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L'enfant Jésus au temple

Les 53 sermons du Seigneur SERMON N°7 Gottfried Mayerhofer


( Le sermon du premier dimanche de l’année )
« Et lorsque Jésus eut l’âge de douze ans… »
- Luc 2.42 -
Laissons ce moment de l’histoire de mon enfance et de mon
adolescence, et prenons-le en considération seulement en ce qu’il se
répétera spirituellement avant mon retour ; et même, il est déjà en
train de se répéter.
Voyez-vous, mes enfants, chacune de mes actions en ce temps, de ma
naissance jusqu’à mon ascension, a un double, et même un triple
sens, puisque : Ce que je fis et dis, n’était pas destiné seulement au
peuple juif, mais bien pour tout mon royaume spirituel. Je voulus
avec ma doctrine et avec mon exemple montrer universellement
comment on peut se relier à Moi, à l’Esprit Divin, comment on peut
obtenir la filiation de Dieu.
A cet effet seulement, je pris la nature humaine, et je dus, à l’égal de
tout autre enfant, modeler progressivement mon âme, que j’avais
prise de la substance animique universelle de la matière jugée, afin
de l’adapter à Mon Esprit. De sorte que, à cause de ce revêtement
animique, certes non parfait, je dus corriger mes pensées humaines
et mes vues, comme c’est le cas pour tous les hommes ; comme fils de
l'homme qui vécut, combattit et souffrit, je montrai de quelle façon et
à quel prix un esprit créé peut se relier au Père , l’Esprit éternel
incréé , en assujettissant entièrement sa propre âme à l’Esprit Divin
en lui, comme je le fis, en tant que Jésus, avec mon âme.
Si le développement spirituel de mon âme, de cette âme humaine qui
devait servir à mes fins, s’accomplit plus rapidement que ce n’est le
cas pour les fils ordinaires des hommes, cela ne fut qu’une
manifestation de Dieu lui-même pour montrer et prouver quel esprit
était enfermé dans mon enveloppe humaine, et combien il
transparaissait facilement dans sa splendeur à travers cette
enveloppe, à la moindre invitation.
Jusqu’à ma trentième année, mon homme terrestre dut se mûrir pour
la grande oeuvre qu’il devait accomplir, pour poser ensuite, dans les
trois dernières années, la pierre de la doctrine spirituelle éternelle
ineffaçable, sans laquelle la persistance ultérieure de la création
aurait été rendue impossible. Car il n’était pas suffisant d’avoir créé
des esprits de force prodigieuse et dotés de facultés divines mais il
s’avérait nécessaire qu’ils sachent aussi pour quel motif et pour quelle
fin je les avais dotés de telles perfections : Ils devaient en premier lieu
me comprendre parfaitement, et se faire une pleine idée de Ma
création, pour pouvoir ensuite faire un sage usage de la puissance qui
leur avait été concédé, pour pouvoir rendre honneur à leur créateur.
Ce fut le but de mon incarnation sur la terre ; comme un acte dirigé
pour influencer mon monde spirituel, et seulement indirectement,
comme un banc d’épreuve dans le monde de la matière, puisque cette
dernière ne consiste en rien d’autre que des parcelles spirituelles liées
ensemble à une certaine époque, qui comme esprits, doivent
naturellement parcourir une voie beaucoup plus longue, afin de
pouvoir rompre l’enveloppe où elles sont renfermées ; pour ensuite,
comme parcelles de mon Moi, revenir à Moi spiritualisées.
Les questions que j’adressai dans le temple aux prêtres prétentieux,
au lieu de répondre aux leurs, les mettant ainsi dans l’embarras,
avaient aussi le but de les démasquer devant le peuple et de dévoiler
à celui-ci leur connaissance superficielle des choses divines, afin que
Ma Parole, comme germe de ma future doctrine, pût ensuite mettre
des racines plus profondes.
Cependant, en général, en ce temps, personne ne m’avait encore
reconnu ; ni Joseph, ni Marie ne comprirent de telles paroles, et
quelles étaient les choses de mon Père ; eux-mêmes étaient encore
trop attachés au culte extérieur judaïque, ils croyaient que toute la
religion consistait purement dans l’observance de centaines
coutumes ; ils ne me connaissaient pas, et moins encore mon Père,
parce que pour eux il n’existait qu’un unique Dieu invisible et
indivisible. Le temps qui s’écoula ensuite jusqu’au moment où je me
consacrai à la prédication en public en tant que maître, et durant
lequel je vécus en faisant le charpentier en compagnie de mes parents
terrestres, fut employé par mon âme à devenir une seule chose avec le
Père en moi ; de sorte que la parenté terrestre allait en diminuant
toujours plus d’importance, tandis qu’à sa place allait en augmentant
progressivement la parenté spirituelle, qu’il me fut donné de pouvoir
accomplir pleinement ma mission ; parce que mon âme, s’étant réunie
à l’Esprit de Dieu, enseigna et opéra ce que vous trouvez écrit
dans « Le Grand Evangile De Jean. » : - « L’explication et la juste
compréhension des attributs divins et de l’essence de Dieu, comme
aussi de l’essence de l’homme avec la répercussion sur sa dignité
humaine et spirituelle ; l’explication du vrai rapport existant entre
Dieu et l’homme, entre l’homme et Dieu, et enfin du rapport des
hommes entre eux. »
Ma doctrine que je donne pour guide à mes divins fils, afin qu’ils
sachent comment ils peuvent et doivent aimer Dieu, en tant que
créateur, et Père, et de quelle façon on peut et on doit s’approcher de
lui !
Or, qu’est-ce donc vraiment l’enfance ? L’enfance est l’âge du réveil de
l’âme, et le temps où elle veut se procurer des connaissances
spirituelles, où elle commence à considérer plus attentivement les
choses extérieures qui l’entoure, et, où elle n’est plus sourde à la voix
qui part de son intérieur, et qui parle pour le moins un langage
différent de celui qui lui a été imposé. Cet âge qui correspond à ma
douzième année, est maintenant arrivé; beaucoup se sentent pris
d’une inquiétude intérieure, et beaucoup au lieu de se laisser comme
d’habitude interroger, commencent eux-mêmes à poser des questions
aux théologiens et aux prêtres du temps actuel, qui ont la prétention
d’être les seuls savants au courant de toute chose ; ils commencent
ainsi à enquêter et à juger de ce qu’il est prescrit de croire.
C’est de nouveau la Parole, qui pénètre toute-puissante en tous les
coeurs réveillés, et qui avec sa lumière, suscite en eux des milliers
d’autres pensées, de sorte que le germe vital si longtemps endormi,
commence à être actif et productif. La Parole ressemble à une
avalanche de neige ; elle trouve toujours des coeurs délivrés de la
superstition. Ainsi procède la préparation du grand processus de
purification ; jusque dans les relations sociales, considérées comme
produits consécutifs de celles religieuses-spirituelles ; de sorte que se
manifeste un mouvement tendant à l’égalité et à la remise en vigueur
des droits divino-humains. C’est le printemps qui précède l’été chaud
où doivent mûrir les fruits, afin que, ensuite, à l’automne, on puisse
en faire la récolte. Purifiez en chacun de vous votre coeur de toute
ordure du monde.
Les vicissitudes des temps qui se succèdent toujours plus pressantes,
les agitations des esprits et celles des coeurs vous poussent à
progresser continuellement ; tenez donc compte des avertissements
que je vous envoie sous des formes si nombreuses et si variées,
puisqu’ils ne visent à rien qu’à votre bien, qu’avec l’aide de ma grâce,
vous pouvez atteindre à condition que vous le vouliez.
AMEN !

Source: http://www.scribd.com/doc/21196332/Les-53-Sermons-Du-Seigneur-Gottfried-
Mayerhofer?in_collection=2332879