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Les Postures d’inhibition dans la

Méthode Bobath

Postulat :

On considère un patient hémiplégique droit avec une


spasticité :

• En triple flexion du Membre Supérieur


• En triple extension du Membre Inférieur.

➢ But de la posture d’inhibition :

En période flasque : Retarder l’apparition de la spasticité,


avant, pendant et après la séance ; afin de projeter la
facilitation et la récupération de la motricité volontaire.

En période spastique : Permet de normaliser le tonus par


inhibition de la spasticité et d’obtenir des schémas
moteurs normaux par facilitations.

ATTENTION : épaule en période flasque, risque de subluxation


inférieure. Coussin à placer dans le plan de l’omoplate, pour
lutter contre l’antéposition de l’épaule. → Il se place après avoir
étiré les muscles axiaux spastiques.

Attention aux mobilisations douloureuses et intempestives, qui


ne feraient que provoquer des épines irritatives renforçant ainsi
la spasticité !

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Application pratique de la méthode Bobath :

➢ Décubitus Dorsal :
 Position de la tête ?

Plusieurs cas possible :

• Le schéma de flexion du MS sera favorisé par la flexion de


tête : position donc à éviter si l’on veut inhiber la spasticité
du MS, on ne placera pas de coussin sous la tête dans ce
cas. (≈ à condition que le patient le supporte)
• Si l’on veut travailler en inhibition du schéma spastique
d’extension des MI , on place le coussin sous la tête. Ainsi
on favorise la flexion du MI en schéma d’extension.
• Si on veut travailler en inhibition du schéma spastique de
flexion du mb sup, on ne place pas le coussin sous la tête
et on placera de préférence la tête en extension.

Le patient regarde son membre pathologique, cela favorisera


l’extension de celui-ci. Cela s’explique par le réflex asymétrique
du cou, visible notamment chez l’IMC.

• Pour inhiber le MS on peut alors se servir de ce réflexe en


lui demandant de tourner sa tête vers son bras en évitant
de fléchir la tête. On obtient alors une facilitation à
l’extension de son MS par cette méthode.

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Mb Supérieur :

On progresse en proximo distal dans le schéma inverse du


schéma spastique :
– Omoplate : placée en sonnette externe on place le
coussin dans le plan de l’omoplate.
– Coude : avant- bras en extension supination
– Main : placée sur un coussin, doigts écartés et tendus, on
place un coussin sur les doigts et non sur la paume !
(risque de triple retrait en flexion- le contact avec la
paume favorise le grasping reflexe et donc une flexion de
la main).

Mb Inférieur :

– Hanche : rotation externe - flexion – abduction.


– Genou : flexion avec coussin sous le genou plus ou moins
gros selon la spasticité des adducteurs. (il sera gros si
grand adducteur très spastique)
– Cheville : éversion – flexion dorsale. Coussin sous la voûte
plantaire pour éviter le retour au varus équin du pied.
➢ Décubitus latéral.

Coté hémiplégique au Zénith :

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Côté hémiplégique contre la table :

/ !\ Le décubitus latéral côté hémiplégique, favorisera la


coaptation articulaire, notamment au niveau de la gléno-
huméral.

• En DL côté hémiplégique sur table: Pour pas que la


spasticité des gastrocnémiens puisse s’exprimer, on
place le genou en fexion !

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Mb supérieur :

– Tête :
Si on place un coussin pour l’alignement on n’a pas de
répercussion sur la spasticité.
– Omoplate : Mis en sonnette externe grâce au coussin sous
le bras qui garde l’épaule en antépulsion. / Si Mb
hémiplégique contre la table, elle est plaquée contre la
table donc coaptation pas de risque de décoaptation ou de
subluxation.
– Bras : extension.
– Avant bras : supination.
– Main : ouverte , doigts écartés.

Membre inférieur :

– En posture d’inhibition fléchie.


– Hanche : flexion.
– Genou : flexion.
– Cheville : flexion dorsale avec coussin si spasticité du
soléaire MAIS cette position de DL n’est dans ce cas pas
préconisée lors d’une spasticité importante du
soléaire car le coussin a peu d’influence.

Avantages du DL :

• Membre inférieur : Utile pour travailler le quadriceps pour


une finalité fonctionnelle : le pas portant à la marche.
• Membre supérieur : On peut faire varier la flexion de la
tête si le patient est capable d’exercer un mouvement
actif volontaire. Si le patient retourne dans un schéma
spastique l’exercice est trop difficile on repart du début, on
réalise de nouveau une posture inhibitrice.

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➢ Décubitus Ventral :

Position n°1 :

Mb supérieur :

– Tête : Le patient regarde son membre hémiplégique. (Cf


réflex asymétrique.)
– Omoplate : Mis en sonnette externe et en abduction grâce
à l’extension, rotation externe du bras.
– Main : Poignet en extension, poids au niveau des doigts, et
non dans la paume !

Mb inférieur :

– Hanche : Flexion Rotation externe, abduction.


– Genou : Flexion.
– Cheville : Flexion dorsale.

Avantages du DV : Position adaptée pour une importante


spasticité au niveau du membre inférieur. Elle permet d’avoir
une action sur les rotateurs. Cependant, elle peut être
désagréable pour le patient (+ Pour les sujet jeunes).

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Position n°2 :

Position intéressante si importante spasticité au niveau des


adducteurs. On place un coussin triangulaire sous l’épine
iliaque, afin de créer une antéversion du bassin et ainsi de
favoriser la flexion de hanche.

De plus, cette position est adaptée si l’on veut travailler la


spasticité au niveau de la cheville et du genou.