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A Fleur de Peau - Le Bas

A Fleur de Peau - Le Bas

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autour du bas et de le mettre en rapport avec la création artistique. On y découvre que l'évolution du vêtement peut profondément marquer les artistes, qui ont créé, avec le "demi-nu" aux bas, un imaginaire d'une puissance magnétique. Renaud Donnedieu de Vabres
Ministre de la Culture et de la Communication

A fleur de peau”

nous permet d'éclairer pour la première fois un pan méconnu de l'histoire de la mode,

"L’industrie de la maille a profondément marqué l’histoire de Troyes. Elle a légué à notre cité un patrimoine particulièrement riche, héritage que la Ville a su préserver et valoriser. “…” Je me réjouis que cette initiative ait obtenu le label d’exposition d’intérêt national. C’est une première qui, associée à l’originalité des fonds historiques et la qualité exceptionnelle des collections, conforte le dynamisme culturel de notre territoire”. François BAROIN
Ministre de l’Outre-mer, Maire de Troyes

Toutes les œuvres qui illustrent ce document sont présentes dans l’exposition “A Fleur de Peau” sommaire EXPOSITION “A FLEUR DE PEAU” . Pourquoi le bas ? Les œuvres présentées La muséographie 3 • Le bas et son histoire Côté mode Côté art • Le Musée d’Art Moderne de Troyes Un musée d’une exceptionnelle richesse Du Palais épiscopal au Musée d’Art Moderne La donation Levy : l’esprit d’une collection • Troyes. une Ville à découvrir Une ville riche de son passé … et tournée vers l’avenir • • Informations pratiques Annexes Les prêteurs Les partenaires de l’exposition Les expositions régionales soutenues par le Ministère de la Culture N.à fleur de peau • • Le communiqué général L’exposition Pourquoi Troyes.B.

Franklin Roosevelt 77210 AVON Tél : 01 60 70 00 00 • 06 81 75 51 60 www. mais aussi une collection unique de bas et de pièces vestimentaires révélant souvent un grand raffinement. Nu aux jambes croisées (Picasso) mais aussi des toiles majeures de Gromaire... des photographies de Man Ray.Armelle MONTAGUT 36 Ter Av. Rouault. Relations Presse : ACTUAL CONSULTANTS Françoise LINHART .EXPOSITION 17 MARS . l e 1 5 j a n v 2 0 0 7 . Elles sont issues de prêts exceptionnels de grands musées français (Beaubourg. rivalisent de luxe et de raffinement. Louvre. Délicatesse des dentelles. La Femme tirant son bas (Toulouse-Lautrec). Allemagne. une importante exposition consacrée à un élément emblématique de l’histoire vestimentaire. collants et robe . citons en particulier : Danseuse mettant son pièces. lui permettant de révéler de façon explicite ou allusive. que l’on retrouve aujourd’hui chez des créateurs de mode comme Chantal Thomass. perles.30 JUIN 2007 le bas Entre Mode et Art . Molinier ou Doisneau.de 1850 à 2006 . l’exposition “A fleur de peau” apporte sur le thème du nu un éclairage nouveau. Orsay. lapis lazuli. La Jarretière (Van Dongen).. intimement lié à l’image de la femme mais aussi au patrimoine industriel de la ville de Troyes : le bas. “A Fleur de peau” présente la première rétrospective sur le bas avec plus de 250 dans son intimité. met pour la première fois en lumière le bas. Celle-ci propose d’ailleurs dans le dernier volet de l’exposition. Belgique. l’exposition présente un très bel ensemble d’œuvres modernes en s’intéressant particulièrement aux années 1900. richesse des incrustations. Le Nu jaune (Sonia Delaunay). Cette exposition.) ainsi que de nombreuses collections privées.. Chagall ou encore. Carnavalet) et européens (Angleterre. pour leur faire écho. un ensemble de modèles . le bas fait alors l’objet d’une réelle démarche artistique. Elles témoignent toutes de la fascination qu’a exercé le spectacle de la femme en bas sur l’artiste.bas.issu de ses collections. Elle rassemble plus de 130 œuvres signées des grands noms de l’art moderne.fr communiqué de presse Tr o y e s . Parmi les œuvres présentées. C ô t é A r t . créées à la Belle Epoque. 1/2 > 4 bas (Degas). soutenue par le Ministère de la Culture et de la Communication. élégance des broderies. la réalité nouvelle et érotique de la femme à demi-nue C ô t é M o d e .fr • agence@actualconsultants. le Musée d’Art Moderne de Troyes organise.Musée d’Art Moderne de TROYES Pour célébrer son 25e anniversaire. Croisant l’univers de l’art et de la mode. topazes.actualconsultants. dont les plus remarquables. en tant que révélateur de l’évolution de la condition féminine et véritable fil rouge de l’art moderne depuis le milieu du XIXe siècle. du 17 mars au 30 juin 2007.

fr communiqué de presse Tr o y e s .5 Euros S’y rendre • En voiture (1h30) 2 autoroutes desservent Troyes A5 (E54) depuis Paris A26 (E17) depuis Calais et Reims • En train depuis la Gare de l’Est (1h30) La gare SNCF est située à quelques mètres de l'Office de Tourisme et à proximité immédiate du centre ville. couple d’industriels et mécènes troyens. elle recèle notamment des chefs-d’œuvre du mouvement Fauve. “A fleur de peau” est aussi l’occasion pour le public de découvrir un remarquable musée qui présente en exposition permanente l’une des plus riches collections d’art moder ne en France. élèves de l’ENSCI (École Nationale Supérieure de Création Industrielle). Chesterfield.Prix au musée : 35 € . pris naissance à Troyes.Armelle MONTAGUT 36 Ter Av. organisée par la Ville de Troyes.actualconsultants.. Autant de noms qui ont pour la plupart. ils ont imaginé un décor tout en voile et transparence. Elle est accompagnée de la publication d’un catalogue. Scandale.le bas Entre Mode et Art . Elle bénéficie à ce titre d'un soutien financier exceptionnel de l'Etat. Directeur des Musées de Troyes L’exposition.300 illustrations . deux jeunes créateurs. Issue de la donation Pierre et Denise Lévy. qui sera la première référence sur le sujet. Ensemble. qui permet aujourd’hui d’offrir au visiteur une ville vivante et en plein essor.. forte de ses atouts économiques et de ses richesses historiques.de 1850 à 2006 .30 juin 2007 Horaires du mardi au dimanche de 10h à 13h et de 14h à 18h Tarifs 5 Euros Tarif réduit : 2. l’exposition présente également un ensemble d’affiches qui s’inscrivent aujourd’hui dans le patrimoine culturel français tant elles ont marqué leur époque. Vlaminck ou Derain. participe à la valorisation du patrimoine industriel et architectural de l’agglomération troyenne. Cette exposition. l e 1 5 j a n v 2 0 0 7 . Franklin Roosevelt 77210 AVON Tél : 01 60 70 00 00 • 06 81 75 51 60 www. (Editions SOMOGY / Diffusion Flammarion 240 pages . sous la houlette du designer Jean-François Dingjian.. Billetterie Visites guidées Réservation groupes Renseignements / Musée 03 25 76 26 80 Relations Presse : ACTUAL CONSULTANTS Françoise LINHART . La boucle est bouclée ! Pour mettre en scène cette exposition inédite et en faire ressortir l’originalité. 2/2 5 INFOS PRATIQUES Lieu Musée d’Art Moderne de Troyes 14 place Saint-Pierre 10000 Troyes Dates 17 mars .Musée d’Art Moderne de TROYES Pour compléter ce panorama inédit. Élodie Cardineaud et Julien Legras. Dim.. en ont réalisé la muséographie.fr • agence@actualconsultants. en librairie : 39 €). Exciting ou le Bourget. “A fleur de peau” est reconnue d’intérêt national par le Ministère de la Culture et de la Communication et par la Direction des Musées de France. Organisation : Ville de Troyes / Musée d’Art Moderne Commissaire de l’exposition : Emmanuel Coquery. la souplesse du mouvement d’un Cappiello ou l’élégance d’un Gruau. signés Braque. Une démarche engagée depuis plusieurs années. Elles constituent une rétrospective de l’imagerie publicitaire autour de marques devenues mythiques comme DD. qui met subtilement en résonance les 400 œuvres et pièces présentées. exprimant l’humour d’un Savignac.

qu'elles soient peintures. Pourquoi Troyes ? Pourquoi le Bas ? Troyes et sa région ont été. Au siècle suivant l'industrie textile troyenne prend un véritable essor. durant de nombreuses décennies un pôle d'excellence du textile. il devient un véritable ornement révélant luxe et raffinement. ils ont imaginé un décor tout en voile et transparence. Petit Bateau. savoir-faire des ouvriers… ont permis à la ville dès le XIXe siècle. il y a 25 ans. Toulouse-Lautrec. Ensemble. Elle apporte sur le thème du bas et de la femme en bas un éclairage à la fois artistique. Côté art. établissant ainsi un lien entre la création textile et artistique. Rouault. la styliste puisant souvent son inspiration dans l’Histoire de la mode. aucune exposition n'avait traité ce thème. dessins ou lithographies de toutes les grandes signatures de la période moder ne : Degas. dont le centre de gravité se situe autour de l'année 1900. Côté mode. sans oublier les marques telles que DD (ou Doré-Doré). sous la houlette du designer Jean-François Dingjian et les indications du Commissaire de l'exposition. Ce qui en fait toute son originalité : à ce jour. Le Bourget et bien d'autres. (période où il devient un accessoire vestimentaire exclusivement féminin). van Dongen.le corps se dévoile subtilement au fil de l'exposition. Exciting. Picasso. de s'imposer comme le centre technologique de la bonneterie française. Chagall. Celle-ci s'achève par les très belles pièces de lingerie de Chantal Thomass qui prennent ici toute leur place. Au fil du parcours de l'exposition. sculptures. de nombreuses marques prestigieuses sortent ainsi des usines locales. Elle est aussi un hommage à Pierre Lévy. l'exposition présente pour la première fois. le visiteur découvre les œuvres présentées.. Dans cet univers jouant avec la luminosité . dont la générosité a permis au Musée d’Art Moderne de Troyes de voir le jour. social et historique. Dim. on y trouve des peintures. autour de 6 grands thèmes : • De la danse au “french cancan” • La femme publique • Dans l’univers intime de la femme • Le nu habillé ou les dessous de l'art • De la terre au ciel : le bas comme attribut érotique • Au delà de l'érotisme : le nu “morcelé”. Parmi elles. Tartine et Chocolat. pièces vestimentaires ou de lingerie. affiches publicitaires ou photographies. en concentrant sur un même lieu.. Emmanuel Coquery. Cette exposition s'inscrit dans une démarche globale de revalorisation du patrimoine industriel. Une tendance que l'on retrouve aujourd'hui dans la collection d'une styliste telle que Chantal Thomass qui présente plusieurs pièces dans l'exposition. L'exposition.à fleur de peau présentation œuvres. Gromaire. en lingerie.. tous deux élèves de l'ENSCI (École Nationale Supérieure de Création Les œuvres présentées. une rétrospective du bas depuis le milieu du XIX e siècle. qui se déroule sur plus de 500m 2 de salles du Musée d'Art Moderne. les affiches publicitaires vantant des marques (souvent nées à Troyes) qui font aujourd'hui partie de notre inconscient collectif (DD. Chabaud. Ainsi à la "Belle Epoque". les Bas du Dimanche devenus DIM… pour ne mentionner que les plus anciens labels. Références en la matière. Industrielle). Le Coq sportif ou bien. La volonté de garder cette mémoire encore vivante et de faire prendre conscience au public que cette activité industrielle représente une partie du patrimoine du XX e siècle ont été l'un des moteurs dans l'élaboration du projet. Elodie Cardinaud et Julien Legras. deux jeunes créateurs. pour la ligne enfantine. toute la filière «du fil au produit fini». le public retrouvera avec grand plaisir. artistique et architectural engagée par la Ville de Troyes depuis une dizaine d'années. ingénieurs inventifs créant de nouvelles machines ou les perfectionnant. Babygro. Lacoste. s'habillent de motifs ajourés évoquant la maille .).même les larges fenêtres du Musée. Barbara. Vitos. reflétant les remous de l'histoire comme ses périodes fastes. On y découvre. Industriels innovants. qui met subtilement en résonance les 400 œuvres et pièces présentées. 6 La muséographie Pour mettre en scène cette exposition inédite et en exprimer l'originalité.. en ont réalisé la muséographie. Absorba. La photo y est aussi représentée avec des Man Ray ou Doisneau. rassemble près de 400 l’exposition . Enfin. à travers plus de 250 pièces comment le bas a suivi l'évolution de la condition féminine. sculptures.

Bas.Bas de la princesse Murat. En 1880-1890 les femmes adoptent également pour le jour. Paris. Soie blanche. musée de la Bonneterie. apparaissent les "bas bottes". la femme est enfermée dans ses robes longues. (en particulier du fait de la mauvaise qualité de la teinture qui déteignait sur les jambes !). évoque … la guerre de 1871 ! : il présente une muraille crénelée surmontée d'un casque à pointe et d'une lance (Collection du musée de la Mode et du Textile). retracent l'aventure du bas. Musée de la Mode de la Ville de Paris. d’un casque à pointe et d’une lance. de perles. lorsque la femme relève légèrement sa robe pour descendre d'un trottoir ou monter dans une voiture… Il faut attendre les années 20 pour que la jambe. 1900 3 . il gagne toutefois en ornementations et en couleurs. les bas écossais ou à rayures que l'on retrouve en grand nombre dans les catalogues commerciaux des grands magasins parisiens. Maison Milon Aîné. de broderies à l'aiguille ou encore d'incrustations de dentelle de Chantilly. 1900 l’histoire du bas . à décor de rubans entourant la jambe et se terminant par un nœud au niveau du genou. Galliera. v. Et si Féréol Dedieu invente en 1876 le porte-jarretelle. Pourtant le bas. les femmes continuent à préférer les jarretières. avec décor polychrome composé d’une tour crénelée. ses jambes ne s'offrent que rarement aux regards. Les bas en soie les plus richement ornés sont évidemment réservés au soir. permettant de les assortir au mieux à la robe et aux chaussures. le plus étonnant sans doute.de magnifiques exemples de bas décorés de paillettes. en trois périodes chronologiques significatives de l'histoire de la mode mais aussi de la femme. Il est tout d'abord blanc. c'est le succès du bas noir. tandis que les bas plus simples en soie ou en fil sont utilisés pour les activités de la journée. ses corsets oppressants. la déclinaison de couleurs des bas de soie de la Princesse Murat. 1871 4 . Il est le témoin direct des étapes de l'histoire de la mode mais aussi de l'évolution de la condition féminine et de la libération de son corps et de son image. Soie violette. Musée de la Mode de la ville de Paris. S'il reste principalement noir. broderie de soie blanche et perles. Plus de 250 pièces présentées dans l'exposition "A Fleur de peau". Il s'orne dans les années 1860 de motifs colorés sur le coup de pied ou la cheville. Soie avec dentelle écrue de Binche. s'expose enfin. v. de turquoises. 7 1 . ses jupons et ses pièces de lingerie superposées .Bas. l ongtemps réservé aux hommes. Dans les années 1870. il reste caché durant des décennies. Témoin du raffinement des femmes. v. du jaune ou brun. Durant la dernière décennie du XIXe siècle. Le bas connaît son âge d'or à la Belle Epoque. et le reste de la jambe.Bas. tant décrié jusque là dans les manuels de savoir-vivre. Galliera. et donc le bas. est l'objet des plus riches ornements. souvent géométriques ou floraux. devenu un élément essentiel de la toilette féminine. les Arts décoratifs.à fleur de peau côté Mode 1850-1914 : les riches heures du bas A cette époque. présentant une démarcation chromatique nette entre le pied. un élément spécifique au costume féminin. Ainsi peut-on découvrir dans la garde-robe des élégantes notamment celle de la Duchesse de Gramont . en passant par de délicats tons corail ou parme. furtivement aperçu à de rares occasions. 1890-1900 2 . recouvert par la bottine. réalisé par la Maison Milon. L'exposition propose différents modèles datant de cette époque. Musée de la Mode et du Textile. le bas devient au milieu du XIXe siècle. v. Troyes. Pour autant. décoré de motifs ajourés et brodés.

elle continue ainsi à sortir jambes nues…Les grands couturiers viennent à son secours. MB. le métier circulaire qui permet de tricoter à plat et en cercle pour donner au bas une forme tubulaire. Pour suivre cette tendance. lance la mode des bains de soleil sur la Riviera française. imposant aux femmes des silhouettes puis les jarretelles accrochées au corset jusqu'à l'entre-deux guerre. Pour pallier au manque. Au cours de cette période. se distinguent par le décor géométrique courant le long de la cheville. et l'on voit se multiplier les innovations techniques. Elles portent encore. 1925 l’histoire du bas . La France est. Cependant. C'est le siècle de la mécanisation . des serpents. laissant apparaître la jambe et le bas. restant dans des teintes se rapprochant de la couleur de la peau (du marron au rose tendre). ils apportent avec eux les fameux bas Nylon. 1915 2 . les bas. 1925 4 . pour le jour. remontant sur l’avant du pied. apparaît sur le marché du bas un important concurrent de la soie naturelle. les bas sont simples. 8 1920-1960 : le bas découvert La Première Guerre mondiale contraint les femmes à travailler pour remplacer les hommes partis au front. MMVP. la soie artificielle. Pour des raisons de commodité. noirs ou dans des tons sombres. 1925 5 . Galliera. En 1922. capable de produire six fois plus d'articles que le meilleur des tricoteurs ! Le XIX e siècle perfectionne ce système. décor brodé main de fleurs rouges. v. avec pour principal centre d'activité Troyes et sa région. Moins coûteuse. simulant des paons. Filpas de Bienaimé ou le « Sans Mailles » de René Rambaud. matière synthétique mise au point en 1928 par la société américaine Du Pont de Nemours. leurs jupes 1 . Troyes. des bouquets de fleurs. Troyes. deviennent à la mode. v. Face à la pénurie. décorés de baguettes brodées ou ajourées. 1920 3 . parmi elles. en laine pour l'hiver. elle ne subit pas les contraintes de l'importation. les femmes font preuve d'astuce : elles appliquent sur leurs jambes du brou de noix et tracent au crayon la ligne si caractéristique du bas couture. pailleté. un riche couple américain. L'Américain William Lamb invente quant à lui. la troisième nation européenne productrice de bas. jusque là proscrites. il faut faire remailler ses bas ou s'en tricoter soi-même.Bas. On voit également apparaître les premières résilles. en 1864. des iris. présentée pour la première fois par le Comte Hilaire de Chardonnet à l'Exposition Universelle de 1889. Les peaux dorées. MB. Puis vient le temps de la guerre et des restrictions. Soie noire. Fil couleur chair. détrônant le bas de soie et de rayonne. v. des bas à décors ajourés. Si. ils sont ornés le soir de riches motifs imprimés. MB.Bas. v.à fleur de peau côté Mode remontent. déplorant les nombreuses heures que sa fiancée consacre à tricoter des bas manuellement pour nourrir sa famille. la femme a pris l'habitude durant la guerre de ne plus porter de bas. ou encore des bracelets de cheville. représentant un serpent. créant des lotions imitant le voile du bas sur la jambe . inventa le premier "métier à bas". Gérald et Sarah Murphy. Importés par la suite par les fabricants américains ils inondent rapidement le marché.Paire de chaussures Charles X. le plus souvent. les bas argentés ou dorés que l'on coordonne à ses escarpins. Dans les années 30. peints à la main ou brodés. à la fin du XIX e .Bas. Soie saumon. Les parfumeurs reprennent à leur compte cette idée.Publicité pour les bas Gillier. Troyes. étiquette. décor brodé main. Lorsque les soldats alliés débarquent en France en 1944. C'est en 1561 .soit plus de 2 siècles auparavant que le pasteur William Lee qui. les bas adoptent des teintes imitant la couleur de la chair.

9 1965-2006 : le crépuscule du bas ? Les années 60 marquent une nouvelle étape de l'histoire du bas. En 1958 l'entreprise Ter nie lance «Mitoufle». gagnent leurs jambes. motifs imprimés. masculinisent leur silhouette. L'année 1958 est une date clé. qui a commencé en 1967 par des créations coutures. v. Les premiers bas aux couleurs vives et à décors bariolés apparaissent dès 1959. tableau-réclame pour les bas DD. qui L'inspiration de Chantal Thomass Pour conclure cette histoire du bas. Mary Quant. Les teintes vives. elle adoptent alors le collant. Une nouvelle fibre conquiert à cette époque le marché du bas. comment ne pas évoquer le rôle qu'a tenu Chantal Thomass dans sa renaissance… Elle. le bas slip qui libère la femme. notamment troyennes. porté jusque là par les enfants. Le Bourget. affiche pour La gaine Scandale avec le bas scandale. de transparence (jusqu'à 8 deniers). reprise par André Courrèges dans ses collections de 1965. les jambes se découvrent. créent sous leur propre griffe des collections de bas. v. bibliothèque Forney. Doré-Doré le bas «Sébastienne» (à lire « ses bas tiennent »). collection Nuits de satin. Bel ou le fameux bas «Dimanche». 1 .Scandale. 1951 l’histoire du bas . mini. confortables… grâce aux progrès en termes de fibres et de techniques de tissage. couleurs. le Lycra. occupent le marché : Exciting. conquiert le marché. 1952 3.à fleur de peau côté Mode lance en 1962 la minijupe. de corsets et de bas. Vitos. dentelles… la gamme est large. Collection DORÉ DORÉ 1819. Paris. elle est couplée au Nylon pour accentuer la souplesse et la transparence des articles chaussants. les diverses marques n'ont cessé de proposer pour chaque saison des dizaines de modèles. Jusqu'à aujourd'hui. Durant ces premières décennies du XX e siècle. Désormais ce sont elles qui font la mode. Les femmes s'emparent du pantalon. en particulier de microfibres. de confort et de bien-être… le marché français du bas est en crise et la production européenne est aujourd'hui largement dominée par l'Italie. midi. de nombreuses marques de bonneterie. maxi. Sébastienne. 1970 4 . au plus prêt des tendances de la mode : transparence ou opacité. bibliothèque Forney. annonce de presse pour Le bas scandale. Il fallut attendre les années 80 pour voir réapparaître une lingerie plus recherchée. Mes bas tiennent. nécessitant le port de lingerie. affiche pour les bas Bel.Anonyme.René Gruau. s'est tournée vers la lingerie à la fin des années 70. La révolution vient d'une jeune styliste anglaise. et optent pour une lingerie pratique. Dès lors. fabriqué sur métier circulaire. les genoux et même les cuisses des jeunes filles se laissent voir sans retenue. Les femmes comme les hommes. connaît un cuisant revers. lassés de cette mode pratique et peu sensuelle.Rop. Paris. Cette fibre synthétique n'est intégrée au bas qu'au cours des années 1980 . Paris. Les grands noms de la Haute-Couture. les motifs les plus variés. Dior ou Schiaparelli. résilles. Chesterfield. Les années 70 portent le coup de grâce au bas. malgré les efforts des fabricants. Pour autant. comme le collant. désirent le retour des dessous élégants. Parallèlement. première forme de bas sans jarretelles. Le bas. à l'image de Jacques Fath. les entreprises tentent de créer des bas toujours plus fins (jusqu'à 12 deniers). Scandale. puisque c'est à cette date que le bas sans couture. mais ils sont encore peu nombreux. en termes de fibres. Pour son aspect pratique et confortable. Pour perdurer. le bas innove… Dim propose «le Slip de Dim». futur «Dim». résistants. La mode adopte les trois longueurs. 1951 2 .

avant de s'associer à l'entreprise autrichienne Wolford. permettant de retracer les tendances de ses créations. Suite à la crise du bas dans les années 70. Désormais le dessin fait place à la photographie. Depuis. à l'exemple de la « Femme au fauteuil rouge » de DD. TATATATA TATA… L'exposition “A Fleur de peau” retrace l'évolution de cette publicité consacrée au bas. MB. Cette multiplication des publicités consacrées au bas au cours de l'entre-deux-guerres s'explique par l'évolution de la mode. donnant à la femme les armes de la séduction. Gruau. l'oiseau symbole de légèreté. le félin s'entourant autour de la jambe.René Gruau. elle propose aux femmes des collections de bas mêlant humour.Anonyme. Certaines de ces affiches sont restées mythiques. Le bas Lilion. vantaient les vertus hygiéniques de certains bas 1 . qui. La jambe légère gainée du bas inspire les plus grands affichistes. Troyes. elle cré elle-même ses premiers bas et collants en dentelle. 10 Le bas dans la publicité : le bas s'expose… La publicité du bas se développe de manière fulgurante dans les années 20. Le bas s'expose également dans les films publicitaires .à fleur de peau côté Mode de contention thérapeutiques. jouant davantage sur la sensualité. Chantal Thomass a aimablement prêté une dizaine de pièces de ses collections personnelles. Pour cela elle se joue des laçages. qui donne une place plus visible au bas dans la silhouette féminine. Paris. Dim. pour l'anecdote. Auparavant de rares encarts dans les jour naux tels que Fémina. Collection DORÉ DORÉ 1819. bibliothèque Forney. Savignac.Anonyme. 1986 3 . v. le plus célèbre est sans doute celui de Dim. Météo et tes bas !. Elle s'inspire de pièces historiques de la Belle Epoque et des revues de mode. les publicités se font plus rares dans les journaux de mode. 1985 2 . annonce de presse pour les bas Dim. le jeu de jambes… autant de thèmes récurrents qui marquent l'imagerie du bas. resté dans les mémoires grâce à ses six notes si caractéristiques de la marque troyenne. appréciant le luxe. Le regard furtif de l'homme. grâce à un contrat avec la RATP. qui offre aux regards ses bas mais également l'ensemble de sa lingerie coordonnée… Elle adopte des attitudes sensuelles voire érotiques. Désormais les bonnetiers n'hésitent plus à utiliser les pages des journaux de mode pour vanter leur production. fut la première publicité de bas à être exposée dans les couloirs du métro. sous les jeux de lumières du photographe. mais aussi de l'élégance. de la légèreté. Elles réapparaissent timidement dans les années 80. Par la suite. Louchel. affiche pour les bas DD. Demachy ou Brenot… Ils évoquent sous le trait de l'humour. raffinée. le voile qui recouvre la jambe. affiche pour les bas Dior. poésie et sensualité. des mots d'amour qui courent le long de la jambe. témoin de l'histoire du bas mais également de l'image de la femme. Elle commence par teindre elle-même les bas DD en coton blanc pour accompagner ses défilés couture. pour créer ses modèles. dévoilant le corps de la femme. des illusions (Bas-up effet porte-jarretelle). s'adressant à la femme élégante. 1980 l’histoire du bas . des contrastes de couleurs… Dans le cadre de l'exposition A Fleur de Peau.

l e d e s s i n j o u r n a l i s t i q u e e t h u m o r i s t i q u e . d é v o i l e l ' i n t i m i t é d e s a f e m m e d e c h a m b re o c c u p é e à n o u e r s o n b a s . éveillent le désir d'hommes fascinés par ces effets de jambes et cette lingerie. comme Degas ou Seurat. 11 1234- Henri deToulouse Lautrec. qu'il s'agisse de la danse. il est également au cœur d'une évolution de sa représentation dans l'art. Henri de Toulouse-Lautrec reste l'artiste emblématique de cette danse polémique. S De la danse au "french cancan" Au XIX e siècle.à fleur de peau côté Art S i B o u c h e r. Jane Avril . Le plus souvent circ o n s c r i t e a u c ro q u i s e t à l ' é t u d e . issu de la moder nité. retiennent l'attention des plus grands. 1893 James Pradier. Jeune femme mettant son bas . l'histoire de la représentation du corps féminin. vendue en carte postale à partir de la fin du siècle. Il réalise l'affiche du Moulin Rouge en 1891. plus particulièrement celui des peintres. Le demi-nu. Les danseuses dévoilent alors ostensiblement leurs jambes gainées de bas noirs mais aussi leurs dessous froufroutants. a u x t a b l e a u x d e g r a n d e t a i l l e et donc au «grand» Art. e t t o u t e f o i s a s s e z r a re m e n t . journal humoristique . se déshabillant. s o u s l e s traits de l'Odalisque aux bas blancs de D e l a c ro i x .1908 (détail) l’histoire du bas . a u X V I I I e s i è c l e . expose la femme dans sa chair. L'exposition "A Fleur de Peau" tend à retracer par le bas. opéra ou cirque. à sa toilette. dévoilée à de rares occasions jusqu'aux premières décennies du XXe siècle. l'homme ne peut admirer le corps et plus particulièrement les jambes de la femme. l ' i m a g e r i e d u b a s n ' a c c è d e q u e t a rd i v e m e n t . r a re a v a n t 1 8 5 0 . l a p h o t o g r a p h i e é ro t i q u e v o i re pornographique. danseuse ou fille de joie. variant les angles de vue et les instants saisis. e s t n é a v e c l a m o d e r n i t é d u X I X e s i è c l e . Ces jambes aperçues sur scène ou en coulisse. vers 1840 Leonetto Cappiello. revues de danse. à t r a v e r s l ' a ff i c h e . étude . dans son intimité la plus secrète. a p p a r a î t v é r i t a b l e m e n t p o u r l a p re m i è re f o i s a u S a l o n d e 1 8 3 2 . c e t t e re p r é s e n t a t i o n d e l a f e m m e e n b a s . de la préparation ou de l'entracte. tantôt publique. apparaît une nouvelle danse bien plus indécente aux yeux de la morale. i le bas permet d'entrevoir sous un angle intime l'histoire et l'évolution de la condition de la femme. Dépassant les canons antiques du nu. que dans un nombre restreint de lieux. 1899 Constantin Guys. Couple en pied . Face à ces spectacles relativement chastes. Le "demi-nu". l'évolution de son exposition dans l'art de 1860 à nos jours. Frou frou. tantôt privée. tantôt face au peintre dans son atelier. libérée des couches de vêtements et de dessous qui habituellement recouvrent son corps. La jambe gainée. comme il convient de le nomm e r. a nourri l'imaginaire et le désir masculins. de manière licite. le "chahut" (ou "cancan"). Jane Avril ou encore la célèbre Goulue. Jardin de Paris. visible habituellement dans la seule chambre conjugale. les artistes se sont laissés prendre aux mailles du bas pour représenter la femme dans son intimité.

artiste belge qui use largement du demi-nu en bas. A l'exemple de Jean-Louis Forain (1852-1931) dans sa toile Au Salon. Leurs œuvres graphiques doivent cependant s'accommoder de la censure.1907 (détail) Kees van Dongen. Constantin Guys (1802-1892) est véritablement le premier. mettant au premier plan le bas et la jarretière. vers 1860. Nini. les artistes s'introduisent dans l'univers intime des femmes. 1895 (détail) Auguste Chabaud. symbole du statut de la prostituée. Un Dimanche à Bougival (1874). la prostituée. Le peintre saisit alors la femme dans son quotidien. dans les années 1890. il figure deux jeunes 12 La femme publique Autre image indissociable du bas. Scène de maison close. ainsi Auguste Chabaud pour sa série de toiles sur le "French cancan". notamment les Fauves. Cette fille en bas incarne le Mal et les vices d'une société. French Cancan . Mais cette vision intimiste lui retire alors son caractère dégradant. dans son Dernier émoi. dans un contexte de la Belle Epoque où le corps de la femme est contraint et enfermé. 1860-1870 (détail) Pierre Bonnard. premiers pas du strip-tease. Fille. occupée à sa toilette ou à s'habiller. danseuse aux Folies-Bergère. Bonnard ou Pascin traitent le bordel par la caricature et l'exagération. comme la Femme tirant son bas de Lautrec ou le Grand nu à la toilette d'Auguste Chabaud. se plaisent à user de ce thème pour heurter la morale et la censure. L'artiste qui pénétre au plus profond de cet univers féminin est sans aucun doute Félicien Rops (1833-1898). le plus souvent simplement esquissés. Duchamp ou Van Dongen y puisent leur inspiration. Picasso. la prostitution n'a pas sa place dans l'art. un geste évocateur de sensualité. en pied. v. Picasso. Il s'agit parfois de filles. encore considéré comme témoin de la bonne moralité d'une civilisation. les représentations de prostituées se multiplient 1234- Constantin Guys. assises ou allongées dans une maison close. renforçant le caractère voyeuriste de la scène. à peindre ces filles. Mais à partir de 1841 et les Lorettes de Gavarni. Choubrac ou encore Cappiello tracent sous leur plume les silhouettes des plus célèbres danseuses. Les peintres aiment à représenter cette femme enfilant son bas. ils représentent les filles demi-nues en compagnie d'un homme habillé voire même chapeauté. Ainsi. le retirant ou l'attachant. Jusqu'au milieu du XIX e siècle. habillées d'une chemise laissant voir leurs bas. relevant d'une main leurs jupes et jupons pour laisser voir leurs bas blancs. parmi lesquelles Loïe Fuller. Dans l'univers intime de la femme A la fin du XIX e siècle. Après 1900. par le jeu de contraste des couleurs. Les affiches publicitaires illustrant le chahut se multiplient dans les dernières années du XIX e . les artistes de la nouvelle génération. chapeau à bride. Toulouse-Lautrec les représente à son tour. livrant ainsi au public une vision habituellement privée.1908 (détail) l’histoire du bas . Gris. du fait du nombre croissant de cafés-concerts qui en proposent des démonstrations.à fleur de peau côté Art avec les jour naux illustrés. apparaissent. alors que "les Couchers d'Yvette". Jules Chéret. Les artistes déclinent ce thème de la prostitution.

position habituellement réservée au portrait. Rouault ou encore le photographe Bellocq développent ce thème. née de la Renaissance et des peintres vénitiens. ou de la femme dans son intimité . notamment les fauves. devient ainsi le prétexte à l'exhibition du déshabillé. 13 Le bas comme attribut érotique La production artistique. où le modèle s'expose. si éloignées des canons antiques. allongée pour l'odalisque. 1840). comme Aimé-Jules Dalou (Femme retirant son bas. 1912 (détail) Henri de Toulouse-Lautrec. un symbole d'érotisme. vers 1870-1880) ou Degas (Danseuse mettant son bas. le tableau le plus saisissant reste sans doute celui de Sonia Delaunay. ils l'introduisent aussi dans les thèmes traditionnels. flirtant toujours avec les limites de la pornographie. des maisons closes. fondateur du demi-nu moderne. détournant ainsi les codes et les conventions artistiques du nu académique. 1921-1931) immortalisent ces poses. Il est à la fois annonciateur de plaisir et de danger. les artistes de la génération suivante. figurant. Cette femme allongée. dont le modèle dégageant une certaine mélancolie. Femme tirant son bas . C'est ainsi que Félicien Rops (1833-1878). fait ainsi le sujet de glissements vers l'érotisme et la provocation. nue mais révélée par certains accessoires vestimentaires. et qui devient alors le prétexte à une érotisation autour de la présence du bas… femmes se déshabillant pour se baigner et dévoilant leurs bas à un vieillard étonné. représente la femme. vers 1894 (détail) l’histoire du bas . Le demi-nu. de la femme enfilant son bas ou l'attrapant. contribue à faire du bas. de la femme en bas. A l'opposé de Rops. génératrice de désir et d'érotisme par sa demi-nudité et ses poses lascives. 1912 (détail) Marc Chagall. endormie. notamment ceux de l'avant-garde. ne se contentent pas d'employer le demi-nu pour illustrer des scènes de la vie réelle autour de la danse. une très jeune fille en bas. s'introduit donc dans les diverses modalités de la pose. Le nu habillé ou les dessous de l'art Les artistes. sous un trait anguleux et des coloris fauves. tandis qu'en 1904 Picasso dessine au pastel son Nu aux jambes croisées. dans une attitude pudique. Chagall (Divan. Toulouse-Lautrec réalise 1 2 3 4 - Albert Marquet. Une autre tradition picturale connait un semblable détournement. accompagnée du diable et de la mort. mais à représenter la sensualité libérée pour elle-même. Marquet (Les Deux amies. endormie. Les Deux Amies . et à travers lui le bas.à fleur de peau côté Art ainsi en 1883 une étude de nu en bas. élément caché de la tenue vestimentaire jusqu'aux années 20. picturale. image académique du nu. James Pradier (Femme mettant son bas. l'odalisque. debout pour le modèle dans l'atelier. figurant une jeune femme assise sur un divan. v. ne chercheront pas à dénoncer une hypocrisie de la morale. symbole d'une femme fatale pour l'âme comme pour le corps. le Nu jaune (1907). 1940-1941 (détail) Albert André. Les sculpteurs eux-aussi évoquent par leur art ces scènes intimes. 1940-1941). roulé. Si Matisse. porte un unique bas. ou même assise. 1912). La Chemise rose . v. graphique et photographique. L'atelier du peintre. s'inspirent de la femme alanguie. sur la pointe de son pied. Divan .

1929 (détail) l’histoire du bas .à fleur de peau côté Art également le regard de celui qui la contemple. 1950 (détail) Affiche Pub Brenot. 14 1 2 3 4 - Pierre-Ambroise Richebourg. Etude de nu au manteau . v. à travers le deminu. tout au long du XX e siècle. le Bas enlevé. La jambe devient alors un objet indépendant du corps. découpe le nu dans des cadrages très serrés mettant au premier plan la jambe et le bassin. de disloquer l'harmonie du nu. Si les photographes s'intéressent à cette pin-up ils saisissent Au delà de l'érotisme : le nu “morcelé” Les artistes modernes ne cessent de détruire l'intégrité du corps. génératrice d'une fétichisation du bas. comme la partie d'une poupée. Progressivement on assiste à une sophistication de cette imagerie érotique. une recherche dans la pose et la composition. 1855 (détail) Affiche Pub Gadoud. 1912 (détail) Marcel Gromaire. dans ses carnets de dessins conservés à la Bibliothèque nationale de France. libre de la morale et du péché. Ainsi un exceptionnel daguerréotype de 1850 montre-t-il une jeune femme ôtant ses bas blancs. qui se livrent à des jeux visuels autour de la jambe gainée d'un bas. dans les magazines et les publicités. Il remodele ainsi le corps féminin en fruit. à la décomposition de l'unité organique. en amphore ou en instrument de musique. retravaille ainsi la plaque des clichés verre d'une série de nus intitulés Transmutations. trace l'image d'une femme céleste. Privilège . de la «pin-up» américaine.1952). Brassaï (1889-1984). L'arrivée en Europe. où le bas tient toujours une place centrale. Cette recherche érotique par le morcellement concerne le travail de nombreux photographes liés au surréalisme. tout en fixant l'objectif. dans les années 30. Pierre-Laurent Brenot diffuse en France cette nouvelle image de la femme sensuelle. dégageant un incroyable «sex-appeal». publiée à partir de 1880 dans des revues «spécialisées». après la Seconde Guerre mondiale. qui. la photographie érotique. Bas DD. A l'image de Van Dongen. dès le milieu du XIX e siècle. v. en grattant la surface sensible ou en dessinant dessus. cherchant à «révéler la figure latente qui gît dans chaque image» de femme nue ou légèrement vêtues de bas. tels que Man Ray (1890-1976). captant son émoi. apporte une nouvelle imagerie. se développe. La photographie devient alors un médium de l'érotisme. L'érotisation par le dévoilement du bas aboutit au détachement de la jambe du reste du corps. quant à lui. Parallèlement à ces courants picturaux. Marcel Gromaire. à l'exemple de Robert Doisneau (Créatures de rêves.

Braque ou Van Dongen… A leurs côtés. Modigliani. Rodin. Après une restauration de grande ampleur qui va durer 18 mois. Dufy.Vue de la cour du musée 2 . la collection propose un panorama unique de l’art moderne français. le musée d’Art Moderne de Troyes. des peintures ou sculptures de Daumier. Friesz. où se distinguent notamment des chefsd’œuvre du mouvement "fauve" d’André Derain (le plus représenté).à fleur de peau un lieu historique XVIe puis complété d'une aile droite et de nombreux embellissements au XVIIe siècle. révélant au public l'extraordinaire richesse de la collection qu'il abrite. présentant à la fois peintures. c’est-à-dire en tant que rassemblement voulu. par la Ville de Troyes. Réunion des Musées Nationaux. verreries.La salle de la cheminée le musée . Elle prévoit d'y installer en effet la collection Lévy. permettant ainsi de compléter l'œuvre d'artistes déjà bien représentés dans le fonds Lévy. 144 verreries et 81 objets d’art primitif. leur environnement … Une proximité qui lui a notamment permis de rassembler. Bonnard. abrite l’une des plus belles collections d’art moderne de France : plus de 2 000 œuvres de 1850 à 1960. Cette donation vaut en tant que collection. Degas. l'édifice est finalement acquis en 1980. 1277 dessins. 104 sculptures. De Gustave Courbet à Nicolas de Staël. Marquet. léguée à l'Etat en novembre 1976. tapisserie et objets. Devenu propriété de l’État à la Révolution. sculptures. mais aussi de Vlaminck. Soutine. la collection initiale s'est encore enrichie de plus de 130 œuvres grâce à de nombreux dons et aux acquisitions réalisées notamment par Les Amis du Musée d'Art Moderne. qui jouxte la cathédrale gothique Saint-Pierre-Saint Paul. dessins. céramiques. puis du Département de l’Aube en 1905. (Éd. de nombreuses esquisses Du Palais épiscopal au Musée d'Art Moderne C'est sur l'emplacement d'un premier "Palais épiscopal" bâti au XIIe siècle que l'actuel édifice est érigé au * Michel Hoog. Car le couple d'industriels et mécènes troyens souhaite que la collection prenne place dans sa ville d'adoption. 15 La donation Pierre Lévy : l'esprit d'une collection L’ensemble de la collection Lévy réunit 338 peintures. le Musée d'Art Moderne de Troyes est inauguré le 20 octobre 1982. outre des oeuvres majeures. et dessins préparatoires de grande qualité. ce qui représente. Un Musée d'une exceptionnelle richesse Occupant l'ancien Palais épiscopal remarquablement restauré en 1982 pour accueillir la donation Lévy. «Mais l’intérêt de la collection Lévy ne réside pas seulement dans la présence de tableaux célèbres. l’évolution de leur œuvre. l’une des réussites les plus raffinées de Vallotton ou le saisissant "Masque" de Maillol. "La Couturière". Balthus …ainsi que des verreries «art déco» de Maurice Marinot. 13 céramiques. nouvelle série n° 56) 1 .L’escalier d’honneur 3 . 1 tapisserie. qui implique un choix». Picasso. le petit journal des grandes expositions. peintre-verrier troyen ou encore une belle collection d'art africain et océanien. * Au fil des 25 années qui ont suivi l'ouverture du Musée. l’une des plus importantes donations reçues par les musées nationaux… Pierre Lévy s’est toujours intéressé à la vie des artistes de son temps : leur quotidien. ni même dans celle de quelques découvertes comme les deux grands Vuillard. à l’époque. .

• Centre religieux influent dont le rayonnement dépasse les frontières de la France du XVI e siècle. soit une quarantaine d'années plus tard. où s'exprime la flamboyance de l'école troyenne du vitrail du XVIe siécle). Autant d'initiatives qui permettent de sauvegarder et de mettre en valeur ce passé exceptionnel mais aussi de garder vivante la mémoire collective. Celles-ci occupent bien souvent d'anciennes usines textiles transformées en loft et hôtels d'entreprises ultra-modernes. • Capitale du Comté de Champagne et carrefour marchand de toute l'Europe médiévale. Aujourd'hui. • Premier pôle de l'industrie textile et de la maille entre 1850 et 1950… …Troyes a gardé de cette longue et riche histoire un exceptionnel patrimoine culturel. Lacoste ou Petit Bateau. Depuis une dizaine d'années.. devenue Augustobona à l'époque gallo-romaine. Elle a également diversifié ses industries en privilégiant les secteurs à forte valeur ajoutée (mécatronique. elle est devenue le 1er centre européen des marques de l’habillement avec ses 80 000m2 de "Magasins d'usines" qui attirent plus de 3. Elle a pour cela déployé son inventivité. Troyes est aussi une référence dans la confection avec des groupes et marques mondialement connus tels que Devanlay (partenaire de l’Exposition «A fleur de peau» ). Musée Saint Loup. Ainsi son centre historique – "le Bouchon de Champagne" . Musée Di Marco. La ville a développé parallèlement une importante activité tertiaire orientée notamment vers la relation- client et est devenue un pôle logistique d'envergure internationale grâce à sa situation stratégique (1h30 de Paris et à la croisée de 2 autoroutes européennes : A5 et A26). Troyes propose une grande diversité de formations post-bac au sein de ses différents établissements (tels que l'Université de Technologie de Troyes . en liaison bien souvent avec le centre de recherche fondamentale basé à Troyes.8 millions de visiteurs par an. édifices religieux (9 églises et une cathédrale. est arrivé le déclin dans les années 1960 (concurrence étrangère.. Elle a mis en œuvre d'importants programmes de rénovation. son savoir. en 2007. changement dans les habitudes vestimentaires…) Troyes a dû alors engager une nécessaire reconversion. entre elle aussi dans le cadre de cette revalorisation. abrite des trésors artistiques et architecturaux : ruelles pittoresques. l’IFTH (Institut Français Textile Habillement). maisons à pans de bois. Mais aussi un ensemble de musées aussi diversifié que spécifique : Musée d'Art Moderne. Dans le domaine du textile.. Troyes est partie à la reconquête de son patrimoine et mène parallèlement une vaste opération de requalification urbaine.classé en secteur sauvegardé.ESC) et compte plus de 7000 étudiants.Médiathèque de l’Agglomération Troyenne 2 . qui affiche ses atouts et son dynamisme..faire et son talent.Maisons à pans de bois TROYES . L’exposition "A fleur de peau" voulue par la Ville de Troyes. architectural et industriel. Ville universitaire.UTT ou l'Ecole Supérieure de Commerce . encouragé et accompagné les initiatives privées de restauration des maisons et immeubles. Musée de l'outil et de la pensée ouvrière. Un patrimoine qu'elle s'attache depuis plusieurs années à revaloriser grâce à d'importants programmes de restauration et de réhabilitation menés par la ville pour offrir à ses habitants et aux visiteurs de passage une cité aux innombrables attraits. posé les règles de la réhabilitation de ses bâtiments industriels . Musée de la Champagne Historique.). Elle se positionne également avec une réelle expertise dans les textiles “intelligents” à haute technicité (notamment le textile médical).à fleur de peau Une ville à (re)découvrir Troyenne avec sa collection exceptionnelle de manuscrits anciens et d'incunables… Une ville riche de son passé … • Cité des Tricasses au IIe siècle avant Jésus Christ. agro-alimentaire. 16 1 . ou encore la Médiathèque de l’Agglomération … et tournée vers l’avenir Après la suprématie de Troyes dans le domaine de l’industrie bonnetière. classées. Troyes est une ville en plein essor.

ville-troyes.A26 (E17) depuis Calais et Reims Lieu Musée d’Art moderne de Troyes 14 place Saint-Pierre / 10000 TROYES Commissaire de l'exposition : M.fr Tarifs Entrée : 5 Euro s Tarif réduit : 2.à fleur de peau Informations pratiques S’y rendre • En voiture (1h30) 2 autoroutes desservent Troyes . Réservation groupes Tel : 03 25 76 26 80 17 Heures d’ouverture Musée ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 13 h et de 14 h à 18h Accessible aux handicapés Organisation : Ville de Troyes.30 juin 2007 • En train : depuis la Gare de l’Est (1h30) La gare SNCF est située à quelques mètres de l'Office de Tourisme et à proximité immédiate du centre ville.fr www.A5 (E54) depuis Paris . Visites guidées.fr • agence@actualconsultants. Emmanuel Coquery.fr P Entrée du Musée d’Art Moderne de Troyes . Franklin Roosevelt 77210 AVON Tél : 01 60 70 00 00 • 06 81 75 51 60 www. Renseignements / Musée Billetterie.5 Euros situation du musée P Contacts Presse : ACTUAL CONSULTANTS Françoise LINHART .actualconsultants.Armelle MONTAGUT 36 Ter Av. Directeur des Musées de Troyes Dates 17 mars .coquery@ville-troyes. Musée d'Art Moderne Tel : 03 25 76 26 80 Fax : 03 25 76 95 02 e.

à fleur de peau 18 Annexes .

les Arts décoratifs/musée de la Publicité. Centre Pompidou. musée de l'Hospice Saint-Roch Association des Amis de Lartigue Marseille. musée Toulouse-Lautrec Besançon. Musée de la Mode et du textile Paris. musée de la Mode de la Ville de Paris Paris. musée des Beaux-Arts Calais.à fleur de peau Ils ont contribué à l’exposition Paris. BnF. musée d'Orsay Paris. Collection Barbara Sieff Paris. maison du Livre et de l'Affiche Atelier Robert Doisneau Collection du FRAC Île-de-France Gravelines. musée de l'Annonciade Saint-Denis. musée du Louvre Paris. bibliothèque-musée. musée Girodet Namur (Belgique). les Arts décoratifs. Collection Nuits de satin 19 “ A Fleur de peau” bénéficie également de la générosité de nombreux collectionneurs privés les prêteurs . musée de Montmartre Paris. musée municipal Graveson. galerie Bernard Bouche Paris. galerie Victor Arwas Troyes. musée des Beaux-Arts Saint-Tropez. musée du Petit Palais Paris. musée Cantini Montargis. Comédie-Française. Collection Chantal Thomass Albi. musée national d'Art moderne Paris. musée Félicien Rops Londres. musée Carnavalet-Histoire de Paris. département des Estampes et de la Photographie Paris. Grassi Issoudun. musée d'Art et d'Archéologie Paris. musée d'Art moderne Troyes. Jeu de Paume Paris. Collection Didier Ludot Paris. musée des Beaux-Arts et de la Dentelle Chaumont. Paris. Galliera. musée d'Art moderne de la Ville de Paris Paris. Paris. collection Gérard Lévy Paris. musée d'Art et d'Histoire Senlis. collection J. Paris. musée des Beaux-Arts Marseille. musée de la Bonneterie Nantes.

Devanlay SA : licencié mondial pour les vêtements Lacoste (création. et à la sauvegarde du patrimoine. Elle a d’ailleurs créé un lieu de mémoire retraçant près de 200 ans d’histoire des Caisses d’Epargne de la Région.à fleur de peau Ils ont contribué à l’exposition 20 1 er partenaire privé dans la région. . au Salvador. Avec 20 000 000 pièces fabriquées en 2005. dont les origines sont troyennes. elle montre son attachement aux valeurs sociétales. entre mode et art. polos… soit 55 % de sa production). la Caisse d'Epargne ChampagneArdenne apporte son soutien aux initiatives qui concourent au rayonnement et à la diffusion de la culture pour tous dans la Région. L’entreprise compte près de 6000 salariés avec des sites de fabrication en France. à la Villa Viardot. parkas. distribution). Et des sociétés de distribution en France. jupes. en Chine. En mettant en valeur ce patrimoine. en Allemagne. l’exposition « A fleur de peau. en Roumanie. L’économie troyenne est en grande partie liée à la tradition textile qui continue de porter l’image de la Ville au-delà des frontières régionales. au Pérou. à Troyes. la Chaîne et Trame (chemises. fabrication. confirme son rang de tout premier plan dans l’industrie Textile Habillement. en Suisse. le bas autour de la donation Lévy » rend hommage aux industriels locaux et à leur sens de l’innovation et de la création. 1000 modèles par an. 800 boutiques dans le monde : Devanlay SA. les partenaires . La Caisse d’Epargne Champagne-Ardenne est heureuse et fière de s’associer à cet événement qui met en avant un savoir-faire régional. aux USA et au Canada. robes… soit 30% de sa production) et enfin le Pull (15% sa production). au Maroc. axe fort de son positionnement. Dans le cadre du financement des Missions d'Intérêt Général. en Tunisie. Ses activités s’articulent autour de trois grands pôles de production : la Maille(tee-shirt.

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