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Document 1 

: Projet de loi constitutionnelle de 1990.

Ce document présente un exposé des motifs de l’adoption du contrôle de constitutionnalité qui avait
été proposé par le Président Mitterrand en 1989. Et qui permet par voie d’exception à tout justiciable
de contester « par voie d’exception à l’occasion d’une procédure juridictionnelle, la
constitutionnalité » d’une loi. Il précise que le conseil constitutionnel sera saisi par renvoie du Conseil
d’Etat ou de la Cour de cassation et que les déclarations d’inconstitutionnalité ne seront applicables
que pour l’avenir ce qui assure une meilleur sécurité juridique.

Le document contient ensuite le projet de loi constitutionnelle. Il concerne les « dispositions d’une loi
qui concerne les droits fondamentaux reconnus à toute personne par la Constitution ».

Ce projet a ensuite été abandonné.

Document 2 : l’article 61-1 de la Constitution (issu de la révision constitutionnelle de 2008).

C’est l’article concernant la QPC. Celle-ci peut être soulevée lors d’une instance en cours quand le
requérant considère qu’une disposition législative porte atteinte à ses droits et libertés garantis par
la Constitution, le Conseil constitutionnel peut être saisi sur renvoie du Conseil d’Etat ou de la Cour
de Cassation.

Document 3 : loi organique du 10 décembre 2009 relative à l’application de l’article 61-1 de la
Constitution.

C’est la loi d’application de la QPC, elle précise les différentes procédures devant :

 les juridictions relevant du Conseil d’Etat et de la Cour de cassation : il faut un écrit distinct
et motivé. Le moyen ne peut pas être soulevé d’office. Devant une juridiction relevant de la
Cour de cassation le ministère public n’est pas partie à l’instance, l’affaire doit lui être
communiquée afin qu’il émette son avis. Le moyen ne peut pas être soulevé devant la Cour
d’Assise, mais peut l’être en cas d’appel de l’arrêt de la Cour d’Assise, dans un écrit distinct
et motivé.
La juridiction statue sans délai par une décision motivée sur la transmission de la QPC au
Conseil d’Etat ou à la Cour de cassation, elle doit transmettre sous trois conditions 1/la
disposition constitue le fondement des poursuites 2/elle n’a pas été déclaré conforme à la
Constitution 3/ elle n’est pas dépourvue de caractère sérieux.
Si la juridiction est saisie d’une QPC et d’une question de conventionalité concomitamment,
elle doit se prononcer en priorité sur la question de la transmission de la QPC. La décision de
transmettre n’est susceptible d’aucun recours. La juridiction sursoit alors à statuer jusqu’à la
réception de la décision de la Cour de cassation ou du Conseil d’Etat ou du conseil
constitutionnel s’il a été saisi.
En cas d’urgence la juridiction peut ne pas sursoir à statuer.
 Le Conseil d’Etat et la Cour de Cassation : ils doivent se prononcer sur la transmission dans
un délai de 3 mois. Ils ont l’obligation de renvoyer dès lors que la question est nouvelle ou
présente un caractère sérieux et lorsque la disposition est applicable au litige ou est le
fondement des poursuites et lorsqu’elle n’a pas été déclarée conforme à la Constitution. La
encore, il faut un écrit distinct et motivé.
Lorsqu’ils sont saisi concomitamment d’une QPC et d’une question de conventionalité ils
doivent se prononcer en priorité sur le renvoie de la QPC. Ils disposent d’un délai de trois
mois pour transmettre. Il faut sursoir à statuer, sauf en cas d’urgence.
 Devant le Conseil constitutionnel : il doit aviser le président de la République ainsi que le
Premier Ministre et les présidents des deux assemblées afin qu’ils présentent leurs
observations sur la QPC qui est soumise au Conseil.
L’extinction de l’instance pour quelque cause que se soit n’a pas d’incidence sur l’examen de
la question.
Le conseil à 3 mois pour statuer. La décision doit être motivée.

Document 4 : 12 questions sur la QPC.

 Une disposition législative est un texte voté par le Parlement (loi, loi organique, ordonnance
ratifiée).
 Les droits et libertés que la Constitution garantie se trouvent dans la Constitution de 1958, la
DDHC, le Préambule de 1958 et celui de 1946, les PFRLR et la Charte de l’environnement.
 La priorité signifie que la question doit être examinée sans délai. Lorsqu’elle est posée en
même temps qu’une question de conventionalité, la juridiction doit d’abord statuer sur la
question de constitutionnalité.
 L’avocat n’est pas obligatoire.
 La QPC peut être posée au cours de toute instance devant une juridiction de l’ordre
administratif.
 Le justiciable ne peut pas saisir directement le Conseil Constitutionnel, la saisine se fait sur
renvoie du Conseil d’Etat ou de la Cour de cassation.
 Pour que le Conseil soit saisi il faut que la disposition législative soit applicable au litige ou
constitue le fondement des poursuites, elle ne doit pas avoir déjà été déclarée conforme à la
Constitution, la question doit être nouvelle ou présenter un caractère sérieux.
 Le refus par la juridiction de première instance ou la Cour d’appel de transmettre ne peut
être contesté qu’à l’occasion d’un recours visant la décision rendue au fond par la juridiction
saisie. Le refus du Conseil d’Etat ou de la Cour de Cassation n’est pas susceptible de recours.
 Le Conseil doit juger la QPC en trois mois. les notifications se font par voie électronique.
 Si la disposition est déclarée conforme à la Constitution elle garde sa place dans l’ordre
juridique. Si elle est déclarée non conforme, elle est abrogée.
 La réforme est entrée en vigueur le 1 er mars 2010.

Document 5 : bilan de la QPC et la juridiction administrative après six mois.

Ce texte est une évaluation de l’application de la QPC pas M. Sauvé, vice-président du Conseil d’Etat
et M. Stirn président de la section du contentieux du Conseil d’Etat. Ils font un bilan quantitatif et
qualitatif de l’application de la QPC et constatent qu’elle a été beaucoup plus utilisée que ce à quoi
l’on s’attendait et que le Conseil d’Etat est très enclin à transmettre les questions. Ils parlent donc
d’un bilan positif. Et précise que la loi organique telle qu’interprétée par les décisions du 12 mai 2010
et du 14 mai 2010 sont conforme au droit de l’Union européenne. Et que le juge français doit pouvoir
saisir la CJ a tout moment.
Document 6 : la QPC en 2010 au Conseil constitutionnel.

Ce document donne les chiffres de transmissions des QPC au Conseil Constitutionnel, ainsi que les
délais moyens d’attente…

Document 7 : critique de la réforme au regard des exigences du droit communautaire.

Ce document parle de la difficulté de concilier la QPC avec les exigences du droit de l’Union
européenne et notamment le principe de primauté du droit de l’Union.

Document 8 article de Paul Cassia, Le Monde.

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