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10 erreurs à éviter sur votre CV

Vous profitez de l’été pour envoyer des CV à la rentrée. Mais êtes-vous certain d’éviter tous les pièges
? Voici les 10 erreurs qui font passer votre CV dans la mauvaise pile…

1. 1. Envoyer le même CV à tout le monde. Un CV se personnalise. Sur l’un d’eux vous


mettrez en valeur vos diplômes, sur l’autre votre dernière expérience, sur le troisième encore
votre vie associative… Adaptez le titre de votre CV à l’emploi auquel vous postulez et
reprenez les termes de l’offre d’emploi : vous prouverez ainsi au recruteur que lui et vous
parlez le même langage.
2. 2. Faire un CV anonyme… sans prévenir. Si l’idée peut sembler saugrenue, certains
n’hésitent pas à masquer leur nom ou leur adresse pour ne pas être discriminé. Sauf que
sans nom et sans adresse, il n’est pas aisé pour les employeurs de les contacter ! Prévu à la
base pour être utilisé depuis 2006 par 50 des plus grandes entreprises françaises, le CV
anonyme devait faire l’objet d’un bilan début 2010. D’après l’AFP, ce bilan n’a jamais eu lieu.
En Belgique en revanche, le CV anonyme est obligatoire – mais uniquement dans
l’administration.
3. 3. Mettre une photo inappropriée. Photo avec un chapeau ou une casquette, photo
supposée humoristique, photo de plein pied façon « Miss PACA 2003 » n’ont pas les faveurs
des recruteurs.
4. 4. Jouer aux devinettes avec les recruteurs. A fortiori si vous postulez par le biais d’un
cabinet de recrutement, tout le monde ne sait pas ce que « supply chain », « SEO » ou
« business intelligence in chief » signifie. Dans le même esprit, évitez le franglais ou alors,
traduisez : face à un recruteur d’un certain âge, un abus de langage technique risque d’être
vite rebutant. Bannissez aussi les mots « beaucoup », « un peu », « de nombreux » et
remplacez-les par des chiffres (CA réalisé, nombre de personnes encadrées, objectifs
réalisés, années d’expérience).
5. 5. Se tromper de fichier. Envoyer une lettre de motivation où vous indiquez que « travailler
dans l’ingénierie serait [votre] rêve » à une entreprise agroalimentaire peut apparaître rustre.
De même, on évitera de terminer par « Veuillez agréer, Monsieur » quand on s’adresse à une
femme, et vice-versa. « Un candidat m’avait envoyé par courrier son brouillon, raturé et
corrigé par un ami qui lui conseillait de s’inventer une formation et d’augmenter son
classement au tennis ! Quand il m’a relancé par téléphone, je n’ai pas pu m’empêcher
d’étouffer un rire » se souvient un chasseur de tête spécialiste en « high and middle
management ».
6. 6. Ne pas actualiser vos diplômes. Avec le nombre de réformes sur les études
universitaires, il vaut mieux traduire notamment pour les plus jeunes recruteurs qui risquent de
n’y rien comprendre. Bac B, Bac G, DESS, BTS Action commerciale, ESC Marseille Provence
n’existent plus. Il convient d’indiquer : « Bac ES anciennement Bac B », ou « BTS
Management des Unités commerciales, équivalent BTS Action commerciale », ou encore
« Diplômé d’EuroMed Marseille, ex-ESC Marseille Provence ». Décrivez également le
programme en quelques mots si vous avez suivi une formation peu connue et ajoutez le
thème de votre mémoire, uniquement si celui-ci a un lien avec le poste visé.

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7. 7. Indiquer des disponibilités restreintes ou des exigences farfelues. « Statut cadre
exigé », « 45KE minimum », « postes en télétravail seulement », « sauf le mercredi »… Les
seuls qui peuvent se permettre cela – et pour qui c’est même vivement recommandé – sont
les étudiants qui recherchent un job d’été à horaires fixes.
8. 8. Mentionner (trop de) loisirs. La case « loisirs » est vraiment un casse-tête pour les
candidats. Si vous indiquez un loisir en lien avec votre activité professionnelle, on risque de
vous prendre pour un monomaniaque. (Exemple : « Chargé de référencement, le dimanche
pour m’amuser je vais des concours de référencement sur Yahoo Search ») Si mentionner
quelques loisirs peut être un plus lors de l’entretien en mettant en avant vos points communs
avec le recruteur, ils peuvent aussi vous desservir. « Je me souviens de cette candidate qui
avait indiqué ‘’Lecture : romans Harlequins’’. Ca faisait frivole… » raconte le responsable
recrutement d’une entreprise du CAC 40.
9. 9. Zapper la lettre de motivation. Votre CV si beau soit-il ne suffit pas. Un contenu de mail
de type « Bonne réception » ou pire, vide, ne donne pas envie d’ouvrir la pièce jointe. Celle-ci
ne doit pas être un condensé ou un copier/coller de votre CV, mais apporter des informations
sur votre « savoir-être ». N’oubliez pas de respecter le schéma de lettre en trois parties :
« Vous », « Moi », « Nous ».
10. 10. Indiquer toutes vos coordonnées de réseaux sociaux. Montrer que vous avez créé un
groupe professionnel peut être un plus, en revanche si vous indiquez vos liens Twitter, FlickR
ou Facebook, assurez-vous d’avoir supprimé vos photos personnelles et vos tweets
philosophiques sur l’avenir du football français. D’après une étude de Robert Half effectuée en
2008, 94% des recruteurs ne vérifient plus les CV via les méthodes classiques comme le
contrôle de références. En revanche, ils sont une majorité à jeter un coup d’œil sur votre profil
en ligne. Ce qui pourrait nous amener à une onzième erreur à éviter : mentir sur son CV.

M.S. B.

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7 nouvelles compétences indispensables pour trouver un emploi
Les recruteurs font encore grise mine devant les piles de CV, 4 à 10% de recrutements de cadres en
moins selon l’APEC en 2010. Les candidats cherchent plus que jamais les formules qui font mouche.
Dans un contexte d’insécurité, les entreprises cherchent la perle rare et ce qui fait la différence, c’est
aujourd’hui, plus qu’un diplôme ou un pedigree, le savoir être des candidats.

Quelles sont ces qualités décisives ? Voici les 7 nouvelles compétences indispensables pour trouver
un emploi.

1- Flexibilité : La multiplication des talents.

« Vous recherchez un comptable ? Sachez qu’en plus de mon expérience dans ce domaine, j’ai eu
l’occasion de faire du contrôle de gestion ». La fiche de poste est aujourd’hui plus informative que
normative. Les projets sont souvent pluridisciplinaires, plus question de se retrancher derrière son
intitulé de poste. La capacité à élargir ses compétences devient un atout pour être recruté.

2- Curiosité d’esprit : Une question de point de vue…

La curiosité d’esprit, la capacité à sortir des sentiers battus attire les recruteurs intéressés par les
« chercheurs d’idées » plus que par les hommes-machine. « Chez tous, nous apprécions l’ouverture
d’esprit, le dynamisme », déclare Jean-Paul Charlez, chargé du recrutement chez Les Nouvelles
frontières. Alors n’hésitez pas à vous montrer curieux et baissez les œillères.

3- L’audace : L’emploi tous risques.

Osez, proposez, avancez ! « Nous cherchons à recruter des entrepreneurs. », affirme Emilie Nikolaëff,
DRH de Eurovia. Dans un climat d’incertitude, les entreprises recherchent des collaborateurs qui n’ont
pas froid aux yeux. Donnez également la primeur au projet sur le statut. CDD, management de
transition, auto-entrepreneur…, prendre le risque, c’est parfois prendre une longueur d’avance.

4- La résilience : Reculer pour mieux sauter.

Savoir prendre de la hauteur sur ses échecs, rebondir rapidement sur des projets différents, voilà qui
est particulièrement prisé dans un contexte de reprise morose. Avec l’arrivée de « l’enfant roi » en
quête de son épanouissement sur le marché du travail, le candidat idéal est celui qui sait prendre de
la distance par rapport à ses frustrations et échecs pour continuer à avancer.

5- Communication : Français correct exigé.

Ecrivez-vous sans faute ? Etonnant, comme question ? Pas vraiment. Pléthore de technologie ou
manque d’éducation, le fait est là, l’orthographe, ou plutôt son absence devient un critère de sélection
quelle que soit la formation initiale. Fautes dans les mails, les propositions commerciales, les
tournures de phrases sont constatées à tour de bras. D’où l’existence par exemple de la certification
Voltaire qui teste le niveau de langue. Alors, laissez vos diplômes et…reprenez vos bleds !

6- L’engagement : Un travail qui donne envie.

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Et combien de congés payés? Et les RTT ? Comparer, se servir, exiger, et oui, les candidats aussi
sont consommateurs parfois. Avant tout les recruteurs veulent… de l’envie ! « Tous les profils nous
intéressent, la diversité nous intéresse. Ce qui est important pour le groupe Monoprix, c’est de recruter
des candidats passionnés par le service client » dit Alain Cousin DRH magasin du groupe Monoprix.
Alors on ne le dira pas assez, soyez motivé !

7- L’écoute : Vous me recevez ?


A moins d’être au placard, plus de chance d’échapper aux collègues dans des postes où les projets
sont de plus en plus transversaux. Alors savoir travailler en équipe, devient primordial pour
l’entreprise. Et si vous avez des problèmes de communication en équipe, rassurez vous, ce n’est pas
incurable, souvent, pour mieux s’entendre, il suffit juste de mieux écouter. Facile, vous entendez ?
Alors, et vous, que savez-vous être ?

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4 leçons business à piquer aux étudiants-entrepreneurs à succès

Les startups créées par des étudiants américains devenus milliardaires donnent des envies d’aventure
à leurs homologues français. Tous cherchent évidemment l’idée qui tue, mais au final, peu d’élus
feront fortune. Réussir à monter une entreprise sans expérience ni soutien financier est un vrai
challenge, et beaucoup échoueront.

Voici donc quelques conseils qui nous viennent de ceux qui ont réussi, outre Atlantique bien sur, mais
également en France.

1. Trouver un besoin et y apporter une solution

L’idée la plus lumineuse, mais aussi la plus difficile, est d’inventer un service qui n’existe pas. Et si un
service existe, mais qu’il vous semble possible de l’améliorer, lancez-vous ! C’est exactement ce qu’a
imaginé le jeune Mark Zuckerberg, qui étudiait la programmation informatique sur les bancs de la fac
de Harvard. Ennuyé de ne pas avoir les photos de toutes les étudiantes de sa fac à portée de main,
comme dans son ancien école, il décida de s’infiltrer dans le serveur de l’université pour y extraire
toutes les informations relatives aux étudiants du campus. Il créa ainsi thefacebook.com, qui fût
rapidement fermé par les autorités de Harvard. Mais convaincu que son idée était brillante, il s’installa
en Californie pour ouvrir cette fois-ci facebook.com. Les étudiants pouvaient ainsi se connecter les
uns aux autres, afin de développer une vie sociale virtuelle, parallèlement à leur vraie vie à la fac. Le
site fût tout d’abord réservé aux étudiants de tous les campus américains, puis devant le succès
grandissant, Zuckerberg se laissa tenter par une plus grande exposition et ses possibilités de
rentabilité financière, et facebook s'ouvrit au monde entier.

Ainsi, à partir de la simple envie de voir les photos de ses collègues étudiantes s’est développé
l’incontournable réseau social devenu en 5 ans l’une des plus belles réussite du web. La suite
ressemble à un rêve pour Zuckerberg. A seulement 26 ans, il est aujourd’hui l’un des plus jeunes
milliardaires américains, et l’adaptation cinématographique de sa biographie sortira cet automne sur
les écrans du monde entier. Sur Facebook, ce sont désormais 500 Millions d’amis du monde entier qui
partagent photos, vidéos et autres activités numériques.

2. Pensez au delà de l’école

Quand il eut terminé ses études d’informatique, Benjamin Bejbaum n’avait toujours pas trouvé sa voie
pour gagner sa vie. Passionné d'informatique et du web, il monte en 2000 une petite société de
création et d’hébergement de sites web. Il aurait pu rester ainsi un jeune patron comme des milliers
d’autres. Mais alors qu’il revenait de vacances à New-York, il eut besoin de partager des vidéos avec
ses amis et sa famille. Un tel service n’existait pas. il mit à profit son expérience d’ingénieur
informatique pour créer avec son ami Olivier Poitrey le premier site français de partage de vidéos :
Dailymotion, et cela, quelques mois avant Youtube !

Aujourd’hui, ce qui n’aurait sans doute jamais existé sans les compétences et la bonne idée de
Benjamin Bejbaum est une société connue dans le monde entier et courtisée par les chaînes de télé

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et opérateurs médias, qui multiplient les offres de rachat pour tenter de s’offrir une des pépites de la
réussite du web version french touch !

3. Exploitez vos projets d’études à une plus grande échelle

Sergei Brin et Larry Page, deux brillants étudiants de Stanford ont travaillé ensemble sur un sujet de
thèse original: l’étude de la création d’un moteur de recherche dont le fonctionnement se baserait sur
un algoryhtme complexe et novateur. Le nom de ce site révolutionnaire sera donc Google. Et voici
comment Google fonctionnerait : le moteur étudierait les relations entre les sites web, et aiderait ainsi
à évaluer la pertinence d’une information en se basant sur le nombre d’autres sites y faisant
référence. Brin et Page désiraient ainsi rendre l’information la plus pertinente accessible à tous.
Google est aujourdhuile site le plus visité au monde, et il est si commun qu’il en est même devenu un
verbe en anglais. On va donc “googler” au lieu de “faire une recherche sur le web” !

4. Ne laissez pas vos études vous empêcher de réaliser vos rêves

Lorsque Jonathan Benassaya, jeune et prometteur banquier d’affaire, réalise qu’il a peut-être raté sa
vocation, son ami Daniel Marhely et lui se lancent dans une toute autre aventure cette fois-ci guidée
par la passion : Deezer. Si au départ le projet de Daniel était un un site illégal permettant d’écouter de
la musique en streaming (Blogmusik), l’expérience de Benassaya dans les affaires vont aider les deux
acolytes à rendre leur projet viable et surtout... légal. Commence alors une longue série de tractation
avec les maison de disque, qui les unes après les autres, comprennent le bien fondé de ce projet, et
signent des accord pour la diffusion des oeuvres de leurs catalogues.

Jonathan Benassaya et Daniel Marhely auront eu raison de croire en leur rêve: en Juillet 2010,
Deezer annonce un accord historique avec Orange, et la petite startup devient la plateforme unique
d’écoute musicale sur ADSL et sur mobile de l’opérateur télécom.

Le point commun à toutes ces réussites ? L’informatique, mais elle n’est pas la seule voie permettant
de réussir grâce a l’innovation et la motivation. D’autres secteurs n’attendent que des étudiants malins
et ambitieux pour innover et pourquoi pas ? Faire fortune !

Nicolas Catard