DROIT INTERNATIONAL PENAL

(on peut trouver le power point sur internet : www.gerjc.univ-cezanne.fr sur le droite y a tous les cours) 4h de cours le mercredi 15 décembre de 14h à 18h amphi David.

On prend en compte dans ce cours les crimes internationaux dont la répression n est pas simplement une exigence de la part des Etats. Ces crimes devraient pouvoir être réprimés n importe où car ils portent atteinte à l ensemble de la communauté des Etats. Le contenu de ces crimes est parfois contesté, assez difficile à appréhender. Malgré une définition claire de ces crimes ils ne sont pas tous jugés car il n y a pas d intérêt politique (au niveau économique, échanges ) à les réprimer. Sont des crimes internationaux : Le crime de guerre Le crime contre l humanité Le crime de génocide Le crime d agression (avis différents)

Examen : 1h, une question brève, répondre en 2 pages. Correspond au cours mais le question peut mélanger plusieurs leçons.

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Leçon n°1 : Définition et Emergence de la Justice Pénale Internationale :

C est une branche du droit qui a évolué de façon spectaculaire depuis quelques années. Qu est ce que le droit international pénal ? On dit DIP et non DPI. Il y a sûrement une raison à cela. Ce droit se situe à mi chemin entre le droit international et le droit pénal. Droit lié à la notion de crime. Matière plus internationale par le crime que par les juridictions qui la jugent. Ce sont des crimes dont la répression ne dépend pas de la volonté des seuls Etats. Le crime international peut être réprimé par tous les Etats, où qu il ait été commis et quelque soit la personne qui l ait commis. Le D.I.Pénal ne présente pas d homogénéité, on n a pas de code international pénal, pas de texte général à chaque fois qu une juridiction / qu un tribunal est cré(é)e on crée un code, un Traité. 114 Etats ont ratifié le statut de la CPI, sur 193 Etats. Les USA ne l ont pas signé. La particularité de la matière c est que les règles dérivent plus du droit comparé que du droit international. Définitions de D.I.Pénal :

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Antonio Cassese : c est l ensemble des règles internationales destinées à proscrire et à punir les crimes internationaux et à imposer aux Etats l obligation de poursuivre et de punir ces crimes ( au moins pour certains d entre eux ). Tirée du jugement des otages, 8 juillet 1947, affaire WILHELM LIST rendue par le Tribunal militaire des Etats-Unis qui siège à Nuremberg ( l un des tribunaux des alliés, et non internationaux, qui jugeaient les autres responsables de la WW2, pas les protagonistes ): le D.I.Pénal c est le droit qui gouverne les crimes internationaux c'est-à-dire les actes qui sont universellement reconnus comme des actes criminels, qui revêtent une importance internationale et qui, pour cette raison, ne peuvent être laissés à la compétence exclusive de l Etat qui en aurait le contrôle en temps ordinaire. C était un très gros procès, le 7ème/12. Les nazis pratiquaient des prises d otages de civils qui se soldaient par une exécution de ces civils, il s agissait d un moyen de pression pour forcer les gens à se rendre. Mais ça a excité encore plus les forces nationales. => Condamnés pour crime de guerre. Prof : Le D.I.Pénal c est un ensemble de règles reconnues par le droit international destiné à réprimer les crimes internationaux, quelque soit l auteur, quelque soit le lieu de des crimes et quelques soient les motifs pour lesquels ces crimes ont été commis.

Le DPI est beaucoup plus vaste que le D.I.Pénal. Ex : le mandat d arrêt européen c est du DPI, le droit de l extradition c est du DPI. En anglais ( par exemple ) on ne fait pas de distinction. Le D.I.P se consacre à la répression des crimes internationaux et sur les moyens nécessaires à la répression de ces crimes. D où vient le droit international pénal ? Ce qui est vrai c est que le D.I.Pénal c est une branche du droit international public. Mais c est aussi une branche du droit pénal et notamment le droit pénal comparé. C est un droit relativement nouveau. Il est né après la WW2. L arrêt TADIC 1995. 1ère décision après les tribunaux militaires internationaux de Nuremberg et de Tokyo, grand vide entre les deux. Intérêt des TMI : répondent à une volonté d identifier les responsables des violations graves commises durant la guerre. Le TMI de Nuremberg a été établi par l accord de Londres du 8 aout 1945 par les Alliés, on l appelle aussi la Charte de Nuremberg. Son article 6 va donner compétence au tribunal pour juger 3 crimes: le crime contre la paix, les crimes de guerre et le crime contre l humanité (nouveauté). Il va juger 24 responsables nazis et rendra son jugement le 1er octobre 1946 où il va établir un certain nombre de principes qui continuent de cristalliser le D.I.Pénal : 1er principe : respect du principe de légalité des délits et des peines. L infraction est constituée à partir du moment où elle existe peu importe que la section existe ou non. Pour les crimes contre l humanité ça s annonce mal c est nouveau et avec la non rétroactivité de la loi pénale 2ème : rejet de la doctrine de la souveraineté, les chefs d Etats, les responsables doivent répondre de leurs crimes.

3ème : le TMI de Nuremberg va développer la notion de crime contre l humanité (différente aujourd hui). A l issue de la WW2 le tribunal de Tokyo a vu le jour. L idée éta it de responsables japonais qui avaient déclenché la guerre du pacifique. poursuivre et juger les

Droit qui reste embryonnaire malgré certains progrès. Il n y a pas de droit international pénal universel, chaque expérience en tant que telle doit être appréciée dans son contexte, on ne peut se servir de la jurisprudence d un tribunal international pénal X pour un tribunal international pénal Y. Les éléments des crimes dont nous allons parler sont extrêmement difficiles à définir. C est un droit dans lequel il n y a pas de code de procédure pénale. Chaque tribunal, chaque juridiction, chaque pays, décide de ses propres règles de procédure pénale. On met donc de côté les obstacles procéduraux ordinaires car le procès pénal international est très difficile à réaliser (la preuve, les témoins, la traduction ). A quoi sert le droit international pénal ? A-t-il un avenir ? C est un droit qui tire ses fondements d autres branches du droit très proche du D.I.Pénal : le droit international des droits de l Homme (lien de parenté évident entre les deux matières), le droit international humanitaire (protection de la personne en temps de conflit armé, le D.I.Pénal est le prolongement de ceci). Le D.I.Pénal est un lot de consolation lorsque les deux droits précités n ont pas été respectés. Il entretient des rapports complexes avec le droit international général. C est un soutien, un apport au D.I.Public. Pas de responsabilité pénale des Etats si pas de responsabilité publique au préalable. Cela dit il faut distinguer la responsabilité d une personne morale (l Etat) et celle d un individu ce n est pas la même chose. Le droit international pénal a une fonction répressive alors que le droit international public a une fonction plutôt normative. Contradiction entre le D.I.Public et le D.I.Pénal : le D.I.Public est plus intéressé par la diplomatie et la bonne entente entre les Etats, le D.I.Pénal est plus intéressé par la répression des individus ayant commis des crimes internationaux. Le D.I.Pénal c est un droit qui est en profonde mutation. Il change très vite. Il exige une ouverture d esprit. Dernier élément de définition : Quels sont les critères communs des crimes internationaux ? La violation de règles conventionnelles ou coutumières admises. La protection de valeurs communes qui au fond transcendent nos systèmes juridiques et culturels. Un intérêt universel à la répression universelle de ces crimes. Une absence de prise en considération de la fonction pour atténuer la responsabilité de l auteur de l acte. (c est comme ça que Pinochet, Général et ancien Président du Chili a été jugé en Grande-Bretagne alors qu il était en train de se faire soigner, extradition demandée par l Etat espagnol notamment qui veut le juger aussi, le chambre des Lords va décider qu un Chef d Etat ne peut bénéficier d immunité pour des actes qui ne sont pas en rapport avec sa

fonction, sa mission et qui sont des crimes internationaux, son Etat de santé défectueux va lui permettre d éviter d être juger, le décret d extradition n a donc pas pu être exécuté, quand il rentre au Chili il va beaucoup mieux bizarrement c est la première qu une juridiction britannique a reconnu qu on pouvait juger des chefs d Etats ayant commis des crimes internationaux => décision du 24 mars 1999 )

Le D.I.Pénal se situe dans un ensemble complexe. On a l impression que plus le crime est grave, moins il a de chance d être puni. La situation de crise ne permet pas de réprimer facilement les crimes internationaux. Ex : au Congo on a dépassé le nombre de victimes des crimes nazis. Comment juger ? Art 6 (crime de génocide), 7 (crime contre l humanité) et 8 (crime de guerre) du statut de la CPI. Les suites des TMI : Les principes fondamentaux du droit international reconnus par la Charte du Tribunal de Nuremberg et le Jugement du Tribunal. » : AG 11/12/1946 résolution 95-1 = consacre la Charte de Nuremberg, elle a fixé 7 grands principes relatifs au D.I.Pénal (responsabilité individuelle en D.I.Pénal, ce n est pas parce que la loi nationale ne condamne pas un crime international qu on ne peut pas être sanctionné pour en avoir commis un, Chef d Etat ne bénéficie pas d une immunité au niveau international et ce n est pas considéré comme une circonstance atténuante, agir sous ordre d un supérieur = circonstance atténuante mais n exonère pas de la responsabilité internationale, droit à un procès équitable, les crimes punissables sont le crime contre la paix ( aujourd hui agression ), le crime de guerre et le crime contre l humanité (on a ajouté le crime de génocide, le mot n existait pas avant 1948) et, dernier principe, la complicité de commission d un crime international est assimilable à la commission du crime lui-même.) Critiques et limites du processus des TMI : pas de procès contre les vainqueurs de la WW2 ; procédure peu adaptée aux crimes internationaux ; une expérience sans lendemain (le prochain sera celui pour l ex Yougoslavie). Projet de code des crimes contre la paix et contre l humanité : entamé après le procès de Nuremberg, donnera naissance à un projet accepté par tous les experts en 1996.

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Le D.I.Pénal d aujourd hui a vu le jour avec : Le TPI pour l Ex-Yougoslavie : crée par les Résolutions 808 et 827 de 1993 du Conseil de Sécurité. Tribunal ad hoc. Mettre fin à la guerre en Croatie puis en Bosnie-Herzégovine. Bombardements à Sarajevo par les serbes de Bosnie. Zones de sécurité Organe crée sous l égide du chap. 7 de la Charte. Il existe depuis 1993, a rendu sa première décision en 1995, installé à La Haye, 16 juges permanents, 12 juges ad litem (supplémentaires) élus par l AG pour 4 ans. Chambre de 1ère instance de 3 juges, avec 6 juges ad litem, elle rend une décision ayant une autorité de chose jugée et pouvant faire l objet d un appel (7 juges permanents).

le statut de Rome était adopté par les Etats et a vu le jour en tant que Traité indépendant. Ces deux TPI ont été crées pour répondre à des conflits précis. Certains voulaient que cette éventuelle CPI soit contrôlée par les NU. génocide mais compétence beaucoup plus déterminée : pour les crimes commis du 9 avril 1994 à fin décembre 1994 au Rwanda. aujourd hui adopté par plus de 160 Etats et ratifié par 130 Etats. Rwanda : guerre civile (conflit armé interne). Devant la CPI . il est chargé de réprimer les crimes de guerre. Installé à Arusha en Tanzanie. Avis divergents à l époque. les crimes contre l humanité et les crimes de génocide. Il est chargé de réprimer les mêmes crimes que le TPIY. contre l humanité. de génocide et depuis juin 2010 d agression. Les Etats ont la primauté pour poursuivre ces crimes avant le TPI. Elle fonctionne depuis 2002. Juridiction très cher (TPIY + TPIR = 15% du budget des NU) Le TPI pour le Rwanda : crée par la Résolution 955 de 1994 du Conseil de Sécurité. religieuses) mais aussi des crimes de génocides Différence temporelle s agissant de la compétence. il en aura rendu environ 100 d ici sa fermeture. Il possède un procureur indépendant nommé par le CS sur proposition du SG. à la suite du processus génocidaire du Rwanda. humanité. Quelle est la différence entre les deux TPI ? Différence de contextes (pays différents). Si un accusé est entre les mains d un Etat et que le TPIY le réclame il a préséance. Les plus motivés ont réussi à convoqué une conférence internationale intergouvernementale à Rome du 15 juin au 17 juillet 1998 pour discuter d une éventuelle création d une CPI.Compétence limitée. 1 million de mort en moins de 3 mois avec des machettes. Peines limitées à peines d emprisonnement puisqu en DIP il n y a pas la peine de mort. Elus par l assemblée des Etats parties pour 9 ans. La CPI possède également un procureur indépendant élu pour 9 ans aussi. 18 juges indépendants. les autres en voulaient une complètement indépendante qui obéirait à un procureur général. guerre. La Haye. Différence de compétence matérielle : le TPIR a jugé des crimes contre l humanité (pour des raisons nationales. Massacre au sein d une même population. d une représentation (pas devant les TPIY et TPIR où les victimes n étaient que des témoins). On a crée plus tard la CPI. Même chambre d appel que pour le TPIY qui siège à La Haye. Il a lui aussi préséance pour juger des crimes internationaux (notamment car à l époque au Rwanda il y avait la peine de mort). Crimes commis de 1991 à aujourd hui sur le territoire de l Ex-Yougoslavie. Le Traité reconnait 4 grands crimes : de guerre. fin 2011. ethniques. Les victimes peuvent bénéficier devant la CPI. Ex-Yougoslavie : conflit armé international qui s est doublé en conflit interne. Le 17 juillet 1998. Il a rendu un peu plus de 60 jugements aujourd hui. Composé de la même manière que le TPIY. La CPI : Le projet de création d un statut pour la création d une cour permanente a donné lieu à une réflexion : si on profitait de la création des TPIY et R pour créer une CPI. 1er génocide aussi court et avec aussi peu de moyens matériels.

Texte fondateur (le Statut) Texte de procédure (le RPP) Textes complémentaires (Eléments des Crimes) Textes issus du droit international Ces sources vont influer également sur le contenu des législations nationales. n ayant pas forcément de valeur juridique externe (type : règlement intérieur ) voir pas de valeur normative mais qui sont indispensables pour la compréhension du texte. Elle permet de combler les lacunes des textes fondateurs. Furundzija était accusé d avoir pris en otage des civils et d avoir demandé à une otage mariée de se déshabiller pendant l interrogatoire. La Coutume internationale joue souvent le rôle d une source interprétative car elle permet aux juges de mettre en place des règles qui correspondent à leur mode de pensée Affaire . A cote du Statut et du RPP il y a des textes complémentaires (idem). ils l ont menacé de la mutiler. pp de - . qu il était déjà répréhensible et connu de tous. moral). le tribunal a répondu que ce crime existait déjà.I. en se servant de la Coutume internationale on a pu réprimer tous ces actes. La Coutume internationale. Au bout du compte on a un corpus de textes qui est relativement important mais ça ne suffit pas nécessairement pour que le D. Exception : la CPI.Pénal il existe plusieurs textes qui s appliquent dans les situations où les Etats ont accepté de créer un mécanisme de répression pénale internationale.Pénal trouve une certaine forme d effectivité.. organe permanent.I. et . de préciser et d encadrer le contenu de certaines règles La Coutume internationale se compose d une pratique continue et de l opinio juris.I. y Leçon n°2 : Sources et principes généraux du droit international pénal Situation assez différente des situations nationales : pas de code pénal en D. le RPP (idem) c est en genre de code de procédure pénale adapté à l organe défini dans le Statut.l acte d accusation n est pas délivré par le procureur mais par une chambre préliminaire composée de 3 juges. Mais c est similaire dans le sens ou les sources sont basées sur un texte fondateur. il y a notamment un recueil sur les éléments des crimes (légal. En plus du texte fondateur on trouve un texte de procédure. Ça dépend de la bonne ou de la mauvaise volonté des Etats. matériel. C est une source à part entière en D.Pénal. Les principes généraux du droit (international) pénal : 2 types de sources : les principes du droit pénal communs aux systèmes nationaux (pp de légalité des délits et des peines. Aujourd hui on est confronté à 4 sources : Les Statuts Les autres Traités : par ex les Statuts des TPI font référence à certaines Conventions de la Haye pour réprimer les auteurs de crimes de guerre. Furundzija : le TPIY était confronté à la définition du viol. A Nuremberg on a reproché aux juges la création du crime contre l humanité. le Statut (un différent à chaque fois).

Mais en D. pp d égalité des armes. appliquer la peine maximale => affaire Erdemovic. et les PG du droit pénal reconnus par la communauté des nations. Donc on peut constater que les règles d interprétation relèvent d une approche tridimensionnelle.I.Pénal : Ils se concentrent autour du principe de légalité et des règles d interprétation. c est logique. Les règles dérivées : Règlements et autres règles du droit international. ou encore nullum crimen sine lege et nulla poena sine lege qui incluent le pp de non rétroactivité de la loi pénale plus dure) et les principes utilisés directement par la jurisprudence ( le TPIY a du choisir entre le système de cumul des peines (romano-germanique) ou de l addition des peines (Common Law)).Pénal (ex : interdiction de créer une nouvelle incrimination ). Doivent être en accord avec les règles du Statut. Mais par exemple on considère que si une personne a commis un crime contre l humanité. d anomalie ou de contradiction. d absurdité. il donne un mode d emploi au juge pour appliquer les règles d interprétation. Chaque juge est capable et a le pouvoir de développer ses propres règles d interprétation.I. dues à d autres principes ou règles du D. ainsi il peut faire le lien entre les règles écrites et les règles d interprétation générales. pp de présomption d innocence. Les règles d interprétation devant la CPI : la CPI à l article 21 de son Statut dit comment fonctionnent les règles d interprétation. en l absence de circonstances atténuantes.- - spécificité de l infraction.I. Les tribunaux pénaux utilisent surtout deux types de règles : les règlements de preuve et de procédure et les éléments des crimes (modes d emploi que le juge utilisera pour faire face à la situation à laquelle il est confronté). si les deux autres règles n ont pas fonctionné il se base sur la finalité de la disposition pour rechercher si oui ou non il y a eu satisfaction des conditions énoncées. internationales sont souvent soumises à la procédure de Common Law et donc à la règle du précédent. 2ème point : la jurisprudence d un tribunal pénal international ne vaut que pour ce propre tribunal mais le juge peut s inspirer de la jurisprudence d un autre tribunal. Les principes directeurs du D. - . le juge doit. La jurisprudence : en D. on dit que les chambres de 1ère instance sont tenues d appliquer les règles dégagées par les chambres d appel Les juridictions pénales . sinon il écarte la signification grammaticale du texte en cas d injustice. Notamment de la Convention de Vienne de 1969. Les règles d interprétation devant les TPI : elles sont issues du droit des traités. Ces PGD ne sont utilisés qu à titre supplétif. le juge raisonne en 3 temps : recherche si l interprétation littérale suffit pour donner un sens à la disposition.I. Mais le juge pénal international dispose du droit international coutumier.Pénal on se retrouve très rarement dans le même cas que celui rencontré auparavant. et pour finir le juge.Pénal 2 problèmes se greffent l un sur l autre: quelle valeur accorder à la jurisprudence d une juridiction internationale pénale lorsqu on se trouve à l intérieur de cette juridiction. Ex : Lorsqu un désaccord subsiste on recherche quelle était la volonté des parties Ces règles connaissent certaines limites.

on a les 3 mais on se base sur la Common Law donc on dit : l actus reus et la mens rea. il a été baptisé par la suite « instruction destinée aux armées en campagne». L actus reus regroupe élément légal et élément matériel. élément moral. Le juge ajoute qu un crime de guerre peut être commis indifféremment dans un conflit armé international ou de conflit armé interne (confirmé à l article 8 Statut CPI). donc oui un crime de guerre se commet en temps de conflit armé (du moment où les hostilités sont graves au moment où le conflit est terminé. le D. Il a été à l origine d autres textes du DIH.Pénal vers le Droit Pénal Français. Le juge travaillait dans le vide. Déf plus précise : Violation grave du droit international humanitaire. Le DIH c est une branche du DI qui protège les individus qui ne participent pas ou plus aux hostilités durant un conflit armé. au §70 de la DC.Pénal on ne dit pas élément légal. Le régime juridique s appliquera de la même façon que l on qualifie le conflit d interne ou d international.Rappel : Le Statut de la CPI a également déterminé. Le D. Ces règles essentielles du DIH ont été résumé par le CICR (comité international de la croix rouge) qui a la mission de faire respecter et de développer le DIH. de façon générale.I.I. en D. et les poussé à se torturer entre eux pour se tuer).I. Ces règles sont très proches du DIDH. il a d abord du savoir si un crime de guerre devait être commis en temps de conflit armé : sa réponse. Ce code était très moderne de par le principe qu il contenait. Dirigeant du SDS (ville de Kozarac) et membres des forces paramilitaires ayant aidé l attaque du district de Prijedor.Pénal s est emparé de cette notion de violation grave du DIH notamment à travers TPIY Chambre d Appel LE PROCUREUR C/DUSKO TADIC. L apport de Tadic a été de dire que le crime de guerre existe dans les deux types de conflit.I. aujourd hui c est moins fréquent). Crime de guerre. Il a donc influencé 5 grands textes : le manuel d Oxford de 1880. élément matériel. Il y a un problème de traduction du D. Mais le DIH ne s applique qu en temps de guerre. la mens rea correspond à l élément moral de l infraction. y Leçon n°3 : La notion de Crime de Guerre : y La définition des crimes de guerre : Déf basique : Un crime de guerre est une violation grave des lois et coutumes de la guerre commise durant un conflit armé. Tadic (serbe de Bosnie) : 1er condamné par le TPIY.Pénal c est un droit chargé de réprimer les comportements. (vidéo : Tadic Omarska ou le manège de la mort) (Tadic a tué les gens par la torture. « arrêt du 2 octobre 1995 relatif à l appel de la défense concernant l exception préjudicielle d incompétence». origines et fondement : Le Code Lieber : source principale quant aux crimes de guerre. A la bas il était au bout de la chaîne. C est devenu une sorte de code du combattant aux Etats-Unis. c était l exécuteur pas le dirigeant mais en Croatie il a vite évolué. les éléments des crimes internationaux. Le DIH c est un droit de prescription des comportements. Il va identifier tous les problèmes pouvant arriver en cas de conflits armés. avant on avait des déclarations de guerre et des accords de paix donc c était facile de savoir quand ça commençait et quand ça se terminait. Condamné à 25 ans de prison et transféré en Allemagne pour y purger sa peine. la .

50.Pénal. donc ils peuvent engager la compétence de n importe quelle juridiction pénale. Suivront d autres textes qui gardent l esprit du Code Lieber. on trouve l incrimination de crimes de guerre dans : L article 6b du TMIN Convention de Genève de 1949 (art.28) Convention des NU du 10 octobre 1976 ENMOD 1er protocole additionnel aux Conventions de Genève de 1977 (art. notamment la Déclaration de St James entre Churchill et Roosevelt par laquelle ils s engagent à poursuivre les crimes de guerre commis par les nazis.8) : pôle de référence aujourd hui Conséquences sur la reconnaissance des crimes de guerre par ces textes : Principes de Nuremberg entérinés par les NU donnent un caractère universel à ces incriminations. Jugements des TMI et des TPI ont étendu les incriminations là où elles n existaient pas formellement. y y y y y y y y y y y y y Les spécificités des crimes de guerre : Quels sont les auteurs potentiels de crime de guerre ? . le Traité de Versailles de 1919 (art. grâce au droit coutumier ou à son interprétation. Avec l arrêt TADIC du 2/10/95 §89 le tribunal estime que l art. 227 et 228 notamment) et la déclaration de Saint-Pétersbourg de 1958 et la Convention de Genève de 1929.11§4 et 85): synthétise toutes les règles modernes en cas de conflits armés.2 et 3) Statut du TPIR de 1994 (art.I. 51. 147) Convention de la Haye 1954 (art. Mais en pratique on a beaucoup de difficultés à mettre en uvre ces sources coutumières.4) Statut de la CPI (art. Les Convention de Genève de 1949 possèdent un caractère universel (TOUS les Etats les ont signés et ratifiés). Aujourd hui.Convention de Genève du 6 juillet 1906. Questionnement légitime sur le caractère coutumier de certaines incriminations. Statut du TPIY de 1993 (art.3 du Statut du TPIY qui définit les crimes de guerre constitue une clause générale couvrant toutes les violations du DIH qui ne relèvent pas de l art. Donc définition crime de guerre repose surtout sur violation DIH donc n empêche pas de l étendre Donc marginalement le juge peut. fixer les limites marginales du D. 130.2 ou qui sont couvertes par les articles relatifs aux crimes contre l humanité ou de génocide. elles sont destinées aux personnes qui ne participent pas ou plus aux hostilités. L acte de naissance du crime de guerre c est l accord de Londres du 8 aout 1945 qui donnera lieu à la création du Tribunal militaire international de Nuremberg.

il n y a pas de crime de guerre. il a juste des fonctions administratives à la base. il était médecin puis est devenu préfet d une ville au Rwanda. Aff. mais également en relation avec le . les gendarmes l ont ensuite suivi. il a commencé lui-même avec une mitrailleuse. on l a amené dans l infirmerie locale. Définition du lien avec les forces armées : TPIR Chambre de Première Instance II. Mais les criminels de guerre peuvent aussi être des personnes civiles ayant un lien avec les forces armées. Kayishema : condamné à la prison à vie. Le fait qu il existe un conflit armé n est pas suffisant . ILR 1950. donc représentant du pouvoir exécutif et exerçait une autorité sur beaucoup de personnes ayant participé au massacre (policiers. Définition en fonction de l analyse de la situation prenant en considération les preuves et les faits : si on dit qu on n était pas au courant de ce que faisaient les troupes (le TMI pour le Moyen-Orient n a pas reconnu cet argument valable pour les supérieurs) . Le fait qu il ait commandé des militaires lui a donné un lien direct avec les militaires. Pilz l a laissé mourir car pour c était un traître. le crime de guerre est le seul qui exige ce lien. Les gendarmes n ont pas obéit de suite. figuraient dans le box des accusés les membres des forces armées mais aussi de nombreux ministres (pour avoir violé les lois et coutumes de la guerre). y y Nécessité d un lien entre le crime de guerre et le conflit armé : L importance est fondamentale car sans ce lien. Pilz est il un criminel de guerre ? Non car en tirant sur un déserteur et en le ramenant il s agissant d une personne qui faisait partie de l armée allemande. 21 mai 1999. TPIR-95-1. Les limites à la reconnaissance du statut de criminel de guerre : Les crimes commis par des militaires contre les personnes appartenant à leu propre r armée : Il ne peut en effet pas y avoir d auto crime de guerre. Clément KAYISHEMA et Obed RUZINDANA. Les crimes commis par des militaires contre des civils ayant perdu leur statut en rejoignant les forces ennemies (v. En effet à Nuremberg.Il a notamment ordonné aux militaires d attaquer un stade dans lequel se trouvaient réfugiés des tutsies qui avaient été rassemblés là par Kayishema lui-même. donc Pilz a commis un crime mais pas un crime de guerre). le médecin. Mais l important c est que Kayishema n est pas un chef militaire. Ça reste un meurtre mais pas un crime de guerre. 391 : un néerlandais avait déserté sa propre armée pour rejoindre l armée allemande et cette personne prise de remords s est ravisée et a fui les forces armées allemandes et en fuyant il a été blessé. c est d être non seulement commis en temps de conflit armé.Les criminels de guerre sont surtout des membres des forces armées mais pas uniquement. La caractéristique du crime de guerre.). l affaire Heyer. Sachant qu ils savaient qu ils participaient à un crime de guerre contre des prisonniers ils commettaient un crime de guerre. le PROCUEUR c. les affaires de la Cour spéciale de Cassation néerlandaise du 5 juillet 1949 PILZ. Et si aujourd hui on compare le crime de guerre avec le génocide. les civils qui n ont pas de lien officiel avec les forces armées peuvent être des criminels d guerre si leur e comportement démontre une conscience de leur participation à un crime de guerre. il s agissait de reprocher à des civils d avoir participer à un lynchage pour le meurtre de prisonniers de guerre sans défense.

. Mais pas d applicabilité au cas où la situation reste une situation de troubles ou tensions internes : pas d applicabilité du DIH. ce facteur était matériel et non pas juridique : les conflits au sein d un Etat qui prennent une tournure internationale. D ailleurs TPIY et TPIR ne donne pas la même définition du crime de guerre (époque différente. une définition à géométrie variable ? Oui car chaque tribunal détermine sa compétence. Les choses deviennent complexes car la liste varie selon qu il s agisse d un conflit armé interne ou international. contexte différent). y y y y y y Originalité du crime de guerre aujourd hui par rapport aux autres crimes internationaux Le crime de guerre doit être commis en temps de conflit armé mais également en relation avec le conflit armé La nature de l acte susceptible d être qualifié de crime de guerre variera suivant la nature du conflit : CAI/CANI. La jurisprudence TPIY Tadic relatif à l appel sur le fond 1999 (chambre d appel) est allée plus loin en reconnaissant qu il existait un facteur permettant d internationaliser le conflit. CANI = conflit armé non international) Avec l affaire TPIY Tadic relatif à l appel sur le fond 1999 (chambre d appel) on a déclaré que : Le conflit s internationalise dès qu un élément extérieur au conflit (un Etat) intervient à quelque degré que ce soit. Les conflits armés internationaux : y y y y y Art. un individu pas nécessairement au sommet de la hiérarchie d un Etat mais qui avait suivi des directives émises par l Etat permet d établir le lien. On a considéré qu il y avait internationalisation si (ne pas oublier qu on juge un individu pas un Etat) : Un individu a formellement le statut d un organe de l Etat. Les conflits armés internes : y y y Le TPIR dans la décision Akayesu de 1999 (§619) : applicabilité de la notion de crime de guerre si le crime est commis dans le cadre du conflit armé interne. Liste différente des crimes de guerre en cas de conflit armé et de conflit armé international : beaucoup moins de crimes de guerre en cas de conflit armé interne. Cela permet en quelque sorte de cadrer le crime de guerre aux seules hypothèses dans lesquelles il est reconnu au crime de guerre. Un individu qui agit dans le cadre d une activité de l Etat ou des forces armées de l Etat et qui a endossé cette activité.conflit armé. La Coutume internationale Crime de guerre. 8 du Statut de la CPI (certains en sont mais n y figurent pas voilà pourquoi on peut faire usage à la Coutume internationale) Les crimes découlant des infractions graves aux Conventions de Genève de 1949 Les crimes issus du 1er Protocole additionnel aux Conventions de Genève (1977) : élargit la liste des crimes figurant dans les Conventions de Genève. (CAI = conflit armé international.

» ce n est pas l existence des faits que l on doit démontrer mais l imputabilité de ces faits à l accusé. Les crimes de guerre sont avant tout des crimes. n implique pas que ça n en soit pas un. 3 types de situations permettent d examiner ce qu est l élément légal : - . » L auteur doit avoir eu connaissance de ce qu il faisait.I n incrimine pas le comportement comme un crime de guerre. 1. Le fait qu ils aient été commis en tant de guerre leur donne un aspect particulier. mais il doit aussi avoir eu l intention de les commettre. Question de la criminalisation s est posée dès la fin de la WW2 : quel type d incrimination est nécessaire pour poursuivre un crime de guerre ? (vidéo : extrait du procès de Nuremberg : exécutions de prisonniers de guerre. de civils et on voit le lien entre le comportement des forces armées et le crime de guerre. matériel. on parle ici de fondement juridique.Pénal on s est servi de la théorie du complot (complicité ). Les nazis avaient pris le soin de décriminaliser certains comportements (notamment ce qu ils ont fait avec les malades mentaux) pour ne pas être poursuivis par la suite car leur système n incriminait plus ces comportements => prouve qu ils savaient que c étaient des crimes. La seule référence au droit national pour incriminer un comportement de crime de guerre est insuffisante.y Leçon n°4 Les éléments des crimes de guerre : Définition : les éléments des crimes de guerre sont représentés par les conditions qu il est nécessaire de réunir pour qu un acte soit qualifié en tant que crime de guerre (légal. ici les crimes de guerre ont été commis de façon méthodique et à une échelle impressionnante et encore jamais atteinte) Par ex : on avait pas de texte pour les massacres systématiques de populations par les armées ordinaires. Les 3 éléments de l infraction : Un élément légal représenté par le texte ou la norme reconnaissant l incrimination : « nullum crimen. Le terme « légal » doit être relativisé. L élément légal des crimes de guerre Doit exister une incrimination des comportements correspondant à une violation grave du DIH. et ne sont pas toujours définies dans un texte unique. Les infractions n ont pas toujours été. Un élément moral de l infraction : « la mens rea. Source de difficulté quelquefois. » Un élément matériel de l infraction : « l actus reus. nulla poena. Donc quand bande organisée très difficile en D. Le fait que le D.I. sine lege. moral).

Ici la source locale peut être utilisée comme élément légal. La difficulté réside ici dans la variété (et la longueur) des listes d incriminations et des comportements punissables.I. - . Ils sont en lien direct avec l élément légal. On a construit une liste d éléments matériels. 29/02/1949 politique de la terre brûlée) et l affaire Ohlendorf (Nuremberg. notamment dans 2 affaires : l affaire List ( ?) (Affaire des otages. (powerpoint car beaucoup trop long!!!) Les infractions graves aux Conventions de Genève du 1 aout 1949: il s agit d infractions précises (prises d otages.- - - Le crime a toujours été reconnu comme un crime de guerre et est ancré dans une source connue et reconnue qui le criminalise : c est la situation la plus fréquente. 2. Inventaire opéré aujourd hui par l article 8 CPI qui donne une liste assez exhaustive mais non complète des crimes de guerre. Caractère fastidieux de l inventaire. à la pudeur ) Conflits armés ne présentant pas un caractère international : (12 crimes en tout qui sont déjà énoncés dans la liste sur les conflits internationaux. Mais le tribunal spécial pour la Sierra Leone a été reconnu compétent pour juger des enfants soldats. (certains correspondent aux atteintes aux personnes. il faut qu il n y ait aucun doute. Les sources de l élément légal de l infraction comme crime de guerre ont été largement discutée par la jurisprudence. homicide intentionnel ) Autres violations graves des lois et coutumes applicables aux conflits armés internationaux (26 comportements différents) : les comportements sont beaucoup plus complexes avec beaucoup de précisions. il n est pas connu et reconnu. Solution Ad Hoc du D. donc que les accusés ne puissent pas ne pas le savoir (comme pour Nuremberg). d ailleurs le travail des TPI et de réduire à néant cette distinction CAI et CANI). Le crime figure directement comme crime de guerre dans le statut de l organe chargé de poursuites : ici. On ne s en est finalement pas servi. Ex : Statut CPI les mineurs ne sont pas susceptibles de poursuites. L élément matériel des crimes de guerre Ce sont les éléments objectifs des crimes de guerre. la distinction sert juste à rassurer les Etats quant à leur souveraineté. Le crime n est pas directement reconnu (et incriminé) ni par les textes du DIH. d autres aux atteintes aux biens) (violence sexuelle avait on parlait d atteinte à l honneur. par contre. 10/04/1948 groupes armés de la Gestapo ayant eu pour mission d éliminer tous les résistants et les dirigeants soviétiques et d exterminer les juifs d Europe de l Est = crime de guerre + crime contre l humanité). aucune difficulté juridique. On est ici plus face à une coutume ou encore des règles internes qui qualifient le comportement de crime de guerre. Très rare. ni par le Statut d un tribunal international.

membres des organisations humanitaires. On met des dizaines d années pour interdire ou prohiber l utilisation d une arme. l emploi d armes chimiques.Donc les types de comportements susceptibles de constituer des crimes de gu erre sont différents selon que le conflit armé soit international ou pas (illogique mais politique). l emploi de mines ayant un effet indiscriminé. l élément intentionnel dans les crimes de guerre La question qui se pose c est de savoir comment on l évalue lorsqu il n est pas révélé par le comportement lui-même ou pas concomitant à l Actus reus ? Appréciation du critère de l intention : L intention peut tout d abord être révélée par la commission du crime . correspondants de guerre. . l emploi d armes incendiaires d une façon prohibée) En soit une arme ou un projectile n est pas interdit mais les conditions de son utilisation sont une cause de son interdiction. homme) . de véhicules ou de personnels médicaux) . les armes à laser aveuglantes. chasse à l homme dans les collines par les serbes pour exécuter ceux qui ont fuit pendant les combats). l emploi d armes bactériologiques. les crimes impliquant une forme de violence sexuelle contre un groupe particulier (femme. Le droit réagit toujours mal et lentement par rapport à la technologie. journalistes.les crimes commis contre les personnes qui ne participent pas ou plus au conflit armé : les crimes commis contre les civils en territoire occupé.Les crimes commis contre des personnes bénéficiant d une protection spéciale (personnel médical. l emploi de gaz asphyxiants. En revanche aujourd hui ces crimes de guerres sont présentables sous forme de blocs de comportements infractionnels (4) : . les crimes commis contre les mouvements de résistance en territoire occupé.) 3. lancer une attaque en sachant que la personne est hors de combat. enfants. documentaire Serbie 1995 : utilisation de la perfidie comme moyen de combat.les crimes commis au moyen de l emploi de méthodes de combat prohibées (attaques dirigées contre la population civile qui ne prend pas part aux hostilités dans les zones de combat. le lancement volontaire d une attaque indiscriminée en sachant qu une telle attaque engendrera des effets et des pertes disproportionnées dans la population civile. l emploi de projectiles qui s aplatissent ou s écrasent au point d impact. => aucune de ces personnes n est armée) (vidéo : Cry from the grave. l emploi d engins explosifs banalisés. la commission de violence dont le bus vise à semer la terreur au sein de la population civile. La Mens rea. Les serbes se servent de l équipement volé aux NU pour faire sortir les bosniaques de leur cachette.Les crimes commis au moyen de l emploi de moyens de combat prohibés (l emploi d armes ou de projectiles qui sont de nature à causer des blessures superflues ou des souffrances inutiles. Aujourd hui la plupart des crimes de guerre sont commis avec des armes légères classiques (Rwanda : machettes ). Certaines d entre elles sont prohibées de façon générale pour les Etats ayant ratifiés les traités correspondants. l attaque intentionnelle de bâtiments. méthode principale = méthode basique. personnel des NU. faire peur.

8 est il un texte fermé ou ouvert ? un texte universel a toujours tendance à être ouvert. L élément psychologique est souvent précisé par le texte lui-même (homicide intentionnel ). tout en sachant qu il y aura des dérapages). 4. ex : décider de détruire un pont inutile au niveau militaire alors qu il est le lien entre un peuple et les réserves alimentaires ).Pénal on a la nécessité d avoir la connaissance de savoir que l acte est un crime et l intention de le connaître. - . La coutume peut apporter des indices. ex : un supérieur hiérarchique ne donne pas trop de consignes. Le crime de guerre dans le Statut de la CPI L article 8 sert aujourd hui de référence pour déterminer ce que sont les crimes de guerre : le texte de l art.I. Pourquoi le Statut a-t-il maintenu la distinction entre CAI et CANI ? pour une raison politique et diplomatique. d autres conventions également.- - L intention peut ensuite être révélée par la connaissance : en D. L intention peut également dans le cas de certains crimes de guerre reposer sur la négligence coupable ou grave (il sait qu il va commettre des dégâts mais en commet bien plus qu il n en imagine. Les Etats ne veulent pas. Pas intégrés directement dans le Statut de Rome car on l a fait très rapidement. Ex : art 85 du protocole additionnel I de 1977. Ils ne peuvent plus se cacher derrière la hiérarchie. Depuis le TPIY la responsabilité pénale des militaires s est élargie. Mais souvent la simple connaissance de ces actes impliquera l intention de les commettre (il suffit qu il prenne conscience des effets de sa décision pour que l on estime qu il y a eu intention .

raciaux ou religieux . le but n est pas de conquérir l ennemi mais de le détruire). dès lors. Statut du Tribunal de Nuremberg art. » L humanité appréhendée en tant que concept juridique : la clause de Martens en 1899. On considère qu il s agit d une norme de jus cogens. » => Problème on a pas pu juger les crimes commis avant la guerre. puis derrière on a des groupes militaires qui exécut nt une e autre tâche. 6(C) : « Les Crimes contre l'Humanité ': c'està-dire l'assassinat. lorsque ces actes ou persécutions. un préambule regardé comme étant « le principe d humanité » ou « la clause de Martens ». texte faisant partie des Conventions de la Haye. (vidéo sur la WW2 : 1941 mission Barbarossa. ici. la réduction en esclavage. Il va réussir à faire adopter dans chacune des conventions. l'extermination. qu'ils aient constitué ou non une violation du droit interne du pays où ils ont été perpétrés. On est donc. avec des politiques qui viennent d en haut et vise une partie de la population. Lorsque des crimes de guerre étaient commis ils étaient toujours commis contre les personnes se trouvant du côté de l adversaire. Actes de barbarie commis par les Nazis durant la WW2 : crimes systématiques prenant la forme de persécutions pour des motifs politiques ou raciaux. La notion existait mais on va la formaliser avec un texte à la suite des évènements. face à un crime nouveau. Durant la WW2 on est face à quelque chose de nouveau. Nécessité de répression non formalisée par les Etats. mais l Allemagne nazie elle cherchait à exterminer des personnes chez l adversaire et chez ses alliés. Origine de la notion de crime contre l humanité : notion utilisée dans les textes à vocation internationale : Déclaration de Saint-Pétersbourg de 1868 sur les projectiles explosifs de moins de 400 grammes. contraire aux lois de l humanité. ont été commis à la suite de tout crime rentrant dans la compétence du Tribunal. commis contre des populations civiles des territoires occupés mais également contre des populations de l Allemagne nazie et de ses alliés. Repris dans l acte additionnel de la Convention de Genève. La WW2 attire l attention. on n est plus uniquement en présence de crimes de guerre. et tout autre acte inhumain commis contre toutes populations civiles. avant ou pe ndant la guerre. la déportation. Hitler ne respecte plus l alliance germanosoviétique de 1939. . Idée d atteinte à l humanité : Cas dans le cadre de la répression des crimes commis dans l empire Ottoman à l encontre des arméniens en 1915 . => Charte de Londres 1945.y Leçon n°5 : La notion de crime contre l humanité Notion relativement nouvelle. 1ère Déclaration qui va intégrer la notion de crime contre l humanité (dans le dernier paragraphe) « Que l emploi de pareilles armes serait. volonté d exterminer tous les juifs. ou bien les persécutions pour des motifs politiques. on mène d abord une guerre classique. Cas lors de l adoption du traité de Versailles : notion de crime contre les lois de l humanité . Fréderic de Martens mettait en avant la protection des civils. ou en liaison avec ce crime.

Le crime contre l humanité est né DANS LES TEXTES le 8 aout 1945. Les crimes contre l humanité ne sont pas des crimes sporadiques ou isolés mais constituent soit le résultat d une politique d Etat ou d une structure qui prétend le devenir (au contraire les crimes de guerres sont souvent sporadiques) Les crimes contre l humanité sont aujourd hui punissables indépendamment de l époque de leur commission en temps de conflit armé ou en temps de paix (rupture Loi n°10 Conseil de Contrôle des Alliés) Les victimes des crimes contre l humanité sont principalement des civils. la définition est un peu ambigüe. commis. mais le crime existait avant. Les accusés s en sont servis. Le crime contre l humanité définit à Nuremberg c est le prélude de la reconnaissance internationale de ce que seront les Droit de l Homme. par un Gouvernement engendre la compétence de la communauté internationale pour le punir. Le crime contre l humanité. être aussi bien des personnes protégées que des combattants . par un Etat. Définition comportant certaines limites : à l époque il y a une connexité avec celle de crime de guerre ou contre la paix (= d agression) très nette. ce qui a permis d alourdir la sentence. en argumentant sur la nouveauté du crime. les sanctions n étaient pas déterminées auparavant mais ça n empêchait pas au crime d exister. Il fallait justifier la compétence du tribunal Mais en 80-90 on a pu prouver que chaque personne punie savait très bien à quoi s attendre. => Ici rétroactivité de la loi pénale plus dure mais on dira que ça existait déjà sur le plan international. mais peuvent en cas de conflit armés. orchestré. il était impossible de l ignorer. Cette incrimination est nouvelle au regard du droit international. - Composants de la notion de crime contre l humanité : Caractéristiques générales : Les crimes contre l humanité sont des crimes qui constituent une atteinte grave à la dignité humaine. On aurait pu avec un peu d inventivité les déclarer coupables de crimes de guerre mais on voulait marquer les esprits.Le crime contre l humanité c est la première infraction pénale qui dissocie complètement le droit interne pénal et le droit international pénal. Cette définition a été reprise telle quelle dans l article 5C du Statut du Tribunal militaire de Tokyo et améliorée dans la Loi n°10 du Conseil de contrôle des alliés (Allemagne). Cependant la technique employée par le TMIN était de combiner plusieurs incriminations pour un même fait. . Cette incrimination est également la reconnaissance de la limitation de l omnipotence de l Etat et de ses dérives. Mais permettent de juger les crimes commis avant d être en temps de guerre.

- - - . En tournant ce film il faisait la promotion de la politique nazie. la personne a été déportée et est morte. car la dénonciation trouvait son origine dans la politique menée par le régime nazi qui appelait la population à participer à cette politique. d autres citoyens allemands pour avoir écouté une radio étrangère (La bbc). on ne tient pas compte de la nationalité. pas seulement génocide) Comment la jurisprudence a-t-elle analysé cette notion de politique générale systématique ou généralisée ? Cour de Cassation spéciale néerlandaise. Cour de district de Tel Aviv. mais le crime de l humanité peut être un crime contre son propre groupe. même s il n y a qu un seul mort. Enigster : Enigster ressortissant israélien avait travaillé dans les camps et avait persécuté ses futurs concitoyens (Israël n existait pas encore). 3 millions non juifs donc crime contre l humanité. Complicité de crime contre l humanité. 4 janvier 1950. Cour d Assises de Hambourg. peut-on commettre un crime contre l humanité contre son propre groupe ? dans le crime de guerre on ne peut pas. 29 avril 1950 Harlan Veit : un réalisateur de films avait été poursuivi pour crime contre l humanité car un film en question dénonçait des juifs. dit crime de guerre. vidéos des camps. Cour suprême dans la zone occupée par la Grande Bretagne en Allemagne. On a dit que ce n était pas des crimes contre l humanité car absence de lien des faits reprochés avec la politique générale menée par le gouvernement nazi On a . La notion de crime contre l humanité se caractérise également par la nature généralisée ou systématique des crimes commis. (A l époque du procès on avait dit généralisée ET systématique) Il suffit que l attaque ait été planifiée pour être à grande échelle pour que ce soit un crime contre l humanité. à la pelleteuse 9 millions de morts. (vidéo : procès de Nuremberg.Caractéristiques spécifiques : c est la sanction de la violation massive des droits de l homme. crime contre l humanité. La notion de crime contre l humanité comporte un lien direct de connexité avec la notion de protection internationale des droits de l homme et le droit international humanitaire (substance). Israël. les corps des morts jetés dans des trous. 11 avril 1949 Albrecht : Albrecht était un commandant d une compagnie SS accusé d avoir tué un néerlandais et d avoir torturé 5 autres personnes. Condamnation. 1 novembre 6 1948 J & R : dénonciation par des citoyens allemands.

on a dit crime contre l humanité donc les militaires font bien partie de la population civile. Mais ça a évolué on a admis que des personnes privées pouvaient commettre des crimes contre l humanité (arrêt J &R ). Personnes exerçant des fonctions officielles mais commettant des crimes en agissant au titre de leurs capacités privées : Cour suprême de la zone occupée par la GB en Allemagne. même si les autorités n avait pas repris ou accepté ces actes. 6C du Statut de Nuremberg : ces crimes peuvent être commis contre n importe quelle population civile (populations des pays ennemis. Il aurait donc pu être relaxé. Art. Interprétation extensive par les tribunaux d après guerre: Cour suprême dans la zone occupée par la GB en Allemagne. WELLER (repris par l arrêt KUPRESKIC): personne agissant selon son entreprise privée mais son action étant reprise ou acceptée par les autorités on considère qu elle a commis un crime contre l humanité. et Cour de cassation. Le lien qu il faut établir c est celui de la connaissance de la politique menée et de son acceptation Les victimes des crimes contre l humanité : Les crimes contre l humanité induisant le meurtre ou la disparition : volonté de faire disparaître. 20 décembre 1985 Barbie : 1ère affaire officiers condamnés à mort pour avoir critiqué Hitler et l autre car il avait falsifié les documents d identités pour pouvoir s enfuir. Leurs actions ont été désapprouvées par le régime nazi. avait été accusé d avoir été à l origine de crimes contre les populations civiles de Lyon. auteurs des crimes contre l humanité : agents de l Etat ou de la puissance publique. Mais les juges de la Cour ont considéré que c était des crimes contre l humanité car. ils étaient suffisamment grave pour porter atteinte à la dignité de la personne et ils avaient été justifiés ou réalisés en relation avec les doctrines défendues par le régime nazi. les auteurs étaient des fonctionnaires allemands. On avait donc plus que crime contre l humanité. Exigence battue en brèche par la jurisprudence. La Cour de cassation va ici donner une interprétation de ce que sont les crimes et les victimes des crimes contre l humanité : le crime contre l humanité qui implique le meurtre de la victime peut être [ ] contre toute personne faisant partie d un groupe opposant à l auteur de l acte. contre les mouvements de résistance dans la région lyonnaise. toutes les personnes autres que les combattants réguliers des pays ennemis mais également des pays alliés (mouvements de résistance)). On ne pouvait plus poursuivre Barbie pour crime de guerre car prescription. Pour les civils ça ne posait pas de problème. 10 octobre 1949. Problème posé pour les mouvements de résistance. 18 octobre 1949 H. Donc apparemment ce n était pas un crime contre l humanité. A quel titre on pouvait le poursuivre ? crime de guerre ? crime contre l humanité ? génocide on savait que non. on ne peut pas non plus dire que les autorités supérieures étaient au courant. Barbie : ancien chef de la Gestapo à Lyon. Weller : mauvais traitements moraux et physiques envers des personnes juives. France.- Acteurs du crime contre l humanité : auteurs et victimes potentiels : Les auteurs des crimes contre l humanité : A l origine. ces faits remontaient au début des années 40. . il n y avait pas nécessairement de motif raciste.

90% de ces crimes. Extension progressive de la catégorie des victimes de crimes contre l humanité : Disparition du lien de connexité entre le conflit armé et le crime contre l humanité.Parmi les victimes il peut donc y avoir des mouvements de résistance. Au dépar c est le t droit coutumier qui a défini la notion de crime contre l humanité et c est maintenant lui qui permet son extension. mais à long terme. - Les crimes contre l humanité induisant la persécution : volonté de faire disparaitre aussi. reste impuni. Au fond le crime contre l humanité c est la seule arme qui reste pour combattre la violation massive des droits de l Homme. Victimes peuvent depuis l origine être soit des civils. ça ne se limite pas à la population civile. On accepte de faire disparaître le groupe de façon progressive. là encore. Droit international coutumier se positionne dans la logique de cette extension. Justification : absence de protection spéciale des membres des forces armées contre les persécutions. Extension concerne les membres des forces armées de l adversaire mais également de ses propres forces armées. ne prend pas ou plus en compte la nationalité. La notion de victime pour les persécutions. . aujourd hui. soit des membres des forces armées. Extension constitue surtout une volonté de réaction contre l atteinte à la dignité de la personne dans un contexte de violation systématique et généralisée.

g) Viol. prostitution forcée. culturel. L élément légal du crime contre l humanité Double fondement : Un fondement coutumier que l on peut dégager de la jurisprudence et de la cristallisation des principes depuis sa reconnaissance dans le statut des TMI (art. - Les textes existent et ils n ont fait que s améliorer. d) Déportation ou transfert forcé de population. b) Extermination. national. Un fondement textuel issu de l article 7 de la CPI : texte complet et moderne mais résultat du fruit d une négociation diplomatique. Aux fins du présent Statut. esclavage sexuel.y Leçon n°6 : Les éléments du crime contre l humanité : On retrouve les trois éléments de l infraction : Légal. ethnique. on entend par crime contre l'humanité l'un des actes ci-après commis dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique lancée contre une population civile et en connaissance de cette attaque : a) Meurtre. 1. f) Torture. stérilisation forc ée et toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable. Définition de l article 7 CPI : 1. La notion de persécution est définie de façon générique à travers l intention discriminatoire. En pratique l élément moral c est le plus important. Une notion d attaque généralisée ou systématique qui ne requiert pas la connaissance des détails. racial. Lorsqu on attaque une population civile de façon générale et systématique on prend un critère de discrimination pour réaliser l action. 6C) puis des tribunaux ad hoc. religieux ou sexiste au sus du paragraphe 3. Définition coutumière du crime contre l humanité : elle a fait ressortir 3 points : Une notion de victime du crime contre l humanité qui dépasse la seule population civile stricto sensu. ou en fonction d'autres critères . c est ce qui fait que le crime contre l humanité n est pas facile à démontrer. h) Persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d'ordre politique. c) Réduction en esclavage. grossesse forcée. e) Emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international. Matériel et Moral.

pour des motifs liés à l'identité du groupe ou de la collectivité qui en fait l'objet. inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles. on entend le déni intentionnel et grave de droits fondamentaux en violation du droit international. de la région où elles se trouvent légalement. telles que la privation d'accès à la nourriture et aux médicaments. Aux fins du présent Statut. l'appui ou l'assentiment de cet État ou de cette organisation. l'acception de ce terme ne s'étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légales. on entend le fait d'infliger intentionnellement une douleur ou des souffrances aiguës. e) Par torture. on entend les cas où des personnes sont arrêtées. en corrélation avec tout acte visé dans le présent paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la Cour. . sans motifs admis en droit international. on entend des actes inhumains analogues à ceux que vise le paragraphe 1. masculin et féminin. à une personne se trouvant sous sa garde ou sous son contrôle. on entend le comportement qui consiste à multiplier les actes visés au paragraphe 1 à l'encontre d'une population civile quelconque. physiques ou mentales. i) Disparitions forcées. commis dans le cadre d'un régime institutionnalisé d'oppression systématique et de domination d'un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous autres groupes raciaux et dans l'intention de maintenir ce régime. g) Par persécution. Cette définition ne peut en aucune manière s'interpréter comme ayant une incidence sur les lois nationales relatives à l'interruption de grossesse. i) Par disparitions forcées. on entend la détention illégale d'une femme mise enceinte de force. b) Par extermination. dans l'intention de les soustraire à la protection de la loi pendant une période prolongée. L article 7 est donc une liste non fermée d actes matériels précisément identifiés. on entend le fait d'exercer sur une personne l'un ou l'ensemble des pouvoirs liés au droit de propriété. le terme sexe s'entend de l'un et l'autre sexes.universellement reconnus comme inadmissibles en droit international. L art 7-2 est une clause d interprétation pour chaque mot/comportement criminels. on entend le fait de déplacer des personnes. Il n'implique aucun autre sens. détenues ou enlevées par un État ou une organisation politique ou avec l'autorisation. suivant le contexte de la société. h) Par apartheid. y compris dans le cadre de la traite des être humains. 2 Aux fins du paragraphe 1 : a) Par attaque lancée contre une population civile. en les expulsant ou par d'autres moyens coercitifs. c) Par réduction en esclavage. k) Autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l'intégrité physique ou à la santé physique ou mentale . en application ou dans la poursuite de la politique d'un État ou d'une organisation ayant pour but une telle attaque. dans l'intention de modifier la composition ethnique d'une population ou de commettre d'autres violations graves du droit international. f) Par grossesse forcée. on entend notamment le fait d'imposer intentionnellement des conditions de vie. en particulier des femmes et des enfants à des fins d'exploitation sexuelle. calculées pour entraîner la destruction d'une partie de la population. qui refuse ensuite d'admettre que ces personnes sont privées de liberté ou de révéler le sort qui leur est réservé ou l'endroit où elles se trouvent. 3. d) Par déportation ou transfert forcé de population. j) Apartheid.

pénal meurtre inclue assassinat. fait d infliger de façon intentionnelle des conditions de vie calculées pour détruire tout ou partie de la population Le TPIR a précisé cette . TPIY. Donc en D. On vide Srebrenica. acte prémédité ou non. Chap.i. une population. (Video = BBC: Srebrenica cry from the grave. Kambanda. Kayishema & Ruzindana.Les composantes de l élément légal : Attaque généralisée ou systématique lancée contre une population civile et en connaissance de cette attaque : -attaque généralisée OU systématique : un des 2 caractères suffit. Extermination : fait de tuer sur une large échelle. l attaque doit être dirigée contre la population civile. l acte ou l omission était illégal et intentionnel. un groupe. -en connaissance de cette attaque : la réalisation de crime contre l humanité résulte d un élément de contrainte d un groupe organisé. attaque généralisée ou systématique. commandant du Corps de la Drina de la VRS. Voir art.) .2a. des aéronefs civils. des bâtiments civils. Attaque généralisée contre un immeuble. 2. 7. (11/09/01 = crime contre l humanité. Krstic a commandé l extermination sous les ordres de Mladic. en connaissance de cette attaque). L élément matériel ou objectif du crime : actus reus Il faut ajouter les autres critères à chaque fois (contre une pop civile. Ils évacuent les femmes et les enfants et tuent les hommes. TPIY définition plus large du 2 aout 2001 KRSTIC : démontrer en plus qu une population particulière soit la cible désignée et que ses membres aient été tuées o u qu ils aient été soumis à des conditions de vie calculées de façon à conduire à la destruction d une partie significative numériquement de la population (Radislav KRSTIC = Ex-Yougoslavie. Extermination : évacuer une population de son lieu de vie et la faire disparaitre. Meurtre : c est le fait de tuer une personne intentionnellement. « en application ou dans la poursuite de la politique d un Etat ou d une organisation ayant pour but une telle attaque». « Comportement qui consiste à multiplier les actes visés au §1 à l encontre d une population civile quelconque». Serbes de Bosnie contre les musulmans. n°2 de la chute de l enclave de Srebrenica). on tue sans avoir de considération pour la personne mais pour son appartenance à un groupe. 4 éléments nécessaires : l accuse ou son subordonné a participé au meurtre de certains personnes nommées ou décrites. Ça peut donc être une partie de la population civile ou sa totalité. définition dans les affaires : Akayesu. l acte illégal ou l omission doit aire partie d une attaque généralisée ou systématique.2a. c était une population civile. et une volonté de détruire cette population civile) Ce sont ces 3 éléments cumulatifs qui font qu on peut parler de crime contre l humanité. 6 pas 7 donc pas de recours à la force pour les forces de l ONU. -lancée contre UNE population civile : article 7. condamné à 35 ans de prison. (On inclue le massacre). Rutaganda et Musema.

Définition dans l affaire Kunarac : éléments de contrôle et de propriété.2f regroupe 6 types de comportements (viol. inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles Définition . expulsions ) où ils sont légalement présents. que l Etat soit représenté ). L existence de l article 7 du Statut de la CPI et la liste qu il dresse s explique par les affaires que le TPIY et le TPIR ont connus. TPIY. les bénéfices retirés par l auteur de l infraction. Elément d une politique d attaque systématique et généralisée contre la population civile. grossesse forcée. sans aucune justification sur le plan national ou international. Notion précisée dans l affaire KRSTIC. avant il n y avait rien la dessus. Torture : art. Cette notion s étend à toute forme de violence (art. condamné à 10 ans d emprisonnement par le TPIY. 7. physiques ou mentales. La violence sexuelle apparait aussi souvent dans les conflits ethniques pour déstabiliser l autre groupe (grossesse forcée ). Kunarac : le TPIY reprend la définition de Furundzija et abandon du lien entre l acte de torture et les auteurs de l acte de torture (on se fout qu il y ait un supérieur. à une personne se trouvant sous sa garde ou sous son contrôle . FURUNDZIJA 16 décembre 1998 et KUNARAC et consorts « Foca » 22 février 2001. purge sa peine en Allemagne. condamné à 28 ans de prison par le TPIY.2D du Statut de la CPI. problématique car initialement donnée dans le cadre des NU. 7.Réduction en esclavage : chambre de 1ère instance n°2 du TPIY dans l affaire KUNARAC (ExYougoslavie. C est un crime assez complexe car il inclut différents types d infractions et de comportements. . commandant local d une unité spéciale de la police du HVO. article 7. pression psychologique sur une femme + menace de violence physique (femme interrogée nue. commandant d une unité spéciale de reconnaissance dans l armée des Serbes de Bosnie (violence sexuelle et réduction en esclavage + violation des lois et coutum de la guerre n ayant pas contrôlé ses es subordonnés)). Le tribunal confirme Delalic + ajoute que la torture revêt plusieurs dimensions lorsqu elle est utilisée dans le cadre d un conflit armé + volonté d humilier la victime. Dans les 20 dernières années tout a changé. sans garantie de fond et de procédure. esclavage sexuel.2E du Statut de la CPI comme le fait d infliger intentionnellement une douleur ou des souffrances aigues. de la liberté de choix ou de circulation et souvent. si elle ne dit pas la vérité elle sera mutilée + coup de matraque sur les orteils. La déportation ou le transfert forcé de population : actes consistant à expulser les personnes du lieu de vie (habituel ou non.2C du Statut de la CPI). Il faut que le consentement ou le livre arbitre de la victime fasse défaut. dans plusieurs affaires a précisé la notion de torture : DELALIC 16 novembre 1998. Furundzija : Ex-Yougoslavie. stérilisation forcée et autres formes de violence sexuelle de gravité comparable). décollé les ongles + actes sexuels entre elle et les militaires). la limitation et contrôle de l autonomie. 7. prostitution forcée. Le Statut de Rome. L emprisonnement en violation des règles fondamentales du droit international : notion précisée par la Chambre de 1ère instance n°3 du 26 février 2001 dans l affaire KORDIC & CERKEZ : Doit être compris comme la privation arbitraire de liberté. Art. La violence sexuelle : a toujours été considérée comme un crime contre l humanité mais la jurisprudence a apporté la différence entre violence sexuelle féminine et la violence sexuelle masculine. libéré de manière anticipée le 17 aout 2004. l acception de ce terme ne s étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légales.

atteinte à la dignité sans rechercher de plaisir de l auteur mais de destruction de la victime. . 3G du Statut du TPIR le viol ne connait pas de définition en DI et qu en l occurrence cela oblige la chambre a se référer aux définitions nationales. du vagin ou de l anus de la victime par le pénis ou tout autre objet utilisé par le violeur ou de la bouche de la victime par le pénis du violeur. Viol = invasion physique de nature sexuelle commise sur la personne d autrui sous l empire de la contrainte. mais outre la pénétration sexuelle il faut qu il y ait l emploi de la force. Mais qu est ce qu était le viol exactement ? On doit avoir une définition générique en matière pénale. fait de savoir qu il n y a pas consentement. décision de la Chambre de 1ère instance du TPIR du 2 septembre 1998. Esclavage sexuel : déjà l esclavage est un crime contre l humanité mais ici il y a circonstance aggravante. Intention d abuser. de discrimination . mais ça pourrait arriver. obliger les femmes qui appartiennent à ce groupe à subir des grossesses pour qu elles soient rejetées. TPIY FURUNDZIJA 1998 : va plus loin. La première définition donnée correspond à la situation rencontrée. les hinteramwe. TPIY KUNARAC 2001 : reprend Furundzija : va plus loin dans l absence de consentement de la victime. AKAYESU 1998 TPIR : Jean Paul AKAYESU. Le but du viol c est avant tout une arme de guerre pour toucher le groupe. il se trouve face à une situation où les tutsis se réfugient dans la mairie et lui demande de leur porter secours. La chambre pratique donc un examen de droit comparé. Des milices armées. La chambre de première instance estime que les éléments constitutifs du viol sont : la pénétration sexuelle fut elle légère. Les tribunaux ad hoc ont donc du aider à cette définition. Définition encore développée dans l affaire KUNARAC. On accuse Akayesu de viol sur une jeune tutsi (qui a aussi été violée par les hinteramwe). ont pour objet d entraîner la population à commettre un génocide. Définition fût précisée dans l affaire FURUNDZIJA.- - - Le viol : définition « englobante » du viol dans l affaire AKAYESU. Prostitution forcée : même logique. Fins d intimidation. Les hinteramwe le convainquent de se joindre à eux et de ne pas protéger les tutsis. Mais cette première définition internationale du viol sera jugée trop étroite par la suite. En matière de violence sexuelle l imagination humaine n a pas de bornes Disposition préventive. de la menace ou de la contrainte contre la victime ou une tierce personne. Ça a un effet psychologique énorme. l accusé était le maire d une commune (Taba au Rwanda) c est un hutu. donne une définition qui prend en compte d autres éléments. Akayesu commence par s y opposer puis il n y arrive pas. Donc on fait reposer le défaut de consentement sur l auteur et non sur la victime. Grossesse forcée : Rwanda en particulier. car ce n est jamais utilisé seul même si ça resterait un crime contre l humanité. Stérilisation forcée : mettra forcément fin à l existence du groupe ethnique. Cas problématique. Le viol est la violence sexuelle la plus répandue. de dégradation. La chambre précise également que compte tenu de l absence de définition à l art. Jamais grossesse forcée tout seul. Cette milice agit et fait agir pour détruire les tutsis. Autre forme de violence sexuelle de gravité comparable : le Statut de la CPI ne sera pas constamment modifié donc ça laisse une ouverture. §598 de la décision : « la chambre considère que le viol constitue une forme d agression et qu une description mécanique ne permet pas d appréhender les éléments essentiels du crime ». Porter atteinte à un groupe. mises à l écart On a toujours viol + grossesse forcée pour l instant. C est un crime connu mais il n était pas définit à la base.

A été évoqué dans l affaire KUPRESKIC. Précisées par la jurisprudence du TPIY et notamment par la décision KUPRESKIC 2000 : le meurtre délibéré et systématique des musulmans de Bosnie. racial. Les disparitions forcées : arrestation. culture. suffira à matérialiser l élément moral. 7. suivi d un refus d admettre que cette privation de liberté est le fait de l autorité ou du refus de donner des informations sur le sort des personnes disparues avec l intention d ôter à ces personnes la protection de la loi. le soutien ou l acquiescement des autorités de l Etat ou d une organisation politique. religieux. Lorsqu un individu commet un certain nombre de crimes. En matière de CCH l intention est très importante. national. détention ou enlèvement de personnes par ou avec l autorisation. ethnique.2i du Statut de la CPI. L intention criminelle est donc requise mais elle doit être connectée avec la connaissance selon laquelle les comportements font partie d une politique systématique. La jurisprudence n exige pas que la personne poursuive un motif raciste ou particulièrement inhumain. Autres actes inhumains d un caractère de gravité similaire: permettre l inculpation pour crimes contre l humanité de personnes qui auraient commis des actes ne rentrant pas dans des catégories précédentes. il y a crime contre l humanité. - L élément moral est caractérisé par la connaissance et l intention. il dit que la connaissance du risque selon laquelle l acte en question pouvait faire partie d une attaque sans même connaître les détails de cette politique. La mens rea ou l élément moral du crime contre l humanité : aspects subjectifs 3 points à retenir : L intention : la recherche intentionnelle d un résultat certain Dans le cas d un accusé agissant comme un agent d un système qui ne participe pas directement à l opération de la politique menée par l Etat : il n est pas nécessaire qu il anticipe toutes les conséquences des actes qu il va commettre. Art. L agent doit avoir connaissance du lien entre sa conduite et la politique ou la pratique systématique.Les persécutions : envisagées contre tout groupe ou collectivité identifiable. Dans l affaire Kunarac le TPIY rappelle ces éléments. peuvent être assimilés à des persécutions. sexuel ou fondé sur tout autre critère. à partir du moment où il sait les conséquences qu auront ces crimes et qu il aura toujours l intention de les commettre. leur déportation. leur emprisonnement. . qu il soit politique. IMPRIMER A PARTIR DE LA 3. L important c est qu il y ait un critère. Mais qui auraient poursuivi le même but.

ethnique. en tout ou en partie. « Aux fins du présent Statut. la tribu et du suffixe « cide » -en latin tuer. Cambodge. . racial ou religieux. Vient de l association de deux termes : le Genos en grec la race. La Convention de 1948 se limite à réprimer la destruction de certains groupes (ethnique. un groupe national. La nature juridique du crime de génocide La reconnaissance difficile du Génocide : Peu de juridictions nationales ont statué sur le crime de génocide (Cour de district israélienne de Jérusalem du 12 décembre 1961 EICHMANN). Allemagne. on entend par crime de génocide l'un quelconque des actes ci-après commis dans l'intention de détruire. Introduction Le génocide c est un crime extrêmement complexe à étudier. Cette convention fait entrer dans le champ du droit la notion de génocide. La Cour s est prononcée sur le crime contre le peuple juif mais ça équivaut au crime de génocide. Les mécanismes de mise en uvre et de contrôle de la Convention se sont révélés inadaptés et inopérants. 2. b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe . religieux ou racial). (ex : séparer les hommes et les femmes) d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe . Rwanda Baptisé le « crime des crimes ». c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle . comme tel : a) Meurtre de membres du groupe . surtout dans la pratique. » La définition apparaît singulièrement restrictive. Définition reprise mot pour mot par l article 6 du Statut de la CPI. Les victimes visées appartiennent à un groupe et sont visées pour cela. D abord englobé dans d autres crimes et notamment dans la notion de CCH le terme a été mis en lumière par le juriste américain Raphael Lemkin. e) Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe.y Leçon n°7 : La notion de génocide 1. national. Ce n est pas non plus nécessairement une question de nombre mais une question de groupe (un groupe peut comprendre uniquement 20 personnes). Les quatre catégories retenues ne sont pas spécifiquement définies. Il n est pas nécessaire d avoir des moyens sophistiqués pour commettre un génocide. Défini par la Convention de 1948 relative à la prévention et à la répression du crime de génocide .

les casques bleus n ont pu réagir non plus) (vidéo 2 : Mladic et Krstic déportation femmes et enfants (les NU ont payé l essence ). l intention précise requise comme élément constitutif du crime. En revanche la CIJ a refusé de reconnaître que la Serbie était responsable du génocide commis en Bosnie. Relatif aux exceptions préliminaires.- Résolution de l AG des NU 37/123 D du 16 décembre 1982 au sujet des massacres des camps de Sabra et Shatila. ethnique. CCH oui mais Génocide ? Le TPIY dit oui. (même affaire qu en 1996) La CIJ a reconnu que la Serbie avait manqué à son devoir de prévention qui lui incombait au titre de son obligation conventionnelle. il les manipule du début à la fin) TPIY jurisprudence KRSTIC. matériel et moral. national ou religieux » donc se fonde sur la volonté surtout. exécution hommes de 12 à 77 ans. Confirmée par la jurisprudence du TPIR KAYSHEMA 1 RUZINDANA. - - L apport des TPIR et TPIY à la définition des caractéristiques du génocide : La jurisprudence AKAYESU : dans la 1ère décision rendue par le TPIR (notion de groupe stable et permanent). République de Serbie et Monténégro (application de la convention relative à la prévention et la répression du génocide) du 27 février 2007. - . Jelisic = surnommé l Adolf serbe. Aucune fonction officielle au sein d une structure policière militaire ou paramilitaire. Parle de dol spécial du crime. la CIJ rappelle que les Etats sont tenus de coopérer concernant la prévention et la répression du crime de génocide. Les juridictions et organes sont souvent mal à l aise pour qualifier une situation ou un fait de crime de génocide. il demandait à ce qu il n y ait plus aucune arme à disposition de la population civile mais c était le cas depuis longtemps. sentiment de trahison envers l ONU. L apport de la jurisprudence de la CIJ en matière de génocide : Avis consultatif de la CIJ du 28 mai 1951 concernant les réserves relatives à la Convention sur la prévention et la répression du Génocide. zones de sécurité séparation des hommes et femmes/enfants. « Contrairement à l idée couramment répandue intention spécifique de détruire un groupe racial. B-H c. 1ère instance 14 décembre 1999. République Fédérale de Yougoslavie (application de la convention relative à la prévention et la répression du génocide) du 11 juillet 1996. De plus elle ajoute que le génocide n est pas territorialement limité et que tout Etat a le droit d exiger le respect de cette norme. Krstic : coupable de complicité de crime de génocide. Ce sont les seuls exemples que l on a sur le crime de génocide. Vidéos : Est-ce un génocide ? Déportation des femmes et enfants + Tuer tous les hommes de 12 à 77 ans pour leur appartenance au groupe « bosniaque musulman ». TPIY jurisprudence JELISIC Ch. On ne pouvait pas dire que tous les serbes étaient responsables d un génocide. - (vidéo : Srebrenica Bruno Mazure F2 FORPRONU. Réunit élément légal. Bosnie-Herzégovine c. Pas possible d émettre des réserves car cela porterait atteinte à l essence de la Convention. les bosniaques en 1983 avaient accepté d être démilitarisés et mis sous la protection de l ONU donc impossibilité de réagir. Mladic disait pouvoir les sauver et qu il allait simplement interroger les hommes.

la nationalité des auteurs ou autres). il n avait pas une intention particulière quant au groupe. 3. il y avait un critère d âge (de 12 à 77ans) et de sexe (hommes). le fait de préparer un génocide est déjà un acte punissable.40 ans de prison pour 31 chefs de CCH et de violations graves des lois et coutumes de la guerre. o Le groupe ne peut être que : (on ne peut sortir de ces critères)  National : « groupe de personne considérée comme partageant un lien juridique basé sur une citoyenneté commune jointe à une réciprocité de droits et de devoirs » (Arrêt AKAYESU 1998 TPIR) - . réfugiés ou ressortissants étrangers : il y a rarement néanmoins un génocide en période de paix. o La destruction du groupe visé par l acte génocidaire peut avoir lieu en tout ou en partie : la question qui se pose est de savoir ce que l on entend par la partie d un groupe. Imprescriptibilité totale. Est-ce la partie d un groupe ? Le TPIY a dit que oui. Les caractéristiques de la notion de génocide Conspiration : comportement criminel punissable alors qu il n y a pas eu réalisation (vient du droit anglo-saxon). Caractéristiques internes : elle symbolique ce qu est le crime de génocide o Le génocide se caractérise par l intention de détruire un groupe. A Srebenica. les complices disparaissent. c'est-à-dire par la volonté de disparition ou d assimilation du groupe : c est le critère premier du génocide. à la différence du crime de guerre où les victimes des crimes de guerre sont celles des puissances occupées. o Le génocide peut être commis en temps de paix comme en temps de guerre et tant contre ses propres nationaux que contre les apatrides. Aussi. Cette absence de définition de « partie »d un groupe rend plus facile la détermination de l acte génocidaire. lorsque l attaqie de Mladic et Krstic a été portée sur les hommes de la population musulmane. mais il peut être déclenché durant une période de conflit armé mais il se prolonge après la fin du conflit. - Caractéristiques externes o Le crime de génocide est imprescriptible : il reste punissable jusqu à ce que les auteurs. o Le principe de la compétence universelle est applicable au crime de génocide : le crime de génocide peut être réprimé en tout temps et partout (même par des tribunaux qui n ont aucun rapport avec le lieu. Néanmoins. il tuer pour tuer c est tout. Donc cette jurisprudence apporte une limite au crime de génocide. La question s est posée si la notion coutumière de génocide qui incluait la conspiration pouvait se transposer dans la notion textuelle de génocide. le génocide peut être commis contre son propre groupe. La destruction du groupe doit être analysée par la recherche de l intention. On ne le condamne pas pour crime de génocide car il ne se demandait pas si les gens qu il tuait faisaient partie d un groupe ou non.

Religieux : groupe dont les membres partagent la même religion. Notion développée par la jurisprudence AKAYESU. Leçon n°8 : Les éléments constitutifs du crime de génocide : Introduction : Comme les autres crimes internationaux.   Ethnique : « un groupe dont les membres partagent une langue ou une culture commune » (§513 Arrêt AKAYESU 1998 TPIR). o La Convention de 1948 reste applicable : la plupart des génocides ont été poursuivis sous cette convention. ou tout autre texte. c est un élément indispensable pour démontrer qu il y a eu crime de génocide. mais les critères d identification ne sont pas définit par la jurisprudence. .mens rea dol spécial Spécificité du crime de génocide Résident dans l interaction entre les éléments du crime et notamment l imbrication de l élément moral et de l élément légal Double définition du crime de génocide o La définition coutumière du crime de génocide : elle permet de réprimer le génocide quand bien même le génocide se serait déroulé dans un Etat qui n aurait pas signé ou ratifié la Convention de 1948 ou le Statut du CPI. religieux ou nationaux. il est identifié à une région géographique. Donc on peut rentrer dans le groupe ethnique ou en sortir apparemment (mais ce n est pas clair) Racial : groupe fondé sur des traits physiques héréditaires. o Les textes des juridictions pénales internationales ont repris dans ces définitions Remarque spécifiques sur l élément légal : Le dol spécial (dolus specialis) est un concept spécifique du droit pénal : infraction caractérisée par une relation psychologique entre le résultat matériel et l intelligence de l auteur (c'est-à-dire la conception qu il a eu de vouloir réaliser ce crime). culturels. car on peut adhérer librement à une religion. le crime de génocide est composé de trois éléments : L élément légal représenté par l incrimination L élément matériel actus reus L élément moral . et il est identifié indépendamment des facteurs linguistiques. Groupe beaucoup plus subjectif. la même confession ou la même pratique du culte. La notion de groupe Racial est la notion la plus objective.

2) Atteinte grave à l intégrité physique ou mentale de membres du groupe 3) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle 4) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe. La référence aux atteintes à l intégrité mentale a été ajoutée plus tardivement : elle vise les cas dans lesquels les actes génocidaires pouvaient être effectués au moyen de substances chimiques qui laisserait les facultés mentales des membres du groupe auxquels elles seraient . une milice armée (Les Hinteramwe) ont entrainé les Hutus pour massacrer les Tutsi).Inutile d exiger la préméditation : comprise dans le dolus specialis : par sa nature même.Forme de génocide physique : élimination du groupe par la mort .Controverse est née de la différence entre la version française et la version anglaise au sujet des termes « meurtre » et « killing » : « killing » entraîne meurtre et assassinat (pas de distinction de préméditation). le TPIR inclut dans le meurtre les meurtres qui sont prémédités et ceux qui ne le sont pas (§103 du jugement : Définition du Meurtre : le fait e donner intentionnellement et illégalement la mort). dès que l élément légal est constitué il y aura crime de génocide. tout s est fait grâce à la Radio. Le crime de génocide est donc un crime complexe. Si l acte génocidaire est commis sur une toute petite partie du territoire. cela ne change rien. . et ni le nombre ni l échelle territoriale ne rend le crime grave ou moins grave. Le génocide peut être commis dans un endroit confiné ou limité d un territoire: le génocide n est donc pas quelque chose qui doit se dérouler à l échelle d un Etat pour qu il soit considéré comme acte génocidaire. La distinction a été amenée dans l affaire Kaishena : ici.(Vidéo : Rwanda : ici. En l espèce. 5) Transfert forcé d enfants du groupe à un autre groupe Ces 5 comportements sont le fruit d une évolution de la définition de crime de génocide : 1) Meurtre des membres du groupe . 2) Atteinte grave à l intégrité physique ou mentale de membres du groupe Ici. 2. l acte génocidaire fait partie d une politique concertée de destruction de tout ou partie du groupe concernée. en effet il y avait des appels au génocide diffusait sur les radios. C est le premier génocide effectué par la population (et non par des agents de l Etat) contre une autre partie de la population. et celui des atteintes mentales. L élément matériel du crime de génocide Cinq comportements figurant dans la définition du crime de génocide : 1) Meurtre du membre du groupe . il y a donc deux groupes : les atteintes à l intégrité physique qui se comprend facilement. la préméditation est incluse d elle-même.

Qu est ce qu une atteinte grave ? Cette notion de gravité n est pas définie. Cette catégorie de génocide se réfère au « groupe » et non aux « membres du groupe » : il faut que ce soit le groupe dans son ensemble qui soit soumis à des conditions d existence entrainant sa destruction physique. l examen de ces comportements matériels doit être fait en gardant à l esprit l idée d intention de détruire le groupe (c'est-à-dire l élément moral). mais il faut qu elle soit suffisante pour détruire un groupe en tout ou en partie. et pas seulement des membres du groupe. on est dans la catégorie de soumission intentionnelle. Jurisprudence à précisé ces éléments : EICHMANN. - - 4) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe : . La jurisprudence nous a donné des exemples qui nous permette de comprendre ce nt que sont ces éléments matériels. le TPIR a ajouté que la soumission à un groupe à un régime alimentaire de subsistance. par exemple par la déportation massive ethnique. traitements inhumains dégradants. Pas nécessaire que ces comportements aient (déjà !) entrainé la mort : question d intention et d évaluation. la détention dans des camps de concentration ou des ghettos dans des conditions qui visaient à les priver de leurs droits entant qu êtres humains. Caractère instrumental de ces actes par rapport à l intention génocidaire: il ne faut pas oublier que dans le crime de génocide. Exemples de situations : KARADIC & MLADIC et AKAYESU . C est une analyse purement subjective qui va relever de l appréciation du juge. Dans l affaire EICHMANN : il s agissait ici des sévices endurés par les Juifs durant la2nd guerre mondiale. Dans le jugement AKAYESU (§503).- - - administrées. l expulsion systématique du logement et l expulsion des services médicaux en dessous du minimum vital constitue une soumission intentionnelle. et la Cour a considéré qu étaitdes atteintes graves à l intégrité physique ou mentale des membres du groupe : « la réduction en esclavage. ont été considéré comme des atteintes graves à l intégrité physique du groupe : torture. L ensemble des faits mentionnés peuvent être réalisés sans nécessairement causer la mort de la victime (l atteinte n est pas forcément permanente et irrémédiable selon l arrêt AKAYESU). 3) La soumission intentionnelle du groupe à des conditions d existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle L ensemble des moyens de destruction d un groupe qui ne conduit pas immédiatement à la mort des membres du groupe visé : à partir du moment où on ne donne pas à un être humain les moyens nécessaire d assurer sa survie. définition partielle : les comportements que l on peut trouver sont assez sensiblement les mêmes que ceux dans le crime contre l humanité. le viol. à les supprimer ou à leur causer des souffrances et des tortures inhumaines ». Dans le cas du Japon. Il faut préciser que l on peut avoir génocide ici sans toucher à un seul cheveu du groupe. KARADZIC. EICHMANN : dans une première série de décision (KARADIC & MLADIC ainsi que AKAYESU). les TPI ont réussi à faire autant. Avec beaucoup moins. il a utilisé des narcotiques sur la population pour qu elles perdent leurs facultés mentales. AKAYESU § 506 : dans ce paragraphe.

et non pas le nombre de mort. 3) L élément moral ou la mens rea du crime de Génocide Intention de détruire en tout ou en partie un groupe comme tel : du début à la fin. cela abouti à entraver les naissances au sein du groupe (génocide biologique) puisque ce enfants vont être rejetés. Aussi. mais aussi d autre groupe comme les Tziganes par exemple. Le génocide se prépare donc. les caractéristiques fondamentales. Questions : A quel moment sommes-nous en présence d un groupe protégé ? Interprétation de cette notion de groupe protégé. lors de la 2nd mondiale. L idée qui a animé la jurisprudence a consisté systématiquement à élargir les comportements pour qu ils s alignent sur les comportements matériels. le but ultime a bien été la destruction du groupe. (Vidéo : Rwanda : ici. Dans l affaire AKAYESU : ont été ajoutées les mutilations et les violences sexuelles massives comme élément matériel potentiel du génocide: le raisonnement de la 1ière chambre du TPIR ici est relativement simple : on considère que dans le cadre du Rwanda. les nazis avaient décidés l extermination des juifs.- Mesure de « génocide biologique » : l idée est ici c est que l on ne se concentre pas sur le groupe présent. la forme. il peut y avoir plusieurs groupes distincts : par exemple. qu est ce que la partie d un groupe ? la jurisprudence démontre que la notion de partie n a pas de limite ou de frontière. on vit dans une société où lorsque les femmes sont violées et délibérément mises enceinte par un membre d un autre groupe afin qu elles accouchent d un enfant qui n es pas de leur t groupe. 5) Le transfert forcé d enfants du groupe à un autre groupe Seule catégorie survivante de l énumération des actes de génocide culturel : il va impliquer la disparition des traits caractéristiques du groupe dans les nouvelles générations. membres du corps enseignants). La destruction d un groupe peut être aussi atteinte en exterminant les groupes qui composent la perpétuation du groupe comme tel (dirigeants. auto-génocide car destruction d un groupe par un sous groupe le constituant. preuve que l intention de détruire le groupe est née bien avant le passage à l acte) Détruire : altérer profondément de manière à faire perdre l aspect. mais sur le groupe futur. C est à travers les éléments que l on prouve le génocide. Effets sont similaires au génocide physique et biologique : le but c est toujours la destruction ou la disparition du groupe. Quand on parle de groupe aussi. et souvent longtemps à l avance (10. artistes. 15ans à l avance). AKAYESU § 509. . On parle de groupe tout ou partie car au Cambodge.

pour répondre à la simple question : en face de tous ces crimes internationaux. mais ne nettoyage ethnique peut aussi être juste l élimination de toute personne visant à un lieu donné. mais on a certaine fois pas pu le faire et on s est rabattu sur les crimes contre l humanité. Nous allons essayer de préciser et de définir les relations entre ces crimes. l élément matériel et les critères du génocide (racial. on a réussi a isoler les critères nationaux dans chaque génocide. il faut préciser que : Il n y a pas de définition objective à cet égard (impose souvent de rechercher un critère contextuel fiable utilisé par les auteurs de génocide) : si l on essaye de s appuyer sur des critères précis pour définit les actes génocidaires.).Concernant les nettoyages ethniques : quand un groupe décide de nettoyer toute une population de l endroit où elle vie. il est possible de les mettre en relation les uns avec les autres : il y a une certaine ambivalence (le groupe national peut aussi être un groupe ethnique par exemple). contrairement ç a notion de race u d ethnicité. RUTAGANDA. Sur le plan pratique. Intention de détruire un groupe national. JELISIC ET KRSTIC : l un des critères le plis facile est celui de la nationalité. par exemple. qui est subjectif et transformable . CRIME CONTRE L HUMANITE ET GENOCIDE Normalement. affaires : AKAYESU. Il faut donc que la destruction soit en relation direct avec la nature du groupe visé : si l acte de destruction ne concerne pas le groupe ou un groupe identifiable. quel crime va-t-on choisir ? On distingue trois types de relations : Les relations entre le crime contre l humanité et le crime de génocide . religieux). ethnique. - Pour conclure ici. et certains crimes peuvent être qualifié sous les trois chefs d accusation. il ne devrait pas y avoir de chevauchement entre ces trois crimes internationaux. Ces critères sont confirmés par la jurisprudence. il faut quand même chercher un critère contextuel. Pour les définir. il faut par exemple entant que Procureur arriver à démontrer que le groupe n a pas été visé par accident mais qu il y avait l intention de détruire le groupe précis car il satisfaisant à un des critères (racial etc. LECON N°9 : LES RELATIONS ENTRE LES CRIMES INTERNATIONAUX : CRIMES DE GUERRE. national. chacun étant définit par ses éléments.. il faut examiner donc le contexte de chaque affaire pour caractérisé le génocide ou pas. Ce n est pas une expulsion massive car le nettoyage consiste systématiquement à chasser de leur lieu d habitation qui appartiennent à un gr oupe déterminé (ethnique. ethnique racial ou religieux : Le génocide ne peut intervenir que si l on est en face d un de ces quatre groupes. le génocide tient à la démonstration de la liaison entre l élément moral. KAYISHEMA ET RUZINDANA . Dans la pratique. mais nous avons vu qu il existait un frange commune entre ces crimes internationaux. racial ou religieux). il n y aura pas de génocide.

- Il existe aussi des spécificités de chaque crime dans leurs éléments subjectifs : Crime contre l humanité : intention et connaissance sont requis mais ans se préoccuper du résultat à atteindre Crime de génocide : existence de l intention de détruire le groupe en tout ou en partie La . l intégrité physique ou mentale ) o Ils ne sont pas commis de façon isolée mais à plus ou moins grand échelle et en tous les cas dans un contexte donné spécifique : soit car ce sont des violations massives de ces droits. 1) Les relations entre le crime contre l humanité et le crime de génocide Ici. les crimes contre l humanité peuvent être commis dans un cadre plu large que le crime de génocide : il peut y avoir des actes matériels (comme torture) qui ne rentre pas dans le crime de génocide mais dans celui contre l humanité. comme l est maintenant celle de génocide). les dignitaires Nazis (puisque la notion de génocide n existait pas. Inversement. c est les relations entre le crime d agression et les crimes internationaux classique. c est que le crime contre l humanité est un crime de moyen. soit parce qu ils constituent la réalisation d un projet d ensemble de destruction qui est extrêmement vaste en visant une communauté et non plus un individu o Ils sont commis soit directement par les autorités soit avec l acquiescement ou la connaissance des autorités : il y a une politique menée pour ces crimes. Il existe néanmoins de spécificités de chaque crime dans leurs éléments objectifs : les deux crimes en effet. comme la vie. il existe des formes de génocide qui ne tombe pas sous l incrimination de crime contre l humanité : comme par exemple le crime de force armées opposée en raison de leur appartenance à un groupe ethnique ou autre. deux types de comportement qui peuvent aisément se superposés. Les liens entre ces deux crimes internationaux : Originairement. sans circonstances atténuantes. le crime de génocide n était qu une sous-catégorie du crime contre l humanité Il existe trois éléments communs : o Ils portent atteinte tout les deux aux fondements même de l humanité en violant les droits fondamentaux (qui sont attachés à la dignité de la personne. la relation entre le crime d agression et de crime contre l humanité était très force. Cela a permis au juge de Nuremberg de condamner. différence la plus importante.- Les relations entre le crime de guerre et le crime contre l humanité Les relations entre le crime de guerre et le crime de génocide Une quatrième a été utilisé parle T I de Nuremberg. . alors que le crime de génocide est un crime de finalité. se recoupent lorsque les comportements matériels sont les mêmes. En revanche.

o Mens rea est représenté par l incitation avec l intention de commettre le génocide : en prononçant ces mot sans ambigüité.- Cependant il existe un cas. en effet. Aussi. la personne révèle l élément moral du crime (Affaire RUGGIU 2000 TPIR). On fait cela car on veut distinguer la complicité de la commission du crime. La question des preuves va gouverner généralement le choix du crime. les ordres. la complicité apparaît plus grave que l acte lui-même. les menaces. et il « admet qu étant habitué en public à prendre la parole pour le compte du gouvernement. juridiquement quel crime choisir ? Car on ne peut poursuivre sous les deux chefs d incrimination (TPIR Affaire KAYISHEMA 1992 où la 1ière chambre du TPIR a refusé de qualifié certains comportement criminels de crime contre l humanité car déjà définit comme crime de guerre). on peut être accusé de complicité même si l auteur principal n est pas là (spécificité du crime de génocide). Dans l affaire KAMBANDA (TPIR 1997). dans le cadre du crime de génocide. L incitation doit être : o Doit être directe et publique : c'est-à-dire ne pas être équivoque. il s agit d une politique d attaque généralisée et elle existe aussi de - - . si beaucoup d éléments prouvent le génocide. où l actus reus rejoint la mens rea et où le type d acte matériel rend à peu près impossible la détection de l intention réelle : alors. Et même. Et c est notamment le cas pour deux éléments : L incitation au génocide : (l intention seulement punissable dans le cadre de ce crime la) : c est le fait d inciter quelqu un à commettre un crime dans le but de provoquer la commission directe d un crime à travers la parole. et constituer un appel direct à la commission du crime. cela n a néanmoins grand effet car la complicité est punie en matière de génocide de la même façon que l acte principal. D où l importance que la complicité de génocide soit punie des mêmes peines que l acte lui-même. assez fréquent. La planification en tant que telle peut exister aussi dans les cas de crime contre l humanité. ou n importe quel autre moyen. o Actus reus (l élément matériel) de la commission du crime est représenté par la provocation directe au génocide : le fait de prononcer des mots incitant au génocide est constitutif de l élément matériel de l incitation au génocide. La complicité de génocide est également particulière par rapport aux autres crimes internationaux : elle est en effet particulière car la complicité est exclusive de la notion de commission du crime de génocide. Spécificité du génocide dans les formes de participation au crime C est le seul crime où la commission du crime ou la complicité sont aussi grave. L acte de planification du génocide peut également constituer un élément de disparité avec le crime contre l humanité. alors que ce sont eux les primo responsables. on poursuiv sous se chef plutôt que celui de ra crime contre l humanité car beaucoup plus difficile à démontrer dans l affaire. qui était le premier ministre du Rwanda pendant le génocide. il a directement et publiquement incité au massacre du groupe adverse ». il ne le pratique par matériellement. La complicité est constitué avec une connaissance du plan de génocide avec la connaissance (ou l instigateur) de moyens matériels de la commission du crime de génocide. car les gens qui pensent et organisent le génocide ne sont pas les auteurs.

génocide. Cependant les relations entre ces deux types de crimes continuent à demeurer et sont même en train de se développer. Il faut quand même garder à l esprit que si on choisit une incrimination il faudra la démontrer et que les moyens sont différents selon qu il s agisse du CCH ou du CD Génocide. Qui plus pour les crimes de guerre la nature (interne ou internationale) du conflit va influer sur la nature des crimes de guerre. Dérogation à une règle de droit pénal interne. Si on compare art 7 et 8 du Statut on verra qu il y a une frontière commune entre les deux types de crimes. . 2. La particularité c est que contrairement à ce qu il se passe en droit pénal interne en matière de génocide la planification qui est une tentative va être punissable. dans le crime de guerre la mens réa repose sur la violation consciente et grave d une règle impérative du droit des conflits armés. 2ème élément subjectif différenciant les deux : dans le cch il doit y avoir une intention spécifique d atteindre un groupe de la population civile et cette intention de détruire un groupe n existe pas nécessairement dans le crime de guerre dans la mesure où c est avant tout un crime individuel (une somme de crimes individuels). Cela étant les rapports entre les 2 crimes sont quand même beaucoup plus limités que dans le cas précédent. dans le cch la mens réa repose sur l attaque systématique ou généralisée contre la population civile. Les cch peuvent être commis en temps de paix alors que les crimes de guerre eux sont impérativement commis en temps de guerre. les crimes de guerre peuvent être liés à l emploi illicite de moyens ou de méthodes prohibés alors que les cch ne connaissent pas ces éléments de définition. Toute une série de crimes ne sont pas communs. La jurisprudence pénale internationale se fonde sur le droit de Common Law pour le crime de génocide. Le chevauchement du crime par contre n est pas impossible et est même très fréquent. dont l élément matériel la plupart du temps. c est un peu pareil ici puisqu elle va être punie également. de facto sont souvent commis en temps de guerre. Il y a beaucoup d éléments communs. Pour la mens réa les divergences sont importantes car le but du crime de guerre et le but du cch ne sont pas les mêmes. De plus les CCH qui sont normalement commis en temps de paix comme en temps de guerre. Les relations entre CCH et CD Génocide sont quand même étroites. pour 3 raisons : Les crimes de guerres sont au départ des crimes isolés alors que les cch sont au départ des crimes systématiques. Les relations entre le CCH et le crime de guerre Elles sont beaucoup plus simples. S il y a des éléments objectifs il y a aussi des éléments subjectifs qui différencient ces 2 types de crimes : dans la mens réa et dans l intention spécifique d atteindre un groupe. En Common Law le droit pénal prévoit la conspiration qui est une théorie qui ne connait pas nécessairement de réalisation. Toutefois en matière d identification de la planification on constate que le juge va évaluer différemment la tentative et l incitation.

analyse les peines encourues dans les statuts des TPI ou de la CPI l échelle sur le papier est la même mais il n empêche que quand on regarde les peines prononcées les crimes de guerre sont moins lourdement rétribués que les crimes contre l humanité. cependant on ne peut pas ignorer qu aujourd hui dans les conflits armés les crimes commi peuvent avoir une s pluralité de buts et ils se transforment donc en cch ou génocide. Certains crimes de guerre qui devraient s arrêter continuent et deviennent des cch. elle peut être plus complexe dans le cas de cch que dans le cas de crime de guerre.Cela étant il existe en pratique une tranche commune qui devient de plus en plus importante : Les crimes de guerre et le nombre de crimes de guerre commis dans un conflit donné sont souvent le prélude à la commission de cch. les deux se chevauchent. A priori il n y a pas de relations entre les 2 mais en réalité il y en a beaucoup. Dans le cas de crime de guerre c est la connaissance et l intention de commettre une violation grave du droit des conflits armés. lorsque le conflit se déroule sur un temps cours on poursuit les crimes après la cessation des activités et ça devient des cch. Pourtant : La transformation de la nature des conflits armés : le plus faible se mettra à commettre des actes génocidaires à part entière. Les relations entre le crime de guerre et le crime de génocide Ces relations assez limitées amènent à s interroger sur ce qu il peut y avoir entre les deux même s il n y a pas de zones communes. Radicalisation des conflits. Le but du conflit armé devient le génocide. - - 3. La connaissance de la mens réa. on va avoir des cas pour lesquels la question va se poser. Les actions militaires dans certains conflits sont ouvertement destinées à soutenir ou à mener une politique génocidaire. Le crime de génocide apparait autonome et fondé sur une intention spéciale qu on ne retrouve pas dans le crime de guerre. Transformation de la nature des conflits armés L échelle des peines entre les deux types de crimes influe sur leurs relations Quand on . Les conflits dans lesquelles la raison d être du déclenchement du conflit armé c est la volonté de mener une politique génocidaire. .

elle concerne aussi bien les supérieurs militaires que les supérieurs civils. Ça s est développé avec l affaire Yamashita. En 2 mois massacre de plus de 100 000 chinois prisonniers et civils. celle de l article 25 on l a vu jusqu à maintenant c est celle de la personne ayant commis le crime. Des autorités civiles ont été reconnues par le TPIR comme des supérieurs hiérarchiques responsables: Kambanda. 3 éléments cumulatifs de la responsabilité du supérieur hiérarchique : Il doit exister une relation supérieur/subordonné pour qu elle puisse être mise en cause. il a entrainé ses employés à commettre des actes génocidaires. Les fondements de la responsabilité du commandant et du supérieur hiérarchique Article 87 du 1er protocole additionnel aux Convention de Genève : Les commandants doivent prévenir et réprimer les infractions aux Conventions de Genève. il y en a une autre à l article 28 du Statut de la CPI c est celle qui permet de poursuivre les commandants ou les supérieurs hiérarchiques dans le cadre des conflits armés pour avoir laissé commettre certains crimes et notamment des crimes de guerre. Mais ces articles disposent bien que le supérieur est responsable s il savait ou avait des raisons de savoir que de tels actes avaient été commis ou allaient être commis par ses subordonnés. Elle est indépendante des autres formes de responsabilité pénale avec lesquelles elle peut se cumuler (25 + 28). le massacre de Nankin. Cette responsabilité est une responsabilité par omission et non par commission. Types de responsabilité pénale : La responsabilité pénale du supérieur hiérarchique peut être passive ou active. On retrouve ça dans les statuts des TPI. Des fonctionnaires ont aussi été reconnu responsables au titre de leur supériorité hiérarchique. . tribunal international de l extrême orient de Tokyo. on les punira pour ne pas avoir empêché la commission des crimes.y Leçon n°11 : La responsabilité du commandant et du supérieur hiérarchique On va souvent poursuivre ceux qui étaient les responsables de ceux qui ont agit. Yamashita ignorait ce qui s était passé sur le site de Nankin et n était pas à l époque en mesure de le savoir. la personne n a pas de fonction militaires mais elle a une fonction d autorité sur un ensemble de subordonnés et ça suffit à l en juger responsable. Il a été reconnu responsable actif et passif. c est le même texte dans les 2 mais pas le même article 6 dans l un et 7 dans l autre. Ces textes sont aujourd hui repris par l article 28 du Statut de la CPI. La jurisprudence a mis en uvre cette responsabilité à plusieurs reprises. 1. c est une responsabilité supplétive qui tient à sa position de commandant ou de supérieur hiérarchique. C est une responsabilité pénale à part. le subordonné restera responsable du crime également. Kayishema (massacre du stade : responsabilité active et passive) Affaire Musema (TPIR) : chef d une entreprise publique de thé. Contenu de la responsabilité : Un supérieur est responsable pénalement pour les actes commis par ses subordonnés.

- Le supérieur doit avoir su ou avoir des raisons de savoir qu un crime de guerre avait été commis ou allait l être. ça va varier avec le degré de responsabilité (plus on monte dans la hiérarchie moi le supérieur aura connaissance des détails de l opération). La responsabilité est à apprécier au cas par cas. Conseils : se concentrer sur la question posée. On se moque de l origine de la relation de subordination. Cette responsabilité n efface pas la responsabilité pénale active. général. . Problème pour les « raisons de savoir ». La présomption d innocence n avait pas été reconnue à la base. Le supérieur doit avoir en sa possession des informations qui sont de nature à lui faire connaitre le risque de commission de telles infractions. c est une obligation. ça suppose qu on devine les intentions des subordonnés. Le supérieur n a pas pris les mesures adéquates pour empêcher ou réprimer la commission de ce crime. il donne un certain nombre d ordre et dit de ne pas toucher aux civils. pas de hors sujet. l absence de telles informations ne peut pas se satisfaire de l analyse de l attitude du supérieur hiérarchique. Ce n est pas une question de choix. on demande au commandant et au supérieur hiérarchique de prendre des mesures nécessaires et non d être derrière chacun de ses soldats. Dans des archives on a trouvé la preuve de son interdiction. La connaissance des informations par le supérieur hiérarchique impose la mise en place de dispositif s de contrôle des ordres donnés et la prise de connaissance des informations disponibles. ça suppose que le juge ou le procureur se mette à la place de celui qui agit. il doit prévenir sans ambigüité ses subordonnés. Ex : Blastic.L actus reus : repose sur la capacité à empêcher les crimes d être commis ou à réprimer les crimes commis. Sujet basique. Il doit aussi démontrer avoir exercé tous ses pouvoirs pour empêcher ou réprimer. on répond uniquement à la question. qu elle soit de droit ou de fait. En appel il écope finalement de 8 ans uniquement. Il doit y avoir un lien de causalité entre la commission du crime par le subordonné et l action entreprise par le responsable pour l empêcher ou la réprimer. Le supérieur doit avoir connaissance que ses subordonnés ont commis ou sont sur le point de commettre un tel crime. si le subordonné a agi de son seul chef le supérieur ne sera pas responsable. 2. Ça n est pas respecté. Les éléments de la responsabilité des commandants et des supérieurs hiérarchiques . Comme les autres années ! .La mens réa : ne repose pas sur un standard de stricte responsabilité. Il veut de la jurisprudence mais pas beaucoup. On ne le croit pas et écope de 40 ans de prison car il aurait dû savoir. On doit faire entre dans cette appréciation la nature des mesures prises pour empêcher ou réprimer ces crimes.

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