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Connaissances, attitudes et pratiques en matiere d'eau, d'assainissement et d'hygiene dans les provinces d'Antananarivo et de Toliary (Mai 2004)

Connaissances, attitudes et pratiques en matiere d'eau, d'assainissement et d'hygiene dans les provinces d'Antananarivo et de Toliary (Mai 2004)

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Le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement est reconnu comme un élément clé pour la lutte contre la pauvreté. Le Secrétaire Général des Nations Unies a proclamé ouvrtement que ce secteur est l’un des cinq domaines clés qui amélioreraient les conditions de vie de tous les individus tout en préservant l’environnement.

Toutefois, à Madagascar, force est de reconnaître que la plupart de la population n’en est pas encore convaincue. Une sensibilisation accrue de tous est donc ainsi nécessaire pour changer radicalement les comportements nocifs vis-à-vis de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement. Aussi est il intéressant et inévitable de saisir les comportements, attitudes et connaissances actuels de la population en la matière et leur motivation afin d’en tirer cette politique de sensibilisation.

Les analyses menées dans ce document sont portées sur les ménages urbains et ruraux des provinces d’Antananarivo et de Toliary. Ces deux provinces diffèrent essentiellement par leurs conditions d’accès à l’eau potable qui est un élément clé du comportement en matière d’hygiène.

L’enquête a permis de constater que l’approvisionnement en eau potable dépend principalement du milieu de résidence, de l’infrastructure d’adduction d’eau, du mode vie ainsi que du niveau de vie du ménage qui lui facilitent l’accès à cette infrastructure. (...)
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MEFP et INSTANT, FINANCEMENT UNICEF/WATERAID
Le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement est reconnu comme un élément clé pour la lutte contre la pauvreté. Le Secrétaire Général des Nations Unies a proclamé ouvrtement que ce secteur est l’un des cinq domaines clés qui amélioreraient les conditions de vie de tous les individus tout en préservant l’environnement.

Toutefois, à Madagascar, force est de reconnaître que la plupart de la population n’en est pas encore convaincue. Une sensibilisation accrue de tous est donc ainsi nécessaire pour changer radicalement les comportements nocifs vis-à-vis de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement. Aussi est il intéressant et inévitable de saisir les comportements, attitudes et connaissances actuels de la population en la matière et leur motivation afin d’en tirer cette politique de sensibilisation.

Les analyses menées dans ce document sont portées sur les ménages urbains et ruraux des provinces d’Antananarivo et de Toliary. Ces deux provinces diffèrent essentiellement par leurs conditions d’accès à l’eau potable qui est un élément clé du comportement en matière d’hygiène.

L’enquête a permis de constater que l’approvisionnement en eau potable dépend principalement du milieu de résidence, de l’infrastructure d’adduction d’eau, du mode vie ainsi que du niveau de vie du ménage qui lui facilitent l’accès à cette infrastructure. (...)
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MEFP et INSTANT, FINANCEMENT UNICEF/WATERAID

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Tanindrazana - Fahafahana – Fandrosoana _____________________ MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU BUDGET _____________ SECRETARIAT GENERAL _____________

+REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA

INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE

Graphique 1.

CONNAISSANCES, ATTITUDES ET PRATIQUES EN MATIERE D’EAU, D’ASSAINISSEMENT ET D’HYGIENE DANS LES PROVINCES D’ANTANANARIVO ET DE TOLIARY
(*)

RAPPORT D’ANALYSE

MAI 2004

(*) Collecte des données mars-avril 2004

FINANCEMENT UNICEF/WATERAID

SOMMAIRE
SOMMAIRE .............................................................................................................................. 2 LISTE DES TABLEAUX.......................................................................................................... 3 LISTE DES GRAPHIQUES ...................................................................................................... 4 RESUME.................................................................................................................................... 5 INTRODUCTION...................................................................................................................... 8 CHAPITRE 1 : APPROCHE METHODOLOGIQUE ............................................................ 10 1.1. Objectifs de l’enquête.................................................................................................... 10 1.2. Méthodologie ................................................................................................................ 10 CHAPITRE 2 : CARACTERISTIQUES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES DES MENAGES ............ 14 2.1. Caractéristiques des membres du ménage..................................................................... 15 2.2. Taille du ménage ........................................................................................................... 15 2.3. Caractéristiques socio-économiques des chefs de ménage ........................................... 16 CHAPITRE 3 : ACCES ET UTILISATION DE L’EAU ........................................................ 17 3.1. Approvisionnement en eau............................................................................................ 17 3.2. Perception de la qualité de l’eau à boire ....................................................................... 26 3.3. Les problèmes rencontrés au niveau des points d’eau .................................................. 27 3.4. Entretien du point d’eau ................................................................................................ 29 3.5. Utilisation de l’eau ........................................................................................................ 30 CHAPITRE 4 : ASSAINISSEMENT ...................................................................................... 34 5.1. Système d’évacuation des excréta................................................................................. 34 5.3. Habitudes autour des latrines ........................................................................................ 43 5.4. Traitement des excréta des enfants................................................................................ 46 CHAPITRE 5 : LAVAGE DES MAINS ................................................................................. 48 6.1. Importance du lavage des mains ................................................................................... 48 6.2. Manière de se laver les mains ....................................................................................... 49 6.3. Les moments critiques pour se laver les mains ............................................................. 51 6.4. Facteurs déterminants du lavage des mains .................................................................. 53 CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS ........................................................................ 56 ANNEXE I : DETAIL RELATIF AU FOCUS GROUP......................................................... 67 ANNEXE II : QUESTIONNAIRE AUPRES DES MENAGES ........................................... 106 ANNEXE III : QUESTIONNAIRE FOCUS GROUP........................................................... 117 BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................. 133

LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1. Tableau 2. Tableau 3. Tableau 4. Tableau 5. Tableau 6. Répartition des ménages enquêtés par localités. ................................................. 12 Répartition des membres du ménage par sexe .................................................... 15 Répartition des ménages suivant le nombre d’individus..................................... 16 Répartition des chefs de ménage suivant leur occupation principale.................. 16 Répartition des chefs de ménage suivant leur aptitude à lire et/ou écrire. .......... 16 Répartition des ménages selon les sources d'approvisionnement en eau à boire, par milieu (en%).................................................................................................. 18 Tableau 7. Répartition des ménages selon les sources d'approvisionnement en eau à boire, par province et par sexe du chef de ménage (en%)............................................. 20 Tableau 8. Temps moyen et médian effectué à pied du trajet aller-retour mis pour puiser l’eau à boire (en mn) (en excluant la durée du file d’attente) ............................. 23 Tableau 9. Durée moyenne de la file d’attente (en minutes) ................................................ 24 Tableau 10. Répartition des ménages selon les sources d'approvisionnement en eau à laver le corps, par milieu (en%) ....................................................................................... 24 Tableau 11. Répartition des ménages selon les sources d'approvisionnement en eau à lessiver/nettoyer, par milieu (en%) ..................................................................... 25 Tableau 12. Comment appréciez-vous la limpidité de l’eau à boire que vous puisez ? ......... 26 Tableau 13. Comment appréciez-vous l’odeur de l’eau à boire que vous puisez ? ................ 26 Tableau 14. Le point d’eau est-il situé aux environs des endroits suivants (en%) ................. 27 Tableau 15. Problèmes majeurs rencontrés souvent dans la fourniture d’eau à boire (en%) . 28 Tableau 16. Dans quel état se trouvent les installations du point d’eau ................................. 28 Tableau 17. Entretien de la source d’eau ou système de traitement de l’eau au niveau du point d’eau « source d’eau non potable ».................................................................... 29 Tableau 18. Les récipients utilisés pour le transport de l’eau sont-ils propres ....................... 30 (Observation de l’enquêteur).................................................................................................... 30 Tableau 19. Les récipients utilisés pour le transport de l’eau sont-ils propres ....................... 30 (Réponse de l’enquêté)............................................................................................................. 30 Tableau 20. Lavage régulier des récipients utilisés pour le transport de l’eau ....................... 30 Tableau 21. Mode de lavage régulier de récipients utilisés pour le transport de l’eau ? ........ 31 Tableau 22. Les récipients utilisés pour la conservation d’eau sont-ils couverts ................... 31 Tableau 23. Les récipients utilisés pour la conservation d’eau sont-ils propres..................... 31 Tableau 24. Quel est votre principal mode de traitement de l’eau à boire.............................. 32 Tableau 25. Par qui ou quoi avez-vous appris ce mode de traitement de l’eau à boire .......... 32 Tableau 26. Les raisons avancées par le Chef de ménage pour la non possession d’une latrines. 36 Tableau 27. Répartition des ménages selon le sexe du chef de ménage et du type de latrines utilisé. 38 Tableau 28. Répartition des ménages selon l’alphabétisme du chef de ménage et du type de latrines utilisé. ..................................................................................................... 38 Tableau 29. Le mode de traitement des excrétas évacués lorsque le ménage utilise un infrastructure de type non hygiénique pour les aisances..................................... 39 Tableau 30. Le mode de traitement des excrétas évacués pour les latrines de type hygiénique, autre que le raccordement direct à l’égout. ......................................................... 40 Tableau 31. Caractéristique générale des latrines utilisées par les ménages. ......................... 41 Tableau 32. Répartition des latrines selon le sexe du chef de ménage et leur état de propreté. 41

Tableau 33. Profondeur des fosses utilisées selon le type de traitement des excréta et la province (en mètre). ............................................................................................ 42 Tableau 34. La situation des latrines utilisées par le ménage ................................................. 42 Tableau 35. Fréquence de nettoyage des latrines hygiéniques ............................................... 43 Tableau 36. Personne responsable du nettoyage des latrines au sein du ménage. .................. 45 Tableau 37. Cas d’utilisation par les ménages des sanitaires pour les aisances. .................... 45 Tableau 38. Mode de lavage utilisé par les membres du ménage après l’usage des latrines.. 46 Tableau 39. Age des enfants déclaré par les mères de famille pour l’utilisation des latrines. 46 Tableau 40. Mode d’élimination des excréments des enfants suivant l’accès ou non des latrines 47 Tableau 41. Type d’individus qui sont habitués à se laver les mains suivant la nature de l’eau (en %) 48 Tableau 42. Répartition des canaux d’apprentissage du lavage des mains............................. 49 Tableau 43. Manière de se laver les mains. ............................................................................ 50 Tableau 44. Pourcentage des ménages qui se lavent les mains selon les moments critiques . 52 Tableau 45. Raisons de non utilisation du savon .................................................................... 53 Tableau 46. Résultat d'un modèle probit sur le lavage des mains avant de manger ............... 54

LISTE DES GRAPHIQUES
Graphique 1. Graphique 2. Graphique 3. Graphique 4. Graphique 5. Graphique 6. Graphique 7. Graphique 8. Graphique 9. Graphique 10. Graphique 11. Pourcentage des ménages ayant ou non accès à l’eau potable par province. 17 Pourcentage des femmes et hommes qui puisent toujours ou souvent de l’eau 21 Eloignement du point d’eau : ........................................................................ 22 Accessibilité du point d’eau : ........................................................................ 22 File d’attente « Existe-t-il une file d'attente pour prendre de l'eau à boire ? (Pour l’eau à boire) »..................................................................................... 23 « Comment appréciez-vous le goût de l’eau à boire que vous puisez ?........ 26 Entretien de la source d’eau et système de traitement de l’eau au niveau du point d’eau pour s’assurer sur la potabilité ................................................... 29 Taux d’utilisation des latrines selon la catégorie. ......................................... 34 Pourcentage des ménages non propriétaire selon le type de latrines utilisé.. 36 Mode de nettoyage des latrines hygiéniques selon le sexe du chef de ménage. 44 Pourcentage des ménages qui utilisent du savon pour se laver les mains..... 50

RESUME
Le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement est reconnu comme un élément clé pour la lutte contre la pauvreté. Le Secrétaire Général des Nations Unies a proclamé ouvrtement que ce secteur est l’un des cinq domaines clés qui amélioreraient les conditions de vie de tous les individus tout en préservant l’environnement. Toutefois, à Madagascar, force est de reconnaître que la plupart de la population n’en est pas encore convaincue. Une sensibilisation accrue de tous est donc ainsi nécessaire pour changer radicalement les comportements nocifs vis-à-vis de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement. Aussi est il intéressant et inévitable de saisir les comportements, attitudes et connaissances actuels de la population en la matière et leur motivation afin d’en tirer cette politique de sensibilisation. Les analyses menées dans ce document sont portées sur les ménages urbains et ruraux des provinces d’Antananarivo et de Toliary. Ces deux provinces diffèrent essentiellement par leurs conditions d’accès à l’eau potable qui est un élément clé du comportement en matière d’hygiène. L’enquête a permis de constater que l’approvisionnement en eau potable dépend principalement du milieu de résidence, de l’infrastructure d’adduction d’eau, du mode vie ainsi que du niveau de vie du ménage qui lui facilitent l’accès à cette infrastructure. A Antananarivo, le taux d’accès à l’eau potable est de 54% des ménages. A Toliary, ce taux n’est que de 32%. Le niveau de ces taux est le fruit de l’effort de l’Etat et de ses partenaires en matière d’adduction d’eau potable. En fait, il ressort de l’analyse que, au niveau du milieu urbain où le taux est le plus fort, l’importance des bornes fontaines est palpable. A Antananarivo, 66% des ménages urbains profitent de ce système, et à Toliary 77% des ménages urbains. En milieu rural, par contre, ce système n’est pas encore répandu et le système le plus utilisé est la source non protégée et/ou les puits traditionnels. A Antananarivo, il y a environ 52% des ménages ruraux qui s’approvisionnent au niveau des sources non protégées. A Toliary, 28% des ménages ruraux utilisent les puits traditionnels et 20% les sources non protégées. Comme la principale source d’eau se trouve à l’extérieur de l’habitation des ménages, le transport et le stockage de l’eau ont donc leur importance dans la détermination des comportements susceptibles d’être nuisibles à la santé. Il est question ici principalement de la propreté des récipients utilisés. La propreté des récipients est différente selon le milieu de résidence. Si à Antananarivo, 63,5% des ménages urbains utilisent des récipients propres, ils ne sont que 28,6% en milieu rural. On observe la même tendance dans la province de Toliary où l’utilisation des récipients propres se trouve chez 70,3% de ménages urbains et seulement 35,3% des ménages ruraux. Il est à remarquer que la notion de propreté n’est pas encore acquise par la plupart des ménages des deux provinces surtout en milieu rural. En fait, si les enquêteurs observent que seuls 28,6% des ménages dans la province d’Antananarivo (en milieu rural) utilisent des récipients propres pour le transport, 71,4% des enquêtés le déclarent, soit une différence de 43,8 points. Il en est de même dans la province de Toliary (en milieu rural), 35,3% selon les enquêteurs contre 77,2% selon les enquêtés, soit une différence de 41,9 points. Ces grandes ampleurs de différences d’appréciation montrent que la perception de propreté relatée par les enquêtés ne correspondent pas à la réalité de propreté constatée par les enquêteurs. De plus, le niveau de pourcentage de ménages qui déclarent laver régulièrement les récipients pour le transport de l’eau contraste avec le niveau de l’utilisation des récipients propres : plus de 90% le déclarent dans toutes les zones d’enquête sauf en milieu rural de Toliary avec 76,4%. Ce qui peut emmener à poser des questions sur le mode de lavage

fréquemment utilisé par les ménages. En effet, l’utilisation des savons n’est pas encore très répandue sauf chez les ménages urbains d’Antananarivo (86,9%) . Ailleurs ils représentent 45,8% des ménages urbains de Toliary, 36,1% et seulement 11,2% des ménages ruraux respectivement d’Antananarivo et de Toliary. En matière de stockage, la différence nette entre le monde rural et le monde urbain est nette. En milieu urbain, 57,2% et 68,2% des ménages, respectivement à Antananarivo et à Toliary, utilisent des récipients de stockage jugés propres. Pourtant, en milieu rural, ce taux tombe à 28,0% et 30,6% respectivement à Antananarivo et Toliary. Une des conditions pour l’obtention d’eau potable est le traitement de l’eau. Le traitement est en effet important surtout pour les ménages qui ne peut que s’approvisionner seulement en eau non potable. D’après l’enquête, on constate que les tananariviens la font bouillir avant de la boire (49,5% en ville, 54,6% en milieu rural). Il est à noter que l’utilisation de la désinfection comme le « sur’eau », l’ « eau de javel » n’est pas encore très courante chez les ménages. 15,7% des citadins d’Antananarivo seulement la pratiquent. Par ailleurs, dans la province de Toliary, la majorité des ménages ne font aucun traitement pour l’eau à boire. Une des visées primordiales dans l’optique WASH- DIORANO est l’utilisation des infrastructures adéquates pour les aisances. L’approche distingue les latrines hygiéniques dess non hygiéniques. L’enquête a permis de saisir que le type d’installation sanitaire pour l’élimination des excréta utilisé par la majorité des ménages cibles est non hygiénique. L’utilisation des latrines hygiéniques reste un privilège de quelques ménages urbains. En effet, à Antananarivo, il n’y a que 30% des ménages urbains qui utilisent des latrines hygiéniques et seulement 1% des ménages ruraux. A Toliary, 24% des ménages urbains et 1% des ménages ruraux l’utilisent. Il faut également souligner l’importance désarmante des ménages qui n’utilisent aucun type de latrines mais évacuent dans la nature pour leur aisance à savoir par ordre d’importance 80% des ménages ruraux de Toliary, 19% des ménages ruraux d’Antananarivo et 13% des ménages urbains de Toliary. Si telle est la situation, il est intéressant de savoir les raisons qui motivent les ménages qui n’utilisent et n’ont pas de latrines. A Antananarivo, les volumes d’importance des raisons de non utilisation des latrines sont : en milieu urbain, le manque de moyen financier (41%) et la destruction des installations existantes (41%) ; en milieu rural, l’habitude (30%), la destruction des installations existantes (26%) et la non urgence (16%). A Toliary, les raisons citées sont : en milieu urbain, l’habitude (33%), le manque de moyen financier (21%) et les coutumes et us (14%) ; en milieu rural, l’habitude (59%) et les coutumes et us (22%). De ces chiffres, il ressort qu’une sensibilisation accrue sur l’usage des latrines est assez optimiste dans la mesure où les « habitudes » comme raison de non utilisation de latrines peuvent être anhilées par une bonne éducation, plus faciles à éradiquer que les coutumes et usages perpétrés depuis des générations. Le dernier élément traité dans comportement d’hygiène est le lavage des mains. L’enquête montre bien qu’il y a une différence sensible entre les comportements et habitudes au niveau de la province de Toliary et d’Antananarivo. En effet, cette enquête a mis en exergue qu’aucun membre de 28,9% des ménages à Toliary n’ont pas l’habitude de se laver les mains. Toujours est-il qu’il faudrait encore plus d’animation et de sensibilisation au niveau de la province de Toliary pour arriver à des résultats beaucoup plus probants par rapport à Antananarivo car les mains constituent un vecteur de propension des microbes à travers les aliments ou les ustensiles manipulés. Le lavage des mains se fait soit avec de l’eau et du savon soit avec de l’eau seulement. Les ménages utilisent rarement d’autres produits tels que

les cendres ou le sable pour se laver les mains. L’on constate que le pourcentage des ménages qui se lavent les mains avec du savon ou seulement avec de l’eau à Antananarivo par rapport à Toliary est presque inversé. En effet si d’une part, 66,4% des ménages à Antananarivo utilisent du savon pour se laver les mains, le taux n’est que de 30,9% à Toliary. D’autre part 67,4% des ménages à Toliary utilisent seulement de l’eau pour se laver les mains alors que ce cas ne se présente que sur 33% des ménages tananariviens. L’utilisation du savon est plus ou moins acquise en ville (87,9%) surtout dans la ville d’Antananarivo où le pourcentage s’élève à 97,1%. Par contre sur les 69,1% de ménages à Toliary qui n’utilisent pas du savon pour le lavage des mains, plus de la moitié vivent en milieu rural. Parmi les ménages utilisant le savon pour se laver les mains, 60% d’entre eux l’utilisent régulièrement tandis que le reste le prend exceptionnellement. Cette fréquence d’utilisation du savon est à peu près la même dans les deux provinces. La différence est néanmoins significative par milieu de résidence car 79,2% et 51,3% des ménages qui vivent respectivement en ville (Antananarivo ville ou Toliary ville) et en milieu rural utilisent régulièrement du savon pour le lavage des mains. Le moment où la plupart des ménages se lavent les mains est situé avant le repas. Le taux s’élève à 91,9% pour Antananarivo contre 67,6% pour Toliary. Plus de la moitié des ménages enquêtés se lavent les mains pendant les autres moments critiques tels que : avant de manger, après le boulot ou les travaux champêtres, avant la préparation des repas, après la défécation et après les jeux. Exception est faite au niveau des ménages à Toliary car 42,4% d’entre eux seulement lavent les mains après les jeux . Seulement 36,1% et 18,6% des mères respectivement dans la province d’Antananarivo et de Toliary se lavent les mains avant l’allaitement. Au niveau global, cela rend vulnérable la santé des nourissons qui ne seraient pas protégés d’une éventuelle infection résultant des mains sales de la mère. On a pu statistiquement dégager trois groupes à comportements bien distincts dans la population échantillonnée des deux faritany. Le premier groupe est en majorité constitué des citadins d’Antananarivo et de Toliary qui ont tendance à utiliser des latrines, et hygiénique pouir une faible part. Cette souspopulation est pourvue d’eau potable et le niveau d’instruction y est assez élevé. Le deuxième groupe est l’ensemble des ménages ruraux d’Antananarivo qui s’orientent plutôt vers l’utilisation des latrines non hygiéniques, traditionnelles. Le niveau d’instruction est très moyen (primaire en général) . Ce groupe est pourvu en moyenne partie d’eau potable. Le dernier troisième groupe constitué des ruraux de Toliara, contrastent fondamentalement avec les deux premiers. Cette sous-population ne possède ni latrine, ni eau potable. Les ménages évacuent dans la nature, et Il y a un fort taux de personnes non instruits, voire même ne sachant ni lire ni écrire. Ainsi, les approches auprès ds populations devraient se distinguer d’un groupe à un autre pour assurer la réussite des sensibilisations, conformément aux contextes et réalités vécus de ces sites où chaque groupe est localisé.

INTRODUCTION
Les données statistiques sur les taux d’accès à l’eau et les systèmes d’assainissement sont encore faibles actuellement. Les données nationales récentes sont issues de l’EPM 2002 pour lesquelles le taux d’accès des ménages aux infrastructures d’évacuation des excréta est de 62% en milieu rural , et de 96% en milieu urbain . Ce taux est de 68% au niveau national. Ces taux sont grossièrement évaluatifs dans la mesure où ils ne discernent pas les infrastructures de type hygiéniques des infrastructures de type non hygiéniques. Pour les comportements d’hygiène, on n’en dispose pas. Dans la mesure où Madagascar s’est engagé dans l’initiative WASH, des données plus fournies sont nécessaires en vue d’élaborer les stratégies pour la promotion et l’éducation à l’hygiène. Cette enquête réalisée au niveau de deux régions : Antananarivo et Toliara fournit des informations un peu plus régionales sur ces taux d’accès, et bien d’autres en complément. L’approche préconisée, aussi bien quantitative que qualitative enrichiront les connaissances du vécu sur site, et permet d’appréhender le volume des actions à entreprendre aussi bien que leurs portées et leurs limites. Le présent rapport, bien que plus statistique que narratif s’est enrichi du maximium d’informations révélées par les enquêtes auprès des focus group. Les réponses qualitatives ont éclairé les résultats statistiques. Cela soustrait les opinions d’un analyste statisticien de toute subjectivité qui peut biaiser la réalité. Par ailleurs, le choix des zones a mis en exergue les habitudes différenciées dans les deux régions. Autant bien qu’à Antananarivo où les infrastructures d’hygiène sont un peu plus présentes mais où la population est assez nombreuse, qu’à Toliara où les infrastructures sont peu présentes et la population est culturotraditionnelle, on trouve des facettes d’observations suffisamment riches pour constater tous les obstacles et les atouts d’une campagne d’hygiène. En un rapide regard, voici les taux d’utilisation des latrines (infrastructure d’hygiène) par lieu de résidence : - Urbain Antananarivo : 30.4% pour les latrines hygiéniques et 79% pour les latrines non hygiéniques ou dans la nature - Rural Antananarivo : 2% pour les latrines hygiéniques et 80% pour les latrines non hygiéniques ou dans la nature - Urbain Toliary : 24% pour les latrines hygiéniques et 76% pour les latrines non hygiéniques ou dans la nature - Rural Toliary: 1% pour les latrines hygiéniques et 99% pour les latrines non hygiéniques ou dans la nature Et brièvement, pour le lavage des mains (comportement), 93.6% le font à Antananarivo et 59.2% le font à Toliara Dans un premier temps, on pourra axer les efforts de promotion de l’hygiène sur ces régions enquêtées, et étendre les actions en récoltant les informations sur les autres régions. Les acquis issus des expériences pour Antananarivo et Toliara serviront grandement à améliorer les investigations vers ces autres régions, aussi bien sur le plan de la collecte d’informations, que sur les pratiques de la promotion de l’hygiène et de gestion de l’eau.

Finalement, la portée lointaine et sûre de la démarche est une contribution à la réduction de la pauvreté, dans la mesure où une eau appropriée, des comportements plus salubres auront les impacts positifs sur la santé, la productivité, la dignité humaine… et tout le processus motivationnel en résultant. C’est une ligne de plus qui va se tracer sur le chemin d’idées du DSRP (Document Stratégique de la Réduction de la Pauvreté) cadrant la politique du gouvernement. Elle s’oriente vers l’axe de la stratégie pour la santé des citoyens. Attendons nous à espérer que toute l’importance que l’on accorde à l’eau, l’hygiène et comportements associés va métamorphoser l’harmonie de la société, à une période où on a tellement besoin d’un ordre, d’une pérennité, d’une survie biologique.

CHAPITRE 1 : APPROCHE METHODOLOGIQUE
1.1. Objectifs de l’enquête Cette enquête a pour objectif général de fournir les informations nécessaires en vue d’un plaidoyer pour l’élargissement du partenariat au niveau régional et national et de contribuer avec les résultats des autres études régionales à l’élaboration d’un programme de communication efficace destiné à promouvoir le lavage des mains avec du savon, l’utilisation effective des latrines hygiéniques et la préservation de la potabilité de l’eau jusqu’à la consommation. Il est à noter que les objectifs spécifiques de cette enquête sont les suivants : • Etre en possession des données CAP existantes afin de dégager la synthèse des documents et la méthodologie de l’étude • Déterminer les connaissances, attitudes et pratiques des populations des provinces de Tuléar et Antananarivo sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène • Identifier les facteurs déterminants les comportements à risque et les mauvaises pratiques • Décrire les raisons qui motivent les connaissances, attitudes et pratiques actuelles • Formuler des recommandations en rapport avec les résultats de l’étude en vue de programmer les activités futures et d’élaborer des stratégies IEC adaptées. 1.2. Méthodologie Il s’agit d’une enquête auprès des ménages et des focus group menés dans la ville de Toliary et celle d’Antananarivo et dans trois Fivondronana ruraux, représentative par province. o Démarche La démarche à utiliser est une approche planifiée, simple et progressive, qui s’inspire d’une synthèse de toutes les pratiques à risques dans une démarche anthropologique (la nécessité de voir le problème à travers les regards des personnes concernées), de l’épidémiologie (identification soigneuse des pratiques à risque) en utilisant une approche participative du développement (MARP ou évaluation rurale participative) pour définir les pratiques alternatives (sans risques) et les canaux de communication appropriés pour les véhiculer. Cette étude collecte, étudie et évalue les données sexospécifiées sur les connaissances, les attitudes et les pratiques sur le lavage des mains avec du savon, l’utilisation effective des latrines hygiéniques incluant les dispositions prises sur l’excréta des bébés et la préservation de la potabilité de l’eau jusqu’à la consommation de la population urbaine et rurale habitant les provinces de Toliary et Antananarivo. Les résultats des deux provinces permettront de déboucher sur une analyse comparative.

o Technique L’étude implique à la fois l’utilisation de techniques d’une recherche quantitative qui est une enquête auprès des ménages et d’une recherche qualitative qui est constituée des groupes de discussions dirigées cibles (focus group). Cette partie qualitative est destinée à approfondir, à complémenter et à enrichir la compréhension des pratiques, attitudes et connaissances fournies par les résultats quantitatifs. o Enquêtes auprès des ménages Unité statistique L’unité statistique adoptée est le chef de ménage ou un responsable du ménage (plus particulièrement la mére de famille qui en général prend soin des enfants dans le ménage). Population statistique C’est l’ensemble des ménages enquêtés se trouvant dans les localités choisies suivant la technique d’échantillonnage ci-après. Echantillonnage Les Fivondronana et Communes sont déterminés par INSTAT avec l’accord de l’équipe WASH. L’enquête a été donc faite selon la méthode de sondage aléatoire à partir de la liste des zones de dénombrement (ZD) des Fokontany (localités), des communes et des Fivondronana des provinces d’Antananarivo et de Toliary Le tirage de l’échantillon des villages enquêtés incluant les focus groups s’est fait d’une manière aléatoire et tient compte de certaines variables pour que l’échantillon soit représentatif. Il s’agit d’un tirage à deux niveaux : i) Sélection du Fivondronana, ii) sélection des communes au sein des Fivondronana. La répartition de l’échantillon a été faite de façon à respecter la répartition de la population par milieu de résidence dans les provinces d’Antananarivo et de Toliary (zone urbaine et rurale). Sur la base d’un minimum de 31 ménages à enquêter par ZD, il a été tiré 33 ZD en zone rurale et 14 en milieu urbain soit un total de 47 ZD. Ensuite les pas de tirage dans chaque cas ont été déterminés à partir de nombre précis de ménages à tirer dans chaque ZD. Chaque pas a été proportionnel à la taille de chaque ZD. Les ZD des zones ainsi découpées ont été ordonnées par circonscription administrative. Les nombres de ménages dans les ZD ont été déterminés lors de cette enquête. Une fois les pas de tirage déterminé, un nombre aléatoire a été obtenu à partir du générateur de nombre aléatoire de chaque tirage aléatoire puis le tirage systématique a été réalisé. Le détail des localités couvertes par l’enquête est présenté dans le tableau ci-dessous. Pour l’ensemble des deux provinces, le nombre de ménages enquêtés est de 1759. Dans chaque ménage, on administre le questionnaire aux femmes épouses des chefs de ménages ou aux femmes chefs de ménages.

Tableau 1. Répartition des ménages enquêtés par localités.
Effectifs des ménages enquêtés 50 50 50 50 50 50 50 50 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 31 50 50 50 50 50 50 35 35 35 35 35 35 35 35 35

Strate Antananarivo urbain

Fivondronana Antananarivo Ville

Commune Antananarivo Ville

Tsiroanomandidy

Tsiroanomandidy Tsinjoarivo Mahasolo TsiroanomandidyFihaonana

ZD à enquêter Anatihazo isotry Ambanidia faliarivo Manjakamiadana / ankadinandriana Besarety Anosipatrana ouest Amboditsiry Anjanahary ii 0 Ambodihady Ankadinakanga Ambohitsoa Analamisakana Tsinjoarivo Mahasolo Mandrosoarivo amparihikambana Morafeno nord Andranomadio Antanikatsaka Mananetivohitra Ambatomiady Fanovozantsoa Ambohimiarambe Antambiazana Analamana Analafandriambe Marovato Ambohimandroso Ankokaina Marotsipoy Ambohimijiry Ambongamarina Antanetibe Ambohitsoa Andaboly Betania-tanambao Tsiamenatse iii Tsongobory Tanambao-amborongony Mangabe Analamary Tanambao betsileo Mitia atsinanana Belitsake Ampilokely Andohasakoa Antanimaintyt Ejeda Androba vao

Antananarivo rural

Antanifotsy

Antanifotsy Ambatomiady Andranofito Ambatotsipihina

Anjozorobe

Mangamila Marotsipoy Ambongamarina Beronono

Toliary urbain

Toliary ville

Toliary ville

SAKARAHA Toliary rural

Morombe

Ampanihy

Sakaraha Miary-Lamatihy Amboronabo Morombe Befandriana sud Basibasy Ampanihy Ejeda Androka

Ensemble

1759

o Focus groups Sur les huit fivondronana, on a choisi 48 sites formés chacun d’un certain nombre de comunes. Dans chaque site est constitué un focus groupe homogène, composé de femmes uniquement ou d’hommes uniquement ou d’enfants uniquement. Le but est de rassembler les différentes perceptions sur des catégories de personnes diverses et de différentes sources. Le superviseur laisse libre sours aux participants d’émettre toutes leurs opinions et remarques, et les confine dans un questionnaire d’enquête en langue malagasy. 1.3. Traitement des données Le traitement des données statistiques est basé sur : les éditions des tableaux et graphiques permettant d’appréhender les ampleurs des comportements et l’état des lieux sur l’assainissement et l’hygiène. L’utilisation de modèle permettant de déceler les facteurs qui ont des influences significatives sur les comportements primordiaux. On a retenu le comportement de lavage des mains, qui est le plus important dans le comportement d’hygiène L’utilisation d’une analyse multidimensionnelle qui dégage les profils généraux le plus différenciés. Cete analyse renforce les tableaux statistiques, permet de visualiser les relations entre les comportements et identifie les les groupes de ménages auquels serzient assujetis des approches et recommandations différentes dans cette étude. Le rapprochement entre l’approche statistique quantitative et l’approche qualitative .

-

-

A chaque fois que les résultats statistiques sont significativement pertinents, les analyses les justifient par les aggrégés de réponses des focus group. En d’autes termes, les importances statistiques prouvées sont justifiées par les clichés sur terrain, qui sont soit de nature psychologique, soit de nature anthropologique. Par ailleurs, le tissu de relations des variables observées dans l’analyse multidimensionnelle est validé par une analyse anthropologique. Cette analyse anthropologique préconise en sus : l’explication des origines de ces relations, le degré d’importance de ces relations dans le contexte de chaque région. La démarche combinée, ainsi mise en œuvre, valide les destinées de recommandations vers les profils des ménages. Elle permet de construire un moyen instrument pour fin de plaidoierie ou de stratégie IEC dans la finalité de l’étude.

CHAPITRE 2 : CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES DES MENAGES
2.1. Caractéristiques des membres du ménage L’échantillon est constitué de 1750 ménages répartis dans 47 zones d’enquête divisées en 4 strates à savoir Antananarivo ville, Antananarivo rural, Toliary ville et Toliary rural. Les membres des ménages enquêtés sont légèrement à majorité féminine : 50,1% de femmes et 49,9% hommes, soit un rapport de masculinité de 99 hommes pour 100 femmes. La prédominance des femmes est un peu accentuée en ville. En effet, si la proportion des femmes en milieu rural n’est que de l’ordre de 49,7%, elle s’élève à 51,9% en ville.
Tableau 2. Répartition des membres du ménage par sexe SEXE Masculin Féminin Total Antananarivo Ville Rural 48,5 51,5 100,0 52,0 48,0 100,0 Toliary Ville Rural 47,4 52,7 100,0 47,6 52,4 100,0

La population dans l’échantillon suit la même tendance qu’au niveau national : plus de la moitié des individus ont moins de 18 ans. Plus précisément, 50% des membres de ménage à Toliary ont moins de 16 ans si la moitié des individus à Antananarivo sont âgés de moins de 17 ans. Les enfants moins de 10 ans constituent jusqu’à 30% des membres de ménages. Le ratio de dépendance économique1 est légèrement élevé par rapport au niveau national qui est de 89,1% (c’est-à-dire que 100 individus en âge de travailler ont en moyenne à leur charge 89,1 personnes). En effet ce ratio s’élève respectivement à 91,3% et 94,5% pour la province d’Antananarivo et de Toliary. 2.2. Taille du ménage Un ménage comporte en moyenne 5,3 personnes à Antananarivo contre 5,6 individus à Toliary. La taille médiane est de 5 individus c’est-à-dire que 50% des ménages ont moins de 5 personnes alors que l’autre moitié est constituée de plus de 5 individus dans le ménage. Cette taille moyenne est légèrement au-dessus de la taille moyenne nationale en 2002 (5 personnes). D’une manière générale, les ménages dont le chef est un homme comportent beaucoup plus d’individus que ceux dirigés par une femme (respectivement 5,6 contre 4,6 personnes). La répartition des ménages suivant le nombre de personnes est représentée dans le tableau suivant :

1

Rapport entre le nombre de personnes âgées moins de 15 ans ou supérieur à 64 ans sur le nombre de personnes potentiellement actif c’est-à-dire âgées entre 15 et 64 ans.

Tableau 3. Répartition des ménages suivant le nombre d’individus. inférieure entre 3 et 6 à3 Antananarivo ville Antananarivo rural Toliary ville Toliary rural 7,2 7,8 24,9 12,2 58,0 46,3 36,8 44,7 entre 6 et 10 30,0 40,8 26,9 27,2 10 et plus 4,7 5,2 11,5 15,9 Total 100,0 100,0 100,0 100,0

2.3. Caractéristiques socio-économiques des chefs de ménage La proportion des femmes chefs de ménage s’élève respectivement à 11,2% et 21% pour les provinces d’Antananarivo et de Toliary. Si l’âge moyen des chefs de ménage tourne autour de 43,5 ans, l’âge médian - c’est-à-dire l’âge qui leur subdivise en 2 sous-groupes égaux - s’élève à 41 ans. Toutefois, les femmes chefs de ménage sont en générale plus âgées que leur paire (en moyenne 48 ans contre 42,7 ans) car elles sont dans la plupart des cas des femmes divorcées ou veuves.
Tableau 4. Répartition des chefs de ménage suivant leur occupation principale. Antananarivo OCCUPATION PRINCIPALE Etudiant Agri-éleveur Artisan/technicien Commerçant Ouvrier agricole/manœuvre Personnel de l’Etat Autre Total Ville 0,4 1,9 12,6 13,6 35,2 15,2 21,2 100,0 Rural 0,2 88,9 2,0 1,7 1,8 3,9 1,6 100,0 Ville 0,2 4,3 15,5 18,7 26,1 26,4 8,7 100,0 Toliary Rural 0,0 77,0 2,5 5,6 3,7 6,7 4,5 100,0

L’activité principale du chef de ménage en milieu rural consiste surtout en agri-éleveur. Cette proportion est de 88,9% puis 77% respectivement à Antananarivo rurale et à Toliary rurale. Concernant le niveau d’éducation, 48,8% des chefs de ménage à Toliary en milieu rural ne savent pas lire et/ou écrire. Cette proportion est la plus élevée par rapport aux autres strates de l’enquête car plus de 83% des chefs de ménage dans les autres lieux (Antananarivo et Toliary ville) savent tous lire et/ou écrire.
Tableau 5. Répartition des chefs de ménage suivant leur aptitude à lire et/ou écrire. Savoir Lire/Ecrire Oui Non Total Antananarivo Ville Rural 98,5 83,5 1,6 16,5 100,0 100,0 Toliary Ville Rural 87,8 51,2 12,2 48,8 100,0 100,0

CHAPITRE 3 : ACCES ET UTILISATION DE L’EAU
L’eau constitue l’un des besoins fondamentaux de l’homme. Personne ne peut vivre sans l’eau. Elle arrive du ciel sous forme de pluie et s’écoule en rivières, ou se trouve sous terre. L’homme en a besoin pour la consommer plusieurs fois par jour, faire la cuisine, se laver, et faire la lessive, etc. Dans ce sens, il faut noter également que la plupart des activités humaines, économiques et sociales ou culturelles ne peuvent pas éviter l’utilisation de l’eau. Mais l’utilisation habituelle de l’eau ne réside pas seulement au niveau de la consommation, elle véhicule aussi des mysticités de valeurs culturelles dans la civilisation malgache, selon les différents points d’eau à savoir la source, le ruisseau, le lacs, la rivière et fleuves. Par ailleurs, il faut souligner que la disponibilité de l’eau potable, son conditionnement à la santé humaine constituent encore un handicap dans certaines régions de Madagascar. Le rapport de l’UNESCO en 2000 montre qu’entre 1 085 000 et 2 187 000 des décès dus à des maladies diarrhéiques sont liés au facteur de risque « eau, assainissement et hygiène », 90% des personnes affectées sont des enfants moins de cinq ans. Ainsi à Madagascar, selon le rapport de la Banque Mondiale 2001, 70% de toutes les maladies endémiques proviennent de l’impropriété de l’eau. 3.1. Approvisionnement en eau L’approvisionnement en eau potable est étroitement lié au milieu de résidence, à l’infrastructure d’adduction d’eau, au mode vie du ménage et à son niveau de vie du ménage qui lui facilitent l’accès à cette infrastructure. Cette infrastructure d’adduction d’eau peut s’agir d’ une installation extérieure ou intérieure à la zone de résidence du ménage.
Graphique 1. Pourcentage des ménages ayant ou non accès à l’eau potable par province
Toliary
accès à l'eau potable; 32,0% non accès à l'eau potable; 68,0%

Antananarivo
accèsà l'eau potable; 54,0%

nonaccès àl'eau potable; 46,0%

Malgré les efforts menés dans le secteur eau, le pourcentage de la population n’ayant pas accès à l’eau potable reste encore non négligeable. Lors de cette enquête, seules 32% des ménages de la province de Toliary ont accès à des sources d’eau potable. Dans la province d’Antananarivo, 54% des ménages consomment l’eau potable. 3.1.1. Approvisionnement en eau à boire Les sources d’approvisionnement varient selon les milieux de résidences. La majorité des ménages en ville s’approvisionnent aux « bornes fontaines », Tana ville (66,3%) et Toliary ville (77%). L’utilisation des branchements particuliers se trouve en deuxième position dans ces deux villes. Dans les milieux ruraux de la province d’Antananarivo, 52% des ménages s’approvisionnent aux sources non protégées. Ces sources tiennent la première place. Viennent ensuite les puits ou forage équipés de pompe (18,3%), les puits protégés (8,3%).
Tableau 6. Répartition des ménages selon les sources d'approvisionnement en eau à boire, par milieu (en%) Milieu de résidence Tana ville 1. Branchement particulier 2. Borne fontaine 3. Puits ou Forage équipé de pompe 4. Puits protégé 5. Source protégée 7. Système mobile 8. Puits traditionnel 9. Source non protégée 11. Autres (à préciser) Ensemble Dont eau potable 100,0
98,9
2

Tana rurale 1,6 4,3 18,3 8,3 7,8 2,9 52,0 3,6 1,2 100,0
40,3

Toliary ville 17,9 77,0 0,2

Toliary rurale 1,3 2,1 12,6 0,4 3,7

23,3 66,3 6,4 2,8 0,2 0,3 0,7

4,9

28,0 20,8 17,5 13,6

10. Lac/rivière/ruisseau/…

100,0
95,1

100,0
16,4

Dans la province de Toliary, en milieu rural, 28% des ménages utilisent les puits traditionnels pour puiser de l’eau à boire. L’utilisation des sources non protégées regroupent 20,8% et 7,5% des ménages. Les ménages qui s’approvisionnent aux rivières, lac sont assez nombreux, soit 17,5% de l’ensemble. Dans un angle de vue anthropologique, l’utilisation des sources naturelles en tant que « eau vivante » est préférable pour la population en milieu rural de Toliary. Vu l’éloignement des sources par rapport à leur lieu d’habitation, les gens veulent rapprocher les points d’eau en utilisant les puits traditionnels.

2

Source naturelle sans aménagement permettant de conserver la qualité de l’eau fournie

18

Quoiqu’il en soit, l’eau potable n’est pas accessible à une grande partie de la population en région rurale. Dans les provinces d’Antananarivo et de Toliary, en milieux ruraux, les ménages qui n’ont pas d’eau potable représentent respectivement 59,7% et 83,6% de l’ensemble.

Encadré 1
La pompe L’eau de la pompe est claire et potable. Actuellement les gens utilisent cette eau dans tous les besoins de consommation à part la tradition dans la grande ville de TANA et Tuléar. Néanmoins, dans la réalisation d’un rite de circoncision, quelques gens du Centre ville de TANA cherchent de l’eau forte dans le pompe à cause de la distance de la rivière. Il faut noter aussi que dans le monde rural l’eau de pompe est refusée par quelques ménages pour la cuisson ; les gens méfient que l’installation pourrait passer par un lieu tabou « FADY » « Installation du pompe villageois à Vohipeno » L. P. RANDRIAMAROLAZA Bref, à part les puits et les pompes, tous les points d’eau ont des valeurs culturelles selon la croyance traditionnelle malgache de peur de l’esprit des ancêtres hantées dans les points d’eau. Pour eux, par le concept venant de l’ancêtre, les eaux de source, de rivière et du fleuve sont propres. L’eau stagnante, enfermée, inerte est le symbole de la mort selon leur croyance. Le concept « Potabilité » Dans une vision des scientifiques, le concept « Potabilité » est inséparable de l’état sanitaire ; ainsi que l’eau potable n’est pas nuisible à la santé. « Selon les concepts traditionnels, la maladie est due à l’une des causes suivantes : —les raisons physiques externes —la jalousie des autres (à travers le jet de sorts maléfiques, l’empoisonnement) —las causes surnaturelles (punition de la part des ancêtres ou des esprits). La destinée est considérée comme étant plus forte que tout : si une personne est prédestinée à mourir, aucun médicament ne pourra la guérir. » D’après la croyance malgache, leur vie a des biens aux ancêtres. « Les ancêtres veillent sur les vivants familiaux, qu’ils accomplissent les coutumes et les pratiques et qu’ils respectent les « fady » (Tabous) » P2. En conséquence, les malgaches ont confiance avec les ancêtres surtout les ruraux. Les eaux données par les ancêtres par l’intermédiaire des points d’eau sont des bénédictions pour survivre. Ensuite, par le concept « venant de l’ancêtre », les eaux de source, de rivière, du fleuve et de quelque points d’eau naturelle sont propres. Alors, ils les boivent directement sans traitement sanitaire. Par contre, actuellement, beaucoup des gens dans la ville n’utilisent que les eaux de pompe ou bien des eaux traités sans microbes et amibes d’où l’eau potable. Selon la perception des gens ruraux, l’eau de couleur jaunâtre dans le fleuve, dans le puits ou étang est non potable. Leur connaissance est limitée, ils jugent en apparence extérieure la potabilité de l’eau. Pour eux, les aux claires vivantes sont potables. Par contre, l’eau stagnante est non potable : « L’eau enfermée, stagnante, inerte est donc symbole de la mort, utilisée exclusivement par les sorcières maléfiques, évitées par les agriculteurs » Madagascar : les Ancêtres au quotidien », Malanjaona RAKOTOMALALA, Sophie Blanchy, Françoise Raison Jourde.

19

Les sources d’approvisionnement en eau potable semblent être un peu différentes selon le sexe du chef de ménage
Tableau 7. Répartition des ménages selon les sources d'approvisionnement en eau à boire, par province et par sexe du chef de ménage (en%) ANTANANARIVO TOLIARY Sexe du chef de ménage Masculin Féminin Masculin Féminin 6,9 28,0 4,2 7,4 6,3 2,5 41,3 2,5 0,9
52,8

Source d’approvisionnement en eau 1. Branchement particulier 2. Borne fontaine 3. Puits ou Forage équipé de pompe 4. Puits protégé 5. Source protégée 7. Système mobile 8. Puits traditionnel 9. Source non protégée 10. Lac/rivière/ruisseau/… 11. Autres (à préciser) Dont eau potable Ensemble

5,3 39,3 8,4 4,5 4,3 1,0 31,5 4,6 1,0
61,9

3,6 16,2 1,3 8,5 0,4 2,6 23,5 18,1 14,9 10,9
30,1

3,3 16,4 3,1 15,9 4,4 23,3 11,7 11,0 10,9
38,8

100,0

100,0

100,0

100,0

Dans la province d’Antananarivo, pour les ménages dirigés par les femmes, la première source d’approvisionnement en eau est la borne fontaine. 39,3% d’entre elles l’utilisent. Contrairement, 41,3% des ménages dirigés par les hommes puisent leur eau d’une source non protégée. Cette source non protégée occupe la première source d’approvisionnement pour les ménages dirigés par les hommes.

Il est à remarquer que les ménages dirigés par les femmes préoccupent la potabilité de leur eau par rapport à ceux dirigés par les hommes. Dans la province d’Antananarivo, 61,9% des ménages dirigés par les femmes consomment l’eau potable contre 52,8% des ménages dirigés par les hommes. Ces résultats résultent par le fait que les femmes malgaches sont les plus concernées à l’utilisation de l’eau dans le ménage, elles sont chargées de la cuisson de repas, la lessive, et assurent la propreté de leurs ménages.

20

Graphique 2. Pourcentage des femmes et hommes qui puisent toujours ou souvent de l’eau
70,0% 60,0% 53,0% 50,0% 40,0% 30,0% 20,0% 10,0% 0,0% Tana ville Tana rurale Toliary ville Toliary rurale 47,0% 54,9% 45,1% 57,3% 64,9%

42,7% 35,1% Femme Homme

Le concept « Epouse » signifie « Mpatsaka » (Chargée à la recherche d’eau) dans le mariage traditionnel malgache. En effet, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural, les femmes malgaches sont plus impliquées que les hommes en matière d’eau. La prise d’eau est principalement faite par les femmes, surtout en milieu rural. Dans la province de Toliary, en milieux ruraux, 64,9% des gens qui puisent souvent ou toujours l’eau sont des femmes. En fait, les femmes jouent donc un rôle essentiel dans la recherche de solutions aux problèmes locaux d’approvisionnement

Un approvisionnement en eau potable insuffisant et des infrastructures d’assainissement médiocres sont parmi les principales causes de mortalité, de maladie et de malnutrition infantiles. Lors de cette enquête, si 12,5% des malades3 ont la diarrhée, 97,6% d’entre eux s’approvisionnent aux sources non protégées.

3

Pendant les 2 dernières semaines de l’enquête

21

Graphique 3. Eloignement du point d’eau : « Est-ce que le lieu est loin par rapport à votre maison ? (Pour l’eau à boire) »
90,00% 80,00% 70,00% 60,00% 50,00% 40,00% 30,00% 20,00% 10,00% 0,00% 79,10% 69,20% 60,20% 39,80% 30,80% 20,90% 63,20% 36,80%

Tana ville

Tana rurale

Toliary ville

Toliary rurale

OUI

NON

Ce sont les familles pauvres qui sont le plus souvent privées de services d’approvisionnement en eau potables. Ce manque d’accès est d’ailleurs lui-même un indicateur de pauvreté. Le prix payé par ces familles est extrêmement élevé sur les plans de la santé et du temps et de l’énergie qu’elles consacrent à transporter de l’eau de sources éloignées, tâche qui incombe le plus souvent aux femmes et aux fillettes.
Graphique 4. Accessibilité du point d’eau : « Est-ce que le lieu est difficile d’accès pour votre ménage ? (Pour l’eau à boire) »
100,00% 90,00% 80,00% 70,00% 60,00% 50,00% 40,00% 30,00% 20,00% 10,00% 0,00% 94,60%

65,80%

68,50%

66,00%

34,20%

31,50%

34,00%

5,40% Tana ville Tana rurale Toliary ville Toliary rurale

oui

non

Si la majorité des ménages résidants en ville d’Antananarivo s’approvisionnement aux bornes fontaines, un peu plus d’un tiers d’entre eux estiment que les lieux de points d’eau sont loin avec une durée du trajet aller-retour maximum 60 mn. Toujours dans la même province, mais dans les milieux ruraux, 30% des ménages puisent l’eau à boire assez loin. En effet, certains ménages font état longues distances car le temps d’un déplacement à l’aller et retour varie entre 1 et 110 minutes.

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Tableau 8. Temps moyen et médian effectué à pied du trajet aller-retour mis pour puiser l’eau à boire (en mn) (en excluant la durée du file d’attente) Moyenne Tana ville Tana rurale Toliary ville Toliary rurale 6,1 10,0 5,1 21,0 Médiane 5,0 6,0 3,0 15,0 Minimum 1,0 Maximum 60,0 110,0 80,0 90,0

Dans la province de Toliary, seul un citadin sur cinq pense qu’il prend de l’eau à boire assez loin. Contrairement, en milieu rural, les points d’eau sont loin par rapport au lieu de résidence. En effet, 63,2% des ménages déclarent qu’ils cherchent de l’eau à boire très loin avec une durée moyenne de 21 mn et un temps maximum de 1h30mn. En ville, la tendance à la modernité semble être évidente, les gens ont l’habitude de chercher de l’eau jugée potable dans les bornes fontaines. Alors, la distance de l’implantation de la pompe par rapport au lieu de domicile détermine la durée du trajet pour la recherche d’eau. Il faut noter que les bornes fontaines sont insuffisantes en ville par rapport à la croissance démographique et l’extension de la ville. Contrairement, en milieu rural, la majorité des sources d’eau très utilisées se trouvent au bas fond un peu plus loin du village. Des facteurs géographiques déterminent l’accès aux points d’eau. Dans les deux provinces concernées, notamment en milieu rural, un chef de ménage sur trois annonce que les accès aux points d’eau sont difficiles, ils rencontrent quelques problèmes : A titre d’exemple, dans la région du Sud, le chemin vers les points d’eau est glissant
Graphique 5. File d’attente « Existe-t-il une file d'attente pour prendre de l'eau à boire ? (Pour l’eau à boire) »
91,70% 82,80% 72,20% 58,00% Oui 42,00% 27,80% 17,20% 8,30% Non

100,00% 90,00% 80,00% 70,00% 60,00% 50,00% 40,00% 30,00% 20,00% 10,00% 0,00% Tana ville

Tana rurale

Toliary ville

Toliary rurale

Si la plupart des ménages dans les milieux urbains ne vont pas loin, ils parlent de faire la queue pour prendre de l’eau. Dans la province d’Antananarivo, la durée moyenne de la file d’attente est de 34,8 mn et certains ménages consacrent trois heures du temps pour attendre

23

leur tour. Dans la province de Toliary, les citadins font en moyenne la queue pendant 34,5mn. La durée maximum de la file d’attente est de 3h.
Tableau 9. Durée moyenne de la file d’attente (en minutes) Moyenne Tana ville Tana rurale Toliary ville Toliary rurale 34,8 12,4 34,5 36,0 Médiane 30,0 10,0 25,0 30,0 Minimum 1,0 1,0 2,0 10,0 Maximum 180,0 40,0 360,0 120,0

La file d’attente est due à l’insuffisance de l’infrastructure du point d’eau et explique la tendance à la modernité sur la réaction d’utilisation d’eau potable. Les gens se soucient à la condition d’hygiène. 3.1.2. Approvisionnement en eau à laver la vaisselle, à laver le corps, à lessiver et à nettoyer Comme la plupart de ceux qui reçoivent de l’eau par distributeurs publics sont des citadins, la majorité d’entre eux se ravitaillent aux bornes fontaines pour se laver le corps, laver la vaisselle. Contrairement en milieu urbain, les ménages ruraux utilisent d’autres sources d’eau pour se laver, nettoyer et lessiver. Dans la province d’Antananarivo, 64,5% des villageois utilisent les puits traditionnels et les sources non protégées pour se laver. 83,6% emploient ces sources pour nettoyer et lessiver. Dans la province de Toliary, les paysans usent presque les mêmes sources pour boire, se laver le corps, nettoyer et lessiver. 15% des ménages dépendent des lacs, des rivières pour leurs besoins en eau.
Tableau 10. Répartition des ménages selon les sources d'approvisionnement en eau à laver le corps, par milieu (en%) Tana ville 23,3 63,2 6,4 3,3 0,2 1,4 0,7 0,4 1,1 100,0 Tana rurale 1,6 4,0 15,7 6,1 3,4 2,0 33,8 31,8 1,6 100,0 Toliary ville 17,7 75,4 1,0 0,6 5,3 Toliary rurale 0,4 1,7 11,4 0,8 2,5 27,8 20,8 20,4 14,2 100,0

1. Branchement particulier 2. Borne fontaine 3. Puits ou Forage équipé de pompe 4. Puits protégé 5. Source protégée 7. Système mobile 8. Puits traditionnel 9. Source non protégée 10. Lac/rivière/ruisseau/… 11. Autres (à préciser) Ensemble

100,0

24

Tableau 11. Répartition des ménages selon les sources d'approvisionnement en eau à lessiver/nettoyer, par milieu (en%) Tana ville 21,1 7,5 53,2 3,7 0,2 1,4 0,7 4,7 7,5 100,0 Tana rurale 1,4 3,7 4,3 3,1 0,9 0,6 6,9 76,7 2,3 100,0 Toliary ville 17,7 75,1 1,4 0,6 5,3 Toliary rurale 0,4 0,8 11,4 1,6 24,8 20,8 25,3 14,9 100,0

1. Branchement particulier 2. Borne fontaine 3. Puits ou Forage équipé de pompe 4. Puits protégé 5. Source protégée 7. Système mobile 8. Puits traditionnel 9. Source non protégée 10. Lac/rivière/ruisseau/… 11. Autres (à préciser) Ensemble

100,0

D’après les différents rites effectués dans la rivière et fleuve, la croyance malgache est vérifiée que ces points d’eau sont habités par les esprits des ancêtres. Les gens doivent chercher de « Ranomahery » « eau forte » dans la rivière ou fleuve pour la circoncision. Pour eux, cette eau est venue des ancêtres donc propre, sainte et bénéfique. « Pour la circoncision du prince RADAMA, il a fallu chercher « l’eau forte » à Tamatave ; Par ailleurs, les esprits, qui habitent l’eau sont censées lui transmettre une partie de leur puissance » 4. La croyance malgache, l’eau de rivière ou du fleuve purifie les hommes et peut hanter l’esprit. Alors les gens ont l’habitude de prendre leurs bains dans la rivière ou fleuve. Cependant, ce point d’eau peut servir les femmes pour les bains intimes dans un endroit bien réservé, tandis que les hommes ont leurs propres places. En outre, les malgaches croient que la rivière ou fleuve habite par l’esprit des ancêtres pourrait emporter les malheurs au bord de la rivière ou fleuve

« Eaux et traditions » RAMISANDRAZANA RAKOTOARISEHENO, formée de l’eau, Recherche et développement, Madagascar 1992 P. 4

4

25

3.2. Perception de la qualité de l’eau à boire . La qualité de l’eau à boire joue un rôle important dans la santé de la population.
Graphique 6.
100,00% 90,00% 80,00% 70,00% 60,00% 50,00% 40,00% 30,00% 20,00% 10,00% 0,00% Tana ville Tana rurale Toliary ville Toliary rurale 52,50% 75,70% 72%

« Comment appréciez-vous le goût de l’eau à boire que vous puisez ?
89,50%

31,50% 16,20% 4,00%
4,20%

19,60% 6,30%
1,80%

7,80% 10,10% 0,20% 0,20%
8,30%

Bon

Mauvais

Acceptable

NSP

Selon la perception des gens dans les milieux ruraux, l’eau de couleur jaunâtre dans le fleuve, dans les puits ou étang est non potable. Leur connaissance est limitée, ils jugent en apparence extérieure la potabilité de l’eau. Pour eux, les eaux claires naturelles sans traitement hygiéniques sont considérées potables. S’ils sentent de boue, les paysans pensent que le goût de l’eau à boire est mauvais. Par ailleurs, dans les milieux urbains, l’eau fournie par la JIRAMA est jugée potable. Les gens pensent que le goût de l’eau à boire est mauvais quand ils flairent l’eau de javel.
Tableau 12. Comment appréciez-vous la limpidité de l’eau à boire que vous puisez ? Limpidité de l’eau Claire Trouble NSP Tana ville 93,0% 5,7% 1,3% Tana rurale 73,8% 23,4% 2,9% Toliary ville 98,4% 0,8% 0,8% Toliary rurale 58,1% 24,7% 17,2%

Tableau 13. Comment appréciez-vous l’odeur de l’eau à boire que vous puisez ? Odeur de l’eau Bon Acceptable Mauvais NSP Total Tana ville 72,7% 16,2% 6,7% 4,4% 100,0% Tana rurale 66,3% 22,2% 4,8% 6,7% 100,0% Toliary ville 85,1% 12,7% 0,0% 2,2% 100,0% Toliary rurale 45,3% 42,9% 6,3% 5,5% 100,0%

26

Les tableaux et le graphique ci-dessus montre les perceptions des ménages de la qualité de l’eau à boire. En milieux urbains, la plupart des usagers donne une bonne évaluation du goût, de la limpidité et de l’odeur de l’eau des sources qu’ils s’approvisionnent. Seul un ménage sur vingt pense une mauvaise qualité de l’eau. En milieux ruraux, un peu plus de 23% des ménages trouvent qu’ils puisent de l’eau à boire trouble. Ceux qui rapportent que la couleur semble « mauvaise » ne représentent respectivement que 6,3% et 7,8% dans les provinces d’Antananarivo et de Toliary. 3.3. Les problèmes rencontrés au niveau des points d’eau Pour assurer la qualité de l’eau à puiser, le point d’eau doit situer au bon endroit. Cependant, respectivement 27,4% et 17,2% des ménages d’Antananarivo ville et de Toliary ville puisent de l’eau à coté des puits perdus pour eaux usagés. Ensuite, 6,3% des ménages d’Antananarivo ville disposent des points situant à coté des latrines.
Tableau 14. Le point d’eau est-il situé aux environs des endroits suivants (en%) Tana ville Cimetière Latrine Dépotoir à ordures Puits perdus pour eaux usées Station d’essence Vidoir à hydrocarbures 7,6 6,3 1,9 27,4 1,1 0,2 Tana rurale 2,4 4,6 4,8 2,8 0,5 0,3 2,1 3,9 17,2 0,7 1,2 0,4 Toliary ville Toliary rurale 0,4

En milieux ruraux, les malgaches se rattachent beaucoup à leurs croyances traditionnelles, la vision des « sacrées » en matière d’eau reste toujours respectée. Contrairement en villes, la croissance rapide de la population et l’extension non maîtrisée surmonte cette vision « sacrée ».

A Madagascar, la pluviosité se diffère d’une région à l’autre. Elle n’atteint que 400mm par an dans la majeure partie du sud. Cette pluviosité est fortement corrélée aux problèmes de l’accès à l’eau. En effet, 19,6% des ménages résidants dans les milieux ruraux de la région du Sud les prouvent les problèmes de tarissement, contre 12% de ceux qui sont aux Hauts Plateaux. Toutefois, tant qu’en milieux ruraux qu’en milieux urbains, la diminution de débit touche a peu près un ménage sur cinq.

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Tableau 15. Problèmes majeurs rencontrés souvent dans la fourniture d’eau à boire (en%) Tana ville Coupures momentanées Tarissement (séchage) Diminution de débit Autres problèmes Aucun problème Total 10,2 0,6 18,5 13,1 57,6 100,0 Tana rurale 7,8 12,0 24,1 7,8 48,3 100,0 Toliary ville 4,7 0,8 22,2 10,0 62,4 100,0 Toliary rurale 0,6 19,6 17,2 18,6 44,1 100,0

Dans les centres villes, plus de la moitié des points d’eau se trouvent en bon état. Par ailleurs, 42% des ménages jugent que les installations sont légèrement abîmées. Dans la région de Toliary rurale, 68,7% des ménages usent des installations légèrement abîmées.
Tableau 16. Dans quel état se trouvent les installations du point d’eau Tana ville Bon état Légèrement abîmé Gravement abîmé Non fonctionnel NSP Ensemble 0,9 100,0 50,6 42,1 6,5 Tana rurale 39,1 54,7 4,2 0,2 1,8 100,0 100,0 Toliary ville 55,1 42,7 2,0 0,2 Toliary rurale 23,5 68,7 1,1 0,4 6,2 100,0

28

3.4. Entretien du point d’eau Plus de ¾ des sources d’eau potable sont entretenues régulièrement dans la province d’Antananarivo et dans la région de Toliary Ville. Contrairement, en milieux ruraux dans la province de Toliary, Seuls 27,7% des ménages entretiennent régulièrement leur source d’eau.
Graphique 7. Entretien de la source d’eau et système de traitement de l’eau au niveau du point d’eau pour s’assurer sur la potabilité
81,00% 76,10% 78,90%

90,00% 80,00% 70,00% 60,00% 50,00% 40,00% 30,00% 20,00% 10,00% 0,00%

53,60% 34,40% 35,10%
27,70%

source d’eau entretenue régulièrement

25,60%

système de traitement de l’eau au niveau du point d’eau pour s’assurer de sa potabilité

Tana ville

Tana rurale Toliary ville

Toliary rurale

Tableau 17. Entretien de la source d’eau ou système de traitement de l’eau au niveau du point d’eau « source d’eau non potable »
Tana ville Tana rurale Toliary ville Toliary rurale

Source d'eau entretenue régulièrement Source d'eau non entretenue régulièrement Total

67,7% 32,3% 100%

29,6% 70,4% 100%

76,0% 24,0% 100%

24,8% 75,2% 100%

Comme l’accès à l’eau potable reste particulièrement préoccupant en milieux ruraux, le système de traitement de l’eau fait également défaut. 70,4% des ménages dans la province d’Antananarivo et presque ¾ des ménages dans la province de Toliary ne disposent aucun système de traitement de l’eau au niveau du point d’eau pour s’assurer sa potabilité. La croyance traditionnelle5 se rapportant au culte des ancêtres empêche les gens d’entretenir leurs sources d’eau pour les ménages ruraux. Pour eux, l’eau est sacrée et ils ont tendance de garder l’état naturel des sources. .

5

Selon la croyance malgache, la source appartient au VAZIMBA : « Les premiers migrants de l’île (…) qui sont devenus des monstres nains, très laid, invisibles hantant les marécages et ne sont visibles que lorsque quelqu’un profane ces lieux ». DESCHAMPS H, Histoire Générale de Madagascar, Paris, Berger, Levrault, 1960, P 144. D’après cette connaissance les gens ont des attitudes et comportements de respecter la propreté et l’état naturel des sources

29

3.5. Utilisation de l’eau La potabilité de l’eau à boire dépend entre autres de la propreté des récipients utilisés pour le transport de l’eau. La notion et l’appréciation de propreté ne sont pas les mêmes aux yeux des ménages et ceux des enquêteurs, surtout en milieux ruraux. A cet effet, si les enquêteurs observent que seuls 28,6% des ménages dans la province d’Antananarivo (en milieu rural) utilisent des récipients utilisés pour le transport propres, alors que 71,4% des enquêtés déclarent que leurs récipients sont propres. Il en est de même dans la province de Toliary (en milieu rural), 35,3% selon les enquêteurs contre 77,2% selon les enquêtés.
Tableau 18. Les récipients utilisés pour le transport de l’eau sont-ils propres (Observation de l’enquêteur) Propre Un peu sale Très sale Tana ville 63,5% 33,1% 3,4% Tana rurale Toliary ville 28,6% 70,3% 62,9% 8,4% 27,5% 2,2% Toliary rurale 35,3% 58,6% 6,1%

Ainsi dans la ville d’Antananarivo, les ménages qui dévoilent que leurs récipients sont un peu sales représentent 12% de l’ensemble, mais les enquêteurs remarquent que 33,1% d’entre eux utilisent des seaux sales.
Tableau 19. Les récipients utilisés pour le transport de l’eau sont-ils propres (Réponse de l’enquêté) Tana ville 87,8% 12,0% 0,2% Toliary Tana ruraleToliary ville rurale 71,4% 95,1% 77,2% 27,6% 1,0% 4,9% 21,8% 1,0%

Propre Un peu sale Très sale

Interrogés si les ménages lavent régulièrement leurs récipients utilisés pour le transport de l’eau. La grande majorité des ménages déclarent « oui ». Comme l’accès à l’eau est un peu difficile dans la région du Sud, 23,6% des ménages disent qu’ils ne lavent pas leurs récipients utilisés pour le transport de l’eau. Ainsi, l’eau a sa valeur culturelle pour les malgaches, elle représente le lien avec les esprits des ancêtres, elle est considérée précieuse, sacrée et quelques fois payante. C’est dans ce sens que l’utilisation de l’eau pour le lavage des récipients est jugée comme inutile.
Tableau 20. Lavage régulier des récipients utilisés pour le transport de l’eau Tana ville 98,7% 1,3% Tana rurale 93,5% 6,5% Toliary ville 92,6% 7,4% Toliary rurale 76,4% 23,6%

Oui Non

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L’utilisation des savons pour le lavage des récipients utilisés pour le transport est plus courante dans la ville d’Antananarivo, 86,9% de cas. Contrairement, les ménages de la ville de Toliary qui font ce mode de lavage ne représentent que 45,8% de l’ensemble. Plus de la moitié des ménages dans les milieux ruraux utilisent uniquement l’eau pour le lavage et le brossage de leurs récipients.
Tableau 21. Mode de lavage régulier de récipients utilisés pour le transport de l’eau ? Lavage à l’eau Brossage avec l’eau Brossage avec savon Rincer avec l’eau et autre Tana ville 8,0% 2,8% 86,9% 2,3% Tana rurale 21,9% 36,7% 36,1% 5,3% Toliary ville 25,6% 26,8% 45,8% 1,7% Toliary rurale 30,7% 43,5% 11,2% 14,6%

L’une des conditions pour assurer la potabilité d’eau conservée est sa protection à la maison. A peu près 65% des ménages qui couvrent leurs récipients utilisés pour la conservation d’eau. A l’exception dans la province de Toliary, en milieu rural, 40% des ménages seulement font ce genre de protection.
Tableau 22. Les récipients utilisés pour la conservation d’eau sont-ils couverts (0bservation de l’enquêteur) Oui Non Total Tana ville 67,3% 32,7% 100,0% Tana rurale Toliary ville Toliary rurale 64,0% 64,9% 40,0% 36,0% 100,0% 35,1% 100,0% 60,0% 100,0%

Grâce à la modernité, l’évolution scientifique et l’éducation reçue sur les conditions d’hygiènes, les tananariviens ont l’habitude de couvrir les récipients. Contrairement, dans le monde rural, selon la croyance traditionnelle, l’action de renfermer l’eau signifie qu’on étouffe une vie. Pour eux, l’eau est un symbole de la vie. Toujours en milieux ruraux, plus de 62% des ménages utilisent des récipients pour la conservation d’eau un peu sales. Ce cas concerne 38,9% des ménages d’Antananarivo ville et 29,1% des ceux de Toliary ville.
Tableau 23. Les récipients utilisés pour la conservation d’eau sont-ils propres (0bservation de l’enquêteur) Propres Un peu sale Très sale Total Tana ville Tana rurale Toliary ville Toliary rurale 57,2% 28,0% 68,6% 30,6% 38,9% 3,8% 100,0% 62,2% 9,8% 100,0% 29,1% 2,3% 100,0% 62,7% 6,7% 100,0%

En ce qui concerne le mode de traitement de l’eau à boire, les tananariviens la font bouillir avant de la boire (49,5% en ville, 54,6% en milieu rural). L’utilisation de la désinfection
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comme le « sur’eau », l’ « eau de javel » n’est pas courante pour les ménages. 15,7% des citadins d’Antananarivo seulement la pratiquent. Dans la province de Toliary, la majorité des ménages ne font aucun traitement pour l’eau à boire. Les gens ont l’habitude de boire de l’eau à l’état naturel.
Tableau 24. Quel est votre principal mode de traitement de l’eau à boire Tana ville 15,7% Désinfection (sur’eau, eau de javel, etc) 49,5% Ebullition Filtre Autres Aucun Total 1,3% 33,6% 100,0% Tana rurale 2,6% 54,6% 5,0% 1,1% 36,7% 100,0% 1,9% 77,8% 100,0% Toliary ville 4,8% 15,5% Toliary rurale 1,0% 10,8% 1,4% 2,4% 84,3% 100,0%

Les questions liées à la communication permettent d’identifier les sources d’information en matière d’éducation pour le traitement de l’eau à boire et l’importance des agents des services à base Communautaire dans la transmission de messages.
Tableau 25. Par qui ou quoi avez-vous appris ce mode de traitement de l’eau à boire Vous-même A l’école La famille Par le personnel de santé ONG Par la radio ou télé Autres Total Tana ville 59,4% 5,0% 3,5% 10,8% 0,2% 18,6% 2,4% 100,0% Tana rurale 43,2% 7,7% 4,0% 27,0% 0,5% 13,8% 3,7% 100,0% 14,1% 2,6% 100,0% 11,5% 16,1% 100,0% Toliary ville 49,0% 6,9% ,9% 26,6% Toliary rurale 35,0% 2,0% 12,9% 22,4%

Les hommes ont reçu les informations en matière de traitement d’eau dans une proportion très faible (varie entre 0,7% et 1,7%) par l’action de l’IEC. Le personnel de santé participe peu activement en matière du mode de traitement de l’eau à boire. Seulement, 10,8% à 27% des ménages affirment avoir reçu l’information par le biais du personnel de santé. En résumé, la plupart des ménages dans les centres ville (TANA-TULEAR) sont convaincus que seul l’eau de la pompe (JIRAMA) est potable. Il est évident que les pompes installées sont insuffisantes par rapport au nombre d’usages très élevé due à la croissance démographique rapide de la population. D’après la connaissance de la population locale, l’eau de la pompe (JIRAMA, FIKRIZANA) semble potable. Cependant, les conditions d’hygiène malsaines sur le transport, conservation et stockage pourraient réduire la potabilité de l’eau. Cette pratique est due à la saleté des eaux

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et des récipients mal-nettoyés, la détérioration des tuyaux d’adduction et le manque d’hygiène de prévention sur l’utilisation massive populaire (Partour des pompes d’eau insalubres en général). Concernant les ménages ruraux, la potabilité de l’eau n’est pas connue par la population à cause de leur croyance traditionnelles d’une part, et à cause de l’ignorance au traitement des eaux. Les gens n’ont pas reçus d’éducation sur la technique de traitement pour avoir de l’eau potable. Ainsi, ils méconnaissent les bienfaits de l’utilisation de l’eau potable sur la santé. Le degré de connaissance de la potabilité de l’eau varie selon le critère statuco-spatial et rural. Dans les centres-villes la majorité des gens bénéficient d’eau potable, mais les conditions d’hygiène ne sont pas respectées. Le recours à la modernité est inévitable selon le progrès scientifique de la santé et le mode de vie urbain. Puis dans le monde rural, la croyance traditionnelle domine encore la mentalité des gens. Par ailleurs, les ruraux ont toujours tendance d’utiliser des eaux non potables. De mêmes, en plus, les conditions d’hygiène sur les seaux et récipients pour le transport et conservation ne sont pas connues par la population. Pour eux, les différents points d’eau ont leur valeur culturelle propre selon la croyance traditionnelle.

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CHAPITRE 4 : ASSAINISSEMENT
Ce chapitre aborde les connaissances, attitudes et pratiques en terme d’assainissement du cadre de vie. L’assainissement, traité ici, renferme essentiellement les installations de base pour l’évacuation des excréta. Il faut noter que l’accès et l’utilisation d’installation de type hygiénique ont un impact significatif sur la santé. En disposer permet de préserver non seulement l’environnement mais aussi protège l’homme aux attaques de bactéries possible. Plusieurs éléments sont à prendre en compte pour l’évaluation de la connaissance, de l’attitude et de la pratique du moment qui est à la base de toute sensibilisation pour une éducation adéquate de la population à l’utilisation d’infrastructure sanitaire hygiénique. L’analyse qui suit met en évidence les différences entre les zones urbaines et rurales des provinces d’Antananarivo et de Toliary en matière sur ce sujet. Ce chapitre comporte ainsi les aspects suivants : le système d’évacuation des excréta utilisé par les ménages cibles et les habitudes observées autour des latrines. 5.1. Système d’évacuation des excréta 5.1.1. Le type d’installation sanitaire Le système d’évacuation des excréta comporte non seulement les installations sanitaires, le mode d’évacuation et le mode de traitement des excréta évacués. L’analyse du système existant au niveau des ménages malagasy des zones cibles s’articule autour de la catégorie des installations utilisées. Aussi il sera question de latrines hygiéniques.
Graphique 8. Taux d’utilisation des latrines selon la catégorie.
90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 30% 20% 10% 1% 0% Tana_urbain Tana_rural Hygiénique Toliary_urbain Non hygiènique Nature Toliary_rural 2% 1% 19% 13% 24% 20% 69% 62% 79% 80%

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Le type d’installation sanitaire pour l’élimination des excréta utilisé par la majorité des ménages cibles est non hygiénique. L’utilisation des latrines hygiéniques reste un privilège des ménages urbains. Dans la province d’Antananarivo, il n’y a que 30% des ménages urbains, le taux le plus élevé dans l’ensemble, qui utilisent des latrines hygiéniques. La majorité se sert des latrines non hygiéniques (69%) pour leurs aisances. Les ménages ruraux quant à eux n’utilisent que des latrines non hygiéniques (79%). Le taux des ménages ruraux qui utilise la nature (19%) est assez significatif pour en prendre en compte dans la sensibilisation. En milieu urbain, les latrines traditionnelles sont les plus fréquentées par les ménages avec un taux d’utilisation de 50%. Les latrines avec dalle nettoyable enregistrent un taux d’utilisation de 14% en milieu urbain. En milieu rural, à part le système de latrines traditionnelles, le plus utilisé (67%), c’est le système de trou ouvert qui occupe la seconde place avec un taux d’utilisation de 11%. Dans la province de Toliary, en milieu urbain, la majorité des ménages emploie des latrines non hygiéniques (62%) pour leurs aisances. Ces dernières sont composées principalement des latrines traditionnelles (53,5%). L’utilisation du type hygiénique est assez significative chez les ménages urbains (24%). Ce sont les latrines avec dalle nettoyable (13,8%) et la toilette à la turque (8,5%) qui composent principalement le type hygiénique en milieu urbain. En milieu rural, la situation est précaire en terme d’assainissement. En effet, une grande partie des ménages ruraux de Toliary n’ont pas accès aux installations sanitaires et utilisent la nature pour leurs aisances. Ils sont 80% des ménages qui usent de tel procédé. Le type de latrines qui existe et utilisé dans ce milieu est les latrines traditionnelles (13,7%). Si tel est le niveau d’utilisation des latrines, aussi bien hygiénique que non hygiénique, il est intéressant de savoir si les ménages qui ont la possibilité d’utiliser des latrines en sont propriétaires ou non des installations. Pour ce faire, l’indicateur utilisé est le pourcentage des ménages qui n’en sont pas propriétaires selon le type.

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Graphique 9. Pourcentage des ménages non propriétaire selon le type de latrines utilisé.
35,0%

29,8% 30,0% 27,8%

25,0% 22,8%

20,0% 16,9% Non hygiènique Hygiénique 15,0% 12,6% 10,5% 10,0% 6,6% 5,0% 4,4% 6,1% 9,7% 13,4%

0,0% Ur bain Rur al Ant ananar ivo Ensemble Ur bain Rural Toliar y Ensemble

Les ménages de la province de Toliary souffrent beaucoup plus en matière de disponibilité des latrines par rapport à ceux d’Antananarivo. En fait, en prenant le cas des latrines hygiéniques, si à Toliary, 27,8% des ménages qui ont la possibilité d’utiliser de telles latrines n’en sont pas propriétaires, pourtant à Antananarivo ce pourcentage n’est que de 10,5% environ. De plus, le pourcentage des ménages ruraux non propriétaires est beaucoup plus élevé en tenant toujours compte du type de latrines utilisé. La disponibilité de latrines au sein du ménage est une garantie non négligeable pour en assurer l’accès. Il est donc intéressant d’analyser les raisons pour lesquelles le ménage n’en dispose pas afin de détecter les besoins en sensibilisation des ménages encore réticents.
Tableau 26. Les raisons avancées par le Chef de ménage pour la non possession d’une latrines. Antananarivo Urbain Rural 5% 2% 23% 21% 3% 13% 18% 2% 12% 5% 6% 5% 27% 15% 1% 20% 4% 10% 8% 100% 100% Toliary Urbain Rural 7% 21% 29% 51% 4% 17% 1% 11% 4% 15% 19% 0% 10% 3% 6% 2% 1% 100% 100%

Us et coutume Habitude Manque de main d'œuvre Pas d'argent Pas urgent Pas nécessaire Détruite Manque d'espace Locataire Autre Ensemble

La principale raison évoquée par la plupart des chefs de ménage est l’habitude. En d’autres termes, la majorité des ménages se cantonnent dans le fait de ne pas en avoir. Comme ces

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ancêtres n’en utilisaient pas ils ne voient pas l’intérêt de changer d’habitude ou encore le fait que il n’y a pas de temps de regagner le village quand on est dans les champs Il est à remarquer que cette tendance est nettement plus accentuée dans les zones rurales de la province de Toliara (51%). De plus, dans la province de Toliara, il faut noter l’importance des « us et coutumes » qui peuvent être un frein à la possession de latrines (Si 21% des ménages ruraux et 7% des ménages urbains de Toliara en pensent, seulement 2% des ménages ruraux et 5% des urbains d’Antananarivo l’évoquent). En fait, il ressort de l’analyse « des focus group » les groupes ethniques du Sud à prédominance de « Tanalana », « Vezo » et « Antandroy », surestiment qu’ils sont virils, robustes et forts. Par cette conception, le fait de déféquer à la maison ou bien dans le lieu d’habitation est réservé pour les faibles ou les malades. Les hommes forts doivent quitter le village pour effectuer leur besoin. De plus, les gens sont rattachés par le « TROMBA » (Palladium) et « SIKIDY » (talisman) dans les zones rurales de Toliara. L’attachement à cette pratique empêche la construction de latrines afin d’éviter la souillure rituelle. Aussi, une politique de sensibilisation pour un changement positif de comportement est à mener avec attention dans cette partie de Toliary. Toujours à Toliary, un nombre significatif de ménages trouvent que les latrines ne sont pas encore nécessaire (19% parmi les ruraux et 15% parmi les urbains). Par contre, au niveau des ménages urbains de Toliary, on accorde une importance significative également au manque de moyen ou tout simplement pour manque d’argent (17%), d’autres raisons comme la non urgence de la possession de latrines sont aussi significatives. Dans la province d’Antananarivo, deux raisons à ne pas négliger sont évoquées par les chefs de ménage. Dans le milieu urbain, la majorité des ménages qui ne disposent pas de latrines avancent comme explication principale l’habitude (23%) et le fait d’être locataire (20%). Et de plus, il faut noter que dans cette partie d’Antananarivo il existe un manque d’espace (15%). Dans le milieu rural, les chefs de ménages évoquent en avoir dans le passé mais les infrastructures sont actuellement détruites et/ou hors d’usage (27%) et la place de l’habitude y est également important (21%). 5.1.2. Caractéristiques des ménages selon le type de latrines utilisé. Si tel est le constat sur l’état de lieu de l’utilisation des latrines, il est intéressant d’analyser les caractéristiques des ménages qui ont contribué à cette situation. Pour ce faire, les caractéristiques des chefs de ménage en seront la base à savoir : le sexe, l’alphabétisme, et le niveau d’instruction.

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Tableau 27. Répartition des ménages selon le sexe du chef de ménage et du type de latrines utilisé. Hygiénique Antananarivo Urbain Rural Urbain Rural Homme Femme Homme Femme Homme Femme Homme Femme 34,3% 25,3% 1,3% 1,5% 29,7% 29,2% 0,9% Non hygiénique 64,2% 74,7% 77,5% 73,6% 60,5% 56,8% 24,0% 21,4% 21,3% 24,9% 9,8% 14,0% 75,1% 78,6% Nature 1,5% Total 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100%

Le tableau ci-dessus montre qu’il n’y a pas une grande différence entre les ménages dirigés par un homme et ceux par une femme selon le type d’installation utilisé pour les aisances. C’est dans la zone urbaine d’Antananarivo qu’une différence minime est palpable : le pourcentage de ménages dirigés par une femme qui n’ont pas accès à une latrines hygiénique est plus élevé que ceux dirigés par un homme.
Tableau 28. Répartition des ménages selon l’alphabétisme du chef de ménage et du type de latrines utilisé. Hygiénique Antananarivo Urbain Rural Urbain Rural Alphabète Analphabète Alphabète Analphabète Alphabète Analphabète Alphabète Analphabète 1,5% 0,3% 31,7% 14,5% 1,2% 32,8% Non hygiénique 66,0% 100,0% 79,4% 65,7% 58,6% 68,1% 41,5% 1,5% 19,1% 34,0% 9,7% 17,5% 57,2% 98,5% Nature 1,2% Total 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100%

Selon le tableau ci-dessus, les ménages dirigés par des analphabètes sont beaucoup plus défavorisés en terme d’accès aux latrines. Ce phénomène est accentué au niveau du milieu rural de Toliary : si 57% des ménages dirigés par un alphabète utilisent la nature, ils sont 98% parmi ceux dirigés par un analphabète. 5.1.3. Le mode d’évacuation et de traitement des excréta Dans le traitement des excrétas, deux variables complètent l’analyse et permettent de traduire les pratiques du moment à savoir « le mode d’évacuation des excréta » et « le mode de traitement des excréta évacués ». L’analyse sera combinée avec le type de sanitaire utilisé par le ménage pour les aisances.

Toliary

Toliary

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Lorsque le ménage utilise un infrastructure sanitaire de type non hygiénique, le mode d’évacuation le plus utilisé par la majorité est le système de « fosse simple » : 94% des ménages urbains et 94% des ruraux, dans la province d’Antananarivo. Dans la province de Toliary, l’utilisation de ce système est le fait de 90% et 84% des ménages respectivement en milieu urbain et en milieu rural.
Tableau 29. Le mode de traitement des excrétas évacués lorsque le ménage utilise un infrastructure de type non hygiénique pour les aisances. Antananarivo Urbain Egout Réception dans un puisard Vidange par le service public Vidange manuel par un particulier Abandonné Rejet par un système de trop plein Autre Total 3% 100% 4% 3% 20% 31% 39% 0% 0% 1% 93% 0% 6% 100% Rural Ensemble 1% 1% 5% 7% 80% 0% 6% 100% 100% 2% 49% 48% 2% 10% 100% 90% 1% 26% 67% 1% 4% 100% Urbain Toliary Rural Ensemble

Concernant le traitement des excréta, les ménages cibles usent dans la majorité des cas du système d’abandon. Il est à noter que ce système domine au sein des ménages des zones rurales (93% à Antananarivo, 90% à Toliary). En fait, la prédominance de ce système dans le monde rural peut être expliqué par le fait que beaucoup d’espace reste inexploité et que, pour cela, les ménages préfèrent creuser un autre trou et laisser l’ancien abandonné. Au niveau du milieu urbain, le système de vidange est par contre très répandu. Il est à noter que la vidange peut être faite par le service public ou par un particulier. A Antananarivo, le vidange est utilisé par 51% des ménages (20% par le service publis et 31% par un particulier) et à Toliary par 51%. (2% par le service public et 49% par un particulier). Lorsque le ménage utilise un type hygiénique d’infrastructure sanitaire pour les aisances, une différence de pratiques existe entre le milieu urbain et le milieu rural. En milieu urbain, le mode d’évacuation utilisé par la majorité des ménages est la fosse septique (56% à Antananarivo, 75% à Toliary). L’utilisation des fosses simples est aussi assez significative (15% à Antananarivo, 10% à Toliary). Le raccordement direct à l’égout se trouve en troisième position des modes utilisés par les ménages urbains (11% à Antananarivo, 8% à Toliary).

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Tableau 30. Le mode de traitement des excrétas évacués pour les latrines de type hygiénique, autre que le raccordement direct à l’égout. Antananarivo Urbain Egoût Réception dans un puisard Vidange par le service public Vidange manuel par un particulier Abandonée Rejet par un système de trop plein Autre Total 27% 8% 32% 20% 4% 1% 8% 100% 100% 22% 78% Rural Ensemble Urbain 22% 6% 26% 20% 19% 1% 6% 100% 23% 100% 23% 100% 34% 1% 34% 1% 1% 41% Toliary Rural Ensemble 1% 41%

Le mode de traitement des excréta diffère d’un milieu à un autre. Dans la province d’Antananarivo, en milieu urbain, la majorité des ménages utilisent le mode de vidange par le service public (32%). Viennent ensuite dans l’ordre l’utilisation de l’égout (27%) et le vidange manuel par un particulier (32%). Toujours à Antananarivo, mais dans les zones rurales, le mode utilisé par la majeure partie des ménages est le système d’abandon pour utiliser un nouveau trou (78%). Vient ensuite la vidange manuelle par un particulier (22%). Dans la province de Toliary, comme l’utilisation des latrines hygiéniques étant faible chez les ménages ruraux, l’analyse se cantonnera sur la pratique des urbains. Pour ces derniers, le mode de traitement des excréta évacués le plus utilisé par la majorité des ménages est la réception dans un puisard (41%). Vient ensuite la vidange manuelle par un particulier (34%). 5.1.4. Caractéristique physique des latrines Certaines caractéristiques des latrines diffèrent selon le type utilisé. Aussi, en tenant compte du type utilisé, une description de la propreté, de l’infrastructure extérieur (toiture et mur) et enfin la profondeur des fosses est menée.

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Tableau 31. Caractéristique générale des latrines utilisées par les ménages. Antananarivo Urbain Rural Ensemble Propreté Toiture Mur Oui Non Oui Non Oui Non 43,8% 56,2% 93% 7% 99% 1% 44,4% 55,6% 68% 32% 99% 1% 44% 56% 88% 12% 99% 1% Urbain 51,0% 49,0% 88% 12% 99% 1% Toliary Rural Ensemble 67,9% 32,1% 87% 13% 98% 2% 58% 42% 89% 11% 99% 1%

Les latrines utilisées par la majorité des ménages sont munies de toit et de mur. Concernant le mur, 99% des latrines en disposent bien en zone urbaine qu’en zone rurale dans les deux provinces. Concernant la toiture, le pourcentage de ménages qui utilisent une latrines avec toit est plus faible comparativement à la disposition des murs. Le fait marquant sur la toiture est le faible niveau de pourcentage de latrines qui en disposent dans le milieu rural d’Antananarivo (68%) comparativement au reste des régions. Quant à la propreté, une variable clé parmi tant d’autres qui détermine l’utilisation de latrines, le constat fait à partir des statistiques est que c’est dans la province de Toliary que le pourcentage de latrines jugées propres est plus élevé par rapport à celui dans la province d’Antananarivo. En fait, même si le taux d’accès aux latrines est faible dans la zone rurale de Toliary, le petit nombre existant est dans la majorité des cas apprécié comme propre (67,9%).
Tableau 32. Répartition des latrines selon le sexe du chef de ménage et leur état de propreté. Propreté Antananarivo Urbain Rural Ensemble Urbain Toliary Rural Ensemble Homme Femme Homme Femme Homme Femme Homme Femme Homme Femme Homme Femme Oui 46% 33% 45% 38% 45% 36% 50% 57% 63% 87% 55% 71% Non 54% 67% 55% 62% 55% 64% 50% 43% 37% 13% 45% 29%

En faisant une analyse combinée entre le sexe du chef de ménage et la propreté des latrines utilisées par le ménage, il est remarqué que si dans la province d’Antananarivo, le pourcentage de latrines jugées propres est plus élevé pour les ménages dirigé par un homme (45% des ménages dirigés par un homme utilisent des latrines propres contre 36% des ménages dirigés par une femme), dans la province de Toliary, c’est la situation inverse (55% des ménages dirigés par un homme utilisent des latrines propres contre 71% des ménages

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dirigés par une femme). Cette situation qui prévaut dans la province de Toliary est le fait du niveau du pourcentage des latrines propres en monde rural.
Tableau 33. Profondeur des fosses utilisées selon le type de traitement des excréta et la province (en mètre). Egout Antananarivo Moyenne Minimum Maximum 25ème centile Médiane 75ème centile Ecart-type Toliary Moyenne Minimum Maximum 25ème centile Médiane 75ème centile Ecart-type , 3,45 1 10 2 2,5 5 2,54 Puisard 5,33 1 10 2 5 9 3,31 5,14 2 10 3 5 6 2,26 Vidange Abandon Rejet 5,63 1 25 3 5 7 4,00 3,07 1 10 2 3 3 1,62 5,61 1 30 3 5 7 3,45 3,09 1 15 2 2 3 2,04 6,50 3 10 3 6,5 , 4,95 2,50 2 3 2 2,5 , 0,71 Autre 4,77 2 10 3 4 6,25 2,54 2,77 2 6 2 2 3 1,48 Ensemble 5,56 1 30 3 5 7 3,61 3,35 1 15 2 3 4 2,11

Une des variables qui détermine la qualité d’une latrines est la profondeur des fosses pour ceux qui utilisent la fosse pour l’évacuation des excréta. L’analyse est ici couplée avec la variable traitement des excréta évacués afin de donner beaucoup plus de sens au résultat observé. Le premier constat à la lecture du tableau est que les fosses des latrines dans la province d’Antananarivo sont beaucoup plus profondes en moyenne par rapport à celles dans la province de Toliary. De plus, la profondeur des fosses connaît une variation beaucoup plus accentuée à Antananarivo. Le deuxième constat est que si dans la province d’Antananarivo, les fosses des latrines dont le système de traitement des excréta est la vidange ou l’abandon sont plus profondes comparativement à l’ensemble, dans la province de Toliary, c’est le cas contraire qui est observé.
Tableau 34. La situation des latrines utilisées par le ménage Antananarivo Urbaine Rurale Partagés par un seul ménage Partagés par plusieurs ménages Publics Autres Total 30,7% 67,6% 1,3% 0,4% 100% 45,4% 53,9% 0,4% 0,2% 100% Toliary Urbaine Rurale 26,1% 66,2% 7,6% 0,0% 100% 46,5% 48,7% 4,8% 0,0% 100%

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Le tableau ci-dessus montre que la majorité des ménages partagent avec d’autres l’utilisation d’une latrines dans les 4 zones d’étude de l’enquête. Dans la zone urbaine d’Antananarivo, le pourcentage de ménages qui emploie ce procédé est de 67,6%, dans la zone rurale, 53,9%. Dans la province de Toliary, le partage des latrines entre plusieurs ménages est le fait de 66,2% en zone urbaine et 48,7% en zone rurale. De plus, il faut noter que c’est dans la province de Toliary que l’utilisation de WC public est la plus importante (7,6% en zone urbaine et 4,8% en zone rurale). En fait, la définition de WC public est que les latrines sont gérées par une communauté ou la commune. On peut dire donc que les efforts de construction de tel infrastructure est souhaitable pour palier à la manque de moyen observée au niveau de certains ménages et ceci afin que le taux d’accès aux latrines puisse être amélioré. 5.3. Habitudes autour des latrines Les habitudes et comportements autour des latrines permettent d’avoir une idée sur le niveau de perception des ménages vis-à-vis de l’hygiène. D’une part, ces habitudes sont perçues à travers la fréquence du nettoyage des latrines et le mode de nettoyage pour les latrines hygiéniques et le responsable du nettoyage des latrines au sein du ménage. D’autre part, l’étude donnera un aperçu sur le comportement des membres du ménage vis-à-vis de l’hygiène après chaque utilisation d’une latrines.
Tableau 35. Fréquence de nettoyage des latrines hygiéniques Antananarivo Homme A chaque utilisation Jour Moins 1 semaine Entre 2 à 4 semaines Jamais 13% 60% 23% 1% 3% Femme 25% 51% 24% Ensemble 15% 59% 23% 1% 2% 16% 3% Homme 18% 43% 39% Toliary Femme 18% 33% 33% Ensemble 18% 42% 38%

L’étude sur le nettoyage des latrines se focalise sur les ménages qui utilisent des latrines hygiéniques. En effet, le terme hygiénique veut dire que les latrines sont nettoyables. Le constat fait à partir du tableau ci-dessus est que la majorité des ménages lavent leur installation une fois par jour (59% des ménages à Antananarivo et 42% à Toliary). En associant à l’analyse la variable sexe, on observe que dans la province d’Antananarivo, le pourcentage des ménages qui lavent à chaque utilisation les latrines est plus élevé chez les ménages dirigés par une femme (25% des ménages dirigés par une femme contre 13% des ménages dirigés par un homme). De plus, si on observe le pourcentage de ménages qui lave au moins une fois par jour les latrines, il est légèrement plus important au niveau des ménages dirigés par une femme à Antananarivo (76% des ménages dirigés par une femme et 73% des ménages dirigés par un homme). Dans la province de Toliary, on constate que ce sont les ménages dirigés par un homme qui nettoyent le plus fréquemment possible les latrines. En fait, la totalité des ménages dirigés par un homme ont l’habitude de nettoyer leur latrines tandis que pour les ménages dirigés par une femme, il y a 16% qui ne nettoyent jamais leur latrines.

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La question qui se pose également est le mode de nettoyage des latrines. Le mode de nettoyage qui nous intéresse est le nettoyage avec seulement l’eau, ensuite de l’eau avec des produits nettoyant et enfin les autres modes qui n’utilisent pas l’eau.
Graphique 10. Mode de nettoyage des latrines hygiéniques selon le sexe du chef de ménage.
100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Homme Femme Antananarivo Ensemble Homme Femme Toliary Ensemble

Eau seulement

Eau avec produit nettoyant

Autre

La différence qui existe entre les pratiques dans les deux provinces réside sur l’utilisation des produits nettoyant. En fait, c’est dans la province d’Antananarivo que les ménages ont le plus recours à l’utilisation de l’eau avec un produit nettoyant comme le détergent ou autre (55% des ménages à Antananarivo contre 38% à Toliary). Si tel est le cas dans l’ensemble, en introduisant la variable sexe, on constate que ce sont l’utilisation des produits nettoyant est beaucoup plus fréquent chez les ménages dirigés par un homme. A Antananarivo, il y a environ 46% des ménages dirigés par un homme qui utilisent ce procédé contre 40% dirigés par une femme. A Toliary, l’écart entre ce pourcentage est beaucoup plus accentué : 42% des ménages dirigés par un homme contre 17% dirigés par une femme. Enfin, pour terminer le sujet sur le nettoyage des latrines, la vue de la répartition des tâches au sein du ménage est utile pour savoir les habitudes de chaque zone d’étude.

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Tableau 36. Personne responsable du nettoyage des latrines au sein du ménage. Antananarivo Urbaine Domestique Homme Domestique Femme Fille Garçon Epoux Epouse Autre Femme Autre Homme Total 2,1% 6,6% 2,2% 13,8% 3,5% 54,9% 4,0% 12,9% 100,0% Rurale 1,1% 1,0% 3,4% 13,8% 10,8% 57,5% 4,6% 7,8% 100,0% Toliary Urbaine 2,4% 3,7% 3,9% 16,6% 1,2% 43,4% 13,8% 14,9% 100,0% Rurale 3,0% 8,0% 7,5% 16,0% 8,0% 34,5% 6,0% 17,0% 100,0%

La première personne responsable du nettoyage dans la majorité des ménages dans les 4 zones d’étude est la femme du chef de ménage. En effet, dans la culture malagasy, la mère de famille a un grand rôle dans les tâches ménagères. A part la femme du chef de ménage, ce sont les garçons qui s’occupent le plus de la tâche. Il est à noter toutefois le fort pourcentage de ménage où c’est le chef de ménage qui s’acquitte du nettoyage des latrines dans les zones rurales de la province d’Antananarivo. Les pratiques autour des latrines ou de l’évacuation des latrines sont aussi importantes pour déterminer le niveau d’acquisition des ménages en terme d’hygiène. La préoccupation qui s’attache à ce domaine est l’utilisation par les ménages des latrines et les habitudes d’hygiène après chaque utilisation de ces latrines pour les aisances.
Tableau 37. Cas d’utilisation par les ménages des sanitaires pour les aisances. Antananarivo Urbaine Rurale A chaque besoin Pour déféquer seulement Autre Total 100% 80,7% 19,3% 64,7% 34,9% 0,4% 100% Toliary Urbaine Rurale 27,7% 68,2% 4,2% 100% 100% 22,6% 77,4%

Une différence de comportement existe entre les ménages des deux provinces. Si dans la province d’Antananarivo, les latrines sont utilisées à chaque besoin, dans la province de Toliary, les membres du ménage y vont seulement pour déféquer. Cette différence de comportement peut être le corollaire du niveau d’infrastructure assez faible dans la province de Toliary en terme d’assainissement, vue tout simplement les taux d’accès et d’utilisation des latrines.

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Tableau 38. Mode de lavage utilisé par les membres du ménage après l’usage des latrines. Antananarivo Urbaine Rurale Eau Papier Feuille d'arbre Herbe Petite branche Osselet Autre Total 0,6% 100% 3,3% 96,1% 1,2% 37,6% 40,3% 18,0% 1,1% 0,2% 1,6% 100% 100% 1,1% Toliary Urbaine Rurale 5,6% 89,2% 1,3% 2,7% 2,8% 26,1% 15,4% 9,6% 33,1% 7,5% 5,5% 100%

En matière d’hygiène, une différence existe dans les mœurs entre les ménages issus du milieu rural et du milieu urbain. En fait, dans la zone urbaine d’Antananarivo, à chaque utilisation des latrines, la majorité des ménages utilisent du papier pour se torcher (96,1%). Il en est de même dans les villes urbaines de Toliary où 89,2% des ménages utilisent ce procédé. Au niveau du monde rural, par contre, dans la province d’Antananarivo, ce sont les feuilles d’arbre qui sont les plus employées (40,3%), et dans la province de Toliary, ce sont les petites branches (33,1%). Ces pratiques en monde rural nécessitent une forte sensibilisation et/ou éducation afin de pouvoir changer les comportements existants. 5.4. Traitement des excréta des enfants Au sein des ménages qui disposent de latrines, certains membres n’ont pas l’habitude d’en utiliser pour leurs aisances. Ces membres sont parfois des enfants qui ne sont pas encore en âge de fréquenter les latrines. L’âge minimum pour les enfants de pouvoir utiliser les latrines varie selon le milieu, mais en général il tourne autour de 5 ans en moyenne.
Tableau 39. Age des enfants déclaré par les mères de famille pour l’utilisation des latrines. Antananarivo Urbaine Moyenne Médiane Minimum Maximum Ecart-type 5,2 5 1 12 1,8 Rurale 5,5 5 1 13 1,7 6,0 5 2 15 2,1 Toliary Urbaine Rurale 5,4 6 1 10 1,7

Avant l’âge déclaré par les mères de famille, l’enfant ne peut utiliser les installations sanitaires comme les latrines. Aussi, l’élimination des fèces de ces enfants doit être alors prise au sérieux. En fait, elles sont en général plus dangereuses que celles des adultes, car le niveau d’infection liée aux excréments est fréquemment plus élevé chez les enfants, qui manquent d’anticorps. La préoccupation principale est donc de saisir les habitudes des ménages sur le mode d’élimination des enfants.

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Tableau 40. Mode d’élimination des excréments des enfants suivant l’accès ou non des latrines Utilise Antananarivo Toliary Antananarivo Toliary 1 8% 2% 19% 12% 2 7% 1% 26% 30% 3 68% 59% 4 8% 38% 15% 34% 5 6% 6 3%

N'utilise pas

35% 24%

5%

1. Laisser sur place/ 2. Jeter en plein air/ 3. Jeter dans la latrines/ 4. Enfouir dans le sol/ 5. Dans la nature/ 6. Autre Lorsque le ménage a accès à une latrines, la majorité des ménages qui ont des enfants pas encore en âge d’utiliser jettent les excréments de ces derniers dans la latrine en question (68% à Antananarivo et 59% à Toliary). Et lorsque le ménage n’a pas accès aux latrines, le mode le plus utilisé est de jeter dans la nature pour la majorité des ménages d’Antananarivo (35%) et d’enfouir dans le sol dans la province de Toliary (34%). De plus, il est à remarquer que le comportement des ménages qui n’utilisent pas encore les latrines habituellement est à risque pour la préservation de l’hygiène de l’environnement.

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CHAPITRE 5 : LAVAGE DES MAINS
6.1. Importance du lavage des mains L’hygiène corporelle en général et l’hygiène des mains en particulier sont indispensables dans l’état de santé humaine dans la mesure où les aliments que nous préparons ou que nous mangeons sont manipulés d’une manière ou d’une autre par les mains. Faut-il encore rappeler que les maladies diarrhéiques gardent toujours la seconde place parmi les principales maladies qui sévissent à Madagascar selon l’EPM 2002. D’autres facteurs entrent effectivement en compte dans le cas des maladies diarrhéiques comme la potabilité de l’eau à boire et la propreté des aliments, mais nous ne pouvons pas ignorer que tout cela tourne autour de la propreté et qu’une corrélation peut exister entre l’état de l’hygiène corporelle et la propreté des aliments à manger. Cela nous donne à première vue une idée de l’importance du lavage des mains pour entretenir la santé humaine et surtout celle de la mère et des enfants. La connaissance de l’attitude des personnes sur le lavage des mains est en outre un instrument essentiel de prévision d’une évolution de maladies infectieuses sévissant sous forme épidémique comme le choléra. Concernant les ménages enquêtés dans le cadre de ce projet, 9% des ménages à Antananarivo déclarent avoir eu des personnes malades durant les deux dernières semaines précédents l’enquête contre 14,8% à Toliary. Par ailleurs le pourcentage est assez élevé en milieu rural par rapport au milieu urbain. Ce qui confirme encore la vulnérabilité de la population qui vit en milieu rural quant à l’état de leur santé. Les maladies diarrhéiques ont affecté 12,9% des personnes malades à Antananarivo contre 36,8% à Toliary. Quant à la question de savoir sur l’habitude concernant le lavage des mains, il est en général incorporé dans le vécu quotidien des ménages. Toutefois, l’enquête montre bien qu’il y a une différence sensible entre les comportements et habitudes au niveau de la province de Toliary et d’Antananarivo. En effet, cette enquête a mis en exergue qu’aucun membre de 28,9% des ménages à Toliary n’ont pas l’habitude de se laver les mains. Toujours est-il qu’il faudrait encore plus d’animation et de sensibilisation au niveau de la province de Toliary pour arriver à des résultats beaucoup plus probants par rapport à Antananarivo car les mains constituent un vecteur de propension des microbes à travers les aliments ou les ustensiles manipulés.
Tableau 41. Type d’individus qui sont habitués à se laver les mains suivant la nature de l’eau (en %) Antananarivo Type des individus
-Tous les membres du ménage -Les mères et enfants seulement -Autres -Aucun membre
Eau potable

Toliary
Eau non potable Eau potable

Ville

Eau non potable

Eau potable

Rural

Ville

Eau non potable

Eau potable

Rural

Eau non potable

91,3 2,9 2,2 0,0 100,0

3,6 0,0 0,0 0,0

27,0 2,0 0,5 1,5

59,3 4,0 1,8 3,9 100,0

73,0 10,6 4,2 6,9

4,3 0,6 0,0 0,4 100,0

10,9 0,4 0,8 2,4

43,8 6,5 3,3 31,9 100,0

Total

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La plupart des ménages ont appris à laver les mains par eux-mêmes c’est-à-dire à travers l’apprentissage d’un membre de ménage sachant déjà comment faire pour se laver les mains ou par un membre de la famille. Ce pourcentage est de 60,2% à Antananarivo contre 69,3% à Toliary. Viennent ensuite les personnels de santé (14,5% contre 10,8%) qui ont surtout des impacts dans le cas des mères et des enfants à travers la fréquentation des centres de santé et l’apprentissage à l’école (10,2% contre 4,2%). Les infrastructures de santé existantes et les écoles au sein de chaque région jouent alors un rôle particulier dans cette habitude des ménages pour le lavage des mains. Les différents canaux d’apprentissage sont détaillés dans le tableau ci-après.
Tableau 42. Répartition des canaux d’apprentissage du lavage des mains Canaux d’apprentissage Vous-même A l'école La famille Par le personnel de santé Par l’action des ONGs Par la radio ou TV Autres Total Antananarivo Ville 70,7 8,9 12,0 4,4 0,0 2,0 2,0 100,0 Rural 57,0 10,6 7,3 17,6 0,3 4,2 3,0 100,0 Ville 50,9 9,4 11,2 15,8 0,0 8,0 4,7 100,0 Toliary Rural 73,7 3,0 6,7 9,6 0,0 2,0 5,1 100,0

L’apprentissage du lavage des mains a été véhiculé principalement par un membre du ménage dans lequel vit la personne (vous-même), par un membre de la famille, à l’école ou par le personnel de santé. Les actions directes des ONGs ainsi que les mass media (radios ou télévisions) tiennent une part moins prépondérante dans la sensibilisation de la population pour le lavage des mains. Il se pourrait cependant que certaines actions IEC visent certains membres du ménage qui, à leur tour, transmettent ces actions IEC à d’autres personnes. 6.2. Manière de se laver les mains Le lavage des mains se fait soit avec de l’eau et du savon soit avec de l’eau seulement. Les ménages utilisent rarement d’autres produits tels que les cendres ou le sable pour se laver les mains. L’on constate que le pourcentage des ménages qui se lavent les mains avec du savon ou seulement avec de l’eau à Antananarivo par rapport à Toliary est presque inversé. En effet si d’une part, 66,4% des ménages à Antananarivo utilisent du savon pour se laver les mains, le taux n’est que de 30,9% à Toliary. D’autre part 67,4% des ménages à Toliary utilisent seulement de l’eau pour se laver les mains alors que ce cas ne se présente que sur 33% des ménages tananariviens.

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Tableau 43. Manière de se laver les mains. Moyen utilisé pour laver les mains Eau avec du savon Eau seulement Eau avec d’autres produits Total Antananarivo Ville 97,1 2,7 0,2 100,0 Rural 57,0 42,3 0,7 100,0 Ville 68,8 31,0 0,2 100,0 Toliary Rural 21,4 76,6 2,1 100,0

L’utilisation du savon est plus ou moins acquise en ville (87,9%) surtout dans la ville d’Antananarivo où le pourcentage s’élève à 97,1%. Par contre sur les 69,1% de ménages à Toliary qui n’utilisent pas du savon pour le lavage des mains, plus de la moitié vivent en milieu rural. Parmi les ménages utilisant le savon pour se laver les mains, 60% d’entre eux l’utilisent régulièrement tandis que le reste le prend exceptionnellement. Cette fréquence d’utilisation du savon est à peu près la même dans les deux provinces. La différence est néanmoins significative par milieu de résidence car 79,2% et 51,3% des ménages qui vivent respectivement en ville (Antananarivo ville ou Toliary ville) et en milieu rural utilisent régulièrement du savon pour le lavage des mains.
Graphique 11. Pourcentage des ménages qui utilisent du savon pour se laver les mains.
100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 Tana Ville Tana Rural Toliary Ville Toliary Rural %

Oui Non

Après avoir lavé les mains, 77% et 41,6% des ménages respectivement à Antananarivo et à Toliary font sécher leurs mains. Pour ce faire 64,3% des ménages à Antananarivo utilisent une serviette (contre 50,4% à Toliary) ; 26,1% des ménages tananariviens laissent leurs mains séchées naturellement (contre 41,9% à Toliary) et le reste utilise un chiffon ou un lambeau (lamba, lamba kely) ou même avec leurs vêtements. La serviette est surtout utilisée en ville mais les ménages en milieu rural laissent surtout les mains séchées naturellement. Le lavage des mains ne nécessite généralement ni des infrastructures particulières ni des emplacements spécifiques. Seulement 38,8% et 29,1% des ménages à Antananarivo et à Toliary disposent des emplacements pour le lavage des mains. Rares sont les ménages qui

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possèdent une petite installation appropriée pour le lavage des mains et ces endroits se trouvent souvent près de la maison d’habitation. L’emplacement immédiat du savon n’est pas homogène. Cela dépend de l’habitude de chaque ménage. Certains les disposent dans la cuisine et d’autres dans un endroit particulier de la maison ou dans la cours. Ceux qui le disposent près des installations de lavage des mains sont de 23,3% à Antananarivo et de 15,5% à Toliary. Enfin, le savon en cours d’utilisation est rangé dans une petite installation réservée pour cela (respectivement 43,7% et 46,2% des cas à Antananarivo et Toliary), dans un tiroir ou armoire (respectivement 16% et 4,5%) sinon il est rangé dans une forme ou un endroit quelconque. 6.3. Les moments critiques pour se laver les mains Le moment où la plupart des ménages se lavent les mains est avant de manger les repas. Le taux s’élève à 91,9% pour Antananarivo contre 67,6% pour Toliary. Ce résultat est rassurant dans la mesure où le lavage des mains est, comme d’aucuns le savent, au même titre que l’utilisation des latrines un des moyens utilisés pour arrêter le circuit des vecteurs de maladies surtout diarrhéiques. Il figure parmi les règles de l’hygiène de base prodiguées dans les divers centres de santé surtout pendant la période où il y avait eu de l’épidémie de choléra à Madagascar. « La santé est interprétée comme un état de bien être physique, psychologique, relationnel et spirituel » Andriantsiferana, R, 2002. D’après les informations recueillies par le FOCUS GROUP, les gens se lavent les mains quand elles sont très sales, après avoir près du charbon, après défécation, avant de manger et après avoir enlevé les chaussures. Le tableau ci-après récapitule le pourcentage des ménages qui se lavent les mains avec du savon ou non selon certains moments jugés critiques. Plus de la moitié des ménages enquêtés se lavent les mains pendant les moments critiques tels que avant de manger, après le boulot ou les travaux champêtres, avant la préparation des repas, après la défécation et après les jeux. Exception faite au niveau des ménages à Toliary car 42,4% d’entre eux seulement lavent les mains après les jeux des enfants et surtout au niveau des mères. En effet 36,1% et 18,6% des mères respectivement dans la province d’Antananarivo et de Toliary lavent les mains avant l’allaitement.

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Tableau 44. Pourcentage des ménages qui se lavent les mains selon les moments critiques Moments critiques pour se laver les mains AVANT DE MANGER - avec de l'eau et du savon - avec de l'eau seulement - Ne pas laver les mains APRES DEFECATION - avec de l'eau et du savon - avec de l'eau seulement - Ne pas laver les mains AVANT DE PREPARER LA NOURRITURE - avec de l'eau et du savon - avec de l'eau seulement - Ne pas laver les mains APRES LE TRAVAIL/LES CHAMPS - avec de l'eau et du savon - avec de l'eau seulement - Ne pas laver les mains APRES LES JEUX DES ENFANTS - avec de l'eau et du savon - avec de l'eau seulement - Ne pas laver les mains AVANT L’ALLAITEMENT - avec de l'eau et du savon - avec de l'eau seulement - Ne pas laver les mains 39,7 4,0 56,4 14,5 20,1 65,4 21,8 17,5 60,6 1,5 13,3 85,2 70,5 15,0 14,5 22,6 36,3 41,0 35,2 30,2 34,6 4,4 31,0 64,6 74,5 12,9 12,6 37,7 48,8 13,5 54,9 28,5 16,5 11,6 51,3 37,2 85,0 7,6 7,4 29,1 48,9 22,0 51,3 30,8 17,9 8,4 35,1 56,5 88,1 8,3 3,6 25,6 36,2 38,2 67,1 27,4 5,5 17,2 41,8 41,0 84,7 14,0 1,3 37,4 52,5 10,1 52,5 36,2 11,3 13,9 48,6 37,6 Antananarivo Ville Rural Ville Toliary Rural

L’utilisation du savon lorsqu’on se lave les mains est encore mitigée. Plus de 50% des ménages à Antananarivo utilisent du savon s’ils se lavent les mains pendant ces moments tels qu’il est évoqué dans le tableau ci-dessus. Ce pourcentage tourne autour de 30% pour les ménages à Toliary c’est-à-dire que 3 ménages sur 10 utilisent du savon à Toliary pendant ces moments s’ils lavent les mains. En ville, certaines personnes lavent les mains avec du savon pour respecter l’hygiène sanitaire, d’autres, à l’objectif de ne pas être rejeté par la société sont obligés de laver leur mains avec ou sans savon.

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Tableau 45. Raisons de non utilisation du savon Raison de non utilisation du savon : - Us et coutumes - Pas nécessaire - Pas d'argent - Par habitude - Autres Total Antananarivo Ville 0,0 0,0 19,6 80,4 0,0 100,0 Rural 0,4 1,7 43,5 51,3 3,1 100,0 Ville 0,0 3,3 35,3 60,7 0,6 100,0 Toliary Rural 4,0 10,2 32,4 52,5 1,0 100,0

Deux raisons principales constituent les facteurs de blocage à l’utilisation du savon : l’habitude (54,6%) et le manque de moyens financiers (37,2%). L’on peut alors annoncer d’emblée que la non utilisation du savon dans le lavage des mains est avant tout une question d’habitude qui a trait aux comportements des individus et à la manière de vivre du ménage. L’utilisation du savon nécessite l’augmentation de la consommation en eau alors que cette dernière est très précieuse de par sa rareté dans cette partie Sud du pays. Cette insuffisance de l’eau détermine en partie les comportements des ménages vivant dans le milieu rural de Toliary pour la non utilisation de savon. En ce sens, laver les mains n’entre pas dans leurs habitudes qu’en cas de saleté. Puis, le pouvoir d’achat des ménages pouvait empêcher les gens d’utiliser du savon. Plusieurs raisons poussent les gens à se laver les mains mais la plupart tournent autour de l’hygiène et la santé (la préservation de la santé, l’amour de la propreté, sentiment de confort et de bien-être, etc.). Mais on peut aussi citer la question d’habitude et la préservation du statut social et de la dignité humaine. Enfin, c’est surtout la mère de famille dans 34,3% des cas qui prend attention ou s’occupe par le lavage des mains des enfants de moins de 10 ans. Après ce sont les enfants dont 50% d’entre eux sont âgés entre 13 et 22 ans. Les chefs de ménage se trouvent en troisième position. 6.4. Facteurs déterminants du lavage des mains Le fait que les membres du ménage se lavent les mains ou non avant de manger est identifié par la variable dichotomique "Lavage des mains" dans ce modèle de régression probit. Elle prend la valeur 1 si les individus du ménage lavent les mains et 0 sinon. Le modèle consiste à calculer la probabilité de laver les mains en fonction de plusieurs variables explicatives caractéristiques du ménage ou du chef de ménage comme le montre le tableau ci-après.

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Tableau 46. Résultat d'un modèle probit sur le lavage des mains avant de manger
Variation en Erreur Variables probabilité (1) standard explicatives Caractéristiques du ménage Intervalle de confiance -0,180 -0,027 -0,088 -0,012 -0,026 0,027 -0,059 -0,043 -0,031 -0,074 -0,060 0,098 0,072 -0,003 0,057 0,107 0,039 0,060 0,080 0,013 P>|z| Niveau moyen 0,352 0,405 0,168 5,318 0,718 0,289 0,314 0,591 0,104 0,271 Coef. Erreur standard 0,165 0,248 0,285 0,017 0,141 0,202 0,176 0,188 0,276 0,149 Intervalle de confiance -1,067 -0,214 -0,615 -0,089 -0,166 0,187 -0,417 -0,306 -0,336 -0,502 -0,419 0,759 0,501 -0,022 0,387 0,979 0,271 0,433 0,746 0,082

Province* Milieu de résidence* Ménage résident à Toliary rural* Nombre d'individus dans le ménage Possession de Radio* Possession de Télévision* Existence d’Eléctricité* Qualité de l'eau pour se laver* Latrine hygiénique*

-0,120 0,036 -0,008 -0,008 0,016 0,067 -0,010 0,009 0,025

0,031 0,032 0,041 0,002 0,021 0,020 0,025 0,026 0,029 0,022

0,000 0,273 0,842 0,001 0,434 0,004 0,677 0,736 0,458 0,159

-0,743 0,272 -0,057 -0,056 0,111 0,583 -0,073 0,064 0,205 -0,210

-0,030 N'utilise pas de latrines* Caractéristiques du chef de ménage

Sexe* Age Situation matrimoniale* CM ayant un niveau primaire* CM ayant un niveau secondaire ou plus* Occupation principale* Constante

-0,009 0,001 0,027 0,008 0,080 0,004

0,027 0,001 0,032 0,017 0,020 0,031

-0,061 0,000 -0,035 -0,026 0,040 -0,056

0,043 0,002 0,089 0,041 0,120 0,065

0,744 0,039 0,365 0,661 0,000 0,893

0,845 43,338 0,808 0,364 0,339 0,514

-0,069 0,008 0,182 0,056 0,680 0,031 1,001

0,211 0,004 0,201 0,129 0,186 0,229 0,388

-0,482 0,000 -0,211 -0,196 0,316 -0,418 0,241

0,344 0,015 0,575 0,309 1,044 0,479 1,760

Note. (1) Dans notre cas cette variation en probabilité (colonne n°1 du tableau) traduit la variation du risque de ne pas laver les mains avant de manger lorsqu'il y a une variation chez le ménage moyen qui est caractérisé par le niveau moyen des variables explicatives (colonne n°6). Pour les variables marquées de *, elles ont été traitées comme des variables dichotomiques dans le modèle ; il s'agit donc de la variation lorsque la valeur de la variable passe de 0 à 1.

Le résultat de ce premier modèle nous montre que certains facteurs contribuent positivement et de manière significative à la faculté pour les ménages de se laver les mains avant de manger comme l’âge et le niveau d’instruction du chef de ménage alors que d’autres facteurs diminuent la probabilité pour les membres du ménage de se laver les mains comme le nombre d’individus composant le ménage et le lieu géographique de résidence (Toliary vs Antananarivo). En ce qui concerne les caractéristiques liées à la localité du ménage, il existe un contraste entre les ménages vivant dans la province d’Antananarivo par rapport à ceux à Toliary. En effet il y a moins de chances que les ménages vivant à Toliary lavent les mains avant de manger par rapport à ceux résidant à Antananarivo.

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Le nombre d’individus dans le ménage joue un rôle prépondérant dans le lavage des mains (avant de manger). Plus la taille du ménage est grande, moins il y a de chances qu'il se lave les mains. L’importance d’individus au sein du ménage exerce une pression sur l’eau et se traduit par le fait que la disponibilité de l’eau diminue au fur et à mesure que les individus au sein du ménage sont nombreux. Les personnes dans un ménage dont le chef dispose d’un niveau d'instruction élevé (niveau secondaire ou universitaire) a plus de chance de se laver les mains que celles dans un ménage dont le chef n’est pas instruit. Force est de constater qu’un niveau d’instruction primaire du chef de ménage (par rapport à un chef de ménage non instruit) n’est pas significatif dans ce modèle. En outre, la variable sexe du chef de ménage n’est pas un facteur déterminant du lavage des mains. Enfin le modèle met en exergue le fait que le lavage des mains avant de manger ne dépend ni de la potabilité de l’eau utilisée ni de l’utilisation de latrines. Ce résultat confirme l’importance de l’habitude dans le lavage des mains tout en négligeant l’importance de l’hygiène sanitaire. D’autres modèles ont été construits pour prendre en compte l’utilisation de savon et la potabilité de l’eau utilisée dans le lavage des mains. Ainsi, outre certaines variables qui ont été déjà expliquées auparavant, le milieu de résidence (urbain vs rural) retrace une distinction nette quant au lavage des mains avec de l’eau potable. En effet, 69,2% et 85,7% des ménages respectivement à Antananarivo et à Toliary vivant en milieu rural utilise de l’eau non potable pour se laver les mains. Par ailleurs, les ménages vivant à Toliary rural ont encore moins de chance de se laver les mains avec de l’eau potable par rapport aux autres endroits (Antananarivo ville, Toliary ville et Antananarivo rural). Ce résultat montre la vulnérabilité de l’hygiène des mains en milieu rural et surtout à Toliary rural. Bref, en ville à tendance de la modernité, dans la campagne à culture traditionnel et dans les ruraux conservateurs, les conditions d’hygiène sont négligées par la population locale. La défaillance de traitement à savoir les points d’eau le transport et la conservation réduit la qualité d’eau en eau non potable. Puis, l’insuffisance des infrastructures sanitaires, la croissance démographique considérable et l’insuffisance d’espace empêchent l’assainissement de la ville. L’attachement aux valeurs culturelles traditionnelles trouble la vision et la connaissance des gens sur les bienfaits de l’hygiène sur l’assainissement. Aussi le but de l’hygiène en général sur la santé n’est-elle pas bien reçu par la population.

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CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
Les conclusions et recomandations formulées dans cette partie s’inspirent des résultats statistiques de l’enquête quantitative et de la démarche anthropologique auprès des focus groups. Elles sont synthétiques et essentielles et balaient tous les éléments primordiaux de l’étude. A CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS GENERALE/ Partout dans les régions de Madagascar, l’eau a une importance si considérable sous tous les aspects : propreté, santé, source de vie… Les zones de l’enquête ont montré divers problèmes liés à l’eau. On peut suggérer trois catégories de recommandations : - les recommandations liées à l’éducation - les recommandations liées aux habitudes et coutumes traditionnels - les recommandations liées aux aspects économiques I Recommandations liées à l’Education Il faudra véhiculer auprès des mères de famille l’importance de l’environnement et de l’eau pour la santé familiale Les enfants devraient être initiés sur l’importance et l’utilisation de l’eau propre, sur le cadre d’hygiène sain d’un environnement propre Les pères de famille devraient , avec leurs moyens disponibles, essayer d’assainir les puits, sources , l’environnement de sa progéniture en général. Un sensibilisation de masse intensive au départ, puis périodique devra inciter les citoyens à s’attacher à la propreté et à l’hygiène

Ces recommandations de conscientisation sont d’autant plus importantes qu’elles amènent les citoyens à s’autodiscipline et à pérenniser les avantages procurés par le bien-être d’un environnement salubre II Recommandations liées aux habitudes et coutumes La tradition revêt une importance considérable dans les régions enquêtées. D’après Calame GRIAULE (7) « Le rôle social joué par la tradition en Afrique demeure un effet considérable (…) elle constitue la vision du monde propre à une société ». Les tabous font partie des habitudes,des croyances résultant des sociétés du passé, et leurs raisons et origines sont parfois méconnus. (8) : « Le mythe est vivant, en sens qu’il fournit des modèles pour la conduite humaine et confère par la même signification et valeur à l’existence ». « Le mythe n’est pas une explication destinée à satisfaire une curiosité scientifique mais un récit qui peut revivre une réalité originelle, et qui répond à un profond besoin religieux à des aspirations morales (…) ». Si ces tabous confèrent à améliorer le comportement des habitants sur l’utilisation de l’eau, l’hygiène ; il faudrait s’y proscrire, sinon, il faut motiver les gens en offrant la vision de tous les avantages fournis par l’eau propre, la santé et l’hygiène satisfaisants.
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Toute disposition, surtout infrastructurelle (construction de puits, latrine..) devrait respecter les normes bâties sur les tabous si cela n’entrave pas les principes (par exemple l’est symbolise l’axe religieux, la source. Le nord symbolise l’autorité, et l’intersection de ces deux axes est sacrée. On ne devrait pas creuser une fosse à ordures en ces deux axes et à leur intersection. III Recommandations liées aux aspects économiques C’est la création d’emploi qui haussera le niveau de vie des citoyens la recherche du bien-être. Dans ce cas, les habitants pourront acheter le savon, construire des latrines, des douches et garder leur propreté. Des projets financés devraient favoriser la diffusion des techniques et processus d’hygiène et renforcer les capacités des citoyens à s’enquérir des bienfaits procurés par la propreté et l’hygiène. Ces projets devraient être acceptés par la population dans leur forme que dans leur influence sur les habitudes de a société

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: « Les processus et phénomènes sociaux associées à ce qu’on appelle en référence aux pays du sud, développement, politiques de développement, opération de développement, dispositifs de développement, projet de développement, constituent un domaine de recherche à part entière pour l’anthropologie ». Compte tenu des observations sur site et des impressions recueillies, voici un ensemble de propositions apportées issues des analyses par faritany et fivondronana enquêtés. Elles ne prétendent pas être exhaustives, mais peuvent servir d’orientations préliminaires pour mener à des actions futures. Ces propositions complètent celles qui sont formulées directement par les répondants des focus group, et dont les présentations se trouvent dans l’Annexe II du présent rapport. Les propositions sont ventilées par thème de l’étude pour mieux les appréhender. Ces thèmes sont : Source d’eau, Assainissement du cadre de vie et Hygiène en général (incluant le lavage des mains).

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B CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS PAR FIVONDRONANA I Faritany d’Antananarivo I.1 ANTANANARIVO RENIVOHITRA SOURCE D’EAU Installation de fontaines publiques en nombre suffisant par rapport à la taille de la population. La commune doit se pencher sur cette étude dans la mesure où la majorité de la population s’approvisionne auprès des fontaines publiques A chaque borne fontaine, il serait approprié de disposer de 5 à 6 robinets pour diminuer les files d’attente. On pourra aussi relier chaque robinet directement aux seaux des usagers par l’intermédiaire d’un tuyau plastique.

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ASSAINISSEMENT DU CADRE DE VIE Dans une grande ville, et en tant que capitale, les règles préservant l’assainissement doivent être prescrites rigoureusement et les sanctions appliquées (sur le fait de jeter les ordures n’importe où, déféquer dans les allées publiques, etc…) L’on devrait enlever à temps les bacs à ordure Il faut utiliser à plein séant les mass média pour sensibiliser la population, car c’est un avantage particulier d’Antananarivo d’en disposer. Le respect de la propreté devrait être un ordre absolu pour tous les citoyens. Il appartiendra à l’Etat de planifier et de chercher le financement pour un meilleur assainissement de la ville.

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“La saleté est une offense contre l’ordre. En l’éliminant, nous n’accomplissons pas un geste négatif ; au contraire nous nous efforçons positivement, d’organiser notre milieu » Mary DOUGLAS. HYGIENE EN GENERAL Renforcer l’éducation de l’hygiène à l’école et de façon répétitive, comme le lavage des mains, l’utilisation du savon. Médiatisation des méfaits de la malpropreté : par exemple à l’aide des projections des films sur les microbes,la santé, les maladies provoquées par le manque d’hygiène

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I.2 ANJOZOROBE SOURCE D'EAU Etude géologique pour dépister les sources d'eau permanentes. Réservoir d'eau pendant les périodes de pluies et étude particulière pour sa réalisation. → Adduction d'eau potable (JIRAMA ou autres ONG) - Instauration de lois par le gouvernement pour la réforme des bornes fontaines (sanctionner les non participants) tel que les commissions d'eau de la commune ou autres exemples. - Persuader les gens à faire bouillir chaque fois l'eau. - Epuration d'eau à l’aide des sûr' eau, eau de javel. ASSAINISSEMENT DU CADRE DE VIE Les mesures déjà conçues sont applicables, toutefois, un renforcement de la sécurité de la région est à prévoir afin d'éviter la cohabitation avec les animaux ainsi que l'éparpillement des puces et punaises des animaux. Construction de WC, douches, bassins par la commune.

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HYGIENE EN GENERAL Soumettre les commerçants de rue aux règlements et sanctionner ceux qui effreignent les règles. Création d'emploi aux gens pour rehausser leur niveau de vie afin de leur permettre d'acquérir les moyens d’hygiène tels que le savon, la douche. Renforcement à l'école l'utilité de l'hygiène "théorie et pratique" mais pas seulement théorique. La projection de film "sur les microbes" pouvant inciter les enfants à changer leur comportement. On les emmène à l'hôpital pour rendre visite à une personne malade pour la non utilisation d'eau potable avec les explications d'un médecin.

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I.3 TSIROANOMANDIDY
SOURCES D'EAU Collaborer avec les techniciens pour l'étude de lieu d'approvisionnement en eau potable d'une région donnée (montagneuse, existence d'éboulement, pénurie d'eau) Acheminer l'eau à proximité des gens pour améliorer leur condition de vie Eduquer les gens sur ce qu'est une eau potable par l'intermédiaire des discussions, discours, Montrer des microbes aux enfants à l'aide d'un microscope pour qu'ils en racontent aux parents.

ASSAINISSEMENT DU CADRE DE VIE Instauration de règlement sur le dépôt des déchets et ordures. Prise en charge par l'état de la construction des WC publics et d'autres infrastructures nécessaires (douches, bassins) et encourager les gens à les utiliser. Utilisation gratuite de ces infrastructures au début et payé par la suite.

HYGIENE EN GENERAL (Propositions identiques au cas d’Anjozorobe)

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I.4 ANTANIFOTSY SOURCE D'EAU Comme dans beaucoup de régions : l'eau est suffisante mais nécessite une bonne gestion. Construction de barrage pour la distribution d'eau pendant l'été ou autres mesures proposées par les Ingénieurs hydrauliques partant de leur étude sur terrain.. Education des gens à utiliser des réservoirs, et à épurer l'eau de temps à temps. Apprendre les gens à bouillir l'eau. Collaborer avec les ONG.

ASSAINISSEMENT DU CADRE DE VIE Les ordures et déchets éparpillés ici et là ne gênent pas les gens en général car ils y sont habitués. - Pour eux, cela n'a aucun effet sur la santé car les ordures sont utilisées comme engrais, et les déchets sont emportés par les eaux de pluies. (5) C'est ici que les dires de Rachel ANDRIAMBELOMIADANA s'affirment : "l'absence d'effort de volonté, la crainte pour tout changement, la résignation sur tout ce qui est établi, sont des facteurs de blocage à n'importe quel progrès ". - Les gens sont encore convaincus et savent le démontrer que les WC ne sont pas nécessaires " En effet, les "voatay" mangent les excréments évacués dans les forêts et disparaissent après quelque temps. Pour eux, l'équilibre naturel et l'auto -régulation de la société suffisent. Il faut les convaincre petit à petit (bain social ou l'intégration sociale d'un animateur) HYGIENE EN GENERAL Création d'emploi aux gens pour rehausser leur niveau de vie afin de leur permettre d'acquérir les moyens d’hygiène tels que le savon, la douche. Renforcement à l'école l'utilité de l'hygiène "théorie et pratique" mais pas seulement théorique. La projection de film "sur les microbes" pouvant inciter les enfants à changer leur comportement. On les emmène à l'hôpital pour rendre visite à une personne malade pour la non utilisation d'eau potable avec les explications d'un médecin.

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II Faritany de Toliara II.1 TOLIARY I SOURCE D'EAU Implantation des bornes fontaines en fonction de l'accroissement des utilisateurs. La commune devrait étudier ce problème car l'eau est vitale et la majorité de la population s'approvisionne auprès de ces bornes. Pour éviter les longues queues une borne fontaine devrait avoir 5 à 6 robinets munis de tuyau à leur bout orienté vers les seaux afin d'empêcher l'eau à se propager. La population s'adonne à clôturer et faire une canalisation des bornes fontaines. Toujours faire bouillir l'eau même si elle est déjà épurée (JIRAMA) car les seaux utilisés ne sont pas munis de couvercles.

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ASSAINISSEMENT DU CADRE DE VIE Construction des WC publics hors de la ville par la commune dans un lieu choisi par le fokonolona (après décision en réunion publique).

- Augmentation des personnels chargés d'entretenir l'hygiène de la ville. - Pénalisation de toutes personnes insalubres (ordure, excrément, urine). HYGIENE EN GENERAL Augmentation des bornes fontaines. Construction des WC publics. Construction des douches publiques. Education de la population sur l'hygiène et sanction à l'inexécution . Education pour la population non scolaire afin d'éviter toutes divergences.

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II.2 MOROMBE SOURCE D'EAU Creuser un puits est une solution permanente, profond et faire monter l'eau à l'aide d'une poulie ou pompe manivelle (telle que le FIKRIFAMA utilise). En effet l'eau a bon goût et quand elle se tarit on creuse encore et la région aura toujours de l'eau. Creuser le puits à proximité du village dans un endroit choisi par tous Effort de conscientisation et éducation des gens pour l'utilisation d'eau potable tel que : bouillir l'eau, utilisation du sûr - eau, eau de javel Garder l'eau propre toujours couverte (réservoir d'eau).

-

ASSAINISSEMENT DU CADRE DE VIE L'utilisation d'une même douche ou d'un même WC pour un frère et une sœur au sein des Masikoro est considéré comme un tabou. → On ne pourrait pas imposer aux gens des mesures brusques puisque c'était déjà instauré dans leur culture et coutume. (civilisation selon la culture) - Dans l'utilisation de WC : les gens ne veulent pas changer leur rite : s'occuper de la saleté n'est pas nécessaire. (1) Mary DOUGLAS : "Ce qui est sorti du corps ne doit jamais y rentrer et doit être éviter à tout prix. Toute chose qui, une fois sortie, se trouve réintroduite et polluée au plus haut point" Mesures : Convaincre les habitants à utiliser les WC tout en leur prouvant les inconvénients à ne pas les utiliser. Persuader par tous les moyens des doyens de chaque région (bain linguistique, bain social) incitant le peuple à changer peu à peu leur coutume. Ce que les gens ne veulent pas changer dans leur coutume doit être suivi et accepté par celui qui apporte le progrès car l'application de la dictature ne portera aucun fruit.

HYGIENE EN GENERAL Création d'emploi aux gens pour rehausser leur niveau de vie afin de leur permettre d'acquérir les moyens d’hygiène tels que le savon, la douche. Renforcement à l'école l'utilité de l'hygiène "théorie et pratique" mais pas seulement théorique. La projection de film "sur les microbes" pouvant inciter les enfants à changer leur comportement. On les emmène à l'hôpital pour rendre visite à une personne malade pour la non utilisation d'eau potable avec les explications d'un médecin.

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II.3 SAKARAHA SOURCE D' EAU Eduquer les gens à faire bouillir et à remplacer périodiquement l’eau On peut installer plusieurs puits, mais au préalable il faut identifier tous les facteurs qui freinent la population à les utiliser. (par exemple, les jeunes filles préfèrent puiser l’eau au loin dans l’espoir de rencontrer un courtisan, plutôt que d’aller la chercher toute proche). On ne peut pas contraindre les personnes à abandonner tout de suite leurs affinités de coutume :

(3)

: “L’identité d’une communauté repose sur la cohésion, sur la notion de territorialité et sur la définition de l’espace social, lequel est symbolisé par le cercle où tout un chacun se sent en sécurité. Sortir de ce cadre équivaut à se détacher de la société, aller à l’aventure ». ASSAINISSEMENT DU CADRE DE VIE (Identique à celui de Morombe)

HYGIENE EN GENERAL Education continue depuis le plus jeune âge sur l’hygiène,aussi bien à l’école qu’à la maison Trouver de l’emploi pour les citoyens pour rehausser leur pouvoir d’achat, afin qu’ils puisent profiter pleinement de l’hygiène : achat de savon, douche, etc…

-

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II.4. AMPANIHY SOURCE D' EAU • Concassage et déblocage des pierres en dessous ou • Adduction d'eau un peu plus ramifié • Conservation d'eau pendant la période des pluies L'étape primordiale est de faire une étude adéquate de chaque cas pour transmettre les mesures appropriées - Convaincre les gens à faire bouillir l'eau afin d'éviter les maladies causées par son impureté. On peut utiliser l'école, le marché et le colportage comme moyen efficace qui véhicule les messages sur la gestion de l’eau, afin de gagner assez rapidement la confiance et le cœur des gens, et pour mieux les préparer.
(2) "Le développement commence au niveau de la personne elle-même. Ce sont disaient-ils les conditions subjectives qui sont déterminantes pour le développement" (L.P) RANDRIAMAROLAZA (Cf. Bibliographie)

Collaboration avec des techniciens supérieurs pour le forage d'une source d'eau alimentant la population.

-

La commune doit prendre en main le "traitement d'eau" pour alléger la population : désinsectisation, eau de javel… et celle-ci, en contrepartie, assurera la pérennisation du lieu de puisage.

ASSAINISSEMENT DU CADRE DE VIE Rappeler aux éleveurs pour qu’ils ne laissent pas errer leur bétail en liberté. Instauration de règlement sous forme de « dina » pour que le chef quartier et la commune entretiennent la ville.

NB : Le "Dina" n'est pas une loi réglementaire instaurée par les dirigeants mais un accord de principe approuvé par la population. • Loi : On peut contrer la loi en l'absence des autorités. • Dina : Tout est chargé de contrôler son application, le voisinage … selon leur mode de vie. HYGIENE EN GENERAL Création d'emploi aux gens pour rehausser leur niveau de vie afin de leur permettre d'acquérir les moyens d’hygiène tels que le savon, la douche. Renforcement à l'école l'utilité de l'hygiène "théorie et pratique" mais pas seulement théorique. La projection de film "sur les microbes" pouvant inciter les enfants à changer leur comportement.

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-

On les emmène à l'hôpital pour rendre visite à une personne malade pour la non utilisation d'eau potable avec les explications d'un médecin.

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ANNEXE I : DETAIL RELATIF AU FOCUS GROUP
Les tableaux suivant reprennent les idées principales transcrites dans les réponses des questionnaires des focus group. Pour en faciliter la lecture, elles sont présentées en trois colonnes. La première colonne relate les vécus réels, et éventuellement (ou presque souvent) les problèmes rencontrés. La deuxième colonne dégage les raisons ou les causes des vécus dans la première colonne. Au cas d’existence de problèmes, les solutions proposées par les focus group sont en troisième colonne. De temps en temps, des solutions sont répétitives et peuvent contribuer à plusieurs vécus pertinents. Néanmoins, cette présentation tabulaire présent l’avantage de pouvoir suivre de façon caricaturée chaque fivondronana d’intervention. Enfin en face de la première colonne figure les thèmes : I evoque le thème EAU II évoque le thème ASSAINISSEMENT DU CADRE DE VIE III évoque L’HYGIENE EN GENERAL Les résultats sont présentés par fivondronana.

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ANTANANARIVO RENIVOHITRA
REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS I. • Les gens s’approvisionnent à la pompe de la JIRAMA Les problèmes rencontrés sont • Retard au travail, à l’école • Les queues sont longues et et retard de la préparation interminables, car la des repas familiaux population est nombreuse Durant les longues queues, on assiste souvent à des querelles : ♦ Irrespect de l’ordre de file ♦ Vols de seaux ♦ Négoce des places dans la file par les salariés transporteurs d’eau • Malpropreté corporelle, habits, aliments pas bien lavés des tuyaux • Cotisation • Nombreuses coupures Détérioration pour d’eau courtes ou prolongées d’adduction et robinets qui sont réparation des tuyaux et déjà vétustes. robinets abîmés, • Fatigue et stress entraînant • Diminution de la pression parfois des conflictuels d’eau due à l’ouverture chez les habitants des synchrone de toutes les fokontany pompes du fokontany alimentées par un seul réseau d’adduction Vols des seaux Batailles des files… • Pourtour des pompes d’eau • Les gens sont irresponsables • Disciplines communes insalubres en général, à et indisciplinés : • Assainissement des l’exception de certaines - les enfants boivent à même pourtours des pompes pompes le robinet • Eduquer les enfants au - Les gens s’y lavent sans traitement de l’eau à gêne boire - Des résidus de riz cuit sont observés après rinçage des seaux - Des insectes et rongeurs sont observés là où les habitants délaissent les débris alimentaires CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS • Augmentation du nombre de pompes de la JIRAMA

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS • L’eau transportée n’est pas protégée . Par ailleurs, sa consommation peut parfois entraîner des diarrhées, des parasites intestinaux, de la maladie de la peau.

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES Les seaux sont on couverts sont les plus utilisés au transport. Au foyer, les seaux et les cuvettes sont les plus utilisés pour la conservation de l’eau. ; et ils ne sont pas à l’abri de la poussière, de la suie et des insectes. Les gens souffrent de l’insuffisance d’eau pour la cuisine, l’hygiène et cette dernière sent parfois l’eau de javel

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS • Opération Sur’eau • Traitement de l’eau : • Opération conservation « couverte » de l’eau • Demander à la JIRAMA de désinfecter l’eau avec l’eau de Javel la nuit, pour que l’on n’en ressente pas l’odeur au petit matin ♦ Réduction du tarif de la JIRAMA ♦ Un concurrent pour la JIRAMA

♦ Quelques satisfactions sur l’eau de la JIRAMA : directement consommable, de bon goût et de bonne odeur

REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS II

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

• Les ordures et les • Les bac à ordure sont éloignés excréments humains et et les enfants, par paresse ou animaux sont éparpillés par peur de sortir loin la nuit, causant : jettent les ordures n’importe où. ♦ La voirie n’enlève pas à temps les ordures Malpropreté des lieux d’habitations

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS • Répartition équitable et loin des habitas des bacs à ordure • Réduction des objets à jeter (sachets, couches,…) ♦ Chaque ménage se doit de creuser une fosse à ordures • Comité de vigilance de la propreté

-

-

Prolifération des rats, puces, mouches et moustiques Puanteur de • Des animaux ne sont pas • Sensibilisation l’atmosphère et parqués, et par ailleurs les discipline de rigueur diverses maladie : gens se laissent aller par diarrhées, peste, malpropreté, par paresse et choléra, fièvre ar les par indiscipline enfants jouent autour des détritus Peau de banane et tessons de bouteille qui peuvent blesser

et

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS • Des problèmes sur les WC et douches : Beaucoup ne Ø possèdent pas de WC et douche, et les Ø excréments sont disséminés un peu Ø partout surtout la nuit. Ø Puanteur dans certains quartiers, qui freinent aussi le petit commerce

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS

-

Les cours sont étroites pour abriter les WC. Le terrain de construction d’un WC peut être fragile Des citoyens ne veulent pas payer dans les wc publics Des habitants ont l’habitude de déféquer dans des pots hygiéniques Ø Des WC sont connectés aux dalles des ruelles, ou bien les excréments sont directement jetés dans ces dalles Ø Beaucoup de dalles sont bouchées

• Plan d’assainissement entrevu par le fokontany, la commune et le chef de quartier • Gratuité des wc publics

♦ Les fosses des WC devraient être indépendantes et vidées quand elles ont pleines

• -

-

-

Il y a certains gens qui utilisent une douche, et certains utilisent le WC en guise de douche Cependant beaucoup utilisent et entretiennent les WC Les papiers hygiéniques sont brûlés et balayés Les WC sont lavés avec le reste de l’eau de lessive Certains WC sont désinfectés au DDT, ou désodorisés Les fosses des WC sont bouchés ou évacués par les camions citernes de la voirie quand elles sont remplies, et si elles sont au bord de la route Dans certains cas, ces fosses sont évacuées par des hommes de main

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS III • Beaucoup d’habitants se lavent les mains et certains ne le font pas : Pour ceux qui se lavent mains : Ø On les lave seulement à l’eau ou Ø A l’eau avec du savon Ø A l’eau avec une brosse ou Ø A l’eau avec savon et brosse

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS

♦ Les gens se lavent les Ø mains quand elles sont très sales, après défécation, après avoir pris du charbon, Ø avant de manger et après avoir enlevé les chaussures Ø Ø Ø

Amour de la propreté (assurance, légèreté, aisance…) Préservation de la santé et contre les microbes Habitudes depuis l’enfance Pour ne pas être rejeté par la société Pour ne pas être grondé par les parents

♦ Il existe des personnes qui n’ont pas l’habitude de se laver les mains, qui prennent peu la douche et qui ne lavent pas le linge avec suffisamment d’eau ♦ Concernant la utilisation du savon non

Ø Ø Ø Ø

Laver les mains relèvent de fantaisie Il n’y eut point d’inconvénient de ne pas se laver les mains L’eau est insuffisante Oubli des parents pour laver les mains des enfants

Ø Ø

On n’a pas suffisamment d’argent pour subvenir à l’achat du savon. Pour les enfants, c’est la paresse ou la méconnaissance des bienfaits du savonnage

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS ♦ Concernant la non prise de Ø douche corporelle Ø Ø Ø ♦ Concernant le lessivage Ø

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS

Non possession de douche et douche publique payante Les attentes sont longues aux douches publiques Les parents n’y prennent pas suffisamment d’attention aux douches de leurs enfants On se douche dans la cour, et cette douche est insatisfaisante Les lavoirs sont insuffisants et on n’a pas les moyens pour puiser beaucoup d’eau pour le lessivage Les petits marchands et gargotes n’ont pas d’argent pour placer les aliments à vendre dans des boîtes vitrées Les gens ne se soucient pas parfois de la propreté des aliments

Concernant l’hygiène alimentaire

Ø

Ø

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ANJOZOROBE
REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS I. • On utilise des points d’eau différents à Anjozorobe : pompes, puits, digues, sources, fleuve. En général, les gens ne sont pas satisfaits de la qualité de l’eau. • En période de • Les problèmes de tarissement • Pour garantir la potabilité sécheresse, l’eau est de la source en période de de l’eau, on procède à insuffisante pour ceux sécheresse son ébullition qui utilisent les sources et les puits. • Pour améliorer les En outre, on constate conditions de vie des une diminution du gens : volume d’eau pour ceux qui puisent l’eau • Il faut procéder à de la digue et du l’adduction d’eau fleuve issue de la montagne On ne peut plus puiser de l’eau aux endroits Ø Une sensibilisation habituels, et l’eau est faite par les douteuse. autorités locales sur le nettoyage du point d’eau pour que tout le monde y participe. L’eau utilisée par • Adoption des Ø En période de pluie le beaucoup de gens n’est « dina » fleuve, et la digue sont pas potable pollués par les déchets • Collaboration avec charriés les ONG telles • que CARITAS , Ø Les barrages sont FIKIRIZANA pour facilement bouchés alors l’adduction de l’eau que l’on y puise aussi de potable pour la l’eau population Ø Les sources sont couvertes des feuillettes qui les rendent non propres CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS • En été, les gens sont obligés de creuser dans le sable

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS I.

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS

• En période de pluie par • Il y a aussi l’inattention des contre, l’eau est abondante habitants : les enfants y mais trouble. Concernant la jouent, le point d’eau devient protection de l’eau, certains un endroit par les volailles s’y mettent mais la majorité s’en abstient .Par conséquent, l’eau est dépourvue d’entretien , ainsi que le point d’eau • L’eau trouble et les gens ne • Les points d’eau ne sont pas ne puisent l’eau que protégés, les gens ne veulent lorsqu’elle se décante. Il y a pas évoluer et participer au même des gens qui ne nettoyage. En outre, il y a veulent pas participer au rivalités et méfiance. nettoyage • Les matériels utilisés pour • Les récipients utilisés pour la la collecte d’eau ne sont pas collecte d’eau ne sont pas protégés contre la protégés car les gens poussière. On utilise la n’utilisent que des seaux non cruche pour le stockage, et couverts en général, celle-ci est couverte • Les gens ne conservent pas • L’eau a un goût mauvais trop longtemps de l’eau • L’eau exhale une odeur gênante • L’eau devient visqueuse dans certains lieux • A chaque séance de • Les gens ne sont pas habitués collecte, on brosse les à utiliser le sur’eau à cause de seaux, surtout le matin, s’il son odeur et des maux de tête est en plastique, mais on les qui pourraient en résulte. peint si c’est fabriqué en fer. De toute manière, on ne peut pas stocker l’eau trop longtemps • La non potabilité de l’eau a • toujours des impacts sur la santé : diarrhées, maladie de la gorge, maladie cutanée (boutons lors du lavage, toux)

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS • • Bien que ces maladies soient constatées, certains gens sont immunises, néanmoins ceux qui sont déjà malades n’ont pas l’habitude d’utiliser des désinfection comme le sur’eau par exemple. •

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

II. • En général, • Le village est immonde car : l’environnement n’est pas sain. En effet, il y a • Les W-C ne sont pas abondance des mouches, suffisants ainsi on des moustiques, le village des trouve des excrétais partout • Construction est immonde. Peu de gens dépotoirs à ordures en utilisent les latrines, la dehors du village • Il n’y a pas dépotoirs majorité d’entre eux font d’ordure leur besoin dans la nature. • Construction d’un WC Il est à noter qu’en général, public • Les étables sont à la non utilisation des l’intérieures des villages, latrines et des douches résulte du problème • Souvent il n’y a pas financier bien qu’on soit d’abri pour les volailles. conscient de leurs On les héberge dans la avantages maison pour les protéger des vols • La plupart des gens n’utilisent pas des latrines • On n’a pas d’argent • Sensibilisation faite par pour les construire le président du Fokontany, les responsables de la santé, • On n’a plus d’espace instructeurs, instituteurs pour les construire aux avantages de la (étroitesse) population pour prendre en considération • La nature est encore l’importance de la vaste pour y faire tous ses propreté besoins • C’est gênant de cumuler • Les gendarmes et le Comité doivent faire des les excrétas dans des lieux contrôles pour vérifier précis l’existence ou non des latrines, dépotoirs à • Le cyclone ELITA les a ordures ravagés • Ils ignorent les avantages qui en résultent • A cause du travail aux champs, on n’a pas le temps de regagner le village pour utiliser des latrines

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS • Chaque ménage doit s’efforcer de posséder un WC

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

III. • Peu de gens accordent de • En général, les gens se lavent l’importance au lavage des les mains : mains : la majorité le pratique mais ce sont les Ø Pour se débarrasser des manières qui sont taches, boue, cambouis différentes de même que les circonstances et moment Ø Par habitude des lavages des mains. Ø Pour préserver leur santé • La propreté du corps et du linge est assez satisfaisante même si on ne peut prendre une douche que le soir, même durant les fraîches périodes de l’année. Ceux qui ne prennent pas une douche exhalent une odeur gênante et sont parasités par exemple par les poux blancs

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS

Ce qui fait que la propreté est • Construction des route douteuse : afin que les gens puissent écouler leur produits , et On n’a pas des douches, leur réaliser financièrement possession n’est pas primordiale. des infrastructures d’hygiène comme les pompes, bassins, douches, latrines,etc • Sensibiliser chaque ménage pour avoir une douche • Construction des bassins lavoirs par l’Etat

• Le lieu de lessivage est éloigné et l’eau est trouble, surtout celle de la digue on n’utilise le savon que pour la lessive. On n’a pas l’habitude de l’utiliser pour l’hygiène corporel • Les gens ne constatent pas des problèmes au lavage des aliments : il leur est indifférent de laver ou non les aliments, surtout le riz qu’ils auto produisent,

• Il faut signaler qu’il est coutume de ne pas travailler le mardi

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TSIROANOMANDIDY
REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS I. • Les points d’eau fréquentés par les gens sont divers : pompes, puits, sources. Il y a ceux qui en sont satisfaits mais nombreux aussi sont les gens qui ne le sont pas à cause des problèmes auxquels ils font face CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS • Etude sur la consistance du sol effectuée par les spécialistes

• Les usagers des pompes de • Bien que les gens utilisent les • Adduction suffisante la JIRAMA sont satisfaits pompes de la JIRAMA, ils ne d’eau de pompe réalisée de la quantité et de la sont pas satisfaits parce que : par le JIRAMA ou les potabilité de l’eau que ce ONG compétentes soit l’eau pour faire la Ø Le nombre de pompes lessive ou l’eau pour n’est pas suffisant d’autres utilisations. pour les usagers • Sensibilisation sur la Pourtant il y a des gens propreté, faite par les dans certaines parties du Ø Il y a une file d’attente gens bien considérés village qui n’en sont plus alors il faut puiser dans le village satisfaits et ils préfèrent de l’eau le matin pour chercher de l’eau à la éviter le retard rivière ou payer de l’eau chez qui en disposent Ø Coupure fréquente de l’eau due à la faible pression en été Ø En outre, le tuyau d’adduction est étroit avec une faible pression de l’eau. Ainsi, le problème de la faible pression d’eau peut surgir à toute saison. • Ceux qui puisent l’eau de puits rencontrent des problèmes notamment le tarissement de l’eau et même s’ils veulent creuser des puits individuels. Cela est parfois impossible dû à l’insécurité de la zone • Discussion entre les usagers • Protection des puits et des pompes, .... • Creusement d’un puits commun • L’eau devrait être filtrée et bouillie • Mettre l’eau non traitée hors de portée des enfants • Faire connaître aux gens ce qu’est l’eau potable

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

• Même si l’eau de lac est • Les autres points d’eau qui se suffisante et non payante, trouvent dans les milieux bas ils n’en sont pas encore sont troubles en été car les satisfaits. eaux s’y déversent. Par conséquent, la couleur de l’eau devient jaunâtre, le goût de l’eau du lac n’est pas bon à cause des poissons du lac • En général, on peut dire que • Les points d’eau sont loin du le nombre de points d’eau village. De plus, parfois ils n’est pas suffisante à cause tarissent et parfois l’eau est de la croissance de la boueuse population. • Il y a aussi des milieux qui ne sont pas favorables pour les puits car ils s’écroulent à cause de la terre meule • L’adduction d’eau à Tsiroanomandidy n’est pas facile car la zone est montagneuse • En ce qui concerne la • Il est aussi difficile de protection des points d’eau, protéger les points certains habitants trouvent d’eau car : que leurs points d’eau sont protégés, mais la plupart Ø Il n’y a pas des gens pensent que ce d’organisation sérieuse n’est pas vraiment la réalité les gens alors que la population s’accroît Ø Les usagers ne sont pas solidaires Il y a aussi les défavorables phénomènes naturels (éboulis du sol, cyclone, ...) • La plupart des points d’eau ne sont pas protégés. Les gens y font la lessive et ils y prennent leur douche. Quant aux sources d’eau, on puise l’eau avec le zinga (petit récipient), et les sources deviennent boueuses.

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES ne de pas de

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS

• Certains gens arrivent à • La plupart des gens protéger l’eau durant son peuvent pas conserver transport et sa conservation l’eau car ils ne peuvent mais les autres non acheter un de récipient conservation. § Quelques points d’eau sont protégés car : Ø Il y a une haie de protection et un canal d’irrigation pour les pompes de la JIRAMA les puits sont couverts

Ø Il y a un responsable payé qui s’occupe de l’entretien du point d’eau • Il y a des gens qui sont • Les gens sont malades car : persuadés que l’eau est non potable à cause des Ø Ils ne veulent pas faire maladies et ils pensent bouillir l’eau même que toutes les maladies en dérivent : ténia, Ø Ils n’utilisent pas le tuberculose, bilharziose, sûr’eau et l’eau de javel vers intestinaux, sinusite car ils n’aiment pas l’odeur de ces produits • En revanche, il y a des gens qui pensent que les • Ils pensent que la limpidité de maladies ne sont pas à l’eau suffit pour que l’on cause de l’eau n’attrape pas la maladie Pour s’assurer de la potabilité de l’eau, certains gens arrivent à nettoyer leurs seaux et leurs récipients pour la conservation de l’eau tous les 3 jours ou par semaine

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SOLUTIONS aux CAUSES DE CES VECUS PROBLEMES, ou/et PROBLEMES PROPOSES PAR LES HABITANTS II. • Les ordures et les déchets • Le non respect de • Animer les gens à savoir des animaux exhalent une l’environnement l’importance de la mauvaise odeur propreté • Les gens jettent leurs ordures • Mettre en vigueur le dina partout lors de la réunion de la collectivité • Les étables se trouvent au • Il devraient y avoir des milieu du village et modèles en elles ne sont pas clôturés. comportement d’hygiène C’est là qu’on met le bétail dans le village pour les protéger contre les cambrioleurs • Il n’y a pas de canal d’évacuation des eaux usées

REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS

• La plupart des gens • Le nom respect envers les n’utilisent pas une latrine autres • Les gens n’utilisent pas les latrines parce : • C’est tabou dans la partie sud-est du pays • Pendant toute la journée, les gens sont au champ. Ainsi c’est un gaspillage d’argent de construire un WC au village où ils ne défèquent que peu. • Ils n’y sont pas habitués et ils ne veulent pas supporter la mauvaise odeur des W-C • En revanche, les autres l’utilisent car c’est pour la propreté de l’environnement • Pourtant, les gens sont désespérés, car il y a ceux qui utilisent clandestinement leur WC § Les gens sont prêts à l’utiliser si on en construit pour eux et qu’ils ne s’en occupent pas

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS III. • Certains gens sont habitués à se laver les mains et d’autres non • Les gens qui sont conscients de l’importance du lavage des mains le font: Ø Pour la santé Ø Pour le désir de propreté et de confort Ø Pour maintenir la propreté des choses que l’on manipule: cahier, tissu,.... • Les aliments ne sont pas tellement protégés, ni couverts :

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS • Sensibilisation des gens pour les avantages procurés par la propreté .

Ø Les aliments ne sont pas bons pour la santé à cause de : Ø Il y a des microbes, * la négligence des instructions sanitaires des mouches et de la poussière * l’ignorance des inconvénients Ø Les vendeurs causés par la non considération installent leurs de la santé marchandises à même le sol.

• Application de la loi à ceux qui ne s’y conforment. Exemple : A ceux qui ne couvrent pas leurs marchandises lors de la vente

• La propreté des assiettes et des cuillères dans les hôtels n’est pas assurée • La majorité des gens • Cela n’est pas tellement utile : n’utilisent pas le savon et le lavage du corps n’est pas Ø L’eau est insuffisante prioritaire Ø L’inhabitude Ø La paresse Ø Ignorance importance Ø Par habitude Ø Problème financier de son

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ANTANIFOTSY
REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS I. • Il existe 4 sortes de points d’eau à Antanifotsy, variant selon les régions : fleuve, Puits, Source et Pompes, construites par la mission catholique. • La plupart des gens sont satisfaits de l’eau car : Ø Ø La quantité d’eau est suffisante, de bonne odeur et de bon goût L’eau est limpide car elle se décante d’ellemême dans la source. Le sol s’écroule dans certains • Etude effectuée par les milieux et dans d’autres, le spécialistes sur la dureté sol est rocailleux. Ailleurs, le du sol sol ne présente pas d’anomalie. En été, l’eau tarit et le chemin est glissant. La pression de l’eau est faible, ce qui cause une coupure fréquente de l’eau Les gens n’ont pas de matériels utilisés pour la conservation d’eau et ils n’ont pas de moyen financier suffisant pour en acheter. Les gens se méfient de la sorcellerie que les voisins peuvent entreprendre. CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS

• On a des difficultés pour Ø certains points d’eau mais les gens arrivent à les surmonter : Ø

Ø

• Les gens ne puisent pas Ø l’eau de source même si l’eau y est limpide, ils préfèrent aller chercher de l’eau au fleuve. • Certains milieux ne sont pas favorables au creusement des puits même si les gens veulent en avoir. • Dans certains milieux, il est difficile d’avoir de l’eau.

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS I. • Le transport d’eau est fatiguant. Ainsi, les gens se résignent et se suffisent aux quantités d’eau qu’ils peuvent se procurer.

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS • Elargir les sources existantes et en conduire l’eau jusqu’aux villages qui n’ont pas encore accès à l’eau potable. • Inciter les gens à participer au développement : cotisation, main d’oeuvre

• Dans certains milieux, les • En ce qui concerne l’entretien gens protègent et des points d’eau, ils sont entretiennent leurs points protégés car : d’eau. En revanche, il y a des gens qui rencontrent • Il y a un serpent sui des problèmes sur leurs surveille la source et points d’eau : la consistance personne n’ose la salir du sol. • Les gens débarrassent les herbes, qui peuvent obstruer la source • Il y a un tuyau qui conduit l’eau jusqu’au seau • Certains points d’eau sont clôturés et sont protégés contre le bétail. • L’eau n’est pas protégée, • Le sol n’est pas dur et il est • Protéger l’eau : c’est souvent à cause de difficile d’y mettre une l’insuffisance financière des protection contre les eaux de Ø La faire bouillir, gens. pluie Ø La filtrer • Dans certains milieux, où il y des points d’eau avec un serpent « gardien » (tompondrano) • Lorsque le serpent de l’eau bouge, le sol s’écroule sur la bouche de la source. Mais une nouvelle source apparaît là où le serpent se fixe.

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS I. • Les gens n’ont pas la volonté d’entretenir les points d’eau à cause de leur préoccupation quotidienne, de leur paresse et de l’insuffisance des matériels. • Les gens n’arrivent pas à empêcher le bétail d’y accéder, ce qui salit l’endroit • En ce qui concerne la potabilité de l’eau : • L’eau exhale une mauvaise odeur à force de la conserver trop longtemps

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS

• • On ne peut pas nettoyer fréquemment la cruche pour qu’elle ne soit pas cassée • Les gens utilisent des seaux qui ne sont pas souvent couverts. • Quoiqu’il en soit, les gens nettoient leurs seaux avant de puiser de l’eau : brosser avec de l’eau, avec un morceau de sac nylon, avec une paille de faire, ....

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SOLUTIONS aux CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES, PROBLEMES PROPOSES PAR LES HABITANTS II. • Les ordures sont répandues • Les gens jettent les ordures en • Sensibilisation dans le village et celui-ci absence de fosses à ordure extérieure sur la est immonde propreté et l’hygiène • L’air est pollué • Les mouches abondent dans la cour et dans la maison • En général, les gens ne sont Ø pas gênés même s’il y a des Ø ordures partout Ø • Il n’y a pas de tabou sur l’utilisation de latrines et ceux qui veulent peuvent l’utiliser. Lorsque les WC sont remplis, on les bouche et on construit un nouveau • Pour les utilisateurs de WC : Ø Cela les soulage très rapidement Ø Cela respecte l’environnement, la propreté des endroits et la santé des habitants ♦ Pour les non utilisateurs Ø de WC : Ø Ø Les WC construits s’écroulent à très court terme Ø Ø • Parquer le bétail et non le laisser erre au village Ils en ont l’habitude Ils n’ont pas le temps de nettoyer Ils n’ont pas d’outils de nettoyage

REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS

Exceptionnellement

Ø Ø

Détruit lors du passage de ELITA Le sol est à nappe phréatique peu profonde (à 1m de profondeur, on a l’eau), et est très fragile Beaucoup d’endroits sont mous et meules Les WC s’écroulent au passage des eaux de ruissellement, conséquence des feux de brousse Il y a aussi une honte pour l’utilisation d’un WC En certains endroits de défécation, les excréments sont avalés par des insectes (voatay) qui creusent la terre pour les y emmener ; et l’on ne voit plus de salissures en surface

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS III. • Pour le lavage des mains, il • y en a qui le font, et d’autres qui ne le font pas Pour ceux qui se lavent fréquemment les mains : ♦ Ils le font avant le repas, après défécation, avant d’avaler le médicament, avant d’allaiter ou avant de triturer les feuilles de tabac ♦ Pour ceux qui ne se lavent pas les mains , ils n’en voient pas les raisons Ø Ø Ø ♦

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS

Amour de la propreté ♦ Sensibilisation Les saletés corporelles l’Etat à la propreté peuvent entraîner des maladies C’était des vieilles habitudes de se laver les mains En campagne, on sera toujours sale, car tout ce que l’on touche est de la terre ; alors à quoi bon de se laver les mains Les gens n’ont pas de priorité d’achat de savon Pour les utilisateurs à l’hygiène corporel, ils le font mais peu fréquemment Les douches sont inexistantes, résultats de mauvaises habitudes On se douche très rapidement en plein air Il faut transporter l’eau pour pouvoir se doucher, ce qui n’encourage guère

de

Le savon est jugé être Ø utilisé surtout pour la lessive et pratiquement pas Ø pour le lavage des mains Ø Ø Ø

♦ Concernant l’hygiène corporel, les habitants ne sont pas très satisfaits :

♦ Certains ne se gênent pas de se baigner ou de faire la lessive auprès des rivières Concernant la propreté des aliments : ♦ En général, les habitants ne les lave pas, surtout les fruits. Les fruits sont juste essuyés avant leur consommation

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TOLIARY I
SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS • En général, la qualité de • Le nombre de pompes de la Demander de l’aide auprès l’eau est bonne car elle est à JIRAMA, n’est pas suffisant des (Fokontanty, Commune, JIRAMA, ...) pour : la fois claire et de bon goût. pour tous les habitants • augmenter le nombre de Pourtant, les gens ne sont pas satisfaits de pompes l’approvisionnement, ils • construire des bassins et rencontrent des problèmes lavoirs publics de ravitaillement d’eau • Construire des pompes (pompes JIRAMA) avec un système de puisard • réduire la facture de la JIRAMA CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES • Perte de temps lors de la • Le pouvoir d’achat des gens • Sanctionner ceux qui ne collecte d’eau qui entraîne est faible pour payer l’eau . paient pas régulièrement des retards et coupures Ainsi, certains d’entre eux leurs parts et ceux qui fréquentes de l’eau n’arrivent pas à la faire et à salissent le point d’eau contribuer pour l’entretien du (se laver les pieds et le robinet qui, avec son corps, faire la lessive, ...) utilisation abusive, est souvent usé. • Retard causé par l’existence • A cause de la réglementation d’une file d’attente qui dure stricte de l’heure d’ouverture, presque une heure les usagers ne sont pas satisfaits • Dans certaines régions, les pompes (JIRMA) se trouvent loin (à peu près 1km et cela peut être à 2km en période de pluie) • Collaborer avec les ONG et la Commune telles que le FID et Aide et Action • Se respecter et s’arranger pour tout entretien et pour éviter les dépenses inutiles (construction, entretien, nettoyage, ...) REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS

I.

• Perte fréquente des seaux • L’eau n’est pas protégée car • ou des récipients utilisés les matériels ne sont pas pour le transport de l’eau couverts et les gens utilisent les seaux • Parfois, l’eau cause des • Pour éviter les maladies , maladies car on ne peut pas la il faut faire bouillir l’eau conserver longtemps à cause avant de boire des microbes et des moisissures (surtout l’eau de puits)

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS I. • Les usagers des pompes arrivent souvent à se bagarrer

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS

• A part les pompes, on • Le point d’eau n’est pas utilise aussi des puits. Pour propre. Ce qui rend l’eau certains puits, l’eau est trouble et stagnante surtout limpide, par contre, pour lorsqu’il n’y a pas de canal de d’autres l’eau a un mauvais protection et de responsable goût. Ce qui fait que l’eau d’entretien n’est pas potable donc elle est utilisée seulement pour arroser les légumes • Par contre, pour certains points d’eau, l’eau est claire car il y a des responsables d’entretien et de gardien (aide de l’ONG SEDRA • On ne peut pas procéder au stockage durable • En général, la collectivité nettoie les matériels de puisage mais de plusieurs manières différentes : • Brossage avec de l’eau seulement • Brossage avec de l’eau et du sable • Brossage avec du cendre • Brossage avec de l’eau et du savon, éponge. • Lors de son transport, l’eau n’est pas protégée • Parfois, l’eau cause des maladies : • • • • • Démangeaisons Boutons (maladie cutanée) Fièvre Vers intestinaux En ce qui concerne les points d’eau, certains sont protégés et d’autres non.

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS II. • Les ordures sont répandues partout, les dépotoirs à ordures sont suffocants et sont pleins de mouches, de moustiques et de rats

• En général, à Tuléar, l’environnement n’est pas sain

SOLUTIONS aux CAUSES DE CES VECUS PROBLEMES, ou/et PROBLEMES PROPOSES PAR LES HABITANTS • La Commune n’effectue pas • Offrir des brouettes à ses tâches comme il le faut, chaque secteur pour jeter ainsi les ordures ne sont pas les ordures prélevées • La Commune devrait • Les quartiers ne sont pas assez assumer sa responsabilité larges que les endroits où l’on quant au ramassage des puisse mettre les dépotoirs à ordures ordures qui ne sont pas suffisants • Augmenter le nombre de dépotoirs à ordures pour • Même s’ils connaissent que chaque Fokontany en l’utilité des dépotoirs à dispose ordures, les gens sont paresseux pour les construire • Les gens ne se rendent pas • Prévoir un Comité pour compte de l’importance de la éduquer et sanctionner propreté les gens (ne pas violer les règles) • A Tuléar, l’environnement n’est pas protégé notamment l’air n’est pas sain à cause de la pression « Tsioka Atimo » qui transporte des poussières et des microbes pouvant causer des maladies

• La plupart des gens • Les W-C bouchés, ensevelis • Sensibiliser les gens à n’utilisent pas de W-C attirent en permanence les utiliser W-C et s’arranger même si quelques gens en mouches à ce que chaque quartier disposent a son représentant de sensibilisation pour gagner leur confiance • - Pour ceux qui ont de W-C • Les gens n’aiment pas utiliser • Construire un W-C : ils utilisent les W-C que le W-C car : public à l’endroit indiqué pour déféquer et non pour par la Fokonolona (en uriner dehors du village) car • Cela pollue l’air c’est difficile de le construire pour chaque • ils ne nettoient pas leurs • On devrait bien choisir ménage étant donnée les W-C que lorsque ceux-ci l’endroit où l’on doit le bâtir faibles espaces sont très sales et certains orienté vers l’ouest. Cette d’habitation mêmes ne nettoient leurs orientation accentue W-C l’étroitesse des espaces d’habitation.. • on ne vide pas les W-C pleins mais on les bouche • Les gens n’ont pas d’argent seulement. pour construire une latrines

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS II.

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES • Les mauvaises odeurs des W-C et des dépotoirs à ordures sont une source du désordre social (la non utilisation de W-C est une sorte de préservation de l’harmonie sociale) • La nature est encore vaste dans certaines régions

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS

• Certains gens utilisent le . W-C car : Ø Ils sont conscients compte de son utilité (c’est honteux de déféquer partout, c’est aussi pour la santé) Si l’on n’utilise pas une latrines même la propreté des viandes consommables n’est pas assurée. Toutefois, les gens n’ont pas d’argent pour procéder au vidange des latrines.

Ø Ø

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS III. Il y a ceux qui ont l’habitude de se laver les mains et ceux qui n’en ont pas • Nombreux sont les gens qui ont l’habitude de se laver les mains : Ø Ø Ø Ø Puisqu’on s’en rend compte Pour le désir de propreté Pour éviter les maladies et pour tuer les microbes Pour avoir une bonne humeur et pour être à l’aise

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS

• La plupart du temps, les • Le problème financier gens n’utilisent que de empêche les gens à utiliser le l’eau, du cendre, du sable savon même s’ils constatent pour le lavage des mains. que ce dernier est nécessaire Parfois, on utilise le savon pour : • Tuer les microbes • Se débarrasser taches • Avoir une certaine • On utilise le savon lorsqu’on a les mains trop sales (cambouis, mauvaise odeur, ...) • On ne se lave pas les mains • Les gens ont des raisons régulièrement, le lavage de propres à eux pour ne pas main se fait par habitude : procéder au lavage des mains le matin, après le travail , comme : après la défécation, après avoir joué et après avoir • Par habitude pris le charbon • Négligence • Ignorance des avantages qui pourraient en résulter des

propreté

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS III. • Les gens ne prennent pas un bain fréquemment

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS • Construire des bassins, des douches et des lavoirs publics pour chaque secteur

• La propreté du corps et des • Ce qui empêche les gens à se • Augmenter le nombre de linges n’est pas assurée laver leur corps c’est : pompes par secteurs • L’insuffisance de l’eau • La fermeture précoce des pompes • L’inexistence douches publiques des • Sensibilisation permanente avec l’intervention des responsables de santé publique pour convaincre la collectivité et pour préserver la propreté

• En ce qui concerne les • Concernant la lessive, la aliments ce n’est que ceux propreté n’est pas certaine car qui utilisent l’eau de puits l’eau de puits n’est pas ont de problème compatible à l’utilisation du savon. Ce qui explique la démangeaison, le trouble de l’eau et l’incertitude de la propreté en général. • On n’a pas besoin de laver les fruits avant de manger • Pour l’hygiène alimentaire, on a des problèmes car : Ø Ø L’eau de puits a un goût mauvais L’eau de puits dénaturalise la couleur des aliments Avec l’eau de puits, les aliments ne sont pas bien cuits (maïs, manioc)

Ø

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SAKARAHA
REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS I. Ø Les sources d’eau sont différentes selon les régions. Il y a des gens qui puisent l’eau de la rivière, puis ceux qui puisent l’eau de source et l’eau des puits. Ø Ceux qui puisent l’eau de la rivière sont satisfaits de la quantité. Pourtant ils rencontrent quelques problèmes : Ø Le chemin vers la rivière est glissant (Fierenana) Ø L’eau est sale et n’est pas potable surtout en période de pluie Ø A cause de ce problème, les gens n’aiment pas utiliser les puits CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES Ø Même si les puits sont nécessaires en période de pluie, plusieurs habitants ne veulent pas les utiliser, à cause de la tradition et par mauvaise habitude. SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS

Ø Pour rendre l’eau potable, chaque ménage devrait résoudre les problèmes : Ø En laissant décanter l’eau dans les récipients avant de l’utiliser Ø En filtrant l’eau avec un tissu propre Ø En faisant bouillir l’eau avant de boire

Ø Les ordures sont transportées jusqu’à la rivière par l’érosion fluviale en période de pluie

Ø L’eau de la rivière n’est pas protégée Ø Les habitants devraient assumer leur responsabilité pour assécher les puits momentanément afin de les épurer des lichen (et microbes) pour avoir à nouveau de l’eau limpide.

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I.

REALITES, PROBLEMES SOLUTIONS aux VECUS PAR LES CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES, PROPOSES HABITANTS PROBLEMES PAR LES HABITANTS Ø Il est à noter qu’il y a une tortue qui surveille le point d’eau et on ne peut pas amener à la maison ni cette tortue ni les poissons qui se trouvent au hasard dans les récipients. Une telle croyance rend le point d’eau un endroit tabou qu’on respecte : on doit enlever les chaussures, il est aussi interdit de s’y laver et d’y faire la lessive Ø Ceux qui puissent l’eau de la rivière sont satisfaits de la quantité , de la limpidité et du goût de l’eau. Il est tabou d’y amener une chèvre sous peine d’être puni ou d’être décédé Ø En outre, l’eau à boire peut causer des maladies telles que la diarrhée et la bilharziose Ø Peu de gens protègent et couvrent les récipients utilisés pour le transport de l’eau Ø Les gens n’ont pas le courage de résoudre leurs problèmes. Apparemment, ils sont paresseux et non pas solidaires

Ø Sensibilisation faite par l’Etat pour que les gens fassent de leur mieux ; aide aux gens pour l’adduction d’eau potable (JIRAMA)

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS II. Ø Les gens ne se préoccupent pas des ordures qui se répandent partout dans le village Ø Ils ne se rendent compte du problème que lorsque ces ordures sont transportées par les eaux de pluie jusqu’à la rivière Ø Les gens habitant à Sakaraha n’utilisent pas de latrines

SOLUTIONS aux CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES, PROBLEMES PROPOSES PAR LES HABITANTS Ø Ils ont l’habitude de vivre Ø Les gens doivent avec des ordures qui se s’entendre et répandent partout changer de mentalité Ø L’Etat doit faire une sensibilisation sur placee lieu pour convaincre les gens et pour les sanctionner même. Ø Les gens n’utilisent pas de latrine parce que : Ø Ils n’en ont pas l’habitude. Cela pollue l’air et occupe l’espace d’habitation Ø On perd du temps et de l’argent pour la construction d’une latrine Ø C’est gênant de conserver les excréments dans une maison et c’est vomissant de le voir s’accumuler. Ø La forêt est loin du village, alors il n’y a aucun risque de polluer l’air en déféquant dans la forêt, dans la nature Ø L’utilisation d’une latrines contredit la Tradition qui prédit que conserver les excréments porte malheur Ø Les habitants ne sont pas conscients des progrès des autres villages

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REALITES, PROBLEMES VECUS PAR LES HABITANTS III. ♦ Les gens ont des différents points de vue à propos de la propreté du corps : Ø Il y a ceux qui se lavent les mains avec de l’eau seulement, ils se rendent compte que la propreté garantit la santé. Ils font le lavage des mains après le travail, après la défécation et avant de manger. Ø Il y a ceux qui ne se lavent pas leurs mains. Ils se moquent des gens qui le font et les préjugent de bourgeois. Ils se disent que malgré tout, ils sont toujours vivants. ♦ Les gens n’ont pas le courage de puiser l’eau de source et l’eau de puits pour prendre un bain

CAUSES DE CES VECUS ou/et PROBLEMES Ø Les niveaux de connaissance des gens qui habitent dans une même région ne sont pas les mêmes. Ø C’est par mauvaise habitude que certains gens ne se lavent pas leurs mains Ø Il n’y a aucun vendeur de savon dans certaines régions Ø Les gens ont de l’argent pour acheter du savon et pour eux le savon est utilisé pour faire la lessive

SOLUTIONS aux PROBLEMES, PROPOSES PAR LES HABITANTS ♦ Il n’y a pas tellement de problème dans leur vie quotidienne. Ainsi, comme solution pour l’hygiène générale, ils pensent que l’Etat doit construire des pompes.

Ø Les gens ne daignent pas prendre une douche à cause de leurs tâches quotidiennes « salissantes » (boue, taches, cambouis …). Dans les zones dépourvues de cours d’eau, ils détestent transporter de l’eau pour assurer l’hygiène corporelle Ø Les gens sont paresseux à transporter de l’eau de source ou de puits pour se laver

♦ Sachant l’importance de la propreté, certains gens lavent les aliments tandis que beaucoup d’autres ne le font pas

♦ Ceux qui ne lavent pas les aliments ne voient pas la différence entre les aliments lavés et les aliments non lavés.

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MOROMBE
REALITES VECUS PAR SOLUTIONS LES CAUSES DE TOUT CELA PROPOSEES HABITANTS PAR LES HABITANTS ♦ Les problèmes rencontrés ♦ Comme il n’y a pas de canal ♦ L’Etat devrait construire par les gens qui puisent de protection, les ordures et un canal de protection l’eau de la rivière et ceux les déchets se déversent dans cimenté sur le point qui puisent l’eau du puits la rivière d’eau sont presque les mêmes. ♦ Le point d’eau n’est pas ♦ En été, l’eau est salie et protégé. Par conséquent, l’eau entraîne diverses maladies: sent le savon, l’urine et la ♦ Chaque village devrait diarrhée, bilharziose, et bouse de zébu. disposer d’une pompe, peut même provoquer des des puits protégés ainsi décès. que des récipients pour ♦ Les règles ne sont pas sévères conserver l’eau. et le « dina » concernant la ♦ Le chemin menant au séparation de l’eau à boire point d’eau est à la pour les hommes et l’eau à fois glissant et assez boire pour le bétail n’est pas éloigné. Ainsi, les gens se effective contentent seulement d’utiliser le peu d’eau de pluie récoltée en été ♦ Le nombre de puits n’est ♦ L’eau tarit en période de ♦ On creuse encore en pas suffisant pour les sécheresse profondeur les puits usagers et ils tarissent en lorsqu’ils tarissent afin période de sécheresse que l’on puisse puiser ♦ Certains ménages n’ont pas de l’eau à nouveau récipients pour conserver l’eau ♦ Le goût et l’odeur de l’eau ♦ Bon nombre de gens tombent ♦ L’Etat doit construire des de la rivière et de l’eau de malade car ils ne savent pas pompes et des puits. puits sont satisfaisants, l’eau potable. Peu de gens mais ceux qui puisent aux procèdent à l’ébullition d’eau sources points d’eau la et se contentent seulement de trouve insipide sa limpidité

I.

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I.

REALITES VECUS PAR LES HABITANTS ♦ A chaque fois qu’il n’y a plus d’eau au foyer, on est obligé d’aller au point d’eau même s’il est éloigné ♦ Le point d’eau n’est pas protégé et même à la maison, on ne couvre pas les récipients d’eau ♦ Il y a quand même des personnes qui nettoient leurs récipients avec du sable et les recouvrent de feuilles de plantes

CAUSES DE TOUT CELA

SOLUTIONS PROPOSEES PAR LES HABITANTS

II. ♦ Les ordures sont répandues ♦ Les gens n’ont pas l’habitude ♦ Sensibiliser les gens et partout dans le village et d’utiliser un dépôt à ordures leur donner des attirent les mouches, les initiations sur puces, les rats et les l’utilisation de dépotoir à moustiques ordures, sinon leur conseiller de brûler ou d’enterrer leurs ordures ♦ Les ordures et les déchets ♦ la mentalité des gens néglige ♦ L’Etat doit se charger des animaux polluent l’air l’environnement et la santé d’éradiquer les puces et et l’eau les rats ♦ A propos de latrine, les ♦ Le respect de la tradition ♦ Etablir des règles opinions des gens sont gouvernant la société différentes : Ø Il est interdit aux frères et (dina) soeurs issus d’une même ♦ Une minorité utilise la famille de prendre un ♦ L’Etat doit sensibiliser latrine sans distinction de bain dans un même sexe les gens à abandonner les endroit et de déféquer mauvaises traditions dans une même latrines. Il y en a qui acceptent de Cela est aussi valable l’utiliser à condition qu’il y ait pour les parents et les construction séparée pour les enfants de sexe opposé hommes et pour les femmes

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REALITES VECUS PAR LES HABITANTS II. ♦ La plupart des gens ne sont pas d’accord pour utiliser une latrine, même si l’Etat les oblige

CAUSES DE TOUT CELA ♦ Les MASIKORO n’utilisent pas la latrine pour différentes raisons entre autres :

SOLUTIONS PROPOSEES PAR LES HABITANTS

* Ils pensent que les latrines sont des infrastructures pour les villes * Les latrines exhalent des odeurs suffocantes * La nature est encore vaste et ce n’est pas bon de conserver les excrétais * Que ce soit dans la nature ou dans une latrine, le fait de déféquer constitue un même fait

♦ Les gens n’ont pas de douche et prennent leurs bain un peu partout

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REALITES VECUS PAR LES CAUSES DE TOUT CELA HABITANTS III. ♦ En général, les gens se ♦ Les raisons pour lesquelles les lavent les mains pour des gens se lavent les mains diverses raisons varient selon que : Ø L’eau est claire Ø L’on se rend compte des avantages

SOLUTIONS PROPOSEES PAR LES HABITANTS ♦ Augmenter le nombre de puits

Ø Pour imiter les autres ♦ Il y a aussi d’autres qui ne ♦ Cela n’entre pas dans leurs ♦ S’efforcer à rapprocher le font pas habitudes le point d’eau auprès du lieu d’habitation ♦ Ils ne peuvent pas acheter du savon ♦ Pour ceux qui se lavent les mains, ils le font après le repas, avant la préparation du repas, et après la défécation. Il est à noter qu’ils n’utilisent pas du savon ♦ Les gens n’ont pas ♦ Il n’y a pas de douche l’habitude de faire la lessive publique. Alors , on est obligé ni de prendre une douche de collecter de l’eau si l’on veut prendre une douche. Sinon, on doit attendre le tour pour accéder à la douche publique où les hommes et les femmes y passent successivement ♦ En ce qui concerne la propreté des aliments, certains font le lavage en fonction de la quantité d’eau disponible, mais d’autres ne le font pas bien qu’ils sachent les avantages qui pourraient en résulter ♦ L’Etat doit aider la collectivité concernée financièrement ou techniquement et aussi à l’instruire par le biais du maire ou député

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AMPANIHY
REALITES SOLUTIONS PROPOSEES VECUS PAR LES CAUSES DE TOUT CELA PAR LES HABITANTS HABITANTS • Le point d’eau • La cause de l’insuffisance • Chacun doit procéder au traitement utilisé par la de l’eau à Ampanihy l’entretien de l’eau : population est la rareté de pluie due dépend de la au sol et au climat Ø ébullition, situation Ø filtre, géographique, à l’instar de l’Ihosy Ø désinfection, et Linta qui Ø couvercle puisent dans les fleuves, d’autres puisent à la pompe et au puits. En général le problème rencontré par la population est l’insuffisance de l’eau • La collectivité concernée doit agir • Soit que le point • Seul l’Hôpital dispose des ensemble pour l’entretien du point d’eau est loin du pompes alors que c’est là d’eau exemple, y mettre des haies de village seulement qu’on peut protection, utiliser des poulies pour avoir de l’eau éviter la détérioration rapide du fil .... limpide. • Soit que les • Disparité sociale, causée • sources, ou les par le non respect d’autrui puits sont taris et manque de solidarité au moment de la pour résoudre un sécheresse problème : ex. : chaque ménage achète, pour lui seul un fil pour le puisage de l’eau, au lieu de cotiser pour diminuer les dépenses. Aides fournies par les bienfaiteurs pour la construction des pompes ou le creusage des puits.

I.

• Soit que l’eau • La population a un • Creuser un fossé et le cimenter à fin contient des pouvoir d’achat faible ce de stocker de l’eau en période de pluie poussières qui explique la difficulté ou des microbes de se procurer des désinfection (sur’eau, eau de javel, ...) ou d’acheter des matériels de stockage (ex. cruche, ...)

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REALITES SOLUTIONS PROPOSEES VECUS PAR LES CAUSES DE TOUT CELA PAR LES HABITANTS HABITANTS • Soit que l’eau a • On doit creuser à 15 m de • Chercher des moyens pour enlever les du goût mauvais profondeur pour avoir de roches, empêchant les creusements des (légèrement salé l’eau, il y a même des puits communs. pour le fleuve, régions rocheuses qui insipide pour le rendent impossible le puits) creusement de puits. Tout cela explique la difficulté rencontrée par la population en matière de la collecte d’eau • Soit qu’il y a une • Trouble social causé par file d’attente la file d’attente durable prolongé (30 mn à 60 mn) • L’eau est chère si on l’achète • Le point d’eau . n’est pas protégé car c’est là que certaines personnes font la douche, font la lessive, en sus, il n’y a pas ni kiosque, ni haie de protection. Les conséquences sont : • Maladie diarrhéique • Maladie de la peau • Malpropreté en général • La déshydratation du corps qui se terminera soit par des malaises, soit par une maladie et quelques fois par la mort

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REALITES VECUS PAR SOLUTIONS LES CAUSES DE TOUT CELA PROPOSEES HABITANTS PAR LES HABITANTS II. Environnement malsain et • Les gens jettent leurs ordures • Une sensibilisation doit dégradé (air pollué, désordre) en tout lieu soit par habitude être faite pour soit par ignorance des effets responsabiliser la résultants. collectivité sur l’importance de la propreté • Prolifération des maladies • Il n’y a pas des règles • Le Fokonolona doit convenues, établies travailler ensemble pour être respectées pour le nettoyage du village • Construire des étables pour endiguer les animaux

• Dégâts des cultures causés Les bétails ainsi que les volailles par les animaux non sont laissés en liberté. contrôlés en liberté (bétail, volailles, ...)

• La collectivité n’a pas de dépotoir à ordure

• Charger une personne (payée) pour le nettoyage et le ramassage des ordures

• Il n’y a pas des latrines , • Les cours sont étroites pour y • La commune doit c’est-à-dire que les gens construire des WC construire des latrines défèquent dans la nature, • L’inhabitude d’utiliser des publiques les enfants partout. latrines ou parce • C’est tabou, d’après la tradition de garder les évacuations chez soi.

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REALITES VECUS PAR SOLUTIONS LES CAUSES DE TOUT CELA PROPOSEES HABITANTS PAR LES HABITANTS III. • En général, les gens n’ont • Même si les gens se rendent • Augmenter le nombre pas l’habitude de se laver compte de l’importance du des puits les mains sauf pour des cas lavage des mains et aussi les précis avantages qui pourraient en (exemple, après défécation, résulter, ils s’y abstiennent : avant d’aller au Marché, après avoir travaillé au champs et avoir les mains boueuses, ...) • En général, les gens ont l’habitude de procéder au lavage des mains avec de l’eau et du sable même s’ils sont conscients des avantages résultant de l’utilisation du savon (exemple, santé) Ø Soit parce qu’on a pas l’habitude • Adduction de l’eau faite par l’Etat Ø Soit que l’eau est payante et que le lavage des mains sera inutile Ø Soit que la population n’a pas d’argent pour acheter du savon et qu’elle pense que l’utilisation de ce dernier va accroître la consommation de l’eau

• On ne peut se doucher que • Parce qu’il n’y a pas de • Coopération entre l’Etat le soir, pour l’après midi on douche, et la collecte d’eau est et la collectivité se contente du lavage du difficile concernée pour la mise visage. en oeuvre du plan communal de développement • Les aliments sont directement cuits sans lavage • On ne lave pas des aliments • Les vendeurs des denrées avant de les faire cuire. alimentaires n’ont pas • Les responsables de la l’habitude d’utiliser des santé ainsi que couvercles • Les aliments vendus au • Il n’y a pas d’ »abattoir » • Les instructeurs doivent marché ne sont pas protégés donc les intéressés ont sensibiliser la population qu’ils soient crus ou cuits, l’habitude de dépecer les à se respecter ce qui augmente la animaux destinés à la propagation des maladies. consommation à leur manière et au lieu où ils veulent.

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ANNEXE II : QUESTIONNAIRE AUPRES DES MENAGES

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REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA Tanindrazana – Fahafahana – Fandrosoana
MINISTERE DE L’ENERGIE ET DES MINES SECRETARIAT GENERAL DIRECTION GENERALE DIRECTION DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT MINISTEREDEL’ECONOMIEDESFINANCES ETDUBUDGET SECRETARIAT GENERAL INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE MINISTERE DES POSTES , TELECOMMUNICATIONS ET COMMUNICATIONS SECRETARIAT GENERAL DIRECTION DE L’ANIMATION COMMUNAUTAIRE

QUESTIONNAIRE SUR LES CONNAISSANCES, ATTITUDES ET PRATIQUES EN MATIERE D’EAU, D’ASSAINISSEMENT ET D’HYGIENE
CONFIDENTIALITE Toutes les informations qui seront collectées dans cette enquête garderont un caractère strictement confidentiel, au terme de la loi n°68-003 du 18 juin 1968, sur les recensements et enquêtes statistiques. Elles ne peuvent en aucun cas être utilisées à des fins de contrôle fiscal ou de répression économique.

OBJECTIF DE L’ENQUETE Cette étude a pour objectif général de fournir des informations dans le cadre de l'évaluation des connaissances, attitudes et pratiques en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène dans les provinces autonomes de Toliary et d’Antananarivo nécessaires en vue d’un plaidoyer pour l’élargissement du partenariat au niveau régional et national et de contribuer avec les résultats des autres études régionales à l’élaboration d’un programme de communication efficace destiné à promouvoir le lavage des mains avec du savon, l’utilisation effective des latrines hygiéniques et la préservation de la potabilité de l’eau jusqu’à la consommation Vous êtes parmi les ménages interviewés et l'interview prendra quelques minutes. Vous êtes libre dans votre réponse. Nous vous rassurons que toutes les informations qui sont collectées dans cette enquête garderont un caractère strictement confidentiel. Nous vous remercions d'avance pour votre disponibilité et le temps que vous consacrez à cet interview.

MODULE 0 : IDENTIFICATION

Partie réservée à la codification

ID1. IDENTIFIANT ID2. Nom de l’enquêteur : __________________________ ID3 Nom du contrôleur : ____________________________ ID4 Nom du superviseur___________________________ ID5 Date d’interview : (jj/mm/aa) ID6.Début de l’interview: /__/__/H /__/__/ mn ID7 Province:/___________________________/ ID8 Commune : /____________________________________/ ID9 Fokontany : /____________________________________/ ID10 Localisation : /_______________________________/ ID11. Nom de l’enquêté : /_____________________________/ ID12. Taille du ménage : /__/__/

/__/__/__/__/__/__/__/__/__/_/ /__/__/ /__/__/ /__/__/ /___/___///___//___///___/___/ /__/__/H /__/__/ mn /__/ /__/__/__/__/__/ /__/__/ /__/ /__/__/

107

MODULE 1 : CARACTERISTIQUES DE L’ENQUETE ET DU MENAGE
N° d’ordre des membres du ménage CEM1. Nom et Prénom des personnes qui vivent habituellement dans ce ménage, en commençant par le chef de ménage. (écrire verticalement) CEM 2. Sexe : CEM 3. Age : 1. Masculin 2. Féminin 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14

(en année révolue) (NSP=99)

CEM 4. Lien de parente avec le chef de ménage : 1=Chef de ménage 4=Petit enfant 7=Domestiques 2=Conjoint(e) du CM 5=Parents 8=Autres 3=Fils, Fille 6=Famille CEM 5. Situation matrimoniale: 1=Célibataire 2=Marié(e) 3=Union libre 4 =Divorcé(e) 5=Veuf (ve) CEM6 Religion 1. Catholique, 2. Protestant, 3. Adventiste, 4. Musulman, 5 Animiste, 6. Autre à préciser CEM7 Ethnie : 1.Merina, 2.Bara, 3.Tsimihety, 4.Sakalava, 5.Antakarana, 6.Betsimisaraka, 7.Betsileo, 8.Antambahaoaka, 9.Antaifasy, 10.Antaimoro, 11.Antaisaka, 12.Sihanaka, 13.Bezanozano, 14.Antandroy 15.Mahafaly 16.Vezo 17.Antanosy 18.Tanala 19.Autres CEM8 Savez-vous lire et/ou écrire 1.Oui 2. Non 3. Non concerné CEM9 Occupation principale ? 1. Etudiant, 2. Agri-éleveur, 3. Artisan/technicien, 4. Commerçant, 5. Ouvrier agricole/manœuvre, 6. Fonctionnaire, 7. Autre à préciser CEM 10. Quel est le niveau de la dernière classe fréquentée ? (plus de 3mois) 0. Maternelle 1. T1. 2. . T2. 3. T3 4. T4 5. T5 6. 6ème 7. 5ème 8. 4ème 9. 3ème 10. Second 11. Première 12. Terminale 13 Universitaire 14 Sans instruction (pour les individus âgés de 5 à 24 ans) CEM11. . Va-t-il encore a l’école actuellement ? 1. Oui 2. Non CEM12. Pendant les 2. dernières semaines, est-ce que (Prénom) était tombé malade ? 1. Oui 2. Non CEM13 S’agit-il de quelles maladies ? 1. Maladies diarrhéiques 2. Choléra 3. Bilharziose 4. Gale 5. Autres CEM14 Va-t-il puiser de l’eau pour être utilisée dans le ménage ? 1. Souvent 2. Parfois 3. Jamais CEM15 prend-t-il attention au lavage des mains des enfants moins de 10 ans ? 1. Oui 2. .Non 3. Non concerné

108

CEM16 : Votre ménage possède t il les équipements suivants (1-Oui CEM16a : Radio CEM16b : Télévision CEM16c : Electricité MODULE 2 : SOURCE D’EAU SE1. Quelle est la principale source d’approvisionnement en eau consommée par le ménage ? SE1a. l’eau à boire SE1b. l’eau à laver la vaisselle SE1c. l’eau à laver le corps SE1d l’eau à lessiver/nettoyer /___/ ____________ /___/ ____________ /___/ ____________ /___/ ____________ 1-Oui 1-Oui 1-Oui 2-Non 2-Non 2-Non

2-Non) /__/ /__/ /__/

1. Branchement particulier 2. Borne fontaine 3. Puits ou Forage équipé de pompe 4. Puits protégé 5. Source protégée 6. Collecteur d’eau de pluie avec citerne 7. Système mobile 8. Puits traditionnel 9. Source non protégée 10. Lac/rivière/ruisseau/… 11. Autres (à préciser)

/__/ /__/ /__/ /__/

SE2. Est-ce que le lieu est loin par rapport à votre 1. Oui 2. Non /__/ maison ? (pour l’eau à boire) SE3.Est-ce que le lieu est difficile d’accès pour votre 1. Oui 2. Non /__/ ménage ? (pour l’eau à boire) SE4.Temps effectué à pied du trajet aller-retour mis …………minutes /__/__/__/ (exclure la file d’attente) pour puiser l’eau (pour l’eau à boire) SE5.Existe-t-il un file d'attente pour prendre de l'eau ? 1. Oui /__/ 2. Non è SE7 (pour l’eau à boire) SE6.Si oui, combien de temps en moyenne ? (pour …………minutes /__/__/__/ l’eau à boire) SE7.Comment appréciez-vous la qualité de l’eau que vous puisez ? (pour l’eau à boire) 1. Bon 2. Acceptable SE7a. Le goût /__/ SE7b.La limpidité SE7c.L’odeur SE8.Quel problème majeur rencontrez-vous souvent dans la fourniture d’eau ? (pour l’eau à boire) (à ne pas citer)
3. Mauvais 4. NSP 1. Claire 2. Trouble 3. NSP 1. Bon 2. Acceptable 3. Mauvais 4. NSP 1. coupures momentanées 2. tarissement (séchage) 3. diminution de débit 4. aucun problème 5. autre à préciser ____________

/__/ /__/ /__/

SE9. Le point d’eau est-il situé aux environs des endroits suivants ?
Type de l’endroit

SE9a. Cimetière SE9b. Latrine SE9c. Dépotoir à ordures SE9d. Puits perdus pour eaux usées SE9e. Station d’essence SE9f. Vidoir à hydrocarbures

1-Oui 2-Non

Si oui, à quelle distance approximative (en mètres)

Rep1

Rep2

/__/ /__/ /__/ /__/ /__/ /__/

/__/__/__/ /__/__/__/ /__/__/__/ /__/__/__/ /__/__/__/ /__/__/__/

/__/ /__/ /__/ /__/ /__/ /__/

/__/__/__/ /__/__/__/ /__/__/__/ /__/__/__/ /__/__/__/ /__/__/__/

109

SE10. Dans quel état se trouvent les installations du point d’eau ? (pour l’eau à boire)

1. Bon état 2. Légèrement abîmé 3. Gravement abîmé 4. Non fonctionnel 5. NSP

/__/

SE11. Quel type de protection y a-t-il autour du point d’eau ? (pour l’eau à boire) SE11a. Cabine de protection (Kiosque) 1. Oui /__/ 2. Non SE11b. Haie de protection 1. Oui /__/ 2. Non SE11c. Canal de protection 1. Oui /__/ 2. Non SE11d. Autres à préciser ________________ 1. Oui /__/ 2. Non SE12. Est-ce que la source d’eau est entretenue 1. Oui /__/ régulièrement ? (pour l’eau à boire) 2. Non SE13. Est-ce qu’il y a un système de traitement 1. Oui de l’eau au niveau du point d’eau pour s’assurer 2. Non /__/ de sa potabilité ? (pour l’eau à boire) SE14. Quel genre d’activités faites-vous directement au niveau du point d’eau ? (pour l’eau à boire) SE14a. Faire la lessive (lavage des 1. Oui /__/ vêtements) 2. Non SE14b. Se laver 1. Oui /__/ 2. Non SE14c. Faire la douche (bain) 1. Oui /__/ 2. Non SE14d. Donner à boire au bétail 1. Oui /__/ 2. Non SE14e. Utilisation pour les cultures 1. Oui /__/ 2. Non SE14f. Autres à préciser ____________________ 1. Oui /__/ 2. Non SE15. Est-ce que l’eau que vous puisez est 1. Oui /__/ payante ? (pour l’eau à boire) 2. Non è UE1 SE16a. Si oui, à combien ? …………………… /__/__/__/__/__/ Ariary SE16b. Unité du montant SE18. Est-ce que ce système de paiement vous est convenable ? SE19. Si non, quelle est la principale raison ?
1. Par seau (15 litres) 2. Par jour 3. Par semaine 4. Par mois 5. Par litre 1. Oui è UE1

/___/ /___/

2. Non
1- Je ne suis pas en mesure de payer le coût 2- Cette forme de paiement ne me convient pas 3- Je ne veux pas payer 4-Autresàpréciser________________

/___/

MODULE 3. UTILISATION DE L’EAU UE1. Quantité d’eau puisée par jour par le ménage (en litres) UE1a. Pendant combien de jours vous suffit l’eau conservée ? UE1b. L’eau puisée est-elle suffisante pour les besoins du ménage ? a. Fréquence _______ b. Période_______ c. Quantité : ________ d. Unité : ________ e. Equivalence Unité/Litres : _________
/___/___/ 1. Betsaka 2. Antonony 3. Tsy ampy ka mila mitandrina /___/___/ /___/

110

UE2. Les récipients utilisés pour le transport de l’eau sont-ils propres ? UE3a. Est-ce que vous lavez régulièrement les récipients utilisés pour le transport de l’eau ? UE3b. Comment lavez-vous les récipients utilisés pour le transport de l’eau ?

UE2a. Observation 1. Propres 2. Un peu sales 3. Très sales

UE2b. Question 1. Propres 2. Un peu sales 3. Très sales

UE2a /___/

UE2b /___/

1. Oui 2. Non è UE5 1. Lavage à l’eau 2. Brossage avec l’eau 3. Brossage avec l’eau et savon, 4. Autres à préciser _________________ 1. Avant puisage d’eau 2. Après puisage d’eau 3. Autres à préciser _________________ 1. L’eau trop chère 2. Pas nécessaire 3. Autres à préciser _________________

/___/

/___/

UE4. Fréquence du lavage des récipients utilisés pour le transport de l’eau ? è UE6 UE5. Si non, pourquoi ?

/___/

/___/

UE6. Quelle utilisation faites-vous de l’eau puisée ? UE6a. Pour boire et préparer le repas 1. Oui 2. Non UE6b. Pour laver la vaisselle 1. Oui 2. Non UE6c. Pour faire la douche (bain) 1. Oui 2. Non UE6d. Pour se laver (lavage des mains, de 1. Oui la figure des enfants) 2. Non UE6e. Pour faire la lessive (lavage des 1. Oui vêtements) 2. Non UE6f. Pour donner à boire au bétail 1. Oui 2. Non UE6g. Utilisation pour les cultures 1. Oui 2. Non UE6h. Autres à préciser _________________ 1. Oui 2. Non UE7a1. Observation UE7a. Les récipients utilisés pour la conservation d’eau sont-ils couverts ? 1. Couverts UE7b. Les récipients utilisés pour la conservation d’eau sont-ils propres ?
2. Non couverts UE7b1. Observation 1. Propres 2. Un peu sales 3. Très sales UE8a Observation 1. Propres 2. Un peu sales 3. Très sales

/___/ /___/ /___/ /___/ /___/ /___/ /___/ /___/
UE7a2. Question 1. Couverts 2. Non couverts UE7b2. Question 1. Propres 2. Un peu sales 3. Très sales UE8b Question 1. Propres 2. Un peu sales 3. Très sales

UE7a1 /___/ UE7b1 /___/ UE8a /___/

UE7a2. /___/ UE7b2 /___/ UE8b /___/

UE8. Les récipients servant à boire (verres, calebasses, gobelet) sont-ils propres ? UE9. Quel est votre principal mode de traitement de l’eau à boire ?

1. Désinfection (sur’eau, eau de javel, etc.) 2. Ebullition 3. Filtre 4. Aucun 5. Autres à préciser _________________

/___/

UE10. Par qui ou quoi avez-vous appris ce mode de traitement de l’eau à boire?

1. Vous-même
2. A l’école 3. La famille 4. Par l’action de l’IEC 5. Par le personnel de santé 6. ONG 7. Par la radio ou télé 8. Autres à préciser _________________

/___/

111

MODULE4 . HYGIENE ALIMENTAIRE OBSERVATION HA1. Les couverts sont-ils propres ? HA2. Les marmites sont-elles propres ? HA3. Les marmites pour la conservation des aliments sont-elles couvertes ? HA4. Le récipient pour laver la vaisselle est-il propre ? HA5. Existe-t-il un mouchoir à vaisselle ? HA6. Le mouchoir à vaisselle est-il propre ? 1. Propres 2. Un peu sales 3. Très sales 1. Propres 2. Un peu sales 3. Très sales 1. Couvertes 2. Non couvertes 1. Propre 2. Un peu sale 3. Très sale 1. Oui 2. Non 1. Propres 2. Un peu sales 3. Très sales 4. N’est plus convenable à l’usage 1. Oui 2. Non 1. Madio, 2. Malotoloto, 3 Tena maloto, 4. N’est plus convenable à l’usage 1. Oui 2. Non
/___/

/___/ /___/ /___/ /___/

/___/

HA7. La vaisselle lavée est-elle couverte ou retournée ? HA8. La garde vaisselle est-elle propre ?

/___/

/___/

HA9. Existe-t-il du savon dans la cuisine ?

/___/

QUESTIONS A POSER

HA10. Utilisez-vous de l’assiette et de la cuillère pour manger ? 1. Oui 2. Non è HA12 HA11. Quand lavez-vous la vaisselle avec du savon/ détergent ? HA11a. Avant de servir les aliments 1. Oui 2. Non HA11b. Avant de manger 1. Oui 2. Non HA11c. Avant de nourrir les enfants 1. Oui 2. Non HA11d. Après avoir mangé 1. Oui 2. Non HA11d. Autres à préciser _____________________ 1. Oui 2. Non HA12. Quand lavez-vous les marmites avec du savon/ détergent ? HA12a. Avant de préparer les aliments 1. Oui 2. Non HA12b. Après avoir mangé 1. Oui 2. Non HA13. Est –ce que vous lavez les aliments crûs avant de 1. Oui manger ? 2. Non

/___/

/___/ /___/ /___/ /___/ /___/

/___/ /___/ /___/

112

MODULE 5: ASSAINISSEMENT AS1. Avez-vous accès à une latrines ? AS2a. Utilisez vous une latrines ? AS2b. Si Oui, quelles latrines ? 1. Oui 2. Non 1. Oui 2. Non è AS3a 1. Partagés par un seul ménage 2. Partagés par plusieurs ménages 3. Publics 4. Autres à préciser ________________
1. Oui 2. Non è AS3c 1. /___/ Pour un seul ménage 2. /___/ Pour plusieurs ménages 1. Sexospécifique (Une pour H, une pour F) 2. Discrimination (Adulte et enfant) 3. Autre à préciser ________________________ 1. Coutumes et us 2. Par habitude 3. Pas de main d’œuvre 4. Pas d’argent 5. Pas urgent 6. Pas nécessaire 7. Autre à préciser _____________________ 1. Cabinet avec siège anglais 2. Latrines à la turque 3. Latrines avec dalle nettoyable 4. Latrines traditionnelles 5. Tinette 6. Trou ouvert 7. Dans la nature 8. Autre à préciser _____________________ 1. Fosse septique 2. Raccordement à l’égout 3. Double fosse 4. Fosse étanche 5. Fosse simple 6. Autre à préciser _____________________ 1. Egoût 2. Réception dans un puisard individuel 3. Vidange par le service public 4. Vidange manuel par un particulier 5. Abandonnée 6. Rejet par un système de trop plein 7. Autre à préciser _____________________ /__/__/__/ 1. Jour 2. Mois 9. Depuis toujours
/___/ /___/

/___/

AS3a. Avez-vous des latrines ? AS3b1. Si oui combien ? AS3b2. Si plus d’une latrines, pourquoi ?
è AS4a

/___/ /___/ /___/ /___/

AS3c. Si non, pourquoi ?

/___/

AS4a. Quel type d’installation sanitaire le ménage utilise-t-il principalement pour ses aisances ?

/___/

AS4b. Comment s’évacuent les excrétas du ménage?

/___/

AS4c. Décrire le mode de traitement des excrétas évacués ?

/___/

AS5a. Depuis combien d’année et/ou de mois utilisez-vous ces latrines ? AS5b. Profondeur creusée pour vos latrines AS6. Combien de personnes dans le ménage utilisent habituellement les latrines ? AS7. Combien de personnes dans le ménage n’utilisent pas habituellement les latrines ?

3. Année

/__/__/__/ /__/

/___/___/ mètres /__/__/ personnes dont /__/___/ femmes /__/__/ personnes dont /__/___/ femmes

/__/__/ /__/__/ /__/__/ /__/__/ /__/__/ 113

AS8. Dans quel cas utilisez-vous les latrines ? AS9a. A quel âge les enfants utilisent la latrines ? AS9b. Où mettez-vous les selles des enfants ? AS10. Par qui ou quoi avez-vous appris à utiliser les latrines ?

1. A chaque besoin 2. Pour déféquer seulement 3. Autres à préciser …………………….. /__/__/ ans (âge) 1. Laisser sur place 2. Jeter en plein air 3. Jeter dans la latrine 4. Enfouir dans le sol 5. Autres à préciser :……………………. 1. Vous-même 2. A l’école 3. La famille 4. Par l’action de l’IEC 5. Par le personnel de santé 6. ONG 7. Par la radio ou télé 8. Autres à préciser _________________ 1. Oui 2. Non

/__/

/__/__/

/__/

/__/

AS11a. Trouvez-vous que les latrines sont-elles propres (observation) AS11b. Les latrines ont-t-elles des toitures ? AS11c. Les latrines ont-t-elles des murs ? AS11d. Utilisez vous de matériel de nettoyage ou de l’eau dans les latrines (papier, feuilles d’arbre, herbes) ? AS11e. Si oui lequel ?

/__/

1. Oui

2. Non

/__/

1. Oui

2. Non

/__/

1. Oui 2. Non è AS11f 1. Eau 2. Papier 3. Feuilles d’arbres 4. Herbes 5. Autres à préciser ................................ 1. Votre domestique H 2. Votre domestique F 3. Votre fille 4. Votre garçon 5. Votre conjoint 6. Votre conjointe 7. Autres à préciser H 8. Autres à préciser F 1. A chaque utilisation 2. Une fois par jour 3. Tous les /__/__/ jours 4 Jamais 1. Avec de l’eau 2. Avec de l’eau et de produit nettoyant 3. Autres à préciser ……………………… 1. Oui 2. Non

/__/

/__/

AS11f. Qui lave habituellement votre latrines ?

/__/

AS12a. Combien de fois lavez-vous votre latrines ?

/__/

AS12b. Comment lavez-vous votre latrines ? AS13. Avez-vous une douche ? AS14. Utilisez-vous cette douche : AS14a. Pour se laver le corps entier ? AS14b. Pour se laver les mains ? AS14c. Pour se laver les pieds ? AS14d. Pour se brosser les dents ? AS14e. Pour laver les visages ? AS14f. Autres à préciser _________________

/__/ /__/

1. Oui 1. Oui 1. Oui 1. Oui 1. Oui 1. Oui

2. Non 2. Non 2. Non 2. Non 2. Non 2. Non

/__/ /__/ /__/ /__/ /__/ /__/ 114

MODULE 6: LAVAGE DES MAINS LM1. Qui ont l’habitude de se laver les mains ? 1. Tous les membres 2. Les mères et enfants seulement 3. Aucun membre 4 Autres à préciser ………………… 1. Oui 2. Non è LM2c 1. Régulièrement 2. Exceptionnellement 1. Coutumes et us 2. Pas nécessaire 3. Pas d’argent 4. Par habitude 5. Autre à préciser :………………

/__/

LM2a. Utilisez-vous du savon pour vous laver les mains ? LM2b. Si oui, fréquence ? è LM3a Si Non LM2c. Pourquoi ?

/__/

/__/

/__/

LM2d. Avec quoi lavez-vous vos mains ? LM3a. Avez-vous des emplacements spécifiques pour le lavage des mains ? LM3b. Si oui, de quelle nature ?

1. Eau seulement 2. Eau + autre agent à préciser :…... 1. Oui 2. Non è LM4a

/__/

/__/

1. Air libre 2. Petite installation 3. Autres à préciser _____________

/__/

LM3c. Où se trouve cette installation de lavage de main ?

1. Près des latrines 2. Près de la maison 3. Près des deux 4. Autres à préciser _____________

/__/

LM4a. Quel est l’emplacement immédiat du savon ?

1. Près des installations de lavage de main 2. Près des sources d’eau 3. Autre à préciser _____________

/__/

LM4b. Où rangez vous le savon en cours d’utilisation ?

1. Dans un tiroir ou armoire 2. Dans une petite installation 3 Autres à préciser _____________

/__/

LM5a. Est-ce que vous séchez les mains après les avoir lavées ?

1. Oui 2. Non è LM6

/__/

LM5b. Si oui, avec quoi ?

1. Serviette 2. Séchées naturellement 3. Autre à préciser _____________

/__/

115

LM6. A quel moment vous et les membres du ménage lavez-vous les mains ? LM6a. Avant de manger LM6b. Après défécation LM6c. Après les jeux LM6d. Après le travail/champ LM6e. Avant l’allaitement LM6f. Avant de préparer la nourriture LM6g. Autres à préciser ………………….
1. Oui 2.Non

Si OUI, Avec du savon ? 1. Oui 2.Non

/__/

/__/

1. Oui

2.Non

1. Oui

2.Non

/__/

/__/

1. Oui

2.Non

1. Oui

2.Non

/__/

/__/

1. Oui

2.Non

1. Oui

2.Non

/__/

/__/

1. Oui

2.Non

1. Oui

2.Non

/__/

/__/

1. Oui

2.Non

1. Oui

2.Non

/__/

/__/

1. Oui

2.Non

1. Oui

2.Non

/__/

/__/

LM7. Classez votre motivation pour se laver les mains avec du savon :

1. Désir de protection de la santé 2. Désir de propreté 3. Pour préserver son statut social et sa dignité 4. Pour le confort/ bien être 5. Autre à préciser ........................ 1. Vous-même
2. A l’école 3. La famille 4. Par l’action de l’IEC 5. Par le personnel de santé 6. ONG 7. Par la radio ou télé 8. Autres à préciser _________________

/_/ /_/ /_/ /_/ /_/

LM8. Par qui ou quoi avez-vous appris à se laver les mains ?

/__/

LM9. Fin de l’interview : /___/___/ : h /___/___/mn REMARQUES ET OBSERVATIONS (par l’enquêteur) :

/___/___/ : h /___/___/mn

116

ANNEXE III : QUESTIONNAIRE FOCUS GROUP

REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA Tanindrazana – Fahafahana – Fandrosoana
MINISTERE DE L’ENERGIE ET DES MINES SECRETARIAT GENERAL DIRECTION GENERALE DIRECTION DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT MINISTEREDEL’ECONOMIEDESFINANCES ETDUBUDGET SECRETARIAT GENERAL INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE MINISTERE DES POSTES , TELECOMMUNICATIONS ET COMMUNICATIONS SECRETARIAT GENERAL DIRECTION DE L’ANIMATION COMMUNAUTAIRE

QUESTIONNAIRE SUR LES CONNAISSANCES, ATTITUDES ET PRATIQUES EN MATIERE D’EAU, D’ASSAINISSEMENT ET D’HYGIENE

FOCUS GROUP
MODULE 0 : FANONDROANA ID1. TONDRO MANOKANA
ID1 Faritany:/_____________________/ ID2 Fivondronana : /________________________________________/ ID3 Toerana :/______________________________/

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ID4 Anaran’ny mpandrindra:/_______________________________________/ ID5 Andro nanaovana ny fanadihadiana : (jj/mm/aa) ID6 Ora nanombohan’ny fanadihadiana (hh : mm)
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SOLON-TENA VOAKASIKA : SOLON-TENA Renim-pianakaviana Membra ny ONG sy fikambanana Mpitondra fivavahana Mpampianatra Mpianatra Ray aman-drenin’ny mpianatra Mpiasan’ny fahasalamana (CSB) Lehiben’ny Fokontany Ben’ny Tanana TOTAL
Tonga : 1. Eny 2. Tsia ISA

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118

FANADIHADIANA 1 : FIHAVIAN’NY RANO (SOURCE D’EAU) FAMATSIANA (APPROVISIONNEMENT) : AP1. Ahoana ny fahatsapanareo ny fampiasana sy ny filàna ny rano @ akapobeny ?

AP2. Mahafapo anareo ve ny habetsahan’ny rano misy sy ny hatsarany (rano ampiasaina ao an-tokatrano toy ny rano fisotro, rano hikarakarana sakafo sy hanasana lovia, rano hanasana lamba, rano hisasana, sns) ?

AP3. Mahatsapa ve ianareo fa voaaro tsara ny toerana fangalana rano ? (sources d’eau suffisamment protégées/preservées) ?

AP4. Inona avy ireo olana mitranga na tombotsoa eo @ famatsiana rano hitanareo sy ny anton’izany ? (tanisao)

119

AP5. Inona avy ny fiantraikan’ireo olana ireo @ fiainan’ny olona andavan’andro ?

AP6. Ahoana ny hamahanareo izany olana izany ?

AP7. Iza ireo afaka mamaha izany olana izany ?

TOERAM-PATSAKANA (POINT D’EAU) : PE1. Inona avy ireo olana tsapanareo eo @ fikarakarana ny toeram-patsakana ?

PE2. Inona ny anton’izany olana izany ?

120

PE3. Inona ny vokatra aterak’izany olana izany ?

PE4. Inona avy ny vaha-olana arosonareo hamahana izany olana izany ?

PE5. Iza avy no afaka mamaha izany olana izany ?

FANANGONANA, FITANTERANA, FITEHIRIZANA (COLLECTE, TRANSPORT ET STOCKAGE) : CTS1. Ahoana ny fomba fikarakaranareo ny fitaovana fanangonan-drano ? (entretien du matériel pour la collecte de l’eau)

CTS2. Voaaro na voasarona tsara ve ny rano mandritra ny fitanterana azy ka hatrany amin’ny toeram-pitehirizana azy ? (l’eau est-elle couverte au cours de son transport jusqu’au lieu de stockage)

121

CTS3. Inona ny olana tsapanareo amin’ny fitehirizana rano ilaina amin’ny fiainana andavan’andro ao an-tokantrano ? (Problèmes rencontrés pour le stockage de l’eau à la maison)

FAMPIASANA (UTILISATION) : UT1. Ahoana ny ataonareo mba ho rano fisotro madio ny rano ao an-trano ? (Comment assurez-vous la potabilité de l’eau à la maison)

UT2. Mahita olana ve ianareo @ fampiasana ny rano ?

UT3. Inona avy ny vokatr’izany olana izany ?

122

UT4. Inona avy ny hataontsika mba hamahana izany olana izany ?

UT5. Iza avy no afaka mamaha izany olana izany ?

HEVITRA (OPINION) : OP1. Araka ny hevitrareo inona no hatao hoe « rano fisotro madio » ? (eau potable)

OP2. Tanisao ireo olana @ tsy fisian’ny « rano fisotro madio » ?

OP3. Inona ny anton’izany ?

123

OP4. Inona ny vokatr’izany olana izany ? ( raha aretina, tanisao)

OP5. Inona no vahaolana arosonareo @ izany?

OP6. Iza no afaka mamaha izany olana izany ?

OP7. Amin’ny fomba ahoana ?

OP8. Misy fady ve mifandraika amin’ny fampiasana rano sa tsia, hazavao ?

124

FANADIHADIANA 2 : FANATSARANA SY FANADIOVANA NY FARITRA IAINANA (ASSAINISSEMENT DU CADRE DE VIE) FAIKA (DECHETS) (avy @ olombelona, avy @ biby, fako, rano maloto, sns) DC1. Tanisao ireo olana tsikaritrareo momba ny fako sy ny loto avy amin’ny olombelona sy ny biby fiompy, ny fako ary ny rano maloto manodidina anareo ?

DC2. Inona avy ny anton’izany olana izany ?

DC3. Inona avy ny vokatr’izany olana izany ?

DC4. Inona no vahaolana arosonareo @ izany?

DC5. Iza no afaka mamaha izany olana izany ?

DC6. Amin’ny fomba ahoana ?

125

FAMOAHANA NY DIKY SY NY FOTO DRAFITR’ASA MIFANDRAIKA AMINY (EVACUATION D’EXCRETAS ET INFRASTRUCTURES LIEES) EVI1. Mahatsapa ny ilana sy ny fampiasana ny foto-drafitr’asa momba ny fahadiovana ve ianareo toy ny lavam-piringa, ny fanariam-pako, sns ?

EVI2. Ahoana ny heveranareo na hitsaranareo ny fanakaikezan’ireo foto-drafitr’asa ireo mihoatra @ toerana manadanja voatokana toy ny fiangonana, tany fady, fasana, sns ? (Comment juge-t-on les proximités de ces infrastructures par rapport aux lieux communs importants dans le village comme les maisons de culte, endroit tabou, cimetière, etc)

EVI3.Tanisao ireo olana mifandraika @ ireo foto-drafitra izay manodidina anareo ? • Olana ara-tSosialy :

Olana mifandraika @ Kolontsaina - fomban-drazana

Olana ara-Toekarena

Olana eo @ Tontolo iainana

126

EVI4. Inona avy ny anton’izany olana izany ?

EVI5. . Inona avy ny vokatr’izany olana izany ? (ohatra : tsara raha mivoaka ny fifandraisan’ny famoahana ny diky sy ny aretina°)

EVI6. Inona no vahoalana arosonareo @ izany?

EVI7. Iza no afaka mamaha izany olana izany ?

EV18. Amin’ny fomba ahoana ?

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FAMPIASANA LAVAPIRINGA (UTILISATION DE LATRINE) UTL1. Misy fady ve mifandraika @ fampiasana lavapiringa ? Inona ? Hazavao

Ho an’ny mampiasa lavapiringa UTL2. Mitovy ve ny lavapiringa ampiasain’ny lahy sy ny vavy ?

UTL3. Mitovy ve ny lavapiringa ampiasain’ny olon-dehibe sy ny ankizy ?

UTL4. Ny ankohonana rehetra ve dia mampiasa lavapiringa iray ihany ?

UTL5. Rehefa inona ianareo no mampiasa lavapiringa? (Quand utilisez-vous les latrines)

UTL6. Ahoana ny fomba fanadiovanareo ny lavapiringa ? (Comment nettoyez-vous les latrines)

UTL7. Ahoana ny fanesorana ny diky ao anaty lavapiringa ? (Comment procédez-vous pour le vidange des latrines)

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Ho an’ny tsy mampiasa lavapiringa UTL7. Maninona ianareo no tsy mampiasa lavapiringa ?

UTL8. Mihevitra ve ianareo fa ny fampiasana lavapiringa dia midika fandraisana anjara @ fiarovana ny tontolo iainana, ny fahasalamana sy ny fahadiovana ?

UTL10. Raha ohatra ka misy fiheverana tetik’asa fanamboarana lavapiringa, vonona ve ianareo hampiasa izany ? Hazavao.

FANADIHADIANA 3 : FAHADIOVANA @ AKAPOBENY (HYGIENE GENERAL) FANASANA TANANA (LAVAGE DES MAINS) : Ho an’ny zatra manasa tanana LVM1. Maninona ianareo no manasa tanana ?

LVM2. Ahoana ny fomba fanasanareo tanana ( miaraka @savony ve ?, sa miaraka @ zavatra hafa ?)

LVM3. Midika inona ny savony aminareo?

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LVM4. Maninona no tsy mampiasa savony ny tokatrano sasany rehefa manasa tanana ?

LVM5. Rehefa inona ianareo no manasa tanana ?

LVM6. Amin’ny fotoana inona no tena heverinareo fa tokony hanasa tanana ?

LVM7. Ahoana ny fahitanareo ny fanasana tanana ? (Comment percevez-vous le lavage des mains)

LVM8. Araka ny hevitrareo, inona ny ilana ny fanasana tanana ? (Quelle est l’utilité du lavage des mains)

Ho an’ny tsy mpanasa tanana LVM8. Maninona ianareo no tsy manasa tanana ? (Tanisao ny olana)

LVM9. Ahoana ny fahitanareo ny olona manasa tanana ?

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LVM10. Mihevitra ve ianareo fa ny fanasana tanana dia tsy miteraka tombotsoa @ fahasalamana sy ny fahadiovana ?

FAHADIOVAN’NY VATANA (HYGIENE CORPORELLE) : HYC1. Karazan’olana inona avy no hitanareo @ fandrona, fanasana lamba, fisasana ?

HYC2. Inona ny anton’izany olana izany ?

HYC3. . Inona avy ny vokatr’izany olana izany ?

HYC4. Inona no vahaolana arosonareo @ izany ?

HYC5. Iza no afaka mamaha izany olana izany ?

HYC6. Amin’ny fomba ahoana?

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FAHADIOVAN’NY SAKAFO (HYGIENE ALIMENTAIRE) HYA1. Karazan’olana inona avy no hitanareo momba ny fahadiovan’ny sakafo ?

HYA2. Inona ny anton’izany olana izany ?

HYA3. Inona avy ny vokatr’izany olana izany ?

HYA4. Iza no afaka mamaha izany olana izany ?

HYA5. Amin’ny fomba ahoana ?

Ora niafaran’ny fanadihadiana : | | | : | | |
Tombokasen’ny fokontany sy sonian’ny Filohan’ny fokontany

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BIBLIOGRAPHIE
(1) (2) (3) (4) (5) Mary DOUGLAS, De la souillure, Ed. Minuit, Paris. P. 138. (L.P) RANDRIAMAROLAZA, Seminera mikasika ny fampandrosoana, 10-15 Décembre, Antananarivo, 1990. (M.M). RAKOTOMALALA, Une expérience pluridimensionnelle (…) Thèse de doctorat de l’E.N.E.S.S. 3 vol. Paris 1990. p. 476. op. cit. Mary DOUGLAS. Rachel ANDRIAMBELOMIADANA , Deux mondes en présence, « Ny fomba amam-panao sy ny fampandrosoana », Office du Livre Malagasy, Antananarivo 1994, pp. 72-73. (6) (7) (8) (9) (10) Dictionnaire des mots contemporains, Le Robert, Paris, 1985, p. 107 CALAME GRIAULE, « Pour une étude éthnolinguistique des littératures orales africaines » in. Langages, 1970, p. 25. Mircéa Eliade, «Littérature orale » in Histoire des littératures t. i Gallimard Encyclopédie de la Pléiade 1956 pp. 3-26. Bronislaw Malinowski, Une théorie scientifique de la Culture Coll. Point. Ed. F. Maspero. Paris, 183 p. Jean Pierre OLIVIER de SARDAN, in “Introduction”, Anthropologie et développement. Essai en socio-anthropologie du changement social. Editions KARTHALA, 1995. (11) (12) (13) (14) (15) (16) (17) (18) Analyse du service de l’eau potable et de l’assainissement pour les populations pauvres dans les villes de Côte d’Ivoire, Bernard Collignon et al. , Avril 2000 Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté, Madagascar, Mise à jour Juillet 2003 Enquête démographique et de santé, INSTAT 1997 Pauvreté à Madagascar : défi public et stratégies des ménages, Y. Dissou et al. 2000 Rapport national sur le développement humain durable à Madagascar en 1999, INSTAT Rapport principal de l’EPM 2002, INSTAT 2003 Structure et facteurs déterminants de la pauvreté à Madagascar, P. Dorosh et al. 1998 Tarification de l’eau, le nouveau code de l’eau et les pauvres, B. Minten et al. 2002

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