Cours L1 Semestre 1 Introduction générale à l’économie

Introduction générale
Introduction
Le but de cette introduction générale est d’expliquer ce qu’est la problématique économique. Une problématique est une analyse scientifique. L’économie est une science, elle va donc s’appuyer sur des méthodes d’investigation. La définition générale qui est depuis le XXe siècle donnée de l’économie est : une science sociale (opposée à science exacte) qui étudie l’effort solidaire et organisé des hommes pour satisfaire les besoins qu’ils éprouvent, en allouant de façon optimale des ressources rares entre des emplois alternatifs. Cette définition révèle trois éléments : L’élément central est l’objet de l’économie : la lutte contre la rareté des ressources. C’est parce que les ressources sont rares qu’il faut mettre en place des mécanismes pour lutter contre. L’économie est une science sociale (reconnue comme telle que depuis le XVIIIe siècle) qui permet de satisfaire les besoins exprimés par les individus. En effet, les biens économiques qui existent à l’état libre sont insuffisants. Il faut donc créer de la richesse, mesurer l’étendue des besoins. Ainsi, la démarche doit être scientifique pour tout appréhender des besoins (leur liste, leur étendue, leur nature …). Il faut produire des recherches en économie pour lutter contre la rareté. On va mettre en œuvre des facteurs de production comme le travail et le capital qui sont eux-aussi des facteurs rares. Il faut les utiliser de la manière la plus efficace possible, ex. : la productivité, qui est un indicateur de l’efficacité du travail et du capital.

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La problématique économique, le but de l’économie, est l'analyse des phénomènes économiques. Cette approche est scientifique car elle cherche à expliquer des phénomènes économiques par des phénomènes élémentaires, à énoncer des lois qui vont étudier la formation des phénomènes économiques. Cette appréhension va être mise en œuvre par des méthodes spécifiques, différentes approches.

1) Le caractère des phénomènes économiques
Que veut faire l’analyse économique ? Elle veut expliquer ces phénomènes économiques en les reliant entre eux. Dans certaines sciences ces phénomènes s’appellent des variables, ex. : y=2x, y est une variable par rapport à x, une autre variable. Il faut établir le lien de causalité entre ces variables. En économie, c’est la même chose, il faut expliquer le caractère causal des phénomènes économiques. La notion de lien de causalité n’est pas propre aux sciences exactes, c’est l’élément essentiel de l’argumentation juridique, ex. : en Droit Civil, dans le Droit des obligations, quand un individu subit un dommage et qu’il saisit le juge, sa démarche est la suivante : il présente une preuve, le fait qu’il soit victime d’un préjudice, il détermine l’ampleur du préjudice et il doit établir le lien de causalité entre la faute et le préjudice. Cette recherche de ce lien est fondamentale en économie. Mais c’est une science sociale donc il y a intervention des humains qui changent ce lien, il n’a donc pas la même portée. La notion de causalité est plus lâche (sauf dans les sciences exactes). Le caractère humain est donc à prendre en compte. A/ Le caractère causal et ses limites En économie, on va appréhender les phénomènes comme dans les sciences exactes, c’est-à-dire, en termes de variables. On va chercher à expliquer des comportements. Ex. : détermination de la demande d’un bien (comme celle d’un i-phone) est un phénomène économique qui s’exprime de manière quantitative (mesure de la quantité vendue). Pourquoi elle est si importante ? Les quantités demandées d’un bien sont fonctions du niveau du prix de ce bien, on s’intéresse à une autre variable : le prix. On cherche à établir un lien de causalité entre le niveau des prix et les quantités de bien demandées. Si on exprime une telle relation, on assiste à la naissance d’une loi, qui est une fonction de demande. Ex. : la dépense de consommation des français, si la dépense diminue (comme elle le fait depuis le 14 septembre 2008), la machine économique (française) va ralentir. L’importance de la dépense de consommation des français dépend de la richesse créée en France. Identification de deux variables et recherche d’un lien causal, si une telle relation existe alors on a établi une loi, qui est une fonction de consommation. En économie, la démarche consiste en l’explication des phénomènes (comme l’inflation) par d’autre phénomène. L’économie cherche à établir des relations entre les phénomènes, en essayant d’appréhender un lien de causalité. Ce lien a des limites : une des limites essentielle repose sur un dicton populaire « Qui de la poule ou de l’œuf est arrivé le premier ? ». Ici il existe un lien entre les deux phénomènes, mais lequel est la cause ? S’il y a circularité, on ne peut pas fournir d’explication. En économie, il y a des phénomènes qui se

De plus. On porte sur les phénomènes. Cela est dû au caractère humain. B/ Le caractère vital et humain Le caractère vital est le fait que l’économie sert de cadre à l’activité humaine. Du point de vue des idées. ce qui n’est plus le cas aujourd’hui). des lois qui ont été mises en évidence par l’observation et qui constitue un système cohérent d’interprétations de la réalité.heurtent à cette limite : la circularité implique une interdépendance des phénomènes et ainsi empêche la création d’une loi opérationnelle. Ex. L’approche théorique s’inscrit donc dans la démarche positive. cette démarche est neutre. 2) Méthodes de la science économique La démarche en sciences économiques repose sur l’existence de dualité. les économies sont qualifiées d’économies industrielles. Les économistes vivent dans la hantise de l’inflation (comme fut la peur de la peste à Marseille au XVIIIe siècle). dans un but explicatif. Ce comportement des agents n’est pas le même dans le temps et dans l’espace. Son rôle n’est pas neutre. une loi économique établie à un instant donné peut perdre sa valeur. Elle est descriptive et analytique et débouche seulement sur l’énoncé des lois. L’Etat ne se prive pas pour utiliser des moyens d’inflexion sur les décisions des agents économiques. : le contenu de l’approche marxiste était qu’on ne pouvait concevoir une approche économique sans faire . Si les comportements changent. sa pertinence à un autre moment (alors que dans les sciences exactes les phénomènes sont répétitibles). Son intervention est de type politique car ses actions reposent sur la conception qu’un gouvernement a. il y avait une phase d’hyper inflation. elles ne s’appliquent pas dans une continuité temporelle. Les phénomènes sont dépendants de la psychologie des agents et de leur anticipation. modifie ces décisions par la mise en œuvre de politiques économiques. : Depuis trois siècles. les comportements économiques. A/ Une dualité d’approche Une théorie économique regroupe. Cette conception ne sera pas la même d’un gouvernement socialiste à un gouvernement capitaliste. De plus. un jugement de valeur qui repose sur un socle philosophique culturel. car les comportements varient aussi dans le temps (prenons la théorie de l’Allemagne pré hitlérienne. Les doctrines politiques ont un contenu extrêmement variable. La doctrine est une approche synthétique et normative. Il pilote. De nombreuses théories ont été construites mais elles ne sont pas applicables dans le monde entier car les comportements vis-à-vis de l’inflation ne sont pas les mêmes (en Argentine. son action est illimitée. il y a trois ans elle était de 300%). Les phénomènes économiques sont très largement conditionnés par le cadre institutionnel. Ex.

Ces démarches ne constituent pas deux mondes différents. conseiller de Roosevelt des années 1930 à 1945. est l’auteur de lois fondamentales de macroéconomie. Les comportements d’une entreprise sont appelés stratégie. (Les premiers prix Nobels récompensant cette méthode datent d’il y a 10 ans). L’analyse macroéconomique étudie les flux globaux qui résultent de l’activité de groupe d’agents économique. : la richesse de la France comprend le PIB (Produit Intérieur Brut). le revenu national. Elle constitue une étude des facteurs d’équilibre et des déséquilibres économiques. une productivité maximale). C/ Une dualité analytique L’analyse microéconomique est l’étude des processus de décisions des agents économiques en tant qu’unité économique. si on obtient une relation statistique alors on a une loi à fondement empirique. B/ Une dualité méthodique Une science se construit par l’établissement de principes grâce à une méthode déductive : on part de principes généraux (vrais ou supposés vrais) pour en arriver à une proposition nouvelle qui fait office de loi. dont la loi de consommation keynésienne (qui a fait fureur pendant les années 1950). toutes les thèses établies avant 1950 sont déductives (les premières bases de données furent commencées dans les années 1930. C’est une loi de consommation qui n’a pas été vérifiée car aucunes données macroéconomiques n’existaient. Mais cette démarche n’est possible qu’une fois que des bases de données existent tant au niveau des entreprises que de l’Etat. Ex. dans le temps. En effet. Elle a été construite sur des hypothèses supposées exactes : si le revenu augmente à une certaine vitesse. l’augmentation de la consommation se fera à une vitesse moindre. des doctrines. Il portait un jugement de valeur.apparaître l’histoire et la philosophie d’une d’aliénations. aux Etats-Unis. Ensuite la démarche a changé de valeur quand on s’est intéressé à l’explication du fonctionnement réel d’une économie. aux décisions prises par les entrepreneurs. c’est-à-dire des systèmes de pensée. société. La méthode inductive part de l’observation du réel (donnée empirique) pour formuler des lois. les valeurs de demande de logement et du niveau du taux d’intérêt. Le trait commun à toutes les analyses économiques. au sein d’une entreprise. qui forment . philosophique et économique. Ex. grâce à Keynes). Ainsi. est le raisonnement en termes d’efficacité et donc de prises de décisions optimales (le calcul du volume de production ou du volume d’embauche permettant un maximum de profits. : existe-t-il une loi entre l’importance des demandes de logement et le taux d’intérêt du crédit ? En observant. Ex. : Keynes. toutes les théories économiques s’inscrivent dans un cadre général d’analyse qui est un socle doctrinal. les mécanismes Les premières démarches économiques ont créé un socle culturel.

Ainsi. c’est la doctrine libérale (avec l’école classique) qui s’est développée. Le système de pensée économique repose sur l’ouvrage d’Adam Smith Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations de 1776. La construction macroéconomique. s’est heurté à la crise économique d’octobre 1929. : depuis août 1945 (la sortie de guerre de la France). sont faites pour pouvoir justifier la mise en œuvre d’une politique économique. A l’issue de la révolution industrielle. Ce sont des doctrines. Dominique Strauss Kahn est l’auteur de la théorie économique internationale. Elle a permis de construire des lois. La pensée économique s’est attachée à partir de la révolution industrielle aux modes de fonctionnement et de comportements économiques. toutes les théories macroéconomiques. on peut expliquer l’équilibre comme le déséquilibre. Elle a. Le père fondateur de cette analyse. Chapitre 1 : La dualité des systèmes de pensée Introduction : Quand on parle de cette dualité. les sciences économiques se sont développées. en outre. . Mais il ya différentes façons d’envisager les sociétés industrielles. les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas. d’appréhender des théories autour de cette doctrine. Et les réponses macroéconomiques justifient l’intervention publique. La révolution industrielle est due à un processus d’aboutissement de trois siècles (ce n’est pas un phénomène spontanée) du XVIe au XVIIIe. Le premier à s’opposer à la doctrine libérale est Karl Marx. on s’intéresse aux systèmes de pensée qui sont à l’origine de l’analyse économique. techniques et politiques. cette dualité est moins vive dans nos sociétés postindustrielles. Cela s’explique par une décision de la BCE (Banque Centrale Européenne) qui est un pouvoir public. Depuis les années 1930. Grâce à l’analyse macroéconomique.des agrégats macroéconomiques. favorisé une économie décentralisée dont l’échange passait exclusivement par le marché. C’est la date de naissance que l’on attribue à la pensée classique. Il critique les incohérences. les contradictions internes du système capitaliste. Ex. 1) Le XVIe siècle : la Renaissance Il est caractérisé par l’essor de l’activité économique grâce à trois types de mutations : intellectuelles. Keynes. qui a engendré des déséquilibres dans des domaines comme le chômage. l’emploi ainsi que la récession économique.

Elle est demandée pour assurer les échanges entre les autres biens. à la fin de ce siècle. en Indes l’argent et les aurifères) et physiques (le grands Etats vont s’enrichir à travers les villes portuaires : Venise grâce au commerce avec les Indes. On peut faire référence à un philosophe de cette époque. La folie des grandeurs). Lisbonne avec les Amériques …). Machiavel qui dit que l’individu doit s’orienter vers le plus de bien être possible. par exemple. Cette phase s’explique par quatre facteurs. L’Etat finance toutes les expéditions de découverte du XVIe siècle pour asseoir sa puissance politique. Les souverains vont s’octroyer un monopole : celui de la frappe de la monnaie. Le XVIe siècle est le siècle des découvertes. 2) Du XVIIe siècle au milieu du XVIIIe siècle C’est une phase d’enrichissement de la nation par un développement économique et l’avènement de très grande ville (au début du XVIIe siècle. l’exercice du pouvoir. elle en comptait 150 000). Ainsi. La politique. Cela . dans le domaine des transports maritimes (avec l’invention de la boussole). le développement de la profession de banquier a pu s’établir. qui est corrélatif avec l’accumulation des richesses monétaires (en Louisiane et au Mexique on a exploité les mines d’or et d’argent. Cela a permis une expansion économique. un auteur d’institution politique. Elle est véhiculée par le Droit canon qui procède à des interdits comme celui de prêter de l’argent à intérêt (le métier de banquier était impossible). C/ Une mutation politique Elle est basée sur l’écrit de Machiavel : une nouvelle théorie de l’Etat. des théories qui expliquent que les individus doivent exercer un goût pour la recherche de la richesse et de la puissance. et l’exercice économique vont permettre aux Etats de s’enrichir. C’est un bien économique. La doctrine de l’église romaine va être frappée par l’obsolescence. La Renaissance manifeste par son humanisme. A/ L’avènement des économies monétaires La monnaie se dote d’un certains nombres de fonctions : Elle devient le seul instrument d’échange. Il préconise la constitution d’Etats centralisés et intégrés. corrélativement à la profession de négociants. c’est une position mercantile (recherche de richesse. se substituant à l’organisation médiévale. cf.A/ Une mutation intellectuelle C’est la rupture par rapport à une très longue période dominée par la chrétienneté. Il y a un retour aux aspects profanes de la vie. Marseille comptait 5 000 habitants. B/ Une mutation technique Cette mutation a eu lieu. L’exécutif représente la puissance. dans les villes qui ont bénéficié de la Renaissance.

Elle va faire partie du patrimoine (au XVIIe siècle l’accumulation de richesse se fait par la monnaie). Les banquiers vont expliquer qu’ils sont des prestataires de service. qui sollicitaient l’octroi de crédits. pour perfectionner les échanges. Au XVIe siècle. La monnaie est la réserve de valeur.est dû à l’enrichissement de l’économie (son augmentation très forte) qui empêche l’échange grâce au troc. Au XVIIe. l’unité de mesure était la livre tournoie. Ex. la monnaie devient la seule unité de compte. ils vont mettre en circulation des formes de monnaie de plus en plus développées. Ainsi. autour des places des villes les plus prospères : les ports. qu’on leur déposait. A partir du XVIIe siècle. Bilan de la banque Actif Dépôts en or et en argent 100 Passif Billets émis 200 . Dès lors que la monnaie acquière cette fonction. Le métier de banquier va dès lors fortement se développer. A Amsterdam. Dès lors les banques détiennent un nouveau pouvoir : celui de créer de la monnaie. Les premiers banquiers ont demandé la confiance de leur clientèle. on échangeait des marchandises contre de la monnaie (d’or et d’argent). C’est à Amsterdam que le développement de ce métier a débuté. ils échangeaient l’or et l’argent. c’était l’Etat qui émettait de la monnaie. elle va être désirée en tant que telle. dont les métiers étaient internationaux (ils partaient six à huit mois). Ainsi les négociants s’échangeaient des billets. avec des reconnaissances de dettes. Mais les banquiers finançaient leurs clients. les métiers de peseur juré (qui consistait en la pesée des pièces à l’aide d’un trébuchet car avec l’usure elle perdait de leur poids et donc de leur valeur) et d’alchimiste (qui détectait les fausse monnaie : de l’or ou de l’argent mélangé avec un autre métal). : en France sous Louis XIV. qui se présentaient sous la forme de billets de banque. ce pouvoir passe entre les mains de la banque : Bilan de la banque Actif Dépôts d’or et d’argent 100 Passif Billets émis 100 Ici. Cette forme de monnaie mise en circulation par la banque s’appelle la monnaie fiduciaire (qui vient du latin fiducia qui signifie confiance). Pour répondre aux besoins de leur clientèle. le bilan est neutre. rappelons-le.

Ce développement s’accompagne d’une politique colonialiste de la part des Etats souverains. Grâce au monopole de la frappe. Ce que les nations européenne retire de ces échanges est le fait que les pays ont accès à de nouvelles sources de matières premières ou à des produits agricoles. il poursuit cet objectif. Son comportement est guidé par la doctrine du mercantilisme. Les zones les plus florissante sont celles portuaires surtout Amsterdam et Londres (dès le début du XVIIIe siècle). Il va assumer ces fonctions car cette doctrine considère que l’objectif d’enrichissement doit être couplé à une vision interventionniste. S’il ne l’est pas. comme certains de ces territoires renferment des richesses monétaire à l’or et à l’argent que l’on va extraire et rapatrier dans les pays occidentaux. C/ Le rôle de l’Etat dans les économies L’Etat au XII et XVIIIe siècle est un véritable agent économique. la banque ne possède pas l’argent qu’elle prête. il est dans l’impossibilité d’accumuler des richesses monétaires. Donc. B/ Le développement des échanges Il ya deux sphères qui caractérisent ces échanges : les échanges internationaux et les échanges urbains. Le commerce de ces produits va provoquer l’enrichissement et le développement de ces grandes villes (portuaires comme le Havre en France). mais aussi de la richesse. il y a un mécanisme extrêmement fort de l’urbanisme. La puissance de l’Etat est évaluée à la quantité de monnaie qu’il a mise en circulation. L’objectif de l’Etat est l’enrichissement monétaire.Crédits 100 En effet. producteur. Interventionniste. qui ont ruinés la France). armateur. Les grandes villes apparaissent dans toute l’Europe. C’est une doctrine qui présente 3 caractéristiques : Monétaire. Nationaliste. elle le crée par le biais des crédits. - - . Pour la première fois. Donc il y a l’apparition de nouveaux besoins : la demande urbaine va se matérialiser par la création de nouveaux métiers comme l’artisanat et le commerce urbain. L’intervention de l’Etat s’effectue lorsque l’Etat est luimême un agent qui produit de la richesse : commerçant. Ainsi. L’avènement des économies monétaires engendre le développement des échanges internationaux qui entrainera un bouleversement économique. Un Etat ne peut s’enrichir qu’au détriment des autres. il y a une croissance économique. elle va véhiculée des idées belligérantes (les conflits ont été permanents entre les différente nations européennes. Les échanges portent sur deux produits majeurs : le café et le cacao.

On produit des biens qui ne sont pas destinés à l’ensemble de la population. au XVIIe siècle. La raison était que ces doctrines étaient fausses. Points commun à toutes ces manufactures : On va fabriquer des objets d’arts car cela repose sur l’organisation de l’artisanat. l’Angleterre bénéficiait de moyens spéciaux. vendue dans toutes les cours européennes (presque de l’exportation). Cette lenteur du mouvement s’est caractérisé par le fait que pendant près d’un siècle l’Angleterre a bénéficié d’une domination absolue. Colbert qui est l’initiateur de la création des manufactures royales. D/ L’apparition de l’industrie Cette forme d’industrie qui apparaît s’appelle manufacture. C’est le phénomène de dépréciation de la monnaie. il y a eu des crises monétaires et donc la perte de pouvoir d’achat de la monnaie. Elles se situent dans deux domaines : la production d’énergie (découverte machine à vapeur et électricité en . Aujourd’hui. La plupart des grands Etats s’étaient appauvris. En effet. qui exporte des biens de luxe. mais plutôt à l’exportation. la manufacture d’Aubusson (tapisserie). il existe un comité Colbert. 3) La phase de révolution industrielle Il faut retenir que seul un pays dans la seconde moitié du XVIII e siècle va connaître la révolution industrielle. c’est l’Angleterre et ce n’est que 70 ans plus tard que les autres pays vont connaître ce même phénomène. des corporations. la manufacture de Saint Gauvin. la croissance de la masse monétaire en circulation a été beaucoup plus rapide que la croissance de la production de richesses. Ex. L’Angleterre a été la seule nation à bénéficier de 4 facteurs favorables : Elle a focalisée sur son territoire la plupart des grandes inventions qui ont conduit au machinisme. On ne peut acheter d’avantages de biens.Cette doctrine n’a pas été concluante car les principales nations européennes ont connu un phénomène. qui fait plus de 20% des exportations de la France. dont l’objet était la fabrication de la cristallerie. Concrètement. En effet. : la manufacture de sèvre. Elles existent toutes encore aujourd’hui. avec plus de monnaie. cette activité économique était déployée par l’Etat. dont l’objet était de produire de la porcelaine. : la France a eu un ministre. la monnaie a pour fonction principale est d’être un instrument d’échange économique. Colbert voulait utiliser des talents. Ex. En effet. celui d’inflation (mot qui n’existait pas à l’époque).

plus industrie nouvelle comme la sidérurgie. Ex. Ce développement va se faire lorsqu’un état de paix va régner (en France. dans les Etats européens il n’y a pas eu des transmissions du pouvoir économique. il a été facile de mobiliser des capitaux grâce aux banques anglaises. L’Angleterre s’est dotée d’un système parlementaire. si certains d’entre eux l’ont connu se sont engagé vers des campagnes extrêmement ravageuses pour la population. Dans l’Angleterre du XVIIIe siècle. donc ils ne développent par leur économie. - - Les autres pays européens. L’industrie pour se développer doit mobiliser des capitaux. : l’empire français va mobiliser l’essentiel de la jeunesse dans les campagnes militaires. En effet.Angleterre. Cette migration énorme a été conçue grâce à la modification des normes juridiques. et qui modifient totalement leur mode de fonctionnement). elles disposaient de capitaux énormes car Londres était le premier port du monde. Elles ont permis l’organisation d’un nouveau paysage économique. De plus. Ex. le 2nd Empire). XIX en France. Ils disposent du pouvoir législatif et vote faire voter toute une série de dispositions favorables à l’individualisme. Cette transmission du pouvoir en Angleterre est aussi au niveau de la Chambre des Lords vers la Chambre des communes qui vont vraiment légiférer. prenons la France. Si l’Angleterre a été la seule c’est qu’à cette époque les réformes ont été considérables. Cela s’explique par le fait que les autres Etats européen n’ont pas connu de mutation politique et institutionnelle suffisante. L’appauvrissement de la main d’œuvre agricole a provoqué la migration vers les grandes villes. La classe industrielle et commerçante ne pourra exercer une certaine puissance qu’après 1850 (en France). Le cadre législatif devait favoriser l’échange international au détriment du protectionnisme. connaissent la révolution entre les années 1830 et 1860 (XIXe siècle). . C’est une organisation politique qui permet l’accessibilité au pouvoir des représentants de l’industrie et du commerce. : on a conçu un système qui devait assurer l’exode rural. grâce au charbon) et les activités nouvelles (une des premières révolutions en Angleterre est le transport ferroviaire. On dit que l’industrie est capitalistique.

sur le marché boursier. A côté de ces économistes dominants. avec la théorie de la valeur travail) et John Stuart Mill (écossais. du XIXe siècle. golden boy d’aujourd’hui. il est allé en Chine) ce sont des économistes qui ont créé une science et ont cherché à l’appliquer. qui gouverne aujourd’hui l’organisation mondiale. de la pensée classique ? Réponse deux observation : ce que l’on appelle l’école classique. c’est un des leaders. Jean-Baptiste Say (il a occupé la 1ère chaire d’éco à l’université de droit à Paris I). avec des missions monétaires qui sont celles d’aujourd’hui crées par Ricardo : une banque centrale et des banques commerciales. il est à l’origine de toutes les grandes lois libérales. il va aider à y répondre. Adam Smith. il va se donner deux tâches : construction de deux théories et un homme politique : pendant 30 ans il va être élu à la Chambre des communes. qui est un système de pensée qui s’est développement dans l’Angleterre du XVIIIe et XIXe siècle et qui sur le XIXe siècle s’est propagé dans la plupart des pays qui ont connu la révolution industrielle. au niveau théorique il va jeter les bases de la théorie marxiste. il représentait la grande bourgeoisie anglaise. il disait que son seul ennemi était Napoléon. On a développé un certains nombres de théories. David Ricardo (il fait fortune à l’âge de 25 ans. un ensemble de lois. il fallait expliquer la répartition de la richesse. Ces théories. Ce que l’on retient de la pensée classique est que l’on a jeté les bases d’une doctrine pensée au départ par un seul économiste. maintenant appelé les néoricardiens. Il est aussi un théoricien d’économie. la pensée classique va être aussi véhiculée par d’autres économistes : Robert Malthus et. il va créer la première banque centrale. il y a chez lui un paradoxe : au Parlement. la croissance. avaient quel but ? La première théorie doit expliquer les échanges : comment les prix dans une économie d’échange se mettent-ils en place ? Pourquoi et comment les biens s’échangent-ils ? Trois économistes anglais résolvent cette question : Adam Smith. c’était aussi un organisateur des échanges internationaux. .Section première : la théorie libérale : le système classique Que reste-il aujourd’hui. il avait une vision mondialiste. il met en œuvre la mondialisation des échanges.

il s’agit d’Adam Smith (seul point de vue de l’économie). « Chaque individu est guidé par des instincts ». Comme l’individu est guidé par cet instinct. Il s’établit par la poursuite de l’intérêt individuel et l’on va aboutir à cette réalisation. celui de commodité et celui d’épargne. dans le but à expliquer une organisation économique et sociale fondée sur l’échange et l’individualisme. Il va développer trois types d’instincts : celui d’échange. La problématique d’Adam Smith repose sur deux principes fondamentaux : la liberté naturelle et l’intérêt individuel. Les hommes ne doivent pas s’opposer à la réalisation de cet ordre. Il dit « en poursuivant son propre intérêt l’homme. Tous ces instincts vont justifier de la conduite humaine. C’est l’ordre qui s’établit spontanément lorsqu’on laisse la nature se manifester librement. celui d’échange. ce qui constitue un leitmotiv : la recherche de l’amélioration de la condition. L’apologie de l’épargne va être faite par Adam Smith. A) La liberté naturelle et l’optimisme Il va chercher la réalisation de l’ordre naturel. il ne peut obtenir ce qu’il cherche que s’il participe à l’échange.§1 : La doctrine économique classique : la problématique de la liberté naturelle et de l’intérêt individuel Cette pensée est construite par un homme au siècle des lumières. Un instinct aujourd’hui est un comportement. L’instinct de commodité va être guidé par l’idée de la spécialisation du travail. l’individu sert souvent d’une manière plus efficace l’intérêt de la société que s’il avait pour but de la servir ». L’individu à des talents d’entreprendre qu’il exerce pour pouvoir les échanger contre d’autres biens par usage de la monnaie. car ce qui guide le comportement des individus est l’amélioration de leur sort. « L’instinct de commodité c’est le fait de produire le plus habilement possible de la richesse ». il va donc développer les techniques les plus efficaces. C’est un ordre spontané. qui n’est . Cette doctrine va donc être individualiste. L’instinct de l’épargne. Chaque individu participe à l’échange. aujourd’hui on dirait qu’il faut faire avec un maximum de productivité. Le premier instinct. le XVIIIe siècle. On sort d’une économie de subsistance pour aller dans une économie d’échange. B) L’intérêt individuel et la création spontanée de l’ordre économique Il va falloir expliquer comment l’effort naturel de chaque individu pour améliorer sa condition va permettre de réaliser le meilleur état économique et social.

Stuart Mill. Les biens sont échangés parce qu’ils ont une valeur d’usage engendrée par le désir que l’on en a. Ce qui abrège l’intervention de l’homme. Ex. Les individus possèdent « une vertu » qui est l’épargne. « La valeur d’usage c’est l’utilité entendue comme ce qui peut être raisonnablement désiré ». d’usage. « La valeur d’échange c’est le pouvoir d’acquisition d’un bien matériel ». Donc la valeur d’usage est subjective. une mesure de la satisfaction. En expliquant l’échange. il faut comprendre deux choses : elle est objective. Elle rejette toute intervention de quelque institution qui s’oppose à la réalisation de l’échange individuel. A) Les différentes formulations Idée de base : un initiateur. et la valeur en échange. §2 : Les théories de la valeur et du prix Remarque : ces théories constituent un des éléments essentiels de l’analyse classique (exam ?). spécifique à chaque individu. Car l’accumulation du capital ne peut se réaliser que par l’existence de l’épargne. Il va opérer un choix. Ensuite. est le machinisme. C’est l’utilité : les biens sont demandés car ils sont aptes à satisfaire nos besoins. Le mécanisme explicatif de la détermination des prix : trois définitions et trois principes d’explication. d’échange. les économistes ont jetés les bases de l’organisation des échanges internationaux. Ce capital il ne peut être envisagé que si au préalable existe une épargne elle permet la réalisation de l’investissement. Donc cette économie d’échange doit mobiliser des capitaux car le machinisme est le recours à un facteur de production. Il veut répondre à la question sur l’échange : comment l’échange se justifie-t-il dans ce type d’économie ? La réponse est qu’il y a deux sortes de valeurs : la valeur en usage. la vision divergente est menée par David Ricardo et J. Elle repose sur la généralisation de l’échange. c’està-dire le travail ». « Le prix réel c’est la valeur permanente et stable des produits.possible que par la production de la richesse. le capital. mais il va poser problème (donc débat théorique). 1) Le contenu de l’analyse d’Adam Smith. ce qui en facilite la mise en œuvre. Elle est également bâtie sur l’accumulation du capital grâce à l’épargne. Par rapport à la valeur d’échange. il est déterminé par l’effort que coûte la production des biens. La doctrine libérale fait l’apologie de l’échange individuel. Ces théories expliquent l’échange dans une économie d’échange individuel. organisé par des individus. Adam Smith. : l’intervention de l’Etat. Le pouvoir d’acquisition des biens dépend des prix. Deux implications : le travail est la mesure réelle de la .

La valeur relative est le prix d’un bien par rapport à un autre bien. Il va prendre (créateur de l’étalon d’or) l’exemple de l’or : il a une valeur car il est utile. C’est Marx qui va reprendre ça. argile …). Pour les biens reproductibles (produits grâce à l’effort de production). c’est le prix de revient d’un bien économique (= dépense que l’on engage pour produire un bien). mesure de la valeur. Opposition entre Ricardo et Stuart Mill. au XIXe siècle. diamant. il s’établi par une série d’oscillations gouvernée par la confrontation de l’offre et de la demande ». elle est neutre. donc la concurrence. au détriment de l’argent. Il a choisi l’or. Le prix de marché c’est celui qui est observé. Dès lors que les biens reproductibles ont une utilité. Ici. « Le prix de marché est celui auquel les produits se vendent communément. Pour les biens non reproductibles (minerais : or. le prix naturel est mesuré par l’appréciation objective (= coût de production). ainsi il prend aussi en compte l’usage du capital. . Ex. il en dégage deux : ceux non reproductibles et ceux reproductibles. Aujourd’hui la définition du prix du marché n’a pas changé. La monnaie est une marchandise qui sert à acheter d’autres biens. car il est plus rare « la mauvaise monnaie chasse la bonne ». l’échange s’organise sur le travail qui sert à les produire. Pour lui. C’est un simple moyen d’échange. ne renferme pas que le travail. - Adam Smith explique qu’il n’existe qu’une seule situation de marché : abondance de l’offre. Les prix en monnaie expriment le rapport de valeur entre les biens. Les fondements de la valeur ne sont pas les mêmes pour ces deux biens. elle s’exprime par les quantités relatives de travail qui ont été employées pour les produire. Le prix naturel est mesuré par un coût. Le niveau de prix effectif de l’échange va se fixer sur le prix de marché. « Le prix naturel est fourni par le coût de production des marchandises ». du fait de l’abondance de l’offre le niveau du prix de marché va s’établir au niveau du prix naturel. c’est à la fois la cause et la mesure de la valeur. la valeur est expliquée par leur utilité et par le travail qui sert à les produire. celui qui marque l’accord qui se noue entre l’offreur et le demandeur.valeur d’échange entre les biens et le travail. En effet. c’est la théorie de la valeur ricardienne. les réserves de la banque d’Angleterre sont en or. cuivre. Le coût. : fabrication des chandelles qui ne marche plus car l’énergie a changé. 2) La théorie de Ricardo Il s’intéresse aux biens qui peuvent être échangé. la valeur est fixée par leur utilité et leur rareté. « La monnaie est un voile ». Le mécanisme de formation est que le prix de marché est gouverné par l’importance de l’offre et de celle de la demande (plus la demande est forte plus elle va pesée à la hausse sur la détermination du prix).

− L'approche d'Adam Smith porte le nom de théorie du gain de l'échange. S'il existe des écarts d'efficacité. car dès lors que l'Angleterre est le seul pays au XVIII° Siècle à connaître la révolution industrielle et dès lors qu'elle va régner sans partage jusqu'au milieu du XIX° Siècle. ce seront des importateurs. Comment peut on envisager l'échange international. La notion de spécialisation va faire d'un pays qui se spécialise. signifie que concrètement : les pays qui se spécialisent dans la production d'un bien vont être les seuls à produire ces biens. comme Ricardo. Cette notion explique que dès lors que l'ensemble des pays concernés décide de raisonner en terme de spécialisation.3) La loi de formation des prix de J. celle de l'avantage comparatif. Il dit « le prix représente la valeur d’échange. qui ont voulu dépasser la difficulté de la domination de l'Angleterre sur les autres nations. un exportateur de bien et à contrario pour les pays qui se spécialiseront pas pour ce bien. il se forme sur le marché où les acheteurs et les vendeurs sont suffisamment informés pour que pour un produit standard il ne se forme qu’un prix unique ». cela veut dire que les coûts de production de ce bien ne seront pas les mêmes d'un pays à un autre. les pays. tous les produits ne produisent pas le même bien avec la même efficacité. 2 Théories sont énoncées. Conclusion : aujourd’hui de la valeur et des prix. celui de la demande et de l’offre. Un bien a une valeur parce qu’il est demandé sur le marché. À un instant donné. vont chercher à expliquer l'organisation des échanges internationaux. Il va y avoir un prix d’équilibre. doivent adopter une démarche qui repose sur une spécialisation. Cette thèse n'a pas été reprise par les économistes classiques du XIX° siècle. Adam Smith va expliquer la mise en œuvre de ce phénomène de spécialisation. 1) La théorie du gain de l'échange d'Adam Smith Adam Smith va expliquer l'organisation des échanges internationaux. Dans le contexte historique de l'époque. la difficulté des économistes : On a un pays dominant et le reste du monde est un ensemble de pays dominés. C'est nécéssaire historiquement. les biens ont une valeur car ils sont demandés. nécessairement ceux qui ont abandonné ces productions vont devenir par nécessité des importateurs. Stuart Mill Cette thèse de Ricardo n’est pas partagée par J. il va se fixer sur le marché un prix unique. Stuart Mill. Ce que l’on retient c’est que le seul prix significatif est celui qui s’exprime sur le marché (la théorie de Stuart Mill). il s'agit d'expliquer que l'organisation des échanges internationaux va reposer sur la spécialisation internationale. La théorie est celle de Ricardo. Si un bien est demandé sur le marché. Il va partir de l'idée selon laquelle les partenaires économiques. Adam smith . Pour lui il existe des différences internationales de productivité du travail. B) L’étude des théories du commerce international Les économistes classiques.

Alors Smith a compris qu'il devait vendre sa théorie et il a cherché durant des voyages. que les anglais ne peuvent pas produire. avec des barrières douanières ou des restrictions/interdictions des échanges pour isoler les pays dans une production de biens agricole et les rendre imperméables aux produits britanniques. les secteurs d'activité pour lesquels elle a un avantage absolu par rapport à tous les autres pays et elle va donc se spécialiser sur tous ces produits. face à la domination anglaise ont des politiques protectionnistes. Dès lors qu'à contrario. elle va importer. Les économistes classiques ont compris que c'était difficile de justifier les échanges internationaux selon le schéma de smith. David Ricardo va proposer une nouvelle formulation de la théorie des échanges internationaux. les portugais ne peuvent pas rivaliser avec les anglais.va dire que la spécialisation repose sur une démarche. Si l'angleterre ne dispose pas de l'avantage absolu sur certains produits. Dans un raisonnement circulaire. Smith va expliquer les conséquences de la spécialisation internationale. L'idée première d'Adam Smith est que l'Angleterre est la nation dominante et les autres nations. Les différences internationales de productivité du travail déterminent celles des coûts des produits et donc le sens des échanges. Il y a donc réciprocité d'échange. il est allé jusqu'en Chine. elle va abandonner ses lignes de production et elle va devenir importatrice et acheter à l'étranger ses produits. car ils ont le Porto comme bien. Par contre. une analyse en terme de coût de production. 2) La théorie de l'avantage comparatif Il faut se rappeler des bases de la théorie de la valeur de Ricardo. ils vont devenir importateurs. notamment pour construire les navires à vapeur. Ricardo va surmonter les critiques contre Smith. la valeur relative des marchandises s'exprime par les quantités relatives de travail qui ont été employées pour les produire. résonnant en termes d'avantages absolus. un pays va se spécialiser dans la production pour laquelle il a l'avantage absolu le plus grand. Si l'on retient le critère de l'avantage absolu. Schéma P29 A SCANNER ! =D Cette théorie va révolutionner l'économie en inventant la notion de Libre échange. La spécialisation va reposer sur les écarts absolus de coût de production d'un bien. elle va importer toute sa consommation de Porto. Le contexte de l'époque est : L'angleterre va determiner les lignes de produits. par rapport à ses partenaires. . Il est allé convaincre en premier le portugal. essentiellement européennes. Si l'angleterre abandonne certaines productions parce qu'elle n'a pas un avantage absolu. L'angleterre ne pouvant pas en produire. Le rapport d'échange entre les biens va dépendre des quantités de travail nécessaires pour produire chaque biens. Il va chercher une organisation des échanges internationaux basés sur la spécialisation. ce principe d'économie est essentiel. à convaincre des états de commercer avec l'angleterre. et l'Angleterre en possède un sur tous les pays et donc à terme elle sera la seule à s'enrichir. les autres pays ont abandonné ces productions.

On part du fait que l'angleterre a un avantage absolu au niveau de la production de drap et de blé. au prix relatif des biens. /////////////////////////////// Blé Angleterre 80h de travail pour produire une unité de blé 100h Pologne 90h de travail pour produire une unité de blé 120h Drap Le but de ce tableau est d'exprimer le phénomène de l'avantage absolu de l'angleterre sur la Pologne en terme de bien et de tissus. vont produire plus pour le même temps de travail et vont donc s'enrichir. On va raisonner en termes de prix relatifs d'un bien qui est le rapport du coût absolu de ce bien et celui d'un autre bien étalon. X de coût absolu CX et Y de coût absolu de bien Cy. Politiquement. le blé et le drap. La mesure de la valeur d'un bien dépend de la quantité de travail incorporé dans ce bien. On va exprimer en temps de travail le coût de production de CX et CY sera le coût de temps de travail de la production de CY.On va prendre l'exemple de l'Angleterre qui a un avantage sur les biens d'un produit. Le théoreme des avantages relatif est simple : Un pays exprime un avantage comparatif dès lors que les coûts relatifs pour ce pays sont inférieurs à ceux des autres pays. On va déterminer la . On va choisir 2 pays et la production de 2 produits. Ici on va s'intéresser. non pas absolus. C'est une approche billatérale. mais comparatifs. L'angleterre et la pologne. Le rapport entre CY et CX donne un prix relatif. contrairement à chez smith. Les pays qui vont procéder ainsi. la notion d'éfficacité économique ne va plus reposer sur l'avantage absolu mais sur l'avantage relatif : un pays se spécialisera dans la productions des biens pour lesquels il aura l'avantage relatif le plus grand. La spécialisation du travail va se faire en terme d'avantages. Ce qui signifie que l'avantage comparatif qu'aura un pays par rapport aux nations concurrentes se traduira par le fait que le prix relatif des biens dans ce pays sera plus faible que le coût relatif pour les même produits exprimé dans les autres pays. De ce fait. La deuxième étape est de mettre en place cette théorie et de préciser comment va se mettre en oeuvre la spécialisation 2 ème étape : la mise en oeuvre de la spécialisation internationale. Ce principe repose sur des comparaisons de prix relatifs. cette thèse a un très grand intérêt. 1 ere étape : La determination des concepts d'analyse. On a 2 biens. Ricardo va voir comment organiser le libre échange.

Le cout relatif en angleterre : 80/100=0. il faut aussi prendre en compte l'analyse de la demande que ricardo a totalement oublié qui est fondamentale. Ainsi l'angleterre ne produit plus de blé et la pologne ne produit plus de drap.33 en Pologne. dégagent un gain exprimé en quantité de richesses produites. Avant : Prod : 4 U : 80 + 90 +100 + 120 Maintenant : 210 de Coût en pologne produit 2. et les débouchés à l'importation étaient beaucoup plus grand en angleterre qu'en pologne. Avec le même coût. le marché d'angleterre devait donc être ouvert au monde et pas qu'à un pays. pour le même coût les gains sont plus importants. on résonne en terme de compétitivité. C) La théorie de la production La théorie de la production doit permettre d'établir le volume de richesse qui est produit par l'entreprise et par la nation. lorsqu'aujourd'hui encore on s'y interesse. on va essayer de produire plus. parce qu'en vertu du principe elle va importer du blé de Pologne. Nous sommes arrivé à détérminer une spécialisation. on produit plus. On va calculer le prix du drap par rapport au blé dans les deux pays. Avec le redéploiement des forces de travail. 100/80 = 1. On a donc une internationalisation des échanges. selon le principe de l'avantage relatif. On va calculer tout d'abord le prix du blé par rapport au prix de tissu en Angleterre et on va faire le même calcul pour la pologne. . Cette détermination va amener les économistes à expliquer l'organisation technique de la production. On va étudier la théorie de Smith. 100H et 120h pour les draps. Il est moins cher de produire du blé par rapport au tissu en Pologne plutôt qu'en Angleterre. Le pouvoir d'achat des polonais et des anglais était différents. Cependant L'analyse de Ricardo se base uniquement dans les coûts de production et aussi dans l'organisation des échanges internationaux. En Pologne on va réemployer/redeployer les heures de travail de l'industrie textile pour le blé et inversement en Angleterre. Le pays avec le coût le plus faible par rapport à l'autre doit se spécialiser. elle va abandonner la production du blé. Aujourd’hui. 3 eme étape : En utilisant les même quantité de travail.spécialisation internationale en s'intéressant à la détermination de l'avantage comparatif. Le pouvoir d'achat qui guide la demande n'est pas le même d'un pays à un autre.80 ( cout blé/ cout tissu).75. L'angleterre a donc un coût relatif le plus faible et doit donc se spécialiser dans la production du drap. L'ensemble des pays entrant dans ce schéma.33 unité de Blé au lieu de 2. En utilisant 80h de travail en angleterre on produit 1 unité de blé. Bien que l'angleterre ait un avantage absolu dans le prix du blé. le cout relatif en pologne : 90/120=0. la théorie de Ricardo a apporté considérablement à l'analyse des échanges internationaux. 90h en Pologne.25 en angleterre et 120/90 = 1.

De cette experience. il va dire que l'analyse de la production doit au départ s'intéresser sur le pourquoi de la création de richesse. en faisant une analyse inductive. Smith envoit 2 messages : L'importance du capital explique la richesse produite. l'augmentation de production est plus faible que l'accroissement de la quantité de facteurs. il va dégager un principe important. Il va analyser les deux facteurs de production. Il va nous dire que le capital est cause de la richesse. et il va l'expliquer que l'on en a grâce à la spécialisation des taches. Les autres analystes vont completer son analyse. selon laquelle les machines facilitent et abrègent le travail en le rendant plus productif. Le machinisme va permettre la division du travail et la spécialisation des taches et cela va améliorer la productivité du travail. le travail et le capital. elle économise le temps et elle est une incitation à l'invention de machine par lesquelles le travail est autant facilité et abrégé. mais plus ou moins vite. la théorie de la production est donc toujours conçue comme Smith l'a imaginé : une relation entre les facteurs et le volume de la production. empiriques. La richesse produite dépend de la quantité de capital dont dispose les travailleurs productifs. la production ne va pas augmenter de 10%. Il disait qu'au XIX° Siècle des . Il explique que l'organisation de la production passe par l'analyse des gains de productivités du travail. On va produire des biens parce qu'ils sont aptes à satisfaire des besoins. les rendements deviennent décroissants. parce qu'il nous permet d'augmenter la puissance productive du travail. Smith va s'intéresser à la mesure de l'efficacité du travail et comment l'améliorer. Ce n'est pas parce qu'on va augmenter de 10% le nombre de travailleur dans une entreprise. les machines facilitent et abrègent le travail. Le capital est cause de la richesse. La richesse nationale peut donc être expliqué dans sa formation par une seule variable . il va donner une dimension très importante au concept de rendements : le terme de productivité. Say : Il a voulu compléter la théorie de Smith. le principe de la spécialisation des taches qui accroit la productivité en vertu de 3 causes : Elle développe l'habileté de l'ouvrier. Avec l'experience de la manufacture d'épingle. À partir d'une certaine taille d'entreprise.Le volume de richesse produit va dépendre de l'efficacité des facteurs de production. L'étape liminaire c'est l'analyse de la satisfaction des besoins. ( on le connait pas la peine de le marquer ). Il développe une idée qui sera constamment reprise. Les autres économistes classiques du XIX° siècle ne vont pas modifier l'analyse de Smith. Ricardo : Il explique une relation de l'existence d'une relation de non proportionnalité entre la quantité de facteurs utilisés et la production. Cette recherche va porter corrélativement sur la productivité du travail et la productivité du capital. le capital utilisé. on ne peut produire que pour autant on est apte à satisfaire des besoin.

les capitalistes et leurs revenus et les ouvriers qui ont une loi de determination des salaires qui expliquent leurs changements sur une longue période La théorie de la rente foncière : Elle fonctionne sur un certain nombre de postulats. avec son exemple des chandelles alors que l'on s'éclaire au gaz de ville à Paris. Dans une économie il y a trois type de revenus : Il y a les propriétaires fonciers. il augmente à cause de l'accroissement de la population. Ricardo va alors explique rce qu'est la rentre et comme elle évolue. les propriétaires fonciers doivent mettre en culture de nouvelles terres. L'agriculture est un secteur qui ne peut connaître des gains de productivités. ils vont mettre en culture des terres de moins en moins fertile. On va assister à un phénomène d'inflation du prix des produits agricoles. Il va donc voir qu'il y a u n enrichissement sans cause. va s'accroître de manière constante. La rente est donc un différentiel. ils n'avaient donc plus besoin de les produire. car sinon il n'y aurait pas ce lien. Le volume de la population subit une augmentation tendancielle. Les propriétaires fonciers mettent d'abord en culture les terres les plus fertiles qu'ils possèdent et que face à une augmentation de la population. Au XIX° siècle l'essentiel du pouvoir d'achat des ouvriers reposait sur l'acquisition des subsistance.biens n'avaient plus aucune utilité. Le cout de la production de ces denrées. C'est une approche qui permet d'expliquer la formation des revenus. Dès sa conception elle a été dépassée et contredire par les faits économiques. ce sont les propriétaires fonciers. Il pense qu'il existe un lien rigide entre l'importance de la population et l'importance des terrains cultivés. D) La théorie de la repartition. dès que ce volume augmente. Si le prix des denrées agricoles. Ricardo va donc combattre cette position favorable (c'est les nobles :( ). . car il existe un lien rigide entre le volume de la population et la quantité de terres cultivés. Schéma P35 A SCANNER. Ce revenu est extrêmement faible. Les bénéficiaires de cette hausse des prix. un surplus. c'est-à-dire de moins en moins productives et le rendement de ces terres agricoles va diminuer et le coût de production unitaire des produits agricole augmente avec les terres de moins en moins fertiles. qui obitennent des revenus de la rentre fonciere. On a un accroissement naturel de la population. Il y a donc une classe sociale qui va profiter du phénomène de croissance de ces revenus. ce sont les propriétaires fonciers. La renter c'est un différenciel entre le prix de vente des biens agricoles et le prix de reviens. Ricardo va expliquer que la rente foncière dès lors que la population augmente. L'exode rural a provoqué une croissance rapide des villes et l'experance de vie a doublé en 1 siècle. Cette théorie n'a jamais pu être vérifiée parce qu'elle s'appuie sur des hypothèses de départ totalement fausses.

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