P. 1
L’Evaluation des ressources forestières mondiales 2010_FRA2010_FAO

L’Evaluation des ressources forestières mondiales 2010_FRA2010_FAO

|Views: 187|Likes:
Publié pargcidsimoes

More info:

Published by: gcidsimoes on Oct 09, 2010
Droits d'auteur :Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

05/12/2014

pdf

text

original

iii

Table des matières
Remerciements Avant-propos Sigles et abréviations Résumé d’orientation

x xi xii xiii

Chapitre 1. Introduction
Le cadre d’établissement des rapports La portée de FRA 2010 Le processus Les réalisations

1
2 4 4 8

Chapitre 2. Etendue des ressources forestières
Aperçu Principaux résultats Principales conclusions Superficie forestière et changement de superficie forestière Caractéristiques des forêts Sélection de types de forêt et de groupes d’espèces Matériel sur pied Biomasse Stock de carbone

11
11 12 14 14 26 31 37 44 47

Chapitre 3. Diversité biologique des forêts
Aperçu Principaux résultats Principales conclusions Superficie de forêts primaires Superficie forestière affectée à la conservation de la diversité biologique Superficie de forêts dans les aires protégées Composition en espèces arborescentes

53
53 54 55 56 61 63 66

Chapitre 4. Santé et vitalité des forêts
Aperçu Principaux résultats Principales conclusions Insectes et maladies Feux de forêts Autres perturbations

69
69 70 71 71 79 83

Chapitre 5. Fonctions de production des ressources forestières
Aperçu Principaux résultats Principales conclusions Superficies forestières affectées à des fonctions de production Forêts plantées Boisement et reboisement

89
89 89 90 91 94 99

iv

Extractions de produits ligneux Extractions de produits forestiers non ligneux

104 108

Chapitre 6. Fonctions de protection des ressources forestières
Aperçu Principaux résultats Principales conclusions Superficie forestière affectée à des fonctions de protection

113
113 113 113 114

Chapitre 7. Fonctions socio-économiques des ressources forestières
Aperçu Principaux résultats Principales conclusions Droits de propriété et de gestion Recettes et dépenses publiques Valeur des extractions de bois et de produits forestiers non ligneux Emploi Superficie forestière affectée aux services sociaux

123
123 123 125 126 130 141 148 151

Chapitre 8. Cadre juridique, décisionnel et institutionnel
Aperçu Principaux résultats Principales conclusions Cadre décisionnel et juridique Cadre institutionnel Éducation et recherche

155
155 155 156 156 161 165

Chapitre 9. Progrès vers la gestion durable des forêts
Introduction Situation de la gestion forestière Progrès vers la gestion durable des forêts

169
169 169 174

Chapitre 10. Conclusions
Portée et couverture de FRA 2010 Le processus FRA 2010 Progrès vers la gestion durable des forêts Prochaines étapes

195
195 197 200 202

Bibliographie Annexes
Annexe Annexe Annexe Annexe Annexe Annexe 1. 2. 3. 4. 5. 6. Collaborateurs Termes et définitions utilisés dans FRA 2010 Tableaux mondiaux Documents de travail de FRA 2010 Réunions et ateliers de FRA 2010 Evaluations mondiales précédentes

203
207 217 225 335 339 341

v

Tableaux
1.1 1.2 2.1 2.2 2.3 2.4 2.5 2.6 2.7 2.8 2.9 2.10 2.11 2.12 2.13 2.14 2.15 2.16 2.17 2.18 Tableaux d’information de FRA 2010 et liens aux éléments thématiques de la gestion durable des forêts Principales statistiques pour les régions et sous-régions utilisées dans FRA 2010 Répartition des forêts par région et sous-région, 2010 Pays dotés d’un couvert forestier élevé, 2010 Couvert forestier par région et sous-région, 2010 Changement annuel de la superficie forestière par région et sous-région, 1990-2010 Les dix pays ayant subi la perte nette annuelle de superficie forestière la plus élevée, 1990-2010 Les dix pays ayant eu le gain net annuel de superficie forestière le plus élevé, 1990-2010 Comparaison entre les estimations de la superficie forestière de FRA 2010 et FRA 2005 Tendances de la superficie de mangroves par région et sous-région, 1990-2010 Tendances de la superficie de bambou par pays et par région, 1990-2010 Tendances de la superficie de plantations d’hévéas par pays et région, 1990-2010 Matériel sur pied par région et sous-région, 2010 Matériel sur pied d’espèces commerciales par région et sous-région, 2010 Tendances du matériel sur pied dans les forêts par région et sous-région, 1990-2010 Tendances de la composition du matériel sur pied par région et sous-région, 1990-2010 Tendances du matériel sur pied d’espèces commerciales par région et sous-région, 1990-2010 Tendances du matériel sur pied dans les autres terres boisées par région et sous-région, 1990-2010 Stocks de biomasse et de bois mort par région et sous-région, 2010 Facteur de conversion et expansion de la biomasse, rapport biomasse souterraine/biomasse aérienne et rapport bois mort/biomasse vivante par région et sous-région, 2010 Tendances de la biomasse totale dans la forêt par région et sous-région, 1990-2010 Tendances des stocks de bois mort par région et sous-région, 1990-2010 Stock de carbone dans la forêt par région et sous-région, 2010 Tendances des stocks de carbone dans la biomasse forestière par région et sous-région, 1990-2010 Tendances des stocks de carbone dans le bois mort et la litière, par région et sous-région, 1990-2010 Tendances des stocks de carbone dans le sol des forêts par région et sous-région, 1990-2010 Tendances du total des stocks de carbone forestier, 1990-2010 Superficie de forêts primaires par région et sous-région, 2010 Les dix pays dotés du pourcentage de forêts primaires le plus élevé, 2010 Tendances de la superficie de forêts primaires par région et sous-région, 1990-2010 Superficie forestière affectée à la conservation de la biodiversité par région et sous-région, 2010 Tendances de la superficie forestière affectée à la conservation de la biodiversité par région et sous-région, 1990-2010 5 6 15 17 17 21 23 24 25 33 34 36 38 40 41 42 43 43 44

45 46 47 48 49 50 51 51 57 58 59 62 63

2.19 2.20 2.21 2.22 2.23 2.24 2.25 3.1 3.2 3.3 3.4 3.5

vi

3.6 3.7 3.8 4.1 4.2 4.3 4.4 4.5 4.6 4.7 4.8 4.9 5.1 5.2

Superficie forestière dans des aires protégées par région et sous-région, 2010 Tendances de la superficie forestière dans des aires protégées par région et sous-région, 1990-2010 Matériel sur pied des dix espèces les plus répandues en pourcentage du total du matériel sur pied par région et sous-région, 2005 Superficie forestière moyenne touchée chaque année par des insectes par région et sous-région, 2005 Superficie forestière moyenne touchée chaque année par des maladies par région et sous-région, 2005 Tendances de la superficie forestière touchée chaque année par des insectes par région et sous-région, 1990-2005 Tendances de la superficie forestière touchée chaque année par des maladies par région, 1990-2005 Les dix insectes ravageurs les plus répandus ayant été signalés Agents pathogènes les plus répandus ayant été signalés Superficie forestière moyenne touchée chaque année par le feu par région et sous-région, 2005 Tendances de la superficie forestière touchée chaque année par le feu par région et sous-région, 1990-2005 Espèces envahissantes ligneuses les plus signalées

65 66 67 74 75 77 78 78 79 80 82 88 92 93 95 97 98 100 100 102 104 105 107 115 118 119 126 133 133 135 139 139 142

Superficie forestière affectée à la production par région et sous-région, 2010 Tendances de la superficie forestière affectée à la production par région et sous-région, 1990-2010 5.3 Superficie de forêts plantées par région et sous-région, 2010 5.4 Utilisation d’espèces introduites dans les forêts plantées par région et sousrégion, 2010 5.5 Tendances de la superficie de forêts plantées par région et sous-région, 1990-2010 5.6 Pays ayant fourni des données sur le boisement et le reboisement par région, 2005 5.7 Boisement et reboisement par région et sous-région, 2005 5.8 Utilisation d’espèces introduites pour le boisement et le reboisement, 2005 5.9 Tendances du boisement et du reboisement par région et par sous-région, 2000-2005 5.10 Extractions de bois par région et sous-région, 2005 5.11 Tendances des extractions de bois par région et sous-région, 1990-2005 6.1 6.2 6.3 7.1 7.2 7.3 7.4 7.5 7.6 7.7 Superficie forestière affectée à la protection des sols et de l’eau, 2010 Les dix pays ayant la plus forte proportion de superficie forestière affectée à la protection des sols et de l’eau, 2010 Tendances de la superficie forestière affectée à la protection des sols et de l’eau par région et sous-région, 1990-2010 Régime de propriété des forêts par région, 2005 Recouvrement des recettes forestières par région, 2005  Dépenses publiques consacrées à la foresterie par région, 2005 Sources et utilisation des dépenses publiques consacrées à la foresterie par région, 2005 Tendances du recouvrement des recettes forestières par région, 2000-2005 Tendances des dépenses publiques consacrées à la foresterie par région, 2000-2005 Nombre de pays ayant communiqué la valeur de leurs extractions de bois par région, 2005

vii

7.8 Valeur totale des extractions de bois et de PFNL par région, 2005 7.9 Valeur des extractions de PFNL par catégorie et par région, 2005 7.10 Nombre de pays ayant communiqué la valeur de leurs extractions de bois par région, 1990, 2000 et 2005 7.11 Tendances de la valeur des extractions de bois par région, 1990-2005 7.12 Nombre de personnes employées dans des activités forestières par région, 2005 7.13 Tendances du nombre de personnes employées dans les activités forestières par région, 1990-2005 7.14 Superficie forestière affectée à des services sociaux par région et sous-région, 2010 8.1 8.2 8.3 9.1 9.2 Nombre de pays ayant une politique forestière nationale, un pfn ou une loi forestière nationale par région et sous-région, 2008 Premier échelon de subordination du chef de l’office forestier vis-à-vis du Ministre Niveaux de ressources humaines par unité de superficie forestière en 2008 et changement annuel entre 2000 et 2008

143 144 146 147 150 151 152 158 162 163 170 171 172 172 177 179 181 184 186 188 190 193

Superficie du domaine forestier permanent par région et sous-région, 2010 Tendances de la superficie du domaine forestier permanent par région et sous-région, 1990-2010 9.3 Superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement par région et sous-région, 2010 9.4 Tendances de la superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement par région et sous-région, 1990-2010 9.5 Progrès vers la gestion durable des forêts au niveau mondial, 1990-2010 9.6 Progrès vers la gestion durable des forêts en Afrique, 1990-2010 9.7 Progrès vers la gestion durable des forêts en Asie, 1990-2010 9.8 Progrès vers la gestion durable des forêts en Europe, 1990-2010 9.9 Progrès vers la gestion durable des forêts en Amérique du Nord et centrale, 1990-2010 9.10 Progrès vers la gestion durable des forêts en Océanie, 1990-2010 9.11 Progrès vers la gestion durable des forêts en Amérique du Sud, 1990-2010 9.12 Progrès vers la gestion durable des forêts par sous-région, 1990-2010

Figures
1.1 1.2 2.1 2.2 2.3 Répartition régionale et sous-régionale utilisée dans FRA 2010 Calendrier de FRA 2010 7 7 15 16 16 20 21 23 28

Les forêts du monde Les dix pays dotés de la superficie forestière la plus étendue, 2010 Superficie forestière en pourcentage du total des terres émergées par pays, 2010 2.4 Dynamique du changement de la forêt 2.5 Changement annuel de la superficie forestière par région, 1990-2010 2.6 Changement annuel de la superficie forestière par pays, 2005-2010 2.7 La grille d’échantillonnage systématique 2.8 Exemple des différentes étapes dans la transformation des données Landsat en carte classifiée du couvert végétal et changement du couvert qui en résulte, 1990-2000 2.9 Caractéristiques des forêts par région et sous-région, 2010 2.10 Tendances des caractéristiques des forêts par région et sous-région, 1990-2010 2.11 Superficie de mangroves par pays, 2010 2.12 Superficie de bambou par pays, 2010

29 30 30 32 35

9 Superficie de plantations d’hévéas par pays.viii 2. 2010 Les dix pays enregistrant la plus forte augmentation annuelle de leur superficie de forêts plantées. 2010 Forêts primaires en pourcentage de la superficie forestière totale par pays.5 3. 2005 Nombre de feux et superficie brûlée dans la région UE-Méditerranée Nombre de feux et total de la superficie brûlée en dehors de la région méditerranéenne Densité moyenne des feux de forêt et fraction moyenne des forêts brûlées en Europe. 2005 Les dix pays enregistrant la plus grande superficie de reboisement.13 2. 2005 37 39 39 40 57 58 62 64 65 68 75 76 81 84 84 85 92 96 98 102 103 106 110 115 118 120 127 127 128 130 131 134 134 136 137 . 2010 Matériel sur pied par hectare par pays. 1990-2010 Les dix pays enregistrant la plus grande superficie de boisement. 1990-2005 Recouvrement des recettes forestières par pays.5 7.6 5.3 3. 2005 Tendances de la propriété publique et privée des forêts par région.3 7.7 6. 2005 Propriété privée par type de propriétaire forestier et par sous-région.2 6.3 5. 2010 Matériel sur pied des dix espèces les plus répandues en pourcentage du total du matériel sur pied par pays.2 7. 2005 Les dix pays enregistrant le plus gros volume d’extractions de bois en pourcentage. 1990-2010 Pourcentage de la superficie forestière dans des aires protégées par région. 2005 Répartition du recouvrement des recettes forestières au niveau mondial. 2005 Dépenses publiques consacrées à la foresterie par pays. 2010 Superficie de forêts plantées par pays.4 5.1 6.2 5.1 3.16 3. 2005 Part de la superficie forestière affectée à la protection des sols et de l’eau par sous-région. 2010 Les dix pays ayant la superficie forestière la plus grande affectée à la protection des sols et de l’eau.8 7.3 7. 2010 Tendances de la superficie forestière affectée à la protection des sols et de l’eau par sous-région. 2010 Les dix pays dotés de la superficie de forêts primaires la plus étendue. 2005 Superficie forestière moyenne touchée chaque année par des maladies par pays. 2005 Gestion des forêts publiques par sous-région. 1990-2005 Tendances de la gestion des forêts publiques par région.3 4.1 4. 2010 Matériel sur pied d’espèces commerciales par région.5 5. 1990-2010 Régime de propriété des forêts par sous-région. 2005 Superficie forestière moyenne touchée chaque année par le feu par pays.6 5.2 3.2 4. 2010 Pourcentage de la superficie forestière affectée à la conservation de la biodiversité par pays.5 4.14 2.4 4.1 5. 2005 Répartition des dépenses publiques consacrées à la foresterie au niveau mondial.15 2.4 7. 2005 Superficie forestière moyenne touchée chaque année par des insectes par pays.6 7. 1998-2007 Proportion de la superficie forestière affectée à la production par pays.4 3. 2010 Composition du matériel sur pied par sous-région.1 7.7 7. 2005 Disponibilité des informations – Extractions de PFNL.6 4. 2010 Tendances de la superficie forestière affectée à la conservation de la biodiversité par région.

2008 Pourcentage de personnel féminin dans les institutions forestières publiques par région.9 9.6 8.1 Conventions et accords internationaux ayant trait aux forêts 10. 1990-2010 8. 1990-2010 173 Variation de la proportion de superficie forestière faisant l’objet d’une gestion durable des forêts par sous-région.2 Etude spéciale sur les petits Etats insulaires en développement 159 198 199 .1 Soutien apporté par la FAO au suivi et à l’évaluation des forêts par les pays 10.10 Recettes et dépenses publiques nettes en foresterie.1 Étude spéciale sur les arbres hors forêt 2. 2005 7.1 9.13 Tendance de la superficie forestière affectée aux services sociaux par région.2 Créer un élan en faveur des forêts et de l’eau en Europe 5 19 20 28 55 72 84 116 121 7.2 Problèmes et questions liés à l’estimation des niveaux d’emploi dans les activités forestières 149 8. 2005 7. 2008 Date d’approbation de la déclaration de politique forestière Date de promulgation de la législation forestière Ministère principalement chargé de la politique forestière. 2005 7.ix 7.1 Etude spéciale de FRA 2010 sur la foresterie.2 8.1 8.11 Valeur des extractions de bois rond industriel.2 Déforestation et changement net de la superficie forestière 2. 2008 Nombre de diplômés universitaires par rapport à la population et à la superficie forestière.1 Forêts des zones arides: prévention et lutte contre la désertification 6. la pauvreté et les moyens d’existence 124 7. 2010 174 197 10.1 Disponibilité des données pour les 17 tableaux d’information de FRA 2010. 2008 Fonctions désignées des forêts du monde.7 8. 2008 Pourcentage de femmes diplômées en foresterie.3 Pourcentage de la superficie forestière couverte par des programmes forestiers nationaux par région et sous-région.1 Objectifs d’ensemble relatifs aux forêts 2. par rapport à la superficie forestière mondiale Encadrés 1.2 Tendances des feux de forêt en Europe 6.4 8.8 8. 2008 Nombre de chercheurs titulaires d’un doctorat dans les institutions publiques de recherche forestière par million d’hectares de forêt.1 Rapport sur La situation des ressources génétiques forestières mondiales 4.3 8. 2010 138 144 146 153 157 158 160 161 164 166 167 167 168 169 Tendances de la superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement par région.12 Pays ayant des valeurs élevées d’extractions de PFNL.3 Enquête mondiale par télédétection sur les forêts – pour de meilleures données mondiales sur les changements dans l’étendue des forêts 3. 2008 Nombre de diplômés en foresterie.1 Changements climatiques et ravageurs forestiers 4.5 8.2 9.

greenink. des pays membres. Plus de 70 membres du personnel de la FAO. au siège comme dans nos bureaux régionaux et sousrégionaux. de la traduction et de la mise en page du rapport. organisations et experts. Plus de 900 personnes ont pris part à cette tâche colossale.co. . Les participants à la consultation d’experts organisée en 2006. de partenaires et d’experts individuels. y compris le Danemark.uk) s’est chargée de l’édition. ont fourni à FRA 2010 son orientation initiale. La Section bois et forêts de la CENUE/FAO à Genève a contribué au processus d’évaluation pour plusieurs pays d’Europe et d’Asie centrale. les Etats-Unis d’Amérique. La FAO tient à remercier de leur appui tous les pays. Green Ink (www. qui ont permis la réalisation de FRA 2010. la Finlande. de même que des consultants et volontaires.x Remerciements Le rapport principal de FRA 2010 présente le fruit des efforts conjugués du Département des forêts de la FAO. Plusieurs pays et organisations ont apporté des ressources financières extrabudgétaires ou détaché des experts au processus d’établissement de rapport de FRA 2010. Les différents collaborateurs au processus d’établissement de rapport de FRA 2010 sont indiqués à l’annexe 1. à Kotka en Finlande. de donateurs. ont contribué à l’examen des rapports. tandis que le groupe consultatif de FRA a apporté des conseils et un soutien constants tout au long du processus. à la préparation des études théoriques pour les pays et zones n’ayant pas de correspondant national et à l’analyse et la présentation des résultats. Les correspondants nationaux et leurs équipes ont fourni des rapports détaillés renfermant les données de base destinées à l’évaluation. le Japon et l’Organisation internationale des bois tropicaux. qu’ils soient de l’extérieur ou en son sein.

La FAO espère que les informations présentées dans ce rapport contribueront à élargir les discussions sur les forêts et à stimuler l’action à tous les niveaux durant l’Année internationale des forêts (2011) et au-delà. Eduardo Rojas-Briales Sous-Directeur général. fournit les données et les informations requises pour soutenir les politiques générales. Les résultats de la présente évaluation sont encourageants à certains égards.fao. Les informations présentées dans ce rapport sont étayées par un processus bien établi de collecte. En 2010 nous célébrons l’Année internationale de la biodiversité et c’est l’occasion de nous rappeler que les forêts représentent certains des écosystèmes les plus divers de la planète. les statistiques relatives aux tendances des stocks de carbone forestier viendront appuyer les prédictions relatives aux changements climatiques et l’élaboration de mesures appropriées pour l’atténuation de leurs effets et l’adaptation. La possibilité d’atténuer les effets des changements climatiques en réduisant les émissions de carbone dues au déboisement et à la dégradation des forêts et en augmentant l’absorption de carbone à travers le boisement et la gestion durable des forêts met en relief le rôle essentiel qu’elles jouent dans le maintien de la vie sur Terre. La participation d’experts nationaux de presque tous les pays et de toutes les organisations internationales clés qui s’intéressent aux forêts garantit que ce sont les connaissances les plus fiables et les plus récentes qui sont échangées et appliquées. FRA 2010 comporte des informations permettant de suivre les progrès vers les buts et cibles internationaux – notamment les Objectifs du Millénaire pour le développement. nous nous rappelons également que les forêts fournissent des emplois et des moyens d’existence à une grande partie de la population – en particulier dans les pays en développement – et qu’elles jouent souvent le rôle d’un filet de sécurité lorsque les temps sont durs. affiche toutefois un ralentissement à l’échelle mondiale et que le boisement et l’expansion naturelle dans certains pays et régions ont donné lieu à un recul supplémentaire de la perte nette de forêts. Mais les forêts ne se résument pas au carbone. Organisée en fonction des sept éléments thématiques de la gestion durable des forêts. Toutefois. L’Evaluation des ressources forestières mondiales (FRA) de la FAO. effectuée tous les cinq ans. les décisions et les négociations dans tous les domaines où les forêts et la foresterie jouent un rôle. tandis que la plupart des gains ont lieu dans les zones tempérées et boréales. la Cible Biodiversité 2010 de la Convention sur la diversité biologique et les quatre Objectifs d’ensemble relatifs aux forêts de l’Instrument juridiquement non contraignant concernant tous les types de forêts adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies en janvier 2008. Qui plus est. Département des forêts. validation. en particulier du fait de la prise de conscience croissante de leur rôle dans le cycle mondial du carbone. de nombreuses économies émergentes sont passées d’une perte nette à un gain net de superficie forestière. FAO . leurs contributions aux économies nationales et le cadre juridique et institutionnel qui régit la gestion et l’utilisation des forêts du monde. Dans un contexte de crise économique. qui devrait être prête fin 2011. La FAO tient à remercier tous les participants pour leur très précieuse collaboration. la plus grande partie de la perte de forêts se produit dans les pays de la région tropicale. tout comme une enquête mondiale par télédétection sur les changements dans les biomes forestiers entre 1990 et 2005. et que le retour d’information influe sur les processus décisionnels nationaux. org/forestry/fra). compilation et analyse des données. Ces résultats mettent en relief le rôle clé du développement économique dans le renversement de la déforestation au niveau mondial. FRA 2010 comprend par ailleurs des informations sur des variables comme la santé des forêts.xi Avant-propos Les forêts du monde suscitent aujourd’hui un intérêt sans précédent. Une série d’études spéciales sur des thèmes d’actualité viendra s’inscrire en complément du rapport principal. Ils montrent que le rythme de la déforestation. s’il reste alarmant dans de nombreux pays. De plus. La documentation relative à FRA 2010 comporte 233 rapports nationaux. disponibles en ligne (www. Chaque évaluation successive est plus complète que la précédente.

indique une valeur très petite Normes internationales pour les mesures phytosanitaires Organisation internationale des bois tropicaux Partenariat de collaboration sur les forêts petits Etats insulaires en développement pays à faible couvert forestier programme forestier national produit forestier non ligneux Programme des Nations Unies pour l’environnement Centre mondial de surveillance de la conservation du PNUE réduction des émissions causées par le déboisement et la dégradation des forêts Union internationale pour la conservation de la nature Institut des ressources mondiales .xii Sigles et abréviations CCNUCC CDB CENUE CIPV CMPFE CNUED COFO DSNU EPT FIF FNUF FORIS FRA GIEC GIF n. NIMP OIBT PCF PEID PFCF PFN PFNL PNUE PNUE-CMSC REDD UICN WRI Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques Convention sur la diversité biologique Commission économique des Nations Unies pour l’Europe Convention internationale pour la protection des végétaux Conférence ministérielle sur la protection des forêts en Europe (aujourd’hui connue sous le nom de Forest Europe) Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement Comité des forêts (FAO) Division de statistique des Nations Unies Equivalent plein temps Forum intergouvernemental sur les forêts Forum des Nations Unies sur les forêts Système d’information forestier (FAO) Evaluation des ressources forestières mondiales Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat Groupe intergouvernemental sur les forêts non significatif.s.

La déforestation semble diminuer. les forêts occupent moins de 10 pour cent de la superficie totale des terres (figure 2). • santé et vitalité des forêts. décisionnel et institutionnel. • fonctions de production des ressources forestières. pour les négociations et accords internationaux ayant trait aux forêts. L’Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 (FRA 2010) est l’évaluation la plus exhaustive réalisée à ce jour. Dix pays ou zones ne possèdent pas du tout de forêts et.de graves sécheresses et des incendies forestiers sont venus exacerber la perte de forêts depuis 2000. les résultats sont présentés selon sept éléments thématiques de la gestion durable des forêts: • étendue des ressources forestières. • cadre juridique. surveille les forêts du monde tous les cinq à dix ans depuis 1946. Les grandes plantations d’arbres ont réduit considérablement la perte mondiale nette de forêts Le boisement et l’expansion naturelle des forêts dans certains pays et zones ont fortement réduit la perte nette de forêts au niveau mondial (figure 4). environ 13 millions d’hectares de forêts ont été convertis chaque année à d’autres utilisations ou ont disparu sous l’effet de phénomènes naturels alors que ce chiffre était de 16 millions d’hectares par an dans les années 90. • fonctions socio-économiques des forêts.2 millions d’hectares par an (une superficie qui correspond à peu près à celle du Costa Rica). ainsi qu’aux organisations et au grand public. La FAO a collaboré étroitement avec les pays et des spécialistes de l’évaluation forestière pour la conception et la mise en œuvre de FRA 2010. paraît ralentir dans plusieurs pays. 2005 et 2010. mais se poursuit à un taux élevé dans d’autres (encadrés 1 à 3). dans 233 pays et zones pour quatre années de référence: 1990. Pendant la décennie écoulée. ont considérablement réduit le rythme de la perte en leur sein. dans 54 autres pays.6 hectare par habitant (figure 1). y compris 178 correspondants nationaux désignés officiellement et leurs équipes. Tant le Brésil que l’Indonésie.3 millions d’hectares par an pour la période 1990-2000. Plus de la moitié de cette superficie se trouve dans les cinq pays les mieux dotés en forêts (Fédération de Russie. • fonctions de protection des ressources forestières. 2000. Ces évaluations mondiales fournissent de précieuses informations aux responsables politiques. . mais elle se poursuit à un rythme alarmant La déforestation. EtatsUnis d’Amérique et Chine).xiii Résumé d’orientation La FAO. suivi d’une section dans laquelle on tente de répondre à la question: que nous apprend FRA 2010 sur les progrès accomplis vers une gestion durable des forêts depuis 1990 à l’échelle mondiale et régionale? PRINCIPAUX RÉSULTATS Les forêts occupent 31 pour cent de la superficie totale des terres La superficie forestière totale représente un peu plus de 4 milliards d’hectares. Plus de 900 personnes y ont contribué. • diversité biologique des forêts. alors qu’il était de -8. ce qui correspond à une moyenne de 0. essentiellement la conversion des forêts tropicales en terres agricoles. Brésil. Dans la section principale de ce rapport. Le changement net de superficie forestière pour la période 2000-2010 est estimé à -5. tandis qu’en Australie. pour tous les types de forêts. Canada. Un résumé des principaux résultats est présenté ci-dessous. qui subirent la perte nette de forêt la plus importante dans les années 90. Elle examine la situation actuelle et les tendances récentes de plus de 90 variables. en collaboration avec ses pays membres.

xiv FIGURE 1 Les forêts du monde Forêt (> 10 pour cent de couvert arboré) Autres terres Eau Note: Couvert arboré dérivé de MODIS VCF* à pixels de 250 mètres pour l’année 2005. FIGURE 2 Superficie forestière en pourcentage du total des terres émergées par pays. 2010 (%) 0–10 10–30 30–50 50–70 70–100 Pas de données . 2010). * Spectroradiomètre à résolution modérée Vegetation Continuous Fields (Hansen et al..

Pour FRA 2005. l’estimation révisée du taux mondial de déforestation et de pertes dues à des causes naturelles pour la période 1990-2000 (près de 16 millions d’hectares par an) est plus élevée. le taux de déforestation mondial avait été estimé à partir des changements nets de superficie forestière. Une augmentation de la superficie forestière peut aussi se produire de deux façons: soit par le boisement. il n’y a pas de changement de superficie forestière. et lorsque la zone est incapable de se régénérer naturellement et qu’elle n’est soumise à aucune intervention visant à la replanter. à l’instar de FRA 2005. Ce changement net est égal à la somme de tous les changements négatifs dus à la déforestation et aux catastrophes naturelles. FIGURE 3 Dynamique du changement de la forêt Forêt Déforestation Catastrophes naturelles Boisement Expansion naturelle Autres terres ENCADRÉ 2 Les chiffres précédents sous-estimaient le taux mondial de déforestation pour les années 90 FRA 2010. que l’estimation faite pour FRA 2005 (13 millions d’hectares par an). Lorsqu’une partie de la forêt est défrichée et replantée (reboisement) ou quand la forêt se reconstitue d’elle même en un laps de temps relativement court (régénération naturelle). soit par l’expansion naturelle des forêts. La déforestation. En conséquence. et de tous les changements positifs imputables au boisement et à l’expansion naturelle des forêts. n’a pas compilé directement de données sur les taux de déforestation car les pays qui disposent de ces informations sont peu nombreux. qui est de loin le facteur le plus important. c’est-à-dire la plantation d’arbres sur une terre jusquelà non boisée. processus assez répandu dans certains pays européens. Cela permet de calculer le changement net de superficie forestière au fil du temps. les pays ont été invités à fournir des informations sur leurs superficies forestières pour quatre périodes données. comme l’agriculture ou la construction d’infrastructures. Pour FRA 2010. Des informations complémentaires sur le boisement et l’expansion naturelle des forêts au cours des 20 dernières années ont maintenant permis de prendre également en compte la déforestation dans des pays où il y avait un gain net global de superficie forestière. Les catastrophes naturelles peuvent également détruire les forêts. comme sur des terres agricoles abandonnées.xv ENCADRÉ 1 Déforestation et changement net de la superficie forestière La figure 3 est un modèle simplifié qui illustre la dynamique du changement des forêts. . implique le défrichement des forêts par l’homme et leur conversion à un autre usage. mais aussi plus précise. elle aussi réintègre la catégorie des autres terres. Elle ne comprend que deux catégories: les forêts et toutes les autres terres. Une réduction de la superficie forestière peut être causée par l’un ou l’autre des processus suivants: la déforestation et les catastrophes naturelles.

qui a perdu 3.4 millions d’hectares par an (figure 5). Les résultats devraient être disponibles pour la fin de 2011. FIGURE 4 Changement annuel de la superficie forestière par région. En collaboration avec les pays et des organisations partenaires clés. La superficie forestière de l’Europe poursuit son expansion. L’enquête apportera des informations supplémentaires et plus homogènes sur la déforestation. où une grave sécheresse et des incendies de forêt ont exacerbé la perte de forêts depuis 2000. principalement du fait des grosses pertes de forêts enregistrées en Australie. 1990-2010 Echelle 1 million d’ha Perte nette 1990-2000 2000-2010 Afrique Asie Europe (millions d’ha/an) Amérique du Nord et centrale Océanie Gain net 1990-2000 2000-2010 Amérique du Sud L’Amérique du Sud et l’Afrique continuent d’avoir la perte nette de forêts la plus élevée Au niveau régional. qui avait subi une perte nette de quelque 600 000 hectares par . L’Asie. l’Amérique du Sud a subi la plus grosse perte nette de forêts entre 2000 et 2010 – environ 4. mais à un rythme plus lent (700 000 hectares par an) que dans les années 90 (900 000 hectares par an). basée sur un échantillonnage systématique concernant environ 13 500 sites dans le monde. d’où la difficulté d’obtenir des données homogènes sur les grands types de forêts qui transcendent les frontières nationales.xvi ENCADRÉ 3 Une enquête mondiale par télédétection sur les forêts fournira des informations affinées sur les changements au fil du temps des superficies des grands types de forêts Les pays utilisent des systèmes de classification. la FAO entreprend à l’heure actuelle une enquête mondiale par télédétection. des méthodes d’évaluation et des intervalles de temps de surveillance différents. La superficie forestière en Amérique du Nord et centrale est pratiquement la même en 2010 qu’en 2000. le boisement et l’expansion naturelle des forêts aux niveaux régional et du biome pour la période 19902005. L’Océanie a aussi signalé une perte nette de forêts (de l’ordre de 700 000 hectares par an sur la période 2000-2010).0 millions d’hectares par an – suivie par l’Afrique.

essentiellement dû au boisement à grande échelle dont fait état la Chine et malgré les fortes pertes nettes de forêts qui persistent dans de nombreux pays d’Asie du Sud et du Sud-Est. 2005-2010 (1 000 ha) Perte nette > 500 250-500 50-250 Petit changement (gain ou perte) < 50 Gain net 50-250 250-500 > 500 an dans les années 90. (figure 7). Les forêts primaires représentent 36 pour cent de la superficie forestière – mais ont diminué de plus de 40 millions d’hectares depuis 2000 A l’échelle mondiale. La superficie de forêt primaire a diminué d’environ 0.5 Gt chaque année sur la période 2005-2010. englobent certains des écosystèmes terrestres les plus divers et riches en espèces.2 millions d’hectares par an sur la période 2000-2010. enregistre un gain net de forêts de plus de 2.4 pour cent par an au cours des dix dernières années. et en particulier les forêts ombrophiles. Les forêts renferment d’énormes quantités de carbone Les estimations réalisées pour FRA 2010 montrent que les forêts du monde renferment 289  gigatonnes (Gt) de carbone dans leur seule biomasse. Les forêts primaires. . le carbone stocké dans la biomasse forestière a diminué d’environ 0. la plantation et la réhabilitation des forêts puissent favoriser la fixation du carbone forestier.xvii FIGURE 5 Changement annuel de la superficie forestière par pays. voire l’augmenter. à cause essentiellement de l’amenuisement de la superficie forestière mondiale (figure 6). la déforestation. Bien que la gestion durable. Au niveau mondial. la dégradation et la mauvaise gestion contribuent à la réduire. plus d’un tiers de toutes les forêts sont classifiées comme forêts primaires. Ces dernières sont définies comme des forêts formées d’espèces indigènes où aucune trace d’activité humaine n’est clairement visible et où les processus écologiques ne sont pas sensiblement perturbés. principalement suite à la reclassification des forêts primaires sous la catégorie «autres forêts naturellement régénérées» du fait de l’exploitation sélective du bois et d’autres interventions humaines.

2010 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 0 20 40 (%) Forêt primaire Autre forêt naturellement régénérée Forêt plantée 60 80 100 La superficie des forêts plantées s’étend et occupe maintenant 7 pour cent de la superficie forestière totale Les forêts et les arbres sont plantés pour de multiples usages et représentent 7 pour cent environ de la superficie forestière totale. Douze pour cent des forêts du monde sont affectées à la conservation de la diversité biologique La superficie forestière où la conservation de la diversité biologique est désignée comme la fonction principale a augmenté de plus de 95 millions d’hectares depuis 1990. notamment en Chine. Les trois quarts de toutes les forêts plantées consistent en espèces indigènes. la plus grande partie (46 pour cent) a été affectée entre 2000 et 2005 (figure 10). . 1990-2010 120 100 80 (Gt) 60 40 20 0 Afrique Asie Europe Amérique Océanie Amérique du Nord et du Sud centrale 2010 1990 2000 FIGURE 7 Caractéristiques des forêts du monde. alors qu’un quart comprend des espèces introduites (figure 9). se situe dans des aires protégées. la superficie des forêts plantées s’est accrue d’environ 5 millions d’hectares par an (figure 8). mais pas la totalité. La majorité de cette expansion est imputée au boisement (c’est-à-dire à la plantation d’espaces qui n’avaient pas été boisés récemment). Ces forêts représentent maintenant 12 pour cent de la superficie forestière totale.xviii FIGURE 6 Tendances des stocks de carbone dans la biomasse forestière. La plus grande partie. soit 264 millions d’hectares. soit plus de 460 millions d’hectares. Entre 2000 et 2010.

selon les estimations. les réserves cynégétiques. 1990-2010 140 120 100 (millions d’ha) 80 60 40 20 0 Afrique Asie Europe Amérique Océanie Amérique du Nord et du Sud centrale 2010 1990 2000 FIGURE 9 Proportion de forêts plantées composée d’espèces introduites. 2010 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud 0 20 40 (%) 60 80 100 Les aires protégées juridiquement établies couvrent. Les feux de forêt sont sérieusement sous-notifiés à l’échelle mondiale Bien que certains écosystèmes forestiers aient besoin du feu pour se régénérer. la superficie forestière touchée par des incendies était . La superficie forestière située à l’intérieur de systèmes d’aires protégées a augmenté de 94 millions d’hectares depuis 1990. la protection des ressources en sols et en eau. Or. En moyenne. les espaces naturels et d’autres aires protégées juridiquement établies couvrent plus de 10 pour cent de la superficie forestière totale dans la plupart des pays et régions (figure 11). ou la conservation du patrimoine culturel. Deux tiers de cette augmentation se sont produits depuis 2000.xix FIGURE 8 Tendances de la superficie de forêts plantées. 13 pour cent des forêts du monde Les parcs nationaux. les incendies de forêt peuvent être dévastateurs et causent souvent la perte de propriétés et de vies humaines. 1 pour cent de toutes les forêts sont signalées comme étant significativement touchées annuellement par des feux de forêt. La fonction principale de ces forêts peut être la conservation de la diversité biologique.

Cette infestation sans précédent a été favorisée par la hausse des températures hivernales. des tempêtes graves. en particulier en Afrique. les maladies. Moins de 10 pour cent de tous les feux de forêt sont notifiés comme des brûlages dirigés. 2010 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud 0 5 10 (%) 15 20 25 sérieusement sous-notifiée. Des maladies. 1990-2010 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud 90 100 110 0 10 20 30 40 50 60 70 80 (millions d’ha) 1990 2000 2010 FIGURE 11 Pourcentage de la superficie forestière dans des aires protégées par région. les catastrophes naturelles et les espèces envahissantes entraînent de graves dégâts dans certains pays Les pullulations d’insectes ravageurs forestiers endommagent presque 35 millions d’hectares de forêt par an.xx FIGURE 10 Tendances de la superficie forestière affectée à la conservation de la biodiversité par région. le reste est classifié comme des feux. en particulier dans les zones tempérées et boréales. et il manquait des informations de nombreux pays. Les ravageurs. des blizzards et des séismes ont aussi endommagé . Le dendroctone du pin a ravagé plus de 11 millions d’hectares de forêts au Canada et dans l’ouest des Etats-Unis depuis la fin des années  90.

surtout dans les petits Etats insulaires en développement. en particulier de bois de feu. les extractions de bois ont augmenté entre 2000 et 2005 Au niveau mondial. à la lutte contre la désertification ou FIGURE 12 Tendances des extractions de bois. soit 0. où cette invasion pourrait avoir des effets dévastateurs sur les espèces endémiques.xxi de grandes superficies de forêt depuis 2000. qui comprennent. ne sont normalement pas enregistrées. la superficie aménagée pour les usages multiples s’est accrue de 10 millions d’hectares. volume analogue à celui communiqué pour 1990. Huit pour cent des forêts du monde ont pour principal objectif à la protection des sols et des ressources en eau Quelque 330 millions d’hectares de forêts sont affectés à la conservation des sols et de l’eau. 1990-2005 1990 2000 2005 1990 2000 800 700 2000 (millions de m3) 600 500 400 300 200 100 0 1990 2005 2000 2005 1990 2005 1990 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale 1990 Océanie 2000 2005 Amérique du Sud Bois rond industriel Bois de feu 2000 2005 . Si l’on considère que les extractions de bois informelles ou illégales. Au niveau mondial. Après une diminution dans les années 90. La superficie affectée principalement à la production a diminué de plus de 50 millions d’hectares depuis 1990 car les forêts ont été assignées à d’autres fins. Trente pour cent des forêts de la planète sont affectées en premier lieu à la production de bois et de produits forestiers non ligneux Près de 1.4 milliards de mètres cubes par an pour la période 2003-2007. S’ajoutent également 949 millions d’hectares (24 pour cent) destinés à des usages multiples. le volume du bois extrait indiqué dans les rapports s’est élevé à 3. Dans le même temps. la moitié environ du bois extrait était du bois de feu. dans la plupart des cas. le volume effectif du bois extrait est manifestement plus élevé. l’inquiétude croît quant à l’impact des espèces ligneuses envahissantes sur la santé et la vitalité des forêts. Par ailleurs. au contrôle des avalanches. à la stabilisation des dunes de sable.2 milliard d’hectares de forêt sont gérés principalement pour la production de bois et de produits forestiers non ligneux.7 pour cent de la totalité du matériel sur pied (figure 12). la production de bois et de produits forestiers non ligneux. La disponibilité et la qualité des informations continuent d’être insuffisantes pour la plupart de ces perturbations.

Les aliments étaient les produits les plus importants en termes de valeur. Les superficies forestières affectées à des fonctions de protection ont augmenté de 59 millions d’hectares entre 1990 et 2010. respectivement 3 et 2 pour cent de la superficie forestière totale avaient ces services sociaux comme objectif principal de gestion. les statistiques communiquées ne couvrent probablement qu’une fraction de la valeur totale réelle des produits forestiers non ligneux récoltés. mais une augmentation d’environ 5 pour cent par an a eu lieu de 2000 à 2005. ce qui suggère que les prix du bois rond se sont un peu redressés depuis leur repli (en termes réels) durant la décennie 1990-2000 (figure 13). Le Brésil a destiné plus du cinquième de sa superficie forestière à la protection de la culture et du mode de vie des personnes tributaires de la forêt. aucun changement n’a été rapporté entre 1990 et 2000. mais la superficie concernée est difficile à quantifier Les seules sous-régions et régions pour lesquelles on dispose de données satisfaisantes concernant l’affectation des forêts aux activités récréatives. on manque d’informations pour de nombreux pays où les produits forestiers non ligneux revêtent une importance extrême. les prix ont cependant chuté fortement. De ce fait. La valeur des extractions de bois est élevée mais variable La valeur du bois d’œuvre extrait s’élève à un peu plus de 100 milliards de dollars EU par an pour la période 2003-2007 et consiste principalement en bois rond industriel. D’après les rapports. La gestion des forêts à des fins sociales et culturelles augmente. 1990-2005 40 35 (milliards de $EU) 30 25 20 15 10 5 0 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud 1990 2000 2005 .5 milliards de dollars EU en 2005. au tourisme. Récemment.xxii à la protection des côtes. La valeur des produits forestiers non ligneux reste sous-estimée La valeur des produits forestiers non ligneux extraits communiquée dans les rapports s’élevait à environ 18. FIGURE 13 Tendances de la valeur des extractions de bois. et la valeur réelle de leur utilisation à des fins de subsistance est rarement consignée. à l’éducation ou à la conservation de sites culturels ou spirituellement importants sont l’Asie de l’Est et l’Europe. Cependant. A l’échelle mondiale. de promouvoir la conservation des sols et des ressources en eau et d’atteindre divers autres objectifs de protection. principalement du fait de plantations à grande échelle en Chine afin de lutter contre la désertification. Au niveau mondial. 4 pour cent des forêts sont affectées à la fourniture de services sociaux.

l’emploi dans le secteur forestier a accusé une baisse d’environ 10 pour cent.5 dollars EU par hectare environ. en Amérique du Sud et en Océanie. l’Asie dépense plus par hectare que n’importe quelle autre région. Avec plus de 20 dollars EU par hectare en moyenne. imputable probablement à l’augmentation de la productivité du travail. Une grande partie des activités forestières étant en dehors du secteur formel. l’Asie de l’Est et l’Amérique du Nord ont accusé des replis marqués (de 15 à 40 pour cent entre 1990 et 2005).5 dollars EU par hectare. du fait sans doute de l’augmentation de la production de bois rond à un rythme plus rapide que celle de la productivité du travail. La plupart des pays ont signalé des taux croissants d’emploi dans la gestion des aires protégées. le montant total du revenu forestier dégagé est de l’ordre de 4. FIGURE 14 Recouvrement des recettes forestières par pays. entre 1990 et 2005. Les dépenses publiques destinées à la foresterie dépassent généralement le revenu dégagé En moyenne. il va de moins de 1 dollar EU par hectare en Afrique à un peu plus de 6 dollars EU en Europe (figure 14). le niveau moyen des dépenses par hectare était inférieur à 1 dollar EU (figure 15). L’Europe.xxiii Près de 10 millions de personnes travaillent dans la gestion ou la conservation des forêts – mais beaucoup d’autres dépendent directement de la forêt pour leur subsistance D’après les rapports. la contribution des emplois forestiers aux moyens d’existence en milieu rural et aux économies nationales est sûrement très sous-estimée. En revanche. Les dépenses publiques destinées à la foresterie s’élèvent en moyenne à 7. alors que dans les autres régions. 2005 ($EU/ha) <1 1–5 5–10 > 10 Pas de données . l’emploi a légèrement augmenté.

76 ont publié ou mis à jour la leur depuis 2000. avec des différences considérables . Les effectifs des institutions forestières publiques sont à la baisse D’après les estimations. Un tiers des étudiants diplômés sont des femmes et cette part est à la hausse. Plus de 20 000 spécialistes travaillent dans des institutions publiques de recherche forestière. c’est-à-dire d’un processus national participatif d’élaboration et d’application de politiques forestières et d’engagements internationaux (figure 16).xxiv FIGURE 15 Dépenses publiques consacrées à la foresterie par pays. Au niveau mondial. soit environ 1 pour 86 000 habitants ou environ 200 par 10 millions d’hectares de forêts. Près de 75 pour cent des forêts du monde font l’objet d’un programme forestier national. Quatre-vingts pour cent des forêts du monde sont publiques. les particuliers et les sociétés privées se développent Malgré l’évolution de la propriété forestière et du régime foncier dans certaines régions. près de 1. Sur les 156 pays qui sont dotés de lois portant expressément sur les forêts. 69 – pour la plupart en Europe et en Afrique – ont indiqué que leurs lois forestières avaient été promulguées ou amendées depuis 2005. Le nombre d’étudiants universitaires diplômés en foresterie est à la hausse Chaque année. des lois forestières et des programmes forestiers nationaux Sur les 143 pays qui ont signalé l’existence d’une déclaration de politique générale pour les forêts. le personnel a diminué de 1. mais la propriété et la gestion des forêts par les communautés. en 2008. 2005 ($EU/ha) <1 1–5 5–10 > 10 Pas de données Des progrès considérables ont été accomplis dans l’élaboration des politiques. plus de 60 000 étudiants universitaires décrochent un diplôme en foresterie. la plupart des forêts du monde restent publiques (figure 17).2 pour cent par an depuis 2000.3 million de personnes (dont 22 pour cent de femmes) travaillaient dans des institutions forestières publiques.

en Amérique du Sud et en Océanie. la part détenue par le secteur privé est plus élevée que dans d’autres régions.xxv d’une région à l’autre. FIGURE 16 Superficie forestière couverte par des programmes forestiers nationaux par région. on observe une tendance croissante vers la participation des communautés. 2005 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud 0 Publique Privée Autre 20 40 (%) 60 80 100 FIGURE 18 Gestion des forêts publiques par région. 2005 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud 0 20 40 (%) Administration publique Particuliers Entreprises et institutions privées Communautés Autre 60 80 100 . des particuliers et des sociétés privées à la gestion de forêts publiques (figure 18). En Amérique du Nord et centrale. en Europe (à l’exception de la Fédération de Russie). Dans certaines régions. 2008 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud 0 20 40 (%) 60 80 100 FIGURE 17 Régime de propriété des forêts par région.

Néanmoins. ont répondu. les plans existants peuvent ne pas être efficaces. c’est-à-dire qu’elles sont gérées pour une combinaison de fonctions de production de biens. sont affectés à un usage multiple. il a donc été demandé aux pays de fournir des informations sur la superficie forestière gérée durablement. ou bien les forêts peuvent être conservées et utilisées durablement sans un plan. Par exemple. de conservation de la biodiversité et de fourniture de services sociaux et qu’aucune de ces fonctions n’est jugée avoir un caractère prédominant. y compris des estimations d’experts. 2010 (%) Production Protection des sols et de l’eau Conservation de la biodiversité Services sociaux Usages multiples Autres Fonction inconnue 30 8 12 4 24 7 16 ENCADRÉ 4 Des informations ont été recueillies sur la superficie forestière soumise à un plan d’aménagement durable La superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement n’est pas nécessairement un bon indicateur de la proportion de forêt gérée durablement. bien que les informations ne concernent que 80 pour cent de la superficie forestière totale (figure 20). FIGURE 19 Fonctions désignées des forêts. Plus de 1. s’étend régulièrement. La comparaison des données entre les pays ou leur regroupement au plan mondial n’est pas possible. Dans le cadre de FRA 2010. représentant 62 pour cent de la superficie forestière mondiale. critères et méthodes d’évaluation nationaux. Pour la première fois. souvent combinées (figure 19). Plus de 100 pays. à l’aide de définitions.xxvi Les forêts sont gérées pour une multitude d’usages et de valeurs Les forêts sont de plus en plus conservées et gérées pour des utilisations et des valeurs multiples. ou 24 pour cent de toutes les forêts. qui est un outil important de gestion durable des forêts.6 milliard d’hectares de forêts font l’objet d’un plan d’aménagement La superficie forestière soumise à un plan d’aménagement. . les réponses laissent entendre que des progrès significatifs ont été réalisés ces dix dernières années. de protection des sols et des eaux. Quelque 949 millions d’hectares. des informations ont aussi été recueillies sur la superficie forestière faisant l’objet d’une gestion durable des forêts (Encadré 4).

la réduction des extractions de bois et la diminution de l’emploi dans les années 90 ainsi que la baisse des ressources humaines dans les institutions forestières publiques entre 2000 et 2005. Les forêts privées et la valeur des produits du bois ont affiché une tendance positive pour la période 2000-2005. Le changement de la superficie forestière est très inférieur au seuil de 0. un sousensemble d’indicateurs a été choisi pour chacun des sept éléments thématiques de la gestion durable des forêts et des données sur les tendances ont été compilées et comparées aux niveaux mondial. la situation au niveau mondial est restée relativement stable au cours des 20 dernières années (tableau 1).xxvii FIGURE 20 Tendances de la superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement par région. La hausse marquée de la superficie forestière faisant l’objet d’un plan . la gestion durable des forêts s’est améliorée en Afrique si l’on compare la dernière décennie aux années 90. la superficie de forêts plantées et le nombre d’étudiants diplômés en foresterie. consultez le chapitre 9. Progrès vers la gestion durable des forêts au niveau mondial D’une manière générale. Progrès aux niveaux régionaux Afrique.5 pour cent par an qui qualifie un changement significatif. Dans l’ensemble. 1990-2010 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud 0 200 400 600 800 1 000 (millions d’ha) 1990 2000 2010 PROGRÈS VERS LA GESTION DURABLE DES FORÊTS Pour obtenir une vue globale des progrès accomplis vers la gestion durable des forêts. Pour obtenir un complément d’information. Des tendances positives notables ont été communiquées pour la superficie forestière affectée à la conservation de la diversité biologique et la superficie forestière située dans des aires protégées (notamment durant la dernière décennie). Les résultats sont résumés ci-dessous et illustrés dans les tableaux 1 et 2. régional et sous-régional pour l’ensemble des sept thèmes. Les taux négatifs les plus élevés (en pourcentage) comprennent la réduction de la superficie de forêts primaires au cours de toute la période de référence de 20 ans. La perte nette de forêts a ralenti et les superficies forestières affectées à la conservation de la diversité biologique et situées dans des aires protégées ont légèrement augmenté.

ni pour la quantité et la valeur des extractions de bois.20 0.17 -0.40 1.07 -23 568 830 effectif total F 15. Les données pour les ressources humaines dans les institutions publiques et le nombre de diplômés universitaires sont tirées de 2000. H = Haute (les pays soumettant un rapport représentent 75-100% de la superficie forestière totale) M = Moyenne (les pays soumettant un rapport représentent 50-74% de la superficie forestière totale) F = Faible (les pays soumettant un rapport représentent 25-49% de la superficie forestière totale) = = = – = Changement positif (plus de 0.15 -0.11 1. 2000 (moyenne de 1998-2002) et 2005 (moyenne de 2003-2007).67 8.13 0.09 -1. Les données relatives au régime de propriété et à l’emploi n’ont été demandées que pour 1990.83 4 384 4 081 nombre d’étudiants Notes: Il n’a été fait aucune prévision à l’horizon 2010 pour les zones touchées par des incendies ou par des insectes.23 2. La perte continue et rapide de superficie forestière (la deuxième plus forte baisse de toutes les régions du monde au cours des 20 dernières années) demeure toutefois une préoccupation majeure.18 1. Pour ces variables.90 -0.50 et 0.xxviii TABLEAU 1 Progrès vers la gestion durable des forêts au niveau mondial.20 0. -538 -4 666 3 250 Changement annuel 20002010 -5 211 n. 2000 et 2005.37 1.s. des estimations ont été fournies pour 1990 (la moyenne sur la période 1988-1992). 1990-2010 Eléments thématiques Variables FRA 2010 Disponibilité des données Taux de changement annuel (%) 19902000 Etendue des ressources forestières Superficie forestière Matériel sur pied des forêtss Stock de carbone forestier dans la biomasse vivante Diversité biologique des forêts Superficie de forêts primaires Superficie forestière affectée principalement à la conservation de la biodiversité Superficie forestière dans des aires protégées Santé et vitalité des forêts Superficie forestière touchée par les incendies Superficie forestière touchée par les insectes Fonctions de production des ressources forestières Superficie forestière affectée principalement à la production Superficie de forêts plantées Extractions totales de bois Fonctions de protection des ressources forestières Fonctions socioéconomiques des forêts Superfice forestière affectée principalement à la protection des sols et des eaux Superficie des forêts privées Valeur des extractions totales de bois Emploi dans la production primaire de biens Cadre juridique.14 -0.75 -0.08 0. 2005 et 2008.94 0.88 -0. tout comme la perte de forêts primaires.07 3 958 -241 -126 6 964 14 718 4 713 -10 15 716 1 000 ha millons $EU 1 000 EPT 1 000 ha F -1.09 1. les taux de changement sont calculés pour 2000-2005 et pour 2005-2008.50 1.56 5. -502 -4 188 6 334 Unités 1 000 ha m3/ha millons de tonnes 1 000 ha 1 000 ha H M F H 1. les taux de changement ont été calculés pour les périodes 1990-2000 et 2000-2005. décisionnel et institutionnel Superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement Ressources humaines dans des institutions forestières publiques Nombre d’étudiants diplômés en foresterie H H H M H -0.97 3 688 -15 616 3 127 4 925 33 701 2 768 1 000 ha 1 000 m3 1 000 ha H M M M 0.18 -0.50%) Pas de changement sensible (entre -0.s.51 2.25 3 040 -345 -699 -2 125 6 384 -338 -231 -2 911 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha H H H 1.13 -0. . On trouvera un résumé des informations par sous-région dans le tableau 2.97 -2.89 -1.50%) Changement négatif (moins de -0.32 -1.92 19902000 -8 323 n. Dans tous ces cas.77 -0.50%) Données insuffisantes pour déterminer une tendance d’aménagement au cours des dix dernières années constitue certes une bonne nouvelle.70 -0.14 20002010 -0.

On constate. Océanie. bien que des progrès sensibles aient été accomplis. Sachant que des informations concernant l’Australie manquent pour un grand nombre de ces variables en 1990. sous-régional et national. Peut-on parler de progrès vers la gestion durable des forêts? De nombreux signes favorables et beaucoup de tendances positives sont apparus au niveau mondial. La disponibilité des données est généralement élevée en Europe. il y a eu des progrès mitigés au cours des 20 dernières années au niveau régional avec de fortes variations entre les pays et les sous-régions. On trouvera un résumé des informations par sous-région dans le tableau 2. mais cela est en partie compensé par une hausse des extractions de bois industriel depuis 2000. Les variables représentant le cadre juridique. hormis si l’on fait abstraction des tendances négatives sensibles observées concernant la superficie forestière touchée par les incendies et les insectes ravageurs et la légère baisse du niveau de l’emploi. décisionnel et institutionnel sont largement positives ou stables et la disponibilité des informations dans la région est généralement bonne. La perte de forêts primaires et l’augmentation de la perte nette de superficie forestière dans la région sont sources de préoccupation. La superficie de forêts plantées a augmenté et pourrait. alors que l’augmentation de l’étendue forestière affectée à la conservation de la diversité biologique. comme on peut le voir dans le tableau 2.xxix Asie. Les progrès vers une gestion durable des forêts sont généralement positifs dans l’ensemble de l’Amérique du Nord et centrale au cours de la période 1990-2010. bien que les résultats aient été fortement influencés par la Fédération de Russie. néanmoins. Il est également alarmant de voir que le taux de perte de forêts primaires reste aussi élevé. Amérique du Sud. La hausse de la superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement est également un signe prometteur. Si la superficie forestière s’est accrue. notamment en Chine. Le tableau 2 montre les tendances pour l’Europe en incluant et en excluant la Fédération de Russie. il est impossible d’évaluer les tendances à long terme dans cette région pour la plupart des thèmes. La disponibilité des données est dans une large mesure déterminée par l’Australie puisque celle-ci compte pour 78 pour cent de la superficie forestière de cette région. Si la superficie de forêts plantées et . L’amenuisement de la superficie de forêts primaires est source de préoccupation. en raison des efforts de boisement à grande échelle déployés pendant les 10 à 15 dernières années. les fonctions de protection et les usages multiples – un recentrage déjà évident à la fin des années 90. notamment au cours des cinq dernières années. D’une manière générale. Les principales tendances négatives concernent l’emploi et – lorsqu’on analyse les chiffres en excluant la Fédération de Russie – les ressources humaines dans les institutions forestières publiques entre 2005 et 2008. à l’avenir. La diminution des extractions de bois de feu pourrait traduire une demande moindre pour ce produit dans la région. Dans l’ensemble. la superficie forestière en Asie fait environ 16 millions d’hectares de plus en 2010 qu’en 1990. de celle située dans des aires protégées et des forêts affectées à des fonctions de protection est louable. malgré le fait qu’une partie de la perte de superficie forestière soit probablement due à une perte temporaire du couvert forestier en raison d’une sécheresse généralisée en Australie. En bref. mais beaucoup de tendances négatives subsistent aux niveaux régional. avant de se stabiliser par la suite. satisfaire une plus forte proportion de la demande de bois. on observe aussi des signes positifs dans l’accroissement des superficies forestières affectées à la conservation de la diversité biologique ou situées dans des aires protégées. les progrès vers la gestion durable des forêts ont été mitigés en Amérique du Sud. La superficie touchée par les incendies a diminué alors que celle frappée par des insectes ravageurs a fortement augmenté entre 1990 et 2000. Europe. Amérique du Nord et centrale. notamment au cours des dix dernières années. Néanmoins. le centre d’intérêt de l’aménagement forestier en Europe s’est manifestement détourné des fonctions de production pour privilégier la conservation de la diversité biologique. Le taux de perte nette de forêts continue d’être une source de préoccupation. ainsi que dans la valeur des extractions de bois dans les années 90. La situation des ressources forestières en Europe a été essentiellement stable au cours des 20 dernières années. une variation considérable entre les sous-régions.

xxx TABLEAU 2 Progrès vers la gestion durable des forêts par sous-région. Compte tenu de ces constats et de la complexité de la question. la réponse dépend du groupe d’indicateurs choisis et de l’échelle à laquelle ils sont appliqués.50%) Données insuffisantes pour déterminer une tendance les efforts de conservation enregistrent une hausse. 1990-2010 Thèmes et variables de l’Est et australe Afrique du Nord de l’Ouest et centrale Asie de l’Est R1 Etendue des ressources forestières Superficie forestière Matériel sur pied des forêts Stock de carbone forestier dans la biomasse vivante Diversité biologique des forêts Superficie de forêts primaires Superficie forestière affectée principalement à la conservation de la biodiversité Superficie forestière dans des aires protégées Santé et vitalité des forêts Superficie forestière touchée par les incendies Superficie forestière touchée par les insectes Fonctions de production des ressources forestières Superficie forestière affectée principalement à la production Superficie de forêts plantées Extractions totales de bois Fonctions de protection des ressources forestières Superfice forestière affectée principalement à la protection des sols et des eaux Fonctions socio-économiques des forêts Superficie des forêts privées Valeur des extractions totales de bois Emploi dans la production primaire de biens Cadre juridique. H = Haute (les pays soumettant un rapport représentent 75-100% de la superficie forestière totale) M = Moyenne (les pays soumettant un rapport représentent 50-74% de la superficie forestière totale) F = Faible (les pays soumettant un rapport représentent 25-49% de la superficie forestière totale) = = = – = Changement positif (plus de 0. la superficie de forêts primaires continue de reculer à un rythme alarmant car ces forêts deviennent exploitées ou sont converties à d’autres usages.50%) Changement négatif (moins de -0. voir la note au bas du tableau 1. voir la note au bas du tableau 1. décisionnel et institutionnel Superficie forestière faisant l'objet d'un plan d'aménagement Ressources humaines dans des institutions forestières publiques Nombre d'étudiants diplômés en foresterie M H M H – F – H H H H F – – H H H H H H R2 H H H H H – – – – H H H H R1 R2 H H H F M R1 R2 H H H H H H R1 R2 – – – – – – F – – M H H M – – – – H H H H H H H – H – – H H – – – – H F – F F F – – H H H H H H Notes: R1 = Période de référence 1: 1990-2000 à quelques exceptions près.50 et 0. Comme le montrent les analyses qui précèdent. la réponse ne saurait être définitive.50%) Pas de changement sensible (entre -0. R2 = Période de référence 2: 2000-2010 à quelques exceptions près. .

La planification concertée de la prochaine évaluation mondiale (FRA 2015) débutera en 2011. des organisations non gouvernementales et les pays ont collaboré à la conception et à la mise en œuvre de FRA 2010.xxxi Asie du Sud et du Sud-Est de l’Ouest et centrale total Europe Europe sans la Fédération de Russie R2 H H H – – M H H H M H H H H R1 R2 H H H M M F M – M M H M Amérique du Nord et centrale Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Océanie Amérique du Sud R1 H H H H H H H – H H H H – R2 H H H H H F F – F H H H H R1 R2 H H H – H H H H H H H H R1 R1 R2 H H H H F – – R1 R2 H H H H H – – – – – – H H H H H H H R1 R2 H – – H – – – – H H H – R1 R2 H R1 R2 – – – – H H H – – – – – – – – H M – – H H H – – – – – – – F H M F – – H H M F F M F H M M F F F H – H H – – – – – – – – H H M H M M M F – F – F – – – – F – F – – F – – – – – – H H F F – M – – – – H – – – – – – – H M – – – – – – – – – M – H – – PROCHAINES ÉTAPES Les membres du Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF). sur la base d’une évaluation exhaustive de FRA 2010. . des groupes régionaux.

.

1990. les pays membres de la FAO ont demandé que soit réalisée l’Évaluation des ressources forestières 2010 (FRA 2010). Les études sur les tendances de l’offre de bois ont dominé les évaluations pendant la totalité des années 60. économiques et environnementales des ressources forestières. des experts internationaux. De nouvelles variables ont été incorporées dans FRA 2010 afin de permettre l’évaluation des progrès dans le sens de la Cible Biodiversité 2010 de la Convention sur la diversité biologique (CDB) et des quatre Objectifs d’ensemble relatifs aux forêts de l’Instrument juridiquement non contraignant concernant tous les types de forêts adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies lors de sa 62e session (AGNU. 2008). 2000 et 2005. 1980. mais de graves manques d’information ont rendu difficile l’établissement de rapports sur les tendances clés.» (Article I. pour le processus de FRA 2005. l’alimentation et l’agriculture. le personnel de la FAO. Dans le présent acte. 2007a). Depuis les années 70 jusqu’à FRA 1990. 1995. En outre. ce qui a permis d’obtenir un meilleur taux de réponses et de contrôle de la qualité de l’information au niveau national. le terme «agriculture» englobe les pêches. qui englobe les dimensions sociales. La préoccupation principale à la base de la première évaluation conduite par la FAO a été bien exprimée dans la première phrase de son rapport: «Le monde entier souffre d’un déficit de produits forestiers» (FAO. pour la première fois. analyse. 1948). les produits de la mer. ont été réalisées tous les cinq à dix ans depuis la fondation de la FAO en 19451. un groupe consultatif. y compris 178 correspondants nationaux et leurs équipes. . l’accent a porté sur les dimensions environnementales des ressources forestières. les forêts et les produits bruts de l’exploitation forestière. les utilisateurs et les médias semblaient encore s’intéresser principalement à la superficie forestière et à son changement (Holmgren et Persson. La portée et la teneur des évaluations mondiales ont évolué au fil du temps pour s’adapter aux nouveaux besoins d’information. des consultants et des volontaires du monde entier. 2002). paragraphe 1) (FAO. Il s’agit de l’évaluation la plus exhaustive à ce jour. 1988. à l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT) et à la Conférence ministérielle pour la protection des forêts en Europe (à présent Forest Europe). En outre. Fonctions de l’Organisation. moitié des années 70 (évaluations régionales). un niveau de participation beaucoup plus élevé que celui des évaluations précédentes a été demandé aux pays. FRA 2000 était conçu pour décrire un plus grand ensemble d’avantages et de fonctions de la forêt. a traité du cadre juridique. Le mandat pour ces évaluations figure dans la Constitution de la FAO. on a tenté d’éviter la répétition inutile d’efforts dans le cas de variables communiquées à plusieurs organisations. FRA 2010 a poursuivi cette approche élargie et plus participative et. 1963. Les méthodes d’établissement des rapports sur 1 Les années de référence ont été les suivantes: 1946-1948. Plus de 900 personnes ont contribué au seul processus d’établissement de rapports par les pays.1 Chapitre 1 Introduction Les évaluations des ressources forestières mondiales. 1958. Le cadre d’établissement de rapports pour FRA 2005 se basait sur le concept de gestion durable des forêts. décisionnel et institutionnel qui régit les forêts. coordonnées par la FAO. C’est ainsi que l’on est parvenu à rationaliser davantage la présentation des rapports à la fois à la FAO. En veillant à une collaboration étroite avec les autres processus d’établissement de rapports. interprète et diffuse tous les renseignements relatifs à la nutrition. Lors de la dix-huitième session du Comité des forêts de la FAO (COFO) en mars 2007 (FAO. tant sur le plan des collaborateurs que sur celui de la teneur. 1953. en particulier le taux de déforestation. où il est spécifié que «l’Organisation réunit. leur gestion et leur utilisation. 2000).

On trouvera ci-dessous davantage d’informations sur la teneur et la structure du rapport et sur le processus de FRA 2010. 2010a). y compris une liste des variables importantes figurant dans FRA 2010. principales réalisations de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) de juin 1992. Viennent ensuite des sections distinctes pour chacune des variables qui illustrent la disponibilité des informations. décisionnel et institutionnel Chacun des chapitres commence par un aperçu décrivant le thème. La gestion durable des forêts et des arbres est également l’objectif stratégique de la Stratégie de la FAO pour les forêts et la foresterie (FAO. les principaux résultats et les principales conclusions. communiquée par la FAO dans le cadre de FRA 2010. Ce chapitre est suivi de la bibliographie et d’annexes qui fournissent des statistiques nationales et d’autres informations de référence. économiques.» Le concept de gestion durable des forêts remonte à beaucoup plus loin et a continué à évoluer depuis 1992 grâce au dialogue international sur les politiques forestières entamé au sein du Groupe intergouvernemental sur les forêts (GIF). L’objectif directeur des Principes forestiers est de contribuer à la gestion. ainsi que d’autres membres du Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF). . à la conservation et au développement durable de tous les types de forêts et d’assurer leurs fonctions et utilisations multiples et complémentaires. qui couvrent les aspects les plus importants de la gestion durable des forêts: • Etendue des ressources forestières • Diversité biologique des forêts • Santé et vitalité des forêts • Fonctions de production des ressources forestières • Fonctions de protection des ressources forestières • Fonctions socio-économiques des forêts • Cadre juridique. du Forum intergouvernemental sur les forêts (FIF) et du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF) – ainsi qu’à un grand nombre d’initiatives nationales et écorégionales visant à traduire le concept en pratique. régional et mondial. écologiques. La proportion des terres boisées. Le présent rapport fournit un aperçu complet des résultats de FRA 2010 groupés en fonction des sept éléments thématiques. culturels et spirituels des générations actuelles et futures. Le Principe 2b précise que «Les ressources et les terres forestières doivent être gérées d’une façon écologiquement viable afin de répondre aux besoins sociaux. LE CADRE D’ÉTABLISSEMENT DES RAPPORTS La gestion durable des forêts et FRA 2005 L’expression «gestion durable des forêts» a son origine dans les «Principes forestiers» non contraignants et le Chapitre 11 d’Action 21. Le chapitre 9 se propose de synthétiser les résultats et de mettre en relief les principales tendances qui illustrent les progrès vers la gestion durable des forêts aux niveaux sous-régional. Le chapitre 10 présente les principales conclusions du processus d’établissement de rapports de FRA 2010 et ses résultats. la situation actuelle et les tendances. l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). 2006).2 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 les variables relatives à la biomasse forestière et au carbone ont été harmonisées avec les plus récentes spécifications et lignes directrices du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC. Elles comprennent l’élaboration de critères et indicateurs de gestion durable des forêts. 2008). afin d’assurer la cohérence au fil du temps et d’alléger pour les pays le fardeau de l’établissement des rapports. Les efforts déployés pour établir et maintenir des définitions homogènes à l’échelle mondiale se sont poursuivis dans le processus FRA. est également utilisée comme indicateur des progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (Nations Unies. avec le soutien d’organisations internationales dont la FAO.

• fournisse les informations liées aux forêts requises pour évaluer les progrès vers la Cible Biodiversité 2010 de la CDB. Cadre juridique. A la suite d’une évaluation de FRA 2005. • fournisse une plate-forme mondiale pour l’établissement de rapports sur les informations essentielles relatives aux ressources forestières. Sur la base de ces conseils. qui soient soumises à un contrôle de leur qualité. . le boisement et l’expansion naturelle des forêts. les processus d’établissement de critères et d’indicateurs et la communauté de la télédétection en vue de mettre en commun les ressources et les connaissances techniques spécialisées et d’alléger le fardeau que constitue l’établissement des rapports. aux niveaux du biome. par exemple les membres du PCF. le Comité a demandé que FRA 2010 reflète pleinement les quatre Objectifs d’ensemble relatifs aux forêts (voir l’encadré 1. ainsi que sur la dynamique du changement de l’utilisation des terres. les tableaux d’information de FRA 2010 ont été élaborés en collaboration avec le groupe consultatif FRA et les correspondants nationaux. régional et mondial. recense les sept éléments thématiques suivants de la gestion durable des forêts et suggère que les États membres devraient les considérer comme un cadre de référence: 1. Le Comité a recommandé que la FAO continue à collaborer avec ses membres. Il a également exprimé son appui aux recommandations de la Consultation internationale d’experts sur l’évaluation des ressources forestières (Kotka V) comme base pour FRA 2010. comme la déforestation. Lors de sa dix-huitième session. Etendue des ressources forestières 2. Fonctions socio-économiques des forêts 7.Introduction 3 Malgré le long processus de maturation du concept de gestion forestière durable. La collaboration entre les points focaux pour divers processus d’établissement de rapports sur les forêts au sein des pays devrait être encouragée. et qui puissent être utilisées par une grande variété de processus internationaux et nationaux et contribuer à une évaluation des progrès vers la gestion durable des forêts. l’accord le plus récent lié aux forêts. • maintienne et améliore la collaboration avec les organisations s’intéressant aux forêts. les membres du CPF et les partenaires régionaux dans le cadre des évaluations des ressources forestières mondiales.1). Santé et vitalité des forêts 4. Fonctions de protection des ressources forestières 6. L’Instrument juridiquement non contraignant concernant tous les types de forêts. Fonctions de production des ressources forestières 5. entre autres en apportant un soutien aux réseaux régionaux. 2000 et 2010 comme ses principales années de référence. Diversité biologique des forêts 3. • utilise les rapports nationaux soumis par chacun des pays comme base. • englobe un élément concernant la télédétection comme élément complémentaire de FRA 2010. il est difficile de définir de façon explicite ce qu’on entend par «gestion durable des forêts». qui a eu lieu à Kotka. ou peutêtre à cause de cela. en 2006 (Kotka V). en Finlande. Cet élément devrait fournir des informations sur la distribution spatiale des forêts et sur le couvert végétal forestier. a recommandé que le processus FRA continue à utiliser le concept de gestion durable des forêts comme cadre d’établissement des rapports et que FRA 2010 traite chacun des sept éléments thématiques. la cinquième réunion d’experts sur les évaluations des ressources forestières mondiales. le COFO a examiné l’Evaluation des ressources forestières mondiales 2005 et a reconnu les progrès considérables qui ont été réalisés sur le plan de l’harmonisation des informations nationales sous la forme d’une synthèse mondiale et de l’utilisation d’un processus participatif. • maintienne et renforce le réseau de correspondants nationaux. décisionnel et institutionnel FRA 2005 traitait des six premiers de ces éléments thématiques. Les participants à cette Consultation d’experts ont également recommandé que FRA 2010 (FAO. De surcroît. 2006a): • se base sur 1990.

Dans ces circonstances. Jersey. les résultats pour l’«Europe sans la Fédération de Russie» sont présentés séparément des résultats du reste de l’Europe afin de mettre en relief la variation présente dans la région. 2000.2). Quatre unités de présentation de rapports figurant dans la liste de la DSNU ont été exclues de FRA 2010: 1. et Iles Géorgie du Sud et Sandwich du Sud) et huit ont été ajoutées (Guernesey. Chine (incluse dans la Chine). variables et définitions. 2005 et 2010 (à l’exception de quelques variables pour lesquelles il n’aurait pas été indiqué de faire des prévisions jusqu’à 2010). étant donné la différence de superficie entre les pays. sont disponibles en ligne en anglais. Les caractéristiques détaillées relatives aux tableaux. un ou plusieurs pays conditionnent les résultats régionaux. Une autre répartition a été établie pour fournir davantage de détails pour trois régions: Afrique. Chine (incluse dans la Chine). d). dans certaines régions. Les divisions sous-régionales sont quelque peu arbitraires. La Fédération de Russie est incluse dans l’Europe et domine ces statistiques. Iles Norfolk. Iles Anglo-Normandes (recensées séparément comme Guernesey et Jersey dans FRA 2010). Par rapport à FRA 2005. français et russe (FAO. Région administrative spéciale de Macao. Chacune de ces régions a été subdivisée en trois sous-régions. Iles Anglo-Normandes. Le tableau 1. la valeur correspondant à la Fédération de Russie diffère considérablement de celle de l’Europe en général. Le groupe consultatif de FRA et les correspondants nationaux ont soumis ces tableaux. ainsi que les directives pour l’établissement des rapports. 3. 2007b.). . jusqu’ici. cette répartition signifie que. 2006a). Iles Aaland (incluses dans la Finlande). le Brésil domine les résultats régionaux de l’Amérique du Sud et l’Australie ceux de l’Océanie. 2010a). Asie et Amérique du Nord et centrale.1 fournit une représentation graphique des pays compris dans chacune d’elles. Ces régions sont les mêmes que celles utilisées dans d’autres publications de la FAO. un rapport national a été rédigé et publié en tant que document de travail de FRA 2010. c. Serbie et Monténégro. Parmi ses réalisations figurent la 2 Dans certains cas. Région administrative spéciale de Hong-Kong. les Caraïbes et l’Amérique centrale sont associées à l’Amérique du Nord et tendent à être éclipsées par le Canada et les États-Unis. Serbie et Iles Svalbard et Jan Mayen).2 résume les statistiques clés pour les régions et les sous-régions et la figure 1. Saint-Martin (partie française). Pour chacun de 233 pays et zones. qui s’est tenue en juillet 2006 (FAO. Pays et zones figurant dans FRA 2010 FRA 2010 comprend au total 233 pays et zones choisis sur la base de la liste utilisée par la Division de statistique des Nations Unies (DSNU) (Nations Unies. y compris les variables et les définitions. portant le nombre total de zones à 122. arabe.4 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 LA PORTÉE DE FRA 2010 Les tableaux d’information de FRA 2010 Dix-sept tableaux d’information ont été élaborés pour rendre compte des éléments thématiques de la gestion durable des forêts (tableau 1. 4. Saint Barthélemy. 2. y compris FRA 2005. LE PROCESSUS Le processus de FRA  2010 a démarré à la suite de la consultation d’experts Kotka V sur l’évaluation des ressources forestières mondiales. à un examen approfondi. Toutefois. il a fallu quatre ans pour l’achever (figure 1.1. mais elles sont censées représenter les zones dont les conditions environnementales et socio-économiques sont similaires. espagnol. Régions et sous-régions Les rapports pour FRA 2010 sont répartis en six régions. quatre unités déclarantes ont été exclues de FRA 2010 (Territoire britannique de l’océan Indien. Monténégro. et suivent des démarcations bien établies. Les pays ont été invités à fournir des informations pour les 17 tableaux pour quatre années de référence: 1990.

en vue de la mise en œuvre d’une gestion durable des forêts. sociaux et écologiques dérivés des forêts. Source: AGNU. Stock de carbone 9. Autres perturbations affectant la santé et la vitalité des forêts 11. Etendue des forêts et autres terres boisées 2. à leur régénération. Education et recherche 17.1 Tableaux d’information de FRA 2010 et liens aux éléments thématiques de la gestion durable des forêts Eléments thématiques Etendue des Diversité ressources biologique forestières des forêts Tableau d’information 1. Emploi 14. au reboisement et à des efforts accrus en vue de prévenir la dégradation des forêts. notamment grâce à la protection des forêts. y compris nouvelles et additionnelles de toutes sources. régional et national en vue de faire des progrès vers la réalisation de ces quatre objectifs d’ici à 2015.Introduction 5 ENCADRÉ 1. au boisement. Régime de propriété et droits de gestion des forêts 3. Objectif d’ensemble 4 Inverser la tendance à la baisse de l’aide publique au développement affectée à la gestion durable des forêts et mobiliser des ressources financières sensiblement plus importantes. Extractions de produits forestiers non ligneux et valeur des extractions 13. Incendies de forêt 10. les États membres ont réaffirmé leur engagement à travailler aux niveaux mondial. Au titre de la résolution 62/419 de l’AGNU. y compris en améliorant les moyens de subsistance des populations tributaires des forêts. Extractions de bois et valeur des extractions 12. Cadre institutionnel 16.1 Objectifs d’ensemble relatifs aux forêts Objectif d’ensemble 1 Mettre fin à la réduction du couvert forestier dans le monde en pratiquant une gestion forestière durable. Désignation et aménagement des forêts 4. Objectif d’ensemble 2 Renforcer les avantages économiques. Cadre décisionnel et juridique 15. Collecte des recettes publiques et dépenses ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü ü Santé et Fonctions de vitalité des production forêts des ressources forestières ü ü ü ü ü Fonctions de Fonctions Cadre protection sociojuridique. Stock de biomasse 8. des économiques décisionnel ressources des forêts et forestières institutionnel . Etablissement des forêts et reboisement 6. Objectif d’ensemble 3 Accroître sensiblement la superficie des forêts protégées dans le monde et celle des forêts gérées de façon durable et accroître la proportion des produits forestiers provenant de forêts en gestion durable. 2008 TABLEAU 1. Matériel sur pied 7. Caractéristiques des forêts 5.

2 1. un grand nombre de membres du personnel de la FAO. Les membres de ce groupe représentent des institutions partenaires.8 1. Outre le personnel de base. la FAO a demandé aux pays de nommer officiellement un correspondant national pour le processus FRA 2010. y compris l’OIBT.7 2.3 1. de consultants et de bénévoles ont participé aux diverses étapes de FRA 2010 en tant que spécialistes de différents domaines. Un groupe consultatif de FRA a fourni des conseils et un soutien tout au long du processus. Les résultats de l’enquête mondiale par télédétection et des études spéciales seront publiés dans le courant de 2011. Six membres du personnel. l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et l’Institut mondial pour les ressources (WRI). Conformément aux recommandations de Kotka V et du COFO 2007. adjoints à la préparation des rapports pour les pays et zones n’ayant pas de correspondant national et personnel régional des bureaux décentralisés.8 1.6 2. FRA  2010 a été coordonnée par l’Equipe chargée de l’établissement des rapports et de l’évaluation des ressources forestières mondiales au sein du siège de la FAO.7 1. La Commission économique des Nations Unies pour l’Europe/Section du bois de la FAO (à présent CENUE/Section de la foresterie et du bois de la FAO) à Genève a été un partenaire institutionnel de premier plan.1 0.2 Densité (Population/ km2) 37 22 40 33 134 253 35 132 33 182 80 22 25 4 22 52 Rurale (% du total) Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 23 8 26 57 5 18 25 48 50 27 7 5 39 25 14 233 368 209 410 987 1 547 2 144 385 4 075 732 42 41 454 536 35 385 6 751 69 49 59 61 53 66 40 59 28 34 45 19 23 30 17 50 .6 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 diffusion des principaux résultats et des 233 rapports (mars 2010) et le lancement du présent rapport en octobre 2010.5 1. le Centre mondial de surveillance de conservation de la nature du PNUE (PNUE-CMSC). TABLEAU 1. à Rome.4 1.0 1.0 1.1 0. Le groupe consultatif a joué un rôle déterminant dans l’élaboration de FRA 2010 tout en remplissant une précieuse fonction de surveillance et d’examen.3 0. la Conférence ministérielle sur la protection des forêts en Europe (CMPFE – à présent connue sous le nom de Forest Europe des représentants des secrétariats de la CDB et la CCNUCC. ont œuvré à plein temps tout au long du processus d’établissement des rapports nationaux et ont joué le rôle de points focaux pour chaque région afin de faciliter la communication entre les correspondants nationaux et la FAO.4 1.2 Principales statistiques pour les régions et sous-régions utilisées dans FRA 2010 Région/sous-région Nombre de pays et zones Superficie totale (millions d’hectares) 1 000 941 1 033 2 974 1 158 847 1 086 3 091 2 215 23 51 2 061 2 135 849 1 746 13 011 Population 2008 Total (millions) Taux de croissance annuelle (%) 2. dont des membres du personnel administratif et de projet. ainsi qu’un grand nombre de pays provenant de toutes les régions (voir la liste intégrale des membres/collaborateurs à l’annexe 1). s’occupant des communications et fournissant un soutien à plusieurs pays d’Europe et d’Asie centrale.

A l’heure actuelle.Introduction 7 FIGURE 1. Une session de formation. ainsi que leurs réseaux nationaux spécialisés respectifs. français ou espagnol.2 Calendrier de FRA 2010 Avril 2007 mars 2008 Finalisation des tableaux et nomination des correspondants nationaux confirmée Résultat: Validation des tableaux.1 Répartition régionale et sous-régionale utilisée dans FRA 2010 Afrique Afrique du Nord Afrique de l’Ouest et centrale Afrique de l’Est et australe Asie Asie de l’Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l’Ouest et centrale Europe Amérique du Nord et centrale Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Océanie Amérique du Sud FIGURE 1. . des variables et des 178 correspondants nationaux Avril 2008 octobre 2009 Juin 2006 Mars 2007 Mars 2008 Mars 2010 Octobre 2010  2011 Consultation d’experts Kotka V 18 session du COFO e Lancement de FRA 2010 et atelier mondial de formation Travaux aux niveaux régional et national Diffusion des principaux résultats Lancement du rapport principal Kotka VI Résultat: Recommandations sur la portée et le processus Résultat: Demande de mise en œuvre de FRA 2010 Résultat: Directives et normes techniques en cinq langues pour FRA 2010 Résultat: 233 rapports nationaux Résultat: Publication des résultats principaux et des rapports nationaux Résultat: Publication du rapport principal en six langues Résultat: Evaluation de FRA 2010 et conception de FRA 2015 Pratiquement tous les pays se sont empressés de procéder à cette nomination. 178 correspondants nationaux ont été désignés. représentent une force énorme pour le processus de FRA 2010 et ont été chargés de la coordination des contributions et de la préparation des rapports nationaux suivant un modèle type en anglais. Ces correspondants.

Ces rapports sont disponibles sur le site web de la FAO consacré à la foresterie (www. arabe. . ainsi que les hypothèses éventuelles formulées. • Tableaux mondiaux. tous les rapports nationaux ont été envoyés au responsable du secteur forestier du pays respectif pour une validation définitive. Disponible sur le site web de FAO: Forêts. des normes techniques et des modèles de rapports leur ont été fournis.org/forestry/fra2010) en anglais. Au total. Les points focaux régionaux au siège de la FAO et auprès de ses bureaux régionaux et sousrégionaux étaient régulièrement en contact avec les correspondants nationaux tout au long du processus. en particulier lorsque les pays ont eu du mal à faire correspondre les classes nationales à celles utilisées dans FRA 2010. français. Un dépliant les décrivant est disponible en anglais. Au total ont été rédigés 233 rapports détaillés qui indiquent les sources de données et les données d’origine. Une liste des questions posées fréquemment a été affichée sur le site web de FRA 2010 pour faciliter encore le processus d’établissement des rapports. Le modèle d’établissement de rapports demandait aux pays de fournir des références complètes pour les sources de données d’origine et une estimation de la fiabilité des données pour chaque source. Les rapports finaux sont donc le résultat d’un processus itératif et d’un effort de collaboration. 2005 et 2010). régionaux et mondiaux pour chaque thème du rapport principal. La cohérence intérieure a été vérifiée et une comparaison faite avec les informations fournies à FRA 2005. parmi les autres réalisations importantes de FRA 2010 figurent les suivantes: • Rapports nationaux. • Une base de données interactive. et décrivent les méthodologies utilisées pour l’estimation. dix ateliers régionaux et sous-régionaux ont été organisés afin d’examiner les rapports préliminaires (voir l’annexe 5 pour les détails). Des spécialistes de la FAO ont analysé ces tableaux et préparé des aperçus sous-régionaux. chinois et russe sur le site web de la FAO ou comme copie papier sur demande. Les données ont ensuite été introduites dans le Système d’information forestier (FORIS) de la FAO et les tableaux mondiaux ont été établis. Avant la publication des principaux résultats et des tableaux mondiaux. • Résultats principaux. Vingt d’entre eux se trouvent à l’annexe 3 et la série complète est disponible sur le site web susmentionné. y compris toute hypothèse formulée et les méthodologies utilisées pour les estimations et la projection des données aux quatre horizons de référence (1990. et des lignes détaillées. y compris des représentants de 154 pays et 14 organisations clés travaillant sur les forêts. 2000. Les principaux résultats de FRA 2010 ont été publiés en mars 2010 (FAO. Des sections distinctes de ces rapports traitent de l’analyse des données. LES RÉALISATIONS Outre le présent rapport. 2010a). Ces ateliers ont permis de partager des expériences et d’aborder certaines questions et problèmes relatifs à la disponibilité et à l’interprétation des données. et la reclassification des données par rapport aux classes utilisées dans FRA 2010. français ou espagnol. Les notes explicatives accompagnant les tableaux fournissent des données supplémentaires. ainsi que des définitions terminologiques. espagnol. Toutes les données ont été saisies dans une base de données et une interface utilisateur a été développée pour permettre de récupérer facilement ces statistiques. Une série de 40 tableaux mondiaux a été compilée sur la base des informations fournies par les pays. le questionnaire du secteur forestier conjoint FAO/CENUE/OIBT/Eurostat et d’autres sources d’information publiées.8 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 à laquelle ont participé 265 spécialistes de l’évaluation des forêts. les rapports nationaux préliminaires ont fait l’objet d’un examen approfondi pour garantir leur intégralité et l’application correcte des définitions et méthodologies – y compris la reclassification des données nationales dans le système de classification de FRA 2010. Des copies papier sont disponibles sur demande. s’est tenue en mars 2008 à Rome. la prévision et la reclassification. la calibration des données en fonction de la superficie officielle des terres recensée par la FAO. Une fois reçus.fao.

• Documents de travail. Les résultats devraient être prêts fin 2011.Introduction 9 • Une enquête mondiale par télédétection. • Etudes spéciales. Un certain nombre de documents de travail ont été rédigés dans le cadre du processus de FRA 2010. forêts. Chacune de ces études fait intervenir des spécialistes supplémentaires et sera publiée séparément. Ils figurent sur le site http://www. . L’encadré 2. ressources génétiques forestières.fao.3 du chapitre 2 décrit cette étude en plus ample détail.org/forestry/ fra/2560/fr/ et sont répertoriés à l’annexe 4. pauvreté et moyens de subsistance. et forêts et foresterie dans les petites îles. Un certain nombre d’études spéciales fournissent des informations supplémentaires sur des thèmes particuliers: dégradation des forêts. une enquête mondiale par télédétection sur les forêts est actuellement effectuée dans le cadre de FRA 2010. En collaboration avec des organisations partenaires clés et avec la participation de spécialistes de la télédétection dans quelque 150 pays. arbres hors forêts.

.

C’est pourquoi les évaluations des ressources forestières mondiales ont évolué au fil du temps et comportent désormais des informations sur une grande variété d’aspects relatifs aux forêts et à la foresterie. on a cherché des informations sur l’état actuel et les changements au fil du temps (1990. Pour FRA 2010. notamment dans les débats publics. leur état de santé. d’évaluer l’importante fonction de piégeage du carbone que remplissent les forêts. pour décrire la dynamique de l’utilisation des terres qui comprend à la fois la perte de forêts due à la déforestation et aux catastrophes naturelles et les gains de superficie forestière obtenus par la plantation et l’expansion naturelle. qui fournit une première indication de l’importance relative des forêts dans un pays ou une région. La superficie forestière est une variable de base facilement comprise. Les estimations des changements de superficie forestière au fil du temps sont l’indice de la demande de terres à des fins forestières et pour d’autres utilisations. de restaurer et de réhabiliter les paysages forestiers dégradés. 2001 et FAO. Les informations relatives aux tendances de la superficie forestière sont utilisées pour évaluer les progrès vers la Cible Biodiversité 2010 de la CDB. économiques et environnementaux relatifs à la foresterie et aux forêts dans un pays ou une région. 2000. les avantages qu’elles fournissent ou si elles sont bien gérées. la perte nette de superficie forestière n’est pas suffisante. comme il a été observé dans des évaluations antérieures (FAO. les autres terres boisées et les arbres hors forêt. y compris sur les «autres terres boisées» et comme «arbres hors forêt» – afin de soutenir les objectifs sociaux. ainsi que les Objectifs d’ensemble relatifs aux forêts figurant dans l’Accord juridiquement non contraignant concernant tous les types de forêts. Cependant. Elle est liée à l’objectif global de maintenir des ressources forestières adéquates – de différents types et caractéristiques. à elle seule. où d’autres aspects des ressources forestières occupent une place moins prépondérante. 2008). En outre. on a souvent surestimé l’importance de la superficie forestière comme seul indicateur du développement des forêts. Il constitue par ailleurs un indicateur que l’on retrouve dans tous les processus écorégionaux sur les critères et indicateurs de la gestion durable des forêts. De nombreuses autres variables doivent être prises en compte pour déterminer les grandes tendances observables dans l’étendue des ressources forestières. car ils montrent si les forêts sont dégradées et dans quelle mesure elles atténuent le changement climatique. et d’affecter les forêts à différentes finalités. Les informations sur l’étendue des ressources forestières ont constitué le fer de lance de toutes les évaluations des ressources forestières mondiales et demeurent un thème principal de FRA 2010. 2006b). Le but ultime de la surveillance de l’étendue et des caractéristiques des ressources forestières est de comprendre et de réduire la déforestation incontrôlée. 2005 et 2010) des six variables suivantes liées à l’étendue des ressources forestières: . Le pourcentage de terres boisées fait aussi partie des indicateurs utilisés pour les Objectifs du Millénaire pour le développement (Nations Unies. La superficie forestière à elle seule ne nous indique pas les sortes de forêts que nous avons. Les statistiques les plus fréquemment citées tirées des évaluations des ressources forestières mondiales continuent d’être le taux mondial de déforestation et la perte nette de superficie forestière.11 Chapitre 2 Etendue des ressources forestières APERÇU La connaissance de l’étendue des ressources forestières est la première mesure de la gestion durable des forêts. Le matériel sur pied et le stockage du carbone peuvent représenter des paramètres tout aussi importants.

Pour les deux dernières classes. Une enquête mondiale par télédétection est en cours dans le cadre de FRA 2010 (voir l’encadré 2. les rapports des pays pour FRA 2010 comportent une quantité de détails largement supérieure à ce qui figure dans les tableaux mondiaux. Etats-Unis d’Amérique et Chine) représentent plus de la moitié de la superficie forestière totale (soit 53 pour cent). Dix d’entre eux sont entièrement dépourvus de forêts. Les résultats ont été largement reconnus et utilisés (Mayaux et al. Cependant. de 79 millions d’hectares. qui viendra compléter les informations figurant dans le présent rapport en termes de changements de la superficie forestière au fil du temps dans les biomes d’envergure. L’enquête a également fourni des données intéressantes sur les processus de changement d’affectation des terres.6 hectare par habitant. • Volume sur pied du bois. tout au plus. le bois mort. ainsi que de nombreux petits Etats insulaires en développement (PEID) et territoires dépendants. 2005. du type de forêt ou de végétation. compte tenu du caractère limité des informations obtenues. Dans FRA 2000. sauf pour les trois types de forêts sélectionnés mentionnés ci-dessus. par exemple. • Stock de carbone contenu dans la biomasse ligneuse. les pays ont aussi été invités à fournir des données sur la superficie de forêt composée d’espèces introduites. la litière et les sols forestiers. Canada. La superficie totale des autres terres boisées est estimée à au moins 1. • Biomasse forestière. Brésil. en plus de fournir des informations plus détaillées sur la dynamique des changements d’affectation des terres aux niveaux régional et mondial. bambou et plantations d’hévéas. il est estimé que la superficie forestière mondiale totale fait un peu plus de 4 milliards d’hectares. ce qui correspond à une moyenne de 0. ce qui équivaut à 9 pour cent de la superficie forestière totale. de la structure par classe d’âge ou de la répartition par classe de diamètre. il n’a pas été possible d’examiner ces classifications au niveau mondial. c’est-à-dire le matériel sur pied total présent dans les forêts et les autres terres boisées et sa composition. tandis que 64 pays ayant une population cumulée de 2 milliards de personnes ne sont dotés de forêt que sur.. autres forêts naturellement régénérées et forêts plantées. Les cinq pays les plus riches en forêt (Fédération de Russie. mais elle est sans aucun doute beaucoup plus élevée. par exemple). 3 Voir l’annexe 2 pour les définitions. aboutissant. une enquête indépendante par télédétection a été menée afin de compléter les rapports nationaux pour la région pantropicale. 10 pour cent de leur superficie de terres. y compris la documentation des différents modèles de changements d’affectation dans les régions tropicales.1 milliard d’hectares. en fonction par exemple. Les pays ont aussi été invités à fournir des informations sur les «autres terres dotées de couvert arboré».12 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 • Superficie de la «forêt» et des «autres terres boisées». PRINCIPAUX RÉSULTATS Les forêts occupent 31 pour cent de la superficie totale des terres En 2010. • Superficie de certains types de forêt: mangroves. Cependant. Des classifications plus détaillées de la superficie forestière sont souvent utilisées dans les processus régionaux et écorégionaux de critères et indicateurs. Les résultats ont représenté une composante importante de l’analyse des tendances régionales et mondiales. La superficie totale des autres terres dotées de couvert arboré est. à l’étalonnage des changements signalés de la superficie forestière africaine. la superficie forestière est répartie de façon inégale.3).3 • Caractéristiques des forêts et des autres terres boisées suivant trois catégories: forêts primaires. selon les données obtenues. ainsi que dans les rapports nationaux. . Parmi ces pays figurent un certain nombre de pays assez grands situés dans des zones arides. Du fait de la variabilité des conditions et des systèmes de classification entre les pays et les régions.

selon les estimations. On a observé une légère diminution du total du matériel sur pied durant la période 1990-2010.Etendue des ressources forestières 13 La déforestation semble diminuer. Plus de 90 pour cent de la superficie forestière totale est constituée de forêts naturellement régénérées Les forêts primaires – forêts composées d’espèces indigènes où aucune trace d’activité humaine passée ou présente n’est clairement visible – occupent. Bien que la superficie sous hévéas ait connu une augmentation rapide dans les années 90. Les forêts contiennent plus de carbone que l’ensemble de l’atmosphère La quantité de carbone présent dans les forêts du monde est de plus de 650 milliards de tonnes. tandis qu’en Australie.3 millions d’hectares par an durant la période 1990-2000. Il est difficile d’évaluer la superficie de bambou car ces espèces sont présentes souvent sous forme de parcelles au sein des forêts ou de bouquets hors forêt. Les pays dotés du matériel sur pied le plus abondant par hectare se situaient en Europe centrale et dans quelques zones tropicales. Presque la moitié de la superficie des mangroves (47 pour cent) est située dans cinq pays: Indonésie.6  millions d’hectares en 2010. 11 pour cent dans le bois mort et la litière. et 45 pour cent dans le sol. Si la gestion durable. le matériel sur pied total dans les forêts du monde était estimé à environ 527 milliards de m3 Ce chiffre correspond à une moyenne de 131 m3 par hectare. La superficie des mangroves continue de diminuer. Les autres forêts naturellement régénérées en représentent quelque 57 pour cent. d’après les résultats préliminaires fondés sur les rapports de 33 des principaux pays riches en bambou. Néanmoins. Australie et Mexique. l’augmentation de la superficie de nouvelles forêts établies par plantation ou semis et l’expansion naturelle des forêts existantes. En 2010. Cette réduction considérable est due à. la superficie totale est d’environ 31. contre 16. qui subirent la perte nette de forêt la plus importante dans les années 90. selon les estimations. 10 millions d’hectares. selon les estimations. de graves sécheresses et des incendies forestiers sont venus exacerber la perte de forêts depuis 2000. mais elle se poursuit à un rythme alarmant Environ 13 millions d’hectares ont été convertis à d’autres utilisations – principalement l’agriculture – ou perdus du fait de causes naturelles annuellement au cours de la dernière décennie. la diminution du taux de déforestation et. ont considérablement réduit le rythme de la perte en leur sein. mais ce changement n’est probablement pas significatif en termes statistiques. ce chiffre (après révision) était de 16 millions d’hectares par an. tandis que les forêts plantées constituent. Le boisement et l’expansion naturelle des forêts dans certains pays ont considérablement réduit la perte nette de superficie forestière à l’échelle mondiale Le changement net de superficie forestière durant la période 2000-2010 est estimé à -5. Dans les années 90. Nigéria. Cette perte a diminué par rapport à la perte enregistrée de -8. Les plantations d’hévéas se situent dans un nombre relativement réduit de pays – principalement en Asie du Sud-Est et en Afrique – et elles couvrent. la plantation et la réhabilitation des forêts peuvent conserver ou . 7 pour cent de la superficie forestière totale.1 millions d’hectares en 1990. d’autre part.2 millions d’hectares par an au niveau mondial (soit une superficie similaire à celle du Costa Rica). Brésil. d’une part. tandis que la superficie de bambou et des plantations d’hévéas est à la hausse La superficie totale des mangroves est estimée à 15.5 millions d’hectares. 36 pour cent de la superficie forestière totale. Tant le Brésil que l’Indonésie. le rythme de cette augmentation commence à présent à ralentir et connaît actuellement une diminution dans plusieurs pays. dont 44 pour cent dans la biomasse.

EtatsUnis d’Amérique. Brésil. Pourtant. Indonésie. La superficie forestière totale en 2010 était estimée à 4 milliards d’hectares. Les données sur la situation et les tendances de la superficie forestière sont essentielles à la prise de décisions dans le cadre des politiques forestières et foncières. Les cinq pays les plus riches en forêt (Fédération de Russie. La répartition des forêts au niveau sous-régional est indiquée dans le tableau 2. Ces aspects sont examinés dans d’autres chapitres du présent rapport. Il est relativement facile de mesurer la superficie forestière. SUPERFICIE FORESTIÈRE ET CHANGEMENT DE SUPERFICIE FORESTIÈRE Introduction La superficie forestière fournit la première indication de l’importance relative des forêts dans un pays ou une région. Cela correspond à une moyenne de 0. se poursuit à un rythme alarmant. y compris la conversion incontrôlée des forêts en terres agricoles. selon les estimations. ainsi qu’à l’allocation des ressources. Pour le monde dans son ensemble. Australie.14 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 accroître les stocks de carbone forestier.5 gigatonne tous les ans durant la période 2005-2010. suivie par l’Amérique du Sud (21 pour cent). Cependant. mais elles devront être associées à des informations relatives à d’autres aspects comme la santé et la vitalité des forêts et à leurs fonctions et valeurs socio-économiques et écologiques. la déforestation. comme l’illustre la figure 2. alors que les estimations du changement advenu dans la superficie forestière au cours du temps sont l’indice de la demande de terres à des fins forestières et pour d’autres utilisations. au fil du temps dans certains pays et régions. voire affichent une tendance positive. 10 pour cent de leurs terres émergées. Au niveau des pays. et l’Amérique du Nord et centrale (17 pour cent). tandis que 64 pays ayant une population cumulée de 2 milliards de personnes ne sont dotés de forêt que sur. la déforestation. Situation Chacun des 233 pays et zones soumettant un rapport à FRA 2010 a fourni des informations sur l’étendue de ses forêts. de 0. Brésil. PRINCIPALES CONCLUSIONS Des progrès considérables ont été accomplis pour renverser la tendance générale à la perte de superficie forestière. Sept pays ont plus de 100 millions d’hectares de forêts chacun et les dix pays les plus riches en forêts (Fédération de Russie. soit 31  pour cent du total des terres émergées. tout au plus. la Fédération de Russie à elle seule représente 20 pour cent de la superficie forestière totale du monde. République démocratique du Congo. Canada. Chine. la dégradation et une gestion forestière insuffisante ont pour effet de les réduire.1.2). Etats-Unis d’Amérique et Chine) représentent plus de la moitié de la superficie forestière totale (53 pour cent). Soudan et Inde) représentent 67 pour cent de la superficie forestière totale du Congo (figure 2. et cette variable figure donc parmi les 60 indicateurs utilisés pour la surveillance des progrès vers les Objectifs du Millénaire pour le développement (Objectif 7 – Assurer un environnement durable). tandis que dix pays et zones (les . Des informations sur la superficie de forêts et d’autres terres boisées par pays se trouvent dans le tableau 2 de l’annexe 3. L’Europe (y compris la Fédération de Russie) représente 25 pour cent de la superficie forestière totale du monde. et plusieurs variables liées à l’étendue des ressources forestières ne révèlent aucune tendance négative sensible. Il faudra déployer des efforts considérables pour faire en sorte que cette tendance générale devienne positive ou reste stable dans toutes les régions. la Cible Biodiversité 2010 et les Objectifs d’ensemble relatifs aux forêts. la superficie forestière est répartie de façon inégale. Canada. les stocks de carbone dans la biomasse forestière ont diminué. Cette baisse est principalement imputable à la réduction de la superficie forestière mondiale et s’est produite en dépit de l’augmentation du matériel sur pied par hectare dans certaines régions. Les 33 pour cent restants sont répartis entre 213 pays et zones.6 hectare de forêt par habitant.1.

1 Répartition des forêts par région et sous-région. Saint-Siège. Saint-Marin. Dans 50 pays et zones. les forêts occupent plus de 75 pour cent du total des terres . les forêts couvrent plus de la moitié du total des terres émergées (figure 2.Etendue des ressources forestières 15 FIGURE 2. Saint Barthélemy. TABLEAU 2.3) et dans 12 d’entre eux. 2010). Nauru. et Tokelau) ont indiqué ne pas avoir de zones pouvant être qualifiées de forêts sur la base de la définition de FRA 2010. 2010 Région/sous-région 1 000 ha Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Fédération de Russie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 267 517 78 814 328 088 674 419 254 626 294 373 43 513 592 512 809 090 195 911 1 005 001 6 933 19 499 678 961 705 393 191 384 864 351 4 033 060 Superficie forestière % de la superficie forestière totale 7 2 8 17 6 7 1 15 20 5 25 0 0 17 17 5 21 100 Iles Falkland (Malvinas). Monaco.1 Les forêts du monde Forêt (> 10 pour cent de couvert arboré) Autres terres Eau Note: Couvert arboré dérivé de MODIS VCF* à pixels de 250 mètres pour l’année 2005. Qatar. Gibraltar.. Iles Svalbard et Jan Mayen. * Spectroradiomètre à résolution modérée Vegetation Continuous Fields (Hansen et al.

L’Asie affiche le plus faible pourcentage de couvert forestier (tableau 2. Dans 64 pays et zones. . 2010 (millions d’ha) Fédération de Russie Brésil Canada Etats-Unis d’Amérique Chine 809 520 310 304 207 République démocratique du Congo 154 Australie Indonésie Soudan Inde Autres 149 94 70 68 1 347 FIGURE 2. République islamique d’Iran et Mongolie) ont chacun plus de 10 millions d’hectares de forêts.3). souvent désignés comme les pays à faible couvert forestier (PFCF). les forêts ne couvrent pas plus de 10 pour cent du total des terres émergées.16 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 FIGURE 2. mais la liste englobe également trois Etats côtiers de faible altitude d’Amérique du Sud et un pays situé dans le Bassin du Congo (le tableau 2. ainsi que 16 pays plus grands dotés de superficies forestières relativement importantes (plus d’un million d’hectares chacun). La plupart de ces pays dotés d’un important couvert forestier sont de petits Etats insulaires ou territoires.2 Les dix pays dotés de la superficie forestière la plus étendue. figurent de nombreux PEID et territoires indépendants. Au niveau régional. 2010 (%) 0-10 10-30 30-50 50-70 70-100 Pas de données émergées. Trois d’entre eux (Tchad. suivie de l’Europe (y compris la Fédération de Russie) et de l’Amérique du Nord et centrale.2 montre les dix premiers).3 Superficie forestière en pourcentage du total des terres émergées par pays. l’Amérique du Sud présente le plus important pourcentage de couvert forestier. Parmi ces pays et zones.

Les dix pays dotés de la superficie la plus importante d’autres terres boisées (Australie.1 milliard d’hectares – ce qui équivaut à 9  pour cent du total des terres émergées.3 Couvert forestier par région et sous-région. Botswana et Afghanistan) comptent parmi eux six des dix pays dotés de la plus grande superficie forestière. Fédération de Russie.Etendue des ressources forestières 17 TABLEAU 2. mais ces pays n’ont actuellement pas de données fiables quant à sa véritable étendue. il est apparu que la vaste majorité des 72 pays et zones restants étaient aussi dotés de végétation qui serait classifiée comme autres terres boisées sur la base des définitions employées pour FRA 2010. d’après les commentaires fournis dans les rapports nationaux. 2010 Pays/zone 1 000 ha Guyane française Suriname Micronésie (Etats fédérés de) Samoa américaines Seychelles Palaos Gabon Pitcairn Iles Turques et Caïques Iles Salomon 8 082 14 758 64 18 41 40 22 000 4 34 2 213 Superficie forestière % des terres émergées 98 95 92 89 88 88 85 83 80 79 TABLEAU 2. ont soumis des rapports sur la superficie actuelle d’autres terres dotées d’un couvert arboré. 2010 Région/sous-région 1 000 ha Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Fédération de Russie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 267 517 78 814 328 088 674 419 254 626 294 373 43 513 592 512 809 090 195 911 1 005 001 6 933 19 499 678 961 705 393 191 384 864 351 4 033 060 Superficie forestière % des terres émergées 27 8 32 23 22 35 4 19 49 34 45 30 38 33 33 23 49 31 Au total. Cette catégorie a souffert de problèmes de reclassification. Soudan. 161 pays et zones ont signalé avoir des terres classifiées comme «autres terres boisées» en 2010.2 Pays dotés d’un couvert forestier élevé. Canada. Ethiopie. . La superficie totale des autres terres boisées est estimée à au moins 1. Argentine. représentant 38 pour cent de la superficie forestière mondiale. du Kenya. où la distinction entre les forêts et les autres zones boisées n’est pas très claire. en particulier dans les zones arides comme celles de l’Australie. du Mozambique et du Soudan. Cependant. Chine. Seuls 85 pays et zones. Brésil.

18 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Cette variable vise à recenser les zones dans lesquelles les critères de couvert forestier sont satisfaits. principalement due à la conversion des forêts en terres agricoles. après avoir atteint un maximum durant la période 2000-2005. vergers et plantations de palmiers à huile) ou urbaine (p. la perte nette de forêt a diminué au cours des quelques dernières années.4 millions d’hectares par an. tandis qu’en Australie. le boisement et l’expansion naturelle des forêts dans certains pays et régions ont réduit considérablement la perte nette de superficie forestière à l’échelle mondiale (voir l’encadré 2.2 millions d’hectares dans les années 90. Cette estimation était limitée par le manque d’information. 2005 et 2010). La superficie totale d’autres terres dotées d’un couvert arboré est d’au moins 79 millions d’hectares. mais où l’utilisation prédominante des terres est agricole (p. S’il y a des signes qui indiquent que la perte nette de forêts en Afrique est à la baisse (de 4.6 millions d’hectares par an durant la période 2005-2010. lequel représente 60 pour cent de la superficie forestière de cette région.2. soit une superficie légèrement supérieure à celle du Costa Rica. environ 13 millions d’hectares de forêts ont été convertis à d’autres utilisations ou perdus suite à des causes naturelles durant chacune des dix dernières années. La déforestation. Les changements de superficie forestière par région et sous-région sont illustrés dans le tableau 2. l’Amérique du Sud a accusé la perte nette la plus importante de forêts entre 2000 et 2010 – environ 4.5. La catégorie «autres terres dotées d’un couvert arboré» englobe une partie de la catégorie plus large «arbres hors forêt».4 millions d’hectares durant la période 2000-2005 et elle a à présent chuté à un niveau estimé à 3. à l’exception de deux territoires indépendants. Tendances Tous les pays et les zones ont fourni des estimations de la superficie forestière pour les quatre années de référence (1990.2 millions d’hectares par an. revu. certains pays ne possédaient des informations complètes que pour une seule année de référence.4 millions d’hectares par an durant les .1). En moyenne.1 millions d’hectares par an dans les années 90 à 3. de sorte que l’étendue véritable est sans aucun doute beaucoup plus importante. Ces arbres constituent une ressource importante dans de nombreux pays. A l’échelle mondiale. laquelle a perdu 3. Le Brésil et l’Indonésie (qui affichaient la plus importante perte nette de forêts dans les années 1990) ont considérablement réduit leurs taux respectifs de perte. qui n’ont pas fourni d’estimation pour 1990. semble diminuer dans plusieurs pays mais se poursuit à un rythme alarmant dans d’autres. La réduction considérable du taux de perte de forêt est le résultat de la diminution du taux de déforestation. la perte nette annuelle de forêt était de 4. ainsi que de l’augmentation de la superficie de nouvelles forêts établies par plantation ou semis et l’expansion naturelle des forêts existantes. Dans le même temps. Au niveau régional. de 16 millions d’hectares par an dans les années 90. de 4.13 pour cent de la superficie forestière restante durant cette période.0 millions d’hectares par an – suivie de l’Afrique. des sécheresses graves et des incendies ont exacerbé la perte de forêts depuis 2000. ou l’équivalent d’une perte de plus de 140 km2 de forêt par jour. parcs).20 pour cent de la superficie forestière restante chaque année durant cette période. En Amérique du Sud. Cependant. On peut comparer ce chiffre à celui. mais elle est difficile à quantifier (voir l’encadré 2. de sorte qu’il était difficile d’effectuer des analyses temporelles.). 2000. Saint Barthélemy et la Polynésie française. Le changement total net de superficie forestière durant la période 19902000 est estimé à -8. tandis que d’autres avaient un certain nombre d’estimations au fil du temps qui étaient incompatibles. Aux fins de l’analyse.3 millions d’hectares par an. ex. Le changement total net de superficie forestière durant la période 2000-2010 est estimé à -5. La perte nette annuelle actuelle est inférieure de 37  pour cent à celle observée dans les années 90 et équivaut à une perte de 0.4 et la figure 2. la superficie forestière de 1990 pour ces deux territoires a été estimée sur la base d’une extrapolation linéaire des chiffres fournis pour 2000 et 2005. ex. ce qui équivaut à une perte de 0. Les chiffres régionaux reflètent en grande partie les tendances observées au Brésil.

contrôlent l’érosion par l’eau et contribuent à la modération microclimatique. pâturages et diverses formes de systèmes d’horticulture et d’agroforesterie. Les produits dérivés des arbres. ils fournissent des services comme la modération microclimatique et un environnement «vert» bon pour la santé. a recommandé qu’une étude spéciale sur les arbres hors forêt soit menée dans le cadre de FRA 2010. dans la plupart des pays il n’y a toujours pas d’informations suffisantes sur les arbres hors forêt dans les statistiques officielles utilisées pour soutenir la prise de décisions et les politiques générales nationales. ainsi que leurs produits. les espèces. le long de routes et de cours d’eau) et dans les contextes urbains (par exemple sur des terres privées ou publiques et le long de rues). ce qui permettra l’établissement de rapports destinés aux processus internationaux comme FRA et le GIEC. le nombre. Les arbres hors forêt sont donc souvent ignorés dans les politiques de planification de l’utilisation des terres et d’aménagement. les décideurs locaux et nationaux seront mieux à même de prendre en compte les ressources d’arbres hors forêt et les services qu’ils fournissent. le combustible pour la cuisson des aliments. les coûts et les utilisations de l’évaluation (y compris les implications sur les politiques générales). y compris une typologie opérationnelle.Etendue des ressources forestières 19 ENCADRÉ 2.1 Étude spéciale sur les arbres hors forêt La plus récente Consultation d’experts sur l’évaluation des ressources forestières mondiales (Kotka V. Les informations les plus fondamentales – comme l’emplacement. de crise financière et d’insécurité alimentaire. la croissance et la production – sont souvent absentes.. Cette étude a pour objectif de soutenir les agences nationales chargées de la foresterie. Le défi: vers l’intégration des arbres hors forêt dans les politiques de développement Une étude récente (Zomer et al. C’est pour cette raison que les experts réunis durant l’atelier d’introduction de cette étude ont recommandé que le rapport encourage les pays à mener des évaluations opportunes et de qualité des arbres hors forêt au niveau national. sont cruciaux pour la subsistance de centaines de millions de personnes. la biomasse. Une raison majeure de ce manque d’informations est la difficulté et le coût que suppose l’évaluation des arbres hors forêt à l’échelle nationale. 42 experts provenant de 31 institutions réparties dans 17 pays ont défini les objectifs. A travers les évaluations de ce type. Durant cet atelier. • une série d’options méthodologiques et techniques pour les évaluations nationales des arbres hors forêt. les résultats et la précision. dans des haies. champs. • des recommandations en vue d’une intégration améliorée des arbres hors forêt dans le processus d’établissement de rapports FRA. Cependant. Ils comprennent les arbres (isolés. Ce soutien apporté aux décideurs et aux planificateurs de l’utilisation des terres est tout particulièrement important pour les pays en développement car il est prévu que la contribution des arbres hors forêt aux moyens de subsistance des personnes et aux économies nationales connaîtra une augmentation spectaculaire dans le contexte actuel de changements climatiques. Les arbres des paysages ruraux remplissent par ailleurs des fonctions de protection aux niveaux des exploitations agricoles. Le rapport devrait être prêt d’ici à mars 2011. l’organisation dans l’espace. Les arbres présents dans les établissements humains sont tout aussi importants: outre leurs divers produits. les médicaments. permettent une utilisation plus efficace des ressources en eau et en nutriments. au niveau national. L’atelier d’introduction pour cette étude s’est tenu à Rome les 9 et 10 juin 2010. y compris la méthodologie. Les services écosystémiques qu’ils fournissent au niveau mondial sur le plan du piégeage du carbone et de la conservation de la biodiversité sont également considérables. juin 2006). de l’agriculture. en lignes. de l’environnement et du développement rural et urbain en leur fournissant des outils et des méthodes adaptés pour évaluer les ressources d’arbres hors forêt. Les arbres font partie des systèmes locaux d’utilisation des terres depuis des millénaires. 2009) a montré l’importance des arbres hors forêt à l’échelle mondiale: presque la moitié des terres agricoles du monde (soit plus d’un milliard d’hectares) ont un couvert arboré de plus de 10 pour cent. groupe ou bosquets d’arbres et les systèmes arborés) qui se trouvent dans les paysages ruraux (par exemple exploitations agricoles. utilisations et fonctions économiques et environnementales. Ce rapport englobera: • un examen et une analyse comparative des évaluations passées et actuelles à grande échelle (nationale et régionale) des arbres hors forêt. Ils maintiennent la fertilité du sol. le fourrage du bétail et les matériaux de construction. du paysage et de la planète. la portée et le processus de développement de l’étude. . Que sont les arbres hors forêt ? Les «arbres hors forêt» sont les arbres qui se trouvent sur des terres qui ne sont pas catégorisées comme des «forêts» ni comme d’«autres terres boisées». comme les aliments.

En Asie du Sud et du Sud-Est. comme sur des terres agricoles abandonnées – processus assez répandu dans certains pays européens. et de tous les changements positifs imputables au boisement et à l’expansion naturelle des forêts. la superficie forestière de l’Afrique du Nord est désormais jugée relativement stable.6 million d’hectares par an dans les années 90. FIGURE 2. mais la perte nette de 2.7 million d’hectares par an. où les efforts récemment fournis pour recueillir de nouvelles données sur les changements réels survenant tous les ans ont abouti à des chiffres largement inférieurs à ceux estimés pour la période 1990-2000. Lorsqu’une partie de la forêt est défrichée et replantée (reboisement) ou quand la forêt se reconstitue d’elle même en un laps de temps relativement court (régénération naturelle). Pour FRA 2010.4 est un modèle simplifié qui illustre la dynamique du changement des forêts. de sorte qu’il faut faire preuve de circonspection au moment d’analyser les tendances mises en évidence. à 0. et lorsque la zone est incapable de se régénérer naturellement et qu’elle n’est soumise à aucune intervention visant à la replanter. L’une des principales raisons de la diminution globale de la perte nette est une réduction très marquée de la perte nette signalée par le Soudan. comme l’agriculture ou la construction d’infrastructures.4 millions d’hectares par an signalée durant les années 90 a diminué et se situe maintenant. elle aussi réintègre la catégorie des autres terres. Elle ne comprend que deux catégories: les forêts et toutes les autres terres.20 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 ENCADRÉ 2.2 Déforestation et changement net de la superficie forestière La figure 2. la déforestation se poursuit. selon les estimations. Ce résultat est principalement imputable au programme de boisement à grande échelle signalé par la Chine (où la superficie forestière a augmenté de 2 millions d’hectares par an dans les années 90 et en moyenne de 3 millions d’hectares par an depuis 2000). qui a assisté à une perte nette de quelque 0. qui est de loin le plus important. c’est-à-dire la plantation ou semis d’arbres sur une terre jusque-là non boisée. L’Indonésie a signalé une diminution très considérable de son taux de perte nette durant la période 2000-2005 par rapport aux années 90 .2 millions d’hectares par an entre 2000 et 2010. mais il est également dû à la réduction du rythme de déforestation dans certains pays. implique le défrichement des forêts par l’homme et leur conversion à un autre usage. La déforestation. Les catastrophes naturelles peuvent également détruire les forêts. tandis qu’elle diminue encore dans le reste du continent. qui se basaient sur des données assez anciennes. les pays ont été invités à fournir des informations sur leurs superficies forestières pour quatre périodes données. Une augmentation de la superficie forestière peut aussi se produire de deux façons: soit par le boisement.4 Dynamique du changement de la forêt Forêt Déforestation Catastrophes naturelles Boisement Expansion naturelle Autres terres dix dernières années). Une réduction de la superficie forestière peut être causée par l’un ou l’autre des processus suivants: la déforestation et les catastrophes naturelles. il n’y a pas de changement de superficie forestière. Ce changement net est égal à la somme de tous les changements négatifs dus à la déforestation et aux catastrophes naturelles. a signalé un gain net moyen de plus de 2. rares sont les pays qui ont des données fiables tirées d’évaluations comparables effectuées au fil du temps. En conséquence. dont l’Indonésie. Cela permet de calculer le changement net de superficie forestière au fil du temps. soit par l’expansion naturelle des forêts. L’Asie.

04 -0.46 -0..56 0.56 n. de nombreux autres pays d’Asie du Sud et du Sud-Est continuent de .23 0.36 0. il se situe toujours en dessous de la moitié du taux observé pendant et peu après le point culminant du programme de transmigration à grande échelle des années 80 et du début des années 90.s. Cette diminution est conforme à d’autres observations récentes basées sur l’utilisation de la télédétection (Hansen et al.46 0. 0.s.13 FIGURE 2.72 -0.62 -0.46 -0.39 n.31 0.75 -1.02 -0.49 1.77 0.19 0.09 0.4 Changement annuel de la superficie forestière par région et sous-région.10 n. bien que ce taux ait encore augmenté durant les cinq dernières années.66 -0.20 -1 839 -41 -1 535 -3 414 2 781 -677 1 31 2 235 -18 694 676 50 -248 188 -10 -700 -3 997 -5 211 2000-2010 1 000 ha/an % -0.03 -0.45 -0.16 -0.45 -0.81 -0. -0.00 -0. 1990-2010 Echelle 1 million d’ha Perte nette 1990-2000 2000-2010 Afrique Asie Europe (millions d’ha/an) Amérique du Nord et centrale Océanie Gain net 1990-2000 2000-2010 Amérique du Sud et. 2009).87 -1. 1990-2010 Région/sous-région Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Fédération de Russie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde -1 841 -590 -1 637 -4 067 1 762 -2 428 72 -595 32 845 877 53 -374 32 -289 -41 -4 213 -8 327 1990-2000 1 000 ha/an % -0.Etendue des ressources forestières 21 TABLEAU 2. 0.05 -0.5 Changement annuel de la superficie forestière par région.17 -0. Cependant.36 -0.s.07 0.

tandis qu’en Asie de l’Ouest et centrale.6. un grand nombre de pays de l’Océanie et des Caraïbes n’ont signalé aucun changement de superficie forestière. au vu de l’importante superficie forestière. elle augmente en Amérique du Nord.»4 Pour un complément d’informations sur les changements de superficie forestière par pays. Bien que la superficie forestière continue de diminuer dans tous les pays d’Amérique centrale à l’exception du Costa Rica.7 pour cent) et l’Ouganda (-2.9 million d’hectares par an dans les années 90. Cette perte nette semble augmenter et aurait été de plus de 1 million d’hectares par an durant les cinq dernières années.4 millions d’hectares par an du fait de la mise en œuvre de programmes ambitieux de boisement en Chine (tableau 2.3  pour cent). Les cinq pays affichant la perte annuelle nette la plus élevée pour la période 2000-2010 sont: les Comores (-9. Les Caraïbes signalent un gain de superficie forestière grâce au programme de boisement mené à Cuba et du fait que les forêts grignotent des terres agricoles abandonnées dans certaines îles. où la perte nette au Mexique est dépassée par un gain net aux Etats-Unis d’Amérique. comme le mentionne le rapport national de l’Australie: «Il est apprécié que la raison la plus probable du déclin observé de la superficie forestière est la sécheresse étendue que subit une grande partie de l’Australie depuis 2000 et qui a entraîné une double perte: le déclin de la repousse des forêts.9 millions d’hectares par an. au Soudan et au Brésil et malgré des pertes nettes accrues en Australie (voir le tableau 2.7 pour cent). la méthode d’évaluation utilisée en Australie n’a pas permis de faire la distinction entre la perte de forêt temporaire et permanente. la superficie forestière est jugée presque identique en 2010 à celle de 2000.5).6).0 millions d’hectares par an suite à des réductions en Indonésie. Cela est imputable aux pertes importantes de forêt en Australie. ce chiffre est passé à 4. La superficie forestière continue d’augmenter rapidement en Asie de l’Est du fait des efforts de boisement de la Chine. la superficie forestière augmente légèrement. le Nigéria (-3. simplement du fait d’un manque de données pour plus d’une période de référence. en Europe. Durant la période 2000-2010.7 million d’hectares par an. ce chiffre a été réduit à 6. En Europe la superficie forestière a augmenté. en Amérique du Nord et en Océanie. tandis qu’en Afrique et en Amérique centrale. contre un peu moins de 0. d’à peine moins de 0. L’Océanie a signalé une perte nette d’environ 0. Les dix pays présentant le plus important gain net par an durant la période 1990-2000 affichaient un gain net cumulé de superficie forestière de 3.22 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 signaler des taux élevés de perte nette de superficie forestière. Durant la période 2000-2010. Il est difficile de savoir à ce stade si la réduction induite par le climat constitue une perte de forêt permanente ou temporaire.6 pour cent). ainsi que le déclin du feuillage des arbres à cause du stress hydrique (la diminution du feuillage est détectée par des satellites comme une perte de superficie forestière). Dix-neuf 4 Bien qu’une perte de forêt temporaire ne doive pas être considérée comme une perte de superficie forestière sur la base des définitions employées par le processus FRA.5 pour cent par an comme valeur seuil).4 millions d’hectares par an dû aux activités de boisement et à l’expansion naturelle des forêts. Les dix pays ayant accusé la plus grande perte annuelle durant la période 1990-2000 affichaient une perte nette cumulée de superficie forestière de 7. Cependant. . Il est donc possible que la perte nette de forêt indiquée pour FRA 2010 soit surestimée. où une grave sécheresse et des incendies de forêt ont exacerbé la perte de forêt depuis 2000. Cependant. durant la période de 2000 à 2010. la Mauritanie (-2. la plupart des pays n’affichent pas de changements considérables de superficie forestière au cours des cinq dernières années (sur la base de +/-0. voir le tableau 3 à l’annexe 3 et la figure 2. tandis que l’augmentation apparente de la superficie forestière en Suède entre 2000 et 2005 est due à la nouvelle méthodologie d’évaluation utilisée. Vingt-huit pays et zones présentent une perte estimative nette de leur superficie forestière de 1 pour cent ou davantage par an. La légère fluctuation tendancielle observée dans la Fédération de Russie n’est pas significative sur le plan statistique.7 million d’hectares au cours de la période 2000-2010. la plupart des pays signalent un taux de changement négatif considérable. Dans les Caraïbes.1  pour cent). le Togo (-5. En Amérique du Nord et centrale en général.

le Koweït (2.5 Les dix pays ayant subi la perte nette annuelle de superficie forestière la plus élevée.51 -1.17 -2. Les cinq pays présentant le gain estimatif annuel net le plus élevé pour 2000-2010 sont: l’Islande (5.20 -0. dans lesquels même un changement relativement petit en valeurs absolues peut aboutir à un changement important en termes relatifs ou en pourcentage.6 Changement annuel de la superficie forestière par pays.71 Brésil Australie Indonésie Nigéria République-Unie de Tanzanie Zimbabwe République démocratique du Congo Pays Changement annuel 2000-2010 1 000 ha/an -2 642 -562 -498 -410 -403 -327 -311 -310 -290 -288 -6 040 % -0. La plupart.6 pour cent).68 -1.80 -1.1 pour cent). des pays présentant des taux de changement importants mesurés en pourcentages sont des pays à faible couvert forestier.58 -0. 2005-2010 (1 000 ha) Perte nette > 500 250-500 50-250 Petit changement (gain ou perte) < 50 Gain net 50-250 250-500 > 500 TABLEAU 2. la Polynésie française (4.67 -1.Etendue des ressources forestières 23 FIGURE 2.93 -0. mais pas la totalité. . le Rwanda (2.60 -0.88 -0.0 pour cent).51 -3.13 -1.49 -0.49 -0.88 -0.4 pour cent) et l’Uruguay (2.75 -0.53 Myanmar Bolivie (Etat plurinational de) Venezuela (République bolivarienne du) Total pays affichent un gain estimatif annuel net de 1 pour cent ou plus en raison du boisement et de l’expansion naturelle des forêts. 1990-2010 Pays Changement annuel 1990-2000 1 000 ha/an Brésil Indonésie Soudan Myanmar Nigéria République-Unie de Tanzanie Mexique Zimbabwe République démocratique du Congo Argentine Total -2 890 -1 914 -589 -435 -410 -403 -354 -327 -311 -293 -7 926 % -0.20 -0.0 pour cent).52 -1.37 -0.02 -0.

qui indiquent une diminution marquée du taux de déforestation.28 0. La superficie des autres terres boisées a diminué durant les deux périodes en Afrique. la superficie des autres terres boisées a diminué d’environ 3.37 0.57 0. Cela est principalement dû au fait que le Brésil a signalé 53 millions d’hectares de forêt de plus. suite à l’utilisation d’imagerie de télédétection à plus haute résolution. Ici aussi.46 1. L’Indonésie a signalé 9 millions d’hectares de plus pour 2005.13 2.8 pour cent) pour les estimations de 2005.64 1. Sur la base des informations fournies par les 74 pays qui ont fourni des données pour chacune des années de référence. Les données relatives aux autres terres présentant un couvert arboré étaient très rares.55 Chine Etats-Unis d’Amérique Inde Viet Nam Turquie Espagne Suède Italie Norvège France Total Pays Changement annuel 2000-2010 1 000 ha/an 2 986 383 304 207 119 119 81 78 76 60 4 414 % 1. à l’instar de FRA 2005.90 0. ainsi qu’en Océanie. n’a pas compilé directement de données sur les taux de déforestation. et au fait que la République démocratique du Congo et le Mozambique ont signalé plus de 20 millions d’hectares de forêt supplémentaire – sans doute en partie attribuables à la reclassification des terres qui avaient jusque-là été présentées dans la catégorie «autres terres boisées» (voir ci-après). de sorte que c’est souvent une estimation qui a été utilisée comme le meilleur chiffre disponible pour chacune des quatre années de référence.79 0. .6 Les dix pays ayant eu le gain net annuel de superficie forestière le plus élevé. a signalé 9 millions d’hectares de moins pour 2005 par rapport à ce qu’elle avait indiqué durant la précédente évaluation mondiale. Comparaison avec FRA 2005 La superficie forestière mondiale présentée pour FRA 2010 est supérieure à celle de FRA 2005 pour toutes les années de référence (voir le tableau 2.9 million d’hectares par an durant les dix dernières années (2000-2010).11 0.1 millions d’hectares par an durant les dix ans de 1990 à 2000 et d’environ 1. mais est restée presque constante durant la période 2000-2010. elle a diminué durant la période 1990-2000. Cependant. Cette observation doit être considérée avec circonspection.55 0. En Europe. car de nombreux pays n’ont pas encore d’informations compatibles au fil du temps pour les autres terres boisées.98 0.20 0. la superficie des autres terres dotées d’un couvert arboré a connu une augmentation moyenne d’un peu plus d’un demi-million d’hectares par an durant les 20 dernières années. FRA 2010. en revanche. en Asie et en Amérique du Sud. en particulier durant la période 2000-2005.68 0.26 0. 1990-2010 Pays Changement annuel 1990-2000 1 000 ha/an Chine Etats-Unis d’Amérique Espagne Viet Nam Inde France Italie Chili Finlande Philippines Total 1 986 386 317 236 145 82 78 57 57 55 3 399 % 1.13 0. ce chiffre s’explique par les nouvelles informations disponibles sur la superficie forestière réelle (de 2008) et sur la révision des taux de changement annuel. tandis que la nouvelle estimation utilisait des chiffres mis à jour de 2003 et 2006. toutefois.29 0. car les pays à disposer de ces informations sont peu nombreux.38 0. elle est limitée par le manque de données tendancielles cohérentes pour l’Australie.7).09 2. L’Australie.22 0.67 Au niveau mondial.24 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 2. dans cette dernière. Pour FRA 2005. Les données signalées pour FRA 2010 indiquent que la superficie des autres terres boisées est plus ou moins constante en Amérique du Nord et centrale. car son estimation précédente était basée sur des données de 2000 et sur le taux annuel de déforestation des années 90. La différence est d’environ 109 millions d’hectares (soit 2.80 0.

l’Indonésie et les Etats-Unis d’Amérique. Conclusions Des progrès considérables ont été effectués dans les efforts en vue d’inverser la tendance globale de la perte de superficie forestière ces dernières années. au Kenya et au Mali (baisse de 6 millions d’hectares pour les deux). l’inclusion des pays situés dans les zones tempérées et boréales a apporté une différence considérable. Des informations complémentaires sur le boisement et l’expansion naturelle des forêts au cours des 20 dernières années ont maintenant permis de prendre également en compte la déforestation et les pertes liées à des causes naturelles dans des pays où il y avait un gain net global de superficie forestière – y compris quatre des cinq pays dotés de la superficie forestière la plus importante du monde. le Brésil. Les estimations du changement de la superficie forestière au fil du temps sont l’indice de la demande de terres à des fins forestières et pour d’autres utilisations. au Mozambique (baisse de 26 millions d’hectares). Cependant. même si des chiffres sont maintenant disponibles pour l’Afghanistan. Cette baisse n’est que partiellement compensée par la superficie des pays supplémentaires et les révisions à la hausse en Chine (augmentation de 17 millions d’hectares). Cependant. La raison en est une considérable révision à la baisse pour les estimations d’autres terres boisées en Australie (qui ont diminué de 286 millions d’hectares si l’on compare le nouveau chiffre de 2010 à celui de 2005). tandis que le gain net intervient dans la zone tempérée et boréale et dans certaines économies émergentes comme l’Inde et le Viet Nam. la plus grande partie de la perte nette de forêt continue de se produire dans les pays de la région tropicale. mais aussi plus précise. on a souvent surestimé l’importance de la superficie forestière comme seul indicateur du développement des forêts. La superficie forestière est une variable de base facilement comprise. En conséquence.Etendue des ressources forestières 25 TABLEAU 2. que l’estimation faite pour FRA 2005 (13 millions d’hectares). Pour FRA 2010. au Myanmar et en République-Unie de Tanzanie (hausse de 9 millions d’hectares dans les deux cas). en République démocratique du Congo (baisse de 72 millions d’hectares). La superficie forestière à elle seule ne nous indique pas les sortes de forêts . ce qui ajoute quelque 113 millions d’hectares (pour 2005). l’estimation revue du taux mondial de déforestation et des pertes dues à des causes naturelles pour la période 1990-2000 (près de 16 millions d’hectares par an) est plus élevée. notamment dans les débats publics.7 Comparaison entre les estimations de la superficie forestière de FRA 2010 et FRA 2005 Région FRA 2010 1990 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 749 238 576 110 989 471 708 383 198 743 946 454 2000 708 564 570 164 705 497 198 381 904 322 2005 691 468 584 048 705 296 196 745 882 258 1990 699 361 574 487 989 320 710 790 212 514 890 818 Superficie forestière (1 000 ha) FRA 2005 2000 655 613 566 562 707 514 208 034 852 796 2005 635 412 571 577 705 849 206 254 831 540 Différences FRA 2010-FRA 2005 1990 49 877 1 623 151 -2 407 -13 771 55 636 91 107 2000 52 951 3 602 148 -2 017 -9 653 51 526 96 558 2005 56 056 12 471 -244 -553 -9 509 50 718 108 939 998 239 1 001 150 998 091 1 001 394 4 168 398 4 085 168 4 060 964 4 077 291 3 988 610 3 952 025 le taux de déforestation mondial avait été estimé à partir des changements nets de superficie forestière. aux Philippines et en Colombie (hausse de 5 millions d’hectares dans les deux cas). Bien que le taux de déforestation pour les pays tropicaux dans les années 90 n’ait pas changé considérablement suite à ces informations supplémentaires. en Arabie saoudite (baisse de 33 millions d’hectares). qui fournit une première indication de l’importance relative des forêts dans un pays ou une région. la superficie mondiale des autres terres boisées en 2005 est inférieure de 216 millions d’hectares à celle signalée pour la même année pour FRA 2005.

Situation Sur les 233 pays et zones ayant soumis un rapport pour FRA 2010. par exemple. des forêts formées d’espèces indigènes où aucune trace d’activité humaine n’est clairement visible et où les processus écologiques n’ont pas été sensiblement perturbés. aucune information n’était disponible pour certains des pays les plus grands du Bassin du Congo. On trouvera des informations plus détaillées sur les forêts primaires dans le chapitre 3 (diversité biologique). Leur superficie forestière combinée était estimée à 3.8 milliards d’hectares – soit 94 pour cent de la superficie forestière totale du monde. et il n’existe pas de coupure nette entre les classes éventuelles le long du continuum Afin de tenter de décrire cette gamme. et consistant fréquemment en une seule espèce – dans certains cas un clone unique. Pour obtenir des informations supplémentaires et plus cohérentes sur la déforestation.26 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 que nous avons. il pourra s’avérer impossible de comparer directement les chiffres de différents pays. De plus. aux niveaux régional et des biomes pour la période 1990-2005. les pays ont été invités à caractériser leurs forêts en fonction de trois catégories pour FRA 2010: forêts primaires. la deuxième étendue de forêt tropicale au monde. du fait des différences d’interprétation des systèmes de classification.3). aucune information sur la superficie de forêts primaires et ont donc utilisé la superficie forestière actuelle dans les parcs nationaux et autres aires protégées comme valeur supplétive ou ont fourni une estimation d’experts du pourcentage de forêts naturelles qui pourraient être considérées comme primaires sur la base de la définition utilisée pour FRA 2010. Les informations sur les différents éléments du changement net de la superficie forestière sont encore faibles dans de nombreux pays. Les résultats en sont attendus fin 2011 (voir l’encadré 2. et à inclure des informations sur le pourcentage de la superficie forestière composée principalement d’espèces introduites. Par conséquent. le boisement et l’expansion naturelle des forêts. Entre ces deux extrêmes on trouve une ample gamme de types de forêts. il convient de garder cette lacune en tête dans le cadre de l’analyse des résultats. destinées principalement à la production d’un seul produit et souvent à courte révolution. autres forêts naturellement régénérées et forêts plantées. Des valeurs supplétives ont été utilisées. les pays ont été invités à fournir des informations sur les caractéristiques des forêts afin de déterminer les types de forêts qui existent en termes de leur «naturalité». CARACTÉRISTIQUES DES FORÊTS Introduction Pour FRA 2010. Bien qu’un grand nombre de pays aient présenté des données sur les caractéristiques de leurs forêts.-à-d. Un continuum relie les forêts primaires où l’activité humaine passée ou présente est inexistante – ou non visible – et les plantations forestières d’espèces introduites soumises à une gestion intensive. Cette section donne un aperçu de la situation et des tendances relatives à ces caractéristiques forestières. 200 ont présenté des données sur les caractéristiques de leurs forêts. de nombreux pays soit n’ont pas recueilli des informations directement soit ont employé un système de classification national différent. la perte nette de superficie forestière n’est pas en elle-même suffisante pour décrire la dynamique d’utilisation des terres où intervient tant la perte de forêts du fait de la déforestation et des catastrophes naturelles que les gains de superficie forestière résultant de la plantation ou de l’expansion naturelle. de sorte qu’il est difficile de procéder à une analyse détaillée de la situation et des tendances. c. Par ailleurs. les avantages qu’elles fournissent. Plus d’un tiers (36  pour cent) de la superficie forestière totale était classifiée comme des forêts primaires. Plusieurs pays n’avaient. tandis qu’une analyse supplémentaire des forêts plantées est fournie dans le chapitre 5 (Fonctions de production des forêts). Plus de la moitié de toutes les forêts (57 pour cent) sont naturellement régénérées et . la FAO collabore avec des pays et des organisations partenaires clés afin d’entreprendre une enquête mondiale par télédétection basée sur un échantillonnage systématique de quelque 13 500 sites répartis aux quatre coins du monde. leur état de santé.

Etendue des ressources forestières

27

comportent des traces visibles d’activité humaine. Sept pour cent étaient classifiées comme des forêts établies par la plantation ou le semis (voir la figure 2.9). On observe une importante variation dans la répartition des forêts primaires; ce sont des zones limitées qui sont signalées par certains des pays des Caraïbes, d’Europe (à l’exclusion de la Fédération de Russie) et des zones arides d’Afrique de l’Est et australe, de l’Afrique du Nord et de l’Asie de l’Ouest et centrale. La plus grande étendue de forêt primaire se trouve en Amérique du Sud (Amazonie). Les pays d’Afrique centrale, d’Amérique du Nord et centrale et la Fédération de Russie ont aussi classifié une proportion relativement importante de leurs forêts comme des forêts primaires (tableau 7 à l’annexe 3). L’Asie de l’Est, l’Europe et l’Amérique du Nord ont signalé la plus importante superficie de forêts plantées, représentant à elles toutes environ 75 pour cent de la superficie mondiale de forêts plantées. En Asie de l’Est, les forêts plantées représentent 35 pour cent de la superficie forestière totale, et la plupart d’entre elles se trouvent en Chine. L’Afrique, les Caraïbes, l’Amérique centrale et l’Océanie ont toutes signalé des superficies relativement modestes de forêts plantées (tableau 5.3). Au total, 83 pays (représentant 45 pour cent de la superficie forestière totale) ont présenté des informations sur la proportion d’autres forêts naturellement régénérées composées d’espèces introduites, tandis que 117 pays (67 pour cent de la superficie forestière totale) ont présenté des données sur la proportion d’espèces introduites dans les forêts plantées. Ces pays ont signalé une superficie totale avoisinant les 9 millions d’hectares de forêts naturellement régénérées composées principalement d’espèces introduites (c.-à-d. espèces arborescentes naturalisées) et 52 millions d’hectares de forêts plantées composées d’espèces introduites. A elles toutes, ces espèces introduites représentent environ 1,5 pour cent de la superficie forestière mondiale. Les informations étaient trop limitées pour indiquer les tendances dans d’autres forêts naturellement régénérées. Une analyse plus détaillée de l’utilisation des espèces introduites dans les forêts plantées se trouve dans le chapitre 5.

Tendances L’analyse des tendances s’est basée sur les données émanant des 183 pays5 qui ont fourni des estimations pour les quatre années de référence. A eux tous, ils ne représentent que 67 pour cent de la superficie forestière mondiale, de sorte qu’il convient de considérer les chiffres avec circonspection. Comme l’illustre la figure 2.10, les superficies de forêts primaires et d’autres forêts naturellement régénérées sont à la baisse, tandis que la superficie de forêts plantées augmente. La superficie de forêts primaires a diminué de plus de 40 millions d’hectares depuis 2000. Cette baisse, 0,4 pour cent par an sur dix ans, est largement attribuable à la reclassification des forêts primaires en «autres forêts naturellement régénérées» à cause de l’exploitation sélective et d’autres interventions humaines survenues durant cette période. L’Amérique du Sud a représenté la plus importante part de perte de forêt primaire, suivie de l’Afrique et de l’Asie. Le Brésil à lui seul a signalé une perte annuelle de forêt primaire de 2,5 millions d’hectares. Les données recueillies ne permettent pas d’effectuer une analyse de la partie exacte de cette perte causée par la déforestation et de celle qui est le résultat du transfert de la forêt vers la classe d’autres forêts naturellement régénérées. Le rythme de la perte de forêt primaire est stable ou en diminution dans toutes les régions, sauf l’Océanie, où il est à la hausse (principalement du fait des pertes plus importantes signalées par la Papouasie-Nouvelle-Guinée pour la période 2005-2010), et en Europe, en Amérique du Nord et centrale, où un gain net a été enregistré (voir le chapitre 3 pour de plus amples détails). Entre 2000 et 2010, la superficie mondiale de forêt plantée a augmenté d’environ 5 millions hectares par an. La plus grande partie de cette forêt a été établie par le boisement, c.-à-d. la plantation de superficies non boisées depuis un certain temps, en particulier en Chine.
5

A l’exclusion de la Fédération de Russie, où une tendance irrégulière pour la forêt primaire est le résultat de changements dans le système de classification introduits en 1995.

28

Evaluation des ressources forestières mondiales 2010

ENCADRÉ 2.3

Enquête mondiale par télédétection sur les forêts – pour de meilleures données mondiales sur les changements dans l’étendue des forêts
Pourquoi la FAO a entrepris une enquête par télédétection sur les forêts du monde La FAO a mené des enquêtes par télédétection concentrées sur les forêts tropicales pour les précédents rapports FRA de 1980, 1990 et 2000. Cette nouvelle enquête, menée dans le cadre de FRA 2010, sera plus complète car des images satellitaires seront obtenues pour le monde entier, et elle vise à améliorer considérablement nos connaissances relatives aux changements du couvert arboré et de l’utilisation des terres forestières au fil du temps. L’importance croissante des changements climatiques stimule également les efforts en vue d’obtenir de meilleures informations car les forêts et les changements associés de l’utilisation des terres sont estimés être responsables d’environ 17 pour cent des émissions de carbone induites par l’homme (GIEC, 2007). Les données satellite permettent la collecte d’informations cohérentes au niveau mondial, qui peuvent être analysées de la même façon pour différents moments afin d’obtenir de meilleures estimations des changements. La télédétection ne compense pas la nécessité de bonnes données de terrain, mais le fait de conjuguer les deux engendre de meilleurs résultats que l’une ou l’autre de ces méthodes prise isolément. Les résultats clés de l’enquête par télédétection de FRA 2010 seront: • des connaissances améliorées du couvert végétal et des changements dans l’utilisation des terres liés aux forêts, en particulier la déforestation, le boisement et l’expansion naturelle des forêts; • des informations sur le taux de changement entre 1990 et 2005 aux niveaux mondial, des biomes et régional; • un cadre global et une méthodologie commune pour le suivi des changements du couvert forestier; • un accès facile aux images satellitaires par l’intermédiaire d’un portail de données basé sur Internet; • l’amélioration des capacités dans de nombreux pays pour ce qui est du suivi, de l’évaluation et de l’établissement de rapports sur la superficie forestière et les changements de superficie forestière. Une conception d’échantillonnage scientifique L’Enquête s’appuie sur une conception d’échantillonnage sous forme de grille, et des images sont prises à chaque intersection de longitude et latitude (à des intervalles d’environ 100 kilomètres), réduites à un espacement de deux degrés au-dessus de 60 degrés nord. Voir la figure 2.7. Il y a environ 13 500 échantillons, dont 9 000 environ se trouvent en dehors des déserts et des zones couvertes de glace permanente (l’Antarctique est exclue). Chaque site d’échantillonnage est de 10 km sur 10 km, ce qui équivaut à une surface totale d’échantillonnage d’environ 1 pour cent de la superficie totale des terres de la planète. Cette grille est compatible avec celle utilisée pour nombre d’évaluations forestières nationales, y compris celles qui sont soutenues par la FAO.

FIGURE 2.7

La grille d’échantillonnage systématique

Etendue des ressources forestières

29

Accès facile aux outils et aux images satellitaires La FAO et ses organisations partenaires ont fait en sorte que des images prétraitées pour les 13 689 zones échantillonnées soient facilement disponibles à travers internet (http://www.fao.org/forestry/fra/ remotesensing/portal). L’accès aux données et aux logiciels spécialisés de télédétection gratuits profitera tout particulièrement aux pays en développement dotés de données ou de capacités limitées en matière de suivi des forêts. Les experts nationaux autorisés peuvent se connecter et télécharger des polygones étiquetés préliminaires qu’ils peuvent vérifier avant de transmettre les données validées. Des estimations améliorées cohérentes au niveau mondial de l’étendue et des changements des forêts au fil du temps Par chaque échantillon, trois images Landsat – datées d’environ 1990, 2000 et 2005 – ont été extraites par l’Université d’Etat du Dakota du Sud et traitées de manière plus approfondie par la FAO ou le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne selon des normes cohérentes en utilisant un processus automatique de classification des images. Des étiquettes préliminaires de couvert végétal sont ensuite préparées et les changements du couvert sur la période sont mis en évidence. Les experts nationaux valident les résultats préliminaires, puis contribuent à effectuer la transformation de classes de couvert végétal en classes d’occupation des terres (figure 2.8). Partenariats techniques solides et collaboration avec les pays Ce projet allie l’expérience technique en matière de forêts et de couvert végétal de la FAO dans le cadre d’un partenariat avec des organisations externes et avec le soutien financier de la Commission européenne, aux connaissances techniques de son Centre commun de recherche. Les résultats de ces travaux seront examinés et validés par les experts nationaux de 150 pays environ. Cette contribution fait que les résultats seront parmi les statistiques mondiales les plus détaillées et les plus largement vérifiées sur le changement du couvert forestier obtenues à partir de données satellitaires. L’Université d’Etat du Dakota du Sud a élaboré de nouvelles cartes du couvert arboré mondial en utilisant des données à résolution moyenne (250 m), qui constituent une amélioration considérable par rapport à la carte antérieure à 1 km de FRA 2000. Les scientifiques de l’Université FriedrichSchiller mettent à l’épreuve des données radar pour «voir» à travers les nuages et mettre au point des techniques permettant de combler certaines lacunes dans les données satellitaires optiques. Il est prévu que les résultats de l’Enquête soient publiés fin 2011. Pour un complément d’informations, veuillez consulter le site http://www.fao.org/forestry/fra/remotesensingsurvey/fr/.
FIGURE 2.8

Exemple des différentes étapes dans la transformation des données Landsat en carte classifiée du couvert végétal et changement du couvert qui en résulte, 1990-2000
1) Données satellitaires 2) Classifier et étiqueter
Couvert végétal Mosaïque du couvert arboré Couvert d’arbustes Autre couvert végétal Couvert brûlé Eau Nuages et ombres Pas de données Non classifié

3) Valider, vérifier les changements
Gain de couvert arboré (vert) Perte Arbustes (jeunes arbres?)

Changement

30

Evaluation des ressources forestières mondiales 2010

FIGURE 2.9

Caractéristiques des forêts par région et sous-région, 2010
Afrique de l’Est et australe Afrique du Nord Afrique de l’Ouest et centrale Afrique Asie de l’Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l’Ouest et centrale Asie Europe sans la Fédération de Russie Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 0 20 Forêt primaire Autre forêt naturellement régénérée Forêt plantée 40 (%) 60 80 100

FIGURE 2.10

Tendances des caractéristiques des forêts par région et sous-région, 1990-2010
1990 Afrique 2000 2010 1990 Asie 2000 2010 1990 Europe sans la 2000 Fédération de Russie 2010 1990 Amérique du Nord et centrale 2000 2010 1990 Océanie 2000 2010 1990 Amérique du Sud 2000 2010 0 200 400 (millions d’ha) Forêt primaire Autre forêt naturellement régénérée Forêt plantée 600 800 1 000

Etendue des ressources forestières

31

Conclusions Les populations modifient les caractéristiques et la composition des espèces des forêts depuis des millions d’années afin de satisfaire leurs besoins. En conséquence, près des deux tiers des forêts du monde affichent des signes clairs des interventions passées de l’homme. Bien que 36 pour cent des forêts soient classifiées comme primaires, cette superficie connaît à présent un repli de quelque 4 millions d’hectares par an. Cependant, certains pays mettent en réserve des sections de leurs forêts naturelles dans lesquelles aucune intervention n’est autorisée. Ces zones finissent par se transformer en forêts qui correspondent à la définition des forêts primaires utilisée dans le processus FRA. La superficie de forêts plantées est à la hausse et il est vraisemblable qu’elles permettront de satisfaire un important pourcentage de la demande en bois à l’avenir, atténuant ainsi la pression qui s’exerce sur les forêts primaires et autres forêts naturellement régénérées. SÉLECTION DE TYPES DE FORÊT ET DE GROUPES D’ESPÈCES Introduction Les pays classent fréquemment leur superficie forestière en fonction du type de forêt ou de végétation, de la structure par classe d’âge ou de la répartition par classe de diamètre. Du fait de la variabilité des conditions et des systèmes de classification entre les pays et les régions, il n’a pas été possible d’examiner ces classifications au niveau mondial. Cependant, les pays ont été invités à soumettre des rapports séparés sur les superficies de mangroves, de plantations de bambou et d’hévéas pour FRA 2010, car ces groupes d’espèces sont bien définis et fréquemment utilisés dans les pays où ils existent. Il devient ainsi possible de mener une analyse des tendances de la superficie forestière à l’exclusion des plantations de bambou et d’hévéas, qui ne sont pas définies comme des forêts dans tous les pays mais qui figurent dans la catégorie des forêts aux fins du processus FRA. Mangroves Les mangroves sont très répandues le long des côtes abritées dans les zones tropicales et subtropicales, où elles remplissent d’importantes fonctions socio-économiques et environnementales. Parmi ces fonctions figurent la fourniture d’une grande variété de produits forestiers ligneux et non ligneux; la protection des côtes des effets des vents, des vagues et des courants; la conservation de la diversité biologique; la protection des récifs de corail, des prairies sous-marines et des routes maritimes contre l’envasement; et la fourniture de frayères et de nutriments pour une variété de poissons et de crustacés, y compris de nombreuses espèces commerciales. Cependant, la forte pression démographique qui s’exerce sur les zones côtières a entraîné la conversion de nombreuses mangroves à d’autres usages, dont l’infrastructure, l’aquaculture, la production de riz et de sel (FAO, 2007e). Situation Au total, 212 pays ont soumis des rapports sur cette variable; 100 d’entre eux ont signalé ne pas avoir de mangroves et 112 ont signalé avoir des zones classifiées comme mangroves6 (voir la figure 2.11). Ce chiffre est inférieur à celui des 124 pays et zones dotés de mangroves figurant dans l’Etude thématique de FRA 2005 sur les mangroves (FAO, 2007e) mais, à part la République dominicaine, les pays et zones manquants ont tous moins de 1 000 hectares de mangroves chacun. Ensemble, les 112 pays et zones ont signalé une superficie totale de mangroves s’élevant à 15,6 millions d’hectares. Les cinq pays dotés des plus grandes superficies de mangroves (Indonésie, Brésil, Nigéria, Australie et Mexique) représentent à eux tous quelque 47 pour cent du total mondial. A l’issue d’un effort conjoint avec la Société internationale des écosystèmes de mangrove, l’OIBT, le PNUE-CMSC, le Programme sur l’homme et la biosphère de l’UNESCO, l’Université
6

Le Brésil n’a présenté une estimation que pour 2000 et Palau pour 1990. Du fait de l’absence d’autre information, ces chiffres ont été utilisés pour les quatre années de référence dans cette analyse.

32

Evaluation des ressources forestières mondiales 2010

FIGURE 2.11

Superficie de mangroves par pays, 2010

(1 000 ha) 0 < 50 50-500 500-1 000 > 1 000 Pas de données

des Nations Unies – Institut de l’environnement pour l’eau et la santé et The Nature Conservancy, la FAO a récemment publié un Atlas mondial des mangroves qui comporte des cartes et des descriptions détaillées des mangroves dans tous les pays et les zones où on sait qu’elles existent. Pour un supplément d’informations, voir www.fao.org/forestry/mangroves/atlas.

Tendances Il manquait des informations pour 1990 pour huit pays (Australie, Chine, Cuba, Guadeloupe, Philippines, Porto Rico, Saint-Kitts-et-Nevis et Soudan) et deux pays (Nicaragua et République démocratique du Congo) n’ont pas présenté d’informations pour 1990 et 2000. Pour ces pays, les chiffres de 2000 et de 2005 respectivement ont été utilisés dans le cadre de cette analyse. Au vu de la tendance globale négative de la superficie de mangroves, il est probable que l’on ait surestimé la superficie de mangroves en 1990 et sous-estimé la perte au fil du temps. Les résultats indiquent que la superficie mondiale de mangroves est passée d’environ 16,1 millions d’hectares en 1990 à 15,6 millions d’hectares en 20107 (tableau 2.8). Cependant, certaines données indiquent qu’il s’est peut-être produit un changement au niveau des méthodologies d’évaluation au fil du temps dans certains pays, ce qui veut dire que les estimations provenant d’années différentes ne sont pas entièrement compatibles. L’Indonésie, par exemple, a signalé une augmentation considérable de sa superficie de mangroves entre 1990 et 2000. L’Australie a signalé une diminution similaire durant la période de 2005 à 2010 après un déclin encore plus important entre 2000 et 2005. Les chiffres figurant dans les rapports méritent donc une analyse plus poussée et les résultats ci-dessus seront traités avec circonspection. Les cinq pays ayant accusé la perte nette la plus importante de superficie de mangroves durant la période 2000-2010 sont l’Indonésie, l’Australie, le Myanmar, Madagascar et le Mozambique.
7

Par comparaison, FAO (2007e) comportait des informations de 124 pays et zones et estimait que la zone totale de mangroves était de 16,9, 15,7 et 15,2 millions d’hectares respectivement en 1990, 2000 et 2005.

Etendue des ressources forestières

33

TABLEAU 2.8

Tendances de la superficie de mangroves par région et sous-région, 1990-2010
Région/sous-région 1990 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 991 4 2 419 3 414 83 5 926 187 6 196 0 763 481 1 172 2 416 1 860 2 225 16 110 Superficie de mangroves (1 000 ha) 2000 923 4 2 252 3 178 83 6 361 183 6 627 0 762 454 1 094 2 310 1 841 2 187 16 143 2005 892 3 2 207 3 102 83 6 200 183 6 466 0 808 448 1 086 2 342 1 537 2 175 15 621 2010 861 3 2 163 3 027 83 6 022 183 6 288 0 857 443 1 086 2 387 1 759 2 161 15 622

Bambou Le bambou est un important PFNL et substitut du bois. On le trouve dans toutes les régions du monde, tant comme élément des forêts naturelles que, de plus en plus, dans les plantations. En plus de ses usages industriels (habitations, artisanat, pulpe, papier, panneaux, tableaux, lambris, revêtements de sol, tissus, huile, gaz et charbon), il fournit également un légume bon pour la santé (les pousses de bambou). Les industries du bambou sont actuellement florissantes en Asie et connaissent une expansion rapide dans tous les continents, jusqu’en Afrique et en Amérique (FAO, 2007f). Situation Si 131 pays et zones, représentant 60 pour cent des forêts mondiales, ont répondu à cette question, 110 d’entre eux ont néanmoins signalé qu’ils n’avaient pas de bambou. Seuls 21 pays ont signalé avoir des ressources en bambou8. Parmi eux figurent huit pays et zones (Cuba, El Salvador, Jamaïque, Martinique, Maurice, Sénégal, Soudan et Trinité-et-Tobago) qui n’étaient pas inclus dans l’Etude thématique de FRA 2005 sur le bambou (FAO, 2007f). Inversement, 11 pays qui étaient inclus dans l’étude FRA 2005 n’ont pas soumis de rapport sur le bambou pour FRA 2010 (Brésil, Equateur, République démocratique populaire lao, Malaisie, Nigéria, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Pérou, Thaïlande, Ouganda et République-Unie de Tanzanie). Un pays (le Chili) a signalé zéro pour FRA 2010 mais quelque 900 hectares pour l’étude FRA 2005. A eux tous, les 21 pays qui ont soumis des rapports représentaient une superficie totale de 16,7 millions d’hectares. Il convient d’ajouter à ce chiffre la superficie estimée à 14,8 millions d’hectares des 12 pays manquants (sur la base des informations de FAO, 2007f), ce qui porte le total à quelque 31,5 millions d’hectares à l’échelle mondiale (voir le tableau 2.9 et la figure 2.12). Ce chiffre est inférieur à celui signalé dans FAO (2007f) (36,8 millions d’hectares) malgré l’adjonction de huit nouveaux pays, et le fait que le Sri Lanka a revu à la hausse son estimation précédente à raison de plus de 700 000 hectares. La différence est due au fait que l’Inde, elle, a revu son estimation à la baisse à raison de plus de 5 millions d’hectares et l’Indonésie de 2 millions d’hectares.
8

L’Indonésie n’a fourni d’estimation que pour 2000. Du fait du manque d’autre information, ce chiffre a été utilisé pour 2010 dans cette analyse.

34

Evaluation des ressources forestières mondiales 2010

TABLEAU 2.9

Tendances de la superficie de bambou par pays et par région, 1990-2010
Pays/région 1990 Ethiopie** Kenya Maurice Nigéria* Sénégal Soudan** Ouganda* République-Unie de Tanzanie* Total Afrique Bangladesh Cambodge Chine Inde Indonésie** Japon République démocratique populaire lao* Malaisie* Myanmar Pakistan* Philippines République de Corée Sri Lanka Thaïlande* Viet Nam Total Asie Total Europe Cuba** El Salvador Jamaïque Martinique Trinité-et-Tobago Amérique du Nord et centrale Papouasie-Nouvelle-Guinée* Total Océanie Brésil* Chili* Equateur* Pérou* Total Amérique du Sud Monde
*

Superficie de bambou (1 000 ha) 2000 1 000 150 n.s. 1 590 691 30 67 128 3 656 86 31 4 869 5 232 1 153 1 612 592 895 14 156 6 989 261 1 415 16 311 0 n.s. n.s. 34 2 1 37 38 38 9 300 900 9 190 10 399 30 442 2005 1 000 150 n.s. 1 590 675 30 67 128 3 640 83 36 5 426 5 418 1 155 1 612 677 859 20 172 7 742 261 1 475 16 943 0 n.s. n.s. 34 2 1 37 45 45 9 300 900 9 190 10 399 31 065 2010 1 000 150 n.s. 1 590 661 31 67 128 3 627 186 37 5 712 5 476 1 156 1 612 677 859 20 188 8 742 261 1 425 17 360 0 2 n.s. 34 2 1 39 45 45 9 300 900 9 190 10 399 31 470 1 000 150 n.s. 1 590 723 30 67 128 3 688 90 31 3 856 5 116 1 149 1 612 422 963 9 127 8 1 221 261 1 547 15 412 0 n.s. n.s. 34 2 1 37 23 23 9 300 900 9 190 10 399 29 560

Notes: Les données pour 1990, 2000 et 2005 viennent de FAO (2007f). Les données pour 2005 sont aussi utilisées pour 2010. Pour les pays d’Amérique du Sud, les chiffres pour 2000 sont aussi utilisés pour 1990. ** Les blancs dans les séries de données sont remplis par des estimations de la FAO. n.s. = non significatif

Tendances Il manquait des informations pour 1990 et 2000 pour Cuba, l’Ethiopie et le Soudan. Pour ces trois pays, le chiffre de 2005 a été utilisé pour 1990 et 2000 également. L’Indonésie n’a fourni d’estimation que pour 2000 et, faute d’autres informations, ce chiffre a été utilisé pour les quatre années de référence.

Etendue des ressources forestières

35

FIGURE 2.12

Superficie de bambou par pays, 2010

(1 000 ha) 0 < 50 50-500 500-1 000 > 1 000 Pas de données

Note: Les données relatives au Brésil, au Chili, à l’Equateur, à la Malaisie, au Nigéria, à l’Ouganda, au Pakistan, à la Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Pérou, à la République démocratique populaire lao, à la République-Unie de Tanzanie et à la Thaïlande se basent sur FAO, 2007f.

Si l’on se base uniquement sur les 21 pays qui ont signalé des ressources en bambou pour FRA 2010, la superficie totale de bambou a augmenté de quelque 1,6 million d’hectares (soit près de 11 pour cent) depuis 1990. Si l’on prend également en compte les données de l’étude FRA 2005, l’augmentation était de 2 millions d’hectares. Cependant, il est évident qu’il est nécessaire d’améliorer la communication interne et de mener des évaluations plus précises de la superficie de bambou dans de nombreux pays.

Plantations d’hévéas Les hévéas (pour la plupart des Hevea brasiliensis venus du Brésil) ont été plantés dans de nombreux pays au cours des 100 dernières années. La plupart des plantations d’hévéas se trouvent en Asie du Sud et du Sud-Est et il y en a aussi en Afrique de l’Ouest tropicale. Nombre des premières plantations ne sont pas très productives et les arbres sénescents entrent de plus en plus dans la chaîne de production de bois. La Thaïlande en particulier s’est taillé un créneau dans les jouets et les objets artisanaux en bois d’hévéas. Situation Au total, 169 pays, représentant 84 pour cent de la superficie forestière totale, ont soumis des données sur leur superficie de plantations d’hévéas. Sur ce total, seuls 19 ont signalé l’existence de plantations d’hévéas. Les statistiques annuelles sur la superficie récoltée pour produire du caoutchouc naturel sont recueillies par la FAO dans le cadre de ses statistiques agricoles. Dans la base de données FAOSTAT, ces informations sont disponibles pour 28 pays. En combinant les deux sources d’information, on obtient une liste de 32 pays, car quatre pays ont soumis des rapports pour FRA 2010, mais ne figurent pas dans FAOSTAT. Le tableau 2.10 et la figure 2.13 présentent la liste combinée des pays et les superficies estimatives9. Les chiffres de FAOSTAT font référence
9

Pour remédier au problème de récoltes irrégulières, des moyennes quinquennales ont été utilisées à partir de la base de données FAOSTAT pour 1990, 2000 et 2005, en prenant 2008 comme la meilleure estimation disponible pour 2010.

36

Evaluation des ressources forestières mondiales 2010

TABLEAU 2.10

Tendances de la superficie de plantations d’hévéas par pays et région,1990-2010
Pays/région 1990 Cameroun* République centrafricaine* Congo* Côte d’Ivoire République démocratique du Congo* Ethiopie** Gabon Ghana* Guinée Libéria Malawi** Nigéria* Sierra Leone Zambie Total Afrique Bangladesh Brunei Darussalam* Cambodge Chine Inde Indonésie* Malaisie Myanmar* Philippines** Sri Lanka Thaïlande Viet Nam Total Asie Total Europe République dominicaine* Guatemala* Mexique* Total Amérique du Nord et centrale Papouasie-Nouvelle-Guinée Océanie Brésil Equateur* Total Amérique du Sud Monde 39 1 2 60 41 1 13 11 1 109 2 223 2 0 506 20 3 67 781 502 1 860 1 836 40 8 183 1 908 222 7 431 0 n.s. 16 10 10 16 16 64 2 65 8 027 Superficie de plantations d’hévéas (1 000 ha) 2000 43 1 2 84 19 1 13 17 4 109 2 319 2 n.s. 615 35 3 79 1 058 563 2 441 1 431 54 8 157 1 993 412 8 234 0 n.s. 39 12 12 20 20 97 4 100 8 981 2005 49 1 2 120 15 1 13 17 6 109 2 339 2 n.s. 676 35 4 74 1 039 597 2 826 1 229 72 8 129 2 202 460 8 674 0 n.s. 50 13 13 22 22 116 8 124 9 509 2010 52 1 2 120 15 1 13 17 6 109 2 340 2 1 680 8 4 69 1 001 631 2 898 1 132 73 8 117 2 591 630 9 161 0 n.s. 62 14 14 24 24 174 9 183 10 062

Notes: * Chiffres obtenus de FAOSTAT. ** Données manquantes pour deux années de référence estimées par la FAO. n.s. = non significatif

aux «superficies récoltées», de sorte qu’il est probable qu’ils aboutissent à une sous-estimation de la superficie totale, ce qui est également ressorti de la comparaison des deux sources pour les pays qui avaient soumis des rapports aux deux processus. Néanmoins, dans la plupart des cas, la différence était relativement modeste. A l’échelle mondiale, on estime qu’il existe au moins 10 millions d’hectares de plantations d’hévéas. La vaste majorité d’entre elles se trouvent en Asie du Sud-Est (Indonésie, Thaïlande et Malaisie) et en Chine.

Tendances Sur la base des informations disponibles, la superficie des plantations d’hévéas a augmenté régulièrement de quelque 2 millions d’hectares (soit 25 pour cent) depuis 1990 (voir le

Etendue des ressources forestières

37

FIGURE 2.13

Superficie de plantations d’hévéas par pays, 2010

(1 000 ha) 0 < 50 50-500 500-1 000 > 1 000 Pas de données

tableau 2.10). Cependant, cette superficie est en repli en Malaisie et on s’attend à ce qu’elle diminue encore plus à l’avenir à mesure que les plantations d’hévéas les plus anciennes sont converties à d’autres utilisations.

Conclusions Pour donner suite aux études thématiques sur les mangroves et le bambou entreprises pour FRA 2005 et afin d’obtenir des données sur les plantations d’hévéas, qui ne sont pas classifiées comme des forêts dans certains pays, les pays ont été priés de présenter des données séparées sur ces trois types de forêts distincts dans le cadre de FRA 2010. Les résultats montrent que la superficie des mangroves recule, tandis que celles du bambou et des plantations d’hévéas augmentent. Bien que le taux de réponse ait globalement été assez bon, il manquait des données de certains pays, alors qu’elles avaient été fournies pour l’étude FRA 2005 ou fournies à la base de données statistiques de la FAO sur l’agriculture (FAOSTAT). De plus, l’analyse des données existantes sur les tendances suggère qu’il convient de les traiter avec circonspection, de sorte qu’il y a manifestement des améliorations à apporter aux évaluations futures de la situation et des tendances de ces types de forêt sélectionnés. MATÉRIEL SUR PIED Introduction Le matériel sur pied a fait partie des évaluations des ressources forestières mondiales depuis le premier rapport. Les estimations du matériel sur pied non seulement fournissent des informations sur les ressources ligneuses existantes, mais sont aussi à la base de l’évaluation des stocks de biomasse et de carbone pour la plupart des pays. Les informations nationales relatives au matériel sur pied total et la superficie forestière ont été utilisées pour estimer le matériel sur pied par hectare comme indicateur de la mesure dans laquelle les forêts sont bien ou mal pourvues. Pour FRA 2010, on a également recueilli des informations relatives au pourcentage de feuillus et de conifères, et sur le matériel sur pied d’espèces commerciales.

38

Evaluation des ressources forestières mondiales 2010

Situation En tout, 180 pays et zones, représentant 94 pour cent des forêts du monde, ont soumis des rapports sur le total du matériel sur pied dans les forêts pour 2010. Pour les pays et zones restants, la FAO a estimé le total du matériel sur pied en prenant des moyennes sous-régionales du matériel sur pied par hectare et en les multipliant par la superficie forestière pour les années correspondantes. En 2010, le matériel sur pied dans les forêts du monde a été estimé à 527 milliards de mètres cubes. Le tableau 2.11 et la figure 2.14 montrent que c’est dans les forêts ombrophiles d’Amérique du Sud et d’Afrique de l’Ouest et centrale qu’il y a le plus de matériel sur pied par hectare, mais qu’il est aussi élevé dans les forêts tempérées et boréales. La composition du matériel sur pied, divisé en feuillus et conifères, figurait dans les rapports de 117 pays, qui représentaient 71 pour cent de la superficie forestière totale et 74 pour cent du matériel sur pied total du monde. En 2010, environ 39 pour cent du matériel sur pied total était composé de conifères et 61 pour cent de feuillus. Cependant, il est probable qu’en réalité la part des feuillus est plus importante, car la plupart des pays qui n’ont pas soumis de rapport sur la répartition du matériel sur pied sont des pays en développement qui manquent d’informations et, dans la plupart de ces pays, les conifères représentent une très petite partie du matériel sur pied local. Les conifères dominent nettement le matériel sur pied en Europe, ainsi qu’en Amérique du Nord et centrale, tandis que les feuillus sont prédominants en Afrique, en Océanie et en Amérique du Sud (voir la figure 2.15). Au total, 112 pays, représentant 64 pour cent de la superficie forestière totale et 67 pour cent du matériel sur pied total du monde, ont soumis des rapports sur le matériel sur pied d’espèces commerciales pour 2010. La part du total du matériel sur pied composée d’espèces commerciales est présentée au tableau 2.12. Environ 61 pour cent du total du matériel sur pied mondial est composé d’espèces commerciales. Il s’agit de tous les arbres d’espèces commerciales, pas seulement de ceux qui ont atteint leur taille commerciale ou ceux qui poussent sur des terres disponibles pour la fourniture de bois. Si les pays d’Amérique du Nord et d’Europe considèrent que la plus grande partie du matériel sur pied est commerciale, moins de la moitié du matériel sur pied est considérée englober des espèces commerciales en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.
TABLEAU 2.11

Matériel sur pied par région et sous-région, 2010
Région/sous-région Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde Matériel sur pied total (million de m3) 13 697 1 346 61 908 76 951 21 337 29 031 3 316 53 685 30 529 112 052 584 2 891 82 941 86 416 20 885 177 215 527 203 Matériel sur pied (m3/ha) 51 17 189 114 84 99 76 91 156 111 84 148 122 123 109 205 131

Etendue des ressources forestières

39

En termes absolus – et compte tenu du fait que les chiffres se basent sur des pays qui ne représentent que 67 pour cent du total du matériel sur pied mondial – les plus grands stocks d’espèces commerciales se trouvent en Europe, en Amérique du Sud et en Amérique du Nord et centrale (voir la figure 2.16). Cependant, certains grands pays forestiers d’Afrique, d’Asie et d’Océanie n’ont pas fourni de données sur le matériel sur pied d’espèces commerciales, de sorte que les totaux indiqués sont probablement sous-estimés.

FIGURE 2.14

Matériel sur pied par hectare par pays, 2010

(m3/ha) < 50 50-100 100-150 150-200 > 200 Pas de données

FIGURE 2.15

Composition du matériel sur pied par sous-région, 2010
Afrique de l’Est et australe Afrique du Nord Afrique de l’Ouest et centrale Asie de l’Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l’Ouest et centrale Europe sans la Fédération de Russie Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Océanie Amérique du Sud 0 20 40 (%) Conifères Feuillus 60 80 100

40

Evaluation des ressources forestières mondiales 2010

TABLEAU 2.12

Matériel sur pied d’espèces commerciales par région et sous-région, 2010
Région/sous-région Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde Matériel sur pied d’espèces commerciales (% du total) 16,5 71,8 21,6 20,5 32,4 28,8 53,9 32,9 99,3 99,8 75,0 17,1 91,5 89,8 16,5 36,0 61,2

FIGURE 2.16

Matériel sur pied d’espèces commerciales par région, 2010
Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud 0 20 40 60 80
3

100

120

140

(milliards de m ) Espèces commerciales Espèces non commerciales

Le total du matériel sur pied mondial sur les autres terres boisées en 2010 est estimé à environ 15 milliards de mètres cubes, soit une moyenne d’environ 13,1 mètres cubes par hectare. Il convient, toutefois, de noter que les données des pays sur le matériel sur pied sur les autres terres boisées sont en général faibles et que, dans la plupart des cas, des estimations grossières ont été faites à partir de données d’inventaire limitées.

Tendances En tout, 175 pays et zones, représentant 93 pour cent des forêts du monde, ont soumis un rapport comportant une série chronologique complète (1990, 2000, 2005 et 2010) pour le total du matériel sur pied dans les forêts. Pour les pays et zones restants, la FAO a estimé le total du matériel sur pied en prenant les moyennes sous-régionales du matériel sur pied par hectare et en les multipliant par la superficie forestière pour les années correspondantes. Dans certains cas, lorsque seulement une ou deux années de référence manquaient pour avoir une série chronologique complète, les estimations de la FAO pour les données manquantes se sont

6 100. ce qui veut dire que si la superficie forestière diminue.9 82.6 114.7 74.6 76. La tendance irrégulière pour l’Asie du Sud et du Sud-Est découle principalement des données signalées par l’Indonésie (qui a affiché une augmentation de son matériel sur pied de 1992 à 1998.0 130. Cela est peut-être dû au fait que les méthodes utilisées en Indonésie n’étaient pas entièrement compatibles sur la période considérée. Grâce à cette procédure.1 83. on a pu obtenir un jeu de données complet sans lacunes qui a été utilisé dans les analyses ultérieures. les changements au fil du temps sont minimes.4 99.1 89.6 128.1 205.8 98.1 2010 51.9 102.1 202.7 113. sont en général supérieurs à ceux qui figurent dans le rapport FRA 2005.0 203. Le matériel sur pied est étroitement lié à la superficie forestière.1 131. entre 1990 et 2010.6 71.Etendue des ressources forestières 41 basées sur le matériel sur pied par hectare pour l’année de référence la plus proche.7 . Le matériel sur pied par hectare indique mieux si les forêts sont bien ou mal pourvues.8 81. La raison en est que de nombreux pays ont recueilli des données nouvelles et de meilleure qualité pour FRA 2010.9 17.13.1 188.2 17.1 205.2 122.7 151.2 148. Cependant. y compris le matériel sur pied par hectare.3 110. il en va généralement de même pour le matériel sur pied.7 91.5 108.7 109.5 107. Pour la plupart des régions.1 117.8 111.9 118. l’Asie de l’Est se distingue par une nette tendance vers une plus forte proportion de feuillus.6 184.7 17. qui indique qu’il s’est produit une petite diminution du total du matériel sur pied au cours de la période 1990-2010.7 111.3 127. Il se base sur les données présentées par 110 pays et zones (qui représentent 71 pour cent de la superficie forestière totale) qui ont fourni des séries chronologiques complètes du matériel sur pied réparti entre conifères et feuillus.0 113.5 83. en particulier en Amérique du Nord et en Europe.5 pour cent sur 20 ans) soit significatif en termes statistiques.7 107.2 122.1 186. il est peu probable que ce changement (0. plus de pays ont soumis des rapports et plus d’efforts ont été fournis pour aider les pays à présenter les meilleures estimations possibles avec les faibles données dont ils disposent souvent. par région et sous-région. 1990-2010 Région/sous-région Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde Matériel sur pied (millions de m3) 1990 15 300 1 415 66 319 83 035 15 987 32 400 2 949 51 336 23 810 103 849 445 3 782 74 913 79 141 21 293 191 451 530 105 2000 14 486 1 351 64 067 79 904 18 577 30 865 3 101 52 543 27 487 107 757 529 3 253 76 925 80 708 21 415 184 141 526 469 2005 14 091 1 355 63 009 78 455 20 226 30 132 3 204 53 563 29 176 109 655 567 3 073 79 924 83 564 21 266 181 668 528 170 2010 13 697 1 346 61 908 76 951 21 337 29 031 3 316 53 685 30 529 112 052 584 2 891 82 941 86 416 20 885 177 215 527 203 1990 50. Un aperçu du matériel sur pied par région et sous-région est présenté au tableau 2.5 109. Il est intéressant de noter que les chiffres du matériel sur pied présentés dans FRA 2010. Le matériel sur pied par hectare connaît une augmentation à l’échelle mondiale.2 187.4 108.2 145.5 147.3 148.9 105.2 Matériel sur pied (m3/ha) 2000 50.1 110. principalement du fait de la plantation d’espèces feuillues en Chine. Le tableau 2.7 114.5 112. suivie d’une diminution entre 1998 et 2003).5 92. L’Europe affiche une tendance similaire mais TABLEAU 2.13 Tendances du matériel sur pied dans les forêts par région et sous-région.2 90.5 73.3 16.8 76.9 130.5 84.5 84.14 met en évidence les tendances de la part relative des conifères et des feuillus.3 148.9 2005 50.0 75. à l’exclusion de la Fédération de Russie. toutefois.6 155.

2 13.0 99.1 72.7 87. la FAO a estimé le matériel sur pied sur d’autres terres boisées en prenant les moyennes sous-régionales du matériel sur pied par hectare et en les multipliant par la superficie de terres boisées pour les années correspondantes.4 61.4 9.4 60.8 91. Pour les pays et zones restants.9 30.9 28.3 100.8 40.0 98.0 98.0 100.4 11.0 98.2 moins prononcée.4 39.5 69. Une série chronologique complète du matériel sur pied d’espèces commerciales a été communiquée par 105 pays et zones.8 30. Cependant. elles ne sont probablement pas significatives sur le plan statistique.3 70.5 42.6 88.9 48.4 86. Il y a quelques variations dans la série chronologique mais.1 26.9 31. La diminution observée entre 1990 et 2000 pour la Fédération de Russie est vraisemblablement le résultat des données présentées sur l’étendue des autres terres boisées pour 1990 et 2000. ou guère.4 39.9 48.0 59.0 99. La plupart des régions n’affichent pas.0 98.9 43.6 13.3 2010 96.1 69.8 86. La tendance mondiale en légère augmentation n’est probablement pas significative en termes statistiques. le matériel sur pied par hectare connaît une augmentation au niveau mondial – c’est tout particulièrement le cas de l’Amérique du Nord et de l’Europe.9 63.6 91.2 100.5 30.1 28.1 55. pour lesquelles les méthodes employées ne sont peutêtre pas entièrement compatibles.0 89.0 40.1 36.2 69.5 100.8 57. de changement.6 39.1 51.15 présente la part du matériel sur pied composée d’espèces commerciales et son évolution au fil du temps.7 29.5 0 1.3 12.0 100.16 présente le matériel sur pied sur les autres terres boisées.2 58.3 58. Une série chronologique complète pour le matériel sur pied sur d’autres terres boisées a été fournie par 111 pays (y compris ceux qui ont signalé une valeur nulle pour cette variable).5 87.2 42.0 2005 3.5 0 1. à l’exclusion de la Fédération de Russie.0 59.5 100.7 61.6 60.1 61.0 98. ce qui représente 64 pour cent de la superficie forestière totale.1 68.9 41. Les chiffres de l’Océanie excluent l’Australie ainsi que la Nouvelle-Zélande. car aucun de ces deux pays n’a fourni une série chronologique complète.8 41.6 61.1 58.4 67.3 86.9 27.9 37.6 91.1 56.0 75.3 0 1.7 42.0 2005 96. Conclusions Le total mondial du matériel sur pied dans les forêts est de 527 milliards de mètres cubes ou 131 mètres cubes par hectare.0 10.2 38.9 71.0 24.8 Feuillus (% du matériel sur pied total) 1990 96.0 40.3 39.4 9.0 64.14 Tendances de la composition du matériel sur pied par région et sous-région.1 2000 3.0 36.0 40.0 0 1.0 59.7 100.7 2010 3.9 73. malgré le fait que le matériel sur pied total augmente au fil du temps dans la région.8 0 0.5 100.7 90.8 57.3 9.1 71.2 8.0 11. Le tableau 2.0 88.6 39.0 0 1.1 62.7 0 1.2 42.42 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 2.9 2000 96. 1990-2010 Région/sous-région Conifères (% du matériel sur pied total) 1990 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 3.5 12. Le matériel sur pied total affiche une légère tendance à la baisse causée par une diminution à l’échelle mondiale de la superficie forestière. Seule l’Asie présente une nette tendance à la baisse de la proportion d’espèces commerciales dans le total de son matériel sur pied.9 38. Cela est principalement dû à un repli du matériel sur pied d’espèces commerciales signalé par la Chine.9 44.5 0 1.8 61.6 32.1 51. Le tableau 2. pour la plupart.2 59.0 99.7 13.5 58.9 70.1 29. C’est .

5 99.5 71.6 12.1 25.0 Matériel sur pied (m3/ha) 2000 15.3 20.0 17.6 52.3 10.8 14.9 2010 14.2 32. Bien que la qualité des données se soit améliorée depuis FRA 2005.1 dans les forêts tropicales d’Amérique du Sud.8 51.16 Tendances du matériel sur pied dans les autres terres boisées par région et sous-région.2 35.6 51.7 67.8 3.3 10.5 14.8 60.1 16.8 3.5 99.1 91.4 72.3 21.15 Tendances du matériel sur pied d’espèces commerciales par région et sous-région.8 14.0 16.8 32.2 19.6 37.8 17.7 7.5 1.7 2010 16.4 99.4 1.1 2.9 14.7 29.0 13.0 9.8 53.1 25.5 38.2 16.9 17.6 21.3 18.9 77.7 19.6 20. et d’Afrique de l’Ouest et centrale qu’il y a le plus de matériel sur pied par hectare.2 2.8 3.1 91.2 35.7 1.8 99.4 73.8 60.9 78.0 61.3 51.5 99.3 17.3 28.3 10.1 91. La vaste majorité des pays n’ont qu’une estimation . l’absence d’informations fiables sur les tendances reste un sujet de préoccupation.0 13.9 33.3 19.0 14.0 3.5 7.0 29.9 65.2 99.0 17.0 12.3 11. Le total du matériel sur pied sur les autres terres boisées s’élève à environ 15 milliards de mètres cubes ou 13 mètres cubes par hectare.1 1.0 7.2 14. mais il est également considérable dans les forêts tempérées et boréales.4 7.8 58.3 14.3 10.6 89.2 35.6 89.7 19.8 10.6 20.9 73.0 Espèces commerciales (% du matériel sur pied total) 2000 16.1 51.9 41.1 89.6 TABLEAU 2.4 28. 1990-2010 Région/sous-région Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde Matériel sur pied (millions de m3) 1990 3 266 510 1 794 5 570 1 064 963 195 2 223 356 1 961 40 155 229 424 2 367 2 654 15 199 2000 3 086 479 1 722 5 288 1 046 1 161 190 2 397 310 1 903 40 165 228 434 2 399 2 582 15 003 2005 2 995 465 1 690 5 150 1 070 1 248 185 2 503 279 1 931 42 167 228 438 2 431 2 543 14 995 2010 2 907 449 1 662 5 018 1 113 1 247 184 2 544 273 2 048 41 173 227 441 2 463 2 508 15 022 1990 15.9 99.8 10.2 35.9 16.5 26.4 20.4 99.8 10.0 20.0 12.5 10.3 17.2 75.8 87.9 2005 14.1 64.7 25.2 16.2 2.9 16.0 19. 1990-2010 Région/sous-région 1990 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 16.2 66.7 14. car un nombre croissant de pays ont mené des inventaires forestiers nationaux.9 17.8 3.2 26.5 32.8 21.8 60.Etendue des ressources forestières 43 TABLEAU 2.5 89.0 45.7 2005 16.2 38.2 36.7 10.

est une mesure importante pour l’analyse de la productivité des écosystèmes et aussi pour évaluer le potentiel énergétique et le rôle des forêts dans le cycle du carbone. où les stocks de biomasse dépassent les 200 tonnes par hectare. BIOMASSE Introduction La biomasse forestière.5 124. 180 pays et zones. la FAO a estimé la biomasse et le bois mort en prenant les moyennes sous-régionales par hectare et en les multipliant par la superficie forestière pour les années correspondantes. Le stock le plus élevé de biomasse par hectare a été observé dans les régions dotées de forêts tropicales.6 23.6 tonnes par hectare.0 72.9 111.3 247. Le tableau 2. ont soumis des rapports sur la biomasse dans les forêts pour 2010.7 13.17 montre qu’en 2010.7 13. représentant 60 pour cent des forêts du monde.3 15.4 7.5 190. Pour les pays et zones restants. Bien qu’elle soit étroitement liée au matériel sur pied – et souvent estimée directement à partir de celui-ci – elle constitue une caractéristique importante de l’écosystème forestier et fait partie des évaluations des ressources forestières depuis FRA 1990. exprimée en termes de poids sec d’organismes vivants.4 80. les équations de volume appliquées et les espèces incluses. comme l’Amérique du Sud et l’Afrique de l’Ouest et centrale.3 115.1 248.4 176. représentant 94 pour cent des forêts du monde. 2010 Région/sous-région Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 33 385 3 711 81 603 118 700 18 429 51 933 3 502 73 864 25 602 90 602 1 092 3 715 76 929 81 736 21 302 213 863 600 066 Biomasse millions de tonnes tonnes/ha 124.5 12.17 Stocks de biomasse et de bois mort par région et sous-région.5 16. Il faudra effectuer des travaux supplémentaires pour améliorer la qualité et la comparabilité des estimations du matériel sur pied.6 23.7 130. la façon dont les paramètres clés comme les valeurs seuils sont utilisés.9 20. Cela est principalement imputable au fait que les estimations de la TABLE 2.3 9. Situation En tout.7 176. Pour de nombreux pays. Les estimations mondiales de la biomasse pour FRA 2010 sont plus élevées que celles avancées pour FRA 2005. la biomasse totale (aérienne et souterraine) contenue dans les forêts du monde s’est élevée à 600 gigatonnes.0 16. tout changement du matériel sur pied reflète seulement les changements de la superficie forestière. Le bois mort a été inclus dans les rapports par 73 pays et zones.7 17.44 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 du matériel sur pied par hectare et.8 6 888 1 069 7 747 15 704 2 514 5 964 70 8 548 1 434 15 790 120 419 8 633 9 172 3 932 13 834 66 980 Bois mort millions de tonnes tonnes/ha 25.8 47.4 148. Cela correspond à environ 149 tonnes par hectare.5 113.0 20. il n’y a toujours pas d’explication claire sur la manière dont les données initiales du pays sur le matériel sur pied ont été obtenues.7 90. pour ces pays.2 21.2 157.3 1.6 14.6 . Le bois mort dans les forêts du monde a été estimé à environ 67 gigatonnes de matière sèche ou 16.

11 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde superficie forestière sont plus élevées dans FRA 2010 que dans FRA 2005. à l’échelle mondiale.29 0. Le tableau 2.24 0.11 0.18 montre le facteur de conversion et d’expansion de la biomasse10.26 0. Les rapports entre matériel sur pied.94 2.43 0. soit 3. Tendances En tout.77 0. Le tableau 2.02 0.09 0.18 0. ont utilisé les facteurs de conversion fournis par le GIEC pour estimer la biomasse à partir du matériel sur pied.13 0. Ces pays représentent plus de 93 pour cent de la superficie forestière mondiale.67 0. Pour les pays et zones restants.08 0. le rapport biomasse souterraine/biomasse aérienne11 et le rapport bois mort/biomasse vivante totale12 par sous-région sur la base des estimations du matériel sur pied et de la biomasse pour 2010.19 montre qu’entre 1990 et 2010 le stock mondial de biomasse a diminué d’environ 23 gigatonnes.92 Rapport biomasse souterraine/ biomasse aérienne 0.24 Rapport bois mort/ biomasse vivante 0.65 1.24 0.06 0. . 2010 Région/sous-région Facteur de conversion et expansion de la biomasse 1.Etendue des ressources forestières 45 TABLEAU 2. Le rapport bois mort/biomasse vivante totale est calculé en divisant le poids sec du bois mort par la biomasse vivante totale (aérienne et souterraine).11 0.82 1. la FAO a estimé la biomasse en prenant les moyennes sous-régionales de la biomasse par hectare et en les multipliant par la superficie forestière pour les années correspondantes. Il s’agit là d’une augmentation considérable du nombre de rapports soumis comparé à FRA 2005.22 0.28 0. pour lequel 146 pays et zones avaient communiqué des informations.25 0.33 0. rapport biomasse souterraine/biomasse aérienne et rapport bois mort/biomasse vivante par région et sous-région. biomasse aérienne et souterraine sont par conséquent assez constants au fil du temps.11 0.76 0. 2006). L’Afrique et l’Amérique du Sud affichent la plus importante diminution des stocks totaux.66 1.11 0.20 0.24 0.12 0.23 0. principalement du fait d’une diminution de la 10 11 12 Le facteur de conversion et expansion de la biomasse est calculé comme la biomasse aérienne en tonnes divisée par le matériel sur pied en mètres cubes. Les pays. dans leur vaste majorité.11 0.51 1.06 0.30 0.15 1. 174 pays et zones ont présenté une série chronologique complète pour la biomasse aérienne et souterraine dans les forêts.22 0.14 0.04 0.21 0.26 0.31 0. Comme prévu.17 0.28 0.24 0.6 pour cent.99 0. mais aussi que le stock de biomasse par hectare est légèrement plus élevé dans FRA 2010.18 Facteur de conversion et expansion de la biomasse. les facteurs calculés sont largement dans les limites de la fourchette de valeurs par défaut présentées dans les plus récentes lignes directrices du GIEC (GIEC.78 0.30 0.07 1. Le rapport biomasse souterraine/biomasse aérienne est calculé comme la biomasse souterraine divisée par la biomasse aérienne.

7 66.2 129.4 72. La biomasse est généralement estimée en 13 Cela ne veut pas dire pour autant que 65 pays ont des données nationales sur le bois mort – certains pays ont décidé de signaler le même stock que pour FRA 2005.8 87. Le tableau 2. les données sur les tendances sont encore faibles.0 46.5 149.8 245.8 149.3 111. La baisse du stock total de biomasse est principalement le résultat de la perte de superficie forestière. 2006) ne fournissent pas de facteurs par défaut pour les estimer.4 Biomasse dans la forêt (tonnes/ha) 2000 123.5 111. .1 248.8 134.6 2005 124. principalement du fait de la diminution de la superficie forestière.8 71.0 175.20 indique la quantité estimative de bois mort dans les forêts exprimées en millions de tonnes de matière sèche. le stock de biomasse par hectare n’affiche pas de changements importants pour la période 1990-2010. Les pays ont été invités à fournir des données sur le bois mort seulement s’ils disposaient de données nationales.4 73.8 149. Par conséquent.7 90.3 186.3 115.2 119.2 245.6 110.2 110.5 124. Conclusions Les forêts du monde contiennent 600 gigatonnes de biomasse (aérienne et souterraine) et environ 67 gigatonnes de bois mort.4 148.19 Tendances de la biomasse totale dans la forêt par région et sous-région.4 157. L’Asie du Sud et du Sud-Est affiche une diminution du stock de biomasse par hectare tandis que l’Afrique.3 247. l’Europe.6 246.0 47. qui représentent 59 pour cent de la superficie forestière mondiale13. des séries chronologiques complètes n’étant disponibles que pour 65 pays et zones. 2003).5 190.4 188.8 125.1 2010 124.4 78. Bien que la disponibilité et la qualité des données se soient améliorées depuis FRA 2005. la FAO a effectué des estimations en prenant les moyennes sous-régionales du bois mort par hectare et en les multipliant par la superficie forestière pour les années correspondantes.3 186.2 47. 1990-2010 Région/sous-région Biomasse totale dans la forêt (millions de tonnes) 1990 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 37 118 3 931 88 340 129 390 13 877 60 649 3 063 77 589 19 866 84 874 822 4 803 72 518 78 143 22 095 230 703 622 794 2000 35 232 3 721 84 886 123 839 16 185 57 111 3 236 76 532 22 630 86 943 987 4 145 74 453 79 585 21 989 222 251 611 140 2005 34 304 3 731 83 275 121 309 17 563 54 904 3 355 75 822 24 097 88 516 1 060 3 931 75 646 80 637 21 764 217 504 605 553 2010 33 385 3 711 81 603 118 700 18 429 51 933 3 502 73 864 25 602 90 602 1 092 3 715 76 929 81 736 21 302 213 863 600 066 1990 122.2 174.0 85.8 47.6 114. le taux de réponse pour le bois mort est bas.4 189.7 110.7 107. les tendances du stock de biomasse par hectare suivent les tendances du matériel sur pied par hectare.3 110.0 247. En revanche.3 88.7 176.46 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 2. A l’exception de l’Asie du Sud et du Sud-Est.2 157.5 189.1 153. l’Amérique du Nord et centrale et l’Amérique du Sud présentent une légère augmentation.6 76.4 80.0 72.0 112.8 110. Pour les pays et les zones restants.4 176.2 243.7 130.9 111.2 248.6 183.5 113.8 139. l’Europe et l’Amérique du Nord accusent une augmentation du stock total de biomasse. Au niveau mondial.5 172.8 superficie forestière. Les stocks de bois mort ont diminué d’environ 3 gigatonnes sur la période 1990-2010. Les estimations du bois mort sont par conséquent beaucoup plus faibles que les estimations de la biomasse.7 134. parce que les plus récentes lignes directrices du GIEC (GIEC. sur la base des facteurs par défaut figurant dans le Guide des bonnes pratiques de 2003 du GIEC (GIEC.

4 21.3 23.5 16. La quantification des rôles importants des forêts comme dépôts de carbone.9 20.8 13.6 16.6 14. y compris les émissions et éliminations de carbone interprétées comme une variation des stocks au sein des forêts. par exemple lors de feux de forêt ou bien lorsque des terres forestières sont défrichées.0 20.8 20. Les forêts ont aussi une incidence sur le climat et le processus des changements climatiques. Or.0 24.8 12. les impacts peuvent être négatifs.8 Bois mort (tonnes/ha) 2000 25. la majorité des pays ne disposent pas de données de séries chronologiques sur le matériel sur pied.7 2005 25.2 15. le GIEC a élaboré des directives.7 16.4 7.8 1. de sorte que les lacunes des estimations du matériel sur pied se traduisent directement dans les estimations de la biomasse. sources d’émissions de carbone et puits de carbone est désormais l’un des principaux moyens de comprendre et d’influencer le cycle mondial du carbone. Il a donc pourvu tous les pays des moyens aptes à les aider à estimer et à communiquer leurs stocks de carbone et leurs émissions et éliminations de gaz à effet de serre. 1990-2010 Région/sous-région Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde Stock de bois mort (millions de tonnes) 1990 7 836 1 019 8 740 17 595 1 920 7 435 65 9 420 1 261 15 456 89 552 8 072 8 713 4 050 14 838 70 072 2000 7 362 1 024 8 271 16 658 2 193 6 491 69 8 753 1 348 15 371 105 472 8 334 8 911 4 045 14 353 68 089 2005 7 126 1 059 8 019 16 205 2 362 6 257 69 8 689 1 391 15 355 113 441 8 474 9 029 4 032 14 233 67 542 2010 6 888 1 069 7 747 15 704 2 514 5 964 70 8 548 1 434 15 790 120 419 8 633 9 172 3 932 13 834 66 980 1990 25.5 12.0 21.2 21.4 16. Pour ce faire.3 1.5 9.9 7.0 15. Elles absorbent le carbone dans le bois.0 16.3 20.Etendue des ressources forestières 47 TABLEAU 2. Les données sur la matière sèche de bois mort sont très faibles et peu susceptibles de s’améliorer avant que le GIEC ne fournisse des valeurs par défaut et des facteurs de conversion nouveaux et de meilleure qualité.6 14. Les évaluations des ressources forestières mondiales permettent de contribuer aux estimations de l’ampleur des stocks et des .8 20.1 16. Le protocole de Kyoto et la CCNUCC imposent à tous les pays membres d’évaluer régulièrement et de communiquer leurs émissions nationales de gaz à effet de serre.9 23.9 1.7 21.4 23. indépendamment de la disponibilité de données à l’échelon national.3 15.6 2010 25.5 12.8 12. méthodes et valeurs par défaut pour tous les paramètres servant à évaluer les stocks de carbone et leurs changements dans les forêts (GIEC.4 9.20 Tendances des stocks de bois mort par région et sous-région.9 24.1 15.3 9.7 17. les feuilles et la terre et l’émettent dans l’atmosphère lorsqu’elles brûlent. 2006).6 15.3 12.6 1.6 23.6 15.5 11. la FAO a incorporé les directives du GIEC de 2006 sur l’évaluation des stocks de carbone forestier dans celles relatives à l’établissement des rapports destinés à FRA 2010.5 9.4 15.9 12.2 22.9 16. Afin d’optimiser des synergies et de remettre aux organisations internationales des rapports nationaux rationalisés.3 12.7 13.6 23. subissent les effets des changements climatiques. à l’instar des autres écosystèmes.5 16. STOCK DE CARBONE Introduction Les forêts.6 20.6 appliquant des facteurs de conversion au matériel sur pied.3 16.5 12.4 7. tandis qu’ailleurs ils peuvent être positifs.4 15.7 13.4 7.1 23.8 21. A certains endroits.

Situation En tout. ou d’en attester la vérité.2 87.1 51.2 15.6 39.8 18.47 (conformément aux lignes directrices de 2006 du GIEC).7 109. la majorité des pays ont utilisé une fraction de carbone de 0. elles complètent et facilitent l’établissement de rapports internationaux par les pays sur les émissions et éliminations des gaz à effet de serre au titre de la CCNUCC.1 54. Pour le carbone dans le bois mort.4 60.1 161.5 suggérée dans le Guide des bonnes pratiques de 2003 du GIEC. 180 pays et zones.8 12 298 2 757 19 406 34 461 17 270 16 466 1 594 35 330 18 924 96 924 416 1 139 39 643 41 198 8 275 75 473 291 662 46. lesquelles peuvent englober la totalité ou une partie seulement de la superficie forestière d’un pays donné. car c’est la fraction de carbone par défaut des lignes directrices du GIEC qui a été utilisée.3 11. Simultanément. Pour la plupart des pays. avec des variations mineures entre sous-régions.7 113.6 17.8 55.6 8. Dans FRA 2010. Les chiffres relatifs aux stocks de carbone forestier présentés au titre de la CCNUCC.6 5.1 67. l’estimation et la prévision ne sont par ailleurs pas toujours mises en œuvre de la même manière dans l’établissement de rapports au titre de la CCNUCC et du Protocole de Kyoto. la reclassification.4 58. Quelques pays ont utilisé leurs propres fractions de carbone pour leurs estimations.3 72. Pour les pays et zones restants.3 217.8 149.0 35. En 2010.6 96.8 60.7 179.0 59. du Protocole de Kyoto et à la FAO ne sont pas forcément identiques. A l’échelle mondiale.4 90.5 38.0 125. TABLEAU 2. le carbone dans la biomasse ne traduit que le stock de biomasse.6 96.4 43. sous-région et à l’échelle mondiale. Russian Federation Total Europe Caribbean Central America North America Total North and Central America Total Oceania Total South America World 15 762 1 747 38 349 55 859 8 754 25 204 1 731 35 689 12 510 45 010 516 1 763 37 315 39 594 10 480 102 190 288 821 58.9 82.4 151.8 34. Le tableau 2.6 59.6 3 894 694 3 334 7 922 1 836 1 051 546 3 434 3 648 20 648 103 714 26 139 26 956 2 937 9 990 71 888 14.21 Stock de carbone dans la forêt par région et sous-région.9 44.4 145.2 185.0 56.5 14.21 présente le stock de carbone estimatif dans les forêts par région.9 36.8 74. les membres de la CCNUCC sont tenus de présenter des rapports sur les «forêts gérées».7 7.2 116. qui représentent 94 pour cent des forêts du monde.9 22.0 186.1 89.4 85. ont soumis des rapports sur le carbone dans la biomasse pour 2010.2 63.2 3.2 11. la fraction de carbone moyenne employée est de 0.4 58.8 118.6 12.1 161. Les méthodes propres à la FRA comme l’étalonnage.2 145.8 . 2010 Région/sous-région Carbone dans la biomasse Carbone dans le bois mort et la litière Carbone dans le sol Stock total de carbone millions de tonnes/ha millions de tonnes/ha millions de tonnes/ha millions de tonnes/ha tonnes tonnes tonnes tonnes Eastern and Southern Africa Northern Africa Western and Central Africa Total Africa East Asia South and Southeast Asia Western and Central Asia Total Asia Europe excl.6 38.8 152. qui plus est. les chiffres correspondants concernent 72 pays (61 pour cent).3 31 955 5 198 61 089 98 242 27 860 42 722 3 871 74 453 35 083 162 583 1 035 3 616 103 097 107 747 21 692 187 654 652 371 119.6 20.2 71. Les définitions des forêts peuvent varier et.48. pour le carbone dans la litière 124 pays (78 pour cent) et pour le carbone dans le sol 121 pays (78 pour cent). le stock de carbone total dans la biomasse des forêts du monde est estimé à 289 gigatonnes. tandis que certains pays ont utilisé la fraction de carbone de 0.48 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 mouvements effectuées par des organismes scientifiques comme le GIEC.8 10.0 58.8 36. la FAO a estimé les stocks de carbone en prenant les moyennes sous-régionales par hectare et en les multipliant par la superficie forestière pour les années correspondantes.4 66.4 55.

0 56.1 54.5 43.2 116. En prenant la totalité du carbone dans la biomasse.4 89. Pour les pays et zones restants. par région et à l’échelle mondiale pour la période 1990-2010. ce qui correspond à 161.2 116.3 tonnes par hectare.2 63.22 Tendances des stocks de carbone dans la biomasse forestière par région et sous-région.6 53.3 31.22 présente les tendances du stock de carbone estimatif dans la biomasse forestière par sous-région. le bois mort.8 74.9 22.9 44.7 62. 1990-2010 Région/sous-région Carbone dans la biomasse forestière (millions de tonnes) 1990 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 17 524 1 849 41 525 60 898 6 592 29 110 1 511 37 213 9 699 42 203 387 2 279 35 100 37 766 10 862 110 281 299 224 2000 16 631 1 751 39 895 58 277 7 690 27 525 1 599 36 814 11 046 43 203 466 1 969 36 073 38 508 10 816 106 226 293 843 2005 16 193 1 756 39 135 57 083 8 347 26 547 1 658 36 553 11 763 43 973 500 1 865 36 672 39 038 10 707 103 944 291 299 2010 15 762 1 747 38 349 55 859 8 754 25 204 1 731 35 689 12 510 45 010 516 1 763 37 315 39 594 10 480 102 190 288 821 Carbone dans la biomasse forestière (tonnes/ha) 1990 57.8 60.3 54. les données relatives au stock de carbone dans le bois mort et la litière sont encore très faibles.5 gigatonne par an en moyenne.2 71.6 39.7 2010 58.8 71.7 115.5 71.5 36.8 2000 58.3 54.5 89. le total du stock de carbone forestier estimatif en 2010 s’élève à 652 milliards de tonnes.8 118.6 82. jusqu’à ce que le GIEC fournisse de meilleures valeurs par défaut.2 33.2 22.5 22. Le stock de carbone total dans la biomasse des forêts du monde affiche une baisse d’environ 10 gigatonnes pour la période 1990-2010 ou de -0. Le stock de carbone total dans le sol est estimé à 292 milliards de tonnes ou 72.6 .1 116.7 42.9 91. La majorité des pays n’ont pas de données nationales sur ces réservoirs de carbone.8 34. Ce chiffre est légèrement supérieur au stock de carbone total dans la biomasse forestière.4 85.4 55.9 74.2 43.2 82. Cependant. Le tableau 2.5 71. principalement du fait d’une réduction de la superficie forestière du monde. la litière et les sols.9 53. le taux de réponse pour FRA 2010 a été inférieur à celui de FRA 2005. Ce chiffre est légèrement supérieur à celui signalé dans FRA 2005.4 37.5 117. Quant à la biomasse.8 tonnes par hectare. de sorte que.5 88. TABLEAU 2.7 65.6 54.3 72.6 58. Pour le carbone dans le bois mort.6 51. Une série chronologique complète sur le carbone dans le bois mort a été présentée par 66 pays et zones (qui représentent 61 pour cent de la superficie forestière du monde).9 54.9 64.8 tonnes par hectare.9 2005 58. principalement en raison de la décision du GIEC d’omettre les facteurs de conversion par défaut de la plus récente version de ses lignes directrices.4 81.6 34.7 38.3 54.6 53.6 61.7 116. la FAO a estimé le stock de carbone dans la biomasse forestière en prenant les moyennes sous-régionales du stock de carbone par hectare et en les multipliant par la superficie forestière pour les années correspondantes.9 82. le stock de carbone par hectare n’affiche pas de changements marqués à l’échelle mondiale.4 117.4 64.4 89.5 88. Tendances En tout.1 55. 174 pays et zones (qui représentent 93 pour cent de la superficie forestière totale) ont communiqué une série chronologique complète sur le stock de carbone dans la biomasse forestière (aérienne et souterraine).6 21.4 90.Etendue des ressources forestières 49 Le stock de carbone total dans le bois mort et la litière en 2010 s’élève à 72 milliards de tonnes ou 17. les estimations de ces réservoirs de carbone resteront médiocres.

5 17.6 20.4 11.5 7.8 36.1 7.1 37.3 18.2 11.2 15. Il s’agit là d’un taux de réponse largement supérieur à celui de FRA 2005. Le total estimatif des stocks de carbone forestier en 2010 est de 652 milliards de tonnes.5 2000 14. Les stocks de carbone par hectare affichent une légère augmentation.6 8.5 20.8 37.0 15. le taux de réponse a été beaucoup plus élevé que lors de FRA 2005.3 38.1 3.24) est attribuée à la perte de superficie forestière durant cette période car les stocks par hectare n’affichent presque aucun changement.25 résume les estimations mondiales FRA 2010 des stocks de carbone dans les forêts.6 12. Pour FRA 2010.7 10.50 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Pour le carbone dans la litière. 1990-2010 Région/sous-région Carbone dans le bois mort et la litière (millions de tonnes) 1990 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 4 419 674 4 118 9 211 1 428 1 134 502 3 064 3 337 20 254 72 929 25 590 26 591 3 027 10 776 72 923 2000 4 156 668 3 761 8 586 1 608 1 069 517 3 194 3 495 20 223 89 799 25 621 26 510 3 025 10 382 71 919 2005 4 025 688 3 542 8 255 1 729 1 067 530 3 325 3 561 20 259 97 756 25 932 26 784 3 014 10 154 71 792 2010 3 894 694 3 334 7 922 1 836 1 051 546 3 434 3 648 20 648 103 714 26 139 26 956 2 937 9 990 71 888 Carbone dans le bois mort et la litière (tonnes/ha) 1990 14.8 10.6 5. pour lequel seuls 43 pays avaient présenté un rapport.4 5. par région et sous-région. Pour les pays et zones restants. Le tableau 2. Les stocks par hectare sont presque les mêmes mais. La plupart des pays ont employé les valeurs par défaut du GIEC des stocks par hectare.5 8. FRA 2010 présente des stocks de carbone légèrement supérieurs à ceux estimés pour FRA 2005. Pour les pays et zones restants. La principale raison de cet état de fait est que la superficie forestière est estimée à un niveau supérieur dans FRA 2010 par rapport à FRA 2005. pour laquelle seuls 54 pays avaient soumis des rapports. FRA 2010 n’indique presque aucun changement au fil du temps.2 5.8 18.3 13. la FAO a estimé les stocks de carbone en prenant les moyennes sous-régionales de stocks de carbone par hectare et en les multipliant par la superficie forestière pour les années correspondantes.23 présente les tendances combinées des stocks de carbone dans le bois mort et la litière pour la période 1990-2010.2 36.8 3. alors que FRA 2005 présentait une tendance à la baisse des stocks par hectare.2 14.6 15. Le tableau 2.5 8.3 11.0 12.3 36. qui sont liées à une profondeur de sol de 30 cm.7 18.6 18.2 3.3 6. aucun ajustement n’a été effectué pour les pays soumettant des rapports sur le carbone dans le sol sur la base de profondeurs de sol non standard.5 12.1 5.4 12.7 7.6 11.9 11.4 38.2 11.6 12. Une série chronologique complète sur le carbone dans le sol a été présentée par 117 pays et zones (représentant 78 pour cent de la superficie forestière du monde).3 11.8 tonnes par hectare.4 17.5 15. mais elle n’est probablement pas significative en termes statistiques.3 11. Le total des stocks de carbone a diminué durant la période 1990-2010. 119 pays (représentant 77 pour cent de la superficie forestière mondiale) ont soumis des rapports sur le carbone dans la litière. La tendance à la baisse du stock total de carbone dans le sol pour la période 1990-2010 (voir le tableau 2.8 .1 3.6 38.6 2005 14. Dans cette analyse.5 14.4 37.6 12.5 38.8 37.5 12.7 2010 14.6 17.5 20.23 Tendances des stocks de carbone dans le bois mort et la litière. TABLEAU 2. la FAO a procédé à des estimations en prenant les moyennes sous-régionales de stock de carbone dans le sol par hectare et en les multipliant par la superficie forestière pour les années correspondantes.5 17.9 7.8 36. ce qui équivaut à 161.5 20. principalement suite à la perte de superficie forestière durant cette période.

1 Carbone dans le sol (tonnes/ha) 2000 45.8 Conclusions Les forêts du monde renferment plus de 650 milliards de tonnes de carbone.8 8.Etendue des ressources forestières 51 TABLEAU 2.9 67.0 58. 44 pour cent dans la biomasse.6 8.0 55.4 58.9 55.7 59.1 161.2 9. cependant. La disponibilité et la qualité des données se sont améliorées depuis FRA 2005.4 96.2 87.8 55.2 161. les forêts du monde sont donc une source nette d’émissions du fait de la diminution de la superficie forestière totale.7 58.5 72. certains pays dotés d’importantes superficies de tourbières boisées éprouvent des difficultés à évaluer le carbone du sol en employant les lignes directrices du GIEC.9 35.4 58.4 60.9 96. Selon ces estimations.24 Tendances des stocks de carbone dans le sol des forêts par région et sous-région. Les valeurs par défaut pour le bois mort ont été omises des Lignes directrices de 2006 du GIEC et les valeurs par défaut sur le carbone dans la litière sont très approximatives.2 87. Pour le carbone dans le sol il y a quelques questions liées aux données présentées par les pays qui estiment le carbone sur la base de profondeurs de sol différentes.2 72.0 96.0 58.1 9.4 58.5 59. les données sur les tendances sont faibles parce que la plupart des pays n’ont des données nationales sur le matériel sur pied que pour une année de référence.8 34.1 51.2 9.6 72. 11 pour cent dans le bois mort et la litière et 45 pour cent dans le sol. Comme pour le matériel sur pied et la biomasse.1 9.9 50.2 2005 45. .7 97.9 36.7 72.6 2010 71.3 72.5 43.6 58.0 67.3 72.6 50. Enfin. A l’échelle mondiale. 1990-2010 Total des stocks de carbone (millions de tonnes) 1990 Carbone dans la biomasse Carbone dans le bois mort Carbone dans la litière Carbone dans le sol Total des stocks de carbone 299 224 34 068 38 855 300 425 672 571 2000 293 843 33 172 38 748 295 073 660 836 2005 291 299 32 968 38 825 293 232 656 323 2010 288 821 32 904 38 984 291 662 652 371 1990 71.1 59.0 87.6 59.5 37.9 96.0 51.7 59.2 161. mais il subsiste quelques aspects préoccupants.25 Tendances du total des stocks de carbone forestier.7 72.7 58.6 96.4 43. les stocks de carbone s’orientent à la baisse suite à la perte de superficie forestière.0 59.8 36. Cela signifie que les changements des stocks ne font que traduire les changements de superficie forestière.9 8.3 161.7 58.0 35.2 87.7 8.1 97.6 43.3 TABLEAU 2.5 60.7 58.7 36. 1990-2010 Région/sous-région 1990 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 13 871 2 952 21 083 37 907 14 220 18 071 1 534 33 826 17 503 95 503 354 1 511 39 752 41 617 8 584 82 989 300 425 Carbone dans le sol (millions de tonnes) 2000 13 084 2 748 20 223 36 055 15 402 16 760 1 550 33 712 18 495 96 495 386 1 287 39 645 41 318 8 533 78 961 295 073 2005 12 690 2 771 19 814 35 275 16 432 16 701 1 564 34 698 18 632 96 632 403 1 212 39 613 41 229 8 490 76 909 293 232 2010 12 298 2 757 19 406 34 461 17 270 16 466 1 594 35 330 18 924 96 924 416 1 139 39 643 41 198 8 275 75 473 291 662 1990 45.6 34.6 68.5 59.6 96.8 2005 71.6 58.0 58.2 2010 46.4 58.9 55.9 58.7 43.9 58.1 67.4 Stocks de carbone (tonnes/ha) 2000 71. le stock de carbone par hectare est resté presque constant pour la période 1990-2010.3 72.

.

Jusqu’ici. mais seulement des mesures supplétives pour des objectifs précis et. partant. Des interactions variables et complexes se produisent entre tous ces niveaux. Il est désormais estimé que les progrès vers la gestion durable des forêts sont compatibles avec la conservation de la diversité biologique. les évaluations des ressources forestières mondiales ont mis davantage l’accent sur la biodiversité forestière. plutôt qu’à assurer un suivi de la diversité biologique. L’évaluation et le suivi de la diversité biologique et l’établissement de rapports la concernant sont d’importantes activités visant à orienter la gestion durable des forêts. par exemple.53 Chapitre 3 Diversité biologique des forêts APERÇU L’expression «diversité biologique» englobe la variété des formes de vie existantes. cette identification n’a pas été réalisée pour les écosystèmes forestiers sur une grande échelle (c’est-à-dire nationale ou continentale). connaît de fortes variations naturelles suivant que les forêts sont boréales ou tropicales. Du fait que la diversité biologique englobe la complexité de toutes les formes de vie. FRA 2005 a collecté et compilé des informations pertinentes au niveau du paysage et des espèces. Ces dernières années. Dans les forêts. La plupart des inventaires forestiers locaux visent à estimer la superficie forestière et les volumes exploitables de bois et parfois de PFNL. Il n’existe pas de mesure objective unique de la diversité biologique. les rôles écologiques qu’elles remplissent et la diversité génétique qu’elles renferment (FAO. Bien que la production de bois ait souvent dominé la façon dont étaient gérées les forêts au XXe siècle. Il ne s’agit pas de difficultés propres à la diversité biologique en soi mais de problèmes généraux d’inventaire liés à des paramètres cibles complexes et hautement évolutifs. La surveillance de la diversité biologique et des changements causés par les pratiques forestières et autres interventions humaines jouent un rôle important dans l’évaluation de l’efficacité de la gestion et de tous les changements entraînés par l’utilisation des forêts. ce qui importe c’est l’évolution de la diversité biologique. tout en examinant certains aspects relatifs à la structure et la composition. les paysages. des difficultés théoriques et pratiques se présentent. 1989). Aux fins des politiques et de la surveillance. en particulier aux échelles régionales. les populations. la diversité biologique permet aux espèces de s’adapter continuellement à des conditions environnementales en évolution dynamique (y compris le climat). Elles comprennent les écosystèmes. FRA 2005 fournit des informations sur la superficie forestière et – plus particulièrement – sur la superficie des forêts primaires et . La richesse des espèces. l’évaluation et le suivi ne sont possibles que pour certains aspects spécifiques ou pour des buts particuliers et définis. Il est nécessaire dans l’immédiat de catégoriser – et de parvenir à bien mieux comprendre – la diversité biologique afin de mesurer les tendances. nécessairement limités. de maintenir les possibilités de reproduction et d’amélioration des arbres (pour répondre aux besoins humains en biens et services et à ceux des nouvelles utilisations finales) et de favoriser leurs fonctions écosystémiques. les individus et les gènes. les nouvelles pressions du XXIe siècle promeuvent une approche plus équilibrée qui appelle la fourniture de multiples biens et services. Pour FRA  2000. qui implique l’identification d’un certain nombre d’indicateurs pertinents et leur surveillance au fil du temps. des données ont été compilées sur le pourcentage de forêts dans les aires protégées. Les valeurs dérivées de la diversité biologique sont associées à différentes échelles qui exigent des méthodes d’évaluation particulières. Toutefois. Au niveau de l’écosystème. ce faisant. les espèces.

La plus grande partie. englobent certains des écosystèmes terrestres les plus divers et riches en espèces. ou encore d’un patrimoine culturel. La superficie de forêt primaire a diminué d’environ 0. • superficie forestière principalement affectée à la conservation de la diversité biologique. soit plus de 460 millions d’hectares. La fonction principale de ces forêts peut être la conservation de . mais pas la totalité. Au niveau des espèces. selon les estimations. et en particulier les forêts ombrophiles. Les aires protégées juridiquement établies couvrent. la FAO a insisté sur l’évaluation du nombre d’espèces arborescentes tant indigènes qu’en danger à l’échelon national. pour FRA 2005. plus d’un tiers de toutes les forêts sont classifiées comme forêts primaires. du fait que certaines aires protégées peuvent être affectées à d’autres fins que la conservation de la diversité biologique.4 pour cent par an au cours des dix dernières années. le chapitre 2 fournit des informations sur les tendances des caractéristiques des forêts – y compris l’étendue des types de forêts sélectionnés. • superficie de forêts dans les aires protégées. les rapports nationaux comprenaient des listes des dix espèces arborescentes les plus répandues (mesurées par leur part dans le matériel sur pied total). se situe dans des aires protégées. En outre. PRINCIPAUX RÉSULTATS Les forêts primaires représentent 36 pour cent de la superficie forestière – mais ont diminué de plus de 40 millions d’hectares depuis 2000 A l’échelle mondiale. Douze pour cent des forêts du monde sont principalement affectées à la conservation de la diversité biologique La superficie forestière où la conservation de la diversité biologique est désignée comme la fonction principale a augmenté de plus de 95 millions d’hectares depuis 1990.1). la superficie forestière affectée à la conservation de la diversité biologique n’est pas forcément équivalente à la superficie forestière se trouvant dans des aires protégées. • composition en espèces arborescentes des forêts. En plus des variables liées à la diversité biologique des forêts présentées et analysées ici. une fois terminée. Ces dernières sont définies comme des forêts formées d’espèces indigènes où aucune trace d’activité humaine n’est clairement visible et où les processus écologiques ne sont pas sensiblement perturbés. les forêts peuvent être désignées et gérées principalement pour la conservation de la diversité biologique sans pour autant faire partie d’un réseau d’aires protégées. la plus grande partie (46 pour cent) a été affectée entre 2000 et 2005. 13 pour cent des forêts du monde Les parcs nationaux.54 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 des forêts affectées à la conservation de la diversité biologique (y compris les aires protégées). fournissant ainsi d’importantes informations sur la place qu’elles occupent dans la composition des forêts. comme par exemple la protection des ressources en sols et en eau. le chapitre 4 comporte des informations sur les espèces ligneuses envahissantes et le chapitre 5 présente une analyse de l’utilisation des espèces introduites dans les forêts plantées. Parmi les variables mesurées pour FRA 2010 qui concernent la diversité biologique figurent les suivantes: • superficie des forêts primaires. Une étude sur la situation des ressources génétiques forestières du monde est en cours qui. Ces forêts représentent maintenant 12 pour cent de la superficie forestière totale. contribuera à combler une importante lacune sur le plan des informations (voir l’encadré 3. Si les deuxième et troisième variables ci-dessus sont similaires. principalement suite à la reclassification des forêts primaires sous la catégorie «autres forêts naturellement régénérées» du fait de l’exploitation sélective du bois et d’autres interventions humaines. Dans le même temps. les zones de nature sauvage et les aires protégées juridiquement établies couvrent plus de 10 pour cent de la superficie forestière totale dans la plupart des pays et des régions. les réserves cynégétiques. Les forêts primaires.

Cependant. les plans de développement rural et les stratégies de réduction de la pauvreté. comme les programmes forestiers nationaux. Bien que le matériel sur pied des dix espèces arborées les plus communes représente plus de 90 pour cent du matériel sur pied total dans de nombreux pays de la zone tempérée et boréale. Les préoccupations relatives à la conservation devraient être intégrées dans des programmes de développement nationaux et locaux plus larges. L’analyse des données relatives au matériel sur pied peut fournir des indicateurs supplétifs qui aident à comprendre la richesse des forêts en espèces arborescentes et leur abondance relative Il s’agit là d’un aspect utile pour l’évaluation qualitative et le suivi de la diversité biologique. la Commission a demandé la préparation d’un rapport sur La situation des ressources génétiques forestières mondiales à présenter à la Commission en 2013. la superficie de forêts primaires continue à diminuer. La préparation d’un tel rapport a été reçue positivement par la neuvième réunion de la Conférence des parties à la CDB. Il est par conséquent vital de conserver les ressources génétiques des forêts. toutefois. la protection des ressources en sols et en eau ou encore la conservation d’un patrimoine culturel. La superficie forestière située à l’intérieur de systèmes d’aires protégées a augmenté de 94 millions d’hectares depuis 1990. telle que mesurée par des indicateurs quantitatifs comme la superficie forestière principalement affectée à la conservation de la diversité biologique et la superficie forestière dans les aires protégées. insuffisantes. Deux tiers de cette augmentation se sont produits depuis 2000. Or il n’y a pas de tableau mondial synthétisé de la situation et des tendances des ressources génétiques forestières et il manque des estimations du taux de perte de diversité génétique. il représente moins de 20 pour cent du matériel sur pied total dans les pays tropicaux dotés d’une grande diversité d’espèces.1 Rapport sur La situation des ressources génétiques forestières mondiales La diversité génétique constitue la base fondamentale de l’évolution des espèces arborescentes forestières et de leur adaptation face au changement. La situation des ressources génétiques forestières mondiales sera préparée selon une approche menée par les pays et sur la base des rapports nationaux et des études thématiques. On reconnaît que les données générales fiables sur la situation et les tendances des forêts revêtent une grande importance pour une gestion efficace des ressources génétiques forestières. ENCADRÉ 3. La Commission sur les ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture de la FAO a reconnu le caractère urgent de la conservation et de l’utilisation durable des ressources génétiques forestières. toutefois. Le processus d’Evaluation des ressources forestières mondiales servira de modèle et les deux processus seront liés. car elles constituent une ressource unique et irremplaçable pour l’avenir. . lesquelles augmentent constamment. Avec le soutien du Comité des forêts. Les informations liées aux forêts. La disponibilité d’informations précises sur la situation et les tendances des ressources génétiques forestières est actuellement très insuffisante. PRINCIPALES CONCLUSIONS Les données recueillies pour FRA 2010 indiquent que la tendance à la hausse des efforts de conservation de la biodiversité forestière se poursuit. se réfèrent pour la plupart aux ressources forestières en général plutôt qu’à la diversité des forêts et à leur évolution. qui favorisent la coopération entre secteurs. Cela limite la capacité des pays et de la communauté internationale à intégrer la gestion des ressources génétiques forestières dans les politiques transversales globales. La gestion des ressources génétiques forestières ne peut être efficace que si elle est traitée comme un élément à part entière de la gestion durable des forêts dans son ensemble. La disponibilité et la comparabilité des informations restent.Diversité biologique des forêts 55 la diversité biologique.

1). Néanmoins.1) devrait contribuer à la définition d’indicateurs supplémentaires pour le suivi de la biodiversité forestière et l’efficacité des mesures de conservation. la plus grande étendue se trouve en Amérique du Sud (624 millions d’hectares). et de l’Europe (la quasi-totalité dans la Fédération de Russie) (voir le tableau 3. D’autres ont utilisé la superficie actuelle des forêts se trouvant dans les parcs nationaux et autres aires protégées comme valeur supplétive ou ont fourni une estimation experte du pourcentage de forêts naturelles qui pourraient être considérées comme primaires sur la base de la définition de FRA 2010. représentant 94 pour cent de la superficie forestière totale. . Au niveau régional.56 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Bien que les informations sur la composition du matériel sur pied constituent un indicateur supplétif utile de la richesse et de l’abondance des espèces. Plusieurs pays ont signalé qu’ils avaient des informations insuffisantes sur la superficie de forêts primaires. davantage d’espèces. culturelles et religieuses. qui sont définies dans FRA 2010 comme des forêts formées d’espèces indigènes où aucune trace d’activité humaine n’est clairement visible et où les processus écologiques ne sont pas sensiblement perturbés. Les forêts primaires sont souvent assimilées à des forêts dotées de hauts niveaux de diversité biologique. qui sont nécessaires pour suivre la diversité biologique des forêts. les caractéristiques des forêts et leur évolution au fil du temps ont été présentées dans le chapitre 2. Les dix pays dotés des plus importantes superficies de forêt primaire représentent 88 pour cent de la superficie totale de forêts primaires du monde (voir la figure 3. elles peuvent ne contenir qu’un nombre limité d’espèces végétales et animales. La préparation du premier rapport sur La situation des ressources génétiques forestières mondiales (voir l’encadré 3. par exemple. la superficie de la forêt primaire est un indicateur important de l’état des écosystèmes forestiers. alors que certaines forêts naturelles modifiées ou semi-naturelles et des forêts parsemées de zones agricoles pourraient offrir des habitats supplémentaires et renfermer. piégeage du carbone et préservation de valeurs esthétiques. SUPERFICIE DE FORÊTS PRIMAIRES Introduction Des informations sur la superficie forestière totale. d’Amérique du Nord et centrale et de la Fédération de Russie ont été classifiées comme primaires. d’Europe (à l’exclusion de la Fédération de Russie) et des zones arides d’Afrique de l’Est et australe. Il ne faut pas oublier par ailleurs que les forêts primaires remplissent de nombreuses fonctions essentielles autres que la conservation de la diversité biologique: protection des sols et des ressources en eau. il manquait des informations pour nombre de petits territoires et îles. A l’échelle mondiale. 200 pays. Cependant. ce qui représente plus d’un tiers (36 pour cent) de la superficie forestière totale des pays ayant établi des rapports. Situation Sur les 233 pays et zones soumettant un rapport pour FRA 2010. ont présenté des données sur la superficie de forêts primaires. Un pourcentage relativement élevé des forêts d’Afrique centrale. qui est la deuxième zone la plus importante de forêt tropicale) et pour la République bolivarienne du Venezuela. de ce fait. Dans la zone boréale et les tropiques arides. suivie de l’Amérique du Nord et centrale. Des superficies limitées sont signalées par certains pays des Caraïbes. bien que tel ne soit pas toujours le cas. d’Afrique du Nord et d’Asie de l’Ouest et centrale. de sorte que la superficie réelle est probablement légèrement plus importante. ainsi que pour des pays comme le Cameroun et la République démocratique du Congo (deux des plus grands pays du Bassin du Congo. près de 1. Etendue des ressources forestières. d’autres indicateurs doivent être déterminés ou mis à l’épreuve pour être utilisés dans les évaluations qualitatives. Il y a une importante variation sur le plan de la distribution des forêts primaires.1). de sorte qu’ils les ont incluses dans la catégorie «autres forêts naturellement régénérées». Le présent chapitre porte sur les forêts primaires.4 milliard d’hectares étaient classifiés comme des forêts primaires.

2010 (%) Brésil Fédération de Russie Canada Etats-Unis d’Amérique Pérou Indonésie Bolivie (Etat plurinational de) Mexique Papouasie-Nouvelle-Guinée Inde Autres 35 19 12 6 4 3 3 3 2 1 12 Cependant.2 4.7 94.9 99.8 18.2 100.9 9.0 100. La forêt primaire représente au moins 50 pour cent de la superficie forestière totale de 19 pays.7 99.4 19.1 Les dix pays dotés de la superficie de forêts primaires la plus étendue.9 27. Sur les 200 pays et zones soumettant un rapport. 2010 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays % de la superficie forestière totale 100. ont signalé ne plus avoir de forêts primaires.s. ainsi que de PEID.6 45.8 26.2 23.3 n.3 35.3 Superficies de forêts primaires 1 000 ha % Distribution régionale % Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 23 8 23 54 5 17 23 45 42 43 16 7 5 28 17 13 200 6 430 13 990 27 527 47 947 25 268 81 235 3 201 109 705 5 438 261 920 205 4 482 275 035 279 722 35 493 624 077 1 358 864 2.4 100.6 2.9 100. comme par exemple en Finlande.2 8.5 39.5 1.5 1.3 20.6 70.1 0.6 76.0 0. plutôt qu’à une absence totale de forêts primaires.6 18. 81 pays.1 Superficie de forêts primaires par région et sous-région. .9 74.7 99.6 94.2). 0.0 100. cela est peut-être dû au manque de données. qui pourraient autrement figurer parmi les dix plus grands pays.0 99.0 3.0 2.0 FIGURE 3.4 17. il manque des informations de grands pays tropicaux.8 97.6 2. Dans certains cas.6 7.0 46.Diversité biologique des forêts 57 TABLEAU 3.0 40.2 et figure 3.0 100.9 6.6 9.2 20.8 17. principalement en Europe et dans les zones arides d’Afrique et d’Asie de l’Ouest.0 96. comme on l’a mentionné ci-dessus. et sept pays ont classifié plus de 75 pour cent de leurs forêts comme primaires (tableau 3.7 0.

2005 et 2010). Des informations manquaient pour huit pays pour 1990 (Equateur. Estonie. Portugal.58 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 3. Indonésie. Cette différence est due à une modification du système de classification introduite en 1995 plutôt qu’à des changements réels de la superficie de forêts primaires. y compris ceux ayant signalé ne pas avoir de forêt primaire. République de Corée.2 Forêts primaires en pourcentage de la superficie forestière totale par pays.6 million d’hectares par an dans les années 90 à -0. . Guyana. Sur ces pays. Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Samoa) et. 184 ont fourni des données pour les quatre années (1990. 2010 (% de la superficie forestière) 0-5 5-10 10-20 20-50 50-100 Pas de données Tendances Une analyse des tendances a été générée sur la base de 198 pays représentant 74 pour cent de la superficie forestière totale14. 2000.5 million d’hectares par an durant la période 2000-2005). 2010 Pays/zone Forêts primaires en % de la forêt totale 100 95 95 92 91 89 75 72 69 65 Superficie forestière (1 000 ha) 2 8 082 14 758 519 522 28 726 67 992 64 410 380 22 000 Superficie de forêts primaires (1 000 ha) 2 7 690 14 001 476 573 26 210 60 178 48 297 263 14 334 Singapour Guyane française Suriname Brésil Papouasie-Nouvelle-Guinée Pérou Micronésie (Etats fédérés de) Tadjikistan Brunéi Darussalam Gabon FIGURE 3. la Fédération de Russie a été exclue de cette analyse du fait de la forte différence du taux de changement indiqué (de +1.2 Les dix pays dotés du pourcentage de forêts primaires le plus élevé. pour sept 14 Bien que des informations aient été fournies pour les quatre années de référence.

3 Tendances de la superficie de forêts primaires par région et sous-région.88 -0.63 -0.37 15 Un gain de forêt primaire peut se produire lorsque des superficies forestières qui n’étaient jusque-là pas classifiées comme non perturbées sont désignées comme zones dans lesquelles aucune intervention ne peut avoir lieu. Cette perte.1 70. Au niveau sous-régional.07 -0.4 100.04 -0. Au fil du temps.66 -1.Diversité biologique des forêts 59 autres pays (Australie.53 -0.9 99.43 0. Nouvelle-Zélande et Nicaragua).55 -0.6 74.0 96. Si le fait de combler ces lacunes donne une meilleure idée de la tendance au fil du temps.34 -0.08 -1.40 -0.7 99. L’Amérique du Sud représente le plus grand pourcentage de la perte nette.0 46.02 -1.4 pour cent de la superficie de forêt primaire par an au cours de la période de dix ans. TABLEAU 3.12 -0.3)15. la perte de forêts primaires en Afrique de l’Est et australe a légèrement augmenté.7 94. -74 124 50 -370 -2 961 -4 188 -0. A l’échelle mondiale.3 Superficie de forêts primaires (1 000 ha) 1990 2000 2010 Changement annuel (1 000 ha) 19902000 20002010 Taux de changement annuel (%) 19902000 20002010 7 594 15 276 37 737 60 607 28 179 87 062 2 924 118 166 5 183 207 5 766 274 920 280 893 41 416 684 654 1 190 919 7 024 14 098 32 540 53 662 26 456 83 587 3 083 113 127 5 360 206 5 226 273 795 279 227 39 191 653 691 1 144 258 6 430 13 990 27 527 47 947 25 268 81 235 3 201 109 705 5 438 205 4 482 275 035 279 722 35 493 624 077 1 102 382 -57 -118 -520 -695 -172 -348 16 -504 18 n. il n’y a pas encore assez d’informations pour déterminer précisément la part de la diminution qui est imputable à la déforestation et celle qui est due à la reclassification dans une des deux catégories «autres forêts naturellement régénérées» et «forêts plantées». Liban.05 0. qui ont enregistré un gain net (tableau 3.47 -1. Le taux de perte est stable ou en diminution dans toutes les régions à l’exception de l’Océanie. est largement due à la reclassification de la forêt primaire dans d’autres catégories de forêt à cause de l’exploitation sélective et d’autres interventions humaines durant cette période.2 millions d’hectares par an entre 2000 et 2010.80 -1. Polynésie française.02 -0. Jordanie. et en Europe et en Amérique du Nord et centrale. Honduras.21 -0. Un pays (Nioué) a seulement fourni une estimation pour 2010 et a été exclu de l’analyse.s.0 100.38 -0. 1990-2010 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de % de la pays superficie forestière totale Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 23 8 23 54 5 17 23 45 42 16 7 5 28 16 13 198 100.9 74. il manquait des données pour 1990 ainsi que 2000.0 100.46 -0.s.0 100. suivie de l’Afrique et de l’Asie.2 100. qui équivaut à 0. la superficie de forêt primaire a diminué d’environ 4. -54 -113 -167 -222 -3 096 -4 666 -59 -11 -501 -572 -119 -235 12 -342 8 n.99 -0.98 -0. il sous-estime probablement la perte réelle de forêt primaire. Cependant.46 -0. principalement du fait d’un taux de perte accru signalé par Madagascar.52 0.78 -0. en particulier pour les années 90.31 0. ces zones se transforment en forêts qui correspondent à la définition de primaire utilisée dans le processus FRA.06 -0.8 19.46 -0.14 -0. Des estimations ont été effectuées pour ces pays en utilisant la même tendance signalée pour 2000-2005 et 2005-2010 respectivement.7 millions d’hectares par an durant les années 1990 et de 4. où il augmente (principalement du fait de la perte accrue signalée par la Papouasie-Nouvelle-Guinée pour la période 2005-2010).0 99.41 0. .29 0.

En Europe (à l’exclusion de la Fédération de Russie).3. de sorte que. comme des forêts primaires – dans certains cas seulement si aucune intervention n’y avait été menée durant une certaine période. En Asie de l’Ouest et centrale. et correspondent alors à la définition des forêts primaires utilisée dans FRA 2010. Globalement. le taux de perte a diminué durant les dix dernières années. on a donc supposé que la perte annuelle nette pour les années 90 était égale à celle de la période 2000-2005 aux fins du tableau 3. par rapport à la période 2000-2005. cependant. la Turquie a signalé une augmentation de sa superficie de forêts primaires – sur la base de la superficie de forêts dans les aires protégées – tandis que la plupart des autres pays ont indiqué ne pas avoir de forêt primaire. En Amérique centrale. le Japon et certains des pays européens ont classifié toutes les forêts naturelles au-delà d’un certain âge ou d’une certaine superficie. Le Pérou et la Bolivie ont eux aussi signalé une perte considérable de forêts primaires. L’Australie n’a pas présenté de données sur la superficie de forêt primaire en 1990 et en 2000. tandis qu’en Afrique de l’Ouest et centrale.8 millions d’hectares par an en moyenne durant les années 90 à 2. une légère diminution du taux de perte communiqué par le Gabon et le Nigéria influe sur les totaux sous-régionaux. le Danemark. Dans la plupart des cas. ainsi que toutes les forêts situées dans des lieux inaccessibles. Aux Caraïbes. Au cours de la période 2000-2010. En Amérique du Sud. seules les grandes îles ont signalé avoir des superficies de forêt primaire et aucun changement considérable sur le plan de la superficie totale. une augmentation de la superficie de forêt primaire a été signalée par la Bulgarie. ce qui était principalement le résultat d’une augmentation de la superficie forestière dans les aires protégées. En Asie du Sud et du Sud-Est. Au fil du temps. la Lituanie. tandis que l’Estonie et la Lettonie ont signalé une légère diminution. les pays ont mis de côté des zones de forêt naturelle dans lesquelles aucune intervention ne devrait avoir lieu. y compris plusieurs pays européens. l’Indonésie a signalé une réduction considérable de la superficie annuelle moyenne perdue durant les cinq années de 2005 à 2010. Les cinq pays qui ont enregistré la plus importante diminution de la superficie de forêt primaire durant les 20 dernières années sont le Brésil. tandis que les Etats-Unis d’Amérique ont signalé un taux de gain net en augmentation pour la forêt primaire. a aussi indiqué la perte la plus importante de forêt primaire pour la période.3 millions d’hectares par an durant la période 2005-2010. . le Gabon. Les Etats-Unis d’Amérique ont signalé le plus important gain net de forêt primaire. la PapouasieNouvelle-Guinée et l’Indonésie.3 et il est probable que ce soit une sous-estimation. le Guatemala a signalé la plus grande superficie de forêt primaire et est le seul pays à avoir signalé un changement de cette variable – la perte qui s’est produite durant les dix dernières années étant plus importante que celle survenue dans les années 90. Tous les autres pays ont signalé une absence de changement – ou aucun changement marqué. pour compléter le tableau 3. En Amérique du Nord. de données ou de changement marqué.. le Mexique a signalé un taux de perte en baisse. En revanche. le Brésil a signalé la plus grande superficie ainsi que la plus grande perte. mais n’a pas fourni d’estimation pour 1990. le Japon voit augmenter son gain net (voir ci-dessous) et la Mongolie a indiqué une diminution de sa perte nette. le Mexique. de plus de 200 000 hectares par an. une réduction considérable du taux de perte est signalée au Soudan. La Papouasie-NouvelleGuinée. Un certain nombre de pays ont enregistré des taux de changement positifs de la superficie de forêts primaires. les Etats-Unis d’Amérique et le Japon. Par exemple. La République de Corée a signalé la perte la plus considérable dans cette sous-région. la Pologne et la Slovénie. ces zones évoluent pour devenir des forêts dans lesquelles aucune trace d’activité humaine n’est clairement visible et où les processus écologiques ne sont pas sensiblement perturbés. et en particulier durant les dix dernières années. Cette perte a atteint son maximum durant la période 2000-2005 au Pérou et a augmenté en Bolivie durant les dix dernières années par rapport aux années 90. on a supposé que le taux de changement pour la période tout entière était identique à celui de la période 2005-2010. le taux de perte de forêt primaire a diminué en Asie de l’Est. l’Indonésie a signalé la plus importante perte de forêt primaire.60 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 En Afrique du Nord. qui a signalé le pourcentage le plus important de forêt primaire de la région. passant de 2.

les informations sont encore insuffisantes pour déterminer le pourcentage de la diminution de la superficie de forêt primaire qui est dû à la déforestation et celui qui est imputable à une reclassification dans l’une des deux autres catégories «autres forêts naturellement régénérées» et «forêts plantées». Ces données montrent que. sont affectés principalement à la fonction de conservation de la diversité biologique (voir le tableau 3. Les taux les plus élevés d’augmentation ont été observés en Amérique du Sud (principalement du fait des mesures de conservation récemment adoptées au Brésil) et en Europe.9 pour cent de la superficie forestière totale (voir le tableau 3. La superficie principalement affectée à la conservation de la diversité biologique n’est pas nécessairement égale à la superficie des forêts présentes dans les aires protégées car certaines forêts présentes dans les aires protégées peuvent être affectées à la conservation des ressources en sols et en eau ou d’un patrimoine culturel. La disponibilité des informations s’est améliorée par rapport à la dernière évaluation (FRA 2005). ont présenté des informations sur la superficie forestière affectée principalement à la conservation de la diversité biologique.5). qui représentent 86. pour laquelle seulement 172 pays avaient présenté des données sur cette variable. soit 11. SUPERFICIE FORESTIÈRE AFFECTÉE À LA CONSERVATION DE LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE Introduction L’affectation et la gestion des terres à des fins de conservation constituent un élément clé des efforts mondiaux déployés actuellement pour conserver la diversité biologique. tandis que l’Europe (y compris la Fédération de Russie) et l’Asie de l’Ouest et centrale affichent le plus faible. La superficie de forêt affectée à la conservation de la diversité biologique a augmenté de plus de 95 millions d’hectares. Bien qu’il y ait eu des améliorations de la disponibilité des données sur les forêts primaires depuis la dernière évaluation mondiale. Inversement. 2000. suivie de l’Amérique du Nord et de l’Afrique. 463 millions d’hectares de forêts. la plus grande partie de cette superficie a été affectée entre 2000 et 2005.4 et la figure 3. représentant 99. 2005 et 2010) ont été fournies par 186 pays. . Cette tendance est visible dans toutes les régions et sousrégions à l’exception de l’Afrique du Nord et de l’Amérique centrale.9 pour cent de la superficie forestière totale. à l’échelle mondiale. les superficies de forêt peuvent être affectées à la conservation de la diversité biologique sans pour autant faire partie d’un réseau ou système d’aires protégées. à l’échelle mondiale. 205 pays et zones. plus d’un tiers de la superficie forestière totale est classifiée comme forêt primaire. La quantité de terres qui ont en premier lieu des fonctions de conservation de la diversité biologique est donc un important indicateur de progrès. La plus importante superficie de forêt affectée à la conservation de la diversité biologique se trouve en Amérique du Sud (116 millions d’hectares). et la surveillance de cette variable fournit de précieuses informations aux écologistes.Diversité biologique des forêts 61 Conclusions Si.5 pour cent de la superficie forestière totale des pays soumettant des rapports. La disponibilité des informations pour FRA 2010 n’était faible que dans les Caraïbes. de nombreux pays dépendent encore de données supplétives comme la superficie au sein des parcs nationaux et autres aires protégées. L’Amérique centrale et l’Asie du Sud et du Sud-Est présentent le plus grand pourcentage de forêts principalement affectées à la conservation. Situation Sur les 233 pays et zones soumettant un rapport pour FRA 2010. depuis 1990.3). cette superficie a néanmoins diminué de plus de 40 millions d’hectares au cours des dix dernières années. De plus. Cela est tout particulièrement évident en Afrique de l’Ouest et centrale. Tendances Des données pour chacune des années de référence (1990. soit 30 pour cent. où chacun de 24 pays a présenté des données (par rapport à seulement 15 pour FRA 2005).

3 10.4 16.0 99.6 15.3 Pourcentage de la superficie forestière affectée à la conservation de la biodiversité par pays.0 100.5 99.1 100.8 100. 2010 (% de la superficie forestière) 0-5 5-10 10-20 20-50 50-100 Pas de données .5 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 23 7 24 54 5 17 24 46 45 46 12 7 5 24 21 14 205 27 821 12 769 51 939 92 529 14 889 60 846 2 778 78 513 19 578 37 150 717 9 203 99 049 108 969 30 640 115 613 463 415 FIGURE 3.62 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 3.0 99.8 20.5 16.7 5.0 53.8 13.7 19.2 47.4 13.0 99.2 14.0 99.4 Superficie forestière affectée à la conservation de la biodiversité par région et sous-région.0 100.4 11.0 100.0 100.9 100.0 3.9 Superficie affectée à la conservation de la biodiversité 1 000 ha % de la superficie forestière 10.0 13.8 100.3 15.0 100.7 6.0 100. 2010 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays % de la superficie forestière totale 100.

61 -0.48 0.4 illustre l’évolution de la superficie de forêt principalement affectée à la conservation de la diversité biologique entre 1990 et 2010 dans différentes régions.Diversité biologique des forêts 63 TABLEAU 3.67 3.90 0. SUPERFICIE DE FORÊT DANS LES AIRES PROTÉGÉES Introduction La désignation juridique de certaines zones comme parcs nationaux.67 0. Il ne s’agit pas là d’une tâche aisée lorsqu’il manque des informations explicites sur le plan spatial ou lorsque ces informations sont dépassées puisque toutes les aires protégées ne sont pas complètement boisées.78 2.7 53.60 0.1 86.6 85.27 1.0 99.76 0. La Base de données mondiale des aires protégées (http://www. soit plus de 460 millions d’hectares. surface dont la plus grande partie (46 pour cent) a été désignée entre 2000 et 2005.08 3. toutefois: on observe une diminution en Asie du Sud et du Sud-Est (principalement au Myanmar) et en Afrique de l’Est et australe. les pays ont été priés de fournir des informations sur la superficie de forêt se trouvant dans les systèmes d’aires protégées. Cependant.2 100.72 -0.21 4.org/Default.2 99.5 Tendances de la superficie forestière affectée à la conservation de la biodiversité par région et sous-région.57 2.8 98.59 1. Dans le cadre de FRA 2010. diminution qui est peut-être liée à la perte de forêt dans ces sousrégions.0 97.80 4.9 pour cent de la superficie terrestre totale (sans compter l’Antarctique) se situe dans des aires protégées.75 0.31 0.28 0.83 1.75 2.5 69.9 100. 2010). . réserves de faune ou autres catégories d’aires protégées existe depuis longtemps et les forêts ont été incluses dans certaines des premières aires protégées.aspx) comporte des informations sur toutes les aires protégées désignées au niveau national et reconnues au niveau international.1 36.65 0.92 99 853 103 437 8 334 70 804 8 234 84 222 270 413 302 916 347 129 366 255 La période 2005-2010 affiche une tendance contrastée dans certaines sous-régions. 1990-2010 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre % de la de pays superficie forestière totale Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 21 7 22 50 4 17 23 44 44 45 11 3 5 19 18 10 186 80.94 0.1 52.93 2.32 0. Selon les plus récentes informations (WDPA.85 -0.8 21.9 99.05 0. Ces forêts représentent désormais 12 pour cent de la superficie forestière totale. La figure 3. on estime que 12.7 95.77 6. Conclusions La superficie forestière où la conservation de la diversité biologique est désignée comme la fonction primaire a augmenté de plus de 95 millions d’hectares depuis 1990.56 0.14 0.85 2.58 -0.2 90.14 0.26 1. wdpa.9 Superficie forestière affectée à la conservation de la biodiversité (1 000 ha) 1990 2000 2005 2010 Changement annuel (1 000 ha) 19902000 20002010 Taux de changement annuel (%) 19902000 20002010 14 467 13 325 22 135 49 927 10 167 47 312 1 710 59 188 6 840 18 655 617 4 337 89 811 94 765 7 196 40 683 15 539 12 597 23 215 51 351 10 798 51 005 2 095 63 898 13 203 29 393 671 4 023 92 619 97 314 8 412 52 548 17 176 12 677 24 791 54 644 13 737 62 254 2 775 78 766 18 240 34 728 696 3 841 95 316 17 064 12 769 25 039 54 873 14 889 60 846 2 775 78 510 19 407 36 979 711 3 677 99 049 107 -73 108 142 63 369 39 471 636 1 074 5 -31 281 255 122 1 187 3 250 153 17 182 352 409 984 68 1 461 620 759 4 -35 643 612 -18 3 167 6 334 0.

5). suivie de l’Amérique du Sud et de l’Afrique. Or. la superficie signalée de forêt .4 et 3. en Amérique centrale et en Amérique du Sud. 1990-2010 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 (millions d’ha) 1990 2000 2005 2010 la plupart des grands pays riches en forêts ont fourni ces informations pour chacune des quatre années concernées. elles sont clairement décrites dans les rapports des pays concernés. Une comparaison du pourcentage de forêt dans des aires protégées signalé dans FRA 2000 et du pourcentage de forêt principalement affectée à la conservation de la diversité biologique dans FRA 2005 ne fait pas ressortir de différence marquée.5 pour cent de la superficie forestière totale des pays soumettant un rapport (tableau 3. ce qui représente 12. une comparaison détaillée des données a montré qu’il n’en était pas systématiquement ainsi (voir les tableaux 3. L’Amérique centrale et l’Asie du Sud et du Sud-Est présentent le plus important pourcentage de leur superficie forestière dans des aires protégées. La superficie forestière totale dans les aires protégées s’élève à 460 millions d’hectares. tandis que l’Europe a signalé le plus faible pourcentage de superficie forestière dans des aires protégées (4 pour cent). représentant 91 pour cent de la superficie forestière totale. Cette observation a mené à l’hypothèse selon laquelle la similarité entre les chiffres totaux pour les deux variables observée dans FRA 2010 (460 millions d’hectares dans les aires protégées et 463 millions d’hectares affectés à la conservation de la diversité biologique) semblerait indiquer que les pays utilisaient la superficie forestière dans les aires protégées comme un substitut de la superficie forestière principalement affectée à la conservation de la diversité biologique. Situation Les données relatives à la superficie de forêt dans des aires protégées ont été fournies par 135 pays.6). Dans certaines régions.4 Tendances de la superficie forestière affectée à la conservation de la biodiversité par région. aux Caraïbes. Lorsqu’il a été nécessaire d’avoir recours à des estimations ou des hypothèses expertes. Cependant.3 – soit un pourcentage similaire à la moyenne mondiale. cette part atteint 12.64 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 FIGURE 3. La disponibilité d’informations était relativement faible en Asie de l’Ouest et centrale. L’Asie a enregistré la plus grande superficie forestière dans des aires protégées (126 millions d’hectares).6 et figure 3. si l’on exclut les vastes forêts de la Fédération de Russie.

6 Superficie forestière dans des aires protégées par région et sous-région.5 46. Tendances Au total. Cela constitue une indication encourageante du fait que certains pays – éventuellement de plus en plus nombreux – pourraient faire la distinction entre les deux variables.5 13. 2010 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud 0 5 10 (%) 15 20 25 dans des aires protégées est légèrement inférieure à la superficie principalement affectée à la conservation de la diversité biologique. Bien que cela soit une tendance générale dans toutes les régions. Cela améliorerait le degré de précision avec lequel les efforts de conservation de la diversité biologique pourraient être évalués.7 12. la superficie forestière dans les aires protégées est largement plus importante que la superficie forestière affectée à la conservation de la diversité biologique. en Malaisie et en Thaïlande).7 50.5 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 18 5 20 43 4 11 11 26 35 36 9 4 4 17 7 6 135 27 492 13 986 41 707 83 185 43 752 80 303 1 447 125 502 22 475 40 047 779 6 501 63 572 70 852 30 640 109 806 460 032 FIGURE 3.1 98.8 18.4 17.0 12.0 Superficie forestière dans des aires protégées 1 000 ha % de la superficie forestière 11.1 74. 109 pays (représentant 78 pour cent de la superficie forestière totale) ont présenté la séquence complète de données relatives à la superficie forestière dans les aires protégées au fil du temps (voir le tableau 3.0 98.5 Pourcentage de la superficie forestière dans des aires protégées par région.2 17.2 16. de plus de 94 millions d’hectares.9 9.8 7.7 100.1 23.1 91.6 30.8 97.5 94.0 13.6 91.4 10.3 54.7 89. comme en Asie (et en particulier en Chine. en Indonésie.4 98.4 99.3 4. .6 88.0 22.4 60.7). 2010 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays % de la superficie forestière totale 87.Diversité biologique des forêts 65 TABLEAU 3. Cette superficie a augmenté constamment entre 1990 et 2010.3 93. Dans d’autres régions.

Deux tiers de cette augmentation se sont produits depuis 2000.0 97.45 5. La superficie forestière située à l’intérieur de systèmes d’aires protégées a augmenté de 94 millions d’hectares depuis 1990.01 0. Des informations ont aussi été obtenues sur la superficie de forêts plantées principalement composées d’espèces introduites. La fonction principale de ces forêts peut être la conservation de la diversité biologique.2 16.4 77.19 -0.00 0.69 1.s.30 2.68 0. 278 284 0 302 3 040 157 32 365 555 714 767 22 1 503 417 556 24 -7 1 344 1 361 -21 2 431 6 384 0.10 2.18 1.66 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 3.0 58. la protection des ressources en sols et en eau ou encore la conservation d’un patrimoine culturel.94 1.01 1.2 95.01 3. COMPOSITION EN ESPÈCES ARBORESCENTES Introduction Les informations sur la composition du matériel sur pied offrent un indicateur supplétif qui aide à déterminer la richesse et l’abondance relative des espèces arborescentes forestières.1).9 49.5 38.03 3.23 1.1 100.76 -0.6 9. 2000 et 2005.44 1.4 87. des efforts sont en cours pour se procurer des données supplémentaires sur la situation des ressources génétiques forestières dans le monde (voir l’encadré 3. les réserves cynégétiques.8 47.57 0.45 0. les zones de nature sauvage et les aires protégées juridiquement établies couvrent environ 13 pour cent de la superficie forestière du monde et plus de 10 pour cent de la superficie forestière totale dans la plupart des pays et des régions.09 0. L’analyse de ces données se trouve au chapitre 5.07 0.59 7. .7 65.0 84.56 1. Le pourcentage de matériel sur pied représenté par un nombre donné d’espèces arborescentes est jugé être inversement lié à la richesse en espèces arborescentes (et au nombre d’espèces arborescentes présentes dans la zone).7 Tendances de la superficie forestière dans des aires protégées par région et sous-région.54 7.39 1.40 2. Pour compléter ces informations.55 0. Conclusions Les parcs nationaux.32 -4.80 3.97 96 660 113 739 111 687 266 482 296 879 338 155 360 718 la disponibilité insuffisante de données pour la séquence complète ne permet pas d’effectuer une évaluation détaillée dans les sous-régions affichant une tendance négative.9 Superficie forestière dans des aires protégées (1 000 ha) 1990 2000 2005 2010 Changement annuel (1 000 ha) 19902000 20002010 Taux de changement annuel (%) 19902000 20002010 24 786 306 20 330 45 421 11 847 71 584 306 83 737 7 475 19 289 477 2 217 47 356 50 050 617 67 368 25 863 320 21 748 47 931 23 463 72 637 559 12 212 28 402 537 2 214 50 135 52 886 617 70 384 27 524 443 22 206 50 173 29 320 83 620 799 14 808 31 296 636 2 165 56 338 59 139 617 83 190 27 437 640 25 401 53 478 30 603 80 303 781 16 386 33 959 777 2 148 63 572 66 497 405 94 693 108 1 142 251 1 162 105 25 1 292 474 911 6 n.5 79.98 1.15 6.7 88. 1990-2010 Régions/sous-région Disponibilité des informations Nombre % de la de superficie pays forestière totale Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 17 4 18 39 3 11 8 22 26 27 8 2 4 14 4 3 109 86.7 18.12 3.46 2.43 0. Les pays ont été invités à recenser les dix espèces les plus communes en termes de matériel sur pied et à documenter leur contribution au matériel sur pied pour 1990.

8 Matériel sur pied des dix espèces les plus répandues en pourcentage du total du matériel sur pied par région et sous-région.7 90.4 88.2 84. l’Amérique du Nord. ex.0 11. le Guatemala et la Pologne). d’autres en ont seulement pour une partie du pays (p.0 Matériel sur pied des 10 espèces les plus répandues millions de m3 % du total du matériel sur pied Moyenne pondérée 37 41 18 28 58 39 99 48 92 98 58 57 55 55 62 55 69 Fourchette 21-100 31-90 10-89 10-100 57-86 18-74 82-100 18-100 61-100 61-100 50-80 21-85 43-70 21-85 45-98 49-65 10-100 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 7 2 6 15 2 10 9 21 27 28 3 2 2 7 6 2 79 3 363 476 1 661 5 500 8 183 10 837 2 354 21 374 21 291 101 021 25 655 42 116 42 795 2 172 4 046 176 908 .4 51. la Malaisie et la République-Unie de Tanzanie) ou ont regroupé certaines espèces (p.7 95. La comparabilité des données reste problématique. comme l’indique la gamme de chiffres pour chaque sous-région (tableau 3.8).3 88. comme les pays d’Afrique de l’Ouest et centrale ayant soumis des rapports. TABLEAU 3.3 18. De plus. Cette observation devrait être confirmée à mesure que des données comparables sont présentées par un plus grand nombre de pays.8 82. Certains pays disposent seulement de données sur le matériel sur pied d’espèces commerciales de diamètre commercialisable (p. Pour FRA 2010. il y a une variabilité naturelle importante au sein de certaines sous-régions – en particulier lorsqu’elles se composent de grands pays riches en espèces ainsi que de petits Etats insulaires (p.3 83.3 35. Conclusion L’analyse indique que les données relatives à la composition du matériel sur pied pourraient fournir des indicateurs supplétifs fiables de la richesse en espèces arborescentes et de l’abondance relative à tout moment donné.3 10. ex.ex. ex. Une comparaison des données de 1990 et de 2005 n’a pas mis en évidence de changements considérables ni sur le plan du classement relatif des espèces arborescentes.4 97. 2005 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays % de la superficie forestière totale 59. la Guinée équatoriale). l’Afrique du Nord et l’Asie du Sud et du Sud-Est (tableau 3. Les sous-régions présentant les taux de réponse les plus élevés étaient l’Asie de l’Est.Diversité biologique des forêts 67 Situation et tendances Les informations relatives aux espèces représentées dans le matériel sur pied restent insuffisantes. l’Europe. l’Afrique de l’Est et australe).6).0 4. Bien que le matériel sur pied des dix espèces les plus répandues représente plus de 90 pour cent du matériel sur pied total dans de nombreux pays de la zone tempérée et boréale.6 43.8 et figure 3. ni sur celui du pourcentage du matériel sur pied constitué par les dix principales espèces.1 61. seuls 79 pays (représentant ensemble 61 pour cent de la superficie forestière totale) ont fourni des données sur les dix espèces les plus répandues (données de 2005). il représente moins de 20 pour cent du matériel sur pied total dans les pays tropicaux dotés d’une grande diversité d’espèces.

6 Matériel sur pied des dix espèces les plus répandues en pourcentage du total du matériel sur pied par pays.68 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 FIGURE 3. 2005 (%) 0-20 20-40 40-60 60-80 80-100 Pas de données .

Le suivi continu des écosystèmes forestiers constitue un processus coûteux. constituent l’une des plus graves menaces pour les forêts. La mise au point de mesures phytosanitaires afin de réduire au minimum le mouvement transfrontalier des ravageurs doit se baser sur les connaissances relatives à la distribution géographique et à la biologie de chaque ravageur – d’où la nécessité de données nationales. Par exemple. ce qui le rend problématique pour les pays en développement et ceux dotés d’économies en transition. où la tempête de 2004-2005 a touché 12 000 hectares de forêt dans le Parc national des Tatras. et les phénomènes climatiques comme les ouragans. les espèces envahissantes. entraînant une sérieuse flambée de scolytes. une grande tempête survenue en janvier 2005 – et à nouveau en 2007 – a entraîné d’importants chablis dans le sud de la Suède. les sécheresses. Les perturbations comme les incendies. 2006). Les changements au niveau de la structure et du fonctionnement des écosystèmes naturels et des forêts plantées (du fait des changements de température et de la pluviosité) et les phénomènes et catastrophes extrêmes (comme par exemple le tsunami dans l’océan Indien en 2004 ainsi que les tempêtes et blizzards survenus en Chine en 2008) ont des impacts négatifs sur la fonction de production des écosystèmes forestiers. les foyers d’insectes et de maladies. en plus des impacts directs des changements climatiques sur les écosystèmes arborés et forestiers. De graves tempêtes sont également survenues dans plusieurs autres pays européens. l’intensité. peuvent avoir des effets dévastateurs et accroître la susceptibilité des forêts face aux autres perturbations. ce qui a entraîné une augmentation des populations d’insectes. la prévision des flambées futures de ravageurs et la conception et mise en œuvre de stratégies de protection présentant un bon rapport coût/ efficacité dépendent toutes de la disponibilité de données complètes à plusieurs niveaux. dont la Slovaquie.69 Chapitre 4 Santé et vitalité des forêts APERÇU Les forêts sont soumises à une série de perturbations qui sont elles-mêmes fortement influencées par le climat. L’analyse des risques. Ips typographus. régionales et mondiales. la structure et les fonctions des forêts (Dale et al. Le climat en mutation modifiera également la dynamique des perturbations causées par les insectes ravageurs et les pathogènes locaux des forêts. Ces changements de la dynamique des perturbations. Même certains pays industrialisés ne tiennent pas suffisamment compte des risques de flambées de ravageurs dans leurs plans de gestion. les glissements de terrain. ainsi que sur la fréquence. qui à leur tour affectent les économies locales. l’accumulation accrue de matières combustibles. Les interactions de ce type rendent plus difficile la prédiction des impacts futurs des changements climatiques sur les perturbations subies par les forêts. 2001). Par exemple. La collecte de données nationales sur les perturbations qui touchent les forêts devrait fournir une base pour une planification et une prise de décisions améliorées et permettra de mieux prendre conscience des graves problèmes associés aux insectes . qu’ils soient locaux ou introduits. On s’attend à ce que les changements climatiques aient un effet sur la susceptibilité des forêts aux perturbations. des saisons des incendies plus longues et la survenance de conditions météorologiques plus extrêmes suite à un climat en mutation augmenteront. les tempêtes de vent et les tempêtes de glace influent sur la composition. en particulier dans les bosquets de pins d’âge moyen et anciens. la durée et l’époque de ces perturbations. la fréquence et l’intensité des feux de forêt (Mortsch.. Les ravageurs. en plus de faciliter l’établissement et la propagation des espèces nuisibles introduites. selon les prévisions. notamment le scolyte européen de l’épicéa. Tous ces impacts sur les arbres et les forêts auront inévitablement des effets généralisés sur le secteur forestier.

le gel. Les catégories recensées ci-dessus ne sont pas exclusives. • superficie forestière significativement touchée par d’autres facteurs biotiques (comme l’abroutissement par les animaux. les sécheresses et les tsunamis). principalement dans les zones boréales et tempérées. le vent. Cependant. les glissements de terrain. pour éviter que les fluctuations importantes survenues durant une année donnée ne déforment sensiblement les chiffres. largement quantifiables. un examen mondial des ravageurs et des maladies des forêts a été mené (FAO. des tempêtes graves. • nombre de feux (divisés en ceux qui touchent les forêts. Les pays ont été invités à fournir des moyennes des données sur cinq ans. une étude thématique sur les feux de forêt a été préparée pour donner suite à FRA 2005 (FAO. et ce de manière acceptable sur les plans écologique et social. des blizzards et des séismes ont aussi endommagé de grandes superficies de forêt depuis 2000. les autres terres boisées et les autres terres). pour laquelle de nombreux pays consignent la fréquence et l’étendue: • superficie de forêt significativement touchée par les insectes. Les données sont donc présentées pour 1990 (moyenne de la période 1988-1992). certains écosystèmes forestiers sensibles peuvent être dévastés par un incendie. c’est pourquoi une superficie de terres présentant au moins deux types de perturbations qui ont un effet sur la santé et la vitalité de la forêt figure sous chaque type de perturbations. 2009a). la neige. les maladies. La superficie totale touchée par chaque perturbation n’est donc pas forcément la somme des perturbations individuelles. les inondations. 2007g). le dendroctone du pin des montagnes. • superficie de forêt significativement touchée par les maladies. a dévasté plus de 11 millions d’hectares de forêt au Canada et dans l’ouest des Etats-Unis d’Amérique depuis la fin des années 90 et il se propage bien au-delà de son rayon normal de survenance dans le cadre d’une flambée sans précédent exacerbée par des températures hivernales plus douces. Bien que certains écosystèmes forestiers dépendent du feu pour se régénérer. autres terres boisées et autres terres). les tempêtes tropicales. Le cas échéant. Des maladies. Les espèces ligneuses envahissantes suscitent une préoccupation particulièrement . de nombreux pays n’ont pas un système fiable de notification des incendies. il est fait référence à cette étude dans le présent chapitre afin de compléter les informations parfois faibles obtenues grâce aux rapports nationaux. De même. les catastrophes naturelles et les espèces envahissantes entraînent de graves dégâts dans certains pays Les pullulations d’insectes ravageurs forestiers endommagent presque 35 millions d’hectares de forêt par an. • superficie forestière significativement touchée par des facteurs abiotiques (comme la pollution de l’air. pour laquelle seul un petit pourcentage des pays ont fourni des données. le pâturage et les dégâts physiques qui en résultent). Les données recueillies pour FRA 2010 sur la santé et la vitalité des forêts se sont concentrées sur les catégories suivantes. lequel peut par ailleurs entraîner la perte de biens et de vies humaines.70 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 ravageurs et aux maladies forestières dans le monde entier. • superficie brûlée (divisée en superficie de forêt. espèce locale en Amérique du Nord. Les pays ont également été priés de recenser et de classer jusqu’à dix attaques les plus importantes d’insectes et de maladies qui sont survenues depuis 1990. • pourcentage de feux et de brûlages dirigés. • superficie forestière significativement touchée par les espèces envahissantes (espèces ligneuses seulement). puisque cellesci peuvent se chevaucher. Dendroctonus ponderosae. 2000 (moyenne de la période 1998-2002) et 2005 (moyenne de la période 2003-2007). PRINCIPAUX RÉSULTATS Les ravageurs. Le suivi national et mondial doit être amélioré si l’on veut que les pays adoptent des approches intégrées de la gestion des incendies. aspects souvent éclipsés dans les médias par la survenance d’incendies. Pour compléter les données obtenues dans le cadre de la précédente évaluation (FRA 2005).

maladies et autres perturbations biotiques et abiotiques) touchent en général moins de un ou deux pour cent de la superficie forestière. Au cours des dernières décennies. Une perturbation chronique par les insectes et les maladies peut être causée par un complexe d’espèces plutôt que par une entité unique. la superficie forestière touchée par des incendies était sérieusement sous-notifiée. la rapidité et la variété des échanges commerciaux mondiaux ont accru les possibilités pour les ravageurs de voyager entre les pays. le rendement et la qualité du bois et des produits forestiers non ligneux. Ainsi. chacun des types de perturbation (incendies. il peut être difficile de définir le début et la fin d’un événement perturbateur. Les efforts intergouvernementaux en vue de recueillir. ils ne sont pas encore suffisamment pris en compte dans la planification de la gestion forestière et des programmes de conservation. Les problèmes liés aux insectes et aux maladies sont souvent soit cycliques soit chroniques. En dépit des impacts négatifs considérables des ravageurs forestiers. pittoresque et culturelle des forêts. l’échelle et l’impact de ces attaques à l’échelle mondiale. • les changements climatiques semblent accroître la probabilité de l’établissement des ravageurs et la gravité des impacts des ravageurs locaux et introduits (voir l’encadré 4. en particulier en Afrique. Les menaces qui pèsent sur les forêts du monde demandent des mesures internationales concertées. et ils requièrent un investissement à long terme dans la collecte des données. le reste est classifié comme des feux. mais aussi du fait de l’impact de chaque espèce. des flambées sporadiques peuvent avoir des effets négatifs sur la croissance et la survie des arbres. Ces mesures ont été élaborées à travers la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) et sont mises en application par le biais des Normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMP). . Ces informations peuvent constituer la base d’analyses fiables des risques et de la mise en œuvre de mesures efficaces de protection des forêts.1). l’habitat de la faune et la valeur récréative. et il manquait des informations de nombreux pays. et des données qui indiquent que les attaques sont en hausse dans certaines régions. chaque année. insectes. INSECTES ET MALADIES Introduction Aux fins du présent rapport. Or. 1 pour cent de toutes les forêts sont signalées comme étant significativement touchées annuellement par des feux de forêt. les insectes et les maladies sont traités ensemble parce qu’ils sont souvent interdépendants. Les feux de forêt sont sérieusement sous-notifiés à l’échelle mondiale En moyenne. d’analyser et de diffuser des informations fiables basées sur les pays concernant les facteurs relatifs à la santé des forêts doivent être encore renforcés afin de fournir une base solide pour la prise de décisions et une action améliorée au niveau du terrain. L’évaluation met également clairement en relief l’absence de données opportunes et fiables. deux facteurs importants se sont conjugués pour accroître la menace constituée par les ravageurs pour les forêts: • le volume. bien que dans certains pays la zone touchée puisse être bien plus importante. PRINCIPALES CONCLUSIONS La conclusion globale tirée des données fournies pour FRA 2010 est que. Il n’y a pas eu de tentative systématique en vue de collecter et d’analyser des informations complètes sur le type. Ce complexe peut varier non seulement avec les espèces en présence. Moins de 10 pour cent de tous les feux de forêt sont notifiés comme des brûlages dirigés. La disponibilité et la qualité des informations restent insuffisantes pour la plupart de ces perturbations.Santé et vitalité des forêts 71 marquée dans les PEID. Le développement et la mise en œuvre de mesures phytosanitaires sont essentiels pour empêcher le mouvement mondial des ravageurs et leur établissement dans de nouvelles zones. Bien que les insectes et les maladies constituent des éléments intégrants des forêts et remplissent souvent des fonctions importantes. où elles constituent une menace pour l’habitat des espèces endémiques.

D’autres complications surviennent lors de l’enregistrement des données sur les cycles de vie des insectes qui se chevauchent ou qui durent sensiblement plus qu’un an. comme le froid hivernal ou des températures estivales élevées. Les données indiquent que les aires naturelles de développement des ravageurs évoluent. ou encore lorsque les événements perturbateurs cycliques provoqués par des ravageurs durent plus d’un an. plutôt que la superficie forestière supplémentaire touchée durant cette même année. ex. il est difficile d’évaluer de manière exacte la zone touchée annuellement. d’intensifier la gravité des impacts des ravageurs locaux ou introduits. Il est difficile de saisir les données sur de tels événements cycliques à long terme. des flambées de spongieuse (Lymantria dispar) de plusieurs générations peuvent survenir tous les sept à dix ans. températures extrêmes et tempêtes violentes). en partie du fait du manque de clarté dans l’interprétation . Les ravageurs tendent par ailleurs à s’établir dans de nouvelles zones exemptes des ennemis naturels qui les empêchent normalement de proliférer. en particulier lorsque la durée des cycles est variable. dans le passé.1 Changements climatiques et ravageurs forestiers Les changements climatiques – en particulier l’augmentation des températures et du niveau de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.72 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 ENCADRÉ 4. De plus. Par exemple.-à-d. la possibilité de trouver de nouveaux arbres dans de nouveaux territoires grâce aux échanges commerciaux accrus et la capacité de s’établir grâce à une plus grande disponibilité d’arbres hôtes. Combinée à une meilleure adéquation climatique. augmentant la superficie forestière susceptible de subir des attaques. Ainsi. c. les changements climatiques auront pour effet d’augmenter la probabilité de l’établissement des ravageurs dans de nouveaux endroits et. et seront en mesure d’accomplir un cycle de vie complet. Il est vraisemblable que ce cas de figure se concrétise du fait de deux effets liés sur les interactions entre les ravageurs et les arbres hôtes: • Les ravageurs ont des chances de rencontrer des conditions climatiques mieux adaptées à leur propre établissement et développement. les périodes quinquennales de présentation des rapports ne reflètent pas suffisamment bien la situation des attaques cycliques de longue durée. ainsi que les changements dans le régime des pluies et la fréquence et la gravité des phénomènes climatiques extrêmes – ont actuellement des impacts sensibles sur les forêts du monde entier et sur le secteur forestier. des périodes de croissance plus étendues et une vulnérabilité généralement accrue du fait de phénomènes climatiques extrêmes (p. les chiffres pour les différents types de perturbations ne sont pas toujours directement comparables. Cela s’applique tout particulièrement aux ravageurs que l’on trouve sur les marges de l’aire de leur optimum climatique où. Outre ces facteurs de risque accrus. La qualité des données sur les forêts significativement touchées par les insectes ravageurs et les maladies est insuffisante. Selon les prévisions. Cependant. des facteurs comme les températures hivernales basses ou l’asynchronie entre l’apparition des ravageurs et le développement des arbres hôtes limitaient leur développement. inondations. qu’ils survivront aux températures extrêmes. Les informations fournies par les pays pour les insectes ravageurs ont été présentées comme des moyennes annuelles sur cinq ans pour contribuer à pallier cette difficulté. du fait de la durée supérieure de certains événements perturbateurs. le fait que les ravageurs introduits s’établissent souvent dans des zones exemptes de la gamme normale d’ennemis naturels qui tendent à les maintenir à des niveaux endémiques pourrait influer sur la gravité des impacts de nouveaux ravageurs. ont fait considérablement augmenter la survenance d’incursions de nouveaux ravageurs à l’échelle mondiale. de plus. Certains pays semblent avoir indiqué la superficie cumulée touchée durant une année donnée. • Les espèces arborées hôtes potentielles pourraient être plus susceptibles de subir le développement de ravageurs à cause de «stress» induits par le climat et causés par la sécheresse extrême.

Les zones réduites qui ne correspondent pas à la définition des forêts du processus FRA peuvent être infectées (par des maladies) ou infestées (par des insectes) et ne seraient donc pas signalées comme significatives. en particulier dans les forêts plantées mixtes. qui souffre d’une attaque de défoliatrice du pin (Dendrolimus spectabilis) depuis 1998. . des informations plus détaillées que pour FRA 2005 ont été demandées. en particulier lorsque les agents pathogènes sont éparpillés. ce qui a abouti à un retour d’information considérable de la part des pays concernant les problèmes de collecte des données. Il existe des situations similaires dans de nombreux pays. et non privées. Les rapports pourraient n’indiquer que la superficie réelle reboisée après récupération. en particulier les insectes souscorticoles et les foreurs du bois.fao. qui touche plus de 100 000 hectares de Pinus densiflora indigène. Il peut y avoir une distribution spatiale de la maladie et. peuvent n’être signalées qu’en fonction de la quantité de bois touché supprimé. Les attaques d’insectes et de maladies dans les pays en développement sont principalement étudiées et signalées pour les forêts plantées. La superficie endommagée peut être sous-estimée car il peut être difficile d’évaluer la maladie dans les arbres sur pied. Un certain nombre de questions ont été mises en relief. La plupart de ces commentaires peuvent être appliqués à toutes les régions et devraient être pris en considération pour FRA 2015. Les maladies sont très difficiles à signaler. Certaines zones de défoliation peuvent être omises des études. en 2005. il peut être difficile d’obtenir à partir des chiffres sur la superficie totale affichant des dégâts ceux concernant la superficie nouvellement touchée annuellement. Les cas d’attaques graves peuvent être enregistrés. il manque des données concernant la République démocratique populaire de Corée. une superficie boisée peut être défeuillée par plus d’un insecte. il existe d’autres données. Par exemple. il peut y avoir une certaine réticence à enregistrer les attaques graves parce que cela peut compromettre les emplois des gestionnaires des forêts. Les pays d’Afrique de l’Est et australe sont en proie à une complexité de problèmes liés aux insectes et aux maladies qui touchent leurs forêts (FAO. ce qui entraîne souvent un chevauchement des chiffres signalés. Dans certains cas.Santé et vitalité des forêts 73 de ce qui constitue une «perturbation». il est possible que de nouvelles méthodes de présentation des rapports aient été adoptées par les pays entre les périodes de référence. mais elles n’ont pas été facilement accessibles pour FRA 2010 du fait d’un manque d’échange d’informations entre secteurs.org/forestry/fisna/fr/ ) mais cela n’apparaît pas dans les données de FRA 2010. Les zones signalées comme ayant été défeuillées peuvent comprendre des zones qui diffèrent sur le plan du degré de gravité de la défoliation. lesquelles peuvent ultérieurement dépérir du fait de l’ouverture du couvert. ce qui rend difficile toute analyse des tendances. entre particuliers et organes gouvernementaux. Les données peuvent être agrégées et difficiles à séparer ou elles peuvent n’être disponibles que pour les forêts publiques. il est peut être plus approprié de communiquer le pourcentage de la population de l’espèce qui est infesté plutôt que la superficie touchée. mais les détails sur les agents responsables et l’impact quantifiable sur les ressources forestières sont rarement consignés. Pour FRA 2010.2 millions de mètres cubes de bois infesté. voire les échanges commerciaux de produits forestiers. si une multiplicité de facteurs biotiques (insectes. Les superficies de mortalité des arbres causée par un insecte qui attaque une ou plusieurs espèces peuvent englober d’autres espèces arborées. maladies. où d’autres sources indiquent des perturbations qui ne sont pas consignées dans les rapports nationaux. mammifères) et abiotiques contribuent à la perturbation. De plus. et non selon la superficie infestée: par exemple. Pour certaines régions. • Pour les maladies. • Pour les insectes ainsi que les maladies. • Des complexités supplémentaires peuvent résulter des épisodes de dessèchement et de déclin. la Pologne a signalé la suppression de plus de 3. et les études correspondantes du déclin et du dépérissement des forêts sont rares dans ces pays. ou par manque de connaissance de leur existence. 2009a et http://www. • Les perturbations causées par des insectes ravageurs.

4 n.1 et 4.1 0.0 Superficie forestière touchée par des insectes 1 000 ha % de la superficie forestière n. comme cela avait été le cas pour FRA 2005.6 1. près de 40 millions d’hectares de forêt ont subi des effets négatifs d’insectes et de maladies pour la période de référence: 2005. Ce résultat est probablement dû à la grande diversité des espèces arborescentes dans les forêts tropicales humides.0 98. Les tableaux 4. Nombre de petits pays insulaires et territoires dépendants n’ont pas fourni d’information pour ces deux variables.s.0 48. les pays ont été plus nombreux à présenter des informations pour FRA 2010 que pour FRA 2005.4 96.7 1. Pour les dégâts causés par les insectes.1 indique que l’Afrique du Nord. ont signalé le pourcentage le plus élevé de superficie forestière significativement touchée par des insectes ravageurs. 261 2 263 4 078 985 308 5 372 3 458 5 126 2 7 22 951 22 961 40 726 34 487 . l’Asie de l’Est et l’Europe. Ce chiffre englobait des flambées d’envergure de deux espèces indigènes en 2006: le dendroctone du pin des montagnes (Dendroctonus ponderosae).0 53. les informations sur les insectes ravageurs et les maladies des forêts sont relativement peu abondantes et les méthodes de collecte des données sont extrêmement variables.7 9.0 100.7 1.6 2.1 3. Le tableau 4.3 0.2 79.5 1. leur nombre est passé de 66 à 94 pays.6 4. tandis que les figures 4. ce qui représente 1. l’Europe et l’Amérique du Nord et centrale ont fourni des rapports qui représentaient plus de 90 pour cent des superficies forestières totales de ces régions. à l’exclusion de la Fédération de Russie.s. tandis que les pays dotés de forêts tropicales humides ont en général indiqué un très faible pourcentage de leurs forêts comme étant touchées. 3.2 présentent un résumé des résultats pour la période d’établissement des rapports de 2005.7 57.2 présentent les résultats par pays. Plusieurs pays n’ont pas été en mesure de ventiler les chiffres pour les insectes et les maladies.6 n. Cependant.1 et 4.3 0. Le Canada a signalé la superficie la plus importante de perturbation par les insectes pour un seul pays: 17.3 97.6 pour cent de la superficie forestière des 94 pays ayant soumis des rapports. L’Asie de l’Est. TABLEAU 4.74 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Situation A l’échelle mondiale.1 Superficie forestière moyenne touchée chaque année par des insectes par région et sous-région. qui représentent 53 pour cent de la superficie forestière mondiale.9 5.0 5.s.4 0. l’Amérique du Nord.4 3.4 26. 0.2 1.3 millions d’hectares.0 50.6 43.5 0. 2005 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 4 4 3 11 4 5 13 22 36 37 7 3 4 14 4 6 94 % de la superficie forestière totale 4.0 15. Les rapports émanant du continent africain étaient aussi peu nombreux. La superficie forestière annuelle touchée rien que par des insectes était de plus de 34 millions d’hectares. Les rapports indiquent que chaque année.

s.8 94.2 Superficie forestière moyenne touchée chaque année par des maladies par région et sous-région.6 92.2 n. n.3 Superficie forestière touchée par des maladies 1 000 ha % de la superficie forestière n.6 54.3 5. 3.s. 2005 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 4 2 4 10 3 4 12 19 33 34 6 1 2 9 4 4 80 % de la superficie forestière totale 4.1 1.s. n. 0.3 n.s.7 10.s.9 18.3 4.2 42. n.s. n.5 0.s. n.5 36. n.7 1.7 10.3 4.s.7 26. n.9 71.s.1 Superficie forestière moyenne touchée chaque année par des insectes par pays.s.3 n.1 0.6 48.s. 4 4 349 n.2 0. 41 390 1 786 2 918 n.s. 2005 (1 000 ha) < 100 100-1 000 1 000-5 000 5 000-10 000 > 10 000 Pas de données . 0.s. 19 19 320 113 3 764 FIGURE 4. n.s.3 0.9 9.Santé et vitalité des forêts 75 TABLE 4.

En Asie. la plus importante . Pour la période de référence 2005. 2008). aucune maladie n’a été signalée dans les forêts naturelles. L’Europe (à l’exclusion de la Fédération de Russie) a signalé une fréquence élevée des maladies. et la livrée des forêts (Malacosoma disstria). qui touchent 1. En Océanie. Par conséquent. à comparer aux 17. Cependant. d’Amérique centrale et du Nord et des Caraïbes.76 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 FIGURE 4. l’Asie de l’Est et l’Europe ont fourni des données pour plus de 90 pour cent des superficies forestières au sein de la région. la Nouvelle-Zélande n’a indiqué de maladies que dans les forêts plantées. ce qui équivaut à moins de 0. ce qui représente 0. Les informations sur les maladies sont encore sporadiques et les pays qui fournissent des données sur cette variable ne représentent que 36 pour cent de la superficie forestière mondiale. 2005 (1 000 ha) < 50 50–200 200–500 500–1 000 > 1 000 Pas de données qui a endommagé 9. Aucune donnée n’a été fournie sur les maladies pour les Etats-Unis d’Amérique durant cette période de référence.4 millions d’hectares signalés pour FRA 2005. Cependant. pour de nombreux pays.8 millions d’hectares (moyenne sur 5 ans). en particulier pour les pays d’Afrique. qui a touché 5 millions d’hectares. La Fédération de Russie a indiqué des maladies qui touchent 1. le nombre de pays qui ont présenté des données sur les maladies a été plus élevé pour FRA 2010 que pour FRA 2005: il est passé de 57 à 80 pays. y compris la modification de la présentation qui devait permettre de préciser le pourcentage des dégâts forestiers causés par les insectes et pathogènes introduits (Heinz Center. n’étaient pas disponibles ou étaient enregistrées comme nulles.2 millions d’hectares de forêt. Cela est dû aux changements considérables survenus dans la conception de l’indicateur des perturbations forestières.3 pour cent de la superficie forestière.2 Superficie forestière moyenne touchée chaque année par des maladies par pays. les informations sur les maladies manquaient.2 pour cent de sa superficie forestière. les données sur les maladies n’ont pas été enregistrées durant cette période de référence. mais les agents responsables n’ont pas été précisés.1 million d’hectares de forêt. Les maladies ont touché 3.3 pour cent de la superficie forestière totale des 80 pays soumettant des rapports.

s.5 100.s.7 9.4 3.1 n. Bien qu’il y ait trois années de référence.s. aucune information sur les agents responsables n’a été fournie.4 0.7 0 0.3 92. En conséquence.5 41.2 1. Une augmentation a été observée dans la superficie forestière touchée par les maladies depuis 1990 en Asie (et en particulier en Asie de l’Est) et en Europe (y compris la Fédération de Russie) (voir les tableaux 4. 3.5 0 0.s.-à-d. 2.9 0. Vingt-deux autres ont présenté des données pour la seule période de référence 2005.2 61.5 0 0. Pour les maladies. représentant 49 pour cent de la superficie forestière totale. 1. 2.1 0.6 8.6 0. 260 0 260 4 078 n.7 n.9 2.3 0.5 0. il semble y avoir une tendance à la baisse dans la superficie touchée par des insectes ravageurs forestiers entre 1990 à 2005 en Amérique du Nord et du Sud.4 0.4 n. TABLEAU 4. 420 1 250 2 673 4 390 1 1 33 666 33 667 60 868 40 507 .6 1.s.3 Superficie forestière touchée par les insectes 1990 1 000 ha 2000 2005 % de la superficie forestière n. seuls les résultats régionaux sont présentés ici. il manque des données sur les maladies pour plusieurs des plus grands pays forestiers. aucune tendance significative n’a été observée et les changements éventuels détectés durant ces périodes de référence peuvent être imputables au changement de méthode d’évaluation entre les trois périodes plutôt qu’à des tendances réelles. 178 0 178 3 761 n.8 0 0.5 49.1 3. Les pays ont également été invités à recenser et à classer jusqu’à dix attaques importantes d’insectes et de maladies survenues depuis 1990. De manière générale.2 10. 3.s. 1990.0 96.5 0.s.0 0. de sorte qu’il n’est pas possible de procéder à une analyse détaillée des tendances pour les trois périodes de référence.3 1. en consignant le nom de l’agent responsable.6 1.0 0.6 % de la 1 000 ha % de la 1 000 ha superficie superficie forestière forestière 0 3. 1990-2005 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de % de la pays superficie forestière totale Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 4 3 2 9 4 3 10 17 26 27 5 1 3 9 3 4 69 4.5 0. Cependant.3 Tendances de la superficie forestière touchée chaque année par des insectes par région et sous-région.8 1. le Canada et les Etats-Unis d’Amérique.7 n.2 pour cent de la superficie forestière totale de la Chine. c.5 3.8 0.s.7 n.s.3 et 4.7 2. Un nombre relativement faible de pays ont présenté des données quantitatives.4).4 3.2 5. Vingt-cinq autres pays n’ont fourni des données que pour la période 2005.2 3.4 0 0.2 4.7 2. ont fourni des données pour toutes les périodes. 549 4 309 2 292 7 245 0 1 21 206 21 206 50 533 33 521 n.6 2.7 1. 69 pays. sur les 233 pays et zones englobés dans FRA 2010. Tendances Pour les infestations par les insectes.Santé et vitalité des forêts 77 incidence de maladies a été signalée en Chine et elle représentait 0. Il convient toutefois de noter que ces informations sont purement indicatives.1 0.8 1.9 45.2 4. 300 4 378 2 747 4 415 0 1 22 951 22 953 40 318 32 363 0 272 0 272 829 n.s.0 5.5 97. 2000 et 2005. comme par exemple l’Australie. 58 pays ont fourni des données pour les trois périodes de référence.4 3.

Pays-Bas.7 31. 0. Ukraine Allemagne. Fédération de Russie. Lettonie. tordeuse verte du chêne 10 Thaumetopoea pityocampa. Etats-Unis d’Amérique. Ukraine Albanie. Tunisie. ex-République yougoslave de Macédoine.9 3. Géorgie. Lettonie. Géorgie. Croatie. chenille processionnaire du pin Neodiprion sertifer.s.78 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 4. Royaume-Uni.6 42. Ouzbékistan. Tunisie. Estonie.1 0. Lituanie. arpenteuse du pin (ou fidonie du pin) Dendrolimus pini. Bulgarie. Roumanie.2 0.s. tenthrède du pin sylvestre Panolis flammea. Slovaquie.s.3 2005 1 000 ha % de la superficie forestière n.1 0. 1990-2005 Région Disponibilité des informations Nombre de % de la pays superficie forestière totale Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 7 15 24 6 3 3 58 3. Pologne. ex-Républqiue yougoslave de Macédoine. Lituanie. Suisse. Tunisie. ex-République yougoslave de Macédoine. Croatie. Autriche. Ukraine Allemagne. puisque de nombreux pays n’ont pas fourni ces informations.5 et 4. Slovaquie. Arménie. Pologne. Pologne. Mongolie. Norvège. Fédération de Russie. Royaume-Uni. Israël. Lettonie. Maroc. lasiocampe du pin Lymantria monacha. France. Ukraine Allemagne. Pologne.2 0. Suisse. Hongrie. bombyx moine (ou nonne) 9 7 7 7 6 6 6 l’espèce arborée touchée. Croatie.4 0. République de Moldova.2 2. 389 2 069 19 320 110 2 907 TABLEAU 4. Ukraine Allemagne. Danemark.5 0. Ukraine Allemagne. Géorgie.4 9. Serbie. Géorgie. Suisse Allemagne. Bélarus. Croatie.7 91. la distribution est purement indicative. République arabe syrienne.2 n. Lituanie. Kirghizistan. Lituanie. bombyx disaparate ou spongieuse (souches européennes et asiatiques) Nombre de rapports 27 Pays Algérie. Croatie. Suède.s.7 1 000 ha Superficie forestière touchée par des maladies 1990 % de la superficie forestière 0 0. Serbie. Hongrie. ex-République yougoslave de Macédoine.2 0 155 838 11 265 13 1 282 n. 0. Pays-Bas. Un supplément d’information concernant nombre de ces espèces de ravageurs et leurs distributions sont disponibles dans FAO (2009a). République tchèque Ips typographus. Turquie. Allemagne. Autriche. Bulgarie. Serbie. chalcographe Bupalus piniarius. noctuelle du pin (ou ardente printanière) Pityogenes chalcographus.4 0. République tchèque. l’année de l’attaque.9 0. Pologne. République tchèque. Cependant. République de Moldova. Slovaquie. Lettonie. Pologne.4 Tendances de la superficie forestière touchée chaque année par des maladies par région. Lituanie.5 concerne donc principalement des pays européens. Des similarités ont été observées dans les distributions d’insectes et de maladies entre certaines des régions. Maroc. Turquie Bélarus. Algérie.5 Les dix insectes ravageurs les plus répandus ayant été signalés Ravageur Lymantria dispar. 3. Bélarus. Liban.s. Lettonie.4 4. Lettonie. Roumanie. Maldives.1 2000 1 000 ha % de la superficie forestière n. République tchèque. Bélarus. 460 1 700 2 240 810 3 212 n. la superficie touchée (si elle a été enregistrée) et le cycle de l’attaque (voir les tableaux 4.1 0 3. . 2. scolyte de l’épicéa 19 Tortrix viridana. Le tableau 4.s. Bélarus.2 n. Turquie Allemagne. Turquie.6).

Autriche. en Australie. Norvège Finlande. les insectes ravageurs et les maladies causent de graves dégâts dans certains pays. maladie du rond ou polypore annelé Melampsora larici-populina. Il faut tenir compte des problèmes liés à la présentation des données dans les rapports nationaux. dépérissement des pousses Melampsora allii-populina. Suède Albanie. ex-République yougoslave de Macédoine.6 Agents pathogènes les plus répandus ayant été signalés Agent pathogène Armillaria spp. rouille du peuplier (hôte secondaire: mélèze) Mycosphaerella pini. Autriche. France. Les dommages s’étendent aussi aux autres paysages et provoquent une pollution due à la fumée et au dépôt de polluants. La disponibilité de données sur la superficie forestière significativement touchée par les insectes ravageurs et les maladies reste insuffisante et les méthodes de collecte des données sont extrêmement variables. Croatie. en plus de l’émission des gaz à effet de serre. parmi les exemples récents on peut citer les feux de forêt survenus dans l’Etat de Victoria.Santé et vitalité des forêts 79 TABLEAU 4. Islande. le feu échappe souvent au contrôle et détruit la végétation et la biomasse forestières. Il faut élaborer des méthodes en vue d’obtenir et d’analyser les données relatives aux maladies en particulier. Un exemple récent est celui du dendroctone du pin des montagnes. Bélarus. Maurice. qui a dévasté plus de 11 millions d’hectares de forêt au Canada et dans l’ouest des EtatsUnis d’Amérique depuis la fin des années 90 et qui se propage bien au-delà de son rayon normal de survenance dans le cadre d’une flambée sans précédent exacerbée par des températures hivernales plus douces. Toutefois. Nouvelle-Zélande. Malawi. Nouvelle-Zélande Allemagne. chancre du châtaigner Heterobasidion spp. Brésil. Bien qu’ils ne touchent en général que moins de 2 pour cent de la superficie forestière mondiale. rouille du peuplier (hôte secondaire: ail) 6 6 4 4 4 3 2 2 Conclusions On peut tirer deux conclusions principales. France. Turquie Allemagne. Croatie. principalement dans les zones boréales et tempérées. Armillaire Nombre de rapports 10 Pays Allemagne. En ce qui concerne la perte de vies humaines. France.. Géorgie. Fédération de Russie. mais aussi d’autres biens. Pérou. ex-République yougoslave de Macédoine.. France Allemagne. maladie des bandes rouges des aiguilles du pin Sphaeropsis sapinea. espèce locale en Amérique du Nord. Slovaquie Albanie. Croatie. qui ont causé la . France Cryphonectria parasitica. dépérissement du frêne Gremmeniella sp. ce qui provoque une érosion éolienne et hydrique considérable du sol. Bhoutan. Certains écosystèmes forestiers sont adaptés au feu et en dépendent pour conserver leur vigueur et leur capacité de reproduction. Finlande Belgique. en 2009. des vies humaines et des moyens d’existence. Allemagne. leurs fonctions et services. Dendroctonus ponderosae. Ouzbékistan Belgique. brûlure sphareopsienne des pousses Chalara fraxinea. L’expansion incontrôlée des terres agricoles et pastorales de même que l’exploitation accrue des forêts à des fins de loisir et de tourisme augmentent l’une et l’autre les risques de feux de forêt. Autriche. FEUX DE FORÊT Introduction Le feu est un facteur majeur de perturbation qui a des effets tant bénéfiques que nuisibles. Les incendies affectent non seulement les forêts. Croatie.

au Ghana.0 98. Sur la base des données de ces 118 pays.7 Superficie forestière moyenne touchée chaque année par le feu par région et sous-région. d’Asie (2) et d’Amérique centrale (1). en Australie.5 0.3 10. l’Inde et le Canada. Un peu plus de la moitié des pays et zones compris dans FRA 2010 (118 sur 233) ont fourni des informations sur la superficie de forêt brûlée durant la période 2003-2007.6 99. en Namibie. 2008). en moyenne 19.0 83.0 19. De nombreux incendies survenus à l’interface entre la campagne et la ville (p.9 82.3 0.2 11. au Tchad.4 74. un peu moins de 60 millions d’hectares de terres en moyenne (forêts. au Mali. en Italie et aux Etats-Unis d’Amérique) ont clairement montré comment les feux de forêt peuvent toucher et menacer les zones résidentielles. mais cette liste englobait aussi des pays riches en forêts comme le Brésil.7 0. l’Australie. Situation Les informations sur les feux de forêt restent insuffisantes.2 0. au Canada. au Botswana. représentant 63 pour cent de la superficie forestière mondiale. Quelque 13 pays ont été en mesure de fournir des informations sur la superficie totale brûlée. les Etats-Unis d’Amérique.4 0.4 0.4 100. Cette superficie représente moins de 1 pour cent de la superficie forestière totale de ces pays (voir le tableau 4.1 72.1 0.0 65. Sur la base des données fournies par 78 pays. le Ghana. McClead et Pascoe. 9 pompiers saisonniers et 2 pilotes) (Centre commun de recherche. le Botswana et le Portugal. en Mongolie et au Sénégal.9 96.8 millions d’hectares de forêts ont été touchés par le feu annuellement. aux EtatsUnis d’Amérique. Les plus grandes superficies brûlées ont été signalées au Cameroun.80 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 mort de 173 personnes (Teague.6 0.2 0. autres terres boisées et autres terres) ont brûlé annuellement durant la période 2003-2007 dans ces pays. mais n’ont pas précisé la superficie forestière brûlée. les incendies de 2007 ont fait 80 morts (69 civils.7 22. qui ont tous signalé en moyenne plus de 1 million d’hectares de forêt brûlée par an (figure 4.6 100. ex.3).7 0. le Sénégal.5 0.5 2.1 0. la République bolivarienne du Venezuela et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.5 14.2 Superficie forestière touchée par le feu 1 000 ha % de la superficie forestière 0.7 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 8 5 8 21 5 8 16 29 41 42 7 4 4 15 6 5 118 452 17 7 849 8 318 549 1 859 50 2 457 270 1 262 15 107 3 437 3 558 3 903 333 19 831 . TABLEAU 4.7). 2005 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays % de la superficie forestière totale 29. qui représentent 65 pour cent de la superficie forestière mondiale.3 0.7 87.9 5. Nombre d’entre eux était des pays relativement petits d’Afrique (6). Les pourcentages les plus élevés de superficie forestière touchée par le feu ont été signalés par le Tchad. tandis que les superficies forestières les plus importantes affectées par le feu ont été notifiées par le Tchad.3 51. 2009) alors qu’en Grèce.

-à-d. l’Inde. Le plus grand nombre de feux de forêt a été signalé par les Etats-Unis d’Amérique. Cependant. la Fédération de Russie. qui représentent 60 pour cent de la superficie forestière mondiale. Madagascar. la Pologne. tous ayant indiqué en moyenne plus de 10 000 feux de forêt par an. Le petit pourcentage de la superficie forestière mondiale représenté par les pays soumettant des rapports fait qu’il est difficile d’estimer le nombre mondial de feux de forêt durant cette période. le Botswana. ont signalé en moyenne 156  000 feux de forêt par an durant la période 2003-2007 (c. les Etats-Unis d’Amérique. représentant 77 pour cent des forêts du .Santé et vitalité des forêts 81 FIGURE 4. Le Mozambique. Madagascar et le Sénégal. C’est le cas de l’Afrique en particulier. Les pays ont aussi été invités à présenter des données sur le nombre d’incendies. en moyenne environ 1  900 feux de forêt par pays et par an). Pour ce qui est du nombre de feux de forêt. Ce phénomène peut être expliqué par l’utilisation répandue du feu comme outil de gestion de l’utilisation des terres. représentant 50 pour cent de la superficie forestière mondiale. 2005 (1 000 ha) < 100 100-500 500-1 000 1 000-2 000 > 2 000 Pas de données Ce sont 17. le Portugal. Quelque 87 pays.9 millions d’hectares supplémentaires d’autres terres boisées qui ont été significativement touchés par le feu annuellement durant la période 2003-2007 dans 105 pays. l’Espagne. il y a des données qui indiquent clairement qu’un grand pourcentage des incendies touchent significativement d’autres terres boisées. le Ghana. la Pologne et la Chine. Les pays ont été invités à estimer la part de la superficie brûlée par des feux non programmés par opposition aux brûlages dirigés. une moyenne de 487  000 feux de végétation ont eu lieu annuellement durant la période 2003-2007 dans les forêts. le Tchad. la Fédération de Russie. l’Argentine et la Hongrie occupent les premières places de la liste – tous signalant en moyenne plus de 10 000 feux par an. Bien que les pays ayant soumis des rapports représentent moins de la moitié de la superficie forestière mondiale. où de grandes superficies d’autres terres boisées touchées par des incendies ont été signalées par le Cameroun. comme on pourrait s’y attendre. les autres terres boisées et d’autres terres. il y avait d’importantes variations entre les pays.3 Superficie forestière moyenne touchée chaque année par le feu par pays. Selon les informations émanant de 64 pays. 81 pays.

6 100. Dans ces pays. Bien que ces pays représentent un important pourcentage de la superficie forestière mondiale. il est estimé que 94 pour cent de la superficie forestière totale touchée par le feu. 1990-2005 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 6 4 4 14 5 7 13 25 36 37 6 0 4 10 5 5 96 % de la superficie forestière totale 25. Tendances Un total de 96 pays. qui sont étroitement liés aux fluctuations climatiques comme le phénomène El Niño dans certains pays et régions. selon les prévisions.6 9. bien qu’il soit trop tôt pour dire quel sera l’impact des incendies en 2010. 2000 et 2005). représentant 58 pour cent de la superficie forestière.2 73.2 15.8 Tendances de la superficie forestière touchée chaque année par le feu par région et sous-région. La superficie totale touchée par des incendies et la superficie forestière touchée par des incendies sont l’une et l’autre inférieures ces dernières années aux superficies signalées pour la période autour de 1990. année qui. les informations semblent se baser sur des estimations d’experts et non sur des systèmes nationaux d’enregistrement. Cependant.0 59. ont fourni des informations sur la superficie de forêt brûlée pour les trois périodes de référence (1990. ont fourni ces informations pour la période 2003-2007. représentant 59 pour cent de la superficie forestière totale du monde.82 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 monde.8 indique les chiffres sous-régionaux et régionaux pour les trois périodes de référence pour les pays qui ont présenté une série complète de données.8 4. La superficie totale brûlée (forêt. étant donné le manque d’informations complètes et la nature des incendies.2 48.2 96. on est en droit de se demander s’il est possible d’interpréter cette observation comme une tendance fiable. Des informations sur la superficie d’autres terres boisées et d’autres terres brûlées pour les trois périodes ont été présentées respectivement par 87 et 29 pays. représentant 43 et 21 pour cent de la superficie forestière. Dans de nombreux cas. devrait aussi être marquée par un puissant phénomène El Niño.7 87.0 96. il faut des informations supplémentaires pour confirmer ces chiffres. Le tableau 4.8 – 100.2 14.0 9.1 80. l’ont été par des feux non programmés et seulement 6 pour cent par des brûlages dirigés. TABLEAU 4.0 Superficie forestière touchée par le feu (1 000 ha) 1990 2000 2005 88 14 12 141 12 243 318 3 090 19 3 427 273 896 11 – 2 781 2 793 0 490 19 849 50 21 8 462 8 533 417 2 149 79 2 644 225 1 387 18 – 3 112 3 130 0 708 16 402 53 16 7 157 7 226 549 1 852 47 2 448 261 1 252 15 – 3 437 3 452 0 333 14 710 .0 82. Le fait que des pays comme la Thaïlande et l’Indonésie aient considérablement réduit la superficie de forêt brûlée annuellement est un signe significatif. autres terres boisées et autres terres) pour les trois périodes a été signalée par 52 pays.

ainsi que la propagation des espèces (ligneuses) envahissantes. Les perturbations par des facteurs biotiques englobent les dégâts causés par des agents biotiques autres que les insectes ou les maladies. 1 pour cent de toutes les forêts sont signalées comme étant significativement touchées annuellement par des feux de forêt. principalement . tandis que le pourcentage de feux non programmés est resté relativement constant pour les pays ayant soumis des rapports. composition des espèces et santé). parmi les autres perturbations figurent une série de facteurs biotiques et abiotiques. les causes directes et sous-jacentes. ont toujours influé sur les écosystèmes forestiers et sont considérées comme importantes pour le maintien de la biodiversité et la facilitation de la régénération des forêts. plus les acariens et les nématodes (en particulier l’organisme soumis à quarantaine qu’est le nématode du pin. qui peuvent prédisposer les communautés végétales aux dégâts causés par l’abroutissement. Or. le gel et les inondations. en particulier dans les pays d’Afrique. la neige. les lagomorphes (lièvres et lapins). Conclusion En moyenne. les rongeurs (en particulier les écureuils et les rats). L’abroutissement sélectif de certaines espèces peut avoir un effet graduel sur la composition des forêts. Moins de 10 pour cent de tous les feux de forêt sont notifiés comme des brûlages dirigés. Or. En général. AUTRES PERTURBATIONS Introduction Aux fins du rapport FRA 2010.Santé et vitalité des forêts 83 Le nombre de feux de forêt a connu une légère diminution au fil des ans. Les perturbations abiotiques. et il manquait des informations de nombreux pays. Même lorsque les données relatives à la fréquence des incendies et aux superficies brûlées sont disponibles. certaines espèces disparaissant de certaines zones. ex. les impacts et la condition des écosystèmes souhaitée à long terme (p. L’encadré 4. comme l’abroutissement. autres terres boisées et autres terres) manque souvent. la sécheresse. les changements climatiques. les cerfs. la ventilation des données selon les différents types de végétation (forêts. l’écorçage. Les données portant sur la superficie forestière touchée par les incendies nous aident à comprendre ces derniers et donc à mettre au point des stratégies appropriées de gestion des risques. la superficie forestière touchée par des incendies était sérieusement sous-notifiée. les informations sur les perturbations attribuées à ces facteurs sont extrêmement irrégulières et sujettes à interprétation. avec une grande variété d’agents responsables. structure. Le recours à la télédétection pour le suivi des feux de forêt devrait être encouragé. le pâturage ou autres dégâts physiques causés par des animaux. Bursaphelenchus xylophilus). communautés et écosystèmes végétaux et il est influencé par une gamme de facteurs biotiques et abiotiques.2 illustre le type d’analyse qui peut être entrepris pour les pays qui disposent d’une plus grande quantité d’informations sur les feux de forêt. L’impact de l’abroutissement par les mammifères (comme on l’a remarqué avec les opossums dans le rapport national de la Nouvelle-Zélande pour FRA 2010) peut varier au sein même des populations. Seulement 61 pays (qui représentent 45 pour cent de la superficie forestière totale) ont fourni des données sur le nombre de feux de forêt pour les trois périodes de référence et cette variable sera peut-être considérée comme moins utile dans les évaluations futures. les chameaux. Le pourcentage de la superficie brûlée suite à des feux non programmés par opposition aux brûlages dirigés a été signalé pour les trois périodes par 73 pays (représentant 56 pour cent de la superficie forestière totale) et n’a pas montré de changement sensible au fil du temps. qui semble être le continent le plus touché par les incendies. Parmi les problèmes signalés figurent les opossums. le vent. y compris les phénomènes climatiques comme les tempêtes. en particulier en Afrique. le reste est classifié comme des feux. les castors. Il faut disposer d’informations supplémentaires sur la dynamique écologique du feu. Il manque des rapports sur l’étendue des incendies et leurs impacts sur les forêts et les autres terres boisées pour de nombreux pays de cette région.

84 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 ENCADRÉ 4.2 Tendances des feux de forêt en Europe Bien que les feux de forêt fassent partie intégrante de la dynamique des forêts en Europe. les données de 21 pays sont accessibles dans cette base. La fréquence des feux est déterminée par le nombre annuel d’incendies dans un pays. 80 Superficie brûlée (1 000 ha) Nombre de feux (milliers) 1000 800 600 400 200 0 70 60 50 40 30 20 10 0 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 Les pays non méditerranéens n’affichent pas des tendances claires dans le nombre de feux ou la superficie brûlée totale. la série chronologique pour la région méditerranéenne étant la plus longue de toutes. FIGURE 4. Cependant. FIGURE 4. qui est estimée comme le nombre de feux par zone (en l’espèce. les tendances de la fréquence des incendies et de leur impact ont changé au fil des ans. La figure met en évidence une tendance légèrement à la baisse dans le nombre d’incendies ces dernières années. Du fait que la plupart des incendies en Europe surviennent dans la région méditerranéenne. Les années affichant un impact important suite aux feux se trouvent à côté d’années présentant des effets mineurs d’incendies. Ces données englobent des informations sur des incendies précis fournies par les pays européens faisant partie du réseau EFFIS. 1200 Nombre de feux dans la région UE-Méd. Les données pour la présente analyse ont été extraites de la Base de données européenne des incendies du Système européen d’information sur les feux de forêt (EFFIS). bien que le réseau se compose de 26 pays. La figure 4. A l’heure actuelle. Une mesure dérivée de la fréquence des feux est la densité des feux. 10 kilomètres carrés). et séparément pour le reste de l’Europe.5. Le nombre de feux et la superficie brûlée totale dans cette partie de l’Europe sont présentés à la figure 4.4 Nombre de feux et superficie brûlée dans la région UE-Méditerranée Superficie brûlée dans la région UE-Méd. la tendance des superficies brûlées n’est pas évidente. les chiffres sur les incendies sont présentés pour cette région. Le nombre d’années pour lesquelles des données sont disponibles diffère d’un pays à l’autre.5 Nombre de feux et total de la superficie brûlée en dehors de la région méditerranéenne Superficie brûlée dans les pays non méditerranéens 140 2008 Nombre de feux dans les pays non méditerranéens 50 45 Nombre d'incendies (milliers) Superficie brûlée (1 000 ha) 120 100 80 60 40 20 0 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 40 35 30 25 20 15 10 5 0 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2008 .4 présente le nombre de feux et la superficie totale brûlée dans la région méditerranéenne au cours des dernières décennies.

La densité des feux dans les régions septentrionales et orientales de l’Europe peut aussi être élevée. Espagne. Croatie.31-0.60 0.22 Pas de données disponibles Nombre d’années pour lesquelles des données sur les feux ont été effectivement disponibles • Portugal. Italie et Portugal. Pologne. Pologne.71 Pas de données disponibles Nombre d’années pour lesquelles des données sur les feux ont été effectivement disponibles • Portugal.16-0.30 0. 2009 Notes: Pays méditerranéens compris dans cette étude: Chypre.01 0.04 0. Estonie. Espagne. République tchèque.04 0. Lettonie. Suède.04-0. France.03-0. Italie. Slovaquie: 4 ans • Bulgarie. bien que l’impact le plus important en termes de superficies brûlées survienne dans cette région. Slovaquie: 4 ans • Bulgarie. Suisse et Turquie. Grèce.06 0.02 0. Pays non méditerranéens compris dans cette étude: Allemagne. Croatie: 10 ans • Chypre: 8 ans • Hongrie: 6 ans • Finlande. Source: Commission européenne.6.90 0. 1998-2007 Chypre Chypre Canaries (îles) Canaries (îles) Nombre de feux/an/10 km2 de terres 0 0-0. Lituanie.07-0.6 montre que les feux ne se limitent pas à la région méditerranéenne.6 Densité moyenne des feux de forêt et fraction moyenne des forêts brûlées en Europe.02-0.08 0.02-0. Slovaquie. et la superficie brûlée totale pour la région méditerranéenne dans son ensemble.01 0. Une analyse des données de l’EFFIS a mis en évidence une corrélation très étroite entre le danger de feu. Bulgarie.Santé et vitalité des forêts 85 La fréquence des feux exprimée comme la densité moyenne des incendies fournit des informations sur la distribution spatiale des feux de forêt. Hongrie.91-12.13-0. Estonie: 3 ans • République tchèque: 1 an Superficie de forêt brûlée/an (% de la superficie forestière totale) 0-0.08-0. mais l’étendue de ces feux n’est pas importante.30 0.02 0. du fait des conditions météorologiques dans lesquelles ils surviennent.20 0.31-0. Roumanie.01-0. Lettonie. Estonie: 3 ans • République tchèque: 1 an La figure 4. Roumanie. Allemagne. Suède. Grèce. Roumanie. Allemagne.12 0. Finlande. Lituanie. Croatie: 10 ans • Chypre: 8 ans • Hongrie: 6 ans • Finlande. FIGURE 4. France. Espagne.05-0. Grèce. Suède. La densité des feux en Europe et le total de la superficie brûlée par pays et par superficie forestière (fraction brûlée) dans chaque pays sont illustrées à la figure 4.15 0.01-0. qui représente les conditions météorologiques. Pologne. . France. Lettonie.03 0. Lituanie. Italie.61-59.21-0.

Par exemple. peuvent exacerber encore les impacts abiotiques sur la santé des forêts. Cependant. ex. représentant seulement 13 pour cent de la superficie forestière totale. En Asie.5 millions d’hectares de forêts comme étant touchés par le pâturage des animaux domestiques et 4. La Chine a signalé environ 0. elles sont susceptibles d’être la perturbation à grande échelle la plus importante tant pour les forêts naturelles que pour les forêts gérées. il est possible que des rapports ne soient qu’occasionnellement établis après une importante tempête ou autre phénomène météorologique d’envergure et. indépendamment de la gravité de l’impact. ont indiqué que les agents biotiques touchaient près de 30 millions d’hectares de forêt et 60 pays (représentant ensemble 27 pour cent de la superficie forestière mondiale) ont signalé que les facteurs abiotiques touchaient 8 millions d’hectares de forêt. Les tempêtes catastrophiques ont tendance à survenir tous les cinq à dix ans en Europe.75 million d’hectares de forêts endommagés par les rats. du fait des effets des changements climatiques. l’intensité et l’époque des incendies. la FAO préparera une étude plus détaillée en 2011. Pour compléter les informations figurant dans FRA 2010. la collecte excessive et d’autres pratiques de gestion non durable n’ont pas été inclus dans les rapports présentés pour FRA 2010. 60 pays. Ces tempêtes deviennent si préoccupantes que la Direction générale de l’environnement de la Commission européenne prépare actuellement une étude sur les tempêtes destructrices intitulée: «Conséquences passées et futures des tempêtes destructrices pour les forêts européennes». sembleraient rendre les écosystèmes forestiers plus sujets aux dégâts en modifiant la fréquence. en général. Cependant. de grosses tempêtes peuvent engendrer des problèmes économiques. des changements de systèmes de circulation des vents ou des courants océaniques et de la variabilité accrue des phénomènes météorologiques.86 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 induits par des activités humaines. dont beaucoup dépendent des forêts. avec les incendies. Les changements liés au climat de la gamme d’espèces de ravageurs en présence. mais pas la superficie touchée. l’empiètement et la dégradation des habitats causée par une chasse et un tourisme excessifs comme des causes considérables de perturbation pour les forêts et les autres terres boisées. Cependant. Ainsi. Situation Les données fournies sur les autres perturbations biotiques et abiotiques sont plus détaillées dans le cadre de FRA 2010 que dans FRA 2005. le volume de bois endommagé est indiqué (p. d’autres données sont pertinentes pour des zones relativement isolées (p. Bien que certaines catégories revêtent une importance générale (p. cependant. plusieurs pays ont signalé la collecte excessive. En Europe où la production de bois d’œuvre est un objectif majeur des forêts. et en reconnaissance de l’importance croissante des influences abiotiques sur la santé des forêts. des glissements de terrain et des attaques d’insectes et de maladies. l’Inde a enregistré quelque 25. des tempêtes. écologiques et sociaux considérables et. ex. à travers des rapports sur la coupe de récupération). l’empiètement. certains pays ayant présenté des données sur la superficie totale dans laquelle un des facteurs avait été enregistré. il semble y avoir une grande variété d’interprétations de l’expression «significativement touché par». quelques pays ont présenté des rapports sur les perturbations causées par l’ingérence humaine. Le Royaume-Uni a indiqué que les dégâts actuels causés par des mammifères étaient probablement présents depuis de nombreuses années. les informations relatives aux perturbations attribuées à ces facteurs sont extrêmement sporadiques. tandis que d’autres ont appliqué une définition plus stricte de ce qui constitue des dégâts. du fait d’un manque d’informations quantitatives dans la majorité des pays. De plus. le plus souvent. rares sont les données comparables et il n’a pas été possible de procéder à une analyse séparée pour chacune des perturbations causées par des influences biotiques et abiotiques. ainsi que la coupe illégale.4 millions d’hectares par des perturbations abiotiques. des ouragans. Dans les rapports établis pour 2005. de sorte que la présence de nouveaux . la période entre tempêtes destructrices pourrait changer au cours des années ou décennies à venir. Plusieurs facteurs graves de perturbation comme l’exploitation illégale du bois. certaines espèces animales). ex. les tempêtes et le vent). avec une grande variété d’agents responsables.

8 million d’hectares touchés par des facteurs biotiques et 1.. Les tempêtes et les blizzards survenus en janvier 2008 ont entraîné d’importants dégâts sur 18.5 million d’hectares de forêt. Aucune référence à l’un ou l’autre de ces événements extrêmes ne figure dans le rapport national de la Chine. Entre autres dégâts. ce sont les petits Etats et territoires insulaires. Les adventices herbacées peuvent aussi être incluses et la surface signalée envahie peut englober des aires envahies par différentes espèces qui se chevauchent. notamment Ips typographus. Pour l’évaluation FRA 2010. ici non plus. y compris une forte tempête en janvier 2005 qui a provoqué de graves chablis dans le sud du pays. les Maldives ont signalé une importante destruction d’arbres et de végétation forestière causée par le tsunami. aucune donnée quantitative n’est disponible. qui sont enregistrés grâce à une évaluation individualisée des superficies dans l’inventaire forestier national). qui ont enregistré la plus forte proportion de leurs forêts touchée par des espèces ligneuses envahissantes (de 35 à 65 pour cent de la superficie forestière totale). En plus des dégâts physiques. y compris le tsunami de l’océan Indien de décembre 2004 (qui n’avait pas été traité complètement dans FRA 2005). En termes relatifs. la Réunion et Mayotte. Les rapports selon lesquels les forêts côtières (y compris les mangroves) intactes avaient assuré une protection contre le tsunami ont poussé les pays sinistrés à demander l’établissement de zones tampons ou ceintures vertes côtières (FAO. Depuis la dernière évaluation (FRA 2005). dans certains pays. L’impact des espèces ligneuses envahissantes sur la santé et la vitalité des forêts suscite une préoccupation croissante et 48 pays ont recensé jusqu’à cinq espèces envahissantes chacun. Le Soudan a enregistré 1. province du Sichuan en Chine en 2008. Les Etats-Unis d’Amérique ont enregistré 34 millions d’hectares de forêt touchés par cinq espèces envahissantes ligneuses (y compris arbustes et  plantes grimpantes). Il peut également y avoir des chevauchements entre les zones consignées comme étant touchées par l’enlèvement de l’écorce par des mammifères et celles touchées par le pâturage. La grave sécheresse des années 70 et 80 qui a touché le système des mangroves de Gambie a été signalée mais. . les tempêtes et la sécheresse ont touché 0. 1 781 exploitations appartenant à l’Etat et 1 200 pépinières ont subi des dégâts importants. quelques arbres – en particulier des arbres plantés – furent touchés par la salinisation des sols. En plus de la perte catastrophique de vies humaines et de la destruction des villes et villages.6 million d’hectares touchés par Prosopis chilensis.6 millions d’hectares de forêt dans huit provinces chinoises. 2006c). déracinés et abîmés par les vagues et les forts courants associés au tsunami.9). Il fit plus de 200  000 morts et détruisit les moyens d’existence et les infrastructures sur le pourtour de l’océan Indien. mais ni la Thaïlande ni l’Indonésie n’ont signalé de dégâts. La Fédération de Russie a signalé que les facteurs abiotiques ont touché 1. acacias au Portugal.Santé et vitalité des forêts 87 dégâts n’impliquait pas forcément que la zone venait de commencer à être touchée. a entraîné la fragmentation des forêts et a gravement endommagé les écosystèmes qui hébergent certaines des dernières populations sauvages de pandas géants (Ailuropoda melanoleuca) (Xu et al. Les perturbations en Afrique n’ont généralement pas été quantifiées. La perturbation causée par les cyclones reste irrégulière et donc imprévisible. Les mêmes tempêtes qui ont contribué à d’importants chablis en 2005 (et 2007) ont entraîné l’augmentation des populations de certains insectes. En Europe. il s’est produit quelques événements catastrophiques. tels que la Polynésie française. touchant particulièrement les bosquets d’âge moyen ou anciens. en particulier pour les petites îles comme Maurice.2 million d’hectares touchés par des facteurs abiotiques. dont Hunan. le tremblement de terre qui a secoué le Wenchaun. Plusieurs espèces peuvent se trouver dans plus d’un pays et dans plus d’une région (voir le tableau 4. ex. tandis que 760 tonnes de semences d’arbres et 10 milliards de jeunes plants ont gelé (Administration forestière publique. Quelques pays ont fourni des données sur la superficie forestière touchée.3 million d’hectares de forêts et l’Italie a indiqué que la neige. 2009). ne soient pas applicables ou ne soient adaptées que pour un genre (p. les méthodologies de suivi des espèces envahissantes n’existent pas. 2008). Il convient de noter qu’il est possible que. la Suède a enregistré 1. les arbres furent brisés.

salicina (1) A. représentant ensemble 24 pour cent de la superficie forestière totale. Chypre. France. A ce stade. Quinze autres pays ont uniquement fourni des données pour la période de référence 2005. Hongrie. Etats-Unis d’Amérique. Swaziland Barbade. Espagne. Luxembourg. Hongrie Tendances Sur les 233 pays et zones inclus dans FRA 2010. Libéria. Espagne. Tchad.-à-d. . Libéria. Mauritanie. 1990. Bhoutan. Pologne. Pays-Bas. Jamaïque. où elles constituent une menace pour l’habitat des espèces endémiques. Conclusions Les informations relatives aux perturbations attribuées aux facteurs biotiques et abiotiques autres que les insectes. Espagne. saligna (1) A. farnesiana (1) A. Ethiopie. France. Israël. dealbata (2) A. Trinité-et-Tobago 6 6 5 5 5 5 5 3 Bulgarie. Chypre. avec une grande variété d’agents responsables – dont certains très localisés – ce qui rend pratiquement impossible une agrégation et une comparaison entre pays et régions. Iles Cook. Un accord international sur ce qui constitue une perturbation et la meilleure manière d’obtenir et d’analyser des données faciliterait la collecte et la présentation des données à l’avenir. auriculiformis (2) A. ce qui représente à peine 10 pour cent de la superficie forestière totale. 2000 et 2005). mangium (3) A. L’impact des espèces ligneuses envahissantes suscite une préoccupation particulièrement marquée dans les PEID. Quinze autres pays ont présenté des données pour la période 2005 seulement. les animaux domestiques et les dégâts causés par certains animaux comme les rats. dont: Acacia sp.9 Espèces envahissantes ligneuses les plus signalées Espèces Acacia spp. Hongrie. Croatie. Bhoutan. la quantité d’informations quantitatives est insuffisante pour procéder à une analyse des tendances. Italie Arabie saoudite. Nouvelle-Calédonie Belgique. Italie. cyanophylla (1) A. victoriae (1) Ailanthus altissima Prosopis juliflora Acer negundo Lantana camara Leucaena leucocephala Prunus serotina Robinia pseudoacacia Amorpha fruticosa Nombre de rapports 10 Pays Afrique du Sud. Suisse Bulgarie. Yémen Autriche. Slovénie. Parmi les principaux facteurs signalés figuraient les tempêtes. (3 rapports) A. Niger. Des données ont été fournies par 45 pays sur la superficie forestière touchée par des facteurs abiotiques autres que le feu pour les trois périodes de présentation de rapports. les maladies et les incendies sont extrêmement sporadiques. Réunion. Portugal. Pologne Afrique du Sud.88 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 4. Cuba. Pologne Croatie. 45 pays ont présenté des rapports sur la superficie forestière touchée par des facteurs biotiques autres que les insectes et les maladies pour les trois périodes de référence (c. Nouvelle-Calédonie. Réunion.

Dans le cadre du processus FRA 2010. mais le concept de production forestière s’est.22 pour cent par an. Elle indique l’utilité économique et sociale des ressources forestières pour les économies nationales et les communautés locales tributaires des forêts et elle exprime le souhait de maintenir un approvisionnement en produits forestiers primaires variés et prisés. La fonction de production des ressources forestières est un élément thématique traditionnel et l’un des principaux objectifs des évaluations des ressources forestières. les Etats-Unis 16 Toutes les forêts plantées ne sont pas affectées à des fonctions de production. • extraction de produits forestiers. plantes comestibles. qui sont liées à la fonction de production des ressources forestières16: • superficie forestière affectée à la production. • extraction de produits forestiers non ligneux (PFNL). • superficies faisant l’objet d’un boisement ou d’un reboisement. ils vont du bois d’œuvre et du bois de feu aux aliments (baies. qui comprennent dans la plupart des cas la production de bois et de produits forestiers non ligneux. la superficie aménagée pour les usages multiples s’est accrue de 10 millions d’hectares. viande de chasse). soit 264 millions d’hectares. mais puisqu’il n’a pas été demandé d’information sur les fonctions assignées aux forêts plantées. La superficie affectée principalement à des fonctions de production a diminué de plus de 50 millions d’hectares depuis 1990. les informations ont été collectées sur les variables suivantes. depuis lors. élargi pour embrasser tous les types de produits forestiers aussi bien ligneux que non ligneux. fourrage et autres PFNL. autres terres boisées et arbres hors forêt fournissent une grande variété de produits forestiers ligneux et non ligneux. Cinq pays (la Chine. PRINCIPAUX RÉSULTATS Trente pour cent des forêts de la planète sont affectées en premier lieu à la production de bois et de produits forestiers non ligneux Près de 1. le bois rond industriel et le bois de feu sont les produits les plus importants. tout en assurant que la production et la récolte seront durables et ne compromettront pas les possibilités d’aménagement des générations futures en termes de fonctions de production et autres des forêts. En termes de quantité. champignons. De nombreux produits sont extraits de la forêt.89 Chapitre 5 Fonctions de production des ressources forestières APERÇU Les forêts.2 milliard d’hectares de forêts sont gérés principalement pour la production de bois et de produits forestiers non ligneux. S’ajoutent également 949 millions d’hectares supplémentaires (24 pour cent) destinés à des usages multiples. La superficie des forêts plantées s’étend et occupe maintenant 7 pour cent de la superficie forestière totale Les forêts et les arbres sont plantés pour de multiples usages et représentent 7 pour cent environ de la superficie forestière totale. ce sont les aliments et le fourrage qui revêtent le plus d’importance. Dans le même temps. . l’information recueillie à leur sujet et à propos du boisement et du reboisement est présentée dans ce chapitre. soit 0. aux rangs des PFNL. car les forêts ont été assignées à d’autres fins. Les évaluations antérieures se concentraient sur l’approvisionnement en bois. • superficie de forêts plantées.

la moitié environ du bois extrait était du bois de feu. cela reflète aussi une certaine évolution de la . en Océanie et en Amérique du Sud. la superficie des forêts plantées s’est accrue d’environ 5 millions d’hectares par an. le volume effectif du bois extrait est manifestement plus élevé. Au niveau mondial. volume inchangé par rapport à celui communiqué pour 1990. Les extractions de bois des autres terres boisées se montaient à 299 millions de mètres cubes ou 9 pour cent du total des extractions de bois en 2005. les extractions de bois ont augmenté entre 2000 et 2005 Au niveau mondial. la Fédération de Russie. Si l’on considère que les extractions de bois informelles ou illégales. à un taux de 29 pour cent pour le boisement et de 36 pour cent dans le cas du reboisement. Compte tenu de la tendance actuelle. En Afrique subsaharienne.90 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 d’Amérique.4 milliards de mètres cubes par an. ainsi que les plantes ornementales. un certain nombre de pays ayant une superficie importante de forêts plantées indiquent dans leur rapport qu’ils plantent presque exclusivement des espèces introduites. au niveau mondial. en moyenne. Dans la plupart des régions. on peut s’attendre à une nouvelle hausse à 300 millions d’hectares de la superficie de forêts plantées d’ici à 2020. a signalé le plus gros volume d’extractions de PFNL. L’Asie. le Japon et l’Inde) représentent plus de la moitié (53 pour cent) de cette superficie. noix et produits du bambou). en particulier le bois de feu. Dans les régions tempérées et boréales d’Europe et d’Amérique du Nord et dans les pays des zones arides. ne sont normalement pas enregistrées. les autres produits végétaux. Après une diminution dans les années 90. le miel sauvage et la cire d’abeille. PRINCIPALES CONCLUSIONS Plus de la moitié des forêts du monde sont principalement affectées à la production de bois et de PFNL ou se voient attribuer des fonctions de production dans leur objectif de gestion. Outre le fait qu’elles répondent aux besoins de bois et d’une grande variété de PFNL. plus de 10 millions d’hectares par an ont été boisés ou reboisés. et notamment la Chine. L’Europe a le niveau le plus élevé d’extractions de PFNL d’origine animale. Entre 2000 et 2010. le volume du bois extrait en 2005 indiqué dans les rapports s’élevait à 3. Plus de 10 millions d’hectares par an sont boisés ou reboisés chaque année Dans les dix années de 1998 à 2007.7 pour cent de la totalité du matériel sur pied. Les aliments constituent la plus grosse catégorie des extractions de PFNL au niveau mondial Les autres catégories importantes sont les exsudats. Des espèces introduites ont été employées. principalement avec des espèces indigènes. hormis en Europe. ces forêts procurent aussi un revenu et un emploi pour des millions de personnes à travers le monde. La diminution de la superficie forestière principalement affectée à des fonctions de production reflète une dépendance accrue envers les forêts plantées et les forêts naturelles gérées plus intensivement pour la production de bois. Les parts d’extractions de bois rond industriel et de bois de feu n’ont pas changé de façon notable entre 1990 et 2005. La taille même des extractions notifiées par la Chine éclipse les extractions de tous les autres pays. le taux d’établissement des forêts plantées a augmenté au cours des 10 dernières années par rapport aux années 90. La majorité de cette expansion est imputée au boisement (c’est-àdire à la plantation d’espaces qui n’avaient pas été classés comme forêt). Les trois quarts de toutes les forêts plantées sont constituées d’espèces indigènes Le quart restant se compose d’espèces introduites. La Chine représente une forte proportion de cette superficie. les espèces introduites sont utilisées dans une moindre mesure. pour la plupart d’origine végétale (graines oléagineuses de camélia. notamment en Chine. Certains pays des zones arides et les Pays-Bas indiquent que toutes leurs forêts sont plantées. soit 0.

alors que l’Amérique du Sud a indiqué une répartition relativement uniforme entre les cinq principales fonctions des forêts (production. écologiques et sociaux. Elles ont été destinées à la production soit par prescription juridique soit par une décision du propriétaire ou de l’administrateur des terres. alors que l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud ont déclaré que la fonction de production n’a été assignée qu’à 14 pour cent de leurs forêts.2 milliard d’hectares. Etat plurinational de Bolivie. près de 1. L’Europe a la plus forte proportion de forêts ayant une fonction principale de production (52  pour cent de sa superficie forestière). sensiblement plus importante que les autres fonctions. La production est communiquée comme étant la «fonction principale» de ces forêts. Iran.Fonctions de production des ressources forestières 91 désignation qui passe d’une fonction de production à des usages multiples pour tenir compte de la demande croissante d’autres services assurés par les forêts. Botswana. L’information sur les PFNL demeure insuffisante et des efforts devraient être faits pour améliorer la collecte des données et leur analyse. La communication de données sur le boisement et le reboisement a été introduite pour la première fois dans FRA 2010 pour tenter d’obtenir de meilleures informations sur la dynamique de changement des forêts. compte tenu de leur importance pour l’appui aux moyens d’existence locaux et leur contribution essentielle à l’économie nationale de plusieurs pays. Canada. des questions importantes restent encore à résoudre avant qu’un bilan complet sur les gains et les pertes de superficies forestières au fil du temps puisse être communiqué par tous les pays. services sociaux et usages multiples).1). Ethiopie. Mexique. ont été désignés comme ayant la production pour principale fonction en 2010 (voir le tableau 5. en combustible et en PFNL (ainsi qu’à la protection des ressources en sols et en eau et à la réalisation d’autres fonctions) et cette évolution devrait réduire les pressions sur les forêts naturelles. SUPERFICIES FORESTIÈRES AFFECTÉES À DES FONCTIONS DE PRODUCTION Introduction Les superficies forestières qui ont été affectées à des fonctions de production ne sont assorties d’aucune restriction juridique. On s’attend donc à ce que les forêts plantées contribuent de plus en plus à l’approvisionnement du monde en bois. République centrafricaine et Zimbabwe) (voir le tableau 5 à l’annexe 3). Malgré les limites inhérentes au manque de données. conservation. Situation Sur la base des informations fournies par 205 pays et zones ayant communiqué des données sur cette variable – qui ensemble représentent 99. protection. ou 30 pour cent du total de la superficie forestière. L’Amérique du Nord a signalé que la plupart de sa superficie forestière était considérée comme à usages multiples. Bien qu’un grand nombre de pays aient pu donner des informations sur ces variables. .1 et la figure 5. L’impact de ce développement sur les marchés du bois d’œuvre devrait être examiné par les responsables politiques.9 pour cent de la superficie forestière totale – au niveau mondial. les planificateurs et les administrateurs des forêts et étayé par des études prospectives afin d’évaluer la contribution à venir des forêts plantées aux services économiques. y compris le bois rond (bois rond industriel et bois de feu) et les PFNL. La superficie des forêts plantées augmente rapidement et l’essentiel de la croissance à long terme de l’offre de bois intervient dans des pays qui ont établi des forêts plantées durant les dernières décennies. Plusieurs pays ayant des superficies forestières supérieures à 10 millions d’hectares ont assigné plus de 70 pour cent de leur superficie forestière à des usages multiples (Allemagne. Les résultats régionaux font ressortir des différences marquées dans la perception et la désignation des fonctions des forêts. économique ou technique imposée sur la production de bois et servent essentiellement à la production de divers produits. il est clair que l’offre de bois (notamment de bois rond industriel) provient désormais davantage de forêts plantées que de forêts naturelles.

5 99.9 Superficie forestière affectée à la production 1 000 ha 73 077 36 819 95 141 205 037 98 978 124 239 9 537 232 754 110 855 526 646 1 030 3 613 97 138 101 781 11 656 118 295 1 196 168 % de la superficie forestière totale 27 47 29 30 39 42 22 39 57 52 28 19 14 14 6 14 30 FIGURE 5.9 100. 2010 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 23 7 24 54 5 17 24 46 45 46 12 7 5 24 21 14 205 % de la superficie forestière totale 100.0 99.8 100.0 100.8 100. 2010 (% de la superficie forestière) 0-20 20-40 40-60 60-80 80-100 Pas de données .1 Proportion de la superficie forestière affectée à la production par pays.0 99.0 100.0 99.0 100.0 100.0 53.0 100.92 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 5.0 100.1 Superficie forestière affectée à la production par région et sous-région.1 100.0 99.

alors que l’Afrique du Nord.9 100.75 0. 2005 et 2010 (soit 187 pays représentant 90.31 -0. Ce repli se monte à 2.6 pour cent de la superficie forestière mondiale).2 Tendances de la superficie forestière affectée à la production par région et sous-région. Au Gabon.79 4.01 -0.2 100. En Afrique du Nord.85 -2.65 -0.8 98.2 90.05 -1.2. l’Afrique de l’Ouest et centrale. la superficie des forêts de production a augmenté à un taux de 662 000 hectares par an de 1990 à 2000. elle a baissé chaque année de presque 3 millions d’hectares. on observe une légère tendance à l’amenuisement de la superficie forestière affectée en premier lieu à la production.22 pour cent annuellement) pour la période de 1990 à 2010.22 0. 1990-2010 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre % de la de pays superficie forestière totale Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 21 7 22 50 4 17 23 44 44 45 11 3 5 19 19 10 187 80.83 0.12 0.Fonctions de production des ressources forestières 93 Tendances L’analyse des tendances relatives à la superficie forestière affectée principalement à la production se base sur les pays qui ont communiqué une série chronologique complète pour 1990. 2000. le recul signalé de 292 000 hectares par an entre 1990 et 2000 a été interrompu après 2000 du fait d’un accroissement de la superficie forestière de production au Maroc et en Tunisie.5 69.1 52.18 -0. L’Europe a indiqué une baisse de 3.76 0 -0.1 36.80 -0.9 99. De nombreuses régions et sous-régions suivent cette tendance mondiale.35 -0.0 99.8 99.5 millions d’hectares de la superficie des forêts de production entre 1990 et 2000 et seulement une très modeste hausse de 2000 à 2010. ce repli s’explique par un changement dans la législation forestière en 2001 et une réaffectation des fonctions des forêts. le recul signalé a été provoqué par l’annulation des concessions forestières après 2005.0 97.21 -0. l’Asie. En Asie.5 millions d’hectares par an (-0.15 0.7 53. depuis 1990.69 -0.34 0.64 -0.59 1.04 1. la superficie forestière de production en Afrique de l’Ouest et centrale a reculé après 2000 lorsque le Gabon. En revanche.77 -0.7 millions d’hectares depuis 1990). Les résultats sont repris dans le tableau 5.25 1 181 576 1 160 325 1 131 210 . Cette évolution s’explique principalement par une réduction de près de 30 millions d’hectares des superficies assignées à des fonctions de production en Chine entre 1990 et 2010.7 95.03 0.05 1.2 99.16 -1.40 -0.6 Superficie forestière affectée à la production (1 000 ha) 1990 2000 2010 Changement annuel (1 000 ha) 19902000 20002010 Taux de changement annuel (%) 19902000 20002010 71 280 39 557 100 108 210 944 126 936 114 809 9 566 251 311 111 363 558 042 879 1 743 80 560 83 181 7 241 70 857 65 961 36 637 100 095 202 693 119 592 128 657 9 685 257 934 111 229 522 666 860 1 620 87 506 89 986 11 180 75 866 61 156 36 819 88 052 186 027 94 711 124 239 9 529 228 479 108 829 524 620 1 028 1 522 97 138 99 689 11 569 80 827 -532 -292 -1 -825 -734 1 385 12 662 -13 -3 538 -2 -12 695 680 394 501 -2 125 -480 18 -1 204 -1 667 -2 488 -442 -16 -2 945 -240 195 17 -10 963 970 39 496 -2 911 -0.1 90.26 -0. au Libéria. un changement dans la désignation des fonctions forestières et la reclassification des superficies forestières au Myanmar. l’Europe et les Caraïbes présentent un schéma irrégulier. La tendance irrégulière aux Caraïbes s’explique par la déforestation des forêts de production à Cuba au TABLEAU 5.6 85. alors que de 2000 à 2010.73 0.44 0. ainsi qu’un repli sensible de la superficie des forêts de production signalée par l’Indonésie (12. le Libéria et le Nigéria ont signalé une baisse sensible de la superficie forestière assignée à cette fonction. Au plan mondial.62 1.27 -0.21 -0.

Toutefois. Toutefois. (Le Cameroun a seulement fourni des données pour 2005. aux Etats-Unis d’Amérique (13.2  milliard d’hectares de forêts affectées en premier lieu à la production donne une idée de l’importance de cette fonction. les plus fortes augmentations étant observées au Brésil (21.4  millions d’hectares). L’Amérique du Sud. car une forte proportion de la hausse des forêts plantées est intervenue en Chine et nombre de celles-ci ont été établies à des fins de protection (lutte contre la désertification et protection des ressources en sols et en eau).1 millions d’hectares). Le concept de forêts plantées est plus large que le concept de plantations forestières employé dans les évaluations mondiales précédentes. Conclusions La superficie notifiée de 1. Les forêts plantées sont établies à différentes fins et toutes ne sont pas affectées à la production de bois ou de PFNL. FORÊTS PLANTÉES Introduction Les forêts plantées sont composées des arbres établis par plantation et/ou par semis délibéré d’espèces indigènes ou introduites. cela s’explique principalement du fait de l’établissement à grande échelle de forêts plantées principalement destinées à des fonctions de production. au Mexique (3.94 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 milieu des années 90 puis par une augmentation de la superficie des forêts de production grâce à l’établissement de forêts plantées. Ce changement a été apporté afin de capturer toutes les forêts plantées et il est conforme aux recommandations de l’Etude thématique mondiale sur les forêts plantées de 2005 (FAO.5 millions d’hectares). Le Pérou signale une baisse sensible de 15 millions d’hectares de la superficie de ses forêts de production depuis 2000 en raison d’un changement dans la législation forestière en faveur de l’affectation des forêts à des fonctions de protection et de conservation. pour FRA 2010. qui couvrent toutes les forêts plantées. l’Amérique du Nord et l’Océanie signalent une hausse régulière de la superficie forestière principalement affectée à la production depuis 1990. En outre. ont communiqué des données sur leur superficie de forêts plantées. Hormis l’exception notable de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. représentant 98. il est estimé qu’environ 76 pour cent des forêts plantées ont la production pour fonction principale17. Il ne faut pas perdre de vue ce constat au moment d’interpréter les résultats exposés plus loin. La diminution au fil du temps reflète une dépendance accrue envers les forêts plantées et les forêts naturelles gérées plus intensivement pour la production de bois ainsi qu’une certaine évolution de la désignation qui passe d’une fonction de production à des usages multiples. 2006d) et aux efforts récemment déployés pour élaborer des lignes directrices et les meilleures pratiques en matière d’établissement et de gestion des forêts plantées. Aux fins de cette analyse. quelle que soit la fonction qui leur est attribuée. l’extraction de PFNL est souvent permise dans une partie des superficies affectées à la protection des ressources en sols et en eau ou à la conservation de la diversité biologique. L’établissement se fait soit par boisement de terres n’ayant jusqu’alors pas été classées comme forêt soit par reboisement de terres classées comme forêt.2  millions d’hectares) et en Papouasie-NouvelleGuinée (3.6 pour cent de la superficie forestière mondiale. où l’augmentation est due à l’attribution de nouvelles concessions forestières sur des terres détenues sous le régime de la propriété coutumière. il n’a été demandé aucune information sur la superficie de forêts plantées affectée à des fins de production ou de protection. on a supposé que ce chiffre était aussi valide pour 2010. puisqu’une partie non négligeable des 949 millions d’hectares de forêts affectées à des usages multiples ont aussi des fonctions de production. par exemple après un incendie ou une tempête ou à la suite d’une coupe à blanc. Sur la base des résultats exposés dans l’Etude thématique mondiale sur les forêts plantées de 2005. c’est une sousestimation considérable de la base de ressources forestières disponibles pour la production de bois et de produits forestiers non ligneux. .) Le total de la superficie des forêts plantées en 2010 est estimé à 264 millions 17 Il se peut que le pourcentage ait baissé depuis. Situation Un total de 203 pays et zones.

0 100.0 100. 75 pour cent des forêts plantées se trouvent au Soudan.8 97.3 35.0 100.6 Superficie de forêts plantées 1 000 ha % de la superficie forestière totale 1. En Asie de l’Est. plus de la moitié des forêts plantées du monde (53 pour cent).0 99. les forêts plantées constituent 35 pour cent du total des superficies forestières. le Japon et l’Inde représentent. Jamahiriya arabe libyenne. ce qui correspond à 6.0 5. les Caraïbes.2 3. Egypte. 2010 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 23 8 24 55 5 17 23 45 42 43 16 7 5 28 18 13 203 % de la superficie forestière totale 100. la Fédération de Russie.6 20. La seconde plus grande superficie de forêts plantées se trouve en Europe.0 2.3 1. Quelques pays des zones arides (Cap-Vert. en Malaisie. et en Asie du Sud et du Sud-Est.6 98. 2006d).7 16.1 1. l’Amérique centrale et l’Asie de l’Ouest et centrale. en Indonésie. en Afrique du Nord.7 99. comptent pour 90 pour cent de la superficie mondiale des forêts plantées (voir la figure 5. Oman) ainsi que les Pays-Bas précisent que toutes leurs forêts ont été établies par plantation ou par ensemencement délibéré.3. Les sous-régions qui ont communiqué la superficie de forêts plantées la moins étendue sont les sous-régions africaines. Dans la plupart des sous-régions.0 100.3 6. la part de forêts plantées en Europe grimpe à 27 pour cent.6 pour cent de la superficie forestière. soit le deuxième plus fort pourcentage au monde. elles représentent environ 75 pour cent de la superficie mondiale de forêts plantées. la Chine. à elles toutes.5 2. La superficie des forêts plantées signalée pour FRA 2010 est inférieure à celle communiquée dans l’Etude thématique mondiale sur les forêts plantées de 2005 (FAO.8 27.5 pour cent du total de la superficie forestière dans cette sous-région. la majorité des forêts plantées se situe dans quelques pays seulement.5 5. C’est l’Amérique du Nord qui détient la troisième plus vaste étendue de forêts plantées avec une part de 5.0 96. Koweït.4 100. Toutefois. si l’on exclut de l’Europe la Fédération de Russie avec ses vastes étendues de forêts naturelles.3 Superficie de forêts plantées par région et sous-région. La superficie des forêts plantées par région et sous-région est présentée dans le tableau 5. Une comparaison des chiffres enregistrés pour 2005 dans FRA 2010 avec les estimations pour 2005 fournies dans l’Etude thématique fait ressortir une différence de plus de 38 millions d’hectares.4 8. En tout. L’Asie de l’Est.1 100.2). Emirats arabes unis.7 99. il y a 33 pays ayant des forêts plantées d’une superficie supérieure à 1 million d’hectares qui.9 11. à eux tous.6 4 116 8 091 3 203 15 409 90 232 25 552 6 991 122 775 52 327 69 318 548 584 37 529 38 661 4 101 13 821 264 084 . TABLEAU 5. Ainsi. l’Europe et l’Amérique du Nord ont signalé les plus grandes superficies de forêts plantées. ensemble.5 10. en Thaïlande et au Viet Nam. 90 pour cent se situent en Inde. bien que la proportion de forêts plantées y soit proche de la moyenne mondiale. en Asie de l’Est. 86 pour cent sont en Chine.0 99. Parmi eux.6 70.Fonctions de production des ressources forestières 95 d’hectares.9 99. la majeure partie se trouve en Chine. les Etats-Unis d’Amérique.7 6.7 94.

Brésil.2 Superficie de forêts plantées par pays. Bolivie. Il convient de noter qu’ils font uniquement référence aux 117 pays ayant fourni des données sur l’utilisation d’espèces introduites.4.96 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 FIGURE 5. il existe des différences marquées entre les régions et sous-régions. Les 116 pays et zones restants n’ont pas communiqué de données sur l’utilisation d’espèces introduites.5 2. la Chine et la République de Corée en Asie. plusieurs pays qui ont une superficie de forêts plantées non négligeable rapportent qu’ils utilisent presque exclusivement des espèces introduites pour l’établissement de leurs forêts plantées. Ensemble. ainsi que par le manque d’estimations de la part de l’Autriche et de la République bolivarienne du Venezuela. Au niveau mondial. Kenya. alors que 17 ont indiqué qu’ils n’avaient pas utilisé d’espèces introduites dans l’établissement des forêts plantées. et par la France. plusieurs pays dotés d’une superficie non négligeable de forêts plantées n’ont pas fourni de données . 2010 (millions d’ha) <1 1-2. Les résultats sont compilés dans le tableau 5. la Chine a recours à des espèces introduites sur environ le quart (28 pour cent) de la superficie de forêts plantées. tandis que le Japon n’a pas communiqué d’information à ce sujet. L’écart s’explique essentiellement par les estimations revues fournies par l’Inde pour FRA 2010 (en recul de plus de 20 millions d’hectares). Dans FRA 2010. en Océanie (Nouvelle-Zélande) et en Amérique du Sud (Argentine. Madagascar. Cap-Vert et Niger). A l’échelle mondiale. Dans les régions tropicales et subtropicales.5-5 5-20 > 20 Pas de données les chiffres présentés dans FRA 2010 étant 14 pour cent plus bas que les chiffres figurant dans l’Etude thématique. l’Allemagne. la Roumanie et la Suède en Europe. les pays ont aussi communiqué des données concernant l’utilisation d’espèces introduites dans l’établissement des forêts plantées. sur les 233  pays et zones compris dans l’enquête. Chili. les espèces introduites poussent sur un quart (25  pour cent) de la superficie de forêts plantées des pays ayant fourni des informations sur cette variable. Malawi. Equateur et Uruguay). En Asie du Sud et du Sud-Est. le Portugal. 90 ont signalé qu’ils avaient planté des espèces introduites. Toutefois. C’est notamment le cas en Afrique de l’Est et australe (Afrique du Sud. En Asie de l’Est. ils comptent pour 67 pour cent de toutes les forêts et 83 pour cent des forêts plantées. Ouganda et Zimbabwe) et en Afrique de l’Ouest et centrale (Burundi.

4 38. Dans de tels cas. Lorsqu’une tendance ressortait clairement des chiffres communiqués pour 2000.9 16. la Turquie). Honduras.6 millions d’hectares par an de 2000 à 2005 et de 4.6 77.7 1. Seize pays et zones n’ont pas fourni une série chronologique complète (Cameroun. alors que d’autres pays de cette sous-région n’ont pas fourni d’information à ce sujet.5 39. Tendances L’analyse des tendances relatives à l’étendue des forêts plantées se fonde sur 203 pays qui ont communiqué une série chronologique presque complète de données de 1990 à 2010. Dans les régions tempérées et boréales d’Europe et d’Amérique du Nord et dans les pays des zones arides d’Afrique du Nord.0 83.5 76. de 5. Liban. Nicaragua. Indonésie.2 96. Trente pays et zones n’ont pas signalé de chiffres entre 1990 et 2010 et ont été exclus de l’analyse. une estimation raisonnable a été ajoutée à la base de données afin d’obtenir un total comparable pour les régions et sous-régions.7 47.0 53.7 27.0 3.2 millions d’hectares par an de 2005 à 2010.0 66.5 67.2 82. Malaisie. la superficie de forêts plantées s’est accrue de plus de 3.1 12.0 97. Le chiffre manquant pour le Cameroun en 2010 a été jugé être le même que celui indiqué pour 2005. ex.5. Au niveau mondial. 2005 et 2010.0 44. Dans la dernière décennie.4 Utilisation d’espèces introduites dans les forêts plantées par région et sous-région.Fonctions de production des ressources forestières 97 TABLEAU 5. Polynésie française. La figure 5. Mexique.1 97.6 millions d’hectares par an de 1990 à 2000. Depuis 1990. Dans les pays d’Asie de l’Ouest et centrale (p. République de Corée.2 31. l’utilisation d’espèces introduites est très modeste. Nioué.3 présente les tendances pour les dix pays ayant . Portugal. Les résultats sont repris dans le tableau 5.5 26.1 25. La progression tendancielle régulière de la superficie des forêts plantées varie considérablement d’une sous-région à l’autre.8 6. Guyana.6 80.2 17.5 70. l’utilisation d’espèces introduites est très faible. la superficie de forêts plantées a augmenté en moyenne de presque 5 millions d’hectares chaque année. Jordanie. Les données manquantes pour 1990 et 2000 ont été estimées comme étant identiques aux chiffres notifiés respectivement pour 2000 et 2005. Equateur.7 2. Thaïlande et Viet Nam). cette tendance était extrapolée pour compléter l’année manquante 1990.0 84. 2010 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays % de la superficie forestière totale 37.6 26.2 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 13 5 12 30 2 6 12 20 30 31 11 3 3 17 10 9 117 3 012 7 449 1 778 12 239 89 306 10 846 4 445 104 596 41 913 58 904 519 94 25 364 25 977 3 931 12 375 218 022 3 007 481 1 251 4 740 22 828 1 735 162 24 725 7 183 7 183 164 76 435 675 3 027 12 019 52 369 concernant l’utilisation d’espèces introduites (Indonésie.6 Superficie de forêts plantées 1 000 ha % de la superficie totale de forêts plantées 73 92 56 79 99 42 64 85 80 85 95 16 68 67 96 90 83 Superficie de forêts plantées principalement composée d’espèces introduites 1 000 ha % de la superficie de forêts plantées 99. la superficie de forêts plantées a progressivement augmenté dans toutes les régions et sous-régions.8 44. Estonie.8 45. Samoa et Saint-Vincent-et-les Grenadines).7 28.

98 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 5.01 0.37 4.7 99.13 3.98 2.09 92 928 109 670 122 775 178 307 214 839 242 965 264 084 FIGURE 5.48 2.46 2.07 1.23 2.62 2.60 3.95 2.97 1.1 100.14 2.06 1. certains pays ont signalé une diminution de la superficie de leurs forêts .74 3.6 98.88 1.0 100.12 3. suivie des Etats-Unis d’Amérique.33 3. Bien qu’on ait observé une augmentation sensible de la superficie des forêts plantées au plan mondial et régional.0 100.06 2.99 2. 1990-2010 (1 000 ha/an) Chine Etats-Unis d’Amérique Canada Inde Fédération de Russie Mexique Brésil Viet Nam Turquie Finlande 1 932 805 385 251 199 178 156 134 91 82 l’augmentation annuelle la plus forte de leurs forêts plantées.47 0.6 Superficie de forêts plantées (1 000 ha) 1990 2000 2005 2010 Changement annuel (1 000 ha) 19902000 20002010 Taux de changement annuel (%) 19902000 20002010 3 500 6 794 1 369 11 663 55 049 16 531 4 678 76 258 46 395 59 046 391 445 19 645 20 481 2 583 8 276 3 689 7 315 1 953 12 958 67 494 19 736 5 698 49 951 65 312 394 428 29 438 30 261 3 323 10 058 3 813 7 692 2 526 14 032 80 308 23 364 5 998 51 539 68 502 445 474 34 867 35 787 3 851 11 123 4 116 8 091 3 203 15 409 90 232 25 552 6 991 52 327 69 318 548 584 37 529 38 661 4 101 13 821 19 52 58 129 1 244 321 102 1 667 356 627 0 -2 979 978 74 178 3 653 43 78 125 245 2 274 582 129 2 985 238 401 15 16 809 840 78 376 4 925 0.3 Les dix pays enregistrant la plus forte augmentation annuelle de leur superficie de forêts plantées.7 99.6 70.01 5.79 1.0 94.00 0.3 millions d’hectares sur cette période.4 100.09 -0.75 2.82 0.0 97.62 1.9 99.8 97.0 96.55 1.53 0. du Canada et de l’Inde.0 99.5 Tendances de la superficie de forêts plantées par région et sous-région. la Chine occupant la première place au cours des vingt dernières années.7 94.10 1.07 2. Ces quatre pays comptent ensemble pour une augmentation annuelle moyenne des forêts plantées de 3.0 100. 1990-2010 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre % de la de pays superficie forestière totale Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 23 8 25 56 5 17 23 45 42 43 16 7 5 28 18 13 203 100.74 1.

Dans FRA 2010. La plus forte baisse annuelle des forêts plantées au cours des 20 dernières années a été signalée par la République populaire démocratique de Corée (une perte moyenne de 17 000 hectares par an au cours des 20 dernières années). quelle que soit leur finalité. alors que 30  pays (13  pour cent) ont uniquement signalé des mesures de boisement et 40 pays (17 pour cent) uniquement des mesures de reboisement (voir le tableau 5. écologiques et sociaux. semblent incomplets.Fonctions de production des ressources forestières 99 plantées. d’une tempête ou suite à une coupe à blanc. alors que le reboisement n’a pas d’impact sur la superficie totale des forêts. Dans la plupart des régions sauf en Europe et en Amérique du Nord. Des ensembles de données plus fournis ont été notifiés pour 2000 (couvrant la . les planificateurs et les administrateurs des forêts devraient se pencher sur l’impact de ce développement sur les marchés du bois d’œuvre et leurs conclusions devraient être étayées par des études prospectives évaluant la contribution à venir des forêts plantées aux services économiques. Au niveau mondial. par exemple à l’issue d’un incendie. Pour fournir les données requises à ce type d’analyse. il n’a été fait aucune tentative pour quantifier les superficies de forêts régénérées par régénération naturelle ou assistée. en combustible et en PFNL tout en fournissant des services sociaux et environnementaux. Toutefois.3  millions d’hectares par an. Compte tenu de cette tendance. Le boisement implique une augmentation de la superficie forestière par la conversion en terres boisées de terres n’ayant pas accueilli de forêts jusqu’alors. le taux d’établissement des forêts plantées a augmenté au cours des dix dernières années par rapport à la décennie précédente. Des mesures de boisement et de reboisement ont été notifiées par 60  pays (26  pour cent). D’un point de vue mondial. bien qu’il semble avoir culminé entre 2000 et 2005. Sur les 233 pays et zones couverts par FRA 2010. Le boisement consiste à établir des forêts par plantation et/ou par semis délibérés sur des terres qui ne sont pas classées comme des forêts alors que le reboisement fait référence au réétablissement de forêts par plantation et/ou par semis délibéré sur des terres classées comme forêts. 2000 et 2005. la plupart de ces pays et zones sont de petite taille et n’exerceraient pas une influence notable sur les chiffres mondiaux.6). Toutefois. en fibre. on peut miser sur une nouvelle hausse de la superficie des forêts plantées qui pourrait atteindre jusqu’à 300 millions d’hectares d’ici à 2020.6). il est recommandé que les évaluations futures estiment la proportion de forêts plantées affectées à différentes fonctions. couvrant la période 1988 à 1992. ce qui correspond à 6. Les chiffres communiqués pour 1990. Conclusions Les rapports nationaux préparés pour FRA 2010 font état d’une superficie de forêts plantées de 264  millions d’hectares.6  pour cent de la superficie forestière des pays ayant soumis des informations. On s’attend donc à ce que les forêts plantées contribuent de plus en plus à l’approvisionnement du monde en bois. il a été décidé d’inclure les paramètres de «boisement» et de «reboisement» dans FRA 2010. tous les efforts de boisement et de reboisement sont notifiés dans ce chapitre. Etant donné que les activités de boisement et de reboisement peuvent varier quelque peu d’une année sur l’autre. 2000 ou 2005. à une époque où la demande de ces ressources augmente. la soumission d’informations sur ces deux paramètres est fragmentée (tableau 5. Il convient de ne pas perdre de vue que le boisement et le reboisement ne sont pas toujours destinés à établir des forêts plantées en vue de remplir des fonctions de production. 29 pays (12 pour cent) ont déclaré qu’ils ne prenaient actuellement aucune mesure de boisement ou de reboisement et 74  pays (32  pour cent) n’ont pas communiqué d’informations pour 1990. Les décideurs. il est demandé aux pays de fournir des données sur les superficies moyennes boisées ou reboisées au cours d’une période de cinq ans axées autour des années 1990. BOISEMENT ET REBOISEMENT Introduction Du fait de l’importance croissante des forêts plantées et pour permettre aux pays de rendre compte des progrès vers la réalisation des Objectifs d’ensemble relatifs aux forêts. cette superficie a progressivement augmenté depuis 1990 à raison d’une moyenne de 4.

Aux fins du présent chapitre. couvrant la période de 2003 à 2007. la superficie reboisée a été ajustée en conséquence. on estime que la superficie de reboisement s’élève à 40 pour cent du total de la superficie régénérée. sur le boisement et le reboisement 10 17 24 3 3 3 60 sur le boisement seulement 14 3 5 6 2 0 30 sur le reboisement seulement 14 10 3 5 2 6 40 ni sur le boisement ni sur le reboisement* 8 4 5 6 2 4 29 Nombre de pays n’ayant pas fourni de données 11 14 13 19 16 1 74 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 57 48 50 39 25 14 233 * Y compris les pays ayant communiqué une valeur nulle pour l’une des catégories et pas de données pour l’autre. cette superficie (environ TABLEAU 5... qui comptent pour 95 pour cent du total de la superficie forestière et 98 pour cent du total de la superficie de forêts plantées18. Sur la base des informations sur le boisement et le taux de changement des superficies de forêts plantées. Par conséquent. 2005 Région/sous-région Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde Boisement (ha/an) 58 933 53 250 47 930 160 113 4 385 209 398 053 142 406 4 925 668 169 657 45 4 328 199 362 203 735 59 381 103 879 5 622 433 Reboisement (ha/an) 105 226 28 024 103 873 237 123 361 288 2 067 129 50 384 2 478 801 992 540 7 664 14 728 853 815 876 207 37 423 722 527 5 348 017 18 Les chiffres concernant le reboisement communiqués par la Fédération de Russie comprennent des superficies faisant l’objet d’une régénération naturelle.6  millions d’hectares par an a été notifiée pour le boisement et 5. une moyenne de 5. . 2005 Région Nombre total de pays Nombre de pays ayant fourni des données. En tout. Au niveau mondial. la situation et les tendances des mesures de boisement et de reboisement n’ont été analysées et interprétées pour les régions et sous-régions que pour la période de dix ans allant de 1998 à 2007.100 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 période de 1998 à 2002) et pour 2005 (de 2003 à 2007)..6 Pays ayant fourni des données sur le boisement et le reboisement par région.7 donne un résumé par région et sous-région de la situation en matière de boisement et de reboisement en 2005. TABLEAU 5. sur la base des informations communiquées par 163 pays et zones.7 Boisement et reboisement par région et sous-région. Situation Le tableau 5.3 millions d’hectares par an pour le reboisement.

notamment concernant les estimations de taux de survie pour les nouvelles superficies plantées. pour 58 pour cent du total de la superficie de forêts plantées et 38 pour cent du total de la superficie reboisée. Certains pays ont signalé que les superficies de forêts plantées avaient été converties à d’autres affectations au cours de la période. Toutefois. ce qui absorbe une partie de l’augmentation. La communication de données sur l’utilisation d’espèces introduites pour le boisement et le reboisement est fragmentée. quelques pays d’Europe (p. avec 2. alors que quelque 576 000 hectares de forêts régénérées naturellement ont été convertis en forêts plantées chaque année. Dans ces pays. l’écart important entre les taux de plantation brut et l’accroissement net des forêts plantées mérite une nouvelle analyse et souligne le besoin d’informations plus détaillées pour les évaluations à venir. en plantations de palmiers à huile. les activités de reboisement les plus importantes ont eu lieu en Asie du Sud et du Sud-Est19. dont plus de 99 pour cent signalés par la Chine.4 et 5.1 millions d’hectares par an. Dans les deux régions. Ensemble. ces pays comptent pour un peu plus du tiers de la superficie forestière totale (36 pour cent). Des espèces introduites ont été employées dans 28 pour cent du boisement en Asie de l’Est. les espèces introduites ont été utilisées à un taux de 29 pour cent dans le boisement et 36 pour cent dans le reboisement dans les pays ayant communiqué des données.4 millions d’hectares par an en moyenne pour 2005. Au niveau mondial. où il n’est pas possible de ventiler les chiffres nationaux des plantations d’arbres entre boisement et reboisement. Les dix pays affichant le taux de plantation le plus élevé pour le boisement et le reboisement en 2005 sont repris dans les figures 5. la superficie en question est passée de la catégorie «forêts plantées» à celle intitulée «autres terres à couvert forestier». Cette différence s’explique en partie du fait qu’il a été demandé aux pays de communiquer des données sur les superficies plantées ou ensemencées annuellement et non sur les superficies de forêts établies. De surcroît.Fonctions de production des ressources forestières 101 11 millions d’hectares) fait plus de deux fois l’augmentation annuelle moyenne de la superficie de forêts plantées signalée au cours de la période de 2000 à 2010 (voir le tableau 5. comme c’est le cas en Chine et en Afrique du Nord. des plantations d’hévéas ont été converties à d’autres usages – dans certains cas. ex. Ainsi. Enfin. Tous ces facteurs devraient se traduire par une augmentation nette moindre de la superficie des forêts plantées par rapport à la superficie de boisement et de reboisement. seuls 99 pays (51 pour cent) ont fourni des informations sur l’emploi d’espèces introduites dans le boisement et 94  pays (51  pour cent) sur l’emploi d’espèces introduites dans le reboisement. avec environ 4. par conséquent. la proportion d’espèces introduites employées dans le reboisement est faible. 35 ont donné des informations sur la proportion de cette superficie qui était auparavant plantée. Comme les palmiers à l’huile sont un produit arboricole agricole. environ 72 pour cent de tout le reboisement entrepris entre 2003 et 2007 est intervenu sur des superficies auparavant plantées. Les chiffres bruts pour le boisement et le reboisement qui ont été communiqués ne tenaient donc pas compte du fait que le taux de survie ou d’établissement peut être faible – notamment dans le cas d’un boisement ayant pour objet la lutte contre la désertification. il existe des différences marquées dans l’emploi d’espèces introduites par région et sous-région.5. ce qui est conforme au chiffre mondial (voir le tableau 5. elle n’engendrait pas d’augmentation du total de la superficie de forêts plantées. Le tableau 5.8). la Belgique) ont signalé que certaines forêts plantées avaient été réétablies par régénération naturelle durant la période et ces superficies sont ensuite passées de la catégorie «forêts plantées» à la catégorie «autres forêts naturellement régénérées». et en Europe avec 1.8 présente un résumé par région et sous-région pour 2005.5). Ensemble. du fait de la quantité limitée d’informations disponibles. Sur les 100 pays ayant fait état d’activités de reboisement. 19 Cela comprend les efforts de boisement de l’Inde. . Sur les 233 pays et zones couverts par FRA 2010. en Malaisie.0 million d’hectares par an. Toutefois. ils représentent 87  pour cent du total des superficies boisées et 52  pour cent des superficies reboisées. En revanche. L’Asie de l’Est a fait montre de performances d’un très haut niveau en matière de boisement. Toutefois. une partie du reboisement portait sur la replantation de forêts plantées qui existaient auparavant (voir plus loin) et. il convient de considérer ces résultats avec circonspection.

2 14.9 75.3 79.6 9. Kenya.6 50.9 – – 0. Madagascar et Malawi).8 Utilisation d’espèces introduites pour le boisement et le reboisement.6 82.5 32. Malaisie) et aux Caraïbes.2 17.8 22.3 13.8 0.7 Superficie % d’espèces reboisée introduites (ha/an) 52 208 53 250 15 867 121 325 4 385 000 28 14 170 4 399 198 121 391 35 3 141 121 532 124 708 59 381 87 531 4 913 534 100 36 69 68 28 100 7 28 19 100 80 2 4 22 99 29 101 816 9 900 77 954 189 670 324 781 33 113 3 674 361 568 1 562 659 6 864 – – 6 864 37 423 627 980 2 786 163 99 58 85 91 27 94 13 33 3 59 59 100 98 36 FIGURE 5.6 3.5 Superficie % d’espèces boisée introduites (ha/an) Reboisement Disponibilité des informations Nombre de pays ayant fourni des données 12 3 12 27 2 4 10 16 29 8 0 0 8 7 7 94 % de la superficie forestière totale 35.9 94. notamment en Afrique de l’Est et australe (Afrique du Sud.4 45.5 84.6 52.0 50.9 38. 2005 Région/ sous-région Boisement Disponibilité des informations Nombre de pays ayant fourni des données Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 16 6 11 33 1 3 10 14 26 8 2 1 11 9 6 99 % de la superficie forestière totale 75.4 44.6 43.102 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 5.4 5.4 Les dix pays enregistrant la plus grande superficie de boisement.2 98. Toutefois. plusieurs pays ayant une superficie notable de forêts plantées n’ont pas fourni d’informations sur l’utilisation d’espèces . en Asie du Sud et du Sud-Est (p.4 7. ex.8 34.2 93.9 30.3 17. 2005 (ha/an) Chine Indonésie Viet Nam Etats-Unis d’Amérique Turquie Mexique Chili Australie Espagne Soudan 4 854 800 250 421 138 920 122 000 87 300 69 200 64 331 50 000 30 461 25 630 Les pays des régions tropicales et subtropicales ayant soumis des informations n’ont quasiment utilisé que des espèces introduites pour le boisement et le reboisement.

1 480 000 606 000 553 000 422 856 337 000 327 785 247 600 153 941 133 680 130 550 introduites dans le boisement et le reboisement (Indonésie. il existe des différences marquées entre les régions et les sous-régions. En Asie de l’Est (c’est-à-dire en Chine). On peut observer une tendance analogue en Asie du Sud et du Sud-Est ainsi qu’en Asie de l’Ouest et centrale. le boisement et le reboisement affichent chacun une tendance à la baisse.0 pour cent par an alors que celui de reboisement a augmenté de 0. le boisement et le reboisement ont exercé un impact considérable sur le développement des ressources forestières. hormis l’Afrique du Nord. Europe et Amérique du Nord) n’ont utilisé des espèces introduites pour le boisement et le reboisement que dans une modeste mesure. Brésil et Chili). on observe une tendance décroissante du boisement et une légère tendance croissante du reboisement au cours des dix années de la période à l’étude 1998-2007. le taux de boisement a diminué de 1. estimées à 16  millions d’hectares par an dans les années 90 et 13  millions d’hectares annuellement durant les dix dernières années. les espèces introduites ont aussi dominé dans le boisement et le reboisement.3 pour cent (voir le tableau 5. Thaïlande et Viet Nam).Fonctions de production des ressources forestières 103 FIGURE 5.3 millions d’hectares par an dans les années 90 et à 5. Lorsqu’on compare la moyenne pour 2000 avec celle de 2005 dans les pays ayant communiqué des données. ont contribué à réduire la perte nette de superficies forestières à 8. Conclusions Au cours de la période de 1998 à 2007. le taux de reboisement augmente rapidement. bien que les superficies boisées y soient encore les plus élevées au monde. Au niveau mondial. les superficies annuelles boisées et reboisées ont sensiblement diminué. En Océanie (Nouvelle-Zélande) et en Amérique du Sud (Argentine. Les sous-régions africaines affichent une tendance à la hausse du boisement et du reboisement. Tendances A l’échelle mondiale. comparé au taux brut de pertes dues à la déforestation ou à des causes naturelles.9). la Chine a utilisé des espèces introduites sur environ le quart (28 pour cent) des superficies boisées et reboisées. ainsi que l’expansion naturelle des forêts dans quelques pays et régions. Les pays des régions tempérées (Asie de l’Ouest et centrale. En Asie de l’Est. Toutefois. de même qu’en Amérique du Nord et centrale.2 millions d’hectares par an au cours des dix dernières années. des mesures de boisement.5 Les dix pays enregistrant la plus grande superficie de reboisement. notamment la plantation de nouvelles forêts aux termes de mesures de boisement. alors qu’en Amérique du Sud. 2005 (ha/an) Inde* Etats-Unis d’Amérique Brésil* Fédération de Russie Chine Viet Nam Mexique Indonésie Finlande Suède * Boisement compris. En Europe. .

76 -2.9 Tendances du boisement et du reboisement par région et par sous-région.27 -1.58 18. La forte augmentation de la superficie reboisée en Amérique du Sud est principalement due au Brésil. Cette information permet aussi de surveiller l’utilisation des ressources forestières en comparant l’extraction réelle au potentiel durable. en particulier la Chine et les Etats-Unis d’Amérique.42 2.27 -1.64 0. 2000 et 2005. Afin de contrôler la qualité et la cohérence des informations.53 13. les rapports fournis pour FRA 2010 ont été comparés aux statistiques relatives aux extractions publiées dans la base .5 million d’hectares sont plantés annuellement – essentiellement dans le cadre d’efforts de reboisement. lesquelles jusqu’ici comptent pour la plus forte baisse de forêts. les extractions de bois rond industriel et de bois de feu ont été communiquées séparément.104 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 5.61 -0.25 2.92 4. il ressort de l’analyse qu’il y a toujours d’importants problèmes à résoudre en termes de fourniture de données pour pouvoir dresser un bilan complet des pays affichant des pertes de forêts (dues à la déforestation et à des causes naturelles) et des gains de forêts (grâce au boisement et à l’expansion naturelle des forêts) au fil du temps. même si l’un et l’autre font toujours partie de ceux qui affichent les meilleurs taux de plantation d’arbres au monde.34 -9.86 3. On signale que les taux de boisement et de reboisement ont augmenté dans les régions tropicales. La plupart des pays des zones tempérées.06 -0.41 -2. Le volume de bois extrait indique l’utilité économique et sociale des ressources forestières pour les économies nationales et les communautés locales tributaires des forêts.82 0. La soumission d’informations sur le boisement et le reboisement a été introduite pour la première fois dans FRA 2010 afin d’obtenir de meilleures informations sur la dynamique de changement des superficies forestières.01 2000 (ha/an) 71 574 28 908 81 117 181 599 694 508 1 833 148 45 352 2 573 008 1 204 892 6 323 11 870 982 026 1 000 219 37 277 247 225 5 244 219 Reboisement 2005 (ha/an) 101 926 28 024 107 270 237 220 361 288 2 067 129 48 188 2 476 605 989 754 7 664 14 728 853 815 876 207 37 054 714 418 5 331 258 Taux de changement annuel (%) 7. Bien qu’un grand nombre de pays aient pu fournir des informations sur ces variables.33 -0. 2000-2005 Région/sous-région 2000 (ha/an) Eastern and Southern Africa Northern Africa Western and Central Africa Total Africa East Asia South and Southeast Asia Western and Central Asia Total Asia Total Europe Caribbean Central America North America Total North and Central America Total Oceania Total South America World 25 966 46 327 47 300 119 593 4 737 100 210 633 62 019 5 009 752 273 812 41 10 088 250 873 261 002 128 167 93 287 5 885 614 Boisement 2005 (ha/an) 48 727 53 250 47 930 149 907 4 385 209 398 053 142 254 4 925 516 169 250 35 4 328 199 362 203 725 59 339 87 531 5 595 268 Taux de changement annuel (%) 13.49 -4.17 -3.49 -12.75 5.43 1.76 -3.11 -15.22 -0. Pour 1990.12 23.57 -4.62 -1.62 5.83 -14. 1998-2002 et 2003-2007. Pour FRA 2010. où plus de 0.26 4.33 Le reboisement a contribué au maintien des forêts sur plus de 5 millions d’hectares de terres par an en moyenne de 1998 à 2007. les données signalées représentent respectivement des moyennes quinquennales pour 1988-1992. EXTRACTIONS DE PRODUITS LIGNEUX Introduction Le bois prélevé des forêts et autres terres boisées constitue un élément important de la fonction de production. ont ralenti leurs activités de boisement et de reboisement.

Au niveau mondial. FAOSTAT comprend les estimations d’extractions de toutes les sources (aussi bien les forêts que les terres non forestières). La majeure partie des pays (101) ont communiqué des données sur les extractions des forêts uniquement. Les chiffres absolus plus bas signalés pour FRA 2010 peuvent s’expliquer par le fait que tous les pays n’ont pas fourni d’informations sur les extractions. Malgré la divergence entre ces sources. Dans de tels cas. les chiffres relatifs aux extractions de produits ligneux dégagés de FRA 2010 font environ 15 pour cent de moins que ceux de FAOSTAT (5 pour cent de moins dans le cas du bois rond industriel et 25 pour cent de moins pour le bois de feu).10 Extractions de bois par région et sous-région. . 2005 Région/sous-région Bois rond industriel millions de m³ Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 39 4 30 72 86 99 17 201 568 1 4 701 706 55 180 1 783 292 24 301 616 71 464 13 548 167 5 17 55 77 1 167 1 576 Bois de feu millions de m³ % du total 88 87 91 90 45 82 43 73 23 82 81 7 10 1 48 47 Extractions totales millions de m³ 331 27 330 688 157 562 30 749 735 6 22 756 783 56 347 3 359 20 21 Les chiffres d’extraction de produits ligneux de FAOSTAT ont été recalculés et convertis en un volume moyen quinquennal sur écorce en appliquant un taux de conversion de 1. 2009b). notamment pour les extractions de bois de feu. ces chiffres ont été utilisés pour les totaux de l’analyse et sont inclus dans les tableaux présentés ici. tandis que 22  pays ont fourni des données sur les extractions de produits ligneux ventilées par source (forêts et autres terres boisées) et 49 autres n’ont pas précisé la source des extractions de bois.Fonctions de production des ressources forestières 105 de données FAOSTAT20 (FAO. 2002). ainsi que les estimations de bois de feu générées par la FAO pour les pays qui ne communiquent pas d’informations fiables sur les statistiques d’extractions (Whiteman. certains ont uniquement fourni des données sur les extractions des forêts. dont environ la moitié portaient sur du bois rond industriel et l’autre moitié sur du bois de feu (voir le tableau 5.4 milliards de mètres cubes. Les extractions de bois notifiées à l’échelle mondiale en 2005 se montaient à 3. Broadhead et Bahdon.8  pour cent de la superficie forestière mondiale. qui représentent 99. les tendances mondiales et régionales concernant les extractions sont plus ou moins analogues dans les deux jeux de données.1021).15. Cet examen détaillé des données a révélé plusieurs différences entre les deux sources en chiffres absolus. et quelques-uns n’ont pas inclus les extractions des plantations. Certains pays ont seulement fourni des données sur les extractions de bois de feu ou de bois rond industriel et n’ont pas indiqué de total sur le questionnaire FRA. Situation Les données relatives aux extractions de bois en 2005 sont disponibles pour 172  pays. Les extractions de bois signalées en provenance d’autres terres boisées s’élevaient à environ 299 millions de mètres cubes ou 9 pour cent du total des TABLEAU 5.

Pour l’ensemble de l’Asie. En Amérique du Sud. Les pays africains ont signalé un accroissement progressif des extractions de bois: de 434 millions de mètres cubes en 1990 à 558 millions de mètres cubes en 2005. alors qu’en Amérique du Nord. les extractions ont légèrement augmenté dans cette région du fait d’un accroissement signalé en Inde et en Malaisie. en Europe et en Océanie. A l’échelle mondiale. La croissance annuelle moyenne de 3  pour cent des extractions de bois en Afrique est conforme à l’essor démographique au cours de la même période. Les dix pays ayant signalé les chiffres les plus élevés d’extractions de bois représentent à peine moins de 60 pour cent du total des extractions mondiales (voir la figure 5. 2005 (%) Etats-Unis d’Amérique Inde Brésil Canada Fédération de Russie Chine Ethiopie Indonésie Soudan République démocratique du Congo Pays restants 16 9 7 6 6 4 3 3 3 2 41 . principalement du fait d’une baisse sensible du bois extrait en Chine en raison d’une prohibition partielle de l’exploitation. En Afrique. aux Caraïbes. Tendances Le tableau 5. L’Inde représentait la majeure partie des extractions signalées en provenance d’autres terres boisées (252 millions de mètres cubes. le total des extractions a augmenté entre 2000 et 2005 après un repli dans les années 90 et les pourcentages de bois rond industriel et de bois de feu n’ont pas changé sensiblement lorsque l’on compare 1990 et 2005. Entre 2000 et 2005. FIGURE 5. L’Asie du Sud et du Sud-Est a signalé une baisse sensible au cours des années 90. en Asie de l’Est.6 Les dix pays enregistrant le plus gros volume d’extractions de bois en pourcentage.11 est basé sur 159 pays et zones qui ont fourni une série chronologique complète sur les extractions de bois. notamment pour le bois rond industriel. ce qui constitue 82 pour cent du total des extractions de bois du pays). les extractions intéressent principalement le bois rond industriel. en Amérique centrale et en Asie du Sud et du Sud-Est.106 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 extractions de produits ligneux en 2005. les extractions sont réparties à égalité entre bois de feu et bois rond industriel. les extractions portent principalement sur du bois de feu. Toutefois.6). provoquée par les restrictions imposées sur les exportations de grumes en Malaisie et en Indonésie. les tendances ont varié d’une région à l’autre. Le chiffre réel (de même que le volume total des extractions) est sans doute beaucoup plus élevé car la plupart des pays ont seulement rapporté leurs extractions en provenance de forêts ou n’en ont pas spécifié la source. mais aussi sous l’effet d’un recul continu au Japon. Ceux qui ont communiqué des informations sur les extractions de bois rond industriel et de bois de feu pour chacune des trois années représentent environ 97 pour cent de la superficie mondiale des forêts. L’Asie de l’Est a rapporté un repli des extractions. le total des extractions signalées a reculé de 791  millions  de mètres cubes en 1990 à 748  millions  de mètres cubes en 2005.

qui ont presque doublé. Fédération de Russie incluse. Quatre pays (l’Australie. suite à cette baisse. L’Asie du Sud-Est et la Chine ont connu un recentrage notable de l’exploitation des forêts naturelles vers les forêts plantées au cours des vingt dernières années. conformément à l’essor des populations et des revenus. de 349 millions de mètres cubes en 1990 à 306  millions  de mètres cubes en 2000. les extractions ont recouvré leur niveau de 1990. l’Indonésie et la Thaïlande n’ont fourni que des données partielles et n’ont pas inclus. les extractions de bois issu des plantations d’hévéas. Toutefois. La région Amérique du Nord et centrale affiche une tendance très stable au cours des 15 dernières années: le total des extractions a diminué progressivement de 825  millions  de mètres cubes en 1990 à 781 millions de mètres cubes en 2005. Un repli marqué des extractions dans la Fédération de Russie au début des années 90 – du fait du passage d’une économie centralement planifiée à une économie de marché – a entraîné une réduction globale de 8 pour cent des extractions en Europe entre 1990 et 2000.Fonctions de production des ressources forestières 107 TABLEAU 5. des approvisionnements accrus de bois rond industriel en provenance des plantations forestières (Brésil. Toutefois. L’Amérique du Sud a fait état d’une diminution notable de ses extractions. par exemple. Comme en Océanie.5 pour cent sur la période de 1990 à 2005. à un taux annuel moyen de 1. Argentine et Uruguay) représentaient l’essentiel de cette augmentation des extractions. les extractions de bois augmentent progressivement à l’échelle mondiale. Conclusions A long terme. après 2000. Chili. passant de 34 millions de mètres cubes en 1990 à 56 millions de mètres cubes en 2005. Il est probable que les extractions réelles de bois en Asie soient désormais plus élevées que durant les années 90. les extractions en Europe ont augmenté régulièrement. les extractions en Europe. se traduit par une . par ricochet. ce qui. la Nouvelle-Zélande. Si l’on exclut la Fédération de Russie. la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les îles Salomon) représentent l’essentiel des extractions de bois. 1990-2005 Région/sous-région Bois rond industriel 1990 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 28 3 20 51 98 123 15 237 603 1 2 696 699 33 153 1 777 2000 31 3 24 59 77 92 16 186 486 1 3 715 719 48 142 1 640 2005 35 4 24 63 86 99 17 201 560 1 3 701 705 55 178 1 762 1990 140 21 222 383 70 466 18 554 163 5 16 105 126 0 196 1 422 Extractions de bois (millions de m³) Bois de feu 2000 162 22 277 461 83 459 14 556 145 5 17 56 77 0 164 1 403 2005 174 24 297 495 71 463 13 547 164 5 16 55 76 1 167 1 449 1990 168 24 242 434 168 589 33 791 766 6 18 801 825 34 349 3 199 Total 2000 193 25 301 519 161 551 30 741 631 6 19 771 796 48 306 3 043 2005 209 27 322 558 157 561 30 748 723 6 19 756 781 56 344 3 211 Toutefois. se sont rapprochées de leur niveau de 1990. Une hausse régulière des extractions a été signalée pour l’Océanie. en raison d’un accroissement des approvisionnements de bois rond industriel issu des plantations forestières en Nouvelle-Zélande et en Australie.11 Tendances des extractions de bois par région et sous-région. principalement du fait d’une réduction de l’exploitation des forêts naturelles du Brésil. le chiffre pour 2005 sous-estime les volumes d’au moins 50 millions de mètres cubes car la Chine.

Cette information montre que les PFNL méritent souvent qu’on leur accorde une plus haute priorité dans l’élaboration des politiques nationales de réduction de la pauvreté. Il est difficile d’obtenir des données quantitatives relatives à la production nationale de tous les PFNL. et des mètres cubes ou des litres (p. le bambou. en Amérique du Nord et en Océanie. ex. les PFNL comprennent tous les produits végétaux et animaux. non seulement comme produits sur les marchés nationaux et internationaux mais aussi comme moyens d’existence pour de nombreuses communautés locales et autochtones qui en dépendent. Malgré des données limitées. les champignons. A ce titre. La collecte de données sur la production de PFNL basée sur les forêts est entravée par le fait que les systèmes de comptabilisation de la production et de classification agricole sont incapables d’intégrer à la fois la production forestière et agricole et par l’insuffisance des ressources humaines et financières dans les organisations nationales de statistiques en vue de recueillir et d’analyser les données sur les PFNL.7 pour cent du matériel sur pied et presque la moitié de ce bois sert de bois de feu. pour le fourrage ou le vin de palme). le liège. les PFNL sont définis comme «des biens dérivés des forêts qui sont des objets tangibles et physiques d’origine biologique autre que le bois». Dans FRA 2010. Parfois. Divers produits ont été – ou sont – domestiqués. les terres boisées et les arbres hors forêt et la majeure partie d’entre eux sont consommés par les ménages ou vendus localement. ex de peaux et de cuirs). des tonnes ou des kilos (p. alors que d’autres trouvent des marchés d’exportation. Les unités qui servent à rendre compte des volumes d’extractions de PFNL sont variées et comprennent: des nombres (p. il a donc été demandé aux pays de dresser la liste des dix PFNL les plus importants par ordre d’importance. L’essentiel de la croissance à long terme des approvisionnements en bois intervient dans les pays ayant augmenté leurs plantations forestières au cours des dernières décennies (en Asie. les projets de développement rural et les stratégies de conservation des forêts. (La valeur des extractions de PFNL est abordée au chapitre 7. Une foule de PFNL sont récoltés et consommés. Il n’est pas toujours possible à partir des données fournies de faire une distinction entre les PFNL issus des produits récoltés (parfois les mêmes) sur des terres exploitées selon un système de production agricole ou agrosylvicole (par exemple. sous 16  catégories basées sur les utilisations. à l’exception du «bois». Cela signifie que les pressions sur les forêts naturelles comme source de bois vont sans doute continuer de diminuer à l’avenir. A l’échelle mondiale. les produits apicoles et le miel. à des fins de subsistance et commerciales. il existe des différences importantes entre les régions. les animaux chassés et la gomme arabique). Une grande variété de produits sont récoltés dans les forêts. qu’il s’agisse de forêts naturelles ou de plantations. à l’échelle locale et au-delà. De fait. Néanmoins. les noix. plus des deux tiers du bois est utilisé comme bois de feu en Afrique et en Asie mais moins de 20 pour cent en Europe. de noix ou de résine). les plantes médicinales.108 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 demande et une consommation plus fortes de produits ligneux. la limite entre les PFNL (qui comptent comme produits du «secteur forestier») et les cultures agricoles tend à se brouiller. L’importance était fondée sur la valeur (ou la valeur estimative) des extractions pour l’année de référence 2005. différentes mesures sont appliquées au même produit par différents pays. en Amérique latine et en Océanie). les extractions de bois représentent 0.) Il a été demandé aux pays de rendre compte de la production nationale en termes de quantité (et de valeur) en fournissant les noms botaniques des principales espèces de PFNL dans les catégories suivantes: . Il n’est donc pas toujours possible d’agréger les totaux de PFNL extraits aux niveaux régional ou mondial. il est évident que désormais les approvisionnements en bois (notamment en bois rond industriel) proviennent moins des forêts naturelles et plus des forêts plantées. EXTRACTIONS DE PRODUITS FORESTIERS NON LIGNEUX Introduction Les informations sur les extractions de PFNL soulignent leur importance. Cette tendance se poursuivra durant les décennies à venir. collectés des zones définies comme des forêts. ex. en effet.

Cela a beaucoup facilité les travaux de suivi pour vérifier la pertinence et la cohérence des données. Plantes ornementales 7. des informations quantitatives supplémentaires ont été fournies sur le montant et la valeur des extractions de PFNL. Aliments 2. Aliments 2.7). Matières premières pour produits médicinaux et aromatiques 4. Plantes ornementales 6. Les principales catégories d’extractions de PFNL sur lesquelles les pays ont fourni le plus d’informations sont (en ordre décroissant d’importance): 1. L’agrégat des données nationales sur les catégories de production des PFNL pour obtenir des statistiques aux niveaux régional et mondial est délicat et doit être abordé avec circonspection. mais encore il n’est pas rare qu’une seule espèce donne souvent différentes catégories de PFNL.Fonctions de production des ressources forestières 109 Produits végétaux/matières premières 1. Non seulement certains pays ont fait mention des mêmes espèces de PFNL dans des catégories différentes. L’agrégat des données de production quantitatives aux niveaux régional et mondial est plus significatif lorsqu’il est effectué en fonction de «l’espèce (ou des groupes d’espèces semblables)» plutôt qu’en fonction de la catégorie d’utilisation. Autres produits végétaux 4. les objets artisanaux et la construction 6. 141 pays. y compris les quantités (et valeurs) notifiées et pour déterminer si les produits visés pouvaient réellement être traités comme des PFNL. un total de 92 pays (représentant 79 pour cent de la superficie forestière mondiale) ont signalé des données sur les extractions d’au moins une catégorie de PFNL. Viande de chasse . les données sur les extractions sont souvent limitées aux PFNL qui sont échangés sur les marchés nationaux ou internationaux. Autres produits animaux comestibles 16. Autres produits végétaux Produits animaux/matières premières 9. Toutefois. Matières premières pour les médicaments et les produits aromatiques 7. Matières premières pour colorants et teintures 5. Fourrage 3. Matières premières pour médicaments 14. Matières premières pour colorants 15. dans les pays d’Afrique centrale et en Papouasie-Nouvelle-Guinée). C’est FRA 2000 qui intégrait pour la première fois une section sur la situation des PFNL. Pour FRA 2010. représentant 21 pour cent de la superficie forestière mondiale. Miel sauvage et cire d’abeille 5. Animaux vivants 10. Exsudats 8. Miel sauvage et cire d’abeille 12. essentiellement pour l’année de référence 2005 (voir la figure  5. Lorsque les statistiques nationales existent. Dans FRA 2005. cuirs et trophées 11. n’ont fourni aucune donnée. Matières premières pour les ustensiles. par conséquent les chiffres communiqués constituent souvent une sous-estimation considérable de la gamme complète de PFNL récoltés dans un pays. Peaux. Viande de chasse 13. bon nombre de PFNL sont utilisés et consommés en dehors des circuits commerciaux. même s’il est admis que les PFNL jouent un rôle important (par exemple. Toutefois. Autres produits animaux non comestibles La grande majorité des rapports soumis par les pays renfermaient les noms botaniques d’espèces à partir desquelles on obtient des PFNL. Exsudats 3.

La majeure partie des pays ayant soumis des informations (hormis en Asie) ont fait mention d’extractions de produits animaux. 2005 Afrique de l’Est et australe (8) Afrique du Nord (6) Afrique de l’ouest et centrale (7) Asie de l’Est (3) Asie du Sud et du Sud-Est (10) Asie de l’Ouest et centrale (7) Europe (31) Caraïbes (2) Amérique centrale (3) Amérique du Nord (4) Océanie (3) Amérique du Sud (8) Monde (92) 0 20 40 60 80 100 (% de la superficie forestière totale) Note: Les chiffres entre parenthèses correspondent au nombre de pays ayant communiqué des données. Ce sont les 24 pays européens ayant fourni des informations sur les catégories de produits à base animale qui ont communiqué les rapports les plus détaillés sur la contribution de la chasse et de ses produits (viande. cuirs et peaux.). Le Soudan était le principal producteur d’exsudats au monde.110 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 8. voire aucune. Il est intéressant de constater que. à l’exception de l’Europe.7 Disponibilité des informations – Extractions de PFNL. comme les animaux vivants (oiseaux. etc. ont été signalées en grandes quantités par des pays comme l’Inde et le Myanmar. le Japon et l’Inde. Les exsudats étaient la deuxième plus grosse catégorie de PFNL. Cuirs. la proportion des extractions de PFNL à base animale restait minime. Les aliments sont de loin la catégorie la plus importante parmi les dix sur lesquelles le plus grand nombre de pays ont communiqué des données. Animaux vivants 10. le plus gros producteur. parmi les autres pays ayant des volumes d’extractions importants figuraient la République de Corée. en précisant qu’il s’agissait d’une catégorie de PFNL très importante pour eux. dans ces régions. . Les plantes ornementales. des noix et des produits du bambou. de loin. mais néanmoins sérieusement sous-notifiée. Matières premières pour les ustensiles. certains pays – notamment l’Inde. La Chine était le principal pays producteur de résine de pin. reptiles et FIGURE 5. Les matières premières pour les ustensiles. le Maroc et la Colombie – en ont signalé de très grosses quantités. Derrière ceux-ci et en ordre d’importance décroissant dans la catégorie des produits alimentaires venaient l’Europe. comme le bambou et le rotin. Les extractions asiatiques portaient essentiellement sur des graines oléagineuses de camélia. insectes. sous forme de gomme arabique. les objets artisanaux et la construction 9. Les extractions de fourrage ont été signalées par 13 pays seulement (contre 16 dans FRA 2005). trophées. Néanmoins. l’Italie. La Chine était. qui avait le niveau d’extractions de PFNL d’origine animale le plus élevé. l’Amérique du Nord et centrale. Seuls trois pays d’Asie ont communiqué des données sur les PFNL d’origine animale. d’extrait de tanin et de laque brute. où la grande majorité des extractions portait aussi sur des PFNL d’origine végétale. Toutefois. l’artisanat et la construction. peaux et trophées Il n’y a eu que très peu de données. qui portaient presque exclusivement sur des PFNL d’origine végétale. L’Asie comptait pour la plus grosse part des extractions (en volume). les données sur les PFNL d’origine animale étaient plus répandues qu’en Asie. l’Amérique du Sud et l’Afrique. et ce dans des quantités très limitées. sur les autres catégories de PFNL. l’Océanie. les frondes de palme et les rameaux ont été signalés en grandes quantités par plusieurs pays dans toutes les régions.

centrale et du Sud et Caraïbes. les arbres de Noël. champignons. les sapins de Noël et les produits de la chasse comme ses principales extractions. Trois pays centraméricains ont mentionné les exsudats (pin. dans de nombreux pays d’Afrique. des plantes ornementales. Parmi les pays caribéens. Les produits du bambou. alors que pour les îles du Pacifique ayant communiqué des données. Trente pays. huile et vin de palme). les champignons. ont fourni des données sur leurs extractions de PFNL. suivis des sapins de Noël (en Europe du Nord). les exsudats (principalement la gomme arabique et l’encens). et Trinité-et-Tobago la viande de chasse comme étant leurs principales extractions. il est notoire que. le rotin. les rameaux et les champignons faisaient partie des principales extractions de PFNL alors que la résine. de sorte que le calcul des totaux mondiaux n’est guère significatif. le rotin et les gommes. le rotin et la noix de coco) pour la confection de toits de chaume et les travaux artisanaux et divers aliments (miel. mais ceux-ci n’ont communiqué que très peu de chiffres dans cette catégorie d’extractions. gibier et viande de chasse) ont été fournis dans les rapports soumis par les pays de l’OCDE d’Europe. peaux et trophées et du liège (par les pays du sud-ouest méditerranéen). Toutefois. principalement d’Afrique du Nord et de l’Est. Asie. Afrique. un nombre limité de pays ont fourni des informations. Cuba a signalé les frondes de palme. Japon et République de Corée) ont fourni des réponses très complètes et comparables. les baies et le miel ont été mentionnés par presque tous les pays comme figurant parmi leurs extractions de PFNL les plus importantes. le fourrage et la viande de chasse sont les extractions de PFNL les plus importantes signalées par les pays d’Afrique du Nord. quant à elles. les noix et les herbes médicinales sont les principaux PFNL extraits. noix. les cuirs. Le liège. les aliments (pignons de pin et pistaches) et les plantes aromatiques. Les principales catégories d’extractions signalées concernaient le miel. Les informations communiquées par sept pays d’Asie de l’Ouest et centrale sont. suivis du miel. de la viande de chasse et des plantes médicinales. en raison de la similitude de leurs ressources forestières. Toutefois. les champignons. ce qui traduit une base de ressources plus diversifiée dans la région. et les îles Salomon) ont communiqué des données sur la quantité de PFNL extraits. Pour les pays d’Afrique de l’Ouest et centrale. Seuls 3 pays (Kiribati. Les rapports de neuf pays d’Asie du Sud et du Sud-Est étaient moins complets mais comprenaient une gamme plus variée de catégories de PFNL. les matières fibreuses (principalement les feuilles de pandanus. les huiles médicinales et les huiles essentielles font partie des principales extractions de PFNL signalées par ces pays. les produits de l’érable. épices et champignons). les plantes médicinales et aromatiques. 31 ont fourni des informations détaillées sur leurs extractions de PFNL. d’Asie et d’Amérique latine. Amérique du Nord. les fruits et les champignons figuraient sur la liste des pays d’Amérique du Sud.Fonctions de production des ressources forestières 111 crabes). baume). les noix. . Le bambou. En Afrique de l’Est et australe. Océanie. En Amérique du Nord. copalme. Les aliments constituent la plus grosse catégorie de produits extraits. colophane. qui est donc très sous-estimée. les plantes médicinales et les plantes aromatiques. Pour les catégories restantes de PFNL. Toutefois. l’envergure même des extractions signalées par la Chine éclipse les résultats communiqués par les autres pays. des cuirs. les PFNL les plus cités dans les rapports sont les aliments (beurre de karité. la viande. peaux et trophées. viande de brousse. certaines caractéristiques sous-régionales sont mises en relief ci-dessous. les fruits. Les données en provenance des pays d’Afrique de l’Ouest et centrale sont plus limitées malgré le fait que les extractions de PFNL y soient très importantes. Sur les 50 pays européens. les résines. la sphaigne. érable. Les noix. le miel et les graines comme leurs principales extractions. les aliments (fruits. le miel et les matières premières pour les objets artisanaux et les matériaux de construction dominent. fruits et jus) sont les plus fréquemment cités dans les catégories d’extractions de PFNL. les plantes médicinales. Europe. plus fragmentées. les fourrures. Trois pays d’Asie de l’Est (Chine. la viande de chasse et les produits animaux sont une importante source d’aliment. La Nouvelle-Zélande a signalé le miel. les baies. ainsi que le miel sauvage et la cire d’abeille. d’Amérique du Nord et de l’Océanie (Nouvelle-Zélande et Australie). Les chiffres les plus détaillés concernant les animaux comestibles (chasse. de la viande de chasse. la Nouvelle-Zélande.

ainsi que les plantes ornementales. L’Europe a le niveau le plus élevé d’extractions de PFNL d’origine animale. Sur la base des informations fournies pour FRA 2010. a signalé le plus gros volume d’extractions de PFNL. pour la plupart d’origine végétale (graines oléagineuses de camélia. au plan national et international. dans certains cas. La taille même des extractions notifiées par la Chine éclipse les extractions de tous les autres pays. les aliments sont la plus grosse catégorie de PFNL à l’échelle mondiale. L’Asie. et notamment la Chine.112 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Conclusions L’information sur les PFNL demeure insuffisante malgré leur importance au niveau local et. Les autres catégories importantes sont les exsudats. . le miel sauvage et la cire d’abeille. noix et produits du bambou). les autres produits végétaux.

voire à peine croissante. PRINCIPALES CONCLUSIONS Compte tenu des nombreuses fonctions de protection des forêts et de leur importance croissante. PRINCIPAUX RÉSULTATS Huit pour cent des forêts du monde ont pour principal objectif la protection des sols et des ressources en eau Quelque 330 millions d’hectares de forêts sont affectés à la conservation des sols et de l’eau. d’autres mondiales. Dans ce rapport. L’évolution des tendances dans les forêts ayant une fonction de protection a donc aussi été évaluée dans le cadre de FRA 2010.» Un fort pourcentage de ces services est lié au rôle de protection des forêts. à la lutte contre la désertification ou à la protection des côtes. notamment l’approvisionnement en bois. 2008a). les pays ont été invités à donner des informations sur une seule variable: la superficie forestière ayant «pour première fonction désignée la protection des sols et de l’eau». Même si cela pourrait se traduire par un manque à gagner ou par des frais de gestion forestière plus élevés (par exemple. jouent un rôle de protection à différents niveaux et les valeurs de protection pourraient souvent être intensifiées par une modification du régime de gestion. par le terme de rôle ou fonction «de protection». dans nombre de pays. de services environnementaux. on entend donc des zones forestières ayant pour principale fonction ou principal objectif de gestion la conservation des sols et de l’eau. Comme l’observe Leslie (2005): «La demande mondiale actuelle de produits et services forestiers conjugue une demande de bois statique. la protection des côtes. Chaque évaluation FRA successive a mis davantage en valeur les services environnementaux assurés par les forêts. on observe une prise de conscience accrue des fonctions de protection et des services environnementaux que procurent les forêts et de l’importance de ces rôles pour leur gestion durable.113 Chapitre 6 Fonctions de protection des ressources forestières APERÇU Les évaluations précédentes des ressources forestières étaient centrées sur les fonctions de production des forêts. Toutefois. Toutes les forêts et terres boisées. au contrôle des avalanches. à la stabilisation des dunes de sable. certaines locales. il est de plus en plus nécessaire que les pays collectent. Dans le contexte de FRA 2010. Les forêts du monde remplissent de nombreuses fonctions de protection. car c’était là l’objectif principal identifié par les décideurs. Les superficies forestières affectées à des fonctions de protection ont augmenté de 59 millions d’hectares entre 1990 et 2010. une demande à croissance lente mais régulière de produits forestiers non ligneux (PFNL) et une demande florissante. mais essentiellement non monétisée. Des études quantitatives et qualitatives sur le rôle des forêts dans la régulation des débits. la protection contre les avalanches et comme filtres de la pollution atmosphérique. de promouvoir la conservation des sols et des ressources en eau et d’atteindre divers autres objectifs de protection. principalement du fait de plantations à grande échelle en Chine afin de lutter contre la désertification. la protection et la conservation dans différents écosystèmes naturels et anthropiques ont été publiées dans une Etude thématique connexe sur les forêts et l’eau (FAO. en évitant d’exploiter des sites fragiles ou en améliorant les pratiques . analysent et présentent des informations sur l’étendue et l’état des forêts ayant un rôle de protection. y compris les forêts de production. y compris la protection des sols contre l’érosion éolienne et hydrique.

L’analyse de FRA 2010 souligne des disparités régionales importantes en termes de superficies forestières ayant une fonction de protection. Dans la plupart des régions. la modération des inondations.1). Plus précisément. Elle n’englobe pas les forêts ayant une fonction de protection en termes de conservation de la biodiversité. la santé et les économies est de plus en plus reconnue. L’économie environnementale ou écologique fournit actuellement de nouveaux outils permettant de monétiser ces services (voir. . La principale exception concerne la région des Caraïbes. par exemple. Ces catégories de forêt sont comprises dans d’autres sections de ce rapport.9  pour cent de la superficie forestière mondiale. Cela traduit une amélioration générale de la fourniture d’informations par les différents pays au cours des 20 dernières années. il existe un réel besoin d’harmoniser et de clarifier les critères de notification relevant de cette catégorie en prévision de FRA 2015. plus précisément. 2002). où moins de la moitié des pays ont fourni des données sur cette variable. suivie de l’Europe (9 pour cent). L’Asie possède la plus forte proportion de forêts ayant une fonction de protection (26 pour cent). En 2010. ces pays représentent collectivement 99. FRA 2010 constitue la deuxième tentative d’évaluation de l’importance des fonctions de protection des forêts au niveau mondial et elle se fonde sur un nombre limité de variables quantitatives. ex. L’Etude thématique FRA sur les forêts et l’eau (FAO. Dans FRA 2010. la valeur de ces services environnementaux pour le bien-être humain. la régulation du débit et du rendement de l’eau. Il semble probable que la tendance à classer une proportion accrue des forêts du monde comme ayant un rôle de protection en guise de premier objectif de gestion va se poursuivre et que FRA 2015 classera plus de 10 pour cent des forêts dans cette catégorie. SUPERFICIE FORESTIÈRE AFFECTÉE À DES FONCTIONS DE PROTECTION Introduction L’une des fonctions de protection la plus importante est celle qui a trait à la protection des sols et des ressources en eau. 2008a) fournit des recommandations importantes à cet égard. Les forêts conservent l’eau en augmentant l’infiltration. au contrôle des avalanches. 90 pour cent ou plus des pays ont présenté des informations sur cette variable en 2010.114 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 d’exploitation). Les résultats de FRA 2010 suggèrent qu’il existe une tendance vers une identification et une affectation plus fréquentes des aires forestières à des fins de protection. l’accroissement des précipitations (p. ce qui est très positif. 205  ont présenté des informations sur la superficie des forêts ayant pour principale fonction la protection des sols et de l’eau en 2010. soit par prescription juridique soit sur décision du propriétaire ou de l’administrateur des forêts. la superficie totale des forêts affectée à la protection des sols et de l’eau était estimée à 330 millions d’hectares. Dans certains cas. au fait que tous les pays n’ont pas une catégorie de forêts ayant une fonction de protection des sols et de l’eau comme utilisation première dans leurs statistiques nationales. Par conséquent. Les forêts jouent un rôle dans la filtration des contaminants de l’eau. la variable fait référence à la conservation des sols et de l’eau. en réduisant la vélocité du ruissellement et l’érosion des surfaces et en diminuant la sédimentation (aspect tout particulièrement important en amont des barrages et dans les systèmes d’irrigation). cela est lié aux critères retenus dans les définitions et l’établissement de rapports et. soit l’équivalent de 8 pour cent de la superficie forestière totale (voir le tableau 6. Situation Sur 233  pays ayant soumis des rapports. qui capturent l’humidité des nuages) et l’atténuation de la salinité. à la stabilisation des dunes de sable. les «forêts de brouillard». Landell-Mills et Porras. la variable de superficie forestière «ayant pour principale fonction la protection des sols et de l’eau» fait expressément référence à la superficie des forêts qui a été mise de côté à des fins de conservation des sols et de l’eau. à la lutte contre la désertification et à la protection des côtes. ni celles situées dans des aires protégées sauf si leur objectif premier est la conservation des sols et de l’eau. sachant qu’en 1990 seuls 186 pays avaient fourni des informations sur la fonction de protection de leurs forêts.

Superficie forestière affectée à la protection des sols et de l’eau 1 000 ha % de la superficie forestière 4.1 Superficie forestière affectée à la protection des sols et de l’eau. le Turkménistan et l’Ouzbékistan qui sont principalement à l’origine de la proportion élevée de forêts ayant un rôle de protection.0 100.9 9.7 4.0 100.0 99.2 23 7 24 54 5 17 24 46 46 12 7 5 24 21 14 205 100.9 0. 2010 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays % de la ayant soumis un superficie rapport forestière totale Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord* Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie* Total Amérique du Sud Monde * Voir texte.43  million d’hectares).3 8. dont une part considérable (60 millions sur 83 millions d’hectares) se trouve en Chine.9 2.1 et figure 6.0 99.9 32. La plus forte proportion de forêts de protection est signalée par la région des Caraïbes et ces forêts se situent presque entièrement à Cuba (1.0 99.1 100.4 0.5 6. .0 100.5 25. La Fédération de Russie TABLEAU 6. 2010 Afrique de l’Est et australe Afrique du Nord Afrique de l’Ouest et centrale Asie de l’Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l’Ouest et centrale Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord* Océanie* Amérique du Sud Monde 0 10 20 30 40 (% de la superficie forestière totale) * Voir texte.7 19.Fonctions de protection des ressources forestières 115 L’analyse des données au niveau sous-régional (tableau 6.3 38.9 100.36  million sur 1.9 12 627 3 851 3 079 19 557 83 225 56 501 13 703 153 429 93 229 1 430 1 718 0 3 148 926 58 879 329 168 FIGURE 6. ce sont la Géorgie.8 100.8 8.1 Part de la superficie forestière affectée à la protection des sols et de l’eau par sous-région.5 99.8 100.0 53. En Asie de l’Ouest et centrale.0 100. L’Asie de l’Est a signalé 33 pour cent de forêts de protection.0 100.2 31.8 0 0.0 99.1) révèle des disparités importantes.

Ces terres sont plus vulnérables à la désertification. • Guidelines on sustainable forest management in drylands of sub-Saharan Africa [Directives sur la gestion durable des forêts dans les zones arides d’Afrique subsaharienne] (Document de travail 1 sur la foresterie et les forêts des zones arides. ainsi que la sécurité alimentaire et les moyens d’existence des communautés locales. d’après le GIEC. la FAO a mis en œuvre un certain nombre de projets pratiques. Au cours des deux dernières années. en menaçant la productivité des écosystèmes et de l’agriculture. 2010). des arbres. conservation de l’eau et contrôle de l’érosion et de la désertification). de la brousse. En renforçant . 2010). Leur rôle dans l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets est également important. Sénégal. avec ses impacts environnementaux et socio-économiques dévastateurs. des réseaux de recherche et des partenaires pour préparer et publier des directives clés afin d’aider les pays membres dans leurs efforts pour gérer de façon durable les forêts des zones arides et les réhabiliter. médicaments et herbes médicinales. • Lutte contre l’ensablement: l’exemple de la Mauritanie (Etude FAO: Forêts 158. car la fourniture régulière de ces biens et services écosystémiques aidera à s’adapter aux difficultés qu’entraînera l’évolution du climat. Kenya.116 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 ENCADRÉ 6. tout en apportant des biens (p. L’ensablement. l’atténuation de la pauvreté et la lutte contre la dégradation des sols dans les pays producteurs de gommes et résines]. En outre.1 Forêts des zones arides: prévention et lutte contre la désertification Le nombre croissant de communautés et de pays qui souffrent des impacts défavorables de la dégradation des sols et de la désertification est une très grande source de préoccupation pour les pays touchés et pour la FAO. fragmentation. fourrage. Niger. autres PFNL et biens commercialisables) et des services écosystémiques essentiels (stabilisation des sols. en raison des conditions socioéconomiques et environnementales extrêmement hostiles qui y règnent. les forêts des zones arides ont un rôle déterminant à jouer dans la conservation de la biodiversité. Toutefois. Il restreint les terres arables et les pâturages et diminue la disponibilité des ressources en eau. le réchauffement planétaire entraînera une diminution des précipitations et un accroissement des conditions météorologiques extrêmes. poverty alleviation and control of soil degradation in the gum and resin producing countries» [Opération acacia: projet d’appui à la sécurité alimentaire. en collaboration avec ses partenaires. les écosystèmes forestiers des zones arides sont souvent happés dans une spirale infernale de déforestation. la FAO a facilité des processus régionaux et impulsés par les pays faisant appel à un large éventail d’experts et de représentants des départements de foresterie afin de préparer les publications clés suivantes: • Guidelines on good forestry and range practices in arid and semi-arid zones of the Near East [Directives sur les bonnes pratiques en matière de foresterie et de gestion des parcours dans les zones arides et semi-arides du Proche-Orient] (Document de travail du Bureau régional de la FAO pour le Proche-Orient – RNEO 1-09). malgré leur valeur. Les fonctions de protection des forêts sont plus importantes dans les zones arides qu’ailleurs. telles de longues périodes de sécheresse débouchant sur une grave raréfaction de l’eau et une intensification de la désertification. Le processus de désertification ne décrit pas seulement l’avancée des déserts existants mais plutôt l’effet conjugué d’une dégradation localisée des sols (le plus souvent suite à la déforestation). de la surexploitation des forêts. La FAO travaille avec ses pays membres. De fait. Sur le terrain. La gestion durable et la restauration des forêts des zones arides est l’une des principales approches promues par la FAO et ses partenaires pour prévenir et lutter contre la désertification à long terme. Soudan et Tchad) et était financé par le gouvernement italien. ex. L’exemple le plus récent concerne le projet «Acacia Operation: Support to food security. est un autre défi que soulève la désertification. dégradation et désertification. et de la gestion inadaptée des ressources en eau. des pâturages et des ressources en sols. L’objectif du projet était de renforcer les capacités des six pays de l’étude afin de s’attaquer à l’insécurité alimentaire et à la désertification au moyen de l’amélioration des systèmes agro-sylvopastoraux et du développement durable des secteurs des gommes et résines. bois. des experts. Ce projet impliquait six pays (Burkina Faso.

7 millions d’hectares) se trouvent au Mozambique. dans un contexte mondial. l’Arabie saoudite et la République arabe syrienne). en contribuant ainsi au développement socio-économique local. l’établissement de pépinières. la classification de la fonction de protection en Océanie est fortement influencée par l’Australie. un total de 13 240 hectares a finalement été labouré et ensemencé. Néanmoins. Elle permet de creuser des microbassins tout en labourant les sols dégradés. Cette approche visait à mettre au point des systèmes agro-sylvo-pastoraux à base d’Acacia en vue d’inverser la dégradation des terres observée dans les six pays pilotes. dans certains pays. le gemmage et le contrôle de la qualité.6 millions d’hectares. avec 3. Si. la réglementation et les politiques peuvent fournir des consignes quant à la manière d’aborder la conservation des sols et de l’eau dans les zones forestières. compte pour 71 des 93 millions d’hectares de forêts de protection signalés en Europe et le Brésil représente la majeure partie des forêts de protection de l’Amérique du Sud (43 des 59 millions d’hectares). Le Kenya et le Soudan ont aussi d’importantes superficies forestières ayant un rôle de protection. La phase pilote a été couronnée de succès et des efforts sont actuellement déployés pour obtenir des fonds pour un programme sur dix ans. près de la moitié des forêts de protection (8. En Afrique.3 millions d’hectares au Kenya et 2. 86 pays déclarent qu’ils n’ont pas de superficies forestières ayant la «protection» comme principale fonction désignée. L’encadré 6. En travaillant avec des communautés locales. les EtatsUnis d’Amérique ne communiquent pas d’information sur la «fonction principale». En tout. où le système de classification ne correspond pas directement aux différentes catégories de fonction désignée. C’est pour ces raisons que les superficies forestières qui sont mises de côté aux fins de la conservation des sols et de l’eau dans ces régions soumettant des rapports sont généralement incluses sous la fonction principale désignée dans ce rapport par l’expression «usages multiples».4 millions d’hectares au Soudan. les forêts ayant un rôle principal de protection comme affectation juridique première sont rares. il convient de faire preuve de circonspection dans l’interprétation des données sur la superficie de forêts ayant la «protection» pour principale fonction assignée.Fonctions de protection des ressources forestières 117 les ressources locales. des pays d’Asie centrale et de l’Ouest. Compte tenu de ces réserves et sachant que le total de la superficie forestière de ces pays est très vaste. le Qatar. les moyens d’existence. Un programme intensif de renforcement des capacités a été réalisé en association avec les communautés locales concernant l’utilisation et l’application de la technologie mécanisée de récolte d’eau. Ainsi. c’est peut-être effectivement le cas (par exemple. Si la législation. l’eau et la biodiversité. En outre. dans d’autres – tout particulièrement en Amérique du Nord et centrale et en Océanie – il convient de clarifier la situation. le Rapport national australien stipule que les principales fonctions de bon nombre des forêts naturelles publiques de l’Australie – y compris celles destinées à la production de bois d’œuvre – sont de protéger les sols. Une technologie mécanisée de récolte d’eau (Vallerani Technology®) a été adoptée. Cela s’explique non par un manque d’information sur cette catégorie mais plutôt par le fait que ces fonctions sont généralement intégrées dans la législation nationale et locale et dans les directives portant sur des pratiques solides de gestion forestière. . la production agricole. sur un total pour l’Afrique de 19. comme Oman. la production de gommes et de résines. y compris les systèmes de manutention post-récolte. le développement des marchés ainsi que l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets. avec la participation de huit pays subsahariens pour considérer les aspects plus larges que sont la réhabilitation des terres forestières. le projet s’est concentré sur l’amélioration et la pérennisation des systèmes agricoles et pastoraux mais aussi sur la diversification et l’accroissement des revenus des ménages. parce que la protection des sols et de l’eau fait partie intégrante des considérations à prendre en compte dans l’élaboration de toutes les politiques et pratiques de gestion des forêts. Une infime proportion des forêts ayant des fonctions de protection a été signalée en Amérique du Nord et centrale et en Océanie.1 met en évidence le rôle important joué par les forêts dans la lutte contre la désertification dans les pays des zones arides.

La tendance mondiale positive résulte principalement d’une augmentation sensible de la superficie forestière ayant une fonction de protection en Asie de l’Est et en Europe.2 met en lumière une plus grande prise de conscience du rôle que jouent les forêts dans la conservation de l’eau en Europe. Tendances Les résultats de l’analyse tendancielle.2 Les dix pays ayant la plus forte proportion de superficie forestière affectée à la protection des sols et de l’eau. signalent que 80  pour cent ou plus de leur superficie forestière est affectée à un rôle de protection (voir le tableau 6.2). font ressortir une augmentation mondiale générale de 59 millions d’hectares de la superficie des forêts ayant une fonction de protection entre 1990 et 2010. 2010 (1 000 ha) Fédération de Russie Chine Brésil Indonésie Japon Inde 71 436 60 480 42 574 22 667 17 506 10 703 République démocratique populaire lao 9 074 Mozambique 8 667 Venezuela (République bolivarienne du) 7 915 Viet Nam Pays restants 5 131 73 014 . 2010 Pays/zone Jamahiriya arabe libyenne Bahreïn Kowait Jordanie Turkménistan Kenya Ouzbékistan Azerbaïdjan Iles de Wallis et Futuna Iraq Superficie forestière affectée à la protection des sols et de l’eau (%) 100 100 100 98 97 94 93 92 87 80 FIGURE 6. L’encadré 6. L’analyse détaillée des données nationales brosse un tableau varié. fondés sur les 186 pays ayant fourni des informations pour les quatre années de référence. presque tous situés en zone aride.2 Les dix pays ayant la superficie forestière la plus grande affectée à la protection des sols et de l’eau. Le tableau 6.2 présente les dix pays ayant la plus vaste superficie de forêts affectée à des fonctions de protection.3 et la figure 6. La figure 6.118 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Dix pays.3 montrent en quoi les tendances varient sensiblement d’une région à l’autre. TABLEAU 6. La hausse la plus notable en termes de superficie forestière ayant une fonction de protection est signalée en Asie de l’Est.

54 2.63 -0.2 90.1 52. conserver les sols et les ressources en eau et à d’autres fins de protection.5 69. la Mongolie accuse une tendance à la baisse dans cette catégorie.23 -0. Les informations nationales font ressortir que cette tendance négative en Afrique de l’Est et australe résulte d’une diminution des forêts ayant un rôle de protection dans les trois pays les plus importants de cette catégorie (Kenya.18 0.90 – 2. En Asie du Sud et du Sud-Est. La Fédération de Russie est à l’origine de la majeure partie de cette augmentation.1 86.82 0.58 -2. Enfin. En revanche.44 -0. le Myanmar et le Viet Nam. l’Indonésie. En Europe.8 21. qui ont plus que triplé la superficie des forêts de protection entre 1990 et 2010.0 99.25 0. Une hausse régulière du couvert forestier ayant une fonction de protection a été signalée par le Bhoutan. 1. mais c’est la tendance opposée qui a été enregistrée pour le Bangladesh.51 -0.24 2.9 99. Mozambique et Zimbabwe). puisque la superficie de ses forêts ayant une fonction de protection y est passée de 59 millions d’hectares en 1990 à plus de 70 millions d’hectares en 2000. l’Inde. c’est entre 1990 et 2000 que la principale hausse a été enregistrée.13 4. dans certains pays comme la Malaisie. pour diminuer de nouveau de 2000 à 2010.28 n.67 2.9 100.7 53.1 36. La situation est plutôt hétérogène dans cette région.20 -0. Les chiffres très bas notifiés par l’Amérique du Nord et centrale et l’Océanie s’expliquent par les différences dans la manière de faire de la protection des sols et de l’eau une obligation . le Népal et le Timor-Leste. En Afrique.92 -0. les superficies forestières ayant une fonction de protection ont légèrement reculé.66 1.33 – 2.0 97. la superficie des forêts ayant une fonction de protection a augmenté durant la décennie de 1990 à 2000.45 5.54 -0.37 0.8 99.2 100. la République démocratique populaire lao. 1990-2010 Région/ sous-région Disponibilité des informations Nombre de % de la pays superficie forestière totale Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord* Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie* Total Amérique du Sud Monde * Voir texte.49 -0.21 -1.02 0.46 2.75 1.07 0.9 14 003 4 068 2 639 20 709 24 061 55 811 12 222 92 094 76 932 869 124 0 994 1 048 48 656 240 433 13 311 3 855 3 281 20 447 38 514 57 932 13 059 109 505 90 788 1 106 114 0 1 220 1 078 48 661 271 699 12 950 3 842 3 236 20 027 58 336 59 389 13 553 131 278 91 671 1 327 102 0 1 429 1 087 48 542 294 034 12 611 3 851 3 079 19 540 65 719 56 501 13 669 135 889 92 995 1 428 90 0 1 517 888 48 549 299 378 -69 -21 64 -26 1 445 212 84 1 741 1 386 24 -1 0 23 3 1 3 127 -70 0 -20 -91 2 721 -143 61 2 638 221 32 -2 0 30 -19 -11 2 768 -0.s. Superficie forestière affectée à la protection des sols et de l’eau (1 000 ha) 1990 2000 2005 2010 Changement annuel Taux de changement (1 000 ha) annuel (%) 19902000 20002010 19902000 20002010 21 7 22 50 4 17 23 44 45 11 3 5 19 18 10 186 80.97 Cela s’explique principalement par des plantations à grande échelle en Chine pour lutter contre la désertification.Fonctions de protection des ressources forestières 119 TABLEAU 6. les Philippines et la Thaïlande.01 -0.3 Tendances de la superficie forestière affectée à la protection des sols et de l’eau par région et sous-région.6 85.7 95. la superficie forestière sous cette catégorie a augmenté entre 1990 et 2000 puis elle a accusé un nouveau repli de 2000 à 2010.

au contrôle des avalanches.3 Tendances de la superficie forestière affectée à la protection des sols et de l’eau par sous-région. 2000 2010 juridique au Canada. à la lutte contre la désertification ou à la protection des côtes.120 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 FIGURE 6. à la stabilisation des dunes de sable. la superficie des forêts ayant une fonction de protection est restée relativement stable. En Amérique du Sud. Cette superficie a augmenté de 59 million d’hectares entre 1990 et 2010 et représente désormais 8 pour cent de la superficie forestière mondiale. 1990-2010 Afrique de l’Est et australe Afrique du Nord Afrique de l’Ouest et centrale Asie de l’Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l’Ouest et centrale Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord* Océanie* Amérique du Sud 0 20 40 (millions d’ha) 60 80 100 1990 * Voir texte. au Mexique. Conclusions Quelque 330 millions d’hectares de forêts sont affectés à la conservation des sols et de l’eau. aux Etats-Unis d’Amérique et en Australie (voir la discussion précédente). La récente .

Les bassins versants boisés fournissent une forte proportion de l’eau destinée aux utilisations domestique. au siège de la FAO à Rome en Italie. du 19 au 22 août 2008. Chacune de ces manifestations a été organisée par un groupe d’acteurs dédié et a abordé le thème des «forêts et de l’eau» sous un angle légèrement différent. • l’Atelier sur les forêts et l’eau. à Mragowo en Pologne. la pollution et les impacts négatifs des changements climatiques auxquels on s’attend. à Antalya en Turquie. • les forêts. Ceci renforce de plus en plus l’importance d’une gestion durable des forêts. forestières et hydriques sont confrontés à un défi clé qui consiste à optimiser la vaste panoplie d’avantages forestiers sans nuire aux ressources en eau ou aux fonctions des écosystèmes. les interactions entre les forêts et l’eau ont fait l’objet d’une attention croissante en Europe. il est urgent de promouvoir une appréciation encore plus grande des interactions entre les forêts et l’eau et d’intégrer les conclusions des recherches dans les ordres du jour politiques. La Résolution a été adoptée à l’occasion de la cinquième Conférence ministérielle organisée à Varsovie en Pologne du 5 au 7 novembre 2007. Dans le cadre du suivi de l’approbation de la Résolution 2 de Varsovie. Les rencontres ont mis en relief les lacunes et les idées fausses qui perdurent et le besoin de traduire les connaissances scientifiques en outils susceptibles d’être utilisés par les décideurs. l’eau et les changements climatiques. eau et changement climatique dans les bassins versants d’altitude et de haute latitude». Ces dernières années. plusieurs événements importants ont été organisés à ce sujet en Europe entre 2008 et 2010: • la 26e session du Groupe de travail sur l’aménagement des bassins versants de montagne de la Commission européenne des forêts. Pour relever ce défi. à Barcelone en Espagne. du 27 au 30 avril 2010. L’approvisionnement en eau et sa qualité dans bon nombre de régions du monde sont de plus en plus menacés par une exploitation excessive ou impropre. tout en maintenant une haute qualité de l’eau. organisé dans le cadre du programme de travail de Forest Europe. notamment dans le contexte de l’adaptation aux changements climatiques. • la séance plénière sur les forêts et l’eau organisée à l’occasion de la 35e session de la Commission européenne des Forêts. à Oulu en Finlande. du 18 au 25 octobre 2009. le besoin de créer des institutions nationales et transfrontières capables de rassembler tous les acteurs. au XVIIIe Congrès forestier mondial à Buenos Aires en Argentine. à Lisbonne au Portugal. il faut un renforcement de la synergie entre les communautés tributaires des forêts et celles qui sont dépendantes de l’eau. • la conférence internationale «Eau et forêt: une vérité qui ne dérange pas». De même. les conclusions et recommandations moissonnées lors de ces consultations sont très riches. du 20 au 24 octobre 2008. du 12 au 14 mai 2009. • la session plénière sur les forêts et l’eau organisée durant la Semaine européenne de la forêt. Les administrateurs des ressources foncières. • la coordination des politiques sur les forêts et l’eau. industrielle et écologique. • la IIIe Conférence internationale sur les forêts et l’eau. Sources: FAO (2010b). De ce fait. Reconnaissant la relation étroite entre les forêts et l’eau. en amont comme en aval. la FAO fait actuellement la synthèse des recommandations issues de ces processus afin de programmer des actions futures et de mettre sur pied un ordre du jour international pertinent et pratique sur les forêts et l’eau. • l’évaluation économique des services forestiers liés à l’eau. • les sessions sur les forêts et l’eau et l’événement parallèle. au travers de mécanismes institutionnels visant à mettre en œuvre des programmes d’actions aux niveaux national et régional. autour d’un séminaire intitulé «Forêt. du 30 au 31 octobre 2008. La Résolution 2 de Varsovie «Forêts et eau» de Forest Europe (l’ancienne Conférence ministérielle sur la protection des forêts en Europe) a été un jalon important pour déclencher cet élan international remarquable. CEF (2010) . agricole. du 14 au 17 septembre 2008. les Etats signataires et la Communauté européenne se sont engagés à entreprendre une action cohérente afin de se pencher sur quatre grands domaines de préoccupation: • la gestion durable des forêts par rapport à l’eau.Fonctions de protection des ressources forestières 121 ENCADRÉ 6.2 Créer un élan en faveur des forêts et de l’eau en Europe Les forêts influencent l’approvisionnement en eau et régulent les débits des eaux de surface et des eaux souterraines. En étroite collaboration avec les principales institutions partenaires qui ont été les moteurs de ces manifestations. et le besoin de mettre en commun entre les différents pays les expériences existantes ayant trait à la gestion commune des forêts et de l’eau.

il est de plus en plus nécessaire que les pays collectent. L’analyse des données fournies pour FRA 2010 souligne des disparités régionales importantes dans la communication des superficies forestières ayant une fonction de protection et il existe un réel besoin d’harmoniser et de clarifier les critères de notification relevant de cette catégorie en prévision de FRA 2015.122 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 augmentation s’explique principalement par des plantations à grande échelle en Chine à des fins de protection. Compte tenu des nombreuses fonctions de protection des forêts et de leur importance croissante. . analysent et présentent des informations sur l’étendue et l’état des forêts ayant un rôle de protection.

il est plus difficile de donner une valeur à l’autoconsommation des produits forestiers ou aux produits qui ne sont pas achetés ou vendus sur les marchés. Pour mesurer les progrès accomplis vers la mise en œuvre d’une gestion durable des forêts.123 Chapitre 7 Fonctions socio-économiques des ressources forestières APERÇU Les forêts fournissent un large éventail d’avantages économiques et sociaux. il décrit les tendances récentes observées en matière de droits de propriété et de gestion des forêts. et par deux indicateurs sociaux – l’emploi dans la foresterie et la superficie forestière affectée à des services sociaux (mesure indirecte des avantages sociaux). des particuliers et des sociétés privées à la gestion des forêts publiques. Ce chapitre commence par une description des deux modes d’évolution de la gestion des forêts. Dans certaines régions. Il présente ensuite la situation actuelle et les tendances affichées par un indicateur des avantages économiques de la foresterie – la valeur des extractions de bois et de PFNL. Les avantages sociaux des forêts sont beaucoup plus complexes à mesurer. ainsi que des informations concernant les diverses façons dont sont gérées les forêts d’un point de vue économique et social. on observe une tendance croissante vers la participation des communautés. avec des différences considérables d’une région à l’autre. En Amérique du Nord et centrale. chaque élément étant multiplié par une valeur appropriée avant d’en faire la somme. Un bref résumé de cette étude est proposé dans l’encadré 7. une étude spéciale est en cours afin de mettre en relief les liens entre les forêts. il aborde les mesures fiscales qu’utilisent les pouvoirs publics pour soutenir la gestion forestière et percevoir les droits et taxes du secteur. Des informations ont été recueillies auprès de tous les pays concernant les droits de propriété et de gestion des forêts par les communautés locales ainsi que les possibilités d’emplois formels offertes par les forêts. PRINCIPAUX RÉSULTATS Quatre-vingts pour cent des forêts du monde sont publiques. mais la propriété et la gestion des forêts par les communautés. la pauvreté et les moyens d’existence. qu’il s’agisse de valeurs économiques facilement quantifiées associées aux produits forestiers ou de services et contributions moins tangibles apportés à la société. . Pour compléter ce tableau. il est nécessaire de surveiller les changements dans les produits obtenus grâce à la gestion des forêts en termes socio-économiques et environnementaux. Pour bon nombre de ces produits. Tout d’abord. les particuliers et les sociétés privées se développent Malgré l’évolution de la propriété forestière et du régime foncier dans certaines régions. Toutefois. Ensuite. Ce chapitre présente les statistiques relatives aux avantages économiques et sociaux que présente la gestion des forêts. en Europe (à l’exception de la Fédération de Russie). la part détenue par le secteur privé est plus élevée que dans d’autres régions. la plupart des forêts du monde restent publiques. ce sont souvent des mesures indirectes qui sont utilisées pour permettre de dégager des tendances qu’il est possible de quantifier et de surveiller au fil du temps. les prix du marché peuvent servir de valeur estimative. car le montant et la valeur de ces contributions à la société sont difficiles à quantifier. Dans ce cas. Les avantages économiques de la gestion forestière peuvent être calculés directement comme les produits et services générés par les forêts. Ces informations sont importantes pour comprendre l’évolution du rôle des pouvoirs publics et des citoyens dans le secteur forestier.1. en Amérique du Sud et en Océanie.

. Les travaux de terrain se serviront du dernier recensement dans chaque pays et ils appliqueront des critères convenus de richesse ou de pauvreté à tous les villages dans tous les districts où il existe des forêts. Du côté de la foresterie. des conseils seront fournis aux pouvoirs publics sur les façons possibles d’établir des méthodes de collecte des données à faible coût capables de faire la lumière sur la valeur des forêts pour les moyens d’existence locaux et la réduction de la pauvreté. Une évaluation plus détaillée sera ensuite entreprise dans plusieurs villages à travers le pays. la pauvreté et les moyens d’existence On accorde un intérêt croissant au rôle que jouent les forêts pour soutenir les pauvres.5 dollars EU par hectare. la FAO entreprendra une étude pilote afin de tester des méthodes dans trois pays: l’Ouganda (Afrique). en Amérique du Sud et en Océanie.1 Etude spéciale de FRA 2010 sur la foresterie. le Centre pour la recherche forestière internationale et le Programme sur les forêts de la Banque mondiale. Les dépenses publiques destinées à la foresterie dépassent généralement le revenu dégagé En moyenne. le Viet Nam (Asie du Sud-Est) et un troisième pays en Amérique centrale (peut-être le Guatemala). Il deviendra indispensable que les pays apprennent à évaluer cette dimension de la valeur des forêts. D’ici à juin 2011. Les ministres chargés des forêts n’ont guère manifesté d’enthousiasme pour recueillir de nouvelles catégories de données permettant de répondre à ce défi. dans la plupart des pays. le montant total du revenu forestier dégagé est de l’ordre de 4. de la planification et des collectivités locales. diminuer leur vulnérabilité aux chocs économiques et environnementaux et réduire la pauvreté. Ce genre de données ne donne aucun renseignement sur la contribution que les forêts apportent à la vie des populations locales pauvres. extrapolée à partir des études réalisées au niveau des villages. Les dépenses publiques destinées à la foresterie s’élèvent en moyenne à 7. En partenariat avec l’UICN. la communication de données s’est généralement axée sur les ressources physiques. Toutefois.5 dollars EU par hectare. y compris les Ministères chargés des finances. le rôle des forêts dans la réduction de la pauvreté n’est pas reflété de manière significative dans la stratégie nationale. le niveau moyen des dépenses par hectare était inférieur à 1 dollar EU. on espère que l’étude fournira une évaluation de la dépendance des populations locales envers les forêts et de la valeur que revêtent les forêts à leurs yeux ainsi qu’une vue d’ensemble nationale des liens entre la pauvreté et les forêts. leur situation et leur étendue. jusqu’ici. ce qui augmentera sensiblement la visibilité et le profil du secteur forestier dans la réduction de la pauvreté. est souvent mal comprise par les décideurs des principaux Ministères. Pour résoudre ce problème. la contribution réelle des forêts à la réduction de la pauvreté et à l’accroissement de la résilience des moyens d’existence des populations locales pauvres. en moyenne l’Asie dépense plus par hectare que n’importe quelle autre région. Avec plus de 20 dollars EU par hectare. Les travaux de terrain dans les trois pays permettront d’établir des données de référence à partir desquelles il sera possible d’évaluer la contribution des forêts à la résilience des moyens d’existence et à la réduction de la pauvreté. la FAO élabore des façons de recueillir et d’incorporer dans de futures Evaluations des ressources forestières mondiales des données concernant la dépendance des communautés locales à l’égard des forêts et la valeur que ces forêts revêtent pour elles. Enfin. et les instances de tutelle où se situent souvent les processus de stratégie de réduction de la pauvreté.124 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 ENCADRÉ 7. En revanche. On tend à sous-estimer la contribution des forêts – et des ressources naturelles hors exploitation en général – aux moyens d’existence et. Leur expérience précédente ne les a pas préparés à ce genre de tâche et ils ont besoin d’être épaulés pour faire face à ces nouvelles exigences de façon efficace. il va de moins de 1 dollar EU par hectare en Afrique à un peu plus de 6 dollars EU en Europe.

Fonctions socio-économiques des ressources forestières 125 La valeur des extractions de bois est élevée mais variable La valeur du bois d’œuvre extrait s’élève à un peu plus de 100  milliards de dollars EU par an pour la période 2003-2007 et consiste principalement en bois rond industriel. Ce recentrage généralisé vers des produits forestiers non marchands semble correspondre aux débats sur les politiques nationales et internationales concernant les forêts et la foresterie. mais la superficie concernée est difficile à quantifier Au niveau mondial. depuis 2005 ils accusent un recul marqué. les aliments représentant la part la plus importante de ce total. l’emploi dans le secteur forestier a accusé une baisse d’environ 10 pour cent. lors desquels les aspects sociaux et environnementaux occupent toujours une place privilégiée à l’ordre du jour. il semble que les principaux avantages économiques des forêts (emploi et valeur des produits) soient stationnaires ou en recul. Le Brésil a destiné plus d’un cinquième de sa superficie forestière à la protection de la culture et du mode de vie des populations tributaires des forêts. L’Europe. Cela suggère que les prix du bois rond se sont quelque peu redressés après leur repli (en termes réels) durant la décennie 1990-2000. De ce fait. alors que les avantages sociaux et culturels s’inscriraient à la hausse. les statistiques communiquées ne couvrent probablement qu’une fraction de la valeur totale réelle des PFNL récoltés. lesquelles font ressortir une tendance progressive à la baisse de la propriété publique des forêts dans la plupart des pays et régions et une légère hausse des dépenses publiques nettes consacrées à la foresterie. L’Asie de l’Est et l’Europe sont les seules régions ayant des données relativement bonnes concernant l’affectation des forêts à des fins de loisirs. on manque encore d’information pour de nombreux pays où les PFNL revêtent une grande importance et la valeur réelle de leur utilisation en autoconsommation est rarement consignée. aucun changement n’a été rapporté entre 1990 et 2000. probablement imputable à l’augmentation de la productivité du travail. entre 1990 et 2005. Il correspond également aux informations recueillies sur la propriété forestière et l’implication des pouvoirs publics dans le secteur. mais une augmentation d’environ 5 pour cent par an a eu lieu de 2000 à 2005. d’éducation ou de conservation du patrimoine culturel et spirituel. Une grande partie des activités forestières se déroulant en dehors du secteur formel. alors que dans les autres régions. Toutefois. La valeur des PFNL reste sous-estimée La valeur des PFNL extraits s’élève à environ 18. de tourisme. Toutefois.5  milliards de dollars EU pour 2005. PRINCIPALES CONCLUSIONS Le peu de données disponibles fait qu’il est très difficile de tirer des conclusions concernant une quelconque tendance à la hausse ou à la baisse de l’importance des fonctions socioéconomiques des forêts. la fourniture de services sociaux a été signalée comme étant le principal objectif de gestion pour 3 pour cent (Asie de l’Est) et 2 pour cent (Europe) du total de la superficie forestière. Dans ces deux régions. Près de 10 millions de personnes travaillent dans la gestion ou la conservation des forêts – mais beaucoup d’autres dépendent directement de la forêt pour leur subsistance D’après les rapports. l’Asie de l’Est et l’Amérique du Nord ont accusé des replis marqués (15 à 40 pour cent entre 1990 et 2005). . A l’échelle mondiale. 4 pour cent des forêts sont affectées à la fourniture de services sociaux. l’emploi a légèrement augmenté – sans doute du fait que la production de bois d’œuvre a progressé plus vite que la productivité du travail. La gestion des forêts à des fins sociales et culturelles augmente. la contribution des emplois forestiers aux moyens d’existence en milieu rural et aux économies nationales est sans doute largement sous-estimée. La plupart des pays ont signalé des taux croissants d’emploi dans la gestion des aires protégées. Toutefois.

1 21.0 99.2 6.1).5 98.2 31.4 10. Hatcher et Liddle.1 3. Ces 188 pays comptaient pour 99 pour cent de la superficie forestière totale (contre 77 pour cent dans FRA 2005). Cela vaut tout particulièrement lorsque des changements dans la structure des régimes de propriété des ressources viennent encore compliquer les relations entre parties prenantes.1). ex.126 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Il sera toujours difficile de quantifier et de recueillir des informations à propos des fonctions sociales et environnementales. L’Europe sans compter la Fédération de Russie constitue l’exception.5 89. Lorsqu’on inclut la Fédération de Russie en Europe. 2005 Région Disponibilité des informations Nombre de pays ayant soumis des données Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 22 Superficie forestière par régime de propriété Publique 1 000 ha 634 571 475 879 897 463 432 307 121 316 641 505 3 203 040 % 94. DROITS DE PROPRIÉTÉ ET DE GESTION Introduction Depuis 2005.9 75.1 0.2 17. car toutes les forêts de la Fédération de Russie sont publiques.3 80. L’accès aux données sur le régime de propriété des forêts (y compris les changements et les tendances) est donc une condition préalable essentielle pour tout pays qui souhaite concevoir et adopter un régime de propriété foncière sûr et efficace susceptible de réduire la déforestation et la dégradation des forêts. 18 pour cent était entre des mains privées et 2 pour cent était classée comme relevant d’un autre régime de propriété. car la propriété publique y représente moins de la moitié (46 pour cent) de la superficie forestière23 (voir la figure 7. 188 ont communiqué des données sur la propriété des forêts en 2005 dans les catégories principales (publique.6 0. 2008b.5 2.8 37. La propriété TABLEAU 7. Cet ensemble de données plus vaste améliore sensiblement la qualité et l’utilité des informations recueillies22.8 Autre 1 000 ha 10 487 640 1 847 46 040 2 088 29 552 90 654 % 1. la propriété publique compte pour presque 90 pour cent.1 Régime de propriété des forêts par région.3 % de la superficie forestière totale 97.6 61. 2009c. y compris en cas de régime inconnu ou faisant l’objet d’un différend (tableau 7. Par rapport à l’évaluation précédente. .8 18. FRA 2010 comprend davantage d’informations sur différents types de propriété privée (p. La propriété publique domine dans toutes les régions et sous-régions. Situation Sur les 233  pays et zones couverts par FRA 2010.6 81. En 2005. privée et autre).4 99. particuliers. 2008).6 49 46 45 22 13 13 188 23 Il convient de noter que ces données font référence à la propriété des forêts et des arbres plutôt qu’à la propriété des terres forestières et qu’elles n’englobent pas les autres terres boisées.0 100.0 Privée 1 000 ha 25 710 107 520 101 817 222 799 72 677 180 602 711 125 % 3. entreprises ou communautés/autochtones) ainsi que de nouvelles données sur les responsables de la gestion des forêts publiques.0 100. mais elles représentent certains des principaux produits des forêts et il est recommandé que le processus FRA continue de collecter ces informations à l’avenir. Il est communément admis que la «sécurisation foncière» permet ou incite les populations à consacrer plus de temps et de ressources à la gestion des forêts (FAO 2006e.7 61.7 96. les informations concernant les droits de propriété et de gestion des forêts (ou régime forestier) figurent dans le FRA comme l’un des indicateurs des fonctions socioéconomiques des forêts.6 1. Sunderlin. 80 pour cent de la superficie forestière totale relevait du domaine public.

1 Régime de propriété des forêts par sous-région. Elle est aussi non négligeable en Amérique du Sud (21 pour cent) et en Asie de l’Est (33 pour cent).Fonctions socio-économiques des ressources forestières 127 publique est aussi. Beaucoup moins de pays ont communiqué cette information. les pays l’ayant fait couvrant 55 pour cent de la superficie forestière mondiale et 16 pour cent seulement en Asie (la région FIGURE 7.2 Propriété privée par type de propriétaire forestier et par sous-région. La propriété privée est plus répandue en Amérique du Nord (31 pour cent). l’Indonésie et la Fédération de Russie. la Colombie. en raison des taux élevés de propriété privée dans quelques pays comme le Chili. la forme de propriété la plus commune dans beaucoup de pays ayant un couvert forestier important. comme le Brésil. 2005 Afrique de l’Est et australe Afrique du Nord Afrique de l’Ouest et centrale Asie de l’Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l’Ouest et centrale Europe sans la Féderation de Russie Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Océanie Amérique du Sud Monde 0 Publique Privée Autre 20 40 (%) 60 80 100 FIGURE 7.2 illustre la propriété privée des forêts par type de propriétaire forestier en 2005. en Amérique centrale (46 pour cent) et en Océanie (37 pour cent). 60 80 100 . et de loin. 2005 Afrique de l’Est et australe Afrique du Nord Afrique de l’Ouest et centrale Asie de l’Ouest et centrale Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Monde 0 20 40 (%) Particuliers Entreprises/Institutions Communauté/Autochtones Nota: Cette figure comprend uniquement les sous-régions pour lesquelles les informations couvraient plus de 25 pour cent de la superficie forestière totale. la République démocratique du Congo. le Paraguay et la Chine. La figure 7.

Les communautés et les peuples autochtones sont aussi propriétaires d’une part notable des forêts privées (et du total de la superficie forestière) dans l’ensemble de l’Amérique centrale (44 pour cent). des particuliers ou le secteur privé. et les 21 pour cent restants à des communautés locales et des populations autochtones. en raison de la situation dans quelques pays comme le Guatemala et le Honduras24. 19  pour cent à des entreprises et des institutions privées.3 Gestion des forêts publiques par sous-région. viennent ensuite les entreprises et les institutions privées (10 pour cent) et FIGURE 7. par des communautés.3 montre qui est chargé de la gestion des forêts publiques aux niveaux mondial et sous-régional. Ces chiffres donnent une idée assez bonne. Toutefois.128 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 qui affiche le plus faible taux de réponse). l’Etat conserve des responsabilités de gestion sur environ 80 pour cent des forêts publiques. bien que cela soit négligeable en termes de superficie forestière (environ un pour cent du total). Au niveau mondial. et 130  pays (80  pour cent de la superficie forestière) ont communiqué des données pour la totalité de la série chronologique. La Figure 7. des responsables de la gestion des forêts publiques à travers le monde. Les forêts publiques peuvent être gérées par l’Etat. 2005 Afrique de l’Est et australe Afrique du Nord Afrique de l’Ouest et centrale Asie de l’Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l’Ouest et centrale Europe sans la Féderation de Russie Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Océanie Amérique du Sud Monde 0 20 Administration publique Particuliers Entreprises et institutions privées 40 (%) 60 80 100 Communautés Autre 24 Il convient de noter que 70 pour cent des forêts du Mexique appartiennent à des ejidos (communautés locales). l’appartenance à des particuliers prédominait dans la plupart des régions et l’appartenance à des entreprises ou des institutions occupait aussi une place importante en Amérique du Nord. en Europe (sans compter la Fédération de Russie) et en Asie de l’Ouest et centrale. car la quasi-totalité des forêts de ces pays appartiennent à l’Etat. Cette information a été signalée par 152 pays (représentant 92  pour cent de la superficie forestière totale) pour 2005. même si elle est partielle. Au niveau régional. Un nombre inférieur de pays ont aussi communiqué des données concernant le régime de propriété des forêts pour toute la série chronologique (1990-2000-2005). Les communautés et les peuples autochtones sont propriétaires de la majorité des forêts privées d’Afrique subsaharienne. mais cela n’apparaît pas ici puisque ce type de propriété était classé sous la rubrique «autres régimes de propriété». . les pays ayant communiqué ces informations indiquent que 59  pour cent des forêts privées appartiennent à des particuliers. Ces informations limitées ne donnent qu’une indication imprécise des forêts privées aux niveaux mondial et régional.

ex. soit environ 0. mais il est possible de faire ressortir les changements dans la gestion des forêts publiques au cours des 15 dernières années (voir la figure 7. En outre. On a pu observer une réduction de la gestion publique des forêts et un accroissement de la gestion par le secteur privé en Europe (en grande partie du fait de la Fédération de Russie. les sociétés privées sont respectivement responsables de la gestion des forêts dans 58. Tendances Au niveau mondial. Il est probable que l’augmentation des forêts privées ait principalement concerné les forêts plantées plutôt que les forêts naturelles. du fait des hausses sensibles dans des pays comme la Chine et la Colombie. Un recentrage d’une gestion publique à une gestion par les communautés locales a été observé en Amérique du Sud. la superficie de forêts publiques gérée par des communautés locales reste très modeste dans cette région.Fonctions socio-économiques des ressources forestières 129 les communautés (7 pour cent). La raison à l’origine du repli des forêts privées en Amérique du Nord est un mouvement qui tend à privilégier la propriété publique des forêts aux Etats-Unis d’Amérique en conformité avec les stratégies de restauration et de conservation à long terme. entre 1990 et 2005 alors que la superficie forestière entre des mains privées a augmenté de 113 millions d’hectares ou presque 1. elle n’a que très peu augmenté en Afrique et elle a reculé en Amérique du Nord et centrale (figure 7. les entreprises et les institutions privées ne sont guère impliquées dans la gestion des forêts publiques mais. La propriété publique reste le régime de propriété prédominant dans toutes les régions et au niveau mondial.5).4). la superficie forestière relevant de la propriété publique a diminué de 141  millions d’hectares. En Amérique du Sud. la gestion communautaire des forêts publiques est très répandue en Amérique du Sud (p. Dans ces régions et sousrégions. l’évolution est plus subtile: la gestion par l’Etat et par les entreprises a diminué mais cela semble être lié à une réduction de la superficie forestière des pays ayant communiqué des informations (les données de la Chine manquaient) plutôt qu’à un rôle plus influent des communautés locales dans la gestion des forêts publiques. 30 et 14 pour cent des forêts publiques. puisqu’il s’agit du principal moyen d’acquérir un droit de propriété privée sur des forêts dans beaucoup de pays. où la gestion par le secteur privé est passée de zéro en 1990 à 137 millions d’hectares en 2005) et en Afrique. il est impossible d’examiner les tendances des différents types de propriétés privées. du fait de leur influence marquée dans des pays comme l’Australie. Les entreprises et les institutions privées sont particulièrement importantes dans quelques régions et sous-régions. en Inde et aux Philippines). Conclusions L’augmentation du nombre de pays ayant communiqué des informations par rapport à FRA 2005 est encourageante et indique peut-être que les pays prennent davantage conscience de l’importance de la collecte de données sur les régimes de propriété forestière pour servir de base à l’élaboration et la mise en œuvre de politiques et de législations. bien que la superficie de forêts relevant du domaine public ait reculé au cours des 15 dernières années.5  pour cent par an en moyenne. En raison du manque de données. En Asie. bien que le rôle des communautés locales ait augmenté en termes de pourcentage en Afrique. Enfin. selon les prévisions. au Brésil) et en Asie du Sud et du Sud-Est (p. on peut s’attendre à ce que des recentrages importants dans . En revanche. aussi bien en Asie qu’en Amérique du Sud. mais la deuxième option semble la plus probable dans bon nombre de cas. Il n’est pas possible de dire quelle part de la diminution de la superficie des forêts publiques s’explique par des changements de propriété ou par une réduction du total des superficies forestières. ex.3  pour cent par an. la superficie de forêts privées a augmenté au cours des 15 dernières années. Toutefois. Les changements les plus notables au niveau régional concernent la dévolution accrue des responsabilités de gestion du secteur public au secteur privé – notamment en Afrique centrale et en Fédération de Russie – et aux communautés locales en Amérique du Sud et en Asie du Sud-Est. Toutefois. comme l’Océanie. l’Indonésie ou encore ceux du Bassin du Congo. l’Asie du Sud et du SudEst ainsi que l’Afrique de l’Ouest et centrale. elles devraient l’être davantage à l’avenir en raison de la loi sur les concessions forestières introduite au Brésil en 2006.

2007h). Il s’agit. 1990-2005 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Amérique du Sud 0 200 400 (millions d’ha) 600 800 1 000 Publique 1990 Publique 2005 Privée 1990 Privée 2005 Note: L’Océanie n’est pas représentée en raison du faible niveau d’information disponible. la propriété et la gestion des forêts se poursuivent du fait de la réforme du régime forestier en Chine (en faveur de la propriété privée par des particuliers et des familles) et peut-être aussi en Amérique latine (au vu du rôle croissant du secteur privé au Brésil). impôt sur les sociétés et taxe sur les ventes). mais elles excluent les taxes générales collectées auprès de tous les secteurs de l’économie (p. Les pays ont aussi été priés d’exclure de leurs rapports les recettes et les dépenses des entreprises publiques (FAO. 25 Les paiements de transfert sont des paiements effectués par le gouvernement pour soutenir des activités forestières menées par des particuliers. En Afrique. le rôle de l’Etat demeure prédominant. RECETTES ET DÉPENSES PUBLIQUES Introduction Les dépenses publiques et le recouvrement des recettes issues de la foresterie sont des mesures des flux financiers entre le gouvernement et le secteur forestier. par exemple. et de subventions pour l’emploi.130 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 FIGURE 7. les recettes forestières sont définies comme englobant l’ensemble des taxes. . frais et redevances expressément perçus sur la production intérieure et le commerce de produits forestiers. de dons pour le reboisement et la gestion forestière. ex. Dans FRA 2010. Les dépenses publiques comprennent les dépenses liées aux activités sylvicoles par toutes les institutions publiques pertinentes et elles sont ventilées en dépenses opérationnelles et paiements de transfert25. droits. des entreprises ou des institutions ne relevant pas du secteur public. les outils et l’équipement. certains droits de gestion étant délégués aux entreprises privées dans les pays d’Afrique centrale dotés d’un couvert forestier élevé et aux communautés en Afrique de l’Est et australe.4 Tendances de la propriété publique et privée des forêts par région. chacun de ces types de dépenses étant lui-même divisé selon la source de financement (interne ou externe).

Les données sur les recettes forestières peuvent indiquer comment évoluent les avantages économiques du secteur forestier au fil du temps. le loyer ou le profit revenant à l’Etat en sa qualité de propriétaire des forêts). les paiements de transfert et les régimes fiscaux). mais il convient d’interpréter les comparaisons entre les pays avec circonspection car les recettes forestières peuvent être affectées par de nombreux facteurs. 2003). ex.5 Tendances de la gestion des forêts publiques par région. Les recettes forestières peuvent être interprétées de deux façons. Dans les pays où de vastes superficies de forêt appartiennent ou sont gérées par les pouvoirs publics et sont utilisées à des fins de production commerciale. notamment la valeur marchande réelle et potentielle des ressources forestières. ex. Il s’agit d’un indicateur plus large des avantages économiques générés par l’ensemble du secteur. Une interprétation plus générale est que les recettes forestières sont un indicateur de la contribution des activités forestières aux finances publiques. les politiques fiscales (p.Fonctions socio-économiques des ressources forestières 131 FIGURE 7. les dépenses publiques intervenant directement sur la gestion des forêts). en fonction des modalités de gestion forestière du pays. les objectifs de gestion forestière et l’aptitude des pouvoirs publics à recouvrer les recettes (FAO. qui est particulièrement utile lorsqu’il est comparé aux dépenses publiques pour faire ressortir le flux financier net entre les pouvoirs publics et le secteur de la foresterie. l’action directe (p. En gros. les recettes forestières peuvent être un indicateur des avantages économiques découlant de la gestion des forêts (c’est-à-dire le revenu. les gouvernements ont quatre sortes d’instruments pour mettre en œuvre les politiques publiques: les règlements. et les activités . Les dépenses publiques en foresterie constituent un indicateur partiel du niveau d’influence des pouvoirs publics sur les activités forestières d’un pays. 1990-2005 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Amérique du Sud 0 200 400 600 (millions d’ha) 800 1 000 Administration publique 1990 Administration publique 2005 Entreprises et institutions privées 1990 Entreprises et institutions privées 2005 Communautés 1990 Communautés 2005 Autre 1990 Autre 2005 Note: L’Océanie n’est pas représentée en raison du faible niveau d’information disponible.

mais c’est un indicateur légèrement meilleur du montant de l’intervention des pouvoirs publics dans le secteur et des principaux instruments dont se servent les gouvernements pour tenter d’influencer les activités forestières.6  milliards de dollars EU. il y a une sous-estimation du total de l’aide étrangère apportée au secteur. les informations recueillies sur les dépenses publiques indiquent la somme que les pouvoirs publics consacrent aux différents types d’instruments susvisés. Le total des recettes forestières en 2005 s’est élevé à 14.132 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 afin de faciliter ou de promouvoir un changement de comportement (p. Par conséquent. L’intention dans FRA 2010 était d’exclure les recettes et dépenses liées à l’action directe de toutes les données fournies par les pays. La ventilation de ces informations en «dépenses opérationnelles» et «paiements de transfert» donne une indication sommaire de l’importance relative qui est accordée à la réglementation et à la facilitation (dépenses opérationnelles) d’une part et aux paiements de transfert d’autre part. Situation Les estimations relatives aux recettes forestières et aux dépenses publiques ont été recueillies pour les années 2000 et 2005 et les chiffres pour 2005 sont repris dans les tableaux 7. de l’action directe26. l’Australie. Par conséquent. de sorte que ces informations donnent une indication grossière de la façon dont les pouvoirs publics tentent de brider les comportements (c’est-à-dire au moyen de règlements) plutôt que des efforts qu’ils fournissent en vue d’encourager certains types de comportement grâce à des incitations financières (c’est-à-dire avec des paiements de transfert). Ainsi. dans une certaine mesure. . Parmi les pays ayant des superficies forestières importantes et qui n’ont pas été en mesure de fournir la totalité de ces informations.2 et 7. il fournit des informations utiles sur certains des aspects économiques des progrès des pouvoirs publics vers une gestion durable des forêts et il convient de l’interpréter dans ce contexte plutôt que comme une mesure des produits du secteur. mais nombre d’entre eux ont fourni au moins une partie des informations. des sociétés forestières publiques) ou plus directement par le biais de l’administration chargée des forêts (p. ex. il comprend uniquement le financement fourni aux gouvernements. la fonction publique). Le montant total du financement provenant de sources externes donne une indication partielle du montant de l’aide au développement consacré à la foresterie.10  dollars EU par mètre cube de bois 26 La mesure dans laquelle les dépenses d’action directe sont comprises dans les données recueillies pour FRA 2010 dépend de la question de savoir si les pays mettent en œuvre ce type d’interventions par le biais d’entreprises ou d’entités publiques (p. le Canada. tandis que les figures  7. les pays ayant communiqué des données sur le recouvrement des recettes comptant pour 79  pour cent de la superficie forestière mondiale et ceux ayant soumis des données sur les dépenses publiques représentant 64 pour cent de cette superficie. mais il n’a pas été facile de décrire cet élément dans les définitions utilisées pour FRA 2010 et il est probable que certains pays ont inclus ce genre de dépenses dans leurs réponses. Il n’englobe ni l’assistance en nature ni l’aide au développement fournies par l’intermédiaire d’institutions non gouvernementales.6 et 7.7 indiquent les recettes forestières et les dépenses publiques par hectare de forêt par pays. la République démocratique du Congo. ex. ces chiffres ne présentent qu’une estimation partielle des recettes et des dépenses mondiales en foresterie. la Finlande. on citera l’Allemagne. ex. l’Indonésie et la Nouvelle-Zélande. Comme indiqué plus haut. Plus de 100  pays ont fourni cette information. la France. ces informations ne constituent qu’un indicateur partiel des investissements et de la rentabilité des investissements dans la gestion forestière d’un pays. Toutefois. programmes et projets relatifs aux forêts. En outre. A l’exception des régimes fiscaux préférentiels et. L’information concernant les sources de financement pour les dépenses publiques donne une indication de la dépendance des pays de l’aide étrangère pour la mise en œuvre de leurs politiques.3. les actions de sensibilisation).60  dollars EU par hectare ou 6. il est probable que les dépenses consacrées à la réglementation soient beaucoup plus élevées que les dépenses destinées à la facilitation. ce qui équivaut à environ 4. mais les pays ayant communiqué des données représentent une part considérable des ressources forestières mondiales.

le Maroc et la République du Congo) comptent pour environ les deux tiers de la collecte de revenus signalée en Afrique.67  dollar EU par hectare en moyenne.96 16.15 30. La seule région où ce chiffre est beaucoup plus élevé est l’Océanie.26 7. s’élevant en tout à 285  millions de dollars EU seulement. le recouvrement de recettes par mètre cube de production 27 Tous les chiffres par hectare et par mètre cube ont été calculés en divisant le total des recettes ou des dépenses par la superficie forestière ou par le volume de production dans les pays ayant communiqué des informations sur les recettes et les dépenses.51 0.24 26.24 4.34 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale1 Océanie Amérique du Sud Monde 31 22 20 14 7 7 101 Notes: 1 Pour les Etats-Unis d’Amérique. De même. ces chiffres reprennent les chiffres des recettes 2000 (chiffres non disponibles pour 2005).50 12.28 0.45 16.60 dollars EU.80 6.85 18. soit 0. TABLEAU 7.47 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 26 22 28 13 6 8 103 produit27. 2005  Région Disponibilité des informations Nombre de pays % de la superficie forestière totale 63 88 89 90 20 76 79 Total millions de $EU 285 2 846 5 420 2 620 146 3 290 14 607 % 2 19 37 18 1 23 100 Recettes forestières en 2005 Recettes par ha ($EU) Recettes par m3 ($EU) Superficie Superficie Extraction totale publique totales 1 5 6 4 4 5 5 1 7 6 6 23 6 6 1.Fonctions socio-économiques des ressources forestières 133 TABLEAU 7.31 13. Cela tient au fait qu’en Papouasie-Nouvelle-Guinée. En outre. le gouvernement perçoit une quantité considérable de recettes forestières mais la majeure partie de la forêt appartient à des propriétaires traditionnels.21 0.35 9.09 Ajustées2 6.3 Dépenses publiques consacrées à la foresterie par région. où le recouvrement des recettes est très faible.46 5.92 17.40 5. 2005 Région Disponibilité des informations Nombre de pays % de la superficie forestière totale 46 51 94 55 16 73 64 Dépenses publiques consacrées à la foresterie en 2005 Total millions de $EU 625 6 766 5 137 6 303 15 166 19 012 % 3 36 27 33 0 1 100 Dépenses par ha ($EU) Superficie totale 2.56 33. de sorte que l’on obtient des chiffres similaires de recettes par hectare dans chaque région.39 3. 2 Sans compter la production de bois de feu et la production tirée des forêts privées (sur la base de la part de la superficie forestière totale).33 10. Si l’on suppose que la majeure partie des recettes forestières sont issues de l’utilisation des ressources forestières publiques. ce qui suggère que le recouvrement des recettes par les autres pays de la région ayant fourni des informations est extrêmement faible. . La seule exception de taille est celle de l’Afrique. la moyenne mondiale du recouvrement des recettes par hectare est légèrement supérieure à 5. Le recouvrement des recettes dans les différentes régions a été plus ou moins proportionnel à leurs superficies forestières respectives.04 22.31 Superficie publique 2.85 43. trois pays (le Cameroun.72 5.09 5.2 Recouvrement des recettes forestières par région.

7 Dépenses publiques consacrées à la foresterie par pays. 2005 ($EU/ha) <1 1–5 5–10 > 10 Pas de données FIGURE 7.6 Recouvrement des recettes forestières par pays. 2005 ($EU/ha) <1 1–5 5–10 > 10 Pas de données .134 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 FIGURE 7.

L’Europe affiche aussi un pourcentage relativement élevé de financement externe. Ce faible niveau s’explique par la dominance de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et du Brésil dans le calcul des moyennes régionales.4 Sources et utilisation des dépenses publiques consacrées à la foresterie par région. c’est l’Afrique qui enregistre la plus forte contribution d’aide extérieure aux dépenses publiques en foresterie. Le total des dépenses publiques consacrées à la foresterie en 2005 dépassait tout juste 19  milliards de dollars EU.2) sont très imprécis. Si l’on devait exclure la Fédération de Russie. Comme on pouvait s’y attendre. ce n’est donc pas une estimation très fiable des investissements dans la gestion forestière des forêts publiques. les paiements de transfert comptant pour environ 43 pour cent TABLEAU 7. Toutefois. Cela tient au fait qu’une partie des dépenses publiques en foresterie dans les Etats membres de l’Union européenne provient d’un fonds commun géré par la Commission européenne. car le montant exact de la production issue des forêts publiques n’était pas demandé dans FRA 2010. Là encore. mais les dépenses par hectare sont beaucoup plus élevées en Asie et en Amérique centrale et du Nord. ces chiffres (repris dans la dernière colonne du tableau 7. Le tableau  7.26 par hectare). ce qui donne de très faibles dépenses par hectare. en Europe et en Amérique du Nord et centrale.2 ci-dessus car certains pays n’ont pas communiqué le détail de leurs dépenses publiques. Les dépenses publiques consacrées à la foresterie en Afrique sont relativement faibles mais elles sont encore plus basses en Océanie (0. Dans le cas de la PapouasieNouvelle-Guinée.31 dollars EU.Fonctions socio-économiques des ressources forestières 135 de bois est plus élevé si la production de bois de feu est exclue et il est supposé que ces recettes proviennent principalement de la production des forêts publiques. Le chiffre pour l’Europe est plus bas que la moyenne mondiale en raison de l’inclusion de la Fédération de Russie dans cette région (laquelle affiche une vaste superficie forestière mais des dépenses par hectare relativement faibles).4 indique les sources de financement (internes et externes) et les usages des dépenses publiques consacrées au secteur forestier en 2005. l’essentiel de ces dépenses intervenant en Asie. le total des dépenses divisé par la superficie des forêts publiques donne une estimation de dépenses plus élevée par hectare (avec une moyenne mondiale de 9. la majorité des dépenses publiques en foresterie proviennent de sources internes et le montant du financement externe n’est que de 699 millions de dollars EU. Les dépenses moyennes par hectare s’élevaient à 7.47 dollars EU par hectare). le faible niveau des chiffres per hectare peut aussi s’expliquer par le fait que la plupart des superficies forestières sont sous le régime de la propriété privée (communautaire). les dépenses par hectare dans le reste de l’Europe seraient très élevées (30. certaines de ces dépenses servent à soutenir la foresterie dans le secteur privé ou à financer l’administration et d’autres activités de réglementation. Toutefois.51 dollar EU par hectare) et en Amérique du Sud (0. car ces deux pays ont des surfaces forestières relativement vastes.95 dollars EU par hectare). . s’il est supposé que la majorité des dépenses publiques sont consacrées à la gestion des forêts domaniales. La répartition des dépenses entre dépenses opérationnelles et paiements de transfert varie beaucoup d’une région à l’autre. soit environ 4 pour cent du total. 2005 Région Dépenses publiques consacrées à la foresterie en 2005 Dépenses opérationnelles (millions de $EU) Internes Afrique Asie Europe Amérique Océanie Amérique du Nord et centrale Monde 418 1 699 2 266 5 505 15 98 10 001 Externes 122 12 151 30 1 5 321 Total 541 1 712 2 417 5 535 15 103 10 323 Paiements de transfert (millions de $EU) Internes 31 4 999 1 468 751 0 60 7 309 Externes 53 43 263 17 0 2 378 Total 84 5 041 1 731 769 0 63 7 687 Financement externe (%) 28 1 10 1 4 5 4 Paiements de transfert (%) 13 75 42 12 0 38 43 Note: Les totaux sont inférieurs à ceux indiqués dans le tableau 7. avec 175 millions de dollars EU (28 pour cent du total). Comme il ressort du tableau.

6 milliards $EU) (%) 100 90 80 70 60 50 40 30 Ni au m oy en de re u co t en de e ec tt es = 0 $E U ha Suède République de Corée Turquie Ukraine Malaisie r pa 6 4. le dernier groupe de 24 pays collecte 65 pour cent de toutes les recettes forestières communiquées. Cela tient à divers facteurs.8 Répartition du recouvrement des recettes forestières au niveau mondial. Ces courbes ont été calculées séparément pour les pays ayant communiqué des chiffres de recouvrement des recettes et de dépenses publiques et elles sont illustrées aux figures 7.136 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 de toutes les dépenses au niveau mondial. Les paiements de transfert sont relativement élevés en Asie. en Europe et en Amérique du Sud. A eux tous. Ce groupe comprend bon nombre des pays ayant des superficies forestières importantes. A commencer par le Brésil. sr vr em Brésil Inde Etats-Unis d’Amérique Indonésie Canada ve 20 10 Fédération de Russie 0 10 20 30 40 Chine 50 60 70 80 90 100 Agrégat de la superficie forestière (total = 3. 2005 Agrégat du recouvrement des recettes (total = 14. Dans 29 autres. ces pays comptent pour environ 35 pour cent du recouvrement des recettes et 60 pour cent de la superficie forestière.8 et 7. la Fédération de Russie et les Etats-Unis d’Amérique. Pour prouver cet écart. le recouvrement des recettes forestières est compris entre 1 et 5  dollars EU par hectare. les recettes perçues se montent à moins de 1 dollar EU par hectare. FIGURE 7. l’Indonésie. la répartition du recouvrement des recettes montre que très peu de recettes forestières sont perçues dans 46  pays qui représentent environ 20  pour cent de la superficie forestière (de tous les pays ayant communiqué des données sur le recouvrement des recettes). Dans ces pays.2 milliards d’ha) (%) .9.8. Ces pays (dont bon nombre se trouvent en Europe) représentent les 20 pour cent restants de la superficie forestière et enregistrent des niveaux de recouvrement des recettes de plus de 5 dollars EU par hectare. mais beaucoup plus faibles dans les trois autres régions. Dans la figure 7. Toutes les données recueillies indiquent une variation considérable d’un pays à l’autre entre les recettes collectées et les dépenses publiques par hectare de forêt. comme le Canada. des courbes de Lorenz ont été tracées afin de mettre en évidence la répartition des recettes collectées et des dépenses publiques pour l’ensemble des ressources forestières mondiales. y compris à la différence entre les types de forêt dans les différents pays mais aussi à leur différent degré de développement économique (les pays les plus développés sont généralement en mesure de consacrer davantage de ressources au secteur forestier que les pays les plus pauvres). Cela s’explique sans doute en partie par les dépenses pour soutenir l’établissement des forêts plantées et par le plus grand nombre de forêts privées dans beaucoup de pays de ces régions.

République de Corée et Etats-Unis d’Amérique) ressortent nettement de ce groupe et comptent pour la majeure partie des dépenses publiques en foresterie. Un deuxième groupe de 33 pays consacre 1 à 10 dollars EU par hectare à la foresterie.6 milliards d’ha) (%) Ainsi.9 Répartition des dépenses publiques consacrées à la foresterie au niveau mondial. où les dépenses publiques consacrées au secteur forestier s’élèvent à un peu moins de 0. c’est la Fédération de Russie qui détient la superficie forestière la plus importante. très peu de recettes sont perçues sur environ 20  pour cent de la superficie forestière tandis qu’à l’opposé. Le pays qui ressort le plus dans ce groupe est le Brésil. 31 $E pa rh a Italie République de Corée U Chine = es de s u m Etats-Unis d’Amérique Agrégat de la superficie forestière (total = 2. quelques pays (Chine.10.10 dollar EU par hectare. pour résumer. Dans ce groupe. Italie. Pour mettre en évidence les flux nets de financement entre les gouvernements et le secteur forestier. Entre ces deux extrêmes.0 milliards $EU) (%) 90 80 70 60 50 40 30 20 10 Brésil 0 10 20 30 40 Fédération de Russie 50 60 70 80 90 100 v Ni ea e oy n p dé en s 7. La répartition des dépenses publiques consacrées à la foresterie (figure 7. Ces pays comptent pour une part supplémentaire de 40 pour cent de la superficie forestière et 12 pour cent de toutes les dépenses. Un groupe de pays beaucoup plus restreint a fourni des chiffres à la fois pour les recettes et . les dépenses publiques ont été soustraites des recettes forestières dans les pays ayant communiqué ces deux chiffres et les résultats au niveau mondial sont repris dans la figure 7. Là encore.9) indique des écarts encore plus grands entre les pays. la majeure partie des recettes forestières sont collectées d’un autre cinquième de la superficie forestière où le recouvrement des recettes par hectare est très élevé. Vingt-sept pays ont consacré moins de 1 dollar EU par hectare au secteur forestier. Comme le montrent les figures ci-dessus. il existe de vastes écarts dans le recouvrement des recettes et les dépenses publiques en foresterie et cette variation est encore plus marquée lorsque les deux jeux de données sont agrégés (car certains pays perçoivent beaucoup de recettes et dépensent très peu alors que d’autres font l’inverse).Fonctions socio-économiques des ressources forestières 137 FIGURE 7. Le dernier groupe de 43  pays compte pour 25  pour cent de la superficie forestière mais pour environ 88 pour cent de toutes les dépenses publiques consacrées à la foresterie. le recouvrement des recettes par hectare est proche de la moyenne mondiale. dans les 60 pour cent restants de la surface forestière. ce qui représente moins de 1 pour cent de toutes les dépenses publiques consacrées à la foresterie mais 35 pour cent de la superficie forestière. 2005 100 Agrégat des dépenses publiques (total = 19.

0 -6. un taux de recouvrement plus élevé des taxes forestières sur les autres biens et services fournis par les forêts.4 1. Un nombre réduit de pays ont fourni cette information pour les deux années considérées et ces tableaux comparent uniquement les chiffres des pays ayant communiqué des données pour les deux années. représentant 47% de la surface forestière).8  milliards de dollars EU.6 Chine Etats-Unis d’Amérique 54 pays consacrent plus de dépenses au secteur forestier qu’ils n’en perçoivent de recettes (53% de la superficie forestière des pays ayant communiqué des chiffres de recettes et de dépenses).4 0.2 1.0 -12. Toutefois.9 1.0 3.1 milliards $EU. les gouvernements dépensent plus dans le secteur forestier qu’ils n’en collectent de recettes.138 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 les dépenses publiques (78 pays. Le total des dépenses nettes dans ces pays se monte à 11. puisqu’il y a 48 pays entre les EtatsUnis d’Amérique et le Brésil qui sont proches d’une valeur de zéro pour l’agrégat net de leurs recettes et leurs dépenses.0 -2. En gros.6 0.10.0 4.0 -1.1 0.0 -8.0 5.7 0. 2005 8.0 -11.0 -5.0 Part de l’agrégat net des recettes ou dépenses (en milliards de $EU) 7.0 -10.1 1.3 milliards $EU. Ces chiffres ne sont pas ajustés FIGURE 7. peut-être. 24 pays consacrent moins de dépenses au secteur forestier qu’ils n’en perçoivent de recettes (Pays ayant communiqué des chiffres de recettes et de dépenses. l’essentiel des recettes nettes ou des dépenses nettes est intervenu dans un petit nombre de pays significatifs mais. Cela ressort clairement de la figure 7.8 0. Le tableau 7.0 0. Suède Malaisie Brésil Agrégat de la superficie forestière (en milliards d’ha) .0 6.0 0.5 0. Le total des recettes nettes dans ces pays se monte à 7. comme on l’a vu plus haut. Toutefois.0 1. les revenus et dépenses s’équilibrent plus ou moins. dans une grande majorité de pays.6 milliard d’hectares ou 40 pour cent de la superficie forestière mondiale) et le total des flux nets de financement dans ces pays dégage des dépenses nettes de 3.0 0.3 0. les deux tiers de ces pays (ou un peu plus de la moitié de la superficie forestière) ont consacré plus de dépenses au secteur forestier qu’ils n’en ont perçu de recettes.5 1.6 pour cent par an en moyenne). ce qui suggère qu’en moyenne. ils donnent une indication générale de l’évolution tendancielle des recettes et des dépenses publiques dans le secteur forestier pour les différentes régions et au niveau mondial. La production industrielle de bois rond n’a que légèrement augmenté durant cette période (d’environ 8 pour cent). Tendances Les changements intervenus dans les recettes forestières et les dépenses publiques consacrées à la foresterie (entre 2000 et 2005) sont illustrés dans les tableaux 7. couvrant 1. donc la majeure partie de cette hausse s’explique par des niveaux plus élevés de charges forestières (par unité de production) et.0 -3.6.3 1.5 montre que les recettes forestières ont augmenté d’environ 44 pour cent entre 2000 et 2005 (soit une croissance d’environ 7.5 et 7.2 0.0 -9.10 Recettes et dépenses publiques nettes en foresterie.0 -7.0 2.0 -4.0 1.

9 17.3 8. 2000-2005 Région Pays ayant soumis des données pour les deux années Nombre % de la superficie forestière 36 51 13 44 16 71 40 Dépenses publiques consacrées à la foresterie 2000 (millions de $EU) 361 2 969 2 792 5 382 10 148 11 663 2005 (millions de $EU) 578 6 727 3 994 5 910 14 160 17 383 Taux de changement (%) total 60.3 pour cent par an).7 42.1 par an -3.5 Tendances du recouvrement des recettes forestières par région. dans des proportions analogues à la hausse du recouvrement des recettes (49 pour cent du total ou 8.9 7. où la collecte des recettes est tombée de 143  millions de dollars EU en 2000 à 16  millions de dollars EU en 2005.8 40. toutes les régions ont augmenté leur taux de recouvrement des recettes. La très forte progression observée en Europe s’explique essentiellement par des hausses en Suède et dans la Fédération de Russie.1 126. Le tableau 7.1 9.8 0.5 8.3 26.8 7.6 montre que les dépenses publiques dans le secteur forestier ont aussi augmenté entre 2000 et 2005. TABLEAU 7. sauf l’Afrique.2 7.1 1. Les deux régions qui affichent des hausses TABLEAU 7.6 43. Dans ces deux pays.6 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 25 20 19 9 7 5 85 Note: Les Etats-Unis d’Amérique ont seulement communiqué des données pour 2000 et sont donc exclus de ce tableau. on observe de modestes augmentations en Amérique du Sud. le repli observé dans le recouvrement des recettes est entièrement attribué au Gabon. Au niveau régional.3 4.3 44.6 Tendances des dépenses publiques consacrées à la foresterie par région.9 7.1 48.7 49. du Nord et centrale et des augmentations proches de la moyenne mondiale en Europe et en Océanie. où la production n’a guère augmenté entre les deux années de référence et où l’augmentation du taux de recouvrement n’a été que modeste. malgré un accroissement de la production.7 74.9 7. La hausse relativement faible observée en Amérique du Nord et en Amérique centrale est en grande partie imputable au Canada.Fonctions socio-économiques des ressources forestières 139 pour tenir compte de l’inflation mais ils indiquent que le taux de recouvrement des recettes forestières a été supérieur au taux d’inflation (c’est-à-dire qu’il a augmenté en termes réels).0 par an 9. Si l’on exclut le Gabon. En Afrique.5 4.4 1. 2000-2005 Région Pays ayant soumis des données pour les deux années Nombre % de la superficie forestière 58 72 88 45 20 67 66 2000 (millions de $EU) 326 1 981 3 104 1 231 103 2 213 8 957 Recettes forestières 2005 (millions de $EU) 273 2 510 5 410 1 289 146 3 282 12 910 Taux de changement (%) total -16. Au niveau régional.9 11.3 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 20 19 24 8 4 6 81 . la production de bois rond industriel a augmenté mais le niveau moyen de recouvrement des recettes par mètre cube a aussi augmenté (sensiblement dans le cas de la Fédération de Russie). la plupart des autres pays de cette région ont légèrement augmenté les recettes collectées.

Toutefois.6 ne sont pas directement comparables.7 milliards de dollars EU (31 pour cent des dépenses totales) en 2000 à 7. . qui ont enregistré de fortes augmentations des dépenses publiques en foresterie. la tendance mondiale des dépenses nettes ou des recettes nettes en 2000 est comparable à celle qui est illustrée à la figure 7. Ils impliquent que les dépenses publiques ont davantage augmenté que l’encaissement des recettes et qu’au niveau mondial. Les paiements de transfert sont passés de 3. l’appui que les pouvoirs publics accordent à l’établissement de forêts plantées. Toutefois. Dans une certaine mesure. dans la plupart des pays. on enregistre aussi une légère augmentation du financement externe destiné à la foresterie en Afrique. de sorte qu’ils ne peuvent être interprétés utilement qu’au niveau des pays. Conclusions Compte tenu des énormes écarts entre les pays. les dépenses publiques en foresterie sont plus élevées que l’encaissement des recettes provenant du secteur. hormis ces augmentations en termes de volume. Le financement de sources internes comme externes a augmenté entre 2000 et 2005. la hausse est principalement imputable au Maroc et à l’Afrique du Sud. Dans ce dernier cas. cela peut s’expliquer par des changements dans le régime de propriété des forêts et. Ainsi. le montant total des paiements de transfert a augmenté dans toutes les régions (et cette augmentation a été proportionnelle au total dans toutes les régions sauf en Europe). ce niveau de soutien est généralement assez modeste. Le changement le plus intéressant concernant les données relatives aux dépenses publiques concerne le recentrage des dépenses vers les paiements de transferts que l’on a pu observer entre 2000 et 2005. alors qu’il a diminué dans toutes les autres régions. ces chiffres varient beaucoup d’un pays à l’autre. En Afrique. Toutefois.7 milliards de dollars EU (43 pour cent du total) en 2005. Cette évolution est conforme à la tendance générale observée dans l’administration publique de nombreux pays ces dernières années. cela s’explique par de fortes hausses des paiements de transfert dans quelques pays (probablement du fait d’un accroissement du soutien des pouvoirs publics en faveur de l’établissement de forêts plantées). car les données communiquées par certains pays apparaissent dans l’un mais pas dans l’autre (p. à quelques exceptions près. ainsi que l’industrie forestière) et elle est probablement consacrée aux usages commerciaux et productifs des ressources forestières. où les gouvernements tendent à assumer un rôle direct moindre dans la fourniture des services pour se concentrer davantage sur la facilitation et la prestation de services par le biais de partenariats avec le secteur privé.5 et 7. Une deuxième observation est que les dépenses publiques consacrées à la foresterie se détournent progressivement des dépenses opérationnelles pour privilégier les paiements de transfert. comme indiqué plus haut. En outre. les chiffres appuient quatre observations générales concernant la situation et les tendances du taux de recouvrement des recettes forestières et des dépenses publiques dans le secteur. En outre. L’examen des données nationales montre que les dépenses nettes ou les recettes nettes dans chaque pays ont généralement augmenté entre les deux années et que. l’écart entre les dépenses publiques et le recouvrement des recettes s’est creusé de 2000 à 2005 (c’est-à-dire que les dépenses nettes ont augmenté). la majeure partie de l’investissement dans la gestion des forêts provient du secteur privé (y compris les communautés locales et les particuliers. cette modeste augmentation du financement externe est principalement intervenue en Europe et elle résulte très probablement de l’élargissement de l’Union européenne (qui donne accès au fonds commun de l’Union européenne à un plus grand nombre de pays).10. Toutefois. ex.140 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 notables sont l’Afrique et l’Asie. plus particulièrement. Les tableaux 7. Afrique du Sud et EtatsUnis d’Amérique). cela suggère aussi que le rôle des administrations forestières évolue peu à peu et s’éloigne d’une action directe et réglementaire du secteur pour adopter une approche de facilitation et d’appui aux acteurs non étatiques. En outre. La première observation est que. mais la part du financement externe dans le total des dépenses publiques est plus ou moins inchangée (3  pour cent en 2000 et 4  pour cent en 2005). toute conclusion dégagée de l’interprétation de ces chiffres sera probablement très générale et ne s’appliquera pas à beaucoup de pays.

si on les compare à d’autres services publics) soit que les administrations forestières parviennent mal à faire prendre conscience aux décideurs des pouvoirs publics du rôle important des forêts et de la foresterie. toutes les forêts appartiennent à l’Etat). ces chiffres ont été utilisés pour les totaux dans l’analyse et sont repris dans les tableaux présentés ici. Enfin. A l’exception de la République démocratique du Congo. la hausse en termes de dépenses publiques nettes consacrées à la foresterie n’est que modeste dans la plupart des pays. et du fait que la valeur des extractions de bois de feu est généralement faible. cela suggère que les dispositifs d’administration forestière en place en Afrique sont peut-être inefficaces. la région qui semble très différente des autres est l’Afrique (tant au plan régional qu’au plan national). le Canada. C’est là un développement positif mais. 28 Certains pays ont uniquement fourni des informations pour la valeur des extractions de bois de feu ou de bois rond industriel (p. Compte tenu de ce constat.7)28. pour obtenir des investissements publics accrus dans le secteur. ces chiffres traduisent certaines des contraintes générales imposées au développement en Afrique.Fonctions socio-économiques des ressources forestières 141 Si l’on compare 2000 et 2005. les pays ont seulement été invités à donner la valeur obtenue pour 2005. Le recouvrement des recettes et les dépenses publiques sont relativement faibles en Afrique et la région dépend beaucoup de l’aide extérieure. les chiffres exprimant la valeur des extractions de bois sont des moyennes quinquennales. qui sont fréquemment récoltés par les populations riveraines pauvres). Nombre de pays ont répondu pour le bois rond industriel mais beaucoup moins ont fourni des données sur la valeur des extractions de bois de feu. Cela suggère soit que ces bénéfices ne sont pas particulièrement importants (p. Comme les informations sur les PFNL sont souvent limitées. Dans une certaine mesure. bien souvent. Dans de tels cas. VALEUR DES EXTRACTIONS DE BOIS ET DE PRODUITS FORESTIERS NON LIGNEUX Introduction La valeur des extractions de bois et de PFNL est un indicateur de la contribution des forêts et des terres boisées aux économies nationales et c’est l’indicateur des avantages socio-économiques qui est généralement le plus facile à quantifier et à interpréter. la Chine et la Malaisie ont uniquement communiqué des données sur ce dernier point) et n’indiquent pas de total sur le questionnaire FRA. l’encaissement des recettes et les dépenses publiques ont tous deux augmenté en termes réels (c’es-à-dire par des montants supérieurs au niveau d’inflation). Situation L’information sur la valeur totale des extractions de bois communiquée pour 2005 a été fournie par 112 pays couvrant 85 pour cent de la superficie forestière totale (voir le tableau 7. ex. même si. de 1998 à 2002 pour 2000 et de 2003 à 2007 pour 2005. mais les administrations forestières semblent incapables de s’imposer face aux autres pressions exercées sur le financement public. ils ne parviennent pas à refléter la contribution très importante que la production et l’autoconsommation peuvent apporter aux moyens d’existence locaux. ils sous-entendent aussi que les gouvernements n’ont que très peu d’intérêt ou de capacités pour appuyer le secteur. les données collectées pour FRA 2010 donnent une indication raisonnable de la valeur des extractions de bois aux niveaux mondial et régional. comme on l’observe plus haut. soit la moyenne de 1988 à 1992 pour 1990. Les pays ont aussi été priés de fournir cette information en la ventilant entre bois rond industriel et bois de feu. la majorité des dépenses publiques régionales en foresterie est destinée à des dépenses opérationnelles. Pour compenser les fluctuations annuelles dans les volumes extraits et leur valeur. la plupart des pays n’ayant pas fourni cette information ont une production de bois relativement modeste. Toutefois. Les bénéfices non marchands des forêts sont souvent soulignés dans les débats politiques forestiers. de sorte que l’intérêt que le gouvernement porte au secteur et son niveau de participation ont augmenté. ex. Ces chiffres fournissent aussi des indications sur la contribution du secteur à la réduction de la pauvreté (notamment dans le cas des PFNL. . Sachant qu’en théorie la majorité des ressources forestières de cette région appartiennent toujours à l’Etat ou demeurent sous son contrôle (dans nombre de ces pays.

les plantes ornementales. . En ce qui concerne les produits d’origine animale. certains pays ont fourni des données sur la valeur de leur production de beurre de karité. on a obtenu davantage de données sur la valeur des produits végétaux que sur celle des produits d’origine animale (hormis dans les pays de l’OCDE).9 milliards de dollars EU. puis en Asie de l’Est. des variations régionales et de l’importance relative des PFNL par rapport aux extractions de produits ligneux. en Afrique et en Asie de l’Ouest et centrale. puis raffiné et classé (selon différents niveaux de qualité) avant d’être commercialisé. En général. 2005 Région Bois de feu Nombre de pays ayant soumis des données Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 23 13 26 3 2 5 72 % de la superficie forestière 32 24 96 53 1 67 57 Bois rond industriel Nombre de pays ayant soumis des données 25 22 29 8 6 12 102 % de la superficie forestière 46 74 96 98 98 93 84 Total Nombre de pays ayant soumis des données 33 24 29 8 6 12 112 % de la superficie forestière 50 73 96 98 98 93 85 Un total de 85 pays. lequel est obtenu par le traitement des graines du Butyrospermum parkii. L’un d’eux tient au fait que l’évaluation demandait la valeur de la production primaire (c’est-à-dire sans tenir compte du revenu des traitements intervenant en aval à l’extérieur de la forêt). en fonction des types de produits considérés. Le tableau  7. Compte tenu de ces problèmes d’évaluation. on a obtenu plus d’informations sur la valeur des extractions de miel et de cire d’abeille. 15 pour cent venait des PFNL et 14 pour cent du bois de feu. et les plantes médicinales et aromatiques. Le cas du miel sauvage constitue un autre exemple. Un autre problème réside dans le fait que nombre de pays n’ont communiqué que la valeur de leurs cinq à dix PFNL les plus importants et ils n’ont pas fourni d’estimations de la valeur totale de tous les PFNL produits dans le pays. mais dans nombre de cas. Aux niveaux régional et sous-régional. Ainsi. les chiffres relatifs à la valeur des extractions de PFNL sont très imprécis et pourraient constituer des surestimations ou des sous-estimations importantes. les pays ont communiqué des données concernant les valeurs des produits semi-transformés (lesquelles sont sensiblement plus élevées pour couvrir les frais de transport et de main-d’œuvre). environ 71 pour cent de ce total provenait du bois rond industriel. Il convient de noter que l’évaluation de la valeur des extractions de PFNL pose un certain nombre de problèmes.142 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 7. représentant 77 pour cent de la superficie forestière mondiale. Les catégories de produits végétaux pour lesquelles les informations étaient les plus nombreuses étaient les aliments. les exsudats. La plupart des pays ont uniquement rapporté la valeur des PFNL qui sont utilisés commercialement et n’ont pas estimé la valeur de ceux qui sont principalement destinés à l’autoconsommation. en Océanie. puisqu’il est récolté dans les forêts. de leurs utilisations et des différentes méthodologies employées pour en estimer la valeur. au lieu d’évaluer la seule valeur des graines. en Amérique du Sud. ils donnent une indication très grossière de l’importance des différents produits. ont fourni des données sur la valeur des extractions de PFNL (en adoptant la même méthodologie que celle décrite dans l’évaluation quantitative au chapitre 5).7 Nombre de pays ayant communiqué la valeur de leurs extractions de bois par région. le taux de réponse le plus élevé (sur la base de la superficie forestière des pays ayant communiqué des données) est obtenu en Amérique du Nord. Beaucoup de pays ont fourni des données relatives à la valeur en se basant sur cette dernière valeur marchande. en Asie du Sud-Est. en Europe.8 montre que la valeur totale des extractions de produits forestiers en 2005 était de 121. Néanmoins.

Tout d’abord. l’essentiel de la valeur des extractions concerne trois régions: l’Asie. Deuxièmement.0 3.4 0 1.5 milliards de dollars EU. Parmi les producteurs importants ayant des valeurs de bois rond industriel relativement faibles figurent le Brésil et la Russie.11. puisque la valeur du bois rond issu des forêts plantées est généralement faible comparée à la production issue de forêts naturelles. l’Europe et l’Amérique du Sud) aient des valeurs unitaires relativement faibles. La valeur des extractions de bois de feu est particulièrement importante en Asie et en Afrique (même si le chiffre communiqué est sans doute sous-estimé dans bon nombre des autres régions).5 1.1 6.Fonctions socio-économiques des ressources forestières 143 Au niveau régional.9 met en évidence l’importance relative des différents PFNL (en termes de valeur des extractions) aux niveaux mondial et régional29. La variation entre les valeurs moyennes (ou le prix) des extractions de bois rond industriel est aussi intéressante et est illustrée à la figure 7. l’Europe et l’Amérique du Nord et centrale.7 86. ces trois régions comptent pour 87 pour cent de la valeur totale des extractions. car la valeur des «autres produits végétaux ou animaux» (outre les dix premiers produits) n’est pas indiquée ici. le mélange des espèces peut expliquer une partie des écarts (p. Au niveau régional. le bois rond industriel représente l’essentiel de la valeur des extractions.4 1. En Amérique du Nord et centrale. La valeur moyenne du bois rond industriel varie d’un pays à l’autre (et elle peut aussi varier au sein même d’un pays) pour plusieurs raisons. cinq grandes TABLEAU 7.4 0.7 37.9 121. Le tableau  7.3 3.0 8.3 28. De même.2 La valeur totale des 15 catégories de PFNL est inférieure à la valeur totale mondiale communiquée.4 0. 2005 Région Bois de feu milliards de $EU Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 29 Bois Bois rond industriel 3 PFNL Total milliards de $EU 4.4 10.5 39. Le tableau  7.4 103.8 Valeur totale des extractions de bois et de PFNL par région.1 37. l’abondance relative ou le manque de bois dans différentes régions (donc l’équilibre entre l’offre et la demande) peuvent expliquer partiellement pourquoi la valeur du bois de feu et du bois rond industriel en Asie est relativement élevée alors que la valeur des extractions de bois rond industriel en Amérique du Sud est relativement faible.7 4.1 20.8 35. ex. on peut s’attendre à ce que les régions présentant un pourcentage relativement élevé d’extractions en provenance de forêts plantées (p.0 2. alors que la valeur du bois rond en Inde (où le bois est rare par rapport au nombre d’habitants) est très élevée.4 32.7 6. Néanmoins. On y voit que la majeure partie du bois rond industriel a une valeur comprise entre 30 et 70 dollars EU par mètre cube et que la valeur du bois rond dans nombre de grands pays producteurs de bois s’est inscrite dans cette fourchette. Ensemble.8 montre aussi la valeur des extractions de bois par mètre cube.11 fournit une indication très générale des prix moyens du bois rond industriel dans différents pays désignés.4 $EU/m 16 51 36 49 51 19 39 3 Tous produits Total (milliards de $EU) 4.3 2. les extractions d’espèces tropicales de valeur élevée contribuent sans doute aux valeurs unitaires plus hautes des extractions en Afrique et en Asie).4 24. la figure 7. qui se monte à 18.9 18. la valeur moyenne du bois de feu est beaucoup plus faible (18 dollars EU par mètre cube) que la valeur du bois rond industriel (51 dollars EU par mètre cube).1 $EU/m 54 100 40 53 51 25 51 3 Total (milliards de $EU) 0.5 7. .7 0. les différences en valeurs unitaires sont sensibles et s’expliquent par un certain nombre de facteurs. L’autre résultat intéressant au niveau régional concerne la composition très différente de la valeur des extractions dans les différentes régions.ex. Au niveau mondial.8 17.9 $EU/m 7 27 23 7 14 12 18 milliards de $EU 2.5 18. Comme on pouvait s’y attendre. en Océanie et en Amérique du Sud.

s.s. 0 0 0 2 132 Océanie 47 3 12 4 0 9 1 18 7 0 0 0 0 0 0 402 Afrique 39 7 n.0 0. 7 2 n.s.s. n. = «non significatif» (c. n.s. n.s. n. 16 839 Europe 48 3 21 10 1 5 7 3 1 2 n.-à-d. 0 25 18 2 n. etc. 3 5 1 n. n.s. etc.5 1.s. 8 389 Asie 67 22 n.s.5 Production cumulée de bois rond industriel (milliards de m3) Etats-Unis d’Amérique Finlande TABLEAU 7. n. 1 n. 0 261 Aliments Autres produits végétaux Miel sauvage et cire d'abeille Plantes ornementales Exsudats Matières végétales pour médicaments. Viande de chasse Matériaux pour ustensiles. 2005 150 Inde Valeur moyenne de la production ($EU/m3) 100 Canada Chine 50 Allemagne Suède Brésil Fédération de Russie 0 0.s. . n.144 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 FIGURE 7. 2005 Catégories de PFNL Total (millions de $EU) 8 614 2 792 1 805 984 631 628 577 427 183 154 21 18 6 1 0 16 839 Part de chaque catégorie dans la valeur totale (%) Monde 51 17 11 6 4 4 3 3 1 1 n. 3 3 n.s.0 1.s.s.s.s. n.s.9 Valeur des extractions de PFNL par catégorie et par région.s. moins de 1 pour cent du total). n. 0 0 5 655 Amériques 23 61 n.s. n. peaux et trophées Animaux vivants Fourrage Colorants et teintures Autres produits animaux non comestibles Autres produits animaux comestibles Matière première animale pour les médicaments Valeur totale (millions de $EU) Note: n. n. n.s. 1 7 2 n.s. n. Cuirs.s.s. n. 0 n.s.s.s.s. construction.s.11 Valeur des extractions de bois rond industriel. n.s.

Les autres produits végétaux (2. suivis du Brésil (13 pour cent).7  milliards de dollars EU. L’extraction de produits animaux a une valeur totale de 2. Au niveau national. suivis des autres produits végétaux (22 pour cent) et des exsudats (7 pour cent). Les principales catégories de PFNL étaient les autres produits végétaux (61 pour cent du total). la Chine et la Russie représentaient la moitié de la valeur mondiale des extractions de PFNL et 23 pays représentaient 96 pour cent du total mondial. les autres produits végétaux (17 pour cent). la République de Corée (26 pour cent) et le Japon (3 pour cent). les plantes ornementales (6 pour cent) et les exsudats (4 pour cent). Toutefois. suivie du Soudan (10 pour cent). ex. En Asie.6 milliards de dollars EU). la quantité et la fiabilité des données se sont nettement améliorées dans FRA 2010 par rapport à l’évaluation précédente (voir plus loin). le Portugal (5  pour cent) et l’Italie (4  pour cent). Les aliments et les exsudats (principalement la gomme arabique) étaient les PFNL les plus importants. mais le nombre de pays ayant effectivement fourni cette information est très faible (voir le tableau  7. les champignons et les noix ont été identifiés comment étant les principaux produits alimentaires par la plupart des pays. il se peut que ces chiffres omettent une quantité non négligeable de produits animaux.Fonctions socio-économiques des ressources forestières 145 catégories comptent pour 90 pour cent de la valeur totale des extractions de PFN: les aliments (51 pour cent). qui comptaient pour 39 pour cent (aliments) et 25 pour cent (exsudats) de la valeur totale de la production. Les produits végétaux (huit catégories) comptent pour 84 pour cent de la valeur totale des extractions de PFNL et les aliments ont la plus haute valeur (8. L’Afrique du Sud représentait 71 pour cent de la valeur totale des extractions de PFNL en Afrique. Trois catégories de PFNL en Europe comptent pour 79 pour cent de la valeur totale des extractions: les aliments (48 pour cent). dans le cas des PFNL.12. les principaux producteurs de PFNL comprennent la Fédération de Russie (61 pour cent du total pour l’Europe). ces quatre pays représentaient 93 pour cent du total signalé. Ainsi. Les pays affichant des valeurs élevées d’extractions de PFNL sont repris dans la figure 7. La valeur signalée des extractions de viande de chasse est proche de 0. Aux Amériques (Amérique du Nord. Tendances En raison de plusieurs facteurs. de sorte que .8 milliard de dollars EU générés par le miel et la cire d’abeille et 0. l’Espagne (6 pour cent). l’Allemagne (7 pour cent).6 milliard de dollars EU et la valeur cumulée de tous les produits de la chasse représente environ 10 pour cent du total. ces pays comptent pour 83  pour cent du total européen. du Canada (12 pour cent) et de la Colombie (7 pour cent). le miel (21 pour cent) et les plantes ornementales (10 pour cent). l’évolution tendancielle de la valeur des extractions de bois peut uniquement être analysée pour les pays ayant communiqué des informations pour toutes les années demandées dans l’enquête FRA 2010. trois pays comptent pour 96 pour cent de la valeur de toutes les extractions de PFNL: la Chine (67 pour cent). la production de feuilles de bidi en Inde). les Etats-Unis d’Amérique représentaient 61 pour cent de la valeur des extractions de PFNL. le miel (11 pour cent). avec 1.8  milliards de dollars EU) comprenaient un large éventail d’espèces utilisées principalement à des fins non alimentaires (p. Ensemble. le miel sauvage et la cire d’abeille (12 pour cent). les baies. la valeur signalée des extractions de viande de chasse (viande de brousse) en dehors de l’Europe n’est que de 10 millions de dollars EU.10). En Océanie. centrale et du Sud. Les fruits. venaient ensuite les matériaux pour la fabrication d’ustensiles et la construction (18 pour cent). ce qui est probablement un chiffre très en dessous de la valeur réelle des extractions dans les autres régions. Tout d’abord. Ensemble. les aliments (23 pour cent) et les exsudats (5 pour cent). plus les Caraïbes). la comparaison de la valeur des extractions de bois et de PFNL entre les différentes années semble très peu fiable. Les aliments sont de loin le produit le plus important (67 pour cent du total pour l’Asie). En Europe. la nourriture comptait pour presque la moitié (47  pour cent) de la valeur signalée. Deuxièmement.6 milliard de dollars EU obtenus de la production de viande de chasse.

Enfin. les valeurs des extractions peuvent fluctuer beaucoup d’une année sur l’autre (en fonction des conditions du marché).10 Nombre de pays ayant communiqué la valeur de leurs extractions de bois par région. Ce point vaut tout particulièrement pour le bois rond industriel. où une série chronologique plus complète (c.12 Pays ayant des valeurs élevées d’extractions de PFNL. 2000 et 2005 Région Bois de feu Nombre de pays Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 14 11 20 3 1 4 53 % de la superficie forestière 23 24 15 53 0 67 35 Bois rond industriel Nombre de pays 19 18 23 5 3 7 75 % de la superficie forestière 35 72 15 97 20 70 53 Extractions totales Nombre de pays 22 21 23 5 4 7 82 % de la superficie forestière 36 73 15 97 20 70 53 les différences éventuelles entre les valeurs signalées dans FRA 2005 et FRA 2010 traduiront probablement des améliorations dans la collecte et la communication des données plutôt qu’une évolution tendancielle réelle des valeurs. Le tableau montre que la valeur totale des . 2000 et 2005. des chiffres annuels sur de nombreuses années) serait requise pour brosser un meilleur tableau de l’évolution des valeurs. de sorte que l’information pour quelques années seulement peut traduire des changements à court terme dans les valeurs marchandes plutôt que des tendances à long terme. Le tableau  7.-à-d. Les pays ayant fourni ces données ne représentent qu’environ la moitié de la superficie forestière mondiale et le tableau ne montre pas séparément la valeur des extractions de bois de feu (celleci est pourtant comprise dans le calcul des totaux).11 compare les valeurs des extractions de bois en 1990.146 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 FIGURE 7. 2005 (millions de $EU) > 100 > 500 > 1 000 < 100 ou pas de données TABLEAU 7. 1990.

4 72.5  milliards de dollars EU dans FRA 2010.ex.3 extractions de bois en 1990 et en 2000 était plus ou moins la même.1 17.0 17.7 21.6 5. le Japon). Dans les deux cas.1 15.9 3.8 2000 1.1 0.4 2005 1. Cela s’est traduit par un repli des extractions en termes de volumes et de valeurs unitaires. Au niveau régional.5 4. les tendances ne peuvent pas être calculées car les pays ont seulement été priés de fournir des données pour une année de référence (2005).4 0.2 2000 2. Cela a commencé avec des baisses spectaculaires des volumes d’extractions et des valeurs unitaires au début des années 90. Toutefois. ou bien le bois est vendu à d’autres pays ayant été moins touchés par ces événements (p. les échanges internationaux de bois et de produits ligneux sont beaucoup plus importants en Amérique du Sud et en Afrique et cela pourrait en partie expliquer pourquoi les tendances observées dans ces régions se rapprochent de celles enregistrées en Europe et en Asie.6 4. mais qu’elle a augmenté de 31 pour cent entre 2000 et 2005 (avec les mêmes tendances observées pour les extractions de bois rond industriel.1 96.4 79. suivi d’une augmentation de 2000 à 2005.7 18. deux tendances différentes se dégagent des données. qui représentent la majorité du total). l’Asie.Fonctions socio-économiques des ressources forestières 147 TABLEAU 7. Ces comparaisons entre les différentes années peuvent en partie s’expliquer par les conditions de marché à court terme.6 28.8 2005 2. un nombre bien plus important de pays (85) a communiqué la valeur des extractions de PFNL dans l’enquête la plus récente et la qualité des données signalées semble être bien supérieure. l’Europe et l’Amérique du Sud font ressortir un repli dans la valeur des extractions de bois rond de 1990 à 2000. En Amérique du Nord et centrale et en Océanie. cette hausse considérable est principalement due aux changements dans la quantité et la qualité des données recueillies cette fois-ci plutôt qu’à un réel accroissement des valeurs.3 37.9 4. L’Afrique. 1990-2005 Région Extractions de bois rond industriel Valeur totale (milliards de $EU) 1990 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 1.4 29. .9 28. en 2005.7  milliards de dollars EU.0 0.1 11.4 20. En Amérique du Nord et centrale et en Océanie. Par conséquent.11 Tendances de la valeur des extractions de bois par région. la valeur des extractions par mètre cube était toujours inférieure à celle enregistrée en 1990. sous l’effet de la récession économique de la fin de cette décennie.6 31. il convient de noter que la valeur des extractions de bois diminue de nouveau dans beaucoup de régions depuis 2005. La valeur mondiale des extractions de PFNL signalée dans FRA 2005 était de 4. En Europe. contre un chiffre de 18.2 36. le chiffre relativement faible pour 2000 traduit un processus plus long et plus graduel de libéralisation du marché en Europe de l’Est. même si elle était proche des niveaux précédents. Toutefois. les chiffres font ressortir une hausse de la valeur des extractions tout au long de cette période30. suivies par une hausse progressive des volumes et des valeurs à mesure que les marchés à travers l’Europe ont commencé à se regrouper.5 6.1 1. Des tendances analogues se dégagent également des valeurs des extractions par mètre cube dans ces régions. Dans le cas des PFNL.5 18.7 1. 30 Toutefois.7 1990 50 106 49 26 40 28 43 Valeur unitaire ($EU/m3) 2000 28 92 34 40 39 21 42 2005 38 100 46 52 55 24 53 Total des extractions de bois rond Valeur totale (milliards de $EU) 1990 2. ces secousses économiques n’ont guère eu d’impact sur les marchés du bois rond car l’essentiel des extractions de bois sont utilisées dans le pays ou la région même.2 60.6 0.7 14.9 13.0 18. qui s’est poursuivi tout au long des années 90.1 60.1 22.5 75. Le repli de la valeur des extractions en Asie (1990-2000) est en partie dû à la crise économique qui a touché une bonne partie de cette région à la fin des années  90.

Ces changements sont. . ils montrent aussi que cette valeur peut varier considérablement avec le temps. la valeur considérable des extractions de PFNL souligne clairement l’importance de ce secteur pour les économies nationales. elles ont même reculé. En termes sociaux. a effectué un travail en échange d’un traitement ou d’un salaire (emploi rémunéré) ou d’un profit ou d’un gain familial (activité non salariée) en espèces ou en nature». la conservation de la nature. durant la période de référence. Bien que la disponibilité des informations soit encore très limitée.1 milliards d’hectares (77 pour cent du total de la superficie forestière). EMPLOI Introduction Le niveau de l’emploi dans les activités forestières est un indicateur de la valeur sociale et économique du secteur pour la société. Sachant que les extractions de PFNL profitent à un grand nombre de personnes. Pour FRA 2010. si la valeur des extractions continue de stagner ou de reculer. Les 85 pays qui ont communiqué des données sur la valeur des PFNL ont une superficie forestière de 3. L’une des implications de ces tendances est que.31 31 Cette définition se base sur les définitions retenues par l’Organisation internationale du travail et la Division de statistique des Nations Unies. Il est intéressant de constater qu’en termes réels la valeur totale et la valeur unitaire des extractions de bois a uniquement augmenté en Amérique du Nord et centrale et en Océanie. Ce point vaut particulièrement pour les nombreux pays en développement qui œuvrent à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. comme les activités forestières ont lieu dans des zones rurales souvent caractérisées par un niveau de pauvreté supérieur à la moyenne. au moins en partie. l’emploi est précieux car il transforme les individus en membres productifs de la société. Ce point a des répercussions plus vastes quant à la question de savoir comment devrait être financée et mise en œuvre la gestion durable des forêts.148 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Conclusions Les chiffres présentés plus haut montrent que le bois rond industriel reste de loin la production la plus importante des forêts (en termes de valeur marchande) au niveau mondial et dans chaque région. Il est important de reconnaître et d’applaudir les efforts remarquables que les pays ont déployés afin d’améliorer la qualité des données fournies sur les PFNL pour FRA 2010. Les pouvoirs publics se préoccupent du taux d’emploi et c’est souvent un indicateur important de la performance des politiques nationales. ce qui constitue une forte amélioration sur les enquêtes précédentes. l’emploi a été défini comme suit: «Toute personne qui. le revenu de la production de bois va lui aussi reculer et les administrateurs et propriétaires de forêts auront de plus en plus de mal à investir dans la gestion des forêts naturelles. dus à l’importance grandissante des forêts plantées dans les approvisionnements mondiaux de bois. il est urgent d’améliorer ces statistiques pour expliquer de façon plus précise la contribution des PFNL à la gestion durable des forêts. cela suggère que des changements importants se produisent dans la fourniture de bois rond. Il est important de recueillir et d’analyser ces informations car elles représentent un indicateur important de l’impact des forêts sur les populations et démontrent la contribution du secteur à des buts et objectifs économiques d’une portée plus générale. Toutefois. L’emploi assure un revenu et. Bien que ces tendances ne couvrent qu’environ la moitié de la superficie forestière mondiale. le développement rural et la réduction de la pauvreté. Dans toutes les autres régions. dans certains cas. la réduction de la pauvreté et le développement économique. en fonction de l’évolution des conditions du marché. ces valeurs ont augmenté moins vite que le taux d’inflation et. il donne une indication de la contribution du secteur à la réduction de la pauvreté.

sans convertir ces chiffres à leur équivalent plein temps. Ceux qui ont communiqué des données pour les trois années de référence représentent environ 60 pour cent de la superficie forestière mondiale. des informations n’ont été demandées que sur l’emploi relatif à la production primaire de biens forestiers et services connexes (c’est-à-dire sans tenir compte de la transformation du bois et des PFNL). c’est en Asie que le niveau ENCADRÉ 7. aient été employées temporairement à la plantation d’arbres. Afin de contrôler la qualité des informations. Ces estimations des chiffres relatifs à l’emploi sont basées sur le nombre d’hectares plantés multiplié par le nombre moyen de personnes employées par hectare. ce facteur est signalé comme étant de 3 personnes par hectare. en moyenne. les données et les méthodologies utilisées pour estimer ces chiffres semblent assez peu fiables et diffèrent d’un pays à l’autre. Cela diffère de la définition de l’ISIC. A la différence de FRA 2005. 141 pays33 ont soumis des informations sur les emplois forestiers dans la production primaire de biens et 76 pays ont fourni des données sur l’emploi dans la gestion des aires protégées. généralement utilisée par les organisations nationales de statistiques dans la plupart des pays32.Fonctions socio-économiques des ressources forestières 149 Toutefois.2). C’est pourquoi les chiffres ne peuvent être comparés avec les statistiques de l’emploi dans l’ensemble du secteur forestier. Bien que les directives et les définitions (FAO. la définition du terme «Emploi dans la production primaire de biens» utilisée cette fois s’aligne sur celle de la Classification industrielle des normes internationales (International Standard Industrial Classification – ISIC) des activités économiques. En outre.2 Problèmes et questions liés à l’estimation des niveaux d’emploi dans les activités forestières Il semble que certains pays aient communiqué le nombre de personnes employées à temps partiel dans le secteur. En outre. L’Inde constitue un exemple notable de ce cas de figure. 2007h) aient noté que tous les emplois devaient être compris dans les statistiques. A l’échelle régionale. il semble probable que la plupart des pays n’aient pas communiqué les emplois dans la production de subsistance. qui considère ces dernières comme des activités agricoles et non comme des activités forestières. Cela s’explique en grande partie par l’inclusion d’un nombre très élevé de personnes employées dans l’établissement de plantations forestières. d’hévéas et de bambous.12).2 millions en 2005). Situation Au niveau mondial. qui ont eu un impact majeur sur les résultats mondiaux (voir l’encadré 7. lorsque les pays ont effectivement indiqué des chiffres relatifs aux emplois à des fins d’autoconsommation. il semble fort peu probable que cela corresponde à un nombre d’emplois permanents dans la plantation d’arbres. Cet examen détaillé de la qualité des statistiques a révélé un certain nombre de problèmes et de questions.4 millions de personnes en 1990 et 6. Pour l’établissement d’une plantation forestière. la plupart des pays (y compris l’Inde) ont déclaré que leurs données ne comprenaient pas le nombre de personnes qui ramassent du bois de feu ou des PFNL à des fins d’autoconsommation. Le nombre total d’emplois signalés dans les activités forestières en 2005 s’élevait à environ 11 millions de personnes (voir le tableau 7. 32 33 La définition retenue par FRA 2010 pour l’emploi dans le secteur forestier comprend aussi l’emploi dans les plantations d’arbres de Noël. . notamment avec quelques-uns des grands pays. puisque le rapport national montre de très hauts niveaux d’emplois dans le secteur (6. Dix de ces pays ont uniquement fourni des informations sur les emplois rémunérés. 2008c). S’il est possible que 3 personnes par hectare. les données fournies pour FRA 2010 ont été comparées avec les statistiques sur l’emploi dans les activités forestières communiquées par les bureaux statistiques nationaux (FAO.

l’Inde représentant les trois quarts de ce chiffre et la Chine 15  pour cent supplémentaires (1. 34 Le chiffre présenté dans FAO (2008c) se basait sur les résultats d’une enquête antérieure de la FAO sur l’emploi dans les activités forestières. . il est néanmoins remarquable que les statistiques citées plus haut font plus du double de ce chiffre. En 2008.13 montre les tendances mondiales et régionales de l’emploi. lors de laquelle l’Inde avait notifié un niveau d’emploi en 1994 de 263 000 personnes seulement (contre plus de 6 millions signalés pour FRA 2010). En règle générale. En Europe. du fait de la prohibition partielle de l’exploitation forestière à la fin des années 90.12 Nombre de personnes employées dans des activités forestières par région. alors que dans les autres régions. A l’échelle mondiale. l’emploi a légèrement augmenté. ex. Les emplois signalés dans la gestion des aires protégées pesaient seulement pour 3 pour cent environ du total des emplois dans les activités forestières. 2008c). l’emploi notifié dans les activités forestières a légèrement reculé de 1990 à 2005. l’essentiel de cet écart est imputable à un seul pays – l’Inde34. L’augmentation de l’emploi dont font état certaines régions s’explique en partie du fait que la production de bois rond a augmenté plus vite que la productivité du travail (pour une analyse plus détaillée. 2000 et 2005). la privatisation des activités forestières en Europe de l’Est a entraîné de fortes augmentations de la productivité du travail dans la région et. 2008b). de ce fait.4 millions). la FAO estimait que le total des emplois dans les activités forestières en 2005 s’élevait à 4 millions (FAO. la majorité de la baisse est intervenue dans la production primaire de biens et peut sans doute être attribuée à l’augmentation de la productivité du travail (p.150 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 7. 2005 Région Disponibilité des données Production primaire de biens Nombre de pays Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 34 31 35 16 6 10 132 % de la superficie forestière 52 83 99 89 98 84 84 Gestion des aires protégées Nombre de pays 20 19 20 8 3 6 76 % de la superficie forestière 25 73 91 43 4 75 61 Nombre de personnes employées (milliers EPT) Production primaire de biens Gestion des aires protégées Total 573 8 232 1 113 354 27 239 10 537 13 179 126 16 2 3 338 586 8 411 1 239 370 28 242 10 876 d’emplois signalés est le plus élevé (8. Si ce chiffre comprenait des estimations pour un certain nombre de pays. mécanisation accrue des opérations de récolte). un fléchissement des chiffres relatifs à l’emploi. Tendances Le tableau  7. La baisse du nombre d’emplois en Asie a été influencée par un recul marqué en Chine.3  million). Toutefois. L’Asie et l’Europe comptent pour la totalité de ce recul. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette évolution des chiffres relatifs à l’emploi. la diminution des chiffres relatifs à l’emploi peut également s’expliquer par la restructuration des économies jadis centralement planifiées. sur la base des données communiquées par des pays pour chacune des trois années de référence (1990. voir FAO. cela a conduit à une baisse de la production et de l’emploi. à raison d’environ 1 million (ou 10 pour cent) et l’essentiel de ce repli est intervenu dans les années 90. D’une manière plus générale. Dans certains pays. les chiffres rapportés ici et dans FAO (2008c) sont assez proches ou peuvent s’expliquer par des différences dans les définitions. Dans beaucoup d’autres pays.

Toutefois. mais elles ont intégré ces superficies dans la catégorie des usages multiples tout en notant que 85 pour cent des superficies forestières nationales étaient disponibles pour des activités de loisir de plein air.Fonctions socio-économiques des ressources forestières 151 TABLEAU 7. 2005 et 2010). Les Etats-Unis d’Amérique. Seulement 59 pays ont assigné plus de 1 000 hectares de forêts à cette catégorie et seuls 53 d’entre eux ont fourni une série complète de données (1990. Même dans les pays ayant communiqué des superficies affectées à des services sociaux. mais l’ont incluse dans la catégorie des usages multiples et/ou une fonction inconnue lorsqu’il n’était pas possible de quantifier la superficie. Beaucoup de pays reconnaissent l’importance de cette fonction. Un effort ciblé devrait être fourni afin d’améliorer la qualité des statistiques sur l’emploi de quelques pays clés dans lesquels les statistiques font défaut ou sont très élevées mais où elles sont peut-être basées sur des données d’enquête minimales ou des techniques d’estimation très rudimentaires. par exemple. Beaucoup de forêts en Afrique et ailleurs sont utilisées pour le tourisme. les chiffres suggèrent que l’emploi recule sans doute un peu dans la plupart des pays et des régions. Les parcs nationaux sont donc principalement affectés à la catégorie «conservation de la diversité biologique» plutôt qu’à des services sociaux. 2000. dans la plupart des cas. à l’enseignement.9  pour cent de la superficie forestière totale. n’ont pas signalé de superficies forestières principalement affectées à des services sociaux. Sur un total de 233  pays et zones couverts par FRA 2010. mais leur fonction principale. 1990-2005 Région Disponibilité des données Production primaire de biens Gestion des aires protégées Nombre de personnes employées (milliers EPT) Production primaire de biens 2000 2005 Gestion des aires protégées 1990 2000 2005 1990 Total 2000 2005 Nombre % de la Nombre % de la 1990 de superficie de superficie pays forestière pays forestière Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 26 31 31 11 44 87 95 89 12 12 9 4 20 53 5 0 333 8 911 1 672 223 391 8 196 1 076 252 427 8 150 1 005 234 – 9 43 5 10 102 10 – 10 160 11 – 342 401 437 8 954 8 298 8 310 1 677 1 086 1 016 223 252 234 5 5 109 98 7 65 3 3 43 4 6 14 25 46 11 210 28 53 9 996 26 59 9 901 1 1 60 1 1 125 2 1 27 47 30 54 28 60 184 11 270 10 121 10 085 Conclusions Compte tenu du manque de fiabilité de certains de ces chiffres. il n’est pas possible de tirer des conclusions solides sur la situation actuelle et les tendances de l’emploi dans les activités forestières sur la base des données recueillies aux niveaux mondial et régional. Beaucoup de pays ont signalé qu’ils n’avaient pas d’aires forestières spécialement affectées à cette fin et les données étaient incomplètes pour d’autres. SUPERFICIE FORESTIÈRE AFFECTÉE AUX SERVICES SOCIAUX Introduction La superficie forestière affectée aux services sociaux montre dans quelle mesure les pays et les administrateurs ont réservé des superficies forestières à des activités récréatives. la recherche et la conservation de sites culturellement ou spirituellement importants. qui représentaient ensemble 99. au tourisme. porte sur la conservation de la faune. on a constaté des interprétations différentes quant à la question de savoir quelles .13 Tendances du nombre de personnes employées dans les activités forestières par région. 205 ont fourni des données sur les fonctions désignées de leurs forêts.

à la protection de la culture et du mode de vie des populations tributaires des forêts.7 pour cent des forêts du monde ont été assignées aux activités de loisir.9 Superficie affectée à des services sociaux 1 000 ha % de la superficie forestière 0. sept pays se sont concentrés sur les activités de loisir et ont souligné l’importance des forêts urbaines. 13. la Fédération de Russie.0 53.7 Afrique de l’Est et australe Afrique du Nord Afrique de l’Ouest et centrale Total Afrique Asie de l’Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l’Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 23 7 24 54 5 17 24 46 45 46 12 7 5 24 21 14 205 464 3 434 901 8 347 283 823 9 453 6 432 19 377 19 767 0 786 67 119 561 150 146 35 Le Brésil et le Guyana ont communiqué des données sur les forêts affectées à la protection de la culture des peuples autochtones et tributaires des forêts. ont assigné quelque 142 millions d’hectares de forêts à cette fin.s. les seules sous-régions et régions ayant des données relativement bonnes sont l’Asie de l’Est et l’Europe.9 100.1 0.8 3.0 99.0 99. Au niveau régional.152 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 superficies devaient être incluses dans cette catégorie35 et.9 0 0.1 100. les chiffres ne sont pas toujours comparables d’un pays à l’autre.1 n. La fourniture de ce type de services sociaux a été signalée comme l’objectif principal de gestion pour 3 pour cent de la superficie forestière totale en Asie de l’Est et pour 2 pour cent en Europe (voir le tableau 7. le Japon et l’Ukraine qui.3 1. Toutefois. Ensemble.8 100.8 100. Le Brésil a affecté 119 millions d’hectares.9 0. par conséquent.2 n.0 100.0 100. . Les cinq pays ayant les plus vastes superficies forestières affectées à des services sociaux sont le Brésil. ensemble.s.0 100.0 100.0 99. Situation A l’échelle mondiale. trois pays se sont focalisés sur les forêts sacrées.6 3. au tourisme. 0. à l’enseignement ou à la conservation de sites appartenant au patrimoine culturel ou spirituel. on estime que 3.9 1. Cette superficie représente plus des trois quarts du total de la superficie forestière affectée à des services sociaux à travers le monde.1 1.14 Superficie forestière affectée à des services sociaux par région et sous-région. TABLEAU 7. l’Amérique du Sud a contribué à 78  pour cent (principalement au Brésil) du total de la superficie dans cette catégorie.1 3. 2010 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays % de la superficie forestière totale 100. ou plus d’un cinquième de sa superficie forestière.0 100. la Chine. deux sur l’enseignement et un a fait expressément référence au bien-être humain.5 99.5 3. Les pays restants ont fait mention du tourisme ou d’une combinaison des finalités visées plus haut.0 99.3 0.14).0 100. l’Europe 14  pour cent et l’Asie 7  pour cent. les régions restantes représentaient environ 1 pour cent du total des superficies affectées à la fourniture de services sociaux.

Conclusions Par rapport à FRA 2005 (où ce taux n’était que de 75  pour cent). L’Europe affiche un repli de la superficie forestière affectée aux services sociaux entre 1990 et 2000 et une augmentation de 2000 à 2010. il existe toujours un manque considérable de données pour ce qui est des superficies forestières affectées aux services sociaux et un vaste éventail d’interprétations quant aux types de superficies qui devraient être incluses dans cette catégorie. La principale conclusion qui s’impose reste donc le fait que la gestion des forêts pour des fonctions sociales et culturelles augmente mais que la superficie est difficile à quantifier. Tendances L’analyse des tendances relatives à la superficie forestière affectée aux services sociaux se fonde sur les pays ou zones ayant communiqué une série chronologique complète. La tendance en Afrique est stable. Les évaluations à venir devraient se concentrer sur l’obtention de plus de détails et de données plus comparables sur cette variable.13) est entièrement imputable au Brésil.Fonctions socio-économiques des ressources forestières 153 FIGURE 7.13 Tendance de la superficie forestière affectée aux services sociaux par région. 1990-2010 Afrique Asie Europe Amérique du Sud 0 20 40 60 (millions d’ha) 80 100 120 1990 2000 2005 2010 Note: L’Amérique du Nord et centrale n’est pas incluse car les pays de cette sous-région n’ont pas communiqué de superficies affectées à cette fonction. La forte hausse tendancielle de la superficie que l’on peut observer en Amérique du Sud (voir la figure 7. alors que l’Asie (principalement l’Asie de l’Est) a signalé une légère hausse au cours de la dernière décennie. . L’Océanie est excluse en raison d’un manque de données tendancielles. un plus gros pourcentage de pays ont communiqué des données concernant les fonctions assignées aux forêts pour FRA 2010 (81  pour cent). Toutefois. ce qui rend difficile toute comparaison entre les pays et les régions. où de vastes superficies forestières ont été désignées comme «terres autochtones» et «réserves pour le développement durable» dans les années 90.

.

entre autres. • ressources humaines dans les institutions forestières publiques. Au niveau mondial. Les autres relèvent d’échelons inférieurs du Ministère. • existence d’une politique forestière nationale et/ou infranationale et date d’approbation. Il s’agit. des agences chargées de la mise en application des lois et règlements forestiers et des institutions de recherche et d’éducation en matière de forêts. Par ailleurs. PRINCIPAUX RÉSULTATS Des progrès considérables ont été accomplis dans l’élaboration des politiques. Sur les 143 pays qui ont signalé l’existence d’une déclaration de politique générale pour les forêts. les effectifs accusent une baisse de 1. . 69 – pour la plupart en Europe et en Afrique – ont indiqué que leurs lois forestières avaient été promulguées ou amendées depuis 2005. date de commencement et position actuelle. Pour FRA 2010. Les programmes forestiers nationaux fournissent un cadre convenu au niveau international qu’utilisent de nombreux pays aux fins de l’élaboration et de la mise en œuvre de politiques forestières nationales et d’engagements internationaux. Sur les 156 pays qui sont dotés de lois portant expressément sur les forêts. décisionnel et institutionnel APERÇU Le cadre national juridique. Plus précisément. dans le but de combler une lacune cruciale d’information sur la gouvernance des forêts du monde. Les effectifs des institutions forestières publiques sont à la baisse Environ 1. décisionnel et institutionnel lié aux forêts constitue la base même de la gestion durable des forêts. dont la plupart ont débuté depuis 2000 et sont actuellement en cours de mise en œuvre. des informations ont été compilées sur les conventions et les accords internationaux liés aux forêts et sur la mesure dans laquelle les pays les ont ratifiés ou adoptés. • existence d’un programme forestier national.3 million de personnes travailleraient.2 pour cent par an depuis 2000. selon les données communiquées. des lois forestières et des programmes forestiers nationaux. Plus de 20 000 spécialistes travaillent au sein d’institutions publiques de recherche forestière. L’élaboration et la mise en œuvre efficaces des politiques forestières dépendent de la capacité institutionnelle des organisations forestières nationales et infranationales. • nombre de diplômés universitaires dans des cursus liés aux forêts.155 CHAPITRE 8 Cadre juridique. mais seulement un tiers environ des chefs d’organisations forestières relèvent directement du Ministre. 76 ont publié ou mis à jour la leur depuis 2000. • nombre de cadres techniques dans les centres de recherche forestière financés par l’Etat. dont 22 pour cent de femmes. il a été demandé aux pays soumettant des rapports à FRA 2010 de fournir des informations sur les variables suivantes: • existence d’une législation forestière nationale et/ou infranationale. au sein d’institutions forestières publiques. des directions des forêts. Les politiques générales en matière de forêts sont principalement du ressort du Ministère de l’agriculture. il a été demandé aux pays. Près de 75 pour cent des forêts du monde sont couvertes par des programmes forestiers nationaux. date de promulgation et date du dernier amendement. pour la première fois. • structure institutionnelle liée aux forêts et à la foresterie. de présenter des rapports sur ces aspects clés.

mais pas de PFN. programmes et législations en matière de forêts depuis 2000. Un tiers des étudiants diplômés sont des femmes et cette part est à la hausse. La vaste majorité des pays ont signalé qu’ils avaient une déclaration de politique forestière. élément abordé pour la première fois dans le cadre des Evaluations des ressources forestières mondiales de la FAO. on ignore encore si cette éducation leur permet – y compris aux diplômés qui travaillent au sein d’institutions de recherche forestière – de relever efficacement les défis de la mondialisation. ces pays représentent environ 75 pour cent de la superficie forestière mondiale (figure 8. Dans quelques pays. Sur ce total. Ensemble. 143 pays (soit plus de 80 pour cent). représentant plus de 70 pour cent de la superficie forestière totale. . la politique nationale et le cadre juridique liés aux forêts constituent la base de la gestion durable des forêts. et ont souvent eu recours aux programmes forestiers nationaux comme cadre décisionnel global. Situation A l’échelle mondiale. Le cadre juridique fournit un instrument clé de soutien de la politique forestière nationale. PRINCIPALES CONCLUSIONS Le taux élevé de réponse sur ce thème. de nombreux pays ont accepté d’utiliser les «programmes forestiers nationaux» (PFN) comme cadre global afin d’élaborer et de mettre en œuvre leurs politiques générales en matière de forêt. en particulier de la part des pays en développement. 181 pays et zones ont présenté des rapports sur les politiques forestières.1). 131 pays) ont affirmé avoir un PFN depuis 2008. ont répondu qu’ils étaient dotés d’une déclaration de politique forestière. Environ les deux tiers des pays ayant répondu (66 pour cent) ont indiqué que leur PFN se trouvait au stade de la mise en œuvre. Presque les trois quarts (soit 74 pour cent. donne d’importantes données de référence à l’échelle mondiale. CADRE DÉCISIONNEL ET JURIDIQUE Introduction Le cadre décisionnel national ou infranational sur les forêts et leur gestion vise à orienter la prise de décisions et à fournir une direction claire au fil du temps. les capacités nationales en éducation et recherche forestières semblent insuffisantes pour soutenir le développement durable du secteur forestier et réagir aux nouvelles problématiques en présence.156 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Le nombre d’étudiants universitaires diplômés en foresterie est à la hausse Chaque année. les PFN étaient soit en cours de développement soit en cours de révision. Il vaut également la peine de noter que seulement 63 pour cent des pays ont fourni des informations sur les ressources humaines. on ne sait pas grand-chose des tendances sur le plan de la qualité du personnel. mais pas de déclaration de politique forestière nationale. et les tendances qu’elle affiche. Dans nombre de pays. donnent une idée de l’aptitude d’un pays à régir ses forêts. Les résultats montrent que les pays se sont montrés très actifs dans l’élaboration et la mise à jour de leurs politiques générales. Bien que les données indiquent une augmentation du nombre de diplômés universitaires. plus de 60 000 étudiants universitaires décrochent un diplôme en foresterie. A eux deux. en Europe et en Afrique. Dans près d’un tiers des pays restants. et un nombre encore plus faible d’entre eux ont signalé qu’ils avaient un PFN mais pas de déclaration de politique forestière. Dans le contexte des engagements internationaux. Si les données actuelles indiquent que les effectifs sont en augmentation. Trente-huit pays et zones ont dit n’avoir aucune déclaration de politique forestière. Les pays dépourvus de déclaration de politique forestière se trouvaient pour la plupart en Asie de l’Ouest et centrale. Un total de 178 pays et zones ont présenté des rapports sur les PFN. ou environ 200 par 10 millions d’hectares de forêts. La situation de la capacité des ressources humaines au sein des administrations forestières publiques. soit environ 1 pour 86 000 habitants. seuls huit pays – dont le Brésil – ont dit avoir des déclarations infranationales. Cinquante-deux pays et zones n’ont présenté aucune donnée sur cette variable. Seuls quelques pays avaient une déclaration de politique forestière.

n’ont pas communiqué de données à ce sujet. Dans un certain nombre de pays.2).1 résume les informations sur les politiques forestières. les processus d’élaboration d’une politique forestière sont en cours ou se sont récemment achevés. Huit d’entre eux ont également indiqué n’avoir ni déclaration de politique forestière ni PFN. mais n’avaient pas de législation forestière spécifique. Tendances La vaste majorité des déclarations de politique forestière nationale ont été publiées récemment: plus d’un quart (28 pour cent) des déclarations dotées de dates de publication connues datent des cinq dernières années et plus de la moitié datent des dix dernières années (voir la figure 8. un nombre supérieur de PFN a été indiqué en Afrique et en Europe. 182 (représentant 99. tandis que dans six pays. sans déclaration de politique forestière ni PFN. Au cours des cinq dernières années. Sur les 233 pays et zones englobés dans FRA 2010.1 recense les principaux accords et conventions internationaux relatifs aux forêts et la mesure dans laquelle les pays les ont ratifiés ou adoptés. pour la plupart des petits Etats insulaires. Globalement.7 millions d’hectares (soit 0. ont signalé que les forêts ne sont couvertes par aucune législation.1 Pourcentage de la superficie forestière couverte par des programmes forestiers nationaux par région et sous-région. Près des trois quarts (85 des 115 PFN dont l’année de démarrage a été signalée dans FRA 2010) ont débuté depuis 2000 et un tiers ont commencé relativement récemment. une législation portant précisément sur les forêts existe au niveau national. Le tableau 8. Neuf pays. Seuls environ le cinquième des pays (25) . qui ensemble représentent une superficie forestière de 24. tandis que l’Amérique du Nord présentait la proportion la plus faible de pays ayant indiqué avoir un PFN. Suite aux engagements internationaux pris par les pays dans le cadre du Groupe intergouvernemental sur les forêts/Forum intergouvernemental sur les forêts (GIF/FIF) puis du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF). Quarante-sept pays ont indiqué ne pas avoir de PFN et 55 pays n’ont pas fourni de données. soit 86 pour cent de ceux qui ont présenté des rapports. La gestion des forêts est réglementée par une législation portant précisément sur les forêts dans 156 pays.6 pour cent des forêts du monde). mais qu’elles sont incorporées dans d’autres législations. Dix-sept pays ont indiqué que les forêts ne sont pas couvertes par des lois spécifiques. L’encadré 8. décisionnel et institutionnel 157 FIGURE 8.4  pour cent des forêts du monde) ont présenté des données sur la législation forestière. les PFN et les lois forestières par région et sous-région. 2008 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud 0 20 40 (%) 60 80 100 le processus du PFN se trouvait au point mort au moment de l’établissement du rapport. Deux pays ont indiqué l’existence d’une déclaration de politique forestière.Cadre juridique. Les 51 pays et zones restants. voir les tableaux 16 et 20 à l’annexe 3. Dans la vaste majorité d’entre eux (150 pays). en moyenne plus de dix pays ont émis une déclaration de politique forestière nationale chaque année. depuis 2006. Pour obtenir des informations au niveau national. Presque deux fois plus de pays ont émis des déclarations de politique forestière pendant les années 2000 par rapport aux années 90. Six pays régissent leurs forêts au seul moyen d’une législation forestière nationale. il semble que les pays les aient largement adoptés sous une forme ou une autre de par le monde. par rapport aux autres régions. les forêts sont réglementées au moyen d’une législation infranationale mais pas nationale.

2 Date d’approbation de la déclaration de politique forestière Avant 1984 1985-1989 1990-1994 1995-1999 2000-2004 2005-2009 0 10 20 30 40 50 60 70 (Nombre de pays) Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud ont signalé qu’ils avaient entamé leur PFN en 1999 ou plus tôt. De fait. un pfn ou une loi forestière nationale par région et sous-région. Cela suggère qu’un nombre croissant de pays ont récemment réalisé des efforts pour utiliser les PFN en guise d’approche à l’élaboration et la mise en œuvre de politiques forestières. La plupart des lois forestières existantes ont. 2008 Région/sous-région Politique forestière nationale Existe N’existe Pas de pas données Programme forestier national Existe N’existe Pas de pas données Loi forestière nationale Loi Incorporée Pas de Pas de forestière dans une loi données spécifique autre loi Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l’Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l’Ouest et centrale Total Asie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 15 4 21 40 3 16 11 30 27 10 6 4 20 10 8 135 5 2 3 10 1 2 8 11 11 4 0 0 4 4 6 46 3 2 2 7 1 0 6 7 12 13 1 1 15 11 0 52 15 3 21 39 4 15 11 30 31 8 6 1 15 6 10 131 5 2 1 8 0 3 9 12 6 6 0 3 9 8 4 47 3 3 4 10 1 0 5 6 13 13 1 1 15 11 0 55 17 5 21 43 4 15 17 36 33 10 6 2 18 8 12 150 1 1 1 3 0 2 1 3 2 3 0 1 4 4 1 17 2 0 1 3 0 1 2 3 3 2 0 1 3 2 1 15 3 2 3 8 1 0 5 6 12 12 1 1 14 11 0 51 FIGURE 8. Au milieu des années 70.1 Nombre de pays ayant une politique forestière nationale. deux pays en moyenne promulguaient une nouvelle loi forestière chaque année. Depuis le milieu des années . Dans certains pays. au plus. L’année de la promulgation de la législation forestière actuellement en vigueur varie beaucoup d’un pays à l’autre. dix ans d’âge. ce nombre est passé à quatre par an en moyenne dans les années 80.158 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 8. la loi forestière remonte aux années 70 ou plus tôt et les changements apportés à la législation forestière dans nombre de ces pays sont faits par voie d’amendement plutôt que par la promulgation d’une nouvelle loi. le nombre de pays qui promulguent une nouvelle législation forestière chaque année a sensiblement augmenté ces dernières décennies.

revêt une importance particulière.org/eng/disc/parties/alphabet.unesco. Il existe plusieurs conventions et accords juridiquement contraignants ayant trait à la gestion durable et la conservation des forêts. Les accords antérieurs sont la Déclaration de principes.int/convention/parties/list/ CCNUCC: http://unfccc. l’Instrument juridiquement non contraignant concernant tous les types de forêts.int/parties_and_observers/parties/items/2352.org/en/members/ . Le nombre total de pays renvoie aux pays ayant ratifié.unesco. pour un consensus mondial sur la gestion. agréé.shtml Ramsar: http://www. décisionnel et institutionnel 159 ENCADRÉ 8.ramsar.php AIBT: http://whc. approuvé. Parmi cette deuxième catégorie. Ces deux instruments sont nés de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) à Rio de Janeiro au Brésil en 1992. le statut de ratification des conventions et accords internationaux ayant trait aux forêts a été compilé sur la base des informations fournies sur leurs sites Internet officiels. Une fois ratifiés.cites. Pour avoir un impact.Cadre juridique. non juridiquement contraignante mais faisant autorité. accepté ou adopté une convention ou un accord.org/en/statesparties/ CITES: http://www.cbd. Convention ou accord Instrument juridiquement non contraignant concernant tous les types de forêt Convention sur la diversité biologique (CDB) Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) Protocole de Kyoto Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CCD) Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) Convention relative aux zones humides d’importance internationale (Ramsar) Convention concernant la protection du patrimoine mondial Accord international sur les bois tropicaux (AIBT) Nombre de pays au 1er janvier 2010 192 192 193 191 192 175 160 187 60 Sources: CDB: http://www. ces conventions et accords internationaux doivent être ratifiés par les différents pays. par le biais duquel ils peuvent prendre effet. aussi appelée «les Principes forestiers». Aux fins de FRA 2010.1 Conventions et accords internationaux ayant trait aux forêts Un certain nombre de conventions et d’accords internationaux contraignants ou non contraignants ont trait aux forêts et à leur gestion.int/kyoto_protocol/status_of_ratification/items/2613. la conservation et l’exploitation écologiquement viable de tous les types de forêts.unccd.un.int/convention/ratif/doeif.ph Protocole de Kyoto: http://unfccc. Le statut détaillé relatif à la ratification est illustré dans le tableau 20 à l’annexe 3 et résumé ci-dessous.org/cda/en/ramsar-about-parties-contracting-parties-to-23808/main/ ramsar/1-36-123%5E23808_4000_0__ Convention sur le patrimoine mondial: http://whc.php CCD: http://www.org/en/statesparties/ IJNC: http://www. adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2007. les accords sont intégrés dans le cadre juridique national des pays signataires. et le «chapitre 11 de l’Agenda 21: Lutte contre la déforestation».

la réelle valeur ajoutée que renferme l’approche PFN augmente avec le temps et à mesure que l’on se familiarise avec les cycles PFN. toutefois. Si la législation est robuste et appliquée correctement. tous les ans. Quelque 63 pour cent des pays (100 sur les 159 pays ayant communiqué des données) ont signalé que leur tout dernier amendement est intervenu en 2000 ou après. Pour quelques autres. les politiques générales de ce type offrent une orientation stratégique efficace vers une gestion durable des forêts. et non comme un processus permanent de politique forestière. Conclusions Les résultats de FRA 2010 montrent que l’élaboration et la publication de déclarations de politiques générales sur les forêts se sont considérablement généralisées au cours des dix dernières années – et presque de façon uniforme sur l’ensemble des pays du globe. Plusieurs des éléments d’un PFN sont relativement nouveaux en termes de processus de politique forestière. six à huit pays ont promulgué une nouvelle législation forestière et ils sont encore plus nombreux à avoir amendé leurs lois sur les forêts. Toutefois. notamment la place privilégiée qui est accordée à une large participation des parties prenantes en insistant sur une coordination intersectorielle. La plupart des pays ont signalé qu’ils avaient promulgué ou modifié leur législation forestière assez récemment. les progrès accomplis dans l’adoption et l’intégration en peu de temps de ces nouveaux éléments varient d’un pays à l’autre. la loi forestière actuellement en vigueur – qu’elle ait été promulguée ou amendée – remonte au plus à 2004 (voir la figure 8. en moyenne. le dernier amendement a eu lieu au milieu des années 70. souvent. Si elles sont élaborées et mises en œuvre correctement. FIGURE 8.3). c’est en Europe qu’on trouve la législation forestière la plus récente. puis dans celui du FNUF. par exemple dans le contexte d’un processus PFN. dans les pays d’Amérique du Nord et centrale et en Océanie la législation en vigueur a plus de dix ans.3 Date de promulgation de la législation forestière Avant 1984 1985-1989 1990-1994 1995-1999 2000-2004 2005-2009 0 10 20 30 40 50 60 70 (Nombre de pays) Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud . un PFN reste encore perçu comme un document de programmation. dans nombre de pays. puis en Afrique. Dans environ la moitié des 159 pays ayant fourni des données. Par comparaison. Néanmoins. ce qui leur permet de tenir compte de la myriade de changements intervenus au cours des dernières décennies et de mieux reconnaître le concept global de gestion forestière durable. Compte tenu des différences souvent profondes par rapport aux approches classiques.160 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 90. toutefois. les pays ont signalé que les PFN avaient certes été largement adoptés comme une approche globale en matière d’élaboration de politique forestière. cela devrait offrir une base solide pour une gestion durable des forêts. Suite aux engagements pris dans le contexte du GIF/FIF. A l’échelle régionale. à leur diffusion. Cela tend à suggérer que l’on accorde plus d’attention à l’élaboration et à l’actualisation des politiques formelles et.

Les négociations internationales en vue de lutter contre les changements climatiques au moyen d’une réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD) présentent un défi potentiel pour les pays où la coordination interministérielle n’est pas efficace. Dans environ 33 pour cent des pays ayant répondu. du Premier Ministre. décisionnel et institutionnel 161 CADRE INSTITUTIONNEL Introduction L’importance des structures et des capacités institutionnelles pour la réalisation des objectifs nationaux de gestion forestière est de plus en plus reconnue. Cette catégorie comprend des pays où l’élaboration de la politique forestière a été totalement régionalisée. le chef de l’office forestier relève directement du Ministre (premier échelon de subordination) ou détient une position ministérielle (comme c’est le cas FIGURE 8. car ces négociations sont généralement effectuées par des représentants du Ministère de l’environnement. le Ministère duquel relève l’office national des forêts. les pays ont. Dans FRA 2010.Cadre juridique. Une question connexe demandait des informations sur le degré de subordination du chef de l’office forestier vis-à-vis du Ministère. l’expression «des forêts» figure dans l’intitulé du Ministère. été invités à communiquer des informations concernant la structure institutionnelle régissant leurs forêts. pas agriculture Autre A la fois agriculture et environnement 0 10 20 30 40 50 60 70 80 (Nombre de pays) Avec Forêts dans l’intitulé Sans Forêts dans l’intitulé . Elle comprend aussi les pays où l’office forestier du secteur public est indépendant et relève directement du Président.4. Dans 55 des pays ayant fourni des informations (environ un sur trois). du Premier Ministre ou d’un conseil d’administration (p. Cent-soixante-huit pays (72 pour cent du total). les offices forestiers régionaux rendant compte aux Ministères régionaux ou à leur équivalent (p. elle incombait au Ministère de l’environnement et. a répondu. en Belgique). Dans environ le tiers de ces pays (57). l’élaboration des politiques forestières relevait le plus souvent du Ministère de l’agriculture (43 pour cent des pays ayant fourni des informations). la politique forestière était la responsabilité de plusieurs Ministères. Statut Il a été demandé aux pays d’indiquer à quel Ministère incombaient les principales responsabilités en matière d’élaboration des politiques forestières en 2008. représentant 98 pour cent de la superficie forestière mondiale.4. Comme on peut le voir à la figure 8. c’est là un risque potentiel pour un nombre important de pays. notamment: la responsabilité première pour ce qui concerne l’élaboration des politiques forestières. Un total de 168 pays et zones. pas environnement Environnement. du Président ou d’autres Ministères ne faisant référence ni à «l’agriculture» ni à «l’environnement» dans leur intitulé. ventilés par sexe et par niveau d’éducation. Comme on peut le voir à la figure 8. le degré de subordination au Ministre et le détail des effectifs. le Paraguay). ont répondu à cette question. ex. représentant 98 pour cent des forêts du monde. ex. dans environ 20 pour cent des pays. pour la première fois. malgré le fait que la responsabilité de la mise en œuvre puisse incomber au Ministère de l’agriculture et des forêts. 2008 Agriculture.4 Ministère principalement chargé de la politique forestière.

0 98. seules quelque 5 000 personnes étaient employées en Amérique du Sud. La plupart des pays ont communiqué leurs effectifs aux niveaux national et infranational. le Brésil a uniquement communiqué les effectifs des institutions fédérales). cette subordination directe au Ministre varie beaucoup d’une région à l’autre (voir le tableau 8.2). et 7  pour  cent des pays (6  pour  cent de la superficie) rendent des comptes au quatrième niveau hiérarchique. Toutefois.7 11. Les effectifs par 100 000 hectares vont de plus de 100 en Asie et dans les Caraïbes à moins de 10 en Amérique centrale.0 20.4 91. Trente-huit pour cent des pays (35  pour cent de la superficie forestière) rendent des comptes à un deuxième échelon hiérarchique (p.7 71. qui représentaient 60  pour  cent de la superficie forestière mondiale. certains pays ont uniquement indiqué un chiffre concernant les effectifs à l’échelon national (ainsi. de sorte que les pays densément peuplés ont des TABLEAU 8. Ces pays représentent 52 pour cent de la superficie forestière totale. 98. avec des chiffres intermédiaires en Afrique et en Europe.6 16.6 4.6 93.8 98.0 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l’Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 20 6 23 49 4 13 18 35 36 14 6 3 23 12 13 168 . ex. Selon les informations communiquées.5 99.2 Premier échelon de subordination du chef de l’office forestier vis-à-vis du Ministre Région/sous-région Disponibilités des informations Nombre de pays % de la superficie forestière totale 100.5 10. la Thaïlande) ou encore uniquement l’effectif d’institutions désignées (p. dans 71  pour  cent des pays ayant répondu (soit environ 87  pour  cent de la superficie forestière).0 98. la Fédération de Russie et la République démocratique du Congo. Cette variabilité semble correspondre à la densité démographique.1 Nombre de pays avec 1 échelon de subordination 2 4 6 12 3 3 3 9 20 5 4 1 10 1 5 57 % de la superficie forestière avec 1 échelon de subordination n.0 99.0 52. ou le nombre de forestiers (p. principalement concentrées en Asie (1.2 65. le Canada. les Etats-Unis d’Amérique et le Mexique). n’ont pas communiqué leurs effectifs.3 97. Il a aussi été demandé aux pays d’indiquer le niveau des effectifs au sein des institutions forestières publiques en 2008 (tableau  8. indicateur partiel de la capacité institutionnelle à promouvoir les objectifs forestiers.8 96. le chef de l’office forestier rend directement compte à un Ministre ou à l’échelon de subordination immédiatement inférieur.7 8. à un Vice-Ministre). ont répondu à cette question. Cent-quarante-six pays.4 87.3).9 81. comme l’Australie. Globalement.4 95.1 million).8 72. 21  pour cent des pays (7  pour  cent de la superficie) rendent compte au troisième niveau.2 58. ex. Toutefois.s.162 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 en Chine). ex.1 100. du Nord et du Sud et en Océanie. Les niveaux de ressources humaines peuvent servir à estimer les effectifs par 100 000 hectares. en Europe (81 000) et en Afrique (78 000).6 99. Quelques grands pays bien dotés en forêts. Si l’on tient compte des réserves ci-dessus.3 9.3 million de personnes environ. les ressources humaines au sein des institutions forestières publiques s’élevaient à 1.6 100.5 90. Les régions ont fait ressortir des différences marquées.3 83.

1 n.7 Effectifs en 2008 Total par 100 000 ha % de l’effectif Taux de total ayant changement un diplôme annuel universitaire 2000-2008 (2008) (%) 3.7 -1.6 49.1 59. Seuls 119  pays (soit 51 pour cent du total). Ce pourcentage varie de 17 pour cent en Afrique à plus de 50  pour cent en Amérique du Nord et centrale.2 98. pesant pour 40 pour cent de la superficie forestière mondiale).3 n. En moyenne. ont répondu à cette question pour 2008.6 93.4 33.1 33.6 -0.8 13. Le pourcentage de personnel de sexe féminin en 2008 a été communiqué par 124 pays (soit 53 pour cent du total.0 53. il manque des informations pour plusieurs des grands pays. Le pays ayant l’effectif le plus élevé par 100 000 hectares est l’Egypte (9 700 agents ou près d’un agent pour 10 hectares de forêt) alors que le Venezuela compte l’effectif le plus bas par 100 000 hectares (0.6 -0. Un total d’environ 104  000 cadres techniques est employé dans les pays ayant communiqué des informations. Lorsque les effectifs par unité de surface sont rapportés au total de la superficie forestière.4 21. environ un membre du personnel sur cinq (23 pour cent) est titulaire d’un diplôme universitaire.3 Niveaux de ressources humaines par unité de superficie forestière en 2008 et changement annuel entre 2000 et 2008 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays % de la superficie forestière totale 96.8 2.0 35.6 53.5 61.9 2.6 54.8 21. Globalement.5).4 89.4 23.2 55. Le pourcentage des cadres techniques de sexe féminin en 2008 a été communiqué par 109  pays (soit 47 pour cent du total. Un nombre inférieur de pays ont répondu à la question concernant le nombre d’employés titulaires d’un diplôme universitaire au sein des institutions forestières publiques. représentant 33 pour cent de la superficie forestière mondiale). Ce pourcentage va de moins de 18 pour cent en Afrique et en Europe à plus de 30 pour cent en Amérique du Nord et centrale (voir la figure 8.1 89. En 2008.4 55. les pays ont signalé qu’environ un membre du personnel sur 5 (22 pour cent) était de sexe féminin.0 2. il semble exister une corrélation positive entre les deux variables. ce qui signifie que les pays ayant plus de forêts ont moins d’effectifs par unité de surface.8 18.7 70. décisionnel et institutionnel 163 TABLEAU 8.2 -1.2 -2.2 Afrique de l’Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 18 6 20 44 4 14 13 31 29 11 6 2 19 11 12 146 22 819 24 587 25 782 73 188 746 300 306 600 33 498 1 086 398 81 120 4 146 1 167 32 577 37 890 2 732 5 215 1 286 543 9 32 18 15 317 114 163 207 51 115 6 9 10 6 1 53 effectifs supérieurs par unité de surface forestière.s.s.17 soit presque un membre du personnel pour un demi-million d’hectares). . représentant 35 pour cent de la superficie forestière mondiale.6 48. 19 pour cent des cadres techniques étaient des femmes.1 2. -1. – 1.7 20.1 50.1 47. dans les institutions forestières publiques.7 12.Cadre juridique.8 41.8 16.3 -1.0 97.3 -0.4 17. comme on pourrait s’y attendre. De plus. Cette proportion est la plus élevée dans les pays d’Amérique du Nord et centrale ayant communiqué des informations et la plus faible en Asie.

le Canada. Ces diminutions sont presque entièrement concentrées en Asie et en Europe. ex.5 à 22. alors que les effectifs en Afrique sont restés plus ou moins stationnaires. Le nombre de cadres techniques a augmenté à raison d’un taux annuel de 0. Certes. Il convient de noter que seuls 63 pour cent des pays ont communiqué des chiffres sur le total des ressources humaines qui travaillent dans les institutions forestières publiques. le personnel des institutions forestières publiques à travers le monde a diminué de 9. Ce point est particulièrement pertinent lorsque l’élaboration des politiques forestières et des politiques relatives aux changements climatiques relève de Ministères distincts. car toutes les autres régions ont enregistré une hausse ou une stagnation de leur personnel féminin. Entre 2000 et 2008.4 pour cent entre 2000 et 2008. on observe une augmentation.1 pour cent.2 pour cent par an. une distribution des actifs à d’autres organisations (comme c’est le cas en Afrique du Sud et au Mozambique). 2008 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 0 5 10 15 (%) de l’effectif total des cadres techniques 20 25 30 35 Tendances Entre 2000 et 2008.5 Pourcentage de personnel féminin dans les institutions forestières publiques par région. en Amérique du Sud et en Océanie. Conclusions Le rôle des forêts dans l’atténuation des effets des changements climatiques est de plus en plus reconnu. en Géorgie). en Amérique du Nord et centrale. Les diminutions signalées peuvent traduire une réduction des effectifs mais pourraient aussi s’expliquer par une redéfinition de la juridiction. En revanche. et il en va de même pour la nécessité d’améliorer la coordination interministérielle. la proportion de femmes parmi les cadres techniques est restée plus ou moins inchangée. sans doute parce que leur structure . Globalement. ce qui suggère une professionnalisation croissante des organisations forestières publiques. la Fédération de Russie et la République démocratique du Congo) n’ont pas donné d’information sur cette variable. en particulier au sein des Ministères de l’environnement et des Ministères de l’agriculture et/ou des forêts. soit 1. Seuls 66 pays (représentant 21 pour cent de la superficie forestière mondiale) ont communiqué des chiffres permettant de comparer le pourcentage de cadres techniques de sexe féminin entre 2000 et 2008. passant de 23. cette diminution mondiale est essentiellement le fruit des réductions constatées en Afrique de l’Est et australe et en Asie de l’Est. l’Australie. le pourcentage de femmes au sein des effectifs a légèrement diminué. Beaucoup de grands pays (p. la privatisation des fonctions jusqu’alors assumées par des institutions forestières publiques ou encore des changements structurels (p.164 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 FIGURE 8. ex.1 pour cent.

l’adéquation des effectifs dépend aussi de ce que la société attend des forêts. le nombre de licences peut fournir un indicateur de l’aptitude à gérer des programmes et mettre en œuvre des politiques. ÉDUCATION ET RECHERCHE Introduction Les données relatives à l’éducation et à la recherche fournissent une indication utile des capacités managériales. environnementaux et climatiques. Le nombre de cadres techniques qui travaillent dans la recherche forestière financée par les deniers publics est un indicateur de l’intérêt national envers les questions que soulève le secteur forestier et de la capacité à les résoudre. 62 600 étaient étudiants universitaires (13 200 ayant décroché un master et 49 400 une licence) et 44 200 avaient obtenu un brevet de technicien forestier (voir la figure 8. En 2008. le cadre juridique et les autres institutions). les changements climatiques. il est difficile de répondre à cette question car de nombreux facteurs contribuent à la capacité institutionnelle globale. et les brevets et diplômes techniques démontrent l’aptitude à mettre en œuvre des plans d’exploitation. représentant plus de 70 pour cent du total du couvert forestier. Il met en relief la difficulté inhérente à la compilation des données au niveau mondial concernant les étudiants qui préparent un brevet de technicien en foresterie. elle-même. dépend de facteurs démographiques. le système d’enseignement offre un diplôme combiné de licence et de master en foresterie. ex. L’empressement du secteur forestier à réagir à ce type de défi peut donc être évalué en rapportant le nombre d’étudiants en sciences forestières éduqués à l’université au total de la population ou de la superficie forestière. Les effectifs actuels dans les institutions forestières publiques sont-ils appropriés pour promouvoir une gestion durable des forêts? Malheureusement. mais il s’explique aussi par le manque de données communiquées par plusieurs grands pays. Globalement. la technologie. Étant donné que c’est la première fois que les pays ont communiqué ce genre d’informations.Cadre juridique. Le nombre total d’étudiants universitaires qui décrochent une licence ou un master peut aussi indiquer l’importance que la société accorde aux forêts et à leur gestion. techniques et administratives d’un pays en matière de gestion durable des forêts et de son aptitude à adapter son secteur forestier aux défis complexes que posent. les connaissances. il révèle une évolution future possible de la parité des sexes dans la foresterie. géographiques. décisionnel et institutionnel 165 institutionnelle décentralisée fait qu’il est très difficile de compiler des données à cet échelon. l’agriculture et l’environnement et la composante foresterie n’est pas nécessairement mentionnée dans l’intitulé du cycle d’études. Ainsi. le rapport entre master et licence était de l’ordre de un à quatre. Sur ce total. le faible nombre de titulaires de licences en Europe tient en partie au fait que. à l’échelle mondiale. En outre. On peut supposer qu’une société qui éduque davantage d’étudiants en sciences forestières serait mieux préparée à faire face aux défis futurs touchant à la conservation et la gestion des forêts. par exemple. dans de nombreux pays. on ne saurait s’attendre à une parfaite comparabilité des données.6). Situation En 2008. Les données ayant trait aux diplômes de master et de licence semblent plus cohérentes car elles sont essentiellement recueillies auprès des universités et des facultés de foresterie. mais le schéma variait considérablement au sein d’une même région et entre régions. Le faible nombre de brevets de technicien par rapport au nombre de licences est étonnant. notamment les ressources financières. les politiques générales. un étudiant universitaire . les infrastructures et l’équipement. notamment la Fédération de Russie. Le nombre d’étudiants ayant obtenu un master est l’un des indicateurs de la capacité future d’un pays à développer et mettre en œuvre des politiques et stratégies pour une gestion durable des forêts. une considération qui. 125 pays. quant au pourcentage d’étudiantes. ont signalé qu’en tout 106 800 étudiants avaient achevé un cycle d’études en sciences forestières. mais aussi du niveau de développement économique et des priorités nationales. Les techniciens reçoivent souvent un enseignement technique très large qui englobe la sylviculture. les partenariats et le contexte institutionnel dans son ensemble (p.

8). Les pays ayant communiqué des informations sur les diplômes de licence et de master représentent environ 50 pour cent de la superficie forestière mondiale et montrent que le nombre d’étudiants en master a augmenté d’environ 8 pour cent par an et celui des étudiants en licence d’environ 13 pour cent par an sur la période. représentant 53 pour cent de la superficie forestière totale. la tendance concernant le nombre d’étudiants obtenant un diplôme en sciences forestières est généralement positive. Les étudiantes constituent environ 31 pour cent du nombre total d’étudiants en master. La figure 8. L’Asie. 2008 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Amérique du Sud Monde 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 (Nombre de diplômés) Master Licence Brevet de technicien Note: L’Océanie n’est pas incluse car l’Australie et la Nouvelle-Zélande n’ont pas communiqué de données. le Canada et la Fédération de Russie. alors que l’Europe et l’Afrique affichaient le taux le plus bas (voir la figure 8. Tendances Entre 2000 et 2008. Environ 25 pour cent du total des effectifs travaillant dans la recherche forestière sont titulaires d’un doctorat (Ph. Le nombre de diplômés par 10 millions d’hectares de forêt en Asie est très élevé comparé aux autres régions. cela équivaut à un doctorat pour 417 000 hectares de forêt. le nombre de diplômés universitaires par 10 millions de personnes et par 10  millions d’hectares de forêt.).6 Nombre de diplômés en foresterie. l’Amérique du Nord et centrale et l’Océanie enregistraient la proportion la plus élevée d’étudiantes en 2008. En tout.D. L’Asie enregistre le taux de changement le . 36 pour cent du nombre d’étudiants en licence et 16 pour cent des techniciens. notamment l’Australie. Il manque des informations de beaucoup de pays ayant de grandes superficies forestières. obtenait un diplôme pour 86 300 habitants. ont signalé qu’environ 21  000 administrateurs travaillaient dans un centre de recherche financé par les deniers publics en 2008.7 illustre.9). ou un pour 44 200 hectares de forêt. en raison du grand nombre d’étudiants universitaires qui décrochent leur diplôme en Chine. 124 pays. Cette hausse varie entre les régions et sous-régions.166 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 FIGURE 8. Toutefois. certains pays riches en forêts n’ont pas fourni de données ventilées en fonction du sexe. L’Europe a de loin le plus grand nombre de chercheurs titulaires d’un doctorat par unité de surface forestière (voir la figure 8. par région. Lorsqu’on rapporte ce pourcentage au total de la superficie forestière des pays ayant fourni des informations.

2008 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 0 Master Licence Brevet de technicien 10 20 (%) 30 40 50 plus prononcé avec une hausse annuelle de 17 pour cent des étudiants en master et de 16 pour cent des étudiants en licence.7 Nombre de diplômés universitaires par rapport à la population et à la superficie forestière.Cadre juridique. décisionnel et institutionnel 167 FIGURE 8. . 2008 Afrique Asie Europe sans la Fédération de Russie Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 0 200 400 600 800 1 000 (Nombre de diplômés) Diplômés/population (10 millions d’habitants) Diplômés/superficie forestière (10 millions d’ha) FIGURE 8.8 Pourcentage de femmes diplômées en foresterie. l’Afrique et l’Amérique ont enregistré des hausses comprises entre 4 et 8 pour cent par an du nombre d’étudiants en master et en licence obtenant un diplôme de sciences forestières. L’Europe a affiché une hausse annuelle de 1 pour cent seulement des étudiants en master et de 4 pour cent des étudiants en licence.

il est impossible d’évaluer si les capacités existantes sont appropriées sur la base des données communiquées. Conclusions Il est indispensable de disposer de capacités nationales d’éducation et de recherches forestières suffisantes pour fournir les informations et les connaissances requises pour gérer. qui ne représentaient que 33 pour cent de la superficie forestière totale.1 pour cent par an. ce changement est de l’ordre de 2. alors que les Etats-Unis d’Amérique affichent la plus forte hausse. Entre 2000 et 2008.7 pour cent par an en moyenne. dans nombre de pays. L’évolution du nombre d’étudiants universitaires (inscrits en master et/ou licence) peut se traduire par un changement du pouvoir d’influence susceptible d’être exercé sur la société concernant les questions actuelles et futures ayant trait aux forêts. Les tendances générales du nombre d’étudiants ne suggèrent pas un effondrement imminent de la profession. et globalement de 11. n’ont pas communiqué de données sur cette variable. Pour relever ces nouveaux défis. Or. Au niveau mondial. y compris l’Australie. ce qui porte la proportion d’étudiantes en foresterie au niveau universitaire de 30 pour cent en 2000 à 34 pour cent environ en 2008. conserver et accroître les ressources forestières. une telle évaluation doit être réalisée au niveau national. Dans les pays qui ont communiqué une série chronologique. Toutefois. le nombre total de forestiers ayant décroché un diplôme universitaire a progressivement augmenté de 2 à 8 pour cent par an dans la plupart des régions. Les données émanant des quelques pays (68) qui ont communiqué des informations sur la proportion d’étudiantes confirment l’augmentation progressive du pourcentage de femmes dans les cycles d’études universitaires en sciences forestières entre 2000 et 2008.5 et -6.9 Nombre de chercheurs titulaires d’un doctorat dans les institutions publiques de recherche forestière par million d’hectares de forêt. alors que le nombre de chercheurs titulaires d’une licence a augmenté de 1 pour cent par an. l’ampleur et la diversité des demandes exercées sur les forêts et les menaces et opportunités associées ont sensiblement augmenté ces dernières décennies. le Canada et la Fédération de Russie. ont communiqué des données sur les techniciens et la tendance est moins positive à ce niveau d’études. les systèmes d’éducation et de recherches ont besoin de fournir les compétences et les connaissances adéquates. avec 16 pour cent par an. . Cette tendance est fortement influencée par la Chine où le nombre d’étudiants universitaires en sciences forestières a sensiblement augmenté entre 2000 et 2008.0 pour cent par an). le nombre total de titulaires d’un master et d’un doctorat au sein du personnel des instituts de recherches forestières financés par les deniers publics a augmenté d’environ 2 pour cent par an entre 2000 et 2008. 2008 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud Monde 0 2 4 6 8 10 12 14 16 (Nombre de chercheurs par million d’ha) Note: Plusieurs grands pays.168 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 FIGURE 8. L’Afrique et l’Amérique du Sud font ressortir une tendance négative (respectivement -0. Un nombre inférieur de pays.

régionale et sous-régionale? L’analyse comprise dans ce chapitre se penche d’abord sur la situation de la gestion forestière puis. SITUATION DE LA GESTION FORESTIÈRE Outre la communication de la superficie des forêts affectée à des fonctions spécifiques. Comme indiqué dans ces chapitres et illustré à la figure 9.1. Les trois autres variables sont abordées ici. • la superficie forestière faisant l’objet d’une gestion durable. L’objectif de cette analyse est de faire plus de lumière sur certaines des complexités liées à la gestion durable des forêts et d’encourager de nouvelles analyses et de nouveaux débats afin de promouvoir la prise de décisions et l’action visant à stimuler davantage de progrès. d’une manière plus générale. 2010 (%) Production Protection des sols et de l’eau Conservation de la biodiversité Services sociaux Usages multiples Autres Fonction inconnue 30 8 12 4 24 7 16 . qui couvrent chacun des sept éléments thématiques de la gestion durable des forêts.1 Fonctions désignées des forêts du monde. FIGURE 9. les forêts sont gérées pour une grande variété d’utilisations et de valeurs. sur les progrès accomplis vers une gestion durable des forêts en illustrant les résultats cumulés de FRA 2010. • la superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement. • la superficie du domaine forestier permanent. Le lecteur trouvera des données nationales dans le tableau 6 de l’annexe 3. L’analyse des données de la première variable figure au chapitre 3 sur la diversité biologique.169 Chapitre 9 Progrès vers la gestion durable des forêts INTRODUCTION Les chapitres 2 à 8 du présent rapport portent sur les résultats de chacun des sept éléments thématiques de la gestion durable des forêts. Mais dans quelle mesure sont-elles bien gérées? Que nous disent les informations fournies par FRA 2010 sur les progrès globaux vers la gestion durable des forêts depuis 1990 à l’échelle mondiale. les pays ont été priés de donner des informations sur quatre variables supplémentaires pour illustrer la situation de la gestion forestière: • la superficie forestière dans les aires protégées.

3 73.4 Superficie du domaine forestier permanent 1 000 ha % de la superficie forestière totale 41.2 86.9 Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 17 6 18 41 3 8 13 24 29 30 6 1 4 11 7 9 122 86 000 67 147 87 402 240 548 230 908 167 533 18 291 416 732 120 459 301 155 3 182 164 418 604 421 950 36 854 349 534 1 766 774 .170 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Superficie du domaine forestier permanent La superficie du domaine forestier permanent indique la superficie forestière désignée comme devant être conservée sous forme de forêt.7 5. en tout.2 31.8 67. agriculture.8 51.1 Superficie du domaine forestier permanent par région et sous-région.5 88.2 86.2 51.0 85.4 52. ex.2).3 69. A ce titre.2 84. Plusieurs pays n’ont pas pu communiquer une série chronologique complète (pour 1990.4 49. Superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement La superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement fournit une autre indication des progrès accomplis vers la gestion durable des forêts. 122 pays. Toutefois.9 49.7 95.3 81.5 88. infrastructures ou expansion urbaine) au terme d’un processus de prise de décisions techniquement fiable et transparent. C’est aux fins de FRA 2010 qu’il a été demandé pour la première fois aux pays d’indiquer la superficie du domaine forestier permanent et certains d’entre eux ont manifestement éprouvé des difficultés pour identifier la désignation équivalente dans leur système de classification nationale. Au niveau mondial. 2010 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays % de la superficie forestière totale 78.7 90. représentant 84 pour cent de la superficie forestière totale.1).8 89. les tendances de cette variable au fil du temps constituent un meilleur indicateur des progrès vers une gestion durable des forêts que l’évolution de la superficie forestière totale dans des pays où certaines superficies forestières ont été mises de côté à des fins de conversion future à d’autres usages (p. 2005 et 2010). ont communiqué des informations sur cette variable. 2000.0 82.7 94.2 16.1 77.1 98.0 99.7 95. alors que la simple existence d’un plan ne garantit pas TABLEAU 9.2 51. Néanmoins.2 68.1 51. il est estimé que 52 pour cent de la superficie forestière totale est désignée comme appartenant au domaine forestier permanent ou son équivalent en 2010 (voir le tableau 9.0 68. les informations de 107 pays et zones (représentant 77 pour cent des forêts du monde) suggèrent que le domaine forestier permanent a augmenté de presque 15 millions d’hectares par an dans les années 90 et de près de 10 millions d’hectares par an depuis 2000 (tableau 9.0 19. bien qu’il soit bon de souligner que les superficies qui ne sont pas dotées d’un plan – y compris les zones inaccessibles – peuvent aussi être conservées et gérées durablement.

121 pays.3).36 0.01 1.44 -0.88 1. Les informations concernant les tendances sur la période étudiée sont plus limitées car seuls 94 pays et zones ont fourni une série chronologique complète de données.2).25 2.15 0.83 0. Toutefois. Le chiffre réel est sans aucun doute plus élevé car beaucoup de pays n’ont pas communiqué d’information sur cette variable.6 66.6 64. qu’il soit effectivement mis en œuvre ou qu’il ait l’effet escompté.32 4.84 1. couvrant 64 pour cent des forêts du monde.8 93.0 21.7 90.52 2.18 0.8 48.46 0.0 71. tout particulièrement en Asie de l’Est. L’objet de ce pilote était d’obtenir des informations sur la façon dont les pays pouvaient définir et évaluer cet indicateur en guise de contribution aux discussions futures à ce sujet aux niveaux sous-régional. on a considéré qu’il s’agissait d’un exercice pilote et les pays ont été priés de fournir la définition. Il convient notamment de souligner l’accroissement rapide de cette superficie au cours des dix dernières années.13 0.96 0.02 -0.2 Tendances de la superficie du domaine forestier permanent par région et sous-région. Superficie forestière faisant l’objet d’une gestion durable des forêts C’est aux fins de FRA 2010 qu’il a été demandé pour la première fois aux pays de fournir une estimation de la superficie forestière jugée faire l’objet d’une gestion durable des forêts dans le cadre du processus FRA.0 98.14 0.7 76.6 85.9 42.61 1 401 106 1 550 849 1 604 835 1 648 715 pour autant que le plan soit robuste.17 0.24 1.48 0 0.49 0.07 -0.90 -0.37 1.8 77.04 -0. les critères et la méthode utilisés pour évaluer la superficie faisant l’objet d’une gestion durable des forêts. 1990-2010 Région/ sous-région Disponibilité des informations Nombre % de la de pays superficie forestière totale Afrique de l’Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 15 6 17 38 2 8 11 21 27 28 4 1 4 9 6 5 107 74.4 et figure 9.72 1. Au total. représentant 79 pour cent de la superficie forestière mondiale.6 milliard d’hectares de forêts sont couverts par un plan d’aménagement d’une durée de dix ans ou plus (tableau 9.5 50. on observe une nette tendance à l’accroissement de la superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement dans toutes les régions et sousrégions au cours des 20 dernières années (voir tableau 9.1 1990 Superficie du domaine forestier permanent (1 000 ha) 2000 2005 2010 Changement annuel (1 000 ha) 19902000 20002010 Taux de changement annuel (%) 19902000 20002010 87 512 66 851 86 688 241 050 169 677 180 756 11 957 362 390 105 451 249 647 2 356 0 407 048 409 403 4 795 133 821 85 990 66 940 86 320 239 249 188 718 171 634 15 242 375 594 113 334 299 483 2 731 164 413 242 416 138 4 950 215 435 85 239 67 056 76 829 229 123 204 352 169 992 16 318 390 662 115 534 301 975 2 993 164 415 923 419 080 5 072 258 923 84 537 67 147 78 867 230 550 217 759 167 533 18 271 403 563 118 484 299 180 3 165 164 418 604 421 933 5 073 288 415 -152 9 -37 -180 1 904 -912 328 1 320 788 4 984 38 16 619 673 16 8 161 14 974 -145 21 -745 -870 2 904 -410 303 2 797 515 -30 43 0 536 580 12 7 298 9 787 -0.45 -0. Puisqu’il n’existe pas de définition ou de méthodologie d’évaluation convenue. régional et mondial.5 73. ont communiqué des informations sur cette variable.01 -0.72 0. en prévision du besoin des pays de communiquer des informations à ce sujet dans le cadre de l’évaluation des progrès .Progrès vers la gestion durable des forêtst 171 TABLEAU 9. Ces rapports indiquent qu’au moins 1.4 16.5 88.07 1.16 0.03 -0. en Afrique subsaharienne et en Amérique du Sud.

3 TABLEAU 9.13 4.8 49.172 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 9.71 0.4 Tendances de la superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement par région et sous-région.19 -4.75 3.8 52.7 75.9 63.1 Superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement (1 000 ha) 1990 2000 2005 2010 Changement annuel (1 000 ha) 19902000 20002010 Taux de changement annuel (%) 19902000 20002010 10 982 1 014 1 238 13 234 62 687 68 574 13 631 144 891 111 368 920 318 1 974 87 184 679 186 740 6 169 62 344 1 333 696 10 845 1 582 4 750 17 178 82 200 92 134 14 398 188 731 112 156 921 425 861 110 195 731 196 702 6 699 72 605 1 403 340 11 126 2 095 9 571 22 793 141 800 98 239 15 123 255 162 113 415 922 205 1 337 86 200 907 202 330 6 980 78 229 1 487 698 31 157 2 838 24 167 58 163 156 920 99 010 15 709 271 639 114 054 923 144 2 487 71 206 084 208 642 6 947 91 970 1 560 504 -14 57 351 394 1 951 2 356 77 4 384 79 111 -111 2 1 105 996 53 1 026 6 964 2 031 126 1 942 4 098 7 472 688 131 8 291 190 172 163 -4 1 035 1 194 25 1 937 15 716 -0.7 18.07 . 2010 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre de pays Afrique de l'Est et australe Afrique du Nord Afrique de l’Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l’Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 15 6 19 40 4 8 11 23 33 34 5 4 2 11 7 6 121 % de la superficie forestière totale 86.7 13.51 11.4 46.97 6.2 79.31 0.8 96.0 64.83 1.55 14.02 11.2 84.39 1.0 64.4 16.1 39.9 47.52 0.7 91.0 94.64 2.7 78.0 6.59 0.6 60.13 6.01 17.58 0.2 71.8 39.55 2.7 71.39 2.1 16.5 67.01 -7.2 44.5 10.6 97.5 45.0 65.6 78.67 12.8 65.07 0.00 0.4 10.8 22.2 97.8 69.0 79.7 98.3 Superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement par région et sous-région.72 0.88 3.8 44.96 2.17 0.1 52.4 Superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement 1 000 ha 45 607 17 693 42 410 105 710 156 920 102 131 16 017 275 068 127 621 936 711 2 531 1 247 206 084 209 862 38 728 110 119 1 676 199 % de la superficie forestière totale 19.3 98.3 95.1 44.68 0.52 0.39 0. 1990-2010 Région/sous-région Disponibilité des informations Nombre % de la de pays superficie forestière totale Afrique de l’Est et australe Afrique du Nord Afrique de l'Ouest et centrale Total Afrique Asie de l'Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l'Ouest et centrale Total Asie Europe sans la Fédération de Russie Total Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Total Amérique du Nord et centrale Total Océanie Total Amérique du Sud Monde 11 5 15 31 4 6 9 19 29 30 2 2 2 6 6 2 94 62.2 92.8 45.68 0.8 24.7 44.36 2.54 0.0 68.

» Bien que cela n’ait pas été facile. • sont des aires protégées avec des frontières délimitées et un plan d’aménagement qui sont généralement considérées dans le pays et par d’autres observateurs comme étant bien gérées et qui ne sont pas significativement menacées par des agents destructifs. à savoir: «Des superficies forestières qui remplissent l’une quelconque des conditions suivantes: • ont été indépendamment certifiées ou pour lesquelles des progrès vers la certification sont en bonne voie. Malheureusement. il leur était proposé d’utiliser ou d’adapter ceux retenus par l’OIBT dans son évaluation de la Situation de l’aménagement des forêts tropicales (OIBT. accompagnés d’informations solides selon lesquelles ces plans sont actuellement mis en œuvre de manière efficace. • sont des unités de gestion forestière communautaires dotées d’un régime de propriété sûr pour lesquelles la gestion a la réputation d’être de la plus haute qualité. .Progrès vers la gestion durable des forêtst 173 FIGURE 9. Lorsque les pays n’avaient pas de critères d’évaluation bien établis. représentant ensemble 62 pour cent des forêts du monde. les critères d’évaluation et les méthodes utilisés. 1990-2010 Afrique Asie Europe Amérique du Nord et centrale Océanie Amérique du Sud 0 200 400 (millions d’ha) 600 800 1 000 1990 2000 2005 2010 accomplis vers les Objectifs d’ensemble relatifs aux forêts en 2015. • font l’objet de plans d’aménagement forestier à long terme (dix ans ou plus) pleinement développés. 2006). • sont considérées comme des unités forestières modèles dans leur pays pour lesquelles il existe des informations sur la qualité de l’aménagement. ont fourni des estimations concernant les superficies faisant l’objet d’une gestion durable des forêts pour 2010.2 Tendances de la superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement par région. ils n’ont pas tous fourni d’informations sur la définition. 104 pays et zones. et 110 pays couvrant 81 pour cent de la superficie forestière mondiale ont fourni une estimation pour au moins une année de référence.

5) choisies dans les 17 tableaux d’information. Les 82 pays ayant communiqué des séries chronologiques complètes ont clairement indiqué une tendance positive du total de la superficie forestière jugée faire l’objet d’une gestion durable des forêts. une FIGURE 9. Le bien-fondé de cette hypothèse dépend des circonstances locales ou nationales. Les résultats figurent dans les tableaux 9. des critères d’évaluation et des méthodes appliqués par les pays.3 Variation de la proportion de superficie forestière faisant l’objet d’une gestion durable des forêts par sous-région. régional et sous-régional pour l’ensemble des sept thématiques. Ainsi. Aucune pondération relative des variables n’a été appliquée. Certaines d’entre elles sont tirées des variables communiquées par les pays: ainsi.5 à 9.12. il n’est pas possible de comparer les résultats par pays ni de générer des totaux régionaux ou mondiaux et il n’a été fait aucune tentative dans ce sens. trois variables ont été sélectionnées dans les tableaux d’information de FRA 2010 pour chacun des sept éléments thématiques. à la gestion durable des forêts. Il y a toutefois deux exceptions à cette règle: il n’y avait qu’une variable disponible pour les fonctions de protection des ressources forestières et deux variables seulement ont été choisies pour la santé et la vitalité des forêts en raison du peu d’informations disponibles et de l’incompatibilité des données. Méthodologie Choix des variables En règle générale. Cela a donné un total de 18 variables (voir le tableau 9. La figure 9. PROGRÈS VERS LA GESTION DURABLE DES FORÊTS Pour obtenir une vue globale des progrès accomplis vers la gestion durable des forêts. 2010c) fournit une analyse plus détaillée des définitions. sur la base de leur pertinence vis-à-vis du thème et de la disponibilité des informations les concernant.3 illustre une fourchette de pourcentages de la superficie forestière qui est considérée faire l’objet d’une gestion durable des forêts par région. Une publication séparée (FAO. par conséquent. Un accroissement de la valeur d’une variable est généralement interprété comme une contribution positive à l’élément thématique (à l’exception de la superficie forestière touchée par les incendies et par les insectes) et. le matériel sur pied par hectare est dérivé du total du matériel sur pied et de la superficie forestière. 2010 Afrique de l’Est et australe Afrique du Nord Afrique de l’Ouest et centrale Asie de l’Est Asie du Sud et du Sud-Est Asie de l’Ouest et centrale Europe Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Océanie Amérique du Sud 0 20 40 Fourchette (%) 60 80 100 .174 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 En raison des différentes définitions employées. un sousensemble d’indicateurs a été retenu pour chacun des sept éléments thématiques de la gestion durable des forêts et des données sur les tendances ont été compilées et comparées aux niveaux mondial.

le niveau de ressources humaines travaillant dans des institutions forestières publiques et le nombre annuel d’étudiants universitaires décrochant un diplôme d’études en foresterie. Dans certaines situations. Dans le cadre de ce thème. Pourtant. notamment en zone tropicale. la superficie de forêts plantées et les extractions totales de bois. Dans FRA 2010. un accroissement de cette variable pourrait être considéré comme favorable pour la gestion durable des forêts. Le thème des fonctions de protection est décrit par une seule variable indiquant la superficie forestière totale affectée principalement à la protection des sols et des eaux. le matériel sur pied par hectare et le stock total de carbone dans la biomasse forestière. Les forêts primaires sont généralement associées à des niveaux élevés de diversité biologique. aucun indicateur d’espèces ou de niveau de population ne convenait pour permettre une comparaison mondiale des tendances au fil du temps. la superficie affectée à la conservation de la diversité biologique et la superficie forestière située dans des aires protégées. la superficie des forêts primaires est un indicateur important de l’état de l’écosystème forestier dans son ensemble. c’est la raison pour laquelle le thème de la diversité biologique comprend l’étendue de forêts primaires. Les variables choisies pour cette analyse sont les suivantes: étendue des forêts privées. elles ne renferment qu’un nombre limité d’espèces et peuvent ne pas constituer un bon indicateur de la diversité des espèces. L’étendue des forêts privées est une variable quelque peu ambiguë. La santé et la vitalité de la forêt sont décrites par deux variables indiquant la superficie touchée par les incendies et celle touchée par les insectes ravageurs. C’est pourquoi une augmentation des extractions de bois pourrait ne pas toujours s’avérer favorable. Toutefois. des valeurs stables ou décroissantes sont considérées comme une contribution positive à la gestion durable des forêts. Trois variables représentent les fonctions de production des ressources forestières: la superficie forestière affectée à la production. Ce thème cherche à répondre au besoin de maintenir un approvisionnement abondant et utile de produits tirés de la forêt primaire. emploi dans des activités forestières de production primaire de biens et services d’appui associés et valeur totale des extractions de bois. Les forêts plantées ne sont pas toutes établies et gérées à des fins de production mais la plupart d’entre elles représentent une source future potentielle de bois. lorsqu’elle découle d’un abandon des terres agricoles et d’un recul des populations rurales. Trois variables ont été choisies pour l’analyse de l’étendue des ressources forestières: la superficie forestière. les incendies échappent souvent à tout contrôle et détruisent de vastes étendues de forêts. car le niveau des extractions pourrait ne pas être durable à long terme. Disponibilité des informations De nombreux pays n’ont pas pu fournir des données complètes pour toutes les variables ou pour chaque année de référence. décisionnel et institutionnel est représenté par la superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement. mais dans les écosystèmes tempérés et boréaux. entraînant l’érosion des sols et la désertification – grave menace pour la gestion durable des ressources naturelles. Il est reconnu qu’un certain nombre d’écosystèmes forestiers sont tributaires du feu pour le maintien de leur vitalité et de leur capacité de régénération (dans les zones boréales en particulier). elle ne sera peut-être pas considérée comme positive par les décideurs ou par la société. Dans d’autres cas. puisqu’il pourrait indiquer le transfert de la responsabilité et du contrôle de la gestion à des particuliers ou des communautés. tout en assurant que la production et la récolte sont durables et qu’elles ne compromettent pas les possibilités de gestion des générations futures. Les fonctions socio-économiques des forêts couvrent un large éventail d’avantages procurés à l’humanité.Progrès vers la gestion durable des forêtst 175 augmentation de la superficie forestière sera probablement perçue comme un développement positif dans la plupart des pays mais. Le cadre juridique. la présentation des données sous forme d’agrégats mondiaux et régionaux surmonte certaines des limitations inhérentes au manque de données . Toutefois. il peut signifier que les droits de propriété forestière cessent de revenir à l’Etat pour être concentrés entre les mains d’un nombre relativement limité de particuliers.

3 millions d’hectares par an sur la période 1990-2000 (0. La mesure dans laquelle les pays sont à même d’établir un rapport sur cet ensemble limité de variables donne aussi une idée de la disponibilité des informations concernant la gamme élargie d’utilisations et de valeurs que la société attend des forêts et de la capacité à les communiquer. Pour chacune des 18 variables. Toutefois.5 gigatonne par an. aucun des taux de changement ne dépasse le seuil de 0. La superficie de forêts primaires a accusé un recul de 4.5 résume les tendances des variables choisies au niveau mondial. Les stocks de carbone forestier affichent une diminution annuelle de l’ordre de 0.2 millions d’hectares par an entre 2000 et 2010. du type «feu de circulation» ont été préparées pour montrer les taux de changement des variables appartenant à chaque domaine thématique pour une région donnée. Elles indiquent les tendances au fil du temps des variables choisies et les progrès vers la gestion durable des forêts qu’elles reflètent. la superficie forestière affectée à la conservation de la diversité biologique s’est accrue d’environ 6. la hausse équivaut à près de 2 pour cent par an au cours des dix dernières années. Santé et vitalité des forêts.20 pour cent par an) et de 5. régional et sous-régional. Diversité biologique des forêts. Elle est considérée comme haute si les pays représentent collectivement 75 à 100 pour cent de la superficie forestière totale.13 pour cent par an). avec quelques exceptions. Résultats mondiaux Le tableau 9.5 pour cent). Ces chiffres excluent la Fédération de Russie. Le taux de changement annuel pour chaque variable est exprimé comme le taux de changement composé en pourcentage par an pour les périodes 1990-2000 et 2000-2010. La superficie forestière a diminué en moyenne de 8. Les résultats de cette analyse sont présentés aux niveaux mondial. Toutefois. exprimée comme un pourcentage de la superficie forestière totale de la région ou de la sousrégion. Un seuil arbitraire de +/-0.3 millions d’hectares par an durant la dernière décennie et on a enregistré une augmentation analogue de la superficie forestière située dans des aires protégées.2 millions d’hectares par an au cours de la dernière décennie (0. où de grands écarts entre les valeurs sur la période étudiée étaient dus à l’introduction d’un nouveau système de classification. alors que le matériel sur pied par hectare augmente légèrement.5 pour cent par an a été choisi pour toutes les variables afin de mettre en évidence les grands changements et de discerner les cas où la différence entre deux estimations indique un changement réel par rapport à ceux où la différence est peut-être statistiquement négligeable. Le taux pour chaque période est donc fondé sur deux estimations différentes. Des matrices simples. les informations sur ce thème . il n’est présenté aucun résultat en raison de l’insuffisance de données. Etendue des ressources forestières. La superficie forestière touchée par les incendies ou par les insectes ravageurs a accusé un repli depuis 1990. En revanche. moyenne si les pays en représentent 50 à 74 pour cent et faible si le pourcentage est de 25 à 49 pour cent. les tendances peuvent donc être positives.176 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 à l’échelle sous-régionale. négatives ou ne présenter aucun changement sensible (inférieur à 0. Une synthèse comme celle-ci peut servir à mettre en exergue les lacunes dans les données et à identifier les domaines où il serait bon de faire des efforts dans la collecte d’information afin d’améliorer la prise de décisions. dont l’exactitude est inconnue.5 pour cent par an. Les normes suivantes ont été établies pour pallier l’absence de données aux niveaux régional et sous-régional. à trois couleurs. Analyse des données et présentation des résultats Les données nationales dont on a tenu compte dans le calcul sont celles pour lesquelles les pays ont communiqué une série chronologique complète de la variable pour toutes les années de référence.7 millions d’hectares en moyenne par an dans les années 90 et de 4. Si l’ensemble des pays ayant communiqué des données représente moins de 25 pour cent de la superficie forestière totale de la région ou sousrégion. La disponibilité des informations a été définie comme la somme de la superficie forestière des pays ayant communiqué des données sur une variable désignée. Dans les deux cas.

5 Progrès vers la gestion durable des forêts au niveau mondial. les taux de changement ont été calculés pour les périodes 1990-2000 et 2000-2005.89 -1.32 -1.70 -0. alors que la superficie de forêts plantées a augmenté d’environ 86 millions d’hectares.25 2.14 -0.20 0. Fonctions de production des ressources forestières.88 -0.07 -23 568 830 effectif total F 15.09 -1. 1990-2010 Eléments thématiques Variables FRA 2010 Disponibilité des données Taux de changement annuel (%) 19902000 Etendue des ressources forestières Superficie forestière Matériel sur pied des forêtss Stock de carbone forestier dans la biomasse vivante Diversité biologique des forêts Superficie de forêts primaires Superficie forestière affectée principalement à la conservation de la biodiversité Superficie forestière dans des aires protégées Santé et vitalité des forêts Superficie forestière touchée par les incendies Superficie forestière touchée par les insectes Fonctions de production des ressources forestières Fonctions de protection des ressources forestières Fonctions socioéconomiques des forêts Superficie forestière affectée principalement à la production Superficie de forêts plantées Extractions totales de bois Superfice forestière affectée principalement à la protection des sols et des eaux Superficie des forêts privées Valeur des extractions totales de bois Emploi dans la production primaire de biens Cadre juridique.13 0. les taux de changement sont calculés pour 2000-2005 et pour 2005-2008. 2000 (moyenne de 1998-2002) et 2005 (moyenne de 2003-2007).18 1.Progrès vers la gestion durable des forêtst 177 TABLEAU 9.14 20002010 -0. 2000 et 2005. Dans tous ces cas.17 -0. -502 -4 188 6 334 Unités 1 000 ha m3/ha millons de tonnes 1 000 ha 1 000 ha H M F H H H H 1. décisionnel et institutionnel Superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement Ressources humaines dans des institutions forestières publiques Nombre d’étudiants diplômés en foresterie H H H M H -0.50 et 0.83 4 384 4 081 nombre d’étudiants Notes: Il n’a été fait aucune prévision à l’horizon 2010 pour les zones touchées par des incendies ou par des insectes. -538 -4 666 3 250 Changement annuel 20002010 -5 211 n.50%) Changement négatif (moins de -0.97 3 040 -345 -699 -2 125 3 688 3 127 6 384 -338 -231 -2 911 4 925 33 701 2 768 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 m3 1 000 ha 1. .50%) Données insuffisantes pour déterminer une tendance manquent pour beaucoup de pays. Les données relatives au régime de propriété et à l’emploi n’ont été demandées que pour 1990.56 5. H = Haute (les pays soumettant un rapport représentent 75-100% de la superficie forestière totale) M = Moyenne (les pays soumettant un rapport représentent 50-74% de la superficie forestière totale) F = Faible (les pays soumettant un rapport représentent 25-49% de la superficie forestière totale) = = = – = Changement positif (plus de 0.94 0. des estimations ont été fournies pour 1990 (la moyenne sur la période 1988-1992).13 -0.s.97 -2.07 3 958 -241 -126 6 964 14 718 4 713 -10 15 716 1 000 ha millons $EU 1 000 EPT 1 000 ha F -1. Pour ces variables.75 -0.09 0. notamment en Afrique.40 1. il convient de traiter ces chiffres avec circonspection.15 -0.20 0. ni pour la quantité et la valeur des extractions de bois.s.77 -0.23 1.11 1.18 -0.50%) Pas de changement sensible (entre -0.37 1. Si toutes les forêts plantées ne sont pas établies et utilisées à des fins de production. Les données pour les ressources humaines dans les institutions publiques et le nombre de diplômés universitaires sont tirées de 2000.92 19902000 -8 323 n.50 1. 2005 et 2008.08 -15 616 H M M M 0. La superficie forestière affectée principalement à des fonctions de production a diminué de plus de 50 millions d’hectares entre 1990 et 2010.67 8.51 2.90 -0.

5 pour cent par an. Fonctions socio-économiques des forêts.6 résume les tendances des variables choisies pour l’Afrique. il atteignait en moyenne -3. la valeur signalée des extractions de bois n’a pas affiché de changement significatif entre 1990 et 2000. la réduction des extractions de bois et la diminution de l’emploi dans les années 90. il manque des informations pour plus d’un tiers des forêts du monde. Une fois encore. ainsi que la baisse des ressources humaines dans les institutions forestières publiques entre 2000 et 2005. Des tendances positives notables ont été communiquées pour la superficie forestière affectée à la conservation de la diversité biologique et la superficie forestière située dans des aires protégées (notamment durant la dernière décennie). la superficie de forêts plantées et le nombre d’étudiants diplômés en foresterie.7 millions d’hectares par an de 2000 à 2005. La superficie de forêts primaires en Afrique a reculé de près de 700 000 hectares par an entre 1990 et 2000 et d’environ 572 000 hectares par an en 2000-2010. alors qu’en 2000-2010. Le matériel sur pied par hectare n’a guère changé mais cela traduit probablement le fait que peu de pays possèdent plus d’une estimation du matériel sur pied pour toute la période étudiée. Au niveau mondial. la situation au niveau mondial est restée relativement stable au cours des 20 dernières années. Toutefois. Toutefois. mais elle a augmenté de plus de 5 pour cent par an de 2000 à 2005. Les forêts privées et la valeur des produits du bois ont affiché une tendance positive pour la période 2000-2005. La superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement forestier a rapidement augmenté au cours des dix dernières années.8 millions d’hectares par an depuis 2000. L’emploi dans des activités forestières liées à la production primaire de biens a diminué d’environ 1 pour cent par an dans les années 90. certains signes suggèrent que la perte nette de forêts connaît maintenant un ralentissement. La superficie forestière de cette région s’est réduite à un rythme alarmant au cours des deux périodes. La superficie forestière affectée principalement à la protection des sols et des eaux a augmenté en moyenne de 3. depuis 2005. alors que l’on mise à l’avenir sur une hausse considérable du pourcentage des extractions de bois en provenance de forêts plantées. Les extractions de bois ont diminué dans les années 90 (notamment dans la Fédération de Russie). Toutefois. Le changement de la superficie forestière est très inférieur au seuil de 0. soit une hausse totale de 59 millions d’hectares au cours des 20 dernières années.0 millions d’hectares par an. La superficie des forêts privées a augmenté de 4 millions d’hectares par an en moyenne de 1990 à 2000 et de 14. le changement net de superficie s’élevait à environ -4. décisionnel et institutionnel. avant d’afficher à nouveau une hausse rapide entre 2000 et 2005. Cadre juridique. Diversité biologique des forêts. Conclusions. Etendue des ressources forestières.1 millions d’hectares par an au cours des années 90 et de 2. mais elles sont restées stables dans la période 2005-2008. la disponibilité des données pour cette variable est exceptionnellement faible de sorte que les chiffres doivent être traités avec circonspection. Le nombre de diplômés universitaires en foresterie a augmenté de plus de 4  000 par an pendant la période 2000-2008.4 millions d’hectares par an. Les taux les plus négatifs (en pourcentage) comprennent la réduction de la superficie de forêts primaires au cours de toute la période de référence de 20 ans. La diminution du stock de carbone est inférieure au seuil de 0. la disponibilité des informations sur cette variable pour chacune des années de référence a été plutôt médiocre car beaucoup de pays ne possédaient pas d’informations pour 2000. Toutefois. En 1990-2000. ils accusent une diminution marquée. .178 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 ces chiffres indiquent que de vastes étendues de forêts naturelles affectées jadis à la production sont maintenant destinées à d’autres utilisations. Fonctions de protection des ressources forestières. mais il s’est stabilisé entre 2000 et 2005. Les ressources humaines dans les institutions forestières publiques ont sensiblement diminué entre 2000 et 2005.5 pour cent par an qui qualifie un changement significatif. Afrique Le tableau 9. D’une manière générale. Cela suggère que les prix du bois rond se sont quelque peu redressés après leur repli (en termes réels) dans la décennie 1990-2000.

13 1.70 2. -242 -572 352 Unités 1 000 ha m3/ha millons de tonnes 1 000 ha 1 000 ha M – – M H H M 0.s.12 -0. le Cameroun et la République démocratique du Congo dans le Bassin du Congo (qui représente la deuxième étendue la plus vaste de forêts primaires tropicales après le bassin amazonien). les taux de changement sont calculés pour 2000-2005 et pour 2005-2008.45 -0. Cette superficie forestière «modifiée» a été classée par la suite dans la catégorie «autres forêts naturellement régénérées». 2000 et 2005. H = Haute (les pays soumettant un rapport représentent 75-100% de la superficie forestière totale) M = Moyenne (les pays soumettant un rapport représentent 50-74% de la superficie forestière totale) F = Faible (les pays soumettant un rapport représentent 25-49% de la superficie forestière totale) = = = – = Changement positif (plus de 0. des estimations ont été fournies pour 1990 (la moyenne sur la période 1988-1992).42 -1.97 -243 -48 2 394 758 156 13 4 098 1 000 ha millons $EU 1 000 EPT 1 000 ha M -1.17 -0. décisionnel et institutionnel Superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement Ressources humaines dans des institutions forestières publiques Nombre d’étudiants diplômés en foresterie H H H M M -0. . 2005 et 2008.67 19902000 -4 067 n.12 0.60 12.56 0.44 -1.64 3. Dans tous ces cas.40 1.50%) Changement négatif (moins de -0.50%) Pas de changement sensible (entre -0.81 -0. Une partie de cette baisse était due à la déforestation.01 147 23 nombre d’étudiants Notes: Il n’a été fait aucune prévision à l’horizon 2010 pour les zones touchées par des incendies ou par des insectes.99 0.28 20002010 -0.54 – – -0. les informations sur cette variable manquaient pour plusieurs pays – par exemple. ni pour la quantité et la valeur des extractions de bois.49 0.45 251 – – -825 129 8 549 -26 555 – – -1 667 245 7 767 -91 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 m3 1 000 ha H F F F -1.Progrès vers la gestion durable des forêtst 179 TABLEAU 9. une autre à l’altération des forêts causée par des coupes sélectives et d’autres interventions humaines.85 1.05 -1.75 1. les taux de changement ont été calculés pour les périodes 1990-2000 et 2000-2005. En revanche.06 1.s. Les données relatives au régime de propriété et à l’emploi n’ont été demandées que pour 1990.50%) Données insuffisantes pour déterminer une tendance Cependant. Les données pour les ressources humaines dans les institutions publiques et le nombre de diplômés universitaires sont tirées de 2000. Pour ces variables.6 Progrès vers la gestion durable des forêts en Afrique.43 2.21 0.11 1. 1990-2010 Eléments thématiques Variables FRA 2010 Disponibilité des données Taux de changement annuel (%) 19902000 Etendue des ressources forestières Superficie forestière Matériel sur pied des forêtss Stock de carbone forestier dans la biomasse vivante Diversité biologique des forêts Superficie de forêts primaires Superficie forestière affectée principalement à la conservation de la biodiversité Superficie forestière dans des aires protégées Santé et vitalité des forêts Superficie forestière touchée par les incendies Superficie forestière touchée par les insectes Fonctions de production des ressources forestières Fonctions de protection des ressources forestières Fonctions socioéconomiques des forêts Superficie forestière affectée principalement à la production Superficie de forêts plantées Extractions totales de bois Superfice forestière affectée principalement à la protection des sols et des eaux Superficie des forêts privées Valeur des extractions totales de bois Emploi dans la production primaire de biens Cadre juridique.42 -797 1 317 effectif total M 8. 2000 (moyenne de 1998-2002) et 2005 (moyenne de 2003-2007).44 3. -262 -695 142 Changement annuel 20002010 -3 414 n.25 6.50 et 0.10 – – -0.

On trouvera un résumé des informations par sous-région dans le tableau 9. tout comme la perte de forêts primaires.2 millions d’hectares entre 2000 et 2010.7 résume les tendances des variables choisies pour l’Asie. les forêts privées représentent toujours moins de 4 pour cent du total de la superficie forestière. La qualité des informations est en général plutôt faible et leur disponibilité est particulièrement médiocre en ce qui concerne la valeur des extractions de bois et le niveau d’emploi. soit une hausse annuelle d’environ 8 millions de mètres cubes. Fonctions de protection des ressources forestières. elle a sensiblement augmenté dans la période 2000-2005.12. Dans l’ensemble.180 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 il y a eu une augmentation de la superficie forestière affectée principalement à la conservation de la diversité biologique de près de 5 millions d’hectares depuis 1990 et une hausse encore plus marquée de la superficie forestière située dans les aires protégées. La superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement a rapidement augmenté au cours des dix dernières années (une augmentation nette de plus de 4 millions d’hectares par an). Toutefois. Le nombre de diplômés en foresterie a augmenté entre 2000 et 2005. Une fois encore.5 pour cent par an. notamment en Afrique de l’Ouest et centrale. mais il s’est stabilisé depuis. Cadre juridique. Etendue des ressources forestières.5 millions d’hectares dans la région au cours des dix dernières années. On a observé une augmentation régulière des extractions de bois. L’augmentation des extractions de bois est en majeure partie due à la production accrue de bois de feu. Une partie importante de ce bois pourrait avoir été ramassée dans des zones situées hors de la forêt (autres terres boisées et arbres hors forêt) et une autre partie pourrait provenir de forêts destinées à des usages multiples – y compris des forêts communautaires – plutôt que de forêts affectées principalement à la production. Le niveau d’emploi dans la production primaire de biens a aussi augmenté entre 2000 et 2005. Cela est en grande partie imputable à l’augmentation de l’activité de boisement dans la région. décisionnel et institutionnel. Toutefois. Le niveau de ressources humaines dans les institutions forestières publiques a diminué entre 2000 et 2005 avant d’augmenter à nouveau entre 2005 et 2008. Fonctions socio-économiques des forêts. Fonctions de production des ressources forestières. La superficie forestière destinée à la protection des sols et des eaux affiche une légère baisse. Au niveau régional. une perte nette de forêts d’environ 600 000 hectares par an dans les années 90 s’est transformée en un gain net annuel de 2. Asie Le tableau 9. malgré le fait que la superficie destinée à la production de bois et de PFNL se soit amenuisée de plus de 1 million d’hectares par an depuis 1990. Si la valeur des extractions de bois a baissé dans les années 90 (malgré une hausse de la quantité produite). pour cette variable. La perte continue et rapide de superficie forestière (la deuxième plus forte baisse de toutes les régions du monde au cours des 20 dernières années) demeure toutefois une préoccupation majeure. La hausse marquée de la superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement au cours des dix dernières années constitue certes une bonne nouvelle. qui sont passées de 434 millions de mètres cubes en 1990 à 558 millions de mètres cubes en 2005. La superficie sous régime de propriété privée a légèrement reculé dans les années 90 mais elle a augmenté entre 2000 et 2005. Santé et vitalité des forêts. La perte nette de forêts a ralenti et les superficies forestières affectées à la conservation de la diversité biologique et situées dans des aires protégées ont légèrement augmenté. mais celle-ci est inférieure au taux de changement de 0. La disponibilité de données était insuffisante pour permettre une analyse des tendances pour les deux variables représentant ce thème. La superficie de forêts plantées a augmenté d’un peu moins de 2. Conclusions. la gestion durable des forêts en Afrique s’est améliorée si l’on compare la dernière décennie aux années 90. l’information manque pour plusieurs grands pays de la région. de sorte que ces chiffres sont probablement des sous-estimations. et ce résultat est obtenu malgré une perte . la disponibilité des informations pour toutes les années de référence était inférieure à 30 pour cent du total de la superficie forestière. notamment en Chine.

des estimations ont été fournies pour 1990 (la moyenne sur la période 1988-1992).7 Progrès vers la gestion durable des forêts en Asie.21 2.10 0.71 2 930 -806 -73 4 384 5 572 1 091 -8 8 291 1 000 ha millons $EU 1 000 EPT 1 000 ha H -2. les taux de changement sont calculés pour 2000-2005 et pour 2005-2008. 2000 et 2005. H = Haute (les pays soumettant un rapport représentent 75-100% de la superficie forestière totale) M = Moyenne (les pays soumettant un rapport représentent 50-74% de la superficie forestière totale) F = Faible (les pays soumettant un rapport représentent 25-49% de la superficie forestière totale) = = = – = Changement positif (plus de 0. le stock de carbone dans la biomasse forestière a légèrement diminué dans l’ensemble de la région.36 -0.31 -0.27 4. Le matériel sur pied par hectare est resté largement inchangé.31 2.08 19902000 -595 n. -40 -504 471 Changement annuel 20002010 2 235 n.82 0. ni pour la quantité et la valeur des extractions de bois.68 6.s.18 1 292 -78 306 662 1 667 -4 948 1 741 1 503 -39 14 -2 945 2 985 1 364 2 638 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 m3 1 000 ha H M M M 4.14 0.32 -1.89 10.00 -0.75 1. Dans tous ces cas.53 0.45 -2.18 0. en Asie de l’Ouest et centrale et une baisse sensible en Asie du Sud et du Sud-Est.34 -0. on observe une grande variation entre les trois sous-régions.10 3. à savoir une augmentation nette annuelle en Asie de l’Est.43 0. 2005 et 2008.s.46 -1.39 -0.50 et 0.16 -22 922 1 633 effectif total M 23. Les données pour les ressources humaines dans les institutions publiques et le nombre de diplômés universitaires sont tirées de 2000. De 1990 à 2010.50%) Pas de changement sensible (entre -0. ce qui traduit le fait que rares étaient les pays ayant plus d’une estimation du matériel sur pied par hectare sur toute la période TABLEAU 9. 1990-2010 Eléments thématiques Variables FRA 2010 Disponibilité des données Taux de changement annuel (%) 19902000 Etendue des ressources forestières Superficie forestière Matériel sur pied des forêtss Stock de carbone forestier dans la biomasse vivante Diversité biologique des forêts Superficie de forêts primaires Superficie forestière affectée principalement à la conservation de la biodiversité Superficie forestière dans des aires protégées Santé et vitalité des forêts Superficie forestière touchée par les incendies Superficie forestière touchée par les insectes Fonctions de production des ressources forestières Fonctions de protection des ressources forestières Fonctions socioéconomiques des forêts Superficie forestière affectée principalement à la production Superficie de forêts plantées Extractions totales de bois Superfice forestière affectée principalement à la protection des sols et des eaux Superficie des forêts privées Valeur des extractions totales de bois Emploi dans la production primaire de biens Cadre juridique.50%) Données insuffisantes pour déterminer une tendance .50%) Changement négatif (moins de -0.26 2.56 13.79 -2.97 -0.Progrès vers la gestion durable des forêtst 181 nette continue de forêts en Asie du Sud et du Sud-Est.11 -0.80 3 856 3 522 nombre d’étudiants Notes: Il n’a été fait aucune prévision à l’horizon 2010 pour les zones touchées par des incendies ou par des insectes.85 2. 2000 (moyenne de 1998-2002) et 2005 (moyenne de 2003-2007).64 1. décisionnel et institutionnel Superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement Ressources humaines dans des institutions forestières publiques Nombre d’étudiants diplômés en foresterie H H H H H -0.17 -0.77 20002010 0. Les données relatives au régime de propriété et à l’emploi n’ont été demandées que pour 1990. Pour ces variables.18 2. Toutefois. les taux de changement ont été calculés pour les périodes 1990-2000 et 2000-2005. -112 -342 1 461 Unités 1 000 ha m3/ha millons de tonnes 1 000 ha 1 000 ha H H F H H H H 1.

La superficie forestière affectée à la protection des sols et des eaux a affiché une hausse au cours des 20 dernières années et a augmenté en moyenne de 2. qui ont déterminé le passage de ces forêts dans la catégorie des «autres forêts régénérées naturellement». si bien que les extractions effectives pourraient être plus élevées. entre 2000 et 2005. Plusieurs pays de la région ont remarqué que les chiffres relatifs aux extractions de bois ne tiennent pas compte de la récolte illégale ou de la collecte informelle de bois de feu. décisionnel et institutionnel. La valeur des extractions de bois a diminué dans les années 90 mais. La Chine est à l’origine de la quasi-totalité de cette hausse (quelque 5. Cette baisse était due non seulement à la déforestation mais aussi à l’altération des forêts par des coupes sélectives et d’autres interventions humaines. A l’heure actuelle. Diversité biologique des forêts. L’incidence des feux de forêt a diminué alors que la superficie touchée par des insectes ravageurs a augmenté dans les années 90 avant de rester relativement stable de 2000 à 2005. Santé et vitalité des forêts. La superficie forestière située dans des aires protégées a augmenté dans les mêmes proportions et compte désormais pour près de 24 pour cent de l’étendue totale des forêts de la région. Toutefois. ce qui représente une augmentation annuelle moyenne de 1. en partie du fait d’une prohibition de l’exploitation en Chine où le bois est désormais importé. alors que le nombre de diplômés en foresterie a augmenté très rapidement en Chine entre 2000 et 2008. les insectes ravageurs frappent toujours une proportion relativement modeste du total de la superficie forestière en Asie (moins de 2 pour cent des 17 pays ayant communiqué des données sur cette variable). Fonctions de protection des ressources forestières. elle a augmenté à un rythme plus rapide (en pourcentage) que le volume de bois prélevé. Cadre juridique. alors que la région de l’Asie du Sud et du Sud-Est a présenté la plus forte hausse de la superficie forestière dotée d’un plan d’aménagement dans les années 90.3 millions d’hectares par an entre 2000 et 2010. L’emploi a affiché une réduction dans les années 90 mais il est désormais stable. environ 13  pour cent de la superficie forestière est affectée principalement à la conservation de la diversité biologique.6 millions d’hectares par an en moyenne entre 2000 et 2005). La superficie forestière affectée principalement à la production de bois et de PFNL a reculé de presque 3 millions d’hectares par an au cours des dix dernières années – cela s’explique essentiellement par une prohibition de l’exploitation en certains points de la Chine. des eaux et aux autres fonctions de protection.6 millions d’hectares par an au cours des dix dernières années. Fonctions de production des ressources forestières. soit la plus forte hausse enregistrée dans toutes les régions. ce qui a une incidence sensible sur les totaux régionaux. Le total des extractions de bois a diminué sensiblement dans les années 90. Au cours des 20 dernières années. La superficie forestière sous régime de propriété privée a sensiblement augmenté dans la période 1990-2005. le taux des extractions a augmenté de nouveau en Asie du Sud et du Sud-Est entre 2000 et 2005.2 million d’hectares par an dans les années 90 et de 2. Fonctions socio-économiques des forêts. quelques tendances positives se manifestant récemment dans un certain nombre de pays avec de très fortes variations entre les sous-régions et les pays. en provenance de l’intérieur comme de l’extérieur de la région. reflétant l’attention accrue accordée au rôle des forêts dans la conservation des sols. L’essentiel de cette augmentation est intervenu en Asie de l’Est (en Chine notamment). La superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement a augmenté sensiblement et plus de 80 millions d’hectares ont été ajoutés au cours des dix dernières années.182 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 étudiée. Toutefois. . Cette expansion rapide est principalement intervenue en Chine où la superficie des forêts plantées a augmenté d’environ 1.5 million d’hectares par an depuis 2000. Le niveau de ressources humaines dans les institutions forestières publiques a diminué entre 2000 et 2005 mais il est resté relativement stable entre 2005 et 2008. La superficie de forêts primaires a diminué à un taux d’environ 340 000 hectares par an au cours des dix dernières années – une baisse enregistrée presque entièrement dans la sous-région de l’Asie du Sud et du Sud-Est. Dans le même temps. la superficie de forêts plantées a augmenté d’un volume analogue. ce qui indique une hausse du prix du bois. notamment depuis 2000. la tendance relative à ce thème a été essentiellement stable ou légèrement négative.

La superficie forestière affectée principalement à la protection des sols et des eaux a augmenté de plus de 16 millions d’hectares entre 1990 et 2010. De ce fait. passant de 105 à 112 mètres cubes par hectare (de 132 à 156 mètres cubes par hectare si l’on exclut la Fédération de Russie. de celle située dans des aires protégées et des forêts affectées à des fonctions de protection est louable. On trouvera un résumé des informations par sous-région dans le tableau 9. Bien que la Fédération de Russie ait fourni des informations pour les quatre années de référence. La superficie touchée par les incendies a diminué alors que celle frappée par des insectes ravageurs a fortement augmenté entre 1990 et 2000. les extractions en Europe. avec des gains correspondants dans les superficies forestières affectées à des usages multiples. Si la Fédération de Russie est exclue. Le total du stock de carbone dans la biomasse forestière a augmenté à la fois du fait de l’accroissement de la superficie forestière et parce que les forêts d’Europe sont devenues plus densément peuplées. Fonctions socio-économiques des forêts.5  million d’hectares par an pour la période de 2000 à 2005). La superficie forestière en Europe s’est accrue de 776  000  hectares par an en moyenne au cours des 20 dernières années. en raison des efforts de boisement à grande échelle déployés pendant les 10 à 15 dernières années. la disponibilité des informations pour l’Europe tombe en dessous du seuil de 25 pour cent du total de la superficie forestière. mais elle a diminué entre 2000 et 2005.6 million d’hectares par an dans les années 90 à -0. La superficie de forêts plantées a légèrement augmenté au cours des 20 dernières années. La superficie touchée par les incendies de forêt a augmenté entre 1990 et 2000. Les variables représentant le cadre juridique. Quatre pour cent de la superficie forestière sont actuellement désignés principalement pour la conservation de la diversité biologique.8 résume les tendances des variables choisies pour l’Europe. la superficie forestière en Asie fait environ 16 millions d’hectares de plus en 2010 qu’en 1990. Une tendance analogue a été observée concernant la superficie forestière frappée par les insectes ravageurs. Santé et vitalité des forêts. notamment en Chine. Diversité biologique des forêts.Progrès vers la gestion durable des forêtst 183 Conclusions. Etendue des ressources forestières. L’amenuisement de la superficie de forêts primaires est source de préoccupation. alors que la superficie forestière consacrée principalement à la production de bois a diminué d’environ 33 millions d’hectares. décisionnel et institutionnel sont largement positives ou stables et la disponibilité des informations dans la région est généralement bonne.12.2 mètre cube par hectare et par an). à la conservation ou à des fonctions de protection. Cela est dû à une forte baisse des extractions dans la Fédération de Russie au début des années 90 – suite à la transition d’une économie centralement planifiée à une économie de marché. Dans l’ensemble. elle continue d’augmenter. et elle représente désormais 9 pour cent de la superficie forestière totale en Europe. il y a eu des progrès mixtes au cours des 20 dernières années au niveau régional avec de fortes variations entre les pays et les sous-régions. Europe Le tableau 9. cette proportion grimpe à 10 pour cent. y compris en Fédération de Russie. Il y a eu une forte hausse de cette superficie depuis 1990 (plus de 900 000 hectares par an en moyenne). de sorte qu’il n’est pas présenté de résultat au niveau régional pour cette variable. l’essentiel de cette hausse intervenant entre 1990 et 2000. Toutefois. Le volume moyen par hectare a progressé. La superficie des forêts privées s’est accrue de plus de 1  million d’hectares par an dans les années 90. Cela s’explique principalement par une modification du système de classification plutôt que par des changements effectifs dans la superficie de forêt primaire. mais le . sont depuis revenues à leur niveau de 1990. Fonctions de production des ressources forestières. soit une augmentation annuelle de 1. avant de se stabiliser par la suite. Le volume total des extractions de bois a diminué dans les années 90. Fonctions de protection des ressources forestières. elle a été exclue de l’analyse des forêts primaires car il existe une grosse différence dans le taux de changement communiqué (de +1. La superficie forestière dans les aires protégées a également progressé régulièrement. En bref. alors que l’augmentation de l’étendue forestière affectée à la conservation de la diversité biologique.

07 0.s. Dans tous ces cas.50%) Changement négatif (moins de -0. 2000 et 2005.01 -1.60 2.50 et 0.32 0. H = Haute (les pays soumettant un rapport représentent 75-100% de la superficie forestière totale) M = Moyenne (les pays soumettant un rapport représentent 50-74% de la superficie forestière totale) F = Faible (les pays soumettant un rapport représentent 25-49% de la superficie forestière totale) = = = – = Changement positif (plus de 0.01 0.50%) Données insuffisantes pour déterminer une tendance taux de changement a ralenti entre 2000 et 2005. cela est dû au récent processus de privatisation dans les pays d’Europe centrale et de l’Est. en raison d’un manque d’informations de la Fédération de Russie pour 1990.23 – 4.32 0.32 19902000 877 n. Pour ces variables. 2000 (moyenne de 1998-2002) et 2005 (moyenne de 2003-2007).14 -0.76 0.94 4. Les données pour les ressources humaines dans les institutions publiques et le nombre de diplômés universitaires sont tirées de 2000.28 0.50%) Pas de changement sensible (entre -0. .184 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 9.80 -2.36 0.92 1. 100 – 1 074 Changement annuel 20002010 676 n.8 Progrès vers la gestion durable des forêts en Europe. les taux de changement ont été calculés pour les périodes 1990-2000 et 2000-2005.41 – 2.65 1. sans doute du fait d’une hausse de la mécanisation et de la rationalisation organisationnelle.09 – -4. les taux de changement sont calculés pour 2000-2005 et pour 2005-2008. 1990-2010 Eléments thématiques Variables FRA 2010 Disponibilité des données Taux de changement annuel (%) 19902000 Etendue des ressources forestières Superficie forestière Matériel sur pied des forêtss Stock de carbone forestier dans la biomasse vivante Diversité biologique des forêts Superficie de forêts primaires Superficie forestière affectée principalement à la conservation de la biodiversité Superficie forestière dans des aires protégées Santé et vitalité des forêts Superficie forestière touchée par les incendies Superficie forestière touchée par les insectes Fonctions de production des ressources forestières Fonctions de protection des ressources forestières Fonctions socioéconomiques des forêts Superficie forestière affectée principalement à la production Superficie de forêts plantées Extractions totales de bois Superfice forestière affectée principalement à la protection des sols et des eaux Superficie des forêts privées Valeur des extractions totales de bois Emploi dans la production primaire de biens Cadre juridique.24 911 49 285 -3 538 627 -13 475 1 386 556 -27 -566 195 401 18 424 221 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 m3 1 000 ha H – H H 1.03 -9. 181 – 759 Unités 1 000 ha m3/ha millons de tonnes 1 000 ha 1 000 ha H H H H H H H 3.02 1 012 – -60 111 624 – -14 172 1 000 ha millons $EU 1 000 EPT 1 000 ha – – – – – effectif total – – – – – nombre d’étudiants Notes: Il n’a été fait aucune prévision à l’horizon 2010 pour les zones touchées par des incendies ou par des insectes.65 20002010 0.s.04 0. des estimations ont été fournies pour 1990 (la moyenne sur la période 1988-1992). 2005 et 2008.43 0. Le niveau d’emploi dans la production primaire de biens dérivés des forêts a diminué. Les données relatives au régime de propriété et à l’emploi n’ont été demandées que pour 1990.47 5. ni pour la quantité et la valeur des extractions de bois.63 – -1. Il n’y a pas suffisamment de données pour une analyse des tendances de la valeur des extractions de bois.67 1. Dans une large mesure. décisionnel et institutionnel Superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement Ressources humaines dans des institutions forestières publiques Nombre d’étudiants diplômés en foresterie H H H – H 0.09 0.

Les principales tendances négatives concernent l’emploi et – lorsqu’on analyse les chiffres en excluant la Fédération de Russie – les ressources humaines dans les institutions forestières publiques entre 2005 et 2008. Le tableau 9. Si la superficie forestière s’est accrue. Fonctions de protection des ressources forestières. le total de stock de carbone dans la biomasse forestière a augmenté et la densité du peuplement forestier a augmenté.4 pour cent). La superficie frappée par les incendies de forêt a augmenté au fil du temps alors que celle touchée par des insectes a diminué entre 1990 et 2000. La disponibilité des données est généralement élevée en Europe. La superficie de forêts plantées a également augmenté. le centre d’intérêt de l’aménagement forestier en Europe s’est manifestement détourné des fonctions de production pour privilégier la conservation de la diversité biologique. La disponibilité des informations est insuffisante pour réaliser une analyse des tendances pour les deux autres variables représentant ce thème. au cours de la même période. Le changement le plus marqué sur toute la période étudiée a été l’accroissement de la superficie forestière affectée principalement à des fonctions de production. avant d’augmenter à nouveau entre 2000 et 2005. Etendue des ressources forestières. et d’environ 1 million d’hectares dans les Caraïbes. soit 0. Fonctions de production des ressources forestières. Comme en Europe.4 pour cent par an. L’Amérique du Nord a communiqué la superficie touchée par les insectes la plus élevée de toutes les régions pour 2005 (quelque 22 millions d’hectares ou 3. Dans l’ensemble. ainsi que la valeur des extractions de bois dans les années 90. principalement du fait des activités de boisement aux Etats-Unis d’Amérique. alors que la superficie des forêts situées dans des aires protégées a augmenté de plus de 16 millions d’hectares au cours de la même période et fait désormais 10 pour cent de la superficie forestière totale de la région. La situation des ressources forestières en Europe a été essentiellement stable au cours des 20 dernières années. Conclusions. Diversité biologique des forêts. La majeure partie de la superficie forestière en Europe (95 pour cent) fait l’objet d’un plan d’aménagement. un constat qui se démarque de la diminution de cette affectation observée dans la plupart des autres régions. par conséquent la hausse de cette variable au cours des dernières années est négligeable. soit une baisse de 0. la superficie de forêts primaires est restée relativement stable. La superficie forestière de l’ensemble de la région (705 millions d’hectares en 2010) est restée pratiquement inchangée depuis 1990 (3 millions d’hectares de moins. Santé et vitalité des forêts. Si l’on observe une diminution de la superficie forestière en Amérique centrale de l’ordre de 6 millions d’hectares entre 1990 et 2010. en grande partie du fait d’une expansion naturelle sur des terres agricoles abandonnées. bien qu’on ait observé une diminution sensible en termes relatifs (pourcentage) en Amérique centrale. les fonctions de protection et les usages multiples – un recentrage déjà évident à la fin des années 90. La superficie forestière affectée à la protection des sols et des eaux a affiché une hausse notable en termes relatifs (pourcentage) .4 pour cent de la superficie forestière). qui ont dévasté plus de 11 millions d’hectares de forêts au Canada et dans l’ouest des Etats-Unis d’Amérique depuis la fin des années 1990 – une infestation sans précédent exacerbée par des températures hivernales plus douces que de coutume. la superficie forestière a augmenté d’environ 2 millions d’hectares en Amérique du Nord. bien que les résultats aient été fortement influencés par la Fédération de Russie. Amérique du Nord et centrale Le tableau 9. alors que le total des extractions de bois a diminué de près de 3 millions de mètres cubes par an au cours des 20 dernières années.Progrès vers la gestion durable des forêtst 185 Cadre juridique. notamment dans les années 90. Cela comprenait de graves flambées de dendroctone du pin (Dendroctonus ponderosae). décisionnel et institutionnel.9 résume les tendances des variables choisies pour l’Amérique du Nord et centrale.12 montre les tendances pour l’Europe en incluant et en excluant la Fédération de Russie. La superficie forestière affectée à la conservation de la diversité biologique a augmenté de plus de 8  millions d’hectares depuis 1990.

2000 (moyenne de 1998-2002) et 2005 (moyenne de 2003-2007). Les données pour les ressources humaines dans les institutions publiques et le nombre de diplômés universitaires sont tirées de 2000.06 0.52 -0. la hausse a été plutôt modeste par rapport aux autres variables. les taux de changement ont été calculés pour les périodes 1990-2000 et 2000-2005. Cette situation influence les chiffres émanant de la région tout entière.12 4.60 1.9 Progrès vers la gestion durable des forêts en Amérique du Nord et centrale.50%) Pas de changement sensible (entre -0. 74 -167 255 Changement annuel 20002010 -10 1 109 50 612 Unités 1 000 ha m3/ha millons de tonnes 1 000 ha 1 000 ha H H H H H H H 0.79 4.48 -0.14 5. .43 98 400 nombre d’étudiants Notes: Il n’a été fait aucune prévision à l’horizon 2010 pour les zones touchées par des incendies ou par des insectes.s. les taux de changement sont calculés pour 2000-2005 et pour 2005-2008. 1990-2010 Eléments thématiques Variables FRA 2010 Disponibilité des données Taux de changement annuel (%) 19902000 Etendue des ressources forestières Superficie forestière Matériel sur pied des forêtss Stock de carbone forestier dans la biomasse vivante Diversité biologique des forêts Superficie de forêts primaires Superficie forestière affectée principalement à la conservation de la biodiversité Superficie forestière dans des aires protégées Santé et vitalité des forêts Superficie forestière touchée par les incendies Superficie forestière touchée par les insectes Fonctions de production des ressources forestières Fonctions de protection des ressources forestières Fonctions socioéconomiques des forêts Superficie forestière affectée principalement à la production Superficie de forêts plantées Extractions totales de bois Superfice forestière affectée principalement à la protection des sols et des eaux Superficie des forêts privées Valeur des extractions totales de bois Emploi dans la production primaire de biens Cadre juridique.28 0.52 0. 2000 et 2005. Les données relatives au régime de propriété et à l’emploi n’ont été demandées que pour 1990.36 2.50 et 0.55 0. des estimations ont été fournies pour 1990 (la moyenne sur la période 1988-1992).02 0.19 -0. en termes absolus. H = Haute (les pays soumettant un rapport représentent 75-100% de la superficie forestière totale) M = Moyenne (les pays soumettant un rapport représentent 50-74% de la superficie forestière totale) F = Faible (les pays soumettant un rapport représentent 25-49% de la superficie forestière totale) = = = – = Changement positif (plus de 0. Dans tous ces cas.51 0.27 20002010 n. 0.186 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 9.24 0.62 2.03 2.16 -0.32 1. 2005 et 2008.15 -4.21 284 34 -1 246 680 1 013 -2 914 23 1 361 64 349 970 840 -2 982 30 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 m3 1 000 ha H H F F -0.s.07 -0.50%) Données insuffisantes pour déterminer une tendance durant les 15 dernières années.69 0.42 8.61 19902000 -289 n. ni pour la quantité et la valeur des extractions de bois.50%) Changement négatif (moins de -0. Pour ces variables. Il convient de noter que la superficie forestière gérée pour la conservation des sols et des eaux en Amérique du Nord est généralement incluse dans la fonction principalement affectée à des «usages multiples» plutôt qu’à une «fonction de protection». décisionnel et institutionnel Superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement Ressources humaines dans des institutions forestières publiques Nombre d’étudiants diplômés en foresterie H H H H H -0.38 2.55 1.98 1. Toutefois.59 -246 1 054 3 996 -273 1 626 -1 1 194 1 000 ha millons $EU 1 000 EPT 1 000 ha – – – – – effectif total M 2.07 2.04 0.

La superficie de forêts plantées a augmenté de plus de 2 pour cent par an au cours des 20 dernières années. Le volume d’extractions de bois a augmenté d’environ 1. Les informations disponibles sont insuffisantes pour permettre une analyse des autres variables. Toutefois. La valeur des extractions de bois a augmenté entre 1990 et 2005. Océanie Le tableau 9.5 million de mètres cubes par an depuis 1990. selon les données communiquées. Les progrès vers une gestion durable des forêts sont généralement positifs dans l’ensemble de l’Amérique du Nord et centrale au cours de la période 1990-2010. mais elle reste relativement modeste (4 millions d’hectares ou 2 pour cent du total de la superficie forestière dans la région). Fonctions socio-économiques des forêts. y compris le Canada et le Mexique. La superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement a augmenté régulièrement au cours des 20 dernières années.12. Les informations disponibles sont insuffisantes concernant la superficie forestière affectée principalement à la protection des sols et des eaux (les données pour 1990 manquaient pour l’Australie). décisionnel et institutionnel.5 pour cent. La disponibilité des données était insuffisante pour permettre une analyse des tendances pour ces deux variables. Etendue des ressources forestières. Cadre juridique. où une grave sécheresse et des feux de forêt ont exacerbé la perte de forêt depuis 2000. Toutefois. mais il a affiché une petite baisse entre 2000 et 2005. Les informations disponibles étaient insuffisantes pour identifier les tendances de la superficie forestière affectée à la conservation de la diversité biologique et celle comprise dans les aires protégées (les données de 1990 manquaient pour l’Australie). elle s’est élevée à plus de 1 million d’hectares par an au cours des cinq dernières années. Cette perte nette semble croître et.Progrès vers la gestion durable des forêtst 187 Fonctions socio-économiques des forêts. La superficie forestière est demeurée essentiellement stable entre 1990 et 2000. Le nombre de personnes employées dans la production primaire de biens et services forestiers et dans les activités connexes a légèrement augmenté de 1990 à 2000. La superficie des forêts primaires a connu une baisse de presque 6 millions d’hectares depuis 1990.10 résume les tendances des variables choisies pour l’Océanie. . Santé et vitalité des forêts. mais elle n’a progressé que modestement après 2000. Le niveau d’emploi dans des activités forestières liées à la production primaire de biens et services associés a affiché une hausse dans les années 90 suivie d’une diminution depuis 2000. Diversité biologique des forêts. La superficie des forêts privées a légèrement diminué au cours des 20 dernières années mais le taux de changement annuel est inférieur au seuil de 0. La superficie forestière affectée à des fins de production a sensiblement augmenté dans les années 90. Conclusions. ce qui suggère une hausse des prix. Cela est dû aux grosses pertes de forêts en Australie. les informations sur cette variable font défaut dans plusieurs des plus grands pays de la région. mais elle a diminué à un taux moyen de quelque 700 000 hectares par an depuis 2000. néanmoins. Le nombre de diplômés en foresterie a augmenté au cours des deux périodes de référence.» Les informations disponibles sont insuffisantes pour déterminer les tendances concernant les deux variables restantes sous ce thème. Fonctions de production des ressources forestières. Fonctions de protection des ressources forestières. mais il n’y a pas suffisamment d’informations sur le niveau de ressources humaines dans les institutions forestières publiques pour analyser les tendances de cette variable au fil du temps. On constate. progressant en moyenne de quelque 1 million d’hectares par an – principalement aux Etats-Unis d’Amérique. comme indiqué dans le Rapport national de l’Australie: «On ignore à ce stade si la réduction induite par le climat constitue une perte de forêt permanente ou temporaire. une variation considérable entre les sous-régions. malgré une modeste réduction des volumes d’extractions de bois. si l’on fait toutefois abstraction des tendances négatives sensibles observées concernant la superficie forestière touchée par les incendies et les insectes ravageurs et la légère baisse du niveau de l’emploi. comme on peut le voir dans le tableau 9.

44 2. H = Haute (les pays soumettant un rapport représentent 75-100% de la superficie forestière totale) M = Moyenne (les pays soumettant un rapport représentent 50-74% de la superficie forestière totale) F = Faible (les pays soumettant un rapport représentent 25-49% de la superficie forestière totale) = = = – = Changement positif (plus de 0. 1990-2010 Eléments thématiques Variables FRA 2010 Disponibilité des données Taux de changement annuel (%) 19902000 Etendue des ressources forestières Superficie forestière Matériel sur pied des forêtss Stock de carbone forestier dans la biomasse vivante Diversité biologique des forêts Superficie de forêts primaires Superficie forestière affectée principalement à la conservation de la biodiversité Superficie forestière dans des aires protégées Santé et vitalité des forêts Superficie forestière touchée par les incendies Superficie forestière touchée par les insectes Fonctions de production des ressources forestières Fonctions de protection des ressources forestières Fonctions socioéconomiques des forêts Superficie forestière affectée principalement à la production Superficie de forêts plantées Extractions totales de bois Superfice forestière affectée principalement à la protection des sols et des eaux Superficie des forêts privées Valeur des extractions totales de bois Emploi dans la production primaire de biens Cadre juridique. La disponibilité des données est dans une large mesure déterminée par l’Australie puisque celle-ci compte pour 78 pour cent de la superficie forestière de cette région.65 – – – 0.36 – – -0.55 3. Conclusions. des estimations ont été fournies pour 1990 (la moyenne sur la période 1988-1992). décisionnel et institutionnel Superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement Ressources humaines dans des institutions forestières publiques Nombre d’étudiants diplômés en foresterie H – – H – -0.50%) Changement négatif (moins de -0. 2000 (moyenne de 1998-2002) et 2005 (moyenne de 2003-2007).55 – 20002010 -0.12 2. Dans tous ces cas.50 et 0. 2000 et 2005.34 2. Les données pour les ressources humaines dans les institutions publiques et le nombre de diplômés universitaires sont tirées de 2000. n.97 – – – 394 74 1 446 – – – – 39 78 1 514 – 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 m3 1 000 ha – – H – – – – – – – n.50%) Données insuffisantes pour déterminer une tendance Cadre juridique.s. 2005 et 2008. Les données disponibles sont insuffisantes pour permettre une analyse des tendances pour chacune des trois variables représentant ce thème.02 – – -0.53 – – – – – – – effectif total – – – – – nombre d’étudiants Notes: Il n’a été fait aucune prévision à l’horizon 2010 pour les zones touchées par des incendies ou par des insectes.50%) Pas de changement sensible (entre -0.188 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 9. Sachant que des informations concernant l’Australie manquent pour un grand nombre de . ni pour la quantité et la valeur des extractions de bois.95 – -1. – 1 000 ha millons $EU 1 000 EPT 1 000 ha 1. les taux de changement sont calculés pour 2000-2005 et pour 2005-2008. les taux de changement ont été calculés pour les périodes 1990-2000 et 2000-2005. Les données relatives au régime de propriété et à l’emploi n’ont été demandées que pour 1990. Pour ces variables.s.99 – 19902000 -36 – – -222 – Changement annuel 20002010 -700 – – -370 – Unités 1 000 ha m3/ha millons de tonnes 1 000 ha 1 000 ha – – – H H H – – – – 4.10 Progrès vers la gestion durable des forêts en Océanie. décisionnel et institutionnel.

les extractions ont recouvré leur niveau de 1990. d’après les rapports.2  millions d’hectares par an au cours des dix dernières années. La perte de forêts primaires et l’augmentation de la perte nette de superficie forestière dans la région sont sources de préoccupation. Outre la déforestation.Progrès vers la gestion durable des forêtst 189 ces variables en 1990. qui ont fait entrer par la suite ces forêts dans la catégorie des «autres forêts régénérées naturellement». alors que le matériel sur pied par hectare ne semble pas. Le stock de carbone dans la biomasse forestière a suivi la tendance de la superficie forestière totale. La valeur des extractions de bois a diminué dans les années 90 mais elle a augmenté entre 2000 et 2005. soit un total de 43  millions d’hectares depuis 1990. tombant à 4. La perte nette pour l’ensemble de la région pourrait donc être surestimée et elle se situait en dessous du seuil de 0. La superficie des forêts privées a augmenté de plus de 40 millions d’hectares entre 2000 et 2005. La superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement continue d’augmenter dans la région – actuellement à un taux de 1.6 millions d’hectares par an au cours des cinq dernières années. Diversité biologique des forêts.11 résume les tendances des variables choisies pour l’Amérique du Sud. Fonctions de protection des ressources forestières. principalement du fait d’une contraction de la production de bois de feu. Les données disponibles sont insuffisantes pour permettre une analyse des tendances pour les deux variables. La superficie forestière affectée à des fonctions de production a augmenté régulièrement d’environ un demi-million d’hectares par an depuis 1990. Elle est encore tombée à 3. dans le sillage de la tendance mondiale. Toutefois. malgré le fait qu’une partie de cette perte soit probablement due à une perte temporaire du couvert forestier en raison d’une sécheresse généralisée en Australie.9 million d’hectares par an. Fonctions socio-économiques des forêts.0 millions d’hectares dans la période 2000-2010. il est impossible d’évaluer les tendances à long terme dans cette région pour la plupart des thèmes. Cadre juridique. Santé et vitalité des forêts. L’Amérique du Sud a signalé une baisse sensible des extractions de bois dans les années 90.5 pour cent par an en 1990-2010.4 millions d’hectares par an au cours des dix dernières années et compte désormais pour un taux estimatif de 17 pour cent du total de la superficie forestière de la région. La perte nette annuelle au cours de la période 1990-2000 était de 4. principalement du fait d’un accroissement de la production de bois industriel. Le nombre annuel d’étudiants diplômés en foresterie a lui aussi augmenté . avoir changé de façon sensible – sans doute du fait que seuls quelques pays avaient plus d’une estimation du matériel sur pied sur toute la période étudiée. Etendue des ressources forestières. la diminution a été causée par l’altération des forêts due à des coupes sélectives et à d’autres interventions humaines. notamment au cours des cinq dernières années. alors que la superficie des forêts dans les aires protégées a augmenté de 2. qui sont passées de 349 millions de mètres cubes en 1990 à 306 millions  de mètres cubes en 2000. La superficie forestière en Amérique du Sud a diminué à un rythme alarmant dans les années 90 et cette tendance s’est poursuivie de 2000 à 2010. Amérique du Sud Le tableau 9.2 millions d’hectares. La superficie forestière affectée à la protection des sols et des eaux est restée stable au cours des 20 dernières années. décisionnel et institutionnel. soit la perte nette annuelle la plus élevée de toutes les régions. même si l’on a observé quelques signes de ralentissement. Il est encourageant de constater que la superficie forestière affectée principalement à la conservation de la diversité biologique s’est accrue d’environ 3. Les forêts primaires représentent actuellement 76 pour cent de la superficie forestière totale de la région mais ont continué à disparaître à raison d’une moyenne d’environ 3  millions d’hectares par an dans la période 1990-2010. Fonctions de production des ressources forestières. après 2000. La superficie de forêts plantées a également augmenté. sans tenir compte des étendues soumises à des coupes rases qui pourraient s’être régénérées et être redevenues forêt. Les données disponibles sur l’emploi étaient insuffisantes pour permettre une analyse de la tendance de cette variable. Il convient de souligner que les chiffres pour l’Amazonie au Brésil ont trait à des superficies de forêts défrichées. principalement du fait des changements signalés par la Colombie.

les taux de changement sont calculés pour 2000-2005 et pour 2005-2008. notamment au cours des cinq . des estimations ont été fournies pour 1990 (la moyenne sur la période 1988-1992).s.07 -0. 3. Les données relatives au régime de propriété et à l’emploi n’ont été demandées que pour 1990.s. les taux de changement ont été calculés pour les périodes 1990-2000 et 2000-2005. ni pour la quantité et la valeur des extractions de bois.50%) Changement négatif (moins de -0. 2000 (moyenne de 1998-2002) et 2005 (moyenne de 2003-2007). H = Haute (les pays soumettant un rapport représentent 75-100% de la superficie forestière totale) M = Moyenne (les pays soumettant un rapport représentent 50-74% de la superficie forestière totale) F = Faible (les pays soumettant un rapport représentent 25-49% de la superficie forestière totale) = = = – = Changement positif (plus de 0. -406 -3 096 1 187 Changement annuel 20002010 -3 997 n. Dans tous ces cas.56 6. Les données pour les ressources humaines dans les institutions publiques et le nombre de diplômés universitaires sont tirées de 2000.50 et 0.37 -0.20 – 1.83 19902000 -4 213 n.02 302 – – 501 178 -4 275 1 2 431 – – 496 376 7 614 -11 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 ha 1 000 m3 1 000 ha H M – M 0.59 20002010 -0. Les informations sur les ressources humaines dans les institutions forestières publiques sont trop restreintes pour permettre une analyse de la tendance.30 117 107 nombre d’étudiants Notes: Il n’a été fait aucune prévision à l’horizon 2010 pour les zones touchées par des incendies ou par des insectes.46 2.45 0. D’une manière générale.50%) Données insuffisantes pour déterminer une tendance sensiblement depuis 2000. 2005 et 2008. Pour ces variables.190 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 9. les progrès vers la gestion durable des forêts ont été mitigés en Amérique du Sud.44 – – 0. bien que des progrès sensibles aient été accomplis.39 6. 1990-2010 Eléments thématiques Variables FRA 2010 Disponibilité des données Taux de changement annuel (%) 19902000 Etendue des ressources forestières Superficie forestière Matériel sur pied des forêtss Stock de carbone forestier dans la biomasse vivante Diversité biologique des forêts Superficie de forêts primaires Superficie forestière affectée principalement à la conservation de la biodiversité Superficie forestière dans des aires protégées Santé et vitalité des forêts Superficie forestière touchée par les incendies Superficie forestière touchée par les insectes Fonctions de production des ressources forestières Fonctions de protection des ressources forestières Fonctions socioéconomiques des forêts Superficie forestière affectée principalement à la production Superficie de forêts plantées Extractions totales de bois Superfice forestière affectée principalement à la protection des sols et des eaux Superficie des forêts privées Valeur des extractions totales de bois Emploi dans la production primaire de biens Cadre juridique. Conclusions.54 6.39 -0.07 -0.39 562 -109 – 1 026 8 180 352 – 1 937 1 000 ha millons $EU 1 000 EPT 1 000 ha – – – – – effectif total H 9.23 2.98 – 2.s.30 n. 2000 et 2005. décisionnel et institutionnel Superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement Ressources humaines dans des institutions forestières publiques Nombre d’étudiants diplômés en foresterie H H H H H -0.69 1.46 4.97 -1.64 3.50%) Pas de changement sensible (entre -0. -404 -2 961 3 167 Unités 1 000 ha m3/ha millons de tonnes 1 000 ha 1 000 ha M – – H H H H 0.51 -2.45 0.37 -0.01 – – 0.11 Progrès vers la gestion durable des forêts en Amérique du Sud. Le taux de perte nette de forêts continue d’être une source de préoccupation.

la sous-région de l’Afrique de l’Ouest et centrale a affiché davantage de tendances positives que négatives. L’Asie du Sud et du Sud-Est a affiché une tendance négative très nette dans l’étendue des ressources forestières par rapport aux tendances positives observées dans les deux autres sous-régions. Quand on exclut la Fédération de Russie. Il est clair que la division en sous-régions met en évidence des schémas et des tendances qui sont peu apparents à l’échelle régionale. alors que l’Amérique centrale présente un plus grand nombre de tendances négatives. et l’Asie du Sud et du Sud-Est ont accusé des changements moins significatifs en termes relatifs. La hausse de la superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement est également un signe prometteur. satisfaire une plus forte proportion de la demande de bois. Le tableau 9. En Asie. mais cela est en partie compensé par une hausse des extractions de bois industriel depuis 2000. Trois régions (Afrique. par exemple dans l’accroissement des superficies forestières affectées à la conservation de la diversité biologique ou situées dans des aires protégées. La diminution des extractions de bois de feu pourrait traduire une demande moindre pour ce produit dans la région. Pour ce qui est de l’Afrique. où la Fédération de Russie domine en raison de sa taille. Discussion Approche et limites Plusieurs réserves doivent être formulées concernant la méthodologie et les résultats présentés dans ce chapitre: • La disponibilité des informations n’est pas satisfaisante pour toutes les variables. l’Europe a enregistré plus de tendances positives pour les années 90 que lorsque la Fédération de Russie est incluse. Aucune division sous-régionale n’a été faite pour l’Europe. alors que l’Asie de l’Ouest et centrale. La superficie de forêts plantées a augmenté et pourrait. Asie et Amérique du Nord et centrale) qui présentent de fortes différences intrarégionales. lesquelles peuvent être considérées comme relativement homogènes par rapport aux variables étudiées. l’Asie de l’Est a présenté un ensemble solide de tendances positives mais aussi quelques tendances franchement négatives. Ainsi. à l’avenir. la tendance positive en ce qui concerne la superficie forestière dotée d’un plan d’aménagement est plus . Tendances sous-régionales Les tendances sous-régionales sont déterminées selon la même méthode que celle utilisée pour les régions et suivant la division en sous-régions adoptée pour la communication de données pour l’évaluation FRA 2010 (voir le chapitre 1). Il est également alarmant de voir que le taux de perte des forêts primaires reste aussi élevé. tout comme la répartition régionale fait ressortir des variations qui sont masquées à l’échelle mondiale. l’Océanie et l’Amérique du Sud. de sorte que les chiffres ont été présentés pour l’ensemble de l’Europe mais aussi pour l’Europe en excluant la Fédération de Russie. notamment si elles s’inscrivent dans un contexte décisionnel élargi. • Dans plusieurs cas. on peut contester le bien-fondé de l’attribution de valeurs positives ou négatives à certaines tendances. Néanmoins. La différence intrarégionale la plus significative survient en Amérique du Nord et centrale. mais c’est l’inverse qui est vrai pour la période 2000-2010.Progrès vers la gestion durable des forêtst 191 dernières années. La seule exception éventuelle est l’Europe. mais un mélange plus équilibré au cours des dix dernières années. où l’Amérique du Nord et les Caraïbes affichent une majorité de tendances positives. d’où un certain nombre de lacunes dans l’analyse. ont été divisées en trois sous-régions chacune. • Les indications relatives aux tendances positives ou négatives ne sont pas présentées par rapport à la situation actuelle des forêts et de leur gestion. on observe aussi des signes positifs. • Le choix des variables est subjectif et ne s’applique pas nécessairement à d’autres contextes ou échelles. L’Afrique de l’Est et australe a présenté davantage de tendances négatives dans les années 90.12 donne un résumé des résultats pour chaque sous-région et illustre certaines différences intrarégionales importantes.

• Bien qu’aucun facteur de pondération ne soit explicitement appliqué dans les analyses.50%) Changement négatif (moins de -0.5. voir la note au bas du tableau 9. où la plupart des forêts faisaient déjà l’objet d’un plan d’aménagement en 1990. Le choix de ces variables a été limité par la série de tableaux d’information de FRA 2010 et réduit ultérieurement par la .12 Progrès vers la gestion durable des forêts par sous-région. H = Haute (les pays soumettant un rapport représentent 75-100% de la superficie forestière totale) M = Moyenne (les pays soumettant un rapport représentent 50-74% de la superficie forestière totale) F = Faible (les pays soumettant un rapport représentent 25-49% de la superficie forestière totale) = = = – = Changement positif (plus de 0. 1990-2010 Thèmes et variables de l’Est et australe Afrique du Nord de l’Ouest et centrale Asie de l’Est R1 Etendue des ressources forestières Superficie forestière Matériel sur pied des forêts Stock de carbone forestier dans la biomasse vivante Diversité biologique des forêts Superficie de forêts primaires Superficie forestière affectée principalement à la conservation de la biodiversité Superficie forestière dans des aires protégées Santé et vitalité des forêts Superficie forestière touchée par les incendies Superficie forestière touchée par les insectes Fonctions de production des ressources forestières Superficie forestière affectée principalement à la production Superficie de forêts plantées Extractions totales de bois Fonctions de protection des ressources forestières Superfice forestière affectée principalement à la protection des sols et des eaux Fonctions socio-économiques des forêts Superficie des forêts privées Valeur des extractions totales de bois Emploi dans la production primaire de biens Cadre juridique. • Le regroupement des tendances par région et sous-région masque les tendances positives ou négatives relatives aux pays individuels. Il est évident que l’analyse est sensible au choix des variables.50 et 0. R2 = Période de référence 2: 2000-2010 à quelques exceptions près.50%) Données insuffisantes pour déterminer une tendance frappante en Afrique qu’en Europe. On ne peut donc considérer les résultats comme applicables aux pays individuels d’aucune région. voir la note au bas du tableau 9.50%) Pas de changement sensible (entre -0. le choix de certaines variables est en lui-même une pondération. décisionnel et institutionnel Superficie forestière faisant l'objet d'un plan d'aménagement Ressources humaines dans des institutions forestières publiques Nombre d'étudiants diplômés en foresterie M H M H – F – H H H H F – – H H H H H H R2 H H H H H – – – – H H H H R1 R2 H H H F M R1 R2 H H H H H H R1 R2 – – – – – – F – – M H H M – – – – H H H H H H H – H – – H H – – – – H F – F F F – – H H H H H H Notes: R1 = Période de référence 1: 1990-2000 à quelques exceptions près.5.192 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 9.

en raison d’un manque de définitions et de méthodologies d’évaluation communes. Certains paramètres pertinents n’ont pas été inclus en raison d’un manque d’information au niveau mondial. En outre. Il convient aussi de noter que les bénéfices forestiers générés par la production secondaire et le commerce ont été explicitement omis de FRA 2010. comme le progrès dans la réforme des politiques forestières et de la législation.Progrès vers la gestion durable des forêtst 193 Asie du Sud et du Sud-Est de l’Ouest et centrale Total Europe Europe Europe sans la Fédération de Russie R1 H H H – – M H H H M H H H H R2 H H H M M F M – M M H M Amérique du Nord et centrale Caraïbes Amérique centrale Amérique du Nord Océanie Amérique du Sud R1 H H H H H H H – H H H H – R2 H H H H H F F – F H H H H R1 R2 H H H – H H H H H H H H R1 R2 R1 R2 H H H H F – – R1 R2 H H H H H – – – – – – H H H H H H H R1 R2 H – – H – – – – H H H – R1 R2 H R1 R2 – – – – H H H – – – – – – – – H M – – H H H – – – – – – – F H M F – – H H M F F M F H M M F F F H – H H – – – – – – – – H H M H M M M F – F – F – – – – F – F – – F – – – – – – H H F F – M – – – – H – – – – – – – H M – – – – – – – – – M – H – – faible disponibilité des informations sur plusieurs d’entre elles. Il est particulièrement difficile d’obtenir des informations sur des aspects négatifs. tels que la dégradation des forêts et l’exploitation illicite. La liste des variables qu’il était possible de choisir était donc limitée et la sélection qui en résulte peut donc être quelque peu faussée. il existe . ne cadraient pas aisément dans ce type d’analyse. D’autres variables.

. la réponse ne saurait être définitive. Ils devraient être considérés comme une illustration des progrès ou du manque de progrès vers la gestion durable des forêts aux niveaux mondial et régional. les analyses et les présentations comprises dans le présent chapitre sont limitées par les variables et les données disponibles dans les tableaux d’information de FRA 2010. recueillies dans le cadre de FRA 2010. La méthodologie utilisée pour décrire les tendances clés ne prend pas en compte les jugements de valeur ou les différentes façons dont les parties prenantes interprètent les avantages procurés par la forêt et l’importance relative des différentes variables. Bien que de telles méthodologies d’évaluation existent. les objectifs de ce chapitre sont d’illustrer comment les informations existantes. Une analyse plus détaillée devra tenir compte des variations des conditions entre les régions et les pays. la superficie de forêts primaires continue de reculer à un rythme alarmant car ces forêts deviennent exploitées ou sont converties à d’autres usages. les résultats fournissent un aperçu des tendances clés en ce qui concerne la gestion et l’utilisation des ressources forestières. Néanmoins. Pour conclure. mais beaucoup de tendances négatives subsistent aux niveaux régional.194 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 une forte covariation entre certaines variables dont il faut tenir compte avant de tirer des conclusions à long terme. Peut-on parler de progrès vers la gestion durable des forêts? De nombreux signes favorables et beaucoup de tendances positives sont apparus au niveau mondial. Comme le montrent les analyses qui précèdent. la réponse dépend du groupe d’indicateurs choisis et de l’échelle à laquelle ils sont appliqués. sous-régional et national. Si la superficie de forêts plantées et les efforts de conservation enregistrent une hausse. notamment au cours des dix dernières années. peuvent être utilisées dans une analyse initiale des progrès vers la gestion durable des forêts et encourager de nouveaux débats et des analyses plus approfondies. Compte tenu de ces constats et de la complexité de la question.

l’accent passant de l’approvisionnement en bois aux questions environnementales et. leur adjonction a ouvert une nouvelle perspective sur les taux de déforestation et les efforts considérables effectués au cours des dix dernières années dans de nombreux pays en développement pour mettre en place un cadre propice à la gestion durable des forêts.195 Chapitre 10 Conclusions La FAO coordonne les évaluations des ressources forestières mondiales depuis 1946. 2000. FRA 2010 est la dernière et la plus exhaustive à ce jour. à l’approche élargie adoptée dans FRA 2000 et FRA 2005. leurs collègues. Simultanément. Des informations provenant de 233 pays et zones ont été collectées et analysées pour quatre années de référence: 1990. les tableaux offraient une meilleure couverture des paramètres relatifs aux ressources forestières que dans les évaluations mondiales précédentes. décisionnel et institutionnel qui régit la gestion et l’utilisation des forêts du monde. ainsi que sur le cadre juridique. Un premier pas important dans le processus de FRA 2010 a été le choix et la définition des variables mondiales. un processus d’établissement des rapports transparent et une meilleure capacité des pays à analyser et communiquer les données. 2006a). PORTÉE ET COUVERTURE DE FRA 2010 La portée et la couverture des évaluations des ressources forestières mondiales ont évolué au cours des 60 dernières années. l’état. Comme dans FRA 2005. par exemple en englobant des informations sur le boisement et l’expansion naturelle des forêts. dont 178 correspondants nationaux désignés officiellement. 2005 et 2010. Les informations supplémentaires sur le boisement et l’expansion naturelle des forêts au cours des 20 dernières années recueillies pour FRA 2010 font qu’il est maintenant possible de prendre en compte la déforestation au sein des pays qui ont enregistré un gain net global de leur superficie forestière. ce qui limite inévitablement le niveau d’approfondissement des informations et souligne la nécessité de tenir compte des classifications et références utilisées à l’échelon national dans les analyses plus détaillées. les utilisations et les valeurs des forêts. Il en résulte des définitions et des classifications harmonisées. La présente section propose des conclusions générales relatives à la portée. Quelque 90 variables y ont été incluses concernant l’étendue. des experts internationaux. y compris une consultation mondiale avec les correspondants nationaux de FRA en Finlande en juin 2006 (FAO. Plus de 900 personnes ont participé au processus de FRA 2010. Elle ne répète pas les résultats détaillés des chapitres précédents. au processus et aux résultats de FRA 2010. FRA 2010 a poursuivi cette tendance en abordant explicitement les sept éléments thématiques de la gestion durable des forêts. 2007b). enfin. En conséquence. Dans FRA 2005. des consultants et des volontaires venus du monde entier. des rapports sur les forêts plus rationalisés. des données de meilleure qualité. Bien que l’introduction de nouveaux tableaux alourdisse le fardeau d’établissement de rapports et pourrait aboutir à des interprétations divergentes et à un jeu de données incomplet durant le premier cycle. le personnel de la FAO et de la CENUE. Suivant un processus consultatif. Les tableaux et variables ont été généralisés afin de faciliter la communication des données par toutes les régions. 17 tableaux d’information contenant 90 variables environ ont été établis (FAO. le taux mondial de déforestation a été estimé à partir des changements nets de la superficie forestière. les données relatives aux taux de déforestation n’ont pas été directement compilées pour FRA 2010 du fait que peu de pays disposent de ces informations. l’estimation du taux mondial de déforestation et de perte suite à des causes naturelles pour la période 1990-2000 de 13 millions . un groupe consultatif.

certains paramètres. Pour résoudre le problème de la disponibilité et de la qualité des informations. Quelque 76 pays ont publié ou mis à jour leurs déclarations de politique forestière et 69 pays . 2006). Informations complémentaires Une enquête mondiale par télédétection a été entamée pour FRA 2010 afin d’obtenir des informations plus détaillées et comparables sur la dynamique des changements relatifs aux forêts (déforestation. Bien que le taux de déforestation pour les pays tropicaux pour les années 90 n’ait pas changé sensiblement suite à ces informations supplémentaires. on est parvenu à une plus grande rationalisation de l’établissement des rapports destinés à la FAO. L’expérience consistant à forger des liens avec des processus d’établissement de rapports associés et à tenter d’harmoniser des variables susceptibles de se recouper a été globalement positive. Les méthodes employées pour l’établissement de rapports sur les variables liées à la biomasse et au carbone forestiers ont été harmonisées en fonction des plus récentes spécifications et lignes directrices du GIEC (GIEC. Disponibilité et qualité des données De manière générale. étaient estimés suffisamment importants pour être inclus même si la fréquence des réponses était faible. Néanmoins. Cependant. signalé à la FAO dans le cadre de FRA 2010. est aussi utilisé comme l’un des indicateurs des progrès en vue d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement. y compris les valeurs des PFNL et les incendies de forêts.principalement en Europe et en Afrique . afin de garantir la cohérence au fil du temps et de réduire le fardeau mondial d’établissement de rapports pour les pays. De nouvelles variables ont été incluses dans FRA 2010 afin de permettre l’évaluation des progrès vers la Cible Biodiversité 2010 de la CDB et vers les quatre Objectifs d’ensemble relatifs aux forêts de l’Instrument juridiquement non contraignant concernant tous les types de forêts adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies lors de sa 62e session (AGNU. le taux de réponse a été très bon.1). y compris certains grands pays forestiers. Les efforts se sont poursuivis pour établir et maintenir des définitions cohérentes au niveau mondial dans le processus FRA. neuf tableaux comportent des informations pour plus de 80 pour cent de la superficie forestière mondiale et tous les tableaux présentent une couverture d’au moins 53 pour cent (figure 10.1) et les résultats des efforts accomplis ces dix dernières années sont visibles dans un certain nombre de rapports nationaux soumis à FRA 2010. à l’OIBT et à Forest Europe. il n’a pas été jugé opportun de les demander car seuls de rares pays auraient pu les fournir. décisionnel et institutionnel confirment que des progrès considérables ont été accomplis sur le plan du développement des politiques et des lois forestières.ont signalé que leurs lois forestières en vigueur ont été promulguées ou amendées depuis 2005. 2008). en effet. la conclusion concernant la faible disponibilité d’informations observée dans les rapports FRA antérieurs est encore valable: la plupart des pays en développement ont eu du mal à communiquer leurs données car leurs systèmes de surveillance nationaux ne sont adéquats ni pour les rapports internationaux ni pour les besoins intérieurs. l’inclusion des pays de la zone tempérée et boréale a considérablement changé la situation. Par exemple.196 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 d’hectares par an dans FRA 2005 a été revue à la hausse et portée au chiffre plus exact de presque 16 millions d’hectares par an dans FRA 2010. Une importante considération dont on a tenu compte en établissant les tableaux était la disponibilité des informations au niveau des pays. Les tableaux représentent un compromis entre la disponibilité des informations et l’objectif de fournir des données sur chacun des éléments thématiques de la gestion durable des forêts. Le pourcentage de terres recouvertes de forêts. Les tableaux relatifs au cadre juridique. Par ailleurs. les lacunes restent profondes dans de nombreux pays. même si des informations plus détaillées sur les fonctions de protection des ressources forestières auraient été souhaitables. la FAO a mis au point un programme d’aide aux évaluations forestières nationales (voir l’encadré 10. La qualité des données reste aussi problématique. Par exemple. boisement et expansion naturelle des forêts) entre 1990 et 2005 aux .

FRA 2010 a poursuivi et élargi ce processus en renforçant la collaboration avec d’autres organisations et processus d’établissement de rapports liés aux forêts. Bien qu’il nécessite . et le réseau compte actuellement 178 correspondants nationaux désignés officiellement. La FAO. Les pays se sont empressés de fournir les compétences et ressources nécessaires pour participer. même lorsque les informations sont disponibles.3). sur les ressources génétiques forestières. Une étude spéciale vise à aborder ces deux questions (voir l’encadré 10. avec le soutien de bailleurs de fonds. ainsi que des contributions aux discussions sur les manières dont ces aspects peuvent être incorporés dans les évaluations futures. par rapport à la superficie forestière mondiale T1-Etendue des forêts et autres terres boisées (233) T2-Régime de propriété et droits de gestion des forêts (188) T3-Désignation et aménagement des forêts (205) T4-Caractèristiques des forêts (200) T5-Etablissement des forêts et reboisement (134) T6-Matériel sur pied (180) T7-Biomasse (180) T8-Stock de carbone (180) T9-Feux de forêt (118) T10-Autres perturbations affectant la santé et la vitalité des forêts (95) T11-Extractions de bois et valeur des extractions (172) T12-Extractions de PFNL et valeur des extractions (92) T13-Emploi (120) T14-Cadre décisionnel et juridique (181) T15-Cadre institutionnel (146) T16-Education et recherche (133) T17-Collecte des recettes publiques et dépenses (106) 0 20 40 (%) Données disponibles pour toutes les années Données disponibles pour l’année la plus récente Données non disponibles pour l’année la plus récente Note: Il n’a pas été demandé de données tendancielles concernant les extractions de PFNL ou l’existence d’un cadre décisionnel et juridique 60 80 100 niveaux de la planète. étant donné les unités de mesure requises pour englober les informations émanant des grands pays dotés de forêts. a investi des ressources considérables dans l’établissement d’un réseau de correspondants nationaux et l’organisation de réunions aux niveaux mondial et régional pour étayer le processus d’établissement de rapports et renforcer les capacités. Il s’agit. sur les arbres hors forêt.2). les chiffres fournis sont souvent «non significatifs». du biome et des régions. de représentants d’organisations liées aux forêts et de spécialistes indépendants de l’évaluation des ressources. La disponibilité des données est une préoccupation clé pour les PEID et.Conclusions 197 FIGURE 10. Une série d’études spéciales est également en cours afin de fournir des informations sur des thèmes précis lorsqu’il n’y a pas de définitions ou de méthodologies d’évaluation convenues. les moyens de subsistance et la pauvreté. ainsi qu’un grand nombre de suppléants. Les résultats devraient être prêts fin 2011 (voir l’encadré 2. Ces études ont pour but de fournir des informations complémentaires. et sur les forêts.1 Disponibilité des données pour les 17 tableaux d’information de FRA 2010. entre autres. LE PROCESSUS FRA 2010 La participation active et directe des pays était l’une des caractéristiques particulières de FRA  2005. d’études sur la dégradation des forêts.

les conseils et la diffusion. comme par exemple l’Evaluation des ressources forestières mondiales. dont celles requises pour calculer le matériel sur pied. des finances et des statistiques. beaucoup de moyens. les revenus potentiels obtenus des ressources forestières et les systèmes de production agricole. L’inventaire englobe les mesures relatives aux arbres hors forêt. par exemple. ainsi que les universités. la situation en matière de biodiversité. l’histoire de l’utilisation des terres. Pour aider les pays dont on attendait une quantité limitée de nouvelles informations. Ces informations relatives à la foresterie appuient la planification et l’élaboration de politiques générales au niveau national dans un contexte large qui englobe. l’application des lois. le réseau de correspondants nationaux a été un facteur déterminant dans la réussite de FRA 2010. les pratiques de gestion et la situation en termes de conservation.1 Soutien apporté par la FAO au suivi et à l’évaluation des forêts par les pays Le programme Suivi et évaluation des forêts nationales (NFMA) de la FAO met actuellement au point des méthodologies présentant un bon rapport coût-efficacité qui englobent à la fois des techniques de télédétection et des collectes systématiques de données sur le terrain pour évaluer et suivre les multiples avantages des forêts (et d’autres ressources naturelles) au niveau du pays. des liens robustes sont établis avec des secteurs associés. le suivi de la pauvreté. comme la propriété. la CDB. carbone dans le sol et litière). Le programme aide les pays à produire des données de niveau national sur un vaste nombre de variables. la biomasse et le carbone (diamètre des tiges. les possibilités d’investissement. comme l’agriculture. Au cours des dix dernières années. hauteur des arbres. l’accès aux marchés des intrants. en suivant un plan type. ainsi que les autres avantages et les bénéficiaires des ressources forestières) soient au cœur même du NFMA. les perturbations humaines. le type de végétation (y compris la composition par espèce et la naturalité). le pastoralisme et l’énergie. la FAO a pré-rempli les rapports FRA 2010 avec les données fournies pour FRA 2005. le suivi et l’évaluation. biomasse du bois mort. le programme NFMA a collaboré avec plus de 20 pays de par le monde afin de renforcer leurs capacités pour établir et gérer des systèmes de suivi et d’évaluation forestiers nationaux et pour mener des inventaires forestiers nationaux. ainsi que la détermination des contributions des forêts au PIB. la formation. la gestion forestière. Le programme cherche à harmoniser les méthodes afin d’améliorer la collaboration technique entre pays et de faciliter la présentation de rapports aux processus internationaux. les instituts de recherche et les organisations de la société civile. l’OIBT. Parmi les utilisateurs nationaux figurent les décideurs des Ministères chargés de l’agriculture. du territoire. Le programme NFMA dépend d’un large réseau d’experts et de spécialistes qui fournissent des conseils techniques et stratégiques. A l’instar de FRA 2005. français ou espagnol. les Objectifs du Millénaire pour le développement. ainsi que la reproductibilité et le renforcement institutionnel pour le suivi forestier à long terme. ainsi que des universités et organisations de recherche du monde entier. Bien que les forêts et la foresterie (y compris la production de bois et les valeurs commerciales. la mise en œuvre à proprement parler est effectuée par des institutions nationales et le personnel national afin de favoriser une appropriation marquée du processus par les pays. l’administration et l’aménagement du territoire. la CCNUCC. Parmi les utilisateurs internationaux figurent les processus internationaux d’établissement de rapports. et encourage activement la collaboration et le partage des connaissances entre les pays de l’hémisphère Sud. de la foresterie. les ressources en eau. Bien que le programme fournisse une assistance technique aux pays. les informations provenant de chaque pays sont documentées dans un rapport national en anglais. ce qui a considérablement réduit la quantité de travail à effectuer par ces pays pour documenter les sources d’information . l’étendue de l’utilisation des terres et du couvert végétal. Les données générées par le NFMA répondent aux besoins des utilisateurs nationaux et internationaux. les niveaux de consommation des produits forestiers. Des données sont également recueillies sur des facteurs qui pourraient contribuer à déterminer les meilleurs mécanismes pour l’atténuation des effets de la déforestation et de la dégradation des forêts. la recherche.198 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 ENCADRÉ 10. les conventions et autres. ce qui fait qu’il est possible d’estimer la biomasse aérienne hors forêt et d’évaluer les multiples fonctions des arbres. afin de soutenir les processus nationaux d’élaboration des politiques.

ex. il y a aussi des différences liées à la taille de chaque pays. Elle vise à attirer l’attention sur les forêts. protection des sols et de l’eau.2 Etude spéciale sur les petits Etats insulaires en développement L’Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 montre que les données fournies par de nombreux PEID ne suffisent pas à déterminer les tendances pour la majorité des variables. à cause de la petite taille de ces pays par rapport à la taille des unités de référence. Cependant. Le processus FRA améliore la capacité d’établissement de rapports des pays et le retour d’information sur les rapports nationaux. Le couvert forestier combiné des PEID est jugé insignifiant en termes mondiaux (il représente moins de 1 pour cent de la superficie forestière du monde). La FAO travaille activement avec les pays et les organisations liées aux forêts afin d’identifier et de remédier aux lacunes d’informations pour améliorer continuellement les connaissances sur les forêts et la foresterie. Le manque de ressources et une capacité technique limitée pour le suivi des ressources forestières dans de nombreux PEID font qu’ils sont dotés de données forestières qui comptent parmi les plus insuffisantes du monde. • évaluera les contraintes et les possibilités en matière de gestion durable des forêts. • mettra au point des façons de cartographier les changements du couvert forestier et les informations sur la dynamique de l’utilisation des terres. la gestion forestière et les questions liées aux forêts propres aux PEID et. Elles sont dues aux variations de la taille et de la densité de la population. • favorisera le renforcement des capacités et les réseaux régionaux. • examinera la situation. • examinera les moteurs de la déforestation. il est évident que de meilleures informations peuvent favoriser des décisions plus éclairées. Cette étude devrait mettre en relief les problèmes communs à tous les PEID et mettre en évidence les différences (et les similarités) entre certains sous-groupes (p. grands. de nombreux PEID ont exprimé leur inquiétude concernant le fait que les données qu’ils fournissent aux fins des Evaluations des ressources forestières mondiales ne sont pas visibles. les forêts et les arbres jouent un rôle crucial dans le développement social et économique des PEID. elle: • favorisera une sensibilisation accrue au rôle des forêts et des arbres dans les PEID. En partenariat avec les correspondants nationaux FRA officiellement désignés et le Secrétariat de la Communauté du Pacifique. au caractère isolé de certains lieux. En réponse à des demandes précises . la FAO mènera une étude spéciale sur les forêts et les ressources forestières dans les PEID. lorsque de nouvelles informations étaient disponibles. moyens et petits pays). les correspondants ont dû fournir des efforts considérables pour documenter chaque étape de la transformation des données nationales dans les tableaux d’information de FRA 2010. sous réserve des fonds nécessaires. Cependant.Conclusions 199 ENCADRÉ 10. Des recommandations ont été émises lors de plusieurs réunions en faveur d’une étude spéciale sur les PEID. les tendances et la gestion actuelles des ressources forestières. tourisme et piégeage du carbone) et nombre des habitats insulaires revêtent une importance à l’échelle mondiale en termes de conservation de la diversité biologique. qui influeront à leur tour sur les politiques et stratégies générales sociales. Cette étude spéciale suit les recommandations émanant des correspondants nationaux officiellement désignés pour le processus d’établissement de rapports FRA. et sont dépassées. présentent des lacunes et une qualité inégale. Qui plus est. Ils fournissent par ailleurs des services environnementaux (p. D’après les travaux menés par la FAO de par le monde. ex. Bien que les PEID soient confrontés à certains problèmes communs. Ces efforts ont supposé un important échange de connaissances à travers des discussions durant des ateliers régionaux et entre les pays et les points focaux régionaux du siège de la FAO. Cette étude sera bénéfique grâce aux informations qu’elle apportera sur les ressources forestières. économiques et environnementales au sein des PEID. • développera des cartes de base du couvert végétal. et les données de départ. Ce projet sera mené par la FAO et mis en œuvre dans le cadre d’un partenariat avec les pays et les organisations forestières existantes afin de garantir une approche coordonnée du renforcement des capacités. à la distance qui les séparent des marchés et à l’accès aux ressources. en particulier pour ce qui est des espèces endémiques.

2005) et le rapport Global Environmental Outlook 4 (L’avenir de l’environnement mondial GEO-4) (PNUE. à la santé des forêts. Le processus FRA n’englobe pas le développement de scénarios. les récentes tendances positives et négatives aux niveaux mondial. protectrices et socio-économiques des forêts. Cela devrait faire l’objet d’analyses supplémentaires au moyen. En revanche. un débat sain et une analyse plus poussée de l’importance globale du secteur forestier. En plus de fournir des informations sur des variables traditionnelles comme le changement de la superficie forestière et la déforestation (premier élément thématique de la gestion durable des forêts). Si de nombreuses tendances restent alarmantes. PROGRÈS VERS LA GESTION DURABLE DES FORÊTS Grâce à l’utilisation des éléments thématiques de la gestion durable des forêts comme cadre pour FRA 2010. les ressources forestières mondiales semblent être assez stables (chapitre 9. de la coupe sélective et d’autres . Au niveau mondial. la FAO fournit par ailleurs un soutien technique pour mettre en œuvre et améliorer les systèmes nationaux de suivi et d’évaluation des forêts. de sorte qu’il est difficile d’affirmer quoi que ce soit de définitif sur le niveau de progrès vers la gestion durable des forêts. par exemple. de leurs fonctions et de leurs produits. • La superficie des forêts primaires diminue de 4 millions d’hectares environ chaque année. l’utilité des évaluations des ressources forestières mondiales a été encore améliorée. ainsi que des tendances alarmantes dans plusieurs régions tropicales. mais il n’entre pas dans la portée du présent rapport de tirer des conclusions à ces niveaux-là. ce qui sous-entendrait qu’une tendance est plus importante qu’une autre. toutefois. régional et sousrégional.5): les changements dans la plupart des variables sont relativement faibles et les changements marqués indiquent plus de tendances positives que de tendances négatives. Les rapports nationaux suggèrent que les variations sont encore plus marquées aux échelles nationales et sous-nationales. Le résultat en est un examen beaucoup plus riche des tendances clés des ressources forestières. en effet.1). FRA 2010 comporte également des informations détaillées sur des aspects clés liés à la diversité biologique des forêts. Il ressort clairement des conclusions de FRA 2010 que les progrès vers la gestion durable des forêts sont inégaux. Or. et au cadre juridique. Le rapport FRA illustre. 2007) sont des exemples de processus qui tirent parti des connaissances générées par le processus FRA pour prédire des scénarios futurs. et une évaluation des progrès vers la gestion durable des forêts au niveau national n’est pas non plus incluse. ce qui stimulera.12 du même chapitre). ce tableau change radicalement lorsqu’on ventile les informations par région et sous-région (tableaux 9. Au moment d’interpréter les résultats de FRA 2010. aux fonctions productives. Toutes les régions et sous-régions affichent un mélange de tendances positives et négatives. d’autre part. en raison d’une part de la déforestation et. on l’espère. 2009d). l’Evaluation des écosystèmes pour le Millénaire (EM. les Etudes prospectives du secteur forestier menées par la FAO (FAO. Tendances alarmantes Les résultats de FRA fournissent un certain nombre d’observations qui s’avèrent inquiétantes vis-à-vis de l’aspiration à la gestion durable des forêts et du progrès vers la Cible Biodiversité 2010 et vers les quatre Objectifs d’ensemble relatifs aux forêts: • La déforestation et la perte naturelle se poursuivent à un rythme alarmant dans plusieurs régions et pays.200 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 émanant des pays. l’échelle est un aspect crucial. décisionnel et institutionnel qui en oriente la gestion et l’utilisation. des différences considérables se dégagent alors. des programmes forestiers nationaux ou d’autres processus de planification ou d’élaboration de politiques. Le processus FRA et le présent rapport ne cherchent pas à pondérer les variables.6-9. tableau 9. Le processus d’évaluation des ressources forestières mondiales présente les tendances observées de paramètres clés liés à la foresterie et à l’écosystème forestier. en vue d’obtenir des informations nouvelles et de meilleure qualité (voir l’encadré 10. de nombreux progrès positifs ont néanmoins eu lieu au cours des 20 dernières années.

L’un des messages positifs qui se dégage de FRA 2010 est que les émissions de carbone forestier ont diminué ces dernières années du fait de la diminution du rythme de déforestation conjuguée à la plantation à grande échelle de nouvelles forêts. . pour de nouveau diminuer nettement depuis. Un grand nombre de politiques et de lois forestières ont été créées ou mises à jour. on l’espère. L’opinion est désormais sensibilisée comme jamais au rôle que les forêts jouent dans l’atténuation des effets des changements climatiques. se situent dans des aires protégées juridiquement établies. les forêts plantées fournissent une part croissante de la demande de bois. • La valeur des extractions de bois a diminué dans les années 1990. Les programmes forestiers nationaux représentent un instrument potentiel de débat et servent à conclure des accords sur les mesures prioritaires à prendre à l’échelle nationale et infranationale. près de 75 pour cent des forêts du monde sont désormais couvertes par des programmes forestiers nationaux. Ces forêts représentent maintenant plus de 460 millions d’hectares. afin de progresser vers la gestion durable des forêts dans tous les pays et régions. • Le niveau de l’emploi dans l’établissement. La plupart d’entre elles. transformant ainsi la forêt primaire en une «autre forêt naturellement régénérée» suivant le système de classification de FRA 2010. • Des progrès considérables ont été accomplis dans le développement d’un cadre propice à la gestion durable des forêts. Nouvelles positives Il y a toutefois aussi des nouvelles très positives: • Le rythme de déforestation montre des signes de ralentissement au niveau mondial et des progrès considérables ont été accomplis dans certains pays pour réduire le taux de perte de forêt au cours des 5 à 10 dernières années. mais pas toutes. Bien que ces tendances ne soient pas toutes considérées comme négatives à tous les niveaux (une diminution du niveau de l’emploi pourrait être liée à une augmentation de la productivité de la main-d’œuvre et entraîner une baisse des coûts de production). • Dans certaines régions. bien qu’elles ne représentent que 7 pour cent de la superficie forestière totale. la superficie forestière touchée par les sécheresses et les insectes ravageurs a enregistré une hausse. les forêts jouent un rôle crucial dans l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets. et la superficie forestière faisant l’objet d’un plan d’aménagement a connu une augmentation considérable en Afrique subsaharienne et en Amérique du Sud. des efforts considérables seront nécessaires pour combattre un certain nombre de tendances alarmantes. • La superficie de forêt plantée s’est accrue d’environ 5 millions d’hectares par an durant la période 2000-2010 et.Conclusions 201 activités qui laissent des traces visibles d’impact humain. lesquelles constituent à présent 13 pour cent des forêts du monde selon les estimations. • La superficie forestière affectée à la conservation de la diversité biologique s’est accrue de plus de 95 millions d’hectares depuis 1990. Forêts et changements climatiques – une occasion à ne pas manquer Entre autres fonctions. la gestion et l’utilisation des forêts a diminué d’environ 10 pour cent dans le monde entier entre 1990 et 2005. de réduire encore le taux de déforestation et de dégradation des forêts dans de nombreux pays. De récentes discussions dans le cadre de la CCNUCC afin d’établir un mécanisme pour récompenser les pays en développement qui réduisent leurs émissions de carbone liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD-plus) et le financement supplémentaire d’ores et déjà promis permettront. • La superficie forestière affectée à la protection des sols et de l’eau a augmenté de 59  millions d’hectares entre 1990 et 2010 et représente maintenant 8 pour cent de la superficie forestière totale. augmenté entre 2000 et 2005.

.202 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 PROCHAINES ÉTAPES Les membres du Partenariat de collaboration sur les forêts. sur la base d’une évaluation exhaustive de FRA 2010. des groupes régionaux. des organisations non gouvernementales et les pays ont collaboré à la conception et à la mise en œuvre de FRA 2010. La planification concertée de la prochaine évaluation mondiale (FRA 2015) débutera en 2011.

F. 2001.J.millenniumassessment. JRC Scientific and Technical Reports Report No. Planted Forests and Trees Working Paper No. Lugo. (Disponible aussi sur www. Neilson.org/forestry/fra2005/fr/). Data for 2008 (Disponible sur http://databank. 14. (Disponible sur https:// www.. (Disponible aussi sur www. 2003. Joyce. Rome.worldbank.org/ documents/ docrep/003/x8700f/x8700f00.pdf). 2001. Irland. Forest Policy and Institutions Working Paper No. EUR 23971 EN..fao.. Flannigan. Centre commun de recherche. 27-30 avril 2010..pdf).fao. Lisbonne. 2006a. 2010.M. 2008.. Ecosystems and human well-being: synthesis. Evaluation des écosystèmes en début de Millénaire. V. Washington. Results and analysis.aspx?d=SNAAMA).gov/library/publications/the-world-factbook/index.. Bangkok.htm). S. org/). Commission européenne. DC. Report of the expert consultation on Global Forest Resources Assessment: Towards FRA 2010. FAO. FAO. Rapport préparé en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation. 2008. Unasylva. C. 2010. Portugal.D. Italie. Evaluation des ressources forestières mondiales 2005 – Progrès vers la gestion forestière durable. Rome. la science et la culture (UNESCO). Rome.un. Stocks. M. Luxembourg. le PNUE et l’UICN. Central Intelligence Agency (CIA). Rome. Blizzard damage on forestry in China. A. 2006d.J. Finlande. The world fact book. Resolution adopted by the General Assembly [on the report of the Second Committee (A/62/419 (Part I))] 62/98. & Wotton. Island Press. 8. Italie. L. 2006b. Non-Legally Binding Instrument on all Types of Forests. Dale. (Disponible aussi sur www. FAO. (Disponible sur http://data. A/RES/62/98. Washington. FP38. L. 2010. World Development Indicators database. Italie. DC. (Disponible aussi sur www..org/Explorer. Forestry Information Note 13.. Bioscience. FAO.html). 2(4). FAO. Chine.. B.org/forestry/14717-1-0. M. FAO. FAO. Publication de la Communauté européenne. Climate change and forest disturbances. Etude FAO: Forêts N° 140.E.. 35e session. Luxembourg: Institute for Environment and Sustainability. Rome.C.. Swanson. State of the World’s Forests 2003. 2000. Hanson.fao. 51(9): 723–734. Commission européenne des forêts. 2005. FAO Regional Office for Asia and the Pacific. R. Forest fires in Europe 2008. FAO. Textes fondamentaux de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.A. (Disponible aussi sur www.J. National accounts data.P. FAO. (Disponible aussi sur http:// www. Rome. 1989. 2008.H. I et II – édition 2000. 2010.J.. DSNU (Division de statistique des Nations Unies). 1948. Peterson. B. Ressources phytogénétiques: leur conservation in situ au service des besoins humains. cia. Background paper for the forests and water segment. Global planted forests thematic study. 2006e. Italie. Kotka. Ayres. Etude FAO: Forêts N° 147. Rome.pdf). Thaïlande. Simberloff. Asia–Pacific forestry focus: Forestry after the tsunami. CEF.org/forestry/site/7949/fr/).203 Bibliographie Administration forestière publique. Forest fires in Europe 2007.do?Step=12&id=4&CNO=2). Bureau des publications officielles des communautés européennes. 2009.fao. 2006c. Commission européenne. Italie. Italie. McNulty. 12-16 juin 2006. P. Les ressources forestières mondiales. . FAO. Evaluation des ressources forestières mondiales 2000 – rapport principal. (Disponible sur www.P.org/ddp/home. AGNU.fao.org/forestry/11187-1-0. Traduction d’un rapport préparé par la State Forestry Administration. Rome. fao. Italie. D.org/world/regional/rap/infonote/infonote/infonote13. Italie. Understanding forest tenure in South and Southeast Asia. Vol. Banque mondiale.

iges. 2007h. 2008a. 2007a. imf. 2009d. Forests and water – a thematic study prepared in the framework of the Global Forest Resources Assessment 2005. The world’s mangroves 1980–2005. GIEC. 2009b. Italie.htm). Fire management global assessment 2006. Working Paper No. State of the World’s Forests 2009. Italie. 2010c (en préparation). Forest Policy and Institutions Working Paper No. FAO. (Disponible sur www. Italie. FAO Strategy for Forests and Forestry.fao. (Disponible sur faostat. 2007g. FAO Forestry Paper No. (Disponible aussi sur http:// www. 2006. land-use change and forestry. Forest Finance Working Paper FSFM/ACC/08. Italie.org/forestry/14119-1-0. 2009a. FAO Forestry Paper No. (Disponible aussi sur http://www. 2008b. 153. (Disponible aussi sur http:// www.org/ docrep/fao/meeting/012/j9643e. FAO Forest Resources Assessment Working Paper No. Good practice guidance for land use. 2007f. Global forest resources assessment 2010 – terms and definitions. FAO.pdf). 2003. . Rome. Italie. 2006 IPCC guidelines for national greenhouse gas inventories.htm). (Disponible aussi sur http://www. Rome. 24. Royaume-Uni. Global review of forest pests and diseases. FAO.pdf).org/forestry/51315/en/). Specification of national reporting tables for FRA 2010.fao. 143. 2010b. GIEC.htm). FAO Forest Resources Assessment Working Paper 144. Italie. Italie. Rome. org/ docrep/011/k4588e/k4588e00. The area of forest under sustainable management. fao.html). An analysis of reports to the Global Forest Resources Assessment 2010. 155.htm). (Disponible sur http://www. Italie.fao. Rome. Rome.fao.org/ site/630/default. Forests and water – a synthesis report. FAO. 2008c. Volume 4 Agriculture. 156. Italie. 151. Kanagawa. GIEC. COFO-2007/REP. Italie. World bamboo resources. A thematic study prepared in the framework of the Global Forest Resources Assessment 2005.pdf).org/docrep/009/a0969e/a0969e00.aspx). Italie. FAO Forest Resources Assessment Working Paper No. Rome. Rome. Italie. (Disponible sur http:// www. FAO.jp/public/2006gl/index. 2009c. (Disponible aussi sur http:// www. Rome. Rome.org/docrep/010/a1427e/a1427e00. A thematic study prepared in the framework of the Global Forest Resources Assessment 2005. Italie. FAO. World Economic Outlook database. Forest tenure in Latin American countries: an overview. Global forest resources assessment 2010 – specification of national reporting tables for FRA 2010. 13-16 mars 2007.ipcc-nggip.fao. Italie. A thematic study prepared in the framework of the Global Forest Resources Assessment 2005. FAO. Rome. Rome. FAO. FAO Forestry Paper No.fao. or. FAO. Rome. (Disponible sur www. Rome. Global forest resources assessment 2010 – guidelines for country reporting to FRA 2010. 2010a. 2010. Cambridge University Press: Cambridge. Italie.org/docrep/011/i0350e/i0350e00. FAO Forestry Paper No.org/docrep/011/i0640e/i0640e00. Data for 2008. FAO Forest Resources Assessment Working Paper . FAO. Non-wood Forest Products No. 2007d. (Disponible sur www.aspx?id=28). (Disponible sur ftp://ftp. Climate change 2007. forestry and other land use. The physical science basis: Contribution of Working Group I to the Fourth Assessment Report of the IPCC. Understanding forest tenure in Africa: opportunities and challenges for forest tenure diversification. 2007.htm). FAO.org/docrep/fao/010/a1243e/a1243e00. Rome. Rome. 19. 18. Rome. FAO. FAO. (Disponible sur www.fao.org/external/ns/cs.org/forestry/forestsandwater/59204/en/) FAO. 1990–2006. 2007b. 2007c.fao.pdf ). FAO. Italie. FAO. Rome. Rome.204 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 FAO.fao. Report of the Eighteenth Session of the Committee on Forestry. Italie. Forest Policy and Institutions.fao. Italie. FAO. FAO.fao.org/docrep/012/al043e/al043e00. Contribution of the forestry sector to national economies. 2007e. FAOSTAT-Forestry database. 135. Rome. (Disponible aussi sur ftp://ftp. Italie. Japon: Institute for Global Environment Strategies.

J. & Branthomme. Coe. Measuring the Lands. 2005.itto. ICRAF Working Paper No. Island Press. K. (Disponible sur http://unstats. Mortsch.V. Kenya: Centre mondial d’agroforesterie. Données pour 2008. Potapov. Londres. Royaume-Uni: International Institute for Environment and Development. Economics and the Environment. Etats-Unis d’Amérique: Division de statistique des Nations Unies. Stehman..T. 107 (19): 8650-8655. Ouyang.. Whiteman. forestry and wetlands. The revision of woodfuel estimates in FAOSTAT. M.fao. Xiao. 45–67. S. Z.. Quantification of global gross forest cover loss. (Disponible sur http://data. PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement). Impact of climate change on agriculture.htm). 2010. Achard. 2009..org/10. (Disponible sur http://iopscience.. J. 2002. Hansen.org/Statistics.un. P.. Z... (Disponible aussi sur http://www. ONU. 2008. 2008. F..55-2. Lal.0912668107). DC: Rights and Resources Initiative (RRI). Stolle.htm). pp. Countries or areas.org/unsd/mdg/Host. F. McClead.fao. & Liddle. M.. Landell-Mills. 211: 41–45. ONU. Holmgren.V. Apps. Conservation of giant panda habitat in South Minshan. (Aussi disponible sur http://www. I. pp. Silver bullet or fool’s gold? A global review of markets for forest environmental services and their impact on the poor.org/geo/ geo4/media/). eds. J. John Heinz III Center for Science. The State of the Nation’s Ecosystems 2008. New York. J. aspx?Content=Indicators/OfficialList. Wang. China. & Pittman. Zomer.org/docrep/005/y4001e/ y4001e02. DC.doi. 2010. (Disponible sur http:// millenniumindicators. R. Washington.. Proceedings of the National Academy of Sciences. 1088/1748-9326/4/3/034001. Evolution and prospects of global forest assessments. after the May 2008 earthquake. J. and Living Resources of the United States: Technical Notes. Broadhead. Philosophical Transactions: Biological Sciences 360(1454): 373–384. 309–311. Teague.C.: The H. P. & Place.. H.. B.aspx). W. & Zheng. 2009 Victorian Bushfire Royal Commission Interim Report. 2002. Leslie. 2006. Hatcher. Yokohama. Etats-Unis d’Amérique: Taylor & Francis. S. Holmgren. Stibig.int/en/sfm/). & Pascoe. W. A. 2006. FL. 2010b. Mayaux. (Disponible aussi sur http://www.V. R.wdpa. CRC Press. 89. F. Tropical forest cover change in the 1990s and options for future monitoring. . Xu. Trees on farm: Analysis of global extent and geographical patterns of agroforestry. B. & Bahdon. Dans: Bhatti. 2009. Japon: Organisation internationale des bois tropicaux. 2005. Sunderlin.unep. (Disponible sur http://www. & Price.. Stehman. E. R. Status of tropical forest management 2005. Hugh. N. un. Royal Society.. 2009. A. Potapov. Quantifying changes in the rates of forest clearing in Indonesia from 1990 to 2005 using remotely sensed data sets. Boca Raton.un.un. aspx?d=PopDiv). (Disponible sur http://unstats. M.D. 2010a.org/1748-9326/4/3/034001).. A-RES. Official list of MDG indicators.. Global environment outlook 4: environment for development.org/DOCREP/005/ Y4450E/ y4450e13.org/unsd/methods/m49/m49alpha.iop.1073/pnas. P. Arunarwati.htm). & Porras. ONU.. Frontiers in Ecology and the Environment 7(7): 353–358. WDPA. From exclusion to ownership? Washington. 2002. Regional and global stats for 1990–2009 from the MDG 2010 analysis.org/). Environ Res Lett 4:10. Unasylva. What will we want from the forests? ITTO Tropical Forest Update 15(1): 14–16. A.htm).Bibliographie 205 Hansen. & Persson. X. 2009. J. Etats-Unis d’Amérique: Division de statistique des Nations Unies.org/Explorer. A. 2010. Li. Heinz Center. Y. S.V. R. UNPD (Division Population des Nations Unies). (Disponible sur www. Waters. World Population Prospects: The 2008 Revision. P. 2008. L. Nairobi. Unasylva 210: 3–9. H-J.. Australie: Government Printer for the State of Victoria... M. M. Trabucco. OIBT. Millennium development goal indicators database. New York.. R. 2007.D. Climate change and managed ecosystems. codes and abbreviations. ITTO Technical Series No 24. P. Zhang. (Disponible sur http://dx.C.

.

Montenegro. R. Médézo. Simão C. Wolfslehner C. Keenan. Annunziata. Freudenschuss. R. Ahmad. Howell. M. Johnson (OIBT). Korotkov (ex-CENUE).M. J. N. Laestadius (WRI).U. y compris les participants aux consultations d’experts et autres réunions ayant trait au processus d’établissement de rapports de FRA 2010. A. B. A. S. M. J. Gueye (Sénégal). R. Waterworth R. E. R. S. S. A. J. N. M. L. Zoto D. R. Russell I. voir http://www. H. R. Shatravko P. P. Esper. Hangler. Fierza. Gevorgyan. S. Islam.org/forestry/42756/fr/ . Chowdhury. Rodrigues. Hate.P. J. G.G. V. L. Bahamondez (Chili). Ridder (Etats-Unis d’Amérique). B. Petrosyan S. Ali. T. C. Starja. Hoxhaj. Dunn. G. C. N. Weiss. A. Davey. Sanz-Sanchez (CCNUCC). Dragoti. Shtino. Koncani. Zadrima. M. Michalak (CENUE). Novelo F. Kapos (PNUE-CMSC). Filipchuk (Fédération de Russie). Santoso (Indonésie). Cho. Pour une liste des correspondants nationaux par pays. Parmuchi. Y. Steyrer. Banchs. G. F. Banik. Reams (Etats-Unis d’Amérique). Donnegan T. Yehouenou W. M. Irigoin.A. Christophersen (CDB).207 Annexe 1 Collaborateurs GROUPE CONSULTATIF DE FRA C. Vildanova (Ouzbékistan) CORRESPONDANTS NATIONAUX ET COLLABORATEURS AUX RAPPORTS NATIONAUX36 Albanie B. Vanwijnsberghe. Caetano. de Schepper.K. N. El Achi. Manghi. H. A. Larroulet. Laurent. R. P. R.L. D. Motaleb. Krasouski. S. M. Brandan. A. Toromani. Corinaldesi. Bocchio. Parsons. E. Prem. Lecomte. Waterinckx Algérie Samoa américaines Angola Argentine Arménie Australie Autriche Bahamas Bangladesh Barbade Bélarus Belize Bénin Belgique 36 Enumérés dans l’ordre alphabétique anglais. Buysse. C. Wilson V.M. Burghi.fao. S. Rahmani J. Drichi (Ouganda). A. M. Maginnis (UICN). Krasouski. A. Akouehou. Rametsteiner (Autriche). T. Shamsuddin K. J. K. K. S. Karadumi. R. C. H.G. E. C. G. Ward. S. H. G. Büchsenmeister. Doçi.K. Rawat (Inde). D. Csoka (FNUF): P. Ahononga. G. Lobovikov (INBAR). Dule. Keenan (Australie).M. M. Ghulijanyan. Mayer. Dillon. T. R. N. Latif. M. V. J. Villaverde A. Kajarlainen (Finlande).

Hui. Ntakarutimana P. Valgas A. Huang. Nor’ain Hj. G. E. Zhang. A. Abdallah. Chen.V. Mauricio. Z. Ao. S. Bardoum.C. R.C. A. Ndereyimana. Hjh Jamilah Hj. F. Cardona Ruiz. Jacques. A. Kimbembe. N. Larabie. Fullerton. G. Konstantinov. Z. Arango. L. M. Rezende. R. M. Higuchi.J. Mihaylova. A. M. Li. Kemoreile. Xia. Safwan. Gomide. Medina Ríos. V. X.M. M. Cuellar Buraglia. A. Noches Fernández Congo Iles Cook Comores Costa Rica . Horn L. P. Chen. Dimanche. J.C. Tokari. Bararwandika. I. Barbosa Herrera. Vince D. Tsankova S. Zhou G.Wang. Tsuaneng. A. Z. Magariños. Boundzanga. G.N. Englefield. T. R. L. D. A. J. N. G. W. M. J. M. Ndonse. Chivin. C. A. R. Cheng. M. Chealy. Hargrove. Balov. Mokolwane. M. Diggins Brésil Brunéi Darussalam Bulgarie Burkina Faso Burundi Cambodge Cameroun Canada Cap-Vert Iles Caïmanes République centrafricaine L. Sekgopo P.M. Barretto Fernandes. E. J. E. Medin Tchad Chili Chine Colombie A. Batista Oliveira. J.V. V. F. M. R. Wu.A. L. Y. Aratangi. X.C. Barros Gonçalves M. Yussof Hj. Chavarría Espinoza. M. G. Rochon. Ljuben.E. Falcone de Melo. M. Zhang. Mineva. Gillis. V. J. Agala.P. L. Mataio. G. Bibi. C. Ríos K. S. N.208 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Bhoutan Bolivie (Etat plurinational de) Botswana D. N.I. Barindogo. Li. Léon Cruz. Mello Rosa. Roslinah Hj. Han. Brady. A. Dimitrova. Tangianau A. Bobeva. Martin Nkie. E. Sandoval A. H. Liu.P. P. D. Ndo Nkoumou M. J. Sanquetta. Baldini. Lembe. Kurz. C. Banzouzi. Frappier. S. Hummel. Freitas Veloso.C. Arévalo Sánchez.P. Y. J. Pareyn. Popova. Li.R. A. Stefanova. Malheiros de Oliveira. S. Kwerepe. B.A. M. O. Léon Poveda. V. Q. Taty N. N. Zaiedi Hj S. B. C. Lynham. M. Oyarzun. I. Cruz Arguello. Cottam. A. R. Sedi. A. Tema. Motshereganyi. Macedo Silva. Coulibaly A. A.M. O. Arenas. M. Salazar J.M. Rocha Collares.C. Youssouf M. C. X. A. Paredes. Thapa E. Djimramadji A. G.D. Olarte Villanueva.

T. Guardado Rodríguez. N. G. Denks. Kruzic. Bastrup-Birk. M. Getahun. Díaz Maza.P. S. T. F. E. Fathy. Marcellin Yao. Van De Maele. Martínez Mena E. Wakolo M. Johannsen. Horattas. Kubista G. A. V. Mañon Rossi. Trellez. Diago Urfé.M. G. I. Grgasovic. Mustonen. S. Motik. G.M. Adermann. Abaga. Esi Bakale. Nord-Larsen T. Mohamed Ahmed A. E. M. Caroulle.L. L. M. S. Morel. Charalampos. T. Velasco M.A. Guitet. A. R. Brunaux. Pešut. Disla. J. R. Henzlik. Lewai. J. Daher Robleh. A. Juricic. Chaudron. M. M. Gillam L. Kovac. Christodoulou. Abd ElSattar. V. Hailesellassie. Sima Ndong B. J.R. M. Gospocic. T. E. Amiranoff. Kokkonen. Madboully. Papageorgiou.K. Burton. A. A. Souleres S. M. Garea Alonso. A. Herrera Guzmán A. Tuomainen. Rosero. Galindo. C. K.Annexe 1: Collaborateurs 209 Côte d'Ivoire Croatie A.Yong Ri A. Vorkapic ´ I. N. Korhonen. D. J. Flores Bonilla. Lagataki. Charles Y. Linares Landa. V. R. Loizou. D. T. ˘ ´ ´ I. Milinkovic. I. Delai. Videc. Mohamed Moussa R. Christou. ˘ ´ ˘ ´ ´ ˘ ´ G. L. Defranoux Cuba Chypre République tchèque République démocratique du Congo République populaire démocratique de Corée Danemark Dominique Djibouti République dominicaine Equateur Egypte El Salvador Guinée équatoriale Erythrée Estonie Ethiopie Iles Féroé Iles Falkland (Malvinas) Fidji Finlande France Guyane française Polynésie française . V. S. Ojurovic. Bastrup-Birk. E. Kvist. J. Ylitalo P. V. Valgepea S. Tie Bi Tra Irie B. Obiang. Ihalainen. Õunap. K. T.I. Flot. Colin. Pak. J. Zasy Ngisako C. H. Vidal O. Días Birth. O. Hamza.M. S. D. Estifanos V. García Corona. S. M. Tupua. Arias Calderón. M. Johannsen. Koroi. Moronta Leyva. B. Palenzuela Díaz. Lecoeur. Nune A. V. A. E. A. Brandeis. Nord-Larsen S. D. C. C. H. Janeš. Belcic. A. Leivsson. M. Sarris V. Aarne. Zulueta Acosta A.T. T. A. V.

S. P. R. Harto. Kolozs. G. Herwirawan. Schmitz. Diggins A. Al-Rahahleh Iran Iraq Irlande Ile de Man Israël Italie Jamaïque Japon Jersey Jordanie . Oqueli P. Gasparini. Besna Iala. Schumacher K. Khalilpour. Nakajima. Dunne. A. Diggins. O. Eysteinsson. Szepesi P. Vitullo U. Fenner. Redmond G. Black. Bangoura. E.A. Netty. W. Torchinava H. A. I. Brown M. Snorrason S. Singh R. Tauber L. J. A. Indrabudi. Mariano. V. Visentin. Dwipayana. A. Sambucini. Requardt. A. Diggins. Kumar. Freeman. O. E. O’Neill. L. Johannsen. Boyd.D. Prasad K. Lakhchaura. V. J. C. P. H. Brand. P. Al-Beati K. A. A.N. Headley K.R. Saleim Al-Kawaz. Ceesay. Wardoyo S. M. Williamson D.210 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Gabon Gambie Géorgie Allemagne Ghana Gibraltar Grèce Groenland Grenade Guadeloupe Guam Guatemala Guernesey Guinée Guinée-Bissau Guyana Haïti Honduras Hongrie Islande Inde Indonésie V. Mbouma. J. A. T. J. Duarte. Louijamé. Affum-Baffoe. A. L. Ebrima. L.J. A. Pandey. Matiba. Gomes Da Silva P. J. R. B. A. I. Tosiani. T.K. A. L. G. Maurillo. Bojang. Sohrabi S. T. Al Abbady.M. Talmor. Bastrup-Birk. Goberdhan. Schneider. J. Jakati. Malang N. F. McCutcheon A. Jeremiah M. H. Polley.K. P. F. Camara. Haitin. Rossi. Viciere Brown J. Colletti. Romano. I. A. K. D. Englert. Pompei. L.X. Watanabe M. Kottek. Edwards. R. R. M. M. Eugene. Debreceni. Bholanath. Chatziioannou A. S. Nord-Larsen A.W. B.R. de Natale. Ashutosh. J. Rodas G.A. H. Jaiteh. Macrì. E. F. R. R. Evelyn. D.H. Permana.C. Souleres J. P. Forteau. Forteau. Jeremiah. Siregar. P. Gillam M. R. Ngavoussa L. Diawara L. Oehmichen. Mohase. Donnegan R. M. Iordanishvili. Avila Avila. A.

F. Ruegorong. V. Meimine Ould V. I.C. Ibrahim. Kasperavicius. Al-Hasoumi Lituanie Luxembourg Madagascar Malawi Malaisie A. A. Marinovic Maldives Mali Iles Marshall Martinique Mauritanie Maurice Mayotte Mexique Micronésie (Etats fédérés de) Mongolie Monténégro . Vargas Amado. Struve J. A. J. R. D. T. Iete. Ykhanbai D.R.A. K. A. Y. Yakupova Kirghizistan République démocratique L. Lebehn. T. De Jong. I. Bujang. Faisal. A. F. O. M. R. Conchitta. Sekaleli B. Nenenteiti. Donnegan. Waguk D. Tiaontin. K. T. Vargas Llamas.F. N. S. A. A. Davletkeldiev. Rakotoarisoa K. M. R. Tatireta. Paz Pellat. Rodríguez Aguilar.N. K. Najaath G. Donnegan O. Mikel. Hilbert. Stephan R. A. J. Diallo.Y. Kugener. A. Flores Hernández. J.S.L. S.T. Zowulu Jamahiriya arabe libyenne N. Ulzibayar. Laybourne E. Khamdy. Victoria Hernández. T. M. Yasin H.B. V.S. R. W. V. Lohuji. E. Villa Castillo J. F. Koval S. A.H. Castro Miguel. Budreiko.A.Annexe 1: Collaborateurs 211 Kazakhstan Kenya Kiribati I. Ethmane Ould. I. Sanonty populaire lao Lettonie Liban Lesotho Libéria A. Limón Magaña. Balloo. Silva Mascorro. Mitembe A.H. Komota. J.D.O.A. Kysanov. T. Chirambo. Rosli. B. Wagner E. Soulères S.A. Orozco Gálvez. Penno. J. B. Konè. Khurun. A. B. Nolasco Morales. P. Maqsoom.N. R.H. Mohd Nor. B. Dolo. M. Schneider. N.B. Tangara J. C. L.M. M.B. Maimon. Johnson. Sulog. N. Magaña Torres. A. O.K. M. B. Burhanov. E. A. P. A. Takesy. Dagbe. Noraini. Etchevers Barra. A. C. Rabenasolo Solofoniaina. M. H. Mtambo. Pamovska. T.R. Matsipa. Díaz Ponce Dávalos. Turang. Teboranga.J.B. Tezoo D. B.O. Parlan. Solorio González. Ub’aitoi A.W. A. M. Mohd Nor.E. Mohamad Bohari. Ata. Hwai. Olguín Álvarez.S.A. Barba Robert. Tearimawa. Takaki Takaki. Cheikh Ould. Falanruw. E. E.A. Bashir. Sigrah. Ihure. Kuliesis. Moosa. I. Wamichwe B. Fernández Medina. E. M. Butkus.M. Mohammed. Ogilo. Rimon. Docquier.Y. A. D. T. Palafox Rivas.M. Rama. H. S.Y. E. Vizlenskas ˘ G.M. A.

N.D. Bambalan. B. A. Sousa. Oddi L. R. M. J. Cameron. G. Eira. A. Kamwi K.O. Munyansanga . Steinset. R. G. Acosta. L. Wright A.M. Pahontu. F. E. Gray. W.B. Godinho-Ferreira. Timane T. Moiseev C. J. O. J. Turia M. Cho. Filipchuk. M. Issufo. M. Zaharescu A. P. C. Geard. Steinset. M.K. Malleux Hernani R. Wojciech n J. D. Kanime. Sujo. Manhiça. J. Saega. Maung Maung. Oldenburger V.A. Novis. Jablonski. Tauasi J. Mann B. Brandeis H. Biri˛ Iovu. J. S. Flores. Pinho.T. Hurtado. S. S. Habimana. Moreira. Adedoyin. R.Wing. D. Cuambe. J. J.A. Álvarez. Dapozzo Ibañez. Mausse. M. Narayan. C. C. C. R.S. Ambia. C. Cubas Pérez. L. M. L. Schwartz. Tomter. A. Ahmed. M. C. Adamou. Cuadra Cruz. O. Melgarejo Villalobos. Wakelin. T. R. Buxo. Mendoza M. Kim G.A. Ahabri. Lefhaili I. C. Canales. Zamora I. P. H.M.212 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Montserrat Maroc Mozambique Myanmar Namibie Népal Pays-Bas Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nicaragua Niger Nigéria Nioué Iles Mariannes du Nord Norvège Oman Palau Panama Papouasie-NouvelleGuinée Paraguay Pérou Philippines Pologne Portugal Porto Rico République de Corée République de Moldova Réunion Roumanie Fédération de Russie Rwanda G.E. Bulman. A. O. Manso. Amosun B. Said Bin Hamed J. Donnegan. J. s ˘ C. Pimentel Marín V. N. T. Lane. Gamoga. Hylen. Navez. I. Tomter A. Lloyd A. Dang. Bandeira.P. Jabło´ ski. Cuadra. J. S. Danescu.P. Brandon.M. Myint N. N. Bigol. J.A. J. Uva T. Grubii B. Van den Ham. B. Holm. T. Santos. F. S. Fulicea. Mamis M. T. E. G. Andin. Consolacion. A. Souleres A.H. Adesina. Donnegan G. Boureima. Garba O. Maocha. S. Stanley. Shrestha R. C. Busink.N. O. Rivas Palma.

H. Richards I. T. Al Shareef L. J. Al Mosa. S. Ulmer Suisse République arabe syrienne Z. A. S. J. Aref. E. A. I. R. Tomter Swaziland Suède F. C. H. Boqo. A. Roel Lemen. B. Lutana. Viejo Téllez S. Al Jebawi. Jovanovic. Pasi. V.G. Karltun. J. Büchel. Esther G. M. Matshate R.V. Svitok. Sathurusinghe T. M. U. H. Loman. T. Lyndon. B. Ndiaye. Jovanovic. Z. J. Duvemo. Claesson. Wulff M. ˘ R. Ivanovic. Mohammed. S. Thuerig. Longauerová. Priwitzer. Hassan ElAmin. Longauer. Vallejo Bombín. Gaafar. Fernández Centeno. ˘ J. Urtizbéréa Saint-Vincent-et-les Grenadines Arabie saoudite Sénégal Serbie Seychelles Sierra Leone Singapour Slovaquie S. Kovalcík. Koker G. S. L.Y. Magagula P. S. Brandly. Sarvašová. Dawelbait.N. Gueye. Michael Saint-Pierre-et. M. Osman S. E. Rewiechand. V. D. Seratlic. D. G. Grujicic. A. Crebbe. P. J. El Mahi. M. A. Abegg. Christensen. Konôpka. Harry. S. Remic J.M.D.K. B. Irokete Wanefaia D. Westerlund. A. Röösli. D. Moravcík.A. Aabi. S. Kulatunga. H.Annexe 1: Collaborateurs 213 Samoa N.M. Jovic. T. Lanz. Lua B. R. S. Somopawiro Slovénie Iles Salomon Somalie Afrique du Sud Espagne Sri Lanka Soudan Suriname Iles Svalbard et Jan Mayen S. Duncan et Tristan da Cunha Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie B. Karlsson. Davison.P. Abdul. Schaffer. M. G. B. Donatian. K. N. Brassel. Tutka. Ibrahim. Schmid. Mecko. Merkell. S. C.G. U. Bodian Mamadou. Mohamadein F.Miquelon F. Khalil. Paul G. Leutele Sainte-Hélène. Vakula J.F. Tarjan Tobolka B. Fridman.A. V. El Khouly.R. T. J. P. Abdel Magid. K. A. Al Lehham . Ndiaye Cheikh I.O. Camin. Zafran. A. Ascension D. Hildingsson.T.

Minh. Ors. S. M. Ward A. Makkawi. Chamuya. Vildanova E.J. A. Kamwenda. Miles. Ahmadov. Z. J. Smith. J. Sokolovska. G. Mendes.M. A. S. G. G.N. Skog. Diggins J.214 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Tadjikistan Thaïlande Ex-République yougoslave de Macédoine Timor-Leste Tonga Togo Trinité-et-Tobago Tunisie Turquie Iles Turques et Caïques Ouganda Ukraine Emirats arabes unis Royaume-Uni République-Unie de Tanzanie Etats-Unis d’Amérique H.S. Senyonjo I. J. M. Miladinovik. Asan. B. Ramnarine R. D. Diggins. Nyirenda D. K. V. Da Silva T. G. Gazem Ghanem J. Sapio. Catalán. M. Huu Khanh. Hong Quang. B. M. Brandeis. M. Jovanovska. A. Y. Akida Bohero. Sinh. G. J. Taylor.A. Rojas N. A. Páez. E. R. Y. Le Truong. V. E. M. D.W. Ali. Yurdaer W. Shukurov. M. Gillam. Duwa. Kanjanakunchorn. Nssoko. Aini. Donnegan. P. R. Kumalova S. Almoalla. Murat. Firat. V. P. Marat. O. Mobarak. Akitanda. E. Bali. Sama. Drichi. Mwelwa Mukosha. K. T. Trévé Tengue S. W. S. San Román A. Otieno S. Oswalt. D. Alexander. J. U. Salahudeen G.A. F. Vu Thanh J. G. Zdravkovski M. J. Heath. George.S. Howard. Adiguzel. P. Echeverría. A. K. Ahmadov. F. J. Imamkulova. Y. Mvududu Iles Vierges américaines Uruguay Ouzbékistan Vanuatu Venezuela (République bolivarienne du) Viet Nam Iles Wallis et Futuna Yémen Zambie Zimbabwe . Buksha. Sautot-Vial J. M.T. B. A.H. P. Tkacz T. N. Perinet. N. T. Smith. Romanovskyi A. Lugo. Teneva. E. Elungat Odeke. Reshetnikova. Naceski. Kamasteia A. L. Nikolov. Ngo.F. Boutet. Velkovski.J. Clerveaux. Sukhotanang J. Brandeis. N. T. Chakroff R. Ahadov. Gunes. Faka’osi B. L. Abdulsamad Al-Emad. Bedhief U. S. S. L. Diisi. S.L. N. Akhunov. Sotirovski. Clark. A. K. Temerit. Kol.B. Lugo.F.

T. R. F. So. D’Annunzio. Van Lierop. Travertino. CONSULTANTS ET VOLONTAIRES M. Centre mondial d’agroforesterie (ICRAF). Xie. C. Institut finlandais de la recherche forestière (METLA). Lindquist. Durst. Eckelmann. A. Hofer. Conférence ministérielle sur la protection des forêts en Europe (CMPFE) – maintenant Forest Europe. Otsuka. Lucci. Union internationale des institutions de recherches forestières (IUFRO). J. Palermo. Conventioncadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Michalak. . Johansson. Killman. Bojang.Annexe 1: Collaborateurs 215 PERSONNEL FAO/CENUE. L. Garzuglia. M. Kamelarczyk. P. Souvannavon. Carle. Allard. F. L. Foti. Hamid Omran. Heymell. Cedegren. O. M. Perlis. E. Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CENUE). H. K. Convention sur la diversité biologique (CDB).A. Mengarelli. E. Rojas. E. Processus de Montréal (Groupe de travail sur les critères et les indicateurs de conservation et d’aménagement durable des forêts des régions tempérées et boréales). Ortiz Chour. D. Institut forestier européen (EFI). M.M. F. Wiell. Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Amsallem. M. M. Laverdière. Romano. L. Russo. Lobovikov. Ma. M. Blanchez. W. A. D. O. Kafeero. W. A. Mathias. Université d’Etat du Dakota du Sud. Q. N. M. P. M. Réseau international sur le bambou et le rotin (INBAR). Heino. Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF). G. M. L. Salinas. Boscolo. Banque mondiale. M. Centre mondial de surveillance de la conservation du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE-CMSC). Lebedys. S. Okabayashi. E. Moore. M. Wilkie. Centre commun de recherche de la Commission européenne (JRC). Marinaro. R. Rametsteiner. Gerrand. P. Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT). J. Processus des forêts sèches d’Asie. Y. Achouri. F. A. T. Czudek. Malagnoux. Radwan. P. Muller. Hart. F. E. J. P. Grouwels. Prins. Prado. Etats-Unis d’Amérique (SDSU). Processus Tarapoto. M. Gauthier. Pepke. Grylle. ORGANISATIONS ET INSTITUTIONS INTERNATIONALES Organisation du traité de coopération amazonienne (OTCA). Carneiro. Barlolomei.Whiteman. I. J. B. Vuorinen. Marklund. Kashio. Martin. Vantomme. M. Institut mondial pour les ressources (WRI). A. Jonsson.D. Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Branthomme. M. Kone. P. V. P. A. J. R. C. Kollert. E. R. C.L.

.

5 hectare avec des arbres atteignant une hauteur supérieure à cinq mètres et un couvert arboré de plus de dix pour cent. à des institutions ou sociétés appartenant à l’administration publique. la donation et l’héritage. caisses de retraite ou fonds de placement. lacs et réservoirs. de contrôler. Sont exclues les terres à vocation agricole ou urbaine prédominante. de céder ou de bénéficier autrement d’une forêt de façon libre et exclusive. communautés. associations pour la conservation de la nature et autres institutions privées. sociétés et autres entités commerciales. La propriété d’une forêt peut s’acquérir par droit de cession notamment la vente. Forêt appartenant à des particuliers. Terres n’entrant pas dans la catégorie «forêt». Forêt appartenant à des particuliers et des familles. ou des arbres capables d’atteindre ces seuils in situ. Sont exclues les terres à vocation agricole ou urbaine prédominante. ou avec des arbres capables d’atteindre ces seuils in situ. coopératives privées. à des unités administratives de l’administration publique. couvrant une superficie de plus de 0. ONG. Particuliers (sous-catégorie de Propriété privée) . Droits de gestion des Fait référence au droit d’aménager et utiliser les forêts de propriété publique pour forêts publiques une période spécifique. couvrant une superficie supérieure à 0.5  hectare avec des arbres atteignant une hauteur supérieure à cinq mètres et un couvert arboré de cinq-dix pour cent. d’arbrisseaux et d’arbres supérieur à dix pour cent. Terres entrant dans la catégorie «autres terres». Les eaux intérieures comprennent généralement les grands fleuves. institutions religieuses privées et établissements d’enseignement privés. Catégorie Propriété publique Propriété privée Définition Forêt appartenant à l’État. Toute terre n’entrant pas dans la catégorie «forêt» ou «autres terres boisées».5 hectare avec un couvert arboré de plus de dix pour cent d’arbres pouvant atteindre une hauteur de cinq mètres à maturité. ou un couvert mixte d’arbustes.217 Annexe 2 Termes et définitions utilisés dans FRA 2010 ÉTENDUE DES FORÊTS ET DES AUTRES TERRES BOISÉES Catégorie Forêt Définition Terres occupant une superficie de plus de 0. Autres terres boisées Autres terres Autres terres dotées de couvert arboré (sous-catégorie de «autres terres») Eaux intérieures RÉGIME DE PROPRIÉTÉ Terme Propriété de la forêt Définition Fait généralement référence au droit juridique d’utiliser. familles.

etc. etc. de fibres. Communautés Autres formes de droits de gestion DÉSIGNATION ET GESTION DES FORÊTS Terme Fonction désignée principale Aires protégées Définition La fonction principale ou objectif de gestion assigné par ordonnance juridique. Catégorie Production Définition Superficie forestière principalement affectée à la production de bois. Les membres de la communauté sont des co-propriétaires partageant les droits et devoirs exclusifs. ou évidence fournie à travers des études documentées des pratiques de gestion forestière et utilisation habituelle. au travers de baux ou accords de gestion à long terme. L’administration publique cède les droits et les responsabilités de gestion forestière à des sociétés. Forêt appartenant aux communautés de populations indigènes ou tribales. L’administration publique cède les droits et les responsabilités de gestion forestière aux particuliers ou aux ménages au travers de baux ou accords de gestion à long terme. . les établissements d’enseignement. Autres formes de régimes de propriété ne rentrant pas dans les catégories précédentes. de bioénergie et/ou de produits forestiers non ligneux. à des institutions et associations privées à but non lucratif. Forêt appartenant à un groupe de particuliers au sein d’une même coommunauté. Aires spécialement affectées à la protection et au maintien de la diversité biologique et des ressources naturelles et culturelles associées. dont la gestion a été envisagée par des moyens légaux ou autres moyens efficaces. coopératives. CATÉGORIES LIÉES AU DETENTEUR DE DROITS DE GESTION DES RESSOURCES FORESTIÈRES PUBLIQUES Administration publique Particuliers/ménages Institutions privées L’administration publique (ou institutions ou sociétés appartenant à l’administration publique) maintient les droits et les responsabilités de gestion dans les limites spécifiées par la loi. décision documentée du propriétaire/administrateur. Sont également incluses les aires dont la propriété n’est pas définie ou est contestée. vivant à l’intérieur ou à proximité de la zone forestière en question. à d’autres entités commerciales. et les bénéfices obtenus contribuent au développement de la communauté. les institutions religieuses privées. L’administration publique cède les droits et les responsabilités de gestion forestière aux communautés locales (y compris les communautés indigènes ou tribales) au travers de baux ou accords de gestion à long terme. compagnies et autres entités commerciales ainsi qu’à des organisations privées tels que les ONG.218 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Entités et institutions commerciales privées (sous-catégorie de Propriété privée) Communautés locales (sous-catégorie de Propriété privée) Communautés indigènes/tribales (sous-catégorie de Propriété privée) Autres formes de propriété Forêt appartenant à des sociétés. à des coopératives privées. Les forêts pour lesquelles la cession des droits de gestion n’entre pas dans les catégories susmentionnées. les associations pour la conservation de la nature.

sous-espèce ou taxon inférieur se trouvant en dehors de son aire de répartition naturelle (passée ou actuelle) et de dissémination potentielle (par ex. Superficie forestière principalement affectée à la fourniture de services sociaux. les services sociaux ou les usages multiples. Superficie forestière principalement affectée à plus d’une fonction et pour laquelle aucune de ces fonctions ne peut être considérée comme étant la fonction dominante. Une espèce. Superficie forestière principalement affectée à une fonction autre que la production. Catégorie Forêt primaire Définition Forêt naturellement régénérée d’espèces indigènes où aucune trace d’activité humaine n’est clairement visible et où les processus écologiques ne sont pas sensiblement perturbés. CATÉGORIES SPÉCIALES DE DÉSIGNATION ET GESTION Superficie de domaine forestier permanent (DFP) Superficie forestière à l’intérieur des aires protégées Superficie forestière soumise à une gestion durable des forêts Superficie forestière avec un plan d’aménagement Superficie forestière désignée à être maintenue comme forêt et qui ne peut pas être convertie à d’autres utilisations. Superficie forestière principalement affectée à la conservation de la diversité biologique. Forêt naturellement régénérée où les traces d’activité humaine sont clairement visibles. mais pas uniquement. ou pourrait occuper. Autres forêts naturellement régénérées . Inclut. sans introduction directe ou indirecte et ou intervention humaine). Superficie forestière se trouvant à l’intérieur d’aires protégées officiellement établies. en dehors de l’aire qu’elle occupe naturellement. indépendamment des finalités pour lesquelles ces aires protégées ont été établies. présentant des objectifs de gestion déterminés et faisant l’objet d’une révision régulière. Superficie forestière soumise à un plan d’aménagement à long-terme (dix ans ou plus) documenté.Annexe 2: Termes et définitions utilisés dans FRA 2010 219 Protection du sol et de l’eau Conservation de la biodiversité Services sociaux Usages multiples Autres Aucune fonction/ fonction inconnue Superficie forestière principalement affectée à la protection du sol et de l’eau. CARACTÉRISTIQUES DES FORÊTS Terme Forêt naturellement régénérée Espèce introduite Définition Forêt à prédominance d’arbres établis par régénération naturelle. À définir et documenter par le pays. la protection. la conservation. Pas de fonction désignée spécifique ou fonction désignée inconnue. les superficies affectées à la conservation de la biodiversité à l’intérieur des aires protégées.

peut également inclure les branches d’un diamètre minimal de W cm. étaient affectées à d’autres utilisations (par ex. les branches. Toute biomasse de racines vivantes. les graines et le feuillage. Superficie de forêt et autres terres boisées présentant une végétation de mangrove.220 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Autres forêts naturellement régénérées d’espèces introduites (sous-catégorie) Forêt plantée Forêt plantée d’espèces introduites (sous-catégorie) Autres forêts naturellement régénérées où les arbres sont à prédominance d’espèces introduites. l’écorce. ÉTABLISSEMENT DES FORÊTS ET REBOISEMENT Terme Boisement Reboisement Expansion naturelle de la forêt Définition Établissement d’une forêt par plantation et/ou ensemencement délibéré sur des terres qui n’étaient pas jusque-là classifiées comme forêt. Forêts plantées où les arbres plantés/semés sont à prédominance d’espèces introduites. les souches. Les radicelles de moins de 2 mm de diamètre sont exclues car il est souvent difficile de les distinguer empiriquement de la matière organique du sol ou de la litière. Rétablissement d’une forêt par plantation et/ou ensemencement délibéré sur des terres classifiées comme forêt. . Expansion de la forêt par succession naturelle sur des terres qui. MATÉRIEL SUR PIED Catégorie Matériel sur pied Définition Volume sur écorce de tous les arbres vivants de plus de X cm de diamètre à hauteur de poitrine (ou au-dessus des contreforts s’ils sont plus hauts). y compris les tiges. Superficie de forêt et autres terres boisées présentant une végétation à prédominance de bambous. Matériel sur pied d’espèces commerciales BIOMASSE Catégorie Biomasse aérienne Biomasse souterraine Définition Toute biomasse vivante au-dessus du sol. CATÉGORIES SPÉCIALES Catégorie Plantations d’hévéas Mangrove Bambou Définition Superficie forestière présentant des plantations d’hévéas. jusque-là. Forêt à prédominance d’arbres établis par plantation et/ou ensemencement délibéré. Inclut la tige à partir du sol ou la hauteur de la souche jusqu’à un diamètre de Y cm. succession forestière sur des terres précédemment agricoles). Matériel sur pied (voir définition précédente) d’espèces commerciales.

du dégât ou (terme supplémentaire) du bénéfice.Annexe 2: Termes et définitions utilisés dans FRA 2010 221 Bois mort Toute biomasse ligneuse non vivante hors de la litière. Carbone présent dans toute la biomasse non vivante dont le diamètre est inférieur au diamètre minimal pour le bois mort (p. quelle que soit sa source d’allumage. STOCK DE CARBONE Catégorie Carbone dans la biomasse aérienne Carbone dans la biomasse souterraine Carbone dans le bois mort Définition Carbone présent dans toute la biomasse vivante au-dessus du sol. PERTURBATIONS INFLUENÇANT LA SANTÉ ET VITALITÉ DES FORÊTS Terme Perturbation Espèce envahissante Définition Perturbation occasionnée par tout facteur (biotique ou abiotique) qui lèse la vigueur et la productivité de la forêt et qui n’est pas le résultat direct d’activités humaines. y compris les tiges. les incendies Incendie de végétation Tout incendie de végétation indépendamment de la source d’allumage. des dommages socioculturels. ou peuvent nuire à la santé humaine. les racines mortes et les souches dont le diamètre est supérieur ou égal à dix cm ou tout autre diamètre utilisé par le pays. dix cm). Espèce non indigène pour un écosystème déterminé dont l’introduction et la propagation occasionnent. soit dans le sol. Carbone dans la litière Carbone dans le sol INCENDIES DE FORÊT Catégorie Nombre d’incendies Définition Nombre moyen annuel d’incendies de végétation. Superficie touchée par Superficie moyenne annuelle touchée par les incendies de végétation. ou sont susceptibles d’occasionner. les graines et le feuillage. Carbone présent dans toute la biomasse de racines vivantes. Carbone organique présent dans les sols minéraux et organiques (y compris les tourbières) jusqu’à une profondeur spécifique indiquée par le pays et appliquée de façon cohérente à travers toutes les séries chronologiques. les racines mortes et les souches dont le diamètre est supérieur ou égal à 10 cm ou tout autre diamètre utilisé par le pays. soit dans le sol. Incendie non contrôlé Tout incendie de végétation non planifié et non contrôlé Feu planifié Un feu de végétation. Carbone présent dans toute la biomasse ligneuse non vivante hors de la litière. soit sur pied. qui brûle conformément à des objectifs de gestion et qui ne nécessite pas de mesures d’extinction ou qui nécessite des mesures d’extinction limitées. . soit sur pied. ex. l’écorce. les branches. gisant à différents stades de décomposition au-dessus du sol minéral ou organique. économiques ou environnementaux. les souches. soit gisant au sol. soit gisant au sol. Les radicelles de moins de deux mm de diamètre sont exclues car il est souvent difficile de les distinguer empiriquement de la matière organique du sol ou de la litière. Le bois mort comprend le bois gisant à la surface. Le bois mort inclut le bois gisant à la surface.

Perturbation occasionnée par des maladies attribuables à des agents pathogènes. les phytoplasmes ou les virus. Perturbation occasionnée par des facteurs abiotiques. Toute personne qui. les travailleurs familiaux collaborant à l’entreprise familiale). durant la période de référence. etc. les champignons. les tempêtes. a effectué un travail en vue d’un bénéfice ou gain familial en espèces ou en nature (par ex. EMPLOI Catégorie Emploi-équivalent plein temps (EPT) Emploi Emploi salarié Emploi à titre indépendant Définition Unité de mesure correspondant à une personne travaillant à plein temps pendant une période de référence spécifiée. etc. comme le broutage par la faune sauvage. les membres de coopératives de producteurs. la valeur est définie comme la valeur marchande au site de collecte ou à la lisière de la forêt. commercial ou domestique. comme la pollution de l’air. les dommages physiques causés par des animaux. les personnes travaillant pour leur propre compte. Aux fins du tableau. exploitation forestière et services annexes) à l’exception des activités de «culture des sapins de Noël» et de «culture d’hévéas» qui sont incluses dans la définition de FRA mais exclues de l’activité CITI A02. comme les bactéries. . la neige. Perturbation occasionnée par des agents biotiques autres que les insectes ou les maladies. la sécheresse. durant la période de référence. EXTRACTION DE BOIS Catégorie Extraction de bois industriel Extraction de bois de feu Définition Le bois rond extrait (volume de bois rond sur écorce) pour la production de biens et de services autres que la production d’énergie (bois de feu). Le bois extrait pour la production d’énergie. le pâturage. a effectué un travail moyennant un salaire ou un traitement en espèces ou en nature.222 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Catégorie Perturbation par les insectes Perturbation par les maladies Perturbation par d’autres agents biotiques Perturbation par des facteurs abiotiques Définition Perturbation occasionnée par des ravageurs. Cette catégorie correspond à l’activité A02 de la classification CITI/NACE (Sylviculture. Catégorie Emploi dans la production primaire de biens37 37 Définition Emploi dans des activités associées à la production de biens dérivés des forêts. EXTRACTION DE PRODUITS FORESTIERS NON LIGNEUX ET VALEUR DES PFNL EXTRAITS Terme Produits forestiers non ligneux (PFNL) Valeur des PFNL extraits Définition Biens obtenus des forêts qui sont des objets tangibles et physiques d’origine biologique autre que le bois. que ce soit pour usage industriel. Inclut toute personne pourvue d’un emploi salarié ou à titre indépendant. les employeurs. Personne qui.

Expression générique désignant un large éventail d’approches pour la formulation. CADRE POLITIQUE ET JURIDIQUE Terme Politique forestière Définition L’ensemble des orientations et des principes d’actions adoptés par les autorités publiques en harmonie avec les politiques nationales socioéconomiques et environnementales dans un pays donné et destinés à orienter les décisions futures portant sur l’aménagement. la planification et la mise en œuvre de politiques forestières aux niveaux national et sous-national. Diplôme ou brevet de technicien Qualification délivrée par un établissement technique d’enseignement supérieur consistant en un à trois ans d’enseignement postsecondaire. . Ensemble de règles décrétées par l’autorité législative d’un pays réglementant l’accès aux ressources forestières ainsi que leur gestion.Annexe 2: Termes et définitions utilisés dans FRA 2010 223 Emploi dans la gestion des aires protégées Emploi dans des activités associées à la gestion d’aires protégées dans les forêts. Le programme forestier national désigne le cadre et les orientations pour le développement du secteur forestier dans les pays qui en prennent l’initiative à travers la consultation et la participation de toutes les parties prenantes et en accord avec les politiques d’autres secteurs et les politiques internationales. Déclaration de politique forestière Programme forestier national (PFN) Loi (Acte juridique ou Code) sur la forêt CADRE INSTITUTIONNEL Terme Ministre responsable de l’élaboration de politiques forestières Directeur des forêts Degré de subordination Définition Ministre détenant la responsabilité principale sur les questions forestières et la formulation de la politique forestière. FORMATION ET RECHERCHE Terme Education forestière Doctorat Master ou équivalent Définition Programme d’enseignement postsecondaire centré sur la forêt et les sujets associés. Licence ou équivalent Diplôme d’études universitaires (ou équivalent) sanctionnant une durée d’études d’environ trois ans. conservation et utilisation. Le Directeur des forêts – ou chef de l’administration forestière . Le document décrivant les objectifs. Diplôme d’études universitaires (ou équivalent) sanctionnant une durée totale d’études d’environ huit ans. les priorités et les mesures d’application de la politique forestière.est le fonctionnaire en charge de l’application du mandat de l’administration publique relatif aux forêts. Diplôme d’études universitaires (ou équivalent) sanctionnant une durée d’études d’environ cinq ans. Diplôme universitaire Titre obtenu auprès d’une université après au moins trois ans d’études postsecondaires. l’utilisation et la conservation de la forêt et des arbres au bénéfice de la société. Nombre de degrés hiérarchiques administratifs entre le Directeur des forêts et le Ministre.

Pour autant que possible. ex. de sources de revenus publics de secteurs non forestiers). département ou ministère). RECOUVREMENT DES RECETTES PUBLIQUES ET DÉPENSES Catégorie Recettes forestières Définition Toute recette de l’Etat perçue sur la production intérieure (domestique) et le commerce de produits et services forestiers. à des communautés. Toute dépense de l’Etat en faveur d’organismes publics exclusivement engagés dans le secteur forestier. ex. et les PFNL. régional/provincial et municipal) mais doit exclure les bénéfices des entreprises commerciales publiques. mais sont exclues les dépenses des entreprises commerciales publiques. les pâtes et papiers. des entreprises ou des particuliers œuvrant dans le secteur forestier pour la mise en œuvre d’activités relatives aux forêts. Toute dépense de l’Etat en faveur d’activités relatives aux forêts (définies par la suite). Dépenses publiques financées grâce à des ressources financières publiques d’origine interne (domestique). de formation ou de commercialisation) exclusivement engagées dans le secteur forestier. de recherche. Toute dépense de l’Etat en faveur de mesures directes (transferts) d’incitation financière versée à des organismes non gouvernementaux et du secteur privé. sont inclus dans les produits forestiers: le bois rond. seulement la composante du secteur forestier des dépenses totales de l’organisme en question est incluse. les fonds associés aux forêts et les allocations du budget national (p. le bois scié. d’organismes internationaux pour le financement et d’organisations internationales lorsque ces fonds sont canalisés à travers des institutions nationales publiques. d’organisations non gouvernementales.224 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 Centres de recherche forestière financés par des fonds publics Centres de recherche réalisant principalement des programmes de recherche sur les questions forestières. Le financement de ces centres est fait principalement sur fonds publics ou au travers d’institutions publiques. sont également incluses les autres institutions (p. cette catégorie doit inclure les recettes perçues par tous les niveaux de l’Etat (c’est-à-dire niveau central. y compris: les recettes forestières retenues. Dépenses publiques Dépenses opérationnelles (souscatégorie des dépenses publiques) Paiements de transferts (sous-catégorie des dépenses publiques) Financement interne Financement externe . A ces fins. Lorsque l’administration forestière fait partie d’un organisme publique plus grand (par ex. Pour autant que possible. Dépenses publiques financées grâce à des allocations et prêts de donateurs. les panneaux en bois.

s. les totaux ne correspondent pas toujours à la somme exacte de leurs éléments. Recettes forestières et dépenses publiques consacrées à la foresterie 2005 20. Totaux Les chiffres étant arrondis. les informations fournies dans ces tableaux sont tirées des rapports nationaux officiellement validés.fao. Emploi dans les activités forestières 1990-2005 16. Gestion de la forêt et statut juridique 2010 7. Les totaux mondiaux et régionaux ont été omis dans les cas où la somme des valeurs communiquées n’aurait pas donné une estimation correcte en raison des séries incomplètes de données. Tendances des extractions de produits ligneux 1990-2005 14. Abréviations n. Tendances de l’étendue des forêts plantées 1990-2010 10.org/forestry/fra2010) en français. Régime de propriété et droits de gestion des forêts 2005 5. Données de base sur les pays et les zones 2. Ces rapports contiennent des informations détaillées sur les sources de données. indique une valeur très petite – = données non disponibles EPT = équivalent plein temps PFNL = produits forestiers non ligneux TABLE DES MATIÈRES 1. Politique forestière et cadre juridique 2008 17. Tendances de l’étendue des forêts primaires 1990-2010 9. Ressources humaines au sein des institutions forestières publiques 2000-2008 18. Superficie forestière affectée par des incendies de forêt et autres perturbations 2005 13. Définitions L’Annexe 2 contient les termes et définitions pour toutes les variables énumérées dans les tableaux. ainsi que des notes explicatives sur chacun des tableaux.225 Annexe 3 Tableaux mondiaux NOTES Nomenclature des pays et groupes régionaux utilisés dans les tableaux Les noms des pays et zones utilisés dans les tableaux suivent la pratique type des Nations Unies concernant la nomenclature et l’ordre alphabétique de l’anglais des pays. Education et recherche dans le secteur forestier 2008 19. en anglais ou en espagnol. Tous les rapports sont disponibles sur le site internet de la FAO (www. Tendances de l’étendue des forêts 1990-2010 4. Matériel sur pied dans les forêts et les autres terres boisées 2010 11. Etat de la ratification des conventions et accords internationaux au 1er janvier 2010 226 232 237 242 248 253 258 264 269 274 280 285 291 297 302 307 312 317 323 329 . Tendances du stock de carbone dans la biomasse forestière vivante 1990-2010 12. les données originales et une explication de la manière dont les chiffres notifiés ont été calculés. Etendue des forêts et des autres terres boisées 2010 3. Caractéristiques des forêts 2010 8. Valeur des extractions de bois et de PFNL 2005 15. = non significatif. Les groupes régionaux représentent la ventilation régionale normalisée du monde suivant des critères géographiques. Fonctions désignées principales des forêts 2010 6. Data source Sauf indication contraire.

2 2.4 1.2 2.3 1.5 0.0 2.226 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 1 Données de base sur les pays et les zones Pays/zone Terres émergéesa (1 000 ha) 124 670 56 673 186 2 318 10 100 109 631 56 914 3 035 58 154 9 408 203 37 78 638 82 329 250 46 62 734 121 447 1 720 19 710 88 580 74 339 38 685 999 807 238 174 99 545 175 954 103 070 44 630 237 600 15 536 26 600 941 109 11 062 27 360 2 568 47 271 403 62 300 125 920 34 150 31 800 226 705 2 805 25 767 1 000 22 754 Population 2008 b Total (1 000) 18 021 1 921 850 849 4 927 80 713 38 765 2 049 19 111 14 846 1 280 189 22 383 2 130 817 84 8 926 49 668 1 168 31 657 42 484 12 620 12 463 367 921 34 373 81 527 6 294 3 215 31 606 41 348 10 169 497 209 029 8 662 15 234 8 074 19 088 499 4 339 10 914 3 615 20 591 64 257 659 1 448 1 660 23 351 Densité (Population/ km2) 14 3 457 37 49 74 68 68 33 158 631 505 28 3 327 183 14 41 68 161 48 17 32 37 14 82 4 3 71 17 65 2 22 78 56 314 40 124 7 9 11 65 28 23 6 166 103 Taux de croissance annuel (%) 2.7 3.0 1.7 2.7 4.5 3.9 2.0 2.0 -14.0 11.3 4.8 2.8 0.8 3.4 1.9 7.9 1.8 2.1 2.2 6.3 1.2 2.2 11.3 5.8 2.3 Angola Botswana Comores Djibouti Erythrée Ethiopie** Kenya Lesotho Madagascar Malawi Maurice Mayotte Mozambique Namibie Réunion Seychelles Somalie Afrique du Sud Swaziland Ouganda République-Unie de Tanzanie Zambie Zimbabwe Afrique de l'Est et australe Algérie Egypte Jamahiriya arabe libyenne Mauritanie Maroc  Soudan Tunisie Sahara occidental Afrique du Nord Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun Cap-Vert République centrafricaine Tchad Congo Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Guinée équatoriale Gabon Gambie Ghana .7 2.5 – 6.2 3.1 2.7 1.2 5.1 4.5 7.3 2.6 3.5 4.5 2.7 3.0 7.6 8.8 2.2 1.5 6.0 3.3 2.0 1.1 4.8 2.9 – 2.9 2.9 2.7 0.5 1.6 1.2 3.9 2.6 2.5 5.8 2.3 1.8 3.1 2.7 2.4 1.5 – 5.2 -0.8 2.5 1.9 7.7 1.6 2.2 5.4 2.4 9.3 2.4 1.0 3.8 2.7 2.3 9.5 3.4 1.5 3.8 2.1 Rurale (% du total) 43 40 72 13 79 83 78 75 71 81 58 – 63 63 7 45 64 39 75 87 75 65 63 69 35 57 23 59 44 57 34 19 49 59 81 90 43 40 62 73 39 51 66 61 15 44 50 PIB 2008 c Par habitant (PPA) ($EU) 5 820 13 574 1 170 2 138 642 869 1 551 1 564 1 054 805 12 356 4 900 838 6 398 – 21 392 600 10 116 4 927 1 166 1 301 1 357 200 2 660 8 036 5 425 16 208 2 100 4 263 2 155 7 956 2 500 5 422 1 473 1 160 383 2 195 3 202 741 1 337 3 949 1 652 314 33 899 14 575 1 363 1 463 Taux de croissance annuel (%) 13.

2 13. 1.0 11.4 0.2 2.1 1.2 4.1 1.2 9.2 Rurale (% du total) 66 70 40 68 84 52 82 60 39 58 62 58 59 61 57 37 34 43 19 53 73 66 25 79 71 49 69 30 62 67 83 64 35 0 85 67 73 72 66 76 36 48 12 30 47 PIB 2008 c Par habitant (PPA) ($EU) 1 056 537 388 1 129 683 2 099 1 027 2 500 1 748 1 793 782 830 1 559 2 787 5 971 1 800 34 129 3 557 27 658 8 895 1 335 4 759 51 300 1 951 2 946 3 994 2 124 14 215 5 597 1 200 1 104 2 538 3 513 49 321 4 564 8 086 802 2 787 3 274 1 103 6 075 8 771 34 899 26 919 4 966 Taux de croissance annuel (%) 4.1 2.5 1.6 5.0 2.9 1.2 1.2 – 5.8 10.7 1.0 3.8 6.8 n.6 1.8 2. Ascension et Tristan da Cunha** Sao Tomé-et-Principe Sénégal Sierra Leone Togo Afrique de l'Ouest et centrale Afrique Chine** République populaire démocratique de Corée Japon Mongolie République de Corée Asie de l'Est Bangladesh Bhoutan Brunéi Darussalam Cambodge Inde Indonésie République démocratique populaire lao Malaisie Maldives Myanmar Népal Pakistan Philippines Singapour Sri Lanka Thaïlande Timor-Leste Viet Nam Asie du Sud et du Sud-Est Afghanistan Arménie Azerbaïdjan Bahreïn Chypre Géorgie .5 4.5 2.2 1.3 0.9 0.7 6.7 3.0 5.3 6.7 1.9 0.1 6.3 7.3 2.0 Guinée Guinée-Bissau Libéria Mali Niger Nigéria Rwanda Sainte-Hélène.3 2.1 7.1 0.9 1.2 1.8 1.4 2.6 2.3 2.1 6.1 5.6 2.3 3.0 3.8 1.s.8 3.Annexe 3: Tableaux mondiaux 227 TABLEAU 1 (suite) Données de base sur les pays et les zones Pays/zone Terres émergéesa (1 000 ha) 24 572 2 812 9 632 122 019 126 670 91 077 2 467 31 96 19 253 7 162 5 439 1 033 095 2 974 011 942 530 12 041 36 450 156 650 9 873 1 157 544 13 017 4 700 527 17 652 297 319 181 157 23 080 32 855 30 65 755 14 300 77 088 29 817 69 6 463 51 089 1 487 31 008 847 413 65 209 2 820 8 263 71 924 6 949 Population 2008 b Total (1 000) 9 833 1 575 3 793 12 706 14 704 151 212 9 721 5 160 12 211 5 560 6 459 410 330 987 280 1 344 919 23 819 127 293 2 641 48 152 1 546 824 160 000 687 392 14 562 1 181 412 227 345 6 205 27 014 305 49 563 28 810 176 952 90 348 4615 20 061 67 386 1 098 87 096 2 143 851 27 208 3 077 8 731 776 862 4 307 Densité (Population/ km 2) 40 56 39 10 12 166 394 16 167 63 78 119 40 33 143 198 349 2 488 134 1 229 15 74 82 397 125 27 82 1 017 75 201 230 303 6 698 310 132 74 281 253 42 109 106 1 093 93 62 Taux de croissance annuel (%) 2.2 4.4 1.1 0.6 2.2 1.5 13.4 -0.5 1.5 6.6 0.4 3.5 6.3 5.4 4.9 2.7 -0.0 9.2 6.7 2.1 5.8 2.9 2.6 2.4 1.6 3.3 6.4 5.3 0.2 4.7 8.8 -1.9 -1.0 2.5 0.

2 12.6 1.6 – 0.0 1.1 5.0 – -4.4 1.2 7.6 1.9 – – 0.4 0.5 4.8 1.6 8.9 n.1 -0. 0.4 1.5 0.9 0.4 9.0 0.8 1.6 1.6 -0.9 9. 8 961 10 025 6 888 57 29 411 12 6 229 16 Population 2008 b Total (1 000) 73 312 30 096 7 051 6 136 15 521 2 919 5 414 4 194 4 147 2 785 1 281 25 201 21 227 6 836 73 914 5 044 4 485 27 191 22 917 384 632 4 075 307 3 143 84 8 337 9 679 10 590 3 773 7 593 4 423 10 319 5 458 1 341 50 5 304 62 036 82 264 31 11 137 66 1 10 012 315 4 437 80 59 604 92 2 259 36 Densité (Population/ km2) 45 69 326 70 6 164 28 410 689 9 116 13 116 49 96 11 54 64 43 35 132 115 187 101 47 350 74 70 79 134 129 32 36 17 113 236 3 100 86 846 1 877 112 3 64 140 203 767 36 225 Taux de croissance annuel (%) 1.6 9.4 5.9 1.3 0.1 2.8 10.0 7.0 – -1.s.8 7.9 0.s.s.s.1 2.5 0.228 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 1 (suite) Données de base sur les pays et les zones Pays/zone Terres émergéesa (1 000 ha) 162 855 43 737 2 164 8 824 269 970 1 782 19 180 1 023 602 30 950 1 100 200 000 18 378 13 996 76 963 46 993 8 360 42 540 52 797 1 086 450 3 091 407 2 740 45 8 245 20 748 3 028 5 120 10 864 5 592 7 726 4 243 4 239 140 30 409 55 010 34 877 1 12 890 8 n.3 0.0 2.0 7.6 0.2 n.6 2.4 -0.2 2.8 Iran (République islamique d’) Iraq Israël Jordanie  Kazakhstan Koweït Kirghizistan Liban Territoire palestinien occupé Oman Qatar Arabie saoudite** République arabe syrienne Tadjikistan Turquie Turkménistan Emirats arabes unis Ouzbékistan Yémen Asie de l'Ouest et centrale Asie Albanie Andorre Autriche Bélarus Belgique Bosnie-Herzégovine Bulgarie Croatie République tchèque Danemark Estonie IIes Féroé Finlande France Allemagne Gibraltar Grèce Guernesey Saint-Siège*A138 Hongrie Islande Irlande Ile of Man Italie Jersey* Lettonie Liechtenstein .1 3.4 4.1 0.4 2.5 1.2 1.9 3.2 0.2 2.5 -1.8 3.8 16.2 -0. 0.9 Rurale (% du total) 32 34 8 22 42 2 64 13 28 28 4 18 46 74 31 51 22 63 69 40 59 53 11 33 27 3 53 29 43 27 13 31 58 37 23 26 0 39 69 0 33 8 39 49 32 69 32 86 PIB 2008 c Par habitant (PPA) ($EU) 11 666 3 200 27 905 5 474 11 323 57 500 2 193 11 777 2 900 20 200 111 000 23 991 4 583 1 907 13 417 6 625 44 600 2 658 2 416 10 560 6 095 7 293 42 500 37 912 12 278 35 238 8 095 11 792 17 663 24 643 36 845 20 651 31 000 36 195 33 058 35 374 38 200 29 356 44 600 – 19 789 36 902 41 850 35 000 31 283 57 000 16 357 118 000 Taux de croissance annuel (%) 5.1 1.2 2.7 2.3 1.4 2.4 6.7 3.1 -3.2 6.2 -0.5 2.9 3.1 0.4 1. -0.5 0.0 3.3 – 2.4 2.3 7.9 6.2 0.6 -0.0 3.1 n.5 -0.3 2.3 -3.

0 2. 0.2 3.0 7.4 0.0 -0.3 0. n.4 1.1 0.4 2.4 -0.1 Lituanie Luxembourg Malte Monaco* Monténégro Pays-Bas Norvège Pologne Portugal** République de Moldova Roumanie Fédération de Russie Saint-Marin Serbie** Slovaquie Slovénie Espagne Iles Svalbard et Jan Mayen* Suède Suisse Ex-République yougoslave de Macédoine Ukraine Royaume-Uni** Europe Anguilla Antigua-et-Barbuda Aruba Bahamas Barbade Bermudes Iles Vierges britanniques Iles Caïmanes Cuba Dominique République dominicaine** Grenade Guadeloupe** Haïti Jamaïque Martinique Montserrat Antilles néerlandaises Porto Rico Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie Saint-Martin (partie française)* Saint-Vincent-et-les-Grenadines .6 0.6 – n.8 2.2 6.1 1.0 1.1 0.4 n.9 2.2 4.9 -0.2 4.9 0.2 1.2 n.2 – -0.4 n.Annexe 3: Tableaux mondiaux 229 TABLEAU 1 (suite) Données de base sur les pays et les zones Pays/zone Terres émergéesa (1 000 ha) 6 268 259 32 n.0 n.2 1. n.s.0 8.3 4.3 5.4 2.6 0.5 3.5 0.8 5.1 0.0 0.1 15.6 1.3 2.s.1 – 1.s.4 1.5 – -1.0 0.0 1. 1.2 n.2 0.2 9.s.3 – 11.1 0.s. 1 345 3 388 30 427 30 633 9 068 3 287 22 998 1 638 139 6 8 746 4 810 2 014 49 919 6 100 41 033 4 000 2 543 57 938 24 250 2 214 726 9 44 18 1 001 43 5 15 26 10 982 75 4 839 34 161 2 756 1 083 106 10 80 887 26 61 5 39 Population 2008 b Total (1 000) 3 321 481 407 33 622 16 528 4 767 38 104 10 677 3 633 21 361 141 394 31 9 839 5 400 2 015 44 486 2 9 205 7 541 2 041 45 992 61 461 731 805 15 87 105 338 255 65 23 56 11 205 67 9 953 104 464 9 876 2 708 403 6 195 3 965 51 170 30 109 Densité (Population/ km 2) 53 186 1 272 16 483 46 488 16 124 118 111 93 9 517 112 112 100 89 n. -0.1 4.1 10.3 -1.1 7.2 0.3 2.8 n.6 0.4 5.9 1.0 -0.4 1.s. 1.s.5 1.s.0 0.s. Rurale (% du total) 33 18 6 0 40 18 23 39 41 58 46 27 7 48 44 52 23 – 16 27 33 32 10 28 0 69 53 16 60 0 61 0 24 25 31 69 2 53 47 2 83 7 2 69 72 – 53 PIB 2008 c Par habitant (PPA) ($EU) 17 753 78 922 24 600 30 000 13 385 40 961 58 714 17 275 23 254 2 979 13 449 15 923 41 900 10 554 22 138 27 866 31 674 – 36 961 42 415 9 337 7 277 35 468 25 585 8 800 20 970 21 800 30 700 18 900 69 900 38 500 43 800 9 500 8 706 8 125 8 882 – 1 124 7 716 – 3 400 16 000 17 800 16 467 9 836 – 8 998 Taux de croissance annuel (%) 3. 0.3 -0.5 -1. 0.s.1 2.2 n.s.6 1. 1.2 8. n.2 0.1 2.s.2 1. 22 189 80 79 253 33 165 198 583 34 593 1 300 153 215 102 89 206 306 288 358 250 380 58 244 447 196 279 548 279 Taux de croissance annuel (%) -1.s.7 1.5 0.

6 – 3.7 2.2 n. 1. n.6 2.3 1.4 3.5 12. 0.2 4.s.3 0.4 n.s. 1.4 0.s.8 2.3 1.0 n.2 2.8 2.6 1.9 – 3.s.s.5 -2.0 1.1 0.3 3.7 1.6 -1.5 2.0 n.3 Rurale (% du total) – 87 9 6 34 48 37 39 52 52 43 27 45 20 16 23 17 18 19 23 8 11 25 48 49 7 56 30 78 0 35 14 50 – 9 20 88 100 77 82 100 75 50 75 100 30 PIB 2008 c Par habitant (PPA) ($EU) – 25 173 11 500 14 500 8 647 6 743 11 232 6 799 4 760 3 932 2 689 12 498 6 000 39 078 20 000 14 570 7 000 46 350 38 206 33 443 8 000 38 784 9 100 4 358 18 000 – 2 426 2 500 3 091 5 000 15 000 27 260 5 800 – 12 500 8 100 2 180 – 4 555 2 613 1 000 3 837 1 600 3 935 3 800 27 630 Taux de croissance annuel (%) – 3.1 3.s. 2. 2.4 6.1 n.0 4.s.0 6.2 0.0 1.5 9.6 n.0 1.230 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 1 (suite) Données de base sur les pays et les zones Pays/zone Terres émergéesa (1 000 ha) 2 513 43 35 22 898 2 281 5 106 2 072 10 843 11 189 12 140 7 443 51 074 909 351 41 045 194 395 23 916 193 2 061 007 2 134 979 20 768 228 24 1 827 366 55 81 18 70 2 1 828 26 771 26 4 46 46 45 286 4 283 2 799 1 72 3 1 220 14 849 094 Population 2008 b Total (1 000) 7 1 333 33 110 41 733 301 4 519 6 134 13 686 7 319 5 667 3 399 41 025 33 259 57 108 555 6 311 666 453 543 536 301 66 21 074 20 844 266 176 97 61 110 10 246 4 230 2 2 85 20 6 577 n.0 3.s.5 – 3.s. 0. 2.2 Saint-Barthélemy* Trinité-et-Tobago Iles Turques et Caïques Iles Vierges américaines Caraïbes Belize Costa Rica El Salvador Guatemala Honduras Nicaragua Panama Amérique centrale Canada Groenland Mexique Saint-Pierre-et-Miquelon Etats-Unis d’Amérique Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Samoa américaines Australie** Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Kiribati Iles Marshall Micronésie (Etats fédérés de) Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Ile Norfolk Iles Mariannes septentrionales Palaos Papouasie-Nouvelle-Guinée Ile Pitcairn Samoa Iles Salomon Tokélaou Tonga Tuvalu Vanuatu Iles Wallis et Futuna Océanie .9 -12.9 n.6 n. n.1 – – – -1.7 2.s.5 0.6 – -3. 56 26 34 22 25 330 3 83 46 73 320 120 339 157 500 13 16 8 59 185 43 15 1 63 18 100 144 333 19 107 4 Taux de croissance annuel (%) – 0. 1. n.9 – 0.8 2. 1.7 1.5 1.s.8 – 0.1 n. 1.s.5 4.s.0 6. 179 511 1 104 10 234 15 34 940 Densité (Population/ km 2) 355 260 77 318 182 13 89 296 126 65 47 46 80 4 n.3 0.0 n.4 0.s.0 1.6 – 3.4 2.s.0 1.5 1.s.0 1. 1.4 n.9 0.

Ile Pitcairn: CIA (2010).2 1. 2010).9 4.8 6. ** = Estimation du pays. Source générale: Banque mondiale (2010).0 1.2 1.8 1.2 Rurale (% du total) 8 34 14 12 26 34 0 24 72 40 29 25 8 7 17 50 PIB 2008 c Par habitant (PPA) ($EU) 14 303 4 277 10 304 14 436 8 797 8 014 35 400 – 3 064 4 704 8 509 7 401 12 744 12 818 10 446 10 394 Taux de croissance annuel (%) 6.7 1.5 1.1 8. Les totaux mondiaux correspondent à la somme des unités de notification.8 5. des petites îles arctiques et antarctiques ainsi que quelques autres petites îles ne sont pas compris.aspx#ancor).1 3. Le produit intérieur brut (PIB) par habitant est exprimé en parité de pouvoir d’achat (PPA).5 6.5 – – 3.8 5. Saint-Martin (partie française).8 1. Source générale: FAOSTAT-PopSTAT (http://faostat.1 5.0 n. Sauf indication contraire. Source pour Guernsey. Environ 35 millions d’hectares de terres en Antarctique.0 1. CIA (2010).7 Argentine Bolivie (Etat plurinational de) Brésil** Chili Colombie Equateur Iles Falkland (Malvinas) Guyane française** Guyana Paraguay Pérou Suriname Uruguay Venezuela (République bolivarienne du) Amérique du Sud Monded a Superficie totale à l’exclusion des superficies sous masses d’eaux continentales. les chiffres proviennent de FAOSTAT (FAO. Sources complémentaires: FMI (2010).0 5. * = Source CIA (2008).org/site/550/default.1 1.0 0.fao.s. Source pour Mayotte.3 1. 2.4 1.Annexe 3: Tableaux mondiaux 231 TABLEAU 1 (suite) Données de base sur les pays et les zones Pays/zone Terres émergéesa (1 000 ha) 273 669 108 438 832 512 74 880 110 950 27 684 1 217 8 220 19 685 39 730 128 000 15 600 17 502 88 205 1 746 292 13 010 509 Population 2008 b Total (1 000) 39 883 9 694 191 972 16 804 45 012 13 481 3 220 763 6 238 28 837 515 3 349 28 121 384 892 6 750 525 Densité (Population/ km 2) 15 9 23 22 41 49 n.8 9.0 1.s.2 2.8 -0. 3 4 16 23 3 19 32 22 52 Taux de croissance annuel (%) 1. Iles Svalbard et Jan Mayen. UNSD (2010). Saint-Siège et Ile de Man: PNUD (2010). b c d .

s.s. 14 566 8 290 51 0 0 24 558 427 3 383 11 619 6 075 0 200 231 2 685 20 330 3 060 631 50 224 300 0 57 250 2 889 5 009 722 12 715 0 10 122 8 847 10 513 2 590 11 513 8 0 103 0 5 850 230 0 % del área de tierra 0 61 0 9 71 41 50 3 27 0 6 1 19 10 20 0 0 20 25 17 13 8 0 20 1 n.s.s. n.s. n. 11 29 6 3 8 41 21 7 42 21 36 9 66 33 68 58 85 48 22 27 72 45 Terres émergées Autres terres boisées 1 000 ha 0 34 791 0 220 7 153 44 650 28 650 97 15 688 0 12 n. 15 11 6 1 22 34 17 37 50 9 35 88 11 8 33 15 38 67 40 27 1 n.s. 0 10 0 24 8 0 Autres terres (1 000 ha) Total 66 190 10 531 183 2 092 1 415 52 685 24 797 2 894 29 913 6 171 156 23 25 050 66 749 111 5 55 987 87 648 730 13 339 43 533 18 796 23 061 532 059 233 997 99 455 175 407 99 768 38 868 117 427 14 230 25 893 805 045 3 612 16 702 1 674 14 640 318 29 573 105 548 1 226 18 807 61 057 1 171 3 767 417 17 814 12 178 560 5 303 Avec couvert arboré – – – – – – 10 385 – – – – – – – – – – 30 – – – – – 10 415 – 36 – – 1 600 – 2 204 – 3 840 289 5 902 – – – – – – 436 – – – – – – – – 0 1 500 0 2 1 660 799 1 123 0 550 2 440 1 0 1 300 100 1 0 1 032 462 16 4 394 6 150 922 391 22 843 0 600 0 0 25 12 981 825 0 14 431 200 40 215 273 0 0 2 480 50 446 7 781 0 1 000 130 1 100 14 800 1 505 124 670 58 173 186 2 320 11 760 110 430 58 037 3 035 58 704 11 848 204 37 79 938 82 429 251 46 63 766 121 909 1 736 24 104 94 730 75 261 39 076 1 022 650 238 174 100 145 175 954 103 070 44 655 250 581 16 361 26 600 955 540 11 262 27 400 2 783 47 544 403 62 300 128 400 34 200 32 246 234 486 2 805 26 767 1 130 23 854 24 586 3 612 11 137 Eaux interieures (1 000 ha) Superficie des terres (1 000 ha) .232 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 2 Etendue des forêts et des autres terres boisées 2010 Pays/zone Forêt 1 000 ha Angola Botswana Comores Djibouti Erythrée Ethiopie Kenya Lesotho Madagascar Malawi Maurice Mayotte Mozambique Namibie Réunion Seychelles Somalie Afrique du Sud Swaziland Ouganda République-Unie de Tanzanie Zambie Zimbabwe Afrique de l'Est et australe Algérie Egypte Jamahiriya arabe libyenne Mauritanie Maroc  Soudan Tunisie Sahara occidental Afrique du Nord Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun Cap-Vert République centrafricaine Tchad Congo Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Guinée équatoriale Gabon Gambie Ghana Guinée Guinée-Bissau Libéria 58 480 11 351 3 6 1 532 12 296 3 467 44 12 553 3 237 35 14 39 022 7 290 88 41 6 747 9 241 563 2 988 33 428 49 468 15 624 267 517 1 492 70 217 242 5 131 69 949 1 006 707 78 814 4 561 5 649 172 19 916 85 22 605 11 525 22 411 10 403 154 135 1 626 22 000 480 4 940 6 544 2 022 4 329 % del área de tierra 47 20 2 n. n.s. 3 1 21 2 0 6 26 18 28 27 0 16 7 31 8 5 n.s.

23 1 3 1 2 1 6 0 2 Autres terres (1 000 ha) Total 101 302 122 026 77 948 1 971 29 40 5 869 4 247 3 906 611 705 1 948 809 633 658 6 375 11 471 143 805 3 651 798 960 11 286 838 97 7 425 225 618 65 722 2 495 12 399 29 13 869 8 767 73 946 12 024 67 4 603 32 117 745 16 087 488 134 34 388 2 513 7 273 70 537 4 156 146 440 42 653 1 977 8 676 250 182 1 776 17 836 Avec couvert arboré – 8 000 245 – – 10 1 174 9 – 16 065 30 320 – – – 0 – 0 2 209 – – – 1 528 – – – – – – – – 0 – – – – 3 737 – – – – 26 – 83 70 1 222 3 – – 2 000 30 1 300 167 0 0 419 12 240 20 202 57 476 17 470 13 1 341 0 53 18 877 1 383 0 50 452 31 407 9 300 600 119 0 1 903 418 2 522 183 1 98 223 0 1 924 50 583 0 160 397 0 1 21 11 660 95 43 54 2 520 0 810 124 019 126 700 92 377 2 634 31 96 19 672 7 174 5 679 1 053 297 3 031 487 960 000 12 054 37 791 156 650 9 926 1 176 421 14 400 4 700 577 18 104 328 726 190 457 23 680 32 974 30 67 658 14 718 79 610 30 000 70 6 561 51 312 1 487 32 932 897 996 65 209 2 980 8 660 71 925 6 970 174 515 43 832 2 207 8 878 272 490 1 782 19 990 Eaux interieures (1 000 ha) Superficie des terres (1 000 ha) . Ascension et Tristan da Cunha Sao Tomé-et-Principe Sénégal Sierra Leone Togo Afrique de l'Ouest et centrale Afrique Chine République populaire démocratique de Corée Japon Mongolie République de Corée Asie de l'Est Bangladesh Bhoutan Brunéi Darussalam Cambodge Inde Indonésie République démocratique populaire lao Malaisie Maldives Myanmar Népal Pakistan Philippines Singapour Sri Lanka Thaïlande Timor-Leste Viet Nam Asie du Sud et du Sud-Est Afghanistan Arménie Azerbaïdjan Bahreïn Chypre Géorgie Iran (République islamique d’) Iraq Israël Jordanie  Kazakhstan Koweït Kirghizistan 12 490 1 204 9 041 435 2 27 8 473 2 726 287 328 088 674 419 206 861 5 666 24 979 10 898 6 222 254 626 1 442 3 249 380 10 094 68 434 94 432 15 751 20 456 1 31 773 3 636 1 687 7 665 2 1 860 18 972 742 13 797 294 373 1 350 262 936 1 173 2 742 11 075 825 154 98 3 309 6 954 % del área de tierra 10 1 10 18 6 28 44 38 5 32 23 22 47 69 7 63 22 11 69 72 57 23 52 68 62 3 48 25 2 26 3 29 37 50 44 35 2 9 11 1 19 39 7 2 7 1 1 n.s.s.Annexe 3: Tableaux mondiaux 233 TABLEAU 2 (suite) Etendue des forêts et des autres terres boisées 2010 Pays/zone Forêt 1 000 ha Mali Niger Nigéria Rwanda Sainte-Hélène.s. 214 51 5 340 259 33 51 16 479 0 390 % del área de tierra 7 3 4 2 0 30 26 3 23 9 12 11 0 0 1 0 9 2 13 9 1 1 12 21 0 0 31 13 2 34 0 0 0 0 4 8 45 2 1 n. 5 Terres émergées Autres terres boisées 1 000 ha 8 227 3 440 4 088 61 0 29 4 911 189 1 246 93 302 350 783 102 012 0 0 1 947 0 103 959 289 613 50 133 3 267 21 003 4 834 0 0 20 113 1 897 1 455 10 128 0 0 0 0 1 124 64 906 29 471 45 54 n.

s. 0 2 029 30 739 3 9 149 1 3 354 7 2 160 87 n. 627 3 023 17 659 21 296 5 457 2 831 Avec couvert arboré 114 – 50 – 705 231 102 2 553 – 188 344 500 5 191 8 928 – – – – – – 45 205 92 6 – – 183 263 1 400 0 – 0 0 103 10 – 0 – 0 29 – 63 – – n. 73 29 32 0 30 3 0 23 n. 1 n. 0 n.234 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 2 (suite) Etendue des forêts et des autres terres boisées 2010 Pays/zone Forêt 1 000 ha Liban Territoire palestinien occupé Oman Qatar Arabie saoudite République arabe syrienne Tadjikistan Turquie Turkménistan Emirats arabes unis Ouzbékistan Yémen Asie de l'Ouest et centrale Asie Albanie Andorre Autriche Bélarus Belgique Bosnie-Herzégovine Bulgarie Croatie République tchèque Danemark Estonie IIes Féroé Finlande France Allemagne Gibraltar Grèce Guernesey Saint-Siège Hongrie Islande Irlande Ile of Man Italie Jersey Lettonie Liechtenstein Lituanie Luxembourg Malte Monaco Monténégro Pays-Bas Norvège Pologne Portugal République de Moldova 137 9 2 0 977 491 410 11 334 4 127 317 3 276 549 43 513 592 512 776 16 3 887 8 630 678 2 185 3 927 1 920 2 657 544 2 217 n.s.s. 11 6 31 5 54 43 34 33 1 0 40 11 33 30 38 12 Terres émergées Autres terres boisées 1 000 ha 106 0 1 303 1 1 117 35 142 10 368 0 4 874 1 406 67 743 236 607 255 0 119 520 28 549 0 554 0 47 133 0 1 112 1 618 0 0 2 636 0 0 0 86 50 0 1 767 0 113 1 80 1 0 0 175 0 2 703 0 155 70 % del área de tierra 10 0 4 n.s.s. 1 13 0 n. 22 157 15 954 11 076 0 3 903 n. 2 3 6 8 9 0 1 3 1 11 0 10 0 1 3 0 4 3 0 0 20 0 0 0 1 1 0 6 0 2 3 1 1 0 0 13 0 9 0 2 2 Autres terres (1 000 ha) Total 780 593 29 645 1 100 197 906 17 852 13 444 55 261 42 866 8 038 38 391 50 842 975 194 2 262 287 1 709 29 4 239 11 598 2 322 2 386 6 937 3 118 5 069 3 652 1 889 140 7 140 37 438 23 801 1 6 351 8 n.s. 9 303 10 300 7 026 57 30 134 12 6 459 16 6 530 259 32 n.s.s.s. 6 932 9 909 6 099 54 18 495 11 2 762 9 4 028 171 32 n.s. 723 n. 1 381 4 153 32 380 31 269 9 212 3 384 Eaux interieures (1 000 ha) Superficie des terres (1 000 ha) . 0 543 365 10 065 9 337 3 456 386 % del área de tierra 13 2 n.s.s.s. 230 0 262 0 0 0 36 765 1 953 636 144 97 1 040 621 30 950 1 100 200 000 18 518 14 255 78 356 48 810 8 360 44 740 52 797 1 108 056 3 182 473 2 875 45 8 387 20 760 3 053 5 121 11 100 5 654 7 887 4 310 4 523 140 33 842 55 150 35 705 1 13 196 8 n. 3 3 15 9 4 8 1 4 19 28 36 47 42 22 43 36 34 34 13 52 n.s. – 0 – – – – 17 19 0 0 0 140 259 1 393 1 817 0 2 200 0 21 606 91 066 135 0 142 12 25 1 236 62 161 67 284 0 3 433 140 828 0 306 0 0 342 275 138 n.s.s.s.

s. – 3 – 37 – – 543 – – 180 139 – – 760 1 079 841 71 685 0 90 93 13 618 40 3 996 128 28 2 417 167 91 549 0 0 0 387 0 0 0 n. 0 0 0 0 0 576 16 4 32 46 20 860 109 1 087 23 839 1 709 824 6 8 836 4 903 2 027 50 537 6 140 45 029 4 128 2 571 60 355 24 417 2 306 276 9 44 18 1 388 43 5 15 26 11 086 75 4 874 34 163 2 775 1 099 110 10 80 895 26 62 5 39 2 513 43 35 23 474 2 297 5 110 2 104 10 889 11 209 13 000 7 552 52 161 Eaux interieures (1 000 ha) Superficie des terres (1 000 ha) . 9 4 2 0 17 1 16 41 0 8 0 19 0 24 16 0 0 5 5 n.s.s. 515 8 1 4 13 2 870 45 1 972 17 64 101 337 49 3 1 552 11 47 1 27 0 226 34 20 6 933 1 393 2 605 287 3 657 5 192 3 114 3 251 19 499 % del área de tierra 29 49 0 31 40 62 36 0 69 31 39 17 12 45 60 22 2 51 19 20 24 50 26 60 41 50 39 4 31 46 24 1 62 42 77 19 68 0 44 80 58 30 61 51 14 34 46 26 44 38 Terres émergées Autres terres boisées 1 000 ha 160 73 220 0 410 0 21 9 574 0 3 044 71 143 41 20 99 477 0 16 0 36 1 0 2 0 299 n. n.s.s.Annexe 3: Tableaux mondiaux 235 TABLEAU 2 (suite) Etendue des forêts et des autres terres boisées 2010 Pays/zone Forêt 1 000 ha Roumanie Fédération de Russie Saint-Marin Serbie Slovaquie Slovénie Espagne Iles Svalbard et Jan Mayen Suède Suisse Ex-République yougoslave de Macédoine Ukraine Royaume-Uni Europe Anguilla Antigua-et-Barbuda Aruba Bahamas Barbade Bermudes Iles Vierges britanniques Iles Caïmanes Cuba Dominique République dominicaine Grenade Guadeloupe Haïti Jamaïque Martinique Montserrat Antilles néerlandaises Porto Rico Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie Saint-Martin (partie française) Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Barthélemy Trinité-et-Tobago Iles Turques et Caïques Iles Vierges américaines Caraïbes Belize Costa Rica El Salvador Guatemala Honduras Nicaragua Panama Amérique centrale 6 573 809 090 0 2 713 1 933 1 253 18 173 0 28 203 1 240 998 9 705 2 881 1 005 001 6 10 n. – – 83 5 – – – n. 104 0 35 0 2 19 16 4 0 0 8 0 1 n. 10 15 13 18 11 13 Autres terres (1 000 ha) Total 16 265 755 829 6 5 623 2 877 740 22 171 6 100 9 786 2 689 1 402 48 192 21 349 1 110 249 4 19 18 450 34 4 10 13 7 813 30 2 431 16 95 2 655 558 56 6 46 335 13 14 3 12 2 203 9 14 14 862 775 2 489 1 581 5 514 4 522 6 807 3 371 25 059 Avec couvert arboré – 5 650 – 75 275 28 342 0 530 – – 907 22 10 228 – – – – – – – – – – 414 n. n.s.s.s.s.s. 436 1 3 0 188 1 2 33 0 2 0 1 0 1 84 0 0 1 103 113 12 204 1 672 1 475 2 219 821 6 516 % del área de tierra 1 4 0 5 0 1 19 0 7 2 6 n.s. 4 0 35 0 4 2 0 11 0 3 n.

33 13 33 33 33 89 19 65 56 42 47 15 70 92 0 46 31 72 12 66 88 63 83 60 79 0 13 33 36 42 23 11 53 62 22 55 36 0 98 77 44 53 95 10 52 49 31 Terres émergées Autres terres boisées 1 000 ha 91 951 8 20 181 0 14 933 127 073 134 692 0 135 367 0 78 0 0 0 0 0 0 371 2 557 0 0 0 0 4 474 1 22 129 0 0 0 476 2 143 476 61 471 2 473 43 772 14 658 22 727 1 519 0 0 3 580 0 22 132 0 4 7 317 179 653 1 144 687 % del área de tierra 10 n. 8 10 9 Autres terres (1 000 ha) Total 507 266 41 037 109 412 20 597 238 1 254 973 1 294 895 2 483 561 9 735 211 29 69 5 6 2 618 15 945 7 4 16 6 12 086 n.s. 10 0 2 6 6 0 18 0 4 0 0 0 0 0 0 20 10 0 0 0 0 10 12 8 5 0 0 0 39 11 17 22 2 5 20 20 5 0 0 18 0 17 0 n.s. 90 457 1 63 2 304 7 514 234 182 798 48 769 269 218 43 991 27 724 16 300 1 217 138 900 22 148 37 876 842 15 754 34 613 702 288 7 832 762 Avec couvert arboré – 0 – – 26 993 26 993 28 615 – – – 66 50 – 65 – – – – – – – – – – 0 63 – – 57 – – 5 306 – – – 0 – – 0 0 – – 700 0 13 – 713 79 110 89 116 0 2 043 1 47 011 138 171 139 834 0 5 892 0 0 34 0 0 0 n. 30 40 28 726 4 171 2 213 0 9 1 440 6 191 384 29 400 57 196 519 522 16 231 60 499 9 865 0 8 082 15 205 17 582 67 992 14 758 1 744 46 275 864 351 4 033 060 % del área de tierra 34 n.s.s.236 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 2 (suite) Etendue des forêts et des autres terres boisées 2010 Pays/zone Forêt 1 000 ha Canada Groenland Mexique Saint-Pierre-et-Miquelon Etats-Unis d’Amérique Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Samoa américaines Australie Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Kiribati Iles Marshall Micronésie (Etats fédérés de) Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Ile Norfolk Iles Mariannes septentrionales Palaos Papouasie-Nouvelle-Guinée Ile Pitcairn Samoa Iles Salomon Tokélaou Tonga Tuvalu Vanuatu Iles Wallis et Futuna Océanie Argentine Bolivie (Etat plurinational de) Brésil Chili Colombie Equateur Iles Falkland (Malvinas) Guyane française Guyana Paraguay Pérou Suriname Uruguay Venezuela (République bolivarienne du) Amérique du Sud Monde 310 134 n. 0 30 0 0 0 0 0 998 0 1 91 0 3 0 0 0 7 049 4 371 1 420 18 975 783 3 225 672 0 176 1 812 945 522 727 120 3 000 36 748 423 723 998 467 41 045 196 438 24 963 204 2 199 178 2 274 813 20 774 120 24 1 827 400 55 81 18 70 2 1 858 26 771 26 4 46 46 46 284 4 284 2 890 1 75 3 1 220 14 856 143 278 040 109 858 851 487 75 663 114 175 28 356 1 217 8 396 21 497 40 675 128 522 16 327 17 622 91 205 1 783 040 13 434 232 Eaux interieures (1 000 ha) Superficie des terres (1 000 ha) .s. 64 802 3 304 022 678 961 705 393 18 149 300 16 1 014 155 26 12 13 64 0 839 8 269 19 n.s.s.

03 -1.49 -0.91 -3.s.34 0.99 -0.62 -0.95 0. -57 -33 -1 n.28 -1.s.s.35 0.13 -0.44 -0.08 0.s.44 -0.28 -1.21 -0.05 -1.71 -0.03 -1.70 0 -1.s. 0 -4 -141 -11 n.05 -1.90 -3.58 -0. -219 -73 0 0 -77 0 5 -88 -403 -167 -327 -1 841 -9 2 0 -10 -3 -589 19 0 -590 -70 -60 -9 -220 2 -30 -79 -17 11 -311 -12 0 2 -135 -36 -10 -30 -0.02 -0.s.06 -0.10 -0.15 -0.94 3.20 -0.67 0 0.s.01 -9.65 -0.71 0 -0. -57 -33 n.88 -0.68 .36 -0. -30 -79 -17 15 -311 -12 0 2 -115 -36 -10 -30 -0.45 -0.s.s.10 -0.46 0 -1. -222 -74 n.29 -0.72 -1.11 -0.s.94 -0. -311 -12 0 2 -115 -36 -10 -30 -0.54 2.15 -0.39 -1.19 -0.16 -0.98 -1.67 0 -0.88 0 -1.53 -0.33 -1.33 -1.06 -1.08 2.97 0 -0.08 0.42 -0.05 -1.35 -0.06 -1.s.13 -0.67 -0.21 -1.78 -1.20 -0.58 0.26 -0.66 -125 -118 n.46 -0.07 0.32 -1.31 0.36 -0. -0.01 -1.96 -8.62 -0.42 -1.94 -2.47 -0.10 0 0.s.66 -0.s.93 -2.97 0 -0.Annexe 3: Tableaux mondiaux 237 TABLEAU 3 Tendances de l’étendue des forêts 1990-2010 Pays/zone 1990 Angola Botswana Comores Djibouti Erythrée Ethiopie Kenya Lesotho Madagascar Malawi Maurice Mayotte Mozambique Namibie Réunion Seychelles Somalie Afrique du Sud Swaziland Ouganda République-Unie de Tanzanie Zambie Zimbabwe Afrique de l'Est et australe Algérie Egypte Jamahiriya arabe libyenne Mauritanie Maroc  Soudan Tunisie Sahara occidental Afrique du Nord Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun Cap-Vert République centrafricaine Tchad Congo Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Guinée équatoriale Gabon Gambie Ghana Guinée Guinée-Bissau Libéria 60 976 13 718 12 6 1 621 15 114 3 708 40 13 692 3 896 39 18 43 378 8 762 87 41 8 282 9 241 472 4 751 41 495 52 800 22 164 304 312 1 667 44 217 415 5 049 76 381 643 707 85 123 5 761 6 847 289 24 316 58 23 203 13 110 22 726 10 222 160 363 1 860 22 000 442 7 448 7 264 2 216 4 929 Superficie forestière (1 000 ha) 2000 59 728 12 535 8 6 1 576 13 705 3 582 42 13 122 3 567 39 16 41 188 8 032 87 41 7 515 9 241 518 3 869 37 462 51 134 18 894 285 906 1 579 59 217 317 5 017 70 491 837 707 79 224 5 061 6 248 198 22 116 82 22 903 12 317 22 556 10 328 157 249 1 743 22 000 461 6 094 6 904 2 120 4 629 2005 59 104 11 943 5 6 1 554 13 000 3 522 43 12 838 3 402 35 15 40 079 7 661 85 41 7 131 9 241 541 3 429 35 445 50 301 17 259 276 679 1 536 67 217 267 5 081 70 220 924 707 79 019 4 811 5 949 181 21 016 84 22 755 11 921 22 471 10 405 155 692 1 685 22 000 471 5 517 6 724 2 072 4 479 2010 58 480 11 351 3 6 1 532 12 296 3 467 44 12 553 3 237 35 14 39 022 7 290 88 41 6 747 9 241 563 2 988 33 428 49 468 15 624 267 517 1 492 70 217 242 5 131 69 949 1 006 707 78 814 4 561 5 649 172 19 916 85 22 605 11 525 22 411 10 403 154 135 1 626 22 000 480 4 940 6 544 2 022 4 329 1990-2000 1 000 ha/an %a Taux de changement annuel 2000-2005 1 000 ha/an %a 2005-2010 1 000 ha/an %a -125 -118 n.28 -0.63 -125 -118 -1 0 -4 -141 -12 n. -30 -79 -12 n. 0 -5 -141 -13 n.0 0 -0.65 -0.53 -0.25 -0.37 0.65 0 0.03 -1.54 -0.46 -0.49 -0.87 -2.05 n.38 -2.02 0.52 -0.58 -0. 0 -77 0 5 -88 -403 -167 -327 -1 845 -9 2 0 -10 13 -54 17 0 -41 -50 -60 -3 -220 n.99 0.97 -0.05 -0.20 -0.04 0 0.71 0 0.08 1.13 -0. -57 -33 n.97 -0. -211 -74 1 0 -77 0 4 -88 -403 -167 -327 -1 832 -9 1 0 -5 10 -54 16 0 -41 -50 -60 -2 -220 n.87 0 0 -0.51 -0.54 -0.72 0 -0.97 -0.97 0 0.s.72 -1.67 -0.20 -0.79 -0. n.58 0 -3.01 -0.99 0.80 -2.s.98 0 -2.55 2.43 -1.21 -0. n.80 2.

17 -2. 172 2 768 11 075 818 153 98 3 365 5 858 2005 12 885 1 266 11 089 385 2 27 8 673 2 824 386 335 770 691 468 193 044 6 299 24 935 11 308 6 255 241 841 1 455 3 195 389 10 731 67 709 97 857 16 142 20 890 1 33 321 3 636 1 902 7 391 2 1 933 18 898 798 13 077 299 327 1 350 283 936 n.46 -0.79 0 0 -0.34 -0.90 0.s.08 -0.67 -0.42 0 -0.09 0 0.s.58 -3.10 0.21 -0.17 3.40 1.77 0 -1.04 -0.238 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 3 (suite) Tendances de l’étendue des forêts 1990-2010 Pays/zone 1990 Mali Niger Nigéria Rwanda Sainte-Hélène.76 0. -3 0 1 n.73 0.12 0 -1.22 0.75 -0.22 -1.36 0 -1.s.56 1.75 -0.21 -0.20 -1.41 -1. 2 -0.84 0.37 -0.17 0.95 0 -2.46 -0.14 0. 173 2 755 11 075 825 155 98 3 337 6 869 2010 12 490 1 204 9 041 435 2 27 8 473 2 726 287 328 088 674 419 206 861 5 666 24 979 10 898 6 222 254 626 1 442 3 249 380 10 094 68 434 94 432 15 751 20 456 1 31 773 3 636 1 687 7 665 2 1 860 18 972 742 13 797 294 373 1 350 262 936 1 173 2 742 11 075 825 154 98 3 309 6 954 1990-2000 1 000 ha/an %a Taux de changement annuel 2000-2005 1 000 ha/an %a 2005-2010 1 000 ha/an %a -79 -62 -410 3 0 0 -45 -20 -20 -1 637 -4 067 1 986 -127 -7 -82 -8 1 762 -3 11 -2 -140 145 -1 914 -78 -79 0 -435 -92 -41 55 0 -27 -55 -11 236 -2 428 0 -4 0 n.29 -0. n.28 -1.26 0.39 -2.47 -1.09 0 0 -0. 17 -0.70 -5.s.04 -0.28 0 0 -0.81 -0.34 -0.74 -0. 2 -0.95 -3.18 0.11 0. 161 2 779 11 075 804 132 98 3 422 3 836 Superficie forestière (1 000 ha) 2000 13 281 1 328 13 137 344 2 27 8 898 2 922 486 343 434 708 564 177 000 6 933 24 876 11 717 6 288 226 815 1 468 3 141 397 11 546 65 390 99 409 16 532 21 591 1 34 868 3 900 2 116 7 117 2 2 082 19 004 854 11 725 301 143 1 350 304 936 n.50 -0. 0 -6 n.60 -0.26 -79 -12 -410 8 0 0 -45 -20 -20 -1 533 -3 419 3 209 -127 12 -82 -7 3 005 -3 11 -2 -163 464 -310 -78 -140 0 -309 -53 -43 55 0 -30 -21 -11 270 -363 0 -4 0 n.75 -1.09 -1.14 -0.31 0 5.49 -0.49 -0.00 -4.s. -3 0 0 n.17 1.22 2.74 -2.s.18 0. Ascension et Tristan da Cunha Sao Tomé-et-Principe Sénégal Sierra Leone Togo Afrique de l'Ouest et centrale Afrique Chine République populaire démocratique de Corée Japon Mongolie République de Corée Asie de l'Est Bangladesh Bhoutan Brunéi Darussalam Cambodge Inde Indonésie République démocratique populaire lao Malaisie Maldives Myanmar Népal Pakistan Philippines Singapour Sri Lanka Thaïlande Timor-Leste Viet Nam Asie du Sud et du Sud-Est Afghanistan Arménie Azerbaïdjan Bahreïn Chypre Géorgie Iran (République islamique d’) Iraq Israël Jordanie  Kazakhstan Koweït Kirghizistan 14 072 1 945 17 234 318 2 27 9 348 3 118 685 359 803 749 238 157 141 8 201 24 950 12 536 6 370 209 198 1 494 3 035 413 12 944 63 939 118 545 17 314 22 376 1 39 218 4 817 2 527 6 570 2 2 350 19 549 966 9 363 325 423 1 350 347 936 n.37 0.33 2.76 0 -1.87 .s.04 0 0.50 1.49 1.35 2.05 -0.39 -2.46 -0.34 -0.s. n.39 -1.71 -0.13 0.17 2.53 0 3.s. 0 -6 n.26 0 -0.11 1.63 -0.45 -0.26 -79 -12 -410 10 0 0 -40 -20 -20 -1 536 -3 410 2 763 -127 9 -82 -7 2 557 -3 11 -2 -127 145 -685 -78 -87 0 -310 0 -43 55 0 -15 15 -11 144 -991 0 -4 0 n.44 1.45 0.18 0.17 2.80 0 -1.33 0 -1.31 -0.04 -0.11 1.56 0.70 -0.47 -0.20 -0.13 0 -0.s.03 -0.46 0.47 -0.08 -1.67 -0.42 0 3.77 0.65 -3.51 -0.11 -1.62 -1.49 0 -0.s. 1 -1 0 1 2 0 -6 n.68 -4.s.s.68 0.00 2.48 -0.73 0 -0.47 0 0 -0.71 -0.66 0 -0.28 -0.90 -1.

22 157 15 714 11 076 0 3 752 n.16 0 0.88 0 – 0.10 -0.s.06 0 0 – 0 1.s.31 0 1.14 0.16 0 1.s. 0 543 345 9 130 8 881 3 327 319 Superficie forestière (1 000 ha) 2000 131 9 2 0 977 432 410 10 146 4 127 310 3 212 549 42 207 570 164 769 16 3 838 8 273 667 2 185 3 375 1 885 2 637 486 2 243 n.15 0 1.62 -0.83 0.57 7.34 0 0.s. 0 0 0 2 17 18 9 1 0 0 0 – 0 1.71 0 0. 0 1 983 25 695 3 8 759 1 3 297 7 2 121 87 n.34 0 0.51 0.51 0 0.30 0 – 0.46 0.46 3.30 0.82 0 0. 21 889 14 537 10 741 0 3 299 n.19 0. 0 543 365 10 065 9 337 3 456 386 1990-2000 1 000 ha/an %a Taux de changement annuel 2000-2005 1 000 ha/an %a 2005-2010 1 000 ha/an %a 0 0 0 0 0 6 n.16 1 n.27 0 1.11 1. 17 0 135 2 777 3 0 5 33 1 0 55 4 2 10 2 0 -60 72 0 0 30 0 0 15 1 12 0 78 0 11 0 20 0 0 0 0 1 76 28 3 8 0.05 0.08 0.14 0 0.32 0.47 0 2.s.92 0 0. 0 0 0 6 0 119 0 n.17 -0.81 0.28 0.s.s.27 0.10 2.08 0 0.29 0.60 0. 0 1 907 18 635 3 8 369 1 3 241 7 2 020 87 n.20 0 – 0 1. 0 1 801 9 465 3 7 590 1 3 173 7 1 945 86 n.s.21 0.90 0.47 0.58 0.78 3.s.s.16 0.66 1.11 0 – 0 0.30 n.12 0.15 0 0.82 0 – 0.98 0 0 – 0 0.78 6.08 0 -0.Annexe 3: Tableaux mondiaux 239 TABLEAU 3 (suite) Tendances de l’étendue des forêts 1990-2010 Pays/zone 1990 Liban Territoire palestinien occupé Oman Qatar Arabie saoudite République arabe syrienne Tadjikistan Turquie Turkménistan Emirats arabes unis Ouzbékistan Yémen Asie de l'Ouest et centrale Asie Albanie Andorre Autriche Bélarus Belgique Bosnie-Herzégovine Bulgarie Croatie République tchèque Danemark Estonie IIes Féroé Finlande France Allemagne Gibraltar Grèce Guernesey Saint-Siège Hongrie Islande Irlande Ile of Man Italie Jersey Lettonie Liechtenstein Lituanie Luxembourg Malte Monaco Monténégro Pays-Bas Norvège Pologne Portugal République de Moldova 131 9 2 0 977 372 408 9 680 4 127 245 3 045 549 41 489 576 110 789 16 3 776 7 780 677 2 210 3 327 1 850 2 629 445 2 090 n.24 .s.s.48 0.34 -0.s.13 0.31 0 0 0.26 0.11 0.26 0 0.s. 22 157 15 954 11 076 0 3 903 n.24 0 0. 0 543 360 9 301 9 059 3 420 324 2005 137 9 2 0 977 461 410 10 740 4 127 312 3 295 549 42 880 584 048 782 16 3 862 8 436 673 2 185 3 651 1 903 2 647 534 2 252 n.s.29 -0.19 0.88 0 0.38 0.20 0.08 1.19 0.78 0.37 -0.38 0.55 0.89 0.34 0 0.43 0.31 – 0. 8 n. 0 2 029 30 739 3 9 149 1 3 354 7 2 160 87 n.39 0. 0 0 0 0 6 0 119 0 1 -4 0 127 1 693 -1 0 5 39 1 0 55 3 2 2 -7 0 0 48 0 0 30 0 0 9 1 9 0 78 0 11 0 8 0 0 0 0 0 76 27 4 5 0.37 0 0 – 0 0 0. 0 543 365 9 683 9 200 3 437 363 2010 137 9 2 0 977 491 410 11 334 4 127 317 3 276 549 43 513 592 512 776 16 3 887 8 630 678 2 185 3 927 1 920 2 657 544 2 217 n.12 0 0.s.32 1.28 0. 22 459 15 353 11 076 0 3 601 n.54 0 0.s.13 0.79 0 – 0.47 0 – 0.s.98 0 0.15 -0.03 0.31 0. 47 0 7 17 0 72 -595 -2 0 6 49 -1 -3 5 4 1 4 15 0 57 82 34 0 30 0 0 11 1 17 0 78 0 7 n.18 0.

0 38 n.s.30 0 -0.12 0 0 0 1.06 -0. 53 -10 -19 -5 -54 -174 -70 -42 -374 -0.01 0. 0 -1 0 n.11 0 -3.18 -1.67 -1.68 0.16 -2.68 0 0 0 0.s.20 -2. 0 35 n. 0 0 n. -1 n.s.35 0.37 0.36 -1.s.26 -1. 0 0 0 9 0 n.09 0 -0.32 0 -0.s.90 -1. 0 – 0 0.16 0.74 -0.08 -0.55 0 0 -0.30 -0.49 0.s.63 -0.30 0 0 0 0 -0.16 1.77 -0.01 – 1. 0 0 n. 0 -1 0 n. 0 0 0 9 0 0 0 n.57 0 0 -0.35 -1. 0 18 0 n.s.23 .60 -0.38 -1.25 0.s.04 0. 515 8 1 4 13 2 058 50 1 972 17 67 116 345 49 4 1 287 11 44 1 25 0b 241 34 24 5 902 1 586 2 564 377 4 748 8 136 4 514 3 792 25 717 Superficie forestière (1 000 ha) 2000 6 366 809 269 0 2 460 1 921 1 233 16 988 0 27 389 1 194 958 9 510 2 793 998 239 6 10 n.56 0.78 0.91 -0.27 – -0.23 – -0.s.25 -0.47 0.s. 2 176 0 0 5 5 26 7 770 0 0 0 0 0 0 n.56 5 -96 0 3 2 2 61 0 163 5 3 13 10 582 0 n.28 -0. 515 8 1 4 13 2 697 46 1 972 17 64 105 339 49 3 1 508 11 47 1 26 0 230 34 21 6 728 1 441 2 491 309 3 938 5 792 3 464 3 310 20 745 2010 6 573 809 090 0 2 713 1 933 1 253 18 173 0 28 203 1 240 998 9 705 2 881 1 005 001 6 10 n. 0 n.01 n.70 -0.11 0.31 0 -0.s. 0 0 n.27 0.s.92 0 0. 0 0 0 0 n.62 -0.240 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 3 (suite) Tendances de l’étendue des forêts 1990-2010 Pays/zone 1990 Roumanie Fédération de Russie Saint-Marin Serbie Slovaquie Slovénie Espagne Iles Svalbard et Jan Mayen Suède Suisse Ex-République yougoslave de Macédoine Ukraine Royaume-Uni Europe Anguilla Antigua-et-Barbuda Aruba Bahamas Barbade Bermudes Iles Vierges britanniques Iles Caïmanes Cuba Dominique République dominicaine Grenade Guadeloupe Haïti Jamaïque Martinique Montserrat Antilles néerlandaises Porto Rico Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie Saint-Martin (partie française) Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Barthélemy Trinité-et-Tobago Iles Turques et Caïques Iles Vierges américaines Caraïbes Belize Costa Rica El Salvador Guatemala Honduras Nicaragua Panama Amérique centrale 6 371 808 950 0 2 313 1 922 1 188 13 818 0 27 281 1 151 912 9 274 2 611 989 471 6 10 n. 0 n.08 0 0 0 0 0 0 -0.37 2.s. 0 52 n. -1 n. – 0.37 0.68 0.90 -0.38 0.s.10 0 0 0 1. 0 -1 0 n.76 -1.83 0 0.59 0 0 -0.s.11 0 1.47 -2.11 -0.s.43 -1. 59 -10 23 -5 -54 -120 -70 -12 -247 0.s.95 -1.14 0.s.s.s.15 36 60 0 47 n. 515 8 1 4 13 2 870 45 1 972 17 64 101 337 49 3 1 552 11 47 1 27 0 226 34 20 6 933 1 393 2 605 287 3 657 5 192 3 114 3 251 19 499 1990-2000 1 000 ha/an %a Taux de changement annuel 2000-2005 1 000 ha/an %a 2005-2010 1 000 ha/an %a -1 32 0 15 n. 0 0 0 0 n.11 0 1.95 -1.36 – 0.s.47 -1.05 0 2. 5 317 0 11 4 5 24 18 877 0 n.38 0.13 0.01 – 0.09 – 0. -1 n.s.s.s.s.31 -0.s.31 0 4.62 -0. 0 n.01 0.06 0 -0.85 0.25 0.s.81 0.s.30 – -0.59 0.32 -1.87 -0.13 0 0.65 0.40 0 0 0 0 -0. 515 8 1 4 13 2 435 47 1 972 17 65 109 341 49 3 1 464 11 47 1 26 0 234 34 22 6 434 1 489 2 376 332 4 208 6 392 3 814 3 369 21 980 2005 6 391 808 790 0 2 476 1 932 1 243 17 293 0 28 203 1 217 975 9 575 2 845 1 001 150 6 10 n.64 0 0. 41 -10 23 -4 -56 -120 -70 -12 -249 0.73 0.s.s.

49 0 0 -0.47 0 0 -0.04 – 0 0.s. 0 n.53 – -0.s.s.s.04 0 -0.80 -0.17 -1.07 -0.36 -0.s.09 0 -0.02 2.37 -0.s.02 -0. n.58 0 0 0 0.19 -0. -924 0 3 5 0 0 0 n. 3 5 0 0 0 n.35 -1. 0 n.81 -0.20 0 0 -235 n.94 -0.03 -0.45 -0.34 3. 65 578 3 302 108 677 823 705 296 18 153 920 16 997 130 26 12 13 64 0 839 8 311 19 n. 32 40 30 133 4 171 2 268 0 9 1 440 6 198 381 31 861 60 091 545 943 15 834 61 509 11 841 0 8 118 15 205 19 368 69 213 14 776 1 412 49 151 904 322 4 085 168 2005 310 134 n.03 n.23 -0.36 0 0 0 0. -139 0 0 -5 0 0 0 0 n. 386 32 -289 n.13 0.s. 42 n.04 -0.s. 64 802 3 304 022 678 961 705 393 18 149 300 16 1 014 155 26 12 13 64 0 839 8 269 19 n.19 0.26 -0.52 0.13 n.s.52 -0.14 Taux de gain ou de perte en pourcentage de la superficie forestière restante chaque année pendant la période donnée.14 0 1. -36 -293 -270 -2 890 57 -101 -198 0 -7 0 -179 -94 0 49 -288 -4 213 -8 323 0 0 -0.88 -0.50 0 -0.55 -0. -327 -252 -271 -3 090 42 -101 -198 0 -4 0 -179 -94 0 22 -288 -4 413 -4 841 0 0 -0. 31 40 29 437 4 171 2 241 0 9 1 440 6 196 745 30 599 58 734 530 494 16 043 61 004 10 853 0 8 100 15 205 18 475 68 742 14 776 1 520 47 713 882 258 4 060 964 2010 310 134 n. 0 0 -8 n. 0 n.53 0 -0.45 0 2.78 -0. -1 072 -240 -308 -2 194 38 -101 -198 0 -4 0 -179 -150 -4 45 -288 -3 581 -5 581 0 0 -0.68 0.01 -0.40 0.29 6. -0.s.42 0.79 -0.73 – -0.s.s.57 -0. . 30 40 28 726 4 171 2 213 0 9 1 440 6 191 384 29 400 57 196 519 522 16 231 60 499 9 865 0 8 082 15 205 17 582 67 992 14 758 1 744 46 275 864 351 4 033 060 1990-2000 1 000 ha/an Taux de changement annuel 2000-2005 %a 1 000 ha/an %a 2005-2010 1 000 ha/an %a 310 134 n.24 -0.s.s.s. 383 148 -40 n.28 0.89 – -0. 70 291 3 296 335 676 764 708 383 18 154 500 15 953 55b 26 12 13 64 0 839 7 720 21 n.69 -0. -200 0 3 5 0 0 0 n.68 0 0 0 0.59 -0.60 0.37 -0.s.16 -1.57 0.04 0 -0. 0 0 9 n. 66 751 3 300 195 677 083 705 497 18 154 920 16 980 105 26 12 13 64 0 839 8 266 20 n.12 0 0 -155 n.49 -0.99 -0.44 -0.34 4.17 -0.s.s.61 -0.11 -0.51 0.s.s.04 – 0 0.24 – 0 0 0 0.41 -0.Annexe 3: Tableaux mondiaux 241 TABLEAU 3 (suite) Tendances de l’étendue des forêts 1990-2010 Pays/zone 1990 Canada Groenland Mexique Saint-Pierre-et-Miquelon Etats-Unis d’Amérique Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Samoa américaines Australie Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Kiribati Iles Marshall Micronésie (Etats fédérés de) Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Ile Norfolk Iles Mariannes septentrionales Palaos Papouasie-Nouvelle-Guinée Ile Pitcairn Samoa Iles Salomon Tokélaou Tonga Tuvalu Vanuatu Iles Wallis et Futuna Océanie Argentine Bolivie (Etat plurinational de) Brésil Chili Colombie Equateur Iles Falkland (Malvinas) Guyane française Guyana Paraguay Pérou Suriname Uruguay Venezuela (République bolivarienne du) Amérique du Sud Monde a b Superficie forestière (1 000 ha) 2000 310 134 n.03 0.48 -0.88 -0.22 -0.s.s.s.s.25 – 0 0 0 0.s.10 -0.24 – 0 0 0 0. n. -139 0 4 -6 0 0 0 0 n.s. 383 228 19 n.s.03 -0. -0.13 0. 0 -142 0 0 -6 0 0 0 0 n.53 -0.61 0 0. 34 38 31 523 4 130 2 324 0 9 1 440 6 198 744 34 793 62 795 574 839 15 263 62 519 13 817 0 8 188 15 205 21 157 70 156 14 776 920 52 026 946 454 4 168 399 0 0 -354 n.04 – 0 -0.14 0 4.13 0 0.52 0 -0.02 -0. Estimations de la FAO fondées sur les informations provenant de ces deux pays pour 2000 et 2005.s.s.50 0.16 -1.46 -0.s.38 -0.53 0 -0.19 -0.s. 0 0 55 n.

s.s. – 24 23 – 40 22 68 n.s. 0 0 0 0 – 0 0 – 0 0 0 0 – – 0 0 0 0 0 9 0 0 0 0 0 0 0 – – – – – – n. indigènes et tribales Détenteur des droits de gestion des forêts publiques Administration Particuliers Entreprises Communautés Autre publique et institutions Angola Botswana Comores Djibouti Erythrée Ethiopie Kenya Lesotho Madagascar Malawi Maurice Mayotte Mozambique Namibie Réunion Seychelles Somalie Afrique du Sud Swaziland Ouganda République-Unie de Tanzanie Zambie Zimbabwe Afrique de l'Est et australe Algérie Egypte Jamahiriya arabe libyenne Mauritanie Maroc  Soudan Tunisie Sahara occidental Afrique du Nord Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun Cap-Vert République centrafricaine Tchad Congo Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Guinée équatoriale Gabon Gambie 100 24 100 100 – 100 39 14 98 – 58 61 100 – 76 77 – 60 78 32 100 100 63 – 76 50 – 97 99 91 94 – – 99 100 100 100 100 91 100 100 99 100 100 100 94 0 5 0 0 – 0 61 0 2 – 42 39 n.242 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 4 Régime de propriété et droits de gestion des forêts 2005 (%) Pays/zone Régime de propriété Propriété publique Propriété privée Autre Propriété privée Particuliers Entreprises et institutions Communautés locales. 0 37 – 24 50 – 3 1 9 6 – – 1 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 6 0 71 0 0 – 0 0 86 0 – 0 0 0 – 0 0 – 0 n. – 92 – – – – – 100 – – – – – – – – – – – – 100 – 96 100 – – 59 – – – – – – – – – – – 0 – – – – – – 4 – 0 – – – – – 0 – – – – – – – – – – – – – – 2 – – – – – – – – – – – – – – – 0 – – – – – – 96 – 8 – 0 – – – 0 – – – – – – – – – – – – – – 2 – – – – – – – – – – – – – – – 100 100 100 – 100 – 100 100 100 96 – 100 100 98 – 98 100 – 96 100 – 37 24 52 – 100 100 – 99 100 100 100 – – 100 100 100 56 100 1 100 42 – 90 87 100 100 0 0 – 0 – 0 0 0 0 – 0 0 0 – 0 0 – 0 0 – 0 7 0 – 0 0 – 0 0 0 0 – – 0 0 0 0 0 0 0 0 – 0 1 0 0 0 0 – 0 – 0 0 0 2 – 0 0 2 – 0 0 – 4 0 – 0 3 4 – 0 0 – 0 0 0 0 – – 0 0 0 41 0 15 0 58 – 10 9 0 0 0 0 – 0 – 0 0 0 2 – 0 0 0 – 2 0 – 0 0 – 0 61 25 – 0 0 – 1 0 0 0 – – 0 0 0 3 0 0 0 0 – 0 3 0 0 0 0 – 0 – 0 0 0 0 – 0 0 0 – 0 0 – 0 0 – 63 4 18 – 0 0 – 0 0 0 0 – – 0 0 0 0 0 84 0 0 – 0 0 0 0 .s.

34 15 0 7 12 67 24 – 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 – – 0 0 0 – – 0 0 0 0 0 – 2 0 0 0 0 0 0 0 – 0 0 0 0 0 0 0 0 4 – 0 0 0 0 – 1 – – 100 100 – 100 – – 18 0 100 – – – – 98 – – – 33 100 – – – – – – – 0 – – – – – – – – – – – – – – – – – 0 0 – 0 – – 82 0 0 – – – – – – – – 0 0 – – – – – – – 0 – – – – – – – – – – – – – – 99 – – 0 0 – 0 – – 0 100 0 – – – – – – – – 67 0 – – – – – – – 100 – – – – – – – – – – – – – – 100 – – 100 100 – 100 – – 100 100 – – – 100 – 86 97 97 – – 100 100 – 63 43 – 90 – – 66 – 32 100 100 – 0 – – – – – – – 0 – – 0 0 – 0 – – 0 0 – – – 0 – 0 0 n.s.s. 86 73 – – 32 0 59 0 69 – 36 n.s. 0 – – – 0 – 0 1 1 – – 0 0 – 0 57 – 10 – – 1 – 20 0 0 – 0 – – – – – – – n.s.Annexe 3: Tableaux mondiaux 243 TABLEAU 4 (suite) Régime de propriété et droits de gestion des forêts 2005 (%) Pays/zone Régime de propriété Propriété publique Propriété privée Autre Propriété privée Particuliers Entreprises et institutions Communautés locales.s.s.s.s.s. Ascension et Tristan da Cunha Sao Tomé-et-Principe Sénégal Sierra Leone Togo Afrique de l'Ouest et centrale Afrique Chine République populaire démocratique de Corée Japon Mongolie République de Corée Asie de l'Est Bangladesh Bhoutan Brunéi Darussalam Cambodge Inde Indonésie République démocratique populaire lao Malaisie Maldives Myanmar Népal Pakistan Philippines Singapour Sri Lanka Thaïlande Timor-Leste Viet Nam Asie du Sud et du Sud-Est Afghanistan Arménie Azerbaïdjan Bahreïn 100 99 100 100 100 100 100 79 – – 100 14 27 – – 68 100 41 100 31 – 62 100 100 100 86 91 100 98 – 100 100 66 85 100 93 88 33 72 – 100 100 100 100 0 1 0 0 n. – – 0 0 – 0 – – n. 0 0 – 0 – – – – – – – 0 – – 0 0 – 0 – – n.s.s. n.s.s. 0 – – – 0 – 14 2 1 – – 0 0 2 37 n. n. 0 21 – – n.s. indigènes et tribales Détenteur des droits de gestion des forêts publiques Administration Particuliers Entreprises Communautés Autre publique et institutions Ghana Guinée Guinée-Bissau Libéria Mali Niger Nigéria Rwanda Sainte-Hélène. – – 0 0 – 0 n. – 0 – – 33 – 47 0 0 – 100 – – – – – – – 0 – – 0 0 – 0 – – 0 0 – – – 0 – 0 0 n. – 0 – – 0 – n. – – 0 0 – 0 0 – 0 – – 0 – 0 0 0 – 0 – – – – – – . 0 0 14 9 0 2 – n.

s.s.s. 0 0 0 0 – – 0 – 0 0 0 0 0 0 0 1 17 – 0 0 4 – 0 – – n. – – – 0 – – 0 – 12 – 0 – 0 0 0 0 0 – 0 0 0 – – – – 16 0 – – 100 100 – 100 100 99 – – 99 100 – 100 – 100 100 100 97 – 100 100 100 – – 72 – 100 100 100 – 87 100 100 100 100 – 100 38 100 – – – – 100 100 99 – 0 0 – 0 0 0 – – 0 0 – 0 – 0 0 0 3 – 0 0 0 – – 0 – 0 0 0 – 0 0 0 0 n.s. 0 0 0 95 – – 2 – 81 0 56 21 11 27 24 69 43 – 68 74 44 – 23 – – 42 70 42 – 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 – 0 – 0 0 12 n.s. – 0 0 0 – – – – 0 0 0 – 0 0 – 0 0 1 – – 0 0 – 0 – 0 0 0 0 – 0 0 0 – – 0 – 0 0 0 – 0 0 0 0 0 – 0 0 0 – – – – 0 0 1 – 0 0 – 0 0 0 – – 1 0 – 0 – 0 0 0 n. – 0 0 0 – – 28 – 0 0 0 – 13 0 0 0 0 – 0 62 0 – – – – 0 0 0 – 0 0 – 0 0 0 – – 0 0 – 0 – 0 0 0 n. indigènes et tribales Détenteur des droits de gestion des forêts publiques Administration Particuliers Entreprises Communautés Autre publique et institutions Chypre Géorgie Iran (République islamique d’) Iraq Israël Jordanie  Kazakhstan Koweït Kirghizistan Liban Territoire palestinien occupé Oman Qatar Arabie saoudite République arabe syrienne Tadjikistan Turquie Turkménistan Emirats arabes unis Ouzbékistan Yémen Asie de l'Ouest et centrale Asie Albanie Andorre Autriche Bélarus Belgique Bosnie-Herzégovine Bulgarie Croatie République tchèque Danemark Estonie IIes Féroé Finlande France Allemagne Gibraltar Grèce Guernesey Saint-Siège Hongrie Islande Irlande Ile of Man 69 100 100 100 98 89 100 100 100 27 – 100 – 98 100 88 100 100 100 100 5 – – 98 – 19 100 44 79 89 73 76 30 40 – 32 26 53 – 77 – – 58 30 58 – 31 0 0 0 2 11 0 0 0 72 – 0 – 2 0 0 n.s. – 0 0 0 – – 0 – 0 0 0 – 0 0 0 0 0 – 0 0 0 – – – – 0 0 0 – .s. 0 0 – – – – – 67 – – – – 49 – – – – – – 95 – – – 84 – – 100 – 68 – 85 – 93 100 86 64 80 – 84 84 – – – – – 67 73 – – – – – – 33 – – – – 36 – – – – – – 5 – – – 16 – – 0 – 20 – 15 – 7 0 14 36 20 – 16 16 – – – – – 17 27 – – 0 – – – 0 – – – – 16 – – – – – – n.244 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 4 (suite) Régime de propriété et droits de gestion des forêts 2005 (%) Pays/zone Régime de propriété Propriété publique Propriété privée Autre Propriété privée Particuliers Entreprises et institutions Communautés locales.

s.s. 0 0 0 0 – 0 0 0 0 0 0 0 0 – 0 6 0 5 – 0 0 0 0 0 – – – – 0 0 – – – 2 – – – 0 0 7 0 3 – 88 – 90 – 100 – – – – – 89 94 89 – 53 – – 100 33 96 97 – 63 87 100 100 76 – – – – – – – – – 100 – – – – – – – – – 12 – 10 – n.s.s.s. 65 – – – – 20 99 – – – 3 – – – 47 0 65 67 64 – 0 – n. 20 0 – 49 43 74 66 – 76 32 10 n. indigènes et tribales Détenteur des droits de gestion des forêts publiques Administration Particuliers Entreprises Communautés Autre publique et institutions Italie Jersey Lettonie Liechtenstein Lituanie Luxembourg Malte Monaco Monténégro Pays-Bas Norvège Pologne Portugal République de Moldova Roumanie Fédération de Russie Saint-Marin Serbie Slovaquie Slovénie Espagne Iles Svalbard et Jan Mayen Suède Suisse Ex-République yougoslave de Macédoine Ukraine Royaume-Uni Europe Anguilla Antigua-et-Barbuda Aruba Bahamas Barbade Bermudes Iles Vierges britanniques Iles Caïmanes Cuba Dominique République dominicaine Grenade Guadeloupe Haïti Jamaïque Martinique Montserrat Antilles néerlandaises 34 – 54 93 66 47 100 – 67 49 14 83 2 100 80 100 – 51 52 26 29 – 24 68 90 100 35 – – – – 80 1 – – – 95 – – – 53 100 28 33 33 – 66 – 46 7 34 53 0 – 33 51 86 17 98 n.s. – – – – – 8 2 5 – 47 – – 0 8 0 0 – 29 13 0 0 24 – – – – – – – – – 0 – – – – – – – – – 0 – 0 – 0 – – – – 0 3 4 5 – 0 – – 0 58 4 3 – 8 0 0 0 n. 0 – – – – – 0 – – – 0 – – – 0 0 0 0 0 – – – 0 – 0 0 – – – 0 0 0 0 0 0 0 – 0 0 0 0 – 0 7 0 9 0 – – – – – 0 – – – 0 – – – 0 0 0 0 0 – . – – – – – – – – – 0 – – – – – – – – – – – 100 – 100 100 – – – 100 98 100 100 91 100 83 – 100 100 100 100 – 100 7 100 91 100 – – – – – 100 – – – 100 – – – 100 100 100 100 100 – – – 0 – 0 0 – – – 0 0 0 0 0 0 0 – 0 0 0 0 – 0 0 0 0 0 – – – – – 0 – – – 0 – – – 0 0 0 0 0 – – – 0 – 0 0 – – – 0 0 0 0 0 0 17 – 0 0 0 0 – 0 15 0 0 0 – – – – – 0 – – – 0 – – – 0 0 0 0 0 – – – 0 – 0 0 – – – 0 2 0 0 9 0 0 – 0 0 0 0 – 0 72 0 n.Annexe 3: Tableaux mondiaux 245 TABLEAU 4 (suite) Régime de propriété et droits de gestion des forêts 2005 (%) Pays/zone Régime de propriété Propriété publique Propriété privée Autre Propriété privée Particuliers Entreprises et institutions Communautés locales.

s. – – 0 – – – – 24 – – – – 55 69 52 38 88 2 – 8 0 26 3 57 – – – 24 100 95 85 – 30 – – – 43 36 – – – – 97 – 79 100 – – 0 – – – – 0 – – – – 0 0 5 0 2 0 – n. 0 70 0 0 – – – 1 0 0 0 – 0 – – – 0 0 – – – – 0 – 0 0 – – – – – – – – – – – – – – – 84 41 100 – 84 – – 100 69 – – – – 0 6 0 – 5 – – – 37 – – – – – 0 – – – – – – – – – – – – – – – – – – 0 2 0 – 16 – – 0 31 – – – – 13 0 0 – – – – – – 16 – – – – 0 – – – – – – – – – – – – – – – – – – 16 56 0 – 0 – – 0 0 – – – – 87 94 0 – – – – – – – – – – – 100 – – – – – 100 – – – – 100 – – – – 100 100 100 100 – 100 – 100 100 – 0 100 – – – 38 – 100 100 – – – – – 100 100 – – – – 96 – – 100 – – 0 – – – – 0 – – – – 0 0 0 0 – 0 – 0 0 – 0 0 – – – 0 – 0 0 – – – – – 0 0 – – – – 0 – – 0 – – 0 – – – – 0 – – – – 0 0 0 0 – 0 – 0 0 – 0 0 – – – 62 – 0 0 – – – – – 0 0 – – – – 4 – – 0 – – 0 – – – – 0 – – – – 0 0 0 0 – 0 – 0 0 – 100 0 – – – 0 – 0 0 – – – – – 0 0 – – – – 0 – – 0 – – 0 – – – – 0 – – – – 0 0 0 0 – 0 – 0 0 – 0 0 – – – 0 – 0 0 – – – – – 0 0 – – – – 0 – – 0 – . indigènes et tribales Détenteur des droits de gestion des forêts publiques Administration Particuliers Entreprises Communautés Autre publique et institutions Porto Rico Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie Saint-Martin (partie française) Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Barthélemy Trinité-et-Tobago Iles Turques et Caïques Iles Vierges américaines Caraïbes Belize Costa Rica El Salvador Guatemala Honduras Nicaragua Panama Amérique centrale Canada Groenland Mexique Saint-Pierre-et-Miquelon Etats-Unis d’Amérique Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Samoa américaines Australie Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Kiribati Iles Marshall Micronésie (Etats fédérés de) Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Ile Norfolk Iles Mariannes septentrionales Palaos Papouasie-Nouvelle-Guinée Ile Pitcairn Samoa Iles Salomon Tokélaou – 100 – – – – 76 – – – – 45 31 42 62 11 98 – 92 100 4 97 43 – – – 74 0 5 15 – 70 – – – 57 64 – – – – 3 – 21 n.s.246 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 4 (suite) Régime de propriété et droits de gestion des forêts 2005 (%) Pays/zone Régime de propriété Propriété publique Propriété privée Autre Propriété privée Particuliers Entreprises et institutions Communautés locales.

s. 20 61 18 1 99 0 – – 0 – – – – – 0 0 0 11 83 – 0 0 0 20 0 0 0 – – – – – – – – – – – 0 – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – 0 – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – 100 – – – – – – 0 0 – – – 80 – – – – – 85 63 100 100 – – 100 100 100 40 85 0 96 – – 0 – – – – – 2 0 0 0 – – 0 0 0 0 2 0 0 – – 20 – – – – – 10 0 0 0 – – 0 0 0 0 8 0 4 – – 0 – – – – – 1 37 0 0 – – 0 0 0 0 3 0 0 – – 0 – – – – – 1 0 0 0 – – 0 0 0 60 1 100 0 – – .Annexe 3: Tableaux mondiaux 247 TABLEAU 4 (suite) Régime de propriété et droits de gestion des forêts 2005 (%) Pays/zone Régime de propriété Propriété publique Propriété privée Autre Propriété privée Particuliers Entreprises et institutions Communautés locales. 19 75 67 2 – n.s. indigènes et tribales Détenteur des droits de gestion des forêts publiques Administration Particuliers Entreprises Communautés Autre publique et institutions Tonga Tuvalu Vanuatu Iles Wallis et Futuna Océanie Argentine Bolivie (Etat plurinational de) Brésil Chili Colombie Equateur Iles Falkland (Malvinas) Guyane française Guyana Paraguay Pérou Suriname Uruguay Venezuela (République bolivarienne du) Amérique du Sud Monde 56 – – – – – 100 81 25 22 15 – 100 80 39 62 99 1 100 – – 44 – – – – – n.

0 0 0 0 0 0 3 0 0 0 0 0 0 0 . n. 0 3 n.s. 23 2 29 25 47 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 – 0 0 0 0 n. n.s. 0 1 0 0 0 0 n. 0 1 0 3 0 0 Usages multiples 0 100 0 100 1 96 0 76 34 0 2 0 0 22 38 14 100 71 0 0 24 17 82 27 0 46 0 73 67 0 32 – 5 40 84 0 6 0 78 0 7 0 0 53 36 5 0 7 0 0 15 Autre Aucune fonction/ fonction inconnue 93 0 0 0 91 0 0 0 0 40 0 69 0 69 25 64 0 0 75 37 0 37 0 31 0 0 0 0 0 30 0 – 27 0 0 91 0 0 0 0 0 0 78 0 0 73 68 36 0 71 0 Angola Botswana Comores Djibouti Erythrée Ethiopie Kenya Lesotho Madagascar Malawi Maurice Mayotte Mozambique Namibie Réunion Seychelles Somalie Afrique du Sud Swaziland Ouganda République-Unie de Tanzanie Zambie Zimbabwe Afrique de l'Est et australe Algérie Egypte Jamahiriya arabe libyenne Mauritanie Maroc  Soudan Tunisie Sahara occidental Afrique du Nord Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun Cap-Vert République centrafricaine Tchad Congo Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Guinée équatoriale Gabon Gambie Ghana Guinée Guinée-Bissau Libéria Mali 4 0 33 0 2 4 6 24 26 37 30 0 67 0 5 1 n.s. 19 25 12 71 24 10 27 35 2 0 0 21 50 24 – 47 31 11 9 73 80 21 90 88 89 5 5 45 n.248 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 5 Fonctions désignées principales des forêts 2010 Pays/zone Superficie forestière totale (1 000 ha) 58 480 11 351 3 6 1 532 12 296 3 467 44 12 553 3 237 35 14 39 022 7 290 88 41 6 747 9 241 563 2 988 33 428 49 468 15 624 267 517 1 492 70 217 242 5 131 69 949 1 006 707 78 814 4 561 5 649 172 19 916 85 22 605 11 525 22 411 10 403 154 135 1 626 22 000 480 4 940 6 544 2 022 4 329 12 490 Fonction désignée principale (%) Production Protection des sols et de l’eau 0 0 67 0 1 0 94 0 1 0 42 31 22 0 3 16 0 0 0 0 0 0 3 5 53 49 100 7 0 3 41 – 5 0 0 0 3 9 0 n.s. 0 3 0 0 0 12 7 9 12 0 6 Conservation de la biodiversité 3 0 0 0 5 0 0 0 38 23 19 0 11 9 28 5 0 10 0 36 6 22 5 10 12 3 0 20 12 17 4 – 16 28 6 0 17 11 1 10 4 8 17 36 18 9 1 46 55 4 32 Services sociaux 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 7 0 0 0 1 0 0 0 0 15 0 0 0 n. n.s.s.s.s. 0 0 0 0 0 0 – n.s.s.s.

s.s. 0 0 n. 0 16 1 3 29 0 70 45 5 33 8 46 5 5 16 24 58 13 – 4 12 0 8 0 1 7 42 37 19 0 46 92 100 0 79 0 80 15 98 0 100 75 25 Conservation de la biodiversité 18 28 0 – – 18 7 16 16 14 4 14 0 47 1 6 17 27 21 39 29 16 19 10 – 7 14 13 16 100 30 47 25 16 21 0 0 8 0 2 8 1 20 18 1 16 0 9 3 Services sociaux 0 0 0 – – n.s.s.s. n. 0 – 0 0 0 0 0 0 1 0 0 n. Ascension et Tristan da Cunha Sao Tomé-et-Principe Sénégal Sierra Leone Togo Afrique de l'Ouest et centrale Afrique Chine République populaire démocratique de Corée Japon Mongolie République de Corée Asie de l'Est Bangladesh Bhoutan Brunéi Darussalam Cambodge Inde Indonésie République démocratique populaire lao Malaisie Maldives Myanmar Népal Pakistan Philippines Singapour Sri Lanka Thaïlande Timor-Leste Viet Nam Asie du Sud et du Sud-Est Afghanistan Arménie Azerbaïdjan Bahreïn Chypre Géorgie Iran (République islamique d’) Iraq Israël Jordanie  Kazakhstan Koweït Kirghizistan Liban 1 29 74 – – 60 9 68 29 30 41 86 17 7 77 39 49 16 58 33 25 53 23 62 – 62 10 32 76 0 9 14 33 47 42 0 24 0 0 24 0 14 0 0 0 0 0 0 6 0 0 0 – – 0 0 0 n. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 – 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 .Annexe 3: Tableaux mondiaux 249 TABLEAU 5 (suite) Fonctions désignées principales des forêts 2010 Pays/zone Superficie forestière totale (1 000 ha) 1 204 9 041 435 2 27 8 473 2 726 287 328 088 674 419 206 861 5 666 24 979 10 898 6 222 254 626 1 442 3 249 380 10 094 68 434 94 432 15 751 20 456 1 31 773 3 636 1 687 7 665 2 1 860 18 972 742 13 797 294 373 1 350 262 936 1 173 2 742 11 075 825 154 98 3 309 6 954 137 Fonction désignée principale (%) Production Protection des sols et de l’eau n. 0 12 – – n.s. 2 0 13 1 9 3 1 0 1 1 0 0 n.s.s. n. 0 0 0 0 8 13 0 0 3 1 13 0 1 0 Usages multiples 81 0 14 – – 22 0 0 13 17 24 0 0 0 7 19 25 0 0 4 30 0 0 15 – 27 23 55 0 0 60 0 0 0 12 100 30 0 0 28 0 85 0 64 0 71 0 15 66 Autre Aucune fonction/ fonction inconnue 0 43 0 – – 0 84 0 42 35 0 0 0 0 0 0 0 11 15 17 0 7 0 0 – 0 40 0 0 0 0 32 0 0 6 0 0 0 0 38 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Niger Nigéria Rwanda Sainte-Hélène.s.

250

Evaluation des ressources forestières mondiales 2010

TABLEAU 5 (suite)

Fonctions désignées principales des forêts 2010
Pays/zone Superficie forestière totale (1 000 ha) 9 2 0 977 491 410 11 334 4 127 317 3 276 549 43 513 592 512 776 16 3 887 8 630 678 2 185 3 927 1 920 2 657 544 2 217 n.s. 22 157 15 954 11 076 0 3 903 n.s. 0 2 029 30 739 3 9 149 1 3 354 7 2 160 87 n.s. 0 543 365 10 065 9 337 3 456 386 6 573 Fonction désignée principale (%) Production Protection des sols et de l’eau – 0 – 0 0 11 17 97 0 93 0 31 26 17 0 37 19 15 0 12 4 9 0 12 – 0 2 0 – 0 – – 14 13 0 – 20 – 4 40 10 0 0 – 10 0 27 20 7 10 39 Conservation de la biodiversité – 0 – 0 0 84 8 3 0 6 0 6 13 4 0 3 14 31 1 1 3 13 7 9 – 9 1 26 – 4 – – 21 n.s. 11 – 36 – 15 20 9 0 100 – 5 25 2 5 5 17 5 Services sociaux – 0 – 0 0 0 n.s. 0 0 0 0 2 2 0 0 1 18 0 0 6 2 3 0 0 – n.s. n.s. 0 – 0 – – 1 19 n.s. – n.s. – 2 8 3 0 0 – 0 0 0 11 0 26 6 Usages multiples – 0 – 100 100 0 6 0 100 0 100 38 17 0 0 0 0 55 0 8 9 0 27 13 – 4 22 74 – 0 – – 0 44 0 – 0 – 0 0 8 68 0 – 0 74 11 1 30 47 0 Autre Aucune fonction/ fonction inconnue – 0 – 0 0 0 0 0 0 0 0 n.s. 3 0 100 0 0 0 43 0 0 0 11 0 – 0 0 0 – 4 – – 0 0 46 – 0 – 0 0 0 0 0 – 21 0 0 18 0 0 0

Territoire palestinien occupé Oman Qatar Arabie saoudite République arabe syrienne Tadjikistan Turquie Turkménistan Emirats arabes unis Ouzbékistan Yémen Asie de l'Ouest et centrale Asie Albanie Andorre Autriche Bélarus Belgique Bosnie-Herzégovine Bulgarie Croatie République tchèque Danemark Estonie IIes Féroé Finlande France Allemagne Gibraltar Grèce Guernesey Saint-Siège Hongrie Islande Irlande Ile of Man Italie Jersey Lettonie Liechtenstein Lituanie Luxembourg Malte Monaco Monténégro Pays-Bas Norvège Pologne Portugal République de Moldova Roumanie

– 100 – 0 0 5 70 0 0 n.s. 0 22 39 79 0 60 50 0 56 73 82 75 55 66 – 87 75 0 – 92 – – 64 20 43 – 45 – 79 32 71 33 0 – 64 1 60 40 59 0 48

– 0 – 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 – 0 0 0 – 0 – – 0 4 0 – 0 – 0 0 0 0 0 – 0 0 0 5 0 0 3

Annexe 3: Tableaux mondiaux

251

TABLEAU 5 (suite)

Fonctions désignées principales des forêts 2010
Pays/zone Superficie forestière totale (1 000 ha) 809 090 0 2 713 1 933 1 253 18 173 0 28 203 1 240 998 9 705 2 881 1 005 001 6 10 n.s. 515 8 1 4 13 2 870 45 1 972 17 64 101 337 49 3 1 552 11 47 1 27 0 226 34 20 6 933 1 393 2 605 287 3 657 5 192 3 114 3 251 19 499 310 134 n.s. Fonction désignée principale (%) Production Protection des sols et de l’eau 9 – 7 18 6 20 – n.s. 1 0 31 n.s. 9 – – – – 0 – – – 47 – – 3 0 0 4 5 0 – – 0 0 – – – 23 – – 38 0 11 5 0 22 6 2 9 0 0 Conservation de la biodiversité 2 – 5 4 46 12 – 10 7 0 4 5 4 – – – – 4 – – – 21 – – 14 n.s. 4 21 12 0 – – 0 5 – – – 9 – – 19 43 24 11 63 44 65 41 47 5 0 Services sociaux 2 – n.s. 12 6 2 – 0 5 0 19 4 2 – – – – 0 – – – n.s. – – 0 0 0 0 0 0 – – 0 0 – – – 4 – – 1 0 4 0 0 13 0 0 4 0 0 Usages multiples 10 – n.s. 59 11 46 – 15 0 0 0 55 11 – – – – 0 – – – 0 – – 0 49 0 6 n.s. 100 – – 100 19 – – – 32 – – 4 0 15 60 0 0 2 43 10 87 0 Autre Aucune fonction/ fonction inconnue 0 – 0 0 0 0 – 0 7 19 0 4 n.s. – – – – 96 – – – 0 – – 82 46 42 66 67 0 – – 0 76 – – – 0 – – 10 57 32 0 9 0 7 0 11 7 0

Fédération de Russie Saint-Marin Serbie Slovaquie Slovénie Espagne Iles Svalbard et Jan Mayen Suède Suisse Ex-République yougoslave de Macédoine Ukraine Royaume-Uni Europe Anguilla Antigua-et-Barbuda Aruba Bahamas Barbade Bermudes Iles Vierges britanniques Iles Caïmanes Cuba Dominique République dominicaine Grenade Guadeloupe Haïti Jamaïque Martinique Montserrat Antilles néerlandaises Porto Rico Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie Saint-Martin (partie française) Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Barthélemy Trinité-et-Tobago Iles Turques et Caïques Iles Vierges américaines Caraïbes Belize Costa Rica El Salvador Guatemala Honduras Nicaragua Panama Amérique centrale Canada Groenland

51 – 89 7 31 20 – 74 40 81 46 32 52 – – – – 0 – – – 31 – – 1 4 54 2 3 0 – – 0 0 – – – 34 – – 28 0 14 24 28 21 20 14 19 1 0

26 – 0 0 0 0 – 0 40 0 0 0 21 – – – – 0 – – – 0 – – 0 0 0 0 13 0 – – 0 0 – – – 0 – – n.s. 0 0 0 0 0 1 0 n.s. 0 100

252

Evaluation des ressources forestières mondiales 2010

TABLEAU 5 (suite)

Fonctions désignées principales des forêts 2010
Pays/zone Superficie forestière totale (1 000 ha) 64 802 3 304 022 678 961 705 393 18 149 300 16 1 014 155 26 12 13 64 0 839 8 269 19 n.s. 30 40 28 726 4 171 2 213 0 9 1 440 6 191 384 29 400 57 196 519 522 16 231 60 499 9 865 0 8 082 15 205 17 582 67 992 14 758 1 744 46 275 864 351 4 033 060 Fonction désignée principale (%) Production Protection des sols et de l’eau 0 0 0 0 n.s. 0 0 7 9 2 0 0 0 0 – 15 1 – – 0 0 0 – 20 28 – 7 0 – 87 n.s. 0 0 8 29 1 24 – 0 0 n.s. n.s. 0 21 17 7 8 Conservation de la biodiversité 13 0 25 15 16 0 15 0 9 5 0 2 0 0 – 9 76 – – 0 0 5 – 17 22 – 82 0 – 8 16 4 19 9 14 14 49 – 30 1 11 27 15 15 34 13 12 Services sociaux 0 0 0 0 n.s. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 – 7 0 – – 0 0 0 – 4 n.s. – 0 0 – 0 n.s. 0 0 23 0 0 0 – 0 2 n.s. n.s. 0 0 0 14 4 Usages multiples 82 100 46 68 66 100 39 93 65 0 100 0 100 100 – 0 0 – – 100 100 5 – 5 0 – 0 0 – 0 32 9 81 4 11 0 21 – 52 0 0 26 4 0 0 11 24 Autre Aucune fonction/ fonction inconnue 0 0 0 3 4 0 1 0 0 90 0 98 0 0 – 67 0 – – 0 0 66 – 7 33 – 0 100 – 0 11 83 n.s. 49 0 72 4 – 18 0 89 10 55 0 0 41 16

Mexique Saint-Pierre-et-Miquelon Etats-Unis d’Amérique Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Samoa américaines Australie Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Kiribati Iles Marshall Micronésie (Etats fédérés de) Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Ile Norfolk Iles Mariannes septentrionales Palaos Papouasie-Nouvelle-Guinée Ile Pitcairn Samoa Iles Salomon Tokélaou Tonga Tuvalu Vanuatu Iles Wallis et Futuna Océanie Argentine Bolivie (Etat plurinational de) Brésil Chili Colombie Equateur Iles Falkland (Malvinas) Guyane française Guyana Paraguay Pérou Suriname Uruguay Venezuela (République bolivarienne du) Amérique du Sud Monde

5 0 30 14 14 0 1 0 17 4 0 0 0 0 – 2 24 – – 0 0 25 – 47 17 – 11 0 – 5 6 5 0 7 46 13 2 – 0 97 n.s. 37 27 64 49 14 30

0 0 0 n.s. n.s. 0 44 0 0 0 0 0 0 0 – 0 0 – – 0 0 0 – 0 0 – 0 0 – 0 34 0 0 0 0 0 0 – 0 0 0 0 0 0 0 0 7

Annexe 3: Tableaux mondiaux

253

TABLEAU 6

Gestion de la forêt et statut juridique 2010
Pays/zone Domaine forestier permanent
1 000 ha % e la superficie forestière

Forêt dans une aire protégée
1 000 ha % e la superficie forestière

Forêt faisant l’objet d’un plan d’aménagement
1 000 ha % e la superficie forestière

Angola Botswana Comores Djibouti Erythrée Ethiopie Kenya Lesotho Madagascar Malawi Maurice Mayotte Mozambique Namibie Réunion Seychelles Somalie Afrique du Sud Swaziland Ouganda République-Unie de Tanzanie Zambie Zimbabwe Afrique de l'Est et australe Algérie Egypte Jamahiriya arabe libyenne Mauritanie Maroc  Soudan Tunisie Sahara occidental Afrique du Nord Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun Cap-Vert République centrafricaine Tchad Congo Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Guinée équatoriale Gabon Gambie Ghana Guinée Guinée-Bissau Libéria

58 480 420 – 6 0 – 1 364 6 3 476 1 526 0 5 – 136 65 – – 1 463 – 1 900 13 000 3 244 909 – 1 492 70 – 48 5 131 59 400 1 006 – – 2 700 3 800 76 18 048 – 5 073 1 153 15 203 8 535 – 1 626 10 000 34 4 543 1 186 – 1 411

100 4 – 100 0 – 39 14 28 47 0 36 – 2 74 – – 16 – 64 39 7 6 – 100 100 – 20 100 85 100 – – 59 67 44 91 – 22 10 68 82 – 100 45 7 92 18 – 33

1 862 – 0 0 55 – – 1 4 752 757 0 4 4 143 689 68 2 – 947 – 731 2 000 10 680 801 – 173 20 – – 376 13 346 71 – – 1 263 – 40 9 105 9 247 – 986 808 16 297 586 3 434 43 43 242 – 194

3 – 0 0 4 – – 2 38 23 0 31 11 9 77 5 – 10 – 24 6 22 5 – 12 28 – – 7 19 7 – – 28 – 23 46 11 1 – 4 8 11 36 16 9 1 4 – 4

0 – – – 41 – 824 3 2 – 8 n.s. 901 596 54 – – 2 106 107 – 28 577 11 479 909 – 1 325 4 – 5 985 14 855 518 – – 1 741 600 – 7 847 – 3 730 – 5 417 2 087 6 591 0 7 500 75 971 322 150 265

0 – – – 3 – 24 7 n.s. – 23 4 2 8 61 – – 23 19 – 85 23 6 – 89 6 – 2 19 21 51 – – 38 11 – 39 – 17 – 24 20 4 0 34 16 20 5 7 6

254

Evaluation des ressources forestières mondiales 2010

TABLEAU 6 (suite)

Gestion de la forêt et statut juridique 2010
Pays/zone Domaine forestier permanent
1 000 ha % e la superficie forestière

Forêt dans une aire protégée
1 000 ha % e la superficie forestière

Forêt faisant l’objet d’un plan d’aménagement
1 000 ha % e la superficie forestière

Mali Niger Nigéria Rwanda Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha Sao Tomé-et-Principe Sénégal Sierra Leone Togo Afrique de l'Ouest et centrale Afrique Chine République populaire démocratique de Corée Japon Mongolie République de Corée Asie de l'Est Bangladesh Bhoutan Brunéi Darussalam Cambodge Inde Indonésie République démocratique populaire lao Malaisie Maldives Myanmar Népal Pakistan Philippines Singapour Sri Lanka Thaïlande Timor-Leste Viet Nam Asie du Sud et du Sud-Est Afghanistan Arménie Azerbaïdjan Bahreïn Chypre Géorgie Iran (République islamique d’) Iraq Israël Jordanie  Kazakhstan Koweït Kirghizistan

5 200 – 4 105 – – – 4 424 285 – – – 206 861 – 13 149 10 898 – – 1 225 1 949 322 10 094 46 194 77 067 – 14 301 – – – – – – – 16 381 – – – – – – – 107 0 – 825 80 98 – – 850

42 – 45 – – – 52 10 – – – 100 – 53 100 – – 85 60 85 100 68 82 – 70 – – – – – – – 86 – – – – – – – 62 0 – 100 52 100 – – 89

3 900 220 2 509 62 – – 1 532 187 – – – 24 671 780 13 149 5 152 – – 247 883 19 3 092 19 774 37 811 – 4 640 – 2 081 526 – 1 804 – – 9 426 – – – – – – – 95 551 – – 28 35 – – 80

31 18 28 14 – – 18 7 – – – 12 14 53 47 – – 17 27 5 31 29 40 – 23 – 7 14 – 24 – – 50 – – – – – – – 55 20 – – 18 35 – – 8

589 220 3 730 – – – 500 75 – – – 128 500 – 24 979 400 3 041 – 871 318 – – 30 597 – – 18 941 – 31 273 1 500 – 2 250 – – 16 381 – – – – – – – 107 58 – – 120 – – – 850

5 18 41 – – – 6 3 – – – 62 – 100 4 49 – 60 10 – – 45 – – 93 – 98 41 – 29 – – 86 – – – – – – – 62 2 – – 78 – – – 89

Annexe 3: Tableaux mondiaux

255

TABLEAU 6 (suite)

Gestion de la forêt et statut juridique 2010
Pays/zone Domaine forestier permanent
1 000 ha % e la superficie forestière

Forêt dans une aire protégée
1 000 ha % e la superficie forestière

Forêt faisant l’objet d’un plan d’aménagement
1 000 ha % e la superficie forestière

Liban Territoire palestinien occupé Oman Qatar Arabie saoudite République arabe syrienne Tadjikistan Turquie Turkménistan Emirats arabes unis Ouzbékistan Yémen Asie de l'Ouest et centrale Asie Albanie Andorre Autriche Bélarus Belgique Bosnie-Herzégovine Bulgarie Croatie République tchèque Danemark Estonie IIes Féroé Finlande France Allemagne Gibraltar Grèce Guernesey Saint-Siège Hongrie Islande Irlande Ile of Man Italie Jersey Lettonie Liechtenstein Lituanie Luxembourg Malte Monaco Monténégro Pays-Bas Norvège Pologne Portugal République de Moldova

20 – – – – 491 344 11 334 – 317 3 276 549 – – 776 – 3 887 8 630 – – 3 927 1 920 2 657 485 694 – – 15 954 10 568 – – – – 2 029 0 739 – 9 030 – 1 737 – 2 160 87 – – – 3 421 9 337 1 281 –

15 – – – – 100 84 100 – 100 100 100 – – 100 – 100 100 – – 100 100 100 89 31 – – 100 95 – – – – 100 0 100 – 99 – 52 – 100 100 – – – 1 4 100 37 –

4 – – – – 100 44 269 – – 210 31 – – 162 – 659 1 208 209 – 313 54 740 40 213 – 1 925 313 2 754 – 164 – – 424 n.s. 58 – 3 265 – 610 4 433 – n.s. – 13 83 167 187 700 64

3 – – – – 20 11 2 – – 6 6 – – 21 – 17 14 31 – 8 3 28 7 10 – 9 2 25 – 4 – – 21 n.s. 8 – 36 – 18 60 20 – 100 – 2 23 2 2 20 17

0 – – – – 250 22 11 334 – 0 3 276 0 – – 776 – 1 944 8 630 360 – 3 927 1 489 2 657 254 1 530 – 14 497 6 826 7 528 – – – – 2 029 23 570 – – – 3 354 7 2 160 – n.s. – – 226 4 727 8 382 1 081 –

0 – – – – 51 5 100 – 0 100 0 – – 100 – 50 100 53 – 100 78 100 47 69 – 65 43 68 – – – – 100 77 77 – – – 100 100 100 – 100 – – 62 47 90 31 –

256

Evaluation des ressources forestières mondiales 2010

TABLEAU 6 (suite)

Gestion de la forêt et statut juridique 2010
Pays/zone Domaine forestier permanent
1 000 ha % e la superficie forestière

Forêt dans une aire protégée
1 000 ha % e la superficie forestière

Forêt faisant l’objet d’un plan d’aménagement
1 000 ha % e la superficie forestière

Roumanie Fédération de Russie Saint-Marin Serbie Slovaquie Slovénie Espagne Iles Svalbard et Jan Mayen Suède Suisse Ex-République yougoslave de Macédoine Ukraine Royaume-Uni Europe Anguilla Antigua-et-Barbuda Aruba Bahamas Barbade Bermudes Iles Vierges britanniques Iles Caïmanes Cuba Dominique République dominicaine Grenade Guadeloupe Haïti Jamaïque Martinique Montserrat Antilles néerlandaises Porto Rico Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie Saint-Martin (partie française) Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Barthélemy Trinité-et-Tobago Iles Turques et Caïques Iles Vierges américaines Caraïbes Belize Costa Rica El Salvador Guatemala Honduras Nicaragua Panama Amérique centrale

6 573 180 697 – 2 713 1 933 – 18 173 – – 1 240 918 9 705 2 881 – – – – – – – – – 2 870 – – – 34 – 118 16 1 – – – – – – – 143 – – – – – – – – – 164 –

100 22 – 100 100 – 100 – – 100 92 100 100 – – – – – – – – – 100 – – – 54 – 35 33 46 – – – – – – – 63 – – – – – – – – – 5 –

1 746 17 572 – 452 1 104 241 2 499 – 1 435 90 – – 145 – – – – – n.s. – – – 634 – – 2 14 4 118 2 1 – – – 2 – – – – – – – – – 32 – 2 335 2 018 2 116 –

27 2 – 17 57 19 14 – 5 7 – – 5 – – – – – 4 – – – 22 – – 14 23 4 35 5 46 – – – 5 – – – – – – – – – 11 – 45 65 65 –

5 210 809 090 – 2 252 1 933 1 253 3 487 – 28 203 618 918 8 900 1 870 – – – – – – – – – 2 344 – – – 34 – – 10 – – – – – – – – 143 – n.s. – – – 3 – 1 076 100 68 –

79 100 – 83 100 100 19 – 100 50 92 92 65 – – – – – – – – – 82 – – – 53 – – 20 – – – – – – – – 63 – 2 – – – 1 – 21 3 2 –

– 3 133 014 – – – 31 781 – 0 – – – – – – – 5 003 – – – – 63 – – 0 – 7 – – n.s.s.Annexe 3: Tableaux mondiaux 257 TABLEAU 6 (suite) Gestion de la forêt et statut juridique 2010 Pays/zone Domaine forestier permanent 1 000 ha % e la superficie forestière Forêt dans une aire protégée 1 000 ha % e la superficie forestière Forêt faisant l’objet d’un plan d’aménagement 1 000 ha % e la superficie forestière Canada Groenland Mexique Saint-Pierre-et-Miquelon Etats-Unis d’Amérique Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Samoa américaines Australie Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Kiribati Iles Marshall Micronésie (Etats fédérés de) Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Ile Norfolk Iles Mariannes septentrionales Palaos Papouasie-Nouvelle-Guinée Ile Pitcairn Samoa Iles Salomon Tokélaou Tonga Tuvalu Vanuatu Iles Wallis et Futuna Océanie Argentine Bolivie (Etat plurinational de) Brésil Chili Colombie Equateur Iles Falkland (Malvinas) Guyane française Guyana Paraguay Pérou Suriname Uruguay Venezuela (République bolivarienne du) Amérique du Sud Monde 285 587 n. – – 38 611 242 986 13 634 – 9 221 – 6 598 12 222 – 18 821 6 689 752 – – – 92 100 – 100 44 – – – 21 – 0 – – – – – – – 61 – – – – n. – – 0 – 74 – – 2 – – 68 47 84 – 93 – 82 80 – 28 45 43 – – – 24 859 – 8 488 0 30 225 – – – 26 621 – 92 7 – – – – – – 3 607 – – – – 313 – – 0 – – – – 0 – 1 160 10 680 89 541 3 992 – – – 2 418 – – – 2 015 – – – – 8 – 13 0 10 – – – 18 – 9 5 – – – – – – 44 – – – – 1 – – 0 – – – – 0 – 4 19 17 25 – – – 30 – – – 14 – – – – – – – n.s. – – 10 400 30 543 2 – – – 2 222 5 525 – 61 427 – – – – – – – – 11 68 – – – 21 – 1 – – 2 – – – – 84 – – – – – – – 0 – 22 – – 2 – – 18 6 n. 206 084 – – – 31 781 – 6 – – n. – – – – 6 938 – – – – – – – 0 – 2 – – n. – – – 27 36 – 90 – – – – – .s.s.s.s.

s. 58 352 11 351 2 6 1 498 11 785 2 616 34 9 102 1 938 20 12 38 960 7 290 28 34 6 744 6 531 423 2 937 33 188 49 406 14 715 – 1 088 0 0 221 4 510 49 891 316 707 – 4 542 5 540 63 – 0 20 233 11 324 14 900 9 441 – 1 626 7 636 478 100 100 67 100 98 96 75 76 73 60 58 87 100 100 32 83 100 71 75 98 99 100 94 – 73 0 0 91 88 71 31 100 – 100 98 37 – 0 90 98 66 91 – 100 35 100 – – 0 – 0 – – – – – – – 0 – 29 – – 0 – – – – 0 – – – – – – – – 0 – – – – – – – – – – – 0 0 – 128 0 1 0 34 511 197 10 415 365 15 1 62 n. 3 n. 6 12 n.s.s.s. 5 5 3 1 763 140 51 240 62 108 – 404 70 217 21 621 6 068 690 0 – 19 109 69 – 85 2 17 75 337 59 n. 30 1 n.s.s.s.s.s.s. 1 – 27 100 100 9 12 9 69 0 – n. 30 – – 100 80 100 – 100 100 94 – – – 0 – – . n. n.s. n. n.258 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 7 Caractéristiques des forêts 2010 Pays/zone Forêts primaires 1 000 ha % de la superficie forestièree Autres forêts naturellement régénérées 1 000 ha % de la superficie forestière Dont % d’espèces introduites 1 000 ha Forêts plantées % de la superficie forestière Dont % d’espèces introduites Angola Botswana Comores Djibouti Erythrée Ethiopie Kenya Lesotho Madagascar Malawi Maurice Mayotte Mozambique Namibie Réunion Seychelles Somalie Afrique du Sud Swaziland Ouganda République-Unie de Tanzanie Zambie Zimbabwe Afrique de l'Est et australe Algérie Egypte Jamahiriya arabe libyenne Mauritanie Maroc  Soudan Tunisie Sahara occidental Afrique du Nord Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun Cap-Vert République centrafricaine Tchad Congo Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Guinée équatoriale Gabon Gambie 0 0 0 0 0 0 654 0 3 036 934 0 1 0 0 55 2 0 947 0 0 0 0 801 – 0 0 0 0 0 13 990 0 0 – 0 0 40 – 0 2 370 184 7 436 625 – 0 14 334 1 0 0 0 0 0 0 19 0 24 29 0 5 0 0 63 5 0 10 0 0 0 0 5 – 0 0 0 0 0 20 0 0 – 0 0 23 – 0 10 2 33 6 – 0 65 n.s. n.s. n.s. 19 25 2 1 n.s. 0 33 0 2 4 6 24 3 11 42 7 n. – – 100 – 90 – 100 100 100 100 – 80 100 – 80 – – 100 – 100 – – 100 – – 83 – – 33 n.s.s. 2 40 – 100 n.

Ascension et Tristan da Cunha Sao Tomé-et-Principe Sénégal Sierra Leone Togo Afrique de l'Ouest et centrale Afrique Chine République populaire démocratique de Corée Japon Mongolie République de Corée Asie de l'Est Bangladesh Bhoutan Brunéi Darussalam Cambodge Inde Indonésie République démocratique populaire lao Malaisie Maldives Myanmar Népal Pakistan Philippines Singapour Sri Lanka Thaïlande Timor-Leste Viet Nam Asie du Sud et du Sud-Est Afghanistan Arménie Azerbaïdjan Bahreïn Chypre Géorgie 395 63 0 175 0 220 0 7 – 11 1 553 113 0 – – 11 632 780 4 747 5 152 2 957 – 436 413 263 322 15 701 47 236 1 490 3 820 – 3 192 526 0 861 2 167 6 726 0 80 – – 13 400 0 13 500 8 1 0 4 0 18 0 2 – 41 18 4 0 – – 6 14 19 47 48 – 30 13 69 3 23 50 9 19 – 10 14 0 11 100 9 35 0 1 – – 5 43 0 8 18 4 285 6 388 2 021 4 146 11 960 836 8 659 55 – 16 6 456 2 599 245 – – 118 071 4 104 9 906 5 601 1 443 – 769 2 833 114 9 703 42 522 43 647 14 037 14 829 – 27 593 3 067 1 347 6 452 0 1 508 8 261 699 10 205 – – 228 516 0 129 2 059 87 98 100 96 96 69 96 13 – 59 76 95 85 – – 57 72 40 51 23 – 53 87 30 96 62 46 89 72 – 87 84 80 84 0 81 44 94 74 – – 87 55 0 75 75 – – – – 0 17 0 – – – – – – – – 5 – – – – – – – – – – – – 0 – – 13 – – – – – – – – – – – – 0 0 260 93 1 8 530 148 382 373 – 0 464 15 42 – – 77 157 781 10 326 145 1 823 – 237 3 3 69 10 211 3 549 224 1 807 – 988 43 340 352 0 185 3 986 43 3 512 – – 21 20 1 31 184 5 1 n.s.Annexe 3: Tableaux mondiaux 259 TABLEAU 7 (suite) Caractéristiques des forêts 2010 Pays/zone Forêts primaires 1 000 ha % de la superficie forestièree Autres forêts naturellement régénérées 1 000 ha % de la superficie forestière Dont % d’espèces introduites 1 000 ha Forêts plantées % de la superficie forestière Dont % d’espèces introduites Ghana Guinée Guinée-Bissau Libéria Mali Niger Nigéria Rwanda Sainte-Hélène.s. 4 12 4 86 – 0 5 1 15 – – 37 14 41 1 29 – 16 n.s. n. 1 1 15 4 1 9 – 3 1 20 5 0 10 21 6 25 – – 8 2 100 18 7 – 80 – 100 90 – 44 – – – 53 – – – – 28 – – – 67 – 17 – 18 – 13 – – – – – 23 – 99 – – – – – – – – – – 5 0 .

s. n. 75 – 5 39 – 47 1 – n. 9 n.260 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 7 (suite) Caractéristiques des forêts 2010 Pays/zone Forêts primaires 1 000 ha % de la superficie forestièree Autres forêts naturellement régénérées 1 000 ha % de la superficie forestière Dont % d’espèces introduites 1 000 ha Forêts plantées % de la superficie forestière Dont % d’espèces introduites Iran (République islamique d’) Iraq Israël Jordanie  Kazakhstan Koweït Kirghizistan Liban Territoire palestinien occupé Oman Qatar Arabie saoudite République arabe syrienne Tadjikistan Turquie Turkménistan Emirats arabes unis Ouzbékistan Yémen Asie de l'Ouest et centrale Asie Albanie Andorre Autriche Bélarus Belgique Bosnie-Herzégovine Bulgarie Croatie République tchèque Danemark Estonie IIes Féroé Finlande France Allemagne Gibraltar Grèce Guernesey Saint-Siège Hongrie Islande Irlande Ile of Man Italie Jersey Lettonie 200 0 0 0 0 0 269 0 – 0 0 360 0 297 973 104 0 72 0 – – 85 – – 400 0 2 338 7 9 25 964 – 0 30 0 0 0 – 0 0 0 0 – 93 – 15 2 0 0 0 0 0 28 0 – 0 – 37 0 72 9 3 0 2 0 – – 11 – – 5 0 n. . 21 49 – 73 90 52 – 96 – – 21 10 11 – 92 – 81 – – 1 – – – – 0 – – – – 0 – – – – – – – – 0 – – 0 8 – 6 3 – 31 0 – 0 4 – – – – – 48 0 18 – 3 – 0 844 15 88 47 901 6 57 11 – 2 0 0 294 101 3 418 0 317 635 0 – – 94 – – 1 857 396 999 815 70 2 635 407 168 – 5 904 1 633 5 283 0 140 – 0 1 612 27 657 – 621 – 628 8 2 57 48 27 100 6 8 – 100 – 0 60 25 30 0 100 19 0 – – 12 – – 22 58 46 21 4 99 75 8 – 27 10 48 – 4 – – 79 90 89 – 7 – 19 – – 30 – – – – 74 – 0 – – 17 4 2 – 0 – – – – 8 – – n.s. 0 – 0 – – 0 0 0 – 1 – n.s.s. 10 031 810 66 51 2 408 0 628 126 – 0 0 617 198 12 6 943 4 023 0 2 569 549 – – 598 – – 6 373 282 1 184 2 774 1 843 13 112 1 085 – 16 252 14 291 5 793 0 3 763 – 0 417 3 82 – 8 435 – 2 711 91 98 43 52 73 0 66 92 – 0 – 63 40 3 61 97 0 78 100 – – 77 – – 74 42 54 71 96 n.s.s. 5 43 – 0 n. 36 8 – – – – 41 78 76 – 15 – n.s.s.s.

s.s. – n. – 1 7 28 2 5 0 – 0 – 3 – – 1 – – – – 25 18 n. 4 28 7 2 0 – 0 – 1 – 4 24 33 100 – – 100 15 95 25 1 22 2 – 7 50 3 15 – 13 14 11 50 77 – – – – 0 1 – – – 17 n. 0 – 365 1 475 8 889 849 2 1 446 16 991 0 180 959 32 2 680 0 3 613 172 105 4 846 2 219 – – – – 0 n.s.Annexe 3: Tableaux mondiaux 261 TABLEAU 7 (suite) Caractéristiques des forêts 2010 Pays/zone Forêts primaires 1 000 ha % de la superficie forestièree Autres forêts naturellement régénérées 1 000 ha % de la superficie forestière Dont % d’espèces introduites 1 000 ha Forêts plantées % de la superficie forestière Dont % d’espèces introduites Liechtenstein Lituanie Luxembourg Malte Monaco Monténégro Pays-Bas Norvège Pologne Portugal République de Moldova Roumanie Fédération de Russie Saint-Marin Serbie Slovaquie Slovénie Espagne Iles Svalbard et Jan Mayen Suède Suisse Ex-République yougoslave de Macédoine Ukraine Royaume-Uni Europe Anguilla Antigua-et-Barbuda Aruba Bahamas Barbade Bermudes Iles Vierges britanniques Iles Caïmanes Cuba Dominique République dominicaine Grenade Guadeloupe Haïti Jamaïque Martinique Montserrat Antilles néerlandaises Porto Rico Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie Saint-Martin (partie française) 2 26 0 0 0 – 0 223 54 24 0 300 256 482 0 1 24 109 0 0 2 609 40 0 59 0 – – – – 0 0 – – – 0 27 – 2 15 0 88 0 0 – 0 – 12 – 22 1 0 0 – – 0 2 1 1 0 5 32 – n.s.s. 1 9 0 – 9 3 0 1 0 – – – – 0 0 – – – 0 60 – 14 23 0 26 0 0 – 0 – 24 – 5 1 613 59 0 0 – 0 8 367 394 2 583 384 4 827 535 618 0 2 532 950 1 112 15 493 0 21 981 1 028 893 4 800 662 – – – – 515 8 – – – 2 384 18 – 14 45 73 242 46 3 – 552 – 34 – 74 75 68 0 – – 0 83 4 75 99 73 66 – 93 49 89 85 – 78 83 89 49 23 – – – – 100 99 – – – 83 40 – 85 70 72 72 95 100 – 100 – 73 – – 0 – – – – – 0 – 6 – – 0 – – 3 0 3 – 0 n. – – – 486 n.s. – – 0 – – – – – – – – – 0 – – – – – 5 0 0 – – – – – n.s.s.s. 521 28 n. 99 – – 0 – – 2 – 37 – 18 2 – – 64 – – – – – 100 – – – 28 – – – 98 – 100 100 – – – – – – .

– – – 0 – 0 – – 0 – – – – – 0 – – – – – – 0 – – – – – – n. – 19 1 – 11 – – 9 – – – 83 – – – – – 91 – – – 79 – – 100 – – 2 – – – 53 – 100 – – – – – – 94 100 100 – – – – – – 66 – 100 – – – – .s. – 22 – 86 – 32 27 0 1 – – 1 – n.s.s. 3 203 0 25 363 – – – 1 903 1 177 10 – 0 4 14 0 10 1 812 n. 1 105 0 4 – – – – 0 – 28 – 0 – 43 24 2 44 9 38 0 – 53 0 53 0 25 – – – 3 0 44 26 – 0 65 75 – 51 26 30 – 27 – 91 – n. 0 18 – 0 – 2 241 15 173 0 74 79 – 8 963 n.s.s.s. 50 – 44 – – – – 27 0 146 – 20 – 792 1 741 267 1 865 4 735 1 861 3 172 – 135 723 0 27 289 3 203 382 – – – 142 359 14 388 105 – 12 0 2 0 398 4 313 13 – 0 – 2 430 – 139 1 081 0 4 – – – – 100 – 64 – 100 – 57 67 93 51 91 60 98 – 44 0 42 100 67 – – – 95 93 38 68 – 100 0 2 – 47 52 68 – 0 – 8 – 81 49 – 44 – – – – – – 0 – 0 – – – 0 – – – – – – – – 0 n. 9 5 5 0 2 2 – 3 100 5 0 8 – – – 1 7 17 6 – 0 35 22 – 1 22 2 – 73 – n.262 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 7 (suite) Caractéristiques des forêts 2010 Pays/zone Forêts primaires 1 000 ha % de la superficie forestièree Autres forêts naturellement régénérées 1 000 ha % de la superficie forestière Dont % d’espèces introduites 1 000 ha Forêts plantées % de la superficie forestière Dont % d’espèces introduites Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Barthélemy Trinité-et-Tobago Iles Turques et Caïques Iles Vierges américaines Caraïbes Belize Costa Rica El Salvador Guatemala Honduras Nicaragua Panama Amérique centrale Canada Groenland Mexique Saint-Pierre-et-Miquelon Etats-Unis d’Amérique Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Samoa américaines Australie Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Kiribati Iles Marshall Micronésie (Etats fédérés de) Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Ile Norfolk Palaos Papouasie-Nouvelle-Guinée Ile Pitcairn Samoa Iles Salomon Tokélaou Tonga Tuvalu Vanuatu Iles Wallis et Futuna Océanie 0 0 62 – 0 – 599 623 5 1 619 457 1 179 0 – 165 448 0 34 310 0 75 277 – – – 5 039 0 449 40 – 0 8 48 0 431 2 144 6 – 8 – 26 210 – n.s. – 8 – 0 – n.s.s.

s.s.s. une valeur nulle signalée pour les forêts primaires peut être due à un manque de données plutôt qu’à une absence totale de forêt primaire.Annexe 3: Tableaux mondiaux 263 TABLEAU 7 (suite) Caractéristiques des forêts 2010 Pays/zone Forêts primaires 1 000 ha % de la superficie forestièree Autres forêts naturellement régénérées 1 000 ha % de la superficie forestière Dont % d’espèces introduites 1 000 ha Forêts plantées % de la superficie forestière Dont % d’espèces introduites Argentine Bolivie (Etat plurinational de) Brésil Chili Colombie Equateur Iles Falkland (Malvinas) Guyane française Guyana Paraguay Pérou Suriname Uruguay Venezuela (République bolivarienne du) Amérique du Sud Monde 1 738 37 164 476 573 4 439 8 543 4 805 0 7 690 6 790 1 850 60 178 14 001 306 – – – 6 65 92 27 14 49 – 95 45 11 89 95 18 – – – 26 268 20 012 35 532 9 408 51 551 4 893 0 391 8 415 15 684 6 821 744 460 – – – 89 35 7 58 85 50 – 5 55 89 10 5 26 – – – 0 – – – – – – 0 – 0 – 0 – – – – 1 394 20 7 418 2 384 405 167 0 1 0 48 993 13 978 – – – 5 n. 56 – – – 98 100 96 100 – 100 – 100 – – – 54 100 – – – Note: Du fait de la structure du tableau sur les caractéristiques des forêts.s. . 1 n. 0 n. 1 15 1 2 – n.

46 -2.64 -0.58 – 0 – – 0 0 – 0 – – – – 0 – – – – – – -0.36 0 0 – 0 .16 -4.s.95 -3.62 – – -2.62 -0.70 0 0 0 – 0 0 0 0 0 0 0 -2 0 -15 -40 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 – 0 0 0 0 0 -11 0 0 – 0 0 0 – 0 -77 -1 -6 0 – 0 -330 n.17 – 0 – – 0 0 – 0 – – – – 0 – – – – – – -0.58 0 0 – 0 0 0 0 0 0 0 -2 0 -20 -40 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 – 0 0 0 0 0 -11 0 0 – 0 0 0 – 0 -76 -1 -6 0 – 0 -330 n.77 – 0 – – 0 0 – 0 – – – – 0 – – – – – – -0.s.48 -3.30 – -0.30 – -0.07 0 – – -1. 0 0 0 0 – – – – – – -0.80 – – – – – -9.65 -3.16 -0.57 -0.08 – – – – – 0 – – -2.07 0 – – -1. 0 0 0 0 – – – – – – -0.94 -0.29 – -0.64 -0.08 – – – – – 0 – – -2.08 0 – – -2.264 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 8 Tendances de l’étendue des forêts primaires 1990-2010 Pays/zone Superficie de forêts primaires (1 000 ha) 1990 Angola Botswana Comores Djibouti Erythrée Ethiopie Kenya Lesotho Madagascar Malawi Maurice Mayotte Mozambique Namibie Réunion Seychelles Somalie Afrique du Sud Swaziland Ouganda République-Unie de Tanzanie Zambie Zimbabwe Afrique de l'Est et australe Algérie Egypte Jamahiriya arabe libyenne Mauritanie Maroc  Soudan Tunisie Sahara occidental Afrique du Nord Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun Cap-Vert République centrafricaine Tchad Congo Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Guinée équatoriale Gabon Gambie Ghana Guinée Guinée-Bissau Libéria 0 0 0 0 0 0 694 0 3 367 1 727 0 1 0 0 55 2 0 947 0 0 0 0 801 – 0 0 0 0 0 15 276 0 0 – 0 0 110 – 0 3 900 209 7 548 625 – 0 20 934 1 395 63 0 175 2000 0 0 0 0 0 0 674 0 3 214 1 330 0 1 0 0 55 2 0 947 0 0 0 0 801 – 0 0 0 0 0 14 098 0 0 – 0 0 40 – 0 3 135 196 7 492 625 – 0 17 634 1 395 63 0 175 2005 0 0 0 0 0 0 664 0 3 137 1 132 0 1 0 0 55 2 0 947 0 0 0 0 801 – 0 0 0 0 0 14 044 0 0 – 0 0 40 0 0 2 752 190 7 464 625 – 0 15 984 1 395 63 0 175 2010 0 0 0 0 0 0 654 0 3 036 934 0 1 0 0 55 2 0 947 0 0 0 0 801 – 0 0 0 0 0 13 990 0 0 – 0 0 40 – 0 2 370 184 7 436 625 – 0 14 334 1 395 63 0 175 1990-2000 1 000 ha/an % Taux de changement annuel 2000-2005 1 000 ha/an % 2005-2010 1 000 ha/an % 0 0 0 0 0 0 -2 0 -15 -40 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 – 0 0 0 0 0 -118 0 0 – 0 0 -7 – 0 -77 -1 -6 0 – 0 -330 0 0 0 0 0 – – – – – – -0.

10 0 0 -82 0 – 0 -11 -5 0 – – 0 -17 79 -39 -132 – 0 0 -3 -27 0 -304 0 0 – 0 -4 0 0 0 -6 0 0 -20 – – n.05 0 – 0 0 – 0 3.71 -3.89 0 0 -0.21 0 – 0 -0.s.62 0 – -6.47 0 – 0 0 0 – – – – – 2.25 0 – -14.88 -0.Annexe 3: Tableaux mondiaux 265 TABLEAU 8 (suite) Tendances de l’étendue des forêts primaires 1990-2010 Pays/zone Superficie de forêts primaires (1 000 ha) 1990 Mali Niger Nigéria Rwanda Sainte-Hélène.82 – 0 0 -3.67 -3.74 -3.62 -3. – 0 -7.87 – – 0 0 -0.s.49 – – – -0.57 -3.21 – – – 0 -2.59 – – -1.37 0 – 0 0 0 – – – – – 0.67 0.11 0 0 -65 0 – 0 -9 -4 0 – – 0 -17 60 -39 -132 – 0 0 -2 0 0 -103 0 0 – 0 0 0 0 0 0 0 0 -1 – – n.95 – 0 0 -0.72 0 -0. 7 – 11 1 553 113 0 – – 11 632 780 4 747 5 152 2 957 – 436 413 263 322 15 701 47 236 1 490 3 820 – 3 192 526 0 861 2 167 6 726 0 80 – – 13 400 0 13 500 200 0 0 0 0 0 269 1990-2000 1 000 ha/an % Taux de changement annuel 2000-2005 1 000 ha/an % 2005-2010 1 000 ha/an % 0 0 -82 0 – 0 -11 -7 0 – – -1 -18 29 -50 – – 0 0 -3 -31 0 – 0 0 – 0 16 0 0 0 -6 0 0 -20 – – n.24 0 – 0 0 0 – – – – – 0. 0 0 0 0 0 0 0 – 0 0 n.03 0 – 0 -0.94 – – -1.43 – 0 0 -2. Ascension et Tristan da Cunha Sao Tomé-et-Principe Sénégal Sierra Leone Togo Afrique de l'Ouest et centrale Afrique Chine République populaire démocratique de Corée Japon Mongolie République de Corée Asie de l'Est Bangladesh Bhoutan Brunéi Darussalam Cambodge Inde Indonésie République démocratique populaire lao Malaisie Maldives Myanmar Népal Pakistan Philippines Singapour Sri Lanka Thaïlande Timor-Leste Viet Nam Asie du Sud et du Sud-Est Afghanistan Arménie Azerbaïdjan Bahreïn Chypre Géorgie Iran (République islamique d’) Iraq Israël Jordanie  Kazakhstan Koweït Kirghizistan 0 220 1 556 7 – 11 1 759 224 0 – – 11 646 1 129 3 764 6 043 – – 436 413 313 766 15 701 – 1 490 3 820 – 3 192 391 0 861 2 257 6 726 0 384 – – 17 400 0 13 500 200 0 0 – 0 0 237 2000 0 220 736 7 – 11 1 653 157 0 – – 11 632 954 4 054 5 539 4 277 – 436 413 288 456 15 701 49 270 1 490 3 820 – 3 192 548 0 861 2 197 6 726 0 187 – – 15 400 0 13 500 200 0 0 – 0 0 240 2005 0 220 326 7 – 11 1 598 133 0 – – 11 632 867 4 449 5 346 3 617 – 436 413 275 322 15 701 47 750 1 490 3 820 – 3 192 526 0 861 2 167 6 726 0 85 – – 14 400 0 13 500 200 0 0 0 0 0 241 2010 0 220 n. 0 0 0 0 0 0 0 – 0 0 n.26 – – – 0 -1.83 -5.21 – – -1.92 -6.30 – 0 0 -0.01 -1.62 0 0 – 0 -0.s. – 0 -15.31 -0.22 0 0 – 0 0 – 0 0 0 0 – -1.s.s.89 1. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 6 – 0 – 0 – 0 -0.74 -0.s.09 1.23 .

55 0 – 0 – – – 0 – – 0 – 0 2.33 – – 0 – – – – – – – – – 0 – -1.21 0 4. 0 0 0 0 0 – 0 0 0 0 0 – – – – 0 – 0 1.s.s.14 0 0 0 -0.08 0 – 4.40 0 0 1. 0 1 0 0 0 – 0 0 1 0 0 – – – – 0 – 0 0.266 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 8 (suite) Tendances de l’étendue des forêts primaires 1990-2010 Pays/zone Superficie de forêts primaires (1 000 ha) 1990 Liban Territoire palestinien occupé Oman Qatar Arabie saoudite République arabe syrienne Tadjikistan Turquie Turkménistan Emirats arabes unis Ouzbékistan Yémen Asie de l'Ouest et centrale Asie Albanie Andorre Autriche Bélarus Belgique Bosnie-Herzégovine Bulgarie Croatie République tchèque Danemark Estonie IIes Féroé Finlande France Allemagne Gibraltar Grèce Guernesey Saint-Siège Hongrie Islande Irlande Ile of Man Italie Jersey Lettonie Liechtenstein Lituanie Luxembourg Malte Monaco Monténégro Pays-Bas Norvège Pologne Portugal République de Moldova – – 0 0 360 0 297 739 104 0 57 0 – – 85 – – 400 0 2 157 7 9 21 – – 0 30 0 0 0 – 0 0 0 0 – 93 – 17 2 20 0 0 0 – 0 223 30 – 0 2000 – – 0 0 360 0 297 897 104 0 57 0 – – 85 – – 400 0 2 270 7 9 23 976 – 0 30 0 0 0 – 0 0 0 0 – 93 – 17 2 21 0 0 0 – 0 223 51 24 0 2005 0 – 0 0 360 0 297 922 104 0 57 0 – – 85 – – 400 0 2 304 7 9 25 980 – 0 30 0 0 0 – 0 0 0 0 – 93 – 16 2 26 0 0 0 – 0 223 54 24 0 2010 0 – 0 0 360 0 297 973 104 0 72 0 – – 85 – – 400 0 2 338 7 9 25 964 – 0 30 0 0 0 – 0 0 0 0 – 93 – 15 2 26 0 0 0 – 0 223 54 24 0 1990-2000 1 000 ha/an % Taux de changement annuel 2000-2005 1 000 ha/an % 2005-2010 1 000 ha/an % – – 0 0 0 0 0 16 0 0 0 0 – – 0 – – 0 0 0 11 0 0 n. 0 0 0 – 0 0 2 – 0 – – – – 0 – 0 1.45 – – – – 0 0 0 0 0 5 0 0 0 0 – – 0 – – 0 0 0 7 0 0 n. – – 0 0 0 0 0 – 0 0 0 0 – 0 – 0 0 n.78 – – – 0 – – 0 – 0 2.91 – – – 0 – – – – – – – – – 0 – 0 0 0.15 0 – 0 – 0 0 0 0 0 10 0 0 3 0 – – 0 – – 0 0 0 7 0 0 0 -3 – 0 0 0 0 0 – 0 0 0 0 – 0 – n.08 – – 0 – – – – – – – – – 0 – -1.96 0 – 0 – – – 0 – – 0 – 0 5.57 0 0 0.36 – – – – – 0 1.68 0.s. 1 – 0 0 0 0 0 – 0 0 0 0 – 0 – n.49 – – – – – 0 5.s.s.28 0 0 – – – – – 0 0 0 – .

30 – 0 0 – -0. – 0 0 0 n.32 – – – – 0 202 0 0 0 n.s. 0 0 0 0 0 0 0 – – – – 0 0 – – – 0 n.16 – – 0 0 – 0 – – – – – – – – – – – -0.s.16 – – .07 – – – – – 0 – – – 0 – – – 0 0 0 -1. 0 0 – 0 – n.s.20 – – – – 0 -532 0 0 0 3 0 0 0 0 0 0 0 – – – – 0 0 – – – 0 n. 0 0 – 0 – 0 – – 0 0 – 0 – 0 0 0 -27 – – 0 – 0 0.31 – 0 0 – -0.72 0 -2.03 – – – 0 – – – 0 0 0 -3. – 0 0 0 – 0 – 0 0 0 -68 0 -27 0 – 0 0.21 – 0 0 3.07 – – – – – 2.19 – – 0 0 – 0 – – – – – – – – – – – -0.s.08 – 0 0 -0.s.s.66 – 0 0 4.s.Annexe 3: Tableaux mondiaux 267 TABLEAU 8 (suite) Tendances de l’étendue des forêts primaires 1990-2010 Pays/zone Superficie de forêts primaires (1 000 ha) 1990 Roumanie Fédération de Russie a Saint-Marin Serbie Slovaquie Slovénie Espagne Iles Svalbard et Jan Mayen Suède Suisse Ex-République yougoslave de Macédoine Ukraine Royaume-Uni Europe Anguilla Antigua-et-Barbuda Aruba Bahamas Barbade Bermudes Iles Vierges britanniques Iles Caïmanes Cuba Dominique République dominicaine Grenade Guadeloupe Haïti Jamaïque Martinique Montserrat Antilles néerlandaises Porto Rico Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie Saint-Martin (partie française) Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Barthélemy Trinité-et-Tobago Iles Turques et Caïques Iles Vierges américaines Caraïbes Belize Costa Rica El Salvador Guatemala Honduras Nicaragua Panama Amérique centrale 300 241 726 0 1 24 63 0 0 2 609 40 0 59 0 – – – – 0 0 – – – 0 28 – 2 15 0 89 0 0 – 0 – 10 – – 0 62 – 0 – 599 623 5 2 359 – – 0 – 2000 300 258 131 0 1 24 95 0 0 2 609 40 0 59 0 – – – – 0 0 – – – 0 28 – 2 15 0 88 0 0 – 0 – 10 – 0 0 62 – 0 – 599 623 5 2 091 – – 0 – 2005 300 255 470 0 1 24 111 0 0 2 609 40 0 59 0 – – – – 0 0 – – – 0 27 – 2 15 0 88 0 0 – 0 – 10 – 0 0 62 – 0 – 599 623 5 1 957 457 1 315 0 – 2010 300 256 482 0 1 24 109 0 0 2 609 40 0 59 0 – – – – 0 0 – – – 0 27 – 2 15 0 88 0 0 – 0 – 12 – 0 0 62 – 0 – 599 623 5 1 619 457 1 179 0 – 1990-2000 1 000 ha/an % Taux de changement annuel 2000-2005 1 000 ha/an % 2005-2010 1 000 ha/an % 0 1 641 0 0 0 3 0 0 0 0 0 0 0 – – – – 0 0 – – – 0 n.31 – 0 0 – -0.36 – – 0 0 – 0 – – – – – – – – – – – -0. – 0 0 0 n.s. – 0 0 0 n. 0 0 – 0 – 0 – 0 0 0 – 0 – 0 0 0 -27 – – 0 – 0 -0.07 – – – – – 0 – – – 0 – – – 0 0 0 -1.

32 – – – -0.26 – -0.16 – – -0. – -427 – 0 0 0 0 – – – – 0 -200 -2 336 -10 -14 12 0 -10 0 0 -177 -18 1 – – – 0 – -0. – -238 – 0 0 0 0 – – – – 0 -176 -2 734 -10 -14 12 0 -16 0 0 -225 -9 1 – – – 0 – -0.33 – – – 0 0 -44 0 240 – – – -39 0 n.0 -0.21 -0.75 – 0.29 -0.31 – – – 0 0 -188 0 239 – – – – 0 1 – – 0 0 n.07 – 0.98 – 0 – – – -1.97 – -0.46 -0.44 -0.16 0.04 – -0.82 – 0 0 – 0 – – – – 0.0 -0.21 -0.26 – -0.s.0 -0.04 0 – – 0 0.06 – 0 – – – -0.12 0 0 -0.22 -0.s.53 – 0. 1 105 0 4 – – – – 1 738 38 164 488 254 4 488 8 614 4 743 0 7 738 6 790 1 850 61 065 14 093 302 – – – 2010 165 448 0 34 310 0 75 277 – – – 5 039 0 449 40 – 0 8 48 0 431 2 144 6 – 8 – 26 210 – n.s.s.s.s. 1 105 0 4 – – – – 1 738 37 164 476 573 4 439 8 543 4 805 0 7 690 6 790 1 850 60 178 14 001 306 – – – 2000-2005 1 000 ha/an % 2005-2010 1 000 ha/an % 165 448 0 39 492 0 69 980 – – – – 0 490 – – 0 8 40 0 431 – – – 10 – 31 329 – – 1 105 0 4 – – – – 1 738 40 804 530 041 4 631 8 828 – 0 8 006 – 1 850 62 910 14 208 288 – – – 0 0 -402 0 290 – – – – 0 -4 – – 0 0 n.33 – – – – – 0.s. 1 105 0 4 – – – – 1 738 39 046 501 926 4 536 8 685 4 682 0 7 816 6 790 1 850 62 188 14 137 297 – – – 2005 165 448 0 34 531 0 74 075 – – – 5 233 0 448 40 – 0 8 46 0 431 2 144 – – 9 – 28 344 – n.53 -0. 0 0 – – – n.59 – – 0 – 0 – – – – 0.20 0 0 -0.26 – – – Les chiffres concernant la Fédération de Russie ont été affectés par un changement apporté au système de classification des forêts en 1995.s.10 – -1.s.0 -0.36 -0.54 -0.48 -0.41 – – – – – -0. 0 – 0 0 n.24 – 0.55 – 0 0 – 0 – – – – 0. – -180 – – 0 0 0 – – – – 0 -176 -2 812 -10 -14 – 0 -19 – 0 -72 -7 1 – – – 0 – -1.12 -0.13 – 0.17 0.s.55 -0.14 – – – 0 0.268 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 8 (suite) Tendances de l’étendue des forêts primaires 1990-2010 Pays/zone Superficie de forêts primaires (1 000 ha) 1990 Canada Groenland Mexique Saint-Pierre-et-Miquelon Etats-Unis d’Amérique Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Samoa américaines Australie Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Kiribati Iles Marshall Micronésie (Etats fédérés de) Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Ile Norfolk Iles Mariannes septentrionales Palaos Papouasie-Nouvelle-Guinée Ile Pitcairn Samoa Iles Salomon Tokélaou Tonga Tuvalu Vanuatu Iles Wallis et Futuna Océanie Argentine Bolivie (Etat plurinational de) Brésil Chili Colombie Equateur Iles Falkland (Malvinas) Guyane française Guyana Paraguay Pérou Suriname Uruguay Venezuela (République bolivarienne du) Amérique du Sud Monde a Taux de changement annuel 1990-2000 1 000 ha/an % 2000 165 448 0 35 469 0 72 878 – – – – 0 445 – – 0 8 44 0 431 – – – 9 – 29 534 – n. 0 0 – – – n.06 0.93 – 0 0 – – -1.05 0.94 – – – 0 1.13 0. 0 0 0 – – n. .

30 1 160 82 1 8 2010 128 0 1 0 34 511 197 10 415 365 15 1 62 n.0 -2.94 – 5. 4 18 n.07 4.26 7.86 0.05 0. n. 6 0 -2 – 5 2 0 1 8 43 17 0 – n.35 2.s.s. 4 -2 – n.s. 8 n.72 2.s. 30 1 60 72 n.41 11. n.27 7. 8 2005 131 0 1 0 28 491 202 9 290 285 15 1 24 n.84 1.90 0.84 6. 0 0 0 3 -1 4 2 n.s.15 -0. 5 0 n.s.75 3. 0 -0.15 20. 5 5 3 1 750 145 31 230 60 108 – 370 67 217 17 561 5 854 606 0 – 15 78 78 84 84 2 15 51 337 57 n.70 10.02 0 0.93 – 0.67 2.85 0 -1 0 0 0 1 4 -1 n.41 2.s.68 -0.64 -0.85 0.46 – 0 – 3.s.77 0.s. 0 -0.67 -0.63 – – 4. 8 2000 134 0 2 0 21 491 212 8 272 197 15 n.63 0 .76 0 0 0 0.50 2. 38 0 5 5 3 1 724 150 32 200 60 120 – 345 59 217 13 523 5 639 519 0 – 13 58 86 – 82 2 14 51 261 57 n.s.42 0.80 -0.66 0 – 1.30 -0. 0 0 0 0 0 10 -1 n.55 5.98 0 10.59 -0.58 0 5.55 0 0 0 10.s.53 8.36 0 1.s.58 0 2.44 – 0 – 7.84 5.26 -1.s.s. 4 7 n.0 -2.88 0 4.47 0.17 1.45 – -12. 5 5 3 1 763 140 51 240 62 108 – 404 70 217 21 621 6 068 690 0 – 19 109 69 – 85 2 17 75 337 59 n.83 0.s.32 2.55 1. 5 0 -3 – 1 2 0 1 5 22 23 0 – n.23 – – 3.78 – 0 0 0 0.s.39 5.90 34.s.s.42 – 0.92 0. 0 n.58 0 -1 0 n.20 2.90 6. n.s.09 – 1.s.s.09 -0.s. 5 9 – 2 0 n. 25 16 n.36 0 2.89 0.41 0.s. 30 1 260 93 1 8 1990-2000 1 000 ha/an % Taux de changement annuel 2000-2005 1 000 ha/an % 2005-2010 1 000 ha/an % -1 0 0 0 1 0 -3 n. 0 1 0 -2 n.43 5.s.46 – 0.18 – 0 0.07 0.51 1.96 2. 0 0 0 5 -1 n. 0 – 7 1 0 1 12 43 17 0 – 1 6 -2 – n.s.39 0 5.s.74 1.15 – – 2.s. 0 -0. 38 0 5 5 3 1 626 160 34 150 60 154 – 333 44 217 5 478 5 424 293 0 – 10 7 0 – 58 2 11 51 154 56 0 30 1 50 60 n. 0 0 0 20 2 n.s.24 0.64 7.0 – 0 0 0 0.84 -2.s.s. -3 n.63 2.88 – – 2. 1 1 n.29 7.s.03 0.60 2.s.75 0 -1.67 0 -0. 0 n. n. 0 0 0 20 2 n.s.06 -8.65 4.44 0 5.s.66 24. 0 n.18 0 0 0 21. 0 15 n.s.s.s.s.15 3. 0 11 n.Annexe 3: Tableaux mondiaux 269 TABLEAU 9 Tendances de l’étendue des forêts plantées 1990-2010 Pays/zone Superficie de forêts plantées (1 000 ha) 1990 Angola Botswana Comores Djibouti Erythrée Ethiopie Kenya Lesotho Madagascar Malawi Maurice Mayotte Mozambique Namibie Réunion Seychelles Somalie Afrique du Sud Swaziland Ouganda République-Unie de Tanzanie Zambie Zimbabwe Afrique de l'Est et australe Algérie Egypte Jamahiriya arabe libyenne Mauritanie Maroc  Soudan Tunisie Sahara occidental Afrique du Nord Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun Cap-Vert République centrafricaine Tchad Congo Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Guinée équatoriale Gabon Gambie Ghana Guinée Guinée-Bissau Libéria 140 0 2 0 10 491 238 6 231 132 15 n.s.

82 0.s.s.30 2.00 0 3.s.30 5.09 n.s.21 3. n.06 0.92 – – 2. 1 30. 24 54 844 15 66 – 1 034 3 46 2000 55 73 316 282 – 0 306 8 34 – – 54 394 955 10 331 76 1 738 – 271 2 1 79 7 167 3 672 99 1 659 – 696 42 296 327 0 221 3 111 43 2 050 – – 11 20 n.81 – 3.90 1.77 0.82 2. -1 145 -30 0 47 – 28 0 4 2 0 -2 108 0 144 – – 2 0 n.86 0 0 0 0 -0.02 7.01 2.s.s. 1 145 – 10 -30 – 30 n.s.s.63 – 5.70 – -1.s. 29 61 844 15 88 47 909 6 66 2010 530 148 382 373 – 0 464 15 42 – – 77 157 781 10 326 145 1 823 – 237 3 3 69 10 211 3 549 224 1 807 – 988 43 340 352 0 185 3 986 43 3 512 – – 21 20 1 31 184 844 15 88 47 901 6 57 1990-2000 1 000 ha/an % Taux de changement annuel 2000-2005 1 000 ha/an % 2005-2010 1 000 ha/an % 5 3 7 3 – 0 10 n.s.10 8.s.s.97 0 4.05 . n.s.29 – – 4.33 1.49 2. n.04 11. n.18 2. 6 8 – -8 n.73 24.s. 0 n.47 – -3.83 0.38 0. n.51 0 8.38 0.0 1.63 -1.01 8. 1 27. 25 0 0 0 0 -2 n.56 0.66 5.0 0.09 1.54 – – 2.26 7.44 0.93 1.s.76 – – 1.0 2.68 – – 16.89 0 3. 4 3 0 -5 67 0 149 – – n.47 1.56 1.45 6.0 5.84 1.49 – 0. -1 464 5 25 -17 – 31 n. 1 0 0 2 – 2 n.95 2.26 0.33 -1. 0 0 0 – -29 n.23 65 8 7 10 – 0 11 1 1 – – 1 988 -17 n.46 2.29 – 41.89 -0. n.73 2.66 2.85 0.40 -3.80 – – -2.08 0.67 0.10 4.75 – – 5.05 2. -2 20.55 4.51 -1.270 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 9 (suite) Tendances de l’étendue des forêts plantées 1990-2010 Pays/zone Superficie de forêts plantées (1 000 ha) 1990 Mali Niger Nigéria Rwanda Sainte-Hélène.02 – – 2.87 7.s.s.s.55 2.42 -1. 28 60 844 15 88 – 1 056 5 59 2005 205 110 349 323 – 0 407 11 38 – – 67 219 868 10 324 116 1 781 – 278 2 2 74 9 486 3 699 224 1 573 – 849 43 318 340 0 195 3 444 43 2 794 – – 10 20 n.66 3.s.39 – – -1.23 2.68 30 7 7 8 – 0 20 1 1 – – 2 565 -17 -1 8 9 – 1 0 n.74 -1. Ascension et Tristan da Cunha Sao Tomé-et-Principe Sénégal Sierra Leone Togo Afrique de l'Ouest et centrale Afrique Chine République populaire démocratique de Corée Japon Mongolie République de Corée Asie de l'Est Bangladesh Bhoutan Brunéi Darussalam Cambodge Inde Indonésie République démocratique populaire lao Malaisie Maldives Myanmar Népal Pakistan Philippines Singapour Sri Lanka Thaïlande Timor-Leste Viet Nam Asie du Sud et du Sud-Est Afghanistan Arménie Azerbaïdjan Bahreïn Chypre Géorgie Iran (République islamique d’) Iraq Israël Jordanie  Kazakhstan Koweït Kirghizistan 5 48 251 248 – 0 205 7 24 – – 41 950 1 130 10 287 25 – – 239 1 1 67 5 716 – 3 1 956 – 394 40 234 302 0 242 2 668 29 967 – – 14 20 n. 1 – – 1 244 -18 4 5 – – 3 n.80 – -0.s.15 17.39 1.18 6.06 – 4. 6 3 0 -2 44 1 108 – – n.25 – – 4.35 0. 4.48 -0.11 1.s.92 – 0.33 0.92 6.s.05 0. 0 n.25 1.14 8.80 -2.17 0 0 0 – -2.05 0 6.78 – -2.28 2.86 -1.s.0 2.s.s.47 2.

87 – – 1.s. 491 28 n.89 -0.14 1.28 1.25 – 0.19 0.11 0.06 – – – 0.01 0.76 – – 0.0 1. 0 – 360 1 325 8 645 776 1 2005 10 – 2 0 0 264 101 2 620 0 312 594 0 – – 98 – – 1 757 395 999 874 76 2 626 397 170 – 5 904 1 608 5 283 0 134 – 0 1 566 22 612 – 602 – 691 n.78 – 0 – – 2.0 – 3.s.0 0.0 1.0 – 0.Annexe 3: Tableaux mondiaux 271 TABLEAU 9 (suite) Tendances de l’étendue des forêts plantées 1990-2010 Pays/zone Superficie de forêts plantées (1 000 ha) 1990 Liban Territoire palestinien occupé Oman Qatar Arabie saoudite République arabe syrienne Tadjikistan Turquie Turkménistan Emirats arabes unis Ouzbékistan Yémen Asie de l'Ouest et centrale Asie Albanie Andorre Autriche Bélarus Belgique Bosnie-Herzégovine Bulgarie Croatie République tchèque Danemark Estonie IIes Féroé Finlande France Allemagne Gibraltar Grèce Guernesey Saint-Siège Hongrie Islande Irlande Ile of Man Italie Jersey Lettonie Liechtenstein Lituanie Luxembourg Malte Monaco Monténégro Pays-Bas Norvège Pologne Portugal République de Moldova – – 2 0 0 175 99 1 778 0 245 203 0 – – 103 – – 1 518 446 1 047 1 032 92 2 610 331 – – 4 393 1 539 5 121 0 118 – 0 1 453 6 383 – 547 – 724 n.62 0.s.31 – 0.0 1. – 0 0 0 6 0 160 0 1 8 0 – – -1 – – 20 n. 0 – 365 1 400 8 767 812 1 2010 11 – 2 0 0 294 101 3 418 0 317 635 0 – – 94 – – 1 857 396 999 815 70 2 635 407 168 – 5 904 1 633 5 283 0 140 – 0 1 612 27 657 – 621 – 628 n.28 0.16 0 5.42 0 2.0 0. 26 0 – – n.s.38 8. 57 0 7 26 0 – – -1 – – 17 -4 -5 -10 -1 1 3 – – 56 5 16 0 1 – 0 6 1 17 – 4 – –2 n. 411 28 n.0 – – 0.15 0.s.09 -0.47 -1.61 – –0.05 0. – 0 5 0 0 1 – 0 9 1 9 – 4 – –13 0 6 0 0 0 – 0 15 24 7 n.05 – 0.90 – – 0.s.56 0.13 5.58 3.0 – – 0. 0 -12 -1 2 2 n.98 0. 461 28 n.89 0. 5 0 0 0 – 2 24 13 – 0 – – 0 – – 2.35 0.92 0.91 0.08 1.62 – –1.16 – 0.s.39 -1.34 1.02 0.s.21 0.74 – 0.0 0.69 – – 1.80 – 2. 0.37 – – 0.s.50 -0.07 0.0 -1. 521 28 n.s.28 0.62 – – – -0.34 – – – -0.73 1.30 -1.11 0.19 0.s.0 – 0.s.s.98 0.38 10.0 n.63 0.66 – –0.27 0.51 0.43 – 0.45 3.s.87 .88 – – 0.20 2.0 – – 0. 0 – 345 1 089 8 511 – 1 2000 – – 2 0 0 234 101 2 344 0 310 464 0 – – 96 – – 1 692 408 999 933 81 2 616 361 170 – 4 956 1 593 5 283 0 129 – 0 1 509 15 553 – 584 – 709 n.46 – 0.87 – – 1.00 -1.0 -1.21 4. – – 13 -3 0 -12 -1 2 7 0 – 190 3 0 0 1 – 0 11 1 12 – 4 – –4 0 6 0 0 0 – 1 15 24 7 0 – – 0 – – 2.24 – 0.0 0.0 – – 0 0 0 6 0 55 0 n.43 1.76 -0.27 0.74 7.31 0.90 14.27 0.78 2.s.s. 0 – 365 1 475 8 889 849 2 1990-2000 1 000 ha/an % Taux de changement annuel 2000-2005 1 000 ha/an % 2005-2010 1 000 ha/an % – – 0 0 0 6 n.

30 0 – – – – 0 – 0 – 1. 4 – – 3 – -0.68 11.s. – 0 – n.s.s.13 -2. 14 0 0 3 – 0.67 2.25 0. 4 n. n. 0 18 – 0 – 2 241 15 173 0 74 79 – 2000-2005 1 000 ha/an % 2005-2010 1 000 ha/an % 1 402 12 651 0 39 960 34 2 038 0 2 328 159 105 4 637 1 965 – – – – 0 n.78 2.00 1.03 – 35.13 0.88 – – – – – 0 – – – -0.66 – – 7.15 0.272 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 9 (suite) Tendances de l’étendue des forêts plantées 1990-2010 Pays/zone Superficie de forêts plantées (1 000 ha) 1990 Roumanie Fédération de Russie Taux de changement annuel 1990-2000 1 000 ha/an % 2000 1 401 15 360 0 39 958 36 2 505 0 3 557 165 105 4 755 2 145 – – – – 0 n.24 -0. 271 0 0 n.s.s.41 – – – – – 7. – n. – – – 342 n.47 0 0.71 0 0 – – – – 0 – 0 – 1. – – – 388 n.s. – n.82 0 – – – – 0 – – – 0.66 1.07 2.s.12 -2. – – – 9 0 – 0 0 1 0 0 0 – 0 – 0 – 0 0 n.45 -3.19 – – 13. 2 – – 4 – 0.25 0. 47 0 123 1 0 12 18 – – – – 0 0 – – – -1 n. 4 24 8 2 0 – 0 – 1 – n. -9 n.s.s. – – – 486 n.33 0.56 0. – – – 347 0 – n.02 0.15 – – – 0. 9 0 11 1 0 6 9 – – – – 0 n.s.86 1.s.s.57 2. 4 12 9 2 0 – 0 – 1 – – 0 15 – 0 – 2 295 10 51 – – 13 – n.31 – 1 320 0 0 1 n.36 0 0.s. 4 20 8 2 0 – 0 – 1 – n.36 – 0.s.36 – 0 5. 4 28 7 2 0 – 0 – 1 – n. – 0 – 0 4 n.54 – – – 4.37 0 0.22 – – – 0 1.s.s.s. – n.s.s.85 1.s.55 0. – 0 – n.s.09 – 4.s.s. 0 16 – 0 – 2 203 13 93 – – 44 – 2005 1 406 16 963 0 39 965 37 2 550 0 3 613 168 105 4 787 2 189 – – – – 0 n.01 1.96 – 0 -0.36 6.s.56 0 – 0 0 3.s.s.27 – – – – – 6.s.12 – 8 6 0 28 -1 -1 26 0 0 1 0 12 6 – – – – 0 n.s. – 0 0 1 n.03 – – – 2.15 – – 0 0 5.0 0. 0 0 – 0 – 0 – – 0 n.31 0.61 0 – 0 0 3.s.65 – – – 0. 0 0 – 0 – 0 – 0 0 n.00 – 0.s. – – – 20 0 – 0 0 1 n. 0 17 – 0 – 2 222 14 101 0 74 62 – 2010 1 446 16 991 0 180 959 32 2 680 0 3 613 172 105 4 846 2 219 – – – – 0 n.03 – Saint-Marin Serbie Slovaquie Slovénie Espagne Iles Svalbard et Jan Mayen Suède Suisse Ex-République yougoslave de Macédoine Ukraine Royaume-Uni Europe Anguilla Antigua-et-Barbuda Aruba Bahamas Barbade Bermudes Iles Vierges britanniques Iles Caïmanes Cuba Dominique République dominicaine Grenade Guadeloupe Haïti Jamaïque Martinique Montserrat Antilles néerlandaises Porto Rico Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie Saint-Martin (partie française) Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Barthélemy Trinité-et-Tobago Iles Turques et Caïques Iles Vierges américaines Caraïbes Belize Costa Rica El Salvador Guatemala Honduras Nicaragua Panama Amérique centrale .s.00 – 0 0.78 -0.

s.s.18 0 6. – 766 20 4 984 1 707 137 – 0 1 – 23 263 13 201 – – – 2000 5 820 n. 3 203 0 25 363 – – – 1 903 1 177 10 – 0 4 14 0 10 1 812 n.62 1.29 0. 2 394 0 24 425 – – – 1 628 1 153 9 – 0 4 16 0 10 1 854 – – 22 – 92 – 32 27 0 1 – – n.41 – – 0 – 4.17 0 2.57 -0.s.70 0 17. – 1 203 20 5 765 2 063 330 165 0 1 0 43 754 13 766 – – – 2010 8 963 n. 0 0 17 938 – – – 1 023 1 92 – – 0 4 20 0 9 1 261 – – 24 – 63 – – 44 0 1 – – n.74 – – – 183 0 162 0 188 – – – 55 0 5 n.s.20 3.33 – 2.49 – 0 – 3.38 1. 0 0 0 1 48 0 42 – – – 2.Annexe 3: Tableaux mondiaux 273 TABLEAU 9 (suite) Tendances de l’étendue des forêts plantées 1990-2010 Pays/zone Superficie de forêts plantées (1 000 ha) 1990 Canada Groenland Mexique Saint-Pierre-et-Miquelon Etats-Unis d’Amérique Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Samoa américaines Australie Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Kiribati Iles Marshall Micronésie (Etats fédérés de) Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Ile Norfolk Iles Mariannes septentrionales Palaos Papouasie-Nouvelle-Guinée Ile Pitcairn Samoa Iles Salomon Tokélaou Tonga Tuvalu Vanuatu Iles Wallis et Futuna Océanie Argentine Bolivie (Etat plurinational de) Brésil Chili Colombie Equateur Iles Falkland (Malvinas) Guyane française Guyana Paraguay Pérou Suriname Uruguay Venezuela (République bolivarienne du) Amérique du Sud Monde 1 357 n.s.18 1.82 – 0.35 – 3.18 0.s.28 5. – 2 – 0 n.53 – – – 0 -1.s.s.46 – – -0. 55 – – n.s.67 – – -0.01 – – – .49 – – -0.38 – 0 0 – 0 – – 3.99 – 2. 0 0 – – n.85 3.s.s.93 4.32 – – – 1. -8 – – n. – 31 0 19 23 12 – 0 0 – 1 45 0 47 – – – 15.60 – 0.s.30 – 0 -0.31 0 – – 0 -1.17 2.24 – 0 – 2. – -1 – 0 0 0 0 – – n.27 6. 4 – – 0 0 n.26 0 2.51 – 0 – – 3. 0 n.s.00 – 0.s.s.74 – 1.00 – 0.31 – 2.66 0 5.s.22 5.40 8. – 1 076 20 5 176 1 936 255 161 0 1 0 36 715 13 669 – – – 2005 8 048 n.72 0 3.67 0 – – 2. 9 – – n.64 – 0 – – 6.s. – 38 0 331 64 15 n.46 0 0.78 – – – 446 0 267 0 373 – – – 90 0 5 0 – 0 0 n.60 – – – 6. 0 n.s.99 0 5.32 – -1.s.s.13 – – 0 -2.52 0.75 – – -4.s.s. – 22 – 86 – 32 27 0 1 – – 1 – 1 394 20 7 418 2 384 405 167 0 1 0 48 993 13 978 – – – 1990-2000 1 000 ha/an % Taux de changement annuel 2000-2005 1 000 ha/an % 2005-2010 1 000 ha/an % 446 0 106 0 462 – – – 15 n.31 – 2.s. 1 058 0 22 560 – – – 1 176 1 130 9 – 0 4 17 0 10 1 809 – – 23 – 82 – 32 28 0 1 – – n. – 2 – – -2 0 0 – – n. – 0 0 n.52 0 12.07 0 2. – 25 0 118 25 15 1 0 0 0 1 8 0 19 – – – 6.58 10.76 – – – 3. 0 n.s.84 2.

s.274 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 10 Matériel sur pied dans les forêts et les autres terres boisées 2010 Pays/zone Total (millions de m3) Angola Botswana Comores Djibouti Erythrée Ethiopie Kenya Lesotho Madagascar Malawi Maurice Mayotte Mozambique Namibie Réunion Seychelles Somalie Afrique du Sud Swaziland Ouganda République-Unie de Tanzanie Zambie Zimbabwe Afrique de l'Est et australe Algérie Egypte Jamahiriya arabe libyenne Mauritanie Maroc  Soudan Tunisie Sahara occidental Afrique du Nord Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun Cap-Vert République centrafricaine Tchad Congo Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Guinée équatoriale Gabon Gambie 2 266 760 1 n. – 264 629 3 2 146 354 3 – 1 420 175 17 3 169 670 19 131 1 237 2 755 596 – 114 8 8 5 187 972 26 26 – 161 237 20 6 141 12 3 776 211 4 539 2 632 35 473 268 4 895 18 Matériel sur pieda dans les forêts Par hectare (m3) 39 67 213 32 – 21 181 65 171 109 85 – 36 24 195 74 25 73 34 44 37 56 38 – 76 120 36 20 36 14 26 37 – 35 42 117 308 145 167 18 203 253 230 165 223 37 Conifères (millions de m3) – 0 1 – – – 60 – – – 1 – – – n. – 0 56 – 12 0 – 0 – – 0 – 0 – – – – 0 0 – Feuillus (millions de m3) – 760 0 – – – 569 – – – 2 – – – 17 – – – – 127 – – 589 – 38 8 – 5 131 – 14 26 – 161 – – 6 141 – 3 776 – – – – 268 4 895 – % d’espèces commerciales 12 – 100 – – 25 9 – 28 – 62 – 14 – 3 – – 36 56 3 – 12 2 – 100 0 0 – 71 – 2 – – 67 – – 18 100 28 38 30 – – – 8 – Matériel sur pieda dans les autres terres boisées Total (millions de m3) – – – – – 103 458 1 706 – n. – 287 43 1 – – 491 5 24 116 58 – – 10 n.s.s. – – – – 4 – – 7 – 76 n. 4 31 1 402 1 0 – – 75 – 244 – – 65 479 – – – – 2 Par hectare (m3) – – – – – 2 16 10 45 – 28 – 20 5 20 – – 20 12 7 10 10 – – 4 11 13 10 2 8 4 – – – 15 – 19 – – 7 46 – – – – 20 .s.s.

s.Annexe 3: Tableaux mondiaux 275 TABLEAU 10 (suite) Matériel sur pied dans les forêts et les autres terres boisées 2010 Pays/zone Total (millions de m3) Ghana Guinée Guinée-Bissau Libéria Mali Niger Nigéria Rwanda Sainte-Hélène. Ascension et Tristan da Cunha Sao Tomé-et-Principe Sénégal Sierra Leone Togo Afrique de l'Ouest et centrale Afrique Chine République populaire démocratique de Corée Japon Mongolie République de Corée Asie de l'Est Bangladesh Bhoutan Brunéi Darussalam Cambodge Inde Indonésie République démocratique populaire lao Malaisie Maldives Myanmar Népal Pakistan Philippines Singapour Sri Lanka Thaïlande Timor-Leste Viet Nam Asie du Sud et du Sud-Est Afghanistan Arménie Azerbaïdjan Bahreïn Chypre 291 506 61 684 246 12 1 161 79 – 5 316 109 – – – 14 684 360 – 1 426 605 – 70 650 72 959 5 489 11 343 929 4 239 – 1 430 647 160 1 278 – 39 783 – 870 – 21 33 127 – 9 Matériel sur pieda dans les forêts Par hectare (m3) 59 77 30 158 20 10 128 182 – 167 37 40 – – – 71 64 – 131 97 – 48 200 190 95 80 120 59 207 – 45 178 95 167 – 21 41 – 63 – 16 126 136 – 51 Conifères (millions de m3) – – – – 0 – 0 – – – 0 – – – – 6 901 – – 1 336 324 – 0 406 0 – 550 – – – – – – 138 42 – – – – 22 – – – – – 9 Feuillus (millions de m3) – – – – 246 – 1 161 – – – 316 – – – – 7 782 – – 90 281 – 70 244 72 – 4 940 – – – – – – 22 1 237 – – – – 848 – – – – – n. % d’espèces commerciales – – 34 – 30 100 14 95 – 100 75 25 – – – 31 – – – 66 – 62 40 84 – 26 – – – – 28 – – – – – – – 32 – – – – – 89 Matériel sur pieda dans les autres terres boisées Total (millions de m3) – – 1 – 62 11 – 2 – – 23 3 – – – 1 112 0 – 2 0 – – – 1 – – – 34 – 0 – 67 – 223 0 – – 0 – – – 1 – – – Par hectare (m3) – – 3 – 8 3 – 30 – – 5 15 – – – 11 – – 1 – – – – 26 – – – 7 – – – 35 – 22 – – – – – – – 18 – – – .

74 – 1 384 – Matériel sur pieda dans les forêts Par hectare (m3) 170 48 – 38 30 110 – 47 37 – – – 8 – 13 135 4 49 8 9 – – 97 – 292 183 248 164 167 213 290 199 203 – 99 162 315 – 47 – – 177 15 101 – 151 – Conifères (millions de m3) 126 – – 3 – 239 – 32 4 – – 0 3 – – 1 001 – – 7 – – – 19 – 905 1 061 87 135 287 51 634 51 253 – 1 756 937 – 0 79 – 0 55 n. – 12 – – 7 – – – – – – 6 0 1 6 – 10 – – 0 – 0 0 0 1 – 0 64 0 Par hectare (m3) – – – – – 1 – – 5 – – – 5 – 4 9 – 25 – 8 – – 29 – – – – – – 10 – 23 44 – 9 – – – – – – – 9 – – 36 – .s.s. 0 – – 100 – 100 100 100 100 100 100 100 100 100 – 98 100 – – – – – 94 – 98 – 100 – Matériel sur pieda dans les autres terres boisées Total (millions de m3) – – – – – 12 0 – 1 0 – – 6 – 1 91 – n.s.s. 63 – 504 – Feuillus (millions de m3) 341 – – 3 – 125 – 13 1 – – 0 5 – – 524 – – 19 – – – 57 – 230 519 81 223 369 359 136 58 197 – 433 1 647 – 0 106 – 0 305 n. 12 – 880 – % d’espèces commerciales – – – 3 0 0 – 0 29 – – – 0 – 0 71 0 0 n.276 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 10 (suite) Matériel sur pied dans les forêts et les autres terres boisées 2010 Pays/zone Total (millions de m3) Géorgie Iran (République islamique d’) Iraq Israël Jordanie  Kazakhstan Koweït Kirghizistan Liban Territoire palestinien occupé Oman Qatar Arabie saoudite République arabe syrienne Tadjikistan Turquie Turkménistan Emirats arabes unis Ouzbékistan Yémen Asie de l'Ouest et centrale Asie Albanie Andorre Autriche Bélarus Belgique Bosnie-Herzégovine Bulgarie Croatie République tchèque Danemark Estonie IIes Féroé Finlande France Allemagne Gibraltar Grèce Guernesey Saint-Siège Hongrie Islande Irlande Ile of Man Italie Jersey 467 536 – 6 3 364 – 45 5 – – 0 8 – 5 1 526 15 16 26 5 – – 75 – 1 135 1 580 168 358 656 410 769 108 449 – 2 189 2 584 3 492 0 185 – 0 359 n.s.

Annexe 3: Tableaux mondiaux 277 TABLEAU 10 (suite) Matériel sur pied dans les forêts et les autres terres boisées 2010 Pays/zone Total (millions de m3) Lettonie Liechtenstein Lituanie Luxembourg Malte Monaco Monténégro Pays-Bas Norvège Pologne Portugal République de Moldova Roumanie Fédération de Russie Saint-Marin Serbie Slovaquie Slovénie Espagne Iles Svalbard et Jan Mayen Suède Suisse Ex-République yougoslave de Macédoine Ukraine Royaume-Uni Europe Anguilla Antigua-et-Barbuda Aruba Bahamas Barbade Bermudes Iles Vierges britanniques Iles Caïmanes Cuba Dominique République dominicaine Grenade Guadeloupe Haïti Jamaïque Martinique Montserrat Antilles néerlandaises Porto Rico Saint-Kitts-et-Nevis 633 2 470 26 n. – 24 – – – – – Par hectare (m3) 17 – 30 – – – – – 9 – 12 51 – 24 – – – 62 n.s.s.s. 0 72 70 987 2 049 186 48 1 390 81 523 0 415 514 416 912 0 3 358 428 76 2 119 379 – – – – – – – – – 258 – 122 1 26 7 52 15 – – 19 – Matériel sur pieda dans les forêts Par hectare (m3) 189 254 218 299 231 – 133 192 98 219 54 123 212 101 – 153 266 332 50 – 119 345 77 218 132 – – – – – – – – – 90 – 62 45 409 65 154 311 – – 35 – Conifères (millions de m3) 335 – 274 8 – 0 30 36 753 1 599 91 1 417 61 570 0 50 234 187 523 0 2 740 290 8 1 122 281 – – – – – – – – – 32 – – – n.s. 2 n. – 4 – – – 50 – – – – – – – – – – – – – 8 – 129 – – – – – .s. 0 – – 0 – Feuillus (millions de m3) 298 – 196 18 – 0 43 34 234 450 95 47 973 19 952 0 365 280 228 390 0 618 139 69 997 98 – – – – – – – – – 227 – – – 26 5 51 15 – – 19 – % d’espèces commerciales 100 – 100 100 – – – 100 100 100 83 – 100 100 – 84 100 100 96 – 100 100 100 100 100 – – – – – – – – – 100 – – – 3 – 2 3 – – – – Matériel sur pieda dans les autres terres boisées Total (millions de m3) 2 – 2 – 0 0 – 0 25 0 2 4 – 1 775 0 – – 1 2 0 11 – – – 1 – 0 – 0 – – 0 – 0 – – – – n.

s. – 226 272 – 596 629 461 664 – 32 983 – 2 870 – 47 088 – – 2 – – – – 2 – 2 17 0 53 3 586 – – 1 8 2 726 – – 208 0 1 – – Matériel sur pieda dans les forêts Par hectare (m3) – – – – 105 – 16 – 162 104 – 163 121 148 204 – 106 – 44 – 155 – – 104 – – – – 64 – 162 272 – 64 434 – – 48 190 95 – – 94 – 156 – – Conifères (millions de m3) – – – 0 1 – 0 – – – – – 174 14 4 – 25 336 – 997 – 34 282 – – 0 – – – – 0 – 0 0 0 – 968 – – 0 0 0 – – – 0 – – – Feuillus (millions de m3) – – – 0 23 – n.s.278 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 10 (suite) Matériel sur pied dans les forêts et les autres terres boisées 2010 Pays/zone Total (millions de m3) Sainte-Lucie Saint-Martin (partie française) Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Barthélemy Trinité-et-Tobago Iles Turques et Caïques Iles Vierges américaines Caraïbes Belize Costa Rica El Salvador Guatemala Honduras Nicaragua Panama Amérique centrale Canada Groenland Mexique Saint-Pierre-et-Miquelon Etats-Unis d’Amérique Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Samoa américaines Australie Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Kiribati Iles Marshall Micronésie (Etats fédérés de) Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Ile Norfolk Iles Mariannes septentrionales Palaos Papouasie-Nouvelle-Guinée Ile Pitcairn Samoa Iles Salomon Tokélaou Tonga Tuvalu Vanuatu – – – 0 24 – n. – – – – – 456 447 660 – 7 647 – 1 873 – 12 805 – – 2 – – – – 2 – 2 17 0 – 2 618 – – 1 8 2 726 – – – 0 – – – % d’espèces commerciales – – – – 87 – – – – – – 17 – 17 – – – – – – 92 – – – – – – – – – – – – – 14 – – – – – – – 51 – 43 – – Matériel sur pieda dans les autres terres boisées Total (millions de m3) 0 – 0 – 2 0 – – – – – 53 – – 13 – – – 36 0 – – – 0 – 0 – – 0 0 0 0 0 – 258 0 0 0 0 70 – – – 0 0 0 – Par hectare (m3) – – – – 19 – – – – – – 32 – – 16 – – – 2 – – – – – – – – – – – – – – – 101 – – – – 16 – – – – – – – .

.Annexe 3: Tableaux mondiaux 279 TABLEAU 10 (suite) Matériel sur pied dans les forêts et les autres terres boisées 2010 Pays/zone Total (millions de m3) Iles Wallis et Futuna Océanie Argentine Bolivie (Etat plurinational de) Brésil Chili Colombie Equateur Iles Falkland (Malvinas) Guyane française Guyana Paraguay Pérou Suriname Uruguay Venezuela (République bolivarienne du) Amérique du Sud Monde a Matériel sur pieda dans les forêts Par hectare (m3) – – 100 74 243 185 148 – – 350 145 – 120 230 72 – – – Conifères (millions de m3) – – 504 0 345 334 – – 0 0 0 – – 0 1 – – – Feuillus (millions de m3) – – 2 427 4 242 125 876 2 663 – – 0 2 829 2 206 – – 3 389 124 – – – % d’espèces commerciales – – 69 – 35 63 – – – – – – – – 8 – – – Matériel sur pieda dans les autres terres boisées Total (millions de m3) – – 858 – – – – – 0 0 – – – – – – – – Par hectare (m3) – – 14 – – – – – – – – – – – – – – – – – 2 931 4 242 126 221 2 997 8 982 – 0 2 829 2 206 – 8 159 3 389 125 – – – Le matériel sur pied fait référence au volume sur écorce de tous les arbres vivants.

– n.s.s. n. n. n.s. n. n. 0 n.s.s. -5. 0 – -4 -3 n.s. n.s. -9 -1 n. n. n.s.s.s. -4 -5 -3 2 -40 -1 0 n. n. -3 -24 -8 -10 – n. n.s.s. n.s.s.s.s.s.s.s. 0 n.s. 0 n.s. 2 -1 n.s.s.s. 0 0 n.7 0 – n. n.s.s.s.s.s.s. n.s. n.s. n.s. -10 -3 -1 -4 20002005 -9 -2 n. -30 n.s.s. n.s.s. n.s. n. 0 – -3 -3 n. 2005– 2010 n. n. – 289 525 2 1 778 173 3 – 1 878 253 6 4 482 807 23 171 2 505 2 579 697 – 78 4 6 13 190 1 521 6 33 – 332 355 25 3 292 3 2 936 722 3 487 1 811 20 433 232 2 710 29 564 687 106 666 4 479 663 1 n. n. n.s. 0 -5 0 n.s.s.s. n. n. 0 -4 0 n.s. n.s.s. – n.s. -6 -2 n. n.s.s. -4 Changement annuel par hectare (tonne/ha/an) 19902000 n. n. n.s. n.s.s. n. – -10 -2 n.s. n. 0 n.s. 0 – -4 -2 n.s. n. n.s. 0 n.s.s. n. n. n.s.s. n. n. n. n.s. 0 – -4 -3 -1 -30 n.s.s.s.s.s. n. n. n.s. 0 n.s. n.s. n. n.s. -30 0 -4 -4 -3 3 -40 -1 0 n. n. n.s. – 254 503 2 1 691 159 3 – 1 782 232 6 4 439 807 22 140 2 262 2 497 594 – 74 6 6 10 212 1 403 8 33 – 291 323 19 2 993 5 2 898 677 3 461 1 832 20 036 217 2 710 30 465 653 101 625 4 432 655 1 n.s.s.s.s.s.s.s.s. n.s.s.s.s.s.s. n.s. 0 – -3 -3 n. 0 – -3 -3 n.s.s. 1. n. n. 0 n. n. – 236 489 2 1 663 151 2 – 1 733 221 6 4 415 807 22 124 2 139 2 457 543 – 72 7 6 8 224 1 398 8 33 – 277 308 18 2 844 5 2 879 655 3 448 1 847 19 838 210 2 710 31 423 636 98 605 4 385 646 n. n.s.s.s.s.s.s.s.s. n.5 0 – n.s.s.s.s. n.s.s. -7 -1 0 – -8 -2 n.s. n. 0. 0 n.s.s.s. 20002005 n.s. – n. n. -4 -4 -2 -1 -40 -1 0 n.s. n.s. n. n.0 n. – n. -3 -24 -8 -10 – n. 0 – n.s.s. n.s.s. n. 0 n.s.s.s.s.s. n.s.s.s. n. n. n. – n. n.s. n. 0 – n.s.s. Angola Botswana Comores Djibouti Erythrée Ethiopie Kenya Lesotho Madagascar Malawi Maurice Mayotte Mozambique Namibie Réunion Seychelles Somalie Afrique du Sud Swaziland Ouganda République-Unie de Tanzanie Zambie Zimbabwe Afrique de l'Est et australe Algérie Egypte Jamahiriya arabe libyenne Mauritanie Maroc  Soudan Tunisie Sahara occidental Afrique du Nord Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun Cap-Vert République centrafricaine Tchad Congo Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Guinée équatoriale Gabon Gambie Ghana Guinée Guinée-Bissau Libéria 4 573 680 2 n.s.s.s. n. n. n. n.s.s. n. n.s.s. n. -8 -3 -1 -4 20052010 -9 -2 n.s. 0 n. n.s. n.s. n.s. n. n.s.s. n.s.s.s. n. – n. -8 -3 n. n. n. 0 n.s. n. -3 -25 -8 -10 – n.s. n. n. 0 – n. n. n.s.s. n.s.s.s. – 219 476 2 1 626 144 2 – 1 692 210 6 4 394 807 22 109 2 019 2 416 492 – 70 7 6 7 223 1 393 9 33 – 263 292 17 2 696 5 2 861 635 3 438 1 842 19 639 203 2 710 32 381 619 96 585 .s. -1 n. 0 n. 0 n. 0 n.s.s. – -10 -2 0 0 -4 0 n.s. 2 -12 n.s.280 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 11 Tendances du stock de carbone dans la biomasse forestière vivante 1990-2010 Pays/zone Stock de carbone dans la biomasse forestière vivante (millions de tonnes) 1990 2000 2005 2010 Par hectare 2010 (tonnes) 75 57 117 41 – 18 137 53 130 44 65 – 43 29 68 88 58 87 39 36 60 49 31 – 47 99 28 30 43 20 9 46 – 58 52 96 135 58 127 55 153 177 127 125 123 66 77 95 47 135 Changement annuel (1 000 tonnes/an) 19902000 -9 -2 n. 0 – n. n. n.s.s.s. n.s.

7 n.s.s.5 – n. 2 n.s. -0.s. 1.s. n.s. – 2005– 2010 n.s. – 20052010 -2 n. 0 n. – n. n.s.s.s. 0 n. – -1.s.s. – Mali Niger Nigéria Rwanda Sainte-Hélène. -0. 0 – n.s.6 – n.s.s.s. 0 – n. n. -7 15 -115 -5 74 – -23 -8 -6 1 – -2 -3 – 15 – 0 n.s. n.s. n. n.9 – n.s.6 – n.s. n.s.s.s.s.s. n. – – – n.s.s.s.s. n. 0 – n.s.s. 2 n. n.s.s.s.4 – n.s. n. Ascension et Tristan da Cunha Sao Tomé-et-Principe Sénégal Sierra Leone Togo Afrique de l'Ouest et centrale Afrique Chine République populaire démocratique de Corée Japon Mongolie République de Corée Asie de l'Est Bangladesh Bhoutan Brunéi Darussalam Cambodge Inde Indonésie République démocratique populaire lao Malaisie Maldives Myanmar Népal Pakistan Philippines Singapour Sri Lanka Thaïlande Timor-Leste Viet Nam Asie du Sud et du Sud-Est Afghanistan Arménie Azerbaïdjan Bahreïn Chypre Géorgie Iran (République islamique d’) Iraq Israël Jordanie  Kazakhstan Koweït 317 60 2 016 35 – 4 377 247 – – – 4 414 239 1 159 671 109 – 84 296 81 609 2 223 16 335 1 186 2 822 – 2 040 602 330 641 – 90 908 – 778 – 38 17 54 – 3 192 249 – 5 2 137 – 300 41 1 550 18 – 4 357 232 – – – 5 295 207 1 381 626 181 – 82 313 76 537 2 377 15 182 1 133 3 558 – 1 814 520 271 655 – 74 881 – 927 – 38 15 54 – 3 203 249 – 5 2 137 – 291 38 1 317 35 – 4 348 224 – – – 5 802 190 1 526 605 224 – 82 324 74 495 2 615 14 299 1 106 3 362 – 1 734 485 243 660 – 66 877 – 960 – 38 14 54 – 3 207 254 – 5 2 137 – 282 37 1 085 39 – 4 340 216 – – – 6 203 171 – 583 268 – 80 336 72 464 2 800 13 017 1 074 3 212 – 1 654 485 213 663 – 61 880 – 992 – 38 13 54 – 3 212 258 – 5 2 137 – .s.s.7 0 n. 1. 0. – n. 1 1 – n.s. n. n.3 n.s.s. 0.1 – 0 n.s. -6 37 -256 -6 -30 – -16 0 -6 1 – -1 1 – 6 – 0 n.s. -0. n. n.s. 0 0 – Changement annuel par hectare (tonne/ha/an) 19902000 n. n.s.s. – n. 0 – n.s. -0. 1. n. 0 n.s.9 n. 1. n. n. – – – n. -46 1 – 0 -2 -2 – – – 80 -4 – -4 9 – n. 0 – n.5 n. -1. n. – 20002005 -2 -1 -47 3 – 0 -2 -2 – – – 101 -3 29 -4 9 – 0 2 n. n.s.s.s. -6.s. n. n.2 – n.7 – 0 n.0 – 0 n.s. n. n. -1.s.s.s.s.s. 3. n.s.s.s. – 0 n. n. -0. – 0 n.s.8 – n. -8 48 -177 -5 -39 – -16 -7 -6 1 – -2 -1 – 7 – 0 n.s.s.s.s. – 20002005 n. 0 n. – 0 n. – n.s. 0 n.s. n.s. 7.s. – -0. – – – n. n. n. 1.s.s.s.8 n.s. 0 – n. 1 n.8 – n. n.s.s.s. 1 1 – n.s.s.s.s.s.s.s.s. n. n.s. n.6 – n.s. n. – n.s.Annexe 3: Tableaux mondiaux 281 TABLEAU 11 (suite) Tendances du stock de carbone dans la biomasse forestière vivante 1990-2010 Pays/zone Stock de carbone dans la biomasse forestière vivante (millions de tonnes) 1990 2000 2005 2010 Par hectare 2010 (tonnes) 23 31 120 91 – 141 40 79 – – – 30 30 – 53 43 – 55 103 188 46 41 138 68 157 – 52 133 126 87 – 33 46 – 72 – 28 48 58 – 18 77 23 – 31 24 41 – Changement annuel (1 000 tonnes/an) 19902000 -2 -2 -47 -2 – 0 -2 -2 – – – 88 -3 22 -5 7 – n.s.s.s.s.1 n.s.s. – n. n.

7 1. 7 16 – 20052010 4 n.s.s. n.s. 1 0 – – n.5 0 n. 7 16 n. n.s.s.2 3.8 0. n. 1. – – – 0 – 0 n.s. – – n.5 – 2005– 2010 3.s.s.7 n. n. n.s. n.s.2 1. – 1.s. n.2 0 – 0 0. – – 0 0 – 0 8 0 n.s.282 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 11 (suite) Tendances du stock de carbone dans la biomasse forestière vivante 1990-2010 Pays/zone Stock de carbone dans la biomasse forestière vivante (millions de tonnes) 1990 2000 2005 2010 Par hectare 2010 (tonnes) 59 13 – – – 6 – 7 73 3 50 6 9 – – 63 – 101 71 95 54 51 132 134 68 74 – 38 76 127 – 20 – – 70 9 31 – 61 – 81 74 71 108 173 – 61 76 39 104 30 Changement annuel (1 000 tonnes/an) 19902000 1 – – – 0 0 – n. 1 0 – – n.s.7 n. n.s. – 0 n. – 9 – 4 n.s. 0 33 26 360 887 102 56 2 – – 0 6 – 3 822 12 16 19 5 – – 49 – 393 611 64 118 202 253 356 37 165 – 832 1 208 1 405 0 79 – 0 142 n. 23 – 558 – 272 1 153 9 n.0 1. 20 – 512 – 244 1 151 9 n.2 0. – 6 23 18 0 1 – 0 1 n.s.s.4 1.5 1. 2.s. n.s.s. – – n. – 5 12 n. 0 4 3 3 n.s. 134 7 n. n.s.1 n. n.s. Changement annuel par hectare (tonne/ha/an) 19902000 0. – 9 – 2 0 1 0 0 0 0 n. 1.s.s. – n.s. 6 0 n. – 4 10 1 2 3 3 4 n. 1.s. 18 – 467 – 234 1 146 9 n.s.9 1.s.2 – n.s.s. 0 0 0 n.s.5 n.s. 0 n.7 – – – – 0 – n. – 0. 0 0 – 0 1. 1.5 – n.s.s.s. 0 n. n.s.1 – 20002005 0.s. 1. n.s.4 1. 0 33 21 280 691 – 34 – – – 0 6 – 3 743 11 15 14 5 – – 49 – 375 482 61 118 161 221 322 26 168 – 802 1 049 1 193 0 73 – 0 130 n.s.s. 0 0 – 0 0.s.s.s.s. 0 33 28 395 968 102 .s.s.s.s. – – 8 8 21 0 1 – 0 1 n. n.s. – 0. 0 33 24 323 807 – 37 2 – – 0 6 – 3 782 12 16 18 5 – – 48 – 399 540 63 118 182 237 339 36 167 – 832 1 165 1 283 0 76 – 0 136 n. 1 – 9 – 5 0 n.1 n.s.2 n. – n.4 0 n.s. – – n.s.3 n.s.7 – – – – 0 – 0 n.s.s. 16 – 375 – 193 n. Kirghizistan Liban Territoire palestinien occupé Oman Qatar Arabie saoudite République arabe syrienne Tadjikistan Turquie Turkménistan Emirats arabes unis Ouzbékistan Yémen Asie de l'Ouest et centrale Asie Albanie Andorre Autriche Bélarus Belgique Bosnie-Herzégovine Bulgarie Croatie République tchèque Danemark Estonie IIes Féroé Finlande France Allemagne Gibraltar Grèce Guernesey Saint-Siège Hongrie Islande Irlande Ile of Man Italie Jersey Lettonie Liechtenstein Lituanie Luxembourg Malte Monaco Monténégro Pays-Bas Norvège Pologne Portugal 27 – – – 0 6 – 3 686 11 12 8 5 – – 49 – 339 386 50 96 127 190 287 22 – – 721 965 981 0 67 – 0 117 n. n. n. 0 n.5 – 0. – 0 9 24 0 1 – 0 1 n.s. 0 – – n.s.s. 1.s.s. 0 4 3 3 2 n.1 1. n. n.6 – n. – –1 14 n. 4 12 – 20002005 1 – – – 0 0 – 0 8 n.s.s. 0 – – n. 1 n.s.6 – n. 1. – n.s.1 1. 0 – – n. 2.1 n.s.s.s. 0 – – n.6 – 1.2 n. n. 0 n.s.s.s.s.s.s. – – n.s.3 n.s.s.s.s.s.s.s. –0.s. – 1.s.s. 0 0 0 0 n. 1.

Annexe 3: Tableaux mondiaux

283

TABLEAU 11 (suite)

Tendances du stock de carbone dans la biomasse forestière vivante 1990-2010
Pays/zone Stock de carbone dans la biomasse forestière vivante (millions de tonnes) 1990 2000 2005 2010 Par hectare 2010 (tonnes) 75 94 40 – 88 109 142 23 – 45 115 61 78 47 – – – – – – – – – 79 – 58 63 195 54 141 173 – – 51 – – – – – 85 – 27 – 123 91 – 77 64 112 113 – Changement annuel (1 000 tonnes/an) 19902000 n.s. n.s. -35 0 2 3 2 11 0 n.s. 1 n.s. 16 n.s. – – – – – – – – – 7 – 0 0 n.s. n.s. n.s. – – – 1 – – – – 0 n.s. – n.s. – -1 -2 – -4 -11 -8 -5 – 20002005 n.s. n.s. 11 0 2 3 4 1 0 7 1 n.s. 10 2 – – – – – – – – – 6 – 0 n.s. n.s. n.s. n.s. 0 – – n.s. – – – – 0 n.s. – n.s. – -1 2 – -4 -8 -8 -1 – 20052010 n.s. 3 58 0 19 2 4 4 0 7 1 0 10 2 – – – – – – – – – 3 – 0 n.s. n.s. n.s. n.s. 0 – – n.s. – – – – 0 n.s. – n.s. – -1 2 – -4 -8 -8 -1 – Changement annuel par hectare (tonne/ha/an) 19902000 1,1 n.s. n.s. – n.s. 1,4 1,6 n.s. – n.s. n.s. n.s. 1,6 n.s. – – – – – – – – – 1,9 – 0 0 n.s. n.s. n.s. – – – n.s. – – – – – n.s. – n.s. – n.s. n.s. – n.s. n.s. n.s. n.s. – 20002005 -1,0 n.s. n.s. – 0,6 1,2 2,8 n.s. – n.s. n.s. -0,6 0,9 n.s. – – – – – – – – – 0,9 – 0 -5,6 n.s. n.s. n.s. 0 – – n.s. – – – – – n.s. – n.s. – n.s. n.s. – n.s. n.s. n.s. n.s. – 2005– 2010 n.s. n.s. n.s. – 5,8 0,9 2,8 n.s. – n.s. n.s. n.s. 0,8 n.s. – – – – – – – – – n.s. – 0 2,8 n.s. n.s. n.s. 0 – – n.s. – – – – – n.s. – n.s. – n.s. n.s. – n.s. n.s. n.s. n.s. –

République de Moldova Roumanie Fédération de Russie Saint-Marin Serbie Slovaquie Slovénie Espagne Iles Svalbard et Jan Mayen Suède Suisse Ex-République yougoslave de Macédoine Ukraine Royaume-Uni Europe Anguilla Antigua-et-Barbuda Aruba Bahamas Barbade Bermudes Iles Vierges britanniques Iles Caïmanes Cuba Dominique République dominicaine Grenade Guadeloupe Haïti Jamaïque Martinique Montserrat Antilles néerlandaises Porto Rico Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie Saint-Martin (partie française) Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Barthélemy Trinité-et-Tobago Iles Turques et Caïques Iles Vierges américaines Caraïbes Belize Costa Rica El Salvador Guatemala Honduras Nicaragua Panama Amérique centrale

22 600 32 504 0 122 163 116 289 0 1 178 126 60 499 120 – – – – – – – – – 113 – 114 1 13 6 48 – – – 14 – – – – 0 21 – 1 – 195 233 – 365 517 506 429 –

26 599 32 157 0 138 190 141 396 0 1 183 136 62 662 119 – – – – – – – – – 180 – 114 1 13 6 48 8 – – 23 – – – – 0 20 – 1 – 184 217 – 324 407 428 381 –

28 601 32 210 0 147 202 159 400 0 1 219 139 60 712 128 – – – – – – – – – 212 – 114 1 13 6 48 8 – – 26 – – – – 0 20 – 1 – 178 227 – 303 368 389 374 –

29 618 32 500 0 240 211 178 422 0 1 255 143 60 761 136 – – – – – – – – – 226 – 114 1 12 5 48 8 – – 28 – – – – 0 19 – 1 – 171 238 – 281 330 349 367 –

284

Evaluation des ressources forestières mondiales 2010

TABLEAU 11 (suite)

Tendances du stock de carbone dans la biomasse forestière vivante 1990-2010
Pays/zone Stock de carbone dans la biomasse forestière vivante (millions de tonnes) 1990 2000 2005 2010 Par hectare 2010 (tonnes) 45 – 32 – 64 – – 110 – – – 132 69 – 183 318 – 72 156 – – 100 264 80 – – 82 – 114 – – – – 104 78 121 83 112 – – 204 107 – 126 214 – – – – Changement annuel (1 000 tonnes/an) 19902000 3 – -8 – 105 – – n.s. -2 – – – 0 – 0 n.s. 0 0 – – – n.s. n.s. -11 – – n.s. 0 0 – – – – -18 -21 -282 3 -11 – 0 -2 0 – -12 0 – – – – 20002005 -59 – -7 – 127 – – n.s. -12 – – – 0 – 0 n.s. 0 0 – – – n.s. n.s. -11 – – n.s. 0 0 – – – – -19 -21 -325 2 -11 – 0 -1 0 – -12 0 – – – – 20052010 -23 – -7 – 135 – – n.s. – – – – 0 – 0 n.s. 0 0 6 – – n.s. 0 -12 – – n.s. 0 0 – – – – -16 -24 -214 2 -11 – 0 -1 0 – -19 -1 – – – – Changement annuel par hectare (tonne/ha/an) 19902000 n.s. – n.s. – n.s. – – n.s. n.s. – – – 0 – 0 n.s. – 0 – – – n.s. n.s. n.s. – – n.s. – 0 – – – – n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. – – n.s. 0 – n.s. 0 – – – – 20002005 n.s. – n.s. – n.s. – – n.s. n.s. – – – 0 – 0 n.s. – 0 – – – n.s. n.s. n.s. – – n.s. – 0 – – – – n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. – – n.s. 0 – n.s. 0 – – – – 2005– 2010 n.s. – n.s. – n.s. – – n.s. – – – – 0 – 0 n.s. – 0 0,9 – – n.s. 0 n.s. – – n.s. – 0 – – – – n.s. n.s. n.s. n.s. n.s. – – n.s. 0 – n.s. n.s. – – – –

Canadaa Groenland Mexique Saint-Pierre-et-Miquelon Etats-Unis d’Amérique Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Samoa américaines Australie Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Kiribati Iles Marshall Micronésie (Etats fédérés de) Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Ile Norfolk Iles Mariannes septentrionales Palaos Papouasie-Nouvelle-Guinée Ile Pitcairn Samoa Iles Salomon Tokélaou Tonga Tuvalu Vanuatu Iles Wallis et Futuna Océanie Argentine Bolivie (Etat plurinational de) Brésil Chili Colombie Equateur Iles Falkland (Malvinas) Guyane française Guyana Paraguay Pérou Suriname Uruguay Venezuela (République bolivarienne du) Amérique du Sud Monde
a

14 284 – 2 186 – 16 951 – – 2 6 724 – – – 2 – 2 20 0 60 – – – 3 10 2 537 – – 191 0 1 – – – – 3 414 4 877 68 119 1 294 7 032 – 0 1 672 1 629 – 8 831 3 168 – – – –

14 317 – 2 111 – 17 998 – – 2 6 702 – – – 2 – 2 20 0 60 – – – 3 10 2 423 – – 186 0 1 – – – – 3 236 4 666 65 304 1 328 6 918 – 0 1 657 1 629 – 8 713 3 168 – – – –

14 021 – 2 076 – 18 631 – – 2 6 641 – – – 2 – 2 20 0 60 1 263 – – 3 11 2 365 – – 184 0 1 – – – – 3 143 4 561 63 679 1 338 6 862 – 0 1 654 1 629 – 8 654 3 168 – – – –

13 908 – 2 043 – 19 308 – – 2 – – – 21 2 – 2 20 0 60 1 292 – – 3 11 2 306 – – 182 0 1 – – – – 3 062 4 442 62 607 1 349 6 805 – 0 1 651 1 629 – 8 560 3 165 – – – –

Les données pour le Canada couvrent uniquement les forêts classifiées comme des «forêts aménagées» telles que définies par la CCNUCC, et non la superficie forestière totale.

Annexe 3: Tableaux mondiaux

285

TABLEAU 12

Superficie forestière affectée par des incendies de forêt et autres perturbations 2005 a
Pays/zone Incendies de forêt 1 000 ha % d’incendies non contrôlés Insectes (1 000 ha) Maladies (1 000 ha) Autres agents biotiques (1 000 ha) Facteurs abiotiques (1 000 ha) Total (hors incendie) b 1 000 ha % de la superficie forestière en 2005 – – 0 – – – – – – – n.s. 0 – – – – – – – – – – – – 14 2 – – 1 – 1 – – – – – – – – – – – – – – –

Angola Botswana Comores Djibouti Erythrée Ethiopie Kenya Lesotho Madagascar Malawi Maurice Mayotte Mozambique Namibie Réunion Seychelles Somalie Afrique du Sud Swaziland Ouganda République-Unie de Tanzanie Zambie Zimbabwe Afrique de l'Est et australe Algérie Egypte Jamahiriya arabe libyenne Mauritanie Maroc  Soudan Tunisie Sahara occidental Afrique du Nord Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun Cap-Vert République centrafricaine Tchad Congo Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Guinée équatoriale Gabon Gambie

– 399 0 – – – 2 – 16 – n.s. – – – n.s. – – – – – 15 – 20 – 12 0 – 1 4 – n.s. – – 47 – – 497 n.s. – 5 794 – – – – – –

– – – – – – 100 – 100 – 100 – 100 – 100 100 – – – – 100 – – – 100 – – 100 100 100 100 – – 40 – – 83 – – 100 – – – – – 100

– – 0 – – – – – 0 – n.s. 0 – – – – – – – – – – – – 217 1 – – 33 – 10 – – – – – – – – – – 0 – – – 0

– – 0 – – – – – 0 – n.s. 0 – – – – – – – – – – – – – n.s. – – – – 0 – – – – – – – – – – 0 – – – 0

– – 0 – – – – – 0 – n.s. 0 – – – – – – – – – – – – – n.s. – – 16 – 0 – – – – – – – – – – – – – – 283

– – 0 – – – – – – – n.s. 0 – – – – – – – – – – – – – 0 – – – – n.s. – – – – – – – – – – – – – – –

– – 0 – – – – – – – n.s. 0 – – – – – – – – – – – – 217 1 – – 49 – 10 – – – – – – – – – – – – – – –

286

Evaluation des ressources forestières mondiales 2010

TABLEAU 12 (suite)

Superficie forestière affectée par des incendies de forêt et autres perturbations 2005 a
Pays/zone Incendies de forêt 1 000 ha % d’incendies non contrôlés Insectes (1 000 ha) Maladies (1 000 ha) Autres agents biotiques (1 000 ha) Facteurs abiotiques (1 000 ha) Total (hors incendie) b 1 000 ha % de la superficie forestière en 2005 – – – – – – – – – – – – – – – 2 – n.s. – 5 – – n.s. – – 44 – – – – – – – n.s. 0 – – – – – – 19 – –

Ghana Guinée Guinée-Bissau Libéria Mali Niger Nigéria Rwanda Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha Sao Tomé-et-Principe Sénégal Sierra Leone Togo Afrique de l'Ouest et centrale Afrique Chine République populaire démocratique de Corée Japon Mongolie République de Corée Asie de l'Est Bangladesh Bhoutan Brunéi Darussalam Cambodge Inde Indonésie République démocratique populaire lao Malaisie Maldives Myanmar Népal Pakistan Philippines Singapour Sri Lanka Thaïlande Timor-Leste Viet Nam Asie du Sud et du Sud-Est Afghanistan Arménie Azerbaïdjan Bahreïn

500 – – – 168 27 – – – – 816 – – – – 221 46 1 280 1 – – 7 – – 1 605 5 – 2 – 218 – – 2 0 – 21 – – – – n.s. n.s. –

80 100 – – 68 0 – – – – 14 90 – – – 11 – 100 100 100 – – 100 – – 100 100 – 100 – – – 100 100 – – – – – – – 100 – –

2 – – – – – – – – – – – – – – 3 152 – n.s. 611 315 – 146 n.s. – – 839 – – – – – – – n.s. 0 – – – – – – 46 5 –

2 – – – – 2 – – – – – – – – – 348 – 1 – 0 – – n.s. – – 0 – – – – – – – n.s. 0 – – – – – – 8 5 –

– – – – – – – – – – – – – – – 749 – 6 – – – – – – – 25 499 – – – – – – – 0 0 – – – – – – – – –

– – – – – – – – – – – – – – – – – 19 – – – – n.s. – – 4 383 – – – – – – – n.s. 0 – – – – – – – – –

– – – – – – – – – – – – – – – 4 250 – 26 – 315 – – n.s. – – 29 882 – – – – – – – n.s. 0 – – – – – – 54 – –

Annexe 3: Tableaux mondiaux

287

TABLEAU 12 (suite)

Superficie forestière affectée par des incendies de forêt et autres perturbations 2005 a
Pays/zone Incendies de forêt 1 000 ha % d’incendies non contrôlés Insectes (1 000 ha) Maladies (1 000 ha) Autres agents biotiques (1 000 ha) Facteurs abiotiques (1 000 ha) Total (hors incendie) b 1 000 ha % de la superficie forestière en 2005 6 – – – 2 – – – 3 3 – – – 1 – 6 2 – 2 1 – – – – – 5 3 – – 3 3 3 10 1 – n.s. – – – – – – 12 – n.s. –

Chypre Géorgie Iran (République islamique d’) Iraq Israël Jordanie  Kazakhstan Koweït Kirghizistan Liban Territoire palestinien occupé Oman Qatar Arabie saoudite République arabe syrienne Tadjikistan Turquie Turkménistan Emirats arabes unis Ouzbékistan Yémen Asie de l'Ouest et centrale Asie Albanie Andorre Autriche Bélarus Belgique Bosnie-Herzégovine Bulgarie Croatie République tchèque Danemark Estonie IIes Féroé Finlande France Allemagne Gibraltar Grèce Guernesey Saint-Siège Hongrie Islande Irlande Ile of Man

n.s. – – – 1 1 35 – n.s. 2 – 0 0 5 n.s. 1 5 – 0 n.s. – – – 6 – n.s. 1 n.s. – 11 7 1 n.s. 1 – 1 25 1 0 – – 0 2 0 1 –

100 100 – – 100 100 – – 100 100 – – – – 100 100 100 – – 100 – – – 100 – 100 100 100 – 100 100 100 100 100 – 100 – 100 – – – – 100 – 100 –

6 – – – 3 – – – 29 1 – – 0 4 1 20 172 – 5 16 – – – 1 – 53 41 20 – 82 27 13 4 1 – 1 – 269 0 – – 0 155 n.s. 0 –

0 – – – n.s. – – – 1 1 – – 0 3 – 4 12 – 0 9 – – – 1 – 112 164 25 – 32 10 48 2 3 – 2 – – 0 – – 0 25 – 0 –

4 – – – 0 – – – – 0 – – 0 – – – – – 0 – – – – 101 – – n.s. 40 – 1 8 1 15 2 – 10 – – 0 – – 0 28 – 0 –

0 – – – n.s. – – – – 2 – – 0 – – – 11 – 0 – – – – n.s. – 29 6 – – 7 19 24 34 12 – 6 n.s. 26 0 – – 0 30 – n.s. –

10 – – – 3 – – – 30 4 – – 0 7 – 24 195 – 5 25 – – – – – 195 212 – – 122 65 87 55 18 – 18 – – 0 – – 0 245 – n.s. –

288

Evaluation des ressources forestières mondiales 2010

TABLEAU 12 (suite)

Superficie forestière affectée par des incendies de forêt et autres perturbations 2005 a
Pays/zone Incendies de forêt 1 000 ha % d’incendies non contrôlés Insectes (1 000 ha) Maladies (1 000 ha) Autres agents biotiques (1 000 ha) Facteurs abiotiques (1 000 ha) Total (hors incendie) b 1 000 ha % de la superficie forestière en 2005 21 – n.s. – 5 – – – – 0 1 – 25 – 24 1 – 5 2 n.s. – – 12 – – 3 n.s. – – – – – 0 – – – n.s. – – 0 – – n.s. – – –

Italie Jersey Lettonie Liechtenstein Lituanie Luxembourg Malte Monaco Monténégro Pays-Bas Norvège Pologne Portugal République de Moldova Roumanie Fédération de Russie Saint-Marin Serbie Slovaquie Slovénie Espagne Iles Svalbard et Jan Mayen Suède Suisse Ex-République yougoslave de Macédoine Ukraine Royaume-Uni Europe Anguilla Antigua-et-Barbuda Aruba Bahamas Barbade Bermudes Iles Vierges britanniques Iles Caïmanes Cuba Dominique République dominicaine Grenade Guadeloupe Haïti Jamaïque Martinique Montserrat Antilles néerlandaises

29 – 1 0 n.s. 0 0 0 – n.s. 1 8 104 n.s. 1 991 0 4 1 1 55 0 2 n.s. 4 5 1 – – – – – – – – – 9 – 3 n.s. 0 – – – 0 –

100 – 100 – 100 – – – – 100 100 100 100 – 100 100 – 100 99 100 – – 100 100 100 100 100 – – – – – 100 – – – 100 – – – – – – – – –

347 – n.s. – 29 – – 0 – 0 17 118 604 42 1 266 1 668 0 118 10 1 – 0 42 3 44 148 1 – – – – – 0 – – – n.s. – – 0 2 – 0 – – –

591 – n.s. – 23 n.s. – 0 – 0 14 49 143 42 56 1 132 0 – 9 n.s. – 0 314 – 3 117 0 – – – – – 0 – – – n.s. – – 0 – – 0 – – –

323 – n.s. – 12 – – 0 – 0 49 61 44 – 10 – 0 – 1 n.s. – 0 1 777 – – n.s. 3 – – – – – 0 – – – – – – 0 – – 0 – – –

584 – 5 – 38 – – 0 – – 35 248 51 – 231 1 351 0 – 16 1 – 0 1 233 0 – 7 6 – – – – – 0 – – – 2 – – 0 – – n.s. – – –

1 845 – 5 – 102 – – 0 – 0 103 – 843 – 1 563 4 152 0 118 34 2 – 0 3 366 – – 272 10 – – – – – 0 – – – 2 – – 0 – – n.s. – – –

Annexe 3: Tableaux mondiaux

289

TABLEAU 12 (suite)

Superficie forestière affectée par des incendies de forêt et autres perturbations 2005 a
Pays/zone Incendies de forêt 1 000 ha % d’incendies non contrôlés Insectes (1 000 ha) Maladies (1 000 ha) Autres agents biotiques (1 000 ha) Facteurs abiotiques (1 000 ha) Total (hors incendie) b 1 000 ha % de la superficie forestière en 2005 – – – – – – 0 – – – – – n.s. – – – – – – – n.s. 100 – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Porto Rico Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie Saint-Martin (partie française) Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Barthélemy Trinité-et-Tobago Iles Turques et Caïques Iles Vierges américaines Caraïbes Belize Costa Rica El Salvador Guatemala Honduras Nicaragua Panama Amérique centrale Canada Groenland Mexique Saint-Pierre-et-Miquelon Etats-Unis d’Amérique Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Samoa américaines Australie Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Kiribati Iles Marshall Micronésie (Etats fédérés de) Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Ile Norfolk Iles Mariannes septentrionales Palaos Papouasie-Nouvelle-Guinée Ile Pitcairn Samoa Iles Salomon Tokélaou

– – – – – 0 3 – – – – 7 – – 33 63 3 – 1 230 0 38 – 2 169 – – – 3 903 – – – – 0 – – 0 – n.s. – – – – – – – – 0

– – – – – – 100 – – – – – – – 95 100 – – 100 – 92 – 66 – – – 78 – – – – – – – – – 100 – – – – 100 – – – –

– – – – – 0 0 – – – – – 1 1 5 – – – 17 273 – 38 n.s. 5 640 – – – – – – – – – – – 0 0 40 – – – – – – – – 0

– – – – – 0 0 – – – – – – n.s. – – – – – – 19 0 – – – – – – – – – – – – 0 0 320 – – – – – – – – 0

– – – – – 0 0 – – – – – – – – – – – – – 4 3 – – – – – – – – – – – – 0 – 140 – – – – – – – – 0

– – – – – 0 0 – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – 0 0 27 – – – – – – – – 0

– – – – – 0 0 – – – – – 1 – – – – – – – 61 3 – – – – – – – – – – – – 0 – – – – – – – – – – 0

290 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 12 (suite) Superficie forestière affectée par des incendies de forêt et autres perturbations 2005 a Pays/zone Incendies de forêt 1 000 ha % d’incendies non contrôlés Insectes (1 000 ha) Maladies (1 000 ha) Autres agents biotiques (1 000 ha) Facteurs abiotiques (1 000 ha) Total (hors incendie) b 1 000 ha % de la superficie forestière en 2005 – – – – – – – – 3 – n.s. La superficie totale touchée par les perturbations ne correspond pas nécessairement à la somme des perturbations individuelles car celles-ci peuvent se chevaucher.s.s. 0 0 – – 8 – – – – – – – – – – – – – 110 – – 0 0 – – 3 – – – – – – – – – – – – – 15 – – 0 0 – – – – – – – – – – – – – – – – – – – 0 0 – – – – – – – – – – – – – – – – 435 – n. 0 0 – – – – – – – – Moyenne quinquennale pour 2003-2007. . – 0 – – – – – – – – Tonga Tuvalu Vanuatu Iles Wallis et Futuna Océanie Argentine Bolivie (Etat plurinational de) Brésil Chili Colombie Equateur Iles Falkland (Malvinas) Guyane française Guyana Paraguay Pérou Suriname Uruguay Venezuela (République bolivarienne du) Amérique du Sud Monde a b 0 – – – – 305 – – 16 – – 0 0 – – 12 – – – – – – – – – – 98 – 100 100 – – – – – – – – – – – – – – – – – 409 – – 310 – n.

1 507 – 6 10 – 21 077 379 3 651 2 661 1 179 1 001 – 73 80 133 5 580 2 499 242 7 – 404 5 383 3 306 – 765 435 1 450 2 175 205 634 1 098 130 1 508 dont extrait de la forêt 2005 (%) 100 – 100 – 100 100 100 100 100 100 100 70 – – 100 100 – 100 100 – 100 100 100 – 100 – – – 100 57 100 100 – 100 – 100 – – 100 67 100 100 – 100 100 100 81 Bois de feu Volume total (1 000 m3 sur écorce)a 1990 2 693 695 160 – – – 19 381 1 771 8 155 5 873 14 37 17 104 – 3 6 – 13 570 644 33 865 21 552 7 309 7 199 – 50 – 616 1 321 504 18 648 116 3 – 6 396 6 336 6 663 11 255 – 3 231 8 084 942 8 826 51 451 514 521 522 14 833 2000 3 629 731 185 – 2 549 100 376 22 631 2 227 11 084 5 702 12 29 19 233 – 3 4 – 13 800 644 39 316 23 984 9 106 9 278 – 56 110 616 1 643 427 19 226 125 6 – 4 132 7 243 7 845 14 742 – 2 300 8 486 1 235 9 855 74 592 514 591 653 23 780 2005 4 108 759 197 – 1 475 108 548 27 359 2 362 12 812 5 919 7 27 19 233 – 2 3 7 922 13 800 848 42 310 24 970 10 002 9 473 – 77 120 787 1 865 367 20 347 57 6 – 4 284 7 333 9 815 16 561 14 2 300 8 696 1 317 10 004 81 580 514 858 744 23 780 dont extrait de la forêt 2005 (%) 100 100 100 – 100 100 100 100 100 100 100 77 – – 100 100 – 100 100 – 100 100 100 – 100 – – – 100 57 100 100 – 100 – 100 – – – 67 100 100 – 100 100 100 100 .s.s.s. 238 598 10 n.Annexe 3: Tableaux mondiaux 291 TABLEAU 13 Tendances des extractions de produits ligneux 1990-2005 Pays/zone Bois rond industriel Volume total (1 000 m3 sur écorce)a 1990 Angola Botswana Comores Djibouti Erythrée Ethiopie Kenya Lesotho Madagascar Malawi Maurice Mayotte Mozambique Namibie Réunion Seychelles Somalie Afrique du Sud Swaziland Ouganda République-Unie de Tanzanie Zambie Zimbabwe Afrique de l'Est et australe Algérie Egypte Jamahiriya arabe libyenne Mauritanie Maroc  Soudan Tunisie Sahara occidental Afrique du Nord Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun Cap-Vert République centrafricaine Tchad Congo Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Guinée équatoriale Gabon Gambie Ghana 974 76 8 – – – 2 003 – 928 476 16 – 1 070 – 5 4 – 15 477 1 170 2 044 2 294 764 771 – 80 – 122 6 508 2 036 93 4 – 317 3 58 3 606 – 496 404 1 117 – 367 200 75 80 1 382 2000 1 253 – 8 – 2 2 812 2 213 – 155 595 11 n. 1 511 – 5 8 – 16 746 379 3 620 2 653 680 1 205 – 136 75 133 7 470 2 489 111 7 – 380 5 372 3 138 – 1 108 424 1 189 2 282 918 689 606 130 1 298 2005 1 260 – 9 – 1 3 368 1 646 n.

0 245 837 101 098 6 742 3 831 – 37 104 64 29 315 116 0 6 780 6 1 300 26 685 – 1 449 66 31 – 7 299 2005 13 441 35 6 678 5 778 14 023 70 427 7 801 – – 5 276 6 242 3 012 – – 63 676 6 626 160 574 293 – 1 016 93 n. Ascension et Tristan da Cunha Sao Tomé-et-Principe Sénégal Sierra Leone Togo Afrique de l'Ouest et centrale Afrique Chine République populaire démocratique de Corée Japon Mongolie République de Corée Asie de l'Est Bangladesh Bhoutan Brunéi Darussalam Cambodge Inde Indonésie République démocratique populaire lao Malaisie Maldives Myanmar Népal Pakistan Philippines Singapour Sri Lanka Thaïlande Timor-Leste Viet Nam Asie du Sud et du Sud-Est Afghanistan Arménie Azerbaïdjan Bahreïn Chypre Géorgie 626 20 609 402 454 9 321 133 – 10 8 152 – – – 64 814 690 30 765 584 1 204 – 240 170 97 625 35 055 25 485 477 48 428 – 3 397 28 2 434 2 568 0 772 176 – 3 446 – 1 698 9 – – 43 103 2000 748 7 856 473 579 10 831 472 – 10 15 142 3 684 – – 55 502 1 725 18 601 100 1 570 – 249 195 119 182 41 173 17 792 682 21 946 – 3 604 81 2 345 628 0 766 45 – 2 376 – 2 019 8 31 – 20 91 2005 749 7 370 474 701 10 831 569 – 10 43 142 3 320 – – 63 882 1 725 17 803 50 2 278 – 253 216 128 4 45 957 14 428 292 26 706 – 3 880 152 2 301 791 0 763 11 – 2 703 – 2 024 11 4 – 9 111 dont extrait de la forêt 2005 (%) 100 – 100 100 – 100 40 – – 91 100 100 – – 100 100 100 100 100 – – 100 – – 6 100 – – – – 100 – 100 – – 100 – 100 – – 100 – – – 100 Bois de feu Volume total (1 000 m3 sur écorce)a 1990 10 787 22 3 843 4 559 9 089 59 095 4 823 – – 4 687 5 383 – – – 63 600 5 055 365 624 402 – 562 143 – 94 213 169 144 680 6 488 4 613 – 35 687 91 24 740 123 0 8 583 534 – 26 534 – 797 79 – – 13 248 2000 12 431 33 5 226 5 439 11 572 68 172 6 831 – – 5 115 6 070 3 370 – – 75 948 6 318 242 472 266 – 865 95 n.s.s. 1 260 752 86 396 6 825 3 557 – 39 180 41 31 603 349 0 6 476 7 1 300 26 240 – 1 681 76 4 – 5 666 dont extrait de la forêt 2005 (%) 100 – 100 100 – 100 90 – – 67 100 100 – – 100 100 100 70 100 – – 100 – – 20 – – – – – 100 – 100 – – 100 – 100 – – 100 – – – 100 .292 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 13 (suite) Tendances des extractions de produits ligneux 1990-2005 Pays/zone Bois rond industriel Volume total (1 000 m3 sur écorce)a 1990 Guinée Guinée-Bissau Libéria Mali Niger Nigéria Rwanda Sainte-Hélène.

s. 25 – 6 542 – 3 230 dont extrait de la forêt 2005 (%) – – 100 – – – 100 70 – – – – – 100 87 – – 100 – – – 67 – 100 100 100 100 100 100 100 100 98 – 100 74 100 – – – – 100 100 – – 100 – 78 .s. 1 618 – 4 982 – 2 781 2000 2 050 – 81 – 189 – 13 0 – – – 0 – 0 11 514 0 0 5 – – – 43 – 12 019 4 876 2 957 3 259 2 799 2 646 14 836 1 456 8 975 – 55 721 38 028 47 265 – 681 – – 3 860 n. 50 – 4 895 – 2 165 2000 55 – 2 2 483 – 32 – – – – – – 7 11 116 10 – 24 347 – – 167 – 3 316 951 500 1 067 979 961 1 023 644 2 194 – 5 112 31 251 12 497 – 1 540 – – 2 322 n. 57 – 6 000 – 2 194 2005 20 – 5 5 231 – 16 18 – – – 8 – 7 9 722 10 – 21 422 – – 164 – 4 414 1 074 600 1 337 1 938 1 181 1 487 1 080 1 590 – 5 933 29 099 16 548 – 1 195 – – 2 943 n.s.s.Annexe 3: Tableaux mondiaux 293 TABLEAU 13 (suite) Tendances des extractions de produits ligneux 1990-2005 Pays/zone Bois rond industriel Volume total (1 000 m3 sur écorce)a 1990 Iran (République islamique d’) Iraq Israël Jordanie  Kazakhstan Koweït Kirghizistan Liban Territoire palestinien occupé Oman Qatar Arabie saoudite République arabe syrienne Tadjikistan Turquie Turkménistan Emirats arabes unis Ouzbékistan Yémen Asie de l'Ouest et centrale Asie Albanie Andorre Autriche Bélarus Belgique Bosnie-Herzégovine Bulgarie Croatie République tchèque Danemark Estonie IIes Féroé Finlande France Allemagne Gibraltar Grèce Guernesey Saint-Siège Hongrie Islande Irlande Ile of Man Italie Jersey Lettonie 1 256 – 76 – 2 024 – 7 0 – – – 0 – 0 9 946 0 0 3 – – – 244 – 11 535 5 479 3 852 3 791 2 457 – 11 874 1 498 – – 43 840 35 389 37 043 – 1 168 – – 4 129 n.s. 2 710 – 4 031 – 12 288 2005 2 448 – 22 – 535 – 9 0 – – – 0 – 0 11 905 0 0 9 – – – 27 – 15 488 6 571 3 789 3 006 3 772 3 077 16 786 1 231 4 565 – 55 152 33 295 58 788 – 689 – – 3 452 1 2 890 – 3 499 – 13 129 dont extrait de la forêt 2005 (%) – – 100 – – – 100 – – – – – – – 72 – – 100 – – – 100 – 100 100 100 100 100 100 100 100 98 – 100 100 100 – – – – 100 100 100 – 100 – 100 Bois de feu Volume total (1 000 m3 sur écorce)a 1990 425 – 2 9 577 – – – – – – – – 6 15 680 10 – 46 205 – – 561 – 3 002 822 500 982 943 – 1 156 451 – – 3 371 36 700 7 646 – 1 811 – – 2 615 n.

275 4 3 – – – – – – dont extrait de la forêt 2005 (%) – 100 100 – – – 100 100 99 100 – – 100 – 100 100 100 – – 100 100 – 100 100 – – – – – – – – – – – – – 100 100 91 100 – – – – – – Bois de feu Volume total (1 000 m3 sur écorce)a 1990 5 872 – 0 – – 154 1 175 4 338 627 270 – 68 131 – 1 761 472 277 2 947 – 3 602 843 – 5 013 256 – – – – – – – – – 2 512 – 639 – 17 1 890 – – – – – – – – 2000 5 1 506 1 0 – – 187 1 450 3 382 732 277 – 47 770 – 1 189 331 489 2 045 – 6 726 1 144 520 4 417 259 – – – – – – – – – 1 746 – 639 – 17 2 257 – – – – – – – – 2005 5 1 452 14 0 – 305 343 1 582 4 635 732 299 – 50 905 – 1 306 406 868 1 760 – 10 826 1 250 480 5 290 352 – – – – – – – – – 1 588 – 732 – 25 2 300 – – – – – – – – dont extrait de la forêt 2005 (%) – 100 100 – – – 100 100 91 100 – – 100 – 90 100 100 – – 100 100 – 100 100 – – – – – – – – – – – – – 100 100 – – – – – – – – . n.s.s.294 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 13 (suite) Tendances des extractions de produits ligneux 1990-2005 Pays/zone Bois rond industriel Volume total (1 000 m3 sur écorce)a 1990 Liechtenstein Lituanie Luxembourg Malte Monaco Monténégro Pays-Bas Norvège Pologne Portugal République de Moldova Roumanie Fédération de Russie Saint-Marin Serbie Slovaquie Slovénie Espagne Iles Svalbard et Jan Mayen Suède Suisse Ex-République yougoslave de Macédoine Ukraine Royaume-Uni Europe Anguilla Antigua-et-Barbuda Aruba Bahamas Barbade Bermudes Iles Vierges britanniques Iles Caïmanes Cuba Dominique République dominicaine Grenade Guadeloupe Haïti Jamaïque Martinique Montserrat Antilles néerlandaises Porto Rico Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie Saint-Martin (partie française) 16 2 779 – 0 – – 1 363 11 300 22 783 12 662 43 – 268 396 – 1 149 5 073 2 701 14 794 – 56 476 4 406 – 8 577 6 901 – – – – 132 – – – – 577 – 7 n.s. 1 275 – – – – – – – – 2000 16 4 665 333 0 – – 949 8 854 29 598 10 958 38 – 104 546 – 946 5 819 2 058 14 828 – 64 729 5 154 129 7 814 8 452 – – – – 20 – – – – 687 – 7 n. 1 275 1 5 – – – – – – 2005 21 5 446 226 0 – 221 934 8 877 35 572 12 578 41 – 134 870 – 1 002 8 260 2 368 15 827 – 75 539 4 544 132 11 387 9 149 – – – – 20 – – – – 639 – 32 n.s.

Annexe 3: Tableaux mondiaux 295 TABLEAU 13 (suite) Tendances des extractions de produits ligneux 1990-2005 Pays/zone Bois rond industriel Volume total (1 000 m3 sur écorce)a 1990 Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Barthélemy Trinité-et-Tobago Iles Turques et Caïques Iles Vierges américaines Caraïbes Belize Costa Rica El Salvador Guatemala Honduras Nicaragua Panama Amérique centrale Canada Groenland Mexique Saint-Pierre-et-Miquelon Etats-Unis d’Amérique Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Samoa américaines Australie Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Kiribati Iles Marshall Micronésie (Etats fédérés de) Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Ile Norfolk Iles Mariannes septentrionales Palaos Papouasie-Nouvelle-Guinée Ile Pitcairn Samoa Iles Salomon Tokélaou Tonga Tuvalu Vanuatu Iles Wallis et Futuna Océanie – – 52 – – – 71 1 198 162 – 887 – 123 – 188 753 – 7 653 0 499 193 – – – 16 791 0 318 – – – – – – 7 13 842 – – – – 1 785 – 70 371 – 2 – 45 0 – 2000 – – 59 – – – 71 776 760 594 968 112 60 – 212 012 – 7 662 0 495 740 – – – 23 035 6 287 – – – – – – 10 21 280 – – – – 2 136 – 70 761 – 2 – 39 0 – 2005 – – 54 – – – 59 1 006 784 800 1 001 216 157 – 214 057 – 6 055 0 481 006 – – – 26 672 6 506 1 – – – – – 13 23 734 – – – – 2 832 – 70 1 151 – 1 – 32 0 – dont extrait de la forêt 2005 (%) – – 100 – – – – 75 – – – 100 – – – – 100 – 100 – – – 100 100 – 100 – – – – – 100 100 – – – – 100 – – – – 58 – – – – Bois de feu Volume total (1 000 m3 sur écorce)a 1990 – – 46 – – – 145 – 4 343 – 9 798 – 1 606 – 7 112 – 451 – 97 725 – – – 3 540 – 17 – – – – – – – – – – – – – – 81 158 – 50 – 28 – – 2000 – – 42 – – – 145 468 5 196 396 10 008 11 1 468 – 3 292 – 547 – 51 779 – – – 5 547 – 22 – – – – – – – – – – – – – – 81 159 – 50 – 89 – – 2005 – – 40 – – – 270 468 4 814 533 9 984 33 1 385 – 3 251 – 688 1 51 101 – – – – – 190 – – – – – – – – – – – – – – 81 159 – 45 – 105 – – dont extrait de la forêt 2005 (%) – – 100 – – – – – – – – – – – – – 100 100 67 – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – 67 – – – – .

3 086 – – – 2000 3 570 34 120 552 13 057 10 772 5 844 – 0 29 – 8 127 n. .s.s. 2 389 24 – – 2005 4 489 38 122 573 14 240 11 225 5 027 – 0 21 – 7 243 2 1 863 6 – – dont extrait de la forêt 2005 (%) 100 – 100 100 – – – – 100 – – 100 – – – – 2000 8 300 581 92 102 28 862 2 541 2 200 – 60 363 4 615 1 625 177 1 530 1 034 – – 2005 11 046 871 117 048 36 032 2 106 1 306 – 62 395 4 651 2 051 181 3 243 1 321 – – 8 221 – 115 254 16 455 4 021 3 673 – 91 – 3 691 1 090 116 849 – – – Moyennes quinquennales pour respectivement 1988-1992. 1998-2002 et 2003-2007.296 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 13 (suite) Tendances des extractions de produits ligneux 1990-2005 Pays/zone Bois rond industriel Volume total (1 000 m3 sur écorce)a 1990 Argentine Bolivie (Etat plurinational de) Brésil Chili Colombie Equateur Iles Falkland (Malvinas) Guyane française Guyana Paraguay Pérou Suriname Uruguay Venezuela (République bolivarienne du) Amérique du Sud Monde a Bois de feu dont extrait de la forêt 2005 (%) 100 – 100 100 – – – 100 100 100 – 100 – 18 – – Volume total (1 000 m3 sur écorce)a 1990 3 509 – 162 348 8 744 7 798 3 577 – 0 – – 6 586 n.

s.s. – – – – – – Total – – – – – – – – – – 26 – – – – – – – – – 237 – – – – 11 – – 49 – 11 – – – – – – – – – – – – 53 – – – – – – Valeur par ha de forêt ($EU) – – – – – – – – – – 1 – – – – – – n. – – n. – n.Annexe 3: Tableaux mondiaux 297 TABLEAU 14 Valeur des extractions de bois et de PFNL 2005 Pays/zone Bois rond industriela Angola Botswana Comores Djibouti Erythrée Ethiopie Kenya Lesotho Madagascar Malawi Maurice Mayotte Mozambique Namibie Réunion Seychelles Somalie Afrique du Sud Swaziland Ouganda République-Unie de Tanzanie Zambie Zimbabwe Afrique de l'Est et australe Algérie Egypte Jamahiriya arabe libyenne Mauritanie Maroc  Soudanb Tunisie Sahara occidental Afrique du Nord Bénin Burkina Faso Burundi Cameroun Cap-Vert République centrafricaine Tchad Congo Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Guinée équatoriale Gabon Gambie Ghana Guinée Guinée-Bissau Libéria – – 2 – n. – – – n. – – n.s.s.s. 5 – 2 6 – n.s.s.s.s. – – 2 5 – – 30 – 5 n.s. – – – – – – . – – n.s.s.s. – – – – n.s. – – – – – – – – – – – – n.s.s.s. – 156 167 – – 217 n. – – n. – – – 63 13 – 1 – 152 21 – – 1 – – – – – – PFNL – – – – – – – – – – 25 – – – – – – – – – 9 – – – – 1 – – 13 – 6 – – – – – – – – – – – – n. – – 763 – – 12 n. 2 618 – 153 76 232 299 – 52 194 – 53 – – – Valeur des extractions (millions de $EU) Bois de feua – 10 2 – 24 – – 8 8 17 n. 5 4 1 – 261 – n. – – n.s.

s. – n.s. – – – – – n. – – – – n.s. n.s.s.s.298 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 14 (suite) Valeur des extractions de bois et de PFNL 2005 Pays/zone Bois rond industriela Mali Niger Nigéria Rwanda Sainte-Hélène.s.s. – – PFNL – – – – – – 5 – – – – 4 735 – 202 – 1 859 – – n.s. 57 456 27 – – 16 – – – – – – – n. 43 – – n. – – – – – n.s. – – – – – – – n.s.s. – – 133 – 5 43 – – 1 – 2 – – – – n. 334 – – 5 28 – 6 253 – 18 2 706 n. – – n.s. – n. 765 34 113 119 – 46 n. – – – – – – – – n.s.s. n. 3 124 3 – – 2 – – – – 4 140 – 1 998 n.s.s. – 116 – – 1 – – n. – – – – – – – Total – – – – – – 24 – – – – – – – – 2 237 – – 5 – – 13 481 – – – – – – – 123 – – – – 589 – – – – – 1 – – – – – – – Valeur par ha de forêt ($EU) – – – – – – n.s. Ascension et Tristan da Cunha Sao Tomé-et-Principe Sénégal Sierra Leone Togo Afrique de l'Ouest et centrale Afrique Chine République populaire démocratique de Corée Japon Mongolie République de Corée Asie de l'Est Bangladesh Bhoutan Brunéi Darussalam Cambodge Inde Indonésie République démocratique populaire lao Malaisie Maldives Myanmar Népal Pakistan Philippines Singapour Sri Lanka Thaïlande Timor-Leste Viet Nam Asie du Sud et du Sud-Est Afghanistan Arménie Azerbaïdjan Bahreïn Chypre Géorgie Iran (République islamique d’) Iraq Israël Jordanie  Kazakhstan Koweït n. – – n.s. – – – – – – – .s.s.s. – 7 095 – – – – 812 – 1 381 2 – 39 n.s. – 473 – – 1 – – 1 – 114 – 2 – – – Valeur des extractions (millions de $EU) Bois de feua n.

s.s.s. .s. 5 – – – 8 – n. – – n.s. 163 – 209 – – – 206 7 – – – 36 394 1 264 383 Valeur des extractions (millions de $EU) Bois de feua n.s.s.s. – – – 9 52 66 15 PFNL – – – – – – – n. – – – n.s. n. – n.s.s. – – n. 254 n. 2 – – 2 – – – n.s.s.s.s.s. n. – – – – – n.s.s.s. – – – n.s. – 144 – – – 4 2 165 – – – 133 – 563 – – – – – n. 26 – – n. – n. – – – – – – – n. – – – n. – 297 – 9 – 43 28 21 32 26 – 88 1 362 238 – – – – 108 n.s. – – – n. – – 335 – – – 22 n.s. – n.s.s. – – 329 – – – 19 – – – – – – – 420 Total – – – – – – – – 1 251 – – 3 – – – 1 – 1 674 – – – 179 216 1 037 – – – 2 853 – 3 390 – – – – – 1 – – 873 – – – 247 – – – – – – – 818 Valeur par ha de forêt ($EU) – – – – – – – – n.s. 0 – – – – – – 995 0 – 1 – – – 1 – 1 233 – 160 – 132 186 850 62 215 – 2 632 1 872 2 589 – – – – 195 n.Annexe 3: Tableaux mondiaux 299 TABLEAU 14 (suite) Valeur des extractions de bois et de PFNL 2005 Pays/zone Bois rond industriela Kirghizistan Liban Territoire palestinien occupé Oman Qatar Arabie saoudite République arabe syrienne Tadjikistan Turquie Turkménistan Emirats arabes unis Ouzbékistan Yémen Asie de l'Ouest et centrale Asie Albanie Andorre Autriche Bélarus Belgique Bosnie-Herzégovine Bulgarie Croatie République tchèque Danemark Estonie IIes Féroé Finlande France Allemagne Gibraltar Grèce Guernesey Saint-Siège Hongrie Islande Irlande Ile of Man Italie Jersey Lettonie Liechtenstein Lituanie Luxembourg Malte Monaco Monténégro Pays-Bas Norvège Pologne Portugal n.

s. – – – – 24 12 – n.s.s.s. – – – n.s.s.s. n. – n. n.300 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 14 (suite) Valeur des extractions de bois et de PFNL 2005 Pays/zone Bois rond industriela République de Moldova Roumanie Fédération de Russie Saint-Marin Serbie Slovaquie Slovénie Espagne Iles Svalbard et Jan Mayen Suède Suisse Ex-République yougoslave de Macédoine Ukraine Royaume-Uni Europe Anguilla Antigua-et-Barbuda Aruba Bahamas Barbade Bermudes Iles Vierges britanniques Iles Caïmanes Cuba Dominique République dominicaine Grenade Guadeloupe Haïti Jamaïque Martinique Montserrat Antilles néerlandaises Porto Rico Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie Saint-Martin (partie française) Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Barthélemy Trinité-et-Tobago Iles Turques et Caïques Iles Vierges américaines Caraïbes Belize Costa Rica El Salvador Guatemala Honduras Nicaragua Panama Amérique centrale – – 2 861 – 68 386 108 915 – 2 933 248 9 – 367 – – – – – – – – – 108 – – n.s.s. – n.s. n.s. n.s.s. – – – – – – – – – n.s. – – PFNL – 14 5 139 – 37 14 12 514 – 120 – – – 111 – – – – – – – – – 1 – – – – – – – – – – – – – – – n. – – – Total – – 8 234 – 158 408 142 1 459 – 3 326 – – – 487 – – – – – – – – – 125 – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – Valeur par ha de forêt ($EU) – – n. – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – . – – – – – – – – 6 – – – – 178 – 42 – 17 – – Valeur des extractions (millions de $EU) Bois de feua – – 234 – 53 7 21 29 – 273 44 19 – 9 – – – – – – – – – 16 – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – n.s. n. – n.

s.s. . – n. – – – – – 1 1 447 – – – – 9 – – – – n. – – 0 – 200 55 2 559 1 320 n. 1 259 238 – 33 – 0 – – – n. – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – n. Bien que des données sur la valeur des extractions de bois aient été communiquées par le Soudan.s. – – 114 – – – – Total – – 662 – 24 238 – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – 441 – 4 097 1 606 – – – – – – – 131 – – – – 13 425 – 607 – 22 599 – – – 1 255 – 24 n. il n’a pas été possible de convertir les chiffres en dollars EU en raison de la forte fluctuation du taux de change. – n.s.s. – – – – – – – n.s. – – – – Moyenne quinquennale pour 2003-2007.s.s.s.s.Annexe 3: Tableaux mondiaux 301 TABLEAU 14 (suite) Valeur des extractions de bois et de PFNL 2005 Pays/zone Bois rond industriela Canada Groenland Mexique Saint-Pierre-et-Miquelon Etats-Unis d’Amérique Amérique du Nord Amérique du Nord et centrale Samoa américaines Australie Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Kiribati Iles Marshall Micronésie (Etats fédérés de) Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Ile Norfolk Iles Mariannes septentrionales Palaos Papouasie-Nouvelle-Guinée Ile Pitcairn Samoa Iles Salomon Tokélaou Tonga Tuvalu Vanuatu Iles Wallis et Futuna Océanie Argentine Bolivie (Etat plurinational de) Brésil Chili Colombie Equateur Iles Falkland (Malvinas) Guyane française Guyana Paraguay Pérou Suriname Uruguay Venezuela (République bolivarienne du) Amérique du Sud Monde a b Valeur des extractions (millions de $EU) Bois de feua – – 25 – 312 – – – – – 1 – – – – – – – – – – – – – – – – – 2 – – – – 228 n. – – – – PFNL 264 – 30 – 1 327 – – – 288 – – – – 83 – – – – 28 – – – – – – – – – – – – – – 14 – 279 47 153 – – – n. 90 – 1 99 189 3 17 2 121 – – Valeur par ha de forêt ($EU) – – n. n.s.s.

6 1 – – – 1 10 n. – – 1 – – – – – – 2 17 – 50 11 – – – – – – – – – – – – 5 1 – – – 2 – n. – – – 0 – n.s. 2 . 3 – – 2 135 Dans la gestion des aires protégées 1990 – – – – – – – – – – n.s.s. – 1 2 0 – – – – 2 – – 1 4 1 14 – 48 – – – 38 – 32 – – – – – 23 – 3 – – – – 1 – n. – – – n. 2 – – 4 135 2005 – – – – – – 2 2 – 1 2 0 – – n. – – – n.s.s.s. – – 1 – – – – – – 1 3 – 1 1 – – – – – – – n. – – – – 2 2000 – – – – – – – – – – 1 n.s. – – – 0 – n. 3 – – 5 135 2000 – – – – – – 2 n.s.s.s. – – – 0 n.s. – – – – – – – – – 1 2 – 1 – – – – – – – – – – – – – 1 n. – – – – 1 n.s.s. 2 2005 – – – – – – – – – – 1 n. – – – 4 137 2005 – – – – – – – – – – 3 n.s.s. – – – 2 137 Dans la production primaire de biens 1990 1 – – – – – 2 n.s.s. – – – – 1 n. – – – – 137 Total 2000 – – – – – – – – – – 3 n.s. – – – – – – – – – 2 16 – 49 – – – – – – – – – – – – – 4 – – – – 1 – n.s. – – 1 – – – – – – 3 16 – 97 13 – – – – – – – – – – – – 7 1 – – – 1 10 n.s.s.s.s. – 2 66 – 2 4 1 15 – 49 10 – – 38 – 42 – – – 2 – 20 – 4 1 – 34 – 2 7 n.s. n.s.s. n. – – 1 – – – – – – 1 3 – 1 1 – – – – – – – n.s.s. 48 1 2 0 – – n.s. – 3 121 – – 3 2 13 – 96 12 – – 58 – 38 – – – – – – n.302 Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 TABLEAU 15 Emploi dans les activités forestières 1990-2005 (1 000 EPT) Pays/zone 1990 Angola Botswana Comores Djibouti Erythrée Ethiopie Kenya Lesotho Madaga