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Extrait du mémoire de Samdach SON-SANN

(ancien Premier Ministre) intitulé « Mémoire d'un


serviteur du CAMBODGE »
Question du Temple de PREAH-VIHEAR.
Il est physiquement assez fort et a pu résister à mes pressions. Je lui ai
répondu que je suis de formation française et que les Français ont
l'habitude de dire: Que Dieu me préserve de mes amis; quant à mes
ennemis, je m'en charge ! Au début de la cession de 1960 de
l'Assemblée Générale de l'ONU, dans mon discours de politique
générale, j'ai annoncé la décision du CAM-BODGE de porter la question
du Temple de PREAH-VIHEAR devant la Cour Internationale de Justice
de LA HAYE, juste avant que la THAILANDE ne soit dégagée de son
obligation d'accepter l'arbitrage de cette juridiction de cette juridiction
internationale. La décision juste à temps du CAMBODGE a provoqué
une réaction violente de la presse thaïlandaise, qui a traité Samdech
NORODOM SIHANOUK de PHYA LOVEK qui, d'après la THAILANDE,
a été Roi Khmer résident à LOVEK vaincu par les Thaïs qui ont coupé
sa tête, dont le sang qui giclait servait à nettoyer les pieds du Souverain
Thaï. J'ai eu l'honneur d'être traité de PHYA LOVEK n°2. Grâce à nos
avocats et à notre longue et minutieuse préparation, la Cour
Internationale de LA HAYE a confirmé la Souveraineté du CAMBODGE
sur le Temple de PREAH-VIHEAR par un arrêt du 15 juin 1962.