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Les embrayages

M. Ben Jaber Cours - Chapitre n°2 : Les embrayages 1


1. Fonction

L'embrayage est un dispositif d'accouplement temporaire entre un arbre dit moteur et un autre dit récepteur .
Il a pour fonction de:

• Assurer un accouplement progressif (embrayage) entre le moteur et le récepteur jusqu'à leur parfaite liaison en
limitant les à-coups.

• Permettre le désaccouplement (débrayage) en marche ou à l’arrêt entre le moteur et le récepteur.

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2. Classification

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3. Embrayages instantanés 
Embrayages à griffes Embrayages à dents

•Ils se composent de deux manchons portant des griffes ou des dents appelées crabots.

•L’un des manchons est monté coulissant sur l’arbre et est manœuvré par une fourchette

•Par rapprochement des manchons, les dents viennent en prise et il y a entraînement.

•Ces embrayages ne peuvent être utilisés que si la manœuvre s'effectue à l’arrêt ou à très faible vitesse.

•Lorsqu'il n'y a qu'un sens de rotation, la manœuvre d'embrayage est facilitée par l'emploi d'une denture
asymétrique, qui permet également la réalisation du débrayage automatique, donnant à l'arbre mené la
possibilité de poursuivre son mouvement lorsque l'arbre menant ralentit ou s'arrête.
Avantages
Les arbres accouplés ont absolument la même vitesse angulaire.

Inconvénients
Difficile d’embrayer en marche et surtout en charge

Calcul de résistance
Le calcul de résistance des griffes et des dents se fait à la flexion et à la pression.
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4. Embrayages progressifs

Ces embrayages sont caractérisés par les avantages suivants:


•une mise en charge progressive de l’accouplement entre arbre moteur et arbre récepteur ce qui évite les à-coups
•une manœuvre qui peut être effectuée en marche;
•permet de lancer un moteur à vide,
•coupler en marche plusieurs appareils sur le même moteur.

4. 1 Embrayages à friction
Dans les embrayages à friction la transmission de puissance est
réalisée par adhérence.

Dans le fonctionnement de ces embrayages, on distingue 4 périodes:

1. Engagement : l'arbre d'entrée et de sortie ne tournent pas à la même vitesse ; il y a alors glissement entre les
disques, donc dissipation d'énergie par frottement, sous forme de chaleur.
Cette phase est à limiter dans le temps, même si elle est inévitable et permet de solidariser graduellement le
moteur du récepteur. L'usure aura lieu pendant cette phase.

2. Embrayage engagé : Les arbres (menant et mené) tournent à la même vitesse. L’adhérence parfaite des surfaces
en contact transmet la puissance du moteur vers le récepteur.

3. Débrayage : Les surfaces actives se desserrent et s’écartent ; l’arbre mené poursuit sa rotation décroissante
jusqu’à l’arrêt complet.

4. Embrayage débrayé : Les surfaces actives sont séparées par un jeu ; l’arbre mené est immobile, l’arbre menant
continue à tourner.

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4.1.1 Couple agissant sur l’embrayage
Ce est le couple instantané appliqué sur les surfaces de
friction de l’embrayage

 Pour t[ti ,te]

• l'arbre d'entrée et de sortie ne tournent pas à la même


vitesse ; il y a alors glissement entre les surfaces actives de
l’embrayage.

• Le couple agissant sur les deux parties de l’embrayage est


dû aux frottements des surfaces en contact:

Ce  C f  fonction (dimensions des surfaces, f , p)

où :
f: est le coefficient de frottement
p: est la pression de contact t=ti : ωm(ti) = ωm0 et ωr (ti) = ωr0
• Le couple de frottement Cf décélère l’arbre moteur et accélère l’arbre
t[te ,tf]: ωm(t) = ωr(t)= ω(t)
récepteur jusqu’à atteindre une même vitesse.

• à la fin de cette période Les deux arbres deviennent alors solidaire en t=tf : ωm(tf) = ωr(tf) = ωf
rotation et il n’y aura plus de glissement entre les deux surfaces actives
de l’embrayage

Temps d’engagement : δt = te - ti
C’est le temps durant lequel il y a glissement donc frottement entre les deux surfaces actives de l’embrayage

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 Pour t[te ,tf]
• Les deux arbres tournent à la même vitesse; il n’y a plus de glissement
entre les surfaces actives de l’embrayage. L’adhérence des surfaces de
contact s’établit.

• Le couple agissant sur les deux parties de l’embrayage est du à


l’adhérence parfaite des surfaces en contact.
En appliquant le principe fondamental de la dynamique sur l’arbre
récepteur puis sur l’arbre moteur , on obtient:

dr dm
Ce  C r  I r et C m  Ce  I m
dt dt
dm dr d
puisque m (t )  r (t )   (t ) d’où:  
dt dt dt
Cr I m  C m I r
on obtient : Ce 
Im  Ir

 Pour t>tf

• L’ensemble (moteur, embrayage, récepteur) atteint la vitesse du régime permanent où il n’y a plus d’accélération:
dm dr
 0
dt dt
• Le couple moteur est égale au couple récepteur et au couple d’adhérence appliqué par l’embrayage: Cm = Cr = Ce

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4.1.2 Couple transmissible par l’embrayage
4.1.2.a Cas de l’embrayage à disque

Dans ce type d’embrayage, la surface de contact est une couronne de


disque.
La densité des forces de contact en un point Q de la surface de
contact et à la limite de l’adhérence vaut:
f (Q )  p z  p u 
où: • p est la pression de contact (supposée uniforme)
•  est le coefficient d’adhérence des surfaces en contact (en pratique on prend =f le coefficient de
frottement)
Force axiale et pression de contact
La force résultante des forces de contact est:

   p z  p u rdrd   
2  R2
F  p R 22  R12 z
F 
QS
f (Q)dS 
0 R1
 On obtient:

L’équilibre du disque implique: F  F a  Fa z

d’où la relation qui relie la pression appliquée en tout point du disque à la force axiale exercée:


Fa  p R22  R12 
Fa
p
La pression de contact vaut:

 R22  R12 
Cette pression doit vérifier la condition de résistance au matage
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4.1.2 Couple transmissible par l’embrayage
4.1.2.a Cas de l’embrayage à disque
Couple transmissible
Le moment résultant par rapport au point O des forces de contact est:

 
2 R2
MO 
QS
 OQ  f (Q)dS    r u
0 R1
r  p z  p u  rdrd 

M O  p  R23  R13  z


2
On obtient:
3
d’où la relation qui relie le couple maximal transmissible par adhérence de cet embrayage:
• à la pression appliquée: • à la force axiale appliquée:

Cad max  p R23  R13 


2 2 R23  R13
Cad max  Fa 2
3 3 R2  R12
Remarque1: Pour vérifier le bon fonctionnement de l’embrayage Il faut vérifier que, après engagement, le couple
agissant sur les disques Ce ne dépasse pas le couple transmissible par adhérence Cad max :
Ce  Cad max
Remarque 2: Au moment du patinage (glissement entre les surfaces en contact) le couple transmis par l’embrayage
est égal au couple de frottement : 3 3
2 R  R1
Ce  C f  fFa 22
3 R2  R12
Remarque 3: Si on a n surfaces frottantes actives alors :
2 R23  R13
Cad max  nFa 2
3 R2  R12

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4.1.2 Couple transmissible par l’embrayage
4.1.2.a Cas de l’embrayage à disque

Embrayage à disque

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4.1.2 Couple transmissible par l’embrayage
4.1.2.a Cas de l’embrayage à disque Embrayage à disques multiples

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4.1.2 Couple transmissible par l’embrayage
4.1.2.b Cas de l’embrayage à cône
L’embrayage à cône est un autre type d’embrayage axial.
Il permet de transmettre un couple plus élevé que
l’embrayage à disque, et ce, même lorsque les diamètres
extérieurs sont les mêmes.

Force axiale et pression de contact


La force résultante des forces de contact est:

   
2 R2
r
  On obtient: F  p R 2  R1 z
2 2
F f (Q)dS   p n  p u drd 
QS 0 R1
sin 

L’équilibre du disque implique: F   F a   Fa z

d’où la relation qui relie la pression appliquée en tout point du cône à la force axiale exercée:


Fa  p R22  R12 
La pression de contact vaut: Fa
p

 R22  R12 
Cette pression doit vérifier la condition de résistance au matage
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4.1.2 Couple transmissible par l’embrayage
4.1.2.b Cas de l’embrayage à cône

Couple transmissible

Le moment résultant par rapport au point O des forces de contact est:

 OQ  f (Q)dS    r u    sinr  drd


2 R2
MO  r  z z   p n  p u 
QS 0 R1

R2  r
avec: z
tg
p  R23  R13  z
On obtient: 2 1
MO 
3 sin 
d’où la relation qui relie le couple maximal transmissible par adhérence de cet embrayage:
• à la pression appliquée: • à la force axiale appliquée:

p R23  R13 


2 1 2 1 R23  R13
Cad max  Cad max  Fa 2
3 sin  3 sin  R2  R12

Remarque: Si on a n surfaces frottantes actives alors :


2 1 R23  R13
Cad max  nFa 2
3 sin  R2  R12

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4.1.2 Couple transmissible par l’embrayage
4.1.2.b Cas de l’embrayage à cône

Une seule surface frottante active 2 surfaces frottantes actives


Commande mécanique Commande pneumatique

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4.1.2 Couple transmissible par l’embrayage
4.1.2.b Cas de l’embrayage cylindrique

La surface de contact cylindrique apporte un problème particulier. Le contact ne peut se créer ou se supprimer que
par modification du diamètre de la pièce sur laquelle on agit : celle-ci doit donc être déformable.
La surface déformable peut être des patins qui se déplacent suivant le sens radial ou par expansion

 Embrayage à patins
Pression et force radiale:
La relation qui relie la pression p appliquée en tout point du
patin à la force radiale N exercée:

N  2 Rbp sin
2
La pression de contact vaut donc:
N
p

2 Rb sin
2
Couple transmissible par un seul patin:
RN
Cad max 

2 sin
2
Couple transmissible par n patins:
nRN
Cad max 

2 sin
2
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4.1.2 Couple transmissible par l’embrayage
4.1.2.b Cas de l’embrayage cylindrique
 Embrayage à patins

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4.1.2 Couple transmissible par l’embrayage
4.1.2.b Cas de l’embrayage cylindrique

 Embrayage par expansion


•une couronne cylindrique est rendue expansible par une fente.

•En écartant les extrémités de la couronne on augmente son diamètre et on la mettra en contact avec la surface
intérieure d’un tambour.

• La force appliquée F augmente la pression de contact ce qui crée de l’adhérence entre la couronne et le tambour.

Couple transmissible :

Suivant le sens de rotation de m:

• sens n°1:
Cad max  F (e   1) R

• sens n°2:

Cad max  F (1  e   ) R

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4.1.2 Couple transmissible par l’embrayage
4.1.2.b Cas de l’embrayage cylindrique

 Embrayage par expansion

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4.1.3 Commande des embrayages à friction
Commande pneumatique Commande électromagnétique

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4.1.3 Commande des embrayages à friction
Commande mécanique
Commande hydraulique

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4.1.4 Matériaux des garnitures de friction
Le choix des matériaux, aura une grande influence sur :
• la valeur du coefficient de frottement f
• la pression de contact admissible Padm
• la température maximale admissible des surfaces frottantes .
Les corps sont généralement en fonte.
Les disques d’embrayages sont en tôle d’acier revêtue ou non de férodo.
Quand les disques d’embrayage sont sans garnitures, ils sont trempés.

Le férodo
Le férodo est une matière souple , d’aspect brun foncé fabriquée à base d’amiante (composé de silice, magnésium
et une faible quantité d’alumine et d’oxydes de fer ) armé de fibre textiles ou plus souvent de fils de laiton.

Propriétés mécaniques et thermiques:


• Coefficient de frottement : sur fonte à sec : f= 0.3 ; sur fonte â l’état gras : f= 0.15
• Température supportée: 300 °C pendant quelques secondes - 200 ° C en service normal
• Pression de contact admissible : jusqu’à 2 MPa
• Certains férodo peuvent fonctionner dans l’huile, d’autres non.
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4.1.5 Energie dissipée par frottement

L’énergie dissipée par l’embrayage dans la phase d’engagement est égale au travail de frottement :
te

W f   C f (t )m (t )  r (t )dt
ti

 Exemple de calcul : cas d’un embrayage à disque

2 R23  R13
C f (t )  fFa (t ) Rmoy avec Rmoy 
3 R22  R12
Hypothèses :

• ti= 0 , te= δt et r(0)=0

• m-r varie linéairement en fonction du temps


pour t[0, δt] : m-r = 0(1-t/ δt) avec 0= m(0)-r(0)

• F a est linéaire en fonction du temps


pour t[0, δt] : Fa= F0 t/ δt
t
t t2
Wf   fF0 Rmoy 0 (  2 )dt
0
t t
t
 t2 t3 
 fF0 Rmoy 0   2
 2 t 3 t  0

1
d’où Wf  fF0 Rmoy0 t
6
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4.1.6 Etude des températures

• Le travail de frottement produit pendant le temps d’engagement se transforme intégralement en chaleur ce


qui augmente la température des garnitures de l’embrayage.

• Cette température ne doit pas dépasser la température limite admissible par le matériau des garnitures
sinon on risque d’avoir une usure rapide et une détérioration prématurée des garnitures.

 Calcul simplifié

Wf  M C(Tf - Ti )
o
ù: Wf : est le travail dû au frottement ( en calories)
M : est la masse ( en Kg)
C: est la chaleur massique de la matière ( en Cal/°C.Kg)
Tf : est la température finale,
Ti : est la température initiale.

Wf
d Tf  Ti 
MC
'où:

On doit vérifier que cette température ne dépasse pas la température limite admissible du matériau de la garniture :

T f  Tadm

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4.1.6 Etude des températures
 Calcul empirique (issue d’une étude expérimentale) : cas d’un embrayage à disque à garniture en Ferodo

o Puissance spécifique maximale de glissement Psp.M (en chevaux /dm2):


C f max . max
PspM 
Surface frottante totale

o La puissance spécifique moyenne de glissement par cycle Psp.m (en chevaux /dm2) :
t T : La période d’un cycle
Pspm  0.5 PspM o
T ù: t: : temps de patinage par cycle

o La température maximale de la garniture vaut :

 10t e  3300
T f  Ta  PspM 
e
 
15 V  10

2 Pspm  Pspm 
 
a Tf : la température maximale atteinte par les garnitures,
vec : Ta : la température ambiante,
t : durée de patinage,
e : épaisseur du paroi métallique frottante en mm,
V : la vitesse circonférentielle moyenne du récepteur au cours d’un cycle
d’opération (en m/s)
V  Rmoy  max  min  / 2

On doit vérifier que cette température ne dépasse pas la température limite admissible du matériau de la garniture :
T f  Tadm
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4.2 Coupleurs hydrauliques

Pourquoi?

• La manœuvre d’embrayage constitue toujours une difficulté


pour le conducteur qui consiste à bien doser l’effort du pied sur
la pédale une fois que les plateaux sont entrés en contact.

• En vue de supprimer cette manœuvre, on utilise des


embrayages hydrauliques ou coupleurs, dans lesquels
l’entraînement est assuré progressivement, sans Intervention du
conducteur.

Comment?

La pompe, entraînée par le moteur, fait tourner la turbine reliée à


la boite de vitesse par l'intermédiaire de projection de l'huile sur
cette dernière de même qu’un ventilateur entraîne le moulinet par
l'intermédiaire du courant d'air produit.

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4.2 Coupleurs hydrauliques

Avantages

• robuste, réversible
• souplesse de marche (permet d’absorber les à-coups)
• progressivité de démarrage, réglable par modification de remplissage.
• entretien et usure pratiquement nuls
• oscillation propre inexistante.
• excellent amortisseur qui soustrait le récepteur tout entier aux vibrations de torsion inhérentes à l’emploi du
moteur à explosion
Inconvénients

• Le débrayage en marche n’est plus concevable, et même au ralenti, l‘huile circule toujours suffisamment pour
laisser craindre un démarrage intempestif
• L’embrayage hydraulique impose l’emploi d’une boîte de vitesses appropriée permettant la mise au point mort
instantanée en marche et la mise en prise progressive des différents rapports (boîte à trains épicycloïdaux).
• le rendement de ce dispositif est médiocre, en raison des pertes par frottements dans l’huile

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4.3 Convertisseur de couple

 C'est un ensemble, inventé par l'ingénieur allemand Föttinger, qui remplit les mêmes fonctions que le coupleur
hydraulique et susceptible, en plus, dans une certaine zone d'action, de fournir à la transmission un couple plus
élevé que celui du moteur.
 Il comprend un élément complémentaire au coupleur (comportant des aubes redresseuses) appelé stator en
appui sur une roue libre à un seul sens de rotation.
 L'arbre moteur transmet son mouvement à la pompe 1.
 L'huile éjectée à sa périphérie attaque les aubes de la turbine 3, puis se dirige vers le centre.
 Le flux rencontre les aubes du stator 2. Son sens se trouve modifié et est dirigé sur les aubes de la pompe.
 Cette force complémentaire s'ajoute à celle produite par la pompe, donc du moteur.

Coupleur Convertisseur
hydraulique de couple

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4.3 Embrayage électromagnétique à poudres

Principe de fonctionnement

 La caractéristique principale des embrayages à poudre magnétique réside dans la transformation progressive du
couple en fonction du courant d’excitation.

 Pour générer le couple, il suffit d’exciter l’embrayage avec du courant continu. Un circuit magnétique est
constitué.

 Afin de transmettre le couple du rotor extérieur au rotor intérieur, l’entrefer à poudre contient une poudre de fer
de composition spéciale, à haute résistance à la friction. Sous l’impulsion de l’excitation électromagnétique, cette
poudre de fer à grains fins forme des chaînes magnétiques et transmet de cette manière le couple.

 L’intensité de l’excitation détermine la rigidité des chaînes de poudre et ainsi la valeur du couple transmissible.

1 Rotor extérieur
2 Bobine d’excitation
3 Rotor intérieur
4 Circuit magnétique

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4.3 Coupleurs électromagnétiques à poudres

Propriétés caractéristiques
• M réglable linéairement via le courant d’excitation (fig. 1)
• M réglable indépendamment de la vitesse (fig. 2)
• M reproductible dans des laps de temps consécutifs brefs
• Possibilité d’utilisation en état de glissement permanent
• Constitution progressive du couple
• Commutation silencieuse

Fig. 1 Fig. 2 Fig. 3

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