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LA DÉMARCHE EXPÉRIMENTALE EN PHYTOPATHOLOGIE

observations

( relations hôte-parasite- environnement)

observations ( relations hôte-parasite- environnement) -expérience personnelle -données bibliographiques

-expérience personnelle

-données bibliographiques

symptômes épidémiologie distribution spatiale et temporelle de la malad précédents du champ, de la variété (fumure, arrosages, pesticides….)

historique culturale

interprétation

pesticides….) historique culturale interprétation DIAGNOSE LUTTE maladie parasitaire maladie

DIAGNOSE

historique culturale interprétation DIAGNOSE LUTTE maladie parasitaire maladie "physiologique"

LUTTE

historique culturale interprétation DIAGNOSE LUTTE maladie parasitaire maladie "physiologique"

maladie parasitaire maladie "physiologique"

(carence, T°,

)

Symptômes: MODIFICATIONS MORPHOLOGIQUES DE LA PLANTE

nécroses Tâches chlorotiques Feuilles gaufrées
nécroses
Tâches chlorotiques
Feuilles gaufrées

Balais de sorcières

PARASITES DES VÉGÉTAUX

-Parasites des racines

-Parasites du collet

-Parasites des feuilles et rameaux

PARASITES DES VÉGÉTAUX

-Parasites des fleurs

-Parasites des épis de céréales

-Parasites des fruits

Définitions Epidémies : maladies qui s’attaquent à un grand nombre

d’individus, sur de vastes étendues

OR

La propagation des maladies ne se fait pas au hasard mais suit des lois dont les critères doivent être précisés :

-biologie de l ’hôte (vitesse de croissance de l’organisme pathogène) -climatologie -facteurs environnementaux (nature des sols, disposition du champ…)

EPIDÉMIE ET CYCLE DE L’AGENT PATHOGÈNE

EPIDÉMIE ET CYCLE DE L’AGENT PATHOGÈNE

Biologie de l ’hôte : notion de RECEPTIVITE

Biologie de l ’hôte : notion de RECEPTIVITE

Divers modes de dissémination:

- l’eau pour les spores flagellées des Oomycètes

- Le vent pour la plupart des spores d’Asco- et Basidiomycètes

- les pratiques culturales pour les espèces telluriques

- les insectes dans certains cas d’Asco- et Basidiomycètes (Claviceps, Botrytis, Graphium, Puccinia…), et surtout dans le cas des virus

ADAPTATION À LA VIE PARASITAIRE

Dépendance vis à vis de l ’hôte

-Parasites obligatoires: incapables de vivre en dehors d ’un hôte vivant

-Parasites facultatifs: capables de se développer en dehors d ’un hôte vivant

Pouvoir pathogène

-Parasites actifs: capables d ’attaquer une plante en état de vie active -Parasites de faiblesse: n’attaquent que les plantes en état de vie ralentie ou déficient

RAPPORTS HÔTE-CHAMPIGNON NÉCROTROPHIE BIOTROPHIE

oïdium
oïdium

Libération d ’enzymes, de toxines, d ’hormones

ADAPTATION À LA VIE PARASITAIRE

Différents modes de pénétration

Effraction tissulaire -Directes à travers les ouverture naturelles (stomates…)

-Directe, à travers les téguments périphériques

-Par les blessures

-Par l ’intermédiaire des organes sénescents: fleurs, fruits Action biochimique

Excrétion d’enzymes: cutinase, cellulase, pectinase

STRUCTURES INFECTIEUSES

Structure du revêtement épidermique

cuticule

Paroi des cellules épidermiques

cire Cutine+ cellulose + hémicellulose cire + cutine pectine

plasmalemme

Pénétration directe chez les champignons non filamenteux.

paroi

Substances adhésives

Revêtement épidermique

Chytridiales

vacuole

papille

Cytoplasme du

champignon

Pénétration directe chez les champignons non filamenteux

tube dard boucho n Substances adhésives Revètement épidermique Cytoplasme de la spore
tube
dard
boucho
n Substances adhésives
Revètement épidermique
Cytoplasme de la spore

Plasmodiophorales

Pénétration directe accompagnée de la différenciation d’appressorium

Appressorium multiple des Sclerotinia

Appressorium mélanisé chez Colletotrichum Tube germinatif mycélium
Appressorium mélanisé
chez Colletotrichum
Tube germinatif
mycélium

conidie

Cellules épidermiques

Appressorium lobé

Infection à partir d ’une colonie mycélienne: Rhizoctonia

STRUCTURES INFECTIEUSES

Coin d’infection Cellule stomatique

cuticule

Cellule épidermique

Chambre sous-stomatique

Cellule du mésophylle

Espace intercellulaire

appressorium

Ultrastructure d’ un appressorium mélanisé

Souche sauvage

conidie

Coin d ’infection

vésicule

Appressorium mélanisé

membrane

vésicule

Tube germinatif

urédospore

Filament infectieux

haustorium

Couche mélanisée Couche externe Couche interne se prolongeant le long du coin d‘ infection

mucilage

cuticule

Couche pectique et paroi cellulaire

Souche mutante

Appressorium non mélanisé

filament

STRUCTURES INFECTIEUSES

Coussins d ’infection Revêtements subérisés
Coussins d ’infection
Revêtements subérisés

Coin d ’infection

renfoncement

CLÉ DE DÉTERMINATION

 

Appareil

Multiplication

Reproduction

végétatif

végétative

sexuée

Myxomycètes

plasmode

   

Oomycètes

Filaments

zoospores

oogamie

siphonés

siphonogame

Planogamie,

Chytridio-

mycètes

oogamie,

Zygomycètes

Filaments

aplanospores

Zygogamie

siphonés

Ascomycètes

Filaments septés

conidies

Trichogamie/

 

asques

Basidiomycètes Filaments septés

Conidies ou rien

Somatogamie/

basides

A-DIVISION DES MYXOMYCOTA

x

Classe des Myxomycètes : organismes saprophytes Physarum sp.

x

Classe des Plasmodiophoromycètes : organismes parasites des racines et tiges, formant des plasmodes, zoospores

biflagellées

Plasmodiophora brassicae (hernie du choux) Spongospora subterrenea (galle poudreuse de la pomme de terre)

B-DIVISION DES OOMYCOTA

x Classe des Oomycètes : spores biflagellées. La classification est basée sur les caractères des spores et de la fécondation, mais fait parfois intervenir la morphologie du thalle. xxspores à flagelles polaires et mycélium pourvu de constrictions : Ordre des Leptomitales Leptomitus xxspores à flagelles polaires et mycélium sans constriction, régulier : Ordre des Saprolégniales Saprolegnia, Achlya, Aphanomyces euteiches (pourriture

racinaire sur pois etc ) xx spores à flagelles latéraux (au moins une génération)

: Ordre des Péronosporales

xxxsporocystophores filamenteux ou arbusculeux, peu différenciés de l'appareil végétatif,

rarement caducs : Famille des Pythiacées xxxx Sporocyste à paroi lisse

- espèce adaptée à la vie aquatique ou souterraine, sporocyste germant en vésicule fragile :Pythium ultimum, P. de baryanum (fonte des semis)

- espèce à tendance terrestre, sporocyste inséré directement sur l'appareil végétatif

: Phytophthora parasitica, P. infestans (mildiou de la pomme de terre, de la tomate xxxxSporocyste à paroi aiguillonnée, germant directement Trachysphaera xxxsporocystophores filamenteux ou arbusculeux, nettement différenciés de l'appareil végétatif. Un sporocyste par stérigmate, caduc : Famille des Péronosporacées (parasites obligatoires responsables du mildiou des végétaux)

)

-sporocystophore en massue, peu ramifié Sclerospora macrospora (mildiou du maïs) -sporocystophore arbusculeux à rameaux primaires et secondaires à angle droit Plasmopara viticola (mildiou de la vigne) -sporocystophore arbusculeux à rameaux primaires et secondaires dichotomes

* extrémités des rameaux discoïdes avec stérigmates Bremia lactucae (mildiou des Composées)

* extrémités des rameaux avec deux stérigmates inégaux Peronospora pisi (mildiou du pois) xxxsporocystophores sous-épidermiques, en massue : Famille des Albuginacées (Cystopées) Albugo tragopogonis (“rouille blanche” des Composées)

CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES

-Thalle filamenteux siphoné, paroi cellulosique -Spores de multiplication bi-flagellées (adaptation au milieu aquatique)

2 ordres:

-Peronosporales: presque tous parasites, zoospore à flagelles latéraux -Saprolegniales: essentiellement saprophytes, zoospores à flagelles antérieurs

RÉCAPITULATIF DES CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES DES PÉRONOSPORALES

 

Péronosporées

Albuginées

Pythiées

=Cystopées

Caractères morphologiques du :

     

sporocyste

Caducs, isolés,globuleux

Caducs, en chaînes

Souvent caducs

sporocystophore

Bien différencié, ramifié

Bien différencié, simple

Peu ou pas différencié

Symptômes

Mildiou

Rouille blanche

Exceptionnellement mildiou, le plus souvent nécroses, pourritures

Adaptation vie

Parasites obligatoires

Parasite obligatoire

Parasites facultatifs, certains saprophytes

parasitaire

été Pénétration par un stomate Sporocyste germant dans une goutte d’eau Cycle asexué Germination d’une
été
Pénétration par
un stomate
Sporocyste germant dans une goutte d’eau
Cycle asexué
Germination d’une oospore
Cycle sexué

oospore

fécondation

spermatocyste

Méïose

printemps

sporocystophore

stérigmate

Sporocyste caduc

OOMYCÈTES Plasmopara Viticola

5 ou 6 zoospores

Sprocyste caduc

automne

hiver

oocyste

Oospores dans une feuille morte

Symptôme mildiou sur feuille sporocystophore Oospore en germination oospore oocyste spermatocyste Tube de copulation
Symptôme mildiou sur feuille sporocystophore Oospore en germination oospore oocyste spermatocyste Tube de copulation

Symptôme mildiou sur feuille

sporocystophore

Oospore en germination

oospore
oospore

oocyste

Symptôme mildiou sur feuille sporocystophore Oospore en germination oospore oocyste spermatocyste Tube de copulation

spermatocyste

Tube de copulation

Plasmopara viticola

Plasmopara viticola Plasmopara halste
Plasmopara viticola Plasmopara halste

Plasmopara halste

CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES

- Mycélium siphoné inter- et intracellulaire (suçoirs)

- Sporocystes caducs

-Sporocystophores extérieurs au tissu parasité

-Plusieurs formes de sporocystophores et plusieurs genres

OOMYCÈTES

B, C, D et E: sporocystophores de Bremia, Peronospora, Plasmopara,Sclerospora, respectivement

sporocyste

de Bremia, Peronospora, Plasmopara,Sclerospor a, respectivement sporocyste disjoncteur sporocystophore Albugo

disjoncteur

sporocystophore

Albugo

Symptômes Peronospora sur Stellaire

Sporocystophore à stérigmates inégaux

Symptômes Peronospora sur Stellaire Sporocystophore à stérigmates inégaux
Symptôme sur feuille, face supérieure et inférieure stérigmate sporocystophore sporocyste Bremia lactucae
Symptôme sur feuille, face supérieure et inférieure stérigmate sporocystophore sporocyste Bremia lactucae

Symptôme sur feuille, face supérieure et inférieure stérigmate sporocystophore

Symptôme sur feuille, face supérieure et inférieure stérigmate sporocystophore sporocyste Bremia lactucae
Symptôme sur feuille, face supérieure et inférieure stérigmate sporocystophore sporocyste Bremia lactucae

sporocyste

Symptôme sur feuille, face supérieure et inférieure stérigmate sporocystophore sporocyste Bremia lactucae

Bremia lactucae

SYMPTÔMES

Modification de la plante hôte:

-infection localisée aux feuilles: tâche d ’huile puis point de tapisserie -infection systémique. Très fréquente. Pois/ Peronospora pisi Betterave/ Peronospora

farinosa

Graminée/ Sclerospora Déformation des organes parasités: tissus épaissis, surface irrégulière, modification des organes floraux

Organes fongiques:

Sporocystophores externes, forment une pubescence blanche.

CARACTÈRES BIOLOGIQUES

Parasites obligatoires Pénétration directe/ organes intactes, au niveau des stomates

Dissémination Par les sporocystes caducs, attaquent les organes aériens

Conservation oospores en dormance l ’hiver

Dépendance du milieu Hygrométrie élevée

CYSTOPÉES

1 seul genre: Albugo ou Cystopus

thalle filamenteux, siphoné, toujours intercellulaire

Suçoirs intracellulaires

OOMYCÈTES

sporocyste disjoncteur
sporocyste
disjoncteur

B, C, D et E: sporocystophores de Bremia, Peronospora, Plasmopara,Sclerospora, respectivement

sporocystophore

Albugo

Albugo bliti sur Amaranthe lbugo sp. sur Capselle sporocystophor sporocyste Coupe de feuill infectée

Albugo bliti sur Amaranthe

lbugo sp. sur Capselle

sporocystophor

sporocyste

Coupe de feuill infectée

Albugo bliti sur Amaranthe lbugo sp. sur Capselle sporocystophor sporocyste Coupe de feuill infectée

SYMPTÔMES

-Déformation de la plante hôte

tâches décolorées sur Amaranthe tâches décolorée sur tissu hypertrophiés (Capselle, chou, radis, colza )

-Organes fongiques

croûtes blanches pulvérulentes, d’où le nom de rouille blanche

PYTHIÉES

Thalle siphoné, ramifié, extérieur aux tissus parasité

Inter- ou intracellulaire

Rarement des suçoirs

2 genres: Pythium Phytophthora

OOMYCÈTES

Pythium debaryanum oospore spermatocyste oocyste Lobulé: ex. P. aphanidermatum oospore
Pythium debaryanum
oospore
spermatocyste
oocyste
Lobulé: ex. P. aphanidermatum
oospore

SYMPTÔMES

-Exceptionnellement de type mildiou -Mort rapide des tissus nécrosés -Fonte des semis

Symptôme sur fruit et tubercule

de type mildiou -Mort rapide des tissus nécrosés -Fonte des semis Symptôme sur fruit et tubercule
de type mildiou -Mort rapide des tissus nécrosés -Fonte des semis Symptôme sur fruit et tubercule
de type mildiou -Mort rapide des tissus nécrosés -Fonte des semis Symptôme sur fruit et tubercule

sporocyste

BIOLOGIE

- Pouvoir pathogène variable selon les espèces Parasites facultatifs (souvent chez Pythium) Pénétration directe

-Dissémination Sporocystes caducs, voie aérienne sporocystes non caducs, plus ou moins inféodés au sol.

-Conservation Oospores, mycélium, saprophyte sur résidus de plantes infectées -Dépendance du milieu Besoin en eau très important

4-Division des Ascomycètes Ce sont des champignons à mycélium septé. La classification suivante est basée
4-Division des Ascomycètes Ce sont des champignons à mycélium septé. La classification suivante est basée

4-Division des Ascomycètes Ce sont des champignons à mycélium septé. La classification suivante est basée sur la disposition et l’organisation structurale des asques, avec la différenciation de six classes.

xClasse des Hémiascomycètes : asques non protégés xxOrdre des Endomycétales = Saccharomycétales Saccharomyces cerevisiae

xxOrdre des Taphrinales

Taphrina deformans (cloque du pêcher)

xClasse des Plectomycètes : asques inclus dans une fructification close (cléistothèce) xxOrdre des Eurotiales (Plectascales) : disposition non organisée des asques dans la fructification Eurotium amstelodami xxOrdre des Erysiphales = Périsporiales : disposition organisée des asques dans la fructification xxxFamille des Erysiphacées (Périsporiales) Mycélium blanc ; agents de l’oïdium des végétaux. Anamorphes : Oïdium (sauf mention)

Erysiphe graminis =Blumeria graminis (oïdium des graminées), Leveillula taurica (sur Composeae ; anamorphe Oïdiopsis), Uncinula necator (vigne), Microsphaera

alphitoïdes (chêne), Podosphaera leucothrica (Rosacées), Sphaerotheca pannosa (pêcher), Phyllactinia corylea et P. suffulta(noisetier et frêne ; anamorphe : Ovulariopsis). xxxFamille des Périsporiacées Mycélium brun ou noirâtre ; Seraient plus saprophytes que parasites Capnodium sp. (fumagine des feuilles) xClasse des Loculoascomycètes : asques bituniqués, contenus dans des loges stromatiques ouvertes (périthèce)

xxOrdre des Myriangiales :un seul asque dans un ascostroma

Elsinoë ampelina (Sphaceloma ampelinum ;

un ascostroma Elsinoë ampelina ( Sphaceloma ampelinum ; anthracnose de la vigne) xxOrdre des Dothidéales :asques

anthracnose de la vigne) xxOrdre des Dothidéales :asques en bouquet, renflés dans leur partie supérieure, absence de pseudo- paraphyses.

Dothidella ulmi, Mycosphaerella fragariae (Ramularia

tulasnei). xxOrdre des Pléosporales : asques tapissant le fond de la loge, renflés dans leur partie inférieure présence de pseudo-paraphyses

Pleospora (Stemphylium), Venturia inaequalis (Cylindrosporium hiemale-Spilocea pomi ; tavelure du pommier), V. pirina (Fusicladium pirinum ; tavelure du poirier), Leptosphaeria lindquistii, L. maculans , Cochliobolus sativus (Bipolaris), Drechslera teres (Pyrenophora teres), Lewia (Alternaria), Guignardia bidwellii (Phyllosticta ampelicida)

xClasse des Pyrénomycètes : asques unituniqués inclus dans une fructification ouverte (périthèce) doublée ou non d'un stroma

xxOrdre des Sphaeriales : périthèce à paroi carbonacée xxSous-Ordre des Ophiostomales :

Ophiostoma ulmi (Graphium ulmi ) graphiose de l’orme

xxSous-Ordre des Microascales :

xxxFamille des Ceratocystidaceae :

Ceratocystis fimbriata (Chalara fimbriata )graphiose du platane

xxxSous-Ordre des Xylariales : anneau amyloïde épais, ascospores brunes

ex :

Xylaria hypoxylon

xxxSous ordre des Diatrypales : anneau amyloïde mince, ascospores hyalines, allantoïdes

ex :

Diatrype (= Diatrypella), Eutypa lata (Phomopsis

ribis ; dépérissement des rameaux) xxxSous ordre des Diaporthales : anneau chitinoïde épais, ascospores hyalines

ex :

Diaporthe helianthi (Phomopsis heliantii),

Cryphonectria parasitica (=Endothia parasitica), Gnomonia leptostyla (Marssonina juglandis), Magnaporthe grisea (Pyricularia oryzae), Gauemannomyces graminis (=Ophiobolus graminis)(Phialophora sp. ; piétin échaudage ou piétin verse)

xxxSous ordre des Sordariales : anneau chitinoïde mince, ascospores brunes

ex :

Sordaria fimicola, Neurospora crassa (Monilia laxa),

Podospora anserina

xxOrdre des Hypocréales : périthèce charnu et coloré xxxFamille des Nectriaceae : absence de bouchon apical, parfois un anneau chitinoïde, périthèces

superficiels

pommier), N. cinnabarina, Gibberella zeae (Fusarium graminearum ; fusariose des Graminées), G. fujikuroi (F. moniliforme)

ex :

Nectria galligena (Cylindrocarpon mali ; chancre du

xxxFamille des Glomerellales : absence de bouchon apical, pas d'anneau chitinoïde, périthèces

enfoncés dans le substrat

ex :

Glomerella (Colletotrichum)

xxxFamille des Clavicipitaceae : présence de bouchon apical. Périthèces dans un stroma

ex :

Claviceps purpurea (ergot du seigle), Epichloe

typhina (tiges en quenouille des Graminées), Cordyceps militaris (parasite d’insectes)

xClasse des Discomycètes : asques inclus dans une fructification présentant généralement une forme de coupe (apothécie) •asques operculés xxOrdre des Pézizales xxxFamille des Ascobolacées : apothécies rudimentaires, très petites

ex :

Ascobolus

xxxFamille des Pézizacées : apothécies cupuliformes, stipitées ou sessiles

ex :

Peziza, Sarcoscypha coccinea

xxxFamille des Helvellacées : apothécies stipitées, capitées

ex :

Helvella, Morchella esculenta.

capitées ex : Helvella , Morchella esculenta . •asques inoperculés xxOrdre des Lécanorales : asques

•asques inoperculés xxOrdre des Lécanorales : asques inoperculés, champignons lichenisants xxOrdre des Phacidiales : apothécies incluses dans le substra, asques inoperculés, champignons non lichenisants

xxxFamille des Hypodermatacées : asques mucronés

ex :

Rhytisma acerinum, Lophodermium, Coccomyces

xxxFamille des Cryptomycétacées : asques en massue

ex :

Phacidiella

xxOrdre des Hélotiales : apothécies superficielles xxxFamille des Hyaloscyphacées : apothécies poilues

moniliose sur arbres)

ex :

Sclerotinia=Monilinia fructicola (Monilia laxa ;

xxxFamille des Sclérotiniacées : apothécies non poilues, pédicellées, naissant sur sclérote

ex :

Sclerotinia sclerotiorum (pourriture du collet),

Sclerotinia=Botryotinia fuckeliana (Botrytis cinerea) xxxFamille des Mollisiacées : apothécies non poilues sessiles, absence de sclérote

ex :

Drepanopeziza, Pseudopeziza trifolii, Fabraea

maculata (Entomosporium maculatum; entomosporiose du cognassier), Diplocarpon rosae (Marssonina rosae),

Higginsia hiemalis (=Coccomyces hiemalis) (Cylindrosporium), Pseudopeziza tracheiphila (Brenner de la vigne) xxOrdre des Tubérales : champignons hypogés

ex :

Tuber melanosporum

xClasse des Laboulbéniomycètes : parasites des insectes à thalle cladomien

Cycle type d’un Ascomycète

Cycle type d’un Ascomycète

HÉMIASCOMYCÈTES

Taphrina deformans

HÉMIASCOMYCÈTES Taphrina deformans
Balai de sorcière Fruits en pochette Cloque du Peuplier Cloque sur Cerisier asque Mycélium n+n,

Balai de sorcière

Balai de sorcière Fruits en pochette Cloque du Peuplier Cloque sur Cerisier asque Mycélium n+n, intercellulaire

Fruits en pochette

Balai de sorcière Fruits en pochette Cloque du Peuplier Cloque sur Cerisier asque Mycélium n+n, intercellulaire

Cloque du Peuplier

Balai de sorcière Fruits en pochette Cloque du Peuplier Cloque sur Cerisier asque Mycélium n+n, intercellulaire

Cloque sur Cerisier

Balai de sorcière Fruits en pochette Cloque du Peuplier Cloque sur Cerisier asque Mycélium n+n, intercellulaire
Balai de sorcière Fruits en pochette Cloque du Peuplier Cloque sur Cerisier asque Mycélium n+n, intercellulaire

asque

Mycélium

n+n,

intercellulaire

Balai de sorcière Fruits en pochette Cloque du Peuplier Cloque sur Cerisier asque Mycélium n+n, intercellulaire

PLECTOMYCÈTE A) Erysiphales= Périsporiales

Caractères morphologiques:

-Thalle: filamenteux, septé, haploïde, hyalin superficiel (se développe à la surface des organes parasités)

-Formation de suçoirs à l ’intérieur des cellules épidermiques. Présente différentes formes.

-Multiplication végétative: conidies hyalines unicellulaires, à l’air libre en tonnelet: type oïdium piriforme: type ovulariopsis

-Reproduction sexuée: ascogone sans trichogyne. Pas de spermatie. Fécondation par une cellule mycélienne. L ’ascocarpe est globuleux, clos: cléistothèce. Présentent des appendices appelés fulcres

ASCOMYCÈTES PLECTOMYCÈTES conidie Fruits, fleurs, bourgeons, tiges, feuillesinfectés Jeune cléistothèce
ASCOMYCÈTES
PLECTOMYCÈTES
conidie
Fruits, fleurs, bourgeons, tiges,
feuillesinfectés
Jeune cléistothèce
cléistothèces
Fulcres indifférenciés
hiver
Cycle de
Sphaerotheca pannosa

Ascospores

libérées

Uncinula necator

Uncinula necator Blumeria graminis Microsphaera alfitoïdes périthèces fulcres Phyllactinia corylea
Uncinula necator Blumeria graminis Microsphaera alfitoïdes périthèces fulcres Phyllactinia corylea

Blumeria graminis

Microsphaera alfitoïdes

périthèces

périthèces

périthèces

fulcres Phyllactinia corylea

BIOLOGIE

-Adaptation à la vie parasitaire: parasites obligatoires, actifs, pénétration directe.

-Dissémination: essentiellement par les conidies anémophiles

-Conservation: par les périthèces lorsqu ’ils existent. Par le mycélium vivant à l ’intérieur des bourgeons et des rameaux des plantes pérennes

-Dépendance des conditions du milieu: Peu exigeant en eau

LOCULO- ET PYRÉNOMYCÈTES CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES -Mycélium: haploïde, parasite inter- ou intracellulaire. Jamais de suçoirs. Sous-cuticulaire, ou dans les vaisseaux de la sève (entraînant des trachéomycoses).

-Formation de structures massives: masses plus ou moins compactes, résultant de l’enchevêtrement d’un plus grand nombre de filaments (stroma ou sclérote).

-Mycélium dicaryotique, plus difficile à observer, car limité aux périthèces. -Ascocarpe: en forme d ’urne, ouvert par une ostiole

-Conidies à l’air libre ou à l ’intérieur de fructifications.

Cycle sexué et asexué

ASCOMYCÈTES LOCULOASCOMYCÈTE Venturia pirina

Cycle sexué et asexué ASCOMYCÈTES LOCULOASCOMYCÈTE Venturia pirina

BIOLOGIE

-Forme conidienne à l’air libre

-Pas de spermatie

-Périthèces à col court, groupés

-Déhiscence des asques par Jack in the Box

-Conservation par mycélium dans les rameaux

PYRÉNOMYCÈTE Epichloë typhina La quenouille des graminées Symptômes Cette affection apparaît dans le courant du mois de juin et se manifeste d'abord sous forme d'un revêtement peu épais qui se répand à l'intérieur de la plante en occupant les espaces qui séparent les gaines de la tige.

occupant les espaces qui séparent les gaines de la tige. Finalement, le manchon prend une consistance

Finalement, le manchon prend une consistance très dure et enserre complètement les organes foliaires qui cessent de croître. Il en est de même de la tige qui ne se dégage que très rarement et ne présente alors que quelques épillets toujours stériles.

PYRÉNOMYCÈTE Epichloë typhina

Conidies Elles sont petites (5 à 6 µm par 3 à 4 µm) et ovoïdes. Elles sont capables de germer immédiatement (Sphacelia typhina).

Périthèces Leur formation coïncide avec le jaunissement de la quenouille. Les conceptacles sont ovoïdes et mesurent environ 300 µm. Leur col sort légèrement du manchon (ce qui donne à celui-ci un aspect rugueux). Chaque conceptacle renferme un grand nombre d'asques étroits. Asques, ascospores libérées par gélification

DISCOMYCÈTES Caractères morphologiques et classification

-Multiplication végétative: conidies et conidiophores à l ’air libre ou dans des fructifications

-Reproduction sexuée: spermaties pas toujours existantes différents types d ’asques: operculés

ou inoperculés

ascospores hyalines ou colorées, formes

variables

ascocarpe: apothécie pédicellée ou non, hyménium exposé à l’air libre

HÉLOTIALES. SCLÉROTINIACÉES

Un seul genre: Sclerotinia. 3 sous-genres: Monilinia Bothryotinia Sclerotinia sensu-stricto

Famille la plus importante en phytopathologie.

Provoque des monilioses et des pourritures sur fruits à noyaux et à pépins.

CLASSIFICATION Hyménium typique. Asques inoperculés. Apothécies libres. Hélotiales Parasites

Asques inoperculés. Apothécies libres. Hélotiales Parasites Nécroses sur fruits, organes herbacés ou lignifiés
Asques inoperculés. Apothécies libres. Hélotiales Parasites Nécroses sur fruits, organes herbacés ou lignifiés

Nécroses sur fruits, organes herbacés ou lignifiés

Asques inoperculés. Apothécies libres. Hélotiales Parasites Nécroses sur fruits, organes herbacés ou lignifiés
ASCOMYCÈTES DISCOMYCÈTES Monilia sp . infection Évolution des symptômes à partir des infections. 2a, 2b:

ASCOMYCÈTES DISCOMYCÈTES Monilia sp.

infection Évolution des symptômes à partir des infections. 2a, 2b: double attaque à partir des fruits et des rameaux

Évolution des symptômes à partir des infections. 2a, 2b: double attaque à partir des fruits et
Évolution des symptômes à partir des infections. 2a, 2b: double attaque à partir des fruits et
2 Germination, fructification et formation de spores Asque et ses 8 ascospores 2 Tâches sur
2
Germination, fructification
et formation de spores
Asque et ses 8 ascospores
2
Tâches sur la tige
ou le capitule
Formation
Conservation
Germination du sclérote
et formation des apothécies

Colonisation des tissus par le mycélium. Développement d ’une pourriture blanche

Destruction du bourgeon terminal

des sclérotes

Sous forme de sclérotes libres dans le s ou les débris de culture

Contamination par les ascospores sur bourgeon,feuille ou capitule

1
1

Contamination sur racines ou collet. Pourriture du bas de la tige et mort de la plante

ASCOMYCÈTES Sclerotinia sclerotiorum

1
1

Germination mycélienne

Conservation

Sous forme de sclérotes libres dans le sol ou les débris de culture

CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES

-Le thalle: faculté à former des sclérotes. Le mycélium mélangé aux tissus de l ’hôte est à l ’origine des momies. Les momies peuvent être assimilées à des sclérotes.

aux tissus de l ’hôte est à l ’origine des momies. Les momies peuvent être assimilées

CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES

Multiplication végétative: 2 types conidiens:

Monilia : (Fs Monilinia) Conidies hyalines unicellulaires en chaîne.

Monilia

Botrytis

hyalines unicellulaires en chaîne. Monilia Botrytis Botrytis : (Fs Botryotinia ): conidiophores en arbuscules,
hyalines unicellulaires en chaîne. Monilia Botrytis Botrytis : (Fs Botryotinia ): conidiophores en arbuscules,

Botrytis: (Fs Botryotinia): conidiophores en arbuscules, bruns, bien différenciés. Conidies hyalines unicellulaires, naissent sur les ramifications terminales

CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES La reproduction sexuée

Apothécies pédicellées naissant sur un sclérote ou une momie

CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES La reproduction sexuée Apothécies pédicellées naissant sur un sclérote ou une momie

SYMPTÔMES

-Modification de la plante hôte: Nécroses sur organes aériens herbacés ou lignifiés ou sur racines:

-organes herbacés: fonte des semis

(Botryotinia), attaque sur feuilles de salade (Sclerotinia ), fleurs (Monilia ou Botrytis), fruits (Botrytis (sur raisin et fraise) et Monilia (fruits à pépins et à noyaux)

-organes lignifiés: nécrose (Monilia sur

Abricotier, Botrytis sur figuier)

-racines: carottes ou endives: Sclerotinia sclerotiorum, trèfle / Sclerotinia trifolium

-Organes fongiques: participent de façon importante à l ’aspect des symptômes: fructifications conidiennes/ coussinets, mycélium externe abondant (blanc cotonneux ou gris), sclérotes, momies

BIOLOGIE

-Adaptation à la vie parasitaire: Parasites facultatifs. Attaquent de préférence les organes en état de vie ralentie comme les fleurs en fin de floraison ou les fruits mûrs. Pénétration par blessure sur les fruits éclatés, blessés par les insectes

-Dissémination: Par les conidies, disséminées par le vent pour Botrytis, le vent et la pluie pour Monilia, par les ascospores pour Sclerotinia sensu-stricto

-Conservation: par les sclérotes et momies, par mycélium dans les organes pérennes, dans le sol sur les résidus de culture.

MULTIPLICATION VÉGÉTATIVE

Spores non flagellées, non formées dans des sporocystes: conidies Formation itérative

Conidies et conidiophores à l’air libre

Conidies et conidiophores enfermés dans une fructification:

Acervule/pycnide

2 formes de phialide chez Aspergillus

Acervule/pycnide 2 formes de phialide chez Aspergillus Conidies en chaîne de Monilia Phialide de Penicillium

Conidies en chaîne de Monilia

phialide chez Aspergillus Conidies en chaîne de Monilia Phialide de Penicillium Capitum et phialide d ’
phialide chez Aspergillus Conidies en chaîne de Monilia Phialide de Penicillium Capitum et phialide d ’

Phialide de Penicillium

Conidies en chaîne de Monilia Phialide de Penicillium Capitum et phialide d ’ Aspergillus Phialide de

Capitum et phialide d ’ Aspergillus

de Penicillium Capitum et phialide d ’ Aspergillus Phialide de Thievalopsis formant des conidies endogènes,

Phialide de Thievalopsis formant des conidies endogènes, appelées phialospores

Conidiophores enfermés dans une pycnide

Botrytis de la féverolle

Botrytis: (Fs Botryotinia): conidiophores en arbuscules, bruns, bien différenciés. Conidies hyalines unicellulaires, naissent sur les ramifications terminales

en arbuscules, bruns, bien différenciés. Conidies hyalines unicellulaires, naissent sur les ramifications terminales
en arbuscules, bruns, bien différenciés. Conidies hyalines unicellulaires, naissent sur les ramifications terminales

Biologie La conservation du champignon se fait sous forme de sclérotes qui sporulent pour donner des conidies au printemps, par temps humide. Les conidies contaminent tous les organes de la plante et déterminent les taches-chocolat.

Epidémiologie L'optimum thermique de progression de la maladie est de 15-20 C. Une humidité relative importante (> 80 p. cent) est nécessaire pour qu'il y ait sporulation de conidies sur les taches. Les conidies se disséminent par le vent. Il n'est pas nécessaire qu'il y ait de l’eau libre sur les feuilles pour que la contamination par les conidies soit possible, une forte hygrométrie (> 90 p. cent) suffit. Par temps sec, le champignon reste à l'état latent dans les tissus de l’hôte ou croît lentement. Par temps humide, croissance rapide de façon intra et extra cellulaire.

Sympômes : En début de végétation, nombreuses ponctuations appelées "taches- chocolat", de quelques

Sympômes:

En début de végétation, nombreuses ponctuations appelées "taches- chocolat", de quelques millimètres, de forme circulaire sur les folioles, les pétales et les gousses et de forme plus ovalisée sur les tiges. Coalescence et évolution des taches en nécrose de couleur brun- rouille et de forme irrégulière sur tous les organes de la plante. Chute précoce des feuilles et verse des plantes.

Helminthosporium graminearum Helminthosporiose

Biologie Le stade parfait ne semble jouer aucun rôle dans la reproduction massive du champignon. Le stade imparfait développe un mycélium avec des conidiophores sur lesquels sont produites les conidies. Les conidies sont disséminées par le vent et les pluies et entraînent après germination, de nouvelles infections. Le champignon hiberne sous forme de mycélium sur les plantes infectées et sur les résidus végétaux et il est aussi transmissible par les semences. Epidémiologie Hygrométrie et températures élevées, · Résidus de cultures en surface, · Variétés sensibles·

Symptômes

Dessèchement précoce du feuillage

Symptômes Dessèchement précoce du feuillage
Symptômes Dessèchement précoce du feuillage

Autres grillures de l’orge

Ramulariose de l’orge: Ramularia collo-cygni
Ramulariose de l’orge:
Ramularia collo-cygni

Symptômes faces supérieure et inférieure des feuilles, tiges et épis

Pseudocercosporella herpotrichoïdes (téléo Tapesia yallundae )

Pseudocercosporella herpotrichoïdes (téléo Tapesia yallundae)

Champ de blé atteint de piétin-verse

Champ de blé atteint de piétin-verse

Fusarium roseum Fusariose

Biologie La biologie de ce Fusarium le différencie des autres espèces responsables de dépérissements. Ses attaques restent localisées au- dessus du sol et ne touchent pas les racines. Le champignon se conserve dans le sol sous forme de chlamydospore. Les agglomérats (= sporodochies) de microconidies sont pigmentés de rouge. Le champignon produit également des macroconidies.

Epidémiologie L’infection est favorisée par des stress thermiques (fortes ou faibles températures).

macroconidies. Epidémiologie L’infection est favorisée par des stress thermiques (fortes ou faibles températures).

PHOMA DU COLZA (TÉLÉO. LEPTOSPHAERIA MACULANS)

PHOMA DU COLZA (TÉLÉO. LEPTOSPHAERIA MACULANS)

PHOMA DU COLZA

PHOMA DU COLZA
PHOMA DU TOURNESOL
PHOMA DU TOURNESOL

Coryneum beijerenckii Criblure du cerisier et de l’abricotier

beijerenckii Criblure du cerisier et de l’abricotier Biologie Le champignon se conserve dans le s chancres

Biologie Le champignon se conserve dans les chancres et les bourgeons des rameaux atteints où il survit d'une année sur l'autre. Il continue d'ailleurs à se développer pendant la saison hivernale si les conditions lui sont favorables. Au printemps, les conidies produites au niveau de cette source d’inoculum, entraînées par les eaux de pluies, contaminent les fleurs puis les jeunes feuilles.

Entomosporium maculatum

Entomosporiose du poirier et du cognassier

Biologie Au milieu de la tache foliaire engendrée par le champignon apparaissent les acervules du champignon formant des conidies dont les cellules sont disposées en croix. Au printemps, des apothécies produisant des asques se forment sur les feuilles tombées. Les ascospores et les conidies sont responsables de l'attaque de la plante.

Epidémiologie Le champignon attaque surtout la poire et le coing, particulièrement les sauvageons en pépinière. Les espèces nobles sont moins touchées. Des pluies fréquentes au printemps et en été favorisent l'attaque par les conidies qui se trouvent sur les branches.

Symptômes Petites taches foliaires irrégulières de couleur rouge foncé qui se rejoignent et deviennent marron à noir en formant une croûte. Elles se forment également sur la face inférieure des feuilles. Chute précoce des feuilles lors d'une attaque plus importante. Sur fruit, taches arrondies et irrégulières,brunes à noires, provoquant, en cas d'attaque intense, des déformations et des crevasses sur fruits. Cela engendre des arrêts dans le développement de l'arbre et se répercute sur le travail de greffage des yeux, car l'écorce se détache difficilement.

de l'arbre et se répercute sur le travail de greffage des yeux, car l'écorce se détache
de l'arbre et se répercute sur le travail de greffage des yeux, car l'écorce se détache
de l'arbre et se répercute sur le travail de greffage des yeux, car l'écorce se détache

LA SEPTORIOSE DU BLÉ

Septoria tritici (téléo Mycosphaerella graminicola) : Nord de la France, sur gaines et feuilles

Septoria nodorum (téléo Leptosphaeria nodorum) : Midi de la France, attaque aussi épis et grains

gaines et feuilles Septoria nodorum (téléo Leptosphaeria nodorum ) : Midi de la France, attaque aussi

Effet de la présence d ’eau : effet de la pluie dans la dissémination

Effet de la présence d ’eau : effet de la pluie dans la dissémination

BASIDIOMYCÈTES

CARACTÈRES GÉNÉRAUX COMMUNS AVEC LES ASCOMYCÈTES

-Groupe hétérogène de champignons .

-Absence de spore flagellée

-Mycélium septé, à paroi chitineuse. Agglomération possible en rhizomorphe ou stroma

-Multiplication par conidie

-Cycle comprenant 2 phases: mictohaploïde et dicaryotique

-Présence d ’un méïosporocyste: la baside

BASIDIOMYCÈTES

CARACTÈRES GÉNÉRAUX DIFFÉRENTS DES ASCOMYCÈTES

-Organe de reproduction sexuée rare. Présents que chez les Urédinales

-Production de fructifications basidiogènes différentes des ascocarpes

-Le méïosporocyste est une baside.

-Classification basée sur la morphologie de la baside

-Méïospores externes, bourgeonnant à l ’extérieur de la baside. Souvent par 4

CLASSIFICATION

-Basides typiques non cloisonnées: holo- homo ou autobasidiomycètes. Présence de fructifications portant les basides (carpophores). En fonction du type de fructification, on défini différents ordres.

-Basides cloisonnées avec fructifications: phragmobasidiomycètes Cloisonnement longitudinal: ordre des Trémellales Cloisonnement transversal: ordre des Auriculariales

-Basides cloisonnées sans fructification: Formation de la baside à partir d ’une spore à paroi épaisse

Urediniomycète

Ustilaginomycète

urédiniomycète

phragmobasidiomycète
phragmobasidiomycète

ustilaginomycète

.

PHRAGMOBASIDIOMYCÈTES Rhizoctonia Solani

Pénétration par les stomates (rare)

Mycélium envahi l’ hôte

Hyphe vieillissant

Structure sexuée rare

basidiospores

Jeune hyphe

mycélium

graine

débris

Le mycélium ou les sclérotes passent l ’hiver dans les débris de pante, sol, graines

Pourriture de la graine

chou

tomate

Pomme de terre

Nécrose et sclérote sur et dans les tissus de la plante

URÉDINIOMYCÈTES

CYCLE DE PUCCINIA GRAMINIS

URÉDINIOMYCÈTES CYCLE DE PUCCINIA GRAMINIS

CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES

-Thalle: n ou n+n. Toujours intercellulaire, forme des suçoirs. Cellules riches en carotènes

-Multiplication végétative: Que dans la phase n+n, assurée par les urédospores.

-Reproduction sexuée: Organes mâles: spermogonies. N ’existe pas toujours, morphologie uniforme

N ’existe pas toujours, morphologie uniforme Organes femelles: pro-écies, fécondées par les hyphes
N ’existe pas toujours, morphologie uniforme Organes femelles: pro-écies, fécondées par les hyphes

Organes femelles: pro-écies, fécondées par les hyphes flexueux. Écidiospores à morphologie constante. Écidie entourée du pseudo-péridermium.

BASIDIOMYCÈTES. UREDINIOMYCÈTES 4 types d’écidies

BASIDIOMYCÈTES. UREDINIOMYCÈTES 4 types d’écidies
Puccinia coronata: rouille couronnée de l ’avoine Puccinia striiformis: rouille jaune du blé Puccinia triticina:

Puccinia coronata:

rouille couronnée de l ’avoine

Puccinia coronata: rouille couronnée de l ’avoine Puccinia striiformis: rouille jaune du blé Puccinia triticina:

Puccinia striiformis:

rouille jaune du blé

rouille couronnée de l ’avoine Puccinia striiformis: rouille jaune du blé Puccinia triticina: rouille brune du

Puccinia triticina:

rouille brune du blé

CLASSIFICATION

Pucciniacées: téleutospores pédicellées, disséminées. Nombre variable de cellules.

pédicellées, disséminées. Nombre variable de cellules. Uromyces P u c c i n i a Gymnosporangium

Uromyces

Puccinia

disséminées. Nombre variable de cellules. Uromyces P u c c i n i a Gymnosporangium Tranzchelia

Gymnosporangium

Tranzchelia

disséminées. Nombre variable de cellules. Uromyces P u c c i n i a Gymnosporangium Tranzchelia

Phragmidium

SYMPTÔMES

-Organes fongiques: coloration pigmentaire (d ’où le nom de rouille), fructifications (écidies) visibles à l ’œil nu.

-Modification de la plante hôte:

Pas de nécrose (biotrophes obligatoires)

Quand l ’infection est locale: déformations légères des organes herbacés, sur organes lignifiés, épaississement des tissus parasités.

Quand l ’infection est systémique: sur plante herbacées, modification du développement (nanisme, gigantisme), sur ligneux, formation de balais de sorcières, castration parasitaire (Uromyces sur Euphorbe), modification du feuillage (feuilles arrondies quand infectées par Uromyces)

BIOLOGIE

-Variation des cycles: Alternance d ’hôte: 2 hôtes: espèce hétéroxène 1 hôte: espèce autoxène

-Nombre de fructifications: S, I, II, III Cycle complet: macrocyclique Cycles incomplets occasionnels:

P. triticina (rouille brune du blé): stades II et III, S et I peu fréquents P. striiformis (rouille jaune du blé): pas de stade I Cycle microcyclique: seulement stade III P. malvacearum -Adaptation parasitaire: parasites obligatoires, actifs, pénétration directe par les stomates ou à travers la cuticule et l’épiderme

BIOLOGIE

-Dissémination: par basidiospores anémophiles, par les écidiospores et les urédospores. Les téleutospores ont un rôle réduit.

-Conservation:

par téleutospores à paroi épaisse. Par les urédospores, mais la longévité est plus courte Leur rôle est important parfois, surtout chez les espèces hétéroxène Par le mycélium pérennant dans les organes lignifiés.

M Ustilago tritici avenae a b c b a c Tilletia caries 3 2 1
M
Ustilago
tritici
avenae
a
b
c
b
a
c
Tilletia caries
3
2
1
a
b
a
b
Basidiospores,
terminales

F

Ustilago

d

BASIDIOMYCÈTE

USTILAGINOMYCÈTE

Sphacelotheca reiliana

Entyloma ranonculi

Urocystis cepulae

Sporidie II à dicaryon

Entyloma ranonculi Urocystis cepulae Sporidie II à dicaryon infection Copulation entre basidiospores + et - Germination

infection

Copulation entre basidiospores + et -

Germination de la baside, méïose

Tilletia carie: germination

téliospore

BASIDIOMYCÈTE-USTILAGINOMYCÈTE Ustilago maydis

Basidiospores compatibles Pénétration du mycélium dicaryotique dans un grain à travers les téguments

Le grain infecté grossit et produit une galle

Contamination II

Infection sur Contamination feuille III Galle sur feuille Galle sur maïs « adulte » Mycélium
Infection sur
Contamination
feuille
III
Galle sur feuille
Galle sur maïs
« adulte »
Mycélium

Galles remplies de chlamydospores

Dans la galle le mycélium dicaryotique se transforme en chlamydospore

Infection des plantules ou des tissus en croissance

basidiospores

baside

germination

dicaryotique

Chlamydospore=téliospore

zygote

USTILAGINOMYCÈTE CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES

-Thalle: n, levuriforme, saprophyte et n+n, mycélien et parasite. Intercellulaire, peut former des suçoirs.

-Multiplication végétative: exceptionnelle. Sauf chez Entyloma (conidies hyalines, unicellulaires)

-Reproduction sexuée: pas d ’organe sexué: Fusion de deux basidiospores.

•Les chlamydospores sont issues du mycélium n+n, libres ou groupées en glomérules. Cellules enkystées (sauf chez Entyloma).

•2 types de basides: Basides cloisonnées transversalement, chaque cellule va donner une basidiospore: famille des Ustilaginacées Pas de baside cloisonnée, la chlamydospore bourgeonne des basidiospores allongées. Famille des Tilletiacées.

USTILAGINOMYCÈTES

CLASSIFICATION

Ustilaginacées: 2 genres Ustilago: sur graminées, responsable de symptômes sur inflorescence. La galle charbonneuse n’est pas entourée d ’une enveloppe mycélienne Sphacelotheca: sur dicotylédones, autour du sore de chlamydospores il y a une enveloppe mycélienne. Sporisorium: sur monocotylédones, idem que

Sphacelotheca.

Tilletiacées: 3 genres responsable de caries

Entyloma: spores indépendantes, mais restent en amas dans les tissus de l ’hôte Tuburcinia (ou Urocystis): chlamydospores

Tilletia: spores indépendantes, sores pulvérulents

groupées en glomérules

Tilletia caries Épi infecté É p i s a i n Entyloma ranonculi
Tilletia caries
Tilletia caries
Tilletia caries Épi infecté É p i s a i n Entyloma ranonculi

Épi infecté

Épi sain

Entyloma

ranonculi

Ustilago maydis U s t i l a g o h o r d e

Ustilago maydis

Ustilago hordei

Ustilago maydis U s t i l a g o h o r d e i

Ustilago tritici

Ustilago maydis U s t i l a g o h o r d e i

SYMPTÔMES

-Organes fongiques: amas pulvérulents noirs dus aux chlamydospores. Quand les spores sont dans les tissu végétatifs: amas de spores en sores peu différenciés. -Stries linéaires: sores sous-épidermiques: Ustilago hypodites

-gales sur feuilles et tiges: Ustilago maydis

SYMPTÔMES

-Modification de la plante hôte: jamais de nécrose. Champignons biotrophes -Modifications discrètes: sores non pulvérulents, tâches claires limitées: Entyloma ranunculi/ Ficaire, Dahlia, Souci

-Modification du développement de la plante: 3 types

•Hypertrophie localisée

•Modification générale de l ’appareil végétatif, nanisme, gigantisme

•Modification de l ’appareil reproducteur: castration, inversion sexuelle:

Ustilago maydis

BIOLOGIE

-Adaptation parasitaire: semi-obligatoire, actif à pénétration directe

-Variations du cycle: 5 types: pénétration stade plantule Ustilago avenae infection des ovaires par le pistil:

Ustilago tritici

Sphacélothéca

Ustilago maydis

Entyloma ranunculi

pénétration par méristème apical:

par n’importe quel tissu jeune:

à n ’importe quel stade de développement:

-Dissémination: par chlamydospores, conidies et sporidies chez Entyloma

-Conservation: chlamydospores enkystées. Par le mycélium chez Ustilago tritici dans les semences