TITRE III LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE

I. PRINCIPES GENERAUX DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE
A. DEFINITION : Article 87 - Il est institué une taxe sur le chiffre d'affaires dite "taxe sur la valeur ajoutée" qui s'applique : 1° - Aux opérations de nature industrielle, commerciale, artisanale ou relevant de l'exercice d'une profession libérale, accomplies au Maroc ; 2° - aux opérations d'importation. 3° - La taxe s'applique aux opérations visées aux à l’article 89 du code général des impots effectuées par les personnes, autres que l'Etat non entrepreneur, agissant à titre habituel ou occasionnel, quels que soient leur statut juridique, la forme ou la nature de leur intervention. B. COMMENTAIRE : La taxe sur valeur ajoutée instituée au Maroc ressemble à celle que l'on retrouve dans de nombreux systèmes fiscaux étrangers. Elle s'apparente aux taxes indirectes de consommation dont le rendement suit la courbe des fluctuations économiques. Cependant bien qu'elle repose sur des faits de consommation, la T.V.A. ne constitue pas un impôt généralisé sur la dépense. Certes, son champ d'application est très large. Néanmoins, certains secteurs économiques échappent à la taxation, notamment le secteur agricole, une partie de la distribution au détail et certaines activités ou produits, exonérés par une disposition expresse de la loi. L'analyse des principes généraux qui gouvernent l'application de la taxe sur la valeur ajoutée conduit à examiner, dans un premier temps deux notions essentielles à savoir : 1° - la notion d'opération imposable ; 2° - la notion de personne imposable. La troisième notion ayant trait à la règle de territorialité sera examinée dans le chapitre réservé au champ d'application.

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SECTION I - NOTION D'OPERATION IMPOSABLE Il s'agit de toute opération de nature industrielle, commerciale, artisanale ou relevant de l'exercice d'une profession libérale expressément visée par le C.G.I. Hormis l'agriculture et les activités à caractère non commercial, ou non industriel et les activités à caractère civil, et sous réserve des exonérations prévues par le C.G.I, le législateur soumet à la T.V.A. la quasi-généralité des opérations économiques. La démarcation entre acte de nature commerciale et acte civil est souvent difficile à établir du fait de l'abondance de ces actes et des interférences qui peuvent exister entre eux, et du fait aussi que le droit positif ne définit pas de manière rigoureuse l'acte de commerce. 1. Activités agricoles Des considérations d'ordre économique et social ont amené le législateur à exclure du champ d'application de la T.V.A., le secteur de l'agriculture. Cependant la situation des opérations effectuées par les agriculteurs au regard de la législation en matière de T.V.A. mérite d'être définie suivant les précisions ci-après : a) Ventes de produits de récolte : La vente par un agriculteur des produits de sa récolte à l'état naturel (céréales, légumes, fruits...) ou obtenus après transformation, pourvu que celle-ci se situe dans le prolongement normal de son activité agricole et que ces produits soient vendus avec ou sans présentation commerciale, en gros ou en détail ne constituent pas une opération imposable à la T.V.A., tel est le cas de la vente par un agriculteur de fromage fabriqué à partir du lait de son cheptel, du miel provenant de sa ruche, de plante ou d'abrisseaux provenant de sa pépinière...). b) Ventes de produits agricoles transformés : Un agriculteur devient assujetti, lorsque les transformations effectuées ne constituent plus le prolongement normal de son activité agricole, soit parce que ces transformations portent sur des produits d'achat, soit en raison de l'utilisation de procédés industriels pour l'obtention des produits transformés ou conditionnés. Cas d'espèce : Agriculteur et éleveur : L'agriculteur ou l'éleveur qui vend du beurre ou du fromage, n'est pas assujetti à la taxe à condition que les produits fabriqués proviennent exclusivement du lait de son cheptel et que les conditions d'exploitation ne s'apparentent pas à une activité industrielle.

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Apiculteur : L'apiculteur qui vend en l'état le miel de sa récolte ne doit pas être recherché en paiement de la taxe. Il devient assujetti lorsqu'il fabrique, par exemple, des bonbons ou des pains d'épice en incorporant au miel de son rucher des produits tels que le sucre, la farine, les arômes etc... Pépiniériste : n'est pas assujetti pour la vente d'arbustes provenant de plantes d'achat, lesquels ont été incorporés au fond et sont devenus des produits récoltés sur une exploitation agricole. Accouveur : Les opérations accomplies par les accouveurs dans l'exercice de leur profession et consistant, à l'aide d'installations appropriées, à transformer en poussins des oeufs, se rattachent, par leur nature au cycle biologique naturel de l'évolution du poulet. Elles constituent donc des opérations hors champ d'application de la taxe. Elevage : Le propriétaire d'une écurie de course qui exploite un domaine agricole dans lequel il se livre à l'élevage des chevaux qu'il engage dans les épreuves sportives exerce une activité de nature agricole se situant hors du champ d'application de la T.V.A. Cependant, l'entreprise peut revêtir un caractère commercial si son objet principal est l'exploitation de l'écurie et non l'élevage, lequel constitue une opération hors champ d'application de la T.V.A. c) Opérations autres que les ventes Pour les opérations autres que les ventes effectuées par des personnes qui exercent à titre principal une activité à caractère agricole, la situation de ces personnes au regard de la T.V.A. doit être examinée dans les mêmes conditions que pour les autres assujettis. Exemples -Agriculteur prestataire de services L'agriculteur effectuant pour le compte de tiers des prestations de services telles que transport, location de matériel agricole, etc... même occasionnellement, exerce une activité imposable par nature, à la T.V.A. -Entraîneur de chevaux ou de lévriers de courses Le dressage et l'entraînement des animaux par une personne physique relèvent de l'exercice d'une activité à caractère non commercial et la rémunération perçue à ce titre par l'entraîneur constitue une opération non taxable. Par contre relèvent d'une activité à caractère commercial et sont passibles de la taxe les opérations telles que :
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- la fourniture du logement et la nourriture des animaux; - la location de chevaux ; - le dressage et l'entraînement des animaux par une personne morale. 2- Actes civils : Les actes réputés civils non imposables sont ceux qui sont exercés dans des conditions ne leur conférant pas un caractère commercial, industriel ou de prestation au sens des dispositions des articles 87 et 89 du C.G.I. Cas d'espèce -Redevance pour l'exploitation d'une carrière Le fait pour une personne propriétaire ou locataire d'un terrain, de charger un tiers d'ouvrir et d'exploiter une carrière sur ce terrain, moyennant paiement d'une redevance sous quelque forme que ce soit, constitue une opération passible de la taxe au-même titre que l'extraction elle-même. -Locations immobilières La location portant sur un terrain nu ou un immeuble non meublé ou non agencé à des fins professionnelles constitue une opération civile non taxable. -Location de caves Dans le cas où la location de la totalité d'un domaine agricole porte également sur une cave aménagée sur ce domaine on ne peut dissocier la location de la cave (qui représente l'accessoire) de la location de l'ensemble du domaine, laquelle constitue un acte civil. Par contre la location ou la sous-location de la cave aménagée à un viticulteur, revêt un caractère commercial passible de la taxe. -Cession d'un fonds de commerce La cession d'un fonds de commerce, donnant lieu à l'application de droits d'enregistrement, constitue au regard de la T.V.A. une opération civile. Par contre les cessions de marchandises corrélatives à la vente du fonds de commerce effectuées par les assujettis, sont soumises à la T.V.A. dans les conditions de droit commun (Article 89 du C.G.I). SECTION II - NOTION DE PERSONNE ASSUJETTIE

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Sont considérées comme assujetties à la T.V.A., toutes les personnes physiques ou morales, autres que l'Etat non entrepreneur qui effectuent des opérations entrant dans le champ d'application de l'impôt et ce quels que soient : * Le statut juridique et la nationalité des personnes qui réalisent les opérations imposables. Cette règle consacre le caractère réel de la taxe dont l'application est liée à la matérialité de l'opération. Elle permet, à titre d'exemple, d'imposer une personne physique ou morale dont l'activité est réputée non commerciale (associations, coopératives, cercles privés, établissements publics...) dès lors que l'opération réalisée entre dans le champ d'application de la taxe. * Le caractère permanent ou occasionnel des opérations effectuées. Une personne qui effectue des opérations taxables occasionnellement est redevable de l'impôt au même titre qu'un assujetti agissant dans un cadre professionnel ; * La forme ou la nature de l'intervention de l'assujetti. Une opération de livraison à soi-même ou une transaction par voie d'échange entre assujettis constituent des opérations taxables ; * Les résultats atteints : Il n'est pas nécessaire que l'opération effectuée débouche sur un résultat positif pour donner lieu à taxation. Le caractère bénéficiaire ou déficitaire de l'opération est sans influence sur l'exigibilité de l'impôt dès lors que celle-ci entre, de par sa nature, dans le champ d'application de la taxe. A. OPERATIONS REALISEES PAR DES PERSONNES N'AGISSANT PAS A TITRE INDEPENDANT : Il convient de rappeler au préalable que le contrat de travail est une convention qui met en rapport deux personnes ; l'employeur et l'employé en vertu de laquelle l'employé s'engage à travailler pour le compte de l'employeur pendant un temps déterminé ou, le plus souvent, sans fixation de durée, moyennant un salaire fixé à l'avance. Le contrat, qui peut être écrit ou simplement de fait, se fonde sur deux critères : la continuité des rapports et le lien de subordination juridique dans l'exécution du travail du salarié. Les opérations réalisées par des personnes salariées, dans le cadre d'un contrat de travail, ne sont pas imposables à la T.V.A., dès lors que la personne en question n'agit pas à titre indépendant ou dans le cadre d'un contrat d'entreprise (contrat de fournitures de biens ou services). A contrario et à titre d'exemple, doit être considéré comme exerçant, à titre indépendant, et par conséquent assujetti à la taxe pour ses prestations, le dépositaire qui n'est tenu par aucun horaire pour l'exécution de ses obligations, perçoit à titre de rémunération des remises proportionnelles à la valeur des marchandises distribuées et assume les obligations et responsabilités incombant normalement à un
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. le développement du rôle économique de l'Etat et des organismes étatiques. locations de fonds de commerce (buvettes..V.A. lorsqu'elles effectuent des opérations de nature industrielle.I. Cependant. En effet. par abandon ou confiscation. salles etc. OPERATIONS ETATIQUES : REALISEES PAR L'ETAT ET ORGANISMES En vertu des dispositions de l'article 87 du C. Le respect du principe de neutralité qui fonde l'impôt sur le chiffre d'affaires. dans la mesure où elles rentrent dans le champ d'application de la taxe.A.) munis de leur matériel et de leur agencement. régies. Cas d'espèce : (1) Service autonome de publicité : est une entité administrative assujettie de droit à la T.A. lavoirs publics. (4) Administration des douanes et impôts indirects : Elle ne peut être recherchée en paiement de la T.A. (2) Collectivités locales : Elles sont assujetties à la T. les ventes par la douane de marchandises constituées en dépôt et qui n'ont pas été retirées à l'expiration du délai fixé par les règlements de le 11/5/2007 6 .G.). B..employeur (recrutement. établissements publics.V. rétribution de personnel) sans rendre compte à son commettant des décisions prises à l'égard des employés. location de parking.V. les opérations effectuées par l'Etat entrepreneur sont passibles de la T. exploitation des piscines.V. commerciale ou de prestation de services dans des conditions analogues à celles des particuliers. Exemple: distribution de l'eau et de l'électricité produite par elles. amène donc à soumettre à la T. Ils doivent être recherchés en paiement de la taxe dans les conditions de droit commun pour les opérations imposables qu'ils effectuent.A. (3) Offices. pour ses opérations de prestations de services taxables. les activités à caractère administratif.V. casinos. Bien entendu. commercial et de services qu'elles effectuent. éducatif et culturel sont situées hors champ d'application de la taxe. (location de stands dans les foires.. social. a conduit ceux-ci à effectuer des opérations économiques comparables à celles des entreprises privées. les personnes morales de droit public. à raison des opérations et prestations à caractère industriel.. à l'intérieur sur les ventes de marchandises dont elle est devenue propriétaire..

Le lieu d'imposition à la T.A. 2° .V. A.Les exonérations : . le 11/5/2007 7 . 2° . sont les mêmes que ceux en matière de T. 3° . le droit cédé ou l'objet loué sont exploités ou utilisés au Maroc.magasinage doivent être soumises à la T.G.A.S'il s'agit de toute autre opération lorsque la prestation fournie.S.V.A. SECTION I .V. le service rendu. CHAPITRE PREMIER CHAMP D'APPLICATION DE LA T.La territorialité de la taxe . Les principes gouvernant la notion de territorialité.P.S'il s'agit d'une vente lorsque celle-ci est réalisée aux conditions de livraison de la marchandise au Maroc . L'étude du champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée conduit à examiner successivement : 1° .V.. pour l'application de la T.Les opérations imposables : de droit ou par option . La taxe sur la valeur ajoutée s'applique donc aux opérations réalisées à l'intérieur du territoire du Royaume compris entre les frontières terrestres et dans les eaux territoriales.TERRITORIALITE DE LA T. est défini par les dispositions de l'article 88 du C.V.I qui stipulent qu'une opération est réputée faite au Maroc : 1° . VENTES AU MAROC : Une vente est faite au Maroc lorsque celle-ci est réalisée aux conditions de livraison de la marchandise au Maroc.A. lors du dédouanement dans les conditions de droit commun.exonérations avec droit à déduction (détaxation) .régime suspensif.A.exonérations sans droit à déduction .

. la loi prévoit expressément l'exonération des produits et services livrés à l'exportation.A. le principe fondamental qui détermine leur imposabilité est constitué par le lieu d'utilisation du service.le lieu où s'effectue le paiement .V. c'est à dire la remise effective de la marchandise à l'acheteur. et sous réserve de certaines exclusions (régimes douaniers suspensifs. A l'importation.) la T. s'il n'y a pas de dispositions particulières réglementant l'exportation et l'importation. En somme..A. pour déterminer si une opération est ou non passible de la T.la nature de la monnaie de règlement . L'application stricto sensu de cette règle ne conduit-elle pas cependant à imposer les ventes marocaines destinées à l'exportation dans la mesure où la marchandise est livrée au Maroc et à ne pas imposer les achats effectués par les nationaux de marchandises dont ils ont pris livraison à l'étranger ? Certainement.A.V. la preuve de l'utilisation hors du Maroc devrait être à la charge du prestataire. Sont donc sans influence sur les conditions d'exigibilité de la taxe : . s'applique aux biens importés.le lieu de conclusion de la vente .. le 11/5/2007 8 . le lieu où le service est rendu n'est pas déterminant. Par conséquent.Par livraison on doit entendre le transfert de la chose vendue en la jouissance et possession de l'acheteur. la nationalité des vendeurs et acheteurs.le lieu où se trouve l'objet au moment de la vente dès lors qu'il est destiné à être livré au Maroc . . il faut combiner la règle de territorialité avec les dispositions régissant le régime du commerce extérieur en matière de T. une vente est réputée faite au Maroc lorsque la délivrance de la marchandise est effectuée dans le territoire marocain. B. il en est de même du lieu de résidence du prestataire ou du bénéficiaire du service. A l'exportation. En principe. . Toutefois. OPERATIONS AUTRES QUE LES VENTES : 1° -Règle générale : Pour les prestations.V.

S'agissant de prestations exécutées au Maroc et qui trouvent leur finalité à l'étranger.Exemple : Cas de société marocaine liée par un contrat avec un client situé à l'étranger pour la réalisation d'étude d'ingénierie. la location par une société étrangère à une société marocaine de matériel utilisé au Maroc rend la société étrangère redevable de la taxe. b) Intérêts de prêts Les intérêts de prêts réglés par une entreprise installée au Maroc à une entreprise étrangère domiciliée ou non au Maroc. en rémunération de crédits ayant servi à financer l'achat au Maroc ou à l'étranger de biens et marchandises sont passibles de la T. la prestation est assujettie à la taxe.A. celles-ci sont taxables si elles sont utilisées au Maroc. à une société étrangère qui ne l'utilise pas au Maroc. en vertu d'un contrat libellé en devises. marques. la prestation étant considérée avoir été utilisée au Maroc. locations d'objets Ces opérations qui concernent principalement l'exploitation de brevets ou de marques et la location de matériel sont réputées faites au Maroc. la Taxe est due sur la seule portion de la prestation réalisée à l'intérieur des eaux territoriales à l'exclusion de celle réalisée en haute mer. Si l'assistance et/ou le remorquage ont lieu en haute mer.V. laquelle société a confié ces travaux en sous-traitance à une autre société marocaine. Ainsi la location par une entreprise marocaine de matériel dont elle est propriétaire à l'étranger.. lorsque ces droits ou objets sont utilisés ou exploités au Maroc.A. le 11/5/2007 9 . brevets. ne constitue pas une opération faite au Maroc. * Etudes Quel que soit le lieu où sont réalisées les études.V. Par contre. elles sont réputées faites hors territoire marocain et par conséquent non passible de la T. * Cession de droits. 2°-Cas particuliers a) Assistance de navires Lorsque les opérations de remorques et d'assistance de navires ont lieu dans la limite des eaux territoriales marocaines.

. Par contre. .V. même si le droit est utilisé au Maroc car il ne s'agit pas de prestation de services de nature commerciale ou industrielle.les opérations portant sur les biens immeubles .les opérations portant sur les biens meubles .* Cession de droits Lorsque les droits sont cédés par l'auteur.Opérations obligatoirement imposables Les opérations obligatoirement imposables à la T.A. 1° -Notion d'entrepreneur de manufacture L'article 89-II-1° du C. 2° . l'opération ne doit pas être soumise à la T.G. effectuées par les assujettis. de produits extraits. 3° . A.A. en vertu des dispositions de l'article 89 du C. corrélatives à une vente de fonds de commerce.000 de dirhams. 3 et 8 de l'article 89-I du code précité.les prestations de services. . la cession des droits devient une opération taxable lorsqu'elle est effectuée par une entreprise commerciale.OPERATIONS PORTANT SUR LES BIENS MEUBLES : Ce sont les opérations visées aux § 1. à titre principal ou à le 11/5/2007 10 . SECTION II : OPERATIONS IMPOSABLES I. 4° . à savoir : (a) * les ventes et les livraisons par les entrepreneurs de manufacture.les commerçants dont le chiffre d'affaires réalisé au cours de l'année précédente est égal ou supérieur à 2. (c) * les ventes et les livraisons en l'état de produits importés. (d) * les opérations d'échange et les cessions de marchandises. directement ou à travers un travail à façon .G. 2.000. réalisées par les commerçants importateurs .les commerçants grossistes.I peuvent être classées en 4 catégories : 1° . fabriqués ou conditionnés par eux.I définit l’entrepreneur de manufacture comme étant toute personne qui habituellement ou occasionnellement.V. (b) * les ventes et les livraisons en l'état réalisées par : .les livraisons à soi-même .

montage.titre accessoire. fabrique les produits. par opérations manuelles ou mécaniques. soit en lui imposant des techniques résultant de brevets. La notion de manufacture indique donc l’ensemble des opérations par lesquelles une personne procède à la transformation. façonner signifie adapter un produit. une préparation. Cette définition de l’entrepreneur de manufacture est très étendue et permet de soumettre à la taxe toutes les opérations qu’elles soient de fabrication ou de transformation proprement dites ou de manipulation ayant simplement pour effet de modifier l’aspect d’un produit en vue de sa commercialisation (mise sous emballage. coupage. de procédés ou de formules dont elles ont la jouissance. morcellement ou présentation commerciale. il en découle que lorsqu’un commerçant détaillant vend au consommateur par petites quantités des marchandises extraites d’emballages de grandes dimensions et qu’il loge au moment de la vente ces marchandises dans des emballages de format réduit. de dessins.  Pour qu’il y ait présentation commerciale il faut en outre. en vue de l’emploi auquel il est destiné ultérieurement. les produits destinés au consommateur (emballages de dimensions réduites adaptées aux nécessités de la vente au détail). présentation commerciale s’entend de l’opération qui consiste à placer dans l’emballage définitif sous lequel ils sont vendus. lui faire subir un travail.    Fabriquer un produit doit s’entendre de la création d’un produit soit qu’on l’extrait du sol. soit en fournissant à un fabricant ou à un façonnier tout ou partie du matériel ou des matières premières nécessaires à l’élaboration des produits. les transforme. pour permettre à le 11/5/2007 11 . apposition d’une marque…). au façonnement ou à la modification des matières premières pour les adapter aux besoins des usagers ou des utilisateurs. en modifie l’état ou procède à des manipulations telles qu’assemblage. qu’il y ait ou non apport de matières premières . que la mise sous emballage de faibles dimensions ait lieu préalablement à la vente . les personnes qui font effectuer par des tiers les mêmes opérations. transformer consiste à apporter à un produit donné des modifications de forme ou de composition par un traitement physique ou chimique. les extrait. de plan. assortiment. Sont rangées dans la catégorie des entrepreneurs de manufacture. soit qu’on le constitue avec des éléments divers . que ces opérations comportent ou non l’emploi d’autres matières et que les produits obtenus soient ou non vendus à sa marque ou à son nom.

le 11/5/2007 12 .V.l’acheteur de les emporter. la T. lorsqu’elles se situent dans le prolongement normal de l’activité agricole ne constituent pas des actes de production au sens de la loi réglementant. Il en va autrement :  lorsque les opérations ont pour effet de modifier. b) l’emballage est définitif et identifié. par un procédé industriel ou commercial l’état des produits agricoles. En conclusion.  lorsque l’opération consiste à traiter et à conditionner des produits agricoles : conditionnement du maïs. mise en bouteille de vins…. En conséquence.A. l’élément principal qui ressort de la notion d’entreprise de manufacture est la plus value ou « valeur ajoutée » conférée aux produits soit par des manipulations effectuées par l’opérateur soit par la vente après apposition d’une marque. au sens de la loi fiscale.  Apposition de marque : le fait de faire apposer sa marque représentée par « une griffe » ne constitue une opération imposable entrant dans le cadre de la présentation commerciale que dans la mesure où elle confère une plus value aux articles identiques vendus par d’autres commerçants sous une marque différente ou sans marque. Par contre l’apposition de « griffe » sur des articles standard n’est pas suffisante pour considérer l’opération comme étant un acte de production. la présentation commerciale et le conditionnement de produits finis constituent des opérations taxables lorsque les conditions suivantes sont remplies :  le conditionnement est préalable à la vente . Exemple : l’AgroIndustrie . séchage. maintien du produit en bon état de conservation etc…). Exemples  Cas des exploitants agricoles Les opérations de transformation effectuées par les agriculteurs et portant sur des produits de leur récolte. il n’y a pas présentation commerciale.

par contre les déchets provenant de la fabrication des bouchons ou des plaques de liège usinées sont imposables au même titre que les produits fabriqués . les coupures et les poissons sont taxables s’ils sont préalablement cuits. les opérations décrites au § 1 (a) de l'article 89-II doit remplir l'une des conditions suivantes : .soit fournir à un fabricant ou à un façonnier tout ou partie du matériel ou des matières premières nécessaires à l'élaboration des produits . rognures) doivent supporter la taxe soit à l’importation. par contre si le produit final est situé hors du champ d’application de la T. constitue une opération imposable. de transformation ou de présentation commerciale sont rangées dans la catégorie d'entrepreneurs de manufacture.V. la vente par les agriculteurs de la paille provenant du battage de leur récolte de blé n’est pas imposable puisque se situant dans le prolongement direct de l’activité agricole . déchets de poissons : le fait de sectionner la tête d’un poisson n’est pas considéré comme une opération de transformation . chutes de métaux neufs : les chutes de métaux (tournures. ou exonéré. desséchés ou transformés en huile. noyaux : les noyaux de fruits bruts vendus sans transformation par les fabricants de confiture sont considérés comme des déchets de fabrication imposables . le 11/5/2007     13 . Exemples  déchets de liège : les déchets provenant des plaques de liège à l’état naturel bénéficient de l’exonération au même titre que le produit principal . les déchets d’industrie sont soumis à la taxe . colle ou autre produit . soit lors de leur vente par un fabricant . Si le produit final est imposé. Notion de production par tiers : L'article 89-II-1° précise que les personnes qui font effectuer par les tiers. les opérations de production.b) Déchets neufs d’industrie Les déchets d’industrie suivent le sort des produits dont ils sont issus. les déchets. Exception à cette règle : la vente au Maroc de déchets provenant des matières premières admises sous l’un des régimes douaniers suspensifs (Article 92-I2°).A. Pour cela la personne qui n'accomplit pas elle-même. les déchets d’industrie bénéficient de la même exemption. alors qu’ils sont encore à l’état de matières premières .

* que l'importateur a ou non des liens de dépendance avec une entreprise installée à l'étranger.000 DH.A.les commerçants grossistes.V. le fait de commander à un fournisseur des produits finis standard ne présentant pas une caractéristique particulière ou une mention quelconque susceptible de leur conférer une distinction spécifique par rapport aux articles habituellement fabriqués par ce fournisseur pour l'ensemble de sa clientèle. Il s'ensuit qu'on ne peut considérer comme acte de fabrication par tiers..G. Exemple Une personne qui commande à un fabricant la livraison d'un certain nombre de produits manufacturés conçus selon un type standard n'a pas effectué une opération de production par tiers dans la mesure où elle n'a ni fourni au fabricant les matières premières. marques. . ne doivent pas être soumises à la taxe. réalisées par les commerçants importateurs (article 89-I-3°) Les importateurs sont donc redevables de la T. brevets. sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée. 3°. Par contre les ventes par l'importateur des produits importés et qui sont situées hors champ ou exonérées en vertu des dispositions de l'article 123 du C.I. plans.000.Les ventes et les livraisons en l'état réalisées par les commerçants grossistes Aux termes des dispositions de l'article 89-I-2°. ni avoir imposé une technique particulière de fabrication ni exigé que l'article soit conçu selon un modèle particulier dont elle possède la jouissance. au titre de la revente de marchandises qu'ils ont importées sans qu'il y ait lieu à distinguer : * que l'importateur vend en gros ou en détail les produits importés . procédés ou formules dont elle possède la jouissance.Les ventes et les livraisons en l'état de produits importés. Les ventes et les livraisons en l'état réalisées par : . abstraction faite du chiffre d'affaires réalisé à ce titre . le 11/5/2007 14 .soit imposer au fabricant des techniques résultant de dessins.les commerçants dont le chiffre d'affaires réalisé au cours de l'année précédente est égal ou supérieur à 2. 2° .

A.La qualité de commerçant Est réputé commerçant.V. quel que soit le mode d'écoulement de ces produits.V.V.000 DH.V. A.000 DH sont soumis à la T.000. DEFINITION DU COMMERCANT ASSUJETTI A LA T.A. le 11/5/2007 15 . toutes les ventes et livraisons en l'état des biens ou marchandises réalisées par les commerçants susmentionnés et ce.le résultat de l'opération de vente (bénéfice ou perte).000. .le mode d'écoulement de sa marchandise (en gros ou en détail) .sa qualité ou son statut juridique . L'assujettissement à la T.000 DH comprend le chiffre d'affaires taxable. OPERATIONS TAXABLES En vertu des dispositions de l'article 89-I-2°.A. sont soumises à la T.000 DH au cours de l'année précédente.A.A.V.V. Il est à préciser que lesdits commerçants détaillants ne peuvent remettre en cause leur assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée que lorsqu’ils réalisent un chiffre d’affaires inférieur audit montant pendant trois années consécutives. des biens et marchandises et ce. toute personne qui achète pour vendre en l'état. sans tenir compte du fait qu'ils vendent au détail ou à des revendeurs.Les commerçants réalisant un chiffre d'affaires égal ou supérieur à 2.A.V.A. 1° . quels que soient: .L'assujettissement à la T.000. le champ d'application de la T. est étendu aux commerçants non inscrits à l'impôt des patentes en tant que grossistes ou demi grossistes et ayant réalisé un chiffre d'affaires supérieur ou égal à 2. B. Il convient donc.A. tout d'abord de définir cette catégorie de commerçants assujettis à la T. est obligatoire dès lors que le chiffre d'affaires réalisé au cours de l'année précédente atteint ou dépasse 2. le chiffre d'affaires exonéré et le chiffre d'affaires hors du champ d'application de la T. Ainsi.V. . .000. Le chiffre d'affaires à prendre en considération pour la détermination du seuil de 2.le caractère occasionnel ou habituel de l'opération . 2° .

...... ce commerçant devient assujetti à la T......V... produits et marchandises énumérés aux articles 91........350..…………..V...produits agricoles hors champ ..A........I..... conformément aux nouvelles dispositions de l'article 91-I-B..000... bien qu'entrant dans le champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée. sont expressément exonérés par la loi .V.000 DH.. …………………....2 550 000 A compter du 1-1-2005..…………………. les produits agricoles non transformés quoique conditionnés...produits dont les prix sont réglementés ………… 200 000 . par conséquent. bien qu'ils soient pris en considération pour la détermination du seuil de 2..……………………. étant donné que son C......du C..……………… 350 000 .1.. Exemple de commerçant assujetti Un commerçant qui vend des produits et marchandises à des consommateurs. 150 000 ....... et commercialisés par les redevables visés au b) du 2° du I de l'article 89...………………….. 80 000 DH le 11/5/2007 16 . 93 et 123 du C....produits détaxés . 400 000 ... les ventes portant sur : 1°) Les produits situés hors du champ d'application Le secteur agricole est situé hors du champ d'application de la T....Toutefois..... il s'agit des biens..produits exonérés article93 .. s'ils constituent le prolongement normal de l'activité agricole ne sont pas soumis à ladite taxe lors de la vente par les commerçants nouvellement assujettis..A.produits hors champ ... total .....produits taxables..produits détaxés . 50 000 DH .....A.. réalisé au cours de l'année 2004 a dépassé le seuil de 2 000 000 DH..000 .... C . la liste des produits exonérés a été limitée aux ventes portant sur le sucre et les produits pharmaceutiques dont les prix sont réglementés conformément à la législation et réglementation sur le contrôle des prix...produits exonérés . PRODUITS DONT LES PRIX SONT REGLEMENTES Il convient de préciser que. ne sont pas soumises à la T. 100 000 DH .... ...... a réalisé pendant l'année 2004..... Ce commerçant a réalisé un chiffre d'affaires total de 580 000 DH au titre du 1er trimestre de 2005 réparti comme suit: .……………………....A. 2°) Les produits exonérés Certains produits.I.A.……………………............produits vendus en suspension ..……………… 100 000 C.....G..…………………. et......G....

..A..000 DH.00 DH au taux de 14 % = 70 093. le 11/5/2007 17 . même si son chiffre d’affaires est inférieur à 2. réalise une opération imposable par nature.. 300 000 DH ______________ 580 000 DH. on ne peut considérer comme une opération commerciale...produits vendus en suspensions .……………… 30 000 DH ..30 DH 4 906.00 DH 5 526..R... intervenant dans le cadre de l'exercice d'une activité imposable.A.. effectuées par les assujettis (article 89-I-8°) La taxation des opérations de l'espèce répond au souci de neutralité inhérent à la T..50 DH au taux de 7 % = Total des taxes exigibles 30 000.. un fabricant qui échange des produits de son industrie contre des matières premières ou d'une prestation. a) Echange La cession par un assujetti d'un article imposable en échange d'un objet ou d'un autre article. présente toutes les caractéristiques d'une opération commerciale. concerne les encaissements perçus au titre de la vente de produits taxables dont le montant est de 300....V.... 4) Les opérations d'échange et les cessions de marchandises corrélatives à une vente de fonds de commerce.50 DH _______________ = 40 432.80 DH.. Ainsi. l'échange par un particulier ou même par un assujetti d'un objet qui a été utilisé pour ses besoins privés contre un objet destiné à usage personnel...produit taxables TTC ...…………… 20 000 DH ...000 DH TTC réparti comme suit : 150 000. La déclaration trimestrielle du chiffre d'affaires au titre de la période allant du 1er janvier au 31 mars 2005 déposée au cours du mois d'avril .………………….. Par contre.....00 DH au taux de 20 % = 39 474.produits réglementés (sucre).. Exemple Un assujetti qui échange sa voiture particulière contre une autre voiture ou autre objet ne réalise pas une opération taxable au sens des dispositions de l'article 89-I-8° du L.... Ce commerçant demeure taxable au cours de l’année 2006...000...

à la réparation ou à la transformation d'immeubles..b) Cession de stocks La cession de stock de marchandises (matières premières. électrification. les personnes qui. le 11/5/2007 18 . doit être définie selon que les terrains lotis et viabilisés sont destinés à la vente ou à la construction. 2.) revêtent un caractère immobilier. trottoirs etc. produits semioeuvrés ou produits finis) intervenue dans le cadre d'une cession de fonds de commerce s'analyse en une vente taxable dès lors que l'opération est effectuée par un assujetti. à l'entretien. Les entreprises de travaux immobiliers Sont considérés comme entrepreneurs de travaux immobiliers. La situation des propriétaires de terrains qui procèdent eux-mêmes à ces opérations ou qui les font effectuer par des tiers. destinés à la vente : Deux situations peuvent se présenter : * Les travaux de viabilité sont confiés à des tiers. ou par le maître de l'ouvrage. bordures. objets ou appareils sont fournis par l'entrepreneur lui-même. Les travaux immobiliers peuvent être exercés dans un cadre professionnel ou simplement à titre occasionnel et sans qu'il y ait lieu à considérer si les matériaux. construction de chaussées.. mettent en oeuvre des matériaux destinés à la construction. a) Terrains lotis et viabilisés. Les opérations de lotissement Les travaux d'aménagement et de viabilisation de terrains à bâtir (pose de canalisations d'eau et d'égouts. 1. 4° et 5°) Il s'agit des opérations de travaux immobiliers des opérations de lotissement et de viabilisation des terrains à bâtir et des opérations de promotion immobilière. B . au moyen d'une entreprise disposant du personnel et du matériel nécessaires.OPERATIONS PORTANT SUR LES BIENS IMMEUBLES (Article 89-I-3°.

La personne qui édifie ou fait édifier des immeubles sur des terrains lui appartenant et qu'elle a elle-même viabilisés ou fait viabiliser par des tiers. b) Terrains lotis et viabilisés.LES OPERATIONS DE LIVRAISON A SOI-MEME L'imposabilité de l'opération de livraison à soi-même vise à rétablir au niveau de la consommation l'égalité de taxation entre ceux qui s'approvisionnent auprès de commerçants ou de fabricants et ceux qui fabriquent eux-mêmes des produits ou utilisent pour leurs propres besoins des marchandises taxables prélevées sur des marchandises à la vente.V. * Les travaux de viabilité sont exécutés par le propriétaire du terrain.V.A.L'imposition de ces travaux ne soulève aucune difficulté lorsqu'ils sont exécutés par un entrepreneur ou par des entreprises spécialisées. doit être rangée parmi les promoteurs immobiliers. Le texte de loi régissant la T. et est en droit de récupérer. par le biais de la déduction. Il s'agit : le 11/5/2007 19 .A. Elles sont assujetties de droit à la T.V. destinés à la construction à effectuer par le lotisseur. en tant que lotisseur. Dans ce cas. le propriétaire agit en qualité d'entrepreneur occasionnel et on est alors en présence d'une situation de livraison à soi-même. Que ces personnes participent donc directement aux opérations de construction. en agissant comme entrepreneur occasionnel ou se comportent en simple maître de l'ouvrage en confiant les travaux de construction à un entrepreneur général ou à différents corps de métiers. 3) Les opérations de promotion immobilière Le texte de loi définit le promoteur immobilier comme étant toute personne qui. distingue entre les opérations de livraison à soi-même portant sur les biens meubles (article 89-I-6°) et celles portant sur les biens immeubles (article 89-I-7°).A. C . sans avoir la qualité d'entrepreneur de travaux immobiliers procède ou fait procéder à l'édification d'un ou de plusieurs immeubles destinés à la vente ou à la location. le propriétaire du terrain est assujetti à la T. la taxe ayant grevé les travaux de viabilité facturée par l'entrepreneur ayant réalisé des travaux. Dans ce cas.

) ouvrant droit à déduction et utilisés dans une opération taxable ou exonérée avec bénéfice des déductions (il s'agit des opérations bénéficiant de la détaxation énumérées à l'article 92).. Toutefois. les livraisons à soi-même portant sur des matières ou produits consommables (matières premières.G. b) Les livraisons à soi-même portant sur les biens immeubles. * la fabrication de cadres d'impressions utilisées dans l'industrie textile. * le producteur qui fabrique ou façonne des pièces de rechange destinées à être montées sur une machine ou un outil de travail. boites à musique etc.. agents de fabrication. soit placés dans des lieux publics . * le fabricant d'objets ou d'appareils (billards électriques.) entrant dans la composition du produit final .a) des livraisons faites à eux-mêmes par les entrepreneurs de manufactures et les commerçants assujettis... vis. * l'usinage par un fabricant de pièces (boutons.. ou pour ceux de leur entreprise. effectuées occasionnellement par des personnes physiques pour leurs besoins privés (sous réserve des exonérations édictées expressément par la loi) ou par des entreprises pour les besoins de leur exploitation. de produits qu'ils fabriquent ou de marchandises dont ils font le commerce pour leurs propres besoins. le 11/5/2007 20 . * l'entreprise qui fabrique ou assemble une machine qu'elle utilise dans ses opérations de production . * le carrossier qui équipe un camion ou un car qu'il destine à son entreprise de transport . rondelles. b) Livraisons ne donnant pas lieu à taxation au niveau de la consommation intermédiaire * La production par une unité de production de l'énergie nécessaire à la marche des machines .) destinés à être soit loués par lui. ne sont pas passibles de la taxe au niveau de la consommation intermédiaire.I.. aux termes des dispositions de l'article 89-I-6° du C. Exemples : a) Livraisons taxables Sont imposables au titre de leur livraison à soi-même : * Le fabricant de meubles qui prélève sur les articles fabriqués par lui ceux qu'il destine à son usage personnel ou professionnel .

groupes électrogènes. En résumé la réparation a le caractère d'une prestation puisque le bien conserve sa qualité d'objet d'occasion alors que les opérations de rénovation ou de le 11/5/2007 21 . augmentée du coût hors taxe de l'opération.. b) réparations : opérations consistant à remettre en l'état un objet sans en modifier les caractéristiques . .. pièces) est supérieure à la valeur comptables réelle de l'objet. armoires frigorifiques.. appareils d'éclairage etc. constituant des éléments autonomes. grues et trémie sur rails.9°.. fours.La rénovation : c'est la remise en l'état d'un bien dont la valeur hors taxe des éléments nouveaux utilisés (matières premières. * Installations de machines et appareils dans les usines: tous matériels et machines qui.. appareils autonomes de chauffage. appareils sanitaires. rayonnage. 11° et 12°) La notion de prestations de service est très large et recouvre en général les opérations autres que les livraisons de biens meubles et immeubles corporels. conservant leur caractère mobilier et susceptibles d'être déplacés ultérieurement sans subir de détérioration. Le texte de loi les énumère dans l'ordre suivant : 1°.Les opérations d'installation ou de pose de réparation ou de façon (art. 89-I-5°) Les opérations de l'espèce qui peuvent porter aussi bien sur des biens meubles que sur des biens immeubles. 10°. a) Installation et pose : opérations consistant à placer des objets. elles se distinguent des opérations de transformation et de rénovation. sont effectuées par des personnes qui fournissent leur travail autrement qu'en qualité de salariés et qui appliquent leur industrie à des objets ou articles dont ils ne sont pas propriétaires.). peuvent être démontés sans détérioration et être réutilisés en l'état dans un autre lieu de travail (séchoirs. pompes..D) LES OPERATIONS DE PRESTATIONS DE SERVICES (Art. exemple : voiture de tourisme transformée en camionnette.La transformation aboutit à une modification des caractéristiques initiales d'un objet ou d'un produit. glaces murales. * Installations de meubles dont le scellement a simplement pour but d'en assurer la stabilisation : éléments de cuisine. Exemples : * Installations de tous objets ou appareils non scellés et susceptibles d'être vendus sans pose : appareils ménagers. . 89-I-5°.

les chambres meublées etc... Le façonnier est considéré comme un prestataire de services et imposé à ce titre sur le coût de son intervention.. En effet dans le cas d'espèce.A. l'opération de vente s'analyse non en une vente à consommer sur place mais en une simple vente de denrées (vente au détail).. le 11/5/2007 22 . d) façons : Les travaux à façons consistent à adapter un objet aux besoins auxquels il est destiné.). 3°. de magasinage. y compris les éléments incorporels du fonds de commerce. Par vente de denrées ou de boissons à consommer sur place. 89-I-9°) Par hébergement il faut entendre la fourniture de logements réalisée par les hôtels à voyageurs. les opérations de transport. de courtage.A.) permettant au client de consommer sur place les produits qu'il acquiert. les pensions. des louages de choses ou de services. wagonsrestaurants..transformation se traduisent par la création d'un bien assimilable à un bien neuf et sont traitées comme des ventes. Reste à préciser que les recettes provenant des ventes à consommer sur place sont soumises à la T. les cessions et les concessions d'exploitation de brevet... expositions etc.Les opérations d'hébergement et/ou de vente de denrées ou de boissons à consommer sur place (Art.Les locations portant sur les locaux meublés ou garnis. de droits ou de marque et d'une manière générale toute prestation de services (89-I-10°). il faut entendre les opérations de consommation effectuées en tous lieux : restaurants. produit ou objet appartenant à un tiers. ou bien transformer une matière.V.V. Ainsi les ventes par un épicier de boissons présentées dans des récipients décapsulés ne sont pas passibles de la T. si le magasin ne comporte aucun agencement particulier (tables. 2°. pour leur totalité sans qu'il ait lieu à distinguer si ces recettes proviennent de la vente de produits taxables ou non.. pâtisseries aménagées pour la consommation sur place. stands. chaises. buffets. redevances. Il s'agit donc de toutes les opérations et activités qui relèvent du louage d'industrie ou du contrat d'entreprise donnant lieu à la perception de rémunérations diverses (participations. foires. débits de boissons.

G..V. sans qu'il y ait lieu à distinguer si la location porte sur tout ou partie des éléments incorporels de fonds de commerce. pompes etc. retenue à la source par les entreprises d'assurances qui en sont débitrices envers le Trésor. * La location portant sur les ensembles immobiliers à destination touristique.V. comme par le passé.. de machines. est désormais passible de la T..A. indépendamment de la taxe que le gérant doit éventuellement acquitter en sa qualité de gérant. par contre la location d'un local comportant un agencement permettant une exploitation particulière tel que cuves cimentées. * Location de main d’œuvre La location de main d’œuvre de personnel pour effectuer des travaux d'assistance technique ou réaliser des prestations de services. au profit d'autrui.V. * Fonds de commerce Location simple : la location de locaux nus n'est pas une opération commerciale.A. mais la location d'un fonds de commerce comprenant le mobilier ou le matériel constitue une opération commerciale imposable à la T.) Exemples : * Caves La location d'une cave nue est une opération à caractère non commercia.A. canalisations. Le louage de choses doit être pris dans son sens le plus large (location de matériel.I la taxe due sur les prestations rendues par les agents démarcheurs et les courtiers en matière d'assurance est. le 11/5/2007 23 . est soumise à la T.Il convient de préciser qu'en vertu des dispositions de l'article 116 du C.V. * Location-gérance : la mise en gérance libre d'un fonds de commerce constitue un mode d'exploitation de ce fonds et la redevance perçue par le propriétaire est passible de la T.. * Entrepôt frigorifique La location portant sur un entrepôt frigorifique constitue une prestation passible de la taxe. est considérée comme une opération commerciale passible de la taxe.A. de véhicules de personnel etc.

* Commissions perçues par les OPCVM au titre des transactions portant sur les valeurs mobilières.Les commissions de change A titre indicatif : opérations de banque. * Commissions perçues au titre d'opérations d'encaissement et de transfert de coupons de valeurs mobilières marocaines . * Intérêts sur prêts . commissions de transfert. le 11/5/2007 24 . commissions de confirmation. * Commissions d'acceptation d'effets . . c) Commissions pour cautions. b) Opérations de portefeuille : * Commissions d'encaissement d'effets . .Opérations de banque et de crédit : a) Opérations de crédit : * Commissions de paiement. acceptations. * Commissions de la banque au titre de frais de retours d'effets impayés. d) Commissions perçues par la banque sur les transferts de fonds.Commissions de change * Commission sur achats ou ventes de monnaies étrangères. . de crédit et les . * Location de coffres forts . * Droits de garde de titres en dépôts . * Commissions pour placement des titres . avals . * Courtage sur vente de valeurs mobilières . commissions de couverture. * Intérêts des comptes débiteurs .Opérations diverses * Crédit à la consommation .Opérations de bourse * Commissions perçue sur le donneur d'ordre.4° . * Agios d'escomptes .

Autrement dit le 11/5/2007 25 . géomètre ou topographe. le sucre. 90) Aux termes de l'article 90 l'option pour l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée est ouverte limitativement à certaines personnes exerçant des activités.des petits producteurs et les petits prestataires bénéficiant de l'exonération en vertu de l'article 91 du C.000 dirhams par an et qui exerçent leur activité dans les conditions définies au § II-1° de l'article 91 susvisé . objets marchandises ou services pour leur chiffre d'affaires à l'exportation . héliographe . 2°.Pour les commerçants exportateurs : l'option leur permet. Il s'agit : 1°.5° Les professions libérales ou assimilées (Art. notaire.V. A . les raisins secs et figues sèches (Art. interprète assermenté ou non.I c'est à dire ceux dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas le seuil de 180. . 89-I-12°) Il s'agit d'opérations effectuées dans le cadre de leur profession par toute personne. civils ou autres.G. dessinateur.Opérations imposables par option (Art. . soit exonérées par une disposition expresse de la loi. défenseur agréé.I-A (1°-2°-3° et 4°)). II .A. soit de s'approvisionner en suspension de la taxe sur la valeur ajoutée. 2°. adel.Ingénieurs. association ou société au titre des professions énumérées ci-après : . arpenteur . . soit d'obtenir le remboursement de l'impôt ayant grevé les achats de biens et services ouvrant droit à déduction.Architecte.Intérêt de l'option 1°. soit situées en dehors du champ d'application de la T. métreur-vérificateur.des commerçants non assujettis revendeurs en l'état de produits et denrées autres que le pain. 3°. les petits prestataires et les revendeurs en l'état : la position d'assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée leur permet de déduire la taxe ayant grevé leurs achats de biens et services déductibles et de transmettre à leurs clients assujettis le droit à déduction.des commerçants et prestataires de services qui exportent directement les produits. huissier de justice .Conseils et experts en toute matière .Avocat.Pour les petits fabricants. les dattes conditionnées fabriquées au Maroc. le lait.91.

peut dans ce cas agir dans le sens de l'atténuation au niveau des coûts de production. Bien entendu en cas de dénonciation le redevable est tenu de procéder aux régularisations prévues par la loi pour les entreprises qui cessent (cf. l'obligation relative à la souscription de la déclaration d'existence devant accompagner celle de l'option n'est pas exigée. une seule de ses activités professionnelles. Toutefois. D . C . peut porter sur. la déclaration doit être adressée sous pli recommandé au service local des impôts dont le contribuable dépend.Conséquences de l'option La personne qui a opté pour l'assujettissement volontaire est astreinte à toutes les obligations imposées aux contribuables de la taxe sur la valeur ajoutée notamment à l'obligation de souscrire une déclaration d'existence et de la tenue de comptabilité régulière. De même. B . l'option peut concerner une seule opération ou un seul client. C'est ainsi que lorsqu'une personne exerce deux ou plusieurs activités exonérées ou situées en dehors du champ d'application de la taxe . de distribution ou de prestations effectuées par les intéressés. l'option.l'assujettissement volontaire.: obligations des redevables). ladite option est maintenue pour une période d’au moins trois années consécutives.Portée de l'option L'option peut être globale ou partielle et peut porter sur tout ou partie des ventes ou des prestations. Toutefois pour les personnes déjà assujetties. le 11/5/2007 26 .Modalités de l'option L'option s'exerce sur simple déclaration de la personne intéressée . L'option devient effective dans un délai de 30 jours à compter de la date de l'envoi de la déclaration et s'exerce à toute époque de l'année.

V.  exonérations avec droit à déduction.A. Les opérations exonérées peuvent être classées en deux catégories : * exonérations sans droit à déduction . les exonérations ne peuvent donner lieu à paiement volontaire de la T.Exonération de plein droit B . bien que situées dans le champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée ou effectuées par des personnes légalement assujetties.OPERATIONS EXONEREES SANS DROIT A DEDUCTION A . Les exonérations en matière de T.E X O N E R A T I O N S SOUS-SECTION I : EXONERATION A L'INTERIEUR I .I.Exonérations soumises à formalités SOUS-SECTION II : EXONERATIONS A L'IMPORTATION SOUS-SECTION III : REGIME SUSPENSIF INTRODUCTION Certaines opérations de production.SECTION III . de distribution ou de prestation de services.Exonérations de plein droit B .Exonérations soumises à formalités II . économique ou culturel.V. trouvent leur justification principalement dans des considérations d'ordre social.OPERATIONS DEDUCTIONS EXONEREES AVEC BENEFICE DES A . En règle générale. sont expressément exonérées de l'impôt en vertu des article 91 et 92 (opérations réalisées à l'intérieur) et 123 (importations) du C. De même et sauf dérogations légales et expresses. les exonérations sont d'application restrictive et ne sauraient être étendues par voie d'analogie à des opérations non expressément visées par la loi.G. le 11/5/2007 27 .A.

I. le seigle. et à l'intérieur de ces deux catégories d'exonérations. on doit entendre le produit qui ne renferme pas d'autres matières que de la farine. il convient de distinguer entre les exonérations de plein droit et les exonérations soumises à formalités. l'orge. SOUS-SECTION I : EXONERATIONS A L'INTERIEUR I. concentrés ou non. Les farines et les semoules servant à l'alimentation humaine provenant de la mouture de céréales. A .. le millet.G.Par ailleurs. Le bénéfice de l'exonération est en définitive conditionné par l'utilisation (panification) . sucrés ou non. sont taxables. Les levures exonérées de la taxe s'entendent des levures naturelles.. le pain composé de produits autres que ceux énumérés dans la définition légale (notamment lorsqu'on ajoute à ces matières du lait écrémé ou des oeufs) ne bénéficie pas de l'exonération . de l'eau et du sel à l'exclusion des biscottes. bretzels.EXONERATIONS DE PLEIN DROIT sur : a) Les ventes. les semoules et les farines servant à l'alimentation humaine ainsi que les céréales servant à la fabrication de ces farines et les levures utilisées dans la panification. de la levure. autrement qu'à consommer sur place portant 1) Le pain.. ainsi que le le 11/5/2007 28 . entre autres : le blé. le maïs. il en est de même pour les pâtisseries. en brasserie. Les céréales sont. les levures utilisées en distillerie. 2) Le lait L'exonération s'applique aux laits et crèmes de lait frais conservés ou non. De manière générale. le couscous. artificielles ou chimiques. utilisées dans la panification. l'avoine. aux laits spéciaux pour nourrissons. bénéficient de l'exonération. Par pain.. les ventes aux boulangers bénéficient de la présomption d'utilisation. (mesure de tempérament pour les pâtissiers--> usage mixte de la levure). Par contre. biscuits et autres produits similaires.Exonérations sans droit à déduction Il s'agit des ventes et des prestations énumérées à l'article 91 du C.

L’état frais est reconnu aux poissons conservés par un procédé frigorifique ou simplement étêtés ou vidés. 4°. Les produits ne doivent avoir fait l’objet d’aucune transformation.. le 11/5/2007 29 . Cependant. dans le cas de vente-départ. la mélasse destinée exclusivement à l'alimentation du bétail vendue soit directement aux éleveurs soit aux provendiers. raibi. le prix du transport effectué par le vendeur. même effectué par le vendeur. Il en est de même de la congélation qui vise à maintenir le produit en bon état de conservation. qu'il soit facturé distinctement ou inclus dans le prix de la marchandise ne constitue pas un élément taxable.. demeure soumise à la T. Remarques Il est à préciser que les ventes à consommer sur place des denrées énumérées de 1 à 4 ci-dessus. imposable dans les conditions de droit commun. La mélasse.V. de canne et les sucres analogues telle que la saccharose qui est un sucre alimentaire constitué de glucose et de fructore.La viande fraîche ou congelée. 6°. n'est pas couverte par l'exonération.A. 5°. Cependant. fromages. constituent des opérations exclues du bénéfice de l'exonération. constitue une opération distincte de la vente. Pour ce qui est des frais de transport. qui est un sous-produit de la fabrication du sucre. ainsi que les raisins secs et les figues sèches. congelés.Les dattes conditionnées produites au Maroc. 3) Le sucre brut Par sucre brut. il y a lieu de souligner que dans le cas de vente franco-livraison à domicile des marchandises exonérées. entiers ou découpés . le transport.beurre de fabrication artisanale non conditionné à l'exclusion des autres produits dérivés du lait.Les produits de la pêche à l’état frais. on doit entendre le sucre de betterave. Les produits dérivés du lait non exonérés sont les yoghourts.

b) Les ventes portant sur le sucre et les produits pharmaceutiques dont les prix sont réglementés. commercialisés par les contribuables dont le chiffre d'affaires réalisé au cours de l'année précédente est égal ou supérieur à 2 000 000 de dirhams.. Par ailleurs.V. aux taux respectifs de 20 % et 7 % lorsqu’ils sont commercialisés par lesdits commerçants.L’huile d’olive et les sous-produits de la trituration des olives fabriqués par les unités artisanales. sans droit à déduction.G.I ont été également modifiées pour permettre désormais aux commerçants détaillants réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 2 millions de dirhams.G. le 11/5/2007 30 . conformément aux dispositions de l’article 91-I-B) du C.Est exclue de l’exonération. Taxation de certains produits réglementés commercialisés par les redevables qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur ou égal à deux millions de dirhams Antérieurement au 1er janvier 2005. 7°. la chair à saucisses obtenue à l’aide de moyens industriels faisant l’objet d’un assaisonnement et éventuellement d’une présentation commerciale. d’opter pour l’assujettissement à la T.A. visés au b du 2° du I de l’article 89 du C. lorsqu’ils sont vendus par les redevables qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur ou égal à deux millions de dirhams sont à soumettre à la T. les produits réglementés à l’exclusion du sucre raffiné et des produits pharmaceutiques.A. au titre des produits dont les prix sont réglementés autres que le sucre raffiné et les produits pharmaceutiques.I .I. A compter du 1er janvier 2005. sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée.A.V.V. les dispositions de l’article 90 du C. avec droit à déduction.G. les produits dont les prix réglementés vendus par les commerçants détaillants réalisant au cours de l’année écoulée un chiffre d’affaires égal ou supérieur à deux millions de dirhams. c) Les ventes portant sur : 1°) Les bougies et paraffines entrant dans leur fabrication à l’exclusion de celles à usage décoratif et des paraffines utilisées dan s leur fabrication. Cette mesure vise à préserver la neutralité de la taxe sur la valeur ajoutée et à consacrer le régime de droit commun en matière de commercialisation de certains produits réglementés. Il s’agit des tabacs et des combustibles qui deviennent passibles de la T.

composés en tout ou en partie de métal précieux. le liège à l’état naturel.A des bougies de décoration Les bougies de décoration étaient exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée sans droit à déduction au même titre que les bougies ordinaires. aussi bien à l’intérieur qu’à l’importation. 2°) Les bois en grumes. par contre. les bougies de décoration ainsi que les paraffines servant à leur fabrication sont désormais exclues de l’exonération susvisée et deviennent à compter du 1er janvier 2005 passibles de la T. 3°) Le crin végétal : fibres végétales employées aux mêmes usages que le crin animal : ex : Halfa.Assujettissement à la T.A. les déchets provenant de la fabrication des bouchons et des plaques de lièges usinées sont imposables au même titre que les produits fabriqués. écorcés ou simplement équarris. En ce qui concerne les outils. Les métaux précieux s'entendent du platine. ne bénéficient pas de l'exonération. les bois de feu en fagots ou sciés à petite longueur et le charbon de bois. au taux normal de 20 %. le 11/5/2007 31 . Les ouvrages en métaux précieux englobent tous les bijoux. Toutefois. Cette exonération ne permettait pas aux fabricants de ces produits d’opérer les déductions aussi bien pour les matières premières que pour les biens d’investissement. d) Les opérations portant sur : 1°) Les ventes des ouvrages en métaux précieux fabriqués au Maroc. Les déchets provenant des plaques de liège à l’état naturel bénéficient de l’exonération au même titre que le principal . les bougies ordinaires et les paraffines entrant dans leur fabrication demeurent exonérées comme par le passé. palmiers nains etc… 4°) Les tapis d’origine artisanale de production locale. de l'or et de l'argent. tels que coupelles.V. articles ou objets autres que les outils. le liège à l’état naturel.V. Afin de consacrer la neutralité de la taxe sur la valeur ajoutée et de permettre aux fabricants de ces produits d’opérer la déduction des taxes grevant leurs achats. capsules et spatules. il est précisé que les "creusets" en platine ainsi que tous autres ouvrages pour usages techniques ou pour laboratoires. treillis pour catalyse ou toutes autres utilisations industrielles.

d'appareils pour les industries chimiques . les livres . publications et livres. c'est à dire celle enregistrée sur disque ou sur bande magnétique. . émis 3°) Les prestations réalisées par les sociétés ou compagnies d’assurances et qui relèvent de la taxe sur les contrats d’assurances prévue par l’annexe II au décret n° 2-58-1151 du 12 joumada II 1378 (24 décembre 1958) portant codification du timbre. la musique imprimée ainsi que les CD-ROM reproduisant les publications et les livres. L'exonération s'applique également aux ventes de déchets provenant de l'impression des journaux. par l’Etat . les publications.les filières en platine servant au filage des fibres artificielles ou synthétiques . e) Les opérations de vente portant sur : 1°) Les journaux. ayant pour le 11/5/2007 32 . il en est ainsi pour : . l'exonération bénéficie à toute publication quelle que soit la qualité de la brochure. en platine ou en alliages . soit à la reproduction d'oeuvres d'auteurs. .les parties en platine. il faut ainsi. l'administration en a recherché une définition . les travaux de composition. . .En particulier. entendre par livre : "une publication imprimée sous un titre s'appliquant soit à une oeuvre signée d'un ou plusieurs auteurs. brochés ou reliés. gravure ou lithographie) sans qu'il y ait lieu à distinguer entre les morceaux de musique en feuilles. Il en est de même du produit de la publicité. et s'étend à la vente de déchets d'impression.les contacts électriques en argent. donc. Est exclue de l'exonération la musique gravée. 2°) Les ventes de timbres fiscaux.les ligatures stériles pour sutures chirurgicales. Etant donné le sens très large susceptible d'être attribué au mot "livre". papiers et impressions timbrés. En vertu. La musique imprimée exonérée s'entend des morceaux imprimés sur papier ou carton (par impression simple. d'impression et de livraison y afférents. de cette définition.les coussinets antifriction en alliage d'argent .

les livres d'enseignement . . . b) ouvrages ne répondant pas à la définition du livre : . .objet l'enseignement ou la diffusion de la pensée et de la culture. . lorsqu'ils présentent un caractère éducatif .les dictionnaires et les encyclopédies .les catalogues et albums philatéliques . L'exonération des travaux de composition s'applique aux imprimeries spécialisées qui procèdent à la mise en page des articles et des images d'un journal ou d'une publication.les ouvrages traitant de lettres. même illustrés . a) ouvrages répondant à la définition du livre : Doivent notamment être considérés comme susceptibles de bénéficier de l'exonération : .les almanachs renfermant principalement des articles littéraires. . scientifiques.les livres d'images.les indicateurs de chemins de fer et publications similaires. dans la mesure où ils comportent une partie rédactionnelle suffisante permettant de conférer aux ouvrages le caractère d'une oeuvre intellectuelle . . qui en composent le cliché et qui impriment ensuite ce cliché en fournissant non seulement leur travail. le 11/5/2007 33 .les annuaires . .les répertoires juridiques. de sciences ou d'art . scientifiques ou artistiques et plus généralement. . . lorsque les éléments d'intérêt général ou éducatif sont prédominants. artistiques ou historiques . bibliographiques. . culturels ou artistiques. .les almanachs renfermant des pages en blanc ou ne traitant pas de questions littéraires. guides pour villes et guides à caractère éventuellement publicitaires .les répertoires qui ne comportent que de simples énumérations.les calendriers et les agendas. mais encore les matières premières nécessaires à l'exécution de ce travail. et impliquant essentiellement un travail intellectuel". avec ou sans textes.les guides contenant des listes d'hôtels ou de restaurants.

Exonération du CD-ROM culturel ou éducatif Les ventes portant sur les journaux. documentaires ou éducatifs. les livres brochés ou ceux avec reliure simple. l'exonération trouve son application et les opérations réalisées par les imprimeurs ne sont pas imposables. ils doivent être assimilés à des travaux de photographie. donc passibles de la taxe au taux normal. La qualification en tant que films documentaires ou éducatifs est celle donnée par le centre cinématographique marocain. Il s’agit principalement de films conçus à des fins culturelles qui sont généralement projetés dans les établissements d’enseignement ou au cours de manifestations culturelles. La reproduction des livres par des CD-ROM étant considérée comme des travaux de composition et d’impression. Ainsi et à compter du 1er juillet 2000. Toutefois. livres ainsi que les travaux de composition. publications. périodiques et la musique imprimée. La fabrication de clichés typographiques destinés à des journaux et des publications est assimilées aux travaux de composition.I précité sont complétées par l’insertion des CDROM reproduisant les publications et les livres concernés par cette exonération. d’impression et de livraison y afférents et la musique imprimée. lorsqu’ils sont dirigés.G. sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée sans droit à déduction en vertu de l’article 91-I-E) du C. les dispositions des articles 91 et 123 du C. 2°) Les papiers destinés à l’impression des journaux et publications périodiques ainsi qu’à l’édition.I . 3°) Les films cinématographiques. le 11/5/2007 34 . publications. Sont également exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée à l’importation.Lorsqu'il s'agit de journaux et de publications répondant à la définition légale. les journaux. en vertu des dispositions de l’article 123 de la même loi. sur une imprimerie. l’exonération ne doit bénéficier qu’aux CD-ROM relatifs aux ouvrages et livres ayant un caractère exclusivement culturel ou éducatif. peut être éligible à l’exonération précitée aussi bien à l’intérieur qu’à l’importation.G. En ce qui concerne les travaux de photocopie.

4°) La distribution de films cinématographiques. Le recours essentiellement au petit outillage et accessoirement aux machines. films publicitaires dont le caractère commercial ne fait aucun doute). impôt devant être répercuté sur le client. lequel doit demeurer prédominant par rapport à celui des machines éventuellement utilisées . Par ailleurs l'exonération est subordonnée à la réalisation combinée des conditions objectives ayant trait aux conditions de l'exercice de l'activité et à un seuil de chiffre d'affaires fixé à 180 000 DH. II.toute personne qui dans un local sommairement agencé vend des produits ou denrées de faible valeur ou exécute de menues prestations de services. ne s'oppose pas à l'octroi de l'exonération dans la mesure où il y a intervention personnelle et constante du fabricant ou du façonnier. . 5°) Les recettes brutes provenant de spectacles cinématographiques ou autres à l'exclusion de celles provenant de spectacles donnés dans les établissements où il est d'usage de consommer pendant les séances. exerçant une activité principalement manuelle.1° . pour lesquelles la taxe sur la valeur ajoutée.Les ventes et les prestations réalisées par les petits fabricants et les petits prestataires qui réalisent un chiffre d'affaires annuel égal ou inférieur à 180 000 DH a) Personnes exonérées Sont considérés comme "petit fabricant" ou "petit prestataire" : . Sont donc susceptibles de bénéficier de l'exonération : . le 11/5/2007 35 . . revêt le caractère d'un prélèvement direct sur leur revenu. .l'exploitant de taxi .les petits fabricants et les façonniers. b) Portée de l'exonération L'exonération intéresse les personnes exerçant leur activité dans des conditions modestes. (exemples : long métrage. qui travaille des matières premières et qui tire son gain de son travail manuel.La production de films ne répondant pas à cette définition constitue une opération imposable dans les conditions de droit commun.le façonnier qui opère pour le compte de tiers sur des matières premières fournies par ce dernier .toute personne dont la profession consiste dans l'exercice d'une industrie principalement manuelle.

à l'arrêt de la machine et à l'enlèvement du produit fini doit être regardé comme entrant dans le cadre de l'exercice d'une profession industrielle. même si l'agencement ne peut être qualifié de "sommaire" : .. courtiers. l'emploi de machines automatiques pour le fonctionnement desquelles l'intervention du fabricant ou du façonnier se borne à l'approvisionnement en matières premières. Par contre ne peuvent prétendre à l'exonération (à titre indicatif) : .les personnes exerçant des professions libérales.exploitants de cafés maures . les personnes donnant en location les locaux meublés ou garnies. .. (cas des exploitants de stations-services. intermédiaires .les agents d'affaires.Par contre.) .les personnes qui sont imposées sur une base égale ou inférieure à 180 000 DH.. . mais dont le chiffre d'affaires total est supérieur à cette limite..exploitants de petits garages ou de petits parcelles destinés à usage de parking etc.les exploitants de Fondouks situés dans les anciennes médinas . . . de brochettes. les loueurs de licence de transports à l'exclusion des petits et grands taxis ..gargotiers . .marchands de beignets. le 11/5/2007 36 .les entreprises de transport public et de marchandises. de menue confiserie .mécaniciens .coiffeurs . constitue d'importants stocks de matières premières sans proportion avec les besoins normaux de l'exploitation : . .les exploitants de taxis : l'exonération couvre aussi bien l'exploitation du petit que du grand taxi . . bénéficient de l'exonération. à la mise en marche.les petits prestataires : sont ceux qui vendent dans des locaux sommairement agencés des produits ou des denrées de faible valeur ou exécutent euxmêmes de menues prestations de services.. des établissements industriels ou commerciaux. Exemples : .pâtissiers . en dehors des achats indispensables nécessaires à l'exercice de sa profession. .. . boulangers . Par mesure de tempérament et par référence au critère du chiffre d'affaires annuel qui ne doit pas dépasser 180 000 DH. De même la qualité de "petit fabricant" ne peut être reconnue à la personne qui.

de « Hammams » et fours traditionnels Cette disposition doit être interprétée strictement à savoir que l'exemption ne doit s'appliquer qu'aux recettes provenant de l'exploitation elle-même. III..A. les exploitants de hammam et de douches publiques étaient exonérés de la T. à cet effet les services locaux d'assiette doivent s'assurer de l'existence de ces conditions et de procéder le cas échéant à la prise en charge des redevables concernés. Par contre la location portant sur ces établissements constitue une opération taxable. effectuées par toute personne physique. à condition le 11/5/2007 37 . massage etc. massage. les exploitants d’établissement de bains dotés d’équipements et matériels modernes qui fournissent des prestations (sauna.Les opérations et prestations portant sur : 1°.V. c'est-à-dire aux prix des bains et aux fournitures accessoires. de hammam et fours traditionnels. thalassothérapie…) autres que celles fournies dans les « hammams » traditionnels. De même. savon..Cette exonération est remise en cause dans le cas où les conditions l'ayant motivée ne sont plus réunies . Ainsi.Les opérations d’exploitation de douches publiques. massages.a) les livraisons à soi-même de construction dont la superficie couverte n'excède pas 300 m². bénéficiait également aux La nouvelle mesure consiste à taxer au taux de 20 % les exploitants d’établissements de bains qui sont dotés d’équipements et matériels modernes et qui fournissent des prestations (sauna. thalassothérapie…) autres que celles fournies dans les « Hammams » traditionnels sont taxables au taux de 20 %. 2°. cette exonération établissements de bains modernes. linge.I. sans droit à déduction. l’article 91-II-2° est modifié afin de préciser que l’exonération ne concerne que les opérations d’exploitation de douches publiques. Précision relative à d’exploitation des bains traditionnels l’exonération des opérations Conformément aux dispositions de l’article 91-II-2° du C. Cependant.G.

une villa ou un petit immeuble. cours.sociétés civiles immobilières constituées par les membres d'une même famille pour la construction d'une unité de logement destinée à leur habitation personnelle principale . réservé à l'habitation de la personne. de ses descendants directs ou ascendants. En cas de prorogation ou de modification de l'autorisation de construire. il convient d'entendre le logement individuel tel une maison. des constructions destinées au logement de leur personnel. balcons et patios.que ladite construction porte sur une unité de logement indivisible ayant fait l’objet de délivrance d’une autorisation de construire et doit être affectée à l’habitation principale de l’intéressé pendant une durée de quatre ans courant à compter de la date du permis d’habiter ou de tout autre document en tenant lieu. L'exonération des opérations de livraison à soi-même est limitée aux seules constructions à usage d'habitation personnelle dont la superficie ne dépasse pas 300 m². b) les opérations de construction de logements réalisés dans les conditions fixées ci-dessus pour le compte de chacun de leurs adhérents par les coopératives d'habitation constituées et fonctionnant conformément à la législation en vigueur . Cette exonération est applicable également aux : . Il convient de préciser que cette disposition est applicable aux constructions pour lesquelles l'autorisation de construire est délivrée à partir du 1er janvier 1992. Définition de la construction de l'habitation le 11/5/2007 38 . Les dispositions précédentes s'appliquent aux constructions pour lesquelles l'autorisation de construire est délivrée postérieurement au 1er janvier 1992. b) personnelle : Par cette expression. il y a lieu de retenir la date de l'autorisation initiale. .aux personnes physiques et morales qui édifient dans le cadre d'un programme agréé. Ces éléments sont considérés comme vides toutes les fois qu'ils ne supportent pas de dallage. a) Définition de la superficie couverte Cette superficie exclut les vides tels que les terrasses. L'exonération ainsi prévue est subordonnée à la condition que ladite construction soit affectée à l'habitation principale de l'intéressé pendant une période de 4 années à compter de la date de délivrance du permis d'habiter.

d'immeubles initialement exonérés : a) Cas de cessions : Les personnes ayant cédé l'immeuble exonéré à l'intérieur de la période de 4 années doivent procéder à la régularisation de leur situation fiscale à l'égard de la T. au prorata de la partie cédée. b) Les locations Lorsque la construction initialement exonérée est louée en totalité. la régularisation s'effectuera sur la base du prix de cession diminué de la valeur actualisée de terrain. la régularisation s'effectuera sur la base du prix total de cession diminué de la valeur actualisée du terrain par référence aux coefficients prévus à l’article 65-II du C. .aux sociétés civiles immobilières constituées par les membres d'une même famille. pour la construction d'une unité de logement destinée à leur habitation personnelle principale . la régularisation s'effectuera sur la base du coût de l'ouvrage tel que déterminé à partir d'une comptabilité probante et.A.I. à défaut.L'exonération est étendue dans les mêmes conditions : .V. totales ou partielles. le 11/5/2007 39 . 1) Cas de cessions ou de locations. Lorsque la cession porte sur une partie de l'immeuble initialement exonéré.aux personnes physiques et morales qui édifient dans le cadre d'un programme agréé des constructions destinées au logement de leur personnel . ces constructions doivent être effectuées soit dans le cadre des programmes d'investissement. il importe à cet effet de définir le régime fiscal applicable à certaines situations particulières. par application du barème établi par l'administration . à l'intérieur du délai de 4 années. Lorsque la cession porte sur la totalité de l'immeuble initialement exonéré. Les déductions qui seront imputées sur le montant de la taxe due doivent être calculées au prorata de la superficie couverte cédée. l'exonération étant subordonnée à la réunion d'une double condition en termes de superficie et d'occupation personnelle .G. Les coopératives d'habitation constituées et fonctionnant conformément à la législation en vigueur. soit sur la base de programmes agréés par les autorités de tutelle. bénéficient de l'exonération au titre des construction à usage d'habitation effectuées au profit de leurs membres. Pour les opérations autres que celles réalisées par les coopératives.

ce dernier portera seulement sur la superficie couverte louée. pour les constructions de ce type dont la superficie totale couverte n'excède pas 300 m². 2) Cas des extensions de construction : Lorsque l'addition de construction intervient dans le délai légal de 4 ans et porte le total de la superficie couverte au delà des 300 m² initialement exonérée. qui porte la surface totale couverte à plus de 300 m² intervient au delà du délai de 4 ans. . l'exonération de la totalité demeure acquise. Lorsque l'addition. Il en est de même lorsque la construction est habitée totalement ou partiellement par les ascendants ou les descendants du bénéficiaire. cette exonération est remise en cause et c'est l'ensemble de la construction qui sera soumise à imposition. Le fait générateur de la taxe coïncide avec la date d'achèvement des travaux ou de la délivrance du permis d'habiter.en cas de tenue de comptabilité. 3) Cas des habitations de type économique : Les règles énoncées ci-dessus sont applicables aux habitations de type économique édifiées dans les quartiers populaires. Les déductions à imputer sur le montant de la taxe due seront également calculées sur la base des prorata évoqués plus haut.en cas d'application du barème. le 11/5/2007 40 . Toutefois. seule la construction additionnelle est soumise à la taxe sur la valeur ajoutée. la régularisation s'effectuera sur la base du coût de la partie louée déterminée selon les modalités suivantes : . Les dispositions rappelées plus haut relatives à la base imposable et au fait générateur de la taxe sont applicables au cas d'espèce. ce coût sera calculé selon un prorata obtenu par le rapport de la surface louée sur la surface totale. lorsque le bénéficiaire de l'exonération occupe une partie de l'immeuble et loue l'autre pour un usage strictement d'habitation.Lorsque la construction initialement exonérée est louée en partie. de la délivrance du permis d'habiter ou du certificat de conformité correspondant à la partie additionnelle de l'habitation. Le fait générateur de l'impôt se situe au moment de l'achèvement des travaux.

A.V. les frais d'acquisition du terrain se montent à 30 000 DH.338 = 709 140 DH Prix de cession de la construction : Base d'application de la T.A. il est édifié une construction dont la superficie couverte est de 230 m² (date d'obtention ou de délivrance du permis d'habiter : 1er mars 1992).25 000 = 155 720 DH.338 à la date de cession.Cas d'application : Une personne acquiert le 15 février 1990 un terrain d'une superficie de 500 m² au prix de 1 000 DH le m² . 2e Cas : Vente de la construction le 30 juin 1993. 2 000 000 . 80 000 DH.V. Dans le cas d'espèce.G.709 140 T. cette opération remplit les conditions prévues par les dispositions de l'article 91-III et se trouve donc exonérée. Sur ce terrain. brute : 1 290 860 x 14 % = = 1 290 860 DH 180 720 DH 25 000 DH 2 000 000 DH Le montant des taxes figurant sur les factures produites (amont) est de Taxes déductibles figurant sur les factures produites : Taxe due : 180 720 .I est de 1. soit avant l'expiration du délai légal d'occupation pendant une période de 4 années. Le coefficient d'actualisation prévu à l’article 65-II du C. pour un montant de 2 000 000 DHS (Hors taxe). le 11/5/2007 41 . la régularisation doit être opérée comme suit : Prix d'achat du terrain : 500 000 DH Frais d'acquisition : 30 000 DH -------------------530 000 DH Prix du terrain actualisé : 530 000 x 1. 1er Cas : La construction est destinée à l'habitation personnelle.

81 x 14 % = 27 885.19 = 199 181. brute : 1 290 860 x 14 % = = 1 290 860 DH 180 720 DH 2 000 000 DH Taxes déductibles figurant sur les factures produites : 25 000 DH Taxe due : 180 720 .338 = 709 140 DH Prix de cession de la construction : Base d'application de la T.25 000 = 155 720 DH.A.3e Cas : Vente partielle d'une partie de la construction (130m²) moyennant un prix de 600 000.45 DH le 11/5/2007 42 .x 709 140 = 400 818. Dans le cas d'espèce.400 818.338 = 709 140 DH Prorata du terrain correspondant à la partie vendue : 130 --. 2 000 000 .V.00 DH avant l'expiration du délai de 4 années.709 140 T.81 DH Taxe brute (14 %) : 199 181.V. la régularisation doit être opérée comme suit : Prix d'achat du terrain : 500 000 DH Frais d'acquisition : 30 000 DH --------------530 000 DH Prix du terrain actualisé : 530 000 x 1.A. Régularisation Prix d'achat du terrain : 500 000 DH Frais d'acquisition : 30 000 DH --------------530 000 DH Prix actuel : 530 000 x 1.19 DH 230 Base imposable : 600 000 .

Le prix du m² déterminé par le barème est de 2 500 DH.x 25 000 = 14 130.43 = 13 755.43 230 Taxe due : 27 885.02 DH. 4e Cas : Location en août 1994 de la totalité de la construction. Régularisation : Coût de revient de la construction : 230 x 2 500 Taxe brute à 14 % : 575 000 x 14 % = 80 500 DH Déductions admises : 25 000 DH = 575 000 DH Taxe due : 80 500 . Régularisation : Coût de revient de la construction : le 11/5/2007 43 . Coût de revient de la construction : 230 x 2 500 Taxe brute à 14 % : 575 000 x 14 % = 80 500 DH Déductions admises : 25 000 DH = 575 000 DH Taxe due : 80 500 .14 130. 5e Cas : Location d'une partie seulement de la construction (130 m²) avant l'expiration des 4 années.25 000 = 55 500 DH.45 .Déductions admises (au prorata) : 130 -----.25 000 = 55 500 DH.

14 130.A.43 = 31 369.43 DH 230 Taxe due 45 500 .230 x 2 500 = 575 000 DH Coût de revient de la partie louée : 130 ------. à partir de la date du permis d'habiter correspondant à l'extension.Les constructions effectuées dans le cadre de la promotion immobilière .V.x 575 000 = 325 000 DH 230 Taxe brute : 325 000 x 14 % = 45 500 DH Déductions demandées : 25 000 DH 130 Déductions admises : 25 000 x -----.= 14 130.57 DH. 6e Cas : Extension de la construction dans le délai de 4 ans. 775 000 DH 108 500 DH 45 000 DH 63 500 DH le 11/5/2007 44 . Coût de la construction initiale 575 000 DH Coût de l'extension (comptabilité) 200 000 DH Coût total taxable Taxe brute à 14 % Déductions demandées Taxe due Remarque : Sont exclues du bénéfice de l'exonération : . l'intéressé est recherché en paiement de la T. Dans ce cas. 100 m² ont été construits en plus et sont destinés à l'habitation personnelle. avec taxation de l'ensemble de la construction.

F. commercial ou professionnel.. I.).D. .Les opérations de crédit foncier et de crédit à la construction se rapportant au logement social visé à l’article 92-I-28° ci-dessous.F.Les opérations réalisées par les coopératives et leurs unions légalement constituées dont les statuts.91 et 93 du C. B.E.7. le fonctionnement et les opérations sont reconnus conformes à la législation et à la réglementation en vigueur régissant la catégorie à laquelle elles appartiennent. L’article 3 de cette loi stipule que les coopératives exercent leurs « actions dans toutes les branches de l’activité humaine en cherchant essentiellement à: « 1.les constructions effectués par les personnes morales (autres que les sociétés civiles immobilières citées ci-dessus et les logements destinés à leur personnel dans les conditions définies par la loi). le 11/5/2007 45 . 2°. En vertu des dispositions de l’article 1er de ladite loi. le produit ou le service dont elles ont besoin. n° 26-04 pour l’année budgétaire 2005.améliorer la situation socio-économique de leurs membres .les constructions affectées à un usage industriel.1°. pour leur satisfaction exclusive.Exonération des coopératives A. IV.Exposé de la mesure Avant l’entrée en vigueur de la L.C. les dispositions des articles 6. Cette exonération est accordée dans les conditions prévues au II de l’article 93 ci-dessous. En vue de permettre aux entreprises d’exercer dans un environnement de concurrence loyale.G. les coopératives bénéficiaient de l’exonération de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée.O. n° 26-04 précitée.Régime juridique des coopératives Les Coopératives sont des personnes morales jouissant de la capacité juridique et de l’autonomie financière et sont régies par les dispositions de la loi n° 24-83 fixant le statut général des coopératives et les missions de l’office de développement de la coopération (O.I ont été modifiées et complétées respectivement par les articles 12 et 15 de la L. les coopératives sont des groupements de personnes physiques et/ou morales réunies pour créer une entreprise chargée de fournir.

« 5.réduire au bénéfice de leurs membres et par l’effort commun de ceux-ci « le prix de revient et.I pour subordonner l’octroi de l’exonération à la nature des activités exercées et au montant du chiffre d’affaires réalisé.C. le prix de vente de certains produits « ou de certains services . n° 26-04 précitée ont modifié les dispositions des articles 6.promouvoir l’esprit coopératif parmi les membres . le fonctionnement et les opérations sont reconnus conformes à la législation et à la réglementation en vigueur régissant la catégorie à laquelle elles appartiennent. D. au maximum. 91 et 93 du C.E. Ces exonérations ont été reprises par les dispositions de l'article 4 de la loi n° 24-86 instituant l'impôt sur les sociétés et de l’article 7 de la loi n° 30-85 relative à la taxe sur la valeur ajoutée en faveur des coopératives et leurs unions régulièrement autorisées dont les statuts. Un plan comptable spécifique aux coopératives a été adopté par l’arrêté du Ministre de l’Economie.Régime fiscal Rappel Les coopératives étaient exonérées de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée en vertu des dispositions des articles 87 et 88 de la loi n° 24-83 fixant le statut général des coopératives et les missions de l’Office de Développement de la Coopération (O.améliorer la qualité marchande des produits fournis à leurs membres ou « de ceux produits par ces derniers et livrés aux consommateurs . « 4. C.F. 7. des Finances. » Elles sont constituées soit sous forme de coopératives de services. Exposé de la nouvelle mesure Les articles 12 et 15 de la L.Régime comptable La comptabilité des coopératives doit être tenue conformément aux prescriptions du code de commerce et selon un plan comptable ou des instructions déterminés par voie réglementaire (conformément aux dispositions de l’article 71 de la loi n° 24-83 précité).D. soit sous forme de coopératives de production ou de commercialisation.développer et valoriser. la production de leurs membres. le 11/5/2007 46 .G. le cas échéant. de la Privatisation et du Tourisme n°441-01 en date du 2 hija 1421 ( 26 février 2001).« 2.O.). « 3.

En matière de taxe sur la valeur ajoutée. 1°. 2) l’affectation de la construction à l’habitation principale de l’adhérent pendant une période de 4 années.lorsque leurs activités se limitent à la collecte de matières premières auprès des adhérents et à leur commercialisation.Ainsi. si elles exercent une activité de transformation de matières premières collectées auprès de leurs adhérents ou d’intrants à l'aide d’équipements.G.I pour les dérivés du lait qui deviennent imposables dans les conditions introduites par l’article 15 précité . - - Pour les constructions.ou lorsque leur chiffre d’affaires global annuel est inférieur à cinq millions (5 000 000) de dirhams hors taxe sur la valeur ajoutée.A est subordonnée aux conditions suivantes : 1) la superficie couverte ne doit pas dépasser 300 m² pour chaque unité de logement destinée à chacun des adhérents .Conditions d’éligibilité a). quel que soit le chiffre d’affaires réalisé . matériels et autres moyens de production similaires à ceux utilisés par les entreprises industrielles soumises à l'impôt sur les sociétés et de commercialisation des produits qu’elles ont transformés. l’octroi de l’exonération de la T.V. l’exonération s’applique désormais aux coopératives et leurs unions : . à compter de la date de délivrance du permis d’habiter ou de tout autre document en tenant lieu. Il convient de préciser que cette disposition est applicable aux constructions pour lesquelles l’autorisation de construire est délivrée à partir du 1er janvier 2005.Activités de collecte et de commercialisation de matières premières le 11/5/2007 47 . il a été procédé à : la suppression de l’exonération prévue par l’article 91-I-A) 2° du C. la précision de l’exonération des constructions réalisées par les coopératives d’habitation pour le compte de leurs adhérents dans les mêmes conditions que celles accordées aux livraisons à soimême des constructions réalisées par les personnes physiques en application de l’article 91-III (1°-a)) précitée. .

les matières premières collectées ne doivent subir aucune transformation. les coopératives de transformation de matières premières collectées auprès des adhérents ou d’intrants.R. notamment en matière de déclaration et de versement. A titre indicatif.V. y compris celles exonérées. la déclaration du résultat fiscal et du chiffre d’affaires . il faut entendre toute matière ou produit n’ayant pas subi de transformation auprès des adhérents de la coopérative. b). le bénéfice de l’exonération est subordonné aux conditions suivantes : les matières premières commercialisées doivent provenir exclusivement des membres adhérents de la coopérative . les coopératives sont tenues de produire dans les délais impartis : la déclaration d’existence .S.Pour les coopératives qui procèdent à la collecte et à la commercialisation de matières premières. matériels et autres moyens de production similaires à ceux utilisés par les entreprises industrielles soumises à l'impôt sur les sociétés. précité.A. la coopérative devient imposable à l’I. la déclaration de cessation . doivent réaliser un chiffre d’affaires global annuel inférieur à cinq millions (5 000 000) de dirhams. le 11/5/2007 48 . traitement ou conditionnement. Lorsque le chiffre d’affaires global réalisé au titre d’un exercice déterminé est égal ou supérieur à cinq millions de dirhams. Le chiffre d’affaires global réalisé au cours de l’exercice s’entend des ventes hors taxe sur la valeur ajoutée. Lorsque la coopérative exerce d’autres activités imposables.Activités de transformation Pour bénéficier de l’exonération. l’exonération est déterminée au prorata du chiffre d’affaires correspondant à la commercialisation de matières premières collectées auprès des adhérents.Obligations des coopératives Il est à rappeler que les coopératives. 2°. à l'aide d’équipements. dans les conditions de doit commun. sont tenues au respect des obligations fiscales édictées par le L. - Par matière première.A. et à la T.

A.Date d’effet 1. sont tenues de : . * Les associations reconnues d'utilité publique oeuvrent dans un but charitable.En matière d’I. sont abrogées à compter du 1er janvier 2005 toutes les exonérations relatives aux coopératives et leurs unions prévues par des textes législatifs particuliers. toute association . sportif.De même. : les dispositions introduites par l’article 12 de la L. : les dispositions introduites par l’article 15 de la L.F. Selon les dispositions du dahir nº1-58-376 du 15 novembre 1958 réglementant le droit d'association. les coopératives qui deviennent imposables en 2005.verser les acomptes provisionnels relatifs à l’exercice 2005 sur la base de l’impôt qui aurait été dû en l’absence d’exonération en 2004 .R. éducatif. d'enseignement ou de santé. les coopératives sont tenues au respect des obligations de paiement de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée conformément aux dispositions prévues par le L. pour l’année budgétaire 2005. 2. A cet effet. le 11/5/2007 49 . y compris celles dont le chiffre d’affaires réalisé au titre de l’exercice 2004 est égal ou supérieur à 5 millions de dirhams. après enquête préalable de l'autorité administrative sur son but et ses moyens d'action. les sociétés mutualistes ainsi que les institutions sociales des salariés constituées et fonctionnant conformément aux dispositions du dahir nº 157-137 du 24 joumada II 1383 (12 novembre 1963) portant statut de la mutualité tel qu'il a été modifié ou complété. scientifique.A. 3°.. reconnue d'utilité publique par dahir.F. pour l’année budgétaire 2005 sont applicables aux exercices comptables ouverts à compter du er 1 janvier 2005.déclarer et verser la taxe sur la valeur ajoutée due sur les opérations réalisées au cours de l’année 2005. .Abrogations En vertu des dispositions du § IV de l’article 12 et du § VI de l’article 15 de la L. littéraire.S. notamment celles prévues par les articles 87 et 88 de la loi n° 24-83 fixant le statut général des coopératives et les missions de l’office de développement de la coopération.F.à l'exception des partis politiques ou des associations à caractère politique .Les prestations fournies par les associations à but non lucratif reconnues d'utilité publique. pour l’année budgétaire 2005 sont applicables à compter du 1er janvier 2005.En matière de T. culturel.V. E. 2.peut être.

autres que celles expressément exonérées par le C. en cas d'infraction de l'association à ses obligations légales ou statutaires . sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée sans droit à déduction les prestations fournies par les associations à but non lucratif reconnues d’utilité publique. sont exonérées des droits de timbre et d'enregistrement.G. les sociétés mutualistes ainsi que les institutions sociales des salariés constituées et fonctionnant conformément aux dispositions du dahir n° 1-57-137 du 24 joumada II 1383 (12 novembre 1963) portant statut de la mutualité. commercial ou de prestations de services. de solidarité et d'entraide tendant à la couverture des risques pouvant atteindre la personne humaine". tel qu’il a été modifié ou complété. le 11/5/2007 50 . ces entités effectuent parfois des opérations revêtant un caractère industriel. visées à l'article premier et reconnues d'utilité publique. V. doivent se placer sous le régime des sociétés mutualistes prévu par le dahir nº 1-57-137 (12 novembre 1963). une action de prévoyance..Limitation de l’exonération des prestations fournies par les associations à but non lucratif reconnues d’utilité publique. Ces dernières ne peuvent exister que sur approbation de leur statut et de leur plan financier par un arrêté conjoint du ministre délégué au Travail et aux Affaires Sociales et du ministre des finances.I.I.G. au moyen des cotisations de leurs membres.Les opérations d’escompte. de réescompte et les intérêts des valeurs de l’Etat et des titres d’emprunt garantie par lui ainsi que les diverses commissions allouées pour le placement des mêmes valeurs. qui. Les sociétés mutualistes peuvent être reconnues d'utilité publique par dahir pris après avis du conseil supérieur de la mutualité. * L'article 46 du dahir nº 1-57-137 stipule : "les sociétés mutualistes ainsi que les institutions sociales des salariés. Néanmoins. Remarque : "le bénéfice de la reconnaissance d'utilité publique peut être retiré par un nouveau dahir. Les associations ou groupement de toute nature qui répondent à la définition ci-dessus. se proposent de mener dans l'intérêt de ceux-ci ou de leurs familles. les sociétés mutualistes ainsi que les institutions sociales des salariés Conformément aux dispositions de l’article 91-IV-2° du C. de la taxe urbaine et de la taxe sur la valeur ajoutée"." * "Les sociétés mutualistes sont des groupements à but non lucratif..Les opérations portant sur : 1°.

4°. on doit entendre par sociétés de financement.E. Afin de diversifier les moyens de financement des études supérieures privées et de la formation professionnelle. aux collectivités locales par les organismes autorisés à cet effet. herboristes. etc. Multicrédits … etc.C. masseurs kinésithérapeutes.3° du C. VI. (Art. Exemple du F.2°. C. Union de crédit.. médecins-dentistes. Extension aux sociétés de financement de l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée des intérêts des prêts accordés aux étudiants Les intérêts des prêts accordés par les établissements bancaires aux étudiants de l’enseignement privé ou de la formation professionnelle et destinés à financer leurs études. les sociétés dont l’activité est expressément précisée dans leur agrément en tant que sociétés d’affacturage. Au sens de la loi bancaire.A. de cautionnement.. 3°.I.Les intérêts des prêts accordés par les établissements de crédit ou par les sociétés de financement aux étudiants de l’enseignement privé ou de la formation professionnelle et destinés à financer leurs études. maisons de santé ou de traitement et exploitants de laboratoires d’analyses médicales.les prestations fournies par les médecins. l’exonération susvisée est étendue aux intérêts desdits prêts accordés par les sociétés de financement. au transport et aux loisirs scolaires fournies par les établissements de l’enseignement privé au profit des élèves et des étudiants qui sont inscrits dans lesdits établissements et y poursuivent leurs études. sages-femmes.Les opérations portant sur : 1°. le 11/5/2007 51 ..Les opérations et les intérêts afférents aux avances et aux prêts consentis à l'Etat. exploitants de cliniques. 18 LF 1994). orthophonistes.D. L'exonération s'applique à tous les stades des opérations aboutissant à la réalisation des avances et des prêts et à la mobilisation des effets crées en représentation de ces prêts.G. infirmiers.Les prestations de services afférentes à la restauration. conformément aux dispositions de l’article 91-V . Wafa Salaf.. sont exonérés de la T. Attijari. orthoptistes.V. de leasing et de crédit à la consommation telles que : Assalaf Chaâbi.G.

infirmier. les analyses médicales … etc. orthoptiste.I. au taux de 7 % sans droit à déduction.A.A. exploitant de clinique. les actes consécutifs à une consultation médicale. A compter du 1er janvier 2001. infirmiers. médecin-dentiste. le transport médical.I telle que complétée par l’article 13 de la loi de finances pour l’année 2001. La taxe le 11/5/2007 52 . tels que les frais de séjour.G.A. étaient soumises à la T. Il est à noter qu’en ce qui concerne les encaissements perçus à compter du 1er Janvier 2001.A. orthophonistes. maison de santé ou de traitement et exploitants de laboratoires d’analyses médicales demeurent passibles de la T.V. Il en est de même des opérations de vente ou prestations de service réalisées à l’intérieur desdits établissements.V.G. les opérations et les actes effectués dans le cadre de leur profession par les vétérinaires. précité.b) du C.V. maison de santé ou de traitement. l’anesthésiologie. se rapportant aux actes effectués et facturés avant cette date. orthoptistes. en vertu de l’article 91-VI-1° du C. On entend par médecin. les infirmiers et les sage-femmes. par toute personne physique ou morale au titre des professions de médecin. seuls sont éligibles à l’exonération de la T. lorsqu’il s’agit d’établissements hospitaliers tels que clinique. au taux de 7 % sans droit à déduction. les dispositions combinées des articles 89-I-12°-c) et 99-1°-b) du C. médecin-dentistes.G. masseurs kinésithérapeutes. susvisé.A.V. maison de santé ou de traitement. exploitants de clinique. la location du bloc opératoire. masseur kinésithérapeute.etc. qui restent soumises à la T. les opérations effectuées dans le cadre de leur profession.V. la cardiologie. toute personne titulaire d’un diplôme en médecine régulièrement autorisée à exercer ladite profession et inscrite au tableau de l’ordre des médecins. par les redevables bénéficiaires de ladite exonération. au taux réduit de 7 % sans droit à déduction en vertu des dispositions de l’article 99-1°. vétérinaire. Il en est de même des honoraires perçues par les aides opératoires. sage-femme. orthophoniste.. la gynécologieobstétrique …. Par contre. herboristes et sage-femmes sont exonérés de la T. à une intervention chirurgicale ou à tout autre acte médical tel que la radiologie. exploitant de laboratoires d’analyses médicales.I. les actes médicaux réalisés dans le cadre légal de la médecine par les médecins.Exonération des actes médicaux Antérieurement au 1er janvier 2001. Toutefois. herboriste. restent soumis à la taxe sur la valeur ajoutée.

V. d’hématologie. l’exonération de la T.I.V. de parasitologie. Exonération des cliniques et des laboratoires d’analyses médicales Dans le cadre de la loi de finances pour l’année 2001. les redevables concernés peuvent s’ils le désirent régulariser leur situation en déclarant la taxe afférente aux clients débiteurs lors du dépôt de la première déclaration du chiffre d’affaires au titre de l’année 2001.G. par les redevables bénéficiaires de ladite exonération. La nouvelle disposition vise à élargir cette exonération en l’étendant auxdites prestations. la location du bloc opératoire. à titre transitoire.A. Néanmoins. etc … En outre. les analyses médicales prescrites au malade en vue de diagnostiquer une maladie ou d’en déterminer l’évolution. Il s’ensuit que le secteur médical aura un régime fiscal homogène en ce sens qu’il n’y aura plus à distinguer entre l’acte médical proprement dit et les autres prestations fournies à un malade au sein d’un même établissement hospitalier notamment les frais de séjour. à compter du 1er janvier 2002. sans droit à déduction en vertu des dispositions de l’article 91-VI-1° du C.A. les encaissements perçus à compter du 1er janvier 2002. cliniques ou laboratoires d’analyses médicales. la restauration. de virologie etc… Par ailleurs. Il s’agit notamment d’analyses médicales d’anatomo-pathologie. le montant des sommes dues au titre des affaires soumises à la taxe sur la valeur ajoutée en vigueur au 31 Décembre 2001. le 11/5/2007 53 . La taxe correspondante doit être déclarée au fur et à mesure de ces encaissements. se rapportant aux actes effectués et facturés avant cette date.correspondante doit être déclarée au fur et à mesure de la réalisation de ces encaissements. maisons de santé ou de traitement et exploitants de laboratoires d’analyses médicales sont exonérés de la T. de bactériologie. les opérations et les actes effectués dans le cadre de leur profession par les exploitants de cliniques. au service local des impôts dont ils relèvent une liste nominative des clients débiteurs au 31 Décembre 2001 en indiquant. restent soumis à la taxe sur la valeur ajoutée. au même titre que les actes médicaux. Les redevables concernés par cette disposition doivent adresser avant le 1er Mars 2002.A. pour chacun d’eux. sont désormais exonérées de la T. Ainsi. a été accordée aux seuls actes médicaux à l’exclusion des autres prestations fournies au sein des établissements hospitaliers.V.

les opérations nécessaires à la réalisation du programme de travaux objet des associations d’usagers des eaux agricoles régies par la loi n° 0284 promulgué par le dahir n° 1.les ventes portant sur les appareillages spécialisés destinés exclusivement aux handicapés. VIII. de sa part.les opérations réalisées par les centres de gestion de comptabilité agrées crées par la loi n° 57.Exonérations soumises à formalité : A) Opérations exonérées à la vente sans droit à déduction : (article 91) 1º. peuvent régulariser définitivement leur situation fiscale vis-à-vis de la T. Il en est de même des opérations de contrôle de la vue effectuées au profit des déficients visuels par des associations reconnues d'utilité publique... le 11/5/2007 54 . X. activités ou opérations réalisés par l’Office National des Oeuvres Universitaires Sociales et Culturelles.V. lorsqu'ils sont dirigés sur une imprimerie. VII. en quantité et en valeur. 3°.A.12 du 3 joumada II 1411 ( 21 décembre 1990). pendant un délai de quatre ans courant à compter de la date d’agrément.V. IX.A.l’ensemble des actes. créé par la loi n° 81.Les papiers destinés à l'impression des journaux et publications périodiques ainsi qu'à l'édition. de verser la taxe aux lieu et place du fournisseur dans le cas où les produits ne recevraient pas l'affectation qui justifie l'exonération. 2°. II .les médicaments antimitotiques.. les redevables concernés qu’ils soient soumis au régime de la déclaration mensuelle ou trimestrielle. (Article 91-I-E – 2°).les opérations de crédit que les associations de micro-crédit effectuent au profit de leur clientèle. Cette exonération est applicable du 1 er janvier 2006 au 31 décembre 2010.Néanmoins.. en souscrivant une seule déclaration de régularisation portant sur le montant total des clients débiteurs au plus tard le 30 Avril 2002.87.90 relative auxdits centres. est subordonnée à la remise par l'imprimeur à son fournisseur d'un bon de commande indiquant.00 promulguée par le Dahir n° 1. le volume de papier à acheter et portant engagement.01.205 du 10 joumada II 1422 ( 30 août 2001). L'exonération de la T.

les autres sortes de papier non utilisé dans l'édition et l'impression ainsi que les intrants concourant à la réalisation de l'opération d'impression.G. Pour bénéficier de cette exonération. institué par l’article 6 de la loi de finances 2006. doit être visé par le service local des impôts dont l'imprimeur dépend.Opérations exonérées avec bénéfice du droit à déductions (détaxation) : Il s'agit d'opérations énumérées à l'article 92 du C. ce qui exclue de facto.2° du C.I. le service établit au nom de l'acquéreur une attestation d'achat en exonération en double exemplaire dont l'un est remis au fournisseur qui le conserve à l'appui de sa comptabilité. Toutefois cette exonération est subordonnée à l'accomplissement de formalités prévues par voie réglementaire. les intéressés doivent présenter au service local des impôts une demande accompagnée d'une facture proforma relative à l'appareillage correspondant à l'handicap spécifié dans l'ordonnance délivrée par le médecin traitant.I . Toutefois on doit entendre par cette exonération. il en est de même des opérations de contrôle de la vue effectuées par les associations reconnues d'utilité publique. B . 1) Régime des exportations : Aux termes des dispositions de l'article 92-I-1°. sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée. les produits livrés et les prestations de services rendues à l'exportation. par les assujettis. L'exonération s'applique à la dernière vente effectuée et à la dernière prestation de service rendue sur le territoire du Maroc et ayant pour effet direct et immédiat de réaliser l'exportation elle-même. le 11/5/2007 55 . uniquement le papier destiné à l'impression.G.article 91-I-E. Au vu de cette demande. Les factures et tous documents se rapportant aux ventes réalisées sous le bénéfice de l'exonération prévue ci-dessus doivent être revêtus d'un cachet portant la mention "vente en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée . établi en 3 exemplaires.Ce bon de commande. Les factures et tous documents se rapportant aux ventes réalisées sous le bénéfice de l'exonération prévue ci-dessus doivent être revêtus de la mention (vente faite en exonération de la valeur ajoutée article 91-VI-2° du C. 2º Ventes portant sur les appareillages spécialisés (Article 91VI-2°) destinés exclusivement aux handicapés.I.G.

les prestations de services destinées à être exploitées ou utilisées en dehors du territoire marocain .prestations réalisées par les agents consignataires au profit des clients situés à l'étranger au titre des opérations d'exportation ..Travaux d'édition et de traitement des textes . les prestations de services à l'exportation appelle par contre. Par prestations de services à l'exportation. On peut citer à titre d'exemple les prestations suivantes : .Si l'exportation de produits est facilement appréhendée au niveau de la douane (ventes FOB. gare frontière. bordereaux. . CAF.Travaux d'études ou d'expertise ..les prestations de services portant sur des marchandises exportées effectuées pour le compte d'entreprises établies à l'étranger... le 11/5/2007 56 . b. feuilles de gros.opérations de courtage . . etc. gardiennage portant sur les marchandises destinées à l'export . d'amples précisions. . récépissés de douane ou autres documents qui accompagnent les produits exportés . entretien. Telles que : . Le bénéfice de l'exonération aussi bien des produits que des services est subordonné à la condition qu'il soit justifié de l'exportation : .Conseil marketing. .opérations de transit .Réalisation de films publicitaires ou autres .des produits par la production des titres de transport.Travaux de contrôle et d'expertise effectués sur des marchandises destinées à l'exportation . .entreposage.toutes activités accessoires liées à l'exportation de marchandises etc.des services par la production de la facture établie au nom du client à l'étranger et des pièces justificatives de règlement en devises dûment visées par l'organisme compétent ou tout autre document en tenant lieu. . . . exportation par l'intermédiaire de commissionnaire) . . il faut entendre : a.

* Vente F. le vendeur est tenu de délivrer au commissionnaire une facture contenant le détail et le prix des objets ou marchandises livrés. Pour ce faire.A défaut de comptabilité.B. destination "oblige le vendeur à livrer la marchandise au port d'arrivée. (*) Avitaillement des aéronefs et des navires : Les livraisons faites pour l'avitaillement des navires et des aéronefs sont assimilées à des exportations. les frais et les risques postérieurs étant à la charge de l'acheteur.. l'exportateur de produits doit tenir un registre de ses exportations par ordre de date. le vendeur assure le chargement des marchandises sur le navire et paie le frêt et le 11/5/2007 57 . de l'espèce. ("free on board" ou franco bord) s'engage à livrer la marchandise à bord du navire au lieu convenu. Le contrat "F.B.B. : Le vendeur réalisant une vente F.assurance . étant donné que les marchandises sont considérées comme étant destinées à l'étranger. ainsi que toute indication utile servant au commissionnaire à désigner le destinataire (nom et adresse du destinataire.O. les personnes qui procèdent à l'avitaillement des navires et des aéronefs doivent produire soit les avis d'exportation visés par la Douane soit des attestations délivrées par les compagnies maritimes et aériennes et certifiant que les marchandises vendues ont reçu la destination ayant motivé la franchise . * Vente C.A. Pour bénéficier de l'exonération.F. (coût . De son côté le commissionnaire doit tenir un registre identique à celui devant être tenu par le vendeur. des marques et des numéros de colis.O. de la valeur et de la destination des produits.F. contremarque ou toute autre signe analogue.. les compagnies doivent s'engager expressément à payer la taxe exigible pour les marchandises qui seraient consommées sur le territoire marocain.). : La vente C.O.frêt) est une vente à l'embarquement . avec indication du nombre. et il doit fournir à son commettant une attestation valable pendant l'année de sa délivrance et par laquelle il s'engage à verser la taxe et éventuellement les pénalités exigibles dans le cas où l'exportation n'est pas réalisée. (*) Exportations par l'intermédiaire d'un commissionnaire : La loi ne s'oppose pas à ce que l'exportation soit réalisée par l'intermédiaire de commissionnaires et l'article 92 fixe dans ce cas. les conditions dans lesquelles doivent avoir lieu ces exportations.A.

houille. Au demeurant ces prestations.F. 15 L. de manutention et d'embarquement. bornage : navigation côtière. * Prestations préalables à l'exportation L'exonération prévue en faveur des ventes à l'exportation directe s'applique au prix global. A l'égard du vendeur. Définitions cabotage : navigation marchande à faible distance des côtes (par opposition à la navigation au long cours). Par contre ne peuvent bénéficier du régime de l'exportation : . . c'est la dernière vente réalisée sur le territoire marocain et ayant pour effet de réaliser l'exportation elle-même. la livraison a lieu par la mise à bord des marchandises qui deviennent la propriété de l'acquéreur.V.l'assurance maritime pour le compte de l'acheteur . le 11/5/2007 58 .les fournitures aux bateaux faisant le cabotage ou le bornage entre ports marocains. ou aux bateaux d'exploitation et de sondage dans la limite du plateau continental marocain.les fournitures aux bateaux pratiquant la pêche dans la limite des eaux territoriales marocaines .A. peuvent recevoir le traitement fiscal prévu à l'article 94 à savoir l'achat en suspension de la T. pétrole et graisse embarqués sur des navires assurant un service international. La convention de Montego Bay du 10/12/1982 fixe sa limite à 200 mille et reconnaît même le maintien des droits acquis au-delà des 200 mille jusqu'à 350 mille ou 100 mille de l'isobath de 2 500 mètres. (art. soit à être consommés par l'équipage et les passagers. * Définition du plateau continental : C'est le prolongement submergé du territoire sur lequel le Maroc exerce des droits souverains pour l'exploitation de ses ressources. (*) Marchandises et objets d'avitaillement : Par marchandises et objet d'avitaillement il faut entendre les vivres et les provisions destinés. Il en est de même des produits tels que les goudrons. lequel comprend notamment les frais de transport. soit à être utilisés pour les besoins du bord au cours de la traversée. 1995).

canelets.. lignes. plomb. chaluts. sel etc. produits divers destinés à l'entretien et à la mise en place des filets. Bien entendu. hameçons. Il convient cependant de noter que seules peuvent bénéficier de l'admission temporaire.A. les marchandises placées dans les entrepôts de douane en attendant que soient réunies les conditions favorables à leur exportation après ou sans transformation. et d'autre part. b) Admission temporaire : L'exportation des marchandises transformées bénéficie du régime applicable aux exportations simples. à appâter et à capturer ou à conserver le poisson (appâts. l'admission temporaire. l'importation temporaire. ainsi que les déchets de fabrication. justifier de l'apurement de son compte en douane par l'exportation des produits d'une part. 3) les engins et filets de pèche destines aux professionnels de la pêche maritime Par engins et filets de pêche on doit entre tous instruments et produits servant à attirer. dans les conditions de droit commun. les personnes disposant ou pouvant disposer de l'outillage nécessaire à la fabrication. Les régimes concernés par les dispositions de l'article 92-I-2° sont les entrepôts de douane et l'admission temporaire..).V. flotteurs. le 11/5/2007 59 . glace. gardon végétal. indiquer sur ses factures le régime douanier sous lequel les opérations ont été réalisées. en cas de mise à la consommation au Maroc des marchandises ou produits fabriqués à partir de matières premières ou objets placés sous l'un des régimes douaniers suspensifs. l'exportation temporaire et le transit. le trafic de perfectionnement à l'exportation. à l'ouvraison ou au complément de main d'oeuvre envisagés (sauf autorisation du directeur des douanes ). cachon.2) Marchandises ou objets placés sous les régimes suspensifs en douane : (Article 92-I-2°) Les régimes suspensifs (régis par le dahir portant loi nº 1-77-339 du 9 octobre 1977) sont les entrepôts de douane. D'une manière générale. L'exonération s'applique également aux travaux à façon portant sur les matières et produits soumis au régime douanier suspensif. la personne concernée doit pour bénéficier de l'exonération. a) Entrepôts de douane : Sont éligibles au bénéfice de l'exonération. les ventes et livraisons y afférentes supportent la T.

à cet effet. il faut entendre tous les produits qui apportent aux sols des matières directement utiles à la nutrition des plantes. par l'acheteur à son fournisseur. Celui-ci remet les bons de commande collectés. d'un bon de commande indiquant la nature des marchandises et le nom du navire à l'armement duquel elles sont destinées.V. professionnels de la pêche maritime ou revendeurs. un registre spécial sur lequel il inscrit les bons reçus en indiquant leur numéro. au service local des impôts. revendeurs qui approvisionnent ces professionnels. Le bon doit être visé et certifié par le service de l'inscription du quartier maritime dont dépend le pêcheur ou l'armateur propriétaire des bateaux de pêche. leur date. végétale ou animale simples ou mélangées entre elles. le quartier maritime qui les a visés et certifiés. ainsi que la nature. utilisées pour fertiliser le sol.A. Le fabricant tient. Toutefois sont dispensés du visa et de la certification du service précité. soit directement aux professionnels de la pêche maritime. le 11/5/2007 60 .Cette exonération est subordonnée à la remise. le remboursement peut être opéré conformément aux dispositions de l'article 103 du C. Par engrais. A défaut de possibilité de déduction. de micro-éléments et d'engrais dans lesquels ces derniers sont prédominants. Les valeurs mentionnées au registre susvisé sont totalisées et leur montant vient en déduction du chiffre d'affaires imposable du fabricant. cette valeur étant le prix de vente appliqué par le fabricant. celle acquittée sur les articles vendus en exonération. le nom des acheteurs. chimique. à condition d'en justifier la destination par la présentation de bons établis dans les conditions qui précèdent.I. Elle s'étend également aux mélanges composés de produits antiparasitaires. 4) Les engrais (Article 92-I-4°) L'exonération s'applique aux matières d'origine minérale. soit à des commerçants. la quantité et la valeur des produits. Le fabricant d'engins ou de filets de pêche peut obtenir l'exonération sur ces produits qu'il fabrique et qu'il vend. dont ils sont redevables au titre de leurs opérations imposables. en même temps que la déclaration mensuelle ou trimestrielle qu'il souscrit en vue du paiement de la taxe sur la valeur ajoutée.G. les bons de commande concernant l'acquisition des engins et filets de pêche arrêtés dans la liste prévue par voie réglementaire. Le fabricant ou le revendeur assujetti sont autorisés à déduire de la T.

des engrais minéraux ou chimiques phosphatés.des moteurs à combustion interne stationnaire. gadoue. . .. de brasserie. .du semoir simple ou combiné .des engrais naturels d'origine animale ou végétale. sous la forme d'une attestation délivrée au vendeur par l'acquéreur. .des tracteurs . Le terreau qui sert à amender et à fertiliser les sols est assimilé aux Les mélanges composés d'engrais.des engrais minéraux ou chimiques potassiques.du rodweeder .des produits minéraux ou chimiques azotés. de distillerie. .des mélanges de ces produits entre eux. les lies.Il s'agit : . ..des abris-serres et les éléments entrant dans leur fabrication . le 11/5/2007 61 .. . .du plantoir et des repiqueurs pour tubercules et plants . des pompes à axe vertical et des moto-pompes dites "pompes immergées" ou "pompes submersibles" . tartes et marcs . . . engrais.du retarvator (fraise rotative) . tels que fumier. guanos. de conserverie. simples ou composés .de l'épandeur d'engrais .des moissonneuses-batteuses . vidanges.des ramasseuses presses . à condition que les engrais soient prédominants. Les déchets de fabrication provenant de la trituration des graines oléagineuses. de tannerie. . de produits antiparasitaires et de micro-éléments sont susceptibles de bénéficier de l'exonération. utilisés comme engrais en agriculture peuvent bénéficier de l'exonération sous réserve de leur justification d'emploi. simples ou composés . . purin. ordures ménagères traitées .du sweep .des produits phytosanitaires . . simples ou composés . 5) Produits et matériel à usage agricole (Article 92-I-5°) : Le législateur a dressé une liste exhaustive des produits et matériel bénéficiant de l'exonération.du scarificateur .. . . . . Il s'agit : .

- des ramasseuses de graines ; - des tracteurs à roues et à chenilles ; - des motoculteurs ; - des pivots mobiles ; - des appareils mécaniques à projeter des produits insecticides, fongicides, herbicides et similaires ; - cover crop ; - des charrues ; - des moissonneuses ; - des poudreuses à semences ; - des ventilateurs anti-gelée : - des canons anti-grêle ; - les appareils à jet de vapeur utilisés comme matériel de désinfection des soles ; - le matériel génétique animal et végétal ; - les conteneurs pour le stockage d'azote liquide et le transport de semences congelées d'animaux ; - les chisels ; - les sous-soleurs ; - les cultivateurs à dents ; - les stuble-plow ; - les herses ; - les billonneurs ; - les buteuses et bineuses ; - les rouleux agricoles tractés ; - les batteuses à poste fixe ; - les moissonneuses lieuses ; - les faucheuses rotatives ou alternatives et les giro-faucheuses ; - les râteaux faneurs et les giroandaineurs ; - les ensileuses ; - les faucheuses conditionneuses ; - les hacheuses de paille ; - les débroussailleurs ; - les tailleuses de légumes; - les égreneuses ; - les effeuilleuses ; - les arracheuses de haies ; - les épandeurs de fumier ; - les épandeurs de lisier ; - les ramasseuses et/ou andaineuses de pierres ; - les ramasseuses chargeuses de canne à sucre et de betteraves ; - le matériel de traite : pots et chariots trayeurs ; - les salles de traite tractées et l'équipement pour salles de traite fixes ; - les barattes ; - les écrémeuses ; - les tanks réfrigérants ; - les abreuvoirs automatiques ;

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- le matériel apicole : machines à gaufrer, extracteurs de miel et maturateurs ; - les tarières ; - le matériel de micro-irrigation par goutte à goutte ou matériel d'irrigation par aspersion. 6) Exonération des biens d'investissements pour les entreprises nouvellement créées pendant une période de 24 mois (Art. 92-I-6° et 123-22°) * Principe : Il s'agit des biens susceptibles d'être inscrits dans un compte d'immobilisation et d'ouvrir droit à la déduction prévue à l'article 101 du C.G.I ., acquis par les assujettis directement. L'exonération s'applique à la demande des assujettis . L'exonération en question est accordée à condition que le bien acquis soit: - affecté à la réalisation d'une opération imposable ou exonérée avec droit à déduction visée aux articles 92 et 94 du C.G.I. Par conséquent les redevables réalisant des opérations situées en dehors du champ d'application ou exonérées sans droit à déduction visées à l'article 91, ne peuvent bénéficier de l'achat en exonération des biens d'investissement qu'ils acquièrent. - conservé pendant une période de 5 ans suivant la date d'acquisition et de son inscription dans un compte d'immobilisation. En outre le bien en question ne doit pas être concerné par les exclusions du droit à déduction visé à l'article 106 du C.G.I. Dans le but d’harmoniser la taxation des biens susvisés aussi bien à l’intérieur qu’à l’importation et d’uniformiser leur traitement fiscal, l’exonération est limitée, à partir du 1er janvier 2007, aux acquisitions effectuées par les assujettis pendant une duré de vingt quatre (24) mois à compter du début d’activité, en application des dispositions des articles 92 (I- 6°, 7°, 8° et 9°) et 123 (22°- a), 23°, 24° et 25°) du C.G.I. Au delà de cette période, les acquisitions desdits biens d’investissement et biens d’équipement deviennent taxables avec bénéfice du droit à déduction. Concernant les conventions conclues avec l’Etat avant le 1er janvier 2007 et qui sont relatives à la réalisation de projets d’investissement portant sur un montant égal ou supérieur à deux cents millions (200.000.000) de dirhams, visées à l’article 123 (22°, b)) du C.G.I, il y a lieu de préciser que les biens d’équipement, matériels et outillages acquis à l’intérieur au titre de ces conventions bénéficient de
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l’exonération pendant une durée de trente six (36) mois, à compter de la date de conclusion de ces conventions, en application des dispositions de l’article 125 (V) du C.G.I. Toutefois, pour les conventions signées à compter du 1 er janvier 2007, les biens acquis localement dans ce cadre, bénéficient de l’exonération pendant une durée de vingt quatre (24) mois à compter de la date de signature de la convention d’investissement. -Modalités d’application de l’exonération Pour l’application de ces dispositions, il convient d’apporter les précisions suivantes : 1) Les demandes d’exonération de biens d’investissement déposées avant l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions doivent être traitées conformément à la législation en vigueur avant le 1er janvier 2007 et par conséquent les attestations d’exonération correspondantes, doivent être établies au profit des assujettis concernés. 2) Les assujettis ayant débuté leur activité avant le 1er janvier 2007, continuent à bénéficier de l’exonération des biens d’investissement pour la période restante dans la limite de 24 mois à partir dudit début d’activité. Au delà de cette période les assujettis concernés doivent acquérir lesdits biens en taxe acquittée. 3) Il est rappelé que la date à prendre en considération pour décompter la période d’éligibilité à l’exonération est la date du premier acte commercial qui coïncide avec la première opération d’acquisition de biens et services à l’exclusion des frais de constitution des sociétés. Les contribuables doivent justifier cet acte d’acquisition de biens et services par toute pièce probante tels que : facture d’achat, contrat d’acquisition ou de location. Lorsque le redevable n’a opéré aucun achat de biens et services antérieurement à la demande d’exonération, il est admis de lui délivrer la première attestation d’exonération sous réserve de produire ultérieurement les justificatifs correspondant audit achat. A ce titre, la période de 24 mois est décomptée à partir de la date figurant sur les justificatifs susvisés. 4) Pour les opérations d’importation de biens d’investissement, le service local des impôts doit délivrer aux contribuables intéressés une attestation justifiant le début d’activité.

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* Modalités d'application : A. A L'INTERIEUR (Art. 92-I-6°) Les assujettis qui optent pour l'acquisition des biens d'investissements en exonération de la T.V.A. doivent se conformer aux obligations suivantes : a) tenir une comptabilité régulière permettant l'inscription des biens à un compte d'immobilisation donnant lieu à amortissement selon les usages courants ; b) présenter au service local des impôts dont dépend l'établissement principal ou le siège de leur entreprise, une demande formulée sur un imprimé conformément au modèle fourni par l'administration (mod. 670 ter) et soumise au timbre de dimension; c) fournir à l'appui de cette demande les pièces suivantes: 1 - un état descriptif établi en triple exemplaire, qui précise les nom et adresse des fournisseurs, la nature et l'utilisation des biens destinés à être achetés sur le marché intérieur en exonération de la T.V.A., leur valeur en dirhams ainsi que l'intitulé du compte où ils seront inscrits en comptabilité. Cet état doit comporter en outre : - pour les acquisitions par les assujettis : le numéro d'identification fiscale des fournisseurs, le taux et le montant de la taxe dont l'exonération est sollicitée : 2 - Les factures proforma ou devis de travaux en triple exemplaire. L'établissement des attestations d'achat en exonération fait l'objet d'une instruction de la demande et des documents y annexés en vue de s'assurer de l'accomplissement des conditions requises pour l'octroi de l'exonération notamment pour ce qui est du respect des dispositions des articles 101, 102 et 106 du C.G.I . Les agents instructeurs procèdent à l'établissement, pour les biens reconnus éligibles à l'exonération, des attestations d'achat en exonération de T.V.A. qu'ils soumettent à la signature du chef du service régional d'assiette dont ils dépendent. Les autorisations d'achat en exonération doivent impérativement être remises contre décharge ou adressées aux bénéficiaires sous plis recommandé dans un délai n'excédant pas 7 jours à compter de la date du dépôt de la demande. Les attestations doivent être établies conjointement avec les listes correspondantes en quatre exemplaires suivant modèles 708 et 673 ter, réservés à cet effet.

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Les deux exemplaires "Acheteur" et "Vendeur" sont à remettre au redevable demandeur, le troisième est destiné au service central alors que le quatrième doit être adressé à la subdivision d'assiette et classé dans le dossier du fournisseur autorisé à vendre en exonération de la taxe. Les factures et tous documents se rapportant aux opérations exonérées doivent être revêtues de la mention "Exonération de la T.V.A. en vertu de l'article 92-I6° du C.G.I . institué par l’article 5 de la loi de finances n° 43-06 pour l’année budgétaire 2007. » B - A L'IMPORTATION (Art. 123-22°- a-) Pour bénéficier de l'exonération, l'importateur est tenu de produire auprès du bureau de douane du lieu d'importation un engagement, établi sur les imprimés modèle 671/96 et 671bis/96 dont copie est jointe à la présente notecirculaire, fourni par l'administration, comportant son numéro d'identification à la T.V.A. et par lequel il s'engage à inscrire le bien importé dans un compte d'immobilisation, et à l'affecter aux opérations passibles de la T.V.A. avec droit à déduction ou exonérées avec bénéfice du droit à déduction visées aux articles 92 et 94 du C.G.I précité. Il y a lieu de préciser que l'importateur-commerçant qui importe des biens d'investissement pour le compte de son client, peut bénéficier de l'importation en exonération de la T.V.A. à condition que son client souscrive, en son nom, l'engagement précité. Toutefois, dans le cas où l'engagement comporte de faux renseignements concernant le numéro d'identification et l'adresse dudit client, l'importateur-commerçant est solidairement redevable du montant de la taxe objet de l'exonération. Les copies des engagements souscrits à cet effet par les importateurs bénéficiaires seront transmis après liquidation en fin de mois par l'Administration des Douanes aux services locaux des impôts. 7°) Les autocars, les camions et les biens d’équipement y afférents à inscrire dans un compte d’immobilisation, acquis par les entreprises de transport international routier, sont exonérés pendant une durée de 24 mois à compter de la date du début d’activité, sous réserve que lesdites entreprises remplissent les conditions prévues par l’article 102 du C.G.I. précité ; 8°) Exonération des biens d'équipement destines à l'enseignement privé ou à la formation professionnelle pendant une durée de 24 mois à compter du début d’activité (Art. 92-I-8°) L'article 92-I-8° du C.G.I. exonère à compter du 1er juillet 1997, les biens d'équipement destinés à l'enseignement privé ou à la formation professionnelle, à inscrire dans un compte d'immobilisation, acquis localement par les établissements privés d'enseignement ou de formation professionnelle.
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les personnes éligibles à l’exonération doivent adresser à la Direction Régionale des impôts dont elles dépendant. le port de débarquement et. outillages et matériels acquis par les diplômés de la formation professionnelle. le taux et le montant de la taxe dont l’exonération est sollicitée . Pour bénéficier des exonérations de la taxe sur la valeur ajoutée prévues au 8° du I de l’article 92 et au 24° de l’article 123 du C.pour les importations. Au vu de cette demande : . le numéro d’identification fiscale des fournisseurs. Les intéressés doivent fournir à l’appui de cette demande : a) Un état descriptif établi en triple exemplaire qui précise les nom. les véhicules automobiles autres que ceux réservés au transport scolaire collectif et aménagés spécialement à cet effet. les autres sont remis à l’importateur qui remet un exemplaire à l’administration des douanes et impôts indirects.pour les achats à l’intérieur.. le nom et l’adresse du transitoire.I.pour les achats à l’intérieur. éventuellement. une demande établie sur un imprimé fourni par l’administration. Cet état doit comporter en outre : . par fournisseur. raison sociale ou dénomination. Un exemplaire de l’attestation et de la liste des biens est conservé par l’acquéreur qui remet un exemplaire à son fournisseur. la Direction Régionale établit. Les factures et tous documents se rapportant aux ventes réalisées sous le bénéfice de l’exonération à l’intérieur doivent être revêtus d’un cachet portant la mention « vente en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée en vertu de l’article 92I-8° du C.G.pour les importations. . » . pendant une durée de 24 mois à compter du début de l’activité. 9°) Exonération des biens d’équipement. Le troisième exemplaire est envoyé à l’inspecteur qui gère le dossier du fournisseur. le 11/5/2007 67 . leur valeur en dirhams ainsi que l’intitulé du compte où ils seront inscrits en comptabilité. la Direction Régionale établit une attestation d’importation en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée en triple exemplaire dont l’un est conservé par le service.I. adresse des fournisseurs et la nature des biens destinés à être achetés sur le marché intérieur ou importés en exonération de la taxe. une attestation d’achat en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée en triple exemplaire.Sont exclus du bénéfice de ces exonérations.G.

proforma établie par le commerçant- Au vu de cette demande le service local d'assiette établit. scientifiques ou culturels importés en franchise des droits et taxes applicables à l’importation conformément aux accords de l’UNESCO auxquels le Maroc a adhéré en vertu des dahirs n° 1.202 du 14 Joumada I 1383 (3 Octobre 1963) . doivent adresser au service local d'assiette dont ils dépendent. scientifiques ou culturels bénéficient d’une franchise des droits et taxes applicables à l’importation et accordée aux importations réalisées directement par l’établissement utilisateur. l’article 13 de la loi de finances pour l’année 2001 a inséré. Pour bénéficier de cette exonération. accompagnée : . accordée aux matériels éducatifs.A. scientifiques ou culturels importés pour le compte de l’établissement utilisateur.10°) Exonération à l’intérieur des opérations de ventes et de livraison portant sur des matériels éducatifs.de l’autorisation d’importation dudit matériel en franchise des droits et taxes dûment visée par l’Administration des Douanes et Impôts Indirects .A. scientifique ou culturel bénéficiant de la franchise des droits et taxes à l’importation. Dans le cadre des accords de l’UNESCO auxquels le Royaume du Maroc a adhéré.V.V. une attestation d’achat en exonération en triple exemplaire dont l’un est conservé par le service. au nom de l’établissement acquéreur. le 11/5/2007 68 . cette différence de traitement est de nature à remettre en cause la compétitivité des entreprises nationales au profit des entreprises étrangères soumissionnaires de marchés portant sur la fourniture des équipements susvisés.60. ainsi qu’aux importations effectuées par l’entremise de tiers.G.201 et 1. Or.I. une demande établie sur un imprimé fourni par l’administration. l’exonération avec droit à déduction des ventes locales portant sur les équipements précités. les deux autres sont remis à l’acquéreur qui remet un exemplaire à son fournisseur qui le conserve à l’appui de sa comptabilité. en vertu des dispositions de l’article 89 du C.60. . Cependant les ventes locales portant sur lesdits équipements demeurent imposables à la T.d’une facture importateur dudit matériel. Pour remédier à cette situation et afin de donner plein effet à la franchise de T. les établissements destinataires du matériel éducatif. les matériels éducatifs.

00 promulguée par le dahir n° 1. 15°) les acquisitions de biens. matériels et marchandises effectuées par la Ligue Nationale de Lutte contre les Maladies Cardiole 11/5/2007 69 . cet organisme peut à compter du 1er janvier 2002 acquérir des biens d’équipement en exonération de la taxe et ce. Cette exonération vient compléter le dispositif des exonérations accordées aux associations d’utilité publique chargées des personnes handicapées.A. 12°) Les biens d’équipement. matériels et outillages acquis par les associations à but non lucratif s’occupant des personnes handicapées. 16°) les acquisitions de biens. 14°) Exonération des opérations réalisées par la fondation Mohamed VI de promotion des œuvres sociales de l’éducation formation conformément aux missions qui lui sont dévolues par la loi n° 73.G. 13°) Exonération des biens d’équipement acquis par le « Croissant Rouge Marocain destinés à être utilisés par lui dans le cadre de son objet statutaire » (article 92-I-13° et 123-30°) En considération du rôle humanitaire et social incombant au « Croissant Rouge Marocain ».01.I. effectuées par la Fondation Hassan II pour la lutte contre le cancer créée par le dahir portant loi n° 177-335 précité .G. matériels et marchandises nécessaires à l’accomplissement de sa mission. 11°) Les acquisitions de biens. ». destinés à être utilisés par lesdites associations dans le cadre de leur objet statutaire .V. doivent être revêtus de la mention « vente en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée en vertu de l’article 92-I-10° du C. matériels et marchandises effectuées par l’Université Al Akhawayn d’Ifrane instituée par le dahir portant loi n°1-93-227 précité . Il est à noter que les biens acquis en exonération de taxe doivent être utilisés par le Croissant Rouge Marocain dans le cadre des missions qui lui sont dévolues par ses statuts. en vertu des dispositions du b) du 13° du I de l’article 92 et 123-30° du C. Les modalités d’application de cette exonération sont prévues par le décret pris pour l’application de la T.Les factures et tous documents se rapportant aux ventes réalisées sous le bénéfice de l’exonération précitée. telles que complétées par l’article 9 de la loi de finances pour l’année budgétaire 2002.I.197 du 11 joumada I 1422 ( 1er août 2001) .

hémofiltration utilisés pour l’hémodialyse et leurs accessoires : générateurs à * Lignes veineuses. acquis par la fondation Cheikh Zaïd Ibn Soltan créée par le dahir portant loi n° 1. Afin de remédier à cette situation. générateurs d’hémodialyse. Concentrés et solutés de dialyse péritonéale . L’exonération initialement accordée visait tous les éléments entrant dans la réalisation des opérations d’hémodialyse. * poches de dialyse péritonéale .I. les dispositions concernant cette exonération ont été clarifiées pour permettre l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée aussi bien à l’importation qu’à l’intérieur du concentré pour l’hémodialyse et du soluté de dialyse péritonéale.228 du 22 rebia I 1414 ( 10 septembre 1993). lignes péritonéales et leurs accessoires dont les tubulures et leurs aiguilles . dans le cadre des missions qui lui sont dévolues par la loi précitée .93. * connecteurs à cathéter . 18°) Les produits et équipements pour hémodialyse ci-après cités ( article 92-I-18° et 123-35°): Exonération du concentre d’hémodialyse Aux termes des dispositions des articles 92-I-18° et 123-35° du C. précité. Or. Dialyseurs.Vasculaires dans le cadre de sa mission prévue par le dahir portant loi n° 1-77-334 précité . * capuchon protecteur stérile . l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée concerne les « concentrés et solutés de dialyse péritonéale » Il ressort de ces dispositions que le concentré de dialyse péritonéale bénéficie actuellement de l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée alors que le concentré d’hémodialyse reste soumis à cette taxe. 17°) Exonération des biens d’équipement. lignes artérielles. * aiguille à fistule . le concentré qui est utilisé exclusivement pour lesdites opérations se trouve exclu du bénéfice de l’exonération. Concentrés d’hémodialyse .G. * cathéter de Tenchkoff . Solutés de dialyse péritonéale. matériels et outillages. 70 le 11/5/2007 . * corps de pompes d’hémodialyse .

à titre transitoire et par dérogation aux dispositions de l’article 95 du C..I. ( article 92-I-19° et 123-37°). les médicaments prescrits pour le traitement de ladite maladie sont exonérés avec droit à déduction aussi bien à l’intérieur qu’à l’importation.I. de l’asthme. sont considérées comme des affaires distinctes. Lorsqu’au 1er janvier 2002 les redevables sont liés par des contrats comportant la livraison des médicaments concernés par l’exonération. Les redevables dont le fait générateur du paiement de la taxe est constitué par l’encaissement doivent adresser avant le 1 er Mars 2002. le 11/5/2007 71 . en paiement des ventes des médicaments précités et facturées avant cette date sont soumises au régime fiscal applicable à la date de la réalisation de ces opérations.19°) – Exonération des médicaments destinés au traitement du diabète. celles de ces opérations qui sont réalisées respectivement avant et à compter de cette date. La taxe due par les redevables au titre des affaires visées cidessus sera acquittée au fur et à mesure de l’encaissement des sommes dues. sont autorisés à déduire de la taxe due sur leurs opérations taxables.. Sous réserve des dispositions de l’article 101 du C.A.I. Le bénéfice de cette exonération prend effet à compter du 1er janvier 2002. une liste nominative des clients débiteurs au 31 Décembre 2001. des maladies cardio-vasculaires et de la maladie du syndrome immunodéficitaire acquis (SIDA). avec indication des sommes dues par chacun d’eux et du montant total dû au titre des affaires imposables à la taxe sur la valeur ajoutée. et dans le but d’alléger la charge financière supportée par les personnes atteintes de la maladie du syndrome immunodéficitaire acquis ( SIDA).G. celles ayant grevé les produits précités détenus en stock au 1er janvier 2002. Par ailleurs. En complément de la liste des médicaments exonérés de la T.V.. au service local des impôts dont ils relèvent.I. les redevables qui réalisent des opérations portant sur les médicaments visés aux articles 92-I-19° et 123-37° du C.G. en vertu des dispositions des articles 92-I-19° et 123-37° du C. les sommes encaissées par les redevables à compter du 1er janvier 2002. répartie par périodes successives.G.G.

une attestation d’achat en exonération en double exemplaire. a montré que l’objectif recherché n’est pas pleinement atteint. travaux et prestations de services destinés à être livrés à titre de don par les personnes physiques ou morales marocaines ou étrangères.A. doit adresser à la Direction des Impôts (Division de la Coordination et du Contrôle de l’Assiette.V. » le 11/5/2007 72 .A. revêtue du visa de l’organisme bénéficiaire du don en indiquant le nom du fournisseur. leurs prix hors taxe ainsi que le montant de la T. aussi bien à l’intérieur qu’à l’importation conformément aux dispositions des articles 92-I-20° et 123-19° du C. le donateur personne physique ou morale marocaine ou étrangère. une demande d’achat en exonération de taxe. Pour remédier à cette situation. son numéro d’identification fiscale. travaux et prestations de services destinés à être livrés à titre de don par les personnes physiques ou morales marocaines ou étrangères. En effet.A. cette mesure ne bénéficie pas à certaines personnes désirant contribuer au financement de projets à caractère social et qui supportent la T. établit au nom du fournisseur. aux collectivités locales. la Direction Générale des Impôts. de la marchandise. des travaux ou des prestations de services destinés à être livrés à titre de don. à compter du 1er Janvier 2001. à l’Etat.G. Les factures et tous documents se rapportant aux ventes réalisées sous le bénéfice de l’exonération prévue ci-dessus doivent être revêtus d’un cachet portant la mention « vente en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée – article 92-I-20° du C. marchandises. dont l’un est remis par le donateur au fournisseur qui le conserve à l’appui de sa comptabilité. aux établissements publics et aux associations reconnues d’utilité publique s’occupant des conditions sociales et sanitaires des personnes handicapées ou en situation précaire. 92-I20° et 123-19°). l’inventaire des médicaments susvisés.G. la nature du bien. avant le 1er Mars 2002. aux établissements publics et aux associations reconnues d’utilité publique s’occupant des conditions sociales et sanitaires des personnes handicapées ou en situation précaire sont.V. y afférent.V. (Art. à l’Etat. les biens.I.I. Pour l’application de cette exonération. Au vu de cette demande. 20°) – Exonérations des biens. la mise en application des dispositions relatives à l’exonération des dons prévues aux articles 92-I-20° et 123-19° du C. aux collectivités locales.Les personnes concernées sont tenues de déposer au service local des impôts.I.. A l’expérience et antérieurement au 1 er janvier 2001. sont exonérés de la T. marchandises. à l’occasion de l’octroi des dons.G.

par le gouvernement du Royaume du Maroc.V. la nature du bien. (Art.99. le service établit au nom du fournisseur. 23°) Exonération des biens. aux collectivités locales. 92-I-22°). 94-I-21° et 123-20°). 25°) Exonération des biens mobiliers ou immobiliers acquis par l’Agence Baït Mal Al Qods Acharif en application du Dahir n° 1.les acquisitions de biens. Au vu de cette demande.330 du 11 safar 1421 ( 15 mai 2000) portant publication de l’accord de siège. travaux et prestations de services destinés à être livrés à titre de don dans le cadre de la coopération internationale à l’Etat. une attestation d’achat en exonération en double exemplaire.A. de la marchandise des travaux ou des prestations de services destinés à être livrés à titre de don et leur prix hors T. 22° et 23°.V. le donateur doit adresser au service central. par les gouvernements étrangers ou par les organisations internationales.article 92-I-20° ou article 92-I-22° du C. revêtue du visa de l’organisme bénéficiaire du don et indiquant le nom du fournisseur. matériels et marchandises effectuées par la Banque Islamique de développement conformément au dahir n°1-77-4 précité . travaux et prestations de services destinés à être livrés à titre de don aux gouvernements étrangers.21°) Exonérations des biens. le 11/5/2007 73 .I.G.I. ayant payé en amont concernant lesdites opérations et ce conformément à l’article 103 du C.G. travaux et prestations de services financés par des dons de l’Union européenne .A. 24°. marchandises. Pour l’application de l’exonération de la T. une demande en exonération de taxe. 22°) Exonération des biens. (Art. fait à Rabat le 22 décembre 1998 entre le gouvernement du Royaume du Maroc et l’agence Bayt Mal Al Qods Acharif . prévue par l’article 92-I-20° 21°. marchandises.V. Les factures et tous documents se rapportant aux ventes réalisées sous le bénéfice de l’exonération prévue ci-dessus doivent être revêtues d’un cachet portant la mention « vente en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée .A. dont l’un est remis au fournisseur qui le conserve à l’appui de sa comptabilité. marchandises. aux établissements publics et aux associations reconnues d’utilité publique. » Les personnes effectuant en exonération de taxe des opérations portant sur les biens travaux et services dans le cadre de la coopération internationale en vertu des dispositions des articles 92-I-20° et 92-I-22° précités. son numéro d’identification fiscale. peuvent prétendre au remboursement de la T.

. à toute activité à caractère non lucratif se rapportant aux missions qui lui sont dévolues par les lois et règlements en vigueur . Ces dispositions sont applicables aux le 11/5/2007 74 . dans les conditions prévues par le présent livre . . - - b) .aux services rendus à l’Etat . Conditions d'exonération du logement social (Art.26°) Exonération des opérations et activités de Bank Al-Maghrib se rapportant : . 92-I-28°) Cette exonération instituée par l'article 18 de la loi de finances pour l'année 1995. 28°) Les opérations de construction de locaux à usage exclusif d'habitation portant sur le logement social (Art. 27) a) – Exonération des intérêts et commissions sur les opérations de prêt et de toutes autres prestations de service effectuées par les banques offshore .à l’émission monétaire et à la fabrication des billets. permet à un grand nombre de citoyens à faible et moyen revenu d'accéder à la propriété. les intérêts servis par les dépôts et autres placements effectués en monnaies étrangères convertibles auprès des banques offshore .Exonération des opérations faites par les sociétés holding offshore et effectuées au profit des banques offshore ou de personnes physiques ou morales nonrésidentes et payées en monnaies étrangères convertibles. Les opérations effectuées par les sociétés holding offshore bénéficient du droit à déduction au prorata du chiffre d’affaires exonéré. les biens d’équipement à l’état neuf nécessaires à l’exploitation acquis localement par les banques offshore .et de manière générale. monnaies et autres valeurs et documents de sécurité . 93-I) Peuvent bénéficier de l'exonération précitée les personnes physiques et morales édifiant des logements sociaux à usage d'habitation dont la superficie couverte et la valeur immobilière totale n'excèdent pas par unité de logement respectivement 100 m² et 200 000 dirhams taxe comprise. les fournitures de bureau nécessaires à l’exercice de l’activité desdites banques.

Il est précisé que la valeur du terrain à prendre en considération est celle figurant sur l'acte d'achat. la taxe d'autorisation de bâtir. outre la superficie brute de l'unité de logement (superficie habitable + les murs). la fraction des parties indivises comptées au minimum à 10 % de la superficie brute. auxquels il faut ajouter les frais de branchement d'égout. d'eau. buanderie. des annexes (cuisine. autrement dit. vestibules) et des dépendances (cave. les honoraires d'architecte et toutes dépenses engagées à cet effet. le coût de la construction justifié par les factures d'achat et les mémoires de travaux. il faut entendre une construction indépendante composée des pièces principales.constructions pour lesquelles l'autorisation de construire est délivrée à compter du 1er janvier 1995. 1 . garage).Opérations concernées : a) Constructions destinées à l'habitation personnelle : Pour bénéficier de la détaxation deux conditions sont nécessaires : logement. Lorsqu'il s'agit de la construction de logements collectifs. salle de bain. des annexes et des dépendances. la superficie couverte comprend. La VIT comprend outre le prix du terrain figurant sur l'acte d'achat et les frais annexes (enregistrement + frais de conservation foncière + les frais d'actes). 1) la superficie couverte ne doit pas excéder 100 m² par unité de Par unité de logement. Par superficie couverte il faut entendre la superficie du plancher.000 DHS hors taxe peuvent bénéficier de l'exonération avec le droit à déduction prévu à l'article 92-I-28 °. d'électricité. toilettes. b) Constructions destinées à la vente Les opérations de construction de logement effectuées par les promoteurs immobiliers et dont la superficie et le prix de cession ne dépassent pas respectivement 100 m² couvert et 200. 2) la valeur immobilière totale (VIT) ne doit pas excéder le montant de 200 000 DH taxe comprise. les superficies brutes des pièces principales. le 11/5/2007 75 . Il n'y a pas lieu de procéder à son actualisation.

Opérations exclues . Ne peuvent en effet bénéficier de l'exonération précitée les constructions portant sur des extensions ne constituant pas une unité de logement autonome telle que définie ci-dessus. Au vu de cette demande. Toutefois. Cette demande doit être accompagnée des documents ciaprès : .2 . .constructions destinées à la location . les personnes qui procèdent auxdites constructions doivent adresser.constructions destinées à usage professionnel . . elles doivent déposer en même temps que leur déclaration de chiffre d’affaires le 11/5/2007 76 . demandée en exonération. dans le cas où les personnes physiques ou morales se livrent à elles mêmes la construction des ouvrages en question. . au service local d'assiette dont ils relèvent. dont la capacité d’hébergement est au maximum de deux (2) lits par chambre. le service local d'assiette établit une attestation d’exonération en triple exemplaire dont l’un est conservé par le service. les deux autres sont remis au promoteur qui remet un exemplaire à l’entrepreneur de travaux adjudicataire du marché de construction des ouvrages précités.A. 29°) Exonération des opérations de construction de cités. .extensions.V.une copie certifiée conforme de l’autorisation de construire et du plan de construction . assortie d’un cahier des charges . Pour bénéficier de cette exonération.une copie de la convention signée entre le promoteur immobilier et le Ministère de l’Enseignement Supérieur . résidences et campus universitaires réalisées par les promoteurs immobiliers pendant une période maximum de trois (3) ans courant à compter de la date de l’autorisation de construire des ouvrages constitués d’au moins cinq cent (500) chambres.une copie des marchés de travaux justifiant le montant global ainsi que le montant de la T. dans le cadre d’une convention conclue avec l’Etat. une demande d’exonération établie sur un imprimé fourni par l’administration.

établies en leur nom. une demande d’exonération établie sur un imprimé fourni par l’administration.au titre de la livraison à soi-même desdites constructions. Cette demande doit être accompagnée des copies de la convention et de l’autorisation de construire citées ci-dessus. travaux ou services acquis auprès d’assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée accompagnée des factures d’achat correspondantes. Au vu de cette demande et des factures d’achat le ministre chargé des finances ou la personne déléguée par lui à cet effet.A.G.I . 30°) Exonération des opérations de réalisation de logements sociaux afférents au projet « Annassim » situé dans les communes de Dar Bouazza et Lissasfa par la société nationale d’aménagement collectif ( SO.G. établit un ordre de restitution du montant de la taxe payé. 32°) les opérations de restauration des monuments historiques classés et des équipements de base d'utilité publique (Art. Cette demande est établie sur un imprimé fourni par les services compétents. Au vu de cette demande. 92-I-32°) L'exonération bénéficie aussi bien aux personnes physiques que morales.C) . le 11/5/2007 77 .I. Les personnes physiques et morales bénéficiant de l’exonération au titre des opérations de restauration de monuments historiques classés et des équipements de base d’utilité publique prévues au paragraphe 32 du I de l’article 92 du C.NA. Le premier exemplaire est conservé par ledit service et le second est remis à l’intéressé pour constituer son dossier de remboursement. une attestation d’exonération de l’opération de livraison à soi-même lui conférant le droit au remboursement prévu à l’article 103 du C. les modalités d'application la concernant et ayant pour objet d'assurer que les équipements en question remplissent les conditions visées à l'article ci-dessus. des factures ou mémoires justifiant le coût de la construction ainsi que d’un état descriptif les récapitulant. au nom du promoteur immobilier.D. 31°) Exonération des opérations réalisées par la société « Sala Al Jadida » dans le cadre de son activité . le service local d'assiette établit en double exemplaire. sont régies par voie réglementaire. doivent adresser au service des impôts compétent une demande en restitution de la taxe payée sur les achats des matériels.

les bâtiments des flottilles civiles de l'Etat (Douane.V. par leurs propres moyens. .les navires destinés à la navigation maritime pour le transport de voyageurs ou de marchandises sur des lignes de navigation nationales ou internationales .les bâtiments des établissements chargés de la gestion des ports (bateaux grues. . dragues. bateaux vasiers. aux pêcheurs professionnels et aux armateurs à la pêche de produits destinés à être incorporés dans lesdits bâtiments.les bateaux affectés au ravitaillement des phares et les navires câbliers .. de réparation et de transformation portant sur les bâtiments de mer ainsi que les ventes aux compagnies de navigation. . chalands et clapets servant au transport des déblais dans les ports qu'ils soient ou non automoteurs) . Bénéficient de la détaxation : . allèges et canots dans les ports. sont exonérées de la T. grues flottantes.les bâtiments utilisés par les ostréiculteurs (éleveurs d'huîtres) et les myticulteurs (éleveurs de moules) dans le cadre de leur profession .33°) Bâtiments de mer et produits incorporés dans lesdits bâtiments : (Art. de tenir la mer comme moyen de transport et effectuant une navigation principalement maritime. bâtiments.A.G. bateaux et embarcations capables.les bateaux utilisés par les entreprises qui organisent des excursions touristiques en mer . on doit entendre les navires. docks flottants. les bateaux pilotes et les bateaux sauveteurs . . 92-I-33° et 34°) L'article 92-I-33° et 34° du C.. * sont exclus du bénéfice de la détaxation : . mâtures . .. 1º a) bâtiments de mer : Par bâtiment de mer. .) .les remorques.les bâtiments de mer des entreprises qui les utilisent dans le cadre de leur activité industrielle (dragues. . .les navires destinés à la navigation maritime et utilisés par les pêcheurs professionnels . pontons. dispose que les opérations de ventes. le 11/5/2007 78 .I.) .les bâtiments de la marine nationale et les vedettes garde-pêche . police maritime . ..les canots et chaloupes des bâtiments de mer. bouées marines.

de pontons indispensables au débarquement de grosses pièces et de tout matériel destiné à des armateurs et des chantiers navals qui l'utilisent dans le port ou dans les eaux territoriales . les travaux d'électrification. de décoration. les pédalos. de menuiserie. le détartrage des chaudières.de la réparation et de la transformation des bateaux ne répondant pas à la définition de l'article 92-I-33°. le piquage de la coque. que ces opérations soient réalisées par les chantiers navals en qualité d'entrepreneurs principaux ou de soustraitants. la transformation et la réparation des bâtiments de mer.les bateaux de sport et de plaisance . .. quelle que soit la qualité de l'entreprise qui la fournit. de calorifugeage..des services divers.de la location de mahonnes permettant d'opérer sur la partie extérieure de la coque.. b) Opérations concernées par la détaxation : La détaxation s'applique aux ventes de bâtiments de mer et aux travaux de réparation et de transformation de ces mêmes bâtiments. . rendus à l'utilisateur de la forme de radoub . .du remorquage par un tiers au bassin de radoub (bassin destiné aux réparations de coques de navires) du bateau à réparer .les hydroglisseurs. c) Opérations exclues de la détaxation : L'exclusion du bénéfice de la détaxation frappe les opérations ayant tout autre objet que la construction.. . moyennant paiement d'une redevance . Entrent dans ce cadre..des fournitures de main d’œuvre. Il en est ainsi notamment : . la soudure des parties détériorées . les canots pneumatiques et les embarcations sportives propulsées à la rame ou à la pagaie . le 11/5/2007 79 . de peinture. .de la location du bassin de radoub pour la réparation. .. .des travaux d'études et des travaux effectués en régie pour le compte des chantiers et des armateurs . outre les travaux concernant les oeuvres vives.

2- a) Produits incorporés dans les bâtiments de mer : Il s'agit des produits incorporés dans les navires et formant le corps même du bâtiment (objets de gréement et d'armement, boiseries, revêtements divers, instruments de bord...) mais aussi les produits dont l'utilisation est nécessaire sur lesdits bâtiments (équipement et outillage de bord ...). b) Conditions de l'exonération : Pour bénéficier de l'exonération, les produits destinés à être incorporés dans les bâtiments de mer doivent être livrés aux compagnies de navigation, pêcheurs professionnels et aux armateurs à la pêche, soit directement par les fabricants soit par l'intermédiaire de négociants. Les vendeurs de produits destinés à être incorporés dans les bâtiments de mer exonérés sont tenus d'indiquer sur les factures qu'ils délivrent les noms des bateaux à équiper ainsi que le nom et la qualité de l'acheteur. Les utilisateurs (compagnies de navigation, pêcheurs professionnels et armateurs de la pêche) doivent remettre à leurs fournisseurs des attestations, établies sous leur propre responsabilité permettant à ces derniers de vérifier et de justifier de la facturation en exonération. Les chantiers navals et les négociants doivent effectuer leurs achats en taxe acquittés et procéder ensuite à la déduction dans les conditions de droit commun (imputation ou remboursement) (cf. infra chapitre déduction et remboursements). 34°) Les ventes aux compagnies de navigation, aux pêcheurs professionnels et aux armateurs de la pêche de produits destinés à être incorporés dans les bâtiments visés aux 34° ci-dessus. 35°) Exonération des opérations de transport international, les prestations de services qui leur sont liées ainsi que les opérations de réparation, d’entretien, de maintenance, de transformation, d’affrètement et de location portant sur les différents moyens dudit transport ; Antérieurement au 1er janvier 2002, les opérations de transport international maritime, aérien ou terrestre connaissent le même traitement fiscal en matière de T.V.A., à savoir l’exonération sans droit à déduction. Par contre, les prestations de services qui leur sont liées se distinguent par un traitement fiscal différencié, tel qu’il ressort du tableau ci-après :

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TABLEAU RECAPITULATIF DU REGIME FISCAL APPLICABLE EN MATIERE DE T.V.A. AU TRANSPORT INTERNATIONAL EN VIGUEUR AU 31-12-2001
NATURE DE L’OPERATION TRANSPORT INTERNATIONAL Terrestre Aérien Maritime

-

Opérations de international.

transport Exonérées Exonérées Exonérées sans droit à sans droit à sans droit à déduction déduction déduction Exonérées Taxables à sans droit à 20 % déduction

-

Prestations de services Taxables à liées au transport 20 %. international.

-

Opérations de vente Exonérées Exonérées Exonérées d’autocars, de camions, avec droit à avec droit à avec droit à d’aéronefs ou de navires. déduction déduction déduction (Régime douanier) Opérations de réparation et Taxables à de transformation portant 20 % sur les moyens de transport. Taxables à 20 % Exonérées avec droit à déduction

-

Dans un but d’harmonisation et d’adaptation de notre fiscalité à la fiscalité internationale, notamment les directives de l’Union Européenne, les nouvelles dispositions de l’article 92-I-35° du C.G.I. exonèrent désormais avec droit à déduction, à compter du 1er Janvier 2002, les opérations de transport international, les prestations de services qui leur sont liées ainsi que les opérations de réparation, d’entretien, de maintenance, de transformation, d’affrètement et de location portant sur les différents moyens dudit transport. Il est rappelé que cette disposition vient compléter le dispositif fiscal incitatif déjà existant afférent au transport international à savoir, l’exonération avec droit à déduction :

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- des opérations de vente, de transformation portant sur les bâtiments de mer ;

réparation

et

de

- des ventes aux compagnies de navigation, des produits destinés à être incorporés dans les bâtiments précités ; - des ventes d’autocars, de camions et des biens d’équipement y afférents acquis par les entreprises de transport routier international ; - et de l’avitaillement des bâtiments de mer et des aéronefs. Ainsi, on examinera successivement : les opérations de transport international ; les prestations de services qui leur sont liées ; les conditions d’application de l’exonération et du remboursement de la T.V.A. au profit des redevables éligibles à l’exonération précitée.

I - Les opérations de transport international Par transport international, il convient d’entendre les transports en provenance ou à destination de l’étranger quel que soit le point d’embarquement initial et celui du débarquement final. L’exonération porte sur la totalité de l’opération de transport international y compris la partie afférente au parcours effectué sur le territoire marocain et quel que soit le sens du trajet. Cette exonération bénéficie aussi bien au transport de voyageurs qu’à celui des marchandises ou objets qu’il soit effectué par voie terrestre, aérienne ou maritime. A - Transport de voyageurs Le transport international de voyageurs se caractérise par le fait qu’un contrat unique de transport international n’entraîne pas toujours l’utilisation d’un même vol et d’un même trajet. Le critère essentiel qui permet de qualifier de transport international une opération comportant l’utilisation de plusieurs trajets ou vols dont un ou plusieurs à l’intérieur du territoire, assurés par une même compagnie ou par différentes compagnies, doit être recherché dans la notion de contrat unique de transport.

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Contrat unique de transport Cette notion fondamentale permet de régler les cas suivants : billet unique et trajet ou vol unique : c’est le cas le plus simple et l’exonération est acquise dès le moment où le point de départ ou celui d’arrivée se situe hors du Maroc ; contrat unique et pluralité de vols ou de trajets : dans le cas où un seul contrat de transport international a été conclu avec le client, que ce contrat ait donné lieu à la délivrance d’un seul billet ou de plusieurs billets, l’exonération est acquise même si un ou plusieurs vols ou trajets sont effectués à l’intérieur du Maroc. Ainsi, à titre d’exemple, le contrat portant sur un trajet fractionné Agadir-Casablanca, Casablanca-Tanger et Tanger-Paris, est considéré comme un contrat unique de transport international.

-

Toutefois, doit être considéré comme n’ayant pas le caractère international et par conséquent soumis à la T.V.A., un contrat de transport conclu avec un client quelle que soit sa nationalité et quel que soit le pays d’émission du billet, lorsqu’il s’agit d’un vol ou d’un trajet dont le point de départ et d’arrivée sont situés au Maroc. B - Transport de marchandises Les mêmes principes énumérés ci-dessus en matière de transport de voyageurs sont applicables au transport de marchandises, qu’il soit terrestre, maritime ou aérien. II – Les prestations de services qui sont liées au transport international Cette exonération concerne notamment : les prestations de services utilisées pour les besoins du transport international maritime, aérien et terrestre ; les opérations particulières portant sur :   les prestations de services effectuées par les agents consignataires, mandataires, courtiers, etc… ; les commissions sur les ventes de billets par les agences de voyages et par les intermédiaires.

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Il est précisé que les prestations de services énumérées ciaprès sont données à titre indicatif. A- Prestations de services liées au transport international maritime 1- Prestations concernées Les prestations concernées par l’exonération précitée sont les suivantes : a) Prestations de services pour les besoins des navires Il s’agit notamment des opérations de : pilotage de navire ; remorquage y compris « l’attente » ou le « déplacement du remorqueur » ; amarrage, démarrage ; utilisation des installations portuaires (quais, matériels de manutention) ; entretien, réparation, maintenance du navire, du matériel de bord (désinfection, dératisation, nettoyage…) ; gardiennage et services de prévention et de lutte contre l’incendie ; visites de sécurité et de classification, examens de carènes, expertises techniques ; expertises ayant trait à l’évaluation des dommages subis par les navires ; opérations d’affrètement, de location des navires. b) Prestations de services liées à la cargaison Il s’agit notamment des prestations suivantes : chargement et déchargement du bateau ; manutention de la marchandise accessoire au chargement et au déchargement du bateau effectuée dans l’enceinte portuaire, notamment :  arrimage la cargaison, marquage, mesurage, expertise… ;  remplissage, dépotage, empotage conteneurs ; location du matériel pour le chargement et le déchargement du bateau ; location de contenants et de matériels de protection de la marchandise pour une utilisation à quai ou à bord ; (conteneurs, cadres, caisses, palettes, bâches) ;

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gardiennage de la marchandise à bord du bateau ou pendant la durée d’attente de la marchandise dans le port . magasinage de la marchandise à exporter (frais d’utilisation d’entrepôts. de sport ou des bateaux effectuant de la navigation intérieure ayant pour point de départ et point d’arrivée un port marocain. 2 – Opérations exclues Sont soumises à la T. électriques ou pneumatiques pour la mise en route des moteurs des aéronefs . opérations d’assistance aux passagers. l’usage des dispositifs d’assistance à la navigation aérienne .- - - - stationnement des wagons de marchandises sur les voies du quai . les prestations de services réalisées pour les besoins des bateaux de plaisance.Prestations de services liées au transport international aérien 1. l’usage des dispositifs d’éclairage . l’usage des moyens mécaniques. le stationnement et le décollage . l’usage des installations destinées à l’avitaillement des aéronefs . location de matériels d’équipement nécessaires aux opérations d’embarquement ou de débarquement des passagers et de leurs bagages (passerelles. de chambres froides etc… y compris les frais de manutention afférents au magasinage) . l’usage des installations aménagées pour la réception des passagers et des marchandises . de silos. embarquement et débarquement des passagers et de leurs bagages . chariots de manutention etc…) .V. le transport de l’équipage sur l’aire des aéroports . de magasins. usage des gares maritimes . B .A. de hangars. - le 11/5/2007 85 .Prestations concernées a) Prestations portant sur les aéronefs Ces prestations concernent notamment : l’atterrissage.

opérations de trafic (diverses opérations d’ordre administratif inhérentes au trafic aérien (établissement du devis de poids. conditionnement et magasinage de marchandises . de réparation et de maintenance des aéronefs. comptage du fret notamment) .- - les opérations de nettoyage. gardiennage et magasinage de marchandises . nettoyage camions ou des autocars . les visites de sécurité et les expertises techniques . dans les conditions du droit commun. sont soumises à la T. opérations relatives à l’enregistrement des passagers et de leurs bagages) . opérations d’assistance aux passagers (notamment le transport des passagers de l’aérogare à l’aéronef. tenue du carnet de bord de l’appareil. graissage et vidange . des - - le 11/5/2007 86 . expertise ayant trait à l’évaluation des dommages subis.A. du matériel et des équipements de bord . d’entretien. 2 – Opérations exclues Les prestations de services réalisées pour les besoins d’aéronefs liant des aérodromes marocains ou pour les besoins d’avions de tourisme. maintenance. chargement et déchargement des aéronefs . réparation. par les passagers et les marchandises. gardiennage et stationnement . les opérations d’affrètement et de location d’aéronefs. location de contenants et de matériels de protection de marchandises .Prestations de services liées au transport international routier Il s’agit notamment des opérations suivantes : entretien. C . l’expertise ayant trait à l’évaluation des dommages subis par les aéronefs. b) Prestations liées à la cargaison Il s’agit notamment des prestations suivantes : embarquement et débarquement des passagers et leurs bagages .V. le gardiennage et le service de prévention et de lutte contre l’incendie .

expertises techniques .V. opérations d’affrètement. les commissions perçues au titre d’intermédiation et de courtage portant sur des opérations de transports internationaux de marchandises ou de voyageurs qui étaient taxables auparavant sont désormais exonérées de la T. III – Conditions remboursement d’application de l’exonération et du A – Bénéfice de l’exonération de T. Les commissions perçues sont exonérées avec droit à déduction conformément aux nouvelles dispositions prévues par l’article 92-I-35° du C. de prévention et de lutte contre l’incendie .Commissions sur les ventes de billets Les billets internationaux vendus par les agences de voyage ou par les intermédiaires donnent lieu à un prélèvement d’une commission sur le prix de vente du billet. courtiers et autres intermédiaires qui interviennent dans les opérations du transport international.V. services de dépannage. D – Opérations accessoires au transport international 1. commissionnaires. expertises ayant trait à l’évaluation des dommages subis en cas d’accidents . mise à disposition du personnel. de location de camions et d’autocars . sur les prestations de service liées au transport international Cette exonération vise les entreprises marocaines ou étrangères effectuant des opérations de transport international.Prestations de services effectuées par les mandataires Sont exonérés avec droit à déduction les services rendus par les agents consignataires. avec droit à déduction. Ainsi.A. 2.- location de matériels utilisés pour les besoins du transport . services des autoroutes .A.G.I. le 11/5/2007 87 .

exigible au cas où les prestations exonérées ne recevraient pas la destination qui justifie leur exonération. 2 . les renseignements désignés ci-après : 1. les nom prénom.toutes indications nécessaires à l’identification de l’aéronef . nationalité du bâtiment de mer ainsi que toutes autres indications nécessaires à l’identification du navire . le 11/5/2007 88 . les entreprises de transport international doivent délivrer un bon de commande (ou tout document en tenant lieu) à leurs prestataires de services. raison sociale ou dénomination du bénéficiaire . outre l’engagement du transporteur de verser la T.Pour le transport maritime .V. - . Ce bon de commande doit comporter. dénomination du prestataire de service ainsi que son adresse et son numéro d’identification fiscale.la nature de la prestation . la référence de l’agrément exploité ainsi que le numéro d’immatriculation du véhicule .Pour l’application de l’exonération précitée. . 3 .la nature de la prestation .A.la nature de la prestation . les nom. raison sociale ou dénomination du prestataire de service ainsi que son adresse et son numéro d’identification fiscale.Pour le Transport aérien .la raison sociale ou dénomination commerciale et la nationalité de la compagnie aérienne .la raison sociale ou dénomination de la compagnie maritime . les nom. prénom. . numéro de matricule. prénom. .Pour le transport routier les nom. raison sociale.

Les factures et tous documents se rapportant aux prestations de services réalisées sous le bénéfice de l’exonération prévue ci-dessus doivent être revêtus d’un cachet portant la mention « vente en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée – Article 92-I-35° du C. le prestataire de service est autorisé à effectuer ladite prestation en exonération de la T. Au vu de ce bon de commande.Remboursement de la T.V. B . le dépôt de la demande de remboursement doit être effectué auprès du même service. b) Les entreprises de transport international pour les achats de biens et services ouvrant droit à déduction.Demande de remboursement La demande de remboursement doit être formulée sur un imprimé fourni par le service local des impôts dont dépend le redevable.G. raison sociale ou dénomination du prestataire de service ainsi que son adresse et son numéro d’identification fiscale.I .. prénom. 2. 1.I.A.V.V. Conformément aux dispositions réglementaires. ils doivent se conformer aux obligations et formalités édictées par les articles 103 –105 du C.Personnes éligibles Les personnes éligibles au remboursement de la T.les nom. au profit des entreprises de transport international Lesdits redevables peuvent prétendre au remboursement du crédit de taxe résultant de la différence entre la taxe déductible et la taxe collectée au titre de leurs opérations imposables.V.G. accompagnée des pièces justificatives telles que décrites par le décret d’application. effectués en taxe acquittée Ces entreprises qu’elles soient marocaines ou étrangères. A ce titre. et doit le conserver à l’appui de sa comptabilité.A. au titre du transport international sont : a) Les redevables réalisant des prestations de service en exonération de la T. doivent toutefois prendre la qualité d’assujetti pour pouvoir bénéficier dudit remboursement conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.A.A. à le 11/5/2007 89 .

déposer avant le 1er mars 2002 au service local des impôts dont ils relèvent.G.G. le montant des sommes dues au titre des affaires soumises à la taxe. D – Dispositions transitoires Les redevables ayant effectué des prestations de services taxables pour le compte des entreprises de transport international et pour lesquels le fait générateur est constitué par l’encaissement doivent. C. Actuellement l’article 92-I-36° du C.la fin de chaque trimestre de l’année civile au titre des opérations réalisées au cours du ou des trimestres écoulés. dans les conditions prévues à l’article 103 du C.Prorata de déductions Les entreprises exerçant à la fois les activités de transport national et international sont tenues de régulariser le pourcentage provisoire pratiqué au cours de l’année 2001 par le prorata définitif de la même année. La taxe due par ces redevables au titre des prestations de service facturées avant le 1er Janvier 2002. 36°) Exonération des produits livrés et les prestations de services rendues aux zones franches d’exportation et provenant du territoire assujetti . A partir du 1er janvier 2002.I. Zones franches d’exportation L’article 16 de la loi de finances pour la période allant du 1 er juillet au 31 décembre 2000 consacre l’harmonisation des dispositions des articles 33 et 34 de la loi n° 19-94 relative aux zones franches d’exportation avec les textes fiscaux en vigueur. conformément au paragraphe IV de la loi de finances pour l’année 2002. Ce dépôt doit être effectué dans un délai n’excédant pas l’année suivant le trimestre pour lequel le remboursement est demandé. en indiquant pour chacun d’eux.I. sera acquittée au fur et à mesure de l’encaissement des sommes dues. une liste nominative de leurs clients débiteurs au 31 Décembre 2001. ces entreprises opèrent désormais les déductions à 100% du fait que le transport international est devenu exonéré avec droit de déduction. le 11/5/2007 90 .

on entend par prestations de service : . les services provenant du territoire assujetti et répondant à la notion d’exportation de services. Les fournisseurs de biens ainsi que les prestataires de services installés dans le territoire assujetti.I. Cette situation s’explique par le fait que dans le cadre de la loi de finances pour l’année 1995. précité.G.Exonération des prestations de services Les dispositions de l’article 33 de la loi n° 19-94 précitée stipulent que « sont exonérées dans le cadre de l’article 8 de la loi n° 3085 relative à la taxe sur la valeur ajoutée. Ainsi. effectuées pour le compte d’entreprises établies dans lesdites zones.les prestations de service réalisées dans le territoire assujetti et destinées à être exploitées ou utilisées en zones franches d’exportation . les entreprises installées en zones franches d’exportation. La nouvelle mesure vise à corriger cette distorsion en étendant l’exonération dont bénéficient les prestations de service destinées à l’exportation à celles rendues aux zones franches d’exportation.les prestations de service portant sur des entrées en zones franches d’exportation de produits.I. L’utilisation desdites prestations de service en zones franches doit être justifiée par la production de la facture établie au nom du client situé dans lesdites zones franches et des pièces justificatives du règlement effectué en devises. à compter du 1er juillet 2000. cette notion de prestation de service à l’export n’a pas été insérée dans l’article 33 de la loi n° 19-94 sus-visée. peuvent recevoir en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée avec droit à déduction. seuls les produits destinés aux zones franches bénéficiaient de l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée avec droit à déduction. les entrées en zones franches d’exportation de produits provenant du territoire assujetti tel que visé à l’article 20 de la présente loi ». le législateur a étendu l’exonération prévue en matière d’exportation aux prestations de service. . Au sens des dispositions de l’article 92-I-1° du C. Or. peuvent prétendre au le 11/5/2007 91 . Par conséquent.

Dans le cas où les entreprises de travaux installées dans le territoire assujetti . les travaux de construction et de montage réalisés dans lesdites zones constituent des opérations situées hors champ d’application de la taxe sur la valeur ajoutée. Ainsi. l’article 34 de la loi n° 19-94 stipulait que « les entreprises « marocaines ou étrangères intervenant dans les zones franches d’exportation.remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée supportée.. dans les conditions et suivant les modalités prévues par le décret pris pour l’application de la T.Régime fiscal des travaux de construction ou de montage Les zones franches d’exportation sont considérées du point de vue fiscal comme un territoire non-assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée.A. en amont. II . effectuent des achats taxe comprise et ce. ce qui allait à l’encontre des mesures fiscales incitatives pour rendre ces zones plus attractives. Or. dans « le cadre de travaux de construction ou de montage. elles peuvent demander le remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé en amont les produits et matières destinés auxdits marchés à condition que l'entrée en zone franche de ces produits et matières soit justifiée par la production : des factures de vente établies au nom de l’entreprise réalisant l’investissement dans lesdites zones . Il en découlait que lesdits travaux étaient soumis à la taxe sur la valeur ajoutée . le 11/5/2007 92 . au titre de l'acquisition desdits biens et services et ce. l’article 16 de la loi de finances précitée a exclu du champ d’application de la taxe sur la valeur ajoutée les travaux de construction ou de montage effectués à l’intérieur de ces zones.V. sont soumises aux impôts et taxes dans les conditions de droit commun . De ce fait. Afin de remédier à cette situation. les entreprises marocaines ou étrangères qui procèdent à la réalisation des travaux de construction ou de montage sont tenues de facturer lesdits travaux en hors taxe étant précisé que les achats de produits et services nécessaires à la réalisation desdits travaux sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée dans les conditions prévues à l’article 33 précité. Les fournisseurs de ces produits et services peuvent bénéficier du remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée payée en amont. pour la réalisation de marchés dans les zones franches d’exportation.

. explosifs. 37°) Exonération de l’ensemble des actes.l'installation de compteurs et la consommation et électrique . activités. cinématographiques et télévisuelles. . . b) Les modalités d'application le 11/5/2007 93 . .la location ou la fourniture de produits de maroquinerie . maritime et aérien du matériel de tournage . cinématographiques et télévisuelles.F.la location de studios de tournage . .des avis d’exportation correspondants dûment visés par les services des douanes et impôts indirects. . hélicoptères. 38°) Exonération des biens et services acquis ou loués par les entreprises étrangères de productions audiovisuelles. camions. à titre indicatif : .l'hôtellerie et la restauration. deltaplanes. .la location de matériel de tournage cinématographique et audiovisuel . . avions . .la location d'animaux . a) Biens et services éligibles à l'exonération : L'exonération concerne.l'achat ou la location d'accessoires de décors .la fourniture et la confection de textiles pour costumes et décors . engins de travaux publics). . ou opérations réalisées par la société dénommée « Agence spéciale Tanger méditerranée ». produits fumigènes) . .le transport terrestre. BIENS ET SERVICES NECESSAIRES AUX TOURNAGE DE FILMS CINEMATOGRAPHIQUES(L. Cette exonération s'applique à toute dépense égale ou supérieure à cinq mille (5 000) dirhams et payée sur un compte bancaire en devises convertibles ouvert au nom desdites entreprises .l'achat ou la location de matériel de Bureautique .la location de lieux de tournage relevant des départements publics ou privés . Cette exonération s'applique à toute dépense égale ou supérieure à 5 000 DH et payée sur un compte bancaire en devises convertibles ouvert au nom desdites entreprises. 1997-98) Sont exonérés avec droit à déduction les biens et les services acquis ou loués par les entreprises étrangères de productions audiovisuelles. à l'occasion de tournage de films au Maroc. à l'occasion de tournage de films au Maroc .la fourniture de produits d'effets spéciaux (poudre. .la location de matériel roulant (voitures. gaz butane.

les entreprises concernées doivent se conformer aux formalités édictées par voie réglementaire.I. le service d'assiette régional doit délivrer. Les fournisseurs desdits biens et services en exonération. adresser à la sous-direction régionale des impôts de leur choix.G. le 11/5/2007 94 . la date de l'autorisation ainsi que le service d'assiette régional qui a visé ladite autorisation.de ne se faire payer que par chèque tiré sur le compte bancaire dont le numéro est indiqué sur l'autorisation délivrée à cet effet par le service . .Pour bénéficier des dispositions prévues au premier alinéa du présent article.une attestation bancaire justifiant l'ouverture d'un compte ouvert en devises convertibles.la durée du tournage du film. Les factures et tous documents se rapportant aux ventes réalisées en exonération de la taxe.une copie certifiée conforme de l'autorisation de tournage . Au vu de ces documents. une demande d'achat en exonération de la taxe. L'exonération prévue à l'article 92 du C. sont tenus : . dans les quarante-huit heures au plus tard qui suivent le dépôt de ladite demande. les références de paiement et d'autre part.le numéro du compte bancaire ouvert en devises . une autorisation valable pour toute la durée du tournage en vue d'acquérir ou de louer tous les biens et services nécessaires pour la réalisation desdits films.le nom de la personne physique ou de la société bénéficiaire . . Cette autorisation doit comporter : . le numéro. doivent être revêtus d'un cachet portant la mention vente en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée en vertu de l'article 92 II du code général des impôts institué par l’article 5 de la loi de finances n° 43-06 pour l’année budgétaire 2007). Les modalités de délivrance de ladite autorisation sont fixées comme suit: Les entreprises étrangères de productions de films audiovisuelles. cinématographiques ou télévisuelles visées à l'article 8 bis précité doivent. précité est subordonnée à l'obtention d'une autorisation d'achat en exonération valable pour toute la durée du tournage de films. .d'indiquer sur la copie de la facture de vente d'une part. Cette demande doit être accompagnée de : . .

La copie originale ainsi que deux exemplaires sont remis à l’acheteur accompagnés d’une enveloppe dispensée d’affranchissement portant l’adresse de l’Administration fiscale . les produits alimentaires (solides et liquides). Sont exclus de cette exonération. à compter du 1 er janvier 2007.Le bénéfice de l’exonération visée aux articles 92-I-39° et 124-II du code général des impôts est subordonné aux conditions et formalités suivantes : 1°) La vente doit être effectuée au détail et ne pas avoir un caractère commercial.Un exemplaire est conservé par le vendeur.000) dirhams taxe sur la valeur ajoutée comprise. ‘‘ un bordereau de vente à l’exportation’’ constitué d’une copie originale et de trois exemplaires : .A . le même jour. Il est également précisé dans l’article 124 (II) du C. les pierres précieuses non montées et les armes. chez un même vendeur et le montant y afférent doit être d’une contre valeur supérieure ou égale à 2. il doit remplir au moment de la vente. la restitution peut être déléguée à une société privée dans le cadre d’une convention à conclure avec l’Administration fiscale.. Elle doit être accomplie. A cet effet. leurs biens d’équipement et d’avitaillement et les biens culturels. doit être accompagné des factures détaillées des le 11/5/2007 95 . Ce bordereau. En vertu de l’article 124-II du Code.39°) les biens et marchandises acquis à l’intérieur par les personnes physiques non résidentes au moment de quitter le territoire marocain et ce pour tout achat égal ou supérieur à deux mille (2.V.V. 2°) Le vendeur doit être un assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée et accepter d’accomplir les formalités de la vente ouvrant droit à la restitution de la T. que la Direction Générale des Impôts peut confier à des sociétés privées. les médicaments. et ce à compter du 1er janvier 2007.I. les tabacs manufacturés. . aux personnes physiques non résidentes.A. les modalités de cette exonération sont fixées conformément aux dispositions de l’article 26 du décret pris pour l’application de la T. Modalités d’exonération : I.A. la restitution de la T.G.000 DH taxe sur la valeur ajoutée comprise.V. ainsi que les moyens de transport à usage privé. formulé sur ou d’après un imprimé établi par l’Administration fiscale.

.V.A. son adresse ainsi que son numéro d’identification fiscale .le numéro de compte bancaire ouvert au Maroc (RIB) ou à l’étranger ainsi que l’intitulé de la banque .les signatures de l’acheteur et du vendeur. 6°) Lorsque les formalités citées ci-haut sont remplies. l’Administration fiscale procède à la restitution de la taxe sur la valeur ajoutée. conformément aux indications bancaires figurant sur le bordereau. doit être une personne physique non-résidente en court séjour au Maroc. .A. de permis de recherches ou de concessionnaires le 11/5/2007 96 .achats effectués revêtues du cachet du vendeur et comporter les renseignements suivants : .le nom. nationalité et adresse complète de l’acheteur .Dans le cas où la restitution de la Taxe sur la Valeur Ajoutée est prise en charge par une société privée. à restituer (détaxe) .la nature. des modalités particulières peuvent être fixées par une convention conclue entre l’Administration fiscale et ladite société. 5°) L’acheteur doit adresser dans un délai de trente (30) jours. 40°) Exonération des opérations d’acquisition de biens et services nécessaires à l’activité des titulaires d’autorisations de reconnaissances. à compter de la date de sa sortie du territoire national. 3°) L’acheteur qui veut bénéficier de la restitution de la taxe sur la valeur ajoutée sur l’acquisition des biens et marchandises à l’intérieur. la quantité et le prix unitaire des biens vendus. .les nom et prénom ou raison sociale du vendeur. la copie originale du bordereau ainsi que les deux exemplaires remis par le vendeur accompagnés des factures à la douane au moment de quitter le territoire marocain et ce. Il doit présenter lui-même les marchandises. 4°) Le bureau de la douane appose son visa sur la copie originale du bordereau ainsi que les deux exemplaires précités après vérification des renseignements figurant sur lesdits documents et des marchandises transportées dans les bagages de l’acheteur et garde un exemplaire. .le montant de la T. avant l’expiration du troisième mois qui suit la date de l’achat. prénom. II. correspondant .le montant des achats taxe sur la valeur ajoutée comprise et le taux de la T. . la copie originale à l’administration fiscale et conserver un exemplaire. .V.

l’administration établit au nom du fournisseur. les deux autres sont remis au bénéficiaire qui fait parvenir un exemplaire à son fournisseur.ces prestations doivent être réalisées au sein de l'établissement ou dans des locaux appartenant à l'entreprise.I. 92-I-41°) directement par Cette mesure qui a été introduite par l'article 18 de la loi de finances pour l'année 1995 fixe les conditions du bénéfice de ladite exonération comme suit : . .les prestations de restauration en question doivent être servies exclusivement au personnel salarié de l'entreprise . en triple exemplaire indiquant la valeur hors taxe ainsi que le montant de la taxe y afférente.I. 42°) Véhicules neufs acquis par les personnes physiques et destines exclusivement à être exploités en tant que taxi (Art.G. 10 de la loi des finances pour l’année 1997/98). » le 11/5/2007 97 . Pour bénéficier de l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée prévue au 42° du I de l’article 92 du C. conformément aux dispositions de la loi n° 21-90 relative à la recherche et à l’exploitation des gisements d’hydrocarbures .G.un engagement de faire barrer par les services de mine la carte grise du véhicule à acquérir en exonération : . Les factures et tous documents se rapportant aux ventes réalisées sous le bénéfice de l’exonération précitée doivent être revêtus de la mention « exonération de la taxe sur la valeur ajoutée en vertu de l’article 92-I -42° du C. (Art. 41°) Prestations de restauration fournies l'entreprise à son personnel salarié (Art. les intéressés doivent fournir : .une facture pro forma ou devis établi par le fournisseur du véhicule. institué par l’article 5 de la loi de finances pour l’année budgétaire 2007. les personnes éligibles à l’exonération doivent adresser une demande à la Direction Régionale des Impôts dont elles dépendent. A l’appui de cette demande. ainsi que leurs contractants et sous-contractants.. Au vu cette demande. Les modalités d'application de ladite disposition sont régies par voie réglementaire. une attestation d’achat en exonération en triple exemplaire dont l’un est conservé par le service.d’exploitation. 92-I-42°).

Pour bénéficier de l'exonération de la taxe sur la valeur ajoutée prévue au paragraphe II de l'article 92 du C. Les personnes ayant acquis en exonération de taxe les véhicules susvisés doivent en outre joindre à leurs déclarations fiscales annuelles en matière d’impôt général sur le revenu : a) une copie certifiée conforme de la carte grise du véhicule concerné et ce. travaux ou services acquis auprès d'assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée. faire l’objet de cession ou de recevoir d’autres utilisations que celle pour laquelle ils ont été initialement acquis.I.G. sont exonérées les missions diplomatiques ou consulaires et leurs membres accrédités au Maroc ayant le statut diplomatique. le Ministre chargé des Finances ou la personne déléguée par lui à cet effet établit un ordre de restitution du montant de la taxe payée. les missions diplomatiques ou consulaires et leurs membres accrédités au Maroc ayant le statut diplomatique doivent adresser au Service Central une demande en restitution de la taxe payée sur leurs achats de marchandises. les marchandises. le 11/5/2007 98 . les missions diplomatiques ou consulaires et leurs membres accrédités au Maroc.G. pendant un délai de 60 mois suivant celui de leur acquisition. Au vu de cette demande en restitution et des factures d'achat. pénalités et amendes prévues par ladite loi. 94-II) L'article 94-II dispose que sont exonérés de la taxe sous réserve de la réciprocité.Exonération des achats effectués par les diplomates (Art. travaux ou prestations qu'acquièrent ou dont bénéficient.. accompagnée des factures d'achats correspondantes. II . Cette exonération est accordée sous forme de restitution. auprès d'assujettis à la taxe. b) une copie d’attestation d’assurance afférent audit véhicule. au titre de chacun des exercices compris dans la période des 60 mois précitée . ayant le statut diplomatique. établies en leur nom. L’inobservation des formalités et obligations susvisées entraîne la régularisation de la situation de l’intéressé dans les conditions de droit commun prévues par le livre d’assiette et de recouvrement précité sans préjudice pour l’application des majorations. Restitution de la taxe sur la valeur ajoutée au profit des organisations internationales et régionales installées au Maroc Aux termes des dispositions du paragraphe II de l’article 92 du C.Les véhicules ayant bénéficié de l’exonération précitée ne doivent.I .

du lait (laits et crèmes de lait frais. couscous.G.I.du sucre brut (sucre de betterave. Pour bénéficier de cette exonération. des semoules et farines servant à l’alimentation humaine ainsi que les céréales servant à la fabrication de ces farines et les levures utilisées dans la panification . le 11/5/2007 99 .Afin d'étendre cette restitution aux organisations internationales et régionales et leurs membres accrédités au Maroc ayant le statut diplomatique. .G.. sont exonérés de la taxe à l'importation: 1º) . les dispositions précitées ont été complétées par l'article 13 de la loi de finances 2001 consacrant ainsi la doctrine administrative en la matière. 2° et 3°) et C (1°) de l’article 91 du C. les organisations internationales ou régionales ainsi que leurs membres accrédités au Maroc ayant le statut diplomatique. sucres analogues (saccharose) . Au vu de cette demande.du pain. aux laits spéciaux pour nourrisson ainsi que le beurre de fabrication artisanale non conditionnée. doivent adresser à la Direction des Impôts Générale sous couvert du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération. Cette demande est établie sur un imprimé. une demande en restitution de la taxe payée sur leurs achats de marchandises. . le Ministre chargé des Finances ou la personne déléguée par lui à cet effet établit un ordre de restitution du montant de la taxe dont le paiement est dûment justifié. travaux ou services acquis auprès d’assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée accompagnée des factures d’achat correspondantes établies en leur nom. à l’exclusion des autres produits dérivés du lait. . sucrés ou non.Les marchandises visées aux paragraphes I –A (1°. Sous-Section II : Exonérations à l'importation : En vertu des dispositions de l'article 123 du C. conservés ou non. fourni par l’administration fiscale. de canne. concentrés ou non. Il s'agit : .des bougies et paraffines à l’exclusion de celles à usage décoratif et des paraffines utilisées dans leur fabrication . modèle n° 729/89.I. susvisé .

qui ont pour objet essentiel d'amener le public à visiter un pays. (cf.les rogues de morues . publications. 4º) Les marchandises renvoyées à l'expéditeur aux bénéfices du régime des retours sous réserve qu'il ne s'agissent point de produits ayant bénéficié du remboursement de l'impôt lors de leur exportation du Maroc . destinées à être distribuées gratuitement et ne renfermant aucun texte de publicité commerciale . une exposition présentant un caractère général. sous-section . . le 11/5/2007 100 . une localité.exonération à l'intérieur. à destination de l'étranger et admis en franchise des droits de douanes dans les conditions fixées par le code des douanes et impôts indirects approuvé par le dahir portant loi nº 1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) . combustibles et lubrifiants nécessaires aux navigations maritimes ou aériennes à destination de l'étranger sont exemptés de tous droits et taxes tant à l'entrée qu'à la sortie du Maroc (code des douanes). 91). 6º) Les papiers destinés à l'impression des journaux et publications périodiques ainsi qu'à l'édition. 8º) Les hydrocarbures destinés à l'avitaillement des navires effectuant une navigation en haute mer et des appareils aéronautiques effectuant une navigation au delà des frontières. (cf. une foire. telles que guides. périodiques visés par le dahir du 3 joumada I 1378 (15 novembre 1958) formant code de la presse. denrées. 9º) . 7º) Les publications de propagande.art.les engins et filets de pêche . section exonérations. . 92) 3º) Les échantillons sans valeur marchande . leur mode de présentation et la quantité de produit négligeable qu'ils contiennent les rend inutilisables à d'autres fins que la prospection. ainsi que la musique imprimée . Ces échantillons ne servent qu'à la recherche de commandes concernant des marchandises de l'espèce qu'ils représentent . En cas de mise à la consommation. même illustrées.G. Les carburants.2º) Les marchandises. exonérations art.les bateaux de tout tonnage servant à la pêche maritime .I. lorsqu'ils sont dirigés sur une imprimerie . . les journaux. dépliants. la taxe est perçue dans les conditions fixées aux articles 121 et 122 du C. fournitures placées sous les régimes économiques en douane. 5º) Les livres brochés ou avec reliure autre que de luxe.

. aux établissements publics et aux associations reconnues d'utilité publique. 12º) Les animaux vivants de race pure. 13º) Les engrais relevant du chapitre 31 du tarif des droits de douane. . le 11/5/2007 101 . le phosphate de potassium à usage d'engrais (rubrique tarifaire 2835 24 10) le polyphaste de potassium à usage d'engrais (rubrique tarifaire 26210020130). 16°). 18º) Les monnaies ayant cours légale. par les gouvernements étrangers ou par les organisations internationales . aux collectivités locales. 19°) les biens. de la loi de finances pour l'année 1994. les navires. pour son propre compte . 15°). ainsi que tous métaux précieux destinés aux opérations effectuées par la Banque du Maroc. oignons. à l'Etat.21.les appareils aéronautiques destinés aux armateurs et aux professionnels de la pêche en haute mer et utilisés exclusivement pour le repérage des bancs de poissons. les autres nitrates (rubriques tarifaire 28342910190). tubercules. des espèces équidés. Les autruches et les oeufs à couver les autruches. 10°). aux collectivités locales. bovine et ovine ainsi que les caprins et les camélidés. marchandises destinés à être livrés à titre de don par les personnes physiques ou morales marocaines ou étrangères à l’Etat.les appâts destinés aux bateaux pêcheurs . de tenir la mer. aux établissements publics et aux associations reconnues d’utilité publique s’occupant des conditions sociales et sanitaires des personnes handicapées ou en situation précaire. 11º) Les produits de la pêche maritime marocaine .les bâtiments de mer. par leurs propres moyens. 20°) Les biens et marchandises destinés à être livrés à titre de don dans le cadre de la coopération internationale. 14º) Les bulbes. Article modifié et complété par l'article 16.les produits et matériels visés au 5°du I de l'article92 ci-dessus . comme moyens de transport et effectuant une navigation principalement maritime .les pois chiches. paquebots et embarcations capables. lentilles et fèves à l'état naturel . 21°) les biens et marchandises relatifs aux marchés financés par des dons de l’Union Européenne . bateaux. griffes et rhizomes. racines tubéreuses. le nitrate de potassium à usage d'engrais (rubrique tarifaire 2834. 17º) L'or fin en lingots ou en barres .10. en repos végétatif .

Les biens d'investissement susceptibles d'être inscrit. pièces détachées et accessoires importés en même temps que les équipements précités . scientifiques ou culturels importés dans le cadre des accords de l’UNESCO auxquels le Maroc a adhéré en vertu des dahirs n°s 1.Les biens d’équipement. éligibles au droit à la déduction prévue à l'article 101 du C. les camions et les biens d’équipement y afférents.60. 23°) les autocars. à l'exclusion des véhicules automobiles autres que ceux réservés au transport scolaire collectif et aménagés spécialement à cet effet.. 27°) les acquisitions de biens. dans le cadre d’une convention conclue avec l’Etat .G. matériels et outillages nécessaires à la réalisation des projets d’investissement portant sur un montant supérieur à deux cent (200) millions de dirhams. importés par les assujettis pendant une durée de 24 mois à compter du début d’activité . Cette exonération s’applique aux biens acquis pendant une durée de 24 mois à compter de début d’activité . 26°) les matériels éducatifs. matériels et marchandises effectués par l’Université Al Akhawayn d’Ifrane instituée par le dahir portant loi n° 1-93-227 précité. acquis par les entreprises de transport international routier. acquis par les établissements privés d'enseignement ou de formation professionnelle.22º) a. matériels ou outillages neufs ou d’occasions. dans un compte d'immobilisation et de donner lieu à amortissement. Pour les explications relatives aux modalités d'application de cette exonération cf. à inscrire dans un compte d’immobilisation.I. Cette exonération s’applique aux biens acquis pendant une durée de 24 mois à compter de début d’activité . dont l’importation est autorisée par l’Administration importé par les diplômés de la formation professionnelle pendant une durée de 24 mois à compter de début d’activité . sous réserve que lesdites entreprises remplissent les conditions prévues par l’article 104 ci-dessus. 24°) les biens d'équipement destinés à l'enseignement privé ou à la formation professionnelle à inscrire dans un compte d'immobilisation. 25°) les biens d’équipement. le 11/5/2007 102 .201 et 1.60. b. supra. Cette exonération est accordée également aux parties. 28º) Les films cinématographiques : documentaires ou éducatifs destinés exclusivement à être projetés dans les établissements d'enseignement ou au cours de causeries ou conférences gratuites et qui ne sont pas importés dans un but lucratif .202 du 14 joumada I 1383 (3 octobre 1963) .

générateurs à hémofiltration utilisés pour l’hémodialyse et leurs accessoires : * Lignes veineuses. lignes artérielles.29°) les biens d’équipement. Solutés de dialyse péritonéale. matériels et outillages. 34°) les équipements et matériels fonctionnement des associations de micro-crédits. lignes péritonéales et leurs accessoires dont les tubulures et leurs aiguilles . * capuchon protecteur sterile . matériels et marchandises nécessaires à l’accomplissement de sa mission.les opérations d’importation de biens. 30°) Les biens d’équipement. importés par la fondation Cheikh zaïd Ibn Soltan créée par le dahir portant loi n° 1-93-228 du 22 rebia I 1414 ( 10 septembre 1993) nécessaires à l’accomplissement des missions qui lui sont dévolues par la loi précitée. 31°) les biens d’équipement. Concentrés et solutés de dialyse péritonéale . * poches de dialyse péritonéale. destinés à être utilisés par lesdites associations dans le cadre de leur objet statutaire. * cathéter de Tenchkoff . Concentrés d’homédialyse . générateurs d’hémodialyse. matériels et marchandises effectuées par la Ligue Nationale de Lutte contre les Maladies Cardio-Vasculaires dans le cadre de sa mission prévue par le dahir portant loi n° 1-77-334 précité . * corps de pompes d’hémodialyse . le 11/5/2007 103 . destinés à être utilisés par lui dans le cadre de son objet statutaire . * connecteurs à cathéter . effectuées par la fondation Hassan II pour la lutte contre le cancer créée par le dahir portant loi n° 1-77-335 précité . matériels et outillages acquis par « le Croissant Rouge Marocain ». matériels et outillages acquis par les associations à but non lucratif s’occupant des personnes handicapées. destinés exclusivement au Cette exonération est applicable du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2010. 32°) les opérations d’importation de biens. * aiguilles à fistule .Dialyseurs. 35°) les produits et équipements pour hémodialyse ci-après cités : . 33°.

37°) les médicaments destinés au traitement du diabète.36°) les médicaments antimitotiques relevant des rubriques tarifaires 3004. 3004. d’une teneur en matière grasse de 17. 3004. de permis de recherches ou de concessionnaires d’exploitation nécessaires à leurs activités ainsi que par leurs contractants et sous-contractants. les mêmes effets que les opérations imposables notamment en ce qui concerne le droit à le 11/5/2007 104 . 3004.99.20 et 3004. fait à Rabat le 22 décembre 1998 entre le gouvernement du Royaume du Maroc et l’agence Bayt Mal Al Qods Acharif.REGIME SUSPENSIF (Article 94) I .20. SOUS-SECTION III . panées.9. préparation de viande de poulet présentée sous forme de galettes ou portions.20 .20. d’un poids n’excédant pas 100 grammes et emballées dans un sachet en matière plastique .Principe Le régime de la suspension de taxe n'est pas un régime d'exonération dans la mesure où il a pour objet d'éviter de faire payer l'impôt que le bénéficiaire aurait dû normalement régler à l'occasion de ses achats taxables de biens et services. conformément aux dispositions de la loi n° 21. 38°) les biens mobiliers ou immobiliers acquis à l’importation par l’agence Bayt Mal Qods Acharif en application du Dahir n° 1.20. précuites. matériels et marchandises effectuées par la Banque Islamique de Développement conformément au dahir n° 177-4 précité . 39°) Les opérations d’importation de biens. 3004. de l’asthme.20.32. 40°) les viandes et les poissons destinés aux établissements de restauration. Il en découle que la taxe devient exigible si les conditions ayant motivé le bénéfice du régime suspensif n'ont pas été satisfaites ou cessent de l'être.90 relative à la recherche et à l’exploitation des gisements d’hydrocarbures.A. congelées.330 du 11 safar 1421 ( 15 mai 2000) portant publication de l’accord de siège.V. Il vise par le biais de la détaxation au niveau même de l'approvisionnement à encourager certains secteurs de l'économie.40.20.5 % à 21 % .39. - - 41°) les biens et services importés par les titulaires d’autorisation de reconnaissances. définis dans la nomenclature douanière comme suit : viande hachée présentée sous forme de galettes de 45 à 150 grammes en sachets en polyéthylène. des maladies cardio-vasculaires et du syndrome immunodéficitaire acquis (SIDA) . Dans le même ordre d'idées les opérations faites en suspension de taxe produisent au regard des règles générales de l'application de la T. préparation à base de filet de poisson sous forme d’un pavé rectangulaire de 70 grammes .10.

les marchandises. Il y a lieu de préciser qu'à compter du 1er janvier 1995 le régime suspensif a été étendu aux services et ce uniquement pour les entreprises exportatrices qui sont autorisées à recevoir en suspension de taxe outre les marchandises. chapitre "Déductions").les fabricants d'engins et filets de pêche (article 92-I-3°) .les fabricants d'engrais (article 92-I-4°) les fabricants de biens d'équipement (article 92-I-6°) le 11/5/2007 105 . dans les mêmes conditions que les entreprises exportatrices de produits. matières premières et emballages irrécupérables. Il convient de les traiter séparément. être autorisées à recevoir en suspension de la taxe sur la valeur ajoutée à l'intérieur.G. matières premières et emballages irrécupérables à l'exclusion des services et ce.déduction chez le fournisseur. Les entreprises bénéficiaires des exonérations prévues à l'article 92-I-3°. D'autre part et à partir de la même date le bénéfice du régime suspensif a été élargi au profit des exportateurs de services en application des dispositions de l'article 94 du C. Il s'en suit donc que les personnes visées à l'article 92-I-3°. En raison de la spécificité ayant trait à l'application de ce régime selon qu'il s'agisse d'exportation des produits ou d'exportation de services. précité.I. matières premières et emballages irrécupérables. 1) Bénéficiaires .I. matières premières. emballages irrécupérables ainsi que les services nécessaires à la réalisation desdites opérations et susceptibles d'ouvrir droit à déduction et au remboursement prévus aux articles 101 à 104 du C.REGIME SUSPENSIF EN VERTU DE L'ARTICLE 94 Il ressort des dispositions prévues à l'article susvisé que les entreprises exportatrices de produits peuvent sur leur demande et dans la limite du montant du chiffre d'affaires réalisé au cours de l'année écoulée au titre de leurs opérations d'exportation.G. et pour ce qui est du calcul du prorata en matière de déduction (cf.les entreprises exportatrices de produits (article 92-I-1°) . 4° et 6° ne peuvent recevoir en suspension de la taxe que les marchandises. infra. A . les services susceptibles d'ouvrir droit à déduction.4° et 6° continuent à bénéficier comme par le passé des seules marchandises.

Deux exemplaires sont remis au bénéficiaire qui remet un exemplaire au fournisseur pour être conservé à l'appui de sa comptabilité. Les trois autres seront destinés : . les listes comportant les références complètes de ses fournisseurs.G. 3) Modalités d'application * Les exportateurs de produits et les fabricants visés au 3°. Les entreprises exportatrices ou effectuant les opérations exonérées précitées qui désirent bénéficier de l'autorisation d'achat en suspension de la taxe doivent déposer à tout moment de l'année une demande auprès du service local d'assiette dont dépend leur établissement ou leur siège social.A. lequel constituera le montant maximum des achats de biens en suspension de taxe. doit comporter toutes les indications requises.2) Achats concernés par le régime suspensif Il s'agit des achats portant sur les marchandises.au service central. en particulier le montant du chiffre d'affaires réalisé l'année précédente au titre des opérations d'exportation ou des exonérations. emballages irrécupérables et les services nécessaires à la réalisation de l'exportation ou d'opérations visées ci-dessus. auxquelles seront annexées des listes des biens et services bénéficiant de cette mesure.. . souscrite d'après un modèle établi par l'administration. .ou tout autre document en tenant lieu .au service local des Impôts qui gère le dossier du fournisseur. il faut que les biens et services en question soient éligibles au droit à déduction. Le demandeur déposera.I. ainsi que les factures proforma .). Pour donner lieu à l'achat en suspension. le 11/5/2007 106 . le service établit en 5 exemplaires des attestations d'achat en suspension de la T.relatives à ses commandes.. produits et services visés à l'article 106 du C. ( libéralités . au fur et à mesure de ses besoins..au service local des Impôts qui gère le dossier du bénéficiaire. 4° et 6° de l'article 92-I. Au vu de ces pièces. Ce qui exclut les matières . matières premières.V. Cette demande. L'attestation n'est valable que pour l'année de sa délivrance.

copie certifiée conforme de l'engagement d'exportation .V.REGIME SUSPENSIF EN VERTU DE L'ARTICLE 92 Les personnes réalisant des services à l'exportation visées à l'article 92-I1° peuvent être autorisées à recevoir en suspension de la taxe à l'intérieur les produits et les services nécessaires à la réalisation desdites opérations. Par ailleurs. il y a lieu de s'assurer qu'elle n'est pas utilisée à d'autres fins. doivent être revêtus de la mention "Achat en suspension de la T.V. .A. étant motivée par le souci du législateur d'inciter au développement de certains secteurs de l'économie nationale. à la différence des exportateurs de produits pour lesquels l'achat en suspension est limité par le plafond de leur chiffre d'affaires à l'exportation.V. Les factures et documents concernant les opérations réalisées en suspension de la T. . II . » 4 .A. Il est à noter que la délivrance de l'attestation de l'achat en suspension est effectuée dans les mêmes conditions précitées. Ainsi. Toutefois les exportateurs de services ne sont pas astreints à justifier de leur chiffre d'affaires réalisé pour l'année écoulée en vue de bénéficier de l'achat en suspension de taxe en ce qui concerne leurs opérations d'exportation de l'exercice en cours.copies des factures de vente.copie certifiée conforme du contrat . en vertu des dispositions de l'article 94 du code général des impôts institué par l’article 5 de la loi de finances n° 43-06 pour l’année budgétaire 2007.G. de contrôle est prévu. A cet effet un dispositif. cette comptabilité matière doit permettre en outre d'évaluer les biens en stock à la clôture de l'exercice comptable. Ainsi les redevables concernés ont pour obligation de tenir une comptabilité régulière et un compte matières de tous les biens acquis en suspension de la taxe et effectivement utilisés dans les opérations prévues à l'article 94 du C. contrôle et régularisation L'autorisation d'achat en suspension de la T.I.A. le 11/5/2007 107 . les exportateurs de services sont dispensés de cette formalité.Aucune vente ne peut avoir lieu en suspension de la taxe si le vendeur et l'acheteur ne sont munis de l'attestation réglementaire. ces derniers doivent déposer auprès de service local d'assiette dont ils dépendent une demande accompagnée des pièces justifiant l'exportation effective de service à savoir: .Gestion.

I . bénéficiaires de l'achat en suspension doivent fournir au service local d'assiette toute pièce justificative de l'exportation effective des produits et services acquis l'année écoulée en suspension de la taxe (avis d'exportation ou tout document douanier). pour la taxe sur la valeur ajoutée. Ventes locales de produits destinés initialement à l'exportation). Aussi s'agira-t-il dans le présent chapitre d'exposer lesdites règles et fondements.A l'intérieur : le 11/5/2007 108 . Autrement dit c'est le moment d'exigibilité de cet impôt .Par ailleurs les entreprises exportatrices. Les assujettis sont tenus au remboursement du montant de la taxe dont le paiement n'a pas eu lieu lors de l'achat. Ces règles sont dites "règles d'assiette". . Section I FAIT GENERATEUR Le fait générateur d'un impôt est l'événement qui donne naissance à la dette du redevable envers le Trésor.I. La régularisation doit intervenir avant l'expiration du mois qui suit celui de la livraison de la marchandise. emballages ou produits acquis en suspension de la taxe sont affectés autrement qu'à la réalisation d'opération d'exportation ou d'exonération (ventes en l'état de matières premières. Elles reposent sur quatre fondements : .Le fait générateur de l'impôt .G.La détermination de la base imposable . . CHAPITRE DEUXIEME REGLES D'ASSIETTE Le montant de l'impôt à verser par un assujetti est déterminé à partir de règles bien précises.Le taux applicable . et pour l'importation à l'article 121 du même code.Les déductions autorisées. . Dans le cas ou les matières premières. le fait générateur est défini pour l'intérieur à l'article 95 du C.

acomptes.). sont autorisés à acquitter la taxe d'après le débit. de l'achèvement des travaux ou de l'exécution du service".. des travaux ou des services a lieu par voie de compensation ou d'échange ou lorsqu'il s'agit de livraison à soi-même visées à l'article 89 du C. lorsqu'il s'agit d'échange. b) Les avances. générateurs de la taxe sur la valeur ajoutée. 1) Ventes en numéraire : par encaissements taxables il faut entendre toutes les sommes perçues à quelque titre que ce soit (prix de la marchandise. pour le régime des débits. de compensation ou de livraison des marchandises ou de l'exécution des services ou de l'achèvement des travaux. ils sont au même titre que l'encaissement total. des travaux ou des services. le fait générateur se situe au moment de la livraison des marchandises.G. Les redevables placés sous le régime de l'encaissement et qui optent dans les conditions visées à l'alinéa précédent. en règlement du prix des marchandises. arrhes règlement pour solde. dans les cas d'opérations taxables où n'intervient par une contrepartie monétaire. retenues de garantie . Toutefois. Des dispositions susvisées il résulte que le régime de droit commun en matière de fait générateur est l'encaissement. A/. avances.I. Cependant les encaissements partiels et les livraisons effectués avant l'établissement du débit sont taxables. par la remise d'espèces au vendeur. Toutefois. de numéraires. des services ou des travaux.. les redevables qui le désirent peuvent opter pour le régime dit "des débits".. les redevables qui en font la déclaration avant le 1er janvier ou dans les 30 jours qui suivent la date du début de leur activité. Cependant. sont tenus de joindre à leur déclaration la liste des clients débiteurs éventuels et d'acquitter la taxe y afférente dans les 30 jours qui suivent la date d'envoi de ladite déclaration au service local d'assiette dont ils relèvent.Régime de droit commun : Le fait générateur est constitué par l'encaissement partiel ou total du prix des marchandises des services ou des travaux. a) L'encaissement du prix : il est constitué pour les opérations au comptant. le 11/5/2007 109 .L'article 95 précité stipule : "le fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée est constitué par l'encaissement total ou partiel du prix des marchandises. acomptes et arrhes : lorsqu'ils sont reçus par le vendeur. en particulier. Lorsque le règlement des marchandises. lequel coïncide avec la facturation ou l'inscription en comptabilité de la créance. pour des raisons de commodité de gestion.

Ainsi en cas d'abandon. Il ne faut cependant pas perdre de vue que ces termes s'appliquent à des actes de nature juridique distincte. par l'assujetti. 2) Echanges et règlements par compensation : Dans le cas de règlement par compensation ou par voie d'échange le fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée coïncide avec la livraison des marchandises ou l'exécution des services ou travaux et l'exigibilité de la taxe sur la valeur ajoutée se situe au moment desdites livraisons ou exécutions. En effet. les arrhes perdent leur caractère imposable pour revêtir celui de dommages-intérêts non taxables. l'avance ou l'acompte constituent un versement à valoir sur le prix et qui au point de vue juridique. S'il s'agit d'un compte courant. les arrhes ne sont qu'un moyen pour accréditer l'engagement des protagonistes et sont donc par essence abandonnés en cas de rupture unilatérale du contrat. émaner alternativement de l'une et de l'autre partie. Il n'existera donc pas de compte courant lorsque les opérations sont à sens unique ou lorsqu'elles sont considérées comme distinctes et indépendantes les unes des autres et sont réglées séparément (cas du compte client). le 11/5/2007 110 .dans la mesure où ils constituent des sommes représentant une fraction du prix de l'acquéreur remet au revendeur dès la conclusion du contrat. également de préciser. réglé à une date donnée par la balance des crédits et des débits de chacun. Ces intérêts sont passibles de la taxe sur la valeur ajoutée. le fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée coïncide avec la date de l'encaissement effectif du chèque ou de l'effet. seul exigible. 3) Opérations réalisées en compte courant : L'inscription de la dette au débit du compte client constitue en principe le débit. Au contraire. En effet. qu'habituellement le compte courant est productif d'intérêts. le compte courant qui est un véritable contrat d'un genre particulier. Il est arrêté périodiquement et les intérêts sont capitalisés. marque la conclusion définitive du contrat et n'autorise aucune des parties à se désister. ce débit vaut encaissement. n'existe que lorsque deux commerçants en relation d'affaires conviennent que les opérations intervenues entre eux perdront leur individualité et formeront les éléments d'un compte unique. c) Paiement par chèque ou par effet de commerce En cas de règlement par chèque ou par effet. Ces opérations doivent en outre. Il convient. cette balance formant un solde.

il s'agit là aussi d'une livraison à soi-même à soumettre à la T. Exemples : Livraisons à soi-même taxables : .A. acomptes. A défaut. . l'examen du relevé bancaire ou du compte courant postal du redevable en cause doit permettre de vérifier la date exacte dudit encaissement.A. mentionnant la taxe qui devra figurer sur sa déclaration.Une société de production d'aliments de bétail. 5) Livraison à soi-même : Chaque fois qu'un assujetti utilise pour son propre usage un produit qu'il a fabriqué. 4) Travaux immobiliers : Pour la détermination du fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée pour les opérations de travaux immobiliers. quand il s'agit d'une consommation intermédiaire ou de services s'inscrivant dans le prolongement de l'activité taxable du redevable il n'y aura pas lieu d'insister sur l'imposabilité de telles livraisons. il appartient au service de rechercher la date exacte du paiement auprès des services locaux de la trésorerie générale. il faut entendre par encaissements taxables toutes les sommes perçues au titre d'un marché de travaux à quelque titre que ce soit (avances. règlements pour soldes) et quelle que soit leur destination (achats de matières premières ou paiements des sous-traitants par exemple). Livraison à soi-même non taxable 1) Une entreprise assujettie à la T.V.V. afin de sauvegarder le principe de la neutralité concurrentielle de la taxe sur la valeur ajoutée.V. doivent être analysées comme des règlements par compensation dont le fait générateur se situe à la date d'inscription de la dette au débit de ce compte.Un fabricant de meubles prélève de ses ateliers des fauteuils pour meubler son domicile ou ses bureaux. Toutefois.A. Une telle opération devra être soumise à taxation. construit elle-même un hangar pour l'élevage des poussins cette livraison à soi-même est taxable. pour le cas d'espèce il s'agit d'une livraison à soi-même d'une consommation intermédiaire qui ne devra pas être soumises à la T. le 11/5/2007 111 . . on dira qu'il effectue une livraison à soi-même. Les fauteuils en question doivent faire l'objet d'une facturation à soi-même.En définitive.Un promoteur édifie un immeuble destiné à la location. En cas de règlement par mandat administratif et s'il y a contestation sur la date de l'encaissement. fabrique à partir d'un groupe électrogène l'électricité qu'elle utilise pour le fonctionnement de ses machines ou pour les besoins d'exploitation. les opérations réalisées en compte courant.

au plus tard. Celles-ci peuvent donc concerner soit des biens meubles soit des biens a) Livraison à soi-même de biens meubles : pour les livraisons à soimême. donne la possibilité aux redevables d'opter pour le régime des débits. un immeuble est considéré comme achevé lorsque les conditions d'habitabilité ou d'utilisation sont réunies et. le fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée coïncide avec la date d'achèvement des travaux sauf si celle-ci est postérieure à l'utilisation de l'immeuble. lors de la délivrance du permis d'habiter ou du certificat de conformité.2) Les prestations effectuées par l'atelier d'une entreprise.. laquelle ne saurait être postérieure à celle de l'utilisation desdits biens. de biens meubles. D'une manière générale.) le fait générateur se situe au moment de l'achèvement des travaux c'est-à-dire au moment de la réunion des conditions d'utilisation du bien ou encore de son inscription à un compte d'immobilisation.I en son 2ème alinéa. pour les nouveaux redevables dans les 30 jours qui suivent la date de leur début d'activité. pour la réparation de son propre matériel sont des opérations qui ne doivent pas être soumise à la T.A. 1) Modalités de l'option : a) Déclaration : les redevables qui désirent opter pour le régime des débits sont tenus d'en faire la déclaration écrite avant le 1er janvier ou. b) Liste des clients débiteurs : les assujettis qui veulent être placés sous le régime des débits sont tenus également de joindre à la déclaration d'option la liste de leurs clients débiteurs et d'acquitter la taxe sur la valeur ajoutée y afférente dans les le 11/5/2007 112 . construction de hangar etc. Pour les immeubles à usage d'habitation. taxables. B/ Régime de l'option : Bien que le régime de l'encaissement soit le droit commun. Mais les assujettis doivent être informés qu'ils ne peuvent changer le mode d'imposition en cours d'année et qu'il leur appartient de procéder aux réajustements utiles. b) Livraisons à soi-même de biens immeubles : lorsqu'il s'agit de biens d'équipement (unité industrielle. l'article 95 du C. le fait générateur se situe à la date de ladite livraison. auquel cas c'est la date du début d'utilisation qui déterminera la naissance du fait générateur. Fait générateur pour livraisons à soi-même taxables : immeubles.V.. En règle générale la déclaration ne doit pas être refusée.G.

qui n'avaient pas été encore encaissées à cette date échapperaient à taxation. Bien entendu si le créancier est un établissement bancaire. généralement est établie en même temps. C'est ainsi que pour ces redevables le fait générateur de la taxe est constitué par l'inscription de la somme en comptabilité au débit du compte client. que cette date puisse être postérieure à celle de la facturation ou de l'encaissement (cas des avances perçues par les entrepreneurs). Le débit est constitué par l'inscription à l'actif du compte client du montant de la facture qui. le débit vaut encaissement. les facturation antérieures au 1er janvier de l'année de changement de régime. sans toutefois. 4) Compte d'attente : Un encaissement non identifié inscrit à un compte d'attente (autre qu'un compte collectif ou individuel des clients) ne peut être considéré ni comme un débit ni comme un encaissement surtout s'il n'est pas établi de facture ou note de débit. C'est la le 11/5/2007 113 . 3) Créances irrécouvrables : La comptabilité étant le mode de preuve de droit commun des commerçants il y a lieu d'admettre que les créances sont irrécouvrables lorsqu'elles sont passées pièces à l'appui au débit du compte pertes et profits. ou d'une manière plus générale. si la dette du client est portée au débit d'un véritable compte courant ouvert en son nom. Ils doivent néanmoins être informés que les encaissements antérieurs aux débits sont générateurs d'impôts. Cette dernière obligation a pour effet d'éviter que les débits établis antérieurement à la date d'option n'échappent à taxation (voir changement de régime). alors que ne seront déclarées que les facturations établies à partir du 1er janvier suivant.30 jours qui suivent la date d'envoi de ladite déclaration au service d'assiette local. C/ Changement de régimes : Deux cas sont à envisager : 1) L'assujetti placé sous le régime de droit commun opte pour le régime des débits : il y a lieu de régulariser la situation de l'assujetti dans la mesure où n'ont été déclarées que les sommes effectivement encaissées au 31 décembre de l'année précédant le changement de régime. Aussi en l'absence de régularisation. 2) Effet de l'option : Les assujettis ayant opté peuvent acquitter la taxe sur la valeur ajoutée d'après les débits lesquels coïncident en principe avec la facturation.

le 11/5/2007 114 .raison pour laquelle le législateur a prévu l'obligation d'établir la liste des clients débiteurs et de payer la taxe correspondante en cas d'option pour le régime des débits. au déclarant en douane.I. C/ Régimes suspensifs : Certains régimes économiques en douane permettent de recevoir en hors douane et en hors taxe des marchandises destinées sont à être réexportées en l'état (régime du transit) soit à être incorporé dans des produits devant être exportés (admission temporaire). le redevable aura déclaré jusqu'au 31 décembre de l'année précédant son retour au régime des encaissements. l'ensemble de ses facturations dans s'être soucié de leurs encaissements ou non. se situe au moment du franchissement de ces marchandises. pour le cas d'espèce. 2) L'assujetti ayant opté pour "les débits" revient au régime de droit commun des encaissements" : Dans ce cas la situation est inversée. La taxe sur la valeur ajoutée est exigée par les services des douanes du bureau d'entrée. B/ Cas général : Des dispositions ci-dessus il résulte que le fait générateur repose sur l'opération matérielle de dédouanement en vue de la mise à consommation des marchandises importées.A l'importation : A/ Dispositions légales : L'article 121 du C. le fait générateur. Aussi pour ne pas imposer deux fois une même opération . et à ne pas déclarés lors de leur encaissement les sommes correspondantes.G. le redevable concerné devra être invité à fournir un état de ses clients débiteurs. stipule au premier alinéa : "le fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée est constitué à l'importation par le dédouanement des marchandises. Aussi et dans la mesure ou ce dédouanement a lieu dès l'entrée des marchandises au Maroc. en même temps que les autres droits et taxes. la première fois lors de la facturation et la seconde au moment de l'encaissement intervenu après le retour au droit commun. des frontières du territoire marocain (voir territorialité). II .

. et de l'autre. qui constituent une charge d'exploitation pour le vendeur et qui sont demandés aux clients en sus du prix même si ceux-ci sont facturés séparément . . La base imposable est donc constituée par tout ce que l'assujetti encaisse ou reçoit en contrepartie de l'opération imposable.les droits et taxes à l'exclusion de la T. retrancher du montant ainsi obtenu les éventuelles réductions de prix. .les recettes accessoires . .les frais relatifs aux ventes.Eléments constitutifs de la base imposable (cas général) : L'assiette de la taxe sur la valeur ajoutée ou base imposable comprend en vertu du premier alinéa de l'article 96 du code précité.Frais relatifs aux ventes 1°) Frais de transport : En vertu de l'article 98 susvisé il est stipulé au 1er paragraphe : le 11/5/2007 115 . Aussi pour déterminer la base imposable il y a lieu d'une part d'ajouter à la valeur nue de la marchandise.S E C T I O N II ASSIETTE DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE I .les produits financiers. . des travaux ou des services.les compléments de prix . Le prix des marchandises.V. A.A. des travaux ou des services et les recettes accessoires ainsi que les frais et droits y afférents à l'exclusion de la taxe sur la valeur ajoutée elle-même. .

même facturés séparément. livraison à domicile. le 11/5/2007 116 .la vente doit être conclue aux conditions départ ."En cas de vente. Le vendeur facture alors à son client en sus du prix des marchandises les frais afférents au transport. Mais il arrive fréquemment que l'acheteur demande au vendeur de faire effectuer le transport pour son compte. les frais de transport. * Conditions de facturation : lorsque la vente est conclue "départ" le transport incombe à l'acheteur et celui doit en supporter intégralement les frais. Aussi doit-on considérer que deux sortes de ventes peuvent intervenir selon le lieu où s'effectue le transfert de propriété de la marchandise. Il faut encore que soient réunies les éléments destinés à établir que la vente et le transport constitue une opération distincte dont les frais sont à la charge de l'acheteur. . Aucune difficulté ne se présente si l'acheteur effectue lui-même le transport ou le fait effectuer par un transporteur qu'il rémunère directement.le transport doit être à la charge de l'acquéreur. ne peuvent être soustraits du chiffre d'affaires imposable lorsque le transport reste à la charge du vendeur". Dans une telle hypothèse la réalisation des conditions visées à l'alinéa ci-dessus ne suffit plus pour justifier l'existence d'une véritable vente départ. A cet effet il doit pouvoir démontrer que le prix facturé distinctement à son client pour le transport est identique à celui qui lui a été facturé par le transporteur. La situation des frais de transport doit donc être examinée en fonction des conditions générales de la réalisation de la vente opération principale à laquelle ces frais se rattachent. Si le vendeur confie le transport à un tiers. il doit apporter la preuve qu'en faisant effectuer le transport par un tiers il agit d'ordre et pour le compte de l'acheteur. Deux conditions sont ainsi nécessaires pour que les frais de transport ne soient pas inclus dans la base imposable. * Conditions de la vente départ : pour que la vente soit réputée faite départ il est nécessaire que le vendeur apporte la preuve que le marché a été conclu pour un prix correspondant à la livraison départ et que le transfert de propriété et de délivrance de la marchandise ont été effectués avant le transport. et le prix qu'il réclame pour le transport doit constituer la rémunération d'un service que les parties au contrat ont entendu sincèrement rémunérer de manière distincte. a) vente départ : si la vente est réellement conclue aux conditions "départ" et si le transport constitue une opération distincte dont l'acheteur assume la charge. Si le vendeur assure le transport au moyen des véhicules lui appartenant il doit être identifié au service en tant que transporteur également. . les frais de transport peuvent être laissés en dehors du prix de vente.

il doit être restitué (bouteille de gaz. 2°) Frais d'emballages : une marchandise peut être vendue : . Lorsque les emballages consignés ne sont pas restitués. La valeur de ces emballages constitue un élément du prix de vente de la marchandise. C'est donc audit vendeur qu'incombe le soin d'amener les marchandises au point de livraison convenu en faisant son affaire des moyens et des frais qu'occasionne le transport. étui en carton etc. ils doivent s'analyser comme des ventes emballage perdu et sont rattachés à l'opération de vente initiale et suivent le régime de ces ventes. ces emballages non récupérables suivent le sort des marchandises ou produits. boite en fer ban.b) Vente "Franco" : Dans les ventes de l'espèce les parties conviennent que le prix des marchandises sur lequel elles se sont mises d'accord s'entend marchandises "vendues chez l'acheteur".soit emballage perdu c'est-à-dire non récupérable.). b) Vente. restituable..soit emballage consigné. a) Vente emballage perdu : Dans ce cas l'emballage est vendu avec le produit qu'il contient (bouteille plastique. La valeur de ces emballages consignés ne doit pas être en principe comprise dans le chiffre d'affaires imposable.. dans la mesure où ils continuent à appartenir au vendeur à condition toutefois que la taxe sur la valeur ajoutée y afférente ne soit pas facturée et que ces emballages soient rendus à l'expiration des délais en usage dans la profession. Le prix du transport est donc à la charge personnelle du vendeur qui peut soit l'inclure dans le coût des marchandises. .. Mais quel que soit le mode de facturation utilisé. n'est pas perdu avec le produit qu'il contient.. Fûts containers etc. à ce titre sont passibles de la taxe sur la valeur ajoutée dans les mêmes conditions que la marchandise vendue. L'exemption de cette taxe profite à la totalité du prix de vente. que leur valeur soit incorporée dans le prix de vente ou située en dehors de celui-ci. Au regard de la taxe sur la valeur ajoutée. soit le mentionner séparément sur ses factures. les frais de transport à la charge du vendeur constituent un élément de son prix de vente et. y compris la part de ce prix qui représente le montant des frais de transport à la charge du vendeur. c) Ventes "Franco" de marchandises exonérées : Bien entendu lorsque les marchandises vendues "Franco" sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée. emballage consigné : l'emballage consigné à l'inverse du précédent.). le 11/5/2007 117 .

si le produit final est situé hors du champ d'application de la taxe ou exonéré. soit par la tenue d'un compte d'emballages consignés. 3°) Autres frais : a) Frais de négociation des effets de commerce : La somme versée à un vendeur par son client pour le couvrir des frais de négociation d'une traite ne constituera pas un élément du prix de vente. B.Recettes accessoires 1°) Ventes de déchets neufs d'industrie : les déchets d'industrie suivent le sort des produits dont ils sont issus. . article 92-I-2°). les déchets d'industrie sont soumis à la taxe sur la valeur ajoutée. b) Exemples de déchets neufs d'industrie : Déchets de lièges : les déchets provenant des plaques de lièges à l'état naturel bénéficient de l'exonération au même titre que le principal . paiement par traite d'un montant égal au prix stipulé.Négociation effective de la traite à la date convenue.les ventes au Maroc de déchets (c'est-à-dire lorsqu'ils sont mis à la consommation interne) provenant des matières premières admises sous les régimes suspensifs en douane sont passibles de la taxe sur la valeur ajoutée (cf. a) Exception : Une exception est toutefois expressément prévue par la loi. soit par leur comptabilité. lorsque les conditions suivant seront remplies : . les déchets d'industrie bénéficient de la même exemption. des atténuations de chiffre d'affaires qu'ils pratiquent lorsque lesdits emballages sont rendus et font l'objet d'un avoir ou d'une déduction sur facture. c'est-à-dire que si le produit final est lui même imposé. les intéressés doivent pouvoir justifier. . . accompagné d'un chèque représentant les frais d'escompte. à inclure dans le prix des ventes taxables.Existence d'un contrat stipulant un prix comptant. le 11/5/2007 118 .Certains redevables peuvent avoir intérêt. lorsque l'une des deux conditions exigée n'est pas remplie lesdits frais même facturés séparément doivent être inclus dans la base imposable. pour des raisons de commodité. la valeur des emballages consignés. Dans ce cas.Nonobstant cette stipulation. par contre les déchets provenant de la fabrication des bouchons ou des plaques de lièges usinées sont imposables ou même titre que les produits fabriqués.

* Chutes de métaux neufs : les chutes de métaux (tournures. colle ou autre produit. des frais de réparation constitue un acte civil qui n'est pas passible de la taxe sur la valeur ajoutée. ou pour soutenir le prix d'un produit ou d'un service. le fait que l'emballage considéré a été soumis à la T. . Ceci s'explique par. Tel est le cas des primes d'équipement accordées par exemple par l'Etat à certains investisseurs dans le cadre des codes. vendu. fabrication.A. les déchets. au même titre que le produit emballé et que cette taxe a été déduite. une matière première (cas des achats d'emballages en plastique destinés à être utilisés dans la fabrication de sandales). c'est à dire quand elles sont accordées sans contrepartie. Par contre lorsqu'il s'agit de subventions de fonctionnement qui sont octroyées dans le but par exemple d'éponger un déficit dans la gestion. et de l'autre parce que l'emballage reçu perdu. les coupures et les poissons non usinables ne sont taxables que s'ils sont préalablement cuits. desséchés ou transformés en huile. le 11/5/2007 119 . il y a lieu de considérer que les subventions reçues par un assujetti ne sont pas imposables à la taxe sur la valeur ajoutée quand elles présentent le caractère d'une libéralité. alors qu'ils sont encore à l'état de matières premières. 4°) Indemnités d'assurances : Sans qu'il y ait lieu de rechercher l'origine des dégâts causés à un matériel ou à des installations.* déchets de poisson : le fait de sectionner la tête d'un poisson n'étant pas considéré comme une opération entrant dans le champ d'application de la taxe sur la taxe sur la valeur ajoutée. peut éventuellement constituer pour un autre assujetti. . elles doivent être incluses dans le chiffre d'affaires imposable.soit à l'importation. 2°) Ventes d'emballages reçus perdus : La revente par un assujetti après déballage de l'emballage reçu perdu constitue une recette accessoire qui doit être soumise à la taxe sur la valeur ajoutée.soit lors de la vente au Maroc. 3°) Subventions : A titre général. on peut considérer que le remboursement soit par une compagnie d'assurances soit par des tiers. d'une part. rognures) doivent supporter la taxe sur la valeur ajoutée.V. par un fabricant comme déchets neufs de * Noyaux : les noyaux de fruits bruts vendus sans transformation par les fabricants de confiture doivent être considérés comme des déchets de fabrication imposables.

Produits financiers 1º) Intérêts de crédit (vente à terme) : La taxe sur la valeur ajoutée est assise sur la somme totale déboursée par les clients des assujettis. en contrepartie de la marchandise qui leur est vendue ou du service qui leur est fourni. de même que la rémunération perçue en contrepartie des services rendus constituent des éléments à inclure dans la base imposable. 4°) Intérêts des dépôts en compte bloqué : Le fait pour un assujetti de déposer ses disponibilités en compte bloqué. le 11/5/2007 120 . les intérêts que l'acheteur paie au vendeur en raison des nouveaux délais que celui-ci lui consent pour libérer. Les intérêts qu'ils produisent doivent être soumis à la taxe sur la valeur ajoutée car ils constituent un élément du chiffre d'affaires imposable. constitue également un mode de gestion de son actif commercial. alors même qu'ils font l'objet d'une stipulation spéciale. 3°) Intérêts perçus par un assujetti au titre de prêts consentis : Les prêts consentis par un assujetti avec des fonds commerciaux constituent un mode de gestion de l'actif commercial. 2°) Produits encaissés par une société "Holding" On désigne généralement.D'une manière générale les indemnités qui revêtent le caractère de dommages-intérêts ne doivent pas être considérées comme la contrepartie d'une affaire et à ce titre ne sont pas à soumettre à la taxe sur la valeur ajoutée. les intérêts perçues à ce titre. sous une forme quelconque différentes entreprises de gérer et d'exploiter un portefeuille de valeurs mobilières. En particulier dans le cas d'une vente à terme les intérêts inclus dans le prix de cette vente. C. sous le nom de "Holding" des sociétés qui s'occupent indistinctement de tous genres d'opérations ou qui ont pour objet de prendre des participations. il s'ensuit que les intérêts produits doivent être considérés comme un élément de son chiffres à soumettre à la taxe sur la valeur ajoutée. Une société Holding peut faciliter la trésorerie de ses filiales en leur ouvrant des opérations de crédits ou en leur faisant des prêts. c'est-à-dire échus avant l'arrivée du terme fixé pour le paiement font partie intégrante du prix de vente imposable. Doivent de même être regardés comme un des éléments du prix d'une marchandise vendue à terme.

V.V. il est stipulé dans la note d'information de cet O.A. La T. le 11/5/2007 121 .C.M. Le prix de souscription = V. la valeur liquidative (V.V.C. est applicable sur la partie des droits acquis au réseau placeur c'est-à-dire 3 % . entre autres.L. Les droits d'entrée et de sortie acquis par l'O. au taux réduit de 10 %.) est de 1 054.M.C. est de 0.P.C. Cas de souscription : A la date du 09.L..V.C.C. des droits et commissions sont en principe exigés. .V.V.A. .C.C.1996. l'O.5 %.V. est amené à désigner un réseau placeur chargé.02.67 DH. elles sont prélevées par le réseau placeur.P. que : .A.V.M. : Pour assurer son rôle d'intermédiaire financier l'O.A. + (V. En outre. Monsieur X se présente pour acquérir des actions de cet O.V.M.C.P.P.M.V. les commissions correspondant à une rémunération de prestation de service sont passibles de la T.P.P. à ce niveau. Exemple : Considérons un O.P.V.P. est de 1% . A chaque souscription ou rachat d'actions et de part d'O.V.V.Droit de sortie (ou de vente) : 1.A.C. n'a pas droit à la déduction de la taxe ayant grevé ses frais de gestion.5 % de la valeur liquidative. N'étant pas redevable de la T.V. x 3 %) + T. n'entrent pas dans le champ d'application de la T.Il est précisé.la partie des droits de sortie acquis à l'O. 5°) Commissions relatives aux valeurs mobilières émises par les O.C.P.V.M. . Les droits d’entrée ou de sortie sont acquis à l’O.M.V. et c'est le réseau placeur qui est redevable de la T.L. (société d'investissement à capital variable "SICAV" ou un fonds commun de placement "FCP" dont les caractéristiques sont les suivantes : . que le prêt consenti par une personne physique non commerçante constitue une opération revêtant un caractère civil non taxable à la T.P.V.V.Droit d'entrée (ou de souscription) : 3 % de la valeur liquidative. quant aux commissions.P.1 % = 2 %. .M.C.M.M.la partie des droits d'entrée acquis à l'O.A. Par contre.M.P.V. collectée.A. de recevoir les souscriptions et d'effectuer les rachats d'actions ou de parts d'O.M.

67 x 1 % x 10 %) Le prix qu'il encaissera sera alors de 1 037.5 % = 1 %.Complément de prix 1°) Révision de prix : Certains contrats de livraison de fournitures. En règle générale toute somme perçue en application de la théorie de l'imprévision doit être considérée comme un élément de la base imposable.088.5 %) .V. collectée lors de la souscription ou du rachat des valeurs mobilières. D. prévoient une clause de révision de prix selon des formules appropriées qui tiennent compte des variations susceptibles d'intervenir dans les prix des fournitures et matériaux. 2°) Montants compensatoires : La caisse de compensation a pour rôle essentiel d'intervenir dans la détermination de la structure des prix à la consommation de certains produits de base (produits pétroliers.(1 054.67 .P.67 x 3 %) + (1 054.5 %) .Ainsi le prix de la souscription de l'action est : Prix = 1 054. sucre. la caisse de compensation verse au fabricant la différence entre le prix le 11/5/2007 122 .C. engrais).M.(1 054.67 + (1 054.67 x 1.V.67 x 2 % x 10 %). de salaires ou dans le tarif de l'impôt. huiles. Cas de rachat jour.80 dirhams par action. Le prix de rachat de l'action est de : Prix = 1 054.A. Les sommes encaissées au titre desdites révisions n'analysent en un complément de prix à inclure dans l'assiette de la taxe sur la valeur ajoutée. Le réseau placeur (banques ou compagnies d'assurances) est redevable de la T. La TVA n'est appliquée que sur la partie acquise au réseau placeur c'està-dire 1. Cette intervention peut revêtir deux formes : a) Montants compensatoires créditeurs : Lorsque le produit est vendu à un prix inférieur à son prix normal (coût de revient augmenté de la marge bénéficiaire du fabricant).0. Monsieur Y par contre veut vendre des actions de cet O.(VL x 1. Le souscripteur devra alors verser le prix de 1. de services ou de marchés de travaux immobiliers.41 dirhams par action.TVA. farines. le même Le prix de cession = VL .5 % .

le 11/5/2007 123 . De tels prélèvements sont faits notamment sur les ventes d'essence ordinaire et super. les huiles et les gaz de pétroles liquéfiés (G. le sucre. Dans ce cas les sommes versées à la caisse de compensation par les assujettis ne doivent en aucun cas être défalquées du montant de leur chiffre d'affaires à soumettre à la taxe sur la valeur ajoutée. rabais.. Sont ainsi compensés. 2°) Taxe hôtelière : La taxe hôtelière perçue en sus du prix de l'hébergement demandé par un hôtelier à son client ne constituent pas un élément de la base imposable (L.).F. remises.L.F. b) Montants compensatoires débiteurs : Lorsque le produit est vendu à un prix supérieur à son prix normal la caisse de compensation reçoit des fabricants dudit produit la différence entre le prix de vente et le prix normal. 4°) Taxe de premier établissement : Pour les travaux de lotissement la municipalité perçoit une taxe dite de premier établissement (ou encore de voirie) lors de l'approbation du plan présenté par le lotisseur. Cette taxe doit être incluse dans la base à soumettre à l'impôt. la farine. étant donné qu'elles constituent un élément du prix demandé au consommateur. la taxe à l'importation et éventuellement les taxes intérieures de consommation. rabais. ristournes : Les escomptes de caisse. taxe à l'importation et taxes intérieur de consommation : A l'importation en plus de la valeur coût et frêt la base à soumettre à la taxe sur la valeur ajoutée doit également comprendre les droits de douane. remises. les sommes encaissées par les assujettis au titre de cette compensation sont taxables.Droits et taxes 1°) Droits de douane. 5°) Taxe sur opération de construction F) Réductions de prix 1°) Escompte. E. les engrais.. 1988).P. 1992). ristournes etc.normal et celui de vente. 3°) La taxe de l'inspection à l'exportation : Cette taxe n'est pas prise en considération dans le chiffre d'affaires imposable (L. consentis habituellement par les vendeurs à leurs clients constituent des réductions du prix des ventes et peuvent être déduites de la base imposable à la taxe sur la valeur ajoutée.

la déduction des ristournes n'est possible chez le vendeur que s'il peut apporter la preuve que la réduction de prix a effectivement. d'une part. dans certaines situations et pour certaines opérations en fonction de règles particulières. courtiers. Cette condition implique donc.Cependant si la taxe sur la valeur ajoutée a été mentionnée sur les factures de vente. que la vendeur fixe lui même le montant de la ristourne accordée à chaque acheteur en fonction des opérations réalisées avec lui. Le vendeur doit notamment pouvoir justifier du montant individuel des avoirs réellement versés à chaque client lorsque la réduction du prix a lieu par l'entremise de commissionnaires. comme le prévoient les dispositions légales. A défaut. que l'intermédiaire. l'assiette de l'impôt doit être déterminée. et pour son montant exact.Base imposable pour des opérations déterminées : En plus des considérations d'ordre général. énumérées précédemment (voir I) . les réductions de bases taxables opérées par le vendeur doivent être annulées et la taxe sur la valeur ajoutée y afférente rappelée dans les conditions de droit commun. groupement. la déduction n'est autorisée que si les notes d'avoir se rapportant aux ristournes mentionnent de manière identique le montant de la taxe sur la valeur ajoutée correspondante. bénéficié à l'acheteur. 3°) Intérêts des acomptes et des arrhes : Les intérêts des acomptes ou des arrhes correspondant en définitive à une remise sur le prix consentie par le fournisseur peuvent être déduits de l'assiette de la taxe sur la valeur ajoutée. II . 2°) Ristournes accordées par l'entremise d'un bureau d'achat d'un syndicat ou d'une association : En plus des conditions relatives à la facturation de la taxe sur la valeur ajoutée. lui rende un compte exact des sommes distribuées. bureaux d'achat. chargé d'exécuter ses ordres. SOUS SECTION I OPERATIONS SUR BIENS MATERIELS le 11/5/2007 124 . d'autre part.

importateur ou grossiste) vend ses produits à une filiale non assujettie. qu'elle même revend ces mêmes produits à un autre agent économique. Le chiffre d'affaires imposable de l'assujetti sera 24. Les modalités de la dépendance sont définies par voie réglementaire. Exemple : L'assujetti vend 2000 unités d'un produit à sa filiale à 10 DH l'unité. d'où cette conséquence que le débiteur légal de la taxe sur la valeur ajoutée reste l'entreprise assujettie. Il importe de faire remarquer qu'elles ne transposent pas la qualité d'assujetti de l'entreprise soumise à la taxe sur la valeur ajoutée à sa filiale vendeuse . 3°) But recherché : certains assujettis pourraient vendre des produits à très bas prix à des revendeurs avec lesquels ils ont des liens d'intérêt . dans la dépendance l'une de l'autre. cette dernière revend au public chaque unité à 12DH. (2 000 x 10). 2°) Principe : Lorsqu'un assujetti (fabricant. et non 20 000 . le 11/5/2007 125 . le chiffre d'affaires imposable de l'assujetti en question est constitué par les ventes faites par lui à sa filiale au prix pratiqué par cette dernière et non celui pratiqué par l'assujetti. La même évasion pourrait se produire lorsqu'un assujetti individuel (personne physique) charge une société qu'il a créé d'écouler la totalité ou une partie importante de sa production de ses ventes en l'état (cas du grossiste). le législateur a voulu ainsi éviter l'évasion fiscale qui consisterait pour une société assujettie à créer un établissement de distribution dirigé par un de ses membres. non sur la valeur des livraisons qu'elle a effectuées à la seconde mais sur le prix de vente pratiqué par cette dernière. elles se bornent à modifier l'assiette de l'impôt. (2 000 x 12).000 DH . Ces dispositions s'appliquent en outre à toutes les entreprises. quelle que soit leur forme juridique. Les dispositions de l'article 96-1° du code précité ont précisément pour objet de faire échec à la création d'entreprises intermédiaires entre l'assujetti et le revendeur. la taxe due par la première doit être assise. la base imposable se trouverait artificiellement minorée. ceux-ci n'étant pas soumis à la taxe sur la valeur ajoutée. En étendant ainsi le régime spécial d'assiette de la taxe sur la valeur ajoutée aux entreprises individuelles. sur la valeur normale du bien". ou à défaut de vente.A .Règle spéciale d'assiette applicable aux ventes réalisées entre elles par des entreprises dépendantes 1°) Dispositions légales : (Article 96-1°) : "Lorsqu'une entreprise vendeuse assujettie et une entreprise acheteuse non assujettie ou exonérée sont quelle que soit leur forme juridique.

toute entreprise effectivement dirigée par elle ou dans laquelle. soit une part prépondérante dans le capital. Ici. soit une part prépondérante dans le capital soit la majorité absolue des suffrages susceptibles de s'exprimer dans les assemblées d'actionnaires ou d'associés. . la notion de "part prépondérante" doit s'entendre de la part du capital social susceptible de conférer à son détenteur la majorité de fait dans les votes d'assemblée.possède. les directeurs et employés salariés de l'entreprise dirigeante. Doit donc être considérée comme dépendante. .les ascendants et descendants et le conjoint du propriétaire.exerce en fait ou en droit le pouvoir de décision ou des fonctions comportant le pouvoir de décision.4°) Conditions de la dépendance : Les conditions de la dépendance sont définies comme suit : Pour l'application des dispositions de l'article 96-1 du code précité. des gérants. une société en nom collectif ou en commandite ou de celle qui occupe le poste d'administrateur délégué. . ainsi une société possédant une part inférieure à 50 % du capital d'une autre société peut la contrôler si le capital restant est réparti est réparti entre une masse de porteurs de titres ne disposant chacun que d'un montant d'actions restreint acquis dans un but de placement ou d'épargne et se désintéressant de la gestion de l'affaire. Il en est ainsi de la personne qui exerce le poste de gérant dans une SARL. de président ou de directeur général dans une société anonyme. est considérée comme placée sous la dépendance d'une autre entreprise. Cette fraction du capital social n'est donc pas fixe pour toutes les entreprises . directement ou par personnes interposées. toute entreprise dans laquelle directement ou par l'intermédiaire des personnes visées à l'article 12 du décret une autre entreprise : . cette autre entreprise exerce le pouvoir de décision ou possède. d'après ces dispositions. le 11/5/2007 126 .toute autre entreprise filiale de l'entreprise dirigeante. Au sens du présent article. sont réputées personnes interposées : . des administrateurs et des directeurs de l'entreprise dirigeante .le propriétaire. soit la majorité absolue des suffrages susceptibles de s'exprimer dans les assemblées d'associés ou d'actionnaires. les gérants et administrateurs.

d'exploitation de brevet qui pourraient être passées entre les deux sociétés. l'impôt frappe chez la société mère le prix de vente consenti à sa clientèle par le groupe constitué d'entreprises dépendantes. tels que contrat d'exclusivité. Exemple : 1er Cas : l'entreprise dépendante n'est pas assujettie. Celui-ci le revend au consommateur de 16 DH l'unité. 5°) Application : Cette règle spéciale d'assiette édictée à l'article 96-1° atteint pleinement le but que s'est fixé le législateur lorsque l'entreprise acheteuse n'est pas assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée. elle ne constitue qu'un élément d'appréciation. Il convient néanmoins de préciser à ce sujet que l'exclusivité de vente ne permet pas à elle seule de conclure à l'existence. Un fabricant crée un magasin de vente pour écouler sa marchandise au détail. le 11/5/2007 127 . Le chiffre d'affaires imposable du fabricant devra être pour le mois de mars de 16 DH x 100 000 = 1 600 000 DH. 2ème Cas : L'entreprise dépendante est également assujettie : Supposons que dans l'exemple précédent le magasin de vente soit assujetti (demande d'option). mais de consulter également les feuilles de présence et procès verbaux d'assemblée ainsi que les contrats particuliers. Ainsi écoulées ont atteint 100 000 unités. Pour le cas d'espèce l'application de la règle spéciale d'assiette est sans intérêt. pour déceler l'existence de liens de dépendance. Il vend à son magasin au prix de 10 DH l'unité de produit.Aussi est-il recommandé . de liens de dépendance entre deux sociétés. Pour le magasin le chiffre d'affaires imposable sera de 16 DH x 100 000 = 1 600 000 DH. de gérance libre. non seulement d'analyser les statuts des sociétés en cause pour connaître la répartition du capital social. Aussi dans le cas où les entreprises dépendantes ne sont pas assujetties. Au cours du mois de mars. En définitive et avec le jeu des déductions l'impôt à payer serait le même que pour le cas précédent. le chiffre d'affaires du fabricant pourra être déterminé sans danger pour le trésor sur le prix de vente à son magasin de vente soit : 10 DH x 100 000 = 1 000 000 DH. les quantités. En effet. et il appartient au service de rechercher tous les autres éléments de droit et de fait qui établissent la subordination.

q = quantité vendue aux tiers. ou portent sur des quantités assez faibles pour permettre d'éluder l'impôt. Tout en pratiquant des prix identiques à l'égard des tiers et sa filiale. Q = quantité totale vendue. lorsque les deux conditions relatives à l'identité des prix et des produits sont réalisées. b) Il faut que les ventes aux tiers.Par contre lorsque l'entreprise acheteuse est assujettie au paiement de la taxe sur la valeur ajoutée. Le bénéfice de cette mesure d'exception est soumis à des conditions impératives à remplir simultanément. t = taux applicable au produit. a) Il faut que les ventes aux tiers et aux entreprises dépendantes soient faites aux mêmes conditions de prix pour des produits de qualité identique. en effet. à un prix anormalement bas. (1). La double condition d'identité des prix et des produits étant satisfaite le pourcentage de vente à des tiers doit être au moins égal au taux de l'impôt applicable au produit vendu. à baisser ses prix afin de restreindre le montant du chiffre d'affaires sur lequel s'appliquera la taxe sur la valeur ajoutée. * La perte relative à la vente à prix réduit aux tiers sera égale à : a x q * Le gain au détriment du trésor sera égal à : a x Q x t (2) le 11/5/2007 128 . Cette règle ne doit pas également être appliquée en ce qui concerne les produits livrés par quantité importantes et habituelles à des tiers au même prix que celui consenti entre elles par les entreprises dépendantes. il ne convient d'appliquer strictement cette règle spéciale d'assiette que si les ventes faites au tiers. la règle spéciale d'assiette perd tout son intérêt et ne doit pas être appliquée. En effet au dessous de cette limite peut naître une tendance à éluder l'impôt. Démonstration : En posant : a = réduction du prix unitaire à des fins frauduleuses. ont été effectuées occasionnellement. une entreprise assujettie peut avoir intérêt. mais la perte sur les prix de ventes aux tiers est compensée par un gain d'impôt. Ainsi. faites à ces conditions soient importantes et effectuées dans le cadre de relations permanentes d'affaires.

. le 11/5/2007 129 . "Pour les opérations de vente par les négociants importateurs. t : c'est à dire..= 10 % < 20 %... 1º Dispositions légales : (Art. 2°) Eléments constitutifs de l'assiette : Des dispositions ci-dessus.... ..... q = 1 000 ....Aussi pour que soient préservés les intérêts du trésor il faut que a x q > a x Q x t ce qui donne : q -----. Ainsi ces assujettis se trouvent placés pour l'application de l'impôt au même niveau que les fabricants.. Cette volonté du législateur se fonde sur le fait que tout produit mis à la consommation à l'intérieur du pays provient soit de la production locale soit de l'importation.... l'assiette de l'impôt pour cette catégorie de ventes sera constituée par toutes les recettes afférentes à la vente des produits importés....... c'est-à-dire par le prix desdits produits augmentés le cas échéant des frais à la charge de l'importateur ainsi que des recettes accessoires (voir I).Ventes effectuées par les négociants importateurs Avec l'avènement de la taxe sur la valeur ajoutée les personnes qui importent des produits ou marchandises en vue de leur revente deviennent obligatoirement soumises à cette taxe. t = 20 gain 3 x 10 000 x 20 % = 6 000 ) = gain final = 3 000.. Application numérique : * a = 3 .... perte 3 x 1 000 = 3 000 ) Les intérêts du trésor sont lésés : cette constatation aurait pu être décelée sans faire le calcul car : q ------. Q = 10 000 .......I .. par le montant des ventes de marchandises.. 96-2° du C....G. Q B .. "Il est constitué" (le chiffre d'affaires).. il faut que la proportion vendue aux tiers soit supérieure ou égale Q au taux d'imposition du produit. produits ou articles importés".

il n'y a pas lieu de distinguer entre les ventes par quantités importantes et celles au détail dans la mesure où l'imposition du produit se fonde sur le seuil critère d'origine (importation).A.n'a pas la qualité de grossiste . Exemple : Un revendeur du sanitaire et de la quincaillerie importe une partie de ses produits.ne réalisant pas un chiffre d'affaires global supérieur ou égal à 2 000 000 de dirhams. les ventes de marchandises d'origine locale pour lesquelles l'assujetti . ou la quantité vendue. Cependant. Pour les ventes de jouets acquis localement. dans des colonnes distinctes.350 000 DH = 650 000 DH. Les recettes afférentes à chacune des deux catégories de leurs ventes.ventes de produits acheté localement = 4 000 000 Le chiffre d'affaires à imposer est 4 000 000 + 3 500 000 = 7 500 000 le 11/5/2007 130 . En effet. cette activité est située hors du champ d'application de la T. Il est conseillé à ces importateurs de tenir un registre spécial sur lequel ils inscrivent au fur et à mesure de la réalisation de leurs opérations. Le chiffre d'affaires à soumettre à l'impôt sera de 1 000 000 DH . qu'il s'agit de toutes les recettes provenant de la vente des produits importés quelque soit leur mode de commercialisation.V.ayant la qualité de détaillant .ventes de matériel agricole importé = 500 000 .ventes de produits importés = 3 500 000 . il n'y aura pas lieu d'inclure dans le chiffre d'affaires taxable. une partie de ses ventes concerne du matériel agricole importé. Le chiffre d'affaires réalisé est de l'ordre de = 8 000 000 dont .Il y a également lieu de souligner. En vertu des dispositions légales ledit marchand doit être assujetti pour ses ventes de produits importés. étant détaillant. Exemple 1 : Un marchand revend au détail des jouets dont une partie est importée par lui et l'autre achetée localement et son chiffre d'affaires réalisé est de 1 000 000 dirhams dont 350 000 provient de la vente locale.

... total ..C....Grossistes et détaillants assujettis (art.. Eléments constitutifs de la base imposable : Prix des travaux : Il est rappelé que le fait générateur de la taxe est constitué par les encaissements.I )...... total ... mémoires ou factures des travaux exécutés" (cf.. total étant dépassé le chiffre d'affaires à soumettre à l'impôt sera constitué uniquement pour le montant de ses ventes de produits taxables soit 120 000 DH.…… 500 000 DH .............3 250 000 DH comme suit : Supposons que les ventes effectués pendant le mois d'avril se répartissent ...…………………………… 200 000 DH ----------------C........ Exemple : Un commerçant a réalisé en 1996 les opérations suivantes: . 500 000 DH . d'avances sur mémoires ou d'acomptes. 89) Pour cette catégorie d'assujettis.... 160 000 DH .Revente à des revendeurs de produis taxables ..…. 1 000 000 DH ------------------C.A..………………………………. les ventes de produits exonérés (articles 91 et 92) ou situés hors champ d'application de la T.. 470 000 DH Le seuil de 2 000 000 de DH de C....... le 11/5/2007 131 ...V...Travaux immobiliers Les entreprises de travaux immobiliers sont assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée sur "le montant des marchés.. article 96-3º du C....……… 1 250 000 DH ....120 000 DH ...……...Ventes de produits hors champ .......Ventes en gros et au détail de produits taxables ... D ... Ne sont donc pas à inclure dans le chiffre d'affaires imposable. soit à titre de règlement définitif......A.. si pour l'appréciation du seuil il y a lieu de tenir compte du chiffre d'affaires total réalisé l'année précédente il n'en est pas de même pour la détermination du chiffre d'affaires à soumettre à l'impôt. En effet la base imposable de cette catégorie est constituée par le volume des ventes des seuls produits taxables.Reventes au détail de produits taxables .......A... reçus soit à titre d'arrhes...Ventes de produits exonérés .G...Revente de produits hors champ .......A..Revente de produits exonérés .

c) Les sommes retenues sur le règlement d'un marché au titre de l'indemnité pour retard dans l'exécution des travaux doivent être intégrées dans le chiffre d'affaires imposable. Il va de soi que les autres opérations effectuées par les entrepreneurs de travaux immobiliers demeurent soumises aux modalités d'imposition qui leur sont propres. mémoires ou factures des travaux exécutés. b) Complément du prix : Les sommes encaissées au titre de la révision de prix d'un marché doivent être soumises à la taxe sur la valeur ajoutée lorsqu'elles constituent également la contrepartie de travaux. les indemnités allouées à l'adjudicataire en contre partie de cette sujétion doivent être considérées comme faisant partie du prix du marché et sont. Recettes accessoires : outre le prix des travaux exécutés l'assiette doit comprendre toutes les recettes et indemnités accessoires s'y rapportant telles que : a) Les indemnités pour interruption de travaux : Lorsqu'en raison de la nature particulière de certains travaux exécutés sur des voies de circulation ouvertes au public. celle-ci étant une pénalité qui ne modifie pas le montant des travaux effectués ni celui du marché. soit en définitive par le prix des travaux effectués. au montant des sommes encaissées augmentées du montant retenu au titre d'indemnité pour retard. C'est ainsi que les ventes "sans pose" de matériaux ou matériels fabriqués par eux doivent être soumises à la taxe sur la valeur ajoutée au taux normal. le marché administratif qui en est l'objet. devis ou mémoires encaissés à l'exclusion de la taxe elle-même. prévoit l'interruption des travaux pendant les heures d'ouverture du chantier pour permettre l'exercice du droit de passage pour usagers.Le chiffre d'affaires imposable à la taxe sur la valeur ajoutée au taux afférent à des travaux immobiliers par nature et à des travaux d'installation pour lesquels l'entrepreneur exerce le droit à l'option est constitué par le montant des marchés. c'est-à-dire par le montant brut des factures. ou non. il en serait de même de l'indemnité forfaitaire. représentative d'une majoration du taux de l'impôt. de ce fait soumises au même régime fiscal que le principal. Celui-ci est en conséquence. il en est ainsi notamment lorsque le complément de prix se rapporte à des travaux supplémentaires qui n'ont pas été compris dans les décomptes définitifs ou lorsque ce complément de prix résulte de l'application de formules de variation de prix prévues au marché. égal. le 11/5/2007 132 . Il en est de même des indemnités allouées pour le renforcement des équipes de nuit ou des jours fériés.

un mémoire le 11/5/2007 133 . et le plus simple. producteur. est celui d'un entrepreneur unique exécutant en totalité un marché il peut se produire des cas plus complexes où : .les marchés sont exécutés en régie ou sur dépenses contrôlées . Facturation de la taxe Un entrepreneur de travaux immobiliers agissant en qualité de soustraitant et acquittant la taxe d'après ses encaissements doit lorsqu'il reçoit des acomptes ou des avances de l'entrepreneur principal facturer la taxe à celui-ci de façon à permettre l'exercice du droit à déduction. Chaque sous-traitant.les marchés sont exécutés par groupement d'entreprises avec ou sans entreprise pilote . 2°) Cas particuliers d'entreprises de travaux : Si le cas normal. .un entrepreneur principal fait appel à des sous-traitants . . ou toute personne effectuant des travaux pour son compte peut avoir recours à divers entrepreneurs pour assurer l'exécution de la totalité ou d'une partie des travaux. titulaire d'un marché. En contrepartie il est autorisé à déduire.A l'inverse. les taxes facturées par les fournisseurs de matériaux et les sous-traitants. L'entrepreneur général qui coordonne l'activité des divers entrepreneurs auxquels il a recours pour l'exécution d'un ouvrage. au moment de la livraison définitive des travaux. La facturation de la taxe afférente aux acomptes perçus ne dispense pas le sous-traitant d'établir. et donc a le caractère de "dommages intérêts" qui échappent à l'imposition.un marché est exécuté par plusieurs entrepreneurs . entrepreneur de travaux immobiliers (ou de travaux d'installation) facture la taxe sur la valeur ajoutée selon son régime fiscal propre compte tenu de la nature des opérations qu'il réalise. . est tenu d'acquitter la taxe sur la valeur ajoutée au fur et à mesure des encaissements ou des facturations. .un ouvrage est conclu clés en mains. a) Entrepreneur général et sous-traitant : Chiffre d'affaires taxable : Un entrepreneur principal. une indemnité pour résiliation de marché ne correspond pas à des travaux effectués mais s'analyse comme la réparation d'un préjudice causé.

En ce qui concerne le matériel sanitaire et ménager qui doit équiper ces logements. l'impôt afférent au solde du marché. soit à l'étranger pour le compte de la société A. celle-ci s'engageant à régler directement les fournisseurs marocains ou étrangers et la société B se chargeant du dédouanement. de la vérification et de la pose de ce matériel. en qualité de sous-traitant la valeur d'ensemble des travaux ayant fait l'objet du contrat avec la société A. de la réception. La question a été posée de savoir si la valeur de ce matériel doit être incluse dans le montant du chiffre d'affaires de la société B à soumettre aux taxes sur le chiffre d'affaires. la valeur des matériels sanitaire et ménager n'aura pas à être comprise dans le montant du chiffre d'affaires à soumettre à la taxe par la société B. Mais pour éviter les doubles déductions ce document doit faire apparaître d'une part. la société B demeurerait responsable vis-à-vis de la société A du bon fonctionnement des appareils en question. C'est ainsi que si la société B se borne à effectuer des opérations de dédouanement et de réception. la société B doit soumettre aux taxes sur le chiffre d'affaires. on ne peut pas dire que les achats de matériels sanitaire et ménager sont effectués par la société A ou pour son compte. Le régime applicable aux opérations de l'espèce découle aussi bien de la forme que de l'exécution du contrat qui intervient entre les deux sociétés susvisées.global portant mention de l'impôt grevant l'ensemble de l'ouvrage exécuté ou les ventes d'appareils et les travaux de pose. Dès lors. on ne perçoit pas comment il serait possible. le montant des acomptes précédemment versés par l'entrepreneur principal ainsi que la taxe correspondante et. Il faut admettre en effet que même dans le cas où la société A s'engagerait à régler directement les fournitures de ces matériels. pour le compte de la société A sans s'engager ellemême. le 11/5/2007 134 . Mais si la société B s'engage à livrer les maisons conformément aux spécifications techniques exigées et si les clauses du contrat passé avec la société A prévoient la fourniture des matériels sanitaire et ménager. la société B est amenée à acquérir ce matériel soit au Maroc. b) Marchés exécutés par plusieurs entrepreneurs : Une société immobilière A est chargée de faire construire des logements et une société B est appelée à effectuer des travaux pour le compte de la société immobilière A. de dissocier cette fourniture de l'ensemble de l'opération. S'il en est ainsi. d'autre part. en droit.

ni directe ni indirecte dans l'exécution des travaux. toutefois. auquel il est tenu d'apporter toutes justifications quant à leur montant et leur affectation. l'intéressé n'encourt aucune responsabilité.mettre à la disposition du maître de l’œuvre le matériel et l'outillage lui appartenant . Par suite. le rôle du régisseur se borne à fournir la maind’œuvre. Pour l'application de ce régime. Il n'assume personnellement aucun risque . la taxe sur la valeur ajoutée s'applique uniquement aux affaires réalisées par la participation à l'exclusion des apports fournis et des prestations rendues par les membres dans le cadre du contrat qui les lie pour l'exécution du marché. le 11/5/2007 135 . les fournitures nécessaires à l'exécution des travaux. En règle générale. cependant sa responsabilité peut être engagée s'il n'exécute pas correctement les ordres et directives qui lui ont été donnés. Le régisseur qui peut être comparé à un loueur de main d’œuvre. . d) Marchés de travaux en régie : Tous les travaux en régie exécutés par un entrepreneur qui n'encourt aucune responsabilité ni directe ni indirecte dans leur exécution constituent des prestations de services passibles de la taxe sur la valeur ajoutée au taux normal. Les dépenses engagées par le régisseur ne constituent que des avances effectuées pour le compte du maître de l'ouvrage.c) Marchés exécutés dans le cadre d'une association en participation : Lorsque les conditions d'existence de l'association en participation sont établies. il peut en demeurant dans le cadre de l'entreprise en "régie" : . Indépendamment des fournitures faites et des travaux exécutés en commun chaque membre de l'association peut traiter avec celle-ci des opérations "hors participation" lesquelles doivent être soumises à la taxe sur la valeur ajoutée dans les conditions de droit commun.acquérir pour le maître de l'ouvrage. mais qui rend compte de ses dépenses dans les mêmes conditions d'un mandataire participe à l'exécution des travaux sous la direction du maître de l’œuvre. Le régisseur se borne à mettre son personnel à la disposition du maître de l’œuvre qui l'utilise à son gré au même titre que son propre personnel. il convient de retenir que la "régie" s'entend d'une convention par laquelle une personne physique ou morale fait exécuter elle-même un service ou des travaux en ayant recours à un "régisseur". Le régisseur agit donc exclusivement sous les ordres et pour le compte du maître de l’œuvre auquel il doit rendre compte de toutes ses dépenses.

en vue de l'exécution de travaux accessoires dits "en régie". le régisseur demeure soumis à la surveillance du maître de l'ouvrage.des fournitures acquises pour le compte du maître de l'ouvrage. de convention expresse. le nombre d'heures passées sur la chantier. Cette surveillance se traduit en particulier. toutes ses obligations et ses responsabilités. le régisseur ne peut spéculer sur les éléments du prix de revient des travaux qu'il effectue. la rémunération proprement dite du régisseur ne doit couvrir que ses frais généraux et son bénéfice. Ces stipulations. du matériel et des matériaux moyennant le remboursement de ses débours majorés d'un pourcentage déterminé à titre de bénéfice et de frais. des ouvriers. par le visa que le représentant du maître de l'ouvrage appose sur les "attachements de régie". en conservant. Souvent les sommes remboursables au titre des charges sociales sont dégagées par application de pourcentages justifiés et distincts appliqués aux salaires proprement dits : . un examen approfondi de chaque cas d'espèce est donc indispensable. Les sommes qu'il perçoit ne lui sont versées qu'à titre de remboursement : . charges sociales. C'est ainsi que lorsqu'un entrepreneur s'est engagé. en ce qui concerne la maind’œuvre. Rémunération du régisseur : Agissant en qualité de mandataire du maître de l'ouvrage. Quoi qu'il en soit la question de savoir si des travaux sont effectivement réalisés "en régie" résulte essentiellement des conditions de fait dans lesquels ces travaux sont exécutés .des salaires. le cas échéant. En définitive. frais de déplacement et de transport effectivement versés aux ouvriers. à l'exclusion des frais généraux qui restent à la charge du régisseur. et d'autre part. qui n'ont d'autre objet que de fixer les modalités particulières de rémunération de travaux le 11/5/2007 136 . qui présentent par catégorie d'ouvriers ou d'employés. suppléments de salaires. Toutefois un léger pourcentage supplémentaire est généralement alloué au régisseur en sus du prix coûtant pour tenir compte des frais généraux engagés à l'occasion de l'achat des fournitures. à fournir au maître de l'ouvrage. d'une part.D'ailleurs. à effectuer certains travaux à ses risques. A cette rémunération peut s'adjoindre. soit de certains éléments ou du total du mémoire. le prix de la location du matériel et de l'outillage que le régisseur a mis à la disposition du maître de l'ouvrage pour l'exécution des travaux. Le plus souvent elle consiste en un pourcentage soit des salaires payés aux ouvriers.

imposable sur la totalité des sommes qu'il perçoit : . g) Groupements d'entreprises : * Entreprises agissant à titre de simples intermédiaires : Certaines entreprises agissent parfois à titre de simples intermédiaires entre les entreprises spécialisées et le maître de l’œuvre. . Par contre. le régisseur ne peut pas spéculer sur les éléments du prix de revient de travaux qu'il effectue ou de la main-d’œuvre qu'il fournit. seules les modalités particulières de fixation du prix de l'ouvrage permettent de différencier cette catégorie de marché des autres travaux d'entreprise. mais comme un entrepreneur de main-d’œuvre. à l'outillage et aux matériaux utilisés. e) Entrepreneur de location de main-d’œuvre : Agissant en qualité de mandataire du maître de l'ouvrage. Ainsi doit être considéré non pas comme un régisseur. f) Marché de travaux sur dépenses contrôlées : Dans les marchés de l'espèce. Mais de telles modalités n'influent ni sur la nature des travaux exécutés ni sur les relations existant entre l'entrepreneur et le maître de l'ouvrage. Mais dans ces marchés. le 11/5/2007 137 . l'entrepreneur étant remboursé des dépenses correspondant aux salaires. l'entrepreneur s'engage à exécuter l'ouvrage sous son entière responsabilité . doit également être considéré comme un entrepreneur de travaux celui qui exécute les travaux à ses risques et périls et conserve de ce fait la responsabilité des malfaçons et des dommages causés aux immeubles. Elles sont soumises en conséquence à la taxe sur la valeur ajoutée au taux normal sur le montant brut des rémunérations encaissées. les travaux sont rémunérés sur la base de dépenses contrôlées. lesdites dépenses étant majorées pour tenir compte des frais généraux et du bénéfice. Ces entreprises se comportent effectivement comme des véritables mandataires. n'assumant aucune responsabilité dans l'exécution de l'ouvrage.celui qui facture la main-d’œuvre à l'heure ou à la journée selon un prix forfaitaire comprenant toutes ses dépenses y compris le salaire des ouvriers .accessoires. ne sauraient être dissociées du contrat d'entreprise envisagé dans son ensemble (travaux sur dépenses contrôlées).celui qui paie les ouvriers et en assume la responsabilité au regard de la législation du travail.

doit énumérer tous les membres du groupement collaborant aux travaux. le gérant est redevable de la taxe sur la valeur ajoutée sur sa rémunération en tant qu'intermédiaire et le cas échéant sur les sommes qui lui reviennent au titre des ouvrages exécutés par lui personnellement. Dans ce cas l'entreprise gérante agit à titre de simple intermédiaire ou Pour qu'il en soit ainsi. la base imposable est constituée par le prix global de l'unité livrée y compris la valeur des équipements et matériels. mandataire. Par ailleurs. avec l'indication générale des catégories de travaux qui leur sont spécialement confiés. Il ne pourrait en être autrement que dans le cas où les conventions spécifient la nature et le prix des travaux confiés à chaque entrepreneur et précisent que chacun est responsable de ses travaux devant le maître de l'ouvrage indépendamment de la responsabilité collective du groupement. l'entreprise pilote étant solidairement responsable avec eux de tous les travaux qu'ils réalisent. l'imposition doit être mise à la charge des intéressés solidairement tenus de remplir les obligations incombant aux redevables. h) Groupements d'entreprises avec une entreprise pilote : Certains marchés très importants sont parfois conclus avec un groupement d'entreprises et une clause prévoit que l'une de celles-ci qui y est désignée est chargée de coordonner les activités des co-mandants. Chaque participant n'est responsable que des travaux qu'il réalise et doit acquitter les mêmes taxes sur la part du mémoire lui revenant. i . chacune des entreprises peut acquitter la taxe sur la valeur ajoutée séparément selon le régime applicable aux travaux qu'elle exécute. le marché même conclu avec le seul gérant.* Entreprises conjointes et solidaires : Lorsque deux ou plusieurs entrepreneurs s'engagent conjointement et solidairement vis-à-vis du maître de l'ouvrage dans le cadre d'un marché conclu pour l'exécution d'un ouvrage. la responsabilité directe et personnelle de tous les membres du groupement vis-à-vis du maître de l'ouvrage doit être mentionnée dans le contrat. le 11/5/2007 138 . même si ceux-ci ont été importés ou acquis localement par le maître de l'ouvrage et cédés à l'entrepreneur. Dans cette hypothèse.Marchés conclus « Clefs en mains » : Lorsqu'un marché a pour objet la réalisation d'une unité livrée "Clefs en mains". Lorsque ces conditions sont respectées.

a) La valeur actuelle du terrain comprend : . en fonction de l’indice du coût des divers éléments entrant dans la construction. 1°) Immeubles destinés à la vente : Pour le cas d'espèce. éventuellement la taxe de premier établissement.Le prix d'acquisition du terrain.Les frais y afférents. c'est à dire les sommes versées au titre des droits d'enregistrement et de conservation foncière.221-224-228et 229 du code précité. soit directement.I précité. b) La base imposable est constituée de deux éléments : . Pour ces opérations dites de promotion immobilière la base imposable est constituée par "le prix de cession de l'ouvrage atténuée du prix du terrain actualisé par référence aux coefficients prévus à l’article 65-II du C. la base initiale est réajustée en fonction du prix de cession. Le coût de la viabilité est déterminé sur justification ou à défaut évalué. ils procèdent éventuellement. dans le cadre des procédures prévues aux articles 220. Avant d'entamer la construction proprement dite.G. De ces dispositions il ressort que la détermination de la base imposable est différente selon que l'immeuble est destiné à la vente ou à la location. article 96-4 dudit code)".Le coût de la construction (différence entre le prix de cession et la valeur actuelle du terrain) .G. en cas de cession avant la 4ème année qui suit celle de l'achèvement des travaux.Opérations de promotion immobilière : Les promoteurs construisent ou font construire des immeubles en vue de la vente ou de la location. la base d’imposition est déterminée à partir d’un barème fixé par voie réglementaire. soit par l'intermédiaire de tiers entrepreneurs aux travaux de viabilité. . Toutefois lorsqu'il s'agit d'immeuble destiné autrement qu'à la vente. Le coût d'acquisition ainsi déterminé est actualisé par l'application du coefficient de réévaluation prévu à l’article 65-II du C. Dans ce cas. 139 le 11/5/2007 . l'assiette de l'impôt est obtenue à partir du prix de cession atténué du prix du terrain actualisé à la date de vente de l'immeuble. Dans le cas où l’administration est amenée à évaluer le prix de revient de la construction.I précité. la nouvelle base d'imposition ne doit pas être inférieure à la base initiale "(cf. frais des intermédiaires.E . la base d'imposition est constituée par le prix de revient de la construction. et.

I prévoit que lorsqu’il s’agit d’immeuble destiné autrement qu’à la vente.Institution par voie réglementaire du barème applicable aux opérations de livraisons à soi-même de construction immobilière L’article 96-4° du C. Il en découle que la base d’imposition des opérations de construction autres que celles destinées à la vente est déterminée d’après le prix de revient de la construction qui doit correspondre au montant des dépenses effectivement supportées pour les travaux de construction constituées des éléments suivants : le prix des études préliminaires . Afin de pallier cette situation. la base imposable «initiale est réajustée en fonction du prix de cession. les frais facturés par les divers intermédiaires .V. des opérations de construction. les mémoires des entrepreneurs ayant participé à l’exécution des travaux d’aménagement du terrain et de la construction . les frais financiers engagés pour la construction . et en cas de cession avant la quatrième année qui suit celle de l’achèvement des travaux.G. l’application de ce barème constituait une source de contentieux entre les redevables et l’administration fiscale du fait que l’actualisation de ce barème ne répondait plus aux données objectives de l’évolution du secteur du bâtiment. Néanmoins. le barème d’évaluation de la valeur de la construction pour déterminer la base d’imposition à la T. Le décret prévoyant le barème d’imposition des livraisons à soi-même est publié le 9 novembre 2001 .A. il est prévu d’instaurer par voie réglementaire. la nouvelle base «d’imposition ne doit pas être inférieure à la base initiale. le prix d’achat des matériaux . le 11/5/2007 140 . - A défaut de production par le redevable de pièces et documents comptables pouvant justifier le coût réel des dépenses engagées. Dans ce cas. les honoraires de l’ architecte . la base d’imposition est constituée par le prix de revient de la construction. l’administration procède à la détermination de la valeur de la construction à partir d’un barème préalablement établi par la Direction des Impôts et qui est actualisé périodiquement en tenant compte de la variation de l’indice du coût des divers éléments entrant dans la construction. tous les frais généraux engagés pour la construction.

.les mémoires des entrepreneurs ayant exécutés d'aménagement du terrain et de la construction proprement dite . après application du coefficient précité. lesquels ont coûté 25 000 DH. Le coût de la construction sera : (200 000) .tous les frais généraux engagés pour la construction.B. : Le barème en vigueur au 31 Décembre 2000 continuera à être appliqué aux régularisations des livraisons à soi-même de constructions jusqu’à la publication du décret prévoyant le nouveau barème. Exemple : Un promoteur acquiert un terrain nu de 1 000 m² dont le prix de revient est 20 000 DH.le prix des études et des plans . . .(100 x 1 000) = 100 000 DH (prix de cession . . . Le coût des travaux de viabilité est celui dont-il est justifié (25 000 DH).les honoraires des architectes.le prix d'achat des matériaux .valeur actuelle du terrain). c'est-à-dire : . La base imposable est donc 100 000 + 25 000 = 125 000 DH 2°) Immeuble destinés autrement qu'à la vente : La base d'imposition à retenir est constituée dans ces cas par le prix de revient de la construction dûment justifié par l'assujetti et à défaut elle est évaluée par l'administration en application du barème fixé par voie réglementaire.N.les frais facturés par les divers intermédiaires . il construit sur ce terrain un immeuble dont la surface développée est de 500 m² après avoir procédé aux travaux de viabilité. . métreurs . a) Coût de revient de la construction : Il comprend les dépenses supportées pour les travaux de construction et de viabilité . les travaux le 11/5/2007 141 . géomètres. L'immeuble est vendu à 200 000 DH. La valeur actuelle du m² est de 100 DH.les frais financiers engagés pour la construction .

lequel ne serait en aucun cas être inférieur au prix de revient. La construction a été achevée en 2002 (naissance du fait générateur). le profit qu'ils pourraient tirer de cette opération.Haut standing : constructions se caractérisant par le grand confort.Standing moyen : construction sans grand luxe.000 DH ladite construction. La surface couverte de l'ouvrage est de 750 m². le prix du mètre carré couvert. l'administration procède à l'évaluation de la valeur de la construction à partir du barème précité actualisé chaque année. Exemple : Supposons en partant du cas ci-dessus. dans le but d'éviter que certains assujettis ne se livrent à des tentatives frauduleuses en retardant la cession du bien pendant une certaine période pour soustraite à la taxation. la base imposable retenue initialement (coût de revient) est réajustée en fonction du prix de cession.500.000 DH.Standing normal : construction classique. Cette régularisation qui doit intervenir dans le cadre du délai de prescription a été instituée par le législateur. Ainsi il y aura lieu de distinguer entre quatre catégories : .000 DH. édifiées avec des matériaux de construction et équipement de haute qualité. 000 DH le mètre carré couvert. . fixant pour chaque région. confort normal . . Sachant que la valeur actualisée du terrain à cette date est de 150. Le barème fixé pour la région où se situe l'immeuble à 2. équipés d'ascenseurs et comportant le chauffage central .b) Evaluation de l'administration : A défaut de pièces pouvant justifier le coût de revient réel (dépenses engagées selon une comptabilité tenue régulièrement). Etant précisé que les critères ci-dessus sont donnés à titre indicatif. Toutefois en cas de mutation pour décès il n'y a pas lieu d'insister sur la régularisation énoncés ci-dessus.Standing économique : construction située dans les quartiers populaires édifiées avec des matériaux de construction de faible qualité destinée à des personne de revenu modeste. qu'en 2003. La base imposable évaluée sera de 750 x 2. Ce prix variera pour une même localité suivant la qualité de l'ouvrage. 000. ne comportant ni ascenseur ni chauffage central . le 11/5/2007 142 . l'assujetti en cause décide de céder à un prix de 2. il est demandé aux agents des impôts de rechercher tout autre élément permettant de distinguer la qualité de l'ouvrage. 000 = 1. Exemple : Un promoteur a construit un immeuble classé dans la catégorie standing moyen. 3°) Immeuble cédé après coup : En cas de cession d'un immeuble destiné au départ autrement qu'à la vente avant la quatrième année qui suit celle de l'achèvement des travaux. finition moyenne. .

La nouvelle base imposable sera de : 2 000 000 DH - 150 000 =1 850 000 DH (valeur de cession de la construction. La base initiale (coût de la construction) étant de 1 500 000 DH. Une régularisation s'impose, elle portera sur une base complémentaire de 1 850 000 – 1 500 000 = 350 000 DH. Au cas où la nouvelle base (déterminée à partir du prix de cession) serait inférieure au coût de la construction (base initiale), l'assujetti ne peut prétendre à aucune restitution. 4°) Ventes fractionnées : Lorsqu'un promoteur réalise la vente partielle de son projet (une ou plusieurs unités de logement) le montant à soumettre à l'impôt est égal au prix de cession diminué de la valeur actualisée de la partie du terrain imputable à la ou aux unités cédées dégagée à partir d'un prorata calculé comme suit : Valeur actuelle du terrain x surface couverte de ou des unités cédées. Surface développée du projet. Exemple nº 1 : Un promoteur vend deux appartements d'une surface couverte de 150 m² chacun et 8 appartements de 150 m²) soit au total une surface développée du projet de (1 000 + 1 200) = 2 200 m². Si la valeur actualisée du terrain est de 1 000 000 DH et si les appartements vendus lui ont rapporté 300 000 DH chacun. La base taxable sera : 600 000 DH - (1 000 000 DH x 300) = 463 636 DH. 2 200 Exemple nº 2 : Un promoteur immobilier a construit un immeuble de cinq niveaux comprenant dix appartements et des magasins : - la surface du terrain est de……………. : 460 m² - la surface des appartements et magasins est de....................…………... : 3 000 m² - la surface des parties indivises est de …. : 500 m² - la surface développée est de…………… : 3 500 m².

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En 2001, le promoteur a vendu deux appartements, la superficie couverte de chacun est de 160 m² et 180 m² et un magasin d'une superficie couverte de 300 m². La valeur du terrain est de 1 200 DH le m². Les deux appartements sont vendus au prix de 320 000 DH et 380 000 DH. Le magasin lui a rapporté 1 000 000 DH. Afin de calculer la base taxable il faudrait déterminer le prorata de la valeur du terrain actualisée Valeur du terrain actualisée = -------------------------------Surface développée Coût de terrain 460 x 1 200 Droits d'enregistrements conservation foncière Coût d'achat du terrain Coefficient d'actualisation Valeur du terrain actualisée = 552 000 = 43 588 = 12 800 ---------------608 388 1,08 657 059

Prorata de la valeur du terrain actualisée : 657 059 ------------ = 187,73 3 500 Détermination de la base de taxation : 1er appartement 320 000 - 160 x 187, 73 = 320 000 - 30 036,80 = 2ème appartement : 380 000 - 180 x 187,73 380 000 - 33 791,40 = 346 208,60 289 963,20

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Magasin 1 000 000 - (300 x 187,73) x 65 % (1 000 000 - 56 319) x 65 % 943 681 x 65 % = 613 392,65 5°) Particuliers agissant comme promoteurs : les modalités de détermination de l'assiette de l'impôt, chez ces assujettis occasionnels ne diffèrent pas de celles prévues ci-dessus pour les promoteurs professionnels. e) Opérations de lotissement : Les personnes effectuant des travaux de viabilité, liés aux opérations de lotissement de terrains (pose de canalisations d'eau et d'égouts, électrification, construction de chaussées, bordures et trottoirs etc... sont soumis à la taxe sur la valeur ajoutée sur le coût de ces travaux d'aménagement et de viabilisation". (cf. article 96-5º). La situation des propriétaires de terrains qui procèdent eux-mêmes à ces opérations ou qui les font effectuer par les tiers, doit être définie selon que les terrains lotis et viabilisés sont destinés à la vente ou à la construction. 1°) Terrains lotis et viabilisés destinés à la vente : a) Les travaux de viabilité sont confiés à des tiers L'imposition de ces travaux ne soulève aucune difficulté lorsqu'ils sont exécutés par un entrepreneur. Dans ce cas le propriétaire du terrain supporte la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé les travaux facturés par le ou les entrepreneurs. b) Les travaux de viabilité sont exécutés par le propriétaire du terrain Dans ce cas, les travaux de viabilité doivent faire l'objet, de la part du propriétaire du terrain loti, d'une livraison à soi-même passible de la taxe sur la valeur ajoutée. La base taxable doit être déterminée exclusivement par le coût des travaux exécutés, constitué principalement par les dépenses afférentes aux études, aux fournitures incorporées et à la main-d’œuvre. Il n'y a donc pas lieu d'imposer la plus-value réalisée sur la vente du terrain viabilisé. 2°) Terrains lotis et viabilisés, destinés à la construction : La personne qui édifie ou fait édifier des immeubles sur les terrains lui appartenant qu'elle a elle même viabilisés ou fait viabiliser, doit être rangée parmi les promoteurs.
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Le chiffre d'affaires imposable des promoteurs a déjà fait l'objet de commentaires dans le (D). F - Echange et livraison à soi-même : Certaines transactions assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée peuvent se faire sans l'intervention d'une contre partie monétaire. Notamment l'échange et la livraison à soi-même. Dans ces conditions le chiffre d'affaires imposable est constitué: "par le prix normal des marchandises ou des services au moment de la réalisation des opérations" (confère article 96-6° du C.G.I ). 1°) Echange : Deux cas sont envisagés, l'échange de produits ou de biens neufs fabriqués par les assujettis qui effectuent cette opération, et la vente d'un bien neuf avec reprise d'un bien usagé. a) Echange entre assujettis de produits fabriqués par eux Dans ce cas l'échange doit s'analyser comme deux ventes distinctes effectuées par chacun des assujettis. Le chiffre d'affaires imposable de chacun d'eux sera constitué par le prix normal du bien ou produit échangé, c'est-à-dire par le prix qui aurait été facturé à un autre client à la même date et pour le même bien ou produit, ou à défaut celui facturé par un concurrent. Si, cette vente se fait avec soulte la valeur normale du produit échangé doit être majorée de la soulte chez celui qui la reçoit. b) Vente avec reprise Lorsqu'un objet neuf est vendu avec reprise d'un objet usagé, le prix de vente taxable est constitué par la valeur normale et réelle de l'objet vendu sans tenir compte de la valeur de l'objet repris, celle-ci n'intervenant que pour le règlement de l'opération entre vendeur et acheteur. Autrement dit, la vente d'une machine d'une valeur de cent mille dirhams avec reprise d'un matériel de même nature estimé à 30 000 DH doit être imposée sur 100 000 DH et non sur les 70.000DH que reçoit le vendeur. 2°) Livraison à soi-même : a) Livraison à soi-même de biens autres que les constructions Le chiffre d'affaires imposable est constitué par la valeur normale du bien, c'est-à-dire par le prix du marché au moment de ladite livraison. b) Livraisons à soi-même de travaux immobiliers

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Les règles de la détermination de la base imposable, sont identiques à celles exposées dans le 2ème paragraphe du E ci-dessous (promoteurs).

SOUS-SECTION II OPERATIONS DE PRESTATIONS DE SERVICES
La présente sous section sera réservée aux règles de détermination de la base imposable chez les prestataires de services, telles qu'elles sont définies aux 7°-8°9° et 10° de l'article 96 du C.G.I . A - Professions libérales, commissionnaires, mandataires, loueurs de choses et de services : 1°) Dispositions légales (article 96-7º) : le chiffre d'affaires taxable est constitué : "pour les opérations réalisées dans le cadre de l'exercice des professions énumérées à l'article 89-I-12° et par les commissionnaires, courtiers, mandataires, représentants et autres, intermédiaires, loueurs de choses ou de services, par le montant brut des honoraires, des commissions, courtages ou autres rémunérations ou prix des locations diminué, éventuellement des dépenses se rattachant directement à la prestation, engagées par le prestataire pour le compte du commettant et remboursées par celui-ci à l'identique". 2°) Professions libérales énumérées à l'article 89-I-12º : En application des dispositions sus-mentionnées, le chiffre d'affaires taxable pour la liquidation de l'impôt est constitué pour cette catégorie d'assujettis, par le montant brut des honoraires et autres rémunérations atténué éventuellement des débours autorisés : a) Montant brut des honoraires : Il comprend toutes les sommes encaissées par l'assujetti, même si certains éléments font l'objet d'une facturation séparée. Font notamment partie du chiffre d'affaires taxable : - les honoraires proprement dits et les recettes accessoires, qu'il s'agisse de la rémunération de service correspondant à l'exercice de la profession libérale ou d'autres activités soumises à la taxe sur la valeur ajoutée. b) Autres rémunérations : Il s'agit en particulier des encaissements relatifs à des frais qui, même s'ils font l'objet d'une facturation séparée incombent normalement à l'assujetti. Il en est ainsi :

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mandataires et autres intermédiaires : Pour ces assujettis la base imposable à retenir est constituée. cependant si l'assujetti traite à forfait pour un prix global comprenant des dépenses engagées. La base imposable à soumettre à l'impôt est constituée par la commission brute revenant à l'agent démarcheur la taxe est prélevée à la source par la compagnie d'assurances qui en est débitrice envers le Trésor Public. . ou d'épargne. imprimés.. le 11/5/2007 148 . papier.) . d'hôtel et de restaurant engagés à l'occasion des déplacements .des frais de transport. 3°) Commissionnaires. à la condition toutefois que: 1°) le remboursement ne soit pas effectué sur une base forfaitaire et qu'il en soit justifié au mandat ..Le montant des timbres de dimension apposés sur les rapports d'expertise . . et autres rémunérations diminuées éventuellement des débours autorisés qui peuvent varier selon la nature de l'intervention de l'assujetti...Les droits d'enregistrement et les frais judiciaires payés par un avocat pour son client. c) Débours autorisés : Ce sont en principe les frais légalement à la charge du client et que le redevable se borne à avancer pour le compte de celui-ci. dépenses de réception. 3°) elles ne doivent pas avoir été soumises à la taxe sur la valeur ajoutée qui a été facturée. Il en est ainsi pour : .des frais de prothèse et fournitures dentaires. 2°) les avances en question soient mentionnées à part. accomplit un acte relevant d'une activité commerciale qui doit être soumise à la taxe sur la valeur ajoutée. etc. timbres.. la taxe sur la valeur ajoutée doit être acquittée sur le montant total des encaissements. le démarcheur ou le courtier qui apporte un contrat à une compagnie d'assurances.des frais et fournitures de bureau (téléphone. photos.des frais de représentation (repas d'affaires. par le montant brut des commissions courtages.) . . au prix coûtant . . a) Agent et courtiers d'assurances : L'agent.

En principe le chiffre d'affaires imposable est constitué par le montant brut des commissions reçues. agit en qualité de commissionnaire. entretien. agit en tant qu'intermédiaire de commerce passible de la taxe sur la valeur ajoutée sur le montant brut des sommes qui lui sont allouées. d) Consignataires en marchandises : Les consignataires sont des intermédiaires comparables aux dépositaires. mais dans la mesure où la partie de ces commissions est obligatoirement reversée aux municipalités il est admis que l'impôt doit être liquidé sur le montant des commissions prélevées par les mandataires. les marchandises qu'ils détiennent ne sont généralement pas leur propriété. atténué de la part versée aux municipalités. f) Concessionnaire distributeur (de matériel ou de marque) : Le concessionnaire qui. il ne reçoit en principe aucun mandat et n'exécute aucun ordre. en contrepartie des services rendus (magasinage. atténuées éventuellement des débours autorisés et justifiés.b) Courtiers de commerce : Le rôle du courtier consiste à mettre en rapport direct les parties et non à conclure lui-même l'affaire . h) Commissionnaires de transport : le 11/5/2007 149 . ce qui le différencie du commissionnaire. passibles de la taxe sur la valeur ajoutée. Le courtier est imposable sur le montant brut des courtages qu'il reçoit de l'une et de l'autre des parties. c) Dépositaires : Le dépositaire qui vend des marchandises ne lui appartenant pas et reçues par lui en dépôt. la taxe sur la valeur ajoutée est exigible sur les recettes brutes. Le régime applicable à cette catégorie d'assujettis est le même que celui des dépositaires. il est redevable de la taxe sur la valeur ajoutée sur le montant de ses commissions et non sur le montant des ventes. Par suite. vérification et réparation de matériel reçoit une rémunération dans les conditions prévues au contrat. e) Mandataires des marchés de gros : Les mandataires des marchés de gros sont des intermédiaires de commerce. g) Agents d'affaires : La profession d'agent d'affaires est réputée commerciale sans qu'il y ait à distinguer si les agents d'affaires traitent avec des commerçants ou qu'ils se chargent de la gestion d'affaires commerciales ou non commerciales.

. De même n'est pas commissionnaire de transport. .les frais de transport payés à des tiers .Ne sont considérés comme commissionnaires de transport que les personnes se chargeant d'un transport de marchandises à l'exclusion de celles effectuant des transports de voyageurs. 1°) Louage de choses et de services : Sont à ranger dans cette catégorie les opérations qui consistent moyennant rémunération soit à mettre à la disposition de tiers et pour une période limitée (louage de chose) des biens ou matériels. mais entrepreneur de transport. de navigation etc.les frais de chargement et de déchargement proprement dits ..) l'exécution des transports dont elles se chargent. soit à rendre à des tiers diverses prestations. d'entrée ou de sortie acquittée. celui qui se charge lui-même d'un transport et prend en location des véhicules dès lors qu'il conserve la responsabilité de l'entreprise. le 11/5/2007 150 .Les transitaires : Les transitaires dont l'activité est comparée à celle des commissionnaires de transport peuvent soustraire de la base imposable dans les conditions de l'article 987º les frais ci-après exposés pour le compte de leurs clients : . I . Il en résulte que la déduction des frais de transport ne peut se poser pour les commissionnaires que si ceux-ci ont recours à des tiers pour l'exécution des transports de marchandises. redevables de la taxe sur la valeur ajoutée sur le montant brut des rémunérations reçues en contrepartie des services rendus. . Le commissionnaire de transport ne doit donc pas être confondu avec l'entrepreneur de transport qui exécute lui même le transport pour le compte de tiers.les timbres quittance.les droits de douane. et qui confient à des tiers (compagnies de chemin de fer. Les personnes qui effectuent de telles opérations sont sous réserve de l'exonération prévue pour les petits prestataires.. . déduction faite éventuellement des débours autorisés.les frais de manutention sous tente ou en magasin .

pour de brèves excursions et qui conserve entièrement la responsabilité des déplacements effectués. sur la partie des sommes encaissées correspondant à leur rémunération brute. En revanche les affaires portant sur la location de voitures automobiles avec ou sans chauffeur.. imposables à la taxe sur la valeur ajoutée au taux normal. l'entreprise qui loue accessoirement un car avec chauffeur. quelque soit le transporteur. Son chiffre d'affaires est constitué pour cette opération par le montant de la location.F. par suite. sur le montant brut de la location. relèvent de la location de choses et sont. frais de chargement et de déchargement y afférents à l'exclusion de ceux engagés par l'entreprise de déménagement elle-même. le 11/5/2007 151 . soit directement soit au transitaire.. d'entrée ou de sortie acquittés pour le compte du client.C. .le transport effectué par tiers (chemin de fer. bateau etc.Les assurances (maritimes ou autres) contractées sur ordre formel du client et s'appliquant exclusivement aux risques de transport (déduction à concurrence de la prime versée aux compagnies d'assurances pour le déménagement considéré). .les pourboires dont la répartition est justifiée selon les mêmes règles que pour les ventes à consommer sur place.).les droits de douane. . Il s'agit en fait d'une réduction de prix du transport fixé par un tarif général appliqué à tous les clients de la société.a) Location de véhicules : Peut être considéré comme un transporteur et bénéficier de l'imposition au taux réduit. pour la détermination du chiffre d'affaires.les frais de transit payés à l'étranger (main d'oeuvre. pour les services qu'ils rendent à leurs clients. En ce qui concerne les wagons "particuliers" utilisés par l'O. il n'y donc pas lieu de l'imposer. sont à déduire. Dans ces conditions ils peuvent défalquer de leur chiffre d'affaires : . à l'exclusion des dépenses effectuées pour le compte de leurs clients auxquels ils rendent compte. les ristournes accordées périodiquement aux utilisateurs. camionnage et déchargement).les frais de transport hors du Maroc. . des sommes à verser par les utilisateurs au titre des frais de transport dus aux chemins de fer marocains. sous forme de redevances kilométriques calculées en fonction d'indices. .N. b) Entrepreneurs de déménagement : Les entrepreneurs de déménagements sont imposables à la taxe sur la valeur ajoutée.les timbres de quittance. .

2°) Application : a) Escompte des effets de commerce.Banquiers. pour mobiliser les prêts accordés aux clients. par le montant des intérêts. d) Autres prestations : Sont "prestataires de services" les personnes qui fournissent leur travail autrement qu'en qualité de salariés pour rendre des services à autrui. agios et autres produits". exploitant de salon de coiffures.. Pour certains prestataires tels que conditionneur.8º) : L'assiette de l'impôt est constituée "pour les opérations réalisées par les banquiers. le chiffre d'affaires imposable est constitué par les sommes réclamées au titre du service rendu. le 11/5/2007 152 . la taxe sur la valeur ajoutée est due sur la totalité des intérêts qu'elle perçoit sous quelque forme ou désignation que ce soit. lorsque ledit personnel est directement rémunéré par le tiers et que l'entreprise se contente de percevoir uniquement les sommes nécessaires à la couverture des charges sociales et prélèvements fiscaux relatifs à ce personnel. assistance technique) pour effectuer des travaux ou prestations. escompteurs 1°) Dispositions légales (article 96 . les sommes encaissées à ce titre ne doivent pas être incluses dans la base imposable . la taxe sur la valeur ajoutée est due par les banques sur le montant des frais et agios qu'elles prélèvent pour l'escompte des effets.c) Location de main d’œuvre ou de personnel : Lorsqu'une entreprise met à la disposition de tiers son personnel (main d’œuvre. escomptes. elles sont considérées comme un remboursement de frais à l'identique fait par le tiers à l'entreprise. blanchisseur. les sommes qu'elle perçoit à ce titre. que la remise d'un billet à ordre à la banque qui en est bénéficiaire ne constitue par véritablement un escompte. escompteurs. B . En matière d'escompte. changeurs. Lorsqu'une banque. constituent un élément de son chiffre d'affaires à soumettre à la taxe sur la valeur ajoutée. moyennant rémunération.. photographe. fait souscrire par ces derniers des billets à ordre qu'elle leur escompte et qu'elle présente ensuite au réescompte dans une autre banque. Il est à considérer dans ce cas. changeurs. Par contre. etc. exploitant de teinturerie..

c'est-à-dire dans une opération où l'acheteur est canalisé vers un organisme financier qui lui consent un crédit ayant pour objet exclusif le paiement du bien. dû par chaque banquier co-participant sur le montant des commissions qui lui sont rétrocédées. Au cas où pour l'octroi des crédits consortiaux . le 11/5/2007 153 . qui crée des traites comprenant la valeur du prêt et des intérêts y afférents ne peut être considéré comme escompteur desdits traites et il doit dès lors être soumis à la taxe sur la valeur ajoutée sur le montant brut des intérêts perçus sans aucune réfaction de ceux qu'il est éventuellement appelé à supporter pour escompter les effets représentatifs de la créance. c) Intérêts sur crédit. marchés : d) Agios de réescompte des acceptations à la caisse marocaine des Lorsqu'une banque ouvre des comptes courants au nom d'entrepreneurs créanciers d'administrations publiques et crédite ces comptes du montant nominal des lettres de change tirées par elle sur les intéressés. sans réfaction des agios payés ultérieurement par l'assujetti pour l'escompte des effets. L'impôt est dans ce cas. il s'agit là en effet de deux affaires indépendantes. l'administration admet que le chef de file qui agit en qualité de mandataire et rend un service gratuit ne soit recherché en paiement de la taxe sur le total des commissions.b) Intérêts des comptes débiteurs. Les dispositions particulières intervenues ont pour effet de transférer les droits du vendeur sur l'objet vendu à l'organisme financier prêteur. La rémunération que le banquier perçoit de ce chef. le banquier chef de file prélève des commissions qu'il répartit ensuite entre les différents membres du consortium. et acceptées par eux. les inscriptions de ces effets au crédit du compte courant ne constituent pas une opération d'escompte. est définitivement acquise. et la taxe sur la valeur ajoutée doit être liquidée sur son montant. Le chiffre d'affaires à soumettre à la taxe sur la valeur ajoutée par les sociétés dont l'activité principale consiste en une fourniture de crédits aux acquéreurs de biens doit être déterminée suivant les modalités définies ciaprès qui tiennent compte des conditions particulières dans lesquelles les prêts sont consentis. Celui-ci. mais un prêt. Ces sociétés interviennent en fait dans une opération d'achat à crédit. Les intérêts débiteurs payés à un banquier par ses clients ne peuvent être compensés. pour la liquidation de la taxe sur la valeur ajoutée avec les intérêts payés par le banquier à raison des prêts qui lui sont consentis.

sur les intérêts servis à leur clientèle. mettant à la charge des banques la retenue à la source de la T. retenue doit être facturée en sus des intérêts créditeurs servis qui doivent être considérés hors taxe.V.A. sur les intérêts créditeurs : La loi des finances pour l'année 1988.V.e) Retenue à la source de T. les intérêts générés par les bons de caisse anonymes doivent supporter g) Intérêts en matière des billets de trésorerie : L'émission et le paiement de billets de trésorerie ne relèvent pas des opérations courantes réalisées par les établissements bancaires et financiers pour leur propre compte puisque leur rôle se limite à une mission d'intermédiation entre des emprunteurs à la recherche des disponibilités et des détenteurs de fonds en quête de leur placement. d'un bordereau détaillé constituant une véritable reddition de compte. Cette dernière condition peut être remplie par la remise au client. f) Intérêts créditeurs sur les Bons de caisse : L'anonymat qui caractérise la souscription des bons de caisse ne permet pas de conférer la qualité du non commerçant au souscripteur auquel d'ailleurs le choix de l'anonymat lui garantit une fiscalité libératoire. n'exclut pas les opérations relatives aux billets de trésorerie. La T. Les dispositions de la loi sur la T.A. sur les intérêts servis par les organismes de banque et de crédit à leurs clientèles. et ne constituent pas un forfait. Ceci étant précisé. En conséquence. a institué la retenue à la source de T.A. les banquiers peuvent encore défalquer le montant des frais dont le charge incombe légalement aux clients et qu'ils ne retiennent qu'en couverture des paiements effectués pour le compte des clients et à la condition que les sommes retenues ne présentent exactement le montant des frais dont il s'agit.A.V. En d'autres termes l'imposition frappe le montant brut des commissions prélevées sur le client. Par contre les commissions qu'une banque cède à son correspondant au Maroc ou à l'étranger pour l'exécution des ordres de virement reçus de sa clientèle.A. tant que se sont les organismes de banque qui domicilient les contrats d'intermédiation et qu'ils exécutent les ordres de leurs mandants. ne peuvent être retranchées du montant des commissions perçues par la banque sur son client. le 11/5/2007 154 .V.V. on doit admettre que du profit brut réalisé.

matériel. En effet. droit au bail). mobilier. enseigne. Le chiffre d'affaires à prendre en considération est celui constitué par le montant brut de la location. un appartement en meublé entraîne l'imposition à la taxe sur la valeur ajoutée sur le prix total réclamé au locataire. ou louant des établissements industriels. ou commerciaux par le montant brut de la location y compris la valeur locative des locaux nus et les charges mises par le bailleur au compte du locataire". brevets d'invention.les éléments incorporels (clientèle. les locations des locaux industriels ou commerciaux sont passibles de la taxe sur la valeur ajoutée lorsqu'elles portent sur tout ou partie des éléments qui constituent le fonds de commerce ou d'industrie à savoir : . le seul fait par exemple de louer une villa. . y compris la valeur locative des locaux nus et les charges mises par le bailleur au compte du locataire.Location en meublé ou en garni et location d'établissements industriels ou commerciaux 1°) Dispositions légales article 96-10º : Le chiffre d'affaires taxable est constitué "pour les opérations réalisées par les personnes louant en meublé ou en garni. nom commercial. nus. Ces locations se distinguent exclusivement sur les immeubles nus. 2°) Application : a) Locaux meublés ou garnis : pour le cas d'espèce il importe peu que le loueur assure ou non un service ou des fournitures au locataire. par contre la location de ces mêmes locaux.les éléments corporels (construction et terrain. b) Location d'établissements industriels ou commerciaux : Il convient tout d'abord de préciser que les locations portant sur les hôtels. doit être considérée comme une opération civile se trouvant située hors du champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée. marque de fabrique. outillage). achalandage. des locations civiles. villages de vacances et les ensembles immobiliers à destination touristique sont devenues taxables en vertu des dispositions de la loi de finances de 1996-97. qui portent le 11/5/2007 155 . motels.C .

Le chiffre d'affaires est constitué par le prix des façons réclamé aux clients.D -Entrepreneurs réparateurs : de pose. Souvent. à condition de facturer les fournitures ou les pièces de rechange séparément. Toutefois. celui-ci agit en tant qu'installateur producteur et doit être soumis à la taxe sur la valeur ajoutée sur le prix total facturé y compris la valeur desdits produits. Au cas où l'installation comporte des produits fabriqués par l'installateur. installateurs. d'acquitter la taxe sur les seules prestations. 2°) Applications : a) Travaux d'installation ou de pose : En ce qui concerne les travaux de pose ou d'installation. le chiffre d'affaires est constitué "pour les opérations réalisées par les entrepreneurs de pose. b) Réparateurs : Par réparation. il est admis par mesure de tempérament pour les réparateurs qui acquièrent les fournitures auprès de non assujettis. . il faut entendre la remise d'un objet usagé et endommagé dans son état d'utilisation normale. le 11/5/2007 156 . ceux ci n'interviennent que pour la pose. soit par le client. par le montant des sommes reçues ou facturées". la réalisation d'une réparation entraîne l'utilisation de fournitures qui peuvent être procurées soit par le réparateur. Etant précisé que pour le cas d'espèce.fournitures procurées par le client : le réparateur facture dans ce cas. c) Façonnier : Le façonnier est celui qui applique son industrie ou son travail à des matières qui ne lui appartiennent pas. lequel constitue la base imposable. les façonniers et les réparateurs en tous genres.Fournitures procurées par le réparateur : le chiffre d'affaires à prendre en considération est constitué par le montant global de la facture y compris le prix des fournitures. . la taxe sur la valeur ajoutée doit être assise sur le prix de la prestation facturée aux clients. les installateurs. l'objet ou le matériel posé étant fourni par le client qui l'acquiert chez une tierce personne. façonniers et 1°) Dispositions légales : Article 96-5º. y compris les fournitures. uniquement le prix de son intervention.

exonérés ou situés hors champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée. et qu'il soit justifié du reversement à ceux-ci par la tenue d'un registre spécial soumis à l'émargement des ayants-droit. cafés. wagons-restaurants. prix des entrées dans les salles de spectacles. Dans ces conditions les notes (factures) devront au minimum comporter la mention "service" % compris.. sous réserve qu'elles aient effectivement le caractère de pourboires. devraient légalement en droit strict constituer un élément du chiffre d'affaires imposable. a) Recettes provenant des ventes : les recettes provenant des ventes à consommer sur place sont imposables sans aucune réfaction et sans qu'il y ait lieu de distinguer si ces recettes proviennent de la vente de produits taxables. le 11/5/2007 157 .Ventes à consommer sur place : Par ventes à consommer sur place il faut entendre les ventes effectuées en tous lieux agencés à cet effet . C'est ainsi qu'un cafetier doit acquitter la taxe sur les ventes de lait (produit exonéré). les appareils sont mis par le propriétaire en exploitation dans un débit de boissons tenu par un tiers.E . il est admis comme par le passé. restaurants. salon de thé. boites de nuit. c'est-à-dire que leur prélèvement soit indiqué aux clients comme étant destiné à rémunérer les services rendus par les employés. Le chiffre d'affaires imposable pour les ventes de l'espèce est constitué par le prix desdites ventes. c) Recette provenant des appareils de jeu et de musique : Généralement.. clubs etc. bars.. qu'un restaurateur ne peut défalquer de son chiffre d'affaires le pain ajouté en sus du prix ou compris dans celui-ci ni le prix des fruits (produits situés hors champ de la taxe). Toutefois. casinos. telles que recettes provenant des appareils à jeux et à musique. crémerie et glaciers. Ce dernier doit inclure dans son chiffre d'affaires taxable la rémunération qui lui est versée par le propriétaire de l'appareil et qui correspond à un pourcentage sur les recettes prélevées dans la caisse de l'appareil. location de salles. auquel s'ajoutent éventuellement les profits et recettes accessoires obtenus. b) Pourboires : Les sommes réclamées à la clientèle au titre de service ou pourboires obligatoires. téléphone etc.. par mesure de tolérance que ces sommes soient exonérées. stands de foire.

les huiles de pétrole ou de schistes. 99 et 100 du C. le 11/5/2007 158 . SECTION III TAUX DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE I. aux locations de salle. 1).l'eau livrée aux réseaux de distribution publique ainsi que les prestations d’assainissement fournies aux abonnés par les organismes chargés de l’assainissement . .de 7% avec droit à déduction : Les ventes et les livraisons portant sur : . Ces recettes doivent être incluses dans le chiffre d'affaires taxable et soumises à la taxe sur la valeur ajoutée.d) Autres recettes : Il s'agit essentiellement de celles relatives au téléphone.Généralités : Les dispositions contenues dans les articles 98 . 2).Taux réduits Sont soumis à la taxe aux taux réduits : 1°.le gaz de pétrole et autres hydrocarbures gazeux . Ce tarif prend soit la forme de taux normal soit la forme de taxe spécifique. . . aux prix des billets d'entrée aux commissions de change et autres prestations fournies aux clients. appelées généralement extra. .I. les matières premières et les produits entrant intégralement ou pour une partie de leurs éléments dans la composition des produits pharmaceutiques .la location de compteurs d'eau et d'électricité .G.les produits pharmaceutiques. brutes ou raffinées.Taux normal Le taux normal de la taxe sur la valeur ajoutée est fixé à 20%. fixent le tarif de la taxe sur la valeur ajoutée.

. L’application du taux réduit aux produits et matières entrant dans la composition des fournitures scolaires est subordonnée à l’accomplissement de formalités définies par voie réglementaire . les aliments destinés à l'alimentation du bétail et des animaux de basse-cour ainsi que les tourteaux servant à leur fabrication à l’exclusion des autres aliments simples tels que céréales.de 10% avec droit à déduction : . . drêches et pailles . et matières entrant dans sa fabrication ainsi que les prestations de montage de ladite voiture économique. 2) . les conserves de sardines . les produits et matières entrant dans leur composition. issues. - - L'application du taux susvisé aux produits et matières entrant dans la fabrication de la voiture économique et aux prestations de montage de ladite voiture économique. le lait en poudre.les opérations de restauration fournies par les prestataires de services au personnel salarié des entreprises.les emballages non récupérables des produits pharmaceutiques ainsi que les produits et matières entrant dans leur fabrication . les restaurants exploités dans les hôtels à voyageurs et les ensembles immobiliers à destination touristique. le 11/5/2007 159 . les candis et les sirops de sucre pur non aromatisés ni colorés à l’exclusion de tous autres produits sucrés ne répondant pas à la définition ci-dessus . .les opérations de vente de denrées ou de boissons à consommer sur place et les opérations de fourniture de logements réalisées par les hôtels à voyageurs. pulpes.les fournitures scolaires. la voiture automobile de tourisme dite "voiture économique" et tous les produits. le savon de ménage (en morceaux ou en pain) . l’application du taux réduit est subordonnée à l’accomplissement des formalités définies par voie réglementaire .. y compris les vergeoises.le péage dû pour emprunter les autoroutes exploitées par des sociétés concessionnaires. est subordonnée à l'accomplissement de formalités définies par voie réglementaire . réalisées dans les restaurants.les opérations de vente de denrées ou de boissons à consommer sur place. le sucre raffiné ou aggloméré. .

y compris le restaurant. le bar.211 du 4 rebia II 1414 (21 septembre 1993) relatif à la Bourse des valeurs .A.les opérations de crédit agricole effectuées par le Crédit Agricole du Maroc . de motels. les opérations d’entreprises de travaux immobiliers .les pâtes alimentaires .les transactions portant sur les actions et parts sociales émises par les organismes de placement collectif en valeurs mobilières visés par le dahir portant loi nº 1.les transactions relatives aux valeurs mobilières effectuées par les sociétés de bourse visées au titre III du dahir portant loi n° 1. le véhicule automobile pour le transport de marchandises dit « véhicule utilitaire léger économique » ainsi que le cyclomoteur dit « cyclomoteur 160 le 11/5/2007 .les opérations de crédit-bail (leasing).les huiles fluides alimentaires .les opérations de crédit foncier.le sel de cuisine (gemme ou marin) .93. le dancing. . les farines et semoules de riz et les farines de féculents .93.les opérations de location d'immeubles à usage d'hôtels. les graisses alimentaires ( animales ou végétales). .les opérations de banque et de crédit et les commissions de change visées à l’article 89-I-11° ci-dessus .de 14 % : a) avec droit à déduction : le beurre à l’exclusion du beurre de fabrication artisanale visé à l’article 91 (I.2) ci-dessus. . dans la mesure où ils font partie intégrante de l'ensemble touristique. . .Les opérations afférentes aux prêts et avances consentis aux collectivités locales par le fonds d’équipement communal ainsi que celles afférentes aux emprunts et avances accordés audit fonds . 3) .les opérations effectuées dans le cadre de leur profession.. . .le riz usiné. les opérations de transport de voyageurs et de marchandises . par les personnes visées à l’article 89 –I-2° a) et c) ci-dessus. la piscine.213 du 4 rabii II 1414 (21 septembre 1993) . de crédit à la construction et de crédit à l'hôtellerie effectuées par le crédit immobilier et hôtelier sous réserve de l'exonération prévue au à l’article 91-III-2° ci-dessus . le thé (en vrac ou conditionné) . . de villages de vacances ou d'ensembles immobiliers à destination touristique. . margarines et saindoux . . . . équipés totalement ou partiellement.

brutes ou raffinées.05 DH par gramme d'argent. .F. 2°) Taux super réduit de 7 % avec droit à déduction : Dispositions légales : article 101-1°.la location de compteurs d'eau et d'électricité . il s'applique à tous les produits et prestations de services qui ne sont soumis à aucun des taux réduits cidessus énumérés.Taxe de 4 DH par gramme d'or et de platine . . . L'application du taux précité aux produits et matières entrant dans la fabrication desdits véhicules est subordonnée à l'accomplissement de formalités définies par voie réglementaire . Les ventes et les livraisons portant sur : .les huiles de pétrole ou de schistes. le 11/5/2007 161 .Taxe de 100 DH par hectolitre de vin . en effet. 3°) TAXES SPECIFIQUES : . b) sans droit à déduction : Les prestations de services rendues par tout agent démarcheur ou courtier d’assurances à raison de contrats apportés par lui à une entreprise d’assurances.Application 1°) Taux normal de 20 % Ce taux n'appelle pas de commentaires. 1996). II.le gaz de pétrole et autres hydrocarbures gazeux .économique » ainsi que tous les produits et matières entrant dans leur fabrication. . . .l’énergie électrique et les chauffe-eau solaires. A compter de janvier 1996 ce taux est passé de 19 % à 20 % (L.Taxe de 0.l'eau livrée aux réseaux de distribution publique ainsi que les prestations d’assainissement fournies aux abonnés par les organismes chargés de l’assainissement .

vaselines le 11/5/2007 162 . Il convient cependant de préciser que ce taux ne concerne ni les lubrifiants (huiles et graisses) ni les sous produits de la distillation. . l’application du taux réduit est subordonnée à l’accomplissement des formalités définies par voie réglementaire .les emballages non récupérables des produits pharmaceutiques ainsi que les produits et matières entrant dans leur fabrication .Eau et énergie : Il s'agit notamment des produits suivants : . - - L'application du taux susvisé aux produits et matières entrant dans la fabrication de la voiture économique et aux prestations de montage de ladite voiture économique. les candis et les sirops de sucre pur non aromatisés ni colorés à l’exclusion de tous autres produits sucrés ne répondant pas à la définition ci-dessus . les produits et matières entrant dans leur composition.le péage dû pour emprunter les autoroutes exploitées par des sociétés concessionnaires. issues.. les conserves de sardines .les produits pétroliers. le sucre raffiné ou aggloméré. est subordonnée à l'accomplissement de formalités définies par voie réglementaire . les matières premières et les produits entrant intégralement ou pour une partie de leurs éléments dans la composition des produits pharmaceutiques . (goudrons. drêches et pailles . la voiture automobile de tourisme dite "voiture économique" et tous les produits.les fournitures scolaires.les produits pharmaceutiques. et matières entrant dans sa fabrication ainsi que les prestations de montage de ladite voiture économique. . L’application du taux réduit aux produits et matières entrant dans la composition des fournitures scolaires est subordonnée à l’accomplissement de formalités définies par voie réglementaire . y compris les vergeoises. les aliments destinés à l'alimentation du bétail et des animaux de basse-cour ainsi que les tourteaux servant à leur fabrication à l’exclusion des autres aliments simples tels que céréales. pulpes. . le savon de ménage (en morceaux ou en pain) . COMMENTAIRE : . le lait en poudre.l'eau livrée aux réseaux de distribution publique . .

les huiles de pétroles ou de schistes.. . .) qui restent soumis au taux normal..le gaz de pétrole et autres hydrocarbures gazeux. Produits pharmaceutiques : L'application du taux super réduit aux produits pharmaceutiques étendue aux matières premières.les gasoils .les carburants constitués par des mélanges d'essence de pétrole avec d'autres combustibles liquides .être vendus exclusivement en pharmacie. tant à l'importation qu'à l'intérieur.être conforme aux normes de la pharmacopée appliquées au Maroc par le Ministère de la Santé Publique et reproduites aux codex le plus récent . alors que les matières et produits entrant dans la composition de ces emballages étaient passibles du taux normal de 20 % tant à l’intérieur qu’à l’importation. les ventes d’emballages pharmaceutiques non récupérables étaient soumises au taux réduit de 7 %. le 11/5/2007 163 .. . . aux emballages non récupérables et aux produits entrant dans la composition desdits produits. Pour bénéficier du taux réduit les produits en question doivent satisfaire aux trois conditions suivantes : . Application du taux réduit de 7 % aux produits et matières entrant dans la composition des emballages pharmaceutiques non récupérables Avant la promulgation de la loi de finances 2002. .les fuels oils .). maquereau etc.. Tout produit qui ne répond pas aux trois critères ci-dessus ne peut être considéré comme un produit pharmaceutique. Ainsi les seules produits pétroliers bénéficiant du taux réduit sont : . brutes ou raffinées.être utilisés en médecine . .etc.le pétrole lampant (kérosène) . Tel est le cas des produits vendus dans les magasins sous le nom de "coton" et qui sont destinés à d'autres usages que la médecine (coton à lustrer par exemple).l'essence de pétrole . Les conserves de sardines : Le taux réduit de 7 % est applicable aux seules conserves de sardines à l'exclusion de toutes autres conserves de poissons (thon. . .

au service local des impôts dont ils relèvent. en indiquant pour chacun d’eux. des prospectus. La taxe due par ces redevables au titre des opérations de vente entièrement facturées avant le 1er janvier 2002 sera acquittée. l’inventaire des produits et matières premières entrant dans la fabrication desdits emballages. La taxe ayant grevé lesdits stocks antérieurement au 1er janvier 2002 au taux de 20 %. les ventes portant sur les produits et matières entrant dans la composition des emballages pharmaceutiques non récupérables sont soumises au taux réduit de 7 %. le montant des sommes dues au titre des affaires soumises à l’ancien taux. Ainsi. réalisées à compter de la même date.L’écart entre le taux appliqué en aval et celui en amont se traduisait par un crédit de taxe structurel non remboursable. à compter du 1er janvier 2002. au fur et à mesure des encaissements des sommes dues. les produits et matières entrant dans leur composition De manière générale. A titre indicatif : le 11/5/2007 164 . L’application du taux réduit est subordonnée à l’accomplissement des formalités définies par voie réglementaire et n’entrera en vigueur qu’à la date de la publication du décret d’application au bulletin officiel.I. une liste nominative de leurs clients débiteurs au 31 Décembre.. doivent déposer avant le 1er mars au service local des impôts dont ils relèvent. sont tenus de déposer. Afin de remédier à cette situation. les fournitures scolaires dont les prix sont réglementés ou homologués par les pouvoirs publics. avant le 1er mars.G. Les redevables concernés par les dispositions précitées et pour lesquels le fait générateur est constitué par l’encaissement.A. à concurrence du montant desdites ventes. Par ailleurs. sont passibles du taux réduit de la T.V. est déductible de la taxe due sur les opérations de vente imposables à ladite taxe. la loi de finances 2002 a introduit une disposition visant l’alignement des taux en amont et en aval. Il en est de même pour les opérations d’impression des emballages. Les fournitures scolaires. des étiquettes et de sérigraphie faisant partie intégrante desdits emballages. les fabricants d’emballages pharmaceutiques non récupérables visés à l’article 99-1° du C. détenus dans leurs stocks au 31 décembre.. selon l’ancien taux.

.doubles-décimètre .pâtes à modeler .étiquettes adhésives.équerres. ciseaux d'écolier . . Cependant le bénéfice du taux réduit est subordonné à l'accomplissement des formalités analysées ci-après : Pour effectuer leurs achats de matières et produits entrant dans la composition des fournitures scolaires sous le bénéfice du taux réduit. crayons d'ardoise) .crayons de graphite (crayons de couleurs. rapporteur.gommes à effacer (crayon. . métalliques ou en carton . . . .classeurs écolier . . compas ordinaires.taille crayon . . les produits et matières entrant dans la fabrication de ces fournitures sont soumises à la T. de composition) . bûchettes et jetons en bois ou en plastique.feuilles à dessins . de musique.bâtonnets.. encre. .colle en tube ou en flacon (petite contenance) . . . crayons à bille.encres en flacon ou en tube .buvards d'écolier .A. d'autre part la quantité d'articles le 11/5/2007 165 .livrets scolaires . . plastiques. .ardoises naturelles.V.craie (blanche ou en couleur) .stylos à plume d'écolier . A partir du 1er janvier 1990.plumes à écolier en métaux communs . . d'une part la quantité des produits et matières acquis sous le bénéfice du taux réduit et effectivement utilisés dans les opérations de fabrication des fournitures scolaires. .cartes d'identité scolaire. . de travaux pratiques. . bille) effaceur pour écolier . . oreillers . .carnets .ramettes de copies pour devoirs (simples ou doubles).ramettes de copies pour classeurs .pinceaux d'écolier . . de textes. Ce compte matière doit faire ressortir.protège cahier . .règles (en métal. vois ou plastique) . . .rouleaux plastiques pour couverture . . au taux réduit de 7 % au même titre que le produit fini. de couture. une demande comportant l'indication du montant de leurs achats effectués au cours de l'année écoulée et l'engagement de tenir un compte matière des produits à acquérir au taux réduit. . . les fabricants doivent adresser avant le 1er février de chaque année au service local des impôts dont ils relèvent.cahiers (y compris cahiers de dessins.

A. Les factures et tous documents se rapportant aux ventes réalisées sous le bénéfice du taux réduit doivent comporter la mention : "vente en application du taux réduit de la T. . la location du compteur d'eau et d'électricité . méthionine.scolaires fabriqués qui ont été vendus ou qui se trouvent en stock à la fin de l'exercice comptable. Les 2 autres exemplaires sont classés respectivement dans les dossiers du bénéficiaire et du fournisseur. Un exemplaire est remis au demandeur. Au vu de la demande. choline.A. farine de poisson. au taux réduit de 14 % avec droit à déduction.F. le 11/5/2007 166 . phosphate bicalcique. la L. ceux-ci sont imposables à la TVA au taux réduit de 7 % dans la mesure où ils sont destinés exclusivement à l'alimentation du bétail et des animaux de basse-cour. Afin d’harmoniser le traitement fiscal applicable à l’eau et aux prestations y afférentes. L'attestation n'est valable que pour l'année de sa délivrance.A.V.V.V. lysine. pour l’année budgétaire 2005 a introduit une mesure tendant à assujettir lesdites prestations à la T.V. - Assujettissement à la T. au taux de 7 % avec droit à déduction.Pour ce qui est de matières premières ou composants divers notamment. poudre d'os. alors que les prestations d’assainissement fournies aux abonnés par les organismes chargés de l’assainissement sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée avec droit à déduction. en vertu de l'article 99-1° du code général des impôts. au taux de 7 % des prestations d’assainissement fournies aux abonnés à l’instar de l’eau livrée aux réseaux de distribution publique Actuellement. sont taxables à la T. l’eau livrée aux réseaux de distribution publique et la location de compteurs d’eau et d’électricité sont soumises au taux de 7 % avec droit à déduction. Ce taux a été ramené à 7 % à compter du 1er janvier 1989. A dater du 1er janvier 1988 les aliments destinés à la nourriture du bétail et des animaux de basse-cour. le service local établit en 3 exemplaires une attestation d'achat par fournisseur. farine à base de riz. .A. vitamines.Aliments destinés à l'alimentation du bétail et des animaux de basse-cour L'exonération avec droit à déduction dont bénéficiaient ces produits est abrogée.

elle crée un butoir de taxe pour les unités industrielles notamment les huileries qui vendent les tourteaux. sel.. étant donné qu'ils contiennent des vitamines et sont incorporés uniquement dans l'aliment complet. en application de la décision ministérielle du 6 octobre 1988. aux fabricants d’aliments de bétail .G.A. drêches et pailles sont situés hors du champ d'application de la T.A. Il convient de rappeler. ils sont également imposables à la T.A. à savoir : .V.V..F. le 11/5/2007 167 .V. Afin de remédier à cette situation. les tourteaux servant à la fabrication desdits aliments sont soumis au taux de 7 % à l’importation.Quant aux prémixes. des aliments de bétail et des animaux de basse-cour. pour l’année budgétaire 2005 a introduit une mesure visant à harmoniser la taxation des aliments de bétail ainsi que des tourteaux servant à leur fabrication. la L. au taux de 7 %.. Il est à souligner par ailleurs que les aliments simples tels que céréales. pulpes. . prévoient la taxation à 7 % aussi bien à l’intérieur qu’à l’importation.A. Il en est de même des tourteaux provenant de la transformation de produits agricoles destinés à l'alimentation du bétail et de la mélasse destinée exclusivement à l'alimentation du bétail vendue soit directement aux éleveurs soit aux provendiers. Taxation des tourteaux servant à la fabrication des aliments de bétail au taux réduit de 7 % Les dispositions des articles 99-1° et 121-1° du C.V. issus de la trituration des olives et d’autres graines oléagineuses. ils sont assimilés à un aliment complet et sont de ce fait passibles de la T.I.A. . alors que les tourteaux vendus à l’intérieur sont commercialisés hors T. à cet effet. demeurent imposables à la T.V. De même. que les produits utilisés aussi bien par le secteur de la provende que par d'autres secteurs industriels tels que carbonate de calcium. Cette situation était à l’origine de deux distorsions. issues. elle renchérit les prix des tourteaux vendus localement à cause de l’intégration des taxes non déductibles dans leurs prix de revient ce qui encourage les fabricants d’aliments de bétail à recourir à l’importation des tourteaux au lieu de les acheter sur le marché local. au taux normal de 20 %. soufre. au taux de 7 %.d’une part.En ce qui concerne les composés minéraux vitaminées "CMV".d’autre part.

la régularisation effectuée à la fin de chaque année suite aux variations dudit prorata ne concerne que les biens d’investissement.Tourteaux . Compte tenu du fait que le chiffre d’affaires des fabricants d’huile et des tourteaux est devenu taxable à 100% à partir de 2005. Il y a lieu de préciser que le taux réduit pratiqué à l'importation concerne en plus des produits énumérés au 1er de l'article 99 du CGI.R. au cours de l’année 2005.A.V. le 11/5/2007 168 .Sorgho et manioc. du fait que le prorata de déduction provisoire calculé à partir des opérations réalisées en 2004 est inférieur à 100 %.V.A.Orge .Maïs . Par contre la taxe ayant grevé les achats d’intrants ne donne droit à aucune régularisation. les matières premières entrant dans la fabrication des aliments de bétail et les aliments de basse-cour à savoir : . De même. non soumis à la T.Le lait en poudre Pour atténuer le coût de ce produit de large consommation. . A partir du 1er janvier 1994. il est admis que ces derniers peuvent opérer les déductions de T. le taux de la T.A. ..V. . . applicable aux droits de péage perçus par les sociétés exploitant les autorités.A grevant leurs intrants sur la base d’un pourcentage de déduction à 100%. et dont le chiffre d’affaires devient taxable à 100 % à partir de la même date. antérieurement au 1er janvier 2005. ne peuvent opérer intégralement les déductions de T.le péage dû pour emprunter les autoroutes exploitées par des sociétés concessionnaires. En conséquence. . les fabricants d’huile qui commercialisent également les tourteaux. même en cas de variation de prorata de déduction entraînant soit une déduction complémentaire soit un reversement de taxe. la loi de finances pour l'année 1994. a été ramené de 19 % à 7 %.A. l'a intégré dans la catégorie des produits soumis au taux réduit de 7 %.en les soumettant au taux réduit de 7 % aussi bien à l’importation qu’au niveau du marché local. en vertu des dispositions d’article 106 du L.V.

le 2ème est adressé au fournisseur par l'acheteur qui conserve le 3ème exemplaire. le fabricant doit adresser au service local des impôts une demande souscrite sur un imprimé fourni par l'administration. L'application du taux réduit de 7 % aux produits et matières entrant dans la fabrication des voitures économiques est subordonnée à l'accomplissement des formalités définies par voie réglementaire exposées ci-après : Modalités d'application du taux réduit de 7 % : 1.. Les achats locaux effectués au taux de 7 % sont subordonnés à la remise par le fabricant à son fournisseur d'une copie d'attestation d'achat au taux réduit par laquelle il s'engage à payer le surplus de la taxe à la place du fournisseur dans le cas où le produit ou la matière achetés connaissent un usage autre que celui pour lequel le taux réduit est accordé. Le montant des achats locaux et des importations effectués au taux de 7 % s'opère dans la limite du chiffre d'affaires réalisé au cours de l'année écoulée au titre de la vente de la voiture économique. le service local des impôts établit des attestations en triple exemplaire.Attestation d'achat au taux réduit de 7 % : Si au niveau des importations.I. Pour l'application des dispositions de l'article 98-1° du C. cette limite n'est pas prise en considération.. complété éventuellement par un système de restitution pour la différence de la taxe payée en amont et celle qui aurait été due normalement à 7 %.. Cas d'application : le 11/5/2007 169 .La voiture automobile de tourisme dite voiture économique et les produits et matières entrant dans la fabrication de cette voiture. Elle doit être accompagnée de la facture proforma du produit ou de la marchandise objet de l'achat. Pour la première année. Ainsi. Au vu de cette demande. La loi de finances pour l'année 1995 a introduit des mesures incitatives en vue de mettre sur le marché national une voiture de tourisme dite voiture économique dont les caractéristiques et les spécificités sont fixées par convention entre l'Etat et le fabricant. il n'en est pas de même pour les achats locaux. Cette demande peut être déposée à tout moment de l'année. par la douane ne pose pas de problème. l'application du taux de 7 %. Un des exemplaires est retenu par ledit service.G. il a été institué un mécanisme d'achat au taux de 7 % sur présentation d'attestations délivrées au préalable par l'administration fiscale. dans la limite du chiffre d'affaires réalisé au cours de l'année écoulée au titre de la vente de la voiture économique.

15 000 000) sera acquis au taux de 20 %.A.importations = .achats locaux . les attestations d'achat à l'intérieur au taux réduit sont accordées en tenant compte des achats à l'importation.importations .achats locaux pouvant être acquis à 7 % = 15 000 000 HT Le reliquat des achats locaux soit 20 000 000 DH (35 000 000 . réalisé au titre de la vente de la voiture économique pour l'année N ..Système de restitution : La différence entre le montant de la taxe payée audit taux et celui de la taxe qui devrait normalement être appliquée au taux de 7 % est restitué au fabricant. .CA au cours de l'année N-1 = 70 000 000 HT .55 000 000 HT ----------------. 1 . II .1 est de = 70 000 000 HT .Total des achats = 55 000 000 HT = 35 000 000 HT ---------------= 90 000 000 HT Les achats au taux de 7 % ne peuvent être accordés que dans la limite du chiffre d'affaires réalisés au cours de l'année N-1 soit : 70 000 000 DH.les achats effectués au cours de l'année N : .Le C. une demande établie sur un imprimé fourni par l'administration. Le dépôt de cette demande s'effectue à la fin de chaque trimestre de l'année civile. Sachant que les importations bénéficient en principe du taux réduit de 7 %. Le redevable intéressé doit adresser au service local. La différence entre la taxe payée à 20 % et celle qui aurait être normalement payée à 7 % sera restituée. Exemple nº 2 le 11/5/2007 170 .Modalités de calcul Le montant à restituer est égal au montant global de la taxe initialement payée au titre des achats réalisés au cours de la période considérée diminué du montant hors taxe desdits achats affecté du taux de 7 %.

... collectée au titre des opérations taxables au taux de 20 % soit en demander la restitution. = ....A.840 000.......6 300 000 DH Montant restituable....Total des taxes au taux de 7 % (55 000 000 + 35 000 000) x 7 % ... = 4 900 000 DH .. = 1 760 000 DH III ..plafond de restitution : 82 000 000 x 7 %...... = 35 000 000 DH 28 000 000 DH 7 000 000 DH le 11/5/2007 171 .…….... produits.....Achats affectés exclusivement à la fabrication de la voiture économique.……………..V..... électricité). eau....reliquat des taxes à reporter : 2 600 000 ... = 840 000 DH ......les achats locaux.………… = .……… = + 4 000 000 DH ....montant des taxes à restituer........ = ...... = ..Montant de la taxe au taux de 7 % : (55 000 000 + 15 000 000) x 7 % ...Achats de matériels............Reprenant l'exemple nº 1 ..................................... marchandises et services (téléphone... Le montant restituable au titre des achats ayant un usage mixte est calculé en fonction d'un prorata du chiffre d'affaires soumis au taux de 7 % par rapport au chiffre d'affaires total.....……… = 5 740 000 DH .4 900 000 DH ..........Total des taxes initialement payées..…………… = 2 600 000 DH Le chiffre d'affaires réalisé au cours de l'année N au titre de la voiture économique HT.... = 8 900 000 DH .. Exemple nº 3 (reprenons l'exemple précédent) .. etc...........…………… = 82 000 000 DH .Montant de la taxe au taux de 20 % : 20 000 000 x 20 %. produits.montant des taxes payées à 7 % ..... l'assujetti peut soit imputer les taxes ayant affecté lesdits biens sur la T...….. marchandises et services ayant un usage mixte....Calcul du prorata Dans le cas d'utilisation mixte de biens d'équipement.

. 195 000 000 = 42 % Le montant à demander en restitution est de : 7 000 000 x 42 % x 20 % = 588 600 DH Application du taux réduit de 7 % aux prestations de montage de la voiture économique A... au titre de la vente d'autres voitures .Rappel Dans le cadre des actions visant le développement du secteur de l’industrie de l’automobile..F....... pour l’année budgétaire 1995 avait introduit des mesures incitatives en vue de mettre sur le marché national une voiture de tourisme dite « voiture économique » dont les caractéristiques et spécifications sont fixées par convention passée entre l’Etat et le fabricant. Le bénéfice du taux réduit de 7 % ainsi que la restitution de la T. Ces mesures sont : l’application du taux réduit de 7 % avec droit à déduction :   à la vente dudit véhicule ...A. Cependant..V.. - la possibilité de restitution de la différence entre la T.. la L..... précités sont subordonnés aux formalités fixées par voie réglementaire que le fabricant est tenu d’accomplir au préalable auprès de la Direction Régionale des Impôts dont il dépend.. payée en amont à 20 % ou à 14 % et celle qui aurait dû être payée à 7 %. ce qui le 11/5/2007 172 ..... au titre de la vente de voiture économique.C..C...... aux produits et matières entrant dans sa fabrication .V..... + 113 000 000 DH .......... ……… = 195 000 000 DH Calcul du prorata : 82 000 000 ...A....= 82 000 000 DH ...C... les prestations de montage portant sur ladite voiture économique sont restées soumises au taux normal de 20 %...A........A..A...... total est de ...

F. Ainsi.000. l’application du taux réduit de 7 % aux prestations de montage y afférentes est subordonnée à la remise par le fabricant à son fournisseur d’une copie d’attestation d’achat au taux réduit par laquelle il s’engage à payer le surplus de la taxe à la place du fournisseur dans le cas où les prestations fournies connaissent un usage autre que celui pour lequel le taux réduit est accordé. pour l’année budgétaire 2005 a introduit une mesure permettant de taxer des prestations de montage au taux de 7 % au lieu de 20 %.A.000 DH . D– Cas d’illustration 1.000. C.Situation antérieure au 1er Janvier 2005 : Données le chiffre d’affaires réalisé au titre de la vente de la voiture économique pour l’année N-1 est égal à 70.grevait la trésorerie des entreprises malgré la restitution de la différence entre la T.Objet de la nouvelle mesure Afin d’uniformiser la taxation des prestations de montage de la voiture économique avec celle applicable audit véhicule et aux produits entrant dans sa fabrication. l’application du taux réduit de 7 % auxdites prestations est de nature à améliorer la trésorerie des fabricants de ladite voiture économique. payée à 20 % et celle normalement due à 7 %. le dispositif existant est complété par l’octroi du bénéfice du taux réduit de 7 % aux prestations de montage de la voiture économique dans les mêmes conditions prévues par le décret pris pour l’application de la T. le chiffre d’affaires réalisé au titre de la voiture économique pour l’année N est égal à 82.V.000 DH .A. Compte tenu de l’importance que revêtent les prestations de montage dans le coût global de la voiture économique.V.Modalités d’application du taux réduit de 7 % A l’instar des produits et matières entrant dans la fabrication de la voiture économique. - le 11/5/2007 173 . B. la L.

- les achats effectués au cours de l’année N : : : 50 000 000 DH HT 15 000 000 DH HT 25 000 000 DH HT 90 000 000 DH HT * importations * achats locaux * prestations de montage : Total des achats Peuvent bénéficier du taux réduit de 7 % les achats de produits et matières entrant dans la fabrication de la voiture économique au cours d’une année N dans la limite du chiffre d’affaires réalisé au cours de l’année (N-1) soit 70 000 000 DH. elles étaient acquises aux taux de 20 %.Montant de la taxe au taux de 20 % payé au titre des prestations de montage 25 000 000 x 20 % = 5 000 000 DH le 11/5/2007 174 . et le montant de la taxe résultant de l’application du taux de 7 % à l’ensemble desdits achats. Par contre. – Quant aux prestations de montage. Sur la base des données ci-dessus.Montant de la taxe au taux de 7 % payé sur les importations et les achats locaux (50 000 000 + 15 000 000) x 7 % = 4 550 000 DH . les achats de 20 000 000 (90 000 000 70 000 000) ne peuvent bénéficier du taux réduit de 7 %. La différence entre le montant soumis au taux de 20% et celui soumis au taux de 7% pouvait faire l’objet de restitution dans la limite du plafond déterminé comme suit : a) Calcul de plafond de restitution Le plafond de restitution au titre de l’année N est égal à la différence entre : le montant global de la taxe sur les achats initialement payée à différents taux . nous aurons :  Montant global de la taxe sur les achats initialement payés : .

T.Montant des taxes payées à 7 % (50 000 000 + 15 000 000) x 7 % .Montant des taxes à restituer (5 740 000 – 4 550 000) = = 82 000 000 DH 5 740 000 DH 4 550 000 DH 1 190 000 DH .Reliquat des taxes à reporter : plafond de restitution – montant de taxe à restituer. le crédit de taxe de 2 060 000 DH est à reporter sur les périodes ultérieures.Soit un total de : 4 550 000 + 5 000 000 =  9 550 000 DH Montant de la taxe résultant de l’application du taux de 7 % sur l’ensemble des achats : (50 000 000 + 15 000 000 + 25 000 000) x 7 % =6 300000 DH  Plafond de restitution 9 550 000 – 6 300 000 = 3 250 000 DH b) Calcul du montant de la restitution . les fabricants de la voiture économique peuvent recevoir.Situation à partir du 1er Janvier 2005 : A compter du 1er Janvier 2005.V. 2. le 11/5/2007 175 . soit 3 250 000 – 1 190 000 = 2 060 000 DH On remarque que le montant total de la taxe à restituer ne peut être accordé en totalité compte tenu du plafond de la restitution et par conséquent.Chiffre d’affaires hors taxe de l’année N .A. due à 7 % : (82 000 000 x 7 %) = . les prestations de montage au taux réduit de 7 % entrant dans sa fabrication. à l’instar des produits et matières premières.

Le savon de ménage en morceaux ou en pain (L. Par savon de ménage on entend le savon de 72 % dit "savon de marseille" contenant au minimum 63 % d'acide gras et résinique. Cette mesure prend effet à compter du 1er janvier 1996. sur les produits fabriqués localement et les produits similaires importés. Afin de rétablir la neutralité de la T.000 DH au lieu de les payer au taux de 20 %. 96). .les opérations de vente de denrées ou de boissons à consommer sur place et les opérations de fourniture de logements réalisées par les hôtels à voyageurs. au titre des achats effectués : Importations : 50 000 000 x 7 % Achats locaux : 15 000 000 x 7 % = = 3 500 000 DH 1 050 000 DH 1 750 000 DH 6 300 000 DH Prestations de montage : 25 000 000 x 7 % = Ainsi. les restaurants exploités dans les hôtels à voyageurs et les ensembles immobiliers à destination touristique.000.000 DH.A. soit 5.Reprenons l’exemple précité avec l’application du taux de 7 % sur les prestations de montage.750. il a paru opportun de supprimer l'exonération sans droit à déduction et de soumettre ce produit au taux réduit de 7 % avec droit à déduction. même s'il est légalement coloré et parfumé. D’où un gain de trésorerie pour l’entreprise de : 5 000 000 – 1 750 000 IV .F. le fabricant de la voiture économique peut payer les prestations de montage de la voiture économique au taux réduit de 7 % soit un montant de 1.V. peut procéder à l'imputation de la taxe susceptible d'être restituée au titre de la fabrication de la voiture économique sur la taxe due au titre des autres activités. Montant de la taxe au taux de 7 %.Possibilité d'imputation Le fabricant de la voiture économique qui exerce des activités différemment réglementées vis à vis de la taxe sur la valeur ajoutée. 3°) – taux réduit de 10 % avec droit à déduction : . = 3 250 000 DH le 11/5/2007 176 .

Les opérations afférentes aux prêts et avances consentis aux collectivités locales par le fonds d’équipement communal ainsi que celles afférentes aux emprunts et avances accordés audit fonds . équipés totalement ou partiellement. . .les opérations effectuées dans le cadre de leur profession.. Commentaire : A . . . le bar.213 du 4 rabii II 1414 (21 septembre 1993) . . la piscine. le 11/5/2007 177 .le riz usiné. par les personnes visées à l’article 89-I-12° a) et c) du CGI .les opérations de location d'immeubles à usage d'hôtels.le sel de cuisine (gemme ou marin) .Les opérations touristiques A compter du 1er juillet 1996.93. y compris le restaurant. .les opérations de vente de denrées ou de boissons à consommer sur place.les opérations de crédit-bail (leasing). les opérations de crédit agricole effectuées par le Crédit Agricole du Maroc.211 du 4 rebia II 1414 (21 septembre 1993) relatif à la Bourse des valeurs .les transactions relatives aux valeurs mobilières effectuées par les sociétés de bourse visées au titre III du dahir portant loi n° 1. les opérations de vente de denrées ou de boissons à consommer sur place et les opérations de fourniture de logements réalisées par les hôtels à voyageurs et les ensembles immobiliers à destination. .les pâtes alimentaires . de villages de vacances ou d'ensembles immobiliers à destination touristique.les opérations de crédit foncier. de crédit à la construction et de crédit à l'hôtellerie effectuées par le crédit immobilier et hôtelier sous réserve de l'exonération prévue à l’article 91-III-2° ci-dessus . .les huiles fluides alimentaires .les transactions portant sur les actions et parts sociales émises par les organismes de placement collectif en valeurs mobilières visés par le dahir portant loi nº 1. réalisées dans les restaurants. dans la mesure où ils font partie intégrante de l'ensemble touristique. . . le dancing. les farines et semoules de riz et les farines de féculents .93. . de motels.les opérations de restauration fournies par les prestataires de services au personnel salarié des entreprises. . . touristique sont soumises au taux de 10 % au lieu de 14 %.les opérations de banque et de crédit et les commissions de change visées à l’article 89-I-11° ci-dessus .

les recettes provenant de la consommation sur place dans un restaurant ou dans un café qui n'est pas intégré à un hôtel ou à un ensemble à destination touristique.V. appelées généralement "extra" fournis dans les hôtels à voyageurs. les opérations de vente de denrées alimentaires ou de boissons à consommer sur place réalisées dans les restaurants quel que soit leur lieu d’implantation.20 % lorsque lesdites opérations sont réalisées dans des restaurants autres que ceux visés ci-dessus. etc.A. le produit de la location des coffres-forts installés dans les établissements touristiques et mis à la disposition de la clientèle est passible de T. les boutiques.V. Sont également soumises audit taux les opérations de restauration fournies par les prestataires de services au personnel salarié des entreprises.V. sont soumises à compter du 1er janvier 2001 au taux réduit de 10%.10 % lorsque ces opérations sont réalisées dans des restaurants exploités à l’intérieur d’un hôtel ou d’un ensemble immobilier à destination touristique .. Aussi. commissions de change. .. aux taux suivants : .. le 11/5/2007 178 . .A. Afin de réserver un traitement fiscal identique à l’activité de restauration. les campings et les caravanings bénéficient du taux réduit de 10 % pour les recettes provenant des droits d'entrée et de séjour ainsi que pour celles provenant de l'exploitation du bar et du restaurant.14 % lorsque lesdites opérations sont fournies par les prestataires de services au personnel salarié des entreprises . d'établissements bancaires. au taux de 10%. Application du taux de 10 % aux opérations de restauration Antérieurement au 1er janvier 2001. Le taux réduit de 10 % s'applique également aux recettes accessoires telles que recettes de téléphone. bureaux de tabacs etc.A. les opérations de restauration étaient passibles de la T. dans la mesure où ils en font partie intégrante. au taux de 20 % puisqu'il s'agit de locaux bénéficiant des éléments incorporels du fonds de commerce associé à l'ensemble hôtelier sans qu'il y ait lieu de distinguer entre des locaux nus ou meublés.Ainsi.. frais de blanchisserie. A noter que les locations de locaux à usage de bureaux de change. doivent être soumises au taux normal de 20 %. Cependant par assimilation à des ensembles immobiliers à destination touristique. sont soumises à la T.

Les redevables concernés par les dispositions qui précèdent et pour lesquels le fait générateur est constitué par l’encaissement doivent adresser. Dans le cas où l’autorisation d’exercer porte sur l’exploitation de restaurant. Par contre. de café ou de bar dans le même local . La taxe due par les redevables au titre des opérations visées cidessus sera acquittée. en ce qui concerne les opérations de restauration fournies par les établissements de l’enseignement privé aux élèves et étudiants qui y poursuivent leurs études. Il en est de même.G. ces prestations relèvent du taux normal de la taxe sur la valeur ajoutée de 20 %. couverts et ustensiles de cuisine … etc) ou la mise à disposition du personnel. il y a lieu de distinguer entre le chiffre d’affaires réalisé au titre de chaque activité qui serait taxée au taux qui lui est applicable (10 % pour le restaurant. au fur et à mesure de l’encaissement des sommes dues. une liste nominative des clients débiteurs au 31 Décembre 2000 en indiquant pour chacun d’eux. tentes.Il convient de préciser que les opérations de restauration qui doivent être soumises au taux de 10 % s’entendent des ventes de denrées ou de boissons à consommer sur place servis dans les lieux aménagés à cet effet et ayant l’autorisation d’exercer l’activité de restauration. Il y a lieu de rappeler que les prestations de restauration fournies directement par l’entreprise à son personnel salarié demeurent exonérées avec droit à déduction en vertu des dispositions de l’article 9241° du C. Ces prestations sont exonérées en vertu de l’article 91-V-4° du code précité. nappes. 20 % pour le café et bar). avant le 1er Mars 2001. selon les anciens taux. Relèvent également du taux de 10 % les activités de traiteurs qui sont considérés comme des établissements réalisant des ventes de plats cuisinés mis à la disposition des clients. le montant des sommes dues au titre des opérations soumises au taux de la taxe sur la valeur ajoutée en vigueur au 31 Décembre 2000. Il est à préciser à cet égard que les ventes réalisées par les établissements de restauration rapide sont considérées pour leur totalité comme des ventes à consommer sur place et donc soumises au taux de 10 % dès lors que ces établissements mettent à la disposition de leur clientèle des installations même sommaires permettant de consommer sur place. lorsque les traiteurs se livrent à des activités autres que la restauration telles que la location du matériel (linge.I. au service local d'assiette dont ils relèvent. le 11/5/2007 179 .

A.V.G. il faut entendre celles qui procèdent à la fabrication d’huile par des moyens traditionnels différents de ceux utilisés par les unités industrielles. en vertu de l’article 91-I-A7° du code précité. relative à la T.B.I. Par unités artisanales.F. Il y a lieu de préciser toutefois. que l’huile d’olive ainsi que les sous produits issus de la trituration des olives tels que les tourteaux fabriqués par les unités artisanales demeurent exonérés de la T. L’usage de l’électricité par lesdites huileries artisanales n’est pas déterminant pour leur conférer le caractère industriel. la L. pour l’année budgétaire 2005 a introduit une mesure visant à soumettre toutes les huiles fluides alimentaires au taux réduit de 10 % y compris l’huile d’olive commercialisée par les unités industrielles.A . sont tenues de déposer une déclaration d’existence. En revanche. Dispositions transitoires En matière de taxe sur la valeur ajoutée.A. au taux réduit de 7 % avec droit à déduction à l’intérieur et à l’importation conformément aux dispositions des articles 99-2° et 121-2° du C. conformément aux dispositions de l’article 109 du C.V.G. les ventes portant sur l’huile d’olive sont exonérées de la T.V.V. Obligations déclaratives Les personnes physiques ou morales nouvellement assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée à partir du 1er janvier 2005.Assujettissement des huiles fluides alimentaires au taux réduit de 10 % avec droit à déduction Antérieurement au 1er janvier 2005 les huiles fluides alimentaires étaient soumises à la T.. le 11/5/2007 180 . Dans le but d’harmoniser la taxation des huiles et afin de permettre aux fabricants de l’huile d’olive d’acquérir les biens d’investissement en exonération de la T. dans les trente jours qui suivent le commencement de leurs activités.A.I.V.A. sans droit à déduction. tout changement de régime de taxation ou d’exonération nécessite des dispositions transitoires permettant le passage d’un régime à l’autre.

Les prestataires des services d’assainissement fournis aux abonnés. pour l’année budgétaire 2005 a prévu des modifications de leurs régimes au regard de la loi régissant la taxe sur la valeur ajoutée. doivent adresser avant le 1er mars 2005 au service local des impôts dont ils relèvent. en indiquant pour chacun d’eux.Dépôt de la liste des clients débiteurs A titre transitoire et par dérogation aux dispositions de l’article 95 du C.Ces dispositions concernent les assujettis pour lesquels l’article 15 de la L.V. les nouveaux assujettis dont les activités étaient exonérées avant le 1er janvier 2005. Les fabricants du sel de cuisine . 14 % et 20 % à compter de ladite date. En ce qui concerne. le montant des sommes dues au titre des affaires soumises au taux de la taxe sur la valeur ajoutée en vigueur au 31 décembre 2004.G. en paiement de ventes ou de services entièrement exécutés et facturés avant cette date. Les fabricants de tourteaux . Ainsi. une liste nominative des clients débiteurs au 31 décembre 2004. le dépôt de la liste des clients débiteurs leur permettra de ne pas soumettre à la T.. Les fabricants des huiles fluides alimentaires . La taxe due par les redevables au titre des affaires visées cidessus sera acquittée au fur et à mesure de l’encaissement des sommes dues.A. Les commerçants détaillants des produits réglementés .F. les sommes perçues à compter du 1er janvier 2005 par les redevables assujettis aux taux de 7 %. 10 %. le 11/5/2007 181 .I. en l’occurrence : Les fabricants et les prestataires de montage de la voiture économique . sont soumises au régime fiscal applicable à la date d’exécution de ces opérations. Les fabricants de bougies et paraffines de décoration . - A. les redevables concernés par les dispositions qui précèdent et qui sont au régime de l’encaissement. Les coopératives nouvellement assujetties à la T.V.A les ventes effectuées avant cette date et non encore encaissées à la date précitée.

le bénéfice du taux réduit s'applique également aux livraisons d'huiles végétales raffinées faites aux industries de produits alimentaires (conserveries. Lorsque ces huiles sont utilisées comme matières premières. Les raffineries d'huiles alimentaires et les assujettis qui procèdent au mélange. le 11/5/2007 182 .. soja.. au coupage et à la présentation commerciale des huiles alimentaires sont en principe imposables au taux de 10 %. Il est décidé dans un souci de simplification. Pour les huiles végétales brutes le bénéfice du taux réduit est conditionné par leur utilisation.Huiles fluides alimentaires : Ce vocable désigne toutes les huiles végétales. soit à des industries de produits alimentaires. le bénéfice du taux de 10 % a été également étendu aux importations de graines.). car il est à présumer qu'ils livrent leur production soit à la consommation alimentaire. d'appliquer le taux réduit à l'huile de poisson lorsque celle-ci est livrée aux conserveries. La taxe ayant grevé lesdits stocks antérieurement au 1er janvier 2005 est déductible de la taxe due sur les opérations de ventes imposables à concurrence du montant desdites ventes réalisées à compter de la même date. l’inventaire des produits. extraites de graines et de fruits oléagineux à l'exception des olives (arachides. les dispositions des articles de la loi précitée ne sauraient être étendues aux suifs et aux huiles animales destinées à des usages industriels qui restent soumis aux taux normal (huile de pied de boeuf par exemple). il est à rappeler que la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé les immobilisations acquises par les redevables susvisés antérieurement au 1er janvier 2005 n’ouvre pas droit à déduction. margarineries. colza.. matières premières et emballages détenus dans leur stock au 31 décembre 2004.B.) et utilisées ordinairement pour la préparation des aliments . de fruits oléagineux et d'huiles végétales utilisés dans la fabrication des huiles fluides alimentaires. les assujettis concernés par les nouvelles dispositions sont tenus de déposer avant le 1er mars 2005 au service local des impôts dont ils relèvent.. coton . tournesol.Dépôt de l’inventaire des stocks A titre dérogatoire et transitoire. Dans le but d'éviter l'incidence du différentiel de taux. Par ailleurs. Compte tenu de leur caractère restrictif. -C.

A. La personnalité des organismes financiers (Banque Al Maghrib. . autres établissements financiers de droit privé ou de droit public. à toute activité à caractère non lucratif se rapportant aux missions qui lui sont dévolues par les lois et règlements en vigueur notamment par le présent dahir.V. Par contre.V. glacé. E-.à l'émission monétaire et la fabrication des billets. Banques Populaires.Les opérations de banque de crédit et les commissions de change. Le taux de 10 % couvre les intérêts et autres produits similaires liés aux opérations de banque de crédit et de change. par voie de retenue à la source. Il est fait.A..) est sans influence sur le caractère imposable desdites opérations. le 11/5/2007 183 .Le riz usiné : A partir du 1er janvier 2006. pelé.D. en effet. poli. A partir du 1er janvier 1994 toutes les opérations de banque de crédit ainsi que les commissions de change sont soumises au taux de 10 % avec bénéfice du droit à déduction.et de manière générale.F. les opérations de vente et de livraison portant sur le riz usiné. redeviennent taxables à la T. de 1993. au taux réduit de 10 %. . due sur les intérêts créditeurs servis par les banques et d'une façon générale par tout organisme financier. à leurs clients déposants de fonds.A. monnaies et autres valeurs et documents de sécurité .V. la T. l'exonération de tous impôts.aux services rendus à l'Etat . pour le compte du trésor. droits et taxes concerne uniquement les opérations et activités se rapportant : . les opérations de vente ou livraison portant sur les déchets et les brisures de riz destinés à la nourriture du bétail et des animaux de basse-cour sont taxables à la T. Il y a lieu par ailleurs de noter qu'en ce qui concerne la T. l'article 66 du dahir nº 1-59-293 du 23 hijja 1378 (30 juin 1959) portant création de Bank Al Maghrib a été modifié par l'article 20 de la L.A. obligation aux établissements de banques ou de crédit de percevoir. due sur les intérêts servis à leur clientèle. blanchi ou non et les sous-produits du riz préparés ou utilisés pour l'alimentation humaine. la loi de finances pour l'année 1988 a introduit une mesure de retenue à la source de la taxe au niveau des organismes dépositaires des fonds. Il est important de signaler à ce niveau qu'à compter du 1er janvier 1993. au taux réduit de 10 %..V.

I. huissier de justice et vétérinaire.G. Dans le but de favoriser le placement des titres émis par les personnes morales faisant appel à l'épargne publique.V. et en vue de dynamiser les opérations partant sur les valeurs immobilières effectuées par l'entremise de sociétés de bourse le taux de la T.I.proposant à d'autres personnes l'acquisition ou l'aliénation des valeurs 3°. de crédit à la construction et de crédit à l'hôtellerie effectuées par le C.se livrent à la gestion des valeurs mobilières pour le compte d'autres 2°.les transactions relatives aux valeurs mobilières effectuées par les sociétés de bourse. Il s’agit des professions de : avocat. b) les personnes qui à titre habituel : personnes . sur les commissions des intermédiaires en bourse a été ramené à 10 % à partir du 1er janvier 2006. le 11/5/2007 184 .A. G-les opérations réalisées par le crédit-agricole du Maroc Ces opérations sont devenues taxables à compter du 1er janvier 2006 .offrent des services ou donnent des conseils pour l'acquisition ou l'aliénation des valeurs mobilières. Ces opérations sont soumises au taux de 10 % à partir du 1er janvier 2006. J. mobilières . interprète. I.F. H. Les commissions concernées sont celles perçues par : a) les sociétés de bourse agréés par le dahir nº 1-93-211 du 4 rabiaa II 1414 (21 septembre 1993) relatif à la bourse des valeurs. 1°.Les opérations de crédit bail (leasing).les opérations de crédit foncier.H.les opérations effectuées dans le cadre de leur profession. notaire. adel. sont passibles de la taxe au taux de 10 % à compter du 1er janvier 2006. par les personnes visées à l’article 89-I-12° a) et c) du CGI . Sous réserve de l'exonération prévue au 2º du paragraphe III de l'article 91 du C.

margarines et saindoux. elle ne sont pas autorisées à appliquer le taux réduit lorsqu'elles assurent le transport de leurs clients à l'aide de leurs propres véhicules dans le cadre d'un circuit touristique ayant fait l'objet d'une stipulation de prix global. Les opérations de transport de personnes ou de marchandises sont également passibles de la taxe sur la valeur ajoutée au taux de 14 %.Avec droit à déduction a) Le beurre à l’exclusion du beurre de fabrication artisanale visé à l’article 91 (I-A-2°) du C. Par contre. c) Les opérations de transport de voyageurs et de marchandises. le taux applicable reste celui auquel est soumise la vente. pâtisserie . Par contre lorsque le transport reste à la charge de l'acheteur il ne peut être soumis qu'au taux réduit de 14 % (cf.F. Ainsi les agences de voyages lorsqu'elles agissent en qualité de simple transporteur et lorsqu'elles décomposent leur prix en transport et autres prestations et qu'elles en rendent compte à leurs clients. conditionné ou non en vrac ou en petit emballage est soumis à la taxe sur la valeur ajoutée au taux réduit de 14 % (L. les locations de véhicules et les commissions afférentes à des opérations de transport restent imposables aux taux normal de 20 %. Par contre. elles doivent acquitter la taxe au taux réduit de 14 %. section II frais de transport). quelle que soit leur présentation (en vrac ou en emballages fractionnaires) et quelle que soit la destination ultérieure (consommation en l'état en fabrication d'autres produits : biscuiterie. En conséquence le chiffre d'affaires doit être soumis en totalité au taux normal de la taxe sur la valeur ajoutée.4º) Taux réduit de 14 % A . Enfin.. d) "Le véhicule utilitaire léger économique" destiné au transport de marchandises ainsi que le cyclomoteur dit "cyclomoteur économique" dont les caractéristiques et les spécificités sont fixées par la convention passé entre l'Etat marocain et le fabricant. Lorsqu'il s'agit du transport afférent à des "ventes franco". b) Le thé qu'il soit vert ou noir.G. 1996). les graisses alimentaires animales ou végétales.I. les opérations de transport d'hydrocarbures par pipe-lines doivent être soumises au taux réduit de 14 % au même titre que les transports effectués par rail ou par camion citerne.).. élaborés en vue de leur utilisation pour la préparation des aliments.. bénéficient de : le 11/5/2007 185 .T.

Les modalités d'application du taux de 14 % en amont et en aval pour les véhicules précités. c'est-à-dire qui sont susceptibles d'être ultérieurement déplacés sans subir de détérioration. dans le cadre de chaque marché . sont identiques à celles prévues pour la voiture économique. assortie d'une opération de pose.les travaux d'installation ou de pose. payée en amont éventuellement à 20 % et celle qui aurait été payée légalement à 14 %.V. ou la réparation d'ouvrage ayant un caractère immobilier . il ne faut pas perdre de vue que les travaux d'installation et de pose sont soumis au taux normal de 20 %. pour l'imposition à la taxe sur la valeur ajoutée au taux de 14 % pour une large variété de travaux d'installation qui s'analysent normalement en une vente d'objets meubles.l'application du taux de 14 % avec droit à déduction concernant aussi bien la vente desdits véhicules ainsi que les achats de produit et matières entrant dans leur fabrication . au contraire. il est essentiel d'établir avec précision la distinction entre les travaux immobiliers et les travaux d'installation. . (voir supra) Travaux immobiliers Les travaux immobiliers (y compris les opérations de promotion immobilière de viabilisation de terrains) sont assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée au taux de 14 %.PRINCIPE DE LA DISTINCTION ENTRE TRAVAUX IMMOBILIERS ET TRAVAUX D'INSTALLATION OU DE POSE Suivant les critères juridiques traditionnellement retenus pour distinguer les travaux immobiliers des travaux d'installation : . consistent en la mise en place d'appareils et d'objets mobiliers qui conservent leur caractère de meubles après leur installation. Par contre. Dans ces conditions.l'entreprise de travaux immobiliers s'entend d'une façon générale de l'entreprise ayant pour objet l'édification. les entrepreneurs pourront opter. .la possibilité de restitution de la différence entre la T. le taux normal de 20 % applicable aux ventes et aux prestations de services doit toujours être appliqué dans toutes les hypothèses où les objets posés conservent indiscutablement un caractère mobilier. I . Dans un but de simplification afin d'éviter aux intéressés d'avoir à scinder des marchés globaux en deux catégories d'opérations assujetties à des taxations différentes. le 11/5/2007 186 .A..

grattage . . parquets. . par le maître de l'ouvrage ou par un tiers fournisseur. . enduits. nivellement de terrains. Dans le cadre de cette division. béton armé . de reconstruction de réparation. volets (qui constituent l'équipement indispensable et normal de l'immeuble) .travaux d'installation obligatoirement assimilés à des ventes assorties de prestations de services . .menuiserie. A) Travaux immobiliers par nature Les travaux immobiliers par nature sont obligatoirement soumis au taux de 14 %. . de construction.ravalements. marbrerie. plâtrerie. . miroiterie du bâtiment.travaux immobiliers par nature .charpentes. ... couvertures.travaux placés sous le régime de l'option.monuments funéraires de nature immobilière. travaux neufs ou réparation.panneaux publicitaires peints directement sur les murs.revêtement de base des sols et des murs .vitrerie. . portes. la confection d'un monument est considérée comme un travail de manufacture et seule la construction du caveau le 11/5/2007 187 . que les matériaux soient fournis par l'entrepreneur. pavage. puits et fouilles préliminaires à la construction d'ouvrages immobiliers . vitraux . escaliers persiennes. terrasses. ferronnerie. une distinction sera établie entre travaux de réparation et travaux d'entretien. . fenêtre.Pour l'imposition à la taxe sur la valeur ajoutée l'application de ces principes conduit à diviser les travaux en trois catégories : . d'amélioration de bâtiments réalisés par les différents corps de métiers.) . -carrelage. étanchéité . fondations. .enseignes incorporées dans la façade des immeubles . dallage.. mosaïque.terrassements. Il en est ainsi pour les opérations suivantes : a) Bâtiments : . .maçonnerie.Travaux d'édification. peinture et travaux préliminaires (raclage. En ce qui concerne la marbrerie funéraire. serrurerie. clôtures . . La taxe sur la valeur ajoutée au taux de 14 % s'applique à tous les travaux immobiliers par nature..

travaux de dragage uniquement destinés à l'entretien et au dégagement des chenaux dans les ports.adduction d'eau. fleuves.ouvrages de stockage ou de circulation : cuves. lorsque les opérations ne sont pas accessoires à de nouvelles constructions .routes. égouts. le 11/5/2007 188 . égouts . citernes. ponts et tous ouvrages d'art .travaux d'études des soles aboutissant à la réalisation d'un dossier technique . pylônes.travaux de recherche de nappes d'eau . dans beaucoup de cas. pipe-line. section VI . dérochage. .vernissage. est admise au régime de l'entreprise de travaux immobiliers étant précisé que.proprement dit. quais. de dallages . estuaires. la taxe sur la valeur ajoutée au taux normal doit être appliquée.ports. digues. c) Travaux de chaudronnerie de bâtiment et de constructions métalliques .pistes d'envol.constructions de lignes électriques ou téléphoniques et travaux de branchements.opérations de recherche et sondage préalables aux ouvrages miniers . simple ouvrage de maçonnerie. une digue).drainage.§ 1) . .un port. trémies. dérasement (pour créer ou approfondir un chenal.. irrigation. . stades . les marbriers de l'espèce n'exécutent pas eux-mêmes les travaux de maçonnerie. . canalisation . .hangars.démolitions d'immeubles. . écluses (y compris les portes) .. gazomètres. silos. de grands appareils de levage. . canaux. ouvrages d'art. châteaux-d'eau. cheminées . ossatures métalliques. .. un canal. b) Travaux publics . Il en est ainsi pour les opérations suivantes : . voies ferrées. . de chevalement de mines.aménagement de parcs et jardins (pour la partie travaux immobiliers) (cf.dragage. cirage de parquets. d) Exceptions Lorsque les travaux s'analysent en véritables prestations de services et ne constituent pas des opérations préliminaires ou accessoires à des travaux immobiliers. . conduites forcées. . . .

que les objets ou appareils installés ou posés soient fournis par l'entrepreneur lui-même. appareils autonomes de chauffage électrique ou au gaz.. . canaux. appareils de mesure.montage et location d'échafaudages. peuvent être démontés sans détérioration et être réutilisés en l'état dans un autre lieu de travail (séchoirs pompes. groupes électrogènes.. . à titre indicatif. armoires de pharmacie. porte-serviettes.balayage. constituant des éléments autonomes. bibliothèques. armoires frigorifiques. fours.F. appareils d'éclairage.curage des puits. cuisinières simples et matériel de grande cuisine. c) Installations de machines et appareils dans les usines .mobilier de magasin. meubles formant rayonnages. même par des spécialistes. de contrôle de T. . de télévision.S.éléments de cuisine.. par le maître de l'ouvrage ou par un tiers : a) .Installation de tous objets ou appareils non scellés et susceptibles d'être vendus sans pose. etc. de tous matériels et machines simplement reliés à une source de chaleur ou d'énergie quel que soit le procédé de raccordement : appareils ménagers. horloges distributrices d'heures dans une installation générale de caractère immobilier.) . épandage . grues et trémies sur rails. fossés. Il en est ainsi. B) Travaux d'installation obligatoirement assimilés à des ventes assorties des prestations de services 1°) Principe et application D'une manière générale. lampes. ramonage .. glaces murales. dépoussièrage. le 11/5/2007 189 . de bureau . b) Installation de meubles dont le scellement a simplement pour but d'en assurer la stabilisation . meubles de toilettes.Tous matériels et machines qui. appareils téléphoniques. Mise en place. lustres.. dans les cas suivants. tablettes de lavabo . ce régime s'applique lorsque les objets posés conservent leur caractère mobilier ou sont susceptibles d'être ultérieurement déplacés sans subir de détérioration.

V.. lorsque leurs travaux portent sur des installations fixes comportant la mise en oeuvres d'objet ou d'éléments qui perdent leur caractère mobilier en raison de leur adaptation nécessaire au fonctionnement de l'ensemble immobilier auquel ils sont incorporés à titre permanent et dont ils deviennent pratiquement indissociables. ... ne modifie pas le classement de ces installations pour l'imposition à la taxe sur la valeur ajoutée.outils. quels qu'en soient la nature. etc. chacune de ces opérations étant soumise à la taxe sur la valeur ajoutée suivant les taux prévus pour chacune d'elles.. canalisations. le poids ou le volume (tours. presses. etc. Il en est ainsi des : ..) ne peut être assimilée à un travail immobilier..) . d'huile. raboteuses..installations électriques (lumière.. métiers.). de plomberie.installations accessoires à la construction de bâtiments tels jardins faisant partie d'un ensemble immobilier. etc. même si leur fourniture est prévue dans le cadre d'un marché de travaux neufs ou de réparation relatif à une installation de caractère immobilier et si leur prix de vente est inclus dans le montant global du mémoire (appareils de téléphone dans une installation téléphonique.. perceuses. au taux de 14 %.installations de chauffage. sonnerie... fosses. pompes mobiles dans une installation de chais. . même si elles sont posées sur des fondations spéciales et quels que soient les procédés de fixation. etc..installations sanitaires (lavabos. etc .. de poussières. chauffe-eau. le 11/5/2007 190 .Toutes les machines qui constituent un outillage. C) Régime des travaux portant sur des installations de biens immeubles par destination 1°) Principe et application Les assujettis sont soumis à la T. Tous les objets visés ci-dessus doivent être considérés comme ayant gardé en toute hypothèse leur caractère mobilier. 2°) Cas des installateurs producteurs Les travaux d'installation visés au § I ci-dessus s'analysent en une vente assortie d'une pose. etc.. escalier de secours en métal fixé sur le bâtiment etc.. force motrice. Ainsi la mise en place de toutes les machines . chauffe-bains) . de gaz..) suivent le régime des travaux immobiliers.A. Le raccordement à des tuyauteries d'amenées d'eau. de fumisterie. étant entendu que les travaux de génie civil préalables à toute installation de machines (socles en béton. douches. . ou d'évacuation de fumée.

. doit appliquer la taxe sur la valeur ajoutée au taux de 14 % sur l'ensemble de la facture qu'il établi. tapis roulants. ascenseurs. . d'électricité. .. . courroies transporteuses. 2°) Cas particuliers Livraison départ usine Lorsqu'un marché d'installation comporte la livraison départ-usine des objet à installer. .canalisations diverses de caractère immobiliers auxquelles sont reliés les groupes électrogènes . fourniture et pose de la cellule nue. . raffineries. des groupes générateurs et des circuits d'air raréfié . de réfrigération (chambre froides) de dépoussiérage .installations de rayonnages électromobiles . monte-charge . . Constructeur installateur Dans le cadre des travaux d'installation de biens immeubles par destination.. circuits de fluide. le vendeur se charge lui-même d'installer ledit bien.. . plomberie..installations de conditionnement d'eau... le 11/5/2007 191 . aérienne.installations d'antenne commune de télévisions .installations de manutention..installations chirurgicales. une vente qui doit être soumise à la taxe sur la valeur ajoutée au taux applicable au bien même si par la suite.installations d'enseignes (non incorporées) sur les façades des immeubles ou sur des bâtis de construction métallique. l'installateur qui a fabriqué lui-même les biens à installer. ponts roulants. de ventilation. le régime des travaux immobiliers ne peut pas s'appliquer à l'ensemble du marché.. des centrales thermiques. distilleries. Il y a dans ce cas..installations de signalisation : routière.installations de groupe d'alimentation en eau des chaudières. .installations pour travaux de recherche de produits pétroliers . ferroviaire . .installations d'usine formant un ensemble industriel: centrales thermique ou hydrauliques. .

C'est-à-dire qu'il n'y a pas lieu de soumettre à la T.V.A. les biens fabriqués au titre de la livraison à soi-même. Livraison de pièces de rechange Lorsque certains marchés d'installation prévoient la fourniture de pièces de rechange ou des appareils complets de rechange, ces livraisons sont soumises obligatoirement au régime fiscal des ventes selon le droit commun. immobilier Entreprise effectuant par ses propres moyens des installations à caractère

L'entreprise se rendant des services à elle-même n'est pas imposable à la taxe sur la valeur ajoutée sous réserve qu'elle ne procède à aucune fabrication et n'effectue à cette occasion aucun des travaux immobiliers par nature énumérés ciavant. 3°) Conditions d'imposition L'imposition des travaux d'installation pour lesquels l'entrepreneur est soumis au régime des travaux immobilier doit être effectuée dans les conditions prévues pour ces opérations. A défaut le régime des travaux d'installation ou de pose est applicable. Relèvement du taux réduit de la T.V.A. applicable à l’énergie électrique de 7 à 14 % Dans le cadre de la politique visant à réduire les coûts de production des entreprises, il a été procédé progressivement à la suppression de la taxe intérieure de consommation applicable à certains combustibles servant à la production de l’énergie électrique. Cette mesure a été accompagnée à compter du 1er janvier 2004, par le relèvement du taux réduit de la T.V.A. applicable à l’énergie électrique de 7 à 14 %. Ces aménagements portant sur les taxes intérieures de consommation et la T.V.A. vont permettre aux entreprises utilisant l’énergie électrique de récupérer la totalité des taxes grevant l’électricité nécessaire à leur activité. En effet, étant de nature cumulatives, les taxes intérieures de consommation, qui grevaient l’achat des combustibles utilisés pour la production de l’énergie électrique n’étant pas déductibles chez l’office national d’électricité (O.N.E), constituaient un élément du coût renchérissant le prix de vente hors taxe de cette énergie notamment celle utilisée par les secteurs productifs.

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Pour remédier à cette situation, il a été procédé à la suppression des dites taxes intérieures de consommation et le relèvement du taux réduit de la T.V.A. applicable à l’énergie électrique de 7 à 14 %. Cette mesure a pour effet :   la réduction du prix de revient de l’électricité produite par l’O.N.E ; la réduction du prix hors T.V.A. chez les utilisateurs de l’énergie électrique notamment les activités passibles de ladite taxe, étant précisé que cette T.V.A. acquittée au titre de l’achat de l’électricité est déductible de celle exigible. Cette réduction profite également aux activités exonérées de la T.V.A. avec droit à déduction qui peuvent bénéficier éventuellement du remboursement de la T.V.A. acquittée au titre de l’électricité ; le maintien du tarif d’électricité de basse tension destinée aux ménages à son niveau actuel dès lors que la T.V.A. à 14 %, sera calculée sur une base hors taxe inférieure à celle à laquelle le taux de 7% était applicable auparavant. Cette décision découle de l’engagement pris par l’O.N.E dans le cadre de l’accord signé avec le gouvernement.

Par ailleurs, il convient de rappeler qu’il est d’usage que tout changement de taux de T.V.A. nécessite des dispositions transitoires permettant le passage d’une situation à une autre sans porter préjudice ni aux intérêts du Trésor ni à ceux du redevable. C’est ainsi que par dérogation aux dispositions de l’article 95 du C.G.I., les sommes perçues à compter du 1er janvier 2004 par les producteurs et les distributeurs de l’énergie électrique, en paiement de ventes ou de services entièrement exécutés facturés avant cette date, sont soumises au régime fiscal applicable à la date d’exécution de ces opérations. Les redevables concernés par les dispositions qui précèdent notamment l’O.N.E. et les sociétés de distribution d’électricité, et pour lesquels le fait générateur est constitué par l’encaissement doivent adresser avant le 1er mars 2004, au service local des impôts dont ils relèvent, une liste nominative des clients débiteurs au 31 décembre 2003 en indiquant, pour chacun d’eux, le montant des sommes dues au titre des affaires soumises au taux de la taxe sur la valeur ajoutée en vigueur au 31 décembre 2003. La taxe due par les redevables au titre des affaires visées cidessus sera acquittée au fur et à mesure de l’encaissement des sommes dues.

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Les chauffe-eau solaires

D) Sans droit à déduction * Les courtiers et intermédiaires d'assurances visés aux articles 99-3°-b) et 115 du C.G.I. La taxe due par ces personnes sur les contrats d'assurances apportés par eux à des sociétés d'assurances sera prélevée à la source par ces dernières au taux de 14 % sans droit à déduction. A noter que le fait que la société d'assurances doit légalement débitrice envers le Trésor public au lieu et place du courtier ne la dispense pas de supporter la T.V.A. en tant que charge fiscale grevant une prestation qui lui a été rendue. II - TAXES SPECIFIQUES : LES TAXES SPECIFIQUES CONCERNANT LES OUVRAGES EN METAUX PRECIEUX ET LE VIN 1°) Dispositions légales Art. 100 "par dérogation aux dispositions de l'article 96 ci-dessus, les livraisons et les ventes autrement qu'à consommer sur place, portant sur les vins et les boissons alcoolisées sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée au tarif de 100 DH par hectolitre" (L.F. 1996). Les livraisons et les ventes de tous ouvrages ou articles autres que les outils, composés en tout ou en partie d'or, de platine ou d'argent sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée fixée à quatre dirhams par gramme d'or et de platine et à 0,05 DH par gramme d'argent. 2°) Application a) Ouvrage en métaux précieux : Compte tenu des difficultés soulevées par l'imposition de bijoutiers, le législateur a décidé que la taxe sur la valeur ajoutée serait recouvrée par le service de la garantie lors de l'apposition de poinçon. Tous les bijoux, articles ou objets autres que les outils, composés en tout ou en partie de métal précieux et présentés au poinçonnage doivent être soumis à l'imposition spécifique. Sont notamment considérés comme des bijoux, les ouvrages comportant des parties en métaux communs placés ou doublés de métaux précieux.

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Ainsi, les taux spécifiques applicables sont fixés à : 4 DH par gramme pour l'or et le platine. Les ouvrages ou articles, autres que les outils, composés en tout ou en partie d'argent supportant la T.V.A. au taux spécifiques de 0,050 dirhams, par gramme d'argent et ce à partir du 1.1.1990. Aux termes de l'article 178 du C.G.I. la taxe est perçue par l'administration des douanes et impôts indirects, lors de l'apposition du poinçon sur l'ouvrage en argent en complément des droits d'essai et de garantie. Certains assujettis fabricant des articles normalement passibles du taux normal de la taxe sur la valeur ajoutée mais dont certains éléments seulement sont composés de métal précieux et présentés au poinçonnage. Les assujettis en cause doivent être recherchés en paiement de la taxe sur la valeur ajoutée au taux normal de 20 % sur le prix de vente réel des articles fabriqués. b) Les vins et boissons alcoolisées La taxe spécifique prévue au premier alinéa de l'article 102, s'applique : - aux vins ordinaires - aux vins vieux - aux vins sélectionnés - aux vins fins - aux vins en appellation d'origine contrôlée - aux vins délimités de qualité supérieure. La mesure introduite par la loi des finances transitoire pour l'année 1996 vise à rehausser le taux spécifique appliqué en la matière à 100 DH/Hl et également à étendre l'assujettissement à la T.V.A., selon le tarif spécifique, à toutes les boissons alcoolisées y compris les vins mousseux. Ainsi pour les vins et boissons alcoolisées de production locale, cette taxe couvre en principe les livraisons et les ventes autrement qu'à consommer sur place lesquelles sont soumises soit au taux normal de 20 % soit au taux réduit de 10 % si elles sont effectuées dans les hôtels ou ensembles touristiques. Cependant, l'opération de mise en bouteille constitue une opération située dans le champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée et doit être soumis à ce titre à cette taxe dans les conditions de droit commun, c'est-à-dire au taux normal de 20 %.

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Par ailleurs, il y a lieu de souligner que la déductibilité des taxes spécifiques n'est plus admise à partir du 1er janvier 1996.

SECTION IV LES DEDUCTIONS
I - PRINCIPE L'imposition à la taxe sur la valeur ajoutée repose sur le mécanisme dit "des paiements fractionnés". C'est-à-dire que le redevable légal de l'impôt est autorisé à ne reverser au trésor que la différence entre la taxe collectée à la vente et celle ayant grevé les éléments du prix de revient du produit ou du service qu'il commercialise, de telle sorte qu'en fin de parcours, l'impôt perçu par l'Etat est égal à celui qui aurait pu être collecté en une seule fois lors de la première vente à un non assujetti. C'est cette imputation "taxe de taxe" qui est appelée déduction. Le mécanisme susvisé est énoncé à l'article 101 –1° du C.G.I. en ces termes : "La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération". Pour mieux comprendre le mécanisme dit "des paiements fractionnés" nous partirons de l'exemple suivant : Supposons deux assujettis; l'un importateur, l'autre fabricant ; tous deux sont soumis au taux de 20 %. Le premier (I) importe de la matière première pour 2.000 DH (valeur, coût et fret, droits douanes et taxe à l'importation inclus qu'il revend au fabricant (F) au prix hors taxe de 3.000 DH, ce dernier en fait des produits qu'il vend à des non assujettis, les ménages par exemple, (H). Ces ventes s'élèvent à 5.500 DH hors taxe. La situation de chacun des trois agents économiques considérés, au regard de la taxe sur la valeur ajoutée s'établira comme suit :

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100 DH. II .V.600 à la perception soit 500.100 . (H) a payé 1. (F) a payé 600 DH de taxe à (I). d'où il a déduit les 400 payés à la douane et a versé la différence à la perception soit 600 . Le trésor (Douane + perception) a perçu pour cette opération 4OO DH à l'importation payés par (I) lors du dédouanement de la matière première.A. Dans l'exemple précédent il n'a été question que d'un seul produit obtenu à partir d'une seule matière première et nécessitant l'intervention de deux assujettis seulement. payée en douane sur achats 2 000x20% = 400 - T. c'est-à-dire toutes les opérations entrant dans le champ le 11/5/2007 197 .V. payée T.A.100 DH. T.A. la diversité des circuits de transformation et l'existence de restrictions au droit à déduction. les personnes physiques et morales assujetties qui réalisent des opérations imposables. il a reçu de (H) 1.100 = Importa-teur (I) Fabricant (F) Ménage (H) 3000x20% = 5500x20% 600 = 1.100 - (I) a payé à la douane 400 : il a reçu 600 de (F).A.100 5500x20% = 1.A totale sur tions sur payée à la définitiachats perception vement perçue par le Trésor 400 600 600-400 = 200 1100-600 = 500 400+200 600 1.400 = 200.100 d'où il a déduit 600 payés à (I) a versé la différence soit 1.V.Agent Economique T.500 x 20 % = 1. sur achats à factuée l'intéventes rieur 3000x20% = 600 DéducT. La réalité est beaucoup plus complexe étant donné la pluralité des matières et services consommés. 2OO DH payés par le même importateur à la perception au titre de ses ventes à l'intérieur et 5OO DH payés par le fabricant (F) à la perception au titre de ses ventes aux ménages (M) soit au total pour ces trois versements (400 + 200 + 500) = 1.BENEFICIAIRES DU DROIT A DEDUCTION Bénéficient du droit à déduction dans les limites et conditions édictées par les dispositions légales.V. La recette ainsi obtenue par paiements successifs aurait pu être collectée en une seule fois si l'on avait soumis au taux applicable uniquement la vente aux ménages (non assujettis) soit 5.100 (F) et n'a rien déduit n'étant pas assujetti.V.

ce qui exclut de facto les salaires et certaines dépenses qui sont situées hors du champ d'application de la taxe ou qui ne sont pas nécessaires à la réalisation de l'opération imposable.les personnes qui livrent en suspension de la taxe des marchandises aux entreprises visées à l’article 94 du C. d'engins et filets de pêche). d'engrais. d'un travail ou d'un service il faut entendre les dépenses engagées pour les besoins d'exploitation de l'entreprise ou de l'exercice de la profession de l'assujetti tels que : .I. dans certains cas.les personnes qui sont obligatoirement assujetties à la taxe sur le valeur ajoutée et qui effectuent les opérations visées à l'article 89 du C. III . . (exportateurs de biens et services fabricants de biens d'équipement. . Pour plus de précisions sur la position des personnes sus-mentionnées au regard de la taxe sur la valeur ajoutée il est conseillé de se reporter au chapitre champ d'application.G. mais aussi à la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé la totalité des dépenses engagées par l'assujetti pour l'exploitation de son entreprise ou l'exercice de sa profession.les personnes visées à l'article 90 du C.I. Encore faut-il que ces éléments aient supporté la taxe sur la valeur ajoutée. Toutefois. et qui ont opté pour l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée. selon qu'il le 11/5/2007 198 .G. article 92) . En effet. .I.les immobilisations .les valeurs d'exploitation .I. Sous réserve des exclusions prévues à l'article 106 du C.les personnes effectuant des opérations exonérées avec bénéfice du droit à déduction (cf. . Sont concernées par le droit à déduction : .G. . ce droit est étendu à tous les éléments constitutifs du prix. Par éléments constitutifs du prix de revient d'un produit. l'exercice du droit à déduction comme il sera exposé ci-après comporte.d'application de la taxe sur la valeur ajoutée à l'exclusion de celles exonérées et pour lesquelles le législateur n'a pas prévu le droit à déduction. .les divers frais de gestion et d'exploitation. des modalités d'application différentes.G.DEDUCTIONS AUTORISEES L'instauration du système de la taxe sur la valeur ajoutée a introduit la généralisation du droit à déduction non seulement à tous les assujettis.

b) Biens ne constituant pas des immobilisations le 11/5/2007 199 .les frais de transport et de frêt sur achats et sur ventes à l'exclusion des frais de déplacements des dirigeants ou des employés .les services pour l'entretien et la réparation (services d'entretien et de réparation des immeubles. procédés. outillage. . films etc. . des machines de l'outillage et du matériel affecté à l'exploitation) . mobilier.) ou incorporels (brevets. machines.les frais d'études de recherches et de documentation. licences et marques.) . ..les locations et charges locatives soumises à la taxe sur la valeur ajoutée (fonds de commerce. . dessins et concessions. annonces.les frais de publicité et de propagande (affiches.concerne les biens constituant des immobilisations ou les services et les biens ne constituant pas des immobilisations. .la rémunération d'intermédiaire à l'exclusion des honoraires versées aux personnes soumises au taux de : 14 % sans droit à déduction .. marques. . meubles ou immeubles. 2°) Services et biens ne constituant pas des immobilisations a) Services : Ce sont les services susceptibles d'être utilisés pour les besoins de l'exploitation de l'entreprise tels que : . corporels (constructions.. Il convient de noter à ce sujet que la notion d'amortissement ne s'applique qu'aux biens dont la dépréciation se concrétise normalement dans un laps de temps excédant l'exercice annuel.. licences.) qui sont acquis ou créés par l'entreprise pour être utilisés d'une manière durable comme instruments de travail ou moyens d'exploitation et qui doivent figurer en immobilisation dans la comptabilité de l'entreprise et éventuellement qui sont soumis à amortissement selon les usages courants.. matériel de transport . établissement industriel agencé. . agios bancaires etc. matériel divers.. emballages consignés.. matériel. modèles. prospectus. ce qui exclut ceux dont l'usure est effective dans un moindre délai et qui figurent en comptabilité dans un compte de frais généraux.les redevances pour location de brevets. 1°) Biens constituant des immobilisations Il s'agit des biens de toute nature.) .les frais financiers (intérêts des emprunts..

pour les redevables qui sont imposés sous le régime des débits. A l'intérieur.I.CONDITIONS D'EXERCICE DU DROIT A DEDUCTION L'exercice du droit à déduction est subordonné aux conditions et règles exposées ci-après : A.Ce sont les biens qui figurent parmi les valeurs d'exploitation de l'entreprise. Le fait générateur est donc lié à la réalisation de deux conditions : le paiement et le décalage d'un mois. . elle le sera par la mention. chèques et effets) sur les factures ou mémoires.les matières consommables (combustibles.".les matériels. des références et des modalités de paiement (espèces.Fait générateur a) Dispositions légales (article 101-3° du C.les emballages commerciaux .les matières premières .G. . IV . . . électricité et produits d'entretien) . le 11/5/2007 200 . par chèques ou par obligations cautionnées.les fournitures d'atelier. .les marchandises . Ceux-ci seront considérés comme payés à la date du versement en espèces.) "Le droit à déduction prend naissance à l'expiration du "mois qui suit celui de l'établissement des quittances de douane "ou de paiement. le règlement pouvant intervenir pour le cas d'espèce au comptant. . cette date est celle de l'acceptation de l'effet. ou à la date de l'encaissement effectif du chèque ou de l'effet. des factures ou mémoire "établis au nom du bénéficiaire. partiel ou intégral. eau. "Toutefois ce délai n'est pas exigé en ce qui concerne "les biens visés à l'article 102 du C. Sans condition du paiement effectif de l'effet à la date d'échéance. b) Paiement de la taxe A l'importation la justification du règlement de la taxe sera établie par la production des quittances de dédouanement.G. de bureau ou de magasin .I. outillages et pièces de rechange de faible valeur . Toutefois.

). il n'y a pas lieu d'appliquer la règle du décalage. l'assujetti concerné sera autorisé à procéder aux déductions auxquelles il a droit sur la déclaration unique qu'il déposera dans le mois avant l'expiration du mois qui suit le trimestre au cours duquel est intervenu l'achèvement des travaux. (cf. 108 du C.V. c'est-à-dire dans le mois qui suit la date de cession ou de cessation. Toutefois. la déduction sur facture payée partiellement est autorisée à concurrence de la taxe payée.. le 11/5/2007 201 . Ainsi à titre d'exemple : . Concernant les importations.G. La date de règlement des factures ou mémoires et par conséquent de la taxe. Il va sans dire que pour les livraisons à soi-même de construction. Il en est de même de la taxe payée chaque trimestre pour les matériels introduits au Maroc sous le régime de l'importation temporaire.A. art. les taxes correspondants aux achats payés au cours des mois de décembre. la date à prendre en considération est celle de l'établissement des quittances en douane.I. de janvier et de février sont déductibles sur les taxes collectées au cours des mois de janvier.. .G.I. dans le cas d'une cession ou d'une cessation d'activité les entreprises sont autorisées à pratiquer la déduction dans le délai prévu à l'article 114 du C.Pour un redevable soumis au régime de la déclaration trimestrielle. c) Décalage d'un mois Cette condition est requise pour les seuls services et biens ne constituant pas des immobilisations et non pour les biens immobilisables.Pour un redevable soumis au régime de la déclaration mensuelle. février et mars (déclaration du 1er trimestre déposée avant le 30 avril). est importante dans la mesure où elle détermine le mois de référence à partir duquel commence à courir le délai nécessaire pour opérer la déduction.En matière de T. les taxes correspondant aux achats payés au cours du mois de janvier sont déductibles sur les taxes collectées au cours du mois de février (déclaration à déposer avant le 31 mars). quand il s'agit d'un acte occasionnel.

des limitations qui feront l'objet des développements ci-après. Les régularisations n'interviennent pas dans le cas de destruction accidentelle ou volontaire justifiée. dans les faits.Dispositions légales Article 101. Ainsi pour l'application pratique de la déduction. . "2°) Au cas où le volume de la taxe due au titre d'une période ne permet pas l'imputation totale de la taxe déductible. De ces dispositions deux notions se dégagent : l'imputation globale et de la règle du report de crédit. afin de ne pas trop s'écarter du principe déjà énoncé.La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération.B . le 11/5/2007 202 . C'est la raison pour laquelle le législateur permet à l'assujetti d'opérer globalement l'imputation de la taxe. 2°) .1°) .. il est admis que pour la liquidation de la taxe sur la valeur ajoutée due par un redevable au titre des opérations réalisées au cours d'une période donnée (mois au trimestre) celui-ci doit distinguer deux masses : .d'une part la taxe sur la valeur ajoutée afférente aux opérations déductibles (taxe ayant grevé les éléments constitutifs du prix de revient) qui constitue le crédit du redevable vis-à-vis du trésor . et qui constitue le débit du redevable.Globalité de l'imputation : Si l'article 101 – 1° (1er alinéa) pose le principe de l'individualisation des opérations pour l'imputation de la taxe sur la valeur ajoutée de manière à limiter la contribution personnelle de chaque assujetti au montant de la taxe correspondant à la valeur ajoutée qu'il donne à la marchandise considérée . un tel principe serait très difficile à appliquer voire même impossible.d'autre part la taxe sur la valeur ajoutée due au titre des opérations imposables réalisées durant le mois ou le trimestre. avec toutefois. Les assujettis opèrent globalement l'imputation de la taxe sur la valeur ajoutée et doivent procéder à une régularisation dans les cas de disparition de marchandise ou lorsque l'opération n'est pas effectivement soumise à la taxe.Modalités d'exercice du droit à déduction 1°) . le reliquat de taxe est reporté sur le mois ou le trimestre qui suit".

……...........000... les chiffres d'affaires mensuels hors taxe suivants : .……… 1....000 x 20% ..........000 DH ..... Le complément de taxe exigible constituant le montant de l'imposition nette à verser............. 3°) Règle du report de crédit Cette règle énoncée à l'article 101 précité constitue une limitation de la déduction dans le temps..1.....2...100.. Le reliquat ne peut être restitué directement (sauf pour certains cas expressément visés par la loi)....Mois d'Avril 1996 : 3. la déduction ne peut être opérée qu'à concurrence de celle-ci... vend des produits soumis au taux de 20 %......000 x 20% ....... 100.... et il constitue pour l'assujetti un "crédit" à récupérer ultérieurement au fur et à mesure des possibilités d'imputation ouvertes par la réalisation d'opérations taxables......000 Crédit à reporter...... 4°) Exemple Un redevable placé sous le régime de la déclaration mensuelle.Mois de Juin..200..Les assujettis doivent effectuer la compensation entre la masse de la taxe sur la valeur ajoutée due au titre des opérations taxables et celle de la taxe afférente aux opérations ouvrant droit à déduction...... Il a réalisé pendant le deuxième trimestre 1996......000 DH HT .... Pour fabriquer ses produits il a acheté les biens et services ouvrant droit à déduction et soumis au taux de 20 % pour : .Mois de mars 1996 : 500......000.Mois d'Avril.000 DH........ Ainsi lorsque la masse de la taxe déductible est supérieure au montant de la taxe afférente aux opérations imposables.....000 Taxe déductible (Mois de Mars) 500..000.Mois de Mai .000..000 DH .000 DH HT Les déclarations de chiffre d'affaires pour la liquidation de la taxe sur la valeur ajoutée s'effectueront comme suit : a) Déclaration du mois d'avril à déposer en mai 1996 Taxe due.....000 Taxe à verser..……… 1... néant le 11/5/2007 203 ............000.

................le numéro d'identification du fournisseur attribué par le service local des impôts .... 300..... ....000..... .......... 100.. ............200..Néant Crédit à reporter...000 x 20% .. Par conséquent ne peut être déduite la taxe figurant : ...N° d'article du rôle des patentes ................500.sur les bons de livraison ..ainsi que celle portant sur des opérations sans facture.......Pour les achats à l'intérieur : sur les factures d'achat ou de services.....000 Taxe déductible (mois d'Avril) 3..le nom.........les modalités et références de paiements se rapportant à ces factures ou mémoires ....000 Taxe à verser..... ....000 Taxe à verser...000 (pas d'achats payés en mai) Taxe déductible....600..2....200.néant Taxe exigible....000 x 20% ...000 x 20% ........... .... ....sur des factures ou mémoires non conformes aux indications ci-dessus ...b) Déclaration du mois de mai à déposer en juin 1996 Taxe due ..... mémoires de travaux établis selon la réglementation en vigueur et comportant outre les indications habituelles d'ordre commercial : ..000 c) Déclaration du mois de juin à déposer en juillet 1996 Taxe due............000 Report de crédit de la période antérieure. ......000...........400. la taxe sur la valeur ajoutée doit figurer d'une manière distincte : a..300. prénom ou raison sociale de l'acheteur et son adresse ....... néant ... ......1.... C) Conditions de forme Pour être déductible.000 le 11/5/2007 204 ..

105 du C.Détermination du droit à déduction : La déduction ou le remboursement sont admis jusqu'à concurrence : a) de la taxe dont le paiement à l'importation peut être justifié pour les importations directes .. il s'agit des articles 104 et 102 du C. b) de la taxe acquittée figurant sur les factures d'achat ou mémoires pour les façons.I. il convient maintenant de passer aux modalités de calcul du montant de la taxe sur la valeur ajoutée à déduire. Article 104. Le premier est d'ordre général le second concerne exclusivement la taxe ayant grevé les biens immobilisables.Montant de la taxe déductible ou remboursable I.I.pour les livraisons à soi-même : sur la facture établie par l'entreprise pour elle-même et comportant référence de la déclaration faisant état de cette opération. les travaux et les services effectués à l'intérieur auprès d'assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée .G.pour les importations : sur la quittance en douane délivrée à l'acheteur lors de l'entrée de la marchandise ou du bien concerné au Maroc. V . Etant précisé que l'imputation de ladite taxe ne pourra se faire qu'au titre de la taxation dudit immeuble.DETERMINATION DU MONTANT DE LA DEDUCTION Ayant exposé les conditions d'exercice du droit à déduction. c) de la taxe ayant grevé les livraisons à soi-même portant sur les biens éligibles au droit à déduction . Toutefois des exceptions à cette règle sont prévues expressément par la loi.b. elles seront développées ci-après dans le chapitre relatif au transfert du droit à déduction (art.). c. Par ailleurs aucune déduction n'est autorisée si la taxe figure sur une facture d'achat ou une quittance en douane libellée au nom d'une personne autre que l'assujetti qui en demande l'imputation.G. A) Dispositions légales Deux articles fixent les modalités de détermination du montant de la déduction autorisée . De même il est admis que dans le cas de vente d'un bien immeuble non encore achevé l'acquéreur est autorisé à opérer la déduction de la taxe ayant grevé les achats par le cédant des matériaux de construction et services utilisés dans l'ouvrage cédé. le 11/5/2007 205 .

Régularisation de la déduction portant sur les biens immobilisés : 1) Régularisation suite à variation du prorata En ce qui concerne les biens inscrits dans un compte d'immobilisation visés à l'article 102 ci-dessus. Ledit prorata est déterminé par l'assujetti à la fin de chaque année civile à partir des opérations réalisées au cours de ladite année.au dénominateur. Ce prorata est définitivement retenu pour la période écoulée si à la date d'expiration. la taxe sur la valeur ajoutée dont le paiement n'est pas exigé. II. le montant du chiffre d'affaires figurant au numérateur augmenté du montant du chiffre d'affaires provenant d'opérations exonérées en vertu de l'article 91 ci-dessus ou situées en dehors du champ d'application de la taxe.au numérateur. lorsque au cours de la période de cinq années suivant la date d'acquisition desdits biens. la détermination du prorata annuel de déduction peut être effectuée distinctement pour chaque secteur après accord de l’Administration fiscale. mais aussi pour les opérations réalisées sous le bénéfice de l'exonération ou de la suspension visées aux articles 92 et 94 cidessus. . le montant du chiffre d'affaires soumis à la taxe sur la valeur ajoutée au titre des opérations imposables. Lorsque des entreprises englobent des secteurs d'activité réglementés différemment au regard de la taxe sur la valeur ajoutée. Pour les entreprises nouvelles. Dans l'hypothèse inverse. la situation est régularisée sur la base du prorata réel dans les conditions prévues au II ci-après. un prorata de déduction provisoire applicable jusqu'à la fin de l'année suivant celle de la création de l'entreprise est déterminé par celle-ci d'après ses prévisions d'exploitation. le prorata de déduction calculée dans les conditions le 11/5/2007 206 . y compris celles réalisées sous le bénéfice de l'exonération ou de la suspension prévues aux articles 92 et 94 cidessus .. Les sommes à retenir pour le calcul du prorata visé ci-dessus comprennent non seulement la taxe exigible. le montant de la taxe déductible ou remboursable est affecté d'un prorata de déduction calculé comme suit : .Pour les assujettis effectuant concurremment des opérations taxables et des opérations situées en dehors du champ d'application de la taxe ou exonérées en vertu des dispositions de l'article 91 ci-dessus. Ce prorata est retenu pour le calcul de la taxe à déduire au cours de l'année suivante . le prorata dégagé pour ladite période ne marque pas une variation de plus d'un dixième par rapport au prorata provisoire. et en ce qui concerne les biens immobilisables.

Ce reversement est égal au cinquième de la différence entre la déduction opérée dans les conditions prévues au I ci-dessus et la déduction calculée sur la base du prorata dégagé à la fin de l'année considérée. "Ils doivent. inférieur de plus de cinq centièmes au prorata initial. les entreprises peuvent opérer une déduction complémentaire. la déduction initialement opérée le 11/5/2007 207 . 2) Régularisation pour défaut de conservation : La régularisation prévue au dernier alinéa de l'article 102 ci-dessus. le prorata dégagé à la fin d'une année se révèle. A défaut de conservation du bien déductible pendant le délai précité et dans le cas où celui-ci est affecté concurremment à la réalisation d'opérations taxables et d'opérations situées en dehors du champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée ou exonérées en vertu de l'article 91 ci-dessus.prévues au I ci-dessus. Celle-ci est égale au cinquième de la différence entre la déduction calculée sur la base du prorata dégagé à la fin de l'année considérée et le montant de la déduction opérée dans les conditions au I du présent article. s'effectue comme suit: Le bénéficiaire de la déduction est tenu de reverser au Trésor une somme égale au montant de la déduction initialement opérée au titre desdits biens. ainsi que par les établissements privés d’enseignement et de la formation professionnelle. les entreprises doivent opérer un reversement de taxe dans le délai prévu à l'article 113 ci-dessous. pour l'une de ces cinq années. diminuée d'un cinquième par année ou fraction d'année écoulée depuis la date d'acquisition de ces biens. Pour l'application des dispositions du présent article. Les dispositions précitées s'appliquent également aux biens d'équipement acquis par les minoteries. pour défaut de conservation pendant un délai de cinq années des biens déductibles inscrits dans un compte d'immobilisation. être conservés pendant une période de cinq ans suivant la date d'acquisition et être affectés à la réalisation d'opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée ou exonérées en vertu des articles 92 et 94 ci-dessus". Les régularisations prévues au 1) et 2) du II du présent article doivent intervenir dans les délais prévus aux articles 110 et 111 ci-dessous. si au cours de la même période. doivent être inscrits dans un compte d'immobilisation". en outre. Article 102 : Régime des biens amortissables "Les biens susceptibles d'amortissement éligibles au droit à déduction. se révèle supérieur de plus de cinq centièmes au prorata initial. l'année d'acquisition ou de cession d'un bien est comptée comme une année entière. les sucreries et les exploitations avicoles. visés au 2° de l'article 99 ci-dessus. En ce qui concerne les mêmes biens.

de la taxe acquittée et figurant sur les factures de biens et services . sous réserve que les biens.de la taxe ayant grevé les livraisons à soi-même portant sur des biens éligibles à déduction. Toutefois la déduction est admise. acquis à l'intérieur auprès d'assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée. le 11/5/2007 208 . . b) Assujettis partiels Les redevables réalisant des opérations imposables et des opérations exonérées ou hors champ peuvent chaque fois qu'il leur est possible.Application Compte tenu des dispositions combinées ci-dessus.de la taxe ayant grevé les achats à l'importation .I. (assujettis à 100%) En vertu de l'article 104. et de l'autre la distinction entre les biens immobilisables et les autres biens et services.la déduction soit nulle lorsque les biens ou services concourent exclusivement à la réalisation d'opérations exonérées sans droit à déduction ou hors champ." B . a) Assujettis réalisant exclusivement des opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée et/ou exonérées en vertu des articles 92 et 94 du C.I. En définitive le montant de la déduction autorisée pour les assujettis à 100 % est celui obtenu en totalisant toutes les taxes ayant grevé les éléments du prix de revient. appliquer la règle de l'affectation directe de telle sorte que : .G.ou mémoires pour les façons ou les travaux.) . travaux façons et services concernés entrent dans la constitution du prix de revient des opérations effectuées par l'assujetti et qu'ils ne soient pas exclus du droit à déduction.I. . Etant précisé que les personnes qui réalisent des opérations exonérées avec maintien du droit à déduction sont considérées comme assujetties à 100%.G. la déduction est admise à concurrence . il y a lieu pour la détermination du montant de la déduction à opérer de faire d'une part la distinction entre l'assujetti qui acquitte la taxe sur la valeur ajoutée sur l'ensemble de ses activités (assujetti à 100 %) et l'assujetti partiel qui effectue concurremment des opérations taxables et des opérations situées hors champ d'application ou exonérées en vertu de l'article 91 du C.la déduction soit totale lorsque les biens ou services concourent exclusivement à la réalisation d'opérations ouvrant droit à déduction ou exonérées avec droit à déduction (Art 92 et 94 du C.donne lieu à régularisation conformément aux dispositions du II de l’article 104 cidessous. dans la limite de la taxe due au titre des affaires imposables réalisées au cours de la période. et en tenant compte des exclusions prévues par la loi.G.

A. le montant du chiffre d'affaires figurant au numérateur augmenté du montant du chiffre d'affaires provenant d'opérations exonérées en vertu de l'article 91 du C. c) Règle du prorata 1°. 104 du C. Lorsque des entreprises englobent des secteurs d'activités réglementés différemment au regard de la taxe sur la valeur ajoutée.au dénominateur. La règle du prorata a pour objet de permettre aux assujettis partiels de bénéficier de la déduction proportionnellement au montant de leurs opérations passibles de la taxe sur la valeur ajoutée.G. il est dans l'obligation d'appliquer la règle du prorata. la taxe sur la valeur ajoutée dont le paiement n'est pas exigé. mais aussi pour les opérations réalisées sous le bénéfice de l'exonération ou de la suspension visées aux articles 92 et 94 du C.I ). au titre des opérations imposables. le 11/5/2007 209 . Ce prorata est retenu pour le calcul de la taxe à déduire au cours de l'année suivante. la détermination du prorata annuel de déduction peut être effectuée distinctement pour chaque secteur après accord du Ministre des Finances ou de la personne déléguée par lui à cet effet.G. Article 99 " .G.I. précité ou situées en dehors du champ d'application de la taxe.V. le montant du chiffre d'affaires soumis à la T. Les sommes à retenir pour le calcul du prorata comprennent non seulement la taxe exigible." Article 104 « I. y compris celles réalisées sous le bénéfice de l'exonération ou de la suspension prévues aux articles 92 et 94 du C.I.G. . art.Dispositions légales Cette règle s'applique aussi bien aux biens non immobilisables et aux services qu'aux biens constituant des immobilisations soumis à amortissement.au numérateur. Ce prorata est déterminé comme suit : (cf.I précité.Détermination du droit à déduction………………………………………… "Ledit prorata est déterminé par l'assujetti à la fin de chaque année civile à partir des opérations réalisées au cours de ladite année.Cependant lorsque le redevable utilise concurremment des biens et services à la réalisation d'opérations imposables et d'opérations exonérées sans droit à déduction ou hors champ.

1.000 = 92.000+70. + Prorata calculé à partir des éléments de 1996 et applicable aux taxes ayant grevé les achats de 1997 1.000 + Calcul du pourcentage à appliquer aux taxes ayant grevé le bien en question Numérateur :1...000....95 % le 11/5/2007 210 ..000+ (300... 300. 94)..000 de dirhams ventilé comme suit : .. 92).………………………………….000 * Montant de la taxe dont le paiement n'est pas exigé.91). et en ce qui concerne les biens et services immobilisables.000 .Locations de locaux nus (acte civil)……………………….980.000 Total.. 50.………………………….. 2...000 ..Ventes exonérées (Art.Pour les entreprises nouvelles..000. 350.980. ……………. la situation est régularisée sur la base du prorata réel dans les conditions prévues au II ci-après" 2°) Application a) -Pour les personnes déjà assujetties Le prorata applicable est annuel et il est obtenu à partir d'éléments de l'année précédente.000 + 60...000..Ventes exonérées (Art... Exemple 1 L'achat par un assujetti d'une immobilisation a été grevé d'une taxe de 25....200.....000) Dénominateur : 2.000* = 1. toutes taxes comprises de 2...Ventes soumises à la taxe sur la valeur ajoutée.000* + 70..000 .130.200... Le fait générateur de la déduction correspondante se situe au mois de Mai 1997. L'entreprise qui a effectué cet achat est soumise au régime de la déclaration mensuelle. un prorata de déduction provisoire applicable jusqu'à la fin de l'année suivant celle de la création de l'entreprise est déterminé par celle-ci d'après ses prévisions d'exploitation.000)+ (350. Elle a réalisé en 1996 un chiffre d'affaires total.000 .Ventes effectuées aux exportateur (Art.. Dans l'hypothèse inverse.000 2....... Ce prorata est définitivement retenu pour la période écoulée si à la date d'expiration.000 DH. 100..000 + 60. le prorata dégagé pour ladite période ne marque pas une variation de plus d'un dixième par rapport au prorata provisoire.

et d'autre part des opérations exonérées en vertu de l'article 91 ou situées hors champ d'application de la T.A.les subventions d'exploitation.237. le fractionnement en secteurs ne peut être accordé qu'aux entreprises qui englobant des "secteurs fiscaux" différents.V. à partir de ses prévisions d'exploitation.G. .130.. .soit d'une part des opérations imposables ou exonérées en vertu des articles 92 et 94 du L. ne doivent pas être inscrits ni au numérateur ni au dénominateur du rapport les sommes afférentes aux : .000 Ainsi sur la déclaration relative au mois de Mai 1997 qui sera déposée en Juin. .subventions d'équipement doivent être inscrits au dénominateur . b) . l'assujetti pourra déduire au titre de l'achat sus-mentionné un montant de : 25.les intérêts des bons de sahara .pourboires . l'administration peut autoriser les entreprises englobant des secteurs d'activité différents au regard de la taxe sur la valeur ajoutée à déterminer le pourcentage de déduction pour chaque secteur. prévoient. Il y a lieu de préciser que les sommes retenues sont considérées TTC. .I. Pour limiter cette dérogation au droit commun.G. .95 % = 23.Pour les nouveaux assujettis Les dispositions de l'article 104 du C. . l'application d'un pourcentage de déduction provisoire.50 DH Pour le calcul du prorata. c) . Ainsi peut être autorisé à adopter plusieurs pourcentages de déduction. lequel est applicable jusqu'à la fin de l'année suivant celle de la création de l'entreprise. déterminé par l'assujetti en question.I.2. . . .débours .000 DH x 92.A.Pour les redevables exerçant des activités multiples En vertu de l'article 94 du C.R. l'assujetti dont le chiffre d'affaires global comprend : .cessions d'éléments d'actif .les intérêts des bons d'équipement .indemnités d'assurances . effectuent des opérations relevant de deux ou plusieurs fonctions économiques et tiennent une comptabilité permettant de s'assurer de l'affectation précise des biens par secteur.recettes encaissées pour le compte de tiers . le 11/5/2007 211 . Dans ce cas chaque secteur est considéré comme une entreprise distincte.

L'entreprise n'est autorisée à récupérer ces déductions qu'après accord de l'administration.soit uniquement des opérations imposables soumises à des taux différents.de joindre à l'appui des relevés de chiffre d'affaires (déclaration mensuelle ou trimestrielle) un duplicata des factures d'achats ou mémoires des entrepreneurs.G. d) Obligations des assujettis Les biens immobilisables doivent être inscrits en comptabilité pour leur prix d'achat ou leur prix de revient diminué de la déduction à laquelle ils ont donné lieu. Les entreprises voulant bénéficier du prorata par secteur distinct d'activité doivent adresser une lettre à la Direction Générale des Impôts en s'engageant à tenir une comptabilité permettant la détermination de l'affectation précise des dépenses déductibles. Cette déclaration doit être souscrite sur un imprimé fourni par l'administration dont le modèle est joint en annexe. et être soumis s'il y a lieu à amortissement. le fractionnement par secteurs est subordonné à l'existence d'une comptabilité auxiliaire. taxe comprise. Lorsque les secteurs sont organisés de manière indépendante sur les plans technique et comptable au point que toute utilisation mixte de biens ou de services est exclue. des biens amortissables acquis au cours de l'année précédente ainsi que la taxe qui les a grevée. le 11/5/2007 212 . le fractionnement par secteurs ne pose aucun problème. Par contre.. . Ces éléments dépendent du degré d'organisation des entreprises englobant des secteurs d'activité distincte et des liens pouvant exister entre ces secteurs. 2°) . concernant les biens amortissables au titre desquels ils effectuent la déduction et éventuellement une copie du permis pour les livraisons à soi-même de construction.I fait obligation à tous les assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée : 1°) .de déclarer chaque année avant le 1er avril le pourcentage de déduction applicable à l'année en cours et le prix d'achat ou le prix de revient.L'article 113 du C. lorsque l'affectation des biens ou des services ou des deux à la fois ne peut être déterminée d'une manière précise du fait de la connexité existant entre des différentes activités exercées par l'entreprise.

en ce qui concerne les biens immobilisables des corrections doivent être apportées à la déduction initiale et qui consistent soit dans un reversement de taxe. a .Régularisation et remise en cause de la déduction Pour des raisons liées à des faits ou résultats intervenus postérieurement à la date d'imputation de la taxe ayant grevé les achats. Si l'étendue du droit à déduction devait pour le cas d'espèce. la déduction opérée selon les conditions et modalités exposées ci-avant.Régularisation pour variation du pourcentage annuel de déduction Une entreprise peut changer l'orientation de ses activités ou voir son régime d'imposition modifié. l'entreprise serait lésée ou avantagée en effectuant des investissements telle année plutôt que telle autre. le pourcentage annuel de déduction déterminé pour l'une de ces cinq années se révèle supérieur de plus de cinq points du pourcentage initial. 1°) Les régularisations Elles concernent exclusivement les biens immobilisables lorsque le pourcentage de déduction accuse une variation de plus de 5 pour cent par rapport au prorata initial d'un exercice à l'autre. l'assujetti peut opérer une déduction complémentaire. Ce reversement est égal à un cinquième de la différence entre la déduction initiale et la déduction calculée sur la base du pourcentage de la fin de l'année considérée.Déduction complémentaire : Lorsqu'au cours de la même période de cinq ans suivant la date d'acquisition des biens. . C'est la raison pour laquelle.Reversement : Si au cours de la période de cinq ans suivant la date d'acquisition des biens. . et ce pour la période des cinq années suivant la date d'acquisition des biens en cause ou lorsque les factures d'achat de ces mêmes biens ont fait l'objet d'une note d'avoir de la part du fournisseur. l'assujetti doit régulariser sa situation en souscrivant la déclaration spéciale prévue pour la détermination du pourcentage annuel et opérer un reversement de taxe. soit être remise en cause.VI . Celle-ci est égale à un cinquième de la différence entre la déduction calculée sur la base du pourcentage dégagé à la fin de l'exercice considéré et le montant de la déduction initiale. le 11/5/2007 213 . s'apprécier d'après les opérations d'une seule année. soit dans une déduction complémentaire. Le reversement susvisé doit être effectué en même temps que le versement des taxes afférentes aux opérations réalisées au cours de la 1ère période d'imposition de l'exercice comptable. le pourcentage annuel dégagé à la fin d'un exercice se révèle inférieur de plus de cinq points au pourcentage initial. peut soit faire l'objet d'une régularisation.

.Le pourcentage réellement applicable à l'année 1999 (déterminé en 1998) d'après les opérations réalisées au cours de celle-ci devient 50 %.Variation du pourcentage initial 92-80 = 12 points.400 DH (1ère régularisation).Au titre de 1998 elle déduira 100.000 d'une partie de la déduction effectuée en 1998 (année d'acquisition du bien).80 = 30 . l'entreprise doit opérer un reversement en l'an 2.000 DH. .sur la base du pourcentage applicable à l'année 1999. la déduction aurait été de 100.Une entreprise achète en 1998 des biens grevés de taxes déductibles pour un montant de 100.Cette variation en hausse excède le seuil de 5 % .80.000 100 . Le pourcentage annuel de déduction pour l'année 1997 est de 80 % (pourcentage initial) déterminé à partir des éléments de 1997. .000 x 92 = 92.Le pourcentage réellement applicable à l'année 1998 (déterminé d'après les opérations réalisées au cours de cette année) devient 92 %. . Exemple : . . 5 . La déduction complémentaire à effectuer en 1999 est égale à un cinquième de la différence entre ces deux déductions soit : 92.000 x 50 = 50.Sur la base du pourcentage applicable à l'année 1998 la déduction aurait été de 100.000 100 (déduction initiale).000 = 2.000 DH 100 le 11/5/2007 214 .000 x 80 = 80.000.La déduction initiale a été de 80.Cette variation en baisse excède le seuil de 5 points .Cette déduction complémentaire est opérée sur le relevé afférent aux opérations réalisées au titre de la première période d'imposition de l'exercice comptable. l'entreprise peut opérer une déduction complémentaire à la déduction effectuée en 1998 (année d'acquisition). . .000 .Variation du pourcentage initial 50 .

Ce pourcentage étant resté le même durant 2002 aucune régularisation n'est à opérer au titre de cette année.Le pourcentage applicable à l'année 2 000 déterminé à partir des opérations réalisées au cours de celle-ci devient 78 %. Ce reversement est calculée en fonction du nombre d'annuités restant à courir sur cette période de cinq ans (l'année d'acquisition et l'année de cession étant comptées chacune pour une année).La déduction initiale a été de 80. de transfert d'un bien amortissable ou de cessation d'activité Pour les mêmes motifs qui conduisent à opérer la régularisation de la déduction dans le temps celle-ci doit également être régularisée lorsque les biens ayant donné lieu à déduction.000 DH (2ème régularisation). Le pourcentage annuel applicable en 1998 est de 9O % (pourcentage initial). Exemple Une entreprise cède le 17 Mai 1999 un bien acheté le 1O Septembre 1998 qui a été grevé à l'achat d'une taxe de 12. 5 ..000 DH.la variation du pourcentage initial est de 78-80 = 2 % .000 = 6.Cette variation est inférieure au seuil de 5 % aucune régularisation n'est exigée de l'entreprise en 2001 .000 .G. cessent de concourir à la réalisation d'opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée ou exonérées en vertu des articles 92 et 94 du C. Elle a effectué une déduction initiale de: 12.I. b) Régularisation à la suite de la cession.000 x 90 = 10. . La régularisation doit donner lieu à un reversement de taxe lorsque la cession. Le reversement est égal au tiers de la différence entre ces deux déductions soit : 80.000 DH. Cinq années étant écoulées depuis la date d'acquisition des biens en cause. l'entreprise n'aura plus de correction à effectuer sur la déduction initiale. ou le transfert du bien se produisent dans le délai des 5 années qui suivent la date d'acquisition des biens.800 DH 100 le 11/5/2007 215 . .50.

rabais etc.G..480 DH. L'entreprise doit reverser un montant de taxe égal à : 10. Par application des dispositions de l'article 101 du C. l'assujetti doit procéder à une régularisation de la déduction initiale en procédant à un réajustement de celle-ci à concurrence de la taxe figurant sur ladite note d'avoir. remise. c ) Régularisation suite à établissement d'une note d'avoir par le fournisseur Lorsque la taxe figurant sur une facture d'achat déductible a été déduite et que l'assujetti reçoit de son fournisseur une note d'avoir concernant cette même facture pour cause de retour de biens immobilisables ou de marchandise. Le réajustement devra s'opérer sur la déclaration à déposer au titre des opérations de la période pendant laquelle l'assujetti a reçu la note d'avoir en question. la déduction initiale est remise en cause.10. sont également concernés par les régularisations visées ci-dessus.I.. réduction.I. e) Biens acquis sous le bénéfice du taux réduit de 10 % Les biens amortissables acquis sous le bénéfice du taux réduit par les sucreries. minoteries et les exploitations avicoles en vertu des dispositions de l'article 89 du C. 5 Ce reversement est..800 x 2 = 6. indépendant des deux régularisations que l'entreprise doit éventuellement effectuer pour tenir compte de la variation du volume des affaires soumises à la taxe depuis la date d'acquisition du bien. le nombre d'années ou fraction d'année écoulées depuis la date d'acquisition est de 2 (Septembre à Décembre 1998 et de Janvier au Mars 1999).G. Elle doit par conséquent faire l'objet d'une régularisation spontanée. laquelle le 11/5/2007 216 . d) Biens acquis en exonération de la taxe Les biens amortissables acquis en exonération de la TVA en vertu des dispositions des articles 92-I-6° et 123-22° sont susceptibles des régularisations visées au a) et b) cités ci-dessus.800 . 2°) Remise en cause de la déduction : Chaque fois que la taxe ayant grevé des achats a été déduite et que ceux-ci ont disparu.. l'exonération accordée équivaut à une déduction initiale de 100 %. (% réel applicable à l'année 1998 et à la période de 1999).La cession ayant lieu le 17 Mai 1999. vendus en l'état sans taxe ont été utilisés dans la fabrication de produits eux-mêmes disparus ou non soumis à la taxe.

une conversion en chiffre d'affaires devra s'imposer : VII . libellées au nom de l'assujetti lui-même. En cas de détournement prouvé de matière première.Transfert du droit à déduction En règle générale ne peuvent être déduites. Toutefois cette condition n'est pas exigée dans les cas suivants : le 11/5/2007 217 .Produits non soumis à la taxe Il s'agit essentiellement de produits ou de matières destinés initialement à être incorporés dans des produits taxables. toutes autres conditions étant remplies. S'il s'agit de vente sans facture..devra apparaître sur la déclaration de chiffre d'affaires relative à la période où la disparition a été constatée.. une attestation établi par les sapeurs pompiers ou par tut autre moyen de preuve. il est conseillé d'agir avec discernement et ne conclure à l'évasion qu'en possession d'éléments irréfutables. incendie avaries etc.Déchets de fabrication Il n'y a pas lieu de remettre en cause la déduction relative aux matières et produits entrés dans les déchets de fabrication dès lors que ceux-ci de par leur importance ne cache ni des détournements de matières premières ni des ventes sans facture. la régularisation devra porter uniquement sur l'excédent.Disparition de marchandises : La régularisation est exigée uniquement dans le cas de disparition non justifiée. lorsqu'elles seront dûment justifiées par un procèsverbal de police.. il ne sera pas insisté sur la régularisation pour les disparitions dues aux vols..) constatées par procès-verbal des autorités compétentes du siège ou exerce l'assujetti. c . b . que les taxes figurant sur les factures ou quittance en douane. Il en sera également ainsi pour les destructions volontaires (boites de conserves bombées. la vente ou la livraison ont eu lieu. Ainsi. produits impropres à la consommation etc. C'est le cas notamment des ventes en l'état sans taxes de matière premières et produits consommables ou leur prélèvement pour les besoins personnels des assujettis ou de leurs employés. a . S'il y a un doute. Etant bien entendu que pour les cas d'espèce la charge de la preuve incombera à l'assujetti.

G. le 11/5/2007 218 . Toutefois ce transfert du droit à déduction trouve sa justification dans le fait que la continuité de l'activité assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée est assurée malgré l'extinction de l'être juridique ancien et l'apparition d'un être nouveau. la description sommaire des biens et s'il y a lieu leur numéro d'identification. la régularisation des déductions "n'est pas exigée en cas de fusion. le montant de la taxe calculé comme il est indiqué ci-dessus. En vertu des dispositions de l'article 105 du C. adresse). c) Cessions de biens constituant des immobilisations L'entreprise qui opère le transfert d'un bien soumis à amortissement. ou raison sociale.a.I.G. scission. la taxe sur la valeur ajoutée réglée en douane ouvre droit à déduction chez l'entreprise qui a réalisé l'ouvrage. de scission. L'attestation ne peut être délivrée que si l'acquéreur est lui-même utilisateur du bien et que s'il est assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée. la date de transfert. au fur et à mesure. d'apport en société ou de transformation dans la forme juridique d'une entreprise".Fusion. b.I. Ce qui équivaut au transfert du droit à déduction acquis par une entité déterminée à un autre entité distincte de la première. de leurs encaissements la taxe afférente aux clients débiteurs. apport en société ou transformation de la forme juridique de l'entreprise En vertu de l'article 105 deuxième alinéa du C. prénoms. la nouvelle entité doit s'engager à acquitter. Cette attestation doit comporter toutes les mentions propres à identifier l'ancien et le nouvel utilisateur (nom.Entreprises liées par des contrats pour la réalisation de marchés clefs en mains. L'attention du service est tout spécialement appelée sur l'intérêt qui s'attache à la régularité des attestations de l'espèce et à un contrôle effectif de la réalité des transferts dont elles font mention. la date de leur acquisition par l'ancien détenteur. lorsqu'une entreprise ou un organisme sont liés par un contrat pour la réalisation d'un marché "clés en mains" et que le maître de l'ouvrage importe en son nom tout ou partie des fournitures prévues dans le contrat.I.G. En vertu des dispositions de l'article 114 du C. Un double de cette attestation est joint à la prochaine déclaration du chiffre d'affaires. peut délivrer à l'acquéreur une attestation mentionnant le montant total de la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé l'acquisition du bien susceptible d'être déduite. atténuée d'un cinquième par année ou fraction d'année écoulée depuis la date de cette acquisition.

La taxe figurant sur ladite attestation est déductible chez l'acquéreur selon les modalités définies dans le décret d'application..000 DH x 2 =...800 dh x 2 = 6.. L'entreprise "A" doit reverser un montant de taxe égal à : 10. le 11/5/2007 219 ........ 12..A..10. ......480 5 Ce reversement est indépendant des deux régularisations que l'entreprise "A" doit éventuellement effectuer en application de l'article 106 du L. 5 4 800 DH Différence : Somme déductible chez l'entreprise "B" en fonction de son propre pourcentage de déduction.. Elle a effectué une déduction initiale de : 12. le nombre d'années ou fractions d'années écoulées depuis la date d'acquisition est de deux........000 DH..000 DH ..Montant de la taxe déductible ayant grevé le bien...800 DH ...R. de scission ou d'apport en société.... pour lesquels le transfert du droit à déduction est automatique (cf. L'entreprise "A" peut délivrer à l'entreprise "B" une attestation comportant un montant de taxe calculé comme suit : .000 x 90 = 10.....Atténuation : 12.800 100 La cession ayant eu lieu le 17 Mai 1999. Chez l'entreprise "A" le pourcentage de déduction applicable à l'année 1998 était de 90 % (pourcentage initial). Exemple : Une entreprise "A" cède le 17 Mai 1999 à l'entreprise "B" un bien immobilisable acheté le 30 juin 1998 avec une taxe déductible pour 12.. Il convient de préciser que ces dispositions ne s'appliquent pas dans les cas de fusion.. : b)... pour tenir compte de la variation du volume des affaires taxées depuis la date d'acquisition du bien (% réel applicable à l'année 1998 et à la période active de 1999).

précité. ayant grevé l’achat du gazoil utilisé comme carburant par les transporteurs publics routiers de voyageurs et/ ou de marchandises à concurrence d’une fraction égale à : 33 % pour l’année 2001 .les véhicules de transport de personnes. grevant le Gasoil Par dérogation aux dispositions de l’article 106-4° du C. 3° . matières premières ou agents de fabrication à l’exclusion du gazoil utilisé pour les besoins d’exploitation des véhicules de transport collectif routier ou ferroviaire des personnes et des marchandises ainsi que le gazoil utilisé pour les besoins du transport routier des marchandises par les assujettis pour leur compte et par leurs propres moyens. la T.Exclusions du droit à déduction A) Dispositions légales Bien que le droit à déduction ait été généralisé à la plupart des biens et services utilisés par les assujettis.I. des exceptions à ce droit à déduction sont prévues par la loi . Il s'agit des exclusions prévues par les dispositions de l'article 106 du C.I .les biens. qui stipule : I. 2° .V. produits. la taxe ayant grevé : 1° . 66 % pour l’année 2002 .V. ouvre droit à déduction à compter du 1er janvier 2001. voie le 11/5/2007 220 . Dans la présente section. Les modalités d’application de ce paragraphe sont fixées par réglementaire.N'ouvre pas droit à déduction.G.A.VIII . Déductibilité de la T.A.. Les formalités à remplir pour pouvoir bénéficier de cette déduction feront l’objet d’un décret qui sera publié ultérieurement. 4° . à l'exclusion de ceux utilisés pour les besoins du transport public ou du transport collectif du personnel des entreprises . on examinera uniquement les conditions de la déductibilité ainsi que les personnes éligibles au bénéfice du droit à déduction.les produits pétroliers non utilisés comme combustibles.les immeubles et locaux non lies à l'exploitation .G. et 100 % à partir du 1er janvier 2003. matières et services non utilisés pour les besoins de l'exploitation .

V. indûment déduite sans préjudice des pénalités et majorations prévues dans ce cadre. Conformément aux dispositions de l’article 104 et sous réserve du paragraphe III de l’article 106 de la loi susvisée.V. précité. sur le gasoil utilisé par leurs propres moyens de transport. les exploitants des stations d’essence non assujettis en tant que revendeurs en l’état de gasoil peuvent opter pour l’assujettissement à la T.V.I. la déduction de la T.A.I – Les personnes concernées La déductibilité de la T. 102 et 106 du C.V.G.V. 2°) La facturation et le paiement de la T. II – Les conditions de déductibilité Le droit à déduction de la taxe afférente au gasoil utilisé comme carburant s’exerce dans les conditions prévues aux articles 101.V. notamment : 1°) L’affectation du gasoil bénéficiant de la déduction aux seules opérations de transport public routier de voyageurs et/ou de marchandises effectuées à l’intérieur du Maroc.I. Pour pouvoir facturer la T. sans droit à déduction conformément à l’article 91 du C. est subordonnée à la condition qu’elle soit mentionnée d’une manière apparente sur les factures d’achat et que les références de paiement soient indiquées sur lesdites factures. précité.A. le 11/5/2007 221 . Toute déduction abusive est sanctionnée par des reversements de la T.V. dans les conditions exposées ci-après.A. ne peuvent prétendre au droit à déduction de la T.A.A.G..A. lesquelles sont exonérées de la T.A. afférente au gasoil utilisé comme carburant est accordée aux personnes exerçant l’activité de transport public routier de voyageurs et/ou de marchandises et inscrites en cette qualité à l’impôt des patentes. les redevables exerçant d’autres activités soumises à la T.V. Il en est de même pour les personnes effectuant des opérations de transport international routier.A.V. Par contre.A.

V. A compter du 1er janvier 2005. le fait générateur de la T. L’option peut porter soit : . les commerçants nouvellement assujettis sont soumis à le 11/5/2007 222 .A. déposée au service local d'assiette dans les 30 jours qui suivent la date du début de leur activité.G.V. B. Les commerçants qui optent pour ce régime doivent faire une déclaration d’option pour le régime des débits.A.Fait générateur Conformément aux dispositions de l’article 95 du C. précité tel que modifié et complété par les dispositions de l’article 13 de la loi de finances pour l’année 2001.Régimes d’imposition Conformément aux dispositions de l’article 108 de la loi relative à la T. 89-2°. afin de pouvoir bénéficier de la déduction de la T.G. . diffère selon deux régimes.le régime des débits : le fait générateur de l’imposition à la T. à savoir : .V.sur la partie du chiffre d’affaires réalisée au titre du gasoil .sur une partie des ventes de gasoil effectuée à certains clients. L’option s’exerce sur simple lettre adressée sous pli recommandé au service local d'assiette dont l’intéressé dépend et prend effet à l’expiration de 30 jours à compter de la date de son envoi ou son dépôt lorsque l’option est déposée au service contre récépissé. A. prend naissance au moment de l’établissement des factures de vente.I.A.V.000. qui coïncide dans le cas d'espèce avec la date de l'option à l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée. .le régime des encaissements : le fait générateur se situe au moment de l’encaissement total ou partiel du prix de vente du gasoil . (Art.III – Option pour l’assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée Conformément à l’article 90 du C. les marchands de carburant dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 2. qu’ils supportent en amont sur leurs achats d’une part et transmettre le droit à déduction aux transporteurs publics routiers d’autre part.A.V.A .b). peuvent opter pour l’assujettissement à la T.A.000 DH sont assujettis à la T.I.V. les commerçants tenant des stations d’essence.

Toutefois. Dans le cas d’un transporteur soumis à la déclaration trimestrielle.A.la T. la déduction est opérée sur la déclaration du 1er trimestre 2001 déposée au mois d’Avril. lorsque le paiement de l’achat de gazoil est intervenu au mois de Janvier 2001. Les factures d’achat sont considérées comme payées à la date de paiement effectif du chèque correspondant à la date de l’opération figurant au relevé bancaire ou à la date de l’échéance de l’effet. C. La date de règlement des factures d’achat est importante dans la mesure où elle constitue celle à partir de laquelle commence à courir le délai d’un mois pour opérer la déduction. Le paiement doit être matérialisé par les références de règlement portées sur les factures indiquant que le mode de paiement est effectué en espèces. la déduction est opérée sur la déclaration du mois de Mars 2001 déposée chez le percepteur le mois d’Avril 2001. la date à prendre en considération est celle de l’acceptation de l’effet. sous le régime de la déclaration trimestrielle jusqu’à la fin de l’année civile au titre de laquelle ils ont opté. pour les redevables qui optent pour l'imposition sous le régime des débits. la taxe qui a grevé les éléments d’une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération. dans le cas où le paiement de l’achat du gazoil intervient le 25 Février 2001. Ainsi. à titre d’exemple.V. le droit à déduction prend naissance à l’expiration du mois qui suit celui du paiement des factures d’achat. une demande dans ce sens avant le 31 Janvier de l’année civile. au service local d'assiette dont ils dépendent. le 11/5/2007 223 . Le droit à déduction est exercé par les commerçants assujettis dans les conditions et selon les modalités suivantes : 1°) Conditions d’exercice du droit à déduction Conformément au 3ème paragraphe de l’article 101 de la loi précitée. par chèques ou par effets de commerce. Toutefois. ces derniers peuvent opter pour le régime de la déclaration mensuelle à condition de déposer.Déduction En vertu des dispositions du 1er alinéa de l’article 101 de la loi précitée.

au dénominateur.A. Le prorata ainsi déterminé est retenu pour le calcul du montant de la taxe à déduire au cours de l’année suivante. et déposé au service local d'assiette avant le 1er Avril de chaque année.V. Conformément aux dispositions du décret l’application de la T. ..2°) Modalités de récupération de la taxe sur la valeur ajoutée déductible En vertu des dispositions de l’article 101 susvisé. le reliquat est reporté sur le mois ou trimestre qui suit.I précité. Par ailleurs. en paiement des ventes du gasoil facturées avant cette date sont soumises au régime fiscal applicable à la date de la facturation desdites ventes. Lorsqu'au 31 décembre 2000 les redevables sont liés par des contrats comportant la livraison de fournitures réparties par périodes le 11/5/2007 224 .G. Ce prorata de déduction est calculé à la fin de chaque année civile et fait l’objet d’une déclaration établie sur imprimé modèle 612 bis. le montant du chiffre d’affaires taxable réalisé au titre des ventes du gazoil et autres activités taxables . les commerçants nouvellement assujettis doivent joindre à leur première déclaration du chiffre d'affaires.au numérateur. les assujettis opèrent globalement l’imputation de la taxe payée en amont.Dispositions transitoires A titre transitoire et par dérogation aux dispositions de l'article 95 du C. le prorata est calculé comme suit : pris pour . IV. les sommes perçues à compter du 1er janvier 2001. Dans le cas des exploitants de stations d'essence ayant opté pour l’assujettissement d’une partie de leur chiffre d’affaires réalisés au titre de la vente du gasoil.G. le montant de la taxe déductible est affecté d’un pourcentage de déduction dit prorata.I précité et qui concerne les immobilisations. une déclaration du prorata provisoire déterminé d’après leur chiffre d’affaires taxable prévisionnel. Au cas où le volume de la taxe due ne permet pas l’imputation totale de la taxe déductible. Sous réserve de l’application des régularisations prévues à l’article 102 du C. par les commerçants concernés. le montant du chiffre d’affaires total.

V. à compter du 1er janvier 2005.000 DH sont imposables à la T.V. à concurrence du montant desdites ventes. La taxe ayant grevé lesdits stocks antérieurement au 1er janvier 2001 est déductible de la taxe due sur les opérations de vente imposables à ladite taxe. V – Les formalités réglementaires Ces formalités feront l’objet d’un additif à la présente note circulaire dès la publication du décret d’application prévoyant les modalités à accomplir pour bénéficier de la déduction de la T.A.A. Par ailleurs. les commerçants précités sont tenus également de déposer. sur le gasoil. Les redevables concernés par les dispositions des deux alinéas cidessus et pour lesquels le fait générateur est constitué par l'encaissement doivent adresser avant le 1er Mars 2001. Toutefois.I précité et acquis par les commerçants visés ci-dessus. les commerçants concernés sont tenus de déposer dans les 60 jours qui suivent la date de l’envoi de la demande de l’option.V.A. avant le 1er Mars 2001 au service local d’assiette dont ils relèvent. réalisées à compter de la même date.successives. n’ouvre pas droit à déduction la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé les biens d’investissement prévus à l'article 102 du C. les marchands de carburant réalisant un chiffre d’affaires égal ou supérieur à 2. une liste nominative des clients débiteurs au 31 décembre 2000 en indiquant pour chacun d'eux le montant des sommes dues. Antérieurement au 1er janvier 2005 et afin de permettre aux exploitants de stations d’essence dont l’option intervient à tout moment de l’année de récupérer la T.A. Néanmoins. sur le gazoil aux entreprises faisant leur propre transport le 11/5/2007 225 . Extension de la déduction de la T.G. les encaissements relatifs aux ventes établies antérieurement à la date de l’option. Les mesures transitoires susvisées concernent les commerçants qui déposent leur demande d’option au cours du mois de janvier 2001. l'inventaire des stocks de gasoil détenus au 31 décembre 2000.000. au régime fiscal en vigueur au 31 décembre 2000 ou à celui applicable à compter du 1er janvier 2001. sur le stock du gasoil détenu jusqu’à la date de l’option et de ne pas soumettre à la T. à compter du 1er janvier 2005. la liste des clients débiteurs et l’inventaire du stock à la date de l’option.A. celles de ces opérations qui sont réalisées respectivement avant et à compter du 1er janvier 2001 sont regardées comme des affaires distinctes et soumises suivant le cas.V.V. au service local d'assiette dont ils relèvent.

V.A. déductible selon le prorata défini par les dispositions de l’article 106 du C. avant le 1 er février de chaque année.V. . Il y a lieu de rappeler à ce sujet que les entreprises exerçant à la fois des activités passibles de la T. Toute déduction abusive le 11/5/2007 226 . Ainsi. et effectuant le transport de marchandises pour leur compte et par leurs propres moyens. les personnes concernées sont tenues de déposer au service local des impôts dont elles dépendent. un état descriptif établi en double exemplaire qui précise les nom.G. Les formalités à accomplir pour pouvoir bénéficier de la déductibilité du gazoil comme carburant prévu au paragraphe III de l’article 106 du C. grevant l’achat du gazoil utilisé comme carburant par les transporteurs publics routiers de voyageurs et de marchandises.V. grevant le gazoil aux assujettis effectuant le transport de marchandises pour leur compte et par leurs propres moyens.G.I tel qu’il a été modifié par l’article 13 de la loi de finances pour l’année 2001.A.et 100 % pour l’année 2004. Il convient de préciser que le gazoil bénéficiant de la déduction doit être affecté exclusivement aux seules opérations de transport de marchandises effectué par l’entreprise pour son compte et par ses propres moyens de transport ouvrant droit à déduction. à concurrence de : . numéro d’identification fiscale.66 % pour l’année 2003 .G. doivent calculer le montant de la T. montant et volume des achats de gazoil effectués au cours de l’année civile écoulée ainsi que le nombre de kilomètres parcourus.V. a autorisé la déduction de la T.V.A.. la loi a étendu le droit à déduction de la T..I sont prévues par voie réglementaire.A.A.33 % pour l’année 2002 . adresse.I. .A.A.V. et exonérées sans droit à déduction et/ou situées en dehors du champ d’application de la T.V. se trouvaient exclues du bénéfice de la déduction de la T. grevant le gazoil utilisé pour ledit transport.V. En vue d’assurer un traitement identique à l’ensemble des redevables de la T.A. Il est à signaler que les dispositions réglementaires concernant le transport public routier de voyageurs et de marchandises qui sont prévues par décret sont applicables également pour le transport de marchandises effectué par les assujettis pour leur compte et par leurs propres moyens. raison sociale ou dénomination commerciale. et ce. Cependant les entreprises exerçant d’autres activités soumises à la T.L’article 106 du C.

7º . ou encore les dépenses médicales et pharmaceutiques. par des tiers. à la satisfaction collective des besoins du personnel (mosquée.Biens et services non nécessaires à l'exploitation : Ce sont : .Toutes les dépenses relatives à l'achat de biens et services utilisés. portant sur les produits.les opérations énumérées au b) du 3º de l'article 89 ci-dessus. Toutefois. éclairage. les conditions de paiement prévues ci-dessus ne sont pas applicables aux achats d'animaux vivants et produits agricoles non transformés. la taxe ayant grevé les achats. et concourant la réalisation d'opérations taxables ou exonérées en vertu des articles 92 et 94 du C. travaux ou services dont le montant est égal ou supérieur à dix mille (10.A indûment déduite sans préjudice des pénalités et majorations prévues dans ce cadre..les frais de mission. douches. infirmerie) ni les vêtements de protection attribués au personnel. par des dirigeants ou par le personnel des entreprises pour leurs besoins propres sont considérées comme telles les dépenses relatives aux locaux ou bâtiment servant à l'habitation du chef ou du personnel de l'entreprise. II. dortoirs.Exclusions d'ordre général : pour être déductible la taxe sur la valeur ajoutée doit avoir grevé des biens et services nécessaires à l'exploitation. 1°.G. de réception ou de représentation . sur les lieux même de travail. le 11/5/2007 227 .entraînerait le reversement de la T..000) DH et dont le règlement n'est pas justifié par chèque barré non endossable. Toutefois.I.les opérations de vente et de livraison ouvrages et articles visés à l'article 100 ci-dessus.Toutes les dépenses engagées pour les besoins autres que ceux de l'exploitation.). l'exclusion ne doit toucher ni les immobilisations qui sont spécialement affectées. ainsi qu'au mobilier et aux frais y afférents (réparation. 6° .V. effet de commerce. moyen magnétique de paiement ou par virement bancaire. chauffage. B . cantines d'entreprise. 8º.les achats et prestations revêtant un caractère de libéralise . . etc. N'est déductible qu'à concurrence de 50 % de son montant. 5° .

b) Opérations exonérées Elles concernent en principe toutes les opérations qui bien qu'entrant dans le champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée. et que la cause de la disparition a été justifiée. le 11/5/2007 228 . pour lesquelles le législateur a maintenu le bénéfice du droit à déduction.I. Par contre. l'exclusion ne concerne pas la taxe ayant frappé les achats et services utilisés pour la réalisation d'opérations exonérées en vertu des articles 92 et 94 du C. l'article 108 du L. la marchandise ou le bien obtenu à partir desdits achats.). c) Opérations non soumises à la T. a) Opérations situées hors champ d'application Ce sont toutes les opérations relevant d'une activité agricole ou civile et celles effectuées par des non assujettis (cf.Exclusions particulières Parallèlement à ces exclusions d'ordre général.Biens et services non utilisés pour la réalisation d'opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée Sont exclus du droit à déduction les taxes ayant grevé les achats de biens et services utilisés pour la réalisation d'opérations situées hors du champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée ou exonérées en vertu de l'article 91 ou n'ayant pas effectivement été soumises à la taxe.. n'ont pas à être soumises à l'impôt conformément aux dispositions de l'article 91 du L. et qui n'ont pas supporté l'impôt.2° .I.V.G.. Ces exclusions du droit à déduction ont une incidence sur les prix de revient dans la mesure où la taxe qui les a grevé est considérée par l'assujetti comme un élément de ce prix.A. les frais de mission et de réception et de représentation. : champ d'application). La réintégration des taxes déduites au titre des achats de produits ou de services déductibles doit être opérée par l'assujetti lorsque le produit fini ou semioeuvré.A.A.R. Il s'agit d'opérations qui auraient dû normalement être soumises à la T. En vertu des dispositions de l'article susvisé sont formellement exclus du droit à déduction.A. 3°. ont disparu. article 101 du C.V. Il en est de même dans le cas de produit invendable pour défaut de fabrication ou de malfaçon. Bien entendu dans les cas de destruction volontaire ou accidentelle justifiée aucune régularisation ne peut être effectuée (cf.G.prévoit des exclusions particulières.R.

l'hébergement.redevances radio Il y a lieu de noter que les opérations en question sont devenues déductibles à compter du 1er janvier 1992. location de place par exemple. l'organisation de spectacles ou toutes autres dépenses. soit en vertu d'un contrat permanent de transport conclu par les entreprises. Les dépenses en question sont à ranger parmi les biens et services non utilisés pour la réalisation d'opérations taxables de ce fait elles sont exclues du droit à déduction. (L/F/T 1996) A compter du 1er Janvier 1996 l'article 106 du C. a été complété par un paragraphe visant l'exclusion de la déduction de la taxe au taux spécifique ayant grevé les opérations de vente portant sur : le 11/5/2007 229 . de réception. la restauration. et de représentation (cf. fer. En revanche la taxe sur l'achat d'un appareil téléphonique installé dans un véhicule de tourisme n'est pas déductible. Ainsi les opérations de réparation. C'est le cas notamment des cadeaux de fin d'années distribués par la société à ses clients. : Article 106-6°). 4°) Les achats et prestations revêtant un caractère de libéralité. il en est de même pour les accessoires. 2°) Prestations relatives au téléphone et au télex rendues par l'ONPT et autres prestations tel . Les frais relatifs au transport de personnes appellent cependant quelques commentaires.I. mer) ne peut donner lieu à déduction.. Cette exclusion ne s'applique pas pour les transports pour le compte d'entreprise de transport publics de voyageurs. de transport de commission et de courtage de crédit portant sur des biens exclus du droit à déduction sont eux mêmes exclus de ce droit.G.1°) Frais de mission. pour amener leur personnel sur les lieux de travail ou lorsque la taxe est facturée à une entreprise de transport de voyageurs par un autre transporteur. de réception et de représentation Sont exclus du droit à déduction les frais de mission.. La taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé le transport des personnes quels que soient la voie et les moyens utilisés (route. air.fax . tickets de quai. 5°) Les opérations de vente et de livraison portant sur les produits et ouvrages visées à l'article 16 de la loi. 3°) Services afférents à des biens exclus du droit à déduction Pour le cas d'espèce il y a lieu d'appliquer la théorie de l'accessoire.

effet de commerce ou virement bancaire. A défaut de justification du règlement de la facture d'achat du bien ou service par l'un de ces moyens de paiement. dont le montant est égal ou supérieur à 10. travaux ou services livrés en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée. s'inscrit dans le cadre du renforcement des mesures de lutte contre la fraude et vise à instaurer une meilleure transparence dans les transactions commerciales.. toutefois.R. et compte tenu du fait que l'office national de thé et du sucre fait obligation aux marchands de thé de verser dans un compte bancaire ouvert au nom de cet établissement. SECTION V . En revanche. le montant correspondant aux achats effectués avant d'être autorisés à enlever la marchandise achetée il a été décidé de surseoir à l'application des sanctions précitées dans le cas des revendeurs du thé. la taxe ne sera admise en déduction qu'à concurrence de 50 % de son montant. Il est à noter que cette mesure qui prend effet à compter du 1er janvier 1991. Le texte de loi précise. que ces conditions de paiement ne sont pas applicables aux achats d'animaux vivants et produits agricoles non transformés.A. pour les achats. Cette détaxation est obtenue par la combinaison d'une exonération à la vente et d'un remboursement de la taxe "amont" qui permettra la récupération de la taxe ayant grevé les éléments du prix de revient des produits. le 11/5/2007 230 . en platine ou en argent. produits services et travaux d'une détaxation complète de manière à effacer toute rémanence de la taxe dans les prix.000 DH. IV . relative aux exclusions du droit à déduction sont complétées par un § II instituant l'obligation de règlement par chèque barré non endossable.les vins et boissons alcoolisées .Remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée Pour encourager certains secteurs de l'activité économique.Obligation du paiement par chèque ou effet de commerce Les dispositions de l'article 106 du L.les ouvrages et articles en or. travaux ou services éligibles au droit à déduction. le législateur a fait bénéficier certains biens.

5°.I. 1°.les produits livrés et les prestations de services rendus à l'exportation. le crédit de taxe résultant de l'application des dispositions prévues au paragraphe 3 de l'article 101 dans les conditions et selon les modalités fixées par voie réglementaire.I.Personnes bénéficiaires du remboursement Ce sont toutes les personnes physiques et morales assujetties qui effectuent les opérations exonérées prévues aux articles 92 et 94 du C. le surplus est remboursé dans les conditions et selon les modalités définies par voie réglementaire .Dans le cas d'opérations réalisées sous le bénéfice des exonérations ou du régime suspensif prévus aux articles 92 et 94 du C.les engins et filets de pêche destinés aux professionnels de la pêche 4°. stipule : Sauf dans les cas énumérés au 1°.Dispositions légales L'article 103 du C.I tels que: 1°.Dans le cas de cessation d'activité taxable. même partiel. de taxe ayant grevé une opération déterminée. douane . le crédit de taxe ne peut aboutir à un remboursement. maritime . si le volume de la taxe due ne permet pas l'imputation intégrale de la taxe.G.I.G." II . 2°.Les remboursements de taxe prévus aux 1er. 2°. 2° et 3° ci-dessous.G. le 11/5/2007 231 .les marchandises ou objets placés sous les régimes suspensifs en 3°.Les engrais . 3°. 2ème et 3ème ci-"dessus sont liquidés dans un délai maximum de quatre mois à partir "de la date de dépôt de la demande.Les biens d'équipement constituant des immobilisations acquis directement par les assujettis.Les produits phytosanitaires et matériels agricoles (supra chapitre "exonérations") . 6°.

EXERCICE DU DROIT AU REMBOURSEMENT A.G.. auxquels il convient de se reporter.G.I.Les ventes aux compagnies de navigation. . Les intéressés doivent faire une demande écrite conformément aux dispositions réglementaires. aux pécheurs professionnels et armateurs de la pêche de produits destinés à être incorporés dans les bâtiments de mer . . le 11/5/2007 232 . Il s'agit de la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé les éléments du prix des opérations réalisées sous le bénéfice de l'exonération ou de la suspension prévues aux articles 92 et 94 du C.les immobilisations. agents de fabrication. Cette demande souscrite sur un imprimé spécial mis par l'administration à la disposition des bénéficiaires.7°. .I.TAXES REMBOURSABLES Le droit au remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée.les matières premières.V. le prolongement du droit à déduction visé à l'article 101 du C. aux termes de l'article 103 du C. constitue dans le cas où il est prévu. III . DEMANDE DE REMBOURSEMENT Le remboursement n'a pas à être effectué d'office car. emballages .les frais généraux . et notamment ceux relatifs aux déductions autorisées et aux exclusions du droit à déduction.I.A. Il s'agit de la T.G.I. Ce droit s'exerce donc suivant les règles générales fixées pour l'application des dispositions relatives aux déductions et qui ont fait l'objet de commentaires figurant dans les chapitres précédents. il s'agit d'une simple faculté à laquelle les bénéficiaires éventuels peuvent renoncer..les prestations de services . doit être soumise au timbre de dimension et être accompagnée de la déclaration de chiffre d'affaires visée à l'article 110 du C. IV.. ayant grevé tous les éléments constutifs du prix de revient : .G.

Exportation La demande de remboursement doit être accompagnée des avis d'exportation et des copies de factures de ventes établies au nom des destinataires à l'étranger. En effet. a) Avis d'exportation Les exportateurs qui désirent bénéficier du remboursement doivent demander au service des douanes de leur viser les avis d'exportation à l'appui de la déclaration de sortie. Lorsqu'il s'agit d'expéditions par colis postaux. L'administration des douanes lorsqu'elle constate que des marchandises ayant donné lieu à la délivrance d'un avis d'exportation sont réimportées au Maroc. JUSTIFICATION DES OPERATIONS EXONEREES 1.F. Ce prix total est donc inscrit dans le compte vente. au service local des impôts en se référant à l'avis d'exportation qui a été délivré. Mais au regard de la douane celle-ci exige que le prix mentionné sur l'avis d'exportation soit le prix de vente F. A défaut des pièces énumérées ci-dessus. et récapitulés sur des relevés distincts. le 11/5/2007 233 . de la sortie effective des marchandises. Après constatation par l'administration des douanes. b) Les factures de ventes : Les copies de factures de ventes permettent à l'administration de s'assurer de la concordance entre le montant des ventes à l'exportation déclaré et celui des exportations correspondant aux avis d'exportation joints à l'appui des dossiers de remboursement. l'exportateur doit produire les récépissés de dépôt à la poste.B. revêtus du visa des services de la douane.A. c'est à dire le prix quai départ. Il est rappelé que le prix de vente à retenir est celui figurant sur les factures et non sur les avis d'exportation. lorsqu'une vente est faite aux conditions C.B. l'exportateur doit produire à titre exceptionnel les attestations d'exportations délivrées par l'administration des douanes qui garantissent l'exportation effective des produits pour lesquels le remboursement est demandé. elle doit en principe immédiatement le signaler. sous forme de note. l'avis d'exportation ainsi que la copie de la facture sont visés et restitués au déclarant pour être joints par l'exportateur. la facture correspond au prix de la marchandise augmenté du prix du transport avancé pour le compte de l'acheteur.O. au dossier de remboursement.

I et rédigée conformément au modèle ci-après : le 11/5/2007 234 .G.En ce qui concerne les exportations effectuées par l'entremise d'un commissionnaire. les copies de factures doivent être accompagnées des attestations prévues au dernier alinéa du premier paragraphe de l'article 92 du C.

............................................................................... Adresse............................................................... Pour le compte de ........................................... ...................I.........ATTESTATION Je soussigné (Nom et Prénom)..du................ Faisant l'objet de la facture nº.............................. le. prénom ou raison sociale).le.... Agissant en qualité : d'organisme exportateur (1)..... le 11/5/2007 235 ..................... Pour un montant de ................................................................................ Fait à ..........................................................Rue....... Profession............. (1) Rayer la mention inutile......... Sont de fabrication et propriété de : (nom....................G........................... représentant légal de la société................... Je m'engage par la présente à acquitter la taxe sur la valeur ajoutée de .... sur ............................................... Profession ................................................ Demeurant à ...................……………………………………………......................................................... ...... ainsi que les pénalités exigibles aux lieux et place de mon commettant au cas où je n'aurais pas observé les prescriptions édictées à l'article 92 du C.................................................. ............................................................................................................. ……………………………………………………………………………………………………………………......................................... Nº d'identification....................................................... commissionnaire exportateur (1)............................................. % sur la valeur de ces marchandises........ ... Certifie que les marchandises expédiées :..............

Pour les exportateurs de services. b) Engins et filets de pêche : Les bénéficiaires de l'exonération prévue en faveur des ventes d'engins et de filets de pêche sont tenus de remettre au service des impôts les bons de commande que leurs clients leur adressent.les documents visés par l'office des changes ou par tout autre organisme habilité à cet effet justifiant le rapatriement de devises. Une copie de ces bons doit être versée dans le dossier de remboursement.V.les relevés ainsi que les avis de crédit bancaire . .les copies de contrat passée avec l'étranger . il leur est demandé en guise de justification de chiffre d'affaires réalisés à l'exportation de produire : . en vertu des dispositions de l’article 94 du C. 2°) Autres ventes exonérées a) Ventes aux assujettis bénéficiant de l'achat en suspension (Article 94) : Pour prétendre au remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée les fournisseurs des entreprises bénéficiant de l'achat en suspension de la T. appuyée des factures justifiant de la réalisation effective des ventes. d'engins et de filets de pêche) doivent présenter un exemplaire de l'attestation nominative délivrée à leur client par le service local des impôts.G.les factures de vente . . fabricants d'engrais. .c) Relevés des factures et des avis d'exportation Pour permettre un contrôle plus rapide. Il y a lieu d'établir la distinction entre les différentes espèces de produits et opérations suivant le taux d'imposition qui leur est applicable. de biens d'équipement. liste visée à l'article 92-I-5°). le 11/5/2007 236 .I (exportateurs. les avis d'exportation et les copies de factures de vente doivent être récapitulés sur des relevés distincts. Ces bons de commande sont dispensés du visa du service de l'inspection maritime à compter du 1er janvier 1998.A. c) Matériels agricoles Les ventes effectuées sous le bénéfice de cette exonération doivent être justifiées par les factures désignant les biens destinés à usage exclusivement agricole (cf.

engrais. justifier du droit au remboursement par la production de document établissant que les achats de produits et services ou façons ont été grevés de la taxe. le fournisseur de ces biens doit pour prétendre au remboursement joindre une copie de l'attestation d'exonération délivrée par le service d'assiette des Impôts. soit à l'importation. le versement de la taxe sur la valeur ajoutée à l'entrée au Maroc est justifié par la production des factures d'achat et de la déclaration d'importation ainsi que les quittances de douane et un relevé comportant les références de chaque importation. 1°) Importations directes : Pour les produits importés directement par les bénéficiaires du remboursement. à l'occasion de tournage de films au Maroc (article 92-I-38°) Pour bénéficier du remboursement. En raison de la particularité de ce remboursement.JUSTIFICATION DU MONTANT DES TAXES A REMBOURSER : Les personnes pour lesquelles le remboursement est prévu doivent. le 11/5/2007 237 . soit à l'intérieur.d) Biens d'équipement. e) Produits phytosanitaires. bâtiments de mer et produits destinés à y être incorporés.G. les documents justificatifs à produire sont les seules factures de ventes. cinématographiques et télévisuelles. une étude plus détaillée sera réservée à la fin de ce chapitre. matériel et outillage En plus des factures de ventes.I. prestation de restaurations fournies directement par l'entreprise au personnel salarié : L'exonération des produits et services susvisés n'étant subordonnée à aucune attestation. les fournisseurs desdits biens et services doivent fournir les copies de facture de vente partant le numéro et la date de l'autorisation prévu à cet effet ainsi que l'indication du service local des impôts qui l'a délivrée. C. g) Les biens et services acquis par les entreprises étrangères de production audiovisuelles. f) Les opérations de constructions de locaux à usage exclusif d'habitation prévue par le paragraphe 9 de l’article 92 du C.

D. si les justifications exigées sont ultérieurement produites. Dès lors. le 11/5/2007 238 . doivent être formellement exclus du remboursement. En principe. Il est à rappeler que. on doit exiger une copie établie par le fournisseur. à amortissement. ou non encore utilisées. l'exportateur doit : 1°) Certifier conforme la copie qu'il a établie .G. Cependant on peut. réintégrer le montant de ces achats dans les remboursements suivants. La copie des factures doit être établie et comporter toutes les indications et références comme exigé en matière de déductions. les bénéficiaires du remboursement doivent joindre à l'appui du relevé susvisé les duplicatas des factures d'achat (factures d'achat des biens amortissables). Toutefois. en ce qui concerne les biens constituant des immobilisations soumises. 2°) Joindre en communication l'original de la facture du fournisseur. ou une copie incomplète.MONTANT DU REMBOURSEMENT : les dossiers de remboursements sont liquidés dans la limite du montant de la taxe sur la valeur ajoutée calculée fictivement sur la base du chiffre d'affaires déclaré pour la période considérée au titre des opérations exonérées en application des articles 92 et 94 du C. Dans tous les cas où il en est autrement. par copie intégrale. sous réserve du respect de délai prévu en la matière. il faut entendre la reproduction complète des énonciations et indications figurant sur l'original de la facture. Ce qui permet d'éviter dans une certaine mesure de rembourser la taxe afférente à des achats hors de proportion avec le montant des ventes réalisées. tous les achats pour lesquels les bénéficiaires ne fournissent pas copie de la facture. le service procède au rapprochement de l'original et de la copie de facture et l'agent liquidateur appose sur la dite copie. 2°) Achats à l'intérieur : Pour les achats au Maroc. la mention vu "conforme" suivie de son nom et de sa signature. De son côté.Il s'agit d'un document établi d'après les quittances délivrées par les services des douanes et dont l'établissement ne paraît poser aucun problème particulier. les bénéficiaires du remboursement doivent joindre à leur dossier la copie intégrale des factures d'achat au Maroc ou mémoires en sus du relevé des achats.I pour lesquelles le remboursement est prévu.

.. : 230..000 DH ..Taxe ayant grevé ses achats.000 .. :1....000.000 DH de taxe sur la valeur ajoutée. : 170.Plafond .. Pour cela elle a acheté des biens et services sur lesquels elle a payé 220.000 DH .000 DH ....000 DH + 20. : 200..000 DH de taxe...Crédit reportable.. : 220.000 DH .000 . : 20..500........……………………………………......... .000 DH .000 DH........000 DH ..000 DH ..Total remboursable.....000 x 20 % = 200. : 220.....Calcul du plafond .000 DH Supposons maintenant que lors du 3 trimestre elle a encore exporté pour 1.000 DH 200. le 11/5/2007 239 .. la différence peut être utilisée pour la détermination de la limite de remboursement concernant la ou les périodes suivantes : Exemple chiffré : Une entreprise exportatrice a livré à l'exportation durant le 2ème trimestre 2006 des marchandises pour une valeur (hors taxe) de 1.Lorsque le montant de la taxe à rembourser est inférieur à la limite fixée ci-dessus. : 1.000 DH ..000 de DH que ces achats n'ont été grevé que de 170...Plafond..000 x 20 % = ..000 DH 300..000 = 30..000 DH ..000...000 = 20...... :1.……………........000 DH.000..000 DH et la taxe ayant grevé ses achats à 200.000 = 190.000 x 20 % = .190.Crédit.Crédit période antérieure : 30............ .......Taxe ayant grevé les achats : 200.... : 220..000.000 DH Enfin les exportations du 4 trimestre se montent à 1..Taxe ayant grevé ses achats : 170.....Remboursement à accorder…………………….....500.Remboursement à accorder. .Crédit à reporter .....200....Montant à accorder.000 DH..000 DH ... : 220.Montant remboursable. : 230...

pour le cas d'espèce.I doivent permettre de déterminer l'affectation exacte des achats et services. Il convient de préciser que la taxe à rembourser concerne exclusivement celle ayant grevé les achats de biens et services constituant les éléments du prix de revient des opérations exonérées ou réalisées sous le bénéfice de la suspension et ouvrant droit à remboursement. le 11/5/2007 240 . Ainsi. et qui ne constitue en fait qu'une régularisation au profit des assujettis qui cessent leur activité. le dépôt de la demande de remboursement de la TVA ouvrant droit à déduction au titre du 1er trimestre 2006 peut être effectué au plus tard le 31 Mars 2007. sous peine de forclusion. Lorsque ces documents ne permettent pas de déterminer avec précision l'affectation dont il est question.I prévoient un remboursement d'une toute autre nature. Les états des taxes rejetées accompagnés des factures concernées sont adressés aux redevables par lettre recommandée avec accusé de réception.000 = 70. qu'à travers une comptabilité du prix de revient. Les livres comptables dont la tenue est prescrite par l'article 118 du C. Il y a lieu de signaler en outre que lors de la liquidation des dossiers de remboursement certaines factures entachées d'irrégularités de forme sont rejetées du droit au remboursement sollicité. E. et des opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée.Le montant remboursable étant inférieur au plafond.000 DH. Contrairement à l'ancienne législation désormais le bénéficiaire peut pour la période suivante utiliser le reliquat de plafond non utilisé soit 300.DELAI DE FORCLUSION : Les personnes remplissant les conditions requises pour bénéficier du remboursement doivent en faire la demande sous peine de forclusion. il sera remboursé en totalité. Par ailleurs.G. celle-ci ne pourra être appréhendée.G.230. ( L.F 1996/77). Pour pouvoir bénéficier d'un complément de remboursement au titre des factures rejetées les redevables intéressés sont tenus de présenter au service des impôts. il convient de signaler que les dispositions de l'article 103 du C. dans un délai n'excédant pas l'année suivant l'expiration du trimestre pour lequel le remboursement est demandé.000 . notamment pour les entreprises effectuant concurremment des opérations exonérées en vertu des articles 92 et 94. une demande écrite accompagnée des factures dûment complétées dans un délai n'excédant pas l'année suivant la date de la réception de la notification du rejet.

A : Modalités d'application 1. le 11/5/2007 241 . le numéro des factures d'achat ainsi que le numéro d'identification attribué au fournisseur . le législateur a prévu à l'article 103 du C.Remboursement au titre des opérations de construction d'habitat social Aux termes de l'article 92-I-28° du C. les personnes physiques et morales. Cette demande doit être accompagnée des factures d'achat. ses clients débiteurs dans le mois qui suit et payer la taxe correspondante. des mémoires. le remboursement. par unité de logement. du crédit de taxes résultant de l'application de la règle du décalage.I. les opérations de construction de logements à caractère social sont exonérées avec droit à déduction. soumise à la taxe sur la valeur ajoutée.G.G. est tenu de déclarer entre autre. Aussi pour lui permettre de bénéficier des déductions de la taxe ayant grevé les éléments du prix de revient des ventes afférents à ces clients débiteurs ou de celle dont le fait générateur n'est pas encore intervenu. respectivement 100 m2 et 200 000 DHS taxe comprise. comportant : .la date. VI . peuvent prétendre au remboursement. édifiant les logements sociaux à usage d'habitation dont la superficie couverte et la valeur immobilière totale n'excédent pas. des quittances.I. des relevés bancaires ainsi que les avis de débit et de toutes pièces probantes pouvant justifier les dépenses engagées. les personnes intéressées sont tenues de déposer au service local des impôts dont elles dépendent une demande établie sur un modèle fourni à cet effet par l'administration avant l'expiration du troisième mois qui suit celui de la date de délivrance du permis d'habiter.G. Dans le cas d'espèce la demande de remboursement doit accompagner la déclaration de cessation visé à l’article 150 du C.Remboursement de régularisation L'assujetti qui cesse son activité.I.V . Bénéficient de l'exonération précitée et par conséquent. Constitution du dossier de remboursement Pour pouvoir bénéficier du remboursement. Un relevé récapitulatif des pièces précitées doit accompagner la demande susvisée. Ce remboursement ne saurait en aucun cas être supérieur aux déductions autorisées et pour lesquelles le fait générateur est intervenu postérieurement à la date de cessation. en cas de cessation.

Modalités de liquidation Le montant de la taxe à rembourser est liquidé dans la limite du montant de la taxe calculée fictivement sur la base de la valeur immobilière totale diminuée du prix du terrain..000 DH HT . biens et services .les références et les modalités de paiement par virement bancaire. 2. . Le rez de chaussée est constitué de 5 magasins.copie certifiée conforme du permis d'habiter .000 DH . ainsi que le montant de la T.000 DH .A.T.le montant des achats H. il n'y a pas lieu de procéder à l'actualisation du prix du terrain inscrit dans l'acte d'achat.000 DH est réparti comme suit après exploitation des éléments fournis par le redevable : * taxes ayant grevé les locaux à usage le 11/5/2007 242 .19 .V.le prix de vente de l'appartement = 200. En raison de l'optique dans laquelle ce remboursement a été institué tendant à détaxer en totalité la construction des habitations à caractère social.le montant de la taxe déductible soit 350. en outre fournir les documents ci-après : .le prix d'acquisition du terrain : 280 m2 x 2.la nature des matériaux.000 DH = 560. .le prix de vente total des magasins 250. .copie certifiée conforme du permis de construire accompagnée du plan de construction .Cas d'illustration 1er cas : Un promoteur immobilier a construit sur un terrain acquis en 1990 un immeuble (rez de chaussée + 5 étages) de 10 appartements dont la superficie habitable de chaque appartement est de 80 m2. payée . .250. C . chèque ou effet . Les bénéficiaires doivent.copie certifiée conforme du contrat de vente. Données chiffrées de l'exemple .le coefficient de réévaluation = 1.000 x 5 = 1.

450 DH = 109.000 m2 x 150 DH le 11/5/2007 = 93.000 .333 DH = 111.200. Base imposable 1.prix du terrain 8.000 DH = 190.000 DH 243 .000.934 x 14 %) .934 DH = 109.professionnel : 50.000 m2 . crédit de taxes à rembourser 2ème cas Un promoteur immobilier a édifié des logements d'une superficie habituelle de 70 m2 chacun dont le prix unitaire de cession est de 200. Une partie des logements construits a été destinée à la location.000 DH . + 5 étages) .138.111.000 DH La régularisation de la situation fiscale de ce promoteur se présente comme suit : .066 . Les renseignements complémentaires de ce dossier se présentent ainsi : . prix du terrain actualisé 93.450 DH = .taxes ouvrant droit au remboursement : .logements destinés à la location : 35 logements .000 .O66 DH = 1.valeur immobilière totale de la construction : 180.000 DH * taxes ayant grevé les logements à caractère social : 300.50.000 : 6 (R.taxation de la vente des magasins = . taxes à payer .550 DH = 1.250.19 .superficie du terrain :8.totalité des logements construits : 100 logements .000 x 100 :18. Taxes à payer : (1.300.000 DH.333 x 1. proportion du prix de terrain affecté aux magasins : 560.138.C. taxes déductibles .

000 x 14 % 1.300 DH 1. l'eau. bien qu'il détienne une comptabilité séparée pour chacune des deux catégories de logement.000 .. telles que l'électricité.242. Cependant.000 .la fraction du coût du terrain revenant à chaque logement : 1.le coût de construction d'un logement : 180. le matériel.000 DH = 12.le reliquat de taxes ouvrant droit au remboursement : 2.337.la taxe déductible : 16.le coût total de la construction : 167.A.14 = 2.758.420 = 167.580 x 35) x 14 % = 720.758..14 .242.000 DH .000 DH = 1.O58.coût d'achat du terrain = 30./habitat social C. Pour la liquidation du dossier le remboursement dudit promoteur deux situations sont à envisager : a) Possibilité de détermination d'un prorata Si au moment du dépôt du dossier de remboursement le promoteur a cédé tous les appartements construits.420 DH .conservation foncière . la taxe ayant grevé les charges communes est à rembourser dans la limite d'un prorata égal à C.000 : 100 = 12. les frais financiers.droit d'enregistrement . le téléphone.000 DH .. le petit outillage etc.300 = 1.000 DH .la taxe exigible sur les logements loués : (167.12.580 x 100 =16.700 DH 3ème cas Un promoteur immobilier réalise des logements à caractère social et des logements de standing moyen.580 DH .A.058. il aura à répartir certaines charges communes. total le 11/5/2007 244 .720.

G. au moment de l'encaissement total ou partiel des marchandises. si l'impôt devient exigible dès la naissance de son fait générateur. Cependant. travaux ou services .b) Défaut de calcul d'un prorata Dans l'impossibilité de réaliser la totalité de son chiffre d'affaires. à imputer ladite taxe sur la taxe collectée sur le chiffre d'affaires taxable. il peut pour d'autres être optionnel.I .G. il est autorisé dans ce cas précis et pour de telles charges. l'imposition des assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée s'effectue soit sous le régime de la déclaration mensuelle soit sous celui de la déclaration trimestrielle. pour le régime du débit au moment de la facturation. le promoteur en question ne pouvant déterminer le montant de la taxe demandée en remboursement. En d'autres termes la taxe sur la valeur ajoutée exigible au titre des opérations taxables réalisées au cours d'une période (mois ou trimestre) est versée au trésor avant la fin du mois suivant. CHAPITRE III LES REGIMES D'IMPOSITION L'obligation fiscale ou fait générateur prend naissance pour les opérations faites à l'intérieur.I sont obligatoirement soumis au régime de la déclaration mensuelle : le 11/5/2007 245 . C'est ainsi qu'aux termes des articles 110 et 111 du C.ou pour les assujettis qui ont opté. il serait dans la pratique difficile d'en demander le versement à ce moment précis. SECTION I Régime de la déclaration mensuelle Assujettis visés par le régime Le régime de la déclaration mensuelle est pour certains assujettis obligatoire. 1°) Assujettis obligatoirement soumis à ce régime En vertu de l'article 108 du C.

000.000) de dirhams .Les nouveaux contribuables pour la période de l’année civile en cours. 2°) Redevables imposés sous le régime de la déclaration mensuelle par option Le législateur a ouvert un droit d'option pour l'imposition sous le régime de la déclaration mensuelle. elle est renouvelable d'année en année par tacite reconduction. 2°.Assujettis obligatoirement imposés sous ce régime Conformément à l'article 108 du C.a) les contribuables dont le chiffre d'affaires taxables réalisé au cours de l'année écoulée atteint ou dépasse 1. Le chiffre d'affaires doit s'entendre hors taxe. le 11/5/2007 246 .Les contribuables exploitant des établissements saisonniers. et celles situées hors champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée.I. b) Toute personne n'ayant pas d'établissement au Maroc et effectuant des opérations imposables. ne sont pas comprises dans le chiffre d'affaires taxable les affaires exonérées visées aux articles 91.G. ainsi que ceux exerçant une activité périodique ou effectuant des opérations occasionnelles . L'exercice de ce droit est soumis à autorisation administrative dont la demande doit être déposée avant le 31 janvier auprès du service local des impôts dont dépend l'assujetti. aux assujettis imposables sous le régime de la déclaration trimestrielle. Cette option est valable pour une année civile entière. 92 et 94. Cette ouverture est énoncée à l'article 108-II du C.000. SECTION II Régime de la déclaration trimestrielle et exonération des petits redevables I . Le chiffre d'affaires à prendre en considération est celui réalisé au titre des opérations taxables .G. 3°. sauf dénonciation avant le 31 décembre par le redevable.Les contribuables dont le chiffre d’affaires taxable réalisé au cours de l’année écoulée est inférieur à un million (1.000 de DH.I sont soumis au régime de la déclaration trimestrielle : 1°.

faire connaître son existence et les changements qui interviennent dans le cours de l'activité qu'il exerce .000 DH (voir champ d'application). Cette exonération s'applique à certaines catégories socio-professionnelles dont le chiffre d'affaires annuel ne doit pas excéder le seuil de 180. CHAPITRE IV LES OBLIGATIONS DES ASSUJETTIS La taxe sur la valeur ajoutée étant un impôt déclaratif.tenir une comptabilité régulière (Art.I . . . l'assujetti doit déterminer lui-même.Abolition ou régime du forfait et instauration d'un régime d'exonération Avec l'avènement de la taxe sur la valeur ajoutée le régime du forfait.G.). et sous sa propre responsabilité. Aussi l'objet du présent chapitre est-il de commenter les dispositions légales relatives à chacune des obligations incombant aux assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée. . c'est-àdire qu'elle est perçue par les concernés comme un prélèvement sur leur marge bénéficiaire. Outre cette obligation l'assujetti est tenu de : . la taxe sur la valeur ajoutée revêt le caractère d'un impôt direct.I ) . le montant de la taxe exigible et le verser au Receveur de l’administration fiscale. Cette mesure se trouve justifiée par le fait que pour cette catégorie de redevables. il lui est substitué une exonération.déposer périodiquement une déclaration de chiffre d'affaires (Art.108 du C. 145 du C.II .G.se prêter aux contrôles des agents habilités à cet effet. le 11/5/2007 247 . réservé dans son principe aux "petits" redevables est aboli.

l'emplacement du ou des magasins de vente. le lieu du siège social et sa raison sociale.I.Déclaration d'existence Prévue à l'article 109 du C. dans le mois qui suit le commencement de ses opérations taxables..Déclaration de cessation En cas de cessation ou de cession. le n° du ou des comptes bancaires ouverts à son nom.. les changements de personnes. s'il s'agit d'une personne physique. sur un imprimé dont le modèle est fourni par l'administration.G. biens d'exploitation etc. l'administration fiscale attribue au redevable un numéro d'identification qu'il doit reproduire sur les factures de ventes ou de prestations.Déclarations modificatives Les assujettis doivent également transmettre au service local des impôts les déclarations qui ont pour objet de l'informer des changements qui peuvent intervenir dans leur situation (changement d'activité ou transfert d'établissement etc. de fournir dans le mois qui suit la date de cessation ou de cession une déclaration contenant les indications nécessaires à la liquidation des impositions non encore mises en recouvrement et à la régularisation des déductions. Au vu de cette déclaration. II . ces derniers sont également tenus de faire connaître dans le délai et la forme susvisée. des usines ou entrepôts situés au Maroc. Le déclarant doit également préciser la nature de l'activité qu'il exerce et à raison de laquelle il est assujetti à la taxe. III. et désigner les entreprises dont il dépend ou qui dépendent de lui.. sa forme juridique.SECTION I Obligations d'ordre administratif I . ou le siège social pour les sociétés. s'il s'agit d'une société. la déclaration d'existence est à établir. Dans cette déclaration l'assujetti doit indiquer tous les renseignements permettant d'identifier et situer son entreprise : nom. des agences et succursales..). quand il s'agit de sociétés de personnes. Ce numéro est notifié à l'intéressé par lettre recommandée. clients débiteurs. par tout nouvel assujetti. La déclaration d'existence doit être envoyée ou déposée au service local d'assiette des impôts dans le ressort duquel ce trouve l'établissement principal. prénom et domicile . les assujettis sont tenus conformément à l'article 151 . stocks de produits finis et de marchandises.) le 11/5/2007 248 .

Déclaration périodique de chiffre d'affaires Les assujettis sont tenus d'établir par écrit chaque mois ou chaque trimestre (selon le régime d'imposition qui leur est propre) le relevé sincère et exact du chiffre d'affaires réalisé. 1°) Contenu des déclarations du chiffre d'affaires Les déclarations de chiffre d'affaires sont établies sur des imprimés d'un modèle fourni par l'administration (1) lequel comporte notamment : .le montant des affaires non taxables .le montant de la taxe exigible . . devient solidaire avec le cédant pour le paiement de la taxe restant due par ce dernier pour la période allant du 1er janvier à la date de cession. .le montant du chiffre d'affaires taxable par nature d'activité et par taux . Quel que soit le régime d'imposition appliqué. pour lesquels le législateur estime qu'il y a continuité de l'activité. de scission ou d'apport en société.éventuellement le montant du crédit de la période précédente . le 11/5/2007 249 . . Un relevé analogue doit être établi en cas de cession ou de cessation pour la période d'activité écoulée depuis la précédente déclaration mensuelle ou trimestrielle. il reste à préciser que la cession ou cessation entraîne la déchéance du terme. . les achats et les travaux à façon . . En effet. au fur et à mesure des encaissements. IV . conformément à l'article susvisé. la taxe due devient alors exigible dans le mois qui suit : ces dispositions ne sont toutefois pas applicables en cas de fusion. (ce montant doit figurer en hors taxe) .le montant des affaires exonérées .le montant total des affaires réalisées . .  les importations. sous réserve toutefois que la ou les nouvelles entités s'engagent à acquitter. la taxe correspondante aux clients débiteurs de la ou les anciennes entités et les taxes restant éventuellement dues par celle-ci. le cessionnaire ou le successeur qui omet de souscrire dans le délai légal la déclaration d'existence le concernant. Enfin.le montant de la taxe dont la déduction est opérée en distinguant entre: a) pour les achats non immobilisés : * les prestations de services .La déclaration de cession ne dispense pas le successeur de déposer une déclaration d'existence. .l'identité du redevable .

b) Régime de la déclaration trimestrielle La date limite est fixée à la fin du premier mois qui suit chaque trimestre de l'année civile.Périodicité du dépôt des déclarations de chiffre d'affaires a) Régime de la déclaration mensuelle La date limite du dépôt est fixée à la fin du mois de chaque année civile pour le chiffre d'affaires réalisés le mois précédent.G. les achats. agences et établissements secondaires doivent être regroupées au lieu du siège social de l'établissement principal.I. Ces déclarations doivent en outre être datées signées et souscrites sans réserve . le cas échéant le crédit à reporter ou dont le remboursement est demandé. b) Versement de l'impôt L'assujetti est également tenu de verser en même temps l'impôt exigible afférent auxdites déclarations. Elles doivent être déposées au bureau du receveur de l’administration fiscale dans le ressort duquel se trouve cet établissement ou ce siège social. ainsi la déclaration relative au chiffre d'affaires réalisé au mois de juin doit être déposée avant le 31 juillet. (1) Voir modèle en annexe. 3°.Lieu de dépôt des déclarations du chiffre d'affaires a) Unicité de compte En matière de taxe sur la valeur ajoutée l'imposition devant porter sur l'ensemble des affaires réalisées par un même assujetti. le 11/5/2007 250 . les déclarations relatives au chiffre d'affaires réalisé par les succursales. ainsi que les prestations de services ou autres dépenses passées en immobilisations.b) pour les achats immobilisés : . les livraisons à soi-même. elles engagent la responsabilité de signature. c) le montant de la taxe à verser ou. l'assiette et le recouvrement de l'impôt sont de la compétence de l'administration des douanes et impôts indirects. 2°. Pour les redevables de la taxe spécifique prévue à l'article 100 par dérogation aux articles 110 et 111 du C. les travaux d'installation et de pose.les importations.

dimanches et jours fériés. 5°) Défaut de dépôt de la déclaration du chiffre d'affaires Il convient de signaler que le défaut de dépôt des déclarations du chiffre d'affaires dans les délais fixés peut entraîner une imposition d'office.le 31 juillet pour le 2ème trimestre . un chèque de virement postal ou un mandat établi à l'ordre du receveur et correspondant au montant de l'impôt calculé conformément aux dispositions légales. le redevable doit y annexer un chèque barré. A cet égard. . Etant précisé que toutes les correspondances doivent être faites par lettre recommandée avec accusé de réception . Lorsque lesdites déclarations sont adressées par la poste au percepteur compétent. Par jour de congé légal on doit entendre les samedis. . Cette imposition devient définitive et ne peut en aucun cas faire l'objet de pourvoi devant les commissions (voir contentieux).et le 31 janvier pour le 4ème trimestre. l'assujetti retardataire doit être invité par lettre recommandée avec accusé de réception à se conformer à ses obligations fiscales dans un délai de trente jours. Cependant et préalablement à toute taxation d'office. 4°) Date de paiement de la taxe exigible Il est rappelé que l'impôt qui se dégage des déclarations de chiffre d'affaires doit être versé au plus tard aux dates visées ci-dessus . une notification d'imposition lui est adressée. Lorsque le délai de dépôt de la déclaration expire un jour de congé légal l'échéance est reportée au premier jour ouvrable qui suit. (voir développement au niveau de la procédure de vérification). . Passé ce délai et si le redevable n'a pas réagi. le redevable doit s'entourer de toutes les précautions pour s'assurer que le paiement interviendra à l'intérieur des délais visés ci-dessus. les bases sur lesquelles l'administration se propose d'imposer l'assujetti retardataire si dans un délai de 30 jours il ne remplit pas ses obligations fiscales. Cette disposition vise à assurer plus d'efficacité à la procédure de notification en vigueur et ce au moyen d'une diversification des voies de remise de courrier au redevable par l'administration.le 31 octobre pour le 3ème trimestre . le 11/5/2007 251 .En d'autres termes le dépôt de la déclaration du chiffre d'affaires doit intervenir avant : . Cette notification doit donc mentionner.le 30 avril pour le 1er trimestre . Passé ce délai et en l'absence de réponse de l'intéressé l'imposition notifiée est mise d'office à sa charge.

doivent être non seulement puisés dans le dossier de l'assujetti mais aussi recherchés par le biais des recoupements en possession du service et à travers des interventions sur place afin de s'assurer des conditions objectives de l'exercice de l'activité taxable (importance du local. au service local des taxes sur le chiffre d'affaires dont ils dépendent une déclaration conforme au modèle prescrit par l'administration (1).. ainsi que le montant de la taxe afférente à ce prix d'achat ou de revient pour les achats à des redevables de la taxe sur la valeur ajoutée. Cette déclaration doit mentionner d'une part le pourcentage de déduction annuel que les assujettis appliquent pendant l'année en cours et les éléments globaux utilisés pour la détermination de ce pourcentage et de l'autre le prix d'achat ou de revient taxe comprise de l'ensemble des biens amortissables acquis au cours de l'année précédente. D'un autre côté chaque assujetti doit joindre à l'appui de ses déclarations du chiffre d'affaires un duplicata des factures des achats des biens amortissables ouvrant droit à déduction et réalisés au cours de la période d'imposition considérée. leur valeur et le montant de la taxe ayant grevé leur achat. Les impositions à établir d'office doivent être assises sur des bases aussi proches que possible de la réalité. 6°) Documents annexes Les assujettis doivent adresser ou remettre chaque année avant le 1er Avril. I . nombre d'ouvriers employés.G.I.Tenue d'une comptabilité régulière Les assujettis doivent tenir une comptabilité régulière permettant non seulement de déterminer le chiffre d'affaires réalisé mais également de dégager le montant de la taxe sur la valeur ajoutée dont ils opèrent la déduction ou revendiquent le remboursement (voir chapitre droit de contrôle).. la désignation exacte des biens.Les services locaux d'assiette sont invités à procéder avec le minimum de célérité à la régularisation de la situation des redevables retardataires. Pour ce faire. comparaison avec un établissement similaire. Lesdites factures doivent être récapitulées sur un relevé comportant la référence de la facture. SECTION II Obligations d'ordre comptables En plus des obligations d'ordre administratif décrites ci-avant les assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée sont tenus de remplir les obligations d'ordre comptable prévues à l'article 118 du C. les éléments d'appréciation. le 11/5/2007 252 . moyens techniques mis en oeuvre) etc.

Ces dispositions sont également applicables aux assujettis. quantité et nature des marchandises vendues ou des services rendus. le 11/5/2007 253 . des indications habituelles d'ordre commercial : 1°.Opérations exonérées : pour les opérations visées aux articles 91. 92 et 94 du C. Toutefois il est souhaitable qu'elle figure à la suite des références imprimées habituellement sur les factures et sous forme d'identifiant fiscal.Avoirs : il va de soi que les notes de crédit adressées aux clients au titre "d'avoirs" doivent être assorties des mêmes mentions que les factures qu'elles modifient. 2°.le numéro de l'identifiant fiscal attribué par le service lors du dépôt par l'assujetti de sa déclaration d'existence. ainsi que les modalités de paiement se rapportant à ces factures ou mémoires.II . des factures ou mémoires prénumérotés et tirés d'une série continue ou édités par un système informatique sur lesquels ils doivent mentionner en plus. 3°.G. le montant de la taxe réclamée en sus du prix ou comprise dans le prix. B . La présentation matérielle de cette mention est laissée à l'appréciation de l'assujetti (cachet humide d'impression).Cas particuliers 1°.I les factures doivent porter l'indication de l'exonération ou du régime suspensif sous lequel ces opérations sont réalisées.Eventuellement les noms prénoms et adresse des acheteurs ou clients.d'une manière distincte. 4°.I fait obligation aux assujettis de délivrer à leurs acheteurs ou clients passibles de la taxe sur la valeur ajoutée. 2°.Facturation A – Droit commun L'article 119 du C. Cette dernière obligation a essentiellement pour but de permettre une stricte application des dispositions relatives à la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée par les assujettis. pour les prestations de service rendus à des particuliers.Tous renseignements utiles quant aux prix.G.

Diversité de points de vente Dans le cas d'entreprises disposant de plusieurs points de vente.. b) Lorsqu'il s'agit de prestations de services rendues par des assujettis à des particuliers.Cas des livreurs Les entreprises qui pratiquent des tournées en vue de la vente directe à des patentables doivent mentionner sur les factures ou les documents en tenant lieu qu'elles délivrent à leurs clients.Ventes à des particuliers a) Lorsqu'il s'agit de ventes de produits ou de marchandises par les assujettis à des particuliers. 5°. le ticket de caisse peut tenir lieu de facture. . . il leur est fait obligation de leur délivrer des factures ou mémoires.la quantité et le prix de vente avec la mention apparente de la taxe . ventes au détail. Néanmoins. l'obligation de tenir des factures pré-numérotées tirées d'une même série continue.la désignation ou produit ou du service. C'est le cas notamment du transporteur en commun qui délivre des billets aux voyageurs.3°. peuvent utiliser une série à part pour chaque établissement. le numéro d'article du rôle d'imposition desdits clients à l'impôt des patentes.l'identification du vendeur ou du prestataire de services . 4°.). Exemple ventes faites dans les pâtisseries et salons de thé au public. Il en est de même en ce qui concerne les factures ou documents en tenant lieu délivrés par les livreurs dans le cas des entreprises qui effectuent des tournées en vue de la vente directe de leurs produits. en raison de la spécificité de certaines professions. il est donc admis que les prix soient établis "taxes comprises" comme par le passé. il est admis que le ticket délivré par ces prestataires à leurs clients peut tenir lieu de facture.la date de l'opération .Prix réglementés : pour ce qui est de la question de la mention de la taxe sur les factures concernant les produits ou services dont les prix sont fixées par voie réglementaire. .Marchés administratifs : il est à préciser que les administrations publiques et les collectivités locales interdisent à leurs contractants la facturation de l'impôt en sus du prix des marchandises ou des services. cette circonstance ne peut être invoquée par les assujettis pour mettre en échec les dispositions législatives. suivantes : Le ticket de caisse doit toutefois comporter au moins les indications .. 7°. 6°. le 11/5/2007 254 .

les factures de ventes et les tickets de caisse..les inventaires détaillés.les fiches fournisseurs. n'est pas suffisant pour entraîner l'application de cette obligation. . doivent être conservés pendant un délai de dix ans à compter de la date de la dernière opération qui y est inscrite. Par contre un assujetti qui ne mentionne pas si le prix est stipulé hors taxes ou taxes comprises. aucune mention de celle-ci ne peut être apposée par les non-assujettis. elle en est redevable envers le trésor du seul fait de cette mention bien que son activité ne soit pas assujettie. le fait pour un non assujetti de faire figurer sur les factures la seule mention "taxes comprises" sans préciser le montant de l'impôt inclus dans la facture.les livres comptables (grand livre.Mention irrégulière de la taxe sur les factures Si les redevables de la taxe ont l'obligation de faire figurer sur leurs factures le montant de la taxe sur la valeur ajoutée qui est incluse. Il en est de même des pièces justificatives des opérations effectuées.I toute personne qui mentionne la taxe sur les factures qu'elle établit en est personnellement redevable du seul fait de sa facturation. Il en résulte que si une personne dont l'activité est exonérée ou située hors du champ d'application de la taxe fait mention chiffrée sur des factures de la taxe sur la valeur ajoutée.les factures d'achats justifiant les dépenses et les investissements effectués durant le délai précité . . s'ils ne sont pas recopiés intégralement sur le livre d'inventaire .les fiches clients . III. Cependant. Les documents dont la conservation est prescrite sont : .. . . livre-journal. le 11/5/2007 255 . C'est ainsi qu'aux termes de l'article 119 du C.Délai de conservation des documents comptables Afin de permettre l'exercice aussi bien du droit de communication que du droit de contrôle qui sont commentés dans la section suivante. les documents et livres comptables. le prix est considéré comme étant taxes comprises. livre d'inventaire et journaux auxiliaires) . .C .G.

l'assujetti est tenu d'en informer le service local des impôts dont il dépend par lettre recommandée avec accusé de réception dans les quinze jours suivant la date à laquelle il a constaté la perte. Ces obligations concernent : . même si la plupart des opérations ont été réalisées à Rabat. Etant précisé que le service doit.les entreprises dépendantes .Entreprises dépendantes 1°) Dispositions légales En ce qui concerne l'article 96 du C. .dans une deuxième partie : le montant des prix de vente des mêmes marchandises.Ces documents et pièces doivent être conservés au siège du dernier lieu d'imposition. en cas de perte desdits documents. rechercher par tout moyen de preuve confirmant ou infirmant les dires de l'intéressé. avec la désignation sommaire des produits vendus .G.les redevables installés hors du Maroc . A .les redevables exerçant des activités multiples. C'est ainsi que lorsqu'un assujetti a transféré son siège de Rabat à Casablanca. en cas de doute quant à la déclaration de l'assujetti. Enfin.dans une première partie : le montant de leurs ventes directes ou indirectes. SECTION III Obligations particulières concernant certains redevables A côté des obligations exposées ci-avant. il en existe d'autres qui ne sont à la charge que de certains redevables. le 11/5/2007 256 . à l'entreprise acheteuse. . l'administration doit pouvoir consulter les documents dont il est question à Casablanca. pratiqués par l'entreprise acheteuse.I : "1°.les entreprises assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée vendant à une entreprise dépendante ou dont elles dépendent au sens de l'article 98 ci-dessus doivent lorsque l'entreprise acheteuse n'est pas assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée ou en est exonérée et si leur comptabilité ne permet pas de dégager nettement les éléments désignés ci-dessous tenir un livre spécial dans lequel elles inscrivent : . .

B achète également à C 150 unités du même produit au prix de 11 DH l'unité qu'elle revend à 17 DH l'unité..dans la deuxième partie : le montant de leurs ventes desdits produits".G. avec la désignation sommaire des produits achetés ...Dans une première partie : le montant de leurs achats. TOTAL Produit P1 Produit P1 .. 300 .. A vend à B 300 unités d'un produit à 10 DH que cette dernière revend à 16 DH. Exemple : Deux entreprises A et B sont dans la dépendance l'une de l'autre. 1 650 12/6/06 22/7/06 .I doivent... 2°) Application Des dispositions ci-dessus il ressort qu'aussi bien l'entreprise assujettie que la non assujettie sont tenues de respecter l'obligation administrative qui consiste soit à avoir une comptabilité permettant de distinguer les achats et les ventes faites entre elles soit à avoir un livre spécial pouvant faire ressortir ces mêmes éléments. ... B est l'entreprise acheteuse non assujettie.... A est assujettie. directs ou indirects...... 10 Ventes indirectes par C quantité P..... le 11/5/2007 257 . à une entreprise dépendante ou dont elles dépendent au sens de l'article 96 du C. 150 11 . elle a créé une entreprise C pour écouler ses produits.U.....U..A. 3 000 Total 1 650 . à l'entreprise vendeuse. tenir un livre spécial dans lequel elles inscrivent : . 150 .V.Les entreprises non assujetties à la T. ou qui en sont exonérées achetant directement ou indirectement.... 300 10 .."2°. 11 Total 3 000 . Le registre spécial requis pour chacune des entreprises pourrait être conçu ainsi : 1°) Chez A (entreprise assujettie) a) Première partie du registre spécial Ventes par nous Date Désignation produit du Ventes directes par B Quantité P. si leur comptabilité ne permet pas d'obtenir directement les éléments désignés ci-dessous....

B. Date Désignation Du produit VENTES Quantité 12/6/06 30/6/06 22/7/06 30/7/06 TOTAL Produit P1 Produit P1 Produit P1 Produit P1 200 100 100 50 350 P. 10 TOTAL 3 000 3 000 Achats indirects A "C" Q. le chiffre d'affaires imposable chez "A" est de 7 350 et non 4 650. 16 16 17 17 -- Total 3 200 1 600 1 700 850 7 350 N.U. 12/6/06 22/7/06 TOTAL 300 300 P. 11 TOTAL 1 650 1 650 Date Total des achats à "A" = 3 000 + 1 650 = 4 650 le 11/5/2007 258 .U. 150 150 P.Total général des ventes à B 3 000 + 1 650 = 4 650 b) Deuxième partie du registre spécial Ventes effectuées par notre filiale B. 2°) Chez B (entreprise non assujettie dépendante) a) Première partie du registre spécial Achats à "A" Désignation du produit Produit P1 Produit P1 Achats directs A "A" Q.U.

G. celle-ci. même de manière occasionnelle au Maroc. le 11/5/2007 259 .I. 16 16 17 17 -- Total 3 200 1 600 1 700 850 7 350 Etant précisé qu'il s'agit là d'un modèle à titre indicatif.) Certaines personnes physiques ou morales étrangères peuvent être passibles de la taxe sur la valeur ajoutée pour les opérations qu'elles accomplissent.G. ni de biens. et les moyens pour les y contraindre seraient n'avait prévu à leur égard des dispositions particulières. sont dues par la personne cliente pour le compte de la personne n'ayant pas d'établissement au Maroc". le territoire national ni soustraire aux obligations déclaration.b) Seconde partie du registre spécial Ventes par nous Date Désignation du produit VENTES Quantité 12/6/06 30/6/06 22/7/06 30/7/06 TOTAL Produit P1 Produit P1 Produit P1 Produit P1 200 100 100 50 350 P.I. Toute personne n'ayant pas d'établissement au Maroc et y effectuant des opérations imposables doit faire accréditer auprès de l’administration fiscale un représentant domicilié au Maroc. 115 du C.Redevables installés hors du Maroc (Art.et le cas échéant. A défaut. risqueraient de se incombant à l'ensemble des redevables (obligation de paiement).U. B . les pénalités y afférentes. qui s'engage à se conformer aux dispositions auxquelles sont soumis les redevables exerçant au Maroc. et à payer la taxe sur la valeur ajoutée exigible. les entreprises peuvent selon la spécifité de leur activité et du nombre de produits vendus imaginer toute autre contexture pouvant faire mieux ressortir les éléments exigés par la loi. Ces personnes ne possèdent pas sur d'établissement fixe. obligation de inexistants si le législateur 1°) Dispositions légales : Article 115 du C.

. sont soumises aux obligations édictées par le présent livre d’assiette et de recouvrement. 112) .Obligation de souscrire les déclarations et de payer les droits et pénalités pour le compte de leur mandant..Les personnes agissant pour le compte des redevables désignés à l'article 115 précité. Les unes au regard des maisons étrangères : .. le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée pour le compte des redevables non établis au Maroc ne dispense pas les personnes opérant pour ceux-ci d'acquitter le cas échéant... cette omission en rendant responsable de plein droit du paiement de l'impôt la personne cliente......Obligation d'être soumis au régime de la déclaration mensuelle (art... Enfin. au cas où la maison étrangère ne ferait pas accréditer un représentant.. "l'accord préalable pour la détermination du montant imposable du chiffre d'affaires des personnes visées à le 11/5/2007 260 . 97 : Les personnes exerçant à la fois des activités passibles de la taxe sur la valeur ajoutée et des activités non passibles ou exonérées ou imposées différemment au regard de ladite taxe peuvent déterminer le montant imposable de leur chiffre d'affaires sur la base d'un accord préalable... . la taxe sur la valeur ajoutée afférente aux rémunérations qu'ils perçoivent au titre de leur représentativité (commissions. C . il résulte deux sortes d'obligations. En application de ces dispositions.......... Art.. Par ailleurs. De ces dispositions...Obligation de faire accréditer un représentant auprès de l’administration fiscale . Les autres au regard du représentant domicilié au Maroc: .Redevables exerçant des activités multiples " Toute personne assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée doit : 1°). de la maison étrangère.... Ainsi même au cas où une maison étrangère n'aurait pas satisfait volontairement à l'obligation de désigner un représentant au Maroc... au Maroc......... honoraires)..... l'accomplissement des obligations mises à la charge du représentant marocain et particulièrement le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée pour les activités exercées localement pourra être exigée du client marocain.

le 11/5/2007 261 . En outre. mettant en évidence les activités exactes exercées et les problèmes afférents à la détermination de son chiffre d'affaires ou de ses droits à déduction.I.l'article 97 du C. l'autorisation peut être accordée par l'autorité compétente déléguée à cet effet. le redevable doit proposer au service un mode de calcul permettant de dégager les pourcentages à appliquer compte tenu des éléments chiffrés puisés dans la comptabilité ou d'après l'examen des exercices antérieurs. est donnée par le Ministre des Finances ou la personne déléguée par lui à cet effet". A cet effet.G. Après examen des propositions du redevable et s'il s'avère que les droits du trésor sont sauvegardés. il doit fournir une analyse détaillée des conditions d'exploitation de l'entreprise. Les services locaux sont donc invités à transmettre avec avis et après enquêtes toute demande des redevables faite dans ce sens au service central.

.......................................... 17 b) Cession de stocks ...................................................................... effectuées par les assujettis (article 89-I-8°) ....Les ventes et les livraisons en l'état de produits importés........... ........................................................................................ 2 a) Ventes de produits de récolte : .......... 18 le 11/5/2007 262 ..........................................................................................La qualité de commerçant ......................................................................................... .... PRINCIPES GENERAUX DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE ....... 16 2°) Les produits exonérés ....................................... Activités agricoles .......NOTION DE PERSONNE ASSUJETTIE .......................................... 3 2.................................. 10 A....................................................... ..................................................Opérations obligatoirement imposables ................................................................................................V................................................. 5 B................................... OPERATIONS REALISEES PAR L'ETAT ET ORGANISMES ETATIQUES : ............................................................................................................................................................................ 9 SECTION II : OPERATIONS IMPOSABLES ..................................................... réalisées par les commerçants importateurs (article 89-I-3°) ................ 9 b) Intérêts de prêts .................... 1 I............. 13 2° ......................................................... 2 b) Ventes de produits agricoles transformés : ......... PRODUITS DONT LES PRIX SONT REGLEMENTES .. 7 A. 8 2°-Cas particuliers ................................ OPERATIONS REALISEES PAR DES PERSONNES N'AGISSANT PAS A TITRE INDEPENDANT : ..OPERATIONS PORTANT SUR LES BIENS IMMEUBLES ....... 10  le conditionnement est préalable à la vente ................................................................................................................................................................................................. 15 1°) Les produits situés hors du champ d'application ................................................................................................ 8 1° -Règle générale : ..... .................................. DEFINITION DU COMMERCANT ASSUJETTI A LA T....... 10 1° -Notion d'entrepreneur de manufacture ...................................................................... 7 CHAMP D'APPLICATION DE LA T........................... 15 2° ................................................................................................................ 15 B............. 1 A.........................A.............. 15 1° ................................................................................................Les ventes et les livraisons en l'état réalisées par les commerçants grossistes ....................................... 14 A....... 9 a) Assistance de navires .......................... 14 3°......................................... 1 B..................................................................V.TERRITORIALITE DE LA T.................. 1 SECTION I ........................................ 4 A................................... 2 c) Opérations autres que les ventes .....OPERATIONS PORTANT SUR LES BIENS MEUBLES : ...... ....................... VENTES AU MAROC : ............................................................................................................ 18 B ................................................................................................. OPERATIONS AUTRES QUE LES VENTES : ...... 12 b) Déchets neufs d’industrie ................. 6 CHAPITRE PREMIER ............................................................. 6 Cas d'espèce : ................... 4 SECTION II ..............................Actes civils : ............ ............................................................ .........V.............................................................. 12  Cas des exploitants agricoles......................................................................................................................A..................L'assujettissement à la T................................................................................................................................ 2 1............................................................................................................................ 7 SECTION I ......................... 17 a) Echange .......................................................V................................... OPERATIONS TAXABLES ............................ 10 I.............. 16 4) Les opérations d'échange et les cessions de marchandises corrélatives à une vente de fonds de commerce..... DEFINITION : ................... 16 C ........ 7 B.............................................................. 12 b) l’emballage est définitif et identifié.......................................A.......................NOTION D'OPERATION IMPOSABLE .......................TITRE III ................................ ... COMMENTAIRE : .........A......

................................ 27 SOUS-SECTION III : REGIME SUSPENSIF .......................................................................................................... 28 A ... 27 A .........LES OPERATIONS DE LIVRAISON A SOI-MEME ......................................................................................Exonérations soumises à formalités ............................................................................... 38 b) Définition de la construction de l'habitation personnelle :............................................................................................................................................................................................................................. Les entreprises de travaux immobiliers ............................... 27 I.............................................................E X O N E R A T I O N S ............................................... 27 A ..... 35 a) Personnes exonérées ... de crédit et les commissions de change ... 27 SOUS-SECTION I : EXONERATION A L'INTERIEUR ............................................... 89-I-5°) ....................Intérêt de l'option ................................................... 90) .............................................. 25 A .................................Régime juridique des coopératives.......................Exonération de plein droit .................. 26 D ................................. 27 SOUS-SECTION II : EXONERATIONS A L'IMPORTATION .......OPERATIONS EXONEREES AVEC BENEFICE DES DEDUCTIONS ............................................................ 45 C...................................OPERATIONS EXONEREES SANS DROIT A DEDUCTION .....EXONERATIONS DE PLEIN DROIT ... 19 C ............................................................................. à l'intérieur du délai de 4 années......... 37 III............................................................................................. 26 SECTION III ......................................................................................................Les locations portant sur les locaux meublés ou garnis.................................... 37 a) Définition de la superficie couverte ........................................... 46 le 11/5/2007 263 .......Les opérations d’exploitation de douches publiques........................Opérations imposables par option (Art................................................................................................... 22 3°... de « Hammams » et fours traditionnels .Exposé de la mesure ........................................... 89-I-12°) ........................................................................................................................................................................................................ 19 a) Livraisons taxables .........Exonérations de plein droit ................................ 20 D) LES OPERATIONS DE PRESTATIONS DE SERVICES ............................................ 21 2°................................................................................ 35 2°............................Portée de l'option .......... totales ou partielles............ 45 A...................................................................... 18 3) Les opérations de promotion immobilière ............................................................................................Conséquences de l'option ........................................................ 25 B ............ 39 a) Cas de cessions :.....................Régime comptable .............................................................................................................Les opérations et prestations portant sur :...........1........................... 39 b) Les locations ............. 35 b) Portée de l'exonération ............ 89-I-9°) .......... 27 B ............................. 27 II .................................................................................... 22 4° .................... 39 2) Cas des extensions de construction : . 28 II...................................................... 45 B..............................Les opérations de banque....... 40 3) Cas des habitations de type économique : ...........................Les opérations d'hébergement et/ou de vente de denrées ou de boissons à consommer sur place (Art...........................Exonérations sans droit à déduction .....Exonérations soumises à formalités ........................................................................................................................................................ 24 5° Les professions libérales ou assimilées (Art.......................................... 25 II ...................................................... 27 I ........................ ... Les opérations de lotissement .............................. 20 b) Livraisons ne donnant pas lieu à taxation au niveau de la consommation intermédiaire................ 21 1°........................................1° ............... d'immeubles initialement exonérés : .........................................Modalités de l'option .......... 26 C .........................................Les ventes et les prestations réalisées par les petits fabricants et les petits prestataires qui réalisent un chiffre d'affaires annuel égal ou inférieur à 180 000 DH ........................................................................... 40 I....Exonération des coopératives ...................... 27 B .......... 38 1) Cas de cessions ou de locations............... 18 2......................................................................................Les opérations d'installation ou de pose de réparation ou de façon (art..........................

.................................................... 49 E............................................................................................................................................. 65 A........................ 83 A............................................................Date d’effet ..................................... 55 2) Marchandises ou objets placés sous les régimes suspensifs en douane : (Article 92-I-2°) .................................. 84 maritime ....... 92-I-6°) .......................................................... 123-22°........................ 84 2 – Opérations exclues ........................................................................ 87 le 11/5/2007 264 ........................................................................ 54 B ...... 84 b) Prestations de services liées à la cargaison ................................Opérations exclues ............................................................................................. 49 II ................................................. 85 b) Prestations liées à la cargaison ............................................................................................................................................. 65 B ...A................. 75 2 ..A L'IMPORTATION (Art........Transport de voyageurs ....................................................................... 81 I ....................Prestations concernées ......................... 92-I-6° et 123-22°) .................. 83 II – Les prestations de services qui sont liées au transport international ..................................................... 79 2.............. 47 a)....... 82 A ..............................................................Abrogations .......................................... 59 3) les engins et filets de pèche destines aux professionnels de la pêche maritime ..........................................................................Exonérations soumises à formalité : ..................................................... A L'INTERIEUR (Art.................................................................... 75 a) Constructions destinées à l'habitation personnelle : .................................................................................Prestations de services liées au transport international routier........ 64 * Modalités d'application : ..................................a-) .... 63 -Modalités d’application de l’exonération ....................... 86 D – Opérations accessoires au transport international ........... 81 EN VIGUEUR AU 31-12-2001 ............................................ 85 B ........................................................................Prestations de services liées au transport international ................................................................. 61 6) Exonération des biens d'investissements pour les entreprises nouvellement créées pendant une période de 24 mois (Art............................................................. 85 1................. 55 1) Régime des exportations : ........Prestations de services liées au transport international aérien ........................................ 46 1°. 75 b) Constructions destinées à la vente ............. 84 1........................................................................................................... 48 2°............. 81 EN MATIERE DE T.......................................Opérations concernées : .................................... 78 b) Opérations concernées par la détaxation :........................................ 80 b) Conditions de l'exonération : ................................................................ 59 4) Les engrais (Article 92-I-4°) .......................................................... 76 1º a) bâtiments de mer : ............................................ 84 a) Prestations de services pour les besoins des navires .................. 79 c) Opérations exclues de la détaxation : ............................................................................................... 48 3°............................Opérations exonérées avec bénéfice du droit à déductions (détaxation) : .......................... 66 1 ................................. 85 a) Prestations portant sur les aéronefs ..................Régime fiscal ................................Les opérations de transport international ...........Activités de transformation .......................................... 86 C ............ 60 5) Produits et matériel à usage agricole (Article 92-I-5°) : ..................................................................................................................................... 47 b)................................... AU TRANSPORT INTERNATIONAL..................Activités de collecte et de commercialisation de matières premières...............Obligations des coopératives ........................ 80 TABLEAU RECAPITULATIF DU REGIME FISCAL APPLICABLE...................Prestations concernées ................Conditions d’éligibilité .................................................................................................................................................................................................Transport de marchandises ......................................................................................................a) Produits incorporés dans les bâtiments de mer : .....................................................................................................V...................................................................................................................................................................... 86 2 – Opérations exclues ......................................... 82 B ............D...........................

............................................................V...............................................................................Gestion......... 115 1°) Frais de transport : ......................................................... 106 4 . 114 C/ Régimes suspensifs :.......Pour le Transport aérien ......................................................................................................................................... 89 1....... 88 2 ............................................ 93 a) Biens et services éligibles à l'exonération : ......................................................... 90 D – Dispositions transitoires ............... 109 B/ Régime de l'option : ....... 114 B/ Cas général : ............................................................ ... 91 II ................. 114 A/ Dispositions légales : ....................................................................................................................Exonération des achats effectués par les diplomates (Art............................Eléments constitutifs de la base imposable (cas général) : ................. 1997-98) .................................................... 105 1) Bénéficiaires .................................................Régime de droit commun : .............................................................................Pour le transport maritime ....................................................................................... 108 REGLES D'ASSIETTE ......................................................................Demande de remboursement...................................................................................................... 98 Sous-Section II : Exonérations à l'importation :.. 115 I ...................................................... 112 C/ Changement de régimes : ..............................Frais relatifs aux ventes.......................A l'intérieur : ............ 93 b) Les modalités d'application ..................F......................................... 106 3) Modalités d'application ....................A l'importation : ........................................................................................................V.................... 113 II ...................REGIME SUSPENSIF EN VERTU DE L'ARTICLE 92..................Principe ......................................................... 115 le 11/5/2007 265 ................................................................................................Exonération des prestations de services ..1.......... 88 B ......Personnes éligibles .....................................................................Remboursement de la T................................. 115 ASSIETTE DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE ................................................... 99 SOUS-SECTION III ...................................................................................................................... 104 I ................................ 104 A ..................................................................................................................................................................................... sur les prestations de service liées au transport international ..........................................A.. 90 Zones franches d’exportation ................................................................................................................................... 94-II).............................................................................................................................. 114 S E C T I O N II ............................ 107 II ....... 90 I...................... 87 1....Commissions sur les ventes de billets .................................. 115 A.......................... contrôle et régularisation .........REGIME SUSPENSIF (Article 94) .......................................................................................................... 87 III – Conditions d’application de l’exonération et du remboursement ............................................. 92 BIENS ET SERVICES NECESSAIRES AUX TOURNAGE DE FILMS ................................................................................ 89 C.......................... 93 II .....................................................Régime fiscal des travaux de construction ou de montage ............................................................. 93 CINEMATOGRAPHIQUES(L............................. 107 CHAPITRE DEUXIEME .... 108 SECTION I ..............Prorata de déductions ............................................Pour le transport routier ...................... 87 2........ 88 3 .................................... 105 2) Achats concernés par le régime suspensif........................................................................... 108 FAIT GENERATEUR ...................................................................................................................................................A................................................... 87 A – Bénéfice de l’exonération de T....................................Prestations de services effectuées par les mandataires ......................................................................... 89 2............................................................. 108 A/....................................................... 108 I .......................................................................................................................REGIME SUSPENSIF EN VERTU DE L'ARTICLE 94 ...........................

....Banquiers.......................... 124 OPERATIONS SUR BIENS MATERIELS ..........................................................................................Objet de la nouvelle mesure ..................Généralités : ...........................Les transitaires : ..................................... 173 C.Modalités d’application du taux réduit de 7 % ........................................ 182 I ............... 147 A ............................................... 89)........................................CONDITIONS D'EXERCICE DU DROIT A DEDUCTION........................................................................PRINCIPE ............................................ 146 SOUS-SECTION II ................................................................Travaux immobiliers ............ 181 BDépôt de l’inventaire des stocks.................................................................................................................................................................................... 158 3°) TAXES SPECIFIQUES : ........................................................................................ 157 SECTION III ........... 178 Obligations déclaratives ................ loueurs de choses et de services : ...................................................... commissionnaires........ 196 LES DEDUCTIONS ....................................... 169 A............................................................. 172 B................................................................. 161 II........................................................... 161 Modalités d'application du taux réduit de 7 % : ....................................................................................Echange et livraison à soi-même : ........................................................................................... 180 Dispositions transitoires ..................... 131 D ......................................................................................... 196 II ............ 156 E ............................................................... 197 III ...... escompteurs ........................................................... 173 Application du taux de 10 % aux opérations de restauration ......................................................................................................... 155 D -Entrepreneurs de pose................................................................................................BENEFICIAIRES DU DROIT A DEDUCTION ................. 147 I ........................................Grossistes et détaillants assujettis (art....Ventes à consommer sur place : .........................................................Application ........... mandataires.............................................. 158 I................................PRINCIPE DE LA DISTINCTION ENTRE TRAVAUX IMMOBILIERS ET ...................................Taux normal .....................................Professions libérales.................................................................................................................. 158 1).SOUS SECTION I .... 147 OPERATIONS DE PRESTATIONS DE SERVICES ......................................... façonniers et réparateurs : ..............Règle spéciale d'assiette applicable aux ventes réalisées entre elles par des entreprises dépendantes ........................................................... 180 ADépôt de la liste des clients débiteurs .................................................................................................TAXES SPECIFIQUES : LES TAXES SPECIFIQUES CONCERNANT LES OUVRAGES EN METAUX PRECIEUX ET LE VIN .......................... 124 A .................... 196 I ................................................................................................................... 194 SECTION IV ..................................................................................................................... installateurs.......................... 158 2)...................Location en meublé ou en garni et location d'établissements industriels ou commerciaux ......................... 152 C .......................... 129 C.................................................... 200 le 11/5/2007 266 .............................................................................................................................................Rappel ................................................................... 198 IV ....Ventes effectuées par les négociants importateurs ............................................................................................................. 173 D– Cas d’illustration .................................................................. changeurs......................DEDUCTIONS AUTORISEES ................ 186 II . 125 B ................ 131 F ............................ 150 B ............................................................. 186 TRAVAUX D'INSTALLATION OU DE POSE ....................Taux réduits ................................................................................ 158 TAUX DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE ...................................................................................................

............................. Modalités de liquidation ............................... 224 V – Les formalités réglementaires .......Dispositions transitoires........Assujettis obligatoirement imposés sous ce régime .....................................V...... EXERCICE DU DROIT AU REMBOURSEMENT ................Fait générateur............. 237 E........................Modalités d'exercice du droit à déduction .............................. 231 II ......................................................................JUSTIFICATION DU MONTANT DES TAXES A REMBOURSER : ............................................ 230 I...DELAI DE FORCLUSION : ...................................................................................................................................................................................................... 240 V ............................................................................................................................................................................................................................................. 222 B................................................ 205 B .... 232 IV........Remboursement au titre des opérations de construction d'habitat social ................................. 246 II ................................ 223 2°) Modalités de récupération de la taxe sur la valeur ajoutée déductible ....................... 221 III – Option pour l’assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée ................................................................. 224 IV.......................................... DEMANDE DE REMBOURSEMENT ............................................................................................................... 248 OBLIGATIONS D'ORDRE ADMINISTRATIF .................. 247 SECTION I .................................Personnes bénéficiaires du remboursement ....................................................................................................................................... 247 CHAPITRE IV .................................................................................................. 200 B .................Obligation du paiement par chèque ou effet de commerce ............................................................................................... 233 A T T E S T A T I O N .................................................................................................................. 232 A............................................... 204 V .....................................Fait générateur ...................................... 245 SECTION II .................................. 220 I – Les personnes concernées ....... 208 Déductibilité de la T..... 202 C) Conditions de forme ... 248 le 11/5/2007 267 ............................................................................Remboursement de régularisation ......................................... grevant le Gasoil .. 245 LES REGIMES D'IMPOSITION...............................................................................................................................................................................................................................................................A. 247 LES OBLIGATIONS DES ASSUJETTIS ............................Déduction ........ 241 A : Modalités d'application .......................................Dispositions légales .............................................. JUSTIFICATION DES OPERATIONS EXONEREES .... 241 VI .....................................................................................................................................................................................TAXES REMBOURSABLES ............................... 205 A) Dispositions légales ...............................................................Remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée ..........DETERMINATION DU MONTANT DE LA DEDUCTION ................................................................................................................................................................. 242 CHAPITRE III .............. 242 C ............................................................................. 232 B............................................................. 235 C......A........................................................ 241 2.................. Constitution du dossier de remboursement .......... 221 II – Les conditions de déductibilité ................ 222 C...................Abolition ou régime du forfait et instauration d'un régime d'exonération ................................................................................................................... 246 I ......................... 241 1..................................................................Régimes d’imposition .............................Application .............................................. 231 III ........................................................... 222 A............................... 245 REGIME DE LA DECLARATION MENSUELLE ........ 230 SECTION V ...... 245 SECTION I ...................................Cas d'illustration ......................... 225 IV ............ 223 1°) Conditions d’exercice du droit à déduction .............................................

............................................ 256 A ...................................................................................................... 248 II .......................................................Entreprises dépendantes .............................. 253 B .............................Tenue d'une comptabilité régulière...... 115 du C..Déclaration de cessation .................................. 256 1°) Dispositions légales ................ 257 B ...........Déclaration périodique de chiffre d'affaires ................................................................ 252 I ................................................ 248 III........................................................................................Mention irrégulière de la taxe sur les factures .........Délai de conservation des documents comptables .............................................................G......Déclaration d'existence ...................................................................................................................................................................................... 255 III....... 252 OBLIGATIONS D'ORDRE COMPTABLES ........................................................I.....................................................................................................................................Redevables installés hors du Maroc (Art..........................I ........................ 259 1°) Dispositions légales : Article 115 du C....................................... 259 C .................................................................................................... 252 II ......................................................................... 255 SECTION III ........................................................ ...I............................................Redevables exerçant des activités multiples ........ 248 IV ....................................................................................................................Facturation .................................Cas particuliers ............................................... 260 le 11/5/2007 268 ............ 249 SECTION II .... 256 CERTAINS REDEVABLES ........... 256 OBLIGATIONS PARTICULIERES CONCERNANT..................... 253 C ....................................................................................G........................................ 256 2°) Application ..............Déclarations modificatives ..........................) ......................... 253 A – Droit commun..............................................