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Le financement de l’économie dans un contexte de marché à Madagascar

Le financement de l’économie dans un contexte de marché à Madagascar

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Malgré les distances et les différences de structures économiques, la mondialisation a créé un marché financier qui fournit des repères universels. Les capitaux se fixent ou se déplacent en fonction d’indicateurs de rentabilité et de risque. L’accumulation de richesses a permis d’orienter sectoriellement et géographiquement des ressources importantes pour le développement économique. On observe aujourd’hui une orientation des capitaux en faveur l’investissement direct, y compris dans les pays comme Madagascar.

La transformation du système financier malgache s’est d’ailleurs effectuée avec l’entrée de capitaux extérieurs et l’adaptation des politiques monétaires et financières au contexte de convertibilité du compte courant et d’équilibre macro-financier.
L’intermédiation malgache doit être encore améliorée pour une meilleure efficacité du système financier. Il est nécessaire d’accroître les ressources du système financier en :

- Offrant des conditions qui fixent les dépôts bancaires à moyen terme ;
- Intégrant les détenteurs de ressources hors du système bancaire dans le système financier, qu’il soit bancaire, mutualiste ou financier non-bancaire.

Les emplois, c’est à dire le financement des activités, demande que les emprunteurs s’inscrivent dans un cadre institutionnel et légal qui éclaire sur leur solvabilité. Il est nécessaire de parvenir à la réduction de l’absorption par l’Etat des ressources financières. L’encadrement institutionnel et légal des filières de production leur permettrait de fournir au système financier des emplois. Ceux-ci sont nécessaires au système financier qui recevra en retour les dépôts qui assurent son fonctionnement et son développement.
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Programme PNUD MAG/97/007 - DAP1
Malgré les distances et les différences de structures économiques, la mondialisation a créé un marché financier qui fournit des repères universels. Les capitaux se fixent ou se déplacent en fonction d’indicateurs de rentabilité et de risque. L’accumulation de richesses a permis d’orienter sectoriellement et géographiquement des ressources importantes pour le développement économique. On observe aujourd’hui une orientation des capitaux en faveur l’investissement direct, y compris dans les pays comme Madagascar.

La transformation du système financier malgache s’est d’ailleurs effectuée avec l’entrée de capitaux extérieurs et l’adaptation des politiques monétaires et financières au contexte de convertibilité du compte courant et d’équilibre macro-financier.
L’intermédiation malgache doit être encore améliorée pour une meilleure efficacité du système financier. Il est nécessaire d’accroître les ressources du système financier en :

- Offrant des conditions qui fixent les dépôts bancaires à moyen terme ;
- Intégrant les détenteurs de ressources hors du système bancaire dans le système financier, qu’il soit bancaire, mutualiste ou financier non-bancaire.

Les emplois, c’est à dire le financement des activités, demande que les emprunteurs s’inscrivent dans un cadre institutionnel et légal qui éclaire sur leur solvabilité. Il est nécessaire de parvenir à la réduction de l’absorption par l’Etat des ressources financières. L’encadrement institutionnel et légal des filières de production leur permettrait de fournir au système financier des emplois. Ceux-ci sont nécessaires au système financier qui recevra en retour les dépôts qui assurent son fonctionnement et son développement.
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Programme PNUD MAG/97/007 - DAP1

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GOUVERNANCE ET POLITIQUES PUBLIQUES POUR UN DEVELOPPEMENT HUMAIN DURABLE PROGRAMME PNUD MAG/97/007 – DAP1

LE FINANCEMENT DE L’ECONOMIE
DANS UN CONTEXTE DE MARCHE A

MADAGASCAR

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Le financement de l’économie dans un contexte de marché à Madagascar
Synthèse Malgré les distances et les différences de structures économiques, la mondialisation a créé un marché financier qui fournit des repères universels. Les capitaux se fixent ou se déplacent en fonction d’indicateurs de rentabilité et de risque. L’accumulation de richesses a permis d’orienter sectoriellement et géographiquement des ressources importantes pour le développement économique. On observe aujourd’hui une orientation des capitaux en faveur l’investissement direct, y compris dans les pays comme Madagascar. La transformation du système financier malgache s’est d’ailleurs effectuée avec

l’entrée de capitaux extérieurs et l’adaptation des politiques monétaires et financières au contexte de convertibilité du compte courant et d’équilibre macrofinancier. L’intermédiation malgache doit être encore améliorée pour une meilleure efficacité du système financier. Il est nécessaire d’accroître les ressources du système financier en : Offrant des conditions qui fixent les dépôts bancaires à moyen terme ; Intégrant les détenteurs de ressources hors du système bancaire dans le système financier, qu’il soit bancaire, mutualiste ou financier non-bancaire. Les emplois, c’est à dire le financement des activités, demande que les emprunteurs s’inscrivent dans un cadre institutionnel et légal qui éclaire sur leur solvabilité. Il est nécessaire de parvenir à la réduction de l’absorption par l’Etat des ressources financières. L’encadrement institutionnel et légal des filières de production leur permettrait de fournir au système financier des emplois. Ceux-ci sont nécessaires au système financier qui recevra en retour les dépôts qui assurent son fonctionnement et son développement.

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I. Le contexte mondial et l’évolution du secteur financier malgache
Aspects de la globalisation financière 1. Dans le domaine financier, la globalisation est marquée par : Le mouvement croissant des capitaux vers les zones à haute rentabilité de l’économie réelle et à risque limité ; La baisse des taux d’intérêt court et long dans les pays développés ; La maîtrise de l’inflation dans ces mêmes pays.

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Les zones économiques prospères sont en fin de siècle un pôle financier attirant pour les capitaux et les facteurs de production. Il y a donc une compétition forte de ce pôle où coïncide potentialités économiques et flux financiers avec les pays comme Madagascar. 2. Les politiques monétaires et financières à Madagascar ont tenu compte depuis les années 1990 des principes de l’architecture financière mondiale qui s’est mise en place à cette période : Des cours de change flexibles ; La liberté du compte courant ; La libéralisation des services financiers, c’est à dire l’ouverture du marché financier au privé et à l’extérieur; Des ratios prudentiels qui permettent d’éviter des crises bancaires.

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3. La différence principale entre les secteurs financiers développés et celui de Madagascar réside dans le degré d’intermédiation. L’intermédiation est la mise en correspondance des ressources du système financier et ses emplois. Cette relation a pour but de limiter la part de la monnaie fiduciaire (celle qui est en dehors du système bancaire) et de favoriser la mobilisation de l’épargne intérieure dans les circuits de financement. Celle-ci assure la disponibilité de ressources pour la capitalisation boursière des entreprises et leur investissement dans l’économie réelle.

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Contraintes malgaches 4. La tendance actuelle de la structure monétaire dans les pays riches montre un désendettement de l’Etat qui favorise un transfert des ressources pour le secteur privé, ce qui nourrit le développement de l’économie. Madagascar souffre par contre de contraintes budgétaires qui demandent un financement de l’Etat par le système financier. 5. Le secteur financier malgache est aussi le reflet de l’économie réelle. Les imperfections du marché réel, avec une large partie de la population tenue en dehors l’économie monétaire, entraînent un faible intégration des agents économiques au secteur financier. Le monde rural est plus proche, pour certains ménages, de la survie que des échanges monétaires qui sont la base du développement du secteur financier. Dans le monde des entreprises modernes, on observe une concentration du capital et un faible extension des normes de publicité des comptes qui est la base de l’accès au crédit. 6. Avec 70% de la population en dessous du seuil de pauvreté1, les formes classiques de l’intermédiation financière (le réseau bancaire principalement) ne peuvent suffire à mobiliser l’épargne et à répondre à la demande de crédit. Pourtant, il apparaît que les pauvres participent à la croissance quand ils s’intègrent au circuit financier. Le secteur financier est aussi devenu une composante des programmes de réduction de la pauvreté, à travers le soutien aux « banques des pauvres », aux mutuelles, à la finance informelle. Restructuration du secteur financier 6. Madagascar s'est engagé depuis le début des années 1990 dans un programme de redressement économique, qui s’est traduit par la libéralisation des politiques monétaires, l’ouverture aux capitaux privés et étrangers dans les secteurs industriels et agricoles et la restructuration du secteur financier. La réduction des déficits du budget et la stabilisation du déficit du solde du compte courant sont les principaux résultats de ces mesures. L’appui de l’aide internationale a été déterminant dans ce redressement des grands équilibres financiers. 7. Le secteur financier, qui avait souffert de la baisse de l'épargne intérieure bancarisée, de la montée des actifs compromis des banques et d'une allocation dirigiste des crédits,
1 Source

Banque Mondiale 1999 4

s’est adapté à la mutation de la politique monétaire. Il se retrouve globalement assaini et avec des ressources supérieures à ses remplois. 8. L'assainissement du secteur financier a été conduit dans le cadre plus général d'une réforme de la politique monétaire. L'élévation des taux d'intérêt décidée alors pour la protection de la monnaie, vise aussi à attirer les dépôts bancaires et à les fixer à terme. La libéralisation des taux débiteurs permet d’accroître la rentabilité des prêts consentis par les banques. La réforme de la politique monétaire 9. Pour contenir l’inflation monétaire et d’assurer l’équilibre du secteur bancaire, la politique monétaire a été réformée. a) A partir de 1990, le refinancement a été confié au marché interbancaire et à différentes modalités de recours à la Banque Centrale (BCM) : Adjudications périodiques de ressources Banque Centrale par Appels d’Offres Positifs sous forme de bons du trésor ou de titres de créances négociables ; Adjudications périodiques de la possibilité de faire des dépôts rémunérés à la Banque Centrale ( Appels d’Offres Négatifs) ; Entre les adjudications, possibilité de mise en pension à des taux d’intérêt plus lourds (le taux de pension destiné aux banques pour leur besoin de trésorerie à court terme) ; Le taux directeur affiché par la Banque Centrale est le taux maximum auquel elle attribuera des adjudications, encourageant les banques à se rapprocher le plus possible de ce taux dans leurs offres. b) La politique des taux d’intérêt mise en place au début des années 1990 visait les objectifs suivants : Mobilisation de l’épargne intérieure ; Régulation monétaire par le taux d’intérêt qui varie en fonction de l’évolution du taux directeur ;

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Suppression du cadre des taux créditeurs bancaires et déplafonnement des conditions débitrices. Les banques orientent cependant leurs taux débiteurs sur la base du taux directeur qui est le repère du coût de leurs liquidités. c) Les réserves obligatoires sont destinées à contrôler la liquidité des banques et permettent à la BCM et au Trésor de bénéficier de ressources gratuites. Les taux de réserve ont été fixés en 1999 à 23% sur les dépôts à vue et à 5% sur les dépôts à terme. La politique de change et le système financier 10. La pression sur le cours de change du FMG, en 1992 et 1993, et le déficit du solde courant ont entraîné des difficultés de transfert des banques vis à vis de leurs créanciers extérieurs et donc des arriérés. La BCM a modifié la fixation du cours de change en privilégiant l'équilibre du compte courant et l'accumulation des réserves. Cette stratégie a enrayé la dépréciation du FMG sur le marché parallèle mais implique un glissement de la monnaie, par rapport au panier des monnaies des partenaires de Madagascar. Cette politique de change flottant s'est accompagnée : De la mise en place d’un marché interbancaire des devises ; De l’intervention partielle sur ce marché par la banque centrale ; Et d'une plus grande liberté de conserver leurs devises par les exportateurs.

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Le secteur financier et la croissance 11. La réforme de la politique monétaire et du système bancaire a des limites vis à vis de l’économie réelle. Les nouvelles orientations de la politique monétaire ont rapproché le taux de refinancement et les taux du marché, qui eux-mêmes dépendent de la défense de la monnaie (limitation de l’inflation et de la fuite des capitaux). Cela induit une pression à la hausse des taux pour les emprunteurs tant que le cours de change n’est pas stabilisé. 12. Il faut noter aussi que la part des concours de la banque centrale à l'économie se réduit quand ses financements du Trésor augmentent. C’est le cas, en raison du déficit des finances publiques répété qui indique aussi l’absence d’épargne budgétaire à Madagascar. 13. La forte proportion des crédits à court terme (75 à 80%), dans la distribution totale de crédit ne permet pas une stabilisation des flux d’importation qu’ils alimentent, ni un

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véritable accroissement de qu’incomplètement rempli.

l'investissement dans certains secteurs. L’objectif de

mobilisation de l’épargne intérieure de la réforme du système financier n’est Le contexte macro-financier d’inflation et de flottement du cours de change n’incite pas à prendre des engagements à longue maturité. Le contexte économique et social avec la faiblesse du revenu monétaire ne suscite pas non plus de capacités de bancarisation de l’épargne. 14. On assiste donc à la concentration de la distribution du crédit dans certaines branches de l'économie (le commerce). Le maintien d’un niveau élevé de circulation fiduciaire (40% de la masse monétaire) traduit le maintien d’un secteur informel de l’économie et de la finance. Un infléchissement par le marché, de la ventilation du crédit entre les branches d’activités et les agents économiques, serait sans doute un des facteurs déterminants d'une croissance de l'activité économique comme de l'élargissement de l'assise du secteur financier.

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II. L’évolution des agrégats monétaires
15. Les agrégats monétaires permettent de faire le lien entre la dimension macroéconomique de la monnaie et le fonctionnement du système financier. Le premier d’entre eux est la masse monétaire. Sa croissance est une bonne chose pour le secteur financier car elle permet de disposer davantage de ressources sous forme de dépôts. Cependant, la croissance du secteur réel de l’économie doit se rapprocher de celle de la croissance de la masse monétaire, pour éviter un écart trop fort entre l’offre de biens et les disponibilités monétaires : dans ce cas des tensions inflationnistes apparaissent. 16. A Madagascar, le niveau de la masse monétaire par rapport au PIB nominal est de 20% en 1999 ce qui indique : une faible monétarisation de l’économie ; et un large usage de la monnaie fiduciaire, c’est à dire les billets de banque et la monnaie métallique en dehors du système financier. 17. L’efficacité d’un système financier se mesure également à la part de crédit qu’il distribue à l’économie par rapport à celle qu’il accorde à l’Etat. Plus la part consacrée à l’économie est importante, plus celle-ci doit pouvoir financer ses activités. 18. Le système financier indique la stabilité de ses ressources à travers : La part de ses dépôts qu’il peut conserver pendant un certain temps (les dépôts à terme DAT) ; Par rapport aux dépôts à vue (DAV) qui peuvent quitter les banques rapidement.

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C’est pourquoi, on a mis en rapport ces agrégats à travers des ratios pour mieux apprécier la situation du système financier malgache, dans la partie qui suit. Deux ratios éclairants… 19. L’évolution des crédits et des dépôts est liée, selon le principe que les crédits font les dépôts. Les financements accordés à l’économie (ménages et entreprises) reviennent dans les banques sous forme de dépôts.

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20. Le premier ratio présenté dans le graphique ci-dessous établit le rapport du crédit net à l’économie sur le crédit à l’Etat. Quand il s’élève (en 1990, 1991, 1997), cela traduit la progression de la part du crédit consacrée à l’économie. En sens inverse, c’était le cas en 1999, quand les créances sur l’Etat augmentent de 94% entre juin 1998 et juin 1999, la part des crédits à l’économie va croître faiblement (+ 4%). Les créances sur l’Etat forment de la monnaie de base (ou Banque Centrale) qui multiplie la masse monétaire avec des risques inflationnistes2. 21. Le second ratio est celui qui met en rapport les dépôts à vue et les dépôts à terme. La part en augmentation des dépôts à vue par rapport aux dépôts à terme (plus facilement transformables en crédit à moyen terme) indique l’instabilité des ressources du système financier. Les agents économiques peuvent retirer leurs dépôts à vue à tout moment et les utiliser davantage dans la consommation que dans l’investissement. Cela correspond aussi à une plus grande liquidité du système financier susceptible de favoriser l’inflation. La structure du crédit 22. On peut constater, à partir du graphique ci-après, que la part de l’Etat dans le crédit net a augmenté en 1992/1993 et en 1998/1999. L’évolution inverse du crédit net, en 1990 et 1996, est corrélée avec une plus grande part des dépôts à terme (voir graphique ciaprès) qui sont sensés favoriser des crédits longs. Il semble donc que lorsque les crédits net à l’économie augmentent, il s’ensuit une progression des dépôts à terme.

2 Madio, Bilan macroéconomique 1999 et perspectives de l’économie malgache 2000-2001

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Graphique 1
Evolution de la structure du crédit net et des dépôts

350% 300% 250% 200% 150% 100% 50% 0% 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000

Ratio crédit net à l'économie/crédit net à l'Etat Ratio dépôts à vue/dépôts à terme

Source : FMI 1999 et 2000 Leçons à en tirer… 23. Comment s’expliquent ces phénomènes ? La Banque Centrale, principalement par l’accroissement des crédits à l’Etat a produit de la monnaie de base. Elle contribue ainsi à un effet multiplicateur sur les dépôts bancaires à vue et la monnaie qui se trouve dans les mains du public. La remontée prévue en 2000 du ratio crédits à l’économie/crédits à l’Etat devrait se traduire par une stabilisation de la part relative des dépôts à vue. On observe aussi une tendance générale à la progression des dépôts à vue par rapport aux dépôts à terme qu’indique le graphique. Le système financier malgache révèle l’importance structurelle des dépôts à vue qui freinent la transformation en crédits à moyen terme. Le crédit net à l’Etat et l’effet d’éviction La Banque Centrale, si elle ne refinance que marginalement le secteur bancaire, accorde par contre des facilités et des crédits à l’Etat qui alourdissent le poids du crédit net à

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l’Etat. Les situations monétaires actuelles des pays en croissance sont différentes de celle observée à Madagascar. Elles sont caractérisées : Par la diminution de l’absorption de crédit par les Etats ; Et leur financement par le marché plus que par la Banque Centrale.

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24. l’Etat à Madagascar a des difficultés à réduire son déficit budgétaire car la progression des recettes fiscales est insuffisante. Il revient donc au système financier (BCM et banques primaires), de consacrer une part importante de ses ressources au financement du Trésor. C’est ce que l’on nomme l’effet d’éviction, c’est à dire un détournement des ressources qui auraient pu bénéficier à l’économie. La moitié des créances de la BCM sur l’Etat sont en devises. Toute défaillance de l’Etat, pour les remboursements en devises à la BCM, pourrait compromettre les paiements extérieurs. Graphique 2
Evolution du crédit net à l'Etat

1800,0

1600,0

1400,0

1200,0

1000,0 Cr édit net à l'Et at 800,0

600,0

400,0

200,0

0,0 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000

Source : FMI 1999 et 2000 L’évolution des taux 25. La décrue des taux de base de la BCM et des taux débiteurs bancaires, engagée nettement de 1997 à la mi-1999, va à l’encontre d’une incitation aux emplois à moyen et long terme. Cette évolution a permis l’abaissement du coût des ressources empruntées par l’Etat. Mais pour le système financier, en raison de l’inflation, les taux d’intérêt créditeur

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réel ne rémunèrent plus au-dessus de l’inflation tandis que les taux d’intérêt débiteur réels ne sont plus dissuasifs pour emprunter à court terme. 26. Mais en fonction des paramètres macro-financiers comme l’inflation ou la demande de devises, la BCM peut être amenée à réagir à la hausse. Ainsi les contraintes de la politique monétaire au début de l’année 2000 se sont manifestées par une nouvelle hausse du taux directeur et des taux de base bancaire. Il faut noter de fortes variations des taux directeurs de 1997 à 1999. Ces variations sont de forte amplitude par rapport aux évolutions de 0,25 ou 0.50% de la Banque Centrale Européenne ou de la Federal Reserve américaine. La structure des dépôts 27.Les dépôts à terme augmentent plus vite que les dépôts à vue ces dernières années. C’est la progression des dépôts en devises dans la quasi-monnaie qui justifie leur croissance relative. Ils représentent la moitié des dépôts à terme en 1999 avec plus de 600 milliards de FMG. Cependant, ces dépôts à terme ont en fait de très courtes maturités et ne peuvent asseoir une transformation en crédit moyen terme, ni même un élargissement des prêts à court terme en raison des réserves obligatoires. Les besoins financiers de l’Etat incitent aussi les banques à utiliser les bons du Trésor comme placement.

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Graphique 3

Evolution des dépôts
2500,0

2000,0

Dépôts à vue
1500,0

1000,0

Dépôts à terme
500,0

Dépôts en devises

0,0 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000

Source : FMI 1999 et 2000 La monnaie hors banque Une bonne partie de l’économie est maintenant3 financée par la circulation fiduciaire, la monnaie hors banque qui représente 40% de M 2. Les taux d’intérêt de ce circuit hors banque sont plus élevés que dans le secteur bancaire et souvent sur une base mensuelle. La fraude fiscale et douanière qui dissimule des résultats, incite nombre d’opérateurs à ne pas placer dans le domaine bancaire leurs avoirs. Ils valorisent leurs ressources par des prêts hors banques ou l’achat de devises, ce qui pourrait accentuer les pressions sur le cours de change. 28. Il semble ainsi qu’il y a trois sous-secteurs financiers : L’un en dehors du secteur bancaire ;

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« L’accroissement considérable de la contre-valeur en FMG des avoirs extérieurs du système bancaire et, dans un second temps la reprise des créances nettes du système bancaire sur l’Etat depuis septembre 1997 favorisent l’ampleur de la croissance de la monnaie» Les résultats de la politique monétaire depuis 1996 et perspectives d’amélioration de cette politique en l’an 2000, BCM, octobre 1999 13

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Le secteur bancaire qui a largement prêté à l’Etat et à l’économie surtout, au point d’avoir transformé en crédit à la fin de 1999, plus des 8/10 de ses ressources, hors devises et obligations à court terme ; Le secteur Banque Centrale qui finance principalement l’Etat. III. Les politiques financières

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Contenu de la politique financière 29. La politique financière, (principalement, le réescompte, les taux d’intérêt débiteur et créditeur, instruments de dépôt et de crédit, cadre réglementaire de l’activité financière), doit orienter la constitution des ressources et les emplois du secteur financier bancaire et non bancaire. Elle reste déterminée à Madagascar par deux facteurs : Le financement du budget ; Le contrôle de la création monétaire.

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Les instruments 30. La politique financière dispose d’instruments comme les réserves obligatoires, les ratios prudentiels, le marché interbancaire des devises etc. 31. Les réserves obligatoires sans rémunération affectent la liquidité des banques, en particulier pendant le financement des campagnes agricoles. Il semble qu’un ratio de liquidité des banques primaires serait une mesure moins stérilisante de gestion de leurs ressources que les réserves obligatoires. Celles-ci ont certes l’avantage de constituer pour le secteur public financier une ressource peu chère tandis que les banques, en défaut de liquidité, doivent se refinancer à des conditions très chères (mise en pension des bons du Trésor plus des pénalités). 32. Les ratios prudentiels exigent des banques qu’elles réduisent leurs engagements sur un seul client, de 35% à 30% de leurs fonds propres, au début de 2001. Vu le peu de signatures de qualité chez les emprunteurs et en même temps des fonds propres qui ne sont pas extensibles aisément, cette obligation peut être une contrainte au crédit, surtout à moyen terme.

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33. Le marché interbancaire des devises fonctionne avec une participation réduite de la BCM et souvent voit les banques opérer offres et demandes simultanément, ce qui ne facilite pas les transactions en devises. Cadre légal et réglementaire de l’activité bancaire 34. L’exercice du crédit à l’économie reste limité à Madagascar par l’insuffisance des garanties et de leur mise en œuvre. Les titres fonciers, les hypothèques et les nantissements sont affectés par des décisions de justice qui peuvent être longues ou dans l’intérêt du débiteur. Il est impossible à des étrangers de se porter adjudicataire des propriétés foncières et immobilières des clients défaillants. Les magasins généraux pour exercer la tierce détention sont insuffisants pour garantir les warrants ou les sûretés sur stock. Il n’y a donc pas de possibilité pour les banques de s’assurer que leurs sûretés réelles (les garanties sur les biens) ne sont pas distraites par le débiteur. La tierce détention assure que les biens du débiteur fournis en garantie sont gardés par un tiers de confiance. 35. Il y a peu de bilans d’une qualité de transparence satisfaisante pour que la banque puisse pendre un engagement. Seules les sociétés anonymes sont astreintes à présenter des comptes audités. Une large partie du tissu des entreprises malgaches ne peut offrir une lisibilité et une vérité des comptes qui puissent autoriser un crédit. La mise en place en cours d’une centrale des bilans par la BCM et d’une centrale des risques va améliorer cette situation. Encore faut-il que les entreprises s’astreignent à produire des bilans certifiés. 36. Les instruments de paiement, comme les chèques ont bénéficié d’un retour à la confiance, en raison des sanctions appliquées contre les émetteurs de chèques sans provision et de la diffusion des listes de défaillances dans les commerces. Le développement de la micro-finance 37. La mise en place de réseaux mutualistes avec le concours des bailleurs de fonds et une réglementation de l’agrément de ces institutions financières non-bancaires par les autorités de tutelle est un élément favorable : De l’accès de nouveaux clients à l’intermédiation bancaire ;

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De la mise en place de garanties mutualistes qui peuvent servir d’alternatives aux autres sûretés encore peu sécurisées ; Du développement du micro-crédit ; Du financement de besoins à moyen et long terme.

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38. On distingue le réseau mutualiste et les structures non mutualistes. Le mouvement mutualiste concerne 75000 membres et comprend la CECAM, l’OTIV, AECA, TIAVO et ADEFI. Il comprend 300 associations d’épargne et de crédit et a collecté 9 milliards de FMG d’épargne environ, pour un encours total de crédit de 25 milliards environ. Elles bénéficient du refinancement des bailleurs de fonds et de leur assistance technique. Les institutions financières non-bancaires et non-mutualistes ont un encours de crédit de 7,5 milliards de francs pour 1100 crédits. 39. En raison du contexte malgache de pauvreté et de faible intermédiation financière, le développement de la micro-finance est un élément essentiel des stratégies des années à venir. Les faibles montants mobilisés par le secteur mutualiste et donc la part encore importante de leurs financements externes dans les crédits consentis doivent interpeller les responsables gouvernementaux et les bailleurs de fonds, comme la société civile. L’encadré ci-après offre les problématiques qui se dégagent des expériences passées et dans d’autres pays. On pourra y voir le glissement des années 1980, où la micro-entreprise était au cœur des politiques de développement, vers le micro-crédit avec épargne préalable.

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Encadré 1 : Micro-entreprise et Micro-finance Au milieu des années 1980, les projets d’appui au secteur privé sont conçus de manière volontariste : ils reposent sur une logique de l’offre. L’analyse est la suivante : les entrepreneurs existants ou potentiels manquent d’appui pour créer, se développer, passer de l’informel au formel. Des contraintes économiques (absence d’accès au crédit, manque de conseils et de formation) et sociologiques (inexistence ou absence d’organisations professionnelles efficaces et représentatives) empêchent l’expression d’un potentiel important. Levons donc les contraintes et les résultats suivront. Le contenu précis des projets diffère parfois, mais dans l’ensemble, ils reposent sur l’offre gratuite d’une série de services (conseil, formation, analyse de dossiers, appui technique, information, appui aux organisations professionnelles, préparation d’un environnement plus favorable, etc.). Parfois, en fonction des bailleurs, l’intervention va jusqu’à offrir un produit clé en mains aux entrepreneurs potentiels (idée de projet, équipements, étude de marché et accompagnement). Le financement, perçu comme un besoin important des entreprises, est lui aussi pris en compte : les institutions financières formelles existantes ne finançant pas assez les petites entreprises, la responsabilité des bailleurs est de les inciter à le faire en levant une partie des contraintes pesant sur elles. L’analyse débouche sur une offre de lignes de crédit à taux bonifiés, de fonds de garantie pour prendre en charge tout ou partie des risques, ainsi que de fonds d’études ou capital-risque. Les critiques de ces approches ne manquent pas et sont en grande partie fondée : la faible utilisation des lignes de crédits, les médiocres taux de remboursement et la consommation rapide des fonds de garantie mis en œuvre. Ce qu’on pourrait nommer une seconde génération de crédit se dégage dans les années 1990 avec une orientation vers les activités de base et le privilège donné à l’épargne-crédit pour ce qui est du volet financier. L’attention à des services d’information et à l’amélioration de l’environnement institutionnel pour les entreprises les plus modernes voisinent avec une orientation nette en faveur de la petite entreprise.

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L’émergence de la micro finance renforce une concentration des offres de services en faveur des micro-entreprises. Mais les recettes de la micro-finance ne sont pas transférables telles quelles en matière de petite entreprise. Il est nécessaire de prendre en compte pour les opérations de micro-crédit les environnements macro-économiques et une stratégie de régulation et d’organisation du secteur financier, qui intègre la micro-finance. Au sein du secteur financier, il est souhaitable de parvenir à l’articulation de la finance décentralisée avec les banques commerciales et d’affronter la problématique de son refinancement à des coûts supportables. Dans ce registre il faut distinguer trois niveaux importants : - Le niveau des politiques ; - Le niveau de la coordination ; - Le niveau de la mise en œuvre. Le besoin de services d’appui non financiers aux petites entreprises reste indispensable. Toutes les expériences ont conclu aujourd’hui à la nécessité d’une préparation de la pérennité des services offerts qu’ils soient financiers ou non financiers. Cela est indispensable pour répondre à une série de besoins que l’on peut identifier rapidement : - Le besoin d’une stratégie de micro-financement inscrite dans un cadre réglementaire et légal que les Banques Centrales ont du mal à élaborer de façon adéquate ; - Le besoin de relier les niveaux d’interventions (géographique, sectoriel, associatif etc.) ; Le besoin d’accompagnement non financier du développement des activités économiques ; - Le besoin de perfectionner les agents du micro-crédit ; - Le besoin de penser et de mettre en œuvre la pérennité des groupes associatifs, des services financiers et non financiers. Ces options qui sont difficilement critiquables, doivent s’accompagner de critères rigoureux dans leur application. Il faut en effet refuser une politique de crédit laxiste et accompagner en même temps l’engagement de la finance formelle dans des prêts à durée plus longue. Vis à vis des banques, il faut aussi ne pas rééditer les dotations en ressources et les garanties totales mais les inciter à prendre un risque mesuré et couvert.

18

IV. Développement des ressources et des emplois
La situation de l’économie réelle et le secteur financier 40. L'industrie malgache a souffert, année après année, des déficiences de productivité, des charges et taxations, et de la concurrence du secteur informel. La libéralisation et la formation d’un système d'accompagnement du redressement industriel (zone franche) ont permis, avec la dévaluation du FMG, la valorisation de certaines activités. Il existe aujourd’hui un environnement largement amélioré pour l’entreprise, dans les textes. Le fonctionnement de la justice, le plein exercice du recouvrement et les formalités administratives d’investissement et de fonctionnement font encore l’objet d’améliorations. L’articulation des ressources bancaires à un financement en fonds

propres, sous la forme de capital risque et de capital développement, est présente à Madagascar. Le crédit-bail se développe. Le renforcement des capacités de scoring et d'analyse de projets des banques devrait encore appuyer le déplacement vers des secteurs d'activité nouveaux et le financement du moyen terme. 41. Dans le secteur primaire, le coût des intrants agricoles et le faible rémunération du prix aux producteurs entraînent des évolutions erratiques des cultures de rente. Pour les cultures vivrières les productions stagnent, et Madagascar reste importateur de riz et de blé dans des grandes quantités. L'élevage a connu une amélioration, mais la pêche souffre d'une inquiétante stagnation en volume alors qu’elle était devenue un des moteurs de l’exportation. La campagne agricole 1998-1999 a été très décevante avec un recul considérable des rendements, du à des cataclysmes, mais aussi à un sous-équipement et à une sous-utilisation des semences et des intrants. Le potentiel de croissance du financement 42. La croissance économique malgache dans les années 2000-2001 devrait permettre une progression du PIB de 5% tandis que le solde extérieur se réduirait à 2% du PIB4. La devrait se situer selon le FMI et les autorités croissance de la monnaie et du crédit

malgaches à un taux de 10% par an dans cette phase. Les investissements privés en volume

4 Madio,

Bilan macroéconomique 1999 et perspectives de l’économie malgache pour 2000-

2001 19

pourraient augmenter de 10% en 2000 et 15% en 20015. A l’horizon 2008, le taux d’investissement brut devrait représenter 18,1% du PIB dont la moitié est assurée par le secteur privé6. Cet objectif demande que l’épargne intérieure brute passe de 4,3% en 1999 à 14,8% en 2008. C’est une évolution considérable qui est possible : Par l’accroissement de l’épargne intérieure brute du secteur public de 4,3% du PIB en 1999 à 7,5% du PIB en 2008 ; Par un complément de ressources extérieures de 3,3% du PIB en 2008 pour assurer l’investissement ; Par une progression de l’investissement privé qui passerait de 6,5 % du PIB à 9% du PIB. 43. La croissance économique malgache repose sur une nette augmentation de l’investissement lié à une plus grande épargne publique, donc des ressources supplémentaires pour le privé en raison de la baisse proportionnelle de la part de l’Etat dans l’investissement. L’accroissement de l’investissement privé trouve ses ressorts dans les financements extérieurs et la réduction de la part du drainage des ressources privées vers l’investissement public. L’effet d’éviction devrait s’amoindrir pour permettre que les ressources financières soient mobilisées dans l’investissement privé. 44. Cette évolution demande aussi que l’offre de crédit transforme l’épargne intérieure et l’affecte aux secteurs qui peuvent la valoriser, à travers le secteur financier. L’offre de monnaie doit pouvoir suivre cette croissance du PIB avec une structure des ressources et des emplois orientée vers l’investissement. Les parties suivantes explorent les perspectives de la demande dans ce sens et les modalités d’offre de ressources qui peuvent la satisfaire. La demande de financement 45. Le développement à court terme de l’économie repose sur la pêche, un parc hôtelier touristique qui doit encore se moderniser, l’extension de la production de la zone franche, l’accroissement de la production agricole qui a un potentiel de diversification et alimente l’industrie de transformation.

-

5 Madio,

Bilan macroéconomique 1999 et perspectives de l’économie malgache pour 2000-

2001

20

46. Le secteur minier devrait entraîner une forte demande de financement s’il était davantage intégré dans le circuit bancaire. L’objectif dans ce secteur est d’augmenter les exportations de 20 millions US $ en 1999 à 500 millions US $ en 2010. Le secteur minier nécessiterait des financements importants qui devraient passer de 10 millions US $ à 80 millions US $. Ces investissements peuvent en partie, avec une capacité technique des institutions financières locales en matière de « project financing », être mobilisés régionalement (Maurice, Afrique du Sud). Il faut peut-être noter que les sociétés minières ne souhaitent pas toujours drainer des ressources bancaires en raison des contraintes de publication des comptes. Un projet de loi sur les grands investissements devant prochainement (2001) être présenté à l’assemblé devrait compléter le code minier adopté en 2000 et le bureau du cadastre minier ouvert en 2000. L’amélioration du cadre institutionnel est un élément de la progression de l’investissement minier et de sa liaison avec le secteur bancaire national et régional. Il est nécessaire de raisonner dans un contexte financier élargi en raison des montants nécessaires et de la division des risques pour les banques. 47. Le secteur des industries agro-alimentaires et des PME a des avantages comparatifs. Cependant les activités les plus importantes et le gros commerce d’importation (riz, biens de consommation, pétrole) drainent pour l’instant les ressources des banques de la place. Le financement des crédits moyen et long terme des PME présente des risques pour les banques commerciales. La formule de lignes de refinancement dont elles seraient les gérantes en fonction de leur expertise du risque malgache et qui seraient évaluées par le refinanceur, à posteriori, leur paraît souhaitable. 48. C’est sans doute aussi à travers la création de nouvelles unités de transformation agroindustrielle davantage tournées vers l’exportation (des jus de fruits aux produits biologiques) ou le passage de l’artisanat à un stade manufacturier respectant des standards de qualité et de continuité, que se trouve une demande de financement solvable. L’identification des risques, la définition de la taille et des modalités des prêts, les canaux d’intermédiation doivent encore être affinés. La création d’instituts privés spécialisés de développement pour l’agro-alimentaire et l’artisanat modernisé serait peut être un élément de la plus grande lisibilité de ces potentialités.

6 Banque

Centrale de Madagascar et FMI, hypothèses 1999 21

49. L’immobilier7 qui absorbe des ressources du secteur informel, pourrait ouvrir des emplois pour le secteur financier moderne. L’extension des constructions par des sociétés immobilières avec une taille suffisante et la viabilisation de zones à construire par les bailleurs de fonds offrent des occasions pour des crédits à moyen long terme qui peuvent être adossés à des transactions sur les hypothèques. L’association des ressources du secteur informel dans des projets immobiliers serait aussi un élément bancarisation. Les opportunités de la privatisation 50. La privatisation à Madagascar concerne plusieurs entités importantes8. Les télécommunications, l’énergie électrique. L’utilisation du BOT (Building Operating Transfer) où le repreneur construit des installations (centrales etc.) est un apport de ressources extérieures et aussi l’occasion pour les banques de faire des crédits sûrs. Sur toutes ces opérations, les banques malgache peuvent être un acteur pour le financement à moyen long terme de projets ou le portage d’actions. 51. Elles peuvent intervenir pour placer des emprunts destinés à financer les achats de leur

d’actions9 et les équipements au profit de clients privés ayant de bonne signature. Ce marché suppose cependant un choix de positionnement entre le métier d’« inversement bank » ou de « commercial bank ». La qualité des services offerts et leurs prix semblent déterminants dans « l’industrie de la privatisation ». L’offre de ressources 52. Au début du nouveau siècle, le système financier malgache se caractérise par : La modicité de véritables ressources à moyen et long terme (exposée dans la partie consacrée aux agrégats monétaires) ; L’absence d’un réescompte auprès la BCM pour des crédits à moyen et long terme (remplacé par des AOP qui portent sur du papier à court terme);

Les autorisations à bâtir par le privé à Tananarive ont sont passées de 4000 m2 au premier trimestre 1998 à 10000 m2 au premier trimestre 1999 » Madio, Bilan macroéconomique 1999 et perspectives de l’économie malgache pour 2000-2001 8 Air Mad, Telma, Jirama, Sirama, Hasyma 9 Le Gouvernement a prévu un Fonds de portage des actions des privatisables pour que les entreprises et les ménages puissent disposer d’un volet national de titres à racheter. Ce fonds de dispose pas de ressources suffisantes pour remplir sa mission. 22

-

La concurrence entre le secteur bancaire et non-bancaire pour accéder aux bons du Trésor (souvent à court terme de surcroît) – (le secteur non-bancaire a le droit de souscrire directement des bons du trésor, ce qui n’est pas le cas dans de nombreux pays où les banques rétrocèdent les bons du trésor à leurs clients) ; La faible gamme de produits bancaires alternatifs à la rémunération par taux d’intérêt (faible part de placement de titres de créances ou d’opérations rémunérées par commissions); La taxation des crédits et des revenus de placements et des dividendes (qui encourage la domiciliation des holdings financiers à Maurice qui offrent des avantages fiscaux) ; La faiblesse des ressources stables privées en devises (exposée dans la partie consacrée aux agrégats monétaires) ; Des coûts de crédit élevés par rapport au marché des pays développés (le taux directeur est de 15% à Madagascar contre un taux du papier 3 mois des bons du trésor français de 4%) ; Une inflation qui incite à expatrier les capitaux (l’inflation européenne ne dépasse pas 4% et l’inflation américaine ne dépasse pas 5%)

-

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53. L’extension de l’offre de ressources longues du secteur financier pourrait passer par le placement d'emprunts à long terme par les établissements financiers solvables : * soit sous forme de placements d’emprunts auprès de petits groupes d'individus fortunés bénéficiant de la garantie de la banque qui gère l'émission avec l’anonymat de bons de caisse ; * soit sous forme de souscription publique avec un mécanisme d'allégement fiscal qui bénéficie aux détenteurs de titres longs alors que la fiscalité est actuellement indifférente aux maturités. 54. Pour améliorer l’intermédiation, les banques commerciales pourraient aussi souscrire à des obligations (ressources longues) garanties avec une rémunération supérieure au marché monétaire. Le secteur des assurances dispose d’actifs qu’il pourrait placer dans ce type d’obligations bénéficiant d’une garantie. Les assurances et le régime de sécurité sociale contrôle environ le quart des ressources du système financier du pays. Les investissements se font traditionnellement en bons du trésor, effets commerciaux et effets négociables à court terme. Près de 90% des actifs sont investis en bons du trésor et en dépôts auprès des

23

banques commerciales. C’est en l’absence de produits comme les obligations que les assurances disposent de leurs actifs sous forme de bons du trésor ou de dépôts. 55. La recherche de l’équilibre emplois-ressources ramène à la mobilisation de la finance informelle des acteurs économiques dans l’exportation de produits primaires, l’agriculture et l’importation. Pour ce segment de marché il faut envisager une action commerciale des banques commerciales en direction de ce milieu ou un fonds spécial qui permettrait la conversion partielle en devises de ces dépôts. En contrepartie, la sécurité, la discrétion et la diversification des ressources mobilisées paraissent des conditions de pénétration des réseaux informels enrichis par des activités d’importations, de financements parallèles des campagnes agricoles et de prêts directs et à court terme. Des réseaux informels appuyés par les flux financiers des émigrés (voir les transferts privés dans la balance des paiements de la diaspora malgache) existe dans plusieurs régions. On recense aussi des caisses de villages, des tontines, des associations religieuses. Ces segments de la finance informelle ne sont pas toujours attirés par les chèques postaux ou les caisses d’épargne. 56. Le secteur rural, absorbe chaque année un montant important de ressources pour les campagnes agricoles sans que l’investissement durable ne soit renouvelé ou accru. La structuration de l’intermédiation rurale avec une gestion de l’épargne (même à court terme) pourrait se loger dans un programme d’appui aux structures financières rurales. La tendance des bailleurs de fonds est de déléguer le micro-crédit à des mutuelles ou à des agences –ONG, sectorialisées ou régionalisées. Mais le secteur bancaire (comme la BOABTM) a commencé à s’engager dans ce domaine en tenant compte de l’objectif de mobilisation des ressources. 57. La mise en place de financement pour l’artisanat serait une voie à la fois vers un passage au crédit-production et une forme de spécialisation recommandable. Il reste souhaitable de trouver dans les associations d’artisans une forme de caution mutuelle, qui constitue une ressource potentielle, et de négocier avec les organismes d’encadrement une modernisation réelle de la gestion et de la production.

24

ANNEXE 1 Lignes de refinancement extérieures :
PROPARCO Convention 7332503011 PMG2026.01(28/04/97) I – Organisme de financement Société de Promotion et de Participation pour la Coopération Economique (PROPARCO) II- Ligne de crédit 30.000.000FRF BEI Prêt Global Développement du Secteur Privé Banque Européenne d’Investissement SFI Ligne de crédit en cours de négociation Société Financière Internationale

8.000.000 EUR

Equivalent de 10.000.000 USD, utilisable en 2 tranches de 5 millions chacune. La monnaie de crédit est libellée en devises au choix de la Banque.

III – Conditions du crédit

-

Opérations éligibles : opérations à moyen, long terme telles création, extension ou restructuration notamment des PME du secteur privé. - Secteurs d’activité : secteurs productifs concurrentiels, à l’exception des secteurs de la promotion immobilière, de l’exploration et de la recherche pétrolière - Bénéficiaire final : PME du secteur privé exerçant leurs activités à Madagascar - Montant minimum : supérieur ou égal à 1.000.000 FrF sauf accord exprès de PROPARCO - Taux : a) Taux du bailleur

Projets d’investissements privés de petite et moyenne dimension promus par des PME Secteurs industriel, agro-alimentaires, mines, transport, tourisme et services. pêche, Secteurs productifs, excluant les activités spéculatives, immobilières, la production de boissons alcoolisées, d’armements et les activités liées aux jeux du hasard. Entreprises à vocation exportatrice. Entreprises Entreprise exportatrice de la Zone Franche. axées sur le marché local 30.000 Euros minimum 1.500.000 Euro maximum

25

Intérêt

Entreprises à vocation exportatrice (prêts en Euros)

Intérêt Taux fixe ou variable . Taux fixe : bas sur le taux SWAP Euro par rapport aux taux Libor de 6 mois +2,25%. Il sera la moyenne des taux en vigueur au moment de chaque décaissement. . Taux variable : Euro Libor de 6 mois +2,25%. Le taux variable peut être converti en taux fixe, moyennant une commission de 0,125% et une prime de 0,125% sera ajoutée un taux d’intérêt. Commissions . Commissions d’engagement : 1% par an (0,50% pour taux variable) du montant non décaissé de la 1ère et 2ème tranche à partir de la date de signature de chaque Accord. . Commission d’ouverture : 1% du montant total du prêt. . Commission de disponibilité : 0,25% par an du montant disponible (5 millions de USD). Le principal sera remboursé en échéances biannuelles commençant 24 mois après la signature de l’Accord de Financement de la tranche 1. Intérêts moratoires 2% par an en plus du taux d’intérêt appliqué

Taux fixe ou variable à la demande de la BANQUE Taux fixe basé sur le taux prêteur non bonifié de la + marge PROPARCO : 2,25% BEI (à fixer à la date du déboursement) : la marge . Taux fixe = OAT + 2,25% d’intérêts correspondant à la différence entre 3% . Taux variable = TIOP à 6 mois + 2,25% et ce taux sera reversé annuellement à la Banque Centrale pour servir des objectifs de OAT : Taux de rendement de l’Obligation développement convenus avec la BEI. Assimilable du Trésor français à taux fixe dont la maturité sera la plus proche de la durée du crédit Entreprises axées sur le marché local (prêts à (publiée sur REUTER page caisse des dépôts rétrocéder en MGF) : taux fixe en MGF basé sur entre 11h et 12h30 de Paris) les conditions du marché et déterminé en commun accord avec les intermédiaires pour une période TIOP à 6 mois : Taux d’intérêt interbancaire offert de six mois pendant la période d’affectation en à Paris, applicable au FRANC pour une durée de commun 6 mois Accord avec les intermédiaires. Commission d’engagement Néant Intérêts moratoires 3,5% l’an pour tous montants non réglés à leur date d’exigibilité.

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b) Taux de sortie au Bénéficiaire final Taux du bailleur + marge Banque, fixée librement La Banque rétrocèdera les prêts avec une marge Taux du bailleur + marge Banque, fixée librement destinée à couvrir les frais et les provisions, par la Banque. par la Banque (actuellement, de 9% à 10% l’an). laquelle sera librement négociée avec le bénéficiaire final et devra être notifiée à la BEI. Durée Minimum : 3 ans Maximum : 12 ans Quotité de financement 70% du coût de l’investissement Risque de change Bénéficiaire final La Banque supportera les risques de change ou . Entreprises à vocation exportatrice : bénéficiaire s’assurera qu’il sera répercuté sur les bénéficiaires finals, ou pris en charge d’une autre manière. final . Entreprises axées sur le marché local : risque de change sera couvert par une partie de la marge intégrée dans le taux de sortie. 50% du coût de l’investissement en principe. 6 ans au moins et 10 ans au plus avec un différé Non précisée. d’amortissement d’un an au moins et 4 ans au plus.

Autres conditions

Origine des biens et services : non encore Origine des biens et services : Madagascar, Etats précisées. Origine des biens et services : Madagascar, membres de la Communauté Européenne, autres France ou Zone Franc Etats signataires de la Convention de Lomé Pour les secteurs forestiers, miniers ou du Critère d’octroi du crédit : conformité au code de tourisme côtier : exclusion des projets néfastes à protection de l’environnement suivant les normes SFI. l’environnement Source DIAGNOS Dans la mesure où les lignes de financement concédées par les bailleurs de fonds sont rétrocédées au taux du marché pour les entreprises non exportatrices, le problème du niveau de taux s’ajoute à celui de la lourdeur des démarches de constitution de dossiers. Les lignes destinées aux opérations exportatrices sont en revanche intéressantes pour les entreprises qui ont les capacités de constituer des dossiers. 27

Institutions d’appui et projets à dominante de financement :
Caractéristiques

SIPEM Micro et petites EI entreprises

ADEFI

ONUDI/ACCT Micro et petites entreprises

BAD Entreprises de toute taille

PROPARCO (AFD) Entreprises ayant des recettes en devises

APEX (BM) Entreprises privées d’économie mixte

OTIV
Microentreprises

Cibles • Taille

Secteur

Tous sauf forêts et mines

Productif

Industriel surtout au niveau des filières : huiles essentielles – fruits et légumes – matériaux de construction – produits biologiques Tuléar – Fianarantsoa

Tous

Tous sauf promotion immobilière

Tous

Tous

Région

Antananarivo – AntsirabeToliary

AntsirabeToamasina – Antananarivo

AntananarivoToamasina-SAVA

Types d’intervention

Crédit direct à CT

Crédits à cour terme répétitifs et progressifs

Investissement

Prêts ou prise Concours de haut de de participation bilan Prêts à moyen et long terme directs ou par intermédiation bancaire Octrois de garantie

Lignes de crédit en devises

Crédits court terme Ligne de financement FENU

Compétences distinctives

Synergie APEM/SIPEM

Financement secteur productif

Portage

Financement des exportations

28

Caractéristiques

Principaux résultats obtenus

SIPEM 8 350 crédits en 1998/1999

ADEFI 2700 clients 3800 crédits 10,4 milliards en montant (*)

ONUDI/ACCT 500 bénéficiaires 550.000 ff de crédit

BAD

PROPARCO (AFD)

APEX (BM) Chiffre d’affaires + 180% Export + 47%

OTIV
60 caisses 5,7 milliards de crédit 12 milliards d’épargne 31000 membres

Effectifs 4,6% 1,5% encadrés (*) Chiffres à fin mars 1999. Source PNSP

20 entreprises

50 entreprises

Faute de ressources en Fmg pour adosser des crédits à M et LT, il n’y a pas de marché local pour de tels crédits. La transformation des ressources locales à CT aboutit inévitablement à des taux d’intérêts prohibitifs pour financer en monnaie locale les investissements. Les ressources à M et LT pour financer les investissements sont presque exclusivement extérieures, les taux tenant compte de la prise en charge du risque de change par le bénéficiaire d’où la préférence aux entreprises percevant des recettes en devises.

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ANNEXE 2 Tableau comparatif des systèmes financiers
Eléments Madagascar Libéralisé mais la structure des taux d’intérêt est guidé par la Banque Centrale Malaisie, Thaïlande , Singapour Libéralisé, ainsi que les taux Libéralisation intégrale d’intérêts Maurice Recommandations Réussir la libéralisation financière : - politique macroéconomique appropriée - banques supervisées à des fins prudentielles - technologie de l’information

Système financier

Banques
Instruments financiers

06 banques commerciales

Politique de réescompte Réserves obligatoires Open-market

12 Banques commerciales 07 banques off-shore (pour les entreprises franches) Open Market Ventes aux enchères de liquidités sur le marché monétaire Réescompte

Plus d’une trentaine pour l’ensemble Open Market Swaps de devises Réescompte Maintien d’orientation sélective de crédits Recyclage des dépôts des administrations publiques Assuré depuis les années 80 (1987, 1988, 1989)

Marché boursier

N’existe pas encore

Assuré par SBM (Stock exchange of Mauritius) depuis 1989

Crédits

Accordés facilement aux Accordés très difficilement et Accordés facilement aux entreprises et souvent à à court terme entreprises Les crédits à long terme sont long et moyen terme assurés par le DBM 30

Il faut : - des institutions financières solides - la transparence des entreprises qui émettent leurs actions - la stabilité du taux de change effectif réel. - Acceptations bancaires basées sur des garanties de groupe ou des garanties de type

Eléments

Madagascar

Maurice (Development Bank of Mauritius)

Malaisie, Thaïlande , Singapour -

Recommandations « mutualiste » Réglementer un système de garantie par l’association ou regroupement des banques Sensibilisation : répertorier par types de famille d’activité le secteur informel, créer un système de crédit appropriée pour favoriser et protéger leurs activités (banques spéciales)

Crédits Informels

Concernent le secteur informel Coûts faibles

Quasi inexistants

Quasi inexistants

Institutions d’Epargne

3 Institutions

Epargne : 8% du PIB

Totalité assurée par une institution (National Pension Fund, PNF) et les compagnies d’assurance Epargne : 20% du PIB

Plusieurs institutions

Epargne : 30% du PIB

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ANNEXE 3 SITUATION DES RISQUES BRUTS DE FIN D’ANNEE (Total) (en millions de FMG) 1993 1994 1995 1996 232.646 285.809 335.002 348.428

-

Secteurs d’activité Agriculture, élevage, pêche

1997 400.546

1998 359.707

Sep-99 296.700

-

Industries extractives, mines Matériaux de construction Industries alimentaires Transformation produits agricoles Industries textiles, confection Produits chimiques et pharmaceutiques Produits pétroliers Industries mécaniques, métallurgiques, électriques Autres industries manufacturières Travaux publics, construction immobilière Transports, transit Commerces, divers Affaires non classées

15.832 6.977 75.598 16.688 99.475 42.382 1.358 68.012

17.748 14.285 79.203 22.529 122.551 58.465 1.544 84.360

22.753 33.134 72.917 24.739 139.508 79.960 2.597 98.792

27.763 46.974 69.196 20.020 150.521 78.134 3.288 87.091

22.077 52.212 80.330 26.072 178.656 76.764 3.821 109.264

19.593 45.111 66.332 21.072 212.456 65.948 5.166 147.233

14.645 58.007 78.044 28.749 282.751 84.881 5.554 197.775

-

38.878 99.562 31.39 251.005 93.085

48.200 127.136 35.820 357.008 144.008

59.906 142.643 43.475 367.941 142.410 1.565.777

53.505 152.625 44.184 369.344 127.215 1.578.288

73.847 143.991 48.686 501.721 135.711 1.853.698

64.262 132.280 50.856 522.627 161.376 1.874.019

63.352 123.091 82.183 585.889 173.283 2.074.904

TOTAL 1.072.807 1.368.666 Source : Banque Centrale de Madagascar – Direction du Crédit 32

SITUATION DES RISQUES BRUTS A COURT TERME DE FIN D’ANNEE (en millions de FMG) Secteurs d’activité Agriculture, élevage, pêche 1993 188.760 1994 223.699 1995 262.489 1996 269.000 1997 323.230 1998 276.518 Sep-99 216.874

-

-

Industries extractives, mines Matériaux de construction Industries alimentaires Transformation produits agricoles Industries textiles, confection Produits chimiques et pharmaceutiques Produits pétroliers Industries mécaniques, métallurgiques, électriques Autres industries manufacturières Travaux publics, construction immobilière Transports, transit Commerces, divers Affaires non classées

9.413 3.328 62.690 6.529 60.061 30.099 1.130 59.703

12.794 7.883 60.701 11.158 69.055 40.948 1.338 72.814

16.925 10.059 49.532 13.997 88.014 60.543 2.465 87.038

22.472 9.183 47.130 6.010 102.305 54.029 3.048 77.129

18.353 12.632 63.099 13.862 139.872 47.540 3.692 91.995

18.549 11.426 52.007 8.812 132.237 48.167 4.905 131.302

13.011 17.372 65.369 14.009 187.675 67.248 5.346 174.152

-

29.563 87.089 24.061 205.072 57.665

36.696 113.000 28.952 307.661 69.950

50.431 125.250 36.530 304.827 93.102 1.201.202

44.527 134.020 36.077 301.316 76.906 1.183.152

60.356 126.475 41.928 442.955 91.476 1.477.465

49.638 110.934 43.395 466.029 118.605 1.472.524

48.762 105.043 75.377 518.644 123.361 1.632.243

TOTAL 825.163 1.056.649 Source : Banque Centrale de Madagascar – Direction du Crédit : 17/12/1999 33

SITUATION DES RISQUES BRUTS A MOYEN TERME DE FIN D’ANNEE (en millions de FMG) Secteurs d’activité Agriculture, élevage, pêche 1993 22.212 1994 27.763 1995 36.674 1996 31.546 1997 30.559 1998 27.744 Sep-99 29.569

-

-

Industries extractives, mines Matériaux de construction Industries alimentaires Transformation produits agricoles Industries textiles, confection Produits chimiques et pharmaceutiques Produits pétroliers Industries mécaniques, métallurgiques, électriques Autres industries manufacturières Travaux publics, construction immobilière Transports, transit Commerces, divers Affaires non classées

2.966 981 6.639 406 19.200 5.749 228 7.070

2.709 4.337 9.660 351 26.062 6.011 206 7.853

4.125 9.291 10.974 450 24.353 60.543 132 7.868

4.070 10.573 8.150 392 22.208 12.688 240 7.297

3.036 12.362 5.274 267 15.497 17.307 129 15.277

850 9.150 5.823 1.991 50.653 7.191 4.905 14.608

4.567 16.106 5.825 9.414 58.506 7.681 208 20.584

-

7.295 8.637 6.390 33.088 18.518

9.707 5.946 6.156 35.971 18.199

7.494 5.500 6.437 40.755 19.797 181.993

7.263 3.615 5.767 41.999 19.191 174.999

4.315 2.536 6.577 33.150 16.674 162.960

3.662 7.099 7.306 26.802 17.275 179.425

4.593 4.315 6.655 32.832 24.469 222.324

TOTAL 139.379 160.931 Source : Banque Centrale de Madagascar – Direction du Crédit : 17/12/1999 34

SITUATION DES RISQUES BRUTS A LONG TERME DE FIN D’ANNEE (en millions de FMG) Secteurs d’activité Agriculture, élevage, pêche 1993 21.674 1994 34.347 1995 35.839 1996 47.882 1997 46.757 1998 55.445 Sep-99 50.257

-

-

Industries extractives, mines Matériaux de construction Industries alimentaires Transformation produits agricoles Industries textiles, confection Produits chimiques et pharmaceutiques Produits pétroliers Industries mécaniques, métallurgiques, électriques Autres industries manufacturières Travaux publics, construction immobilière Transports, transit Commerces, divers Affaires non classées

3.453 2.668 6.269 93.753 20.214 6.534 0 1.239

2.245 2.065 8.842 11.020 27.434 11.506 0 3.696

1.703 13.784 12.411 10.292 27.141 11.274 0 3.886

1.221 27.218 13.916 13.618 26.008 11.417 0 2.665

688 27.218 11.957 11.943 23.287 11.917 0 1.992

194 25.525 8.502 10.269 29.566 10.590 0 1.323

67 24.529 6.850 5.326 36.570 9.952 0 3.039

-

2.020 3.836 858 12.845 16.902

1.797 8.190 712 13.376 25.859

1.981 11.893 508 22.359 29.511 182.582

1.715 14.990 2.340 26.029 31.118 220.137

9.176 14.980 181 25.616 27.561 213.273

10.962 14.247 155 29.796 25.496 222.070

9.997 13.733 151 34.413 25.453 220.337

TOTAL 108.265 151.086 Source : Banque Centrale de Madagascar – Direction du Crédit : 17/12/1999 35

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