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1)Qu'est ce que l'intégration économique:

Le terme d'intégration est de plus en plus employer depuis la seconde guerre mondiale. On parle
également d'intégration économique régionale ou encore de régionalisme économique. Il est
nécessaire de distinguer ces concepts de l'intégration des économies qui souligne l'interdépendance
des économies des nations.
De façon simple nous définition l'intégration économique comme l'élimination des frontières
économiques entre 2 ou plusieurs pays. Par exemple l'intégration économique européenne a été
dirigée par la volonté des États à diminuer ou éliminer les frontières géographique comme
économique entre les pays membres. L'objectif premier a été d'augmenter l'intensité de la
concurrence. Cela se justifie car l'intensité de la concurrence tend à diminuer le prix des biens et
services et/ou à augmenter la qualité de ces derniers. Cela participe aussi à proposer sur le marché
une variété plus importante de produit. Cette définition de semble dire que l'intégration économique
n'est que l'intégration des marchés nationaux. L'intégration économique serait donc apolitique. Mais
il semble difficile de concevoir qu'une intégration économique comme celle en Europe puisse se
faire sans intervention politique.

2)intégration économique et intégration politique:


nous pouvons affirmer que les intégrations économiques et politiques sont liés en Europe. En effet
la 1ère étape de la construction européenne fut proposer par ROBERT SCHUMANE, ministre des
affaires étrangères, qui voulait une mise en commun de la production de charbon et d'acier entre la
France et l'Allemagne. La signature du traité de Paris en 1951 fond la CECA. Cette volonté fut au
départ politique car ainsi on espère empêcher une nouvelle guerre entre les deux pays.
La 2nd étape fut la signature du traité de Rome qui crée la CEEA. Avec le traité de Rome, on se
rapproche plus d'une intégration économique régionale car se traité permet aux marché de s'intégrer
en Europe mais il pré-suppose également une intégration des politiques économiques. Au niveau
des marchés, cette union repose sur la libre circulation des facteurs (homme, marchandises,
capitaux). Et fut évidement aussi nécessaire de mettre en place de nouvelles règlementations
communautaires adaptées aux conditions d'offre et de demande en Europe.

a) le régionalisme
il existe 2 types d'intégration économique:
-intégration économique du multi-latéralisme: elle est qualifiée de directe au sens où elle consiste à
accorder à toutes les parties contractantes le bénéfice des abaissements des tarifs établis lors des
négociations bilatérales.
-le régionalisme peut être définit comme un ensemble d'accords plus restrictifs. Il s'agit là d'une
réduction des droits tarifaires pour le commerce entre les pays membre de la région mais aussi de
l'adoption d'une politique tarifaire commune vis à vis des pays extérieurs à la région.

Le régionalisme peut être profitable à condition qu'il n'y ai pas de détournement des échanges. On
entend par là que la création de commerce à l'intérieur de la région ne doit pas se faire au détriment
d'échanges qui s'effectuaient auparavant avec le reste du monde. Au delà de l'aspect commercial, le
régionalisme apparaît comme une stratégie visant à transformer l'espace économique régionale vers
une institution intermédiaire au niveau d'une communauté des États. En ce sens cette communauté
tend à se protéger des risques de globalisation.
b) caractéristiques et types de régionalismes
Caractéristiques:
le GATT encadre le commerce international depuis 1947 et il présente un code de bonne conduite.
Un des articles du GATT (article 1) impose l'égalité de traitement entre partenaires commerciaux.
Cela signifie qu'un avantage accordé à un partenaire lors de négociation bilatérale doit être accordé
à tous les partenaires. On parle de la close de la nation la plus favorisée et on peut ainsi passer du
bi-latéralisme au multi-latéralisme de façon direct.
Toutefois, l'article 24 stipule qu'un groupe de pays peut constituer une zone de libre échange ou une
union douanière afin de réduire les droits de douanes sous 3 conditions:
-la majorité des barrières entre les participants (États membres de la zone) doivent être supprimer et
ceux pour l'ensemble des activités.
-il est interdit d'accroitre les barrières vis à vis des pays extérieurs.
-une période de transition est acceptable mais pour une durée limité (environ 10 ans).

Types de régionalisme:
-l'accord commercial préférentiel: prévoit que les barrières douanières sont réduites mais ne
disparaissent pas complétement.

-zone de libre échange: dans ce cas il y a abolition totale des barrières douanières entre les pays
membres de la zone. Toutefois chaque pays est libre de choisir ces tarifs vis à vis des pays tiers. Ces
derniers sont alors amener à faire transiter leur produit qu'il exporte vers la zone en passant par les
pays où les tarifs sont les plus faibles.
-union douanière: il s'agit là d'une zone de libre échange sauf que les tarifs vis à vis de l'extérieur
sont communs. Cela permet de résoudre le problème causé par la transition des produit entrant dans
la zone.

-le marché commun: ce type de régionalisme ajoute une mobilité de facteurs de production (capital
et travail) et la libre circulation des biens et services.

-union économique: l'union européenne élargie tend à adopter ce type de régionalisme qui consiste à
l'harmonisation des institutions et de la fiscalité. L'union économique fait également référence à une
monnaie commune mais aussi à la renonciation des préférences nationaux.

3)l'union douanière:

a) la théorie de l'union douanière


En 1950, VINER propose une approche théorique de l'union douanière. L'idée est que l'union
douanière revoit à la libéralisation des échanges entre les pays membre mais aussi à la mise en place
d'un tarif douanier commun vis à vis de l'extérieur. Il y a donc donc plus d'échange à l'intérieur de
l'union mais également plus de protection vis à vis des pays extérieurs. Les effets de l'union
douanière, selon VINER sont les suivant:
-effet de création d'échanges: il s'agit du remplacement des producteurs nationaux les moins
efficaces par des importations de biens provenant des pays partenaires.

-effet de consommation puisque l'ouverture des marchés augmente la concurrence, ce qui fait
baisser les prix et donc stimule la consommation et les importations.

-effet de détournement d'échange qui est à relier au perte de part de marché des pays tiers au profit
des importations des en provenance des pays de l'union.

Nous pouvons définir le bien être collectif comme la somme du surplus du consommateur et des
profits des firmes. L'effet de création d'échange ainsi que l'effet de consommation contribue à
améliorer le bien être collectif. À l'inverse, l'effet de détournement est défavorable au bien être
collectif.

b) les principaux enseignements


Il existe deux grands enseignements issus de cette théorie :
-L’union douanière tend à réaffecter les ressources productives cependant elle ne conduit pas à une
situation optimale.
-cette théorie nous permet de déterminer dans quelles circonstances une telle intégration est
favorable.
Une union douanière sera d’autant plus favorable que la protection douanière initiale était levée. En
effet cela signifie qu’initialement les quantités importées en provenance des pays extérieurs à la
communauté sont faibles. Puisque les importations sont faibles, le détournement de commerce est
par définition limité. De la même façon l’union sera d’autant plus profitable si elle regroupe des
pays qui réalisent une large part du commerce internationale. Ce qui encore un fois minimise l’effet
de détournement de commerce.
Cependant nous pouvons adresser quelques critiques à cette analyse :
-Le cadre d’analyse de la théorie d’union douanière est un cadre dit statique (absence d’évolution
dans le temps)
-Dans une économie qui se mondialise, les effets de création et de détournement de trafic perdent
une partie de leurs significations.
Il existe en effet des entreprises de pays tiers implantées dans l’Union, pendant que certaines
entreprises des pays de l’union on choisit de délocaliser leurs produits. De fait, les 1ers bénéficient
de la création de commerce pendant que les seconds en supportent les couts.

Conclusion du thème :

Au niveau européen, l’objectif initial doté du traité de Paris en 1951, et du traité de Rome en
1957 a évolué vers des objectifs économiques. Le principale objectif économique vise à stimuler la
création économique de la zone c’est-à-dire de stimuler la création de richesse, avec l’idée d’un
grand marché. Cette dernière idée est caractérisée par les différents élargissements auxquels nous
avons pu assister.

En 1957, nous avons dans l’union des ciments fondateurs qui sont la France, l’Allemagne, l’Italie,
Luxembourg, Pays-Bas, RFA et la Belgique -> L’union des 6
En 1973, avec l’Irlande, le R-U, le Danemark -> L’union des 9.
En 1995, l’Union compte 15 membres, en 2004 elle compte 25 membres puis en 2007 elle compte .
27membres.

Les critères relatifs aux finances publiques sont les suivants :


Le déficit public doit être inférieur à 3% du PIB, la dette publique doit être inférieure à 60% du PIB.
Nous pouvons remarquer que l’ensemble de ces critères font référence à la sphère monétaire, la
sphère réelle (marché du travail, marché bien et service) est totalement exclue de ces critères de
convergence. Ainsi un indicateur tel que le taux de chômage, ne constitue pas un critère d’entrée
dans l’UE, le principal critère repose sur la stabilité des prix.