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Le site du Rouge-Cloître à Bruxelles

Le site de Rouge-Cloître, un héritage du passé...


Comme nous l'apprennent les fouilles ayant eu lieu sur le site, le
Rouge-Cloître, à l'orée de la forêt de Soignes, témoigne d'un riche
passé. A l'époque de son rayonnement (du XVe au XVIIIe siècle), le
prieuré, communauté religieuse placée sous l'autorité d'un prieur
(directeur), accueillit de nombreux savants, historiens ou théologiens,
ainsi que le célèbre peintre Hugo Van der Goes. Les remarquables
manuscrits, enluminures et reliures, réalisés au XVe siècle, donnèrent
une renommée extraordinaire au site. A la fin du XIXe siècle, le site
devint un véritable paradis d'artistes, qui, attirés par le charme de
l'ancienne abbaye, fréquentent le lieu. Récemment, un projet de
rénovation a été mis sur pied, marqué par la volonté de trouver un
juste équilibre entre la préservation du patrimoine naturel et du
patrimoine archéologique et architectural.

L'archéologie et les fouilles sur le site

Depuis 1999, des fouilles, sondages et évaluations archéologiques, menés


par une équipe des Musées royaux d'Art et d'Histoire pour le compte de la
Direction des Monuments et des Sites de la Région, ont précédé les
réaménagements du site actuellement en cours.
Ces réaménagements sont menés conjointement par la Régie foncière de
la Région de Bruxelles-Capitale, en ce qui concerne la restauration des
bâtiments et, par l'IBGE pour les espaces verts ainsi que le mur d'enceinte.
Un suivi archéologique des études et des travaux a été organisé pour
documenter et nourrir tant les projets de conservation/restauration du mur
que l'aménagement des jardins et, dans le futur, de restauration des
édifices.
L'équipe archéologique au service de la Région, dirigée par Mlle Sylvianne
Modrie, a déjà procédé aux études archéologiques préalables des
bâtiments des anciennes écuries du XVIIIe siècle, de la maison du prieur
(l'ancien restaurant) et d'une partie de la maison du portier ainsi que pour
la totalité du tracé du mur d'enceinte dont de nombreux tronçons ont été
remis au jour. L'infirmerie, la brasserie et le moulin ont été ainsi repérés et
dégagés dès 2001-2002. A ce jour, le mécanisme du moulon a également
été retrouvé.
Fin 2003, c'est plus particulièrement l'emplacement de l'ancienne église,
des ailes disparues du cloître et de l'ancienne brasserie qui ont fait l'objet
de l'attention des membres de l'équipe archéologique.
En ce qui concerne le cloître, une aile est parfaitement conservée (il s'agit

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En ce qui concerne le cloître, une aile est parfaitement conservée (il s'agit
de l'ancien restaurant en cours de rénovation). Une autre a été
profondément remaniée pour accueillir les ateliers d'artistes. Les deux
autres ailes du cloître ont été arasées vers 1800.
Les vestiges qui viennent d'être découverts montrent notamment une
longue cave voûtée sous l'aile nord du cloître et un fragment de l'aile
occidentale. Enfin, la brasserie dont le mur extérieur est véritablement
inclus dans le tracé du mur d'enceinte présente encore des sols en place
ainsi que des fours qui permettront d'étudier le processus de fabrication
traditionnel de la bière.

Source: S. MODRIE, Suivi archéologique au prieuré de Rouge-Cloître à


Auderghem, in: Bulletin de liaison ICOMOS, n°18, juillet 2004, pp. 4-6.

L'histoire
Il était une fois …

1. Les premières années (1359 – 1392) : de l’ermitage au prieuré


Le prieuré de Rouge-Cloître doit son origine à l’établissement d’un ermite
du nom de Gilles Olivier qui décida aux alentours de 1359 de vivre en
reclus et de s’installer dans la Forêt de Soignes. Le lieu qu’il choisit devait
probablement se trouver au bout du grand étang situé un peu au-delà de la
Chaussée de Wavre et s’appelait Bruxkens Cluse ou ermitage du petit pont
car situé près d’un petit pont. La seule personne qui lui rendait visite était
son ami le chanoine Guillaume Daneels. Ce dernier, attiré par les lieux et
désireux de vivre auprès de l’ermite, mais dans de meilleures conditions,
obtint de la duchesse Jeanne de Brabant (1322-1406) un terrain pour bâtir
leur habitation. En 1366, ils construisirent un ermitage, constitué d’une
chapelle et de quelques bâtiments dont des cellules pour neuf ermites, à
l’endroit même où sera édifié le futur prieuré. Ce bâtiment, fait de poutrelles
en bois et de terre et recouvert de tuiles pilées, fut appelé Rode Cluse.
Comme beaucoup d’ermites, ceux de Rode Cluse s’efforcèrent de concilier
leur règle de vie avec celle d’un ordre établi. Ils choisirent de suivre la règle
de saint Augustin dont la pauvreté, le partage des biens et la prière
constituent les fondements.
En 1369, ils obtinrent la consécration de leur chapelle dédiée à saint Paul,
le droit d’édifier un autel et de lire les offices, mais non celui d’administrer
les sacrements (le baptême, la confirmation, le mariage...). En 1372, ils
reçurent l’approbation de leur mode de vie, de leurs règles liturgiques et de
leur institution elle-même.
Les cinq ermites présents à ce moment, appartenant à des familles
d’officiers de la duchesse Jeanne et bénéficiant de sa protection,
décidèrent alors de transformer l’ermitage en prieuré. En 1373, ils
agrandirent les bâtiments et consacrèrent un nouvel autel ainsi qu’un
cimetière.
En 1374, Guillaume Daneels fut désigné premier prieur de la communauté.
Rode Cluse devint alors le Prieuré de saint Paul en Soignes, dit Rubea
Vallis, et appelé ensuite communément Roodclooster, Rouge-Cloître, nom

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qui lui est resté jusqu’à ce jour. Pour certains, le nom de Rouge-Cloître
proviendrait de l’utilisation d’un mortier rougeâtre obtenu en pilant des
tuiles et des briques pour enduire les murs. Une autre explication du
préfixe « roo » ou « rode » (du néerlandais rooien qui signifie déterrer,
arracher) indiquerait que le prieuré a été édifié sur une partie défrichée de
la forêt. Ce préfixe apparaît dans bon nombre de communes ; en français,
il correspond à « sart », radical apparaissant fréquemment dans les noms
de communes ou de lieux-dits.
Grâce aux nombreux privilèges reçus de la duchesse Jeanne, entre autres
l’exemption d’impôts, le prieuré s’épanouit et prospéra rapidement. La
duchesse combla le Rouge-Cloître de dons et d’avantages. En effet, elle
leur offrit les terres et les étangs des environs et laissa le bétail
appartenant au prieuré paître librement dans les bois environnants. Le
prieuré disposait de son propre moulin à eau pour y moudre le grain et
presser l’huile.
Le prieur Guillaume Daneels rendit les bâtiments dignes de l’importance
croissante du prieuré. La première pierre de l’église fut posée le 31 mai
1381, sous la direction d’Adam Gherijs, architecte de la duchesse Jeanne
de Brabant. L’église fut consacrée en 1385. Entre-temps, les chanoines
avaient bâti la sacristie, les cloîtres ainsi que le premier mur d’enceinte. Ils
avaient également asséché les marais, défriché, nivelé et préparé les
terres pour la culture.
Le choix de l’implantation du prieuré était très judicieux : les forêts des
alentours apportaient non seulement la paix et la solitude propices au
recueillement, mais elles procuraient également du bois d’œuvre et de
chauffage. Les pentes sablonneuses livraient du grès calcaire, un matériau
de construction de bonne qualité ; plusieurs sources débitaient une eau
pure alimentant des étangs poissonneux.
Guillaume Daneels mourut en 1392 et le Zélandais Hendrik Wisse lui
succéda.

Habit de chanoine régulier de Rouge-Cloître. Gravure du XVIIIe siècle.

2. Le prieuré de Rouge-Cloître au 15e siècle : développement et


épanouissement

Les trois prieurés existant en Forêt de Soignes au début du 15 e siècle


(Groenendael, Rouge-Cloître et Sept-Fontaines) avaient adopté la règle de

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(Groenendael, Rouge-Cloître et Sept-Fontaines) avaient adopté la règle de
saint Augustin, préconisée par Ruysbroeck (le prieur de Groenendael), ce
qui ne pouvait manquer de les rapprocher. C’est ainsi que fut constituée en
1402 une congrégation dont Groenendael prit la tête. En 1412, la
congrégation de Groenendael rallia celle de Windesheim (Pays-Bas) dont
le prieur devint celui de la congrégation. Par leur union, les prieurés
gagnèrent la protection constante de Rome. Cela leur donna une certaine
puissance qui leur valut une expansion considérable.
Le prieuré de Rouge-Cloître vit alors s’élargir son horizon et ses activités
devinrent remarquables. Beaucoup de charges, comme l’enseignement,
furent confiées par le chapitre général à des chanoines de Rouge-Cloître
auprès d’autres couvents et monastères.
Jusqu’à la fin du siècle, le prieuré vécu paisiblement, embellissant ses
bâtiments, ornant son église d’une triple rangée de stalles (sièges en bois
qui se trouvent des deux côtés du chœur) de style gothique flamboyant,
construisant une infirmerie ainsi qu’une voûte pour capter les eaux à la
sortie des étangs supérieurs. Les chanoines enrichissaient leur
bibliothèque de copies exécutées dans leur scriptorium, de travaux
originaux de certains moines, de dons, d’achats et de legs. En bon ordre
figuraient les ouvrages d’auteurs appartenant aux autres monastères de la
congrégation, mais beaucoup plus nombreux étaient les ouvrages de
Pères de l’Eglise dont saint Augustin, des martyrologes (listes de martyrs
mais également de personnages reconnus saints par l’Eglise), des
psautiers ou encore des ouvrages de théologie. Certains manuscrits
dataient du 12e siècle.
La réputation de la bibliothèque de Rouge-Cloître allait de pair avec celle
de son scriptorium et de son atelier de reliure.
Le caractère artistique, l’élégance et la richesse des productions du
scriptorium de Rouge-Cloître atteignirent toute la perfection possible de
l’époque.
C’est durant cette période que le peintre primitif flamand Hugo van der
Goes se retira au Rouge-Cloître en tant que frère convers.
Il y mourut en 1482. Une pierre apposée sur la façade de la Maison de
Savoie, dite « Le Prieuré », rappelle sa retraite.

Portrait de moine par Hugo Van der Goes. Ce portrait nous montre l'aspect
des compagnons du peintre pendant les dernières années de sa vie.
(Metropolitan Museum of Art, New York).

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(Metropolitan Museum of Art, New York).

Jusqu’au 17e siècle, il y avait deux catégories de religieux au prieuré de


Rouge-Cloître : les chanoines et les frères convers. La vie des chanoines
était réglée suivant un horaire très strict et chacun travaillait sous la
direction du prieur. Ils ne participaient que rarement aux travaux manuels
qui étaient assumés par les frères convers (brasserie, moulin, entretien des
bâtiments, pêche, exploitation agricole et accueil des visiteurs).
Tout au long de son existence, le prieuré reçut de nombreux dons et
bénéficia de la protection des souverains. En 1513, Charles Quint
(1500-1558) fit un don en vue de la construction d’une nouvelle église et,
en 1535, il fit construire la Maison de Savoie, appelée ainsi parce qu’un
duc de Savoie fut le premier à y loger. Le bâtiment hébergeait alors le
réfectoire et les appartements des hôtes de passage. C’est ainsi que le
Rouge-Cloître connut son apogée au cours du 16 e siècle.

3. De la fin du 16e au 18e siècle : période de déclin, exil et suppression


du prieuré

La période de faste et de paix ne fut pas de longue durée. En 1572, le


prieuré fut détruit par des hérétiques. Dès 1581, le protestantisme obligea
les religieux à s’exiler dans leur refuge de la rue des Alexiens à Bruxelles,
jusqu’en 1607. Dès cette époque, le déclin de la communauté se ressentit
d’avantage. À la fin du 17e siècle, des crises internes affaiblirent fortement
le niveau spirituel du prieuré. D’importants travaux de transformations
(comme la destruction des trois cloîtres pour en construire un seul)
entrepris entre 1670 et 1680 par le prieur Gilles de Roy faillirent ruiner le
prieuré. De plus, les lourdes contributions imposées par les pouvoirs
publics au milieu du 18e siècle réduisirent son patrimoine.

Le site en 1725

Une fois cette période de désordre terminée, la vie courante repris à


Rouge-Cloître. Les chanoines, de retour à Auderghem après 30 ans d’exil,
restaurèrent les bâtiments délabrés. Le prieuré fut reconstruit et développé
aux 17e et 18e siècles pour lui donner son aspect définitif. Ce monastère
comptait parmi les plus prestigieux des Pays-Bas. Des personnages
célèbres y séjournèrent, notamment les archiducs Albert et Isabelle.
Les quinze étangs (il n’en reste aujourd’hui plus que cinq), la somptueuse

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Les quinze étangs (il n’en reste aujourd’hui plus que cinq), la somptueuse
église bâtie en grès blanc et décorée d’une œuvre de Rubens, La
Décollation de Saint Paul, les nombreux autres bâtiments, les champs, les
vergers, les jardins potagers, tous ces éléments en firent un joyau de la
Forêt de Soignes.
En 1693, un incendie ravagea une partie des bâtiments. La bibliothèque
qui recelait un trésor de manuscrits, d’enluminures et de reliures réalisés
sur place, fut heureusement épargnée par les flammes. Certains de ces
livres furent transférés en 1794 à la bibliothèque impériale de Vienne. Les
bâtiments qui existent encore actuellement ne donnent qu’une faible idée
de la splendeur passée du prieuré.
En 1783, le décret de Joseph II supprima de nombreux ordres
contemplatifs jugés inutiles, dont le prieuré de Rouge-Cloître. Dès lors, les
chanoines n’avaient que le choix de chercher à entrer dans une autre
congrégation ou la sécularisation (revenir dans les villes et villages). La
communauté de Rouge-Cloître se dispersa et ses biens mobiliers furent
vendus. Après quelques péripéties qui laissèrent croire à un renouveau du
prieuré, celui-ci fut définitivement supprimé en 1796.

4. Les 19e et 20e siècles : vente publique, transformation en un site


industriel puis, en un lieu de promenade et de détente

Vendue, la propriété changea alors souvent de propriétaires. Un incendie


ravagea l’église en 1805 dont les vestiges furent rasés peu après
l’accident. Lors de la vente publique, les bâtiments furent rachetés par les
premiers industriels qui bientôt s’y établirent. Sur le site furent installés une
verrerie dans la Maison de Savoie, une teinturerie dans la Maison du
Meunier, une filature dans la Maison du Portier ainsi que d’autres
commerces comme une blanchisserie, une fabrique mécanique de fagots
et enfin un restaurant au début du 20 e siècle.
Toutefois, ces diverses entreprises n’endommagèrent pas vraiment le site
et disparurent vers la fin du 19e siècle. Le site de Rouge-Cloître devient
alors un lieu de prédilection pour les artistes qui, attirés par le charme de
l’ancien prieuré, fréquentèrent le lieu.
En 1900, différents projets comme la construction d’un barrage, celle d’un
lotissement ou encore l’installation d’un jardin zoologique furent envisagés.
Par peur d’importants changements du site, les pouvoirs publics décidèrent
de prendre des mesures de sauvegarde.
En 1910, le domaine fut acquis par l'État belge, ce qui mit fin aux menaces
de morcellement et aux différents projets d’exploitation. Le site fut classé
en 1959 et devint la propriété de la Région de Bruxelles-Capitale en 1992.
Aujourd’hui, la gestion du site est partagée entre la Régie Foncière de la
Région de Bruxelles-Capitale qui a la responsabilité des bâtiments et
l’Institut Bruxellois de Gestion de l’Environnement qui s’occupe des
espaces non bâtis. La commune d’Auderghem est locataire d’une partie
des bâtiments dans lesquels fleurissent différentes institutions dont le
Centre d’Art de Rouge-Cloître et les ateliers d’artiste, la Maison du Conte
de Bruxelles et l’a.s.b.l. Cheval et Forêt.

Un paradis d'artistes

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Un paradis d'artistes

Le site de Rouge-Cloître devient, à la fin du XIXe siècle, un lieu de


prédilection pour de nombreux artistes. Plusieurs de leurs noms demeurent
ainsi attachés aux bâtiments (par exemple la maison dite du Meunier,
située en face de la maison de Savoie, est souvent appelée la maison
Alfred Bastien, ou encore la petite maisonnette à toit rouge en face du
Centre d'Art est désignée l'atelier de Léon Houyoux ou encore de Désiré
Haine, qui l'occupa par la suite).
Citons également Jean Degreef (1852-1894), cet artiste qui depuis 1883 ne
cessa d'exalter la beauté du site, qui vécut dans le grenier de la maison de
Savoie. Ses peintures témoignent de son admiration pour Hippolyte
Boulenger, chef de file de l'Ecole de Tervuren, ce groupe de peintres
proche des paysagistes réalistes de l'Ecole de Barbizon.
D'autres peintres comme Jean Laudy (1877-1956), René Stevens
(1854-1937), qui fut le fondateur et le premier secrétaire général de la
Ligue des Amis de la Forêt de Soignes de 1909 à 1937, Léon Houyoux
(1856-1940), qui s'est fixé à Rouge-Cloître depuis 1908 (maison du
Portier), Alfred Bastien (1873-1955), Adolphe Keller (1880-1968), Louis
Clesse (1889-1961) ainsi qu'Auguste Oleffe (1867-1931), qui mettra toute
son énergie à aider les jeunes artistes, ce qui entraîna qu'un grand nombre
de peintres brabançons se grouperont autour de lui et le considéreront
comme leur chez de file.

Les peintres au Rouge-Cloître en 1899. Franz Smeers, Henriette Bastien,


Alice Degreef, Alfred Bastien, Demalander, Albert Pinot, Amédée Degreef,
Georgette Bastien, Mariette Smeers.

Hormis Auguste Oleffe dont l'oeuvre s'inscrit dans le fauvisme, ces peintres
de plein air, annoncèrent un impressionnisme autochtone au sein duquel la
primauté est donnée au temps de pluie de brume si caractéristique de nos
régions. Héritiers du réalisme, ils y joignirent souvent avec finesse la
captation du rendu atmosphérique.

La rénovation
Un projet de grande envergure a été mis sur pied, s'appuyant sur une
importante et récente étude historique et archéologique entreprise en 1998
par les Musées royaux d'Art et d'Histoire, pour le compte de la Direction
des Monuments et Sites de la Région de Bruxelles-Capitale.

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des Monuments et Sites de la Région de Bruxelles-Capitale.
Ainsi par exemple, vu l'importance symbolique du mur d'enceinte dans la
définition et la délimitation de l'espace sacré du prieuré, le projet de
restauration du site vise à rétablir son caractère clos en restaurant les
tronçons existants du mur, en reconstruisant les tronçons manquants et,
enfin, en redessinant à nouveau les quatre accès historiques du site selon
leur hiérarchie.
Le site étant classé au même titre que la forêt de Soignes, et une partie du
site intra et extra-muros étant classée réserve naturelle et intégrée au
réseau européen NATURA 2000, cette remise en valeur est doublée d'un
important volet environnemental. Ce projet vise également à restaurer le
réseau hydraulique mis en place par les chanoines. L'ensemble du projet
est marqué par la volonté de trouver un juste équilibre entre la préservation
du patrimoine naturel et celle du patrimoine archéologique et architectural.
C'est avec la même perspective que l'IBGE a entamé, en 2006, les travaux
d'aménagement des jardins historiques de l'abbaye.

Source: IBGE, Info-fiches, espaces verts, Le Rouge-Cloître, 2007.

Rue de Rouge-Cloître 4
1160 Auderghem (Bruxelles)
Tél. : 02 660 55 97
info@rouge-cloitre.be

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