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LES TECHNIQUES DU CRÉDIT DOCUMENTAIRE ET DE L'ENCAISSEMENT

DOCUMENTAIRE A L'IMPORTATION

TITRE I : LE CREDIT DOCUMENTAIRE A L'IMPORTATION

Section I : Généralités

I. Définition

II. Cadre Juridique

III. Les fonctions économiques

IV. Pourquoi utiliser une lettre de crédit ?

V. Les intervenants d'un Credoc

VI. Les instruments de base d'un Credoc

Section II : Les différentes formes d'un crédit documentaire à l'import

I. Selon le critère de sécurité

1. Le crédit documentaire révocable

2. Le crédit documentaire irrévocable

3. Le crédit documentaire irrévocable et confirmé

II. Selon le critère mode de réalisation

1. Le crédit réalisable par paiement à vue

2. Le crédit réalisable par acceptation

3. Le crédit réalisable par paiement différé

4. Le crédit réalisable par négociation des tirages

III. Selon le critère de financement :

1. Le crédit documentaire transférable

1.1 La technique du transfert

1.2. Le déroulement du crédit après la livraison

3. Le crédit documentaire avec Red clause

4. La lettre de crédit d'appui ou de soutien (Stand- by letter of credit)

4.1. Définition et origines

4.2. Cadre juridique et champs d'applications

4.3. Les caractéristiques générales des crédits documentaires stand-by

Section III : Les grandes étapes d'un crédit documentaire import

I. L'ouverture du crédit documentaire

1. La demande d'ouverture du crédit documentaire

1.1. L'étude de la demande

1.2. L'émission du crédit

2. L'utilisation du crédit documentaire

2.1. La modification du crédit documentaire (Art 9 d, RUU 500)

2.2. La réception des documents et leur examen par la banque émettrice

3. Le Remboursement de banque à banque

4. le coût d'un crédit documentaire

TITRE II : LES ENCAISSEMENTS DOCUMENTAIRES A L'IMPORTATION

Section I : Généralités

I. Définition

II. Le cadre juridique

III .les intervenants d'une remise documentaire

IV. Les instruments d'une remise documentaire

Section II : Les différentes formes d'encaissement documentaire

I. la remise des documents contre paiement (Document against payment D/P)

II. la remise des documents contre acceptation (Documents against acceptance D/A)

III. La remise des documents contre une lettre d'engagement

Section III : Les grandes étapes d'une remise documentaire import

I. La réception de l'ordre d'encaissement

II. L'encaissement et le transfert du prix des documents

Conclusion de la première partie

http://www.memoireonline.com/03/07/403/m_gestion-credits-encaissements-
documentaires-importation-amen-bank64.html#toc146

LES TECHNIQUES DU CRÉDIT DOCUMENTAIRE ET
DE L'ENCAISSEMENT DOCUMENTAIRE A
L'IMPORTATION
Les entreprises qui vendent ou achètent des marchandises à l'étranger font la plupart du temps
appel aux techniques bancaires de paiement internationaux, parmi ces techniques, le crédit
documentaire et la remise documentaire constituent des garanties efficaces pour l'exportateur
qui voudrait s'assurer de l'encaissement effectif du produit de ses ventes et pour l'importateur
qui souhaiterait s'assurer de la qualité du bien ou du service acheté avant tout règlement
financier.

En effet, l'importance des montants en jeu, la diversité des systèmes juridiques, la divergence
des pratiques commerciales et les incertitudes politiques spécifiques à certaines nations ont
suscité la méfiance entre partenaires commerciaux internationaux ; c'est dans ce contexte, que
la lettre de crédit et les encaissements documentaires, purs produits de l'ingénierie bancaire,
ont permis via les systèmes bancaires nationaux, de créer des compromis acceptables pour
chacune des parties prenantes au contrat de vente international.

TITRE I : LE CREDIT DOCUMENTAIRE A L'IMPORTATION
Section I : Généralités

I. Définition

Les praticiens définissent le crédit documentaire comme l'engagement d'une banque de payer
un montant déterminé au fournisseur d'une marchandise ou d'un prestation, contre remise dans
un délai fixé, des documents conformes prouvant que la marchandise a été expédiée ou la
prestation effectuée (Pierre Prissert, P.45).

Ainsi, l'acheteur ne transmet aucun fonds au vendeur tant qu'il n'a pas reçu les documents
pour prendre possession de la marchandise, et le vendeur reçoit le paiement dès qu'il l'a
expédiée pour peu que les obligations documentaires aient étés respectés38(*).

En résumé, la technique du crédit documentaire répond à une double exigence :

o Faire bénéficier l'exportateur d'un engagement bancaire émanant de la banque de
l'importateur et distinct du paiement effectif de l'importateur.

o Donner l'assurance à l'importateur que la garantie bancaire ne sera levée que si le vendeur
peut prouver qu'il a correctement exécuté ses propres obligations contractuelles.

II. Cadre Juridique

En plus de faire suite au contrat de vente international conclu entre les partenaires
commerciaux, le crédit documentaire constitue en lui-même un engagement contractuel entre
les entreprises et leurs banques. Ainsi, lors de la négociation contractuelle, et tout le long de
l'opération documentaire, les banques auront recours à un certains nombre de règles édictées

il est laissé la possibilité aux parties de désigner expressément le droit dont elles veulent se prévaloir40(*). ni le renvoi aux RUU ne pouvant régler toutes les questions relatives à la bonne fin de l'opération. III.Publication N° 500 ». (P.Priami. Mobilisation des créances nées sur l'étranger. le crédit documentaire constitue pour lui une sécurité en ce sens que le vendeur n'est payé qu'après vérification par la banque des documents présentés .La fonction sécurité : le crédit documentaire donne la possibilité au vendeur de réclamer le paiement du prix de vente non à un acheteur éloigné et peut être inconnu mais à une banque de premier rang située dans son pays .par la chambre de commerce internationale à Paris(France) et connues sous le nom de Règles et Usances Uniformes (RUU 500) relatives aux crédits documentaires. Les fonctions économiques Deux fonctions essentielles caractérisent les crédits documentaires (A. Cependant. Etablies pour la 1ère fois en 1933 et régulièrement revues39(*).. ceux-ci permettant de contrôler assez largement l'exécution de »s obligations de fabrication ou de livraison. IV. Boudinot & JC Frabot. escompte en devises. Pourquoi utiliser une lettre de crédit ? . pendant laquelle voyage la marchandise. la loi du lieu d'exécution du crédoc est une référence souvent prise en considération en cas de litiges.com * 39 De nouvelles règles RUU 600 ont étés fixés les 24 et 25 octobre par la CCI et entreront en vigueur le 1er juillet 2007 * 40 Le plus souvent.. ces dispositions contractuelles.) . P.La fonction financement : l'acheteur a la possibilité d'obtenir de sa banque ou du vendeur le crédit nécessaire pour financer la période. parfois assez longue. Elles sont composées de 49 articles et traitent principalement : • Des formes et de la nature des crédits documentaires • Des obligations et responsabilités des banques • De la nature et des spécificités des documents de la liasse documentaire • Des formes particulières des du crédit documentaires • Et des dispositions diverses. ces règles font l'objet d'une adhésion extrêmement large à travers le monde et sont un outil de référence en la matière. la plus courante et la plus conventionnelle est `'le transfert'' du crédit d'origine en faveur de son fournisseur en tant que second bénéficiaire à des conditions peu onéreuses. cela vaut également pour l` acheteur . * 38 www.. Le vendeur peut également céder par avance le produit de sa vente par le biais d'une technique de financement en devises appropriée (avances en devises.413-415) : . P126) Pour s'en prévaloir et pour éviter toute controverse.Garsuault &S. . les parties s'y réfèrent de façon claire et explicite dans leur convention par le biais de la formule suivante « cette lettre de crédit est soumise aux règles et usance uniformes de la Chambre de Commerce Internationale- Publication N° 500 » ou plus communément en Anglais « This letter of crédit is subject to the « Uniforms customs and practice for documentary credit of the International Chamber of Commerce..eur-export..

· L'expertise de la banque est mise à profit pour faciliter le déroulement des opérations commerciales. l'acheteur paie la banque encaisseuse pour le compte du vendeur en échange des documents d'expédition qui comprennent. L'exportateur peut obtenir des crédits intéressants en conséquence. Mais lorsque le vendeur a des doutes quant à la solvabilité de l'acheteur et qu'il désire s'assurer un paiement rapide. Le paiement peut s'effectuer de plusieurs façons : par l'acheteur qui verse un montant en espèces au moment de passer sa commande. · Le paiement des marchandises expédiées peut être effectué à la banque du bénéficiaire ou à une autre banque de son choix. Dans ce dernier cas. la banque procède au paiement dans la forme prévue dans le crédit documentaire. v Pour l'importateur/l'acheteur · Le vendeur ne sera réglé que lorsque les conditions de la lettre de crédit auront été remplies. · La banque émettrice s'engage à effectuer le paiement si toutes les conditions énoncées dans la lettre de crédit sont respectées. d'assumer le risque de la banque émettrice en confirmant la lettre de crédit41(*). De plus. v Pour l'exportateur/le vendeur · Indépendamment de la situation de l'acheteur. par ouverture de crédit. demander à sa propre banque. il peut exiger que le contrat de vente prévoie le paiement par lettre de crédit irrévocable. dans la plupart des cas. ou à une banque de réputation internationale. · L'acheteur ne peut pas empêcher le paiement sous un quelconque prétexte. si le vendeur ne connaît pas la banque qui émet la lettre de crédit (banque émettrice) ou s'il envoie des marchandises à l'étranger et qu'il doute de la capacité de la banque émettrice de respecter ses engagements. les titres des marchandises. Dans les modes de paiement précités. avec l'accord de celle-ci. l'acheteur versant le paiement à la date convenue après avoir pris possession des marchandises. . le vendeur s'en remet entièrement à la bonne volonté et à la capacité de payer de l'acheteur. · L'importateur peut fixer les dates d'expédition des marchandises achetées. il peut. ou par encaissement documentaire par l'entremise d'une banque.L'utilisation d'une lettre de crédit est envisagée dans le cours des négociations entre l'acheteur et le vendeur lorsqu'ils abordent l'importante question du mode de paiement. · Une fois que le crédit documentaire a été confirmé. un produit de crédit documentaire exigible à terme peut généralement être escompté ou donner lieu à une avance de fonds.

c'est une autre banque de la place qui notifie l'ouverture du crédit au bénéficiaire. demandera à être réglé par crédit documentaire o Le donneur d'ordre : il s'agit de l'importateur qui s'adressera à sa banque pour satisfaire cette demande par l'ouverture de l'accréditif. facture pro forma. o La Banque émettrice : c'est la Banque de l'importateur qui sur la demande de ce dernier (s'il elle en a convenance !) émet le crédit documentaire en faveur du bénéficiaire o La Banque notificatrice et éventuellement confirmatrice : c'est une banque établie dans le pays du bénéficiaire et qui se trouve quelque fois être sa banque42(*). * 43 En Tunisie. * 41 Selon brochure de SCOTIA BANK sur les crédits documentaires www.· Les ressources ne sont pas immobilisées. confirmation définitive de vente Les différentes formes d'un crédit documentaire a l'import Il existe différentes variantes du crédit documentaire. * 42 Ce cas est possible si la banque de l'exportateur est le correspondant de la banque émettrice . classées selon trois grands critères : . le crédit documentaire est issu d'un contrat commercial43(*) qui l'a prévu expressément comme mode de règlement de la transaction internationale. RUU500). services ou autres prestations auxquelles les documents peuvent se rapporter » (Art 4 RUU 500). Dans le cas contraire. Les instruments de base d'un Credoc « L'ouverture d'un accréditif est une transaction distincte des ventes ou autres contrats qui peuvent en former la base » (Art 3_a. RUU 500) : § soit sans engagement de sa part (notificatrice) § soit en ajoutant à l'engagement de la banque émettrice. son propre engagement (notificatrice et confirmatrice) VI.scotiabank. Par ailleurs « dans les opérations de crédit toutes les parties intéressées ont à considérer des documents à l'exclusion des marchandises.C'est elle qui lui transmettra l'ouverture de l'accréditif (art 2. Les intervenants d'un Credoc Un crédit documentaire met généralement en présence 4 parties : o Le Bénéficiaire : c'est le vendeur exportateur qui désirant avoir une garantie de paiement. l'article 6 du décret 94-1743 du 29 Août 1994 portant fixation des modalités de réalisation des opérations de commerce extérieur définit en ce terme le contrat commercial « on entend par contrat commercial tout document justifiant d'un achat ou d'une vente de produit de / à l'étranger tel les pièces ci après : contrat régulier. Ainsi donc le bénéficiaire d'un accréditif doit savoir qu'il ne pourra être payer que contre remise de documents absolument conformes et que ceux-ci constituent la seule base de décision pour la banque. Autrement dit.com V.

A cet effet. toute modification ou annulation unilatérale d'un crédit irrévocable est de ce fait impossible . Le crédit documentaire irrévocable Le crédit irrévocable est la forme la plus utilisée de nos jours. Rouyer & A. 1.d'accepter les traites. Ce mode de paiement ne convient que si les deux partenaires contractuels se connaissent bien et que le vendeur a une certaine confiance en l'importateur .§ Le critère' `'sécurité' § Le critère `'mode de réalisation'' § Et le critère'' financement'' I. RUU 500). le bénéficiaire doit connaître le lieu d'utilisation du crédit : Ø S'il s'agit du domicile de la banque émettrice. RUU 500). dès le moment où cet engagement est donné. il importe au bénéficiaire d'examiner soigneusement le risque d'insolvabilité44(*) et plus particulièrement le risque pays45(*) de l'importateur. s'il s'agit d'un crédit non confirmé. Etant entendu qu'elle agit dans la plupart des cas sur ordre de l'acheteur. 2. dans tous les autres cas. la banque du bénéficiaire peut examiner les documents et effectué un paiement à vue ou lever ceux-ci en vue d'un paiement différé ou de l'acceptation d'une traite. il est conseiller de recourir à un crédit irrévocable. Elle n'y est cependant pas obligée et surtout l'examen des documents ne l'engage nullement à payer (Art 10 b. * 44 Le risque de voir l'acheteur ne pas pouvoir honorer le paiement * 45 Le risque de voir la banque centrale de ce pays interdire les transferts de fonds en devises ou de voir les relations financières et économiques entre son pays et ce pays partenaires rompues.ou d'assumer la responsabilité de leur paiement à l'échéance. rendra de fait le crédit documentaire irrévocable (Art 6. Par ailleurs l'absence d'indication ne stipulant pas que le crédit documentaire est révocable. En plus. Autrement dit. Le crédit documentaire révocable La banque émettrice est en droit de modifier ou d'annuler en tout temps les termes de ce crédit. conformément aux stipulations du crédit. Choinel. le risque d'acheminement postal des documents sera supporté par lui Ø S'il s'agit d'un correspondant (implanté dans le pays du bénéficiaire) chargé par la banque émettrice d'honorer des documents pour son compte. . Selon le critère de sécurité Trois grandes formes de crédit documentaires se trouvent dans cette catégorie. il n'est plus possible d'y revenir sans l'accord du bénéficiaire . P330). l'extrait de l'article 9 des RUU 500 défini clairement l'engagement de la banque émettrice de payer . il est évident que le vendeur est entièrement dépendant du bon vouloir de l'importateur (G.

il peut demander l'émission à son profit. la banque notificatrice et éventuellement confirmatrice à l'obligation d'accepter l'effet qui lui est présenté par .Garsuault & S. chez une banque de son pays. Dans ce cas d'espèce. chaque banque notificatrice examinera soigneusement la solvabilité de la banque émettrice ainsi que les risques politiques et de transfert avant de confirmer un crédit documentaire. Il peut néanmoins arriver que la date de valeur (date à laquelle il y'a sortie/effective des fonds) appliquée soit différente de quelque jours .). sans délai.Eisemann & C. Le crédit documentaire irrévocable et confirmé Pour donner toute sécurité à l'exportateur.Garsuault & S. le crédit doit être irrévocable de la part de la banque émettrice et confirmé par la banque notificatrice (P. Selon le critère mode de réalisation Selon ce critère l'on distingue 4 grands types de crédits documentaires 1. P 68). mais devra. je vous paie ». P144).Priami. P 116). c'est notamment le cas lorsque la banque désignée (notificatrice) doit se couvrir auprès de la banque de remboursement. ce qui lui permet de se libérer du souci des éventuels risques pays (politique et transfert) si le crédit est confirmé. Ainsi.. Le crédit réalisable par acceptation Dans le cas où le vendeur est disposé à consentir à son client étranger un délai de paiement. lettre de change. s'ajoutent certaines exigences spécifiques à la politique du crédit (F. Cette dernière (la banque notificatrice) accepte de prendre un tel engagement que sous certaines conditions : v Le crédit doit être irrévocable v Le crédit doit clairement formuler l'ordre ou l'autorisation de la banque émettrice au correspondant d'ajouter sa confirmation v Le crédit doit être utilisable aux guichets de la banque notificatrice A ces points purement techniques. Le crédit réalisable par paiement à vue Le bénéficiaire obtient le paiement sur remise et après contrôle des documents stipulés dans la lettre d'ouverture. d'un crédit documentaire réalisable par acceptation (P. 2. L'opération se fait sur la base du donnant. Les banques disposent d'un délai raisonnable ne dépassant pas 7 jours ouvrables (jours où la banque travaille) suivant le jour de réception des documents pour les opérations de vérification et pour lever ou refuser les documents. mais désire à la fois se couvrir contre les risques qui en résultent et matérialiser sa créance sous la forme d'un effet mobilisable (traite..3.Priami. En cas de non confirmation. II. en informer la banque émettrice par message Swift testé. elle notifiera l'ouverture de l'accréditif au bénéficiaire sans engagement de sa part. La banque confirmante est en général un établissement de premier ordre du pays du bénéficiaire.donnant « vous me remettez les documents conformes.Bontoux.

Ammar. cette traite est tirée sur le correspondant qui notifie l'ouverture du crédit . En général l'échéance de paiement est fixée à partir de la date d'expédition de la marchandise figurant sur le document de transport exigé dans le crédit (A. il n'y a pas paiement mais plutôt acceptation d'effet de change. mais ne paiera qu'à une certaine échéance fixée ou convenue d'avance entre lui et le bénéficiaire (paiement exigible le xx/xx/xx ) ou calculée à partir de la date d'expédition (crédit réalisable à X jours de la date d'expédition). le donneur d'ordre se trouve dans une situation très confortable puisse qu'il disposera de la marchandise et des documents.l'exportateur reçoit du correspondant de la banque émettrice une lettre de notification du crédit documentaire prévoyant les conditions de réalisation de ce crédit (Acceptation ou négociation de tirages) . dont l'intérêt jusqu'à l'échéance. payer le montant du crédit documentaire. Il peut cependant être prévu dans le contrat de base une attribution différente du poids de ces . A noter que les crédits documentaires à terme ( par acceptation et par paiement différé) sont des financements accordés à l'acheteur . à présentation des documents « clean ». 4.l'exportateur (bénéficiaire) pourvu que les termes et conditions de l'ouverture du crédit soient respectés. Il est important de noter que la banque désignée n'a pas l'obligation de négocier les traites. à la banque notificatrice accompagnés d'une traite payable à X jours de vue (ou de date d'expédition). Le crédit réalisable par paiement différé Avec ce type de crédit. ce dernier pouvant revendre la marchandise avant l'échéance et. En effet. les traites crées par le bénéficiaire sont négociées par la banque désignée dès la remise des documents d'expédition spécifiés dans le crédit.Lorsque l'expédition des marchandises a été faite et que l'exportateur a réuni tous les documents nécessaires à la réalisation du crédit. Il va de soi que le premier cas. P40) 3. Ainsi donc. le correspondant accepte la traite et la négocie lorsque le crédit ouvert est réalisable par négociation de tirages ce qui ne constitue pas une obligation de la part de ce dernier En résumé. Le paiement par négociation présente le même avantage du point de vue de la sécurité mais comporte le risque de versement d'une somme moindre. Les paiements différés sont possibles tant pour les crédits confirmés que non confirmés. Les opérations se déroulent le plus souvent selon le processus suivant : .avec le produit . notamment en terme de sécurité de paiement. il doit les présenté sans retard et dans le délai de validité du crédit. Cette technique permet à l'exportateur d'être payé directement. Autrement dit. celui du paiement immédiat pur et simple. sont en principe supportées par le bénéficiaire. sur présentation des documents conformes. En cas de confirmation. Le crédit réalisable par négociation des tirages Dans ce cas d'espèce.Après examen de la conformité des documents. est le plus avantageux pour le bénéficiaire. les charges de l'escompte. la banque autorisée (banque émettrice ou confirmante) s'engage par écrit à effectuer le paiement à l'échéance.

Ammar. Le bénéficiaire sera néanmoins attentif au fait qu'il ne dispose pas immédiatement du montant du prix. les crédits documentaires transférables. apparaissent au moins deux autres : o Le second bénéficiaire qui se trouve être le producteur ou le fournisseur d'origine de la marchandise/ du service o Et le correspondant de la banque notificatrice. Des quatre formes de paiement. surtout lorsqu'il n'est pas accompagné d'une lettre de change qui matérialise l'engagement du banquier. P356) 1. dérivés du crédit documentaire ''classique''. la banque sollicitée pour effectuer le transfert n'est pas tenue de donner suite à la requête du 1er bénéficiaire en dépit du fait que le crédit initial prévoie cette opération (Art 48C.1 La technique du transfert Considérons le cas suivant de crédit documentaire transférable : . et que l'effet reste soumis aux aléas de la situation politique et économique du pays du tiré. outre les parties du crédit documentaire d'origine. III. Enfin dans cette opération. le paiement différé est le plus risqué. Selon le critère de financement : Il arrive fréquemment dans le commerce international que l'exportateur ne soit pas producteur ou prestataire des biens/ services exportés mais soit une Société de négoce ou une entreprise qui achète/ sous-traite des produits/ services en vue de les revendre. la lettre de crédit stand by ou lettre de crédit de soutien ou d'appui. puisque l'engagement du banquier de payer est traduit dans une lettre de change dont le régime juridique est généralement sévère pour le débiteur. avec red/green clause. domicilié dans le pays du 2nd bénéficiaire et chargé de lui notifier (et éventuellement de confirmer) le transfert. se trouve le négociant signataire des deux contrats commerciaux : § Le premier (contrat de revente) avec l'acheteur (donneur d'ordre) auquel il demande l'ouverture en sa faveur du crédit documentaire transférable § Et le second (contrat d'achat) avec le fournisseur de la marchandise qui sera payé par un crédit documentaire transféré (A. Le paiement par acceptation correspond également à un risque minimum pour le bénéficiaire. Aussi dans ce type de commerce. Par ailleurs. un crédit transférable est un crédit en vertu duquel le bénéficiaire (1er bénéficiaire) peut demander à la banque désignée de transférer tout ou partie du crédit initial à un ou plusieurs autres bénéficiaires (2nd bénéficiaires). 1. permettent de répondre à une préoccupation majeure concernant le financement de ce type de commerce (transit). il faut que le crédit émis en sa faveur soit expressément qualifié de transférable. Ainsi donc pour qu'un intermédiaire puisse faire usage de cette possibilité. S'ajoute à ces formes particulières de crédit documentaire. ce qui pèse sur sa trésorerie. RUU 500).charges. Au coeur de ce double crédit. Le crédit documentaire transférable Au terme de l'article 48a des Règles et Usances Uniformes.

réalisable auprès de la SIB .874. prépare et exécute la commande.(1) L'ITC (Ivorian Transit Company) conclu un contrat de revente avec la STH (Société de Textile du Havre) selon les termes suivants : ..(15 jours délai de présentation des documents après date d'expédition) (3) La STH donne les instructions d'ouverture du crédit à sa banque la BAF (Banque Agricole de France) Après étude et avis favorable.976. le crédit documentaire en faveur de la CCM.00 .valeur de livraison : USD 803. (6) La Banque Ivoirienne. donne une suite favorable à la requête de l'ITC et émet par le bais de son correspondant la CBMA.marchandise : Coton Malien de type rave en 20 sacs de 30kg chacun .condition de paiement : Crédit irrévocable et confirmé. (7) La CBMA notifie le transfert à la CCM qui après vérification. Société Ivoirienne de Banque (SIB) Banque confirmante Transférante Compagnie Bancaire du Mali (CBMA) Banque du 2nd bénéficiaire Société de textile du Havre (STH) France . cette dernière sollicite son correspondant Ivoirien la SIB pour l'ouverture de l'accréditif. réalisable auprès de la CBMA - Compagnie Bancaire du Mali .valeur de livraison : USD 756.condition de paiement : Crédit irrévocable et confirmé. (5) L'ITC vérifie la conformité du crédit et charge la SIB d'en transférer une partie ( USD 756.00) à son vendeur Malien la CCM par le biais d'un crédit documentaire irrévocable et confirmé auprès de la banque Malienne la CBMA.(20 jours délai de présentation des documents après expédition) (2) Ensuite l'ITC conclu un contrat d'achat avec la CCM (Coopérative Cotonnière du Mali) selon les mêmes termes que le contrat de vente à l'exception de : .976. (4) La SIB y ajoute sa confirmation et notifie l'ouverture du crédit à l'ITC.Société Ivoirienne de Banque . 00 .

Donneur d'ordre Ivorian Transit Company (ITC) Côte d'Ivoire 1er bénéficiaire Coopérative Cotonnière du Mali (CCM) 2nd bénéficiaire Banque agricole de France (BAF) Banque émettrice .

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avec les exceptions suivantes (individuellement ou globalement) : . Figure N° 1: la technique du transfert d'un crédit documentaire Remarques : Le crédit documentaire ne peut être transféré que suivant les termes et conditions spécifiées dans le crédit d'origine.

. Les fournisseurs ne disposent donc pas de la faculté de transférer le crédit à leurs propres fournisseurs § que ce type de crédit est difficile à mettre en place. Le déroulement du crédit après la livraison Société de textile du Havre (STH) France Donneur d'ordre Ivorian Transit Company (ITC) Côte d'Ivoire 1er bénéficiaire Coopérative Cotonnière du Mali (CCM) 2nd bénéficiaire . car il faut que les contrats avec les fournisseurs ou les sous-traitants soient conçus de la même manière que le contrat avec le client. notamment au niveau de la devise.§ le montant du crédit § les prix unitaires § la date de validité § la date limite de présentation des documents § et la période d'expédition [peuvent être réduits] § le pourcentage pour lequel la couverture d'assurance doit être prise peut être augmenté afin d'atteindre le montant de couverture stipulé dans le crédit d'origine (Art 48. du mode de transport / incoterm et des documents demandés. Si selon le crédit d'origine. le nom du donneur d'ordre doit apparaître sur un document quelconque autre que la facture. RUU 500) § le nom du 1er bénéficiaire peut être substitué à celui du donneur d'ordre du crédit d'origine. cette exigence doit être respectée. une vigilance particulière sera requise en cas d'exigence de certificats d'inspection qui devront être émis sur ordre du sous-traitant dans les formes du crédit documentaire initial (destinataire. § que le crédit documentaire n'est transférable qu'une fois.2.).. marquage. L'attention sera encore plus grande si ce sont les fournisseurs qui expédient les marchandises 1. De plus. .

Banque agricole de France (BAF) Banque émettrice Société Ivoirienne de Banque (SIB) Banque confirmante Transférante Compagnie Bancaire du Mali (CBMA) Banque du 2nd bénéficiaire .

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Après avoir reçu cette facture. les documents conformes prévus dans le crédit. Dès lors qu'elle aura reçu et vérifier les documents reçu du Mali. Pour s'en prémunir elle doit s'assurer que le crédit est bien transférable dans les faits en vérifiant que le délai entre la réception des documents de la part du 2nd bénéficiaire et le transfert à la banque du donneur d'ordre est suffisant. pour la banque Transférante. Figure N°2 : la réalisation d'un crédit documentaire transférable Dès que le second bénéficiaire (CCM) aura expédié la marchandise et remis à sa banque (la CBMA) dans les délais impartis. il recevra le paiement convenu. P. conformément aux dispositions du crédit d'origine.976.00) en échange de cette facture et se remboursera (ou sera couverte) par la BAF lorsqu'elle transmettra à cette dernière les documents exigés dans le crédit d'origine. A défaut. la SIB invitera le négociant Ivoirien(ITC) à lui remettre sans délai sa propre facture. il est important de noter que le crédit transférable présente un risque technique relatif à l'examen des documents. En conclusion. et à condition que l'ITC ait présenté sa propre facture. Après quoi. cette dernière demandera par télégraphe à la SIB.756. Garsuault& S. elle pourrait être dans l'obligation de payer des documents et de les présenter hors délai à la banque émettrice qui ne manquera pas de notifier des réserves (P. 00 . la SIB lui versera la différence (USD 803. établie au nom de l'acheteur français. la SIB exigera à son tour la couverture correspondante en vertu du crédit d'origine.Priami.120) . le remboursement du montant et lui transmettra tous les documents par la voie spécifiée dans le crédit transféré.874. A la réception de l'avis de paiement Malien.

le risque de défaillance d'un vendeur étranger. Ammar. 4. Ø Dans le cas où. on distingue deux types d'avances : Ø les avances sans garanties (red clause) : dans ce cas. la clause (rouge ou verte). la réalisation du crédit est mise en instance ou annulée. Quelque soit.by letter of credit) 4. de payer au bénéficiaire une somme déterminée si le donneur d'ordre n'a pas satisfait à l'une ou l'autre de ses obligations46(*). en vertu du crédit documentaire qu'il vient de recevoir. réclamera le remboursement (total +éventuels intérêts de retard) à la banque émettrice qui n'aura d'autre choix que se retourner contre le client donneur d'ordre. sur instruction du donneur d'ordre. d'accorder des avances au bénéficiaire avant que celui-ci ne présente les documents requis par le crédit (A. se présentant comme un engagement bancaire. P .Priami. le processus de ce crédit documentaire est le suivant : Ø la banque notificatrice/confirmatrice consent à accorder l'avance requise en y appliquant ses conditions (Taux de référence+ marges) et en fixant avec le bénéficiaire les modalités de remboursement Ø une fois les conditions du crédit documentaire satisfaites. c'est pourquoi. la banque ayant octroyer l'avance. la banque correspondante s'auto-rembourse. Aussi. le bénéficiaire en reçoit le montant déduction faite du montant de l'avance obtenue (Principal + intérêts) .1. La lettre de crédit d'appui ou de soutien (Stand. cette technique fait supporter à l'acheteur. le bénéficiaire peut disposer du montant autorisé Ø les avances avec prise de garanties (clause verte/green clause) : les avances sont subordonnées à la fourniture par le bénéficiaire de documents provisoires constatant l'existence de la marchandise tel que les récépissés d'entrepôt provisoire jusqu'à l'expédition. Dans la pratique. par laquelle la banque émettrice du crédit. Définition et origines La SBLC est une garantie de paiement. Cette défaillance devra être prouvée par une déclaration émanant du bénéficiaire stipulant que l'ordonnateur n'a pas exécuté la .461). P 120) En résumé. invite ou demande à la banque chargée de réaliser le crédit. Garsuault & S. limité dans le temps.2. elle est déconseillée aux importateurs qui font affaires avec de nouvelles relations. Autrement dit. Le crédit documentaire avec Red clause On peut définir le crédit avec red clause/green clause comme un crédit documentaire classique dans lequel un clause supplémentaire (inscrite en rouge). selon les stipulations de l'ouverture du crédit documentaire (P. La lettre de crédit stand-by (ou SBLC. la banque chargée de réaliser le crédit est autorisée à accorder des avances au bénéficiaire sans exiger de lui un gage quelconque . C'est l'engagement irrévocable d'une banque de payer son bénéficiaire (exportateur) en cas de défaillance du donneur d'ordre (acheteur ou importateur). à première demande. stand-by letter of credit) est une garantie bancaire à première demande. le bénéficiaire n'ayant pas exécuté ses obligations contractuelles.

pour ne pas perdre cette part de marché importante (surtout en matière de relation Banque-entreprise). il est usuel qu'aucun autre document ne soit exigé qu'une simple déclaration du bénéficiaire. Les SBLC peuvent garantir les engagements les plus divers.be 4.totalité des obligations l'incombant en vertu du contrat commercial signé par les deux parties (J. Aussi. c'est un instrument privilégié dans les pays de droit anglo-saxon51(*).) aux services (travaux de construction. La stand-by a un domaine d'application quasi illimité. modérément utilisée par les banques Européennes. P429). la lettre de crédit Stand-by est également soumise aux Règles Internationales Stand by 98(publiées sous l'égide de la CCI-publications N° 590-) entrées en vigueur le 1er janvier 1999. cette fois sous la forme de lettres de crédit documentaires (A. * 46 Définition empruntée au site www. des expéditions échelonnées.Ammar. Etant née aux USA où elle est largement utilisée. le vendeur peut demander à son acheteur qu'il fasse établir par son banquier une SBLC couvrant toute la période de livraison et établie pour un montant équivalent au lot le plus élevé. elle n'est pas praticable dans tous les pays.) et exige beaucoup moins de formalités qu'un crédit documentaire . La pratique48(*) a toutefois démontré que les Stand-by sont toujours majoritairement soumises aux «Règles et usances uniformes relatives aux crédits documentaires» Publication n° 500 (RUU 500). Pour que la SBLC sorte ses effets. enfin. et en tout cas nul pour le bénéficiaire. La fonction de la SBLC qui peut être conditionnelle ou inconditionnelle est de garantir un engagement. alors que le crédit documentaire est à la fois une garantie de paiement et un moyen de paiement. par exemple. Il est donc recommandé de l'utiliser en se référant aux RUU 500 en lieu et place des garanties bancaires habituelles qui sont soumises aux lois locales de l'une des parties et se heurtent aux interprétations juridiques différentes49(*) d'un pays à l'autre. elle est d'un coût nettement moins élevé. En dépit de ces atouts indéniables.P Mattout.awex. de grande consommation etc. Cadre juridique et champs d'applications Soumise aux Règles et Usances Uniformes 50047(*) de la CCI relatives aux crédits documentaires. Pour la petite histoire notons que la lettre de crédit stand-by trouve son origine dans la législation bancaire des Etats-Unis. des marchandises (biens d'équipements. les banques américaines ont continué à émettre des garanties. Asiatiques et à moindre mesure Africaines. la lettre de crédit stand by présente l'apparence d'être une lettre de crédit documentaire. la SBLC diminue sensiblement les frais bancaires. d'ingénierie etc. pour une raison fondamentale : La SBLC est une garantie de paiement par défaut. Les ISP 98 ne sont toutefois pas exclusives car coexistant à l'heure actuelle avec les RUU 500. Dans certaines circonstances. qui peut revêtir les formes les plus diverses.2. P146). Aujourd'hui. En effet celle-ci interdit aux établissements de crédit américains d'assumer des obligations de garantie vis-à-vis de tiers. . Si le contrat prévoit. La banque d'un exportateur peut émettre cette garantie au profit d'une banque étrangère qui consent à cet exportateur des facilités bancaires pour le financement de ses dépenses locales. le bénéficiaire fait appel à la SBLC et n'expédie plus les lots suivants. Lorsqu'un des lots demeure impayé. La SBLC n'est donc mise en jeu qu'en cas de manquement à la prestation convenue entre parties à un contrat sous-jacent. que les contrats de base soient commerciaux ou de nature purement financière50(*) (par exemple le remboursement d'un crédit).

de négocier ou d'accepter pourvu que les documents requis présentés à la banque chargée de réaliser le crédit soient conformes .qu'elle se présente comme un financement des importations .qu'elle constitue un engagement irrévocable de payer. comme une garantie de paiement. ACHETEUR ITALIEN VENDEUR IVOIRIEN BANQUE DE L'ACHETEUR ITALIEN BANQUE DE L'EXPORTATEUR . enfin la présentation par le bénéficiaire (vendeur) de la stand by letter of crédit et des autres documents requis pour sa réalisation (A.Les SBLC52(*).qu'elle met en jeu les mêmes intervenants : un donneur d'ordre (acheteur). une banque émettrice (contre-garante).qu'elle exige. P 446). Utilisée de plus en plus dans le commerce international de marchandise/services. un bénéficiaire (vendeur) et une banque notificatrice/confirmante (banque garante) .Ammar. peuvent prendre la forme de garanties (en tant que moyen d'indemnisation) ou de crédits documentaires (en tant que moyens de paiement) . la stand-by letter of credit s'apparente au crédit documentaire du fait : . c'est d'ailleurs cela qui fait leur spécificité.qu'elle assure le prix intégral tel qu'indiqué sur la facture commerciale .

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notification de l'émission de la garantie par la banque Ivoirienne (5) Exécution des obligations prévues au contrat commercial (5') Remise des documents originaux stipulés dans la stand-by à sa banque et conservation des copies . Figure n°3 : émission d'un crédit documentaire Stand-by Légende : (1) Signature du contrat commercial prévoyant paiement sur la base d'une crédit documentaire Stand-by (2) demande d'émission de la SBLC par l'acheteur italien à sa banque (3) avis favorable de cette dernière et instructions à son correspondant pour l'émission de la garantie directement en faveur du vendeur Ivoirien (4) Après authentification du message (Swift ou télex).

s'appliquent à tous les crédits documentaires(y compris dans la mesure où elles seraient applicables aux lettres de crédit Stand-by).(5'') transmissions directes des dits documents au donneur d'ordre Italien et attente de L'échéance prévue pour le paiement (6) Absence de paiement jusqu'au 95ème jour après exécution des obligations contractuelles alors que le paiement était prévu sous 90 jours.ubs. Publication CCI N° 500. Ghana etc. il est demandé une copie du document de transport pour prouver l'expédition de la marchandise à la destination convenue. Les caractéristiques générales des crédits documentaires stand-by Lors de l'utilisation d'une lettre de crédit stand-by. * 47 L'article premier des RUU 500 stipule que « les Règles et Usances Uniformes relatives aux crédits documentaires. dès lors qu'elles font partie intégrante du crédit. * 50 D'après présentation de la SBLC sur www.. (7) Vérification et transmission de la demande de paiement émise par le bénéficiaire et attente des instructions (8) Réception de la demande de paiement dans les formes et conditions prévues . * 52 Voir modèle Annexe 2 4. . Déclaration de défaillance du donneur d'ordre selon les termes du crédit. autorisation à la banque correspondante d'effectuer le paiement par le débit de son compte sous bonne date de valeur et sous avis à elle même (9) Débit du compte du donneur d'ordre ou mise en oeuvre des garanties spécifiques obtenues du donneur d'ordre au début de l'opération. un certain nombre de points doivent pris en compte par les parties intervenantes dans l'opération : v La stand by stipule une date et un lieu de validité v Elle exige un certain nombre de documents que les banques doivent examiner avec un soin raisonnable afin de vérifier s'ils présentent ou non l'apparence de conformité avec les termes et conditions du crédit.3. Afrique du Sud.bnpparibas. sauf dispositions contraires stipulées expressément dans le crédit.com * 51 Royaume.com * 49 Dans l'import-export.. Elles lient toutes les parties intéressées. Celle mentionnée sur la facture commerciale doit recouper les autres figurants sur les autres documents . Après vérification. v En général. * 48 Affirmation empruntée au site Web de l'Union des Banques Suisses (UBS) www.Uni. étant entendu que le jeu complet des originaux a été déjà acheminé au donneur d'ordre v La stand by L/C indique une désignation de la marchandise.. dans les SBLC commerciales. la SBLC est principalement utilisée avec les Etats d'Amérique. fréquemment aussi avec l'Extrême-Orient ou simplement quand les cocontractants décident d'utiliser cette forme juridique comme instrument de garantie. révision de 1993.

par voie juridique . La demande d'ouverture du crédit documentaire Les instructions du donneur d'ordre devront être précises et non ambiguës 55(*) car ce sont elles qui fixeront les obligations de la banque émettrice vis-à-vis des banques tierces et du bénéficiaire. * 53 Au même titre qu'une lettre de crédit documentaire. 1. notamment la banque notificatrice si elle a confirmer le crédit ( J. les banques tiennent à la disposition de leurs clientèles un . Si le crédit documentaire a été choisi d'un commun accord. cela est intéressant dans la mesure ou les documents directement expédiés par le bénéficiaire peuvent contenir des irrégularités graves dont pourrait se servir le donneur d'ordre pour s'opposer au paiement. v Une lettre de crédit Stand by peut être amendée sur instruction du donneur d'ordre en relation avec le bénéficiaire et les banques (garante et contre-garante) v Enfin. voir Art 13 RUU 500 * 54 Voir article sur ce sujet annexe 3 Les grandes étapes d'un crédit documentaire import Le déroulement d'un crédit documentaire passe en général par 3 grandes étapes : v L'ouverture du crédit v La réalisation du crédit v Le remboursement de banque à banque I. or dans certains pays. de constater une fin de non recevoir de la part de la banque garante ou contre. cette situation `'fâcheuse'' conduit les parties concernées à se référer aux lois du pays d'émission de la garantie54(*).v Les SBLC prévoient en général que les documents soient envoyés directement au donneur d'ordre . la banque émettrice. Pour cette raison.ce qui ne manquerait pas de placer les parties dans une position inconfortable . l'acheteur donne ses instructions d'ouverture à sa banque. En général. L'ouverture du crédit documentaire L'acheteur et le vendeur se sont mis d'accord sur le contrat de vente/achat de marchandises ou de prestations de services.garante au motif de la production par le bénéficiaire de documents `'falsifiés'' ou non authentique. la réglementation oblige le vendeur à remettre les documents originaux à l'acheteur par le biais de la banque notificatrice/ confirmante .193) v L'émetteur d'une stand by à sept jours maximum pour l'examen des documents53(*) .P Mattout. des évènements prévoient la possibilité de notifier un refus de paiement en cas d'irrégularités graves constatées lors de l'utilisation de la lettre de crédit SBLC. P 146. la stand by doit comporter une date et une heure d'expiration Remarque: Il n'est pas impossible lors de la mise en jeu d'une Stand by.

la banque émettrice examine attentivement la demande d'ouverture afin de fixer les conditions dans lesquelles elle serait prête à s'engager vis-à-vis du bénéficiaire. la banque soumettra l'ouverture du crédit à la prise de garanties se présentant en général sous trois formes : · Le blocage des fonds : le compte du donneur d'ordre est mis en instance (bloqué) à concurrence du montant de l'accréditif . la banque récupère le document (et est détentrice de la marchandise) . 12 et 20 des RUU 500 * 56 Voir Partie 2. C'est pourquoi. il sera intéressant pour la banque d'ouvrir le crédit (conditionné par l'ouverture d'un compte) et peut être de lui accorder une ligne de crédit documentaire si le volume de ses opérations avec l'étranger est important. Dans ce cas. elle pourra revendre la marchandise et se rembourser sinon décider de remettre le document par voie d'endossement. ce qui suppose qu'il a une ligne de crédit (en blanc ou documentaire). P. * 55 A la lumière des articles 5. le fruit de sa vente servant à rembourser les échéances restant à courir .ce qui permet à la banque de se couvrir contre le défaut de paiement de son client et d'honorer ses engagements vis-à-vis du bénéficiaire et des autres banques intervenantes · Le crédit documentaire à vue : il est d'usage d'exiger que le document de transport soit établie au nom de la banque ou à l'ordre en blanc `'consignee.tirée et acceptée par des entreprises de bonne réputation et de bonne situation financière.117-118 . le prêt consentit est nanti (gagé) c'est à dire qu'en cas de défaillance du débiteur. Ø Si le donneur d'ordre est une récente relation. en cas de défaillance de son client.. qui supporte donc un risque commercial et un risque de change du à une éventuelle défaillance de sa relation.'' surtout s'il s'agit d'une vente maritime. une couverture en lettre de change de même montant que celui du crédit .formulaire pré-imprimé.1. Dans un cas classique de crédit. le crédit est accordé par un simple visa du chargé de compte Ø Si le donneur d'ordre est une entreprise non cliente mais de bonne réputation dans les milieux d'affaires. donc présentant un risque difficilement percevable. L'étude de la demande Une fois déposée. une ordonnance de justice fera rendre l'objet. toute banque à laquelle est soumise une demande d'ouverture doit prendre le soin de vérifier la teneur du risque du demandeur ainsi que l'existence ou non d'une ligne de crédit documentaire. Ce qui n'est pas le cas d'un crédit documentaire où la marchandise est souvent revendue à l'insu du banquier.. · Le crédit documentaire payable par acceptation ou par paiement différé : la banque peut demander en contrepartie de l'ouverture . contenant un certains nombre d'indications allant dans le sens de la réalisation du crédit56(*). calqué sur celui édicté périodiquement par la CCI. Ø Si le client est une relation de longue date. 1.

les frais58(*) liés à ces modifications sont indexés sur ces nouvelles données.et les lui envoie par courrier mail pour remboursement ou paiement 2. prorogation de la durée de l'engagement par exemple . Dans pareille cas.1. . L'émission du crédit Après l'étude minutieuse du risque client et la prise de garanties adéquates (si nécessaire). P19). Ces modifications peuvent être apportées à n'importe quel moment de l'opération documentaire et toucher tous les points du contenu du crédit.2. Cependant. pourvu que toutes les parties soient d'accord59(*).reçoive les documents requis . constituera l'outil principal de travail pour la rédaction de l'ouverture du crédit à transmettre au bénéficiaire par l'intermédiaire d'une banque de son pays 57(*)(A. la banque pourra ouvrir le crédit documentaire et s'engager entièrement aux cotés de sa relation dans son opération commerciale internationale. A cet effet. les charges sont moindres et sont fixées selon le barème propre à chaque banque.prenne position vis-à-vis d'eux selon le degré de son engagement (notificatrice ou confirmante) . * 57 Qui se trouve etre la correspondante de la banque émettrice 2. le sort du crédit se trouve entre les mains de la banque notificatrice. le formulaire qui lui a été soumis. RUU 500) La modification d'un crédit documentaire consiste à changer un ou plusieurs de ces termes. La modification du crédit documentaire (Art 9 d. Enfin... la banque émettrice attendra que sa correspondante : . annulation de spécifications de certains documents.les examine et les accepte .notifie l'ouverture du crédit au bénéficiaire . une fois que la banque émettrice aura émis l'amendement du crédit documentaire et que son correspondant l'aura notifié.. Il existe deux types de modifications : § les modifications touchant l'engagement des banques (émettrice et confirmante) : annulation ou réduction du montant ou de la devise. Cette transmission se fera en général par un message SWIFT conforme aux instructions contenues dans la demande d'ouverture. modification des risques couverts par le document d'assurance etc. dans ce cas. les amendements effectués seront les nouvelles bases de leurs engagements.Ammar. L'utilisation du crédit se fera donc de façon bilatérale entre les deux correspondants. L'utilisation du crédit documentaire Une fois transmis par la banque émettrice. § Les modifications ne touchant pas l'engagement des banques : annulation ou addition d'un document.1. .

on a : DONNEUR D'ORDRE BENEFICIAIRE BANQUE EMETTRICE BANQUE NOTIFICATRICE CONFIRMANTE .Schématiquement.

elle procède à la transmission du message testé Swift MT 707 . Figure n° 4: modification d'un crédit documentaire § le bénéficiaire et le donneur d'ordre se mettent d'accord sur les amendements à apporter au crédit documentaire § Le donneur d'ordre donne instruction à sa banque d'effectuer les modifications nécessaires : Si elle en a convenance.

acceptera ou négociera la traite tirée sur elle par le bénéficiaire.« modification d'un crédit documentaire » à son correspondant . sans délai. ils peuvent s'avérés conformes ou irréguliers : § S'ils sont conformes. à la banque émettrice de lever les documents en dépit des irrégularités qu'ils contiennent. La réception des documents et leur examen par la banque émettrice Dès réception des documents de la part de la banque notificatrice/confirmante. agissant dans l'intérêt de son client. de façon expresse. la banque émettrice est tenue de lever les documents et de rembourser la banque confirmante. P 308). elle peut demander au donneur d'ordre de l'autoriser à lever les documents et à honorer ses engagements vis-à-vis du bénéficiaire ou de la banque confirmatrice. Toutefois. elle refuse de lever les documents et le notifie à la banque remettante (la banque notificatrice/confirmatrice). que cette dernière relève des irrégularités majeures passées inaperçues chez la banque correspondante ayant déjà réalisé le crédit. § Le correspondant reçoit les nouvelles instructions et en informe le bénéficiaire si il estime que les modifications apportées ne constituent pas un risque pour lui du fait de son engagement antérieur. elle doit préciser si elle tient les documents à la disposition de la banque correspondante ou s'ils lui seront réexpédiés. Celle-ci. Dans tous les cas. dès lors elle est liée aux amendements qu'elles vient de transmettre. c'est elle qui paiera (via un transfert auprès de son correspondant). § Si les documents comportent des anomalies. § Si. par message testé Swift. Ce scénario n'est pas très fréquent mais il incombe aux banques (surtout notificatrice et confirmante) de l'éviter en mettant un grand .Ammar. A l'issue de cet examen. Il se peut en effet. tout en indiquant les raisons du refus. prendra un engagement de paiement différé. la banque émettrice procède à leur examen (Art 13b RUU 500). de confirmation entre autre * 59 En cas de crédit irrévocable 2. o Par contre si les réserves sont inacceptables. § Le bénéficiaire reçoit les modifications voulues et exécute ses obligations contractuelles. le donneur d'ordre n'accepte pas de lever les documents et la banque émettrice se voit dans l'obligation de refuser le remboursement prévu.2. Elle dispose à cet effet d'un délai de sept jours ouvrés pour fixer leur sort. deux alternatives sont possibles o Si les réserves constatées lui paraissent acceptables. * 58 Commissions d'engagement. à vue ou à terme selon les modalités de réalisation du crédit documentaire. autorisera alors son correspondant à réaliser le crédit ou le fera elle-même si le crédit est valable à ses guichets (A. Remarque : Il peut se produire des situations « embarrassantes » lors de l'examen des documents par la banque émettrice. le crédit est réalisable à ses caisses. il est possible que l'importateur donne l'ordre.

accepte une traite ou là négocie en vertu du crédit. 2. 3. * 60 Voir article sur ce sujet en annexe 5 3. elle débitera le compte de la banque émettrice et créditera celui de la banque réclamante via le système bancaire local61(*) . Le remboursement de banque à banque est soumis à l'article 19 des RUU 500 ou aux règles et Usances relatives aux remboursements de banques à banques RUR 525. Dès réception de l'autorisation de payer. et présente une demande de remboursement à la banque de remboursement (Art 2. pourvu que les termes et conditions du crédit soient respectés. Le Remboursement de banque à banque Après avoir examiné et jugé les documents conformes aux stipulations du crédit documentaire. tout en prenant soin d'adresser à cette dernière une demande de remboursement par message télex /Swift testé. elle mettra en instance le remboursement pour des raisons de non respect des instructions de la lettre d'ouverture par la banque remettante. 4. Si la banque émettrice consent à effectuer le paiement. la banque émettrice indique sur la lettre d'ouverture (à la banque réclamante) que le remboursement se fera auprès de la banque de règlement (nommément désignée) selon les dispositions des RUR 525. la banque émettrice est dans l'obligation de rembourser la banque confirmante selon les instructions de remboursement indiquées dans la lettre d'ouverture de l'accréditif.et la banque réclamante qui est la banque qui paie.si les deux messages concordent. . chez la banque de règlement. si non. Dans cette opération interviennent trois banques : -la banque émettrice est qui émet l'autorisation de remboursement . . A défaut.la banque de remboursement qui est la banque chargée autorisée à effectuer le remboursement conformément à l'autorisation de remboursement émise par la banque émettrice . une fois la banque confirmante ayant réalisé le crédit en conformité avec les stipulations y afférents. lors de l'émission du crédit documentaire.soin à examiner les documents à elles transmis par des bénéficiaires peu expérimentés en matière de commerce international. la banque de remboursement vérifiera la concordance des données y figurant avec la demande à elle adressée par la banque réclamante. elle demande à la banque émettrice l'autorisation de débiter son compte sous bonne date valeur. elle enverra un message Télex/Swift à la banque de remboursement l'autorisant à débiter son compte au profit de la banque réclamante tout en indiquant la date de valeur . elles pourraient voir leur responsabilité engagée devant les tribunaux60(*). s'engage à payer à échéance.RUR 525) Ces trois parties interagissent selon le processus suivant : 1.

dans le cas d'un crédit réalisable par négociation auprès de n'importe quelle banque.. elle autorisera tout simplement la banque confirmante à débiter son compte du montant du au titre du crédit documentaire. Si la banque émettrice juge les documents conformes aux stipulations du crédit. Si l'autorisation est muette. o Les parties (donneur d'ordre ou bénéficiaire en dernier recours) qui doivent supporter les frais de la banque réclamante (A. Ammar. Banque Remettante Bénéficiaire Banque Emettrice Banque de Remboursement .si les messages ne concordent pas ou si le compte de la banque émettrice ne présente pas une provision suffisante pour honorer le paiement. elle avisera les banques concernées par message Swift en précisant les motifs de la non exécution du remboursement. que les demandes de remboursement peuvent présentées par toute autre banque. La figure N° 5 ci-dessous décrit aisément le processus. NB : il peut se trouver que la banque notificatrice/confirmante soit le correspondant. il ne sera plus nécessaire de passer par le processus décrit ci-dessus pour effectuer le remboursement. P324) Aussi. en cas d'amendements. toute banque présentatrice de la demande de remboursement sera payée. ceux-ci ne pourront porter que sur les points sus indiquées. Dans ce cas.. La forme standard d'émission d'une autorisation de remboursement doit comporter les éléments ci-après : o Référence aux RUR 525 o Le numéro du crédit documentaire o La devise et le montant o La dénomination de la banque réclamante o L'indication. de la banque émettrice. dans la devise du contrat commercial.

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. le donneur d'ordre pourra retirer sa marchandise dans les délais et conditions prévues. calculée à compter de la date d'émission jusqu'à la date de paiement. variant selon les éléments modifiés62(*) 2) pour le règlement du crédit documentaire. d'expiration du crédit ou d'échéance pour un engagement de paiement différé. confirmante) perçoit des commissions et frais de diverses natures. et de l'utilisation d'un crédit documentaire. * 61 Voir les opérations de change et de transferts entre banques au Chapitre 1 4. lorsque la banque émettrice débitera le donneur d'ordre soit pour se rembourser (crédit confirmé). la banque (émettrice et notificatrice. de la modification. § La commission de modification. le coût d'un crédit documentaire A l'occasion de l'ouverture. de l'expiration du crédit de L'échéance d'une obligation de paiement différé. § La commission d'avis pour la notification sans engagement (non confirmé). § La commission de confirmation calculée à compter de la date de la confirmation jusqu'à la date du paiement. en possession des documents. Nous vos en donnons un bref aperçu non chiffré du fait que chaque banque applique ses propres conditions. soit pour honorer ses engagements vis à vis du bénéficiaire (crédit non confirmé). 1) à l'ouverture § frais d'ouverture § commissions d'engagement. Figure n°5 : Remboursement entre banques Le crédit documentaire prendra fin. Ainsi.

de port et autres sont facturés en sus. l'acheteur (donneur d'ordre) supporte tous les fais et commissions.Les frais éventuels de télex /Swift.le donneur d'ordre demeure responsable en dernier ressort pour le paiement des sommes dues (Art 18 RUU 500). * 62 Elle sera importante si elle touche l'engagement de la banque .§ La commission de réalisation pour l'examen des documents et le paiement. Lorsqu'un crédit stipule que les dépenses seront à la charge du bénéficiaire et que les frais ne peuvent être recouvrés. celle-ci perçoivent également des commissions et frais. En plus lorsqu'on fait appel aux services d'autres banques pour un crédit documentaire. Sauf convention contraire. § La commission d'acceptation en cas d'acceptation d'une traite à terme . plus la commission de suivi en cas de paiement différé.