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Première partie : les origines des institutions françaises

France = Francia est apparut au IXème s av J-C et cette France est


l’héritière de la Gaule.
Elle a 3 traditions :
-une tradition romaine.
-tradition chrétienne (elle s’est développée sous l’empire romain).
Création de Rome en 751-753 av J-C avec une monarchie jusque 509
av puis République jusque -27 puis Haut Empire jusque 286.
-tradition germanique, peuple barbare. Ces barbares à partir du
IIIème s av J-C vont commencer à s’installer durablement dans
l’empire romain.

Chapitre 1 : les Gaulois dans l’empire Romain

Il y a 2 phénomènes qui vont se produire :


-La colonisation des romains
-L’avènement du christianisme

Section 1 : la Gaule romaine

Paragraphe 1 : La Gaule avant la conquête romaine

La Gaule a été découverte au VIIIème siècle av J-C, parce que il


avait un peuple de commerçant les Grecs qui ont découvert Marseille
en accostant. Dans ce territoire, il y avait une population : les Celtes.
Ces Celtes sont divisés en tribus et partagent en communs :
-une culture
-une organisation sociale originale
-un système politique rationnel
A) La culture

Vers 60 av J-C, Gaule = 15millions d’habitants et environ 100 tribus


indépendantes, dans chaque tribus il y avait une élite qui été incarné
par des nobles, ces nobles appartenaient à des familles très riches.
Les tribus gauloises étaient très sanglantes. Pour essayer de pacifier
ces guerres, il y avait un prêtre que l’on appelait un druide.
Le druide était un ancien noble, personne très importante qui essaie
de pacifier les tribus, c’était une autorité religieuse et judiciaire.

Dans cette société, les enfants allaient à l’école, ils étaient éduqués,
ils avaient l’habitude d’assister à l’art oratoire. L’objectif était
d’obtenir une connaissance universelle.
Le statut de la femme était très privilégié, elle était indépendante
financièrement et sentimentalement. Ils pouvaient avoir plusieurs
compagnons. L’homosexualité était acceptée entre guerriers. La vie
culturelle était ponctuée de rassemblements, de fêtes, de foires et
de rencontres politiques et religieuses.

La religion était très importante : ils étaient polythéistes, ils


voulaient amadouer les dieux, donc ils présentaient des offrandes,
des animaux, des fruits et des bijoux, sacrifices humain.
Ils sont adeptes des songes, se sont des manifestations divines. Les
Gaulois croyaient en la vie éternelle et en la réincarnation (pas peur
de mourir). Ils pensaient que la société était divisée en 3 :
-L’enfer
-La terre
-Le ciel

B) Sur le plan social

Il y avait 2 clans : d’un coté les aristocrates et de l’autre les clients


(personnes qui vivent dans l’entourage des nobles et qui travaillent
pour les nobles). Certaines familles pouvaient compter jusqu’à 10 000
clients.
C) Sur le plan politique

Tout tourne autour de l’oppidum (place forte entourée de mur), elle


permettait de protéger la tribu. C’est aussi un centre économique et
politique. L’oppidum était gouverné par un Sénat qui élisait un
magistrat pour 1 an.

Paragraphe 2 : La conquête Romain

A) Le facteur géographique

Ces Celtes étaient une menace pour les Gaulois dès lors, à partir du
IIIème s av J-C. Les Romains ont eu pour objectif de conquérir ce
pays car il y avait des expédiant économique, permettre d’étendre les
mœurs romaines, permet de créer de toute pièce un allié.

B) La guerre des Gaules

Elle commence en 58 av J-C, à l’époque à Rome plusieurs homme se


dispute le pouvoir, César et Pompée.
César une fois débarrassé de Pompée a 2 objectifs :
-obtenir une victoire militaire
-gagner de l’argent pour combler ses dettes

Il a donc eu pour idée de conquérir la Gaule parce que elle produit du


blé et elle est divisée donc il pense qu’il peut gagner facilement.
En 58, il commence la guerre, il gagne facilement eu début et il
repousse les Gaulois vers l’Ouest, il massacre les ennemis des Gaulois

Il va obtenir une certaine reconnaissance de la noblesse Gaulois.


Pendant 6 ans, il va initier les Gaulois aux méthodes de l’armée
Romaine. Un homme va bien apprendre cette technique, Vercingétorix
(grand roi des guerriers). Au bout de 6 ans, César commence à voir
apparaître des foyers de révoltes, qui inquiètent César. En -52,
Vercingétorix va enrôler les mécontents et il va massacrer 500
marchants romains à Orléans.
C’est le début de la guerre et cette guerre se finit près de Dijon
(Alésia) et Vercingétorix a été constitué prisonnier par ces propres
membres, qui le ramènent à Rome. César va l’exhiber et le tuer.
Les Romains ont réussi à conquérir la gaule.

Paragraphe 3 : l’administration provinciale

Ils vont lui conférer un statut juridique.


La province c’est un territoire étranger conquit et vaincu
militairement avec des conséquences administratives. Cette province
est uniquement gérée par les Romains.
Les gaulois = étranger ; les Romains = citoyens.
Les Romains vont créer 3 sous provinces :
-la province du Lyonnais
-la province de l’Aquitaine
-la province de la Belgique

A) Le gouverneur et le procurateur

Dans chaque province les romains ont envoyé des magistrats, ils
étaient titulaire d’un pouvoir qu’on appelé l’imperium = c’est un pouvoir
absolu sans appel, qui mélange la contrainte l’ordre et l’autorité.
A ne pas confondre avec 2 autres pouvoirs : auctoritas c’est le fait
de donner une valeur ajoutée d’une décision, d’un acte (Le Sénat) et
la potestas c’est le pouvoir de contraindre quelqu’un, on reconnaît à
une personne le pouvoir de contraindre sur quelqu’un ou sur une
chose.
Le Gouverneur de province à des prérogatives de police, il a pour
objectif de maintenir l’ordre et de commander l’armée (ex : Pons
Pilate).
Les Romains vont déléguer leur pouvoir à des notables gaulois qu’ils
vont choisir et ils vont leur léguer l’administration. Ils ont compris
qu’il fallait associer les Gaulois au pouvoir et donc les Gaulois vont se
romaniser.
Le procurateur c’est un magistrat qui s’occupe uniquement de la
fiscalité.
Tous les 2 sont indépendant l’un de l’autre. On a séparé le coté
militaire et le coté fiscal. Dès lors la romanisation de la Gaule se
développe et les Gaulois vont adopter le mode de vie Romain.
Les Romains vont créer de toute pièce un organe consultatif qui a
pour mission de représenter les habitants de la Gaule.

B) Le conseil des trois Gaules

Ce conseil a pour fonction, une fonction religieuse, le but de


l’empereur est de diffuser son culte personnel par ce conseil car il
faut convaincre les Gaulois que leur maître c’est l’empereur et donc
obligation de l’obéissance.

Près de 60 villes étaient représentées et chaque année on élisait un


grand prêtre et les romains se méfié des prêtresses. Elles
permettaient aux Gaulois de gagner la guerre car à chaque début de
campagne elles sacrifiaient des esclaves (avec les taches de sang).
Les romains trouvaient ça barbare et s’en méfiaient. C’est le conseil
des 3 Gaules qui a mis fin à ce carnage.

Une 2ème fonction politique ; il devait renseigner sur le comportement


des magistrats à l’empereur. Il renseignait sur les abus. Cette
romanisation va donner les Gallo-Romains. Il y avait 400 dieux chez
les Gaulois.
Ces gallo-romains vont adopter le mode de vie des romains
Section 2 : La Gaule chrétienne
(Question sur cette partie)

Le christianisme est apparut sous l’Empire Romain. Géographiquement


le christianisme est né en Orient. Le Christianisme est un phénomène
de religion orientale qui va se développer dans la région Antioche et
Damas. Les chrétiens vont diffuser la parole du Christ et vont aller
en Occident pour prêcher la bonne parole. Le problème c’est que la
religion chrétienne est antinomique au paganisme.

Paragraphe 1 : les persécutions

A) Les persécutions des chrétiens

Lorsqu’ apparaît le christianisme, il y a 2 réactions : on les persécute


ou on les ignore. Mais une religion ne poser par de problème le
judaïsme.
Le christianisme pour eux fait passer des idées révolutionnaires.
Lorsque les romains faisait passer une loi, les romains vont voir le
prêtre pour savoir si il faut voter la loi ou faire la guerre. Il existe
une relation contractuelle entre les dieux et les romains si la bataille
est gagné les romains construisent un temple. Mais cette vison n’a pas
de rapport avec la vision des chrétiens parce que il doit y avoir une
séparation stricte entre la religion et la politique : « Mon royaume
n’est pas de ce monde ».
Les chrétiens ne se mêlent pas de politique mais de la religion.
« Rendez a César ce qui est à César et rendez à Dieu ce qui est à
Dieu ».

Les premiers chrétiens sont persécutés :


-Sous Néron, en 64, il met le feu à la ville mais il accuse les chrétiens
d’avoir mis le feu à Rome, il propage une superstition dangereuse
donc il faut les éliminer.
Pierre et Paul sont exécutés sous Néron.
-Persécution sous l’empereur Dèce, en 250 il veut restaurer la
politique religieuse de l’empire et unifier les différents peuples.
Il ordonne à tous les citoyens de faire un sacrifice et les chrétiens
refusent. Le pape, Fabien sera torturé et décapité.

-Persécution sous Dioclétien, va prendre 4 édits :


-le premier oblige à la destruction des édifices de culte chrétien et
des écrits chrétiens
-on prive de charges, de dignité et de droit tous les aristocrates
chrétiens
-on arrête tous les membres du clergé
-on oblige régulièrement les chrétiens à sacrifier des animaux.
Plus on persécute plus il y a de chrétiens.

B) La reconnaissance du christianisme

Tout d’abord le christianisme a été reconnu par Constantin qui


reconnaît la religion chrétienne comme licite, en 313 : c’est l’Edit de
Milan.
Il va rendre aux chrétiens les biens qu’on leur avait confisqué.

Un deuxième empereur, Théodose a été le premier empereur en 380


à rendre la religion chrétienne comme religion d’Etat : c’est l’Edit de
Thessalonique.
Toutes les autres religions sont interdites : l’empereur romain va
devenir un empereur chrétien.

C) La révolution chrétienne

La chrétienté ne marque pas une rupture brutale avec le monde


antique, parce que cette religion va les assimiler. Le fondement même
de la politique de la vie en société va se trouver bouleversée. Les
chrétiens ne veulent pas savoir quel est le meilleur régime possible,
ce qui intéresse les chrétiens c’est comment atteindre le bonheur
terrestre : il faut être gouverné par un Prince, sage, vertueux, il doit
avoir de l’expérience et il accordera à chaque individu un accès à une
vie meilleure.
Les effets de cette doctrine seront long à se faire sentir parce que :
les esclaves seront considéré comme des êtres humains que
longtemps après et il n’y a pas de séparation stricte entre le pouvoir
spirituel et temporel.
Il faudra attendre le XVIème siècle.

1) L’église en dehors du monde

La doctrine juive n’a pas influencé les premiers penseurs chrétiens


mais la conception juive du souverain élu de Dieu va être repris par la
religion chrétienne. Mais lorsque Jésus explique que son royaume
n’est pas de ce monde, pour lui ce n’est pas une doctrine politique
mais spirituelle. Le pouvoir civil doit donc être respecté dans des
limites qui sont fixées.
D’un coté il y a une société spirituelle (Jésus et ses apôtres) et de
l’autre il y le pouvoir temporel qui appartient à l’empereur.
Donc le christ n’a jamais condamné la politique romaine.
Chapitre 13 : « Omnis potestas nisi a deo » = tous les pouvoirs ne
peuvent venir que de Dieu.

Les chrétiens vont se pencher sur la relation entre pouvoir spirituel


et temporel. Les réactions sont les persécutions.
Les réponses, il faut respecter l’empereur à cause de cette
séparation.

2) L’Eglise dans l’empire

L’empereur est l’évêque du dehors et cet empereur va commencer à


s’imposer dans les affaires de l’église :
-théorie de l’indépendance, développé par le fils de Constantin, il va
terroriser les ecclésiastiques
-La théorie de la collaboration, développée par Saint Augustin
« L’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi et l’amour de soi jusqu’au
mépris de Dieu ».
Il avait un maître Mani, et St Augustin avec les préceptes de Mani,
explique qu’il y a un pouvoir spirituel et temporel.

En 410, le Dieu de Saint Augustin a laissé massacré les habitants de


Rome, par la suite il écrira un livre « La cité de Dieu ». Il explique que
tout pouvoir vient de Dieu et que ce pouvoir est supérieur au pouvoir
temporel. Dès lors l’église devra aider simplement l’Etat par ses
prières par son enseignement moral et par l’obligation qu’elle impose à
ses fidèles d’être des bons citoyens. En contre partie l’état doit
garantir la paix et la sécurité.
-la complémentarité, séparation des 2 pouvoirs mais l’empereur devra
agir dans l’objectif de défendre la doctrine chrétienne.

Paragraphe 2 : l’organisation de l’Eglise

Cette reconnaissance a permis à l’Eglise de s’organiser et l’Eglise va


prendre un modèle précis : modèle de l’administration impériale
composé par strates de fonctionnaires. L’Eglise va implanter ses
représentants sur l’ensemble de l’empire pour qu’il y ai partout un
clergé.

A) Les communautés locales

Cette église va prendre le modèle de la ville te dans chaque ville


l’église va mettre un évêque. Celui-ci était censé représenter l’église
et les dogmes de la religion et cet évêque va être élu par les
habitants de cette ville : à la fois par des clercs et des laïcs. C’est la
première fois que dans l’église on voit apparaître une élection
démocratique.
L’évêque a une fonction :
-Liturgique : la messe, les sacrements, mariages…
-évangélique, il doit diffuser sa foi chrétienne.
-disciplinaire, il doit surveiller le comportement du clergé, il
sanctionne ce qui est immorale.
Cet évêque va permettre la création de prêtres dans les villages. La
circonscription de l’évêque s’appelle le diocèse

B) La hiérarchie ecclésiastique

-Le Patriarches : au nombre de 4, un à Alexandrie, un à Antioche et


un à Constantinople et un à Rome. Rome va prendre le pas sur les 3
autres (à cause du martyr de Pierre). Les successeurs de Pierre vont
expliquer que se sont eux les vrais représentants de Jésus. Mais
petit à petit ce patriarche de Rome on va prendre conseil, on va lui
demander de trancher des affaires les plus importantes dans le
dogme et il prendra le dessus sur les autres et deviendra le Pape à
partir du 5ème siècle. Il va créer une hiérarchie judiciaire, et va se
tourner vers les écrits de St Paul. Il pensait qu’il valait mieux aller
devant les tribunaux chrétiens que devant les tribunaux judiciaires.
Comme il y a de plus en plus de chrétiens, besoin de créer des
tribunaux. Il réglera les litiges entre les chrétiens et les chrétiens,
les chrétiens et les laïcs et les laïcs et laïcs. Le privilège du fort :
l’idée qu’un clerc ne peut être jugé que par un tribunal ecclésiastique.
Au 5ème siècle l’église va créer son propre droit : le droit canonique.

-Archevêques ou le Métropolitain : élu par les évêques et les prêtres.


Il doit juger les évêques et les prêtres qui ont commis une faute et il
juge en appelle les décisions qu’a pris l’évêque.

-Evêque et prêtres.

C) Le déclin de l’Empire Romain d’Occident


La chute de l’Empire Romain le 4 septembre 476. Il y a eu plusieurs
théories historiques qui sont apparut.
Un professeur d’Allemand en 1984 disait qu’il y avait 210 théories sur
la chute de l’Empire Romain.
2 grandes apparaissent :
-la théorie de la décadence : certain explique que Rome à décliné à
cause de la dégradation de sa réputation et à cause du contact avec
les barbares. La puissance romaine en a pâtit et les militaires romains
ont faibli.
-D’autres explique que c’est à cause de l’incivisme dû aux chrétiens et
donc les romains n’étaient plus apte à se défendre.

D’autres pensent que c’est à cause du climat, d’autres à cause de


l’apparition du fer à cheval (moins de glissade et plus de vitesse).
D’autres explique qu’il y eu un cercle vicieux, une instabilité politique
réduit les revenus et les taxes et on ne peut plus payer l’armée pour
se défendre.
Certains pensent qu’il n’y a pas eu de chute, même après 476, l’empire
romain à continué mais sous une autre forme et la fin serait au 7ème
siècle avec l’invasion arabe. C’est le même mais c’est une économie
différente et il n’y plus de centralisation.

L’empire romain a chuté :


-origine politique dû à l’instabilité militaire
-cause économique, les romains n’arrivaient plus à imposer leur
présence partout
-cause diplomatique, à partir de 364, séparation de l’empire :
occident à Rome et orient à Constantinople.

D) Les invasions barbares

Les barbares pour les romains et les Grecs se sont tous ceux qui ne
parlent pas leur langue et qui ne partage pas leur modèle de
civilisation (fondée sur la Cité et l’ecriture).
Ces peuples barbares se sont fédérés au 3ème siècle ap J-C. Ces
peuples vont envahir l’empire Romain. Ces invasions vont commencer
au 4ème siècle : les Huns, les Ostrogoths, les Wisigoths. En 375, les
Wisigoths vont écraser l’armée romaine en Turquie, ils ravagent les
Balkans et occupent la Grèce et passent en Italie et ils mettent à sac
Rome en 410. Les Romains vont racheter Rome aux Wisigoths et les
Romains vont leur donner l’Aquitaine.
Les Huns vont massacrer les Ostrogoths et franchissent le Rhin en
406 et vont envahir la Gaule, puis ils descendent en Espagne puis
Afrique du Nord.
Les Francs arrivent par la Belgique et envahir la gaule pour occuper
les Alpes et Lyon. Les romains ont accepté les barbares chez eux.
L’hospitalité avait été crée pour permettre de loger les troupes
romaines qui étaient en campagne ou loger des fonctionnaires en
mission ; selon ce principe tous citoyens avaient l’obligation de mettre
à la disposition des autres civils 1/3 de sa maison. Ce système romain
va être appliqué aux barbares, les propriétaires romains vont être
tenu de mettre à la disposition de chaque barbare et de sa famille,
1/3 de sa maison. Par contre au début les romains n’avaient pas à
nourrir ces barbares, c’était l’administration qui fournissait la
nourriture. A partir du 4ème siècle à fait que l’état romain était dans
l’impossibilité de ravitailler et donc il vont demander aux romains de
partager les récoltes et à la fin vers le 5ème siècle, le barbare était
considéré comme le propriétaire de la maison.
Ce système avait le mérite de permettre à la population d’être
protégé et il y des partis entière de l’empire qui a été annexé et on
estime à 100 000 barbares qui se sont installés en Gaule. Dès lors les
barbares et les romains vont fusionner et cela va donner les Gallo-
Romains.
Le pouvoir politique chez les barbares appartient au chef (le plus
valeureux charismatique…). Si 2 prétendants, il faut faire le plus de
bruit. La tribu rassemble un ensemble de clans et ces clans et cette
tribu ont tendance à confondre le droit privé et le droit public. Les
prairies et les forets appartiennent à tout le monde. Tous les enfants
sont recueillis par un chef de clan, il va leur apprendre le métier des
armes, leur apprendre à parler. Le reste de la tribu se compose
d’hommes libres qui ont tous les droits sur leurs épouses, leurs
enfants et leurs esclaves. Seuls les hommes libres peuvent se marier
et les nobles se marient entre eux.
Système vadicatoire : lorsqu’un homme libre attaque un autre homme
libre c’est comme ci il attaqué toute sa famille et donc cette famille
à le droit de se venger.
Le mariage est conçu comme une alliance de famille, la femme est
achetée à son père, le mari apporte une dot et la femme apporte en
retour une contre dot. Donc le mariage est un échange de cadeaux.
Le mari a une autorité pleine et entièrement sur sa femme. C’est
seulement le père qui peut tuer sa propre fille. En cas d’adultère seul
le mari trompé peut mettre en accusation sa femme, il peut la
répudier (soit elle fuit, soit elle est récupéré par son père).

Chapitre 2 : Le regnum francorum = le royaume des Francs

Mérovingiens : du 5ème siècle jusqu’en 751 (Pépin le Bref père de


Charlemagne)
Carolingiens : 751 à 987

La période des Francs se situe entre ces 2 périodes.


Ce royaume a été fondé par Clovis (petit-fils de Mérovée). Mérovée a
eu un fils qui s’appelait Chideric et a eu pour fils Clovis = ce sont des
Francs Saliens et ces Francs Saliens vont envahir la Gaule à partir du
5ème siècle et ils ne connaissent pas les coutumes des romains mais
seulement les usages germaniques. En 486, Clovis va gagner une
bataille, bataille de Soissons.

Cet épisode du Vase de Soisson, lorsqu’on gagne une bataille on fait


des prisonniers et il y a un butin qu’on met sur la place et on partage
tout en part égale. On y trouve un Vase qui appartenait à Saint Rémi
(archevêque).
Un des soldats le prend. Clovis prend le prétexte de faire une revue
de chaque soldat, il tombe sur le guerrier qui a pris le Vase et il le
tue. Il veut le Vase car il veut être ami avec l’Eglise de Reims. Donc il
est protégé par l’Eglise.
Clovis va attaquer les Wisigoths et va épouser une chrétienne
Clotilde.

Il va aboutir à la conversion de Clovis au christianisme et il va fonder


le royaume des Francs entre 486et 488. Il doit fonder un pouvoir
légitime stable, il va essayer de christianisé le royaume et essayer de
poser les bases d’un état nation

Section 1 : Le pouvoir royal

Clovis a compris très rapidement que pour conserver son pouvoir il


fallait qu’il soit reconnu comme légitime par la pop et par l’église. Le
problème chez les barbares il n’y a pas de Res Publica, de droit
public, d’institutions juridiques. Clovis considéré que tout le royaume
lui appartenait il peut le transmettre à ses fils. Il faut le faire à part
égale.

Paragraphe 1 : La collaboration entre l’Eglise et le roi

En 476 tout disparaît et une seule chose survit c’est l’Eglise car c’est
la seule structure qui est organisée, lettrée et qui en même temps
est proche de la pop. Cette église apparaît comme une véritable
structure hiérarchique avec des chefs. C’est une entité autonome. La
présence de l’Eglise va rassurer les romains sur le plan local. L’évêque
sécurise les relations entre les citoyens. Cet évêque va servir de
relais entre la société et Clovis. Clovis a laissé recruter dans sa
propre pop des évêques qui permettent à Clovis de contrôler toute la
population.
Ces barbares été divisé en 2 pour les religions : on avait les païens :
le paganisme désigne toutes les autres religions sauf les
christianismes et on avait les ariens : l’arianisme à l’intérieure du
christianisme a pris naissance en Orient et les Ariens contestent la
Trinité (Père, le fils et le Saint Esprit).Pour les chrétiens les Ariens
sont une secte. Quand les barbares traversent la gaule ils vont
contaminer les évêques et ils ont peur des ariens.

A) L’importance de Clovis

Clovis (fin du 5ème et mort au début de 6ème). Il est né à Tournais,


baptême païen, son éducation a été faite par des femmes jusqu’à 7
ans et ensuite son père le prend en charge et lui offre un casque et
une épée et entre 7 et 12 ans (la majorité) il ne fait que se battre. Il
parle le francique et apprend le latin pour pouvoir l’amener à gagner
une bataille, bataille de Tolbiac. Il revient victorieux et baptisé par
Saint Rémi à Reims. La légende serait qu’il s’est fait baptisée avec
3000 guerriers. Ce baptême est très important parce que à partir du
6ème siècle, il est reconnu comme roi des Francs :
-confère une légitimité
-il a l’obligation désormais de propager le christianisme. Il va
rassembler un Concile à Orléans en 511 et la Gaule devient chrétienne
jusqu’à Louis Philippe. L’église va passer sous la tutelle du roi de
France et cette église va perdre toute indépendance.

B) L’augustinisme politique

C’est un mouvement politique incarné par un Pape : Gélase. Il va


répondre directement à Clovis, il explique au alentour de 496 qu’il y a
2 puissance dans le monde, ces 2 puissances ont vocation à rester
dans leur propre sphère de compétence. Il dit « les souverains
doivent baisser la tête devant le Pape car il reçoivent de lui en même
temps que les sacrements les moyens du salut ».
Pouvoir spirituel supérieur au pouvoir temporel

Paragraphe 2 : Le pouvoir du roi Franc

Il y a 3 prérogatives qui vont apparaître :


-le mundium
-le bannum
-les liens personnels

A) Le mundium

C’est le droit de protection d’origine patriarcale. Ce pouvoir c’est le


fait de défendre sa femme, ses enfants et ses esclaves mais appliqué
au roi des Francs c’est défendre le royaume : il doit amener la paix et
rendre la justice. Le roi Clovis peut accorder sa protection à qui il
veut. Atout moment et petit à petit le roi va prendre sous sa
protection les plus faibles il prend sous son ail « la veuve et
l’orphelin ».
Cette protection était souvent payante mais les choses vont évoluer
et lorsque Clovis doit trancher un litige entre 2 familles qui se font la
guerre, normalement c’est la vengeance, mais pour la première fois
Clovis va instituer le rachat de la vengeance. Meurtre = 600 sous. Il
essaie de pacifier. L’objectif ramener la paix publique.

B) Le bannum

Pouvoir de commandement, ordonner, interdire et contraindre.


Dès lors, il n’y a plus de conception politique juridique fondée sur le
pouvoir romain. C’est la coutume qui va créer du droit et des
contraintes juridiques. La coutume la plus connue c’est la loi Salique.
Cette loi a été prise par les Francs saliens, c’est un usage
germanique, c’est une suite d’articles qui a pour origine un livre
Wisigoths et dans celle-ci il y des articles concernant la peine de
mort et l’article 59 : « Seul les frères héritent ». Les femmes ne
peuvent recevoir des patrimoines.
Il y avait l’organisation de la composition : si on touche la main d’une
femme on doit 15 sous, de la main jusqu’au coude 30 sous, jusqu’à
l’épaule 45 sous et si vous la touché jusqu’au sein 60 sous, on l’a tue
75 sous.

Le statut de l’esclave :
-soit on est capturé lors d’une guerre ou d’une razzia, donc on tombe
en servitude. Les mérovingiens avaient l’habitude de faire des razzias
à l’Est pour ramener des Slaves.
-la naissance, on est esclave lorsqu’on naît d’un homme ou d’une
femme esclave. Chez les romains la condition de la mère est plus
importante car la mère transmettait son droit : donc si la mère est
libre l’enfant sera libre. Chez les mérovingiens, « le pire emporte le
bon ». Il y a une exception lorsque la femme esclave à un enfant avec
son maître.
-le mariage, effet de contagion. A l’époque on appelle cela le
Formariage. Il y avait une coutume en particulier : lorsqu’on avait une
femme libre qui veut se marier avec un esclave, chez les Ripuaires on
lui présente une épée et une quenouille. Si elle choisit l’épée elle doit
tuer l’esclave et si elle choisit la quenouille elle devient esclave.
-à la suite d’un crime : vol, rafle, adultère…
-parce qu’on le veut : celui qui s’engage en servitude engage toute sa
famille.
-la mainmorte, on n’a pas la possibilité de transmettre son patrimoine.

Finalement grâce au mundium et au bannum le roi a tous les pouvoirs.

Petit à petit les Francs (VIIIème siècle) vont commencer à édicter


des normes. La norme s’appelle un capitulaire.
C) Les liens personnels du roi avec ses fidèles

Pour que l’autorité fonctionne les mérovingiens ont pris l’habitude


d’établir des liens personnels avec leurs sujets, fondé sur la fidélité
et la loyauté. Au début la fidélité ne concernée que les relations
entre le roi et ses guerriers. On fait jurer les guerriers devant Dieu
et si ce serment est violé, c’est la damnation éternelle. Ce serment
c’est un acte unilatéral sans contre partie c'est-à-dire que le roi ne
donne rien en échange.

Au départ c’est un serment de fidélité gratuite mais petit à petit les


aristocrates vont demander une contrepartie. Cette relation de
fidélité c’est la recommandation, on homme libre se remet
solennellement sous la protection d’un puissant qui se doit de le
protéger.

Roi

Serment de ses soldats sur la Bible et il leur offrant des cadeaux

Guerriers

Il attire d’autres guerriers en leur offrant des cadeaux

Clientèle

On appelle ces cadeaux des recommandations.

Paragraphe 3 : La transmission du pouvoir

Ces mérovingiens il n’y a pas de conception très claire entre d’un coté
la personne physique du roi, sa famille et le royaume. Cette fusion va
poser des problèmes en matières de successions car le royaume est
un élément du patrimoine.

A) Le partage du royaume

Clovis n’était pas le roi d’une nation.


Nation : définition de Ernest Renan en 1881.
Il existe une définition objective : une même histoire, la même
langue, les même gens…
Il existe aussi une définition subjective : le désir de vouloir vivre en
commun.
En 1789 : la nation = le peuple = Le tiers Etat
Au XVIIIème siècle : la nation = le roi
Au XVIème siècle : nation = la noblesse
Xème siècle : nation = le roi + les guerriers
Vème siècle : la nation n’existe pas c’est la Tribu

Clovis lorsqu’il fait des conquêtes, c’est une augmentation de son


patrimoine familiale, dès lors son royaume désigne à la fois le
territoire, les personnes et les biens qui sont sous son autorité. C’est
une conception germanique de la Terre. Pour Clovis le royaume c’est
un bien privé et non public et seul les frères héritent à part égale.
Mais chez les Francs il n’y avait aucune distinction entre les enfants
légitime et naturels, les parents collatéraux pouvaient hériter eux
aussi. Et donc Clovis a tué ses frères pour pouvoir garder le royaume
et éviter de la diviser. Il voulait inscrire son pouvoir dans le temps et
il voulait que son royaume perdure.
Le fils aîné à le Nord-Est de la Francia, le 2ème a le centre, le 3ème a
l’île de France et le 4ème a le Nord. La Gaule mérovingienne est
complètement morcelée.

B) Les Teilreich
Les 4 fils de Clovis, portent le nom de Rex Francorum. L’idée à
l’époque, c’est de garder un seul royaume des Francs. Il pensait
sincèrement que ces fils allaient s’entendre et évidement les fils vont
se combattre. Le 2ème fils va essayer de se débarrasser des trois
autres et ses querelles vont affaiblir la monarchie et cela va profiter
à l’aristocratie mérovingienne.

1er régime : un tyran => aristocratie => démocratie et ainsi de suite.

Cela va profiter à Charles Martel et Pépin le Bref.


Un des rois mérovingiens le plus feignant c’est Dagobert.
Le dernier roi mérovingien est déposé par le maire du Palais.

Section 2 : L’organisation administrative et judiciaire

Elle a pour origine la volonté pour le roi d’envoyer des représentants


au plan local. L’objectif était d’unifier le territoire afin que l’autorité
royale soit respectée partout.

Paragraphe 1 : L’organisation administrative

A) L’administration palatine

Ils ont copié le modèle romain et le « palatium » chez les romains


désigné l’ensemble du personnel qui entouré l’empereur.

Cette administration est hiérarchisée :


-tout en bas on a les Leudes = les gardes, simples soldats
-les palatins = conseillers du roi. Il y a des laïcs et des
ecclésiastiques.
-le maire du palais = personne la plus importante après le roi. Il fixe
la discipline dans le palais. Ces maires vont prendre l’habitude de
présenter leur fils au roi pour convaincre le roi ne faire confiance au
fils pour que le fils puisse remplacer le père. Cette fonction devient
héréditaire et donc cette fonction va tomber dans le patrimoine. Les
conséquences : tout les rois mérovingiens vont avoir une personnalité
très faible et le maire du Palais va prendre le pouvoir : la famille des
Pipinnides va apparaître.

B) Le pagus

Après la chute de l’empire romain toutes les circonscriptions


administratives et territoriales disparaissent sauf l’Eglise. L’Eglise
est dans une ville entité territoriale très importante (vie économique,
vie religieuse…) et bien cette ville va devenir un pagus et à sa tête on
y trouve un comte nommé par le roi et le roi va prendre l’habitude de
lui déléguer les pouvoirs parce que ce comte va prendre l’habitude de
représenter le roi. Ces comtes sollicitent chaque année l’autorisation
au roi : « si un de nos comtes ose s’écarter de notre présent qu’il
sache qu’il risque la mort ». Ce comte est payé grâce aux amendes. Il
a un pouvoir de commandement, en matière civil et militaire (le
bannum). Certains comtes vont abuser de leur pouvoir, donc le roi
crée le duc…
L’évêque va aider les comtes dans la gestion du territoire, ils ont
permis la construction d’hôpitaux, ils aident à construire des
murailles pour se protéger et les évêques vont avoir une mission de
conciliation entre les habitants et le comte.

Paragraphe 2 : Le Mallus

Seul les hommes libres pouvaient rendre la justice et l’objectif du roi


c’était de faire respecter son autorité. Il va créer un tribunal qui va
juger à la fois le civil et le criminel (sauf cas les plus graves trahisons
et en matières de crime de lèse-majesté). Là c’est le roi lui-même qui
rend la justice.
Au début 2 traditions :
-juge unique : droit romain = le comte
-justice populaire

Des problèmes se sont posés sur le fait de savoir quelle justice


appliquer ? En plus il n’y a pas d’appel donc on peut pratiquer le déni
de justice.

Paragraphe 3 : Les preuves irrationnelles

Le mode de preuve se faisait sous l’écrit. Chez les romains c’est celui
qui attaque dont le demandeur qui doit prouver par conséquent la
procédure est accusatoire et pas inquisitoire. Chez les Francs rien à
voir : la preuve appartient au défendeur. Chez les germains on ne
prend pas en compte l’écrit et le témoignage, on ne prend pas les
preuves fondées sur la raison mais sur des preuves irrationnelles
toujours fondées sous le regard de Dieu.
Les germains vont inventer 2 types de preuves :

1) Le serment purgatoire

Prêter serment sur une relique religieuse (Bible). On expliquait à la


population que si quelqu’un faisait un parjure on était foudroyé. On
fait venir avec eux des co-jureurs qui vont expliquer que l’accusé n’a
pas menti.

2) Les ordalies

Il faut passer des épreuves physiques sous le regard de Dieu.

Il y a les ordalies unilatérales :


-1ère épreuve : l’ordalie par le fer : le défendeur tend ses mains on lui
met un fer chaud sur les mains et il fait 9 pas avec cette barre de
fer rouge. On lui bande les mains et on le met en prison. Si sa
blessure guérit c’est qu’il est innocent si la blessure s’infecte c’est
qu’il est coupable.
Par le feu, par l’eau, du fromage et du vin.
-2ème épreuve : ordalie par le feu on le met dans un parcours avec du
feu, si il est brûlé il est coupable.
-3ème épreuve : ordalie par l’eau glacée. On prend un tonneau, on jette
la personne dedans et on laisse se noyer la personne donc elle est
coupable (dans le Nord)
On jette la sorcière dans la rivière avec un poids au bout du pieds, si
elle flotte c’est qu’elle est innocente (dans le Sud).
-4ème ordalie : l’ordalie du pain et du fromage.

Ordalie bilatérale :

-1ère épreuve : l’ordalie du duel judiciaire. Celui qui perd est coupable.
-2ème épreuve : l’ordalie de la croix. Dos à dos les mains en croix et le
1er qui baisse les bras a perdu, il est coupable.
Preuve rationnelle chez les Romains : l’aveu, l’écrit, le serment et la
présomption.
Ces ordalies existent jusque 1979. Fin du XIXème siècle duel des
montgolfière.
Mais ces ordalies ont été interdites par Saint Louis.

Les peines, il existe les peines privées et les peines publiques.


Peines privées : les amendes, composition pécuniaire (Wergeld) on
rachète notre crime. Le montant sera amputé d’un tiers par le roi,
mais ce montant dépend de la condition de la personne.
Ex : on doit 100 sous lorsqu’on coupe le doigt d’un archer, 150 sous
lorsque vous crevé l’œil d’un borgne. Si on ne peut pas payer on rentre
en esclavage.

Peines publiques : elle profite au roi.


Ce sont des peines corporelles : peine de mort, les mutilations, les
bannissements…
Il y a des peines pécuniaires : peine moyenne c’est 60 sous…
Tuer quelqu’un, faire un incendie, faire un rapt sont égale car se sont
des troubles à l’ordre public : on crève l’œil, on lui coupe le nez et on
le tue.
La torture ça sert à faire avouer et à connaître les complices.
En Bretagne : on avait l’habitude de torturer par le feu, on l’attache à
une chaise et on va brûler la plante de ses pieds.
En Franche-Comté : l’estrapade on attrape l’accusé, on lui attache les
pieds et les mains, on lui met un boulet à la cheville et on le hisse en
haut d’un poteau et après on le lâche à plusieurs reprises.
En Normandie : questions de l’eau, tradition de l’entonnoir.
A Paris : Brodequins, on l’attrape, on le met sur une chaise, et en
dessous des rotules on met 2 branches d’arbres pour faire exploser
les rotules.
Vers Toulouse : la poire de l’angoisse, on a une boule avec des piques
et elle grossit avec l’eau et on met cette boule dans la bouche.
Réservé à ceux qui tué des enfants et aux homosexuels.
Le Chevalet, on prend une échelle on attache les bras et les jambes
aux extrémités pour allonger la personne et c’est pour préparer à
l’écartèlement.

La Roue était destiné pour les crimes de l’aise majesté : on prend 2


roues avec des piques sur celles-ci et on met l’individu entre ces 2
roues.

Section 3 : l’économie et les finances à l’époque Franque

La faiblesse de l’économie, ce qui faisait la force de l’empire romain


se sont les villes. Dans le monde Franque le pouvoir est tourné vers
les campagnes.

A) La disparition des activités d’échanges


Il y a un ralentissement du grand commerce qui a pour origine la
fermeture des grandes voies de circulation La route qui menée de
l’Orient à l’Occident est complètement coupée. Néanmoins il existe
quelques villes qui réussissent à commercer Marseille accueillent les
produits du Levant = Est (Ponant = Ouest). Ce commerce va
s’effondrer avec l’arrivée des Vikings au Nord et au Sud arrivent les
arabes. L’Europe va se retourner sur elle-même et il faut attendre
Charlemagne pour revoir l’activité commerciale repartir mais
seulement pour l’Or. Le 9ème siècle c’est le début de l’autarcie.

B) L’affaiblissement des villes

La ville est un centre économique et administratif chapoté par


l’évêque. Il y a toujours eu à coté des villes un roi. Ces villes ont vu
leur population se restreindre. Pour se défendre elles vont
construirent des remparts. Lyon est le siège de l’administration.

Paragraphe 2 : Le règne de la ruralité

On observe le fait que la plupart des aristocrates retournent à la


terre, ils délaissent les villes car les villes ne sont plus ravitaillées, et
ils vont allés dans leur villa qui au départ été un lieu de villégiature.
Cette villa va se transformer en une véritable unité économique
autonome et cette villa se suffit à elle-même : on appelle cela le
régime domanial.
Sous les mérovingiens ce régime de villa va avoir un énorme succès, et
sous les mérovingiens ces villes appartiennent toujours au roi de
France, soit à un comte…Ce domaine va permettre la création d’une
puissance industrielle : métiers de forgerons, les orfèvres,
charpentiers…Cela permet la prospérité du domaine. Mais le métier le
plus important était celui de vigneron et dans chacun de ces métiers
il y avait un moulin. La villa est divisée en 2 éléments : il y a la tenure
et la réserve. Ces 2 éléments se juxtaposent.
La tenure est toujours concédée aux habitants et la réserve
appartient au maître. La réserve est toujours exploitée grâce à
différentes corvées.
L’organisation domaniale réunit dans un même lieu la réserve dont le
faire-valoir relève de l’intérêt exclusif du maître et un ensemble de
tenure dont le but est avant tout de satisfaire les besoins de la main
d’œuvre agricole du domaine.

La tenure est aussi appelée la manse, sa superficie varie selon les


régions et cette manse permet de subsister avec leur famille. Cette
manse est toujours été divisée en 2 : manse avec les hommes libres
et l’autre partie avec les Serfs. Les manses libres sont composés a
l’origine de chevalier qui ont fuit. Au serf on lui accorde une cabane
et le serf a les corvées les plus pénibles.

Ce régime domanial est en crise au 9ème et 10ème siècle car la


distinction entre tenure libre et tenure servile car on observe une
accélération du morcellement des territoires.
A la fin du 9ème siècle va se substituer à cet état un phénomène de la
vassalité et le morcellement domanial va laisser la place à la
féodalité.

Paragraphe 3 : l’organisation financière du royaume

A) les ressources royales

Les revenus du roi proviennent de ses domaines et le roi a pris


l’habitude de confier à des intendants la gestion des domaines qui lui
appartiennent. A coté de cette richesse domaniale on trouve les dons
volontaires, ce sont les grands chevaliers donnent ce qu’il veulent. On
a aussi les amendes, les confiscations, les conquêtes et le roi
mérovingien va demander des impôts directs : le cens et indirects :
les péages.

B) L’utilisation des ressources fiscales


Un certain nombre de services auxquels les citoyens contribuaient
autrefois en argent et bien ces services sont exigés en nature.
Le service militaire, le service de la justice, les travaux publics…
Finalement l’essentiel des ressources fiscales a été utilisé pour le
service personnel du roi, le roi de France entretient un palais et va
construire plusieurs villas, le roi va profiter du gîte et du couvert. Ce
droit oblige l’abbé à recevoir le roi gratuitement le roi. Le roi va
rémunérer les comtes, les ducs, les évêques et les abbés. Le roi va
accorder un bénéfice à ses vassaux. Ces rois mérovingiens vont
récompenser trop de monde et cela va causer la ruine du royaume.
C’est le maire du palais qui va prendre le pouvoir. C’est la famille des
Pépinides qui apparaît.
Cette royauté a été fragilisée dès le départ par un élément de
transmission successoral. Cela affaiblit le corps royal. De plus le
pouvoir royal mérovingien est très faible, les rois n’étaient pas
charismatiques.

Chapitre 3 : L’empire carolingien

Les rois feignants. Dagobert 1er instaure un pouvoir royal


complètement désuet. Il délègue ses pouvoirs au maire. Il y a une
instabilité politique et petit à petit le pouvoir va être détourné par
l’aristocratie : Charles Martel, c’est le maire du palais qui contrôlait
la Normandie et la Bourgogne. Il a réussi à battre en 732 les
sarrasins à Poitiers. Certains disent que Charles Martel a eu une
victoire éclatante (légende). D’autres disent qu’ils se sont arrangés.
Charles Martel est le sauveur de la France.
Il va avoir un fils Pépin Le Bref devient maire du palais et il va aller
beaucoup plus loin que son père et il va se faire appeler le princeps. Il
va avoir l’idée d’aider l’église.
Pépin le Bref va obliger son frère à devenir moine. A partir de ce
moment là il devient le véritable chef du royaume. Il a besoin d’une
bénédiction : le sacre.
Section 1 : Les mutations politiques

Paragraphe 1 : le sacre

A) La cérémonie

Avant le sacre, les rois avaient l’habitude de se faire élire, par


l’aristocratie ou par de grands ecclésiastiques…
Donc Pépin est obligé de se faire élire, il va s’appuyer sur le clergé et
la famille des Pépinides à la particularité d’avoir en son sein des
ancêtres ecclésiastiques. Pépin le Bref va bénéficier d’un mouvement
politique.
Dans le Nord de l’Italie il y a un pape qui a énormément de problème
les barbares = des lombards et se sont des aryens. Il va se retourner
vers Pépin le bref et il va l’aider contre quoi le pape doit le sacrer. Il
se fait élire et sacrer à Soissons en 751 tout seul et il se fait de
nouveau sacré avec ses 2 fils en 754 : Charlemagne et Carloman.

Cette cérémonie à une origine biblique, les 1ers rois juifs ont été
sacrés grâce à une huile sainte, cette huile avait la particularité de
venir du ciel. Elle permet de conférer au roi un caractère divin. Le
sacre est apparut en Espagne pour la 1ère fois.

B) Les conséquences politiques

Le sacre permet de consolider le pouvoir, on ne peut pas l’attaquer.


Le roi n’est plus uniquement un militaire c’est aussi un élu de Dieu,
cela va consolider l’aspect héréditaire : « le sacre fait le roi ».
Dès lors à partir de Pépin le Bref la royauté n’est plus simplement
une dignité. La royauté c’est un ensemble consacré. Il va y avoir une
opposition entre le roi de France qui est sacré et le Pape qui sacre les
rois.
Le sacre c’est une cérémonie religieuse qui confère au roi un
caractère sacré, elle confère un caractère quasi-religieux : le roi est
quasi deus. Le 1er roi sacré c’est Pépin le Bref sacré par un
représentant du Pape. Puis une 2ème fois avec ses fils par le pape lui-
même à Saint-Denis. Le prophète Samuel avait sacré un roi juif qui
s’appelait Saul en lui versant sur le front cette huile sainte. Cela
permet une alliance entre le pouvoir politique et religieux. « Rex
Francorum Dei Gratia ». Pendant la féodalité, le sacre assure la
pérennité de la dynastie et cela permet de dire que le roi n’est pas un
seigneur comme un autre car grâce au sacre anticipé cela permet
d’assurer la continuité dynastique et jusqu’au 14ème siècle et jusqu’à
Saint louis on disait que le sacre était un acte créateur et on disait
que le sacre faisait le roi. Cette cérémonie se faisait souvent à
Reims, sauf Henri 4 qui a était sacré à Chartre.
Tout d’abord le roi prononce une promesse celle de défendre l’église,
de défendre son dogme, de faire régner la paix, de rendre la justice
et de faire respecté la loi.
Il va se faire élire, il va être choisi par le Pape, il le désigne : c’est
l’élection.
Ensuite il va être acclamé : l’acclamation
Viens ensuite l’onction : le pape le consacre avec cette huile sacrée,
on appelle cette huile la sainte ampoule.
Enfin, il va recevoir les insignes royaux avec un anneau, il se marie
avec le pays, on lui donne ensuite le sceptre symbole de la toute
puissance, puis on lui donne la main de justice et enfin on vient au
couronnement.
Une fois qu’il est couronné il y a une messe et le roi va communier
comme une messe et il va mimer la Cène.
A partir de ce moment là on dit que le roi a un ministère ou un
sacerdoce.
Le lendemain, comme il a reçu tous les pouvoirs de Dieu, il y a une
procession de malade, ils viennent voir le roi et ils s’agenouillent et le
roi va les toucher : « le roi te touche, Dieu te guérit ». On dit que le
roi est thaumaturge, qu’il guérit les écrouelles (les tuberculeux).
Le sacre conféré au roi un pouvoir magique.
A partir du 14ème siècle, le sacre n’est plus créateur de droit, on dit
que le sacre est un acte confirmatif.

Pépin le Bref meurt en 758. C’est Charlemagne le plus grand et il va


se débarrassé de son frère en l’empoisonnant et donc Charlemagne
hérite et il va faire évolue le pouvoir constitutionnel.

Paragraphe 2 : la restauration de l’empire romain

1) Tout d’abord il faut savoir que le royaume c’est un territoire


délimité dans l’espace, à coté du royaume le mot empire à une
vocation universelle. Charlemagne veut étendre le territoire et créer
un empire. Il va faire des conquêtes, il gagne contre les Lombards, il
va combattre les Frisons, les Saxons et il va aller jusqu’en Hongrie.
Charlemagne a crée un empire au sens géographique, on dit que
Charlemagne est le père de l’Europe. De plus, il va y diffuser le
christianisme. Il voulait restaurer l’empire romain d’occident.

A l’époque 3 personnages était en concurrence lui, le pape et Irène


l’impératrice.
Le pape s’appelait Adrien, il meurt et ils élisent un nouveau pape Léon
III. Le problème c’est que la famille d’Adrien le déteste et ils vont
essayer de le tuer. Il y a une embuscade et il le laisse pour mort et il
en réchappe. Il va voir charlemagne pour le protéger. Charlemagne lui
demande :
-de publiquement exposer tout ses péchés.
-de le sacrer à noël 800.
Le fait que le pape soit humilié, Charlemagne est au dessus du pape.

Pour Irène l’impératrice, elle est mariée à l’empereur Léon 4 et il


meurt et laisse sa femme Irène et un fils. Son fils doit prendre le
pouvoir mais c’est un incompétent. Ce fils va perdre toutes les
batailles et donc sa mère va lui faire crever les yeux et il meurt dans
d’atroces souffrances. Le problème c’est que la population s’est
rebellée car il soutenait le fils.
L’impératrice demande à charlemagne le l’épouser mais il refuse donc
l’impératrice finit dans un couvant et meurt empoisonnée.
Charlemagne est donc maître de la papoté et de l’empire d’Orient.

A) Le couronnement impérial

Il va donc être couronné, il rentre dans la basilique saint Denis et se


fait acclamer par le peuple, ensuite il va demander au pape de se
prosterner devant lui, Charlemagne le relève et il lui demande de le
couronner, le 25 décembre 800.
A partir de cette date, il va y avoir un conflit entre le pouvoir
spirituel et temporel. Charlemagne déclare qu’il est empereur non pas
le couronnement du pape mais par l’acclamation du peuple.

B) Ministerium regis

Il a désormais une fonction : c’est le « Césaro-papisme » donc il a les


pouvoirs de l’empereur et du pape. Il a dans ses mains tous les
pouvoirs et politiquement, il a confusion entre les pouvoirs spirituels
et temporels. Les questions qui se posent sont multiples :
- Est-ce que l’empereur dépend directement de dieu ou est ce que
cet empereur doit répondre de ses actes devant les représentants
de Dieu sur terre ?
-Existe t-il une subordination entre les 2 pouvoirs ?
-Quelles sont les fonctions du ministère ?

Ces questions vont être débattu après la mort de Charlemagne. Louis


le Pieux, fils de Charlemagne. Ces questions vont être débattu sont
son règne.
Jonas d’Orléans et Hincmar de Reims, 2 évêques vont apporter les
solutions à ces questions.

1ère réponse : Jonas d’Orléans va réfléchir sur les fonctions du roi et


il explique que louis le pieux à les pires difficulté pour organiser sa
succession et il lui dit il faut que le roi apporte la paix à ses sujets et
il a dans ses mains le pouvoir de châtiment c'est-à-dire de tuer ce qui
portent atteinte au dogme catholique. Mais comme le roi teint son
pouvoir directement de Dieu, attaquer le roi c’est attaquer Dieu.

2ème réponse : Hincmar de Reims (c’est lui qui pour la 1ère fois institut
la promesse) c’est le conseiller de Charles le chauve après Louis le
Pieux et il expliquent que le roi de France doit respecter les
principes chrétiens et que grâce au sacre il ne dépend plus du pape
donc le roi de France est au dessus du pape.
Tout l’occident chrétien est organisé autour de charlemagne mais
après sa mort en 814, des conflits vont apparaître entre ses 2
pouvoirs.
Louis le Pieux meut en 840, et ses 4 fils vont se combattre et c’est
Charles le Chauve qui va faire apparaître la France.

Section 2 : L’universalisme impérial

Charlemagne veut organiser son administration, il voulait se faire


obéir de tous.

Paragraphe 1 : l’unité administrative et judiciaire

Il veut unifier administrativement son territoire qui fait environ


3 000 000 de km², donc il y a problème pour implanter son autorité.

A) Le gouvernement central

Charlemagne va reprendre l’institution du palais mais ne va pas


reprendre l’institution du maire du palais. Il va y mettre 3 chefs à la
tête de l’administration et ses 3 chefs sont responsables devant lui.
1er chef : il s’appelle le comte du Palais qui s’occupe de la Justice.
2ème chef : l’archichapelain lui c’est le chef de l’église et il va
conseiller Charlemagne sur toutes les question religieuses
3ème chef : le chancelier qui s’occupe de la loi, des actes législatifs.

Pour la 1ère fois un souverain montre qu’il veut légiférer. Cela montre
aussi le développement de l’écrit, qu’on peut produire une norme.
C’est à partir de ce moment là que l’écrit va prendre le dessus sur
l’oral

B) L’administration centrale

Il va déconcentrer, il déléguer ses pouvoirs à des agents. L’empire va


être divisé en comté qu’il faut absolument contrôler.

1) Mallus

C’est un tribunal moderne qui va réduire les compétences judiciaires


du comte. Charlemagne va choisir lui-même les hommes qui vont
composer le Mallus. Il va les payer et les Mallus se réunissent 3 fois
dans l’année : les Rachimbourgs = synonyme du Mallus.
Ces hommes d’expérience devaient connaître les coutumes. Mais ces
derniers vont être corrompu donc il va les remplacer par des
échevins et ces échevins sont des juges permanant des juges nommés
à vie par Charlemagne : on dit qu’ils sont inamovibles. Et tout ce
Mallus a pour but de rendre la justice et de contrôler les comtes.

2) Missi dominici

Ce sont des envoyés du maître, ils sont chargés de surveiller et de


contrôler le pays. Toujours un laïc et un ecclésiastique. Leurs
particularités, il annonce toujours leurs venues. En général, ils sont
mal accueillit ils ont tous les pouvoirs : casser les décisions du Mallus,
prendre des règlements, demander un impôt supplémentaire. Ils vont
exister jusqu’à la mort de Charlemagne.
Paragraphe 2 : la dislocation de l’unité impériale

A) Le partage de l’empire

L’empire n’a existé que grâce à la personnalité de Charlemagne, donc


à sa mort des problèmes de successions vont apparaître. Il y a 2
théories qui vont s’affronter :
-la dignité impériale est indivisible parce que le pouvoir politique est
confondu avec le pouvoir religieux.
-la théorie qui dit qu’il faut séparer le pouvoir en part égale entre les
fils. Mais le principe d’aînesse n’existe toujours pas (le premier naît).

Charlemagne, pendant qu’il est vivant dit que c’est al 2ème théorie qui
doit s’appliquer. Avant de mourir il fait sacrer son fils Louis le Pieux.
Au départ son fils est très attaché à l’unité de l’empire. Il pense qu’il
faut diviser mais qu’il faut ordonner l’empire. Les 4 fils de Louis le
Pieux : Lothaire, Louis, Pépin et Charles. Il veut diviser mais en
fonction de leur âge. Donc c’est Lothaire qui prend le titre
d’empereur, on voit apparaître le titre d’aînesse et les 3 autres
prennent le titre de Rex.
Louis le Pieux meurt en 840, les fils vont se battre mais ils vont
s’entendre en 843 : traité de Verdun.
Charles le Chauve prend la France, Louis prend l’Allemagne et
Lothaire va prendre la Suisse, la Hollande et l’Italie. Sachant que
Pépin meurt entre 2. Et c’est Louis qui garde le titre d’empereur.

B) L’utilisation politique de la vassalité

La vassalité c’est un lien hiérarchique entre 2 hommes. C’est un


instrument politique qui permet de créer un lien de fidélité entre un
seigneur et le vassal. Sous les mérovingiens cette forme existait,
sous le nom de recommandation. Cette forme va se développer sous
les mérovingiens. Les habitants ont besoin d’être protégée, elles ont
besoin d’un protecteur sous la forme d’un contrat bilatéral. Le
protégé promettait d’obéir, de respecter, d’aider militairement le
seigneur. En contre partie le seigneur promettait la protection,
l’assistance et la subsistance. Il y a un échange entre protecteur et
protégé, on appelle cela la protection vassalique qui se concrétise
dans une cérémonie. Le vassal se met sous la domination d’un dominus.
Cette relation c’est développé sous Charles Martel. Il va recruter
des cavaliers et il va leur donner une terre, il va donc avoir des
vassaux et les vassaux peuvent avoir aussi des arrières vassaux.
« Le vassal de mon vassal n’est pas mon vassal »
La vassalité est un instrument politique qui permet de s’assurer de la
fidélité et de contrôler la politique étrangère. Lorsque arrive Charles
le Chauve, il prend une loi en 847 : c’est le capitulaire de Meersen. Ce
capitulaire est important parce que à partir de 847, le roi de France
oblige que tous les hommes libres doivent se choisir un seigneur. A
partir de ce moment là, on se retrouve dans une société où il va y
avoirs des accords des pactes avec toujours un fort et un faible.
Cette multiplication instaure une société de pactes. Mais cela va
affaiblir le pouvoir du roi et Charles le Chauve prend un nouveau
capitulaire en 877 : Quierzy sur Oise. Charles le Chauve prévoit une
conquête militaire, il veut aider le pape en Italie mais la plupart de
ses vassaux ne veulent pas l’accompagner de peur de mourir. Donc il
prend le capitulaire que la vassalité est héréditaire. On introduit
pour la 1ère fois l’hérédité dans la vassalité.

Il ira encore plus loin et pour être sur de combattre les victimes, il
va confier le commandement militaire à ses vassaux. Le pouvoir
politique va se morceler et donc la royauté va être dépossédé du
pouvoir. Les grands vassaux vont renier le pouvoir.
Un vassaux va apparaître : Robert le fort, père de Hugues Capet.

Section 3 : Les pouvoirs de l’église

Paragraphe 1 : les tentatives de pacification de l’église


Les objectifs de l’église étaient de faire régner la paix. Elle va
utiliser 2 méthodes :

-la paix de dieu, ce sont des délibérations de conciles provinciaux


ecclésiastiques qui ont été prises dans le sud de la France et elles
avaient pour objectif de mettre hors la loi ceux qui font la guerre.
En 489, un concile d’évêque d’aquitaine décide qu’on n’a pas le droit de
porter atteinte aux biens de l’église, des paysans, des clercs…ils
risquent l’excommunication. On fait prêter serment aux chevaliers et
les chevaliers jurent de na pas pénétrer de force dans les églises, de
ne pas attaquer un moine désarmé et de ne pas s’en prendre aux
paysans et aux mendiants.

-la trêve de Dieu, apparaît au 10ème 11ème siècle avait pour objectif de
compléter la paix de Dieu. Ce sont des périodes où on n’a pas le droit
de faire la guerre : le dimanche, ensuite du samedi soir au lundi
matin, ensuite le jeudi soir (à cause de la Cène) et aussi le vendredi
(la passion du Christ). On rajoute ensuite le Carême, Pâques, Noël, la
Pentecôte. Il a réussit à retarder les guerres privées et officielle
Paragraphe 2 : L’église contrôlée par les laïcs

L’église va être attaquée sur ses biens et ses fonctions. Cela veut
dire qu’à la fin du 19ème siècle certains chefs territoriaux vont
intervenir dans le choix ecclésiastique.

Tous les grands seigneurs vont se partager se droit à choisir ces


ecclésiastiques et sur 77 évêchés, 25 sont choisis par le roi. A partir
de ce moment là on disait que l’évêché (circonscription ecclésiastique)
devenait un fief. Comme c’est un fief lorsque l’évêque décède l’évêché
en revient à celui qui l’a choisi donc au roi ou aux grands seigneurs.
Ils ont fait ça pour s’accaparer de la dîme. Dès lors le roi va exercer
un contrôle à posteriori sur le résultat des élections : il faut pour le
futur évêques obtenir l’autorisation (investiture) du roi. Dons l’évêque
devient le vassal du roi.
Paragraphe 3 : les compétences judiciaires des cours d’église

Elles ont des compétences rationae personae et rationae materiae.

A) Rationae personae

Elles ont une compétence exclusive concernant les ecclésiastiques.


On dit que les clercs ont le privilège du For, toutes poursuites
intentées contre en clerc en matière civiles et criminelles sont de la
compétence des juges d’église. Il ne peut les envoyer en prison, on ne
peut pas saisir leurs biens. Pour reconnaître un clerc, il l’examine
physiquement en regardant leur tonsure. La peine la plus lourde qu’on
peut lui affliger c’est un enfermement avec du pain et de l’eau :
« L’église a horreur du sang ».

L’église est compétente pour juger les problèmes concernant les


veuves, les orphelins, les pauvres, les croisés.

B) Rationae materiae

Compétente concernant : l’hérésie, sacrilège, sorcellerie en raison de


la gravité des crimes elle va livrer la personne au juge royaux.
En plus des matières, on a tout ce qui concerne le mariage, les
fiançailles, problème de légitimité. L’église va concurrencer la justice
laïque.
Problèmes entre les justices laïques et ecclésiastiques.
Les juges ecclésiastiques sont compétents en matière adultère.

Hiérarchie :

Juridictions royales / Justice seigneuriale / Just ecclésiastique / Just municipale

Baillage-sénéchaussé / Cour féodale / Archevêques / Maire


Prévôts / Evêques / Conseil Municipal

/ Curés

La justice seigneuriale n’a pas de succès à cause des ordalies.


La justice municipale on ne peut pas faire appel.
La justice ecclésiastique trop restreinte en matière d’affaire qu’ils
peuvent juger.
Les justices royales vont étouffer les autres justices.

Paragraphe 4 : la procédure judiciaire ecclésiastique

La procédure en matière civile a emprunté ces règles à la procédure


romaine. Le demandeur doit saisir la cour, une plainte rédigée par un
avocat (assignation) et dans cette plainte on désigne notre
adversaire et l’objet de la demande. A partir de ce moment là le juge
va citer les parties à comparaître et leurs demandent les preuves
soit un aveu, un serment, ou un témoignage écrit.

En matière pénale, il y 3 procédure :


-accusatoire, il faut une plainte soit directe, soit vous êtes témoin
d’un crime et on est obligé de le signaler.
-inquisitoire : elle apparaît au début du 18ème siècle, c’es grâce au Pape
Innocent III qu’elle apparaît. En présence d’un crime ou d’un délit
sans accusateur, le juge alerté par la rumeur publique, va saisir
d’office l’affaire, il va chercher les témoins et va se transporter sur
les lieux et va ordonner des mesures d’expertises et va communiquer
les résultats à l’accusé et une fois cet accusé au courant cet accusé
sera obligatoirement assisté d’un avocat. Si il est déclaré coupable, il
risque une amende soit une excommunication en pèlerinage soit un
emprisonnement.
-hérésie ou l’inquisition a été organisé par Grégoire IX, menée contre
les Cathare (c’est un mouvement religieux qui indiquaient qu’il y avait
le bien et le mal). Ils vont être pourchassés et massacrés. Toute la
procédure est secrète, le juge peut entendre tout témoin. Les
témoins ne sont jamais révélés et il n’a pas d’avocat. Cet accusé est
torturé pour le faire avouer. Dès que l’accusé reconnaît le crime, il
est brûlé.

2ème partie : L’édification de l’état à partir de l’An Mil

C’est une période qui a vu la naissance de la France comme Etat et en


tant que nation.
C’est la fin aussi des carolingiens, ils vont perdre leur suprématie car
ils vont être concurrencé par les Robertiens. Robert le fort est un
duc à qui le commandement militaire de la France avait été confié par
Charles le Chauve.
A partir du 9ème siècle, 2 familles vont se partager le pouvoir les
Robertiens et les Carolingiens, c’est l’élection qui a perdu les
élections : Louis V meurt en 985.
Hugues Capet, un Robertien, réussir à se faire élire par les grands et
c’est le début des capétiens. Il va demander à se faire sacrer avec
son fils. Cela va ouvrir le bas moyen age (10ème 15ème siècle).
Chapitre 1 : L’apogée de la féodalité

Le Capitulaire de Charles le Chauve jusqu’à Saint Louis.


Le pouvoir royal s’affaibli à cause de la multiplication de grands
seigneurs, et ainsi de suite avec les seigneurs et les petits seigneurs.
Ils vont revendiquer des prérogatives. Donc éclatement du pouvoir
royal et développement d’un lien d’indépendance d’hommes à hommes,
il y a aussi un morcellement du droit de propriété : la seigneurie est
considéré comme la propriété du seigneur et il va concéder une
certaine partie de son territoire à certaines personnes, morcellement
du pouvoir public.
La seigneurie est une entité politique indépendante des rois et des
seigneuries voisines.

Section 1 : La seigneurie

C’est un territoire sur lequel vit une population déterminée sous une
autorité souveraine. Le roi est sacré, normalement les autres
seigneurs ne peuvent pas le renverser. Ce sacre va le protéger. Le
pouvoir du roi est très affaiblit et le roi va utiliser le système
féodaux vassalique pour ses propres intérêts.

Paragraphe 1 : La seigneurie banale

Le terme banal vient du banc, le Bannum. Les seigneurs réussissent à


usurper progressivement le pouvoir et les prérogatives royales.
Louis le Pieux fils de Charlemagne, doit diviser son territoire entre
ses fils, Charles le Chauve (le roi français) pour avoir une armée, il a
besoin de vassaux pour cela il doit morceler son territoire pour leur
donner des terres et eux vont aussi donner des terres des morceaux
aux arrières vassaux…
Tous ces morceaux vont sont transmettre dans le patrimoine de
chaque famille de vassal. Ils vont donc usurper à terme le pouvoir du
roi.
Chaque seigneur va avoir un pouvoir de banc, et ce pouvoir se traduit
par 3 prérogatives :
-des prérogatives militaires, armée privée constituée par ces vassaux
donc qui lui ont prêté foi et hommage.
-prérogatives fiscales et financières : le seigneur va percevoir des
impôts sur les habitants de la seigneurie. Les seigneurs ont usurpé
les conséquences du Mallus.
Le seigneur a la puissance sur son propre territoire

Paragraphe 2 : La vie sociale

On a d’un coté les dominants et les dominés.

A) Les chevaliers et les vassaux

Un seigneur pour s’assurer l’alliance d’un non puissant avait l’habitude


de pratiquer l’hommage : il fait parti d’un contrat par lequel un vassal
devient le dépendant du seigneur. Cet engagement engendre des
obligations de part et d’autre, c’est un contrat archaïque mais qui se
fait oralement de manière formelle. Une cérémonie apparaît : un
vassal se met à genoux et le vassal met ses mains dans les mains du
seigneur et il lui dit : « je deviens votre homme » et le seigneur
répond : « je vous reçoit et prends à homme ». Le roi relève le vassal
et la tradition est de s’embrasser. A partir de ce moment le vassal va
jurer sur la Bible ou sur des livres saints et va prêter serment d’être
fidèle à son seigneur et si il viol se serment il devient parjure et
risque l’excommunication. Il faut absolument que le seigneur et le
vassal soient chrétiens.
Un vassal qui devient l’homme de son seigneur doit absolument le
servir de tout son corps, de toute son âme et de toute sa générosité
et en contre partie le seigneur devait le faire vivre. Fulbert de
Chartres a écrit 2 lettres au Duc d’Aquitaine et lui dit : « celui qui
jure fidélité à son seigneur doit toujours avoir présent à la mémoire
qu’il ne doit pas causé de dommage à la personne de son seigneur, qu’il
ne doit pas nuire à son trésor ou à ses châteaux forts et qu’il ne doit
pas nuire à sa justice ainsi qu’à ses possessions ».
Au profit du vassal, il y a une procédure qui a été créée pour pouvoir
le protéger : la procédure de désaveu. Lorsque le vassal arrive à
prouver que le seigneur a violé un principe de son contrat, il va aller
alors voir le seigneur de son seigneur c'est-à-dire le suzerain. Donc il
va essayer de désavouer son seigneur. Si le suzerain pense que le
seigneur a fauté, le vassal va pouvoir être le vassal du suzerain. Mais
la particularité c’est que le vassal va garder la terre que le seigneur
lui avait confiée. Mais le vassal peut aussi violer le contrat cela
s’appelle la commise. Donc on peut lui confisquer sa terre.
Le point commun est la terre car elle permet de percevoir des
revenus fixes et ce fief ne peut se concevoir qu’avec des droits et
des obligations.

Le vassal doit :
-une aide militaire et pécuniaire. Ex : le vassal a la garde du château,
il devra avoir la garde du cheval (l’Ost). Cet Ost doit durer maximum
40 jours grand minimum par an. L’aide militaire se fait en fonction de
l’importance du fief. L’aide pécuniaire cela peut être un cadeau, une
rançon, le paiement de l’armure du fils aîné du seigneurs, ou le
mariage de la fille aînée. Le vassal pourra financer le départ pour la
croisade du seigneur.
-le conseil, c’est un conseil politique et judiciaire. Les vassaux en
matière judicaire sont tous sur le même pied d’égalité, donc ils sont
jugés par ses pères.
La cour féodale est compétente pour tout ce qui touche au fief, à la
qualité du vassal, compétence pour juger des obligations entre
seigneur et vassal.

B) Les Serfs

Ce sont des hommes qui habitent sur le territoire d’un seigneur. Ils
n’ont pas le droit de quitter la seigneurie, ils payent toutes les
charges que le seigneur leur demande et une en particulier : la taille.
Ils sont corvéables et taillables. La taille est un impôt que l’on paie au
seigneur sur n’importe quoi. Les serfs n’ont pas le droit de se marier,
lorsque le serf meurt, le seigneur peut prendre ses biens et ses
enfants deviennent serfs à leur tour.
Un esclave c’est un objet, quelque chose de mobilier tandis qu’un serf
c’est une personne.

C) La vie quotidienne au moyen âge

C’était un endroit où régné l’évêque et il avait l’habitude de défendre


les bourgeois contre les seigneurs. On disait que les citadins dans la
ville se gouverné en commun d’où commune. Ceux qui arrivaient en ville
avaient acheté leur liberté au seigneur et lorsqu’ils arrivent en ville
ils vont bénéficier d’une norme, ils bénéficient de la charte de
franchise. Cette charte énumère des droits accordés par la
commune. Cette norme s’est développée dans le Nord dans la violence
et dans le sud pacifiquement. Dans ces villes il y a une monnaie créée
et une armée et on va faire ses propres lois en matière pénale et en
matière civile.
« L’air de la cité rend libre »
Dans la ville il y a des rues et elles sont très animées. Il y a des
ordures partout, des rats, des troupeaux d’animaux. En 1131, le fils
aîné de Louis VI traverse une rue à cheval, et des cochons lui passe
devant qui le font tombé et mourir. Donc Louis VI interdit les
cochons dans la ville. Mais c’est Philippe Auguste qui va le plus
assainir les villes, il va interdire de jeter les ordures par la fenêtre.
Il va y avoir ensuite la création de bain public ou étuves. Tous les
jours, un étuveur officiel chauffe de l’eau afin que la population
puisse se nettoyer.
Dans la rue, on trouvait aussi des barbiers, la boulangerie et les
commerçants avaient l’habitude de faire des enseignes énormes, on
trouve des jongleurs, des musiciens, des mendiants, les eaux usées…
Il n’y avait pas d’éclairage public à l’époque et on pouvait se faire
égorger.
Les campagnes (95% du territoire) : elles arrivent à se développer
grâce au travail des marchands et des artisans. Les gens raisonnent
au niveau du temps, en matière de saison agricoles. Au niveau des
paysans on trouve les serfs de la Glèbe (de la terre), ils sont
considérés comme les animaux de la ferme. On trouvait aussi les
manants, ses sont eux des paysans libres, qui ont le droit de cultiver
leurs terres mais à leurs risques et périls.

 On trouvait aussi des foires surtout en champagne. A partir du


9ème 10ème siècle on s’est aperçu que la société va prendre une
nouvelle direction grâce à la création de foire, ces foires sont
apparues à cause de la nécessité pour les commerçants de
s’approvisionner en marchandises. Il s vont donc avoir l’idée de
créer des foires.

 Les spectacles, les gens se déplaçaient partout avaient besoin


de se divertir, ils vont bénéficier de spectacles itinérants
(saltimbanque = vient de l’italien saltare et banco, c’est un
spectacle de rue). On trouve des conteurs, bouffons,
mimes...Tous ces gens passaient de palais en palais, de ville en
ville. Ils recevaient de l’argent et il n’était pas rare que ce soit
des étudiants.

 Les tournois, c’est un événement où seuls les chevaliers


pouvaient participer. C’est un spectacle qui était solennellement
ouvert par un officier du roi qui annonçait que sur la place
publique 2 ou plusieurs chevaliers allaient se rencontrer. Ils
étaient de hauts aristocrates et ils avaient l’habitude de
monter un chapiteau avec une lance plantée avec un blason du
seigneur. Ils durent plusieurs jours et les gagnants peuvent
bénéficier d’un prix important (argent). Ils s’affrontent avec
des armes dites courtoises (on les rend inoffensives).
Une joute : une fois le chevalier à terre, il continue le combat avec
une masse. Si le blason de l’adversaire est élevé on demande une
rançon. La personne à terre devient Serf.
Dernier tournoi officiel, Catherine de Médicis mariée à Henri II,
qui va interdire les tournois, car son mari s’est fait tué lors d’une
joute par son grand adversaire. Son adversaire sans faire exprès a
touché l’œil d’Henri II et il va agoniser pendant 10 jours.

 Les fêtes, 1 jours sur 3 est chômés. On trouve les fêtes


catholiques, le carême, Pâques, l’épiphanie. Et pendant le
carême, on invite le peuple à partager le jeune et partager la
prière. Pâques, c’est le début du printemps et à l’époque on
prenait des œufs q’on peignait et qu’on donnait aux voisins pour
symboliser la fin de la privation de l’hiver. La toussaint, instauré
par Louis Le Pieux où l’on fête tous les saints. Noël fêtes
catholique.
Les fêtes profanes : les esclaves prennent la place de leurs maître.
Fête de l’âne : origine la fuite d’Egypte, une jeune fille tenait un
enfant dans ses bras avait l’obligation de rentrer dans l’église. La
Saint Jean, le 24 juin, on va allumer de grands feux et à l’époque
on a pris l’habitude de voir de jeunes couples sauter au dessus du
feu.

Au Moyen age, l’église considère la femme comme l’instigatrice du


pêché. La femme juridiquement est toujours présumée porter en
elle l’hérésie. Le seul remède c’est le mariage. Au moyen age, les
familles vont obliger les enfants à se marier le plus rapidement
possible. Pour les classes les plus élevées, on cherche l’alliance, si
le couple ne peut avoir un enfant le mariage pourra être remis en
question et la femme sera répudiée.
Beaucoup de grossesses seront fatale aux mères et il y avait des
infanticides si c’était une fille.
Il y avait à l’époque beaucoup de prostitués (les filles de joie). La
prostitution est autorisée par l’église. Ces femmes ont été souvent
rejetées par l’église, qui ont été violée ou ont eu une grossesse
clandestine.
Si on a affaire à un viol, d’une religieuse, d’une femme mariée ou
d’une femme vierge le crime est puni de mort. S’il s’agit d’une
servante, on indemnise la famille.

D’une manière générale, la femme participe activement à


l’économie. Elle va commercer et elle finit sa journée tard le soir.
Dans le commerce alimentaire se sont les femmes qui sont
majoritaires. On constate également à l’époque des écarts de
salaires. Mais la femme était aussi aimée pour leur beauté, pour
leur amour et pour certaines femmes elles ont réussi à se faire
une renommée historique. Les coiffures, les gens n’ont jamais
conçu de vivre têtes nues, ils devaient avoir quelque chose sur la
tête, les femmes de plus haut rang portaient des coiffes à cornes.
Elles portent souvent un voile blanc et pour les femmes âgées elles
entourent leur tête d’un voile.
Les repas se font sur une nappe blanche, au centre il y a toujours
le plat principal, les aliments ne sont jamais posés sur des
assiettes mais sur du pain qui doit absorber le jus gras. Mais pour
les invités il y a des assiettes et des petits pains. Il n’y a pas de
couverts. La nourriture est toujours hachée parce que ils ont de
mauvaises dents. Les aliments sont épicés pour masquer le coût
d’avariés.
Chez les seigneurs, on a le droit de manger du fromage. Mais les
convives on simplement le droit de manger du fromage dur.

A la naissance tous les bébés étaient nettoyés par un mélange de


roses pilées, du miel et du sel. On le met dans un linge. Tous les
enfants dormaient dans un berceau en osier. De 0 à 18 mois il était
emmailloté pour éviter que le corps ne se déforme pas. Le biberon
était une corne de vache et un linge qui sert de tétine. Il boit du
lait d’ânesse et une bouillie au miel dans une assiette en terre
cuite. C’est la mère qui hachée la viande au préalable.
On ne se lavait que les parties visibles parce qu'il y avait un problème
de place, donc, il n'y avait pas d'intimité, ainsi, les personnes ne se
lavaient que les parties visibles surtout en ville. Les paysans, en
campagne, se nettoyaient fréquemment, c'est pour cela qu'il y a
moins de maladies en campagne qu'en ville.
Dans certains châteaux, on prenait l'habitude de prendre le bain dans
de grandes cuves de bois qui servaient en même temps à laver le
linge. Au fond de la cuve, on mettait un linge pour éviter les échardes
(surtout dans le sud de la France).
Dans les monastères, les bains étaient seulement réservés aux
malades et convalescents. Certains moines expliquaient qu'il ne fallait
pas prendre de bain pendant 3 jours après la saigné, donc, il y avait
beaucoup de décès car il fallait laver la plaie.
Au nord de la France, dans certaines villes, il y avait des bains publics
qui servaient au plus pauvres. Il y avait 3 bains publics à Amiens, 26 à
Paris. Les personnes qui chauffaient l'eau s'appelaient les étuveurs
et il y avait un crieur qui criait que le bain était prêt. Le crieur ne
criait pas avant le lever du soleil car les personnes qui voulaient se
laver la nuit étaient agressées par les voleurs et tueurs.
Les médecins tombaient rarement malades parce qu’ils portaient une
robe très longue avec des donc gants,, les microbes ne rentraient
presque jamais.
Les étudiants étaient très riches parce que faire des études revenait
à 100,000 € par an. Il y avait 1 université en France, les livres étaient
très chers parce que l'imprimerie n'existait pas, donc il y avait des
copistes, et ce n'était pas des amphithéâtres mais des classes car ils
étaient peu nombreux. Pour écrire, l'étudiant devait acheter un jeu
de plumes, un encrier et de l'encre qui valaient très cher. Les
étudiants rentraient après dans les Ordres (ils entraient dans le
Clergé).

Section 2: la contestation de la féodalité:

A partir du XII, la féodalité va être contesté à cause des villes et la


réforme grégorienne (de Grégoire VII)
Paragraphe 1 : Les villes

A partir du XIIe siècle, on observe un mouvement communal qui avait


pour objectif émanciper les seigneurs. Les personnes de la ville
essayent de se couper de la dépendance du seigneur, donc, ils
concurrencent le seigneur. Ces habitants sont riches, il va donc se
poser la question de l'imposition vis-à-vis du seigneur. Ainsi, ces villes
vont réclamer un statut dérogatoire et demandent des franchises qui
apparaissent dans des chartes.

A) Les chartes de franchises

Le seigneur octroi des chartes de franchises, c'est un document


officiel dans lequel le seigneur par écrit, concède une certaine
autonomie à la ville. Il y avait 2 types de seigneurs:
-soit c'est un seigneur laïc et alors, on peut à l'amiable s'arranger.
-soit c'est un seigneur ecclésiastique, il refuse les franchises.
C'est ce qui s'est passé à Laon, au XIIe, les habitants ont massacré
le seigneur ecclésiastique.
Il y a 2 types de communes qui apparaissent lorsque l'on a affaire à
un seigneur laïc:
-c'est une ville de jurée: las habitants se sont prêtés serment
mutuellement (une conjuration) pour se battre afin d'obtenir
l'indépendance de la ville. Dans la commune jurée, le seigneur cède
rapidement. L'achat de franchises est très large, donc, il y a une
large autonomie qui permet à la ville d'obtenir un conseil municipal et
un échevin pour que la ville s'administre elle-même et pour qu'elle ait
ses propres tribunaux. Donc, les habitants ne sont plus jugés par le
seigneur mais par la justice municipale.
-ou c'est une ville franchisée: ce sont des villes crées par le roi. Le
chef de la justice royale dans la ville s'appelle le prévôt. La charte
n'est pas aussi large que la ville jurée, il y a simplement quelques
privilèges concédés. Un habitant a le droit d'avoir sa propre maison,
un petit jardin, un garçon avait le droit d'être dispensé une année sur
2, il y avait une réduction de quelques corvées. L'exemple de la ville
franchisée est Paris.

B) Les libertés communales

Les bourgeois sont les habitants des villes, ils s'opposent aux
étrangers (appelés Forains), ils étaient très surveillés par la police et
dès qu'ils arrivaient en ville, ils bénéficiaient du même privilège qui
est de rester 1 an et 1 jour pour devenir Bourgeois.
Ces libertés combattent un adage qui est: « nulle terre sans
seigneur ». Normalement, toutes les terres appartiennent au moins à
un seigneur, il n'y a pas de terres vacantes.
2nd adage: « l'air de la ville rend libre »: celui qui arrive dans la ville
est libre: lorsqu'un serf s'enfuit d'une servitude pour aller en ville
devient libre.
Ces habitant payent des impôts à la ville, ils ont l'obligation de
défendre la ville et, mécaniquement, la féodalité commence à se
désagréger.

Paragraphe 2 : La réforme grégorienne

Sous les carolingiens (arrêt en 987), l'Église était très liée au roi
politique. Néanmoins, comme la monarchie, l'Église va aussi être
affaiblie par la féodalité. Les seigneurs vont commencer à usurper
les pouvoirs de l'Église ce qui fait que au XIe siècle, l'Église réagit
grâce aux monastères et aux moines.

A) Lutter contre le nicolaïsme et simonie

L’église féodale est une église qui est aux mains des seigneurs
territoriaux, l’église n’est plus sous l’autorité directive du pape et
cette église au 9-10-11ème siècle est en crise.
Deux phénomènes vont toucher l’église :
-la simonie, vient de Simon le magicien. Ce Simon avait l’habitude de
proposer de l’argent aux apôtres contre le pouvoir de concéder la
grâce divine. Au moyen-âge on appelle simonie, le trafic de bien et de
fonction ecclésiastique. Ce trafic touche aussi le pape : Benoit 9 veut
vendre sa charge. A coté de cette simonie au moyen âge la plupart
des seigneurs étaient persuadé d’avoir la main sur le pouvoir de
l’église. Ces seigneurs avaient tendance à imposer leur candidat. De
même ces seigneurs ecclésiastiques avaient le droit de ban.
-le nicolaïsme, vient de Nicolas. C’était un diacre de l’église de
Jérusalem, collaborateur administratif de l’église. Il avait une vie de
débauche, le nicolaïsme c’est une pratique qui concerne les mœurs du
clergé. A cette époque, il y avait une débauche de la part de l’église.
Ex : Jean XII vivait avec des prostituées.

Ces 2 mouvements vont être contestés par une révolution


intellectuelle et spirituelle qui va naitre dans des monastères.
C’étaient dans ces monastères qu’il y avait de la culture, vont
apparaître des intellectuels et parmi ces moines Grégoire VII. C’est
la ville de Cluny qui va faire naitre cette réforme. Elle commence au
milieu du 11ème et fin à la fin du 12ème siècle. Ces idées vont se
diffuser en Loraine et en Italie.
Les objectifs :
-restaurer l’autorité du pape. Pierre dit : « Tuer Pierre et sur cette
pierre je bâtirai mon église ». Cette phrase permet de renforcer le
pouvoir du pape. Les orthodoxes vont mal prendre cette phrase et va
causer chiisme. Donc on a d’un coté le pape et de l’autre le
patriarche. C’est une victoire de Grégoire VII.

B) La théocratie pontificale

Grégoire VII va devenir pape en 1073. C’est un moine Italien qui


vivait dans l’abbaye de Cluny. Une fois élu, il va interdire aux clercs
d’entrer dans une église contrôlé par un laïc sous peine
d’excommunication. Il explique que le pape est supérieur aux
souverains et aux seigneurs laïcs et il va prendre des « dictatus
papae » au nombre de 27 en 1075.
Cette liste va choquer toute l’Europe car c’est une liste d’obligation
envers tous les souverains :
-dictat 9 : « Tous les princes doivent baiser les pieds du seul pape ».
ce dictat renvoie au rituel de l’adoration.
-dictat 12 : « le pape peut déposer l’empereur »
-dictat 19 : « le pape ne peut être jugé par personne »
-dictat 27 : « le pape a le droit de délier les serments de fidélité »

Il va mettre en application ces dictats, il en conflit avec Henri IV


l’empereur germanique. Henri IV va demander la destitution de
Grégoire VII. Il va donc l’excommunier Henri IV. Avec cette
excommunication va créer une révolte, certains vassaux vont se
rebeller devant Henri IV. Il va être obligé de céder, aller à Canossa =
il demande pardon à Grégoire VII. Il demande pardon avec un habit
de pénitent dans la neige et pieds nus.
Mais Henri IV va recommencer, il va de nouveau être excommunié et
il va essayer de le déposer en nommant un autre pape. Finalement ces
problèmes se terminent par un Concordat de Worms où désormais
l’empereur renonce à investir des évêques. C’est à partir de ce
moment là qu’on voit apparaître la théocratie pontifical, c’est à dire
un système dans lequel le pape détient le pouvoir spirituel et
temporel.

C) Les croisades

Lorsque que le christianisme né on avait l’habitude de faire un voyage


à Jérusalem, on adorait les reliques, pratiquait un culte de piété. On
faisait cela pour se laver de tous les péchés. Ces voyages durent
jusqu’au 4ème siècle. Cette volonté va réapparaitre au 11ème siècle et
les catholiques d’accident veulent recommencer ces voyages mais ces
terres sont occupées par les musulmans. On va amener les croisades,
initiative pontifical.

Les 2 premières croisades sont menées par des moines, par des
ermites. Ils font des voyages et essayent de convertir le plus de
monde possible. Les moines vont massacrer les juifs.
La papauté va contrôler la prédication et celui va qui mener la 3ème
croisade c’est Saint-bernard. Ils vont christianiser les chevaliers,
propagation de la violence. La plus connu de toutes les croisades c’est
la 3ème (1087-1092), c’est la croisade qui a été prêché par Grégoire
VIII. Menée par Fréderic Barberousse, Richard cœur de Lion et
Philippe Auguste. Ces trois rois vont arriver à Constantinople et
Frédéric Barberousse va se noyer et les 2 autres vont emprunter la
voie maritime et vont arriver à Acre. Il s’arrête à Jérusalem et ils
vont signer un traité avec Saladin. Et pendant 3 ans, les chrétiens
peuvent aller à Jérusalem et les musulmans à la Mecque. Le
financement a été assuré par les participants, ils vendent leur maison
et les seigneurs se faisait payer les croisades par leur vassaux, on
crée l’impôt Saladine.
Il y a eu 8 croisades et la dernière a vu Saint-Louis mourir de la
malaria dans la dernière croisade.

Section 3 : Les corporations et les foires au Moyen-âge

Paragraphe 1 : les foires

A) Création et organisation des foires

Ce sont des rassemblements important à périodicité régulière et


espacé de marchand venus de régions éloignées. Ces foires
contribuaient par les privilèges à la détermination d’un espace
juridique protégé. Cet espace est né au moyen âge. Entre le 12ème et
16ème siècle, ces foires ont servi sous l’impulsion du bourgeois et du
commerçant à faire renaitre le commerce international et à
consolider l’expansion économique de l’Europe. On trouve une ligne
commerciale, d’un coté les pays du nord et de l’autre le bassin
méditerranée. Donc il y a un trafic de marchandises qui correspond à
un besoin.

1) Le comte de Champagne

Il s’appelait Thibaud II, il est installé à Provin. Il a l’idée d’attirer


chez lui des marchands, et lorsque ces marchands se réunissent chez
lui il leur garanti la sécurité contre une taxe commerciale. Ces
privilèges : ce sont des paix de foires.
Ces privilèges lèvent la prohibition de l’église. Dans ces paix de foire
on pouvait bénéficier d’un passeport de foire : le conduit de foire =
ancêtre de l’assurance. Il permet d’être sous la protection du comte
et ils seront indemnisés s’ils se font attaqués.

2) La foire chaude à Troie et la foire froide à Troie

On s’échange des draps, des toiles = du Nord et la soie, la cire et les


épices = le Sud.
On trouvait des Lombards, des Toscans et des Flamants.
Dès lors l’échange de marchandises va doubler et on va prendre
l’habitude de régler ses dettes par transfert de créance.
B) Des institutions originales

1) Les garanties faites au créancier

La garde des foires, c’est l’ancêtre du tribunal de commerce. Des


officiers vont être chargés de rendre la justice et voir si les
transactions sont régulières.
Cette justice est itinérante, elle est très rapide, un appel ne suspend
pas la décision et les preuves sont rationnelles : écrit et serment.
On protège les commerçants avec des contrats, on prend l’habitude
d’imposer un sceau sur tous les contrats signés dans la foire et ce
sceau authentifie le contrat. Lorsqu’on a à faire à un marchand
escroc et qu’il s’enfuit on le déclare fugitif de foire. Les foires vont
allées chez lui et vont essayer de saisir ses biens et essayer de
s’emparer de lui (contrainte par corps), on va organiser la faillite du
débiteur.

Paragraphe 2 : les corporations du moyen-âge

Au M-A le commerce interne connaît un encadrement assez rigide qui


est du au système corporatif.
La corporation : c’est un syndicat mixte obligatoire, comprenant aussi
bien les patrons que les ouvriers.
Ces corporations avaient pour but le protection des intérêt des gens
d’un même métier.

A) La naissance des corporations

1) La volonté de s’émancipé du pouvoir seigneurial

C’était aux seigneurs que revenait la compétence commerciale et ce


chef demandait toujours une taxe sur le travail. Pendant la féodalité,
les relations commerciales sont incompatibles avec un système de
contrats vassaliques.
Des marchands vont avoir l’idée de s’organiser en association pour
pouvoir peser sur le chef et petit à petit les seigneurs vont subir le
poids des marchands.

2) Des corporations à la base du renouveau municipal


2ème partie : L’édification de l’état à partir de l’An Mil

C’est une période qui a vu la naissance de la France comme Etat et en


tant que nation.
C’est la fin aussi des carolingiens, ils vont perdre leur suprématie car
ils vont être concurrencé par les Robertiens. Robert le fort est un
duc à qui le commandement militaire de la France avait été confié par
Charles le Chauve.
A partir du 9ème siècle, 2 familles vont se partager le pouvoir les
Robertiens et les Carolingiens, c’est l’élection qui a perdu les
élections : Louis V meurt en 985.
Hugues Capet, un Robertien, réussir à se faire élire par les grands et
c’est le début des capétiens. Il va demander à se faire sacrer avec
son fils. Cela va ouvrir le bas moyen age (10ème 15ème siècle).
Chapitre 1 : L’apogée de la féodalité

Le Capitulaire de Charles le Chauve jusqu’à Saint Louis.


Le pouvoir royal s’affaibli à cause de la multiplication de grands
seigneurs, et ainsi de suite avec les seigneurs et les petits seigneurs.
Ils vont revendiquer des prérogatives. Donc éclatement du pouvoir
royal et développement d’un lien d’indépendance d’hommes à hommes,
il y a aussi un morcellement du droit de propriété : la seigneurie est
considéré comme la propriété du seigneur et il va concéder une
certaine partie de son territoire à certaines personnes, morcellement
du pouvoir public.
La seigneurie est une entité politique indépendante des rois et des
seigneuries voisines.

Section 1 : La seigneurie

C’est un territoire sur lequel vit une population déterminée sous une
autorité souveraine. Le roi est sacré, normalement les autres
seigneurs ne peuvent pas le renverser. Ce sacre va le protéger. Le
pouvoir du roi est très affaiblit et le roi va utiliser le système
féodaux vassalique pour ses propres intérêts.

Paragraphe 1 : La seigneurie banale

Le terme banal vient du banc, le Bannum. Les seigneurs réussissent à


usurper progressivement le pouvoir et les prérogatives royales.
Louis le Pieux fils de Charlemagne, doit diviser son territoire entre
ses fils, Charles le Chauve (le roi français) pour avoir une armée, il a
besoin de vassaux pour cela il doit morceler son territoire pour leur
donner des terres et eux vont aussi donner des terres des morceaux
aux arrières vassaux…
Tous ces morceaux vont sont transmettre dans le patrimoine de
chaque famille de vassal. Ils vont donc usurper à terme le pouvoir du
roi.
Chaque seigneur va avoir un pouvoir de banc, et ce pouvoir se traduit
par 3 prérogatives :
-des prérogatives militaires, armée privée constituée par ces vassaux
donc qui lui ont prêté foi et hommage.
-prérogatives fiscales et financières : le seigneur va percevoir des
impôts sur les habitants de la seigneurie. Les seigneurs ont usurpé
les conséquences du Mallus.
Le seigneur a la puissance sur son propre territoire

Paragraphe 2 : La vie sociale

On a d’un coté les dominants et les dominés.

A) Les chevaliers et les vassaux

Un seigneur pour s’assurer l’alliance d’un non puissant avait l’habitude


de pratiquer l’hommage : il fait parti d’un contrat par lequel un vassal
devient le dépendant du seigneur. Cet engagement engendre des
obligations de part et d’autre, c’est un contrat archaïque mais qui se
fait oralement de manière formelle. Une cérémonie apparaît : un
vassal se met à genoux et le vassal met ses mains dans les mains du
seigneur et il lui dit : « je deviens votre homme » et le seigneur
répond : « je vous reçoit et prends à homme ». Le roi relève le vassal
et la tradition est de s’embrasser. A partir de ce moment le vassal va
jurer sur la Bible ou sur des livres saints et va prêter serment d’être
fidèle à son seigneur et si il viol se serment il devient parjure et
risque l’excommunication. Il faut absolument que le seigneur et le
vassal soient chrétiens.
Un vassal qui devient l’homme de son seigneur doit absolument le
servir de tout son corps, de toute son âme et de toute sa générosité
et en contre partie le seigneur devait le faire vivre. Fulbert de
Chartres a écrit 2 lettres au Duc d’Aquitaine et lui dit : « celui qui
jure fidélité à son seigneur doit toujours avoir présent à la mémoire
qu’il ne doit pas causé de dommage à la personne de son seigneur, qu’il
ne doit pas nuire à son trésor ou à ses châteaux forts et qu’il ne doit
pas nuire à sa justice ainsi qu’à ses possessions ».
Au profit du vassal, il y a une procédure qui a été créée pour pouvoir
le protéger : la procédure de désaveu. Lorsque le vassal arrive à
prouver que le seigneur a violé un principe de son contrat, il va aller
alors voir le seigneur de son seigneur c'est-à-dire le suzerain. Donc il
va essayer de désavouer son seigneur. Si le suzerain pense que le
seigneur a fauté, le vassal va pouvoir être le vassal du suzerain. Mais
la particularité c’est que le vassal va garder la terre que le seigneur
lui avait confiée. Mais le vassal peut aussi violer le contrat cela
s’appelle la commise. Donc on peut lui confisquer sa terre.
Le point commun est la terre car elle permet de percevoir des
revenus fixes et ce fief ne peut se concevoir qu’avec des droits et
des obligations.

Le vassal doit :
-une aide militaire et pécuniaire. Ex : le vassal a la garde du château,
il devra avoir la garde du cheval (l’Ost). Cet Ost doit durer maximum
40 jours grand minimum par an. L’aide militaire se fait en fonction de
l’importance du fief. L’aide pécuniaire cela peut être un cadeau, une
rançon, le paiement de l’armure du fils aîné du seigneurs, ou le
mariage de la fille aînée. Le vassal pourra financer le départ pour la
croisade du seigneur.
-le conseil, c’est un conseil politique et judiciaire. Les vassaux en
matière judicaire sont tous sur le même pied d’égalité, donc ils sont
jugés par ses pères.
La cour féodale est compétente pour tout ce qui touche au fief, à la
qualité du vassal, compétence pour juger des obligations entre
seigneur et vassal.

B) Les Serfs

Ce sont des hommes qui habitent sur le territoire d’un seigneur. Ils
n’ont pas le droit de quitter la seigneurie, ils payent toutes les
charges que le seigneur leur demande et une en particulier : la taille.
Ils sont corvéables et taillables. La taille est un impôt que l’on paie au
seigneur sur n’importe quoi. Les serfs n’ont pas le droit de se marier,
lorsque le serf meurt, le seigneur peut prendre ses biens et ses
enfants deviennent serfs à leur tour.
Un esclave c’est un objet, quelque chose de mobilier tandis qu’un serf
c’est une personne.

C) La vie quotidienne au moyen âge

C’était un endroit où régné l’évêque et il avait l’habitude de défendre


les bourgeois contre les seigneurs. On disait que les citadins dans la
ville se gouverné en commun d’où commune. Ceux qui arrivaient en ville
avaient acheté leur liberté au seigneur et lorsqu’ils arrivent en ville
ils vont bénéficier d’une norme, ils bénéficient de la charte de
franchise. Cette charte énumère des droits accordés par la
commune. Cette norme s’est développée dans le Nord dans la violence
et dans le sud pacifiquement. Dans ces villes il y a une monnaie créée
et une armée et on va faire ses propres lois en matière pénale et en
matière civile.
« L’air de la cité rend libre »
Dans la ville il y a des rues et elles sont très animées. Il y a des
ordures partout, des rats, des troupeaux d’animaux. En 1131, le fils
aîné de Louis VI traverse une rue à cheval, et des cochons lui passe
devant qui le font tombé et mourir. Donc Louis VI interdit les
cochons dans la ville. Mais c’est Philippe Auguste qui va le plus
assainir les villes, il va interdire de jeter les ordures par la fenêtre.
Il va y avoir ensuite la création de bain public ou étuves. Tous les
jours, un étuveur officiel chauffe de l’eau afin que la population
puisse se nettoyer.
Dans la rue, on trouvait aussi des barbiers, la boulangerie et les
commerçants avaient l’habitude de faire des enseignes énormes, on
trouve des jongleurs, des musiciens, des mendiants, les eaux usées…
Il n’y avait pas d’éclairage public à l’époque et on pouvait se faire
égorger.
Les campagnes (95% du territoire) : elles arrivent à se développer
grâce au travail des marchands et des artisans. Les gens raisonnent
au niveau du temps, en matière de saison agricoles. Au niveau des
paysans on trouve les serfs de la Glèbe (de la terre), ils sont
considérés comme les animaux de la ferme. On trouvait aussi les
manants, ses sont eux des paysans libres, qui ont le droit de cultiver
leurs terres mais à leurs risques et périls.

 On trouvait aussi des foires surtout en champagne. A partir du


9ème 10ème siècle on s’est aperçu que la société va prendre une
nouvelle direction grâce à la création de foire, ces foires sont
apparues à cause de la nécessité pour les commerçants de
s’approvisionner en marchandises. Il s vont donc avoir l’idée de
créer des foires.

 Les spectacles, les gens se déplaçaient partout avaient besoin


de se divertir, ils vont bénéficier de spectacles itinérants
(saltimbanque = vient de l’italien saltare et banco, c’est un
spectacle de rue). On trouve des conteurs, bouffons,
mimes...Tous ces gens passaient de palais en palais, de ville en
ville. Ils recevaient de l’argent et il n’était pas rare que ce soit
des étudiants.

 Les tournois, c’est un événement où seuls les chevaliers


pouvaient participer. C’est un spectacle qui était solennellement
ouvert par un officier du roi qui annonçait que sur la place
publique 2 ou plusieurs chevaliers allaient se rencontrer. Ils
étaient de hauts aristocrates et ils avaient l’habitude de
monter un chapiteau avec une lance plantée avec un blason du
seigneur. Ils durent plusieurs jours et les gagnants peuvent
bénéficier d’un prix important (argent). Ils s’affrontent avec
des armes dites courtoises (on les rend inoffensives).
Une joute : une fois le chevalier à terre, il continue le combat avec
une masse. Si le blason de l’adversaire est élevé on demande une
rançon. La personne à terre devient Serf.
Dernier tournoi officiel, Catherine de Médicis mariée à Henri II,
qui va interdire les tournois, car son mari s’est fait tué lors d’une
joute par son grand adversaire. Son adversaire sans faire exprès a
touché l’œil d’Henri II et il va agoniser pendant 10 jours.

 Les fêtes, 1 jours sur 3 est chômés. On trouve les fêtes


catholiques, le carême, Pâques, l’épiphanie. Et pendant le
carême, on invite le peuple à partager le jeune et partager la
prière. Pâques, c’est le début du printemps et à l’époque on
prenait des œufs q’on peignait et qu’on donnait aux voisins pour
symboliser la fin de la privation de l’hiver. La toussaint, instauré
par Louis Le Pieux où l’on fête tous les saints. Noël fêtes
catholique.
Les fêtes profanes : les esclaves prennent la place de leurs maître.
Fête de l’âne : origine la fuite d’Egypte, une jeune fille tenait un
enfant dans ses bras avait l’obligation de rentrer dans l’église. La
Saint Jean, le 24 juin, on va allumer de grands feux et à l’époque
on a pris l’habitude de voir de jeunes couples sauter au dessus du
feu.

Au Moyen age, l’église considère la femme comme l’instigatrice du


pêché. La femme juridiquement est toujours présumée porter en
elle l’hérésie. Le seul remède c’est le mariage. Au moyen age, les
familles vont obliger les enfants à se marier le plus rapidement
possible. Pour les classes les plus élevées, on cherche l’alliance, si
le couple ne peut avoir un enfant le mariage pourra être remis en
question et la femme sera répudiée.
Beaucoup de grossesses seront fatale aux mères et il y avait des
infanticides si c’était une fille.
Il y avait à l’époque beaucoup de prostitués (les filles de joie). La
prostitution est autorisée par l’église. Ces femmes ont été souvent
rejetées par l’église, qui ont été violée ou ont eu une grossesse
clandestine.
Si on a affaire à un viol, d’une religieuse, d’une femme mariée ou
d’une femme vierge le crime est puni de mort. S’il s’agit d’une
servante, on indemnise la famille.

D’une manière générale, la femme participe activement à


l’économie. Elle va commercer et elle finit sa journée tard le soir.
Dans le commerce alimentaire se sont les femmes qui sont
majoritaires. On constate également à l’époque des écarts de
salaires. Mais la femme était aussi aimée pour leur beauté, pour
leur amour et pour certaines femmes elles ont réussi à se faire
une renommée historique. Les coiffures, les gens n’ont jamais
conçu de vivre têtes nues, ils devaient avoir quelque chose sur la
tête, les femmes de plus haut rang portaient des coiffes à cornes.
Elles portent souvent un voile blanc et pour les femmes âgées elles
entourent leur tête d’un voile.
Les repas se font sur une nappe blanche, au centre il y a toujours
le plat principal, les aliments ne sont jamais posés sur des
assiettes mais sur du pain qui doit absorber le jus gras. Mais pour
les invités il y a des assiettes et des petits pains. Il n’y a pas de
couverts. La nourriture est toujours hachée parce que ils ont de
mauvaises dents. Les aliments sont épicés pour masquer le coût
d’avariés.
Chez les seigneurs, on a le droit de manger du fromage. Mais les
convives on simplement le droit de manger du fromage dur.

A la naissance tous les bébés étaient nettoyés par un mélange de


roses pilées, du miel et du sel. On le met dans un linge. Tous les
enfants dormaient dans un berceau en osier. De 0 à 18 mois il était
emmailloté pour éviter que le corps ne se déforme pas. Le biberon
était une corne de vache et un linge qui sert de tétine. Il boit du
lait d’ânesse et une bouillie au miel dans une assiette en terre
cuite. C’est la mère qui hachée la viande au préalable.
On ne se lavait que les parties visibles parce qu'il y avait un problème
de place, donc, il n'y avait pas d'intimité, ainsi, les personnes ne se
lavaient que les parties visibles surtout en ville. Les paysans, en
campagne, se nettoyaient fréquemment, c'est pour cela qu'il y a
moins de maladies en campagne qu'en ville.
Dans certains châteaux, on prenait l'habitude de prendre le bain dans
de grandes cuves de bois qui servaient en même temps à laver le
linge. Au fond de la cuve, on mettait un linge pour éviter les échardes
(surtout dans le sud de la France).
Dans les monastères, les bains étaient seulement réservés aux
malades et convalescents. Certains moines expliquaient qu'il ne fallait
pas prendre de bain pendant 3 jours après la saigné, donc, il y avait
beaucoup de décès car il fallait laver la plaie.
Au nord de la France, dans certaines villes, il y avait des bains publics
qui servaient au plus pauvres. Il y avait 3 bains publics à Amiens, 26 à
Paris. Les personnes qui chauffaient l'eau s'appelaient les étuveurs
et il y avait un crieur qui criait que le bain était prêt. Le crieur ne
criait pas avant le lever du soleil car les personnes qui voulaient se
laver la nuit étaient agressées par les voleurs et tueurs.
Les médecins tombaient rarement malades parce qu’ils portaient une
robe très longue avec des donc gants,, les microbes ne rentraient
presque jamais.
Les étudiants étaient très riches parce que faire des études revenait
à 100,000 € par an. Il y avait 1 université en France, les livres étaient
très chers parce que l'imprimerie n'existait pas, donc il y avait des
copistes, et ce n'était pas des amphithéâtres mais des classes car ils
étaient peu nombreux. Pour écrire, l'étudiant devait acheter un jeu
de plumes, un encrier et de l'encre qui valaient très cher. Les
étudiants rentraient après dans les Ordres (ils entraient dans le
Clergé).

Section 2: la contestation de la féodalité:

A partir du XII, la féodalité va être contesté à cause des villes et la


réforme grégorienne (de Grégoire VII)
Paragraphe 1 : Les villes

A partir du XIIe siècle, on observe un mouvement communal qui avait


pour objectif émanciper les seigneurs. Les personnes de la ville
essayent de se couper de la dépendance du seigneur, donc, ils
concurrencent le seigneur. Ces habitants sont riches, il va donc se
poser la question de l'imposition vis-à-vis du seigneur. Ainsi, ces villes
vont réclamer un statut dérogatoire et demandent des franchises qui
apparaissent dans des chartes.

A) Les chartes de franchises

Le seigneur octroi des chartes de franchises, c'est un document


officiel dans lequel le seigneur par écrit, concède une certaine
autonomie à la ville. Il y avait 2 types de seigneurs:
-soit c'est un seigneur laïc et alors, on peut à l'amiable s'arranger.
-soit c'est un seigneur ecclésiastique, il refuse les franchises.
C'est ce qui s'est passé à Laon, au XIIe, les habitants ont massacré
le seigneur ecclésiastique.
Il y a 2 types de communes qui apparaissent lorsque l'on a affaire à
un seigneur laïc:
-c'est une ville de jurée: las habitants se sont prêtés serment
mutuellement (une conjuration) pour se battre afin d'obtenir
l'indépendance de la ville. Dans la commune jurée, le seigneur cède
rapidement. L'achat de franchises est très large, donc, il y a une
large autonomie qui permet à la ville d'obtenir un conseil municipal et
un échevin pour que la ville s'administre elle-même et pour qu'elle ait
ses propres tribunaux. Donc, les habitants ne sont plus jugés par le
seigneur mais par la justice municipale.
-ou c'est une ville franchisée: ce sont des villes crées par le roi. Le
chef de la justice royale dans la ville s'appelle le prévôt. La charte
n'est pas aussi large que la ville jurée, il y a simplement quelques
privilèges concédés. Un habitant a le droit d'avoir sa propre maison,
un petit jardin, un garçon avait le droit d'être dispensé une année sur
2, il y avait une réduction de quelques corvées. L'exemple de la ville
franchisée est Paris.

B) Les libertés communales

Les bourgeois sont les habitants des villes, ils s'opposent aux
étrangers (appelés Forains), ils étaient très surveillés par la police et
dès qu'ils arrivaient en ville, ils bénéficiaient du même privilège qui
est de rester 1 an et 1 jour pour devenir Bourgeois.
Ces libertés combattent un adage qui est: « nulle terre sans
seigneur ». Normalement, toutes les terres appartiennent au moins à
un seigneur, il n'y a pas de terres vacantes.
2nd adage: « l'air de la ville rend libre »: celui qui arrive dans la ville
est libre: lorsqu'un serf s'enfuit d'une servitude pour aller en ville
devient libre.
Ces habitant payent des impôts à la ville, ils ont l'obligation de
défendre la ville et, mécaniquement, la féodalité commence à se
désagréger.

Paragraphe 2 : La réforme grégorienne

Sous les carolingiens (arrêt en 987), l'Église était très liée au roi
politique. Néanmoins, comme la monarchie, l'Église va aussi être
affaiblie par la féodalité. Les seigneurs vont commencer à usurper
les pouvoirs de l'Église ce qui fait que au XIe siècle, l'Église réagit
grâce aux monastères et aux moines.

A) Lutter contre le nicolaïsme et simonie

L’église féodale est une église qui est aux mains des seigneurs
territoriaux, l’église n’est plus sous l’autorité directive du pape et
cette église au 9-10-11ème siècle est en crise.
Deux phénomènes vont toucher l’église :
-la simonie, vient de Simon le magicien. Ce Simon avait l’habitude de
proposer de l’argent aux apôtres contre le pouvoir de concéder la
grâce divine. Au moyen-âge on appelle simonie, le trafic de bien et de
fonction ecclésiastique. Ce trafic touche aussi le pape : Benoit 9 veut
vendre sa charge. A coté de cette simonie au moyen âge la plupart
des seigneurs étaient persuadé d’avoir la main sur le pouvoir de
l’église. Ces seigneurs avaient tendance à imposer leur candidat. De
même ces seigneurs ecclésiastiques avaient le droit de ban.
-le nicolaïsme, vient de Nicolas. C’était un diacre de l’église de
Jérusalem, collaborateur administratif de l’église. Il avait une vie de
débauche, le nicolaïsme c’est une pratique qui concerne les mœurs du
clergé. A cette époque, il y avait une débauche de la part de l’église.
Ex : Jean XII vivait avec des prostituées.

Ces 2 mouvements vont être contestés par une révolution


intellectuelle et spirituelle qui va naitre dans des monastères.
C’étaient dans ces monastères qu’il y avait de la culture, vont
apparaître des intellectuels et parmi ces moines Grégoire VII. C’est
la ville de Cluny qui va faire naitre cette réforme. Elle commence au
milieu du 11ème et fin à la fin du 12ème siècle. Ces idées vont se
diffuser en Loraine et en Italie.
Les objectifs :
-restaurer l’autorité du pape. Pierre dit : « Tuer Pierre et sur cette
pierre je bâtirai mon église ». Cette phrase permet de renforcer le
pouvoir du pape. Les orthodoxes vont mal prendre cette phrase et va
causer chiisme. Donc on a d’un coté le pape et de l’autre le
patriarche. C’est une victoire de Grégoire VII.

B) La théocratie pontificale

Grégoire VII va devenir pape en 1073. C’est un moine Italien qui


vivait dans l’abbaye de Cluny. Une fois élu, il va interdire aux clercs
d’entrer dans une église contrôlé par un laïc sous peine
d’excommunication. Il explique que le pape est supérieur aux
souverains et aux seigneurs laïcs et il va prendre des « dictatus
papae » au nombre de 27 en 1075.
Cette liste va choquer toute l’Europe car c’est une liste d’obligation
envers tous les souverains :
-dictat 9 : « Tous les princes doivent baiser les pieds du seul pape ».
ce dictat renvoie au rituel de l’adoration.
-dictat 12 : « le pape peut déposer l’empereur »
-dictat 19 : « le pape ne peut être jugé par personne »
-dictat 27 : « le pape a le droit de délier les serments de fidélité »

Il va mettre en application ces dictats, il en conflit avec Henri IV


l’empereur germanique. Henri IV va demander la destitution de
Grégoire VII. Il va donc l’excommunier Henri IV. Avec cette
excommunication va créer une révolte, certains vassaux vont se
rebeller devant Henri IV. Il va être obligé de céder, aller à Canossa =
il demande pardon à Grégoire VII. Il demande pardon avec un habit
de pénitent dans la neige et pieds nus.
Mais Henri IV va recommencer, il va de nouveau être excommunié et
il va essayer de le déposer en nommant un autre pape. Finalement ces
problèmes se terminent par un Concordat de Worms où désormais
l’empereur renonce à investir des évêques. C’est à partir de ce
moment là qu’on voit apparaître la théocratie pontifical, c’est à dire
un système dans lequel le pape détient le pouvoir spirituel et
temporel.

C) Les croisades

Lorsque que le christianisme né on avait l’habitude de faire un voyage


à Jérusalem, on adorait les reliques, pratiquait un culte de piété. On
faisait cela pour se laver de tous les péchés. Ces voyages durent
jusqu’au 4ème siècle. Cette volonté va réapparaitre au 11ème siècle et
les catholiques d’accident veulent recommencer ces voyages mais ces
terres sont occupées par les musulmans. On va amener les croisades,
initiative pontifical.

Les 2 premières croisades sont menées par des moines, par des
ermites. Ils font des voyages et essayent de convertir le plus de
monde possible. Les moines vont massacrer les juifs.
La papauté va contrôler la prédication et celui va qui mener la 3ème
croisade c’est Saint-bernard. Ils vont christianiser les chevaliers,
propagation de la violence. La plus connu de toutes les croisades c’est
la 3ème (1087-1092), c’est la croisade qui a été prêché par Grégoire
VIII. Menée par Fréderic Barberousse, Richard cœur de Lion et
Philippe Auguste. Ces trois rois vont arriver à Constantinople et
Frédéric Barberousse va se noyer et les 2 autres vont emprunter la
voie maritime et vont arriver à Acre. Il s’arrête à Jérusalem et ils
vont signer un traité avec Saladin. Et pendant 3 ans, les chrétiens
peuvent aller à Jérusalem et les musulmans à la Mecque. Le
financement a été assuré par les participants, ils vendent leur maison
et les seigneurs se faisait payer les croisades par leur vassaux, on
crée l’impôt Saladine.
Il y a eu 8 croisades et la dernière a vu Saint-Louis mourir de la
malaria dans la dernière croisade.

Section 3 : Les corporations et les foires au Moyen-âge

Paragraphe 1 : les foires

A) Création et organisation des foires

Ce sont des rassemblements important à périodicité régulière et


espacé de marchand venus de régions éloignées. Ces foires
contribuaient par les privilèges à la détermination d’un espace
juridique protégé. Cet espace est né au moyen âge. Entre le 12ème et
16ème siècle, ces foires ont servi sous l’impulsion du bourgeois et du
commerçant à faire renaitre le commerce international et à
consolider l’expansion économique de l’Europe. On trouve une ligne
commerciale, d’un coté les pays du nord et de l’autre le bassin
méditerranée. Donc il y a un trafic de marchandises qui correspond à
un besoin.

1) Le comte de Champagne

Il s’appelait Thibaud II, il est installé à Provin. Il a l’idée d’attirer


chez lui des marchands, et lorsque ces marchands se réunissent chez
lui il leur garanti la sécurité contre une taxe commerciale. Ces
privilèges : ce sont des paix de foires.
Ces privilèges lèvent la prohibition de l’église. Dans ces paix de foire
on pouvait bénéficier d’un passeport de foire : le conduit de foire =
ancêtre de l’assurance. Il permet d’être sous la protection du comte
et ils seront indemnisés s’ils se font attaqués.

2) La foire chaude à Troie et la foire froide à Troie

On s’échange des draps, des toiles = du Nord et la soie, la cire et les


épices = le Sud.
On trouvait des Lombards, des Toscans et des Flamants.
Dès lors l’échange de marchandises va doubler et on va prendre
l’habitude de régler ses dettes par transfert de créance.
B) Des institutions originales

1) Les garanties faites au créancier

La garde des foires, c’est l’ancêtre du tribunal de commerce. Des


officiers vont être chargés de rendre la justice et voir si les
transactions sont régulières.
Cette justice est itinérante, elle est très rapide, un appel ne suspend
pas la décision et les preuves sont rationnelles : écrit et serment.
On protège les commerçants avec des contrats, on prend l’habitude
d’imposer un sceau sur tous les contrats signés dans la foire et ce
sceau authentifie le contrat. Lorsqu’on a à faire à un marchand
escroc et qu’il s’enfuit on le déclare fugitif de foire. Les foires vont
allées chez lui et vont essayer de saisir ses biens et essayer de
s’emparer de lui (contrainte par corps), on va organiser la faillite du
débiteur.

Paragraphe 2 : les corporations du moyen-âge

Au M-A le commerce interne connaît un encadrement assez rigide qui


est du au système corporatif.
La corporation : c’est un syndicat mixte obligatoire, comprenant aussi
bien les patrons que les ouvriers.
Ces corporations avaient pour but la protection des intérêts des gens
d’un même métier.

A) La naissance des corporations

1) La volonté de s’émancipé du pouvoir seigneurial

C’était aux seigneurs que revenait la compétence commerciale et ce


chef demandait toujours une taxe sur le travail. Pendant la féodalité,
les relations commerciales sont incompatibles avec un système de
contrats vassaliques.
Des marchands vont avoir l’idée de s’organiser en association pour
pouvoir peser sur le chef et petit à petit les seigneurs vont subir le
poids des marchands.

2) Des corporations à la base du renouveau municipal

Ces corporations ont favorisé l’apparition des villes au moyen-âge.


Dans les villes ont voit apparaître une véritable industrie. Ces
marchands vont s’installer en permanence et vont contribuer au
renouveau économique.

B) Les caractéristiques des corporations

1) Communauté de métier et pouvoir royal


Ces corporations vont obtenir du roi leur reconnaissance.
Elles obtiennent :
-une existence juridique complète
-une personnalité civile
-obtenir des privilèges (privata / lois) : c’est un usage qui va à
l’encontre de la loi générale.

Ces corporations vont demander au roi de pouvoir contrôler leur


hiérarchie. En contre partie le roi va les contrôler également et il va
exiger : la jurande. Cette jurande permet de faire le lien entre le roi
et la corporation.
Conséquence : les corporations vont s’organiser eux même et vont
faire leur propre police. Jusqu’en 1791, quelqu’un qui veut travailler
doit passer par une corporation.

2) L’organisation des corporations

A partir du 13ème siècle, on va voir apparaître des règles coutumières


que l’on va rédiger dans un livre : Boileau « le livre des métiers de
Paris » 1268. C’est un prévôt qui a eu l’idée de rédiger ce livre (temps
de travail, conditions de travail…)
A coté, on s’est aperçu qu’il y a une véritable apparition d’une
organisation hiérarchique :
-les maitres : tous les produits de l’entreprise lui appartiennent. Lui
seul peut ouvrir une boutique
-les compagnons : ils travaillent à la pièce et un compagnon pour
devenir maitre il lui faut 20 ans de travail, pour cela ils doivent
passer une épreuve (un chef d’œuvre dans sa matière). Et s’il réussit
le chef d’œuvre, il devient maitre et il prête serment en jurant de
respecter les règles coutumières.
-apprentis : grâce aux parents ils vont demander au maitre de leur
apprendre le métier. Les parents versent une somme d’argent pour le
contrat. On limite le nombre d’apprentis, car le maitre a le monopole
du métier et il contrôle la hiérarchie.
Section 4 : la place du roi de France dans la féodalité

Paragraphe 1 : le roi de France, un roi seigneur féodal ?

Hugues Capet monte sur le trône en 987, c’est un seigneur féodal. HC


seigneur de paris. HC est conscient de sa position politique et surtout
il est conscient qu’il possède une dignité particulière car il est sacré.
Il lui faut obtenir une place prééminente par rapport aux autres
seigneurs.
Les autres vont le concurrencer, il y a eu des guerres :
-Le comte de Flandres au Nord, c’est une région riche. Le duc de
Normandie qui est un personnage puissant (le roi d’Angleterre). Le
duc de Bretagne. Le comte de Champagne.
Le roi de France ne peut imposer une décision politique. Philippe Ier
était marié sous la contrainte à Berthe de Hollande. Il accuse sa
femme de consanguinité. Il va la répudier et elle finit morte. Il
enlève la femme d’un comte d’Anjou et l’époux l’excommunie. Donc ce
sont ces concurrents qui vont aller à la croisade. En parallèle HC va
faire sacrer son fils, Robert. Avec Robert II le pieu va éditer la
primogéniture : celui qui nait en premier montra sur le trône. Après
Robert II c’est Henri I arrive sur le trône

Paragraphe 2 : le roi de France, un roi suzerain (= seigneur des


seigneurs) suprême

On le sait grâce à l’intervention de Louis VI le gros et Louis VII le


jeune. La monarchie française va utiliser 3 moyens pour lutter contre
la féodalité :
-la commise, le roi a le droit de confisquer le fief d’un seigneur. Roi
de France avec Jean Sans Terre.
-la mouvance c’est la théorie qui explique que tous les fiefs ont une
origine : le royaume de France. Tous les fiefs reviennent au roi
-phénomènes des achats, des mariages et des annexions. Ex : Anne de
Bretagne amène la Bretagne a François Ier. Victoire des albigeois
pour les annexer.

Chapitre 2 : L’affirmation du pouvoir royal

Début de la reconquête de la monarchie, reconquête du pouvoir royal,


du au conseiller, à l’armée.
L’abbé Suger, c’est l’abbé de saint Denis et il avait la particularité
d’être le conseiller de Louis VI et louis VII. Il avait une 2ème
particularité, il connaissait tout le droit romain. Il va permettre à ces
2 rois d’attaquer la féodalité grâce à des principes juridiques.

Section 1 : L’indépendance du roi vis-à-vis de l’extérieur

A l’époque carolingiens les élites intellectuelles, ces gens


considéraient au de la des différences ethniques, entre les peuples,
des différences culturelles, le pouvoir appartenait à Charlemagne
formait en réalité qu’un avec son peuple qui se fondait sur la
chrétienté. Cette idée va être dévié par les diffs empereurs qui vont
se succéder après charlemagne.

Paragraphe 1 : Le rejet des prétentions pontificales

A) et B) La conception chrétienne du pouvoir

Au début du christianisme, les chrétiens étaient en totale rupture


avec la conception romaine. Ces chrétiens vont exprimer une
distinction entre pouvoir temporelle et spirituelle. Elle trouve cette
justification dans 2 passages de l’évangile :
-Lorsque JC passe devant Ponce Pilate : il lui demande si il est le roi
des juifs. JC lui répond « mon royaume n’est pas de ce monde ».
Cette phrase signifie que le royaume de dieu n’est pas un monde
terrestre.
-Histoire de l’impôt : rendez à césar qui est a césar et à dieu ce qui
est à dieu ». Pour les romains c’est une trahison. Pour JC et ses
apôtres il ne peut y avoir une collaboration.
-les chrétiens pensent que tous les pouvoirs viennent de Dieu. Ponce
Pilate dit à JC : « sais tu que j’ai le pouvoir de te crucifier ». JC
répond « tu n’aurais aucun pouvoir devant moi si cela ne t’avais été
donné d’en haut ».
Les conseillers du pape connaissaient ces épisodes.

C) Philippe Le Bel et Boniface VIII

Ces théories vont être attaquées par Philippe Le Bel et Boniface


VIII.
Les 2 protagonistes vont s’attaqué et le roi de France va gagner.
Entre 1295-1296, à cette époque le roi de France avait l’habitude de
se procurer de l’argent grâce à un impôt qu’ils levaient sur le clergé.
Il demandait 1/10 du revenu du clergé : la décime. Ces rois de France
avaient l’habitude de demander l’autorisation au pape pour lever ses
impôts. Donc Philippe Le Bel demande l’impôt sans l’autorisation au
pape. Boniface VIII l’apprend et il va signer une bulle qui est envoyé
par Philippe Le Bel « clericis laicos ». Dans la bulle, il est dit que le
pape est supérieur au roi de France.
Il revoie une lettre en disant que le roi de France n’a aucun supérieur
sur terre. Il va couper les livraisons d’argent et d’or au pape. Le pape
cède.

En 1301, on est à Pamiers et un évêque en pleine messe insulte le roi


de France. Scandale, les insultes arrivent à PLB. Il convoque l’évêque
pour le juger, problème du privilège du For. Il l’envoie en prison.
Boniface VIII l’apprend et il envoie une 2ème bulle : « Unam sanctam »
où il réitère cette subordination et il lui dit qu’il l’excommunie. PLB va
envoyer un de ses proches conseillers, Nogaret (garde des sceaux de
l’époque), il a pour mission d’aller voir le pape et de lui mettre sur sa
table une convocation pour le juger. Le pape s’enferme. Nogaret
attend 1 semaine et il soudoie un des gardes : « attentat d’Anagni ».
Il rentre dans sa chambre, il le lève et lui met sur sa table la
convocation. Nogaret lui met 2 gifles et il meurt 8 jours après.
Victoire définitive de PLB. C’est à ce moment qu’il y a 2 papes.
Victoire du roi de France.

Paragraphe 2 : Le rejet des prétentions impériales

L’empereur du saint empire germanique, c’est Othon qui assoie le


pouvoir. A partir d’Othon I ils pensent qu’il faut dominer tous les
pays en Europe.

A) Les arguments de Frédéric Barberousse

Pour lui il faut absolument restaurer l’empire de charlemagne et


revenir sur le traité de Verdun. Pour lui c’est lui le successeur de
charlemagne. Il veut recréer l’empire romano germanique. Ces idées
sont exprimées au milieu du 12ème siècle. Elles ont pour origine la
redécouverte du roi romain et ces pouvoirs légitiment le pouvoir de
l’empereur. >Dans le droit romain il est écrit que l’empereur dispose
d’un pouvoir législatif illimité. Donc il a tous les pouvoirs.
Dans le droit romain (dans le digeste), il est expliqué qu’il y a une
différence entre les rois et l’empereur.

B) La réponse des légistes du roi de France

Ces proches conseillers vont expliquer que « le roi de France ne


connaît pas de supérieur au temporel ». Cette phrase est apparue en
1202 dans une bulle papale. On l’appelle la Bulle « per venerabilem »,
c’es le pape Innocent III qui dit qu’il n’y a pas de supérieur au pouvoir
temporel. Le pape avait peur du droit romain qui concurrence le droit
canonique. Le roi de France a interdit l’enseignement du droit romain
à la Sorbonne.
Ecrite par un conseiller de Saint Louis en 1256, Jean de Blanot a dit :
« Le roi est empereur en son royaume ».
Il a suffit de 2 phrases pour mettre la main sur la papauté.

Section 2 : Le Gallicanisme

Paragraphe 1 : le gallicanisme politique

C’est l’affirmation de la pleine indépendance du roi et de son royaume


à l’égard de sa papauté. Il a pour origine la distinction entre pouvoir
spirituel et temporel. Ce gallicanisme s’est incarné dans un pamphlet :
« le songe du verger ». Dans celui-ci on explique que le roi a le droit
de trancher tous les conflits entre les gens d’église dans son
royaume. Le roi a le droit d’accorder des privilèges au clergé

Paragraphe 2 : le gallicanisme religieux

Il a pour origine une crise qui éclate à la fin du 14ème siècle qui se
dispute la succession de Pierre. Ce conflit va être jugé par un concile
de constance qui permet de reconsolider le pouvoir de l’église.
Charles VII à Bourges, réunit une assemblée en 1438, va donner la
pragmatique sanction de Bourges. Dans cette assemblée, il est
expliqué que l’élection des gens d’église revient au roi. Le roi est
supérieur au pape et l’église nationale de France est supérieure à
Rome.

Section 3 : Le début d’une monarchie bien conseillée

Paragraphe 1 : Les états généraux

Ce sont des assemblées qui se réunissent sous la convocation du roi


et qui constitue les 3 ordres :
-la noblesse
-le clergé
-le tiers état

A la fin du règne de Louis XI, le fait de participer au états généraux


ne constitue qu’un simple service à la cour du roi pour prendre des
décisions. Seules les personnes liées par le contrat féodal vassalique
pouvaient venir. On étend cette représentation aux villes et il était à
l’intérêt de la monarchie d’avoir le plus de gens possible pour pouvoir
payer un impôt. Ils doivent une aide pécuniaire, militaire et des
conseils (avis). Ces avis, on les voit apparaître dans les cahiers de
doléance. Ces états ont été plus ou moins turbulents en 1614 car le
tiers état a voulu qu’on vote par tête et non par ordre. On va refuser
et on va réunir les états généraux le 5 mai 1789 et Sieyès à
demander à voter par tête.

Paragraphe 2 : Le parlement

A) L’origine

Il a été crée au règne de Louis IX. Il a pour origine un


démembrement de la « curia regis ». Ces gens vont dire qu’il an ont
marre de rendre la justice, ils veulent faire la guerre. Saint Louis
ayant peur de ses chevaliers, va démembrer sa cour. Il va ensuite
recruter des personnes qui connaissent bien le droit qui donnera la
« curia parlamento » (partie de la cour du roi). En 1250, l’habitude du
roi est de se balader. En 1310, le roi de France va se sédentariser.

B) l’organisation

Ces gens que l’on recrute on les appellent les « magistri ». Pour la 1ère
fois on à des juges qui organise des procédures d’enquête A partir de
1316, on divise le parlement, on voit apparaître des plaidoiries
d’avocat. Le parlement de paris va se spécialiser encore plus vite et il
va permettre le début de la bonne administration de la justice.

C) Les compétences

-Compétences judiciaires : compétente dans son territoire. Le


parlement de paris est le juge d’appel. Cela veut dire que le parlement
juge en dernier ressort les affaires sauf cassation devant la cour du
roi.
-Compétences politiques : Parlement (compétence
judiciaire+politique)
Lorsque le roi veut faire passer une loi il est obligé de la faire
enregistrer par le parlement. Si le parlement n’enregistre pas la loi
personne n’est au courant. Il est arrivé souvent que le parlement
n’enregistre pas tout de suite car il pense que la loi n’est pas bonne
pour le peuple. Ex : taxe trop haute…
Le roi envoie une lettre patente, soit elle est enregistrée, soit elle
est refusée, le parlement renvoie alors ces remontrances.
Le roi renvoie ensuite une lettre de jussion mais le parlement renvoie
la lettre. Le roi renvoie alors une itérative remontrance. Le roi arrive
au palais de justice, il la suspend et ordonne l’enregistrement. Le roi
a toujours raison.

Section 4 : Un roi justicier et législateur


Paragraphe 1 : Les premiers temps de la législation royale

Au moyen-âge on avait l’habitude de dire à propos du roi qu’il avait


l’habitude de dispenser la loi. Au moyen-âge on considéré que ce roi
était un justicier suprême. L’objectif c’est qu’il pouvait passer outre
le droit pour faire triompher la justice. Cette conception n’est pas
notre conception actuelle parce qu’aujourd’hui la justice doit être
conforme au droit. En fait à l’époque l’injustice pouvait aller au
dessus du droit. Cette conception on la doit à Aristote, c'est-à-dire
que n’importe quel pouvoir politique pouvait faire triompher la justice
tout en violant le droit. A partir du 12ème siècle le roi va prendre
conscience qu’il faut lutter contre la féodalité grâce à la loi, la 1ère loi
moderne date de 1144 : c’est une loi contre les juifs relaps = on donne
le choix à un juif de se convertir au catholicisme mais souvent il
revient au judaïsme, on appelle cela le relaps et cette fois ci on a le
droit de le persécuter. Louis VII appelle cela une ordonnance et non
loi.
En 1155, il prend la constitution de Soissons, constitution a l’époque
signifiait loi, il décide que pendant 10 ans sur son territoire on n’avait
pas le droit de faire la guerre sans son autorisation. Quoi qu’il en soit
ce roi de France aidé par des juristes, va prendre en considération le
droit romain et va instrumentaliser :
-« Quod principi placuit legis habet vigorem » = ce qui plait au prince
à force de loi.
Il explique que lorsqu’il prend une loi il le fait pour le bien commun.
-« Princeps legibus solutus est » = le prince est délier des lois.
Le roi est délié de ses propres lois.
Ces lois vont permettre au roi de se faire obéir.

A partir du 14ème siècle, le roi de France va réussir à obtenir la force


de tous les barons lorsqu’il prend une loi. On dit donc que la
monarchie est une monarchie à grand conseil. Mais il faut attendre le
16ème siècle avec Jean Bodin qui pour la 1ère fois, constitue un principe
de souveraineté.
Paragraphe 2 : l’apport fondamental de Philippe de Beaumanoir

C’est un bailli, représentant de l’autorité royal. Il vit à Beauvais. Il a


la particularité d’avoir écrit en 1280, cet ouvrage s’appelle « les
coutumes de Beauvaisis ». Dans cet ouvrage, il n’y a pas que des
articles concernant la coutume, il y a aussi des articles concernant le
pouvoir des seigneurs et du roi. Il a réussi pour la 1ère fois à
théoriser, la capacité normative du roi en partant de sa souveraineté.
Pour la 1ère fois il va donner des conditions nécessaires à une bonne
législation

A) La souveraineté

« Chaque Baron est souverain en sa baronnie mais le roi est souverain


au dessus de tous ».
Avec cette phrase il ne veut pas remettre en cause le pouvoir des
princes territoriaux. Il explique que les grands seigneurs ne peuvent
pas aller à l’encontre du roi, que les justices seigneuriales ne peuvent
pas aller à l’encontre des justices royales et que ce roi est le seul à
pouvoir prendre en compte l’ensemble des barons.

B) Le bien commun comme objectif

Le but du roi est de tendre au bien commun de tous les sujets. Cette
condition est tirée du droit canonique. Saint Thomas D’Aquin,
expliquait qu’une cité devait respecter absolument la volonté des
individus.

C) La loi doit être raisonnable

Saint Thomas D’Aquin, le reflet de la raison humaine n’est que le


reflet de la raison divine. Donc une loi royale ne peut pas aller à
l’encontre d’une loi divine.
D) Condition de forme

Beaumanoir dit que soit on est en temps de paix soit en temps de


guerre. En temps de guerre le roi à le droit de promulguer une loi
sans demander une autorisation au baron. Il explique que c’est un
état d’urgence.
En période de paix, le roi doit demander conseil au baron et il doit
défendre les usages et les coutumes du territoire.

Paragraphe 3 : La coutume

C’est un usage oral, qui se répète dans le temps ayant acquis une
valeur obligatoire.

A) Qu’est ce qu’une coutume ?

C’est un usage juridique consacré par une longue et commune pratique


reconnue par le groupe auquel il s’applique territorialement. Les
coutumes sont nées à la fin du 9ème siècle. Ces coutumes sont un droit
rudimentaire, oral et purement local. Le but de ces coutumes était de
répondre à un besoin local. Le mot coutume vient de « consuetudo » =
coutume.
Il faut :
-une répétition
-une durée (40 ans min)
-obligatoire
-elle est souple (elle s’adapte aux mœurs)
-elle est instable

Le problème c’est que comme elle est orale, elle est difficile à
prouver, elles se multiplient donc cela complexifie le système. La 1ère
réponse a été la rédaction des coutumes. Les 1ères rédactions datent
du 12ème siècle qu’on trouve dans le sud principalement. La 1ère coutume
est apparut à Sète. Les juristes vont rédiger leur propre coutume
mais d’une manière privée (ex : Beaumanoir…).
L’enquête pour prouver la coutume s’appelle l’enquête par turbe. Les
parties doivent présenter au moins 10 témoins qui vont corroborer
nos demandes. Cette enquête sera supprimée par Saint louis. Il faut
attendre l’ordonnance de Montils-les-Tours pour voir apparaître une
rédaction officielle des coutumes.

B) Un roi luttant contre les mauvaises coutumes

Il ne faut pas oublier que le roi au moyen-âge devait composer avec


les différentes coutumes qu’il avait sous son royaume. Au milieu de
cette mosaïque de coutume, le roi devait composer.
Ex : coutume de Normandie était misogyne. Absence de distinction
entre les Normands qui sont égaux devant la loi. En matière de
succession les filles étaient exclues, les normands privilégient l’ainé.
-Ce système était hérité des Scandinaves : Lorsqu’un fils né, il y avait
un système pour que le bébé tienne une épée.
Séparation des biens entre époux, c'est-à-dire que lorsque l’homme
se marie il devient propriétaire des biens acquis pendant l’union. Ce
---Normand est obligé de se constituer un douaire, si le mari meurt
1/3 des biens lui revient.
-La clameur de Haro, c’est une plainte verbale en public. En 1087,
Guillaume le conquérant décède. A cette époque on décide de la
transporter devant une église. Lorsqu’on le transfère, un homme fait
une clameur, il dit STOP et déclare à tout le monde qu’ils n’ont pas le
droit de transporter le corps de Guillaume parce que cette église à
été battit sur un terrain volé à mon père. On a donc suspendu les
funérailles, jusqu’à ce qu’il soit dédommagé.

A coté de ces coutumes on a des mauvaises coutumes. Ces coutumes


ont été abolit par Henri I, qui demandé une taxe de plus de 90% du
patrimoine des terres des hommes libres. Une mauvaise coutume est
une coutume qui va à l’encontre du bon sens, des bonnes mœurs, de la
religion, du droit naturel et de la raison.
Ex : la coutume qui concernait les ordalies.
-Egalement une coutume vexatoire du Vermandois qui interdisait à un
paysan qui avait renversé sa charrette sans l’autorisation du seigneur.
-Une autre de Touraine déclaré trop cruelle, on condamné à perdre la
main un individu qui volait pour la 1ère fois un morceau de pain.
-La coutume qui jugeait les animaux, parce qu’on voulait faire des
exemples car pour beaucoup de juristes il fallait se fonder sur des
passages bibliques, et on massacrait l’animal en public. Il y a avait des
procès qui condamné les hommes et les animaux, on appelait cela la
bestialité. En 1460, à Aigues-Mortes, un individu q été condamné pour
avoir entretenu une relation coupable avec un âne. Ils sont condamnés
à être brulé mais l’âne meurt avant. Le maire a acheté un nouvel âne
pour pouvoir le bruler en même temps.
Il y a avait des peines infamantes.
-A Toulouse, lorsqu’ une femme était considéré comme médisante,
malfamé on la mettait dans une cage en fer et on la plongeait dans
une rivière froide car on disait qu’elle était trop chaude.
Dans le Nord de la France on avait la peine de la course pour les
proxénètes. On le met sur un âne à l’envers et on le balade toute la
journée, c’est l’humiliation.
-En franche comté, pour les mineurs complices de crimes graves ont
les pendaient par les aisselles.

Il défend les bonnes coutumes et les autres il les interdit.


Section 5 : L’apport de Saint-Thomas D’Aquin

Il fait partir des auteurs politiques les plus connus. Né en 1225-1274.


C’est un auteur qui a permis de prendre un grand tournant dans
l’histoire des idées politiques. Pour la 1ère, il est arrivé à concilier
d’une manière intelligente les préceptes d’Aristote et de l’évangile.
Platon met tout en commun même les femmes. Aristote c’est l’apôtre
du libéralisme, de la classe moyenne. Il est le 1er à dire que l’homme
est un animal politique. Pendant ces études de droit les étudiants
avaient l’habitude de l’appeler le bœuf mué à cause de son physique,
sa timidité et ses escapades solitaire. Son maitre Albert Legrand,
lorsqu’il a appris que ces camarades se moquer de lui, il a
dit : « lorsque le bœuf mugira il fera trembler l’occident ».
Aristote était dans sa chambre, les 2 clercs vont dans sa chambre
vont vers la fenêtre et ils lui disent qu’il a y un bœuf entrain de voler
il leur dit : « j’aurai moins été étonné de voir un bœuf voler que 2
religieux mentir ».

Paragraphe 1 : une doctrine au dessus de son temps

Thomas rentre à l’Abbaye à l’âge de 5 ans et en sort à 19 ans. Il va


étudier ensuite chez les dominicains à Naples et au bout de 6 mois
ces dominicains voient qu’il est trop intelligent donc il l’envoie à Paris
où enseigne Albert Legrand. Ce dernier est connu pour commenter les
écrits d’Aristote. Thomas sera influencé par ce dernier et il écrira la
« somme théologique » et il explique qu’il n’y a pas de gouvernement
parfait mais le développement du peuple suit toujours des stades
bien précis.

A) Les fins du pouvoir

-Tout pouvoir a pour objectif de rechercher le bonheur de l’homme.


-Il sait que ce qui intéresse l’homme c’est sa propre existence.
Ensuite l’homme s’intéresse à l’au-delà. Dons un homme peut par lui-
même être heureux sans se référer à un dogme catholique. Il va donc
mélanger le droit canonique et le droit humain. Il va prendre la
phrase de Saint Paul : « omnis potestas nisi a deo + per populum »,
c’es pour cela qu’on dit qu’un homme est un animal politique et social.

B) Les formes du pouvoir

Saint Thomas d’Aquin va utiliser 2 syllogismes (sorite) en même


temps. Pour Thomas l’origine du pouvoir de dieu à une origine 1ère.

La société est une exigence de la nature de l’homme


+ Pour toute société est nécessaire une autorité agissant en vu du
bien commun
= L’autorité est une exigence de la nature

Mais toute les exigences de la nature procède de dieu son auteur


+ Or l’autorité est une exigence de la nature
= L’autorité procède de Dieu

Thomas dit que l’unité c’est la paix : « comme le cœur pour un


homme, comme la reine pour les abeilles, l’univers n’a qu’un seul
Dieu ».
Dès lors Thomas dira qu’on a le droit de tuer un tyran.

C) Les lois de l’état

Pour Thomas ces lois sont nécessaires et doivent être fondées sur
la raison et le bien être commun. La première des lois c’est la loi
divine et la 1ère loi pour Thomas :
-c’est discerner le mal et le bien
-fuir le mal et ne pas nuire à autrui

Mais pour appliquer ces préceptes, il faut demander de l’aide au


droit positif car la loi humaine apporte une sanction. Thomas va
dire : « princeps legibus solutus est ».

Paragraphe 2 : L’intolérance religieuse

On a reproché à Thomas ses prises de positions face aux


hérétiques car pour lui il faut les bruler.

A) Les origines de l’intolérance religieuse

Comment se fait-il que des chrétiens du moyen-âge est versé


autant dans l’intolérance religieuse ?
Ces chrétiens se sont fondés sur le nouveau testament et dans le
nouveau testament il est expliqué qu’il faut excommunier les
hérétiques. Celui qui va faire basculer le combat contre les
hérétiques c’est Saint-Augustin : « on doit faire souffrir les
hérétiques pour leur propre bien ».

B) La condamnation des infidèles et des hérétiques

Il distingue 2 catégories :
-les gentils (les païens, les juifs)
-les hérétiques
Les gentils pour lui se sont des personnes qui n’ont jamais connu la
foi. Pour cette partie de la population on ne voit jamais les
contraintes, on doit les abandonner à ma libre détermination. On
les tolère à condition que ces mêmes personnes aient une foi qui ne
soit pas instrumentalisé et qu’elle ne soit pas faite en public.
Pour les hérétiques, il faut les massacrer, les châtier, il faut les
exterminer. Par conséquent c’est ce qui va pousser à l’inquisition.

Chapitre 3 : La constitution coutumière

Constitution coutumière = loi fondamentale


Les juristes estimaient que le roi devait forcement avoir un
pouvoir limitait, réglait, encadrait par des normes. Le fait qu’un roi
possède un roi encadré le distingue des tyrans. Jusqu’en 1791, il a
existait une constitution coutumière, orale parce que on s’est
rendu compte qu’il existait un corpus de règle qui s’imposait à la
monarchie. Toutefois ça ne veut pas dire qu’il existait un système
constitutionnel avec la distribution es pouvoirs. Cette constitution
pose la question de l’attitude du roi face à la loi. Les juristes
faisait une distinction entre le droit et la justice, la justice est
supérieur au droit = équité c’est la justice suprême de Dieu. Dès
lors la constitution monarchique va se construire empiriquement à
chaque problème.

5ème siècle 751-754 800-814 843 847-877 987


Clovis Pépin le Bref Charlemagne Traité de Verdun Féodalité Hugues Capet
+ Robert II Le Pieux

1314 1316 1322 1328


Philippe Le Bel Louis X (meurt en 1314)
 Isabelle
 Philippe V
 Charles IV

Orange = Miracle des capétiens


Bleu = Rois maudits
Philipe le Bel
Charles

Louis X Isabelle Philippe V Charles IV Philippe IV (neveu


de PB)
1314-1316 + 1316-1322 1322-1328
Roi G-B
=
Edouard III

Section 1 : La succession au royaume de France

Paragraphe 1 : la masculinité
Jusqu’au 14ème siècle la succession au royaume de France obéissait
à 2 règles :
-celle de l’hérédité
- de la primogéniture
La couronne obéissait à ces 2 règles mais va se poser un problème
en 1316.

A) L’exclusion des femmes au trône

Pour les juristes de l’époque, la couronne ne peut se transmettre


de mâle en mâle. Un fait historique va corroborer à ce principe.
Philippe le Bel meurt en 1314 et laisse 4 enfants : Louis X le Hutin,
Isabelle, Philippe et Charles. Louis monte sur le trône et meurt en
1316 et laisse une fille Jeanne et sa femme qui est enceinte. On se
pose la question de la succession ? Sa femme ou Jeanne ?
Philippe explique qu’il veut être régent, il va convoquer une
assemblée d’ecclésiastique et de barons afin de trouver une
solution. Cette assemblée affirme que Jeanne est trop jeune, on
attend que la reine accouche si c’est un garçon c’est lui qui monte
sur le trône sinon c’est Philippe. Elle accouche d’un garçon qui
meurt au bout de 8 jours et c’est Philippe V qui se fait sacré et
devient roi de France. En 1322, Philippe V meurt or il n’a que des
filles. On va chercher Charles IV qui monte sur le trône. En 1328,
Charles meurt il a que des filles et donc on va chercher Philippe VI
qui est le neveu de Philippe Le Bel.

Les arguments contre l’exclusion des femmes au trône :


-les femmes ne peuvent pas aller à la guerre
-une femme n’est pas forte physiquement
-une femme est incapable juridiquement (autorité du mari)
-une femme est incapable de gouverner
-on va regarder dans les évangiles.
On tire 2 phrases : « les lys ne filent point et ne tissent point » et
« le royaume de France ne peut pas tomber en quenouille ». La loi
salique dit : « seul les frères héritent »
B) L’exclusion des descendants des femmes au trône

Lorsque Charles meurt en 1326, il reste Edouard III le petit fils


de Philippe Le Bel. On ne voulait pas d’un roi d’Angleterre sur le
trône de France. On ne peut pas transmettre un droit qu’on n’a
pas. En réalité c’est une décision politique on ne voulait pas d’un
étranger sur le royaume de France. On a instrumentalisé la loi
salique et pour les anglais ils se sont fait voler. En 1337, commence
la guerre de Cent ans, les anglais veulent récupérer le trône de
France.

Paragraphe 2 : L’indisponibilité

La couronne n’est pas disponible et cette règle c’est révélé au


cours des circonstances particulières pendant la guerre de Cent
ans. Elle est apparut à cause d’un traité.

A) Le traité de Troyes en 1420

Avant 1420, il y avait Charles le VI Le Fou, il avait la particularité


d’avoir des périodes de folie. En 1393, et Charles VI décide d’aller
à la chasse, il a pris une hache et il a découpé en morceaux 5 des
ses soldats. Et 2 heures après les avoir découpé il s’est excusé. En
1398, Charles VI donne une réception, un bal masqué (plume),
l’objectif était de trouver le roi. Le problème c’est que pendant la
soirée autour de la salle il a des torches en diagonale, et Charles le
VI prend feu et met feu à 15 personnes. Et personne ne dit rien
car tout le monde à peur de se faire tuer. Arrivé en 1420, il signe
un traité avec le roi d’Angleterre, il adopte le fils du roi
d’Angleterre et déshérité Charles VII = exhérédé son fils.
Les juristes français, vont se poser la question de savoir si le roi
de France avait le droit de changer l’ordre de la couronne ? Les
juristes vont dire non.
B) L’apport de Jean de Terrevermeille

Il va écrire un ouvrage en 1419, le « Tractatus ».


Dans cet ouvrage, il est expliqué que le roi n’avait pas le droit de
changer l’ordre de succession. C’est le 1er a crée le principe
d’indisponibilité. Influencé par le droit romain il va distinguer des
catégories. Ils pensent qu’il faut :
-évoquer des catégories propres au droit public ou le droit privé
-il faut donner une définition de la succession royale
-dans quelle catégorie ce droit rentre

Il fait une distinction entre les biens patrimoniaux (liberté de


disposer) et extra patrimoniaux (pas de liberté).
Donc rendre dans les biens extra patrimoniaux le domaine de la
couronne. Les biens patrimoniaux = biens privés.
Charles VI dispose du domaine de la couronne grâce au droit
public, Charles VI n’a pas le droit de faire cela.
La succession est automatique, successive et intangible. 1 an avant
il va réussir à délégitimer l’action du roi de France.

Conséquence :
-un roi ne peut pas abdiquer (François 1er)
-on n’a pas le droit de renoncer au trône (Philippe d’Espagne)
-on ne peut pas changer l’ordre de succession (légitimer ses
enfants bâtards)

Paragraphe 3 : La continuité

Comment pérenniser une bonne fois pour toute la dynastie royale ?


On devient roi lorsque son père meurt où lorsqu’on est sacré ?
Cela n’a pas posé de problème avec les sacres par anticipation
jusque Saint Louis. A partir de Saint Louis le sacre devient
déclaratif.

A) L’instantanéité de la Couronne

« Le roi est mort vive le roi » formulé en 1403 et 1407, Charles VI


décide à sa mort, le successeur est forcement le 1er né mâle. Ce
principe va perdurer jusqu’en 1791

B) La minorité du roi

La minorité du roi va être institué en 1793, il doit avoir 14 ans


révolus, pour éviter la régence

Paragraphe 4 : Le statut du domaine

C’est difficile à définir au moyen-âge. C’est l’ensemble des moyens


corporels et financiers mise à la disposition du roi comme support
matériel de sa fonction.
Il se divise en domaine corporel (terres, châteaux, forets…) et un
domaine incorporel (droit féodaux, fiscaux, prérogatives
royales…). Cette distinction est apparut à partir du 11ème siècle car
les rois voulaient agrandir leur territoire. Ils se sont rendu
compte qu’il ne devait plus aliéner le territoire royal.

A) La règle de l’inaliénabilité du domaine

Le domaine royal n’appartient pas au propre au roi de France. Il


faut donc rejeter les théories germaniques. Le reste du territoire
sera pour les sujets.
Résultats, il a fallu attendre l’édit de Moulins en 1566, cet édit
pour la 1ère fois va faire une distribution entre 2 domaines :
-fixe se sont tous les terrains que l’on obtient lorsqu’on monte sur
le trône, c’est le domaine fixe. Lorsqu’il monte sur le trône tous ce
qui arrive après vont être intégré dans le domaine casuel.
-casuel, il est aliénable. Mais s’il n’y touche pas pendant 10 ans cela
revient dans le domaine fixe.
Exceptions : apanages. Lorsque le 1er nait monte sur le trône, il y a
une récompense (territoire) pour les autres enfants, c’est un
apanage. Ils peuvent garder cet apanage s’ils ont un garçon.

Conclusion :

Il y a 3 faits historiques importants du passage au moyen âge à :


-la Renaissance = retour à l’antiquité = c’est le mépris du moyen
âge
-Réforme protestante = doctrine religieuse qui explique que la
vraie religion ne doit pas être à la solde de la papoté
-Guerres civiles qui ont commencé en Allemagne et qui ont fini en
Angleterre.

Ces 3 faits permettent de dire que ça a permis un tournant dans la


pensée politique et institutionnelle.
A ces 3 éléments on associe :

-Machiavel (il a dominé l’âge moderne car c’est le 1er à faire une
distinction entre la politique et la morale). La politique est plus
forte que la morale.
C’est un diplomate nait à Florence en 1469 et mort en 1527. On le
connaît grâce au « prince » écrit entre 1513-1514 et publié en
1531.
On le connaît également avec « discours sur la 1ère décade de Tite
–Live ». Son 1er ouvrage a été écrit dans des circonstances
particulières pour la famille Médicis, il donne une nouvelle
définition de l’état, un état se fonde toujours avec les qualités
personnelle du roi. CSQ : le prince doit avoir la virtus, il doit être
fort, il doit compter sur une armée de citoyens forts. Ce prince ne
doit pas hésiter à demander des impôts, il doit être hypocrite, il
doit être rusé et surtout il ne doit jamais respirer la douceur, la
sincérité, l’humanité, l’honneur et il doit se méfier de la religion.
Pour être aimé du peuple il doit leur donner des jeux et organiser
des amusements. Enfin ce prince doit avoir du prestige et il doit
faire la guerre pour pouvoir être prestigieux. Machiavel est le 1er à
expliquer que ce prince pourra sacrifier n’importe qui pour le bien
et la raison de l’état. Cela donne la célèbre phrase : « il vaut mieux
être aimé mais il est nécessaire d’être craint » et « la fin justifie
tous les moyens ».
A la même époque est apparut Thomas More né en 1478 et 1535.
C’est un historien, juriste, poète…il a été chancelier et c’était un
ami d’Henri VIII. Il est connu pour avoir écrit un
ouvrage « L’Utopie » et dans ce livre il décrit un pays imaginaire en
fait l’Angleterre. Il dit qu’il existe un pays avec une misère
profonde, une tyrannie odieuse, une capitale qu’il nomme Amaurote
(ville fantôme), un chef Ademos (sans autorité) et un fleuve
Anhydres (sans eau).
Il lance 3 abus :
-les abus politiques
-les abus sociaux (nobles et moines = parasites)
-les abus économiques (la propriété foncière prive de travail une
grande partie de la population).
Il a donc était envoyé à l’échafaud.

-Luther et Calvin, ont proposé une nouvelle doctrine de l’état qui a


permis de légitimer le tyrannicide. Luther est un prêtre qui a était
professeur de droit à Wittenberg, il est entré en conflit avec la
papoté à cause des indulgences. Luther a rompu avec le dogme
catholique en se mariant. C‘est le début du protestantisme.
Calvin est né à Noyon, il a écrit un ouvrage pour François 1er en
1536, où il explique que les protestants qu’il fait bruler ne sont pas
des prêtres mais que ces protestants sont dans la théorie
religieuse.
Ces théories politiques monarchomaques vont nourrir les théories
politiques et institutionnelles en expliquent que le pouvoir doit
être partagé par des contrats.

-Bodin a répondu à ses troubles en France et Hobbes en


Angleterre.
Révisions :
-Questions dans l’intro (droit à Rome)
-Un des 6 paragraphes 1er qui va tomber
-Question sur la vassalité
-Question sur le sacre
-La restauration de l’empire romain, ministerium regis
-l’universalisme impérial.
-pouvoir de l’église, paix de dieu et trêve de dieu
-féodalité
-hommage féodaux vassalique
-contestation de la féodalité
-croisades
-corporation, foires au moyen âge…
-le roi suzerain = Philippe de Beaumanoir et roi souverain = Bodin
-le parlement
-la paix de Soissons
-Beaumanoir
-coutumes
-Saint-Thomas d’Aquin (exceptionnel)
-question à la fin sur le chapitre 3