Cours L1 Semestre 1 Introduction générale à l’économie

Introduction générale
Introduction
Le but de cette introduction générale est d’expliquer ce qu’est la problématique économique. Une problématique est une analyse scientifique. L’économie est une science, elle va donc s’appuyer sur des méthodes d’investigation. La définition générale qui est depuis le XXe siècle donnée de l’économie est : une science sociale (opposée à science exacte) qui étudie l’effort solidaire et organisé des hommes pour satisfaire les besoins qu’ils éprouvent, en allouant de façon optimale des ressources rares entre des emplois alternatifs. Cette définition révèle trois éléments : L’élément central est l’objet de l’économie : la lutte contre la rareté des ressources. C’est parce que les ressources sont rares qu’il faut mettre en place des mécanismes pour lutter contre. L’économie est une science sociale (reconnue comme telle que depuis le XVIIIe siècle) qui permet de satisfaire les besoins exprimés par les individus. En effet, les biens économiques qui existent à l’état libre sont insuffisants. Il faut donc créer de la richesse, mesurer l’étendue des besoins. Ainsi, la démarche doit être scientifique pour tout appréhender des besoins (leur liste, leur étendue, leur nature …). Il faut produire des recherches en économie pour lutter contre la rareté. On va mettre en œuvre des facteurs de production comme le travail et le capital qui sont eux-aussi des facteurs rares. Il faut les utiliser de la manière la plus efficace possible, ex. : la productivité, qui est un indicateur de l’efficacité du travail et du capital.

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La problématique économique, le but de l’économie, est l'analyse des phénomènes économiques. Cette approche est scientifique car elle cherche à expliquer des phénomènes économiques par des phénomènes élémentaires, à énoncer des lois qui vont étudier la formation des phénomènes économiques. Cette appréhension va être mise en œuvre par des méthodes spécifiques, différentes approches.

1) Le caractère des phénomènes économiques
Que veut faire l’analyse économique ? Elle veut expliquer ces phénomènes économiques en les reliant entre eux. Dans certaines sciences ces phénomènes s’appellent des variables, ex. : y=2x, y est une variable par rapport à x, une autre variable. Il faut établir le lien de causalité entre ces variables. En économie, c’est la même chose, il faut expliquer le caractère causal des phénomènes économiques. La notion de lien de causalité n’est pas propre aux sciences exactes, c’est l’élément essentiel de l’argumentation juridique, ex. : en Droit Civil, dans le Droit des obligations, quand un individu subit un dommage et qu’il saisit le juge, sa démarche est la suivante : il présente une preuve, le fait qu’il soit victime d’un préjudice, il détermine l’ampleur du préjudice et il doit établir le lien de causalité entre la faute et le préjudice. Cette recherche de ce lien est fondamentale en économie. Mais c’est une science sociale donc il y a intervention des humains qui changent ce lien, il n’a donc pas la même portée. La notion de causalité est plus lâche (sauf dans les sciences exactes). Le caractère humain est donc à prendre en compte. A/ Le caractère causal et ses limites En économie, on va appréhender les phénomènes comme dans les sciences exactes, c’est-à-dire, en termes de variables. On va chercher à expliquer des comportements. Ex. : détermination de la demande d’un bien (comme celle d’un i-phone) est un phénomène économique qui s’exprime de manière quantitative (mesure de la quantité vendue). Pourquoi elle est si importante ? Les quantités demandées d’un bien sont fonctions du niveau du prix de ce bien, on s’intéresse à une autre variable : le prix. On cherche à établir un lien de causalité entre le niveau des prix et les quantités de bien demandées. Si on exprime une telle relation, on assiste à la naissance d’une loi, qui est une fonction de demande. Ex. : la dépense de consommation des français, si la dépense diminue (comme elle le fait depuis le 14 septembre 2008), la machine économique (française) va ralentir. L’importance de la dépense de consommation des français dépend de la richesse créée en France. Identification de deux variables et recherche d’un lien causal, si une telle relation existe alors on a établi une loi, qui est une fonction de consommation. En économie, la démarche consiste en l’explication des phénomènes (comme l’inflation) par d’autre phénomène. L’économie cherche à établir des relations entre les phénomènes, en essayant d’appréhender un lien de causalité. Ce lien a des limites : une des limites essentielle repose sur un dicton populaire « Qui de la poule ou de l’œuf est arrivé le premier ? ». Ici il existe un lien entre les deux phénomènes, mais lequel est la cause ? S’il y a circularité, on ne peut pas fournir d’explication. En économie, il y a des phénomènes qui se

Du point de vue des idées. : Depuis trois siècles.heurtent à cette limite : la circularité implique une interdépendance des phénomènes et ainsi empêche la création d’une loi opérationnelle. il y avait une phase d’hyper inflation. Cela est dû au caractère humain. La doctrine est une approche synthétique et normative. elles ne s’appliquent pas dans une continuité temporelle. Son intervention est de type politique car ses actions reposent sur la conception qu’un gouvernement a. une loi économique établie à un instant donné peut perdre sa valeur. L’approche théorique s’inscrit donc dans la démarche positive. De plus. cette démarche est neutre. Son rôle n’est pas neutre. Elle est descriptive et analytique et débouche seulement sur l’énoncé des lois. On porte sur les phénomènes. Si les comportements changent. car les comportements varient aussi dans le temps (prenons la théorie de l’Allemagne pré hitlérienne. : le contenu de l’approche marxiste était qu’on ne pouvait concevoir une approche économique sans faire . Les économistes vivent dans la hantise de l’inflation (comme fut la peur de la peste à Marseille au XVIIIe siècle). modifie ces décisions par la mise en œuvre de politiques économiques. Ex. De plus. L’Etat ne se prive pas pour utiliser des moyens d’inflexion sur les décisions des agents économiques. B/ Le caractère vital et humain Le caractère vital est le fait que l’économie sert de cadre à l’activité humaine. De nombreuses théories ont été construites mais elles ne sont pas applicables dans le monde entier car les comportements vis-à-vis de l’inflation ne sont pas les mêmes (en Argentine. Ex. A/ Une dualité d’approche Une théorie économique regroupe. Ce comportement des agents n’est pas le même dans le temps et dans l’espace. Les phénomènes sont dépendants de la psychologie des agents et de leur anticipation. il y a trois ans elle était de 300%). dans un but explicatif. les comportements économiques. Les phénomènes économiques sont très largement conditionnés par le cadre institutionnel. Cette conception ne sera pas la même d’un gouvernement socialiste à un gouvernement capitaliste. des lois qui ont été mises en évidence par l’observation et qui constitue un système cohérent d’interprétations de la réalité. 2) Méthodes de la science économique La démarche en sciences économiques repose sur l’existence de dualité. ce qui n’est plus le cas aujourd’hui). un jugement de valeur qui repose sur un socle philosophique culturel. Les doctrines politiques ont un contenu extrêmement variable. sa pertinence à un autre moment (alors que dans les sciences exactes les phénomènes sont répétitibles). son action est illimitée. Il pilote. les économies sont qualifiées d’économies industrielles.

toutes les théories économiques s’inscrivent dans un cadre général d’analyse qui est un socle doctrinal. La méthode inductive part de l’observation du réel (donnée empirique) pour formuler des lois. Ex. C’est une loi de consommation qui n’a pas été vérifiée car aucunes données macroéconomiques n’existaient. l’augmentation de la consommation se fera à une vitesse moindre. Mais cette démarche n’est possible qu’une fois que des bases de données existent tant au niveau des entreprises que de l’Etat. Les comportements d’une entreprise sont appelés stratégie. le revenu national. Ex. toutes les thèses établies avant 1950 sont déductives (les premières bases de données furent commencées dans les années 1930. aux Etats-Unis. C/ Une dualité analytique L’analyse microéconomique est l’étude des processus de décisions des agents économiques en tant qu’unité économique. L’analyse macroéconomique étudie les flux globaux qui résultent de l’activité de groupe d’agents économique. dans le temps. Ainsi. En effet. Elle constitue une étude des facteurs d’équilibre et des déséquilibres économiques. conseiller de Roosevelt des années 1930 à 1945. est l’auteur de lois fondamentales de macroéconomie. au sein d’une entreprise. B/ Une dualité méthodique Une science se construit par l’établissement de principes grâce à une méthode déductive : on part de principes généraux (vrais ou supposés vrais) pour en arriver à une proposition nouvelle qui fait office de loi. des doctrines.apparaître l’histoire et la philosophie d’une d’aliénations. (Les premiers prix Nobels récompensant cette méthode datent d’il y a 10 ans). les valeurs de demande de logement et du niveau du taux d’intérêt. philosophique et économique. Elle a été construite sur des hypothèses supposées exactes : si le revenu augmente à une certaine vitesse. Ex. les mécanismes Les premières démarches économiques ont créé un socle culturel. Le trait commun à toutes les analyses économiques. si on obtient une relation statistique alors on a une loi à fondement empirique. : existe-t-il une loi entre l’importance des demandes de logement et le taux d’intérêt du crédit ? En observant. Il portait un jugement de valeur. une productivité maximale). Ces démarches ne constituent pas deux mondes différents. : la richesse de la France comprend le PIB (Produit Intérieur Brut). est le raisonnement en termes d’efficacité et donc de prises de décisions optimales (le calcul du volume de production ou du volume d’embauche permettant un maximum de profits. aux décisions prises par les entrepreneurs. dont la loi de consommation keynésienne (qui a fait fureur pendant les années 1950). société. Ensuite la démarche a changé de valeur quand on s’est intéressé à l’explication du fonctionnement réel d’une économie. grâce à Keynes). c’est-à-dire des systèmes de pensée. qui forment . : Keynes.

Ce sont des doctrines. qui a engendré des déséquilibres dans des domaines comme le chômage. Keynes. Elle a permis de construire des lois. Et les réponses macroéconomiques justifient l’intervention publique. Ainsi. Elle a. Ex. d’appréhender des théories autour de cette doctrine. on peut expliquer l’équilibre comme le déséquilibre. 1) Le XVIe siècle : la Renaissance Il est caractérisé par l’essor de l’activité économique grâce à trois types de mutations : intellectuelles. c’est la doctrine libérale (avec l’école classique) qui s’est développée. Mais il ya différentes façons d’envisager les sociétés industrielles. l’emploi ainsi que la récession économique. Le père fondateur de cette analyse. Grâce à l’analyse macroéconomique. on s’intéresse aux systèmes de pensée qui sont à l’origine de l’analyse économique. sont faites pour pouvoir justifier la mise en œuvre d’une politique économique. Chapitre 1 : La dualité des systèmes de pensée Introduction : Quand on parle de cette dualité. Dominique Strauss Kahn est l’auteur de la théorie économique internationale. C’est la date de naissance que l’on attribue à la pensée classique. : depuis août 1945 (la sortie de guerre de la France). favorisé une économie décentralisée dont l’échange passait exclusivement par le marché. les sciences économiques se sont développées. A l’issue de la révolution industrielle.des agrégats macroéconomiques. en outre. Le système de pensée économique repose sur l’ouvrage d’Adam Smith Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations de 1776. s’est heurté à la crise économique d’octobre 1929. les contradictions internes du système capitaliste. La pensée économique s’est attachée à partir de la révolution industrielle aux modes de fonctionnement et de comportements économiques. La révolution industrielle est due à un processus d’aboutissement de trois siècles (ce n’est pas un phénomène spontanée) du XVIe au XVIIIe. techniques et politiques. Depuis les années 1930. cette dualité est moins vive dans nos sociétés postindustrielles. toutes les théories macroéconomiques. les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas. Il critique les incohérences. Le premier à s’opposer à la doctrine libérale est Karl Marx. Cela s’explique par une décision de la BCE (Banque Centrale Européenne) qui est un pouvoir public. . La construction macroéconomique.

et l’exercice économique vont permettre aux Etats de s’enrichir. Le XVIe siècle est le siècle des découvertes. Ainsi. qui est corrélatif avec l’accumulation des richesses monétaires (en Louisiane et au Mexique on a exploité les mines d’or et d’argent. un auteur d’institution politique. L’exécutif représente la puissance. par exemple. Il préconise la constitution d’Etats centralisés et intégrés. A/ L’avènement des économies monétaires La monnaie se dote d’un certains nombres de fonctions : Elle devient le seul instrument d’échange. Marseille comptait 5 000 habitants. Cela . On peut faire référence à un philosophe de cette époque. dans les villes qui ont bénéficié de la Renaissance. en Indes l’argent et les aurifères) et physiques (le grands Etats vont s’enrichir à travers les villes portuaires : Venise grâce au commerce avec les Indes. corrélativement à la profession de négociants. à la fin de ce siècle. La Renaissance manifeste par son humanisme. L’Etat finance toutes les expéditions de découverte du XVIe siècle pour asseoir sa puissance politique. le développement de la profession de banquier a pu s’établir. Cette phase s’explique par quatre facteurs. Elle est véhiculée par le Droit canon qui procède à des interdits comme celui de prêter de l’argent à intérêt (le métier de banquier était impossible). elle en comptait 150 000). Machiavel qui dit que l’individu doit s’orienter vers le plus de bien être possible. La folie des grandeurs). C’est un bien économique. La politique. Cela a permis une expansion économique. cf. Les souverains vont s’octroyer un monopole : celui de la frappe de la monnaie. La doctrine de l’église romaine va être frappée par l’obsolescence. C/ Une mutation politique Elle est basée sur l’écrit de Machiavel : une nouvelle théorie de l’Etat. l’exercice du pouvoir. Lisbonne avec les Amériques …). des théories qui expliquent que les individus doivent exercer un goût pour la recherche de la richesse et de la puissance. Il y a un retour aux aspects profanes de la vie. Elle est demandée pour assurer les échanges entre les autres biens. dans le domaine des transports maritimes (avec l’invention de la boussole). c’est une position mercantile (recherche de richesse. 2) Du XVIIe siècle au milieu du XVIIIe siècle C’est une phase d’enrichissement de la nation par un développement économique et l’avènement de très grande ville (au début du XVIIe siècle. se substituant à l’organisation médiévale. B/ Une mutation technique Cette mutation a eu lieu.A/ Une mutation intellectuelle C’est la rupture par rapport à une très longue période dominée par la chrétienneté.

La monnaie est la réserve de valeur. rappelons-le. dont les métiers étaient internationaux (ils partaient six à huit mois). avec des reconnaissances de dettes. Les banquiers vont expliquer qu’ils sont des prestataires de service. Mais les banquiers finançaient leurs clients. Ainsi les négociants s’échangeaient des billets. on échangeait des marchandises contre de la monnaie (d’or et d’argent). ce pouvoir passe entre les mains de la banque : Bilan de la banque Actif Dépôts d’or et d’argent 100 Passif Billets émis 100 Ici. Au XVIIe. Pour répondre aux besoins de leur clientèle. autour des places des villes les plus prospères : les ports. Cette forme de monnaie mise en circulation par la banque s’appelle la monnaie fiduciaire (qui vient du latin fiducia qui signifie confiance). les métiers de peseur juré (qui consistait en la pesée des pièces à l’aide d’un trébuchet car avec l’usure elle perdait de leur poids et donc de leur valeur) et d’alchimiste (qui détectait les fausse monnaie : de l’or ou de l’argent mélangé avec un autre métal). : en France sous Louis XIV. A Amsterdam.est dû à l’enrichissement de l’économie (son augmentation très forte) qui empêche l’échange grâce au troc. Bilan de la banque Actif Dépôts en or et en argent 100 Passif Billets émis 200 . Elle va faire partie du patrimoine (au XVIIe siècle l’accumulation de richesse se fait par la monnaie). Ex. Les premiers banquiers ont demandé la confiance de leur clientèle. pour perfectionner les échanges. elle va être désirée en tant que telle. ils vont mettre en circulation des formes de monnaie de plus en plus développées. A partir du XVIIe siècle. Dès lors les banques détiennent un nouveau pouvoir : celui de créer de la monnaie. qu’on leur déposait. c’était l’Etat qui émettait de la monnaie. le bilan est neutre. Ainsi. la monnaie devient la seule unité de compte. Le métier de banquier va dès lors fortement se développer. ils échangeaient l’or et l’argent. Au XVIe siècle. C’est à Amsterdam que le développement de ce métier a débuté. Dès lors que la monnaie acquière cette fonction. qui se présentaient sous la forme de billets de banque. l’unité de mesure était la livre tournoie. qui sollicitaient l’octroi de crédits.

Ce développement s’accompagne d’une politique colonialiste de la part des Etats souverains. Son comportement est guidé par la doctrine du mercantilisme. C/ Le rôle de l’Etat dans les économies L’Etat au XII et XVIIIe siècle est un véritable agent économique. Il va assumer ces fonctions car cette doctrine considère que l’objectif d’enrichissement doit être couplé à une vision interventionniste. Pour la première fois. elle le crée par le biais des crédits. Ce que les nations européenne retire de ces échanges est le fait que les pays ont accès à de nouvelles sources de matières premières ou à des produits agricoles. producteur. la banque ne possède pas l’argent qu’elle prête.Crédits 100 En effet. qui ont ruinés la France). il y a un mécanisme extrêmement fort de l’urbanisme. B/ Le développement des échanges Il ya deux sphères qui caractérisent ces échanges : les échanges internationaux et les échanges urbains. Grâce au monopole de la frappe. L’objectif de l’Etat est l’enrichissement monétaire. Les grandes villes apparaissent dans toute l’Europe. L’intervention de l’Etat s’effectue lorsque l’Etat est luimême un agent qui produit de la richesse : commerçant. Un Etat ne peut s’enrichir qu’au détriment des autres. Les zones les plus florissante sont celles portuaires surtout Amsterdam et Londres (dès le début du XVIIIe siècle). Ainsi. il y a une croissance économique. La puissance de l’Etat est évaluée à la quantité de monnaie qu’il a mise en circulation. Les échanges portent sur deux produits majeurs : le café et le cacao. comme certains de ces territoires renferment des richesses monétaire à l’or et à l’argent que l’on va extraire et rapatrier dans les pays occidentaux. - - . Le commerce de ces produits va provoquer l’enrichissement et le développement de ces grandes villes (portuaires comme le Havre en France). S’il ne l’est pas. elle va véhiculée des idées belligérantes (les conflits ont été permanents entre les différente nations européennes. il est dans l’impossibilité d’accumuler des richesses monétaires. Nationaliste. Donc. L’avènement des économies monétaires engendre le développement des échanges internationaux qui entrainera un bouleversement économique. mais aussi de la richesse. armateur. Donc il y a l’apparition de nouveaux besoins : la demande urbaine va se matérialiser par la création de nouveaux métiers comme l’artisanat et le commerce urbain. Interventionniste. il poursuit cet objectif. C’est une doctrine qui présente 3 caractéristiques : Monétaire.

c’est l’Angleterre et ce n’est que 70 ans plus tard que les autres pays vont connaître ce même phénomène. la manufacture de Saint Gauvin. Points commun à toutes ces manufactures : On va fabriquer des objets d’arts car cela repose sur l’organisation de l’artisanat. celui d’inflation (mot qui n’existait pas à l’époque). Colbert voulait utiliser des talents. la monnaie a pour fonction principale est d’être un instrument d’échange économique. : la manufacture de sèvre. Elles se situent dans deux domaines : la production d’énergie (découverte machine à vapeur et électricité en . Aujourd’hui. des corporations. Colbert qui est l’initiateur de la création des manufactures royales. C’est le phénomène de dépréciation de la monnaie. avec plus de monnaie. la manufacture d’Aubusson (tapisserie). Elles existent toutes encore aujourd’hui. D/ L’apparition de l’industrie Cette forme d’industrie qui apparaît s’appelle manufacture. Ex. mais plutôt à l’exportation. qui fait plus de 20% des exportations de la France. qui exporte des biens de luxe. 3) La phase de révolution industrielle Il faut retenir que seul un pays dans la seconde moitié du XVIII e siècle va connaître la révolution industrielle. L’Angleterre a été la seule nation à bénéficier de 4 facteurs favorables : Elle a focalisée sur son territoire la plupart des grandes inventions qui ont conduit au machinisme. En effet. la croissance de la masse monétaire en circulation a été beaucoup plus rapide que la croissance de la production de richesses. l’Angleterre bénéficiait de moyens spéciaux. Ex. au XVIIe siècle. En effet. La plupart des grands Etats s’étaient appauvris. vendue dans toutes les cours européennes (presque de l’exportation). On produit des biens qui ne sont pas destinés à l’ensemble de la population. : la France a eu un ministre. Cette lenteur du mouvement s’est caractérisé par le fait que pendant près d’un siècle l’Angleterre a bénéficié d’une domination absolue. Concrètement. il existe un comité Colbert. dont l’objet était la fabrication de la cristallerie. En effet. cette activité économique était déployée par l’Etat. On ne peut acheter d’avantages de biens. il y a eu des crises monétaires et donc la perte de pouvoir d’achat de la monnaie.Cette doctrine n’a pas été concluante car les principales nations européennes ont connu un phénomène. dont l’objet était de produire de la porcelaine. La raison était que ces doctrines étaient fausses.

: l’empire français va mobiliser l’essentiel de la jeunesse dans les campagnes militaires. - - Les autres pays européens. En effet. L’Angleterre s’est dotée d’un système parlementaire. et qui modifient totalement leur mode de fonctionnement). grâce au charbon) et les activités nouvelles (une des premières révolutions en Angleterre est le transport ferroviaire. Ils disposent du pouvoir législatif et vote faire voter toute une série de dispositions favorables à l’individualisme. le 2nd Empire). Ex. si certains d’entre eux l’ont connu se sont engagé vers des campagnes extrêmement ravageuses pour la population. Dans l’Angleterre du XVIIIe siècle. . dans les Etats européens il n’y a pas eu des transmissions du pouvoir économique. On dit que l’industrie est capitalistique. C’est une organisation politique qui permet l’accessibilité au pouvoir des représentants de l’industrie et du commerce. Le cadre législatif devait favoriser l’échange international au détriment du protectionnisme. il a été facile de mobiliser des capitaux grâce aux banques anglaises. XIX en France. prenons la France. Ex. Cela s’explique par le fait que les autres Etats européen n’ont pas connu de mutation politique et institutionnelle suffisante. Elles ont permis l’organisation d’un nouveau paysage économique. connaissent la révolution entre les années 1830 et 1860 (XIXe siècle). plus industrie nouvelle comme la sidérurgie. L’industrie pour se développer doit mobiliser des capitaux. Ce développement va se faire lorsqu’un état de paix va régner (en France. elles disposaient de capitaux énormes car Londres était le premier port du monde. donc ils ne développent par leur économie. La classe industrielle et commerçante ne pourra exercer une certaine puissance qu’après 1850 (en France). Cette transmission du pouvoir en Angleterre est aussi au niveau de la Chambre des Lords vers la Chambre des communes qui vont vraiment légiférer. L’appauvrissement de la main d’œuvre agricole a provoqué la migration vers les grandes villes. Cette migration énorme a été conçue grâce à la modification des normes juridiques. De plus.Angleterre. Si l’Angleterre a été la seule c’est qu’à cette époque les réformes ont été considérables. : on a conçu un système qui devait assurer l’exode rural.

la croissance. au niveau théorique il va jeter les bases de la théorie marxiste. Il est aussi un théoricien d’économie. golden boy d’aujourd’hui. de la pensée classique ? Réponse deux observation : ce que l’on appelle l’école classique. du XIXe siècle. avec la théorie de la valeur travail) et John Stuart Mill (écossais. maintenant appelé les néoricardiens. Jean-Baptiste Say (il a occupé la 1ère chaire d’éco à l’université de droit à Paris I). la pensée classique va être aussi véhiculée par d’autres économistes : Robert Malthus et. sur le marché boursier. qui gouverne aujourd’hui l’organisation mondiale. un ensemble de lois. On a développé un certains nombres de théories. il fallait expliquer la répartition de la richesse. qui est un système de pensée qui s’est développement dans l’Angleterre du XVIIIe et XIXe siècle et qui sur le XIXe siècle s’est propagé dans la plupart des pays qui ont connu la révolution industrielle. il va créer la première banque centrale. c’était aussi un organisateur des échanges internationaux. Ce que l’on retient de la pensée classique est que l’on a jeté les bases d’une doctrine pensée au départ par un seul économiste. . avec des missions monétaires qui sont celles d’aujourd’hui crées par Ricardo : une banque centrale et des banques commerciales. il disait que son seul ennemi était Napoléon. c’est un des leaders. Adam Smith. Ces théories. il met en œuvre la mondialisation des échanges. il représentait la grande bourgeoisie anglaise. avaient quel but ? La première théorie doit expliquer les échanges : comment les prix dans une économie d’échange se mettent-ils en place ? Pourquoi et comment les biens s’échangent-ils ? Trois économistes anglais résolvent cette question : Adam Smith. David Ricardo (il fait fortune à l’âge de 25 ans.Section première : la théorie libérale : le système classique Que reste-il aujourd’hui. A côté de ces économistes dominants. il va aider à y répondre. il est à l’origine de toutes les grandes lois libérales. il est allé en Chine) ce sont des économistes qui ont créé une science et ont cherché à l’appliquer. il avait une vision mondialiste. il va se donner deux tâches : construction de deux théories et un homme politique : pendant 30 ans il va être élu à la Chambre des communes. il y a chez lui un paradoxe : au Parlement.

car ce qui guide le comportement des individus est l’amélioration de leur sort. Les hommes ne doivent pas s’opposer à la réalisation de cet ordre. ce qui constitue un leitmotiv : la recherche de l’amélioration de la condition. Cette doctrine va donc être individualiste. Il dit « en poursuivant son propre intérêt l’homme. l’individu sert souvent d’une manière plus efficace l’intérêt de la société que s’il avait pour but de la servir ». « L’instinct de commodité c’est le fait de produire le plus habilement possible de la richesse ». il va donc développer les techniques les plus efficaces. L’instinct de l’épargne. L’instinct de commodité va être guidé par l’idée de la spécialisation du travail. Tous ces instincts vont justifier de la conduite humaine. qui n’est . Il va développer trois types d’instincts : celui d’échange. celui de commodité et celui d’épargne. aujourd’hui on dirait qu’il faut faire avec un maximum de productivité. Un instinct aujourd’hui est un comportement. L’individu à des talents d’entreprendre qu’il exerce pour pouvoir les échanger contre d’autres biens par usage de la monnaie. On sort d’une économie de subsistance pour aller dans une économie d’échange. C’est un ordre spontané. Le premier instinct. « Chaque individu est guidé par des instincts ». Comme l’individu est guidé par cet instinct. B) L’intérêt individuel et la création spontanée de l’ordre économique Il va falloir expliquer comment l’effort naturel de chaque individu pour améliorer sa condition va permettre de réaliser le meilleur état économique et social. C’est l’ordre qui s’établit spontanément lorsqu’on laisse la nature se manifester librement. Chaque individu participe à l’échange. il ne peut obtenir ce qu’il cherche que s’il participe à l’échange. il s’agit d’Adam Smith (seul point de vue de l’économie). le XVIIIe siècle. L’apologie de l’épargne va être faite par Adam Smith. celui d’échange.§1 : La doctrine économique classique : la problématique de la liberté naturelle et de l’intérêt individuel Cette pensée est construite par un homme au siècle des lumières. dans le but à expliquer une organisation économique et sociale fondée sur l’échange et l’individualisme. La problématique d’Adam Smith repose sur deux principes fondamentaux : la liberté naturelle et l’intérêt individuel. Il s’établit par la poursuite de l’intérêt individuel et l’on va aboutir à cette réalisation. A) La liberté naturelle et l’optimisme Il va chercher la réalisation de l’ordre naturel.

« Le prix réel c’est la valeur permanente et stable des produits. d’échange. il est déterminé par l’effort que coûte la production des biens. La doctrine libérale fait l’apologie de l’échange individuel. d’usage. A) Les différentes formulations Idée de base : un initiateur. Elle rejette toute intervention de quelque institution qui s’oppose à la réalisation de l’échange individuel. une mesure de la satisfaction. Par rapport à la valeur d’échange. Elle est également bâtie sur l’accumulation du capital grâce à l’épargne. Ex. et la valeur en échange. il faut comprendre deux choses : elle est objective. Ensuite. Il va opérer un choix. Elle repose sur la généralisation de l’échange. Stuart Mill. organisé par des individus. est le machinisme. Donc la valeur d’usage est subjective. Deux implications : le travail est la mesure réelle de la . le capital. spécifique à chaque individu. « La valeur d’usage c’est l’utilité entendue comme ce qui peut être raisonnablement désiré ». C’est l’utilité : les biens sont demandés car ils sont aptes à satisfaire nos besoins. : l’intervention de l’Etat. Les individus possèdent « une vertu » qui est l’épargne. la vision divergente est menée par David Ricardo et J. les économistes ont jetés les bases de l’organisation des échanges internationaux. Le pouvoir d’acquisition des biens dépend des prix. « La valeur d’échange c’est le pouvoir d’acquisition d’un bien matériel ». Le mécanisme explicatif de la détermination des prix : trois définitions et trois principes d’explication. Ce capital il ne peut être envisagé que si au préalable existe une épargne elle permet la réalisation de l’investissement. c’està-dire le travail ». Car l’accumulation du capital ne peut se réaliser que par l’existence de l’épargne. Ces théories expliquent l’échange dans une économie d’échange individuel. 1) Le contenu de l’analyse d’Adam Smith. Donc cette économie d’échange doit mobiliser des capitaux car le machinisme est le recours à un facteur de production. §2 : Les théories de la valeur et du prix Remarque : ces théories constituent un des éléments essentiels de l’analyse classique (exam ?). Ce qui abrège l’intervention de l’homme. Adam Smith. mais il va poser problème (donc débat théorique). ce qui en facilite la mise en œuvre. En expliquant l’échange.possible que par la production de la richesse. Les biens sont échangés parce qu’ils ont une valeur d’usage engendrée par le désir que l’on en a. Il veut répondre à la question sur l’échange : comment l’échange se justifie-t-il dans ce type d’économie ? La réponse est qu’il y a deux sortes de valeurs : la valeur en usage.

« La monnaie est un voile ». Aujourd’hui la définition du prix du marché n’a pas changé. au détriment de l’argent. du fait de l’abondance de l’offre le niveau du prix de marché va s’établir au niveau du prix naturel. les réserves de la banque d’Angleterre sont en or. Il a choisi l’or. 2) La théorie de Ricardo Il s’intéresse aux biens qui peuvent être échangé. Les prix en monnaie expriment le rapport de valeur entre les biens. c’est à la fois la cause et la mesure de la valeur. diamant. il en dégage deux : ceux non reproductibles et ceux reproductibles. c’est le prix de revient d’un bien économique (= dépense que l’on engage pour produire un bien). au XIXe siècle. ainsi il prend aussi en compte l’usage du capital. la valeur est expliquée par leur utilité et par le travail qui sert à les produire. La valeur relative est le prix d’un bien par rapport à un autre bien. Le niveau de prix effectif de l’échange va se fixer sur le prix de marché. il s’établi par une série d’oscillations gouvernée par la confrontation de l’offre et de la demande ». elle s’exprime par les quantités relatives de travail qui ont été employées pour les produire. En effet. C’est un simple moyen d’échange. Il va prendre (créateur de l’étalon d’or) l’exemple de l’or : il a une valeur car il est utile. Ici. elle est neutre. Le coût. donc la concurrence. « Le prix naturel est fourni par le coût de production des marchandises ». La monnaie est une marchandise qui sert à acheter d’autres biens. Ex. Pour les biens non reproductibles (minerais : or. : fabrication des chandelles qui ne marche plus car l’énergie a changé. Le prix naturel est mesuré par un coût. Le mécanisme de formation est que le prix de marché est gouverné par l’importance de l’offre et de celle de la demande (plus la demande est forte plus elle va pesée à la hausse sur la détermination du prix). . Pour lui. C’est Marx qui va reprendre ça. « Le prix de marché est celui auquel les produits se vendent communément. Les fondements de la valeur ne sont pas les mêmes pour ces deux biens. l’échange s’organise sur le travail qui sert à les produire. la valeur est fixée par leur utilité et leur rareté. argile …). c’est la théorie de la valeur ricardienne. celui qui marque l’accord qui se noue entre l’offreur et le demandeur. car il est plus rare « la mauvaise monnaie chasse la bonne ». mesure de la valeur.valeur d’échange entre les biens et le travail. Opposition entre Ricardo et Stuart Mill. le prix naturel est mesuré par l’appréciation objective (= coût de production). Pour les biens reproductibles (produits grâce à l’effort de production). Le prix de marché c’est celui qui est observé. Dès lors que les biens reproductibles ont une utilité. cuivre. - Adam Smith explique qu’il n’existe qu’une seule situation de marché : abondance de l’offre. ne renferme pas que le travail.

un exportateur de bien et à contrario pour les pays qui se spécialiseront pas pour ce bien. il s'agit d'expliquer que l'organisation des échanges internationaux va reposer sur la spécialisation internationale. ce seront des importateurs. Adam smith . celui de la demande et de l’offre. À un instant donné. Un bien a une valeur parce qu’il est demandé sur le marché. Comment peut on envisager l'échange international. 1) La théorie du gain de l'échange d'Adam Smith Adam Smith va expliquer l'organisation des échanges internationaux. La théorie est celle de Ricardo. tous les produits ne produisent pas le même bien avec la même efficacité. Cette notion explique que dès lors que l'ensemble des pays concernés décide de raisonner en terme de spécialisation. Adam Smith va expliquer la mise en œuvre de ce phénomène de spécialisation. B) L’étude des théories du commerce international Les économistes classiques. C'est nécéssaire historiquement. La notion de spécialisation va faire d'un pays qui se spécialise. Pour lui il existe des différences internationales de productivité du travail. Il va partir de l'idée selon laquelle les partenaires économiques. Dans le contexte historique de l'époque. il va se fixer sur le marché un prix unique. S'il existe des écarts d'efficacité. il se forme sur le marché où les acheteurs et les vendeurs sont suffisamment informés pour que pour un produit standard il ne se forme qu’un prix unique ». 2 Théories sont énoncées. − L'approche d'Adam Smith porte le nom de théorie du gain de l'échange. car dès lors que l'Angleterre est le seul pays au XVIII° Siècle à connaître la révolution industrielle et dès lors qu'elle va régner sans partage jusqu'au milieu du XIX° Siècle. cela veut dire que les coûts de production de ce bien ne seront pas les mêmes d'un pays à un autre. nécessairement ceux qui ont abandonné ces productions vont devenir par nécessité des importateurs. Stuart Mill Cette thèse de Ricardo n’est pas partagée par J.3) La loi de formation des prix de J. les biens ont une valeur car ils sont demandés. doivent adopter une démarche qui repose sur une spécialisation. qui ont voulu dépasser la difficulté de la domination de l'Angleterre sur les autres nations. Cette thèse n'a pas été reprise par les économistes classiques du XIX° siècle. vont chercher à expliquer l'organisation des échanges internationaux. Ce que l’on retient c’est que le seul prix significatif est celui qui s’exprime sur le marché (la théorie de Stuart Mill). Stuart Mill. signifie que concrètement : les pays qui se spécialisent dans la production d'un bien vont être les seuls à produire ces biens. les pays. Il dit « le prix représente la valeur d’échange. Conclusion : aujourd’hui de la valeur et des prix. celle de l'avantage comparatif. Il va y avoir un prix d’équilibre. la difficulté des économistes : On a un pays dominant et le reste du monde est un ensemble de pays dominés. comme Ricardo. Si un bien est demandé sur le marché.

les autres pays ont abandonné ces productions. Il est allé convaincre en premier le portugal. face à la domination anglaise ont des politiques protectionnistes. L'angleterre ne pouvant pas en produire. Il y a donc réciprocité d'échange. ce principe d'économie est essentiel. Schéma P29 A SCANNER ! =D Cette théorie va révolutionner l'économie en inventant la notion de Libre échange. Les économistes classiques ont compris que c'était difficile de justifier les échanges internationaux selon le schéma de smith. Si l'on retient le critère de l'avantage absolu.va dire que la spécialisation repose sur une démarche. les secteurs d'activité pour lesquels elle a un avantage absolu par rapport à tous les autres pays et elle va donc se spécialiser sur tous ces produits. résonnant en termes d'avantages absolus. 2) La théorie de l'avantage comparatif Il faut se rappeler des bases de la théorie de la valeur de Ricardo. la valeur relative des marchandises s'exprime par les quantités relatives de travail qui ont été employées pour les produire. un pays va se spécialiser dans la production pour laquelle il a l'avantage absolu le plus grand. elle va abandonner ses lignes de production et elle va devenir importatrice et acheter à l'étranger ses produits. Dans un raisonnement circulaire. il est allé jusqu'en Chine. que les anglais ne peuvent pas produire. et l'Angleterre en possède un sur tous les pays et donc à terme elle sera la seule à s'enrichir. à convaincre des états de commercer avec l'angleterre. les portugais ne peuvent pas rivaliser avec les anglais. par rapport à ses partenaires. Si l'angleterre ne dispose pas de l'avantage absolu sur certains produits. elle va importer. Par contre. La spécialisation va reposer sur les écarts absolus de coût de production d'un bien. Le contexte de l'époque est : L'angleterre va determiner les lignes de produits. Si l'angleterre abandonne certaines productions parce qu'elle n'a pas un avantage absolu. elle va importer toute sa consommation de Porto. Les différences internationales de productivité du travail déterminent celles des coûts des produits et donc le sens des échanges. essentiellement européennes. ils vont devenir importateurs. avec des barrières douanières ou des restrictions/interdictions des échanges pour isoler les pays dans une production de biens agricole et les rendre imperméables aux produits britanniques. David Ricardo va proposer une nouvelle formulation de la théorie des échanges internationaux. Le rapport d'échange entre les biens va dépendre des quantités de travail nécessaires pour produire chaque biens. . Smith va expliquer les conséquences de la spécialisation internationale. L'idée première d'Adam Smith est que l'Angleterre est la nation dominante et les autres nations. Alors Smith a compris qu'il devait vendre sa théorie et il a cherché durant des voyages. une analyse en terme de coût de production. car ils ont le Porto comme bien. Il va chercher une organisation des échanges internationaux basés sur la spécialisation. Dès lors qu'à contrario. notamment pour construire les navires à vapeur. Ricardo va surmonter les critiques contre Smith.

non pas absolus. On part du fait que l'angleterre a un avantage absolu au niveau de la production de drap et de blé. Ricardo va voir comment organiser le libre échange. Ce qui signifie que l'avantage comparatif qu'aura un pays par rapport aux nations concurrentes se traduira par le fait que le prix relatif des biens dans ce pays sera plus faible que le coût relatif pour les même produits exprimé dans les autres pays. On va raisonner en termes de prix relatifs d'un bien qui est le rapport du coût absolu de ce bien et celui d'un autre bien étalon. C'est une approche billatérale. X de coût absolu CX et Y de coût absolu de bien Cy. La deuxième étape est de mettre en place cette théorie et de préciser comment va se mettre en oeuvre la spécialisation 2 ème étape : la mise en oeuvre de la spécialisation internationale. Le théoreme des avantages relatif est simple : Un pays exprime un avantage comparatif dès lors que les coûts relatifs pour ce pays sont inférieurs à ceux des autres pays. On va choisir 2 pays et la production de 2 produits. Ce principe repose sur des comparaisons de prix relatifs. au prix relatif des biens. /////////////////////////////// Blé Angleterre 80h de travail pour produire une unité de blé 100h Pologne 90h de travail pour produire une unité de blé 120h Drap Le but de ce tableau est d'exprimer le phénomène de l'avantage absolu de l'angleterre sur la Pologne en terme de bien et de tissus. la notion d'éfficacité économique ne va plus reposer sur l'avantage absolu mais sur l'avantage relatif : un pays se spécialisera dans la productions des biens pour lesquels il aura l'avantage relatif le plus grand. On va exprimer en temps de travail le coût de production de CX et CY sera le coût de temps de travail de la production de CY. L'angleterre et la pologne. La spécialisation du travail va se faire en terme d'avantages. contrairement à chez smith. Les pays qui vont procéder ainsi. mais comparatifs. Politiquement. 1 ere étape : La determination des concepts d'analyse. De ce fait.On va prendre l'exemple de l'Angleterre qui a un avantage sur les biens d'un produit. Ici on va s'intéresser. cette thèse a un très grand intérêt. On a 2 biens. vont produire plus pour le même temps de travail et vont donc s'enrichir. Le rapport entre CY et CX donne un prix relatif. le blé et le drap. On va déterminer la . La mesure de la valeur d'un bien dépend de la quantité de travail incorporé dans ce bien.

Aujourd’hui. on va essayer de produire plus. Avant : Prod : 4 U : 80 + 90 +100 + 120 Maintenant : 210 de Coût en pologne produit 2. C) La théorie de la production La théorie de la production doit permettre d'établir le volume de richesse qui est produit par l'entreprise et par la nation. parce qu'en vertu du principe elle va importer du blé de Pologne. on résonne en terme de compétitivité. Nous sommes arrivé à détérminer une spécialisation. Le pouvoir d'achat qui guide la demande n'est pas le même d'un pays à un autre. . et les débouchés à l'importation étaient beaucoup plus grand en angleterre qu'en pologne. 100/80 = 1. On a donc une internationalisation des échanges. Cette détermination va amener les économistes à expliquer l'organisation technique de la production. En Pologne on va réemployer/redeployer les heures de travail de l'industrie textile pour le blé et inversement en Angleterre.spécialisation internationale en s'intéressant à la détermination de l'avantage comparatif. 100H et 120h pour les draps. Il est moins cher de produire du blé par rapport au tissu en Pologne plutôt qu'en Angleterre.25 en angleterre et 120/90 = 1. Ainsi l'angleterre ne produit plus de blé et la pologne ne produit plus de drap. Le pays avec le coût le plus faible par rapport à l'autre doit se spécialiser. la théorie de Ricardo a apporté considérablement à l'analyse des échanges internationaux. 3 eme étape : En utilisant les même quantité de travail.33 unité de Blé au lieu de 2. Le cout relatif en angleterre : 80/100=0.80 ( cout blé/ cout tissu). il faut aussi prendre en compte l'analyse de la demande que ricardo a totalement oublié qui est fondamentale. 90h en Pologne. elle va abandonner la production du blé. On va étudier la théorie de Smith. le marché d'angleterre devait donc être ouvert au monde et pas qu'à un pays. lorsqu'aujourd'hui encore on s'y interesse.75. Avec le même coût. dégagent un gain exprimé en quantité de richesses produites. Avec le redéploiement des forces de travail. L'ensemble des pays entrant dans ce schéma. Bien que l'angleterre ait un avantage absolu dans le prix du blé. on produit plus. selon le principe de l'avantage relatif. En utilisant 80h de travail en angleterre on produit 1 unité de blé.33 en Pologne. On va calculer le prix du drap par rapport au blé dans les deux pays. Le pouvoir d'achat des polonais et des anglais était différents. le cout relatif en pologne : 90/120=0. L'angleterre a donc un coût relatif le plus faible et doit donc se spécialiser dans la production du drap. On va calculer tout d'abord le prix du blé par rapport au prix de tissu en Angleterre et on va faire le même calcul pour la pologne. pour le même coût les gains sont plus importants. Cependant L'analyse de Ricardo se base uniquement dans les coûts de production et aussi dans l'organisation des échanges internationaux.

et il va l'expliquer que l'on en a grâce à la spécialisation des taches. La richesse produite dépend de la quantité de capital dont dispose les travailleurs productifs. Cette recherche va porter corrélativement sur la productivité du travail et la productivité du capital. selon laquelle les machines facilitent et abrègent le travail en le rendant plus productif. le travail et le capital. ( on le connait pas la peine de le marquer ). la théorie de la production est donc toujours conçue comme Smith l'a imaginé : une relation entre les facteurs et le volume de la production. le capital utilisé. Les autres analystes vont completer son analyse. les rendements deviennent décroissants. L'étape liminaire c'est l'analyse de la satisfaction des besoins. les machines facilitent et abrègent le travail. il va dégager un principe important. empiriques. Le capital est cause de la richesse. il va dire que l'analyse de la production doit au départ s'intéresser sur le pourquoi de la création de richesse. il va donner une dimension très importante au concept de rendements : le terme de productivité. Il va analyser les deux facteurs de production. Ce n'est pas parce qu'on va augmenter de 10% le nombre de travailleur dans une entreprise. elle économise le temps et elle est une incitation à l'invention de machine par lesquelles le travail est autant facilité et abrégé. Smith envoit 2 messages : L'importance du capital explique la richesse produite. Il disait qu'au XIX° Siècle des . On va produire des biens parce qu'ils sont aptes à satisfaire des besoins. Le machinisme va permettre la division du travail et la spécialisation des taches et cela va améliorer la productivité du travail. la production ne va pas augmenter de 10%. Les autres économistes classiques du XIX° siècle ne vont pas modifier l'analyse de Smith. La richesse nationale peut donc être expliqué dans sa formation par une seule variable . Smith va s'intéresser à la mesure de l'efficacité du travail et comment l'améliorer. Il développe une idée qui sera constamment reprise. Avec l'experience de la manufacture d'épingle. Ricardo : Il explique une relation de l'existence d'une relation de non proportionnalité entre la quantité de facteurs utilisés et la production. Il va nous dire que le capital est cause de la richesse. De cette experience. parce qu'il nous permet d'augmenter la puissance productive du travail. Say : Il a voulu compléter la théorie de Smith. l'augmentation de production est plus faible que l'accroissement de la quantité de facteurs. mais plus ou moins vite.Le volume de richesse produit va dépendre de l'efficacité des facteurs de production. on ne peut produire que pour autant on est apte à satisfaire des besoin. Il explique que l'organisation de la production passe par l'analyse des gains de productivités du travail. À partir d'une certaine taille d'entreprise. le principe de la spécialisation des taches qui accroit la productivité en vertu de 3 causes : Elle développe l'habileté de l'ouvrier. en faisant une analyse inductive.

Il pense qu'il existe un lien rigide entre l'importance de la population et l'importance des terrains cultivés. Les propriétaires fonciers mettent d'abord en culture les terres les plus fertiles qu'ils possèdent et que face à une augmentation de la population. Schéma P35 A SCANNER. ce sont les propriétaires fonciers. dès que ce volume augmente. Les bénéficiaires de cette hausse des prix. va s'accroître de manière constante. Si le prix des denrées agricoles. On a un accroissement naturel de la population. C'est une approche qui permet d'expliquer la formation des revenus. les capitalistes et leurs revenus et les ouvriers qui ont une loi de determination des salaires qui expliquent leurs changements sur une longue période La théorie de la rente foncière : Elle fonctionne sur un certain nombre de postulats. La rente est donc un différentiel. ils n'avaient donc plus besoin de les produire. avec son exemple des chandelles alors que l'on s'éclaire au gaz de ville à Paris. Cette théorie n'a jamais pu être vérifiée parce qu'elle s'appuie sur des hypothèses de départ totalement fausses. Ricardo va alors explique rce qu'est la rentre et comme elle évolue. c'est-à-dire de moins en moins productives et le rendement de ces terres agricoles va diminuer et le coût de production unitaire des produits agricole augmente avec les terres de moins en moins fertiles. . L'exode rural a provoqué une croissance rapide des villes et l'experance de vie a doublé en 1 siècle. Ricardo va expliquer que la rente foncière dès lors que la population augmente. Au XIX° siècle l'essentiel du pouvoir d'achat des ouvriers reposait sur l'acquisition des subsistance. un surplus. qui obitennent des revenus de la rentre fonciere. il augmente à cause de l'accroissement de la population. Le volume de la population subit une augmentation tendancielle. Il y a donc une classe sociale qui va profiter du phénomène de croissance de ces revenus. car il existe un lien rigide entre le volume de la population et la quantité de terres cultivés. On va assister à un phénomène d'inflation du prix des produits agricoles. Ce revenu est extrêmement faible. Dès sa conception elle a été dépassée et contredire par les faits économiques. La renter c'est un différenciel entre le prix de vente des biens agricoles et le prix de reviens. ce sont les propriétaires fonciers.biens n'avaient plus aucune utilité. Le cout de la production de ces denrées. les propriétaires fonciers doivent mettre en culture de nouvelles terres. Il va donc voir qu'il y a u n enrichissement sans cause. ils vont mettre en culture des terres de moins en moins fertile. Ricardo va donc combattre cette position favorable (c'est les nobles :( ). L'agriculture est un secteur qui ne peut connaître des gains de productivités. Dans une économie il y a trois type de revenus : Il y a les propriétaires fonciers. D) La théorie de la repartition. car sinon il n'y aurait pas ce lien.

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