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Gi TS | ee ge cent ECHELLE DE =e == i it i) \ i i SSS SoS Saint-Loup les jardins retrouves a plupart des jardins "ala francaise" hé- rités du Grand Siécle ont été transfor- més, voire dénaturés, par la vision ro- mantigue de la nature au XIX* siécle. Méme Versailles n’a pas été épargné. Rien de tel au chateau de Saint-Loup-sur-Thouet, dans les Deux-Sévres. Depuis quatre sitcles, l’or- donnancement des jardins a été conservé et le maitre des lieux, Charles-Henri de Bartillat, entrepris de les rendre & leur beauté premiére. Un travail titanesque. «Nous sommes en présence d'un patrimoine exceptionnel, affirme Alain Rieu, conservateut régional des monuments historiques. Dans une quinzaine d’années, Saint-Loup comptera heontre : le pan terrier de Saint-Loup (fin XVI) conservé aux Archives départementales des Deux-Sévres. La perche, unité de mesure utlisée sous Ancien Régime, correspondait,en Poitou et en Anjou, 425 pieds-de-rol. Le pied-de-roi valait 12 pouces a Paris, solt 0,325 m. parmi les plus beaux jardins historiques de France.» Qu'est-ce qui motive un tel enthou- siasme ? D’une part, il est trés rare de disposer d’une documentation sur ce type de patrimoine. Or, les Archives départementales des Deux-Sevres conservent de nombreux plans et inventaires tablis aux XVIF et XVIII siécles sur les jar- dins de Saint-Loup. Les inventaires les plus précis et les plus complets de 1745 et 1748 permettent donc une reconstitution a Pidenti: que. D’autre part, il y a la volonté et I’énergie du propriétaire qui a fait sien «l'esprit Gouffien, C'est-@-dire la recherche de Vexcellencen. «Les seigneurs d’Oiron ont construit ce chateau au XVIF siécle, dit-il. Savez-vous & qui Louis Gouffier faisait appel pour l'aménagement des jardins ? Aux jardiniers des plus grands sei- gneurs de la région, le duc de la Trémoille et le cardinal de Richelieu. Depuis, le domaine a PATRIMOINE Dans les Deux-Sévres, le chateau de Saint-Loup restaure ses jardins comme au XVIII siécle. © J.J Cleans Phois Mare Deneer LLActuaité Poitou-Charentes 20-19) PATRIMOINE ay toujours été habité par des gens qui avaient le souci de la beauté.» Charles-Henri de Bartillat frémit @’aise en évo- quant ces nobles lignées... et oeuvre qui lui reste accompli. Une passion exclusive née, cchez.cet ancien avocat international, des coups de boutoir de la quarantaine et de son cortége de questions existentielles, «Le métier d'av cat est un métier d’armes dont Vissue est par- fois incertaine, ditil. A Saint-Loup, je suis sir de ce que je fais. J’apprends mon nouveau meétier : chatelain, Ici, j'ai trouvé !» Depuis qu’il est propriétaire du chateau, ac- quis auprés de Chantal Goya et Jean-J Debout en 1990, Charles-Henri de Bartllat a racheté des tertes pour retrouver |’intégralité soit une cinquantaine d°hectares ient un potager, une orangerie, Le chéteau de Saint-Loup (xvir ‘iécle) construit par les Gouffer,seigneurs