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CARTES ORTHOGEOMETRIQUES

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par Raymond TERRASSE


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LE TRIANGLE CREUSOIS :

Cet article est un intermède entre les cartes à un cercle, et celles


qui vont suivre à deux cercles. On verra qu’il en est le passage obligé.
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Ce triangle est celui formé parles trois petits villages : La Celle-


sous-Gouzon, Toulx-Sainte-Croix, et Trois-fonds. Le tout évidemment dans le
département de la Creuse. Photo N° 1 ci-dessous :

Il est inscrit entre Boussac au nord, et Gouzon au sud, deux


grosses bourgades tous commerces. Gueret, sur la R N 145, se situe à 26
kilomètres à l’ouest.
Ce qui est étonnant, c’est la constance des OVNI à venir se poser
tous les 24 ans à trois reprises, dans ce mouchoir de poche. Mesuré sur la carte
au 25.000 ème, on ne compte que 7750 mètres, la distance la plus grande, entre
La Celle-sous-Gouzon et Toulx-Sainte-Croix, 5250 entre Toulx et trois-fonds, et
seulement 3625 entre ce dernier et La Celle.
C’est précisément dans cette localité que le plus ancien
atterrissage connu sur le sol français s’est produit en 1906. Puis, 24 ans plus
tard, ce fut Toulx-Sainte-Croix, qui reçut le second visiteur.. Et enfin, au cours
de l’été 1954, avant donc la grande vague de l’automne, Trois-Fonds, minuscule
hameau en bordure de la D 997, fut le dernier à accueillir le troisième pèlerin.
Depuis, plus rien. On peut effectivement parler de pèlerinage, quand on connaît
la région. Toulx-Sainte-Croix est le plus élevé avec 600 mètres, et on descend
régulièrement vers l’altitude de 300 mètres pour Trois-Fonds et la Celle-sous-
Gouzon. Pourtant, il y a un point de vue magnifique, grâce aux vallonnements
plus ou moins boisés qui se succèdent.
En fait, et grâce au livre du collectif d’auteurs : G.A.B.R.I.E.L. ‘’
Les soucoupes volantes : le grand refus ? ‘’, j’ai pu apprendre qu’il ne s’agissait
pas d’un atterrissage d’engin en 1906 et en 1930. A La Celle-sous-Gouzon, le
témoin, âgé de 18 ans a croisé une dizaine d’étranges personnages assis en rond
à même le sol, à la tombée de la nuit. Ils ne parlaient pas, et un peu plus loin, le
jeune homme vit un être volant, qui lui sembla aller rejoindre le groupe qu’il
venait de dépasser. Cet être volant a souvent été revu depuis.
Cette rencontre n’est pas sans rappeler celle faite au Banel, dans
les Ardennes, le 2 mai 1976. Le témoin, traversant un bois, passa au milieu
d’une cinquantaine de ‘’ petits batraciens ‘’ verts avec mains et pieds palmés,
qui le regardèrent sans bouger et en silence.
A de nombreuses reprises, l’apparition et la disparition d’entités
différentes des hommes, furent signalées, sans qu’un appareil quelconque soit
visible à proximité.
Et c’est bien ce qui s’est passé en 1930 à Toul-Sainte-Croix, où
le témoin vit sur la route une créature avançant de manière raide, les jambes
restant droites, et qui disparut brusquement.
Par contre, en 1954, aux Trois-Fonds, c’est bien un engin avec un
‘’ homme’’ de taille normale qui fut aperçu.
La Creuse est une région pauvre, dont les paysans ont gardé, on
pourrait dire farouchement, le caractère ancestral. Il y a toujours les foires aux
bestiaux, comme dans le temps, avec le même cérémonial chaque semaine. Dans
certains endroits, c’est la France profonde, avec un calme impressionnant. Il n’y
passe pas une voiture à l’heure.
Dans les trois sommets de ce triangle ufologique, quelques
maisons ont été construites, d’autres laissées à l’abandon, depuis ces époques
héroïques, mais rien qui puisse modifier l’aspect typique d’origine.
De plus, si la Creuse compte quelques dolmens éparpillés, pour
justifier un passé soi-disant préhistorique, il n’y a aucune grotte dans la région
de Toulx-Sainte-Croix, ainsi que me l’a affirmé le maire ; et ce, malgré les
rochers affleurant du sol tourmenté, le long des étroites, sinueuses, et désertes
routes de l’intérieur.
Je me suis rendu dans cette partie mystérieuse de la Creuse en
mai 2004, pour essayer d’y retrouver les traces écrites de ces atterrissages, sans
beaucoup d’espoir de réussir. J’avais en tête de dénicher les dates précises de ces
posés, afin de vérifier si les 24 ans d’intervalle étaient parfaitement respectés.
Mais je dus vite déchanter, bien que sans trop d’illusions au
départ. J’avais l’espoir que lors des délibérations du conseil municipal, il serait
fait une quelconque allusion à l’atterrissage de Toulx. Mais le registre de 1930,
obligeamment sorti par le maire, ne contenait que des aides financières aux
femmes en couches, et aux plus démunis. Ce qui est très louable, la liste des
personnes dans la gêne étant fort longue.
Dans la paysannerie, les nouvelles se transmettent très vite, et la
Creuse ne fait pas exception. Mais pas de catastrophes naturelles évoquées, pas
plus que d’atterrissages d’OVNI. On peut donc penser que le conseil municipal
ne jugeait pas opportun de parler de cet incident, sortant pourtant de l’ordinaire,
mais qui n’entravait en rien la bonne et paisible marche des affaires
communales.
Ayant fait chou blanc à Toulx-Sainte-Croix, il me restait La
Celle-sous-Gouzon et Trois-Fonds. Mais après réflexion, j’ai renoncé à
poursuivre. Les registres de Toulx allaient de 1909, le plus ancien, à 1952. Je
risquais fort de buter sur la date de 1906. Et préciser le mois et le quantième
pour l’atterrissage des Trois-fonds, n’aurait pas résolu mon problème.
Par contre, je n’avais pas tout perdu en me rendant sur place. A
ma connaissance, la Creuse comptabilise cinq atterrissages ; les trois de ce
chapitre, plus celui de Crocq, et de Moutier-Roseille, à cinq jours d’intervalle,
les 13 et 18 octobre 1954. Or à un kilomètre de Moutier-Rozeille se place un
minuscule hameau appelé : Lascaux ! Et Saint-Agnant près de Crocq,
s’enorgueillit de posséder son Mont-Saint-Michel ; culminant à 830 mètres, son
sommet est surmonté d’une statue de Saint-Michel terrassant le dragon,
identique à celle du Haut-Lieu breton ( ou normand, suivant les caprices du
Couesnon, frontière liquide entre les deux régions ).
Je trouve pour le moins surprenant ces coïncidences avec ce que
dévoile ces articles, et l’insistance des OVNI pour le chiffre 24. A noter que si
1906 et 1930 sont biens antérieures à l’Ere Ufologique Moderne, qui comme on
le sait, démarra le 24 juin 1947, le troisième posé de l’été 1954, anticipe
également sur la grande vague française, dont les mois de septembre et octobre
firent les frais.
A présent, abordons la partie purement orthogéométrique, dont la
vedette est incontestablement La Celle-sous-Gouzon. Le croquis N° 2 montre
deux triangles isocèles dont les distances ont été vérifiées sur les cartes jaunes.
Si Marliens est à 251 kilomètres de Stenay et de La Celle-sous-Gouzon, il est
plus étonnant de constater que le posé de 1906 est à égale distance de la grotte
de Lascaux, et du château de Chenonceaux, avec 152 kilomètres. Il faut peut-
être voir là une des raisons de la venue des OVNI dans ce coin de la Creuse,
en préparation de la géométrie orthoténique
Croquis N° 2 :

La Celle faisant toujours équipe avec Marliens, mais cette fois en


triangle rectangle, le troisième partenaire étant Stonehenge. Les 621 kilomètres
jusqu’au cromlech anglais, divisés par 251, fournissent un rapport de 2, 474 ;
c’est le double du quotient de 2 sur 1, 618 ( 1, 236 ), à 2 millièmes.
Croquis N° 3 :

Encore un triangle rectangle, mais où le vrai Mont-Saint-Michel,


s’associe avec Domrémy ; et plus précisément le bois chenu, où Jeanne dite
d’Arc reçut la visite de ses guides, notamment Saint-Michel. Le rapport 386 sur
356 est assez édifiant : 1, 084. C’est la racine cubique de la racine carrée de PHI
( 1, 272 ). Cette troisième puissance est-elle un clin d’œil aux trois visiteurs de
Jeanne ? plaisanterie bien sûr.
Croquis N° 5 :
Dans cet autre triangle rectangle, nous avons les deux extrêmes
des atterrissages du vingtième siècle en France ; Gué-D’Hossus étant le dernier
en date du 6 mars 1994, d’où les 88 ans couverts par l’orthogéométrie. Renève,
en Côte-d’Or, posé de 1945, devance lui aussi l’Ere Ufologique Moderne. Il
tient l’angle droit. 1, 850, qui est le résultat de 394 kilomètres divisés par 213,
approche à 4 millièmes le quotient de 3 sur 1, 618 ( 1, 854 ).
Voyons enfin le croquis N° 67 :

Il s’agit de deux perpendiculaires, dont trois atterrissages


rendent les honneurs à la grotte de Lascaux ; la ligne Riec-sur-Belon / Trans-en-
Provence, avec ses 916 kilomètres croise à angle droit les 152 kilomètres de
Lascaux-La Celle-sous-Gouzon. A quatre kilomètres près, c’est un coefficient 6
qui est approché.
Terminons ce chapitre régional par une curieuse histoire, dont la
vedette fut la ville de Crocq, un des cinq atterrissages présentés. Son église
abrite un triptyque classé de la vie de Saint-Eloi.
Elle est extraite de ‘’ Légendes et diableries creusoises ‘’ de
Gilbert Laconche. C’est un superbe recueil des veillées d’autrefois.
Il est question de la dame de Mont-Laur, épouse du seigneur de
Crocq. Malheureusement, le siècle, à défaut de l’année, n’est pas mentionné.
Alors que le seigneur était un homme dur et avare, son épouse
était charitable. Elle ne perdait pas une occasion de faire le bien, en cachette de
son mari.
Un jour, profitant de son absence, elle mit plusieurs pains dans
son tablier, pour les porter aux pauvres. Seulement, le seigneur rentra plus tôt, et
la rencontra. Se doutant de la chose, il l’interpella brutalement, et la pauvre
femme se troubla.
Espérant adoucir le terrible homme, elle lui répondit ‘’ Ce sont
des fleurs pour la Sainte Vierge ‘’. Mais il ne la crut pas, et l’obligea à baisser
son tablier…Et des fleurs en tombèrent. La Vierge était intervenue.
Cette anecdote est à rapprocher de l’apparition mariale de N-D
de Guadalupe, en décembre 1531. Pour convaincre l’évêque Zumarraga, la
Sainte Vierge déposa des fleurs dans la tilma de Juan Diego. Et c’est arrivé
devant le prélat, que le voyant baissa son tablier, laissant tomber les fleurs et
faisant apparaître le portrait mondialement connu à présent .
Une telle similitude entre un bourg de la Creuse, où un OVNI
vint se poser, et Mexico, me laisse rêveur. Le rapprochement des dates, eût été
intéressant à connaître.
Entre le Mont-Saint-Michel, Lascaux, et Mexico, la Creuse n’a
rien à envier aux autres départements plus riches en atterrissages, ou en
apparitions mariales.

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Raymond TERRASSE, janvier 2006