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Les nouvelles dimensions dans la définition de la traduction – apport philosophique

du XIXe siècle.
Le rôle de la traduction au XIXe siècle est de plus en plus mis en valeur grâce a
l’internationalisation croissante et à la multiplication diversifiée des échanges entre les
langues. C’est la recherche d’un équilibre associant la fidélité à la forme et au fond qui
pousse l’auteur à s’élever contre l’empirisme et à dénoncer la conception dualiste de la
traduction comme linguistique appliquée. L’idéologie qui sous-tend cette attitude se
prolonge dans le mépris du rôle historique de la traduction lequel se trouve occulté par la
sacralisation de la littérature, et dans le développement de dichotomies du type ‘forme vs.
sens’, qui donnent lieu à des approches duelles. La question de savoir si l'auteur se
concentre en fait sur l'une et l'autre langue, c'est-à-dire sur une dichotomie, ou s'il met
l'accent sur le processus de substitution qui permet de transformer la dyade LD/LA en
triade (à savoir: LD---traduction---LA), reste posée. A ce titre, on pourrait mentionner
l’apparition d’une nouvelle troisième dimension appelée triadique.
Schlegel loue les mérites des exercices de traduction et considère la traduction une
nécessité. Goethe, à son tour, distingue trois façons de traduire, ce qui autorise à Steiner
à qualifier ses travaux de triadique. Voltier considère qu'il faut être fidèle à la fois à la
forme et au fond. L'auteur n'opte donc pas pour le fond aux dépens de la forme, ni
l'inverse d'ailleurs: il prend le parti de soutenir leur interdépendance, suggérant ainsi que
loin de s'opposer, ces deux aspects existent l'un en fonction de l'autre. Et puisque l'un ne
va pas sans l'autre, c'est le rapport entre les deux qui détient la clef du mystère d'une
bonne traduction.
La traduction au début du XXe siècle est marquée par une révolution technologique et
assume un rôle central dans la vie de la communauté internationale. A cette époque,
Walter Benjamin introduit le concept du langage pur dans la traduction qui apparaît
clairement comme le troisième élément de la triade. Ce langage, selon lui, est commun à
toutes les langues et permet au traducteur de procéder à la mutation d’un texte d’une
langue dans une autre.
Les théories traductologiques des grands philosophes du XIXe siècle ont préparé le
chemin pour l’avènement et l’expansion considérable de la traduction, et notamment de
l’interprétation de conférence et de la création de la machine à traduire.

Cordialement,
Negura Iuliana.