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Emile Zola, Thérèse Raquin

Roman

CHAPITRES I À IV
Mme Raquin, ancienne propriétaire d’une mercerie à Vernon, vivait paisiblement sur les
bords de la Seine en compagnie de son fils, Camille et de sa nièce Thérèse.
Camille, le fils adoré de Mme Raquin, malade depuis son enfance, impose aux femmes une
vie de repos forcé. A l’inverse, Thérèse jouit d’une vitalité qu’elle est contrainte de réprimer.
Quand Mme Raquin organise le mariage de Camille et de Thérèse, celle-ci, résignée, ne s’y
oppose pas.
Dès lors, elle subit cette union qui ne saurait la satisfaire.
Une semaine après son mariage, Camille force la famille à gagner Paris où il souhaite postuler
au poste d’employé administratif. Mme Raquin achète une mercerie à Paris. Tous trois vivent
désormais dans un appartement au dessus de la boutique au cœur du lugubre passage du Pont-
Neuf.
Chaque soir, la famille Raquin reçoit quelques amis pour une partie de dominos : le retraité de
Police Michaud et sa famille ; un collègue de Camille, Grivet.
Thérèse observe avec mépris son mari, supportant son ennui et sa frustration en silence.

CHAPITRES V À X
Un jour, Camille présente Laurent, un ami d’enfance, à sa famille. Thérèse est troublée.
Le jeune homme propose à Camille de faire son portrait. Chaque soir, il revient chez les
Raquin, chaque soir Thérèse sent l’amour l’envahir.
Le portrait est achevé : Camille semble avoir les traits morbides d’un noyé. Néanmoins la
famille paraît satisfaite du portrait. Camille part chercher du champagne. Ce soir-là, Thérèse
et Laurent, restés seuls, s’enlacent avec ferveur.
Les amants vivent une passion dévorante et inévitable. Thérèse révèle un tempérament
impétueux, une sensualité souveraine. La jeune femme découvre la violence de la passion et
la liberté du désir.
Mais les premières difficultés se présentent : Laurent ne peut plus s’absenter de son travail
pour rejoindre sa maîtresse.
Pendant les rares instants qu’ils partagent ensemble, Laurent et Thérèse admettent la nécessité
d’éliminer Camille, seul obstacle à leur union et leur richesse.
Un jeudi soir, Michaud explique au détour d’une conversation que nombres de crimes restent
impunis…cette idée germe dans l’esprit de Thérèse et Laurent qui écoutent en silence.

CHAPITRES XI À XIX
Un dimanche, lors d’une promenade en canot, Laurent noie Camille et fait chavirer la barque
pour faire croire à un accident.
Avertie du décès de son fils adoré, Mme Raquin sombre dans la démence.
Accompagné de Michaud, Laurent retourne sur les lieux du crime. Des canotiers témoignent
en faveur de la thèse de l’accident. L’affaire est classée.
Une semaine est nécessaire pour retrouver le corps décomposé de Camille.
Les amants sont libres enfin.
Trois jours ont passé. Thérèse veille au chevet de Mme Raquin. La vieille femme meurtrie
consent à rouvrir sa boutique. Elle déplore la disparition de son fils que tous semblent avoir
oublié.
Quinze mois plus tard : Laurent visite avec assiduité les Raquin. Il commence déjà à regretter
son crime. Il prend une maîtresse mais cette relation dure peu. Dépité, il revient vers Thérèse
qui exige le mariage.
Les deux assassins sont hantés par le souvenir de Camille. Convaincus que seule leur union
pourra mettre un terme à leurs angoisses, ils organisent leur union.

CHAPITRES XX À XXXII
Mais le jour des noces, Thérèse et Laurent appréhendent de se retrouver seuls. Ils se
retrouvent avec effroi et dégoût dans la chambre nuptiale. Laurent croit voir le spectre de
Camille… qui en réalité n’est autre que le portrait qu’il fit de lui quelques mois plus tôt.
La culpabilité les dévore, le souvenir de Camille les hante. Le couple ne connaît ni joie ni
répit.
Laurent décide, quatre mois plus tard, de quitter son emploi. Il loue un atelier pour peindre…
Mais ses toiles se ressemblent toutes : il représente compulsivement le visage de Camille. Le
peintre renonce à son art.

Mme Raquin est terrassée par une crise dont elle reste paralysée et muette. Un jour qu’ils se
querellent, Laurent et Thérèse dévoilent leur funeste secret. Malheureusement tous les efforts
de la vieille Raquin pour révéler le crime restent vains. Elle trouve réconfort en observant la
déchéance des époux.
Laurent et Thérèse se haïssent. Les disputes et les coups se multiplient. Le couple sombre
dans la démence.
Chacun craint d’être dénoncé : seul le meurtre les délivrera.
Un jeudi soir, avant de se coucher, Laurent prépare un verre de poison pour Thérèse. De son
côté, Thérèse s’empare d’un couteau.
Les deux époux prennent conscience de leurs desseins : ils décident de boire ensemble le
poison. Ils meurent.
Mme Raquin observe avec jubilation les cadavres des assassins.