyse d'une D. par suite de l'éruption mésiale de la 26. vestibulo-version des incisives. 54. comporte plusieurs étapes : a) L'estimation qualitative. 5). Cette estimation ne prend en compte que les secteurs antérieurs et latéraux : — Deuxième molaire : . importante) . • Anomalies associées. — Ces signes sont particulièrement importants et simples à observer. — sur la radio panoramique : axe des germes des canines permanentes fortement mésioversés. . vestibulo-version de la deuxième molaire supérieure. b) L'estimation quantitative s'effectue classiquement à la mandibule. vestibulo-position des deuxièmes molaires inférieures. — versions distales importantes des germes des deuxièmes et troisièmes molaires : germes des dents de sagesse + parallèles au plan d'occlusion. b) Évolution défavorable : encombrement secondaire. deuxième molaire inférieure enclavée sous le bombé distal de la première molaire . 48a). tertiaire. M. M. — âge dentaire normal et âge osseux retardé . • Documents nécessaires : examen clinique complet. — Troisième molaire : inclusion des dents de sagesse. en tenant compte de l'âge osseux . 75). la recherche de Pédologie primaire. plus tardivement. distoversion des incisives latérales supérieures (fig. FIG. . D.78 Anomalies orthodontiques et troisièmes molaires. radiographies long cône des prémolaires et canines inférieures ou téléradiographies à 45". Analyse d'une dysharmonie dento-maxillaire actuelle (ou « apparente ») Définition : La dysharmonie dento-maxillaire actuelle (ou « apparente ») correspond à l'encombrement antérieur et latéral visible et mesurable au moment de l'examen clinique. C'est la mesure du déficit d'espace ou indice de Nance. sur les téléradiographies. — Signe de D. ce qui détermine des contacts entre les cuspides primaires des deuxièmes molaires supérieures et inférieures. 53b): — hauteur maxillaire postérieure fortement diminuée (racines des molaires procidentes dans le sinus). puis tertiaire. — élimination tardive de certaines dents temporaires (deuxièmes molaires temporaires inférieures) provoquant un encombrement transitoire (séquence 7. Ils constituent les signes qualitatifs d'un encombrement postérieur : — espace réduit pour l'évolution des deuxièmes . grâce à l'étude des signes cliniques et radiographiques (v. a) Manifestations antérieures : — sur la téléradiographie : en denture mixte précoce : image du germe de la canine situé près de la corticale symphysaire externe (D. avec diastèmes réduits . b) Manifestations latérales — prémolaires enclavées ou incluses. empreintes des dents maxillaires avec tubérosités et trigones. Évolution. M. associée à l'encombrement . etc.

4] 21. D.. a) En denture mixte : à la mandibule : . à l'arcade inférieure. Si aucune précaution particulière n'est prise (par exemple. D. 4~| 3] + 4 ] + 5~| 6. . à l'aide de radiographies long cône ou d'une radiographie occlusale à 90° par rapport au plan d'occlusion en cas de rotation : . si le parodonte est sain.7 6.8 6. B. D. abrasions prématurées.5 22.5 7. 2) à partir des faces mésiales des premières molaires permanentes.9 . pour des sujets prédisposés.1 8.5 3~| + 4/ + 5~] • 23. des incisives et des premières molaires : la différence entre Yespace nécessaire et Yespace disponible constitue la D. N.2 8.MESURE DE L'ESPACE NÉCESSAIRE (E.6 7.7 23. — proximités radiculaires au niveau des incisives inférieures ou à' d'autres niveaux.Dysharmonie dento-maxillaire — instrumentation : fil de laiton au 5/10. c) Occ/usales : Sadam dû à des prematurités. D. de la denture.) doit être soustrait de l'espace disponible..2 7. D. à tel point que certains auteurs estiment que cette Largeur Largeur _ M. une faible D. D.0 8. D. N.9 8.9 M.3 19.0 6.4 6. apparente») . Ce fil est rendu rectiligne et mesuré.3 6.7 19. D.7 21. . D. n'a guère de conséquences sur la pérennité à long terme. D. Comparer avec la distance 6~| M -> 2~| D (courbe d'arcade): (déduire l'espace de dérive mésiale). Espace de dérive mésiale : aux deux hémi-arcades : E.7 20. Conséquences à long ternie d'une D. : Ces mesures comportent un pourcentage d'erreur important. mesure des largeurs M.8 7.0 7.3 20.5 20. grâce à la table ci-apres. b) Parodontales : — difficulté d'élimination de la plaque dentaire . premières prémolaires en linguocclusion totale. — dent ectopique vestibulaire : manque ou absence de gencive attachée . — toute dent trop vestibulée par rapport à la ligne d'arcade risque de présenter une dénudation ou une déhiscence ultérieure .1 6. M.MESURE DE L'ESPACE DISPONIBLE (E. Peut-être faut-il réévaluer le traitement systématique de toutes les D. sans traitement).5 19. 4.1 22. a) Dentaires : inclusion. d) Psychologiques : un encombrement antérieur et supérieur important peut inciter le sujet à ne pas découvrir sa denture au cours du sourire.9 22. M.2 6. M.3 21.5 6. en denture mixte.) : fil de 79 évaluation est trop peu fiable pour servir de base à une prédiction.4 8. PRÉDICTION DE L'ESPACE NÉCESSAIRE pour 3.1 19.9 24. papier millimétré : — méthodologie : comparer la mesure du périmètre d'arcade actuel (espace disponible : E. si l'on attend l'évolution des dents permanentes. mesure des largeurs mésio-distales des germes des prémolaires et canines droites et gauches. M.3 7.1 23. Loutefois.5 23.). des facettes d'abrasion se produisant sur les dents en malposition.) et la somme des diamètres mésio-distaux des dents permanentes correspondantes (évoluées et non évoluées) : (espace nécessaire : E. on en déduit la largeur totale des prémolaires et canines. Cette mesure doit être répétée au maxillaire.9 3~] + 4~] + 5] M.1 21. l'espace de dérive mésiale (E. elle correspond à l'encombrement antérieur et latéral mesuré au moment de l'examen. D. disposé au niveau des points définissant le périmètre d'arcade (fig. b) En denture adulte : somme des diamètres mésiodistaux des 10 dents antérieures aux premières molaires. D. = Z/diamètres mésio-distaux C + PM mandibulaires adultes — Z/diamètres mésio-distaux C + Molaires temporaires.L a largeur de la première prémolaire inférieure est mesurée sur radiographie « long cône » ou sur moulage.3 8. D. 5 laiton. N. actuelle (dite «D. caries à certains niveaux (dents enclavées).! 7.5 21. M.3 23. pied à coulisse orthodontique.3 22. M. M. sans discrimination.4 7.1 19.7 22. 4~] 7.7 7.9 20. même pour un opérateur entraîné.6 6.). .) : (Tngervall et coll.1 20.

4 34.6 47.0 45.3 31.5 46.26.0 54.9 36. correspond à un excès relative largeur du périmètre antérieur mandibulaire.4 37.4 32. associée ou de face courte. l'angle positif entre la face vestibulaire des incisives supérieures et le plan facial cutané est augmenté (M = parallèle au plan). • Rapport des dents antérieures (6 dents) : diamètre M. Cette dernière estimation est la plus utilisée.0 49.0 46.5 35.5 54. la D. D.80 Anomalies orthodontiques LA DYSHARMONIE DENTO-DENTAIRE (D.5 45. 48.0 44.5 43.0 41.3 max. 55f). S. 55«) : — la convexité est augmentée (le point A est déplacé vers l'avant) . mancl.0 48. 6 DENTS 6 DENTS 6 DFNTS 6 DENTS inox. Ce rapport s'analyse au niveau de l'ensemble des arcades et aux secteurs antérieurs incisivo-canins. 52. D.9 31.1 37. — angle interincisif diminué.5 41. D. 44. D.5 51.2 % : la D. c) Signes téléradiographiques (fig. M = 60" . Cette anomalie se manifeste.5 55. Anomalies associées : cette anomalie peut être isolée (d'origine fonctionnelle) ou associée à d'autres ano- Définition : anomalie alvéolaire du sens antéropostérieur. D.x.4 max. D.2 ina.0 40.5 h) Si le rapport est < à 77.2 %.1 40. La proalvéolie supérieure. par appui des incisives supérieures sur la lèvre inférieure. D. Cette anomalie se manifeste par un recouvrement incisif et un surplomb augmentés.1 35. correspond à un excès relatif de largeur du périmètre antérieur maxillaire.8 33.9 41. soit par des diastèmes interincisifs supérieurs. M.0 32. • Rapport dés dents postérieures moyenne = 91. des 6 dents maxillaires (mm) = en moyenne : 77. Formes cliniques : symétrique ou asymétrique. b) Signes oeclusaux : diastèmes interincisifs plus ou moins prononcés.0 53. Mise en évidence : a) Signes faciaux : prochéilie supérieure avec ou .0 50.65) a) Si le rapport est > à 77.0 39.5 53.3 mm + 0. D.7 42. uni ou bimaxillaire (biproalvéolie avec biprochéilie) (fig.0 30.0 37.7 32.0 40. des dents supérieures et inférieures permet d'évaluer l'harmonie ou la dysharmonie dimensionnelle entre les 2 arcades dentaires.2 + 0. ± 1.0 34. mancl 40. des 6 dents mandibulaires (mm) x 100 diamètre M.0 34. localisée aux incisives. Mesure réelle 6 dents maxillaires — Mesure « idéale » 6 dents maxillaires = excès de longueur de l'arcade maxillaire.6 39. D. soit par un encombrement incisif inférieur. Mesure réelle 6 dents mandibulaires . — l'angle déterminé par le grand axe des incisives supérieures avec le plan d'occlusion est augmenté.7 35.Mesure « idéale » 6 dents mandibulaires = excès de longueur de l'arcade mandibulaire (en fonction de l'arcade supérieure).2 38.5 40.0 42.1 42.0 52.8 38. absence de diastème incisif.22 (D. et caractérisée par une inclinaison vestibulaire exagérée des incisives supérieures ou inférieures.5 49. mancl. (12 dents) LES ANOMALIES ALVEOLAIRES LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES DU SENS SAGITTAL LA PROALVÉOLIE sans exagération du sillon labiomentonnier.) (Analyse de BOLTON) La mesure du rapport entre les dimensions M. mancl.3 41. D. si les incisives inférieures sont en position normale. en cas de D.5 42.5 50.

relations de classe I molaire et occlusion antérieure inversée. 55. .Pos = 13° Fie.Anomalies alvéolaires 81 F[G.Pog = + 8 mm 1 -> A — Pog = — 3 mm Axe T A . 55. — a) Proaliéolie supérieure arec retroalvéolie inférieure : 1 -> A . — b) Proaliéolie inférieure.

98. — signes téléradiographiques : linguo-version des incisives inférieures. v. p. malies alvéolaires (béance antérieure ou supraclusion) ou basales. La rétroalvéolie supérieure. 55b). FIG.Pog = + 8 mm. — anomalie associée : brachygnathie maxillaire (v. Formes cliniques : uni ou bimaxillaire (birétroalvéolie. Étiologie : — tonicité labiale supérieure augmentée avec lèvre supérieure fine . — signes téléradiographiques : angle facial normal et vestibulo-version des incisives inférieures.Pog = + 4. localisée aux incisives et caractérisée par une linguo-version des incisives supérieures ou inférieures. classe II. p. lèvres inférieures atoniques. systématiquement associée à une supraclusion) (v. l'appui labial inférieur étant excessif. — c) Biproalvéolie avec biprochéilie. — succion de la lèvre inférieure ou frein lingual court. Définition : anomalie alvéolaire du sens antéropostérieur. division 2). malocclusion de la classe III. 85) ou basale (croissance horizontale). division 1.5 mm. classe I molaire et canine . p. Mise en évidence : — signes faciaux : rétrochéilie inférieure . C'est une anomalie très rarement isolée. Conséquences à long terme . LA RÉTROALVÉOLIE La proalvéolie inférieure (fig. — signes téléradiographiques : convexité diminuée. . Mise en évidence : — signes faciaux : rétrochéilie supérieure : — signes occlusaux : encombrement incisif supérieur et occlusion inversée au niveau antérieur. Elle se retrouve dans les cas de classe I et II. amygdales hypertrophiques. classe II. Étiologie : fonctionnelle (parafonctions p.Pog = 36". La rétroalvéolie inférieure (fig. — signes occlusaux : encombrement incisif inférieur . Anomalie associée : proalvéolie supérieure. 55. 107). Étiologie : langue basse et protrusive. Axe 1 A . — cicatrices ou brûlures labiales. T -^_A .82 Anomalies orthodontiques Anomalies associées : supraclusion incisive. division 1 d'Angle. 97. axe incisif supérieur linguo-versé . Mise en évidence : — signes faciaux : prochéilie inférieure . — signes occlusaux : diastèmes interincisifs avec occlusion inversée au niveau antérieur et classe I molaire . Étiologie : — la rétroalvéolie inférieure est souvent la conséquence d'une proalvéolie supérieure. 55a). Les incisives sont situées très en avant par rapport à la ligne A — Pog et versées en direction vestibulaire : 1 -» A .

— on constate parfois une éversion de la lèvre inférieure vers le bas. SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : — forme alvéolaire : biproalvéolie (fig. Mise en évidence : la supraclusion peut être décelée. a) Cause dentaire : — dysharmonie dento-dentaire. 56/?) . division 2) (fig. Formes cliniques : anomalie le plus souvent symétrique. 111). Étiologie : c'est une anomalie d'origine primaire (héréditaire). associé. E. En denture adulte. bien que cette constatation ne soit pas la règle (fig. Anomalies associées. anomalie basale). de type « face courte ». en cas de supraclusion accentuée. b) Cause basale : développement vertical inférieur à la moyenne de l'os alvéolaire postérieur. axe Y diminué. division 2) (fig. — en cas de linguo-version associée des incisives supérieures. 56a) ou birétroalvéolie associées (fig. 56c/) . c) Supraclusion provoquée par la linguoversion des incisives supérieures (cas de classe II. uni ou bimaxillaire. 56. 76b).Anomalies alvéolaires 83 LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES DU SENS VERTICAL SUPRACLUSION — si l'anomalie est d'origine basale. C. ___z=^forme basale : H. a) Contacts cingulaires. et dans certaines classes III. peuvent rentrer en contact avec les cingulums des incisives supérieures (fig. par excès maxillaire (v. il n'existe pas de courbe de Spee (fig. b) Conséquences défavorables : — abrasion prématurée des incisives inférieures (lors des mouvements d'ouverture) : — vcstibulo-version des incisives supérieures.. avec ou sans inversion de la courbe de Spee au maxillaire. division 2 d'une façon systématique. 35). dès la denture temporaire. en I. — si la supraclusion est d'origine maxillaire. 56a et c) ou avec la muqueuse palatine (cas sévères) (fig. — La supraclusion est observable dans toutes les classes d'Angle. — peu ou pas de retentissement esthétique . FMA diminué. Supraclusion et courbe de Spee. 35) . sans habitudes déformantes. b) Contacts des incisives inférieures avec la muqueuse palatine. — Les différentes formes de supruclusion. Cette anomalie peut être isolée (alvéolaire) ou associée à une croissance horizontale (face courte. on peut constater une supraclusion avec ou sans exagération de la courbe de Spee à la mandibule. circulaires. 56d et 67c et d). d) Lésions vestibulaires. M. — Au maxillaire : localisation au niveau des deux incisives centrales. . 40a). 56. division 2). particulièrement dans les classes IL division 1. à un type de croissance plutôt horizontal .5 mm) . 1. si Fio. diminuée (p. dans les classes II. — Les différentes formes de supraclusion. SIGNES FACIAUX : — recouvrement incisif excessif (+ de 3 mm): — les bords libres des incisives inférieures. à condition que les rapports dento-dentaires soient stables » (Dawson). plus basses que le plan d'occlusion maxillaire. l'étage inférieur de la face paraît diminué (fig. 75) . — En denture mixte. contact avec la gencive vestibulaire des incisives inférieures (classe II. — augmentation anormale de l'angulation coronoradiculaire des incisives supérieures (classe II. comme on l'a vu. avec un sillon labio-mentonnier accentué dû à l'appui des incisives supérieures (fig. — A la mandibule : localisation au niveau des quatre incisives ou du secteur incisivo-canin. même potentiel. p. dans un cas de classe II. division 2. a b c d Conséquences à long terme : a) « Une supraclusion profonde n'est pas un facteur de trouble. — l'occlusion labiale est habituelle . localisée au secteur alvéolaire antérieur et caractérisée par un recouvrement incisif excessif (plus de 3 mm). 5a). SIGNES OCCLUSAUX : Définition : anomalie alvéolo-dentaire du sens vertical. le bord libre des incisives supérieures est parfois trop bas par rapport au stomion (M = 2. au niveau des quatre incisives ou du secteur incisivo-canin.

56b) . b) Forme ou fonction linguale atypique : — situation habituelle antérieure. liée à une faible tonicité labiale. au niveau des incisives inférieures . On peut également utiliser le terme de « béance antérieure ». le sourire paraît édenté. par ailleurs. proalvéolie secondaire chez l'adulte . le contact du bord libre des incisives inférieures est juxta-cingulaire-lésions parodontales ultérieures au niveau des incisives supérieures (fig. ne rentrent pas dans le cadre de ce chapitre (fig. la béance est antérieure et latérale. au niveau des prémolaires et même des premières molaires. à la mandibule ou aux deux maxillaires à la fois. b) Signes occlusaux : — en intercuspidie maximale : on constate une absence de recouvrement incisif plus ou moins marquée. Le préjudice esthétique est important au niveau dentaire : si la longueur de la lèvre supérieure est normale. B. aspiration de la lèvre inférieure. c) Signes téléradiographiques : si l'anomalie est . Dans les cas extrêmes. 58). tic de mordillement d'un linge. volume important ( + héréditaire) : — déglutition primaire avec interposition linguale. ce trouble de l'occlusion étant souvent associé à des formes cuspidiennes assez plates. — Béance antérieure et latérale.84 Anomalies orthodontiques c) Troubles de la ventilation nasale : abaissement et situation avancée de la langue nécessites par une ventilation buccale (fig. La béance peut être symétrique ou asymétrique et incorporer ou non les canines. — reconstitution prothétique d'incisive supérieure fracturée plus difficile . FlG. — fonction occlusale : de nombreux cas d'infraclusion. de différencier deux types très distincts de béance antérieure. avec succion. 57. Ces anomalies basales gravissimes. : une proalvéolie supérieure provoquée par le suçage du pouce peut masquer une supraclusion constitutionnelle qui apparaîtra après abandon de l'habitude déformante ou après correction de la vestibulo-version supérieure (fig. division 2 sévères : lésions palatines et vestibulaires. 57). défauts d'articulation des consonnes. le plus souvent. 55a). au maxillaire. 60/?). INFRACLUSION (OU BÉANCE ANTÉRIEURE ANTÉRIEURE) Définition : l'infraclusion antérieure est une anomalie du sens vertical. Cette habitude peut persister après abandon de la succion digitale. guide incisif perturbé. La tonicité labiale est plus faible que la moyenne. d'une proalvéolie uni ou bimaxillaire (fig. d) Troubles de la phonation : très inconstants. Formes cliniques : l'infraclusion affecte la zone alvéolo-dentaire antérieure. localisée au secteur alvéolodentaire antérieur. — dans les cas de classe U. La béance squelettique (étiologie primaire) : l'infraclusion antérieure est associée à une anomalie sévère des bases squelettiques dans le sens vertical. liés à des problèmes de situation et de fonction linguale atypique. mais plutôt rares. et caractérisée par une insuffisance ou une absence de recouvrement incisif. Les dysfonctions et les parafonctions en constituent l'étiologie la plus fréquente : a) Habitudes déformantes : succion digitale. selon l'importance de l'anomalie. N. caractérisée par un type de face excessivement longue et une béance labiale (fig. La béance fonctionnelle (étiologie secondaire) : l'infraclusion antérieure n'est pas associée à une anomalie majeure des bases squelettiques dans le sens vertical (fig. accompagnée. L'étiologie permet. 75). — déplacement distal du condyle (Bench). Le suçage du pouce est constamment associé à une déglutition atypique. — cas extrêmes : lésions palatines . présentent en outre. Mise en évidence : a) Signes faciaux : il existe assez fréquemment une béance labiale associée ou quelquefois une absence de signes faciaux. 123a). un proglissement plus ou moins marqué .

Si l'anomalie est d'origine primaire. Fréquence (d'après Bouvet) : entre 4 et 6 ans. 58. + + ) . division 2) qu'elle aggrave considérablement. Fréquence : anomalie de très faible fréquence. — mobilités dentaires dues à une pression linguale excessive . 59. et d'un proglissement habituel (décalage entre R. Définition : la déglutition primaire ou atypique correspond à une interruption dans la maturation de la déglutition du nourrisson. FIG. dans l'apparition des anomalies alvéolaires antérieures et des anomalies du sens transversal est essentiel.0 û.— Synonymes : déglutition atypique. — Sadam plus fréquemment observable que la moyenne.Dysfonctions. M. ou archaïque. d) Anomalies associées : l'infraclusion antérieure peut être associée à toutes les malocclusions de la classification d'Angle {sauf la classe II. C. au niveau des dents cuspidées. Para)'onctions 85 et de protection canine. Conséquences à long terme : a) La stabilité peut être acceptable si la protection canine est assurée. 59) . l'infraclusio'n s'accompagne d'un tableau sévère. — reconstitutions prothétiques très difficiles. d'excès de croissance verticale avec un étage inférieur très augmenté et des signes de rotation postérieure très marqués (fig. — interposition linguale latérale au repos et au cours des fonctions. Étiologie : —^ absence de formation d'os alvéolaire. la langue est volumineuse et large. ou de type intermédiaire. la croissance est de type habituel : c'est une anomalie purement alvéolaire caractérisée par une béance antérieure et une version vestibulaire des incisives. LES PARAFONCTIONS Leur rôle. • La déglutition primaire. LES DYSFONCTIONS. •b) Infraclusion ou béance antérieure. aucune augmentation de l'étage inférieur de la face n'est perceptible. purement fonctionnelle. FIG. — a) Bout à bout incisif (insuffisance de recouvrement incisif). 15b). contacts occlusaux au niveau des deuxièmes molaires. C. arec proalvéolie supérieure (absence de recouvrement incisif). LES ANOMALIES ALVÉOLAIRES LATÉRALES OU BÉANCE LATÉRALE L'INFRACLUSION (fig. en raison de l'absence de guide antérieur Définition : absence de contacts dentaires en I. au niveau des molaires temporaires cuspidées (« réinclusion » de ces dents) .3 % des enfants présentent une déglutition pri- . ou infantile. la transition au stade adulte ne s'efTectuant pas. — Béance latérale . C. b) Conséquences défavorables : — lésions parodontales au niveau des dents non fonctionnelles . M. et I. premières ou deuxièmes molaires exclues et contacts incisifs. 51.

b) Interrogatoire : ronflements nocturnes et rhinopharyngites fréquentes. Ventilation buccale (orifices narinaires réduits. Palpation des muscles masticateurs : la palpation suçage de deux doigts : index et médius. soit antérieurement et latéralement. 60(7). — a) Insuffisance de développement des voies aériennes supérieures. forte contraction apparente des lèvres et parfois contraction de la houppe du menton (aspect « en peau d'orange »). a) Signes cliniques : face étroite. . pommettes effacées. lèvres non jointes): endognathie maxillaire. un appui sur les incisives supérieures et inférieures (biproalvéolie). — suçage de deux doigts : la paume de la main est dirigée vers l'extérieur. 60. • La ventilation buccale pathologique. — suçage de plusieurs doigts . b) Examen endo-buccal : placer les deux index au niveau des commissures labiales : les doigts sont fréquemment chassés par une forte contraction labiale. Dépression linguale médiane avec langue en situation basse et antérieure habituelle. soit antérieurement. présentent encore une déglutition atypique. Signes cliniques de la déglutition primaire : — au cours de la phonation.86 Anomalies orthodontiques des masséters et des faisceaux antérieurs des temporaux révèle une absence de contraction. face longue. Ses conséquences. allergies. la langue s'interpose entre les arcades . Au cours du premier temps de la déglutition. LES VARIANTES : maire . le matin. Chez l'adulte. Millier). — Les parafonctions comportent : le suçage digital (pouce ou autre doigt) : le têtage d'un linge. 60/) ) : — déviation de la cloison (incidence de face). ce mode de succion exerçant des pressions importantes . ou en période de repos. mucosités abondantes (fig. — examen de la déglutition proprement dite : faire prendre à l'enfant un nutriment liquide. d) Attitude posturale : la tète est située en avant par rapport à la colonne vertébrale.8 %. — l'oreiller est humide. la main à l'endroit . perceptible à l'audition . un appui incisif inférieur (tendance de la classe III). les tics de mordillcment de la lèvre inférieure et de la lèvre supérieure. 30 "„ des individus. dont le suçage du pouce est l'aspect le plus habituel. habitude qui paraît également très déformante (H. au cours du sommeil. en cas d'obstruction moyenne : — signes de rotation postérieure et béance antérieure (fig. Interrogatoire : — suçage digital (ou labial) associé : — têtage de la langue. le bruxisme. — suçage du pouce ou d'autres doigts. Les arcades n'entrent pas en contact au cours du premier temps de la déglutition. • Les parafonctions. un appui incisif supérieur (parfois arcades serrées). FlG. en cas de déglutition primaire. associé au têtage et à la macération d'un linge. Le muscle lingual peut prendre différents appuis : un étalement total antérieur et latéral. petit nez avec orifices narinaires de dimension réduite et orientes vers le haut et vers l'avant. entre 12 et 14 ans : 38. Le suçage digital : le suçage des doigts chez l'enfant présente plusieurs variantes. la langue s'interpose entre les arcades. d'après Cauhépc. c) Signes radiologiques : — image d'encombrement pharyngé. a) Examen exo-buccal : examen du visage au cours de la fonction : forte grimace de succion due au muscle buccinateur. entre 7 et 12 ans : 40 °0 .

. Il sert surtout cY inducteur à la tétée (de la langue) » (Gudin). Son rôle est mineur dans le mécanisme lésionnel. Il correspond au réflexe de préhension labiale déclenché par le passage de n'importe quel objet au voisinage des lèvres du nourrisson et au plaisir oral déclenché par la succion. a) Petite enfance : le suçage du pouce pendant les deux premières années de la vie représente un modèle de comportement normal. Para/onctions 87 FIG. cependant il n'existe pas de corrélation significative entre l'alimentation au biberon et le suçage des doigts. que « si le doigt intervient. On constate un pic de succion vers 4 mois. la persistance de la succion est un signe d'immaturité et/ou d'un comportement émotif. au coucher ou en cas de fatigue. Il serait toutefois plus logique de dire. En revanche. c) De 6 à 12 ans : au cours de cette période. il favorise la succion. si le suçage du pouce apparaît à cet âge. STADES DE DÉVELOPPEMENT ET SUÇAGE DU POUCE : Le suçage du pouce dure environ 2 h par 24 h avec des séquences de quelques minutes. avant 4 mois. Si tout se passe bien la succion disparaît progressivement vers 1 an 1/22 ans. Amygdales (a) et végétations (v) hypertrophiques -» béance antérieure fonctionnelle. Il faut en informer la famille et la déculpabiliser. — b) Obstruction des raies aériennes moyennes. un sevrage brutal qui fait passer l'enfant d'une alimentation liquide à une alimentation solide. il est le plus souvent d'origine émotionnelle et les causes de son apparition doivent être analysées. déclenche le suçage du pouce. PATHOGÉNIE. le suçage du pouce. b) Age pré-scolaire : 2 à 5 ans : faisant suite à la succion digitale du très jeune enfant. En revanche. — Le suçage du pouce ou des doigts est pratiquement inexistant chez les populations primitives. L'enfant a besoin d'être protégé et de ressentir une impression de sécu- c'est en fonction des stades de développement affectif et de l'âge auquel se pose le problème que doit être situé le suçage du pouce ou d'autres doigts. 60.Dysfonctions. est une habitude normale de la petite enfance.

ou si elle est le signe d'un comportement psychologique perturbé. il existe des signes associés : énurésie.pas ou peu d'effet sur les relations d'arcades des secteurs latéraux. il n'existe aucune norme d'usage courant permettant d'affirmer avec certitude l'un ou l'autre diagnostic (sauf peutêtre l'incidence radiographique de Bouvet). 11 s'agit donc d'une dysharmonie maxillo-mandibulaire dans le sens transversal. Dans d'autres cas. anomalie cinétique. — Tous les suceurs de rite. Il est difficile de différencier une endoalvéolie ou une endognathie maxillaire symétrique . La profondeur de la voûte palatine ne présente pas de corrélation avec la succion du pouce. La malocclusion peut être symétrique ou asymétrique. Endoalvéolie et endognathie maxillaire ont comme conséquence une linguocclusion de l'un ou des deux secteurs latéraux. B. — A la mandibule : rétroalvéolie inférieure due à l'appui sur les incisives inférieures (fig. qui n'évoquerait pas de troubles particuliers de comportement. sauf succion de fréquence très anormale. l'inclinaison linguale des dents postérieures étant plus accentuée. Toutefois. Dès lors. dans les cas à prédominance alvéolaire. Les anomalies du sens transversal. qu'elle peut être le signe d'une grave perturbation psychologique. béance asymétrique. difficultés scolaires. fait apparaître. alvéolaire ou basale. 6b). Le désir inconscient de rester au stade de la petite enfance déclenché. Rappel morphologique : les cuspides V et L des dents maxillaires sont alignées selon une courbe à concavité supérieure dite courbe de compensation ou courbe de Wilson (fig. de la fréquence et de l'intensité de la succion. dans les cas à prédominance basale. Si l'habitude déformante disparaît avant 6 ans. A ces anomalies morphologiques. par la naissance d'un petit frère. en fait. sommeil agité. pouce ou de doigts ne développent pas de malocclusion. Une hospitalisation prolongée ou certaines privations affectives graves déclenchent également le suçage du pouce avec une intensité telle. au maxillaire : Vendoahéolie et Vendognathie maxillaire. Une telle disposition est due à l'inclinaison axiale des dents. En conclusion. sans signification particulière. Les interdictions ou les remontrances parentales renforcent l'habitude déformante et la valorisent. Ces anomalies morphologiques sont fréquemment associées à une latérodéviation. au cours de l'anamnèse. peut s'adjoindre une anomalie cinétique. Tout dépend de la durée. il est essentiel de découvrir si l'habitude « tourne à vide ». 11 s'agit. N. on peut retrouver une « base constitutionnelle héréditaire » à un comportement oral de ce type. accentue ou réactive la succion. l'expansion bimaxillaire. par exemple. la latérodéviation. d'une confusion avec la dysharmonie dentomaxillaire.88 Anomalies orthodontiques EFFETS SUR LA DENTURE. 55a). la linguocclusion bilatérale avec encombrement incisif maxillaire est le signe le plus généralement en faveur d'une endognathie maxillaire. — L'endognathie maxillaire correspond à une insuffisance de développement transversal du maxillaire caractérisée par une inclinaison normale des molaires et prémolaires. . Définitions : — L'endoalvéolie maxillaire est une anomalie morphologique du sens transversal caractérisée par une inclinaison linguale de l'un ou des deux secteurs latéraux maxillaires. Elles n'affectent que le maxillaire ou la mandibule. etc. Quelles sont les anomalies orthodontiques causées par la succion du pouce ? — Au maxillaire : béance antérieure ou/et proalvéolie. associée à un encombrement incisif maxillaire. 60 % des cas montrent une correction spontanée des anomalies provoquées par le pouce. : l'endognathie bimaxillaire est une entité clinique créée de toutes pièces pour les besoins d'une thérapeutique. LES ANOMALIES DU SENS TRANSVERSAL Définition : ces anomalies correspondent à des troubles de l'occlusion dans le sens vestibulolingual au niveau des secteurs latéraux. Le suçage du pouce n'a.

b) En denture mixte : — Arcades séparées : défaut d'abrasion des canines de lait et des cuspides linguales supérieures et vestibulaires inférieures des dents temporaires. Cette anomalie est très fréquente. qui s'expliquerait. la latérodéviation est de règle . On observe une déviation du milieu inférieur au cours du chemin de fermeture. de face. par une asymétrie de la base du crâne influençant la croissance du maxillaire. 616) (s'il n'existe pas d'autres anomalies).Anomalies du sens transversal L'endoalvéolie maxillaire. Non-coïncidence des milieux en I. dont l'étendue doit être précisée . 2° SIGNES OCCLUSAUX : 89 unilatérale peut s'observer après le suçage du pouce. les milieux incisifs supérieur et inférieur coïncident (fig. Elle est parfois transitoire. . b) Coïncidence des milieux en relation centrée. Examen de l'occlusion en I. si l'on demande à l'enfant de serrer ses dents (fig. 61. 61c) . sans latérodéviation. M. sans latérodéviation. et latérodéviation. a) En denture temporaire : l'occlusion croisée FIG. : — non-concordance des milieux incisifs (fig. au niveau du secteur inversé. C. a) Endoalveolie maxillaire symétrique avec latérodéviation : déviation du menton à gauche. — on peut également observer une occlusion de classe II d'un côté. — linguocclusion unilatérale du côté dévié. C. M. pour certains. 61a). — Examen de l'occlusion : signe pathognomonique : en position de repos. déviation du menton d'un côté. • Endoalveolie symétrique avec linguocclusion unilatérale en I. . entre 1 et 5 ans. M. • Formes cliniques : a) Endoalveolie symétrique : — avec linguocclusion unilatérale. L'arcade mandibulaire est normale. en /. M. C. Mise en évidence : 1° SIGNES FACIAUX : à l'examen de face. b) Endoalveolie asymétrique avec linguocclusion unilatérale. de la relation centrée jusqu'à Vintercuspidie maximale. sauf cas exceptionnel. déviation du milieu inférieur vers la gauche. — avec linguocclusion bilatérale. C. — Examen endo-buccal.

de ce fait. — Endoalvéolie maxillaire asymétrique : la voûte palatine droite est réduite en largeur . Diagnostic différentiel : latéroglissement dû à des prématurités occlusales. ou associée à d'autres anomalies. C. Il est difficile de différencier cette anomalie d'une endognathie maxillaire vraie. C. en une anomalie morphologique asymétrique et devenir. milieu supérieur dévié à droite (11 incluse). Elle nécessite donc un traitement précoce. — arcade maxillaire : la voûte palatine est symé- FIG.90 Anomalies orthodontiques trique du maxillaire supérieur sans troubles cinétiques de l'occlusion. La mandibule est normale (fig. après la croissance. Examen des fonctions : déglutition atypique. L'endognathie maxillaire symétrique avec linguocclusion bilatérale Mise en évidence : 1° SIGNES OCCLUSAUX 3° SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : de profil : aucun trouble décelable . FIG. avec ou sans latérodéviation. Il n'existe pas de latérodéviation. 63. — examen de l'occlusion : les milieux coïncident en R. p. Mise en évidence : — examen des arcades séparées : asymétrie de la forme de l'arcade maxillaire objectivée par l'étude du moulage supérieur et de la voûte palatine. • Endoalvéolie asymétrique avec linguocclusion unilatérale : il s'agit d'un développement asymé- En denture temporaire : l'occlusion croisée bilatérale est un signe d'endognathie maxillaire. à un Sadam. linguoelusion unilatérale droite. arcades non serrées. pas de latérodéviation. Étiologie : situation basse de la langue et déglutition atypique. Dans d'autres cas plus rares. — absence d'abrasion des canines de lait et des cuspides d'appui droites et gauches des dents temporaires . 21 en I. les deux arcades étant coordonnées dans le sens transversal. Cette anomalie est beaucoup plus raie. dans les cas d'agénésie unilatérale d'incisives latérales supérieures et les fentes labio-maxillaires unilatérales. une latérognathie (v. encombrement pharyngé. et situation basse de la langue en posture habituelle . cliché axial : cette incidence permet d'objectiver la symétrie de la mandibule et quelquefois l'asymétrie de la forme crânienne (plagiocéphalie).). M. 62) . . . l'anomalie cinétique peut se transformer. Conséquences à long ternie : la latérodéviation par endoalvéolie maxillaire provoque des facettes d'abrasion atypiques au niveau des dents permanentes et conduit souvent à des contacts non travaillants ou sur-un terrain prédisposé. • Anomalies associées : l'endoalveolie peut être isolée. En denture mixte : a) Arcades séparées : encombrement incisif maxillaire important . • Endoalvéolie maxillaire avec linguocclusion bilatérale : l'encombrement incisif maxillaire est minime. 11. On la retrou\c dans toutes malocclusions de la classification d'Angle. C. et en I. avec linguoelusion 12. 62.Endognathie maxillaire avec linguoelusion bilatérale (proglissement associé. 92). M.

2° EXAMEN DES EONCTIONS : 91 ment équilibrée du point de vue occlusal et ne pas nécessiter de traitement orthodontique. — de face : il existe des normes particulières qui sont analysables uniquement sur ordinateur (Ricketts) : — incidence axiale (v. Signes téléradiographiques : — de profil : l'étage inférieur de la face est très fortement diminué. Le signe majeur est une vestibuloclusion exagérée des secteurs latéraux maxillaires ou même une inocclusion totale dans les cas graves (fig. — Endoalvéolie mandibulaire. « à condition que les mouvements de propulsion et de latéralité puissent s'accomplir normalement » (J. les milieux coïncident. Occlusion en couvercle de boîte avec forte supraclusion antérieure . Endoalvéolie). on observe une linguocclusion bilatérale (fig. — Cette anomalie peut être également asymétrique. à la mandibule. sauf parfois une augmentation de la D. Les anomalies du sens transversal. M. Conséquences à long terme : une endognathie maxillaire bilatérale chez l'adulte peut être relative- FlG. associée. . b) Examen de l'occlusion : — en R. 64. sauf D. — le préjudice fonctionnel est très important. caractérisée par une linguo-version des secteurs latéraux inférieurs. 3° SIGNES TÉLÉRADIOGRAPHIQUES : — de profil : si l'endognathie maxillaire est isolée. C. les bords libres des incisives inférieures étant en contact avec la muqueuse palatine : — cuspides primaires supérieures plus ou moins en rapport avec les cuspides primaires inférieures . C. C. Forme clinique. M. Ces deux dysfonctions constituent des facteurs étiologiques déterminants. — la langue s'étale entre les arcades au cours de la phase buccale de la déglutition : — la ventilation est fréquemment buccale ou semibuccale. M. — en I. D. p. due à une obstruction respiratoire haute ou moyenne (v. et en I. on n'observe pas de modifications. sans encombrement incisif notable. L'endoalvéolie mandibulaire. p. 64a et b). Philippe). Définition : c'est une anomalie de très faible fréquence. en classe II. La latérodéviation est très inconstante : elle peut être provoquée par une incisive latérale supérieure en linguocclusion dans des cas sévères . qui s'observe dans les fentes labio-maxillaires (v.Anomalies du sens transversal trique et parfois relativement profonde (ogivale) mais ce signe est très inconstant : — arcade mandibulaire de forme habituelle. Conséquences occlusales : — supraclusion incisive sévère correspondant à l'occlusion en « couvercle de boîte ». 86). . C'est une éventualité beaucoup plus rare. a) Vue antéro-postérieure. Habituellement on constate une version vestibulaire des incisives supérieures : — incidence axiale : la mandibule est inscrite dans le maxillaire et l'image des molaires et des prémolaires se projette lingualement par rapport à la ligne d'arcade (incidence radiologique de Bouvet). vestibuloclusion latérale exagérée. V.. ! 15). 63). b) Vue horizontale.

L'analyse du type facial permet de différencier trois sous-classes. sont des anomalies caractérisées par une vestibulo-version des incisives supérieures. de tendance rotation antérieure moyenne. 65a) : le retentissement esthétique facial peut être assez sévère. Faut-il corriger un maxillaire « en avant » ou une mandibule « en arrière » ou les deux à la fois ? d'où la nécessité. on peut être amené à préciser le niveau de l'anomalie pour décider d'un certain choix thérapeutique. se retrouvent des malocclusions du sens antéro-postérieur très diverses. ne constitue pas en soi un diagnostic. Circonstances d'apparition : cette malocclusion peut être décelable en denture temporaire et s'aggraver à la suite d'habitudes déformantes. face longue : le type de croissance mandibulaire est. en général. division 2 (arcade mandibulaire en forme de V. Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE (fig. face courte : le type de croissance mandibulaire est. DIVISION 1 Généralités. 3. C. Pour les deux dernières catégories. face moyenne : le type de croissance mandibulaire est. En denture temporaire. division 1. 2. de tendance rotation antérieure . — fracture d'un condyle. Conséquences occlusales : linguocclusion unilatérale. un surplomb exagéré et des relations molaires de classe II (fig. asymétrie faciale perceptible. C. le type de croissance mandibulaire et les anomalies alvéolaires antérieures peuvent différer considérablement. dans certains cas. Définition : les malocclusions de la classe II. — incidence axiale : asymétrie de la forme mandibulaire ou asymétrie de situation des cavités glénoïdes. Fréquence : les 3/4 des cas d'une population orthodontique sont constitués par des malocclusions de la classe II. et en R. avec occlusion inversée unilatérale . Les trois formes de malocclusion de la classe II. de poser un diagnostic de prognathie supérieure ou de rétrognathie inférieure. Une morphologie particulière des prémolaires présentant des faces vestibulaires très inclinées aggrave la version linguale. Étiopathogénie : — traumatisme obstrétrical : — traumatisme néonatal . division 1 ou de la classe II. etc. C'est une anomalie grave de très faible fréquence. Signes téléradiographiques : — incidence de profil : non-coïncidence des hémimandibules droites et gauches . face longue. Signes faciaux : retentissement esthétique important . Il n'existe pas de proglissement. de tendance rotation postérieure. Conséquences à long terme : perturbations occlusales et fonctionnelles à peu près certaines. Cette anomalie se retrouve dans les cas de la classe II. Le décalage des arcades peut être isolé ou associé à un décalage des bases osseuses. division 1 : dans cette catégorie. dans lesquelles le type facial. plus ou moins marquée . division 1. Malocclusions de la classe II. Définition : anomalie basale caractérisée par une asymétrie de forme de la mandibule. en général. arcade maxillaire en forme de U). . La classe II. signes d'un décalage antéro-postérieur de classe II : surplomb incisif supérieur à 6 mm et marche mésiale au niveau des deuxièmes molaires temporaires. dont les caractéristiques sont parfois très éloignées : 1. division 1. Parler de classe II. Malocclusions de la classe II. les critères qualitatifs étant prédominants. ce qui amène à consulter.les milieux incisifs sont LES ANOMALIES DU SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR LES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE II. division 1. division 1. M. division 1. Étiopathogénie : la situation haute de la langue et son action morphogéhétique semblent un des facteurs permettant d'expliquer la non-coordination des arcades dans le sens transversal. 21a). en général. division 1. après évolution des incisives permanentes. La latérognathie.92 Anomalies orthodontiques déviés en I. Malocclusions de la classe II.

division 1. peu ou pas d'encombrement incisif. D. l'angle goniaque paraît ouvert. plus ou moins marquée . a) Maxillaire : — arcade de forme plus ou moins triangulaire . b) Mandibule : — arcade de forme habituelle. associée. L'inocclusion labiale est fréquente. béance antérieure. vestibulo-version des incisives inférieures. la symphyse mentonnière est peu prononcée. dans ce type d'anomalie. — a) Cas de classe II. la largeur et l'épaisseur des lèvres constituent un facteur pronostic essentiel dans la mesure où ces différents éléments ne sont pas modifiables par le traitement orthodontique et peuvent conditionner l'amélioration esthétique recherchée. b) Cinétiques : la recherche de la relation centrée met fréquemment en évidence. a) Statiques : — sens antéro-postérieur : rapport de classe II molaire. — parfois. Signes occlusaux : AGENCEMENT INTRA-ARCADES : — courbe d'occlusion supérieure exagérée. face longue : rotation mandibulaire postérieure. le nez est plutôt de taille moyenne ou inférieure à la moyenne . en denture permanente. 65. — courbe d'occlusion inférieure normale ou subnormale. une supraclusion incisive peut apparaître . — sens transversal : rapports normaux ou occlusion latérale inversée uni ou bilatérale (endoalvéolie maxillaire). 65b). RELATIONS INTER-ARCADES (fig. surplomb incisif augmenté. a) L'examen de la face de type : « face longue et étroite ». — vestibulo-version des 4 incisives supérieures. — voûte palatine plutôt profonde (signe inconstant + + + ) . L'étage supérieur paraît augmenté. — sens vertical : béance antérieure fréquente. un proghssement mandibulaire dont la corré- .Anomalies du sens antéro-postérieur 93 FIG. c) Les lèvres : l'espace interlabial au repos est plus ou moins augmenté . qui entraîne une prochéilie inférieure . en rapport avec des habitudes déformantes ou des parafonctions. rapport de classe II canine. la forme. Les dents sont plus ou moins visibles selon la longueur de la lèvre supérieure et l'épaisseur des tissus mous. b) L'examen de profil : la convexité cutanée est importante . D. M. donnant l'impression de menton effacé (rétrogénie) . S'il n'existe pas d'interposition digitale ou de parafonction.

— les muscles masticateurs : prédominance des muscles abaisseurs. encombrement du carrefour pharyngé.94 Anomalies orthodontiques L'environnement musculaire et les fonctions : — la langue : situation habituelle antérieure. Le muscle de la houppe du menton se contracte pour assurer une fermeture labiale volontaire . — déglutition : la déglutition atypique est très fréquente. . béance antérieure. — c) Le tracé de la téléradiographie : face longue. objectivée par une forte poussée linguale antérieure et latérale et une contraction importante des lèvres et de la houppe du menton. En outre. Le premier temps de la déglutition se fait arcades non serrées. FIG. 55fc) . ce qui peut favoriser régression des secteurs latéraux . rus du secteur gauche. lation avec une déglutition primaire est habituelle.. — ventilation : on retrouve souvent dans cette anomalie des « respirateurs buccaux » qui présentent des obstructions hautes (fosses nasales) ou moyennes (végétations adénoïdes et amygdales) des voies aériennes supérieures (fig. — les lèvres : tonicité labiale faible et espace interlabial augmenté. s'il existe une occlusion unilatérale inversée. appui dentaire fréquent . — insalivation : flot salivaire important . 65. — b) Moulages. volume quelquefois augmenté. 65. on peut également constater une latéro-déviation mandibulaire. LES FONCTIONS : FIG.

Signes occlusaux. cas moyen : contacts incisifs. — sens vertical : supraclusion incisive : . — parafonctions : le suçage (et le têtage) du pouce. sans D. Il est systématiquement associé à une déglutition atypique. en rapport avec la longueur des lèvres et le degré de version des incisives supérieures. 66a) ou rétrochéilie prononcée : apparence de lèvre « avalée » . comme le pense souvent l'entourage du patient. Lèvre inférieure : éversée vers le bas. L'étage inférieur paraît assez fréquemment diminuée. face longue (fig. convexité cutanée accentuée. Il détermine des béances antérieures symétriques ou asymétriques. présente un type facial comparable. en raison de l'importance de la symphyse. Le suçage digital ne constitue pas le facteur étiologique essentiel. forme mandibulaire présentant des signes de rotation postérieure. b) L'examen de profil : la convexité du profil est augmentée. division 1. en denture adulte. carrée. qui entraîne une ventilation buccale. Étiologie a) Héréditaire : l'un des ascendants directs ou l'un des membres de la deuxième génération. face longue. division 1. b) Mandibule : — pas d'encombrement incisif ou bien encombrement dû à une version linguale des incisives (rétroalvéolie inférieure) . . en fonction de la situation du bord libre des incisives supérieures : sillon labiomentonnier marqué (fig. — l'attitude céphalique paraît également favoriser un décalage antéro-postérieur accentué. M. — la symphyse : volume supérieur à la moyenne .rapport des lèvres entre elles : inocclusion labiale ou contacts labiaux en fonction de l'importance de la version vestibulaire des incisives . Le retentissement esthétique est moins marqué que pour les 95 cas de classe II. b) Fonctionnelle : — le muscle lingual : mécanisme d'action directe : volume et situation de la langue : mécanisme d'action indirecte : obstruction des voies aériennes supérieures hautes ou moyennes. cas sévère : les bords libres des incisives inférieures sont en contact avec la muqueuse palatine. — supraclusion accentuée du secteur incisivocanin avec ou sans courbe de Spee exagérée. si l'on replace artificiellement les moulages initiaux en classe I. D. division 1. F. de type face courte plutôt large. 66b) : a) Statiques : sens antéro-postérieur : rapports molaire et canine de classe II . 66c/). surplomb incisif plus ou moins marqué . I. — rapport lèvres-denture : les dents sont plus ou moins apparentes. recouvrement incisif plutôt diminué. convexité squelettique / . c) Les lèvres : . /" . donc un abaissement et une avancée de la langue . . — signes dentaires : vestibuloversion plus ou moins accentuée des incisives supérieures. Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE. La supraclusion peut être masquée par une parafonction ou l'interposition de la langue . Signes téléradiographiques — signes qualitatifs : signe de face longue (fig. racines des molaires procidentes dans le sinus. P. d'autres doigts ou d'un linge est fréquent. étage E. normoposition ou vestibuloversion des incisives inférieures par rapport au plan dentaire . en fonction de la rotation mandibulaire . RELATIONS INTER-ARCADES (fig. plans horizontaux convergents. qui persiste après abandon du suçage du pouce. — les muscles de la face présentent une tonicité inférieure à la moyenne. a) L'examen de face. mais paraît trop en arrière dans le profil. en liaison avec le type de face longue . angle facial \ : décalage des bases : A N B y . mais de façon moindre que pour les malocclusions de la classe II. en moyenne. — sens transversal : normal. face courte. réduction de la hauteur verticale postérieure maxillaire. Lèvre supérieure : prochéilie supérieure. une linguoeelusion des secteurs latéraux peut apparaître (endoalvéolie maxillaire en position corrigée). : AGENCEMENT INTRA-ARCADES : a) Maxillaire : . Malocclusions de la classe II. 65c) avec augmentation de l'étage inférieur de la face.Anomalies du sens antéro-postérieur — fonction immunitaire : tempérament allergique développant une réaction hypertrophique des organes lymphoïdes et ses conséquences sur la situation de la langue . — signes quantitatifs : F M A / + + . Cependant. — angle goniaque : obtus. la mandibule n'est pas réduite en dimension A. — courbe de Spee normale.Vestibuloversion des incisives avec ou sans diastème inter-incisif .

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Anomalies orthodontiques

FiG. 66. — a) Cas de classe II, division h face courte : rotation mandibulaire antérieure, supraclusion incisive, proalvéolie supérieure.

Signes téléradiographiques (fig. 66c et 35) : — signes qualitatifs : signes de face courte avec étage inférieur de la face \ ; hauteur verticale postérieure maxillaire s ou non ; plans horizontaux relativement parallèles ; forme mandibulaire présentant des signes de rotation antérieure : la mandibule a un aspect carré avec une branche horizontale plutôt courte et un angle goniaque fermé : — signes quantitatifs : a) Signes squelettiques : A N B qui représente le décalage des bases est plus diminué que l'angle de convexité, en raison de l'importance de la symphyse; F M A est N. E. I. F. est \ ; l'angle facial, quand il est significativement \ permet de conclure à une position en arrière de la mandibule par rapport au profil facial. Cette mesure n'a de valeur que si la symphyse est d'importance moyenne. Elle peut être complétée par la mesure par rapport à Na vertical, qui donne une indication de rétrognathie mandibulaire ou de prognathie mandibulaire (fig. 35b, p. 59) ; b) Signes dentaires : incisives inférieures en avant ou en arrière par rapport à A-Pog. Incisives supérieures : vestibuloversion. Supraclusion incisive appré-

FiG. 66. — b) Moulages, vus du secteur gauche. b) Cinétiques : en moyenne, la relation centrée coïncide avec l'intercuspidie maximale. La latérodéviation est beaucoup moins fréquente que pour les cas de classe II, division 1, face longue.

Anomalies du sens antéro-postérieur

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FIG. 66. — c) Le tracé de la téléradiographie : face courte; supraclusion incisive, proalvéolie supérieure.

ciée par rapport au plan d'occlusion de Ricketts (v. p. 58). Étiologie : — typologie héréditaire. L'étiologie fonctionnelle semble beaucoup moins déterminante, pour les cas de classe II, division 1, face courte ; — tonicité de la lèvre inférieure augmentée ; — parfois, action « en fronde » de la lèvre inférieure, sur les incisives supérieures, ce qui accentue leur vestibuloversion ; — la pression de la langue, si elle existe, se situe au niveau médian, provoquant une biproalvéolie avec supraclusion. Formes cliniques : selon les anomalies associées : — forme 1 : décalage pur, pas d'anomalie alvéolaire antérieure, légère endoalvéolie maxillaire supérieure : — forme 2 : cas de classe II molaire avec proalvéolie supérieure. La supraclusion incisive est constante, sauf inter-position linguale ou parafonction ; — forme 3 : cas de classe II molaire avec béance

antérieure, parafonctions ou interposition linguale (plus rare) ; — forme 4 : cas de classe II, division 1, associée à une D. D. M. ; — cas particulier : cas de classe II canine et classe I molaire, dues à l'extraction prématurée de molaires temporaires inférieures et au mésialagc spontané des secteurs latéraux inférieurs. La classe II, division I, face moyenne. Ces anomalies présentent un type de face moyen avec une rotation mandibulaire antérieure légère. Elles s'apparentent à des classes II, division 1, face courte, de moindre intensité. Ce sont les cas les plus fréquents. Conséquences à long terme des classes II, division I. — Esthétiques : rides labio-jugales précoces. — Traumatiques : si les dents sont apparentes, le

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Anomalies orthodontiques

risque de fracture est très fortement augmenté, en cas de traumatisme facial. — Parodontales : l'élimination des produits bactériens et le rôle immunologique de la salive seraient beaucoup moins efficaces, pour les classes II, division 1 avec inocclusion labiale, en fonction de la mauvaise irrigation salivaire et de la sécheresse relative de la gencive. A long terme, des parodonpathies, plus fréquentes qu'il n'est habituel en moyenne, peuvent apparaître. — Occlusales : Sadam chez les sujets prédisposés.

LES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE II, DIVISION 2 Généralités. Définition : malocclusions de la classification d'Angle, caractérisées par une linguoversion des deux incisives centrales supérieures, de trois incisives supérieures ou des quatre incisives avec un surplomb diminué et des relations molaires de classe II. Le dépistage de cette malocclusion se fait au cours de l'examen des arcades et sur les téléradiographies, en fonction de la situation des faces vestibulaires des •

d FIG. 67. — c) Classe II, division 2, forme 3 : supraclusion des incisives et des canines supérieures. d) Lésions de la gencive vestibulaire inférieure. incisives centrales supérieures par rapport au plan facial cutané (Na cutané-Pog cutané). L'énoncé d'une classe II, division 2, constitue en soi un diagnostic. Cette anomalie représente une véritable entité clinique, bien que non stéréotypée. Fréquence : 2 à 3 % de la population, moins fréquente chez les filles. Circonstances d'apparition. Cette anomalie est déjà décelable dès la denture temporaire et se précise après évolution des incisives supérieures permanentes. • Formes cliniques. Les trois formes cliniques : — forme 1 : (la plus fréquente) : linguoversion des deux incisives centrales supérieures et vestibuloversion apparente des incisives latérales supérieures (fig. 61a) ; — forme 2 : linguoversion des 3 ou des 4 incisives supérieures, les canines sont ectopiques, en position vestibulaire ou incluses palatines (fig. 67b) ; — forme 3 : occlusion « en couvercle de boîte » (cas les plus sévères) avec linguoversion du groupe incisivo-canin et supraposition des canines (le plan d'occlusion présente un décalage vertical important, au niveau canin). La courbe de Spee maxillaire est inversée. On observe une vestibulocclusion exagérée ou une inocclusion vestibulaire des prémolaires.

FIG. 67. — a) Classe II, division 2, forme 1 : linguoversion des 11 et 21 et supraclusion incisive. b) Classe II, division 2, forme 2 : linguoversion des 4 incisives, canine ectopique.

Anomalies du sens antéro-postérieur

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FIG. 67. — (?) Classe II, division 2, forme 3 (cas de la figure 67 e et d). Le céphalogramme de profil. P. O. F. (plan d'occlusion fonctionnel) -> la supraclusion est bimaxillaire.

La supraclusion — bi-maxillaire — est très prononcée. Il n'est pas rare de constater, dans cette forme, des lésions de la muqueuse palatine rétrocingulaire et des récessions au niveau de la gencive vestibulaire des incisives inférieures (fig. 67 c et d). La dimension verticale est très fortement diminuée. Cette occlusion particulièrement pathogène, peut être aggravée par une dysharmonie de forme d'arcades entre deux maxillaires (en U au maxillaire, en V à la mandibule), par une microdontie localisée aux prémolaires (D. D. D. entre secteurs antérieurs et latéraux), par une linguoversion des prémolaires inférieures et une vestibulocclusion exagérée des prémolaires supérieures. Localisation de la supraclusion : — uniquement aux incisives centrales supérieures (forme 1) (fig. 67a) ;

— aux incisives courbe de Spee est — aux incisives accentuation de la

supérieures subnormale supérieures courbe de

et inférieures. La ; et inférieures avec Spee mandibulaire.

Dans ces conditions, le recouvrement incisif est très augmenté (fig. 67e). Encombrement incisif inférieur associé : — pas d'encombrement incisif, le plus souvent ; — encombrement incisif plus ou moins marqué, donnant l'apparence d'une D. D. M. et en rapport avec une linguoversion des incisives inférieures (birétroalvéolie) ; — D. D. M., associée à la classe II, division 2. ce qui pose des difficultés particulières de traitement. • Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE (fig. 68a) : aucun retentissement esthétique facial, en général.

division 2 : 84" (Château). b) Mandibule : — peu ou pas d'encombrement incisif. — supraclusion incisive associée ou non à une courbe de Spee accentuée . c'est-à-dire la linguoversion des deux incisives centrales supérieures. 67a) : a) Statiques : — sens antéro-postérieur : rapport de classe II molaire. RELATIONS INTER-ARCADES (fig. Les apex des FIG. sera choisie pour la description des différents signes. — le bord libre des incisives centrales supérieures est situé plus bas que le plan d'occlusion. — sens transversal : normoclusion. il existe une prochéilie relative de la lèvre supérieure par rapport à la lèvre inférieure (décalage des bases osseuses). angle A B/ plan d'occlusion fortement \ (en moyenne 90°) : classe II. AGENCEMENT INTRA-ARCADES : a) Maxillaire : — voûte palatine profonde au niveau antérieur : . En position de repos physiologique. • Signes téléradiographiques (fig. sauf dans certains cas sévères qui présentent une forte diminution de l'étage inférieur de la face et une concavité du profil accentuée. la cavité glénoïde est profonde. l'augmentation du recouvrement . d'amplitude moyenne I . E. forme mandibulaire présentant des signes de rotation antérieure . 68. — a) Profil d'un cas de classe II. en moyenne. • Signes occlusaux. I. C'est le retentissement esthétique intra-buccal qui amène à consulter. — La forme clinique la plus fréquente. forme I aucun retentissement esthétique. — la position d'intercuspidie maximale ne correspond pas à une position limite forcée (ce qui n'est pas l'avis de tous les auteurs). signes squelettiques : F M A \. de la supraclusion incisive inférieure : la linguoversion des incisives supérieures entraînant. convexité cutanée + diminuée . division 2. surplomb incisif réduit (environ 1 mm) . \ en moyenne . — facettes d'abrasion parfois visibles au niveau des bords libres des incisives. parallélisme des plans horizontaux .100 Anomalies orthodontiques — linguoversion des deux incisives centrales et vestibuloversion apparente des incisives latérales . b) L'examen de profil : le profil est fréquemment concave. recouvrement incisif excessif en fonction de la supraclusion localisée aux incisives centrales supérieures. 68/)) : — Signes qualitatifs : type de face courte avec diminution inconstante de l'étage inférieur de la face .1 — rapport de classe II canine. symphyse mentonnière assez marquée . F. les condyles n'étant pas centrés dans la cavité glénoïde . Dans les cas marqués. à partir des canines ou vestibulocclusion exagérée des prémolaires supérieures. il existe parfois une légère propulsion mandibulaire. — Signes quantitatifs : . signes dentaires : linguoversion des incisives centrales supérieures et supraclusion. . a) L'examen de face : la face est habituellement de type « face courte ». . b) Cinétiques : — position de repos mandibulaire : l'espace libre est assez fréquemment augmenté (jusqu'à 6 à 8 mm). — sens vertical . en rapport avec la supraclusion (pente incisive) et la pente condylienne. en fonction d'une symphyse mentonnière et d'un nez de dimension plus importante que la moyenne : — l'angle goniaque paraît fermé : — les lèvres présentent. une épaisseur diminuée. pour des raisons géométriques. Le visage est parfois carré avec des traits accusés.

D. Diagnostic différentiel:D. pas d'appui dentaire. au repos — sourire gingival assez disgracieux. dans les cas prononcés — occlusion labiale constante. — La langue : dimension normale . — Facteurs morphologiques et éruptifs favorisants : . M. incisives centrales supérieures sont situés très près de la corticale alvéolaire externe (fig. . • L'environnement musculaire et les fonctions fibres postérieures des muscles temporaux et masséter. seule la linguoversion des incisives supérieures montre une différence statistiquement significative. 68 b). — Les fonctions : déglutition normale et respiration normale. dans tous les cas. — Les lèvres : tonicité labiale importante — parfois effet de sangle de la lèvre inférieure déterminant une linguoversion des incisives supérieures — l'orbiculaire des lèvres est très tonique et également le muscle mentalis. .: linguoversion iatrogène provoquée par un appareil amovible destiné à corriger une proalvéolie supérieure. si la lèvre supérieure est courte. — Les muscles masticateurs : prédominance des • Étiologie. O. parfois étalement latéral sur les faces triturantes . 37a). — Anomalies à mode de transmission héréditaire. Parmi les différentes mesures céphalométriques.Anomalies du sens antéro-postèrieur 101 FIG. Le tracé du plan d'occlusion fonctionnel (P. F.) met en évidence le niveau de la supraclusion. posture haute et postérieure . les germes des canines étant situés très antérieurement en position primitive. dysharmonie d'éruption : la deuxième molaire supérieure présente une éruption précoce. situation mésiale des secteurs latéraux.

Il s'agit d'un syndrome complexe relevant d'étiologies variées. au niveau des secteurs latéraux. l'os hyoïde est situé plus bas que la moyenne (entre C 3 et C 4).102 Anomalies orthodontiques Cette anomalie est très comparable aux classes II. . proglissement. les incisives évoluent en occlusion inversée. sauf cas particuliers. au repos . des lésions palatines rétro-incisives et des dénudations vestibuiaires au niveau des incisives inférieures. b) Deuxième éventualité. sans précaution particulière. Mésio-position primitive (fig. le mésialage spontané. peuvent s'adjoindre des anomalies cinétiques. soit les deux maxillaires à la fois. Il n'existe pas de retentissement esthétique ou squelettique. fig. qui favorise un recouvrement incisif accentué. seront nulles. Donc. de par sa situation. — la supraclusion provoque. — Signes dentaires : malpositions des incisives latérales supérieures ou/et des canines . des rapports pseudo-rétrognathiques. Le facteur anatomique transmis. division 2. • Conséquences à long terme. Elles sont caractérisées uniquement par un décalage des arcades. Les dysmorphoses squelettiques associées affectent soit la mandibule. . Étiologie. on constate une angulation négative entre les couronnes et les racines des incisives centrales supérieures. en général. sans traitement a) Première éventualité : aucune conséquence particulière : le parodonte de ces patients est habituellement très résistant aux agressions. un profil concave et. 40a). LES MÉSIO-POSITIONS Elles peuvent être primitives ou secondaires. à plus ou moins longue échéance (fig. les rapports incisifs étant normaux ou subnormaux. — Apparition de lésions : — abrasion progressive des incisives inférieures en cas de position avancée et non centrée des condyles. dans certains cas sévères. A ces anomalies. qui entraîne ou accentue l'effet de linguoversion (v. peuvent provoquer. division 2. faible hauteur coronaire au niveau des secteurs latéraux. sinon impossible. Par voie de conséquence. pour les 2/3 des cas. division 2. Elle semble en rapport avec un maxillaire de longueur diminuée (brachygnathie). par rapport au plan facial cutané. d'après Ricketts. une occlusion inversée au secteur incisif. prémolaires incluses ou ectopiques. 67d). . Mésio-position secondaire : cette anomalie est provoquée par l'extraction prématurée de molaires temporaires supérieures. hypothéquant l'avenir des incisives supérieures et inférieures. 69). pression très haute de la langue sur la voûte palatine et appui de la lèvre inférieure sur les incisives supérieures et inférieures. — Signes radiologiques : les faces vestibuiaires des incisives supérieures sont bien orientées par rapport au plan facial cutané. la plupart du temps. — Les contacts incisifs dans les cas de classe II. sur un mode dominant (prognathie inférieure dans la lignée des Habsbourg. sa forme et sa fonction : la langue est basse. s'il existe des contacts incisifs stables et si l'hygiène est correcte. LES M A L O C C L U S I O N S DE LA CLASSE III Définition : les malocclusions de la classe III correspondent à un ensemble hétérogène dont les caractéristiques communes sont une mésioclusion plus ou moins accentuée des premières molaires inférieures. volumineuse et protrusive. b) Causes secondaires : — Causes locales : au cours du passage de la dentition mixte à la dentition permanente.morphologiques. soit le maxillaire. diminution de hauteur des procès alvéolaires. ou plus rarement latérodéviation. d'origine héréditaire. dans certains cas. étant d'autant plus important que la croissance est de type rotation postérieure et la hauteur verticale maxillaire diminuée. — Facteurs dentaires : . mais l'inclinaison des incisives centrales supérieures est normale. par exemple). c'est la langue. Ces manifestations secondaires entraînent des linguocclusions ou des inclusions secondaires de prémolaires. c) L'amélioration prothétique de ces cas est souvent particulièrement difficile. les conséquences à long terme d'une classe II. — Facteurs fonctionnels : forte tonicité labiale et prédominance des muscles élévateurs. a) Causes primaires : les anomalies de là classe III sont.

— proalvéolie inférieure. — profil normal. Diagnostic étiologique.Anomalies du sens antéro-postérieur 103 FIG. Il sera fonction du mode de coordination entre la croissance du maxillaire et de la mandibule et du type de croissance mandibulaire. — Mésio-position primitive : brachygnathie maxillaire : — ectopie vestibulaire des canines. — causes pathologiques : acromégalie ou achondroplasie. — brièveté du voile du palais ou hypertrophie amygdalienne. — agénésies des incisives latérales supérieures avec diminution de volume du pré-maxillaire : brachygnathie maxillaire. c) Causes mixtes : — fissures palatines ou labiales. la différence des taux de croissance ne sera pas compensée par un mécanisme d'ajustement. 69. — prématurités dues à des canines temporaires non abrasées. Les anomalies les plus graves sont le résultat d'une prédisposition héréditaire aggravée par des dysfonctions. — Premier type : si la croissance de la mandibule est plus importante que celle du maxillaire. Formes cliniques. — causes psychologiques (controversée) : attitude comportementale (faciès de boudeur). Ces cas étant les plus sévères. Dans ces conditions. ce qui entraîne une supraclusion incisive. la croissance mandibulaire se produit dans le sens d'une rotation antérieure. — brièveté du frein lingual entraînant une position basse de la langue. — Deuxième type : la croissance des deux maxillaires est bien coordonnée mais un excès de croissance dans le sens vertical augmente la longueur mandibulaire et provoque une béance antérieure. a) Proglissement mandibulaire (ou antémandibulie) associé à des anomalies alvéolaires antérieures : — rétroalvéolie supérieure. .

104

Anomalies orthodontiques — amygdales hypertrophiques provoquant une avancée de la langue. Le proglissement détermine une malocclusion de la classe III en I. C. M. b) Prognathie inférieure vraie (excès de croissance mandibulaire), sans proglissement : — prognathie avec excès de croissance verticale. — prognathie avec excès de croissance horizontale. c) Brachygnathie supérieure (insuffisance de croissance maxillaire) : — forme 1 : brachygnathie et proglissement mandibulaire (fig. 70fl et b), relations de classe III en I. C. M. En relation centrée, les molaires ont des rapports de classe I : facettes d'abrasion sur les faces vestibulaires des incisives inférieures; — forme 2 : brachygnathie sans proglissement (fig. 71) : relations de classe I molaire. La relation centrée correspond à l'I. C. M. : diastèmes entre 3 et 2, occlusion inversée antérieure. d) Formes mixtes : dysmorphoses associées du maxillaire et de la mandibule. Ce sont les formes les

FIG. 70. — a) Rapports incisifs en I. C. M. b) Rapports incisifs en R. C. (bout à bout incisif) > mise en évidence d'un proglissement.

FIG. 71. — Brachygnathie maxillaire sans proglissement (agcnésies multiples). Classe I molaire, diastèmes entre 3 et 2.

Anomalies du sens antéro-postérieur plus graves. Sauf pour le proglissement mandibulaire dû à des anomalies alvéolaires, c'est l'ensemble de la face — base du crâne comprise — qui est affecté, pour toutes ces anomalies. Donc la ligne de référence S-Na n'est plus valable. Anomalies alvéolaires antérieures et proglissement mandibulaire. Proalvéolie inférieure (v. p. 82). Rétroalvéolie supérieure (v. p. 82). Le proglissement mandibulaire est la conséquence habituelle de ces anomalies : en relation centrée les molaires se retrouvent en relations de classe I et les incisives en bout à bout (fig. 70b). Prognathie inférieure vraie.

105

— prochéilie inférieure ; — progénie; — la mandibule paraît très longue et l'angle goniaque très obtus; — la face est exagérément longue. b) Signes oeclusaux : — statiques : en intercuspidie maximale : . rapports molaires et canines de classe III prononcés ; . occlusion inversée antérieure avec un surplomb négatif important, avec ou sans contact incisif: . diastèmes entre canines et premières prémolaires, canines et incisives latérales dans certains cas. — cinétiques : la relation centrée coïncide avec l'I. C. M. c) Signes dentaires : fréquence d'une D. D. D. en faveur des dents mandibulaires. d) Signes téléradiographiques : ils sont caractéristiques d'un véritable syndrome prognathique qui intéresse l'ensemble de la face (fig. 72a).

Prognathie inférieure et face longue (excès de croissance verticale) : c'est la forme la plus fréquente et la plus caractéristique. a) Signes faciaux : retentissement esthétique il est très important : — concavité du profil + + ;

FIG.

72.

a) Prognathie inférieure sans béance ni supraclusion.

106

Anomalies orthodontiques

FIG.

72.

b) Prognalhie inférieure avec supraclusion (branche horizontale augmentée). — un taux de croissance beaucoup plus élevé à la mandibule et beaucoup moins élevé au niveau de la base du crâne. Ce qui détermine les vraies prognathies inférieures ce sont : les rapports molaires, la déflexion de la base du crâne, la localisation du porion osseux, l'étiologie de ces prognathies étant systématiquement héréditaire. f) Troubles fonctionnels associés : — trouble de la mastication : le mouvement d'incision est impossible; — langue basse en posture habituelle; — déglutition de type primaire, arcades non serrées; — élocution avec mobilité glosso-mandibulaire anormale; — corrélations avec la statique vertébrale et céphalique. g) Tonnes cliniques (fig. llahc) : — prognathie sans béance ni supraclusion; — prognathie avec béance antérieure; — prognathie avec supraclusion incisive.

— Base du crâne : la position du point S est plus basse, la position du nasion plus haute que la moyenne, ce qui provoque une déflexion vers le bas et vers l'avant de la base du crâne, et un angle de la base du crâne ouvert (Ba-S-Na). La base du crâne antérieure S-Na est courte. — Mandibule : branche montante courte et étroite dont le centre géométrique (Xi) est situé plus en avant qu'habituellement, branche horizontale exagérément longue, angle goniaque très ouvert (angle F M A augmenté). — Maxillaire : forme et volume du maxillaire subnormaux, distance réduite entre la face postérieure de la fente ptérygo-maxillaire et le porion osseux : la cavité glénoïde est située plus antérieurement par rapport à la base du crâne postérieure (Ba-S). e) Type de croissance : la prognathie mandibulaire est très rarement associée à une croissance de type rotation antérieure, malgré la forme mandibulaire. On peut différencier deux types de croissance : — un taux de croissance approximativement égal entre la base du crâne et la mandibule ;

Anomalies du sens antéro-postérieur

107

Fie. 72. — c) Prognathie inférieure, hrachygnathie maxillaire et béance antérieure (angle goniaque très obtus), hauteur verticale postérieure réduite.

Syndrome d'hypercondylie bilatérale (excès de croissance horizontale). — Hypercroissance mandibulaire avec une mandibule d'aspect massif et un allongement des condyles. Signes téléradiographiques : la branche montante est longue, Vangle goniaque est fermé, la symphyse est prononcée. Cette anomalie est caractérisée par l'importance de l'avancée mandibulaire. La supraclusion incisive est de règle. La hauteur verticale postérieure mandibulaire est augmentée. L'épaisseur de la mandibule est également augmentée. Le prémaxillaire est basculé vers le bas (fig. 73). Uétiologie de cette anomalie est, la plupart du temps, d'origine musculaire. Cette forme clinique est beaucoup plus rare que la prognathie inférieure avec angle goniaque ouvert. Formes mixtes : elles associent une hrachygnathie

maxillaire avec parfois une endognathie maxillaire et une prognathie inférieure (fig. 72c). Ce sont les cas les plus graves. Brachygnathie maxillaire.

a) Signes faciaux : retentissement esthétique : examen de face : hauteur moyenne; examen de profil : rétrochéilie supérieure; la lèvre supérieure est plate, fine et sans concavité; impression de prochéilie inférieure (fig. 74). b) Signes occlusaux : occlusion antérieure inversée. c) Formes cliniques : — forme 1 : . rétroalvéolie supérieure avec encombrement inci-

108 Anomalies orthodontiques FIG. ceci n'est pas préjudiciable car les prognathes n'utilisent pas la propulsion. C. La longueur d'arcade maxillaire est fortement diminuée. T. — Conséquences occlusales : Le guide incisif ne peut jouer son rôle ni en propulsion ni en diduction dans les anomalies de la classe III. Retentissement esthétique : l'ensemble de l'étage moyen paraît trop en arrière dans le profil (v. dans le sens antéro-postérieur : mandibule de forme normale. 70). : . rarement isolée. d'après Dawson « des patients présentant une occlusion antérieure inversée peuvent . par endognathie maxillaire associée. 72c). C. — Hypercondylie bilatérale avec hauteur verticale postérieure très augmentée. Il s'agit d'une véritable hypoplasie maxillaire. La longueur du nez est réduite. De même. C'est une forme beaucoup plus grave. angle facial subnormal en R. chez certains sujets prédisposés. Le proglissement mandibulaire peut favoriser des troubles de l'A. orbites et pommettes paraissent reculés. Conséquences à long terme des malocclusions de la classe III. fig. La totalité du maxillaire paraît en retrait par rapport au profil. La base du crâne antérieure est courte. au niveau des dents inférieures. la protection canine est fréquemment inexistante. Signes dentaires : linguocclusions bilatérales fréquentes. — forme 2 : rétrognathie maxillaire vraie. angle goniaque fermé. en provoquant des interférences en relation centrée. Mais. M. sif au maxillaire et classe III molaires en I. Canines ectopiques (inclusions fréquentes). dans le sens vertical : supraclusion incisive ou non. M. l'ensellure nasale est profonde. 73. Pour Dawson. ce qui risque d'entraîner un SADAM. Il n'existe pas de proglissement décelable. Un proglissement mandibulaire est souvent associé à cette anomalie (fig. .

En conclusion. — Conséquences psychologiques : le retentissement esthétique des anomalies de la classe III est particulièrement important. séquelle d'une fente labiale opérée. peuvent conduire à des-. souvent développer des moyens de remplacement' pour répondre aux critères occlusaux non satisfaits ou échapper à la nécessité d'obéir aux impératifs habituels de stabilité ». L'abrasion des faces vestibulaires des incisives supérieures peut être considérable. LES ANOMALIES BASALES DU SENS VERTICAL LES EXCÈS VERTICAUX DES (E.Anomalies basâtes du sens vertical 109 FIG.) (cas de la figure 70 a et b). mobilités et des dénudations au niveau des faces vestibulaires du secteur incisif inférieur. le retentissement esthétique est important. Il l'est d'autant plus que cette apparence est très mal perçue par le regard des autres. V. proglissement associé (céphalogramme de profil en I. M. les conséquences comportementales à long terme ne doivent pas être négligées. — Brachygnathie maxillaire.) MAXILLAIRES Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE Définition : ces anomalies correspondent à un excès de développement vertical des maxillaires. M. Un visage présentant un étage inférieur excessivement augmenté. C. 15a) : le retentissement esthétique est très important. c'est au niveau des motivations esthétiques et des troubles parodontaux éventuels que doit être envisagé le traitement des classes III. 74. Donc. une posture habituelle des lèvres en inocclusion pro- . — Conséquencesparodontales : la pression linguale continue d'une langue protrusive et basse sur les faces linguales des incisives inférieures ou un trauma occlusal dû à l'occlusion inversée. les conséquences occlusales à long terme étant habituellement minimes. a) L'examen de face (fig.

constitue mieux que toute mesure chiffrée l'aspect caractéristique et immédiatement perceptible à l'examen. avec excès de croissance vertical des maxillaires. — a) Face exagérément longue. le plancher du sinus et le bord basilaire.10 Anomalies orthodontiques noncée et des dents très apparentes. en position de repos. b) Céphalogramme : béance antérieure squelettique et inocclusion labiale. 75. Noter la distance entre les apex des dents cuspidées. FiG. . en outre. l'impression très subjective d'un certain retard intellectuel dont les parents sont très conscients. d'une face exagérément longue. C'est le préjudice esthétique qui amène à consulter. Cette apparence donne.

sens transversal : pour les cas avec béance. lèvres épaisses et molles: seuil d'activité très bas pour le muscle génioglosse. La lèvre inférieure présente parfois une éversion marquée vers le bas. Dans les cas sans béance. La distance entre les ailes du nez est réduite. particulièrement dans les cas avec béance. au moment du sourire. d'aspect disgracieux. sens antéro-postérieur : un excès vertical peut être associé à toutes les anomalies de la classe d'Angle sauf les classes II. Au contraire. cette impression de dysharmonie dans les proportions verticales. au repos. Signes occlusaux : a) Agencements intraracades : — à la mandibule : courbe d'occlusion accentuée: — au maxillaire : courbe d'occlusion normale. très visibles en position de repos. ce qui donne parfois un aspect « édenté ». conséquence de la supra-alvéolie supérieure. sens vertical : béance antérieure ou non. I. Signes occlusaux : a) Agencement intra-arcades : — l'arcade maxillaire paraît réduite dans ses dimensions transversales — forme en V — la courbe d'occlusion est très exagérée pour les cas avec béance .. les dents supérieures sont parfois masquées par la lèvre supérieure. V. certains cas de classe II. division 2. béance antérieure et latérale (fig. chez le jeune enfant. M. La lèvre inférieure présente un sillon labio-mentonnier très accentué. — Déglutition : déglutition de type primaire. En fonction de l'augmentation de l'étage inférieur. — Cinétique : il existe souvent un décalage entre R. 75b) : la localisation de l'excès de croissance peut se situer au niveau (fig.) Ces anomalies correspondent à une accentuation d'un type de face courte et sont révélées par l'examen clinique qui décrit mieux que toute mesure. b) L'examen de profil : le profil est concave si les lèvres sont fines et convexe. — Phonation : parfois rhinolalie (le patient parle par le nez). ce qui entraîne un sourire gingival. Tonicité : tonicité labiale faible . 57): . 35) : — de la hauteur maxillaire postérieure (3) ou/et de la hauteur maxillaire antérieure (5). Des relations de classe II ou de classe III aggravent particulièrement cette tendance . le nez paraît plus long. 76a) : l'étage inférieur de la face paraît très réduit sur une face de largeur normale ou plus large que la moyenne. l'endognathie maxillaire est fréquente et signée par une linguoeelusion bilatérale sans latérodéviation ou unilatérale avec latérodéviation associée.Anomalies nasales du sens vertical La lèvre supérieure est habituellement de longueur normale mais peut apparaître courte en fonction de la position des dents. et I. La distance entre les ailes du nez paraît plus longue que la moyenne. les dents supérieures paraissent plus visibles que dans les cas avec béance. présentent un sourire gingival prononcé. Dans les cas sévères. On retrouve à l'examen du profil un espace interlabial augmenté et des dents très apparentes ou non. LES INSUFFISANCES VERTICALES DES MAXILLAIRES ( I . si les lèvres sont longues. b) Relations interarcades : — Statiques : . M. M. les orifices narinaires sont augmentés. — Ventilation : fréquence signilîcativement augmentée d'obstructions respiratoires hautes ou moyennes. Les lèvres sont longues ou fines et systématiquement en contact. Signes faciaux : L'EXAMEN DU VISAGE a) L'examen de face (fig. signe d'une insuffisance de développement vertical du prémaxillaire. . — la mandibule est normale et présente parfois un léger encombrement antérieur. C. b) Relations interarcades : — sens antéro-postérieur : les relations de classe II sont fréquentes: . division 2. Le menton paraît effacé. La lèvre supérieure recouvre sur toutes leurs hauteurs les faces vestibulaires des dents supérieures. 111 — de la hauteur mandibulaire postérieure (4) ou/et de la hauteur mandibulaire antérieure (6). Signes téléradiographiques (fig. Dans les cas avec béance. C. l'étage inférieur est très augmenté. V. La symphyse mentonnière est proéminente. Examen des fonctions : la langue est volumineuse et souvent interposée entre les arcades. les étages supérieur et moyen sont normaux. — Parafonctions : habitudes déformantes. b) L'examen de profil : il existe une forte convexité cutanée. à l'examen électromyographique. arcades non serrées. cette impression peut être accentuée par un front incliné en arrière et une ensellure nasale prononcée.

b) Céphalogramme. 32) ou aux deux niveaux à la fois. division 1. Noter les rapports entre les apex des dents cuspidées. supraclusion et incoordination transversal des arcades. 16b) : la diminution de hauteur pourra se situer : au niveau du maxillaire postérieur (3) au niveau de la hauteur mandibulaire postérieure (4) (v. Signes téléradiographiques (fig. FIG. 76. elle est d'origine mandibulaire. fig. Classe II. le bord basilaire et le plancher du sinus.a) Face exagérément courte avec insuffisance de développement vertivul des maxillaires. . — sens transversal : normal ou linguocclusion inférieure excessive. occlusal et mandibulaire et à une situation des racines des molaires maxillaires proches du plancher du sinus ou procidentes dans le sinus. ce qui aggrave la supraclusion. On observe parfois une morsure palatine dans les cas sévères. .112 Anomalies orthodontiques — sens vertical : la supraclusion est constante. SIGNES QUALITATIFS : ils correspondent à un paral- lélisme des plans horizontaux bispinal.

19 9. M Angle plan mandibulaire/S.3 D. Angle plan d'occlusion/S. N. M. les masséters sont saillants.05 4.26 4. Cette malformation peut être unilatérale ou bilatérale (fig.33 8.7 32 39.33 augmentée 3. de la branche montante alvéolaire postérieure max. ET I. 46 56. mais de malformations pathologiques. M. .24 25. La localisation des malformations correspond à une perturbation au niveau de l'une des deux structures ou au niveau des deux structures à la fois. La connotation déplaisante du terme « bec de lièvre ». soit au niveau de la lèvre supérieure.03 47'.14 2.35 2. soit au niveau du voile du palais. observables à la naissance. . V.'. 4.2 2.9 6. doit faire préférer les expressions « fentes ou fissures labiales ou labio-maxillaires ». V.53 4. alvéolaire antérieure max. S.93 5. . V.19 39. Fréquence : un enfant sur 800 présente une fente labiale ou palatine plus ou moins prononcée. V. LES FENTES ET LES FISSURES LABIALES ET PALATINES Définition : les fentes labiales et palatines sont des anomalies de développement de la région maxillaire supérieure apparaissant au cours de l'embryogenèse. S.3' 19.7 D.17 19.88 29. M. soit au niveau de toutes ces structures à la fois. sans beance M 40 14. — pas de perturbations fonctionnelles.58 3. 7.Fentes et fissures labiales et palatines La hauteur des procès alvéolaires est.5 24 33 36 46 D.7 C) 15. Il ne s'agit pas d'anomalie orthodontique.33 11.78 4.5 8. Ce type d'anomalie du sens vertical n'est pas aussi socialement mal perçu qu'un excès vertical.73 1.4 80 61 25. FACE MOYENNE E V M " .78 E.90 5. . avec beance M 49 20 73 54.64 3. mandibulaire postérieure .87 augmentée 5. Elles apparaissent donc plus tardivement. M. en général.8 diminuée 4.92 1.65 3. Étiologie : ces anomalies ont une origine embryologique différentes : — les fentes labiales ou labio-maxillaires sont provoquées par une absence de fermeture totale ou partielle du palais primaire (structure correspondant au prémaxillaire) .correspondent à une solution de continuité. S. assez fortement diminuée. Ces malformations.09 (1) Mesures en millimètres. Dans les cas les plus graves. TABLEAU COMPARATIF 113 Examen des fonctions : — les muscles élévateurs sont très développés. à la naissance. C'est parfois le retentissement fonctionnel des relations interarcades (supraclusion exagérée) qui amène à consulter.05 3. Hauteur totale de la face Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur Hauteur faciale postérieure . soit au niveau du maxillaire. tonicité labiale très importante. — les fentes palatines sont en rapport avec l'absence de fermeture totale ou partielle du palais secondaire (structure correspondant à la voûte palatine).16 1. Les fentes labiales. .23 3. M 24.1 5. N. ENTRE E. mandibulaire antérieure .63 28. 4.5 33 34 46 IX S. 77).28 3. la fente s'étend de la narine au pharynx. Définition : les fentes labiales sont provoquées par une absence de soudure du bourgeon médian et du bourgeon latéral.

il existe. par ailleurs. les lésions les plus postérieures étant les moins marquées. 786) : intéresse la lèvre et la narine. « Définition : il s'agit d'une absence de mésodermisation par atrophie des bourgeons palatins secondaires (fig. peu ou pas d'atteinte osseuse. M. 11 existe. I. queuses précédemment décrites et fente palatine sans communication avec la cavité buccale ou bien fente palatine communiquant avec la cavité buccale et qui peut s'étendre. dans les cas les plus graves. dans les cas sévères. dentaire : dédoublement de l'incisive latérale dans la fissure ou agénésie de cette dent. — Vue inférieure de la lèvre supérieure. c) Fente labiale simple. totale à gauche. jusqu'à proximité du raphé médian (fig. . le nez aplati et écrasé. — a) Fissure labiale simple. 78c). FENTE LABIALE BILATÉRALE : Elle peut être : — symétrique ou asymétrique . — simple d'un côté et totale de l'autre (fig. — totale (fig. Formes cliniques : — LÉSIONS MUQUEUSES : lésions simples : luette bifide ou séparation de tous les muscles du voile du palais: — LÉSIONS MUQUEUSES ET OSSEUSES . une fente maxillaire jusqu'au canal naso-palatin. Les lésions : l'atteinte peut être cutanéo-muqueuse : cutanéo-muqueuse et maxillaire : atteinte de la lèvre et de la zone correspondante du prémaxillaire jusqu'au canal naso-palatin. de ce fait. une brèche palatine médiane qui fait correspondre le sinus maxillaire et la cavité buccale. 77. b) Fente labiale unilatérale (atteinte du palais primaire). Les lésions : la gravité des lésions est en relation avec le mode de fermeture du palais secondaire. lésions mu- — simple (fig. à droite. ectopie palatine de la canine. — simple ou totale. FIG.114 Anomalies orthodontiques a b c FlG.). des fosses nasales primitives et du palais primaire. d) Fente labiale bilatérale : protrusion du bourgeon incisif médian (B. le bourgeon incisif médian est protubérant en cas de fente totale bilatérale (fig. la lèvre supérieure paraissant sectionnée au niveau des incisives latérales. 78a) : atteinte uniquement labiale. à la naissance. ISd). 80«). Formes cliniques : FENTE LABIALE UNILATÉRALE : Les fentes palatines. 78. 79).

FlG. Ces déplacements s'observent particulièrement dans les cas les plus sévères (fentes labio-maxillaires totales avec division palatine). Il existe de multiples variétés cliniques qui masquent l'importance de certaines fentes osseuses. . La langue s'est déplacée vers le bas et les processus palatins ont pris une direction horizontale. Elles associent des anomalies de développement du prémaxillaire et du palais secondaire au cours de l'embryogenèse. . b) Vue ventrale des processus palatins après ablation de la mandibule et de la langue. Perturbations dentaires : dans les cas avec linguoversion unilatérale : déviation importante du milieu incisif supérieur vers la berge. atrophie de la lèvre: affaissement des os propres Les avec fentes division labio-maxillaires palatine totale. En association avec ces malformations maxillaires. Elles peuvent être unilatérales ou bilatérales. Ils entraînent : — une version antérieure du prémaxillairc (os incisif) et une absence de continuité de la lèvre supérieure : — une linguoversion des fragments latéraux provoquant une endognathie localisée au secteur latéral antérieur ou plus rarement une vestibuloversion (fig. a) Coupe frontale de la région eéphalique d'un embryon de 7 semaines. Ces linguoversions des fragments latéraux peuvent être unilatérales ou bilatérales avec quelquefois une occlusion normale au niveau des molaires. — au niveau cutané — au niveau osseux du nez. FlG. Perturbations provoquées dans le développement du maxillaire : déplacement des fragments et déformation des fragments latéraux de part et d'autre des berges des fentes ou des fissures.a) Fente palatine totale (absence de fermeture du palais secondaire) (v. 806). — b) Fente labiale et palatine (ou labio-maxillaire) unilatérale avec déplacement des fragments latéraux (endognathie unilatérale gauche). d'autres atteintes faciales peuvent s'observer. 79.Fentes et fissures labiales et palatines fosse nasale septum nasal cavité juccale œil palais primaire 115 processus palatin langue FlG. — Morphogenèse normale. 80. fig. 80. 79).

LE TRAITEMENT DES ANOMALIES ORTHODONTIQUES NOTIONS DE BASE LES P R I N C I P E S B I O M É C A N I Q U E S DES DISPOSITIFS O R T H O D O N T I Q U E S LE DÉPLACEMENT DES DENTS E T LES R É A C T I O N S D E S TISSUS EN ORTHODONTIE Introduction. soit intrinsèques. aucun déplacement n'est possible sans desmodonte (dent ankylosée. les forces délivrées par un appareillage. Les dispositifs orthodontiques développent des systèmes de forces. puis d'étudier les effets produits : c'est-à-dire la réponse biologique. Il est logique d'analyser. L'hypothèse de départ d'un traitement orthodontique est qu'il est possible de déplacer à travers l'os alvéolaire une dent ou un groupe de dents sur une certaine distance. Un stimulus d'origine extrinsèque. Il n'y a pas création mais transfert d'os. dent réimplantée par exemple). etc . A contrario. 146). c'est-à-dire une force orthodontique. soit extrinsèques et dont les indications d'utilisation découlent de leurs caractéristiques d'action. au niveau osseux. Aucun déplacement n est possible. tout ceci sans dommage pour la dent et les tissus de soutien. Ce paragraphe englobe tous les systèmes mécaniques fixes ou amovibles. Il n'existe pas de bon ou mauvais dispositif en orthodontie. au u Caractéristiques de la dent dans son alvéole. transmet des pressions au niveau du desmodonte qui induisent une réponse biologique. en F absence d'os. NOTIONS AUX DE MÉCANIQUE APPLIQUÉE DÉPLACEMENTS ORTHODONTIQUES Généralités. L'adaptation progressive et le retour à une situation d'équilibre s'effectuent grâce à des remaniements. plus ou moins contrôlée. L'utilisation de ces dispositifs implique la compréhension de leur mode d'action. à l'aide de dispositifs mécaniques. p. les systèmes les plus sophistiqués permettant de déplacer les apex. — Si l'on considère une dent in situ. dans un premier temps. — Les forces intrinsèques : l'appareil ne délivre pas de force en lui-même. sur une dent ou un groupe de dents. — Les forces extrinsèques : l'appareil permet d'appliquer un certain type de force. d'élastique. d'arc. il n'existe que des appareils qui libèrent des forces. il ne s'agit pas d'un . au niveau du périodonte. c'est-à-dire de leurs caractéristiques biomécaniques. Biomécanique déplacement appliquée orthodontique. Les modifications initiales se situent au niveau ligamentaire. Ce paragraphe englobe tous les appareils dits « fonctionnels » (v. à l'aide de ressort. La dent se déplace avec son parodonte.

détermine un centre de rotation. d'intensité égale et de sens opposé. Force simple.025 inches ou . par définition. f) Torsion sur chant de l'arc rectangulaire. autour duquel tourne la dent. 158). Le centre de résistance et le centre de rotation sont confondus dans ce type de déplacement. diminuant progressivement avec l'âge. d) Force simple + couple. dits « multibagues » ou « multi-attaches » autorisent cette possibilité. En technique Edgewise (v. b) Force + moment -> version radiculaire. le fil utilisé pour déplacer les apex est rectangulaire corps libre. il est nécessaire d'appliquer un couple. c'est le centre de résistance. le centre de résistance (ou centroïde) d'une dent dans son alvéole est le point à partir duquel un système de forces appliquées produit un déplacement en translation pure. 81. détermine. 81A). a) Force simple = translation + rotation -> version coronaire. déterminant l'effet de torque (courbure de 3e ordre). Détermination du centre de rotation du déplacement : une force simple appliquée à distance du centre de résistance de la dent. e) Bracket Edgewise et arc rectangulaire. en fonction du point d'application de la force. c) Couple = rotation autour du centre de résistance (moment pur M). à un instant donné. — Une force simple. au niveau de la couronne dentaire. à partir du collet : au niveau de la 16 . les dispositifs fixes. le desmodonte et l'os alvéolaire environnant. appliquée sur la couronne (fig. ce point étant situé plus ou moins apical par rapport au centre de résistance. appliquée sur la couronne. il est donc impossible d'obtenir une translation parallèle. par exemple.022 < . — Si l'on applique une force simple. Systèmes de forces. La caractéristique mécanique de cet ensemble biologique. non contrôlée. — Les forces horizontales. le centre de résistance s'abaisse simultanément en direction apicale. anisotrope. »-. Le déplacement obtenu sera le produit d'une translation et d'une rotation autour d'un centre de rotation (ou hypomochlion). p. déterminant une rotation. Variations avec Page : la hauteur de l'os alvéolaire. • Caractéristiques des forces appliquées. dans le sens opposé à la rotation -> translation (les 2 moments s'annulent). dans la lumière du bracket (section . — Le raisonnement sera conduit à partir de forces à direction horizontale. au cours <Tun déplacement orthodontique.018 x . . EXEMPLE : à 12 ans d'âge dentaire il se situe au niveau de l'incisive centrale supérieure : au tiers de la racine. mais d'un solide hétérogène. — Une rotation verticale pure autour du centre de résistance sera produit par un couple de force (fig. à peu près à la furcation des racines. La situation du centre de résistance est fonction de la longueur et de la forme des racines dentaires de la hauteur de l'os alvéolaire et de sa densité. Seuls. constitué par la dent. grâce à « l'effet de torque ». Couple. 81a).118 Traitement des anomalies orthodontiques de la situation du centre de résistance. Le point d'application des forces est quelconque. en fonction FlG. Par définition. comme on l'a vu : un déplacement en translation et une rotation (fig. Pour annuler cet effet de rotation. 81c).028 inches).

linguale ou vestibulaire: — ingression : déplacement induit par un système de forces agissant dans le sens opposé à l'éruption (fig. L'ingression peut être « pure ». ce solide reste stable. en raison de Y impossibilité d'exercer une force simple dans le prolongement du grand axe de la dent. dans la lumière du bracket. seul le corps libre se déplace en direction de l'ancrage. A partir d'un certain seuil. — version coronaire : déplacement induit par une force simple appliquée au niveau de la couronne d'une dent. si les deux rotations sont équilibrées (fig. 81 a) : — version radiculaire (ou effet de torque) : le centre de rotation se situe quelque part au niveau de la couronne. Si l'on associe à cette rotation. 83/)). Le déplacement induit est une rotation de la couronne autour de son grand axe.Notions de base et s'ajuste. L'égression peut être « pure » (plus ou moins parallèle au grand axe de la dent) ou associée à un certain degré de version coronaire. 81/) et fig. Caractéristiques d'une force orthodontique. p. 118) le centre de rotation étant indéterminé (fig. Dans la cavité buccale. à force. l'un des problèmes majeurs de l'orthodontiste : comment « contrôler l'ancrage » (v. dès lors. déterminée par cette force simple. — la direction dans les trois sens de l'espace. 39a). Une force est définie par quatre paramètres : — l'intensité. Le solide constituant l'ancrage. produira un couple de forces déterminant une rotation pure autour du centre de résistance (fig. 159). Tout solide qui sert d'ancrage à une force destinée à déplacer un corps libre subit également une force égale et de sens opposé. — Une force appliquée sur la couronne d'une dent se transforme en pression (force par unité de surface) au niveau du desmodonte. la tranche la plus large de l'arc étant horizontale (fig. le plus souvent. Elle peut être « non contrôlée » et constitue. à frottement doux. 81c/). Le système de forces appliquées permet. 82/)). le centre de rotation du déplacement étant plus près de l'apex que le centre de résistance (fig. après extraction d'une première prémolaire. une force simple en direction linguale (boucle de fermeture d'un dispositif fixe) (fig. Elle est. L'intensité. • Force verticale : — agression : déplacement induit par une force verticale agissant dans le sens de l'éruption (fig. mais les dents postérieures se mésialent plus ou moins. p. en prenant appui sur la deuxième prémolaire et la première molaire sans précautions particulières. dispositifs fixes). Si l'on incorpore une torsion sur chant de l'arc rectangulaire (fig. la canine se distale. qui a tendance à entraîner ce solide en direction de la traction (piquet de tente et tendeur). Loi de Faction-réaction : le contrôle de Pancrage. Cette pression étant très inégalement répartie selon le type de force exercée et selon les caractéristiques du milieu. en principe. • Force horizontale. Les différents types de déplacement en orthodontie. Elle peut être délibérée : on cherche à mésialer volontairement les secteurs latéraux. associée à une version vestibulaire ou linguale. Si l'ancrage est suffisant. est entraîné en direction du corps libre à déplacer. l'insertion de cet arc. Application en orthodontie. 81e). Ce déplacement n'est possible qu'avec des dispositifs fixes complexes permettant de déplacer les apex (fig. EXEMPLE : si l'on tracte distalement une canine. l'ancrage est insuffisant. dans la lumière également rectangulaire des brackets. 83b). déterminé par le point d'application du système de forces par rapport au centre de résistance (moment M = F x d) (d est la distance du point d'application de la force au centre de résistance). les lois de la mécanique s'appliquent aussi rigoureusement. Les forces utilisées en orthodontie sont dites « bio- . 82a). 81c) (déplacement radiculo-lingual et corono-vestibulaire). c'est ce que l'on appelle « la perte d'ancrage » (fig. selon le type de force exercée. — le rythme d'application. dans ces conditions. si l'on utilise un dispositif délivrant une force et prenant appui sur « des dents d'ancrage ». compensée par l'effet de torque produit dans le bracket. sera. BASSIGNY 119 • Rotation : couple à résultante horizontale. A chaque type de force exercée correspond un mode de déplacement dentaire. la rotation en direction linguale de la couronne. Sic/. Il s'agit de l'effet de torque. de déplacer la dent en translation pure. — le rapport « moment-force ». — translation (ou gression parallèle) : déplacement induit par un système de forces dont la résultante se situe au niveau du centre de résistance (v. le point d'application étant indifférent. 81/).

836). La notion de force optimum est encore assez discutée. fonction du seuil de sensibilité du patient et de l'apparition éventuelle de lésions irréversibles de la dent. b et c). FIG. de l'os alvéolaire et du cément. ingression : 15 à 25 g. — La résultante d'un système de force peut avoir : — une direction verticale dans le sens de l'éruption ou dans le sens opposé à l'éruption (fig. et un maximum. E. A LA RÉPONSE BIOLOGIQUE UNE FORCE ORTHODONTIQUE Les pressions transmises au cours d'un déplacement orthodontique. au niveau des incisives inférieures. 83c/). suffisant pour induire l'apparition de cellules résorptrices du tissu osseux. EXEMPLE : si M tend vers 0 -> translation. s'appliquent au niveau du desmodonte. : 500 g à 1 kg. 83. . la force est dite « lourde ». En technique fixe par exemple : ressort comportant de nombreuses boucles (fig. B. dans le sens mésio-distal ou vestibulo-lingual (fig. FIG. b) Ingression avec composante linguale. — force intermittente : des périodes sans aucun dispositif actif alternent avec des phases d'activité (forces extra-buccales portées 14 heures par jour). dès que la dent commence à se déplacer (boucle simple. Le rythme d'application : — force continue : l'énergie délivrée par le dispositif orthodontique est très progressivement décroissante. — Situation des zones d'apposition et de résorption au cours d'une version coronaire distale d'une canine supérieure (d'après REITAN). F. de l'os et du desmodonte. gression (pluriradiculee) : 150 à 300 g. — a) Ressort à boucles multiples délivrant une énergie très progressivement décroissante (technique de Ricketts) -> force continue. en technique fixe sur un arc rectangulaire. R = résorption: H = hyalinisalion. FIG. 82. c'est-à-dire comprises entre un seuil minimum. version radiculaire (par effet de torque) : 150g.120 Traitement des anomalies orthodontiques logiques ». —force discontinue : l'énergie libérée par le système mécanique diminue très rapidement. Le rapport moment-force (M/F) : correspondant aux caractéristiques mécaniques du système de forces. 84. délivrant une énergie rapidement décroissante (technique Edgewise) -» force discontinue. A = apposition. b) Ressort à boucle simple (« Bull-loop »). 82) : — une direction horizontale ou oblique. La direction de la force. au niveau des incisives supérieures. la réponse biologique induite s'interrompt progressivement (fig. Elle sera différente pour chaque type de déplacement et chaque catégorie de dent. 81 a. a) Égression pure. — Forces verticales. la force est dite « légère » . gression (monoradiculée) : 70 à 90 g . A titre d'exemple : version sur une incisive : 50 à 70 g .

en fonction des réactions histologiques. . étirement des fibres desmodontales. FIG. b) Zone en tension. 86. les cristaux d'apatite. dans le sens de la traction (3). plus tard. après réorganisation : .m. dilatation des espaces vasculaires (2). — apparition de cellules ostéogéniques (ostéoblastes) . — a) Zone en tension : élargissement du ligament (1).espaces médullaires (e. 85.122 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. — b) Taux du déplacement selon le temps.apposition d'os néoformé (bande blanche) (2) . — apposition osseuse : l'os fibreux immature se forme 10 à 15 jours plus tard sur cette trame. .espaces vasculaires élargis (1): . — le tissu ostéoïde : il est constitué par une matrice organique sur laquelle se déposeront. Après 3 à 4 semaines. ou bien dans les espaces médullaires à distance.). cet os est remplacé par de l'os lamellaire: — zones d'ostéoclasie : à certains niveaux.

85a). 85a). résorbent la lame criblée par voie directe et latéralement à la zone de pression maximale (fig. l'activité ostéoclasique est reportée à distance du desmodonte dans les espaces médullaires voisins. une suite de réactions en chaîne : réaction hydraulique -> réaction mécanique -> mitoses des cellules précurseurs des cellules ostéogéniques -> apparition des ostéoclastes -* résorption osseuse -> nouvel équilibre. 85a). riches en cellules. = résorption indirecte.b. = ostéoclastes. sur la face desmodontale de la lame criblée (fig. au niveau comprimé. C. Chez l'adulte. Effets mécaniques : — élargissement du ligament et des espaces vasculaires (fig. LA RÉSORPTION OSSEUSE DIRECTE : FlG. I. R. — résorption frontale directe : elle se produit à distance de la zone hyaline et dans les zones de moindre pression. 84). Ost. LA ZONE ACELLULAIRE OU ZONE HYALINE (fig. Durée : la hyalinisation débute au bout de 36 heures et dure en moyenne 12 à 15 jours. Le ligament est progressivement comprimé le long de la lame criblée. = apposition compensatrice. 121 — Au niveau des zones soumises à de fortes pressions. LA RÉSORPTION INDIRECTE OU A DISTANCE : en regard de la zone hyaline. 85a). des zones comprimées dites « en pression » et des zones relativement étirées dites « en tension ». puis la lame criblée. elle peut persister 40 jours et plus. = émail. il se manifeste au niveau desmodontal par une compression des espaces vasculaires avec ischémie.c. F = direction de la force. — Cette zone se situe du côté opposé à la force appliquée. Cette variation dans la réponse sera fonction du degré de pression exercée. — orientation générale des structures dans le sens de la traction. Effets mécaniques : — au niveau du desmodonte : le déplacement initial est surtout d'origine hydraulique. La réponse biologique (fig. e. A ce stade. La réponse biologique : — réorganisation ligamentaire: — résorption latérale directe : les ostéoclastes autour de la zone hyaline. 86a et b). Ost. Elles dépendent du type de force exercé (fig. = résorption latérale directe. L. • Les modifications histologiques au niveau a"une zone comprimée.Notions de base A la suite de ces pressions. H = hyalinisation. on peut observer. le ligament est considérablement élargi. au niveau ligamentaire. pendant lesquels aucun mouvement n'est perceptible (fig. — au niveau de la lame criblée : se produit une déformation secondaire de l'os alvéolaire (flexion alvéolaire) faisant suite à cette compression du desmodonte. l'apparition de cellules ostéogéniques. — La compression du ligament et la flexion alvéolaire induisent. ce qui explique la sensation de douleur après activation. — a) Modifications histologiques au niveau d'une zone comprimée (d'après BARON). R. ou lors de l'utilisation de force excessive. Résumé : A la suite de l'application d'une force orthodontique sur une dent. D. La situation de ces zones et leur répartition permettront de caractériser la réponse histologique aux différents types de forces exercées. • Les modifications histologiques au niveau dyune zone de tension. à certains niveaux. la disparition progressive des éléments cellulaires. Les ostéoclastes résorbent le mur alvéolaire. dans lesquelles sont apparues les cellules ostéogéniques. A. se produit. se produit schématiquement un arrêt de la circulation sanguine et une disparition des éléments cellulaires. = ostéoblastes. pète. 85. et à d'autres niveaux. par voie centri- . 856).

Rythme d'application : il semble que le rythme d'application soit plus important que l'intensité de la force. — longévité à très long terme : par le jeu des différentes fonctions et la situation des arcades dentaires par rapport à la morphologie osseuse et gingivale. Avec des appareils amovibles. sans récidive. au début du déplacement. c) L'os alvéolaire : sa densité est variable . à la visco-élasticité du ligament. Facteurs généraux : — l'âge : chez un adulte. LES OBJECTIFS DE TRAITEMENT LES DIFFÉRENTS OBJECTIFS DU TRAITEMENT m Les objectifs principaux : a) Objectifs occ/usaux : assurer une fonction occlusale optimale. — facteurs nutritionnels : éviter les traitements orthodontiques sur des sujets de santé déficiente. Facteurs extrinsèques. ce qui influence le choix de l'intensité de la force et la détermination de la valeur de l'ancrage. En conséquence. 19). c) Pérennité à court et à long terme : — stabilité : stabilité du résultat obtenu. b) Objectifs esthétiques : rechercher une harmonie du visage. dans une zone comprimée. Ils sont encore mal connus. Il peut donc bloquer ou retarder le déplacement lorsqu'on inverse le sens de la force. • Les objectifs particuliers : — améliorer la ventilation nasale. — dépulpation : une dent dépulpée se déplace aussi aisément qu'une dent saine. Intensité : l'intensité des pressions exercées dépend. du type de déplacement effectué. si le canal est correctement traité et s'il n'existe pas de lésion apicale. d) Le site du déplacement : il sera plus difficile de déplacer les dents à la mandibule qu'au maxillaire (densité osseuse différente) et plus facile de vestibuler des incisives supérieures que des incisives inférieures (épaisseur de la corticale et proximité lame criblée. Certains auteurs conseillent d'utiliser des forces continues très progressivement décroissantes. un alignement plaisant de la denture et des proportions satisfaisantes entre les tissus de recouvrement et les dents. Les déplacements en gression sont particulièrement indiqués. d) Eviter les lésions iatrogènes. le phénomène ostéoclasique se poursuit pendant la phase d'interruption. Facteurs locaux : a) La dent : — caractères morphologiques : les pressions se répartissent sur des racines dont la longueur et la surface sont différentes. même tardivement jusqu'à 35-40 ans environ. on peut pratiquer des traitements orthodontiques. pendant un premier temps. la hyalinisation est de règle. Les procédés utilisant des forces intermittentes permettent d'exercer des pressions très importantes.selon les individus et selon le site. — faciliter la phonation par un placement correct de la denture et de la langue: . corticale externe). la zone pressée est reportée sur l'ensemble de la surface desmodontale. conférer une assurance de durée au système manducateur. ce qui est confirmé biologiquement par la nécessité d'entretenir un certain « pool » d'ostéoclastes (Baron). le réglage de l'intensité délivrée est encore très discuté à ce jour : 100 g/cm2 et 1 mm de déplacement par mois constituent des indications moyennes. — facteurs endocriniens (v. et d'utiliser des systèmes mécaniques délivrant des forces contrôlées. il est indispensable de la traiter car l'inflammation gingivale s'aggrave avec le déplacement. Il est préférable d'appliquer des forces très légères. à court et moyen terme . e) Le tissu ostéoïde : il semble que ce tissu ne soit pas résorbable. b) Le desmodonte : facteurs individuels propres à la cellularité. Facteurs liés aux dispositifs : en méthode Edgewise l'objectif biomécanique c'est de déplacer les dents en translation.Objectifs de traitement 123 FACTEURS INFLUENÇANT LE DÉPLACEMENT Facteurs biologiques intrinsèques. p. seules les versions sont possibles. f) L'état gingival : si le patient présente une gingivite avant traitement. à la substance fondamentale.

a) Statiques : — les relations de classe I (v. on ne doit pas constater de contacts cuspidiens du côté non travaillant. ce qui ne veut pas dire que toutes les arcades doivent être nivelées de la même façon. — créer des conditions favorables au traitement des parodontopathies. dans ce cas. Les relations des arcades étant celles de la classe I d'Angle. — constitue la relation maxillo-mandibulaire la plus favorable à l'établissement d'une bonne occlusion (pas plus de 1 mm de décalage). soit par la canine — il s'agit d'une « protection canine » (fig. b) Cinétiques : — faire un « set-up » (v. La cuspide mésio-palatine de la dent de 6 ans supérieure doit être située dans l'embrasure entre deuxième prémolaire et première molaire inférieure. — les axes dentaires. même conduits par des mains expertes. la désocclusion immédiate des molaires doit être assurée. — les relations de classe II thérapeutique (extraction des 14 et 24) (fig. Le praticien est constamment balancé entre la réalité du facteur humain et l'objectif théorique à atteindre. Cette désocclusion est également fonction de la pente incisive et de la pente condylienne. ne satisfont pas à tous ces critères. Lorsqu'un traitement d'orthodontie est indiqué. C. telle qu'elle est définie page 13. c'est-à-dire des modifications des données occlusales initiales. • Relations interarcades : — faciliter une reconstruction prothétique ou éliminer la nécessité d'un artifice prothétique . • La recherche des objectifs idéaux. autant que faire se peut. Ce contrôle des axes dentaires doit être effectué à l'aide d'une radio panoramique. Cette relation thérapeutique est. cette disposition assure une occlusion facile à réaliser au cours d'un traitement orthodontique et fonctionnellement satisfaisante. p. de la largeur des dents maxillaires et de la pente incisive. • Agencements intra-arcades : trois critères essentiels sont à respecter : — les crêtes proximales doivent se trouver au même niveau . — au cours du mouvement de propulsion. — au cours des mouvements d'excursion latérale. Les contacts travaillant permettant le guidage de la mandibule au cours du déplacement sont assurés. L'importance de cette courbe. toutes les cuspides primaires inférieures ont des rapports avec les crêtes. à rejeter. ce qui ne signifie pas que des rapports occlusaux non en classe I soient nécessairement traumatogènes. OBJECTIFS OCCLUSAUX L'objectif le plus satisfaisant d'un traitement d'orthodontie est constitué par une occlusion statique et dynamique. — les relations de classe III thérapeutique (extraction des 34 et 44) (fig. p. en principe. 87a et h). — La poursuite de ces objectifs constitue l'idéal à atteindre. ou dans la fosse distale de la deuxième prémolaire inférieure. Bien que le concept de protection canine ne soit pas universellement accepté par les occluso-dontistes. en fin de traitement. aussi bien en fonction des données morphologiques initiales. au stade terminal du traitement actif en technique fixe . . 64) . sans traitement orthodontique. La cuspide mésio-vestibulaire de la première molaire inférieure est en rapport avec l'embrasure 14 et 15. pour préserver l'harmonie de la denture. 87c). La canine doit être assez longue pour effectuer ce travail. d'une « protection de groupe ». et R. mais pas trop. 88) soit par les cuspides vestibulaires des dents supérieures (cuspides de soutien ou primaires) — il s'agit. sous peine de voir apparaître des abrasions excessives. des lésions du parodonte ou des douleurs articulaires. — 90 % des dentures naturelles peuvent avoir une position d'intercuspidie maximale antérieure à la relation centrée. La rotation linguo-distale de la dent de 6 ans doit être légèrement accentuée pour obtenir ces relations occlusales . que des choix thérapeutiques ou de la motivation du patient. de la longueur des lèvres. De nombreux traitements d'orthodontie.124 Traitement des anomalies orthodontiques — le nivellement de la courbe d'occlusion est une nécessité technique pour la plupart des méthodes multibagues. sera fonction des objectifs occlusaux. en fin de traitement. En dehors de cette cuspide. • Relation centrée et intercuspidie maximale. doivent présenter un certain degré de parallélisme. La recherche de cette concordance est un objectif primordial en orthodontie. 14) : cette occlusion idéale ne correspond pas toujours à l'occlusion obtenue en fin de traitement . cet idéal constitue véritablement un « combat douteux » dont le patient n'est pas toujours conscient et qui doit être mené avec conviction. M. C. la concordance entre les deux positions — I.

(fig. On recherchera des relations labiales harmonieuses et la fermeture des lèvres en position de repos. Les lèvres : la forme. Dans certains cas. Le type de face : en règle générale. dans le cas d'une agénésie). ce qui est plus difficile (mise en place de la canine supérieure en position d'incisive latérale. la position des lèvres dans le profil et les rapports qu'elles entretiennent entre elles et avec la denture.Objectifs de traitement 125 FiG. la lèvre recule de 1 mm quand les incisives reculent de 2 mm. le plus souvent. — Protection canine au cours d'une excursion latérale gauche. 32). il n'est pas possible d'obtenir une protection canine. on doit envisager un traitement destiné à augmenter ou à diminuer l'E. . au cours des excursions latérales. pour les types accentués de face longue ou de face courte. F. 87. — Ils sont FIG. b) Vue linguale. I. OBJECTIFS ESTHÉTIQUES C'est la motivation esthétique qui amène. — Relations thérapeutiques de classe II molaire et classe I canine. Les rapports entre la denture et les lèvres. sont des facteurs déterminants dans les objectifs thérapeutiques et en grande partie sous le contrôle du traitement. en protection de groupe. C'est dire combien l'amélioration de l'aspect de la denture et du visage doit être recherché conjointement avec un fonctionnement occlusal optimal. il faut donc régler l'occlusion. c) Relations thérapeutiques de classe III molaire et classe I canine (amalgame mésial 36). avec de grandes variations individuelles. 88. A titre indicatif. à consulter. a) Vue vestibulaire.

Les lignes esthétiques (v. rechercher des procédures destinées à modifier considérablement le profil par un recul accentué des lèvres. Toutefois. doivent plutôt conduire à un recul marqué des"incisives. ou au contraire. — dans le sens vertical : le sourire gingival est la conséquence disgracieuse d'une lèvre courte ou d'un maxillaire basculé vers le bas. en fonction du stomion -> distance mesurée par rapport au plan d'occlusion. — Brièveté de la lèvre supérieure (malocclusion de la classe II. — dans le sens antéro-postérieur : une denture de belle apparence peut être placée assez en avant dans le profil mais des dents hypoplasiés. Le traitement doit s'efforcer d'y remédier (fig. le bord libre de l'incisive supérieure doit être située à environ 2. division 1). — Position idéale du bord libre des incisives supérieures. La convexité : l'exagération de la convexité ou de la concavité du profil.126 Traitement des anomalies orthodontiques F i e 89. comme le pensent parfois les orthodontistes. peut être un autre motif de consultation. FIG. forme. état de l'émail et à la longueur des lèvres. distance mesurée par rapport au plan d'occlusion fonctionnelle (fig. Pour des patients présentant une lèvre de longueur habituelle.5 mm plus bas que le stomion. 90. corollaire des facteurs précédents. 90). le caractère harmonieux et plaisant d'un visage n'est pas toujours fonction de la diminution de ses saillies. liés à l'apparence des dents. 89) . 58). p. couleur. une gencive d'aspect peu engageant. Selon les motivations particulières de chacun. . on pourra se contenter de rechercher une fermeture labiale et des rapports labiaux équilibrés redonnant au patient un type familial auquel l'entourage tient.

PÉRENNITÉ A LONG TERME • La stabilité. — Le seul procédé théoriquement correct. comme placer la cuspide mésio-palatine de la première molaire dans la fosse médiane de la première molaire inférieure. La forme des arcades et FIG.Objectifs de traitement INOCUITÉ 127 Les lésions iatrogènes dues à un traitement d'orthodontie et les moyens de les éviter (v. — a et b) Fermeture d'espaces. pour éviter la récidive des anomalies c'est de placer les dents dans une position équilibrée. . après extraction des 36 et 46 et mise en place fonctionnelle des 37 et 47 . Début de traitement : 9/76. La définition de cette position d'équilibre fait encore l'objet de telles discussions qu'il n'est pas possible de donner des règles simples. 197). 38 et 48 en évolution. Le problème n'est plus de savoir comment déplacer les dents. fin de contention : 10/79. mais où les mettre pour assurer leur stabilité et préserver leur intégrité. 91. vers l'avant. p.

Les recherches récentes sur l'étiologie de la carie permettent de mettre en évidence avec quelques certitudes un défaut dans les mécanismes de défense immunitaire. de même une vestibulo-version exagérée des incisives inférieures. Cela ne constitue pas une garantie quant à la conservation à long terme. Un recul molaire intempestif par une force extra-buccale a tendance à récidiver s'il existe. mais plutôt un élément favorisant dont le poids n'est pas encore clairement défini à ce jour. par ailleurs. Le recul n'est pas encore suffisant pour faire une estimation des effets d'un traitement d'orthodontie sur la conservation d'un état de santé bucco-dentaire significativement meilleur que pour une population non traitée et présentant des anomalies orthodontiques. • La longévité. — de la morphologie parodontale. . . Une disposition occlusale satisfaisante évite-t-elle les troubles articulaires. — de facteurs histologiques spécifiques (étirement des fibres supracrestales. 92. dans son intégrité. p. Terminer un traitement d'orthodontie dans de bonnes conditions permet très probablement un fonctionnement meilleur du système stomatognathique. En Europe. a) Avant traitement. Il est toutefois possible de préciser ce qu'il ne faut pas faire pour le maintien de cette stabilité : l'expansion bimaxillaire récidive dans 90 % des cas. sans négliger toutefois les conditions locales. après correction d'une rotation). l'hygiène buccale est satisfaisante. Il est évident qu'un bon alignement permet une meilleure élimination de la plaque. En résumé on peut dire que la stabilité dépend : — des pressions musculaires. aux connaissances actuelles en orthodontie. . — Redressement des axes dentaires avant prothèse fixée. une D. Toutefois. pour une part. le bruxisme ou les abrasions? Pour certains. etc. l'introduction des techniques fixes et des principes thérapeutiques qui les gouvernent n'a guère débuté avant les années 60. D. OBJECTIFS PARTICULIERS la position des dents est sous la dépendance de facteurs multi-variés dont la définition et le contrôle échappent encore. il n'existe pas de différence significative entre un échantillon d'individus présentant une excellente hygiène et des malocclusions. 86) : disjonction du maxillaire. — de la poussée mésiale des dents de sagesse. prescription de l'ablation des amygdales pharyngées ou/et palatines. — d'une croissance résiduelle. Il est parfois troublant de constater l'absence de symptomatologie chez des patients présentant des malocclusions marquées. Les malpositions ne jouent qu'un rôle secondaire dans le processus carieux. du système manducateur. les techniques ortho- FIG.128 Traitement des anomalies orthodontiques minant dans l'apparition de ces dysfonctions. M. le facteur comportemental serait déter- — Améliorer la ventilation nasale (v. — L'orthodontie moderne est encore dans les premiers temps de son âge. à localisation postérieure. . b) Après traitement. éléments fonctionnels : persistance de dysfonctions. n'est pas stable. — Éliminer la nécessité d'une restauration prothétique : si les premières ou deuxièmes molaires sont délabrées et irrécupérables. — Améliorer la phonation par un placement correct de la denture et le rétablissement d'une situation linguale habituelle. sangle labiale tonique + +. éléments anatomiques : lèvre courte. si en outre. C'est plutôt la qualité initiale de la « gencive attachée » et l'épaisseur de la corticale externe qui détermineront l'apparition ou non de lésions parodontales. et un échantillon d'individus présentant des arcades bien alignées et dont le niveau d'hygiène est similaire (Ingervall). — de l'agencement de l'intercuspidation .

en fonction de ses propres convictions. Le degré de coopération. — Le plan de traitement le plus satisfaisant au niveau occlusal et esthétique doit être proposé par le praticien. Il faudra en tenir compte pour éviter de graves déboires au cours du' nouveau traitement. — Ce plan sera modulé en tenant compte de la personnalité du patient et de la motivation de ses proches. 96a). — d'établir les séquences détaillées du plan de traitement. semi-tardif ou tardif? En une ou plusieurs étapes? Comment traiter ? Quels sont les dispositifs utilisables. c'est l'extraction de 14 et 24 et des relations de classe II molaire thérapeutiques. — de poser un pronostic de réussite et de stabilité. redresser une molaire mésio-versée montrant une poche mésiale. à la fin du traitement actif. division 1. L'orthodontie trouve là sa pleine justification (fig. L'orthodontiste peut également concourir à une réhabilitation prothétique équilibrée par la correction de dents supports de bridge mésio. afin d'obtenir des relations de classe 1 au niveau des canines et des dents de 6 ans. 91a et b). 92c/ et b) ou encore par une meilleure répartition 129 des piliers d'un bridge (distalage d'une 2e prémolaire dans un secteur édenté). — On pourra laisser un La limitation des objectifs : il semble paradoxal de limiter les objectifs thérapeutiques à la correction d'une partie des anomalies. soit vers l'arrière. peut amener le praticien à négliger la mise en place correcte des dents de douze ans. ce qui peut constituer un risque potentiel. une solution de compromis est préférable. La lassitude de certains patients. il faut éviter le traitement avec quatre extractions pour l'obtention d'un recul labial important et ne traiter que la biproalvéolie. — de l'évaluation des risques de récidive. une dent présentant une poche infra-osseuse. en dernier ressort. c'est l'extraction des deuxièmes molaires supérieures et le recul des dents de 6 ans.ou disto-versées (fig. du choix thérapeutique. Cette solution implique le port très régulier et très intense d'une force extrabuccale. par exemple. — d'évaluer les risques de révision de la procédure définie initialement. La motivation esthétique. A l'aide des données précédentes le plan de traitement doit répondre à trois questions : Que traiter? Faut-il traiter l'ensemble des malocclusions observées? Quels sont les objectifs du traitement? Quand traiter? Traitement précoce. La solution la plus satisfaisante pour le traitement de certains cas de classe II. — L'évaluation de la motivation au traitement peut faire décider. — Créer des conditions favorables au traitement des parodontopathies : égresser. etc. — de la limitation des possibilités orthodontiques et de l'âge du patient. en fonction des réponses aux questions précédentes? Faut-il extraire ou non? Répondre à ces interrogations permettra: — de préciser le choix des moyens thérapeutiques. Cette limitation peut être fonction : — des désirs du patient et de son entourage et des particularités de son caractère: — de considérations occlusales. — de fixer la durée approximative du traitement actif et de la contention . certains éléments morphologiques ou fonctionnels étant prédominant. Ceci constitue une des orientations d'avenir de l'orthodontie. ce qui constitue l'objectif occlusal idéal. Un enfant ayant déjà subi un traitement inadapté pendant une période assez longue. Si la coopération est incertaine. Considérations occlusales. Si le patient et son entourage estiment par exemple qu'une biproalvéolie accompagnée d'une biprochéilie en classe 1 ne justifie pas de grandes modifications cutanées. . QUE TRAITER ? Le facteur humain. Les moyens thérapeutiques variés offrent des procédés adaptés au traitement de ces anomalies. L'ÉTABLISSEMENT DU PLAN DE TRAITEMENT La conclusion du bilan orthodontique constitue un catalogue des anomalies observées. évitant de ce fait un remplacement prothétique chez l'adolescent ou le jeune adulte. a déjà fortement entamé son « capital de coopération ». réaligner des incisives en malposition après extraction de la plus dénudée (fig.Etablissement du plan de traitement dontiques fixes sont à même de fermer les espaces d'extraction soit vers l'avant.

aggravé par une hygiène médiocre. D. par exemple. 2° LA GRAVITÉ DES ANOMALIES : QUAND TRAITER ? La réponse à cette question doit tenir compte de plusieurs paramètres : — l'âge dentaire . — v. 197). ou une seule étape. Elles comprendront deux ou trois étapes discontinues. p. que ce soit pour les cas de classes II. l'extraction de dents permanentes ne permettra que le traitement de la D. en denture mixte. surveillance. les prémolaires. dont il faut tenir compte avant. 200) : — La correction de certaines rotations chez un adulte peut faire apparaître des lésions du parodonte vestibulaire (déhiscence) . — En fonction de l'âge dentaire. — traitement en deux étapes qui se suivent : traitement précoce en fin de denture mixte. mais la règle c'est de ne considérer le traitement actif comme réellement terminé qu'après évolution et mise en place correcte des deuxièmes molaires. des dénudations (fig. traitement tardif en denture adulte. le plan de traitement doit tenir compte du stade de croissance du patient (v. 14). surveillance. p. traitement précoce (denture mixte). EXEMPLE : — D. associée à une D. — traitement en trois étapes : traitement très précoce (denture temporaire). et idéalement des dents de sagesse. . traitement tardif (denture adulte) . — le facteur humain. En effet. division 1 (fig. pour les cas de classe II. D. — traitement en deux étapes discontinues : trai- — plus la sévérité de la malocclusion est marquée. p. — traitement en denture adulte complète : traitement d'adulte. et non des relations de classe II. Les risques de récidive et de lésions (v. ou suivies dans le temps. Les différentes procédures. c'est le facteur humain. provoquant des inclusions. Le traitement d'orthodontie risque de provoquer une recrudescence de cet état carieux. en denture adulte (pour un cas de classe IL division 1. 50d). au niveau des incisives latérales ou pour les biprotrusions et également un risque de microtraumatisme apical. plusieurs solutions sont possibles. division 2. A partir de la phase de constitution de la denture adulte. suivi d'un traitement tardif en denture adulte. p. soit pour profiter du taux maximum de croissance prépubertaire. La chirurgie oro-faciale trouve là toute son indication (v. Conclusion : cette énumération ne constitue pas un catalogue limitatif. peut se situer une étape du traitement orthodontique. M. quand il se justifie. 187 —.130 Traitement des anomalies orthodontiques tement précoce (denture mixte). — toute position très antérieure des incisives supérieures comporte également un danger de fracture. des défauts de gencive attachée: — proglissement en classe III entraînant des abrasions des faces vestibulaires des incisives supérieures et une mobilité des incisives inférieures. Son évaluation présente assez peu d'intérêt au cours des séquences précoces. pendant et après le pic de croissance. les prémolaires et les canines sont évoluées. 38) . Limitation des possibilités orthodontiques : — impossibilité technique : certaines canines incluses en position horizontale haute. si l'on attend l'évolution de toutes les dents: — laisser une anomalie importante. — la susceptibilité à la carie : il faudra envisager avec beaucoup de réserve un traitement complexe sur une denture présentant déjà de multiples obturations et des caries en cours de développement. la . M. plus il sera difficile de tout corriger. s'installer en denture permanente fait courir le risque de voir apparaître des lésions ou des problèmes plus complexes. 3° LE FACTEUR HUMAIN. — le stade de croissance: — la gravité des anomalies . — impossibilité thérapeutique : certaines anomalies ne peuvent être traitées uniquement par des moyens orthodontiques (prognathie inférieure sévère). — La seule limitation à un traitement précoce. 165). source de résorptions apicales ultérieures (v. mais une illustration de ce que l'on dénomme des « solutions de compromis ». la plupart du temps. 87). ne peuvent être mises en place sans risque. sauf retard ou avance cliniquement visible. 17). A chaque période de la morphogenèse des arcades. p. soit au contraire pour éviter cette période très active (fig. en général tardive (v. p. canines et deuxièmes molaires sont évoluées. Les éléments déterminant : 1" LE STADE DE CROISSANCE est un facteur important certain degré de recouvrement incisif si l'on estime que la position des incisives est nécessaire à l'obtention d'un guide incisif satisfaisant. M. D. — traitement tardif en une seule étape : traitement tardif en denture adulte jeune : .

il s'agit d'une période psychologiquement favorable : l'enfant est très ouvert aux conseils et à l'autorité des adultes. D. 11 y a donc antagonisme entre les impératifs techniques et le développement psycho-affectif de l'enfant. p. Or les modifications dues à la croissance sont souvent aléatoires. Philippe : « Dans le cadre des traitements en denture mixte. le pourcentage de traitements précoces ou tardifs sera très important ou très faible. 55a et 93): FIG. qui deviendraient nécessaires en denture adulte. sévère. il faut frapper fort pendant un temps bref ». La stabilité est meilleure. TRAITEMENT TARDIF Avantages. Cette normalisation des rapports entre les arcades dentaires constitue un facteur favorisant pour un déroulement meilleur des fonctions et l'établissement d'une fonction occlusale satisfaisante. — D. — Si l'on décide d'instituer un traitement précoce. — traitement d'une latérodcviation par endoalvéolie maxillaire (v. Inconvénient majeur : la durée globale du traite- Des relations interarcades statiques et dynamiques précises ne pourront être construites qu'après la mise en place des dents adultes. p. retard d'âge dentaire et D. en posture labiale habituelle de repos (fig. certains cas de classe II ou de classe III. 183). La récupération d'une fonction normale est également possible précocement grâce à certaines rééducations. — certaines supraclusions (v. p. INDICATIONS DE TRAITEMENT PRÉCOCE : — incisives apparentes. — Une indication de traitement précoce : les incisives présentent une chance sur 3 de se fracturer. dans certains cas. — traitement précoce de certains cas de classe squelettique II: — traitement d'un proglissement mandibulaire associé à certains cas de classe III. Appliqués tôt. — Le traitement précoce offre des possibilités d'action très étendues et peut. éviter des extractions. au cours de la phase terminale du traitement. 25). selon les techniques utilisées. Traitement précoce ? Traitement tardif ? Selon le profil du praticien et ses convictions thérapeutiques. p. si l'on attend la mise en place des dents adultes. C'est l'évaluation subjective par le patient de cette durée globale qui peut amener une rupture de la coopération. : dents hypoplasiées. M. D. p. — D.Etablissement du plan de traitement durée globale du traitement est augmentée si le traitement est débuté précocement. — extraction précoce de dents temporaires avec mésialage secondaire iatrogène. M. en technique fixe. 181) ou pour éviter des inclusions. D. TRAITEMENT PRÉCOCE ment est augmentée et il faut prévoir le plus souvent 2 étapes successives de traitement. agénésies. les dispositifs orthopédiques entraînent des modifications considérables des formes maxillaires et des relations entre les arcades. 184) . Le traitement ultérieur en denture adulte est facilité et écourté. Un traitement précoce avec extractions pilotées se justifie également pour des raisons parodontales (formation d'une gencive attachée de bonne qualité (v. Comme l'écrit J. ceci implique une prédiction de l'évolution des germes et de leur taille et une simulation de la croissance à venir. Enfin la période pubertaire est souvent une époque délicate pour faire accepter des dispositifs visibles et toutes les contraintes d'un traitement d'orthodontie. Par ailleurs entre 8 et 11 ans. 148) : ces dispositifs autorisent le déplacement . M. COMMENT TRAITER ? Le propre d'une orthodontie de qualité c'est d'utiliser des moyens thérapeutiques adaptés aux anomalies que l'on se propose de traiter et aux impératifs biomécaniques. ceci correspondant à la phase orthodontique du traitement. de faible ou moyenne amplitude. en technique fixe. INDICATIONS DE TRAITEMENT TARDII : — traitements avec extraction. Inconvénients. Le choix des moyens thérapeutiques : — les dispositifs multi-bagues ou multi-attaches (v. 93. ce qui n'est plus réalisable tardivement en fonction des engrammes cérébraux (v. période essentielle pour l'obtention d'une bonne fonction occlusale.

141. sauf cas particulier. — Pour des motifs endodontiques (dents irrécupérables chez un enfant présentant. des forces lourdes ( + de 1 kilo) (disjoncteur. D. (p. Cet ensemble de moyens constitue un arsenal thérapeutique dont les différents éléments peuvent être utilisés conjointement ou au cours de séquences successives de traitement. en denture adolescente ou adulte: — les appareils orthopédiques : ils permettent la correction d'un décalage antéro-postérieur dans le sens de la classe II ou de la classe III (activateur. la modification de la forme maxillaire (disjonction). contrairement aux idées reçues. 136): — les extractions : dents temporaires et dents adultes . Ils nécessitent plus qu'aucun autre la coopération du patient. ce qui peut faciliter l'obtention de relations de classe I molaire et le placement des dernières molaires. . 140. Mais le traitement des supraclusions en est parfois compliqué.132 Traitement des anomalies orthodontiques la pratique quotidienne et peut troubler le praticien non spécialisé. M. une place très privilégiée. — la chirurgie orthodontique : dégagement chirurgical de dents incluses. labioplastie. C'est la solution la plus habituelle. en fonction de l'aspect irréversible des extractions et de l'utilisation de dispositifs fixes complexes: — la durée d'un traitement avec extraction est plus facilement programmable. soit des anomalies orthodontiques). — Pour modifier un type de croissance très postérieur ou tout au moins ne pas l'aggraver (face longue — rotation postérieure). p. 163). ce qui peut être un avantage si la D. l'intérêt de pouvoir exercer. est tout aussi indispensable. • Dans quel but extraire des dents permanentes ? — Pour permettre le traitement d'une dysharmonie dento-maxillaire. — la myothérapie (p. p. 165) : — la chirurgie oro-faciale : ostéotomie totale ou segmentaire des maxillaires. Ils présentent. D. germectomies. — Pour des problèmes de symétrie. — Elles correspondent aux phases détaillés du traitement. Les prémolaires : POSSIBILITÉS DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES PRE- — LES EXTRACTIONS DE DENTS ADULTES EN ORTHODONTIE Les extractions de dents adultes tiennent une place plus ou moins importante dans les moyens thérapeutiques actuels. différence qui se ressent au niveau de MIÈRES PRÉMOLAIRES.. Ils occupent actuellement. — Pour obtenir un recul des lèvres (corriger une convexité cutanée exagérée). (p. sur gouttière. Elles autorisent un déplacement mésial plus important des molaires (perte d'ancrage délibérée). Entre le pourcentage relevé par Tweed dans sa pratique — 60 % de cas avec extraction — et celui proposé par Ricketts — environ 30 % des cas — réside toute la différence entre deux conceptions très éloignées. selon les principes de traitements auxquels on se réfère. pour obtenir des résultats occlusaux satisfaisants. Si l'ancrage postérieur est bien conservé. important. l'avulsion de ces dents offre la possibilité d'utiliser la presque totalité de leur largeur M. Elles seront analysées pour chaque malocclusion. — Elles permettent un recul moins important du secteur antérieur et des lèvres.. — une technique fixe multi-bagues ou multi-attaches est indispensable.B.E. grâce au mésialage des secteurs latéraux.) : — les appareils amovibles mécaniques : ils permettent de corriger des versions et de réaliser des déplacements unitaires dans le sens vertical (v. • Le choix des dents à extraire. est modérée et le profil normal. etc. F. donc un recul labial et un recul du point A. résection de frein. en outre. révisable. dans certains cas. chirurgie des tissus mous : glossotomie. 165).A peu près toutes les dents adultes peuvent être extraites. donc elles modifient moins le profil. . — Pour corriger un décalage antéro-postérieur (de classe II ou de classe III). etc. LES CONSÉQUENCES : des apex et le placement précis des cuspides et des fosses antagonistes.. Les séquences du traitement. 165) . à des fins thérapeutiques. 146). p. — les rééducations diverses : déglutition. — la coopération de l'enfant. dans l'éventail des thérapeutiques orthodontiques. ventilation (p. P O S S I B I L I T É S DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES DEUXIÈMES PRÉMOLAIRES. p. pour l'ensemble du traitement actif et de la contention. Leur maniement est complexe et exige une formation particulière. soit une occlusion et un profil habituel. Ils impliquent une bonne connaissance des nécessités de l'occlusion. étape par étape et constituent un guide. — Elles permettent le maximum de rétraction du secteur antérieur incisivo-canin.

et blocage des deuxièmes molaires. division 1 et dysharmonie dentomaxillaire : extraction des 4 premières molaires: — traitement précoce d'un cas de classe II. b) Avulsion des 15 et 25 et des 34 et 44 : indications : — motif esthétique : la face vestibulaire des deuxièmes prémolaires supérieures est plus courte que celle des premières (fig. . D. et b): c) Indications orthodontiques pures : extraction de dents de 6 ans saines ou porteuses d'obturations mineures sur une seule face. leur mise en place spontanée est relativement satisfaisante. LES COMBINAISONS D'EXTRACTION ENTRE PREMIÈRES ET DEUXIÈMES PRÉMOLAIRES : 133 a) Avulsion des 14 et 24 et des 35 et 45 : indications : — D. V. — recul des prémolaires et des canines.Etablissement du plan de traitement La conservation des premières prémolaires maintient mieux la dimension verticale s'il existe une supraclusion. sans a n o m a lies orthodontiques associées. 188). — malocclusions de la classe III (mésialage des dents de 6 ans supérieures). deuxièmes molaires supérieures : j u s q u ' à 12 ans. division 1 (extraction des premières molaires supérieures) . — D. 94a et h) . deuxièmes molaires inférieures : après 9 ans d'âge dentaire. LE MOMENT DE L'EXTRACTION : a) Extraction précoce : FlO. face longue : l'extraction des deuxièmes prémolaires sera destinée à entraîner un mésialage des dents de 6 ans : la correction des relations de classe II s'effectuant plutôt par un déplacement mésial de la dent de 6 ans inférieure que par le recul de la dent de 6 ans supérieure. Les premières molaires : LES TROIS INDICATIONS D'EXTRACTION : a) Indications endodontiques pures. — type de croissance « face courte » accentuée. — bèance antérieure et latérale (anomalies maxillaires du sens vertical) . Ces indications sont exceptionnelles : — face longue et convexité très importante (extraction des 4 premières molaires). dans le cadre d'un traitement d'orthodontie. . — cas de classe II. M. donc doit être acceptée sauf à la rigueur pour l'extraction précoce des 16 et 26 (p. la plupart des cas présentent des mésioversions importantes et des rotations mésiolinguales. sans traitement immédiat: après extraction très précoce. On peut également observer un distalage spontané considérable des 35 et 45. — indications endodontiques pures : . 94. — une technique fixe multi-attachcs est indispensable. LES CONDITIONS D'EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES : — présence des germes des dents de sagesse et des deuxièmes prémolaires. division 1. pour les 2/3 des cas. M. — cas de classe III : extraction des premières molaires inférieures. par un déplacement mésial des deuxièmes molaires (controversé). — a et b) Comparaison du résultat esthétique de l'extraction de la 14 (a) et de la 25 (b). modérée avec symphyse prononcée. — cas de classe II. CONTRE-INDICATIONS : — agénésie ou microdontie des germes de dents de sagesse ou des deuxièmes prémolaires. b) Indications orthodontiques et endodontiques : traitement avec indication d'extraction et dents de 6 ans délabrées (fig. à localisation antérieure et postérieure: extraction des 4 premières molaires. POSSIBILITÉS DONNÉES PAR L'EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES : — diminution de la D. D. 95^. — mise en occlusion fonctionnelle des dents de sagesse.

D. a) avant. M. 356).134 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. l'extraction . avec forte convexité (point A en avant de Na vertical (fig. 95. MONNIER). pour le traitement d'un cas de classe II. en classe 1. l'extraction tardive est indispensable dans les cas de classe II. — indications orthodontiques : extraction précoce des 16 et 26. division 1. b) après (Clichés dus à l'obligeance de Y. Pour le traitement des cas de classe III. — a et b) Cas avec extraction des 4 premières molaires (indication endodontique et orthodontique). division 1 (sauf pour la solution précédente) et-de D. b) Extraction tardive : en fonction du mésialage spontané intra-osseux des germes des deuxièmes molaires supérieures.

division 1. alignement à l'aide de brackets et de fils orthodontiques. — On cherchera à les conserver en cas d'extraction de prémolaires. l'indication de germectomie des 4 dents de sagesse doit se poser. la dent de sagesse inférieure se mésioverse. traités sans extraction. l'extraction tardive est préférable. La condition nécessaire étant la présence des germes des dents de sagesse supérieures et une forte coopération (v. par excès mandibulaire (extraction d'une incisive centrale ou latérale): — solution de compromis. en classe IL Canines supérieures : ce sont des dents dont on doit prescrire le plus rarement possible l'extraction. qui présentait une forte récession gingivale. — 2 molaires délabrées sur un même secteur : si possible conservation des dents de l'autre secteur. — En classe I. pour le traitement d'un cas de classe II. M. b) Extraction des deuxièmes molaires inférieures : cette solution n'est guère recommandable. greffe de gencive attachée (M. : — extraction de 16. la plupart du temps. p. 96. 44. D. En effet.Etablissement du plan de traitement des dents de 6 ans inférieures doit se faire également tardivement. une dysharmonie dento-maxillaire postérieure. Incisives latérales supérieures : possibilités données par l'extraction des incisives latérales supérieures : — retrouver la symétrie de l'arcade.. : patient adulte.. 188) . D. cette solution peut être préférée à l'extraction des premières prémolaires. L'extraction d'une deuxième mplaire supérieure sur un seul secteur permet également de corriger une classe II. dans les cas de classe II. D. Incisives centrales supérieures : (exceptionnelles). si leur possibilité de mise en place semble possible (analyse de la D. — en cas de nanisme si les canines ne sont pas trop longues. sauf en cas de fort délabrement. s'il existe par ailleurs. Le recouvrement incisif est augmenté. — a) Extraction de la 42. . COHEN). N. D. Les troisièmes molaires. Indications : fractures radiculaires. Incisives inférieures : possibilités données par l'extraction des incisives inférieures : c'est. Une récidive totale ou partielle de l'encombrement initial se produit fréquemment. une très mauvaise solution chez l'enfant d'âge orthodontique. division 1. — en cas d'encombrement tertiaire après un traitement d'orthodontie : extraction de 31 ou 4L deux ans après l'ossification du radius. Dans les cas limites. en cas d'agénésie unilatérale. si l'espace prévisible pour leur évolution est insuffisant. — L'avulsion de la deuxième molaire supérieure nécessite le maintien de la deuxième molaire inférieure antagoniste. le plus souvent. Dans tous les cas dans lesquels on désire profiter de l'espace d'extraction pour distaler les prémolaires. provoque des prématurités ou se couche horizontalement. en l'attente de la dent de sagesse supérieure. subdivision (c'est-à-dire classe II à droite et classe I à gauche ou vice-versa). M. si FIG. 46 et 14. Indications : — cas de forte D. QUELLES DENTS EXTRAIRE? 135 leur orientation est défavorable. ou coronaires et sous-gingivales. D. 6 — extraction de 36. 24. postérieure). rapports molaires 7 de classe III . b) Selon les anomalies orthodontic/ues. B. rapports molaires 6 de classe II . 26 et 34. Les canines inférieures se retrouvent en occlusion de classe III avec les latérales supérieures. 96<v): a) Selon le nombre de dents de 6 ans délabrées : — 3 molaires délabrées : extraction de la 4 e . chez l'adulte présentant un encombrement incisif inférieur et une déhiscence sur une incisive inférieure (fig. — 2 dents délabrées sur des secteurs opposés : il est bien souvent nécessaire d'envisager l'extraction des quatre dents de 6 ans. 7 Les deuxièmes molaires : a) Extraction des deuxièmes molaires supérieures : indications : — c'est une solution très intéressante pour le distalage des premières molaires supérieures.

— aussitôt avant la pose des dispositifs (D. . Correction d'une version coronaire : a) Dans le sens V ou L : — groupe incisif supérieur ou inférieur: — déplacement localisé à une dent : incisive..). la correction de certaines malocclusions ou malpositions dentaires. (fig. longtemps après la contention. DE LES LES A P P A R E I L S TRAITEMENT ACTIF AMOVIBLES MÉCANIQUES APPAREILS Ces dispositifs ont été utilisés avec prédilection. — en cours de traitement. b) Dans le sens mésial ou distal : déplacement localisé à une dent. 12 et 14 en contact. incisives latérales supérieures et incisives inférieures larges. particulièrement en denture mixte ou pour certains déplacements localisés chez l'adulte. canine ou dent cuspidée. D. Correction d'une rotation : sur des dents plates (incisives centrales supérieures. . 133) . — Une force exercée par un ressort placé sur un appareil amovible s'applique à distance du centre de résistance de la dent.. B.. si l'on prend conscience des limitations de leur emploi dues à leur principe mécanique d'action. — b) Cas traité avec extraction des 13 et 23 (solution très exceptionnelle) : 34 et 44. Les extraordinaires possibilités thérapeutiques offertes par les méthodes multi-bagues (p. extraction de dents de 6 ans délabrées sur des arcades sans anomalie orthodontique (v. E. Cependant. moyenne) . avant d'entreprendre un traitement complexe comportant 4 extractions ou pour éviter une perte d'ancrage. Fie. Patient adulte.136 Traitement des anomalies orthodontiques Indications : — canines incluses horizontales. si un traitement sans extraction n'a pas abouti aux objectifs recherchés: — à la fin du traitement : extraction ou germectomie des dents de sagesse. Les principes mécaniques des appareils amovibles. (Avant traitement : 13 ectopie vestibulaire. 96b). Ils gardent encore tout leur intérêt comme dispositifs de contention.. en Europe. 148) ont considérablement diminué leur usage. dont la mise en place risque de léser les dents voisines. Le déplacement induit ne peut qu'être qu'une version coronaire. 134a). 23 incluse horizontalement). jusqu'aux prémolaires. M. Mouvement d'égression : à l'aide d'un ressort sur appareil amovible. prenant appui sur une attache collable (composante de linguo-version ou de vestibulo-version associée) : mise en place d'une dent en ectopie vestibulaire ou d'une dent incluse simple. — quelque temps après la pose de la F. La force est donc mal contrôlée. — Le point d'application de la force est virtuellement ponctuel. 96. Indications d'utilisation • Le moment de l'extraction : il pourra se situer: — bien avant le début du traitement actif (extractions pilotées (germectomies). l'autogreffe est-elle possible? — patient adulte avec des incisives latérales en contact avec les 14 et 24 (fig. les appareils amovibles permettent. contrairement aux brackets pour lesquels il s'agit d'une surface d'appui. pour tester la coopération du patient. p. — du degré de conservation de l'ancrage et de la technique utilisée. — après la contention : extraction des dents de sagesse — extraction d'une incisive inférieure en cas de récidive. • L'ordre des extractions : il sera fonction : — des anomalies initiales. et d'un dispositif fixe multi-attaches. jusqu'aux années 1960.Lype de force : forces légères progressivement décroissantes. après un traitement en technique fixe.

E. FIG. dur (fig. 91c). B. Longueur : 1. — Pointes interdentaires linguales : elles sont très utiles en denture mixte pour la rétention des F. 102. Moyens d'ancrage. — contours de la plaque : les plaques d'orthodontie ne sont pas décolletées. f) Éperon triturant en 1/2 jonc sur la 36 (diamètre 8/10 mm). 9 7 / ) : — bandeaux vestibulaires : en 7/10 e dur (ou 8/10 e mou) entre 2 et 3 ou 2 et 2 (fig. sur gouttière ou p o u r les plaques amovibles inférieures. en diamètre 7/10 dur. a) Cavalier. m Moyens d'ancrage et de stabilisation. bague sur la 26).5 à 2 m m : oblique en direction vestibulaire: sans interférence occlusale (fig. — Les crochets d'ancrage d'une plaque amovible sont réalisés en fil d'acier dur de 7/10 e de m m . d) Pointe interdentaire en denture mixte. Il faudra contrôler tout particulièrement l'épaisseur antérieure.. . Conception de l'ancrage à l'aide de ces deux crochets : crochet mésial sur une dent. soit en résine cuite en moufle. à la mandibule. — Bandeau vestibulaire (fig. — Crochets d'Adams (fig.n fil demi-jonc 8/10 e . polymérisée sous pression. elles suivent le contour des collets et les recouvrent sur 1 ou 2 m m . b) Cavalier. au niveau des appuis linguaux. 97c). — Crochets cavaliers (fig. 97a et b) : préfabriqués ou façonnés (adjonction d'une boule de soudure). 97. au maxillaire.*97c/). cette technique devenant exceptionnelle. é) Bandeau vestibulaire de contention de 12 à 22 (d'après RICKETTS). — épaisseur moyenne de la plaque : 2 m m . c) Le crochet d'Adams. . 97c). — Crochets-clips : il est adapté sur une bague scellée sur la première molaire supérieure et comportant un tube (fig. Leur extrémité est arrondie. au cours de la phonation.Etablissement du plan de traitement Description. La zone postérieure est largement dégagée.. m La plaque-base : 137 — matériau : la plaque est réalisée. soit en résine autopolymérisable. — Crochets simples : ajustés sous le plus grand contour de la dent. crochet distal sur la dent voisine et cavalier médian. Moyens de stabilisation : — les éperons triturants : évitent l'enfoncement de la plaque inférieure.

E. réalisée en fin d'acier dur de 10/10e de mm.010 x . les élastiques tendus (fig. Dispositif mixte : F. tubes soudés sur les crochets d'Adams ou plaque de Stephenson (fig. B. insérée au niveau de la plaque-base palatine avec un « équiplan » sur la F. 98. a) Les ressorts : — ressorts palatins antérieurs (type ressort de Schwartz) (fig. latéraux.138 Traitement des anomalies orthodontiques FiG. 98a) . . asymétriques. 101a et b). qui permettent un dégagement maximum de la plaque (fig. sur des gouttières latérales (v. FiG. Vienne : — ressorts actifs latéraux de « Twin-Arch ». B. 102). 11S b) La plaque amovible avec élastique. 100) . grille empêchant le passage antérieur de la langue. 99a). E. — bandeaux vestibulaires actifs : le dispositif de Vienne (fig. — ressorts unitaires linguaux (fig. : ce ressort permet également la correction d'une linguoclusion. p. N. — F.020 inches et boules de soudure distales. m Variantes : — la « cage à langue » . B. sur plaque . — ressorts de linguo-version . 142). — a) Ressort de rotation avec enroulement sur 21 (diamètre 5/10) et bandeau vestibulaire passif. 99b). (dispositif de Château) (fig. 136) . -courbures de premier ordre incorporées (v. — a) Potence de G. b) Ressort de Schwartz rétro-incisif avec bandeau vestibulaire. E. fig. Elle suit la forme de la béance juste en arrière des incisives. — la perle de Tucat : dispositif ludique favorisant le repositionnement postérieur de la langue (fig. 98/)) : — ressorts vestibulaires : ressorts d'égression canines et incisives. 99. B. B. — entretoises palatines en demi-jonc 10 ou 12/10e. fil plat . • Moyens de conservation de l'ancrage : — F. E. b) Les vérins : médians. m Moyens (Faction.

• La plaque avec élastique (fig. — deux crochets au 5/10e. — F. ajusté sur les faces vestibulaires de toutes les dents et passant par les faces distales des dernières molaires. . — ailerons latéraux après correction d'une latérodéviation (fig. 14 et 24. — élastiques de type 5/8" ou 3/8" d'inch. solidarisés par un fil de diamètre 9/10 : — tubes soudés sur le fil 9/10.): — prolongation verticale sur l'equiplan prenant appui sur une plaque amovible inférieure et favorisant la propulsion . Il est passif. — Lu plaque de Stephenson : — crochets d'Adams sur ^6 et 26. B. E. — plan plat rétro-incisif : permet d'éviter les interférences occlusales. • La plaque de Hawley classique : — fil au 7/10e dur ou au 8/10e mou. ce qui permet d'éviter le déplacement vertical du bandeau vestibulaire. B. Principe : maintenir la position des incisives et des canines et conserver les rapports vestibulolinguaux obtenus en fin de traitement. — équiplan de Planas (galette de résine fixée sur la F. Ce dispositif est assez fragile. situés mésialement ou distalement aux canines et comportant un enroulement autour du fil continu. — indications : supraclusion à prédominance supérieure. Les dispositifs de contention amovibles. E. — a et b) Le « 3 pièces » de M. E. coulissant dans les tubes. 100. mésial à la deuxième prémolaire. Château. et ressort rétro-incisif. 99b) : — crochet distal à la dernière molaire: — crochet mésial au niveau des canines et des premières ou deuxièmes prémolaires: — crochet pour élastique. B. La plaque-base est ajustée tout au long des collets. b — plaque amovible supérieure . sourire gingival. 101. Il a pour intérêt de ne pas provoquer d'interférence occlusale. — F. avec insertion palatine .Etablissement du plan de traitement 139 FlG. 137a). a FlG.

— dégagement très large des dents en cours d'évolution . pendant les premières 48 heures. Cet appareil permet la disjonction de la suture intermaxillaire et interpalatine. On différenciera . en dehors des repas. effectué par les aliments. LES APPAREILS ORTHOPÉDIQUES Ces dispositifs variés permettent de modifier les relations des bases osseuses dans le sens transversal ou dans le sens sagittal. La plupart des problèmes d'hypertrophie gingivale ou de réaction congestive de la gencive tiennent à l'absence du massage naturel. Elocution : conseiller. . au cours des repas. — des appareils fonctionnels (forces intrinsèques c'est-à-dire pressions ou tractions musculaires). faire séjourner l'appareil dans un produit détersif au cours du repas du soir. donc l'expansion rapide du maxillaire. — Mise en place de dents incluses simples. — un ressort ne doit pas être réactivé tant qu'il est encore actif. B. Les plaques amovibles doivent être portées jour et nuit. — Ouverture d'un diastème à l'aide d'un vérin latéral (inclusion secondaire d'une 5). En dehors de cet aspect particulier. Le disjoncteur. — Correction d'une linguocclusion ou d'une vestibuloclusion exagérée unitaire. — Correction d'une proalvéolie supérieure. Appareils délivrant orthopédiques des forces. — réajustage des éléments de rétention déréglés (réparation). 102. — Correction précoce des rotations en denture mixte sur incisives supérieures. — La plaque allégée : entretoises palatines en 1/2 jonc (diamètre 10 ou 12/10) crochet-clip sur 26. avec F. — des appareils délivrant des forces mesurables (extrinsèques). associée sur la plaque. les S et les F. en insistant sur les CH. adapté à un tube de bague molaire. Définition : dispositif orthopédique fixe — utilisable au maxillaire — comportant 4 bagues ajustées sur les premières molaires et les premières prémolaires (ou les premières molaires temporaires) et solidarisées par un vérin de fort diamètre (Hirax). Nettoyage : nettoyage triquotidien avec une brosse à ongles et du savon de Marseille. Le port de f appareil amovible. le port des appareils en dehors des repas est justifié pour favoriser les contacts dentaires et également pour le confort et l'agrément du patient. Un appareil correctement porté doit se mettre en place naturellement et sans efforts. Contrôle : — activation toutes les trois semaines. Quelques exemples d'application. E. des exercices d'élocution à haute voix.140 Traitement des anomalies orthodontiques FIG.

— en moyenne. — quelques jours après la dépose : prise d'une empreinte au maxillaire. L'arc interne de l'arc . Indications : — endognathie maxillaire avec linguoeelusion bilatérale et troubles respiratoires. 103/)) bascule vers le bas et vers l'avant du plan palatin. — légère rotation postérieure de 1" à 2°. — apparition d'un diastème interincisif. Les forces extrabuccales sur gouttière. —a) Un disjoncteur « Hirax » en bouche. — le diastème interincisif se ferme spontanément. — brachygnathie maxillaire en classe III. V. — vestibulo-version des molaires. ce qui demandera entre 2 et 3 semaines. . division 1). Description (fig. pose d'une plaque de maintien comportant un vérin médian et éventuellement un volet latéral lingual (fig. 103. sans récidive jusqu'à 18 ans et légère avancée du point A (fig. 103a) : sens de la rotation du vérin. (Traitement précoce des malocclusions de la classe II. b) Mode d'action probable du disjoncteur (d'après BIEDERMAN). Apophyses palatines des hémi-maxillaires. qui récidive de 30 à 50 %. Le plus rapidement possible.5 mm) et augmentation de la largeur du maxillaire. plusieurs jours plus tard. qui récidive à 50 % -> augmentation de la D. en cas de laterodéviation initiale. Activation : — 1/4 de tour toutes les 12 heures (vers l'arrière) et contrôle tous les 3 jours. et en bas qu'en haut. à l'aide d'une clef reliée à un fil. Mode d'action : — ouverture de la suture intermaxillaire plus en avant qu'en arrière. Définition : appareillage utilisant des forces extrabuccales dont l'action est répartie sur l'ensemble de la denture. Résultats : — correction des linguocclusions latérales et parfois antérieures (en classe III). Contention : — le vérin est bloqué par un fil de laiton et laissé en place 45 jours après la fin de l'activation. — prescrire à l'enfant de bien serrer ses dents au cours de la mastication et de mastiquer plutôt du côté en normoclusion. 3. prémolaires et canines. d'avant en arrière. avec endognathie. la suture s'ouvre deux fois moins que la distance intermolaires. — pour un patient plus âgé (après 18 ans). la récidive est plus importante (75 %): — expansion d'environ 6 mm au niveau molaire. à l'aide d'une gouttière en résine recouvrant toutes les dents. Apophyses palatines des os palatins et apophyses pterygoïdes. jusqu'à 25 ans environ et face courte ou moyenne. 137a).Etablissement du plan de traitement 141 FlG. pour éviter une latéro-déviation résiduelle. — augmentation de la distance entre les fosses nasales (1. — stopper l'activation dès que les cuspides primaires supérieures sont en contact avec les cuspides primaires inférieures (hypercorrection). 1 et 2.

la gouttière partielle est transformée en gouttière totale. le palais est recouvert par la résine: — en cas de vestibulo-version accentuée des incisives. Philippe (fig. B. d) Gouttière pour recul précoce des secteurs maxillaires antérieur et latéraux. — réduction du surplomb incisif avec linguo-version des incisives supérieures plus ou moins constante (protection d'incisives apparentes): — légère disto-version de l'ensemble des dents des secteurs latéraux. p. — La gouttière de J. les incisives ne sont pas incorporées dans le dispositif. — arc facial : l'arc interne est situé au niveau incisif. dans des volets vestibulaires latéraux. apparition de malocclusions transversales -> linguocclusion latérale ou latérodéviation — ce qui est le signe du succès de la thérapeutique. mais le dispositif est moins rigide. situées au niveau des faces vestibulaires. Les branches externes sont courtes. E. division 1. Ce dispositif permet de favoriser la propulsion de la mandibule (effet « activateur ») et de reculer en même temps la partie basse du maxillaire (action de la F. 105). portée avec le casque de traction haute. — en cas d'endoalvéolie maxillaire initiale. Il s'agit d'un dispositif à action orthopédique qui tend à distaler la zone alvéolaire maxillaire sans contrôle précis des axes dentaires. en denture adolescente stable. — léger déplacement postérieur de la fente ptérygomaxillaire. pour pratiquer de l'expansion au fur et à mesure du déplacement distal (endoalvéolie maxillaire). Dans ces conditions. ou bien en regard des prémolaires. p. le crochet d'ancrage est placé entre premières et deuxièmes prémolaires. permettant d'appliquer des forces lourdes intermittentes. placée en propulsion forcée. E. • Mode d. p. Philippe. Il s'agit d'un dispositif à mode d'action orthopédique. Ce recul est plus ou moins associé à une bascule vers le bas et vers l'arrière. En cas de supraclusion prévisible. à direction antéropostérieure. c) Effets sur le profil : — amélioration des rapports interlabiaux (correction de la béance labiale).action (fig. Activateur. après correction de la proalvéolie. . après extraction des dents de 6 ans supérieures. 104): — gouttière en résine recouvrant les faces linguales triturantes et vestibulaires de toutes les dents. Il peut être utilisé en denture mixte stable et. le bord antérieur de la plaque palatine est situé à distance de ces dents. selon le réglage des branches et selon le type de croissance. 102a) est ajusté au niveau des faces vestibulaires. le fil prend appui sur des cales de composite. a) Action orthopédique : — recul de la partie basse du maxillaire (os alvéolaire) et recul du point A. Variantes : a) La gouttière partielle : — en cas d'infraclusion antérieure. à mi-hauteur des racines (v. 113) . sur gouttière). un bandeau vestibulaire ou un fil de Vienne (fig. il est possible d'adjoindre au maxillaire un vérin médian large et un guide postérieur.142 Traitement des anomalies orthodontiques b) Are facial amovible : cet arc s'insère dans deux tubes vestibulaires incorporés dans la résine au niveau des faces vestibulaires ou au niveau de la surélévation (application à la mandibule en cas d'occlusion inversée). sur gouttière et activateur : la face inférieure de la gouttière peut être adaptée à la mandibule. Après correction de cette vestibulo-version. le palais est dégagé. 11 donne parfois des résultats remarquables et rapides (v. B. c) F. facial est inclus dans la résine ou amovible et coulissant dans 2 tubes latéraux. parfois. 104. l'arc facial est incorporé antérieurement dans la résine. 146). à forte convexité (ne pas utiliser ce dispositif après évolution des deuxièmes molaires). 149). • Description de la gouttière de j. — casque de traction haute (v. dans un cas de classe II. FIG. particulièrement au niveau incisif. b) Action sur la denture : — correction des relations d'arcades dans le sens antéro-postérieur .

M. Au maxillaire : cas de classe II. Applications. • Indications. afin que la deuxième étape orthodontique succède sans hiatus à la première phase orthopédique. l'action doit se poursuivre au plus 12 à 15 mois. Philippe) . sauf en cas de coopération insuffisante. pour éviter la lassitude de Venfant . 105. avec type de croissance moyen ou horizontal. au minimum 13 à 14 heures par 24 heures: — faire un test de six mois pour apprécier la coopération de l'enfant et la malléabilité osseuse. qui constitue une contre-indication au port de la traction moyenne haute avec des forces lourdes. — le port doit être le plus fréquent possible. Incidents : alopécie (perte des cheveux). — contrôler toutes les six semaines. — soit en denture mixte stable : traitement en deux étapes. Recul des molaires supérieures. division 1. Si le test est positif. D. profil convexe et recouvrement incisif moyen ou diminué. incident plutôt rare. — soit en denture mixte avancée. Les dents-supports doivent être stables donc au stade de la denture mixte stable. — Effets d'une F. Gouttière + activateur = profil rectiligne ou . sans D. B. • Port du dispositif : — les forces exercées peuvent atteindre 1 kg. sur gouttière portée 8 mois (forte croissance mandibulaire). Linguo-version des incisives supérieures.Établissement du plan de traitement 143 FlG. — amélioration de la protection des incisives par les lèvres. E. « frapper fort pendant un temps bref ». (J. leur augmentation doit être très progressive.

on peut adjoindre à la F. O. M. Mode d'action : — la mandibule effectue une rotation postérieure: — la croissance verticale du condyle est freinée. interrompre le port. soit sur le sommet du crâne (traction verticale). D. 153 : Impact psychologiqu La fronde occipito-mentonnière (F. . • Dispositifs associés : — en cas de linguoversion des incisives inférieures d'origine fonctionnelle. M. concave et nez familial important. sur gouttière. un pare-choc à la mandibule (p. — supraclusion incisive inférieure accentuée (v. postérieure et inférieure. M. sans brachygnathie maxillaire et sans D. et correction d'une occlusion inversée. — Modifications orthopédiques. peut provoquer un encombrement postérieur et une bascule en bas et en avant du plan bispinal. Elle est progressivement augmentée jusqu'à 500 g. — La fronde occipito-mentonnière. Ce dispositif doit être porté 12 à 15 heures par jour et au cours d'un repas — entre 6 mois et deux ans maximum. FIG. le port de la F. 106) : cet appareil comporte un casque de traction qui peut être placé. M. D. — si le plan de traitement prévoit des extractions. E. entame le « capital de coopération » de l'enfant (v. Indications : de 3 à 6 ans maximum. Le contrôle s'effectue toutes les six semaines à deux mois. en général. 83). d'application très précoce. Traitement actif : la force exercée est initialement de 150 à 300 g. postérieure (v. Si au bout de 6 mois aucune modification importante ne s'est produite. — D. soit au niveau pariétal (traction oblique). augmente la durée globale du traitement. Définition : dispositif extra-oral destiné à exercer une pression antéro-postérieure ou verticale sur le menton. et un dispositif multi-attaches simplifié prenant appui sur les deuxièmes molaires temporaires et incisives. si les effets recherchés sont obtenus.144 Traitement des anomalies orthodontiques Description (fig. 179). contention du traitement de ces anomalies. A la mandibule : cas de classe III avec proglissement.) (traitement précoce des proglissements mandibulaires). aspect de rétrochéilie inférieure avec type de croissance horizontale. les forces exercées peuvent être très importantes (jusqu'à 1 kg). B. p. M. En cas de proalvéolie inférieure prévoir sur la gouttière un (il de Vienne + une plaque maxillaire pour la correction de la linguoclusion des incisives à l'aide de ressorts linguaux (fig. Il est. • Inconvénients : nécessite. Résultats : obtention de relations de classe I molaire en I. D. C. en denture temporaire : proglissement mandibulaire en classe III sans brachygnathie maxillaire prononcée en denture temporaire ou prognathie légère. et même plus fortement si l'enfant le supporte. Une exception : en cas de D. 148). — disto-version initiale des premières molaires. M. m Avantages. le plus souvent. contrôles espacés. au maxillaire. permet d'éviter les extractions. Il est souhaitable de faire porter une gouttière maxillaire pour désengréner les dents. pour la correction d'un recouvrement incisif excessif. en classe II. E. I01/>). maxillaire sur gouttière. p. préfabriqué. 106. peut précéder la procédure des extractions pilotées (p. — en cas de supraclusion initiale. B. • Contre-indications : — face longue + + . une deuxième étape en technique fixe. 77) . p. sur gouttière. il est possible d'associer une F. une mentonnière et des bandes élastiques reliant le tout. E. O. B. est ensuite utilisée comme contention la nuit. Contention : la F. réalisation facile. pour la correction des relations de classe II.

Le moment d'application : l'auteur l'utilise chez de très jeunes enfants. gouttière scellée en denture mixte ou temporaire avec 2 crochets de traction antérieurs. au maxillaire. . après évolution des incisives. et un arc double. Définition : le masque de Delaire est un dispositif orthopédique comportant deux points d'appui sur le front et sur le menton. la base alvéolaire glisse antérieurement sur sa base osseuse: — disjonction de la suture maxillo-palatine transverse : elle se produit avec des forces lourdes (1. anesthésie générale). dirigée au maximum vers le bas. 107).5 à 2 kg). Toutefois. Le masque de Delaire (traitement des brachygnathies maxillaires). relié au masque par des tractions élastiques. Indications : — traitement des brachygnathies maxillaires (ou des rétrognathies maxillaires) sans anomalie majeure au niveau de la mandibule : — traitement des séquelles des fentes labio-maxillaires. Conduite du traitement : Port : exercer très rapidement une traction très forte. en denture temporaire (pose sous . c) La traction élastique : la force est produite par des élastiques tendus entre les crochets de l'arc vestibulaire et l'entretoise du masque. 107. ou réalisé au fauteuil et au laboratoire.Etablissement du plan de traitement Critères de réussite : stabilité en denture permanente. élastiques de traction antérieure fixés sur un arc interne double (vestibulaire et lingual). en denture mixte stable (période la plus favorable) et en denture adulte jeune. Il permet d'appliquer 145 des forces orthopédiques lourdes et intermittentes à direction postéro-antérieure (fig. b) Effets orthopédiques : — effet de « tiroir ». FlG. — a et b) Le masque de Delaire : appuis frontal et mentonnier. Récidives : dues à la posture de la langue (déglutition primaire). Effets du masque facial : a) Effets orthodontiques : vestibulo-version des incisives supérieures. à une obstruction pharyngée associée à une ventilation buccale (contre-indication). Description (fig. les utilisateurs habituels ne relèvent guère plus de problèmes avec ce type d'appareil qu'avec d'autres forces extrabuccales à traction antéro-postérieure. Durée du traitement : la correction de l'anomalie maxillaire est obtenue entre trois mois et un an. son intensité doit se situer entre 1 et 2 kg. déconseillée et inutile. à l'arcade maxillaire. b) L'arc double intrabuccal : arcs palatin et vestibulaire au 10/10e de millimètres soudés sur 16 et 26 et comportant deux crochets pour traction élastique antérieure. Impact psychologique : le masque constitue probablement l'un des dispositifs les plus difficiles à faire accepter par les patients. L'arc est ligaturé à toutes les dents: éventuellement. qui constituent l'ancrage. l'ensemble de l'arcade dentaire se déplace vers l'avant. 107) : a) Le masque : préfabriqué. sauf en cas de fente labiale ou de supraclusion importante et si la traction est faible. d) La surélévation mandibulaire : en principe.

148). 108. ce qui l'oblige à propulser la mandibule. en nickel-chrome. en cas de légère proalvéolie inférieure. linguoversion des incisives supérieures et vestibulo-version des incisives inférieures. La cire d'occlusion permettant de déterminer cette propulsion mandibulaire forcée est réglée pour obtenir également une forte surélévation (2 à 3 mm au-delà de la position de repos). Ce recouvrement est a) Mandibule : — une augmentation de la croissance au niveau des axes condyl'iens DC-Xi et Xi-Pm (branche horizontale) (fig. — bandeau vestibulaire supérieur de canine à canine (faces distales). l'activateur déclenche le réflexe myotatique (v. Description de l'activateur (ou monobloc) (fig. 108<v) : Gouttière en résine réalisée sur des modèles placés en hyperpropulsion. Définition : dispositif amovible utilisant des forces intrinsèques (les muscles oro-faciaux) pour la correction des décalages sagittaux. p. pare-choc). — une augmentation de l'angle goniaque. AU NIVEAU DENTAIRE : — ralentissement de régression incisive. lorsque l'enfant rapproche ses deux arcades. il permet des corrections orthopédiques spectaculaires. — a) L'activateur d'Andresen. (activateur. p. propulseur. Ensuite se produit un FIG. Pare-choc. b) Une augmentation de la dimension verticale. — éventuellement « pelotes » au niveau de la gencive inférieure (v. — égression différentielle des molaires. L'activateur. d'un recouvrement incisif insuffisant ou de la visco-élasticité de l'os. les incisives étant bout à bout. Appareils fonctionnels. 24) et un réflexe de fermeture à point de départ occlusal. — une croissance mandibulaire dans le sens d'une rotation postérieure.146 Traitement des anomalies orthodontiques prolongé sur le secteur incisivo-canin inférieur. ou tout au moins en contact. . — selon le réglage. b) Le propulseur de Muller-Brunner : les barres rigides. Mode d'action : tout se passe au niveau occlusal : d'après Fontenelle. La résine est en contact avec l'ensemble des faces triturantes et recouvre les faces vestibulaires des dents cuspidées sur 2 mm. La surélévation et l'hyperpropulsion mandibulaire constituent les éléments inducteurs des modifications observées. Conclusion : si ce dispositif est bien porté et bien réglé. 37) et analyse de Ricketts). situées sur la plaque-base maxillaire s'insèrent dans des décrochements en baïonnette sur la plaque inférieure. Les effets de l'activateur : les superpositions des téléradiographies avant et après application de l'activateur montrent : AU NIVEAU SQUELETTIQUE (EFFET ORTHOPÉDIQUE) : — si le réglage est défectueux (direction de traction trop haute) -> bascule du maxillaire vers le bas qui entraîne une rotation postérieure de la mandibule. c) Maxillaire : — un ralentissement de la croissance maxillaire. particulièrement des malocclusions de la classe II. division 1. La récidive peut s'observer en fonction d'une forte tonicité labiale supérieure.

— avec une tendance à la proalvéolie supérieure et à la rétroalvéolie inférieure. Indications : a) Malocclusions de la classe II. — remodelage fonctionnel: — effet « d'ancrage » : ralentissement de la croissance maxillaire. — temps de correction : entre 1 et 2 ans. — D. — denture adolescente en cours de constitution. 59) avec face courte ou moyenne et rotation antérieure : — sans D. sans encombrement inférieur. Port-réglage : — port : 12 heures par 24 heures (la nuit). Par analogie avec les sources d'énergie. Dès lors le monobloc crée un nouvel équilibre. après correction orthodontique des versions linguales des incisives supérieures (cas de classe II. a) Moulages. — recouvrement incisif augmenté ou béance fonctionnelle légère. division 2. dans un cas favorable (malocclusion de classe II. — a et b) Effets d'un activateur d'Andresen. le moment de choix se situant avant que le patient n'atteigne son pic de croissance c'est-à-dire en moyenne 12 ans chez les filles et 14 ans pour les garçons (période psychologiquement défavorable). AU NIVEAU SQUELETTIQUE : 147 — effet « activateur » : croissance mandibulaire accélérée (v. M. rotation postérieure. 109. Contre-indications : — face longue. ce qui permettra régression des molaires et des prémolaires . les muscles jouant le rôle des tractions élastiques. division 1). p. contrôle toutes les 4 à 5 semaines. D. il peut constituer à lui seul le traitement de la malocclusion (fig. le muscle ptérygoïdien externe a tendance à propulser la mandibule.. d) Age d'application : — denture mixte stable : période psychologiquement très favorable. L'appareil fonctionnel permet une l re étape de correction orthopédique précédant une seconde phase de correction orthodontique et de finition. l'activateur est un appareil à énergie douce et naturelle qui peut être utilisé par le multipraticien. p. FIG. h) Malocclusions de la classe II. division 2. division 1). avant traitement. Dans certains cas exceptionnels. b) Vue intrabuccale. 154). le pic de sécrétion de l'hormone de croissance se situant pendant cette période. A partir des signaux occlusaux. 109*:/ et 10%). Ce dispositif ne doit être porté que la nuit. c) La symétrie des arcades avant traitement est nécessaire. après plusieurs séances.Etablissement du plan de traitement réflexe d'ouverture. . dans le sens d'une rétrognathie inférieure (p. D. — meulage des régions postérieures et inférieures. division 1. transformé en cas de classe II. ou avec un encombrement mandibulaire modéré (forme 1). Au NIVEAU DENTAIRE l'activateur agit à la façon des élastiques de classe II (v. M. 22) .

p. Variante : le propulseur de Miiller-Brunner. Dans ces brackets s'ajustent des arcs. 110a) : — arc vestibulaire au 10/10e de millimètres ajusté sur 2 bagues au niveau des 36 et 46 (ou des 85 et 75) et comportant au niveau incisivo-canin une bande de résine molle située à 3 ou 4 mm des faces vestibulaires des incisives. sauf cas particulier (barres de Millier : firme « Dentaurum ») (fig. en dehors des repas et du brossage. 117). — blocage ou léger distalage des premières molaires. soit continus — de molaire à molaire (fig. Application : en denture mixte. 120c) — soit segmentés (fig. Le pare-choc ou Bumper. Il n'est pas prévu de surélévation postérieur. l'élocution étant possible avec ce type de dispositif. Il s'agit donc d'un dispositif à forces intrinsèques (v. Ces fils sont fabriqués à l'aide soit d'un alliage à base d'acier inoxydable. hypotonie musculaire. 120a) — sur lesquelles sont soudées des brackets et des tubes. Indications : en denture mixte ou adolescente : — conservation de l'espace de dérive mésiale: — correction d'une linguo-version du secteur incisif inférieur. — a) Pare-choc (ou « Bumper ») de Denholtz. LES TECHNIQUES MULTIBAGUES OU MULTI-ATTACHES Introduction. Ces dispositifs permettent d'effectuer des déplacements contrôlés dans les trois sens de l'espace. béance squelettique. Il est préfabriqué ou façonné (gaine en plastique coulissant sur l'arc).148 — — — — Traitement des anomalies orthodontiques proalvéolie inférieure (biproalvéolie) . Description (fig. Le port peut être continu. — b) Pare-choc sur appareil amovible (action uniquement antérieure —> évite la pression labiale inférieure). asthme . Port : continu. la lèvre inférieure ne s'exerçant plus . ou rectangulaire. 1106). soit d'alliages spéciaux. d'origine fonctionnelle (forte tonicité ou succion de la lèvre inférieure) . — moyen d'ancrage inférieur (ou supérieure) en méthode multibagues. Définition : dispositif auxiliaire amovible destiné à augmenter le périmètre d'arcade. Effets dentaires : — vestibulo-version des incisives. ajustable sur deux bagues molaires -> supprime la pression labiale sur les incisives inférieures. Leur section peut être ronde. par transmission de la pression labiale au niveau molaire (pare-choc sur bagues). 108/?). Définition : dispositifs orthodontiques fixes développant des forces extrinsèques à l'aide d'arcs ou de ressorts adaptés sur des bagues ou des attaches fixées sur chaque dent. en regard des premières molaires. grâce à la pression exercée par la lèvre inférieure (ou parfois supérieure). Description : ce dispositif comporte une plaque supérieure avec deux barres en chrome-cobalt dirigées obliquement vers l'avant. . seule la pression linguale persiste. Les dispositifs : ces appareils comportent des moyens de fixation unitaire sur chaque dent — les bagues scellées ou les attaches collées à l'aide de composite (fig. 122c/). donc de déplacer les apex. 110. la pression de FIG. 110. maintient les molaires. Cette disposition oblige l'enfant à propulser la mandibule. — variante : pare-choc sur appareil amovible (fig. qui pénètrent dans des décrochements en baïonnette situés au niveau de la plaque inférieure. a FIG. carrée.

Les différentes techniques : il existe plusieurs techniques. traction basse (appui cervical) avec élastique de traction et coussinet de protection (neck-strapj. E. 154). dont les possibilités thérapeutiques ont révolutionné l'orthodontie (v. E. Définition : dispositif mécanique amovible comportant un ancrage. à l'aide d'élastiques intrabuccaux . Leur uti- 149 lisation relève d'un apprentissage particulier. E.) et les tractions intermaxillaires peuvent être utilisées isolément en dehors des techniques multiattaches classiques. traction haute (hi-pull). S. B. 111. A. maîtrisent le maniement de ces techniques difficiles. — appareils linguaux ou palatins. de 2 mm de long. Elles reposent sur des concepts théoriques parfois fort divergents et sur l'usage de dispositifs mécaniques de conception variée. Toutefois les forces extra-buccales sur bagues (F. Seuls. 158). d) F. La surface d'ancrage FIG. fixes ou amovibles et réglés par le praticien. et sans cesse perfectionnées en raison des améliorations de la technologie. h) Arc facial standard. des praticiens spécialisés en orthodontie. Les forces extrabuccales sur bagues (F. toutes mises au point aux U. des bagues placées le plus souvent au niveau des premières molaires maxillaires. E. p.Etablissement du plan de traitement Ces arcs sont solidarisés aux brackets à l'aide de ligatures ou d'anneaux d'élastomère. c) F. Stops : baïonnettes horizontales ou tubes soudés. — tractions intermaxillaires (p. B). B. Les techniques multi-attaches impliquent également le port par le patient de dispositifs ou d'appareils auxiliaires : — forces extra-buccales sur bagues (syn. . un point d'appui interne. B. — a) F. traction haute avec élastiques de traction en latex et arc facial avec branches externes courtes. E. B. l'appui pericrânien. actifs ou passifs. : forces extra-orales ou tractions péricrâniennes) . un système de traction élastique externe.

ou parfois sur les premières molaires inférieures). : ils se différencieront selon le type d'ancrage externe utilisé : — traction basse : la direction de la force est plus basse que le plan d'occlusion — bande élastique à point d'appui cervical (« cervical head-gear » . E. 11 le/).150 Traitement des anomalies orthodontiques e) Les différents types de F. ou ressort comprimé. Les branches internes comportent des U d'expansion dirigés vers le bas. 111). B. • Les effets (Tune F. peut être utilisée seule ou en association avec un dispositif fixe multi-attaches. de déplacement sont possibles (fig. branche longue ou m o y e n n e . sur les premières molaires supérieures. B. Rotation pure : version coronaire mésiale + version radiculaire distale : 4-1 : la force F passe à distance des apex -> rotation dans le sens distal ta . L'arc est ajusté à distance des incisives et s'insère dans des tubes soudés sur les bagues. Ingression. sans prendre appui sur les dents antérieures. 112) : e a) b) c) d) e) /') f FIG. avec des variantes. branche courte. — variante : F. à direction antéro-postérieure. 111): : le dispositif complet comprend a) deux bagues sur les premières molaires supérieures (ou sur les deuxièmes molaires. B. E. le crochet d'ancrage étant situé au niveau des canines — moyennes . d) Un ancrage externe : b a n d e élastique cervicale. Au NIVEAU DES PREMIÈRES MOLAIRES : t r o i s t y p e s n'étant pas déformable. Appui occipital. S. B. au niveau des premières molaires en fonction du niveau de la force par rapport au centre de résistance : Translation distale : la force F passe par le centre de résistance. 111) : les branches externes peuvent être courtes. traction au-dessus des oreilles. p. E. c) Un élément moteur : élastique en latex pur (fig.) (fig. — traction haute : la direction de la force est plus haute que le plan d'occlusion. casque de traction h a u t e . crochet au niveau des premières molaires — ou longues. seules les molaires se déplacent en direction distale. E. afin de pouvoir en régler la longueur et de bloquer l'arc.U. Cet appareillage permet d'exercer une force intermittente. — Les différents types de déplacement. Égression. 112. (hi-pull) . sur bagues appliquée sur les premières molaires supérieures : Effets orthodontiques. branche courte ou moyenne. ou bien des rondelles soudables ou des baïonnettes. ou bien association des deux types d'ancrage : bande cervicale et casque de traction haute (straight-pull) . • Description (fig. casque de traction de type « Interlandi ». b) Un arc facial (fig. Version radiculaire distale : la forcer F passe au niveau des apex des molaires. — traction moyenne : la direction de la force est sensiblement parallèle au plan d'occlusion. 161). p o u r forces directionnelles (v. La F. \\\d). Version coronaire distale : la force F passe par le bord inférieur de la couronne. 111c/). 4-2 : la force F passe à distance de la couronne -> rotation dans le sens mésial c» . avec coussinet protecteur (appui sur la nuque) — casque de traction (appui sur le crâne) (fig. . appui pariétal (fig. ou bande élastique.

B. FMA présente une légère augmentation avec les différentes F. postérieure (v. Si.Etablissement du plan de traitement a) Un mouvement de translation : déplacement distal en translation (1). du type de traction par rapport au plan d'occlusion. Le déplacement distal. 113</ et b). Effets orthopédiques : Au NIVEAU DU MAXILLAIRE : avec un réglage approprié. le maximum observé étant de 1 cm en trois ans (Ricketts). Si le crochet est au-dessus de cette ligne. On doit raisonner en tenant compte de la situation du crochet d'ancrage de l'arc externe..AIRE : on n'observe pas. la première molaire est déplacée dans une position plus distale que celle du début du traitement (contrôlée à l'aide de superposition) dans 40 °„ des cas. p. traction basse correction spontanée des relations de classe II molaire et prémolaires.5 à 0 mm. apparition de diastèmes entre molaire etp remolaircs. E. de différence significative selon les types de traction.a et b) Effets d'une F. hauteur des crochets). 119). 113c) : pour obtenir des déplacements contrôlés sur les molaires. p. est donnée par l'analyse des principes biomécaniques qui s'y rapportent. on pourra faire varier : — le point d'application de la force: — la position du crochet d'ancrage externe (longueur des branches. Toutefois. B. Au NIVEAU DU PLAN MANDIBUI. dans son entier. C'est le déplacement distal qui est souvent le plus recherché. au bout de deux ans. — le niveau de l'ancrage (appui crânien ou cervical). elle parait stable. Contrôle du déplacement : sur un individu sans anomalie orthodontique. d'après Baumrind. Analyse biomécanique simplifiée (fig. Le pourcentage respectif des trois types de déplacement observable au niveau des molaires dépend de la direction de la force et de la distance de la force par rapport au centre de résistance de la molaire (au niveau de la furcation). M. 151 EFFETS AU NIVEAU DES DENTS ANTÉRIEURES ET LATÉRALES : si le déplacement distal des molaires est suffisamment important. elle se sera donc distalée de 2 mm. b) Un mouvement de version : — version coronaire mésiale ou distale (2). fig 113. point d'ancrage (nuque ou crâne). Prévision du sens de la version : le sens de la version sera fonction de la position du crochet externe par rapport à la ligne furcation. dus à l'étirement des fibres supra-alvéolaires et parfois même des diastèmes au niveau des incisives (fig. du maxillaire. Utilisation : — recul des molaires pour la correction d'un décalage de classe II. E. B. — rotation pure autour du centre de résistance (4) c'est-à-dire versions coronaire et radiculaire associées. c) Un mouvement vertical : égression (5) ou ingression (6). E. Ce distalage permet d'obtenir une augmentation du périmètre d'arcade de 1 à 6 mm par hémi-arcade. D. En moyenne. 53) : — conservation d'un espace de dérive mésiale. . — version radiculaire distale (3). Le recul est de 2 à 4 mm en moyenne. est au plus de 1 mm avec un écart de 3. contre-indication : D. La détermination des. les tractions cervicales ou moyennes • montrent de plus grandes variabilités. la dent de 6 ans supérieure se déplace vers l'avant de 1 mm par an par rapport à l'axe facial de Ricketts. le maxillaire subit une rotation en bas et en arrière. on peut observer des diastèmes entre les prémolaires et les canines. — conservation de l'ancrage molaire (lutter contre la perte d'ancrage (v. donc des précautions particulières s'imposent avec ce type de traction. effets des différents types de F.

la résultante des forces produira une version mésiale. : XX' = plan d'occlusion. Cr = centre de résistance. cervical : traction basse. P. Prévision du sens du déplacement vertical : si le vecteur crochet externe-point d'ancrage est orienté vers le haut. . B. — c) Les différents types de F. une version distale. dans le sens vertical et A. 113. on observera une ingression. occipital : traction moyenne .152 Traitement des anomalies orthodontiques appui cervica FIG. : pariétal : traction haute . E. le crochet externe et le centre de résistance. une égression. Translation distale : le mouvement de translation est obtenu en alignant le point d'ancrage. angle a au-dessus de la ligne 9-3 -» ingression. Angle a = angle plan d'occlusion/crochet sous tension. recul du point A. — correction du décalage antéro-postérieur (ré ponse dento-alvéolaire) . — position plus postérieure de la fente ptérygomaxillaire . Analyse biomécanique du déplacement. Si ce vecteur est orienté vers le bas. Exemples : si l'angle a = 0 —> translation distale. point d'ancrage. angle a sous l'axe 9-3 ~> égression des molaires. parallèle au diamètre XX' du cercle. s'il est situé au-dessous. Le centre du cercle correspond au crochet sous tension. • Effets des différents buccales : types de forées extra- a) Traction basse : — forte réduction du décalage des bases osseuses .

traction basse: — tendance à la linguoclusion des premières molaires. E. « téra-bite »). • F. — Durée : il est recommandé de faire agir la F. écarter la branche longue de la joue : rapprocher la branche courte. Impact psychologique : la F. donner de l'expansion à l'arc interne (de 2 à 10 mm). B. E. tendance à la rotation postérieure mandibulaire et augmentation de l'étage inférieur de la face. lorsque les germes des dents de 12 ans sont encore haut placés. — après accrochage des élastiques. quand on sait que les 3/4 des patients d'un orthodontiste sont composés de cas de classe II. plus longuement le lendemain. 153 24 h selon que l'on souhaite obtenir un simple blocage des molaires ou un distalage de ces dents. résultante parasite qui peut être évité par l'adjonction d'un arc transpalatin (p. endormissement sur le ventre. — enquêter auprès de la famille pour vérifier la régularité du port et déceler certaines difficultés. — le sommeil : sommeil agité.Etablissement du plan de traitement — légère bascule du plan palatin vers le bas . du côté branche longue . B. Son port est assez contraignant. E. s'il remonte -> version mésiale. famille nombreuse et agitée. — le mode de vie : patient aux multiples activités ou très fréquemment à l'extérieur. pendant la journée. — conseiller à l'enfant de mastiquer sur les dernières molaires. de 10 h à 14 h ou plus par . : déscellement des bagues. Incidents : leur éventualité doit être signalée au moment de la pose de la F. introverti ou bien. Contrôle du port : — remettre au patient une carte lui permettant d'indiquer les heures de port. il faut appliquer la force extrabuccale plus précocement. B. enfant insomniaque. en moyenne. Le port du dispositif. E. — le caractère du patient : enfant timide. E. Ce problème doit donc être replacé dans un cadre non technique : a) Les facteurs prédisposant aux difficultés de port : — l'environnement : opposition de l'un des parents. douleur de type « arthrite dentaire » sur les molaires d'ancrage. pour atténuer l'ischémie (gouttière en plastique mou. dû à une impossibilité matérielle. éviter de donner l'image d'une coalition des adultes contre l'enfant. — légère rotation postérieure. à l'opposé. B. composante lingualante associée. 90 heures par semaine. b) Comment éviter ou atténuer ces problèmes : — prévenir toujours des incidents possibles: Le moment d'application : la période la plus favorable se situe au moment de l'évolution des prémolaires supérieures. E. Cette influence sur le mode de croissance est réversible. c) Traction moyenne : — correction du décalage d'arcades. et type de croissance : — face courte ou moyenne : traction cervicale. E. Ce dispositif doit être porté. — diminuer l'expansion ou un effet de version trop important. Comment éviter les manifestations douloureuses ? — diminuer l'intensité de la force. Il faut rappeler l'importance de la F. Une rotation antérieure importante se produit après le port d'une F. nécessitant deux fois sur trois le port d'une F. Réglage : — après accoutumance. en remontant les branches ou d'une version mésiale en abaissant les branches. est. — légère ingression molaire. Si toutefois la séquence est inversée (7 puis 5). en conservant la F. B. — face longue : traction haute + arc transpalatin: — déplacement distalparallèle au plan d'occlusion : traction moyenne (haute et basse) ou casque « Interlandi ». BRANCHES ASYMÉTRIQUES : la force exercée du côté de la branche la plus longue est plus importante. perte nocturne. 156). L'effet de version est obtenu avec des branches longues. Il est possible de compenser un port diurne insuffisant. E. un dispositif externe très visible. alopécie. — possibilité d'utilisation d'un dispositif sophistiqué d'enregistrement des heures de port (Aledyne Corporation). gêne labiale. B. On obtiendra donc la correction d'une version distale. B. par définition. — blocage de l'éruption verticale du maxillaire: — vestibulo-version des premières molaires. B. b) Traction haute : — pas de changement au niveau du plan d'occlusion. ce qui implique une forte coopération du patient. très autonome et de personnalité forte . — changer fréquemment la bande de nuque ou le casque. dans un traitement d'orthodontie. • Les modalités pratiques. enfant pensionnaire. si l'arc s'abaisse -> version distale des molaires.

et placés par le patient sur un dispositif fixe (en technique Edgewise. Il peut être prudent. tractions intermaxillaires. — changer le type de traction. L'effet de cet élément essentiel de certains traitements d'orthodontie dépend avant tout du degré de motivation du patient. Les différents types de T. • — renforcer constamment la motivation à chaque séance . M. a) Caractéristiques biomécaniques : composantes horizontale et verticale. E. rotation postérieure. est indiqué. e) Contre-indications : face longue. N.032 inches) coulissant sur un arc tique de classe 111. E. I. Élastiques de classe II (fig. B. sans trop tenir compte des caractéristiques mécaniques. Les tractions intermaxillaires (T. — les couleurs vives des bandes et des casques n'ont guère d'effet motivant plus d'une semaine.). I. La force de traction peut être reportée sur l'ensemble de l'arcade dentaire ou n'agir que sur les incisives ou les molaires ou les canines (crochets coulissants). Il (en technique de Ricketts). 114a) : points d'accrochage : 36 et 46 (ou 37 et 47) V ou L et 13 et 23 ou mésial aux canines V. Conséquences . La résultante des forces est oblique ou verticale. M. le menton s'abaisse et recule. en cas de douleurs . en cas de difficulté particulière. — vestibulo-version des incisives inférieures . V. — prescrire des sédatifs légers pour les premières nuits. B. et leur mode d'action. b) Action sur la denture : — égression et mésioversion 36 et 46 . de cl b) La jig (diamètre : . B. Ricketts. . Begg. les élastiques de classe II augmentent la D. B. Exemple d'utilisation : distalage de 45 avec élas- . si l'on craint quelques difficultés à ce sujet. qui sont beaucoup moins efficaces pour le maintien de l'ancrage. arc de Nance (fig.154 Traitement des anomalies orthodontiques La force est modulable en fonction du diamètre de l'élastique et du mode de port (port continu ou discontinu). — léger recul molaire supérieur. I. — tester l'enfant si des extractions s'avèrent nécessaires et si le port de la F. • Élastiques obliques. : la coopération du patient est déterminante dans l'efficacité de ce dispositif. 110c). E.). etc. associées ou non à une F. — légère égression des incisives supérieures. Les points d'accrochage sont antérieurs ou latéraux et vestibulaires ou linguaux. de prévoir d'autres dispositifs auxiliaires tels : arc palatin (fig. etc. Donc. FIG. c) Conclusion Ne pas accorder une confiance aveugle au port de la F. 1106). — a) T. Définition : traction exercée par des élastiques tendus entre les deux arcades. d) Indications : — traitement des anomalies de la classe II. ingulaire. — conseiller la suppression totale du port pendant 2 à 3 jours. a 114. avant de s'engager dans un choix irréversible. c) Action sur le plan d'occlusion : bascule en bas et en arrière. — perte d'ancrage inférieure. M.

• Élastiques verticaux : c a) Élastiques verticaux antérieurs : points d'accrochage (fig. de classe II. b) Elastiques verticaux postérieurs : points d'accrochage : vestibulaire sur une dent (dents cuspidées) et lingual sur l'antagoniste (élastiques de « crisscross ») (fig. molaires supérieures : vestibulo-version et égression. B. au maxillaire) (p. I. M. Conclusion : les tractions élastiques obliques agissent en basculant le plan d'occlusion vers le haut ou vers le bas. É>astiques de classe III : points d'ancrage : 16 et 26. V ou L et 43 et 33 V ou jig (fig. 1 Ub) : a) Caractéristiques biomécaniques : identiques aux T. rotation postérieure. — Contre-indication : lèvre supérieure courte. Résultantes horizontale (RH) et verticale (RV). — c) T.d'un sourire gingival due à régression des incisives supérieures. et à augmenter la dimension verticale. — Indication : correction des béances antérieures avec sourire édenté. Remarque : ces élastiques sont assez gênants à porter et difficiles à accepter par le patient. en méthode Edgewise (disto-version des dents postérieures + F. verticaux antérieurs (correction d'une béance antérieure avec proalvéolie). — Mode d'action : résultante des forces : . ce qui a tendance à corriger des rapports de classe II ou de classe III. Exemple : 46 -> 43 et 13 -> 46. M. — aggravation. M. f) Incidents : — proglissement provoqué par l'étirement des ligaments articulaires. 1I4d).Etablissement du plan de traitement 155 d FiG. si le port d'une F. d) Indications : — préparation d'ancrage. d) Elastiques verticaux postérieurs dits de « criss-cross » pour la correction d'une linguoclusion. 114c) : élastiques « en carré » sur 2 ou 4 incisives supérieures et inférieures V ou L. — Conséquence : bascule du plan d'occlusion dans le plan transversal. — traitement de certaines anomalies de la classe III d'Angle. b) Élastiques de traction de classe II ou de classe III avec accrochage en triangle. 114. 159) . verticales entraînant une aggravation du sourire gingival. — linguo-version et égression. . — Utilisation : correction d'une déviation des milieux. les T. Exemple : 16 L -> 46 V. E. b) Action sur la denture : — égression et mésioversion des 16 et 26. — ingression ou non. Variantes : a) Élastiques obliques antérieures : points d'accrochage 12 -> 32 ou 22 -^ 42. I. e) Contre-indications : face longue . — disto-version des 46 et 36. — douleurs au niveau des molaires d'ancrage ou mobilité exagérée de ces dents. E. c) Action sur le plan d'occlusion : bascule en haut et en arrière. I. est prévue . B. La récidive se produit après suppression de la traction.

. 115è. molaires inférieures : linguo-version et égression. ou de préférence. 119): — point d'ancrage pour des tractions élastiques sur canine en ectopie vestibulaire. — contention d'une expansion maxillaire. de fort diamètre (. 115è. 2) : Définition : dispositif fixé passif ou actif reliant transversalement les faces linguales des dents de 6 ans. 115a) : Description : arc passif au 8/10e dur. . • Arc palatin (fig. vestibuloclusion exagérée des prémolaires et molaires maxillaires (16 V -> 46 L). ou bien au 9/10e mou. L'arc transpalatin peut être soudé. FIG. Arcs linguaux et palatins. Variante : arc de Nance. • Arc transpalatin (T-Pal) (fig. démontable et placé dans des fourreaux linguaux (sheath). pour la correction d'une vestibuloclusion exagérée antérieure (canine ou première prémolaire). et constitué par un fil rond. 115. p. — a) Arc lingual (en vue linguale) . fixé sur les premières molaires inférieures et comprenant deux V d'expansion. — Indications : . • Elastiques horizontaux. 115. Variantes : boucle d'expansion médiane de contraction ou d'expansion (fig. 115b. — correction d'une linguo-version des molaires (actif). Il comporte une pastille de résine sous le raphé médian (fig. Ces arcs peuvent être réalisés au maxillaire (arc lingual) ou à la mandibule (arc palatin). • Arc lingual (fig. — moyen d'ancrage (provoque une vestibulo-version des incisives inférieures) : intra-arcades ou interarcades (pour des élastiques de classe II). . l'extrémité distale est légèrement à distance de la bague. sa fermeture entraîne une rotation disto-vestibulaire des premières molaires et une contraction de la distance intermolaire (2). placé au maxillaire. Utilisation : cet arc permet d'effectuer des déplacements des molaires dans les trois sens de l'espace. Utilisation : — conservation de l'ancrage (v. Arc transpalatin : le U d'expansion est dirigé distalement . — Élastiques transversaux unimaxillaires. 1) : Description : arc passif au 8/10e dur avec deux V d'expansion.156 Traitement des anomalies orthodontiques Ce type d'arc peut être soudé ou démontable par le praticien.2). — b) Arc palatin et arc transpalatin (1). linguoclusion des prémolaires et molaires. FIG. Exemple : 13 L -> 23 L. Utilisation : — conservation de l'espace de dérive mésiale (passif). 115c).036 inch) ajusté à quelque distance de la voûte palatine. Définition : dispositif fixe ajusté au contact des collets linguaux des dents et constitué par un arc rond de fort diamètre relié à deux bagues molaires.

Cet arc est soudé sur 2 bagues ajustées sur les premières molaires supérieures. E. — c) Arc de Nance : pastille de résine prenant appui sur la muqueuse palatine et arc de diamètre 9/10 soudé sur deux bagues molaires. en modifiant leur inclinaison axiale. le périmètre d'arcade est augmenté au niveau antérieur. B. — Solidarisation des secteurs latéraux (molaires et prémolaires). En conséquence. — a) Le quad'hélix en bouche. c) Variante : action antérieure associée. Le Quad'hélix. et d'un arc transpalatin. linguocclusion ou inclusion palatine. FIG. Mode d'action : il provoque une rotation distolinguale des molaires et une expansion au niveau des molaires. traction haute. avant pose (forme de W) (d'après GUGINO). (fig. — Correction des rotations molaires symétriques ou asymétriques avec un dispositif multi-attaches.036 inch). pour éviter une vestibuloversion des molaires. Description : arc palatin en fil rond de fort diamètre (. prémolaires et canines.Etablissement du plan de traitement 157 — Association d'une F. N. 116/. comportant 4 boucles hélicoïdales (d'où le nom de Quad'hélix).). FIG. activation immédiate d'environ 8 mm ( + ) des bras latéraux (forme en W) (fig. — Moyens d'ancrage pour la correction d'une ectopie canine. . B. 116a). 115. 116. Pose : avant scellement. h) Le quad'hélix activation. Il existe une variante à la mandibule dénommée « Bihelix ». : l'arc transpalatin ne permet pas d'éviter la perte d'ancrage. Définition : appareil fixe d'expansion soudé sur deux bagues molaires et utilisable au maxillaire.

1 19). console.. et éventuellement arcs linguaux ou palatins. à l'aide d'une pince à trois mors courbée (pince « 3 becs ») : — l'activation au niveau antérieur (emplacement n° 1) provoquera une rotation mésio-vestibulaire des premières molaires et une expansion à ce niveau: — l'activation au niveau latéral (emplacement n° 2) permet l'expansion transversale des secteurs latéraux et la rotation disto-vestibulaire des deuxièmes molaires (compense le premier mouvement). 118). Enfin les appareils orthopédiques ne sont jamais utilisés. de classe II et de classe III. — Contrôle du déplacement des dents. • Les dispositifs. B. et recherche de mouvements dentaires en translation parallèle. 118). 81e). en fin de traitement (fig. dans les trois sens de l'espace. — Coordination des deux arcades à l'aide d'arcs idéaux (fig. E. D i m e n s i o n s du fil r e c t a n g u l a i r e utilisé : .022 x . B. Remarque : ce dispositif est d'un maniement très délicat.025 ou . La précision de la technique est telle que les résultats peuvent correspondre aux objectifs. Entre des mains peu averties. et L. c'est le « contrôle de l'ancrage ». en France). O'Meyer. par l'intermédiaire de quelques pionniers (R. ce qui implique le contrôle continu du sens transversal tout au long du traitement sur des chartes représentant une arcade idéale. X. . L'arc solidarise toutes les dents d'une arcade (fig. 58) et l'analyse de Steiner. B. M. p. — préparation d'ancrage (rotation disto-linguale des premières molaires) ou moyen d'ancrage (méthode de Ricketts). — Séquences de traitement standardisées. grâce à la « préparation d'ancrage ». après la guerre. • Principes mécaniques. Cette technique a révolutionné les méthodes de traitement au cours des années 60. les promoteurs de la technique Edgewise ont mis au point des dispositifs adaptés et des systèmes mécaniques particuliers : Les dispositifs fixes : a) Les éléments de fixation : brackets soudés sur des bagues ou des attaches collables (synonymes : boîtier. cette méthode étant mieux adaptée au recul du secteur antérieur. Les analyses céphalométriques les plus utilisées actuellement pour l'élaboration du plan de traitement sont l'analyse de Tweed (v. dans les pays européens. 1. H. grâce à l'effet de torque (fig. dans la direction souhaitée et sur une distance déterminée. Activation : toutes les 6 semaines. N. il peut provoquer des catastrophes. Thurow) ont contribué à l'amélioration et à la diffusion de cette méthode aux États-Unis et. cette hypercorrection récidivant après dépose. p. — Solidarisation des dents d'une arcade. Un des principes essentiels de la technique Edgewise. Définition : l'ancrage est le secteur sur lequel prend appui un dispositif actif pour le recul d'une dent ou d'un groupe de dents. aux dimensions des brackets. s'en ressent. 118).028 inches. 8 1 / p. avec un jeu minimum. Conséquence : il est possible de déplacer les apex. en Europe. — Les objectifs de traitement sont déterminés en fonction d'un bilan orthodontique complet. Durée de port : la durée totale de l'expansion ne doit pas dépasser trois mois. — Edward Angle a été l'inventeur et l'initiateur de la technique de 1' « Edgewise-Arch » dans les débuts du siècle. Ce dernier fil s'adapte. I. Des praticiens américains de la génération suivante (Tweed. Aperçu de la technique Edgewise. verrou). Ces méthodes proposent des objectifs chiffrés pour le recul du secteur incisivo-canin. E. 119). Les dispositifs auxiliaires : F. — Il est fait un large usage des dispositifs précédents surtout F. Le pourcentage important d'extractions. dans les cas traités par la méthode Edgewise. Muller. — Contrôle du déplacement des dents postérieures dites « dents d'ancrage » (v. m Historique. on divise par 4 en première approximation. adaptée au type de croissance et T. aux États-Unis. On recherchera une hypercorrection : cuspides primaires supérieures en contact avec les cuspides primaires inférieures . : pour obtenir l'équivalent en millimètres.018 x . • Principes thérapeutiques. M. Strang. Indications : — endoalvéolie maxillaire avec latéro-déviation. • Le contrôle de Vancrage. et T. — Pour l'obtention de ces différents critères. b) Les arcs : en fil d'acier rond dans le premier stade du traitement et rectangulaire ultérieurement.158 Traitement des anomalies orthodontiques Dernier critère : invariabilité des diamètres transversaux de l'arcade. La lumière de ces brackets est rectangulaire et perpendiculaire à la base du support (fig.

Elle se fera à l'aide d'arcs idéaux qui sont caractéristiques de la méthode Edgewise. M. (6 à 6 ou 7 à 7) sont placés le plus rapidement possible. • Le contrôle du déplacement des apex : le torque. M. — Préparation d'ancrage selon Tweed : les « tipback-bends » (courbures de version distale) (fig. . E. Ces courbures peuvent être d'intensité modérée ou maximum. — Principe : disto-version des dents postérieures (molaires et prémolaires) pour résister aux tractions des T. Les moyens de contrôle de l'ancrage : la préparation d'ancrage est une des caractéristiques de la technique. Ils sont façonnés FIG 117. — Ancrage modéré : cas de D. • Solidarisation des dents Wune arcade. — Les courbures de préparation d'ancrage.. — Il sera effectué grâce à l'effet de torque (fig. En noir : arc mandibulairc: en blanc : arc maxillaire.. de classe II ou de classe III. M. FIG. Les canines inférieures doivent être distalées de 4 mm et le reste de l'espace disponible peut être perdu par le mésialage des secteurs latéraux (perte d'ancrage provoquée). 88e). on pourra utiliser l'une des arcades comme ancrage pour des T. 159 — Modalités. 118. dont la section est pratiquement identique à celle des brackets. — Exemple de coordination des arcs idéaux arec les courbures de premier ordre en technique Edgewise (redessiné d'après D. prévisible de 8 mm. le principe d'un piquet de tente enfonce obliquement pour résister à la traction des sandows. Elles sont effectuées à l'aide d'un arc en fil d'acier rond . De plus. d'une « Jig » (dispositif auxiliaire coulissant sur un arc principal et permettant de reporter la pression distalement) (fig. I. de classe II ou de classe III. de classe III. sont destinés à la réalisation des objectifs occlusaux idéaux. afin de rendre solidaires les dents d'une arcade et de pouvoir incorporer les courbures adéquates : « tipback-bends » ou/et courbe d'occlusion inversée sur l'arc.Établissement du plan de traitement Les différents types d'ancrage — Ancrage maximum : les objectifs de traitement prévoient un recul maximum des canines et des incisives : cas de forte biproalvéolie avec 4 extractions. C'est. de T. M. — Ancrage nul : aucune précaution particulière n'est prise pour éviter le mésialage provoqué des secteurs postérieurs (perte d'ancrage maximum). de molaire à molaire.. On cherche à éviter tout déplacement mésial des secteurs latéraux. • La coordination des deux arcades. 117). LAMORLETTE). en Edgewise (« tip-backs bends »).018 inch ou d'un fil rectangulaire de plus petit diamètre que la lumière du bracket. 1146). B. par analogie. Ces arcs rectangulaires de finition.. I.. D. — Des arcs continus. techniques : — cette séquence du traitement peut être effectuée à l'aide d'une F. . I.

118). Ces arcs comportent trois types de courbures : — les courbures du premier ordre. la distance intercanine initiale étant respectée. 88e). dans le sens vertical (tip-back. 116): — les courbures du deuxième ordre.La technique Edgewise comporte des séquences de traitement très codifiées. stade de recul en masse des incisives inférieures. en translation (zone d'apposition radio-claire d'épaisseur égale. dans un même temps (vue intrabuccale). Ils sont coordonnés l'un à l'autre afin d'assurer des relations vestibulo-linguales harmonieuses (fig.. tip-forward) (fig. — Les forces directionnelles. 115): — les courbures du troisième ordre : c'est l'effet de torque (fig. sur des formes d'arcades. 119. que l'on retrouve avec qodq . mésialement aux 13 et 23). a) Le casque.160 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. • Les séquences de traitement. soit réalisées à la demande sur des chartes standards. soit préfabriquées. b) Radio panoramique : distalage des canines. . les barrettes de Whitman et les ressorts de traction. dans le sens horizontal (fia. c) Bistalage des 4 canines.

Le déplacement des canines en translation est contrôlé. 2. richement vascularisé.Établissement du plan de traitement pour toutes les solutions thérapeutiques adoptées : — alignement. p. 7. Indication : cas de classe I (ou de classe II) avec biproalvéolie importante. Modifications orthopédiques. — utilisation de la « Jig » (fig. dans lesquelles le contrôle du torque.— Quatre situations peuvent se présenter. Aperçu des méthodes de simulation p. 10. • La simulation ou « set-up » céphalométrique. pour le planning thérapeutique. cumulée avec les effets prévisibles du traitement. 8. Corriger le sens vertical avant le sens antéropostérieur. 56). Intérêt de la technique : a) Pas de perte d'ancrage et aucune incidence sur l'angle FM A. à l'aide d'objectifs visualisés. en appliquant un taux de pression approprié et des forces légères. sur des crochets soudés. pour le recul des molaires. Ces barrettes sont reliées au casque de traction par des dispositifs actifs : élastiques ou ressorts comprimés. Concept de l'hypercorrection. est nécessaire : — placer les racines dans l'os spongieux. 9. 120) . Déplacement des dents. — contention. tout en maintenant des résultats de qualité. Toutes les dents sont baguées (y compris les deuxièmes molaires). La coopération pour le port de ce type d'appareillage doit être excellente. 6. ce qui accentue l'effet de torque. — Cette représentation graphique est effectuée à l'aide de la téléradiographie de profil initiale. 161 FIG. à traction moyenne comportant des « barrettes de Whitman » qui coulissent mésialement aux canines. utilisée comme moyen d'ancrage (v. — Le nivellement de la courbe d'occlusion. dans la direction souhaitée. tout au long du traitement. Utilisation de dispositifs sectionnels (arcs segmentés). . sur un arc lourd (. etc. sans ancrage postérieur. m Les forces directionnelles (variante récente de la méthode) : — dispositif actif : F. La méthode « bioprogressive » est fondée sur dix principes diagnostic et thérapeutiques : 1. après extraction des premières prémolaires. 3. B. 64). La méthode de Ricketts constitue un tout cohérent. 119). — dépose des bagues ou des attaches collées. — intercuspidation. dans lequel le plan de traitement comporte un recul maximum des secteurs incisivo-canins après extraction de 4 premières prémolaires. c) Renforcement de l'ancrage par un phénomène d'entraînement sur l'arc. — recul des secteurs antérieurs mandibulaires. nivellement (fig. support de la force directionnelle. 119) . 114/)).0215 x .028 d'inch). est reportée sur le tracé de début : ce qui revient à allonger certains axes et à faire varier leur orientation sur le céphalogramme ( v. puis maxillaires. au cours des déplacements radiculaires. p. L'intérêt de cette procédure c'est de représenter des « objectifs de traitement visualisés » c'est-à-dire une sorte de maquette d'évaluation. l'évaluation de l'ancrage et le contrôle des résultats (v. — préparation d'ancrage. pour une plus grande efficacité des mouvements dentaires : ingression des incisives inférieures : — placer les racines contre la corticale externe. (fig. — finition à l'aide des arcs idéaux. Utilisation d'une méthode systématisée d'approche du diagnostic et du traitement. Ancrage musculaire et cortical. 4. L'estimation des transformations dues à la croissance. dans le but d'établir ou de retrouver une fonction meilleure. 5. b) Recul bimaxillaire en translation des 4 canines dans un même temps. • Le contrôle du torque pendant le cours du traitement. Pour le recul en masse des incisives. 120. sur une période de 1 à 3 ans. les barrettes sont placées entre incisives centrales et latérales. Aperçu de la technique de Ricketts. Contrôle du torque. Elle conditionne la réussite du traitement. ce qui permet une plus grande efficacité au cours du traitement. Utilisation de dispositifs préfabriqués. Débloquer la malocclusion au cours de séquences progressives de traitement. une « philosophie orthodontique ». E. de la démarche diagnostic au plan de traitement et à sa réalisation pratique.

le fil Elgiloy et à des formes d'arcs adaptées. A la mandibule. L'occlusion. en fonction de la segmentation des arcs : — égression des dents postérieures.162 Traitement des anomalies orthodontiques dans la direction de croissance. • Les modifications orthopédiques. Elles entraînent des modifications : — dans le sens antéro-postérieur : changements . Ceci rétablira un environnement — mouvements de torque pour remodeler l'os cortical. pour une stabilité ultérieure : hypercorrection d'une rotation. au cours de la contention : hypercorrection d'un cas de classe II. B. On doit donc différencier le port d'une force extrabuccale. ce qui paraît d'ailleurs contestable. p. ce qui conduit à rechercher une relation de légère classe III molaire à la fin du traitement actif. dans l'optique d'une modification orthopédique. 119). si les incisives ne sont pas baguées. Par exemple. Exemples de types de forces optima. • Concept de P hypercorrection. pour Ricketts : déplacement d'une canine : 75 à 100 g . l'os cortical est moins vascularisé que l'os spongieux et moins facilement résorbable . . L'hypercorrection est destinée à compenser les ajustements biologiques post-thérapeutiques. au niveau radiculaire. doué de propriétés métallurgiques particulières. bascule du plan palatin . — mouvements de torque nécessaires au placement des dents dans des conditions occlusales idéales : parallélisme des racines en fin de traitement. au maxillaire supérieur à l'aide du Quad hélix qui permet à la langue de s'élever et de maintenir les arcades dentaires dans leur nouvelle position.. — Pour la stabilité de la fonction. • L'ancrage musculaire et cortical : a) L'ancrage musculaire : les procédés de traitement doivent tenir compte de la force relative des muscles en fonction de la typologie faciale. est effectué à l'aide d'un torque corono-lingual et d'un certain degré d'expansion molaire. Ce type de déplacement nécessite plus de temps et de précautions . 2. Lutter contre la récidive des modifications orthopédiques. Ceci permet de stabiliser les molaires d'ancrage afin d'en limiter leur déplacement. de l'ordre de 450 g peuvent être appliquées à l'aide d'une F. p.. • Taux de force optimum (v. b) L'ancrage cortical : le placement des racines des molaires dans la corticale vestibulaire externe offre un moyen biologique de résistance au déplacement mésial : à ce niveau. pour les 4 incisives supérieures : 160 à 200 g. : le déplacement s'effectue pendant une certaine période de temps à travers l'os cortical : dents en cours de désinclusion. c'est-à-dire de changements au niveau des bases osseuses et le port d'une force extrabuccale destinée à déplacer les dents ou à maintenir les molaires maxillaires au cours d'un traitement d'orthodontie. il est tout à fait indispensable que la supraclusion soit corrigée. division 1. ce placement des racines des premières molaires. E. 183). — La pression optimum est d'environ 100 g par cm 2 . d'après Ricketts. Contrôle des forces musculaires s'exerçant au niveau des dents : hypercorrection d'une expansion. • Corriger un recouvrement incisif excessif avant de traiter un surplomb excessif. Ces différentes caractéristiques permettent d'obtenir des forces dites « biologiques ». 4. Cette procédure sera indiquée dans quatre cas : 1. des forces lourdes. Au maxillaire l'expansion de l'arc facial (5 à 10 mm avant insertion) et l'utilisation de la corticale sinusale. ingression des 4 incisives inférieures : 60 à 80 g. donnent les mêmes effets d'après l'auteur. dans la corticale. — dans le sens transversal : expansion lente de la suture médio-palatine. L'hypercorrection des anomalies orthodontiques sera recherchée en fonction des ajustements fonctionnels futurs qui contribueront à l'équilibration terminale du traitement. 3. Déplacement radiculaire au-delà de l'idéal.Chez le jeune enfant.. soit 15 g par dent . donc à provoquer une rotation postérieure . pour Ricketts. Cette force optimum est délivrée grâce à un fil de diamètre minimum. Le traitement doit être entrepris précocement en vue de débloquer la malocclusion. recul du point A. — ingression des incisives supérieures ou inférieures. le traitement est plus efficace en fonction des possibilités de modifications orthopédiques.. dans un type de face longue peut s'ouvrir plus facilement et provoquer une rotation postérieure de la mandibule. ce qui n'entraîne que peu ou pas de retentissement sur la croissance mandibulaire. Ceci peut être effectué selon deux types de procédure (v. • Concept du traitement précoce. Ce dispositif peut également affecter l'inclinaison du nez et même les tissus mous. sur bagues. Permettre la stabilisation. ce qui a tendance à augmenter l'étage inférieur de la face.

vol. Quad'hélix (fig. Différentes modalités de réglage permettent d'en varier les effets — expansion antérieure — rétraction. soit tout . 1973. et KESLING P. Le passage aux arcs continus ne se fait que dans les derniers stades du traitement (fil de diamètre . A. 114<r/). ou de molaire à première prémolaire . Le fil : le fil utilisé est de diamètre . : Revue d'O.Olôinch. FIG.016) (d'après GUGINO). édit. entre premières molaires et incisives (diamètre . I. les brackets sont prétorqués et pré-angulés et de lumière supérieure (. etc. — a) L'arc de base à la mandibule. de classe II. D. Les dispositifs auxiliaires : il est également fait un large usage dans la méthode de Ricketts.016 x . h) Rétracteur de canine inférieure (diamètre . 122. L'arc de base de Ricketts est un dispositif particulièrement efficace pour le traitement des supraclusions. n" 3. Cette angulation est différente selon les dents. et GAUMONT G. suivants : • Méthode de Burstone : — les étapes du traitement dans la méthode de l'arc segmenté. les courbures du deuxième et troisième ordre (fig.. MONTEIL R. permettant le déroulement normal des fonctions. — Pare de base et ses variantes : il solidarise les premières molaires et les incisives. pour l'obtention d'une occlusion équilibrée. Prélat. 121). soit par un orthophoniste. 122a). 1972.Établissement du plan de traitement musculaire et morphologique satisfaisant. F. etc. Tous les dispositifs utilisés sont préfabriqués ou préparés à l'avance : ressorts de rétraction de canines.018 x . 1 \6a). 745-758. : L'Orthodontie française. Pour plus de précisions. des angulations mésio-distales. présentent. ce qui permet de ne pas exercer des forces excessives.030 inch) à celle du fil utilisé (. d'après l'initiateur de la méthode. C. 83a). Méthode de Bcgg : théorie et technique orthodontique de Begg : BEGG P. des canines supérieures et inférieures..022 inch). consulter les ouvrages ou articles en français. Il présente des caractéristiques métallurgiques particulières : il s'agit d'un fil semi-précieux et semi-mou (Elgiloy bleu). Au niveau des incisives supérieures. au cours du stade actif du traitement. • Les dispositifs : 163 Les brackets : l'effet de torque au niveau des brackets est donné par une angulation de la lumière par rapport à la base. S. J. DE COSTER. ce qui permet un taux de flexion en charge faible. (fig.016) (d'après GUGINO) et T. pour 60 à 90 % des cas. 110c/). — L'arc segmenté de Burstone : BOURGOIN G. tome VII. Les arcs : la technique se caractérise également par l'utilisation d'arcs segmentés : — arcs segmentés latéraux : de molaire à canine. et en Europe. — ressorts pour distalage des canines : force légère et continue (fig. p. et coll. LES THÉRAPEUTIQUES NON MÉCANIQUES La rééducation de la déglutition primaire. en arcs segmentés. de plus. etc. 115r). 39. Cette rééducation sera conduite. traduction G. traction intermaxillaire (fig. 309-340. des dispositifs auxiliaires : arc de Nance (fig.016 x . 1968. arcs de base de types variés. pare-choc (fig. R. afin de placer les apex en bonne position sans incorporer de courbures du deuxième ordre sur les arcs. Cette préangulation est également très utile au cours de la phase finale du traitement. Les tubes molaires et les attaches des incisives supérieures et des canines. soit par un kinésithérapeute.. A. force extrabuccale. ce qui augmente l'efficacité du traitement et offre la possibilité de se consacrer plus longuement au planning et au contrôle de ce traitement. M.016 inch) ce qui permet d'éviter. Deux autres techniques multibagues ou multiattaches sont également très utilisées aux U. p.

164 Traitement des anomalies orthodontiques P'IG. Indications de la rééducation : — proalvéolie avec béance antérieure légère. 25) sont beaucoup plus difficiles à modifier. Le moment de la rééducation : entre 8 et 10 ans. — Effets d'une rééducation de la déglutition primaire (béance antérieure avec proalvéolie initiale). c) Rééducation après le traitement mécanique : — Avantages : les conditions morphologiques sont améliorées. Succès . p. M. pour des patients prédisposés. T. — recherche de contacts dentaires. au niveau du parodonte et de l'A. lors du premier temps buccal de la déglutition . qui constitue l'indication la plus favorable . la langue peut s'adapter spontanément à ces nouvelles conditions .. au cours du développement de la pensée logique. c'est l'âge idéal : a) Avant tout traitement orthodontique : si les seules anomalies constatées proviennent apparemment du suçage du pouce et de la langue. 123a et b) : b) Pendant le traitement d'orthodontie — à éviter si possible — pour dispenser le patient d'une contrainte supplémentaire s'ajoutant au traitement d'orthodontie . et des difficultés qu'elle provoque au cours du traitement absence de contacts dentaires). en relations de classe I. à partir de 11-12 ans. — avant traitement d'une biproalvéolie. — après correction d'une endoalvéolie maxillaire avec latérodéviation . elle doit être absolument tentée avec conviction.échec : la rééducation de la déglutition est assez aléatoire. en se souvenant des risques que la persistance de la déglutition primaire fait courir chez l'adulte. . 123. simplement par le praticien traitant (actes remboursables). une rééducation peut être tentée sans traitement orthodontique immédiat (fig. — Inconvénient : les engrammes (v.

). Les deux préoccupations majeures qui doivent guider toutes ces interventions sont d'éviter tout traumatisme psychologique malgré la bénignité apparente des actes opératoires et d'avoir toujours à l'esprit le respect du parodonte au cours du temps chirurgical. D. chirurgie Sous ce vocable. d'une dent en cours de désinclusion. Indication : lèvre supérieure courte . mesurée) . La flûte est également indiquée pour les malocclusions de la classe III présentant des lèvres supérieures courtes. ou enclavée. — dysharmonie dento-dentaire. plusieurs fois par jour. — La flûte : malocclusions de la classe II . Vusure des faces proximales (stripping). — mise en place sur l'arcade. — intervention sur les tissus mous : résection des freins labiaux. Indication : hypotonicité labiale . après traitement (encombrement tertiaire) . il doit remonter le jeton jusqu'aux lèvres sans utiliser les dents. — La trompette : béance antérieure et hypotonicité labiale. Instruments de musique et exercices labiaux : les instruments à vent. Revue cFO. résection du frein de la langue .5 à 2 mm. p. peuvent également constituer un moyen complémentaire — et agréable — de traitement. et bloquée par un diastème légèrement insuffisant . Gymnastique des muscles : a) Gymnastique des muscles masticateurs : mastication de chcwing-gum fluoré ou de plaquettes plastiques (Térabite. Définition : diminution de l'épaisseur des faces proximales des dents du secteur antérieur. J. persistance L'amélioration constante des-techniqnes chirurgicales conduit à leur accorder une place de plus en plus importante dans le traitement des anomalies . pour augmenter l'effort musculaire. Son utilité est contestée par certains. sont regroupées des interventions de nature très diverses qui rentrent dans le cadre des moyens thérapeutiques d'un traitement d'orthodontie mais ne sont généralement pas pratiquées par le spécialiste en orthodontie. le haut-bois : malocclusions de la classe III. édit. firme « Lancer Pacific »). — récidive de l'encombrement incisif. b) Gymnastique des muscles labiaux (la méthode de Garliner) : — premier excercice : l'enfant tient entre ses lèvres un cordonnet de 20 cm dans lequel est passé un jeton perforé. pour les six dents antérieures. d'un encombrement léger à la mandibule (pas plus de 2 à 3 mm de D. au fur et à mesure des progrès. LA La CHIRURGIE orthodontique. — intervention sur des unités dentaires : extraction.Établissement du plan de traitement La myothérapie. élimination d'odontome ou de dents surnuméraires et également transplantation . on ajoute des jetons de couleur différente. par excès mandibulaire. germectomie. la flûte augmente la tonicité de la lèvre supérieure. destinée à corriger un encombrement mineur. — dégagement chirurgical des dents incluses. — la morphologie coronaire : couronnes triangulaires : condition favorable. Prélat. Rappel : épaisseur d'émail à ce niveau : 5 à 8/10e de mm (v. le patient exécute des exercices de traction à l'aide d'un bouton fixé au cordonnet et maintenu par les lèvres. Conditions d'utilisation : trois paramètres doivent être envisagés : — l'état des dents et le degré d'hygiène buccale : — les proximités radiculaires et la forme des septa . elle est contre-indiquée si la lèvre supérieure est courte. selon le mode de préhension de l'embouchure. destinés à améliorer la fonction de certains faisceaux musculaires déficients. F. — deuxième exercice : le cordonnet est attaché sur un support fixe ou tenu par la maman. M. 243-258 et indice de Le Huche (« Le Huche ». La chirurgie oro-faciale. — La clarinette. : avril 1975. Progressivement. Indications : — traitement avec extraction de deux prémolaires supérieures en classe II thérapeutique. D. Gain de place escompté : au maximum 1. 165 Définition : exercices volontaires de la musculature faciale. Indice de Peck et Peck. particulièrement à la mandibule.

Généralités. qui évitent le blocage intermaxillaire. avec extraction de 35 et 45. en or blanc. b) Ostéotomie limitée à la région dento-alvéolaire. . latérognathies. LE TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA PROGNATHIE INFÉRIEURE : orthodontiques majeures. 125c. pour certains auteurs. en cas d'excès de structure osseuse : résection d'un fragment osseux (ostectomie) : . 124. par attelles de contention bimaxillaires ou par tractions élastiques sur arcs lourds Edgewise ou encore par des plaques vissées. Les deux types d'ostéotomie portant sur les branches montantes et horizontales peuvent être associées. 126a) (technique d'Obwegeser et Dalpont).. — patients adolescents ou adultes.166 Traitement des anomalies orthodontiques Interventions portant sur la mandibule. — Ostéotomie portant sur la branche montante : Technique : ostéotomie de glissement ou ostéotomie de glissement et de rotation . Les traitements chirurgicaux des maxillaires ou « ostéotomies ». b). dans les cas sévères : prognathie inférieure avec béance antérieure et dimension verticale augmentée (fig. Intervention sur les tissus durs. micrognathies. de la région sus-angulaire au trigone. ostéotomie de rotation (fig. la dent de sagesse inférieure étant extraite (fig. dite « ostéotomie segmentaire ». — temps chirurgical complétant ou précédant le temps orthodontique. — Ostéotomie rétromolaire de Converse. mais réticents devant la durée et les contraintes d'un traitement d'orthodontie classique . en cas d'insuffisance du volume osseux : ostéotomie + interposition d'un greffon. Indications : prognathies inférieures vraies. Les différents types d'interventions : a) Ostéotomie intéressant la totalité du corps de l'os : — les procédés : ostéotomie de glissement (fig. procédé de Obwegeser n° 2 : section antéro-postérieure entre les deux corticales de la branche montante et tranchée horizontale. — Ostéotomie portant sur la branche horizontale : ostéotomie rétromolaire de Converse. soit à diminuer. 124). chez lesquels il est impossible d'obtenir des modifications des bases osseuses . Ostéotomies totales : elles portent sur la branche montante ou sur la branche horizontale. — les deux alternatives : . la consolidation s'effectuant mieux). L'extraction des deuxièmes prémolaires est pratiquée en fonction du trait de section qui passe à ce niveau (fig. FIG. Les indications : — anomalies des bases osseuses dont la correction est impossible ou aléatoire par des moyens orthodontiques chez le jeune patient .. ' b) Age d'intervention : à la fin de la croissance ou parfois plus tôt (12 à 13 ans. anomalies mandibulaires du sens vertical (excès vertical postérieur ou/et antérieur). 124 et 126). que ce soit par des interventions précoces ou tardives portant sur les tissus durs ou sur les tissus mous. soit à augmenter les dimensions des structures osseuses. • • a) Les techniques : la voie d'abord endobuccale sera toujours recherchée. Technique : ostéotomie de glissement : le nerf dentaire est placé dans une logette prévue à cet effet. — patients motivés. Définition : interventions chirurgicales portant sur les maxillaires et destinées. 125a. c) Immobilisation : 6 semaines. 125c).

126a). 127).Etablissement du plan de traitement 167 FIG. b) Avancement : — section du bord basilaire et avancement simple (corticotomie (fig. récidives dues aux tractions musculaires et à la langue. par voie endobuccale : il s'agit d'une intervention isolée. perte de sensibilité des incisives inférieures. Génioplastie : a) Diminution de l'éminence mentonnière. avec désinsertion des muscles masticateurs. Ostéotomie segmentaire : elle intéresse le secteur alvéolaire antérieur. — Correction d'une malocclusion de la classe II : déplacement distal en bloc du secteur antérieur incisivo-canin et de la première prémolaire. Ostéotomie de rotation. b) Le trait de section de la technique Obwegeser-Dalpant. 125. — Correction d'une supraclusion incisive avec . — section du bord basilaire ce qui diminue la dimension verticale et utilisation d'une partie du fragment comme greffon au niveau d'une symphyse trop plate (bons résultats). — a) Technique de Obwegeser n° 2. LE TRAITEMENT DE LA MICROGNATHIE OU DE LA RÉTROGNATHIE INFÉRIEURE : supra-alvéolie inférieure : résection osseuse sous les racines des dents du secteur antérieur et rotation vers le bas. d) Incidents. pour éviter la récidive (fig. risques : retard de consolidation. ou complémentaire d'une ostéotomie de la mandibule (résultats esthétiques inconstants). Procédé de Obwegeser : le plus grand fragment est avancé au lieu d'être reculé. c) Technique d'Obwegeser et Dalpont pour un excès lertical arec béance antérieure et latérale.

— a et b) Ostéotomie de recul en masse du maxillaire. • Interventions portant sur le maxillaire. Problèmes spécifiques : le maxillaire est un os fortement pneumatisé. du type Lefort I (cas de classe II. extraction des 18 et 28. FIG. des os propres et des molaires : intervention gravissime réservée à des cas tératologiques (Crouzon. richement vascularisé et relié à la base du crâne par la suture ptérygo-maxillaire et les branches montantes. b) Ostéotomie de recul (prognathie inférieure). Apert). . 128. — a) Ostéotomie d'avancement (micrognathie ou classe IIJ. — Génioplastie : section du bord basilaire et avancement. Ostéotomie totale : elle reproduit les traits de fracture du type Lefort III : avancement des hémimaxillaires. division 1).168 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. 127. FIG. 126.

Indications : hypoplasie maxillaire. division 1. — Ostéotomie segmentaire de Wassmund. d) Abaissement et pose d'un greffon. 129. b). classe II. Ostéotomie basse (dite de Guérin) : le tracé de l'ostéotomie reproduit les traits de fracture du type Lefort I (fig. cette intervention est associée à un abaissement du maxillaire et à la pose d'un greffon (fig. 128. a) Vue latérale après extraction des premières prémolaires. séquelles de fente labiale ou de fissure palatine. Indications : correction d'une malocclusion de la classe II sévère (À N B > à 10°. Ostéotomie segmentaire : l'intervention est limitée au secteur alvéolaire antérieur ou au secteur alvéolaire dans son entier. ce qui permet la correction de la supraclusion (fig. pour certains). UM). b) Vue de 3/4 avant. . Cette intervention nécessite l'extraction des premières prémolaires supérieures. brachygnathie (fig. En cas de béance. excès de hauteur verticale avec sourire gingival. — Correction d'une béance : intervention de FIG. — Correction des cas avec supraclusion : intervention de Wassmund : bascule postérieure et élévation du bloc réséqué. 128a et b) avec avancement ou recul. — c) Ostéotomie a"avancement arec pose de greffons (cas de brachygnathie maxillaire). On différenciera les cas avec et sans béance. 128c). 129a.Établissement du plan de traitement 109 FIG.

— a) Technique de Schuchart. Rhinoplastie. 130è). Approfondissement du sillon gingivo-labial antérieur. 131). ce qui évite la récession gingivale et réduit la pression de la lèvre inférieure sur les incisives. béance incisive. Technique d'intervention : il s'agit. FIG. avec ou sans ostéotomie associée. 130a). Interventions sur les tissus mous. qui permet l'avancement et l'élévation du fragment (fig. Glossotomie : diminution du volume lingual. béance antérieure et latérale. Le trait de section passe au-dessus des molaires et prémolaires. Expansion chirurgicale. parfois pose d'un greffon dans la berge. le plus souvent. . du type prognathie inférieure. 131. Indications : cas de classe III. Chéiloplastie : réduction de l'épaisseur des lèvres. biproalvéolie. parasagittal jusqu'à « l'articulation ptérygomaxillaire ». 130. d'une résection losangique médiane au niveau de la pointe (fig. technique de Dautrey : extraction de la première prémolaire et ostéotomie segmentaire. Schuchart : extraction des dents de sagesse. Une résection osseuse au-dessus de ce plan de coupe permet de diminuer la dimension verticale d'occlusion (fig.170 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. b) Technique de Dautrey. Traitement de Vendognathie maxillaire : expansion chirurgicale à l'aide d'un trait de section uni ou bilatéral. — Une glossotomie : exemple de tracé de la résection (selon DEPLAGNEJ.

— prothèse : bridge fixé ou collé — prothèse adjointe squelettée . dont l'objectif est d'établir de bonnes conditions de coordination des arcades dentaires. 132a). après intervention. Ceci peut transitoirement aggraver les anomalies. Le traitement chirurgical peut être précédé d'un traitement d'orthodontie. LES PRINCIPES DE TRAITEMENT DES ANOMALIES ORTHODONTIQUES LE T R A I T E M E N T DES AGÉNÉSIES TRAITEMENT D'INCISIVES DES AGËNÉSIES SUPÉRIEURES La concertation entre l'orthodontiste et le dentisteprothésiste est indispensable.' lrc option : solution 1 : diastèmes pour les incisives latérales conservés ou augmentés. avant ostéotomie. FIG a) Solution 1. d) Solution 4. b) Solution 2. en latéralité (fig.implants ou conservation des LATÉRALES Traitement des agénésies bilatérales. et d'éliminer les com- 171 pensations dentaires avant chirurgie. m Les alternatives thérapeutiques. dans le traitement des agénésies d'incisive latérale supérieure. — Les alternatives thérapeutiques et leurs conséquences occlusales. e) Solution 5. Les techniques chirurgicales modernes s'orientent vers une association étroite entre l'orthodontie et la chirurgie.Principes de traitement des anomalies orthodontiques L'orthodontie préchirurgicale. c) Solution 3. . Conséquences : relations de classe I molaires et de classe I canines et protection canine. — Deux choix thérapeutiques sont possibles avec des variantes. 132.

b) Si l'incisive latérale est présente sur l'arcade et . de douleurs au niveau de l'A. b) Traitement tardif : coronoplastie (fig. — typologie faciale : . des deuxièmes molaires temporaires ou meulage des faces proximales distales et mésiales de ces dents. Fermeture des espaces : a) Traitement précoce : favoriser l'évolution mésiale des canines et des premières molaires permanentes -» extraction précoce des incisives temporaires et des canines temporaires — extraction. finition esthétique : reconstitution des angles à l'aide d'un composite chargé (fig. solution 5 : relations de classe II canines et de classe I molaires : espaces antérieurs reportés postérieurement et bridge entre 3 et 4 ou 4 et 5 ou 5 et 6 (fig. 132è). extraire précocement la dent naine. 133c). a) En cas de microdontie de l'incisive latérale présente. Plusieurs solutions sont possibles. en cas de défauts : solution 1 : — considérations socio-économiques : bridge anté- FIG. • Le traitement ovthodontique : incisives latérales temporaires (compromis transitoire). Pour ces trois solutions : pas de prothèse . face longue : contre-indication au distalage des molaires. — conditions parodontales initiales : hauteur de la gencive attachée. en latéralité. après évolution des 14 et 24. solution 3 : relations de classe II canines et de classe I molaires (extraction de 2 prémolaires inférieures (fig. On se retrouvera dans la situation précédente. face courte : contre-indication au mésialage des molaires . — supraclusion incisive initiale : difficulté de réalisation prothétique . M. . — décalage des bases osseuses : rétroalvéolie supérieure en classe 1 ou brachygnathie en classe III : solutions 1 ou 5. solution 4 : relations de classe I canines et de classe I molaires (extraction des 42 et 32) (fig. épaisseur de la corticale externe. masque de Delaire éventuellement (tendance à la classe III). rééquilibration occlusale : meulage de la cuspide palatine de la première prémolaire supérieure ou onlay palatin. B. sans extractions (fig. — relations molaires initiales : maintenir des rapports de classe II ou de classe I initiaux . • Les éléments du choix thérapeutique : Conservation ou augmentation des espaces : a) Traitement précoce : rechercher des relations de classe I molaire nettes (F. b et c) Coronoplaslie de la canine supérieure et reconstitution des angles à l'aide d'un composite. b) Traitement tardif : remise en place des canines en classe I et fermeture du diastème interincisif (dispositif multi-attaches). — microdontie généralisée : solution 1 ou 5 : — fonction occlusale : en cas de craquements. 132c). 133. 133a et b) (en une ou plusieurs séances) avant le traitement orthodontique : — traitement orthodontique : dispositif multiattaches collées indispensable (pas de bagues). selon les conditions initiales : solution 2 : relations de classe II canines et de classe II molaires. 2e option : canines en situation d'incisive latérale et diastèmes antérieurs fermés. Le traitement des agénésies unilatérales d'incisives latérales supérieures.. — la teinte des canines : canine très jaune -> solution n° 1 . si nécessaire. de spasmes des muscles masticateurs ou d'une prédisposition aux troubles rhumatoïdes. intérêt du bridge collé. sur bagues). classe II : solution 2 + + ou 4: — convexité : profil concave : solution 1 + + ou 5 . — après traitement : . — a. Pour les solutions 2 à 5 : protection de groupe.172 Traitement des anomalies orthodontiques rieur de réalisation difficile et de coût élevé : fiabilité incertaine . convexe : solution 1 à 5 . . — la morphologie coronaire des canines et incisives supérieures . T. E. — la situation initiale des germes de canines : mésiale ou en position habituelle . 132a7). 132c) . placer les canines impérativement en classe I .

— Cas de classe II : extraction de l'incisive latérale : solution 2 bilatérale. . c) Réimplantation après extraction : solution aléatoire. b) Extraction des deuxièmes molaires temporaires inférieures : — précocement : face longue. Il se produit très souvent un isthme alvéolaire entre premières molaires et premières prémolaires qui peut être préjudiciable au déplacement mésial dans de bonnes conditions. LE T R A I T E M E N T DES D E N T S INCLUSES • Les alternatives thérapeutiques. extraction précoce : appliquer une F. M. germectomie des deuxièmes prémolaires supérieures. D. — incisives supérieures : rarissime (coudure radiculaire extrême) : — patient non motivé. d) Redressement chirurgical : risque de fracture ou d'ankylose. de la première molaire. B. D. — Cas de classe III : . l'extraction de la dent temporaire et le traitement doivent être tardifs. M. La mise en place d'une dent incluse est toujours possible chez l'adulte. après rhizalyse des racines des dents temporaires. et parfois une longue patience du patient. . Solutions orthodontiques : le traitement des dents incluses implique une collaboration étroite entre le chirurgien et l'orthodontiste. 96) : — deuxième prémolaire inférieure : rarement .D. E. bilatérale). extraction de l'incisive restante (solution 3. 25 et 85. — tardivement : face courte : . . D.Principes de traitement des anomalies orthodontiques de taille habituelle. tardive : dispositif fixe complet . 173 — cas de classe II : de préférence. : extraction de l'incisive latérale présente et des premières prémolaires inférieures : solution 3 ou 4 bilatérale. sur gouttière. l'extraction des deuxièmes molaires temporaires ne permet pas le mésialage spontané. — Cas de classe I. — Solution bilatérale : D. ces dents persistant assez longuement. : extraction des 15. D. 75 . b) Extraction à la suite d'une contre-indication orthodontique de désinclusion. Le traitement d'une agénésie unilatérale de deuxième prémolaire inférieure. Le choix thérapeutique sera orienté par les résultats de l'examen clinique et radiographique (p. la motivation du patient et les possibilités techniques du praticien. la solution thérapeutique dépendra des relations molaires initiales et des problèmes de symétrie. après extraction. unilatérale). unilatérale) ou placer la canine en position d'incisive latérale (solution 2 unilatérale ou solution 4 unilatérale). Le traitement d'une agénésie bilatérale de deuxièmes prémolaires inférieures. A long terme. . si les germes des dents de sagesse sont visibles. Exemples : — canine supérieure en inclusion horizontale haute et première prémolaire en contact avec l'incisive latérale (fig. 73). Choix thérapeutiques selon les anomalies orthodontiques : . traitement en technique fixe multi-attaches. mésialage spontané des premières molaires inférieures. : extraire la deuxième prémolaire supérieure du même côté. sans anomalie orthodontique : . . Les alternatives thérapeutiques : a) Conservation des deuxièmes molaires temporaires saines et non ré-ingressées. Conséquences : légères relations de classe II molaire (la 85 est plus large que la 45). M. pour la correction des axes et la fermeture des espaces . réaliser un bridge. conservation : — cas de classe III : . — Cas de classe 1 : conserver l'espace pour la dent absente (solution 1. — Solution unilatérale : cas de classe I sans D. M. D. conservation (solution 1 ou solution 5. en denture adulte. . conservation : si la deuxième molaire temporaire est saine et qu'il s'agit d'une anomalie alvéolaire antérieure. en classe I : extraction de la deuxième prémolaire symétrique et des 15 et 25. Solutions non orthodontiques : a) Abstention : les techniques actuelles rendent cette solution plutôt rarissime.

spectaculaires et rapides (six mois au maximum). éventuellement : — première éventualité : attente de l'évolution spontanée de l'incisive pendant six mois au maximum après intervention : — deuxième éventualité : fixation d'un moyen d'ancrage. très rares. Si rien n'est fait. Une incisive incluse doit toujours être mise en place précocement sur l'arcade. soit à l'aide d'extraction. Résultats : ils sont. fig. DÉGAGEMENT CHIRURGICAL : a) Canines vestibulaires : au cours d'une seule intervention. Dans certains cas. . FIXATION D'UN MOYEN D'ANCRAGE : rejeter absolu- ment la transfixion. pour toutes les canines incluses en situation vestibulaire. — éviter tout grattage ou meulage cémentaire . • Les séquences du traitement : 1. — pas de dessication osseuse par meulage excessif ou irrigation insuffisante du champ opératoire . au cours ou après l'intervention. si celle-ci est en place sur l'arcade. • Premier exemple : le traitement Wune incisive centrale supérieure incluse : Temps orthodontique pré-chirurgical : augmentation du diastème à l'aide du meulage ou de l'extraction des canines temporaires. mais le risque de coudure radiculaire en est augmenté . b) Canines palatines : le décollement d'un lambeau palatin est très souvent indispensable. mésialement. la traction s'effectuant à l'aide d'un fil élastique ou d'un ressort tendu à partir d'un arc rectangulaire solidarisant toutes les dents utilisables. sont en relation avec des germes atypiques (coudure radiculaire + +). 134c. Il n'est pas nécessaire de l'étendre jusqu'à la canine opposée. Temps chirurgical : IMPÉRATIFS : Quelques évidences : — pour mettre une dent incluse sur l'arcade. présentent toujours. — ne pas mobiliser la dent (risque d'ankylose) . — fixation d'un moyen d'ancrage. après fixation de l'attache. Temps orthodontique pré-chirurgical : création d'un diastème suffisant. et des inconvénients évidents d'ordre psychologique. une greffe de gencive attachée ou un lambeau de rotation sont indiquées. greffe ou lambeau de déplacement.). ou par des moyens purement orthodontiques. — le guide d'éruption passif du type « moule Odus ». inclusion palatine : décollement d'un lambeau palatin ou réalisation d'un simple opercule (dent sous-muqueuse) . le lambeau sera à nouveau suturé. il faut que l'espace soit suffisant . Temps chirurgical : élimination d'un mésiodens et très léger dégagement coronaire. Temps orthodontique de mise en place sur l'arcade. 2. — dégagement osseux à minima : jamais d'alvéolectomie conductrice . inclusion vestibulaire : simple dégagement coronaire ou lambeau vestibulaire . les pitons scellés et les ligatures au collet ou lasso : elles provoquent des lésions cémentaires. mieux vaut tracter la dent sans retard. • Deuxième exemple : le traitement des canines supérieures incluses. Temps chirurgical : — dégagement chirurgical (en un ou deux temps) : . un manque ou une absence de gencive attachée. en général. 4. EXTRACTION DE LA CANINE TEMPORAIRE. des lésions de l'attache épithéliale. il existe de gros risques de version et de translation des autres dents. au cours du temps chirurgical (ou dans un deuxième temps). Donc tout dégagement large est absolument inutile et même plutôt néfaste . Traitement orthodontique pré-chirurgical : ouverture du diastème par des moyens orthodontiques ou par des extractions. Bilan parodontal. — il est plus facile de tracter une dent dont l'apex n'est pas encore fermé . doit être absolument abandonné. avec économie de tissu osseux .174 Traitement des anomalies orthodontiques Temps orthodontique : — appareil amovible comportant un ressort d'égression au 5/10 (v. ne pas attendre pour intervenir . le déplacement en est facilité. Les échecs. — ou dispositif multi-attaches complet. après leur mise en place. — les dents incluses. — si le diagnostic d'inclusion est confirmé. . Si l'on désinclut chirurgicalement. au moment de l'intervention (uniquement une attache collable). en situation vestibulaire haute. 3. scellé sur la couronne. finition à l'aide d'un dispositif fixe multi-attaches . — dégagement osseux à minima : un des principes de l'orthodontie c'est de pouvoir déplacer les dents « à travers l'os » en appliquant des forces contrôlées. soit à l'aide de dispositifs orthodontiques.

b) Appareil fixe : — dispositif multibagues ou multi-attaches et arc rectangulaire : la traction sera effectuée à l'aide d'un élastique ou d'un ressort. 134. (uniquement pour des inclusions très profondes) : . D. Ligatures : enroulement/tube et segment antérieur du Ballista/arc. permettra ultérieurement le passage de la couronne en situation vestibulaire. sera effectuée en technique fixe. si possible à l'aide d'un arc palatin). La finition. Les moyens usuels : — bagues (on prendra la taille de la bague sur la dent symétrique évoluée sur l'arcade . M. seront effectués à ce stade. prolonge la longueur de la dent . si elle s'avère nécessaire. Dispositif: attaches collables sur les faces V et L et deux ressorts V et L sur la plaque ou bien ressort placé par le patient dans un T. tracter en direction palatine. l'extrémité du ressort pénètre dans le chas du T. M. lorsque la couronne est visible. cleat. b) Inclusion vestibulaire : exercer une traction douce pour éviter la formation d'une attache épithéliale de mauvaise qualité .018 x . sur la face palatine. l'adjonction d'un ressort. cleat (fig. DISPOSITIFS UTILISÉS : a) Appareil amovible (s'il n'existe pas d'autres anomalies) : par exemple canines incluses palatines basses présentant des axes radiculaires acceptables. la déplacer rapidement en direction vestibulaire : éviter les rotations D. inconvénient propre à toute cavité. Traitement orthodontique : IMPÉRATIFS : a) Inclusion palatine : dégager la couronne de la dent incluse des racines des incisives. la correction d'une rotation résiduelle et la version radiculaire vestibulaire.016 trempé) triple tube sur les bagues des 16 et 26 arc transpalatin (diamètre .pour une canine incluse. S. h . — b) Le « Ballista » modifié : ressort d'égression pour canine incluse palatine (diamètre . sur la face M. — collage d'une attache : (champ opératoire sans suintement . sur laquelle est fixé un T. le sens de la traction étant déterminé par la position de la couronne par FIG. S. V. 134a).036) arc rectangulaire . -* traction sur la face vestibulaire.025 de 17 à 14. impossibilité de coller sur la face vestibulaire) . M. M. — tenon dentinaire T. egresser la dent en la basculant distalement et aussitôt que possible. S. 134.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Elles nécessitent un dégagement osseux important. dès que possible. — a) Ressort d'égression (diamètre 5/10 « résilient ») . cleat. 175 . FIG. Elles peuvent migrer en direction apicale. inconvénients : risque d'effraction pulpaire. L'égression finale. prévoir des crochets soudés V et L) . avantages : dégagement a minima. S.

• La position des incisives inférieures. D. si la symphyse est épaisse. — Peut-on avancer ou reculer les incisives inférieures. la durée globale du traitement en sera probablement augmentée. Le résultat de cette analyse. poches au niveau des dents voisines .176 Traitement des anomalies orthodontiques les relations antéro-postérieures initiales. En cas de doute. . Paradoxalement. M. en denture mixte. 1" de recul incisif correspond à un déficit d'espace de 2 mm pour l'ensemble de l'arcade. Principe. 1 mm de recul dentaire correspond à 1/3 ou 1/2 mm de recul des lèvres. le degré de D. — le niveau d'hygiène buccale est-il suffisant pour un traitement multi-attaches ? Évaluation quantitative : critères céphalométriques. les bagues molaires comportant des tubes triples (fig. 1346). la croissance mandibulaire de type rotation antérieure et la tonicité habituelle. — version radiculaire vestibulaire : attache à 22° de torque. Cette évaluation doit être faite à la mandibule. Certains indices. en tenant compte du profil facial et des conditions parodontales initiales. c'est la mesure chiffrée d'un déficit d'espace en fonction des possibilités thérapeutiques et de l'environnement musculaire et parodontal. on observe très peu de résorption radiculaire (fig. — facteurs occlusaux : la position de l'incisive inférieure est étroitement liée au cours de la fonction. pour spectaculaires qu'elles soient. — Reconstruire une occlusion équilibrée. On placera l'incisive dans l'axe de la symphyse. Par exemple. D. Il est indispensable de prévenir le patient de cette éventualité (peu fréquente). fondés sur des données statistiques. selon leur épaisseur. la plupart du temps. pour Ricketts. arcade de référence. dû à une ankylose : chez l'adulte ou chez l'adolescent âgé. collée à F envers. entre six mois à dix huit mois et deux ans. apex trop palatin. chez l'adulte (ressort « Ballista ») . LES DONNÉES DU PROBLÈME A la mandibule. facteur de dénudation ultérieure. — facteurs neuro-musculaires : la position de l'incisive inférieure dépend de la musculature labiale et mentonnière et de la position habituelle de la langue : — le type de croissance : il est possible de vestibuloverser les incisives. Cette procédure doit incorporer des données quantitatives pondérées par des données qualitatives. — Évaluation du déficit global d'espace. longueur clinique de la couronne augmentée par rapport à la dent homologue. Évaluation qualitative : — facteurs esthétiques : contre-indication à un recul prononcé des incisives : lèvres fines. ce qui évite de placer des attaches antérieures. à celle de l'incisive supérieure. en cas de forme symphysaire plate et de rotation postérieure . prévisible. Échec partiel : — parodontal : manque ou absence de gencive attachée. c'est-à-dire où placer les incisives en fin de traitement actif ? En moyenne. l'incisive inférieure doit être placée en moyenne 1 mm en avant du plan LE T R A I T E M E N T DE LA DYSHARMONIE DENTO-MAXILLAIRE LES D'UNE OBJECTIFS DYSHARMONIE DE TRAITEMENT DENTO-MAXILLAIRE — Retrouver des contacts proximaux satisfaisants. — la qualité du parodonte : gencive attachée. ne présentent pas. profil concave . dénudation initiale . permettent d'estimer. mais également au maxillaire en notant . 134i>). S'il existe d'autres anomalies orthodontiques à traiter. par la pente incisive . corticale externe. Ces interventions. Échec total. rapport aux dents voisines et son orientation M. on décidera d'un traitement sans extraction ou le plus souvent avec extraction et d'un traitement précoce ou tardif. • Conclusion : la plupart des dents incluses doivent être mises en place sur l'arcade. il faudra tester l'effet de la traction orthodontique. aux secteurs latéraux En fonction de cette évaluation. Résultats : le temps de mise en place d'une canine incluse est très variable. malgré l'importance du déplacement. déhiscence osseuse. avant d'extraire une prémolaire ou une canine temporaire. Une technique fixe multi-attaches ou multibagues est indispensable en denture adulte. — dentaire : résorption radiculaire des dents voisines. — utilisation d'un ressort auxiliaire prenant appui sur un secteur postérieur rigide comprenant 6 ou 8 bagues molaires et prémolaires et un arc transpalatin. de difficultés insurmontables.

après recul de l'incisive inférieure. L'ÉVALUATION DU DÉFICIT D'ESPACE GLOBAL : D. ce qui incorpore le déficit d'espace dû au nivellement (v. Il faut donc mesurer. — espace disponible : distance mesurée entre la face distale des premières molaires inférieures et le bord antérieur de la branche montante. a) Mesure du déficit actuel. 159). sont également valables. p. observée doit s'analyser en tenant compte des 32 dents présentes ou à venir sur les arcades dentaires. D. M. l'espace existant pour l'évolution des deuxièmes et troisièmes molaires et l'augmentation prévisible du périmètre d'arcade. : Toujours avoir à l'esprit les relations sagittales prévisibles. p. actuelle (v. permet d'obtenir 3 à 4 mm d'augmentation du périmètre d'arcade. p. ce qui donnera un crédit d'espace de 3 à 4 mm.5 mm . + 3). concavité moyenne : — 3 mm . p. en prenant comme moyenne : + 2 mm par rapport à A-Pogonion (er + 2) et en tenant compte du type de croissance (v. pour les incisives inférieures. c) Les facteurs qualitatifs décrits à la mandibule.Principes de traitement des anomalies orthodontiques dentaire A-Pogonion et à 22° par rapport à ce plan. on peut mesurer à plat l'espace disponible à partir de la face distale des dents de six ans. 37). D.) et la face distale de la première molaire. projetée sur le plan de Francfort. — tenir compte de l'amplitude du surplomb. Au maxillaire. L'estimation de Tweed (correction céphalométrique (fig. en tenant compte des relations molaires initiales (marche rectiligne). m Le crédit d'espace donné par l'extraction des premières prémolaires : l'extraction des premières prémolaires donne. M. 178 et fig. concavité sévère : — 5 mm. PRÉVISIBLE a) Évaluation de la D. . • L'estimation de Vencombrement postérieur (en denture adolescente jeune) : la D. jusqu'à 17 ans pour les garçons. Un ancrage maximum sera destiné à conserver la totalité de l'espace donné par les extractions de premières prémolaires (v. au maxillaire. Cliniquement. V. b) Critères occlusaux : — tenir compte de la pente incisive et de la pente condylienne . 38. • La position des incisives supérieures : a) Critères esthétiques (rappel) : la face vestibulaire des incisives centrales supérieures doit être plus ou moins parallèle au plan facial cutané (fig. • Gain dans le sens transversal : en cas d'endoalvéolie maxillaire. 37) modulée selon le type de croissance. Cette mesure doit être égale à l'âge plus 3 mm (D. p. Une distance inférieure à cette norme moyenne contre-indique le distalage des molaires (fig. Concavité légère : — 1. en fonction de la croissance (v. 176). S. en fin de traitement. N. à la mandibule (procédé de l'École de Tweed) : — espace nécessaire : somme des diamètres mésiodistaux des 37. en moyenne en positif. 47 et 48 (mesurée sur des téléradiographies à 60°) . S. ce qui ne paraît guère souhaitable. • L'estimation de l'encombrement postérieur : Évaluation de Ricketts : mesure de la distance comprise entre la limite postérieure de la fente ptérygo-maxillaire (P. le long du plan d'occlusion (cette distance peut être différente à droite et à gauche). D. T. 13?). jusqu'à 15 ans pour les filles (estimation moyenne). • Le nivellement de la courbe d'occlusion (correction de la supraclusion) : l'arc étant plus long que la corde. M. pour l'ensemble de l'arcade inférieure.5 mm par année de croissance. Dans ces conditions. 135) et les rotations des molaires. l'expansion. d'une façon systématique. conduit à placer les incisives beaucoup plus droites. + 3) et le bord libre des incisives sensiblement situé à 2. 35b) (D. Pour simplifier. 78) : sans tenir compte de la courbe d'occlusion (mesure à plat de l'espace disponible (v. avec un écart-type de + 2. \11 b) Prévisions : évaluation de l'augmentation de longueur due à la croissance : ajouter 1. fig. à un instant donné. • Vespace de dérive mésiale (en denture mixte) : on peut décider de bloquer la dérive mésiale. 15 mm et en négatif 5 mm (en fonction de la perte d'ancrage). il est nécessaire de distaler légèrement les l re molaires supérieures pour conserver des rapports de classe I molaires. cet auteur estime que 70 % des cas présentent une position satisfaisante. et de — 1 à + 3° pour la mesure angulaire. 64). afin de terminer tous les cas avec un profil très rectiligne.5 mm au-dessous du stomion. B. cette procédure doit être notée en négatif si la courbe est trop accentuée.5 mm en mesure linéaire.

M. jusqu'aux faces distales des premières molaires (procédé d'Altounian). Périmètre d'arcade mis à plat (v. 135) (x mm) : correspond à la mesure de l'espace disponible (dents de six inclus dans l'estimation) et au déficit d'espace provoqué par le nivellement de la courbe d'occlusion. Total : D. b) Évaluation traitement :• en mésiale doit être lution des dents cet espace. M. Repositionnement de l'incisive inférieure : (un degré de version vestibulairc correspond à 2 mm d'augmentation du périmètre d'arcade) 5. au maximum. - LES ALTERNATIVES THÉRAPEUTIQUES FIG. 2. — type de croissance mandibulaire plutôt antérieur . D. M. — D. M. à la mandibule (D. lèvres fines ou longues. possibilité de distalage des premières molaires inférieures : + 2 m m . — Au niveau antérieur : évaluation de la position des incisives inférieures. M. M. prévisible sans denture mixte. en cas de D. A partir de cette évaluation. Espace de dérive mésial 6. l'espace de dérive noté en négatif si l'on attend l'évoadultes sans chercher à conserver c) Évaluation de la D. Indications : M. — peu ou pas de supraclusion. M. expansion éventuelle au niveau prémolaire et molaire. prévisible avec traitement (cette procédure tient compte des données du bilan orthodontique et des possibilités thérapeutiques). prévisible. D.178 Traitement des anomalies orthodontiques — Au niveau postérieur : mesure de la place prévisible pour l'évolution des dernières molaires. D. M. 135. peut varier selon les conceptions thérapeutiques de 50 à 90 %. contrairement au choix extractionniste. Correction d'une mésioversion secondaire au niveau d'une première molaire. fig. prévisible). en fonction du choix de la position des incisives. le choix conservateur étant révisable. à la mandibule + + mm Crédit d'espace 1 reculée non conservé 1 avancée conservé + + mm - + . p o u r deux praticiens de même compétence. § 176). Tableau récapitulatif. deux choix thérapeutiques sont possibles : extraire ou ne pas extraire. Évaluation du déficit d'espace global. prévisible sensiblement égale à 0 : — profil rectiligne ou concave. correction de la rotation des premières molaires adultes. La décision de pratiquer des extractions de dents adultes. D. D. D. 177) 8. Espace nécessaire (y mm) : (correspond à la somme des diamètres mésiodistaux des dents adultes évoluées et > r mm non évoluées. — Mesure de F espace disponible. au lieu d'aplatir le profil par un recul incisif excessif après extraction. 7. par hémi-arcade. Déficit d'espace 1. actuelle). D. D. actuelle = y — x = z mm 4. p. Estimation de la D. 11 peut être préférable de laisser persister un léger encombrement incisif qui n ' a aucune conséquence en soi. tonicité labiale moyenne . D. en fin de traitement. D. postérieure (v. pas de dents délabrées. M. Elle sera ajoutée ou retranchée au déficit d'espace mesuré sur les moulages initiaux ( D .. Traitement d'une D. y compris les dents de six ans) 3. p a r o d o n t e de b o n n e qualité. correction d'une mésio-position secondaire. D. à partir de données qualitatives et quantitatives (v. sans extraction. — Au niveau latéral (prémolaires et premières molaires) : conservation ou perte de l'espace de dérive mésiale. incorporant le déficit d'espace dû au nivellement : le fil de laiton est placé à plat. de la D.

. — un encombrement transitoire mineur observable au moment de l'éruption des incisives adultes se réduit souvent spontanément. GUIDAGE DE L'ÉRUPTION (encombrement mineur) : usure des faces proximales de certaines dents temporaires. dès leur apparition sur l'arcade. Pilotage ou méthode des extractions pilotées : synonymes : extractions sériées. suivies d'un traitement orthodontique simplifié. — dispositifs auxiliaires : . . distaler les premières molaires (v. s'il s'agit d'un cas-limite ou si la motivation au traitement est insuffisante. 177). indispensable. p.. — correction spontanée de l'encombrement incisif. Indications : — cas-limite avec encombrement incisif léger . extractions systématiques en série. sans traitement immédiat .) et des problèmes psychologiques (la dysharmonie peut entraîner un préjudice esthétique important au niveau des arcades dentaires). est manifeste (+ de 5 à 6 mm de déficit global) : — abstention en l'attente de toutes les dents adultes . prévisible > à 4 ou 5 mm . — Dans le sens transversal : augmenter éventuellement la largeur d'arcade. Les objectifs thérapeutiques. au maxillaire . les deuxièmes molaires temporaires et les incisives (vestibuloversion) . D. si la D. — prémolaires ou molaires hypoplasiées ou délabrées. avec extractions. Un traitement orthodontique en technique fixe est. Les séquences de traitement. M. E. — première prémolaire enclavée. pare-choc (Bumper) à la mandibule . Peut-on distaler les molaires supérieures. Cette attitude est tout à fait justifiée s'il existe des agénésies. arcs linguaux et palatins (conservation de l'espace de dérive mésiale) . D. une importante supraclusion (nécessité d'attendre les deuxièmes molaires).. extractions planifiées ou dirigées. B. le périmètre d'arcade n'est pas augmenté. . de toute façon. au niveau des incisives inférieures . p. Quad hélix au maxillaire. • En denture mixte : trois attitudes thérapeutiques sont possibles. dans certaines conditions. Indications : — D. M. Les moyens thérapeutiques. selon l'âge. conserver l'espace de dérive mésiale. 151).). suivie ou non d'un traitement orthodontique simple. COMMENT AUGMENTER LE PÉRIMÈTRE D'ARCADE ? 179 — supraclusion incisive associée . Elle pose quelquefois des problèmes parodontaux (évolution des canines dans la muqueuse vestibulaire. .. b) Objectifs de cette méthode . — extractions pilotées. — extractions pilotées. — utilisation de l'espace de dérive mésiale pour l'alignement incisif. Traitement d'une D.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Le moment du traitement Le traitement sans extraction d'une D. F. D. LES DISPOSITIFS UTILISABLES pour l'augmentation du périmètre d'arcade : — dispositif fixe multibagues ou multi-attaches placé sur les premières molaires adultes. L'abstention : elle est souvent préférable : en fonction de la difficulté de prédire à long terme l'évolution des arcades dentaires. M. doit être entrepris en denture mixte et s'achever en denture adulte. accessoirement. — profil convexe . L'indication d'avulsion des dents de sagesse peut se poser en fin de contention. M. au niveau molaire et prémolaire (Ricketts). dans le but de favoriser la mise en place de dents permanentes. • En denture temporaire : — ne pas intervenir . en denture adulte. a) Définition : la méthode des extractions pilotées consiste à pratiquer l'avulsion de certaines dents temporaires (canines et premières molaires temporaires) avant leur date normale d'élimination — en une ou deux séquences — suivie de la germectomie ou de l'extraction des premières prémolaires adultes. D. 1° GÉNÉRALITÉS : — Dans le sens antéro-postérieur : vestibuloverser les incisives inférieures. sur bague. . — dénudations initiales. pour obtenir des rapports de classe 1 ? (v.. des problèmes orthodontiques (inclusion des canines supérieures ou des deuxièmes prémolaires inférieures.

si la séquence d'éruption est de type 3-4. — prévention de l'inclusion palatine des canines . sauf cas particuliers . sans aucune résection osseuse). — inconvénient d'ordre psychologique : trois séquences successives d'extraction. pour accélérer l'évolution des premières prémolaires (pas avant la formation de la moitié de la longueur radiculaire) . expulsion spontanée de 3 ou de 4 canines temporaires avec encombrement incisif mineur ou nul (v. selon les indications. Indications : signes dentaires : D. 2° PILOTAGE. Inconvénients : cette méthode a peu d'effets sur l'encombrement incisif et favorise le déplacement mésial des molaires. agénésie des dents de sagesse. 57c) et réduction + ou — totale des diastèmes pour les canines adultes .. 3° PILOTAGE AVEC EXTRACTION DES PREMIÈRES MOLAIRES TEMPORAIRES EN PREMIER (méthode de — accélération de l'éruption des premières prémolaires . recouvrement incisif normal ou diminué . malgré les extractions. la seule limitation. Le moment de Vintervention : — au tout début de la mobilité des premières molaires temporaires . Contre-indications : — dentaire : âge dentaire retardé : germe des deuxièmes prémolaires atypiques ou présentant un retard de formation . — en fin de pilotage. — évolution distale des canines adultes dans l'espace d'extraction des prémolaires . c) Modalités thérapeutiques : plusieurs éventualités sont possibles. profil rectiligne. objectif : favoriser l'éruption précoce des premières prémolaires adultes et inverser certaines séquences d'extraction 3-4 : — extraction des 4 premières prémolaires adultes dès leur apparition sur l'arcade. en fonction d'une migration mésiale excessive des secteurs latéraux. Séquences : — extraction des canines temporaires. — extraction des premières prémolaires adultes. Séquences : — extraction des 4 premières molaires temporaires vers 8 ans d'âge dentaire et conservation des canines temporaires (la moitié des racines des premières prémolaires est édifiée) . pas de dénudation incisive : légère tendance à la supraclusion . peu ou pas de supraclusion. V. — diminution du temps de traitement orthodontique ultérieure (entre 6 mois et 1 an) . — l'extraction des canines temporaires élimine le support de la D. signes d'inclusion de dents adultes (canines) . fig. pas de déséquilibre squelettique important. soit d'un traitement d'orthodontie simple pendant cette même période. dénudation antérieure au niveau d'une incisive centrale inférieure . déviation des milieux incisifs .180 Traitement des anomalies orthodontiques de la largeur des deuxièmes prémolaires et de la présence ou non des germes des dents de sagesse . dès leur apparition sur l'arcade. 4° LA GERMECTOMIE DES PRÉMOLAIRES. — signes faciaux : profil convexe . sévère. le diastème peut être encore insuffisant pour les canines. particulièrement au maxillaire . Les variantes portent sur les séquences d'extraction et sur la nécessité ou non. si possible. — extraction des premières molaires temporaires. environ 6 mois plus tard. Définition : avulsion des germes des prémolaires adultes non évoluées (germectomie atraumatique. Inconvénients : — difficulté d'estimation de la morphologie et Tweed). Indications : — signes dentaires : encombrement antérieur très prononcé . germes des dents de sagesse visibles au moment de l'examen. dans la lignée familiale : — occlusale : supraclusion incisive . — diminution de la convexité. — faciale : face courte : profil concave. Indications : encombrement modéré en classe I . canines présentes et stables . AVEC EXTRACTION DES CANINES TEM- PORAIRES EN PREMIER (méthode de Hotz). D. vers 8 ans d'âge dentaire . — évolution des canines adultes dans la gencive attachée . encombrement incisif sévère avec persistance des canines temporaires. soit d'une contention pendant la période d'évolution des dents adultes. — signes occlusaux : classe I ou évolution vers des rapports de classe 1 des prémolaires (marche terminale mésiale) . — ou encore plus tôt. dysharmonie dento-maxillaire actuelle très importante . c'est l'abord chirurgical : — germe des canines adultes au stade 1/2 d'édification radiculaire. expulsion précoce d'une ou plusieurs canines temporaires . . soit d'une simple surveillance. 11 n'est plus nécessaire de tenir compte du stade de formation radiculaire de la première prémolaire adulte. ce qui accentue le recouvrement incisif par une linguoversion des incisives inférieures (environ 4°) . et extraction simultanée des canines temporaires ou 4 à 10 mois plus tard. M.

Elles favorisent également une évolution de ces dents dans la gencive kératinisée. La plupart du temps. CONCLUSION Un programme d'extraction pilotée entraîne. D. arcs linguaux et palatins fixes. l'extraction de dents adultes . Une appréciation réaliste du problème limite cet objectif aux dents de 12 ans. sauf en ce qui concerne les axes des dents inférieures. F. De nombreux praticiens préfèrent entreprendre le traitement de la D. Tombée quelque peu en disgrâce après les constatations de Bjôrk sur les modifications du type facial. M. M. E. chute prématurée de la deuxième molaire temporaire maxillaire. des linguocclusions localisées et des linguopositions. la technique des extractions pilotées se justifie particulièrement si elle permet de débuter plus précocement la phase orthodontique et d'en diminuer sa durée. M. Le patient ne revient plus consulter. b) Avec contention provisoire : — indications : D. sur bagues. d'obtenir une fonction occlusale satisfaisante et un profil cutané harmonieux. provoquées par le pilotage. dès la suppression des canines temporaires. — dispositifs utilisables : appareils amovibles. — dispositif utilisable : technique fixe multiattaches ou multibagues indispensable (p. importante. moyenne (8 à 10 mm de déficit d'espace) : — visite tous les trois mois et mesure de l'espace d'extraction . la qualité apparente des résultats ne justifie pas le traitement orthodontique en technique fixe. Inconvénients : pour le profane et pour les parents. en denture adulte : environ 5 % seulement des cas de pilotage présentent des résultats occlusaux satisfaisants qui ne justifient pas nécessairement un traitement d'orthodontie ultérieur. de corriger précocement des malpositions incisives importantes ou une déviation d'un milieu incisif. D. l'extraction précoce — ou mieux encore la germectomie des premières prémolaires permettant aux canines de faire leur éruption dans la gencive kératinisée à l'emplacement du site d'extraction : la germectomie évitant. sans omettre la nécessité d'une triple séquence d'extraction dans la méthode la plus classiquement utilisée (Hotz). M. par ailleurs. LAIRES : APRÈS SUPPRESSION DES PRÉMO- 181 a) Sans traitement immédiat : D. D. le .Principes de traitement des anomalies orthodontiques Avantages : les germectomies précoces permettent une mise en place spontanée réellement satisfaisante des canines supérieures et inférieures. D. D. B. en denture adulte. ce qui présente les inconvénients décrits ci-dessus . séquence inversée 37. quel que soit le degré de dysharmonie. 148). — pratiquer éventuellement un meulage des faces distales des deuxièmes molaires temporaires pour favoriser la migration mésiale des premières molaires adultes. est sévère. Contrôle post-thérapeutique Un traitement d'orthodontie ne peut être considéré comme terminé. de fermer les espaces résiduels. Inconvénient : durée globale du traitement augmentée. Cette étape précoce est enfin histologiquement justifiée car elle permet de prévenir la récidive de la correction tardive d'une rotation importante. a) Au cours du pilotage : — indications : alignement des incisives (correction des rotations. • Le traitement orthodontique en denture adulte (traitement débuté à ce stade) : — le moment du traitement : après évolution des deuxièmes prémolaires ou après évolution des deuxièmes molaires adultes : — indications : D. car il est illusoire de compter sur une correction spontanée de l'encombrement incisif si la D. b) Après pilotage. M. d'importance moyenne ou D. LE TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : plus souvent. Il peut être souhaitable pendant un temps limité. la période pubertaire étant psychologiquement défavorable à la bonne marche d'un traitement d'orthodontie. qu'après mise en place fonctionnelle de toutes les dents adultes. en cas de rotations sévères . éventuellement. — dispositifs utilisables : appareillages amovibles mécaniques ou dispositifs fixes simplifiés. — avantages : permet la correction précoce d'anomalies dentaires fortement récidivantes (rotations) . corrige la déviation des milieux. supprime les traumas localisés . la triple séquence classique d'extraction. D. c'est dire l'importance d'une bonne analyse du bilan orthodontique complet pour décider d'un tel procédé. avec supraclusion incisive. des milieux déviés). M. SURVEILLANCE. La justification plus récente de cette méthode tient encore dans le mécanisme de formation de la gencive attachée. il est nécessaire de prévoir un dispositif multibagues ou multi-attaches dont les objectifs seront de paralléliser les axes des canines et des prémolaires. 47 avant 35 et 45 .

• Proalvéolie inférieure en classe 1 molaire : F. cales qui éviteront ce désagrément. on peut adjoindre un ressort de Schwartz disposé légèrement à distance des faces linguales des incisives sur lequel les dents pourront tourner (fig. 101 « et b). : 12 h par 24 h. et rétroalvéolie. : il existe plusieurs variantes pour l'adaptation de la F. : TRAITEMENT DES RÉTROALVÉOLIES Principe : — rechercher l'étiologie fonctionnelle et estimer la position des incisives sur le plan de référence adopté : — différencier D. donc un traitement fixe est nécessaire . de favoriser l'évolution d'une dent de sagesse mésio-versée ou enclavée. M. Conditions initiales : différencier une proalvéolie avec ou sans béance : — sans béance : la correction de la proalvéolie fera apparaître un certain degré de supraclusion incisive. E. LE TRAITEMENT DES ANOMALIES ALVÉOLAIRES ANTÉRIEURES TRAITEMENT DES PROALVËOLIES • Proalvéolie supérieure : traitement d'une proalvéolie supérieure en classe I. s'adaptant sur des tubes soudés au niveau des crochets d'Adams (fig. à environ 3 mm du bord libre. 116c): — appareil amovible avec ressorts unitaires et surélévation (fig. la plaque base comporte des crochets mésiaux au niveau des canines. 102a). ÉLIMINATION DES FACTEURS LOCAUX : résection d'un frein de la langue court. car il est encore possible. la nécessité d'extraire des dents de sagesse doit être soigneusement évaluée. 100). b) La F. E. 3° F. D. sur gouttière partielle (incisives non incorporées) avec dispositif de Vienne à la mandibule (fig. p. B. 145). tardivement. sauf aux repas . En cas de traitement conservateur. • Rétroalvéolie inférieure DISPOSITIFS : : a) Amovible : pare-choc (Bumper) (p. à insertion palatine + équiplan (Château) (stomion en situation haute) (fig.182 Traitement des anomalies orthodontiques 1° F. B. E. 98). à condition de retrouver des contacts incisifs normaux et un appui labial inférieur sur les bords libres supérieurs. 99a). la germectomie précoce est indiquée. il est très souhaitable de contrôler l'évolution des dents de sagesse. à l'aide de dispositifs orthodontiques simples. B. si le patient l'accepte. En fin de traitement. F. a) Les moyens d'action : — dispositif de Vienne (fig. B. . B. 148) la correction sera stable. b) Fixe : arc d'expansion antérieur comportant un torque corono-vestibulaire (Ricketts). 2° F. — dispositif fixe : attaches non torquées : — masque de Delaire (v. • Rétroalvéolie supérieure : cette anomalie est assez fréquemment associée à une endognathie ou endoalvéolie des secteurs latéraux : — « Quad' hélix » avec prolongements antérieurs (fig. p. ou d'une proalvéolie associée à une malocclusion de la classe II. Contention de longue durée : environ un an. Cependant. — Durée d'action : entre 3 et 6 mois. 98). E. au repos. coller de fines cales de composite. persistant après abandon du suçage du pouce et du têtage de la langue. B. — élastique tendu entre des crochets situés entre fV et H_l ou 3 et 4. S'il existe des malpositions incisives légères. dans un but de protection d'incisives supérieures apparentes. E. 135). Traitement des fonctions (particulièrement pour les cas avec béance) : — suppression des habitudes déformantes : — rééducation de la déglutition primaire : — myothérapie des lèvres (à l'aide d'un instrument à bec): — amélioration de la ventilation nasale. Si la version vestibulaire est importante. E. en fonction de la règle « action-réaction ». — Port : port de la plaque : jour et nuit. sur gouttière partielle. B. E. B. entraînant un glissement du fil ou de l'élastique vers la gencive. — avec béance légère : le traitement à l'aide d'une plaque amovible est possible. Traitement mécanique : DISPOSITIFS : appareil amovible + F. adaptée à la plaque. E. la conservation de ces molaires compensant la perte des premières prémolaires pour le long terme (v.

Au maxillaire. Principe : un recouvrement incisif exagéré peut . en denture mixte . Les forces appliquées doivent . les deuxièmes olaires temporaires peuvent être utilisées comme BASSIGNY T R A I T E M E N T DES D'ORIGINE BÉANCES ANTÉRIEURES FONCTIONNELLE Principe : la recherche de l'étiologie est essentielle dans l'établissement du plan de traitement d'une béance antérieure. Il faut différencier des béances antérieures isolées. — pour mémoire : pique-langue fixé sur des bagues. En moyenne.re de faible intensité. masticothérapie . 7 . instrument à une hanche (exemple : clarinette) . soit par /estibulo-version des incisives. — rééducation de la déglutition. myothérapie labiale. si l'on attend la suppression de l'habitude déformante et la maturation . — arc de base reliant les molaires aux incisives. v. plan plat rétroincisif en résine avec bandeau vestibulaire près du bord libre. — rééducation de la ventilation nasale . Toutes les dents comportent des attaches. plaque de Sved (fig. Cependant. 139). Au cours de la propulsion forcée. Contention : gouttière de positionnement (G. soit vestibulaire-vestibulaire.tre corrigé. 75) que l'on dénomme béances squelettiques. 114c). Les conditions musculaires étant modifiées n fonction des changements dans les rapports agittaux des maxillaires. provoquée par :es dispositifs. b) Dispositifs fixes : seuls. rétrocèdent sans traitement. — psychothérapie douce anti-suce-pouce (v. p. succion labiale inférieure). cette correction reste stable. soit à l'aide d'arcs segmentés. soit par égression molaire. p. souhaite lui-même abandonner ses habitudes. Nivellement t sourire gingival). 119). et des béances antérieures qui constituent le signe d'accompagnement d'une anomalie basale sévère du sens vertical (fig. au niveau des incisives supérieures : dispositif formellement déconseillé par les pédo-psychiatres. La rééducation doit être préférée à ces dispositifs mécaniques passifs. ce qui augmente la D. 'ar tout autre dispositif. 136) sur plaque amovible : exerciseur de la langue.Principes de traitement des anomalies orthodontiques TRAITEMENT DES FONCTIONS : 183 — rééducation. V. soit linguale supérieure et vestibulaire inférieure (fig. les dispositifs multi)agues ou multi-attaches donnent la possibilité Vingresser les incisives et les canines et de niveler la :ourbe d'occlusion.). Remarque : en denture mixte stable. p. ce qui constitue e procédé le plus stable. • Traitement fonctionnel : — amélioration des parafonctions et suppression des habitudes déformantes. Toutefois si l'enfant. apparaît une béance au niveau des ecteurs latéraux et une correction artificielle de la upraclusion. si le guide incisif e permet. Les molaires et prémolaires s'égressent irogressivement pour retrouver des contacts fonctionlels. 122a) : — segments d'arcs latéraux de molaires à prémolires. d'origine fonctionnelle. 'est le principe du nivellement en technique Edge/ise (fig. 199). ce peut être un dispositif-rappel . P. soit par ingression incisive. régression molaire est istable. la quantité 'ingression ne doit pas dépasser 1 mm par mois. Durée de la correction : c'est un déplacement ifficile et dangereux à effectuer pour les apex ésorption radiculaire). — perle de Tucat (fig. la correction de la supraclusion oit tenir compte du niveau du stomion par rapport ux bords libres des incisives (v. et améliore la supralusion. Dispositifs utilisables : a) Dispositifs amovibles : les activateurs (cas de :lasse II avec supraclusion) : égression molaire. certaines béances antérieures légères. • Traitement mécanique : Appareillages passifs : — grille anti-langue : ce dispositif gêne l'élocution et n'empêche pas toujours le passage de la langue. d'origine fonctionnelle. 87). après interrogatoire. — suppression des habitudes déformantes [deuxième phalange du pouce . 126. soit linguale-linguale. Dispositifs mécaniques actifs : — dispositif multi-attaches complet et traction intermaxillaire verticale antérieure. c'est i principe de la technique de Ricketts qui semble lus efficace (fig. La orrection peut se faire soit à l'aide d'arcs continus. TRAITEMENT DE LA SUPRACLUSION point d'appui pour le dispositif fixe d'ingression incisive.

en I. • Traitement de iendoalvéolie symétrique. Ce dispositif très efficace est parfois assez mal accepté par le patient. b) Traitement actif : dispositif mécanique : Quad' hélix (éventuellement. La disjonction rapide sera préférée à tout autre dispositif. p. en denture mixte stable ou en denture adolescente stable. à l'aide d'une rééducation. 136. des cuspides vestibulaires des molaires temporaires inférieures et des cuspides linguaux des molaires temporaires supérieures. c) Amélioration des fonctions : — rééducation de la déglutition primaire. Objectifs du traitement : la correction de l'endoalvéolie et l'élimination des interférences occlusales suppriment la latéro-déviation. — disjonction (p. si la linguoeelusion est bilatérale. Les deux arcades doivent être entièrement baguées. enfin s'il existe des signes de ventilation buccale (v. 86). La conduite du traitement : a) Elimination des interférences occlusales : meulage des canines temporaires non abrasées. . — correction d'une linguoeelusion bilatérale . • Contention : elle se fera. et masticothérapie . et à l'aide d'un dispositif mécanique destiné à éviter la réingression des incisives. 140) : — meulage des prématurités au niveau des dents temporaires. le palais très étroit et les plans VL molaires subnormaux. arcades serrées. après disjonction. sans latéro-déviation : Objectifs du traitement : — augmentation du diamètre transversal du maxillaire . au niveau du secteur en linguocclusion. avec latéro-déviation : ce traitement doit être effectué le plus tôt possible. — amélioration de la ventilation nasale. C. disjoncteur) (fig. b) Contention : par appareillage amovible : de 6 mois à un an. 109a. 103a). après l'évolution des dents de 6 ans. M. LE TRAITEMENT DES ANOMALIES DU SENS TRANSVERSAL Au maxillaire. La conduite du traitement : a) Le traitement actif : dispositif : le disjoncteur (fig.184 Traitement des anomalies orthodontiques FIG. rééducation de la ventilation nasale. • Traitement de Vendognathie symétrique. en insistant sur la déglutition « arcades serrées ». — La perle de Tucat : l'enfant fait tourner la perle d'avant en arrière. Séquences : — meulage préalable des sommets cuspidiens des canines temporaires . — traitement des obstructions des voies aériennes supérieures.

137o et b). — en denture adulte : F. + 3 mm). .) (v. 199). 114rf). Pendant fort longtemps. S. P. Contention : plaque amovible inférieure et plaque maxillaire avec rampes de Schwartz. 137). E. Le débat est ouvert. fig. pour déviation de la cloison nasale. Une norme idéale. A. Par souci d'objectivité. CONTENTION : la plaque amovible sert également de plaque de contention après suppression de la surélévation et du volet vestibulaire. sur bagues. 157). 64a et b). Contention : dispositif : plaque amovible avec vérin médian et volet latéral du côté en normoclusion initialement : — durée : 6 mois à un an . S. C. LE PROBLÈME DE L'EXPANSION a b FIG. en denture adulte.5 mm. Il existerait « une aire de tolérance ». Traitement de Vendoalvéolie asymétrique : Objectifs : corriger la linguocclusion unilatérale sans modifier les rapports transversaux du côté opposé. • Traitement de Vendoalvéolie mandihulaire avec incoordination d'arcades. entre 6 mois et un an. Il permet. au niveau du secteur en normoclusion. R. b) Trait de section asymétrique. Il ne restera à traiter. C. recharger en résine le volet latéral. M. . • 185 b) Amélioration des fonctions : intervention O. T. — incidents : un certain degré de latéro-déviation persiste après correction des rapports transversaux en R. —a) Appareil amovible avec vérin médian. T. de supprimer les malocclusions latérales. l'expansion au niveau des canines inférieures se solde par une récidive. c) Amélioration des fonctions : — rééducation de la déglutition primaire (signe de Cauhépé-Fieux) après le traitement actif ou après la contention (celle-ci est particulièrement conseillée dans le traitement d'une telle anomalie. il faut admettre que certains auteurs américains ont montré qu'un certain degré d'expansion molaire et prémolaire peut rester stable (de l'ordre de 4 à 5 mm) (Riedel. Insister sur l'importance d'une déglutition arcades serrées) . I. I. L. Objectifs du traitement : corriger la linguocclusion des secteurs latéraux. Traitement actif : — en denture mixte : l'activateur est le dispositif de choix. p. à l'aide d'une technique fixe . pour la correction d'une endoalvéolie maxillaire asymétrique : surélévation et volets lingual et vestibulaire. (fig. a été proposée par Schulhof.) ont montré que la distance intercanine mandibulaire n'augmentait plus après 9 ou 10 ans (D. En denture adulte : dispositif : multi-attaches et T. B. Certains résultats de traitement bien conduit restent troublants (v. sauf cas exceptionnels.Principes de traitement des anomalies orthodontiques v. 137. de classe II. C. Schulhofi. Les cas stables après expansion se seraient probablement élargis spontanément en fonction de la croissance. p. au niveau des canines inférieures : la largeur idéale intercanines mandibulaires serait de 26. les relations de classe II et la supraclusion (v. latérales croisées (accrochage vestibulaire inférieure et linguale supérieure) (v. particulièrement pour les faces courtes. M. suppression du volet latéral au bout de 6 mois . les traitements par expansion bimaxillaire ont fait office de traitement standard pour toutes les anomalies.). effectuer un nouveau contrôle des prématurités sur les dents temporaires. un volet latéral vestibulaire et lingual du côté en normoclusion et un vérin asymétrique (fig. : . En denture mixte : TRAITEMENT ACTIF : meulage des cuspides des dents temporaires du côté inversé (v. — mastiquer préférentiellement du côté en normoclusion initiale (en I. 184). Theuveny). que la supraclusion. Château. après étude sur ordinateur. C'est pourquoi. 183 et fig. vérin ouvert et plan plat ou gouttière de positionnement (G. ou plaque amovible avec vérin médian et volet lingual du côté normal en I. transversaux (dits de « crisscross inverse ») et torque latéral. M. Une technique fixe est indispensable. p. Durée du traitement : correction très lente. I. M. M. Il est nécessaire de rebaser fréquemment le volet latéral lingual que l'enfant a tendance à user. p. a) Dispositif mécanique : plaque amovible comportant une surélévation de faible hauteur. en propulsant la mandibule. Les travaux de Moorrees (U.

d'où un pronostic favorable. E. en fin de traitement. Si la distance intercanine est supérieure à 28 mm. M. B. — lorsque l'extraction des premières prémolaires supérieures est prévue et qu'il existe un décalage A. 13) : — soit pour profiter du taux maximum de croissance précédant le pic pubertaire (stade MP3) . 34b) constitue une contre-indication pour tous les dispositifs augmentant la dimension verticale : activateurs. b) Au maxillaire : — hauteur postérieure : . 177. p. E. p. au cours de la croissance). signes qualitatifs : un encombrement postérieur. postérieur). D. on observera 40 % de récidive au niveau des canines et des prémolaires. D. En fonction des éléments liés à l'anomalie proprement dite (examen clinique et téléradiographies) : a) Informations données par l'examen clinique : — préjudice esthétique . Le degré de gravité de l'anomalie (apprécié l'aide du bilan orthodontique complet). de prendre en compte cette possibilité. tant de traitements inadaptés ont été commis et sont encore commis au nom de l'élargissement des arcades qu'il ne semble pas souhaitable. sur bague) . v. Schulhof note que la récidive de l'encombrement incisif est aussi importante avec ou sans extraction. Le type de croissance (estimation sur les téléradiographies de profil) : une direction générale de croissance plutôt horizontale (face courte et rotation antérieure mandibulaire) s'accorde avec l'objectif du traitement. . dans l'état actuel des connaissances. tout au plus. B. . il est indispensable d'attendre la mise en place fonctionnelle des deuxièmes molaires supérieures avant de pratiquer des extractions. • L'âge dentaire (estimation sur les radios panoramiques) : — certains dispositifs doivent être placés en période de denture mixte stable (exemple : F.•<>r 186 Traitement des anomalies\orthodontiques Les formes maxillaires : a) A la mandibule : une forme mandibulaire présentant des signes de croissance à rotation postérieure (fig. à Tous les cas montrant. une distance intercanine inférieure à 26. En conclusion. mais surtout pas au niveau antérieur. — position relative des incisives supérieures par rapport aux lèvres (risque ou non de fracture à la suite d'un traumatisme) . signes quantitatifs : estimation de Ricketts (v. Ces constatations seront primordiales dans les différentes alternatives de traitement et orienteront. : Toute modification du sens antéro-postérieur entraînera des conséquences sur le sens vertical. — importance de la convexité cutanée . un sinus maxillaire procident constitue un obstacle pour une translation distale des molaires. forces extrabuccales cervicales et tractions intermaxillaires. permettre de gagner quelques millimètres au niveau des prémolaires et des molaires. la corticale sinusale jouant le rôle d'un centre de rotation : — longueur postérieure maxillaire : . fig.5 mm ne présenteront pas de récidive après expansion. • La croissance : Le stade de croissance (estimation sur une radiographie des deux mains) : au stade pré-pubertaire. MALOCCLUSIONS DIVISION 1 CLASSE Les facteurs influant le choix thérapeutique. Une direction de croissance verticale (face longue + + et rotation postérieure) provoque des effets opposés aux objectifs du traitement (le menton s'abaisse et recule par rapport au profil. N. une hauteur très réduite (face courte. DU LE LE T R A I T E M E N T DES A N O M A L I E S SENS ANTÉRO-POSTÉRIEUR TRAITEMENT DE LA DES II. P. type 2) peut représenter une contre-indication au recul molaire. il peut être nécessaire de situer le patient sur sa courbe de croissance (fig. par ailleurs. à l'aide de forces extrabuccales. sur gouttière) . d'après cet auteur. 53b) contre-indique le recul molaire. évoqué par une superposition des germes molaires non évolués et une disto-version importante de ces germes (v. — soit pour reporter le traitement après le pic de croissance (stades MP3U ou Rad U . le choix des dispositifs. . important. Elle peut. — d'autres appareillages doivent être appliqués au moment de l'évolution des prémolaires supérieures (F. B. 18) : traitement avec extractions unimaxillaires par exemple.

E. nécessite plus qu'aucun autre. une correction précoce. Cette endoalvéolie peut être facilement corrigée. par des procédés orthopédiques . division 1 + endoalvéolie maxillaire : un décalage important des bases osseuses peut être associé à une endoalvéolie maxillaire (forme en V de l'arcade supérieure) sans perturbation de l'occlusion transversale. etc. Après correction précoce des relations de classe II. inclusion des deuxièmes molaires et des troisièmes molaires) . — position des incisives inférieures par rapport au plan dentaire A-Pogonion . • Les facteurs fonctionnels et les parafonctions (appréciés au cours de l'examen clinique et sur les téléradiographies) : — les habitudes déformantes : faut-il différer le traitement ? 187 — la situation de la langue. importante. d'un décalage des bases osseuses. permettant. 60a et b). M. — position des incisives supérieures par rapport au plan facial cutané .Principes de traitement des anomalies orthodontiques — forme des lèvres : fines. b) Cas de classe II. ou bien plus commodément. — la ventilation (cas de classe II. sous peine de graves déséquilibres occlusaux . 80 % du succès du traitement des cas de la classe II. tient au port de la F. Ce facteur aggravant peut nécessiter des procédures particulières d'extraction et de traitement (traitement précoce ou extractions multiples). b) Informations données par les téléradiographies : — type facial et type de croissance mandibulaire . 188). — importance du décalage des bases osseuses . à une mandibule trop en arrière ou à une combinaison des deux (angle facial et mesure Pog -* Na vertical). division 1 + béance antérieure) : recherche des signes de ventilation buccale ou semi-buccale (v. et d'anomalies alvéolaires du sens vertical — supra ou infraclusion — qui compliquent le traitement (la supraclusion fait obstacle au recul incisif par exemple). c) D. la plupart du temps.). on peut voir apparaître une linguocclusion des secteurs latéraux (ou une latéro-déviation). m L'état des dents : des dents délabrées ou hypoplasiées au maxillaire incitent aux extractions. pour obtenir le résultat attendu (port régulier de la F. M. division 1 + D. Cette attitude favorable disparaîtra dès que le préjudice facial aura été amélioré (sujet sensible aux agressions extérieures et incapable de poursuivre un effort de longue durée) . E. à une bonne participation au traitement. M. d'un activateur. tout ceci en fonction du choix des dispositifs. D. division 1. . il est indispensable d'estimer le degré de coopération escompté et de mettre en balance la nécessité d'un traitement précoce. D.. en denture adulte. p. division 1. • La motivation au traitement : le traitement d'un cas de classe II. cette décision implique qu'il faudra mener le traitement jusqu'à son terme. B. on peut s'attendre. après correction du décalage antéropostérieur. . — estimer si la malocclusion de classe II est due à un maxillaire trop en avant. une bonne coopération dans le port des dispositifs. associée à une D. etc. — le degré de coopération peut enfin déterminer le choix des dents à extraire (premières prémolaires ou deuxièmes molaires maxillaires par exemple (\. soit en même temps que le recul de la partie basse du maxillaire. M. D. peut conduire à une correction exagérée des rapports molaires et aux conséquences iatrogènes qu'elle entraîne (encombrement postérieur. de ce fait. rééducations diverses. — si l'insertion sociale est perturbée par le retentissement esthétique de l'anomalie. D. convexité squelettique . son volume et sa fonction . un traitement ultérieur complémentaire. Il s'accompagne d'anomalies alvéolaires antérieures : proalvéolie supérieure et/ou rétroalvéolie inférieure dues aux parafonctions. rapide et stable. M. prévisible. importance du décalage des arcades. Au cours de l'examen clinique. fig. — une coopération excessive et mal contrôlée. B. division 1. épaisses. En fonction des anomalies associées : a) Cas de classe II. — si le plan de traitement prévoit des extractions. le choix du moment et des moyens du traitement sera fonction de la motivation : — la participation au traitement peut se révéler fréquemment excellente chez de jeunes enfants (de 8 à 11 ans). qui implique. • : dans un cas de forte classe II. I. des T. En dernier ressort. l'extraction de 4 prémolaires ne pourra permettre que la correction de la D. c) Anomalies alvéolaires antérieures : un décalage sagittal des maxillaires se présente rarement isolément.. Mais le report tardif du traitement comporte l'inconvénient d'attendre un âge proche de la puberté et de ses incertitudes et fait courir le risque de fractures incisives. pendant un temps transitoire. division 1.

La plupart des cas de classe II. a) Correction orthopédique précoce du décalage des bases osseuses.. E. M. E. D. sur gouttière (ou sur plaque) . à l'aide d'une F. a) Traitement précoce : extraction précoce des premières molaires supérieures (au tout premier stade de l'apparition des germes de dents de sagesse supérieures) suivie d'un recul en masse de la partie RELATIONS A. Classe I Molaires Classe II 6|6 Classe I —:— 6 16 et { ' 8|8 1 Classe 1 —r7|7 Classe I 7|7 6|6 Solution 2 : extraction des deuxièmes molaires supérieures (germes des 18 et 28 haut situés) (forte coopération indispensable). pas de supraclusion. B. en fonction des risques de fractures incisives. B. • Comment traiter ? Les traitements sans extractions : objectifs occlusaux : rapports de classe I molaire et classe I canine. P. Solution 5 : extraction de 12 et 22 (microdontie/ou agénésie). sur gouttière antérieure et latérale. le décalage des arcades. de corriger. Les techniques et les dispositifs utilisables : a) Dispositifs orthopédiques (correction du décalage des bases osseuses) : — F. Solution 4 : extraction tardive des premières molaires supérieures (extraction après mise en place des 17 et 27). B. — Un traitement précoce sans extraction peut devenir un traitement tardif avec extraction. M. — association des deux méthodes : activateur avec dispositif pour le port d'une F. c) Finition en technique fixe. M. B. L'appréciation du poids respectif des facteurs précités impliquera des choix thérapeutiques divergents dans le temps et dans les méthodes. sur gouttière suivie par le port d'une F. face courte. se caractérisent par un développement vertical dento-alvéolaire mandibulaire postérieur (augmentation de la D. tendance concave. dans un premier temps. E. Une enquête dans la lignée familiale permettra d'éliminer les risques d'agénésie de dents de sagesse supérieures si le germe n'est pas visible.188 Traitement des anomalies orthodontiques Les alternatives thérapeutiques basse antérieure et moyenne du maxillaire. sur bagues et T. E. ou R. sur bagues et. Aspect de prognathie supérieure (point A en avant de Na vertical + +). Les résultats d'une première séquence thérapeutique précoce doivent être fréquemment complétés par les effets d'une autre technique. de préférence après le pic de croissance. E. — activateur ou propulseur (application précoce ou au moment du pic de croissance) . Classe I Solution 3 : extraction de 4 prémolaires (D.). de classe 11). P. Classe I Classe I Classe II Classe I Classe II . EN FIN DE TRAITEMENT CHOIX DES DENTS A EXTRAIRE Canines Solution 1 : extraction de 2 prémolaires supérieures (cas sans D. puis de pratiquer des extractions pilotées (en maintenant les secteurs postérieurs maxillaires en relations de classe I) en débutant par la mandibule. B. dans un troisième temps. patient peu motivé au port de la F. E. corrigées sans extraction. B. V. la première séquence n'étant destinée qu'à protéger les incisives supérieures. O. Les traitements avec extractions : objectifs occlusaux : canines en classe I et molaires en classe I ou en classe II thérapeutique (p. M. pas d'encombrement mandibulaire. division 1..). B. convexité importante. divivision 1 biproalvéolie). . Indications : décalage antéro-postérieur + +. E. D. il est quelquefois possible. I. d'une finition en technique fixe complète. D. b) Correction orthodontique du décalage des arcades (F. Exemples : F. b) Traitement tardif : les différentes solutions et leurs conséquences occlusales (voir tableau) : Cas particuliers : — Si la malocclusion de la classe II est associée à une D./ou cas de classe II. 124).

rotation postérieure : — anomalies associées : D. la nuit (photo et réalisation CL. le plus souvent. M. — protéger des incisives supérieures apparentes qui risquent de se fracturer. 149) . M. c) Dispositif multi-attaches ou multibagues : indispensable pour une bonne finition occlusale et dans tous les cas comportant des extractions. la coordination des arcades étant réalisée dans un dernier temps à l'aide d'un dispositif fixe .. 138). E. — arc facial + F. B. dans le tiers des cas (fig. division 1. 114a) . — avantages psychologiques : . de classe II (fig. — débuter précocement le traitement à l'aide d'un dispositif orthopédique. 93). à localisation postérieure. — Facteurs qui incitent à traiter précocement : — face courte. agénésies.) . — T.. b) Avantages : — supprime le risque de fractures incisives . — Le « système 3 Arcs » de J. a) Objectifs : — corriger totalement le décalage antéro-postérieur.Principes de traitement des anomalies orthodontiques 189 Fie. une deuxième étape en denture adulte . sur bague appliquée sur les premières molaires supérieures (p. : supraclusion importante. — implique. peu de supraclusion (traitement sans extraction) . — réduire la gravité des relations de classe II avant de pratiquer des extractions en denture adulte. Traitement tardif en denture adulte (la plupart du temps avec extraction. D. dispositif amovible porté le soir et la nuit (F. avant ou après le pici facteurs qui incitent à un traitement tardif : — cas de classe II. • Quand traiter ? Traitement précoce ? Traitement tardif ? Traitement en une ou deux séquences ? Traitement précoce. E. M.. E. activateur. biprotrusion. Philippe : — arc de base de Ricketts (v. . b) Dispositifs orthodontiques (correction du décalage des arcades) : — F. — arc maxillaire rond diamètre . coopération maximum entre 9 et 12 ans . etc.D. E. 122 a) . — pare-choc : pour la correction d'une rétroalvéolie inférieure ou la conservation de l'espace de dérive mésiale. M. efface le retentissement comportemental d'avoir les « dents en avant » avec le sentiment de fragilité qu'il entraîne . sur bague . . . I. M. branches hautes. — « Système 3 arcs » de J. . de classe II le jour. tend à être relativement stable . I. — dans tous les cas. pas de D. 138. CHABRE). Philippe (fig. D. fig. B. B. — procédure thérapeutique permettant un pourcentage d'extractions bien moindre.045 et T. D. suivi ultérieurement d'un dispositif orthodontique. la correction précoce d'un cas de classe II. — il n'est pas toujours possible d'obtenir une correction totale du décalage antéro-postérieur précocement. c) Inconvénients : — augmentation de la durée globale du traitement . division 1. par exemple F. B.

OBJECTIFS : a) Dispositifs fixes : — « système 3 arcs » de J. M. rétrognathie inférieure . 1. après correction du décalage. — « système 3 arcs » de J. M. relations de classe II symétrique. — association des deux dispositifs : F. TRAITEMENT ORTHOPÉDIQUE (profil convexe) : — F. Ces deux dispositifs provoquent une vestibuloversion des incisives inférieures. dispositif multi-attaches complet. le déplacement distal des secteurs latéraux ayant tendance à accentuer plus ou moins la D. D. E. E. b) Traitement orthodontique : au cours de la phase de constitution de la denture adolescente : — F. . on achèvera la correction des rapports de classe II. avec branches hautes. division 1. sur gouttière ou sur plaque (bien avant l'évolution des deuxièmes molaires). . — tenter d'augmenter autant que faire se peut la D. de classe II (profil concave) . M. D. dans l'état actuel des techniques. destinée à éviter la disto-version des premières molaires. comportant bagues ou attaches sur les incisives et 4 bagues molaires. si le traitement orthopédique est insuffisant. V . I. cervicale. a) Traitement orthopédique (différencier prognathie et rétrognathie) : — l'activateur ou le propulseur sont encore possibles et souhaitables à ce stade. sur gouttière pour corriger le décalage antéro-postérieur et linguo-verser des incisives supérieures apparentes. implique le plus souvent des extractions . — protéger des incisives supérieures apparentes. postérieure). — T. b) Dispositifs auxiliaires : T. B. si les lèvres sont fines et le menton marqués dans la lignée familiale . E. E. En denture adulte AVANT LE PIC DE CROISSANCE : — corriger ou améliorer le décalage des bases osseuses . B. et se soldant par un échec du déplacement distal des molaires ou un échec de la propulsion mandibulaire. 138).190 Traitement des anomalies orthodontiques — pare-choc (Bumper) : s'il existe une linguoversion des incisives inférieures. En denture mixte stable (période de choix). sans D. au niveau des premières molaires maxillaires (pas de D. En denture temporaire : aucun traitement d'orthodontie n'est possible à ce stade.. se situe au moment de l'adolescence avec tous les inconvénients que cette période comporte . — après recul molaire. — F. occulte les possibilités de correction orthopédiques. M. OBJECTIF : reculer les premières molaires plus distalement que la classe I occlusale (tendance à la classe III). — « système 3 arcs » de J. M. il s'agit de l'époque de choix . On peut adjoindre au dispositif les deuxièmes molaires temporaires (bagues) (T. . — activateur (ou propulseur) : indications : pas de D. de classe II) si le profil est plutôt concave (fig. : Nécessité d'un traitement de finition en denture adulte. instituée d'emblée . Le traitement fixe est indispensable. b) Inconvénients : risque de fractures incisives . Intérêt : recul des secteurs latéraux dans leur ensemble. Philippe (avec T. Pour certains. Philippe. E. D. sur activateur ou 3 pièces de Château . en fonction : — d'une coopération insuffisante pour le port d'une F. OBJECTIFS : — F. Le traitement d'un cas de classe II. Au moment de l'évolution des prémolaires maxillaires. : direction de croissance dans le sens du traitement. E. M. — éviter autant que possible les extractions : objectifs occlusaux classe 1 molaire et canine. a) Avantages : la durée globale du traitement est réduite et il est plus facile de faire une prévision de durée si le plan de traitement comporte des extractions. V. E. B. I. E. TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : — diminuer la convexité cutanée et éviter de rendre le profil trop plat. Les séquences de traitement selon l'âge. — multibague simplifié. B. B. I. de classe II et F. sur bague . N. B. sur bague. à ce stade ou F. Ce dispositif doit être appliqué de 6 à 12 mois au maximum . B. TRAITEMENT ORTHODONTIQUE : Un traitement tardif pourra faire suite à un traitement précoce. — d'une correction du décalage n'ayant pas donné les résultats escomptés. B. de classe II). sauf cas exceptionnel. M. face courte. Philippe. B. Ils sont donc contreindiqués en cas d'incisives versées avant traitement.

M. division 1. Par ailleurs. mieux vaut interrompre toute thérapeutique et ne débuter la séquence avec extraction qu'après mise en place fonctionnelle des dents permanentes. E. Ces traitements posent des difficultés thérapeutiques particulières en fonction d'un type de croissance défavorable et de fonctions fréquemment atypiques. p. liées à une durée de traitement excessive. 188 : tableau). 188 pour les conséquences occlusales). très exceptionnel. CAS D'EXTRACTIONS MULTIPLES : 16 et 26 . 2. d'une façon habituelle. traction moyenne-haute couplée avec un arc transpalatin (ce dispositif auxiliaire permettant d'éviter 34 et 44. SOLUTION 1 : cas de rotation postérieure peu marquée. le plan de traitement comportera des extractions. — cas de classe II sévère et forte D. D'une façon pratiquement systématique. comporte des séquences précoces moins fréquentes. E. face longue. Solutions 1 . p. une place importante accordée au traitement des troubles fonctionnels et des procédures comportant des extractions de dents permanentes. d'obtenir des rapports molaires satisfaisant en classe I. soit les premières prémolaires supérieures et les deuxièmes prémolaires inférieures. sans D. alimentation solide . — traitement des manifestations allergiques. M. : Il n'est pas toujours possible. En cas d'échec. E. il faut redouter les difficultés psychologiques. associée) ou 4 (v. pour favoriser le mésialage des molaires inférieures (v. une technique multiattaches est indispensable. sauf s'il existe une latérodéviation associée. D.D. le traitement fixe est indispensable. F. p. • Le traitement d'un cas de classe II. D. 141). F. SOLUTION 3 : extraction de 4 prémolaires : soit les premières prémolaires supérieures et inférieures. propulseur. si possible. mais contre-indication chirurgicale ou refus de l'intervention . 153). sur gouttière (v. longtemps après le pic de croissance. Choix des dents à extraire (v. Indications : — décalage de classe II de plus d'une largeur de P. B. — extraction précoce des premières molaires supérieures (germes des deuxièmes molaires haut situés) et recul par F. si possible. 165). 133). En denture mixte stable : — F. Conclusion : le traitement des cas de classe II. En denture temporaire : aucun traitement à ce stade. En denture adulte : — proscrire absolument activateur. p. p. : 18 et 28 présentes. division 1. cervicale : — éviter T. . génératrices d'obstruction pharyngée . qui peut s'observer avec des tractions hautes: v. B. E. En cas d'extractions au seul maxillaire — en fonction d'un profil plutôt rectiligne — et s'il existe un léger encombrement à la mandibule (pas + de 2 mm) on pourra. après la fin du taux maximum de croissance . B. si nécessaire. masticothérapie. I. Amélioration des fonctions : motivation à l'abandon des habitudes déformantes. APRÈS LE PIC DE CROISSANCE : on doit systématique- 191 la vestibulo-version des premières molaires. à ce stade. l'avulsion étant pratiquée. que l'on peut compenser dès cet âge. PRÉVENTION : EXTRACTION DE 4 DENTS DE SIX ANS (cas très diver- gent et face longue) exceptionnel. SOLUTION 4 : pas de D. M. B. cervicale . propulseur. M. b) Passive : arc lingual collé à la mandibule. N. B. de classe II. M. ment envisager des extractions. • La contention.l : — plaque amovible avec F. 3 (D. M. — utilisation des petits moyens pour atténuer les effets du suçage du pouce. a) Active : — gouttière de positionnement (G. — alimentation au sein et sevrage progressif. 14 et 24 . P. rééducation de la fonction linguale (déglutition arcades serrées). face longue : direction de croissance dans le sens opposé au traitement. B. qui aurait pu faire conseiller une ostéotomie du maxillaire . Au moment de l'évolution des prémolaires : F. sur gouttière : si la rotation postérieure est moyenne et 'les incisives apparentes : gouttière totale ou gouttière partielle. pratiquer une usure des faces proximales des incisives inférieures (v. amélioration de la ventilation nasale. en cas de béance antérieure fonctionnelle ou de proalvéolie supérieure : — proscrire absolument activateur. Il faut donc éviter l'acharnement thérapeutique et admettre qu'il peut être nécessaire d'extraire des dents pour mener à bien le traitement. Elles seront prévues. B. p.Principes de traitement des anomalies orthodontiques A peu près tous les dispositifs sont efficaces en fonction de la direction de croissance. E. D. E.

dans les cas en cours de croissance. de classe IL En cas de profil très concave : T. améliorer un sourire gingival. p. — Traitement du sourire gingival : on pourra être amené à conserver la courbe d'occlusion inférieure. B. si cela s'avère possible. p. V. Pour Ricketts. D I V I S I O N 2 • Objectifs de traitement : a) Esthétiques : ne pas modifier un profil rectiligne ou concave. traitement de la rétroalvéolie inférieure : parechoc.192 Traitement des anomalies orthodontiques coller des attaches ou de placer des bagues sur les incisives inférieures. les 3/4 de ces cas nécessitent des extractions. Pendant un temps transitoire. — placer correctement le bord libre des incisives supérieures par rapport aux lèvres . . M. M. en utilisant une F. — Correction du décalage antéro-postérieur : . traitement avec extraction. s'il n'existe pas de signe d'encombrement postérieur. b) Squelettiques : ne pas reculer le point A. — Extraction pour la correction de l'encombrement incisif associé.ou . ce qui évitera. traction basse. D. Il faudra éviter l'acharnement thérapeutique qui. on observe bien souvent un repositionnement de la mandibule en avant. lorsque les interférences incisives sont corrigées. 161). seule . M. — forme 3 : éviter. — forme 2 : traitement sans extraction. D. avec appui antérieur (avec barrettes de Whitman et traction haute. ce qui est loin d'être toujours vérifié . dans un premier temps. B. D. sans D.Traitement d'une vestibulocclusion exagérée des secteurs latéraux maxillaires : . D. activateur (classe II marquée) (v. associée . division 2 = ne pas extraire » entraîne une durée de traitement excessive ou un échec du recul molaire. de Le choix des extractions : si la correction du décalage antéro-postérieur reste insuffisante ou bien en cas de D. à partir de cet arc (versions linguales) : . La supraclusion est fréquemment si accentuée qu'il n'est pas possible. p. pendant la croissance (v. postérieure. une récidive de la supraclusion . v. ces dents étant initialement plus basses que le plan d'occlusion. la technique fixe est indispensable (traitement du ressort du spécialiste). 18). à la mandibule : . peu portée. après correction de la linguoversion des incisives . 146). donc de déplacer les apex. traitement avec extraction unimaxillaire après ou en fin de croissance . — éviter une vestibulo-version des incisives inférieures si la tonicité labiale est augmentée . si l'on souhaite ne pas reculer le point A + T. Principe : on cherchera à éviter les extractions. • Les alternatives thérapeutiques : elles dépendront des formes cliniques et des anomalies associées. ce dispositif permettant également le rattrapage du décalage transversal (v. M. sur lesquelles l'arc d'ingression sera ligaturé (exemple : arc de base de Ricketts) ou coller sur les faces linguales. si la pente incisive le permet et à n'ingresser que le secteur incisif supérieur. on pourra également placer de très fines cales de composite au niveau des incisives inférieures. . 185). D. E. 183) et denture mixte stable ou au stade de la denture adulte jeune : ingresser les incisives supérieures en premier. les extractions. arc palatin à distance des faces linguales des prémolaires et traction élastique sur les faces linguales. I. M. en principe. 1. augmenter. E. si possible. p. associée. . TRAITEMENT SANS EXTRACTION : Les dispositifs utilisables : en fonction de la nécessité de corriger les axes incisifs et la supraclusion.selon le degré de coopération du patient 8 8 8 (forme 1) et la D. en fonction du critère précédent « classe II. p. — Traitement de la supraclusion (v. traction intermaxillaire de type « criss-cross » inverse (fig. — Extraction pour la correction des anomalies maxillaires : 4 5 7 — ou . Comment traiter ? Selon les formes cliniques : — forme 1 : traitement sans extraction. les extractions seront prévues longtemps après le pic de croissance. — assurer un guide incisif satisfaisant en fonction de la pente incisive. 114c/) : . LES TRAITEMENTS AVEC EXTRACTION : LE T R A I T E M E N T DES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE I I . Remarque : pour les tenants de la technique Edgewise. ou tout au moins ne pas diminuer la D. en cas de D. activateur. On débutera le traitement. ce qui entraîne un profil trop concave et disgracieux. F. par la correction de la supraclusion supérieure. c) Ocdusaux : — placer les apex des incisives supérieures en position linguale et fermer Taxe interincisif.

M. Quand traiter ? — Traitement sans extraction : denture mixte ou denture adolescente. division 2 en classe II. des rapports incisifs satisfaisants. p. 122a) -> (ingression des incisives) . en denture permanente. b) En denture mixte. traction basse ou/et T. par des moyens orthopédiques. — pare-choc inférieur -> vestibulo-version des incisives inférieures. à l'aide d'une plaque amovible au maxillaire.(forme 1). et de pratiquer un meulage des canines temporaires. . destinés à maintenir l'ingression à l'aide d'un élastique situé au niveau du bord libre. J. pour permettre une liberté de l'occlusion dans les mouvements de latéralité. Ultérieurement. I. Philippe propose de prévenir l'apparition de la supraclusion incisive visible dès 4 à 5 ans. comportant un prolongement situé sur la crête antérieure. et à prévoir une ostéotomie segmentaire au maxillaire ou/et à la mandibule (v. attaches collées sur les incisives + arc de base (fig. d) Chez l'adulte : la solution orthodontico-chirurgicale est parfois nécessaire. — modifier. pour permettre un guide antérieur satisfaisant et supprimer le proglissement . b) Plaque de Sved (fig. dès la chute des incisives centrales temporaires. LE T R A I T E M E N T DES MALOCCLUSIONS DE LA CLASSE I I I 193 Autres dispositifs : a) Plaque avec élastique comportant de fines cales sur les incisives supérieures. • Séquences de traitement. améliorer le profil facial. distal de la partie haute dentoalvéolaire de la mandibule. Elle consistera à transformer par des moyens orthodontiques une classe II. M. — multibague simplifiée : bagues sur les deuxièmes molaires temporaires stables et tubes collés sur les premières molaires. c) En denture adulte : — avant le pic : idem . postérieure . 169). Les alternatives thérapeutiques. la supraclusion peut être corrigée à ce stade : — F. Les objectifs de traitement des cas de classe III a) Précocement : — obtenir un surplomb positif et un recouvrement incisif suffisant. D. FIG. b) Tardivement : retrouver des rapports de classe I canine et de classe I ou de classe III molaire thérapeutique. soit dans le sens d'une avancée de la partie basse du maxillaire. — Traitement avec extraction : denture adulte jeune en cours de constitution. il sera absolument nécessaire. de baguer ou de coller des tubes sur les 37 et 47. — La plaque de Sved.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — (forme 3) : profil très concave et supraclusion 5 4 accentuée ou . -+ recul molaire -> pas de D. • Le choix thérapeutique : a) Traitement orthopédique : — traitement orthopédique très précoce. les rapports des maxillaires. soit dans le sens d'un blocage de la croissance condylienne ou d'un léger recul. B. l'ostéotomie segmentaire à la mandibule peut s'avérer suffisante. il sera nécessaire d'avancer les incisives inférieures et/ou la mandibule. Pour la correction de la supraclusion. Dans certains cas. selon Vâge de lu première visite : a) En denture temporaire : si l'un des ascendants présente une classe II. 139). • Lu contention : la contention idéale est constituée par la gouttière de positionnement (« toothpositioner »). Ce dispositif évite régression exagérée des incisives supérieures. en denture temporaire . division 2 caractéristique. 139. E. — après le pic : extraction uni ou bimaxillaire. division 1.

à titre indicatif : Favorable 1. b) Facteurs défavorables orthodontique) : (indication chirurgico- Les traitements sans extraction : 1" LES DISPOSITIFS ORTHOPÉDIQUES : — fronde occipito-mentonnière. Angle plan bispinal. à tout âge. (fig. — facteurs héréditaires : hérédité familiale très prononcée. 112 et p. plan Francfort • Comment traiter ? Défavorable > 0° — traitement orthopédique. c'est-à-dire deux ans en moyenne après la cessation de toute croissance maxillaire. — facteurs occlusaux : coïncidence entre relation centrée et intercuspidie maximale et surplomb négatif sans contacts incisifs — supraclusion incisive accentuée ou béance accentuée . 106. — masque de Delaire. La difficulté du choix thérapeutique tient à la difficulté de prédire la quantité de croissance mandibulaire. et 17 ans pour les filles. C. et au risque de récidive propre à cette anomalie. prognathie et brachygnathie associées . Angle A N B 2. augmentée . avec les incisives en bout à bout en R. sur téléradiographies de profil. V. en denture b) Traitement orthodontique de compensation. En effet. au cours de la croissance . — facteurs dentaires : surplomb négatif avec contacts incisifs — diastèmes entre les incisives et les canines inférieures — linguo-version des incisives supérieures (rétroalvéolie supérieure) et/ou vestibuloversion des incisives inférieures . brachygnathie associée à une endognathie maxillaire et D. 70) . la croissance mandibulaire s'arrête en même temps que la croissance staturale. • Facteurs influant la décision dans le sens d'une intervention ou chirurgicale : a) Facteurs favorables ou orthodontique) : (indication thérapeutique. orthodontique orthopédique ± 0" < 20° + parallèle > 30° divergent — facteurs occlusaux : proglissement accentué. Angle plan bispinal. c) Comparaison des mesures favorables ou défavorables. fig. — facteurs squelettiques : face longue — prognathie vraie de type 1 ou 2 . de 3 à 6 ans. c) Traitement chirurgical avec ou sans traitement orthodontique préalable. avec extraction de dents permanentes.194 Traitement des anomalies orthodontiques mixte. particulièrement à la période pubertaire. — facteurs fonctionnels : macroglossie importante . Les traitements avec extraction . plan mandibulaire 3. — recouvrement incisif moyen. soit 19 ans p o u r les garçons.

comme contention environ 1 an. O. Proglissement mandibulaire — prognathie légère : fronde occipito-mentonnière. mimétisme de rétraction mandibulaire. après suppression de la surélévation. Les élastiques de de classe III seront associés ou non à la F. E. en cas de proglissement. 103/) . E. comportant une surélévation plus importante que l'espace libre et des ressorts palatins rétro-incisifs (fig. maintenir le port de la F. sur bagues 36 et 46 . en denture mixte . B.). sur bague 36 et 46. Brachygnathie : masque de Delaire. mandibulaire. Si au bout de 6 mois.T. Après correction. E. Proglissement mandibulaire — prognathie légère : F.Bionator. — prognathie inférieure. E. p. la correction de l'occlusion inversée n'est pas achevée. I. Il peut se passer plusieurs mois. en denture adulte jeune : — proglissement mandibulaire . et 10 ans) : (entre 8 — appareil amovible. La surélévation peut être placée à la mandibule. type 3). sur gouttière mandibulaire. de 6 classe III -. il est inutile de persévérer. . 98o). Indications : proglissement mandibulaire et prognathie très légère. (contre-indication : face longue). vérin médian et ressort rétro-incisif avec F. I. avec des forces plus faibles. brachygnathie. 2° LES DISPOSITIFS ORTHODONTIQUES : 195 • En denture mixte stable : traitement orthopédique. — prognathie légère. équilibration précoce de l'occlusion. de classe III appliquée à l'aide de dispositifs multibagues ou multi-attaches simplifiés (bagues sur les 4 premières molaires permanentes et sur les 4 incisives) . B. placé. Indications : conservation de l'espace de dérive mésiale. M. la situation de la langue n'étant pas liée à un défaut de maturation. de forme moyenne . mais plutôt constitutionnelle) . Indication : existence d'un léger espace entre le germe de la deuxième molaire et l'image de la première molaire évoluée. O. de 3 à 6 ans : traitement orthopédique précoce. M. — ablation d'amygdales hypertrophiques (rôle dans la protrusion linguale) . meulage des canines temporaires. éventuellement : — appareil fonctionnel destiné à redonner une position plus haute à la langue (exemple : Bionator de Balters. 3 Brachygnathie : — cas simple : plaque amovible maxillaire avec surélévation. de classe III. B. selon les anomalies ? TRAITEMENT PRÉCOCE : a) En denture temporaire : — proglissement mandibulaire . tétine à plan incliné (Nuk) . Brachygnathie maxillaire : masque de Delaire.B. Célestin : La méthode Bionator de W. — cas sévère : masque de Delaire. — brachygnathie maxillaire. — T. • En denture temporaire. Balters. B. comportant un bandeau vestibulaire actif en cas de proalvéolie inférieure . 103). sous anesthésie générale ou sur gouttière scellée. TRAITEMENT CHEZ L'ADULTE : orthodontique (v. précédé ou non d'une disjonction. M. — chirurgie du voile du palais. E. • Prévention : chez le nourrisson : position de sommeil sur le dos . — rééducation de la posture linguale (très difficile avec ces anomalies.Principes de traitement des anomalies orthodontiques — F. sur gouttière mandibulaire totale ou partielle. I. M. à cet âge. 196) . Les séquences de traitement selon l'âge. type 3 de Balters (v. • Quand traiter. TRAITEMENT TARDIF. B. ou F. M. m Traitement des causes fonctionnelles. Prélat. — résection éventuelle d'un frein de la langue trop court . sur un dispositif multi-attaches. — disjoncteur pour endognathie maxillaire associée (fig.. au maximum. — F. avant que la dimension verticale primitive ne soit rétablie. mandibulaire. E. au maxillaire. b) En denture mixte : brachygnathie maxillaire. • Au cours de la phase de constitution de la denture adolescente : Prognathie mandibulaire moyenne avec normoou vestibulo-version des incisives inférieures et arcade maxillaire subnormale : — F. Ce dispositif peut être couplé avec un arc palatin maxillaire et des T. diastèmes interincisifs supérieurs. édit. voir pour le mode d'action fig. orthodontico-chirurgical. . ce qui permet également de remonter la langue . au maxillaire. associée ou non à une plaque amovible de surélévation.

— myothérapie : masticothérapie intense.196 Traitement des anomalies orthodontiques traitement mécanique. M. . Dans tous les cas. 108). obstruction moyenne : ablation des amygdales palatines et ablation partielle des amygdales pharyngées. Indications : prognathie inférieure sévère . améliorer l'impression de menton effacé. • Après le pic de croissance — traitement orthodontique avec extractions : proglissement mandibulaire. doit être conduit avec des précautions particulières (composante Régression). Elle doit durer au moins 2 ans après le stade R a d U ( v . A la mandibule : génioplastie par corticotomie de la symphyse. La contention. ce qui permet un étalement latéral de la langue . Exemples : ostéotomie mandibulaire et/ou glossotomie (p. — rééducation de la ventilation nasale . des extractions -. en insistant sur la nécessité de déglutir arcades serrées . 18) ce qui n'est guère possible chez les garçons. brachygnathie maxillaire: — traitement chirurgical ou chirurgico-orthodontique : (v. Récidives : dues à la croissance tardive de la mandibule. Les moyens thérapeutiques doivent associer un . • De 12 à 15 ans : traitement orthodontique de compensation. traction haute avec arc transpalatin . sans mouvements parasites au niveau des molaires. 130è et 129 b). p. E.) : . ou bien encore les premières molaires supérieures et les deuxièmes molaires inférieures. R. Exemple : 16-26-14-24 et 34-44 ou bien les 4 premières molaires et les 4 premières prémolaires. b) Glossotomie : en cas de langue volumineuse et protrusive s'étalant largement entre les arcades (fig. 170). • Les alternatives thérapeutiques : — traitement orthodontique : il doit être conduit dans un esprit chirurgical . V. ce qui revient au traitement d'un cas d'agénésie avec obtention de relations de classe II thérapeutiques. LE TRAITEMENT D E S A N O M A L I E S BASALES D U SENS V E R T I C A L Par excès (E. Le traitement orthodontique : il s'agit d'un traitement particulièrement difficile et du ressort du spécialiste. — solution 4 : extraction des incisives latérales supérieures dans certains cas. donc prognathie légère et brachygnathie . b) Le traitement mécanique : — F. dans le sens horizontal et repositionnement antérieur (fig. Le redressement des axes molaires. 18). hypoplasie maxillaire (v. l'extraction des premières prémolaires sera préférée . corriger la béance dentaire et l'inocclusion labiale. a) Les extractions : — solution 1 : en cas de béance. une technique multibagues ou multi-attaches est indispensable. gymnastique des lèvres. p. L. c) Le traitement fonctionnel : — rééducation de la déglutition atypique. — le moment des extractions : de préférence après le pic de croissance (stade DP 3 U. — solution 3 : des extractions multiples permettront une diminution appréciable de la dimension verticale. incisives inférieures sans linguoversion excessive . 131). — traitement chirurgical : il est bien souvent nécessaire d'effectuer un traitement orthodontique préalable. 166).souvent multiples — et l'amélioration des fonctions. p. B. si par ailleurs la déglutition est de type primaire. p. obstruction haute : déviation de la cloison . la solution chirurgicale s'impose. 127). avec extractions : — indications : surplomb négatif avec contacts incisifs . — solution 2 : en cas de proalvéolie associée. proglissement associé .) • Les objectifs de traitements : diminuer la dimension verticale. Le traitement chirurgical : a) Intervention sur les tissus durs : ostéotomie segmentaire du maxillaire : technique de Dautrey ou de Wassmund (fig. l'extraction des molaires postérieures sera indiquée . — dispositif multibagues ou multi-attaches : les déplacements dentaires doivent être effectuées en évitant tout mouvement de version. — traitement des obstructions respiratoires (O. longueur mandibulaire et décalage des bases moyens . v.

elle sera.) : cette lésion est définitive. • Au niveau des dents : Lésions coronaires : a) Lésions traumatiques de Vémail : exemples : fracture d'un fragment du bord libre. avant baguage — reconstitution défectueuse sous les bagues — habitudes alimentaires défavorables (aliments collants). après traitement multibagues : leucomes (1) et caries du collet (2). on peut observer une perte d'émail. cémentaires ou cémento-dentinaires : a) Au niveau apical (fig. Secondairement. en demi-lune. — Finition en denture adulte à l'aide d'une technique fixe multi-attaches. Toutefois le réattachement est médiocre. seront décrites les différentes lésions et leurs causes d'apparition. après traitement orthodontique. 140/. au niveau des incisives supérieures.Principes de traitement des anomalies orthodontiques Par défaut (I. Dans ce chapitre. dans certains cas extrêmes. Elle frappe surtout les incisives supérieures. excès de glucides et prédisposition particulière. donc les moyens de les éviter. V. Fig. après dépose des bagues ou des attaches collables (exceptionnel) . b) Leucomes au niveau du collet : zone blanchâtre de décalcification. 140a). — mouvement d'aller et retour . dites « lésions iatrogènes ». 197 faces vestibulaires des molaires et des prémolaires et parfois des incisives (dispositif fixe) ou sur les faces linguales (dispositif amovible) . c) Caries : — situation : sous les bagues — au niveau des b) Au niveau latéral : si cette résorption latérale est légère. — b) Résorptions apicoles sévères. Causes proposées pour l'apparition de ces lésions radiculaires dont l'origine n'est pas encore résolue à ce jour : — prédisposition individuelle (10 % des individus. une carie du collet (fig. LES L É S I O N S I A T R O G È N E S POST-THÉRAPEUTIQUES Un traitement orthodontique peut provoquer des lésions variées des tissus durs ou des tissus mous. ce qui entraîne de lourdes conséquences. Un traitement bien conduit et un patient coopérant évitent la plupart de ces problèmes. autant que faire se peut. — gingivite. réparée par une apposition de cément secondaire. 140. elle peut diminuer la longueur de la racine de quelques dixièmes de millimètres jusqu'à la moitié. et dans un troisième temps. tempérament allergique. M. 140. au cours du traitement : ~ déséquilibre hormonal. — a) Conséquence d'une hygiène déficiente. retard de croissance. Causes : mauvaise élimination de la plaque (cause principale). en principe. Lésions radiculaires : Les résorptions radiculaires. pulpe large avec apex émoussé (fig. 140c) . sinon plus.) — Tenter l'application d'un activateur en denture mixte. au niveau gingival. rayures de l'émail provoquées par les instruments de dépose des attaches collées à l'aide de composites chargés. FlG. — type de force orthodontique (ingression) : — trauma sur une dent. . et particulièrement le sexe féminin) . — causes : fonte du ciment à certains niveaux —déscellement non signalé — caries non traitées. à long terme.

irritation mécanique. C'est dire combien cette étape ne doit pas être négligée. • Au niveau du parodonte et de la muqueuse : — lésions des tissus mous : provoquées par les dispositifs orthodontiques fixes ou amovibles (ces lésions sont toujours réversibles. dénudation vestibulaire des incisives inférieures. le plus souvent. La plupart du temps. le seul critère de réussite à long terme d'un traitement orthodontique étant la stabilité dans le temps. puis discontinu des dispositifs amovibles : — pour une classe I avec dysharmonie : un an . dent incluse vestibulaire après désinclusion orthodontique. sauf cas extrêmes) . des corrections effectuées. Ces différentes éventualités se situent : soit à la fin du traitement actif. la durée et le rythme de port de ces dispositifs. — hyperplasie gingivale : elle est souvent la conséquence d'un déplacement orthodontique. En moyenne avec un port continu. L'hyperplasie est aggravée par l'élimination défectueuse de la plaque dentaire. sans appareillage . aggravée après traitement. surtout au niveau vestibulaire antérieur. avec des dispositifs amovibles ou fixes. — c) Facteurs favorisant les résorptions apicales : pulpe volumineuse et résorption initiale avant traitement. • Au niveau osseux : — diminution de la hauteur des septa. en denture adulte. Les stades successifs de la contention se caractérisent par leurs objectifs. à la plaque dentaire . — déhiscence : diminution de la hauteur de la corticale externe. soit après une première étape précoce de traitement. . Elle se situe à la fin du traitement actif. des réactions pulpaires sont histologiquement décelables mais sans signification clinique . Lésions pulpaires : — une mortification à la suite d'un traitement orthodontique est une éventualité rarissime. FIG. les dispositifs utilisés. Définition : la période de « contention » correspond à la phase thérapeutique finale d'un traitement d'orthodontie. — traitement chez un adulte présentant une parodontopathie initiale importante. au niveau des sites d'extraction et dans la région antérieure du maxillaire supérieur . b) Contention active . Causes : plaque. lorsque le praticien considère qu'il a atteint les objectifs recherchés . suivie d'une période de maintien avant une deuxième phase de traitement actif. dans la chronologie du traitement. . déplacement orthodontique (rotation) . Causes : dent placée en position trop vestibulaire sur la base osseuse : — trauma . avec déhiscence vestibulaire initiale . c) Contention passive. Durée de la contention : elle sera fonction des anomalies traitées. avant traitement. — formation de dentine tertiaire qui diminue la lumière des canaux. leur situation. Le rema- LA CONTENTION • Généralités. — manque ou absence de gencive attachée : . — rotation.198 Traitement des anomalies orthodontiques niement gingival ne suit pas toujours le remaniement osseux. 140. — diminution de hauteur de l'attache épithéliale. Elle est destinée à maintenir ou parfaire les résultats obtenus et à éviter la récidive des anomalies. On l'observe particulièrement dans la zone gingivale distale aux dents déplacées dans un site d'extraction ou au niveau incisif : — inflammation gingivale : elle est due. Les trois modes de contention : a) Contention naturelle.

Dispositifs utilisés : LA GOUTTIÈRE DE POSITIONNEMENT (G. en plastique mou et transparent. »). en fin de traitement. — correction de la malocclusion d'une unité dentaire non incorporée dans le dispositif actif : deuxième molaire supérieure vestibulo-versée. La gouttière de Avantages : — ils sont facilement acceptés et ne gênent pas l'élocution. 99c/). E. Inconvénients : dispositif difficile à accepter. — interférence des crochets . P. Elle se situe immédiatement après la dépose des bagues ou des attaches. La G. Avantage : c'est la contention active idéale. v. LES APPAREILS AMOVIBLES DE CONTENTION ACTIVE : positioner ») : — gouttière préfabriquée (marque « Orthotain » ou « T. c) La plaque de Hawley (v. en tenant compte de l'axe charnière approximatif repéré sur une téléradiographie de profil (laboratoires « T. C'est la solution de choix : — si le patient refuse la gouttière et souhaite un dispositif peu visible . dans quelques cas particuliers : exemples : — correction d'une linguocclusion localisée. — réouverture des espaces d'extraction. A. 99a) : elle est indiquée. P. — gouttière de positionnement sur mesure. Ce dispositif peut être suivi d'une contention passive. — pour une classe III : jusqu'à la fin de la croissance. . béance antérieure -> recouvrement incisif minimum. au secteur antérieur . B. ». — amélioration de l'intercuspidation . — éventuellement. E. son efficacité étant fonction d'un port diurne actif de 4 h pendant 3 mois. placée sur des tubes soudés sur les crochets d'Adams. p.La contention — pour une classe II : deux ans . car les indentations englobent l'ensemble du volume dentaire. fig. en fonction des exigences du patient. en raison des grosses difficultés d'élocution qu'il provoque. • La contention naturelle : elle se justifie.. il s'agit plutôt d'une contention semi-passive. beaucoup plus actif que le précédent. Cette plaque doit être associée à une F. — ils permettent de placer des ressorts pour la correction de malpositions ou de récidives mineures. Contre-indications : patient peu coopérant ou qui ne peut disposer de 4 heures par jour pour ^e* exercices. U. S. — maintien de la correction d'un décalage antéropostérieur de classe II ou de classe III . fréquente avec ce dispositif. 64). 139). au niveau antérieur : — s'il existe très peu de diastèmes antérieurs à fermer. Durée du port des appareils amovibles de contention : en moyenne 6 mois jour et nuit. P. en cas de persistance de diastèmes interincisifs plus importants. — mise en place d'une dent incluse sur l'arcade. correction d'anomalies mineures qui n'ont pu être traitées au cours du traitement actif. ou présentant des difficultés de ventilation nasale . en dehors des repas.fermeture des espaces résiduels dus aux bagues : c'est l'un des avantages des attaches collables. sans aucune interférence. s'ils sont correctement réalisés — le port continu est possible . traitée sans . /. puis 6 mois la nuit . précédée ou suivie d'une rééducation de la fonction et de la posture linguale . si l'on craint une perte d'ancrage. — si l'on veut exercer des forces très douces. • La contention active : elle doit être considérée comme une continuation de la thérapeutique mécanique. pendant un certain temps.) (« tooth- 199 positionnement permet les finitions de traitement les plus satisfaisantes. Les dispositifs : a) La plaque avec élastique (v. maintient mal les corrections des rotations et ne peut corriger un décalage antéro-postérieur persistant. Objectifs : . Inconvénients : — n'incorporent pas l'ensemble des couronnes dentaires . Elle permet d'incorporer les courbures du 1er ordre. d'éviter ce stade.) La plaque avec potences de Vienne (v. fig. — risque de perte d'ancrage . placées en occlusion idéale (ou « set-up ». p. B. contention de plus longue durée s'il existe des rotations initiales importantes : une dysharmonie dento-maxillaire-limite. adaptée à des dents de forme et de proportion habituelles et à des solutions orthodontiques classiques : l'axe charnière correspond à un axe charnière moyen . après recul des premières molaires par F. qui permettent d'obtenir des contacts proximaux. P. avant la dépose du dispositif fixe. — correction d'une proalvéolie inférieure avec occlusion inversée. Elle est réalisé sur un moulage des dents du patient. Hollande).

à surveiller l'évolution des dents de sagesse. • Quelles sont les anomalies les plus récidivantes ? D. • La surveillance post-contention : FIG. de canine à canine. 75). p. p. — alvéolaire (exemple : récidive d'une supraclusion) . — contention antérieure. — proalvéolie supérieure.200 Traitement des anomalies orthodontiques — avantages : installé d'emblée. ou parfois même. ou d'éviter une récidive de supraclusion oud'infraclusion. Dispositifs : DISPOSITIFS FIXES : — arc lingual collé sur les faces L des 33 et 43 ou 34 et 44 (fig. Cas de classe III : après la poussée de croissance pubertaire. La récidive peut être totale ou partielle : — dentaire (exemple : récidive d'une rotation) . à prescrire éventuellement leur germectomie (v. risque d'ingestion. LA RECIDIVE • Définition : la récidive post-thérapeutique correspond à l'apparition de malpositions ou de malocclusions reproduisant à un degré plus ou moins marqué. M. 141. et après l'évolution des dents de sagesse. . entreprendre ou poursuivre des mesures préventives contre l'apparition de caries et enfin pour donner des conseils écologiques et génétiques en fonction de l'anomalie traitée. un surplomb exagéré apparaît à nouveau. la plupart du temps. 139) . infraclusion antérieure : en fonction de l'importance des facteurs fonctionnels. APPAREILS AMOVIBLES PASSIFS DE CONTENTION : extraction . après dépose des attaches collées . 141). pendant laquelle le patient consent encore un certain effort. à la mandibule : dispositif vestibulaire et lingual amovible avec ou non prolongements latéraux au niveau des prémolaires et molaires inférieures. • La contention passive : elle fait suite. — en cas de supraclusion initiale : la plaque de Sved (fig. les anomalies initiales ou n'ayant pas de rapport avec celles-ci. incite le patient à consulter jusqu'à l'évolution des dents de sagesse . — fil torsadé collé de 33 à 43 et sur chaque incisive (rotations initiales) . Remarque : la période de contention. au cours de la contention. améliorer ou corriger des défauts parodontaux. à la mandibule. si le patient l'accepte. — inconvénients : rétention de plaque dentaire et de tartre. doit être mise à profit pour renforcer des habitudes régulières d'hygiène. si les deuxièmes molaires ne sont pas évoluées. — squelettique (exemple : récidive du traitement d'une prognathie inférieure). Durée : en principe. à la contention active. jusqu'à la fin de la croissance. Anomalies alvéolaires antérieures : — supraclusion : 20 à 30 % de la correction du recouvrement incisif peut récidiver . encombrement réduit . Récidive des relations d'arcades : cas de classe II . destinée à maintenir la correction d'une supraclusion incisive . 135) à corriger l'apparition éventuelle d'une récidive d'encombrement incisif. : apparition d'un encombrement incisif après contention. Objectif : elle est destinée à estimer la stabilité à long terme du traitement. P. D. — L'arc lingual collé « T. au début de la contention (v. Elle s'observe plus ou moins longtemps après la contention. Objectifs : il s'agit de maintenir la position du secteur incisivo-canin inférieur en l'attente de la fin de la croissance et de l'évolution des dents de sagesse .

c) Récidive d'infraclusion antérieure : -^ renouvellement d'une rééducation des fonctions . de préférence les premières molaires inférieures . — les forces mésialantes. en rapport avec une D. Ce sont les 10 % restant qui posent problème. b) Récidive du traitement d'un cas de classe III : — extraction de dents inférieures. p. d) facteurs tissulaires : l'étirement des fibres 201 supracrestales. b) facteurs liés à la croissance : rythmes de croissance différents entre certains éléments de la face : — encombrement tertiaire (p. au niveau de certaines structures craniofaciales (v. dans 90 % des cas (J. — chirurgie oro-faciale. a) Récidive du traitement d'un cas de classe II : — extraction des deuxièmes molaires. de taille normale et haut situés et port intense d'une F. la pente incisive concourt au maintien ou non de la correction d'une supraclusion. une récidive peut apparaître. B. e) facteurs thérapeutiques : — traitement inadapté : exemple : l'expansion à la mandibule récidive dans 90 % des cas.Equilibration occlusale post-orthodontique Rotation d'unité dentaire. fig. Même si le résultat obtenu en fin de traitement actif est proche de l'idéal. a) Récidive d'un encombrement incisif inférieur : — récidive mineure : sans signification particulière . — chirurgie orofaciale. L'environnement musculaire montre une bonne adaptation aux nouvelles formes maxillaires. joues. b) Récidive de supraclusion : selon le degré de récidive. — la modification continuelle de la denture au cours de la vie . • Attitude thérapeutique en face d'une récidive : elle dépendra du degré de récidive. de canine à canine inférieures . 22) . dans la plupart des cas. sans signification particulière. — les modifications de l'angle plan mandibulaire/ plan bispinal sont instables. p. — supraclusion incisive . Philippe). L'EQUILIBRATION OCCLUSALE POST-ORTHODONTIQUE Faut-il procéder à une équilibration occlusale. 75) . entraîne la récidive. si les germes des dents de sagesse sont présents. — traitement mécanique. Il semble bien qu'il n'existe pas de rapport entre récidive et traitement avec ou sans extraction (v. f) facteurs comportementaux : patient pour lequel le traitement d'orthodontie n'a jamais occupé la première place. sur bague (ou sur gouttière) . M. au moment de la puberté. due à l'élargissement de l'espace desmodontal . p. — récidive majeure (adultes) : extraction d'une incisive et réalignement (v. Certains préfèrent « faire confiance à la nature ». 96«) -> occlusion de classe III canine. après un traitement orthodontique ? le débat n'est pas clos. même après extraction et distalage (rappel : aucune augmentation de la distance intercanine après 10 ou 11 ans) . E. 186). la distance intercanine demeure stable. D. — glossotomie éventuelle . — la mobilité dentaire à la fin du traitement actif. • Pronostic : il est difficile de mettre en évidence des facteurs permettant. D'autres prescrivent . importante et une rotation postérieure . qui se réorganisent lentement après correction d'une rotation. au début du traitement. — récidive moyenne : usure des faces proximales et pose d'attaches collables pour parfaire l'alignement (v. myothérapie . 165). — les rythmes de croissance différents. — récidive du traitement d'une prognathie inférieure. d'émettre un pronostic favorable de stabilité. Exemple : récidive d'une proalvéolie ou d'une béance antérieure due à une pression linguale importante. • Pathogénie : plusieurs éléments biologiques sont à prendre en considération : — l'adaptation ou non des structures aux nouvelles conditions anatomiques . c) facteurs occlusaux : — force mésialante. langue. Il faut considérer la récidive comme « un phénomène biologique » par nature. puis contention par collage au niveau de toutes les faces linguales. des conséquences néfastes prévisibles à long terme (esthétique et occlusale) et des exigences du patient. • Les causes des récidives : de nombreux facteurs peuvent être incriminés : a) facteurs fonctionnels et posturaux : lèvres. ou reprise du traitement si le patient l'accepte.

Entre ces deux extrêmes. . etc. entre R. Les problèmes dentaires — ectopie. à condition de pouvoir suivre le patient. très fréquemment décelables.202 Traitement des anomalies orthodontiques c) après traitement orthodontique. p. particulièrement du côté non travaillant . O. orthopédiques et orthodontiques. orthophonistes. L. jusqu'à la fin de la croissance. C. Une chirurgie esthétique des lèvres pourra également être prévue ainsi que la pose de greffons au niveau de la fente maxillaire — greffons dans lesquels pourront être déplacées les dents — et qui permettront une réhabilitation prothétique meilleure. Prématurités localisées à certaines dents : l'orthodontiste doit équilibrer ou faire équilibrer l'occlusion de ces cas. Cette rééquilibration sera exécutée. le déplacement vers l'avant de l'arcade maxillaire. C. R. Une disjonction peut être également effectuée. chez le nourrisson est destinée à agir sur les fragments maxillaires déplacés vers le plan sagittal médian (fissures ou fentes maxillaires) (v. orthodontistes. a) lorsqu'en fin de traitement. Il comporte des séquences chirurgicales. et I. Au cours de la phase orthopédique tardive. Les cas présentant une concordance en fin de contention. permet l'amélioration de Fhypoplasie du pré-maxillaire (enfoncement canin) et de l'occlusion inversée unilatérale. C. APERÇU DU TRAITEMENT DES FENTES ET FISSURES LABIALES OU PALATINES Le traitement des fentes et fissures labiales ou palatines relève d'équipes spécialisées et pluri-disciplinaires — chirurgiens. M.. 115). pourront être équilibrés sans passer par un articulateur. programmées suivant un véritable calendrier. agénésie. pour éliminer des interférences occlusales mineures. chez l'adulte : et cela systématiquement. à l'aide du masque de Delaire. : b) lorsque les dernières molaires n'ont pu être incorporées dans le dispositif multi-attaches (dents de 12 ans et dents de sagesse) et qu'elles présentent des prématurités importantes. systématiquement une équilibration occlusale postthérapeutique. il persiste un décalage de + de 1 mm entre la relation centrée et l'I. en denture mixte ou adolescente. . pour la correction de l'endognathie bilatérale. La première phase orthopédique très précoce. malpositions et malocclusions résiduelles — seront traités dans un dernier temps à l'aide de dispositifs fixes multi-attaches ou multi-bagues. M. prothésistes. on peut tenter de définir les situations dans lesquelles il est préférable de pratiquer des meulages sélectifs. si nécessaire. trois à quatre mois après la dépose des dispositifs de contention.

J. Saunders.. 1980. : Clinical Orthodontics. J. : Current orlhodontics. : Des principes et une technique (la technique du Dr RICKETTS. soc. J. GRABER. LANGLADE. J. : Handbook of facial growth (nombreuses illustrations). C.. THUROW. Ricketts (En cours de parution). 1981 : L'orthodontiste face à la chirurgie. B. GUGINO. M. M. : traduction de NODIOT. American Journal of Orthodontics. M. Prélat.D. . 1974. BENCH. L. en 2 volumes (bases fondamentales et clinique) en collaboration avec de nombreux auteurs. Bull. J. Prélat. VOrthodontie française. VOrthodontie française. PHILIPPE. D. Revues : The Angle Orthodontist. Prélat. H. Rapport d'Olivier MAUCHAMP et coll. Plans de traitement en Orthopédie dento-faciale (Cet ouvrage présente une synthèse des conceptions de l'auteur). Mosby. R. 1980. : The activator in intercepthe orthodontics. 1973. CHÂTEAU. E.BIBLIOGRAPHIE Ouvrages à consulter en français : ADAMS. Saunders. et HILGERS. C. Hoeber. Consulter également : La Revue d'O. 1975. 1978. diagnostic et thérapeutique orthodontique. : Traduction d'une série d'articles sur « la thérapeutique bioprogressive » de Ricketts. C. M. TWEED. T. 1975. T. 1972. J. Ouvrages à consulter en anglais : ENLOW. MULLER. D.. Maloine. Mosby. 1977. P. P. Parution trimestrielle. Masson. Mosby. F. J. en 3 volumes. GRABER. Prélat. 1966. 1980. : Abrégé d'anatomie dentaire (comporte deux chapitres sur les phénomènes de dentition et sur l'agencement des arcades dentaires). : Edgewise orthodontics. Les appareils orthodontiques amovibles (étude et construction). R. En 2 volumes. Concepts and techniques. A. A. 1975. : Céphalométrie et orthodontie. une présentation originale). Prélat. 1966. : Removable orthodontie appliances (nombreuses figures). LAUTROU. depuis 1967. and NEUMANN. : Orthopédie dento-faciale. HARVOI. H. parution annuelle de la Société française d'Orthodontie. et coll. : Céphalométrie. C.

17. Biproalvéolie. 117. 49. 178. 85. 175. 87. — couronne-racine. ANDRESEN. 60. BAUMRIND. 23. 3. Ankylose. Ballista. 128. — labiale. 96. 34. 130. 32. 54. — typologiques. 170. 87. G. Anatomie céphalométrique. 17. 186. 56. 158. T. 151. 125. Aeencement intra-arcades. 156. Base du crâne. Analyses dimensionnelles. 100. A. 85. Activateur. 37. Axe facial. 26. Bihélix. 84. Arc de base. 75. 171. Arcades dentaires. 57. — HvTÏÀ. — morphologiques. Apposition. B Amygdales. 8. 140. — médian. 118. 56. — latérale. 71. — squelettique. 52. 62. Bull-loop. 44. 33. 123. 189. 148. 159. 119. 175. 117. 88. — montante (ou ramus). 58. 200. 136.maximum. 119. 158. Arcs linguaux.. — orthopédiques. 74. 35. 6. 103. 63. Biprotrusion. 83. 149. 177. 103. 168. 46. 109. BOGUE. 164. 12. 133. Angle AB. 120. 103. 176. — fonctionnelles. 47. Axe de croissance. — du sens antéro-postérieur. BARON. — externe. Ancrage. Antémandibulie. 155. 164. 71. Agénésie. 156. 113. Brachygnathie maxillaire.. Age dentaire. — facial.). 146. 169. — du sens vertical. . 120. — facial. Béance. — orthodontiques. APERT. 163. BRUNNER. 146. 106. 174. 80. 83. 103. 163. 163. — dentaires. 184. 176. 95. 196. Bourgeon latéral. 85. BJÔRK. 36. — osseux. 117. 148. Basion. 151. 84. 145. 156. 158. 163. 67. BEGG (méthode de . 169. 58. 59. 23. — torque. 151. 56. 150. 70. 107. 174. — antérieure. — palatins. 18. 62. 146. 108. 73. 100 — ÂlvB. 200. BENCH.. 96. Bumper. ALTOUNIAN. — transpalatins. 84. 63. 124. 82. 59. 61. Bilan orthodonlique. 83. 121. Branche horizontale (ou corps). — FMA. Biométrie. 71. — d'incisive latérale supérieure. 148.). 183. Anomalies alvéolaires antérieures. 179. 85. BOUVET. — du sens transversal.INDEX ALPHABETIQUE A Abrasion. Bionator. 61. 169. 173. 104. — fonctionnelle. Belladénal. 91. Axiale. Arc lingual collé. 95. Arcs idéaux. 188. Arcs. 182. 114. 102. 65. 175. Approfondissement. Bracket. 97. 110. 183. 83. — céphalométriques. 22. 192. 68. 154. 102. 163. 142. 106. 124. 146. — mandibulaire. 157. 148. 190. 103. 84. BlEDERMAN. — ÎMPÂ. 181.. 113. 121. 176. 119. 148. 12. 187. 61. 108. 53. Attaches collées. BURSTONE (méthode de . 104. 48. 109. 58. 182. 143. Articulation. 141. 175. BAIXARD. 196. 157. 162. 148. Bagues. Appareils amovibles mécaniques. 1. 191. 158. 68. 34. 2. . 75. — fonctionnels. 100. 195. 185. 23. 92. 105. M. 170. 53. 202. ANGLE. Biomécanique. 20... — de prémolaire inférieure. 179. 1. — de divergence.

. CROUZON. 160.I I . DELAIRE. Contraction isométrique. — incluses. • Chirurgie oro-faciale. 77. 54. 42. . 129. 195. Corrélation statistique. 45. 75.). — radiographique. 124.. 159. Céphalostat. 99. Coudures radiculaires. D. Convexe. Égression. E Écart-type. — naturelle. 4. 37. 111. — du troisième ordre. 79. 40. 185. face longue 92. 57. 35. 38. 140. 136. — mandibulaire. 125. 183. Consultation orthodontique. 173. 184. — primaire. 75. 32. 145. — mixte. — apparente. C. 123. 144. Centroïde. 195. Déglutition. 125. Convexité cutanée. 25.. 91. 88. Cisfrontal. 179. — staturale. Endoanathie bimaxillaire. 184. 130. 34. 160. — passive. 28. 13. Échantillon. Cavité glénoïde. 26. Compte rendu. — orthodontique. Dimension verticale. CHÂTEAU. 185. Classification d'ANGLE. 185. 76. Dénudation. 199. 200. 32. 201. 184. 74. 75. Ectopie. — III squelettique. 95. 199. 4. — de rotation. 23. 194. 150. 124. 28. 183. 44. 37. 90. 83. 105. — du deuxième ordre. — latérale. Courbe d'arcade. 120. Diastèmes de BOGUE. 198. 15. 145. 158. 43. — surnuméraires. 76. 199. et I. 118. Coroné. DAWSON. Classification de BALLARD. Enclavée. 178. 86. 176. Canines (extraction de . Dentition. — de WILSON. 7. Céphalogramme. 148. 9. 165. 84. Classe I. 137. C. division 1. 103. 170. 60. 160. 78. 89. CAUHÉPÉ-FIEUX. Courbures. — postérieure. Déficit d'espace. 68. 12. D. face courte. — active. EDGEWISE. 123. Diastème. 107. 35. 177. — II thérapeutique. D. 89. — II. Célestin. 120. . 118. 177. 190 — II. 118. 126. — incisif. 98. 82.I I . .. 182. — III. Condyle. Croissance. Dysharmonie dento-maxillaire. 24. 192. 163. 177. 182. — d'ADAMS. 185. ELGILOY.II. 111. 33. 36.). Deuxièmes molaires (extraction de . — supplémentaires. 174. 159. 72. 135. 118. 187.. 99. — mandibulaire. 119. 69. 34. inverse. 95. Endoalvéolie. — molaire. 189. -prévisible. 154. 62. 180. Dysmorphose. 182. — squelettique. 16. 13. 13. 17. 200. . 173. Criss-cross. DENHOLTZ. 196. 200. 58. 174. Déviation des milieux. 69. 183. 3. 118. 36. 115. 141. Cavalier. 56. Corticotomie. Empreintes.206 Index alphabétique des matières Criss-cross. 68. 146. M. 202. 80. 69. 107. 105. 168. 10. 7. 195. Concave. 27. 137. 160. 137. 170. — asymétrique. 167. division 2. 67. Coopération. — du premier ordre. M. 191 — II squelettique. 190. 7. 100. 131. 124. Désocclusion postérieure. 108. 83. 77. Craquements. 16. 83. 135. — maxillaire. 195. Encombrement. Correction céphalométrique. 23. 69. 163. 111. Dolichognathie. 155. 191. 103. 161.. 72. 95. Chéiloplastie. — maxillaire. SLARK (technique de. 27. 196. Crédit d'espace. Dents de sagesse. — incluses. D. 36. Caries. 170. Denture adolescente. 61. 163.). 45. division 1. 128. 78. 36. — de SPEE. 124. 32. 76. 84. 71. Couple. 27. 83. 192. 7. — temporaire. 88. 192. 24. 9. 38. 72. 92. Crêtes proximales. 172. Décalage entre R.. Crochets. 34. 10. 78. Dérive mésiale. 188. actuelle. Coalescence. . 166.. 181. Centre de résistance. 108. 90. — adulte. — III thérapeutique. 108. — isotonique. division 2. 118. 20. Contention. Dysfonctions. 39. 14. — d'occlusion. D DAUTREY. Dépulpation. 124. 197. 147. 82. Disjoncteur. 28. 76. — postérieur. 147. DE COSTER G. 43. 178. 36. 11. 178. 88. 100. 99. 36. CHABRE. 28. D. 97.. 92. 158. 62. Dossier orthodontique. — adulte. 80.

Hyperpropulsion mandibulaire. D. — de profil. Hypomochlion. 179.. Expansion. 113. 129. 188. M. 201. 107. Extractions. 202. 113. Hérédité. 181. 54. • r e i n de la lèvre. — dirigées. 177. F Face. Génotype. • . [Force optimum. 92. 97. . 25. 148. 202. 6. 125. 125. 79. 179. 140. 160. — kératinisée. 96. IFonctions. 183. Husion. Exognathie. 176. • ourreaux linguaux. 48. — de D. 149. — inférieures. 111. 51. Génétique. 144. Ingression. 107. • r o n d e occipito-mentonnière. 61. 39. I— immunitaire. — palatines.lingual. 207 Gencive attachée. 183. 47. 196. 113. 79. 191.. ! — labiomaxillaires. 100. 25. 157. 118. 27. 121. 140. Greffon. 146. 177. 177. 129. Indice de proportion facial. 112. V. Incisives (extraction d' . 83. 15. 169. 51. Hypoplasie maxillaire. Fentes labiales. 166. 190. 188. Hyalinisation. Incision. 149. 53. 96. 185. 117. 61.. 112. — moyenne. Euryprosope. 5. Incidence axiale. 27. 185. 169. 195. 67. 19. 32. 167. 202. 68. Éruption. 196. 52. 162. 43. 85.Index alphabétique des matières Engramme. 113. B. Glossotomie. 103. Inclusions. 113. 44. 180. 51. 15. 95. 111. — maxillaire postérieure. 114. 120. 191. Équilibration. 120. 70. 178. 122. V. 195. 145. 199. 190. 51. Engrènement. 108. Hormones. 40. Head-gear. E. 14. 189. 186. 120. — ventilatoire. Insuffisances verticales des maxillaires.. 82. 150. Examens complémentaires. Etio-pathogénie. 123. GUGINO. 13. — partielle. 182. Gression. 181. 142. I. 122. 178. 48. Irradiation. — chirurgicale. 67. E. — latérale. — libre. INGERVALL. 26. 101. 84. — nécessaire. 178. — supérieures incluses.. 29. 111. 33. 103. 201. 177. — de l'éruption. 39. 178. 174. 144. Hypoplasie de l'émail. 165. — vasculaires. HOTZ. Ensellure nasale. 123. 45. Éversion de la lèvre. Hypercorrection. 48. 194. 128. 51. 48. — mandibulaire postérieure. 43. — maxillaire. 114. — verticale postérieure. 1 — longue. 123. 170. 119. 128. 195. — antérieure. — sériées. 48. 128. Interlandi. Génioplastie. Hétérotypie. •FONTENELLE. 51. Esthétique. 32. 54. 177. 119. 140. Fissures labiales. 48. 109. G •*RLINER. 67. 150. Facteurs fonctionnels. • o r m e s maxillaires.). 196. 123. 202. 95. — de face. — de croissance. Guidage antérieur. Excès verticaux des maxillaires. 135. 94. 141. 7. Infraclusion. 147. 123. — moyen. 121. 41. 46. 181. 87. 197.. •—extrinsèques. 179. 79. M. Harcation. 156. Expansion. 151. 133. 98. 108. 202. — courte. 1 Iatrogène. — de dents adultes. 26. Hi-pull. •smination. 169. Fonction anti-gravitaire. 79. 51. 122. 189. 146. 65. 95. 117. 34. — occlusale.i n t r i n s è q u e s . •— extra-buccales sur bagues. Excursions. 201. — multiples. Hypercondylie. 169. HAWLEY. 61. 156. Espace de dérive mésiale. 53. 84. 105. 72. (INGERVALL). 196. 42. Grille anti-langue. — totale de la face. I. 62. F. Germectomie. 183. — pilotées. — (incidence de . 100. 153. 165. M. 92. Instruments de musique. 109. 68. Incidences. 115. 151. 67. Gouttière de positionnement. 193. 57. 182. (Forces directionnelles.). 196. 113. 183. Estimation esthétique. Hirax. 195. 196. 85. 25. — disponible. 44. 201. 202. 41.. — bimaxillaire. 53. GUDIN. 139. H Hauteur mandibulaire. 84. 111. Étage inférieur. 199. 150. •ront. Intercuspidie maximale. 150. Hypotonicité. 103. Immunologie. 178. 60. GUÉRIN. 125. 132. 114. 109. | — extra-buccales sur gouttière. 170. 75. 165.

42. Menton. 25. 123. 33. 11. 125. 48. 58. 46. 9. Phénotype. 22. 19. Largeur d'arcade. 58. Leucomes.208 Index alphabétique des matières Nivellement. Musculature labiale. — incisive. 79. Ostéoïde (tissu. — de FRANCFORT anthropologique. 102. Moyens thérapeutiques. 82. 58. 104. 192. 46. 196. — de la classe II. Odontoïde. 41. 5. 165. 20. 47. 154. 108. 68. 15. Mandibule. 97. 197. . Micrognathie. Panellipse. 187. — antérieure inversée. 167. O OBWEGESER. Lame criblée. 56. 159. 97. 44. Pique-langue. 4. 5. 121. Os alvéolaire. X. Orthopantogramme. 167. 41. 123. 57. 163. 1. Leptoprosope. Ostéoclastes. Orbites. OBWEGESER et DALPONT. — de FRANCFORT céphalométrique. 178. Parafonctions. 99. 85. Mésioposition. 201. 176. 128. 62. Pic décroissance. Overjet. 123. 48. 14. 102. R. Nez. H et L. LEFORT. Normalité. 131. 179. Linguoclusion. 41. H. 119. Myothérapie. 197. Moment.. MONTEIL. 109. 69. 42. 57. 191. Na vertical. J. 33. 49. Photographies orthodontiques. 65. 198. 92. 92. Moulages. Lasso. 45.. Orthodontie. 8. — facial. 174. 64. Ossification. 58. 12. 10. Plagiocéphalie. Maturation. 95. Pare-choc. division 1 + D. Mortification. Ostéoblastes. — enchondral. — condylienne. — hyoïde. 174. 86. D. 160. 39.). 121. Latéro-gnathie. 167. Lee-way. 42. M. 119. Ostectomie. 102. Perte d'ancrage. 115. — des arcades dentaires. 201. Neuro-musculaire. — de FRANCFORT cutané. Longueur d'arcade. 129. 39. 141. Masque de DELAIRE. 47. 106. 33. division 2. 20. 8. 15. 166. 122. Occlusion. 13. — dentaire. Moyenne. J Jig. Panorex. 47. N NANCE. 123. 89. 62. 3. 95. — de la classe III. 9. division 1. 53. 9. 165. 40. 27. 94. Méthode bioprogressive. 65.. 123. 39. 124. 56. 59. . 56. 123. Plan bispinal. 13. O'MEYER. 65. Milieux incisifs. Pathogénie. 102. 20. 114. 57. 187. 8. 39. Lignes esthétiques. 193. 157. Mimique. — secondaire. 27.. Latéro-déviation. 11. 177. Parodonte. 102. 182. Overbite. — du visage. 83-85. 56. 28. 199. Orthotain. Lèvres. 164.. 169.. 48. 1. 166. 64. 9. 102. Orthopédie dento-faciale. 62. 48. 90. 61. 47. Mode de croissance. 69. L Lambeau. 121. 117. 22. 11. 148. 34. — de superposition. 106. MULLER.. 93. — de la classe II. 96.. 18. 51. 29. 174. A. 97. Motivation. Ligne SN. Périoste. Marche mésiale. 58. — de membrane. — engrenante. 131. 64. 142. — primitive. 198.. 186. Langue. Norma lateralis. 196. 183. 46. 168. 158. PECK et PECK (indice de. 98. 102. 179. Malocclusions. 124. 6. 124. 160. — statistique. Mésiodens. — inversée. Périmètre d'arcade. Pente (sens statistique). 187. — de la classe II. 39. PHILIPPE. P Palais secondaire. 167. — segmentaire. 16. 16. Norma axialis. 8. 61. 145. 44. 19. — primaire. NASION. Pérennité. 7. 106. M Macrodontie. Ostéotomie. 59. 178. 22. 42. 188. Phonation. R. Palpations. 90.. 181. Lésions iatrogènes. 94. MULLER. 115. 189. 184. 187. 29. 58. — facial cutané. Olives auriculaires. 17. 102. Latéro-glissement. 159. 40. 99. 60. 8. Microdontie. 69. 45. 47. Morphogénèse. 45. 92. LAMORLETTE. 124. 24. 193. 158. Norma frontalis. 188.).

). 58. 43. 65. 34. 170. — occlusales. 158. 64. — mandibulaire postérieure. 33. 132. Rétro-alvéolie. 77. 105. Standards. 121. — de groupe. 14. 15. 99. 108. 183. — (incidence de . 183. 73. 61. Prognathie inférieure. 129. . 90. 32. Recouvrement incisif. 33. 92. 24. 185. 31. 110. 58. 183. 81. 45 (voir concave et convexe). 57. Point d'enregistrement. 80. 44. 61. 82. SCHUCHART. — inter-arcades statiques. 48. Réflexe myotatique. 200. 57. 124. 67. Réimplantation. Prognathisme facial. 85. Protection canine. 64. 130. 195. 166. 65. — inférieure. I 24. 41. Porion osseux. — d'occlusion fonctionnel. Réflexes nauséeux. 43. 44. 64. — inférieure. 32. 144. Propulseur. 65. 186. 65. 78. — d'occlusion de DOWNS. Retard d'éruption. 83. 32. 182. 56. 107. Relations d'arcades. 77. Radiographies « long cône ». 61. Posture cervicale. 209 — ptérygoïdien vertical. Proglissement. 137. 98. 48. 33.). 14. 186. 33. Points cutanés. 102. S Sadam. 111. 62. Ramus. 61. 97. 32. Préjudice esthétique. 32. 43.Index alphabétique des matières Plan mandibulaire.). 148. R Radiographie de la main.. 200.. 185. 133. — supérieure. 42. Pogonion. 57. REITAN. 14. Rhinoplastic. 130. 75. P. 121. 110. 112. 80. 53-55. 138. 105. 74. 17. 52. — coronaire. 195. — supérieure. Rampes de SCHWARTZ. 130. Relation centrée. 120. 82. 189. Psychologie. 197. 176. 44. Recouvrement. 17. 61. — d'occlusion. 195. 58. Préparation d'ancrage. Sésamoïde. 201 Ptérygoïdien externe. Sinus. Plaque-base. Simulations de croissance. 32. 32. 136. 79. Prématurités. Rhinolalic. SIMPSON. 70. 104. 73. 115. . 138. 192. Pronostic. 129. 177. 103. Sillon labio-mentonnier. Processus palatins. 138. Set-up. 32. 182. 47. 137. 45. 53-55. Profil. 80. — mandibulaire antérieure. — supérieure. 112. 56. Rétrochéilie. 62. Procidence du sinus. 33. 107. RICKETTS. Prémaxillaire. 128. 130. 147. 160. RlEDEL. 185. Stade de croissance. Sourire. 93. 117. Rotation. 182. 29. 60. 18. — édenté. 128. 83. 187. Propulsion forcée. 120. 87. 12. — indirecte. 182. 182. 32. 7. — supérieure. 105. 59. 121. STEPHENSON. 170.). T. 64. 153. 127. — dentaire. Rhizalyse. 108. 184.. 120. 59. 111. 65. 151. 173. 46. Prévisions de croissance. 33. 64. 74. 124. — sagittal médian. 108. — panoramiques. 128. 176. 29. 65. Progénie. 58. Q QlIINTERO. 13. 170. 159. Repos physiologique. 139. 59. Prédiction. — transfrontal. Simulation.. Rythme de croissance. — molaire et prémolaire. Prémolaires (extraction de .. Rétrogénie. — céphalométrique. 109. — occlusale. Règles et croissance. 146. Plans horizontaux. 13. — inférieure. 172. — cisfrontal. 92. 64. 130. — inférieure. 51. 182. 40. — d'occlusion de RICKETTS.. 187. 130. 82. 121. — directe. 82. 44.remières molaires (extraction de . Rétrognathie. 60-62. — supérieure. — (3 pièces). 81. P. 106. 177. 115. 179. — céphalométriques. Pression (zone en . 82. . Récidive. — cutané.. Stabilité. 35.. 97.terminal. 62. — osseux. 7. Résorptions radiculaires. 41. 84. 183. 22. SCHWARTZ. Prochéilie. 62. 119. 43. Solutions de compromis. 182. 10. 202. — inter-arcades cinétiques. 139. Réinclusion. 193. 95. 51. Quad'hélix. 32. STEINER. 35. 124. 79. 80. V. 32. 145. 112. 48. 160. 95. 65. Résorption. 182. Ressorts. SCHULHOF. 189. 40. Rééducation. 16. 82. 64. 85. 182. 57. — de superposition. 93. 106. 59. 58. Proalvéolie. 102. 167. 40. 147. Prothè'se. 126. 163.. 1. Proportions faciales. 17. 157.g i n g i v a l . 155. — inter-arcades. 158. 202.

72. 88. — multi-bagues. 82. 139. 92. Térabite. 162. 60. 33. 154. 196. 67. V. Tension (zone en . 193. 84.210 Index alphabétique des matières Traitement tardif. 118. 61. 159. 106. 21. 199. 63.. 151. Transcrânienne. 136. 106 . 64. O. 154. — locales. Typologie faciale. Tonus musculaire.). 169. TWEED. 183. SVED. 13. Visage. Torque. 51. T. 49. 84...Téléradiographies. 165. I. 99. 42. 151. 20. 119. 107. Straight-pull. Trois arcs (système. 190. — maxillo-palatines.). 70. Transposition.n a s a l e . 16.. 153. 86. 150. 24. — coronaire. 183. 161. — multi-attaches. 145. 39 à 42. 62. 165. 177. . 94. Symphyse. 111. 180. Transfrontal. Surfaces d'appui. 20-23. 153. VIENNE. 103. 53. 28. 186.. Voûte palatine. Stomion. 63. 39. 159. 68. 25. 15. 150. 41. 185.. T. S. 151. WILSON. TRIDON. Tractions inter-maxillaires. 70. 99. 33. 121. 183. 131. 21. T. — moyennes. 83. Trois pièces de CHÂTEAU. 201.. 106. — radiculaire. 21. 130.. 60. 86. 57. 64. 63. 62. — buccale. 152. cleat. 47. — d'ensemble. T. 39. V Végétations adénoïdes. . 2.). Theuveny. — mandibulaire. 27.. 148. 132. 200. 92. Superpositions. T Taux de croissance. Type de croissance. 119. 26. 140. Syndromes cranio-faciaux. 138.). Tip-back-bends. 189.. 51. 119. 195. 13. 21. 76. 64. 82. Stripping. 150. 153. . W WASSMUND. 193. Syndesmoses. Surplomb. 43. Tonicité. 103. 74. — de profil. 58-60. 162. — inter-maxillaires. Ventilation. Traumatisme. 193. 185. 20. 97. 111. M. 150. 150. 182. Techniques d'examen. 92. Version. Vérin latéral. 118. P. Supraclusion. 138. 148. 95. Tooth-positioner. Voile du palais. Volet lingual. 22. 140. TUCAT. Traction basse. 74. 118. 192.h a u t e . Troisièmes molaires (extraction des. 100. 22. 185. 67. 135. 119. 175. 33. X Xi (point. 87. 145. 126. Succion. M. 184. Synchondroses. Sutures. 123. 46. 165. 54. Translation. 97. 199. U Usure des faces proximales.. Traitement précoce. 102. Vestibuloclusion. 113. 201.

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