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CONSTRUCTION BOIS AU CB71 NOTES DE COURS CHAPITRE 1 : PROPRIETES PHYSIQUES ET MECANIQUES DU

CONSTRUCTION BOIS AU CB71

NOTES DE COURS

CHAPITRE 1 : PROPRIETES PHYSIQUES ET MECANIQUES DU BOIS

CHAPITRE 2 : CALCUL DES STRUCTURES AU CB71

CHAPITRE 3 : CALCUL DES ASSEMBLAGES AU CB71

CHAPITRE 4 : LE LAMELLE COLLE

ANNEXES

2 : CALCUL DES STRUCTURES AU CB71 CHAPITRE 3 : CALCUL DES ASSEMBLAGES AU CB71 CHAPITRE

PROPRIETES PHYSIQUES ET MECANIQUES DU BOIS

1 Bois et environnement 1.1 Le bois, un matériau biologique

Le bois est un tissu végétal qui assure le rôle de conduction de la sève brute des racines jusqu’aux feuilles et le rôle de soutien mécanique de la plante. Les végétaux sont autotrophes : ils sont capables de fabriquer leur propre nourriture à partir de composés minéraux puisés dans le sol ou prélevés dans l’atmosphère.

La réaction de photosynthèse permet à la plante de produire, à partir du gaz carbonique atmosphérique et de l’eau puisée dans le sol et grâce à l’énergie solaire, les sucres nécessaires à son métabolisme et notamment à la fabrication du bois. La réaction de photosynthèse produit de l’oxygène gazeux.

La fabrication et le recyclage du bois s’inscrivent dans le cycle naturel du carbone.

1.2 Le bois, le cycle du carbone, l’effet de serre

Aujourd’hui, on note des bouleversements rapides du cycle du carbone : l’utilisation des combustibles fossiles et la déforestation ont pour conséquence une augmentation du taux de gaz carbonique atmosphérique qui était de 280 ppm avant la révolution industrielle, en 1750, et atteint en 2000 plus de 360 ppm. Le gaz carbonique est le principal responsable de l’accentuation de l’effet de serre. Dans l’avenir, le choix des matériaux et des technologies ne pourra plus se faire sans une prise en compte des impacts sur l’environnement. L’émission de gaz carbonique généré au cours du cycle de vie d’un produit sera un critère important. La fabrication du bois ne génère pas de gaz carbonique, elle en consomme . Le bois est un matériau de qualité qui se fabrique et se recycle naturellement sur Terre depuis des centaines de millions d’années. Il est donc amené à jouer un rôle primordial dans l’industrie future, notamment dans le domaine de la construction.

Le bois est composé d’environ 50 % de carbone, 43 % d’oxygène, 6 % d’hydrogène et 1 % d’azote. Tout le carbone contenu dans le bois provient du CO 2 atmosphérique utilisé par l’arbre par photosynthèse.

Construire en bois, c’est stocker du carbone. Un mètre cube de bois mis en œuvre (700 kg), c’est 350 kg de carbone en moins dans l’atmosphère ou encore plus de 1 200 kg de CO 2 . L’utilisation du bois permet ainsi de retarder le moment où le carbone fixé par photosynthèse sera rejeté par décomposition ou combustion. Elle répond à la nécessité actuelle de réagir rapidement, étant donné la longue durée de séjour du gaz carbonique dans l’atmosphère (50 à 200 ans). D’autre part utiliser de préférence du bois, c’est utiliser moins de matières plastiques, moins de métaux, moins de béton, matériaux non renouvelables dont la fabrication dégage du CO 2 . Le tableau 1 positionne le bois dans cette approche environnementale.

Tableau 1 - Effet environnemental des matériaux de construction

Procédé de fabrication et mise en œuvre

Dégagement de CO 2

(kg/m 3 )

Fixation de

CO 2

(kg/m 3 )

Masse

volumique

(kg/m 3 )

Matériau

Acier

7 200

5 000

0

Béton

2 300

375

0

Ciment

1 600

2 500

0

Bois feuillus

700

Prise en compte des procédés industriels

200

1 000

(1)

(1) Le bois est constitué de C = 50 %, O = 43 %, H = 6 %, N = 1 % :

700 kg de bois contiennent 350 kg de C ;

1 mole de C = 12 g ; 1 mole de O 2

= 32 g

1 mole de CO 2

= 44 g ;

pour 350 kg de C : (350/12) × 44 = 1283 kg de CO 2 arrondi à 1 tonne de CO 2 par m 3 de bois utilisé .

La fabrication et l’exploitation du matériau bois, loin d’être polluantes, permettent le stockage du carbone et l’entretien des massifs forestiers. Par ailleurs, le bois, comme toutes les matières organiques naturelles, est biodégradable. Quelle que soit l’essence considérée, le bois sera à plus ou moins long terme réintégré dans le cycle naturel du carbone. C’est là un avantage incontestable du matériau.

Pour augmenter la durabilité du bois, on peut avoir recours à des produits de préservation mais, avant tout, il faut essayer de placer le bois en dehors des conditions de biodégradabilité, grâce à des précautions architecturales, le choix d’essences appropriées, l’utilisation de produits de préservation naturels (sel de bore) et une conception réfléchie. L’une des plus anciennes constructions en bois n’est autre que le sanctuaire bouddhiste Horyu-ji du VII e siècle situé près de Nara au Japon.

Au-delà des avantages évidents du bois, il en existe d’autres mis en évidence grâce aux écobilans comparés, appelés également analyse des cycles de vie (LCA : Life Cycle Assessment ou Life Cycle Analysis ). Ceux-ci prennent généralement en compte l’impact environnemental des étapes suivantes de la vie d’un produit :

élaboration et extraction des matériaux bruts, transformation, transport, installation, performances à l’usage, élimination (déconstruction, recyclage).Le bois apparaît nettement comme le choix « écologiquement responsable ».

Le bois permet donc de stocker une partie du carbone qui a été rejeté par l’activité industrielle passée mais également de participer à la réduction des émissions de gaz carbonique en tant qu’alternative aux matériaux non renouvelables qui induisent des coûts énergétiques que notre planète ne peut que difficilement supporter.

2 Equilibre hygroscopique

Comme schématisé ci-dessous, la structure cannelée du bois permet une circulation d’eau :

Exemple d’un plan ligneux de résineux (pin sylvestre)

la structure cannelée du bois permet une circulation d’eau : Exemple d’un plan ligneux de résineux

Structure du tronc dans l’arbre. Exemple du chêne, essence à aubier différencié

Exemple du chêne, essence à aubier différencié Le bois est un matériau hygroscopique : il peut

Le bois est un matériau hygroscopique : il peut fixer ou libérer des molécules d’eau gazeuse en fonction du degré d’hygrométrie de l’air dans lequel il se trouve. La fixation de l’eau se fait sur les groupements chimiques hydroxyles (composés d’un atome hydrogène et d’un atome d’oxygène) qui ont une grande affinité pour l’eau avec laquelle ils établissent des liaisons faibles : les liaisons hydrogène. La cellulose et les hémicelluloses comportent de nombreux groupements hydroxyles et ont donc de bonnes capacités d’adsorption. Des liaisons hydrogène existent aussi entre les différentes molécules, cellulose et hémicelluloses. Lorsque l’eau vient se fixer sur les chaînes de cellulose, celles-ci sont éloignées les unes des autres. C’est ce qui produit le gonflement du bois, observé lorsque l’humidité de l’air augmente. L’adsorption d’eau augmente la largeur des microfibrilles mais pas leur longueur.

Par convention et pour une plus grande facilité de mesure, la quantité d’eau présente dans le bois est exprimée comme un pourcentage de la masse anhydre (après séchage à 103 o C jusqu’à obtention d’une masse constante). Elle s’exprime par:

obtention d’une masse constante). Elle s’exprime par: avec M H masse (ou poids) à l’humidité H

avec

M H

masse (ou poids) à l’humidité H

M

0

masse anhydre

H

(%)

taux d’humidité du bois.

Au moment de l’abattage, le taux d’humidité du bois peut varier entre 40 et plus de 200 % (dans certains peupliers par exemple).

L’eau dans le bois est présente sous deux formes : l’eau « libre » retenue dans les vides, lumens des fibres, trachéides et vaisseaux, et l’eau « liée » présente dans les parois cellulaires. Pour évaporer l’eau libre, il suffit de fournir la chaleur latente d’évaporation normale. Pour évaporer l’eau liée, il faut fournir une énergie additionnelle ou énergie de sorption pour rompre les liaisons avec les constituants chimiques du bois.

Lorsque le bois ne contient plus que de l’eau liée, il a atteint « le point de saturation des fibres » (les parois cellulaires sont saturées en eau, toute l’eau libre est évaporée). Ce point de saturation des fibres est de l’ordre de 30 % pour pratiquement toutes les essences.

Les qualifications commerciales normalisées des bois en fonction du taux d’humidité sont données ci après :

Tableau 2 - Qualifications normalisées des bois en fonction du taux d’humidité (NF B51-002)

Taux d’humidité

Qualification

Au-delà du point de saturation des fibres (30 %)

Bois vert

De 30 à 23 %

Bois mi-sec

De 22 à 18 %

Commercialement sec

De 17 à 13 %

Bois sec à l’air

En dessous de 13 %

Desséché

0 %

Anhydre

2 Aspect réglementaire – définition des classes d’humidité

2.1 Courbes d’équilibre hygroscopique

En fonction de la température et surtout de l’humidité de l’air ambiant, le bois se stabilise à une humidité d’équilibre, dite équilibre hygroscopique, qui est indépendante de l’essence.

Sous les climats tempérés (France) l’équilibre hygroscopique du bois varie d’environ 13 % en été à 19% en hiver.

Toutes les propriétés physiques et mécaniques du bois sont affectées par l’humidité. Un exemple est donné ci après concernant le module d’élasticité longitudinal

Influence du taux d’humidité du bois sur son module d’élasticité longitudinal

du bois sur son module d’élasticité longitudinal 2.2 Eurocode 5 3 classes d’humidité sont définies aux
du bois sur son module d’élasticité longitudinal 2.2 Eurocode 5 3 classes d’humidité sont définies aux

2.2 Eurocode 5

3 classes d’humidité sont définies aux Eurocodes (EC5 2.5.4). Du choix d’une classe d’humidité découle les valeurs caractéristiques de résistances et le calcul des déformations.

Classe 1 : H air ne dépassant 65% (à 20 ± 2°C)que quelques semaines par an (H 12% dans les résineux),

Classe 2 : H ai r ne dépassant 80% (à 20 ± 2°C)que quelques semaines par an (H 18% dans les résineux),

Classe 3 : conditions d’humidité plus élevées.

Les valeurs des résistances caractéristiques sont affectées d’un coefficient en fonction de la classe d’humidité. Par exemple :

Si compression (classe 3) = R alors compression (classe 1 ou 2) = 1,2.R

2.2 CB71

Les contraintes admissibles sont définies pour H = 15%. Il conviendra de pondérer ces contraintes par des coefficients correcteurs en fonction de H et du type de sollicitation.

Par exemple (3-13), en compression axiale :

H%

7,5

10

12,5

15

17,5

20

22,5

25

30

k

1,30

1,20

1,10

1,00

0,90

0,80

0,70

0,60

0,40

3 Caractéristiques physiques

3.1 Masse volumique - densité

La densité d’un bois est un paramètre très important. La plupart des propriétés mécaniques et technologiques en dépendent directement. La densité vraie de la matière ligneuse dépend assez peu de l’essence considérée. Elle est toujours voisine de 1,53. Le bois contient toujours de l’eau (eau libre et eau liée), la densité d’un bois sera toujours précisée pour un degré d’humidité donné La densité du bois est donc très variable selon les espèces : de 0,1 à plus de 1, et à l’intérieur d’une même essence.

Effet de la densité sur les propriétés mécaniques sur l’ensemble des essences

les propriétés mécaniques sur l’ensemble des essences Effet de la densité sur les propriétés mécaniques à
les propriétés mécaniques sur l’ensemble des essences Effet de la densité sur les propriétés mécaniques à

Effet de la densité sur les propriétés mécaniques à l’intérieur d’une même essence

mécaniques à l’intérieur d’une même essence Le Tableau 3 illustre ces résultats sur les

Le Tableau 3 illustre ces résultats sur les caractéristiques de dureté de surface des bois. L’échelle de dureté est exprimée selon la norme NF B 51-013.

De manière générale toutes les propriétés mécaniques du bois sont bien corrélées avec la densité.

3.2 Anisotropie - dilatation

L’ensemble des caractéristiques et propriétés physico-mécaniques du bois résulte de cette structure de matériau composite alvéolaire multicouche. Cette structure confère au matériau un caractère anisotrope et hétérogène.

Dans l’étude ou la reconnaissance d’un bois, les observations doivent se faire selon trois plans parfaitement définis :

le plan transversal, perpendiculaire à l’axe de l’arbre (bois de bout) ; le plan radial, parallèle à l’axe et passant par le centre structurel de l’arbre (débit sur quartier) ; le plan tangentiel, tangent aux cernes de croissance (débit sur dosse).

Ces trois plans sont illustrés sur la figure ci après.

3.3 Dilatation et conductivité thermique

Le coefficient de dilatation thermique linéique t caractérise l’augmentation relative de longueur d’un élément pour un échauffement de 1 o C. La dilatation thermique du bois dans les ouvrages est très faible et n’est prise en considération que dans des cas exceptionnels. Le tableau 4 rassemble les valeurs de coefficients de dilatation thermique et de conductivité thermique de quelques matériaux ce qui permet une comparaison avec le bois.

Tableau 4 - Coefficient de dilatation thermique et conductivité thermique

 

Coefficient de dilatation thermique

Coefficient de dilatation thermique

Conductivité thermique

Matériau

Matériau

[µm/(m · o C)]

[W/(m · o C)]

Béton armé

12

1,5

Acier

 

12

 

50

 

Laine minérale

   

0,035

 

Bois

 

H

= 12 %

H

= 35 %

Chêne (d = 0,65)

3

à 6

 

0,3

 

0,34

Épicéa (d = 0,45)

3

à 6

 

0,2

 

0,25

Panneaux de fibres de bois isolant

 

0,045

 

Compte tenu de sa porosité, le bois contient beaucoup d’air lui assurant une faible conductivité thermique, ce qui en fait un isolant naturel. Pour exemple (à H = 15% ) :

= 0,23 W/m.K (chêne)

= 0,15 W/m.K (sapin)

= 0,02 W/m.K (balsa)

4. Caractéristiques mécaniques

4.1 Paramètres d’influence

Les paramètres influençant les résistances mécaniques sont :

- La sollicitation (traction / compression / flexion / cisaillement)

- L’essence et la qualité du bois

- H

- La direction de la sollicitaion par rapport aux fibres

4.2 Comportement en traction - compression

La structure tubulaire orientée du composite bois explique la différence de comportement traction/compression pour une sollicitation dans la direction longitudinale. La figure suivante montre le caractère fragile du matériau en traction et son caractère ductile en compression. En compression les éléments tubulaires sont soumis à du microflambement expliquant les différences de résistance traction/compression.

Il est à noter que, dans le cas de la compression comme de la traction, le module d’élasticité est le même et est donné en R4.011 en fonction de l’essence du bois et de la sollicitation.

E traction = E compression

Tableau 5 - Caractéristiques mécaniques pour le calcul de structures bois à l’EC5. Valeurs pour H = 12 %

 
 

Notation EC5

Classes de résistance NF EN 338 (extraits)

C14

 

C18

 

C24

C30

C40

Contraintes caractéristiques (Contraintes admissibles) (MPa)

 

Flexion

f

m,k

14

18

(8)

24

(10,5)

30

(13,2)

40

Traction axiale (Longitudinale)

f t ,0,k

8

11

(5)

14

(6)

18

(9)

24

Traction perpendiculaire (Radiale ou Tangentielle)

f

t ,90,k

0,4

0,5 (0,13)

0,5 (0,2)

0,6 (0,2)

0,6

Compression axiale

f

c ,0,k

16

18 (8,5)

21 (9)

23 (10,5)

26

Compression perpendiculaire

f

c ,90,k

2

2,2 (2,1)

2,5 (2,3)

2,7 (2,5)

2,9

Cisaillement

f

,k

1,7

2

(0,9)

2,5 (1,1)

3

(1,3)

3,8

Module de déformation au fractile de 5 % (Module moyen) (MPa)

 
 

E

0,05

4 700

6

000

7 400

8

000

9 400

Module axial (L)

E

0,moyen

(9 000)

(11 000)

(12 000)

Module perpendiculaire (R ou T)

E

90,moyen

 

(300)

(370)

(400)

 

Module de cisaillement

G

moyen

 

(560)

(680)

(750)

 

Densité moyenne

 

d

moyen

 

0,38

0,42

0,46

 

Le tableau 6 donne, à titre indicatif, les valeurs des résistances à la rupture des essences les plus courantes en compression et en traction.

4.3 Aspect règlementaire

Selon l’EC5, la contrainte admissible est calculée selon le principe suivant :

f hd

=

k

mod

f hk

m

où kmod est un facteur de modification prenant en compte la durée d’application de la charge (parallèle avec de f bu en béton armé) et m un coefficient de sécurité partiel lié au matériau.

Le CB71 donne les contraintes admissibles en fonction de la sollicitation, contrainte à pondérer en fonction de l’humidité du bois et de la direction principale de la sollicitation.

k(H ).k(direction). (type.de.sollicitation.et.essence)

Les vérifications se faisant aux contraintes admissibles, il est conseillé d’effectuer le dimensionnement de l’ouvrage à la déformation (4.85 et 4.96). Il est à noter que la déformation due au fluage n’est prise en compte qu’à la flexion et est négligée en traction – compression . Dans le cas de cette dernière sollicitation, le flambement est à prendre en compte.

Les flèches admissibles sont données au chapitre 4.962 du CB71 en fonction de la destination de l’ouvrage.

Le principe de calcul des déformations est développé ci après :

Actions de courte durée pi

Flèche fi calculée avec le module conventionnel Ei

Actions de longue durée p

Flèche fcalculée avec le module différé

E=Ei/

est le coefficient amplificateur de fluage

=Ei/ Où est le coefficient amplificateur de fluage Flèche totale f = fi + f ∞

Flèche totale f = fi + f flèche admissible donnée en 4.962 du CB71

Remarque : Ce calcul est équivalent au calcul de la flèche totale en utilisant les données suivantes :

E = Ei

Charge totale p = pi + .p

Le coefficient de fluage est calculé en fonction de :

f

= contrainte admissible en flexion,

M . h

=

r

= contrainte sous les charges de longue durée, avec M= moment sous les charges p,
I

2

H = différence entre le maximum et le minimum des humidités dans le bois entre la mise en œuvre et la stabilisation des déformations,

H = humidité du bois lors de sa mise en œuvre.

f Si alors = 1 r • 5 f Si alors = 1 + r
f
Si
alors
= 1
r
5
f
Si
alors
=
1 +
r
f
5
H + H f r • 12 5 H 5 1 + f
H
+
H
f
r
12
5
H
5
1 +
f

20

Le paragraphe 4.962 nous donne les flèches admissibles suivantes :

l

150

l

200

l

300

pour les parties d’ouvrage en console sans circulation (auvents),

pour les pièces de couverture (sauf pannes),

pour les parties d’ouvrage en console avec circulation, les pannes, les supports d’éléments en verre, les

poteaux, les éléments fléchis ne supportant pas d’éléments de remplissage,

l

400

pour les éléments fléchis supportant des éléments de remplissage.

5 Classement, dimensions et appellations commerciales 5.1 Classement

En fonctions des défauts (présences de nœuds, de flaches, etc.) et des altérations biologiques (attaque par les champignons), le bois est classé, suivant la NF B 52-001 en trois classes (ST-I pour la meilleure à ST-III) ayant des correspondances dans l’EN 338 selon le tableau suivant :

Tableau 7 – Correspondances des classements NF B 52-001 et EN 338

7 – Correspondances des classements NF B 52-001 et EN 338 La classe C18 convient bien

La classe C18 convient bien aux charpentes traditionnelles,

La classe C24 convient bien aux charpentes industrielles (fermettes) et au lamellé-collé,

La classe C30 convient mieux au lamellé-collé à hautes performances.

On en retirera les propriétés mécaniques suivantes (pour une humidité de 12%) :

Tableau 8 – Propriétés mécaniques suivant le classement

Tableau 8 – Propriétés mécaniques suivant le classement 5.2 Dimensions et appellations commerciales Les dimensions

5.2 Dimensions et appellations commerciales

Les dimensions des sciages sont définies dans des normes : EXP B 53-100 pour les résineux et les feuillus tendres (peuplier essentiellement). Pour les feuillus durs (chêne et hêtre principalement), il n’existe pas de norme fixant les dimensions des sciages, mais l’usage a consacré un certain nombre de sections. Les tableaux ci après indiquent ces dimensions commerciales.

Tableau 7 - Sections standardisées des résineux français (à 20 % d’humidité)

 

Épaisseur (mm)

 

Largeur (mm)

 

27 (1)

40

63

75

100

115

125

150

160

175

200

225

15

n

n

 

n

               

18

   

n

n

n

n

n

n

n

n

n

 

22

     

n

n

n

n

n

n

n

n

 

27 (1)

n

n

   

n

n

 

n

 

n

n

n

32

   

n

n

n

n

n

n

n

n

n

n

38

   

n

n

n

n

n

n

 

n

n

n

50

       

n

n

n

n

n

n

n

n

63

     

n

       

n

n

   

75

n

n

n

n

n

n

100

n

n

n

115

n

125

n

150

n

200

n

225

n

Pour les bois de structure calibrés : 36 × 72/36 × 97/36 × 112/36 × 122/36 × 147/36 × 172/36 × 197/36 × 222. Les longueurs sont les suivantes :

pour le sapin et l’épicéa : de 50 en 50 cm, de 1 à 12 m ; pour les pins :

de 30 en 30 cm, de 2,10 m à 3 m, au-delà, par graduation de 50 cm.

(1) 25 mm est une autre dimension possible.

20 % d’humidité)

Par ailleurs, il existe un certain nombre d’appellations commerciales pour désigner des sciages en fonction de leurs dimensions :

volige : avivé (sciage à vives arêtes) dont le rapport des côtés de la section est égal ou supérieur à 4 et l’épaisseur égale à 12, 15, 18 ou 22 mm ;

planche : de même, mais d’épaisseur comprise entre 27 et 40 mm ;

solivette (ou demi-bastaing) : avivé d’une épaisseur de 32 ou de 38 mm et d’une largeur de 150 à

200 mm ;

liteau : avivé d’épaisseur inférieure à 40 mm et de largeur inférieure à 50 mm ;

carrelet : avivé de section carrée ou sensiblement carrée, de côté compris entre 15 et 50 mm ;

chevron : de même, mais dont le côté est compris entre 40 et 125 mm ;

bastaing : avivé dont le rapport des côtés de la section est compris entre 2 et 3, de sections habituelles

50 × 150 mm, 63 × 160 ou 63 × 165 mm, 63 × 175 mm ;

madrier : de même, mais de sections

habituelles 75 × 115 mm, 75 × 200 mm, 75 × 225 mm ou

100 × 225 mm ;

frise : avivé d’épaisseur comprise entre 18 et 38 mm et de largeur comprise entre 40 et 125 mm ;

latte : avivé étroit (26 à 55 mm) et de faible épaisseur (5 à 12 mm).

de largeur comprise entre 40 et 125 mm ; ∑ latte : avivé étroit (26 à

CALCUL DES STRUCTURES AU CB71

1 Actions et sollicitations

Les actions sont définies au paragraphe 1.1 du CB71. On distinguera :

G : actions dues à la charge permanente,

P : actions dues aux surcharges d’exploitation, données dans la NF P 06 001

Pc : actions dues aux charges climatiques, calculées selon le règlement NV (S et W),

SI : actions sismiques.

Les sollicitations sont le résultat d’un calcul de résistance des matériaux en prenant les plus défavorables des combinaisons d’actions suivantes :

Combinaisons du 1 er genre :

S1 = G + 1,2 P

S1’ = G + p.P + Pc

p prend la valeur 0 ou 1 afin d’obtenir le cas de charge le plus défavorable. Pour simplifier, p = 0 dans le cas de soulèvement et p = 1 dans le cas de surpression.

Les sollicitations du 2 nd genre sont données par la combinaison d’action suivante :

S2’’ = G + P + SI.

Ces combinaisons sont définies dans les règles simplifiées au chapitre 4.9 du CB71.

2 Principe de justification

Une fois la géométrie des structures définie par un calcul de déformation ou par des considérations architecturales, la justification se fait aux contraintes admissibles, à savoir :

Pour les combinaisons du 1 er genre :

k(H ).k(direction). (type.de.sollicitation.et.essence)

Pour les combinaisons du second genre :

avec :

e

e

e

e

=

=

=

=

1,5

2,25

1,75

1,5

k(H ).k(direction).

e e e e = = = = 1,5 2,25 1,75 1,5 k ( H ).

e

e est la limite élastique conventionnelle

en compression

en traction

suivant le fil du bois,

en flexion

au cisaillement, en traction et compression transversale

3 Vérification

3.1 Traction (CB71 - 3.25)

En traction, on vérifie :

=

N

A

k(

).

où A est la section nette (déduction faite des trous) et k( ) un coefficient de réduction tenant compte de l’inclinaison de l’effort par rapport au fil du bois donné ci après :

Tableau 1 – Coefficient de réduction en fonction de l’inclinaison des charges en traction axiale

(°)

0 10

 

20

30

40

50

60

70

80

90

CAT 1

 

1 0.67

0.34

0.20

0.13

0.09

0.07

0.05

0.06

0.06

CAT 2

 

1 0.73

0.41

0.24

0.16

0.12

0.10

0.08

0.08

0.075

3.2 Compression axiale sans risque de flambement (CB71 - 3.24)

En compression axiale sans risque de flambement, on vérifie :

=

N
N

Ab

où Ab est la section brute sous réserve que la réduction de section due à la présence de boulons ou d’autres assemblages soit inférieure à 15%.

3.3 Compression axiale avec risque de flambement

   
 

1

 

N

En compression axiale avec risque de flambement, on vérifie :

=

 

k (

)

.

Ab

Où k( ) est un coefficient de d’amplification de contrainte qui prend les valeurs suivantes, en fonction de l’élancement :

Si

Si 37,5

Si 75 alors k( ) = 3100 / ².

37,5 alors k( ) = 1 : pas de risque de flambement,

75 alors k( ) = 1,45 – 1,20

/ 100,

3.4 Compression transversale ou oblique (CB71 - 3.243)

En compression axiale sans risque de flambement, on vérifie :

=

N

Ab

k(

).

où Ab est la section brute sous réserve que la réduction de section due à la présence de boulons ou d’autres assemblages soit inférieure à 15% et k( ) un coefficient de réduction tenant compte de l’inclinaison de l’effort par rapport au fil du bois donné dans le tableau 10 au paragraphe 3.243 du CB71.

3.5 Flexion simple (CB71 - 3.23)

En flexion simple, on vérifie :

=

M

h

I

.

2

C h

(

).

Où h est la hauteur de la section droite, I le moment quadratique de cette section et C(h) traduit l’influence de la hauteur. Il est à noter que le CB 71 conseille de prendre le déversement en compte si le rapport hauteur sur largeur est supérieur à 5 (h/b >5) mais ne suggère aucune méthode de calcul. On préfèrera des solutions technologiques telles l’utilisation d’entretoises qui diminuent la portée libre. Cet entretoisement peut être assuré par le solivage (photo page suivante).

3.6 Flexion déviée

p 1 p P 2
p 1
p
P 2
p 1 p P 2 composante oblique p 1 , Si > 5° 30’, on majore

composante oblique p 1 , Si > 5° 30’, on majore les charges par le biais d’un coefficient c :

5° 30’ (pente inférieur à 10%), on néglige la

Si

c = cos

+ (h/b). sin

et on se ramène à un calcul en flexion simple

+ (h/b). sin et on se ramène à un calcul en flexion simple 3.7 Flexion composée

3.7 Flexion composée

3.7.1 Flexion + traction

On doit vérifier :

t

t

+

f

f

1

3.7.2 Flexion + compression

On doit vérifier :

k (

).

c

+

f

1

où k( ) est le coefficient de d’amplification de contrainte qui prend les

c

f

valeurs suivantes, en fonction de l’élancement :

Si

Si 37,5

Si 75

37,5 alors k( ) = 1,

75 alors k( ) = 1,45 – 1,20

alors k( ) = 3100 / ².

/ 100,

CALCUL DES ASSEMBLAGES AU CB71

1 Assemblages traditionnels

Ils sont traités au paragraphe 4.61 du CB 71 et consistent à faire transiter les efforts d’une pièce en bois à l’autre sans nécessité de pièces intermédiaires en acier. Les vérifications portent sur la résistance au cisaillement et au matage du bois.

Différents types d’assemblages par tenon - mortaise

bois. Différents types d’assemblages par tenon - mortaise Assemblage à tenon et mortaise borgne. Le tenon

Assemblage à tenon et mortaise borgne. Le tenon est de même largeur que la traverse. On coupe l'extrémité pour les excès de colle.

On coupe l'extrémité pour les excès de colle. Assemblage à épaulement. La largeur du tenon est

Assemblage à épaulement. La largeur du tenon est diminuée d'un tiers. Le renfort d'épaulement peut être un rectangle ou triangle.

2 Assemblages par pointes

être un rectangle ou triangle. 2 Assemblages par pointes Assemblage à tenon et mortaise traversant et

Assemblage à tenon et mortaise traversant et renforcement de chevilles qui sont enfoncées sur les côtés du tenon.

de chevilles qui sont enfoncées sur les côtés du tenon. Les chevilles sont ici enfoncées dans

Les chevilles sont ici enfoncées dans les fentes ouvertes sur l'about du tenon pour renforcer un assemblage à mortaise borgne

2.1 Pointes

Un clou (ou pointe) est constitué d'une tête, d'une tige et d'une pointe. Ces trois éléments diffèrent selon les clous.

tige

Ces trois éléments diffèrent selon les clous. tige tête pointe Ainsi, on distingue plusieurs types de

tête

pointe

Ainsi, on distingue plusieurs types de clous

1) selon la forme de sa tige :

- les clous lisses,

- les clous annelés,

- les clous torsadés,

- les clous crantés.

2) selon la forme de sa pointe :

- les clous en pointe diamant,

- les clous en pointe biseautée

clou lisse : C'est le type de clou le plus courant, sa tige est ronde et lisse. Sa pointe peut être diamant ou biseautée.

courant, sa tige est ronde et lisse. Sa pointe peut être diamant ou biseautée. clou avec

clou avec tige lisse et pointe diamant

clou avec tige lisse et pointe biseautée clou annelé : C'est un type de clou

clou avec tige lisse et pointe biseautée

clou annelé : C'est un type de clou dont la tige est constituée d'anneaux convexes. Il est très résistant à l'arrachement. Le diamètre de ce clou est mesuré sur la partie lisse de la tige (diamètre avant roulage).

sur la partie lisse de la tige (diamètre avant roulage). clou annelé clou torsadé : C'est

clou annelé

clou torsadé : C'est un type de clou dont la tige est torsadée et carrée. Il est très résistant à l'arrachement. Son diamètre est mesuré sur les arêtes.

Son diamètre est mesuré sur les arêtes. clou torsade clou cranté : C'est un type de

clou torsade

clou cranté : C'est un type de clou dont la tige est dentée. Il est très résistant à l'arrachement.

est dentée. Il est très résistant à l'arrachement. clou cranté Les dimensions courantes des pointes sont

clou cranté

Les dimensions courantes des pointes sont données ci après :

dimensions courantes des pointes sont données ci après : Les pointes ne peuvent supporter que des

Les pointes ne peuvent supporter que des sollicitations de cisaillement. Un clou sera sollicité au simple cisaillement, au cisaillement mixte ou au double cisaillement suivant le nombre de plan de cisaillement traversés par le clou et la profondeur de pénétration du clou au-delà du dernier plan de cisaillement traversé. Cela peut se résumer ainsi :

2.2 Cas de cisaillement

Plans de cisaillement
Plans de cisaillement

Cas du simple cisaillement : chaque clou ne traverse qu’un plan de cisaillement

p e Plans de cisaillement
p
e
Plans de cisaillement

e = épaisseur de l’élément le plus

mince

p = profondeur de pénétration dans le dernier élément

Cas du cisaillement mixte ou du cisaillement double: chaque clou traverse deux plans de cisaillement

double: chaque clou traverse deux plans de cisaillement 0,7e ≤ p < 1,5e Cisaillement mixte p

0,7ep < 1,5e Cisaillement mixte

p 1,5e Double cisaillement

2.3 Justifications

On doit vérifier (4,62-126) pour les résineux courants :

- simple cisaillement : F

0,8.d.

e
e

-

cisaillement mixte : F 1,3.d.

e
e

-

double cisaillement : F

2.d.

e
e

avec :

F

Effort repris par clou en daN

d

Diamètre du clou en 1/10 ème de mm

e

Epaisseur de l’élément le plus mince en cm

Ft

Effort de traction / compression dans l’assemblage en daN

n

Nombre de clous

Pour le chêne : ses valeurs sont multipliées par 1,3

Il faut également prendre en compte l’effet de groupe, à savoir que plus il y a de pointes et plus l’effort par pointe diminue. Un coefficient correcteur k est à appliquer suivant le nombre de pointes n de l’assemblage :

n

< 10

Ft = n.F

(k = 1)

10

n < 20

Ft = 0,9.n.F

(k = 0,9)

20

n

Ft = 0,8.n.F

(k = 0,8)

Effet de l’humidité : F est affecté d’un coefficient réducteur de 0,75 si l’umidité est supérieure à 17 % :

Si H 17% Ft = k . n . F . 0,75

Effet de la dureté du bois (4,62-123 – tableau 14) : il faut vérifier les conditions suivantes (tableau 1) :

 

Tableau 1 – Effet de la dureté du bois

 
 

e 30 mm

e > 30 mm

Bois tendres

d

e

d

e

Bois frais de sciage

7

9

Bois durs

d

e

d

e

Bois secs

9

11

2.4 Dispositions constructives (4,62-12 Fig. R-IV-6)

Assemblages par pointes (clous) Chaque intervalle e ≥ 5d a ≥ 12d b ≥ 5d
Assemblages par pointes (clous)
Chaque intervalle e ≥ 5d
a ≥ 12d
b ≥ 5d
c ≥ 10d
d = diamètre clou
a ou b
c
c
a ou b

On prendra b si la barre oblique est en compression et a dans les autres cas (traction ou traction-compression alternée)

3 Assemblages par boulons

3.1 Prescriptions sur les boulons (4,62-11)

Les boulons (système vis + écrou), comme les pointes, ne peuvent supporter que des sollicitations de cisaillement. Un boulon sera sollicité au simple cisaillement, au double cisaillement ou au cisaillement multiple suivant le nombre de plan de cisaillement traversés par le boulon. Les boulons doivent être conformes aux normes NF E 27 682 et NF E 27 341 avec les prescriptions supplémentaires suivantes (4,62-112) :

e

5

d

b

6

où d est le diamètre du boulon, e est l’épaisseur de la rondelle et b la plus petite largeur des pièces en bois assemblées. Toutes les longueurs ne sont pas disponibles dans tous les diamètres. La longueur nécessaire sera un critère de choix. Le tableau 2 nous donne les dimensions courantes des vis partiellement filetées.

Les vis sont référencées par la lettre M suivie du diamètre nominal (exemple : M12 pour un diamètre nominale de 12 mm).

Les boulons sont toujours associés à des plaquettes ou des rondelles afin d’éviter un matage du bois (écrasement localisé) sous le tête de vis ou la tête de l’écrou. Ces dernières doivent obéir aux prescriptions suivantes :

- rondelles :

- plaquettes : 3d x 3d et e d/3

(notée B sur le dessin) 3,5 d et e d/3

≥ d/3 (notée B sur le dessin) ≥ 3,5 d et e ≥ d/3    
   

Tableau 2 – Longueur sous tête des vis pour boulons

 

Diamètre vis

12

16

20

25

30

35

40

45

50

55

60

65

70

80

90

100

110

120

 

Longueur filetée

 
1,6 9 2 10 2,5 11 3 12 3,5* 13 4 14 5 16 6
1,6
9
2
10
2,5
11
3
12
3,5*
13
4
14
5
16
6
18
8
22
10
26
12
30
(14)*
34
16
38
18*
42
20
46
22*
50
24
54
27*
60
30
66

3.2 Cas de cisaillement

Plan de cisaillement
Plan de cisaillement

Cas du simple cisaillement

Plans de cisaillement
Plans de cisaillement

Cas du double cisaillement

Plans de cisaillement
Plans de cisaillement

Cas du cisaillement multiple (le nombre de plans de cisaillement doit être 6)

3.3 Justifications

On doit vérifier (4,62-113) pour les résineux courants :

-

simple cisaillement : F 80.d.

e
e

-

cisaillement double: F

cisaillement double: F 200. d . e

200.d. e

-

cisaillement multiple : F 160.d.

e
e

avec :

F

Effort repris par clou en daN

d

Diamètre du clou en de cm

e

Epaisseur de l’élément le plus mince en cm (cisaillement simple ou multiple)

Epaisseur de la pièce médiane en cm (cisaillement double)

Ft

Effort de traction / compression dans l’assemblage en daN

n

Nombre de clous

Pour le chêne, on doit vérifier (4,62-113):

- simple cisaillement : F 105.d.

e
e

- cisaillement double : F

- cisaillement multiple : F

260.d. e 210.d. e
260.d.
e
210.d.
e

Remarque (4,62-117): Il est possible d’augmenter les valeurs admissibles par boulon en double cisaillement à condition d’utiliser des plaques d’appui dont les dimensions sont supérieures (en longueur et largeur) à 5 fois le diamètre du boulon) et d’épaisseur au moins égale à 0,4d. Dans ce cas, et pour les résineux :

- bois sec à l’air (H = 15%) :

F

400.d.

e
e

- bois commercialement sec (H = 18 à 22%) : F 300.d.

e
e

Pour le chêne, ces valeurs admissibles sont à multiplier par 1,3.

3.4 Dispositions constructives (4,62-111 Fig. R-IV-4)

Assemblages boulonnés avec rondelles

e b d a ≥ d/3
e
b
d
a ≥ d/3

e b/2 et d e/5

avec rondelles e b d a ≥ d/3 e ≥ b/2 et d ≥ e/5 l

l

rondelles e b d a ≥ d/3 e ≥ b/2 et d ≥ e/5 l l

l 6d

≥ 3d ≥ 3d ≥ 3d ≥ 3,5d
≥ 3d
≥ 3d
≥ 3d
≥ 3,5d
e b d d a ≥ d/3
e
b
d
d
a ≥ d/3

e b/2 et d e/5

≥ 6d ≥ 6d ≥ 6d et ≥10cm et ≥10cm et ≥10cm
≥ 6d
≥ 6d
≥ 6d
et ≥10cm
et ≥10cm
et ≥10cm

Assemblages boulonnés avec plaquettes

e b d l e ≥ b/2 et d ≥ e/5 l ≥ 6d Assemblages
e b
d
l
e ≥ b/2 et d ≥ e/5
l ≥ 6d
Assemblages boulonnés avec plaques d’appui
a ≥ d/3
≥ 3d
e b d e ≥ b/2 et d ≥ e/5 a ≥ 0,4d
e b
d
e ≥ b/2 et d ≥ e/5
a ≥ 0,4d
a ≥ d/3 ≥ 3d e b d e ≥ b/2 et d ≥ e/5 a

l

≥ d/3 ≥ 3d e b d e ≥ b/2 et d ≥ e/5 a ≥

l 6d

≥ 5d
≥ 5d

4 Assemblages par connecteurs (4,63-13)

4.1 Généralités

Il nous faut vérifier que, quelle que soit la sollicitation, les contraintes dans le connecteur restent inférieures aux valeurs admissibles.

F c F D h F F A B
F
c
F
D
h
F
F
A
B

b

4.2 Résistance à la compression (4,63-14)

Nous devons vérifier :

F C .sin

2

A fe

.

où A est la section du connecteur et fe la limite élastique de l’acier.

4.2 Résistance au cisaillement

Nous devons vérifier :

Rt

A '

100 Mpa

où A’ est la section efficace du connecteur et R t est la force de cisaillement, soit :

R t = (F C + F D ).cos( )

A’ est donné dans le tableau suivant :

 

Tableau 3 – répartition des surfaces efficaces des connecteurs (cm²)

 

b (mm)

h (mm)

Section A

A’ cas 1

A’ cas 2

A’ cas 3

A’ cas 4

48

75

36

21

26.4

18.2

15.4

100

48

28

38.4

25.2

22.4

125

60

35

50.4

32.2

29.4

72

75

54

39

39.6

33.8

28.6

100

72

52

57.6

46.8

41.6

 

125

90

65

75.6

59.8

54.6

150

108

78

93.6

72.8

67.6

96

75

72

57

52.8

49.4

41.8

100

96

76

76.8

68.4

60.8

125

120

95

100.8

87.4

79.8

150

144

114

124.8

106.4

98.8

120

100

120

100

96

90

80

125

150

125

126

115

105

150

180

150

156

140

130

180

216

180

192

170

160

144

125

180

155

151.2

142.6

130.2

150

216

186

187.2

173.6

161.2

180

259.2

223.2

230.4

210.8

198.4

 

Cas 1

  Cas 1
   

Cas 3

 
 
 
     
   

Cas 2

Cas 4

   

4.3 Résistance à la flexion

On doit vérifier :

f

=

Mf

Ip 2( ) v
Ip
2(
)
v

100

Mpa

Avec Mf = (F B – F A ).

Ip b h . et = . b ² + h ² v 6
Ip
b h
.
et
=
.
b
²
+
h
²
v
6
Avec Mf = (F B – F A ). Ip b h . et = .

LE LAMELLE COLLE

1 Le lamellé collé

1.1 Historique et normalisation

Les actions sont définies au paragraphe 1.1 du CB71. On

Le lamellé-collé est un procédé de fabrication consistant à coller des lamelles, généralement de bois, avec le fil du matériau dans le même sens. Son intérêt est la fabrication d'une pièce de grande dimension ou de formes particulières qui n'aurait pu être obtenue par utilisation du même matériau sans transformation. Ces pièces fabriquées gardent les propriétés mécaniques du matériau utilisé. Cette technique d'assemblage, inventée à l'origine par Philibert Delorme (1510 – 1570), est reprise en 1890 par Otto Hetzer qui y introduit de la colle pour aboutir à la charpente lamellé-collé.

Au Japon, cette technique d'assemblage de materiaux semble encore plus ancienne, c'est le procédé utilisé pour la mise en œuvre de leurs arcs composite le Yumi. Ils sont constitués de bambou et de bois collés.

les essences (ou mélanges d'essences) suivantes conviennent à la fabrication du bois lamellé-collé : sapin (Abies alba), épicéa (Picéa abies) pin sylvestre (Pinus sylvestris), douglas (Pseudotsuga mensiesii). D'autres essences peuvent etre utilisées, en particulier le western hemlock (Tsuga heterophylla), le pin laricio et le pin noir d'Autriche (Pinus nigra), le mélèze (larix decidua), le pin maritime (Pinus pinaster), le peuplier (Populus robusta, Populus alba), le pin radiata (Pinus radiata), l’épicéa de Sitka (Picea sitchensis), le western red cedar (Thuya plicata).

Le bois doit être classé conformément aux prescriptions des normes EN 518 ou EN 519 relatives au classement des bois massifs pour l'emploi en structure et de la norme NF B 52001 - Partie 4.

Il est possible d'utiliser d'autres bois feuillus, à condition de disposer des moyens et des données nécessaires pour pouvoir réaliser des assemblages collés satisfaisants et particulièrement de s'assurer de la compatibilité de la colle avec le bois.

Tableau 1 - Essences utilisables en France pour la fabrication d'une poutre en bois lamellé-collé

Essences de bois

Collage

Classe de risque d'attaque biologique avec traitement

Classe de risque d'attaque biologique sans traitement

Châtaignier

Spécial

3

3

Chêne*

Spécial

3

3

Douglas*

Courant

3

3

Epicéa*

Courant

2

 

Mélèze

Courant

3

3

Pin Sylvestre*

Courant

4

3

Pin maritime

Courant

4

4

Robinier

Spécial

 

3

Sapin*

Courant

2

 

Western Red Cedar

Courant

3

3

Dousier, Merbau, Maobi, Padouk

Spécial

 

4

Tatajouba

Spécial

 

4

Iroko

Spécial

 

3

* Essences les plus utilisées.

1.2 Colles

Les adhésifs utilisés pour les éléments de structures en bois lamellé collé sont principalement :

Résorcine-formaldéhyde (R.F)

Phénol-résorcine-formaldéhyde (R.P.F.)

Mélamine-urée-formaldéhyde (M.U.F.)

Urée-formaldéhyde (U.F.) modifiée

Ces colles sont classées selon la norme NF EN 301 en :

Adhésifs du type I, capables de résister à toutes les expositions extérieures et aux températures dépassant 50°C

Adhésifs du type II, pour usage intérieur chauffé et ventilé, et à l’extérieur mais à l’abri des intempéries et avec une température supérieure à 50°C très occa sionnelle.

Le choix des colles pour aboutage et lamellation peut se faire conformément aux tableaux 2 et 3 suivants.

La Certification ACERBOIS-GLULAM en atteste de la conformité.

 

Tableau 2 - Choix des colles pour aboutage et lamellation

 

Adhésif

Temps

de

serrage

Précaution d’emploi

Avantages

 

Inconvénients

 

(x)

   

(x)

   
 

8

à 16 h à 20°C

 

Conservation :

Tenue

aux

Joints

de

couleur

2

à 4 h à 40°C

5

à 12 mois à 20°C

intempéries

foncée

5

à 15 mn si HF +

Température minimale d’application : 15°C

Tenue au feu

Abrasivité

 

Résorcine (RPF)

temps

 

de

Collage

de

 

stabilisation sous

matériaux divers

presse 1 à 3 mn

Toxicité

Joints

épais

 

possible

Résorcine :

à

12

h à 20°C

 

Conservation :

Mêmes que RPF

 

Mêmes que RPF

application séparée pour lamellation

2

à 3 h à 40°C

 

6

mois à 20°C

Durée de vie en pot plus longue

Nécessité

d’une

 

Température minimale d’application : 18°C

installation

 

Nettoyage réduit

 

spécifique

 

Limitation

 

des

 

déchets

 

Mélamine

urée

6

à 12 h à 20°C

 

Conservation :

Tenue

à

l’eau

et

à

Abrasivité

 

formol (MUF)

1

à 3 h à 40°C

2

à 6 mois à 20°C

l’humidité

   

4

à 5 mn si HF plus

Température minimale d’application : 18°C

Tenue satisfaisante à la chaleur

temps

 

de

stabilisation sous

Rigidité très élevée

presse 1 à 3 mn

 

Joints clairs

 
 

Joints

épais

possible

Urée

formol

8

à 16 h à 20°C

 

Conservation :

Rigidité élevée

 

Mauvaise tenue aux intempéries

Sensibilité aux températures supérieures à 70°C

modifiée (UF)

15

à 30 mn à 60°C

6

à 12 mois à 20°C

Joints clairs

5

à

10

mn

si

HF

Température minimale d’application : 15°C

Joints

épais

plus

temps

de

possible

stabilisation sous

 

presse 1 à 3 mn

 

Abrasivité

 

(x) Se conformer aux prescriptions des fournisseurs d’adhésifs

 

Tableau 3 – Préconisation des adhésifs de type I ou II selon NF EN 301/302

 

Classes

Température de

Température de service < 50°C

 

Exposition

en

 

atmosphère

d’utilisation

service ³ 50°C

   

Humidité

bois

Humidité

bois

>

corrosive

(produits

18%

18%

chimiques

ou

autres)

I1

type 1

type 1 ou 2

 

sans objet

 

sans objet

I2

type 1

type 1 ou 2

 

type 1

type 1

H3

type 1

type 1

type 1

type 1

H4

type 1

sans objet

 

type 1

type 1

Les résultats connus des examens de type montrent que :

1°- Les adhésifs de type 1 correspondent en généra l aux formulations résorcine et mélamine-urée-formol

2°- Les adhésifs de type 2 correspondent en généra l aux formulations urée-formol

1.2 Fabrication

Les principes généraux de fabrication sont indiqués dans les paragraphes suivants. De nombreuses variantes existent notamment au niveau des techniques de mise sous presse et de polymérisation de la colle.

1 re opération : Séchage ou Stabilisation

La première opération consiste à amener l’humidité du bois approvisionné à celle requise pour la fabrication. L’humidité d’une lamelle dépend du traitement ou non du bois. Pour le bois non traité, l’humidité doit être homogène, à savoir entre 8 et 15 % et avec un écart maximal de 4 % dans une même lamelle. Pour le bois traité, l’humidité doit être comprise entre 11 et 18 %.

2 e opération : Enturage et Aboutage

Après une opération dite " de purge " (triage) consistant à éliminer les défauts, les lamelles sont tronçonnées et aboutées, afin de réaliser les longueurs nécessaires à la fabrication. Au cours de cette opération, la température du bois doit être supérieure ou égale à 15°C.

Les joints à entures multiples sont les plus utilisés "(enture de 5 à 50 mm) avec une tendance actuelle aux entures courtes (10 à 15 mm). La pression minimale pour l’aboutage est de l’ordre de 20 bars.

3 e opération : Le rabotage des lamelles

Après aboutage, un rabotage des lamelles s’effectue au maximum 24 h avant l’encollage.L’écart maximum admissible par rapport à l’épaisseur moyenne sur une longueur de lamelle de 1 m, est égal à 0,2 mm.Pour les adhésifs urée-formol non modifiés, cet écart doit être inférieur à 0,1 mm.

4 e opération : Encollage des lamelles

Autrefois, il était effectué manuellement. Aujourd’hui, cette opération est réalisée avec des encolleuses à rideaux ou rouleaux. Au moment du collage, les surfaces doivent être propres, et l’adhésif appliqué uniformément.

5 e opération : Serrage des lamelles

Il a pour but de maintenir les pièces encollées à la pression voulue dans la forme désirée pendant le temps de polymérisation de la colle. Ce temps est variable suivant le type de colle employée, la température et l’hygrométrie de l’air ambiant, le mode de chauffage, éventuellement.

La pression minimale pour les différents types de colle généralement employées dépend de l’épaisseur de la lamelle (inférieure à 35 mm ou supérieure jusqu'à 45 mm) ; elle varie de 6 bars pour les faibles épaisseurs et, pour les plus fortes, de 8 ou 10 bars. Cette pression est obtenue :

- par des tiges filetées de forte section dont le serrage se fait à l’aide de clé à choc ayant un dispositif

dynamométrique de débrayage automatique,

- par des vérins hydrauliques ou pneumatiques,

- par la répartition de l’effort à l’aide de blocs de serrage sur la planche de répartition,

- par le nombre de tiges filetées suivant l’épaisseur des lamelles et de la planche de répartition.

Lors du séchage, le retrait de la pièce en cours de collage nécessite un maintien constant de la pression qui peut se faire :

- manuellement, par un resserrage régulier,

- automatiquement, par des ressorts compensateurs ou par tout autre système équivalent.

L’entre-axe maximal des presses dépend de la pression de collage ainsi que de l’épaisseur de la poutre à serrer et ne devra jamais dépasser 40 cm à l’intrados.

6 e opération : Taillage et Finitions

Il s’agit essentiellement des opérations de rabotage, de perçage et taillage et application de produits de traitement et/ou finitions.

2 Classes de résistance

Les classes de résistance (d'après EN 1194 - version Juillet 1999) du bois lamellé collé sont les suivantes :

Tableau 4 - Classes de résistance des lamelles de bois selon EN 338

Lamellé collé homogène

C

24

C

30

C40

Lamellé collé combiné

C

24 / C 18

C

30 / C 24

C 40 / C 30

Classes du BLC

GL 24

GL 28

GL 32

Pour utiliser les Règles CB 71, les valeurs de contraintes admissibles et les propriétés associées aux classes de résistance du Bois Lamellé Collé sont définies dans les tableaux 5a et 5b (Règles Professionnelles SNCCBLC/FIBC )

 

Tableau 5a – Contraintes admissibles et propriétés associées au BLC combiné à H = 12 % en N/mm 2 (*), KN/mm2 ** et Kg/m3 *** et relevant du marquage règlementaire (Note SNCCBLC/FIBC)

Classe

de

 

GL 24 c

GL 28 c

GL 32 c

GL 36 c

résistance

du

Bois

Lamellé

 

Notation CB 71

combiné

combiné

combiné

combiné

Collé

 

Résistance

en

 

f

       

flexion

 

11,4

13,3

15,2

17,1

Traction axiale

 

6,7

7,9

9,3

10,7

Traction

 

t

       

transversale

 

0,2

0,2

0,2

0,2

Compression

 

       

axiale

 

10

11,4

12,6

13,8

Compression

 

t

       

transversale

 

2,2

2,6

2,8

3,2

Cisaillement

 

1,0

1,3

1,5

1,8

Module

moyen

         

d’élasticité

 

E

F

11,60

12,60

13,7

14,7

axiale **

 

Module

moyen

         

de

cisaillement

 

E

G

0,59

0,72

0,78

0,85

**

 

Masse

 

420

460

500

540

volumique

moyenne***

(*) Les règles CB 71 prévoient une humidité de base de 15 % pour les valeurs de contraintes. Il est convenu d’utiliser directement celles à 12 % (prEN 1194) comme contraintes de base et sans correction.** Modules - *** Masses volumiques

 

Tableau 5a – Contraintes admissibles et propriétés associées au BLC homogène à H = 12 % en N/mm 2 (*), KN/mm2 ** et Kg/m3 *** et relevant du marquage règlementaire (Note SNCCBLC/FIBC)

Classe

de

 

GL 24 c

GL 28 c

GL 32 c

GL 36 c

résistance

du

Bois

Lamellé

 

Notation CB 71

combiné

combiné

combiné

combiné

Collé

 

Résistance

en

 

f

       

flexion

 

11,4

13,3

15,2

17,1

Traction axiale

 

7,9

9,3

10,7

12,4

Traction

 

t

       

transversale

 

0,2

0,2

0,2

0,3

Compression

 

       

axiale

 

11,4

12,6

13,8

14,8

Compression

 

t

       

transversale

 

2,6

2,8

3,2

3,4

Cisaillement

 

1,30

1,50

1,80

2,0

Module

moyen

         

d’élasticité

 

E

F

11,60

12,60

13,70

14,70

axiale **

 

Module

moyen

         

de

cisaillement

 

E

G

0,72

0,78

0,85

0,91

**

 

Masse

 

440

480

520

560

volumique

moyenne***

(*) Les règles CB 71 prévoient une humidité de base de 15 % pour les valeurs de contraintes. Il est convenu d’utiliser directement celles à 12 % (prEN 1194) comme contraintes de base et sans correction.** Modules - *** Masses volumiques

3 Justifications

Les justifications se font de manière analogue à celles menées pour les pièces en bois massif : le dimensionnement se fera aux déformations et les vérifications aux contraintes admissibles, en appliquant les coefficients de pondération adéquats en fonction de l’humidité, de la hauteur de section, ….

en appliquant les coefficients de pondération adéquats en fonction de l’humidité, de la hauteur de section,

ANNEXES

Exemples d’assemblages

GSE/2,5 - Grands Sabots à Ailes Extérieures

APPLICATIONS :

Types : solives, pannes, poutres lisses et montants de bardage, butées de chevrons, renforcement d'assemblages existants. Produits : bois massif, bois composite, bois lamellé collé, fermes triangulées, profilés. Supports : bois massif, bois composite, bois lamellé collé, béton, acier.

MATIERE :

Acier S250GD + Z275 suivant NF EN 10326

DIMENSIONS :

voir tableau

CHARGES ADMISSIBLES :

voir tableau Essais de cisaillement réalisés par notre laboratoire d'essais anglais conforme aux spécifications de l'EC5.

FIXATIONS :

Assemblage bois/bois: pointes crantées estampillées PB ou No Equal. Assemblage bois/béton: chevilles mécaniques Ø12.

Assemblage bois/bois: pointes crantées estampillées PB ou No Equal. Assemblage bois/béton: chevilles mécaniques Ø12.
Assemblage bois/bois: pointes crantées estampillées PB ou No Equal. Assemblage bois/béton: chevilles mécaniques Ø12.
 

Dimensions (en mm)

 

REFERENCE

 

Dimensions

   

Fixation sur porté

Fixations sur porteur

 

A

 

B

C

Ep

Larg 38 à 50

Larg > 51

Sur béton

Sur bois

GSE300/2,5X

32

à 110

95 à 134

110

2,5

6

- Ø4.2x35

6

- Ø4,2x50

2

- Ø12

12

- Ø4,2x50

GSE340/2,5X

32

à 110

115

à 154

110

2,5

8

- Ø4.2x35

8

- Ø4,2x50

2

- Ø12

16

- Ø4,2x50

GSE380/2,5X

32

à 140

120

à 174

110

2,5

8

- Ø4.2x35

8

- Ø4,2x50

4

- Ø12

16

- Ø4,2x50

GSE440/2,5X

32

à 140

150

à 204

110

2,5

12

- Ø4.2x35

12

- Ø4,2x50

4

- Ø12

22

- Ø4,2x50

GSE500/2,5X

32

à 140

180

à 234

110

2,5

14

- Ø4.2x35

14

- Ø4,2x50

4

- Ø12

28

- Ø4,2x50

GSE500/2.5X-AL

141

à 200

150

à 179,5

110

2,5

12

- Ø4.2x35

12

- Ø4,2x50

2

- Ø12

28

- Ø4,2x50

GSE540/2,5X

32

à 140

200

à 254

110

2,5

16