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Annexe 3 : Pourquoi selon Marx la paysannerie ne constitue pas une

classe ?
1 – LES PAYSANS FRANÇAIS A LA FIN DU XIX ème SIECLE
CONSTITUENT-ILS UNE CLASSE SOCIALE ?

- Marx commence par montrer qu’apparemment oui ils ont de nombreux critères
qui conduisent à penser qu’ils constituent une classe sociale :

• ils sont très nombreux


• ils réalisent la même activité
• ils partagent un même mode de vie qui les oppose au reste de la
population

D’où Marx peut écrire : « . Dans la mesure où des millions de familles paysannes
vivent dans des conditions économiques qui les séparent les unes des autres et
opposent leur genre de vie, leurs intérêts et leur culture à ceux des autres classes
de la société, elles constituent une classe »

- Pourtant selon Marx ces conditions ne sont pas suffisantes et en réalité les
paysans ne constituent pas une classe sociale car :
• Leur mode de production les isole les uns des autres : ils vivent en
autarcie
• Le mauvais état des moyens de communication ne leur permet pas
d’entretenir des relations suffisantes pour prendre conscience de leur
communauté de situation
• L’insuffisance de la taille des parcelles ne leur permet pas de
développer de nouvelles méthodes de production, de diviser le travail,
de s’ouvrir au monde (d’autant plus qu’ils ne pourraient pas facilement
envoyer leur production vers les villes faute de moyens de transports
adéquats)

CONCLUSION : Marx peut alors écrire : « ainsi la grande masse de la nation française
est constituée par une simple adition de grandeurs de même nom, à peu près de la même
façon qu’un sac rempli de pommes de terre forme un sac de pommes de terre(…)
Mais elles ne constituent pas une classe dans la mesure où il n’existe entre les paysans
parcellaires qu’un lien local et où la similitude de leurs intérêts ne crée entre eux aucune
communauté, aucune liaison nationale, ni aucune organisation politique. »
Dés lors, selon Marx, ils vont être l’objet de manipulation : Le futur Napoléon III
va s’ériger en défenseur des intérêts de la paysannerie, les paysans vont voter
pour lui, mais il ne va pas être leur porte-parole , il n’a fait que se servir d’eux.