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TD 3 : La notion de service public

Fiche 1 : Ass, 16 novembre 1956 : union syndicale des industries


aéronautiques.

Faits
Décret du 11 mai 1953 portant suppression de la Caisse de compensation de l’industrie
aéronautique .
Procédure:
Requête de l’Union Syndicale des Industries Aéronautiques tendant à l’annulation du décret du 11
mai 1953 .
Problème de droit :
Le pouvoir réglementaire peut-il supprimer un de ses services un ou service fonctionnant sous son
contrôle ou dont les dépenses sont supportées en majeure partie par lui .
Solution/Motivation:
Aux termes de l’article 7 de la loi du 17 août 1948 l’opportunité de la mesure prise par le
gouvernement dans la limit de pouvoirs qui lui ont été dévolus par la loi ne saurait être discutée
devant le juge de l’excès de pouvoir ; le CE rejette la requête de l’Union syndiale des industries
aéronautiques .

Pose les critère d'identification d un service public industriel et commercial :

– objet
– ressources
– mode de gestion

Si ces 3 conditions ne sont pas remplies : SPA.


Distinction SPA/ SPIC.

Fiche 2 : TC, 21 mars 2005, Mme Alberti Scott

Vision très large du SPIC.


Il a insisté sur le critère de l'objet.
On aurait pu penser que c est un SPA.
Pour autant le juge ne suit pas cette logique.
Qualifiation très large de la notion de SPIC : mode de fonctionnant plus souple que poiur les SPA
notamment les règles comptables.
Des textes viennent parfois qualifiés des SPA de SPIC: visage inversé pour avoir un mode de
fonctionnement plus souplement.
Fiche 3 : CE, 22 février 2007, Association du personnel relevant des
établissements pour inadaptés : APREI.

C est un arret du conseil d'état rendu le 22 février 2007.

Faits

Demande de communication des états du personnel d’un centre d’aide par le travail géré par
l’Association familiale départementale d’aide aux infirmes mentaux de l’Aude (A.F.D.A.I.M.)
formulée par l’association du personnel relevant des établissements pour inadaptés (A.P.R.E.I).
Refus de l’AFDAIM de communiquer les documents .

Procédure:
-Requête de l’APREI auprès du T.A de Montpellier tendant à l’annulation du refus de
communication .
-Par un jugement du 27 janvier 1999 , le TA annule le refus de communication opposé par
l’AFDAIM et enjoint à cette dernière de communiquer les documents demandés dans un délai de
deux mois à compter de la notification de son jugement .
-Arrêt de la CAA de Marseille du 19 décembre 2003 annulant le jugemen du TA de Montpellier .
-Pouvoir en cassation contre l’arrêt de la CAA de Marseille du 19 décembre 2003 en tant qu’il a ,
d’une part annulé le jugement du 27 janvier 1999 relatif au refus de communication opposé par
l’AFDAIM , et d’autre part rejeté sa demande comme portée devant une juridiction incompétente
pour en connaître .

Problèmes de droit:

Le juge doit déterminer si la loi du 17 juillet 1978 relative à la communication des documents
administratifs est applicable . À cette fin , il doit rechercher si l’AFDAIM constitue une
« administration de l’Etat , une collectivité territoriale , un établissement public ou un organisme
public ou privé chargé d’une mission de service public » au sens de la loi précitée .
Plus précisément il faut savoir si l’association-personne privée exerce une mission de SP ce qui
implique que le Ce précise les éléments de définition du SP géré par une personne privée .

Motivation:
Le CE examiner les critères d’identification d’une mission de SP lorsque celle-ci est exercée par
une personne privée ( qui est présumée ne pas exercer une telle mission ) .
Dans un premier temps le CE confirme le faisceau d’indices posé par le jurisprudence Narcy ( Ce
sect. 28 juin 1963 , Narcy ). Dans Narcy , pour qu’une personne privée soit conidérée comme
assurant une mission de SP trois conditions doivent être réunies cumulativement (mission d’intérêt
général , contrôle de l’autorité administrative , prérogatives de puissance publique ). Dans APREI il
est précisé que ce faisceau d’indices ne joue pas en cas de qualification législative , et en cas
d’absence de prérogatives de puissance publique .
Dans un second temps le CE procède à la consécration d’un nouveau faisceau d’indices en matière
d’identification d’une mission de service public gérée par une personne privée dépourvue de
prérogative de puissance publique . Le CE considère que même en l’absence de telles prérogatives
une personne privée doit également être regardée , dans le silence de la loi comme assurant une
mission de service publique lorsque eu égard à l’intérêt général de son activité , aux conditions de
sa création , de son organisation ou de son fonctionnement , aux obligations qui lui sont imposées
ainsi qu’aux mesures prises pour vérifier que les objectifs qui lui sont assignés sont atteints , il
apparait que l’administration a entendu lui confier une telle mission .

Portée
Dans cet arrêt , le CE livre une grille de lecture de la jurisprudence Narcy . Une personne privée
peut exercer une mission de SP sans être titulaire de prérogatives de puissance publique .
Les prérogatives de puissance publique continuent de jouer un rôle important dans l’identification
d’une telle mission sans pour autant en constituer une condition sine qua non .

problématique : Se poe la question de l application de la loi du 17 juillet 1978 selon laquelle « une
administration de l 'état (…) est tenu de transmettre les documents relatifs au serive public?
Pour savoir si cette loi est applicable le juge doit déterminer si l association exerce en l espèce une
mision de service public. Pour sefaire le juge va rapeler les éléméents d'identification d un servivce
public géré par une personne privée.

J Narcy 28 juin 1963 : pose les critères d'identification d un service public géré par une personne
privée. L arret APREI le rappelle. Dans l'arret Narcy pour qu une personne privée soit reconnue
pour géré un service public, trois conditions cumulatives:
– existence d'un interet général
– contrôle de l'autorité administrative
– détention de prérgogative de puissance publique par la personne privée

Dans l'arret APREI ,le juge rappelle que ce faiseau d indice ne joue pas en cas de qualification
législative mais également
Dans cet arret, me juge vient au cas ou la personne privé ne détient pas de prérogative :le juge
administratif viendra poser un nouveau faiseaux d indices.

L'existence d un serticve poublic est alors conditionné par un faieau d indeice, un interet général et
un contrôle renforcé de la personne publique sur l activité exercée par la personne privée.

En l'espèce : identification d une mission d interet général, mais on ne peut pas reconnaître un
serive public car le législteur a voulu l excclure.

La loi n est donc pas aplicable, elle n était pas dans l obligation de transmettre les documents.

Portée :
Le conseil d état pose une nouvelle grille de lecture de l'arret narcy.
On a une systématisation de l arret ville de Melun qui posait la possibilité de reconnaître un service
public géré par une personne privée meme si celle ci ne dispoe pas de prérogatives de puissance
publique.
Le juge va regarder le nouveau faiseau d indices q uil a posé a savoir l interet général et le contrôle
renforcé de la personne publique.

Arret confirmé par l'arret UGC CINE CITE en 2007.

Fiches 4 : CE, 6 avril 2007 , commune d aix en provence

fiche 5 : CE, 5 octobre 2007, société UGC, Ciné Cité