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22 Décembre 1978 COHN-BENDIT

(Refus effet direct


directive non
transposée)

1. FAITS

Daniel Cohn-Bendit avait fait l’objet d’un arrêté d’expulsion par le ministre
de l’Intérieur en 1968 en raison de sa participation active aux événements
de mai 68.
Il demanda en 1975 au ministre d’abroger cet arrêté.
Il déferra au juge administratif le refus qui lui fut opposé, faisant
notamment valoir que le refus d’abroger l’arrêté d’expulsion le visant était
contraire à la directive de 1964 adoptée par le Conseil des CE.

2. PROCEDURE
Saisine du TA. Saisine du CE en appel par le ministre de l’Intérieur contre
le jugement rendu par le TA.
CE annule le jugement du TA et rejette la demande de Cohn-Bendit.

3. THESES EN PRESENCE

Cohn Bendit fonde sa requête sur une directive de 1964, à laquelle l’arrêt
d’expulsion s’opposerait.
Le CE fait valoir l’idée qu’une directive ne crée d’obligation qu’aux Etats et
non aux personnes.

4. PROBLEME DE DROIT

Quel est le régime d’applicabilité des directives en droit national ?

5. SENS DE L’ARRET

Le CE fixe sa jurisprudence relative à l’applicabilité des directives


communautaires.
 Refus de l’effet direct d’une directive contre une décision
individuelle administrative, même passé le délai de transposition.
 Possibilité d’exciper l’incompatibilité du droit national ayant servi de
fondement à la décision contestée au regard des objectifs fixés par
la directive.
 Le Ce a ainsi distingué selon la nature de l’acte attaqué (individuel
ou réglementaire)