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Université des Sciences et de la Technologie d’Oran

LMD Sciences et Techniques de l’ingénieur (ST)


PHYS3
Mr Abdelhafid Kaddour

Corrigé de l’examen final 2005/2006

Partie 1 : vibrations mécaniques


Exercice 1 (1point): Par analogie avec l’équation générale réduite régissant un oscillateur à 1 ddl en
régime libre amorti, la pulsation propre ω0 , le coefficient d’amortissement η et la pseudo période ω d’un
oscillateur ayant pour équation réduite x + 4 x + 16x = 0 seront déterminés :

ω02 = 16 ⇒ ω0 = 4 rad .s −1 et 2ηω0 = 4 ⇒ η = 0.5 ,

nous remarquons que le facteur d’amortissement est inférieur à 1et par conséquent l’ amortissement est
sous-critique (amortissement faible), ainsi les oscillation sont amorties de pseudo-période ω exprimée par
la relation suivante :
ω = ω0 1 − η2 ⇒ ω = 3, 46 rad .s −1

Problème 1 (7 points) : l’équation du mouvement de la masse M m du système mécanique représenté par


la figure 1 est déterminée en appliquant soit le principe fondamental de la dynamique soit les équations de
Lagrange :
d ⎛ ∂Ec ⎞ ∂Ec ∂E p ∂D
⎜ ⎟− + + = Qi ( t ) ( i = 1,… , n )
dt ⎝ ∂qi ⎠ ∂qi ∂q i ∂qi

.
S

xS
Cm Rm

Mm x

Principe fondamental de la dynamique : ∑ F (t ) = M x (t )


m

• la masse est soumise à une force de rappel élastique −K ( x − x S ) et à une force de


frottement Rm ( x − x S ) , l’équation de son mouvement est :

M m x + K ( x − x S ) + Rm ( x − x S ) = 0 (1.1)
Equations de Lagrange :
d ⎛ ∂Ec ⎞ ∂Ec ∂E p x − x s ∂D
⎜ ⎟ = Mmx , =0, = , = R m ( x − x s ) et Qi ( t ) = 0
dt ⎝ ∂x ⎠ ∂x ∂x Cm ∂x
M m x + K ( x − x S ) + Rm ( x − x S ) = 0

1
1. Nous supposons que la surface S effectue des vibrations harmoniques d’élongation x S = X S e j ωt et
j (ωt −ϕ )
que la masse M m oscille avec la même pulsation ω mais avec une élongation x = Xe
(régime permanent) :

1.1 En notation complexe l’équation du mouvement de la masse trouvée précédemment devient :

jRmω ( x − x S ) + K ( x − x S ) = M mω 2 x (1.2)

1.2 La relation ( x − x S ) / x S entre l’amplitude ( x − x S ) du mouvement relatif de la masse par rapport


à S et l’amplitude x S du mouvement de la surface S est :

⎡( K − M m ω 2 ) + j ωR m ⎤ ( x − x S ) = M m ω 2 x S , (1.3)
⎣ ⎦

(x − xS ) = M mω 2
, (1.4)
xS ⎡( K − M m ω 2 ) + j ωR m ⎤
⎣ ⎦

2. En utilisant les variables réduites ω02 = K / M m , η = Rm / Rmc ( Rmc = 2 M mω0 ) et ϖ = ω / ω0 , le


rapport ( x − x S ) / x S est exprimé comme suit :

(x − xS ) = ϖ2
, (1.5)
xS ⎡(1 − ϖ 2 ) + j 2ηϖ ⎤
⎣ ⎦

(x − xS ) =
ϖ2
, (1.6)
⎡ ⎤
xS
⎢⎣ (1 − ϖ ) + ( 2ηϖ )
2 2 2
⎥⎦

3. Cet oscillateur pourrait être utilisé comme accéléromètre, (c'est-à-dire pour mesurer l’accélération
de la vibration de la surface S de la machine) à condition que la pulsation propre du système de
mesure ω0 est grande devant la pseudo-période ω :

pour ϖ 1 ⇒ 1 + ( 2ηϖ )
2
1 , 1 − ϖ2 1,
ainsi le rapport ( x − x S ) / x S s’écrit :

(x − xS )/ xS ϖ 2 , (1.7)

ω 2xS
(x − xS ) , (1.8)
ω02

cette dernière relation montre que (x − xS ) est proportionnel à l’amplitude de l’accélération,


de ce fait l’oscillateur peut être utilisé comme¨accéléromètre.

2
Exercice 2 (5 points): Le système à deux degrés de liberté illustré par la figure 2 représente le principe
d’un amortisseur de Frahm :

F
M m1 x1

Cm2
Rm 2
C m1
x2
Mm2

Fig. 2: système mécanique à 2 dll, amortisseur de Frahm

1. Le système d’équations de mouvement du système est :


• En appliquant soit le principe fondamental de la dynamique
1 1
M m1 x1 + x1 + ( x1 − x2 ) + Rm 2 ( x1 − x2 ) = F ( t ) , (2.1)
Cm1 Cm 2
1
M m 2 x2 + ( x2 − x1 ) + Rm 2 ( x2 − x1 ) = 0 , (2.2)
Cm 2
• Equations de Lagrange :
d ⎛ ∂Ec ⎞ ∂Ec ∂E p x x − x 2 ∂D
⎜ ⎟ = M m 1x 1 , =0, = 1 + 1 , = R m 2 ( x 1 − x 2 ) et Q1 ( t ) = F ( t ) , (2.3)
dt ⎝ ∂x 1 ⎠ ∂x 1 ∂x 1 C m 1 Cm2 ∂x 1
d ⎛ ∂Ec ⎞ ∂Ec ∂E p x 2 − x 1 ∂D
⎜ ⎟ = Mm 2x 2 , =0, = , = R m 2 ( x 2 − x 1 ) et Q 2 ( t ) = 0 , (2.4)
dt ⎝ ∂x 2 ⎠ ∂x 2 ∂x 2 Cm2 ∂x 2
d’où le système d’équation régissant le système à 2 ddl représenté par la figure 2 :
⎧ 1 1
⎪ M m1 x1 + C x1 + C ( x1 − x2 ) + Rm 2 ( x1 − x2 ) = F ( t )
⎪ m1 m2
⎨ (2.5)
⎪M x + 1 ( x − x ) + R ( x − x ) = 0
⎪⎩ m 2 2 Cm 2 2 1 m2 2 1

2. Le schéma électrique en analogie Force-Courant (analogie mobilité) est :

3
Partie 2 : Ondes
Questions (3points)
1. Une onde est une perturbation (énergie) qui se propage dans un milieu élastique.
2. Equation générale d’onde :
1 ∂ ( )
2

∆∇ 2
( )− 2 2 = 0, (3.1)
c ∂t
avec c la célérité de l’onde dans le milieu considéré.

3. La solution générale de l’équation d’onde est constitué de la combinaison linéaire de deux


fonctions f et g . Par exemple, en terme d’élongation y ( x, t ) la solution générale s’écrit sous
l’une des deux formes suivantes :

y ( x, t ) = f ( t − x / c ) + g ( t + x / c ) , (3.2)

y ( x, t ) = f ( ct − x ) + g ( ct + x ) . (3.3)

où la fonction f représente l’onde divergente tandis que la fonction g est l’onde convergente.

Exercice 1 (4points): Des ondes stationnaires peuvent prendre naissance sur une corde vibrante de
longueur l fixée rigidement à ses deux extrémités. Le déplacement transversal y ( x, t ) d’un point d’abscisse
x est exprimé par la relation suivante :
y ( x, t ) = f (ct − x) + g (ct + x) , (3.4)

1. Les conditions aux limites sont :

x=0 ⇒ y ( o, t ) = 0 ⇒ f ( ct ) = − g ( ct ) , (3.4)

x=l ⇒ y (l, t ) = 0 ⇒ f ( ct − l ) = − g ( ct + l ) , (3.5)

2. Nous déduisons du résultat précédent que :

g =−f ⇒ f ( t − l / c ) = f ( ct + l ) , (3.6)

cette dernière relation exprime une fonction périodique du temps de fréquence fondamentale c / 2l , du fait
que :
f ( t − l / c ) = f ⎡⎣( t − l / c ) + 2l / c ⎤⎦ , (3.7)

2l c
T= ⇒ f = , (3.8)
c 2l

2l c
Tn = n ⇒ fn = n . (3.9)
c 2l

3. Sachant que les fréquences propres f n des modes de vibration stationnaires sont multiples entiers de
la fréquence fondamentale f , la relation entre la longueur l de la corde et la longueur d’onde λ
d’un mouvement stable est :

4
2l c
Tn = n ⇒ fn = n , (3.10)
c 2l

c λ
l=n , l=n . (3.11)
2f 2

4. Représentation des modes de vibration d’ordre 3 et 4 :

λ
Ordre 3 : l = 3 , (3.12)
2

Ordre 4 : l = 2λ , (3.14)