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SAINTE VIERGE , ORTHOGEOMETRIE,

ET APPARITIONS MARIALES
* * *

par Raymond TERRASSE


* * *

Quel curieux titre ! En effet mes frères, mais il est pourtant logique, car pour
la première fois, les apparitions mariales en général, et donc la Sainte Vierge en particulier,
sont les seules concernées. Elles jouent un rôle de premier plan, en laissant de côté leurs alter
ego, les atterrissages d’OVNI.
Un appel téléphonique d’Alain Poret est à l’origine de ce nouveau départ de
mes travaux, que je croyais terminés. Alain est un spécialiste ( entre autres ) des mystères de
la Provence, comme il le démontre magistralement dans son article publié par le N° 1 de la
revue ‘’ Les Mondes de l’Etrange ‘’. Ce qui n’est pas mon domaine. Mais en plus, il pénètre
aussi dans le mien, en s’intéressant de près à l’ufologie.
Mes recherches orthogéométriques démontrent que les atterrissages d’OVNI
et les apparitions mariales sont les deux faces d’un même phénomène, car utilisant la même
technologie. Et les figures géométriques très précises qui en découlent, sont basées sur le
nombre d’Or. Depuis le congrès de Châlons-en-Champagne, en octobre 2005, les ufologues
commencent à connaître l’orthogéométrie, cette nouvelle branche de l’ufologie, diffusée
également sur Internet par podcast radio ovni- podemus 83 ; et Alain Poret fait partie des
initiés. Aussi son appel avait pour but principal de m’informer de la publication d’un article
sur la Sainte Vierge, intitulé ‘’ Notre-Dame ‘’, dans la revue Atlantis N° 425, mai 2006.
J’ai donc commandé ladite revue, et plongé dans sa lecture. L’article est
basé à la fois sur les calculs à partir des dimensions de l’apparition de Pontmain, et sur la
lettre M de Marie, qui serait dessinée sur la France par cinq lieux d’apparitions. Ce sont
Pontmain ( 1871 ), Lourdes ( 1858 ), Pellevoisin ( 1876 ), Paris, rue du Bac, la première
manifestation de juillet 1830, et La Salette ( 1846 ).
A la suite de quoi, les auteurs, d’une grande érudition arithmétique, nous
abreuvent de chiffres extraits de la bible bien sûr, de la Cabale, du tarot, et de l’alphabet
hébraïque, sans oublier la théosophie. En jouant sur la symbolique des nombres, ils en tirent
des enseignements très poussés sur l’Histoire de France.
Le fait de choisir cinq apparitions mariales pour former la lettre M sur la
France, est éminemment louable en soi, mais force est de reconnaître que ce sont des critères
purement humains. Rien n’autorise à penser que la Sainte Vierge soit apparue dans ces
différents endroits, afin d’accréditer cette hypothèse.
En second lieu, cinq des sept hiérophanies reconnues officiellement par le
Vatican, sont utilisées pour justifier cette géométrie alphabétique. Or il est absolument
inconcevable de penser ou de croire que la Mère du Ciel a autorisé de simples humains à
juger, selon leur bon vouloir, de choisir celles de SES apparitions comme étant plus crédibles
que d’autres.
Par exemple, Celles ( 1686 ), Saint-Bauzille-de-la-Sylve ( 1873 ), où L’Ile
Bouchard ( 1947 ), qui ont laissés des traces par les miracles effectués ( feuilles de chêne sur
une bêche, transport du témoin à grande vitesse à travers les vignes, ou rayon de soleil dans
l’église derrière un pilier ), sans parler des Trois Epis ( 1491 ), sont plus crédibles que La
Salette, dont on n’a que la parole de deux enfants. Beauraing ne se place pas non plus devant
les trois exemples cités. Sans pour autant rejeter ces visites de la Noble Dame, loin de là. Mais
c’est pour montrer combien la valeur absolue d’authenticité est soumise, j’oserais dire, aux
caprices des hommes, plutôt qu’à un impartial jugement de fond.

Sainte Vierge, orthogéométrie, et apparitions mariales. 1


Autrement dit, le dessin de la lettre M est une invention purement humaine,
qui possède au moins cinq variantes, peut-être plus valables encore pour certaines ; à
condition de ne pas se focaliser uniquement sur les cinq apparitions présentées dans l’article !
Le croquis N° 1 montre les diverses possibilités, compte tenu de l’apport des
apparitions mariales suivantes :
Cotignac ( 1519 ), Saint-Bauzille de la Sylve ( 1873 ), Le Laus ( 1664 ),
Marciac ( 1653 ), Nouilhan ( 1848 ), Celles ( 1686 ), et pourquoi pas l’apparition mariale de
Théopolis ( 1656 ) ?
On s’aperçoit que la jambe droite : rue du Bac – Saint-Bauzille de la Sylve,
est plus harmonieuse que : rue du Bac – La Salette, trop rejetée à l’extérieur. L’angle
d’ailleurs, est de 52 degrés, contre 42 à Lourdes-Pontmain-Pellevoisin. Notons sans nous y
arrêter que52 degrés est la pente de la pyramide dite de Khéops.

Si on veut se rapprocher de l’angle de Lourdes-Pontmain-Pellevoisin pour la


jambe droite, le tracé le plus proche est rue du Bac – Cotignac, avec 46 degrés. Et si l’on
cherche une égalité de longueur pour les deux poteaux soutenant le V, alors c’est Pontmain-
Nouilhan et rue du Bac – Le Laus, qui l’emportent avec 560 kilomètres.
Le croquis N° 2 montre également comment il est possible d’aller plus loin
dans les extrapolations, par la formation d’un V associé au M, pour Vierge Marie. Bien
entendu, ce V n’est pas plus crédible que le M.

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C’est Saint-Bauzille-de-la-Sylve qui est la pointe basse entre Pontmain et
Trois Epis.
Une grande partie des calculs des deux auteurs est basée sur les dimensions
de l’apparition mariale de Pontmain. Je ne discuterai pas leurs déductions, car je vais apporter
deux précisions qui les réduisent à néant.
Tout d’abord, je relève que les auteurs ne parlent pas du ruban qui s’est
déployé, et sur lequel différentes phrases apparurent l’une après l’autre. Or ce ruban mesurait
plus de 12 mètres de long sur un mètre cinquante de large. Il devrait donc entrer dans les
estimations chiffrées, à mon point de vue.
Mais l’objection primordiale vient du fait que nos érudits n’ont pas tenu
compte de la modification de l’image de l’apparition ‘’ Pendant ce chapelet, l’image dans le
ciel se modifia. La Dame et l’ovale grandirent de moitié…’’( Y. Chiron : Enquête sur les
apparitions de la Vierge ‘’.
Autrement dit, la Sainte Vierge, qui selon les auteurs, mesurait 165
centimètres, a vu sa hauteur passer à plus de deux mètres quarante ! ce qui change tous les
paramètres.
D’autre part, j’avoue être dubitatif quant aux dates ainsi déterminées. Par
exemple, voilà ce que disent les auteurs pour 1188 : ‘’ Mais on peut constater que 1188 est
l’année restée célèbre dans l’histoire du Temple comme étant celle de sa supposée séparation
avec le fantomatique prieuré de Sion.’’
Outre qu’aucun livre sur l’Ordre du Temple ne parle de cette ‘’ supposée ‘’
séparation avec un fantôme, on remarquera le flou artistique de cette phrase alambiquée, afin
de justifier une date vraiment peu remarquable. Par ailleurs, un autre calcul donne 1645,
‘’année très troublée pour le royaume ‘’, mais qui ne comporte pas d’événement majeur. Il est
question du 14 juillet, mais 1789 est éclipsée au bénéfice de 1793.
Le tout est basé sur des apparitions mariales soigneusement choisies, bien
qu’étant aussi représentatives que d’autres, mais surtout sur des dimensions sujettes à caution,
et qui se modifient en cours de manifestation. Il est donc difficile, pour ne pas dire impossible,
de donner quitus aux auteurs.
Comme en 1871, il n’existait bien sûr pas d’appareils enregistreurs visuels,
sur les images desquels on aurait pu se pencher, et déduire de précieuses indications, les
dimensions annoncées dans l’article sont forcément subjectives, extrapolées des récits des
témoins ; donc totalement approximatives, et probablement contradictoires. Il n’était pas

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question, et pour cause, d’aller prendre des mesures exactes d’une image dans le ciel. Il est
d’ailleurs à noter que des experts en études mariales tels Yves Chiron et Joachim Bouflet, ne
les citent pas.
Il suffit d’un écart d’un centimètre pour changer les calculs des auteurs. Il
est évident qu’aucun jury scientifique n’accepterait leurs conclusions sur des critères aussi
évasifs, et plus que douteux.
La seule certitude que nous avons d’une intervention de la Sainte Vierge
dans l’Histoire de France, c’est son implication dans la naissance de Louis XIV. Implication
qui a débuté 119 auparavant avec l’apparition de Cotignac le 10 août 1519. Il suffit de se
rendre à l’église édifiée sur le mont Verdaille, pour s’en rendre colmpte.
En définitive, les chiffres à qui on peut faire dire n’importe quoi, restent des
chiffres et rien d’autre, quant ils n’ont aucune base géométrique. Pour être valables, les
mathématiques doivent s’appuyer sur du concret, même dans la symbolique ; Si l’on part sur
des données indéfendables, on ne peut qu’aboutir à une impasse.
Si j’additionne les dates des trois apparitions mariales suivantes :Trois Epis
( 1491 ), La Salette ( 1846 ), et Campitello ( Corse 1899 ), j’obtiens 5236. Cela veut-il dire
que la Noble Dame nous confirme que ce nombre est bien 100 fois en centimètres la coudée
royale égyptienne qui vaut 0, 5236 mètres ? Evidemment non, ce total est seulement le
résultat d’un calcul humain et tout à fait personnel.
Par contre, l’orthogéométrie des apparitions mariales prends ici le relais,
avec des tracés très édifiants. Commençons par la figure N° 3 :
Le faux V, tout en étant utopique, apporte une curiosité : la bissectrice de
l’angle partant de Saint-Bauzille, file sur Celles, l’apparition mariale belge de 1842.

Croquis N° 4 :

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Comme les deux Celles, le français et le belge, s’écrivent de la même façon,
il est tentant de suivre les pas de la Sainte Vierge, en les reliant. Il faut garder à l’esprit que les
Responsables des apparitions mariales jouent volontiers sur les noms. Et presque
paradoxalement, les témoins des atterrissages d’OVNI, ont des patronymes ou prénoms
commençant par la lettre M. Citons : Maurice Masse à Valensole, Antoine Mazaud à
Mouriéras, et Marius Dewilde à Quarouble. Nous avons la même chose pour les enfants de La
Salette, avec Mélanie et Maximin., ainsi qu’Honoré Masse en 1656 à Théopolis.
La supposition d’apparentement se révèle exacte, puisque Paris rue du Bac /
La Salette, et Beauraing / Pellevoisin, coupent la ligne des Celles au même point.
A noter une curiosité purement anecdotique ; la différence de temps entre
les apparitions des deux Celles ( 1842 –1686 ) est de 156 ans ; c’est aussi le nombre de jours
total des apparitions de Lourdes. La distance entre les deux atteint un respectable 875
kilomètres.
Croquis N° 5 :

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Nous retrouvons dans ce croquis N° 5 le même cas de figure ; à savoir trois
lignes passant par un même carrefour : Paris tue du Bac / Saint-Bauzrlle, Pellevoisin / Trois
Epis, et Marciac ( 1653 ) / Beauraing.
Croquis N° 6 :

Nous avons déjà vu la bissectrice d’un angle apporter sa participation en


allant rejoindre Celles en Belgique. Cette fois c’est celle de Lourdes, intermédiaire entre
Pontmain et Saint-Bauzille, qui devient la perpendiculaire à L’Ile Bouchard ( 1947 ) /
Cotignac.
Cette bissectrice partage exactement en 2 / 5 è – 3 / 5 è L’Ile Bouchard –
Cotignac. Mais le rapport le plus intéressant est celui 360 sur 320 : 1, 125 est la racine
quatrième de PHI, le nombre d’Or à moins de 3 millièmes ( 1, 1278 ).
Croquis N° 7 :

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Autres perpendiculaires avec L’Ile Bouchard, l’une des rares apparitions de
la Vierge dans une église, surtout aussi modeste, petite et sombre. La ligne qui mène à Celles,
traverse Lourdes – Saint-Bauzille. Le rapport le plus spectaculaire est celui de 429 divisé par
164 : 2, 616. A deux millièmes, c’est le carré du nombre d’Or ( 2, 618 ) ; difficile de faire
mieux. Quant au quotient de 477 sur 48, pour L’Ile Bouchard – Celles, il approche 10, avec 9,
94. Le carré de PI ( 3, 14 ) est de 9, 86. Simple comparaison sans plus.

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Le croquis N° 8 ci-dessus, termine cette série par deux parallèles totalement
inattendues, et rigoureusement écartées à 212 kilomètres : Paris-rue du Bac / Saint- Bauzille,
encore elle, et Beauraing / La Salette.
Beauraing datant de 1932 – 33, soit quinze ans après Fatima, il n’est pas
impossible que 212 soit un rappel de la différence de jours de l’année 1917 ( non bissextile ),
entre les 153 jours couvrant le total des apparitions du 13 mai au 13 octobre, et le restant de
l’année. Toujours ce sacré humour, ou humour sacré des Responsables, tout en jouant sur la
géométrie.
Personnellement, je pense que les apparitions mariales sont plus basées sur
la technologie, que sur des calculs ésotériques, symboliques, mystiques, religieux, voire pour
déterminer des dates historiques. Cet aspect technologique est dissimulé derrière la religion
qui sert de support aux manifestations virginales.
Sur le plan médical, c’est la guérison des mourants, la cécité de certains
sceptiques endurcis, suivie du recouvrement de la vue, la parole accordée à une fillette muette
de naissance, et qui s’exprime clairement ; chose normalement impossible, car il faut un
temps d’adaptation au langage. Et, comme après la venue de la Mère du Ciel à Cotignac, la
protection de toute la région varoise, contre les épidémies de 1522.
En ce qui concerne Pontmain, et aux lumières de notre science actuelle,
aussi faibles soient-elles, on peut conjecturer que cette apparition, qui dura 3 heures, et
réagissait en fonction des réactions de la foule, n’était rien d’autre qu’un hologramme.
Tout cela est déjà prodigieux par rapport à notre science d’il y a des siècles,
mais à mon sens, le summum est atteint en 1873, à Saint-Bauzille de la Sylve en 1873, avec le
transport du voyant Auguste Arnaud à travers les vignes et à grande vitesse, sans la moindre
égratignure, et sans en avoir conscience. C’est la dématérialisation – rematérialisation
instantanée, rêve de tout physicien, et qui permettrait le déplacement d’un point à un autre
sans véhicule.
Ce déplacement fut d’ailleurs constaté le troisième jour des apparitions à
Medjugorje, en Bosnie en 1981, et les fillettes ne pouvaient pas avoir connaissance de celui
de 1873, très peu connu du grand public.
Ce serait l’âge d’Or du transport ; les accidents en chute spectaculaire, les
hôpitaux désengorgés, pompiers et médecins moins sollicités, des espaces verts en plus au lieu
de bitume, le trou de la Sécurité Sociale enfin bouché, et le pétrole mis définitivement hors la
loi !
Dommage simplement que le mode d’emploi n’ait pas été communiqué à
Auguste Arnaud par la Sainte Vierge.

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Raymond TERRASSE août 2006

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