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Pandora note de conception

1°) l’origine l’article de “ la Pecera “ http://lapeceralibros.galeon.com/productos1268049.html


La revue “La Pecera“ (Mar del Plata - Argentine), réunit le peintre Abel Robino, le poète
Jose Tono Martinez et le dessinateur industriel Gonzalo Bartha avec cette seule question :
« La Boîte de Pandore ? »
Le travail, comme un « work in progress », a été annoncé sur support virtuel
http://abel.robino.free.fr/pandora/. Il englobe toute la signification d’un mythe et l’actualisation de son
image à partir de trois constructions pour confluer en une installation itinérante (Paris, Madrid, Buenos-
Aires, Mar del Plata)
La question dans sa forme est provocatrice d’idées, brouillons, dessins, peintures et mots. Elle surgit au
milieu des échos de la grande boîte du monde : le mythe de la première femme, chez les grecs, qui
accompagne celui de Prométhée qui a volé le feu aux dieux pour le donner aux mortels. Pandore est le
châtiment de Zeus pour ce vol. Un « mal si beau », comme le dit Hésiode, qui est destiné à ouvrir une
boite interdite, pleine de tous les maux : « seule l’Espérance resta dans la boite, emprisonnée, et ne put
s’envoler car Pandora avait refermé le couvercle sur ordre de Zeus… Et c’est ainsi que se répandirent
parmi les hommes des maux innombrables, qui emplirent la terre et couvrirent la mer ; depuis lors, nuit et
jour, les maladies accablent les hommes, leur apportant en silence toutes les douleurs… »
http://lapeceralibros.galeon.com/productos1268049.html

Abel Robino réalise douze boîtes de Pandore


parallèlement,
Jose Tono Martinez écrit douze textes

2°) la genèse du projet


l’exposition « Abel Robino », galerie Joëlle Possémé – Paris / février-avril 2006
- Artis Diffusion (sollicitée par la galerie pour les rencontres autour d’Abel Robino) :
lecture des textes de Jose Tono Martinez (Daniel Sultan et Sandra Rossi)
- Mareike Schellenberger, mezzo-soprano : quatre chants contemporains a capella
- réalisation commune d’une « performance » de 35’ dans la galerie (18 février 2006)

3°) le projet conception et coordination artistique Daniel Sultan


a- préliminaires
- le mythe de la Boîte de Pandore est le « contexte » dans lequel évolue le spectacle
- le « fond » est contenu dans le « pré-texte », passerelle entre les intentions du projet et le
fonds originel
- le fonds est constitué du travail d'Abel Robino et celui de Jose Tono Martinez
- l’apport musical original est une composante majeure : commande à quatre compositeurs
- la participation du TrioPolycordes est constitutive du projet. Ensemble dévoué à la création
musicale, sa participation créative à un projet artistique pluridisciplinaire, en ensemble « de
chambre » , trio, duo ou solo, s’inscrit dans ses compétences et ses perspectives de travail
- la conception reprend l’esprit de l’expérience initiale : rencontre arts plastiques, textes, image,
musique ; confrontation au sein d’un ensemble organisé (spectacle) de situations et
d’interventions définies (concert) dont certaines sont aléatoires ou « régulées » (interventions)
- le projet est une itinérance ; sa réalisation intègrera des caractéristiques propres à chaque lieu
- le projet est un « chantier », auquel chacun apporte sa contribution et dont l’esprit s’inscrit
dans l‘appel de départ lancé à la cantonade virtuelle de la toile

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b- quelques règles du « jeu »
• Les compositeurs
• ont pour base de travail :
- le présent projet
- les boîtes d’Abel Robino, mises à leur disposition
- les textes de Jose Tono Martinez
- les notes d’Abel Robino, associées aux textes
• ils disposent
- de l’ensemble des acteurs et interprètes ci-après
- d’un « chœur » dans les conditions définies plus loin
- d’un dispositif simple de diffusion électro-acoustique (l’amplification HF de la robe de Pandore)
• ils écrivent librement :
- en se référant aux différents textes
- il ne leur est pas fait demande d’utiliser les textes à la lettre et dans leur totalité mais de
respecter leur esprit – par extension, ils peuvent écrire des pièces instrumentales
- de même, les interprètes représentent des potentiels - le choix de la « nomenclature » par les
compositeurs est une des inconnues du projet
- les langues utilisées sont l’espagnol (texte original), le français, l’italien, le grec, l’allemand
- les traductions réalisées (à l’initiative des compositeurs ou du producteur) seront mises à la
disposition de tous
- attribution aléatoire des textes pour chaque compositeur (3 textes par compositeur)
- durée moyenne de chacune des pièces : 3 à 4’ de musique
- travail des compositeurs indépendant les uns des autres

• tous les artistes participeront à la réalisation finale du projet


• Abel Robino travaillera à la scénographie générale et à la représentation des « boîtes ».

- durée maximum du spectacle : 80’


- assemblage du spectacle sur place
- durée de l’assemblage et montage définitif : deux jours (y compris représentation)

c- les protagonistes
• les compositeurs
- Carlo Carcano
- Alexandros Markeas
- Luis Naon
- Michèle Reverdy
• les interprètes
• les trois participants à la performance de départ :
- Mareike Schellenberger, mezzo-soprano
- Sandra Rossi et Daniel Sultan, voix (lecture, récit, déclamation)
• le TrioPolycordes
- Isabelles Daups, harpe et harpe celtique
- Florentino Calvo, mandolines, oud, bouzouki
- Jean-Marc Zvellenreuther, guitare, banjo
• un groupe d'amateurs, constitué sur place, chœur immédiat et « spontané »

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d- « contexte » mythologique - pré-texte du spectacle
(interprétation et intentions)

I
Pandore est la sœur cadette de Lilith. Rejetée par Adam car coupable d’indépendance,
d’égalité et de liberté physique Lilith deviendra diablesse des abîmes.
Pandore, elle, reste dans la lumière.
Pandore est réputée stupide. Mais Pandore attend son heure.
Pandore est la sœur aînée d’Eve. Elle désobéit, et, avec la connaissance,
elle apporte le malheur aux hommes. Eve est soumise.
Pandore est à l’initiative, elle ouvre la jarre de sa propre volonté.
Pandore est réputée objet. Mais Pandore décide et agit seule.
Pandore est très belle. Elle appelle le désir. Elle-même porte un fort appétit de vie.
Fabriquée pour être offerte, elle s’affranchit par l’acte interdit.
Pandore c’est la liberté.

II
Pandore montre ce qui est caché.
Les fléaux se répandent sur la terre : Maladies, misères et mort
Ainsi, Pandore libère des vrais malheurs : l’ignorance et l’attente.
Pandore est une rebelle.

III
Pandore est réputée troubler l’ordre établit. C’est vrai.
On la dit trop curieuse, ce qui serait un défaut.
Pandore est réputée faible. Mais Pandore change le cours des choses.
Pandore brouille les pistes. Pandore pense à l’envers.
On ne sait si les bienfaits s’envolent avec les maux du monde.
Ou s’ils restent enfermés. Qu’y a-t-il dans la boîte : l’espoir, l’espérance ; l’attente ?
Est-ce une préservation ou un emprisonnement ? Est-ce heureux ou terrible ?
Pandore est un miroir.

IV
L’histoire du mythe ne s’attarde pas sur le devenir de Pandore après son geste fatal.
C’est la fin de son histoire personnelle.
Pandore, c’est notre sueur, notre peur.
Avec son indépendance, Pandore donne naissance à l’humanité consciente. Et meurt.
Pandore laisse les hommes à leur sort. Pandore disparaît silencieusement.
Douceur, destruction ou désespoir ?
Pandore, c’est le feu.

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e- le « Fonds » - les œuvres – les textes

• l’ouvrage d’Abel Robino (peintre, plasticien et poète)

L a caja de Pandora L a boîte de Pandore


Note 1 : Tâches jaunes sur cadres cassés, comme des chevelures
Note 2 : croquis à peine tracés. Une boîte ouverte ?
Note 3 : espace vitré, travailler le verre qui couvre…

Note 4 : forme de cercueil, forme fermée


Note 5 : forme concentrée, la souligner avec des tâches obscures
Note 6 : amulettes tachées qui entourent la forme comme pour la protéger, caractéristique des amulettes

Note 7 : sur croquis déjà fait, éliminer des parties au hasard


Note 8 : gratte autant que tu peux gratter au centre de l’image
Note 9 : ouvrir le croquis jusqu’à presque perdre le concept –structure-boîte

Note 10 : Violenter le croquis énergiquement


Note 11 : essayer le vide, la transparence
Note 12 : deux boîtes superposées Encore de l’espérance ? Une ligne de couleur ? L’unique comme
idée de la créature humaine ?

• les textes de Jose Tono Martinez

L a boîte de Pandore L a caja de Pandora


I - La boîte de Pandore est une corde d’or
II - La boîte de Pandore nous apprend que rien n’est éternel
III - La boîte de Pandore est le costume de verre qui nous couvre

IV – « Les morts ne reviennent pas », me dit soudain ma fille Icíar


V - La boîte de Pandore est une maison hermétiquement fermée et obscure
VI - La boîte de Pandore et les amulettes

VII - Ce qu’apprit Antoine de Saint-Exupéry de la Boîte de Pandore (en volant)


VIII - Epitaphe en forme de haïku
IX - La boîte de Pandore n’a pas de formes et les a toutes

X - La boîte de Pandore est le carrefour où se rencontrent les justes


XI - La boîte de Pandore contient la seule possibilité pour que quelqu’un se souvienne de
nous à la fin des temps
XII - La boîte de Pandore est un chemin d’eau, de bois, de pierre et d’air

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4°) le spectacle • description • déroulement • forme
Le spectacle se déroule dans tout l’espace qui devient la « scène ». La « scène » est divisée
en « plateau» et « salle ». Le plateau est un espace clos et fixe. La salle est un espace ouvert
et mouvant. Le public est divisé en deux groupes : « acteur » et spectateur (le public-acteur ,
15 à 20 personnes, aura été contacté auparavant avec le concours des organisateurs).
Quelques promontoires destinés aux interprètes sont disposés dans la salle.
Le plateau est partiellement occulté. Deux toiles sont tendues à l’avant. L’une, horizontale, sur
toute la largeur. L’autre, verticale, tendue à jardin. La toile horizontale est éclairée d’un bleu
sombre. La toile verticale recevra les projections des boîtes de Pandore d’Abel Robino.
Publics et interprètes s’installent en même temps à l’heure dite. Public-acteur et interprètes
sur le plateau (à l’exception de la chanteuse qui reste dans la salle). Le spectacle commence
de fait à l’ouverture des portes par la présence insensible puis progressive d’un chœur (ses
premières manifestations se confondront avec le bruit du public avant un concert).
Le chœur est constitué du public-acteur. Il prendra connaissance des textes (dans la langue du
pays) et des modalités de sa participation 60’ avant le spectacle. Dans ce groupe, un meneur
de jeu lié au public et au lieu d’accueil. Il préparera les interventions du chœur en tenant
compte des intentions « dramaturgiques » et de la musique écrite.
La représentation est organisée en quatre périodes de 15 à 20’ chacune qui reçoivent
interventions et pièces musicales. Chaque période correspond au découpage en quatre parties
des textes et tableaux. Textes et « contexte » sont la base de la « dramaturgie » de chaque
période comme de l’ensemble du spectacle. L’ordre des textes et des boîtes est le fil
« chronologique » du spectacle.
La façon dont les œuvres musicales s’enchaînent à l’intérieur des périodes sera déterminée par
les compositeurs et les interprètes lors du montage. La répartition (aléatoire) des textes par
compositeur détermine la succession musicale. Si une information est envisagée sur les choix
de chaque compositeur (en particulier instrumentation), le principe reste celui d’un assemblage
et non d’une écriture musicale collective.
Chacune des périodes est introduite par :
- une intervention du chœur sur les textes de Jose Tono Martinez : murmures,
chuchotements, plaintes, soupirs, respirations, souffles… masse sonore sourde et diffuse,
« climat » de la période avant les « mots écrits» des instruments, voix, chant ou parole. L’esprit
et la « texture » des interventions s’inspirent des titres des quatre parties regroupant les textes :
I- La lumière, la liberté II- La mort III- Le miroir IV- La douceur, le feu
- une lecture par les récitants – séparément, en superposition, en alternance du chœur (outre
les possibles « récitatifs » à l’intérieur des œuvres écrites selon les choix des compositeurs)
Les interventions du chœur n’ont pas de durée fixe (1 à 3’ chacune). Les lectures des textes
(forme, contenu, durée), seront déterminées au montage. Chœurs et lectures sont des
« ouvertures » (jamais des conclusions, qui restent l’œuvre des compositeurs – les périodes
fonctionnent ainsi comme des mouvements ou actes distincts). Les interprètes de la première
pièce de chaque période décident de l’instant de son démarrage ; de façon nette, fondue, par
paliers… selon la décision des compositeurs. Ces derniers pourront solliciter le chœur (dans
leurs pièces, en considérant qu’il s’agit d’une partie du public et qu’il n’y aura pas de répétition).
Pendant ces interventions, le dispositif change (musical et scénique). Les déplacements
des musiciens seront réglés. Les musiciens ont pour base le plateau (avec le chœur) lorsqu’ils
ne jouent pas. Les harpes ont une place fixe. Les autres instruments seront disposés au début
du spectacle, puis déplacés par les interprètes à la fin de chaque pièce pour la suivante. Les
boîtes de Pandore sont projetées. Les images ne seront ni fixes ni mobiles. Elles seront
prises en vidéo. L’angle de vue changera imperceptiblement de façon à donner une « fixité
mouvante » des boîtes.
Les sons du chœur sont relayées par la robe de Pandore. La robe de Pandore est conçue et
réalisée par Abel Robino. Elle est « habitée » de petits haut-parleurs HF. Elle est portée par
la chanteuse qui circule dans la salle pendant les interventions du chœur. La chanteuse sera
donc alternativement messagère et interprète. A la différence des autres interprètes, elle ne
rejoindra pas le chœur sur le plateau mais se déplacera dans la salle, d’un emplacement
déterminé à l’autre , faiblement éclairés. Les promontoires des musiciens ne seront éclairés que
par la lumière (sans fil) des pupitres, blanche et chaude (filtres à envisager).

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TRIOPOLYCORDES
Le TRIOPOLYCORDES, né en 1996, réunit trois instrumentistes diplômés des
Conservatoires Nationaux et Supérieurs français, et lauréats de concours internationaux.
Isabelle Daups, harpiste, Florentino Calvo, mandoliniste et Jean-Marc Zvellenreuther,
guitariste font partie des musiciens qui défendent la musique contemporaine avec passion. Ce
choix artistique et éthique s’incarne dans la constitution d’un trio de cordes pincées, unique en
France, à ce jour dédicataire d’une quarantaine d’œuvres (parmi lesquelles des solos pour
chacun des instruments de la formation). Leur engagement conduit chacun d’entre eux à
participer à de nombreuses créations au sein des ensembles français et étrangers (l’Itinéraire,
Ensemble InterContemporain, Les Jeunes Solistes, Accroche note, Ars Nova, Linéa,
Collegium Novum, Aventure) ainsi qu'avec les différents orchestres nationaux (Orchestre
Philharmonique de Radio France, Orchestre National de France, Orchestre de l’Opéra
National de Paris). Ils se produisent régulièrement dans les festivals dédiés à la musique
d’aujourd’hui, en France et à l’étranger (Musica-Strasbourg, Archipel à Genève, Musica de
Hoy à Madrid, les 38èmes Rugissants, Donaueschingen...)
Le TRIOPOLYCORDES est né de la rencontre de ces trois artistes autour des premières
œuvres écrites pour cette formation, (à l’origine incluse dans l’orchestre du XXème siècle).
On trouve le trio, mandoline, guitare et harpe dans la deuxième Nachtmusik de la Septième
symphonie en si mineur de Gustav Mahler (1905) ainsi que dans les Cinq pièces pour
orchestre opus 10 d’Anton Webern (écrites entre 1911 et 1913). Si cette formation trouve
naturellement sa place dans l’orchestre contemporain, Goffredo Petrassi et Hans Werner
Henze la consacrent en tant que trio indépendant avec Seconda Serenata-Trio (1962) et
Carillon, récitatif et masque (1974).
Le TRIOPOLYCORDES, depuis sa création, sollicite les compositeurs qui trouvent en lui
une source originale d’inspiration : « D’aucuns construisent alors de subtils engrenages,
qu’on examine avec le plus grand intérêt dès qu’un grain de sable vient les enrayer. D’autres
imaginent des vies minuscules, faisant bruire le lieu du concert d’une infinie d’élytres.
D’autres encore travaillent sur les énergies d’attaque, spéculent sur les ambiguïtés qui
existent entre les trois cordes pincées, cherchent à construire un instrument tricéphale… »
Dominique Druhen
Citons notamment les compositeurs qui ont écrit récemment pour ce trio : Ivan Bellocq, Régis
Campo, Bruno Giner, Klaus Huber, Christian Lauba, François Laurent, Alain Louvier,
Alexandros Markéas, Frédérick Martin, Zad Moultaka, François Rossé et Philippe Schoeller.
Discographie : sous le label La Follia Madrigal, en 2000, un premier disque consacré aux
œuvres fondatrices de la formation (LFM 1099001AB). Le second disque paru en 2003,
présente des œuvres (trios et solos) de Bernard Cavanna, Régis Campo, Klaus Huber,
Alexandros Markéas, Frédérick Martin et Dimitri Nicolau (LFM 11101).

MAREIKE SCHELLENBERGER Mezzo-soprano


Mareike Schellenberger achève sa formation en 1995 à la Folkwang-Hochschule d’Essen.
Elle complète ses études de chant auprès de Hans-Joachim Beyer à la Hochschule für Musik
und Theater de Leipzig où elle obtient les plus hautes récompenses à l’unanimité. En 2002,
elle est sélectionnée pour la classe de solistes de la Hochschule de Zurich où elle suit les
masterclasses de Lied de Christoph Prégardien et Irwin Gage. Elle y gagne le « Förder-Preis
Junge Talente ». Elisabeth Schwarzkopf et Ingrid Figur lui apportent aussi de précieux
conseils.
Dès 1998, Mareike Schellenberger est engagée au Mecklenburgische Staatstheater Schwerin,
à l’Opéra de Lucerne et au théâtre de Wuppertal.
Parallèlement, elle se produit dans les programmes de Lied et d’Oratorios, en Allemagne,
Pologne, Suisse, France et Italie. Elle chante sous la direction de chefs tels Ivan Törsz, Jan
Lukaschewsky, Howard Griffiths, Georg Christoph Biller, David Timm, Morton Schuldt-
Jensen, avec le Gewandhausorchester Leipzig, MDR-Sinfonieorchester, Copenhager
Barockorchester, Zürcher Kammerorchester (enreg. discographique CPO).
Pour les festivals de musique contemporaine de Leipzig, Dresde et Würzburg, de nombreuses
partitions lui sont dédiées. On la retrouvera en novembre 2006 dans « Das Lied von der
Erde » de Mahler avec les « Düsseldorfer Symphoniker ».
L’artiste conçoit et créé ses propres spectacles de lied : Kennst Du das Land... et
Herzensnacht (d’après Dichterliebe de Schumann).
Elle est engagée par les radios MDR, NDR et Deutschland Radio Berlin et a enregistré chez
Castigo des Lieder sur des textes de Hermann Hesse (œuvres de Othmar Schoeck, Yrjö
Kilpinen, Andrès Maupoint...)
Mareike Schellenberger enseigne le chant au Conservatoire Supérieur de Musique de Leipzig

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ABEL ROBINO
Né en Argentine, réside en France depuis 1982. Diplômé de l'Université Nationale des Beaux-
Arts de La Plata et Buenos Aires. Participe dans les années 70 au mouvement d'arts plastiques
El Faro. Cité dans le Dictionnaire d'Arts Plastiques d'Osvaldo Nessi, 1983. Sélectionné pour
le Prix Georges Braque, expose au Musée National des Beaux-Arts à Buenos Aires en 1982.
Avec l'Espace Latino-Américain, participe aux expositions collectives présentées à Paris et en
Allemagne et avec le groupe Los compadritos participe aux Journées Portes ouvertes de
l'atelier de Julio Le Parc.
Sa relation permanente avec la musique le conduit à chercher la collaboration du compositeur
Luis Naón. Des expériences communes ont été présentées au Conservatoire National d'Art
Dramatique à Paris; au Centre Culturel La Ferme de Buisson, à la Maison de Radio France.
Il est invité en 1995 par le Centre Culturel Recoleta à Buenos Aires pour présenter la série
« Cartongraphies ».
En Europe, il réalise les installations et interventions plastiques comme celle présentée à la
Bibliothèque du Centre International de Traduction de la Fondation Royaumont; au Festival
Résonances à Nantes, Eventa 3 à Stockholm; Figuration Critique à Paris et en Belgique.

JOSE TONO MARTINEZ


José Tono Martínez es Licenciado en Sociología y Antropología (Universidad Complutense
de Madrid, 1982) y Doctor en Filosofía (Universidad Autónoma de Madrid, 1997). Nacido en
Guatemala Capital (1959), hijo de padre exiliado republicano vasco, y de madre panameña
católica y declamadora, su familia se trasladó a España en 1963. Fue educado en un colegio
religioso en el que permaneció desde los cuatro hasta los diecisiete años. Se afilió al Partido
Comunista de España entre 1976 y 1977. En 1980 dirigió en el Club de Amigos de la
UNESCO los VAM, Viernes Abiertos de Madrid. Ha publicado libros de relatos, poesía,
novela y ensayos, entre los que se destacan Una fatal pérdida de tiempo, Cantigas de Andar,
De los años próximos, y La venganza del gallego. En los ochenta fue primero redactor-jefe y
luego director (1985-1987) de la mítica revista La Luna de Madrid. Ha residido varios años
en Washington D.C. (1987-1994) y en Buenos Aires (1997-2001) cuando dirigió el ICI-
Centro Cultural de España.. En la actualidad reside en Madrid, enfrascado en varios proyectos
literarios y vitales.
(traduction en cours)

DANIEL SULTAN
Dès la fin des années 70, Daniel Sultan se consacre à l'animation et à l'action culturelle, à la
diffusion et la création artistique. Sa connaissance, sa pratique personnelle de la scène
(théâtre, chant) éclairent, "de l'intérieur“, son métier.
Pour la Ville de Montreuil, de 1982-1997, il structure et dirige un Centre Culturel, une saison
de la Voix ; suscite commandes musicales, plastiques et littéraires ; imagine et coordonne
Rêve, Vole, Lumière (Guy Reibel, Luis Naon, Françoise Cornu, Raoul Sangla), vaste fresque
vivante sur la Révolution française. Son travail contribue au développement de l'art choral et
vocal. Il est à l'origine de la fondation d'ensembles théâtraux et vocaux, dont “Les Jeunes
Solistes“. Il en assure dix ans la codirection avec le chef Rachid Safir.
En 1998, à la demande du Ministère de la Culture – Drac Bourgogne, il apporte une
contribution majeure à la définition et à la constitution du “Pôle d'Art vocal de Bourgogne“.
Parallèlement, Daniel Sultan mène un travail artistique.
Avec les “Films de la mansarde“ (1989-1997), il réalise une dizaine de films sur “l’histoire au
présent“ dont Paroles de Liverpool.
Il conçoit et joue dans des spectacles unissant poésie et musique comme Fables pour un
peuple d’argile - Vénus Khoury-Ghata (1997), intervient dans des lectures ou comme récitant
(Un petit bruit de fond - conte musical de Luis Naon, 1998). Il écrit, met en forme des textes
(collaborations avec le compositeur Klaus Huber).
Avec “Artis Diffusion“, qu’il fonde en 1997, il intensifie un compagnonnage avec des artistes
de haut niveau, surtout musiciens. Il est associé à la création de plusieurs projets (Lumière
d’accordéons – Pascal Contet, 1999-2000 ; A la Table d’Andersen - Joëlle Léandre, Anouck
Grinberg, 2001-2002). Directeur de production, il participe aussi à l’élaboration artistique des
spectacles, dont récemment Cuore-Opera de Caroline Gautier et Carlo Carcano (2002-2005).
Producteur, il développe des collaborations européennes en Allemagne, Autriche, Belgique,
Danemark, Espagne, Italie, Portugal et Suisse.

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CARLO CARCANO
Né à Côme en 1970. Il a étudié l’informatique à l’Université de Padoue, la composition et le
contrepoint au Conservatoire Pollini avec Wolfango Della Vecchia. En 1996, il se
perfectionne avec Alessandro Solbiati à l’Icons-Academia de Novara puis de 1997 à 1999 à la
Scuola Civica de Milan sous la direction d’Adriano Guarnieri. Il suit les cours de Azio Corghi
à l’Académie Sainte Cécile de Rome. Il étudie la musique électroacoustique à l’Ircam, au
Centro Tempo Reale de Florence, et à Padoue avec Nicola Bernardini..
Les rencontres avec Gérard Grisey, Brian Ferneyhough et Salvatore Sciarrino sont pour Carlo
Carcano des moments cruciaux.
Commandes des festivals, ses œuvres ont été jouées à : Musik Biennale - Berlin, Aix-en-
Provence, Festival Bartok, Royaumont Voix Nouvelles, PrimaVerona, De Eijsbreker et
Gaudemus Music Week - Amsterdam, ArrayMusic - Toronto, Siren MusicDagar - Göteborg,
Jornadas de Música Electroacústica - Montevideo, Novecento Musica - Milan, Metafonie La
Scala, Wetterfest Wien.
Il a travaillé pour des spectacles de danse parmi lesquels « Disteso, berceuse », commande de
la Fondation Royaumont, écrit avec le chorégraphe Thierry Lafont. Avec la chorégraphe
Laura Pulin, il a créé « Talismanie » (Padoue, 2000), « Alla radio Gardel » (Turin, 2001),
« Casanova » (Vignale, 2002), « Caffè-Caffè » (Padoue, 2003). Avec le chorégraphe Matteo
Levaggi, il créé « Alice » en 2004 au Théâtre Regio de Turin. En 2003 et 2004, il compose
son premier opéra, « Cuore-Opera », sur un livret et une mise en scène de Caroline Gautier.
De janvier 2005 à janvier 2006, ce spectacle sera donné 25 fois (Théâtres de Poitiers,
Tourcoing et Ile-de-France ; opéras de Paris, Massy, Nantes, Angers, Lille).
En musique pop-rock, il a travaillé en tant que compositeur et arrangeur. Citons les
enregistrements : Bluvertigo-zero (1999), Poptools (2001), Morgan-canzoni
dell’appartamento (2003). Il participe en tant que chef d’orchestre au festival de San Remo
(2001 et 2002).

ALEXANDROS MARKEAS
Né en 1965 à Athènes, Alexandros Markeas étudie le piano et l’écriture musicale au
Conservatoire National de Grèce. Il continue ses études au Conservatoire National Supérieur
de Musique de Paris (Cnsmdp), et obtient les premiers prix de piano et de musique de
chambre.
Il donne des concerts en soliste et en musique de chambre. Parallèlement, il se consacre à la
composition.
Il suit les classes d’écriture, d’analyse et de composition du Cnsmdp avec Guy Reibel,
Michael Levinas, et Marc-André Dalbavie et obtient les premiers prix de contrepoint, fugue et
composition. Il est sélectionné pour le cursus annuel de composition et d’informatique
musicale de l’Ircam ainsi que l’Académie de composition du festival d’Aix-en-Provence.
Depuis 10 ans, ses œuvres sont jouées en France et à l’étranger par l’Ensemble
InterContemporain, Court-Circuit, l’Itinéraire, TM+, Ars Nova, les Jeunes Solistes, le quatuor
Habanera, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, Alter ego, l’Ensemble Modern, le
quatuor Arditti, les Percussions de Strasbourg...
Il reçoit des commandes d’État, de Radio France, de la Fondation Royaumont, du musée du
Louvre, du festival Manca, du festival Couperin. Il est soutenu pour ses projets multimédia
par le Ministère de la Culture, la Mairie de Paris, Romaeuropa.
Il compose également beaucoup d’oeuvres pédagogiques.
En 1999 Alexandros Markeas est pensionnaire de l’Académie de France à Rome à la Villa
Médicis et en 2001 il reçoit le prix Hervé Dugardin de la SACEM. En 2006 il reçoit le prix du
syndicat des critiques pour la musique du spectacle Le cas de Sophie K.
Depuis 2003 il enseigne l’improvisation au Cnsmdp. Ses oeuvres sont éditées aux éditions
Billaudot.

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LUIS NAON
Né à La Plata, (ville des diagonales), Argentine, 1961. Études musicales à Buenos Aires puis
au Cnsmdp avec Guy Reibel, Laurent Cuniot, Daniel Teruggi, Sergio Ortega, Horacio
Vaggione. Depuis 1991 professeur dans la classe de Composition et Nouvelles Technologies
du Cnsmdp. Professeur de Composition à l’ESMuC, Escola Superior de Música de Catalunya
depuis 2003 et à la Haute École de Musique de Genève.
Ses œuvres ont reçu des prix et distinctions à la Tribune Internationale de Compositeurs
(Unesco 1990 et 1996), Fondo Nacional de las Artes (Argentine), Prix Trinac du Conseil
International de la Musique, Olympia Composition Prize, Prix de la ville de Buenos Aires.
Nomination pour les “3èmes Victoires de la Musique Classique”, Prix "Enesco" de la Sacem,
Prix "Luis de Narvaez" de la Caja de Granada.
Il a collaboré avec des ensembles et des institutions tels le Ministère de la Culture, Teatro
Colón (Buenos Aires), Musique Nouvelle en Liberté, Orchestre de la Seine-Saint-Denis,
Ensembles TM+, Interface, InterContemporain, Orchestre de Poitou-Charentes, Orchestre
Philharmonique de Radio France, INA-GRM, Ircam, Orchestre de Paris, Festival Manca,
Musica Strasbourg, Aix en Provence, Festival d'Avignon avec la Compagnie Valsez-Cassis…
Actuellement réalise son cycle de 24 + 1 œuvres pour diverses formations : URBANA.

MICHELE REVERDY
Née à Alexandrie le 12 Décembre 1943, Michèle Reverdy fait ses études musicales au
Conservatoire de Paris. Elle y fréquente les classes d’Olivier Messiaen et de Claude Ballif, et
y obtient ses premiers prix de contrepoint, d’analyse et de composition.
Entre 1979 et 1981, elle est pensionnaire à la Casa de Velazquez de Madrid.
Depuis 1983, elle est professeur d’analyse et d’orchestration au Conservatoire de Paris.
En 1993, elle est compositeur en résidence au Conservatoire de Strasbourg et invitée du
Festival Musica.
En 1995, la SACEM lui remet son grand prix de la musique symphonique pour l’ensemble de
son œuvre.
Productrice à Radio France de 1978 à 1992, Michèle Reverdy est également l’auteur de deux
livres sur Olivier Messiaen.
Elle a composé pour des formations de chambre – instruments solistes, duos, trios, quatuor à
cordes, quintette à vent…-, pour la voix –Sept Enluminures sur des textes de Serge Poliakoff,
Nouvelles du monde après sur un poème de Christian Doumet, Le Nom sur le bout de la
langue en collaboration avec Pascal Quignard-, pour des ensembles vocaux – Trois Fantaisies
de Gaspard de la Nuit sur des poèmes d'Aloysius Bertrand, En la Noche dichosa sur douze
poèmes de Saint Jean de la Croix, Propos Félins sur un texte de sa fille Anne Reverdy, - pour
orchestre de chambre - Concerto pour Orchestre créé par l’Ensemble InterContemporain et
repris avec succès en 2002 à San Francisco –, pour grand orchestre – Le Cercle du vent
commande de la Fondation Gulbenkian, Lac de Lune créé en 2004 par l’Orchestre National de
Radio France sous la direction de Kurt Masur-, et s’est également illustrée dans le genre de
l’opéra, avec Le Château d’après Kafka, La Haute Note Jaune (vie et mort de Vincent van
Gogh) sur un livret de Michel Siret-Gille, Le Précepteur - commande de Hans Werner Henze
pour la Biennale de Munich – d’après Lenz, Le Fusil de Chasse d’après Inoué, et Médée
d’après Christa Wolf, créé à l’Opéra de Lyon dans une mise en scène de Raoul Ruiz, en 2003.

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