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Analyse financière

Si l'analyse fondamentale est l'étude des mouvements macro-économiques, l'analyse financière et


l'analyse technique sont les 2 méthodes qui constituent la base de la stratégie boursière de Vigibourse,
lorsque l'analyse fondamentale le permet...

L'analyse financière: peu de site internet ou de conseils pratiquent l'analyse financière et pour
cause... sa pratique nécessite une formation poussée et plusieurs années d'études supérieures sont
nécessaires pour en appréhender les mécanismes complexes... et pourtant elle constitue la base de tout
investissement intelligent...

En effet l'analyse financière permet d'avoir un idée de la situation financière d'une société à un moment donné.
Cette analyse nécessite l'examen complet et rigoureux de nombreux documents dont le bilan et le compte de
résultat, émis par la société et donne une image de la santé de l'entreprise.
Cette étude permet de dégager un certain nombre d'indications et de renseignements tels que :

- sa valeur d'actif net (combien vaut réellement l'entreprise ?)


- sa capacité d'autofinancement (combien dégage t'elle cash ?)
- son niveau d'endettement (est elle endettée et à quel niveau ?)
- sa rentabilité...

puis d'en extraire les ratios d'analyses précieux, qu'il conviendra de comparer:

- aux ratios et aux moyennes des entreprises appartenants au même secteur


- aux normes en fonction des modèles...(modèles Benjamin GRAHAM...)
- aux ratios historiques de la valeur (son évolution dans le temps)
- aux ratios et aux moyennes des ratios des entreprises appartenants à un indice

Le programme est vaste, et il est pratiquement impossible pour un particulier d'effectuer tous ces calculs
complexes. Soyez rassuré, Vigibourse décrypte tous ces éléments pour en extraire la substance qui permettra de
sélectionner les valeurs recélant les meilleurs ratios.

MAIS CE N'EST PAS TOUT : sur la base des ratios extraits de l'analyse fondamentale, Vigibourse a mis au point
des ratios personnalisés qui permettront en un clin d'oeil de faire le tri entre les valeurs intéressantes et celles qui le
sont moins... les valeurs qui sont sur endettées et celles qui ont un endettement raisonnable, les valeurs qui sont
sur évaluées par le marché et celles qui présentent des cours raisonnables, etc...

ET N'EST PAS TOUT ! pour simplifier encore plus la lecture des analyse fondamentale, Vigibourse a conçu un
puissant système de notation des risques qui permet d'appréhender en un clin d'oeil la 'qualité intrinsèque" d'une
valeur sur la base de ses fondamentaux et constitue un tableau de bord précieux et incontournable à tout
investisseur intelligent.

- analyse 4 critères fondamentaux pour apprécier les risques liés à l'investissement


d'une entreprise quelle qu'elle soit:

o Valorisation classée de A (très faible valorisation) à D (très forte valorisation)


o Endettement classé de A (très faible endettement) à D (société fortement endettée)
o Rentabilité classée de A (très forte rentabilité) à D (très faible rentabilité)
o Perspectives classées de A (perspectives fortes) à D (très faible perspectives)

Chaque critère est lui même évalué en fonction de plusieurs paramètres inhérents à la classe du critère.

- répond aux questions fondamentales que doit se poser tout "vigibourtiste" avant
d'effectuer un investissement

o La valorisation est elle élevée ?


o l'endettement n'est-il pas trop important ?
o La rentabilité passée et la rentabilité future sont elles suffisantes ?

o les perspectives sont elles prometteuses ?

Tableau de correspondance des notes

Les critères sont notés de 1 (performant) à 5 (insuffisant et désastreux) .

Note Couleur risque Correspondance commentaire

A très faible achat Tous les critères sont positifs

B faible achat - renforcer La valeur a de bonnes performances

C équilibré performance en ligne L'ensemble des critères sont "dans la moyenne" du marché

D élevé vendre (spéculatif) Certains critères sensibles sont insuffisants

E très élevé écart (spéculatif) Tous les critères sont insuffisants

1 neutre Insuffisamment ou pas de données


Augmentation de capital

Augmentation de capital

Une augmentation de capital est l'accroissement du capital d'une société par distribution d'actions gratuites ou par
émission d'actions.
En cas d'augmentation de capital, le bénéfice par action va mécaniquement baisser. On dit que l'augmentation de
capital a un effet dilutif car le nombre de titres est plus important.

EXEMPLE
La société TartempX a un capital composé de 20 000 0000 d'actions. Elle a prévu un bénéfice par action de 18 €.
Pour financer sa croissance, elle va lever des fonds sur le marché pour un montant de 400 millions d' € par
l'émission de 4 000 000 d'actions au prix unitaire de 100 € .
Le nombre d'actions va augmenter de 20 000 000 / 4 000 000 = 20%.
Le nouveau bénéfice par action va baisser de 9,1%, il sera donc de 18 € / 1,2 = 15,00 (dilution).

nbre Bénéfice Bénéfice


Cours PER
d'actions total par action
Avant 20.000.000 36000000 18.00 € 360.00 € 20
Après 24.000.000 36000000 15.00 € 360.00 € 24 ATTENTION Nous voyons dans
cet exemple la dilution du bénéfice par action (ou RNPA pour Résultat Net Par Action) qui passe de 18 € à 15,00 €
ce qui a pour conséquence directe une hausse du PER qui est passé de 20 à 24 ! ce qui fera chuter les cours. Dans
notre exemple, toute chose étant égale par ailleurs, pour retrouver un niveau équivalent à celui constaté avant
l'augmentation de capital, le cours devrait osciller autour de 15.00 x 20 = 300.00 € soit une baisse de 20% des
cours...

Une société en difficulté ou surendettée sera amenée à engager une augmentation de capital pour faire face à ses
engagements (rappelez-vous de Moulinex). Une augmentation augmentera ses fonds propres et stabilisera les
finances de l'entreprise le temps nécessaire au redressement de la situation !.
Les capitaux propres ou fonds propres ou actif net
Capitaux propres Richesse de l'actionnaire Capitaux propres nets Capital social

Les capitaux propres se composent du capital, des réserves, du report à nouveau, du résultat et des
provisions réglementées. Ils se déterminent par la différence entre le total de l'actif et l'ensemble des dettes.
Les capitaux propres, les fonds propres, la situation nette et l'actif net sont 4 synonymes qui désignent la
valeur "comptable" de l'entreprise que l'on déduit du bilan.

Les capitaux propres correspondent à la richesse nette des actionnaires

Actif Passif

Capitaux propres
Actif immobilisé ou
fonds propres
ou
actif net

Actif à moins = richesse de l'actionnaire

d'un an Dette financière

ou ( à plus d'un an)


actif

circulant Dettes d'exploiration


à moins d'un an

Les capitaux propres sont une des masses du passif du bilan comptable et correspondent à la valeur historique
des apports directs (capital, primes) et indirects (réserves, report à nouveau, résultat de l'exercice) effectués par les
propriétaires de l'entreprise. Leur importance relative dans le total des ressources, et plus particulièrement par
rapport aux dettes, permettra de mesurer la solidité financière et le niveau d'indépendance vis à vis des créanciers.

Lorsque l'entreprise connaît des pertes, le report à nouveau devient soustractif et diminue les capitaux propres. Si le
montant des capitaux propres devient inférieur au quart du capital social, les actionnaires devront rapidement
régulariser la situation. Au contraire, dans les sociétés prospères ou ayant une longue antériorité, le montant des
capitaux propres peut être sans commune mesure avec le capital social, concept plus juridique que financier.

Les augmentations de capital ultérieures à la création de l'entreprise se réalisent à des prix d'émission très
supérieurs à la valeur nominale des actions (valeur en capital social) et obligent à constater de fortes primes
d'émission. Pour le financier, le montant du capital social est peu pertinent par rapport au montant des capitaux
propres. Pour un créancier, la composition des capitaux propres peut être plus importante car la mise en réserve de
résultat reste réversible. On peut en effet payer des dividendes aux actionnaires en l'absence de résultat sur la
période, en imputant ces dividendes sur des résultats historiques mis en réserves ou reportés à nouveau.

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La richesse de l'actionnaire : Comment évoluent les capitaux propres ou comment évolue la richesse
de l'actionnaire ? :
Passif
évolution si augmentation de capital Capital social
Réserves
bénéfices non distribués (net d'IS) Report à nouveau
imputation du résultat de l'exercice
Résultat
+ si bénéfice et - si perte
Total Capitaux propres

Exemple d'un résultat bénéficiaire et calcul de l'actif net et valorisation de l'action :

Entreprise dont le capital social est formé de 50.000 actions d'une valeur nominale de 20.00 €

31/12/2000 31/12/2001

Capital social 1.000.000 = 1.000.000


Réserves 0 0
Report à nouveau 0
imputation du résultat de l'exercice
Résultat 0 +150.000
+ si bénéfice
Total Capitaux propres 1.000.000 1.150.000Dans cet
exemple simplifié, on voit bien que le bénéfice est venu augmenter les capitaux propres.
La richesse des actionnaire a augmenté du montant des bénéfices.

Bénéfice par action ou RNPA (Résultat Net Par Action) = 150.000/50000 = 3,00 €

Valeur intrinsèque de l'action (actif net par action) = Capitaux propres/nombre d'actions
actif net par action = 1.200.000/50000 = 23,00 €

Valorisation sur base PER moyen de 20 fois les bénéfices = 3,00 € x 20 = 60,00 €

Exemple d'un résultat déficitaire et calcul de l'actif net et valorisation de l'action :

31/12/2000 31/12/2001

Capital social 1.000.000 1.000.000


Réserves 0 0
Report à nouveau 0
imputation du résultat de l'exercice
Résultat 0 -150.000
- si perte
Total Capitaux propres 1.000.000 850.000Dans cet
exemple simplifié, on voit bien que la perte est venue amputer les capitaux propres.
La richesse des actionnaire a diminuée du montant des pertes.

Bénéfice par action ou RNPA (Résultat Net Par Action) = -150.000/50000 = -3,00 € !

Valeur intrinsèque de l'action (actif net par action) = Capitaux propres/nombre d'actions
actif net par action = 850.000/50000 = 17,00 €

Valorisation sur base PER moyen de 20 fois les bénéfices = 0 € x 20 = ????

Observations : ces exemples simplifiés montrent la différence de situation.


Cas d'un exercice bénéficiaire l'actif net par action est passée de 20.00 € à 23,00 €(+15%) et valorisation de
l'action sur la base arbitraire (pour l'exemple) d'un objectif de cours de 20 fois le bénéfice net par action (RNPA)
donne 60,00 €
Cas d'un exercice déficitaire l'actif net par action est passée de 20.00 € à 17,00 € (-15%) et il est difficile
d'évaluer le cours de l'action lorsque la situation est déficitaire et que par contre la richesse des
actionnaires diminue ...

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Les capitaux propres nets : Les capitaux propres nets sont formés des capitaux propres, diminués des
survaleurs : nous avons ici une définition particulière à Vigibourse car elle n'apparaît nulle part ailleurs et pourtant
nous avons là une notion cruciale qui permet de jauger la véracité des comptes présentés.

Explication : Nous savons que les capitaux propres valorisent à un moment donné (date de fin d'exercice) la
richesse intrinsèque de l'entreprise donc de ses actionnaires. Mais nous avons compris que les survaleurs
(goodwill) sont des masses virtuelles (immobilisations incorporelles) qui figurent à l'actif du bilan ((souvent
pour des montants substantiels) et que ces valeurs devront être amorties à un moment donné. Ces amortissements
viendront diminuer les capitaux propres ce qui réduira d'autant la valeur des capitaux propres, dont la richesse de
l'entreprise et des actionnaires. On peut dores et déjà conclure que ces valeurs (qui ne représentent absolument
rien) gonflent artificiellement l'actif, donc les fonds propres, donc les richesses de l'entreprise, et au regard des
survaleurs considérables qui polluent les bilans des années 2000 et 2001 (dues à la folie de la période internet...), il
est cruciale d'en tenir compte dans les valorisations des valeurs. Les capitaux propres nets représentent donc
avec beaucoup plus de réalité la valeur intrinsèque de la richesse des actionnaires.

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Le capital social, mentionné sur tout papier commercial d'une société de capitaux correspond à la valeur
nominale des actions. Exemple : une société anonyme (SA) au capital de 100 000 euros ( 10 000 actions de 10
euros). Le capital social n'est qu'une des composantes des capitaux propres . Lors de la constitution d'une société,
les capitaux propres se limitent au capital social, lui même représentatif des apports faits par les associés. Au fil du
temps, la mise en réserve de résultat ou les reports à nouveau viendront augmenter les capitaux propres, le capital
social restant lui inchangé. Les capitaux propres représentent au passif du bilan la valeur comptable des apports
directs et indirects réalisés par les actionnaires depuis le création de l'entreprise (capital social, primes, réserves, et
report à nouveau (provenant de la non distribution totale des bénéfices passés), résultat de l'exercice). Le montant
des capitaux propres permet d'appréhender la surface financière de l'entreprise et sera mis en perspective avec
l'endettement financier pour apprécier la structure de financement…

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L'Ebitd et l'Ebitda (cash flow brut)
EBIT Le résultat opérationnel (ou EBIT) est quasi équivalent au résultat d'exploitation (ou résultat d'exploitation)
dans le système comptable français. C'est le solde entre les produits d'exploitation, et les charges : coûts des
ventes, frais administratifs et commerciaux… Ce résultat est donc mesuré avant éléments financiers, charges
exceptionnelles et impôt sur les bénéfices. Il ne prend en compte que des charges, des consommations externes,
des achats, ou les frais de personnel… Si certaines de ces charges peuvent être considérées économiquement
comme des investissements à l'image des dépenses de R & D, des dépenses de marketing, ou de frais d'études,
elles gardent un caractère de charges et non pas d'actif immobilisé. Dans certains cas il est toutefois possible de
transférer certaines charges en immobilisations incorporelles. Dans ce cas la charge disparaît du compte de
résultat…

L'EBITDA (Earning before interest tax depreciation and amortization) est ainsi le résultat opérationnel (EBIT)
avant dépréciation et amortissement. Cette notion est donc assez proche de la notion d'excédent brut d'exploitation
(EBE) dans les pratiques françaises. Elle mesure ainsi le cash flow brut (avant impôt sur le résultat) et éléments
financiers. L'EBITDA est donc systématiquement supérieur à L'EBIT et peut être considéré comme un très bon
indicateur de rentabilité économique. Un EBITDA négatif dans une activité très capitalistique (beaucoup
d'amortissement à pratiquer, et beaucoup de capitaux à rémunérer,) présage un résultat net fortement négatif, et
traduit une situation non viable sans ressources externes…
Analyse de l'endettement
En période de surchauffe économique comme celle des années 1999/2000, certaines sociétés s'endettent
excessivement. Tant que ces sociétés enregistrent des résultats confortables qui leurs permettent de financer
normalement les dettes et les frais financiers, sans trop pénaliser les bénéfices, tout est pour le mieux. Par contre
en cas de retournement de cycle économique, ou en cas d'endettement trop élevé, les bénéfices seront altérés par
les frais financiers et peut même conduire une société à la cessation de paiement si elle n'est pas en mesure de
rembourser ses échéances.

L'endettement se mesure de différentes manières:

Ratio dette nette/fonds propres (gearing): Rapport de la dette financière nette sur les capitaux propres. Ce
ratio est extrêmement important, vous devez absolument en prendre connaissance avant de vous engager sur une
valeur. Au delà de 80%, la valeur est considérée comme trop endettée (imaginez que vos dettes personnelles
représentent plus de 80% de vos actifs !!!) En cas de fléchissement des perspectives ou de la conjoncture, la dette
et les intérêts pèseront lourdement sur les résultats... Si ceux-ci sont négatifs, ils grèveront les capitaux propres,
l'entreprise sera alors dans l'obligation de faire appel au marché pour faire face à ses engagements financiers...

Ratio dette /fonds propres : Rapport de la dette financière sur les capitaux propres. Ce ratio est différent du
gearing car les liquidités ne sont pas déduites de la dette (dette brute). Il est plus significatif à nos yeux car
les liquidités doivent servir à assurer le cycle d'exploitation et les échéances et non la dette à long terme.

Autofinancement (Capacité d'autofinancement ou free cash-flow):


L'autofinancement mesure la capacité de la société à financer l'ensemble de ses charges.

investissements
remboursement dettes financières
distribution dividendes
amélioration fonds de roulement
rachat de ses actions
ATTENTION Pour que l'entreprise soit saine, la marge brute d'autofinancement doit être assez élevée pour
financer la variation du besoin de fond de roulement, les dépenses d'investissement, ainsi que le dividende versé.
Dans le cas contraire, des mesures urgentes s'imposent :

réduction ou suppression du dividende


réduction/suppression des investissements
réduction du besoin en fond de roulement
vente d'actifs
augmentation de capital

Dettes financières (en milliers d'euros):


Le tableau d'analyse des dettes financières présenté par VIGIBOURSE permet de connaître le montant des dettes
financières figurant au bilan et de comparer les ratios analysant la dette par rapport à une liste de valeurs(CAC40,
SRD...) ou à des valeurs appartenant à un même secteur. L'analyse de la dette ne doit pas être négligée car elle fait
partie intégrante du prix du titre que vous convoitez. Ayez toujours à l'esprit que lorsque vous achetez un titre, vous
achetez son actif et son passif... donc ses dettes financières...)

Dettes financières/chiffre d'affaires :


Ce ratio permet de ce faire une idée de l'importance de la dette par rapport au chiffre d'affaires.

Autonomie financière :
Ratio correspondant au passif par rapport aux fonds propres de l'entreprise.
Si l'endettement de l'entreprise est sain.
Si l'endettement est trop important par rapport aux fonds propres.

Ratio de solvabilité financière ou ratio de fond de roulement:


Si ratio > 1 : la société dispose de suffisamment d'actifs circulants (stocks, créances, disponibilités
diverses) pour couvrir ses dettes à court terme (dettes fiscales et sociales, fournisseurs...)
Si ratio <1 la solvabilité court terme de la société est déficiente...

Ratio dette/capacité d'autofinancement (marge brute d'autofinancement) :


Rapport de la Dette financières sur la capacité d'autofinancement, mesure le nombre d'années nécessaire au
remboursement de la dette d'une société par son autofinancement. Combien d'année faudra-t-il pour éponger la
dette financière, dont le financement sera assuré par la CAF ?
ATTENTION Au delà de 3 ans, l'agence de notation Standard & Poor's estime que l'endettement est excessif...

EBE/frais financiers:
Excédent brut d'exploitation/frais financiers: Ce ratio mesure la capacité de la société à servir sa dette, c'est à
dire à payer ses intérêts. On dit dans ce cas que l'EBE couvre x fois les frais financiers. La société est d'autant plus
saine que le ratio est élevé. Au dessous de 5 la couverture des frais financiers est jugée insuffisante.

Dettes/Cours :
C'est la dette financière du bilan par action, rapportée au cours du jour de la valeur. Une trop forte dette
constitue un risque en cas de retournement de la conjoncture et détournera les investisseurs de la
valeur, entraînant celle-ci à la baisse. Ce ratio permet de connaître à titre d'information, la part la dette
financière incluse dans le prix d'un titre action.

Dette financière divisée par action :


Ce ratio permet de connaître à titre d'information, la partie la dette financière incluse dans le prix d'un
titre action.

ATTENTION Certains secteurs réputés défensifs (services aux collectivités, foncières) peuvent supporter un
endettement plus lourd que la moyenne car ils dégagent de façon récurrente une capacité d'autofinancement élevée
et leurs actifs sont solides et non susceptibles d'être dépréciés (usines, terrains, immeubles...)

CALCULS :

Dette nette : = dette long terme -(disponibilités+valeurs mobilières de placement).


Frais financiers : figurent dans le C. de résultat
EBE : = résultat d'exploitation + dotation aux amortissement et aux provisions pour dépréciation
Marge brute d'autofinancement : figure dans le tableau de financement
Les immobilisations
Les immobilisations

Les immobilisations sont des biens durables détenus par l'entreprise et qui principalement sont nécessaires à
l'activité courante. Le plan comptable français distingue trois catégories d'immobilisations selon leur nature : Les
biens "meubles" et "immeubles" sont des immobilisations corporelles. Les titres et créances rattachées sont des
immobilisations financières et sont avant tout liés à l'existence de filiales et participations. Les droits sont des
immobilisations incorporelles (fonds commercial, brevets, licences, droit au bail…) La perte de valeur des
immobilisations dans le temps sera prise en compte par amortissement et (ou) provision pour dépréciation.
La marge nette - le résultat net

La Marge Nette
La Marge Nette mesure la rentabilité de la société. Pour l'obtenir, on divise le Bénéfice Net par le Chiffre d'Affaires.
Plus le chiffre est élevé, plus la rentabilité est forte.
Un des principaux objectifs d'une entreprise est d'augmenter la Marge Nette.

EXEMPLE
La société PharmaY a réalisé un chiffre d'affaire de 1 500 000 000 d' € et un bénéfice net de 120 millions d' € .
Sa marge nette est de 120 000 000 / 1 500 000 0000 * 100 = 8%

Marge nette
_Bénéfice Net_
Chiffre d'affaires

Le résultat net

Le résultat net, solde du compte de résultat, est souvent le premier indicateur utilisé dans l'approche financière car
les actionnaires ont des droits sur ce résultat et doivent en juger la répartition.
En tant que solde du compte de résultat, il reconnaît toutes les charges et les produits ainsi que l'impôt sur les
bénéfices. Il est donc pleinement affecté par les opérations exceptionnelles (cession d'actif, provisions pour
restructuration…) qui nuisent à sa lisibilité. L'analyste complète donc la mesure des performances par d'autres
indicateurs plus en amont du compte de résultat comme l'Excédent Brut d'exploitation, l'EBITDA ou le résultat
d'exploitation)
Le PER ou rapport cours/bénéfice
(Price Earning Ratio)

Le rapport cours / bénéfice et le dividende sont les 2 critères d'évaluation les plus couramment utilisés.
On retrouve ces données dans la plupart des journaux financiers.

On obtient le PER (Price Earning Ratio) en divisant le cours de l'action par son bénéfice net par action
(BNPA).

EXEMPLE
L'action CréditX cote 70 €. Elle a annoncé un bénéfice net par action de 3,5 €.
Son PER est donc de 70 / 3,5 =20 €.
La société CréditX capitalise donc 20 fois le bénéfice de l'année en cours.

Le PER reflète la croissance des bénéfices espérée par la bourse.


Une valeur est censée être bon marché quand le PER est faible et chère quand le PER est élevé. Mais un
PER élevé indique généralement que les perspectives de croissance attendues sont élevées et inversement
un PER faible indique des perspectives de croissance modérées. On ne peut donc acheter uniquement avec
un PER faible.
Le PER est un critère d'appréciation parmi d'autres. Il doit être complété par une analyse des perspectives
de la société, du secteur d'activité, et du marché.

Il fait comparer le PER d'une valeur avec


Le PER des années précédentes Est il en hausse, en baisse ?
Le PER moyen du secteur Ou se situe-t-il ?
Le PER moyen de l'indice (CAC40) Ou se situe-t-il ?
Vigibourse calcul le
PER dans la plupart des tableaux d'analyse
ainsi que dans les fiches valeur

Pourquoi un faible PER est en général un indicateur clé de la valeur ?

De nombreuses études montrent que "toute chose étant égale par ailleurs" l'écrasante majorité des
actions à faible rapport cours bénéfices bat régulièrement le marché . Cela vient en partie des cycles
d'optimisme et de pessimisme qui balayent le marché. Les investisseurs ont tendance à sur-réagir. Une
action possédant un PER élevé déçoit toujours, tôt ou tard, les investisseurs qui se presseront pour s'en
débarrasser... De même qu'une société au faible PER surprendra lorsque les investisseurs se battront pour
l'acheter... On peut percevoir dans cette approche une qualité indispensable à tout investisseur intelligent
qualité qu'il devra cultiver ! ATTENTION De faibles PER ne signifient pas toujours que vous êtes sur une
bonne affaire. Il se peut très bien que le marché possède une excellente raison raison pour attribuer un
faible PER. La société peut par exemple être dans un secteur particulièrement concurrentiel ou le produit
fabriqué en fin de cycle...

Le PER doit être utiliser simultanément avec d'autres ratios (Cour/actif net, ratio d'endettement,
croissance des bénéfices, rendement des capitaux investis...) Mais c'est le point de départ avec le ratio
cours/actif net, les filtres indispensables à travers desquels le choix dans le processus de recherche de
valeur potentielle.

ATTENTION La plupart des valeurs liées à l'Internet accusent aujourd'hui des pertes. Leur PER n'est pas
calculable. Néanmoins, les cours de bourse peuvent continuer leur ascension. Depuis plusieurs années aux
Etats-Unis, les meilleures performances ont été réalisées sur des valeurs qui sont déficitaires. Ce paradoxe
n'est qu'apparent puisque le marché anticipe en fait un PER futur positif. Il ne faut surtout pas en déduire
qu'il faille acheter ces actions - c'est aussi dans ce secteur que les contre-performances sont les plus
importantes.

Toute déception est aussitôt sanctionnée très lourdement. Une action de la nouvelle économie
qui déçoit, peut perdre les 2/3 de sa valeur en quelques jours.
Les provisions sont réparties en trois catégories

Les provisions pour dépréciation d'éléments d'actif (créances, stocks, titres…) corrigent à la baisse le
coût historique lorsque la valeur au jour de l'inventaire est potentiellement inférieure (créances dont le
recouvrement et compromis, stocks déprécié, titre de placement dont la côte chute…). Ces provisions
figurent à l'actif en diminution des coûts historiques.

Les provisions réglementées figurant au passif parmi les capitaux propres sont des provisions
techniques, appliquées dans le cadre de dispositions fiscales et permettant en toute légalité d'échapper
provisoirement ou non à l'impôts. Ces dernières (provision pour hausse des prix, fluctuations des cours,
investissement…) ont donc un caractère de réserves mais s'en différencient par le fait qu'elles n'ont pas
supporté l'impôt, à l'inverse des réserves, qui sont constituées à partir du résultat net (d'impôts).

Les provisions pour risques et charges figurent aussi au passif du bilan dans une masse distincte
entre les capitaux propres et les dettes. Les enjeux peuvent être importants - et leur objet très divers :
provisions pour indemnités de départ à la retraite et autre avantages différés, provisions pour risques de
change, pour restructuration, garantie… Les risques couverts par ces provisions peuvent donc être à des
échéances diverses, leur donnant soit un caractère de "quasi dette", soit au contraire une nature de provision
purement technique. Le reclassement fin de ces provisions est une préoccupation pour les analystes.
Les provisions pour dépréciation et pour risques et charges sont une application directe du principe
comptable de prudence, qui oblige à anticiper sur les conséquences de tout événement défavorable pesant
sur le patrimoine de l'entreprise et interdit par compte d'anticiper sur un événement favorable tant qu'il n'est
pas dénoué. L'application du principe de prudence reste très subjective et autorise ainsi du vagabondage
comptable permettant de lisser les résultats (créer une provision se traduit par une charge, la reprendre est
un produit…).
Ecart d'acquisition - survaleurs - goodwill

L'écart d'acquisition (ou survaleur ou goodwill) est la prime versée pour prendre le contrôle d'une entreprise
ciblée. Il s'agit en fait de la différence entre le prix payé pour l'acquisition et le montant réel de l'entreprise acquise
c'est à dire son actif net.

EXEMPLE:
La société Belbec vet prendre le contrôle de son concurrent Bilbac.
L'actif net de Bilba s'élève à 1.000.000 €.
La société Bilbac est acheté pour 2.500.000 €.
Dans l'actif du bilan de Belbec la participation dans Bilbac apparaîtra pour 2.500.000 € (actif fictif), mais l'écart
d'acquisition ou survaleur restera à amortir pour un montant de 1.500.000 € pour déprécier la valeur de cet actif.
Ces amortissements viendront diminuer la valeur du résultat et les fonds propres, alourdiront les ratios
d'endettement net sur fonds propres ect ...

ATTENTION Un ratio survaleurs/fonds propres supérieur à 1 signifie que la cote d'alerte est atteinte. Dans ce cas,
l'ensemble des fonds propres est composé d'éléments incorporels, donc complètement virtuels dont la valeur fera
l'objet de dépréciations...

OU TROUVER LES SURVALEURS ?


Les écarts d'acquisition se trouvent à l'actif du bilan parmi les actifs incorporels.
La volatilité et le béta
On distingue deux types de volatilité:

La volatilité historique
La Volatilité historique mesure la dispersion des cours autour de la moyenne mobile (la volatilité d'une
valeur est une mesure de l'écart type de sa rentabilité journalière).
Plus la volatilité est forte, plus la valeur est volatile, c'est à dire plus les écarts de cours par rapport à la
moyenne mobile sont importants d'un jour à l'autre.
Une volatilité proche de zéro pour une valeur signifie que les cours restent proches de la moyenne mobile.
On comprend aisément qu'une valeur qui a une grande volatilité est une valeur à risque, car son cours
varie beaucoup d'un jour à l'autre.

La volatilité implicite est "estimée" par le marché. On la retrouve dans la détermination du prix des
options et warrants. Il n'existe aucune formule mathématique donnant son expression. Chaque market-
maker, pour les options et chaque émetteur de warrants font leur propre cuisine interne. Néanmoins, une
forte valeur de la volatilité implicite indique un marché pessimiste et à l'inverse une faible valeur de la
volatilité implicite indique un marché optimiste.

Le béta
Le coefficient béta mesure la sensibilité d'un portefeuille ou d'une action à un indice. Ainsi par exemple,
les valeurs technologiques ayant un béta plus élevé doivent fournir une rentabilité plus élevée mais plus
incertaine
Si le béta d'une action est de 1.5, cela signifie que lorsque l'indice monte de 1%, l'action progresse
statistiquement de 1.5%.
Le béta peut évidemment être négatif : dans ce cas, toute hausse de l'indice engendrera une baisse de
l'action ou du portefeuille.

EXEMPLE Calcul du béta d'un portefeuille :

Actions Montant en Euros béta de l'action béta de la ligne d'action

Alcatel 1.000 2.14 1.000/11.500*2.14= 0.19

Ste Générale 2.000 1.81 2.000/11.500*1.81=0.31

L'Oréal 2.500 1.02 2.500/11.500*1.0.2=0.22

Renault 2.000 0.65 2.000/11.500*0.65=0.115

Air liquide 1.500 0.15 2.000/11.500*0.15=0.015

Altadis 2.500 0.27 2.000/11.500*0.27=0.06

béta du
Total du portefeuille 11.500 0.92
portefeuille
Le béta de ce portefeuille est donc de 0.92. cela signifie que lorsque l'indice CAC 40 monte de 1%, le
portefeuille va s'apprécier de 0.92% et le CAC 40 baisse de 1%, le portefeuille ne va baisser que de
0.92%.
Capacité d'autofinancement ou Cash Flow
ou marge brute d'autofinancement (MBA)
La capacité d'autofinancement ou free cash-flow dont la mesure est dérivée des soldes
intermédiaires de gestion, permet d'identifier le potentiel de ressources internes dégagé par l'activité de
l'entreprise. Destinée à figurer dans le tableau de financement ou le tableau de flux de trésorerie, la CAF
est mesurée hors produits de cessions d'actifs qui sont présentés distinctement dans les ressources. La
CAF est un élément déterminant du tableau du tableau de financement et correspond à la logique des flux
financiers.

La CAF peut se résumer ainsi :


- résultat net de l'exercice
+ amortissements
+ moins values de cession d'actif
- plus values de cession d'actif L'autofinancement mesure la
capacité de la société à financer l'ensemble de ses charges.

investissements
remboursement dettes financières
distribution dividendes
amélioration fonds de roulement
rachat de ses actions
ATTENTION Pour que l'entreprise soit saine, la marge brute d'autofinancement doit être assez élevée
pour financer la variation du besoin de fond de roulement, les dépenses d'investissement, ainsi que le
dividende versé. Dans le cas contraire, des mesures urgentes s'imposent :

réduction ou suppression du dividende


réduction/suppression des investissements
réduction du besoin en fond de roulement
vente d'actifs
augmentation de capital

Deux approches différentes sont proposées pour mesurer la CAF :

- A partir de l'excédent brut d'exploitation. On en soustrait les charges et ajoute les produits donnant
lieu à des flux financiers et non encore intégrés dans ce solde intermédiaire : autres charges et produits,
éléments financiers, éléments exceptionnels, impôt sur les bénéfices.

- A partir du résultat net. On lui retranche au contraire les produits " calculés " reprises
d'amortissement et de provisions et on ajoute les dotations aux amortissements et provisions. Cette
deuxième approche est la plus souvent utilisée car elle est très proche de la définition de la MBA La CAF
reste une mesure comptable du flux de liquidité potentiel " cash flow ". Ainsi même si la C.A.F a la nature
d'une ressource interne, rien ne permet d'affirmer que cette ressource a été disponible au cours de la
période. L'augmentation du besoin en fonds de roulement, peut en effet "consommer" cette ressource qui
n'est donc que potentielle.

Ce concept a été proposé et défini par les autorités comptables françaises lors de la mise en place du plan
comptable 1984. La Capacité d'autofinancement (CAF) aurait du remplacer la notion de marge brute
d'autofinancement (MBA) qui correspondait au référentiel comptable précédent, Mais le concept de MBA
reste utilisé par de nombreux analystes et le MBA et CAF sont souvent utilisées et considérées comme
synonymes.

Intérêts : La CAF permet le calcul de deux ratios clés utilisés pour l'analyse des opérations passées,
mais aussi la prise de décision ultérieure.
La capacité d'autofinancement
_____CAF_____
Chiffre d'affaires

Le rendement des capitaux investis


_____CAF_____
Fonds propres
Le besoin en fond de roulement (BFR)
Le besoin en fond de roulement ou BFR : Les sociétés ont besoin d'un volant pour financer leur cycle d'activité
(payer les charges, les stocks, payer les fournisseurs) en attendant l'encaisser à leur tour les créances de leurs clients
(90 jours en moyenne). L'application de ce principe implique pour l'entreprise la nécessité d'avoir un fonds de
roulement permanent positif. Plus le fonds de roulement permanent est élevé, meilleure est sa sécurité financière.

Ce besoin en fond de roulement est couramment estimé à 2 mois de chiffre d'affaires environ pour les sociétés
industrielles. Une forte augmentation du besoin en fond de roulement doit alerter l'actionnaire car elle est
consommatrice de trésorerie et puise dans la CAF (capacité d'autofinancement) de l'entreprise.
ATTENTION Une hausse du BFR peut signifier une augmentation substantielle de l'activité, génératrice des bénéfices
futures. Mais dans un contexte de ralentissement de l'économie, elle est souvent synonyme d'allongement des délais
de recouvrement des créances clients. De plus elle alourdit la dette financière nette en réduisant la trésorerie.

Actif Passif

Fond de

Actif à moins roulement


d'un an

ou

actif Dettes d'exploiration


circulant ( à moins d'un an)
Fonds de roulement = actifs à moins d'un an - dettes
à moins d'un an
Détermination

du fond de roulement

Actif Passif

< toto>
Actif immobilisé
Capitaux propres
< toto>
ou
fonds propres
< toto>
ou
actif net
< toto>
= richesse de l'actionnaire

< toto>
Actif à moins Dettes d'exploiration
d'un an ( à plus d'un an) Actif Passif

ou Fond de

actif Dettes d'exploiration Actif à moins roulement


circulant ( à moins d'un an) d'un an

ou

actif Dettes d'exploiration


circulant ( à moins d'un an)
Comprendre les bilans - STRUCTURE

ACTIF PASSIF
Actif immobilisé : Capitaux propres :
Immobilisations incorporelles Capital social
- Fonds commercial Prime d'émission, écart, fusion...
- Ecarts d'acquisition Réserves
- Autres (marques, licences, brevets...) Résultat net de l'exercice
Report à nouveau
Immobilisations corporelles TOTAL (1)............................................
Immobilisations financières
TOTAL (1)............................................ Provisions pour risques et charges(2)
Emprunts et dettes financières:
Actif circulant : Dette à long terme
Stocks et encours - Emprunts bancairesl
Avances et acomptes sur commandes - Emprunts obligataires
Créances
- clients et comptes rattachésl Dette d'exploitation et diverses
- Autres - Avances et acomptes reçus
Valeurs mobilières de placements - Dettes fournisseurs & cpts rattachés
Disponibilités - Autres dettes (état, organes sociaux...)
TOTAL (2)............................................ TOTAL DETTES (3).................................
TOTAL GENERAL
TOTAL GENERAL (1+2)..........................
(1+2+3).......................
Le compte de résultat
Document financier obligatoire d'une société le compte de résultat représente les flux (produits et charges) ayant
formé le résultat de l'entreprise pendant une période donnée appelée "exercice" d'une durée généralement d'un an.
Le compte de résultat recense et classe, par catégorie, les produits et charges de l'entreprise afin de déterminer le
résultat net. Ce sera un bénéfice si les produits sont supérieurs aux charges ou une perte dans le cas contraire.

Les produits et les charges sont classés en 3 groupes : "Exploitation", "Financier" et "Exceptionnel", aboutissant
chacun à un résultat intermédiaire.

Le résultat d'exploitation
Charges d'exploitation Produits d'exploitation
Achats de marchandises Chiffre d'affaires HT
Variation stock de marchandises
Rémunération du personnel
Autres charges externes
C'est la différence entre les produits et charges liés à l'activité courante, habituelle de l'entreprise.
Le résultat d'exploitation = Produits d'exploitation - Charges d'exploitation

Le résultat financier
Charges financières Produits financiers
Intérêts d'emprunts-charges... Intérêts (placements-produits...)
Pertes de change Gains de change
Produits de participation (dividendes de filiales)

C'est la différence entre les produits et charges liés aux moyens financiers mis en oeuvre.
Le résultat financier = Produits financiers - Charges financières

Le résultat exceptionnel
Charges exceptionnelles Produits exceptionnels
Intérêts d'emprunts-charges... Intérêts (placements-produits...)
Pertes de change Gains de change
Produits de participation (dividendes de filiales)

Il agrège les produits et charges


exceptionnels, non liés à l'activité courante, habituelle de l'entreprise.
Le résultat exceptionnel= Produits exceptionnels- Charges exceptionnelles

Le résultat net

résultat net =

résultat d'exploitation
- résultat financier
- résultat exceptionnel
- résultat financier
- participation des salariés
- l'impôt Du cumul de ces trois rubriques sera retranchés la
participation versée aux salariés et l'impôt sur les bénéfices afin de déterminer le résultat net.
Exemple d'un compte de résultat simplifié

Chiffre d'affaires HT Valeurs %


- Vente de biens ou services - (Rabais,remises,ristournes) 10.000.000 100%

CHARGES
- Achat des marchandises- matières premières.... 3.500.000 35%

- Coût d'achat des marchandises vendues


- Variation des stocks (+/-)
- Rabais, remises, ristournes obtenus
TOTAL DES ACHATS.............................................. 3.500.000 35%

Marge commerciale -----------------------> 6.500.000 65%

- Achat de sous-traitance 200.000 2%

- Achat non stockés de matières et fournitures 300.000 3%

- Services extérieurs (dont personnel extérieur) 600.000 6%

- Charges de personnel
- Salaires et traitements -2.500.000 25%

- Charges salariales -1.200.000 12%

Excédent brut d'exploitation----------------> 1.700.000 17%

- Dotation aux amortissement et provisions -300.000 3%

Résultat d'exploitation ---------------> 1.400.000 14%

- Frais financiers 450.000


- Résultat financier (produits-charges financiers) -410.000 4.1%

- Charges exceptionnelles 100.000


- Résultat exceptionnels (produits-charges exceptionnels) -90.000 0.9%

Bénéfice avant impôts -------------------> 900.000 9%

- impôts sur les bénéfices 300.000 3%

Bénéfice net ---------------------------> 600.000 6%


La valeur ajoutée
Elle est mesurée par la différence entre la production (entreprise de transformation ou prestataire de services) ou
la marge commerciale et les consommations de biens et services fournis par les tiers.

La valeur ajoutée est ce qui reste pour rémunérer la somme des facteurs de production :

Le personnel : salaires et charges


L'état : les impôts et taxes
Les organismes financiers : les frais bancaires
Les investissements : amortissements & intérêts d'emprunts
Le capital : les bénéfices
C'est la différence entre les produits et les achats de marchandises.

Exemple (compte de résultat ci-dessous)

Valeur ajoutée =
Chiffre d'affaires HT (10.000.000)
- Total des achats HT (3.500.000)
= 6.500.000 €

Compte de résultat simplifié

Chiffre d'affaires HT Valeurs %


- Vente de biens ou services - (Rabais,remises,ristournes) 10.000.000 100%

CHARGES
Total des achats -------------------------> 3.500.000 35%

Total des charges extérieures --------------> 4.800.000 17%

Excédent brut d'exploitation-------> 1.700.000 17%

- Dotation aux amortissement et provisions -300.000 3%

Résultat d'exploitation -----------> 1.400.000 14%

- Résultat financier (produits-charges financiers) -410.000 4.1%

- Résultat exceptionnels (produits-charges exceptionnels) -90.000 0.9%

Bénéfice avant impôts ---------> 900.000 9%

- impôts sur les bénéfices 300.000 3%

Bénéfice net ---------------------------> 600.000 6%


Intérêt: La
valeur ajoutée permet d'apprécier :

Le poids économique de l'entreprise: En effet si le C. Affaires mesure la performance commerciale, il n'est pas
toujours un bon indice de la dimension d'une société --> avec des installations réduites, une entreprise peut réaliser
un CA important si elle sous-traite la plus grande partie de sa production... Seule la mesure de la V.ajoutée mesure
l'apport spécifique de l'entreprise à la production qu'elle réalise.

Ses structures et méthodes d'exploitation: Les ratios de répartition de la v.ajoutée reflète la structure de
l'exploitation de l'entreprise.
- Charges de personnel/V.ajoutée
- Charges financières/V.ajoutée
- Impôts et taxes/V.ajoutée
- Autofinancement/V.ajoutée

L'efficacité des facteurs de production : le travail


Elle permet de mesurer l'efficacité de la mise en oeuvre des facteurs de production par la détermination du ratio :
V.ajoutée/effectifs Ce ratio est un instrument intéressant dans le temps pour l'entreprise. Il permet en
outre d'effectuer des comparaisons par rapport à des entreprises utilisant des structures d'exploitation identiques.

Limite : La valeur ajoutée est une notion qui intéresse essentiellement les entreprises ayant une activité de
fabrication ou de transformation de biens et de services.
L'actif net par action - la référence de l'investisseur
Les capitaux propres, les fonds propres, la situation nette et l'actif net sont 4 synonymes qui désignent la
valeur "comptable" de l'entreprise que l'on déduit du bilan.

L'actif net par action s'obtient en divisant les fonds propres par le nombre d'actions. L'actif net par action
constitue le critère d'appréciation de référence d'une entreprise.

ATTENTION Les actifs qui figurent au bilan sont parfois amortis mais porteur d'une grande valeur de marché -
comme l'immobilier. En conséquence, les ratios calculés sur cette base doivent être interprétés avec prudence et
discernement.

Il faudra comparer l'actif net par action à la capitalisation boursière de l'entreprise par action, c'est à dire son cours
de bourse.

C'est le ratio Cours/Actif net.


Vigibourse affiche le ratio Cours/actif net
dans la plupart des tableaux d'analyse
et dans les fiches valeur

Le ratio cours/actif net donne une mesure grossière de la valeur réelle d'une action. Lorsque les actifs de
l'entreprise comprennent une part important de liquidités (cash) ou de bien fonciers, une base d'actif élevée (ratio
faible) est un facteur important pour l'investisseur avisé...

Lorsque le ratio Cours/Actif est élevé (de l'ordre de 5 par exemple) cela veut dire que la valorisation boursière est
5 fois supérieure à la valeur "intrinsèque et comptable de l'entreprise". Dans ce cas, si la moyenne du marché ou
d'un secteur (calculées dans les tableaux de Vigibourse !) est de 3, c'est que les investisseurs s'attendent à une
forte croissance bénéficiaire de la société ou que la valeur est sur cotée !

ATTENTION Il s'agit dans ce cas d'anticipations du marché qui permettent uniquement de justifier cette forte
différence...

Ratio cours/Actif net Commentaire


inférieur à 1 Valeur sous-évaluée
quelles en sont
entre 1 et 1.5 Valeur faiblement-évaluée
entre 1.5 et 3 évaluation "courante" les causes ?
>3 valeur chère