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Dans la nuit du 25 au 26 mars, les habitants d’un quartier de la banlieue de Rome ont été, pour la

première fois, dérangés par des bruits bizarres. Depuis, chaque nuit, les bruits, qui allaient
crescendo, escagassaient les habitants de la ville qui n’arrivent pas à cerner l’origine du
vacarme. Un détail a pourtant attiré l’attention à la municipalité: dans la plupart des rues du
quartier, il y avait des traces de roues énormes. Les Romains allaient bientôt découvrir
l’explication, grâce à Bruno, un garçon de 14 ans.
Une nuit, comme il ne trouvait pas son sommeil et qu’il s’était ennuyé de zapper, Bruno a
décidé que la meilleure variante, pour tuer le temps, serait une courte promenade à pied sur le
boulevard.Dès qu’il est sorti dans la rue, il a senti quelque chose de monstrueux s’approcher de
lui, précédé d’un bruit intense et mat à la fois. Il n’en croyait pas ses yeux: un énorme cheval de
Troie avançait sur le boulevard.
Le garçon a déclaré ulterieurement qu’il n’avait jamais vu quelque chose de plus fascinant que
l’image d’un ancient cheval de Troie mobile.
Lorsque le cheval s’est arêté, à sa hauteur, un inconnu est descendu, à l‘aide d’une échelle, du
ventre de l’animal en bois. Ahuri, le garçon écoutait un air de musique que s’échappait de
l’intérieur du cheval. L’inconnu s’est rapproché de lui et l’a salué amicalement. Son
histoire,belle qu’il l’a raconté au garçon était époustouflante: dernier survivant de Troie, il avait
vécu toute sa vie à l’intérieur du cheval. À l’en croire, il avait été le mentor d’Hector; il avait
parcouru le monde mais il ne pouvait se déplacer que pendant la nuit. Depuis quelque temps il
s’était découvert une grande passion: la musique classique. Maintenant, il souhaitait arriver dans
un petit port de la Méditerranée pour s’embarquer sur une galère.
Vivement impressionné, le garçon lui a conseillé de quitter la ville car la police était à ses
trousses et lui a fait don de son baladeur.
Quelques jours plus tard les journaux ont publié la déclaration du garçon. Dans les semaines qui
ont suivi, des nombreaux habitants de villes italiennes se sont plaint d’avoir été dérangés par des
bruits bizarres pendant les nuits. Malgré d’interminables séances de remue-méninges dans les
commissariats, plus personne n’a jamais rencontré le cheval de Troie.