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TECHNIQUE SIKA ETANCHEITE DES PLANCHERS INTERMEDIAIRES

Juillet 2006
CCT 46
ET DES MURS INTERIEURS

Procédé d’étanchéité des planchers intermédiaires et des murs intérieurs par revêtement SIKALASTIC-850 W

Rapport d’enquête Technique Nouvelle CETEN APAVE INTERNATIONAL n° MS/MS/L.K30.919 - limite de validité : 30 Juin 2009

TABLE DES MATIERES PAGES


1. OBJET 2

2.1 Domaines d’application en horizontal 2


2.2 Domaines d’application en vertical 3
2. DOMAINES D’APPLICATION
2.3 Supports admissibles 3
2.4 Exclusions 4

3. PRESENTATION,
3.1 Présentation 5
IDENTIFICATION ET
3.2 Identification 5
PERFORMANCES DU
3.3 Performances 5–6
SIKALASTIC-850 W

4. AURES MATERIAUX UTILISES 6–7

5. REALISATION DES 5.1 Exigences 7–8


SUPPORTS 5.2 Préparation du support 8–9

6.1 Conditions d’utilisation 9


6. REALISATION DE
6.2 Préparation du produit 9
L’ETANCHEITE
6.3 Réalisation de l’étanchéité 9 - 13

7. PROTECTION DU
13 - 15
SIKALASTIC-850 W

8. CONTROLES 15

9. PRECAUTIONS D’EMPLOI 15

10. ASSISTANCE TECHNIQUE 15

11. QUALIFICATION –
15
ASSURANCE

12. MODIFICATIONS
15
EVENTUELLES

13. SCHEMAS 16 - 21

14. ANNEXES 1 à 4 22 - 26

Ce procédé est la propriété de Sika France. Il peut être mis en œuvre par toutes entreprises possédant les qualifications
appropriées.
CCT N° 46 – JUILLET 2006

BJET
1. OBJET Le SIKALASTIC 850 W est classé SP3 selon le
référentiel établi par les Règles APSEL-CSFE et
Le présent document a pour objet de préciser les n’est pas destiné à être circulé directement : il doit
conditions générales d’emploi et de mise en œuvre par conséquent toujours être recouvert par une
du SIKALASTIC 850 W pour la réalisation de protection dure telle que carrelage et analogues
l’étanchéité (collés ou scellés), chape ou dalle.
• des planchers intermédiaires intérieurs – avec
ou sans dispositif de collecte et d’évacuation des Ce procédé vise aussi la protection des supports
eaux – verticaux et horizontaux sensibles l’eau dont la
• des murs intérieurs. pérennité ne serait pas assurée sans cette
protection.
Il s’applique en travaux neufs et en rénovation.
Ce procédé ne vise pas l’étanchéité des supports
Les Règles professionnelles APSEL-CSFE constamment immergés tels que radier et bajoyer de
définissent un plancher intermédiaire intérieur piscine, bassin, …
comme un plancher intérieur d’un bâtiment fermé,
ce plancher n’étant pas en contact avec le sol. 2.1. Domaines d’application en horizontal :
Un plancher sur vide sanitaire est compris dans En référence au classement UPEC des locaux
cette définition. (cahier du CSTB n°2509 de novembre 2004), le
domaine traité par le présent document vise :
Les dispositions décrites dans les Règles
professionnelles APSEL-CSFE – Edition Octobre 2.1.1. au niveau du classement P :
2002 - s’appliquent au présent Cahier des Clauses • les sols des locaux classés P2 à P4S au plus dans
Techniques. Ce dernier, soit précisera, soit le cas :
modifiera, soit complétera ces dispositions en - d’une protection dure au moyen d’un carrelage
fonction des particularités du procédé SIKALASTIC scellé par mortier de pose désolidarisé (NF P 61-
850 W et des ses composants. 202-1, référence DTU 52-1)
- d’une protection par carrelage collé (Cahier du
Nota : le SIKALASTIC 850 W n’assure pas la CSTB n°3267_V2 de Juin 2005, CPT «Revêtements
fonction de blocage des remontées d’eau ou de sols en carreaux céramiques ») ou revêtement
d’humidité venant du support. de sol plastique collé (NF P 62-203-1, référence
DTU 53-2) ou sol coulé, sur chape désolidarisée
2. DOMAINES D’APPLICATION (NF P 14-201-1, référence DTU 26-2)

Dans les ouvrages neufs ou en rénovation, le • les sols des locaux classés P2 et P3 au plus dans
revêtement SIKALASTIC 850 W est destiné à la le cas d’une protection dure par carrelage collé
réalisation de l’étanchéité à l’eau, sous protection directement (avec limitation de format pour les
dure, des planchers intermédiaires - avec ou sans planchers bois, Cf. § 7.2.4.)
dispositif de collecte et d’évacuation des eaux - et
des murs intérieurs des locaux humides des Nature de la protection dure en fonction du
bâtiments d’habitation, administratifs, commerciaux, classement P :
hôteliers, d’enseignement, hospitaliers et analogues PROTECTION CLASSEMENT DU LOCAL
tels que : DURE P2 et P3 P4 et P4S au plus
• cuisines, salles de bains, douches, Carrelage collé OUI
directement Limité à 20cm x 20cm NON
• locaux sanitaires ou techniques (tels que sur bois
buanderie, …), dans lesquels la température Carrelage scellé OUI OUI sauf sur bois
ambiante en service est comprise entre 5 et 35°C. désolidarisé Limité à 30cm x 30cm
sur bois
Chape désolidarisée OUI OUI sauf sur bois
Sont visés également les ouvrages suivants : plages Nota : sur bois, voir § 7.2.3.
de piscine couverte, sols et murs de locaux humides
en balnéothérapie* et thalassothérapie*, sols et 2.1.2. Au niveau du classement I/M :
murs d’enceintes frigorifiques à température Le domaine traité par le présent document vise les
positive. locaux relevant du classement I/M avec les indices 1
ou 2 au plus (Cahier du CSTB n°3232 de Juin 2000 :
* vérifier la tenue à l’eau de mer, aux eaux « Revêtements de sols industriels – Classement
thermales et aux eaux séléniteuses, de la colle à performanciel – Référentiel technique »).
carrelage utilisée.

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CCT N° 46 – JUILLET 2006

2.1.3. Au niveau du classement E : • dalle intégrant des éléments chauffants conforme :


Le domaine traité par le présent document vise les - à la norme P52-307 – partie 2 (référence
locaux classés E3 au plus, dans le cas général. DTU 65.14 – partie 2 : « Exécution des planchers
chauffants par fluide caloriporteur – autres dalles
Dans le cas des planchers en bois ou en panneaux que les dalles désolidarisées isolées »), à l’exclusion
dérivés du bois, voir le § 2.3.3.3. du plancher réversible ;
- à la norme NF P 52-302 (référence DTU
2.2. Domaines d’application en vertical : 65.7 : « Exécution des planchers chauffants par
Ils sont fonction de la nature des supports et du câbles électriques enrobés dans le béton »), à
degré d’exposition à l’eau des locaux. l’exclusion de la dalle désolidarisée isolée.
• formes de type F ou G conformes à la norme NF P
On se reportera aux annexes :
61-202-1 (référence DTU 52.1, § 5.3.4), comportant
• annexe 1 : nomenclature des supports admissibles une forme de pente vers les évacuations.
(établie à partir du Cahier du CSTB n°3567 de Mai • formes ou chapes thermo-acoustiques en béton
2006 : « Classement des locaux en fonction de allégé de polystyrène ou de copeaux de bois,
l'exposition à l'humidité des parois et nomenclature associées à un enduit de lissage de classe P3,
des supports pour revêtements muraux intérieurs »), adhérentes à l’élément porteur, faisant l’objet d’un
Avis Technique favorable pour l’emploi en locaux de
• annexe 2 : définition des différents degrés type P2 ou P3,
d’exposition à l’eau des locaux (référence : Cahier • produits de réparation de ces supports,
du CSTB n°3567),
compatibles avec le SIKALASTIC 850 W (ex :
• annexes 3 et 4 : traitement vertical (établi à partir mortier de réparation conforme à la norme P 18-
du Cahier du CSTB n°3265_V3 de Juin 2005 : CPT 840),
« Revêtements du murs intérieurs »). • enduit de ragréage,
• chape fluide à base de ciment bénéficiant d’un Avis
Technique,
En vertical, la protection dure du SIKALASTIC 850 • chape fluide à base de sulfate de calcium*
W ne peut être réalisée qu’avec un carrelage collé. bénéficiant d’un Avis Technique,
• chape sèche* bénéficiant d’un Avis Technique,
2.3 Supports admissibles : * Nota : les chapes sèches et les chapes à base
de sulfate de calcium (bénéficiant d’Avis
Pour les supports fissurés, l’étude préalable et l’avis
Technique) constituent des supports sensibles aux
sur la stabilité doivent être donnés par le Bureau
effets néfastes produits par l’action de l’eau dans le
d’Etudes ou par le Maître d’œuvre.
temps. Ils doivent être protégés par le SIKALASTIC
2.3.1. Supports neufs admissibles en horizontal : 850 W.
Le SIKALASTIC 850 W peut être appliqué sur des Ces chapes sont également visées dans le cas
supports tels que : d’association (visée dans leur Avis Techniques)
• plancher en dalle pleine de béton armé, coulée sur avec des Planchers Rayonnants Electriques (PRE ;
place, avec continuité sur appuis : types A, B ou C Cahiers du CSTB n° 2908 de Septembre 1996 et
selon NF P 10-203-1 (référence DTU 20.12), n°3037 d’Avril 1998) et Planchers Chauffants
• plancher avec pré-dalle, avec continuité sur Rafraîchissants (PCR ; Cahier du CSTB n°3164
appuis, coulée sur place : types A, B ou C selon NF d’Octobre 1999).
P 10-203-1 (référence DTU 20.12), En outre, leurs Avis Techniques limitent leur
• plancher béton à poutrelles et entrevous avec table domaine d’emploi aux locaux P3E2 au plus, et
de compression, avec continuité sur appuis, coulée excluent leur utilisation avec siphon de sol.
sur place (siphons au droit de l’entrevous) : types A,
B ou C selon NF P 10-203-1 (référence DTU 20.12), 2.3.2. Supports neufs admissibles en vertical :
• plancher constitué de dalles alvéolées Ce sont les supports S1 à S19 listés en annexe 1 :
préfabriquées en béton armé avec dalle de • béton,
compression coulée in situ en continuité sur appuis • mortier de réparation et de surfaçage titulaire du
(armatures dans la dalle collaborante et continuité droit d’usage de la marque NF,
justifié par le Bureau d’Etudes Béton) ; • enduit à base de liant hydraulique, sur mur en
• formes de pente adhérentes à l’élément porteur, béton ou mur et paroi en maçonnerie,
conformes à la NF P 14-203-1 (référence DTU • enduit à base de plâtre, de dureté Shore C
20.12), supérieure ou égale à 60 (type S5 de la
• chape ou dalle, armée ou non, à base de liant nomenclature, annexe 1),
hydraulique (NF P 14-201-1, référence DTU 26.2), • carreau de plâtre hydrofugé ou non,
adhérente à l’élément porteur.

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CCT N° 46 – JUILLET 2006

• plaque de parement en plâtre hydrofugé ou non de la norme NF P 63-203 (référence DTU 51.3) et
(faces cartonnées), du Cahier du CSTB n°3529 de Juin 2005.
• complexe d’isolation thermique (isolant + plaque
de plâtre), • Par référence à l’annexe B de la norme NF P 63-
• carreau de terre cuite, 203 (référence DTU 51.3), les panneaux sont
• blocs maçonnés en béton cellulaire, assemblés par rainures et languettes (vraies ou
• cloison de hauteur d’étage composée de panneaux fausses) collées.
en béton cellulaire, • La flèche du support (sous poids propre du
• ouvrage en plaque de parement à base de ciment, plancher bois existant et des charges d’exploitation
• plaques planes en fibres ciment, conventionnelles) doit aussi tenir compte de la
• procédés d’habillage de murs (par exemple en surcharge apportée par la chape et le mode de mise
polystyrène expansé), en œuvre du revêtement de sol. Cette flèche doit
• parois en panneaux sandwich, rester inférieure à 1/400ème de la portée.
• plaques planes en fibres-ciment, • Dans tous les cas, le Maître d’œuvre doit s’assurer
• bois et panneaux dérivés du bois. de la ventilation de la sous face, laquelle ne doit en
aucun cas être obstruée par des travaux ultérieurs.
Tous les supports cités sont admis : • La protection dure du SIKALASTIC 850 W dans ce
• sans restriction dans les locaux de degré cas est décrite au paragraphe 7.2.4.
d’exposition à l’eau EA et EB,
• avec restriction, selon la nature du support et le 2.4 Exclusions :
degré d’exposition à l’eau, dans les locaux EB+ Le présent document ne vise pas :
privatif, EB+ collectif et EC. Se reporter aux annexes • les dallages sur terre-plein,
1, 2, 3 et 4. • les planchers accessibles aux véhicules (parc de
stationnement), ou soumis à des trafics sévères de
2.3.3. Supports admis en rénovation : matériels de manutention lourds : locaux industriels
relevant du classement I/M avec les indices 3 ou 4,
Les supports peinture, SEL, SPEC, sols coulés, • les sols de laiteries, dans les zones subissant des
revêtements muraux selon la norme NF P74-204 agressions chimiques,
(référence DTU 59.4) doivent préalablement • les supports pour lesquels l’eau intervient en
éliminés. contre-pression (nappe phréatique par exemple).
Dans ce cas le traitement sera réalisé à l’aide du
2.3.3.1. Application sur anciens revêtements procédé d’étanchéité par revêtements
céramiques : d’imperméabilisation SIKATOP 121 SURFAÇAGE /
L’application directe du SIKALASTIC 850 W sur un SIKATOP 111 qui assure les fonctions cuvelage et
ancien revêtement céramique n’est possible étanchéité de réservoirs. Se reporter aux CCT n° 32
qu’après avoir mené une étude préalable de et 42, validés par SOCOTEC.
reconnaissance (voir § 5.2.2.3). • les supports pouvant présenter des risques
Cette étude permet de déterminer les carreaux qui d’infiltration d’eau capillaire ou de remontée
doivent être déposés et ceux qui peuvent être d’humidité, sous quelque forme que ce soit,
conservés, moyennant une préparation de support • l’application directe sur isolant thermique et/ou
adaptée. phonique,
• les planchers de type D selon la norme NF P 10-
2.3.3.2. Application sur supports verticaux anciens 203-1 (référence DTU 20.12),
contenant du plâtre : • les planchers constitués de dalles alvéolées en
Ces supports (types S5 à S11 de la nomenclature, béton précontraint, avec dalle de compression
annexe 1) doivent être réparés ou refaits à neuf coulée in situ avec continuité sur appuis : risque de
après élimination des revêtements non admis ci- percement de la dalle au droit des torons suite à
dessus. modification de l’emplacement des réservations pour
siphons,
2.3.3.3. Application sur planchers en bois ou en • les planchers en béton coulé sur bacs-acier
panneaux dérivés du bois : collaborants.
Les planchers en bois ou en panneaux dérivés du
bois, sont admis uniquement en locaux EB+ privatif En outre, le traitement ponctuel, c’est-à-dire
au plus et de classe P3 au plus, à l’exclusion d’une l’étanchéité localisée du sol d’un local, n’est pas visé
utilisation en plancher sur vide sanitaire. par ce document.
Les supports admissibles sont constitués de 3. PRESENTATION, IDENTIFICATION ET
panneaux dérivés du bois de marque NF Extérieur PERFORMANCES DU SIKALASTIC-850
CTB-X, NF CTB-H, OSB 3 / 4 (NF 300) mis en
œuvre mis en œuvre conformément aux dispositions W

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CCT N° 46 – JUILLET 2006

Ils ont été réalisés par le Laboratoire VERITAS


3.1. PRESENTATION suivant la méthodologie d’essais et d’évaluation
pour les revêtements de classe SP3, selon les
Le SIKALASTIC 850 W est un Système d’Etanchéité annexes E et F des Règles APSEL-CSFE.
Liquide monocomposant à base de résine
synthétique en phase aqueuse qui, appliqué sur son Ils font l’objet de PV d’essais du laboratoire
support, forme après séchage une membrane VERITAS :
adhérente, étanche, souple, résistante à la
N° GEN1I 000070C 01 et 02 du 23/01/2001,
fissuration.
1066500/1A, 1197262/1A et 1197262/1B.

3.2. IDENTIFICATION Le laboratoire a établit des synthèses de ces PV


(références DIS/LMC/0807/AF, DIS/LMC/0743/AF et
3.2.1. Caractéristiques DIS/LMC/0744/AF) ; elles constituent une
Extrait sec Environ 64,5 à 68,5 % (en attestation de conformité du SIKALASTIC 850 W
(NF T 30.084) poids) aux exigences performancielles des Règles
pH 9,3 à 10,0 Professionnelles.
Densité 1,18 à 1,22
Couleur Jaune paille • Essai de poinçonnement statique (XP P 84-373) :
Temps de formation 7h 4h 2h - le SIKALASTIC 850 W résiste sous charge statique
de peau sur support à 5°C à 20°C à 35°C de 7 daN.
non absorbant
Temps de séchage 4 h à 20°C, pour une • Essai de fissuration (NF P 84-402) :
épaisseur de 1 mm Allongement à la rupture
Temps de séchage 12 h à 20°C à 23°C 5 mm
avant 2éme couche à 0°C 5 mm
à -10°C 2,4 mm
3.2.2. Conditionnement • Essai de fissuration après vieillissement par cycles
Seaux à ouverture totale de 10 et 25 kg. climatiques (NF P 84-402) :
Allongement à la rupture
3.2.3. Lotification à 23°C 5,7 mm
La lotification du SIKALASTIC 850 W est apposée à 0°C 3,9 mm
sur chaque emballage ; elle est constituée de deux
à -5°C 2,9 mm
groupes de chiffres séparés par un trait de fraction.

Les premiers, à gauche du trait, déterminent le


• Essai de comportement aux cycles climatiques
numéro fabrication, suivis à droite du trait du jour de
conventionnels (XP P 84-372) :
fabrication.
- aucune fissure, aucune cloque, aucun
Exemple : BATCH n°01/050805 signifie fabrication décollement.
n° 01, produite le 5 août 2005.
• Essai d’endurance aux mouvements du support à
3.2.4. Stockage - Conservation 0°C (selon cahier CSTB n°2358 «classement FIT
Le produit dans son emballage non entamé, à l’abri des étanchéités de toitures ») :
de l’humidité, entre 5° et 30°C, se conserve 12 mois. - aucune rupture au terme des 500 cycles
Stocker le produit à l’abri du gel. d’amplitude ± 1 mm.
3.2.5. Fabrication • Essai d’adhérence par traction perpendiculaire sur
mortier de ciment (NF EN 24 624) :
Le SIKALASTIC 850 W est fabriqué à l’usine SIKA :
- état initial : 1,1 MPa
Centra de Fuencarral - après cycles climatiques : 1,1 MPa
28108 Alcobendas - Madrid (Espagne)

3.3. PERFORMANCES • Essai d’adhérence des revêtements céramiques


collés sur le SIKALASTIC 850 W à l’aide des
SIKACERAM 205 FR et SIKACERAM 206 (XP P 84-
3.3.1. Essais externes
375) :

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CCT N° 46 – JUILLET 2006

- adhérence initiale : ≥ 0,4 MPa, Destiné à renforcer l’adhérence du SIKALASTIC 850 W


sur supports fermés : formes de pentes en mortier ayant
- adhérence après action de l’eau : ≥ 0,4 MPa reçu une finition lissée.

• Essai de résistance au choc de bille des 4.2. SIKARMATURE


revêtements céramiques collés sur le SIKALASTIC Armature de polyester non tissé destinée à renforcer
850 W à l’aide SIKACERAM 205 FR et SIKACERAM le SIKALASTIC 850 W dans les angles et autres
206 (selon Certificats CSTBat - Règlement points particuliers (fissures,...).
Technique 06/00) :
Conditionnement : largeur 0,20 m en rouleau de 10
- pas d’éclat ou de carreau cassé. m ; largeur 1,219 m en rouleau de 25 m.

• Essai de résistance à la pression d'eau (UEAtc 4.3. SIKA MONOTOP 650


07.82 / Art 5142) : Mortier de réparation monocomposant, titulaire du
droit d’usage de la marque NF en tant que produit
- aucun passage d’eau sous une pression de 0,06
de réparation, destiné à la réparation du support en
MPa.
béton ou mortier.
• Essai de susceptibilité au cloquage (NF P 84-402) : 4.4. SIKATOP 122 F REPARATION
- aucune cloque, aucune altération. Mortier de réparation bicomposant, titulaire du droit
d’usage de la marque NF en tant que produit de
• Essai de comportement dans l’eau (XP P 84-371) : réparation, destiné à la réparation du support en
- à l’issue de l’immersion, la moyenne des béton ou mortier.
adhérences par traction perpendiculaire est de 0,8
MPa.
4.5. SIKATOP 121 SURFACAGE
Mortier de réparation bicomposant, titulaire du droit
d’usage de la marque NF en tant que produit de
3.3.2. Essais internes (laboratoire Sika) réparation, destiné au surfaçage du support en
• Essais d’adhérence sur différents supports
béton ou mortier.
(NF EN 24 624) :
Panneau de bois
aggloméré
≈ 1 MPa à 7 jours, 20°C, 50 % HR 4.6. SIKACEM PACK
Panneau de bois ≈ 1 MPa à 7 jours, 20°C, 50 % HR
Prémix à hautes performances, à base de ciment,
contreplaqué charges inertes et adjuvants. A gâcher à l’eau avec
Grés cérame poncé ≈ 1 MPa à 10 jours, 20°C, 50 % HR sable et/ou gravier, pour la confection de micro
Faïence poncée ≈ 0,6 MPa à 11 jours, 20°C, 50 % HR chape et de forme de pente.
Carreau de plâtre non ≈ 0,5 MPa à 11 jours, 20°C, 50 % HR Permet un recouvrement rapide.
hydrofugé, avec (cohésif support)
primaire : 1 part de
SIKALASTIC 850 W
4.7. SIKACERAM 205 FR
diluée avec 1 part d’eau Mortier colle monocomposant certifiéCSTBcertified
Carreau de plâtre ≈ 0,6 MPa à 7 jours, 20°C, 50 % HR (classification C2-E), destiné au collage de carrelage
hydrofugé, avec (adhésif et cohésif support) sur leSIKALASTIC 850 W.
primaire : 1 part de
SIKALASTIC 850 W 4.8. SIKACERAM 206
diluée avec 1 part d’eau
Plaque de plâtre 0,2 MPa à 7 jours, 20°C, 50 % HR
Mortier colle bi-composant destiné au collage de
cartonnée (supérieure à la cohésion des faces carrelage sur le SIKALASTIC 850 W.
cartonnées)
Béton cellulaire, avec ≈ 0,5 MPa à 11 jours, 20°C, 50 % HR 4.9. SIKACERAM 231 JOINT
primaire : 1 part de (cohésif support) Mortier mono-composant pour le jointoiement de
SIKALASTIC 850 W carrelage.
diluée avec 1 part d’eau
Dalle « fermée » CSTB ≈ 1,6 MPa à 7 jours, 23°C
avec primaire
4.10. SIKASIL N
SIKACERAM 30 W Pelage manuel : 100% de rupture Mastic mono-composant à base de silicone neutre,
PRIMER FR cohésive dans le SIKALASTIC 850 W titulaire du label SNJF : classé élastique F 25 E
Mortier base SIKACEM ≈ 1,4 MPa à 7 jours, 23°C (anciennement « élastomère 1ère catégorie »).
PACK – finition lissée - Destiné à calfeutrer les fissures, les joints de retrait
avec primaire Pelage manuel : 100% de rupture
SIKACERAM 30 W cohésive dans le SIKALASTIC 850 W et de fractionnement et à étancher les scellements
PRIMER FR et les traversées dans le SIKALASTIC 850 W.
4. AUTRES MATERIAUX UTILISES 4.11. SIKAFLEX PRO 3 WF
Mastic mono-composant à base de polyuréthanne ,
4.1. SIKACERAM 30 W PRIMER FR titulaire du label SNJF : classé élastique F 25 E
Primaire mono-composant prêt à l’emploi, à base de (anciennement « élastomère 1ère catégorie »).
polymères en phase aqueuse.

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CCT N° 46 – JUILLET 2006

Destiné à calfeutrer les fissures, les joints de retrait jeunesse et des sports – J.O. n°154 du 6 juillet
et de fractionnement et à étancher les scellements 1999) : « pour éviter la stagnation de l'eau, les
et les traversées dans le SIKALASTIC 850 W. pentes des plages sont comprises entre 3 % et 5 % ;
les siphons de sols sont en nombre suffisant et
4.12. SIKA PRIMAIRE 3 disposés en conséquence. »
Résine mono-composante époxy polyuréthanne en • locaux de préparation de denrées alimentaires :
phase solvant, utilisée comme primaire pour le pente comprise entre 1,5 et 2% (« Guide des
SIKASIL N revêtements de sol pour les locaux de fabrication
des produits alimentaires », CNAMTS-CNEVA).
4.13. SIKADUR COMBIFLEX
Bande élastomère HYPALON utilisée pour Les pentes sont réalisées par le Gros Œuvre, soit
l’étanchéité des joints de dilatation et le traitement directement dans l’élément porteur, soit par façon
des fissures actives. d’une forme de pente rapportée.
4.14. SIKADUR 31 DW
Résine époxydique utilisée pour le collage de la La forme de pente doit impérativement être réalisée
bande SIKADUR COMBIFLEX. sur le support avant réalisation de l’étanchéité par
mise en œuvre du SIKALASTIC 850 W.
4.15. SIKA ANCHORFIX 3
Résine époxydique, titulaire du droit d’usage de la Les formes de pente d’une épaisseur supérieure à
marque NF en tant que produit de scellement, 10 mm peuvent être réalisées avec le SIKACEM
conditionnée en cartouche bi-corps, pour la PACK.
réalisation de scellements rapides.
5.1.2. Planéité du support
4.16. NETTOYANT SIKADUR Selon les supports, les tolérances de planéité du
Solvant de nettoyage pour résines époxydiques, support sont définies dans les normes NF P 18-201
pour l’activation de la BANDE SIKADUR (référence DTU 21), NF P 14-201-1 (référence DTU
COMBIFLEX et pour le dégraissage des platines 26-2), NF P 74-204-1 (référence DTU 59-4) ou les
inox ou PVC. Avis Techniques des produits le constituant.

D’une façon générale :


5. PREPARATION DES SUPPORTS • support horizontal : 5 mm sous la règle de 2 m,
3 mm sous le réglet de 20 cm ;
5.1. EXIGENCES • support vertical : 5 mm sous la règle de 2 m (7 mm
sur murs en béton à parement courant), 2 mm sous
5.1.2. Forme de pente, en sol : le réglet de 20 cm.
L’exigence de pente du support est variable selon la
destination de l’ouvrage. Elle doit être définie dans 5.1.3. Etat de surface
les Documents Particuliers du Marché (DPM). De façon générale, les supports doivent être
propres, secs, sains et solides et présenter un
Pour des impératifs de sécurité et d’hygiène : aspect fin, régulier. Ils doivent être exempts de toute
• revêtement céramique : pente minimum de 1% en pulvérulence superficielle et de tout produit pouvant
tout point en partie courante nuire à l’adhérence du SIKALASTIC 850 W (trace
• autres revêtements (sols souples, sols coulés) sur d’huile, de graisse, de laitance, de produit de cure,
protection dure par chape désolidarisée : pente ...), en conformité à leurs documents de référence
minimum de 1% en tout point en partie courante. respectifs (NF - DTU, CPT ou Avis Technique ; Cf.
annexe 1).
En cas de pente nulle imposée en partie courante :
• pente de 1,5% minimum sur une distance de 1 En particulier :
mètre au moins autour des évacuations, • les supports en béton, mortier ou enduit de
• si la pente nulle est imposée, cette disposition a ciment :
pour inconvénient de générer des zones de - doivent être âgés d’au moins 28 jours (pour les
rétention d’eau. Le Maître d’Ouvrage est tenu de bétons ou mortiers traditionnels), afin d’obtenir les
prévoir les dispositions d’entretien appropriées résistances minimales requises,
permettant d’amener l’eau stagnante vers les - doivent être exempts de produit de cure :
évacuations. élimination dès le durcissement du béton durci, à
Nota : ces dispositions peuvent être renforcées pour l’eau haute pression par l’entreprise de gros oeuvre,
les ouvrages particuliers. Par exemple : soit sur béton durci, par piquage, sablage ou lavage
• plages de piscines collectives, se reporter à l’article très haute pression (au moins 400 bars).
4 de l’Arrêté du 27 mai 1999 (Ministère de la - doivent être exempts de laitance de ciment et avoir

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CCT N° 46 – JUILLET 2006

un état de surface du type parement courant ou doit avoir été faite par le chapiste conformément à
soigné [Cf. NF P 18-201 (référence DTU 21) et NF P l’Avis Technique correspondant.
15-201-1 (référence DTU 26.1)],
- doivent présenter une cohésion superficielle d’au • Pour palier les défauts éventuels de planéité ou
moins 1 MPa sur béton et 0,5 MPa sur mortier d’état de surface :
(mesure par l’essai de traction directe).
- sur les supports à base de ciment, utiliser le
SIKATOP 122 F REPARATION, le SIKATOP 121
• les enduits au plâtre doivent recevoir une finition
SURFAÇAGE, le SIKA MONOTOP 650, ou en
par serrage, ou par coupage à la berthelée (ou
horizontal, le SikaCem Pack ou un enduit de
brettelée) à dents conformément à la norme NF P
ragréage sous Avis Technique : P3 ou P4/P4S selon
71-201-1 (référence DTU 25.1), à l’exclusion de la
le classement UPEC du local. Ces produits
finition par lissage ou glaçage.
permettent de réduire le délai d’attente avant
• En présence de micro-organismes (algues, recouvrement par le SIKALASTIC 850 W.
champignons, lichens, mousses), un traitement
- sur les supports à autres bases, se référer aux
spécifique compatible avec le support doit être
Avis Techniques spécifiques.
réalisé.
De plus, pour les surfaces verticales, se reporter au
chapitre 5 de la norme NF P 74-204-1 (référence 5.2.2.2. Support en enduit au plâtre
DTU 59-4). Il doit présenter une dureté shore C supérieure ou
égale à 60 : seuls les supports de type S5 sont
admis ; les supports de type S4 (dureté shore C
5.2. PREPARATION DU SUPPORT supérieure ou égale à 60) ne sont pas autorisés (Cf.
annexes 1et 3).
5.2.1. Dispositions communes Les enduits à base de plâtre doivent avoir un taux
• Le support doit faire l’objet d’une préparation d’humidité inférieur ou égal à 5%.
adaptée, par tous moyens appropriés compatibles
sa nature. 5.2.2.3. Support constitué d’anciens revêtements
céramiques ou analogues
Nota : l’annexe D des Règles APSEL-CSFE Le procédé n’est pas destiné au renforcement de
présente différentes méthodes de préparation de l’adhérence des éventuels revêtements céramiques
surface (ponçage, bouchardage, rabotage, existants.
grenaillage, sablage, projection d’eau sous pression,
lessivage, lavage à l’acide phosphorique). Les dispositions requises sont décrites dans les
Cahiers du CSTB n°3528, 3529, 3530 de Juin
• Les supports anciens peuvent nécessiter un 2005 ( CPT « Revêtements en carreaux céramiques
reprofilage, un ponçage ou un rabotage pour que la collés en rénovation de murs et sols intérieurs »),
pente et la planéité satisfassent aux tolérances complétés par les dispositions suivantes.
indiquées ci-dessus.
Ces opérations sont suivies d’une préparation Effectuer en premier lieu, un diagnostic de l’ancien
adéquate pour obtenir la planéité et l’état de surface revêtement :
nécessaires. • examen visuel général,
• examen visuel par zone pour détecter :
5.2.2. Dispositions spécifiques - les fissures éventuelles,
- les carreaux cassés,
5.2.2.1. Support béton ou mortier, à base de liant - l’état des joints entre carreaux,
hydraulique - l’état des joints de fractionnement ou de dilatation,
• Les supports doivent présenter un taux d’humidité • examen sonore complet (se reporter à l’annexe A
inférieur ou égal à : du Cahier du CSTB n°3268, CPT « Pose collée de
- 5% pour les bases ciment, revêtements céramiques en rénovation de sols dans
- 0,5% pour les bases sulfate de calcium. les locaux U4P4 et U4P4S »).
• mesure de l’adhérence de l’ancien carrelage sur
Si le nettoyage est fait par voie humide – pour les son support (par un essai de traction directe).
bases ciment uniquement – le support doit ensuite La valeur d'adhérence obtenue doit être supérieure
sécher le temps nécessaire pour que son taux ou égale à :
d’humidité résiduelle n’excède pas 5%. - 0,5 MPa dans le cas d’un local classé P3 au plus,
- 0,7 MPa dans le cas d’un local classé P4 ou P4S.
Pour les supports constitués de chape fluide à base
de ciment ou de sulfate de calcium, la préparation A l’issue de ce diagnostic, on procède :

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CCT N° 46 – JUILLET 2006

• soit à la dépose partielle des parties mal


adhérentes, seulement si celles-ci sont à la fois peu Le taux d’humidité du support doit être inférieur ou
étendues et non disséminées dans le local (c’est à égal à
dire si elles représentent moins de 10% de la zone), - 5% sur les supports à base de ciment et de
• soit à la dépose totale, si ces défauts concernent plâtre,
une grande surface (c’est à dire plus de 10%). - 0,5% sur les chapes à base de sulfate de
Les carreaux qui sont conservés constituent alors le calcium.
support qui doit être préparé avant application du
SIKALASTIC 850 W : L’humidité relative de l’air doit être inférieure à 75%
• pâte de verre : nettoyage et dégraissage, pour permettre le séchage et le durcissement
• grès cérame et carreaux émaillés : nettoyage, complet du SIKALASTIC 850 W.
ponçage, dépoussiérage et dégraissage. La température du support doit être supérieure de
3°C à celle du point de rosée, pour éviter les risques
Les carreaux qui sont déposés doivent être de condensation (se référer au diagramme de
remplacés par le mortier de réparation SIKA Mollier – annexe 4).
MONOTOP 650 ou SIKATOP 122 F REPARATION. Les supports ne doivent pas être sujets à des sous
pressions d’eau ou présenter des transferts de
5.2.2.4. Support en panneaux dérivés du bois vapeur d’eau pendant l’application, le séchage et le
En rénovation, mettre à nu le support bois : éliminer durcissement complet du SIKALASTIC 850 W, afin
le revêtement éventuel et les traces de ragréage et d’éviter les risques de cloquage.
de colles.
6.2. PREPARATION DU PRODUIT
Poncer, dépoussiérer et dégraisser (si besoin) les Homogénéiser le produit avec un agitateur à faible
panneaux avant application du SIKALASTIC 850 W. vitesse de rotation (moins de 300 tours/min.) équipé
Il ne doit pas subsister de désaffleurement au droit d’une hélice hélicoïdale de malaxage.
des joints entre panneaux.

La teneur en humidité des supports bois doit être 6.3. REALISATION DE L’ETANCHEITE
inférieure ou égale à 12%, selon tableau B.1 de L’étanchéité se compose d’un primaire*, suivant la
l’annexe B de la norme NF P63-203-1 (référence nature et la porosité du support, et du revêtement
DTU 51.3). SIKALASTIC 850 W.

En horizontal, les réparations et formes de pentes * nota : sur support à porosité normale, un primaire
éventuelles sont réalisées, si nécessaire, avec un n’est pas nécessaire.
ragréage spécifique sous Avis Technique visant cet
emploi. 6.3.1. Primaire
6.3.1.1 Support à forte porosité
Assurer, par des dispositions constructives et des
Le primaire joue le rôle de bouche-pores et de
dispositifs appropriés, la ventilation en sous face du
couche d’adhérence.
support (Cf. annexe 2 de la norme NF P 63-203-1,
référence DTU 51.3). Sur des supports à forte porosité - béton cellulaire,
carreaux de plâtre, carreaux de terre cuite, béton ou
5.2.2.5. Plancher de type chauffant mortier à forte porosité, … – il faut appliquer à l’aide
Conformément aux dispositions des normes NF P d’un rouleau laine à poils mi-longs le primaire
52-302 (référence DTU 65.7), NF P 52-303 constitué, en volume, d’une part de SIKALASTIC
(référence DTU 65.8) et des Cahiers du CSTB n° 850 W diluée avec une part d’eau :
2908, 3037 et 3164 :
• une première mise en température doit avoir été Support Consommation du
réalisée avant l’application du SIKALASTIC 850 W. primaire
• le chauffage doit ensuite être interrompu 48 h Béton cellulaire ≈ 750 g/m2
avant les travaux Béton ou mortier à forte
≈ 500 g/m2
• et ne pas être repris dans un délai de 7 jours après porosité
leur terme (incluant la pose éventuelle de Carreaux de plâtre ≈ 300 g/m2
revêtement céramique et la réalisation des joints). Carreaux de terre cuite ≈ 500 g/m2
6. REALISATION DE L’ETANCHEITE 6.3.1.2 Support fermé
Sur support base ciment fermé (ex : forme de pente
6.1. CONDITIONS D’UTILISATION ayant reçu une finition lissée), il peut être nécessaire
Les températures (ambiance, produit, support) au d’appliquer une couche de SIKACERAM 30 W
moment de l’application doivent être comprises PRIMER FR, selon le résultat de la reconnaissance
entre + 6 et 35°C.

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CCT N° 46 – JUILLET 2006

préalable de la porosité du support par « test à la Les reprises d'application de la deuxième couche
goutte d’eau » (Cahier CSTB n° 3469 de Juillet sont décalées d'environ 20 cm par rapport à celles
2003). de la première.
Déposer une goutte d’eau en surface du support et
mesurer le temps au bout duquel elle a disparu. Conformément aux Règles professionnelles, prévoir
Si l’absorption de la goutte d’eau se produit après un la mise en œuvre d’une protection provisoire, sur les
délai supérieur à 5 minutes, le support est considéré parties horizontales, pour éviter la détérioration de
comme fermé. l’étanchéité (Cf. § 7.1.) :
Dans ce cas, appliquer le SIKACERAM 30 W • avant mise en œuvre de la deuxième couche de
PRIMER FR : SIKALASTIC 850 W, en cas d’interruption inopinée
• mise en œuvre au rouleau ou à la brosse, du chantier,
• consommation : 100 g/m², • en cas d’attente avant la mise en œuvre de la
• délai avant recouvrement par le SIKALASTIC 850 protection dure définitive.
W : environ 45 minutes à 20°C (primaire
SIKACERAM 30 W PRIMER FR sec au toucher).
Dans les locaux où les parois peuvent recevoir des
projections d’eau, la hauteur minimale sur laquelle
6.3.2. Mise en œuvre en partie courante du
les parois verticales doivent être revêtues par le
SIKALASTIC 850 W
SIKALASTIC 850 W dépend de la nature des
supports verticaux, en fonction des locaux et du
Le SIKALASTIC 850 W doit être appliqué à l’aide
degré d’exposition à l’eau (Cf. annexe 4).
d’un rouleau laine à poils mi-longs.
Certaines natures de supports verticaux ne sont pas
Dès l’application de la première couche, démarrer admises, notamment pour les locaux ou parties les
par le traitement des points particuliers que plus fortement exposés à l’eau : EB + privatif, EB +
constituent les relevés, les angles entre parois, les collectif, EC (Cf. annexe 4).
fissures, les joints, les seuils, les raccords avec
huisseries et les dispositifs de collecte et 6.3.2.2. Mise en œuvre en tant que protection des
d’évacuation des eaux, les traversées, les supports à l’eau :
scellements (voir § 6.3.3). La consommation, à l’état frais, est de 400 g/m2
Le traitement des points particuliers se fait avec un pour chaque couche, ou 0,33 l/m2 pour chaque
retour de l’application du SIKALASTIC 850 W sur les couche.
parties courantes sur une largeur d’au moins 10 cm. L’application se fait également en deux couches,
selon les dispositions décrites au § 6.3.2.1 et dans
Après 12 heures minimum à 20°C de séchage de la l’annexe 3.
première couche, appliquer au rouleau la deuxième
couche de SIKALASTIC 850 W. Conformément aux
Règles professionnelles, d’une manière générale et 6.3.3. Traitement des points particuliers
en particulier en cas d’interruption de l’application, Les dispositions qui suivent complètent les règles de
les raccords de chacune des couches superposées dimensionnement des ouvrages particuliers et le
doivent être décalés d’au moins 5 cm. mode d’exécution de l’étanchéité qui sont décrits
dans les normes NF P 10-203-1, référence DTU 20-
6.3.2.1. Mise en œuvre en tant que SEL : 12 et NF P 61-202-1, référence DTU 52-1.
La consommation, à l’état frais, est de 1,1 kg/m2
pour chaque couche, ou 0,9 l/m2 pour chaque Ces dispositions sont identiques pour la mise en
couche. œuvre du SIKALASTIC 850 W en tant que SEL ou
que protection des supports à l’eau. Seule la
Au final, le revêtement doit constituer, après consommation diffère.
séchage, un film continu d’une épaisseur minimale
en tout point de 1,0 mm, selon les Règles SEL. 6.3.3.1. Relevés et traitement des angles
Le contrôle de l’épaisseur du film doit être conduit
selon l’une ou l’autre des méthodes définies par les Relevés
règles APSEL : A la jonction des parties horizontales et verticales,
• mesure de la consommation de produit par unité appliquer une première couche de SIKALASTIC 850
de surface (méthode du calepinage), W sur 10 cm de part et d’autre de l’angle.
• mesure de l’épaisseur du film humide en cours Incorporer, à cheval sur cet angle, la toile
d’application (jauge d’épaisseur dentelée), SIKARMATURE en la marouflant soigneusement
• mesure de l’épaisseur du film sec par coupe dans le SIKALASTIC 850 W frais.
destructive avec un appareil du type PAINT Cette première couche armée sera recouverte des
INSPECTION GAUGE, PAINT BORER. deux couches appliquées en parties courantes.

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CCT N° 46 – JUILLET 2006

Le SIKALASTIC 850 W est appliqué en vertical sur De façon générale, les joints de dilatation dans les
une hauteur d’au moins 10 cm au dessus du niveau zones à étancher sont à éviter lors de la conception
fini circulé (protection dure mise en œuvre), avec de l’ouvrage.
une consommation correspondant au domaine
d’emploi visé en sol. Pour rappel : Ils présentent en règle générale une largeur
• 2 couches de 1,1 kg/m² en tant que SEL supérieure ou égale à 20 mm.
•2 couches de 400 g/m² en tant que protection des L’étanchéité est assurée :
supports à l’eau. • par un relevé étanche sur costière en béton, en
maçonnerie, en métal, dans le cas d’une zone sans
Le schéma 1 illustre le cas de l’étanchéité sous trafic uniquement,
protection dure collée (revêtement céramique collé à ou
l’aide du SIKACERAM 206 sur le SIKALASTIC 850 • par un joint plat. Dans ce cas, le joint de dilatation
W). doit être repéré pour permettre sa continuité dans
toute l’épaisseur de la protection dure.
Le schéma 2 illustre le cas de l’étanchéité sous
protection dure scellée désolidarisée. Le SIKALASTIC 850 W doit être arrêté au droit du
joint.
Traitement des angles verticaux, rentrants ou
sortants Cas du relevé sur costière (schéma 6)
Le traitement des angles est identique à celui des L’étanchéité est assurée par un relevé que l’on
relevés. réalise par application, à la base de la costière, de
SIKALASTIC 850 W armé de SIKARMATURE. Des
6.3.3.2. Fissure et joint dispositions constructives complémentaires sont à
prévoir pour empêcher l’eau de s’infiltrer dans le
6.3.3.2.1. Fissure inerte ou peu active joint, conformément à la norme NF P 10-203-1,
• micro-fissure d’ouverture inférieure à 0,2 mm référence DTU 20.12.
(schéma 3) :
elle doit être directement recouverte par le Cas du joint plat (schéma 7)
SIKALASTIC 850 W, sans renforcement particulier. Réaliser l’étanchéité du joint constituée de la bande
élastomère SIKADUR COMBIFLEX collée à l’aide
• fissure d’ouverture comprise entre 0,2 et 1 mm de SIKADUR 31 DW :
(schéma 4) : • appliquer le SIKADUR 31 DW de part et d’autre du
après ouverture, elle doit être calfeutrée à l’aide du joint,
SIKASIL N ou du SIKAFLEX PRO 3 WF appliqué • mettre en place la bande SIKADUR COMBIFLEX
sur le SIKA PRIMAIRE 3 sec (temps d'attente : entre préalablement réactivée à l’aide du NETTOYANT
30 minutes et 5 heures à 20°C). SIKADUR, de façon à la centrer pour que l’adhésif
Après 24 heures de durcissement à 20°C, recouvrir rouge se trouve au droit du joint et à ce qu’elle forme
la fissure traitée avec une première couche de une lyre. Veiller à ce que la colle SIKADUR ressorte
SIKALASTIC 850 W. Maroufler le SIKARMATURE par les perforations de la bande lors du serrage de
au droit de la fissure, en débordant de 5 cm de part celle-ci,
et d’autre. • recouvrir la bande avec le SIKADUR 31 DW de
part et d’autre de l’adhésif rouge, puis saupoudrer à
6.3.3.2.2. Fissure peu active d’ouverture comprise refus du sable de quartz sec de granulométrie 0,315
entre 1 et 5 mm / 1 mm sur la colle encore fraîche,
Joint de retrait et de fractionnement (ouverture • retirer l’adhésif rouge,
comprise entre 2 et 6 mm) (schéma 5) • après durcissement du SIKADUR 31 DW, éliminer
Le traitement se fait avec le SIKASIL N ou le le sable en excès.
SIKAFLEX PRO 3 WF appliqué sur le SIKA
PRIMAIRE 3 sec. Utiliser un fond de joint à partir de Puis, réaliser l’étanchéité courante, de part et
3 mm d’ouverture. d’autre du joint.
Après 24 heures minimum de durcissement à 20°C, Appliquer la première couche de SIKALASTIC 850
recouvrir la fissure ou le joint avec une première W sur la partie sablée, jusqu’à la rive du joint :
couche de SIKALASTIC 850 W. Maroufler le • sur chaque rive du joint, positionner le
SIKARMATURE au droit de la fissure, en débordant SIKARMATURE en le marouflant dans la première
de 5 cm de part et d’autre. couche de SIKALASTIC 850 W, en débordant au
minimum de 5 cm de la partie sablée. Ne pas ponter
6.3.3.2.3. Joint de dilatation le joint avec le SIKALASTIC 850 W armé.

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CCT N° 46 – JUILLET 2006

• appliquer la deuxième couche de SIKALASTIC 850 6.3.3.4.2. Dispositifs d’évacuation par siphons
W après séchage de la première (12 heures (schéma 11)
minimum à 20°C). Les évacuations comprennent les entrées d’eau et
les trop-pleins. Leur nature et leurs dispositions sont
Après séchage et durcissement complet du définies dans les normes NF P 10-203, référence
SIKALASTIC 850 W : DTU 20.12 et NF P 61-202, référence DTU 60.11.
• fixer, dans la structure porteuse, un profil de L’évacuation de l’eau par ces dispositifs se fait par
dilatation de largeur égale à celle du joint, à l’aide l’intermédiaire d’une platine et d’un moignon
d’un dispositif de fixation adapté au trafic (cheville assemblés par soudure, auxquels le SIKALASTIC
métallique par exemple), 850 W est raccordé avec renforcement de la
• réaliser la protection dure (scellée désolidarisée ou première couche par le SIKARMATURE, lequel doit
collée) déborder au minimum de 5 cm de la platine.
• traiter la liaison entre le profil de dilatation et la
protection dure à l’aide d’un cordon de SIKAFLEX En neuf
PRO 3 WF (appliqué sur SIKA PRIMAIRE 3 sec). Préalablement à l’application du SIKALASTIC 850
W, la platine doit être fixée mécaniquement dans un
6.3.3.3. Seuils encuvement réalisé dans le support en béton
Conformément aux règles professionnelles, les constituant la structure du gros-œuvre. Ces fixations
seuils marquant le franchissement d’une ouverture doivent être situées à une distance d’au moins 5 cm
entre le local à étancher et un autre local doivent du bord de la réservation.
être traités. Dégraisser la platine à l’aide du NETTOYANT
SIKADUR, laisser évaporer le solvant puis appliquer
L’une des 3 solutions suivantes peut être mise en la première couche de SIKALASTIC 850 W en
œuvre : recouvrement total de la platine.
• un seuil sur une hauteur de 10 cm au dessus du Le SIKALASTIC 850 W doit être renforcé par
niveau fini circulé : ce seuil doit être revêtu par des l’incorporation et le marouflage de la toile
relevés en SIKALASTIC 850 W dont la première SIKARMATURE dans cette première couche sur la
couche doit être renforcée avec SIKARMATURE totalité de la platine plus un débord de 5 cm
(schéma 8), minimum sur le support.
• un caniveau, dans le local étanché, adjacent au Après séchage et durcissement de 12 heures au
seuil ou au droit du seuil, qui collecte et évacue minimum à 20°C, appliquer la deuxième couche de
l’eau, SIKALASTIC 850 W .
• des rehaussements qui interdisent l’écoulement de
l’eau vers le local adjacent non étanché. En rénovation d’ouvrage existant
L’évacuation de la partie étanchée doit être situé à la platine doit être fixée mécaniquement au fond
au moins 1 mètre du seuil. L’application du d’une réservation.
SIKALASTIC 850 W doit être prolongée dans ce Dégraisser la platine à l’aide du NETTOYANT
local adjacent d’au moins 1 mètre en avant et de 50 SIKADUR, laisser évaporer le solvant puis appliquer
cm de part et d’autre de l’ouverture (schéma 9). Ce la première couche de SIKALASTIC 850 W en
prolongement concerne aussi bien la partie courante recouvrement total de la platine et dans la
– horizontale - que les relevés. réservation pratiquée dans le support.
Le SIKALASTIC 850 W doit être renforcé par
6.3.3.4. Dispositifs de collecte et d’évacuation des l’incorporation et le marouflage de la toile
eaux SIKARMATURE dans cette première couche sur la
6.3.3.4.1. Dispositifs de collecte par caniveaux (voir totalité de la platine plus un débord de 5 cm
schéma 10). minimum sur le support.
Le caniveau en béton est coulé sur place. Après séchage et durcissement de 12 heures au
Le SIKALASTIC 850 W doit être appliqué sur les minimum à 20°C, appliquer la deuxième couche de
parois de ce caniveau. Aucun joint de gros œuvre SIKALASTIC 850 W.
ne doit traverser le caniveau. Après séchage et durcissement, positionner le
Le caniveau métallique est scellé ou fixé siphon à sceller et ensuite couler dans la réservation
mécaniquement dans le gros œuvre. le mortier de scellement ou de calage SIKAGROUT
L’évacuation de l’eau par le caniveau se fait par 212 SCELLEMENT ou SIKAGROUT 217.
l’intermédiaire d’une platine et d’un moignon
auxquels le SIKALASTIC 850 W est raccordé avec
renforcement de la première couche par le
SIKARMATURE, lequel doit déborder au minimum 6.3.3.5. Traversées (schéma 12)
de 5 cm de la platine. Le raccordement aux canalisations qui traversent le
support peut se faire par une pièce préfabriquée - ou

12
CCT N° 46 – JUILLET 2006

assemblée par soudure - comportant platine et Le SIKALASTIC 850 W est armé de


manchon. La distance entre le manchon et la SIKARMATURE, dans la première couche, au
périphérie de la platine ne doit pas être inférieure à niveau de la liaison plancher – murs et sur
5 cm. La partie émergente du manchon au dessus l’huisserie avec un débord d’au moins 5 cm.
de l’ouvrage fini (après mise en œuvre de la
protection dure) est au minimum de 10 cm. Pour le cas des huisseries posées après la
La pièce doit préalablement être collée ou fixée réalisation de l’étanchéité, le SIKALASTIC 850 W,
mécaniquement au support ; les fixations armé de SIKARMATURE dans la première couche,
mécaniques doivent être situées à une distance d’au doit être appliqué en relevé en tableau sur le gros-
moins 5 cm du bord de la réservation. œuvre.
L’étanchéité ne devra pas être détériorée lors de la
Dégraisser la platine à l’aide du NETTOYANT pose de l’huisserie.
SIKADUR, laisser évaporer le solvant puis appliquer
la première couche de SIKALASTIC 850 W en Nota : dans le cas ou l’épaisseur du SIKALASTIC
recouvrement de la platine. 850 W gêne la fermeture de la porte, une
Le SIKALASTIC 850 W doit être renforcé par réservation entre l’huisserie et la cloison et entre
l’incorporation et le marouflage de la toile l’huisserie et le sol doit être ménagée dans le gros
SIKARMATURE dans cette première couche sur la œuvre pour assurer la mise en œuvre de
totalité de la platine plus un débord de 5 cm l’étanchéité.
minimum sur le support.
Après séchage et durcissement de 12 heures au 6.3.3.8. Raccordement sur revêtements
minimum à 20°C, appliquer la deuxième couche de d’imperméabilisation de piscine (SIKATOP 121
SIKALASTIC 850 W. SURFAÇAGE, SIKATOP 107 PROTECTION ET
SIKATOP 209 RESERVOIR)
Nota : au sol, notamment en rénovation, les Cette disposition vise le raccordement, au niveau de
traversées de l’étanchéité peuvent également être la partie supérieure des goulottes ou de la partie non
réalisées par un massif en béton ou en mortier immergée des plages dites finlandaises, du
(hauteur minimale : 10 cm au-dessus du sol fini SIKALASTIC 850 W, en tant que SEL de plages
circulé) traversé par un fourreau. intérieures de piscine, sur le revêtement des
L’espace entre la canalisation et le fourreau est bassins, réalisé en mortiers SIKATOP selon les
obturé en tête à l’aide du SIKASIL N ou du modalités des Cahiers des Clauses Techniques n°
SIKAFLEX PRO 3WF ; une autre solution consiste 32, 33 et 34.
en la mise en œuvre d’une collerette sur la traversée
pour empêcher la pénétration de liquide dans cet Après durcissement du revêtement SIKATOP (72 à
espace (se reporter à la norme NF P84-204-1-1 de 20°C), le SIKALASTIC 850 W est appliqué
Novembre 2004 – référence DTU 43.1 - §8.7, directement sur le SIKATOP avec renforcement de
schémas 51 et 53). la première couche par le SIKARMATURE, lequel
doit déborder au minimum de 5 cm sur le SIKATOP.
6.3.3.6. Scellements (schéma 13 et 14)
Les scellements ne doivent pas nuire à la continuité 7. PROTECTION DU SIKALASTIC-850 W
de l’étanchéité.
Le SIKALASTIC 850 W est classé SP3 selon le
Les scellements existants doivent être étanchés en référentiel établi par les règles APSEL et n’est pas
réalisant un chanfrein exécuté avec le SIKASIL N ou destiné à être circulé directement : il doit par
le SIKAFLEX PRO 3 WF (sur SIKA PRIMAIRE 3 conséquent toujours être recouvert par une
sec), appliqué sur le SIKALASTIC 850 W. protection dure définitive.
Cette protection dure définitive est constituée d’un
Les scellements devant être effectués après la mise ouvrage rapporté, collé ou désolidarisé, présentant
en œuvre du SIKALASTIC 850 W doivent être une dureté de surface et une rigidité permettant une
réalisés à l’aide du SIKA ANCHORFIX 3, résistance au poinçonnement, et est destinée à
conformément au CCT 24 validé par SOCOTEC. préserver l’intégrité du SIKALASTIC 850 W vis-à-vis
des effets des sollicitations, au sens du classement
6.3.3.7. Huisseries UPEC.
Pour le cas des huisseries posées avant la Mais avant de réaliser cette protection dure
réalisation de l’étanchéité, le SIKALASTIC 850 W, définitive, il peut être nécessaire, suivant le cas
est appliqué en relevé sur l’huisserie sur une particulier du chantier, d’apporter une protection
hauteur minimale de 5 cm au-dessus du niveau fini provisoire.
de l’étanchéité. 7.1. PROTECTION PROVISOIRE EN
COURS DE CHANTIER

13
CCT N° 46 – JUILLET 2006

Pour les besoins du chantier, il est possible que la non ou peu adhérente et exempte de produits
protection dure définitive, qui doit être rapportée dès pouvant nuire à l’adhérence de la protection dure
que possible après le durcissement de la deuxième collée.
couche de SIKALASTIC 850 W, soit retardée. De plus, elle doit avoir un séchage et un
Dans ce cas, il est nécessaire de mettre en place durcissement suffisants (au moins 12 heures à
une protection provisoire pour éviter : 20°C) , avant de pouvoir procéder à l’étape du
• la pollution par des poussières, ou autres éléments collage.
de nature à nuire ultérieurement à la bonne tenue de
la protection définitive collée, Le collage est réalisé conformément aux
• la détérioration du SIKALASTIC 850 W avant la dispositions des Cahiers du CSTB n°3265_V3,
mise en place de la protection définitive, ce qui 3267_V2, 3528 et 3529 de Juin 2005 (Cahiers de
nuirait à l’étanchéité de l’ouvrage. Prescription Techniques d’exécution de
Par exemple, la protection provisoire peut être « revêtements céramiques collés »).
assurée par des panneaux dérivés du bois (CTBH,
CTBX, …), de la moquette, du revêtement plastique, Le collage doit être réalisé avec une colle
… compatible avec le SIKALASTIC 850 W qui
constitue un support très fermé.
7.2. PROTECTION DURE DEFINITIVE Le collage avec les SIKACERAM 205 FR et
Cette protection dure définitive du SIKALASTIC 850 SIKACERAM 206 a été validé par des essais en
W peut être collée ou désolidarisée. laboratoire indépendant (voir paragraphe 3.3.1.).

Protection dure par revêtement céramique : 7.2.2. Protection dure désolidarisée


• le revêtement doit bénéficier d’un classement Cette protection peut être constituée par tous les
UPEC au moins égal aux exigences du classement ouvrages présentés au chapitre 7 de la norme NF P
UPEC du local considéré, 84-204.1, référence DTU 43.1, concernant les
• pour des raisons de sécurité à la chute des travaux d’étanchéité.
personnes, le revêtement doit présenter des
caractéristiques de résistance à la glissance 7.2.2.1. Revêtement scellé :
conformément à la norme XP P05-011, dans les La protection dure du SIKALASTIC 850 W est
locaux exposés à des risques de mouillage ou assurée par un revêtement céramique ou analogue,
d’humidification de la surface de leur sol (par usage, en pose scellée (norme NF P 61-202.1, référence
ou par utilisation – Plancher Chauffant DTU 52.1).
Rafraîchissant, …).
Le mortier de pose utilisé est constitué de ciment
Comme défini dans le tableau du paragraphe 2.1.1., CPJ-CEM II/B, classe 32,5, dosé à raison de 300 à
la protection dure collée est limitée aux locaux 350 kg par mètre cube de sable sec.
classés P3 au plus. Il est appliqué directement sur le SIKALASTIC 850
W après interposition d’une couche de
désolidarisation (voile non tissé de 150 g/m2
Les dispositions ci-après sont identiques pour la minimum, surmonté d’un film synthétique de 100
mise en œuvre du SIKALASTIC 850 W en tant que µm).
SEL ou que protection des supports à l’eau. L’épaisseur du lit de mortier de pose est au
minimum de 5 cm.

7.2.1. Protection dure collée Il est rappelé que le lit de mortier de pose ne
Les éléments qui constituent cette protection sont constitue pas la forme de pente, laquelle doit être
des revêtements céramiques, dalles de pierre et réalisée avant mise en œuvre du SIKALASTIC
analogues. 850W (§ 5.1.2.).

Il est rappelé que, conformément aux prescriptions Conformément à la norme NF P61-202-1 (référence
du Cahier des Prescriptions Techniques d’exécution DTU 52.1) :
des revêtements céramiques collés au moyen de • ménager, en périphérie du revêtement, des joints
mortiers-colles (Cahier du CSTB n° 3267_V2 de d’au moins 3 mm de largeur.
Juin 2005), le délai de durcissement du béton des Des joints de fractionnement de 5 mm au minimum
planchers est de 2 mois. Ce délai s’entend après de large sont réservés à la pose sur la totalité de
dépose complète des étais. l’épaisseur. Ils délimitent des surfaces de 40 m2 au
plus et sont garnis ultérieurement de mastic
La deuxième couche de SIKALASTIC 850 W doit SIKAFLEX PRO 3 WF appliqué sur fond de joint
être propre, sèche, débarrassée de toute particule SIKA.

14
CCT N° 46 – JUILLET 2006

Les joints sciés ne sont pas autorisés.


Les fiches de données de sécurité de nos produits
7.2.2.2. Chape ou dalle, revêtue ou non : sont accessibles sur Minitel 3613, code
La protection dure est assurée par une chape ou SIKASECUR ou sur internet www.sika.fr (services
une dalle à base de liants hydrauliques (norme NF P gratuits).
14-201.1, référence DTU 26.2), désolidarisée du
support (recouvert de SIKALASTIC 850W) :
- interposition d’une couche de désolidarisation 10. ASSISTANCE TECHNIQUE
(voile non tissé de 150 g/m2 minimum, surmonté
d’un film synthétique de 100 µm). La société SIKA assure l'information et l'aide aux
- désolidarisation de la chape ou dalle en entreprises, qui en font la demande, pour le
périphérie démarrage d'un chantier afin de préciser les
dispositions spécifiques de mise en œuvre des
Cette chape ou dalle peut être ensuite recevoir les produits SIKA. Cette assistance ne peut être
revêtements suivants : assimilée ni à la conception de l'ouvrage, ni à la
• revêtements céramiques ou analogues, collés, réception des supports, ni à un contrôle des règles
• revêtements de sol plastiques collés, selon la de mise en œuvre.
norme NF P 62-203-1 (référence DTU 53.2)
• revêtements minces, semi-épais, épais, à base de
résine époxydique ou polyuréthanne, époxy-ciment. 11. QUALIFICATION - ASSURANCE
7.2.3. Protection dure sur planchers en bois ou Ce système d’étanchéité liquide sous protection
en panneaux dérivés du bois dure s’inscrit dans le cadre de la garantie décennale
Dans ce cas, la protection dure du SIKALASTIC 850 d’étanchéité.
W peut être réalisée par carrelage
• collé directement sur le SIKALASTIC 850 W
Le présent document constitue un Cahier des
(format 20cm x 20cm maximum),
Clauses Techniques qui a fait l'objet d'une Enquête
• collé sur chape de ciment allégée (format 30cm x
de Technique Nouvelle dont les conclusions du
30 cm maximum). La chape de ciment allégée doit
rapport sont formulées avec Avis Favorable par un
être renforcée à l’aide des dispositions décrites pour
Contrôleur Technique agréé par le Ministère de
les formes de type G (Cf. § 5.3.4. de la norme NF
l'Equipement.
P61-202-1 - référence DTU 52.1), et être
désolidarisée par un film polyéthylène de 100 µm,
Les entreprises chargées de l’exécution doivent
avec recouvrement adhésif et relevé en plinthe. La
avoir les qualifications professionnelles adéquates.
préparation avant collage du revêtement céramique
doit respecter les dispositions de l’Avis Technique
Tous les produits et procédés SIKA bénéficient
considéré.
d’une assurance de responsabilité civile souscrite
• scellé sur chape désolidarisée (format 30cm x 30
auprès de la compagnie AIG Europe.
cm maximum). La chape doit être renforcée à l’aide
des dispositions décrites pour les formes de type G
(Cf. § 5.3.4. de la norme NF P61-202-1 - référence
12. MODIFICATIONS EVENTUELLES
DTU 52.1). Veiller au respect des surcharges et des
flèches (Cf. § 2.3.3.3.). La société SIKA s’engage à prévenir le Bureau de
Contrôle CETEN-APAVE INTERNATIONAL de toute
modification ultérieure qui serait apportée à la
8. CONTROLES fabrication, au lieu de fabrication, à la dénomination
des produits du présent CCT ou aux conditions de
Les principaux points à contrôler sur le chantier
mise en œuvre, telles qu’elles résultent du présent
sont :
document.
• la préparation du support (voir chapitre 5),
A défaut, l'enquête de Technique Nouvelle afférente
• les conditions climatiques pendant la durée du
à ce Cahier des Clauses Techniques deviendrait
chantier (voir paragraphe 6.1),
caduc.
• la consommation du SIKALASTIC 850 W (voir
paragraphe 6.3.2),
• le respect des délais de recouvrement entre les
différents produits utilisés (voir chapitres 6 et 7).

9. PRECAUTIONS D’EMPLOI
13. SCHEMAS

15
CCT N° 46 – JUILLET 2006

SCHEMA 1 – RELEVE ET TRAITEMENT DES ANGLES


Cas de l’étanchéité sous protection dure collée

Mortier colle SIKACERAM-206


SIKACERAM-205 FR

Revêtement céramique

Mortier colle SIKACERAM-206


SIKACERAM-205 FR
SIKALASTIC 850 W
renforcé par
SIKARMATURE

Joint périphérique
SIKAFLEX PRO 3WF ou
SIKASIL N (appliqué sur
SIKA PRIMAIRE 3) SIKALASTIC 850 W

SCHEMA 2 – RELEVE ET TRAITEMENT DES ANGLES


Cas de l’étanchéité sous protection dure scellée désolidarisée

Mortier colle SIKACERAM-206


SIKACERAM-205 FR

Revêtement céramique collée

SIKALASTIC 850 W renforcé


par SIKARMATURE

Joint périphérique SIKAFLEX Revêtement céramique scellé


PRO 3WF ou SIKASIL N
(appliqué sur SIKA PRIMAIRE
3)
Joint périphérique en matériau
résilient (largeur et remplissage :
voir CPT CSTB)

Couche de désolidation

SIKALASTIC 850 W

16
CCT N° 46 – JUILLET 2006

SCHEMA 3 – MICRO-FISSURES < 0,2 mm

SIKALASTIC 850 W

SCHEMA 4 – FISSURES D’OUVERTURE COMPRISE ENTRE 0,2 mm ET 1 mm

SIKALASTIC 850 W

CALFEUTREMENT au SIKAFLEX PRO 3 WF SIKALASTIC 850 W renforcé par


ou au SIKASIL N SIKARMATURE

SCHEMA 5 – FISSURES D’OUVERTURE > 1 mm


JOINT DE RETRAIT ET FRACTIONNEMENT

SIKAFLEX PRO 3 WF ou SIKALASTIC 850 W


SIKASIL N

Fond de joint SIKA SIKALASTIC 850 W renforcé par


SIKARMATURE

17
CCT N° 46 – JUILLET 2006

SCHEMA 6 – JOINT DE DILATATION


Relevé étanche sur costière (zone sans trafic)

SIKALASTIC 850 W

SIKALASTIC 850 W
renforcé par
SIKARMATURE

SCHEMA 7 – JOINT DE DILATATION PLAT


Protection dure désolidarisée ou collée

Couche de désolidarisation SIKAFLEX PRO 3 WF ou


(film polyéthylène par exemple) Profilé de SIKASIL N (appliqué sur SIKA
dilatation PRIMAIRE 3)

SIKALASTIC 850 W
renforcé par Mortier colle
SIKARMATURE SIKACERAM-206
SIKACERAM-205 FR

Revêtement céramique

Fixation mécanique (axe)


SIKADUR 31 DW
saupoudrée de quartz

Bande SIKADUR COMBIFLEX


SIKADUR 31 DW

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CCT N° 46 – JUILLET 2006

SCHEMA 8 – SEUIL AVEC RELEVE

SIKALASTIC 850 W renforcé par


SIKARMATURE

SIKALASTIC 850 W

SCHEMA 9 – SEUIL AVEC PENTE


Prolongement de l’application du SIKALASTIC 850 W dans un local adjacent non étanché
Vue en plan

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CCT N° 46 – JUILLET 2006

SCHEMA 10 – EVACUATION DES EAUX PAR CANIVEAU EN BETON

Cadre avec pattes Calage par SIKAGROUT 212


SIKALASTIC 850 W renforcé scellées dans SCELLEMENT ou SIKAGROUT 217
par SIKARMATURE empochement Grille

Protection dure

SIKALASTIC 850 W

Fixation mécanique Moignon et platine fixés


(axe) mécaniquement

SCHEMA 11 – EVACUATION DES EAUX PAR SIPHON

SIKALASTIC 850 W SIKAFLEX PRO 3 WF ou Calage par SIKAGROUT 212


renforcé par SIKASIL N (appliqué sur SIKA SCELLEMENT ou SIKAGROUT
SIKARMATURE PRIMAIRE 3) 217
Siphon
Protection dure
SIKALASTIC 850 W

Moignon et platine fixés Fixation mécanique (axe)


mécaniquement

20
CCT N° 46 – JUILLET 2006

SCHEMA 12 – TRAVERSEES
SIKASIL N ou SIKAFLEX PRO 3 WF (appliqué
Platine sur PRIMAIRE 3)

Joint périphérique
SIKAFLEX PRO 3 WF SIKACERAM-231 JOINT

Mortier colle SIKACERAM-206 Protection dure


SIKACERAM-205 FR scellée désolidarisée

Revêtement céramique collé


Couche de désolidarisation

SIKALASTIC 850 W

SIKALASTIC 850 W
renforcé par
SIKARMATURE
Canalisation

SCHEMA 13 – SCELLEMENT EXISTANT

SIKASIL N ou SIKAFLEX PRO 3 WF


SIKALASTIC 850 W (appliqué sur SIKA PRIMAIRE)

SCHEMA 14
SCELLEMENT REALISE APRES APPLICATION DU SIKALASTIC 850 W

SIKALASTIC 850 W

SIKA ANCHORFIX-3

21
CCT N° 46 – JUILLET 2006

14 . ANNEXES
ANNEXE 1
Nomenclature des supports verticaux admis

Nature des supports pour Nomenclature Documents de référence des ouvrages concernés
SIKALASTIC 850 W
Murs en béton ou panneaux préfabriqués en
béton :
- en béton à parement courant S1 • NF P 18-210-1 – DTU 23.1 – Murs en béton banché
- en béton à parement soigné S2 • NF P 10-210-1 – DTU 22.1 – Murs en panneaux préfabriqués
Enduits à base de ciment sur murs en béton ou
murs et parois en maçonnerie :
- enduits en mortier de ciment • NF P 15-201-1 – DTU 26.1 – Enduits traditionnels
- enduits en mortier bâtard S3

- enduits d’imperméabilisation de caractéristiques • Certification CSTBat des enduits monocouches d’imperméabilisation.


E ≥ 4R ≥ 4 (cf. classement MERUC).
Enduits au plâtre sur murs et parois en • Avis Technique
maçonnerie de dureté Shore C minimale ≥ 60 • NF B 12-301 Plâtre pour enduits intérieurs à application manuelle ou
S5 1
mécanique de très haute dureté ( ).
• NF P 72-201-1 – DTU 25.1 – Travaux d’enduits intérieurs en plâtre.
Ouvrages en plaques de parement en plâtre non • NF P 72-302 (2) – Plaques de parement en plâtre.
hydrofugé (faces cartonnées) : • NF P 72-203-1 – DTU 25.41 – Ouvrages en plaques de parement en
- complexes d’isolation thermique. plâtre
- cloisons ou doublages de mur. S6 • NF P 72-204-1 – DTU 25-42 – Ouvrages de doublage et habillage en
complexes et sandwiches – plaques de parement en plâtre-isolant.
• Avis techniques formulés aux procédés de cloisons et de doublage de
mur.
Ouvrages en plaques de parement en plâtre • NF P 73-302 (3) – Plaques de parement en plâtre (4).
hydrofugé - type H1 (couleur verte ou • NF P 72-203-1 – DTU 25.41 – Ouvrages en plaques de parement en
identification spécifique). plâtre.
S7 • NF P 72-204-1 – DTU 25-42 – Ouvrages de doublage et habillage en
complexes et sandwiches – plaques de parement en plâtre - isolant.
• Avis techniques formulés aux procédés de cloisons et de doublage de
mur.
Cloisons en carreaux de plâtre :
- cloisons en carreaux de plâtre standard (couleur S8 • NF EN 12859 – Carreaux de plâtre
blanche) • NF P 72-202 – DTU 25.31 – Exécution des cloisons en carreaux de
plâtre.
- cloisons en carreaux de plâtre hydrofugé (couleur S9 • NF EN 12859 – Carreaux de plâtre
bleue) • Avis techniques formulés aux carreaux de plâtre hydrofugé.

- cloisons en carreaux de plâtre hydrofugé « plus » ou S10 • Avis techniques formulés aux procédés de cloisons en carreaux de plâtre
« super » (couleur verte). hydrofugé « plus » ou « super ».
Cloisons en carreaux de terre cuite nus (non • Avis techniques formulés aux procédés de cloisons en carreaux de terre
revêtus d’un en duit) : cuite.
- montage des cloisons réalisé avec un liant-colle à S11
base de plâtre
- montage des cloisons réalisé avec un liant-colle à S12
base de ciment.
Murs maçonnés en blocs de béton cellulaire nus • NF P 14-306 – Blocs de béton cellulaire autoclavé, éléments de
Cloisons nues montées avec un liant-colle à base catégorie C.
S13
de ciment • NF P 10-202 – DTU 20.1 – Ouvrages en maçonnerie de petits éléments
– Parois et murs.
Cloisons hauteur d’étage composées de • Avis techniques formulés aux procédés de cloisons en béton cellulaire.
S14
panneaux en béton cellulaire
Ouvrages en plaques de parement à base de • Avis techniques formulés aux procédés de cloisons en plaques à base
S15
ciment de ciment.
Procédés d’habillage de murs (par exemple en Š Avis techniques formulés aux procédés d’habillage de murs
S16
PSE)
Paroi en panneaux sandwich S17 Š Avis techniques formulés aux parois en panneaux sandwich
Ouvrages en plaques planes en fibres-ciment S18 Š NF EN 12467 – Plaques planes en fibres-ciment
Bois et panneaux dérivés du bois Š NF P 63-203 – DTU 51.3 – Planchers en bois ou en panneaux à base
S19
de bois
1. La classification actuelle des plâtres pour enduit est donnée par la norme NF B12-301.
Les spécifications relatives à la dureté des enduits en plâtre sont données dans le DTU 25.1 (article 5.5). La correspondance avec les désignations des
plâtres données dans la norme NF B12-301 est indiquée ci-après :
- exigence de dureté Shore C minimale supérieure ou égale à 60 : cette exigence est satisfaite pour les plâtres PFP, PGP, PFM-THD, PGM-THD, PFP-
THD, PGP-THD (autrefois plâtres a projeter et plâtre THD). Les plâtres THD dont la dureté Shore C minimale est supérieure à 75 satisfont bien entendu
à cette prescription.
2. Norme européenne EN 520 en cours de publication. Les plaques de parement en plâtre font l’objet de la marque NF.
3 Norme européenne EN 520 en cours de publication.
4 Les plaques hydrofugées type H1, font l’objet de la marque NF.

Document établi à partir du Cahier du CSTB n° 3567 – Mai 2006

22
CCT N° 46 – JUILLET 2006

ANNEXE 2
Définition des degrés d’exposition à l’eau des locaux

Types de local Hygrométrie du local Exposition à l’eau Entretien-nettoyage « Exemples » de classement


minimum de locaux
EA Faible hygrométrie Les parois ne sont pas L’eau intervient seulement pour Locaux normalement ventilés et chauffés :
Locaux secs exposées à l’eau l’entretien et le nettoyage, mais ƒ chambres,
ou faiblement jamais sous forme d’eau ƒ locaux de bureau,
humides projetée. ƒ couloirs de circulation.
Nettoyage réalisé selon des
méthodes et avec des moyens
non agressifs.
EB Hygrométrie En cours d’exploitation du L’eau intervient pour l’entretien Locaux normalement ventilés et chauffés.
Locaux moyenne local, l’eau intervient et le nettoyage, mais jamais
moyennement ponctuellement sous forme sous forme d’eau projetée sous Locaux à usage collectif :
humides de rejaillissement sans pression. ƒ salles de classe
ruissellement. Nettoyage réalisé selon des Locaux à usage privatif :
méthodes et avec des moyens ƒ local avec un point d’eau (cuisine,
non agressifs. WC, …).
ƒ Celliers chauffés.
ƒ Cuisines privatives.
EB + Forte hygrométrie En cours d’exploitation du L’eau intervient pour l’entretien Locaux normalement ventilés et chauffés.
Locaux privatifs local, l’eau est projetée et le nettoyage mais jamais ƒ Salles d’eau intégrant un receveur
Locaux humides à épisodiquement sur au sous forme d’eau projetée sous de douche et/ou une baignoire.
usage privatif moins une paroi pression. Nettoyage réalisé ƒ Celliers non chauffés, garages.
(ruissellement) selon des méthodes et avec ƒ Cabines de douche ou salles de
des moyens non agressifs. bains à caractère privatif dans des
locaux recevant du public : douches
dans les hôtels, les résidences de
personnes âgées et dans les
hôpitaux.
ƒ Bloc WC et lavabos dans les
bureaux.
EB + Forte hygrométrie En cours d’exploitation du L’eau intervient pour l’entretien ƒ Douches individuelles à usage
Locaux collectifs local, l’eau intervient sous et le nettoyage. collectif dans des locaux de type :
Locaux humides à forme de projection ou de Ce type de locaux est internats, usines.
usage collectif ruissellement et elle agit de normalement lavé au jet : des ƒ Vestiaires collectifs sauf
façon discontinue pendant dispositions d’évacuation d’eau communication directe (1) avec un
des périodes plus longues au sol doivent être prévues local EC.
que dans le cas EB + (exemple siphon de sol). ƒ Offices, local de réchauffage des
privatifs, le cumul des Le nettoyage au jet d’eau sous plats sans zone de lavage.
périodes de ruissellement pression supérieure à10 bars ƒ Salles d’eau à usage privatif avec
sur 24 h ne dépassant pas 3 est exclu. un jet hydro-massant dans le
heures. Le nettoyage (fréquence receveur de douche et/ou la
généralement quotidienne) est baignoire.
réalisé avec des produits de pH ƒ Laveries collectives n’ayant pas un
entre 5 et 9 à une température caractère commercial (école, hôtel,
≤ 40 °C. centre de vacances, …)
ƒ Sanitaires accessibles au public
dans les locaux de type ERP :
école, hôtels, aéroports …
EC Très forte hygrométrie L’eau intervient de façon Le nettoyage au jet d’eau sous ƒ Douches collectives, plusieurs
Locaux très quasi continue sous forme haute pression est admis. Le personnes à la fois dans le même
humides liquide sur au moins une nettoyage (fréquence local : stades, gymnases, …
En ambiance non paroi. généralement quotidienne) peut ƒ Cuisines collectives (2) et sanitaires
agressive être réalisé avec des produits accessibles au public si nettoyage
agressifs (alcalins, acides prévu au jet d’eau sous haute
chlorés …) et/ou à une pression et/ou avec produit agressif.
température ≤ 60°C. ƒ Laveries ayant un caractère
Les revêtements de finition des commercial et destinées à un usage
parois du local et les interfaces intensif.
(mastic, garniture de joints, …) ƒ Blanchisseries centrales d’un
doivent être compatibles avec hôpital.
l’agressivité des produits ƒ Centres aquatiques,
d’entretien (pH), du nettoyage balnéothérapies, piscines (hormis
(pressions des appareils) et de les parois de bassin) y compris
la température. locaux en communication directe
avec le bassin.
1. Communication directe = absence de séparation (porte ou cloison).
2. Si les Documents Particuliers du Marché prévoient une utilisation dont les attendus sont conformes aux conditions des locaux EB+ collectifs, il est
possible de déclasser la cuisine en EB+ collectifs.

Document établi à partir du Cahier du CSTB n° 3567 – Mai 2006

23
CCT N° 46 – JUILLET 2006

ANNEXE 3
Application de SIKALASTIC 850 W en tant que protection à l’eau sous carrelage, en fonction de l’exposition à l’eau du local
Local Béton Enduit Enduit base Cloison ou Cloison en carreaux Cloison en Maçonnerie Cloison Ouvrage en Procédés Panneau Plaques Bois et
base plâtre doublage de plâtre carreaux de en blocs de hauteur plaques de d’habillage sandwich planes en panneaux
ciment de mur terre cuite béton d’étage en parement à de mur fibres- dérivés
cellulaire panneaux base de ciment du bois
de béton ciment
cellulaire
S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8 S9 S10 S11 S12 S13 S14 S15 S16 S17 S18 S19
EA
EB
Hors zone d’emprise
bac à douche /
EB + baignoire
privatif Dans zone d’emprise
bac à douche / 1 6 1 2 1 1 7
baignoire
EB + Collectif 3 5 4 5 5a
EC 4 5 5a

Support ne nécessitant pas l’application de SIKALASTIC 850 W

Support nécessitant l’application de SIKALASTIC 850 W, avec les exigences complémentaires suivantes, sauf autres dispositions des Documents particuliers du Marché : sur les parois à l’aplomb du bac à
1
douche ou de la baignoire, jusqu’à 2 m de haut par rapport au fond de l’appareil sanitaire (tolérance 10 %).

2 Support :
- ne nécessitant pas l’application de SIKALASTIC 850 W, sans exigence complémentaire si le revêtement sur l’autre face de la cloison n’est pas sensible à l’eau ;
- nécessitant l’application de SIKALASTIC 850 W avec les exigences complémentaires suivantes si le revêtement sur l’autre face de la cloison est sensible à l’eau : sur les parois à l’aplomb du bac à douche
ou de la baignoire, jusqu’à 2 m de haut par rapport au fond de l’appareil sanitaire (tolérance 10 %).

3 Support nécessitant l’application de SIKALASTIC 850 W et mise en œuvre du revêtement céramique jusqu’au plafond (ou au plafond suspendu), pied de cloison compris.

Support ne nécessitant pas l’application de SIKALASTIC 850 W, si le revêtement sur l’autre face n’est pas sensible à l’eau. Sinon, mise en œuvre du revêtement céramique jusqu’au plafond (ou plafond
4
suspendu), pied de cloison compris.

5 Support visé par des Avis Techniques qui précisent les dispositions à prendre en particulier pour le choix des produits de collage.

5a Support non visé par les Avis Techniques, mais nécessitant les mêmes dispositions que celles décrites en 5 ci-dessus.

Support ne nécessitant pas l’application de SIKALASTIC 850 W, si le traitement des joints et les rebouchages sont effectués en totalité avec des produits hydrofugés conformément aux dispositions définies
6
dans les Avis Techniques des produits concernés. Sinon nécessité de l’application de SIKALASTIC 850 W sur les pieds de cloisons et la totalité de la surface carrelée.

7 Support nécessitant l’application de SIKALASTIC 850 W sur les pieds de cloison et joints inter-panneaux.

Support non admis dans ces locaux en fonction de leur exposition à l’eau.

24
CCT N° 46 – JUILLET 2006

ANNEXE 4
Application de SIKALASTIC 850 W en tant que SYSTEME D’ETANCHEITE LIQUIDE, en fonction de l’exposition à l’eau du local

Local Béton Enduit Enduit base Cloison ou Cloison en carreaux Cloison en Maçonnerie Cloison Ouvrage en Procédés Panneau Plaques Bois et
base plâtre doublage de plâtre carreaux de en blocs de hauteur plaques de d’habillage sandwich planes en panneaux
ciment de mur terre cuite béton d’étage en parement à de mur fibres- dérivés
cellulaire panneaux base de ciment du bois
de béton ciment
cellulaire
S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8 S9 S10 S11 S12 S13 S14 S15 S16 S17 S18 S19
EA
EB
Hors zone d’emprise
bac à douche / 8
EB + baignoire
privatif Dans zone d’emprise
bac à douche / 1 8 6 1 2 1 1 7
baignoire
EB + Collectif 3 5 4 8 8 5 5a
EC 4 8 8 5 8 5a

Support ne nécessitant pas l’application de SIKALASTIC 850 W

1 à 7 Voir Annexe 3

8 Support nécessitant l’application de SIKALASTIC 850 W

Support non admis dans ces locaux en fonction de leur exposition à l’eau.

Tous les supports visés dans le tableau ci –dessus, sauf les non-admis, peuvent recevoir l’application de SIKALASTIC 850 W si celle-ci est spécifiée dans les Documents Particuliers du Marché.

Plénum sans SEL Plénum avec SEL


Deux cas de figure : Se référer aux cas des revêtements céramiques sur toute hauteur traitées ci-dessus.
- soit remontée de SIKALASTIC 850W de quelques centimètres au-dessus du plafond
suspendu
- soit joints entre le revêtement céramique et la cornière support du faux plafond suspendu.

S12, S13 et S14 sont admis dans la mesure où le revêtement sur l’autre face n’est pas
sensible à l’eau.
S7 et S10 sont admis en locaux EB+ privatifs et EB+ collectifs uniquement.
Les autres supports sont admis dans les mêmes conditions que le tableau ci-dessus.

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CCT N° 46 – JUILLET 2006

ANNEXE 5 - CONTROLE DU RISQUE DE CONDENSATION DES SUPPORTS

Ce diagramme permet de contrôler le risque de condensation sur les supports.

Il faut connaître trois paramètres :


• La température ambiante,
• L’humidité relative de l’air,
• La température du support.

Un exemple est donné pour une température ambiante de 20°C et une humidité relative de 70 % :
• Pointer la température ambiante (point a),
• Prendre la verticale jusqu’à couper la courbe correspondant à l’humidité relative (point b),
• Suivre l’horizontale jusqu’à couper la courbe humidité relative égale 100 % (point c),
• Lire la température à la verticale de ce dernier point (point d).

Cette température est celle du support en dessous de laquelle il y a condensation.

La température du support doit donc être supérieure à cette dernière valeur augmentée de 3 degrés.

Exemple : pour Tambiante = 20°C et HR = 70 %, la température du support doit être supérieure à 17°C (soit
14°C + 3°C).

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CCT N° 46 – JUILLET 2006

Sika France S.A. : 101 rue de Tolbiac – 75013 PARIS

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Le présent document ne saurait se substituer aux notices techniques des produits cités, auxquelles il est toujours nécessaire de se référer.
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