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Royaume du Maroc ‫ال مم ل كة ال م غرب ية‬

Ministère de la santé ‫وزارة ال صحة‬


Direction régionale de santé IFCSM ‫اﻠﻤﺪﯿﺮﯿﺔ اﻠﺠﻫوﯿﺔ ﻠﻟﺼﺤﺔ‬
Région Meknès/Tafilalet IFCSM ‫ﺠﻫﺔ ﻣﻛﻨﺎﺲ ﺗاﻓﯾﻼﻟﺖ‬
Institut de formation aux carrières ‫م عهد ت كىي ه االط ر ف ي ال م يدان‬
De santé lalla Meriem ‫ال صحي ل ال مري م‬

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES


DU PREMIER CYCLE DES ETUDES
PARAMEDICALES

SECTION : INFIRMIER POLYVALENT

ETUDE DE LA DOULEUR POST-


OPERATOIRE AU NIVEAU DE LA
SSPI DU BLOC OPERATOIRE
CENTRAL DE L’HOPITAL
MOHAMMED V DE MEKNES
Durant la période : du 01/01/2010 au 30/03/2010

Travail élaboré par : soutenu avec :


Dr KERBALI Ahmed (directeur de
l’IFCS Meknès)
 Mr. BAKKARI Ali Dr Mr. BOUZID
LOUKILI HassanJawad
(médecin chef du
Enseignant à l’IFCS
service d’anesthésie-réanimation du
 Mlle. KIOUA Noura CHR Med V Meknès)
DR AKKAOUI Mustafa (anesthésiste
réanimation au CHR Med V Meknès)
Mr BOUZID Jawad (enseignant à
l’IFCS Meknès)
Mr LAKSSABI Mustapha (enseignant à
l’IFCS Meknès)

Promotion : 2007 – 2010


Année Universitaire : 2009-2010
A ALLAH LE TOUT PUISSANT : POUR QUE
REGNENT LA PAIX, LA JUSTICE ET LA
LIBERTE DANS CE MONDE

A NOS MERES :

Exemples de courage et de dignité. Vous nous avez guidés


et soutenus sans Jamais vous décourager. Ce travail est d'abord
et avant tout le votre. Nous prions ALLAH le tout puissant pour
qu'il Vous accorde longue vie enfin que vous puissiez bénéficier
des fruits de l'arbre que vous avez su entretenir dans des
conditions parfois pénibles.

A NOS PERES :

Aucun mot ne saurait traduire notre reconnaissance et


notre affection a vos égards. Trouvez dans ce travail satisfaction
d'une mission accomplie.

A NOS SŒURS ET FRERES :

Vous avez été sans le savoir une des motivations profondes


de notre désir de réussir, Restons unis et soyons fidèles à
l'éducation que nos chers parents ont su nous inculquer Trouvez
dans ce travail le témoignage de notre amour fraternel.
A NOS FAMILLES :

Pour vous exprimer toute notre reconnaissance et nos


considérations.
A NOS COLLEGUES :
Ce travail est aussi le vôtre. C’est l ’occasion pour nous de
vous réaffirmer toute notre affection en témoignage du temps
passé dans la cordialité.

A TOUS CEUX QUE NOUS N'AVONS PAS PU


CITER PAR OUBLI, QUE CE TRAVAIL SOIT LE
VÔTRE.
A NOTRE CHER PROMOTEUR : Mr Jawad BOUZID :

Vos qualités toujours appréciées de pédagogue, Votre modestie,


votre rigueur scientifique, vos qualités humaines, ainsi que le
désir profond de transmettre vos connaissances alliées à une
grande simplicité font de vous un homme admirable et respecté
de tous.
Nous vous prions d’accepter par ce travail, l’expression de notre
gratitude et de notre profond respect.

A MONSIEUR LE DIRECTEUR :

Nous tenons à vous remercier infiniment pour les efforts


gigantesques que vous n’avez cessez de déployer pour veiller
sur notre encadrement et pour votre pleine et entière
disponibilité.

A NOS ENSEIGNANTS ET ENSEIGNANTES :

Veuillez accepter à travers ce travail l’expression


de notre profonde reconnaissance pour votre soutien, votre
dévouement et notamment pour la qualité de votre enseignement
le long de notre carrière.
AUX MEMBRES DU JURY :
C'est un grand honneur pour nous de pouvoir compter sur
votre présence pour
Etre membre de Jury de ce travail.
Vous avez accepté de façon spontanée et courtoise
d'honorer cette soutenance malgré vos multiples occupations.
Veuillez trouver ici nos sentiments de respectueuses
considérations.

AU PERSONNEL DU BLOC OPERATOIRE CENTRALE DE


L’HOPITAL MOHAMED V :
Pour votre accueil chaleureux et pour votre disponibilité.
Trouvez ici le témoignage de toute notre reconnaissance
et de toutes nos considérations.
SOMMAIRE :

INTRODUCTION……………………………………………………………….1

PHASE CONCEPTUELLE……………….………….…………………………3
 ENONCE DU PROBLEME……………………………………………..4
 BUT DE LA RECHERCHE……………………………………………..6
 QUESTIONS DE LA RECHERCHE…………………………………...6
 JUSTIFICATION DE L'ETUDE…………………………………….….6
 RECENSION DES ECRITS………………………………………….….7

PHASE METHODOLOGIQUE……………………………………………….18
DEVIS DE RECHERCHE……………………………………………………..19
 TYPE D'ETUDE………………………………………………………..19
 POPULATION CIBLE…………………………………………………19
 LIEU D'ETUDE………………………………………………………...19
 METHODES DE COLLECTE DES DONNEES……………….…….21
 LIMITES DE L'ETUDE……………………………………….……….22
 CONSIDERATIONS ETHIQUES………………………….………….22

PHASE EMPIRIQUE…………………………………………….…………….23
 CONTRAINTES DE L'ETUDE……………………………………….24
 PRESENTATION DES RESULTATS………………………………...25
 DISCUSSION ET ANALYSE DES RESULTATS………..…………..45

SUGGESTIONS………………………………………………………...………49
CONCLUSION…………………………………………………………...……..52
REFFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET WEBOGRAPHIQUES……..53
Il s'agit d'une étude prospective descriptive de l’évaluation de la douleur post-
opératoire, portant sur cent patients, menée au sein de la SSPI du bloc opératoire centrale de
l’hôpital MOHAMMED V, sur une période de trois mois.

Cette étude a montré que la douleur post-opératoire est influencée par plusieurs
facteurs, qu’il est impératif de les prendre en considération pour apaiser cette douleur en effet
l’association NEFOPAM+PARACETAMOL a prouvé son efficacité dans la prise en charge
de la DPO puisque 29% des opérés ayant pris cette association ne l’ont pas éprouvée.

Au terme de cette étude, nous signalons quelques suggestions, afin de garantir


l’amélioration de la PEC de la DPO basée sur l’aspect multidisciplinaire de cette PEC,
l’utilisation des échelles d’évaluation et l’adoption d’un protocole d’analgésie, qu’il faut
instaurer en s’appuyant sur les trois paliers fixés par l’OMS.
LISTE DES ABREVIATIONS :
AG ANESTHESIE GENERALE
A.I.N.S ANTI INFLAMMATOIRE NON STEROIDIEN
ATCD ANTECEDENTS
BOC BLOC OPERATOIRE CENTRAL
CDI CENTRE DE DOCUMENTATION ET D’INFORMATION
CHU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE
DCI DENOMINATION COMMUNE INTERNATIONALE
DG DIAGNOSTIC
DPO DOULEUR POST-OPERATOIRE
Dr DOCTEUR
ECPA ECHELLE COMPORTEMENTALE DE LA DOULEUR
CHEZ LA PERSONNE AGEE
EN ECHELLE NUMERIQUE
EVA ECHELLE VISUELLE ANALOGIQUE
EVS ECHELLE VERBALE SIMPLE
g GRAMME
HTA HYPERTENSION ARTERIELLE
IADE INFIRMIER ANESTHESISTE DIPLOME D’ETAT
IASPE ASSOCIATION INTERNATIONALE POUR L’ETUDE DE LA
DOULEUR
IDE INFIRMIER DIPLOME D’ETAT
IFCS INSTITUT DE FORMATION AUX CARRIERES DE SANTE
IM INTRAMUSCULAIRE
IP INFIRMIER POLYVALENT
IV INTRAVEINEUSE
MAR MEDECIN ANESTHESISTE REANIMATEUR
mg MILLIGRAMME
min MINUTE
OMS ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE
ORL OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE
PEC PRISE EN CHARGE
RA RACHI-ANESTHESIE
SEGMA SERVICE D’ETAT GERE D’UNE MANIERE AUTONOME
SFAR SOCIETE FRANCAISE D’ANESTHESIE ET REANIMATION
SN SYSTEME NERVEUX
SSPI SALLE DE SOINS POST-INTERVENTIONNELS
TA TENSION ARTERIELLE
TRT TRAITEMENT
LISTE DES TABLEAUX :

N° : TITRE DU TABLEAU : PAGE :


1 Effectif des opérés selon le sexe 27
2 Les antécédents des patients 28
3 Répercussion de la prémédication sur la DPO 29
4 Les explications du Dg et la DPO 31
5 Rapport entre les explications d’EVA et la DPO 33
6 Effet de la DPO sur la TA 38
7 Perception de la DPO selon l’organe opéré 40
8 Mesure de l’EVA 1 41
9 Mesure de l’EVA 2 42
10 Mesure de l’EVA 3 43
LISTE DES GRAPHIQUES :
N° : TITRE DU GRAPHIQUE : PAGE :
1 Démographie des opérés 25
2 Répercussion de l’âge sur la DPO 26
3 Impact du sexe sur la DPO 27
4 Prise de la prémédication 29
5 Produits utilisés dans la prémédication et DPO 30
6 Relation entre le niveau d’assimilation du Dg et la 32
DPO
7 Influence du type d’anesthésie sur la DPO 34
8 Expression de la DPO en fonction de la durée 35
d’intervention
9 Administration du TRT antalgique en phase per- 36
opératoire
10 Expression de la DPO en fonction de l’utilisation des 37
antalgiques en période per-opératoire
11 Administration du TRT antalgique en période post- 38
opératoire
12 Effet du TRT antalgique post-opératoire sur 39
l’évolution de la DPO
13 Evolution de la DPO selon la mesure de l’EVA1 41
14 Evolution de la DPO entre la mesure de l’EVA2 et 42
l’ΔEVA
15 Evolution de la DPO entre la mesure de l’EVA3 et 43
l’ΔEVA
16 Evolution de la DPO selon la durée passée en SSPI 44
sous TRT antalgique
INTRODUCTION

La prise en charge de la douleur aiguë postopératoire est encore une grande nouveauté.
La douleur aiguë postopératoire est issue d’un grand désagrément des patients opérés chose
qui influence négativement sur le fonctionnement métabolique et viscéral. Ce
dysfonctionnement peut contribuer à un retard de rétablissement physiologique et de retour à
la vie normale.

Il existe aujourd’hui de nombreux ouvrages, articles de revue générale et études


scientifiques réservés à l’étude et à l’amélioration de la prise en charge de la douleur post-
opératoire (DPO). Nonobstant, la phase précoce de traitement, c’est-à-dire en salle de réveil,
n’est que très rarement soignée, Notamment une enquête d’opinion a été réalisée par la
remise d’un questionnaire pendant le Congrès national libanais d’anesthésie-réanimation, qui
s’est déroulé en mai 2006 ; les résultats révélés lors de cette étude prouvent que :
l’information préopératoire et l’évaluation de la DPO ne sont réalisées que par 26 % des
répondants. Une analgésie multimodale est commencée au bloc opératoire ou en salle de
réveil pour 92 % des patients, à ajouter que parmi ces médecins, seulement 36 % ont une
formation initiale et/ou continue sur la prise en charge (PEC) de la DPO. D’après cette étude
il s’est avéré que Même s’il existe une bonne prise de conscience de l’importance de la prise
en charge de la DPO, des efforts importants restent à faire dans ce domaine.

L’absence d’une évidente évaluation de la douleur dans la salle de soins post-


interventionnels (SSPI) prouve l’omission de ce sujet.
Le séjour en SSPI dirigée par un personnel qualifié garantie l’évaluation de la douleur
de chaque patient et de procéder au traitement antalgique sur le champ.
Face à ce problème important, une étude est menée au niveau de la SSPI du bloc
opératoire central (BOC) de I’ Hôpital Mohamed V, visant à évaluer les pratiques de prise en
charge (PEC) de la douleur post-opératoire(DPO) et le niveau de satisfaction des opérés.
ENONCE DU PROBLEME

« La seule douleur supportable, c´est celle des autres » René LERICHE


Effectivement chacun de nous a fais l´expérience de la douleur et chacun a pu
appréhender par lui-même « de l´intérieur » combien la douleur est insupportable et
inquiétante.
Pour certains il s´agit de la douleur aigue qui peut être un signe d´alarme ou un
symptôme comme le cas des fractures. C´est cette douleur qui fait que le sujet commence à se
poser des questions comme : « pourquoi ai-je mal ? ». «Qu´est ce que cette
douleur ? ». «Qu´est ce quelle traduit ? ». Et ainsi de suite jusqu´à ce qu´il dérive dans ses
questions vers un but d´établir une démarche diagnostique à la fois, rassurante et inquiétante,
en se posant des questions telles que : «on s´occupera de savoir pourquoi ai-je mal ? ». « Quel
diagnostic va-t-on m´informer et est-ce qu´il sauront me la traiter ?».
Pour d´autres il s´agit de douleur chronique où elle devient une maladie qui habite le
patient, l´épuise, le décourage et le désespère. Ce qui reflète négativement sur l´équipe
chargée de prendre en charge la douleur, elle la désespère et prouve son impuissance devant
elle. C´est comme le cas des arthroses et de la migraine.
La douleur constitue le premier motif de consultation chez un médecin généraliste,
chaque douleur a souvent une cause qu’un examen clinique soigneux et complet peut
permettre de l´identifier, afin de la traiter et soulager le patient par l´administration d´une
gamme diversifiée des antalgiques, qui sont le TRT habituel de la douleur
Les causes ou les conditions d´installation de la douleur sont multiples, et ce sujet de mémoire
vient traiter celle exprimée en SSPI, c-à-d. la douleur post-opératoire.
Cette douleur aigue constitue une énorme souffrance pour les opérés, son degré diffère selon
plusieurs variables tels que le type de chirurgie, type d´anesthésie (générale, locale, rachi-
anesthésie …), état général du patient, âge du patient…etc.
Pour évaluer ce degré l´organisation mondiale de la sante(OMS) a mis en œuvre
plusieurs outils : Il y a les échelles unidimensionnelles (échelle visuelle analogique (EVA),
échelle numérique(EN), échelle verbale simple (EVS)) les échelles pluridimensionnelles et
enfin les échelles comportementales.
Ces dernières années, le Maroc a marqué une évolution importante des mentalités dans
le domaine médical, caractérisée par la prise de conscience de l´exigence de la sécurité et de
l´amélioration de la qualité des soins.
Cette étude entre dans le cadre d’une démanche de qualité, entreprise au niveau de la
salle de surveillance poste interventionnelle au BOC de l’hôpital Mohamed V, c´est donc
dans une démarche d´amélioration de la qualité des soins que cette étude s’intéresse à cette
problématique.
Au sein de la SSPI du BOC de l´hôpital MOHAMED V, l´évaluation de la douleur
s´effectue à l´aide des différents appareils et assistance, pour assurer une surveillance efficace
du patient, diminuer sa douleur et soulager sa souffrance, même si les échelles d´évaluation
de la douleur ne sont utilisées que récemment.
BUT DE LA RECHERCHE :

Décrire l’évaluation de la douleur post-opératoire au sein de la SSPI du bloc opératoire


central de l’hôpital Mohamed V.

QUESTIONS DE RECHERCHE :

1. Quels sont les facteurs influençant la DPO ?


2. Quelles sont la fréquence, l'intensité, l'évolution de la douleur postopératoire ?
3. Quelle est l’efficacité de la prise en charge de la douleur postopératoire dans la SSPI?

JUSTIFICATION DE L’ETUDE :

La douleur post-opératoire a constitué une grande souffrance pour les opérés, et un


malaise pour l’équipe soignante ; D’où l’intérêt de projeter ce sujet comme une priorité
médicale et paramédicale.
Le constat répété des plaintes excessives des patients opérés adultes et enfants malgré
une analgésie post-opératoire suffisante, a conduit à une réflexion sur l’organisation de la
PEC de la douleur post-opératoire dans les structures de soins.
L’information au patient, l’évaluation continue de la douleur et la capacité à adapter
secondairement le traitement antalgique apparaissent aujourd’hui comme les éléments
fondamentaux du succès de la PEC. En effet, plusieurs pays ont amorcé des études à propos
de la douleur post-opératoire notamment en France, une étude a été menée, en 1996, à
l’hôpital Armand Trousseau, consistant à l’amélioration de la qualité de la PEC de la DPO, en
contrôlant l’efficacité des moyens mis en œuvre, par des enquêtes itératives ; Ces moyens ont
permis d’élever globalement, le niveau de PEC pour tous les opérés, sauf ceux qui ont subi
une chirurgie très douloureuse ; c’est ainsi qu’en 2001, ils ont décidé de créer une unité
mobile de DPO, pour sensibiliser et former les équipes soignantes sur l’utilisation des
techniques d’analgésie.
Ce sujet de mémoire cible essentiellement, la prise en charge de la DPO, chez les
opérés au sein de la SSPI, étant le premier stade d’apparition et de TRT de la douleur post-
interventionnelle ;

RECENSION DES ECRITS :


La douleur remonte à la nuit des temps, toutes les civilisations au cours des siècles
témoignent de sa présence et elle a fondamentalement influencé l’histoire des Hommes et de
l’humanité.
De l’antiquité au 21ème siècle, de l’Europe en Afrique et quelles que soient les
religions ou doctrines, la douleur a inspiré les comportements et les opinions les plus variés. A
des degrés divers, de nombreux philosophes, théologiens et écrivains ont sublimé celle ci en
lui accordant une certaine valeur rédemptrice ou ont exalté sa grandeur et son acceptation.
Cependant, la médecine recherche depuis toujours les moyens de la combattre, car la douleur
est une force qui affaiblit voire anéantit la personne. Elle a par ailleurs des conséquences
émotionnelles, physiques, sociologiques et économiques. Les progrès effectués par la science
permettent maintenant de mieux comprendre ses mécanismes. (MAÏGA, 2005)
La douleur est depuis vingt ans beaucoup mieux traitée et prise en compte, mais il
apparaît malgré tout que sa PEC reste parfois largement insuffisante, au Maroc comme
ailleurs.

La complexité du phénomène douloureux explique la multiplicité des définitions de la


douleur.

Ainsi d’après le dictionnaire des termes techniques de médecine (le Garnier-


Delamare), la douleur est « une impression anormale et pénible reçue par une partie vivante et
perçue par le cerveau ».
Et selon l’Association Internationale pour l’Etude de la Douleur (IASPE) :
« La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion
tissulaire existante ou potentielle ou décrite en terme d’une telle lésion ».
On peut caractériser la douleur par son profil évolutif :
 La douleur aiguë : Elle est récente, transitoire et disparaît rapidement, en générale
ressentie comme intense et secondaire dans la majorité des cas, à l’activation du système de
transmission du message douloureux. Elle dure deux à trois semaines. Elle est provoquée par
des agressions telles que les brûlures, les piqûres, les pincements, les déchirures. La douleur
aiguë disparaît sous traitement étiologique.
 La douleur chronique : Théoriquement elle dure au-delà de trois à six semaines. Elle
est multifactorielle et résulte soit d’une maladie encore évolutive (cancer, pathologie
rhumatismale) ou de séquelles traumatiques et chirurgicales (arrachage plexique, amputation
de membre) ou encore d’une maladie guérie avec différents retentissements somato-psycho-
sociaux.
(http://www.caducee.net/dossierspecialises/algologie/douleur-chronique.asp consulté le
20/11/09)

La douleur est classée selon qu’il s’agit de :

Douleurs par excès de nociception : Dues à des lésions des tissus périphériques
provoquant un excès d'influx douloureux dans le système nerveux, il y a une stimulation
excessive des nocicepteurs périphériques. Elle correspond aux douleurs habituelles des
brûlures, des traumatismes, des suites d'une opération et d'un grand nombre de maladies,
entrainant soit des douleurs aiguës, soit des douleurs chroniques. (BOUREAU, 2006)

Douleurs neurogènes : Dues à des lésions du système nerveux en amont des


nocicepteurs périphériques, que ce soit au niveau périphérique ou central. Ces douleurs
peuvent se manifester en l'absence de tout stimulus, spontanément, elles sont alors
permanentes, ou par un stimulus normalement non douloureux ou peu douloureux mais perçu
de façon exagérée. Dans tous les cas ce sont des douleurs très invalidantes, qui
s'accompagnent lorsqu'elles sont chroniques, d'une anxiété et d'un fond dépressif.
(BOUREAU, 2006)

Douleurs psychogènes : Regroupent toutes les douleurs que l'on ne sait pas classer
dans une des deux catégories précédentes. Ce sont des douleurs sans lésions apparentes,
malgré un bilan médical approfondi. Il semble probable que des phénomènes psychiques
amplifie cette sensation douloureuse. (BOUREAU, 2006)

Cette étude ne tient pas en compte la douleur dans sa globalité mais elle spécifie
exclusivement la DPO, qui se définie comme suit :

« La DPO est une sensation douloureuse par excès de nociception, en rapport avec
des lésions tissulaires créées lors d'une intervention chirurgicale et qui survient dès
la fin de l'opération. L'intensité de ces douleurs évolue en une durée brève. »
(« Pratique du traitement de la douleur » édition 2006 Dr. François BOUREAU
pages : 91 et 92)

La DPO est influencée par plusieurs facteurs notamment, L´état psychologique et


physiologique pré-opératoire du patient, la qualité de la préparation psychologique et de la
prémédication, le type d ´incision et de chirurgie, la durée de l´intervention, le protocole
d´analgésie per-opératoire et la qualité de PEC post-opératoire. (BOUREAU, 2006)

La DPO provoque ainsi des conséquences diverses sur l’ensemble de l’organisme de


l’opéré : sur son comportement et son psychisme avec possibilité d´état d´agitation; Sur le
plan respiratoire, elle produit une diminution de la capacité vitale par blocage des muscles
thoraciques, une compression abdominale pouvant limiter les mouvements du diaphragme ;
Sur le plan circulatoire elle provoque une perturbation métabolique avec augmentation du
débit cardiaque, de la TA et de la consommation d´oxygène. A ajouter aussi les perturbations
gastro-intestinales, exprimées par un ralentissement du péristaltisme et l’augmentation du
risque thrombophlébite post-opératoire, par retard de la mobilisation et du lever du patient.
(BOUREAU, 2006)

De ce ci, se voit la gravité de la DPO et la nécessité de la prendre en charge d’une


manière rapide et efficace, tout en évaluant la douleur et ajustant son TRT.

La douleur est un phénomène subjectif, sa mesure est donc difficile et il n'existe pas de
méthode clinique de référence pour l’évaluer. Il est actuellement admis que la mesure de la
DPO doit être réalisée systématiquement.
L'auto-évaluation: Par le patient lui-même, est la règle chaque fois que possible, car
l'hétéro-évaluation par le personnel soignant conduit à une sous-estimation.
Généralement, pour être valide, une méthode d'évaluation doit être : Facilement et
rapidement comprise, applicable à une large population de patients et facile d'utilisation et de
présentation.
En post-opératoire immédiat, ce sont généralement les méthodes d’auto-évaluation de
l’intensité de la douleur qui sont le plus utilisées et qui sont : l´EVA, l´EVS et l´EN.
L’EVA ou L’ECHELLE VISUELLE ANALOGIQUE (Annexe N°2) permet la
cotation de la douleur et de son soulagement. Il s’agit d’une réglette avec un curseur à placer
entre « pas de douleur » et « douleur maximale », correspondant au dos à un résultat entre 0 et
10 appelée : « algodécimètre »ses principaux avantages sont : Mode d’évaluation fiable, et la
disponibilité de différentes versions, pédiatriques et adultes. Elle doit être présentée à
l’horizontale, curseur sur « pas de douleur ». Il faut demander au patient d’étalonner par
rapport à une douleur antérieure. Il faut noter le résultat sur la feuille de suivi post opératoire
réservée à cet effet, sans le communiquer au malade.

C’est l’échelle la plus utilisée en post-opératoire, car les résultats sont plus objectifs, les
réponses possibles sont nombreuses et le patient ne peut pas mémoriser la position
précédente. La position initiale du curseur est importante.
L’EVS ou L´ECHELLE VERBALE SIMPLE est moins courante. Elle propose
simplement au patient une série de qualificatifs de la douleur : absente, faible, modérée, forte,
intense, extrêmement intense. Le malade doit choisir le terme qui illustre au mieux sa douleur.
Elle reste compréhensible par le patient mais peu précise.

Et l’EN ou L´ECHELLE NUMERIQUE permet au patient de donner une note de 0 à


10, la note (0) est définie par « douleur absente » et la note maximale (10) par « douleur
maximale imaginable ». Cette méthode permet d’évaluer l’intensité de la douleur par
affectation d'un pourcentage. Sa présentation peut être verbale ou écrite. Elle est facile à
comprendre et bien adaptée à la personne âgée.

Il est indispensable d’expliquer la méthode choisie avant l’intervention, c’est à dire


lors de la consultation pré-anesthésique.
Parfois l’auto-évaluation devient difficile d’où le recours à l’hétéro-évaluation
effectuée par différentes échelles physiologiques et comportementales.
L’évaluation physiologique est fondée sur les paramètres respiratoires et
hémodynamiques. Cependant, ces variations ne sont pas spécifiques à la douleur elle-même.
Or pour l’évaluation comportementale, il existe plusieurs échelles permettant aux
soignants d’évaluer l’intensité de la douleur, par l’observation du comportement émotionnel
de stress.
La plus connue est l’échelle DOLOPLUS 2. (Annexe N°3). Elle s’adresse à des
patients ne pouvant s’auto-évaluer, les patients non communicants, ou ceux dont la
compréhension est altérée. Elle est destinée essentiellement à la gériatrie.
L’utilisation de cette échelle nécessite un apprentissage et une cotation en équipe
pluridisciplinaire. La réévaluation doit être quotidienne et une courbe des scores peut être
utile.
Elle comporte 10 items regroupés en trois sous-groupes. Ils sont cotés selon quatre niveaux
d'intensité progressive et exclusive, notés de 0 à 3, ce qui amène à un score variant au total de
0 à 30. On admet que le patient souffre de douleur pour un score supérieur ou égal à 5/30
Une autre échelle comportementale est l’ECPA (échelle comportementale de la douleur
chez la personne âgée) (Annexe N°4). L’échelle comprend 8 items avec cinq modalités de
réponses cotées de 0 à 4. Chaque niveau représente un degré de douleur croissante et est
exclusif des autres pour le même item. Le score total varie donc de 0 (absence de douleur) à
32 (douleur totale).
Elle présente de nombreuses limites : le plus souvent, il y a une sous estimation de la douleur
par l'évaluateur, elle ne qualifie pas directement la douleur, et il est difficile de la séparer du
contexte dans lequel a été réalisé la mesure, ce qui rend la méthode peu reproductible.
(« http://www.infirmiers.com/pdf/douleur-gras.pdf » www.alrf.asso.fr )
Une fois évaluée, la DPO sera contrôlée par les médicaments administrés en différents
paliers.
L’organisation mondiale de la Santé (OMS) a établi une échelle pour l’utilisation des
antalgiques. Elle classe la douleur selon trois paliers :

 Douleur légère (Palier I)


On utilise les antalgiques périphériques qui peuvent être associés ou non à des
thérapeutiques adjuvantes. (PARACETAMOL, A.I.N.S)
 Douleur légère à modérée (Palier II)
Dans ce cas on utilise des opiacés faibles associés ou non à des antalgiques
périphériques et ou à des adjuvants. (NEFOPAM)
 Douleur modérée à sévère (Palier III)
On utilise des antalgiques centraux (morphiniques) associés ou non à des antalgiques
opiacés ou à des adjuvants (http://www.infoanesth.fr/content/ suivi-post-opératoire-
douleur-post-opératoire)

Les antalgiques classiques utilisés dans cette étude sont: le PARACETAMOL, les
A.I.N.S, le NEFOPAM et la MORPHINE.
Le but est d'assurer une analgésie efficace en limitant au maximum les effets
secondaires du TRT (dépression respiratoire, nausées, vomissements...).
L´ajustement de ce dernier sera guidé par l´évaluation de la douleur et détermination
de son degré.
Il est le premier à administrer en post-opératoire immédiat, « Le PARACETAMOL »
est à la fois un antalgique et un antipyrétique, dépourvu d’effet anti-inflammatoire, son
mécanisme d´action antalgique est central se fondant sur l’inhibition des enzymes centrales,
mais ce mécanisme reste différent de celui des A.I.N.S et de l´acide salicylique. À coté de
cette action antalgique, le PARACETAMOL possède une activité antipyrétique qui consiste à
l´inhibition de la synthèse des prostaglandines au niveau hypothalamique.
Le PARACETAMOL est indiqué dans les céphalées et les états fébriles de toute origine, et
en post-opératoire. Or il est contre-indiqué en cas d’insuffisance hépatocellulaire et
d’insuffisance rénale aigue.
Il est prescrit par voie orale chez l´adulte, à raison de 1g toutes les 6 heures, mais en cas de
DPO, il est préférablement utilisé par voie intraveineuse à la posologie de 1g toutes les 6
heures sans dépasser 4 g /24 heures.
Le palier I fixé par l’OMS, englobe le PARACETAMOL et les A.I.N.S ou les anti-
inflammatoires non stéroïdiens dont le chef de fil est l’acide salicylique.
Les A.I.N.S possèdent des propriétés anti-inflammatoires plus ou moins comparable,
autrement dis, ils luttent contre l’inflammation et par là, contre la douleur, leur action est
essentiellement périphérique, par inhibition de la sécrétion de substances génératrices de la
douleur ; les prostaglandines.
Chaque A.I.N.S possède une activité spécifique à une affection, ce qui explique la multitude
des indications telles que : les rhumatismes inflammatoires, les névralgies, les arthroses… Ces
produits sont utilisés également dans d’autres pathologies douloureuses comme le cas des
céphalées, douleurs dentaires et douleur de la sphère ORL, DPO, et douleurs post-
traumatiques … Toutefois ils sont strictement contre-indiqués en cas d’ulcère gastro-
duodénal, d’insuffisance hépatique ou rénale, et au cours de la grossesse. Leurs principaux
effets indésirables se résument dans des douleurs gastro-intestinales, des nausées et parfois
des diarrhées. (CASTELLI et col, 2005), (ELKORRI, 2007)
Les A.I.N.S sont disponibles pour les différentes voies d’administration : comprimés,
suppositoires, en suspension buvable et sous forme injectable. (CASTELLI et col, 2005),
(ELKORRI, 2007)
L’autre antalgique intéressé par l’étude, c’est le NEFOPAM ou Le chlorhydrate de
NEFOPAM, élément du palier II de l’OMS, il a comme dose unitaire standard 20 mg que ce
soit par voie IV ou IM. Le délai d’action par voie IV est de 15 à 30 min d’où l’intérêt de
commencer l’administration sous anesthésie générale et son rythme d’administration est d’une
injection toutes les 4 à 6 heures. Les effets indésirables du produit sont surtout de type
neurovégétatif à type de sueur, de somnolence, de nausées et de vomissement, de vertige.
Quelques manifestations atropiniques à type d’hyposialie et de tachycardie sont également à
noter ainsi qu’une douleur au niveau du trajet veineux. A noter que ces effets indésirables sont
de durée brève et diminuent en fréquence ainsi qu’en intensité par une perfusion continue. La
cible de cet analgésique sont les douleurs d’intensité faible et moyenne en association mais
certainement pas en monothérapie de part l’existence de ces effets secondaires bénins mais
gênant dans le contexte postopératoire. Cet antalgique d’action centrale s’intègre donc dans le
cadre d’une analgésie multimodale et permet une épargne en produit morphinique.
(« http://www.sitanest.net/alr_ambu pain/techniques_et_strategies_de_pris.htm»).
Quant à l’antalgique le plus puissant : C'est le médicament qui fait peur, qui évoque le
danger par la simple énonciation de son nom : MORPHINE, comme "mort fine". Un
antalgique pourtant "indiqué pour les douleurs résistantes aux autres traitements,
extrêmement efficace et peu dangereux, dès lors qu'il est utilisé en cure courte", selon
François CHAS dans son article « Tout un arsenal pour combattre la douleur (spéciale
enquête) »
C’est la molécule de référence, active quelle que soit la voie d’administration : Il est à la fois
un produit anesthésique (dont l’effet se manifeste à partir de 15min ou 30min après
l’administration) et analgésique (si voie orale, l’analgésie dure de 4 à 6 heures). Il a comme
effets indésirables capitaux, les dépressions respiratoires, nausées, vomissements, prurit,
rétention urinaire, constipation ou retard de reprise du transit. La MORPHINE est strictement
interdite en cas d’insuffisance rénale. (METZGER et col, 2002 pages : 48 ,67)
DEVIS DE RECHERCHE :
Le devis présente la phase méthodologique. Elle consiste à déterminer la démarche
suivie pour répondre aux questions tirées de la problématique de l’étude et permet de
déterminer les outils indispensables à la réalisation de cette recherche.
1. TYPE D’ETUDE :
Il s’agit d’une étude prospective descriptive de l’évaluation de la DPO au niveau de
la SSPI du BOC de l’Hôpital Mohammed V s’étalonnant du 01 JANVIER au 30 MARS
2010.
2. POPULATION CIBLE :
La population cible de cette étude est constituée des opérés des deux sexes, âgés de
14 ans et plus,(vues la difficulté de l’utilisation des échelles pédiatriques) atterrissant à la
SSPI du BOC de l’Hôpital Mohammed V.
Le type d’échantillonnage adopté est accidentel dont le nombre est de cent opérés sur 400
opérés durant la période du premier FEVRIER au 30 MARS 2010.
3. LIEU D’ETUDE :
L´étude présente a été réalisée dans le BOC de l'hôpital Mohamed V. ce dernier se
présente comme suit :
 L’hôpital MOHAMED V de Meknès a été crée en 1953, inauguré le 17 juillet 1956
par Feu Sa Majesté Mohamed V, dont il porte le nom
 L’hôpital est à vocation régionale et dessert la population de la région Meknès
TAFILALET dont le nombre est estimé de 2.065.000 habitants
 Il est Géré en mode SEGMA depuis1987, et constitue la formation de référence par
rapport aux trois autres hôpitaux de la ville (hôpital Sidi Saïd, hôpital Moulay Ismail
et hôpital Pagnon à vocation mère enfant) et ceux des provinces de la région
Meknès-Tafilalet (Ifrane, Khénifra et Er-Rachidia).
 Caractérisé par une structure verticale de neuf niveaux : cinq étages, un rez de
chaussée et trois sous sols.
 Sa capacité litière est de 576 lits
 L’effectif total du personnel s’élève à 515 professionnels. Se divisant comme suit :
 Le personnel médical représente 18%
 Le personnel infirmier constitue 59%
 Le personnel administratif et technique constitue 11%
 Et le personnel de soutien représente 12%
En ce qui concerne le BOC, il s’expose comme suit :
Il est situé au premier étage à droite. Le BOC comprend : Un vestiaire pour les infirmiers, un
vestiaire pour les infirmières, un vestiaire pour les médecins, un ascenseur, trois bureaux
des gestionnaires, une salle de repos, une salle de réveil ou salle de soins post-
interventionnels(SSPI), six salles opératoires, quatre sas de lavage chirurgical des
mains, unité de stérilisation, dépôt de matériel, et La pharmacie. (Annexe N°5). « F.
HOUSNI/ F. KAJJAJ/ Z. LAKHLOUFI : Étude des procédés de l’asepsie
au niveau du bloc opératoire central de l’hôpital Mohammed Vde
Meknès, 2008 pages :18, 19 IFCS lalla MERIEM DE MEKNES »

Le BOC de l’hôpital MOHAMMED V se distingue par le modèle de double


circulation.

Le personnel du B.O.C est constitué de :

 Personnel infirmier :
o Polyvalent : 17

o Anesthésiste : 9

o Auxiliaire : 4

 Personnel médical :
o Chirurgiens : 17

o Réanimateurs : 2

Le BOC fonctionne durant la semaine selon un programme reparti sur les différents
types de chirurgie : traumatologie, la chirurgie viscérale, la chirurgie infantile, la
neurochirurgie, la cœlio-chirurgie, l’urologie, la chirurgie cardio-vasculaire et les récents
types introduits dans le programme sont l’oncologie et la chirurgie plastique.

4. METHODES DE COLLECTE DES DONNEES :

 Consultation des sites d’internet et des différents documents en rapport avec le thème
de l’étude.

 Consultation des documents et livres au niveau du CDI


 Recueil des informations des dossiers des malades
 Evaluation de la DPO à l’aide d’une fiche d’exploitation (annexe N°1)
 le choix de la méthode d´évaluation utilisée pour l´étude est :
Le choix a été fondé sur l´EVA vu son caractère simple et facile à manipuler et
acquérir par le patient, ainsi que son indication en post-opératoire immédiat (en
SSPI).

5. LIMITES DE L’ETUDE :

 L’évaluation de la DPO se limite uniquement à la SSPI du BOC de L’Hôpital


Mohammed V sans s’étendre sur les autres SSPI des autres blocs (ex : bloc des
urgences, bloc des brûlés).

 La rareté des études ultérieures réalisées sur ce sujet


 La PEC thérapeutique de la DPO s’appuie sur quatre catégories de médicaments : le
PARACETAMOL, les A.I.N.S, le NEFOPAM et la MORPHINE.

6. CONSIDERATIONS ETHIQUES :

 Autorisation d’accès au BOC de l’hôpital Mohammed V délivrée par la direction


de l’hôpital.
 L’information de l’infirmier chef et médecin réanimateur responsable.
 Le consentement volontaire des étudiants de la deuxième année IP et du personnel
qui a participé au remplissage des fiches d’exploitation.
 Principe d’anonymat : Les informations personnelles des opérés ne sont pas
mentionnées sur les fiches.
 Principe de confidentialité : les fiches d’exploitation sont codifiées.
Cent fiches ont été remplies et récupérées dans une durée de deux mois.
L’exploitation des fiches a décelé plusieurs facteurs qui influencent sur la DPO au niveau de
la SSPI.

CONTRAINTES DE L’ETUDE :

 Programmation des travaux de recherche les après-midi où le personnel est


indisponible.

 La sous estimation des mémoires de fin d’étude par certain personnel du BOC. (3%
de l’ensemble du personnel)

 Le refus de remplir les fiches d’exploitation et de collaborer de la part de certain


personnel.

 Le retentissement des conflits interpersonnels sur le déroulement de l’étude ;


 IDENTIFICATION DES OPERES :

 Graphique N° 1 : Démographie des opérés :

 Commentaire :
On distingue que parmi 100 opérés :
 64% ont un âge compris entre 23 et 60 ans ;
 15% sont agés entre 14 et 22 ans ;
 21% sont agés de plus de 60 ans ;
 Graphique N°2 : Répercussion de l’âge sur la DPO :

 Commentaire :
D’après le graphique on observe que :
 27% des opérés âgés de 14 à 22 ans ressentent la DPO alors que 73% de la même
tranche d’âge ne la ressent pas.
 17% de la deuxième tranche (23-60 ans) d’âge ressent la DPO.
 Et 19% de la troisième tranche représentée par les opérés âgés de plus de 60 ans
éprouve la DPO.

 Tableau N°1 : Effectif des opérés selon le sexe :

SEXE FEMME HOMME


OPERES 53% 47%

 Commentaire :
D’après le tableau, on constate que les femmes représentent 53% de l’ensemble des opérés.

 Graphique N°3 :L’impact du sexe sur la DPO :

 Commentaire :
Le graphique ci-dessus montre que La DPO est perçue chez les deux sexes avec des
pourcentages rapprochés de 19% ;
 Tableau N°2 : Les antécédents des patients :

LES ANTECEDENTS
OUI : 5% NON
HTA HTA+CARDIOPATHIE ANTECEDENTS 95%
D'OPERATIONS
40% 20% 40%

 Commentaire :
A la lumière de ce tableau on remarque que :
 Parmi 100 % des opérés, 5% ont des antécédents répartis comme suit :
 40% d’opérés ont une HTA.
 40% d’opérés ont des antécédents d’autres opérations.
 Et 20% d’opérés ont des antécédents d’HTA+ cardiopathie.
 Et 95% d’opérés n’ont pas d’antécédents.
 LA PREMEDICATION ET LA DPO :

 Graphique N°4 : Prise de la prémédication :

 Commentaire :
A la lumière de ce graphique, on note que seulement 19% des opérés sont prémédiqués.

 Tableau N° 3 : La répercussion de la prémédication sur la DPO :


DPO PAS DE DPO
PREMEDICATION 26,00% 74,00%

 Commentaire :
Ce tableau avise que malgré la prémédication la DPO s’exprime chez les opérés à une
proportion de 26%.
 Graphique N° 5:Produits utilisés dans la prémédication et DPO :

 Commentaire :
Le graphique stipule que parmi 19% d’opérés qui ont reçu la prémédication :
93.75% d’opérés ont pris MIDAZOLAM (DCI), dont 33, 33 % ont évoqué la DPO
Or, 6.25% d’opérés parmi 19% ont pris HYDROXYZINE, et personne d’entre eux n’a
exprimé la DPO.
 EXPLICATIONS DU DIAGNOSTIC :

 Tableau N° 4 : Les explications sur le Dg et la DPO :

NON OUI
OPERES 10% 90%

DPO 11% 20%

 Commentaire :
Le tableau ci-dessus indique que :
 10% des opérés n’ont pas des explications sur le Dg, dont 11% ont manifesté la
DPO ;
 Et 90% d’opérés ont des connaissances sur leurs Dg, 20% d’entre eux ont éprouvé la
DPO.
 Graphique N°6 : Relation entre le niveau d’assimilation du Dg et la DPO :

 Commentaire :
Le graphique ci-dessus précise que :
 1% d’opérés qui ont des explications faibles concernant le Dg, ressent la DPO ;
 34% d’opérés connaissent des explications moyennes sur leurs Dg, dont 23% ont
exprimé la DPO ;
 Et que dans 65% des opérés qui ont de bonnes explications sur le Dg, 19% ont
éprouvé la DPO.

 EXPLICATIONS D’EVA :

 Tableau N°5 : Rapport entre les explications d’EVA et la DPO :


OUI NON
OPERES 74% 26%
DPO 19% 19%
 Commentaire :
Ce tableau dévoile que :
 74% des opérés ont reçu des explications sur l’EVA alors que 26% ne les ont pas
reçus ;
 Les opérés qui ont reçu les explications sur l’EVA ressentent la DPO en même
pourcentage que les opérés qui ne les ont pas reçus, soit 19%
 TYPE D’ANESTHESIE ET DPO :

 Graphique N°7 : Influence du type d’anesthésie sur la DPO :

 Commentaire :
Le graphique démontre que :
 Pour 28% des opérés sous RA, 18% d’entre eux ont exprimé la DPO ;
 65% des opérés sous AG+INTUBATION ,20% d’entre eux ont éprouvé la DPO ;
 Et que dans 7% des cas qui ont été sujets d’autres types d’anesthésie, 14% d’entre eux
ont fait l’expérience de la DPO.
 DUREE D’INTERVENTION ET DPO :

 Graphique N°8 : Expression de la DPO en fonction de la durée d’intervention :

 Commentaire :
Le graphique montre que :
 42% des opérés ont passé moins d’une heure dans la salle d’intervention dont 14% ont
exprimé la DPO.
 49% des opérés ont resté dans la salle d’intervention moins de deux heures dont 27%
ont fait l’expérience de la DPO.
 9% des opérés ont dépassé les deux heures à la salle d’intervention et personne
d’entre n’a éprouvé de la DPO.
 LE TRT DE LA DPO EN PHASE PER-OPERATOIRE :

 Graphique N°9 : Administration du TRT antalgique en phase per-opératoire :

 Commentaire :le graphique illucide que parmi 100% d’opérés, seulement 12% des
opérés qui ont benéficié d’un TRT en phase per-opératoire.
 Graphique N°10 : Expression de la DPO en fonction de l’utilisation des
antalgiques en période per-opératoire:

 Commentaire :
A la lumière de ce graphique ci-dessus on observe que:
 34% des opérés ont pris le NEFOPAM (DCI) comme antalgique en phase per-
opératoire, dont 50% ont fait l’expérience de la DPO.
 58% des opérés ont pris le PARACETAMOL(DCI), dont 14% ont la DPO.
 Et 8% des opérés ont pris une association « NEFOPAM –PARACETAMOL », et
personne d’entre eux n’a été sujet de DPO.
 La DPO ET LA TA :

 Tableau N°6 : Effet de la DPO sur la TA :


HYPO TA TA NORMALE HTA
OPERES 2% 50% 48%
DPO 0% 12% 27%
 Commentaire :
Le tableau ci-dessus dévoile que :
 Les opérés qui n’ont pas exposé la DPO, 2% ont une hypotension.
 Parmi 12% des opérés qui ont exprimé la DPO, 50% ont une TA normale.
 Et que parmi 27% des opérés qui ont éprouvé la DPO, 48% ont une HTA.

 LA DPO ET LE TRT ANTALGIQUE EN POST-OPERATOIRE :

 Graphique N°11 : Administration du TRT antalgique en période post-


opératoire :

 Commentaire : d’après le graphique, les opérés qui ont bénéficié d’un TRT
antalgique en période post-opératoire représentent 56%.
 Graphique N° 12 : Effet du TRT antalgique post-opératoire sur
l’évolution de la DPO :
 Commentaire :
Le graphique ci-dessus illustre que :
 9% des opérés ont pris le NEFOPAM comme TRT de la DPO en période post-
opératoire dont 20% ont eprouvé la DPO ;
 le PARACETAMOL est administré chez 62,50% des opérés en post-opératoire
dont 29% ont exprimé la DPO ;
 29% des opérés ont reçu une association de deux antalgiques : NEFOPAM et le
PARACETAMOL et personne d’entre eux n’a éprouvé la DPO ;
 1% des opérés ont reçu la MORPHINE et ils n’ont pas manifesté la DPO ;
 LE Dg ET LA DPO :
 Tableau N°7 : Perception de la DPO selon l’organe opéré :
ORGANE OPERE OPERES DPO
TRAUMATOLOGIE 22% 32%
TUMEUR 4% 25%
APPAREIL VISCERAL 46% 21%
GLANDE TYROIDE 10% 20%
ORGANES NOBLES 4% 17%
APPAREIL GENITAL 8% 0%
SN 5% 0%
AUTRE 1% 0%

 Commentaire :
Ce tableau dévoile que la DPO est exprimée en ordre décroissant chez :
 Les opérés de la traumatologie par un pourcentage de 32%
 Les opérés des tumeurs : 25%
 les opérés de l’appareil viscéral : 21%
 les opérés de la glande tyroïde : 20%
 les opérés des organes nobles : 17%
 Et 0% pour les opérés de l’appareil génital et ceux du SN.

 EVOLUTION CONCOMITANT DE L’EVA ET LA DPO :


 Tableau N°8 : Mesure de l’EVA 1 :

OUI NON
EVA1 63% 37%

 Commentaire :
A travers ce tableau, on remarque que l’EVA1 est mesurée (immédiatement après la
sortie de la salle d’intervention) pour 63% des opérés.
 Graphique N °13 :L’évolution de la DPO selon la mesure de l’EVA1

 Commentaire :
Le graphique ci-dessus illustre que :
 La DPO augmente chez 2% des opérés.
 Elle reste stable chez 41% d’entre eux.
 Alors qu’elle baisse chez 57% des opérés.

 Tableau N°9 : mesure de l’EVA 2 :


OUI NON
EVA2 60% 40%

 Commentaire :
Le tableau élucide que l’EVA a été mesurée à la 15ème minute dans la SSPI
chez 60% des opérés ;
 Graphique N °14 :L’évolution de la DPO entre la mesure de l’EVA2 et l’ΔEVA :
 Commentaire :
Le graphique désigne que :
 La DPO a augmenté chez 5% des opérés ;
 La DPO est restée stable chez 30% des opérés ;
 Et qu’elle a baissé chez 65% des opérés ;
 Tableau N°10 : mesure de l’EVA 3 :

OUI NON
EVA3 71% 29%

 Commentaire : ce tableau témoigne que 71% des opérés on leurs a mesuré l’EVA à la
45ème minute.

 Graphique N °15 :L’évolution de la DPO entre la mesure de l’EVA3 et l’ΔEVA :

Commentaire :
Le graphique indique que la DPO a baissé chez 63% des opérés, alors qu’elle a
demeuré stable chez 37% des opérés restants ;

 LE SEJOUR EN SSPI ET LA DPO :


Graphique N °16 : Evolution de la DPO selon la durée passée dans la SSPI sous
TRT antalgique :
Commentaire :
A la lumière de ce graphique on remarque que :
 45% des opérés ont passé 15min à la SSPI et 22% d’entre eux ont évoqué la
DPO.
 25% des opérés ont séjourné à la SSPI pendant 30min dont 24% ont présenté
la DPO.
 18% des opérés ont passé 45min à la SSPI et 11% d’entre eux ont exprimé la
DPO.
 12% des opérés ont resté 60 min dans la SSPI dont 8% ont fait l’expérience de
la DPO.

 Les facteurs qui ne sont pas significatifs par rapport à la DPO :


En s’appuyant sur les résultats tirés de l’exploitation des fiches de l’étude, il s’est
avéré que quelques facteurs n’influencent d’aucun coté sur la DPO et cela est conforme aux
variables suivantes :

 En premier lieu, l’âge, en effet on remarque par exemple que seulement 17% des
opérés âgés entre 23et 60 ans qui ont exprimés la DPO, or 83% de la même tranche
d’âge ne l’ont pas exprimés ;
 Le sexe, en deuxième lieu, n’agit pas sur la DPO étant donné que cette dernière est
perçue chez les deux sexes avec des pourcentages qui sont rapprochés de 19%. Une
autre étude a déduit le même résultat, en effet la thèse menée par Mamadou ALPHA
BAH en 1998 pour l’obtention de docteur en chirurgie dentaire (Diplôme d’Etat) a
dévoilé que les paramètres tels que l'âge, le sexe, n'influencent pas l'apparition de
douleur postopératoire, puisque 14% d’hommes et 25% de femmes ont présenté la
DPO et a considéré la différence statistiquement non significative.
 Et en troisième lieu, les explications d’EVA fournies pour les opérés n’ont aucun effet
sur l’évolution de la DPO puisque le patient n’arrive pas à mémoriser la position
précédente du curseur de l’EVA. Ainsi soit les opérés sont informés sur l’EVA ou
non, ils ont éprouvés la DPO du même pourcentage (19%).
L’étude a montré également que seulement 26% du total des opérés ont reçu des
explications d’EVA ceci peut être expliqué par l’une des causes, soit que la durée
réservée à l’entretien avec le patient avant son entrée à la salle d’intervention est
courte, soit que l’état général de l’opéré ne permet pas de prendre le temps à expliquer
la méthode d’évaluation.

 Les facteurs qui se rapportent à la DPO :


En contre partie, l’étude a mis en évidence aussi des éléments qui sont en rapport
étroit avec la DPO : soit que ces éléments agissent sur la DPO soit le contraire :
 Il est remarquable que le Dg de l’opéré ou l’organe opéré comme c’est interprété dans
la partie précédente, agit sur l’évolution de la DPO, prenant exemple des opérés sur
l’appareil viscéral, qui représentent 46% du total des opérés, 21% d’entre eux ont
éprouvé la DPO, tandis que pour les opérés du SN aucun parmi eux ne l’a exprimé.
Un cours mené par Dr Fletcher CHU Raymond Poincaré, Ambroise Paré a évoqué
que lors d’un Audit national de douleur qui a intéressé 1900 patients on a retrouvé que
la DPO est ressentie chez 30% des opérés pour l’orthopédie, 22% pour le viscéral, et
14.3% pour la gynéco-obstétrique.
Sans oublier qu’une Conférence de Consensus dirigé par la SFAR en 1997 a instauré
un tableau mentionnant que l’intensité de la DPO varie selon le type de chirurgie
(annexe N°6).

 Parmi 100 opérés, 19% seulement ont bénéficié d’une prémédication dont 93.75% ont
pris le MIDAZOLAM, 33.33% d’entre eux ont manifesté la DPO. Et 6.25% ont pris
l’HYDROXYZINE et personne n’a exposé la DPO ;
 En outre, le fait d’avoir des explications concernant le Dg fait appel à l’évolution de la
DPO, puisque la quasi-totalité (90%) est informée sur le Dg et seulement 20% parmi
eux qui ont dévoilé la DPO.
 Les résultats ont révélé de même que plus que l’opéré assimile bien son Dg plus que
la DPO diminue en effet, 65% des opérés ont de bonnes connaissances sur le Dg ,19%
seulement d’entre eux ont exposé la DPO, elle est éprouvée par 23% des opérés qui
ont des informations moyennes sur leur Dg, alors qu’elle est exprimée chez 100% des
opérés qui ont des connaissances faibles sur le Dg.

 En ce qui concerne le type d’anesthésie il est notable que la DPO est perçue par 18%
des opérés qui ont subi une RA. Or pour les opérés sous AG+INTUBATION 20%
d’entre eux se plaignent de la DPO, et d’une manière globale, la DPO est marquée
chez tous les opérés quelque soit le type d’anesthésie ;

 L’analyse des resultats a révélé de même que le TRT antalgique en période per-
opératoire basé sur l’association « NEFOPAM+PARACETAMOL »agit et d’une sorte
très efficace sur la DPO, effectivement, les 8% des opérés ayant pris cette association
n’ont pas exposé la DPO. L’utilité de cette association a fait preuve aussi en période
post-opératoire, puisque chez 29% des opérés ayant reçu
« NEFOPAM+PARACETAMOL »personne d’entre eux n’a réclamé la DPO.
Effectivement, un article de revue intitulée « Effet analgésique de l'association
PARACETAMOL-NEFOPAM après chirurgie abdominale par laparotomie »
élaboré par JAOUA H et col a montré que l'association NEFOPAM-
PARACETAMOL à doses optimales améliore l'analgésie postopératoire après
chirurgie abdominale sus-mésocolique par laparotomie.

 L’analyse, a établit de même que, lors de la consultation de la moyenne des tentions


artérielles mesurées, on a remarqué que la TA s’accentue en parallèle avec
l’augmentation de la DPO, car parmi 48% des opérés ayant une TA élevée, 27%
d’entre eux ont éprouvé la DPO.

 Quant à la relation concomitante entre l’EVA et la DPO, cette étude est basée
particulièrement sur l’ΔEVA calculée par la différence entre l’EVA3 qui est la mesure
à la 45ème min et l’EVA1 qui est la mesure à l’entrée de l’opéré à la SSPI, cette
comparaison a décelé que chez les deux tiers des opérés, la DPO baisse, tandis que
chez presque tous les opérés du tiers restant, la DPO reste stable.
 Il est mémorable que : lorsque l’opéré demeure plus longtemps dans la SSPI, sa DPO
diminue, en effet, les opérés ayant passé une heure et plus en SSPI, seulement 8%
parmi eux qui sont sortis avec la DPO. Ce qui implique que l’équipe soignante doit
prendre le temps suffisant pour assurer le suivi et la PEC de la DPO en post-opératoire
immédiat.

A noter finalement que, seulement 14% du total des opérés, qui ont bénéficié d’une
prescription du TRT de la douleur à la sortie de la SSPI.
La PEC de la DPO est confirmée insuffisante :

 5% seulement du total des opérés qui sont prémédiqués.


 12% seulement des opérés, qui ont reçu un TRT en période per-opératoire.
 44% seulement des opérés, qui ont reçu un TRT en phase post-opératoire.
 Et 14% seulement des opérés, que leurs on a prescrit un TRT antalgique à la
sortie de la SSPI.

Ce qui conduisait à des souffrances inutiles, à une angoisse pour l’opéré, et dans
certains cas à des complications et à une prolongation des durées de séjour des malades à
l’hôpital. D’où la lutte contre la DPO est devenue une des priorités dans la PEC du malade
par l’équipe soignante.

Afin de remédier à ce constat l’équipe soignante multidisciplinaire doit avoir recours à


quelques suggestions et recommandations :

SUR LE PLAN PRATIQUE :

I. En consultation d’anesthésie le MAR doit :

 Informer le patient sur :

La douleur postopératoire, et les effets indésirables et modalités de surveillance


analgésique proposée.
Le Dg et évaluer le niveau de son assimilation par le patient.
les méthodes d'évaluation : explication détaillée du maniement de l'échelle
visuelle analogique (EVA). Cela facilitera la coopération du patient dans la
période postopératoire, afin d’ajuster le TRT antalgique.

 Prescrire la prémédication convenable et le sensibiliser sur son rôle et son importance


dans la PEC de la DPO.
 Explorer les différents antécédents du patient.
 Au terme de la consultation d’anesthésie, le MAR doit mentionner les éléments
précédemment cités sur un support écrit qui sera annexé au dossier du malade.

II. A l’entrée du patient au bloc opératoire central:

 Mettre en œuvre un soutien psychologique et une relation d’aide et d’écoute en


collaboration avec le patient dès son accès au BOC
 Réexpliquer au patient la méthode d’auto-évaluation choisie avant l’entrée à la salle
d’intervention (selon l’état général du patient)
 S’assurer de la prise de sa prémédication.
 Assurer un TRT antalgique en phase per-opératoire afin de gérer la DPO et limiter
l’administration des antalgiques en phase post-opératoire.
 Dès l’entrée du patient à la SSPI, sa douleur est évaluée (selon son état d’éveil) par
l’échelle d’auto-évaluation choisie,
 Noter et afficher les scores de la douleur, l’effet antalgique obtenu et le niveau de
soulagement.
 Prescrire l’antalgique convenable, en s’appuyant sur le score d’EVA et les paliers fixés
par l’OMS.
 Prolonger la durée de séjour au sein de la SSPI afin de gérer au maximum la DPO et
de PEC le patient dans sa globalité.
 Assurer la prescription antalgique à la sortie de la SSPI (surtout chez les patients sous
RA).
 Renforcer la communication entre les différents membres de l’équipe soignante (MAR,
IDE et IADE) au sein de la SSPI.

SUR LE PLAN THEORIQUE :

Les acteurs concernés de la DPO soient, médecins, infirmiers ou pharmaciens doivent


agir dans une méthodologie d’amélioration continue de la qualité et cela sera garanti par la
participation de l’ensemble du staff soignant dans les sessions de formation continue, et
l’intervention de toute l’équipe multidisciplinaire dans l’élaboration des procédures et
protocoles standardisés de PEC de la DPO.

L’amélioration de la PEC de la DPO sera complétée, au sein du service de chirurgie,


d’où la nécessité d’inciter le personnel de ce service, à l’utilisation des échelles d’évaluation
de la DPO et procéder au TRT antalgique selon des protocoles d’analgésie fixés, discutés et
réajustés au sein de chaque équipe soignante.
Renforcer l’étude et la recherche sur la DPO et l’utilisation des échelles d’évaluation
dans les différents services.
L'évaluation de la douleur postopératoire et de l'efficacité thérapeutique est
indispensable car, pour un patient et une chirurgie donnés, il est impossible de prédire le
niveau de la douleur perçue, ainsi que la consommation en antalgiques. L'autoévaluation par
l’échelle visuelle analogique, est la règle chez l'adulte, en post-opératoire immédiat, c’est une
méthode validée, sensible et reproductible,. L'outil choisi par le médecin doit être expliqué au
patient avant l'intervention. L'évaluation de la douleur avec cet outil doit être systématique,
dès la SSPI étant donné qu’il est le premier lieu où se manifeste la DPO. L’évaluation doit
être répétée, régulière et reportée sur un support écrit.

Si la stratégie analgésique relève du domaine médical, sa mise en œuvre, sa


surveillance et l’évaluation de la DPO pour tout opéré atterrissant dans la SSPI sont dévolues
à l’infirmier, qui est le trait d’union entre l’évaluation des besoins d’analgésie du patient et la
prescription médicale.
BIBLIOGRAPHIQUES

1. OUVRAGE :
 Dr. François BOUREAU : « Pratique du traitement de la douleur » édition 2006
 M.L CASTELLI /Dr L.BRAVERMANN : Encyclopédie pratique des
médicaments, 2005
 CHRISTIANE METZGER/ANDE MULLER/MARTINE
SCHWETTA/CHRISTIANE WALTER : Soins infirmiers et douleur », 2002
2. COURS :
 Abderrahmane ELKORRI, Cours de pharmacologie à l’IFCS LALLA
MERIEM DE MEKNES, 2007
 D Fletcher, Objectifs de l’analgésie postopératoire Module 3 CHU Raymond
Poincaré -Ambroise Paré à Garches, PARIS, 2008
3. JOURNAL /MAGAZINE :
 François CHAS : Tout un arsenal pour combattre la douleur (spéciale enquête)
L'express magazine, publié le 01 /11/2009
 JAOUA /H ZGHIDI S. M/SGHAIER S. /KHELIFIL S. / BEN MAAMER A.
/BEN FADHEL K.: Effet analgésique de l'association PARACETAMOL-
NEFOPAM après chirurgie abdominale par laparotomie : Journal maghrébin
d'anesthésie-réanimation et de médecine d'urgence, 2008, vol. 15, N°65

4. MEMOIRES ET THESES :
 Mohamed Farka MAÏGA : DPO : PEC dans le service de chirurgie
orthopédique et traumatologique, 2005 la Faculté de Médecine, de Pharmacie et
d’Odonto - Stomatologie du Mali
 F. HOUSNI/ F. KAJJAJ/ Z. LAKHLOUFI : Étude des procédés de
l’asepsie au niveau du bloc opératoire central de l’hôpital
Mohammed v de Meknès, 2008 IFCS lalla MERIEM DE MEKNES
 Mamadou ALPHA BAHA : incidence de la douleur post-opératoire après
pulpectomie réalisée en une séance, 1998 L’université CHEIKH ANTA DIOP de
DAKAR, faculté de médecine, de pharmacie et d'odonto-stomatologie, du
SENEGAL
WEBOGRAPHIQUES :

@ http://www.caducee.net/dossierspecialises/algologie/douleur-
chronique.asp: consulté le 20/11/09

@ http://www.infirmiers.com/pdf/douleur-gras.pdf : consulté le 03/02/2010

@ www.alrf.asso.fr :consulté le 03/02/2010

@ http://www.infoanesth.fr/content/suivi-post-operatoire-douleur-post-
operatoire : consulté le 30/12/09

@ http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&_udi: consulté le
30/11/09

@ http://fulltext.bdsp.ehesp.fr/Rsi/48/34.pdf?1DQG9-0467K-QDJ64-768KK-
J0330 : consulté le 31/12/2009

@ http://fulltext.bdsp.ehesp.fr/Rsi/48/90.pdf?18Q99-1477M-Q8JD4-669KJ-
JX391 : consulté le 31 /12/09

@ http://www.sitanest.net/alr_ambu_pain/techniques_et_strategies_de_pris.h
tm: consulté le 25/02/2010

@ http://www.srlf.org/Data/ModuleGestionDeContenu/PagesGenerees/Bibli
oth%C3%A8que%20-
%20R%C3%A9f%C3%A9rentiels/R%C3%A9f%C3%A9rentiels/Recom
mandations/CC/288.asp: consulté le 02/04/2010
ANNEXE N°1
CODE :

LA FICHE D´EVALUATION DE LA PEC DE LA DOULEUR EN SSPI

DU BOC DE L´HOPITAL MED V :

IDENTITE DE L´OPERE :
Nom et prénom :……………………………………………
Age : …………… Sexe :………………
N° d´entrée :………………………………………………..
Diagnostic :…………………………………………………
chirurgien :………………………………………………….
Antécédents :………………………………………………..
ASA : Mall :
AUTRE :…………………………………………………….
VISITE PRE-ANESTHESIQUE :
Prémédication :
 ………………………………..
 ………………………………..
Explications concernant l´intervention : OUI: NON :
Est-ce que c´est assimilé : BIEN : MOYEN : FAIBLE :
Explications d´EVA : OUI: NON :
Type d´Intervention:……………………………………………………
PERIODE PER-OPERATOIRE :

TYPE D´ANESTHESIE DROGUES UTILISÉES


AG+INTUBATION
SÉDATION SANS
AG INTUBATION
MASQUE LARYNGÉ
BLOC PLEXIQUE
RACHIS-ANESTHESIE
ALR ANESTHESIE LOCALE

Durée d´intervention : 1H 2H  2H


Incidents et accidents per-opératoires :………………………………………. .
Incidents et accidents post-opératoires :………………………………………
Prescriptions per-opératoires :
NEFOPAM PERFALGAN KETAMINE
ANTI-INFLAMMATOIRE AUTRE :………

EVALUATION ET TRAITEMENT DE LA DOULEUR


HEURE H0 H0+ 15 H0+30 H0+45 H1 H1+15 H1+30 H 1+45 H2 SORTIE

EVA

SPO 2

TA

FR

TTT
PRESC-
RIT

DURÉE
EN
SSPI

TRT PRESCRIT À LA SORTIE :


_ ……………………………………
_.........................................................

OBSERVATIONS :
 …………………………………………………
 …………………………………………………

ANNEXE N°2

ECHELLE VISUELLE ANALOGIQUE DESTINEE AUX ADULTES :

 Face patient :
Son extrémité gauche est marquée « pas de douleur ». Elle est reliée par un trait bleu à
l’extrémité droite marquée « douleur maximale imaginable ». L’infirmière demande au
patient de déplacer le curseur de la gauche vers la droite sur la ligne bleue selon ce qu’il
perçoit de l’intensité de sa douleur.
 Face de mesure :
L’infirmière retourne alors la réglette sur son envers qui est gradué de 0 à 10 de droite vers la
gauche. Elle peut alors visualiser le score d’EVA localisé par le trait rouge du curseur que le
patient a positionné. Elle réalise périodiquement une même évaluation afin d’informer le
médecin sur l’efficacité du traitement antalgique ou de l’adapter selon le protocole
thérapeutique.
ANNEXE N°3

ECHELLE DOLOPLUS 2 :

TOUT CHANGEM PE
ECHELLE DOLOPLUS - 2
DATES
NOM : Prénom :
Observation comportementale
RETENTISSEMENT SOMATIQUE
pas de plainte 0 0 0
Plaintes plaintes uniquement à la sollicitation 1 1 1
somatiques plaintes spontanées occasionnelles 2 2 2
plaintes spontanées continues 3 3 3
pas de position antalgique 0 0 0
Positions
le sujet évite certaines positions de façon occasionnelle 1 1 1
antalgiques
position antalgique permanente et efficace 2 2 2
au repos
position antalgique permanente et inefficace 3 3 3
pas de protection 0 0 0
Protection
protection à la sollicitation n'empêchant pas la poursuite de l'examen ou
de zones 1 1 1
des soins
douloureuse
protection à la sollicitation empêchant tout examen ou soin 2 2 2
s
protection au repos, en l'absence de toute sollicitation 3 3 3
mimique habituelle 0 0 0
mimique semblant exprimer la douleur à la sollicitation 1 1 1
Mimique mimique semblant exprimer la douleur en l'absence de toute sollicitation 2 2 2
mimique inexpressive en permanence et de manière inhabituelle (atone,
3 3 3
figée, regard vide)
sommeil habituel 0 0 0
difficultés d'endormissement 1 1 1
Sommeil
réveils fréquents (agitation motrice) 2 2 2
insomnie avec retentissement sur les phases d'éveil 3 3 3
RETENTISSEMENT PSYCHOMOTEUR
possibilités habituelles inchangées 0 0 0
possibilités habituelles peu diminuées (précautionneux mais complet) 1 1 1
Toilette
possibilités habituelles très diminuées, toilette et/ou habillage étant
et/ou 2 2 2
difficiles et partiels
habillage
toilette et/ou habillage impossibles, le malade exprimant son opposition
3 3 3
à toute tentative
possibilités habituelles inchangées 0 0 0
possibilités habituelles actives limitées (le malade évite certains
1 1 1
Mouvement mouvements, diminue son périmètre de marche)
s possibilités habituelles actives et passives limitées (même aidé, le
2 2 2
malade diminue ses mouvements)
mouvement impossible, toute mobilisation entraînant une opposition 3 3 3
RETENTISSEMENT PSYCHOSOCIAL
Communica inchangée 0 0 0
tion intensifiée (la personne attire l'attention de manière inhabituelle) 1 1 1
diminuée (la personne s'isole) 2 2 2
absence ou refus de toute communication 3 3 3
participation habituelle aux différentes activités 0 0 0
participation aux différentes activités uniquement à la sollicitation 1 1 1
Vie sociale
refus partiel de participation aux différentes activités 2 2 2
refus de toute vie sociale 3 3 3
comportement habituel 0 0 0
Troubles du
troubles du comportement à la sollicitation et itératif 1 1 1
comporteme
troubles du comportement à la sollicitation et permanent 2 2 2
nt
troubles du comportement permanent (en dehors de toute sollicitation) 3 3 3
SCORE / 30 :
RSONNE ÂGÉELexique :
 plaintes somatiques : le patient exprime sa douleur par la parole, le geste ou les cris-
pleurs-gémissements.
 positions antalgiques : position corporelle inhabituelle visant à éviter ou à soulager la
douleur.
 protection de zones douloureuses : le malade protège une ou plusieurs zones de son
corps par une attitude ou certains gestes de défense.
 mimique : le visage semble exprimer la douleur à travers les traits (grimaçants, tirés,
atones) et le regard (fixe, absent, ou larmes).
 sollicitation : toute sollicitation quelle qu'elle soit (approche d'un soignant,
mobilisation, soins, etc.)
 toilette, habillage : évaluation de la douleur pendant la toilette et/ou l'habillage, seul
ou avec aide.
 mouvements : évaluation de la douleur dans le mouvement pour les changements de
position, transferts, la marche, seul ou avec aide.
 communication : verbale ou non verbale.
 vie sociale : repas, animations, activités, ateliers thérapeutiques, accueil des visites,
etc.
 troubles du comportement : agressivité, agitation, confusion, indifférence,
glissement, régression, demande d'euthanasie, etc.

ANNEXE N°4

ECHELLE ECPA :

Nom :
Prénom :
SCORE TOTAL (sur 32) :
Service :
Date :

I OBSERVATION AVANT LES SOINS


1°Expression du visage : REGARD et 3°MOUVEMENTS (ou MOBILITE) du
MIMIQUE patient
 0 : Visage détendu (hors et/ou dans le lit)
 1 : Visage soucieux  0 : Le sujet bouge ou ne bouge pas
 2 : Le sujet grimace de temps en comme d’habitude*
temps  1 : Le sujet bouge comme d’habitude*
 3 : Regard effrayé et/ou visage crispé mais évite certains mouvements
 4 : Expression complètement figée  2 : Lenteur, rareté des mouvements
contrairement à son habitude*
2°POSITION SPONTANEE au repos  3 : Immobilité contrairement à son
(recherche d’une attitude ou d’une position habitude*
antalgique)  4 : Rareté des mouvements** ou forte
 0 : Aucune position antalgique agitation contrairement à son
 1 : Le sujet évite une position habitude*
 2 : Le sujet choisit une position
antalgique 4°RELATION A AUTRUI
 3 : Le sujet recherche sans succès une Il s’agit de tout type de relation quel qu’en soit
position antalgique le type : regard, geste, expression …
 4 : Le sujet reste immobile comme  0 : Même type de contact que
cloué par la douleur d’habitude*
 1 : Contact plus difficile à établir que
* : se référer aux jours précédents d’habitude*
** : ou prostration  2 : Evite la relation contrairement à
l’habitude*
 3 : Absence de tout contact
contrairement à l’habitude*
 4 : Indifférence totale contrairement à
l’habitude*
N.B. : les états végétatifs correspondent à des patients ne pouvant être évalués par cette
échelle

II OBSERVATION PENDANT LES SOINS


5° Anticipation ANXIEUSE aux soins 7° Réactions pendant les SOINS des ZONES
 0 : Le sujet ne montre pas d’anxiété DOULOUREUSES
 1 : Angoisse du regard, impression de  0 : Aucune réaction pendant les soins
peur  1 : Réaction pendant les soins, sans plus
 2 : Sujet agité  2 : Réaction au TOUCHER des zones
 3 : Sujet agressif douloureuses
 4 : Cris, soupirs, gémissements  3 : Réaction à l’EFFLEUREMENT des
zones douloureuses
6° Réactions pendant la MOBILISATION  4 : L’approche des zones est impossible
 0 : Le sujet se laisse mobiliser ou se
mobilise sans y accorder une 8° PLAINTES exprimées PENDANT les
importance particulière soins
 1 : Le sujet a un regard attentif et  0 : Le sujet ne se plaint pas
semble craindre la mobilisation ou les  1 : Le sujet se plaint si le soignant
soins s’adresse à lui
 2 : Le sujet retient de la main ou  2 : Le sujet se plaint en présence du
guide les gestes lors de la soignant
mobilisation ou des soins  3 : Le sujet gémit ou pleure
 3 : Le sujet adopte une position silencieusement dès qu’on le soigne
antalgique lors de la mobilisation ou  4 : Le sujet crie ou se plaint
des soins violemment dès qu’on le soigne
 4 : Le sujet s’oppose à la mobilisation
ou aux soins
ANNEXE N°5

Croquet du BOC DE L’HOPITAL MED V DE MEKNES :

Zone souillée
SALL SALL SALL SALL SALL Unité
E1 E2 E3 E4 E5 Centrale de
Stérilisation

DEPOT DE
GAZ Zone 3
équipements

Pharmaci
MATERI

Bureau du
Dépôt

médecin
EL

Zone
e

Salle 6
CHEF
SSPI

réanimateur
3

Salle de
repos

VESTIAI
RE
HOMME Bureau
de
Zone 4

S
l’infirmie
r chef
Bureau
du
médecin
chef Vestiair
e
BUREA femmes
U IA

Salle
ZONE 5

d’attente
ANNEXE N°6
Variations de la douleur selon le type de chirurgie :
DPO Durée < 48 h Durée > 48 h

 Cholécystectomie par  Chirurgie abdominale


laparotomie sus/sous-mésocolique
 Adénomectomie  Oesophagectomie
prostatique par voie haute  Hémorroïdectomie
 Hystérectomie par voie  Thoracotomie
FORTE abdominale  Amygdalectomie
 Césarienne  Chirurgie vasculaire
chirurgie rénale
 Chirurgie articulaire,
fixation rachis

 Appendicectomie  Chirurgie cardiaque


 Hernie inguinale  Hanche
 Vidéochirurgie thoracique  Chirurgie ORL
 Hystérectomie vaginale (larynx, pharynx)
MODEREE
 Chirurgie gynéco mineure
 Cœlioscopie gynécologique
 Mastectomie hernie discale
 Thyroïdectomie
neurochirurgie
 Cholécystectomie
cœlioscopique
 Prostate (résection
FAIBLE transurétrale)
 Chirurgie urologique
mineure
 Circoncision
 Chirurgie ophtalmologique