Le rôle des collectivités locales dans le développement économique et social au Maroc

Plan de travail
Introduction : L¶importance du thème Le contenu du travail Les collectivités locales : outils et levier du développement local : Les conseils communaux ruraux et urbains Les conseils provinciaux et préfectoraux La région Bilan et états des lieux : Statistiques Rapport de l¶IGAT (Inspection Générale des Administration Territoriales) Etude des cas Images et témoignages (pas eu le temps pour le réaliser) Vers un nouveau modèle d¶administration territoriale au service de développement durable : Conclusion

a longtemps privilégié sa consolidation traduite par des pratiques décisionnelles centralisées palliant au seul souci sécuritaire déniant le bien-être et les conditions sociales des populations locales. [.. bien que modeste par son volume. débattant de la question du rôle des acteurs dans la politique du développement local. présentée sous un format à la fois simplifié et concis... les directives nationales ont pris un nouvel élan sous le contrôle des hautes initiatives et activités royales. Les collectivités locales sont appelées plus que par le passé. organe et instrument de gestion des affaires publiques. aux domaines où leur efficacité et leur influence seraient marquantes..INTRODUCTION : Ce travail est une contribution collégiale. L¶extrait tiré du livre de Pierre TEISSERENC (Professeur en sociologie politique) intitulé « les politiques de développement local » démontre l¶apport des acteurs dans le développement local. » Les dernières initiatives en matière de développement humain. Cette initiative. Toutes sous-tendent l¶idée que les nouvelles politiques publiques doivent prendre en compte dans la planification nationale les spécificités d¶un niveau plus infra « le territoire » où les dynamiques sociales se complètent et interagissent.. A l¶heure actuelle. dans le cadre de ce que permet la loi.]. lancées par les hautes sphères d¶autorité viennent promptement réajuster ces politiques caduques pour enfin intégrer le concept clé qu¶est "la gestion participative" permettant une meilleure gouvernance de la .cette dynamique locale marquée par une double capacité de mobilisation d¶acteurs et d¶organisations de ces acteurs tire habituellement profit des changements des pratiques de l¶Etat en matière de redistribution des ressources et de certaines compétences .. qui prennent le dessus dans le développement local « . L¶Etat.. à jouer le rôle qui leur incombe dans le développement économique. afin d¶asseoir le socle d¶un projet local décentralisé.. social et culturel et à étendre leurs activités. vient s¶ajouter aux différentes publications plus exhaustives.

Collectivité locale Organe délibérant Organe exécutif La région Le conseil régional élu au suffrage indirect à partir de plusieurs collèges de base Le Wali ou gouverneur de la préfecture ou de la province du cheflieu de la région. Ces nouvelles orientations sont-elles le début de la construction d¶un Etat social décentralisé ? Quelles sont les dynamiques en cours qui nous permettent de dire qu¶un processus nouveau s¶est amorcé ? Dans quelle mesure les nouveaux amendements des textes et lois relatives aux collectivités locales répondent à cet appel ? Les collectivités locales : outils et levier du développement local Les collectivités locales au Maroc sont. Toute autre collectivité locale est créée par loi. » Ces collectivités territoriales sont dotées de la personnalité morale et de l¶autonomie financière. les préfectures et les provinces et les communes. selon la constitution du 7 octobre 1996 : « les régions. Elles ne suivent pas toutes les mêmes règles de fonctionnement et n¶ont pas le même statut.chose locale. désigné par dahir La province ou la préfecture Le conseil préfectoral ou provincial élu au suffrage universel indirect à partir du collège des conseillers communaux et des collèges des chambres professionnelles La commune (municipalités et communes rurales) Le conseil communal élu au suffrage universel direct Le président du conseil communal élu par ses membres parmi le conseil communal . Les collectivités territoriales au Maroc sont nombreuses. Elles élisent des assemblés chargées de gérer démocratiquement leurs affaires.

impôts et redevances conformément aux délibérations du conseil l¶administration des biens communaux . le président est chargé de : l¶exécution des décisions du conseil l¶établissement des taxes. l¶organe exécutif du conseil communal et le principal animateur de la vie communale. Les membres du conseil communal sont élus pour 6 ans au suffrage universel direct au scrutin uninominal à la majorité relative à un tour. Il exerce notamment les attributions suivantes : Il vote le budget de la commune Il définit le plan de développement économique et social de la commune en accord avec les orientations prises au plan national Il décide de la création et de l¶organisation des services publics communaux et de leur gestion Il décide de la participation à des sociétés d¶économie mixte d¶intérêt communal ou intercommunal Il gère la planification.Les conseils communaux ruraux et urbains Le conseil communal C¶est l¶organe délibérant de la collectivité . il élit un président qui est l¶organe exécutif de la commune. Il est l¶administrateur de la commune. Il est aussi investi de certains pouvoirs qu¶il exerce pour le compte de l¶Etat. En sa qualité d¶exécutif communal. Le bureau du conseil est élu par le conseil . Le conseil communal dispose d¶une compétence générale pour gérer toutes les questions d¶intérêt communal. il se compose du président et de plusieurs adjoints. la réalisation et la gestion des projets à caractère local (notamment les projets relatifs à l¶assainissement liquide et solide) Le président du conseil communal Le président du conseil communal est élu par les membres du conseil pour une durée de 6 ans.

la taxe sur les opérations de construction..). Une deuxième masse de 30% est destinée aux charges transférées (15%) -c¶est à dire les dépenses mises à la charge des collectivités locales à partir de 1990 dans les domaines de l¶éducation. élections. agent d¶autorité locale désigné par l¶Etat. A noter la grande différence de répartition de l¶apport de la fiscalité communale entre les communes urbaines et rurales. une dotation de péréquation et une dotation sanctionnant l¶effort fiscal. dont certains sont réservés aux communes urbaines. il exerce les pouvoirs de police administrative et est investi de la qualité d¶officier d¶Etat civil. cette somme est divisée en trois types de dotations : une dotation forfaitaire. Cette nouvelle recette a représenté en 1997 à peu près 5 milliards de dirhams. des équipements agricoles etc . Les ressources Les communes disposent d¶un budget propre dont le financement est assuré par : des ressources fiscales (taxes locales dont la taxe d¶édilité. Les communes déterminent les modalités d¶assiette. l¶urbanisme. de la santé. des produits d¶impôts ou parts d¶impôts affectés par l¶Etat : depuis 1985 les subventions forfaitaires ont été remplacées par l¶attribution d¶une part de 30% du produit total de la TVA. la taxe d¶abattage etc). 85% environ du produit de la fiscalité locale bénéficiant aux communes urbaines. A noter : Le caïd.l¶exécution du budget et l¶établissement des comptes administratifs la direction des services communaux la représentation de la commune en justice En tant que représentant de l¶Etat. . le recouvrement et la fixation des taux de certains impôts et taxes. soit près de 34% du budget total des collectivités locales. syndicats professionnels.aux dépenses à caractère intercommunal (10%) notamment les schémas directeurs. est chargé du maintien de l¶ordre public et dispose de la qualité d¶officier de police judicaire (il intervient aussi dans les domaines suivants : droit d¶association. Depuis 1996.. rassemblements publics et presse.

Décide des empruntes à contracter et des garanties à consentir. Attributions : En matière de développement économique et social : il définit le plan de développement économique et social de la commune. notamment auprès du Fonds d¶Equipement Communal (FEC). des droits et redevances divers et le produit des emprunts contractés. Initie toute action propre à favoriser et promouvoir le développement de l¶économie locale et de l¶emploi. Fixe les taux des textes. Vote le budget de la commune et examine et approuve les comptes administratifs. conjoncturelles et à caractère exceptionnel (5%). fiscalité et bien communaux. conformément aux orientations et aux objectifs retenus par le plan national et à cet effet. des plans d¶aménagement et de développement de tous documents d¶aménagement du territoire Examine et adopte les règlements communaux de construction.et aux réalisations et dépenses d¶urgence. Le conseil communal joue un rôle très important en matière de services publics locaux et équipements collectifs quand il décide de la création et la gestion des services publics communaux. Arrête les conditions de conservation d¶exploitation et de mise en valeur du domaine forestier dans la limite des attributions qui sont dévolues par la loi en matière de finances. notamment . Cette deuxième masse devrait pouvoir diminuer progressivement. En matière d¶urbanisme et aménagement du territoire : Le conseil veille au respect des options et des prescriptions des schémas directeurs d¶aménagement urbain. conformément à la législation et la réglementation en vigueur. les tarifs des relevances et des droits divers perçus au profil de la commune.l¶organisation de colloques et séminaires . l¶objectif à terme étant de réduire ces dotations à 15%.

à l¶exception des v ux à caractère politique. Assainissement liquide. en outre. Il peut. de la salubrité et de l¶environnement. des suggestions et émet des avis comme par exemple proposer à l¶état ou autre personnes morales les actions à entreprendre pour promouvoir le développement économique social et culturel de la commune. Le conseil veille aussi à la préservation de l¶hygiène. Les modifications successives apportées au découpage préfectoral et provincial ont visé la constitution d¶unités territoriales de plus en plus réduites à même de rapprocher l¶Etat des citoyens. . les pouvoirs publics ont procédé en effet à un nouveau découpage administratif qui a donné naissance à ce nouvel échelon administratif intermédiaire entre le pouvoir central et les communes à la base. la préfecture et la province ont été érigées en collectivités locales dés 1962 par la première constitution. Distribution d¶énergie électrique. Les conseils provinciaux et préfectoraux La préfecture ou la province constitue le deuxième niveau de décentralisation territoriale.dans les secteurs : D¶approvisionnement et de distribution d¶eau potable. La notion de préfecture est attribuée aux ensembles urbains et celle de province aux circonscriptions plutôt rurales. Dés 1956. de favoriser l¶équipement et de promouvoir la développement économique et social du territoire. La division administrative du royaume en préfectures et provinces s¶est substituée au lendemain de l¶indépendance aux régions du protectorat. émettre des v ux sur toutes les questions d¶intérêt communal. Le conseil communal présente des propositions. Simple échelon déconcentré à l¶origine.

dans le respect des attributions dévolues aux autres collectivités locales. et selon. dont la durée du mandat et les conditions d¶élection sont prévues par les dispositions de la loi formant code électoral. Pour assurer le développement économique. et culturel de la préfecture ou de la province. et de développement et de mise en valeur. l¶Art. . dans les conditions fixées par la présente loi. qui disposent. ou en partenariat avec l¶Etat. avec la région ou avec une ou plusieurs communes rurales. Participe à la réalisation et à l¶entretien des routes préfectorales ou provinciales.3 de la loi 79-00. le conseil préfectoral ou provincial et selon l¶Art. Engage à titre propre. social et culturel. et pour assurer le plein développement économique.Le statut de cette collectivité territoriale est fixé par le dahir N° 1-02269 du 25 rejeb 1423 (3 octobre 2002) portant promulgation de loi N° 79-00 relative à l¶organisation des collectivités préfectorales et provinciales. Engage les actions nécessaires à la promotion des investissements notamment la réalisation ou la participation à l¶aménagement. règle par ses délibérations les affaires de la province ou de la préfecture. l¶équipement ou la promotion de zones d¶activités économiques.1) que : « les préfectures et les provinces sont des collectivités locales dotées de la personnalité morale et de l¶autonomie financières ». toutes actions de nature à promouvoir le développement rural et à soutenir les programmes d¶équipement du monde rural. (La durée du conseil) Le Wali ou le Gouverneur de la préfecture ou de la province assure l¶exécution des délibérations du conseil préfectoral. Arrête et vote les programmes d¶équipement. conformément aux orientations et objectifs du plan national. le conseil préfectoral ou provincial selon l¶Art. social. les affaires de la collectivité préfectorale ou provinciale sont gérées par un conseil élu.35. Et dans les limites du ressort territorial de la préfecture ou de la province. en son titre premier (Art.36 : Examine et vote le plan de développement économique et social de la préfecture ou la province.

et d¶autre part le représentant de l¶autorité locale dans la préfecture ou la province. les actions à entreprendre pour promouvoir le développement économique. et de toute forme d¶échange avec les collectivités territoriales étrangères. Engage toutes les actions de solidarités sociales et participe à toute oeuvre à caractère humanitaire. Le conseil préfectoral ou provincial propose notamment à l¶Etat et aux autres personnes morales de droit public. de la culture et de l¶action sociale ou y participe. propre à promouvoir le développement économique et social. social et culturel de cette collectivité territoriale. lorsque les dites actions dépassent les limites de ses compétences ou excèdent ses moyens et ceux mis à sa disposition. social et culturel de la préfecture ou la province. il nous apparaît le rôle primordial que joue ou que devra jouer la préfecture ou la province pour assurer le développement économique. le fonctionnement du conseil préfectoral ou provincial. les collectivités locales. et l¶exécution de toutes ces compétences et attributions. Prend toutes les actions nécessaires à la promotion du sport. Veille à la protection de l¶environnement. Examine et approuve les conventions de jumelage et de coopération décentralisée. Décide de la conclusion de tout accord ou convention de coopération ou de partenariat. qui tient une place particulière dans le fonctionnement de cette collectivité. décide de l¶adhésion et de la participation aux activités des associations des pouvoirs locaux. les organismes publics ou privés et les acteurs sociaux. d¶une part l¶organe exécutif et l¶organe moteur du conseil préfectoral ou provincial. D¶après toutes ces compétences attribuées au conseil de la préfecture ou de la province.Contribue à la réalisation des programmes d¶habitat ou de restructuration de l¶urbanisme et de l¶habitat précaire dans les milieux urbain et rural. dépend des compétences du Wali ou du gouverneur. et arrête les conditions de réalisation des actions que la préfecture ou la province exécutera en collaboration ou en partenariat avec les administrations publiques. ce qui met en doute l¶importance de cette . Or.

social et culturel. Concrètement les affaires de la région recouvrent un domaine très vaste puisqu¶elles s¶étendent à tout ce qui peut contribuer au développement économique. le makhzen privilégiant le commandement des hommes sur celui des territoires. social et culturel de la préfecture ou la province. La région est dotée d¶une autonomie (financière et administrative) au même titre que les autres collectivités locales. social et culturel. Elle élabore le schéma d¶aménagement du territoire et participe au plan national de développement économique. mais celle-ci non stabilisée d¶ailleurs existait dans les limites géographiques fluctuantes. Cependant.collectivité territoriale dans le processus de décentralisation et dans la mise en oeuvre des différents programmes de développement économique. Enfin. le nombre de conseillers à élire dans chaque région. en 1992 en collectivité territoriale lors de la révision de la constitution. C¶est seulement en 1971 que la région réapparaît comme cadre géographique permettant l¶élaboration et la mise en uvre d¶une politique d¶aménagement du territoire. la création de sept régions induisant une certaine déconcentration de l¶administration centrale avait pour but de doter les chefs de régions d¶un certain nombre d¶attributions. La région : On sait que le Maroc précolonial a connu une circonscription régionale. au cours du protectorat. également comme une institution permettant une représentation des populations concernées par le développement régional. un nouveau statut est décidé par la loi du 2 avril 1997 qui fixe le nombre des régions issues d¶un nouveau découpage géographique les relevant à 16. leur nom. Analyse . leur chef-lieu dans leur nouveau ressort territorial.

l¶initiative lancée en mai dernier est venue mettre à nu l¶état des déficits sociaux dont souffrent les communes. en matière de services de base. qu¶à travers elles. d¶aucuns s¶interrogent sur leur capacité à être un véritable acteur du développement. Elle a aussi servi de catalyseur à un diagnostic qui a mis en évidence l¶inertie des collectivités quand il s¶agit de faire du développement économique. qu¶elle peut mieux les faire prendre en compte et qu¶elle peut ainsi obtenir que les efforts d¶équipement et de développement soient mieux répartis sur l¶ensemble du territoire et mieux adaptés à sa diversité. Les collectivités locales devraient encaisser près de 17 milliards de DH en 2006 contre 16 en .) Au moment où les collectivités locales sont en première ligne sur le front du développement humain avec l¶INDH. il dépend également des moyens humains constituant un vrai capital d¶expertise à la hauteur des responsabilités qui lui sont reconnues. Par ailleurs il faut souligner que l¶autonomie de la région se trouve limitée bien que le rôle du conseil ait été renforcé comme celui de son président face au wali ou au gouverneur qui conserve un rôle prépondérant en tant qu¶organe exécutif de la collectivité. La région de Casa est la mieux lotie avec 2.. 7% d¶entre elles accaparent 75% des dépenses globales.. En effet. Pourtant. 70% des dépenses vont au fonctionnement. les moyens ne font pas défaut. surtout rurales. Elles ne pourront atteindre leur but que si elles parviennent à réaliser une meilleure intégration politique de la population qui aura le sentiment. elle peut mieux exprimer ses besoins. d¶infrastructures. Bilan et états des lieux : (La vie éco. (150 000 fonctionnaires dont 71% d¶agents d¶exécution.6 milliards DH.Si l¶exercice des compétences est sous la dépendance de la ressource financière. Elles ont dépensé 15 milliards de DH en 2004 et 16 milliards en 2005. Publié le : 25/11/2005.

les 1 574 collectivités locales existant au Maroc (voir tableau en page 11) ont dépensé pour l¶équivalent de 14.6 milliards de DH pour 300 collectivités et 3 milliards pour les 1 300 autres.2 milliards de DH au . la taxe urbaine. et celle de la Trésorerie générale du Royaume pour d¶autres. L¶on peut alors raisonnablement chercher à savoir où va tout cet argent d¶autant plus que les budgets des collectivités locales pèsent tout de même très lourd dans celui de l¶Etat. Comment. malgré son importance. A tout ce monde. heureusement. par le ministère des Finances et celui de l¶Intérieur permettent de comprendre. entre 1976 et 2003. En fonction des étapes (préparation. les budgets des collectivités ont été multipliés par 15 au moment où celui de l¶Etat n¶a été multiplié que par 6 sur la même période.5 milliards de DH au titre des autres ressources comme la taxe d¶édilité. la patente ainsi que les autres taxes et impôts locaux. exécution ou contrôle) et en fonction de la catégorie de la collectivité (urbaine ou rurale) les procédures changent et les intervenants aussi. il faut ajouter l¶action au niveau local du gouverneur ou du wali. leurs moyens financiers restent également sous la tutelle de la direction du budget (ministère des finances) pour certaines d¶entre elles. selon des estimations du ministère des Finances. comment est-il dépensé ? 10. En 2004. cache en fait une disparité flagrante. on en est arrivé à enregistrer des déficits patents ? Où va l¶argent des communes. En effet. leur part dans le produit de la TVA est de 10. Dans le projet de Loi de finances 2006. Les chiffres globaux consolidés au niveau central. approbation. ils représentent près de 4 % du PIB et 14 % du budget de l¶Etat. Les finances des collectivités locales obéissent en fait à un système des plus complexes.2 milliards en 2005. s¶ils relèvent depuis toujours du ministère de l¶Intérieur. Premier constat : le chiffre global des dépenses des collectivités locales.2005 et 15 milliards en 2004. S¶y ajoutent quelque 5. La preuve. du receveur ou du trésorier régional. malgré l¶ampleur des moyens financiers mis à la disposition des collectivités. Mieux (ou pire !).66 milliards de DH contre 9.

est de loin supérieure à celle enregistrée pour les autres régions (voir tableau en page 11). à assurer une répartition plus égale. est réparti entre les 1 298 communes rurales. en fait. Si les deux premiers critères tendent. Le plus gros de la cagnotte est prélevé sur les recettes de la TVA. L¶enveloppe globale est répartie par la suite de manière. ou presque. dans le sud. que l¶argent des collectivités locales provient en grande majorité de taxes et impôts nationaux dont une partie est affectée chaque année aux dépenses des collectivités. Le reste. les ressources affectées au Grand Casablanca (2. dit-on. n¶a profité qu¶à 276 collectivités.titre des budgets principaux auxquels se rajoutent 800 MDH au titre des comptes spéciaux. il ne faut pas s¶étonner outre mesure de telles différences car. préservé entre les dépenses et les recettes d¶une collectivité. à l¶origine. rappellent-ils.5 pour l¶investissement.5 milliards pour le fonctionnement et seulement 4. En un mot.6 milliards de DH) sont 8 fois supérieures à celles dont bénéficient LaâyouneBoujdour (315 MDH). Ces 276 collectivités comprennent les 16 régions. 10. celle du budget affecté par région (voir encadré en page 10). soit 17. soit environ 10. Mais le gap est illusoire dans ce cas car. en revanche. les 61 préfectures et provinces et les 199 communes urbaines. . à savoir 3 milliards de DH représentant 25% de l¶enveloppe globale. reflète un souci d¶équité dans la mesure où la quote-part de chaque commune dépend aussi de sa contribution économique.5 % du nombre total. 75 % de cette enveloppe. le troisième. Cependant. la plus équitable possible en fonction de critères objectifs comme l¶étendue du territoire. les budgets des collectivités locales sont établis de telle sorte que l¶équilibre est toujours. Pour les spécialistes des finances locales. Le principe budgétaire est simple : chaque année l¶Etat prélève 30 % des recettes de la TVA et les destine aux budgets des collectivités. Car il faut savoir. ce sont les villes qui accaparent les ¾ des ressources. Un exemple. notamment au sein de la direction du budget et de la TGR. Autre disparité. contactés par La Vie éco.6 milliards. le nombre d¶habitants et le potentiel fiscal. la dépense par habitant. en effet.

7 milliards de DH. la taxe d¶édilité et la patente. Autant dire rien eu égard aux besoins. éclairage public) qui représentent 1. appelés « ressources affectées ». il faut savoir que sur les 15 milliards dépensés en 2004. vont dans les dépenses de fonctionnement. électricité. par exemple. sur les dépenses de fonctionnement.6 milliard de DH. entretien du parc auto. affectées par l¶Etat. Pourtant. Mais. téléphone. pour autant. 10 milliards de DH sur des recettes totales de 16. comme on l¶assure du côté du . le même principe est valable pour la taxe urbaine. A côté des salaires. par quoi peut-on expliquer l¶état de délabrement et les déficits dont elles souffrent ? Il faut chercher la réponse dans la structure des dépenses. Résultat : sur des dépenses totales de 15 milliards de DH pour les 1 574 collectivités locales. cela ne fait qu¶accentuer le mystère.5 milliards. seuls 4. environ 10. un montant de 3. enfin. A l¶instar de la TVA. on apprend que la part du lion revient aux dépenses du personnel qui ont pompé 5. Mais à côté de ces ressources. provinces et régions (les plus riches). En effet. pour les quatre impôts. d¶autres grosses rubriques viennent s¶ajouter notamment les frais divers de gestion (eau.5 milliards peuvent être consacrés à l¶investissement. Car si les ressources mises à la disposition des collectivités locales arrivent à dépasser leurs dépenses. En 2004.2 milliards de DH que doivent verser les communes de plus en plus nombreuses à faire appel à des entreprises privées pour la gestion des déchets solides.1 milliards de DH en 2004. soit 70%. Pire. Selon les chiffres de la Direction du budget (ministère des Finances).4 milliards de DH sont allés aux collectivités locales. Enfin. un budget excédentaire.Ainsi. les collectivités locales disposent d¶une autre manne que sont les 42 impôts et taxes locaux qui ont rapporté 4. les emprunts qu¶il faut rembourser au Fonds d¶équipement communal (FEC) pour un milliard de DH et. il n¶est pas étonnant d¶apprendre que de plus en plus de communes présentent. aujourd¶hui. le potentiel fiscal est mesuré tout simplement par le volume d¶impôts et taxes que procurent les agents économiques opérant au sein de la commune. pour 276 communes urbaines. préfectures. 80 % des dépenses globales sont des dépenses de fonctionnement. soit près de 42% des dépenses de fonctionnement. Avec cette manne.

Le second et non des moindres concerne l¶allègement et la simplification de l¶organisation financière et comptable des collectivités locales. taxe d¶édilité et patente). les factures d¶eau et d¶électricité ou encore les annuités du FEC. 148 300 fonctionnaires ! Une opération qui entre. Et ce n¶est pas un hasard si aujourd¶hui les pouvoirs publics envisagent sérieusement une opération de départ volontaire dans les collectivités locales. il n¶en reste pas moins que le problème de la triple tutelle reste posé. en plus d¶être trop nombreux. L¶approbation des budgets des collectivités relève du ministère de l¶Intérieur. quelques chiffres s¶imposent. taxe urbaine. ils sont en revanche impuissants face au problème des salaires.ministère des Finances. une quarantaine en tout. A ce titre. Or. dans le cadre d¶un chantier plus large. Cela dit. Aujourd¶hui. ce sont là des dépenses obligatoires car il est impossible de ne pas payer les salaires des agents. effectivement. les taxes et impôts locaux contribuent faiblement aux ressources des collectivités locales qui restent largement dominées par les concours de l¶Etat (TVA. Pour ce volet. celui de la réforme de la Fonction publique locale. Deux autres chantiers sont ouverts depuis des années et semblent plus avancés. Le premier concerne la fiscalité locale. certes.4 % alors que 71% des effectifs sont constitués d¶agents d¶exécution et d¶ouvriers. mais avec un droit de regard de la Direction du budget pour les communes urbaines et celui de la TGR pour les rurales. en fait. Aujourd¶hui. si les présidents de communes et présidents de conseils de villes peuvent. les fonctionnaires des collectivités locales sont au nombre de 148 300 environ dont 14 000 cadres seulement. faire des économies sur les factures et les consommations. ce qui donne un taux d¶encadrement très faible de 9. . Solution : rationaliser. il ne s¶agit pas là du seul obstacle. Autant dire qu¶avec de tels effectifs présentant un double problème de nombre et de profils. réalisées en termes d¶allègement des procédures d¶approbation des budgets. A cela il faut ajouter la faible capacité des collectivités à recouvrir leur dû auprès des contribuables. toute réforme de la gestion locale serait vaine. si des avancées ont été.

5 d¶entre elles accaparent à elles seules près de 7. elles le sont moins sur la tutelle financière traditionnellement exercée par le ministère des Finances. Souss Massa-Draa avec 1. toujours peu appréciée par les responsables du ministère de l¶Intérieur. soit plus de la moitié de l¶enveloppe globale. la Ville de Casablanca absorbe 13% des ressources allouées aux collectivités locales. Marrakech-Tensift avec 1. Espérons seulement que cette vieille et éternelle querelle entre les deux administrations n¶entravera pas une réforme aujourd¶hui vitale pour le pays. bien entendu. A cela s¶ajoute. au Grand Casablanca.L¶exécution et le suivi relèvent de ces deux mêmes directions. c¶est le receveur (TGR) qui joue le rôle du comptable et de contrôleur. Régions riches et régions pauvres Toujours dans le registre des disparités mais cette fois-ci spatiales.6 milliards de DH de dépenses. Si toutes les administrations concernées sont d¶accord quant à la nécessité d¶alléger cet arsenal. comme on le sait déjà.6 milliard. En fin de liste. Au niveau local. on trouve les régions les moins dotées comme Oued Eddahab-Lagouira (120 MDH seulement). près de 2. Viennent ensuite les régions de Rabat-Salé Zemmour-Zaër avec 1. Sans oublier le cas de certaines dépenses exceptionnelles et non prévues au budget pour lesquelles les communes ont besoin d¶avoir l¶aval du ministère de l¶Intérieur avant d¶obtenir un visa du ministère des Finances.6 milliards de DH.2 milliard. La palme d¶or revient. en 2004. LaâyouneBoujdour (315 MDH) et Guelmim-Esmara (345 MDH) Budgets : qui fait quoi ? La préparation du budget des collectivités locales commence au mois de septembre avec la diffusion par le ministère de l¶Intérieur auprès des walis et gouverneurs des préfectures et provinces et des présidents des conseils communaux de la circulaire fixant les orientations . un droit de regard du gouverneur dont relève territorialement la collectivité locale. avec des dépenses qui ont atteint. Sur les 16 régions du pays. Avec un budget de 2 milliards de DH.1 milliard et Tanger-Tétouan avec 1 milliard de DH.

le budget est présenté pour approbation au ministre de l¶Intérieur après visa du ministre des Finances et de la Privatisation au plus tard le 15 novembre pour les régions. Le contrôle à priori de l¶exécution du budget est exercé par la tutelle lors de l¶approbation du budget et le receveur lors du paiement. Ce dernier. Une fois voté et approuvé. préfectures et provinces et les communes urbaines et le 30 novembre pour les communes rurales. Après le vote. Le projet de budget est préparé par le wali ou le gouverneur pour les régions. Pour les communes rurales l¶approbation et le visa du budget sont assurés respectivement par le gouverneur et le trésorier régional. Pour les régions. préfectoral ou provincial (TR/TPP) agissant sur délégation du ministre de l¶Intérieur et du ministre des Finances et de la Privatisation. explicitée par une note de service de la Trésorerie générale du Royaume (TGR). dans le cas des dépenses par exemple.afférentes à la préparation des budgets. les préfectures et provinces et par le conseil communal pour les communes en collaboration avec le receveur communal. Le contrôle à posteriori des ordonnateurs ou/et des comptables des collectivités locales (receveurs) est assuré par plusieurs organes : le . contrôle la régularité des opérations administratives devant précéder l¶émission d¶un mandat de paiement pour le compte de la commune au profit d¶un tiers. le budget constitue un document financier obligatoire qui doit être strictement appliqué. le budget est approuvé par le ministère de l¶intérieur après visa du ministère des finances. préfectures et provinces et les communes urbaines. Le projet de budget est présenté ensuite au vote du conseil au début de la session ordinaire du mois d¶octobre. Son exécution relève de l¶ordonnateur (président de commune. wali ou gouverneur) ou un mandataire et du comptable public en la personne du receveur communal en sa qualité de contrôleur des engagements de la dépense.

C¶est ainsi que l¶Inspection générale de l¶administration territoriale (IGTA) a fourni certaines statistiques qui révèlent l¶ampleur du gâchis et la réelle perception de la politique de nos élus locaux. la Cour des comptes et la TGR (Saâd Benmansour) Gestion locale : Gros nettoyage -26 novembre 2005. Dans l¶esprit d¶exécution des jugements. dans une partie consacrée à la direction des Affaires juridiques et des études. 240 le monde rural et 9 les bureaux d¶arrondissement pour les conseils de la ville. Et 17 demandes de recours ont été déboutées. Sur les 106 jugements définitifs prononcés. limogés.par Flo Bidegaray le 27/11/2005 Sur 106 jugements. 97 demandent l¶annulation de l¶élection du président et 9 . les tribunaux administratifs ont enregistré 283 recours relatifs à l¶élection des bureaux des communes. Il renseigne sur l¶assainissement en douceur lancé. le rapport révèle certaines pratiques frauduleuses d¶élus locaux. . 97 annulent l¶élection de présidents de commune. C¶est un véritable coup de balai. La réhabilitation de la classe politique à partir du sommet se heurte aux dures réalités du terrain.ministère de l¶Intérieur. Ces présidents ont produit de faux certificats de scolarité 6 présidents et 4 vice-présidents ayant purgé une peine. Sur ce total. C¶est du moins le sentiment qui se dégage à la lecture du rapport du ministère de l¶Intérieur sur ses réalisations en 2005. Le document est une véritable mine d¶informations sur les domaines de compétence de ce département. le ministère de l¶Intérieur a organisé de nouvelles élections dans 101 collectivités locales. Pour le ministère. que Mustapha Sahel a remis aux parlementaires lors de la discussion des budgets sectoriels. 191 recours concernent l¶absence de niveau scolaire du président du conseil. la direction des Affaires juridiques a reçu 43 rapports d¶inspection concernant la mauvaise gestion des présidents de certaines communes. Or. En fait. 133 jugements définitifs ont été prononcés dont 116 exigent l¶annulation de l¶élection des bureaux et des présidents. selon le rapport. l¶IGF. 34 concernent les communes urbaines. Sur le chapitre du suivi des contentieux.

Dans le même élan d¶assainissement. Certaines communes particulièrement rurales. souvent relatives à la discipline budgétaire : non application de la réglementation en vigueur sur la gestion des affaires locales. La plupart des infractions ont trait notamment à des dépenses non justifiées. Ils doivent normalement tomber sous le coup du faux et usage de faux. 6 présidents et 4 vice-présidents ont été limogés après avoir purgé des peines de prison dépassant 2 mois.déboutés. Cela s¶étend également aux marchés publics et à l¶urbanisme. La moitié de ces élus poursuivis sont membres de bureaux des conseils et 33% sont des présidents. Ce ne sont pas moins de 309 affaires. Une chose est sûre. Des communes réalisent des projets sans études de faisabilité et d¶impact sur la population. misent sur les aides de l¶Etat pour la préparation des budgets. conformément au code électoral. Plusieurs ne respectent pas les règles techniques de construction et la qualité des chantiers. le rapport a constaté du laisser-aller. Sur le plan des ressources. Le document ne fournit ni les montants en jeu ni les noms ou le nombre de communes concernées par ces dérapages budgétaires. Les affaires relatives à la falsification des documents représentent 26% des poursuites. La loi exige du président un niveau d¶instruction équivalent au moins au certificat d¶études primaires. le nombre de poursuites judiciaires contre les élus locaux auprès de différents tribunaux. les inspections centrales opérées ces deux dernières années ont permis d¶élaborer 54 rapports contenant diverses infractions. Les principaux dysfonctionnements relevés . devant le tribunal de première instance. Autre élément révélateur. C¶est grave ! Ces présidents ont produit de faux certificats de scolarité lors des élections de septembre 2003. Sur le volet financier et comptable. l¶IGAT a enregistré les mêmes infractions que les années précédentes. Le document souligne que les gouverneurs ont démis de leur mandat 20 élus locaux et ce. des marchés publics ou bons de commande pour la couverture d¶arriérés et le non-respect du cahier des charges. D¶autres manquent de cadres locaux pour suivre les projets lancés par la commune. Le rapport précise que les dysfonctionnements en question impactent négativement les finances des collectivités locales.

Ces syndicats sont une forme de coopération intercommunale introduit par le Dahir du 2 Juin 1960 et reprise par le Dahir du 30 Septembre 1976 qui en organisant les collectivités locales. prévoit et organise la . le législateur leur a prévu un cadre juridique de coopération communale qui est « les syndicats de communes ». la commune prend en charge ses programmes directement ou l¶associe aux actions de l¶Etat dans un cadre de partenariat notamment pour la réalisation des grands projets nécessitant des moyens dépassant ceux de la collectivité locale. En effet. comment ces collectivités locales peuvent-elles porter l¶INDH ? (Mohamed CHAOUI) Vers un nouveau modèle d¶administration territoriale au service de développement durable : Partenariat et coopération Toutes les formes de partenariats sont sous-entendues la coordination des ressources et des actions entreprises.concernent le non-recouvrement de certaines taxes. Son intérêt réside dans : Le fait de renforcer la capacité d¶intervention Garantir une meilleure articulation entre les différentes actions et méthodes d¶intervention La diminution des risques de conflit et de blocage dans la mise en uvre des projets Le fait de développer la participation du citoyen à la gestion des affaires collectives L¶évolution de la coopération décentralisée L¶article 30 de la charte communale de 1976 dispose : « Décide des mesures à prendre pour assurer à la collectivité locale son plein développement économique. Avec toutes ces défaillances. pour la réalisation de ces derniers et vue la croissance des besoins. la nonactualisation des listes des contribuables et l¶abandon de certains ressources. social et culturel » et pour la réalisation des attributions qui lui ont été conférées par le texte.

de mieux gérer leurs moyens et d¶optimiser leurs facteurs de production. nécessaires à la réalisation des objectifs communs . disposent d¶une part des moyens pour coordonner leur efforts et mobiliser leurs ressources matérielles et humaines. en se constituant en syndicat comme possibilité d¶étendre leur champ d¶actions. Donc. les associations sont considérées d¶une part comme un simple instrument d¶exécution et non un partenaire à pied d¶égalité. ce cadre leur a permis de rationaliser les actions communes. . L¶autre facette de la relation « association-collectivité locale » est de nature conflictuelle qui n¶est autre qu¶un conflit d¶intérêt. Toutes ces dispositions d¶ordre législatif. viennent pallier donc une carence à laquelle peuvent se confronter les communes qui conduisaient isolément leurs actions. par lesquels les communes pourraient engager des actions économiques telles les communautés urbaines comme forme juridique de coopération entre communes urbaines. et à travers cette constitution. d¶établir des relations de collaboration et de développer un partenariat pour gérer positivement toutes les contradictions et les différents. les collectivités locales réunies. il s¶est crée chez certaines associations l¶intérêt de s¶ouvrir aux collectivités locales.coopération entre communes. d¶autre part les associations considèrent les collectivités uniquement un bailleur de fonds et non un partenaire à informer et concerter le long de la réalisation des actions communes. Coopération avec les associations Les relations entre association et collectivité locale ont connu une évolution. il y a eu d¶une part une conviction de l¶intérêt de reconnaître le travail des associations et même dans certains cas avoir l¶initiative de créer des associations conformément à la loi. Le législateur a aussi prévu d¶autres instruments juridiques. tels les syndicats des communes et les communautés urbaines. D¶autre part. Cependant. Pendant la dernière décennie.

d¶appui moral et d¶appui logistique dans une activité dont l¶initiative est prise par l¶association (locomotive) Refus de toute participation réelle des associations dans l¶encadrement et la sensibilisation des citoyens à l¶importance de leur participation dans le contrôle de l¶action communale et le suivi de la gestion des collectivités locales Les responsables dans les collectivités locales sont des mentalités stériles n¶assimilant pas et incapables de s¶adapter à l¶orientation déclarée par la plus haute autorité du pays.) mais au contraire il y a un refus de soutien matériel réel. l¶Etat est dans l¶obligation d¶instaurer de nouveaux systèmes de fonctionnement pour faire tourner la roue du développement social. collecte des dons. le gouverneur actuel est le pivot ..... collectivités locales : relations unilatérales réponses froides ou absence de réponses aux appels de partenariat lancés par les associations politique de discrimination envers les associations qui dépendent d¶un parti politique ou du gestionnaire (président) de la collectivité locale. économique et culturel.. l¶exclusion des associations qui ne sont à leur avis que des outils de parade dans les festivités et les occasions officielles et des invités aux campagnes publicitaires (propreté. lançant une nouvelle conception de l¶autorité mais sans indice de changement en matière de relation de coopération entre les collectivités locales et les associations. Partenariat Vu le déficit matériel et humain dont souffrent les collectivités locales... institutionnelle et rationnelle.Constat Article de la nouvelle charte 2002 à propos des partenariats avec les associations et un discours royal incitant sur le partenariat avec les associations en 2000 Le Feedback des collectivités Refus de coopération de manière systématique. En effet.

les acteurs locaux et d¶autres bailleurs de fonds internationaux à placer un Fond pour le développement d¶un territoire concernant des volets précis. Exemple du Fond Régional pour la Promotion de l¶Emploi FREPE : partenariat entre l¶ADS et la région. En outre. Le FDL est programmé pour les objectifs suivants : Créer une dynamique sociale pour le développement durable d¶une localité basée sur un partenariat solide Monter des projets de développement en se basant sur un diagnostic et une analyse des problèmes sociaux locaux Instaurer de nouveaux mécanismes institutionnels et fonctionnels pour assurer une coordination locale des projets de développement en impliquant tout les intervenants dans le processus qu¶il soit une association. Exemple du Fond de Développement Local (FDL) : partenariat entre l¶Agence de Développement Social (ADS) et les Collectivités Locales (CL) (surtout la commune et la province) Ce type de partenariat est inscrit dans une logique de renforcement de la coopération entre un établissement public (ADS) et une collectivité locale pour réaliser des projets de développement local. le secteur privé ou autres. Ce Fond intervient pour financer les infrastructures de bases. Alternatives et recommandations : . ce Fond a les mêmes objectifs que le FDL. Ce Fond est d¶une grande envergure qui réunit la région. A son initiative... les activités génératrices de revenus et créatrices d¶emploi et le renforcement de capacité institutionnelle.principal de la dynamique de tous les acteurs opérant sur le périmètre relevant de son pouvoir. l¶ADS. plusieurs projets de développements peuvent voir le jour (qu¶ils aboutissent ou non : c¶est un autre débat). Interagir le développement économique et le développement social au niveau d¶un territoire. nonobstant que la gestion de ce Fond relève des capacités de l¶ADS.

.. chantiers d¶infrastructures.L¶indépendance et la parité : demande de la parité vis à vis de l¶état et des collectivités locales puisque chaque partie a des compétences et des capacités en fonction de son statut juridique avec le respect des droits des association en tant qu¶organisations légales indépendantes à la participation à la résolution des problèmes des citoyens même avec exigence de leur faciliter la tâche par les collectivités Demande de révision des lois relatives à la gestion des collectivités locales tout en permettant aux associations de participer au contrôle de l¶exécution des budgets particulièrement pour les dons prévus aux associations.. Réformes et projets structurants. Instaurer une dynamique pérenne en faveur du développement humain. générateurs de croissance : modernisation de l¶économie. Développement humain dans ses dimensions économique. Processus politique de consolidation de l¶État moderne : démocratie. etc. fondé sur les principes de bonne gouvernance CONCLUSION : Nous considérons que la construction d¶un Etat social passe essentiellement par les deux éléments suivants : les gouvernements locaux : Le mouvement des ONG de développement et des associations locales ont dépassé le simple pouvoir de nuisance ou de revendication. pour s¶inscrire dans les démarches de dialogue social avec les autorités locales. Les travaux sur le développement local font ressortir une substitution au développement par le haut. promotion de la femme etc. de l¶épanouissement et du bien-être de l¶ensemble de la population. État de droit. sociale et culturelle. l¶apport de ces gouvernements locaux au développement est d¶épouser une démarche par le bas mais ascendante en se préoccupant des relais possibles à un niveau plus large : Le développement de services de proximité par l¶initiative d¶habitat social communautaire et de coopératives d¶habitation.

Le développement de l¶intérieur qui mise sur l¶économie populaire et l¶économie sociale Mentionnons ensuite que. etc. Si nous cherchons à mettre en perspective ces initiatives novatrices autour de l¶hypothèse d¶un nouveau modèle de développement. associations de migrants. associations. La mise en place de nouvelles structures de financement (fonds local de développement.) pour faciliter le crédit à ces initiatives économiques et sociales..). qu¶il s¶agisse de la théorie libérale. procédures. La coproduction des services collectifs avec les associations locales dans le cadre des politiques municipales et régionales décentralisées (budget participatif. Autrement dit le modèle « développementiste » misant sur le « tout à l¶Etat » n¶est plus d¶actualité.Le soutien à la micro et petite entreprise (MPE) par le développement d¶associations de petits commerçants et industriels du secteur informel. le développement en amont et en aval de la formation de la main-d¶ uvre et de la commercialisation collective de leurs produits. ONG et PME » que passent de nouvelles pratiques et politiques favorisant le développement et ultimement la construction d¶un Etat social. de la théorie « développementiste » ou de la théorie . Une clé actuelle de développement au Sud consiste à dire que le premier cadre institutionnel de développement et de démocratie passe par le développement des communautés locales.. dans tous les cas de figure.. problème majeur dans des sociétés où les processus d¶institutionnalisation (avec ses règles.) sont encore embryonnaires. municipalités. c¶est probablement d¶abord par les gouvernements locaux et les partenariats « municipalités. dans les pays du Sud. de leurs gouvernements locaux et des alliances (partenariats) entre associations locales.. Les espaces de corruption. appels d¶offre. il est souhaitable de considérer qu¶à cette étape-ci. mutuelles d¶épargne et de crédit. PME et PMI. ONG.

1998. c¶est le premier développement. affirmer le droit à ce premier développement (trop longtemps oublié). Bibliographie : Ministère de l¶intérieur/ Direction générale des collectivités locales. d¶amorcer ce premier développement. sur le registre scientifique. au Sud. celui des territoires et de l¶économie populaire. lesquels forment les indispensables ressorts sans lesquels le développement à une autre échelle devient impossible. il faut porter attention à ce premier développement (trop longtemps sous-estimé) et. Le partenariat entre l¶Etat et les associations. Inventaire des 6 colloques nationaux de la directions générale des collectivités locales. faisant ainsi la preuve qu¶il est possible. sorte de « plancher de la vie économique ». Circulaire ministérielle n°7 Espace associatif. relation du mouvement associatif aux acteurs politiques et socioéconomiques. Casablanca Stiftung F B. 2003. En clair. Espace associatif Ministère de l¶intérieur/ Direction générale des collectivités locales. les pouvoirs publics et les collectivités locales . voire considéré comme un obstacle : les marchés urbains élémentaires et les petites boutiques d¶artisans. à partir de stratégies misant sur l¶économie populaire réellement existante. Les collectivités locales au Maroc Ministère de l¶intérieur. sur le registre politique. Pour un partenariat efficace et équitable entre les associations.. éd. 2001. Charte communale. De nombreuses initiatives de développement local et d¶économie sociale au Sud comme au Nord travaillent aujourd¶hui au renforcement de ces ressorts. qui a été et est ignoré. 2003. Centre de documentation des collectivités locales Ministère de l¶intérieur/ Direction générale des collectivités locales.néolibérale des PAS.

Centre de documentation des collectivités locales Bahi M. El Maârif Aljadida. Guide des associations de Quartier au Maroc éd.. Rabat. REMALD Ministère de l¶intérieur/ Direction générale des collectivités locales. Droit administratif marocain..desregions.... Le rôle des collectivités locales dans le développement économique et social au Maroc.Rousset M. Rabat Webographie : www. 2002.Domaine des collectivités locales (Communes. Les compétences du Wali. 2005. 2000. éd. Préfectures.. Provinces et Régions) éd. El mouchtaray M. du Gouverneur & des autres Agents d¶autorité 1. éd. éd. Relation du mouvement associatif aux acteurs politiques et socio-économiques. Imprimerie Najah El Jadida.com .com www. Casablanca Association Forum Urbain.Leconomiste.maroc. 2001. éd. Okad Lamrini A. Guide de coopération décentralisé (en arabe). La porte. 2003. 2005. Garagnon J.

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