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Le rôle des collectivités locales dans le développement économique et social au Maroc

Le rôle des collectivités locales dans le développement économique et social au Maroc

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Le rôle des collectivités locales dans le développement économique et social au Maroc

Plan de travail
Introduction : L¶importance du thème Le contenu du travail Les collectivités locales : outils et levier du développement local : Les conseils communaux ruraux et urbains Les conseils provinciaux et préfectoraux La région Bilan et états des lieux : Statistiques Rapport de l¶IGAT (Inspection Générale des Administration Territoriales) Etude des cas Images et témoignages (pas eu le temps pour le réaliser) Vers un nouveau modèle d¶administration territoriale au service de développement durable : Conclusion

vient s¶ajouter aux différentes publications plus exhaustives. lancées par les hautes sphères d¶autorité viennent promptement réajuster ces politiques caduques pour enfin intégrer le concept clé qu¶est "la gestion participative" permettant une meilleure gouvernance de la . afin d¶asseoir le socle d¶un projet local décentralisé. bien que modeste par son volume. L¶Etat.]. qui prennent le dessus dans le développement local « ..cette dynamique locale marquée par une double capacité de mobilisation d¶acteurs et d¶organisations de ces acteurs tire habituellement profit des changements des pratiques de l¶Etat en matière de redistribution des ressources et de certaines compétences . Les collectivités locales sont appelées plus que par le passé. débattant de la question du rôle des acteurs dans la politique du développement local. organe et instrument de gestion des affaires publiques. a longtemps privilégié sa consolidation traduite par des pratiques décisionnelles centralisées palliant au seul souci sécuritaire déniant le bien-être et les conditions sociales des populations locales. L¶extrait tiré du livre de Pierre TEISSERENC (Professeur en sociologie politique) intitulé « les politiques de développement local » démontre l¶apport des acteurs dans le développement local. à jouer le rôle qui leur incombe dans le développement économique. les directives nationales ont pris un nouvel élan sous le contrôle des hautes initiatives et activités royales. Cette initiative. social et culturel et à étendre leurs activités. aux domaines où leur efficacité et leur influence seraient marquantes.... Toutes sous-tendent l¶idée que les nouvelles politiques publiques doivent prendre en compte dans la planification nationale les spécificités d¶un niveau plus infra « le territoire » où les dynamiques sociales se complètent et interagissent. » Les dernières initiatives en matière de développement humain... [.. présentée sous un format à la fois simplifié et concis. A l¶heure actuelle. dans le cadre de ce que permet la loi.INTRODUCTION : Ce travail est une contribution collégiale..

chose locale. selon la constitution du 7 octobre 1996 : « les régions. Les collectivités territoriales au Maroc sont nombreuses. Collectivité locale Organe délibérant Organe exécutif La région Le conseil régional élu au suffrage indirect à partir de plusieurs collèges de base Le Wali ou gouverneur de la préfecture ou de la province du cheflieu de la région. Ces nouvelles orientations sont-elles le début de la construction d¶un Etat social décentralisé ? Quelles sont les dynamiques en cours qui nous permettent de dire qu¶un processus nouveau s¶est amorcé ? Dans quelle mesure les nouveaux amendements des textes et lois relatives aux collectivités locales répondent à cet appel ? Les collectivités locales : outils et levier du développement local Les collectivités locales au Maroc sont. Toute autre collectivité locale est créée par loi. » Ces collectivités territoriales sont dotées de la personnalité morale et de l¶autonomie financière. Elles ne suivent pas toutes les mêmes règles de fonctionnement et n¶ont pas le même statut. les préfectures et les provinces et les communes. désigné par dahir La province ou la préfecture Le conseil préfectoral ou provincial élu au suffrage universel indirect à partir du collège des conseillers communaux et des collèges des chambres professionnelles La commune (municipalités et communes rurales) Le conseil communal élu au suffrage universel direct Le président du conseil communal élu par ses membres parmi le conseil communal . Elles élisent des assemblés chargées de gérer démocratiquement leurs affaires.

Le conseil communal dispose d¶une compétence générale pour gérer toutes les questions d¶intérêt communal. il élit un président qui est l¶organe exécutif de la commune. Il est aussi investi de certains pouvoirs qu¶il exerce pour le compte de l¶Etat. Il exerce notamment les attributions suivantes : Il vote le budget de la commune Il définit le plan de développement économique et social de la commune en accord avec les orientations prises au plan national Il décide de la création et de l¶organisation des services publics communaux et de leur gestion Il décide de la participation à des sociétés d¶économie mixte d¶intérêt communal ou intercommunal Il gère la planification. la réalisation et la gestion des projets à caractère local (notamment les projets relatifs à l¶assainissement liquide et solide) Le président du conseil communal Le président du conseil communal est élu par les membres du conseil pour une durée de 6 ans. Il est l¶administrateur de la commune. le président est chargé de : l¶exécution des décisions du conseil l¶établissement des taxes. Le bureau du conseil est élu par le conseil . Les membres du conseil communal sont élus pour 6 ans au suffrage universel direct au scrutin uninominal à la majorité relative à un tour. il se compose du président et de plusieurs adjoints. En sa qualité d¶exécutif communal. impôts et redevances conformément aux délibérations du conseil l¶administration des biens communaux .Les conseils communaux ruraux et urbains Le conseil communal C¶est l¶organe délibérant de la collectivité . l¶organe exécutif du conseil communal et le principal animateur de la vie communale.

A noter la grande différence de répartition de l¶apport de la fiscalité communale entre les communes urbaines et rurales. la taxe sur les opérations de construction. il exerce les pouvoirs de police administrative et est investi de la qualité d¶officier d¶Etat civil. le recouvrement et la fixation des taux de certains impôts et taxes. des produits d¶impôts ou parts d¶impôts affectés par l¶Etat : depuis 1985 les subventions forfaitaires ont été remplacées par l¶attribution d¶une part de 30% du produit total de la TVA. la taxe d¶abattage etc). Cette nouvelle recette a représenté en 1997 à peu près 5 milliards de dirhams.l¶exécution du budget et l¶établissement des comptes administratifs la direction des services communaux la représentation de la commune en justice En tant que représentant de l¶Etat. des équipements agricoles etc . élections. rassemblements publics et presse.aux dépenses à caractère intercommunal (10%) notamment les schémas directeurs. Depuis 1996. cette somme est divisée en trois types de dotations : une dotation forfaitaire. 85% environ du produit de la fiscalité locale bénéficiant aux communes urbaines. Les communes déterminent les modalités d¶assiette. l¶urbanisme.. agent d¶autorité locale désigné par l¶Etat. A noter : Le caïd.. Une deuxième masse de 30% est destinée aux charges transférées (15%) -c¶est à dire les dépenses mises à la charge des collectivités locales à partir de 1990 dans les domaines de l¶éducation. soit près de 34% du budget total des collectivités locales. une dotation de péréquation et une dotation sanctionnant l¶effort fiscal. . Les ressources Les communes disposent d¶un budget propre dont le financement est assuré par : des ressources fiscales (taxes locales dont la taxe d¶édilité. syndicats professionnels. dont certains sont réservés aux communes urbaines. de la santé. est chargé du maintien de l¶ordre public et dispose de la qualité d¶officier de police judicaire (il intervient aussi dans les domaines suivants : droit d¶association.).

les tarifs des relevances et des droits divers perçus au profil de la commune. Fixe les taux des textes. Initie toute action propre à favoriser et promouvoir le développement de l¶économie locale et de l¶emploi. fiscalité et bien communaux. notamment . conformément à la législation et la réglementation en vigueur. des droits et redevances divers et le produit des emprunts contractés. En matière d¶urbanisme et aménagement du territoire : Le conseil veille au respect des options et des prescriptions des schémas directeurs d¶aménagement urbain. Cette deuxième masse devrait pouvoir diminuer progressivement. Arrête les conditions de conservation d¶exploitation et de mise en valeur du domaine forestier dans la limite des attributions qui sont dévolues par la loi en matière de finances. Le conseil communal joue un rôle très important en matière de services publics locaux et équipements collectifs quand il décide de la création et la gestion des services publics communaux.et aux réalisations et dépenses d¶urgence. Décide des empruntes à contracter et des garanties à consentir. Attributions : En matière de développement économique et social : il définit le plan de développement économique et social de la commune. conformément aux orientations et aux objectifs retenus par le plan national et à cet effet. l¶objectif à terme étant de réduire ces dotations à 15%. Vote le budget de la commune et examine et approuve les comptes administratifs. notamment auprès du Fonds d¶Equipement Communal (FEC). conjoncturelles et à caractère exceptionnel (5%). des plans d¶aménagement et de développement de tous documents d¶aménagement du territoire Examine et adopte les règlements communaux de construction.l¶organisation de colloques et séminaires .

Les modifications successives apportées au découpage préfectoral et provincial ont visé la constitution d¶unités territoriales de plus en plus réduites à même de rapprocher l¶Etat des citoyens. la préfecture et la province ont été érigées en collectivités locales dés 1962 par la première constitution. Il peut. à l¶exception des v ux à caractère politique.dans les secteurs : D¶approvisionnement et de distribution d¶eau potable. Dés 1956. de la salubrité et de l¶environnement. des suggestions et émet des avis comme par exemple proposer à l¶état ou autre personnes morales les actions à entreprendre pour promouvoir le développement économique social et culturel de la commune. Le conseil communal présente des propositions. Simple échelon déconcentré à l¶origine. Les conseils provinciaux et préfectoraux La préfecture ou la province constitue le deuxième niveau de décentralisation territoriale. La division administrative du royaume en préfectures et provinces s¶est substituée au lendemain de l¶indépendance aux régions du protectorat. les pouvoirs publics ont procédé en effet à un nouveau découpage administratif qui a donné naissance à ce nouvel échelon administratif intermédiaire entre le pouvoir central et les communes à la base. émettre des v ux sur toutes les questions d¶intérêt communal. Distribution d¶énergie électrique. Assainissement liquide. en outre. de favoriser l¶équipement et de promouvoir la développement économique et social du territoire. Le conseil veille aussi à la préservation de l¶hygiène. . La notion de préfecture est attribuée aux ensembles urbains et celle de province aux circonscriptions plutôt rurales.

36 : Examine et vote le plan de développement économique et social de la préfecture ou la province. et selon. qui disposent. conformément aux orientations et objectifs du plan national. les affaires de la collectivité préfectorale ou provinciale sont gérées par un conseil élu. Participe à la réalisation et à l¶entretien des routes préfectorales ou provinciales. et pour assurer le plein développement économique. et culturel de la préfecture ou de la province. social. le conseil préfectoral ou provincial selon l¶Art. Engage les actions nécessaires à la promotion des investissements notamment la réalisation ou la participation à l¶aménagement. dans les conditions fixées par la présente loi. Et dans les limites du ressort territorial de la préfecture ou de la province. social et culturel. (La durée du conseil) Le Wali ou le Gouverneur de la préfecture ou de la province assure l¶exécution des délibérations du conseil préfectoral. dont la durée du mandat et les conditions d¶élection sont prévues par les dispositions de la loi formant code électoral.35. règle par ses délibérations les affaires de la province ou de la préfecture. Pour assurer le développement économique. avec la région ou avec une ou plusieurs communes rurales. en son titre premier (Art.3 de la loi 79-00.1) que : « les préfectures et les provinces sont des collectivités locales dotées de la personnalité morale et de l¶autonomie financières ». Engage à titre propre. .Le statut de cette collectivité territoriale est fixé par le dahir N° 1-02269 du 25 rejeb 1423 (3 octobre 2002) portant promulgation de loi N° 79-00 relative à l¶organisation des collectivités préfectorales et provinciales. ou en partenariat avec l¶Etat. Arrête et vote les programmes d¶équipement. le conseil préfectoral ou provincial et selon l¶Art. toutes actions de nature à promouvoir le développement rural et à soutenir les programmes d¶équipement du monde rural. et de développement et de mise en valeur. dans le respect des attributions dévolues aux autres collectivités locales. l¶équipement ou la promotion de zones d¶activités économiques. l¶Art.

social et culturel de la préfecture ou la province. ce qui met en doute l¶importance de cette . Décide de la conclusion de tout accord ou convention de coopération ou de partenariat. les actions à entreprendre pour promouvoir le développement économique. qui tient une place particulière dans le fonctionnement de cette collectivité. Prend toutes les actions nécessaires à la promotion du sport. Le conseil préfectoral ou provincial propose notamment à l¶Etat et aux autres personnes morales de droit public. Veille à la protection de l¶environnement. Or. décide de l¶adhésion et de la participation aux activités des associations des pouvoirs locaux. les collectivités locales. il nous apparaît le rôle primordial que joue ou que devra jouer la préfecture ou la province pour assurer le développement économique. et d¶autre part le représentant de l¶autorité locale dans la préfecture ou la province.Contribue à la réalisation des programmes d¶habitat ou de restructuration de l¶urbanisme et de l¶habitat précaire dans les milieux urbain et rural. de la culture et de l¶action sociale ou y participe. propre à promouvoir le développement économique et social. et arrête les conditions de réalisation des actions que la préfecture ou la province exécutera en collaboration ou en partenariat avec les administrations publiques. et l¶exécution de toutes ces compétences et attributions. le fonctionnement du conseil préfectoral ou provincial. les organismes publics ou privés et les acteurs sociaux. d¶une part l¶organe exécutif et l¶organe moteur du conseil préfectoral ou provincial. D¶après toutes ces compétences attribuées au conseil de la préfecture ou de la province. dépend des compétences du Wali ou du gouverneur. social et culturel de cette collectivité territoriale. Examine et approuve les conventions de jumelage et de coopération décentralisée. et de toute forme d¶échange avec les collectivités territoriales étrangères. lorsque les dites actions dépassent les limites de ses compétences ou excèdent ses moyens et ceux mis à sa disposition. Engage toutes les actions de solidarités sociales et participe à toute oeuvre à caractère humanitaire.

au cours du protectorat. le makhzen privilégiant le commandement des hommes sur celui des territoires. C¶est seulement en 1971 que la région réapparaît comme cadre géographique permettant l¶élaboration et la mise en uvre d¶une politique d¶aménagement du territoire. la création de sept régions induisant une certaine déconcentration de l¶administration centrale avait pour but de doter les chefs de régions d¶un certain nombre d¶attributions.collectivité territoriale dans le processus de décentralisation et dans la mise en oeuvre des différents programmes de développement économique. leur nom. Cependant. social et culturel de la préfecture ou la province. un nouveau statut est décidé par la loi du 2 avril 1997 qui fixe le nombre des régions issues d¶un nouveau découpage géographique les relevant à 16. Analyse . en 1992 en collectivité territoriale lors de la révision de la constitution. mais celle-ci non stabilisée d¶ailleurs existait dans les limites géographiques fluctuantes. également comme une institution permettant une représentation des populations concernées par le développement régional. La région est dotée d¶une autonomie (financière et administrative) au même titre que les autres collectivités locales. le nombre de conseillers à élire dans chaque région. Enfin. leur chef-lieu dans leur nouveau ressort territorial. Elle élabore le schéma d¶aménagement du territoire et participe au plan national de développement économique. social et culturel. Concrètement les affaires de la région recouvrent un domaine très vaste puisqu¶elles s¶étendent à tout ce qui peut contribuer au développement économique. social et culturel. La région : On sait que le Maroc précolonial a connu une circonscription régionale.

70% des dépenses vont au fonctionnement.6 milliards DH. Bilan et états des lieux : (La vie éco. Elles ne pourront atteindre leur but que si elles parviennent à réaliser une meilleure intégration politique de la population qui aura le sentiment. Publié le : 25/11/2005. d¶infrastructures. En effet. il dépend également des moyens humains constituant un vrai capital d¶expertise à la hauteur des responsabilités qui lui sont reconnues. Elle a aussi servi de catalyseur à un diagnostic qui a mis en évidence l¶inertie des collectivités quand il s¶agit de faire du développement économique. Pourtant. La région de Casa est la mieux lotie avec 2. elle peut mieux exprimer ses besoins. Les collectivités locales devraient encaisser près de 17 milliards de DH en 2006 contre 16 en ..Si l¶exercice des compétences est sous la dépendance de la ressource financière.) Au moment où les collectivités locales sont en première ligne sur le front du développement humain avec l¶INDH. Par ailleurs il faut souligner que l¶autonomie de la région se trouve limitée bien que le rôle du conseil ait été renforcé comme celui de son président face au wali ou au gouverneur qui conserve un rôle prépondérant en tant qu¶organe exécutif de la collectivité. Elles ont dépensé 15 milliards de DH en 2004 et 16 milliards en 2005. 7% d¶entre elles accaparent 75% des dépenses globales. les moyens ne font pas défaut. qu¶elle peut mieux les faire prendre en compte et qu¶elle peut ainsi obtenir que les efforts d¶équipement et de développement soient mieux répartis sur l¶ensemble du territoire et mieux adaptés à sa diversité.. qu¶à travers elles. (150 000 fonctionnaires dont 71% d¶agents d¶exécution. d¶aucuns s¶interrogent sur leur capacité à être un véritable acteur du développement. surtout rurales. l¶initiative lancée en mai dernier est venue mettre à nu l¶état des déficits sociaux dont souffrent les communes. en matière de services de base.

malgré l¶ampleur des moyens financiers mis à la disposition des collectivités. et celle de la Trésorerie générale du Royaume pour d¶autres. les budgets des collectivités ont été multipliés par 15 au moment où celui de l¶Etat n¶a été multiplié que par 6 sur la même période. La preuve. En fonction des étapes (préparation. Dans le projet de Loi de finances 2006.2005 et 15 milliards en 2004. entre 1976 et 2003.5 milliards de DH au titre des autres ressources comme la taxe d¶édilité. S¶y ajoutent quelque 5. exécution ou contrôle) et en fonction de la catégorie de la collectivité (urbaine ou rurale) les procédures changent et les intervenants aussi. heureusement. par le ministère des Finances et celui de l¶Intérieur permettent de comprendre. il faut ajouter l¶action au niveau local du gouverneur ou du wali. Mieux (ou pire !). approbation. Premier constat : le chiffre global des dépenses des collectivités locales. Comment. leur part dans le produit de la TVA est de 10. selon des estimations du ministère des Finances. les 1 574 collectivités locales existant au Maroc (voir tableau en page 11) ont dépensé pour l¶équivalent de 14. L¶on peut alors raisonnablement chercher à savoir où va tout cet argent d¶autant plus que les budgets des collectivités locales pèsent tout de même très lourd dans celui de l¶Etat. Les finances des collectivités locales obéissent en fait à un système des plus complexes.2 milliards en 2005. leurs moyens financiers restent également sous la tutelle de la direction du budget (ministère des finances) pour certaines d¶entre elles. A tout ce monde. Les chiffres globaux consolidés au niveau central. En 2004. on en est arrivé à enregistrer des déficits patents ? Où va l¶argent des communes. ils représentent près de 4 % du PIB et 14 % du budget de l¶Etat. la patente ainsi que les autres taxes et impôts locaux. s¶ils relèvent depuis toujours du ministère de l¶Intérieur.2 milliards de DH au . du receveur ou du trésorier régional.6 milliards de DH pour 300 collectivités et 3 milliards pour les 1 300 autres. comment est-il dépensé ? 10. malgré son importance. En effet. cache en fait une disparité flagrante. la taxe urbaine.66 milliards de DH contre 9.

75 % de cette enveloppe. à savoir 3 milliards de DH représentant 25% de l¶enveloppe globale. ou presque. la dépense par habitant.6 milliards de DH) sont 8 fois supérieures à celles dont bénéficient LaâyouneBoujdour (315 MDH). les ressources affectées au Grand Casablanca (2. contactés par La Vie éco. Si les deux premiers critères tendent. reflète un souci d¶équité dans la mesure où la quote-part de chaque commune dépend aussi de sa contribution économique. que l¶argent des collectivités locales provient en grande majorité de taxes et impôts nationaux dont une partie est affectée chaque année aux dépenses des collectivités. L¶enveloppe globale est répartie par la suite de manière. Un exemple. rappellent-ils. à assurer une répartition plus égale. les budgets des collectivités locales sont établis de telle sorte que l¶équilibre est toujours. en fait. dit-on. Autre disparité. Le principe budgétaire est simple : chaque année l¶Etat prélève 30 % des recettes de la TVA et les destine aux budgets des collectivités.6 milliards. soit environ 10. n¶a profité qu¶à 276 collectivités. Pour les spécialistes des finances locales. est de loin supérieure à celle enregistrée pour les autres régions (voir tableau en page 11). les 61 préfectures et provinces et les 199 communes urbaines. Mais le gap est illusoire dans ce cas car. est réparti entre les 1 298 communes rurales. .5 pour l¶investissement. celle du budget affecté par région (voir encadré en page 10). ce sont les villes qui accaparent les ¾ des ressources. il ne faut pas s¶étonner outre mesure de telles différences car. dans le sud. à l¶origine. Cependant.5 milliards pour le fonctionnement et seulement 4.5 % du nombre total. préservé entre les dépenses et les recettes d¶une collectivité. En un mot.titre des budgets principaux auxquels se rajoutent 800 MDH au titre des comptes spéciaux. Car il faut savoir. le troisième. soit 17. Le plus gros de la cagnotte est prélevé sur les recettes de la TVA. le nombre d¶habitants et le potentiel fiscal. la plus équitable possible en fonction de critères objectifs comme l¶étendue du territoire. Ces 276 collectivités comprennent les 16 régions. Le reste. en revanche. 10. en effet. notamment au sein de la direction du budget et de la TGR.

A côté des salaires.2 milliards de DH que doivent verser les communes de plus en plus nombreuses à faire appel à des entreprises privées pour la gestion des déchets solides. éclairage public) qui représentent 1. il faut savoir que sur les 15 milliards dépensés en 2004.1 milliards de DH en 2004. Car si les ressources mises à la disposition des collectivités locales arrivent à dépasser leurs dépenses. 10 milliards de DH sur des recettes totales de 16. la taxe d¶édilité et la patente. environ 10. téléphone. d¶autres grosses rubriques viennent s¶ajouter notamment les frais divers de gestion (eau. aujourd¶hui. sur les dépenses de fonctionnement. Résultat : sur des dépenses totales de 15 milliards de DH pour les 1 574 collectivités locales. comme on l¶assure du côté du . Mais. pour 276 communes urbaines. électricité.6 milliard de DH. provinces et régions (les plus riches). Autant dire rien eu égard aux besoins.7 milliards de DH. 80 % des dépenses globales sont des dépenses de fonctionnement. on apprend que la part du lion revient aux dépenses du personnel qui ont pompé 5. Pourtant. Mais à côté de ces ressources. seuls 4. En 2004. un budget excédentaire. A l¶instar de la TVA. Pire. un montant de 3. préfectures. par exemple. Enfin. il n¶est pas étonnant d¶apprendre que de plus en plus de communes présentent. le potentiel fiscal est mesuré tout simplement par le volume d¶impôts et taxes que procurent les agents économiques opérant au sein de la commune. affectées par l¶Etat. le même principe est valable pour la taxe urbaine. cela ne fait qu¶accentuer le mystère. pour autant.5 milliards peuvent être consacrés à l¶investissement. soit 70%. entretien du parc auto.5 milliards. vont dans les dépenses de fonctionnement. par quoi peut-on expliquer l¶état de délabrement et les déficits dont elles souffrent ? Il faut chercher la réponse dans la structure des dépenses. enfin. soit près de 42% des dépenses de fonctionnement. les collectivités locales disposent d¶une autre manne que sont les 42 impôts et taxes locaux qui ont rapporté 4. En effet. appelés « ressources affectées ».Ainsi. Avec cette manne.4 milliards de DH sont allés aux collectivités locales. pour les quatre impôts. Selon les chiffres de la Direction du budget (ministère des Finances). les emprunts qu¶il faut rembourser au Fonds d¶équipement communal (FEC) pour un milliard de DH et.

taxe d¶édilité et patente). si les présidents de communes et présidents de conseils de villes peuvent. faire des économies sur les factures et les consommations. Cela dit. certes. mais avec un droit de regard de la Direction du budget pour les communes urbaines et celui de la TGR pour les rurales. les taxes et impôts locaux contribuent faiblement aux ressources des collectivités locales qui restent largement dominées par les concours de l¶Etat (TVA. il n¶en reste pas moins que le problème de la triple tutelle reste posé. 148 300 fonctionnaires ! Une opération qui entre. en fait.ministère des Finances.4 % alors que 71% des effectifs sont constitués d¶agents d¶exécution et d¶ouvriers. une quarantaine en tout. dans le cadre d¶un chantier plus large. L¶approbation des budgets des collectivités relève du ministère de l¶Intérieur. Aujourd¶hui. Autant dire qu¶avec de tels effectifs présentant un double problème de nombre et de profils. taxe urbaine. si des avancées ont été. . Aujourd¶hui. les fonctionnaires des collectivités locales sont au nombre de 148 300 environ dont 14 000 cadres seulement. A cela il faut ajouter la faible capacité des collectivités à recouvrir leur dû auprès des contribuables. en plus d¶être trop nombreux. ce sont là des dépenses obligatoires car il est impossible de ne pas payer les salaires des agents. ils sont en revanche impuissants face au problème des salaires. Solution : rationaliser. Et ce n¶est pas un hasard si aujourd¶hui les pouvoirs publics envisagent sérieusement une opération de départ volontaire dans les collectivités locales. effectivement. Le premier concerne la fiscalité locale. Or. toute réforme de la gestion locale serait vaine. réalisées en termes d¶allègement des procédures d¶approbation des budgets. les factures d¶eau et d¶électricité ou encore les annuités du FEC. Deux autres chantiers sont ouverts depuis des années et semblent plus avancés. quelques chiffres s¶imposent. A ce titre. Pour ce volet. ce qui donne un taux d¶encadrement très faible de 9. il ne s¶agit pas là du seul obstacle. celui de la réforme de la Fonction publique locale. Le second et non des moindres concerne l¶allègement et la simplification de l¶organisation financière et comptable des collectivités locales.

Viennent ensuite les régions de Rabat-Salé Zemmour-Zaër avec 1. on trouve les régions les moins dotées comme Oued Eddahab-Lagouira (120 MDH seulement). LaâyouneBoujdour (315 MDH) et Guelmim-Esmara (345 MDH) Budgets : qui fait quoi ? La préparation du budget des collectivités locales commence au mois de septembre avec la diffusion par le ministère de l¶Intérieur auprès des walis et gouverneurs des préfectures et provinces et des présidents des conseils communaux de la circulaire fixant les orientations . Marrakech-Tensift avec 1.1 milliard et Tanger-Tétouan avec 1 milliard de DH. soit plus de la moitié de l¶enveloppe globale. A cela s¶ajoute. toujours peu appréciée par les responsables du ministère de l¶Intérieur. près de 2. Avec un budget de 2 milliards de DH.6 milliards de DH.2 milliard. au Grand Casablanca. Sur les 16 régions du pays. Espérons seulement que cette vieille et éternelle querelle entre les deux administrations n¶entravera pas une réforme aujourd¶hui vitale pour le pays.L¶exécution et le suivi relèvent de ces deux mêmes directions. bien entendu. En fin de liste. Si toutes les administrations concernées sont d¶accord quant à la nécessité d¶alléger cet arsenal. elles le sont moins sur la tutelle financière traditionnellement exercée par le ministère des Finances. 5 d¶entre elles accaparent à elles seules près de 7. c¶est le receveur (TGR) qui joue le rôle du comptable et de contrôleur. comme on le sait déjà. Au niveau local. la Ville de Casablanca absorbe 13% des ressources allouées aux collectivités locales. un droit de regard du gouverneur dont relève territorialement la collectivité locale. Souss Massa-Draa avec 1. Sans oublier le cas de certaines dépenses exceptionnelles et non prévues au budget pour lesquelles les communes ont besoin d¶avoir l¶aval du ministère de l¶Intérieur avant d¶obtenir un visa du ministère des Finances.6 milliards de DH de dépenses. La palme d¶or revient.6 milliard. avec des dépenses qui ont atteint. en 2004. Régions riches et régions pauvres Toujours dans le registre des disparités mais cette fois-ci spatiales.

wali ou gouverneur) ou un mandataire et du comptable public en la personne du receveur communal en sa qualité de contrôleur des engagements de la dépense. explicitée par une note de service de la Trésorerie générale du Royaume (TGR). dans le cas des dépenses par exemple. Le contrôle à priori de l¶exécution du budget est exercé par la tutelle lors de l¶approbation du budget et le receveur lors du paiement. Pour les communes rurales l¶approbation et le visa du budget sont assurés respectivement par le gouverneur et le trésorier régional. les préfectures et provinces et par le conseil communal pour les communes en collaboration avec le receveur communal. le budget est présenté pour approbation au ministre de l¶Intérieur après visa du ministre des Finances et de la Privatisation au plus tard le 15 novembre pour les régions. préfectoral ou provincial (TR/TPP) agissant sur délégation du ministre de l¶Intérieur et du ministre des Finances et de la Privatisation. Une fois voté et approuvé. le budget constitue un document financier obligatoire qui doit être strictement appliqué. contrôle la régularité des opérations administratives devant précéder l¶émission d¶un mandat de paiement pour le compte de la commune au profit d¶un tiers. Le projet de budget est préparé par le wali ou le gouverneur pour les régions. Après le vote. Son exécution relève de l¶ordonnateur (président de commune. Ce dernier. Le projet de budget est présenté ensuite au vote du conseil au début de la session ordinaire du mois d¶octobre. Le contrôle à posteriori des ordonnateurs ou/et des comptables des collectivités locales (receveurs) est assuré par plusieurs organes : le .afférentes à la préparation des budgets. préfectures et provinces et les communes urbaines. préfectures et provinces et les communes urbaines et le 30 novembre pour les communes rurales. le budget est approuvé par le ministère de l¶intérieur après visa du ministère des finances. Pour les régions.

Sur le chapitre du suivi des contentieux. La réhabilitation de la classe politique à partir du sommet se heurte aux dures réalités du terrain. C¶est du moins le sentiment qui se dégage à la lecture du rapport du ministère de l¶Intérieur sur ses réalisations en 2005. 97 annulent l¶élection de présidents de commune.ministère de l¶Intérieur. C¶est ainsi que l¶Inspection générale de l¶administration territoriale (IGTA) a fourni certaines statistiques qui révèlent l¶ampleur du gâchis et la réelle perception de la politique de nos élus locaux. les tribunaux administratifs ont enregistré 283 recours relatifs à l¶élection des bureaux des communes. Dans l¶esprit d¶exécution des jugements. 240 le monde rural et 9 les bureaux d¶arrondissement pour les conseils de la ville. Ces présidents ont produit de faux certificats de scolarité 6 présidents et 4 vice-présidents ayant purgé une peine.par Flo Bidegaray le 27/11/2005 Sur 106 jugements. Il renseigne sur l¶assainissement en douceur lancé. 191 recours concernent l¶absence de niveau scolaire du président du conseil. Or. la Cour des comptes et la TGR (Saâd Benmansour) Gestion locale : Gros nettoyage -26 novembre 2005. 133 jugements définitifs ont été prononcés dont 116 exigent l¶annulation de l¶élection des bureaux et des présidents. dans une partie consacrée à la direction des Affaires juridiques et des études. . Pour le ministère. Sur ce total. le ministère de l¶Intérieur a organisé de nouvelles élections dans 101 collectivités locales. que Mustapha Sahel a remis aux parlementaires lors de la discussion des budgets sectoriels. Sur les 106 jugements définitifs prononcés. la direction des Affaires juridiques a reçu 43 rapports d¶inspection concernant la mauvaise gestion des présidents de certaines communes. selon le rapport. l¶IGF. le rapport révèle certaines pratiques frauduleuses d¶élus locaux. En fait. Le document est une véritable mine d¶informations sur les domaines de compétence de ce département. 34 concernent les communes urbaines. 97 demandent l¶annulation de l¶élection du président et 9 . limogés. C¶est un véritable coup de balai. Et 17 demandes de recours ont été déboutées.

Cela s¶étend également aux marchés publics et à l¶urbanisme. La moitié de ces élus poursuivis sont membres de bureaux des conseils et 33% sont des présidents. le nombre de poursuites judiciaires contre les élus locaux auprès de différents tribunaux. devant le tribunal de première instance. Le document ne fournit ni les montants en jeu ni les noms ou le nombre de communes concernées par ces dérapages budgétaires. des marchés publics ou bons de commande pour la couverture d¶arriérés et le non-respect du cahier des charges. misent sur les aides de l¶Etat pour la préparation des budgets. le rapport a constaté du laisser-aller. souvent relatives à la discipline budgétaire : non application de la réglementation en vigueur sur la gestion des affaires locales. Ce ne sont pas moins de 309 affaires. La loi exige du président un niveau d¶instruction équivalent au moins au certificat d¶études primaires.déboutés. Certaines communes particulièrement rurales. C¶est grave ! Ces présidents ont produit de faux certificats de scolarité lors des élections de septembre 2003. D¶autres manquent de cadres locaux pour suivre les projets lancés par la commune. Une chose est sûre. La plupart des infractions ont trait notamment à des dépenses non justifiées. Dans le même élan d¶assainissement. Les principaux dysfonctionnements relevés . Sur le plan des ressources. les inspections centrales opérées ces deux dernières années ont permis d¶élaborer 54 rapports contenant diverses infractions. Ils doivent normalement tomber sous le coup du faux et usage de faux. conformément au code électoral. 6 présidents et 4 vice-présidents ont été limogés après avoir purgé des peines de prison dépassant 2 mois. Le document souligne que les gouverneurs ont démis de leur mandat 20 élus locaux et ce. Plusieurs ne respectent pas les règles techniques de construction et la qualité des chantiers. Autre élément révélateur. Le rapport précise que les dysfonctionnements en question impactent négativement les finances des collectivités locales. Des communes réalisent des projets sans études de faisabilité et d¶impact sur la population. Les affaires relatives à la falsification des documents représentent 26% des poursuites. l¶IGAT a enregistré les mêmes infractions que les années précédentes. Sur le volet financier et comptable.

pour la réalisation de ces derniers et vue la croissance des besoins. Son intérêt réside dans : Le fait de renforcer la capacité d¶intervention Garantir une meilleure articulation entre les différentes actions et méthodes d¶intervention La diminution des risques de conflit et de blocage dans la mise en uvre des projets Le fait de développer la participation du citoyen à la gestion des affaires collectives L¶évolution de la coopération décentralisée L¶article 30 de la charte communale de 1976 dispose : « Décide des mesures à prendre pour assurer à la collectivité locale son plein développement économique. la commune prend en charge ses programmes directement ou l¶associe aux actions de l¶Etat dans un cadre de partenariat notamment pour la réalisation des grands projets nécessitant des moyens dépassant ceux de la collectivité locale.concernent le non-recouvrement de certaines taxes. Ces syndicats sont une forme de coopération intercommunale introduit par le Dahir du 2 Juin 1960 et reprise par le Dahir du 30 Septembre 1976 qui en organisant les collectivités locales. comment ces collectivités locales peuvent-elles porter l¶INDH ? (Mohamed CHAOUI) Vers un nouveau modèle d¶administration territoriale au service de développement durable : Partenariat et coopération Toutes les formes de partenariats sont sous-entendues la coordination des ressources et des actions entreprises. Avec toutes ces défaillances. prévoit et organise la . social et culturel » et pour la réalisation des attributions qui lui ont été conférées par le texte. En effet. la nonactualisation des listes des contribuables et l¶abandon de certains ressources. le législateur leur a prévu un cadre juridique de coopération communale qui est « les syndicats de communes ».

coopération entre communes. Donc. ce cadre leur a permis de rationaliser les actions communes. Le législateur a aussi prévu d¶autres instruments juridiques. nécessaires à la réalisation des objectifs communs . Pendant la dernière décennie. Cependant. . Toutes ces dispositions d¶ordre législatif. il s¶est crée chez certaines associations l¶intérêt de s¶ouvrir aux collectivités locales. d¶établir des relations de collaboration et de développer un partenariat pour gérer positivement toutes les contradictions et les différents. par lesquels les communes pourraient engager des actions économiques telles les communautés urbaines comme forme juridique de coopération entre communes urbaines. tels les syndicats des communes et les communautés urbaines. les collectivités locales réunies. il y a eu d¶une part une conviction de l¶intérêt de reconnaître le travail des associations et même dans certains cas avoir l¶initiative de créer des associations conformément à la loi. D¶autre part. en se constituant en syndicat comme possibilité d¶étendre leur champ d¶actions. viennent pallier donc une carence à laquelle peuvent se confronter les communes qui conduisaient isolément leurs actions. de mieux gérer leurs moyens et d¶optimiser leurs facteurs de production. et à travers cette constitution. disposent d¶une part des moyens pour coordonner leur efforts et mobiliser leurs ressources matérielles et humaines. L¶autre facette de la relation « association-collectivité locale » est de nature conflictuelle qui n¶est autre qu¶un conflit d¶intérêt. d¶autre part les associations considèrent les collectivités uniquement un bailleur de fonds et non un partenaire à informer et concerter le long de la réalisation des actions communes. Coopération avec les associations Les relations entre association et collectivité locale ont connu une évolution. les associations sont considérées d¶une part comme un simple instrument d¶exécution et non un partenaire à pied d¶égalité.

d¶appui moral et d¶appui logistique dans une activité dont l¶initiative est prise par l¶association (locomotive) Refus de toute participation réelle des associations dans l¶encadrement et la sensibilisation des citoyens à l¶importance de leur participation dans le contrôle de l¶action communale et le suivi de la gestion des collectivités locales Les responsables dans les collectivités locales sont des mentalités stériles n¶assimilant pas et incapables de s¶adapter à l¶orientation déclarée par la plus haute autorité du pays..Constat Article de la nouvelle charte 2002 à propos des partenariats avec les associations et un discours royal incitant sur le partenariat avec les associations en 2000 Le Feedback des collectivités Refus de coopération de manière systématique. lançant une nouvelle conception de l¶autorité mais sans indice de changement en matière de relation de coopération entre les collectivités locales et les associations. le gouverneur actuel est le pivot .. institutionnelle et rationnelle..) mais au contraire il y a un refus de soutien matériel réel. économique et culturel. En effet.... Partenariat Vu le déficit matériel et humain dont souffrent les collectivités locales. collectivités locales : relations unilatérales réponses froides ou absence de réponses aux appels de partenariat lancés par les associations politique de discrimination envers les associations qui dépendent d¶un parti politique ou du gestionnaire (président) de la collectivité locale. l¶exclusion des associations qui ne sont à leur avis que des outils de parade dans les festivités et les occasions officielles et des invités aux campagnes publicitaires (propreté. l¶Etat est dans l¶obligation d¶instaurer de nouveaux systèmes de fonctionnement pour faire tourner la roue du développement social.. collecte des dons.

En outre. Alternatives et recommandations : ..principal de la dynamique de tous les acteurs opérant sur le périmètre relevant de son pouvoir. Interagir le développement économique et le développement social au niveau d¶un territoire. nonobstant que la gestion de ce Fond relève des capacités de l¶ADS. Exemple du Fond Régional pour la Promotion de l¶Emploi FREPE : partenariat entre l¶ADS et la région. Le FDL est programmé pour les objectifs suivants : Créer une dynamique sociale pour le développement durable d¶une localité basée sur un partenariat solide Monter des projets de développement en se basant sur un diagnostic et une analyse des problèmes sociaux locaux Instaurer de nouveaux mécanismes institutionnels et fonctionnels pour assurer une coordination locale des projets de développement en impliquant tout les intervenants dans le processus qu¶il soit une association. l¶ADS.. Ce Fond est d¶une grande envergure qui réunit la région. Exemple du Fond de Développement Local (FDL) : partenariat entre l¶Agence de Développement Social (ADS) et les Collectivités Locales (CL) (surtout la commune et la province) Ce type de partenariat est inscrit dans une logique de renforcement de la coopération entre un établissement public (ADS) et une collectivité locale pour réaliser des projets de développement local. les activités génératrices de revenus et créatrices d¶emploi et le renforcement de capacité institutionnelle. plusieurs projets de développements peuvent voir le jour (qu¶ils aboutissent ou non : c¶est un autre débat). ce Fond a les mêmes objectifs que le FDL. A son initiative. les acteurs locaux et d¶autres bailleurs de fonds internationaux à placer un Fond pour le développement d¶un territoire concernant des volets précis. le secteur privé ou autres. Ce Fond intervient pour financer les infrastructures de bases.

. chantiers d¶infrastructures. fondé sur les principes de bonne gouvernance CONCLUSION : Nous considérons que la construction d¶un Etat social passe essentiellement par les deux éléments suivants : les gouvernements locaux : Le mouvement des ONG de développement et des associations locales ont dépassé le simple pouvoir de nuisance ou de revendication.. . État de droit. Les travaux sur le développement local font ressortir une substitution au développement par le haut. sociale et culturelle. Réformes et projets structurants. générateurs de croissance : modernisation de l¶économie. de l¶épanouissement et du bien-être de l¶ensemble de la population. Processus politique de consolidation de l¶État moderne : démocratie. promotion de la femme etc. pour s¶inscrire dans les démarches de dialogue social avec les autorités locales. etc.L¶indépendance et la parité : demande de la parité vis à vis de l¶état et des collectivités locales puisque chaque partie a des compétences et des capacités en fonction de son statut juridique avec le respect des droits des association en tant qu¶organisations légales indépendantes à la participation à la résolution des problèmes des citoyens même avec exigence de leur faciliter la tâche par les collectivités Demande de révision des lois relatives à la gestion des collectivités locales tout en permettant aux associations de participer au contrôle de l¶exécution des budgets particulièrement pour les dons prévus aux associations. Développement humain dans ses dimensions économique. l¶apport de ces gouvernements locaux au développement est d¶épouser une démarche par le bas mais ascendante en se préoccupant des relais possibles à un niveau plus large : Le développement de services de proximité par l¶initiative d¶habitat social communautaire et de coopératives d¶habitation. Instaurer une dynamique pérenne en faveur du développement humain.

qu¶il s¶agisse de la théorie libérale. ONG. il est souhaitable de considérer qu¶à cette étape-ci. c¶est probablement d¶abord par les gouvernements locaux et les partenariats « municipalités. associations. le développement en amont et en aval de la formation de la main-d¶ uvre et de la commercialisation collective de leurs produits. Les espaces de corruption. associations de migrants. La mise en place de nouvelles structures de financement (fonds local de développement. problème majeur dans des sociétés où les processus d¶institutionnalisation (avec ses règles. municipalités. appels d¶offre.) pour faciliter le crédit à ces initiatives économiques et sociales. dans tous les cas de figure.. ONG et PME » que passent de nouvelles pratiques et politiques favorisant le développement et ultimement la construction d¶un Etat social. dans les pays du Sud. etc. Autrement dit le modèle « développementiste » misant sur le « tout à l¶Etat » n¶est plus d¶actualité. mutuelles d¶épargne et de crédit.Le soutien à la micro et petite entreprise (MPE) par le développement d¶associations de petits commerçants et industriels du secteur informel. procédures...) sont encore embryonnaires. de la théorie « développementiste » ou de la théorie . PME et PMI. Une clé actuelle de développement au Sud consiste à dire que le premier cadre institutionnel de développement et de démocratie passe par le développement des communautés locales.. La coproduction des services collectifs avec les associations locales dans le cadre des politiques municipales et régionales décentralisées (budget participatif. de leurs gouvernements locaux et des alliances (partenariats) entre associations locales.). Le développement de l¶intérieur qui mise sur l¶économie populaire et l¶économie sociale Mentionnons ensuite que. Si nous cherchons à mettre en perspective ces initiatives novatrices autour de l¶hypothèse d¶un nouveau modèle de développement.

sur le registre scientifique. Pour un partenariat efficace et équitable entre les associations. affirmer le droit à ce premier développement (trop longtemps oublié). les pouvoirs publics et les collectivités locales . sorte de « plancher de la vie économique ». faisant ainsi la preuve qu¶il est possible. De nombreuses initiatives de développement local et d¶économie sociale au Sud comme au Nord travaillent aujourd¶hui au renforcement de ces ressorts. qui a été et est ignoré.néolibérale des PAS. 2001. Les collectivités locales au Maroc Ministère de l¶intérieur. au Sud. Casablanca Stiftung F B. Espace associatif Ministère de l¶intérieur/ Direction générale des collectivités locales. En clair. 2003. celui des territoires et de l¶économie populaire. lesquels forment les indispensables ressorts sans lesquels le développement à une autre échelle devient impossible. 1998.. Inventaire des 6 colloques nationaux de la directions générale des collectivités locales. Bibliographie : Ministère de l¶intérieur/ Direction générale des collectivités locales. d¶amorcer ce premier développement. 2003. Circulaire ministérielle n°7 Espace associatif. éd. sur le registre politique. Centre de documentation des collectivités locales Ministère de l¶intérieur/ Direction générale des collectivités locales. Charte communale. à partir de stratégies misant sur l¶économie populaire réellement existante. il faut porter attention à ce premier développement (trop longtemps sous-estimé) et. voire considéré comme un obstacle : les marchés urbains élémentaires et les petites boutiques d¶artisans. Le partenariat entre l¶Etat et les associations. c¶est le premier développement. relation du mouvement associatif aux acteurs politiques et socioéconomiques.

.com . Rabat. El mouchtaray M. du Gouverneur & des autres Agents d¶autorité 1. El Maârif Aljadida. Garagnon J.Domaine des collectivités locales (Communes. REMALD Ministère de l¶intérieur/ Direction générale des collectivités locales. éd.. 2001. Guide de coopération décentralisé (en arabe). 2005. Rabat Webographie : www. Imprimerie Najah El Jadida.maroc.com www. Préfectures. Le rôle des collectivités locales dans le développement économique et social au Maroc. éd. 2003. 2002. éd.Rousset M. Les compétences du Wali.Leconomiste. Okad Lamrini A. Droit administratif marocain..desregions. Casablanca Association Forum Urbain. La porte. 2005. Centre de documentation des collectivités locales Bahi M. 2000.. Guide des associations de Quartier au Maroc éd. Provinces et Régions) éd.. éd.. Relation du mouvement associatif aux acteurs politiques et socio-économiques.

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