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A.

Les limites du taylorisme

1) Les inconvénients du modèle

Les hommes se trouvent réduits à passer toute leur vie à remplir un petit nombre d’opérations
simples. Ils ne développent donc pas leur intelligence et n’exercent pas leur imagination à
chercher des expédients pour écarter des difficultés qui ne se rencontrent jamais. Ils perdent
donc naturellement l’habitude de déployer ou d’exercer ces faculté.

En effet, les conditions de la division du travail diminuent les possibilités de satisfaction :


anonymat et dépersonnalisation, maintien en dessous des possibilités réelles de chacun,
suppression de l’initiative, de la liberté, du contrôle, de la responsabilité. Les conditions de la
division du travail engendrent chez certains travailleurs un vieillissement prématuré, une
installation dans une routine avec résistance au changement favorisée par les difficultés
économiques ou familiales, une tension et une agressivité donc des conflits, une influence sur
la vie personnelle et les loisirs.

L’ouvrier complètement démotivé, résiste d’une manière inconsciente à ces contraintes du


travail répétitifs par un absentéisme important, des accidents et des incidents plus nombreux,
des changements d’emplois plus fréquent. La parcellisation favorise une sélection des plus
aptes basée sur les habilités surtout fonctionnelle et non sur une qualification et sur une
valeur humaine, elle ne prévoit aucune orientation, aucune promotion ; elle s’oppose au
progrès personne, car elle ne permet pas d’apprendre et d’acquérir une connaissance réelle
des matériaux et du travail ; elle limite les débouchés en créant un fossé entre l’opérateur et la
conception. Elle réduit les niveaux de qualification, ce qui diminue les possibilités
d’adaptation à de nouvelles tâches. Il existe un autre problème : le principe de la chaîne
continue implique la soumission de tous à la cadence intensive de la machine. Si un maillon
saute tout saute. Tous les éléments de la chaîne sont interdépendants. Cela peut entraîner des
arrêt de la chaîne de fabrication, donc des retards.